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Réveil FM International

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dimanche 24 juin 2018

RDC: Alias Joseph Kabila a enfariné le pape, le COE réagit !

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale a enfariné le pape François en ne respectant pas sa parole. Et pourtant, lorsque le pape François l'a reçu au Vatican, pour un entretien d'une vingtaine de minutes et pour la dernière fois au Vatican, le lundi 26 septembre 2016, quelques mois avant la fin du second mandat usurpé, dans un langage franc, le Saint-Père lui avait demandé de "Respecter la Constitution et de cesser la violence" ! Or la violence est la seconde nature du régime de Kinshasa...Pour remercier le Pape François, l'Eglise Catholique est la cible privilégiée du régime lors des manifestations pacifiques: Des paroisses sont profanées, des prêtres sont bastonnés, humiliés, déshabillés, des fidèles sont assassinés dans des paroisses, tabassés et gazés au lacrymogène... !

Le Vatican a toujours condamné et dénoncé les exactions de chrétiens de la part d'un régime. Or, l'excès de zèle et violence des autorités congolaises- illégitimes qui règnent par défi, sont exercés pour terroriser des citoyens paisibles non armés et sans défense. La foi dans l'instauration de la démocratie bafouée dans le pays, étant la seule arme non visible.

Après la mobilisation des associations et des citoyens organisée au travers des réseaux sociaux tout au long de 2016 et de 2017, celle des catholiques est devenue l’ultime recours des Congolais contre l’obstination du président à se maintenir par la force, en toute illégitimité et impunité au pouvoir. L’Église catholique, qui avait joué la médiatrice a été flouée !

République démocratique du Congo, tous les signaux sont au rouge ! Dans notre pays extraordinairement riche qui compte plus de 75 millions d'habitants, le taux de personnes vivant sous le seuil de pauvreté absolue (1,25 dollar par jour et par personne) s'établit à 82%. Dans ces conditions, la violence somnole et ne demande qu'à dégénérer. L'impunité pour les crimes commis sonne presque comme un encouragement.

Dans ce délitement général, ce chaos qui dure, l'église catholique représente un fusible et jouit d'un indiscutable pouvoir d'influence : Avec plus de 5.000 prêtres et 47 diocèses, l’église catholique est représentée sur toute l’étendue du territoire national. Près de 60% de la population est catholique. L’église catholique gère beaucoup d’écoles (les meilleures du pays et les intellectuels de la première génération ont été formés par elles) et plusieurs hôpitaux à travers le pays.

L‘église catholique a toujours joué un grand rôle dans la politique depuis l’époque de Mobutu. Elle a lutté contre la dictature sous Mobutu et a organisé en février 1992 la marche des chrétiens qui a conduit à la réouverture de la conférence nationale souveraine.

Depuis le 31 décembre 2017, les manifestations de militants catholiques se multiplient en République démocratique du Congo. Ils réclament la tenue d’élections libres avant fin 2018. Le pouvoir réplique violemment : au moins une vingtaine de morts, difficiles à dénombrer précisément, des arrestations arbitraires et des lieux de culte profanés. Alors que son mandat usurpé a officiellement pris fin le 19 décembre 2016, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale préside toujours, en toute illégitimité, illégalité et impunité, la République démocratique du Congo. L'imposteur de Kingakati a reporté le scrutin deux fois déjà, en dépit de l’accord de la Saint-Sylvestre, passé en 2016 entre le gouvernement et l’opposition, qui prévoyait un calendrier électoral.

Le 4 octobre 2016, le régime Kabila a justifié un premier report par le fait que dix millions de personnes — pour la plupart de jeunes électeurs, dits « nouveaux majeurs » — n’avaient pas été inscrites sur les listes.

Le 7 juillet 2017, le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), Corneille Nangaa, homme lige d'Alias Joseph Kabila, qui est sur le pas de Malu Malu, abbé tricheur de l'élection Louis Michel de 2006 et de Daniel Ngoy Mulunda, pasteur fraudeur de l'élection novembre 2011, ses deux prédécesseurs corrompus, a annoncé un nouveau report, arguant que les conditions de sécurité dans plusieurs provinces, notamment le Kasaï, n’étaient pas réunies. Pour mieux corser ses éhontés mensonges, il arguera que la diaspora congolaise doit participer au vote. Sans doute pour apaiser la grogne et gagner du temps !

À l’initiative du Comité laïque de coordination (CLC), la mobilisation pour l’organisation d’élections se déploie dans la capitale, Kinshasa, mais également en province, comme à Kisangani. Ce 21 janvier 2018, les marcheurs brandissent des banderoles sur lesquelles on peut lire : « Nous, fidèles laïques, demandons l’application complète et intégrale des accords de la Saint-Sylvestre 2016 », avant d’être dispersés par la police, qui blesse plusieurs membres de la paroisse Saint-Esprit. Le même jour, une manifestation prévue à Lubumbashi a été annulée en raison de la présence importante de militaires armés, que les autorités justifient par le besoin de prévenir un prétendu complot « terroriste ».

La marche des fidèles catholiques prévue du dimanche 25 février 2018 pour dénoncer le maintien au pouvoir d'Alias Joseph Kabila a été durement réprimée. On parle d'un mort et de quelques blessés graves. La manifestation qui n'a pas été autorisée par le gouverneur de la ville comme, a eu lieu au terme d'une prière pour la paix dans le pays, effectuée suivant l'appel du pape François.

La police a de nouveau réprimé une marche de l'opposition programmée par le Comité laïc de coordination (CLC, un collectif proche de l'Église catholique). Les organisateurs prévoyaient au cours de cette manifestation, demander à Kabila de déclarer publiquement qu'il va ''bien quitter le pouvoir''.

Comme lors de leurs précédentes marches, dès leurs sorties de messe, les fidèles ont été dispersés par les forces de l'ordre dans la capitale Kinshasa et dans plusieurs autres grandes villes du pays. Plusieurs sources dénoncent déjà des tirs de gaz lacrymogènes et des tirs à balles réelles ayant fait selon les hôpitaux, un mort et deux blessés.

« La situation a vraiment dégénéré. On est en face d'une barbarie qui n'a pas son nom. Des forces de l'ordre sont venues et ont commencé à tirer et, comme la fois dernière à balles réelles. Nous attendions les amis de la paroisse Saint-Augustin et de Saint-Laurent. Dès leur arrivée, la police a commencé à tirer des gaz lacrymogènes, cherchant à disperser les gens. Les gens ont commencé à résister et je pense que c'est à ce moment-là qu'ils ont commencé à tirer à balles réelles parce qu'il y a des blessés », a confié le père Tabu, curé de la paroisse Saint-Benoît à Lemba. Il ajoutera qu'à l'instant où il parlait, les manifestants et les paroissiens sont enfermés dans l'enceinte de la paroisse, barricadée par les forces de l'ordre. Un autre fidèle témoin oculaire apeuré, parle d'une répression ''terrible''.

Kinshasa, la cathédrale du centenaire protestant

Mgr. Jean Bokeleale alors Président de l'Eglise du Christ au Zaïre, fut attaché à l’œcuménisme et au Conseil Œcuménique des Eglises (COE). Pasteur issu de la Communauté des disciples du Christ au Congo (CDCC), Mgr. Jean Bokeleale était âgé de 83 ans, il est décédé en 2001 à Kinshasa, il avait dirigé pendant plus de 30 ans l'Eglise du Christ au Congo (ECC) dont il fut cofondateur, en 1968. C'est sous son mandat que de nombreuses oeuvres ont été réalisées, notamment la construction à Kinshasa du Temple du Centenaire (cathédrale protestante de Kinshasa). C'est encore lui qui dota l'ECC d'un siège administratif digne de ce nom.

Mgr. Jean Bokeleale fut remplacé en 2000, par Mgr. Marini Bodho, dont les accointances et la justification des dérives autocratiques du avec le régime d'Alias Joseph Kabila Kanamabe Kazembere Mtwale, n'ont fait qu'éloigner l'ECC du Conseil Œcuménique des Eglises.

André Bokundoa, président de l'ECC et François Clavairoly, président de la Fédération protestante de France

Les Congolais ne doivent pas minimiser la déclaration du Conseil Œcuménique des Eglises sur la situation politique en République démocratique du Congo, la veille de l'arrivée du Pape François à Genève, pour les 70 ans de sa fondation. L'arbre qui va tomber donner des signes. Les feuilles jaunissent, les branches s’élaguent toutes seules, il suffit d'un petit coup de vent...Il y a peu de temps, la Fédération de Protestante de France a fait une déclaration de soutien à l'Eglise du Christ au Congo, la première fédération protestante au monde. Sous le lobbying accru de notre compatriote, le pasteur Roger Puati, les Eglises de Suisse ont fait la même chose.

Le pasteur Philippe Kabongo M'Baya et André Bokundoa, président de l'ECC

En République Démocratique du Congo, plusieurs Eglises protestantes y compris l'Eglise Kimbanguiste sont membres du Conseil œcuménique des Eglises: 1. Communauté baptiste au centre de l’Afrique

2. Église du Christ au Congo - Communauté anglicane du Congo

3. Église du Christ au Congo - Communauté baptiste du Congo

4. Église du Christ au Congo - Communauté évangélique au Congo

5. Église du Christ au Congo - Communauté mennonite au Congo

6. Église du Christ au Congo - Communauté presbytérienne du Congo

7. Église du Christ au Congo - Communauté presbytérienne de Kinshasa

8. Église du Christ Lumière du Saint Esprit

9. Église du Christ au Congo - Église protestante baptiste en Afrique / Communauté épiscopale baptiste en Afrique

10. Église de Jésus Christ sur la terre par son envoyé spécial Simon Kimbangu

11. Église évangélique luthérienne au Congo

12. Église du Christ au Congo - Communauté des disciples du Christ

Membres du COE présents en République Démocratique du Congo

1. Église de Norvège

2. Patriarcat orthodoxe grec d'Alexandrie et de toute l'Afrique

3. Église méthodiste unie

4. Église méthodiste épiscopale africaine

Qu'est-ce que le Conseil Oecuménique des Eglises (COE) ?

Le Conseil œcuménique des Églises rassemble près de 350 Églises chrétiennes du monde en une « communauté fraternelle ».

Le Conseil propose un lieu de rencontres des différentes Églises pour qu’elles puissent travailler ensemble, se connaître et parler d’une seule voix.

Comment est né le COE ?

Si plusieurs mouvements œcuméniques existaient déjà au début du XXe siècle, c’est en 1920 que, pour la première fois, le patriarcat de Constantinople – orthodoxe - lance un appel pour la création d’une « Société des Églises », sur le même principe que la Société des Nations, créée quelques mois plus tôt. En 1937, des représentants de plus de 100 Églises manifestent leur volonté d’un Conseil œcuménique des Églises. Mais la guerre éclate. Le projet est suspendu. Ce n’est qu’en 1948 que le Conseil œcuménique voit le jour, à Amsterdam (Pays-Bas). Il célèbre cette année ses 70 ans.

Que fait le COE ? Le COE agit dans différents domaines :

- La solidarité, le secours caritatif aux sans-abri, aux migrants, aux prisonniers et le respect de la dignité humaine.

- La consolidation de la paix dans les pays et régions instables.

- L’aide au développement des pays du tiers-monde.

- La formation des personnes impliquées dans le mouvement.

Tout au long de la Guerre froide (1947-1991), le Conseil œcuménique a servi de lieu de rencontre au dialogue Est/Ouest. En 1969, le Conseil s’est engagé contre le racisme et a fortement contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique australe.

Le centre administratif se trouve à Genève, en Suisse. Mais le COE dispose de bureaux partout dans le monde : au Nations unies à New York, à Jérusalem (Israël), à Nairobi (Kenya)…

Le Conseil tient une assemblée générale tous les huit ans. La dernière s’est déroulée en 2013, à Busan (Corée du Sud).

Qui siège au COE ?

À ses débuts, en 1948, le COE comptait 147 églises. Elles étaient en majorité protestantes et occidentales. Aujourd’hui, elles sont 348 et majoritairement orthodoxes (chalcédoniennes et orientales). Mais la COE rassemble aussi un grand nombre d’Églises anglicanes, baptistes, luthériennes, méthodistes… Toutes reconnaissent Jésus comme « Dieu et sauveur » et croient au mystère de la Trinité. Au total, plus de 500 millions de chrétiens de 120 pays différents sont représentés.

Et l'Eglise catholique dans tout cela ?

L’Église catholique romaine ne siège pas au COE. Elle n’a jamais demandé son admission. Lors des premières années, les relations entre Rome et le COE étaient tendues. Mais le concile Vatican II a permis d’établir un dialogue. En 1966, pour la première fois, une rencontre est organisée. Un groupe de travail « mixte » a été mis en place dans la foulée. Aujourd’hui, Rome collabore avec le conseil à titre d’observateur et de nombreux théologiens catholiques sont intégrés dans différentes commissions et groupes de travail

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samedi 23 juin 2018

Les Congolais souffrent d'instabilité et de violence, selon le comité central du COE

Agnès Abuom, de l’Église anglicane du Kenya, est la présidence du Comité central du Conseil œcuménique des Églises

Il ne faut pas être devin pour comprendre que le régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale tend à sa fin. Pourtant silencieuse depuis des années, le Conseil Œcuménique des Eglises dont une dizaine d'Eglises protestantes de l'Eglise du Christ du Congo sont membres à haussé le ton. La déclaration sur la République démocratique du Congo a été diffusée, la veille de la visite du pape François au Conseil Œcuménique des Eglises pour les 70 ans de sa fondation.

L'accueil du pape François par Agnès Aboum, présidente et le pasteur Olav Fykse Tveit, Secrétaire Général du Conseil œcuménique des Églises

20 juin 2018: Citant une litanie d'horreurs en République démocratique du Congo, le comité central du Conseil œcuménique des Eglises (COE) a appelé à "l'aggravation de la crise politique, humanitaire et des droits de l'homme" en RDC, et aux risques de nouveaux conflits, violations des droits de l'homme et crimes d'atrocité.

"Le peuple de la République Démocratique du Congo (RDC) a déjà tant souffert pendant tant de temps de la part de tant d'acteurs intéressés de l'intérieur et de l'extérieur du pays. L'aggravation de la crise politique, des droits de l'homme et de l'humanitaire ainsi que l'escalade du conflit affectent de nouveau le pays et ses habitants ", peut-on lire dans le communiqué.

En raison de la violence récente, 4,5 millions de personnes ont été déplacées de leurs foyers, tandis que plus de 13 millions de Congolais ont besoin d'une aide d'urgence. On estime que 2 millions d'enfants sont menacés de famine.

La déclaration a spécifiquement cité le rôle des propres forces de sécurité du gouvernement dans la violence dans ce pays et l'a exhorté à arrêter les assassinats liés à la politique et à respecter les limites de la constitution sur les termes présidentiels.

Il a vivement recommandé que les élections prévues se déroulent comme prévu et que le gouvernement respecte et protège les droits et libertés fondamentaux de sa population.

Solidarity with the People and Churches of the Democratic Republic of the Congo

1. The people of the Democratic Republic of the Congo (DRC) have already suffered so much for so long at the hands of so many self-interested actors from within and from outside the country. A deepening political, human rights and humanitarian crisis and escalating conflict are again afflicting the country and its people.

2. Some 4.5 million people – more than in any other country in Africa – have been displaced from their homes, and tens of thousands of refugees are again fleeing to neighbouring countries. DRC’s neighbours are already hosting approximately 600,000 people who have fled conflicts in the centre and east of the country.

3. More than 13 million Congolese affected by recent violence are in need of emergency assistance, including food, sanitation, shelter, and education – the same level of need as in Syria. The conflict and instability have been accompanied by exceptionally high levels of sexual and gender-based violence, and have entailed particular suffering for people living with disabilities. Well over half of the number of crisisaffected people are children. An estimated 2 million children are at imminent risk of starvation.

4. Despite its great wealth of natural resources, the DRC remains one of the world’s poorest countries due to endemic instability, conflict, corruption, poor governance and unregulated exploitation of its resources. Ten out of 100 children in the DRC die before they reach the age of 5, and more than 40% have stunted growth due to malnutrition.

5. President Joseph Kabila has stayed in power beyond his constitutionally mandated two-term limit, and elections have been twice postponed on questionable grounds. In the context of this constitutional crisis, dissent and opposition is being brutally repressed, and violence is being fomented in different parts of the country for political ends, particularly in the Djugu territory of Ituri province, the Kasai region, North and South Kivu, and Tanganyika provinces.

6. It is sadly apparent that the gravest threat to Congolese civilians comes from the country’s own security forces. According to the UN human rights office in the DRC, some 1,180 people were extra judicially executed by Congolese “state agents” in 2017, far more than those killed by any of the armed groups, and a threefold increase over two years.

7. Government security forces have even fired into Catholic church grounds to disrupt peaceful services and processions following Sunday mass, killing at least 18 people and wounding and arresting scores of others. Hundreds of opposition leaders, supporters and pro-democracy and human rights activists have been imprisoned, often without charge or access to family members or lawyers, and meetings and demonstrations banned.

8. The Saint Sylvestre Accord, a power-sharing agreement signed on New Year’s Eve 2016 following mediation by the Roman Catholic Church, allowed for President Kabila to remain in power another year beyond the end of his constitutional two-term limit on 19 December 2016, but included a commitment to organize elections by the end of 2017. However, in November 2017 the Electoral Commission (CENI) set WCC Central Committee - Solidarity with the People and Churches of the Democratic. 23 December 2018 as the new date for elections, but suggested that numerous “constraints” could result in further postponement.

9. This long-running political crisis is deepening the misery of the people of the DRC, and raising the spectre of increased regional instability with very serious effects for the whole Great Lakes region and beyond.

10. The DRC has been identified as one of the ‘stations’ – or focuses – for the ecumenical movement’s Pilgrimage of Justice and Peace. The WCC central committee, meeting in Geneva on 15-21 June 2018, reflecting on the mid-point of the Pilgrimage of Justice and Peace between the WCC’s 10th and 11th Assemblies, and with deepening alarm and concern for the deteriorating situation in the Democratic Republic of the Congo:

- Calls upon the Government of the DRC to stop the killing due to political intolerance, to protect its citizens from violent attack and harassment by state or non-state actors, and to respect fundamental human rights to assembly and to freedom of opinion and expression;

- Further calls on the Government of the DRC to uphold the constitution and refrain from worsening the crisis and provoking more widespread conflict and violence by further postponement of the elections;

- Appeals to all members of the international community, and particularly the Southern African Development Community, to strengthen their engagement for durable peace, stability, justice, development, and human rights in the DRC;

- Implores that countries and companies engaged in exploiting the natural resources of the DRC respect the sovereignty and territorial integrity of the country and the human rights of its people;

- Urges all churches and faith communities of the DRC to work together against politically-motivated violence and incitement to atrocity crimes, for a peaceful and fair election process, and for social and economic justice that provides a foundation for sustainable peace;

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Que retenir de la visite du pape François à Genève ?

Le pape François qui était à Genève pour les 70 ans du Conseil Œcuménique des Eglises, qui regroupe environ 350 Eglises membres dans le monde, a tenu à tous ses engagements. Il n'est pas sorti de son programme. La visite du pape François dans la cité de Calvin s'est centrée sur l’œcuménisme.

"Ce n'est qu'ensemble qu'on marche bien": le pape François a souligné lors de sa venue à Genève l' attachement de l'Eglise catholique à l'unité des Chrétiens. Toute au long de la journée, le souverain pontife a insisté sur le dialogue avec les autres chrétiens.

A Bossey, le pape François a mangé un tartare de légume avec salade du jardin en entrée, suivi d'un poison grillé à la sauce au beurre blanc. Pour le dessert, le chef avait prévu une tarte au citron avec des fruits frais.

En fin de journée, le pape a célébré une messe devant 30 000 personnes selon la police, 37 000 d'après le diocèse, moins que les 41 000 attendues à Palexpo. Elles étaient venues surtout de Suisse romande, d'Italie et de France. Certains étaient arrivées dès le matin.

Giuseppe (67 ans), Gabrielle (24 ans) et Dominique (17 ans), tous trois de bénévoles

A leur arrivée, les fidèles ont été accueillis par plus de 300 bénévoles vêtus de T-shirt jaune vif. Ces volontaires de Suisse et de France ont guidé le public dans les méandres de Palexpo., où la sécurité était digne d'un aéroport. Des bouteilles d'eau étaient distribuées.

Image rarissime: l'arrivée du pape François dans sa papamobile pour entrée à Palexpo

Le design du mobilier de la messe du pape et sa décoration ont été épurés et déclinés dans des couleurs pastel. Un souhait de Felicita Marockinaite, chargée de concevoir le chœur et la décoration de l’église éphémère qu’abrité Palexpo l’après-midi du 21 juin.

Felicita Marockinaite cheffe architecte du comité d’organisation de la messe du 21 juin a souhaité avec cette option mettre en avant le rite catholique et la personne du pape.

Un autre élément a joué un rôle clé: la brièveté des délais. La décision du pape de venir à Genève a été décidée en février, mais officialisée que fin mars.

Le flou entourant le programme papal dans la cité de Calvin s’est dissipé au début du mois d’avril. Le projet concret a donc débuté vers le 15 avril avec la première rencontre de l’équipe du Saint-Siège. Le comité a eu deux mois pour mettre sur pied la messe et toute la logistique qui l’accompagne.

“Le Vatican fournit le plan de base avec des impératifs très précis: mensurations de l’autel, de l’ambon et du siège du pontife ainsi que les distances exactes séparant les meubles entre eux et du bord de la scène“, précise Felicita Marockinaite. Chaque élément a une place précise au centre d’une vaste scène de 960 m2. “Question d’esthétique mais aussi pratique: les espaces ainsi définis facilitent les déplacements autour de l’autel pendant la célébration“.

L’autel mesure 3 m de longueur, 1 m de hauteur et autant de profondeur. Le siège du pape respecte les normes imposées par le Saint-Siège avec un dossier de 1,5 m de hauteur et l’ambon d’1,4 m de hauteur et seulement 60 cm de profondeur. Des dimensions raisonnables qui répondent à des normes de visibilité, notamment lorsque la messe est retransmise à la télévision. Ces trois meubles sont surélevés.

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vendredi 22 juin 2018

Clameurs et tonnerre d'applaudissements pour le pape François à Palexpo !

C'est à 20h10 que le pape François a décollé de Genève. Dans l'avion qui le ramène à Rome, depuis Genève, un vol de 90 minutes. Le pape François parle aux journalistes et déclare: "Vous ne pouvez pas avoir ensemble l'œcuménisme et le prosélytisme ! Ce dernier mot est à supprimer du dictionnaire !"

Le pape François fêtera dans quelques mois ses 82 ans ! Le Saint-Père a salué «le pardon» entre chrétiens lors de sa messe. Le pape François a appelé ses dizaines de milliers d'ouailles réunies pour une grande messe à Palexpo à Genève à faire preuve de solidarité avec les plus vulnérables. Dans son homélie, il a salué les bienfaits du «pardon» des dernières décennies entre chrétiens. «Chacun doit prendre soin des frères de l'unique famille humaine», a insisté le Saint-Père en présence de près de 530 prêtres, dont des dizaines à ses côtés, et des catholiques venus surtout de Suisse romande, d'Italie et de France. Clameurs et tonnerre d'applaudissements pour le pape François à Palexpo dans sa papamobile ! A 17H20, la messe a commencé plus tôt que prévu. La première lecture se fait en anglais. Un passage du livre des Ecclésiastes a été choisi. S'en suit le psaume 96.

Arrivée du pape François dans sa papamobile à Palexpo

La première visite papale en Suisse a eu lieu en 1969, lorsque le pape Paul VI a visité les Nations Unies à Genève. Y a-t-il beaucoup de catholiques romains en Suisse? La majorité de la population suisse est chrétienne, mais le christianisme est en déclin et le pourcentage de non-croyants augmente. Les catholiques constituent le groupe confessionnel le plus important 37 % des résidents permanents en 2016, contre 47 % en 1970, selon l'Office fédéral de la statistique. Plus d'un quart des catholiques suisses assistent à un service religieux de six à douze fois par an. Une enquête commandée par la Conférence des évêques catholiques suisses sur les questions relatives au mariage et à la famille en 2014 a révélé des attitudes libérales à l'égard de la sexualité et du mariage. Le pourcentage de protestants suisses a fortement diminué depuis 1970, passant de 49% à 25% en 2015. Genève, la ville de Jean Calvin, est parfois appelée la Rome protestante. Cependant, les temps ont changé. En 2016, environ 35 % des habitants de la ville se disaient catholiques, tandis que 24% se disaient protestants.

Père, pain, pardon. Trois paroles, que l’Evangile d’aujourd’hui nous donne. Trois paroles, qui nous conduisent au cœur de la foi.

« Père ». Ainsi commence la prière. On peut poursuivre avec des paroles différentes, mais on ne peut pas oublier la première, parce que la parole “Père” est la clé d’accès au cœur de Dieu ; parce que c’est seulement en disant Père que nous prions en langue chrétienne. Nous prions “en chrétien” : non un Dieu générique, mais Dieu qui est surtout Papa. Jésus, en effet, nous a demandé de dire « Notre Père qui es aux Cieux », non “Dieu des cieux qui es Père”. Avant tout, avant d’être infini et éternel, Dieu est Père.

De lui vient toute paternité et maternité (cf. Ep 3 15). En lui est l’origine de tout le bien et de notre vie-même. « Notre Père » est alors la formule de la vie, celle qui révèle notre identité : nous sommes des enfants bien-aimés. C’est la formule qui résout le théorème de la solitude et le problème d’être orphelin. C’est l’équation qui indique que faire : aimer Dieu, notre Père, et les autres, nos frères. C’est la prière du nous, de l’Eglise ; une prière sans je et sans mien, toujours au tu de Dieu (« ton nom », « ton règne », « ta volonté ») et qui se conjugue seulement à la première personne du pluriel. « Notre Père », deux paroles qui nous offrent la signalétique de la vie spirituelle.

Ainsi, chaque fois que nous faisons le signe de la croix au début de la journée et avant toute activité importante, chaque fois que nous disons « notre Père », nous nous réapproprions les racines qui nous fondent. Nous en avons besoin dans nos sociétés souvent déracinées. Le « notre Père » fortifie nos racines. Quand il y a le père, personne n’est exclu ; la peur et l’incertitude n’ont pas le dessus. La mémoire du bien réapparaît, parce que dans le cœur du Père nous ne sommes pas des figurants virtuels, mais des enfants aimés. Il ne nous rassemble pas en groupes de partage, mais il nous régénère ensemble comme famille.

Ne nous fatiguons pas de dire « notre Père » : cela nous rappellera qu’il n’existe aucun enfant sans Père et donc qu’ aucun de nous n’est seul dans ce monde. Mais cela nous rappellera aussi qu’il n’y a pas de Père sans enfants : aucun de nous est enfant unique, chacun doit prendre soin des frères de l’unique famille humaine. En disant « notre Père » nous affirmons que tout être humain nous appartient, et devant les méchancetés si nombreuses qui offensent le visage du Père, nous ses enfants, sommes appelés à réagir comme des frères, comme de bons gardiens de notre famille, et à faire en sorte qu’il n’y ait pas d’indifférence envers le frère, envers chaque frère : de l’enfant qui n’est pas encore né comme de la personne âgée qui ne parle plus, de celui qu’on connaît et à qui on n’arrive pas à pardonner comme du pauvre rejeté. Le Père nous demande cela, il nous commande : de nous aimer avec des cœurs d’enfants, qui sont entre eux des frères.

Pain. Jésus dit de demander chaque jour au Père le pain. Cela ne sert à rien de demander plus : seulement le pain, c’est-à-dire l’essentiel pour vivre. Le pain est d’abord la nourriture suffisante pour aujourd’hui, pour la santé, pour le travail d’aujourd’hui ; cette nourriture qui malheureusement manque à tant de nos frères et sœurs. Pour cela je dis : attention à qui spécule sur le pain ! La nourriture de base pour la vie quotidienne des peuples doit être accessible à tous.

Demander le pain quotidien c’est dire aussi : “Père, aide-moi à avoir une vie plus simple”. La vie est devenue si compliquée. Je voudrais dire qu’aujourd’hui, pour beaucoup elle est comme “droguée” : on court du matin au soir, parmi mille appels et messages, incapables de s’arrêter devant les visages, immergés dans une complexité qui rend fragiles et dans une rapidité qui alimente l’anxiété. Un choix de vie sobre, libre des boulets superflus s’impose. Un choix à contre-courant, comme le fit en son temps saint Louis de Gonzague, dont nous rappelons le souvenir aujourd’hui. Le choix de renoncer à tant de choses qui remplissent la vie mais vident le cœur. Frères et sœurs, choisissons la simplicité, la simplicité du pain pour retrouver le courage du silence et de la prière, levain d’une vie véritablement humaine. Choisissons les personnes par rapport aux choses, parce qu’elles suscitent des relations personnelles, non virtuelles. Revenons à aimer le parfum naturel de qui nous entoure. Quand j’étais petit, à la maison, si le pain tombait de la table, on nous apprenait à le ramasser tout de suite et à l’embrasser. Apprécier ce que nous avons de simple chaque jour : ne pas prendre et jeter, mais apprécier et garder.

Le « Pain quotidien », ensuite, ne l’oublions pas, c’est Jésus. Sans lui nous ne pouvons rien faire (cf. Jn 15, 5). C’est Lui l’aliment de base pour bien vivre. Parfois, cependant, nous réduisons Jésus à une garniture. Mais s’il n’est pas notre nourriture de vie, le centre de nos journées, la respiration de notre quotidien, tout est vain, tout est garniture. En demandant le pain nous demandons au Père et nous nous disons à nous-même chaque jour : simplicité de vie, souci de ceux qui nous entourent , Jésus en tout et avant tout.

Pardon. Il est difficile de pardonner, nous portons toujours en nous un peu de regret, de rancune, et quand nous sommes provoqués par celui à qui nous avons déjà pardonné, la rancœur revient avec les intérêts. Mais le Seigneur exige comme don notre pardon. Cela fait penser que l’unique commentaire original du Notre Père, celui de Jésus, se concentre en une seule phrase : « Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi. Si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père non plus ne pardonnera pas vos fautes » (Mt 6, 14-15). L’unique commentaire que fait le Seigneur ! Le pardon est la clause contraignante du Notre Père. Dieu nous libère le cœur de tout péché, Dieu pardonne tout, tout, mais il demande une chose : que nous ne nous fatiguions pas de pardonner à notre tour. Il veut de la part de chacun de nous une amnistie générale des fautes d’autrui. Il faudrait faire une belle radiographie du cœur, pour voir si en nous, il y a des blocages, des obstacles au pardon, des pierres à enlever. Et alors dire au Père : “Vois ce bloc de pierre, je te le confie et je te prie pour cette personne, pour cette situation ; même si j’ai de la peine à pardonner, je te demande la force de le faire”.

Le pardon renouvelle, le pardon fait des miracles. Pierre a fait l’expérience du pardon de Jésus et il devint pasteur de son troupeau ; Saul est devenu Paul après le pardon reçu d’Etienne ; chacun de nous renaît créature nouvelle quand, pardonné par le Père, il aime ses frères. Alors seulement nous introduisons dans le monde de vraies nouveautés, parce qu’il n’y a pas de nouveauté plus grande que le pardon, ce pardon qui change le mal en bien. Nous le voyons dans l’histoire chrétienne. Nous pardonner entre nous, nous redécouvrir frères après des siècles de controverses et de déchirures, que de bien cela nous a fait et continue à nous faire ! Le Père est heureux quand nous nous aimons et nous pardonnons d’un cœur sincère (cf. Mt 18, 35) Et alors, il nous donne son Esprit. Demandons cette grâce : de ne pas nous retrancher avec un cœur endurci, en exigeant toujours des autres, mais de faire le premier pas, dans la prière, dans la rencontre fraternelle, dans la charité concrète. Ainsi nous serons plus semblables au Père, qui nous aime sans rechercher son avantage ; et il répandra sur nous l’Esprit d’unité. »

Remerciements à la fin de la messe

Je remercie de tout cœur Monseigneur Morerod et la Communauté diocésaine de Lausanne-Genève-Fribourg. Merci pour votre accueil, pour la préparation et pour la prière, que je vous demande, s’il vous plaît, de continuer. Moi aussi, je prierai pour vous, afin que le Seigneur accompagne votre cheminement, en particulier votre cheminement œcuménique. J’étends ma salutation reconnaissante à tous les Pasteurs des diocèses suisses et aux autres Évêques présents, ainsi qu’aux fidèles venus de divers endroits de la Suisse, de la France et d’autres pays.

Je salue les citoyens de cette belle ville, où il y a exactement 600 ans a séjourné le Pape Martin V et qui est le siège d’importantes institutions internationales, parmi lesquelles l’Organisation Internationale du Travail, qui célébrera l’année prochaine le centenaire de sa fondation.

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Pourquoi le pape François a visité le Conseil Œcuménique des Eglises ?

Le pape François est arrivé à Genève pour une visite apostolique de dix heures visant à renforcer l’unité des chrétiens. L'avion du pape François a atterri à l'aéroport de Genève Contrin à 10h10, où il a été accueilli par une délégation du gouvernement suisse, dont le président Alain Berset et les ministres Doris Leuthard et Ignazio Cassis.

Après des entretiens officiels avec les responsables suisses, le Saint-Père s'est rendu au siège du Conseil Œcuménique des Eglises (COE) pour une session de prière œcuménique avec des représentants des Eglises locales.

Arrivée du pape François au siège du COE

Le pape François est arrivé à Genève pour ce qu’il a décrit comme un «voyage vers l’unité» célébrant le 70e anniversaire du Conseil œcuménique des Églises (COE), qui rassemble 350 Églises protestantes, orthodoxes, anglicanes et autres, et représente plus de 550 millions de chrétiens dans plus de 120 pays.

Fondé en 1948, le Conseil œcuménique des Eglises (COE) rassemble les Eglises orthodoxes, anglicanes, méthodistes, baptistes, luthériennes et réformées du monde entier, mais pas l'Eglise catholique, avec laquelle il a entretenu des relations complexes. La visite du pape s'inscrit dans son programme «Marcher, prier et travailler ensemble». Elle est le résultat de cinq années d'efforts de la part des responsables du COE pour le persuader de venir à Genève après sa nomination en 2013. Une cinquantaine d'observateurs du Vatican participent aux travaux des comités du COE traitant de questions telles que la promotion de la paix, la doctrine religieuse et l'éducation.

Le voyage du pape est donc considéré comme une visite de travail très importante et une tentative de renforcer l'unité des chrétiens. Après un déjeuner à l'Institut œcuménique au Château Bossey dans le canton de Vaud voisin, il est retourné au COE pour des entretiens.

Il s’agit de la troisième visite d’un pontife romain au COE. Toutefois, quand le pape Paul VI était venu en 1969, c’était dans le cadre d’un voyage à Genève pour le 50e anniversaire de l’Organisation internationale du Travail et, en 1984, le pape Jean Paul II effectuait une visite pastorale en Suisse.

Genève offrait beaucoup de tribunes à partir desquelles le pape François aurait pu aborder les sujets qui lui tiennent à cœur:

l’Organisation mondiale de la Santé pour ce qui touche à la vie et à l’avenir de la santé, l’Organisation internationale du Travail pour la thématique de la dignité du travail, le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés pour les questions ayant trait aux réfugiés et à la migration, ou encore l’ONU elle-même pour aborder le thème de la paix.

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jeudi 21 juin 2018

Ce qu'a dit le Pape François au Conseil Œcuménique des Eglises !

Le pape François lors de son homélie au Centre Œcuménique de Genève

Nous avons écouté la parole de l'Apôtre Paul aux Galates, qui traversaient des difficultés et des luttes internes. Il y avait en effet des groupes qui s'affrontaient et s'accusaient mutuellement. C'est dans ce contexte que l'Apôtre, par deux fois en peu de versets, invite à marcher "sous la conduite de l'Esprit Saint" (Galates 5, 16.25).

Marcher. L'homme est un être en chemin. Toute sa vie durant, il est appelé à se mettre en route, pour une sortie continue à partir de là où il se trouve: du moment où il sort du sein maternel jusqu'au moment où il passe d'un âge de la vie à un autre; du moment où il sort de cette existence terrestre. Le chemin est une métaphore qui révèle le sens de la vie humaine, d'une vie qui ne se suffit pas à elle-même, mais qui est toujours à la recherche de quelque chose de plus. Le coeur nous invite à marcher, à atteindre un but.

Mais marcher est une discipline, un effort; il faut de la patience quotidienne et un entraînement constant. Il faut renoncer à beaucoup de chemins pour choisir celui qui conduit au but et vivifier la mémoire pour ne pas la perdre.

Marcher demande l'humilité de retourner sur ses propres pas et le souci des compagnons de voyage, car ce n'est qu'ensemble qu'on marche bien. Marcher, en somme, exige une conversion de soi continue. C'est pourquoi beaucoup y renoncent, en préférant la quiétude de la maison, où ils s'occupent commodément de leurs propres affaires sans s'exposer aux risques du voyage. Mais ainsi, on s'accorche à des sécurités éphémères, qui ne donnent pas cette paix et cette joie auxquelles le coeur aspire, et qui ne se touvent qu'en sortant de soi-même.

Dieu nous appelle à cela, depuis les débuts. Déjà, à Abraham il a été demandé de quitter sa terre, de se mettre en chemin, armé seulement de la confiance en Dieu (Gen. 12,1). C'est ainsi que Moïse, Pierre et Paul, et tous les amis du Seigneur, ont vécu en cheminant. mais surtout Jésus nous a donné l'exemple. Pour nous, il est sorti de sa condition divine (Ph 2, 6-7) et il est descendu parmi nous pour marcher, lui qui est le chemin (Jn 14, 6). Lui, le Seigneur et le Maître, s'est fait pèlerin et hôte au milieu de nous. Rétourné au Père, il nous a fait don de son Esprit même, de manière que nous ayons la force de marcher dans sa direction, d'accomplir ce que Paul demande: marcher selon l'Esprit.

Selon l'Esprit: si chaque homme est un être en chemin, et qu'en se repliant sur lui-même il renie sa vocation, à plus forte raison le chrétien. En effet, souligne Paul, la vie chrétienne porte en soi une alternative inconciliable: d'une part marcher selon l'Esprit, en suivant le chemin inauguré par le Baptême; d'autre part "satisfaire les convoitises de la chair" (Ga 5, 16). Que veut dire cette expression ? Elle signifie essayer de se réaliser en suivant la voie de la possession, la logique de l'égoïsme, selon lesquelles l'homme cherche à accaparer ici et maintenant tout ce qui lui plaît. Il ne se laisse pas accompagner docilement là où Dieu indique, mais poursuit sa propre route. Nous avons sous les yeux les conséquences de ce parcours tragique: vorace des choses, l'homme perd de vue ses compagnons de voyage; alors sur les routes du monde règne une grande indifférence. Poussé par ses propres instincts, il devient esclave d'un consumérisme effréné: alors la voix de Dieu est étouffée; alors les autres, surtout ceux qui sont incapables de marcher sur leurs jambes, comme les enfants et les personnes âgées, deviennent des déchets dérangeants; alors l la création n'a plus d'autre sens que de servir à la production en fonction des besoins.

Chers frères et soeurs, aujourd'hui plus que jamais ces paroles de l'Apôtre Paul nous interpellent: marcher selon l'Esprit, c'est rejeter la mondanité. C'est choisir la logique du service et progresser dans le pardon. C'est s'inscrire dans l'histoire au pas de Dieu: non au pas tonitruant de la prévarication, mais au pas cadencé d'un seul précepte: "Tu aimeras ton prochain comme toi-même" (v.14). La voie de l'Esprit est en effet marquée par des jalons dont Paul dresse la liste: "amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi" (vv22-23).

Nous sommes appelés, ensemble, à marcher ainsi: la route passe par une convention continue, par le renouvellement de notre mentalité afin qu'elle soit conforme à celle de l'Esprit Saint. Au cours de l'histoire, les divisions entre chrétiens sont souvent advenues parce qu'à la racine, dans la vie des communautés, s'est infiltrée une mentalité mondaine: on défendait d'abord ses intérêts propres, puis ceux de Jésus-Christ. Dans ces situations, l’ennemi de Dieu et de l'homme a eu la tâche facile en nous séparant, car la direction que nous suivons était celle de la chair, non celle de l'Esprit. Même certaines tentatives du passé pour mettre fin à ces divisions ont misérablement échoué, parce qu'elles étaient principalement inspirées par des logiques mondaines. Mais le mouvement œcuménique, auquel le Conseil Oeucuménique a tant contribué, a surgi par la grâce de l'Esprit Saint (Conc.Oecum. Vat II, Unitas redintegration.1). L’œcuménisme nous a mis en route selon la volonté de Jésus et pourra progresser à condition qu'en marchant sous la conduite de l'Esprit, il rejette tout repli autoréférentiel.

Mais-pourrait-on rétorquer-marcher de cette manière, c'est travailler en vain, car on ne défend pas, comme il se doit, les intérêts des communautés respectives, souvent solidement liées à des appartenances ethniques ou à des orientations affermies, qu'elles soient principalement "conservatrices" ou "progressistes". Oui, choisir d'appartenir à Jésus avant d'appartenir à Apollos ou à Pierre, d'appartenir au Christ avant d'être "Juifs ou Grecs" (Ga 3, 28), d'appartenir au Seigneur avant d'être de droite ou de gauche, choisir au nom de l'Evangile le frère au lieu de soi-même signifie souvent, aux yeux du monde, travailler en vain. L’œcuménisme est "une grande entreprise en pure perte". Mais il s'agit d'une perte évangélique, selon la voie tracée par Jésus: "Celui qui veut sauver sa vie la perdra mais celui qui perdra sa vie à cause de moi la sauvera" (Luc 9, 24). Sauver ce qui nous est propre, c'est marcher selon la chair; se perdre en suivant Jésus, c'est marcher selon l'Esprit. Ce n'est qu'ainsi qu'on porte du fruit dans la vigne du Seigneur. Comme Jésus l'enseigne lui-même, ce ne sont pas ceux qui accaparent qui portent du fruit dans la vigne du Seigneur, mais ceux qui, en servant, suivent la logique de Dieu qui continue de donner et de se donner (Mt 21,33-42). C'est la logique de la Pâque, l'unique qui porte du fruit.

En regardant notre cheminement, nous pouvons nous retrouver dans quelques situations des communautés des galates d'alors: comme il est difficile de calmer les animosités et de cultiver la communion, comme il est difficile de sortir des contrastes et des refus réciproques alimentés par des siècles ! Il est encore plus difficile de résister à la tentation trompeuse: être ensemble avec les autres, marcher ensemble, mais avec l'intention de satisfaire quelque intérêt partisan. Ce n'est pas la logique de l'Apôtre, c'est celle de Judas, qui marchait avec Jésus mais pour ses propres affaires. La réponse à nos pas vaillants est toujours la même: marcher selon l'Esprit, en purifiant le cœur du mal, en choisissant avec une sainte obstination la voie de l’Évangile et en refusant les faux-fuyants du monde.

Après tant d'années d'engagement œcuménique, à l'occasion de ce soixante-dixième anniversaire du Conseil, demandons à l'Esprit de revigorer notre pas. Trop facilement, il s'arrête devant les divergences qui persistent; trop souvent, il est bloqué au départ, miné par le pessimisme. Que les distances ne soient pas des excuses ! Il est déjà possible de marcher dès maintenant selon l'Esprit;: prier, évangéliser, servir ensemble, c'est possible et cela plaît à Dieu ! Marcher ensemble, prier ensemble, travailler ensemble: voilà notre route principale !

Cette route a un but précis: l'unité. Le chemin opposé, celui de la division, conduit à des guerres et à des destructions. Le Seigneur nous demande d'emprunter continuellement la voie de la communion, qui conduit à la paix. La division, en effet, "s'oppose ouvertement à la volonté du Christ. Elle est pour le monde un objet de scandale et elle fait obstacle à la plus sainte des causes: la prédication de l’Évangile à toute créature " (Unitatis redintegratio, n.1). Le Seigneur nous demande l'unité, le monde, marqué par trop de divisions qui affectent surtout les plus faibles, implore l'unité.

Chers frères et sœurs, j'ai voulu venir ici en pèlerin à la recherche de l'unité et de la paix. Je remercie Dieu, parce qu'ici je vous ai trouvés, vous , frères et sœurs déjà en chemin. Marcher ensemble pour nous chrétiens n'est pas une stratégie pour faire davantage valoir notre poids, mais un acte d'obéissance envers le Seigneur et d'amour envers le monde.

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mercredi 20 juin 2018

Le pape François à Genève, la Rome protestante !

Le pape François recevra le président Emmanuel Macron au Vatican, le 26 juin prochain. 5 jours avant, le Chef du Vatican est attendu à Genève, la cité de Calvin, dans le cadre de 70e anniversaire du Conseil œcuménique des Eglises (COE), perçu parfois comme les «Nations unies chrétiennes». Le protocole change, le chef d’Etat qui part à l’étranger prend en charge son voyage et, s’il le souhaite, il est accompagné de ses propres gardes du corps, tandis que l’Etat hôte est responsable des mesures de sécurité, y compris en matière de trafic aérien et automobile. La Suisse accueille jeudi le pape François durant une dizaine d'heures, principalement à Genève mais aussi dans le canton de Vaud. Après une rencontre avec le Conseil fédéral, le Conseil œcuménique des Eglises (COE) reçoit le souverain pontife de 11 heures à 17 heures environ dans le cadre des célébrations des 70 ans de sa fondation.

Le pape affiche complet à Palexpo ! Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu’à un catholique lambda de rentrer jeudi à Palexpo sans être passé par une paroisse… En effet, pour des raisons de sécurité incendie, seules 40 000 personnes sur les 70 000 possibles pourront assister à la messe papale à Genève. Et ce sont les personnes qui ont passé par les paroisses qui ont été retenues, comme exigé par le Vatican. C’est donc un peu la grogne. La venue du pape fédère les bonnes volontés: 300 bénévoles de 18 à 84 ans aident, des menuisiers ont construit gratuitement l’autel, des sœurs ont offert les hosties ! "Nous ne pensions pas non plus que les chaises feraient si largement défaut en Suisse, en raison de la Fête de la Musique et des promotions dans les écoles de Genève, qui se tiennent le même jour."

Chaises acheminées de France: "Vingt-deux camions chargés de chaises viennent de France", signale Charles Morerod, évêque de Lausanne, Genève et Fribourg. "Cela implique beaucoup de personnel. Et il y a des frais obligatoires liés au transport des fidèles des parkings vers Palexpo. Nous avons dû louer 105 bus pour la journée, selon les exigences de la police qui veille au trafic". La facture de transport pourrait atteindre 300'000 francs. La sécurité de la messe coûtera 1,2 million, les infrastructures 700'000 fr., les équipements audio, vidéo et sono 400'000 fr…

Que va faire le pape François ?

10h10: le pape François atterrira à Genève Aéroport, où il sera accueilli par le président de la Confédération Alain Berset, accompagné des conseillers fédéraux Doris Leuthard et Ignazio Cassis, du président du Conseil national Dominique de Buman ainsi que du président du gouvernement genevois Pierre Maudet.

10h30: le souverain pontife s'entretiendra en tête-à-tête avec Alain Berset, puis avec Ignazio Cassis et Dominique de Buman.

11h15: accompagné du cardinal suisse Kurt Koch et de plusieurs hauts représentants du Saint-Siège, le pape François prononcera un premier discours au Conseil œcuménique des Eglises à Genève, qui se situe au Grand-Saconnex.

12h45: François ira en terres vaudoises pour un déjeuner et un second discours à l'Institut œcuménique de Bossey, à Crans-près-Céligny, à proximité de Nyon.

17h30: de retour à Genève, le pape célébrera une messe publique à Palexpo, devant plus de 41'000 personnes. L'office devrait se terminer vers 19h00.

19h45: une cérémonie d'adieu aura lieu à l'aéroport puis le pape s'envolera pour Rome.

Avec sa venue à Genève au Conseil Œcuménique des Eglises, le Pape François lance un signal fort d'ouverture aux autres églises. D'aucuns espèrent une annonce surprise ! C'est un pape œcuménique qui arrive à Genève.

Le pape François a permis de renforcer les liens de l’Eglise de Rome avec de nombreuses Eglises chrétiennes, notamment avec les orthodoxes de Russie, les anglicans ou les luthériens. Le souverain pontife arrive jeudi à Genève pour répéter sa conception de l’œcuménisme devant les représentants de 348 Eglises et plus de 500 millions de chrétiens.

Au Vatican, ce voyage est décrit comme un «pèlerinage». François rend visite à cette institution après Paul VI en 1969 et Jean Paul II en 1984. Mais ce déplacement-ci est historique car, pour la première fois, un pape se rend expressément auprès du COE, quand par le passé il ne constituait qu’une étape d’un itinéraire plus long.

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mardi 19 juin 2018

Migrants : « aucun enfant ne doit être séparé de sa famille », affirme l’UNICEF

Henrietta Fore de l'UNICEF

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance est préoccupé du sort des enfants migrants séparés de leurs parents aux Etats-Unis. « La situation de ces enfants et de ces bébés, séparés de leurs parents alors qu’ils venaient justement chercher la sécurité aux États-Unis, est bouleversante », a déclaré la Directrice générale de l’UNICEF dans un communiqué rendu public ce mardi.

Selon Henrietta Fore, « la détention et la séparation de la famille sont des expériences traumatisantes qui peuvent rendre les enfants plus vulnérables à l’exploitation et aux abus et créer un stress toxique qui, comme l’ont montré plusieurs études, peut avoir un impact sur leur développement à long terme ».

Pour la cheffe de l’UNICEF, « de telles pratiques ne sont dans l’intérêt de personne, et encore moins des enfants, qui en souffrent le plus ». Une façon pour la patronne de cette agence onusienne de rappeler que les enfants, quels que soient leurs origines ou leur statut migratoire, sont avant tout des enfants.

« Le bien-être des enfants doit rester la première préoccupation », selon Henrietta Fore surtout pour ceux qui n’ont d’autre choix que de fuir leur foyer. Ces derniers ont le droit d’être protégés, d’accéder aux services de base et d’être avec leur famille, comme tous les enfants. « C’est la réalisation de ces droits qui donne à chaque enfant les meilleures chances d’un avenir sain, heureux et épanouissant », rappelle l’UNICEF.

L’agence onusienne rappelle d’ailleurs la tradition d’accueil des Etats-Unis. « Pendant des décennies, le gouvernement et le peuple américains ont soutenu nos efforts pour aider les enfants réfugiés, demandeurs d’asile et migrants affectés par les crises à travers le monde », fait-elle remarquer, non sans rappeler que les États-Unis ont été là pour aider et accueillir les enfants déracinés lors de la guerre en Syrie ou au Soudan du Sud, la famine en Somalie, ou un tremblement de terre en Haïti. Dans ces conditions, la Directrice générale de l’UNICEF espère que « l’intérêt supérieur des enfants réfugiés et migrants sera pris en compte dans l’application des procédures et des lois d’asile américaines ».

Le bien-être des enfants doit rester la première préoccupation, Henrietta Fore, Directrice générale de l'UNICEF.

L’UNICEF insiste sur le « plaidoyer très fort » entrepris depuis plusieurs années sur cette problématique des enfants migrants.

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Meseberg: Emmanuel Macron et Angela Merkel signent la déclaration commune pour réformer l'Europe

Le président Emmanuel Macron et la chancelière Angela Merkel ont tenu mardi une conférence de presse commune pour afficher les positions franco-allemandes avant un sommet européen fin juin. Au menu : Europe de la défense, les migrants, la réforme de la zone euro…Les deux dirigeants se sont retrouvés au château de Meseberg, près de la capitale allemande, pour un sommet franco-allemand, dix jours avant le Conseil européen à Bruxelles où l’accord entre Paris et Berlin sera déterminant pour aboutir à un consensus.

Déclaration de Meseberg

Renouveler les promesses de l’Europe en matière de sécurité et de prospérité

La France et l’Allemagne nourrissent une même ambition pour le projet européen : une Europe démocratique, souveraine et unie, une Europe compétitive, une Europe qui soit une ancre de prospérité et qui défende son modèle économique et social et sa diversité culturelle, une Europe qui favorise une société ouverte reposant sur des valeurs communes de pluralisme, de solidarité et de justice, qui défend l’État de droit partout dans l’UE et le promeut à l’étranger, une Europe prête à affirmer son rôle international en faveur de la paix, de la sécurité et du développement durable et à être au premier rang de la lutte contre le changement climatique, une Europe qui parvienne à relever le défi des migrations.

Pour réformer l’Europe, nous devons écouter la voix des citoyens. C’est pourquoi la France et l’Allemagne sont attachées à poursuivre les consultations citoyennes sur l’Europe afin de nourrir le débat démocratique en amont des prochaines élections européennes.

La France et l’Allemagne sont fermement résolues non seulement à préserver les acquis de l’Union européenne mais encore à renforcer leur coopération au sein de cette dernière en veillant constamment à assurer à la fois l’unité de ses États membres et son efficacité. L’Union européenne se montrera à la hauteur de ses valeurs et jouera un rôle important dans la protection des droits de l’homme et dans la défense, la réforme et le renforcement du multilatéralisme.

L’UE est aujourd’hui confrontée à des défis existentiels : les migrations, l’évolution de son environnement sécuritaire, la compétitivité et l’innovation, la révolution numérique, la nécessité de conférer à la zone euro davantage de résilience et de stabilité et d’agir en faveur de la protection du climat. La France et l’Allemagne sont toutes deux convaincues que la seule réponse appropriée à ces défis réside dans la coopération européenne. Des actions purement nationales et non coordonnées ouvrent la voie à l’échec et à la division.

Afin d’ancrer notre coopération européenne dans une coopération bilatérale forte, la France et l’Allemagne finaliseront d’ici à la fin de 2018 un nouveau « Traité de l’Élysée » avec l’ambition de développer la convergence économique, sociale et fiscale entre elles, d’élaborer de nouveaux outils de leur coopération transfrontalière et de réaffirmer leur engagement de soutenir et de faciliter l’apprentissage de la langue de leur partenaire.

Au vu de ce qui précède, la France et l’Allemagne sont convenues aujourd’hui à Meseberg de ce qui suit :

Politique étrangère, sécurité et défense

­ Étudier de nouveaux moyens d’accroître la rapidité et l’efficacité de la prise de décision de l’UE dans le cadre de notre politique étrangère et de sécurité commune. Nous avons besoin d’un débat européen sur de nouveaux formats, tels qu’un Conseil de sécurité de l’UE, et des moyens de coordination plus étroite, au sein de l’UE et des instances internationales. Nous devrions également étudier les possibilités de recourir au vote à la majorité en matière de politique étrangère et de sécurité commune, dans le cadre d’un débat plus large sur le recours au vote à la majorité dans les politiques de l’UE.

­ Saisir l’occasion de la présence de nos deux États au Conseil de sécurité des Nations Unies pour lancer des initiatives conjointes, notamment dans le domaine de la prévention des confits, et renforcer la coordination au sein de l’UE en ce qui concerne les Nations Unies.

­ Souligner la nécessité de développer l’émergence d’une culture stratégique commune grâce à l’Initiative européenne d’intervention, qui sera liée aussi étroitement que possible à la coopération structurée permanente (CSP).

­ Poursuivre leur action conjointe dans le domaine du développement des capacités, en particulier le système majeur de combat terrestre (MGCS) et le système de combat aérien futur (SCAF).

­ Appeler de nouveau instamment la Commission européenne à proposer rapidement des mesures législatives au niveau européen pour lutter contre les contenus en ligne illicites d’apologie du terrorisme.

­ Poursuivre leurs efforts auprès de l’Ukraine et de la Russie dans le format Normandie afin de faciliter la mise en œuvre des accords de Minsk pour stabiliser la situation de l’Est de l’Ukraine et préserver l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

­ Progresser sur la voie d’une défense européenne mieux intégrée englobant tous les aspects et moyens civils et militaires de gestion des crises et de réaction de l’UE.

Développement, migrations et asile

­ Agir en faveur de la relance rapide d’un programme d’action global sur les migrations comprenant les trois piliers que sont (i) sur le plan externe, un soutien accru aux pays d’origine et de transit et à la coopération avec ces pays sur la base d’exemples de coopération et de partenariats existants comme la Déclaration UE­-Turquie, afin d’éviter les départs vers l’Europe, de lutter contre les migrations irrégulières et d’accélérer le processus de retour ;

(ii) aux frontières de l’UE, l’amélioration de la protection des frontières extérieures de l’Europe grâce à un renforcement ambitieux de Frontex en termes de personnel et de mandat ;

(iii) sur le plan interne, un système européen commun d’asile qui soit en mesure de faire face aux crises et d’assurer un juste équilibre entre la responsabilité et la solidarité.

­ Rechercher des solutions au niveau européen, qui sont aujourd’hui plus importantes que jamais. Une action unilatérale et sans coordination ne fera que fractionner l’Europe, diviser ses peuples et mettre Schengen en danger. L’action unilatérale des Etats membres aboutirait à accroître l’importance des migrations vers l’Europe. Faire face aux enjeux des migrations avec efficacité requiert de conjuguer les efforts de tous les États membres ainsi que des institutions de l’UE.

­ Traiter conjointement et résolument la question des mouvements secondaires à l’intérieur de l’UE, en particulier en réduisant les incitations aux mouvements secondaires dans le nouveau règlement de Dublin mais également en renforçant la coopération entre les États membres, notamment pour empêcher les demandeurs d’asile enregistrés de passer d’un pays à l’autre et garantir la rapidité des transferts vers les États membres compétents et de la réadmission dans ces États.

­ Au­delà du court terme, proposer deux réformes essentielles : (i) mettre en place une véritable police européenne aux frontières à partir de l’agence Frontex existante et (ii) créer un Office européen de l’asile qui harmoniserait les pratiques des États membres en matière d’asile et serait chargé des procédures d’asile aux frontières extérieures.

­ Rester pleinement attachées à un partenariat étroit avec l’Afrique en matière de sécurité et de développement, qui constitue une priorité essentielle.

­ Mettre rapidement en place un groupe de « sages » de haut niveau sur l’architecture financière européenne pour le développement (en particulier en ce qui concerne les rôles respectifs de la BEI et de la BERD) qui présentera des propositions en vue du Conseil européen de décembre.

Compétitivité, politique économique

­ Développer les liens entre les fonds structurels et la coordination des politiques économiques, et renforcer la convergence économique, sociale et fiscale.

­ Mettre en place, dans une perspective stratégique à long terme, un nouveau moyen de favoriser la croissance et l’emploi durables au niveau européen grâce à une législation en faveur de l’innovation, à l’approfondissement du marché unique de l’UE et à la défense de la compétitivité de nos industries au niveau mondial.

­ Réaffirmer leur attachement à l’ouverture des marchés, au multilatéralisme et à une politique commerciale européenne ambitieuse.

­ Soutenir la Commission européenne dans l’élaboration de solutions destinées à moderniser le système commercial multilatéral, notamment en vue de renforcer les disciplines en matière de pratiques de distorsion des marchés et de rétablir le plein exercice de la fonction de règlement des différends de l’OMC.

Fiscalité

­ Mettre en place une véritable convergence fiscale entre la France et l’Allemagne en ce qui concerne l’impôt sur les sociétés. Nos deux pays sont convenus d’une position commune sur la proposition de directive présentée par la Commission en vue d’instituer une assiette commune pour l’impôt sur les sociétés : nous agirons conjointement en ce sens afin de soutenir et d’accélérer le projet européen d’harmonisation de l’assiette de l’impôt sur les sociétés en Europe.

­ Parvenir d’ici à la fin de 2018 à un accord de l’UE sur une taxation équitable du numérique.

UEM

­ Pour disposer d’une économie forte, l’Union Européenne a besoin d’une union monétaire forte. Cette monnaie est l’euro, ouverte à tous les États Membres et que presque tous les États Membres ont pour objectif d’adopter, conformément aux traités de l’UE. Partager une même monnaie implique des besoins spécifiques en termes de coordination économique et d’intégration.

En conséquence, la France et l’Allemagne ont décidé de proposer dans la feuille de route suivante des étapes majeures pour renforcer et approfondir davantage la zone euro, et la transformer en une véritable union économique.

Mécanisme européen de stabilité (MES)

Dans un premier temps, nous devons réviser le traité intergouvernemental sur le MES afin d’y inclure le backstop (filet de sécurité commun), de renforcer l’efficacité des instruments de précaution pour les États membres et de renforcer son rôle dans l’évaluation et le suivi des futurs programmes. Dans un deuxième temps, nous pourrons intégrer le MES dans le droit de l’UE en préservant les éléments clés de sa gouvernance.

Des travaux supplémentaires devraient être réalisés pour définir un cadre approprié pour le soutien de liquidité en résolution. La conditionnalité demeure un principe sous­jacent du traité MES et de tous ses instruments, mais doit être adaptée à chaque instrument. Nous rappelons que toute décision de fournir un soutien du MES à un État membre de la zone euro comprend une analyse de soutenabilité de la dette. Afin d’améliorer le cadre existant de soutenabilité de la dette et pour améliorer leur efficacité, nous devrions commencer à travailler sur l’introduction possible d’euroCACs (clauses d’action collective) avec clauses d’agrégation simple. Dans les cas appropriés, le MES pourrait faciliter le dialogue entre ses membres et les investisseurs privés, suivant la pratique du FMI.

Le MES devrait jouer un rôle accru dans la conception et le suivi des programmes, en étroite coopération avec la Commission et en liaison avec la BCE, sur la base d’un compromis à trouver entre la Commission et le MES. Il devrait avoir la capacité d’évaluer la situation économique d’ensemble des Etats membres, en contribuant à la prévention des crises. Cela devrait se faire sans dupliquer le rôle de la Commission et dans le plein respect des traités.

Chaque fois qu’un État membre demande l’assistance financière du MES, il pourrait également demander une aide financière au FMI.

Le MES pourrait être renommé.

Ligne de crédit du MES

Nous devrions rendre les instruments de précaution existants plus efficaces pour garantir la stabilisation. Un tel soutien devrait inclure une conditionnalité.

La ligne de crédit de précaution du MES (PCCL) pourrait être développée en un soutien à la stabilité utilisé en cas de risque de manque de liquidités lorsque des membres du MES sont confrontés à un risque de perte progressive d’accès au marché, sans avoir besoin d’un programme complet.

Nous mettrons en place un processus pour finaliser les termes de référence d'ici décembre. Union bancaire

En ce qui concerne l’Union bancaire, la feuille de route du conseil ECOFIN de juin 2016 a reconnu que des étapes supplémentaires devaient être franchies en termes de réduction et de partage des risques dans le secteur financier, dans l’ordre approprié, en ce qui concerne les prêts non performants, les régimes d’insolvabilité, le paquet bancaire et la lutte contre le blanchiment d’argent.

Backstop (filet de sécurité)

Le MES devrait servir de backstop au fonds de résolution unique. Il devrait être établi sous la forme d’une ligne de crédit. Sur la base d’une réduction des risques suffisante, son entrée en vigueur devrait être anticipée avant 2024.

La taille du backstop devrait être proche mais ne devrait pas être supérieure à la taille du fonds de résolution unique. Le backstop devrait remplacer l’instrument de recapitalisation directe.

La neutralité budgétaire à moyen terme sera assurée en particulier par le remboursement du backstop par des contributions extraordinaires ex post du secteur bancaire en trois ans avec une extension potentielle de deux ans.

À condition que des progrès suffisants soient réalisés dans tous les domaines pertinents de réduction des risques, à faire évaluer par les autorités compétentes (Commission, MSU et Conseil de Résolution Unique), l’entrée en vigueur du backstop devrait être anticipée avant 2024. En 2020, les autorités en charge fourniront un rapport sur la tendance des prêts non performants et la constitution de MREL subordonné. Sur cette base et si la réduction des risques est satisfaisante, la décision finale sur l’entrée en vigueur anticipée du backstop devrait être prise par l’Eurogroupe / ECOFIN / Conseil européen.

Nous évaluerons la taille du fonds de résolution unique dans le contexte de la revue de fin 2018 et la nécessité de revoir l’accord intergouvernemental pour anticiper le backstop.

Des termes de référence avec les caractéristiques précises du backstop devraient être élaborés en vue d’une approbation politique d’ici à décembre 2018, sur la base des travaux effectués jusqu’ici par le groupe d’experts existant.

EDIS

Nous réaffirmons l’importance du renforcement de l’Union bancaire en vue de son achèvement. Cela signifie, sur tous les éléments de la feuille de route du conseil ECOFIN de juin 2016, à la fois la réduction des risques et le partage des risques dans l’ordre approprié. Le travail sur une feuille de route pour entamer des négociations politiques sur la garantie européenne des dépôts (EDIS) pourrait commencer après le Conseil européen de juin.

Union des marchés de capitaux

Nous nous engageons à réaliser des progrès décisifs vers une Union des marchés de capitaux, sur tous les éléments agréés par nos ministres des Finances.

Budget de la zone euro

Nous proposons d’établir un budget de la zone euro, dans le cadre de l’Union européenne, afin de promouvoir la compétitivité, la convergence et la stabilisation dans la zone euro, à partir de 2021.

Les décisions sur le financement devraient prendre en compte les négociations sur le prochain cadre financier pluriannuel. Les ressources proviendraient à la fois des contributions nationales, de l’affectation de recettes fiscales et de ressources européennes.

Le budget de la zone euro serait défini sur une base pluriannuelle

Le but du budget de la zone euro est la compétitivité et la convergence, qui seraient assurées à travers des investissements dans l’innovation et le capital humain. Il pourrait financer de nouveaux investissements et venir en substitution de dépenses nationales.

Nous étudierons la question d’un Fonds européen de stabilisation de l’assurance chômage, pour l’éventualité de graves crises économiques, sans transferts. La France et l’Allemagne mettront en place un groupe de travail en vue de faire des propositions concrètes pour le Conseil européen de décembre 2018.

Les décisions stratégiques concernant le budget de la zone euro seront prises par les pays de la zone euro. Les décisions concernant les dépenses devraient être exécutées par la Commission européenne.

Recherche, innovation, enseignement supérieur, numérique et espace

­ Agir conjointement en faveur du lancement rapide d’un projet pilote appelé à financer l’innovation de rupture au cours de la durée restante du programme cadre Horizon 2020, ainsi que coopérer au niveau bilatéral.

­ Mettre en place un centre de recherche franco­allemand sur l’intelligence artificielle.

­ Agir en vue de mettre rapidement en place de premières « universités européennes » composées dans un premier stade de réseaux d’universités dans toute l’Union européenne.

­ Instituer un groupe de travail chargé de présenter des propositions qui permettraient à l’UE de trouver des réponses appropriées aux nouveaux enjeux en matière de politique et d’économie spatiales (notamment le « NewSpace »).

­ Dans le domaine des lanceurs, réaffirmer leur soutien total au programme Ariane 6 de l’Agence spatiale européenne.

Climat

­ S’engager à mettre en œuvre de manière ambitieuse l’Accord de Paris à tous les niveaux et à intensifier l’action menée au niveau mondial grâce au multilatéralisme ; à cet effet, le Dialogue de Petersberg sur le climat a constitué un signal fort.

­ Élaborer une stratégie européenne à l’horizon 2050 en vue de la transformation à long terme vers la neutralité carbone, qui ne constitue pas seulement une nécessité mais aussi une opportunité économique.

­ Veiller à ce que l’UE prenne de nouveaux engagements à la COP 24 afin de réviser d’ici au début de 2020 sa contribution déterminée au niveau national en tenant compte des éventuelles réductions d’émissions sectorielles rendues possibles par les accords actuels ou à venir au niveau de l’UE.

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Conseil des droits de l'homme: Débat sur le rapport du Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme !

Le Conseil des droits de l'homme a tenu, ce matin, un débat général au sujet du dernier rapport du Haut-Commissaire aux droits de l'homme, M. Zeid Ra'ad Al Hussein, dont le mandat s’achève cet été. M. Zeid avait en effet présenté, hier matin en ouverture de la 38e session du Conseil, une ultime mise à jour orale. Les représentants de plus de cent dix pays* et de près de cinquante organisations non gouvernementales ** ont pris la parole ce matin pour commenter l’action du Haut-Commissaire tout au long de son mandat.

De nombreuses délégations ayant pris part au débat ont exprimé leur ferme soutien au Haut-Commissariat, rappelant le rôle essentiel qu’il a joué dans la promotion et la protection des droits de l'homme, et leur attachement au caractère universel et non sélectif des droits de l'homme. M. Zeid Ra'ad Al Hussein a été, à maintes reprises, félicité pour son objectivité, pour son dévouement dans un contexte mondial de plus en plus difficile et pour ses efforts de coopération avec les pays dans le but d’améliorer la situation des droits de l'homme. D’autres intervenants ont, en revanche, déploré la politisation et l’approche sélective du Haut-Commissariat. Certains ont insisté sur la nécessité de respecter la souveraineté, les priorités et les spécificités des États; ils ont aussi appelé les procédures spéciales à respecter le code de conduite qui leur est applicable.

La montée du populisme, des discours racistes et des appels à la haine, de même que la crise des réfugiés et des migrants qui en sont souvent les victimes, ont suscité l’inquiétude de nombreux intervenants. Ils ont lancé un appel à une meilleure protection des droits des migrants, en particulier les femmes et les enfants.

Plusieurs situations spécifiques ont également été évoquées au cours de ce débat, s'agissant plus particulièrement du Sahara occidental et du Jammu-et-Cachemire, de Bahreïn, du Bangladesh, du Cambodge, du Myanmar, du Nicaragua, du Yémen, du Venezuela et du Viet Nam, maintes fois évoqués, tout comme le conflit israélo-palestinien. Les débats ont aussi porté sur les mesures d’intimidation ou de répression contre les défenseurs des droits de l'homme, les militants de la société civile, les blogueurs ainsi que les personnes LGBTI dans de nombreux pays.

Le Conseil a repris, en début d’après-midi, son dialogue interactif groupé avec l’Expert indépendant sur les droits de l’homme et la solidarité internationale et la Rapporteuse spécial sur l’éducation, qui ont présenté leurs rapports hier en fin de journée. Le Conseil sera ensuite saisi des rapports des titulaires de mandats sur les exécutions extrajudiciaires et sur la liberté d’opinion et d’expression.

Débat général avec le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme

Le Pakistan, au nom de l’Organisation de la coopération islamique (OCI), s’est dit favorable à une défense des droits de l'homme basée sur l’universalité, l’impartialité, la non-sélectivité et la transparence. Le Haut-Commissariat peut apporter une assistance technique et un renforcement des capacités pour aider les pays à remplir leurs obligations en matière de droits de l'homme, en accord avec les priorités nationales et le contexte des pays récepteurs, a ajouté le représentant. Il a également insisté sur la nécessaire représentation géographique équitable dans la composition du Haut-Commissariat, afin d’en garantir la crédibilité. Par ailleurs, le Pakistan a rappelé que chacun doit veiller à mettre fin aux conflits qui ont donné lieu à la crise des réfugiés. Le Pakistan a aussi évoqué la situation dans les Territoires palestiniens occupés, au Jammu-et-Cachemire et le retour au Myanmar des Rohingyas réfugiés au Bangladesh. « Il faut s’écarter de toute politisation », a encore insisté le Pakistan.

La Chine, au nom d’un groupe de pays, a dit attacher beaucoup d’importance au rôle du Haut-Commissariat, avec lequel elle s’est engagée à coopérer sans réserve. La Chine a regretté que les travaux du Haut-Commissariat soient entachés par des informations non vérifiées et par une attention insuffisante à l’assistance technique et au renforcement des capacités. La promotion et la protection des droits de l'homme se heurtent à des problèmes immenses et le Haut-Commissariat doit jouer un rôle constructif, a poursuivi la Chine. Elle a mis l’accent sur l’importance de respecter l’intégrité territoriale des États. Le Haut-Commissariat doit être à l’avant-garde de la défense des droits de l'homme, a-t-elle conclu.

Le Togo, au nom du Groupe africain, a rendu un hommage appuyé au Haut-Commissaire pour « son courage et la dignité avec laquelle il a rempli avec passion son mandat ». Il s’est félicité notamment des activités d’assistance technique que le Haut-Commissariat a menées dans plusieurs pays de la région, estimant essentiel de maintenir et de renforcer la coopération et l’assistance technique pour une meilleure prévention des violations des droits de l'homme. Le Togo a également indiqué partager la conviction du Haut-Commissaire selon laquelle le repli identitaire, la fermeture hermétique des frontières, les multiples abus à l’encontre des droits des migrants et la mise en cause des acquis du droit international ne sauraient être des solutions acceptables ni pertinentes aux défis qui restent encore à relever.

Pour le Groupe africain, les valeurs de solidarité et de partage ainsi que la remise en cause des mécanismes fondamentaux qui régissent et perpétuent un développement inégal sont les seules réponses justes et efficaces à même de faire avancer véritablement la question des droits de l'homme et de permettre la coexistence pacifique entre les peuples.

La Nouvelle-Zélande, au nom d’un groupe de pays, s’est dite profondément préoccupée par la situation des droits de l’homme au Cambodge – où le contexte ne permet pas la tenue d’élections justes et équitables, a estimé la délégation néo-zélandaise. La Nouvelle-Zélande s’est par ailleurs dite inquiète par la clause de lèse-majesté et d’autres mesures qui restreignent la liberté d’expression au Cambodge et par le harcèlement qu’y subit la société civile. Les prochaines élections ne peuvent pas être considérées comme légitimes, a insisté la Nouvelle-Zélande, avant de regretter que le principal parti d’opposition ait été dissous par la Cour suprême. La Nouvelle-Zélande a appelé à la libération de tous les prisonniers politiques au Cambodge.

La Bulgarie, au nom de l’Union européenne, a déploré l’absence de toute reddition de comptes pour les responsables de nombreuses violations des droits d l’homme au Soudan. Elle s’est en outre dite inquiète par le contexte des élections législatives au Gabon et a prôné la désescalade de la violence au Cameroun. Aux Maldives, les autorités doivent libérer tous les prisonniers politiques, a poursuivi la délégation bulgare. Elle s’est ensuite dite inquiète des difficultés dans l’exercice des droits civils et politiques au Viet NaM. Les autorités de Bahreïn doivent respecter la liberté d’expression, a-t-elle d’autre part ajouté. La Bulgarie s’est également dite préoccupée par la détention d’un groupe de femmes défenseurs des droits en Arabie saoudite, en dépit de l’engagement du Royaume en faveur de l’autonomisation des femmes. La Bulgarie a enfin appelé à la cessation des hostilités au Yémen et a appelé Sri Lanka à honorer rapidement les engagements au titre de la résolution 30/1.

L’Uruguay, au nom d’un groupe de pays, a rendu hommage au Haut-Commissaire et a salué l’indépendance qui a caractérisé l’exercice de son mandat. L’Uruguay a lancé un appel à tous les pays afin de coopérer davantage avec le Haut-Commissariat et s’est dit inquiet que l’indépendance du Haut-Commissariat soit mise en péril en raison des coupes budgétaires. La conjoncture internationale est décourageante, notamment avec les prises de position nationaliste partout dans le monde et les attaques contre les défenseurs des droits de l’homme, a ajouté la délégation uruguayenne. Dans ce contexte, l’Uruguay tient à réaffirmer son attachement au système des droits de l’homme des Nations Unies.

L’Argentine, au nom du Groupe de Lima, a réitéré sa profonde préoccupation face à la situation extrêmement grave des droits de l’homme du peuple vénézuélien résultant de la crise politique, économique, sociale et humanitaire sans précédent que connaît ce pays. Le Groupe de Lima ne reconnaît pas la légitimité du processus électoral du 20 mai dernier car il ne répond pas aux normes internationales d’élections démocratiques, libres, justes et transparentes, a souligné l’Argentine, évoquant en outre la crise humanitaire au Venezuela, caractérisée par une pénurie alimentaire et de médicaments, la hausse du taux de malnutrition, notamment parmi les enfants et la résurgence de maladies qui avaient été éradiquées ou contrôlées dans la région. L’Argentine a réitéré l’appel lancé au Gouvernement vénézuélien afin qu’il permette l’entrée de l’assistance humanitaires et la mise en place de mesures de contrôle épidémiologiques aux fins d’empêcher une aggravation de la situation humanitaire et de la crise de santé publique.

La Belgique a souligné qu’elle appréciait grandement l’indépendance dont le Haut-Commissaire aux droits de l’homme a fait preuve durant l’exercice de son mandat. Le pays a salué le fait que M. Zeid n’ait jamais hésité à mettre les États face à leurs obligations internationales et ce, dans un contexte où les droits de l’homme sont de plus en plus sous pression. La délégation belge a soutenu les activités du Haut-Commissariat sur le terrain permettant d’observer la situation des droits de l’homme, d’alerter en cas de dégradation et d’apporter l’assistance technique nécessaire. Elle a accueilli favorablement le plan de gestion 2018-2021 qui guidera l’action du Haut-Commissariat. La Belgique a salué le message fort envoyé par le Haut-Commissaire dans son discours d’hier devant le Conseil et a partagé ses préoccupations concernant les pays mentionnés par M. Zeid.

Concernant la Turquie, la Belgique s’est inquiétée du nombre toujours croissant de journalistes, de défenseurs des droits de l’homme et de membres de l’opposition en détention et de l’augmentation des allégations de torture. Elle a aussi fait part de son inquiétude pour les défenseurs des droits de l’homme en Arabie saoudite, en particulier les défenseurs des droits de la femme qui continuent à être confrontés à la répression, ce qui nuit au processus de réforme dans le pays. Elle a en outre regretté que dans plusieurs pays – notamment à Bahreïn, en Égypte ou encore en Arabie saoudite – une répression persiste sous prétexte de la lutte antiterroriste. La Belgique a ensuite jugé inquiétantes les agressions contre les personnes LGBTI. Elle a par ailleurs observé la gravité de la situation sécuritaire en République centrafricaine et son impact sur les droits de l’homme, insistant sur l’importance de la restauration de l’autorité de l’État. La Belgique a ensuite salué la libération de plusieurs personnalités politiques et blogueurs en Éthiopie.

Le Qatar a félicité le Haut-Commissaire pour l’objectivité et le courage dont il a fait preuve, en particulier dans la crise qui a conduit au blocus du Qatar par un certain nombre de pays arabes. Le Qatar a souhaité à cet égard que le Haut-Commissariat et les procédures spéciales accordent une attention soutenue aux répercussions sur sa population du blocus dont il est l’objet. Le pays a aussi émis le vœu que des suites soient données à la visite effectuée en novembre dernier par une mission technique du Haut-Commissariat. Le Qatar a enfin dénoncé les violations perpétrées par Israël.

Le Pakistan a dénoncé les violations des droits de l'homme au Jammu-et-Cachemire occupé par l’Inde, situation sur laquelle le Pakistan a rappelé avoir longtemps demandé que le Haut-Commissariat porte son attention. Aussi, la délégation pakistanaise s’est-elle félicitée de la proposition du Haut-Commissaire de créer une commission d’enquête sur cette situation.

L’Allemagne a exprimé sa reconnaissance au Haut-Commissaire pour les rapports qu’il a présentés et pour ses efforts de coopération avec les pays dans le but d’améliorer la situation des droits de l'homme. L’Allemagne a ensuite déploré les actes de violence au Nicaragua et a appelé toutes les parties au dialogue. La délégation allemande s’est en outre dite préoccupée par les intimidations, la censure et les menaces de poursuites contre des blogueurs, entre autres à Cuba, en Iran, au Soudan, au Turkménistan ou encore au Viet Nam. Il est impératif de protéger les journalistes et les blogueurs et de promouvoir la liberté d’expression, a-t-elle insisté.

Le Brésil a exprimé sa reconnaissance au Haut-Commissaire pour son dévouement sincère à son mandat. Un Haut-Commissariat indépendant, transparent et équilibré est plus fondamental que jamais, a déclaré la délégation brésilienne, ajoutant que les ressources du Haut-Commissariat doivent être garanties pour empêcher les violations des droits de l'homme.

Le Royaume-Uni a condamné les violences contre des manifestants pacifiques au Nicaragua. Les élections présidentielles au Venezuela n’ont été ni libres, ni juste, a d’autre part déclaré la délégation britannique. Le Royaume-Uni a ensuite exprimé son désarroi face à la situation des droits de l’homme au Cambodge et à l’impact sur la liberté d’expression de la fermeture de plusieurs médias. Les Philippines doivent mener des enquêtes sur tous les assassinats commis dans le cadre de la guerre contre les stupéfiants, a ajouté la délégation britannique. S’agissant des Maldives, le Royaume-Uni s’est dit préoccupé par la détention de membres du pouvoir judiciaire et de l’opposition.

L’Iraq a salué le travail du Haut-Commissaire au cours de ces dernières années et a indiqué que le pays allait continuer à coopérer avec les mécanismes internationaux en toute transparence. L’Iraq a plaidé pour l’impartialité et l’objectivité des mécanismes internationaux dans le domaine des droits de l’homme.

La Tunisie a remercié le Haut-Commissaire pour ses efforts en faveur des droits de l’homme dans le monde et pour son soutien à la transition démocratique du pays. La Tunisie considère que la réussite du Conseil dépend de la collaboration entre les États membres ainsi qu’entre les États membres et les différents mécanismes du Conseil. La société civile joue un rôle important pour améliorer la situation des droits de l’homme au niveau international, a-t-elle ajouté. Les femmes sont des acteurs clés en matière de protection des droits de l’homme dans toutes les sphères de la société, a par ailleurs souligné la Tunisie.

La Croatie a condamné toutes les représailles contre les défenseurs des droits de l’homme et a plaidé pour que chacun soutienne un accès libre et sûr pour le Haut-Commissariat, dont elle a soutenu les efforts, notamment face à l’impunité croissante dans un certain nombre de pays et compte tenu que cette année marque le vingtième anniversaire de la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme. La Croatie a dénoncé le rétrécissement de l’espace de la société civile, dont la voix est indispensable aux travaux du Conseil. Le pays a aussi dénoncé l’impunité croissante face aux violations du droit international et du droit humanitaire dans des pays comme le Soudan, le Cameroun, la République populaire démocratique de Corée, le Myanmar, le Soudan du Sud, le Burundi, le Yémen, l’Érythrée, la République démocratique du Congo et plus particulièrement la Syrie. Enfin, la Croatie a salué la compétence et la sagesse du Haut-Commissaire, qui ont grandement enrichi la qualité de la défense des droits de l’homme dans le monde.

L’Égypte a mis en exergue l’accord qu’elle a conclu en matière de renforcement des capacités techniques de la justice ainsi que des ministères aux fins de la préparation des rapports, en particulier pour l’Examen périodique universel. Le pays a également souligné avoir adressé une invitation à six titulaires de mandats.

Les Émirats arabes unis ont soutenu les mécanismes et procédures spéciales du Conseil mais ont regretté qu’il y ait moins d’assistance technique. Le pays a tenu à rappeler la définition agréée du concept des droits de l’homme conformément à la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Le Sénégal a salué le travail remarquable effectué par M. Zeid qui, « malgré de nombreuses contraintes, a pu réaliser un bilan positif, notamment en matière de formation et de renforcement des capacités au profit des pays africains ». Le Sénégal a réitéré son attachement au caractère universel et non sélectif des droits de l'homme et a salué l’appel que le Haut-Commissaire a lancé pour le respect des droits de l’homme des migrants.

Pour le Chili, la coopération avec le Haut-Commissariat a été une priorité; aussi, la délégation chilienne l’a-t-elle remercié pour le soutien qu’elle a reçu aux fins de l’élaboration de son premier plan national des droits de l'homme 2018-2022. Les nombreuses visites de procédures spéciales et les dialogues avec les organes des traités ont permis au Chili d’avancer progressivement vers une transversalisation des droits de l'homme dans les politiques publiques et dans divers secteurs de la société. La coopération avec les mécanismes des droits de l'homme a ouvert des espaces de dialogue intéressants entre les autorités, la société civile et les citoyens pour construire une société plus inclusive, a fait observer la délégation chilienne.

La Suisse a félicité le Haut-Commissaire pour son « engagement extraordinaire » tout au long de son mandat, soulignant que le monde avait plus que jamais besoin d’une voix comme la sienne, au vu des nombreuses situations préoccupantes qui y sévissent. La délégation suisse a ensuite évoqué le Bangladesh, s’inquiétant de cas présumés d’exécutions extrajudiciaires et des arrestations en masse en relation avec des crimes liés à la drogue. Préoccupée par la situation au Nicaragua, la Suisse a par ailleurs invité toutes les parties à poursuivre le dialogue en vue d’une résolution durable de la crise dans ce pays. La Suisse a ensuite noté avec préoccupation le phénomène de la violence sexuelle contre des femmes et des filles en Inde, la violence à l’égard des femmes en Afghanistan, ainsi que les menaces régulières dont sont victimes les minorités religieuses au Pakistan.

Le Japon a souligné le rôle croissant du Haut-Commissariat face à la recrudescence des violations des droits de l’homme dans le monde. Le pays s’est ensuite dit préoccupé que dans la région Asie-Pacifique les violations des libertés fondamentales se poursuivent. Le Japon a indiqué qu’il continuerait à promouvoir les droits de l’homme dans cette région et partout dans le monde.

Les États-Unis ont remercié le Haut-Commissaire pour les services rendus et pour son travail de plaidoyer en faveur des droits de l’homme dans le monde. Ils ont ensuite condamné la répression violente de manifestations pacifistes au Nicaragua et la restriction de l’espace de la société civile en Égypte, notamment la loi très restrictive concernant les organisations non gouvernementales. Les États-Unis ont ensuite indiqué soutenir une solution pacifique au conflit au Yémen et ont condamné les abus commis par les forces houthistes contre les défenseurs des droits de l’homme, les journalistes et les bahaïs. Les États-Unis ont en outre condamné les graves restrictions à la liberté d’association et d’expression à Bahreïn. Les États-Unis regrettent en outre que le Gouvernement du Soudan continue à violer les droits civils et politiques, et notamment la liberté d’expression. Enfin, les États-Unis sont préoccupés par les attaques contre les institutions démocratiques aux Maldives.

La Hongrie a assuré de son engagement en faveur du travail du Conseil des droits de l’homme et a réitéré son engagement à promouvoir et protéger les droits de l’homme partout dans le monde. La délégation hongroise a expliqué que pour éviter les violations des droits de l’homme, il faut renforcer la coopération internationale dans ce domaine. La nouvelle loi évoquée hier matin par le Haut-Commissaire dans son discours devant le Conseil, si elle est adoptée par le Parlement hongrois, ne contreviendra en rien aux obligations internationales de la Hongrie, notamment en vertu de la Convention de Genève, contrairement à ce qu’a affirmé le Haut-Commissaire, a déclaré la délégation hongroise. Au contraire, cette nouvelle loi veillera à protéger les migrants et à assurer la sécurité en Europe, a-t-elle insisté.

L’Espagne a indiqué que le tableau dressé hier par le Haut-Commissaire confirme toutes les inquiétudes de l’Espagne ainsi que la nécessité d’améliorer et de soutenir tous les mécanismes des droits de l’homme, y compris ceux du Haut-Commissariat. L’Espagne a ensuite rappelé qu’elle était opposée à la peine de mort et appelé à un moratoire sur cette sentence et à son abolition. Le Haut-Commissaire s’est acquitté de son mandat dans un climat très difficile, en particulier avec la montée du nationalisme, a fait observer la délégation espagnole.

La Slovénie a réaffirmé son attachement sans faille à l’architecture onusienne des droits de l’homme et à la préservation du système multilatéral. Elle a encouragé les États membres à affermir leur coopération avec le Haut-Commissariat et a remercié M. Zeid pour son engagement personnel en faveur des droits de l’homme partout dans le monde au cours des quatre dernières années.

La République de Corée s’est dite vivement préoccupée par la persistance des conflits armés et des multiples formes de violences à l’encontre des filles et des femmes. La restauration de la paix demeure très importante, a estimé le pays, prenant note des progrès récents et prometteurs pour une paix durable dans la péninsule coréenne. La République de Corée a notamment mis l’accent sur l’aspect humanitaire de la coopération à cet égard, évoquant en particulier l’exhumation des Américains morts au cours de la Guerre de Corée et le rapatriement de leurs dépouilles, ainsi que la réunification des familles séparées comme autant d’engagements louables. La République de Corée a encouragé la République populaire démocratique de Corée à renforcer ses efforts en vue d’améliorer la situation des droits de l’homme par le truchement d’un engagement accru avec les Nations Unies.

L’Éthiopie a rappelé les réformes fondamentales qu’elle a entreprises ces derniers mois et que le Haut-Commissaire a mentionnées dans son rapport. Ces réformes comprennent la levée de l’état d’urgence, la libération de prisonniers et la promotion du dialogue avec les communautés afin d’élargir l’espace politique et démocratique dans le pays. La délégation éthiopienne a également informé le Conseil que l’Éthiopie avait signé en avril dernier un mémorandum d’accord avec le Haut-Commissariat afin d’ouvrir un bureau régional pour l’Afrique de l’Est et l’Afrique australe à Addis-Abeba.

L’Arabie saoudite a remercié le Haut-Commissaire pour le bilan qu’il a dressé hier de la situation des droits de l'homme dans le monde et pour les efforts qu’il a investis en dépit des divergences d’opinion occasionnées. Le Royaume d’Arabie saoudite poursuit ses efforts pour promouvoir les droits de l'homme et réaffirme que préserver la cause des droits de l'homme ne doit pas se faire au détriment de la culture de chacun, a indiqué la délégation saoudienne, ajoutant ne pouvoir tolérer que certains pays imposent deux poids, deux mesures. Concernant les opérations militaires à Hodeïda, la délégation saoudienne a indiqué qu’elles relevaient d’une décision du Gouvernement yéménite après des attaques de milices et a ajouté que l’Arabie saoudite avait offert aux Houthistes la possibilité de se retirer. Concernant les territoires palestiniens occupés, l’Arabie saoudite demande à la communauté internationale de prier Israël de permettre l’accès de l’aide humanitaire et de mettre un terme aux violations des droits de l'homme.

La République bolivarienne du Venezuela a profondément déploré l’échec du Haut-Commissaire dans la défense des droits de l'homme selon les principes universels d’impartialité, d’objectivité et de transparence, l’accusant d’avoir cédé aux pressions d’un « groupe minoritaire de pays menés par l’impérialiste américain ». La délégation vénézuélienne a dénoncé la préparation de « rapports illégaux, iniques, politisés, partiels » contre son pays et d’autres États souverains, les qualifiant d’exemples de ce qui ne devrait jamais se produire.

Le Mexique a expliqué qu’il attachait beaucoup d’importance au travail réalisé par le Haut-Commissaire et le Haut-Commissariat. Le pays s’est ensuite dit très inquiet face à la situation des droits de l’homme des migrants. Tous les États doivent respecter la dignité des migrants, a-t-il insisté. Le Mexique a lancé un appel aux procédures spéciales dont les mandats sont en lien avec les migrants, les femmes et les enfants afin qu’elles suivent et étudient les dispositifs législatifs en lien avec la migration pour pouvoir faire des recommandations aux États dans ce domaine.

La Chine a souligné que le Haut-Commissaire se doit de travailler de manière impartiale et d’encourager le dialogue entre les États, ajoutant que tel n’a pas été le cas alors que de nombreux États ont été pointés du doigt par le Haut-Commissaire, qui n’a pas respecté les buts et les principes de la Charte des Nations Unies, se comportant comme un juge des droits de l’homme et n’ouvrant pas un véritable dialogue avec les États. Le Haut-Commissaire doit faire preuve de respect vis-à-vis des États, a insisté la Chine, ajoutant s’être toujours montrée prête à coopérer avec les mécanismes des droits de l’homme et toujours sur la base du respect. Le Haut-Commissaire n’a pas présenté un tableau fidèle de la situation en Chine, a déclaré la délégation chinoise; il doit agir de manière objective dans la droite ligne des résolutions de l’Assemblée générale, a-t-elle ajouté.

Cuba a insisté sur la nécessité pour le Haut-Commissaire de s’acquitter de ses fonctions dans le respect du strict mandat que lui ont octroyé les États membres. Il faut déployer davantage d’efforts pour éviter la sélectivité et la politisation du Haut-Commissariat, a poursuivi la délégation cubaine. Certains pays doivent faire en sorte de protéger davantage les droits des migrants et lutter contre la hausse du racisme et des appels à la haine. Cuba affirme sa solidarité avec le Gouvernement vénézuélien et appelle au respect du peuple nicaraguayen et de son droit de vivre à l’abri de la violence et sans ingérence extérieure.

La Géorgie a remercié le Haut-Commissaire pour ses efforts inlassables visant à l’amélioration de la situation des droits de l’homme dans le monde et pour l’audace dont il a fait preuve ce faisant. « Son dévouement au Haut-Commissariat servira d’exemple pour l’avenir », a-t-elle commenté. La Géorgie a défendu l’accès universel des mécanismes des droits de l’homme et a insisté sur la nécessité urgente d’assurer une surveillance impartiale et objective de la situation des droits de l’homme sur le terrain. La Géorgie a rappelé que le Haut-Commissaire avait signalé que le Haut-Commissariat n’avait toujours pas accès aux régions géorgiennes d’Abkhazie et d’Ossétie du sud.

L’Ukraine a abondé dans le sens du Haut-Commissaire qui a exhorté à faire plus, à parler plus fort et à œuvrer davantage pour l’intérêt commun et pour le droit international relatif aux droits de l’homme. L’Ukraine a souligné que la Fédération de Russie d’aujourd’hui ne se soucie nullement de cet objectif puisque ce pays a bombardé la Syrie, envahi la Géorgie et l’Ukraine, occupé des régions de territoires souverains, tué des citoyens ukrainiens dans le Donbass, frappé et arrêté ses propres citoyens lors de manifestations pacifiques, mais n’en demeure pas moins actuellement l’hôte de la Coupe du monde de football de la FIFA. L’Ukraine a regretté qu’alors même que les hôtels russes sont bondés de passionnés de football, les prisons russes, elles, sont surpeuplées de détenus politiques, dont un certain nombre ont été arrêtés dans le territoire occupé d’Ukraine et illégalement transférés dans des centres de détention en Fédération de Russie, comme le metteur en scène ukrainien Oleg Sentsov.

L’Australie a salué l’engagement du Haut-Commissaire, et mis l’accent sur l’importance d’accorder un espace plus large aux représentants de la société civile. Elle a plaidé pour l’abolition universelle de la peine de mort et s’est dite préoccupée par les allégations d’exécutions aux Philippines.

En dépit de quelques divergences de vues relevées dans le traitement de la situation des droits de l'homme dans son pays, la délégation de la République démocratique du Congo s’est félicitée de la bonne collaboration et du partenariat avec le Haut-Commissaire, qui a permis à celui-ci de sillonner le pays en juillet 2016. La République démocratique du Congo a reconnu que dénoncer publiquement les violations des droits de l'homme et coopérer en même temps avec les gouvernements des États concernés, en leur offrant des services de conseil et de l’assistance technique, était un exercice difficile.

Le Nigéria a fait observer qu’il avait fait des progrès dans ses efforts en faveur des droits de l'homme et des libertés fondamentales, comme le relève le rapport du Haut-Commissaire présenté ce mois-ci. La délégation nigériane a rappelé que son pays souscrit à l’universalité des droits de l'homme mais a rejeté les tentatives d’introduction d’idées et de notions étrangères dans le cadre des droits de l'homme. Le Nigéria s’est ensuite dit préoccupé par l’essor du populisme et la négation des droits des migrants de la part de certains pays, demandant à ce qu’un traitement humain des migrants soit assuré. Le pays a en outre renouvelé son appel en faveur de la non-politisation des droits de l'homme.

Le Népal s’est dit convaincu que le respect de l’état de droit et l’adhésion aux efforts multilatéraux favorisent une culture mondiale de respect des droits de l'homme mais a regretté la politisation et l’approche sélective au nom des droits de l'homme, qui ne font qu’en compliquer la promotion. Le Népal a fait valoir son engagement avec les procédures spéciales, rappelant avoir par exemple accueilli le Rapporteur spécial sur les droits des migrants le mois dernier. La stabilité du Népal devrait conduire à un développement inclusif et à la justice sociale, a ajouté la délégation népalaise.

La Slovaquie a exprimé sa profonde reconnaissance envers le travail du Haut-Commissaire. La délégation slovaque a ensuite expliqué que beaucoup trop de personnes voyaient leurs droits violés dans le monde; c’est au Conseil qu’il revient de veiller à la protection de ces personnes et d’assurer un avenir prospère. Il faut davantage investir dans le Conseil et les droits de l’homme, a insisté la Slovaquie, déplorant la tendance inquiétante aux restrictions aux visites du Haut-Commissariat et des procédures spéciales dans les zones de conflit. La Slovaquie a appelé tous les États à adresser une invitation permanente à tous les mécanismes des droits de l’homme.

Les Philippines ont remercié le Haut-Commissariat pour son travail. Les Philippines sont d’avis que le Haut-Commissaire met l’accent sur les droits politiques au détriment des autres droits, notamment économiques et culturels. Le Haut-Commissaire doit éviter de montrer du doigt et blâmer des États; il doit aussi s’abstenir de politiser les droits de l’homme et d’adopter une approche de deux poids, deux mesures, a ajouté la délégation philippine.

L’Équateur a remercié le Haut-Commissaire pour son travail. La Déclaration universelle des droits de l’homme est la base sur laquelle reposent les principaux instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, a rappelé le pays. Il faut améliorer le système des droits de l'homme pour apporter autant de garanties possibles aux victimes de violations de ces droits, a poursuivi l’Équateur. Le rapport du Haut-Commissaire montre que les objectifs de protection et de promotion des droits de l’homme sont loin d’être atteints, a fait observer le pays. Il est plus important que jamais de renforcer le système multilatéral pour la promotion et la protection des droits de l’homme, de lutter contre la politisation du Conseil et de défendre un agenda sécuritaire, a déclaré l’Équateur. Le pays a en outre dénoncé le retour à des conceptions nationalistes dans le cadre de politiques xénophobes et discriminatoires à travers le monde.

Le Rwanda a rendu hommage au Haut-Commissaire pour le travail entrepris. Le pays a ensuite renvoyé à la déclaration du Gouvernement du Rwanda datée du 23 octobre 2017 relative à la suspension de la visite du Sous-Comité des Nations Unies pour la prévention de la torture, que M. Zeid a mentionnée dans sa mise à jour orale hier matin. Le Rwanda a en fait pleinement facilité cette visite, accordant un accès plein et sans entrave aux sites de détention et aux détenus, a assuré la délégation rwandaise. Le Gouvernement rwandais prend aussi très au sérieux la question des représailles, a-t-elle ajouté. Elle a précisé que le Gouvernement rwandais avait mené sa propre enquête sur les allégations faites publiquement par la mission du Sous-Comité concernant la suspension de la visite de cet organe et les a trouvées sans fondement.

L’Islande, au nom d’un groupe de pays, a souligné que les Philippines sont actuellement membres du Conseil et qu’en tant que tel, elles devraient donner l’exemple. L’Islande a donc exhorté le Gouvernement philippin à prendre toutes les mesures nécessaires pour mettre un terme aux meurtres associés à la campagne contre les drogues illégales et à coopérer avec la communauté internationale dans les enquêtes et aux fins de la reddition de comptes.

Les Pays-Bas, au nom du groupe d’amis de la responsabilité de protéger (R2P Genève), ont estimé que les rapports et mises à jour du Haut-Commissaire peuvent servir d’alerte précoce aux fins de la prévention par les États de la commission d’atrocités. À cet égard, le groupe d’amis au nom duquel s’expriment les Pays-Bas a attiré l’attention du Conseil sur la situation des Rohingya au Myanmar, ainsi que sur les situations en Syrie et dans les régions des Kasaï en République démocratique du Congo. D’autre part, plus de 66 millions de personnes sont actuellement déplacées par les conflits et l’on observe des signes alarmants d’incitation à la violence fondée sur l’identité, a fait remarquer la délégation islandaise, ajoutant que l’incitation (à la violence et à la haine) est également un signe qui doit alerter sur les risques de commission d’atrocités de masse. Dans ce contexte, l’Islande reconnaît le rôle de prévention joué par les mécanismes des droits de l’homme s’agissant de la sensibilisation à de tels risques.

L’Afghanistan a estimé que le Haut-Commissaire a été une voix franche et a joué un rôle important pour défendre les droits de l'homme. La délégation afghane a par ailleurs estimé que les observations légitimes d’États souverains sur la situation en Afghanistan devraient être prises en compte et a souligné que l’Afghanistan était fier d’avoir adressé une invitation permanente à tous les titulaires de mandats. L’Afghanistan est engagé à offrir une vie digne à tous ses citoyens, a ajouté la délégation, précisant que les défis du pays sont représentés par le conflit armé appuyé par des puissances étrangères et alimenté par des réseaux terroristes.

Se disant profondément redevable au Haut-Commissaire, l’Afrique du Sud a assuré que les conditions dans lesquelles se trouvait la planète durant son mandat ont été les plus difficiles depuis la Seconde Guerre mondiale; aussi, l’Afrique du Sud estime-t-elle que le Haut-Commissaire s’est acquitté de son mandat avec courage. Les violations de la Convention relative aux droits de l’enfant requièrent que tous les États ratifient cet instrument et le respectent, a poursuivi la délégation sud-africaine. Elle a indiqué soutenir les efforts du Haut-Commissaire s’agissant du sort des Palestiniens et l’a en outre remercié d’avoir attiré l’attention sur le sort des populations dans le Sahara occidental occupé.

Le Maroc, au nom d’un groupe de soutien à l’intégrité territoriale du Maroc, a rappelé son engagement avec les procédures spéciales, soulignant que onze d’entre elles ont visité le Maroc, dont le Sahara, qui est une question de politique régionale et où le Conseil de Sécurité tente de parvenir à un règlement négocié et acceptable.

Israël a affirmé que le Haut-Commissaire avait bien fait d’évoquer la politisation du Conseil qui a entravé son travail; Israël est en effet aussi victime de la politisation du Conseil, comme en témoigne la dernière session extraordinaire du Conseil contre Israël. Israël a regretté que l’autorité palestinienne soit assise dans cette salle pour défendre la cause du Hamas, ajoutant que les civils israéliens sont constamment menacés par le Hamas sans qu’aucune session n’ait eu lieu sur cette question.

La France a salué l’engagement sans faille du Haut-Commissaire. Elle a ensuite salué les progrès en Éthiopie, en Arménie et en Tunisie. Il est essentiel que le Haut-Commissariat aux droits de l'homme puisse avoir accès au territoire birman, a-t-elle poursuivi. La coopération est également essentielle dans le cadre des processus électoraux, comme au Cambodge, a ajouté la France. De même, en République démocratique du Congo, la France appelle à ce que les élections se tiennent dans le calendrier prévu et selon un processus libre et transparent. Le Conseil doit suivre de près la situation des droits de l’homme au Burundi ainsi qu’au Soudan du Sud, a ajouté la délégation française. Le Conseil doit aussi poursuivre son action pour promouvoir la liberté et la dignité des femmes et des filles, ainsi que les droits des personnes LGBTI, a-t-elle souligné. C’est pour défendre ces priorités que la France est candidate à un nouveau mandat de membre du Conseil pour la période 2021-2023.

La Thaïlande a salué le travail du Haut-Commissaire et a rappelé qu’elle coopère avec les différents mécanismes des droits de l’homme. Le pays a ainsi notamment reçu la visite d’un groupe de travail et le résultat positif de cette visite a permis aux agences thaïlandaises de reconnaître le travail important des détenteurs de mandats.

La République tchèque a loué le courage du Haut-Commissaire et de son équipe, dont elle a rappelé appuyer le travail par des contributions volontaires. Les droits de l’homme sont universels et ne sont pas imposés par une culture ou une civilisation donnée, a insisté la délégation tchèque, avant de faire écho aux préoccupations exprimées par M. Zeid relativement au manque d’accès du Haut-Commissariat au territoire de certains États, ce qui sape l’universalité des droits de l’homme.

La Norvège a indiqué que pour réussir dans l’application de la Déclaration universelle des droits de l’homme et atteindre entre autres les Objectifs de développement durable, il convenait de promouvoir une approche axée sur les droits de l’homme. Le pays a par ailleurs appuyé le renforcement des capacités du Conseil aux fins de prévenir les atteintes aux droits de l’homme.

Le Koweït a jugé déplorable que des conflits sèment la terreur et la désolation. Le pays a réitéré son soutien au Haut-Commissaire et assuré qu’il continuerait de fournir l’appui financier nécessaire à la conduite de son mandat.

Le Canada a souligné combien le travail de contrôle et d’examen (des droits de l'homme) était essentiel pour tous les États et a regretté que certains n’honorent pas leurs obligations en la matière, les invitant à corriger leur position.

Le Monténégro a exprimé sa gratitude au Haut-Commissaire pour le travail diligent qu’il a accompli et a indiqué attacher la plus haute importance au rôle de ce dernier pour défendre les droits de l'homme et les libertés fondamentales.

La Finlande a dit suivre de très près la situation au Cambodge, en Géorgie et en Ukraine. Les procédures spéciales et le Conseil sont des systèmes d’alerte précoce, a souligné la délégation finlandaise, estimant qu’il est important que tous les États Membres collaborent avec les mécanismes créés par le Conseil – et citant à cet égard le Burundi, les Philippines et le Venezuela.

La Jordanie a souligné n’avoir jamais épargné d’efforts pour défendre les droits de l’homme et avoir entrepris un certain nombre de réformes dans le domaine des droits de l’homme. La Jordanie s’est ensuite dite très inquiète s’agissant de la situation des droits de l’homme dans les territoires occupés et a rappelé que la communauté internationale doit favoriser la création d’un État palestinien dans le cadre des frontières de 1967. La Jordanie a félicité le Haut-Commissaire pour l’exercice de son mandat.

La Libye a remercié le Haut-Commissaire pour ses efforts en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’homme et pour ses activités de renforcement des capacités au profit du Gouvernement de transition (en Libye). La Libye a ensuite dénoncé la situation catastrophique des droits de l’homme des Rohingya au Myanmar et a dénoncé les violences d’Israël à l’encontre des manifestants palestiniens. La Libye a assuré de sa coopération avec les procédures spéciales des Nations Unies.

L’Italie a souligné que l’accès du Haut-Commissariat (sur le terrain) était indispensable dans le cadre de son mandat de promotion et de protection des droits de l‘homme. Il faut assurer la coopération entre les pays d’origine, de transit et d’arrivée des migrants, a ensuite déclaré la délégation italienne, rappelant que l’Italie avait sauvé des milliers de vie en Méditerranée. L’Italie a en outre insisté sur la nécessité de travailler ensemble pour lutter contre les violences à l’encontre des femmes et des filles.

L’Estonie a regretté l’hostilité croissante contre les défenseurs des droits de l’homme et de l’état de droit. Cette tendance à réprimer les voix dissidentes, les médias indépendants et les défenseurs des droits de l’homme, ainsi que les mesures tendant à restreindre l’espace de la participation civique, sont devenues monnaie courante, a-t-elle déploré.

Le Soudan a fustigé l’instrumentalisation des droits de l’homme par les États-Unis et par les pays membres de l’Union européenne. Le Soudan a fait observer que ces pays ne semblent pas gênés, par contre, par la situation des migrants chez eux.

La République islamique d’Iran a dit sa profonde inquiétude face aux violations graves et systématiques des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés. L’Iran a recommandé que des actions internationales conjointes soient menées par le Haut-Commissaire et son office pour mettre un terme à la violence, à la brutalité et au génocide des Palestiniens, notamment à Gaza. L’Iran a ajouté qu’il continuait à suivre de près la situation en République arabe syrienne et le rôle indéniable des terroristes, tels Daech, dans l’escalade de la tension et ses répercussions dévastatrices sur les droits de l’homme des civils.

La Zambie a estimé que les pays qui violent les droits de l'homme ne devraient plus être membres du Conseil, si l’on veut préserver la crédibilité de cet organe. La Zambie a appelé le Conseil à continuer de suivre de près la situation dans les États qui aspirent à être membres.

Le Liechtenstein a félicité le Haut-Commissaire pour la manière impartiale dont il s’est acquitté de son mandat. Le Liechtenstein a appelé tous les États à s’abstenir de menaces ou de représailles contre les militants des droits de l'homme, quelles que soient les circonstances. Le Liechtenstein s’est inquiété de la situation des Rohingyas au Myanmar.

La Grèce a fait part de son soutien sans faille à l’universalité des droits de l'homme et a dit attacher une grande importance à la coopération avec le Haut-Commissariat et les procédures spéciales. La représentante a évoqué la situation des migrants que la Grèce a accueillis en grand nombre, soulignant la nécessité de partager le fardeau et la responsabilité en la matière.

Le Botswana a exprimé son immense reconnaissance au Haut-Commissaire pour son travail. Le Botswana a demandé à tous les États d’assurer avec audace que les obligations de la Charte soient respectées. Le Botswana a espéré que les États placeraient le respect de leurs obligations et engagements en matière de droits de l’homme au-dessus de leurs intérêts étroits.

La République populaire démocratique de Corée a regretté les stéréotypes à son encontre que contient le dernier rapport du Haut-Commissaire. La République populaire démocratique de Corée rejette la politisation, la sélectivité et le principe du deux poids, deux mesures. Elle a demandé au Haut-Commissariat de s’abstenir d’adopter une approche partiale la concernant.

L’Indonésie a dit avoir proposé au Haut-Commissaire de visiter la province de Papouasie. Le Haut-Commissaire a annoncé qu’il serait représenté par son Bureau régional de Bangkok. Ce Bureau a fixé unilatéralement les dates et les zones à visiter, a expliqué la délégation. Cette conduite a restreint la possibilité du Gouvernement indonésien de coordonner les parties prenantes et a entravé le travail de coopération entre le Gouvernement et le Bureau régional de Bangkok. Le Haut-Commissaire doit faire en sorte que son Bureau de Bangkok respecte les règles des Nations Unies, a demandé l’Indonésie.

Le Zimbabwe a assuré qu’il n’était pas opposé aux visites du Haut-Commissaire, estimant même que ces visites jouent un rôle important pour renforcer la capacité des États de respecter leurs obligations en matière de droits de l’homme. Le Zimbabwe traitera les demandes de visite au cas par cas, dans le cadre de programmes préalablement établis avec les titulaires des mandats.

Les Pays-Bas ont regretté le manque d’accès à la Syrie, au Myanmar et au Burundi. Ils ont tenu, en revanche, à saluer la mise en œuvre de la résolution sur le Yémen. Enfin, les Pays-Bas se sont dits fiers de leur politique concernant l’accès et ont encouragé tous les États à engager une politique analogue.

La Lettonie a exprimé son inquiétude face au refus des puissances qui occupent la Crimée et certaines régions de la Géorgie de laisser entrer les mécanismes de droits de l’homme. Elle a appelé ces autorités à accorder un accès libre et sans entrave au personnel du Haut-Commissariat et aux mécanismes internationaux des droits de l’homme. La Lettonie a exprimé son attachement sans faille aux efforts incessants du Haut-Commissaire, tout au long de son mandat, pour défendre les victimes de violations des droits de l’homme partout dans le monde.

Bahreïn a exprimé sa préoccupation face à la répétition d’allégations vides de sens sur certaines situations des droits de l'homme et a dénoncé des tentatives de parties voulant porter atteinte à Bahreïn. Concernant la poursuite de la répression contre la société civile, Bahreïn a rappelé que les activistes et les membres de la société civile peuvent mener leurs activités de manière libre et transparente, à la seule condition du respect de l’ordre et de la Constitution, qui garantit la liberté d’expression.

Le Costa Rica a dénoncé la violence et les violations des droits de l'homme au Nicaragua, qui ont fait plus de 170 morts. Il a exhorté le Gouvernement nicaraguayen à mettre un terme à la répression et à l’usage excessif de la force, à respecter son engagement de coopérer avec la Commission interaméricaine des droits de l'homme, à inviter immédiatement le Haut-Commissariat aux droits de l'homme, et à garantir une enquête indépendante sur les allégations de détentions arbitraires, d’exécutions extrajudiciaires et d’enlèvements. Le Costa Rica s’est également fait l’écho de la demande faite aux États-Unis pour qu’ils renoncent, dans le cadre de leur politique migratoire, à séparer les enfants de leurs parents.

Le Honduras s’est félicité de l’indépendance et de l’esprit constructif du Haut-Commissaire, considérant que le véritable dialogue et la coopération sont essentiels au fonctionnement du système universel de protection des droits de l'homme. La représentante hondurienne a relayé la préoccupation du Haut-Commissaire au sujet des politiques migratoires qui criminalisent les enfants pour les actions de leurs parents et qui séparent de force les enfants de leur famille.

L’Algérie a salué l’engagement et le courage du Haut-Commissaire dans le cadre de son mandat. L’Algérie est préoccupée par la poursuite des violations des droits de l’homme à l’encontre des Palestiniens. Le Conseil doit assurer un suivi permanent des droits de l’homme au Sahara occidental. La tragédie des migrants devrait être traitée de manière humaine et durable. Il y a un lien entre les mouvements migratoires et la pauvreté, a rappelé la délégation algérienne.

La Fédération de Russie a souligné que l’absence de dialogue entre le Haut-Commissaire et les États n’avait qu’un seul responsable. Le Haut-Commissaire devrait analyser les raisons de cette absence de dialogue. L’observation est d’une maigre utilité s’il n’y a pas d’assistance ou de coopération technique. La Fédération de Russie a demandé pourquoi la liste des États en demande de coopération ne faisait que s’allonger. Le successeur de M. Zeid devra apporter les réponses nécessaires à ces questions, a dit la Fédération de Russie.

Le Bélarus s’est dit opposé à ce que l’on tire prétexte de la question des droits de l’homme pour poser des questions politiques. Les mécanismes de protection des droits de l’homme sont utilisés à des fins de projets politiques, a dénoncé la délégation. Il y a une crise de confiance qui remet en question l’universalité des droits de l’homme. Le suivi à distance n’est pas une solution : c’est en outre une perte de temps et de ressources, a estimé le Belarus.

Le Lesotho a rendu hommage à M. Zeid pour sa volonté de visiter et de coopérer avec les pays, ainsi que pour son engagement en faveur des droits de l’homme en tant que fondement de la liberté, de la justice et de la paix mondiale. Le Lesotho a présenté son rapport cette année devant le Comité des droits de l’enfant, et accepté la procédure simplifiée de présentation de son rapport au Comité des droits de l’homme, a fait savoir la délégation.

Les Fidji ont salué la visite du Haut-Commissaire, la première du genre dans un petit État insulaire. La représentante fidjienne a appelé à traduire dans la réalité les promesses des droits de l’homme pour qu’ils ne figurent pas uniquement dans des statistiques mais soient effectivement partie intégrante de la vie des populations.

Le Bénin a déclaré que la gestion de la migration, au plus près ou au plus loin, ainsi que celle des réfugiés et des personnes déplacées à l’intérieur de leur propre territoire, devraient se construire sur des bases, des principes et des règles qui promeuvent le capital humain et la dignité de l’homme. Les États de départ, de transit et de destination, et tous les acteurs politiques, socio-économiques et institutionnels, devront participer à la réflexion et à l’effort visant à faire de la migration une force et une valeur plutôt qu’une menace et un épouvantail : le capital que la migration représente pour le développement doit être perçu, saisi et traité, a plaidé le Bénin.

L’Inde s’est dite consternée par la référence du Haut-Commissaire à un rapport fallacieux la concernant, rapport déjà rejeté par l’Inde. Ce rapport est une « compilation sélective d’informations en grande partie non vérifiées qui vise à dénaturer la vérité ». Le représentant indien a dénoncé une tentative de légitimer des groupes terroristes et a affirmé que le Jammu-et-Cachemire faisait partie intégrante de l’Inde.

Le Portugal a rendu hommage aux efforts constants et courageux du Haut-Commissaire pour maintenir la protection des droits de l'homme dans des contextes toujours plus difficiles. Le Portugal a évoqué la situation des migrants et des réfugiés. Il a fait part de sa satisfaction sur la conduite des consultations sur la santé mentale et les droits de l'homme. Il a appelé tous les pays qui pratiquent la peine de mort à adopter un moratoire.

L’État plurinational de Bolivie a dit avoir lancé une invitation ouverte et permanente à toutes les procédures spéciales et aux organes des traités. La Bolivie a également rappelé la nécessité de respecter les principes de non-politisation, d’objectivité et de non-sélectivité, et de traiter tous les droits de l'homme sur un pied d’égalité.

Le Myanmar a expliqué que la promotion et la protection des droits de l’homme doivent être abordées de manière objective. En particulier, les preuves doivent être vérifiées sur le terrain et non par le biais de la collecte d’informations partiales. La situation sécuritaire se détériore en raison des activités de groupes terroristes dont les activités ne sauraient être cautionnées d’aucune manière, a demandé le Myanmar.

Le Luxembourg a exprimé sa haute gratitude pour le travail du Haut-Commissaire. La délégation a estimé qu’il s’agissait d’une période dangereuse durant laquelle les démons du passé continuent de nous hanter, comme l’obscurantisme et la corruption à grande échelle qui menacent les progrès enregistrés dans le domaine des droits de l’homme depuis 70 ans. Les accusations de politisation ou de sélectivité du système des droits de l’homme sont fausses, a déclaré le Luxembourg.

L’Irlande a salué le courage du Haut-commissaire. Le système des droits de l’homme doit être protégé car il permet de protéger les droits de l’homme de tout à chacun. L’Irlande appuie l’appel du Haut-Commissaire à une meilleure coopération. Les États ont la responsabilité que la société civile puisse travailler avec le Conseil dans un environnement favorable, a dit l’Irlande.

La Turquie a dit avoir envoyé une invitation au Haut-Commissaire durant son mandat. En mars, le Haut-Commissariat a publié un document sur l’état d’urgence en Turquie, en revendiquant qu’il n’avait pas eu l’accès au territoire. Or, aucune demande de visite n’a été reçue, a affirmé la délégation. Cette situation va à l’encontre d’une coopération constructive entre les Nations Unies et la Turquie, a expliqué la délégation.

L’Arménie a remercié le Haut-Commissaire pour son engagement sans faille en faveur des droits de l’homme tout au long de son mandat. D’autre part, l’Arménie accorde une haute importance à la précieuse coopération avec les mécanismes onusiens, ainsi qu’au rôle des défenseurs des droits de l’homme et des organisations de la société civile dans la promotion et la protection de ces droits et des libertés fondamentales. À ce sujet, l’Arménie a réitéré ses inquiétudes relatives aux représailles contre les journalistes dans la région.

Maurice a déclaré respecter ses engagements en matière des droits de l’homme et avec les mécanismes y afférents, en particulier au sein des Nations Unies, notamment par le biais de l’Examen périodique universel. La délégation a néanmoins déploré que le rapport sur le Jammu-et-Cachemire repose sur des informations non vérifiées sur le terrain alors qu’il s’agit d’une question historique complexe qu’il conviendrait d’aborder d’une manière bilatérale.

Le Bhoutan a rendu hommage au Haut-Commissaire pour sa défense de l’ordre du jour mondial afférent aux droits de l’homme et pour ses contributions à cet égard durant son mandat. Le Bhoutan a cependant été d’avis que les rapports préparés à distance, comme celui sur le Jammu-et-Cachemire, ne sauraient être pertinents ni favoriser des progrès. Il a exhorté le Conseil à ne pas se prononcer sur un rapport non fiable.

Le Viet Nam s’est dit engagé à promouvoir l’état de droit et le respect des droits de l'homme. Il a regretté les commentaires infondés formulés par certaines délégations contre lui. Le représentant a dit que la généralisation à partir de quelques cas rares ne faisait qu’éroder le dialogue et la coopération.

Le Yémen a regretté que le rapport du Haut-Commissaire évoque des aspects relatifs à la situation au Yémen non conformes à la réalité. Il a rappelé que le Gouvernement avait déployé tous les efforts nécessaires mais que toutes les propositions ont été rejetées par les Houthistes, raison pour laquelle le Gouvernement se voit contraint de récupérer toutes les localités confisquées par ces milices.

Le Maroc a voulu clarifier certains éléments après les déclarations de l’Algérie sur le sud du Maroc. Le Maroc a assuré qu’il accueillait sans hésitation les visites du Conseil. Le représentant a dit que les populations de cette région ne cessent de réitérer leur marocanité et que le Maroc a fait une offre d’autonomie comme solution politique au différend régional sur la situation au Sahara, un différend malheureusement entretenu par l’Algérie.

Les Maldives ont remercié le Haut-Commissaire pour s’être fait « la voix des sans-voix » dans le monde. Les Maldives s’engagent à poursuivre le dialogue avec les mécanismes des droits de l’homme afin d’améliorer la situation dans le pays.

La République de Moldova a remercié le Haut-Commissariat pour son engagement vis-à-vis des droits de l’homme. Le pays a proposé une invitation permanente à toutes les procédures spéciales. La présence d’experts internationaux des droits de l’homme est très importante, notamment dans des zones qui ne sont plus sous la protection d’un État, comme la Transnistrie.

La Syrie a dénoncé le « deux poids et deux mesures » qui a atteint un sommet au sein de ce Conseil, où des menaces ont été proférés lors de l’examen de la résolution sur Israël. La Syrie a regretté une approche qui dresse les peuples contre les Gouvernements. Elle a dénoncé les accusations injustes du Haut-Commissaire contre le Gouvernement syrien sans prendre en compte le terrorisme. La délégation s’est demandé pourquoi le Haut-Commissaire n’avait pas fait référence aux massacres de centaines de soldats syriens par un groupe terroriste dans son rapport.

L’ex-République yougoslave de Macédoine a assuré que l’on se souviendrait de M. Zeid et de son leadership exemplaire. La délégation a appuyé l’appel du Haut-Commissaire à la lutte contre le nationalisme, qui a malheureusement le vent en poupe.

Le Mouvement international contre toutes les formes de discrimination a lui aussi mis l’accent sur la montée du nationalisme. L’ONG s’est dite préoccupée par les déclarations du Gouvernement mauritanien au sujet de l’esclavage, lors de la dernière session du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale.

La Commission de défense et de promotion des droits de l’homme au Mexique a regretté que le Gouvernement mexicain n’ait pas fait cas des quatorze recommandations précieuses qui lui ont été adressées. Au contraire, a-t-elle regretté, la loi mexicaine autorise toujours les forces armées à recourir à la torture.

L’Institut du Caire pour les études sur les droits de l’homme a déploré la crise humanitaire au Yémen, où les frappes militaires causent de nombreuses pertes civiles. L’ONG a remercié les pays européens qui ont restreint leurs ventes d’armes à l’Arabie saoudite et aux membres de sa coalition, exhortant tous les pays à faire de même.

La Fédération internationale des journalistes a dénoncé le harcèlement contre les journalistes en Iran, évoquant le cas de reporters de la BBC. Le Gouvernement n’a pas entamé de dialogue avec le Conseil et poursuit cette campagne, a regretté l’ONG.

Le Service international pour les droits de l'homme a dit que la protection des droits de l'homme par le multilatéralisme et l’état de droit était la seule manière de parvenir à la paix, à la sécurité et au développement durable. L’ONG a remercié le Haut-Commissaire de son plaidoyer fondé sur les principes pour que les défenseurs des droits de l'homme soient la priorité.

Il Cenacolo a demandé au Conseil d’aider les Sahraouis à jouir de leurs droits. Les Sahraouis sont maintenus en détention dans le camp de Tindouf alors qu’ils sont réfugiés. Il faut que la communauté internationale enregistre ces réfugiés afin qu’ils puissent travailler dans le pays dans lequel ils sont détenus.

Organization for Defending Victims of Violence a souligné qu’il fallait que cessent les actions coercitives unilatérales. Il s’agit de mesures contre les populations, en particulier contre les Iraniens. Les mesures unilatérales des États-Unis requièrent une action du Haut-Commissariat. Il faut mettre en place un mécanisme de compensation pour les victimes de ces mesures.

La Fondation Maarij pour la paix et le développement a expliqué que chacun devait pouvoir bénéficier d’une vie avec un minimum de confort. Les droits de tous doivent être respectés. Il faut répondre aux aspirations authentiques des peuples partout dans le monde. Les droits de l’homme exigent la création de sociétés démocratiques équilibrées.

Amnesty International s’est félicité du récent rapport sur la situation des droits de l’homme au Cachemire et a partagé la profonde inquiétude du Haut-Commissaire quant aux violations des droits de l’homme commises des deux côtés de la Ligne de contrôle. Elle a exhorté le Conseil à prendre des mesures en exigeant, en particulier, l’abrogation par l’Inde de la loi de 1990 sur les forces armées; la réalisation d’enquêtes sur les allégations de violations des droits de l’homme de la part des forces de sécurité indiennes; et l’amendement de la loi sur la sûreté publique au Jammu-et-Cachemire.

Istituto Internazionale Maria Ausiliatrice delle Salesiane di Don Bosco a demandé aux gouvernements d’adopter des mesures de réduction des effets du changement climatique en assurant la participation des jeunes aux processus de prise de décision dans ce domaine; de faciliter l’intégration des migrants climatiques dans les communautés d’accueil; et de régulariser leur statut et leur accès aux marchés de l’emploi et de fournir une formation professionnelle et technique à davantage de jeunes migrants, en vue d’une meilleure intégration au sein de la société.

Le Forum asiatique pour les droits de l'homme et le développement a dit partager les inquiétudes du Haut-Commissaire sur les attaques massives et systématiques contre les Rohingyas au Myanmar, qui incluent des allégations de crimes très graves, y compris le génocide. L’ONG a exhorté la communauté internationale à lutter contre l’impunité en l’espèce.

International Muslim Women’s Union a dit apprécié la contribution du rapport du Haut-Commissaire à la situation des droits de l’homme au Cachemire, malgré les restrictions imposées par l’Inde. Des violences contre les femmes y ont été constatées, a-t-elle relevé.

Victorious Youths Movement, représentée par une femme sahraouie, a attiré l’attention du Conseil sur la situation dans les camps de Tindouf et sur les violations des droits de l'homme qui y sont commises au détriment des femmes et des enfants.

La CIVICUS: Alliance mondiale pour la participation des citoyens a déploré les restrictions de l’espace civique au Bangladesh, en particulier les menaces et les attaques contre des journalistes par des groupes affiliés au gouvernement, par les forces de sécurité et par des extrémistes religieux. L’ONG a regretté que les auteurs de ces faits ne soient pas traduits en justice. Elle est également préoccupée par les récentes attaques contre la société civile au Nicaragua et la répression violente des manifestations. Elle a appelé le Gouvernement de ce pays à conduire un dialogue authentique avec la société civile.

Verein Südwind Entwicklungspolitik a observé que chaque Haut-Commissaire avait sa façon de travailler. La honte vient du fait de perpétrer des crimes et non pas de les dénoncer, a expliqué l’organisation. Elle a dit espérer que l’héritage du Haut-Commissaire continuerait après son mandat. L’ONG a dénoncé l’Iran, qui a rejeté toutes les visites de Rapporteurs spéciaux.

Human Rights Watch s’est réjoui que le Haut-Commissariat ait attiré l’attention sur la crise humanitaire au Venezuela et sur la répression à l’encontre de la société civile. L’ONG a salué la mention du Cachemire dans le rapport du Haut-Commissaire, qui fait la lumière sur les années de souffrance de la population de cette région. Il ne faut pas « blâmer le messager » comme l’a fait l’Inde, a expliqué l’organisation. Elle s’est aussi dite inquiète de la situation aux Philippines et au Cambodge, demandant au Haut-Commissaire de tenir le Conseil informé de ces situations.

Global Action on Aging au nom également de International Youth and Student Movement for the United Nations est très inquiet de l’accent mis sur les droits civils et politiques par le Haut-Commissaire au détriment des autres droits. Le Haut-Commissaire doit entendre les allégations sur les violations des droits économiques de par le monde. La structure mondiale de l’économie va dans une direction négative, a estimé l’organisation. Il manque par ailleurs des budgets dans le domaine de la lutte contre le racisme.

Association of World Citizens a souligné que la paix ne sera véritablement instaurée que si tous les peuples œuvrent main dans la main. Elle a insisté sur la responsabilité des États de protéger les populations dans les situations de conflit armé, les enfants en particulier. L’alimentation est certes critique mais les enfants ont aussi besoin d’un environnement familial et de traitements médicaux, a expliqué l’Association.

L'Association internationale Ius Primi Viri a dénoncé le recrutement d’enfants par les milices houthies. Il a aussi appelé à apporter une assistance d’urgence aux organisations non gouvernementales.

Le Conseil indien d'Amérique du Sud a espéré que le prochain Haut-Commissaire se pencherait sur les droits des peuples autochtones d’Alaska, où les membres d’une famille royale sont détenus par des promoteurs immobiliers qui leur disent que leurs terres sont « pour la race blanche ».

Commonwealth Human Rights Initiative s’est inquiétée des actions violentes dans la région anglophone du Cameroun contre les protestants. Elle a appelé le Gouvernement camerounais à mener des enquêtes et à libérer les personnes détenues illégalement. L’ONG a prié les Gouvernements du Pakistan et de l’Inde de suivre les recommandations du Haut-Commissaire sur la situation au Cachemire. Elle a condamné les exécutions extrajudiciaires au Bangladesh.

L’Association Dunenyo a estimé que le Maroc avait atteint des niveaux raisonnables dans le respect des droits de l'homme et l’a encouragé à tenir ses promesses envers les femmes et les enfants. L’ONG a dit que la communauté internationale devait soutenir l’intégrité territoriale du Maroc et sa proposition d’autonomie avancée au Sahara comme solution au conflit.

France Libertés – Fondation Danielle Mitterrand au nom également de Association américaine de juristes; Asociación Española para el Derecho Internacional de los Derechos Humanos AEDIDH et Mouvement international de la réconciliation, par la voix d’un « défenseur des droits de l'homme des territoires occupés du Sahara occidental », a appelé le Conseil à créer d’urgence un mécanisme de protection des citoyens sahraouis et des militants des droits de l'homme dans ces territoires.

L’Organisation internationale pour les pays les moins avancés (OIPMA) a expliqué que le rapport du Haut-Commissaire pourrait être un point de départ pour éliminer toutes les violations des droits de l’homme et mettre en œuvre les Objectifs de développement durable dans les pays les moins avancés. L’organisation a remercié le Haut-Commissaire pour son excellent travail.

L’Organisation internationale pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale s’est dite très inquiète par les violations des droits civils des migrants en Europe. Les migrants sont mal accueillis et leur intégration dans la société est loin d’être atteinte. La communauté internationale doit travailler pour faire en sorte que les personnes qui souffrent trouvent un environnement favorable. Tout le monde a le droit de vivre et pas seulement survivre.

Alliance creative Community Project a souligné que la diaspora macédonienne demande une enquête par les mécanismes des Nations Unies concernant les crimes contre l’humanité commis à l’encontre des ressortissants macédoniens en Grèce. L’organisation a dénoncé le changement de nom imposé à la République de Macédoine par la Grèce et l’Union européenne.

Le Congrès du monde islamique a dénoncé le viol de milliers de femmes au Cachemire par des soldats indiens, ainsi que l’existence de charniers dans cette région. Le représentant a taxé le représentant de l’Inde de « cynique » pour avoir rejeté les faits décrits dans le rapport du Haut-Commissaire sur la situation des droits de l’homme au Cachemire.

La Commission africaine des promoteurs de la santé et des droits de l’homme a précisé que le rapport du Haut-Commissaire couvre une période brève, soit depuis 2016, mais qu’il suffisait à montrer le caractère massif des atrocités commises au Jammu-et-Cachemire.

Le cimetière de la Méditerranée s’agrandit de jour en jour, a déclaré la Rencontre africaine pour la défense des droits de l’homme (RADDHO) par référence aux milliers de migrants qui sombrent au large des côtes européennes. La RADDHO a prié les membres du Conseil de travailler ensemble pour éviter que celui-ci ne subisse le sort de la défunte Commission des droits de l’homme.

La Coordination des associations et des particuliers pour la liberté de conscience est préoccupée par un nouveau mouvement religieux en Chine dont les fidèles risquent d’être condamnés à des peines de prison. L’ONG a exhorté la Chine à respecter la liberté religieuse.

L’Organisation mondiale contre la torture – OMCT au nom également de Asian Forum for Human Rights and Development Forum-Asia et de la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) a déploré les violations graves des droits de l'homme au Cachemire par les forces armées et le recours abusif à certaines lois pour imposer des restrictions à la liberté de culte. L’ONG a exhorté les gouvernements de l’Inde et du Pakistan à inviter les procédures spéciales et à respecter le droit à l’autodétermination du peuple cachemirien.

L’Article 19 - Centre international contre la censure a condamné la répression des journalistes et des médias indépendants en Turquie, en Malaisie, en Iran et dans la Fédération de Russie. Elle a remercié le Haut-Commissaire de son action.

Villages Unis a souligné que le rapport du Haut-Commissaire corroborait les informations provenant de Jammu-et-Cachemire apportées par les organisations depuis des années au Conseil. L’organisation a demandé aux Nations Unies de reconnaître le droit à l’autodétermination du peuple de Jammu-et-Cachemire.

La Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) a estimé que la situation au Nicaragua exigeait une enquête approfondie et a dénoncé le recours à la force contre des manifestants pacifistes. Une commission d’enquête indépendante doit être mise en œuvre. L’organisation a salué les conclusions du rapport du Haut-Commissaire sur la situation au Jammu-et-Cachemire.

Le Mouvement international de la jeunesse et des étudiants pour les Nations Unies a montré sa déception quant au fait que le Haut-Commissaire n’ait pas appliqué la résolution qui vise à lutter contre le racisme. Le fait que la résolution n’est pas appliquée envoie un message délétère aux auteurs d’actes racistes.

United Nations Watch s’est demandé si l’ONU s’acquittait vraiment de sa mission lorsque des pays comme l’Iran, l’Arabie saoudite, la Turquie, Cuba et la Syrie assument des postes de direction dans les organes importants des Nations Unies, comme par exemple ONU Femmes ou le Comité chargé des organisations non gouvernementales.

Le Mouvement international de la réconciliation a fait observer que le rapport du Haut-Commissaire mentionnait une visite faite en 2016 en Turquie. Or, la situation dans ce pays s’est beaucoup détériorée depuis cette date, a dit l’ONG. Dans la Fédération de Russie, les Témoins de Jehova – connus pour leur non-violence – sont accusés de terrorisme, a regretté l’ONG.

Franciscain international au nom de plusieurs organisations non gouvernementales1 s’est dit préoccupé par l’absence de coopération des pays avec les procédures spéciales du Conseil. L’ONG a exhorté le Conseil à créer une commission d’enquête internationale sur les meurtres qui ont eu lieu aux Philippines et à suivre la détérioration de la situation des droits de l'homme dans ce pays.

Iraqi Development Organization a déclaré que Bahreïn avait interdit un certain nombre de manifestations pacifistes. Plus de 280 personnes ont été arrêtées de manière arbitraire dans un village. Un an après, le village n’est toujours pas accessible.

Americans for Democracy & Human Rights in Bahrain Inc s’est montré reconnaissant pour le rapport du Haut-Commissaire concernant Bahreïn et la protection des défenseurs des droits de l’homme. Le Gouvernement de Bahreïn vise à éliminer l’espace de la société civile. Bahreïn doit libérer tous les prisonniers politiques et organiser des élections libres et transparentes, a demandé l’ONG.

Le Fondation Alsalam a expliqué qu’il y a un grand nombre d’activistes en prison en Arabie saoudite. Les activistes sont victimes de campagnes ciblées. Il y a quelques mois, des personnes qui défendent les droits des femmes ont été arrêtées. Des réformes sont menées mais les activistes qui appellent à ces réformes sont toujours arrêtés.

Women’s Human Rights International Association a rendu hommage au Haut-Commissaire, en particulier pour sa défense des deux rapporteurs spéciaux ayant été attaqués pour avoir décrit la situation des droits de l’homme et de leurs défenseurs en République islamique d’Iran.

Global Welfare Association a regretté que le Haut-Commissariat ait fait la sourde oreille face aux exactions commises à Sri Lanka, ce qui a fait que des résolutions erronées ont été prises par le Conseil sur ce pays.

Le Mouvement indien «Tupaj Amaru» a salué la mise à jour orale du Haut-Commissaire, ajoutant que les peuples autochtones veulent que le monde comprenne que la crise qui prévaut est aussi le résultat de l’exploitation et des abus historiques systématiques contre ces peuples.

Association for the Protection of Women and Children’s Rights (APWCR) a remercié le Haut-Commissaire de se préoccuper de la situation au Cachemire et de la nécessité de résoudre le conflit. L’ONG a demandé la création d’une commission d’enquête internationale sur la situation au Jammu-et-Cachemire.

Action of Human Movement (AHM) a dénoncé la politique du Cameroun qui tente de soumettre les populations de la région occidentale par la violence. La situation humanitaire ne faisant que s’aggraver, AHM a demandé au Conseil une intervention d’urgence.

L’Association Bharathi Centre Culturel Franco-Tamoul a dénoncé le travail de certains juges contre des responsables d’ONG en Catalogne, qui n’est pas conforme aux règles minimales internationales, rappelant que des responsables politiques sont incarcérés ou en fuite.

L'Observatoire Mauritanien des Droits de l'Homme et de la Démocratie a déclaré que la situation était très inquiétante à Sri Lanka suite au génocide des Tamouls. Il faut une enquête internationale pour faire la lumière sur toutes ces violations, a demandé l’ONG.

L’Association solidarité internationale pour l’Afrique (SIA) a expliqué que les Tamouls de Sri Lana avaient besoin du Haut-Commissariat pour garantir leur droit de vivre en paix. Les militants des droits de l’homme tamouls demandent une enquête internationale sur toutes les violations des droits de l’homme commises par les forces sri-lankaises.

ABC Tamil Oli a déploré la détérioration de la situation des droits de l’homme partout dans le monde, ainsi que les violations des droits des tamouls, qui continuent à Sri Lanka. Le peuple tamoul n’a toujours pas accès à la justice, a dénoncé l’organisation.

Tourner la Page a remercié le Haut-Commissaire pour son engagement extraordinaire durant son mandat. Le représentant a appelé à apporter un soutien au peuple macédonien où la police utilise des balles et des bombes lacrymogènes contre des milliers de manifestants pacifiques qui luttent contre la tentative d’éliminer leur langue et leur culture.

Al Mezan Centre for Human Rights a salué l’audace du Haut-Commissaire dans son travail. Le Conseil doit préconiser la surveillance impartiale de la situation dans les territoires palestiniens. Israël doit également coopérer avec le Conseil et les mécanismes des droits de l’homme, a demandé l’ONG.

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France: 60 étapes, 1 400 km, 1 200 marcheurs et marcheuses pour des migrants !

Des marcheurs partis de Vintimille pour soutenir les migrants ont été rejoints par plusieurs milliers de personnes à Paris dimanche 17 juin

La « marche solidaire et citoyenne », l’initiative a le soutien de la Ligue de l’Enseignement, de Réseau Education Sans Frontières, de S.O.S. Racisme, du Parti de Gauche, de nombreuses associations, comme la LDH, la Cimade, Emmaüs-France, et du parrainage des Etats Généraux des Migrations. Des personnalités seront présentes, notamment Lilian Thuram, Eric Coquerel, Cedric Herrou, Rokhaya Diallo, Marie-Christine Vergiat, Karima Delli, Yann Moix, Raphaël Glucksmann,...

Cette initiative vise aussi à montrer le désaccord des participants avec le projet de loi Asile et Immigration, qui passe en première lecture au Sénat à partir du 19 juin.

60 étapes, 1 400 km, "La Marche Solidaire Vintimille-Londres" est organisée par l’Auberge des Migrants, en lien avec la Roya Citoyenne et Utopia 56. Elle a le parrainage des Etats Généraux des Migrations. La Marche Solidaire est partie le 30 avril de Vintimille à destination de Calais.

Quelques milliers de personnes ont défilé le dimanche dernier à Paris lors de l'arrivée dans la capitale de la « marche solidaire et citoyenne » partie de Vintimille pour soutenir les migrants et protester contre le blocage des frontières et le délit de solidarité.

Brandissant des pancartes « Ici nous sommes tous d'ailleurs », ou « Ablation urgente du Collomb » – allusion au ministre français de l'Intérieur –, les manifestants sont partis peu avant 17h de la place de la Bastille pour rejoindre la place de la République. Certains portaient des drapeaux du NPA (Nouveau parti anticapitaliste), d'Attac ou de l'organisation antiraciste Mrap.

Presque partout, un cortège a pu être organisé, avec une centaine à près de 2 000 personnes (Marseille), pour protester contre le blocage des frontières, contre le « délit de solidarité » et demander un véritable accueil des migrants.

1 200 marcheurs et marcheuses différents ont participé à au moins une étape, et parmi eux des réfugiés ou demandeurs d’asile (Iran, Pakistan, Afghanistan, Tchad…), ainsi que des citoyens de Suisse, Belgique, Espagne, Mexique, U.S.A., Grande-Bretagne….

Trois « comités d’accueil » du Front National se sont manifestés, aux Arcs-Draguignan, à Orange et à Bray-sur-Seine, sans incidents. Dans la plupart des villes-étapes, les cortèges ont été autorisés, sauf à Lyon, Tarascon, Langres, Le Luc (83).

La Marche Solidaire avait dû modifier son itinéraire du fait de réactions hostiles de certains maires, notamment Fontainebleau et Montereau. A l’inverse, certaines municipalités les ont officiellement accueillis, notamment à Martigues, Varennes, Villeneuve-Saint-Georges…

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20 juin: Antonio Guterres, SG de l'ONU, son message pour la journée mondiale des réfugiés !

Antonio Guterres, Secrétaire Général de l'ONU

Que feriez-vous si vous étiez contraint de quitter votre foyer ?

Aujourd'hui, plus de 68 millions de personnes dans le monde sont des réfugiés ou des déplacés, à la suite d'un conflit ou de persécutions.

Soit le nombre d'habitants du vingtième pays le plus peuplé au monde.

L'année dernière, une personne a été déplacée toutes les deux secondes.

Ce phénomène touche, pour l'essentiel, les pays les plus pauvres.

En cette Journée mondiale des réfugiés, nous devons tous réfléchir à ce que nous pouvons faire pour aider ces personnes.

Pour commencer, nous devons faire preuve d'unité et de solidarité.

Je suis profondément préoccupé de voir que de plus en plus souvent, les réfugiés ne bénéficient pas de la protection dont ils ont besoin et à laquelle ils ont droit.

Nous devons rétablir le régime international de protection des réfugiés.

Aujourd'hui, aucune communauté ni aucun pays offrant refuge aux personnes qui fuient la guerre ou la persécution ne devraient se trouver seuls et sans soutien.

Sans unité, nous échouerons.

Cette année, un pacte mondial sur les réfugiés sera présenté à l'Assemblée générale des Nations Unies.

Ce sera l'occasion d'avancer sur cette question et de reconnaître tout ce que les réfugiés apportent aux sociétés qui les accueillent.

Tant qu'il y aura des guerres et des persécutions, il y aura des réfugiés.

En cette journée mondiale des réfugiés, je vous demande de ne pas les oublier.

Leur histoire témoigne de leur résilience, de leur persévérance et de leur courage.

Notre histoire doit être placée sous le signe de la solidarité, de la compassion et de l'action.

Je vous remercie

Pendant des années, plusieurs pays et régions ont célébré leur propre Journée des réfugiés, voire parfois leur semaine. L'une parmi les plus connues, c'est la Journée africaine des réfugiés, qui est célébrée le 20 juin dans plusieurs pays.

En témoignage de solidarité avec l'Afrique, qui abrite le plus grand nombre de réfugiés, et envers qui elle a toujours montré une grande générosité, l'Assemblée générale des Nations Unies a adopté la résolution 55/76 le 4 décembre 2000.

Dans cette résolution l’assemblée générale a noté que l’année 2001 marquait le cinquantième anniversaire de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés et que l’Organisation de l’unité africaine (OUA) avait accepté que la Journée internationale des réfugiés coïncide avec la Journée du réfugié africain du 20 juin.

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ONU: Le Haut-Commissaire Zeid Raad al-Hussein tire sa révérence fin août !

Zeid Raad al-Hussein quittera ses fonctions de Haut-commissaire aux droits de l'homme à la fin août

Droit comme une aiguille, intègre et indépendant, le Jordanien Zeid Raad al-Hussein a décidé de ne pas rempiler au Haut-Commissariat des droits de l'homme, pour ne pas vouloir "ramper" devant les grandes puissances qui valideront le prochain mandat, explique-t-il.

Après 4 ans, le Haut-Commissaire Zeid Raad al-Hussein a livré son dernier discours dans la salle du Conseil des droits de l'homme de Genève.

C'est une ovation debout d'une salle comble saluant le travail d'un homme. Plutôt un Prince Jordanien, qui a renoncé à son titre de Prince, pour devenir à part entière Haut-Commissaire aux droits de l'homme.

Un homme qui a osé pendant 4 ans le poids des mots: n'hésitant pas à dénoncer les "abattoirs d'êtres humains" dans plusieurs régions du monde. Outre la Syrie ou le Yémen, il cite notamment deux pays du continent africain: la République démocratique du Congo et le Burundi. Des propos tenus ce lundi matin 26 février devant le Conseil des droits de l'homme des Nations unies, réuni à Genève en Suisse, à l'occasion de sa 37e session ordinaire. Le Haut-Commissaire des droits de l'homme n'a pas hésité durant son mandat de dénoncer des gouvernements qui massacrent leur propre peuple, ou encore des droites européennes ouvertement xénophobes.

Zeid Raad al-Hussein ne s'est pas contenté de dénoncer les atrocités à travers le monde. Il a pris position politiquement n'épargnant personne et s'attirant la foudre des puissances et puissants.

Zeid Raad al-Hussein n'aura jamais cédé ! Il aura bousculé le Conseil des droits de l'homme mais surtout ses Etats membres pendant 4 ans !

Qui pour succéder à Zeid Raad al-Hussein?

Plusieurs noms circulent pour succéder à Zeid Raad al-Hussein à la tête du Conseil des droits de l'homme de l'ONU.

Parmi ceux-ci figurent l'ancienne présidente chilienne Michelle Bachelet, qui ne serait toutefois pas intéressée, l'ancienne directrice générale de l'UNESCO Irina Bokova, la récente présidente argentine de la Cour pénale internationale (CPI) Silvia Fernandez de Gurmendi ou le conseiller spécial de l'ONU sur la prévention du génocide Adama Dieng.

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres ne cache pas sa préférence pour une femme.

Concernant la République démocratique du Congo

Le Haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein est depuis dimanche 17 juillet en visite en RDC. Il a débuté sa visite à Goma, puis à Bukavu où il a visité l’hôpital Mpanzi et s’est entretenu avec le docteur Denis Mukwege, l’homme qui répare « les femmes victimes des cas de violence sexuelle ». Invité par le gouvernement congolais, à Kinshasa, Alias Joseph Kabila sans gêne avait fait poireauter plusieurs heures le Haut-Commissaire Zeid Raad al-Hussein avant de le recevoir.

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra’ad Al Hussein (centre), lors de sa visite en République démocratique du Congo en juillet 2016

21 juillet 2016 A l'issue d'une visite officielle en République démocratique du Congo (RDC), le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, s'est inquiété jeudi du rétrécissement de l'espace public et de la répression étatique contre l'opposition à l'approche des échéances électorales, appelant créer les conditions d'un dialogue démocratique ouvert.

« Alors que des échéances électorales cruciales approchent, la tension monte », s'est inquiété M. Zeid lors d'une conférence de presse dans la capitale de la RDC Kinshasa, concluant une mission de quatre jours dans le pays.

Le Haut-Commissaire a notamment mentionné l'augmentation des violations des droits civils et politiques fondamentaux par des acteurs étatiques, y compris la liberté d'expression et de réunion pacifique, qui sont pourtant inscrites dans la Constitution congolaise. « L'espace public pour l'expression des voix dissidentes est maintenant clairement sous pression », a-t-il regretté.

M. Zeid a déclaré que le pays se trouvait à un moment charnière. « Ce pays a des atouts formidables, y compris le dynamisme et l'ingéniosité légendaires de son peuple », a-t-il déclaré. Mentionnant notamment les progrès accomplis par le pays en matière de lutte contre les violences sexuelles, il indiqué que la RDC avait le potentiel de peut façonner une société forte et cohésive, basée sur les droits de l'homme, la démocratie et l'état de droit. « Mais si le pays tombe dans la répression, la méfiance et les griefs croissants, les incertitudes politiques actuelles pourraient conduire à une crise grave pouvant détruire des nombreuses avancées réalisées par le peuple congolais », a-t-il mis en garde.

M. Zeid s'est aussi dit très préoccupé par les rapports faisant état d'un « harcèlement croissant » des représentants de la société civile et des journalistes, de « la répression des voix qui s'opposent au gouvernement » et des « dispersions excessives et parfois mortelles de manifestations ». Il a dit avoir documenté plus de 800 victimes de telles violations entre juin 2015 et mai 2016, condamnant notamment les pertes en vies humaines lors de manifestations à Butembo, Goma et Kinshasa, les arrestations arbitraires, et les actes d'intimidation et de répression dans les grandes villes du pays.

« Les manifestations et réunions organisées par l'opposition et par la société civile sont souvent entravées ou réprimées, alors que celles organisées par la majorité présidentielle se déroulent généralement sans obstruction », a-t-il par ailleurs noté, constatant également d'apparentes interférences politiques dans le système judiciaire, y compris des violations du droit à un procès équitable, des poursuites injustifiées à l'encontre des voix dissidentes et des peines disproportionnée dont écopent ces derniers.

Pour surmonter les nombreux défis auxquels est confronté le pays, le Haut-Commissaire a plaidé en faveur d'un dialogue ouvert et honnête. « Le Président [Joseph Kabila] a appelé à un dialogue national relatif aux élections à venir. Je soutiens cet appel », a-t-il dit, avant d'ajouter : « Cependant, ce dialogue est tout simplement impossible dans une atmosphère qui étouffent la discussion et l'expression de griefs et d'opinions ; et ou des médias indépendants et le respect des libertés fondamentales sont menacés ».

M. Zeid a insisté sur le fait que le respect des droits de l'homme pour tous était un prérequis essentiel à tout dialogue inclusif et crédible. « Il faut des garanties juridiques qui permettent aux personnes d'exprimer leurs points de vue et de travailler ensemble, sans craintes de représailles des forces de sécurité ou des autorités judiciaires », a-t-il ajouté. « Les jeunes doivent être encouragés à contribuer – et ceux qui s'expriment ne doivent pas être forcés de se taire ni punis pour avoir exprimé une opinion dissidente ».

Des policiers tentant de maintenir l'ordre durant des manifestations à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo, en 2015

22 septembre 2016 Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Al Hussein, a émis une forte mise en garde jeudi contre la détérioration de la situation en République démocratique du Congo (RDC) et insisté sur le fait que des comptes devaient être rendus pour la mort de dizaines de civils et autres violations des droits de l'homme commises lors de la flambée de violence survenue en début de semaine.

« Je suis profondément attristé par l'explosion de violence survenue récemment dans la capitale, Kinshasa. Le nombre important de victimes civiles, l'incendie du siège de plusieurs partis politiques et la situation toujours très tendue sont un avertissement clair qu'une crise de grande envergure pourrait survenir très prochainement », a déclaré le Haut-Commissaire. « Les signes sont là, et les autorités doivent abandonner leur position extrêmement conflictuelle et construire des ponts avec l'opposition. »

Au moins 50 personnes, dont quatre policiers, auraient été tuées lors des heurts et violences survenus dans la capitale Kinshasa les 19 et 20 septembre, et au moins 77 autres personnes blessées. Les vérifications se poursuivant, ces chiffres pourraient être significativement revus à la hausse.

« Des civils ont été tués par des tirs dans la tête ou à la poitrine, et je condamne fortement la force excessive dont ont clairement fait usage les forces de défense et de sécurité à l'encontre de manifestants dans la capitale. Je suis tout particulièrement choqué par des rapports selon lesquels des hommes en uniforme ont directement pris part à certaines des attaques contre les sièges de six partis politiques d'opposition, dont celui de l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) », a déclaré M. Zeid. « Il s'agit, sans aucun doute possible, d'une attaque contre la démocratie et les droits de l'homme les plus fondamentaux. Ce dont la RDC a besoin aujourd'hui, c'est d'un climat plus favorable à un dialogue inclusif et à des élections libres et équitables. »

Le Haut-Commissaire a déclaré avoir reçu des rapports indiquant que la Garde républicaine, l'Agence nationale de renseignements (ANR) et la Police nationale congolaise (PNC) avaient mené des raids et des perquisitions dans des résidences de certains quartiers de la capitale, empêchant les civils de quitter leurs maisons pendant plusieurs heures. Il a aussi fait part de sa préoccupation toute particulière concernant les allégations de détention arbitraire par la police non seulement à Kinshasa, mais aussi à Kisangani, Tshikapa et Goma, y compris à l'encontre de journalistes qui tentaient de couvrir les manifestations dans la capitale le 19 septembre. Selon des rapports, quelque 300 personnes auraient été arrêtées depuis lundi.

Zeid Ra'ad Al Hussein a rappelé au gouvernement ses obligations concernant le respect des standards internationaux en matière de recours à la force lors de manifestations. « Le déploiement de la Garde républicaine pour contrôler la foule, en dépit de leur forte implication dans des cas d'usage excessif de la force ayant fait de nombreuses victimes lors des élections de 2011, est profondément préoccupant. J'exhorte le gouvernement à retirer la Garde républicaine des rues sans aucun délai et à déployer, à la place, des forces de police formées de manière adéquate et dotées d'un équipement approprié pour contrôler les foules », a-t-il dit. Le Haut-Commissaire a aussi regretté que nul n'ait été tenu responsable pour les graves violations des droits de l'homme commises par les membres de la Garde républicaine et de la police dans le cadre des élections de 2011.

« Lors de ma visite en RDC en juillet dernier, j'avais souligné que le pays était à un moment charnière, avec une hausse des tensions et l'approche d'échéances électorales cruciales. J'avais aussi averti que l'incertitude politique pourrait aboutir à une crise grave et à une flambée de violence. Pour quitter cette trajectoire dangereuse, un dialogue réellement inclusif doit être rétabli et toutes les parties en présence faire preuve de retenue. Il est absolument crucial de garantir que justice soit faite pour les nombreuses violations des droits de l'homme survenues cette semaine, grâce à une enquête rapide, transparente et impartiale. »

Le Haut-Commissaire a aussi fortement condamné les attaques par des assaillants non identifiés contre le siège du parti au pouvoir, un tribunal, une école et plusieurs bâtiments gouvernementaux, dont des stations de police, et d'autres actes criminels, parmi lesquels des pillages et des destructions de propriété. Il a insisté sur le fait que l'enquête devrait aussi chercher à identifier les personnes responsables de ces attaques et garantir qu'elles répondent de leurs actes, en conformité avec la loi.

« Mon organisation est prête à fournir tout le soutien nécessaire aux autorités congolaises dans leurs enquêtes », a déclaré le Haut-Commissaire.

Le Haut-commissaire aux droits de l'homme a eu droit à une ovation debout à Genève pour son dernier discours devant le Conseil des droits de l'homme. Zeid Raad al-Hussein a dénoncé "le silence à l'ONU" face au retour des nationalismes. "Le nationalisme est l'opposé de l'ONU", "son ennemi", a estimé Zeid Raad al-Hussein à l'ouverture de trois semaines de travaux de l'enceinte. Il a appelé les Etats membres à "faire davantage" pour que les droits de l'homme soient honorés dans le monde. Menace de retrait américain Le Jordanien a dénoncé à plusieurs reprises la politique de Donald Trump. Lundi encore, il a à nouveau ciblé la décision "déraisonnable" des Etats-Unis de séparer migrants adultes et enfants. Une mesure jugée "illégale" par son bureau.

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Conseil des droits de l’homme : Zeid Ra’ad Al Hussein met en garde contre le retour du nationalisme

Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, Zeid Ra'ad Zeid Al Hussein

A deux mois et demi de la fin de son mandat de Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme à la fin du mois d’août prochain, Zeid Ra’ad Al Hussein s’est exprimé pour la dernière fois au début d’une session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU. Pour cette dernière, il a mis en garde contre le retour du nationalisme.

Se référant à un responsable onusien qui prétendait que les droits de l’homme ne sont pas universels et qu’ils ne sont que l’expression de « l’imagination occidentale », il a réfuté avec véhémence cette thèse, rappelant que les Nations unies elles-mêmes étaient l’expression de cet universalisme. La question se pose donc de savoir, a dit le Haut-Commissaire, « pourquoi la Déclaration universelle, de même que le corpus complet du droit des droits de l’homme adopté après elle, sont victimes de telles attaques de nos jours – non seulement de la part d’extrémistes, comme les takfiris, mais aussi de dirigeants autoritaires, de populistes, de démagogues, de relativistes culturels, de certains universitaires occidentaux – et même de fonctionnaires des Nations Unies ? »

A cet égard, M. Zeid a rappelé que les Nations Unies étaient symptomatiques de la situation internationale et d’un phénomène plus large. « J’ai compris que notre mémoire est faible, que pour certaines personnes l’Histoire n’importe que si elle peut être utilisée à des fins politiques. Ces gens ne la voient pas comme un service rendu à une meilleure compréhension de l’humanité », a-t-il fait remarquer.

Une façon pour lui de mettre en garde contre les démons du passé. « Par exemple, », a souligné M. Zeid, « n’est-il pas vrai que, d’un point de vue historique, la force la plus destructrice pour le monde ait été le nationalisme, porté aux extrêmes par des chefs égoïstes et sans scrupules et amplifié par des idéologies de masse opposées aux libertés ? » Les Nations Unies ont été créées pour éviter le retour de ces idéologies et le nationalisme est « le contraire et l’ennemi des Nations Unies », a-t-il ajouté.

M. Zeid a interpellé les représentants des Etats membres, se demandant pourquoi l’ONU restait aussi « silencieuse » face au retour du nationalisme. « Pourquoi donc rester silencieux face à sa résurgence, pourquoi les Nations Unies ne disent-elles rien ? », s’est interrogé le Haut-Commissaire. Il a rappelé que « la raison d’être des Nations Unies était de protéger la paix, les droits, la justice et le progrès social » et que ses principes de fonctionnement étaient donc clairs : la paix n’est possible qu’en poursuivant le contraire du nationalisme, lorsque les États travaillent ensemble et pour le bien commun, a insisté M. Zeid.

Rohingyas, Cachemire, Yémen et Chine

Devant le Conseil des droits de l’homme, le chef des droits de l’homme de l’ONU a, une nouvelle fois, fait part de sa vive préoccupation sur la situation au Myanmar où il existe des indices clairs que des attaques bien organisées, étendues et systématiques continuent de cibler les Rohingyas vivant dans l’État Rakhine en tant que groupe ethnique. « Et si le Myanmar a déclaré qu’il enquêterait sur ces allégations et punirait les responsables présumés, ses actes à ce jour ne répondent pas aux critères minimaux de crédibilité et d’impartialité », a fait observer M. Zeid.

Il s’est également inquiété du conflit au Yémen. « J’exprime mes vives craintes devant les attaques actuellement menées par la coalition saoudienne et émiratie à Hodeïda et qui pourraient faire d’énormes pertes civiles et avoir un impact désastreux sur l’aide humanitaire acheminée par le port pour soutenir des millions de personnes », a-t-il déclaré.

En outre, M. Zeid a demandé au Conseil d’envisager de créer une commission d’enquête sur la situation des droits de l’homme au Cachemire. Au sujet de la Chine, il a regretté que ses équipes n’aient pas eu « un libre accès au pays, y compris à la Région autonome tibétaine et à la Région autonome du Xinjiang ouigour, où la situation des droits de l’homme se détériorerait rapidement ».

Détérioration des droits humains au Burundi et Soudan du Sud

Sur le continent africain, le chef des droits de l’homme de l’ONU a indiqué que la situation des droits de l’homme ne cesse de se détériorer au Burundi. Une aggravation observée sur le terrain dans un contexte où le Gouvernement ne cesse de réduire l’espace dévolu à la société civile.

Au Soudan du Sud, le Haut-Commissaire s’est dit « profondément préoccupé par l’intensification des attaques aveugles contre les civils, en particulier les viols et les meurtres perpétrés par les forces gouvernementales et leurs mandataires dans l’État de l’Unité depuis avril 2018 », notamment le viol de petits enfants et « de nombreux cas de femmes, de personnes âgées et d’autres personnes qui ont été pendues ou brûlées vives dans ce qui semble être une politique délibérée de terre brûlée ».

Au Cameroun, les services du Haut-Commissaire Zeid ont reçu des rapports faisant état de violations des droits de l’homme par toutes les parties : incendies d’écoles et de biens privés ; arrestations massives et détentions arbitraires ; et usage de la torture et d’une force excessive par le personnel de sécurité.

Etats-Unis : séparer des enfants de leurs parents est « inadmissible », dit Zeid

Dans les Amériques, M. Zeid s’est dit aussi « profondément préoccupé par les politiques récemment adoptées aux États-Unis qui reviennent à punir les enfants pour les actes de leurs parents ».

Au cours des six dernières semaines, près de deux mille enfants ont ainsi été séparés de force de leurs parents, a relevé M. Zeid. Il a appelé Washington « à mettre fin immédiatement à cette pratique et à ratifier enfin la Convention relative aux droits de l’enfant, afin que les droits fondamentaux de tous les enfants, quel que soit leur statut administratif, soient au centre de toutes les lois et politiques nationales ».

Concernant le Venezuela, vu la gravité des violations des droits de l’homme commises et le refus continu de laisser entrer ses équipes, le Haut-Commissariat est fermement convaincu que le Conseil des droits de l’homme devrait créer une commission d’enquête, a dit M. Zeid. De même, a dit le Haut-Commissaire, la gravité de la situation au Nicaragua – où les manifestations contre le gouvernement ont fait au moins 178 morts et 1.500 blessés depuis deux mois, quasiment tous aux mains des policiers ou de groupes favorables au gouvernement – mérite elle aussi la création d’une commission d’enquête internationale.

De façon générale, M. Zeid a fait observer que « lorsque les dirigeants eux-mêmes sapent les droits de l’homme et le droit relatif aux droits de l’homme, il ne s’agit en aucun cas d’un acte de patriotisme ».

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lundi 18 juin 2018

Conseil des droits de l'homme: Débat de la violence fondée sur l'orientation sexuelle, du droit de réunion pacifique et de la liberté d'association

Ce matin, le Conseil des droits de l’homme a entamé l’examen de son point de l’ordre du jour consacré à la promotion et à la protection de tous les droits de l’homme, civils, politiques, économiques, sociaux et culturels, y compris le droit au développement. Il a tenu dans ce cadre un débat interactif groupé avec l’Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, M. Victor Madrigal-Borloz, et avec le Rapporteur spécial sur le droit de réunion pacifique et la liberté d’association, M. Clément Nyaletsossi Voulé, qui présentait son premier rapport.

M. Madrigal-Borloz a rappelé que plus de trois milliards de personnes, soit près de la moitié de la population mondiale, vivent dans 72 pays où tant la législation que d’autres mesures pénalisent sur la base de l’orientation sexuelle, les sentences pouvant aller jusqu’à la peine de mort. Il en résulte que, dans ces 72 nations, environ 100 millions de personnes sont aujourd’hui menacées de persécution juridique et cela en violation du droit international relatif aux droits de l’homme. L’expert indépendant a également rappelé que son prédécesseur, le professeur Vitit Muntaborn, qui a dû renoncer à son mandat pour raison de santé, avait effectué une visite en Argentine.

Intervenant donc en tant que pays concerné et se disant « honorée » d’avoir été le premier pays au monde à accueillir l’Expert indépendant, l’Argentine a assuré que dans son ordre juridique, il n’existe nullement de délit visant les personnes LGBTI, pas plus qu’il n’existe de protocole relatif à la détention s’agissant de ces personnes. L’Argentine a assuré être très engagée dans la protection des droits des personnes LGBTI.

Présentant son rapport, M. Voulé a quant à lui indiqué avoir choisi de focaliser son premier rapport sur les tendances relatives aux restrictions à l’exercice du droit de réunion pacifique et de la liberté d’association, afin, dans le but de pouvoir relever les défis posés, de mieux comprendre les différentes entraves à la jouissance de ces droits. Malgré la grande diversité qui existe en fonction des différentes régions, des tendances communes aux restrictions ont été observées au cours des sept dernières années, a indiqué le Rapporteur spécial. Les menaces à la sécurité, l’instabilité politique, notamment en période électorale, la fragilité des institutions, les divisions ethniques et religieuses, la résurgence des idéologies fondamentalistes, l’instabilité des économies, les conditions climatiques difficiles, l’inégalité et la discrimination, les restrictions à l’accès à la justice et les conflits armés sont autant de facteurs qui ont contribué aux restrictions du droit de réunion pacifique et de la liberté d’association à l’échelle mondiale, a-t-il indiqué.

M. Voulé a précisé avoir catégorisé ces tendances comme suit: l’utilisation du cadre législatif pour entraver l’exercice légitime du droit de réunion pacifique et d’association; la criminalisation, l’usage excessif et indiscriminé de la force afin de contrer et de réprimer les manifestations pacifiques; la répression des contestations sociales; la stigmatisation et les attaques contre les acteurs de la société civile; les restrictions au droit de réunion et à la liberté d’association visant des groupes minoritaires; les limitations de ces droits durant les périodes électorales; l’impact négatif de la montée du populisme et de l’extrémisme sur ces droits; les obstructions à la jouissance du droit de réunion pacifique dans l’espace numérique. L’analyse de ces tendances confirme que l’espace de la société civile continue de se rétrécir en dépit de quelques efforts, a fait observer le Rapporteur spécial. Les arguments généralement avancés pour justifier cela sont l’ordre public, ou encore la protection de la sécurité de l’État et de la stabilité nationale. Or, du point de vue de M. Voulé, la société civile est un acteur central pour le maintien de la paix et pour la construction d’une société paisible et stable. Faire taire la société civile contribue à créer et exacerber des tensions sociales préexistantes qui, à long terme, fragilisent les États, a insisté le Rapporteur spécial.

Dans le débat qui a suivi ces présentations, de nombreuses délégations* ainsi que des représentants de la société civile** ont pris la parole. Il a été déploré que la moitié de la population mondiale vive dans un pays qui criminalise la population LGBTI et il a été rappelé que la stigmatisation et les discriminations ont des effets directs sur la santé physique et mentale. Plusieurs délégations ont insisté sur la nécessité de lutter contre les discours de haine.

S’agissant du droit de réunion pacifique et de la liberté d’association, a maintes fois été rappelé le rôle essentiel que joue la société civile. Plusieurs pays ont fait observer que le droit de réunion pacifique et la liberté d’association étaient inscrits dans leur Constitution.

En début d’après-midi, le Conseil poursuit ses travaux en ouvrant son dialogue interactif groupé sur le droit à la santé et sur les droits des personnes touchées par la lèpre.

Protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre; droit de réunion pacifique et liberté d’association.

Présentation de rapports

Tous les rapports présentés durant la présente session peuvent être consultés sur la page Internet consacrée à la documentation de cette trente-huitième session.

Le Conseil est saisi du rapport de l’Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre (A/HRC/38/43; A/HRC/38/43/Add.1 et A/HRC/43/Add.2).

M. VICTOR MADRIGAL-BORLOZ, Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, a rendu compte des consultations qu’il a menées pour recueillir le point de vue d’une large gamme de groupes d’acteurs. Il a indiqué avoir aussi accordé une grande attention aux récits des victimes pour mieux appréhender les motifs qui président à la violence et à la discrimination à leur encontre. Il a souligné qu’il œuvre avec la plus grande transparence dans le cadre de son mandat et se fonde sur la sensibilisation à la discrimination et la violence fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. L’Expert indépendant fournit en outre des conseils aux États sur les mesures effectives qu’ils peuvent prendre.

M. Madrigal-Borloz a salué les efforts de son prédécesseur, le professeur Vitit Muntaborn, qui a dû renoncer au mandat pour raison de santé, mais qui avait déjà préparé une riche architecture conceptuelle, notamment en matière de pénalisation et de mise en place de mesures efficaces contre la discrimination. M. Madrigal-Borloz a annoncé qu’il continuerait, pour sa part, à porter son attention sur la reconnaissance juridique de l’identité de genre, la non-stigmatisation, l’inclusion sociale et l’empathie.

L’Expert indépendant a également rappelé que son prédécesseur avait effectué une visite en Argentine et laissé un rapport qui témoigne des possibilités ouvertes lorsqu’il existe une véritable coopération de la part des autorités étatiques et qu’est assurée la participation d’organisations non gouvernementales, de la société civile et d’autres acteurs sociaux. M. Madrigal-Borloz a signalé que le rapport dresse un catalogue des bonnes pratiques en matière de législation et de politique publique progressive, tout comme il identifie les défis dans la mise en œuvre des mesures étatiques, en particulier les différences entre les législations fédérale et provinciales, la violence sous-jacente au sein de institutions ou encore les effets de décennies de discrimination et de violence dans le traitement de certaines communautés et populations. Le rapport attire en outre l’attention sur les risques omniprésents de recul, raison pour laquelle M. Madrigal-Borloz a lancé un appel aux autorités argentines aux fins de la création et de la préservation d’espaces de participation active et substantielle de la société civile.

L’Expert indépendant a ensuite indiqué que la deuxième partie de rapport est axée sur la sensibilisation accrue qui est nécessaire compte tenu de constations choquantes des souffrances et de la résilience de millions de personnes discriminées sur la base de leur orientation sexuelle et de leur identité de genre. Ainsi, plus de trois milliards de personnes, soit près de la moitié de la population mondiale, vivent dans 72 pays où tant la législation que d’autres mesures pénalisent sur la base de l’orientation sexuelle, les sentences pouvant aller d’un mois de prison à l’emprisonnement à vie et jusqu’à la peine de mort, a souligné l’Expert indépendant. Il en résulte que dans ces 72 nations, environ 100 millions de personnes sont aujourd’hui menacées de persécution juridique et ce, en violation du droit international relatif aux droits de l’homme, a-t-il précisé, avant d’ajouter que la troisième partie du rapport comporte des recommandations adressées aux États pour mieux lutter contre la violence et la discrimination relevant de son mandat. M. Madrigal-Borloz a enfin mis en avant le rôle que continue de jouer le Haut-Commissariat et a salué le lancement, en 2017, des normes mondiales de conduite des entreprises pour lutter contre la discrimination à l’égard des personnes LGBTI, ainsi que les initiatives de sensibilisation telles que la campane Libres et Égaux.

Le Conseil est également saisi du rapport du Rapporteur spécial sur le droit de réunion pacifique et la liberté d’association (A/HRC/38/34).

M. CLEMENT NYALETSOSSI VOULE, Rapporteur spécial sur le droit de réunion pacifique et la liberté d’association, a indiqué avoir choisi de focaliser son premier rapport sur les tendances relatives aux restrictions à l’exercice du droit de réunion pacifique et de la liberté d’association, afin, dans le but de pouvoir relever les défis posés, de mieux comprendre les différentes entraves à la jouissance de ces droits. M. Voulé, qui a pris officiellement ses fonctions de Rapporteur spécial le 4 avril, a précisé que son objectif était de bâtir son action sur la réalité des restrictions et sur les bonnes pratiques qui pourraient être observées.

Malgré la grande diversité qui existe en fonction des différentes régions, des tendances communes aux restrictions ont été observées au cours des sept dernières années, a indiqué le Rapporteur spécial. Les menaces à la sécurité, l’instabilité politique, notamment en période électorale, la fragilité des institutions, les divisions ethniques et religieuses, la résurgence des idéologies fondamentalistes, l’instabilité des économies, les conditions climatiques difficiles, l’inégalité et la discrimination, les restrictions à l’accès à la justice et les conflits armés sont autant de facteurs qui ont contribué aux restrictions du droit de réunion pacifique et de la liberté d’association à l’échelle mondiale, a-t-il indiqué.

M. Voulé a précisé avoir catégorisé ces tendances comme suit: l’utilisation du cadre législatif pour entraver l’exercice légitime du droit de réunion pacifique et d’association; la criminalisation, l’usage excessif et indiscriminé de la force afin de contrer et de réprimer les manifestations pacifiques; la répression des contestations sociales; la stigmatisation et les attaques contre les acteurs de la société civile; les restrictions au droit de réunion et à la liberté d’association visant des groupes minoritaires; les limitations de ces droits durant les périodes électorales; l’impact négatif de la montée du populisme et de l’extrémisme sur ces droits; les obstructions à la jouissance du droit de réunion pacifique dans l’espace numérique.

L’analyse de ces tendances confirme que l’espace de la société civile continue de se rétrécir en dépit de quelques efforts, a fait observer le Rapporteur spécial. Les arguments généralement avancés pour justifier cela sont l’ordre public, ou encore la protection de la sécurité de l’État et de la stabilité nationale. Or, du point de vue de M. Voulé, la société civile est un acteur central pour le maintien de la paix et pour la construction d’une société paisible et stable. Faire taire la société civile contribue à créer et exacerber des tensions sociales préexistantes qui, à long terme, fragilisent les États, a insisté le Rapporteur spécial. « Les États ne devraient pas la considérer comme une menace mais plutôt comme un partenaire essentiel pour le développement et la démocratie », a-t-il indiqué.

Après avoir évoqué les situations particulières en République démocratique du Congo, en Pologne, au Nicaragua, dans les territoires palestiniens occupés, au Burundi, aux Émirats arabes Unis, en Inde et en Thaïlande portées à son attention et qui ont fait l’objet de communiqués de presse conjoints, M. Voulé a fait part au Conseil de sa vision et de ses priorités. Il a ainsi indiqué qu’il accorderait une attention particulière au dialogue ouvert et sincère avec les États en vue d’obtenir des changements tangibles et qu’il travaillerait étroitement avec la société civile en vue d’amener les États à comprendre son importance en tant qu’acteur du développement, de la démocratie et de l’état de droit.

Pays concerné

L’Argentine a fait part de son fort engagement contre toutes les formes de discrimination, de racisme et de xénophobie, y compris la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre. Elle s’est dite « honorée » d’avoir été le premier pays au monde à accueillir l’Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

S’agissant du rapport de cet Expert, l’Argentine a indiqué que dans son ordre juridique, il n’existe nullement de délit visant les personnes LGBTI, pas plus qu’il n’existe de protocole relatif à la détention s’agissant de ces personnes. L’Argentine a assuré être très engagée dans la protection des droits des personnes LGBTI et œuvrer à la construction d’un consensus mondial sur cette question.

Débat interactif

S’agissant de la protection contre la violence et la discrimination fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre, le Danemark, au nom des pays baltes et nordiques, a regretté que les violences fondées sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre soient présentes partout dans le monde. Les stigmatisations sont profondément ancrées contre les personnes LGBTI, a dénoncé le pays. L’Union européenne a déclaré rester fermement engagée en faveur de l’égalité et de la non-discrimination et a fait observer qu’à travers le monde, les personnes LGBTI continuent d’être victimes de discrimination et de violences. La Belgique et l’Islande ont déploré que la moitié de la population mondiale vive dans un pays qui criminalise la population LGBTI. L’Islande a par ailleurs relevé qu’elle est devenue membre de la Coalition pour l’égalité des droits pour les personnes LGBTI. La France a souligné que la stigmatisation et les discriminations ont des effets directs sur la santé physique et mentale des personnes LGBTI et constituent des violations des droits de l’homme. La France s’inquiète par ailleurs des « conversions forcées » à l’hétérosexualité. La peine de mort est parfois appliquée au seul motif de l’orientation sexuelle ou de l’identification de genre, a en outre dénoncé la France, avant de souligner qu’elle soutenait une dépénalisation totale et universelle de l’homosexualité. L’Allemagne a elle aussi dénoncé les discriminations généralisées et les violences à l’encontre des personnes LGBTI dans de nombreux pays. Il est du devoir de tous les gouvernements de protéger les personnes LGBTI, alors que parfois ils contribuent aux violations à l’encontre de ces personnes en contravention de leurs engagements internationaux. Etre LGBTI ne devrait pas être une cause de répression par un État, a déclaré la République tchèque; il faut renforcer la coopération entre les pays pour renforcer les droits des personnes LGBTI.

Le Danemark a en outre demandé comment les Nations Unies pouvaient aider les États à poursuivre leurs efforts pour protéger les droits des personnes LGBTI. L’Union européenne a, pour sa part, demandé à l’Expert indépendant comment lutter contre les crimes de haine et les crimes sexistes et s’est enquise des meilleures pratiques dans ce domaine. La Belgique a demandé comment l’Expert indépendant comptait partager les bonnes pratiques dans le domaine de la protection des personnes LGBTI. L’Allemagne a demandé comment changer l’opinion publique pour permettre aux gouvernements d’agir.

Le Mexique, au nom d’un groupe de pays, a dénoncé les préjugés à l’encontre des personnes LGBTI. Les médias peuvent jouer un rôle essentiel en tant qu’instrument pour lutter contre les discours de haine, a expliqué la délégation mexicaine; pourtant, les médias deviennent parfois un canal de promotion de la haine qui promeut les discriminations.

Israël a affirmé que le mandat de l’Expert indépendant était un des plus nécessaires aujourd’hui; il s’agit là de s’assurer que chacun puisse jouir des mêmes droits et non pas de créer de nouveaux droits. Les autorités israéliennes se réjouissent que Tel Aviv ait accueilli la Gay pride la semaine dernière. Israël a en outre affirmé qu’il fallait protéger les personnes LGBTI contre les agissements de groupes terroristes tels que le Hamas.

Le Canada a expliqué que tous les États se doivent d’agir contre les discriminations et les violences à l’encontre des personnes LGBTI. Avec le Chili, le Canada copréside la Coalition pour l’égalité des droits pour les personnes LGBTI, qui œuvre à la promotion des droits de l‘homme des personnes LGBTI. Le Canada va accueillir une conférence mondiale consacrée aux droits de l’homme et au développement inclusif des personnes LGBTI. Le Monténégro a indiqué qu’il allait continuer à jouer son rôle de plaidoyer en faveur des personnes LGBTI. Le pays va par ailleurs adopter une nouvelle stratégie pour l’inclusion de ces personnes.

La Colombie s’est dite convaincue de l’utilité des réformes et mesures introduites pour combattre la violence et la discrimination à l’encontre des personnes LGBTI et a mis l’accent sur la nécessité non seulement de mettre en place de telles mesures mais aussi de veiller à ce que les progrès enregistrés ne subissent pas de recul.

La Thaïlande a fait état de certaines évolutions législatives récentes dans le pays, indiquant notamment qu’un sous-comité a été mis en place pour peaufiner un projet de loi sur la protection de cette catégorie de la population. L’Australie a dit appuyer le mandat de l’Expert indépendant et a dénoncé la stigmatisation de personnes et le déni de leur existence fondés sur leur orientation sexuelle et leur identité de genre. L’incrimination de relations sexuelles entre personnes du même sexe est inacceptable, a souligné l’Australie, se déclarant déçu par les États qui pénalisent ces personnes. La Suisse a abondé dans le même sens, regrettant que les relations homosexuelles soient passibles de la peine de mort dans certains pays, avant de se demander dans quelle mesure et comment on pouvait instaurer un dialogue constructif avec un gouvernement qui ne reconnaît pas cette problématique.

Le dialogue et l’intersectorialité recommandés par l’Expert indépendant ont été applaudis par les Pays-Bas, qui ont voulu savoir comment améliorer la légitimité des représentants des organisations de la société civile. Les États-Unis ont aussi appuyé la tendance au renforcement des capacités des organisations de personnes LGBTI, avant de déplorer la discrimination à l’encontre de ces personnes dans le logement, l’éducation et d’autres aspects de la vie.

L’Espagne a signalé qu’aujourd’hui, aucun État ne peut prétendre pleinement protéger les droits des personnes LGBTI. L’Espagne a fait état de la création de l’Observatoire espagnol contre la LGBTIphobie, qui assiste les victimes de délits fondés sur l’orientation sexuelle ou l’identité de genre.

Le Liechtenstein a déploré la violence et la discrimination au motif de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre, jugeant essentiel que tous les États garantissent une protection accrue contre la violence dans ce contexte. Le pays s'est ensuite dit préoccupé par les tentatives de certains membres du Conseil de remettre en cause la terminologie et les concepts pour échapper à leurs obligations légales et a déploré que certains États Membres aient ouvertement déclaré ne pas vouloir coopérer avec le mandat de l'Expert indépendant.

La Slovénie a souligné que les défenseurs des droits de l'homme ont un rôle important à jouer pour prévenir les violences et la discrimination à l'encontre des personnes LGBTI. À propos du discours de haine, phénomène très répandu, la Slovénie a demandé à l'Expert indépendant comment aborder au mieux cette problématique, estimant que cela est difficile eu égard à la stigmatisation sociale très ancrée dont font l’objet les personnes LGBTI. Très active dans le processus juridique visant à améliorer les droits des personnes LGBTI, la Grèce a déploré que la discrimination à l’encontre de ces personnes soit quotidienne dans de nombreux pays; elle a souhaité que l'homophobie soit reléguée aux oubliettes du passé. Fermement convaincue que l'universalité des droits s'applique à chaque être humain, sans exception, l'Albanie a demandé à l'Expert indépendant de préciser quels sont ses plans pour encourager un dialogue, notamment avec les États, sur les questions relevant de son mandat.

La Nouvelle-Zélande a appelé tous les États à une action urgente pour lutter contre les violences et la discrimination fondées sur l'orientation sexuelle ou l'identité de genre. Elle a rappelé que le Parlement néo-zélandais s'est formellement excusé auprès des hommes condamnés en vertu d'anciennes lois criminalisant l'homosexualité et a souligné que le Ministre de la justice avait indiqué qu'il s'agissait d'un « acte symbolique mais important ».

L'Afrique du Sud a insisté sur l’importance d’intégrer la protection des personnes LGBTI dans la constitution. Elle a demandé à l'Expert indépendant ce qui, selon lui, a changé dans les sociétés depuis 40 ans et s’est enquis de ce que l'on pourrait utiliser pour surmonter les entraves qui subsistent dans certaines régions s’agissant de la protection des personnes LGBTI. Le Mexique a rappelé que sa Constitution interdit tout type de discrimination. La République bolivarienne du Venezuela a rappelé que le principe d'égalité en faveur des personnes LGBTI avait été adopté dans le pays en 2016. La Chine a quant à elle indiqué qu’elle s'opposait à toute forme de discrimination fondée sur l'orientation sexuelle. La délégation cubaine a assuré que la lutte contre toute forme de discrimination était une réalité à Cuba. L’Équateur a souligné que sa Constitution reconnaît différents types de familles, ainsi que le principe de double filiation.

La Géorgie a indiqué qu’elle accueillerait l’Expert indépendant en septembre prochain. Elle a rappelé qu’elle figure parmi les pays qui interdisent explicitement la discrimination envers les personnes LGBTI. Le Portugal s’est lui aussi dit entièrement convaincu de la nécessité de défendre les droits des personnes LGBTI, dans un contexte où certaines croyances perpétuent un climat qui interdit à ces personnes d’exercer leurs droits fondamentaux, en particulier dans le domaine de la santé et de l’accès aux soins.

Malte a souligné que les personnes LGBTIQ étaient des cibles faciles pour les crimes de haine. Malte a encouragé tous les pays à faire respecter les droits fondamentaux de toutes les personnes, indépendamment des étiquettes que leur assigne la société.

Le Royaume-Uni s’est inquiété des poursuites contre les personnes LGBTI en Tchétchénie. Le Luxembourg a jugé inacceptables les violences et discriminations contre les personnes LGBTI et a appelé les États à protéger les défenseurs de ces personnes. Le 26 mars dernier, le Luxembourg est devenu membre du mouvement Libres et Égaux, a indiqué la délégation luxembourgeoise, avant de faire état d’une nouvelle loi actuellement en instance devant le Parlement du Grand-Duché, qui vise à favoriser le changement de sexe et de nom.

L’Irlande a invité les États à abroger les lois discriminatoires à l’égard des personnes LGBTI. L’Irlande a en outre demandé à l’Expert indépendant comment il entendait organiser son travail sur les questions abordées dans son rapport, encourager les États à appuyer son mandat et faciliter ses demandes de visites.

Ériger en infraction pénale les relations entre personnes du même sexe va à l’encontre du droit international, a pour sa part souligné le Honduras, avant de reconnaître que les défis à cet égard sont énormes, ce qui appelle des mesures législatives solides pour protéger les personnes LGBTI et faire reconnaître leurs droits.

L’Autriche a cessé d’ériger en infraction pénale les relations entre personnes du même sexe en abrogeant une loi qui interdisait de telles relations. L’Autriche déplore que plus de 70 pays continuent de criminaliser les relations consensuelles entre personnes du même sexe, certains d’entre eux allant jusqu’à prévoir la peine de mort dans ce contexte. L’Autriche s’est aussi demandée comment les États pourraient mieux œuvrer de concert avec les médias autour de ces questions.

Plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) sont ensuite intervenues. Service international pour les droits de l'homme a expliqué que les personnes LGBTI font partie des personnes les plus exposées aux violences et a plaidé pour l’adoption de mesures plus fortes pour défendre ces personnes et celles qui les défendent. Les États doivent en outre promulguer des lois contre les discours de haine à l’encontre des personnes LGBTI, a souligné l’ONG.

Swedish Federation of Lesbian, Gay, Bisexual and Transgender Rights a expliqué que la communauté des transsexuels fait toujours l’objet d’actes de cruauté fondés sur l’identité de genre. Des représentants de la société civile ont étayé de nombreux cas de crimes de haine contre ces personnes; dans certains pays, des appels à l’exécution ou au meurtre de ces personnes sont même lancés. Les violations dans ce contexte touchent aussi le droit à la vie privée, a souligné l’ONG.

Allied Rainbow Communities International a dénoncé le legs colonial relatif aux lois discriminatoires en fonction de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre. Les lois discriminatoires n’ont pas leur place dans des États souverains et indépendants, a rappelé l’ONG, plaidant pour une quête de réparations à l’égard de la communauté LGBTI partout dans le monde.

British Humanist Association a condamné les pratiques cruelles et inhumaines que constituent les « thérapies de conversion » de personnes homosexuelles. L’ONG a notamment demandé aux États de s’opposer aux dogmes religieux homophobes qui sont derrière ces « thérapies ». Human Rights Law Center a également dénoncé ces « thérapies de conversion ». L’ONG a ensuite salué la nouvelle législation relative au mariage adoptée en Australie; mais il reste encore du travail à faire pour mieux protéger les personnes LGBTI contre la violence publique, contre le harcèlement et contre les interventions chirurgicales forcées en Australie, a-t-elle fait observer.

CIVICUS: Alliance mondiale pour la participation des citoyens a souligné qu’un grand nombre de communications envoyées aux pays par l’Expert indépendant portent sur des campagnes systématiques orchestrées contre les personnes LGBTI. L’ONG a regretté que de nombreux gouvernements disent respecter les droits de l’homme au Conseil des droits de l’homme, tout en les bafouant chez eux. L’ONG a demandé aux États membres de financer les travaux de l’Expert indépendant.

Dans une déclaration conjointe, International Lesbian and Gay Association et Asistencia Legal por los Derechos Humanos, Asociación Civil ont attiré l’attention sur certains points du rapport de l’Expert indépendant, comme l’absence de système de collecte de données relatives aux violations des droits humains des personnes LGBTI, notamment dans nombre de pays d’Amérique latine et des Caraïbes.

Action Canada pour la population et le développement a expliqué qu’il fallait renforcer les études sur l’intersectorialité; il faut que l’Expert indépendant étudie dans quelle mesure les individus touchés par des discriminations en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre sont aussi victimes de discriminations pour d’autres motifs.

Swedish Association for Sex Education a fait observer que l’exercice des droits les plus fondamentaux et universellement reconnus reste encore difficile pour différentes catégories de personnes. Précisément, les personnes LGBTI doivent aussi avoir accès à l’ensemble des droits fondamentaux. L’égalité des droits est la pierre angulaire du droit international relatif aux droits de l’homme et des Objectifs de développement durable à l’horizon 2030, a rappelé l’ONG.

Article 19 - Centre international contre la censure a condamné les lois du Bélarus et de la Fédération de Russie qui pénalisent les personnes LGBTI et empêchent de comprendre les causes de la discrimination dont ces personnes sont victimes. L’ONG a aussi regretté que les médias renforcent encore les stéréotypes concernant les personnes LGBTI.

S’agissant du droit de réunion pacifique et de la liberté d’association, la Belgique a regretté que les organisations de la société civile et les journalistes se trouvent aujourd’hui sous pression. La Belgique réitère son appel à tous les États afin qu’ils veillent à ce que leur environnement permette à la société civile de remplir librement son rôle. La France a dit partager les préoccupations relatives aux restrictions dont fait l’objet l’espace accordé à la société civile. L’expression de la société civile est une priorité de la France et le pays appelle tous les États à respecter les droits fondamentaux. L’Union européenne s’est elle aussi dite préoccupée par les tendances à réduire l’espace de la société civile, partout et dans de nombreux domaines.

L’Union européenne s’est ensuite enquise des priorités du Rapporteur spécial pour cette première année de mandat. La République tchèque a pour sa part souhaité savoir comment faire en sorte que le droit de réunion et la liberté d’association soient véritablement protégés dans le contexte d’élections.

Le TogoLe Soudan s’est associé à la déclaration faite par le Togo au nom du Groupe africain, avant de déclarer que le Soudan est pionnier en matière syndicale dans la région.

L’Etat de Palestine a souligné que certains pays continuaient à porter atteintes au droit de réunion pacifique et à la liberté d’association; c’est notamment le cas d’Israël. Il faut réaffirmer le droit des Palestiniens à récupérer leur territoire après plusieurs décennies d’occupation par Israël. La délégation palestinienne s’est enquis des recommandations du Rapporteur spécial pour assurer l’obligation redditionnelle d’Israël dans ce domaine.

L’Iraq a dit appuyer le rapport du Rapporteur spécial, car l’exercice du droit de réunion pacifique et la liberté d’association sont fondamentaux pour la jouissance de toutes les autres libertés. Des milliers d’organisations de la société civile irakienne exercent leur liberté, a ajouté la délégation iraquienne.

La Suisse s’est enquise du suivi du rapport du Rapporteur spécial et de ses futurs engagements.

Le Maroc a dit s’être engagé, de manière résolue, en faveur d’une démocratie participative et a précisé que le Conseil national des droits de l’homme marocain (CNDH) avait réalisé une étude sur le droit à la manifestation pacifique et constaté une évolution quantitative et qualitative des réunions ces dernières années, ainsi que des efforts déployés en matière de facilitation et de protection des réunions pacifiques.

La République de Corée a souligné que le droit de réunion pacifique et la liberté d'association étaient à la base des sociétés démocratiques et a évoqué les manifestations des bougies contre la corruption et les abus de pouvoir en 2016 et 2017 en République de Corée, qui ont démontré que le droit de réunion pacifique fonctionne dans ce pays. La République de Corée a ensuite demandé au Rapporteur spécial de préciser quel rôle les Etats pouvaient jouer pour protéger le droit de réunion pacifique et la liberté d'association, compte tenu du développement des technologies numériques et des capacités prédictives. L'Albanie a partagé les préoccupations du Rapporteur spécial s’agissant du ciblage d'acteurs de la société civile et lui a demandé ce qu'il envisage et préconise pour relever les défis mentionnés dans le rapport.

Le Bostwana a fait observer que le droit de réunion pacifique est inscrit dans sa Constitution. Il a estimé que des discussions sur les pratiques optimales sont nécessaires et aideraient les États. La Tunisie a également indiqué que sa Constitution garantit la liberté de former des partis politiques ainsi que le droit de grève, ce qui reflète la conscience de l'importance du rôle joué par la société civile. En Tunisie, la société civile a édifié la paix politique et sociale, notamment par des réformes législatives.

La République bolivarienne du Venezuela a rejeté fermement les mentions "infondées, tendancieuses et absolument fausses" la concernant qui figurent dans le rapport de M. Voulé. Elle a rappelé que la Constitution vénézuélienne garantit la liberté d'association et le droit de réunion pacifique.

L'Afrique du Sud a exhorté les États à progresser sur le terrain de la jouissance du droit de réunion pacifique et de la liberté d'association – des droits qu’elle-même garantit dans sa Constitution. La Chine a déclaré que tous ses citoyens ont le droit de se réunir et de manifester, sans être interrompus par des intimidations.

L’Afghanistan a dit partager les préoccupations exprimées au sujet des attitudes de supériorité culturelle ou nationale adoptées par certains acteurs politiques, un comportement qui a enclenché un processus de légitimation du racisme et de la xénophobie.

La Fédération de Russie a souligné l’importance de bien comprendre que l’État, responsable de la réalisation des droits de l’homme, ne peut s’abstenir d’intervenir, et que le droit de réunion pacifique et la liberté d’association ne devaient pas saper l’état de droit ni semer la discorde religieuse ou autre. Spécifiquement, a dit la délégation, la législation russe interdit les associations qui visent à faire l’apologie du racisme et aucun droit ne saurait, en particulier, favoriser les organisations néonazies, a insisté la Fédération de Russie.

La délégation ukrainienne a invité le Rapporteur spécial à effectuer une visite en Ukraine, y compris en Crimée occupée de manière temporaire et dans certaines régions proches de Donetsk et de Luhansk, pour y évaluer la situation sur le terrain. La délégation ukrainienne a dénoncé les restrictions imposées par la Fédération de Russie aux manifestations dans ces régions.

Cuba a relevé que le Rapporteur spécial s’était basé sur les communications envoyées par le précédent titulaire du mandat et a regretté que ces communications aient été marquées par la partialité. Les titulaires de mandats doivent rester toujours objectifs, a souligné Cuba.

Le Portugal a demandé au Rapporteur spécial quelle était sa priorité dans le cadre de la coopération avec d’autres titulaires de mandats au titre des procédures spéciales.

L’Équateur a dit favoriser un dialogue national avec toutes les couches de la société, de manière à ce que chacun puisse faire entendre sa voix.

Le Royaume-Uni s’est inquiété de la tendance dans certains pays à engager des poursuites contre les manifestants pacifiques. L’Irlande a dit accorder une grande valeur à l’impact que la société civile peut avoir et a partagé les préoccupations du Rapporteur spécial quant au recours à la force dans le cas spécifique de certains États.

La protection du droit de réunion pacifique et de la liberté d’association est essentielle, a souligné le Nigeria, insistant sur le fait que son peuple est conscient de son droit de disposer d’un espace pour exercer ses activités dans le cadre de l’état de droit et des droits de l’homme pour tous. La Slovaquie a ajouté que les mesures sécuritaires peuvent venir limiter cette liberté, ce qui ne saurait qu’encourager les groupes extrémistes. Le pays a encouragé les États à améliorer le droit de réunion pacifique et la liberté d’association dans le cadre de leur législation. L’Arménie a attiré l’attention sur le fait qu’après des semaines de manifestations pacifiques, le dirigeant de ce mouvement est devenu Premier Ministre du pays.

Les Maldives ont expliqué que l’adoption par leur Parlement d’un amendement constitutionnel relatif à l’organisation des manifestations était nécessaire compte tenu de la petitesse de la capitale, Malé, de la densité de la population et des problèmes croissants de circulation.

Plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) sont ensuite intervenues. Fondation de la Maison des droits de l'homme a attiré l’attention sur les menaces de représailles et de sentences pénales contre les défenseurs des droits de l’homme en Hongrie. Le Bélarus, quant à lui, promeut un système qui repose sur l’autorisation préalable et donc sur des règlements interdisant l’utilisation de l’espace public, la participation au débat public ou la possibilité de s’organiser et de s’associer sans autorisation préalable.

Al Mezan Centre for Human Rights a exhorté les États à ouvrir leurs tribunaux pour juger les affaires relatives à l’usage excessif de la force par Israël lors de manifestations; l’ONG a également exhorté le Conseil à saisir la Cour pénale internationale de cette question.

Forum asiatique pour les droits de l'homme et le développement a regretté les restrictions au financement étranger de la société civile au Bangladesh, qui sapent le travail de ces organisations. L’ONG a ensuite expliqué qu’aux Maldives, la loi sur le droit de rassemblement pacifique exige une autorisation écrite préalable pour toute manifestation pacifique, ce qui empêche le bon travail de la société civile. En Thaïlande, des manifestants pacifistes ont été arrêtés cette année, a en outre dénoncé l’ONG. Il faut renforcer les droits de la société civile à l’occasion des élections, a-t-elle ajouté.

Ensemble contre la peine de mort a dénoncé la répression de la liberté d’expression des Kurdes en Iran, en particulier s’agissant du droit de manifester pacifiquement – 428 citoyens d’origine kurde ayant été emprisonnés dans ce contexte, sur la foi d’accusations fabriquées, a assuré l’ONG. Elle a en outre souhaité que le Conseil demande à l’Iran de cesser d’exécuter les prisonniers politiques kurdes.

Organisation internationale pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale a souligné que le droit de réunion pacifique n’était clairement pas respecté dans les territoires arabes occupés par Israël, comme en témoignent les manifestations récentes qui se sont soldées par la mort de dizaines de manifestants palestiniens. Le Gouvernement israélien a malheureusement démontré qu’il n’entendait pas respecter les droits de la population de Gaza, a déploré l’ONG.

Réponses et conclusions des titulaires de mandats

M. MADRIGAL-BORLOZ a précisé les conditions dans lesquelles il exercerait son mandat. Il a indiqué ainsi qu’il miserait d’abord sur la collaboration et sur le dialogue avec toutes les parties concernées. Il a dit s’être déjà tourné vers de nombreux intervenants et avoir « ouvert des portes » pour ouvrir le dialogue, dans une « approche architecturale du mandat », de manière à ce que tous ceux qui veulent se faire entendre le puissent. Un autre pilier du mandat sera, comme l’ont suggéré des délégations, l’application du principe selon lequel le caractère inacceptable de la discrimination fondée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre est un principe bien établi par le droit international des droits de l’homme, a ajouté l’Expert indépendant.

Concrètement, le mandat tirera parti des visites de pays, a poursuivi M. Madrigal-Borloz. Il mettra aussi l’accent sur le suivi des communications, toutes les demandes faites par le précédent titulaire du mandat n’ayant pas trouvé de réponses, a regretté l’Expert indépendant. D’autre part, la coopération technique pourrait effectivement susciter des changements colossaux, a fait observer l’Expert indépendant en réponse aux observations de certaines délégations. M. Madrigal-Borloz a ajouté qu’il s’interrogerait dans ce contexte sur la meilleure manière de diffuser les « bonnes pratiques ».

L’Expert indépendant a ensuite souligné le lien indéniable entre la prévention et la non-répétition des violations des droits de l’homme. Il a indiqué qu’il explorerait donc les dimensions de la non-répétition et de la réparation aux victimes à la lumière des expériences antérieures. L’Expert indépendant a aussi déclaré envisager un travail conjoint avec d’autres titulaires de mandats au titre des procédures spéciales pour intégrer des aspects communs dans ses propres études.

Se disant très encouragé par le soutien à son mandat exprimé par plusieurs délégations, M. Madrigal-Borloz a salué l’énergie visionnaire d’un certain nombre d’États, d’organisations de la société civile et d’individus, qui a permis la création de son mandat – un mandat dont l’Expert indépendant a assuré qu’il serait le gardien scrupuleux.

M. Madrigal-Borloz a par ailleurs insisté sur l’importance de créer un environnement propice à l’adoption d’une législation idoine. Il a ajouté qu’il entendait rassembler des experts pour appuyer la collecte de données. Nombre de questions sur la transversalité de ce mandat avec des questions telles que la santé et les discours de haine soulignent combien il est important que ce mandat adopte une approche multisectorielle, a-t-il ajouté.

M. VOULE a pour sa part remercié les délégations pour la reconnaissance de la société civile et des défis auxquels ses représentants sont confrontés. Répondant au Togo, qui s’était exprimé au nom du Groupe africain, il a souligné que pour que la société civile puisse renforcer ses capacités, elle doit d’abord être en mesure de recevoir des fonds car leur inexistence a des répercussions préjudiciables sur sa capacité à s’organiser et à agir. Il a encouragé les États à fournir les moyens nécessaires pour ce faire. Les limitations reconnues par le droit international au droit de réunion pacifique et à la liberté d’association sont très claires, a-t-il en outre fait observer.

Pour l’avenir, le Rapporteur spécial a fait part de son désir de faire en sorte que toutes les expériences nationales puissent être relayées auprès du Conseil. Il espère aussi que tous les pays l’inviteront lorsqu’ils auront engagé un processus législatif qui pourrait bénéficier de son appui et de ses conseils. M. Voulé a aussi espéré pouvoir se rendre prochainement en Tunisie pour l’aider à relever ses défis. Lorsque les conditions nécessaires sont en place, une société civile indépendante et vibrante est le reflet du degré de démocratie et de liberté civile, a-t-il souligné.

S’agissant d’Israël, le Rapporteur spécial a rappelé qu’il est de la responsabilité de l’État de veiller au respect du droit de réunion pacifique et de la liberté d’association; il a souligné que l’usage excessif de la force, notamment en ouvrant le feu contre des manifestants, n’est pas la meilleure réponse. M. Voulé a souligné, en réponse à l’intervention de l’État de Palestine, que la question de l’impunité serait résolue lorsque la Commission d’enquête pourrait se rendre sur place pour établir les faits.

M. Voulé a annoncé que le rapport qu’il soumettra en 2019 serait consacré à la liberté d’association à l’ère numérique.

M. Voulé a répondu à l’intervention du Venezuela en précisant qu'il analyse les communications reçues par ce mandat depuis 2010 et qu'il est important que les États répondent aux demandes de communication. À Cuba, M. Voulé a fait savoir que les communications ont été bien vérifiées et que les réponses ont été prises en compte. Il s'est dit disponible pour discuter bilatéralement avec ces deux pays.

Le Rapporteur spécial a souligné que la collaboration avec d'autres mandats et avec des systèmes régionaux de protection des droits de l'homme faisait partie de ses priorités. En réponse à l'Irlande, il a indiqué être prêt à effectuer toute visite.

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samedi 16 juin 2018

Libération de Jean-Pierre Bemba: Réaction de Donat M'baya Tshimanga, Fondateur et ancien Président de JED !

Donat M'baya Tshimanga est Fondateur et ancien Président de l’ONG congolaise de défense de la liberté de la presse "Journaliste en danger" (JED). Directeur exécutif du Centre des médias pour la gouvernance et la rédevabilité (CMGOR) à Toronto, il vit au Canada. Les radios communautaires ont toujours été partenaires de JED qui a participé à nos Assises. Avec Donat M'Baya, nous étions ensemble dans le comité préparatoire du Congrès national de la presse. Ce dernier s'est tenu au Centre Nganda à Kinshasa, en mars 2004. Qualifié de « Congrès de la refondation », pour la première fois depuis 1989, l’ensemble de la presse congolaise, écrite et audiovisuelle, de la capitale et des provinces s’était réuni afin de réfléchir à son mode d’organisation et aux grands enjeux auxquels elle se trouvait confrontée. Pour avoir été le Premier président de JED, Donat Mbaya Tshimanga est un témoin de l'histoire de la presse de notre pays. Or, la Cour Pénale Internationale (CPI) dans son accusation contre Jean-Pierre Bemba, avait exhibé des coupures de journaux qui furent annexés dans son dossier. Donat Mbaya Tshimanga, président de JED fut cité dans le procès Jean-Pierre Bemba. Lors d’une audience à la CPI, la défense de Jean-Pierre Bemba avait fait diffuser une vidéo du président de JED fustigeant un reportage d’une télévision congolaise qui avait diffusé un reportage à Bangui mettant en cause le président du MLC. La RCA étant l'un des 9 pays voisins de la RDC, Donat M'Baya s'y était rendu à 5 reprises. Il avait donc des informations qui contredisaient la campagne de diabolisation orchestrée par le régime de Kinshasa.

«J’ai accepté l’inacceptable!». Cette phrase prononcée par Jean-Pierre Bemba Gombo après l’annonce de la «victoire» du président sortant Alias Joseph Kabila à l’élection présidentielle Louis Michel 2006 continue à résonner aux oreilles de nombreux Congolais comme un mauvais rêve. «C’est un hold-up électoral», protestaient des Kinois. D’autres accusent le leader du MLC d’avoir trahi ceux qui avaient voté pour lui. Dans un communiqué daté 14 novembre 2006, le cartel politique «Union pour la Nation» qui a soutenu Jean-Pierre Bemba au second tour avait prédit le succès de celui-ci : «Nous informons l’opinion nationale et internationale qu’à ce stade, le tableau des résultats, au niveau du Centre de compilation des résultats de l’Union pour la Nation, montre que sur 11.954.754 suffrages exprimés, Jean-Pierre Bemba Gombo se place en tête avec 52,5% des voix.» Bemba a-t-il subi des pressions pour s’incliner? Qui est l’auteur de ce chantage qualifié d’«inacceptable» par le principal intéressé? Quelle en a été la forme? En tous cas, les multiples accords signés avant la publication des résultats du second tour entre le MLC et l’AMP (Alliance de la majorité présidentielle), sous l’égide du Comité International d'Accompagnement de la Transition (CIAT), mettent à nu le parti pris de la «communauté internationale».

Dans une dépêche datée mardi 1er septembre 2009, l’AFP créée l’événement en rapportant que «des coups de feu ont été tirés» dans la nuit du 30 au 31 août «vers les résidences de deux ministres (…), ex-proches de Jean-Pierre Bemba, (...)». Curieusement, l’information a été communiquée à cette agence par les intéressés eux-mêmes prétendant avoir reçu «des lettres de menaces de mort». Le contenu de ces missives ne s’invente pas : «si tu témoignes contre Bemba, tu meurs!». Au moment des faits, le ministre Alexis Thambwe Mwamba se trouvait en mission officielle à Tripoli, en Libye. Il a néanmoins eu le temps de joindre le correspondant de l’AFP à Kinshasa le même mardi 1er septembre pour lui confier que sa résidence «a également été attaquée» au cours de la même nuit du dimanche 30 août. "J’ai été informé ce matin que des tirs nourris ont été entendus chez moi et une lettre de menace y a été déposée", déclarait Thambwe Mwamba.

Au cours d’un point de presse tenu le même mardi, le ministre de la Communication et des Médias, porte-parole du gouvernement, le Vuvuzélateur, Pinocchio et Goebbels Lambert Mende Omalanga a déclaré que d’autres anciens cadres du MLC «ont reçu» le même message de menace «par SMS». Le Vuvuzélateur Lambert Mende de citer les noms : Olivier Kamitatu (ministre du Plan), Antoine Ghonda et Valentin Senga (députés) Samuel Simene, directeur général adjoint de l’OFIDA (Douanes). A en croire Lambert Mende, le journaliste Kabeya Pindi Pasi, auteur d’un reportage à charge sur Jean-Pierre Bemba, a reçu un message identique !

Il faut dire pour mieux couler Jean-Pierre Bemba à la CPI, le régime d'imposture, d'occupation et de prédation de Kinshasa avait mis l'argent en jeu pour fabriquer des ONG bidon, offrir des billets d'avion, frais de mission et divers en RCA qui émanaient d'un mystérieux PR, avec comme acteurs : She Okitundu, Antoine Ghonda, Kabeya Pindi Pasi... Des mails interceptés à l'époque existent !

1. Réveil FM International: Quelle est votre réaction quant à l’acquittement et la libération provisoire de Jean-Pierre Bemba ?

Donat Mbaya Tshimanga: J’ai plusieurs réactions :

Je suis content pour Jean-Pierre Bemba, pour ses enfants dont il aura raté une partie importante de leur croissance et pour son épouse qui a fait montre d’un courage admirable. Cette décision est surtout une victoire du droit sur la politique. Je suis de ceux-là qui ont toujours considéré que l’affaire Bemba était, si pas une fausse affaire, mais du moins une affaire mal orienté dès les premiers jours et dont la forme péchait à plusieurs égards. Or en droit, la forme corrompt le fond.

Luis Moreno Ocampo, l'ancien procureur de la CPI

Cette décision est aussi un désaveu du travail mené, pendant 10 ans, par l’accusation de la CPI depuis le tonitruant procureur argentin Moreno O’Campo – dont on sait qu’il n’était pas un modèle de vertu, jusqu’à l’ancienne ministre de la justice du dictateur gambien Yaya Jammeh, Fatou Bensouda. En dépit des moyens mis à leur disposition, ils ont échoué à prouver au-delà de tout doute la responsabilité pénale de Bemba en tant que chef hiérarchique.

Fatou Bensouda, procureure de la CPI et son prédécesseur Luis Moreno Ocampo

La clameur publique des atrocités de la RCA entre octobre 2002 et mars 2003 ne constitue par une preuve en droit. L’accusation devrait être la première à le savoir. A moins d’avoir compté sur l’intrusion de la politique dans ce prétoire prestigieux. Au lieu de se prévaloir de ses propres turpitudes et de rejeter la faute à l’instance d’appel de la CPI dans une communication mal venue, Mme Bensouda aurait mieux fait de tirer toutes les conséquences de cette catastrophe judiciaire en rendant son tablier.

Ange-Félix Patassé, ancien Président Centrafricain

L’acquittement de Bemba est aussi un échec et une remise en cause des méthodes de travail dans la communauté des défenseurs des droits humains avec en tête la FIDH (Fédération internationale des droits de l’homme) et ses organisations partenaires en République Centrafricaine, la LCDH (Ligue centrafricaine des droits de l’homme) et l’OCODEFAD (Organisation pour la compassion et le développement des familles en détresse). Je suis moi-même un défenseur de la liberté d’expression et des médias primé sur le plan international. Les droits humains, c’est aussi faire en sorte que nul ne soit puni pour une faute qu’il n’a pas commise ou sans preuves irréfutable. J’ai du respect pour la FIDH et les autres. Mais je suis convaincu que la collecte, mieux la documentation des atrocités commises en RCA, n’a pas été rigoureuse conformément aux standards en la matière.

François Bozizé, ancien Président Centrafricain

Entre 2008 et 2009, de part mes fonctions dans Journaliste en danger (JED), j’ai effectué pas moins de cinq missions en RCA. Curiosité journalistique et passion des investigations, je me suis amusé à aller sur les traces des « Banyamulenge », surnom donné aux soldats de Bemba à Bangui. Ce que j’ai vu et entendu était souvent loin des récits contenus dans les rapports que j’avais lu sur ce qu’il s’est passé en RCA de manière générale et à Bangui de manière particulière pendant la campagne militaire démarré en octobre 2002 et qui a installé François Bozize au pouvoir le 15 mars 2003.

Je ne peux terminer cette réponse sans souligner l’occasion manquée, par tous, de rendre réellement justice aux vraies victimes centrafricaines parce que celles-ci n’ont jamais été effectivement au centre des préoccupations du nouveau pouvoir de l’époque (François Bozize).

Jean-Pierre Bemba, président du MLC

Le vainqueur de la guerre de 2002-2003 a blanchit tous les centrafricains et autres mercenaires Tchadiens, Libyens et même Français pour ne déférer, devant la CPI, que le congolais Jean-Pierre Bemba. Comment ne donner raison à ceux qui pense que la CPI est une justice des vainqueurs sur les vaincus ? Bien plus, l’affaire Bemba aura été une affaire congolaise au lieu d’être d’abord une affaire centrafricaine.

Paris, Donat M'baya et Freddy Mulongo à Reporters sans Frontières (RSF)

2. Réveil FM International: Justement lors d’une audience à la CPI, la défense de Bemba avait fait diffuser une vidéo du président de JED fustigeant un reportage d’une télévision congolaise qui avait diffusé un reportage à Bangui mettant en cause Bemba. Comment vous êtes-vous retrouvé dans cette affaire ?

Donat Mbaya Tshimanga: Un concours de circonstances de l’époque a fait que notre propos, en tant que président de JED, a été utilisé par la défense de Bemba dans sa stratégie. Je n’étais pas à l’audience de la CPI pour savoir quel extrait de mon intervention a été utilisé et s’il n’avait pas été charcuté. Dans le cadre de son mandat de défense et de promotion de la liberté de la presse, JED avait appris que des menaces étaient proférées contre le journaliste de Tropicana TV Kabeya Pindi Pasi pour avoir diffusé un reportage qu’il avait réalisé à Bangui dans lequel des victimes accusaient les troupes de Bemba d’avoir commis des atrocités en RCA entre octobre 2002 et mars 2003. Personnellement, je n’avais pas suivi ce reportage. Les menaces qui étaient sournoises sont devenues plus explicites au point où Kabeya Pindi Pasi a du entrer en clandestinité.

Kabeya Pindi Pasi, ancien président de l'Union Nationale de la Presse Congolaise

JED avait condamné ces menaces tout en menant son enquête pour comprendre ce qu’il en était exactement. Ce que nous avions découvert n’honorait pas la profession. Un membre de l’équipe de reportage nous rapporté que le reportage à Bangui avait été financé par le pouvoir de Kinshasa qui a payé tous les frais. Notre source a avoué avoir touché « 2000 USD seulement ». Sous-entendant qu’il avait droit à plus. Et sur place à Bangui, c’est l’ambassade de la République démocratique du Congo qui a pris la relève pour la logistique, le choix des sites de tournage et la sélection des victimes à interroger. Pour nous ce « reportage » télécommandé et financé par le pouvoir dans le but de noyer un adversaire politique était tout sauf du journalisme. Et notre silence aurait de la complicité. JED refusait ce journalisme de combines à la petite semaine.

Me Liris Kwebe, avocat de Jean-Pierre Bemba

Quelques jours plus tard, j’étais de passage à Bruxelles lorsque j’ai reçu un appel en roaming de feu Me Nkwebe Lyris, le tout premier chef de l’équipe de défense de Jean-Pierre Bemba. C’est un avocat dont j’admirai l’intelligence et la pertinence et que j’ai connu par l’entremise des amis communs. Il voulait me rencontrer pour que je lui donne le point de vue de JED sur le reportage de Kabeya Pindi Pasi sur Tropicana TV. Quand je lui ai dit que j’étais à Bruxelles, il m’a demandé si je peux accepter de recevoir son collègue belge membre de l’équipe de défense afin de lui donner mon analyse sur le reportage car ils avaient appris que ce reportage était un des éléments de l’accusation. J’ai accepté volontiers et j’ai répondu à une ou deux questions de deux avocats belges qui m’ont filmé disant la position de JED qui était sans ambiguïtés.

Donat M'Baya Tshimanga

3. Réveil FM International: Vous avez dit avoir été sur les traces des "Banyamulengés" à Bangui, c’est-à-dire quoi concrètement ?

Donat Mbaya Tshimanga: En deux années (2008 et 2009), j’ai profité de mes différents séjours en RCA. Cinq au total, pour essayer de comprendre ce qui s’est passé dans ce pays, parmi les plus pauvres du Continent. Mon fil conducteur était le premier rapport de mission de la FIDH publié en février 2003 et portant le titre «Crimes de guerre en République centrafricaine. Quand les éléphants se battent, c’est l’herbe qui souffre ». Ce premier rapport d’une grande qualité informationnelle avait été transmis à la CPI dès sa publication, soit un mois avant la prise du pouvoir en République Centrafricaine (RCA) par les rebelles de l’ancien chef d’Etat major général des FACA (Forces armées Centrafricaines). Ce rapport a eu le mérite de retracer la genèse du conflit qui a aboutit aux affrontements armés d’octobre 2002 au 15 mars 2003. Il présente également avec exactitude les différents protagonistes en présence, dont les uns étaient avec le président de l’époque, Ange-Félix Patassé qui défendait son pouvoir et les autres étaient avec les rebelles de François Bozize qui voulait renverser le présent élu mais honni de la majorité du peuple. Ce rapport qui était du pain béni pour la CPI comprenait également des analyses juridiques des crimes commis ainsi qu’une esquisse des responsabilités pénales de chaque partie prenante de ce conflit meurtrier qui aura duré cinq mois.

Madame Bernadette Sayo

En dépit de la qualité indéniable de ce premier rapport complété par un autre rapport paru une année plus tard (27 février 2004) intitulé « Quelle justice pour les victimes de crimes de guerre ? », ces documents ne constituaient que des pistes de travail pour la CPI qui a attendu d’être saisie officiellement par les nouvelles autorités centrafricaines (ex-rebelles de Bozize) pour enclencher la machine du montage d’un dossier judiciaire en béton, aussi bien en termes de qualification des crimes commis que des preuves au-delà de tout doute en passant par les responsables des crimes ainsi épinglés. Les rapports de la FIDH étaient des rapports citoyens dont pouvait s’inspirer le bureau du procureur O’Campo puis Bensouda pour bétonner l’accusation et éviter ainsi de se faire renvoyer la copie comme des écoliers. Tout porte à croire que le travail de l’accusation n’a pas suivi un cheminement normal. La RCA a offert à la CPI le coupable idéal, Jean-Pierre Bemba et ses hommes du MLC baptisés « Banyamulenge » par la population centrafricaine, ancien vice-président de la République démocratique du Congo, candidat malheureux aux élections présidentielles, parti du pays sur la pointe des pieds après des affrontements meurtriers en pleine capitale, Kinshasa, où Joseph Kabila n’a pas hésité non seulement à tirer le premier mais également à sortir l’artillerie lourde.

Oubliant tous les autres protagonistes de la guerre en RCA dont l’actuel président et ses rebelles, qui somme toute fut le plus grand bénéficiaire de cette guerre, les troupes loyalistes des FACA, les Tchadiens d’Abdoulaye Miskine, les Français de Paul Barril, les libyens, l’Unité de sécurité présidentielle (USP) de Bombayake.

Mes enquêtes en RCA m’ont confirmé qu’il y a eu des crimes de guerre et de crimes contre l’humanité qui ont été commis contre les populations civile en termes, de tueries, de viols et de pillages. Ceci est une constante que même la cour d’appel de la CPI n’a pas nié contrairement aux insinuations de la procureure Fatou Bensouda dans ses larmes d’après l’acquittement de Bemba. Il y avait aussi une clameur publique, spécialement à Bangui impliquant les « Banyamulenge » dans les atrocités commisent dans la capitale centrafricaine. Tout le monde répétait ce que tout le monde disait, surtout les nouvelles autorités sorties gagnantes de cette guerre. Au nom de la paix, soit disant, les centrafricains ont décidé non d’extirper leurs démons par la justice mais de les couvrir de cendre en déférant devant la CPI un chef rebelle Congolais ou Zaïrois comme on dit à Bangui où ces derniers n’ont jamais eu bonne presse de tout temps comme les Rwandais en RDC. L’accusation de la CPI semble avoir considéré cette clameur publique, valable peut-être en politique, comme une preuve suffisante pour faire condamner un chef hiérarchique qui n’était pas sur le théâtre des opérations et dont les troupes sur le terrain relevaient du commandement des opérations de l’ancien président Patassé à l’invitation duquel les troupes du MLC ont foulé le sol centrafricain. Et il ne faut pas être un breveté d’état major pour le savoir.

Bien plus, le commandant des troupes du MLC en RCA était le colonel « Mwanamulenge » Mustafa Mukiza qui n’a jamais été inquiété au même titre que tous les autres chefs des troupes qui se sont affrontés en RCA à cette époque. Qu’un témoin rapporte à la cour que le colonel Mustafa qui travaille pour Kabila qui l’a fait général aujourd’hui recevait ses ordres directement de Bemba relève du fantasme. C’est comme si on disait que le contingent du Népal à la Monusco reçoit ses ordres d’opération dans l’est de la RDC de son CEMG à Katmandou ! Un peu comme cet autre témoignage d’une victime repris dans le rapport de la FIDH qui déclare avoir vu Bemba en personne atterrir avec un petit porteur dans la cour du centre de santé de Begoua. Nous avons visité ce centre où aucun petit porteur ne peut atterrir. Un autre témoignage repris dans le rapport est celui d’un témoin qui aurait vu Bemba haranguer ses troupes à Bangui en novembre 2003 alors qu’il a été établi que le chef rebelle du MLC n’a jamais mis ses pieds à Bangui tout au long de ce conflit. La fille d’une victime de viol rapporte que sa maman est morte de VIH en mars 2003 après avoir été violée le 25 décembre 2002. Sans cracher sur la souffrance de cette victime, on est en droit de s’interroger sur la durée de la période d’incubation du VIH.

Ilunga Mwana Bute, Isabelle, James Ngumbu, Guy Kalenga et Freddy Mulongo à l'ouverture de la première d'audience de Bemba à la CPI

Comme quoi les récits des témoins ou victimes ne sont pas toujours la parole d’Évangile surtout quand ceux-ci ont été recrutés via un communiqué à la radio invitant « toutes les victimes des Banyamulenge à se faire enregistrer pour être indemnisés ». De quoi provoquer des attroupements qui ont frôlé l’émeute devant le bureau à coté de la Haute autorité de la communication. Des amis journalistes centrafricains se rappellent de l’engouement que ce communiqué avait créé. Une femme qui était à Brazzaville pendant les événements de RCA nous a avoué s’être fait inscrire sur la liste des victimes de viols à Bangui dans l’espoir de recevoir une indemnisation dans une ville où la misère est omniprésente. Certes il y a eu des viols mais le chiffre de 5000 avancé nous a semblé avoir été exagéré. Devant la justice un viol ne se prouve pas avec la seule parole de la victime. Il y a des examens médicaux qui doivent le confirmer.

Durant nos différents séjours en RCA nous avons été à PK 11, 12, PK 22, le marché du bétail où il nous a été montré l’emplacement d’un charnier. Notre « pèlerinage » dans Bangui la meurtrie nous a conduit au siège de l’OCODEFAD (Organisation pour la compassion et le développement des familles en détresse), une association de victimes de violences sexuelles fondée par Mme Bernadette Sayo Nzale. Cette association a fait parler d’elle après le coup d’Etat de 2003 qui a vu l’ancien rebelle Bozize accéder à la magistrature suprême. Avec elle, la LCDH dont le président Me Goungaye Wanfiyo, qui n’avait pas sa langue en poche, a été tué en décembre 2008, dans un accident de voiture dans le nord de la RCA. L’homme était farouchement opposé à l’amnistie en échange de la paix décidé par le dialogue national. Simple coïncidence ?

Freddy Mulongo et James Mbungu à la CPI

Contrairement au président de la LCDH, la présidente de l’OCODEFAD que ses adversaires décrivent comme ambitieuse et manipulatrice à souhait, n’a pas hésité à faire équipe avec le rebelle Bozize, l’un des bourreaux d’hier, devenu chef de l’Etat. Mme Sayo qui dit avoir été violée et dont le mari a été tué par des « Banyamulenge » à son domicile accepte le poste de ministre du tourisme et de l’artisanat pour, dit-elle, faire bouger les choses de l’intérieur. Lorsque nous nous pointons au siège de son organisation, nous ne sommes pas les bienvenus. Un jeune homme présenté comme membre de la famille Sayo assume l’intérim de la présidente devenue ministre. Un groupe de femmes, certainement des victimes, est assemblée dans la petite cour. On nous interdit de les approcher. Nous patientons dans les environs et arrivons à aborder difficilement, en aparté l’une d’entre elles. De bonne foi, elle nous confie qu’elle sort d’une séance de « répétition » au cours de laquelle on leur apprend « ce qu’elles doivent dire aux enquêteurs qui vont venir les indemniser » (Sic). Nos tentatives pour rencontrer Mme Sayo sont vaines. C’est pendant notre séjour que nous apprenons que la ministre continue à faire l’objet de menaces. Aussi curieux que cela peut paraître pour un membre du gouvernement possédant une garde rapprochée.

C’est alors que l’un de nos interlocuteurs nous rapporte une histoire rocambolesque que malheureusement nous n’avons pas pu vérifier par de sources directes ou indépendantes. Mme Sayo serait en procès (à l’époque) avec sa belle famille qui lui reprocherait d’avoir fait tuer leur fils (son mari). Au greffe à Bangui où nous avons tenté de confirmer ne fut-ce que la plainte, on s’est caché derrière le secret de l’instruction. Preuve qu’il y avait effectivement une affaire devant la cour.

Les adversaires de Mme Sayo, même au sein de la société civile centrafricaine ont toujours considéré que la présidente de l’OCODEFAD avait bradé, si pas utilisé les victimes du conflit de 2002-2003 comme d’un marchepied pour assouvir ses ambitions personnelles.

4. Réveil FM International: Justement, pensez-vous que la CPI a craché sur les victimes centrafricaines et que par conséquent elle a perdu toute crédibilité ?

Donat Mbaya Tshimanga: Moi je dirais, par contre, que les centrafricains ont gaspillé une occasion en or non seulement de rendre justice aux victimes des crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis sur leur territoire contre leurs concitoyens. Ils ont loupé l’occasion de bâtir une vraie paix fondée sur la fin de l’impunité et la justice. Ils ont monnayé sur l’autel des intérêts personnels une opportunité d’un nouveau départ fondé sur un nouveau leitmotiv : plus jamais ça. Conséquence de ces ratés :

la RCA est plongée depuis dans une nouvelle guerre plus meurtrière que celle de 2002-2003. Les « Banyamulenge » ne sont plus là, la commission vérité et réconciliation a vécu mais la paix n’est toujours pas au rendez-vous car au lieu d’extirper les démons par la justice – la CPI a été une occasion idéale – ils ont préféré les recouvrir de cendre.

En dépit des faiblesses et fautes dans la documentation des crimes portés devant la CPI, les victimes n’auront eu que le mérite d’être reconnues comme victimes. Les auteurs des crimes et leurs vrais commanditaires ont échappé à la justice. Ils y ont même brillé par leurs absences.

Certains sont encore en vie et tirent les ficelles de l’actuel conflit armé. D’autres sont morts dont l’ancien président Ange-Felix Patassé. Certes les troupes de Bemba – invitées et placées sous commandement de Patassé - ont commis des atrocités pour lesquels les auteurs directs et intellectuels devraient payer.

Cela n’a pas été le cas. On ne condamne pas quelqu’un sur la base de la clameur publique. L’orientation prise par cette affaire centrafricaine qui était devenu, par la magie de la politique, une affaire RDcongolaise avait tout faussé et l’acquittement de Bemba n’a été que la conséquence logique du droit : l’accusation de Bensouda n’a pas pu prouver au-delà de tout doute que les troupes du MLC sur le terrain des opérations en RCA recevaient leurs ordres sur le théâtre des opérations à l’étranger d’un chef basé à des milliers de kilomètres.

Par contre, l’instance d’appel a sauvé la crédibilité de la CPI dans cette affaire et la procureure Fatou Bensouda devrait être honnête envers elle-même en démissionnant car elle a fait preuve de légèreté dans le montage de ce dossier. Elle et son prédécesseur Luis Moreno O'Campo auront effectué plus de mission en RDC qu’en Centrafrique, le théâtre des opérations. Pourquoi? Lorsque Jean-Pierre Bemba est arrêté le 24 mai 2008 en Belgique, le dossier n’est pas encore ficelé et la décision, dictée par des considérations politiques congolaises, est tout simplement précipitée par O’Campo.

Les juges d’appel à la majorité n’ont jamais dit que rien ne s’est passé en RCA entre octobre 2002 et mars 2003. Ils n’ont jamais dit que le contingent du MLC envoyé dans ce pays n’avait rien fait. Ils ont simplement constaté que l’homme amené par devant eux – et qui était en prison depuis 10 ans – n’était pas le donneur d’ordre des atrocités commises par ses hommes placés sous commandement d’un gouvernement légitime. Ou du moins, l’accusation n’a pas pu le démontrer au-delà de tout doute. Comment pouvait-il en être autrement dès l’instant ou ni Patassé, ni Bozize, ni Absoulaye Miskine, ni le commandant de l’Unité de sécurité présidentielle, ni le Français Barril et encore moins les libyens et Tchadiens n’ont été entendus, même pas à titre de renseignant? Pour l’accusation, depuis O’Campo jusqu’à Bensouda, la cause Bemba était entendue. Souvenez-vous de cette interview fleuve du procureur O’Campo dans un journal kinois qui évoquait déjà la possibilité d’une peine de 30 ans de prison pour Jean-Pierre Bemba.

Pour terminer, je dirai que la CPI est toujours utile pour la justice internationale. Si elle n’avait pas existé, il aurait fallu la créer tant qu’il y aura des despotes et autres régimes pour commettre et couvrir des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Elle sera encore utile tant qu’elle pourra rendre justice à des citoyens auxquels leurs pays refusent ou ne peuvent rendre justice.

Malheureusement, de l’adoption du Statut de Rome en juillet 1998 à ce jour, la CPI donne l'impression d’être devenu un instrument entre les mains des puissants et des vainqueurs pour éliminer ceux qui dérangent, tenter de refaire la géopolitique internationale, anéantir ses adversaires politiques. Qu’il s’agisse de Kabila et Alassane Ouattara aujourd’hui ou de François Bozize hier, la CPI a été détournée de sa mission première pour jouer le rôle de la justice des vainqueurs contre les perdants. Les victimes sont devenues le cadet de ses soucis sans oublier l’interférence du politique (le Conseil de sécurité de l’ONU) qui décide qui on poursuit et qui on ne touche pas quels que soient les crimes.

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vendredi 15 juin 2018

Aquarius-Migrants: Mark Lowcock, le chef humanitaire de l'ONU, a salué l'Espagne !

Le chef humanitaire de l' ONU, Mark Lowcock, a salué aujourd'hui l'Espagne pour son rôle important dans la diplomatie humanitaire internationale, le plaidoyer pour la protection des civils dans les conflits armés, et le soutien aux interventions d'urgence au cours de sa première visite officielle au pays du Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et coordonnateur des secours d'urgence.

« L'Espagne est clairement engagé à la protection des civils dans les conflits et est un acteur actif dans le système multilatéral d'entreprendre la diplomatie humanitaire forte, notamment condamnant les attaques contre les installations médicales et du personnel », a déclaré M. Lowcock lors de sa visite d'une journée à Madrid.

M. Lowcock a également encouragé l'Espagne à accroître son soutien financier à l'action humanitaire internationale, par exemple grâce à l'amélioration des contributions au Fonds central d'intervention d'urgence des Nations Unies (CERF) et d'autres fonds mis en commun par pays.

A Madrid, M. Lowcock a rencontré des représentants gouvernementaux de haut niveau, y compris le ministre du Travail, Migrations et sécurité sociale Magdalena Valerio; Secrétaire d'Etat Fernando Garcia Casas; Directeur de l'AECID Luis Tejada; et directeur général pour les initiatives multilatérales, des affaires des Nations Unies et les droits de l'homme Ignacio Morro pour discuter des crises et préoccupations, notamment au Moyen-Orient, en Amérique latine et au Sahel.

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mercredi 13 juin 2018

Le Conseil des droits de l'homme tient sa 38è session du 18 juin au 6 juillet

Le Conseil des droits de l'homme tiendra sa trente-huitième session ordinaire du 18 juin au 6 juillet 2018, à Genève, dans la Salle des droits de l'homme et de l'Alliance des civilisations (Salle XX) du Palais des Nations.

La session, qui s’ouvrira le lundi 18 juin à 9 heures sous la présidence de l’Ambassadeur Vojislav Šuc, de la Slovénie, sera la dernière à laquelle participera l’actuel Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, M. Zeid Ra’ad Al Hussein, dont le mandat arrive à échéance à la fin du mois d’août prochain. M. Zeid présentera au Conseil, ce lundi à 9 heures, une mise à jour des activités menées par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme depuis la session du Conseil, en mars dernier.

Durant ces trois semaines de session, le Conseil examinera plus de cent rapports présentés par 24 experts des droits de l'homme et autres organes d’enquête concernant de nombreux thèmes et pays. Il tiendra également trois réunions-débats et examinera, pour les adopter, les rapports de son Groupe de travail chargé de l’Examen périodique universel portant sur quatorze pays.

Le 18 juin au matin, la mise à jour du Haut-Commissaire sera suivie d’allocutions prononcées par M. Boris Johnson, Secrétaire d’État aux affaires étrangères et au Commonwealth du Royaume-Uni, et par M. Hassan Al Thawadi, Secrétaire général du Comité suprême pour la Livraison et l'Héritage du Qatar. Le 20 juin, le Conseil entendra une allocution du Président de la Slovénie, M. Borut Pahor et, le 26 juin, une allocution de Mme Karin Kneissl, Ministre fédérale pour l’Europe, l’intégration et les affaires étrangères de l’Autriche.

La Commission internationale indépendante d’enquête sur la République arabe syrienne fera le point, le 26 juin, sur l’enquête exhaustive qu’elle a menée au sujet des événements récents survenus dans la Ghouta orientale, en Syrie. Auparavant, le 25 juin, le Conseil aura examiné les rapports des Rapporteurs spéciaux sur la situation des droits de l’homme au Bélarus et en Érythrée.

Le Conseil tiendra, le 3 juillet, un dialogue élargi au sujet de la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo et, en particulier, dans les régions du Kasaï. Le 4 juillet, le Conseil entendra un compte rendu du Haut-Commissaire au sujet des progrès accomplis au regard de la situation des droits de l’homme des musulmans rohingyas et d’autres minorités du Myanmar.

Le Conseil examinera la situation au Burundi lors d’un débat avec la Commission d’enquête sur le Burundi; il sera aussi saisi d’un rapport du Haut-Commissariat concernant sa mission pour améliorer la situation des droits de l’homme et l’obligation de rendre des comptes dans ce pays. Le Conseil tiendra, les 3 et 4 juillet, des dialogues interactifs avec le Haut-Commissaire au sujet de ses rapports concernant Haïti, la République démocratique du Congo, l’Ukraine et la Géorgie; ainsi qu’avec l’Experte indépendante sur l’assistance technique dans le domaine des droits de l’homme en République centrafricaine.

S’agissant des questions thématiques, le Conseil tiendra, pendant la première semaine de la session, des débats interactifs avec les experts (rapporteurs spéciaux, experts indépendants et groupes de travail) qu’il a chargés de mandats portant sur les thèmes suivants: le droit de réunion pacifique; le droit à la santé; les exécutions extrajudiciaires; la solidarité internationale; le droit à l’éducation; la liberté d’expression; les droits de l’homme des migrants et des personnes déplacées à l’intérieur de leur pays; la discrimination à l’égard des femmes; la traite des êtres humains; et l’indépendance des juges et avocats. Le Conseil entendra aussi les rapports de la nouvelle Rapporteuse spéciale sur l'élimination de la discrimination à l'égard des personnes touchées par la lèpre et des membres de leur famille; et du nouvel Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination en raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre.

Toujours pendant la première semaine, le Rapporteur spécial sur la pauvreté extrême et les droits de l’homme présentera un rapport axé sur le Fonds monétaire international et l’incidence de ses activités sur la protection sociale. Le Groupe de travail sur la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales et autres entreprises présentera également son rapport.

Le lundi 25 juin, le Conseil examinera plusieurs rapports préparés à sa demande par le Secrétaire général des Nations Unies et le Haut-Commissaire aux droits de l’homme, portant – notamment – sur la violence à l’égard des femmes, les mariages d’enfants dans les situations de crise humanitaire, les droits de l’homme et les changements climatiques ou encore le champ d’action de la société civile. Le Rapporteur spécial sur les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l'intolérance qui y est associée présentera son rapport le 2 juillet.

D’autre part, la journée annuelle de débat consacrée aux droits de la personne des femmes aura lieu dans l’après-midi du mercredi 21 juin et au matin du 22 juin. Elle portera, d’une part, sur les répercussions de la violence en ligne sur les femmes défenseurs des droits de l’homme et sur les organisations de femmes; et, d’autre part, sur la défense des droits économiques des femmes par le biais des technologies de l’information et des télécommunications.

La réunion-débat annuelle sur la coopération technique pour la promotion et la protection des droits de l’homme aura lieu quant à elle le 4 juillet, axée sur la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Le Conseil organisera aussi, le 26 juin dans l’après-midi, une réunion-débat pour marquer le vingtième anniversaire de l’adoption des Principes directeurs relatifs au déplacement de personnes à l'intérieur de leur propre pays.

Enfin, le Conseil examinera, les 28 et 29 juin, les rapports de son Groupe de travail chargé de l’Examen périodique universel (EPU) portant sur quatorze pays : France, Tonga, Roumanie, Mali, Botswana, Bahamas, Burundi, Luxembourg, La Barbade, Monténégro, Émirats arabes unis, Israël, Liechtenstein et Serbie. Le Conseil adoptera les documents finals dans lesquels figureront notamment des observations et recommandations visant l’amélioration concrète de la situation des droits de l'homme dans chacun de ces pays.

Les 5 et 6 juillet, le Conseil se prononcera sur les projets de décision et de résolution qui lui seront soumis au sujet des questions examinées tout au long de la session.

Au terme de la session, le Président procédera à la nomination de nouveaux experts titulaires des mandats relatifs à la question des obligations relatives aux droits de l’homme se rapportant aux moyens de bénéficier d’un environnement sûr, propre, sain et durable, et à la situation des droits de l’homme dans la République islamique d’Iran. Il doit en outre désigner deux membres du Groupe de travail sur la question des droits de l’homme et des sociétés transnationales et autres entreprises, originaires l’un des États d’Afrique, l’autre des États d’Europe orientale; et un membre du Groupe de travail sur l’utilisation de mercenaires comme moyen de violer les droits de l’homme et d’empêcher l’exercice du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, originaire des États d’Europe occidentale et autres États.

Les dates indiquées figurent dans le programme de travail de la session et sont sujettes à changement. Ce programme de travail de même que l'ordre du jour annoté sont disponibles sur la page internet consacrée à la session. Y figure également l'ensemble de la documentation relative à cette session, notamment les rapports qui sont soumis au Conseil.

Outre M. Vojislav Šuc, Président, le bureau du Conseil est composé, pour la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2018, de M. Juan Eduardo Eguiguren (Chili, depuis le 4 juin), M. Evan P. Garcia (Philippines), M. Cristobal González-Aller Jurado (Espagne, depuis le 7 mai) et M. François Xavier Ngarambé (Rwanda), tous quatre Vice-Présidents, M. Juan Eduardo Eguiguren étant aussi Rapporteur.

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mardi 12 juin 2018

France et Belgique pour un meilleur suivi commun des radicalisés à leur sortie de prison

Paris, Edouard Philippe, Premier ministre et son homologue Belge Charles Michel

La France et la Belgique vont renforcer leur coopération dans le suivi des détenus condamnés pour terrorisme à leur sortie de prison, un "défi majeur" pour ces deux pays, a annoncé lundi, Edouard Philippe, le Premier ministre français. "Nos deux pays doivent anticiper, dès aujourd'hui et ensemble, la sortie des détenus condamnés pour des infractions terroristes en lien avec l'islam radical, ainsi que celle des détenus de droit commun quand il aura été observé qu'ils feraient l'objet d'un processus de radicalisation", a déclaré Edouard Philippe, lors d'une conférence de presse commune avec son homologue belge, Charles Michel. Sur plus de 70.000 détenus en France, quelque 500 personnes sont incarcérées pour des faits de terrorisme et 1.200 prisonniers de droit commun ont été identifiés comme "radicalisés".

Déclaration conjointe de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre, et de M. Charles MICHEL, Premier ministre du Royaume de Belgique, sur la coopération en matière de sécurité intérieure et de lutte antiterroriste

Paris, lundi 11 juin 2018

A l’invitation de la France, les Premiers ministres de la République française et du Royaume de Belgique, Édouard PHILIPPE et Charles MICHEL, se sont réunis aujourd’hui pour examiner les voies de la coopération entre nos deux pays en matière de sécurité intérieure et de lutte antiterroriste.

En la zone irako-syrienne et de renforcer la coopération en matière de lutte contre l’immigration irrégulière. Ainsi, depuis deux ans et à la suite d’échanges constructifs entre nos deux pays, des initiatives concrètes ont été prises par la France et la Belgique afin de mettre en œuvre cette coopération, dont la réorganisation des structures de concertation opérationnelle et stratégique dans la région frontalière, l’affectation en Belgique d’un magistrat de liaison français, l’intensification du recours aux équipes communes d’enquête (ECE), ou le détachement temporaire d’un agent de liaison de la police belge auprès du Préfet des Hauts-de-France à Lille. Les centres de coopération policière et douanière (CCPD) de Tournai et de Luxembourg assument, en outre, un rôle essentiel dans le développement de la coopération policière opérationnelle franco-belge dans la zone frontalière commune.

De même, la relation partenariale entre les services belges de renseignement et leurs homologues français a atteint un niveau de confiance et de transparence que nous pouvons qualifier d’exceptionnels. Nos deux pays franchissent aujourd’hui une étape importante pour que notre coopération s’étende aux nouveaux risques en matière de terrorisme islamiste et de radicalisation violente.

Le lancement de travaux sur les détenus radicalisés violents en fin de peine illustre ainsi notre volonté d’adapter notre coopération à des problématiques sans cesse renouvelées.

Nous souhaitons que la dynamique de coopération engagée en 2016 et 2017 par nos deux Gouvernements puisse s’accroître. Seule une volonté forte et partagée peut nous permettre d’assoir durablement et d’enrichir la coopération opérationnelle qui s’est établie, tant en matière de sécurité, de renseignement que judiciaire.

Déterminées à affronter sans relâche les nouveaux défis posés par la lutte contre le terrorisme et la radicalisation violente, la France et la Belgique ont décidé :

En matière de lutte contre le terrorisme :

- De poursuivre le renforcement des échanges d’informations, des coopérations opérationnelles et opérations conjointes entre nos services.

- De travailler sur l’harmonisation des critères d’identification biométriques au sein de nos bases de données, en particulier concernant le traitement de l’ADN, afin de faciliter l’arrestation de personnes mises en cause pour des faits de terrorisme.

- De faciliter les équipes communes d’enquêtes dès lors que des faits de terrorisme sont constatés sur les deux territoires. De veiller à assurer une communication coordonnée de nos autorités, afin de respecter le bon déroulement des procédures d’enquêtes menées de part et d’autre de la frontière.

- Soulignant la nécessité d’agir contre le financement du terrorisme, de nous accorder sur le renforcement de notre coordination en matière de lutte contre le trafic de biens culturels, souvent source de financement des organisations terroristes, notamment pour permettre de retracer la provenance de l’acquisition d’objets d’art, de collection et d’antiquités.

- Soulignant la nécessité de lutter contre le financement du terrorisme, de renforcer notre coordination et notre coopération en vue de mettre pleinement en œuvre les engagements pris à la conférence de mobilisation contre le financement du terrorisme (« No Money For Terror », Paris, 25-26 avril 2018) ; de nous accorder sur le renforcement de notre coordination en matière de lutte contre le trafic de biens culturels, souvent source de financement des organisations terroristes, notamment pour permettre de retracer la provenance de l’acquisition d’objets d’art, de collection et d’antiquités.

- D’intensifier les échanges entre les centres de crise français et belge afin de faciliter la mise en place de coopérations dédiées en cas de de gestion de crise nationale présentant des menaces ou des effets transfrontaliers.

- D’œuvrer à la mise en place d’une « quadripartite ministérielle » associant les ministres de la justice de la Belgique, de l’Espagne, de la France et du Maroc, devant permettre de matérialiser à haut niveau l’engagement de nos Gouvernements et leur solidarité dans la lutte contre le terrorisme islamiste. D’agir auprès de nos partenaires pour que celle-ci puisse se tenir d’ici la fin de l’année.

En matière de lutte contre la radicalisation violente :

- D’approfondir nos retours d’expérience et échanges de bonnes pratiques en vue de mieux lutter contre ce fléau et de prévenir de nouveaux passages à l’acte.

- En prévention d’une menace terroriste en constante évolution à laquelle nos deux pays font face ensemble, d’anticiper dès aujourd’hui la sortie [à court et moyen terme] des détenus condamnés pour des infractions terroristes en lien avec l’islam radical, ainsi que celle des détenus de droit commun radicalisés violents (« les sortants »). La perspective de ces fins de peine constitue un défi majeur pour nos administrations pénitentiaires, nos autorités judiciaires, nos services de renseignement, nos services de police et nos autorités administratives. Ces nouveaux thèmes de réflexion feront l’objet d’une concertation spécifique entre les autorités françaises et belges compétentes.

- De poursuivre notre collaboration en matière de lutte contre la radicalisation violente en milieu carcéral. Les administrations pénitentiaires et les services chargés du renseignement pénitentiaire, qui ont connu en France une montée en puissance importante ces derniers mois, approfondiront ainsi leur coopération afin de renforcer le suivi et la prise en charge des détenus radicalisés violents.

- Dans le prolongement de l’attaque terroriste qui a eu lieu à Liège le 29 mai 2018, de réfléchir à une harmonisation entre services français et belges des modalités de signalement des détenus radicalisés violent sortant de prison dans le Système d’Information Schengen (SIS).

- De poursuivre nos échanges sur la politique administrative et judiciaire de traitement et de suivi des combattants terroristes de retour de la zone irako-syrienne qui constitue une des priorités de la coopération franco-belge.

- De poursuivre les rencontres franco-belges de lutte contre l’extrémisme violent pour rassembler les autorités locales afin de les encourager à créer des partenariats et des échanges de bonnes pratiques en matière de prévention et de lutte contre la radicalisation violente.

- De tenir avant la fin de l’année 2018 une réunion d’experts concernés par la problématique de la prise en charge des mineurs revenants, afin d’échanger sur les besoins spécifiques de prise en charge de ces mineurs et d’accompagner leur retour dans la société, pour qu’ils ne constituent pas à terme une menace pour nos concitoyens.

Au niveau européen :

- D’appuyer avec détermination le renforcement des contrôles aux frontières extérieures de l’Union européenne, en particulier dans le contexte d’un retour possible des combattants terroristes étrangers sur le territoire européen. Pour répondre à ces défis, l’Union européenne s’est dotée depuis deux ans de nombreux outils : réforme et montée en puissance de l’Agence FRONTEX, contrôles systématiques aux frontières extérieures de l’Union européenne, adoption le 25 avril d’un système ETIAS visant à prévenir les risques sécuritaires et du système entrée/sortie le 30 novembre 2017 permettant l’enregistrement des passages des ressortissants de pays tiers en court séjour aux frontières extérieures de l’Union européenne.

- L’entrée en vigueur le 25 mai dernier du PNR européen constitue une avancée majeure dans la lutte contre le terrorisme et la criminalité grave, le renforcement du contrôle des frontières extérieures de l’Union européenne et la sécurité de l’espace européen. Toutefois, nous estimons devoir aller plus loin. Conjointement, avec nos partenaires néerlandais et britanniques, nous appelons à travailler, dans le cadre d’une coopération intergouvernementale, au développement d’un PNR ferroviaire qui pourrait, à terme, être élargi à d’autres partenaires européens afin de compléter le PNR aérien.

- En matière de criminalité organisée dans le champ de la lutte contre les réseaux de trafics d’armes et de la lutte contre le narcotrafic, nous souhaitons renforcer notre coopération via notamment les agences Eurojust, Europol et intensifier notre coopération transfrontalière.

- L’accès à la preuve numérique constitue un enjeu majeur dans nombre d’enquêtes judiciaires.

Dans le cadre de la coopération de justice pénale, nous appelons à la mise en place de canaux de communication plus rapides entre les services enquêteurs et les prestataires de services de communications électroniques. L’Union européenne doit se doter d’un dispositif ambitieux, qui assure la sécurité juridique nécessaire aux opérateurs et aux services enquêteurs et remédie à la disparité des cadres juridiques.

Nous nous engageons à poursuivre nos échanges en vue d’adopter des positions convergentes dans les négociations européennes au sein du Conseil (Justice et Affaires intérieures).

Dans l’objectif de faciliter l’accès transfrontalier à la preuve numérique, nous insistons sur l’importance de parvenir rapidement à un accord sur la proposition de directive sur la nomination de représentants légaux des fournisseurs de service Internet et la proposition de règlement relatif aux injonctions européennes de production et de conservation des preuves numériques. Le système qui sera mis en place doit être efficace, y compris vis-à-vis des fournisseurs de services ayant leur siège hors du territoire de l’Union, tout en respectant les libertés fondamentales.

Nous nous engageons à favoriser le partage et le retour d’expérience en matière d’identification des utilisateurs qui se connectent sur les plateformes Internet par l’intermédiaire de « smartphones », pour lesquels les fournisseurs d’accès à Internet n’attribuent pas un numéro d’identification de connexion Internet unique pour chaque utilisateur.

- Dans le contexte de l’entrée en vigueur le 25 mai dernier de la nouvelle réglementation générale européenne en matière de protection des données (RGPD), mais également de la jurisprudence de la CJUE en matière de collecte et d’utilisation des données personnelles, nous estimons nécessaire de veiller à la préservation d’un haut niveau d’efficacité des instruments européens et nationaux de lutte contre le terrorisme, tout en préservant l’équilibre entre protection des données personnelles, respect de la vie privée et sécurité de l’espace européen.

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vendredi 8 juin 2018

Jean-Baptiste André Godin, fondateur du Familistère à Guise dans l'Aisne !

Jean-Baptiste André Godin, fondateur du Familistère

De 1859 à 1884, Jean-Baptiste André Godin bâtit à Guise dans l'Aisne, l'un des rares exemples d'utopie réalisée, qui durera plus de quatre-vingts ans, à proximité de son usine de poêles en fonte, une cité de 2 000 habitants: le Familistère. Ce "Palais social" est l'une des plus ambitieuses expérimentations sociales du monde industrialisé.

Jean Baptiste André Godin (1817-1888) provenait d’un milieu modeste. Travaillant dès l’âge de onze ans aux côtés de son père dans l’atelier de serrurerie familial, il y découvrit sa vocation : le travail de la fonte. En dépit de sa brève scolarité, il développa néanmoins un intérêt sérieux pour les études. Adolescent, il découvrit les œuvres de Rousseau, Diderot et Voltaire qu’il achetait à des colporteurs. Plus tard il étudia les livres de Charles Fourier, dont l’influence fut déterminante dans la réalisation de son projet politique, le « Familistère de Guise », fortement inspiré par le phalanstère du socialiste utopique.

Il est temps de se demander si ceux qui créent la richesse n'ont aucun droit aux bienfaits et aux splendeurs qu'elle procure ! " Nous sommes en 1871. En une phrase, Jean-Baptiste André Godin, industriel de l'Aisne qui a fait fortune grâce à la fabrication de poêles en fonte, a résumé son grand projet dans « Solutions sociales ».

Au bout de la rue principale de Guise, dans l'Aisne, de grandes bâtisses rouges et un brusque changement d'échelle. Et ce n'est pas une question de volume. Non, au bout de cette rue, c'est en utopie qu'on est projeté.

C'est vrai qu'il est hors d'échelle le palais social de Jean-Baptiste Godin. Il surprend par ses dimensions mais très vite aussi, par son ambition. Au milieu du 19ème siècle, avant l'invention du communisme et dans la ligne du socialiste Charles Fourier, Jean-Baptiste Godin, l'inventeur des fameux poêles, s'était refusé à l'écrasement de la classe ouvrière naissante et avait tenté une expérience unique, sociale et architecturale, en bâtissant un lieu où patrons, employés et ouvriers pourraient habiter ensemble.

classé monument historique depuis 1991 et qui, l'an dernier, a accueilli 63.000 visiteurs. Construit à partir de 1859 près de la commune de Guise, ce lieu entouré de jardins et de bras de l'Oise représente il est vrai l'un des rares exemples d'utopie sociale réalisée. Avec une longévité exceptionnelle de... plus de quatre-vingts ans.

le Familistère concrétise aussi l'ambition de Godin de créer pour ses ouvriers un lieu de vie égalitaire et communautaire, dans la lignée du phalanstère imaginé par le philosophe Charles Fourier. A la redistribution des richesses se greffe l'idée d'assurer leur épanouissement, de les élever intellectuellement et moralement en organisant les conditions de leur bien-être grâce à un projet éducatif et social. Et de l'hébergement aux loisirs et à l'hygiène, tout a été pensé avec un souci du détail étonnant. Ainsi, au sein du palais, les logements ont été organisés autour de vastes cours intérieures éclairées par des puits de lumière. Ils disposent de l'eau courante. Un système d'aération sophistiqué a également été prévu.

La tombe de Jean-Baptiste André Godin au Familiistère

Jusqu'à 3.000 personnes, dont Godin et son épouse Marie Moret, habiteront les lieux et profiteront de ses aménagements. « Godin a conçu le palais pour que tout soit accessible dans un rayon de 500 mètres ".

Son succès économique était basé sur sa constante recherche de l’innovation. "Dans le champ de l’industrie, Godin était un génie de l’invention, déposant patente sur patente pour améliorer l’aspect de ses poêles et leur qualité technique, assurant ainsi à sa société une position de pointe dans le marché".

 En 1857, Godin acheta 18 hectares de terrain dans le voisinage de Guise et commença à bâtir ce qu’il appela plus tard « le Familistère. » Il ne le considérait pas seulement comme un toit offert à ses ouvriers et supérieur à l’habitat individuel, mais comme une sorte d’instrument pour assurer le bien-être, la dignité et le progrès individuel. En 1867, l’année ou Marx produisait le premier volume du Kapital, Godin inaugurait l’aile gauche et le bâtiment central du Familistère avec une grande fête : « Les festivités des travailleurs ». En 1869, il finissait la construction d’un théâtre, d’une école, de magasins et d’une piscine chauffée à fond ajustable pour permettre aux enfants de recevoir des leçons de natation. En 1877, l’aile droite du bâtiment principal était achevée, tandis que de nouveaux bâtiments étaient construits pour élargir le complexe urbain dans son entier.

Godin introduisit simultanément un système de sécurité sociale (1860), l’éducation obligatoire pour tous (laïque, mixte et gratuite). Et en 1868, Godin emménagea lui-même dans un des appartements du corps principal de son Familistère. Sa première femme refusant de le suivre, il divorça et épousa quelques années plus tard Marie Moret, responsable de la coordination de la garderie infantile, de la maternelle et de l’éducation scolaire.

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RDC: Et si c'était lui Francis Mvemba, le prochain Président ?

Francis Mvuemba, Président du Parti Émergence du Congo

La République démocratique du Congo a besoin de l'alternative politique, de l'aggiornamento politique, un vrai changement qui implique le "dégagisme" sans complexe pour l'instauration d'un Etat de droit. Haro aux Dinosaures et Mammouths dont le multiple recyclage a montré ses limites. Seule la jeunesse engagée et patriotique peut relever le défi. Le mépris du régime d'imposture, d'occupation et d'occupation de Kinshasa à l'égard de sa diaspora est nauséabonde. Les politicailleurs-Ventriotes et Mabumucrates qui ont contribué à jeter la RDC plus terre que terre, doivent avoir la décence d'aller cultiver le BitekuTeku ou pêcher le Ndakala. Ils ne veulent pas de la diaspora congolaise, nous ne voulons pas non plus d'eux. Pourquoi des jeunes congolais qui ont fait leurs preuves dans des pays qui ont accueilli leurs parents, n'ont-ils pas droit d'apporter leurs expertises au Congo, pays d'origine de leurs parents ? La jeunesse congolaise de la diaspora doit retrouver sa vraie place dans les institutions républicaines du pays. Francis Mvemba incarne-t-il un renouvellement dans la vie politique de la République démocratique du Congo (RDC)? Entrepreneur à succès, il ne brigue pas moins que la magistrature suprême de son pays. Il a partagé avec Sputnik son programme pour la RDC, sa vision de l’Afrique et des relations entre son pays et la Russie.

«Je porte en moi, l'espoir de la jeunesse, pour l'espoir et le renouveau du Congo. Je suis candidat à l'élection présidentielle dans mon pays». Par cette déclaration fracassante, Francis Mvemba annonce son entrée dans la vie politique de la République démocratique du Congo (RDC). Entrepreneur à succès, il appartient à la jeunesse congolaise active, partisane d'un cadre multipolaire du monde. Réveil FM International reprend son interview accordé à nos confrères de Sputnik.

1. Vous annoncez votre candidature à l'élection présidentielle de la République démocratique du Congo. Pourquoi maintenant et quel est votre objectif politique?

Francis Mvemba: Mon engagement pour la RDC est une mission sacerdotale, avec une détermination sans faille, qui me permettra de rendre à la nation congolaise sa souveraineté mise à mal par la prédation organisée et la forfaiture sans précédent, de permettre à tout le monde d'espérer et croire en sa chance.

La destinée d'un peuple s'accomplit lorsque celui-ci se trouve dans une autosuffisance alimentaire, le goût intrinsèque d'apprendre et la sublimation de ses connaissances au service de la nation.

L'amalgame de ces ingrédients, qui constituent la cheville ouvrière de la réussite d'une nation pérenne donnera la possibilité, à ce peuple aujourd'hui décrié, d'accéder à la liberté de choix de leur vie, ouvrant par voie de conséquence, les portes de la vraie démocratie tant espérée par tous…

Frantz Fanon illustrait bien, dans sa description métaphorique sur l'Afrique, qu'elle avait la forme d'un revolver et la gâchette se trouve au Congo. Dans sa position géopolitique et géostratégique, la RDC indubitablement, devrait reprendre sa place d'antan, de leader incontesté, qui faisait rêver d'autres nations africaines.

2. Vous avez décidé de ne pas vous joindre à un quelconque rassemblement de l'opposition, qu'est-ce qui vous différencie des autres candidats?

Francis Mvemba: Tout d'abord, je ne suis pas le produit des systèmes ou des alliances politiques du passé. J'incarne la jeunesse et le changement. Un changement qui se décline sur un leitmotiv, que tout le monde doit intégrer, l'espoir d'un peuple… Mon challenge, qui n'est pas d'ailleurs un rêve insensé que chaque Congolais puisse croire en sa nation et en ses dirigeants.

Au travail et à la méritocratie, avec l'apport de la jeunesse dépourvue du tribalisme, du régionalisme et du népotisme qui gangrènent la terre de nos ancêtres, afin de bâtir ensemble une nation équilibrée, équitable, synergique à la lumière de ses 435 ethnies.

3. Quel constat faite-vous de la situation de votre pays? Quelle est votre analyse?

Francis Mvemba: La RDC, depuis 40 ans, n'est plus sur le chemin de la prospérité, de l'émergence, mais sur celui de la souffrance et du désespoir, mettant nos populations entières dans une paupérisation insupportable. Or, ce pays qui m'a vu naître possède une potentialité énorme, avec la première richesse dont nous disposons: celle de nos filles et fils qui font le socle de notre futur épanouissement.

C'est avec ce peuple que je vais pouvoir dessiner les contours des nouvelles fondations d'un État au demeurant en faillite, laissé à l'abandon… Une faillite morale, idéologique, institutionnelle, sociétale et matérielle sciemment entretenue par ceux qui ont fait de ce pays, le grand Congo aux pieds d'argile, devenu la risée de tous.

4. Vous nous avez parlé à plusieurs reprises de votre programme et de votre projet, quelles sont les solutions de redressement de votre pays?

Francis Mvemba: En circulant à travers toute l'étendue du territoire congolais, j'ai mesuré les priorités de mon peuple et pu toucher du doigt les vraies réalités qui prévalent dans ce vaste territoire, grand comme toute l'Europe occidentale réunie.

Dans la recherche des solutions pour le redressement économique de mon pays, j'ai vu, la mort dans l'âme, comme dans la Russie des années 1990, comment les ressources de ma nation sont détournées et sorties en contrebande. Nous ne laisserons plus les provinces et autres zones de non-droit devenir le refuge de rebelles, de pilleurs et de contrebandiers. Selon un rapport de African Business Magazine, la richesse minérale totale de notre sol est estimée à 20.000 milliards d'euros et notre nation atteindra un marché potentiel de 100 millions d'habitants.

En établissant de façon honnête, responsable et pérenne les partenariats politiques, économiques, technologiques et financiers, pour le bien-être et le vivre ensemble de nos populations respectives, nous nous hisserons en étendard, en porte flambeau, à la lumière de nos ressources naturelles incommensurables, en carrefour économique, sous-régional, digne d'une nation souveraine et réconciliée avec les vraies valeurs d'un État de droit.

5. Mais pourquoi avoir pris cette décision de se présenter à l'élection présidentielle?

Francis Mvemba: J'ai pris la ferme résolution, une décision mûrement réfléchie, de me présenter comme candidat à l'élection présidentielle en République démocratique du Congo. Ayant pris conscience de la gravité de la situation catastrophique que mon pays traverse, une mission d'urgence patriotique pour sauver le Congo était nécessaire. Une mission qui est celle de la libération du peuple du joug de la souffrance dans laquelle il s'est englué depuis des décennies. Je réponds naturellement, en tant que patriote, à l'appel de ma conscience et je suis prêt à relever ce défi. J'en ai la force et les convictions. Aucun obstacle, aussi grand soit-il, ne m'empêchera de prendre en main la destinée de mon pays.

J'en appelle à tous les Congolais, tant ceux de l'étranger, qui sont le cordon ombilical économique de notre patrie, qu'à tous ceux d'entre nous vivant au pays. J'invite solennellement et fraternellement tous mes compatriotes à faire bloc derrière cette candidature d'espoir qui est une chance pour le renouveau du Congo. Cette révolution démocratique ne pourra en aucun cas se faire, sans les forces vives de la nation.

6. Concrètement, quels sont vos engagements politiques? Avez-vous des priorités dans votre programme?

Francis Mvemba: L'enjeu, sans prétention aucune, à la lumière de mon expertise et connaissance du terrain, est de redonner l'espoir à mon peuple meurtri, qui vit avec moins de 1,8 $ par jour dans une misère absolue. De rétablir l'autorité de l'État, de l'appareil judiciaire et policier. De lutter activement contre la corruption institutionnalisée…

Je souhaite redorer le blason de l'armée nationale en déliquescence, fleuron de la patrie, la mise en place, dans un court délai, d'une classe moyenne et compétitive, rétablir enfin, la souveraineté du territoire national, en bonne entente avec nos neuf voisins éternels.

Notre programme s'articulera sur trois volets spécifiques, qui sont regroupés dans la devise emblématique de la Nation congolaise, à savoir, Justice, Paix et travail.

Dans le volet justice: l'un des postes régaliens qui est le régulateur des Institutions, de tous les appareils de notre démocratie, devrait avoir une place sans conteste prépondérante dans nos actions pour l'établissement d'un État véritablement de droit: la justice pour tous, et l'impunité sera bannie à jamais. L'indépendance de la justice et l'impartialité de juges seront renforcées par un arsenal juridique et judiciaire qui sera verrouillé par le vote à l'Assemblée nationale.

Dans le volet paix: ce volet porte bien son appellation, «paix». Pour avoir une paix durable, il faut reconstruire l'armée nationale qui sécurisera nos frontières et les intérêts de la nation. La mise en place d'une armée professionnelle avec des unités et centres de formation avec instructeurs aguerris, disséminés dans toute l'étendue du territoire.

Recensement de l'armée congolaise qui est infiltrée par des éléments subversifs portant atteinte à l'intégrité territoriale. Rendre obligatoire, «l'engagement citoyen», service militaire d'un an, dans l'une des unités de l'armée nationale, après ses études secondaires. Réformer également, la police nationale et mise à la retraite anticipée de tous ceux qui se sont enrichis illicitement dans l'exercice de leurs fonctions. Former la police nationale dans le respect de la population, tout en jouant le rôle du gardien de la paix.

La création d'une unité de surveillance du territoire, dédiée au renseignement extérieur. Tout en redonnant une autre vocation à l'Agence Nationale du Renseignement, ANR en sigle, un conglomérat et agglomérat d'agents sans formation spécifique, qui devraient être au service de la nation. Le recensement et refonte de cette agence paraît urgent pour la sauvegarde des intérêts stratégiques du pays.

La réactivation de la police militaire, qui assurera la sécurité et l'application des lois au sein de l'armée congolaise qui s'est illustrée dans l'incivisme à outrance.

Dans le volet travail: en 1963, le Congo avait plus de 3.000 industries rentables qui employaient les enfants du pays. Elles ont quasi toutes disparu, avec également la zaïrianisation, impulsée par la folie mégalomaniaque de feu Mobutu. Un emploi, en RDC, équivaut à 7 personnes qui vivent ou survivent sur un salaire. Lorsqu'on crée 150.000 emplois, ces emplois créés soutiennent à hauteur d'un million de Congolais… Et nous allons en créer, des emplois, en utilisant notre projet de société qui produit des richesses.

Nous allons reformer et alléger les charges de ceux qui vont investir dans la politique agraire, en mettant en place une réforme agraire qui favorisera les autochtones, les locaux qui seront en plus subventionnés. Nous produirons localement nos produits, en mettant l'accent sur les produits de la première nécessité. Tobanga Nzambe! Que Dieu bénisse le Congo.

7. Au vu du rapprochement observé actuellement entre la Russie et la RDC, le tout au moment d'un plein retour de Moscou sur le continent africain, quelle analyse en faites-vous? Quelle est cette place de la Russie dans ses rapports, aussi bien avec la République démocratique du Congo, que plus généralement avec l'Afrique?

Francis Mvemba: Le Président Vladimir Poutine avait lancé, lorsqu'il est arrivé au pouvoir, un message fort significatif, à l'endroit de l'Afrique et des Africains, définissant sa politique en Afrique.

Dans son pragmatisme, il s'imposera comme l'un des meilleurs garants du monde multipolaire, et dira sans ambages: «Je déteste l'instabilité politique. Par conséquent, je ne peux pas m'installer dans des endroits ou établir des relations fortes avec des nations, des régimes, qui ne sont pas solidement ou durablement installés. Par contre, toute nation qui s'installe dans une démarche de pérennité, de stabilité, j'essayerai d'établir un certain nombre de contrats dans l'économie, sur le terrain politique, social et sur le terrain du conseil militaire également.»

Pour joindre l'acte à la parole, il apportera symboliquement à l'OUA, l'Union africaine actuelle, une enveloppe de 2 millions de dollars et ajouta: «cette somme est une invitation aux Africains à se prendre en charge pour aller vers leur autosuffisance, leur indépendance. Il faut cesser les grands financements extérieurs et commencer à vous autofinancer intérieurement. Vous avez la possibilité de le faire avec l'active participation de vos États respectifs. Autodéterminez-vous et fuyez l'aide extérieure. La main qui vous donne est celle qui vous asservira!»

Ce qui est clair aujourd'hui, c'est que nous sommes à l'aube de grandes avancées dans la diplomatie africaine de la Russie, à la lumière de ces deux dernières actions concrètes en Afrique centrale, où celle-ci vient de poser sa marque de fabrique: Une quarantaine d'éléments des forces spéciales russes ont été affectés à la garde rapprochée du président Touadéra, faisant grincer les dents de ceux qui entretiennent l'instabilité dans cette zone, riche en ressources naturelles. Ces militaires ont une capacité d'adaptabilité étonnement professionnelle et font partie des instructeurs russes déployés en République centrafricaine pour une mission de formation et de sécurisation, dans le cadre d'une livraison d'armes en janvier 2018.

À l'heure où les radars et les projecteurs de la communauté internationale étaient braqués sur les prochaines élections en RDC, la Russie dans sa stratégie silencieuse, adepte de la realpolitik, souverainiste convaincue, s'implante au Congo, où tous les enjeux stratégiques se dessinent, et dame le pion à tout le monde au grand dam de ses adversaires. Cette coopération militaire marque un tournant historique dans la politique souverainiste de Moscou, pour la stabilité en Afrique subsaharienne.

À terme, comme le président Poutine l'avait spécifié et martelé dans son message aux Africains et à l'Union africaine, à propos de leur indépendance véritable, cette coopération ne s'arrêtera pas que dans le domaine militaire, mais aussi économique, commercial, énergétique et plus loin encore, dans le secteur des mines et de l'agriculture.

Il faudra se rappeler un tant soit peu des faits historiques de la Russie en Afrique où elle a, à plusieurs reprises, tenté de s'imposer. Au XVIIe siècle, où la Russie avait le projet de s'établir en Éthiopie ancienne, où elle partageait un certain nombre de points communs avec la communauté de foi de l'orthodoxie chrétienne. Une alliance qui avait pour but de faire un contrepoint contre l'invasion étrangère, notamment italienne.

Elle tentera également de s'installer du côté de Madagascar à l'époque de Pierre le Grand. Le but était clair, d'arrêter les velléités, l'influence de la Grande-Bretagne dans l'océan indien. Avec deux angles stratégiques, celui de l'océan indien et de se tourner vers l'Afrique. Un fait historique sans précédent; la Russie voulait installer la nouvelle Moscou à Sagala, actuelle Djibouti. La Russie sera ostracisée par certaines puissances pour qu'elle ne puisse pas avoir pied en Afrique.

Géopolitiquement, dans sa position éloignée de notre continent, elle n'a pas pu avoir le même rôle que les Occidentaux, qui avaient opté pour la conquête de notre Afrique tant convoitée. Cela a créé une certaine frustration, qui se définit et se traduit aujourd'hui par son engagement ferme d'aider ce continent en proie à des visées expansionnistes.

C'est dans les années 50 qu'on verra apparaître ce concept issu d'une doctrine souverainiste qui a commencé à profiter à la Russie. Il a fallu attendre l'arrivée de Khrouchtchev, avec sa diplomatie et son approche militaire, pour qu'on vive l'avènement des révolutionnaires souverainistes, comme Sekou Touré, Patrice Lumumba et Kwame Nkrumah aidés, soutenus par la Russie avec l'optique de refuser la colonisation.

La Russie a accompagné structurellement dans leur émancipation l'ANC en Afrique du Sud, le MPLA en Angola, Frelimo et le Mozambique, jouant le rôle, de garante du monde libre. Le mur de Berlin tombera en nombre 1989, la Russie perd pied et son influence en Afrique. Ses ambassades ferment, les conseillers militaires sont rappelés, et la Russie plie bagage. Aujourd'hui donc, le paradigme évolue et une nouvelle lecture géopolitique et géostratégique se fait avec la Russie de Vladimir Poutine, offrant une autre alternative.

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jeudi 7 juin 2018

RDC: Contre le 3è mandat d'Alias Joseph Kabila, le "NON" est salutaire !

30 mars 2001, Alias Joseph Kabila face aux journalistes à l'ONU à Genève. Photo Archives Réveil FM International

En République démocratique du Congo, nous avons à faire à des bandits enfarineurs ! En mars 2014, le Vuvuzélateur national Lambert Mende avait déclaré sur TV5 Monde: Joseph Kabila "respectera la Constitution" laquelle limite la présidence à deux mandats consécutifs laquelle limite la présidence à deux mandats consécutifs. Il ne se représentera pas en 2016. "En 2016, il y aura un passage de flambeau civilisé entre un président qui sort, et un président qui entre" ! De la poudre de perlimpinpin ! La diaspora congolaise, comme les autres diasporas africaines, vont voter à l'élection présidentielle du 23 décembre 2018, bang plus de vote pour la diaspora ! L'argent que Corneille Nangaa a dépensé de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) pour acheter ses "machines à voler et à tricher", n' aurait-il pas pu servir au recensement des Congolais de l'étranger ? C'est pour la troisième fois que les "Enfarineurs" empêchent la diaspora congolaise de faire usage de son droit de vote, droit que lui reconnait la Constitution. Des Politicailleurs-Ventriotes et Mabumucrates ont pris en otage la RDC, ils en ont fait un butin de guerre.

Les mitrés Congolais contre le 3è mandat d'Alias Joseph Kabila ! Dessin Kash

de la RDC La résistance n'est pas l'opposition. La résistance congolaise n'a jamais reconnu le régime d'imposture d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et sa bande des mafieux affairistes, des fossoyeurs de la République. Aller aux élections avec alias Joseph Kabila illégitime depuis le 19 novembre 2016, avec un glissement de deux ans, après deux hold-up électoraux: élection Louis Michel 2006 et élection de novembre 2011, c'est légitimer son régime autocratique, tortionnaire et dictatorial. C'est aussi ignorer la prise en otage du peuple congolais et ses institutions républicaines par des Dinosaures Mobutistes et Mammouths Joséphistes. C'es enfin ignorer les crises enchevêtrées que vivent la République démocratique du Congo. Seule la tabula rasa est salutaire pour répartir à zéro et pas avec les mêmes acteurs politiques ventripotents et corrompus qui ont trahi le Congo ! Monsieur l'Abbé Nshole a fait une déclaration claire: "Soutenir un troisième mandat de Kabila, c’est insensé !"

Les mitrés Congolais contre le 3è mandat d'Alias Joseph Kabila ! Dessin Kash

Jésus et Hitler ont dit "Non". Le premier à la haine et le second à l'amour . Seul le diable songerait à le faire courir dans la même catégorie. Il y a des "Non" qui ne sont que des postures, des conforts ou des lâchetés. Il suffit de se mettre à l'écoute du discours dominant pour s'en convaincre: les lynchages à répétition, les bouffées de nihilisme de la bourgeoisie compradore, les défis lancés à des adversaires virtuels ou fantasmés, les assauts donnés à des ennemis déjà à terre, les hallalis et les aboiements, autant d'alibis gesticulatoires destinés à justifier l'acceptation de tout, y compris du pire. Sommes nous en tant que Congolais contraint d'accepter l'inacceptable sans aucune appréciation et récul de notre part. Inspirons-nous de ce qui se passe ailleurs, puisons nos forces dans notre histoire, prenons l'exemple de ceux qui à un moment ou à un autre de leur vie ont dit "Non" tout en connaissant au préalable ce que ce Non leur coûterait.

Un "Non" qui n'induit pas ou qui ne sous-tend pas un "Oui" n'a aucun intérêt. C'est un "Non" inconsistant parce qu'irresponsable, médiocre parce que sans danger ! La force et la richesse d'un "Non" dépend à la fois de la nature du " Oui" qu'il implique et du risque que l'on prend en le proférant.

Le "Non" du général de Gaulle fut un "Oui" à la France. L'appel du général de Gaulle du 18 juin 1940 à la radio londres de la BBC est historique. Depuis sa retraite en Angleterre, De Gaulle avait appelé les français à la résistance contre l'occupation allemande.

Le "Non" de Zola fut un "Oui" à la démocratie. Le Non d'Emile Zola est cathartique- il crie dans son article "J'accuse " que le capitaine Dreyfus n'est pas coupable. Zola assène qu'il y a eu forfaiture de la part des hauts placés de l'armée. Zola dit non à la nomenklatura sacralisée. Par son non Zola sauve la crédibilité de l'Etat, l'image de la patrie, l'âme de la République et peut être aussi l'honneur de l'armée.

Le "Non" de Mirabeau à Dreux-Brézé fut un "Oui" au droit du peuple. Le 23 juin 1789, alors que Louis XVI décide de disperser l'Assemblée. Devant le refus des députés du tiers et de quelques députés. Dreux-Brézé vient rappeler l'ordre du Roi à Bailly, le doyen du tiers. C'est alors que Mirabeau s'avança et dit "Allez dire à votre Maître que nous sommes ici par la volonté du peuple, et que nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes".

Il y a aussi le "Non" de ceux qui se mettent en travers d'une oppression, d'une répression ou d'une régression. Ces "Non" emblématiques comme de Galilée: tout le monde voit bien que le soleil se lève à l'est pour se coucher à l'ouest, tourne autour d'une terre qui ne bouge pas, sans quoi nous nous retrouverons la tête en bas. Qu'un kilo de plomb tombe plus vite qu'un kilo de plume, que l'immobilité est l'état naturel des choses et que seul un choc peut mettre en mouvement, avant que tout naturellement, elles s'immobilisent de nouveau. que les choses tombent parce qu'ils ont tendance à se diriger du haut vers le bas.

Michel Servet, théologien et médecin, fut brulé vif pour ses idées non conformistes à l'égard de l'Eglise le 27 octobre 1553 à Champel banlieue de Genève. Sa théologie anti-trinitaire fut comparée à l'adoptianisme, au sabellianisme ou encore au modalisme qui étaient des anciennes hérésies du christianisme. Michel Servet fut victime d'un crime de la Réforme.

Plus proche de nous, la publication des "versets sataniques" de Salman Rushdie en septembre 1988 a déclenché immédiatement une vive réaction dans le monde islamique en raison de sa description jugée irrévérencieuse du prophète Mahomet. Le 14 janvier 1989, le roman a été l'objet d'un autodafé à Bradford au Royaume Uni. Et le le 14 février 1989, une fatwa réclamant l'exécution de Rushdie a été proclamé par l'Ayatollah Khomeini sur la Radio Téhéran.

Les "Non" emblématiques eurent au moins en commun de leur valoir le martyr ou la proscription dès lors que se déchaînèrent contre eux les foudres conjuguées de l'inquisition et de la raison d'Etat. Il faut dire non à l'absolutisme clérical, à la dictature militariste, à la tyrannie féodale, au fanatisme intégriste, à l'oppression oligarchique.

Le débauchage voire le vagabondage sans complexe des acteurs politiques congolais est inquiétant. Certains sont passé sans gène du Kasa-vubuisme, Lumumbisme, Mulelïsme, Tshombisme au Mobutisme, d'autres du Tshisékedisme, kibassisme au Mbembisme, Kabilisme sans regret. Ils ont pris l'habitude de mobiliser le négationnisme formel dont ils sont issu au profit de la dynamique qu'ils ont ralliée. Combien des politicailleurs congolais n'ont-ils pas déserté tous les combats positifs, renoncés à tous les projets. Ils ont abandonné toutes leurs anciennes espérances, trahi tous leurs anciens engagements, et n'envisagent plus de pouvoir transformer, construire ou même concevoir un autre monde que celui-de la dictature- qu'ils ont intériorisé les règles en les décrétant indépassables.

Combien d'acteurs politiques congolais ventriotes aujourd'hui s'accrochent à des "Non" sans risque ni perspective qui nécessitent simplement que l'on gonfle ce que l'on refuse encore ou ce ce que l'on feint de refuser, pour ne point s'avouer à soi-même qu'en réalité on ne refuse presque plus rien. Ainsi souffle-t-on sur les braises de la démocratie pour mieux s'ancrer à une vision anti-démocratique de convenance.

Pour nous remonter le moral, nous avons choisi quatre personnalités congolaises sans aucun parti pris ni étroitesse d'esprit, car nous estimons à un moment ou un autre de l'histoire de notre pays, ces personnalités ont été à la hauteur de ce qu'on pouvait attendre d'eux. Conducteurs de masse, ils ont su canaliser les aspirations de notre peuple. Leur courage face aux dérapages d'un pouvoir colonial, autocratique et dictatorial, leur vaut une reconnaissance nationale. Ces personnalités sont : Msiri, Papa Simon kimbangu, le cardinal Albert Malula, Etienne Tshisekedi, le sphinx de Limeté et le Collectif des Patriotes-Résistants-Combattants; Ces trois personnalités ont à un moment donné canaliser les aspirations de notre peuple, face aux différents pouvoirs qui ont oppressés notre pays: pouvoir génocidaire et colonialiste des Belges; pouvoir autocratique et dictatorial de Mobutu...ils ont été des conducteurs de masse qui à un moment de l'histoire de notre pays ont pris des positions courageuses pour défendre le peuple. Notre choix n'est pas exhaustif, il peut être compléter démocratiquement par ceux qui ont d'autres noms qui nous échappent.

1. Ngelengwa M'Siri Shitambi Mwenda I, pas de drapeau des colons sur son Empire !

Msiri, né en 18301, était roi du Garenganze dans le Katanga, de la tribu des Wanyamwezi avant l'arrivée des européens dans la région. Son royaume, dont l'apogée fut l'époque 1870-1886, s'étendait sur « un territoire aussi étendu que la Grande-Bretagne ». son empire s'étendait à cette époque "du pays de Luba au nord, jusqu'à la rivière Zambèze au sud et du Lunda à l'ouest jusqu'au lacs Tanganika et Nyassa à l'est."Sa résidence, Bunkeya, située à 160 kilomètres au nord de Lubumbashi (ancienne Elisabethville) était — avant l'arrivée des européens au Katanga — un centre d'affaires grouillant d'activité, renommé dans toute l'Afrique. M'siri avait sous ses ordres une armée de 10.000 guerriers, dont 3000 possédaient des mousquets. M'Siri fut abattu par le capitaine Omer Bodson, un officier belge le 20 décembre 1891, venu le chercher manu militari comme le lui avait commandé William Grant Stairs, capitaine anglais mandaté par l'État indépendant du Congo (EIC) pour soumettre le roi du Garenganze au drapeau du nouvel État. M'siri a dit "Non" ! Il a toujours refusé que le drapeau des colons trône sur son empire. Il en est mort ! En effet, Malgré les grandes armées de M’siri, les révoltes des Basanga et des Bana Mutimbi l’affaiblirent. En plus des guerres, il devait faire face à une succession d’expéditions européennes qui arrivaient à Bunkeya pour l’assujettir et s’accaparer du Katanga. C’est l’expédition Stairs, commanditée par le roi des belges Léopold II, qui vint pour occuper le Katanga de force. Comme il l’avait fait auparavant avec d’autres expéditions, M’siri rejeta l’implantation du drapeau de l’État indépendant du Congo (EIC). Le 19 décembre, Stairs défia M’siri et hissa le drapeau bleu à l’Etoile jaune sur une perche, alors que la règle stipulait que cet acte devait suivre la signature d’un traité que M’siri avait refusé de signer.

Face à cette confrontation, le soir du 19 décembre, M’siri convoqua les notables au Mont Nkuru (Nkulu) pour une grande réunion, dans laquelle il leur fit part des dangers qui régnaient sur l’empire. Après une longue discussion, le Conseil rejeta l’implantation du drapeau de l’EIC. Sur-le-champ, M’siri ordonna à l’intendance d’ouvrir les magasins et de sortir les belles étoffes. Il fit distribuer des tissus blancs à tous les princes et dignitaires qui étaient présents. Mais il ordonna à son fils Masuka le tissu rouge et le somma à partager son repas. C’est alors qu’il lui confia qu’à eux deux, ils avaient un long voyage à faire. Masuka obtempéra, sans bien comprendre le message derrière ces paroles solennelles.

Le dimanche 20 décembre au matin, M’siri se trouvait chez sa deuxième épouse, la reine Ihozyo (Kanfwa), et c’est là-bas que le trouvèrent le capitaine Bodson et le marquis de Bonchamps. Brisant les règles du protocole, Bodson entra dans l’enceinte de Ihozyo, accompagné de nombreux soldats. A travers son interprète zanzibarite, il ordonna à M’siri de le suivre à Kyowe pour signer le traité de soumission. Kyowe était l’endroit où l’expédition Stairs avait établi son campement. De nouveau, M’siri rejeta cet ordre, et haussa le ton, exigeant à Bodson de s’en aller.

Après avoir rabroué Bodson, M’siri se leva pour entrer dans sa maison. C’est alors que, lâchement, Bodson ouvrit le feu et atteignit le Mwami plusieurs fois dans le dos. A cet instant, le Mwanangwa (prince) Masuka, qui était assis derrière le grenier, comprit le message que son père lui avait intimé la veille. A son tour, Masuka tira sur Bodson et l’atteignit dans le ventre, le blessant fatalement. Après avoir vengé son père, Masuka sera repéré et tué quelques instants plus tard.

Cette scène, qui dura à peine quelques minutes, sema la panique générale dans tout le village et les environs. Les soldats de Stairs reçurent l’ordre d’emporter le corps gisant de M’siri, le trainant par les pieds à travers le village. Ensuite, ils lui coupèrent la tête et la mirent sur un pieu de la palissade de Kaleba, abandonnant ainsi le corps décapité de Msiri aux pieds d’une termitière en dehors de l’enceinte de Maria da Fonseca, une des épouses de M’siri, qui était une mulâtresse originaire de l’Angola. Elle trahit M’siri et collabora avec l’expédition Stairs.

Bien que victorieux, le commandant Stairs ne pouvait pas être tranquille, car il craignait que les Bayeke allaient se venger de la mort de leur père. Les rumeurs pullulaient et dans cet état de crise, tout le monde était sur le qui-vive. Dans Bunkeya, les gens chuchotaient que Stairs recherchait tous les grands notables de M’siri pour les mettre à mort. Le 21 décembre, 1891, avec l’assistance de Kyamunda et Kimpipwe, le Mwanangwa Kalasa inhuma son père dans le Kraal de la reine Ihozyo (Munema), lieu même où il fut assassiné. Le surlendemain, le Mwanangwa Kalasa succéda à son père, et devint le deuxième Mwami des Bayeke.

2. Simon Kimbangu, l'incarnation de la résistance pacifique

Catéchiste chez les missionnaires baptistes (Baptist Missionnary Society) en 1921, Simon kimbangu prit son indépendance à l'égard de la mission baptiste. Ses prédications accompagnées de quelques prodiges attirèrent les foules. Accusé, il fut arrêté puis déporté dans son propre pays à plus de 2.200km au Katanga par les pouvoirs colonialistes belges. Pour étouffer la foi de ses disciples, la répression coloniale exila de leur territoires respectifs 37.000 familles. Simon Kimbangu fut condamné à mort et à 120 coups de fouet. Le prisonnier n'avait pas droit à un avocat pour sa défense, il a été à la merci des humeurs et caprices de son juge. Sa peine fut commuée en travaux forcés à perpétuité par le Roi Albert 1er de la Belgique. Loin de siens, après 30 ans d'emprisonnement ferme et d'indicibles tortures par ses geôliers belges, Simon Kimbangu mourut le 12 octobre 1951. Martyr, combattant de la liberté, Kimbangu aura illuminé la conscience des congolais par sa résistance pacifique face aux oppresseurs coloniaux.

2. Le Cardinal Albert Malula, le roseau qui se plie mais ne rompt pas.

Le Cardinal Albert Malula fut un pasteur prophétique pour notre pays. Son charisme prophétique lui avait permis très tôt de voir et de se prononcer ouvertement ouvertement sur le danger de la montée d'une élite politique et intellectuelle en constante décalage avec la volonté du peuple. Père du rite congolais de la messe, qui a été approuvé par Rome, dans la liturgie: tam-tams, xylophones, likembe et autres Ngongi ont fait leur entrée dans la chorale où le rythme langoureux des chants grégoriens ont cédé la place au rythme cadencé et emballant des chansons religieuses en langues vernaculaires. Sans aucune facilité, lire pour s'en convaincre l'ouvrage de Jean Mpisi, "Malula et jean Paul II", dialogue difficile entre l'Eglise africaine et Saint Siège, Ed. L'Harmattan, déc.2005. Le cardinal Albert Malula fut pionner de l'africanisation de l'Eglise sur le continent noir. C'est lui qui avait lancé l'idée d'un synode africain, sa phrase est demeurée célèbre " hier les missionnaires étrangers ont christianisé l'Afrique, aujourd'hui les négro-africains vont africaniser le christianisme ". Déjà en 1956, il participa à la conception et la rédaction du manifeste de "Conscience africaine " qui réclamait l'indépendance du Congo, document qui ébranla le colonialisme. Après l'indépendance il continua à lutter avec acharnement pour le droit à des conditions plus humaines d'un peuple paupérisé et réduit au silence par le pouvoir dictatorial de Mobutu. Il dénonçait les injustices sociales, l'égoïsme des gouvernants. Le 12 juin 1969, les Mobutistes décidèrent que le "Manifeste de la N'selé " serait enseigné dans toutes les écoles du pays. Cette décision rencontra une résistance de la part des autorités catholiques qui voyaient en cette décision une politisation du système éducatif. Le 30 juillet 1969, suite à une manifestation estudiantine de l'université catholique de Lovanium, le bureau politique du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) décida la dissolution de toutes les associations de la jeunesse au profit de la jeunesse du mouvement Populaire de la Révolution (JMPR). En février 1971, Mobutu promulgua une loi interdisant l'utilisation de prénoms occidentaux qui devaient être remplacés par des noms " authentiquement africains ". En septembre 1971, le gouvernement ordonna l'étatisation de l'université catholique Lovanium de Kinshasa, ainsi que de l'université libre du Congo, l'université protestante à kisangani.

Le 20 janvier 1972, l'hebdomadaire catholique " Afrique chrétienne " est suspendu pour 6 mois pour avoir publié dans son édition n°3 l'éditorial sur l'authenticité, qui sera attribué au Cardinal Malula dont voici un extrait: " Allons- nous exhumer de la nuit du passé une philosophie africaine originale, qui n'a pu être , si du moins elle a un jour existé, que l'expression d'une satisfaction et d'une vie sociale à jamais périmées...il ne s'agit plus aujourd'hui de nous procurer l’éphémère satisfaction de réclamer à grands cris qu'on reconnaisse notre droit d'être nous-mêmes et de nous amuser à saccager notre passé de colonisés...il faut passer aux actes et imposer par des réalisations de tous ordres notre dignité d'hommes africains. la question n'est pas de brandir des slogans sur notre originalité, nos valeurs.. mais bien de mettre en oeuvre, aux yeux du monde cette originalité et ces valeurs ". La voix du Zaïre déclencha une campagne de dénigrement contre Malula qui atteignit son apothéose. Durant plusieurs heures, jours et mois, le média propagandiste de Mobutu qualifia le cardinal Malula de "Caméléon", "renégat", "diabolique". Le pouvoir sortit les griffes, le Cardinal Malula fut l'objet de brutalités avant d'être dépossédé puis expulsé de sa résidence de l'avenue Sendwe, qui devint le quartier général de la Jeunesse du Mouvement Populaire de la Révolution (JMPR). Toutes les écoles catholiques seront Zaïrianisées. Le 24 janvier 1972, le grand séminaire Jean XXIII est fermé, les statues et crucifix sont détruits...

Dans sa lettre du 11 février 1972 adressé à l'Eglise de Kinshasa, le Cardinal Albert Malula expliqua sa décision de partir en exil en ces termes "Ce vendredi 11 février à 13h15, j'ai reçu la nouvelle venant de Saint Père demandant avec insistance que j'aille à Rome. Par obéissance au Pape, je quitte Kinshasa pour Rome, avec l'espoir de revenir parmi vous ". Le Cardinal Malula s'exila à Rome du 11 février au 28 janvier 1972. C'est à la faveur de l'intervention diplomatique et personnelle du Pape Paul VI que Malula revint au pays. IL mourut en 1989, officiellement de suite d'une hypertension, mais beaucoup croient qu'il a été empoisonnée par les émissaires de Mobutu.

3. Etienne Tshisekedi, le sphinx de Limeté

Dans l'imaginaire collectif des congolais, Etienne Tshisekedi âgé est l'opposant qui a incarné la résistance à Mobutu mais aussi le combat pour la démocratie à pas de tortue... Le combat de Tshisekedi a été celui de libération d'un peuple ! Mais le peuple congolais est le plus pauvre, malgré les ressources que regorgent le pays. L'homme n'était pas bavard, il aimait se faire rare et méritait bien son nom "Le sphinx de Limeté " nom du quartier de kinshsasa où il habitait. Il s'illustrait par un discours messianique et révolutionnaire marqué au coin par un populisme qui charmait les déçus du système. Depuis qu'il était entré dans l'opposition, Etienne Tshisekedi s'était toujours placé en marge de conquête de pouvoir politique. Il avait plutôt incarné un leadership national qui se situait au delà des courants et des partis politiques. Son combat était toujours perçu comme le combat du peuple entier. Etienne Tshisekedi aura mené un noble combat à mains nues. Courageux, contre la dictature mobutienne, Tshisekedi a payé de sa personne: plusieurs arrestations, bastonnades, tortures, bannissement intérieur, relégation dans son village de Kabeya Kamuanga dans le Kasaï...Élément moteur, pour le Rassemblement à Genval où il réunit des politiciens congolais, y compris son frère Katangais Gabriel Kyungu Wa Kumwanza...Etienne Tshisekedi meurt sans avoir vu l'installation de la démocratie en République démocratique du Congo.

C'est en 1980 qu'il a rompu avec le didacteur Mobutu, le président de l'Assemblée nationale Kalume meurt, Mobutu nomme Nzondomio Adopelingbo au lieu de son remplaçant légal Etienne Tshisekedi. En decembre 1980, il est signataire avec douze autres parlementaires de la lettre ouverte à Mobutu de 52 pages. En 1982, l'Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) vit le jour.Dans notre mental nous distinguons l'Udps comme esprit de changement, de l'Udps comme structure politique. Etienne Tshisekedi est un homme de profondes convictions, qualité très rare dans notre pays,où le culte de moindre effort et de la culture de la jouissance sont erigées en vertus cardinales par l'élite congolaise ; l'opportunisme, le narcissisme se manifeste sur fond de roublardise.

En 1991, Mobutu cherche à le compromettre en l'associant à la gestion du pouvoir. Il lui propose la primature. Méfiant, tshisekedi impose une condition. L' président doit renoncer à son rôle de garant de la nation. mobutu refuse. Un an plus tard, tshisekedi devient premier ministre. mais cette fois, c'est la conférence nationale qui le désigne. Il est entré à la primature par la " grande porte". Ses adversaires le surnomment méchamment " l'opposant pathologique ". Sa constance et ténacité l'oppose des pantalonnades de beucoup d'acteurs politiques congolais. Trois expressions incarnent son combat pour venir à bout de toutes les dictatures dans notre pays: Endurance-Souffrance-Effort...Etienne Tshisekedi meurt sans avoir vu l'installation de la démocratie en République démocratique du Congo.

4. Patriotes-Résistants-Combattants, le présent et l'avenir du Congo !

Impossible de dire le nombre exact des Congolais à l'étranger. Vivant dans des pays démocratiques, ils rêvent de démocratie en RDC. Ils s'y attellent chacun par ses convictions et motivations. Ils contribuent avec leurs moyens à l'économie congolaise défaillante. Ils sont marginalisé par le régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et sa bande des mafieux. D'où la grogne et la colère. La diaspora congolaise est la plus active et dynamique dans les réseaux sociaux, contrairement aux autres diasporas africaines. Ils font des marches pacifiques, ils écrivent des mémo pour informer les autorités de leurs résidences sur ce qui se passe en République démocratique du Congo, ils font du lobbying auprès des institutions. La diaspora congolaise a contribué à affaiblir le monstre qui sévit au Congo-Kinshasa. Mal aimée par le régime tortionnaire, elle est mis à l'écart et marginalisée. Le Grand Congo post-Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, c'est avec la diaspora congolaise. Cette dernière a compris sa vraie mission. Elle se bat et lutte pour y arriver. Jamais cela ne s'était fait nulle part. Les Résistants-Patriotes-Combattants ont interdit les musiciens congolais affidés du régime de venir se produire dans des grandes salles mythiques de l'Occident. C'est depuis 2010. Papa Wemba, le roi de la rumba congolaise, est décédé n'ayant plus jouer dans aucune salle parisienne.

La fatwa Anti-Concerts est toujours en vigueur. Elle tient malgré les méandres de la vie. Rien n'est sûr que cette fatwa sera levé une fois tombé le régime dictatorial de Kinshasa ! Ceux qui protestent que la musique en arguant que la musique, c'est notre culture n'ont qu'à aller se trémousser à Kingakati. Le régime de Kinshasa vit et se nourrit des violences contre les citoyens. Il est marrant de voir des ministres gueulards à Kinshasa, qui se déguisent en femmes ou estropiés, pour ne pas être reconnus, lorsqu'ils prennent l'avion pour l'Europe ! Il y a une prise de conscience congolaise. Les Congolais ont pris conscience, que la RDC est le seul bien qu'ils ont en commun. On ne s'accapare pas d'un héritage de famille tout seul. L'héritage du Congo, c'est pour des générations futures. Que la classe politique congolaise actuelle soit la plus toxique et corrompue, elle n'est pas éternelle !

Ils sont médecins, avocats, banquiers, maçons, mécaniciens, professeurs, chefs d'entreprise, gardiens, journalistes, militants associatifs, enseignants, femmes au foyer, magasiniers...Ils sont:

Résistants parce qu’ils ou elles rejettent toutes les aliénations sur le peuple congolais et la République Démocratique du Congo, entretenues par le pouvoir usurpateur, illégal et illégitime.

- Patriotes parce qu’ils ou elles aiment profondément sa Patrie la République Démocratique du Congo et se sacrifient pour elle.

, - Combattants parce qu’ils ou elles sont au front de la résistance pour le Congo libre, souverain, uni, indivisible !

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mardi 5 juin 2018

Intégration des étrangers: Edouard Philippe au front !

Edouard Philippe, Premier ministre

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé, ce mardi 5 juin, que le nombre d'heures de français proposées aux étrangers s'installant légalement en France serait doublé dans le cadre d'une réforme de la politique d'intégration qui jusque-là "manque d'ambition". Le volume des cours passera respectivement, suivant les cas, de 50, 100, et 200 heures à 100, 200 et 400. Souvent jugée indigeste, la formation civique dispensée aux étrangers venant s'installer durablement en France, y compris les réfugiés, sera réformée et étalée sur "24 heures" au lieu de 12 actuellement. Garde d'enfants pour les jeunes parents pendant les cours de langue, accès au "Pass culture" pour les jeunes... Le Premier ministre a rappelé que donner les moyens de l'intégration est un enjeu "de cohésion sociale et nationale".

Déclaration de M. Édouard PHILIPPE, Premier ministre

Comité parlementaire, la nomination d’un délégué interministériel pour l’accueil et l’intégration des réfugiés, et des décisions prises à l’occasion d’un comité interministériel.

La mission parlementaire, comme vous le savez, a été confiée au député Aurélien TACHÉ. Celui-ci a fait un travail de très grande qualité qui a inspiré nombre des décisions dont je vais vous rendre compte. Aurélien TACHÉ a consulté très largement : des associations, les services publics concernés, les associations représentant les collectivités territoriales, des entreprises, les organisations professionnelles et les acteurs de la formation professionnelle et de l’emploi. Si bien que le programme de travail du comité interministériel est aussi directement inspiré des idées, des avis, des observations de l’ensemble de ces acteurs.

Nous avons donc, aujourd’hui, pris un certain nombre de décisions de renforcement de notre politique d’intégration.

Ces décisions sont guidées par deux lignes directrices :

- d’une part, la mobilisation d’efforts et de moyens au tout début du parcours d’intégration, car les premières étapes du séjour en France sont décisives. D’autres politiques publiques prennent ensuite le relais : politique de la ville, politiques d’inclusion sociale au sens large ;

- d’autre part, la conjugaison de l’investissement collectif de la société qui accueille, et de l’investissement individuel de l’étranger accueilli : « s’investir ensemble », c’est cela le sens de notre démarche.

Ces lignes directrices, nous devons les appliquer aux priorités bien identifiées de la politique d’intégration :

1. la maîtrise de la langue française ;

2. la formation civique et la participation à la vie de la société ;

3. l’accès à l’emploi ;

4. la prise en compte de certaines situations particulières, comme celle des réfugiés.

Dès 2019, nous doublerons le volume horaire des cours de langue française dispensés dans le cadre du contrat d’intégration républicaine. Selon les niveaux de départ, ces forfaits sont aujourd’hui de 50 heures, 100 heures ou 200 heures. Demain, ils seront donc de 100 heures, 200 heures ou 400 heures.

Ces cours de français seront mieux adaptés à leur public. Pour les personnes qui ne maîtrisent pas la lecture ou l’écriture, les cours pourront aller jusqu’à 600 heures.

Pour l’ensemble des étrangers, les formats des cours seront adaptés, avec des classes plus petites et une modernisation des outils pédagogiques.

Ceux qui auront atteint le niveau visé pourront obtenir une certification de ce niveau, ce qui constituera un atout dans leur recherche d’emploi.

Alors que le contrat d’intégration républicaine n’est pas ouvert aux demandeurs d’asile, puisque ceux-ci sont en attente d’une décision leur accordant ou pas le statut de réfugié, nous avons tout de même décidé d’ouvrir le bénéfice des cours de français à certains de ces demandeurs : ceux qui ont les plus grandes chances d’obtenir le statut. Il s’agit concrètement des étrangers titulaires d’un visa pour asile et des bénéficiaires de la relocalisation.

Pour que les étrangers qui ont charge de famille puissent accéder facilement à ces cours de français, nous développerons des offres de gardes d’enfants. Nous ne voulons pas que le fait d’avoir des enfants à charge soit un frein – et nous savons trop bien que les femmes sont les premières concernées.

Nous voulons aussi que les étrangers primo-arrivants participent activement à la vie de la société.

Il s’agit tout d’abord de partager nos valeurs. La formation civique dispensée dans le cadre du contrat d’intégration républicaine sert précisément à cela. Nous avons décidé d’en doubler la durée, dès 2019, de 12h à 24h. Nous voulons en profiter pour mieux l’organiser.

Aujourd’hui, les 12h sont concentrées en tout début de parcours, au moment où les personnes concernées maîtrisent encore mal notre langue. Nous allons répartir ces temps de formation en plusieurs étapes, pour que chacun en tire le meilleur profit. Nous voulons centrer ses contenus sur ce qui fait le cœur de notre pacte républicain : les valeurs de la République, la laïcité, l’égalité entre les femmes et les hommes. Et nous rendrons ces principes concrets, avec des illustrations. Avec des intervenants extérieurs, avec des visites à l’extérieur.

Nous voulons aussi miser sur le rôle de l’école. Pour l’intégration des enfants, bien sûr. Mais aussi pour celle des parents. Avec Gérard COLLOMB et Jean-Michel BLANQUER, nous avons décidé de doubler les moyens de l’opération « Ouvrir l’école aux parents pour la réussite des enfants ». Cela permettra de toucher 10.000 parents en 2019. Ce sont 10.000 parents qui amélioreront ainsi leur maîtrise de notre langue, leur connaissance du système éducatif français et des principes de la citoyenneté.

Enfin, l’accès à l’enseignement supérieur doit être facilité. Comme l’a proposé Frédérique VIDAL, les bourses sur critères sociaux seront étendues aux jeunes bénéficiant de la protection subsidiaire.

Nous avons également décidé de nous mobiliser pour l’insertion professionnelle des étrangers primo-arrivants.

Comme le prévoit le projet de loi pour une immigration maîtrisée et un droit d’asile effectif, le contrat d’intégration républicaine inclura désormais une dimension professionnelle.

Concrètement, au début de ce contrat, un accueil à visée professionnelle sera organisé par l’office français de l’immigration et de l’intégration (OFII). Par ailleurs, chaque bénéficiaire du contrat d’accueil et d’intégration sera reçu en entretien à la fin du parcours, pour l’orienter de la manière la plus adaptée à son profil et à ses aspirations. Et le service public de l’emploi organisera un entretien approfondi d’orientation professionnelle pour chaque primo-arrivant en recherche d’emploi.

Mais il nous faut aussi lever les différents freins qui bloquent l’accès à l’emploi. Nous mobiliserons les réseaux d’entreprises pour faciliter la mise en relation des demandeurs d’emploi et des offres adaptées à leurs talents et à leurs compétences.

Nous mettrons en place, des formations linguistiques à visée professionnelle, adaptées aux secteurs d’activité et au tissu économique de chaque région. Plus largement, les préfets disposeront de moyens pour accompagner les initiatives locales, et notamment pour stimuler les projets à co-construire avec les régions.

Nous favoriserons la reconnaissance des qualifications des primo-arrivants. 1.000 parcours de validation des acquis de l’expérience seront financés en vue de l’obtention d’un titre professionnel.

Les freins à l’emploi sont aussi réglementaires ou législatifs. Dans le projet de loi en cours de discussion, nous prévoyons de réduire, de 9 à 6 mois, le délai dans lequel les demandeurs d’asile peuvent accéder au marché du travail. Nous prévoyons aussi d’éviter les ruptures de droits sociaux pour les personnes qui viennent d’obtenir le statut de réfugié. Et une circulaire sera adressée aux préfets pour faciliter la délivrance d’autorisations de travail aux mineurs étrangers qui obtiennent un contrat d’apprentissage ou un contrat de professionnalisation.

Je voudrais aussi souligner que nous allons mettre en place des parcours spécifiques correspondant aux besoins des jeunes primo-arrivants. Cela prendra la forme d’un sas linguistique et socio-professionnel d’une durée de 3 à 6 mois, incluant des actions de formation et de renforcement linguistique. Les jeunes concernés bénéficieront de l’allocation du parcours contractualisé d’accompagnement vers l’emploi.

Dans cette démarche d’ensemble, nous devons accorder une attention particulière aux plus vulnérables – et je pense notamment aux réfugiés.

Le préfet Alain RÉGNIER, délégué interministériel à l’accueil et à l’intégration des réfugiés, nous a présenté une stratégie nationale. Dès 2019, les réfugiés bénéficieront d’un accompagnement social et administratif renforcé pour les aider dans les démarches des premiers mois qui suivent l’obtention du statut.

Nous voulons aussi favoriser l’essaimage des dispositifs innovants d’accès à l’emploi, dont le programme HOPE, dont nous voulons faire bénéficier plusieurs milliers de personnes dès 2019.

De même, le programme ACCELAIR, dont j’ai pu mesurer les résultats très positifs à Lyon, sera étendu dans toutes les régions d’ici 2020. Nous avons décidé, comme vous le savez, de mobiliser 20.000 logements d’ici la fin de l’année en faveur des réfugiés. Cela nécessite un effort important de la part des bailleurs sociaux, du tissu associatif, des élus et des services de l’Etat.

Je m’en voudrais enfin de ne pas évoquer les problématiques de santé. Avec Agnès BUZYN, nous avons décidé de faciliter l’accès aux soins, et notamment la prise en charge des syndromes psycho-traumatiques. Cela passera par un accroissement de notre soutien aux structures spécialisées en la matière.

Mesdames et Messieurs,

Les mesures que je viens d’annoncer ne soldent bien évidemment pas le sujet de l’intégration. Disons qu’elles forment notre feuille de route et qu’elles musclent de manière significative notre capacité à accueillir ceux à qui nous donnons le droit de séjourner en France.

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Buzobéries et idioties de Bafwa Lwakale Mubengay, grand "Collabo" et "Traître" !

Bafwa Lwakale Mubengay, grand "Collabo" et "Traître" !

A Réveil FM International, les philippiques et pamphlets font partie de notre ligne éditoriale, que nous assumons. En bon roquet, nous sommes habitués à mordre des mollets des imposteurs et autres profito-situationnistes. Débouté dans sa plainte à Paris, dans l'affaire de Fibre Optique de la RDC, mis KO debout par Freddy Mulongo, malgré sa qualité du Tout-Puissant Ministre d'Alias Joseph Kabila, le dinosaure Mobutiste mué en Kabila Désir, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" pour s'en sortir n'a trouvé mieux de faire écrire dans sa feuille des choux, que je m'étais apitoyé sur des juges...alors que ces derniers en France ne font qu'appliquer la loi. La France n'est pas une république bananière!

Au pays de Guillaume Tell en Suisse, Bafwa Lwakale Mubengay a la couronne d'or de grand collabo et traître dans la diaspora congolaise. Sournois, intriguant mais surtout lâche, Bafwa Lwakale Mubengay, le sans babouche Kanangais, l'homme qui n'a rien dans son pantalon, qui aime glouglouter les égouts, a cru projeter ses défaillances mentales, psychiques et physiques sur un journaliste qui n'a fait que son travail. Un droit de réponse, on l'écrit dans le média où l'information a été diffusée. Le comble est que le fourbe Bafwa Lwakale Mubengay a écrit ses diatribes en les faisant signer par sa sœur de tribu de "Bana Betu". Quelle lâcheté et manque du courage ? A 64 ans, Bafwa Lwakale Mubengay est demeuré un adolescent dans sa tête et ses agissements. D'ailleurs son métier est spécial: Il est éducateur spécialisé pour les jeunes suisses délinquants, drogués, fugueurs, violents...des cas sociaux.

L’éducateur spécialisé apporte écoute, conseils et soutien aux personnes en difficultés, pour favoriser leur réussite individuelle et sociale, les aider à trouver leur place dans la société et à devenir autonome.L’éducateur spécialisé partage la vie quotidienne d’enfants et d’adolescents, voire d’adultes, présentant des handicaps physiques ou mentaux, des troubles du comportement ou encore des difficultés sociales ou d’insertion. Il accompagne ces personnes en individuel ou en groupe dans des projets de resocialisation, d’intégration et d’autonomisation.

A quoi sert un éducateur spécialisé dans une diaspora congolaise traumatisée en Suisse ? Le fourbe et roublard Bafwa Lwakale Mubengay agit dans la communauté congolaise de Suisse, comme avec des "Shégués Suisses" ! Manque de confiance en soi, clivages et divisions pour pouvoir exister car il divise pour mieux régner, il se recroqueville sur sa bande et sa tribu du Kasaï en excluant les autres membres de notre grande communauté...Nostalgique de son Kananga natal, il veut le reconstituer en Suisse. C'est ça Bafwa Lwakale Mubengay, une pourriture bonne pour la poubelle de l'histoire ! Grand "Collabo" et "Traître", Bafwa Lwakale Mubengay n'a pas aidé la République démocratique du Congo, mais s'est "tribalisé" à outrance, jouant la division pour exister.

Hakutoke Boyi Kuetu Ba Mulongo

Lorsque les Kasaïens ont été chassés du Katanga en 1991, qui était le Premier ministre de Mobutu ? N'est-ce pas Etienne Tshisekedi ? Pourquoi n'a-t-il jamais dénoncé ces actes odieux ? Lorsqu'à Genval Etienne Tshisekedi a rencontré son frère Katangais Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, pourquoi Bafwa Lwakale Mubengay n'a jamais pipé mot ? Est-que Réveil FM International était invité à Genval dans votre histoire de Rassemblement ? Pourquoi vouloir revenir sur cette histoire aujourd'hui et vouloir attiser la haine entre Kasaïens et Katangais ? Il faut préparer tes preuves sur la participation de la famille Mulongo dans le refoulement des Kasaïens par des Katangais.

Ceux qui témoignent ici pour le patriarche Freddy Mulongo Mulunda Mukena sont des Congolais, ils ne sont pas des Katangais !

Chez les Mulongo, il n'y a un qui est domestique ! Nous sommes une grande famille noble et digne. Nous ne quémandons pas notre pain, nous travaillons dur pour le gagner. Si fuir le Congo pour la misère... l'ignare, écervelé et idiot, Bafwa Lwakale Mubengay a découvert le croissant et le beurre, lors de son exil à Fribourg en Suisse, nous autres les Mulongo, c'est en République démocratique du Congo, que nous mangions de la salade, crevettes, du croissant au beurre. Nous ne sommes pas dans notre famille des gens complexés !

Venant d'une pauvre famille à Kananga, Bafwa Lwakale Mubengay, qui a abandonné femme et enfants pour s'amouracher de la petite sœur de Maître Gérard Kamanda Wa Kamanda, alors Ministre des Affaires étrangères de Mobutu, espérant être nommé "Ambassadeur" a-t-il une leçon de moralité à donner à qui que ce soit ? Fort heureusement, Gérard Kamanda Wa Kamanda n'a jamais à son opportuniste et profito-situationniste de beau-frère !

Si la diaspora congolaise avait des moyens, la libération de notre pays n'allait pas durer comme c'est le cas aujourd'hui ! La majorité de nos compatriotes sont des smicards. D'autres sont chômeurs et vivent des aides sociaux. Après avoir payé le loyer, l'électricité, son abonnement de transport, fait quelques provisions, envoyer 50 ou 100 dollars par Western-Union au pays, ils n'ont plus rien et vivent de découvert à découvert...Quelle est cette femme qui est capable d'entretenir un journaliste qui prend 3 à 4 fois l'avion par semaine y compris des longs courriers ? Bafwa Lwakale Mubengay est "fou", traumatisé par sa précarité d'éducateur, il fait des projections alambiquées, des analyses biaisées et avance des inepties et niaiseries croyant nous atteindre avec ses baves de crapaud !

Sans nous vanter, à Réveil FM International, nous n'avons pas l'habitude de demander la tribu de nos compatriotes. Notre rubrique les "10 Questions" est là pour en témoigner.

Bafwa Lwakale Mubengay, zobacrate et idiot qui se croit malin !

Marionnettiste patenté, Bafwa Lwakale Mubengay aime tirer les ficelles. Le Kanangais tribalo-ethnique sans vergogne "Bafwa Lwakale Mubengay" est très connu et reconnu dans la diaspora congolaise Suisse pour ses fourberies et accointances avec l'ambassade de la République démocratique du Congo à Berne et les autorités illégitimes de Kinshasa ne datent pas d'aujourd'hui. Aucune tribu en RDC n'est majoritaire. Affirmer sans rire que les "Luba du Kasaï" sont les plus intelligents de la République démocratique du Congo, est une affirmation gratuite et sans fondements. Chaque province du Grand Congo a ses fils et filles compétents. Aucune province n'est supérieure à d'autres. Dans chaque province, il y a des gens excellents mais aussi des cancres, collabos et traîtres. Certes, la RDC a connu plusieurs Premiers ministres Lubas: Léonard Mulumba, Mpinga Kasenda, Mabi Mulumba, Mulumba Lukoji, Etienne Tshisekedi, Samy Badibanga, Bruno Tshibala, la RDC malgré ses ressources est toujours dernier dans tous les classements du développement humain. On ne peut pas être un pays avec autant des ressources demeurer l'un des pays les plus pauvres au monde. Le congolais vit avec 0,1 dollar par jour ! Bruno Tshibala, silencieux comme une carpe, se pavane, avec ses lunettes noires et sa prostate à Kinshasa, alors que 400 000 enfants Kasaïens sont menacés de mourir de faim dans le Kasaï !

Complice y compris dans le mal, lorsqu'Evariste Boshab, alors président de l'Assemblée nationale, a corrompu des députés et a fait tripatouillé la Constitution de deux à un tour pour faire élire Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, où était Bafwa Lwakale Mubengay pour dénoncer ? Lorsque le même Evariste Boshab, alors Ministre de l'Intérieur du régime d'Alias Joseph Kabila, a qualifié ses propres compatriotes d'"Indigents" qui ont mérité la fosse commune de Maluku, le silence assourdissant de Bafwa Lwakale Mubengay, l'éducateur spécialisé des Schégués Suisses, a été assourdissant.

Lorsque le général Célestin Kanyama "Esprit de mort" fait tuer des "Enfants de la rue", bouche cousue pour l’intrigant Bafwa Lwakale Mubengay ! Lorsque Ngoyi Kasanji, le gouverneur de Mbuji-Mayi, fait tabasser et arrêter des femmes Kasaïennes, qui manifestent avec des bidons jaunes pour réclamer de l'eau potable dans la ville diamantifère, que dit Bafwa Lwakale Mubengay ? Il va souvent en RDC, a-t-il pris parole pour dénoncer et revendiquer la libération des prisonniers politiques ? L'homme de la coterie tribalo-ethnique n'en a cure.

En 1991, Bafwa Mubengay Lwakale, profitant de sa position de président de l'Association des étudiants Zaïrois de Fribourg (AZAF), il avait invité son neveu Philémon Mukendi, ancien ministre de la Culture dans le gouvernement de l'Afdl. Dans le programme des Conventionnistes de Lac Léman, c'est le même Philémon Mukendi qui est invité pour intervenir le vendredi 12 décembre 2014. Bafwa Lwakale Mubengay, fait le lobbying pour le Kasaï, pas pour le Grand Congo !

A 64 ans, l'ethno-tribaliste pré-retraité, Bafwa Lwakale Mubengay est demeuré un fossoyeur, cascadeur, jongleur, situationniste et mangeur à tous les râtelier qu'il a toujours été. Il affectionne des coups bas et il adore demeurer dans l'ombre tout en tirant les ficelles. Bafwa Lwakale Mubengay, l'homme qui agit dans l'ombre, a oublié que la République n'est pas un "Ligablo" mais un pays. Le Congo est le seul bien en commun qu'ont tous les Congolais. Si un de nous excelle, nous devons tous applaudir mais si par contre certains veulent nous amener dans leurs magouilles contre la Nation, nous devons dire: Non ! On ne peut pas être dans une pirogue en pleine rivière et voir un des nôtres sortir sa perceuse pour trouer la pirogue, demeurer tranquille. Les fossoyeurs, fourbes, roublards, dribbleurs patentés et inconscients de la République doivent répondre de leurs actes. Et Bafwa Lwakale Mubengay est un fossoyeur, "Collabo" et "Traître", qui profite des malheurs du peuple congolais pour mieux tirer des ficelles.

Bafwa Mubengay, un ethno-tribaliste sans vergogne

Zizaniste, BafwaLwakale Mubengay ne changera jamais. Et pourtant, le pré retraité à 64 ans, devrait pouvoir être une référence dans sa communauté congolaise de Suisse. Fédérateur, il devrait être un bon conseiller, comme il le fait pour des "Schégués Suisses". Bafwa Lwakale Mubengay devrait surtout commencer à regarder dans le rétroviseur pour partager aux jeunes générations, les valeurs et convictions, pour aimer et défendre le Congo, en oubliant pas d'aiguiller aux jeunes les écueils et pièges à éviter.

Bafwa Lwakale Mubengay a choisi la voie de la poubelle de l'histoire. Il devrait se battre pour la République démocratique du Congo, son pays d'origine. Il se bat uniquement pour les Balubas du Kasaï. Il vit en Suisse, mais continue à se victimiser en jetant ses fautes et erreurs aux autres.

La République démocratique du Congo a besoin de tous ses fils et filles pour s'en sortir. A Bafwa Lwakale Mubengay qui a l'expertise sur les "Schégués Suisses" d'apporter son expérience pour que nos enfants ne dorment plus dans des rues. Si les Congolais eux-mêmes ne font un effort, notre pays qui est un géant aux pieds d'argile, qui attire tous les vautours, charognards et prédateurs du monde entier va nous échapper. Le Congo est soin intensif, la mère-patrie est dans un coma avancé. La République a besoin de tous ses fils et filles à son chevet.

La Convention des Congolais de Suisse initiée par Bafwa Mulengay n'est qu'une mascarade. Une Convention des ethno-tribalistes maquillée en Convention des Congolais de Suisse, cela est une escroquerie intellectuelle.

Coterie tribale. En 1991, Bafwa Lwakale Mulungay écrit à son frère "Momo"Modeste Mutinga Mutuishayi pour la demande d'abonnement pour sa feuille de choux. De 2002-2007, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) muselle des journalistes, bâillonne des médias et opposants. Acheté et corrompu par alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi prive 60 millions de Congolais du débat démocratique, inscrit dans la Constitution de la Transition, qui devait opposer Jean Pierre Bemba Gombo à Alias Joseph Kabila, les deux candidats arrivés en lice au premier tour de l'élection Louis Michel de 2006. En 2007, Alias Joseph Kabila fait nommer "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, Rapporteur au Sénat, en récompense du travail rendu et le fait sortir de sa misère de Ngaba ! Modeste Mutinga Mutuishayi, Président de la fameuse Haute Autorité des Médias (2002-2007), muselle des journalistes, bâillonne des médias et opposants. Profitant de sa position d'organe de régulation devenue organe de répression, se faisant juge et partie s'octroie Radio 7 et Télé 7. Modeste Mutinga Mutuishayi est récompensé par alias Joseph Kabila, qui le fait nommer Rapporteur au Sénat. Pourtant dans le programme élaboré par Bafwa Mubengay, ce dernier invite le directeur de Radio 7 et Télé 7 pour parler chez les Conventionnistes du Lac Léman, le samedi 13 décembre 2014. Comme si de rien n'était. De qui se moque-t-on ?

Les accointances avec le régime ne date pas d’aujourd’hui. Tenez pour preuves:

Bafwa Mubengay devrait réfléchir mille fois avant de s'entreprendre avec ses affidés tribalo-ethniques à un média qui ne fait que son travail.

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mardi 29 mai 2018

Lambert Mende, Vuvuzélateur national, Pinocchio de la République et Goebbels du régime de Kinshasa !

A Réveil FM International, nous ne rigolons pas des pitreries du Vuvuzélateur national Lambert Mende, qui depuis plus de dix ans, a fait du mensonge d'Etat, un moyen de communication de la République. Il ment, ment, ment et cela devient pathétique. Qui peut croire Lambert Mende, le Vuvuzélateur national, Pinocchio de la République et Goebbels du régime de Kinshasa ? A l'Elysée, la déclaration du Président Angolais João Lourenço a été claire et limpide: "La RDC est un grand pays de près de 100 millions d'habitants, qui fait frontière avec neuf pays africains. Ceci pour dire qu'aucun d'entre nous ne veut voir l'instabilité en RDC. On n'a pas la prétention d'intervenir dans les affaires internes d'un pays, nous conseillons seulement, nous montrons le bon chemin, le respect des accords qui disent qu'il doit y avoir les élections et aussi que l'actuel président ne doit pas postuler, le pouvoir politique doit libérer les prisonniers politiques, pour créer un environnement favorable à la tenue des élections. Parce que la question ici ce n'est pas seulement les élections. Les élections doivent avoir lieu dans un bon climat politique, la réconciliation avec la population en général, l'Eglise. Ces élections doivent être acceptées par la communauté internationale, parce que faire les élections, on peut le faire, mais si personne ne les reconnaît, on n'y gagne rien"

Apparatchiks, barons et Mammouths Joséphistes

Le président angolais, en visite officielle en France, a déclaré qu'il n'y avait aucun complot contre Kinshasa. Pas plus qu'il n'y avait pas d'initiatives secrètes des pays de la région contre la République démocratique du Congo. Il a donc balayé d'un revers de la main les accusations d'ingérence soutenues par Kinshasa. Cependant, le président angolais redoute les conséquences d'une déstabilisation de la RDC en cas de non- tenue des élections auxquelles Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ne peut se représenter cette année.

Dès la fin de la conférence de presse commune Emmanuel Macron-João Lourenço au Palais de l'Élysée, depuis Kinshasa, Lambert Mende a embouché sa trompette. Le Goebbels du régime d'imposture, d'occupation et de prédation a menacé et mis en garde : "Les pays africains qui se hasarderont à servir de tête de pont ou de sous-traitant à des stratégies extérieures hostiles à la République démocratique du Congo élaborées ailleurs seront toujours payés en monnaie de singe. En plus de la résistance farouche du peuple congolais à laquelle ils devront s’attendre parce que nous en avons maintenant les moyens".

Lambert Mende dans l'armée criminel du RCD-Goma

De quel peuple parle Lambert Mende qui va se soulever pour bouter l'ennemi dehors ? Un peuple chosifié, clochardisé à qui on demande toujours des sacrifices alors les Mammouths du régime s'empiffrent au jour le jour. Une armée des faméliques et impayées peut-elle tenir malgré des chars et munitions russes ? Des "blessés de guerre", amputés et handicapés qui quémandent même de l'eau à boire à Kinshasa, Lambert Mende les voient-ils ? Que fait la Nation congolaise pour tous ceux qui se sont battus pour elle ? Rien ! Aux uns, la casse pipe et aux apparatchiks corrompus, les honneurs et enrichissements illicites. Omalanga Mende Lambert, qui était dans le RCD-Goma, un mouvement criminel, soutenu par le Rwanda, qui a enterré des femmes congolaises vivantes à Makobola, Kasika et Mwenga peut-il continuer à brandir son nationalisme de pacotille comme trophée ? Une armée républicaine défend le territoire, les citoyens et les institutions légitimes et légales. Depuis décembre 2016, aucune institution républicaine n'a de légitimité: Président illégitime, gouvernement illégitime, Assemblée nationale et Sénat: des parlementaires godillots perçoivent des émoluments sans légitimé, les juges de la Cour Constitutionnelle sont nommés sans légitimité... Et Lambert Mende, qui est devenu le Masque du pouvoir de claironner: "A un moment donné cette armée n’existait même pas. Elle a dû être créé de toutes pièces. Mais aujourd’hui ce n’est pas le cas. Qui conque s’aventurerait à venir avec des initiatives hostiles ici devra savoir que ça ne sera pas une promenade de santé" !

Lambert Mende Omalanga est né à Okolo le 11 février 1953. Après avoir occupé plusieurs postes ministériels pendant la deuxième république, il fut membre influent et cadre du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), de 1998 à 2007. C’est une rébellion pro-rwandaise qui a commis les crimes les plus graves en RD Congo. Il n’a pas hésité une seule seconde, pour le goût du lucre et du pouvoir, à vendre son âme et son cœur aux forces du mal pour asservir son propre pays. Il est obligé de mentir pour ne pas tomber malade. Le mensonge le vivifie et le fortifie.

Lambert Mende c’est l’homme qui justifie tous les excès d'Alias Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, de la Police Nationale Congolaise (PNC), de l’Agence Nationale de Renseignement (ANR) et des FARDC. C’est l’homme qui théorise le mieux le pouvoir d'Alias "Kabila". Il a élevé le mensonge à un niveau qui frise l’inconscience.

Tout ce qui sort de sa bouche est, si pas un mensonge, du moins une vérité tellement édulcorée qu’elle devient mensonge. En réalité, l’homme est allergique à la vérité. Le mensonge le galvanise, le rend heureux, hors de lui dans une vision, une jouissance ou une joie extrême. Le peuple congolais l’identifie au mensonge.

Son rôle est diabolique dans la sphère du pouvoir Kabiliste. Il exonère le pouvoir en place de toutes responsabilités sur les massacres commis en RD Congo par les différents services de l’État et ou les forces étrangères. Il trouve des excuses au pouvoir en place face à son incapacité de restaurer la paix à l’Est de la RDC depuis 2001 et dans les provinces du Kasaï. Il soutient, sans rire, que si le peuple congolais est dans la misère, la responsabilité n’incombe nullement aux gouvernants, mais plutôt à la crise internationale et à l’opposition qui bloque toutes les actions positives de l’État.

Beaucoup de Congolais ignorent que Lambert Mende Omalanga a déjà pris les armes contre notre pays. C’est un ancien rebelle de RCD Goma dont le siège moral se trouve à Kigali au Rwanda. Il a participé, en sa qualité de cadre majeur de RCD-Goma, aux massacres des Congolais à l’Est en 1998. Il est coresponsable de la mort d’une cinquantaine des civils Congolais abattus le 18 octobre 1998 par le RCD Goma. Il s’est enrichi, en crachant et en marchant sur les cadavres des Congolais. C’est un des Congolais les plus dangereux du pays car il n’a jamais montré la moindre compassion aux victimes des différents massacres d'Alias Joseph Kabia Kanambe Kazembere Mtwale.

Depuis une dizaine d’années, il est la bouche et le visage d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Par son obstination à défendre l’indéfendable, à expliquer l’inexplicable, il est autant responsable que son chef des millions de mort congolais victime d’un pouvoir sans foi ni loi. Par son zèle à vouloir expliquer l’inexplicable, quoi qu’il arrive, il est aussi responsable de la paupérisation continue du peuple congolais.

Le patriotisme est un sentiment partagé d'appartenance à un même pays, la patrie, sentiment qui en renforce l'unité sur la base de valeurs communes. Nous ne partageons pas les mêmes valeurs que le rebelle Lambert Mende Omalanga qui n’a jamais montré la moindre compassion aux victimes des manifestations contre le régime qu’il a toujours qualifié des voyous, des bandits ou des kuluna.

Le patriotisme conduit à ressentir de l'amour et de la fierté pour sa patrie. Le rebelle Lambert Mende Omalanga et ses amis de la majorité nous couvrent de honte et de tristesse en dirigeant le pays par défi et en s’accrochant au pouvoir bien que leur mandat soit déjà terminé. Le patriotisme oblige à respecter la constitution pour le bien de la nation tout entière. Ils ont mis le feu en RDC pour créer le chaos afin de conserver indéfiniment le pouvoir. Leurs intérêts égoïstes primes sur ceux de la nation tout entière.

Le patriote est près de se dévouer ou à se battre pour son pays afin d'en défendre les intérêts. Malheureusement, le rebelle Lambert Mende ne s’est jamais battu pour le Congo. Au contraire, il a pris les armes contre son pays en s’alliant à RCD-Goma qui défendait les intérêts du Rwanda au détriment de ceux de son pays.

Le patriotisme désigne le dévouement d'un individu envers son pays qu’il reconnaît comme étant sa patrie et au-dessus de tout. Le rebelle Lambert Mende Omalanga, ne s’est jamais dévoué pour la RDC, il s’est donné corps et âme, d’abord au Maréchal Mobutu Sese Seko, ensuite à Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Deux dictateurs sanguinaires qui ont amené notre pays au fond du gouffre. Nous n’avons pas oublié son passage au RCD-Goma. Son amour de s’allier à tous ceux qui versent le sang congolais est constant et maladif.

Le rebelle assassin Lambert Mende Omalanga est mal placé pour nous donner de leçon de patriotisme. Comment expliquer que la personne qui insulte nos morts de kuluna à la télévision, qui minorise sans rire les viols de nos sœurs à l’est de la République, qui justifie, toute honte bue, toutes les répressions kabilo-Joséphistes, qui ignore les massacres de ses compatriotes, nous donne aujourd’hui de leçons de patriotisme ? Nous croyons rêver.

Être patriote ne se décrète pas à longueur des journées comme le fait le rebelle assassin Lambert Mende Omalanga. Le patriotisme c’est un comportement, c’est un état d’esprit. C’est une façon de vivre. Une manière d’être. C’est l’amour de son pays.

Créer artificiellement le chaos dans son pays n’est pas du patriotisme. Refuser d’organiser les élections pour rester au pouvoir n’est pas du patriotisme. Faire massacrer sa propre population pour rester au pouvoir n’est pas du patriotisme. Instrumentaliser la justice de son pays n’est pas du patriotisme.

Lambert Mende n’est pas un patriote, c’est un rebelle, un assassin qui répondra un jour de ses crimes devant la nation congolaise.

En mars 2014, le Vuvuzélateur national Lambert Mende avait déclaré sur TV5 Monde: Joseph Kabila "respectera la Constitution" laquelle limite la présidence à deux mandats consécutifs laquelle limite la présidence à deux mandats consécutifs. Il ne se représentera pas en 2016. "En 2016, il y aura un passage de flambeau civilisé entre un président qui sort, et un président qui entre"

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lundi 28 mai 2018

Lycée Arago de Paris: Benoît Hamon dénonce la "stratégie de tension" du gouvernement

Benoît Hamon, fondateur du mouvement Génération.s, a dénoncé auprès du Premier ministre la "stratégie de tension" et "la violence de la répression" que le gouvernement exerce "contre la jeunesse mobilisée", après l'interpellation d'une centaine de jeunes au lycée Arago à Paris mardi dernier.

Je vous alerte solennellement sur les conséquences dramatiques que votre stratégie de tension risque d’engendrer dans notre pays.

L’interpellation de près d’une centaine de jeunes au Lycée Arago mardi dernier a choqué la communauté éducative et, au-delà, ne peut qu’émouvoir chaque famille. L’usage de la force y fut disproportionné et les conditions de détention indignes. Pendant plusieurs heures, des parents ont cherché leurs enfants, sans aucune information. Un traitement dégradant a été infligé à des jeunes parfois mineurs, confinés dans des bus plusieurs heures, interdits d’accès même à des sanitaires, puis déplacés de cellules en cellules lors d’une garde à vue anormalement longue.

Le contraste est saisissant avec l'accueil réservé par le Président de la République à la crème mondiale de l’évasion fiscale. Tandis que de jeunes citoyens engagés pour l’égalité dans l’enseignement supérieur étaient placés en garde à vue, ceux dont la fortune s’est en partie réalisée sur le dos des Etats auxquels ils ne versent aucun impôt, déjeunaient en toute impunité dans la porcelaine élyséenne et posaient pour la postérité avec le Président de la République. Quelle leçon de civisme donnez-vous là à notre jeunesse ? Vous avez procédé à des arrestations politiques car votre gouvernement a voulu faire un exemple.

La violence de votre répression contre la jeunesse mobilisée, dans les universités, et désormais contre les lycéens, n’est pas acceptable. L’inquiétude légitime exprimée par les jeunes, leurs familles, leurs enseignants, ne saurait recevoir pour réponse des coups de menton ni des coups de matraques. La force ne saurait être un palliatif lorsque l’injustice et l’arbitraire de vos réformes éclatent aux yeux de tous, notamment dans le chaos du système Parcoursup.

Je constate que vous avez, dans plusieurs conflits, choisi systématiquement l’option répressive. A cette stratégie, s‘ajoute la répétition de propos malveillants du ministre de l’intérieur. Les derniers en date dépassent l’entendement. Votre ministre de l’intérieur, fait porter aux manifestants la responsabilité de neutraliser les casseurs. Faut-il lui rappeler que ceux qui défilent pacifiquement dans la rue, font respirer une démocratie - qui ne se résume pas au droit de déposer un bulletin dans l’urne tous les cinq ans - et exercent un droit constitutionnel qu’il vous revient à vous et à votre ministre de l’intérieur de garantir et de protéger.

Dès lors, s’impose une conclusion inquiétante : soit votre gouvernement est dépassé par la désapprobation que son action suscite dans notre peuple, soit il met en oeuvre une cynique stratégie de tension pour flatter les mauvais instincts.

Lorsqu’elle fut employée par certains de vos prédécesseurs, cette stratégie de tension s’est toujours achevée dans de terribles drames. En des temps marqués par l’instabilité démocratique et la désagrégation sociale, vous ne prenez pas seulement la lourde responsabilité d’aggraver ces maux que vous devriez combattre, vous prenez le risque de l’irréparable.

Je vous adresse cette mise en garde avant qu’il ne survienne. Je vous en conjure, cessez de frapper la jeunesse, le mouvement social, cessez d’imposer aux Français votre politique par une arrogante brutalité. Retrouvez le chemin du dialogue serein, respectueux des droits de l’opposition mais surtout des citoyens, dont ne doivent jamais s’écarter les gouvernants.

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Paris: Emmanuel Macron a reçu le président angolais João Lourenço à l'Elysée !

Le Président Emmanuel Macron et Président Angolais João Lourenço

Arrivée à l'Elysée avec vingt minutes de retard, la déclaration du Président Angolais João Lourenço doit faire siffler les oreilles des apparatchiks, barons et Mammouths du régime d'imposture de Kinshasa : "Kabila ne doit pas se représenter conformément à l'accord, il doit prendre des mesures de décrispation et créer un climat propice à des élections crédibles, libres et inclusives. L'accord doit être respecté." Les relations entre Kinshasa et Paris, Luanda et Kigali se sont crispées la semaine dernière après le soutien apporté par Emmanuel Macron à l'initiative prise par le président de l’Union africaine, le Rwandais Paul Kagame, en lien avec le président angolais, sur la RDC. Les ambassadeurs des trois pays ont été convoqués samedi par le ministre congolais des Affaires étrangères.

Voici ce qu'a déclare le Président Emmanuel Macron

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs les Ministres,

Je suis très heureux d’accueillir ici, à l’Elysée, le président de l’Angola, Monsieur le Président LOURENÇO, et je suis très sensible – et je veux l’en remercier – au fait qu’il ait choisi la France comme destination pour son premier déplacement officiel en Europe depuis son élection.

Nous avons déjà eu l’occasion de nous voir à plusieurs reprises avant ce jour et je me réjouis d’avoir pu approfondir nos échanges aujourd’hui. Je suis en effet très attaché au renforcement des relations entre la France et l’Angola qui est pour moi un des partenaires essentiels de la région, mais aussi au rôle que l’Angola joue dans la région et je vais y revenir dans un instant.

Les accords signés à l’instant devant nous et tous ceux qui ont été discutés, préparés durant ce déplacement sont de nature, en effet, à permettre de franchir une étape supplémentaire dans cette relation et renforcer dans tous les domaines notre coopération. En matière politique et sécuritaire, nous venons de le voir, où je considère que nous devons renforcer notre coopération : en matière de formation, mais également de sécurité maritime, avec un travail qui a été lancé sur ce point compte tenu de l’importance de votre rôle en la matière, de coopération opérationnelle, avec des engagements qui seront pris en matière d’équipement, de surveillance maritime et d’aéronautique, mais aussi de continuer de coopérer dans la perspective d’une contribution de l’Angola aux opérations de maintien de la paix, notamment au travers de notre action d’enseignement du français en milieu militaire et de vous impliquer pleinement dans ce cadre.

La relation bilatérale a aussi été renforcée en matière économique où plusieurs accords ont été signés, marquant un engagement, nous l’avons vu à l’instant, de l’Agence française de développement, avec une convention de 100 millions de dollars dans le domaine de l’agriculture qui est une première déclinaison opérationnelle de l’accord de coopération signé le 1er mars, ainsi qu’une subvention de 500 000 euros de l’AFD pour l’identification de nouveaux projets.

Je me réjouis aussi de la conclusion d’un accord permettant à la filiale privée de l’Agence française de développement, Proparco, de s’établir en Angola avec également plusieurs accords partenaires privés signés dans ce cadre, comme les accords entre Total et la Compagnie pétrolière angolaise.

Le cadre que nous développons, avec l’implication de l’Agence française de développement, de Proparco et les initiatives que nous lançons s’inscrivent pleinement dans la stratégie du président LOURENÇO de diversifier l’économie angolaise et viennent accompagner aussi un effort extrêmement important et que je veux ici saluer qui, durant ces derniers mois, a conduit à lutter activement contre la corruption et améliorer le climat des affaires. Votre engagement personnel et vos décisions courageuses en la matière sont à mes yeux un signal très fort que nous ne pouvons mésestimer.

Et donc nous accompagnons cette diversification, en particulier en matière agricole, mais aussi sur plusieurs sujets de formation et je souhaite que nous continuions à le faire activement. Nous travaillons aussi sur des sujets de convention fiscale qui sont déterminants pour vous aider dans ce cadre et poursuivre ce travail.

Notre volonté est aussi d’élargir ce partenariat. Votre visite d’ailleurs l’illustre à elle seule : vous vous êtes rendu ce matin à l’Ecole polytechnique ; cet après-midi, vous aurez l’occasion d’échanger avec plus de 80 entreprises françaises ; et demain, vous irez à Toulouse pour voir des grands projets industriels mais aussi des sites de formation, de recherche et de production agricole dans la région toulousaine. Notre souhait est aussi de renforcer la coopération en matière universitaire et étudiante avec le développement de mobilités étudiantes entre nos deux pays et de nouer des partenariats entre établissements d’enseignement supérieur.

Notre rencontre de ce jour a également permis d’évoquer plusieurs sujets régionaux. Comme vous le savez, je suis convaincu que la valeur ajoutée de la France n’est pas de se substituer aux pays de la région dans le règlement des crises mais de leur venir en appui. Et l’Angola est, comme je l’ai dit, dans ce cadre un partenaire essentiel, en particulier en Afrique centrale. Et je veux saluer ici le rôle tout à fait spécifique joué par le président LOURENÇO sur plusieurs des situations difficiles de la région. Nous avons eu l’occasion de revenir sur la situation de la République démocratique du Congo et de la République centrafricaine. J’avais eu l’occasion la semaine dernière d’échanger sur ces deux mêmes sujets avec le président en charge de l’Union africaine, le président KAGAME, dans le droit fil de nos échanges.

Sur la République démocratique du Congo, nous partageons les mêmes préoccupations et les mêmes volontés. La France viendra en soutien des initiatives qui seront prises par les pays de la région et l’Union africaine qui sont simplement celles de faire appliquer les accords qui, seuls, permettront une clarification de la situation politique sans aucune complaisance, dans le calme et avec clarté. Et je souhaite que les réunions prévues dans les prochaines semaines nous permettent d’aboutir à un résultat clair et le président LOURENÇO sait le plein soutien de la France et notre engagement en la matière.

Nous avons également évoqué la situation en République centrafricaine et convenu de rester étroitement en contact pour accompagner les autorités centrafricaines et éviter un nouveau cycle de déstabilisation dans le pays. Il nous faut procéder en effet à un équipement et une meilleure défense pour le président TOUADERA mais en lien direct avec les Nations unies et en étroite coopération avec la Minusca, en même temps qu’il faut lancer un processus de réconciliation et de désarmement des différents groupes dans le pays, conformément là aussi aux accords qui ont été signés et comme le souhaite l’Union africaine. Et là aussi, la France accompagnera ces initiatives.

Voilà, Mesdames et Messieurs, ce que je souhaitais rappeler en renouvelant mes remerciements pour le président LOURENÇO et en vous redisant, Monsieur le Président, tout le plaisir et l’honneur de vous recevoir aujourd’hui. Je souhaite que nous puissions continuer à approfondir nos relations et à œuvrer ensemble et vous remercier d’avoir aussi décidé de jouer un rôle accru dans la Francophonie.

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dimanche 27 mai 2018

Hommage du Président Macron à Pierre Bellemare, journaliste radio et télévision !

Pierre Bellemare était le plus grand conteur de l'histoire de la radio et de la télévision française. Depuis 65 ans, la voix chaude et grave de Pierre Bellemare réjouissait les auditeurs et les téléspectateurs. Cette voix, qui rendait chaque histoire captivante, s'est éteinte samedi à l'hôpital Foch à Paris. Pierre Bellemare avait 88 ans.

HOMMAGE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A MONSIEUR PIERRE BELLEMARE

La France perd aujourd’hui une figure populaire au sens le plus noble du terme. Pendant soixante ans, Pierre Bellemare aura marqué de son empreinte unique l’histoire de la radio et de la télévision françaises et accompagné plusieurs générations de Français avec ce timbre, ce débit, ce visage devenus familiers et que les imitateurs croquaient avec affection.

Depuis ses débuts dans les années 50, aucun genre ne lui était resté étranger, depuis l’émission historique jusqu’au pur divertissement, du télé-achat à la production documentaire, sans oublier les nombreux jeux télévisés et radiophoniques qu’il créa en partenariat avec son compère Jacques Antoine.

Son nom restera associé aux émissions qui ont forgé un lien très fort entre les Français et la radio ou la télévision.

Ses auditeurs et spectateurs purent en parallèle le retrouver dans les très nombreux livres issus de ses émissions et de ses chroniques, et le plus souvent consacrés aux affaires criminelles les plus sensationnelles.

Le cinéma utilisa cette popularité, parfois pour lui faire jouer son propre rôle ou pour faire valoir un personnage à l’humour pince-sans-rire.

La longévité et la variété de cette carrière n’auraient pas été possibles sans un professionnalisme et une force de travail uniques. Il sut faire partager au plus grand nombre son authentique culture, sa connaissance profonde de notre pays et sa curiosité insatiable, avec un art de conteur exceptionnel.

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2 juin: Paul Nsapu enterre sa fille Sandra, le jour de l'assassinat de Floribert Chebeya !

Paul Nsapu Mukulu, Secrétaire Général de FIDH

Après Floribert Cheya, l'icône des droits de l'homme en République démocratique du Congo, assassiné le 2 juin 2010, par le régime anti peuple, d'imposture, d'occupation et de prédation, qui trône abusivement à Kinshasa, c'est Paul Nsapu Mukulu, le secrétaire Général de la FIDH qui nous reste. Dans la diaspora congolaise, il est l'une de nos fiertés, en toute liberté, simplicité et modestie. Paul Nsapu a le même ADN que Floribert Chebeya, il se bat pour tous les Congolais. Il est de ceux de Congolais qui ont compris leur mission dans cette terre des hommes. Paul Nsapu est un Congolais debout. Qui a oublié que le 9 janvier 2018, Paul Nsapu et les membres de sa famille ont fait l’objet des menaces de mort suivantes par un appel téléphonique émis depuis la RDC : "Euh ! M. Paul Nsapu, encore une fois, comme tu aimes tout le temps combattre les autorités et le pouvoir en place, saches que nous savons où tu habites, à Lille chez ta femme Musau Josée et avec toute ta famille. Nous allons t’abattre ... nous allons te descendre. N’oublie pas comment ton collègue Floribert Chebeya a fini ! Tu le sais bien. Ne pense pas que c’est toi qui vas développer ce pays ! Tu es en train de jouer avec le feu ! Tu vas bientôt t’y brûler. Ta mort est proche. Aussi, nous cherchons tous tes frères et sœurs qui sont ici : tu auras de leurs nouvelles là où tu es. Merci" .

Souvenir ! Conférence Nationale Souveraine: Melissa, Ambassadrice Américaine, Monseigneur Laurent Monsengwo, président (centre) et Paul Nsapu, président de ligue des électeurs (droite). C'est depuis le Sénégal où il était en mission qu'il a appris la crise cardiaque de sa fille Sandra. Il est rentré précipitamment en Europe. Paul Nsapu très présent dans les réseaux sociaux, à tout de suite communiquer avec la communauté, y compris avec Réveil FM International de la situation et évolution sanitaire de sa fille. Le jour du décès de Sandra Mbombo Nsapu, il a encore communiqué.

Alors que sa tête est mise à prix par le régime de Kinshasa, Paul Nsapu a décidé d'enterrer sa fille, le 2 juin, jour de l'assassinat de son ami Floribert Chebeya. Le message est clair aux barbouzes, sbires du régime: "Je n'ai pas pas peur" !

En 2014, Freddy Mulongo-Réveil FM International et Roger Bongos-Afrique Rédaction, deux journalistes engagés, avions organisé, au Press Club de Paris, le premier Forum International sur "La liberté de la presse, le respect des droits de l'homme et contre l'impunité". Aucun journaliste africain ni aucun média de la diaspora africain n'y avaient pensé avant. Réveil FM International comme Afrique Rédaction sommes des médias citoyens, alternatifs et non marchands. Le prix de l'homme de l'année à Paul Nsapu Mukulu, Secrétaire Général de de la FIDH et président de la ligue des électeurs de République démocratique du Congo, n'a pas été marchandé. Il a remporté ce prix de manière populaire de son engagement pour notre communauté congolaise. .

Des sanctions de l'administration américaine des généraux d'opérette, soudards criminels, apparatchiks, barons et autres Mammouths du régime de Kinshasa, il faut y voir l'implication de Paul Nsapu ! Alors que le pouvoir de Jacob Zuma, ami et soutien indéfectible d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, contre les embûches insurmontables, Paul Nsapu a mouillé sa chemise et usé ses souliers, jusqu'à obtenir le droit d'asile en Afrique du Sud, au Pasteur Joseph Mukungubila non sans peine. Paul Mwilambwé qui est au Sénégal, y serait-il sans l'implication de Paul Nsapu ? Les réfugiés congolais en Angola, Paul Nsapu y a été et a vu leur dénouement...Alors que le régime de Kinshasa a fait assassiner le chef Kamwina Nsapu, en lui coupant le sexe, contre le Secrétaire Général de la FIDH, le gouvernement a décrété, une campagne de diabolisation arguant que Paul Nsapu s'investissait dans ce dossier parce que Kamwina Nsapu était son frère. Paul Nsapu est Songye du Kasaï, alors que que le chef coutumier Kamwina Nsapu était Luba du Kasaï.

Sandra Mbombo Nsapu qui nous a quitté

Voici la suite du programme :

Vendredi 01 juin 2018

►Mise en bière

Lieu : CHU de Lille Chambre Mortuaire Centrale, rue Paul Nayrac 59000 Lille

Heure : 16h30

► Veillée Mortuaire

Heure : à partir de 17h00

Lieu : Salle paroissiale Saint Paul, rue de Parvis de croix, 59000 Lille

Heure : à partir de 17h00

Samedi 02 juin 2018

► Cérémonie religieuse

Heure : 09h00

Lieu : Eglise Saint Pierre-Saint Paul Lille,

Adresse : rue Parvis de Croix 59000 Lille

► Recueillement : 09h30

Heure : à partir de 09h30

Départ pour le cimetière de Lille-sud

Heure : 10h15

► Inhumation : 10h30

Lieu : cimetière de Lille-Sud 1, rue du Faubourg des Postes 59000 Lille

Heure : à 10h30

► Bain de consolation

Lieu : Salle paroissiale Saint Paul, rue de Parvis de croix, 59000 Lille

Pour toute information, contacter les numéros suivants :

► Pour la France : 0033781569657-0033753543863

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samedi 26 mai 2018

Justice: Plainte de Freddy Mulongo contre Anastatie Mutoka, la Kasaïenne radicalisée !

Anastasie Mutoka

La France est un pays des droits, la justice un pilier de sa démocratie.

Kasaïenne radicalisée, la dénommée Anastasie Mutoka, ethno-tribaliste patentée dans un droit de réponse à Freddy Mulongo de Réveil FM International, qui n'en est pas un, puisqu'un droit de réponse est diffusé par le média qui a publié un article mis en cause.

Haineuse, Anastasie Mutoka a vomi sa bille, ses vomissures de haine, ses rancœurs et amertumes d'une refoulée du Katanga, qu'elle a diffusé sur internet.

Nous ignorions que le masque de vieillesse qui l'enveloppe est dû, au fait qu'elle a été chassé du Katanga, ma province d'origine.

Anastasie Mutoka est une affabulatrice et diffamatrice hors paire. Sa haine du Katanga, projetée sur ma personne en tant que journaliste originaire du Katanga, a pour conséquence de débiter des mensonges éhontés, qu'elle a sciemment diffusé pour nuire à ma personne et ma réputation.

Noble et digne, la grande famille Mulongo, connue et reconnue en République démocratique du Congo, n'a jamais participé de loin ou de près, à la chasse aux Kasaïens dans le Katanga, sous Mobutu. La famille Mulongo n'est ni raciste ni tribaliste ni ethniciste.

J'ai moi-même dans ma famille, des frères et sœurs Katango-Kasaïens, cela n'a jamais posé des problèmes.

Soutenue et instrumentalisée de manière outrancière par des ennemis du Congo, Anastasie Mutoka s'est crue tout permis. Alléguant des inepties obscurantistes et niaiseries alambiqués pour nous atteindre et par ricochet affaiblir notre capacité de travail de journaliste, jeter l'opprobre sur notre réputation. Dans sa volonté de nous nuire, dans sa débordante imagination, telle une sorcière de Ngandajika, elle nous a trouvé mille et une conquête féminine, qui allègue-t-elle nous entretiennent. Une femme qui méprise les autres femmes, c'est inacceptable.

Pour toutes ces raisons, j'ai décidé de laver mon honneur, ma réputation et celle de la grande famille Mulongo, en assignant Anastasie Mutoka en justice au pénal pour diffamation et imputations dommageables.

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Saint-Pétersbourg: Ce qu'a dit Emmanuel Macron à Vladimir Poutine !

Dialogue, dialogue, dialogue...La France et la Russie sont deux membres permanents du Conseil de sécurité sur les cinq. Ils ont plusieurs canaux diplomatiques pour se parler, surtout pour des sujets qui fâchent. Comme dit l'adage africain: "Quand deux éléphants se battent, ce sont des fourmis qui meurent et l'herbe en souffre" ! Le Président Emmanuel Macron a terminé vendredi soir sa visite officielle de deux jours en Russie. Selon l’Elysée, la visite du président français en Russie a permis d’avancer sur plusieurs dossiers, comme la Syrie et le nucléaire iranien. Emmanuel Macron a salué "un dialogue extrêmement direct et franc" avec Vladmir Poutine.

Voici ce qu'a déclaré le Président Français lors de la conférence de presse commune avec son homologue Russe:

LE PRÉSIDENT : Merci beaucoup Monsieur le Président, cher Vladimir.

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Mesdames, Messieurs,

Je veux avant tout remercier le président POUTINE pour son accueil et nous venons en effet, il vient d’en rendre compte, d’avoir un échange en tête-à-tête, puis un échange élargi qui a été, comme c’est toujours le cas entre nous, extrêmement direct et franc mais je dois dire plus long que nos équipes ne l’avaient initialement prévu parce que très fructueux et qui nous a permis, je crois pouvoir le dire, d’échanger en profondeur la vision aussi que nous avons de nos histoires et de nos devoirs contemporains.

Il y a un peu plus d’un an, nous étions ensemble à Versailles et nous avons ensuite cheminé pour voir cette exposition Pierre le Grand qui était organisée et qui racontait le voyage de Pierre le Grand en France auprès de Louis XV puisque avec Louis XIV, ce fut un rendez-vous manqué. Et nous voilà aujourd’hui dans sa ville et dans un lieu qui n’a rien d’innocent au regard de cette Histoire, dans cette ville de Saint-Pétersbourg qu’il avait voulu comme une fenêtre sur l’Europe, où il avait fait venir nombre d’artistes, d’intellectuels de son temps, comme ensuite Catherine II le fera aussi.

Et ce lieu, cette ville, je crois, nous rappelle ce qui nous lie très profondément et c’est aussi pour cela que lorsqu’en 1966, le général de GAULLE avait voulu venir prononcer un grand discours et faire un grand geste politique, il avait choisi Saint-Pétersbourg pour rendre hommage à la résistance héroïque des soldats soviétiques et des civils russes assiégés par l’armée hitlérienne. Et je me rendrai demain à mon tour à la nécropole pour rendre hommage aux soldats qui se sont battus et qui sont tombés, mais aussi aux civils et à toutes les victimes du siège de Leningrad durant la Seconde Guerre mondiale.

L’escadrille Normandie-Niemen avait une devise et elle n’est jamais loin lorsque nous pensons à ces moments de l’Histoire. Nous avons volé dans le même ciel. Et c’est un peu de cela aussi dont il s’agit, pensant également aux quelques combattants français qui ont été aux côtés de votre ville et de votre peuple. Votre ville, Monsieur le Président, parce que Saint-Pétersbourg, c’est en effet la ville qui vous a vu naître, grandir, étudier, administrer et qui, aujourd’hui, nous réunit à l’occasion de ce Forum économique international auquel la France, en effet, participe cette année en tant qu’invitée d’honneur aux côtés du Japon et je tiens à vous remercier pour cette invitation.

Et nous poursuivons ce faisant le fil historique dans lequel nous avons fait le choix d’inscrire nos échanges et je suis convaincu que nos deux pays ont vocation et intérêt à définir, pour reprendre les termes de DOSTOIEVSKI dont nous parlions tout à l’heure dans son discours sur POUCHKINE, un vrai terrain de conciliation pour toutes les contradictions européennes. C’est sans doute un peu de cela dont il s’agit lorsque nous parlons de la relation entre nos deux pays. Nous avons toutes les contradictions européennes qui habitent nos peuples à relever mais nous savons et nous avons su par le passé – et nous le saurons demain aussi – construire un vrai terrain de conciliation.

Nous avons un partenariat historique, il est là et il est fort et la France et la Russie ont en commun d’avoir hérité du combat de leurs aînés une place à part, celle de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies. Et cette place à part dans les temps que nous vivons nous oblige et nous en avons parlé avec le président POUTINE. Elle nous oblige parce que je crois qu’aujourd’hui, nous n’avons pas d’autre choix l’un et l’autre que de croire et défendre ce que j’ai pu appeler il y a quelques semaines un multilatéralisme fort, c’est-à-dire une grammaire de nos relations internationales qui croit à la coopération, qui croit aux règles dont nous nous sommes dotés, qui veut les respecter, mais qui considère que ces règles ne sont pas simplement des mots qui vaudraient pour les plus faibles ou ceux qui ne savent pas les faire respecter.

Cette responsabilité qui est la nôtre implique un dialogue construit, constant et une indépendance. Et le président POUTINE le sait, la politique étrangère de la France, sous ma direction, est pleinement indépendante. Nous ne nous alignons jamais sur personne, nous prenons nos décisions par nous-mêmes et pour nous-mêmes, nous croyons dans l’Europe pour en démultiplier la force, nous souhaitons aussi que ces décisions, lorsqu’elles sont prises, puissent être respectées en prenant en compte les intérêts de nos partenaires. Et notre dialogue avec la Russie est un élément de cette indépendance, comme l’est notre appartenance à une Europe démocratique et souveraine, comme l’est la relation que nous avons aussi avec notre allié des Etats-Unis d’Amérique et c’est constitutif de ce multilatéralisme fort que j’évoquais.

Nous parlons à tous et c’est la marque de notre indépendance. Nous le faisons de manière directe et franche, c’est la marque de notre fiabilité. Je suis très lucide sur les incompréhensions qui ont pu exister et s’installer entre nous. Une part de ces incompréhensions, je dois dire même l’essentiel, ne nous est pas imputable mais elles sont là et il nous faut donc savoir y revenir. Nous connaissons les termes du débat mais je souhaite ici que nous puissions avancer ensemble et, dès nos premiers échanges avec le président POUTINE, c’est sur cette base que nous avons souhaité travailler.

Ce multilatéralisme fort, cette indépendance de la politique étrangère française va aussi avec quelques principes auxquels je crois. Je crois que nous devons œuvrer, que c’est notre intérêt conjoint, pour défendre notre sécurité collective, que nous devons aussi défendre nos valeurs partout, mais que nous devons également respecter partout la souveraineté des peuples et je m’oppose clairement à je ne sais quelle prétention de vouloir se substituer à leurs choix. Et sur ce terrain, j’ai été clair dès le premier jour, la France prend des positions, elle construit des alliances, elle peut intervenir quand le non-respect est évident quant à certaines règles qui avaient été édictées avec une légitimité internationale réelle, mais jamais pour se substituer à la souveraineté d’un peuple.

Je respecte aussi le rôle renforcé que la Russie se donne dans son environnement régional et dans le monde, en particulier au Moyen-Orient. Et avec ce rôle retrouvé, vient aussi davantage de responsabilité et je suis pleinement conscient et je sais que le président POUTINE l’a en tête. En même temps – et le président le sait –, j’attends de la Russie qu’elle respecte elle aussi nos intérêts, notre souveraineté, celle de nos partenaires européens avec lesquels notre solidarité sera toujours sans faille et de cela aussi nous avons parlé. Je pense que nous pouvons collectivement cheminer.

Au fond, ce qu’il nous faut aujourd’hui, compte tenu de notre Histoire, de ce moment et des règles que nous avons fixées et des intérêts qui sont les nôtres, continuer à bâtir une confiance commune et je souhaite pour ma part que la Russie comprenne que la France est son partenaire européen crédible, ouvert et fiable pour préparer l’avenir. Et je crois que la discussion que nous avons eue allait dans ce sens. J’ai proposé au président POUTINE de s’engager avec la France dans la définition justement de ce multilatéralisme fort qui doit nous permettre de poser les fondements de l’ordre mondial contemporain, un multilatéralisme qui ne soit plus la coquille vide des affrontements idéologiques, mais qui produise des résultats sur des bases claires et qui permette d’obtenir des solutions concrètes. C’est l’intérêt de nos pays et, je crois, ce qui également nous anime.

C’est forts de ces principes et dans cet esprit que nous avons abordé les grands dossiers internationaux sur lesquels le président POUTINE vient de revenir. Sur le dossier iranien, les trois pays signataires européens, comme la haute représentante MOGHERINI, ont très clairement dit dès la décision américaine que nous restions dans l’accord et que l’accord du 14 juillet 2015 était pour nous un accord que nous avions signé et que nous devions respecter. Et je souhaite que l’ensemble des signataires reste dans l’accord et le préserve. Nous avons ainsi décidé la semaine dernière à Sofia, au niveau européen, de nous doter des instruments et des garanties à l’égard des entreprises pour s’assurer de la pleine efficacité à tous égards, y compris sur le plan économique, de cet accord. Mais je souhaite aussi que nous puissions travailler avec toutes celles et ceux qui y ont intérêt pour que cette efficacité soit pleine et entière et que nos entreprises puissent aussi trouver des solutions pragmatiques avec d’autres pays et d’autres entreprises qui ont intérêt, comme certaines entreprises d’ailleurs l’ont fait ces derniers jours, pour préserver leurs intérêts lorsqu’elles sont très exposées aux Etats-Unis, au marché américain, mais qu’on puisse garantir à l’Iran la viabilité des projets qui ont été lancé.

Dans le même temps, je souhaite que l’Iran reste pleinement engagé dans l’accord nucléaire et ne reprenne aucune activité. A cet égard, je considère que les dernières informations transmises par l’AIEA vont dans la bonne direction et sont réconfortantes. J’ai dit au président POUTINE cette volonté, je crois que nous la partageons et nous avons l’un et l’autre acté de cette volonté commune de préserver ce cadre qui nous semble être un cadre utile pour la sécurité régionale. J’ai dit aussi au président POUTINE quelles étaient nos autres préoccupations et je crois là aussi pouvoir dire que nous les partageons : l’activité nucléaire après 2025, l’activité balistique et l’activité régionale de l’Iran. Je souhaite que nous puissions engager avec l’Iran – et j’ai eu l’occasion de le dire à deux reprises au président ROHANI – un dialogue sur ces sujets. Mais il est évident que ce dialogue n’est possible que si nous savons collectivement aménager ce cadre crédible de l’accord de 2015, ce que nous sommes en train de faire.

Et donc je crois qu’il est cohérent que nous œuvrions ensemble à l’égard de l’Iran pour engager dès maintenant un dialogue franc, sincère, mais indispensable pour la sécurité régionale qui permette d’avancer sur l’ensemble de ces sujets. Vous avez reçu il y a quelques jours le Premier ministre israélien, je pense qu’il vous en a aussi parlé. Nous connaissons l’un et l’autre toutes les puissances amies, alliées ou que nous respectons de la région. Elles n’ont pas forcément la même lecture que nous de la situation mais nous ne pouvons mésestimer leurs inquiétudes et leurs intérêts. Et donc, pour éviter toute escalade, notre volonté est de construire cet accord plus large dans la région avec l’Iran et d’œuvrer ensemble pour ce faire.

En Syrie, l’intensification des tensions entre Israël et l’Iran démontre le risque là aussi d’une escalade de grande ampleur. Le moment est clairement venu de mettre autour de la table toutes les puissances concernées par la crise syrienne pour parvenir à un règlement politique du conflit. Le président POUTINE l’a dit, il y a aujourd’hui deux formats qui existent : le Format dit d’Astana et le Format dit du Small Group que nous avons constitué il y a maintenant quelques mois. Ces deux formats sont complémentaires et sur le sujet syrien, j’ai toujours été clair, notre priorité, notre volonté, c’est l’éradication du terrorisme et la lutte contre le terrorisme islamiste. Et même si nous avons pris des décisions très claires et toujours eu des positions claires vis-à-vis de Bachar EL-ASSAD et de sa politique, la politique française n’est pas de procéder depuis l’extérieur à quelque changement de régime que ce soit ou à quelque transition. Ce n’est pas ça depuis le mois de mai 2017 notre politique, c’est celle qui consiste à construire une solution politique inclusive qui permettra d’élaborer le cadre constitutionnel, qui permettra à tout le peuple syrien, y compris les Syriens ayant dû fuir, de voter et de choisir leurs gouvernants.

C’est cela le point d’aboutissement du processus politique qui est le nôtre et je crois pouvoir dire que notre discussion à cet égard était extrêmement instructive, en tout cas pour moi. Et donc nous avons souhaité, comme l’a dit le président POUTINE, mettre en place un mécanisme de coordination entre le groupe d’Astana et le Small Group. C’est pour moi une avancée très importante en termes de gestion du dossier syrien. Nous pouvons avoir des sensibilités différentes, bien sûr, mais nous avons une même volonté de stabilisation, un même respect de la souveraineté des peuples, une même volonté de faire aboutir le dossier en étant inclusif et en construisant la stabilité à long terme. Et donc ce mécanisme de coordination, nos équipes vont le construire dans les prochaines semaines mais il aura pour finalité d’avoir un agenda de discussions parallèle mais commun pour les deux groupes et de construire ensemble – et ce sera notre responsabilité aussi – les convergences qui permettront, je l’espère, cette solution politique. En tout cas, je crois beaucoup à cette option que j’appelle de mes vœux depuis plusieurs mois et je suis à cet égard, je dois le dire, extrêmement satisfait des avancées de notre discussion.

J’ai également proposé au président POUTINE que nous puissions travailler concrètement ensemble sur le terrain sur le plan humanitaire. En effet, j’ai décidé il y a quelques semaines maintenant, à la fin du mois d’avril, de réinvestir en matière d’engagement humanitaire et en particulier de réinvestir à hauteur de 50 millions d’euros pour financer les organisations non gouvernementales présentes sur le sol syrien. Sur ce sujet, nous allons travailler au nord-ouest et au nord-est avec ces organisations et j’ai souhaité que nous puissions le faire en coordination étroite, y compris dans la zone qui est sous le contrôle du régime syrien, le faire de manière étroite avec la Russie. Je pense que c’était ce que vous appeliez aussi de vos vœux depuis plusieurs mois et que cette avancée est de nature également à nous rendre collectivement utiles sur le terrain et permettre à ces organisations non gouvernementales de mieux travailler et d’accéder aux populations qui ont les besoins les plus sévères.

Sur la lutte contre le terrorisme en Syrie, la coalition achève de réduire les derniers bastions de Daesh et nous sommes d’accord pour que dans les décisions que nous prenons sur la Syrie, la nécessité de prévenir toute résurgence de cette organisation soit pleinement prise en compte. Sur le chimique, nous avons des désaccords, nous les connaissons, nous les avons partagés, mais je souhaite que nous puissions travailler sur le plan international afin de mettre en place un nouveau mécanisme indépendant, impartial et permanent qui permette d’attribuer la responsabilité d’emploi des armes chimiques et que les prochains mois puissent être utilement mis à contribution sur ce point.

Sur la situation en Ukraine enfin, le règlement pacifique de la crise au Donbass est l’élément clé d’un retour à des relations apaisées entre l’Europe et la Russie, nous y avons tous intérêt. J’ai dit au président POUTINE que les mois à venir seraient décisifs si nous voulons mettre fin à ce conflit. Le président vient de le dire, il n’y a pas d’autre solution que la mise en œuvre des Accords de Minsk par toutes les parties sur la base des propositions très concrètes que nous avons faites avec l’Allemagne. Il y aura une réunion des groupes techniques dans les prochaines semaines, puis une réunion des ministres des Affaires étrangères en Format Normandie et je souhaite que nous puissions trouver des avancées concrètes sur ce point là aussi.

Sur le plan de la relation bilatérale, nous avons – et le président POUTINE l’a également évoqué – discuté de ce sujet toujours sensible de l’activité dans le cyberespace et des cyberattaques et nous avons souhaité l’un et l’autre inaugurer un processus qui jusqu’alors n’existait pas mais que nous allons mettre en œuvre d’échange d’informations et de traitement très concret des situations pour construire un cadre commun qui permette de réguler ce cyberespace déjà entre nos deux pays et avec l’ambition d’essayer de travailler avec nos partenaires sur ce sujet absolument déterminant.

Nous avons une relation économique extrêmement vivace, le président l’a rappelé, qui fait de la France l’un des tout premiers partenaires économiques en termes d’emploi comme en termes d’investissement et sans doute le partenaire économique le plus fiable dans la durée, y compris dans les temps les plus difficiles. Demain au Forum de Saint-Pétersbourg, la délégation française sera très importante, preuve que nos entreprises sont là et souhaitent accompagner la modernisation économique et sociale de la Russie, la diversification de son économie, son développement scientifique et technologique et continuer à jouer ce rôle de premier employeur étranger dans le pays. Et malgré les sanctions, malgré les difficultés, elles sont présentes, comme le sont nos chercheurs, nos artistes, nos penseurs et je crois que c’est une présence indispensable.

Nous avons aussi constaté la très bonne avancée des travaux que nous avions lancés il y a un an. Nous avons fait des progrès important. Le Dialogue de Trianon qui est cette enceinte dans laquelle nous avons voulu rassembler justement les représentants de la société civile, du monde académique, culturel. Intellectuels et scientifiques ont travaillé de manière active. Il a permis des échanges renouvelés entre nos sociétés civiles. Deux plateformes numériques ont été lancées en France et en Russie pour faciliter la circulation des initiatives et des idées et les membres français et russes du Conseil de coordination du Dialogue se réunissent tous pour la première fois ensemble physiquement à l’occasion de cette visite demain. C’est un résultat important pour développer ces liens et il a d’ailleurs permis à plusieurs jeunes Français d’être sélectionnés dans le cadre d’un concours et de découvrir votre pays, ce qui forge aussi ces relations dans la durée.

Aujourd’hui et demain, nous actons plusieurs accords, une cinquantaine au total d’accords-cadre. Et au-delà des accords d’entreprise signés devant nous, des accords de nos grands acteurs de recherche, quel que soit le secteur, le spatial, le nucléaire civil, l’énergie sont mis à l’honneur en même temps que les sciences, la recherche, la culture, le patrimoine, l’enseignement supérieur, avec la création de nouveaux doubles diplômes pour nos étudiants à Saint-Pétersbourg, ici même. L’année 2018 est aussi l’Année des Langues et Littératures marquée par le succès du Salon du Live de Paris qui succède à l’Année du Tourisme culturel en 2017, avec l’immense succès aussi de plusieurs expositions consacrées à la collection CHTCHOUKINE à Paris et Saint-Louis et les Reliques de la Sainte-Chapelle au musée du Kremlin à Moscou.

C’est également la culture que nous sommes ici venus accompagner dans le cadre de ce Dialogue avec entre autres la ministre. Nous serons demain justement pour célébrer l’anniversaire de Monsieur PETIPA dont beaucoup de monde en Russie pense qu’il est Français, qu’il est, pardon, Russe, mais il était avant tout Français et Marseillais, je dois dire, mais il a eu un rôle, parce que la Russie lui a fait confiance, essentiel au Mariinsky en particulier et dans la création de nombreux ballets qui ont forgé notre histoire culturelle commune, notre identité.

Sur tous ces sujets, nous souhaitons continuer à œuvrer ensemble, continuer à dialoguer, continuer à avancer et c’est dans ce dialogue exigeant mais volontaire que nous souhaitons, avec le président POUTINE, dessiner un peu de ce siècle qui s’ouvre. Les enfants français ont appris l’immensité du territoire russe en lisant « Michel STROGOFF », ils ont parfois eu peur en écoutant « Pierre et le loup », ils ont rêvé justement grâce aux ballets de Marius PETIPA. Il y a beaucoup de monde lorsqu’on voyage dans les villes de la Volga, on demande justement aux visiteurs les hôtels où a résidé l’auteur des « Trois Mousquetaires ». Les héros russes ont habité l’imaginaire français et DOSTOIEVSKI n’aurait sans doute pas été lui-même sans l’influence de la France et des auteurs français.

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jeudi 24 mai 2018

Le Rwanda hégémonique: Paul Kagamé à l'UA, Louise Mushikiwabo à l'OIF !

Louise Mushikiwabo, la ministre Kagamiste-Kagaméenne du régime du Rwanda

Le Rwanda, le "Fils prodigue" revient, la France va-t-elle sacrifier une vache grasse pour ce retour ? Que pensent les autres membres de la Francophonie ? Le français est aujourd’hui la 5e langue la plus parlée au monde avec 274 millions de locuteurs. Il est la 2e langue apprise comme langue étrangère après l’anglais, la 3e langue des affaires dans le monde, la 4e langue d’internet et il y a 125 millions d’apprenants du/en français...

L'Afrique a 54 pays, pourquoi c'est le Rwanda de Paul Kagamé, Hitler Africain qui doit ravir l'Union africaine, le prochain sommet Commonwealth se tiendra à Kigali et vise maintenant l'Organisation Internationale de la Francophonie ? Pourfendeuse de la langue française, anti-française patentée, critique de la Francophonie, la candidature de la controversée Louise Mishikiwabo, la ministre Kagamiste-Kagaméenne, au poste éminemment politique du Secrétariat Général de l'OIF, fait un lever de bouclier. Les réseaux sociaux s’emballent.

L’intérêt soudain du Rwanda de prétendre à la direction de la Francophonie, lui qui a toujours accusé la France de complicité de génocide et a même banni la langue française dans l’enseignement et l’administration publique, paraît assez suspect.

Depuis le génocide de 1994 et l’arrivée au pouvoir des autorités politiques actuellement au Rwanda, la France a déployé des efforts considérables pour rétablir le dialogue en vue de renouer les liens brisés avec ce pays, mais le Rwanda rechigne toujours à rétablir les relations diplomatiques saines avec celle-ci. La crise de confiance perdure encore, en dépit de toutes les tentatives bien intentionnées de la France.

Depuis 2008, le Rwanda qui a combattu la Francophonie en bannissant le français dans l'administration rwandaise, l' école, l'université, la justice...Paul Kagame, Hitler Africain a toujours accusé la France de participation directe dans le génocide de 1994. Culotté, le gringalet de Mille Collines a toujours exigé que la France présente des excuses publics au pays de Mille Machettes, alors même sans l'opération turquoise, il y aurait plus des morts rwandais. Il y a eu un génocide des tutsis, mais aussi un génocide des Hutus commis par le Front Patriotique Rwandais (FPR) de Paul Kagamé.

Faucon du régime Kagamiste et mono-ethnique de Kigali, Louise Mushikiwabo représente l'aile dure du pouvoir de Paul Kagamé, l'ogre du Rwanda. Au XVè sommet de la Francophonie à Dakar, le président François Hollande dans son discours déclare: "La Francophonie est soucieuse des règles en démocratie (…) de l'aspiration des peuples, de tous les peuples à des élections libres", en faisant référence à la "leçon" de la transition tunisienne ou encore à "la belle démonstration" du peuple burkinabè, qui a poussé vers la sortie Blaise Compaoré, au pouvoir depuis 27 ans. Le président François Hollande, renchérit en mettant en garde "les dirigeants qui voudraient s'accrocher au pouvoir à tout prix", car plusieurs chefs d'Etat ont pris la mauvaise habitude de tripatouiller la Constitution pour se maintenir ad vitam aeternam au pouvoir. La salle a applaudi, sauf les chefs d'Etat assis sur le podium. Certains n’hésitèrent pas à retourner chez eux le soir même.

Les 5 raisons de réfuter la candidature de Louise Mushikiwabo pourfendeuse de la Francophonie :

1. Le Rwanda est un pays criminel, agresseur, pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo. Il contribue à déstabiliser les pays des Grands-Lacs par les incursions de sa soldatesque. Que dit Louise Mushikiwabo, la ministre des Affaires étrangères de Paul Kagamé, Hitler Africain, du fait que le Rwanda qui n'a pas le Coltan dans sous-sol soit devenu le premier producteur de ce produit ?

2. La Francophonie renferme des valeurs démocratiques. La candidature rwandaise n’est certainement pas pour œuvrer au rayonnement de la langue française, ni pour faire la promotion des valeurs démocratiques prônées par l’OIF. Bien au contraire, cela aura pour effet d’annihiler tous les efforts déployés jusqu’ici par cette organisation en vue d’accompagner le processus de transition démocratique en cours dans un certain nombre de pays de l’Afrique francophone notamment. D’autre part, le Rwanda a fait preuve d’un certain laxisme dans l’acquittement de sa contribution statutaire à l’OIF dans les temps requis, et ce, pendant des années. En 2014, par exemple, l’Organisation a dû lui accorder une réduction de 50 % et s’entendre sur un calendrier de paiement régulier. Mais, malgré cela, le compte est resté en souffrance pour une maigre contribution de 30 000 euros l’an. Dans une récente réunion, le Comité sur les arriérés est revenu à la charge pour exiger du Rwanda le paiement de ses arriérés pour les années 2015, 2016, 2017 et 2018.

3. Louise Mushikiwabo, n'a jamais dénoncé les arrestations arbitraires et emprisonnements de Victoire Mugamire et Diane Rwigara, deux jeunes femmes non-armées, deux opposantes rwandaises au régime dictatorial de Paul Kagamé ? "Mains nues", les deux femmes ont entraîné l'ogre de Kigali sur le terrain où il n’est jamais outillé : le terrain du débat contradictoire et de l’argumentation. La Francophonie prône la liberté d'expression, placée à la tête de l'OIF, comment agirait la Kagamiste Louise Mushikiwabo ?

4. La Francophonie on la critique, on la quitte et on y revient avec trompettes et tintamarres ! Adhérer au comportement scabreux du Rwanda, c'est ouvrir des brèches. La Francophonie doit se refuser d'être le paillasson des Etats criminels, sans foi ni loi.

5. Comme le rappelait si bien le patron de Jacques Foccart, "Les États n’ont pas d’amis: ils n’ont que des intérêts". La Francophonie dit toujours veiller aux intérêts de ses membres. Le Rwanda voudrait-il prêtre la tête de l'OIF pour mieux cacher ses turpitudes, oppressions et sa dictature ? La Francophonie des peuples devra prendre ses responsabilités pour que la Francophonie institutionnelle ne dérive pas.

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Paris: Paul Kagamé reçu à l'Elysée !

Que Paul Kagamé, le despote du Rwanda ne se trompe pas, la France n'est pas un "Gaou" ! Comme la République démocratique du Congo, le Rwanda est une ancienne colonie Belge, donc Francophone ! Il n' y a pas plus arrogant que Paul Kagamé, le dictateur Rwandais. Le despote rwandais qui parle mieux la langue de Voltaire, nargue la France en s'exprimant dans la langue de Shakespeare à l'Elysée, qui n'est pas l'ONU, mais la France. Depuis le génocide rwandais en 1994, Paul Kagamé, le despote de Kigali, a toujours voulu le mea culpa de la France, celle-ci doit reconnaitre ses responsabilités. Cela fait plus de 20 ans que cela dure. En 2011, lors de sa première visite officielle, sous la présidence de Nicolas Sarkozy, Alain Juppé, Ministre des Affaires étrangères s'était sciemment absenté de Paris, pour ne pas le rencontrer ni lui serrer la main. La haie d'honneur, de la garde d'honneur que Paul Kagamé a eu droit, d'autres avant lui: Mobutu, Kadhafi, Zuma... y ont eu droit, il n'est pas le seul. Le président Emmanuel Macron veut la décrispation entre Paris et Kigali dont le message qu'il a livré à la presse. Paul Kagamé étant le Président temporaire de l'Union Africaine, le président Emmanuel Macron ne peut pas refuser de le recevoir.

Mesdames, Messieurs les Ministres, Mesdames, Messieurs,

Je me réjouis d’avoir accueilli à l’Elysée le président de la république du Rwanda, monsieur Paul KAGAME, également président en exercice de l’Union africaine. Cette visite de travail à Paris fait suite aux deux entretiens que nous avions eus à New York en septembre puis à New-Delhi en février dernier.

Le président KAGAME a pu participer tout à l’heure à mes côtés au sommet « Tech for Good » où nous avons pu échanger avec les plus grands chefs d’entreprise du secteur sur le rôle de la technologie et du numérique dans l’accès à l’éducation, à l’emploi, à la santé et nous avons avec le président du Rwanda des priorités partagées sur ces sujets d’avenir. Cette discussion a permis d’abord d’aller vers des engagements très concrets qui ont été pris, mais aussi a permis d’avoir un échange libre avec des dirigeants d’entreprise autour du sommet VivaTech qui mettra pour la première fois à l’honneur l’Afrique cette année avec non seulement un stand pour l’Afrique mais aussi un stand pour le Rwanda et je reverrai demain matin dans ce cadre le président KAGAME.

Ce dernier est bien conscient de ces enjeux, de l’importance des ruptures technologiques y compris pour le continent africain et à ce titre l’exemple donné par son pays est particulièrement illustrant puisqu’il a su ces dernières années, dans une formidable accélération à la fois en termes d’équipements et de qualifications dans le pays, montrer que le numérique n’était pas réservé à certaines latitudes ou certains continents. C’est un exemple suivi par de nombreux pays africains et qui va continuer à la fois en termes d’innovations mais aussi en termes de talents, le succès il y a quelques semaines du Next Einstein Forum à Kigali en témoigne si besoin.

dd Nous avons décidé avec le président KAGAME de travailler ensemble de manière pragmatique sur les sujets d’intérêt entre nos deux pays et ils sont nombreux. C’est ce que nous avons longuement évoqué ensuite dans l’entretien bilatéral qui nous a réunis. La paix et la sécurité en Afrique, le soutien à l’innovation, le climat et l’environnement, les sujets linguistiques et éducatifs en sont quelques illustrations. Il ne s’agit en aucun cas de sous-estimer les difficultés du passé et la complexité de la relation bilatérale mais au contraire, je crois pouvoir dire que notre volonté c’est d’assumer cette complexité, de savoir la surmonter et de penser à l’avenir de nos jeunes générations qui est à construire ensemble. C’est ce vers quoi nous voulons tendre, cela prendra sans doute du temps, mais je crois pouvoir dire que nous avons tout à la fois la sincérité de l’engagement et la volonté de faire.

Aujourd’hui ce qui nous rassemble au-delà de l’échéance de cette semaine en matière de technologies et d’innovations ce sont les questions de paix et de sécurité en Afrique. Le président KAGAME en tant que président en exercice de l’Union africaine s’est personnellement engagé avec détermination en faveur d’une réforme de l’Union africaine, car il est une conviction que nous partageons absolument avec le président, c’est la nécessité pour nous Européens d’une part, et Africains d’autre part, d’assumer nos responsabilités et notre sécurité. Et nous croyons aussi pour cela dans un multilatéralisme fort. C’est le sens de votre engagement, Monsieur le Président, à la tête de l’Union africaine et c’est le sens de mon engagement au sein de l’Union européenne et aux côtés de nos partenaires africains. C’est le sens d’ailleurs depuis un an de l’action que je mène en lien constant et permanent avec l’Union africaine et nombre de ses Etats membres.

A cet égard, je suis convaincu qu’il est dans notre intérêt collectif de soutenir le renforcement, et donc le financement pérenne et prévisible des opérations africaines de paix. Je m’y suis déjà engagé à plusieurs reprises, nous sommes convenus de travailler étroitement ensemble sur cette question essentielle et je me rendrai d’ailleurs sur ce sujet principalement mais pas uniquement au sommet de l’Union africaine à Nouakchott début juillet où nous aurons donc l’occasion de nous retrouver. Le Rwanda joue également un rôle essentiel au maintien de la paix sur le continent africain et je veux ici le remercier pour son engagement tout particulier.

Nous avons évoqué plusieurs crises actuelles où le rôle, le travail du président KAGAME est important, et l’action conduite avec plusieurs autres Etats sera soutenue par la France. Je pense en particulier à la République centrafricaine, qui a plus que jamais besoin de la mobilisation de tous les acteurs internationaux, régionaux, nationaux et sur laquelle nous avons décidé de nous coordonner et de nous concerter très étroitement pour soutenir l’action de l’Union africaine. Nous sommes convenus de davantage nous concerter pour s’assurer que la Centrafrique ne bascule pas dans un nouveau cycle de violences et d’instabilité.

Nous avons aussi évoqué la situation dans la région du Sahel dont vous savez combien elle est notre priorité, où là aussi le travail est très étroit avec l’Union africaine depuis le début. Nous avons je crois ces dernières années eu de vrais progrès à travers la structuration des forces du G5 Sahel et le déploiement de l’Alliance pour le Sahel. Mais nous souhaitons faire encore davantage et l’intervention de l’Union africaine de manière concrète en termes de formation des troupes et l’initiative en accompagnement est tout à fait souhaitable.

Nous avons aussi évoqué la situation en République démocratique du Congo, la position de l’Union africaine et des pays de la région est pour moi essentielle. J'y suis très attaché, et je peux dire ici que nous partageons constamment analyse et position et que la France soutient l’initiative prise par le président de l’Union africaine en lien étroit avec le président angolais.

Enfin, sur les sujets de climat nous avons eu à plusieurs reprises l’occasion d’échanger. Nous partageons un engagement déterminé en faveur de la lutte contre le réchauffement climatique, pour le développement durable et l’environnement et je veux ici remercier à nouveau le Rwanda d’avoir voté en faveur de la résolution du Pacte mondial pour l’environnement adopté à une très large majorité à l’Assemblée générale des Nations Unies il y a deux semaines. La prochaine étape ce sont les négociations que nous souhaitons ouvertes et inclusives et je souhaite que nos partenaires africains y prennent toute leur place mais cet engagement était aussi très important pour nous.

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mardi 22 mai 2018

Diasporas et développement: Cécile Kyenge, députée européenne à l'atelier de l'OMI

Cécile Kyenge est une des fiertés de la diaspora congolaise. Dynamique, active, agissante et résistante, Cecile Kyenge est la première noire nommée ministre en Italie. C'est l'histoire, on ne la change pas. Elle n'a jamais tourné le dos à la République démocratique du Congo, Cécile Kyenge est une lobbyiste acharnée, elle transpire le Grand Congo. L’Italie fut le plus europhile des pays européens. Une époque révolue, des partis europhobes et anti-immigrants viennent de gagner les élections européennes. Le nouveau gouvernement italien a rendu public son programme économique, qui contient notamment l'exigence que l'Union européenne efface 250 milliards d'euros de la dette publique de l'Italie et libère le pays de plusieurs restrictions. Sinon, Rome menace de sortir de la zone euro pour revenir à la lire italienne.

Députée européenne, Cécile Kyenge a connu l’immigration et a représenté les immigrés à travers des associations, la carrière de Cécile Kyenge est aussi fulgurante qu’originale. Invitée au Palais des Nations Unies à Genève pour participer au Forum annuel sur les diasporas, voici son discours:

Bonjour,

Je vous remercie infiniment pour l’invitation à ce Forum annuel de la Diaspora.

Je remercie en particulier le réseau parlementaire sur les politiques des diasporas, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe et l'Organisation Internationale pour les Migrations.

Nous avons écouté avec beaucoup d’intérêt les allocutions d’ouverture, notamment du Directeur général de l’OIM, S.E. Ambassadeur William Lacy Swing. Son discours m’a donné à penser. Il est clair qu’après la migration, la question des diasporas deviendra de plus en plus importante.

Mr. Tomáš Boček et Mme Doris Fiala du Consiel d’Europa nous ont permis de reconsidérer les politiques d’Asile en Europe, étant donnée la situation globale, qui n’est pas une situation très reluisante.

Mais comme l’a si bien souligné Mr. Andrea Rigoni, Coordinateur du Réseau parlementaire sur les politiques des diasporas, c’est du côté de la diaspora qu’il faut regarder aujourd’hui, pour mieux comprendre l’apport des migrants aux questions du développement des pays du Sud.

Dans cette première Session plénière, nous aurons l’opportunité de réécouter le Directeur général de l’OIM, S.E. Ambassadeur William Lacy Swing et de découvrir les arguments de deux autres personnes :

Il s’agit de M. Gibril Faal, Directeur exécutif par intérim, Plateforme de développement de la diaspora Afrique-Europe, et du Dr. Eduard Gnesa, Président du groupe d'experts du Forum mondial sur la migration et le développement. Nous allons écouter leur propos avec une attention particulière et nous allons ouvrir le débat au public.

Admettons-le immédiatement. Si il y a quelqu’un en Europe qui peut se targuer de connaitre la migration et les problématiques y afférentes, ce sont les membres de la Diaspora. Cette connaissance de la migration qu’ils ont en eux n’est pas le fruit d’une science infuse. Il s’agit plutôt d’une connaissance acquise sur le terrain, grâce à l’expérience migratoire qui, comme le disait Raoul Follereau, marque son acteur de manière indélébile.

Si les migrants sont donc les personnes les plus expérimentées en matière de migration, ils le sont aussi pour ce qui concerne la connaissance de leur pays d’origine. C’est en fonction de cette connaissance polyvalente que certains observateurs ont parlé de double expertise. La diaspora africaine en Europe, qui connait aussi bien l’Europa que l’Afrique, représente en ce sens une grande opportunité pour ce qui est des questions du développement.

Pendant que je préparais la rencontre d’aujourd’hui, j’ai consulté les statistiques sur l’envoies des sommes d’argent par les membres de la diaspora vers les pays d’origine. Pour une petite région italienne comme l’Émilie-Romagne, qui est habité de mois de 5 millions d’habitant, pour une présence de 100 milles immigrés, les statistiques parlent de plus de 500 millions d’Euros de transfert de devise pour l’année 2017. Pendant la même période, l’institution régionale a environ 1 million d’Euro dans la coopération avec les pays en voie de développement.

Si nous admettons que les 9 cités métropolitaines et les petites municipalités ont pu eux-aussi destiner une totalité d’1 million d’Euros dans la coopération décentralisée, et j’en doute, on obtiendrait un total de 2 millions que les institutions publiques ont destinés à la coopération au développement avec les pays du Sud.

C’est dire combien le thème de notre débat est fondamental. Nous sommes appelés ici à parler du « Rôle des diasporas dans la gouvernance de la migration mondiale ». Je dois reconnaître qu’officiellement, les diasporas semblent n’avoir aucun rôle reconnu et codifié dans ce secteur.

Pourtant, si nous considérons les différentes étapes de la migration, en partant de la conception du projet migratoire, en passant par les différentes formes de voyage ; si nous pensons par la suite aux problématiques de l’intégration et naturellement au exigences de retour au pays natal, nous remarquerons que la Diaspora y joue un rôle déterminant.

Souvent ce sont les membres de la Diaspora qui amènent leurs jeunes compatriotes à concevoir et à accomplir le voyage vers l’Europe, où ils sont accueillis et orientés par les mêmes membres de la diaspora, souvent en marge de toute intervention publique.

Cette implication de la Diaspora dans les processus de migration est tellement importante que les candidats migrants deviennent tôt ou tard, eux aussi, les membres de la Diaspora, et pour avoir vécu un certain temps en Europa, les membres de la diaspora sont aussi ceux-là qui conçoivent des projets entrepreneuriaux pour lancer des structures de production au pays, grâce à l’expérience acquise en Europe. C’est dans la considération de tous ces aspects que nous avons conçu l’approche holistique des migrations lors de la discussion d’une résolution à cet effet au sein du parlement européen.

C’est cette approche holistique qui est à la base du global compact en discussion au niveau des Nations Unies. Dans ces contextes, le plus grand défi reste celui de reconnaissance du rôle fondamental de la diaspora dans la gestion de l’immigration à 360°. Sur ce défi, nous avons entrepris aujourd’hui d ‘écouter les personnalités que je vous ai présentées au début. Merci

Née à Kambove, dans la province du Katanga, en République démocratique du Congo, elle a quitté le pays à l’âge de 18 ans, se fixant pour objectif de devenir médecin.

Elle l’a atteint, et s’en est fixé d’autres, comme elle l’a expliqué en 2012 à la chaîne Télésud : « Ce qui me donne la force de continuer, c’est l’idée que si nous, Africains, ne sommes pas représentés dans les institutions, là où les décisions sont prises, nous serons les premiers à le regretter. Et ce sera ensuite au tour de nos enfants d’en subir les conséquences. »

Mère de deux adolescentes, elle affirme sans complexe : « On naît africain et on le reste. Peu importe le pays où l’on vit, on est africain pour la vie. »

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dimanche 20 mai 2018

Conseil des droits de l'homme: Avec culot et toupet la RDC condamne les violences à Gaza!

Zénon Mukongo Ngay, ambassadeur de la RDC auprès de la Mission permanente de l'ONU à Genève

Le vendredi 18 mai au 28ème session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme, sur les violences dans les territoires occupés. On se gratte la tête et s'arrache quelques cheveux, lorsqu'on entend certains Etats de pacotille, pays dictatoriaux condamnés avec véhémence ce qui se passe dans les territoires occupés. La République démocratique du Congo a déclaré que ce qui se passe au Moyen-Orient était « simplement inacceptable ». Du point de vue de la République démocratique du Congo, la question du statut de Jérusalem doit être réglée par le biais des négociations. Si les revendications palestiniennes sont justes, on doit également reconnaître le droit d'Israël de vivre en paix et dans la sécurité. Mais en attendant, le respect du droit international humanitaire et le respect des droits de l'homme, en particulier celui à manifester pacifiquement, doivent demeurer de rigueur.

La République démocratique du Congo est un enfer à ciel ouvert, qui ne sait même pas protéger ses citoyens...Depuis que la mafia internationale a catapulté Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale sur son trône pour mieux piller ses ressources, 17 ans déjà qu'en RDC, toutes manifestations pacifiques sont interdites, les libertés fondamentales sont bafoués, les droits de l'homme foulés aux pieds. Des apparatchiks, oligarques, arrivistes et millionnaires du dimanche, narguent 80 millions d'individus, avec des décisions et agissements injustes, alambiqués...

Rossy Mukendi a été assassiné le dimanche 25 février dernier, par la Major Carine Lokeso en fuite, après l'avoir appelé par son nom, lors d'une marche pacifique organisée par le Comité Laïc de Coordination. Le régime d'imposture et d'occupation a confisqué le corps de ce jeune activiste du Collectif 2016 durant 3 mois, après sa mort. Honteux d'avoir fauché un jeune de 35 ans, des officiels ont brillé par absentéisme aux funérailles. Des activistes des droits de l’homme, leaders et militants de l’opposition, étudiants et autres anonymes se sont donné rendez-vous ce samedi 19 mai au complexe Asanef à Kinshasa pour les derniers hommages à Rossy Mukendi.

Samedi 18 mai, sur le boulevard Triomphal à Kinshasa, le corps de Rossy Mukendi a été jeté par terre par des policiers d'Alias Joseph Kabila. La police a fait usage de gaz lacrymogène pour disperser les personnes qui accompagnaient la dépouille de l'activiste. Les images sont insoutenables dans cette vidéo. Les réseaux sociaux sont emballés et cela ne laisse personne indéfférente.

C'est incongru que la République démocratique du Congo fasse des leçons sur ce qui se passe dans les territoires occupés. Le régime de Kinshasa est criminel, sans foi ni loi. Ce régime n'a aucun respect de la vie humaine encore moins des morts.

L'élection de la République démocratique du Congo au sein du Conseil des droits de l'homme des Nations unies, le 16 octobre dernier, avait provoqué un tollé parmi les organisations de la société civile. L’Assemblée générale des Nations unies a élu la République démocratique du Congo (RDC) pour siéger au Conseil des droits de l’homme de 2018-2020. La RDC avait recueilli un nombre de votes bien plus faible que les autres pays africains candidats, et parmi les plus bas de tous les pays candidats à cette élection. Institutionnellement, elle a toutes les caractéristiques du candidat élu par défaut.

La République démocratique du Congo doit s'améliorer pour prouver qu'elle mérite sa place au Conseil des droits de l'homme de l'ONU, delà à se transformer en donneuse des leçons sur les territoires occupés, alors même que ses casseroles d'atteintes massives aux droits de l'homme sont retentissantes.

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samedi 19 mai 2018

Conseil des droits de l'homme: Gaza, vers une enquête indépendante sur les violences !

Vendredi 18 mai, Zeid Ra'ad Al Hussein, le Haut-Commissaire des droits de l'homme de l'ONU. Photo Réveil FM International

Le Conseil des droits de l'homme décide de créer une commission d'enquête indépendante chargée d'enquêter sur les violations commises en particulier dans le contexte des manifestations dans la bande de Gaza.

Le Conseil des droits de l'homme a tenu, aujourd'hui, une session extraordinaire consacrée à la détérioration de la situation des droits de l'homme dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, décidant en fin de journée de dépêcher d'urgence une commission commission d'enquête internationale indépendante afin d'enquêter sur les violations du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme commises dans le Territoire palestinien occupé, en particulier dans la bande de Gaza occupée, dans le contexte des attaques militaires lancées contre les manifestations civiles à grande échelle qui ont commencé le 30 mars 2018.

La commission d'enquête devra établir les faits et circonstances des violations et exactions alléguées, y compris celles qui peuvent constituer des crimes de guerre. Elle devra en identifier les responsables et faire des recommandations sur les mesures de mise en cause des responsables en vue d'éviter l'impunité et d'y mettre fin. La commission d'enquête présentera un compte rendu oral à la session de septembre 2018 du Conseil et un rapport écrit en mars 2019.

Par une résolution adoptée par 29 voix pour, 2 contre et 14 abstentions, le Conseil condamne l'utilisation disproportionnée et aveugle de la force par les forces d'occupation israéliennes contre des civils palestiniens, y compris dans le contexte de manifestations pacifiques, en particulier dans la bande de Gaza, en violation du droit international humanitaire, du droit international des droits de l'homme et des résolutions pertinentes de l'ONU. Il exprime sa profonde tristesse face au nombre considérable de morts, dont des enfants, des femmes, des professionnels de santé et des journalistes, et au nombre élevé de blessés.

Le Conseil demande la cessation immédiate de toutes les attaques, incitations et violences visant des civils dans tout le Territoire palestinien occupé. Il exige qu'Israël mette fin immédiatement et pleinement à son bouclage illégal de la bande de Gaza occupée, estimant qu'il constitue en soi un châtiment collectif infligé la population civile palestinienne.

À l'ouverture de la session, le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, M. Zeid Ra'ad Al Hussein, a indiqué que, depuis que les manifestations ont débuté le 30 mars dernier, 87 Palestiniens, parmi lesquels douze enfants, avaient été tués par les forces de sécurité israéliennes dans le contexte de ces manifestations et 29 autres, dont trois enfants, avaient été tués dans d'autres circonstances. M. Zeid a relevé qu'après onze ans de blocus, les Gazaouis sont privés de dignité et déshumanisés par les autorités israéliennes, à tel point que les officiels ne semblent même pas envisager que ces hommes et ces femmes puissent avoir un droit, ni même une raison de manifester. Le Haut-Commissaire a approuvé les appels lancés en faveur d'une enquête internationale, indépendante et impartiale, dans l'espoir que la vérité mène à la justice.

Le Conseil a aussi été informé par le Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, M. Michael Lynk, que parmi les victimes mentionnées par le Haut-Commissaire se comptaient des enfants, des journalistes, des professionnels de santé et de très nombreux jeunes hommes sans emploi. Le Rapporteur spécial a affirmé que la responsabilité de ces faits incombait tout d'abord Israël et à son commandement politique et militaire. M. Lynk a encore souligné que la responsabilité pour les conditions qui prévalent à Gaza incombaient également au Hamas, ainsi qu'à l'Autorité palestinienne et à l'Égypte, qu'il a appelé à s'acquitter de leurs obligations envers la population de Gaza.

Cette session extraordinaire avait été convoquée suite à une demande officielle présentée le 15 mai par l'État de Palestine et les Émirats arabes unis, au nom du Groupe des États arabes, et soutenue par plus de cinquante États.

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vendredi 18 mai 2018

Conseil des droits de l'homme: Gaza, les violences dénoncées !

Vendredi 18 mai, Zeid Ra'ad Al Hussein, le Haut-Commissaire des droits de l'homme de l'ONU. Photo Réveil FM International

Le Conseil des droits de l'homme a ouvert, ce matin, les travaux de sa vingt-huitième session extraordinaire, consacrée à la détérioration de la situation des droits de l'homme dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est.

Cette session extraordinaire, présidée par l'Ambassadeur Vojislav Šuc de la Slovénie, a été convoquée suite à une demande officielle présentée le 15 mai par l'État de Palestine et par les Émirats arabes unis, au nom du Groupe des États arabes, et soutenue par une cinquantaine d'États.

La séance s'est ouverte sur les déclarations du Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, M. Zeid Ra'ad Al Hussein et du Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, M. Michael Lynk.

Vendredi 18 mai, Zeid Ra'ad Al Hussein, le Haut-Commissaire des droits de l'homme de l'ONU. Photo Réveil FM International

M. Zeid a indiqué que, depuis que les manifestations ont débuté le 30 mars dernier, 87 Palestiniens, parmi lesquels douze enfants, ont été tués par les forces de sécurité israéliennes dans le contexte de ces manifestations et 29 autres, dont trois enfants, ont été tués dans d'autres circonstances. Contrairement à ce qu'a affirmé un porte-parole de l'armée israélienne, ces faits ne constituent pas une « victoire de relation publique pour le Hamas » mais bel et bien une tragédie pour des milliers de familles, a souligné le Haut-Commissaire. Les actions des manifestants à elles seules ne paraissent pas constituer la menace imminente à la vie ou la menace de blessure mortelle qui pourraient justifier le recours à la force létale, a affirmé M. Zeid. Après onze ans de blocus, les Gazaouis sont privés de dignité et déshumanisés par les autorités israéliennes, à tel point que les officiels ne semblent même pas envisager que ces hommes et ces femmes puissent avoir un droit, ni même une raison, de manifester. Le Haut-Commissaire a approuvé les appels lancés en faveur d'une enquête internationale, indépendante et impartiale, dans l'espoir que la vérité mène à la justice.

Pour sa part, le Rapporteur spécial a précisé qu'au cours des sept dernières semaines, plus de cent manifestants palestiniens avaient été tués par l'armée israélienne. Parmi eux, des enfants, des journalistes, des professionnels de santé et de très nombreux jeunes hommes sans emploi. Environ douze mille personnes ont été blessées, dont certaines gravement. Quant à savoir qui en est responsable, le Rapporteur spécial a affirmé que c'est tout d'abord Israël et son commandement politique et militaire. M. Lynk a souligné que la responsabilité pour les conditions qui prévalent à Gaza incombe également au Hamas, ainsi qu'à l'Autorité palestinienne et à l'Égypte, qui doivent aussi s'acquitter de leurs obligations envers la population de Gaza.

Israël et la Palestine ont fait des déclarations à titre de parties concernées.

Lors du débat qui a suivi ces déclarations, les délégations ont très largement condamné la mort de plus de cent Palestiniens à Gaza, dont des femmes et des enfants, et condamné le recours aux armes par Israël pour réprimer ces manifestations. De nombreuses délégations se sont dites aux côtés des Palestiniens dans la réalisation de leurs aspirations légitimes. La décision des États-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël a été condamnée par la grande majorité des délégations, certaines estimant qu'elle était « un clou de plus dans le cercueil de ce qui restait du processus de paix au Moyen-Orient ». Pour une autre délégation, le transfert de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem risquait d'encourager Israël à commettre de nouvelles violences contre les Palestiniens. Plusieurs intervenants ont souligné à ce propos que la question du statut de Jérusalem devait être réglée par le biais des négociations et Israël a été sommé de mettre un terme à son occupation et à ses activités de judaïsation des lieux saints.

D'autres délégations ont souligné le droit d'Israël de défendre son territoire, tout en lui demandant de respecter les droits fondamentaux des manifestants pacifiques et le principe de proportionnalité dans le recours à la force. Un intervenant a regretté que la session extraordinaire ignore les véritables responsables de la situation, à savoir « le groupe terroriste Hamas », qui incite à la violence contre Israël.

Enfin, le Conseil a été appelé, à de très nombreuses reprises, à être à la hauteur de ses responsabilités et à créer une commission d'enquête internationale indépendante sur les faits décrits par le Haut-Commissaire et le Rapporteur spécial. Une délégation a insisté sur le fait que cette enquête devrait permettre de « faire la lumière sur ce qu'il s'est passé et pourquoi ».

La création de cette commission d'enquête fait l'objet d'un projet de résolution sur lequel le Conseil sera amené à se prononcer cet après-midi après avoir conclu son débat général, qui reprendra à 14 heures.

Déclarations liminaires

M. ZEID RA'AD AL HUSSEIN, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, a indiqué que depuis que les manifestations ont débuté, le 30 mars dernier, 87 Palestiniens, parmi lesquels douze enfants, ont été tués par les forces de sécurité israéliennes dans le contexte de ces manifestations et 29 autres, dont trois enfants, ont été tués dans d'autres circonstances. Plus de 12 000 personnes ont en outre été blessées, dont 3500 par des balles réelles. Le pic des violences a été atteint lundi dernier, 14 mai, lorsque 43 manifestants ont été tués par les forces israéliennes – et ce bilan continue tristement de s'alourdir alors que certains des 1360 manifestants blessés ce jour-là par des balles réelles succombent de leurs blessures. Ces personnes, dont beaucoup étaient totalement non armées, ont été touchées – dans le dos, à la poitrine, à la tête et aux membres – par des tirs à balles réelles, ainsi que par des balles en caoutchouc et par des gaz lacrymogènes. Les forces israéliennes ont également tué 17 autres Palestiniens en dehors du contexte des cinq grands lieux de manifestations. Au total, ce chiffre de 60 tués est le plus élevé pour une seule et même journée à Gaza depuis les hostilités de 2014, a fait observer M. Zeid.

Contrairement à ce qu'a affirmé un porte-parole de l'armée israélienne, ces faits ne constituent pas une « victoire de relation publique pour le Hamas » mais bel et bien une tragédie pour des milliers de familles, a souligné le Haut-Commissaire. Le Premier Ministre israélien, M. Benjamin Netanyahu, a affirmé que les manifestants étaient « payés par le Hamas » et que les forces de sécurité israéliennes « s'efforçaient de limiter les pertes en vies humaines » ; mais il existe peu de preuves d'une quelconque tentative de limiter les pertes durant ce lundi. Même si certains manifestants ont jeté des cocktails molotov, utilisé des frondes pour jeter des pierres, envoyé des cerfs-volants enflammés vers Israël et tenté de découper les deux clôtures entre Gaza et Israël, ces actions à elles seules ne paraissent pas constituer la menace imminente à la vie ou la menace de blessure mortelle qui pourraient justifier le recours à la force létale, a affirmé M. Zeid.

Le Haut-Commissaire a rappelé que les Palestiniens avaient exactement les mêmes droits de l'homme que les Israéliens ; le même droit de vivre en sécurité et en toute liberté dans leurs maisons, en bénéficiant des services et opportunités adéquats. Or, ils sont systématiquement privés de ce noyau essentiel de droits, a souligné M. Zeid. Après onze années de blocus par Israël, les Gazaouis n'ont plus que peu d'espoir de trouver un emploi et leurs infrastructures s'effondrent, qu'il s'agisse d'électricité ou de services de santé. Israël, en tant que puissance occupante au regard du droit international, est tenu de protéger la population gazaouie et d'assurer son bien-être, a rappelé le Haut-Commissaire. Mais en fait, les Gazaouis sont privés de dignité et déshumanisés par les autorités israéliennes, à tel point que les officiels ne semblent même pas envisager que ces hommes et ces femmes puissent avoir un droit, ni même une raison, de manifester, a déclaré M. Zeid.

Personne n'a vu sa sécurité renforcée par les horribles événements de la semaine passée, a insisté le Haut-Commissaire. La situation des droits de l'homme dans le territoire palestinien occupé continue de se détériorer, a-t-il souligné, précisant que les implantations de colonies se sont accélérées cette année, tout comme a augmenté la violence des colons. Les démolitions de propriétés privées se poursuivent et la petite communauté bédouine de Khan al Ahmar, à l'est de Jérusalem, est hautement exposée à un risque de transfert forcé, a poursuivi le Haut-Commissaire. Il a en outre déploré le large recours à la détention sans jugement – décrite comme une « détention administrative » - et les violations des garanties fondamentales associées à un procès équitable. Par ailleurs, le manque d'obligation redditionnelle face aux allégations d'exécutions extrajudiciaires et autres violations sape la confiance dans la justice israélienne, a ajouté M. Zeid.

En conclusion, le Haut-Commissaire a approuvé les appels lancés par de nombreux États et observateurs en faveur d'une enquête internationale, indépendante et impartiale, dans l'espoir que la vérité concernant ces questions mène à la justice. En mettant un terme à l'occupation, a-t-il souligné, la violence et l'insécurité disparaîtront largement. Le Haut-Commissaire a exhorté Israël à agir en conformité avec ses obligations internationales.

M. MICHAEL LYNK, Rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, a déclaré que les événements qui se sont produits cette semaine, ces deux derniers mois, et ces onze dernières années à Gaza hantent la conscience de la communauté internationale. Il s'agit d'un petit territoire enclavé, où deux millions de personnes vivent sous occupation, coupées du monde extérieur et confrontées à un blocus aérien, maritime et terrestre complet. C'est une situation que les Nations Unies ont elles-mêmes qualifiée d'invivable et d'insoutenable et de forme de punition collective, alors que ces personnes ne demandent qu'à jouir de leurs droits les plus élémentaires, comme n'importe qui, a-t-il rappelé. Certes, certains manifestants ont jeté des cocktails molotov, fait voler des cerfs-volants enflammés ou se sont jetés contre les barrières à la frontière, mais la grande majorité n'a commis aucun acte de violence et était désarmée ; ils marchaient, chantaient, protestaient contre leurs conditions de vie et demandaient un meilleur futur, a déclaré le Rapporteur spécial. M. Lynk a ensuite indiqué que ces sept dernières semaines, plus de cent manifestants palestiniens ont été tués par l'armée israélienne. Parmi eux, des enfants, des journalistes, des travailleurs médicaux et de très nombreux jeunes hommes sans emploi. Environ douze mille personnes ont été blessées, dont certaines gravement. Quant à savoir qui est responsable de ça, le Rapporteur spécial a affirmé que c'est tout d'abord Israël et son commandement politique et militaire – Israël qui reste la puissance occupante et qui impose depuis onze ans un blocus qui étrangle l'économie et la société de Gaza. M. Lynk a ensuite souligné que la responsabilité pour les sinistres conditions qui prévalent à Gaza incombe également au Hamas, ainsi qu'à l'Autorité palestinienne et à l'Égypte ; ils doivent eux aussi s'acquitter de leurs obligations envers la population de Gaza, a-t-il insisté. La responsabilité incombe également à la communauté internationale, qui doit forcer Israël à respecter le droit international, a ajouté le Rapporteur spécial.

Le Rapporteur spécial a rappelé qu'Israël, en tant que puissance occupante, est tenu de maintenir et de respecter les droits de l'homme des Palestiniens vivant dans le territoire occupé. Comme tout un chacun, les Palestiniens sont détenteurs des droits de l'homme, y compris du droit de rassemblement pacifique, a souligné M. Lynk, avant de rappeler qu'il avait à plusieurs reprises ces dernières semaines, dans ses déclarations, exprimé sa préoccupation face à l'usage excessif de la force par Israël. Israël doit respecter les principes de base de l'utilisation de la force et des armes à feu, a-t-il dit, rappelant que le « meurtre délibéré » et les « actes volontaire causant de grandes souffrances ou des blessures graves au corps ou à la santé » violent les conventions internationales et sont assimilables à un crime de guerre au titre du Statut de Rome.

Pour le Rapporteur spécial, la situation est profondément asymétrique. D'un côté des milliers de manifestants non armés, si ce n'est d'espoir, mais marchant avec dignité et vivant dans l'une des sociétés les plus pauvres de la région ; et de l'autre, la société militairement la plus puissante et économiquement la plus avancée de la région. Toute condamnation des récents événements qui ne s'accompagnerait pas de poursuites en justice et d'obligation redditionnelle serait vide, a souligné M. Lynk. La justice pour les victimes doit devenir une priorité de la communauté internationale, a-t-il conclu, demandant à la communauté internationale, par le biais des Nations Unies, d'entreprendre une enquête indépendante et impartiale sur les meurtres et les blessures survenus dans le contexte des manifestations depuis le 30 mars dernier.

Parties concernées

Israël a dénoncé la tenue de cette session extraordinaire comme étant une nouvelle manifestation d'obsession anti-israélienne, ainsi qu'une récompense au Hamas pour sa stratégie consistant à utiliser les civils comme des boucliers humains. Israël a assuré déplorer toute perte civile et a rappelé qu'il n'occupait plus Gaza depuis 2007, contrairement à ce qui est dit.

La délégation israélienne a dénoncé, dans cette affaire, une exploitation cynique par le Hamas de sa propre population contre Israël. Elle a regretté que de nombreux États membres se laissent berner par la description qui est donnée de manifestations soi-disant pacifiques, alors même que des cocktails molotov sont jetés. La délégation a cité des déclarations de dirigeants palestiniens selon lesquels il ne s'agissait pas de « manifestations pacifiques » mais bien d'un mouvement dirigé par le Hamas. Elle a aussi dénoncé l'attitude de l'Autorité palestinienne, notamment sa manipulation de la population palestinienne.

Quand des explosifs sont lancés contre ses soldats, Israël se défend, de même que quand le Hamas creuse des tunnels pour attaquer les populations civiles, a poursuivi la délégation, ajoutant que tout État ferait de même. Les chefs militaires d'Israël, et non le Hamas, prennent toutes les précautions possibles pour éviter les pertes parmi les civils, a déclaré la délégation israélienne, jugeant déplorable que le Conseil ferme les yeux sur la réalité sur le terrain.

L'État de Palestine a commencé par remercier les États et groupes qui ont appuyé la tenue de la session extraordinaire d'aujourd'hui et parrainé le projet de résolution. Il a également remercié les organisations non gouvernementales qui ont travaillé avec sa délégation et le Haut-Commissaire, de même que le Rapporteur spécial, pour les informations exactes qu'ils ont présentées. Il a également affirmé avoir tout fait pour éviter une session extraordinaire sur la situation en Palestine, notamment après les déclarations « irresponsables » du président des États-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël et d'y transférer leur ambassade. Par ailleurs, l'État de Palestine, avec d'autres, a tenté à New York de faire condamner les actes qui se sont produits ces derniers jours à Gaza. Mais « ceux qui prônent la haine » s'y sont opposés. C'est pour cela que l'État de Palestine n'a pas eu d'autre choix que de saisir le Conseil des droits de l'homme, a-t-il assuré.

Le représentant palestinien a ensuite assuré que les manifestants palestiniens ont défilé avec des drapeaux palestiniens et non avec des armes. Mais, les responsables israéliens n'en ont pas tenu compte, tirant à balles réelles sur ces manifestants. Certains ont même déclaré que les manifestants « n'avaient pas de valeur et qu'ils doivent être tués comme les nazis », a encore affirmé l'orateur. De son point de vue, ce qui se passe à Gaza est une question de droit. Il a alors appelé ceux qui « ne connaissent pas le droit » à l'apprendre. Il s'agit du respect du droit international et si les Palestiniens ont violé le droit, ils doivent en répondre. Mais la même chose doit être exigée de l'autre partie, a-t-il conclu.

Débat général

Au nom de l'Organisation de la coopération islamique (OCI), le Pakistan a dénoncé l'assassinat arbitraire de plus de cent Palestiniens, dont des femmes et des enfants, et condamné le recours aux armes pour réprimer des manifestants pacifiques. Le transfert de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem est contraire à toutes les résolutions des Nations Unies. L'OCI constate que le comportement d'Israël conforte ses pires craintes. Elle demande qu'il soit mis fin au recours disproportionné à la force et que les Palestiniens aient accès aux traitements médicaux. Elle demande à la communauté internationale d'assumer sa responsabilité de protéger les droits des Palestiniens.

Au nom du Mouvement des pays non alignés, le Venezuela a fait part de sa vive préoccupation devant la décision unilatérale et illégale des États-Unis de déclarer que la capitale d'Israël était Jérusalem et d'y transférer leur ambassade. Le Mouvement est préoccupé par toute autre initiative qui pourrait renforcer le contrôle de fait sur la Ville sainte et son annexion illégale par Israël, en violation des résolutions du Conseil de sécurité. Les pays non-alignés considèrent que les atrocités commises contre le peuple palestinien sont des crimes de guerre et des violations de la quatrième Convention de Genève.

Au nom du Groupe africain, le Togo a réaffirmé sa position favorable au respect de la solution des deux États vivant côte à côte et en paix. Les membres du Groupe africain suivent avec préoccupation la détérioration de la situation des droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés et appelle toutes les parties à faire preuve de retenue.

Au nom du Groupe arabe, les Émirats arabes unis ont déclaré que la situation qui prévaut à Gaza depuis plus de dix ans équivaut à un châtiment collectif. Le Groupe arabe appelle la communauté internationale à mettre fin à cette situation. Le Groupe arabe réaffirme son soutien au peuple palestinien et demande l'ouverture d'enquêtes pour faire la lumière sur les violations des droits de l'homme.

Au nom de l'Union européenne, la Bulgarie a déclaré que, tout en reconnaissant le droit d'Israël de protéger son territoire, l'Union européenne attend d'Israël qu'il respecte les droits fondamentaux des manifestants pacifiques et le principe de proportionnalité dans le recours à la force pour protéger ses intérêts de sécurité légitimes. Les forces israéliennes doivent se garder du recours excessif à la force létale contre des manifestants non armés. L'Union européenne appelle aussi le Hamas et les organisateurs de ces manifestations à faire preuve de responsabilité en évitant les provocations, tout en assurant la sécurité des manifestants. L'Union européenne estime que des enquêtes transparentes devraient permettre de faire la lumière sur ce qu'il s'est passé et pourquoi, a dit le représentant, ajoutant par ailleurs la volonté de l'Union européenne de travailler avec ses partenaires à la reprise de négociations.

Le Brésil s'est dit indigné par les violences commises contre les civils palestiniens qui manifestent. Il appelle les parties à la modération et exhorte Israël à respecter pleinement ses obligations en vertu du droit international des droits de l'homme et du droit humanitaire, ajoutant qu'il devra rendre des comptes. Le Brésil s'est fait l'écho des appels lancés par le Secrétaire général des Nations Unies et le Haut Commissaire aux droits de l'homme pour que des enquêtes complètes, transparentes et indépendantes soient menées sur les événements récents.

Le Qatar a condamné le recours à une force démesurée et injustifiée ayant entraîné la mort de femmes, d'enfants et de personnes ayant des besoins particuliers. Le Qatar a appelé la communauté internationale à s'acquitter de sa responsabilité à protéger les Palestiniens face aux attaques meurtrières israéliennes, et à faire pression sur Israël pour qu'il respecte ses obligations. Le Qatar a demandé qu'une enquête sérieuse soit réalisée sur les événements récents.

L'Iraq a, de même, demandé à la communauté internationale d'obliger Israël à respecter ses obligations au titre du droit international. L'Iraq a fait observer que les violations des droits de l'homme des Palestiniens constatées ces dernières semaines n'étaient pas un fait nouveau pour les Palestiniens, confrontés depuis de longues années à la violation de leurs droits fondamentaux. L'Iraq a regretté que le Conseil de sécurité ne soit pas parvenu à défendre les droits des Palestiniens.

Les Émirats arabes unis ont condamné l'escalade à laquelle se livre Israël et le recours excessif à la force à Gaza. La délégation condamne également la décision des États-Unis et appelle les autres États à respecter la résolution 478 (1980) du Conseil de sécurité appelant au retrait des ambassades étrangères de Jérusalem. Les Émirats restent en outre aux côtés du peuple palestinien et demandent que soient traduits en justice les responsables des violations des droits de l'homme.

L'Égypte soutient également les droits du peuple palestinien et condamne le recours à la force par Israël. Le respect de ces droits implique non seulement que des enquêtes soient ouvertes, mais aussi que les responsables de violations des droits de l'homme soient traduits en justice, a dit le représentant. Il a indiqué que son gouvernement avait décidé d'ouvrir sa frontière avec Gaza pendant le Ramadan (15 mai au 14 juin).

Le Pakistan a dit que la barbarie qui se déroulait à Gaza n'avait plus sa place dans le monde; elle en rappelle d'autres, comme à Soweto en 1976. Le Pakistan a fermement condamné les tueries impitoyables et les blessures infligés à d'innocents manifestants civils palestiniens non armés par les autorités d'occupation. En outre, la décision à courte vue des États-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël était un clou de plus dans le cercueil de ce qui restait du processus de paix au Moyen-Orient. C'est pourquoi le Pakistan appelle la communauté internationale à mettre en œuvre les droits du peuple palestinien, y compris son droit à l'autodétermination.

Le Pérou s'est dit consterné et indigné par la flambée de violence récente dans les territoires arabes occupés, qui porte atteinte au droit de l'homme le plus fondamental, le droit à la vie, et menace encore davantage la paix au Moyen Orient. Ces événements doivent faire l'objet d'une enquête approfondie et transparente. Le Pérou appelle toutes les parties éviter les provocations et à œuvrer pour la reprise du dialogue entre Palestiniens et Israéliens.

L'Afrique du Sud a jugé indispensable que le Conseil se réunisse pour entendre l'appel des Palestiniens privés de leurs droits et d'espoir. Les craintes relatives au transfert de l'ambassade des États-Unis se sont malheureusement avérées. La délégation a souligné que l'on pouvait dénoncer les politiques d'Israël sans être antisémite: il est juste que le Conseil se dresse contre tous les auteurs de violations des droits de l'homme.

La Belgique estime, elle aussi, que le Conseil est dans son rôle en dénonçant les violations des droits de l'homme dans les territoires occupés. Elle a demandé que les Nations Unies mènent une enquête sur ces faits, la responsabilité étant une condition du dialogue. Israël a le droit de se défendre, mais doit, ce faisant, n'utiliser la force mortelle qu'en dernier recours. Le Hamas a pour sa part la responsabilité d'éviter les provocations et de veiller à ce que les manifestations ne soient pas violentes.

L'Ukraine a déclaré qu'il fallait avancer vers une désescalade de la situation et faire en sorte que les parties reprennent le dialogue. La position traditionnelle de l'Ukraine est en faveur de la solution fondée sur la coexistence de deux États et du respect des résolutions pertinentes des Nations Unies, des principes de Madrid et des objectifs de l'initiative de paix arabe.

La République démocratique du Congo a déclaré que ce qu'il se passe au Moyen-Orient était « simplement inacceptable ». Du point de vue de la République démocratique du Congo, la question du statut de Jérusalem doit être réglée par le biais des négociations. Si les revendications palestiniennes sont justes, on doit également reconnaître le droit d'Israël de vivre en paix et dans la sécurité. Mais en attendant, le respect du droit international humanitaire et le respect des droits de l'homme, en particulier celui à manifester pacifiquement, doivent demeurer de rigueur.

Les États-Unis sont préoccupés par le regain de violence tout au long de la frontière avec Gaza. Mais, de leur point de vue, cette session extraordinaire ignore les véritables responsables de cette situation, à savoir « le groupe terroriste Hamas », qui incite à la violence contre Israël. Les États-Unis, qui affirment le droit d'Israël de se défendre, rejettent également les affirmations selon lesquelles des violations des droits de l'homme ont été commises, d'autant que « l'échelle de la violence est réduite en comparaison des pires situations à travers le globe. » Alors que la résolution présentée aujourd'hui demande la création d'une commission d'enquête, les États-Unis estiment qu'il est « hypocrite de la part du Conseil des droits de l'homme de dépenser du temps et de l'argent pour une telle commission, alors qu'il n'y en a aucune sur les atrocités commises en République populaire démocratique de Corée, à Cuba, au Venezuela et sur l'occupation de la Crimée par la Fédération de Russie », a conclu le représentant.

L'Afghanistan a relevé que le manque de responsabilisation signalé par le Secrétaire général des Nations Unies et par le Haut-Commissaire sapait la confiance dans la justice israélienne. C'est pourquoi l'Afghanistan appuie une enquête indépendante et impartiale sur les morts causées par la situation actuelle à Gaza et dans les territoires arabes occupés.

Cuba a également condamné les agressions criminelles d'Israël contre le peuple palestinien. Émue par ces événements tragiques, Cuba condamne le mépris dont l'armée israélienne fait preuve envers le peuple palestinien. Cuba a condamné le transfert de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem, qui ne fait qu'éloigner encore la perspective d'un règlement du conflit.

La Chine, très préoccupée par les nombreuses victimes à Gaza, a appelé les deux parties, mais surtout Israël, à faire preuve de retenue. Elle souhaite la reprise des négociations entre les deux parties. La Chine a dit avoir déjà fait une proposition de relance des négociations axée notamment sur des mesures propices au développement.

Le Mexique rejette la violence et le terrorisme. Il a demandé aux deux parties concernées de tout faire pour éviter que la situation ne dégénère encore. La seule solution au problème entre Israël et la Palestine est la solution fondée sur la coexistence de deux États, négociée sans condition préalable par les deux parties, a dit encore le Mexique.

Le Venezuela est alarmé par le recours excessif à la force par Israël contre des manifestants fiers et héroïques qui protestent pour leurs droits et contre la décision des États-Unis d'établir leur ambassade à Jérusalem. Ces actes ne doivent pas rester impunis et le Venezuela est favorable à la création d'une commission d'enquête sur ces faits. Le Venezuela continue en outre de soutenir la solution fondée sur la coexistence de deux États.

L'Équateur condamne la poursuite des violations des droits de l'homme à Gaza et les récentes attaques contre des manifestants pacifiques. La délégation appelle Israël, puissance occupante, à respecter ses obligations internationales. Elle appelle aussi la communauté internationale à mettre en œuvre la solution fondée sur la coexistence de deux États et à garantir la restitution des terres spoliées.

L'Australie déplore vivement et exprime sa tristesse pour les pertes en vies humaines et le grand nombre de blessés durant les manifestations de Gaza. Il est tragique que l'on compte des enfants parmi les personnes tuées, a ajouté la délégation. Elle a par ailleurs souligné qu'Israël avait des préoccupation légitimes de sécurité et avait le droit de protéger sa propre population. Mais il doit aussi user de la force de façon appropriée. L'Australie estime en outre que toute enquête doit être impartiale, ouverte et transparente et appelle toutes les parties à coopérer. L'Australie reste engagée en faveur d'une solution fondée sur la coexistence de deux États et ne soutient aucune action portant préjudice à cette perspective.

Le Sénégal a renouvelé son appel pour un règlement pacifique du conflit qui passera inévitablement par la création de deux États, la Palestine et Israël vivant côte à côte dans la paix et la sécurité. Le Sénégal a réitéré son attachement ferme au droit légitime du peuple palestinien à un État souverain, avec Al-Qods (Jérusalem) pour capitale, conformément aux résolutions pertinentes des Nations Unies.

Le Nigeria s'est dit très préoccupé de l'escalade de la violence dans le territoire palestinien occupé, en particulier à Gaza. Il a demandé à Israël de mettre un terme aux violations des droits de l'homme dans les territoires qu'il occupe. Le Nigeria a réaffirmé le droit du peuple palestinien d'exercer son droit à l'autodétermination. Il a encouragé la reprise des pourparlers de paix entre les deux parties.

L'Arabie saoudite a condamné l'agression des forces armées d'Israël contre le peuple palestinien. Elle s'est dite par principe aux côtés des Palestiniens dans la réalisation de leurs aspirations légitimes. Elle a demandé à Israël de mettre un terme à son occupation et à ses activités de judaïsation des lieux saints. L'Arabie saoudite a aussi dit avoir rejeté sans équivoque la décision des États-Unis de déplacer à Jérusalem son ambassade en Israël, et a mis en garde contre les répercussions que cette décision ne manquera pas d'avoir.

Les Philippines ont déclaré que tous les États doivent s'engager et respecter le droit international et le droit international humanitaire. De fait, le pays condamne les actes de violence, en particulier ceux qui ont entraîné la mort de civils, dont celle d'enfants. Elle s'associe aux appels lancés en faveur de la retenue et du respect des droits de l'homme. Elle appelle en outre à la fourniture d'une assistance humanitaire à l'État de Palestine.

Le Népal a demandé aux parties au conflit à Gaza de mettre un terme à la violence et à respecter les droits de l'homme et le droit international humanitaire. La délégation s'est également déclarée perplexe face aux raisons qui ont conduit à la tenue de cette session extraordinaire. De son point de vue, tant Israël que l'État de Palestine doivent s'engager de manière sincère au respect du droit international.

La Tunisie a déclaré que l'usage de balle létales contre des manifestants non armés, dont des enfants, démontre à suffisance qu'Israël n'entend pas respecter le droit international. Cette situation doit soulever et réveiller les consciences, y compris celle de la communauté internationale, a dit le représentant, indiquant que pour cette raison, sa délégation soutiendra la résolution présentée aujourd'hui.

L'Angola est très préoccupé par la situation catastrophique à Gaza, qui a entraîné la mort de femmes, d'enfants, de travailleurs de la santé et d'autres personnes. Il a souligné que la commission qui sera nommée par le Président du Conseil des droits de l'homme devra être dotée d'un mandat clair. L'Angola a exhorté les Palestiniens et les Israéliens de collaborer de manière constructive avec la commission.

La Malaisie a assuré le peuple palestinien de sa solidarité et de son soutien alors qu'il est victime d'actes brutaux commis par Israël, notamment des assassinats et des actes planifiés de terrorisme. Le Conseil doit mener une enquête approfondie sur ces actes, dont les auteurs devront rendre des comptes.

L'Islande a demandé à Israël de mener une enquête indépendante et transparente sur les incidents en cause. Elle a prié aussi la direction palestinienne de ne pas jeter de l'huile sur le feu et de veiller à ce que les manifestations soient effectivement pacifiques.

La France a fermement condamné les violences commises par les forces armées israéliennes contre les manifestants palestiniens à Gaza, qui ont atteint un nouveau pallier cette semaine. Elle ne peut accepter ce niveau de violence face au droit des Palestiniens de manifester pacifiquement, indépendamment du respect de la sécurité d'Israël auquel la France est attachée. Toute la lumière doit être faite sur ces événements et la France soutient la résolution soumise aujourd'hui ainsi que la demande du Secrétaire général qu'une enquête indépendante et transparente soit conduite. Elle a appelé Israël à appliquer des règles d'engagement conformes aux normes internationales. Il est urgent de recréer les conditions nécessaires à la recherche d'une solution politique au conflit. La France désapprouve, dans ce contexte, la décision des États-Unis d'ouvrir une ambassade à Jérusalem.

Le Saint-Siège a exprimé les préoccupations du Pape face aux événements qui se produisent en Terre sainte, ajoutant que la « guerre encourage la guerre. » Toutes les personnes impliquées dans ces violences et au-delà doivent garder à l'esprit le statut spécial de Jérusalem pour toutes les religions du monde, a encore déclaré l'Observateur.

La Bolivie a dit déplorer la rupture du consensus international après a décision des États-Unis de transférer leur ambassade à Jérusalem. La Bolivie continue de soutenir la solution des deux États et la pleine mise en œuvre des résolutions pertinentes des Nations Unies. Elle appuie le projet de résolution qui est proposé au Conseil pour adoption.

Le Liechtenstein a dit soutenir l'ouverture d'une enquête et la traduction en justice des auteurs de ces violences. Si les autorités nationales ne le font pas, il est du devoir de toutes les parties d'assumer leurs responsabilités. Le représentant a rappelé dans ce contexte que l'État de Palestine est partie au Statut de Rome créant la Cour pénale internationale et que la Cour procède actuellement à un examen préliminaire de la situation des Palestine. Cette déclaration factuelle devrait figurer dans le projet de résolution soumis au Conseil des droits de l'homme.

La Jordanie a espéré que le Conseil assumerait aujourd'hui ses responsabilités devant le massacre des Palestiniens. La Jordanie a fermement condamné l'occupation de Gaza. Il n'y saurait y avoir la paix sans solution à la question palestinienne permettant au peuple palestinien de vivre libre et en paix sans oppression. La Jordanie soutient une enquête internationale indépendante sur ces événements. La préservation de l'identité islamique, arabe et chrétienne d'Al-Qods Al-Charif est une priorité du Roi. Pour la Jordanie, Jérusalem est la capitale de l'État palestinien, c'est une réalité.

La Thaïlande est profondément préoccupée par la dernière vague de violence à la frontière entre Gaza et Israël, qui a fait environ 60 morts et plus de 2 000 blessés parmi les civils palestiniens. Il a appelé toutes les parties concernées à mettre fin immédiatement à la violence et à faire un effort pour éviter toute nouvelle escalade de la situation. Il a appelé toutes les parties à faire tous les efforts possibles pour trouver une solution durable au conflit.

L'Uruguay a condamné les événements d'une extrême violence dont Gaza a été le théâtre et qui ont été marqués par le recours disproportionné à la force par les forces de sécurité israéliennes. Ces événements devront faire l'objet d'une enquête indépendante. L'Uruguay a appelé toutes les parties à reprendre les négociations comme seul moyen de parvenir au plein respect du droit international.

Le Yémen a appuyé la convocation aujourd'hui de la session extraordinaire du Conseil des droits de l'homme suite à l'agression systématique de l'État israélien contre le peuple palestinien. Il y avait plus de 60 martyrs et des milliers de blessés. Le Yémen a appelé la communauté internationale à condamner fermement Israël, qui se livre à une violation flagrante du droit international humanitaire et des droits de l'homme, y compris la quatrième Convention de Genève. Il a demandé aux membres du Conseil de d'adopter le projet de résolution qui demande l'ouverture d'une enquête sur ce qu'il s'est passé à Gaza.

La Libye a ajouté que ces actes sapent les principes internationaux tandis que « la communauté internationale se mure dans le silence ». La délégation en appelle donc à la conscience internationale et l'invite à soutenir l'ouverture d'une enquête.

L'Algérie a déclaré que le meurtre de plusieurs dizaines de palestiniens et les milliers de palestiniens blessés sont des crimes qui devraient être « fermement et unanimement condamnés ». Mais au-delà de ces condamnations, le moment est venu de mettre un terme définitif à l'impunité dont jouit Israël depuis plusieurs années. Dans ce contexte, le Conseil est tenu d'engager une enquête internationale pour les crimes commis au cours de ces dernières semaines ne restent pas impunis. Israël doit rendre des comptes à la communauté internationale.

L'Inde a appelé les deux parties à éviter toute escalade et à miser sur le dialogue, seule manière de résoudre la situation entre Israël et les Palestiniens. L'Inde soutient pleinement le droit à l'autodétermination des Palestiniens.

Le Tadjikistan a condamné les meurtres de dizaines de Palestiniens et s'est dit choqué par le nombre de personnes désarmées parmi les victimes. Le droit de manifestation pacifique doit être respecté, a demandé le Tadjikistan, estimant que seule une enquête indépendante pourra faire la lumière sur ce qu'il s'est vraiment passé à Gaza.

La Syrie a condamné les massacres atroces de Palestiniens perpétrés par Israël. Ces crimes, a relevé la délégation, ne se seraient pas produits si Israël ne bénéficiait pas de la protection des États-Unis au Conseil de sécurité, une protection qui empêche aussi le Conseil de ne publier ne serait-ce qu'un communiqué de presse en faveur des droits des Palestiniens.

Le Viet Nam, qui soutient la juste cause du peuple palestinien et la solution des deux États, a appelé à une désescalade de la tension et à une reprise des négociations entre les parties, afin de garantir le respect des aspirations légitimes de toutes les parties dans la région.

Les Maldives ont souligné que le monde avait été témoin de violations massives des droits de l'homme dans des proportions incalculables. Des dizaines de jeunes sont morts à la suite d'actes cruels et inhumains et d'un usage injustifié de la force par les forces d'occupation israéliennes. Il s'agit d'une violation grave de la quatrième Convention de Genève. Les Maldives soutiennent le projet de résolution et l'ouverture d'une enquête pour les actes commis la semaine dernière.

La Suède, s'est pour sa part dite consternée par la violence et les nombreux décès. Tout pays a le droit de défendre son territoire, mais la réaction doit être juste et proportionnée. La Suède soutien le projet de résolution et l'ouverture d'une enquête sur ces événements. Elle est en outre d'avis qu'une aide humanitaire urgente doit être envoyée à Gaza et dans les autres territoires palestiniens occupés.

La République populaire démocratique de Corée a affirmé que « l'arrogance » d'Israël peut être attribuée au soutien de son allié au Conseil de sécurité, en l'occurrence les États-Unis, qui ont reconnu Jérusalem comme capitale d'Israël.

Le Bangladesh a souligné que le transfert de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem constituait une atteinte au droit international. Alors que le Conseil de sécurité a échoué à adopter une position en raison de l'exercice du droit de veto, il est de la responsabilité du Conseil des droits de l'homme d'agir. Le Bangladesh est en faveur de l'ouverture d'une enquête.

Malte s'est dite préoccupée par la détérioration de la situation humanitaire à Gaza et par le fait que les derniers événements font s'éloigner la perspective d'une solution à deux États. Malte a demandé aux parties concernées de faire tout leur possible pour rouvrir des canaux propices à la recherche de la paix et de la stabilité. Malte respectera le consensus international au sujet de Jérusalem, concernant notamment les représentations diplomatiques.

L'Indonésie a déclaré que la communauté internationale ne pouvait plus fermer les yeux sur la répétition des crimes et sur la situation épouvantable qui prévaut à Gaza. Elle a donc appuyé la décision du Conseil de créer une commission internationale d'enquête pour faire la lumière sur les violations des droits de l'homme à Gaza. L'Indonésie a fait observer en outre que le transfert de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem était contraire à de nombreuses résolutions des Nations Unies et qu'il compromettait la paix dans la région.

Le Costa Rica a demandé à Israël de s'abstenir de recourir à la force excessive et de réprimer le droit légitime de manifester des Palestiniens. Le Costa Rica a dit appuyer une action concertée de la communauté internationale contre les visées extrémistes et pour un processus de paix durable.

Le Mali a déploré les pertes en vies humaines de dizaines de Palestiniens, dont des enfants. Il réaffirme son attachement à la mise en œuvre des résolutions pertinentes des Nations Unies préconisant la solution des deux États. Le Mali appelle également à la reprise immédiate des négociations dans le cadre du processus de paix au Moyen-Orient, l'objectif étant d'aboutir sans tarder à un règlement définitif du conflit.

Le Soudan a condamné les « massacres » commis par Israël et la décision des États-Unis de transférer leur ambassade à Jérusalem. C'est une provocation contre l'humanité, en plus d'être une violation des Accords d'Oslo. Le représentant a appelé à la création d'une commission d'enquête.

Le Liban a condamné le meurtre de personnes désarmées, pour le simple motif d'avoir manifesté contre l'occupation. Le Conseil des droits de l'homme doit donc prendre la bonne décision, notamment pour éviter que ce genre de crime ne soit à nouveau commis et que cesse l'occupation. Le Liban plaide pour la création d'une Commission d'enquête.

La Turquie a condamné le massacre commis par les forces israéliennes contre des civils palestiniens. Elle a demandé au Conseil de faire en sorte que l'impunité ne prévale pas dans ce cas. La Turquie a estimé, de plus, que le transfert de l'ambassade des États-Unis à Jérusalem n'avait aucune valeur juridique.

La Namibie a demandé que les auteurs des violences contre les Palestiniens répondent de leurs actes. Le transfert de l'ambassade des États-Unis va compliquer la recherche d'une solution à la crise, a fait observer la Namibie. Le Conseil a un rôle essentiel à jouer dans cette situation.

La Mauritanie a dénoncé le déchaînement de violence israélienne contre le peuple palestinien. La Mauritanie a souligné que le transfert de l'ambassade des États-Unis vers Jérusalem risquait d'encourager Israël à commettre de nouvelles violences contre les Palestiniens.

Oman est profondément préoccupé par les violations commises contre le peuple palestinien. Les mesures unilatérales qui ont été prises n'ont pas aidé les efforts d'une solution à deux États soutenue par la communauté internationale. Le droit légitime des Palestiniens de rejeter la décision des États-Unis de déplacer leur ambassade a été illégalement bafoué par la force et les meurtres, en violation flagrante des droits de l'homme et du droit international humanitaire.

La République islamique d'Iran a dit condamner les politiques israéliennes et la décision des États-Unis de déplacer leur ambassade. Ces actes ouvrent des brèches dans le droit international, a dit le représentant, ajoutant qu'il revient maintenant à la communauté internationale et au Conseil des droits de l'homme d'assumer leur rôle.

Sri Lanka a déclaré que la « violence engendre la violence » et que par conséquent qu'il est plus que jamais nécessaire que la communauté internationale revienne au premier plan.

Le Botswana a soutenu la tenue de cette session extraordinaire. Il estime que l'ouverture d'une enquête était indispensable, de même que la mise en œuvre de la solution des deux États.

La Nouvelle-Zélande a demandé à toutes les parties de prendre des mesures pour éviter la confrontation. La Nouvelle-Zélande a souligné que la tragédie en cours montrait l'importance qu'il y a à parvenir à une solution durable du conflit entre Israël et les Palestiniens.

Bahreïn a dénoncé les violences commises contre des innocents désarmés et l'oppression exercée par Israël sur les Palestiniens. Il a appelé à l'adoption unanime de la résolution portant création d'une commission d'enquête indépendante sur ces événements.

Le Maroc a exprimé sa profonde tristesse à propos des événements de Gaza et sa ferme condamnation de la violation flagrante du droit international par Israël, qui ne tient aucun compte de toutes les valeurs humaines. Le Conseil des droits de l'homme devrait assumer ses responsabilités en créant une commission internationale indépendante pour l'établissement des faits. Le Maroc estime en outre que toute interférence s'agissant du statut de Jérusalem conduirait à plus de tensions et à saper la paix.

Le Guyana a déclaré que les hostilités répétées ne font que multiplier le coût incalculable des pertes en vies humaines et de destructions matérielles. Pour cette raison, sa délégation restera un fervent soutien des efforts visant à une résolution du conflit et à la réalisation de la solution fondée sur deux États.

Le Koweït, qui a été parmi les premiers à soutenir la tenue de cette session extraordinaire, a déclaré qu'il était plus qu'urgent d'agir contre les politiques israéliennes. Cela implique la création et l'envoi d'une commission internationale d'enquête pour faire la lumière sur ce qu'il s'est passé et protéger les droits de l'homme dans les territoires palestiniens occupés. Il ne faut pas oublier que la communauté internationale nous regarde, a dit représentant.

Le Canada a déclaré être extrêmement préoccupé par les nombreux décès à Gaza et s'est dit indigné qu'un médecin canadien compte parmi les nombreux blessés par balles. Cela dit, la délégation ne peut pas soutenir le projet de résolution présentée aujourd'hui car il préjuge du résultat d'une enquête internationale. Le projet de résolution est unilatérale et ne fait pas avancer les perspectives d'un règlement pacifique et négocié du conflit israélo-palestinien. Le texte montre du doigt Israël sans désigner les autres parties aux violences.

La Fédération de Russie a dit soutenir la reprise de négociations entre les parties, avec comme objectif de mettre un terme à l'occupation de territoires arabes, dont le Golan syrien occupé. Du point de vue de la Russie, il n'y a pas d'alternative à une solution fondée sur la coexistence de deux États.

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mercredi 16 mai 2018

Procès Floribert Cheyeba-Paul Mwilambwe à Dakar, Macky Sall bloque ! Il a peur d'Alias Joseph Kabila !

8 ans que Floribert Chebeya, l'icône des droits de l'homme en RDC , a été assassiné par le régime de Kinshasa. Photo Réveil FM International, archives

Les Congolais et activistes des droits de l'homme ne connaîtront jamais la vérité sur l'assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, Macky Sall, le président Sénégalais bloque le dossier. Il a très peur d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, l'imposteur de Kingakati. Le 2 juin prochain, cela fera 8 ans, que Floribert Chebeya, l'icône des droits de l'homme en République démocratique du Congo et Fidèle Bazana ont été assassinés à Kin-Mazière, au siège de la Police nationale congolaise, sur ordre de John Numbi qui aurait reçu les ordres de la très haute hiérarchie. Paul Mwilambwe, le policier témoin de l'assassinat de Floribert Chebeya est à Dakar, attendant le procès qui doit l'opposer à la famille Chebeya et Bazana.

A Dakar au Sénégal, en septembre 2016, nous avions rencontré Paul Mwilambwe et son avocat Me Dimingo Dieng, qui avait répondu à nos questions.

Le Sénégal peut faire valoir sa compétence universelle pour connaître des crimes internationaux commis hors du territoire national. Le Sénégal a adopté la compétence universelle depuis 2007, en modifiant l'article 669 du Code de procédure pénale sénégalais. La compétence du Sénégal pour lutter contre l'impunité de crimes graves, notamment les crimes de guerre et les crimes contre l'humanité, génocide et actes de tortures. Ce, quel que soit le lieu où le crime est commis et sans considération de la nationalité des auteurs ou des victimes. Sauf que le Sénégal est un pays africain, avec ses intérêts. Douche froide pour tous les panafracanistes qui avaient cru , avec la condamnation d'Hussein Habré, le dictateur Tchadien, que le Sénégal était devenu un modèle.

Affaire Floribert Chebeya: Macky Sall a très peur d'Alias Joseph Kabila

Pédale douce sur le procès Floribert Chebeya-Paul Mwilambwe à Dakar au Sénégal. Des sources concordantes et sûres, il nous revient que Macky Sall, le président Sénégalais a très peur d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Tigre en papier, qui foule aux pieds et s'assoit sur le panafricanisme qui a fait la fierté du Sénégal, il a la trouille et tremble dans ses souliers. Macky Sall a très peur qu'avec l'ouverture de procès à Dakar, que le régime d'imposture de Kinshasa, par représailles s'en prennent aux Sénégalais qui vivent en République démocratique du Congo. Ils sont nombreux des Sénégalais en RDC, y compris des clandestins. Impossible de connaitre le chiffre exact des ressortissants Sénégalais au Grand Congo. Macky Sall a pris la décision de bloquer le procès Floribert Chebeya-Paul Mwilambwe. Comment comprendre que Sidiki Kaba, figure de la défense des droits de l’homme sur le continent, qui a milité dans des ONG (Amnesty, ONDH), qui a été le premier Africain nommé à la tête de la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), en 2001, alors ministre sénégalais de la justice et garde des sceaux de 2013 à 2017 n'ait pu rien faire ? En devenant ministre des Affaires étrangères, que peut-il faire ?

Macky Sall, le président Sénégalais bloque le procès Floribert Chebeya-Paul Mwilambwe au Sénégal

Le dossier Floribert Chebeya-Paul Mwilambwe est bloqué par Macky Sall, le président Sénégalais et un faux panafricainiste ! Les Sénégalais sont plus en paix en République démocratique du Congo, si le pouvoir en place est issu des élections libres, démocratiques et indépendantes. Si les Congolais Rdciens vivent en paix, les Sénégalais qui vivent dans le pays vivront aussi en paix. Impossible de croire qu'un président élu, que toute l'Afrique a défendu son élection face à Abdoulaye Wade qui voulait se maintenir malgré son âge avancé, que Macky Sall bloque le procès qui permettra à la famille et amis de Floribert Chebeya, de vivre enfin en paix, se disant que l'icône des droits de l'homme, a au moins eu droit à la justice ! Honte à Macky Sall qui refuse la justice à Floribert Chebeya !

Il faut dire que le Sénégal qui n'a qu'une seule richesse, les arachides, sa diaspora contribue de manière exponentielle à l'économie sénégalaise. Les Sénégalais en RDC, sont dans des commerces et sont installés dans la majorités dans des zones minières. Ils sont des trafiquants et vivent en paix, depuis l'époque coloniale en passant par le régime de Mobutu à aujourd'hui. La diaspora sénégalaise de la RDC est la plus dynamique, celle qui contribue le plus, au niveau de l'Afrique, dans l'économie de leur pays.

Pour exemple, le 13 décembre 2017, l’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la république du Sénégal en République démocratique du Congo, Papa Talam Diallo, a remercié, à Lubumbashi le gouvernement congolais pour l’hospitalité légendaire réservée au peuple sénégalais qui vit dans la province du Haut Katanga. Le diplomate sénégalais a informé l’autorité provinciale de l’objet de sa mission à Lubumbashi, deuxième ville de la RDC, qui consiste à rencontrer la communauté sénégalaise et la sensibiliser à vivre dans l’harmonie avec le peuple congolais dans la paix et la concorde en respectant les lois du pays d’accueil. Papa Talam Diallo a remercié le gouverneur de la province du Haut Katanga pour la bonne collaboration avec la communauté sénégalaise. Il a été conduit auprès du gouverneur de province par le consul honoraire du Sénégal à Lubumbashi, M. Khalil El Riz.

Même si le régime d'imposture, d'occupation et d'imposture d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale fait apparaître la RDC comme la Corée du Nord: prise en otage de toutes les institutions républicaines, enrichissement illicite des apparatchiks et oligarques, arrestations arbitraires, emprisonnements à tour de bras, vols, pillages, viols...Macky Sall empêche

Le dimanche 15 mars 2015, à Kinshasa, plusieurs dizaines de personnes réunies pour débattre de « l’engagement citoyen » en Afrique ont été interpellées, par les services de sécurité congolais. Parmi elles se trouvaient Fadel Barro, le meneur du groupe sénégalais Y’en a marre, le Burkinabé Sidro Ouedraogo du mouvement Balai citoyen ainsi que des membres du mouvements Lucha de la ville de Goma. La réunion organisée dans le centre culturel Eloko ya Makasi avait été organisée par l’ONG Filimbi, coup de sifflet en swahili. Le régime de Kinshasa avait justifié ses arrestations arbitraires et avait dénoncé: "l’entretien d’un mouvement d’insurrection visant à révolter les jeunes contre le pouvoir" et avait également dénoncé l’activisme de citoyens étrangers sur le sol congolais : "Un Sénégalais qui fait la révolution au Sénégal, c’est un révolutionnaire. Un Sénégalais qui vient faire la révolution au Congo, c’est une agression."

Macky Sall avait fait des mains et pieds diplomatiques, pour que son compatriote Fadel Barro soit libéré. Depuis, c'est la trouille et sueurs froides chez Macky Sall face à la République démocratique du Congo.

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samedi 12 mai 2018

La Suisse et la diaspora congolaise: Résistants-Patriotes-Combattants !

La Suisse est l'un des pays européens où il fait bon vivre. Certains congolais n'ont pas oublié leur pays d'origine. En Suisse de Guillaume Tell, au sein de la diaspora congolaise, il y a aussi des patriotes-résistants-combattants. En 2011, lors du second hold-up électoral d'Alias Joseph Kabila Kanmbe Kazembere Mtwale, ils sont nombreux des Congolais qui s'étaient rendus à l'ambassade de la RDC à Berne. Ils avaient décroché l'effigie de l'imposteur et avaient chanté des chansons contre le régime d'imposture de Kinshasa, avant que la police Suisse les cueillent et entendent un à un avec procès-verbal.

Ne pas reconnaître, l'apport des Congolais de la Suisse dans cette démarche de libération du Congo serait une erreur. La Suisse est petite mais costaud ! Elle abrite le siège des Nations-Unies et les organismes internationaux de l'ONU. Ses banques sont puissantes. Le Congo est enchevêtré dans des crises: dictature sanguinaire, crimes contre l'humanité, atteintes massives des droits humains, enrichissement illicite des oligarques et apparatchiks...En Suisse, les congolais font des marches contre le régime Kabila, écrivent et déposent des mémos...Il faut reconnaître depuis le second hold-up électoral d'Alias Joseph Kabila en 2011, on sent un émiettement, une léthargie. Faut-il se décourager pour autant ? Si Nelson Mandela, avec ses 27 ans de prison, s'était découragé, il ne jamais devenu "Président de l'Afrique du Sud ! Les Congolais se battent contre des monstres humains, des princes des ténèbres et autres principautés macabres dont le seul objectif est de piller le Congo. Ce sont des ressources qui intéressent des pillards, pas les congolais. Et ceux qui sont mobilisés ne doivent en aucun cas lâcher prise, au risque de voir s'écrouler l'édifice qu'ils contribuent à bâtir, pierre après pierre.

Pour éviter la confusion, l’instrumentalisation et l’infiltration, nous revenons à la définition claire et simple, est:

- Résistant parce qu’il ou elle rejette toutes les aliénations sur le peuple congolais et la République Démocratique du Congo, entretenues par le pouvoir usurpateur, illégal et illégitime,

- Patriote parce qu’il ou elle aime profondément sa Patrie la République Démocratique du Congo et se sacrifie pour elle,

- Combattant parce qu’il ou elle est au front de la résistance pour le Congo libre, souverain, uni, indivisible !

La banalisation du qualificatif "combattant" fait qu’il y a mélange de genres et habille ceux qui s’en prévalent d’une connotation péjorative qui embrouille l’esprit et la nature de la lutte de la résistance et favorise l’infiltration de l’ennemi! A Kinshasa, par exemple, les kuluna sont appelés aussi ’’combattants’’ de l’imposteur Hyppolite Alias Joseph Kabila et du grand collabo André Kimbuta. Chaque parti dispose de ses combattants au service de leur leader ! Les politicailleurs et accompagnateurs en mal d’envergure nationale, jouent leur jeu, en face et au côté de ce pouvoir usurpateur, illégal et illégitime de l’imposteur Hyppolite Kanambe Kazembere Mtwale Alias Joseph Kabila! Des partis politiques sont dotés de milices tribales constituées des "Combattants tribaux et violents" qui envahissent des réseaux sociaux avec injures et insultes.

Les congolais ne doivent rien attendre de ces prétendus "Opposants" ni de tous ces partis qui satellitent autour de l’usurpateur en soutien à son système! N’en déplaisent à ces miliciens du statu quo, membres des partis politiques dont l’inertie constitue la nourriture roborative qui détourne le peuple congolais de la lutte contre l’occupation de notre pays ! Qu’on le veuille ou non, en République démocratique du Congo, la résistance est, aujourd’hui, le seul espoir pour réaliser le changement voulu par le peuple, pour le peuple! Pour ceux qui n’ont pas encore saisi la nuance, si les Résistants-Patriotes-Combattants congolais ne se reconnaissent pas du tout comme ’’opposants’’ de qui que ce soit, c’est, effectivement, parce que la Résistance populaire n’est pas l’opposition, en d’autres termes la Résistance ne s’inscrit pas dans ce système politique pervers en RDC!

La République démocratique du Congo est sous occupation. Le régime d'imposture et de prédation mis en place est pour mieux permettre à la mafia internationale de mieux piller ses ressources. La RDC subit de plein fouet, la "Guerre des ressources" des "Conquistadors" qui ne respectent ni les peuples ni des frontières: Ils sont friands des matières premières...la RDC qui a déjà plus de 13 millions des morts, il y a un black out total sur des divers crimes qui se commettent sur sol. Les médias internationaux qui appartiennent au grands groupes financiers sont silencieux.

Jean Kalama Ilunga, qui aimait beaucoup la Suisse résistante déclarait ceci sur Réveil FM International: "Savoir, comprendre et agir pour nous défendre ensemble », c’est la pierre angulaire de l’appel que je ne manque pas d’adresser aux congolais chaque fois qu’on m’offre l’occasion de m’exprimer! C’est l’appel à la Résistance qui concerne chaque citoyen de la République Démocratique du Congo! J’appelle les congolais à savoir et à ne jamais oublier parce que on ne peut jamais résister efficacement ni élaborer des actions stratégiques voire tactiques pour un changement maîtrisé, si on navigue dans l’ignorance ! Grâce au fruit du savoir et de la connaissance sur ce que nous subissons en RDC, pour nous défendre, nous avons mis en place le Front Civil de Résistance Populaire FCRP comme outil stratégique et tactique de combat pour libérer les institutions du peuple congolais prises en otage et mettre un terme définitif à l’occupation furtive de notre pays! Cet objectif qui est considéré par certains comme une utopie aujourd’hui encore, ne peut se réaliser qu’après avoir chassé du pouvoir l’usurpateur Hyppolite Kanambe Alias Joseph ’’Kabila’’, coupable de haute trahison, de forfaiture, d’usurpation de titre de président de la République, exerçant par défi le pouvoir du peuple congolais, illégitimement et illégalement!".

1. Paul Kahumbu Ntumba, le lion rugissant de Lausanne !

Il est l'alter-ego de Jean Kalama Ilunga, le Grand Patriote-Résistant qui nous a quittés et a été enterré à Nemours en France, le 30 juin2017. Jean-Kalama Ilunga et Paul Kahumbu Ntumba sont des ténors du Front Civil de Résistance Populaire. Complices en stratégies, ils ont œuvré ensemble dans la défense de la patrie. Pour avoir dénoncé dans en 2011, la réunion de Bruxelles entre Etienne Tshisekedi-Léonbitch Kengo wa Dondo, Paul Kahumbu Ntumba n'a pas que des amis. On ne critique pas Etienne Tshisekedi, les "Ayatollahs, Talibans et autres tribalo-ethniques veillent. Paul Kahumbu Ntumba a eu le courage de critiquer cette réunion des "Baloki Ya Congo". Arrivée à Kinshasa, Léonbitch Kengo Wa Dondo, l'édenté de la Gare du Nord, a simplement renié le deal du soutien à Etienne Tshisekedi. La Tutsi Power avait fait son boulot.

Paul Kahumbu et Maman Ange Banjo Kahumbu (la présidente du Baume au Cœur), est le couple congolais qui résiste en duo ! Élu lors de la première assemblée générale du Conseil National de la Résistance Congolaise (CNRC), Paul Kahumbu Ntumba vient de terminer son mandat de six mois, en tant que Coordinateur du CNRC.

Résistant de la première heure en Suisse, dans son pays d'accueil et d'adoption, précisément à Lausanne dans le canton de Vaud, Paul Kahumbu Ntumba est connu et reconnu. Cela fait plus d'une trentaine d'années que le lion de Lausanne rugit contre toutes les dictatures qui s'installent au Congo-Kinshasa, du Mobutisme au Joséphisme. Pendant dix ans, il a été le représentant de l'Udps en Suisse, parti qu'il a quitté depuis pour rentrer en résistance. Le président honoraire du Forum des étrangers et étrangères de Lausanne (FEEL) s'est battu pour l'intégration des étrangers dans son canton de Vaud, Paul Kahumbu Ntumba a siégé durant 5 ans comme conseiller municipal à la Mairie de Lausanne. L'homme n' a pas sa langue dans la poche. Depuis des lustres, Paul Kahumbu Ntumba a déjà choisi son camp, celui de la résistance congolaise contre la dictature totalitaire qui sévit en toute impunité en République démocratique du Congo.

2. Le brillantissime Professeur Fweley Diangitukwa

Aucun congolais de la diaspora n'a publié autant des ouvrages sur le Congo et divers sujets que le professeur Fweley Diangitukwa, qui réside à Vevey et sillonne le monde pour enseigner. Sur son blog le 10 mai 2007, le professeur Fweley Diangitukwa écrivait: Sommes-nous conscients que nous avons le pays le plus beau, le plus magnifique, le plus riche du monde (potentiellement) et le plus convoité du monde ? Sommes-nous également conscients que nous sommes le peuple le plus naïf, le plus docile et le plus exploité du monde depuis l’époque coloniale ? Nous avons été exploités d’abord par les Arabes, ensuite par les Occidentaux avant que les pays voisins ne nous envahissent et ne nous pillent. Depuis l’indépendance, les pays colonisateurs, qui nous ont « chosifiés » sans état d’âme et qui nous ont appris à admirer leur langue et leur culture, tout en pillant nos richesses minières et nos œuvres d’art, c’est-à-dire notre âme et notre moi intérieur, s’appuient aujourd’hui sur des Congolais sans moral et sans remords. Ceux-ci se mettent du côté des colons d’hier et se comportent exactement comme les « maîtres » se comportaient dans nos pays conquis. Quelle honte et quelle misère ! Comme les colons d’hier, ils tiennent les nationaux à distance et préfèrent habiter dans les quartiers huppés loin du peuple. Ils sont toujours seuls dans leur voiture achetée avec la sueur du peuple.

Ils ne s’arrêtent pas pendant que les bus publics sont bondés à craquer. Ils regardent le peuple avec dédain mais ils prétendent gouverner pour eux. Ceux-là, ce sont nos « nouveaux colons », représentants attitrés des anciens colonisateurs. Ils obéissent aux ordres venus d’ailleurs et ils agissent localement pour défendre les intérêts de leurs maîtres. Ceux-là, ce sont nos dirigeants dirigés de l’extérieur qui se croient plus importants que nous mais qui sont incapables de voir plus loin que leur nombril. Voilà. Des chiens de chasse indispensables à l’Occident pour tenir la RD Congo en laisse !

Le chien est un animal docile qui a été dompté afin de servir les intérêts de son maître qu’il ne quitte plus. Depuis qu’il a été élevé au rang de compagnon de l’homme, le chien se dresse contre sa race, contre les autres animaux qu’il chasse dans la forêt pour assouvir les appétits de son maître. Voilà pourquoi le chien alerte toujours son maître en aboyant très fort dès qu’il voit un animal de son espèce. Mais le chien n’a jamais été plus fort que son maître, il n’a jamais été plus intelligent que son maître. Son rôle est de trahir et de livrer sa proie à son maître. A l’heure du festin, c’est sous la table qu’il manifeste sa présence en brandissant sa queue afin que le maître ne l’oublie pas. Si celui-ci se nourrit de la bonne viande, le chien n’a droit qu’aux os.

Il y a dans notre pays, de nombreux Congolais qui jouent le rôle de chien. Ils applaudissent le maître en espérant qu’il les élèvera au rang de représentant, peutêtre à celui de ministre, d’ambassadeur ou quelque chose comme ça. Ils guettent des occasions et ils sont pleins de courtoisie même lorsque les leurs sont matraqués et tués. Ils flattent et ils flattent encore jusqu’au jour où ils sont récompensés. Ils quittent alors précipitamment le quartier de leur enfance pour aller vivre dans les quartiers huppés habités jadis par les colons, là où ils peuvent mieux se mettre du côté des bourreaux. Ceux-là sont les vrais ennemis du Congo et c’est contre ceux-là que le peuple doit agir pour priver les ennemis du Congo de leurs représentants locaux.

Depuis l’indépendance, les Occidentaux passent par les nationaux pour gouverner les pays africains et pour les piller. Il faut donc se débarrasser de ces « chiens de chasse » pour obliger les vrais bourreaux à négocier directement avec le peuple, car tant que le peuple ne parviendra pas à se séparer de tous ceux qui le maltraitent quotidiennement et qui le tuent, la guerre et l’exploitation illicite des richesses du Congo se poursuivront.

Pour se libérer, il y a trois étapes : l’observation, la prise de conscience et l’engagement. La troisième phase doit être menée avec une grande détermination. Cette dernière étape peut être longue et difficile. Il faut donc recourir à la stratégie – le discours n’étant pas toujours le seul et le meilleur moyen. Il faut également constituer des réseaux et faire en sorte que les rapports de force basculent en faveur du camp du peuple qui voudrait changer la réalité et sortir le pays de la dépendance.

Donc, après avoir observé et pris conscience, il faut agir, car sans action, on reste dans l’abstrait et dans la spéculation intellectuelle.

Concernant les frauduleuses élections en République démocratique du Congo. Après le premier hold-up électoral d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale par son poulain Louis Michel, le 22 avril 2007, le professeur Fweley écrivait "La RDC en impasse !": Celui qui croit en l’avenir de son pays défend la cause de son peuple et il le protège contre toute agression extérieure.

En Afrique, la « science électorale » se construit et s’explique sur la base du patronage, du néo-patrimonialisme et du clientélisme. Pour gagner, il faut en plus des cadeaux, établir des alliances, nouer des amitiés solides, construire des réseaux, corrompre les représentants des électeurs et les différentes classes sociales (nobles, bourgeois, riches, pauvres, etc.) sans oublier de s’attirer la faveur des chefs spirituels – les prêtres et les pasteurs –; il faut approcher régulièrement les syndicats, les responsables des secteurs privés, les patrons d’entreprises, sans oublier les universités et la classe intellectuelle.

La possession du pouvoir se résume et se réduit à l’art de distribuer les postes politiques les plus importants dans le cercle de ses relations, non en fonction des compétences de chacun, mais plutôt en fonction du degré d’affinité, de soumission et de confiance envers le pourvoyeur des postes politiques. On comprend dès lors l’influence des hommes politiques sur leurs familles et dans leurs contrées.

Puissants personnages et puissants représentants du pouvoir central, riches, courtisés, jouissant du double prestige du titre et de la fortune, investis de l’autorité politique et matérielle, il leur est facile de faire sentir leur influence et d’imposer leur choix sur la population, par des promesses ou par la corruption. Les électeurs sont sous leur dépendance comme les pauvres et les ouvriers qui vivent sous la dépendance des riches et des patrons.

La « science électorale » cherche à expliquer le comportement électoral et le choix électoral, mais elle a également pour objet de réprimer les pratiques frauduleuses et les actes de corruption qui accompagnent les opérations électorales.

Elle exige ainsi la désignation des gardiens impartiaux, par lesquels se transmet et s’enrichit la connaissance des scrutins, qui privilégient l’intérêt supérieur de la nation, comme le Parlement de l’Ukraine l’a fait en décembre 2004 au moment où ce pays traversait les fraudes électorales les plus graves de son histoire, en rétablissant la vérité. Mais que faire lorsqu’une république bananière nomme des magistrats partiaux qui ne travaillent que pour les intérêts de celui qui les a nommés ? En d’autres termes, à qui le peuple doit-il s’adresser s’il découvre que les magistrats de la Cour suprême de Justice de leur pays sont immoraux et iniques, qu’ils ne disent pas la justice, qu’ils travaillent pour les intérêts d’une coterie là où ils doivent garantir la volonté générale ? Que doit faire un peuple, lorsqu’il découvre que la justice est inféodée au pouvoir exécutif et au chef de l’État et ne défend pas les intérêts des citoyens ? A qui le peuple doit-il s’adresser ? Doit-il très librement se faire justice tout en sachant qu’il sera écrasé par les chars de l’armée, que personne ne le protégera ni ne le défendra ou doit-il s’adresser à la justice communautaire, c’est-à-dire au Tribunal international de La Haye tout en sachant que même cette instance internationale de justice peut être pervertie et protéger les intérêts des grandes puissances qui financent son existence ? Que doit donc faire un peuple

Lorsqu’il découvre que les intérêts supérieurs de la nation ne sont protégés ni par la justice nationale et ni par la justice internationale ? Devant une telle réalité, peut-on reprocher à un peuple d’utiliser la rue ou un autre moyen pour se faire justice si les acteurs qui, par principe, doivent garantir et défendre les pratiques démocratiques, se mettent à servir uniquement les intérêts partisans ? Pour éviter les fraudes, le favoritisme et l’impunité, ne faudrait-il pas exiger que les juges, à tous les niveaux, soient élus au suffrage universel sur la base de leur moralité, parce que le système de nomination favorise largement le clientélisme et a déjà montré ses limites ?

Dans un système de nomination, ne doit-on pas s’attendre à ce que les juges décident toujours en faveur de la personne qui les a nommés ?

Avant sa mort, le cardinal Frédéric Etsou a laissé le message suivant au peuple congolais : « Nous, pasteurs du peuple de Dieu, avons une mission délicate et difficile, celle d’être serviteurs du Logos, serviteurs du Verbe Incarné, serviteurs de la Vérité et non du mensonge. Et cela, avec courage […] Ouvrons les yeux dans les diocèses pour voir la misère de notre peuple, ouvrons nos coeurs devant plus de millions de Congolais tués par une guerre inutile d’occupation. […] Comme tout le monde, nous disposons des informations sur les vrais résultats électoraux […] Ces résultats diffèrent de loin de la mascarade politique que nous venons de vivre le mercredi 15 novembre par la déclaration de la CEI et du verdict de la Cour suprême de Justice du lundi 27 novembre 2006. Nous ne devons pas entrer dans cette grande comédie […] Nous devons fermement condamner la logique dans laquelle la communauté internationale avec la complicité de quelques Congolais nous a enfermés […] Le message que cette communauté internationale nous flanque non seulement est fallacieux, mais également subtil et dangereux et contribue à l’hypothèque de notre pays. […] Dans les eaux troubles, les Congolais qui n’aiment pas le Congo se plaisent dans la corruption et dans un enrichissement scandaleux en dépit de la misère de nos populations. Nous, comme pasteurs, nous sommes avec le peuple et au service de la vérité. On ne peut pas, au nom de la violence et du mensonge, museler la bouche des serviteurs de la Parole qui ont le souci réel des populations congolaises si paupérisées ».

Lorsque l’armée a tiré à l’arme lourde sur 14 Ambassadeurs du CIAT, dont celui de la Belgique, le monde politique occidental est resté indifférent. La Cour suprême de Juste n’a rien dit. Pas une seule protestation. Tout s’est passé comme si le président actuel de la RD Congo a obtenu de ses parrains un permis de tuer. Dans des circonstances analogues, l’armée a tiré sur les paisibles citoyens du Bas-Kongo, membres de la secte corruption lors des élections sénatoriales. La Cour suprême de Justice, inféodée au pouvoir, n’a vu la faute que du côté de ceux qui protestaient. Elle n’a pas condamné ceux qui ont organisé les fraudes. Lors des accrochages entre les milices du président et celles du sénateur Jean-Pierre Bemba, des civils ont été tués mais la Cour suprême de Justice ne s’est pas intéressée à eux et à leurs familles. Dans plusieurs autres circonstances, la Cour suprême n’a pas pratiqué la justice qui est sa mission.

De nombreux Congolais croupissent dans les prisons et attendent leur procès, mais l’on sait d’ores et déjà le sort qui leur sera réservé et la protection que le pouvoir recevra. Les hommes de main du pouvoir continueront à opérer dans l’ombre sans s’inquiéter outre mesure des conséquences des leurs actes. Dès lors, que doit-on penser de la Cour suprême de Justice en RD Congo ?

Malgré le courage du mea culpa du cardinal Frédéric Etsou, les Congolais n’ont maintenant aucun moyen de changer les résultats électoraux. Alors et encore, cette éternelle question d’ordre juridique : « A qui un peuple doit-il s’adresser lorsqu’il découvre que le pouvoir judiciaire de son pays a cessé d’être juste, qu’il est corrompu et est au service du pouvoir politique ? »

3. Jean Claude Kalala Muayika, "Fédérateur" et le plus "Actif" !

Comme le montre cette affiche de 1997, Jean-Claude Kalala Muayika dénonçait déjà, l'arrivée de l'Afdl avec M'zée Laurent-Désiré Kabila comme d'un Mobutu Bis. Jean-Claude Kalala se définit lui-même comme un combattant au front contre la dictature. Fin des années 80, le Maréchal Mobutu nomme son homme de main, Jean-Pierre Kimbulu Moyanso wa Lokwa comme Ambassadeur en Suisse. Président des étudiants Zaïrois de Fribourg, Jean-Claude Kalala se voit remettre un discours déjà préparé qui vante les bienfaits de Mobutu et sa dictature, qu'il doit prononcé à l'hôtel Intercontinental de Genève. La JMPR existe encore, le nouvel Ambassadeur veut relancer ses activités. Dans les toilettes de l'Intercontinental, Jean-Claude Kalala écrira un nouveau discours, rien à voir avec celui lui proposé. A Paris, nous nous retrouvons dans mon petit village de Beaubourg. Zurich est le bastion des Congolais Anti-Kabila en Suisse. Simple, pacifique et révolutionnaire dans l'âme, Jean Claude Kalala Muayika est "Fédérateur" et le plus "Actif" organisateur des manifestations Anti-Kabila à Zurich en Suisse.

Lorsqu'il demande une marche auprès de la police de Zurich, l'ordinateur affiche tous ses coordonnées, il n'a qu'a ajouter la date et signer. Dieu seul sait le nombre des marches pacifiques que Jean-Claude Kalala Muayika a demandé à la police Zurichoise ? Et en Suisse, qui dit demande d'une marche, dit aussi des frais administratives de sécurité à payer. Au mois de juin, une grande manifestation est préparation contre Glenclore le géant exploiteur des minerais congolais. L'entreprise suisse est basée à Baar dans le canton de Zoug, qui génère un chiffre d'affaire cinquante pour cent plus important que Nestlé ou Novalis en Suisse, grâce au pillage des ressources en république démocratique du Congo. Jean-Claude Kalala est un vrai "Muana Bandal", il est demeuré très attaché à sa commune de Kinshasa ! Il n'est pas dans des coteries tribalo-ethniques mais il est très attaché à la lutte pour la défense du Congo. Jean-Claude Kalala Muayika, catholique pratiquant, "Tata Mokambi", responsable des catholiques africains francophones dans le canton de Zurich, initiateur des marches pacifiques pour la RDC à Zurich en Suisse.

Cette affiche d'une manifestation Anti-kabila de 2015 contre le troisième mandat d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale sur le trône est toujours d'actualité.

Sebastien Mutomb Mujing, le fameux chargé d'Affaires de l'ambassade de la République démocratique du Congo en Suisse s'était empressé d'envoyer des compatriotes: Ma Mado Ntumba, Ma Evelyne Milolo, Chick Munduki Osonga et Jean-Claude Kalala au Tribunal Pénal Fédéral de Bellinzona, pour avoir réclamé la vérité des urnes en décembre 2011 à l'ambassade de la RDC à Berne. Photo Réveil FM International

Des Mobutistes nostalgiques et leurs affidés, des politicailleurs du dimanche, mangecrates et politiventres sont à l'oeuvre le long du lac Léman en Suisse. Des joséphistes en quête de nominations, pour maquiller leurs turpitudes, des Mobutistes-Joséphistes, dont la majorité ont un membre de famille qui travaille et soutien le régime d'usurpation anti-peuple de Kinshasa, ont décidé avec l'appui de Sébastien Mutomb Mujing, le fameux chargé d'Affaires de l'ambassade de la RDC, de mettre en place une Convention des Congolais de Suisse.

Des Congolais collaborationnistes décidés à mettre à genoux le noble combat des Congolais Résistants-Patriotes-Combattants en Suisse. Pour ceux qui connaissent la Suisse avec ses 26 cantons, on est étonné que ceux qui mettent en place la Convention des Congolais de Suisse sont résidents de Genève, Lausanne, Fribourg. Les Congolais de Berne , Grisons, Zurich, Lucerne, Schaffhouse, Saint-Gall, Bâle-Ville, Bâle-campagne, Obwald, Soleure, Zoug, Tessin...sont ignorés dans cette macabre démarche.

En se faisant ami-ami avec Sébastien Mutomb Mujing, les "Conventionnistes" veulent-il faire table rase sur les marches de protestation et lobbying des Résistants-Patriotes-Combattants de Suisse ?

Les "Conventionnistes du Lac Léman" ignorent-ils que Sébastien Mutomb Mujing a traduit en justice les Congolais qui avaient manifesté dans l'enceinte de la maison commune, c'est-à-dire l'ambassade de la RDC à Berne en 2011? Les Congolais qui ne réclamaient que la vérité des urnes !

En septembre 2013, Réveil FM International était présent au Tribunal Pénal Fédéral de Bellinzonna où Jean-Claude Kalala Mwayilka, Chick Munduki Osonga, Ma Evelyne Milolo, Ma Mado Ntumba avaient comparu devant les juges. Diable mais où étaient donc les "Conventionnistes" de Suisse pour accompagner des compatriotes injustement accusés par un psychopathe, marionnettiste aujourd'hui de la Convention des Congolais de Suisse ? Pour s'attirer de la bienveillance du régime d'usurpation, d'imposture qui use et abuse du terrorisme d'Etat, "Des sorciers-Bandoki" sont prêts à tout !

A Zurich, les décisions se prennent en collégialité. Il faut dire que Bienvenu Silulundi et Achille Ibula, sont les deux compatriotes incontournables, qui s'investissent dans la réussite dans des manifestations Anti-Kabila. C'est aussi à Zurich, que les Congolais avait mis en place un parlement pour mieux s’imprégner de la démocratie participative. On pouvait y entrer y parler autant que l'on voulait, sans que personne ne vous coupe le sifflet. Cette expérience, qui a duré quelques années, a été bénéfique pour tous.

4. Osonga Chick Mundunki Kongo Telema, héros dans l'ombre !

Il transpire l'humilité, n'aime pas que l'on parle de lui et n'a besoin d'aucune publicité. Osonga Chick Munduki-Kongo Telema est un vrai héros dans l'ombre. Il a été traduit à la justice fédérale à Bellinzonna par le chargé d'Affaires de l'ambassade de la RDC à Berne. Sa caméra a été confisquée par la police de Berne. Pour une première c'est vraiment une première dans l'histoire de la diplomatie mondiale. L'ambassade de la République démocratique avait accusé ses ressortissants auprès des autorités suisses.

Le 28 juillet 2013, Jean Claude Kalala Muayika, Chick Munduki Osonga, Evelyne Milolo et Mado Ntumba Munduki s'étaient présentés au tribunal fédéral de Bellinzonna, accusés par Sébastien Mutomb Mujing, chargé d'Affaires ai de la Mission diplomatique de la République démocratique du Congo. Qu'avaient-ils fait les Congolais résidents en Suisse pour être accusé par l'ambassade qui devait les protéger ?

Chick Munduki Osonga-KongoTelema et Freddy Mulongo à Zurich

Des congolais avaient manifesté pacifiquement dans l'enceinte de l'ambassade de la RDC à Berne. Une ambassade fantôme, une ambassade presqu'abandonné où les herbes folles risquaient d'abriter des serpents et scorpions.

Pour avoir chanté à tue-tête contre le hold-up électoral, dénoncé la dictature totalitaire installé au Congo-Kinshasa et la prise en otage de ses institutions par une bande mafieuse...

Sébastien Mutomb Mujing va accuser faussement ses compatriotes congolais à la police suisse, de violation de domicile comme si la résidence de l'ambassade était sa propriété ou celle de ses parents. Il est allé trop en insinuant que ses compatriotes avaient cassé vitres, portes et que certains documents avaient disparu !

La majorité des premières vidéos sur les congolais de la Suisse résistante ont été réalisés par Chick Munduki Osonga. Il participe à toutes les manifestations qui ont lieu à Zurich.

5. Justin Tshiswa Bantou Manyanga, vive le Congo !

Il est jeune, courtois et courageux. Justin Tshiswa Bantou Manyanga vient de donner un coup de pied dans la fourmilière, dans une vidéo, dénonçant les traîtres et collabos qui endormissent le combat de la libération du Congo. L'effet papillon a été immédiat. Il a la dragée haute ! La Suisse ensommeillée se réveille de sa torpeur. Mais cela lui a valu une plainte de la part d'un collabo impénitent. Justin Tshiswa Bantou Manyanga fait un peu exception à la règle. Depuis le temps que les Congolais de Genève traficotent avec le régime d'imposture, il fallait bien que la césure se fasse un jour. Des Apparatchiks et oligarques Joséphistes qui se côtoient dans des fêtes de mariage, "Matanga" sans "Mutakalisation", la complicité devenait évidente. Les imposteurs du régime qui viennent à Genève, accueillis avec pompe par des gardiens de la résistance. Trop, c'est trop ! Seul Justin Tshiswa Bantou Manyanga a pu dénoncer ce mélange de genre et envoyer aux orties, ceux qui se compromettent dans la résistance. Quel est l'objectif poursuivi par ceux qui font copains-coquins avec des ventriotes et politicailleurs de passage à Genève ?

Que Justin Tshiswa Bantou Manyanga ne se fasse pas que des amis, c'est normal et louable. Genève a perdu beaucoup de ses patriotes-résistants en cours de route. Ceux qui ont cru que la lutte serait facile et rapide, se sont mordus les doigts, les habitués de la cueillette ont vite déchanté. Les découragés de la première heure se ramassent à la pelle à Genève.

6. Deux religieux réveillés et debout: Pasteur Roger Puati et l'abbé Joseph Lukelu

Des Mabumucrates qui dirigent par défi, clament à qui veut les entendre que la République démocratique du Congo est un Etat laïc. La laïcité, c’est le respect de toutes les religions et de leurs lieux de culte. Ce n’est pas la négation des religions ou l’ignorance de la foi des citoyens. Il revient à l’Etat non pas de financer les cultes, mais de protéger le droit pour chacun de vivre sa foi librement. Depuis, le non respect des lieux de messe, des tueries par la Police nationale congolaise (PNC), de jeunes catholiques dans leurs paroisses et des arrestations arbitraires, des marches pacifiques organisées par le Comité Laïc de Coordination (CLC); mais aussi la prédication du pasteur François-David Ekofo en la cathédrale du Centenaire Protestant à Kinshasa, le 16 janvier dernier, jour anniversaire de l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila, devant des imposteurs, arrivistes, politicailleurs et ventriotes qui ont pris en otage les institutions de la République et sévissent en toute illégitimité et impunité...le départ en exil du pasteur Ekofo, quelques jours après sa patriotique prédication ! Tous ces événements malheureux ont crée un électrochoc au pasteur Roger Buangi Puati, de tempérament calme et serein, est sorti de son mutisme. Un vrai et grand réveil. Avec intelligence, doigté et carnet d'adresse, le pasteur Roger Buangi Puati s'est mis à secouer le cocotier du régime dictatorial et sanguinaire qui sévit impunément en République démocratique du Congo, son pays d'origine. Il a mobilisé les églises protestantes suisses pour soutenir et être solidaire avec l'Eglise du Christ au Congo (ECC) la plus grande fédération protestante au monde et la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO).

Lettre de soutien des pasteurs de l'Eglise Réformée Vaudoise à l'Eglise du Christ au Congo (ECC- Fédération Protestante du Congo), à la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), aux chrétiens congolais et au peuple congolais qui exigent la démission de M. Joseph Kabila et un retour à l'ordre constitutionnel et à la paix par une transition citoyenne en République Démocratique du Congo

Au Président de l'Eglise du Christ au Congo Dr. André Bokundoa-Bo-Libake Siège de l'ECC Kinshasa-Gombe République Démocratique du Congo

Au Président de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo Monseigneur Marcel Utembi Tapa Centre interdiocésain Kinshasa-Gombe République Démocratique du Congo

Copie conforme:

Au Président de la Confédération Helvétique Monsieur Alain Berset Bundesplatz 3 3005 Berne

Au Président des Etats-Unis d'Amérique Monsieur Donald Trump 1600, Pennsylvania Avenue NW Washington, DC 20500 Etats-Unis d'Amérique

A Sa Sainteté le Pape François PP/00120 Via del Pellegrino Citta del Vaticano

Au Président de la République Française Monsieur Emmanuel Macron 55 Rue du Faubourg Saint-Honoré 75008 Paris France

A Madame la Chancelière de la République Fédérale d'Allemagne Dr. Angela Merkel Willy-Brandt-strasse 1 10557 Berlin

Au Premier Ministre du Royaume de Belgique Monsieur Charles Michel 16, rue de la loi 1000 Bruxelles

Au Premier Ministre du Royaume-Uni Madame Theresa May 10 Downing Street, Westminster, London SW1A2AA Royaume-Uni

Au Président du Conseil Européen Monsieur Donald Tusk Rue de la Loi 175 1048 Bruxelles

Au Secrétaire Général de l'ONU Son Excellence Monsieur António Guterres First Avenue at 46th Street New York, NY 10017 USA

Au Président de la SADC Son Excellence Monsieur Ian Khama Siège de Gaborone Botwana

Au Président de la République d'Angola Son Excellence Monsieur João Manuel Gonçalves Lourenço Luanda République d'Angola

Au Président en exercice de l'Union africaine Monsieur Paul Kagame Quartiers généraux de l'Union africaine B. P. 3243

Roosvelt Street W21K19 Addis Ababa Ethiopie

Nous, pasteurs et diacres de l'Eglise Réformée Vaudoise en Suisse, informés de la situation sécuritaire et la crise politique qui prévalent en République Démocratique du Congo, ainsi que la répression dirigée contre les chrétiens et l'ensemble du peuple congolais qui demandent pacifiquement un retour à l'ordre constitutionnel par la démission digne et responsable de Monsieur Joseph Kabila dont le mandat est échu depuis le 19 décembre 2016 et une transition citoyenne, afin de permettre la tenue d'élections pacifiques, transparentes, crédibles et démocratiques, venons exprimer notre soutien et notre solidarité aux églises de la République Démocratique du Congo, à leurs dirigeants et au peuple congolais tout entier dont les souffrances durent depuis de nombreuses années.

Nous attirons l'attention des autorités suisses et de la Communauté internationale sur la violence et les menaces exercées particulièrement sur les autorités ecclésiastiques protestantes et catholiques, dont certains sont contraints à un exil forcé. Nous affirmons que seules les aspirations profondes du peuple congolais ont la primauté sur tous les autres intérêts qui minent la stabilité de la République Démocratique du Congo.

Nous exprimons notre solidarité au pasteur André Bokundoa, président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC) et à la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO), leur adressons un salut fraternel et les portons dans nos prières face aux défis qui s'imposent au peuple congolais en ce moment.

Nous restons attentifs au développement de la situation en République Démocratique du Congo et espérons le rétablissement des principes du droit, de la justice et de la liberté qui sont, sans nul doute, le ferment de la paix, de la démocratie et du développement.

Que l'ensemble du peuple congolais trouve ici l'expression de notre soutien fraternel et de notre prière dans sa marche vers un Etat de droit dans lequel la femme congolaise et l'homme congolais recouvriront enfin leur dignité et leur liberté qui sont un don de Dieu.

Lausanne, le 8 février 2018

Signataires:

1. François Baatard, pasteur, paroisse la Sallaz-les Croisettes, Lausanne, Suisse

2. Marie-Claude Baatard, pasteure, paroisse La Sallaz-les Croisettes, Lausanne, Suisse

3. Laurent Bader, pasteur, paroisse de Vufflens-la-Ville, Suisse

4. Pierre Bader, pasteur, paroisse de Corsier-Corseaux, Suisse

5. Luc Badoux, pasteur, paroisse de la Sarraz, Suisse

6. Diane Barraud, pasteure, Point d'Appui, Lausanne, Suisse

7. Sophie Biéler, pasteur, aumônier à l'hôpital d'Yverdon-les-Bains, Suisse

8. René Blanchet, pasteur, formateur, Cossonay-Ville, Suisse

9. Pascale Guillet-Boismard, diacre, paroisse d'Aigle, Yvorne et Corbeyrier, Suisse

10. Bernard Bolay, pasteur, paroisse de Blonay-Saint-Légier, Suisse

11.François Bonzon, pasteur, Lonay, Suisse

12. Bernard Bolay, pasteur, paroisse de Blonay-Saint-Légier, Suisse

13. François Bonzon, pasteur, Lonay, Suisse

14. Magali Borgeaud dit Avocat- Sieber, diacre, paroisse de Saint-Cergue Arziez-Le Muids, St-Cergue, Suisse

15. Eric Bornand, pasteur, président de la Ministérielle, paroisse de Saint-Saphorin, Suisse

16. Dominique-Samuel Burnat, pasteur et psychothérapeute, paroisse de Bellevaux-Saint-Luc, Lausanne, Suisse

17. Maryse Burnat-Chauvy, pasteure Haut-Talent, Epalinges, Suisse

18. Olivier Buttex, pasteur retraité, Bioley-Magnoux, Suisse

19. François de Charrière, pasteur, Saint-Sulpice, Suisse

20. Nicolas Charrière, pasteur, paroisse de Vaulion-Romainmôtier, Suisse

21. Florence Clerc Aegerter, pasteure, aumônerie de l’Université de Lausanne, Suisse

22. Jean Chollet, pasteur de Saint-Laurent-Eglise, Suisse

23. Alice Corbaz, pasteure, Chablais vaudois, Gryon, Suisse

24. Daniel Corbaz, pasteur, Lausanne, Suisse

25. Jean-Jacques Corbaz, pasteur, La Conversion, Suisse

26. Isabelle Court, pasteure, paroisse de Begnins-Burtigny, Burtigny, Suisse

27. Guy Delessert, pasteur retraité, Vufflens-la-Ville, Suisse

28. Michel Durussel, pasteur, Etoy, Suisse

29. Richard Falo, pasteur, paroisse de Chavannes-Epenex, Suisse

30. Georges Favez, pasteur retraité, Vallorbe, Suisse

31. Olivier Favrod, pasteur, Vevey, Suisse

32. Marc-André Freudiger, pasteur, Bex, Suisse

33. Marie-José Geneux, diacre, paroisse de Payerne, Suisse

34. Christine Girard, diacre, paroisse de Renens, Suisse

35. Sarah-Isaline Golay, pasteure, paroisse de Chailly-la Cathédrale, Lausanne, Suisse

36. Pascale Guillet-Boismard, diacre, paroisse d'Aigle, Yvorne et Corbeyrier, Suisse

37. Etienne Guilloud, pasteur de la paroisse du Pied du Jura, Suisse

38. Christian Heyraud, pasteur, paroisse de la Dôle, Nyon, Suisse

39. Armi-Helena Hildén, diacre, paroisse du Haut-Talent, Suisse

40. André Joly, pasteur, la Cathédrale, Lausanne, Suisse

41. André Jufer, pasteur, Clarens, Suisse

42. Jacques Küng, pasteur, paroisse des Avançons, Suisse

43. Nathalie Kraehenbuehl, Diacre, ministère Ecoute et soutien, Chailly sur-Montreux, Suisse

44.Aline Lasserre, pasteure, paroisse de Prilly, Suisse

45.Guy Lasserre, pasteur, paroisse de Prilly-Jouxtens, Suisse

46.Florence Löliger, diacre, paroisse de l’Aubonne, Suisse

47.Gabriele Maffli, pasteure, paroisse de Vevey, Suisse

48.Corinne Méan, pasteure, paroisse Lonay-Préverenges-Vullierens, Suisse

49.Jocelyne Muller, pasteure, paroisse de Bellevaux-Saint-Luc, Lausanne, Suisse

50.Serge Molla, pasteur, coordinateur de la région Lausanne-Epalinges, Suisse

51.Jean-Philippe Noir, pasteur retraité, Les Charbonnières, Suisse

52.François Paccaud, pasteur, Région Morges-Aubonne, Morges, Suisse

53.Xavier Paillard, pasteur et président du Conseil Synodal de l'Eglise Évangélique Réformée du Canton de Vaud, Suisse

54.Pierre-Yves Paquier, pasteur, paroisse d'Aubonne, Suisse

55.François Pastoris, pasteur, paroisse de Gland, Suisse

56.Gérard Pella, pasteur, Attalens, Fribourg, Suisse

57.Marcel Piguet, pasteur retraité, Le Lieu, Suisse

58.Pierre Pouly, pasteur retraité, Grandvaux, Suisse

59.Roger Puati, pasteur, paroisse de Saint-Laurent-les-Bergières, Lausanne, Suisse

60.Antoine Reymond, pasteur, Prilly, Suisse

61.Timothée Reymond, pasteur de la paroisse de Prilly-Jouxtens, délégué au dialogue interreligieux, Suisse

62.François Rochat, pasteur, Paroisse de Payerne.Corcelles-Ressudens, Suisse

63.Virgile Rochat, pasteur, paroisse de Chailly-la Cathédrale, Lausanne, Suisse

64.Jean-Denis Roquet, pasteur, paroisse d'Aigle, Yvorne, Corbeyrier, Suisse

65.François Rosselet, pasteur, aumônier en soins palliatifs, Riviera, Suisse

66.Marc Rossier, pasteur responsable de la jeunesse dans l’EERV, Suisse

67.Daniel Rouzeau, pasteur, Froideville, Suisse

68.Eugène Roy, pasteur, Pully, Suisse

69.François Russillon, pasteur, paroisse de la Tour-de-Peilz, Suisse

70.Martine Sarasin, pasteure, paroisse de Nyon, Suisse

71.André Sauter, pasteur, paroisse de Gland, Suisse 72.Emmanuel Schmied, aumônier régional pour l'enfance et diacre de la paroisse de la Sallaz-les Croisettes, Lausanne, Suisse

73.Emmanuel Spring, diacre, Savigny, Suisse

74.Danielle Staines, diacre, paroisse de Morges, Suisse

75.Pierre Strauss, pasteur retraité, Genolier, Suisse

76.Marc Subilia, pasteur, Brent, Suisse

77.Jean-Pierre Thévenaz, pasteur retraité de Riviera-Pays-d'Enhaut, Yvorne, Suisse

78. Pascal Veillon, pasteur, Lausanne, Suisse

79.Christian Vez, pasteur, paroisse du Plateau du Jorat, Oulens-sous-Echallens

80.Pierre Vuille, pasteur, Morges, Suisse

81.Yann Wolff, diacre, aumônier régional pour la jeunesse et paroisse de la Sallazles Croisettes, Lausanne, Suisse

82.Lucette-Woungly-Massaga, pasteure, Lutry, Suisse 83.Alain Wyss, pasteur, paroisse Coeur de la Côte, Suisse

L’abbé Joseph Lukelu est un Congolais debout, qui crache la vérité sans animosités et atermoiements. Les "Congolais debout" , est un mouvement citoyen, patriote et pacifique constitué des Congolais de toute sensibilité religieuse ou politique ! Il a en son sein des femmes et hommes de qualité, qui ont un sens élevé du respect de la chose publique. On y découvre des jeunes qui aiment foncièrement le Congo. Dans ce mouvement, il n'y a pas un culte de personnalité de Sidika Dokolo, l'initiateur qui mouille sa chemise autant que les autres. Prêtre de l'Archidiocèse de Kinshasa, l'abbé Joseph Lukelu est un prêtre auxiliaire au sein de l’UP Grand-Vevey, qui comprend les deux paroisses de Vevey. Auparavant, il était prêtre auxiliaire au sein de l’UP Chasseron-Lac et s'occupait des paroisses de Sainte-Croix, Grandson et Yverdon-les-Bains. C'est sa vidéo d'engagement pour le mouvement "Les congolais debout qui touche aux triples. C'est un buzz. L'abbé Joseph Lukelu réveille le Congolais qui sommeille en chacun. Nous n'avons pas à attendre des autres qu'ils fassent ce que chaque Congolais doit faire. Un Congolais debout est un congolais engagé pour sa patrie. Le Congo se meurt mais ne doit pas mourir. Certes, à cause des imposteurs, corrompus, criminels, profito-situationnistes et autres ventriotes, qui ont pris en otage toutes les institutions et dirigent par défi, qui pillent, violent, assassinent et n'ont respect de rien, pas même de la vie humaine... La mère patrie est sous occupation, elle est dans un coma avancé. Le Congo a besoin de tous ses fils et filles à son chevet pour son grand réveil. Ceux qui veulent diriger doivent aimer le Congo et respecter les Congolais.

Seule la démocratie, avec le respect des droits et devoirs pour chaque citoyen peut relever le Congo, qui n'a pas besoin des femmes et hommes providentiels. Chaque Congolais doit prendre conscience que la République démocratique du Congo est le seul bien en commun pour tous les Congolais. Elle ne se partage pas, elle ne se divise pas non plus...Mais elle se lègue pour des générations futures. Les Congolais doivent se battre pour la RDC avec toutes se potentialités en ressources humaines, géologiques, avec sa superficie, sa place au cœur de l'Afrique, ne continue pas à figurer le dernier de la classe dans les classements mondiaux.

Le respect de la vie humaine est primordial. Chaque jour, voir des vies fauchées avec des kalachnikovs, machettes... devient insupportable. Ceux qui devraient protéger les Congolais se vautrent dans des magouilles et l'enrichissement rapide, illicite et mafieux. L'impunité bat son plein. Des criminels sont encensés, la population est martyrisée. Le Congolais n'a pas droit de manifester, des policiers qui entrent dans des paroisses avec des armes, bastonnent des paisibles citoyens, tirent dans la foule comme sur des bétails, gazent des nourrissons...C'est pire que le Far-West !

7. L'aîné Kangafu Vingi, pour une Transition sans Alias Kabila

Papa Kangafu Vingi participe aux différentes manifestations Anti-Kabila à Zurich. Il est vient toujours avec ses pancartes. Le grand idéologue de l'Institut Makanda Kabobi fait de la résistance. Il écrit des ouvrages pour expliquer ce qui se passe. Consultant retraité de l'UNESCO vivant à Lucerne continue sa lutte. Papa Kangafu Vingi fait partie du groupe d'intellectuels de la République démocratique du Congo, basé en Suisse qui souhaite la transition sans Alias Kabila, plutôt avec le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, Archevêque de Kinshasa, toujours au centre d’une campagne diffamatoire et de diabolisation de la part d'un régime des médiocres et incapacitaires. Alias "Kabila et les oligarques dont il s’est entouré doivent dégager ! "

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dimanche 6 mai 2018

La Suisse et la diaspora congolaise: Collabos et Traîtres!

La diaspora congolaise en Suisse a été à l'avant-garde, sous la dictature du Maréchal Mobutu Sese Seko, sous M'zée Laurent Désiré Kabila et encore sous l'imposteur de Kingakati, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Mais il y a eu beaucoup des traîtres et collabos...sans doute l'âge avançant la tentation de la mangeoire a été très forte. De l'opposition à la résistance, comme au bal des faux chauves, des collabos et traîtres se révèlent seuls...

C'est en 1982, en Suisse, qu'il y eut la Confédération des partis de l'opposition (CPD) avant de créer la plate-forme Union des partis de l'opposition. Il y avait une contestation de la direction du MNC avec François Lumumba et ses acolytes Kituka Munganaga et She Okitundu. Le Parti démocratique Congolais (PDC) s'était scindé en deux en 1983: PDC aile Léonard Mulopo, Kituka Munganga, Mi-Josée Mutombo contre le PDC aile Demofike, Eddy Angulu, Muhinda Fior et Mukamata Yenye. Leurs disputes et procès pour la paternité du nom PDC furent réglés en 1984, le tribunal ayant donné raison à la première aile. Le PDC aile Demofike changera de nom et deviendra : Alternative démocratique à l'Horizon (ADH). Mais déjà en 1983, pour prévenir contre les émiettement des politiciens-politicailleurs, une coordination des opposants a été mis en place à Lausanne. Son secrétariat exécutif a été confié au Dr. Musey, un indépendant qui pouvait départager des opposants rivaux. Et le Dr. Musey a été secondé par Léonard She Okitundu, Basile Luminuku et Léonard Mulopo. Et cette coordination basée à Genève de 1985 à 1988, se proclama "Gouvernement Zaïrois en exil" avec Léonard Mulopo, président; Muyinda Fiore (Premier ministre); des ministres: Angulu Mabengi auteur du livre "Les enfants de Mobutu et Papa Wemba", qui devint Ambassadeur de la RDC en France sous M'zée Laurent Désiré Kabila, Fidèle Sambasi, Mi-José Mutombo, Thomas Ntambu, Kasongo Kinieth...

Faux opposants vrais collabos : Léonard She Okitundu, Benoit-Christian Kambinga !

A mourir de rire. Le Vuvuzélateur national et Pinocchio de la République: Lambert Mende Omalanga se clame "Lumumbiste" puisque Tetela. Même le plus corrompu de Tetela est Lumumbiste parce Patrice Emery Lumumba était Tetela. Mais qu'ont-ils de nationaliste comme le fut Lumumba ? Rien. Léonard She Okitundu est le plus grand collabo et traître que la diaspora congolaise Suisse n'ait jamais connu. Comment quelqu'un, en exil en Suisse en 1973, qui a débuté sa carrière chez SOS-Asile Vaud et dans le comité suisse pour la défense du droit d’asile, qui pendant quinze ans (1982 – 1997), est intervenu comme expert en droit international auprès des bureaux de consultation juridique de Caritas à Genève en Suisse, peut-il accepter l'inacceptable une fois rentrée au Congo ? Des Congolais déplacés, devenus des réfugiés dans leur propre pays ? Des femmes, hommes enfants violés ? Des Congolais tués, assassinés pour leur arracher leur terre trop riche et Léonard She Okitundu Ya She collabora avec des occupants !

La République démocratique du Congo est un enfer pour des droits de l'homme qui sont foulés aux pieds par celles-là qui devraient le garantir: les autorités congolaises. Qui a oublié que c'est Léonard She Okitundu qui a retiré la plainte de la RDC contre le Rwanda, pays agresseur? Le 23 juin 1999, le gouvernement congolais portait plainte devant la Cour internationale de Justice (CIJ) contre le Rwanda de Paul Kagame, Hitler Africain, suite à l’agression d’une partie de son territoire par la soldatesque rwandaises. Le 15 janvier 2001, la République démocratique du Congo, sur instigation de Louis Michel, via son Léonard She Okitundu, retirait ladite plainte. Le lendemain 16 janvier 2001, la terre entière apprenait par Louis Michel sur les médias internationaux que M'zée Laurent-Désiré Kabila était assassiné au Palais des marbres à Kinshasa. Depuis M'zée Laurent-Désiré Kabila à aujourd'hui, le collabo et traître est membre de tous les gouvernements d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. En 2006, She Okitundu Ya She Anaconda a loupé le perchoir du Sénat. La Tutsi power ayant préféré l'édenté de la Gare du Nord à Paris, Léonbitch Kengo Wa Dondo, un dinosaure Mobutiste revenu d'exil.

Mutakalisé à Londres par des patriotes-résistants congolais, Ya She Anaconda a récidivé avec un sextape sur le net qui circule au grand bonheur des dames !

Chargé d'Affaires à la mission permanente de la République démocratique du Congo auprès de l'ONU à Genève de 1999 à 2001, Christian Kambinga étonnait les autres diplomates africains. Au Conseil des droits de l'homme, il était défenseur du Rwanda, pays agresseur plutôt que la RDC, son pays d'origine. Un beau jour, il a pris ses cliques et claques a rejoint le mouvement rebelle criminel pro-rwandais le RCD-Goma. Dans le gouvernement 1+4=0, il a été nommé nommé vice-ministre de la Coopération par Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Remplacé à ce poste par Banza Wa Mukalayi Sungu par le décret no 5/159 du 18 novembre 2005, portant réaménagement du gouvernement de la transition. Christian Kambinga a été empoisonné.

Son fils Germain Kambinga, ancien photocopieur à Royal-Gombé, est aussi traître et collabo. Galérien et crève la dalle, il est pire que les politicailleurs et enfarineurs professionnels. Germain Kambinga a oublié d'où il est venu. Il est devenu arrogant, imbu de lui-même avec un ego surdimensionné, cet autodidacte arriviste a toujours eu la prétention d'être plus intelligent que tous les Congolais. Il s'est autoproclamait le "Macron Congolais" avec quel résultat ? Il a tellement tourné sa veste qu'elle craque de tous côtés. Ancien conseiller de Jean-Pierre Bemba, Vice-président de la République de l'Ecofin de 2003-2006, Germain Kambinga a été nommé Porte-parole du MLC avant de trahir et de retourner sa veste. Il a été nommé Ministre de l'Industrie par Alias Joseph Kabila. Éjecté, il continue à rouler pour Jo Kabila. Sa plate forme alimentaire le "Ventre" est une appendice du régime d'imposture, d'occupation et de prédation. Tel père, tel fils !

Convention des Congolais de l'étranger, le nid des collabos

La Convention des Congolais de l'étranger en Suisse initiée par Bafwa Mulengay n'est qu'une mascarade. Une Convention des ethno-tribalistes est maquillée en Convention des Congolais de Suisse, cela est une escroquerie intellectuelle. A la Convention des Congolais de l'étranger, il y a beaucoup des profiteurs du malheur des congolais. Quatre familles ont comptés leurs amis et connaissances et ils ont toupet de s'appeler "Convention des congolais de l'étranger.

Les Conventionnistes du Lac Léman ont dernièrement invité Marie-Ange Mushobekwa, la fameuse Ministre des droits humains pour une conférence de presse à l'hôtel Intercontinental de Genève qui a avorté. Comment ont-ils fait pour inviter la ministre la Ministre d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ? Il paraît que l'une des dames membres est la belle sœur d'Alexis Ntambwe Mwamba, ministre de la justice. C'est elle qui a joué à l’entremetteuse.

Les Conventionnistes du Lac Léman ont amené Noël Tshiani, le laquais Rwandais et faux candidat à l'élection présidentielle, au parlement Suisse à Berne. L'ont-ils déjà fait à un autre Congolais ? Non !

Hélas chez les conventionnistes du Lac Léman, il y a un mangeur à tous les râteliers, l'homme de tous les coups: Bafwa Mubengay Lwakale, un dinosaure ringard, grognard et piteux marionnettiste et tireur des ficelles !

A 64 ans, l'ethno-tribaliste Constantin Bafwa Mubengay est demeuré un fossoyeur, cascadeur, jongleur, situationniste et mangeur à tous les râtelier qu'il a toujours été. Il affectionne des coups bas et il adore demeurer dans l'ombre tout en tirant les ficelles. Bafwa Mubengay, l'homme qui agit dans l'ombre, a oublié que la République n'est pas un "Ligablo" mais un pays.

Le Congo est le seul bien en commun qu'ont tous les Congolais. Si un de nous excelle, nous devons tous applaudir mais si par contre certains veulent nous amener dans leurs magouilles contre la Nation, nous devons dire: Non !

On ne peut pas être dans une pirogue en pleine rivière et voir un des nôtres sortir sa perceuse pour trouer la pirogue, demeurer tranquille. Les fossoyeurs, fourbes, roublards, dribbleurs patentés et inconscients de la République doivent répondre de leurs actes. Et pourtant, à 64 ans, on doit pouvoir être une référence dans sa communauté, on devrait surtout commencer à regarder dans le rétroviseur pour partager aux jeunes générations, les valeurs et convictions, pour aimer et défendre le Congo, en oubliant d'aiguiller aux jeunes les écueils et pièges à éviter.

La République démocratique du Congo n'est pas un pays normal. Si les Congolais eux-mêmes ne font un effort, ce pays qui est un géant aux pieds d'argile, qui attire tous les vautours, charognards et prédateurs du monde entier va les échapper. Le Congo est en soin intensif, la mère-patrie est dans un coma avancé. La République a besoin de tous ses fils et filles à son chevet.

Comme son frère de tribu "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, roublard, fourbe, dribbleur patenté, grand requin et prédateur de la liberté de la presse, qui a muselé la presse congolaise et qui a privé 60 millions de Congolais d'un débat démocratique inscrit dans la Constitution pour se faire nommer Rapporteur au Sénat par alias Joseph Kabila, voilà qu'un dinosaure ringard et grognard Bafwa Mubengay Lwakale croit pouvoir nous titiller.

Dans un e-mail intercepté envoyé à ses frères tribalo-éthiques, il y a quatre ans, Bafwa Mulengay Lwakale, un individu sans épaisseur, pensait réduire notre travail et qualifiait Réveil FM International de "Média pamphlétaire". Ce tribalo-éthique se trompait, Réveil FM International est un "Média indépendant, libre et citoyen mais surtout un "Média Roquet" qui aime et sait mordre les mollets".

Faire de la provocation gratuite et fortuite, empêcher Réveil FM International de faire son travail en posant des questions sur ce qui se trame dans la communauté congolaise de Suisse, c'est accepter l'intranquillité. C'est le choix qu'a fait le tribalo-ethnique Bafwa Mubengay dont les fourberies et accointances avec l'ambassade de la RDC à Berne et les autorités illégitimes de Kinshasa ne datent pas d'aujourd'hui.

Bafwa Mubengay garde encore son vieux ordinateur des années 90 avec un logiciel extrêmement rouillé, il ne se rend même pas le monde a évolué, que Mobutu Sese Seko a été chassé du pouvoir en 1997, que les élections Louis Michel de 2006 ont placé à la tête du Congo, un imposteur et incapacitaire, que les fausses rebellions sont orchestrées par celui qui trône abusivement sur le Congo, que l’allégeance d'alias Joseph Kabila auprès des voisins agresseurs: Ougando-Burundo-Rwandais n'est plus à démonter, que la paupérisation des Congolais devient insupportable, que le énième tripatouillage de la Constitution pour maintenir alias Joseph Kabila coûte que coûte au pouvoir est en marche, nos populations chosifiées, affamées, clochardisées veulent autre chose que le régime tortionnaire actuel...

Marionnettiste patenté, Bafwa Mubengay aime tirer les ficelles. Il a concocté son programme tout seul et veut le faire avaliser à la Communauté. Il n'a invité que ses frères, cousins, neveux, nièces...Il a le culot de l'appeler "Convention des congolais de Suisse". A l'heure où la République démocratique du Congo se meurt et que les congolais originaires de toutes les 11 provinces doivent s'unir pour faire face aux enjeux du non Etat de droit, de la balkanisation, de l'illégitimité d'un régime qui dirige par défi, des assassinats programmés, arrestations arbitraires, diverses humiliations...Bafwa Mubengay a fait le choix de la coterie tribalo-ethnique.

Le changement est une démarche légitime. On ne peut pas être un pays avec autant des ressources demeurer l'un des pays les plus pauvres au monde. Le congolais vit avec 0,1 dollar par jour ! Bafwa Mulengay Lwakale est un "Marionnettiste patenté et tireur de ficelles hors pair" ! Le comble est qu'il est sournois, se cache et ne dit pas clairement c'est lui en complicité avec l'ambassade de la République démocratique du Congo qui est derrière les Conventionnistes du Lac Léman. C'est là la malhonnêteté.

Nous revenons sur nos trois questions qui n'ont jamais obtenu de réponse:

1. La République démocratique du Congo pour se reconstruire à besoin de tous ses fils et filles, originaires de toutes les provinces pour faire bloc. Car dit-on l'union fait la force. Un pays se construit ou se reconstruit avec tous ses enfants sans exclusion. Or les Conventionnistes du Lac Léman sont en majorité originaires du Grand Kasaï. Ils se sont auto-cooptés. Il faut sans doute parler le Tshiluba pour être un Conventionniste ! On ne peut pas boutiquer la "Convention" avec les "Bana Betu", "Tshintu Tshetu" en saupoudrant avec quelques affidés d'autres provinces. Ce n'est pas construire le Congo mais contribuer à sa destruction.

2. La Convention des congolais de l'étranger (CCE) a-t-elle remplacé la Fédération des Congolais de l'Etranger (FCE), belle initiative qui a fondu comme neige sous le soleil? Bafwa Mubengay a toujours clamé qu'il est parmi les initiateurs de la Fédération des Congolais de l'Etranger, n'a-t-il pas de compte à rendre à la communauté congolaise flouée ? Lorsque les animateurs sont allés faire allégeance au régime d'imposture de Kinshasa, comme tous les ventripotents, pour chercher des postes politiques, les Congolais n'ont-ils droit à aucune explication ? Circulez il n'y a rien à voir. Lorsque Tshiyembe Mwayila (FCE) et d'autres pataugent et se la coulent douce dans la mangeoire joséphiste et deviennent des thuriféraires du régime, les Congolais de l'Etranger n'ont toujours pas droit de parler ?

3. Pourquoi cette accointance avec l'ambassade de la RDC en Suisse ? Un régime illégitime qui règne par défi, pourquoi collaborer avec lui ?

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lundi 30 avril 2018

Ellen Johnson Sirleaf, "Madame la Présidente honoraire", "aphone" sur ses petites filles emprisonnées à Kigali !

Kigali, lauréate Ellen Johnson Sirleaf du prix Mo Ibrahim 2017

Ellen Johnson Sirleaf à 80 ans. Elle est un symbole mondial du leadership féminin, érigée en exemple par la communauté internationale. Sa carrière est élogieuse ! Elle a fait ses classes d’économie et de finance aux Etats-Unis, puis elle a occupé une place influente au sein de grandes institutions financières, comme la Banque Mondiale ou la Banque de de Développement et d’Investissement du Libéria. Ellen Johnson Sirleaf est la première femme à avoir occupé le poste de président de la République en Afrique. Elle aura réussi ce qu’aucun dirigeant libérien n’était parvenu à faire depuis 1944 : céder le pouvoir dans la paix. C’est en 2005 que  Madame la Présidente  accède à la plus haute fonction après une période de transition pilotée par l’Onu, suite au départ du sanguinaire Charles Taylor.

Kigali, Ellen Johnson Sirleaf montrant son prix Mo Ibrahim

La diaspora congolaise est remontée contre Ellen Johnson Sirleaf ! Les femmes congolaises n'en reviennent pas comment un grand esprit comme n'a pu parler de ses petites filles qui sont emprisonnées dans le geôle de Paul Kagamé, Hitler Africain. Comment Ellen Johnson Sirleaf couronnée du prix Nobel de la Paix le 7 octobre 2011, est demeurée silencieuse et aphone face aux arrestations et emprisonnements des jeunes opposantes rwandaises face au régime dictatorial de Paul Kagamé, le Tyran de Kigali. Alors qu'près la présidence, la lutte pour l’autonomisation de la femme, c'est son nouveau challenge: "Je travaillerai avec une petite équipe pour créer le Centre présidentiel Ellen Johnson Sirleaf pour les femmes et le développement, conçu pour soutenir les femmes en tant qu’agents du changement, créateurs de paix et moteurs du progrès", a-t-elle déclaré à Kigali. Nominée en février dernier, c’est le vendredi 27 avril 2018 à Kigali au Rwanda que l’ancienne présidente de la République du Liberia a reçu le prix Mo Ibrahim. Ce dernier est accompagné d’une enveloppe de 5 millions de dollars versés sur 10 ans puis 200 000 dollars chaque année pour le reste de la vie du gagnant.

Ellen Johnson Sirleaf, la panafricaniste du Libéria a-t-elle été piégé par Paul Kagamé, le Roitelet, Tyran, Dictateur et Boucher de Kigali ? Prix Mo Ibrahim pour la bonne gouvernance à Ellen Johnson Sirleaf, ex-présidente du Libéria à Kigali, capitale du Rwanda, pays où règne la terreur d'Etat, cela surprend plus d'un observateur avisé. Pourquoi le choix de Kigali, du Rwanda par Mo Ibrahim ? Qu'est-ce qui se cache réellement derrière la remise du prix Mo Ibrahim sur le sol de sang et de terreur de Paul Kagamé, Hitler Africain ?

Mission impossible pour Julien Ciakudia, patriarche de la résistance congolaise de calmer la diaspora Rdcienne remontée contre Ellen Johnson Sirleaf !

Le Tyran Paul Kagame est connu comme un grand seigneur de guerre de surcroît un sanguinaire patenté. Impuni pour ses nombreux crimes, depuis le maquis de l'Ouganda aux côtés de Yoweri Museveni Kanguta, en passant par le génocide rwandais dont les Tutsi ne sont pas les seules victimes...Dans son article sur Médiapart Rwanda, l'autre génocide ! un professeur belge écrit: "Les crimes de masse perpétrés par les troupes du FPR à l'époque du génocide des Tutsis restent impunis. Or, après un long travail d'enquête, la journaliste Judi Rever vient de démontrer qu'ils constituent un génocide contre les Hutus rwandais. Il appartient désormais à la justice internationale de poursuivre le président Paul Kagame et ses lieutenants. L’on sait depuis de nombreuses années que la rébellion à prédominance tutsi, le Front patriotique rwandais (FPR), a lui aussi commis des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre avant, pendant et après le génocide. Ces faits ont été établis par des rapporteurs des Nations Unies, des ONG, des chercheurs et des journalistes. Alors que le TPIR était compétent pour juger ces crimes, pas un seul suspect du FPR ne fut poursuivi.

Cette « justice des vainqueurs » devint possible, parmi d’autres raisons, parce que le FPR, qui prit le pouvoir en 1994 et dirige le Rwanda encore aujourd’hui, fut protégé par Washington et Londres. Paul Kagame, le leader du FPR pendant et après la guerre civile et président du Rwanda depuis 2000, est considéré comme un « visionnaire » par des amis influents comme Bill Clinton et Tony Blair.

Tandis qu’il gouverne par la terreur, il est loué pour ses performances économiques et une bonne gouvernance bureaucratique. En même temps, la situation des droits humains continue à être désastreuse et la gestion dictatoriale profondément enracinée. Alors que les crimes de masse perpétrés par le FPR sont restés impunis, la journaliste d’investigation canadienne Judi Rever vient de démontrer que le mouvement de Kagame a commis un génocide contre les Hutu (In Praise of Blood. The Crimes of the Rwandan Patriotic Front, Random House Canada, mars 2018).

Se basant sur des dossiers jusqu’ici secrets du TPIR, d’autres documents et de nombreux entretiens avec d’anciens officiels civils et militaires du FPR, elle montre de manière détaillée comment des femmes et des hommes, des enfants et des vieillards hutu furent massacrés à très grande échelle. La cruauté infligée aux victimes rappelle tragiquement celle appliquée aux Tutsi.

L’« intention de détruire, en tout ou en partie, le groupe ethnique hutu, comme tel », comme le veut la convention sur le génocide, est clairement établie. Le nombre de victimes ne peut être précisément estimé, mais le bilan semble bien être de centaines de milliers. Rever identifie vingt leaders du FPR, dont Kagame lui-même, comme auteurs de ces atrocités.

S’ajoutant à ce qui était connu depuis longtemps, ces constats accablants ne peuvent plus être ignorés. Kagame peut-il continuer à être honoré par les meilleurs universités de par le monde, recevoir un traitement tapis rouge partout où il va, être un hôte régulier au Forum de Davos, présider l’Union Africaine ? Au contraire sa place, ainsi que celle de ses lieutenants, est devant un tribunal, face à la justice en raison de ses crimes pour encourir la peine qu’il mérite. La plupart des Rwandais, Hutu et Tutsi, sont pleinement conscients de ce passé tragique. Si la vérité n’est pas dite, le pays ne trouvera pas la réconciliation dont il a un besoin urgent. Filip Reyntjens, Professeur émérite à l’Université d’Anvers

Le tyran de Kigali, Paul Kagame passe ses opposants au Moulinex !

Paul Kagamé, le Boucher de Kigali est connu comme un grand sanguinaire de notre époque, qui demeure jusque là impuni. Sa grande barbarie en République démocratique du Congo, avec des rébellions et des seigneurs de guerre tutsi: Laurent Nkundabatwaré, Jules Mutebusi, Bosco Ntangana, Makenga... créés de toute pièce par lui et son mentor Yoweri Museveni Kanguta dans le seul but de contrôler et de piller les ressources minérales et stratégiques de la République démocratique du Congo. Depuis 1994, le Tyran et Roitelet, Paul Kagame n'a jamais d'un dialogue interwandais avec les Hutu qui composent 90% de la population rwandaise et les 2% de Twa-pygmées qu'il méprise allègrement. Paul Kagamé gouverne le Rwanda avec des méthodes terroristes, dictatoriales et anti-démocratiques !

Victoire Ingabire Umuhoza, Présidente des FDU-Inkingi, purge une peine de 15 ans lui imposée injustement

Madame Ellen Johnson Sirleaf est-elle au courant de toutes les graves violations des droits humains, des droits internationaux voir même de la charte de l'Union africaine que pratique le Tyran et despote sanguinaire Paul Kagamé avec les membres de son gouvernement mono-ethnique tutsi et ses services de répressions à travers la justice, l'armée, la police et divers services de sécurité et d'intelligence ?

Manifestation contre Paul Kagamé, le Boucher de Kigali

Le non respect des frontières internationales, la politique volontariste d'agression des pays voisins et d'occupations de pays voisins, de pillage des ressources, d'infiltration et de terreur, tel le cas de la République démocratique du Congo depuis 1996 à nos jours ! Ces méthodes de gouvernance terroriste et dictatoriale demeurent non sanctionner par les instances internationales, le Tyran Paul Kagamé ayant fait du génocide Rwandais un fonds de commerce, il fait chanter tout le monde ! Les matières premières qu'il pille en République démocratique du Congo pour le compte des conquistadors anglo-saxons, lui prémunissent contre des poursuites. Paul Kagame travaille pour ses mentors très puissants !

Sa mère, Diane Rwigara et sa sœur

Une grande déception dans la communauté congolaise et inquiétude des pan-africanistes face à la mascarade de la remise du prix de la bonne gouvernance à Ellen Johnson Sirleaf une femme icone, dans un pays où l femme politique est maltraitée, violée et emprisonnée illégalement. Les femmes du Rwanda subissent des traitements inhumains, la population du Rwanda et de l'Est de la République démocratique du Congo subissent les affres du Tyran Paul Kagamé et sa soldatesque ! Séquestrations quotidiennes de l'opposition, bâillonnement et musellement de la presse et des journalistes,l'interdiction des manifestations publiques...Le Rwanda de Paul Kagamé est un Etat voyou qui excelle en receleur des ressources minières et stratégiques de la République démocratique du Congo!

Paul Kagamé, Hitler Africain

Le Rwanda est-il un pays de bonne gouvernance ? Pays qui torture des femmes opposantes politiques, qui ont osé candidater comme présidente de la République contre Paul Kagamé, le Tyran sanguinaire de Kigali ? Mme Victoire Ingabire Umuhoza, Présidente des FDU-Inkingi, purge une peine de 15 ans lui imposée injustement. L’arrêt prononcé le 24 novembre 2017 par la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples dans l’Affaire n°003/2014 Victoire Ingabire contre la République du Rwanda a établi qu’elle avait été lésée dans ses droits. Melle Diane Shima Rwigara est actuellement en prison pour des chefs d’accusation qui changent au fils des jours. Elle n'y séjourne pas seule, elle est avec sa sœur et sa mère. Victoire Ingabire et Diane Rwigara, les deux femmes sont victimes du crime de « lèse-majesté » pour avoir eu le courage de déclarer qu’elles voulaient affronter le dictateur sanguinaire Paul Kagame aux élections présidentielles.

On croyait qu’au Rwanda, les institutions et les lois liberticides avaient atteint le fond et qu’il était inimaginable que le régime rwandais plombe encore l’espace politique. Eh bien, non, la dictature rwandaise ne connaît pas de fond. Les interdictions faites aux partis politiques (articles 20 à 39) reposent sur des critères aussi imprécis que flous tels que : actes divisionnistes, informations pouvant inciter à la division, actes prêtant main forte à l’ennemi, dire la vérité pendant la campagne électorale, éviter des faux contentieux, ternir l’image du Rwanda, déclarations pouvant entraîner toute sorte de discrimination et de division, actes pouvant provoquer la guerre, avoir l’idéologie génocidaire, et cætera. C’est dire que pour n’importe quoi, une formation politique peut se trouver injustement sanctionnée, suspendue ou tout simplement interdite. Alors que les conditions d’enregistrement des articles 9, 10 et 11 de la loi peuvent être remplies, un parti peut se voir refuser l’agréation de manière arbitraire sans qu’il puisse recourir contre la décision de l’Office de la gouvernance. Ajouter à cela que ce dernier n’a pas l’obligation de justifier sa décision.

Pour ceux qui connaissent la politique de terre brûlée de Tyran Paul Kagamé dans la région des Grands-Lacs sont étonnés que Madame Ellen Johnson Sirleaf se soit fait piéger avec consentement ou non ?

Lauréate Ellen Johnson Sirleaf du prix Mo Ibrahim 2017

LETTRE OUVERTE

A l’attention de Monsieur BUSINGYE Johnston

Ministre de la Justice du Rwanda

KIGALI

Objet : Demande de libération de Madame Victoire INGABIRE UMUHOZA, Présidente des FDU INKINGI, prisonnière politique

N/REF20180103001/CAJDH/0076

Monsieur le Ministre,

Les Forces Démocratiques Unifiées ( FDU-Inkingi) font référence à l’arrêt prononcé le 24 novembre 2017 par la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples dans l’Affaire n°003/2014 Victoire Ingabire contre la République du Rwanda.

Madame Victoire Ingabire Umuhoza avait déposé le 3 octobre 2014 une requête introductive d’instance devant la Cour Africaine des droits de l’Homme et des Peuples contre la République du Rwanda ; l’affaire est enregistrée sous le numéro 003/2014.

La Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples a été saisie par madame Victoire Ingabire Umuhoza en vertu de l’article 26 du Règlement de la Cour, de l’art.5 et de l’art.34(6) du Protocole de la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples portant création de la Cour.

La Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples prononça le verdict dans l’arrêt n° 003/2014 du 24 novembre 2017.

Dans les dispositifs de l’arrêt, nous lisons :

Au paragraphe 149, la Cour africaine dispose qu’il lui incombe d’examiner la nature de l’opinion qui aurait été exprimée par la Requérante et de déterminer si une telle expression justifiait sa condamnation et son emprisonnement et si cette mesure était proportionnelle aux circonstances.

Au paragraphe 153, la Cour africaine relève qu’il ressort du jugement de la Haute Cour, prononcé le 30 octobre 2012, que la déclaration faite par la requérante a été interprétée de la manière suivante :

« Par exemple, ce mémorial, il fait référence seulement aux victimes du génocide contre les Tutsi. Il y a pourtant une autre histoire concernant les crimes contre l’humanité commis envers les Hutu. Les Hutu qui ont perdu leurs êtres chers souffrent eux aussi ; ils pensent à ces êtres chers qui ont péri et se demandent : « Quand est-ce que nos morts seront eux aussi commémorés ? »[1]

Tandis qu’au paragraphe 154, la Cour africaine relève enfin qu’il ressort de l’arrêt de la Cour Suprême, prononcé le 13 décembre 2013, que la déclaration de Madame Victoire Ingabire Umuhoza a été interprétée comme il suit :

« Par exemple, ce Mémorial a été dédié aux personnes qui ont été tuées pendant le génocide contre les Tutsi ; mais il y a un autre aspect du génocide : celui commis contre les Hutu. Ils ont également souffert : ils ont perdu leurs proches et ils demandent aussi : « Quand notre heure viendra-t-elle ? »[2]

La Cour africaine constate au paragraphe 156 de l’arrêt, que les versions du discours de la Requérante telles que citées par la Haute Cour et la Cour Suprême sont en contradiction l’une avec l’autre...

En effet, alors que la version du discours, comme indiqué par la Cour Suprême, parle « d’un autre côté du génocide : celui commis contre les Hutu », la version du discours, reprise par la Haute Cour, parle de « Hutu comme étant « victimes de crimes contre l’humanité et des crimes de guerre ».

La Cour africaine tranche l’Affaire 003/2014, en disant que rien dans les déclarations faites par la Requérante ne nie ou minimise le génocide commis contre les Tutsi ou le laisse entendre (Par. 158 in fine).

La Cour africaine conclue que la déclaration de culpabilité et la peine prononcées contre la Requérante pour avoir fait ces déclarations au Mémorial du génocide de Kigali et à d’autres occasions n’étaient pas nécessaires dans une société démocratique (par. 162 al.1 de l’arrêt).

LA COUR statue ainsi à l’unanimité:

Dit que l’Etat défendeur a violé l’article 7(1) (c) de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, en ce qui concerne les irrégularités de procédure qui ont affecté le droit de la défense, énumérées au paragraphe 98[3]de l’arrêt ;

Dit que l’Etat défendeur a violé les articles 9 (2) de la Charte des droits de l’homme et des peuples et 19 du Pacte international des droits civils et politiques en ce qui concerne le droit à la liberté d’opinion et d’expression ;

Ordonne à l’Etat défendeur de prendre toutes les mesures nécessaires pour rétablir la Requérante dans ses droits et faire rapport à la Cour dans un délai de six (6) mois sur les mesures prises ;

1. De la violation du droit de la défense :

Au point (viii) des motifs de l’arrêt, la Cour africaine statue que l’Etat défendeur a violé les droits de la défense de Madame Victoire Ingabire Umuhoza suite aux difficultés imposées à son conseil au cours de l’interrogatoire des témoins à charge et suite aux menaces et intimidations qu’il a fait subir au témoin à décharge.

De même, l’Etat défendeur a utilisé contre Madame Ingabire des documents saisis lors de la fouille de la prison sans lui donner la possibilité de les examiner. Cela va à l’encontre des normes internationales relatives aux droits de la défense. D’où l’article 7(1) (c) de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples a été violé.

2. De la violation du droit à la liberté d’opinion et d’expression :

Au point (ix) des motifs de l’arrêt, la Cour africaine statue que l’Etat défendeur a violé le droit de Madame Victoire Ingabire Umuhoza à la liberté d’opinion et d’expression, s’agissant de son discours de Gisozi.

De ce qui précède, il ressort donc que Madame Ingabire a été acquittée par la Cour des crimes qui, à tort, lui avaient été imputés.

Monsieur le ministre,

Il est clair, au vu de ce jugement, que le discours prononcé par madame Ingabire Umuhoza, qui a été incriminé et qui a déclenché la procédure de jugement et d’emprisonnement, n’est nullement un crime aux yeux de la CADHP et ne devrait pas l’être aussi en droit rwandais.

La cour relève aussi d’autres irrégularités qui ont entaché le jugement devant les tribunaux rwandais. Il demande en conséquence que votre gouvernement prenne des mesures concrètes pour rétablir madame Victoire Ingabire dans ses droits.

Après 8 ans de détention dans des conditions fort éprouvantes, la seule réparation valable est la libération immédiate, assortie d’une réhabilitation auprès d’une certaine section de l’opinion publique, qui a été intoxiquée par le lynchage médiatique dont a été victime la requérante de la part des médias pro gouvernementaux.

Les FDU INKINGI s’adressent dès lors à vous en tant que gardien du respect de la loi, afin que cette libération intervienne sans tarder.

Comptant sur votre diligence, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre, l’assurance de notre considération distinguée.

Bruxelles, le 24 janvier 2018

FDU INKINGI

Joseph BUKEYE

Deuxième Vice-Président

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samedi 28 avril 2018

Tout chemin mène-t-il au Rwanda, chez Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali ?

Paul Kagame, le roitelet de Kigali

Tyran un jour, tyran toujours ! Paul kagamé est le Tippo Tip qui sévit en toute impunité dans les pays des Grands Lacs. Le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali est commissionné par des conquistadors anglo-saxons, qui ont besoin des ressources minières. Ils lui fournissent des armes, Paul Kagamé en bon seigneur de guerre, fout la pagaille: tue, viole, vole, assassine des Congolais...le plus important est qu'il rapporte plus des minerais. Ne pouvant pas tout faire tout seul, Paul Kagamé le Tippo Tip, crée des rébellions à l'Est de la République démocratique du Congo pour mieux piller ses ressources, au nom de ses parrains conquistadors.

Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali

Le Rwanda est même coté en bourse comme le premier exportateur du Coltan, minerais qui ne se trouve pas dans son sous-sol. Cela ne choque personne ! Les conquistadors anglo-saxons ne respectent ni peuples ni frontières. Ils ont besoin des matières premières. Et Paul Kagamé est leur Kapita en Afrique centrale. Les Ong des droits de l'homme ont bon hurlé...le rapport 2017 sur les droits de l'homme du département d'État américain a été publié le 20 avril 2018. Le rapport décrit le Rwanda de Paul Kagame comme un endroit effrayant. Le Rwanda est décrit comme un pays qui ne respecte pas le strict minimum de la décence humaine. Le Rwanda est décrit comme un pays qui ne respecte pas le strict minimum de la décence humaine.

Bill Clinton et Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali

L'environnement global rwandais est un pur enfer ! Les questions les plus importantes concernant les droits de l'homme sont les suivantes: "les exécutions arbitraires et les disparitions politiques des forces de sécurité; la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants infligés par les forces de sécurité; conditions pénibles et pénibles dans les prisons et les centres de détention; arrestation arbitraire; le mépris des forces de sécurité à l'égard de la primauté du droit; détention provisoire prolongée; atteinte aux droits des citoyens à la vie privée et à la liberté de parole, de réunion et d'association; restrictions et harcèlement des médias et de certaines organisations non gouvernementales (ONG) locales et internationales; les restrictions à la liberté de participer au processus politique et la capacité de changer de gouvernement grâce à des élections libres et équitables; le harcèlement, l'arrestation et l'abus d'opposants politiques, de défenseurs des droits de la personne et de personnes perçues comme une menace au contrôle de l'ordre social par le gouvernement; la traite des personnes; et les restrictions sur les droits du travail".

Tonny Blair et Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali !

Au Rwanda, c'est l'impunité et traitement spécial pour le régime du FPR de Paul Kagame, le tyran de Kigali. Le régime sanguinaire et tyrannique est autorisé à user de tous les moyens, même contraires à l’éthique des Nations-Unies, pour asseoir son pouvoir dictatorial. Les puissances mondiales ferment les yeux sur les innombrables crimes contre l’humanité et crimes contre la paix dans la région des Grands-Lacs, toujours à cause de leur culpabilisation pour avoir souhaité, permis et favorisé la catastrophe au Rwanda. En retour, le tyran-dictateur, Paul Kagame qui incarne le régime autocratique, prend plaisir à faire chanter ces puissances, soit pour leur exiger de lui verser des aides sans conditions, soit pour leur faire taire quand elles commencent à s’inquiéter de ses crimes impunis et de la nature dictatoriale de son régime.

Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali !

Rappelez-vous qu'à travers l'histoire il y eut des tyrans et des meurtriers pour un temps, qui semblèrent invincibles. Mais à la fin, ils sont toujours tombés. Toujours...! disait Ghandi. Et la seule chose qu'un dictateur ne peut pas dicter, c'est la vérité dit-on.

Augusto Pinochet, Tyran et dictateur chilien, qui avait réussi à échapper aux juridictions internationales, a été vaincu par ce qu'il connaissait le moins : le cœur. Arrivé au pouvoir avec l'aide des États-Unis, balayant avec les tanks et l'aviation le gouvernement d'Union populaire dirigé par Salvador Allende, un certain 11 septembre 1973, assassinant les dirigeants de la gauche chilienne, les syndicalistes, les militants des droits de l'homme, Pinochet s'était installé dans la longue tradition de l'extrême droite sud-américaine, faisant régner l'ordre noir sur le cône latin. À ses frontières il n'avait que des amis, adeptes de la jugulaire et de l'uniforme, tous, au-delà d'un discours nationaliste surtout axé contre les Indiens et tout ce qui pouvait représenter une remise en cause de l'ordre impérial des gringos.

Bachar Al-Assad, le tyran de Damas a rendu la plus haute décoration française. Le président syrien avait été décoré par Jacques Chirac en 2001, peu après avoir succédé à son père Hafez al-Assad à la tête du pays. La décision de rendre la légion d'honneur a été prise après "la participation de la France à l'agression tripartite aux côtés des Etats-Unis et du Royaume-Uni contre la Syrie le 14 avril", ajoute le communiqué. "Il n'est point d'honneur pour le président Assad de porter une décoration attribuée par un régime esclave (...) des Etats-Unis qui soutient les terroristes", indique encore la présidence.

Nicolae Ceausescu, le Tyran et dictateur roumain surnommé « le génie des Carpates » quitte précipitamment la Roumanie devant la vague révolutionnaire qui déferle sur son pays depuis mois d’une semaine. Au même moment les « révolutionnaires » s’emparent de la télévision roumaine. Le 16 décembre 1989, les habitants de Timisoara s’étaient soulevés contre l’arrestation du pasteur Lazlo Toekes défenseur des droits des minorités hongroises. Le 21 décembre 1989, une manifestation d’ouvriers a conspué le régime dictatorial devant le siège du PC à Bucarest. Les époux Ceausescu seront vite arrêtés sur le chemin de l’aéroport de Pitesti et fusillés après un simulacre de procès le 26 décembre 1989. Nicolae et Elena seront reconnus coupables de génocide et de détournement de fonds. Les événements de Roumanie seront les premiers à être intégralement retransmis par la télévision.

Après avoir dirigé l'Irak par la terreur pendant plus de trente ans, Saddam Hussein a été exécuté par pendaison, samedi 30 décembre 2006, à l'issue d'un procès bâclé. Le 22 septembre 1980, débutait la guerre entre l’Iran et l’Irak. Cette guerre, qui durera huit ans et fera environ 800 000 morts, est déclenchée par Saddam Hussein. Cette attaque est motivée par deux raisons : le tracé de la frontière entre l’Irak et l’Iran et la menace que représente l’Iran pour l’Irak. La guerre entre l’Iran et l’Irak est déclenchée dans le contexte immédiat de l’opposition de Saddam Hussein aux chiites d’Irak, soutenus par l’Iran. Ce soutien fait craindre à Saddam Hussein une contagion de la Révolution islamique à l’Irak. Saddam Hussein estime que l’Iran est affaibli sur le plan militaire en raison de la révolution islamique de 1979, et que la guerre n’en sera que plus rapide et limitée. En réalité, l’attaque de l’Irak galvanise la population iranienne, qui s’engage dans l’armée. Saddam Hussein doit ainsi réviser ses prévisions de succès rapide, d’autant plus que la guerre s’enlise.

Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali !

Seigneur de guerre, bon receleur, qui a fait du Rwanda pays receleur des ressources pillées de la République démocratique du Congo dont les multinationales anglo-saxonnes sont friandes, Paul Kagamé, Hitler Africain et tyran de Kigali est récompensé avec l'annonce du prochain sommet de Commonwealth en 2020 à Kigali. Le constat est macabre mais les portes des maîtres du monde sont ouvertes au génocidaire et tyran Paul Kagame pour services rendus. Tonny Blair, l'ancien Premier ministre Britannique et ses conquistadors lobbyistes ont fait très fort. Conseiller politique de Paul Kagamé, le cabinet de conseil privé appelé "Tony Blair Associates", dont les clients incluent des monarques et autocrates controversés comme le président du Kazakhstan, Nursultan A. Nazarbayev. La République démocratique du Congo est victime de ses ressources. Paul Kagamé est un Tippo Tip pour mieux piller des ressources de la République démocratique du Congo.

Depuis 1994, Paul Kagamé est tyran au Rwanda, il mène une guerre d'intensité au Congo: il pille, vol, viol, assassine...à son compteur plus de 13 millions de morts. Le Rwanda est un pays qui doit son existence sur la culture des mensonges et de la manipulation, le peuple Rwandais développe des symptômes de la méfiance à tous, il voit des ennemis partout jusqu'à douter même de son propre existence.

Le coltan se trouve en quantités commerciales en Afrique centrale,notamment en République démocratique du Congo dont la région du Kivu détient entre 60 et 80 % des réserves mondiales, ainsi qu’en Australie, au Brésil, au Canada, en Espagne et en Chine…Le coltan est au cœur de la guerre en République démocratique du Congo, l’un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale avec plus de 13 millions de morts. Un rapport d’experts présenté en 2001 au Conseil de sécurité de l’ONU dénonce les grandes quantités de ce minerai illégalement extraites du sol de la République démocratique du Congo et transportées en contrebande, en accord avec des entrepreneurs occidentaux, par les armées du Rwanda, l’Ouganda, du Burundi et de la RDC qui occupaient la Province Orientale et la région du Kivu, à l’est du pays.

Les statistiques de la BNR (Banque Nationale du Rwanda) montrent que pour le seul Coltan, les recettes enregistrées sont de l’ordre de 134.5 millions de dollars au moment où tous les minerais exportés ont réalisé une somme de 226.2 millions de dollars.

Le Rwanda a l’objectif de réaliser 400 millions de dollars de recettes provenant des minerais exportés pour 2017 et de créer des 600 mille emplois y relatifs. L’activité minière au Rwanda occupe la deuxième place des recettes en devises fortes après le secteur du Tourisme.

On ne peut pas s’étonner que les budgets de certains minuscules pays soient plus volumineux, plus consistants que celui de la République démocratique du Congo, évalué à peine à 9 milliards de dollars Us.

Et si aujourd’hui le Rwanda peut dire qu’il est premier exportateur de coltan, c’est parce qu’il a pendant longtemps profité d’une situation qu’il a lui-même créée. Nul n’est besoin d’expliquer aujourd’hui que le Rwanda est à la base du pillage des ressources naturelles de la République démocratique du Congo à travers différents mouvements rebelles créés de toutes pièces. Dans ces conditions, c’est tout à fait normal que même un pays qui ne produit pas du coltan puisse facilement devenir un grand exportateur. En plus, le Rwanda bénéficie des frontières qui sont quelque peu poreuses. Ceci permet à tout vendeur ambulant d’embarquer ses minerais, afin de les vendre à meilleur prix au Rwanda. Fait qui fait échapper beaucoup d’argent tant à la province qu’au pays tout entier.

Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali !

Voici la liste des 85 multinationales mises en cause par l’ONU, dans le pillage de la RDC et dans le financement indirect de la guerre civile à l’Est, dans un rapport de 2003. Malgré ce rapport, l’ONU n’avait pris aucune sanction et n’avait pas fait appliquée l’embargo préconisé.

1. AFRICAN TRADING CORPORATION Sarl, Afrique du Sud

2. AFRIMEX, Royaume-Uni

3. AHMAD DIAMOND CORPORATION, Belgique

4. A.H. PONG & Sons, Afrique du Sud

5. A. KNIGHT INTERNATIONAL Ltd, Royaume-Uni

6. A & M MINERALS and METALS Ltd, Royaume-Uni

7. ALEX STEWART Ltd (Assayers), Royaume-Uni

8. AMALGAMATED METAL CORPORATION Plc, Royaume-Uni

9. AMERICA MINERAL FIELDS (AMFI), USA

10. ANGLO AMERICAN Plc, Royaume-Uni

11. ANGLOVAAL MINING Ltd, Afrique du Sud

12. ARCTIC INVESTMENT, Royaume-Uni

13. ASA DIAM, Belgique

14. ASA INTERNATIONAL, Belgique

15. ASHANTI GOLDFIELDS, Ghana

16. AVIENT AIR, Zimbabwe

17. BANRO CORPORATION, Afrique du Sud

18. BARCLAYS BANK, Royaume-Uni

19. BAYER A.G., Allemagne

20. B.B.L. Banking, Belgique

21. BELGOLAISE, Belgique

22. CABOT CORPORATION, USA

23. CARSON PRODUCTS, Afrique du Sud

24. CHEMIE PHARMACIE NETHERLANDS, Hollande

25. COGECOM, Belgique

26. C. STEINWEG NV, Belgique

27. DARA FOREST, Thailand

28. DAS AIR, Royaume-Uni

29. DE BEERS, Royaume-Uni

30. DIAGEM BVBA, Belgique

31. EAGLE WINGS RESOURCES INTERNATIONAL, USA

32. ECHOGEM, Belgique

33. EGIMEX, Belgique

34. ENTREPRISE GENERALE MALTA FORREST, RD Congo

35. EUROMET, Royaume-Uni

36. FINCONCORD SA, Suisse

37. FINMINING, Saint Kitts

38. FIRST QUANTUM MINERALS, Canada

39. FLASHES OF COLOR, USA

40. FORTIS, Belgique

41. GEORGE FORREST INTERNATIONAL AFRIQUE, RD Congo

42. HARAMBEE MINING CORPORATION, Canada

43. H.C. STARCK GmbH & Co KG, Allemagne

44. IBRYV AND ASSOCIATES LLC, Swiss

45. INTERNATIONAL PANORAMA RESOURCES Corp, Canada

46. ISCOR, Afrique du Sud

47. JEWEL IMPEX Bvba, Belgique

48. KABABANKOLA MINING COMPANY, Zimbabwe

49. KEMET ELECTRONICS CORPORATION, USA

50. KHA International AG, Allemagne

51. KINROSS GOLD CORPORATION, USA

52. K & N, Belgique

53. KOMAL GEMS NV, Belgique

54. LUNDIN GROUP, Bermuda

55. MALAYSIAN SMELTING CORPORATION, Malaysie

56. MASINGIRO GmbH, Allemagne

57. MELKIOR RESOURCES Inc, Canada

58. MERCANTILLE CC, South Africa

59. MINERAL AFRIKA Limited, Royaume-Uni

60. NAC KAZATOMPROM, Kazakhstan

61. NAMI GEMS, Belgique

62. NINGXIA NON-FERROUS METALS SMELTER, Chine

63. OM GROUP Inc, USA

64. OPERATION SOVEREIGN LEGITIMACY (OSLEG) Pvt Ltd, Zimbabwe

65. ORION MINING Inc., Afrique du Sud

66. PACIFIC ORES METALS AND CHEMICALS Ltd, Hong Kong

67. RAREMET Ltd, Saint Kitts

68. SARACEN, Afrique du Sud

69, SDV TRANSINTRA, France

70. SIERRA GEM DIAMONDS, Belgique

71. SLC GERMANY GmbH, Germany

72. SOGEM, Belgique

73. SPECIALITY METALS COMPANY SA, Belgique

74. STANDARD CHARTERED BANK, U.A.E.

75. SWANEPOEL, South Africa

76. TENKE MINING CORPORATION, Canada

77. THORNTREE INDUSTRIES (Pvt) Ltd, Zimbabwe

78. TRACK STAR TRADING 151 (Pty) Ltd, Afrique du Sud

79. TRADEMET SA, Belgique

80. TREMALT Ltd, Belgique

81. TRINITECH INTERNATIONAL Inc, USA

82. TRIPLE A DIAMONDS, Belgique

83. UMICORE, Belgique

84. VISHAY SPRAGUE, USA et Israël

85. ZINCOR, Afrique du Sud

Paul Kagamé le Roitelet, Tyran et Boucher de Kigali !

Des conquistadors et pratiques illicites anciennes

La République démocratique du Congo est dotée d'une abondance de ressources minérales rares du nord-est au sud-est du pays (coltan, diamants, or, cuivre, cobalt, zinc, manganèse…), de ressources forestières et de faune (gorilles, okapis…) très riches et de vastes sols fertiles propres à l'agriculture (café, tabac, thé…).

Depuis longtemps, bien avant le conflit de 1998, de telles richesses naturelles ont fait l'objet de troc, de contrebande et de trafic enrichissant la classe dirigeante de l'ex-Zaïre. Elles ont toujours exacerbé les convoitises des pays voisins de la RDC, notamment le Rwanda et l'Ouganda.

Elles expliquent l'occupation des provinces dans l'est du pays par les troupes rwandaises et ougandaises entre 1996 et 2002, durant le conflit. Ainsi que les luttes fratricides entre le Rwanda et l'Ouganda sur le sol congolais.

« L'histoire de la République démocratique du Congo n'est que la longue suite de déprédations dont ses richesses naturelles et son capital humain ont fait l'objet, quels qu'aient été le régime politique ou le gouvernement en place. Cette exploitation, le plus souvent appuyée par la force brutale, avait pour but l'enrichissement de quelques-uns. Alors que les précieuses ressources du pays étaient pillées ou allaient à vau-l'eau, une économie informelle faite de troc, de contrebande et de trafic de matières premières, s'est mise à prospérer jusqu'à devenir l'unique moyen de subsistance de la plus grande partie de la population. Cette économie a renforcé les liens ethniques et claniques et les structures coloniales entre les provinces du Kivu et les États voisins, comme le Burundi et le Rwanda, ou le Kenya, l'Ouganda et la Tanzanie. Des réseaux analogues d'échanges informels unissent étroitement la province du Katanga à la Zambie et à l'Angola. C'est ainsi qu'un pays vanté pour l'abondance de ses richesses naturelles s'est retrouvé au début des années 90 dans les rangs des États les plus pauvres et les plus endettés.»

L'exploitation illégale des ressources du pays par des étrangers avec la participation des Congolais a commencé avec le premier conflit en 1996. Au fur et à mesure de la progression des rebelles de l'Alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo-Zaïre (AFDL) dans les régions est et sud-est du Zaïre, appuyés par les armées rwandaises et ougandaises, leur chef Laurent-Désiré Kabila, a signé des contrats avec un certain nombre de sociétés étrangères.

C'est le début de la main-mise des Rwandais et des Ougandais sur les ressources naturelles des zones qu'ils contrôlent.

Mise en place d'une "économie de guerre"

Arrivé au pouvoir en 1997, M'zée Laurent-Désiré Kabila exerce un pouvoir personnel sur les ressources publiques, s'appuyant sur «les figures familières de la corruption, du clientélisme et de l'impunité». Par la suite, des marchés lucratifs, des concessions minières sont conclus avec l'Angola, la Namibie et le Zimbabwe qui, en contrepartie, fournissent à la RDC en 1998 un appui militaire dans le conflit. Celui-ci concentre les armées de sept pays africains sur le sol congolais. Au gré des combats et de l'avancée des troupes qui s'élargit et pénètre en profondeur vers les provinces de l'Equateur, du Kasaï et du Katanga, les belligérants se partagent le territoire et l'exploitation de ses richesses naturelles : or diamant, cuivre etc…En deux phases, ils passent du pillage systématique à un stade méthodique et intensif d'exploitation. Ils mettent en place une véritable "économie de guerre" qui s'autofinance.

Première phase : les zones occupées sont systématiquement dépouillées de tous leurs stocks entre 1998 et 1999 pour financer le conflit « Les stocks de minéraux, de café, de bois, le bétail et les fonds qui se trouvaient dans les territoires conquis par les armées du Rwanda, de l'Ouganda et du Burundi, ont été enlevés pour être transférés dans ces pays, soit exportés sur les marchés internationaux par les ressortissants de ceux-ci, militaires ou civils. (…) Quelle que soit la nationalité du pilleur, le processus était le même : des troupes rwandaises et-ou des soldats du RCD, ougandaises et burundaises, commandées par un officier, visitaient les fermes, usines et banques, se faisant ouvrir portes et coffres par la direction. Ordre était ensuite donné aux soldats de charger les produits et les biens sur les véhicules de l'armée ».

Deuxième phase : une fois les stocks de ressources épuisés, les Congolais, civils et militaires, et les étrangers (surtout Rwandais, Ougandais, Zimbabwéens alliés de Kabila), passent à une phase active d'extraction et d'exploitation directe et illégale des ressources. Par exemple, dans le secteur minier, «l'extraction directe était pratiquée de trois manières, à savoir : par des soldats pour leur compte personnel ; par des villageois organisés par des commandants rwandais et ougandais ; par des étrangers pour le compte de l'armée ou des commandants ».

En même temps, les pilleurs se livrent à l'exploitation illégale du système commercial. Dans certains cas, les forces rwandaises et ougandaises et les rebelles congolais «ont contraint les entreprises locales et certaines entreprises étrangères à fermer. Les méthodes utilisées variaient, allant du pillage au harcèlement des propriétaires ; l'objectif final était d'obtenir le contrôle du commerce local, aboutissant à l'exercice d'un contrôle sans précédent de l'économie dans les régions est et nord-est du Congo.»

Un pillage organisé de la RDC

Depuis les accords de Pretoria de juillet 2002 entre RDC et Rwanda et les accords de Luanda de septembre 2002 entre RDC et Ouganda, les troupes étrangères se sont retirées progressivement mais elles ont laissé la place vacante à une prolifération de groupes armés congolais.

« Le pillage, qui était auparavant le fait des armées, a été remplacé par des systèmes organisés de détournement de fonds, de fraude fiscale, d'extorsions de fonds, d'octroi d'options d'achat d'actions comme dessous-de-table et de détournements de fonds publics sous la direction de groupes assimilables à des organisations criminelles, (.) qualifiées de réseaux d'élites (.) composés d'un petit noyau de dirigeants politiques et militaires, d'hommes d'affaires (.), de certains chefs rebelles et administrateurs.»

Actuellement, l'exploitation illégale des ressources se poursuit malgré le retrait des troupes étrangères. Par des réseaux structurés et par guérillas interposées, le Rwanda et l'Ouganda conservent leur main-mise sur les richesses naturelles de l'est de la RDC. Ce pillage savamment entretenu représente une manne pour le trafic d'armes dans la région.

D'après les rapports des groupes d'experts au Conseil de sécurité de l'ONU sur l'exploitation illégale des ressources naturelles en RDC. Le commerce des armes financé par le pillage des ressources Par la résolution 1493 du 28 juillet 2003, un embargo de douze mois sur les armes est imposé par le Conseil de sécurité de l'ONU : « Tous les Etats, y compris la RDC, sont tenus d'empêcher la fourniture, la vente ou le transfert directs ou indirects d'armes et de tout matériel connexe, ainsi que la fourniture de toute assistance, de conseils et de formation se rapportant à des activités militaires, à tous les groupes armés et milices étrangers et congolais opérant dans le Nord et Sud-Kivu et l'Ituri, et aux groupes qui ne sont pas partie à l'Accord global et inclusif sur la transition en RDC ».

Malgré cet embargo, renouvelé jusqu'au 31 juillet 2005 par la résolution 1552 du 27 juillet 2004, l'exploitation illicite des ressources naturelles continue à financer les trafics d'armes, difficiles à surveiller.

En effet, la porosité, la perméabilité et la permissivité des frontières orientales de la RDC -qui partage 9 000 kms de frontière avec neuf pays voisins- sont autant d'obstacles à la surveillance des mouvements d'armes et d'autres produits illicites dans le pays, que les fournisseurs soient des marchands d'armes ou des gouvernements étrangers.

La violation généralisée de l'embargo sur les armes met en cause aussi bien le gouvernement congolais que le Rwanda et l'Ouganda. Le trafic continue d'entretenir les micro-conflits dans l'est du pays qui représentent un menace permanente de déstabilisation pour le gouvernement de transition. Source : Rapport du groupe d'experts sur l'application de l'embargo sur les armes, 15 juillet 2004, Conseil de sécurité de l'ONU. La parution d'un autre rapport est prévue pour décembre 2004.

Des parcs nationaux ravagés

Située de part et d'autre de l'équateur, la RDC possède une des plus riches biodiversité de la planète en raison de sa position géographique. Selon l'Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), «la biodiversité de la RDC est caractérisée par 11 000 espèces de plantes, 409 espèces de mammifères, 1 086 espèces d'oiseaux, 1 069 espèces de poissons, 152 espèces de serpents.» La faune renferme des espèces uniques et rares, par exemple le chimpanzé nain ou Bonobo, le gorille des montagnes, le rhinocéros blanc du nord, l'okapi. Sur les huit parcs nationaux existant en RDC et classés au patrimoine mondial de l'Unesco, cinq se trouvent dans l'est du pays. Ces derniers ont été inscrits progressivement sur la liste du patrimoine mondial en péril :

Parc national des Virunga en 1994

Parc national de la Garamba en 1996

Parc national de Kahuzi-Biega en 1997

Réserve de faune à Okapis en 1997

Parc national de la Salonga en 1999

Malheureusement, l'étendue des dégâts écologiques résultant du conflit armé et de l'exploitation illégale des ressources est considérable sur cet environnement exceptionnel.

« La conjugaison des activités d'exploitation et de la poursuite du conflit a, de fait, éliminé tout contrôle administratif sur les parcs et conduit à une militarisation de nombre d'entre eux, notamment des réserves de Virunga, de Kahuzi-Biega et d'Okapi. Ces parcs occupent une position stratégique le long de la frontière orientale de la RDC, et sont régulièrement utilisés comme point de passage par les forces armées pour pénétrer dans l'est du Congo.»

Ils sont aussi le lieu de violents combats entre des forces rebelles locales et des groupes armés qui occupent une partie de ces parcs presque en permanence. Ils se livrent régulièrement à des activités de braconnage d'éléphants pour le commerce de l'ivoire, de gibier et d'espèces rares, et pillent les ressources forestières. «Les modes migratoires de nombreuses espèces sauvages ont été considérablement perturbés, ce qui crée des problèmes durables pour ce qui est du repeuplement de certaines zones des parcs ou du maintien de l'équilibre démographique dans d'autres.»

Les populations locales s'installent, ou se réinstallent, également dans les parcs pour assurer leur subsistance grâce à la pêche, au braconnage et pratiquent un abattage intensif des arbres.

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jeudi 26 avril 2018

Sainte-Thérèse: Felix Tshisekedi un leadership mitigé !

Felix Tshisekedi avec ses notes à Sainte-Thérèse

Depuis qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale a été catapulté sur le trône de la République démocratique du Congo, par la mafia internationale pour mieux piller ses ressources: Aucune marche pacifique ni meeting n'a jamais été autorisés... sauf pour les Joséphistes affidés et partisans.

Felix Tshisekedi à Ndjili Sainte-Thérèse

Bravo à Felix Tshisekedi d'avoir obtenu du régime d'imposture, d'occupation et de prédation qui sévit sans légitimité et en toute impunité: le rapatriement de la dépouille de son père Etienne Tshisekedi de la Belgique en RDC, sans connaitre ni la date, le jour, le mois et l'année; dans la foulée d'obtenir l'autorisation sans embûches de son meeting à Ndjili-Sainte Thérèse pour le 24 avril ! Tout ceci la veille de la réunion de la SADC à Luanda où les pays membres dont le Botswana et l'Angola sont remontés contre l'imposteur de Kinshasa, qui par son glissement depuis le 19 décembre 2016 n'a plus aucune légitimité, après ses deux hold-up électoraux: élection Louis Michel 2006 et novembre 2011.

Les 5 péchés de Felix Tshisekedi pour son meeting de Sainte-Thérèse à Ndjili:

1. Dans un pays normal, le meeting de Felix Tshisekedi à Ndjili-Sainte-Thérèse est un non événement, car dans une démocratie c'est comme ça que cela fonctionne: les acteurs politiques du pouvoir et ceux de l'opposition doivent tenir leurs meetings autant qu'ils veulent. Derrière chaque parti politique à son service d'ordre pour ne pas être accusé de troubler l'ordre public. La Constitution de la République démocratique du Congo garantie la liberté de manifestation. Il faut simplement l'appliquer. On se bat contre une dictature, on va à la castagne contre elle. On ne négocie pas à un droit constitutionnel surtout pas avec un régime dictatorial, illégitime et illégal. On s’assoit pas à la même table de négociation avec des imposteurs, criminels et bandits de grand chemin... qui s'auto-blanchissent dans des laveries dictatoriales ! Etienne Tshisekedi "Ya Tshitshi", acteur politique congolais et leader charismatique, quel crime a fait en mourant en Belgique? Fallait-il une conciliabule après deux ans de son décès pour son rapatriement au Congo ? N'est-ce pas indécent et immoral de faire des négociations politiques sur un être décédé ? Quel deal Felix Tshisekedi nouvellement élu président de l'Udps en remplacement de son défunt père a fait avec le régime d'imposture d'Alias Joseph Kabila ? Pourquoi toutes les écluses s'ouvrent-elles à Felix Tshisekedi au moment où le régime est en difficulté ? Personne ne croit plus au respect des élections le 23 décembre prochain, Felix Tshisekedi n'est-il pas une béquille qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et ses apparatchiks des Dinosaures et Mammouths Joséphistes veulent s'appuyer pour passer un énième glissement anti-constitutionnel ? Pourquoi c'est Kigali, qui doit donner des instructions à Kinshasa, pour que Felix Tshisekedi fasse son meeting à Ndjili-Sainte-Thérèse ? A Réveil FM International, nos fins limiers continuent un travail d'investigation.

2. C'est du pipeau que Felix Tshisekedi clame devant les Kinois réunis à Ndjili-Sainte-Thérèse qu'il est candidat à la présidence de la République, pas intéressé par la primature ! A Ndjili-Sainte-Thérèse, c'est Felix Tshisekedi auto-satisfait d'être élu président de l'Udps qui s'est présenté devant les Kinois. Il n'a parlé qu'à ses fanatiques de l'Udps. Pas fédérateur du tout ! Ni candidat président de la République ! Qu'est-ce que Felix Tshisekedi compte-t-il faire s'il était président de la République ? Rien ! Qu'est-ce qui ne marche pas aujourd'hui que lui Felix Tshisekedi voudrait y apporter des changements ? Lorsqu'on est Candidat Président de la République, on est en perpétuelle campagne électorale. Chaque occasion est une opportunité pour parler de son programme. Felix Tshisekedi qui a vécu en Belgique, en sait quelque chose, pourquoi ne l'applique pas ? Attend-t-il des ordres de qui ? Kinshasa n'est pas la République démocratique du Congo. Felix Tshisekedi doit apprendre à parler à tous les Congolais, surtout à ceux qui sont dans l'arrière-pays. Son message de Ndjili-Sainte-Thérèse n'a rien de quelqu'un qui veut devenir président de la République !

3. C'est à la population elle-même ou au Ministre de l'Intérieur de féliciter le professionnalisme de la police. Comment un candidat président de la République, en occurrence a-t-il eu l'outrecuidance de féliciter la police corrompue à la kalachnikov facile qui a assassiné les adeptes de Bundu Dia Kongo? Qui a assassiné Floribert Chebeya et Fidèle Bazana? Qui a assassiné Rossy Mukendi, Thérèse Kampinga et plusieurs jeunes..? Qui use des gaz lacrymogènes contre des nourrissons dans la maternité des sœurs catholiques à Mbinza-Delvaux ? Qui tire sur les populations civiles sans défense y compris dans des paroisses ? Qui rançonne et tracasse des citoyens? Qui vole des portables ? Qui se comporte en ennemi des citoyens mais protecteur des criminels, politicailleurs et ventriotes ? Qui a oublié l'image de Felix Tshisekedi enfermé chez lui par la police alors que les militants de l'Udps l'attendaient au siège de l'Udps pour manifester ? Était-ce que de la mascarade ? Encourager une police ripoux, c'est être complice de ses crimes.

4. Sans un discours fédérateur, attitudes et comportements d'un rassembleur: Felix Tshisekedi n'arrivera jamais au Palais de la Nation. Etienne Tshisekedi fut l'homme le plus populaire de l'opposition. Le Sphinx de Limeté, sous la dictature du Maréchal Mobutu, accède une première fois au poste de Premier ministre entre le 29 septembre et le 1er novembre 1991, puis à nouveau entre le 15 août 1992 et le 18 mars 1993. Le gouvernement qu’il met en place est faible, le programme léger, il se résume à « refaire les routes ». Rien n’émerge, ni une école, ni un dispensaire... » et se rend impopulaire après. La popularité ne compte vraiment en République démocratique du Congo. Quelles les stratégies misent en place pour arriver au Palais des Nations ? Etienne Tshisekedi qui a souvent compter sur les décideurs s'est fait souvent enfariner. Les balais de voitures diplomatiques à sa résidence à Limeté ne lui pas porter au Palais de la Nation. Il serait abusif pour Felix Tshisekedi de se croire déjà arriver. Etienne Tshisekedi qui a gagné l'élection présidentielle de 2011, alors que la frauduleuse Commission électorale Nationale Indépendante (CENI), présidée par Daniel Ngoyi Mulunda, pasteur tricheur, vient de déclarer Alias Joseph Kabila Kanambe kazembere Mtwale, victorieux d’un scrutin tant contesté par la Communauté internationale que toutes les parties prénantes à ce processus. Depuis sa résidence de Limeté à Kinshasa, où il est depuis plusieurs mois encerclés par des éléments de la Garde Présidentielle, Etienne Tshisekedi, président de l’Udps, conteste ce résultat et dans un message diffusé à travers les médias, il décide de démettre le gouvernement fantoche, et déclare: "Celui qui m’amènera ici Kabila ligoté sera récompensé ". Jusqu'à sa mort personne ne lui a amené "L'imposteur de Kingakati ligoté" ! Les Congolais qui ont cotisé pour que Ya Tshitshi retrouve l'imperium qu'il n'a jamais obtenu, avant que Felix Tshisekedi parle de la cotisation de 1$ pour soutenir sa candidature, il faut d'abord épurer le dossier Imperium ! Aucun candidat à l'élection présidentielle n'y arrive avec la cotisation des militants ou la vente des T-Shirts à l’effigie, que Felix Tshisekedi ne raconte pas des histoires. Qui sont prêts à financer sa candidature ? Qu'est-ce qu'ils attendent en retour ?

5. Puisque Felix Tshisekedi s'entend de mieux en mieux avec le régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Et qu'il a acquis que toutes les marches et meetings de l'Udps sont déjà accordés d'avant, c'est un espoir pour toute la classe politique congolaise. Avec l'Udps, il y a jurisprudence. Aucune manifestation ni marche ni meeting d'un autre parti politique se fera avec entraves. A moins que l'Udps ait une relation particulière avec le régime, ce qui n'est pas démocratique. Avec l'Udps, ami et aillé du régime d'Alias Joseph Kabila, nous espérons ne plus vivre ceci :

Kinshasa, 19 septembre 2016, Martin Fayulu, député nationale et président du parti d'opposition "Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECiDé)", tabassé par des policiers professionnels que Felix Tshisekedi fait applaudir dans son meeting de Ndjili-Sainte-Thérèse

Franck Diongo Shamba, député pour Lukunga à l’Assemblée nationale et président du Mouvement lumumbiste progressiste (MLP), tabassé, ensanglanté, amené manu militari à la Cour Suprême de Justice par la police professionnelle que vante Felix Tshisekedi.

Un tribunal au grand complet s'était rendu le mardi 20 février 2018, dans la chambre d'hôpital du député de l'opposition Gérard « Gecoco » Mulumba à la clinique Ngaliema à Kinshasa. Il est poursuivi par la justice congolaise aux ordres pour « offense au chef de l'État », un imposteur illégitime et illégal: Alias Joseph Kabila.

Felix Tshisekedi et son staff doivent potasser des dossiers et avoir une vision générale de la République démocratique du Congo. Tout doit être passé au peigne fin: la gouvernance, l'économie, la sécurité, la citoyenneté, les droits de l'homme, emplois, le social, la culture, la justice...

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mercredi 25 avril 2018

Villers-Bretonneux: Edouard Philippe, Malcolm Turnbull et le prince Charles au mémorial australien !

Le Premier ministre Edouard Philippe, le prince Charles représentant de la couronne britannique et Malcolm Turnbull, le Premier ministre Australien

Deux jours de célébration, les 24 et 25 avril 2018, du centenaire de la bataille de Villers-Bretonneux située à une vingtaine de kilomètres à l'est d'Amiens où se sont impliqués les corps d’armées australiens et néo-zélandais. Le Premier ministre Edouard Philippe s'est joint à l'aube aux milliers d'Australiens rassemblés au mémorial de la Grande Guerre à Fouilloy, dans la Somme, pour célébrer le centenaire de la victoire de Villers-Bretonneux, qui empêcha les Allemands de progresser vers l'ouest. Il était accompagné du Premier ministre australien Malcolm Turnbull et du prince Charles, représentant la Grande-Bretagne, engagée également.

Le Premier ministre Edouard Philippe, le prince Charles représentant de la couronne britannique et Malcolm Turnbull, le Premier ministre Australien

Plusieurs milliers d'Australiens se sont rassemblés dans la nuit de mardi à mercredi dans le nord de la France, pour célébrer à l'aube le centenaire de la victoire de Villers-Bretonneux, qui empêcha les Allemands de progresser vers l'Ouest. Le Premier ministre Édouard Philippe a rendu hommage, mercredi 25 avril, aux Australiens venus en France et en Belgique pendant la Grande Guerre pour combattre l'avancée des forces allemandes.

Les murs du Mémorial éclairés de bleu !

Des jeunes soldats Australiens

C'est au "point du jour" le 25 avril 1918 que les soldats australiens, aidés par quelques unités britanniques, percèrent les lignes allemandes de la petite ville de 4.000 habitants, trois ans après une offensive ratée en Turquie - également à l'aube -, d'où la cérémonie organisée ce mercredi très tôt, à laquelle assistaient 8.000 personnes.

Les murs du Mémorial éclairés de bleu !

Des jeunes soldats Australiens

Même les choristes portaient les médailles de leurs ancêtres à cette commémoration, organisée au Mémorial australien de la Grande Guerre à Fouilloy, dans la Somme (nord), sur les lieux de la bataille, en présence des Premiers ministres français et australiens, ainsi que du prince Charles, représentant la couronne britannique.

Des milliers d'Australiens dans la Somme pour les 100 ans de la bataille de Villers-Bretonneux

Des gerbes déposés au mémorial

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lundi 23 avril 2018

Suède: Antonio Guterres, SG de l'ONU et Stefan Löfven, le Premier ministre Suédois !

Le chef de l'ONU, António Guterres et les 15 membres du Conseil de sécurité à Backåkra, en Suède, où l’ancien Secrétaire général, Dag Hammarskjöld, passait ses étés.

Le Conseil de sécurité des Nations unies s'est installé samedi, le temps d'un week-end, dans la campagne suédoise, une première qui intervient dans un contexte exécrable entre Occidentaux et Russes sur fond de conflit syrien. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, est arrivé en fin de matinée pour participer à cette retraite informelle qui se tient chaque année habituellement dans les environs de New York. Son envoyé spécial pour la Syrie, Staffan de Mistura, est attendu sur place dimanche.

"Nous nous heurtons toujours à une profonde division sur ce sujet (la Syrie), nous devons vraiment trouver une solution quant à la violation du droit international que constitue l'utilisation d'armes chimiques", a déclaré Antonio Guterres à son arrivée. Le recours aux armes chimiques est "un crime de guerre", a-t-il ajouté.

Les quinze membres du Conseil de sécurité étaient arrivés ensemble à Backåkra, la résidence de campagne de Dag Hammarskjöld, le second secrétaire général de l'histoire de l'ONU, décédé en 1961 dans le crash de son avion en Afrique dans des circonstances jamais élucidées.

Point de presse commune Antonio Guiterres, SG de l'ONU et Stefan Löfven, le Premier ministre Suédois à Stockholm, Suède.

Le Secrétaire général: Je vous remercie le premier ministre beaucoup. Je tiens à exprimer ma profonde gratitude au gouvernement suédois pour l'hospitalité du Conseil de sécurité et apprécié pour l'hospitalité merveilleuse que je me suis bien amusé à Uppsala et ici à Stockholm.

La Suède a toujours été, dans son action au sein du Conseil de sécurité, un constructeur de ponts. Dans un monde où l' on voit une tension accrue - Je crois que nous pouvons même parler de la reprise de la guerre froide dans plusieurs de ses aspects - La Suède a toujours, en respectant pleinement les valeurs des droits de l' homme, par la nécessité de faire en sorte que le droit international est respectée, mais en même temps, en essayant de réduire les tensions, en essayant de réunir les différents acteurs du scénario international. Et je crois que cette initiative de réunir pour la première fois de New York le Conseil de sécurité pour une retraite, est parfaitement en ligne avec cette stratégie construction de ponts de la présence suédoise au sein du Conseil de sécurité.

Et je suis extrêmement reconnaissant pour cette initiative, et je crois que l'initiative a été couronnée de succès, en ce sens que nous avons eu deux jours de discussions très constructives, que les choses ont refroidi et que je crois qu'il sera possible maintenant aller de l' avant en ce qui concerne objectifs clés. Et dans le cas de la Syrie, de soutenir pleinement une solution politique - il n'y a pas de solution militaire, et la solution politique a besoin du succès des pourparlers de Genève intra-syrienne que comme vous le savez sont facilités par les Nations Unies. Nous avons besoin de l' accès humanitaire à l'ensemble du territoire syrien, à tout le monde dans le besoin, et nous avons aussi besoin de trouver un moyen d'attribuer des responsabilités pour ceux qui violent le droit international avec des armes chimiques attaques qui sont absolument inacceptables. Et je pense que au moins le dialogue, que nous avons commencé, afin de voir si nous serons en mesure dans un avenir proche de trouver un moyen de sortir de l'impasse qui , jusqu'à maintenant bloqué les efforts de la Suède a constamment mis en place, afin d'avoir un mécanisme sérieux d'attribution et de responsabilité.

D'autre part, je voudrais exprimer ma profonde gratitude pour ce qui a été le rôle suédois en tant que pilier du multilatéralisme dans le monde d'aujourd'hui, comme le premier ministre a mentionné, non seulement à l' appui des Nations Unies, mais d'un monde basé sur l'Etat de droit et des institutions multilatérales fortes. Les défis auxquels nous sommes confrontés, d' un conflit au changement climatique ou la migration - tous ces défis montrent qu'il n'y a aucun moyen aucun pays ne peut résoudre les problèmes auxquels nous sommes confrontés. Le seul moyen est de renforcer la coopération internationale et de renforcer les institutions multilatérales, et la Suède a été un pilier très fort de ce point de vue et des organisations comme la mienne, qui tentent de répondre à ces défis dramatiques du monde d'aujourd'hui.

En particulier, je voudrais exprimer ma gratitude pour l'implication très forte de la Suède dans la prévention, la résolution des conflits, la médiation et le maintien de la paix, non seulement pour soutenir les efforts de l'Organisation des Nations Unies , mais dans vos propres activités bilatérales. Et je me rappelle comment la Suède a été actif en ce qui concerne la Corée du Nord, par rapport au Myanmar et d' autres aspects, en soutenant pleinement les initiatives multilatérales avec sa propre diplomatie directe, ce qui est évidemment d' une valeur inestimable pour nous.

D'autre part, dans un monde où les besoins humanitaires sont malheureusement de plus en plus, la Suède a été tout à fait exemplaire dans l' aide humanitaire. J'ai été pendant 10 ans Haut Commissariat pour les réfugiés. La Suède a été notre meilleur donateur, avec des contributions de base, non affecté, ce qui nous permet de répondre aux besoins des personnes plus dans le besoin, et en même temps avec un support très solide et très solide. Et dans la coopération au développement - à savoir maintenant que nous avons l'Agenda 2030 et les objectifs de développement durable - La Suède est un pays qui maintient, et je crois augmente, son aide à la coopération au développement à plus d'un pour cent de son revenu national brut.

Et la Suède a été à l'avant - garde de l' action climatique. Je crois que , malheureusement, le changement climatique est toujours en cours plus vite que nous. Je crois que nous avons besoin d'une ambition accrue - que Paris doit être mis en œuvre, mais Paris ne suffit pas. La Suède a compris et la Suède a sans doute aujourd'hui le meilleur programme du monde par rapport à l' action climatique, avec des objectifs très importants pour les émissions, pour certains carburants et d' autres aspects dans un avenir proche. J'espère que cet exemple sera suivi, en particulier par ceux qui ont la plus grande contribution aux émissions de gaz à effet de serre.

D'autre part, je tiens à souligner l'important soutien de la Suède à notre propre processus de réforme dans les aspects de la gestion, dans les aspects de la paix et de la sécurité, dans le développement, les projets de développement du système des Nations Unies, mais surtout dans certaines régions où la Suède a été très allié important. Comme vous le savez, j'ai un engagement fort pour la parité. Nous avons déjà aujourd'hui dans notre groupe de la haute direction - les plus hauts dirigeants de l'ONU - 24 femmes et 20 hommes, ce qui est un renversement total par rapport aux tendances passées. Et nous avons une feuille de route pour la parité des sexes dans l'ensemble des Nations Unies, dont la Suède a été un partisan très fort. Mais aussi par rapport à nos priorités absolues dans la lutte contre le harcèlement sexuel, l' exploitation et les abus sexuels, et d' autres aspects liés à la nécessité de l' égalité des sexes et l'autonomisation des femmes, la Suède a été à l'avant - garde de ces efforts et je dirais que l' un de nos la plupart des supports solides dans une bataille qui est une bataille difficile, mais une bataille que nous sommes déterminés à gagner, avec le soutien suédois.

Et je dirais que dans tous les autres aspects de la coopération, nous avons eu un dialogue permanent, le soutien mutuel permanent; et je suis extrêmement reconnaissant, pour une fois, au cours de cette visite , nous avons eu la chance de se pencher sérieusement sur notre week - end, le développement encore davantage nos efforts de coordination.

Encore une fois, le premier ministre, je vous remercie beaucoup.

Question: M. Guterres, quelques heures avant votre réunion samedi, la Corée du Nord a annoncé qu'elle suspendra les essais nucléaires et le lancement des missiles. Maintenant , le Conseil de sécurité a rapidement, les membres du Conseil de sécurité ont rapidement dire que ce fut à cause de l'unité du Conseil. Mais dans quelle mesure est - ce en fait en baisse à M. Donald Trump et la rhétorique très lourd qu'il a utilisé depuis qu'il est entré en fonction en ce qui concerne le régime de Kim Jong? Et dans une seconde partie, en ce qui concerne les négociations sur la Syrie qui ont eu lieu hier matin, pouvez - vous nous en dire un peu plus sur ce que les avenues sont examinées afin de libérer l'impasse dans laquelle nous sommes confrontés aujourd'hui?

Le Secrétaire général: Eh bien tout d'abord, je ne doute pas que si nous sommes aujourd'hui sur la bonne voie, je l' espère, pour une dénucléarisation pacifique de la péninsule coréenne, qui est due à un certain nombre de raisons. Je dirais que le plus important de ces raisons est l'unité du Conseil de sécurité qui a pu se réunir et d'avoir un ensemble très solide et significative des sanctions que je crois a eu un impact très important, et dans une certaine mesure en Corée du Nord se rendre compte qu'il était nécessaire de se présenter, d'entrer dans le dialogue avec la communauté internationale, et en particulier à la fois la République de Corée et les États-Unis d'Amérique. Je pense donc que cette unité du Conseil de sécurité et la détermination des pays dans la promotion de la dénucléarisation pacifique de la péninsule coréenne ont été essentiels. Je pense que les Etats - Unis ont joué un rôle important. Je pense que la Chine a joué un rôle important. D' autres pays ont fait. Et j'espère que les choses seront sur la bonne voie et que cet objectif sera atteint.

Maintenant , malheureusement, lié à la Syrie, l'unité du Conseil de sécurité n'a pas existé. Je crois qu'il y a trois aspects très importants qui ont été abordés au cours de cette réunion, et dans laquelle je l' espère , il y aura des progrès. Tout d' abord, il a été reconnu à l' unanimité que nous avons besoin d' une solution politique et que cette solution politique à atteindre par le dialogue intra-syrien avec la facilitation des Nations Unies, conformément à la résolution du Conseil de sécurité - la résolution 2254, le soi-disant Genève Communique - et dans le dialogue de Genève qui doit être réactivée. Il y avait une compréhension claire de toutes les parties de ce besoin.

Deuxièmement, je pense qu'il y avait aussi un engagement fort en matière d'accès humanitaire, par rapport à la capacité de la communauté internationale à soutenir pleinement le peuple syrien dans ces circonstances tragiques, et de surmonter les obstacles qui existent encore à l'accès de tous Syriens à une aide humanitaire efficace.

La chose la plus difficile a été la question, comme vous le savez, la responsabilité en ce qui concerne les attaques d'armes chimiques. Il y a eu jusqu'à présent aucune possibilité de parvenir à un accord en ce qui concerne un mécanisme d'attribution de ces responsabilités, la reddition de comptes soit possible. Nous avons eu une discussion très franche et il y avait un accord que nous devrions poursuivre les consultations afin de voir si la fracture qui est encore significative, qui existe, peut être comblé. Et encore une fois, la Suède a joué un rôle très important pour tenter de combler ce fossé, et je suis sûr que ce rôle important sera maintenu dans les prochains jours et semaines. J'espère que quelque chose qui est absolument inacceptable dans le monde d'aujourd'hui, l'utilisation des armes chimiques, trouvera un mécanisme permettant d' attribuer des responsabilités et de permettre une responsabilisation efficace.

Question: J'ai une question à M. Guterres. Vous dites qu'il y avait des discussions constructives, mais en ce qui concerne la Russie, ce qui a changé dans leur position par rapport à la solution la Syrie? [Une question au premier ministre suédois suit]

Le Secrétaire général: Il n'y avait pas, à la retraite, tout progrès dans la discussion spécifique de la façon de créer ce mécanisme d'attribution, non. Mais il y avait la reconnaissance qu'il existe de nombreux aspects dans lesquels les pays sont d'accord, à savoir que ce mécanisme est nécessaire - et cela a été souligné par tous, y compris par la Russie. Et deuxièmement, je crois que même s'il y a beaucoup d' aspects sur lesquels les pays ont différents points de vue, il y a aussi de nombreux aspects qui permettent de penser, en examinant les expériences passées et la façon dont les choses ont été résolus dans d' autres circonstances, qu'il pourrait y avoir un moyen de parvenir à une solution. J'espère sincèrement que ce sera le cas et j'espère sincèrement que tous les pays feront un effort sérieux dans cette direction.

[Réponse du Premier ministre de la Suède] Question: Monsieur le Secrétaire général, vous avez mentionné la responsabilité des armes chimiques présumées comme point de coller le plus difficile. Maintenant , je suppose que vous avez une vision pour cela. Vous avez parlé de consultations. Pouvez - vous nous en dire un peu sur la façon dont vous l'avenir? Et dans les attaques futures, comment voulez-vous faire face à la responsabilité, si cela se produit à nouveau à l'avenir? Et aussi, nous savons tous que le suivi que la Syrie a été une source importante de réfugiés, et je sais que vous avez parlé de réfugiés. Comment voyez-vous le fait que certains pays d'Europe ne veulent pas accueillir des réfugiés de nos jours? Cette question est pour vous et le premier ministre. [ Une autre question au premier ministre suédois suit].

Le Secrétaire général: Tout d' abord, comme vous le savez, nous avons aujourd'hui l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques , qui est à la Douma faire leurs recherches, mais ils ont pas la possibilité de déterminer qui est responsable d'une attaque. Ils peuvent détecter si oui ou non il y avait une attaque, mais pas qui est responsable. Il y avait un mécanisme appelé le mécanisme conjoint d' enquête qui existait, et qui a produit son rapport. Le rapport a été contesté par certains pays, notamment par la Russie, et il n'y avait aucune chance de renouveler le mandat de ce mécanisme. Et après cela, il y avait différentes propositions de nouveaux mécanismes pour le remplacer qui ne sont pas acceptées. Et cela est l'impasse dans laquelle nous sommes, et cette impasse est extrêmement négative et dangereuse. Et ce fut l'effort dans cette retraite: ne pas discuter de ce que la solution est, mais pour essayer de vraiment créer un environnement dans lequel les pays comprendraient que nous devons sortir de cette impasse. Et nous avons besoin de trouver un moyen avec un mécanisme indépendant, un mécanisme impartial, mais un mécanisme qui est capable non seulement d'enquêter sur ce qui est arrivé, mais d'attribuer les responsabilités, ce qui leur permet, le Conseil de sécurité [Les membres], d'utiliser les instruments de la Charte qui sont pertinents dans ce cas. Que nous serons en mesure d'y arriver ou non, il est le défi que nous sommes confrontés à l'heure actuelle. [Journaliste de suivi - inaudible]

Je crois que ce mécanisme doit être indépendant, mais il y a des expériences dans le passé qui montrent qu'il existe des moyens de prendre également en compte les préoccupations, que certains États membres pourraient avoir, sur l'impartialité du mécanisme. Alors laissez - nous avons un esprit ouvert et laissez - nous regarder dans l'avenir sans immédiatement essayer de configurer une solution avant les consultations nécessaires soient prises.

En ce qui concerne l'Europe et de la migration et de l' asile, j'étais Haut - Commissariat pour les réfugiés quand nous avions - après, si vous vous rappelez, les difficultés dans le volume de l' aide humanitaire aux réfugiés syriens lorsque, par manque de fonds, le Programme alimentaire mondial a dû annoncer une réduction du soutien, et il y avait cette idée que les réfugiés se sont sentis abandonnés par la communauté internationale - nous avons vu ce grand mouvement en Europe. Et il était clair pour moi à ce moment - là que - indépendamment des besoins de prévenir, de recueillir le soutien des pays d'origine première et à résoudre le problème syrien en lui - même, indépendamment de cette - l' Europe, l'Union européenne a la capacité de répondre à cette entrée à travers une action coordonnée en solidarité, ayant des structures d'accueil adéquates, le dépistage et le dépistage de la sécurité adéquate et une répartition équitable de ceux qui viennent dans tous les pays de l' Union européenne. Et cela signifierait qu'un pays comme le mien, le Portugal, aurait reçu probablement 20 ou 30.000 réfugiés qui seraient facilement intégrés dans la société portugaise. Au lieu de cela, l' Europe était totalement incapable de trouver la solidarité pour ce genre de solution européenne intégrée.

Il n'y avait pas de solution européenne; et ce que nous avons vu était un afflux massif de personnes, dans toutes les circonstances tragiques que nous connaissons, Gravir les Balkans et de donner à tout le monde l'idée que les choses étaient hors de contrôle, qu'il y avait une invasion, que l' Europe tout d'un coup serait envahi, même si le nombre de personnes qui se représentait environ 0,2 venir pour cent de la population européenne. Et comme il n'y avait pas de solidarité à tous, deux pays, la Suède et l' Allemagne, ont essentiellement été ceux qui reçoivent la majorité écrasante des réfugiés, ce qui est tout à fait injuste, qui ne fait aucun sens.

Je pense donc que si nous voulons avoir la migration et de l' asile de travailler correctement dans notre monde, nous devons avoir la coopération internationale, nous devons avoir la solidarité internationale et tous les pays doivent assumer leurs responsabilités. J'espère que les discussions qui ont lieu à l'Assemblée générale des Nations Unies pour les deux Compacts, la migration et l' asile, permettront des choses de se déplacer dans cette direction, et d'une approche globale venant de toutes les politiques de coopération au développement qui peuvent aider les gens ont un avenir dans leur région d'origine: comment nous pouvons sévir mieux contre les passeurs et les trafiquants et protéger les victimes de la contrebande et le trafic, comment nous pouvons ouvrir de nouvelles voies de migration légale, équitablement répartis dans le monde entier, afin d' éviter ces énormes les flux de l' immigration clandestine ou la migration irrégulière où les gens souffrent tellement dans les mains de passeurs et de trafiquants. Je veux dire si nous pouvons nous rassembler et mettre en place un ensemble de mesures dans le cadre de la solidarité internationale, dans laquelle tous les pays doivent coopérer, je pense que le problème est gérable, et je lance un appel à tous les pays européens à suivre l'exemple de la Suède. Cela faciliterait également le travail de la Suède parce que si tous assumé leurs responsabilités, la Suède ne sera pas sous le genre de pression que la Suède a subi dans le passé récent. [Réponse du Premier ministre de la Suède]

Question: Monsieur le Secrétaire général, la réunion Backåkra aurait pu assoupli la tension, mais comme vous l' avez dit, un très long chemin loin de la décision réelle pour la Syrie. Ce qui est en jeu ici? Si une impasse est pas cassé, le Conseil de sécurité ont une pertinence, la moindre influence dans le monde moderne? Le Secrétaire général: Le Conseil de sécurité a pris des décisions très importantes récemment. Regardez la Corée du Nord. Dans plusieurs autres aspects, le Conseil de sécurité a pu se réunir et d'avoir, à jouer un rôle positif. Plusieurs crises africaines ont eu l'unité du Conseil de sécurité. Malheureusement, dans d' autres aspects, cette unité n'existe pas, et qui est là bien sûr le Conseil de sécurité perd la pertinence pour ces situations. Mais je ne dirais pas que la pertinence a été perdue pour ce qui doit être poursuivi comme un effort constant pour garantir la paix et la sécurité dans le monde.

Et cela est particulièrement important dans un moment où les tensions augmentent, dans un moment où, comme je le disais, on assiste à une reprise de ce qui était dans le passé une guerre froide, mais avec deux différences fondamentales. Pendant la guerre froide, vous avez eu deux superpuissances que plus ou moins contrôlés leurs alliés ou leurs satellites d'une façon que les choses ne seraient pas hors de contrôle. Aujourd'hui, nous avons beaucoup d' autres pays qui agissent indépendamment et peuvent être, dans certaines situations, spoilers en ce qui concerne la nécessité de garder les choses sur la bonne voie. Et pendant la guerre froide, il y avait des mécanismes de dialogue, de coordination, de garanties pour ne pas générer des incidents dans escalades, que les choses soient toujours maintenus sous contrôle, afin d' éviter une spirale incontrôlable; et ces mécanismes n'existent pas aujourd'hui.

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Loi Asile et Immigration: un texte dangereux pour la Cimade !

La Cimade s'insurge contre la loi Asile et Immigration adoptée

La France n'est pas submergée par des demandes d'asile, comme prétendent certains. Le pays des droits de l'homme n'a accepté que 81 950 demandes d'asile depuis 2015, soit 0,12 % de la population française, 10 fois moins que la Suède, 8 fois moins que l'Allemagne, 3 fois moins que le Danemark et la Belgique...

La Cimade déplore vivement l’adoption dans la nuit du 22 au 23 avril 2018 de la loi Asile et Immigration par la majorité présidentielle à l’Assemblée nationale. Hormis de rares avancées à la faveur de quelques amendements parlementaires retenus, cette loi reste essentiellement tournée vers la répression et la restriction des droits des personnes étrangères. Le doublement de la durée de rétention, le maintien de l’enfermement des enfants en rétention, les restrictions au droit d’asile, la généralisation du refoulement aux frontières, du bannissement, pour ne reprendre que ces dispositions, représentent un tour de vis supplémentaire contre les droits des personnes réfugiées et migrantes.

L’introduction d’une disposition sur le « délit de solidarité » élargissant les possibilités d’immunités va dans le bon sens mais n’éteint pas le risque qu’une personne puisse être poursuivie si l’on considère son acte de solidarité lié à un engagement militant ou citoyen. Seule l’absence de contrepartie lucrative doit suffire à assurer l’immunité des personnes apportant une aide à des personnes étrangères.

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dimanche 22 avril 2018

Etats-Unis: Emmanuel Macron, le plus rouge des tapis rouges !

Donald Trumps et Emmanuel Macron, deux chefs d'Etats qui ont tissé des liens surprenants

En parcourant "Aujourd'hui en France Dimanche" du 22 avril 2018, N°6001 qui ne coûte 1,30 euros, on apprend beaucoup sur les coulisses d'une visite d'Etat du président Emmanuel Macron aux Etats-Unis. Le président français, qui arrive demain aux Etats-Unis, est le premier dirigeant étranger à être reçu avec de tels honneurs par Donald Trump.

Air France One, l'Airbus A330 présidentiel

Air France One, l'Airbus A330 présidentiel

L'invitation est tombée à l’automne. Émanant de Donald Trump en personne ! Et qui plus est pour une visite d’État… La cellule diplomatique de l’Elysée est en joie, l’attention du président américain à l’endroit de son homologue est manifeste. Emmanuel Macron sera son tout premier invité pour une rencontre de ce niveau depuis la prise de fonction du président américain, il y a un an et demi. « Le plus rouge des tapis rouge », dans le monde codifié de la diplomatie. Non pas un simple déplacement privé, de travail ou officiel… Mais une visite d’État, avec ses passages obligés, ses rites inamovibles.

Donald Trumps et Emmanuel Macron, deux chefs d'Etats qui ont tissé des liens surprenants

Sa lourdeur protocolaire, aussi. Pour être la plus importante, elle implique quatre étapes non négociables : la visite d’accueil à la Maison-Blanche, un entretien de travail ainsi qu’un déjeuner et un dîner d’Etat. « Cherry on the cake » (cerise sur le gâteau), un dîner privé entre les deux couples se tiendra dès lundi soir, dans un lieu chargé d’histoire : Mount Vernon, la maison du premier président des Etats-Unis, George Washington,. La « puissance invitante » a la haute main sur le déroulement de ces 48 heures conçues pour sceller l’amitié franco-américaine. L’invité tente toutefois d’imprimer sa marque.

Lundi soir, les couples Trump et Macron dîneront à Mount Vernon, demeure du premier président américain , George Washington. /AFP/Saul Loeb

Il y a les séquences obligées, le respect dû à ses hôtes… et la volonté du chef de l’Etat de personnaliser son passage. C’est une nouveauté de l’ère Macron : son chef de cabinet adjoint, Rodrigue Furcy, est désormais chargé de donner une coloration plus singulière à cet exercice. L’équation est épineuse : comment sortir du cadre officiel inhérent à cet événement très formel, dans un agenda extrêmement contraint, pour que le président puisse imprimer son style, tant sur le fond que sur la forme ? C’est cette volonté qui explique, notamment, les temps d’échange qu’Emmanuel Macron a pu avoir au Burkina Faso avec des étudiants. Il le fera à nouveau mercredi, avec ceux de l’université George Washington, très mobilisés contre les armes à feu.

Aux Etats-Unis, il a aussi tenu à ce que des patrons de grandes entreprises américaines soient présents, avec une idée en tête : lors du toast (préparé avec ses collaborateurs), leur expliquer les réformes mises en œuvre sur le Vieux continent, tout en prenant soin de leur adresser un message bienveillant. Ces géants ne seraient-ils pas susceptibles de venir investir en France ? D’autres aspects, plus anecdotiques, font encore l’objet d’échanges entre Paris et Washington, comme le « dress code ». Outre-Atlantique, il est extrêmement standardisé. Les dîners d’État se partagent ainsi en smoking ! Un habit qu’Emmanuel Macron préférerait ne pas revêtir…

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samedi 21 avril 2018

Paul Kagame, Président de l'UA qui emprisonne des femmes opposantes rwandaises !

Paul Kagame, tyran, dictateur de Kigali et président de l'Union africaine

Soutenu par des réseaux mafieux anglo-saxons, dans une hypocrisie internationale innommable, Paul Kagame, le tyran du Rwanda se sent pousser des ailes dans sa tyrannie. Le 3 mai prochain, c'est la journée internationale de la liberté de la presse. Nos pensées aux journalistes rwandais qui sont muselés et bâillonné par le régime de Kigali. Depuis janvier, Paul Kagamé, le dictateur de Kigali, pilleur et receleur des ressources de la République démocratique du Congo, préside l'Union africaine (UA). Personne n'a osé levé son petit doigt pour dénoncer que l'on donne la présidence de l'Union africain à un sulfureux seigneur de guerre qui a endeuillé les pays de grands-Lacs. Paul Kagame se pavane et cancane, il ne souhaite jamais un dialogue InterRwandais, hautement inclusif qui permettra aux gens libres d'esprit de dire la vérité sur le drame Rwandais condition préalable à réconciliation effective entre les rwandais.

Paul Kagame, tyran, dictateur de Kigali et président de l'Union africaine

Syndicat des chefs d'Etat africains: des mal-élus, tripatouilleurs de Constitutions, criminels, dictateurs, sanguinaires...se retrouvent tous à l'Union africain. Sur les 54 pays membres, ils sont des pays à compter sur les doigts qui œuvrent pour leurs peuples. L'arrivée de Paul Kagame à la tête de l'Union africaine est un discrédit pour cette institution qui au lieu de parler au nom des peuples africains, est devenu un un syndicat mafieux des chef d'Etat africains. Ils se tiennent tous par la barbichette.

Paul Kagame, tyran, dictateur de Kigali et président de l'Union africaine

Paul Kagamé qui est à la tête du Rwanda depuis le 17 avril 2000, après avoir été vice-président et ministre de la Défense de 1994 à 2000. Il a fait du génocide rwandais de 1994 son fonds de commerce. Pas d'opposition ni de liberté de presse au Rwanda. Belliciste et va-t-en guerre Paul Kagame, avec sa soldatesque, il pille les ressources de la République démocratique du Congo et endeuille le Congo, malgré ses crimes, Paul Kagame a été élu président de l'Union africaine depuis le 28 janvier 2018.

Diane Rwigara, opposante tutsie au régime autocratique de Paul Kagame

Tyran, Paul Kagamé, l'Hitler Africain terrorise tout le monde. Il fait peur à la communauté internationale. L'ogre de Kigali culpabilise le monde entier avec le génocide qui est devenu un fonds de commerce. Il s'avère une femme tient tête au dictateur. Elle est tutsie comme Paul Kagamé qui est aussi tutsi. Elle s'appelle: Diane Rwigara. Son père avait soutenu le FPR de Paul Kagamé...Le Rwanda, avec le dictateur, despote et autocrate Paul Kagamé, est un pays pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo.

Diane Rwigara, opposante tutsie au régime autocratique de Paul Kagame

Après avoir fait taire les Hutus (80 %) et les Twa (2%), l'ogre de Kigali, 59 ans, s'en prend désormais aux tutsis, sa propre communauté. Après avoir fait du génocide des Tutsi un fonds de commerce pour culpabiliser le monde entier, Paul Kagamé, l'Hitler Africain a instauré dictature féroce: Au Rwanda, pas une tête ne doit dépasser sauf celle de l'autocrate...même les tutsis victimes du génocide sont aujourd'hui victime de Paul Kagame un dictateur criminel Tutsi qui a droit de vie et de mort sur tous les Rwandais.

Sa mère, Diane Rwigara et sa sœur arrêtées et jetées en prison

Diane Rwigara, sa sœur et sa mère arrêtées et jetées en prison

On dit Diane Rwigara qu'elle est la personnalité rwandaise de l'année 2017. En effet, cela n’est pas le fait du hasard ou simple sympathie, mais parce qu’à 35 ans seulement, inconnue jusqu’alors sur la scène politique rwandaise, cette jeune fille a défié l’homme fort de Kigali et son parti FPR, au pouvoir depuis 1994. Diane Rwigara a mis sur la place publique, les erreurs du régime autocratique, sanguinaire et a déclaré qu’elle voulait se porter candidate à la Présidence de la République pour les corriger et redresser le pays. Diane Rwigara s’est montrée en opposante de taille, et pour preuve, même en prison, le tyran de Kigali ne cesse de parler d’elle.

Diane Rwigara, opposante tutsie au régime autocratique de Paul Kagame

La saga Diane Rwigara continue au Rwanda. L’ancienne aspirante au fauteuil présidentiel du pays, a de nouveau été placée en détention. Pour son parti et sa famille, il ne s’agit que d’une “persécution” de la part du pouvoir depuis qu’elle a tenté de briguer la présidentielle. Agée de 35 ans, Diane Shima Rwigara, la tutsie n’avait pas pu se présenter à l’élection, remportée avec 98,8 % des voix par Paul Kagamé. L’opposante avait été disqualifiée par la Commission électorale avant le scrutin pour avoir « falsifié des signatures ». Dans le prude Rwanda, la jeune femme avait aussi été malgré elle au cœur d’un scandale médiatique : deux jours après l’annonce de sa candidature , des photos de la jeune femme entièrement nue avaient circulé sur Internet. Diane Rwigara est la fille d'Assinapol Rwigara, un important entrepreneur rwandais qui avait fait fortune dans l'industrie et l'immobilier. Dans les années 1990, il avait largement financé le Front Patriotique Rwandais (FPR) de Paul Kagame avant que celui-ci n'accède au pouvoir.

Victoire Ingabire, arrêtée et en prison de Paul Kagamé

Présidente des Forces démocratiques unifiées (FDU), formation d'opposition non reconnue par Kigali, Mme Ingabire, incarcérée depuis octobre 2010, est poursuivie pour complicité de terrorisme, propagation de l'idéologie du génocide, sectarisme et divisionnisme, atteinte à la sûreté intérieure de l'État, création d'un groupe armé avec l'intention de provoquer la guerre.

Victoire Ingabire, prisonnière personnelle de Paul Kagamé, le tyran de Kigali

Au cours du procès, l'accusation a affirmé disposer, notamment, de preuves de transfert d'argent de Mme Ingabire au profit des Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), un mouvement de rébellion hutu rwandais qui multiplie les exactions dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC) et que Kigali qualifie de groupe «terroriste». Le parquet a aussi accusé l'opposante d'avoir rencontré à Kinshasa des «commandants de bataillon» des FDLR en vue de créer une force rebelle destinée à attaquer le pays.

Victoire Ingabire, prisonnière personnelle de Paul Kagamé, le tyran de Kigali

Victoire Ingabire était rentrée au Rwanda début 2010, après 17 ans d'exil aux Pays-Bas. En août de la même année, elle avait cherché, en vain, à se présenter à l'élection présidentielle rwandaise. Paul Kagame, dont le Front patriotique rwandais (FPR, ex-rébellion) a stoppé le génocide en 1994 et mis en déroute les ex-Forces armées rwandaises, avait alors été réélu avec 93% des voix. Le jour même de son retour au Rwanda, l'opposante avait demandé, après avoir déposé des gerbes de fleurs à un mémorial du génocide à Kigali, que les auteurs de crimes commis contre les Hutu en 1994 soient également jugés.

Victoire Ingabire, prisonnière personnelle de Paul Kagamé, le tyran de Kigali

Victoire Ingabire, prisonnière personnelle de Paul Kagamé, le tyran de Kigali

Le régime rwandais accuse Mme Ingabire, une Hutu, d'avoir nié, par de tels propos, la réalité du génocide de 1994, au cours duquel au moins 800 000 personnes selon l'ONU, essentiellement des Tutsis, ont été tuées.

Victoire Ingabire Umuhoza qui, du fond de sa cellule de prison où elle purge une lourde peine, a remporté une victoire judiciaire contre l’État rwandais. Selon la Cour Africaine des droits de l’homme et des peuples, dont le Rwanda était encore membre récemment, l’opposant et rwandaise n’a pas bénéficié d’un procès équitable. 15 ans de prison ferme à la suite d’une procédure injuste…

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lundi 16 avril 2018

Frappes en Syrie: Déclaration du Premier ministre Edouard Philippe à l'Assemblée nationale !

Edouard Philippe, Premier ministre à l'Assemblée nationale

Simultanément, la chambre haute du Parlement français, au palais de Luxembourg pour des sénateurs et la chambre basse du Parlement français, au palais Bourbon pour les députés ont débattu, sans vote, de l'opération militaire menée par la France, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne le 14 avril en Syrie. Si Jean-Yves Le Drian, Ministre de l'Europe et des Affaires étrangères était au Sénat pour représenter le gouvernement. Edouard Philippe, le Premier ministre était à l'Assemblée nationale.

Edouard Philippe, Premier ministre à l'Assemblée nationale

C'est une obligation fixée par la Constitution. A son article 35, elle prévoit que le Parlement doit être informé par l'exécutif dans un délai de trois jours après tout engagement des forces militaires françaises. Alors qu'Emmanuel Macron a déclenché une intervention en Syrie dans la nuit de vendredi à samedi, l'Assemblée nationale et le Sénat devaient organiser un débat avant mardi matin. Le dimanche matin, le Premier ministre Edouard Philippe avait reçu les deux présidents du Parlement (Sénat et Assemblée nationale) ainsi que tous les présidents des groupes parlementaires à Matignon.

Edouard Philippe, Premier ministre à l'Assemblée nationale

Les députés ont écouté le Premier ministre Édouard Philippe, qui a développé, les raisons qui ont conduit la France à frapper le régime de Bachar el-Assad. Chaque groupe parlementaire a disposé ensuite d'une dizaine de minutes pour répondre au gouvernement et exposer sa position. Comme c'est la règle, ces allocutions se sont achevé sans vote; celui-ci ne peut être organisé que si l'intervention dure plus de quatre mois.

Déclaration de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre, sur l’intervention des armées françaises en réponse à l’emploi d’armes chimiques en Syrie

Assemblée nationale, lundi 16 avril 2018

Monsieur le Président, Mesdames et messieurs les Députés,

Conformément à l’article 35 al.2 de notre Constitution, j’ai l’honneur de vous informer des décisions prises pour l’intervention de nos forces armées à l’étranger. Compte tenu de l’importance de ces opérations, nous avons voulu que cette information soit suivie d’un débat à l’Assemblée nationale et au Sénat.

Le 7 avril dernier, plusieurs attaques chimiques ont été menées sur la ville de Douma, en Syrie, y compris contre les infrastructures médicales de la ville. Plus de 45 personnes y ont laissé la vie et de très nombreuses autres ont été blessées.

Dans la nuit du 13 au 14 avril derniers, sur ordre du Président de la République, les forces aériennes et navales françaises, en étroite coordination avec les forces armées des Etats-Unis et du Royaume-Uni, ont frappé le territoire syrien. Cette opération a été un succès. Nous avons détruit les 3 sites visés : un site de recherche dans la banlieue de Damas, un site d’assemblage et un site de stockage d’armes chimiques.

Sans attendre notre débat de ce jour, et conformément à l’esprit de nos institutions, le Gouvernement a veillé à ce que le Parlement soit constamment informé de la situation :

- Dans la soirée qui a précédé l’action de nos forces, j’ai personnellement informé les présidents des deux assemblées des décisions prises par le Président de la République. - Hier matin, j’ai reçu les présidents des assemblées, des commissions compétentes et des groupes parlementaires

- Ces échanges ont été d’une grande qualité et d’une grande dignité, qualité et dignité que la situation, je crois, impose, et je voudrais en remercier chacun. - Cet après-midi, il nous revient de débattre de la situation en Syrie et de l’action de la France.

Je voudrais d’abord rappeler le cadre dans lequel se déploie notre politique en Syrie D’abord, nos objectifs généraux. Ils sont clairs. Ils n’ont pas varié.

Notre ennemi n’est pas la Syrie. Nous ne sommes pas entrés en guerre contre la Syrie ou contre le régime de Bachar Al Assad. Notre ennemi, c’est Daech. Nous voulons venir à bout du mouvement terroriste qui a organisé sur notre sol les attentats meurtriers qui ont frappé dans leur chair tant de familles françaises et, au-delà d’eux, tous les esprits.

Mais notre action politique ou militaire au Levant serait parfaitement vaine, notre politique étrangère tout entière serait sans objet, si une arme de terreur, bannie par la communauté internationale depuis près d’un siècle, entretenait la barbarie contre les populations civiles, promouvait la haine, minait toute possibilité de règlement politique, en un mot contredisait toutes les règles que se donnent les humains. Trouver une solution politique à un conflit, faire que la guerre débouche sur la paix, c’est possible. Mais aucune solution politique ne sera trouvée tant que l’utilisation de l’arme chimique restera impunie. Les populations civiles paient le coût de l’inaction. Notre sécurité elle-même, en France et en Europe, est mise en cause.

C’est bien la raison pour laquelle le Président de la République avait fixé clairement une ligne rouge, dès le début de son mandat. L’arme chimique est interdite dans les opérations de guerre depuis 1925, il y a près d’un siècle. La Syrie a ratifié ce protocole en 1968, il y a 50 ans.

La France a toujours été à la pointe du combat contre les armes chimiques, depuis la bataille d’Ypres, en 1915. Après le protocole de 1925, c’est la France qui a relancé la négociation, en 1989, à l’initiative du Président François MITTERRAND. La convention qui interdit la possession d’armes chimiques a finalement été signée, à Paris, en 1993. Elle est aujourd’hui la loi commune de 192 Etats.

La communauté des Etats s’est accordée pour bannir les armes chimiques puisqu’elles sont, systématiquement, l’instrument d’un crime de guerre. Sous forme gazeuse ou liquide, elles se répandent au-delà de la zone des combats, persistent après le temps des combats, et touchent indistinctement les combattants et les civils.

Il ne s’agit plus d’une guerre sale, d’une guerre déloyale, mais de scènes apocalyptiques que le régime syrien a réactivées. Avec les armes chimiques, c’est la raison et la civilisation qui vacillent durablement.

L’utilisation de l’arme chimique dit quelque chose de celui qui y a recours.

Mesdames et messieurs les Députés, notre réaction à cette utilisation dit quelque chose de nous. En mai 2017, le Président de la République avait très précisément défini cette ligne rouge : une attaque chimique avérée, attribuable aux forces armées syriennes, avec des conséquences létales, entraînerait une riposte immédiate. Cela avait été dit clairement, d’ailleurs en présence du président de la fédération de Russie, qui avait ensuite approuvé la formulation du Président de la République.

Le 7 avril dernier, cette ligne rouge a été franchie.

Les renseignements rassemblés par la France et ses alliés attestent de la réalité de cette attaque chimique, que vient également de confirmer l’Organisation mondiale de la santé. Ces renseignements, collectés par nos services et par nos alliés, analysés par nos équipes médicales, font également état des nombreuses victimes. Ils démontrent la responsabilité des forces armées syriennes dans cette opération. C'est malheureusement une tactique déjà éprouvée qui s'est exercée à Douma. Le schéma appliqué est très similaire à celui qui avait été déployé à Alep. La stratégie opérationnelle répond à un objectif clair : semer la terreur dans les populations civiles et accélérer les dernières étapes du combat en délogeant par tous les moyens les groupes armés. Il s’agit donc d’une stratégie de terreur délibérée et répétée.

Le régime n'en est pas à sa première utilisation des armes chimiques. En 2013 et en 2017, la France a déclassifié des renseignements qui démontrent la responsabilité de Damas dans plusieurs attaques chimiques avérées. Lors de l’attaque de Khan Cheikhoun, le 4 avril 2017, nous avons publié une évaluation nationale qui prouve la responsabilité du régime. Les mécanismes internationaux, sous l’égide de l’Organisation des Nations Unies et de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, ont confirmé, à plusieurs reprises, nos éléments. Dans un rapport publié le 6 septembre 2017, le comité d’enquête de l’ONU , a également établi la responsabilité des forces gouvernementales syriennes dans les attaques de Khan Cheikhoun.

Avant d’avoir recours à la force, nous sommes allés au bout de la démarche politique et diplomatique pour faire entendre raison à Damas. La France est profondément attachée au multilatéralisme parce que la voie collective – l’histoire nous en a convaincus – est la seule manière de maintenir une paix durable. Ces dernières années, la France et ses partenaires ont multiplié les initiatives diplomatiques au conseil de sécurité, à l’assemblée générale des Nations Unies, au conseil des droits de l’Homme, à l’OIAC.

Mais la France veut un multilatéralisme efficace : or, en l’espèce, l’attitude d’obstruction d’un Etat n’a pas permis à cette démarche collective d’aboutir. La Russie a posé 12 vetos sur le dossier syrien, dont 6 sur le seul dossier chimique, le plus récent, mardi dernier, pour s’opposer à un projet prévoyant le rétablissement du mécanisme indépendant d’enquête et d’attribution des responsabilités en cas d’attaque chimique en Syrie.

Le Conseil de Sécurité s’était déjà engagé à adopter des mesures coercitives, notamment militaires, en vertu du Chapitre VII de la Charte, qui autorise l’emploi de la force si nécessaire, et cela face aux violations multiples et répétées, par le régime, du droit international et de ses propres engagements.

Je voudrais notamment vous rappeler les termes de la résolution 2118, votée à l’unanimité le 27 septembre 2013, à la suite, déjà, des attaques chimiques syriennes du mois précédent : à cette occasion, le Conseil de Sécurité « décide, qu’en cas de non-respect de la présente résolution, y compris de transfert non autorisé ou d’emploi d’armes chimiques par quiconque en République arabe syrienne, il imposera des mesures en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies ».

Nous avons donc pris nos responsabilités ; et pour le futur, pour les jours, les semaines et les mois qui viennent, notre ligne politique reste claire et ne change pas. Notre riposte était amplement justifiée dans ses causes.

Dans ses modalités, elle a été soigneusement proportionnée : des objectifs exclusivement liés au programme chimique. Des objectifs exclusivement syriens. Elle a été ciblée pour éviter les dommages aux civils, et conçue de façon à éviter toute escalade.

Nous avons ainsi envoyé un message ferme. Un message clair. Un message fort.

Nous voulons dissuader le régime de recourir à l’arme chimique, alors que des combats se poursuivent et que le régime en place ne montre aucun signe d’une disposition à rechercher une voie de sortie politique.

Nous voulons dire qu’aucune victoire militaire ne peut impunément être remportée au moyen d’armes chimiques.

Notre action, coordonnée avec celle de nos alliés, vise à rendre prohibitif le coût d’utilisation de ces armes et à amoindrir leur capacité à recourir de nouveau à de telles armes, en atteignant leurs installations de production, d'assemblage et de stockage.

Je tiens ici à rendre hommage aux femmes et aux hommes de nos armées qui ont conduit cette opération avec un sang-froid et un professionnalisme remarquables. Par sa force et sa profondeur de frappe, la France a confirmé son statut de puissance politique et militaire. Ses armées, avec nos alliés, sont intervenues avec rapidité et efficacité, tout en assurant des garanties nécessaires pour protéger les populations civiles.

Pour autant, cette intervention n’est pas le prélude à une guerre. Nous n’entrons pas dans une logique d’escalade. Nous avons frappé les capacités chimiques du régime, et non les alliés du régime malgré nos divergences de vues, qui sont claires. Le Président de la République continue à dialoguer avec ses homologues car nous ne voulons pas renoncer à la seule option qui soit porteuse d’avenir, la solution politique. Notre action a recueilli un très large soutien international tant de la part de nos alliés, en particulier l’Allemagne qui a souligné son caractère nécessaire et proportionnée, que des grandes organisations internationales. L’Union européenne, l’OTAN et le Conseil de coopération des Etats arabes du Golfe se sont très clairement et très favorablement exprimées par la voix de leurs représentants.

Samedi dernier, le Conseil de Sécurité a massivement rejeté par huit votes négatifs et quatre abstentions, le projet présenté par la Russie pour condamner l’intervention. La très grande majorité des membres du Conseil ne souscrit donc pas à l’affirmation selon laquelle notre action serait contraire à la légalité internationale. Aux yeux de tous, elle témoigne en outre de notre autonomie de décision.

Au-delà de cette opération militaire, nous allons désormais poursuivre nos efforts pour relancer activement un processus de règlement aujourd’hui à l’arrêt.

Le Conseil de sécurité des nations Unies en a fixé le cadre par 3 résolutions :

Outre la résolution 2118 que j’ai citée, la résolution 2401, adoptée également par la Russie, prévoit une trêve immédiate qui doit permettre la reprise de l’aide humanitaire. 13 millions de Syriens, dont 6 millions d’enfants, doivent recevoir une aide urgente et vitale. Plus de la moitié de la population syrienne a dû quitter son foyer. Le Président de la République va annoncer une initiative qui passe par une montée en puissances des financements français et européens et l’élaboration d’un plan d’ensemble dans lequel s’inscriront l’ensemble des projets, en coordination avec nos principaux partenaires, l’ONU, le HCR, le CICR et les ONG.

La résolution 2254 prévoit quant à elle l’adoption d’une nouvelle constitution et des élections libres en Syrie. Nous devons renforcer le consensus international en faveur d’une solution politique inclusive. L’instance de concertation réunissant les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Arabie saoudite, la Jordanie et la France doit ouvrir une négociation avec l’Iran, la Russie et la Turquie.

Mesdames et messieurs les Députés,

La force n’est jamais une fin en soi. Mais l’Histoire nous a appris qu’en différer l’usage face à l’inacceptable achète souvent un repos illusoire, qu’il faut payer plus tard au prix fort. Avoir recours à la force est un acte lourd, grave. Tous ceux qui ici, sur vos bancs, ont eu à prendre ou à accompagner de telles décisions le savent. L’action comporte un risque. L’action a un coût. Un coût humain. Un coût politique.

En l’espèce, je voudrais vous faire partager la conviction que le risque et le coût de l’inaction étaient plus grands encore. Plus grands pour notre avenir. Plus grands, aussi, pour notre conscience et pour la trace que nous laisserons dans l’Histoire et dans le regard de nos enfants. Bien sûr, la décision prise par le Président de la République en son âme et conscience, décision difficile, décision légitime, décision nécessaire, sera débattue. C’est l’honneur de notre démocratie que de permettre ce débat.

Je ne mésestime nullement la complexité de la situation au Levant. Elle impose nuance, prudence et réflexion. Mais elle ne condamne ni à l’inaction ni à l’impuissance face à une violation aussi flagrante des principes qui fondent notre vie en commun.

Agir. Prendre nos responsabilités. Porter haut la voix de la France. Montrer ce sur quoi nous resterons inflexibles. Utiliser s’il le faut, quand il le faut, nos forces armées pour dire sans relâche ce que nous sommes, ce à quoi nous croyons, sans prétendre régler à nous seuls tous les problèmes du Monde.

Mais ne jamais, jamais détourner les yeux lorsque nous pouvons y contribuer.

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samedi 14 avril 2018

Gérard Larcher, président du Sénat au Colloque citoyenneté et justice au Moyen-Orient

Gérard Larcher, président du Sénat et le sénateur Bruno Retailleau

Le président du Sénat, Gérard Larcher n'a pas de problème avec la laïcité qui n'est pas une religion d'État. La France n'a pas de religion d'Etat. Gérard Larcher défend la neutralité de l'État et l'expression des cultes de façon libre tant que cela respecte la République. Gérard Larcher est protestant. Il est un passionné de la Réforme. Il y trouve l'espace de liberté, de conscience et son rêve de "transchristianisme", tout en restant viscéralement attaché à la loi de 1905. Gérard Larcher a toujours été pour une laïcité exigeante mais non fermée. Pour le Président du Sénat, la République et les religions ne doivent pas s'ignorer.

Gérard Larcher, président du Sénat

Dans son discours du colloque citoyenneté et justice: un défi pour le Moyen-Orient. Quels enseignements pour l'avenir de l'Irak, le président du Sénat encourage la coexistence des religions dans la respect de la diversité. Loin de lui, l'idée d'imposer la laïcité à la française comme solution au Moyen-Orient. Mais le dialogue interreligieux et le respect de chaque religion peuvent contribuer à la pacification donc la coéxistence de tout un chacun.

Gérard Larcher, Président du Sénat

Discours du Président du Sénat, M. Gérard Larcher, à l’occasion du colloque « Citoyenneté et justice : un défi pour le Moyen-Orient, quels enseignements pour l’avenir de l’Irak ? »

Monsieur le Président du Groupe de liaison, de réflexion, de vigilance et de solidarité avec les Chrétiens et les minorités au Moyen-Orient, cher Bruno Retailleau,

Monsieur le Président de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées, cher Christian Cambon,

Éminences, Béatitudes, Cher Grand Rabbin,

Messieurs les Ambassadeurs,

Monsieur le Représentant spécial du Grand imam de la mosquée Al-Azhar,

Monsieur le Président de la commission des affaires religieuses du Parlement égyptien,

Mes chers collègues parlementaires, Mesdames et Messieurs,

C’est un honneur qui m’est donné d’ouvrir ce colloque, organisé à l’initiative du Groupe de liaison, de réflexion, de vigilance et de solidarité avec les Chrétiens et les minorités au Moyen-Orient, que son Président en soit vivement remercié. Ce colloque n’aurait pu voir le jour sans l’appui de la commission des Affaires étrangères, de la défense et des forces armées : je salue l’action de son Président, M. Christian Cambon.

Je salue nos Ambassadeurs dans ces pays et en particulier M. Bruno Aubert, ici présent, et je sais leur appui dans la préparation de cette journée.

Je souhaite remercier le Patriarche de Babylone des Chaldéens, Sa Béatitude Monseigneur Sako, dont le témoignage est très attendu, le Grand Rabbin Gilles Bernheim, Son Éminence Seyyed Jawwad ad AL-KOHEI, cofondateur du Conseil irakien pour le dialogue interreligieux d’avoir accepté de participer à ce colloque.

Je suis heureux qu’au Sénat de la République française, la parole d’hommes de foi éminents soit mêlée à celle des diplomates, des responsables politiques et des chercheurs. La laïcité vivante nous fait devoir d’un dialogue avec les religions.

Mais, et je ne peux poursuivre sans que nous tournions une fois encore nos pensées vers la Syrie dans la 7ème année de cette guerre innommable, après une succession de drames et de crimes, et à un moment de tension majeure, Mesdames et Messieurs,

Et je n’oublie pas non plus la situation des Kurdes dans une partie de la Syrie.

Une lueur d’espoir renaît aujourd’hui en Irak. La perte de la « capitale » autoproclamée de Daech, Mossoul, le 9 juillet 2017, a porté un coup stratégique et symbolique fort à l’organisation terroriste. Ainsi, les forces irakiennes avec le soutien de la coalition internationale, ont contribué à l’éradication territoriale quasi complète du groupe terroriste.

Mais la victoire militaire ne suffira pas à vaincre le terrorisme islamiste.

Le défi, dès aujourd’hui, est de mettre en place les conditions qui permettront d’éviter toute résurgence de ce terrorisme. La situation humaine demeure préoccupante : environ 2,9 millions de personnes sont toujours déplacées à l’intérieur du pays selon l’Organisation internationale pour les migrations. Ces populations sont réparties sur l’ensemble du pays avec une forte concentration dans la plaine de Ninive et le Kurdistan irakien, renforcée par la bataille de Mossoul et de Tal Afar.

Après trente ans de guerre et d’embargo, suivis des destructions liées à la présence de Daech, les besoins sont immenses dans les secteurs de l’énergie, de l’électricité, de l’eau, des transports, des communications ou de la santé.

Si je ne souhaite pas m’appesantir sur le passé, je souhaite seulement souligner qu’il ne s’agit pas d’un débat intellectuel ; nous parlons de vies brisées, de femmes, d’hommes et d’enfants au destin qui parfois s’arrête sur une plage de la côte turque ou des rivages de la côte grecque.

Dans ces circonstances, les Chrétiens d’Orient, ainsi que des populations d’autres confessions minoritaires, je pense aux Yézidis, ont été les victimes désignées du terrorisme islamiste : ils ont fait l’objet d’un nettoyage confessionnel systématique.

Très tôt, les Patriarches nous ont alertés sur cette situation catastrophique.

Ils sont le témoignage vivant de la diversité religieuse du Moyen-Orient et de la possibilité d’une coexistence pacifique entre tous. Ils portent le signe d’une présence multiséculaire sur une terre qui a vu naître le christianisme. Ils ont ancré en eux une forme de pragmatisme qui les conduit à s’adapter aux situations les plus périlleuses.

Toutes les populations chrétiennes qui vivaient dans les zones occupées par Daech ont fui en 2014. Une partie d’entre elles se sont exilées à l’étranger, beaucoup sont restées au Kurdistan dans des camps de réfugiés et progressivement elles commencent à revenir dans les villes où elles vivaient avant, un retour dans les villes qui sont majoritairement chrétiennes, où elles peuvent s’appuyer sur une communauté chrétienne qui est ancrée notamment avec la présence de l’Église et où leur sécurité est assurée.

Les églises et les ONG s’emploient à reconstruire des maisons détruites. Mais ce retour s’accomplit lentement, et de façon particulièrement difficile, dans les villes où les chrétiens étaient minoritaires parce qu’il y a aujourd’hui une méfiance à l’égard de leurs voisins. Aujourd'hui, ils ont du mal à se réintégrer car ils ont peur de retourner dans ces villes où vivent certains qui avaient applaudi à l’arrivée de l’État islamique, ou certains d’entre eux s’étaient approprié leurs maisons, voire les avaient dénoncés auprès de Daech.

Le but de la délégation sénatoriale -avec à sa tête Bruno Retailleau qui s’est rendu sur le terrain en janvier 2018- était de constater comment se passait le retour des chrétiens en Irak, mais aussi d’envoyer un signal aux responsables irakiens de tous bords afin de les inciter à prendre en considération l’ensemble des populations qui vivent dans ce pays, sans exclusive, et de leur accorder des droits égaux.

J’ai reçu à la Présidence du Sénat sa Béatitude Monseigneur Sako, le 14 novembre dernier, il avait alors plaidé pour une réforme de la Constitution de son pays pour assurer l’égalité de tous les citoyens, et je recevrai le Patriarche de l’Église grecque melkite, le 3 mai prochain. Il s’agit aujourd’hui d’œuvrer en faveur d’une pleine citoyenneté et du respect de la liberté de conscience, de militer pour que l’Irak adopte un régime civil séparant les religions de l’État. Il s’agit aussi de promouvoir l’éducation à la liberté d’expression. Nuls, chrétiens ou autres minorités, ne revendiquent un statut d’exception. Ils veulent en revanche bénéficier d’un statut de citoyenneté à part entière, et ne plus être persécutés ou considérés comme des citoyens de seconde zone. Au-delà de la question fondamentale d’une citoyenneté égale pour tous, vous avez placé, cher Président, -avec raison- la justice et la réconciliation au centre de votre colloque.

Et il me paraît que la réconciliation naît de l’unité de l’État.

La communautarisation des provinces semble en effet une « fausse bonne idée » : elle ne ferait que fragiliser la place des populations minoritaires en nombre.

À la communautarisation devrait être préférée la voie de la décentralisation qui affirme l’unité nationale, tout en permettant à chacun d’être maître de ses décisions. La décentralisation peut concerner jusqu’aux communautés les plus locales. Le Sénat dispose d’une longue expérience en matière de décentralisation. Elle est mise à profit dans la recherche de solutions à de nombreux conflits, de l’Afrique à l’Europe et j’en veux pour preuve la naissance d’un Sénat aujourd’hui même en Côte d’Ivoire après les drames de ce pays.

Il faut que soient renforcés les institutions étatiques, l’idée de citoyenneté et un contrat social. C’est cette idée qui, du Liban à l’Égypte, est la seule à même de garantir des droits égaux pour tous au-delà de toute appartenance religieuse.

Le grand imam d’Al-Azhar, Ahmad Tayyeb, la plus haute autorité sunnite du monde arabe, que j’ai rencontré en Égypte et qui m’a rendu visite, a solennellement affirmé que l'islam n'est pas incompatible avec le pluralisme religieux, « l'égalité en droits et en devoirs des musulmans et des non-musulmans », au sein d'un « État national constitutionnel ». Ainsi selon lui la notion de « citoyenneté » n'est pas étrangère à l'islam, elle fait partie selon lui de ses fondements.

En 2012, dans un document intitulé La citoyenneté et l'avenir de l'Égypte, le cheikh Ahmad Tayyeb affirmait que toute religion, y compris la religion musulmane, devait se conformer à la loi civile de l’État et il optait pour le concept de citoyenneté.

À l’approche des élections législatives irakiennes le 12 mai prochain, les partis politiques qui sont en compétition ne doivent à aucun prix instrumentaliser la religion.

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Le Sénateur Bruno Retailleau, l'homme orchestre du Colloque citoyenneté et justice au Moyen-Orient !

Bruno Retailleau, sénateur vendéen et homme orchestre

Bruno Retailleau est l'homme orchestre de la réussite du colloque citoyenneté et justice: un défi pour le Moyen-Orient. Quels enseignements pour l'avenir de l'Irak ? Dans la salle Médecis du Sénat, Bruno Retailleau s'approche et salue tout le monde. Il connait chaque intervenant et le Moyen-Orient n'est pas inconnu de lui. Pour le Sénateur vendéen, en France on confond laïcité et laïcisme. Et Bruno Retailleau a une approche plus réaliste et non idéologique de la laïcité. Pour lui, le laïcisme c'est le combat contre la religion, par contre la laïcité c'est la coexistence pacifique de toutes les religions.

Bruno Retailleau, sénateur vendéen et homme orchestre

Voici son discours de clôture du clôture du Colloque « Citoyenneté et justice : un défi pour le Moyen-Orient – Quels enseignements pour l’avenir de l’Irak ? » Béatitude,

Mesdames et Messieurs les parlementaires, Mes chers collègues,

Éminences,<> Messieurs les Ambassadeurs,

Monsieur le Représentant spécial,

Mesdames et Messieurs,

• Je voudrais remercier :

- Christian CAMBON, Président de la commission des Affaires étrangères, de la Défense et des Forces armées du Sénat ;

- Tous les intervenants, français et étrangers, qui nous ont offerts des échanges d’une très grande qualité ;

- Je veux aussi adresser nos remerciements aux ambassadeurs, pour leur présence et leur soutien à cette manifestation : les Ambassadeurs d’Irak (SE Ismaïl Shafiq Muhsin), de Jordanie (SE Mustafa Queisi), du Liban (SE Rami Adwan), d’Arabie Saoudite et d’Egypte (SE Ehad Badawi). Je remercie également nos ambassadeurs de France dans ces pays et en particulier M. Bruno Aubert, ici présent, pour leur appui dans la préparation de cette journée.

Une journée qui, je le crois, illustre ce lien fort, tissé dans la trame de l’histoire, qui unit la France à cet Orient blessé et fracturé.

1) Blessé et fracturé : tel est aussi le visage qu’offre l’Irak aujourd’hui.

Car malgré la défaite militaire de l’Etat Islamique et qui, n’en doutons pas, est loin de signer sa capitulation ; malgré aussi le combat de ces artisans de paix qui, comme Sa Béatitude, Monseigneur Louis Sako, et bien d’autres, œuvrent quotidiennement et concrètement pour la reconstruction de l’Irak et la réconciliation des Irakiens ; malgré tout cela, les blessures et les fractures demeurent. Et nous l’avons constaté lors de notre mission en janvier, en Irak et au Liban. Mission qui est d’ailleurs à l’origine de ce colloque.

- Ces blessures, nous les avons vues dans le regard de ceux qui ont connu l’indescriptible, nous les avons entendues de la bouche de tous ces hommes et ces femmes qui ont vécu l’indicible. Ce sont les blessures infligées par ce qu’il faut désigner comme un nouveau totalitarisme, perpétuant son œuvre de mort à travers des crimes qu’il faut bien qualifier de crimes contre l’humanité. Crimes qu’il faudra bien juger, un jour : c’est l’exigence de justice.

- Quant aux fractures, vous les avez longuement évoquées : elles sont confessionnelles, communautaires, parfois même régionales tant cette guerre d’Irak fut aussi à bien des égards, comme hier la terrible guerre du Liban, une « guerre des autres ». Ces fractures sont indiscutables, incontournables même compte tenu de la mosaïque religieuse et culturelle du Moyen Orient. Mais elles ne sont pas indépassables : le ciment de la citoyenneté peut, je le crois, contribuer à les combler.

2) Blessures et fractures, justice et citoyenneté : c’est donc ce double regard que nous avons choisi d’adopter dans ce colloque.

- Parce que c’est un regard d’espérance. Et après la victoire militaire contre Daech et à l’approche des élections du 12 mai, nous n’avons pas seulement le droit d’espérer pour l’Irak : nous avons, j’en ai la conviction, un devoir d’espérance pour les Irakiens. Nous avons le devoir de ne pas céder à la fatalité. Et je rejoins Antoine Messara qui souligne fort justement qu’à force d’être pessimiste, il existe un risque que les prophéties catastrophiques se réalisent, des prophéties auto-réalisatrices en quelque sorte.

- Ce colloque, c’est aussi le regard de l’intelligence. Regard essentiel car, nous ne pouvons « voler vers l’Orient compliqué avec des idées simples ».

Cette tentation de la simplification existe aujourd’hui en Occident. Elle se nourrit d’une certaine ignorance sur la multiplicité des histoires et la complexité des mémoires dans cette région. Elle ressurgit également sous le coup de l’émotion suscitée par la diffusion d’ « images chocs ». Certes, l’émotion est légitime et même nécessaire : elle l’a été pour alerter et mobiliser la communauté internationale sur les massacres perpétrés contre les minorités en Irak, notamment chrétiennes et Yésidies. Mais l’émotion ne fait pas une politique ; elle ne saurait se substituer à la réflexion, à ce qui doit guider l’action, que ce soit en Irak ou en Syrie.

Regard d’espérance donc, regard de l’intelligence : mais en aucun cas, ce colloque ne vise à porter un regard d’ingérence ; ce regard à travers lequel nous projetterions sur l’Irak et plus largement sur la région notre vision et avec elle, nos conceptions.

- La justice pour laquelle nous plaidons, c’est celle qui doit être rendue en Irak, au nom des Irakiens, au nom des victimes de l’Etat Islamique. Y compris d’ailleurs s’agissant de nos ressortissants. Bien sûr, la communauté internationale est concernée au vu de la nature des crimes commis. Il importe d’ailleurs que le recensement de ces crimes et la collecte des preuves soient organisés dès à présent dans de bonnes conditions. C’était le sens de la résolution 2379 visant à créer une Equipe d’enquête internationale des Nations Unies sur les crimes commis en Irak, et pour laquelle la France a beaucoup œuvré aux côtés du Royaume-Uni et de la Belgique. Mais pour le reste, c’est d’abord aux irakiens de décider.

Recours à la Cour Pénale internationale - ce qui supposerait que l’Irak ratifie le Statut de Rome- Tribunal international spécial ou Tribunal spécial national : le choix de la méthode doit relever de la souveraineté irakienne et d’elle seule.

C’est, je le crois aussi, le choix de l’unité. Car il ne saurait y avoir de véritable réconciliation en Irak si certains Irakiens ont le sentiment que la justice n’a pas été leur justice, mais la justice des autres.

- Ce qui vaut pour l’exigence de justice vaut aussi pour cette exigence de citoyenneté que vous avez longuement évoquée. Nous avons, nous Français, notre conception de la citoyenneté. Elle est le produit d’une histoire singulière, d’un rapport particulier à l’Etat, à la Nation mais aussi au religieux à travers ce paradoxe étrange qui veut que le pays le plus laïc d’Europe soit aussi celui où l’on parle le plus de religion ! Et l’actualité de ces derniers jours l’a encore démontré… Cette conception de la citoyenneté, fruit de cette construction multiséculaire qu’est l’Etat-Nation, produit d’une longue individualisation des rapports sociaux dans les sociétés occidentales, cette conception-là n’a pas prétention ou vocation à devenir universelle. Et c’est heureux car si tel était le cas, l’Irak ne pourrait ni ne voudrait l’épouser. Du reste, nos sociétés occidentales minées par un certain individualisme sont sans doute mal placées pour donner aujourd’hui des leçons de citoyenneté... Nous avons, nous aussi, nos fractures à combler, une amitié civique à réchauffer. Quoi qu’il en soit, le chemin de la citoyenneté n’est pas univoque, ni en Occident ni en Orient : libanais, jordaniens, égyptiens ou saoudiens ont choisi le leur. A l’Irak de tracer le sien.

3) Pour autant, il y a sur ce chemin des étapes qui, peut-être - sans doute même

- sont incontournables parce qu’elles renvoient à l’expérience commune des peuples.

C’est l’étape de la reconstruction tout d’abord, parce que la citoyenneté est un édifice qui repose d’abord sur les murs de la cité, ces murs porteurs qui en Irak ont été ébranlés par la guerre et son cortège de destructions.

- C’est la reconstruction institutionnelle, pour que l’Etat irakien puisse exercer sa souveraineté et garantir la sécurité.

Sur ce point, l’élimination de Daech dans sa dimension quasi-étatique et territoriale permet d’avancer mais elle ne signifie pas pour autant la disparition de la menace. Les combattants de l’Etat Islamique n’ont pas tous été neutralisés ou arrêtés. Des cellules dormantes existent encore et de nombreux islamistes se sont fondus dans la population. Le mode opératoire s’est modifié, avec une recrudescence des attentats. Et tout ce qui peut contribuer à aider l’Etat irakien à l’élimination de la menace djihadiste doit être réalisé.

- Mais c’est aussi la reconstruction économique. À cet égard, la Conférence de Koweït a donné le coup d’envoi d’une mobilisation internationale pour laquelle la France a souhaité être aux avant-postes. Il y a tant à faire dans le domaine des infrastructures, de l’énergie, pour l’acheminement de l’eau potable, ou encore dans le domaine agricole. La France est prête à offrir son expertise et à coopérer dans de nombreux domaines. Ces points, je n’en doute pas, seront évoqués lors de la visite annoncée du Président de la République après les élections

• Et puis naturellement, à l’enjeu de la reconstruction s’ajoute l’épineuse question de la réconciliation, c’est-à-dire celle de l’unité irakienne qui ne saurait se faire à travers une négation de la diversité des Irakiens.

- Négation qui, je le crois, offrirait une victoire aux djihadistes qui à la diversité communautaire oppose l’uniformité totalitaire. Pour rester elle-même, l’Irak doit rester plurielle. De ce point de vue et ainsi que l’ont souligné de nombreux intervenants, la situation est plus critique encore aujourd’hui : les composantes sont devenues encore plus minoritaires.

Je pense aux chrétiens, dont la population en Irak a diminué de plus de 70 %, d’1,3 million à moins de 400 000. Je pense à la communauté Yézidie, particulièrement éprouvée par les crimes de l’Etat Islamique, et dont nous avons la joie et l’honneur d’accueillir aujourd’hui l’une des représentantes au Parlement. Je pense également au peuple kurde, dont les liens avec la France ont été renforcés dans cette fraternité d’armes contre Daech. À cet égard, je me réjouis de la reprise du dialogue entre Bagdad et Erbil.

- Alors quelle forme doit prendre cette reconnaissance de la diversité irakienne ? Et surtout jusqu’où peut-elle s’articuler avec l’exigence d’unité ? Faut-il aller jusqu’à une stricte séparation des religions et de l’Etat ? Certains le croient. Quant au régime confessionnel, qui vise à une égale représentation politique, sans doute a-t-il ses vertus, mais ne présente-t-il pas également des limites ? Là encore, l’Irak doit choisir librement et collectivement. Puissent les réflexions qui ont nourri ces échanges être utiles à nos amis irakiens.

Mais j’ai la conviction que l’espace de la réconciliation ne saurait se limiter à la seule dimension institutionnelle ou politique. Certes, il revient aux pouvoirs publics, là-bas comme ailleurs, de garantir certains principes sans lesquels il ne peut y avoir à mon sens de véritable citoyenneté, et donc de véritable unité : je pense à la liberté religieuse ou à l’égalité des droits.

Mais l’expérience de certains pays qui comme l’Irak ont été déchirées par de terribles fractures – comme le Liban, l’Afrique du Sud ou même l’Irlande du Nord - ces expériences ont montré que le processus de réconciliation était à la fois plus vaste et plus profond :

Plus vaste car cette exigence d’unité ne peut pas et ne doit pas être seulement l’affaire des responsables publics, mais doit associer la société toute entière. Je crois notamment aux vertus de l’éducation, soulignées par Mme Haifa Najjar qui est mobilisée sur ces questions en Jordanie et par le Père Amir Jajeh, qui propose de réformer les enseignements de la religion et de l’éducation civique en Irak.

Plus profond ensuite car le processus de réconciliation obéit à des mécanismes dont les ressorts sont aussi intérieurs. Oserais-je dire spirituels ? Je pense naturellement à l’Afrique du Sud à travers la commission vérité-réconciliation et cette expérience singulière du pardon qu’ont fait les sud-africains, comme d’autres avant eux. Et je le dis aussi comme vendéen, issu d’une terre qui a une autre époque et dans un autre contexte, a connu la meurtrissure des crimes de masse, la « morsure de la terreur », ce poison des oppresseurs qui peut s’instiller jusqu’aux cœurs des opprimés, en les enfermant dans leur douleur. Bien sûr en Irak les blessures sont encore trop vives, les plaies trop ouvertes.

Le pardon ne se décrète pas. Pas plus qu’il ne saurait se substituer à la justice. Mais des actes de pardon et de réconciliation, il y en a eu en Irak. Et il y en aura d’autres, quand le temps sera venu, quand le temps de la justice aura fait son œuvre.

Mais je crois qu’à l’issue de ce colloque qui nous aura permis de voir loin, de prévoir le jour d’après, ce temps-là pouvait aussi être évoqué. Mieux encore : il doit être recherché, il doit être espéré même. Car au fond, cette grande idée de la justice et de la citoyenneté en Irak ne peut être que le fruit de cette « petite espérance « de rien du tout » mais qui « pourtant peut tout » comme disait Péguy, de cette petite flamme qui, je l’ai vu, brule dans le regard des irakiens et que les barbares de l’Etat islamique ne seront pas parvenus à éteindre.

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mardi 10 avril 2018

L'Etat et l'Eglise séparés en 1905, Emmanuel Macron veut réparer le lien abîmé!

Emmanuel Macron, Président de la République

Sous la nef prestigieuse du collège des Bernardins, à Paris, les 400 invités de la Conférence des évêques de France (CEF), triés sur le volet et représentant les forces vives du catholicisme. D'entrée de jeu, le président de la République, Emmanuel Macron déclare en s'adressant aux catholiques: « Nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Église et l’État s’est abîmé et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer » (...) « De l’Église, je n’attends pas de leçons », a-t-il ajouté, mais « une sagesse d’humilité ».

Tollé à gauche et extrême gauche. Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon et Olivier Faure se sont exprimés dès lundi soir pour critiquer avec force le discours d’Emmanuel Macron devant la Conférence des évêques de France.

La gauche dénonce une atteinte à la loi de séparation de l’Église et de l’État de 1905. L’opposition de gauche a accusé lundi 9 avril au soir Emmanuel Macron d'« atteinte sans précédent » à la laïcité après le souhait exprimé par le chef de l’État de « réparer le lien abîmé » entre l’Église et l’État lors d’un discours devant la Conférence des évêques de France.

« Le discours tenu par le président de la République […] est profondément contraire aux principes fondamentaux de la laïcité dont il devrait être le premier garant », a estimé le mouvement Génération. s fondé par Benoît Hamon. « Il constitue un affront inédit et dangereux de la part d’un chef de l’État à la loi de 1905. Que veut dire Emmanuel Macron lorsqu’il affirme que le 'lien entre la République et l’Église a été abîmé'? Fait-il référence au mariage et à l’adoption pour tous ? » autorisé depuis l’adoption d’une loi sous le quinquennat précédent, a-t-il ajouté. « Macron va trop loin. C’est irresponsable ! », a-t-il écrit sur son compte Twitter. « Macron en plein délire métaphysique. Insupportable. On attend un président, on entend un sous-curé. »

Partisan d'une laïcité libérale "apaisée", hostile à ce qui s'apparenterait à une radicalité laïcarde, Emmanuel Macron se démarque de ses prédécesseurs à l'Elysée, qu'ils aient été croyants ou pas, par un itinéraire fluctuant au sein de la communauté des croyants. Ni athée ni pratiquant, le président de la République a raconté comment, à l'âge de 12 ans, il a demandé le baptême contre l'avis de sa famille "de tradition plutôt laïque". Un acte de rébellion qui le pousse dans une démarche spirituelle.

Emmanuel Macron, Président de la République

Discours du Président de la République devant les Évêques de France

Collège des Bernardins – Lundi 9 avril 2018

Monsieur le Ministre d’Etat,

Mesdames les ministres,

Mesdames, messieurs les parlementaires,

Monsieur le Nonce,

Mesdames et messieurs les ambassadeurs,

Mesdames et messieurs les responsables des cultes,

Monseigneur,

Mesdames et Messieurs,

Je vous remercie vivement, Monseigneur, et je remercie la Conférence des Évêques de France de cette invitation à m’exprimer ici ce soir, en ce lieu si particulier et si beau du Collège des Bernardins, dont je veux aussi remercier les responsables et les équipes.

Pour nous retrouver ici ce soir, Monseigneur, nous avons, vous et moi bravé, les sceptiques de chaque bord. Et si nous l’avons fait, c’est sans doute que nous partageons confusément le sentiment que le lien entre l’Eglise et l’Etat s’est abîmé, et qu’il nous importe à vous comme à moi de le réparer.

Pour cela, il n’est pas d’autre moyen qu’un dialogue en vérité.

Ce dialogue est indispensable, et si je devais résumer mon point de vue, je dirais qu’une Eglise prétendant se désintéresser des questions temporelles n’irait pas au bout de sa vocation ; et qu’un président de la République prétendant se désintéresser de l’Eglise et des catholiques manquerait à son devoir.

L’exemple du colonel BELTRAME par lequel, Monseigneur, vous venez d’achever votre propos, illustre ce point de vue d’une manière que je crois éclairante.

Beaucoup, lors de la journée tragique du 23 mars, ont cherché à nommer les ressorts secrets de son geste héroïque : les uns y ont vu l’acceptation du sacrifice ancrée dans sa vocation militaire ; les autres y ont vu la manifestation d’une fidélité républicaine nourrie par son parcours maçonnique ; d’autres enfin, et notamment son épouse, ont interprété son acte comme la traduction de sa foi catholique ardente, prête à l’épreuve suprême de la mort.

Ces dimensions en réalité sont tellement entrelacées qu’il est impossible de les démêler, et c’est même inutile, car cette conduite héroïque c’est la vérité d’un homme dans toute sa complexité qui s’est livrée.

Mais dans ce pays de France qui ne ménage pas sa méfiance à l’égard des religions, je n’ai pas entendu une seule voix se lever pour contester cette évidence, gravée au cœur de notre imaginaire collectif et qui est celle-ci : lorsque vient l’heure de la plus grande intensité, lorsque l’épreuve commande de rassembler toutes les ressources qu’on a en soi au service de la France, la part du citoyen et la part du catholique brûlent, chez le croyant véritable, d’une même flamme.

Je suis convaincu que les liens les plus indestructibles entre la nation française et le catholicisme se sont forgés dans ces moments où est vérifiée la valeur réelle des hommes et des femmes. Il n’est pas besoin de remonter aux bâtisseurs de cathédrales et à Jeanne d’Arc : l’histoire récente nous offre mille exemples, depuis l’Union Sacrée de 1914 jusqu’aux résistants de 40, des Justes aux refondateurs de la République, des Pères de l’Europe aux inventeurs du syndicalisme moderne, de la gravité éminemment digne qui suivit l’assassinat du Père HAMEL à la mort du colonel BELTRAME, oui, la France a été fortifiée par l’engagement des catholiques.

Disant cela, je ne m’y trompe pas. Si les catholiques ont voulu servir et grandir la France, s’ils ont accepté de mourir, ce n’est pas seulement au nom d’idéaux humanistes. Ce n’est pas au nom seulement d’une morale judéo-chrétienne sécularisée. C’est aussi parce qu’ils étaient portés par leur foi en Dieu et par leur pratique religieuse.

Certains pourront considérer que de tels propos sont en infraction avec la laïcité. Mais après tout, nous comptons aussi des martyrs et des héros de toute confession et notre histoire récente nous l’a encore montré, et y compris des athées, qui ont trouvé au fond de leur morale les sources d’un sacrifice complet. Reconnaître les uns n’est pas diminuer les autres, et je considère que la laïcité n’a certainement pas pour fonction de nier le spirituel au nom du temporel, ni de déraciner de nos sociétés la part sacrée qui nourrit tant de nos concitoyens.

Je suis, comme chef de l’Etat, garant de la liberté de croire et de ne pas croire, mais je ne suis ni l’inventeur ni le promoteur d’une religion d’Etat substituant à la transcendance divine un credo républicain.

M’aveugler volontairement sur la dimension spirituelle que les catholiques investissent dans leur vie morale, intellectuelle, familiale, professionnelle, sociale, ce serait me condamner à n’avoir de la France qu’une vue partielle ; ce serait méconnaître le pays, son histoire, ses citoyens ; et affectant l’indifférence, je dérogerais à ma mission. Et cette même indifférence, je ne l’ai pas davantage à l’égard de toutes les confessions qui aujourd’hui habitent notre pays.

Et c’est bien parce que je ne suis pas indifférent, que je perçois combien le chemin que l'Etat et l'Eglise partagent depuis si longtemps, est aujourd'hui semé de malentendus et de défiance réciproques.

Ce n’est certes pas la première fois dans notre histoire. Il est de la nature de l’Eglise d’interroger constamment son rapport au politique, dans cette hésitation parfaitement décrite par MARROU dans sa Théologie de l’histoire, et l’histoire de France a vu se succéder des moments où l’Eglise s’installait au cœur de la cité, et des moments où elle campait hors-les-murs.

Mais aujourd'hui, dans ce moment de grande fragilité sociale, quand l’étoffe même de la nation risque de se déchirer, je considère de ma responsabilité de ne pas laisser s’éroder la confiance des catholiques à l’égard de la politique et des politiques. Je ne puis me résoudre à cette déprise. Et je ne saurais laisser s'aggraver cette déception.

C’est d’autant plus vrai que la situation actuelle est moins le fruit d’une décision de l’Eglise que le résultat de plusieurs années pendant lesquelles les politiques ont profondément méconnu les catholiques de France.

Ainsi, d’un côté, une partie de la classe politique a sans doute surjoué l’attachement aux catholiques, pour des raisons qui n’étaient souvent que trop évidemment électoralistes. Ce faisant, on a réduit les catholiques à cet animal étrange qu’on appelle l’« électorat catholique » et qui est en réalité une sociologie. Et l’on a ainsi fait le lit d’une vision communautariste contredisant la diversité et la vitalité de l’Eglise de France, mais aussi l’aspiration du catholicisme à l’universel – comme son nom l’indique – au profit d’une réduction catégorielle assez médiocre.

Et de l’autre côté, on a trouvé toutes les raisons de ne pas écouter les catholiques, les reléguant par méfiance acquise et par calcul au rang de minorité militante contrariant l’unanimité républicaine.

Pour des raisons à la fois biographiques, personnelles et intellectuelles, je me fais une plus haute idée des catholiques. Et il ne me semble ni sain ni bon que le politique se soit ingénié avec autant de détermination soit à les instrumentaliser, soit à les ignorer, alors que c’est d’un dialogue et d’une coopération d’une toute autre tenue, d’une contribution d’un tout autre poids à la compréhension de notre temps et à l’action dont nous avons besoin pour faire que les choses évoluent dans le bon sens.

C’est ce que votre belle allocution a bien montré, Monseigneur. Les préoccupations que vous soulevez – et je tâcherai pour quelques-unes d’y répondre ou d’y apporter un éclairage provisoire – ces préoccupations ne sont pas les fantasmes de quelques-uns. Les questions qui sont les vôtres ne se bornent pas aux intérêts d’une communauté restreinte. Ce sont des questions pour nous tous, pour toute la nation, pour notre humanité toute entière.

Ce questionnement intéresse toute la France non parce qu’il est spécifiquement catholique, mais parce qu’il repose sur une idée de l’homme, de son destin, de sa vocation, qui sont au cœur de notre devenir immédiat. Parce qu’il entend offrir un sens et des repères à ceux qui trop souvent en manquent.

C’est parce que j’entends faire droit à ces interrogations que je suis ici ce soir. Et pour vous demander solennellement de ne pas vous sentir aux marches de la République, mais de retrouver le goût et le sel du rôle que vous y avez toujours joué.

Je sais que l’on a débattu comme du sexe des anges des racines chrétiennes de l’Europe. Et que cette dénomination a été écartée par les parlementaires européens. Mais après tout, l’évidence historique se passe parfois de tels symboles. Et surtout, ce ne sont pas les racines qui nous importent, car elles peuvent aussi bien être mortes. Ce qui importe, c’est la sève. Et je suis convaincu que la sève catholique doit contribuer encore et toujours à faire vivre notre nation.

C’est pour tenter de cerner cela que je suis ici ce soir. Pour vous dire que la République attend beaucoup de vous. Elle attend très précisément si vous m’y autorisez que vous lui fassiez trois dons : le don de votre sagesse ; le don de votre engagement et le don de votre liberté.

L’urgence de notre politique contemporaine, c’est de retrouver son enracinement dans la question de l’homme ou, pour parler avec MOUNIER, de la personne. Nous ne pouvons plus, dans le monde tel qu’il va, nous satisfaire d’un progrès économique ou scientifique qui ne s’interroge pas sur son impact sur l’humanité et sur le monde. C’est ce que j’ai essayé d’exprimer à la tribune des Nations unies à New York, mais aussi à Davos ou encore au Collège de France lorsque j’y ai parlé d’intelligence artificielle : nous avons besoin de donner un cap à notre action, et ce cap, c’est l’homme.

Or il n’est pas possible d’avancer sur cette voie sans croiser le chemin du catholicisme, qui depuis des siècles creuse patiemment ce questionnement. Il le creuse dans son questionnement propre dans un dialogue avec les autres religions.

Questionnement qui lui donne la forme d’une architecture, d’une peinture, d’une philosophie, d’une littérature, qui toutes tentent, de mille manières, d’exprimer la nature humaine et le sens de la vie. « Vénérable parce qu’elle a bien connu l’homme », dit PASCAL de la religion chrétienne. Et certes, d’autres religions, d’autres philosophies ont creusé le mystère de l’homme. Mais la sécularisation ne saurait éliminer la longue tradition chrétienne.

Au cœur de cette interrogation sur le sens de la vie, sur la place que nous réservons à la personne, sur la façon dont nous lui conférons sa dignité, vous avez, Monseigneur, placé deux sujets de notre temps : la bioéthique et le sujet des migrants.

Vous avez ainsi établi un lien intime entre des sujets que la politique et la morale ordinaires auraient volontiers traités à part. Vous considérez que notre devoir est de protéger la vie, en particulier lorsque cette vie est sans défense. Entre la vie de l’enfant à naître, celle de l’être parvenu au seuil de la mort, ou celle du réfugié qui a tout perdu, vous voyez ce trait commun du dénuement, de la nudité et de la vulnérabilité absolue. Ces êtres sont exposés. Ils attendent tout de l’autre, de la main qui se tend, de la bienveillance qui prendra soin d’eux. Ces deux sujets mobilisent notre part la plus humaine et la conception même que nous nous faisons de l’humain et cette cohérence s’impose à tous.

Alors, j’ai entendu, Monseigneur, Mesdames et Messieurs, les inquiétudes montant du monde catholique et je veux ici tenter d’y répondre ou en tout cas de donner notre part de vérité et de conviction.

Sur les migrants, on nous reproche parfois de ne pas accueillir avec assez de générosité ni de douceur, de laisser s’installer des cas préoccupants dans les centres de rétention ou de refouler les mineurs isolés. On nous accuse même de laisser prospérer des violences policières.

Mais à dire vrai, que sommes-nous en train de faire ? Nous tentons dans l’urgence de mettre un terme à des situations dont nous avons hérité et qui se développent à cause de l’absence de règles, de leur mauvaise application, ou de leur mauvaise qualité – et je pense ici aux délais de traitement administratif mais aussi aux conditions d’octroi des titres de réfugiés.

Notre travail, celai que conduit chaque jour le ministre d’Etat, est de sortir du flou juridique des gens qui s’y égarent et qui espèrent en vain, qui tentent de reconstruire quelque chose ici, puis sont expulsés, cependant que d’autres, qui pourraient faire leur vie chez nous, souffrent de conditions d’accueil dégradées dans des centres débordés.

C’est la conciliation du droit et de l’humanité que nous tentons. Le Pape a donné un nom à cet équilibre, il l’a appelé « prudence », faisant de cette vertu aristotélicienne celle du gouvernant, confronté bien sûr à la nécessité humaine d’accueillir mais également à celle politique et juridique d’héberger et d’intégrer. C’est le cap de cet humanisme réaliste que j’ai fixé. Il y aura toujours des situations difficiles. Il y aura parfois des situations inacceptables et il nous faudra à chaque fois ensemble tout faire pour les résoudre.

Mais je n’oublie pas non plus que nous portons aussi la responsabilité de territoires souvent difficiles où ces réfugiés arrivent. Nous savons que les afflux de populations nouvelles plongent la population locale dans l’incertitude, la poussent vers des options politiques extrêmes, déclenchent souvent un repli qui tient du réflexe de protection. Une forme d’angoisse quotidienne se fait jour qui crée comme une concurrence des misères.

Notre exigence est justement dans une tension éthique permanente de tenir ces principes, celui d’un humanisme qui est le nôtre et de ne rien renoncer en particulier pour protéger les réfugiés, c’est notre devoir moral et c’est inscrit dans notre Constitution ; nous engager clairement pour que l’ordre républicain soit maintenu et que cette protection des plus faibles ne signifie pas pour autant l’anomie et l’absence de discernement car il y a aussi des règles qu’il faudra faire valoir et pour que des places soient trouvées, comme c’était dit tout à l’heure, dans les centres d’hébergement, ou dans les situations les plus difficiles, il faut aussi accepter que prenant notre part de cette misère, nous ne pouvons pas la prendre tout entière sans distinction des situations et il nous faut aussi tenir la cohésion nationale du pays où parfois d’aucuns ne parlent plus de cette générosité que nous évoquons ce soir mais ne veulent voir que la part effrayante de l’autre, et nourrissent ce geste pour porter plus loin leur projet.

C’est bien parce que nous avons à tenir ces principes, parfois contradictoires, dans une tension constante, que j’ai voulu que nous portions cet humanisme réaliste et que je l’assume pleinement devant vous.

Là où nous avons besoin de votre sagesse c'est pour partout tenir ce discours d'humanisme réaliste c'est pour conduire à l'engagement de celles et ceux qui pourront nous aider et c'est d'éviter les discours du pire, la montée des peurs qui continueront de se nourrir de cette part de nous car les flux massifs dont vous avez parlé que j'évoquais à l'instant ne se tariront pas d'ici demain, ils sont le fruit de grands déséquilibres du monde.

Et qu'il s'agisse des conflits politiques, qu'il s'agisse de la misère économique et sociale ou des défis climatiques, ils continueront à alimenter dans les années et les décennies qui viennent des grandes migrations auxquelles nous serons confrontés et il nous faudra continuer à tenir inlassablement ce cap, à constamment tenter de tenir nos principes au réel et je ne céderai en la matière ni aux facilités des uns ni aux facilités des autres. Car ce serait manquer à ma mission.

Sur la bioéthique, on nous soupçonne parfois de jouer un agenda caché, de connaître d’avance les résultats d’un débat qui ouvrira de nouvelles possibilités dans la procréation assistée, ouvrant la porte à des pratiques qui irrésistiblement s’imposeront ensuite, comme la Gestation Pour Autrui. Et certains se disent que l’introduction dans ces débats de représentants de l’Eglise catholique comme de l’ensemble des représentants des cultes comme je m’y suis engagé dès le début de mon mandat est un leurre, destiné à diluer la parole de l’Eglise ou à la prendre en otage.

Vous le savez, j’ai décidé que l’avis du Conseil consultatif national d’Ethique, Monsieur le président, n’était pas suffisant et qu’il fallait l’enrichir d’avis de responsables religieux. Et j’ai souhaité aussi que ce travail sur les lois bioéthiques que notre droit nous impose de revoir puisse être nourri d’un débat organisé par le CCNE mais où toutes les familles philosophiques religieuses, politiques, où notre société aura à s’exprimer de manière pleine et entière.

C'est parce que je suis convaincu que nous ne sommes pas là face à un problème simple qui pourrait se trancher par une loi seule mais nous sommes parfois face à des débats moraux, éthiques, profonds qui touchent au plus intime de chacun d'entre nous. J'entends l’Eglise lorsqu'elle se montre rigoureuse sur les fondations humaines de toute évolution technique ; j'entends votre voix lorsqu'elle nous invite à ne rien réduire à cet agir technique dont vous avez parfaitement montré les limites ; j'entends la place essentielle que vous donnez dans notre société, à la famille - aux familles, oserais-je dire -, j'entends aussi ce souci de savoir conjuguer la filiation avec les projets que des parents peuvent avoir pour leurs enfants.

Nous sommes aussi confrontés à une société où les formes de la famille évoluent radicalement, où le statut de l'enfant parfois se brouille et où nos concitoyens rêvent de fonder des cellules familiales de modèle traditionnel à partir de schémas familiaux qui le sont moins.

J'entends les recommandations que formulent les instances catholiques, les associations catholiques, mais là encore, certains principes énoncés par l'Eglise sont confrontés à des réalités contradictoires et complexes qui traversent les catholiques eux-mêmes ; tous les jours, tous les jours les mêmes associations catholiques et les prêtres accompagnent des familles monoparentales, des familles divorcées, des familles homosexuelles, des familles recourant à l'avortement, à la fécondation in vitro, à la PMA , des familles confrontées à l'état végétatif d'un des leurs, des familles où l’un croit et l'autre non, apportant dans la famille la déchirure des choix spirituels et moraux, et cela je le sais, c'est votre quotidien aussi.

L’Eglise accompagne inlassablement ces situations délicates et tente de concilier ces principes et le réel. C'est pourquoi je ne suis pas en train de dire que l’expérience du réel défait ou invalide les positions adoptées par l'église ; je dis simplement que là aussi il faut trouver la limite car la société est ouverte à tous les possibles, mais la manipulation et la fabrication du vivant ne peuvent s'étendre à l'infini sans remettre en cause l'idée même de l'homme et de la vie.

Ainsi le politique et l'Eglise partagent cette mission de mettre les mains dans la glaise du réel, de se confronter tous les jours à ce que le temporel a, si j’ose dire, de plus temporel.

Et c’est souvent dur, compliqué, et exigeant et imparfait. Et les solutions ne viennent pas d’elles-mêmes. Elles naissent de l’articulation entre ce réel et une pensée, un système de valeur, une conception du monde. Elles sont bien souvent le choix du moindre mal, toujours précaire et cela aussi est exigeant et difficile.

C’est pourquoi en écoutant l’Eglise sur ces sujets, nous ne haussons pas les épaules. Nous écoutons une voix qui tire sa force du réel et sa clarté d’une pensée où la raison dialogue avec une conception transcendante de l’homme. Nous l’écoutons avec intérêt, avec respect et même nous pouvons faire nôtres nombre de ses points. Mais cette voix de l’Eglise, nous savons au fond vous et moi qu’elle ne peut être injonctive. Parce qu’elle est faite de l’humilité de ceux qui pétrissent le temporel. Elle ne peut dès lors être que questionnante. Et sur tous ces sujets et en particulier sur ces deux sujets que je viens d’évoquer, parce qu’ils se construisent en profondeur dans ces tensions éthiques entre nos principes, parfois nos idéaux et le réel, nous sommes ramenés à l'humilité profonde de notre condition.

L’Etat et l’Eglise appartiennent à deux ordres institutionnels différents, qui n’exercent pas leur mandat sur le même plan. Mais tous deux exercent une autorité et même une juridiction. Ainsi, nous avons chacun forgé nos certitudes et nous avons le devoir de les formuler clairement, pour établir des règles, car c’est notre devoir d’état. Aussi le chemin que nous partageons pourrait se réduire à n’être que le commerce de nos certitudes. Mais nous savons aussi, vous comme nous, que notre tâche va au-delà. Nous savons qu’elle est de faire vivre le souffle de ce que nous servons, d’en faire grandir la flamme, même si c’est difficile et surtout si c’est difficile.

Nous devons constamment nous soustraire à la tentation d’agir en simples gestionnaires de ce qui nous a été confié. Et c’est pourquoi notre échange doit se fonder non sur la solidité de certaines certitudes, mais sur la fragilité de ce qui nous interroge, et parfois nous désempare. Nous devons oser fonder notre relation sur le partage de ces incertitudes, c’est-à-dire sur le partage des questions, et singulièrement des questions de l’homme.

C’est là que notre échange a toujours été le plus fécond : dans la crise, face à l’inconnu, face au risque, dans la conscience partagée du pas à franchir, du pari à tenter. Et c’est là que la nation s’est le plus souvent grandie de la sagesse de l’Eglise, car voilà des siècles et des millénaires que l’Eglise tente ses paris, et ose son risque. C’est par là qu’elle a enrichi la nation.

C’est cela, si vous m’y autorisez, la part catholique de la France. C’est cette part qui dans l’horizon séculier instille tout de même la question intranquille du salut, que chacun, qu’il croie ou ne croie pas, interprétera à sa manière, mais dont chacun pressent qu’elle met en jeu sa vie entière, le sens de cette vie, la portée qu’on lui donne et la trace qu’elle laissera.

Cet horizon du salut a certes totalement disparu de l’ordinaire des sociétés contemporaines, mais c’est un tort et l’on voit à bien à des signes qu’il demeure enfoui. Chacun a sa manière de le nommer, de le transformer, de le porter mais c’est tout à la fois la question du sens et de l’absolu dans nos sociétés, que l’incertitude du salut apporte à toutes les vies même les plus résolument matérielles comme un tremblé au sens pictural du terme, est une évidence.

Paul RICŒUR, si vous m’autorisez à le citer ce soir, a trouvé les mots justes dans une conférence prononcée à Amiens en 1967 : « maintenir un but lointain pour les hommes, appelons-le un idéal, en un sens moral, et une espérance, en un sens religieux».

Ce soir-là, face à un public où certains avaient la foi, d’autres non, Paul RICŒUR invita son auditoire à dépasser ce qu’il appela « la prospective sans perspective » avec cette formule qui, je n’en doute pas, nous réunira tous ici ce soir : « Viser plus, demander plus. C’est cela l’espoir ; il attend toujours plus que de l’effectuable. »

Ainsi, l’Eglise n’est pas à mes yeux cette instance que trop souvent on caricature en gardienne des bonnes mœurs. Elle est cette source d’incertitude qui parcourt toute vie, et qui fait du dialogue, de la question, de la quête, le cœur même du sens, même parmi ceux qui ne croient pas.

C’est pour cela que le premier don que je vous demande est celui de l’humilité du questionnement, le don de cette sagesse qui trouve son enracinement de la question de l’homme et donc dans les questions que l’homme se pose.

Car c'est cela l'Eglise à son meilleur ; c'est celle qui dit : frappez et l'on vous ouvrira, qui se pose en recours et en voix amie dans un monde où le doute, l'incertain, le changeant sont de règle ; où le sens toujours échappe et toujours se reconquiert ; c'est une église dont je n'attends pas des leçons mais plutôt cette sagesse d'humilité face en particulier à ces deux sujets que vous avez souhaité évoquer et que je viens d’esquisser en réponse parce que nous ne pouvons avoir qu'un horizon commun et en cherchant chaque jour à faire du mieux, à accepter au fond la part « d'intranquillité » irréductible qui va avec notre action.

Questionner, ce n'est pas pour autant refuser d'agir ; c'est au contraire tenter de rendre l'action conforme à des principes qui la précèdent et la fondent et c'est cette cohérence entre pensée et action qui fait la force de cet engagement que la France attend de vous. Ce deuxième don dont je souhaitais vous parler.

Ce qui grève notre pays - j'ai déjà eu l'occasion de le dire - ce n'est pas seulement la crise économique, c'est le relativisme ; c'est même le nihilisme ; c'est tout ce qui laisse à penser que cela n'en vaut pas la peine. Pas la peine d'apprendre, pas la peine de travailler et surtout pas la peine de tendre la main et de s'engager au service de plus grands que soit. Le système, progressivement, a enfermé nos concitoyens dans « l'à quoi bon » en ne rémunérant plus vraiment le travail ou plus tout à fait, en décourageant l'initiative, en protégeant mal les plus fragiles, en assignant à résidence les plus défavorisés et en considérant que l'ère postmoderne dans laquelle nous étions collectivement arrivés, était l'ère du grand doute qui permettait de renoncer à toute absolu.

C'est dans ce contexte de décrue des solidarités et de l'espoir que les catholiques se sont massivement tournés vers l'action associative, vers l’engagement. Vous êtes aujourd'hui une composante majeure de cette partie de la Nation qui a décidé de s'occuper de l'autre partie - nous en avons vu des témoignages très émouvants tout à l'heure - celle des malades, des isolés, des déclassés, des vulnérables, des abandonnés, des handicapés, des prisonniers, quelle que soit leur appartenance ethnique ou religieuse. BATAILLE appelait ça « la part maudite » dans un terme qui a parfois été dénaturé mais qui est la part essentielle d'une société parce que c'est à cela qu'une société, qu'une famille, qu’une vie se juge… à sa capacité à reconnaître celle ou celui qui a eu un parcours différent, un destin différent et à s'engager pour lui. Les Français ne mesurent pas toujours cette mutation de l'engagement catholique ; vous êtes passés des activités de travailleurs sociaux à celles de militants associatifs se tenant auprès de la part fragile de notre pays, que les associations où les catholiques s'engagent soient explicitement catholiques ou pas, comme les Restos du Cœur.

Je crains que les politiques ne se soient trop longtemps conduits comme si cet engagement était un acquis, comme si c'était normal, comme si le pansement ainsi posé par les catholiques et par tant d'autres sur la souffrance sociale, dédouanait d'une certaine impuissance publique.

Je voudrais saluer avec infiniment de respect toutes celles et tous ceux qui ont fait ce choix sans compter leur temps ni leur énergie et permettez-moi aussi de saluer tous ces prêtres et ces religieux qui de cet engagement ont fait leur vie et qui chaque jour dans les paroisses françaises accueillent, échangent, œuvrent au plus près de la détresse ou des malheurs ou partagent la joie des familles lors des événements heureux. Parmi eux se trouvent aussi des aumôniers aux armées ou dans nos prisons et je salue ici leurs représentants ; eux aussi sont des engagés. Et permettez-moi d'associer se faisant également tous les engagés des autres religions dont les représentants sont ici présents et qui partagent cette communauté d'engagement avec vous.

Cet engagement est vital pour la France et par-delà les appels, les injonctions, les interpellations que vous nous adressez pour nous dire de faire plus, de faire mieux, je sais, nous savons tous, que le travail que vous accomplissez, n'est pas un pis-aller mais une part du ciment même de notre cohésion nationale. Ce don de l'engagement n'est pas seulement vital, il est exemplaire. Mais je suis venu vous appeler à faire davantage encore car ce n'est pas un mystère, l'énergie consacrée à cet engagement associatif a été aussi largement soustrait à l'engagement politique.

Or je crois que la politique, si décevante qu'elle ait pu être aux yeux de certains, si desséchante parfois aux yeux d'autres, a besoin de l'énergie des engagés, de votre énergie. Elle a besoin de l'énergie de ceux qui donnent du sens à l'action et qui placent en son cœur une forme d'espérance. Plus que jamais, l'action politique a besoin de ce que la philosophe Simone WEIL appelait l'effectivité, c'est-à-dire cette capacité à faire exister dans le réel les principes fondamentaux qui structurent la vie morale, intellectuelle et dans le cas des croyances spirituelles.

C'est ce qu'ont apporté à la politique française les grandes figures que sont le Général de GAULLE, Georges BIDAULT, Robert SCHUMAN, Jacques DELORS ou encore les grandes consciences françaises qui ont éclairé l'action politique comme CLAVEL, MAURIAC, LUBAC ou MARROU et ce n'est pas une pratique théocratique ni une conception religieuse du pouvoir qui s'est fait jour mais une exigence chrétienne importée dans le champ laïc de la politique. Cette place aujourd'hui est à prendre non parce qu'il faudrait à la politique française son quota de catholiques, de protestants, de juifs ou de musulmans, non, ni parce que les responsables politiques de qualité ne se recruteraient que dans les rangs des gens de foi, mais parce que cette flamme commune dont je parlais tout à l'heure à propos d'Arnaud BELTRAME, fait partie de notre histoire et de ce qui toujours a guidé notre pays. Le retrait ou la mise sous le boisseau de cette lumière n'est pas une bonne nouvelle.

C'est pourquoi, depuis le point de vue qui est le mien, un point de vue de chef d'Etat, un point de vue laïc, je dois me soucier que ceux qui travaillent au cœur de la société française, ceux qui s'engagent pour soigner ses blessures et consoler ses malades, aient aussi une voix sur la scène politique, sur la scène politique nationale comme sur la scène politique européenne. Ce à quoi je veux vous appeler ce soir, c'est à vous engager politiquement dans notre débat national et dans notre débat européen car votre foi est une part d'engagement dont ce débat a besoin et parce que, historiquement, vous l'avez toujours nourri car l'effectivité implique de ne pas déconnecter l'action individuelle de l'action politique et publique.

A ce propos, il me faut rappeler la clarté parfaite du texte proposé par la Conférence des évêques en novembre 2016 en vue de l'élection présidentielle, intitulé « Retrouver le sens du politique ». J'avais fondé En Marche quelques mois plus tôt et sans vouloir engager, Monseigneur, une querelle de droits d'auteur, j'y ai lu cette phrase dont la consonance avec ce qui a guidé mon engagement, m'a alors frappé ; il y était ainsi écrit - je cite – « Nous ne pouvons pas laisser notre pays voir ce qui le fonde, risquer de s'abîmer gravement, avec toutes les conséquences qu'une société divisée peut connaître ; c'est à un travail de refondation auquel il nous faut ensemble nous atteler ».

Recherche du sens, de nouvelles solidarités mais aussi espoir dans l'Europe ; ce document énumère tout ce qui peut porter un citoyen à s’engager et s'adresse aux catholiques en liant avec simplicité la foi à l'engagement politique par cette formule que je cite : « Le danger serait d'oublier ce qui nous a construits ou à l'inverse, de rêver du retour à un âge d'or imaginaire ou d'aspirer à une église de purs et à une contre-culture située en dehors du monde, en position de surplomb et de juges ».

Depuis trop longtemps, le champ politique était devenu un théâtre d'ombres et aujourd'hui encore, le récit politique emprunte trop souvent aux schémas les plus éculés et les plus réducteurs, semblant ignorer le souffle de l'histoire et ce que le retour du tragique dans notre monde contemporain exige de nous.

Je pense pour ma part que nous pouvons construire une politique effective, une politique qui échappe au cynisme ordinaire pour graver dans le réel ce qui doit être le premier devoir du politique, je veux dire la dignité de l'homme.

Je crois en un engagement politique qui serve cette dignité, qui la reconstruise où elle a été bafouée, qui la préserve où elle est menacée, qui en fasse le trésor véritable de chaque citoyen. Je crois dans cet engagement politique qui permet de restaurer la première des dignités, celle de pouvoir vivre de son travail. Je crois dans cet engagement politique qui permet de redresser la dignité la plus fondamentale, la dignité des plus fragiles ; celle qui justement ne se résout à aucune fatalité sociale - et vous en avez été des exemples magnifiques tous les six à l'instant - et qui considère que faire œuvre politique et d'engagement politique, c'est aussi changer les pratiques là où on est de la société et son regard.

Les six voix que nous avons entendues au début de cette soirée, ce sont six voix d'un engagement qui a en lui une forme d'engagement politique, qui suppose qu'il n’est qu’à poursuivre ce chemin pour trouver aussi d’autres débouchés, mais où à chaque fois j'ai voulu lire ce refus d'une fatalité, cette volonté de s'occuper de l'autre et surtout cette volonté, par la considération apportée, d'une conversion des regards ; c'est cela l'engagement dans une société ; c’est donner de son temps, de son énergie, c’est considérer que la société n'est pas un corps mort qui ne serait modifiable que par des politiques publiques ou des textes, ou qui ne serait soumise qu'à la fatalité des temps ; c'est que tout peut être changé si on décide de s'engager, de faire et par son action de changer son regard ; par son action, de donner une chance à l'autre mais aussi de nous révéler à nous-mêmes, que cet autre transforme.

On parle beaucoup aujourd'hui d'inclusivité ; ce n'est pas un très joli mot et je ne suis pas sûr qu'il soit toujours compris par toutes et tous. Mais il veut dire cela ; ce que nous tentons de faire sur l’autisme, sur le handicap, ce que je veux que nous poursuivions pour restaurer la dignité de nos prisonniers, ce que je veux que nous poursuivions pour la dignité des plus fragiles dans notre société, c’est de simplement considérer qu'il y a toujours un autre à un moment donné de sa vie, pour des raisons auxquelles il peut quelque chose ou auxquelles il ne peut rien, qui a avant tout quelque chose à apporter à la société. Allez voir une classe ou une crèche où nous étions il y a quelques jours, où l'on place des jeunes enfants ayant des troubles autistiques et vous verrez ce qu'ils apportent aux autres enfants ; et je vous le dis Monsieur, ne pensez pas simplement qu'on vous aide… nous avons vu tout à l'heure dans l'émotion de votre frère tout ce que vous lui avez apporté et qu'aucun autre n'aurait pu apporter. Cette conversion du regard, seul l'engagement la rend possible et au cœur de cet engagement, une indignation profonde, humaniste, éthique et notre société politique en a besoin. Et cet engagement que vous portez, j'en ai besoin pour notre pays comme j'en ai besoin pour notre Europe parce que notre principal risque aujourd'hui, c'est l'anomie, c'est l'atonie, c'est l'assoupissement.

Nous avons trop de nos concitoyens qui pensent que ce qui est acquis, est devenu naturel ; qui oublient les grands basculement auxquels notre société et notre continent sont aujourd'hui soumis ; qui veulent penser que cela n'a jamais été autrement, oubliant que notre Europe ne vit qu’au début d'une parenthèse dorée qui n'a qu'un peu plus de 70 ans de paix, elle qui toujours avait été bousculée par les guerres ; où trop de nos concitoyens pensent que la fraternité dont on parle, c'est une question d'argent public et de politique publique et qu'ils n'y auraient pas leur part indispensable.

Tous ces combats qui sont au cœur de l'engagement politique contemporain, les parlementaires ici présents les portent dans leur part de vérité, qu'il s'agisse de lutter contre le réchauffement climatique, de lutter pour une Europe qui protège et qui revisite ses ambitions, pour une société plus juste. Mais ils ne seront pas possibles si à tous les niveaux de la société, ils ne sont accompagnés d'un engagement politique profond ; un engagement politique auquel j'appelle les catholiques pour notre pays et pour notre Europe.

Le don de l'engagement que je vous demande, c'est celui-ci : ne restez pas au seuil, ne renoncez pas à la République que vous avez si fortement contribué à forger ; ne renoncez pas à cette Europe dont vous avez nourri le sens ; ne laissez pas en friche les terres que vous avez semées ; ne retirez pas à la République la rectitude précieuse que tant de fidèles anonymes apportent à leur vie de citoyens. Il y a au cœur de cet engagement dans notre pays a besoin la part d'indignation et de confiance dans l'avenir que vous pouvez apporter.

Cependant, pour vous rassurer, ce n'est pas un enrôlement que je suis venu vous proposer et je suis même venu vous demander un troisième don que vous pouvez faire à la Nation, c'est précisément celui de votre liberté.

Partager le chemin, ce n'est pas toujours marcher du même pas ; je me souviens de ce joli texte où Emmanuel MOUNIER explique que l'Eglise en politique a toujours été à la fois en avance et en retard, jamais tout à fait contemporaine, jamais tout à fait de son temps ; cela fait grincer quelques dents mais il faut accepter ce contretemps ; il faut accepter que tout dans notre monde n'obéisse pas au même rythme et la première liberté dont l'Eglise peut faire don, c'est d'être intempestive.

Certains la trouveront réactionnaire ; d’autres sur d'autres sujets bien trop audacieuse. Je crois simplement qu'elle doit être un de ces points fixes dont notre humanité a besoin au creux de ce monde devenu oscillant, un de ces repères qui ne cèdent pas à l'humeur des temps. C'est pourquoi Monseigneur, Mesdames et Messieurs, il nous faudra vivre cahin-caha avec votre côté intempestif et la nécessité que j'aurai d'être dans le temps du pays. Et c'est ce déséquilibre constant que nous ferons ensemble cheminer.

« La vie active, disait GREGOIRE, est service ; la vie contemplative est une liberté ». Je voudrais ce soir en rappelant l'importance de cette part intempestive et de ce point fixe que vous pouvez représenter, je voudrais ce soir avoir une pensée pour toutes celles et tous ceux qui se sont engagés dans une vie recluse ou une vie communautaire, une vie de prière et de travail. Même si elle semble pour certains à contretemps, ce type de vie est aussi l'exercice d'une liberté ; elle démontre que le temps de l'église n'est pas celui du monde et certainement pas celui de la politique telle qu'elle va - et c'est très bien ainsi.

Ce que j'attends que l'Eglise nous offre, c'est aussi sa liberté de parole.

Nous avons parlé des alertes lancées par les associations et par l'épiscopat ; je songe aussi aux monitions du pape qui trouve dans une adhésion constante au réel de quoi rappeler les exigences de la condition humaine ; cette liberté de parole dans une époque où les droits font florès, présente souvent la particularité de rappeler les devoirs de l'homme envers soi-même, son prochain ou envers notre planète. La simple mention des devoirs qui s'imposent à nous est parfois irritante ; cette voix qui sait dire ce qui fâche, nos concitoyens l'entendent même s'ils sont éloignés de l'Eglise. C'est une voix qui n'est pas dénuée de cette « ironie parfois tendre, parfois glacée » dont parlait Jean GROSJEAN dans son commentaire de Paul, une foi qui sait comme peu d'autres subvertir les certitudes jusque dans ses rangs. Cette voix qui se fait tantôt révolutionnaire, tantôt conservatrice, souvent les deux à la fois, comme le disait LUBAC dans ses « Paradoxes », est importante pour notre société.

Il faut être très libre pour oser être paradoxal et il faut être paradoxal pour être vraiment libre. C'est ce que nous rappellent les meilleurs écrivains catholiques, de Maurice CLAVEL à Alexis JENNI, de Georges BERNANOS à Sylvie GERMAIN, de Paul CLAUDEL à François SUREAU ; de François MAURIAC à Florence DELAY, de Julien GREEN à Christiane RANCE. Dans cette liberté de parole, de regard qui est la leur, nous trouvons une part de ce qui peut éclairer notre société.

Et dans cette liberté de parole, je range la volonté de l'Eglise d’initier, d'entretenir et de renforcer le libre dialogue avec l'islam dans le monde a tant besoin et que vous avez évoqué.

Car il n'est pas de compréhension de l'islam qui ne passe par des clercs comme il n'est pas de dialogue interreligieux sans les religions. Ces lieux en sont le témoin ; le pluralisme religieux est une donnée fondamentale de notre temps. Monseigneur LUSTIGER en avait eu l’intuition forte lorsqu'il a voulu faire revivre le Collège des Bernardins pour accueillir tous les dialogues. L’Histoire lui a donné raison. Il n'y a pas plus urgent aujourd'hui qu'accroître la connaissance mutuelle des peuples, des cultures, des religions ; il n'y a d'autres moyens pour cela que la rencontre par la voix mais aussi par les livres, par le travail partagé ; toutes choses dont Benoît XVI avait raconté l'enracinement dans la pensée cistercienne lors de son passage ici en 2008.

Ce partage s'exerce en pleine liberté, chacun dans ses termes et ses références ; il est le socle indispensable du travail que l'Etat de son côté doit mener pour penser toujours à nouveaux frais, la place des religions dans la société et la relation entre religion, société et puissance publique. Et pour cela, je compte beaucoup sur vous, sur vous tous, pour nourrir ce dialogue et l'enraciner dans notre histoire commune qui a ses particularités mais dont la particularité est d'avoir justement toujours attaché à la Nation française cette capacité à penser les universels.

Ce partage, ce travail nous le menons résolument après tant d'années d'hésitations ou de renoncements et les mois à venir seront décisifs à cet égard.

Ce partage que vous entretenez est d'autant plus important que les chrétiens payent de leur vie leur attachement au pluralisme religieux. Je pense aux chrétiens d'Orient.

Le politique partage avec l'Eglise la responsabilité de ces persécutés car non seulement nous avons hérité historiquement du devoir de les protéger mais nous savons que partout où ils sont, ils sont l’emblème de la tolérance religieuse. Je tiens ici à saluer le travail admirable accompli par des mouvements comme l'Œuvre d'Orient, Caritas France et la communauté Sant'Egidio pour permettre l'accueil sur le territoire national des familles réfugiées, pour venir en aide sur place, avec le soutien de l’Etat.

Comme je l’ai dit lors de l'inauguration de l'exposition « Chrétiens d'Orient » à l'Institut du Monde arabe le 25 septembre dernier, l'avenir de cette partie du monde ne se fera pas sans la participation de toutes les minorités, de toutes les religions et en particulier les chrétiens d'Orient. Les sacrifier, comme le voudraient certains, les oublier, c'est être sûr qu'aucune stabilité, aucun projet, ne se construira dans la durée dans cette région.

Il est enfin une dernière liberté dont l'Eglise doit nous faire don, c’est de la liberté spirituelle

Car nous ne sommes pas faits pour un monde qui ne serait traversé que de buts matérialistes. Nos contemporains ont besoin, qu’ils croient ou ne croient pas, d’entendre parler d’une autre perspective sur l’homme que la perspective matérielle.

Ils ont besoin d’étancher une autre soif, qui est une soif d’absolu. Il ne s’agit pas ici de conversion mais d’une voix qui, avec d’autres, ose encore parler de l’homme comme d’un vivant doté d’esprit. Qui ose parler d’autre chose que du temporel, mais sans abdiquer la raison ni le réel. Qui ose aller dans l’intensité d’une espérance, et qui, parfois, nous fait toucher du doigt ce mystère de l’humanité qu’on appelle la sainteté, dont le Pape François dit dans l’exhortation parue ce jour qu’elle est « le plus beau visage de l’Eglise ».

Cette liberté, c’est celle d’être vous-mêmes sans chercher à complaire ni à séduire. Mais en accomplissant votre œuvre dans la plénitude de son sens, dans la règle qui lui est propre et qui depuis toujours nous vaut des pensées fortes, une théologie humaine, une Eglise qui sait guider les plus fervents comme les non-baptisés, les établis comme les exclus.

Je ne demanderai à aucun de nos concitoyens de ne pas croire ou de croire modérément. Je ne sais pas ce que cela veut dire. Je souhaite que chacun de nos concitoyens puisse croire à une religion, une philosophie qui sera la sienne, une forme de transcendance ou pas, qu’il puisse le faire librement mais que chacune de ces religions, de ces philosophies puisse lui apporter ce besoin au plus profond de lui-même d’absolu.

Mon rôle est de m'assurer qu'il ait la liberté absolue de croire comme de ne pas croire mais je lui demanderai de la même façon et toujours de respecter absolument et sans compromis aucun toutes les lois de la République. C'est cela la laïcité ni plus ni moins, une règle d’airain pour notre vie ensemble qui ne souffre aucun compromis, une liberté de conscience absolue et cette liberté spirituelle que je viens d'évoquer.

« Une Eglise triomphant parmi les hommes ne devrait-elle pas s’inquiéter d’avoir déjà tout compromis de son élection en ayant passé un compromis avec le monde ? »

Cette interrogation n’est pas mienne, ce sont mots de Jean-Luc MARION qui devraient servir de baume à l’Eglise et aux catholiques aux heures de doute sur la place des catholiques en France, sur l’audience de l’Eglise, sur la considération qui leur est accordée.

L’Eglise n’est pas tout à fait du monde et n’a pas à l’être. Nous qui sommes aux prises avec le temporel le savons et ne devons pas essayer de l’y entraîner intégralement, pas plus que nous ne devons le faire avec aucune religion. Ce n’est ni notre rôle ni leur place.

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lundi 9 avril 2018

Carcassonne, pays des Cathares !

Carcassonne, pays des Cathares. Photo Réveil FM International

Au mois d'octobre dernier, Réveil FM International étions à Carcassonne, à la découverte de ce pays des Cathares. Mythe ou réalité ? Au détour de l’an mil, un peu partout en Europe, en réaction aux tentations du pouvoir et de l’argent qui travaillaient l’Église catholique, de nombreuses hérésies ont trouvé des oreilles attentives et des cœurs prêts à s’enflammer. « Nous sommes bons chrétiens », clamaient ceux que leurs adversaires appelleront plus tard Cathares et qui prétendaient revenir à « l’Eglise des Apôtres » et remettre en cause le système féodal. Pris de peur devant leur succès, le pape appelle au secours le roi de France qui, alors en conflit avec l’Angleterre, fait d’abord la sourde oreille.

Carcassonne, pays des Cathares. Photo Réveil FM International

Le pape essaie alors de contenir l ’hérésie en envoyant des missionnaires -citerciens puis dominicains. C’est un échec. Un assassinat va mettre le feu aux poudres : en 1209, Pierre de Castelnau, légat du pape, est assassiné par un écuyer de Raimond, Comte de Toulouse. Le pape Innocent III appelle à la croisade contre ceux que l’on appellera désormais les « Albigeois ». Les seigneurs du nord de la France prennent la croix et dévalent vers le Sud. Ce sera le sac de Béziers et son massacre (20 000 morts). A son propos, une phrase -dont on ne sait pas si elle est authentique, est restée dans les mémoires méridionales : « Tuez-les tous, Dieu reconnaîtra les siens ! ». Dans la foulée, ce sera la prise de Carcassonne, suivis par bien d’autres violences et exactions.

Carcassonne, pays des Cathares. Photo Réveil FM International

A raison ou à tort, beaucoup de seigneurs occitans ont été accusés d’être partisans ou au moins tolérants vis à vis de l’hérésie  : Guilhem de Peyrepertuse, Raymond de Péreille, Chabert de Barbaira, Olivier de Termes, Pierre Catala, Pierre de Fenouillet, Bernard de Congost, Roger-Bernard de Foix, Raimond comte de Toulouse, Raymond-Roger de Foix ou encore Raimond Trencavel de Carcassonne. Après avoir joué des jeux d’alliance complexes et parfois temporisé, ils se rebelleront souvent devant ce qui ressemble de plus en plus à une occupation. Les uns devront fuir, d’autres accepteront des traités et des mariages désavantageux. Au final, les « barons du Nord », au premier rang desquels Simon de Montfort, chef de l’armée croisée, feront main basse sur leurs fiefs. C’est d’ailleurs ce qui se passe à Carcassonne : c’était la ville des comtes de Trencavel, une dynastie parmi les plus puissantes du Midi au XIIe siècle. Son suzerain était jusque là, le roi d’Aragon. Et beaucoup de petits seigneurs locaux -ou des membres de leurs familles- parmi ses vassaux avait adhéré à la foi cathare. Assiégée par l’armée croisée, la ville va capituler le 15 août 1209. Raimond Trencavel est emprisonné. Il mourra en novembre 1209. Il avait à peine 24 ans.

Carcassonne, pays des Cathares. Photo Réveil FM International

Ici c’est impossible de manquer la publicité du Bureau de Tourisme du Département de l’Aude qui vous accueil au centre du "Pays Cathare". L’histoire du Languedoc au temps des Cathares est bien connue – la croisade contre ces "hérétiques", l’imposition de l’Inquisition, et la destruction de l’indépendance et culture du Languedoc par les armées de la France, font l’histoire, même ci c’est plutôt raconté du point de vue des vainqueurs. Mais moins comprise, et moins connue, est la vision et la croyance du mouvement spirituel au centre de cette histoire – à savoir le Catharisme.

Carcassonne, pays des Cathares. Photo Réveil FM International

Le première chose à dire sur les Cathares c’est que le Tourisme de nos jours, et l’Inquisition du 12ème siècle ont beaucoup recréer l’histoire pour leurs propre fins. D’abord cet nom - "Cathar" est un nom donné par les autres, tout comme celui des Quakers. Alors que nous Quaker, avons accepté cette diffamation, les Cathares, eux, n’ont jamais utilisé ce nom pour eux-mêmes. Ils étaient partiellement connus sous le nom ‘Albigensians’ comme Albi était un des centres du mouvement, mais ils étaient plutôt connus dans leur temps comme "Les Bons Chrétiens" - les "Bons-hommes" et les "Bonnes-femmes". Au commencement du 13ème siècle ce mouvement spirituel était profondément ancré dans la société du Languedoc, mais aussi dans le Nord de l’Italie, l’Est de l’Espagne et ailleurs, avec un appui de bien plus que la moitié de la population ici.

Carcassonne, pays des Cathares. Photo Réveil FM International

C’était un mouvement assez charismatique, bien connu pour ses prêcheurs et guérisseurs, bien respecté pour sa simplicité et son engagement dans la communauté, au grand contraste d’une Église Catholique plutôt riche, dogmatique et éloignée du peuple.

On peut parler d’un "Pays Cathare", car pendant deux ou trois générations ce mouvement des Bons Chrétiens était bien la croyance majoritaire dans ce Pays, mais parler des Châteaux Cathares est un peu trompeur. Presque toutes les grandes familles et propriétaires des Châteaux étaient des croyants Cathars ou au moins très tolérants envers eux avant la croisade, mais Les Bonshommes mêmes n’avaient pas d’immeubles, pas d’églises, pas de Châteaux, et dans le cas des Parfaits, pas de possessions personnelles du tout.

Comme les Troubadours, qui sont issues de la même culture et à la même époque, ils étaient les bienvenus aux hauts châteaux, comme dans les maisons de campagne, et pendant la croisade quelques haut lieux et châteaux sont devenues leur refuges. Mais les murs qu’on voit de nos jours, sont pour la plupart des fortifications bâties par les vainqueurs après cette guerre de conquête.

Carcassonne, pays des Cathares. Photo Réveil FM International

Le nom ‘Cathare’, dans son origine en Grecque : ‘katharoi’, signifie ‘pur’, et cet mot a une histoire intéressante en tant qu’appellation des communautés spirituelles. Donné au sens positif aux initiés des rites Orphiques, quatre cents ans avant notre ère, et aux Manichéens, au troisième siècle, c’est tout abord St Augustin qui a tourné le nom dans un sens péjoratif contre les dissidents de l’église, comme les Novatiens et Donatiens. Le mot cathare, ‘pur’, est alors utilisé pour parler hérétiques.

Mais, le mot hérétique, demande aussi à ce qu’on s’y attarde un peu. Dérivé du Grecque "hairesis" qui signifie ‘qui choisit’, il dénote quelqu’un qui est libre penseur, qui ne suit pas un dogme imposé par une église ou autre maître que soi même. Donc d’une certaine, façon toute religion qui crée une hiérarchie, un dogme, qui essaie d’avoir un monopole de spiritualité, va stigmatiser les autres religions et surtout les vrais chercheurs de l’Esprit, en les appellent des hérétiques.

Le Pape, Innocent III, en lançant sa croisade contre les Cathares, a déclaré que ces Bons Chrétiens, ces hérétiques pas obéissants vis à vis du pouvoir de l’Église, devaient être attaqués avec intrépidité comme s’ils étaient plus diaboliques que les Sarrasins.

Carcassonne, pays des Cathares. Photo Réveil FM International

Ce Pape, et ses prédécesseurs du 11ème siècle, ont lancé quatre croisades contre ces Sarrasins, contre l’Empire Musulman au Moyen Orient, afin de conquérir Jérusalem et la Terre Sainte. Ils ont même inventé un nouveau style de guerre sanglante – les croisades - avec un jeu de corruption qui engageaient les seigneurs féodaux et leurs armées pour leur cause. Plus qu’une obligation due à l’Église, participer aux croisades donne aux seigneurs une remise de pêchés, une remise de dettes et la promesse de butin de leur pillage. Pour bénéficie de tout cela, l’engagement dans une croisade doit être de quarante jours – c’est devenu une offre saisonnière pour les chasseurs de gloire et trésor.

Le Languedoc, plus grande que notre Occitanie aujourd’hui, au commencement du treizième siècle ne faisait pas partie de la France, mais était un pays avec une langue, une histoire et, surtout, une civilisation bien différente de cette du Nord. Dans l’Empire Romain, l’Occitanie, fait de sept provinces, assez indépendantes, était connue comme "Septimania", avec une croissance commerciale et culturelle, tournée vers la Méditerranée, bien plus sophistiquée que ses voisins les Francs. Après les Romans, les Wisigoths ont permis de continuer cette floraison, avec des gouvernements tolérants envers toutes les religions, ouverts aux développements sociaux, et avec un code juridique respectant le droit d’une autonomie de gouvernance dans les grands villes. Aussi les Wisigoths ont importé leur version de Chrétienté Ariane (nommé pour Arius, un évêque d’Alexandrie du troisième siècle,) qui considère Jésus comme entièrement humain. Il faut noter en parenthèses, que le mythe de la Madeleine, comme épouse de Jésus, réfugiée en Languedoc après sa crucifixion, faisait aussi partie de la croyance de notre région, et selon quelques sources, faisait partie de la croyance Cathare.

Après les Wisigoths, les Mérovingiens Francs du Nord ont vaincu le Sud, interrompant cette paix et ce développement, et introduisant une autre future hérésie - celle de la tradition Nazarite et de la vénération de John. Les Mérovingiens - descendants Judaïques de David, une ligne de "Sang Réal", souverains à la fois temporel et spirituel, ont donné des suites importantes dans les ambitions dynastiques de la France, et dans les pratiques ésotériques de l’autre grande institution des temps Cathares – les Templiers.

Après les Mérovingiens, l’Empire Arabe, à son tour, fait la conquête du Languedoc, mais il a plutôt apporté la paix, et de nouvelles compétences artisanales ainsi que des études académiques. Par exemple, Aristote a été lu pour la première fois dans l’Ouest dans les grands écoles de Montpellier et Toulouse en langue Arabe. Idris Shah note comment les idées Suffi furent répandues dans le Languedoc avant de revenir dans la foi Cathare et dans la poésie Troubadour. De retour à nouveau, les armées du Nord, maintenant les Carolingians, ont subjugué le Sud au huitième siècle, et c’est grâce à cette courte période que les grands seigneurs du Sud doivent leur obéissance théorique au Roi de France au temps des Cathares.

Au 13ème siècle nous trouvons l’Occitanie, dans les mains du Comte de Toulouse, Raymond, à nouveau très indépendant. Lui règne sur un pays bien étrange de la France du Nord : un pays qui a une langue bien différente, et une culture et un commerce bien plus développés. La médecin, astronomie, les mathématiques, le mysticisme, la poésie - un mélange de philosophies et enseignements florissant dans les villes gouvernées plus par un Conseil élu que par un Comte féodal.

Raymond avait les alliances avec les rois d’Angleterre, d’Aragon et de France par mariage. Quelques de ses Vi-Comtes – comme celui de Carcassonne par exemple, avaient une plus forte loyauté au Royaume d’Aragon qu’avec la France. Malheureusement il y avait un autre suzerain titulaire du pays, le Pape, qui a voulu détruire les hérésies de toutes sortes qui menaçaient ses revenues et son monopole de croyance en Languedoc. Il se tourne donc vers le Roi et les Comtes du Nord pour lancer une guerre de reconquête du Sud.

Je vais raconter en version très courte une période de guerre et destruction assez complexe. La formule de croisade est déjà en place, mais pour la première fois c’est une croisade contre des Chrétiens. Les Rois de France et de Navarre n’ont tout d’abord voulu en faire partie, mais les grands Comtes de Bourgogne et de Nevers, aux auxquelles se sont rajoutés des autres seigneurs et armées en cherche d’absolutions et de fortune, commencent à descendre la vallée du Rhône en été 1209, avec des routiers et une foule énorme – en gros, une file 6 kilomètres de long, une invasion jamais vu auparavant –le Légat du Pape en tête. Bien sûr les gros lots du pillage sont les villes et les Châteaux.

Raymond IV de Toulouse commence un long périple pour tenter de sauver son royaume, en prêtant serment à l’Église, et à la France, même si ses sympathies allaient plutôt vers ses Consuls démocratiques dans les grandes villes, et avec sa famille et ses voisins, les Cathares. Narbonne et Montpellier se mettant à genoux, et, sans s’y attendre, Béziers voir la premier siège. Son Vis-Comte, Raymond-Roger Trencavel assure ses fortifications massives et retourne vers Carcassonne pour préparer une plus grande bataille. Tout le Sud croit pouvoir tenir pendant les quarante jours de croisade et croit que ces envahisseurs vont repartir.

Malheureusement une stupide sortie des soldats de la ville a donné la chance aux routiers, des mercenaires sans pitié, de prendre une porte, d’ouvrir une brèche dans les défenses, et de commencer à saccager la ville. C’est à ce moment qu’on a demandé au Légat Papal, Arnauld Aimery, comment savoir qui était hérétique et qui était bon Catholique. L’histoire dit que sa réponse fut : « tuez les tous, Dieu reconnaîtra les siens ». Et c’est exactement ce qui c’est passé. L’entière population d’environ vingt mille personnes, hommes, femmes et enfants, Cathares, Catholiques, Juifs et toutes autres croyances furent massacrés. Béziers fut brûlée et complètement détruite. Même les gens réclamant sanctuaire dans les églises furent brûlées dedans.

Une massacre similaire à d’autres au cours des croisades précédents en Terre Sainte, mais ici en Languedoc un choc comme une bombe atomique, et une violation du code de toute chevalerie et de ses coutumes. Beaucoup de Châteaux et seigneurs dans le Comté ont tourné leur alliance pour se sauver, et la grande croisade avance rapidement vers Carcassonne, encore réputée imprenable avec sa double enceinte, de même forme que celle ré-bâtie, qu’on voit maintenant.

Ici à Carcassonne c’était : le manque d’eau, un été chaud, une foule de réfugiés entre les murs, et la capture de l’accès à la rivière qui a rapidement conduit Raymond Roger Trencavel à négocier, pour se rendre. Trencavel était emprisonné pendant la négociation en dépit des bonnes coutumes. La ville fut prise sans grand massacre, en permettant à la population de sortir des murs sans aucune possession, laissant cette fois toute la richesse de la ville aux vainqueurs. Catholiques, Juif, Cathars et autres hérétiques comme les Waldensiennes, les riches et les pauvres, ont pris la fuite sans rien d’autre que leurs chemises.

Les grands seigneurs, enrichis, peuvent retourner dans le Nord. Mais un noble mineur, Simon de Montfort, de souche Normande et Anglais, d’une famille ayant participé à la conquête d’Angleterre cent ans avant, et lui ayant l’expérience des croisades les plus récents, a vu l’opportunité de créer son propre royaume. Il a continué à siéger et à prendre d’autres Châteaux forts dans les domaines de Trencavel,même sans une grande armé. Sa cruauté est devenue légendaire et en 1210 il a commencé, dans la ville de Minerve, un série de bûchés d’hérétiques en masse qui refusaient de se convertir. A Lavaur c’était quatre cents Parfaits Cathares brûlés vif tous à la fois dans le plus grand bûché de cette sombre histoire.

De Montfort reprend une nouvelle vague de croisés sous son commandement et fait des conquêtes féroces dans un pays incapable de se réunir et de se défendre. Éventuellement, Pedro, Roi d’Aragon rejoint la cause du Languedoc, qu’il considère en partie comme son royaume, mais il est battu au Bataille de Muret en 1213.

Ce n’est qu’à partir de 1218, quand Simon de Montfort est tué sous les murs de Toulouse, que cette guerre commence a tourné en faveur du Comte Raymond qui essaie toujours de préserver une Languedoc indépendante. Dans les premières quinze années de croisade, le grand historien Cathare, Napoléon Peyrat, estime un million de morts. C’était une bataille à la morte entre deux civilisations, l’une Français, Catholique, hiérarchique, et l’autre Occitane, libre penseur, plutôt Cathare et avec fortes idées de démocratie. C’est tentant de vouloir créer la mythe d’une bataille entre illumination et domination.

Mais le pays était trop affaibli pour récupérer. Les possessions de Montfort sont passé au Roi Philippe Augustus de France, et à sa mort, sa femme, Blanche de Castille, régente pour le jeune Louis IX, relance la guerre avec une nouvelle stratégie de terre brûlée dans les pays de la Garonne afin d’écraser toute opposition à sa domination. Au Traité de Meaux, en 1229, le Comte Raymond a dû prêter alliance à la couronne Française et à l’Église Catholique, la terrible croisade prend fin, et le Languedoc perd son indépendance, tant politiquement, que au niveau de l’esprit.

Mais en même temps une autre force encore plus destructive se lance. Dominic de Guzman, envoyé par le Pape, obtient l’autorisation de faire l’Inquisition, une méthode plus ou moins inventée ici, façonnée pour combattre les Cathares et autres hérétiques. Des Inquisiteurs font enregistrer tout le monde, forcent les confessions d’hérésie et de connaissance des hérétiques, avec des rémunérations pour ceux qui parlent et la confiscation des biens et punitions pour les coupables. Et toujours le bûché pour ceux qui tiennent à leur foi. L’Inquisition était efficace dans la destruction de toute confiance et liens de communauté, et a crée un enfer de peur sur terre. La torture était admise.

L’opposition des Seigneurs Occitans maintenant sans terres – les ‘faidits’ - et les Cathares clandestins ont perduré un peut partout, mais le siège de Montségur en 1243 peut être vu comme un dernier et emblématique échec. Montségur, en Ariège, était fortifié pour être un refuge par des familles Cathares, et avant sa chute c’était un village de cinq cents âmes perché sur ce rocher forteresse. Il y avait une forte concentration des Parfaits réfugiés.

Parfaits – ces initiés œuvrant comme un clergé, hommes et femmes égaux, dédiés au service de la communauté, et avec une vision spirituelle extraordinaire. Et nous voyons ici une bon exemple. Après plus d’un an de siège, comme le Château était bien fourni par ses sympathisants du pays, les forces de la France ont enfin forcé sa capitulation en mai 1244. Les Cathares avaient négocié quinze jours de trêve avant de sortir pour faire face à leur destin. Toute personne prête à renoncer à son hérésie et à plier le genou face à l’Église de Rome et de Roi de France peuvent partir vivante, les Cathares fermes seront brûlés vif.

Pendant ces deux semaines, onze soldats qui auraient pu partir et rendre leurs armes, ont, au contraire, choisi de se convertir en Cathare Parfait, ainsi qu’une dizaine des femmes des familles Cathares. Donc les Parfaits destinés au bûché a augmenté, et deux cents dix personnes sont descendues de leur propre volonté vers l’énorme bûché, en chantant et sans peur. Leur dévouement, leur assurance d’où ils vont au-delà de la mort, et l‘accueil de la destruction de leur chair, fut reconnu par tous. Cette foi et cette vision, ici et à plusieurs autres horribles auto-da-fé, est remarquable.

Pour entrer dans cette état de grâce les Cathares avaient un sacrement – le seul, dans le mesure qu’ils n’observent pas ni la Messe ni le baptême. Ce sacrement était le Consolomatum. La plupart des Cathares étaient des ‘croyants’ ou sympathisants. Seulement les Parfaits pouvaient donner le Consolomatum. Cette grâce était réservée pour les mourants, ou aussi les initiés qui avaient fait une longue préparation pour devenir Parfait.

Devenir Parfait était une espèce de mort. On meurt à la vie normale et on se consacre à une vie en pleine conscience du monde de l’esprit. Après avoir reçu le Consolomatum, notre Parfait ne peut plus manger de produits animaux, doit renoncer à ses possessions personnelles, faire quatre longs jeunes dans l’année, s’abstenir de sexe et vivre au service de la communauté. Mais plus que ces obéissances externes, ce sacrement était un passage vers l’illumination, une entrée dans un état de grâce, une conversion vers une vie en pleine connaissance de la divinité.

Et donc, le mourant est préparé pour son passage vers cet autre monde, la porte était ouverte pour qu’il voit son chemin; et le Parfait, qui peut continuer sa vie, vit dans les deux mondes – un vrai Fils de Dieu, en complet communion avec le Christ. Donc, perdre le corps dans le bûché n’était pas vu comme une souffrance mais comme une délivrance. Ces Parfaits étaient reconnus pour être lumineux, rayonnants.

Un Parfait, homme ou femme, peut être un jeune appelé par l’esprit, mais souvent il est plus âgé, une fois que les responsabilités de famille et travail ont été assumées. Comme la tradition Brahmane des Hindous, il consacre le dernier volet de sa vie à ce dévouement et au service. Plusieurs Châtelaines, femmes des nobles, sont devenues Parfaits. Dans la plupart des Châteaux, les Parfaits étaient les bienvenus comme les Troubadours. Les Cathares étaient appelés ‘L’Église d’Amour’ et les Troubadours chantaient le même esprit d’amour.

Les Parfaits étaient les prêcheurs et les guérisseurs. Avant cette croisade il y avait plusieurs grands débats publics organisés par les Catholiques afin de discuter de la théologie. Ces longs débats, bien populaires, n’ont guère changé l’opinion publique massivement favorable aux Bons Chrétiens. Dominic, avant de lancer l’Inquisition, a adopté le style de pauvre prêcheur sans grand succès, avant de dire que, si les mots ne suffisent pas, il doit prendre le bâton.

Les Bonnes-femmes étaient connues pour leur connaissance de la médecine par les herbes, et de la guérison par l’imposition des mains. L’imposition des mains était aussi une partie importante du Consolomatum, que les Parfaits réclamaient en ligne direct des première apôtres. Cette revendication d’être la vraie église du testament de Jésus et que l’église de Rome était un imposteur malin, était renforcée, en effet, par la haine et la violence montrées par les forces catholiques. Un autre indice de leur authenticité comme vrais chrétiens vient des études modernes des manuscrits de Nag Hamadhi.

Des professeurs étudiant le peu de textes Cathares qui ayant survécu à l’Inquisition, revendiquent que ces textes montrent une connaissance des écritures plus récemment ré-découvertes en notre temps - des Évangiles Philippe, Marie, Thomas et le Gnostic Judas. Nous savons bien que, comme les Quakers, ils avaient une place spéciale pour le premier chapitre de l’Évangile de John, mais il est presque certain qu’ils ont aussi gardé d’autres textes très différents de ceux que celles autorisés par l’église à l’époque. Ces textes étaient leur plus grand trésor.

Ils n’étaient pas pauvres car ils étaient si bien soutenus par les seigneurs et les paysans de partout, mais ils n’accordant pas d’importance à l’argent. La légende d’un trésor sorti subrepticement de Montségur à sa capitulation, concernerait, nous pensons, de précieuses copies des Évangiles bien différentes du choix étroit des éditeurs de la Bible actuelle.

Nous savons aussi qu’ils prêchaient des textes de la Bible en Occitan, en langue d’Oc, comme les Waldensians, l’autre grand mouvement hérétique de ces temps, défiant ainsi la doctrine de l’église Romane qui interdisait toute bible en langue courante. Les Wisigoths et les Bulgares avant eux ont déjà importé ici des traductions de la Bible. L’étude des textes dans les universités de ce royaume de libre penseurs, et le partage parmi les peuples, était une grande menace au monopole de l’église de Rome.

Nous savons bien que le Christianisme est la création de l’Empereur Constantine et le Concile de Nicea au quatrième siècle, et que cette nouvelle orthodoxie a œuvré avec zèle pour la destruction de tout autres textes sauf les peu autorisés. Tout autre enseignement et pratique de spiritualité étaient nommés des hérésies, digne d’être éradiquées. Le sac de la grande bibliothèque d’Alexandre plongeait ce monde hétérodoxe dans une sombre ignorance et contrôle des pensées.

Aussi, des traductions en Occitanie montrent des idées bien différentes de dogme Catholique. Les Cathars utilisent ‘Notre Père’ dans toutes leurs cérémonies connues, mais pour eux quelques phrases ont un sens plus profond. Par exemple « donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour », semble une demande toute banale, mais dans la traduction Cathar c’était : « donne-nous notre pain supra-substantiel »

- une nourriture spirituelle et non physique, et une traduction plus proche de l’originale en Arhamaic. Les Cathares étaient des Chrétiens, mais des Chrétiens bien différents de l’église hégémonique et hiérarchique de Rome. Ann Brennon, une des historiennes de nos jours la plus réputée sur les Cathares, les appelle « Chrétiens sans la croix ». Pour les Cathares, notre salut ne se trouve pas dans la crucifixion de Jésus mais dans son enseignement, et la transformation personnelle dans une plénitude de connaissance. Donc ils étaient proches des chrétiens de l’hérésie Arian, bien ancrée ici en Languedoc, même avant les Catholiques. Et de cette même manière nous pouvons les décrire comme gnostiques.

D’une façon, tout hérétique est gnostique – la sagesse se trouve dedans, pas dehors, la spiritualité n’est pas rationnelle mais fait d’expériences, donc souvent exprimée en mythe et symbole. Je veux dire que nous, les Quakers, sommes dans cette tradition gnostique de l’église primitive après Jésus, et donc aussi de cette tradition encore plus ancienne qui nous lie, comme les Cathares, aux Esséniens, Manicheans, Zoroastrians, et bien plus loin avant.

Simone Weill dit « le peu que nous connaissons des Cathares nous montre qu’ils étaient dans une façon les héritiers de la pensée de Platon, de l’enseignement et des mystères de cette civilisation avant les Romans qui ont entouré la Méditerranée et le Moyen Orient. » Donc héritiers de cette quête éternelle d’esprit, éveillés ici dans notre vie sur terre, qui ouvre notre âme à l’esprit pur – au Christ. Pour les Gnostiques, le Christ est le dieu incarné en nous – une vision très Quaker – l’âme divine, commune à tous, même si bien cachée derrière nos désirs et égoïsme. Un Gnostique accepte que Krishna est le Christ des Hindous, et Zoroastre le Christ des Perses, etc.

Et de cette manière nous pouvons comprendre les légendes mystiques du Graal. Ce n’est pas un trésor sur terre, mais le façonnage de notre matière terrestre en coupe pour recevoir le plus haut Esprit, planté sur terre et ouvert au ciel. Parmi les mythologies modernes concernant les Cathares et les Templiers il y a beaucoup de théories sur le Graal, mais la vérité ici est gnostique, le Graal se trouve en soi-même, pas dans un objet ou trésor extérieur.

Les Parfaits, les initiés, ces hommes et femmes, voyageaient par deux pour prêcher la parole de Dieu et servir le peuple, comme les premières apôtres. Ils n’ont jamais bâti d’églises, préfèrent rencontrer les gens dans les maisons ou sur les places du village, et plus tard en secret dans les forêts. Il y avait des maisons Cathares avant la persécution pour les communautés des croyants – spécialement pour les femmes seules ou pour les artisans – le travail de tisserand est assez commun entre eux - mais bien sûr la plupart des croyants étaient les paysans des campagnes ou les habitants des villes, des travailleurs de la terre, les artisans, les nobles ainsi que les pauvres.

Comme les Quakers, un Cathare croyant, Cathare ordinaire, pratiquait la vérité, il ne peut pas jurer, il cherche la simplicité, il garde un respect aux autres, et œuvrait toujours pour la paix. On voit les familles des Bonshommes prenant armes à leur défense quand la persécution commence, prenant armes pour défendre leurs prêtres pacifistes, si précieusement respectés. Entre eux fleurissaient cet esprit de démocratie, d’égalité, de fraternité qui est typique de cette période d’ouverture et d’illumination, et que d’autres historiens, plus laïcs, voient comme précurseur des valeurs républicaines bien plus tard. Les croyants n’étaient pas obligés d’être végétarien ou retraité de la vie comme les Parfaits. En effet, ils ont bien suivi les valeurs connues en tant qu’Occitans : ‘Pretz’ : noblesse d’esprit, ‘Paratge’: égalité, la divinité de tous, ‘Convivienza’ : tolerance et gentillesse. Nous ne pouvons pas séparer cette mouvement spirituel de son environnement culturel, ici dans le Midi, dans ces temps de grande ouverture d’esprit. Et nous ne pouvons pas dire que le Catharisme était un mouvement spirituel bien défini, mais plusieurs communautés avec des croyances un peu différent, unies en effet par cette opposition enragée des catholiques.

Quand, sur la route, un croyant rencontre un Parfait, la phrase utilisée était souvent : « faites de moi un bon chrétien, et portez-moi vers une bonne fin ». Témoignage d’un pouvoir de bénédiction des Parfaits et de leur vision que cette vie nous prépare à la suite. Que nous devrons nous préparer ici dans la beauté et le chaos de la matière, où il y a du bien et du mal, pour la vie d’esprit, la vie plus réelle.

Il y a une tendance à considérer les Cathares comme dualistes, croyant que la terre est la création de Satan, demi-dieu en conflit éternel avec le bon Dieu, et que notre incarnation est un désastre spirituel que nous devons quitter au plus vite. Mais ça c’est bien une fabrication de l’Inquisition afin d’exagérer l’ascétisme et l’attitude de nos Cathares, nos ‘purs’.

Il y avait quand même un fort héritage Manichean dans leur croyances et pratiques. Mani était un inspiré du troisième siècle qui a uni les grands fleuves religieux de son temps, Bouddhisme, Christianisme, Mithraïsme et Zoroastrisme, Judaïsme et les Esséniens, dans une nouvelle foi, syncrétique, inclusive. Il reconnaît Jésus, Bouddha, Zoroastre, Abraham, Enoch, Platon, Hermès, et Mani lui même, comme étant tous des incarnations du divin.

Cette religion était au troisième siècle la plus répandue dans le monde, la religion universelle de son ère – souvent oubliée dans nos histoires, puis disparue après les féroces attaques du Zoroastriens en Perse et de l’Église de Rome en Europe.

Les Cathares montrent beaucoup de traits Manichean, mais leur dualisme n’était pas plus absolu, pas plus noir et blanc qu’en effet, celui des Catholiques. Le lien plus certain avec ces Manichéistes était en 1187, quand une délégation des Bogomils de Bulgare – direct survivants du Manichéisme, est venue en Languedoc pour organiser cet mouvement des Bons Chrétiens en formant des épiscopats.

Leur organisation montre qu’il existait déjà un mouvement bien hétérogène en Occitanie, même s’il ne s’est jamais considéré comme Église, et jamais prononcé comme Manichean. Le fait de prendre une démarche initiatique, devenir ‘pur’, s’abstenir du sexe et de viande, voyager en pair pour prêcher, faire circuler des textes mystiques, sont tous une continuité des pratiques de Manichéisme, mais leur engagement dans leur société, l’esprit d’amour qui les associait avec les Troubadours, leur héritage d’illumination, tous témoignaient d’un dualisme bien mitigé.

Pour eux le but de la vie ce n’était pas de s’échapper du monde mais de découvrir le monde de l’esprit dans cet royaume de bien et de mal, de travailler pour l’éveil des esprits humains pour pouvoir entrer pleinement dans notre vie de ciel par la suite.

Et bien sûr ils croyaient en la réincarnation, comme les premiers chrétiens. Ils croyaient que nous revenons sur terre en plusieurs incarnations afin d’apprendre à vivre l’esprit dans la matière et redevenir une âme éveillée, unie avec le divin et en co-création avec le divin. Bien sûr, comme Quaker, je sens des fortes sympathies avec ces Cathares. Hommes et femmes d’un autre siècle, fiers d’une vision spirituelle du divin en chacun, un mouvement de liberté de pensés, d’égalité, de pacifisme, une fraternité dédiée à vivre leur foi dans le service aux autres, pour leur bonne évolution d’âme et de corps.

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dimanche 8 avril 2018

Laurent Monsengwo-Robert Mbelo: Ni polémiques ni invectives sur la jeunesse congolaise... de la diaspora congolaise!

Le Cardinal Laurent Mosengwo pasinya lors de la messe célébrée le dimanche 25 mars 2018 au stade Tata Raphael de Kinshasa

Entre fils et filles d'un même pays, on doit se parler sans tomber dans l'invective ou la polémique. Par respect pour Laurent Monsengwo, Cardinal de la République démocratique du Congo et Archevêque de Kinshasa, le diplomate honoraire Robert Mbelo lui répond sur son homélie du dimanche des rameaux, le 25 mars dernier, au Stade Tata Raphaël à Kinshasa, sur la jeunesse congolaise. Sans détour, Robert Mbelo reproche au Cardinal d'avoir voulu diviser la jeunesse de RDC à celle de la diaspora. Et c'est un Robert Mbelo qui se fait avocat de la jeunesse congolaise de la diaspora. Sans ambages, il informe le Cardinal sur les réalités et apports de la diaspora congolaise tant ignorée et méprisée par le régime d'imposture, d'occupation et de prédation qui sévit en RDC.

Robert Mbelo, diplomate honoraire résident à Londres

la jeunesse congolaise: celle qui vit au pays et celle de la diaspora. Que l'on aime ou non, le diplomate honoraire Robert Mbelo a l'esprit vif, pas salangue dans sa poche et une plume acerbe. Voici sa contribution publiée quelques heures seulement après l'homélie de Laurent Monsengwo au stade Tata Raphaël, mais que Réveil FM International se permet de diffuser aujourd'hui.

Le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya avait interpellé les jeunes, le dimanche 25 mars dernier au stade Révérend Père Raphaël de la Kethulle, à l’occasion de la messe dite des rameaux. L’archevêque de Kinshasa avait demandé aux jeunes de dépasser le stade de la critique et de s’impliquer dans tous les secteurs de la vie du pays. « Jeunes de Kinshasa, l’avenir du pays est entre vos mains. L’avenir du pays vous appartient. Certes, vous avez le droit de reprocher aux aînés et aux hommes politiques d’avoir sacrifié votre génération. Vous avez raison de reprocher aux politiciens et à la classe dirigeante de notre pays d’avoir échoué. Mais qu’entendez-vous faire pour redresser la barre ? Le pays a besoin de vous dans les secteurs de la vie politique, économique, sociale et culturelle, religieuse. Etes-vous prêts pour prendre en mains les destinées de la nation et à assumer vos responsabilités ? », avait-t- il dit du haut de ses 78 ans.

Face aux fidèles catholiques venus nombreux au stade Père Raphaël, il avait également interpellé les jeunes de la diaspora. « Qu’entendez-vous faire ? Que de jeunes cadres universitaires brillants et capables préfèrent rester en Europe ou en Amérique, pour attendre que d’autres remettent le pays sur les rails afin qu’ils viennent ensuite cueillir les fruits des peines et des sacrifices, des risques et de la sueur des autres ? Dans un autre ordre d’idées, combien de jeunes font des enfants dont ils abandonnent la charge aux parents ? Que de jeunes, beaux et forts, restent à la maison, attendant qu’un autre leur trouve un emploi ?», avait-il ajouté.

PEUPLE CONGOLAIS,

Si la premiere partie du dicours du Cardinal Monsengwo a fait adhésion de tous, mais sa deuxième partie a déçu beaucoup des jeunes de la diaspora lorsqu’il dit: “Que de jeunes cadres universitaires brillants et capables préfèrent rester en Europe ou en Amérique, pour attendre que d’autres remettent le pays sur les rails afin qu’ils viennent ensuite cueillir les fruits des peines et des sacrifices, des risques et de la sueur des autres...”

Loin de moi l’idée de créer une polémique inutile, je vais ici rétablir la vérité sur l’apport fusse-t- il modeste de la diaspora congolaise dans notre pays et ce sur divers plans. Mais avant d’entrer dans le vif du sujet, je voudrais exprimer ici les inquiétudes des congolais de la diaspora sur cette attitude du Cardinal à leur égard. Car disent-ils tous ne rien comprendre ce qui leur semble comme un « rejet », alors que c’est la diaspora qui l’a élu comme « administrateur » et c’est elle qui milite ardemment pour c’est soit lui qui conduise la transition sans Kabila, comme Président de la République jusqu’aux élections qui seront organisées par les Congolais eux-mêmes après s’être débarrassé de l’occupation et de tout son système. Là, c’est au Cardinal lui-même de répondre.

I.- L’APPORT DE LA DIASPORA DANS L’EVEIL DES CONSCIENCES DU PEUPLE CONGOLAIS SUR LA VÉRITÉ VRAIE DE LA SITUATION POLITIQUE EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO.

PEUPLE CONGOLAIS,

C’est la diaspora congolaise qui a travers les écrits de M. Honore Ngbanda, qui a le premier a annoncer et a dénoncer au monde entier, l’agression, l’invasion, l’occupation dont notre pays est victime et aussi de fustiger des multiples tentatives de la balkanisation. En lisant ses livres et ses messages divers et en suivant ses vidéos, vous vous rendrez compte que celui-ci, qu’on l’aime ou que l’on n’aime pas, celui-ci a su mettre la vérité sur la place publique et a battu en brèche les mensonges que les médias-mensonges occidentale et ceux du pouvoir d’occupation continuent de vous abreuver tous les jours.

Pour vous en convaincre, je vais vous rafraîchir la mémoire en vous présentant ici quelques uns de ses apports dans l’éveil de nos consciences collectives :

A.- Ses livres et écrits ci-dessous :

1. Ainsi sonne le glas;

2. Crimes organises en Afrique Centrale;

3. Enquête sur le fonctionnement du réseau d’infiltration et du système d’occupation de la République Démocratique du Congo par le Rwanda;

4. Stratégie du Chaos et du mensonge coécrit avec Patrick Mbeko;

5. La Lettre d’Honoré Ngbanda aux Évêques et Membres de la CENCO en RDC du Lundi 12 Février 2018;

B.- Ses vidéos les plus pertinentes

1. Le plan Mokolo https://youtu.be/Xk013YM6Gx8

2. Révélations et Appel d'Honoré Ngbanda suite à la réunion du Tutsi power à Gisenyi(Lingala) https://youtu.be/SsEAuxwQuIw

3. Adresse d'Honoré NGbanda, Président de l’APARECO à la Conférence de Presse au Press Club Europe à Bruxelles du 01 Mars 2018 https://youtu.be/YVTP0MtYd4Q

4. Honoré NGBANDA, President de l’APARECO Face à la Presse Kinoise: Un entretien Exceptionnel et Sans Tabous Samedi 17/03/2018 https://youtu.be/hXwwJkPSu98

5. Message d’Honoré Ngbanda à la jeunesse congolaise du Mercredi 31/01/2018 https://youtu.be/hJfzTzaYIu0

II.- L’APPORT DES MÉDIAS ET AUTRES MEMBRES DE LA DIASPORA CONGOLAISE DANS L’EVEIL DES CONSCIENCES COLLECTIVES DU PEUPLE CONGOLAIS SUR LA SITUATION POLITIQUE D’OCCUPATION EN RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO.

1. Patrick Mbeko, ses livres et ses vidéos;

2. Mme Candide Okeke, ses écrits dans « l’œil du Patriote » et ses vidéos;

3. Mama Cathy Botuli, Jacques Nsiku Lutete, Mbelo Lisaliko Wenda, assisté par Gregore w’Aputpa, dans l’émission « Analyse et commentaires » diffusée chaque dimanche a 21h30 ‘ heures de Kinshasa sur radio « Congo-horizons »;

4. Apareco TV avec Gregoire W’Atupa;

5. Les messages et conférences de M. Paul Kahumbu, coordonnateur du Conseil National de la Résistance Congolaise;

6. Les interventions par vidéos de plusieurs dirigeants de l’APARECO, notamment celles du Vice-président, Alphonse Ebama et du Secrétaire Général Yango w’ethiko;

7. Les écrits de MM. Mbelo Lisaliko Wenda, Paul-Augustin Litanga Sileki et de Mme Moto Baluti Bauna, dans les « Réquisitoires » publiés par Zaire_Renaissance;

8. Les écrits de Freddy Mulongo, dans Réveil FM International;

9. Les écrits de Roger Bongos, dans Afrique Rédaction;

  10. Kerwin Mayizo, dans ses émissions « L’Analyse »;

11. Fabien Kusuanika, dans « actualités expliquées »;

12. Pasteur BOBO dans « actualités compliquées »;

13. Les videos de Mike Mutombo et de Maitre Jérôme de l’Afrique du Sud;

14. Les interventions vidéos du Professeur Kilele de l’Afrique du Sud;

15. Plusieurs vidéos de Kwebe Kimpele, sur le Roi Léopold II et sur les forfaitures et mensonges rwandaises;

16. Plusieurs vidéos de M. Odon Mbo, Président du CCDP, sur l’occupation, la crise identitaires et sur les collabos;

17. Les nouvelles de la télévision du CCDP;

18. Les videos et émissions en direct de Shekina Katalayi, le mvuluzi, dans RHEMA TV;

19. Les émissions quotidiennes de Jean-Claude Mubenga, dans « les nouvelles de chez nous »;

20. Les émissions quotidiennes de Maitre Djino Will de « l’Éveil Patriotique »;

21. Les émissions quotidiennes de Jacko Sayala, le Syndicat du Peuple;

22. Les émissions quotidiennes de Jean-Guy Kikamba de Londres;

23. Les émissions radio dominicale du Commandant Guy Alingabo sur radio Anvers a Anvers en Belgique;

24. Libita Libongo de radio TV Bendele;

25. Les interventions de Martin Sali et de Blandine Diafutua de RCK;

Toutes ces personnes, tous ces livres, documents, vidéos, et émissions, cités ci-haut ont contribué, et continuent de contribuer à l’éveil politique de l’ensemble du Peuple Congolais, si bien qu’un Shegue (garçon de rue), sait que notre pays est sous-occupation, et que « Joseph Kabila » est un sujet rwandais. Pour en savoir plus, cliquez sur ce lien :

https://youtu.be/1yq4oIdc_Nw.

Ce ne sont ni Jeune Afrique, TV5, France24, CNN, RTNC, le Phare, le Potentiel ou autres congolais qui l’ont fait et qui le feront.

A part Ne Mwanda Nsemi, qui avait osé dénoncer Hyppolite Kanambe et le régime d’occupation, personne en République Démocratique du Congo n’a osé le faire.

Qu’en est-il des médiocres leaders politiciens congolais, qui au lieu de quitter toutes les institutions actuelles, au contraire, ils se pavanent tous, comme des moutons pour créer, sur instruction de l’usurpateur Hyppolite Kanambe, et des décideurs racistes blancs de la communauté mafieuses occidentales a créer des plates-formes électorales pour des élections qui n’auront jamais lieu, et ils le savent.

Nous savons tous que tous les leaders politiques congolais du PALU, UDPS, (morcelées en plusieurs ailes) MLC,UNC, ECIDE, FONUS, G7, du RASSEMBLEMENTet autres partis affidées au RCD/Goma, ont été tous corrompus pour participer a ce cirque. Alors, comment est-ce- que ces jeunes de Kinshasa pourront s’impliquer dans tous les secteurs de la vie du pays, lorsque déjà leurs leaders se laissent corrompre par les occupants pour être à leurs services; nous ne voyons pas comment ces jeunes peuvent s’en sortir!

Qu’en est-il des évêques de la CENCO, qui avaient du mal à répondre aux questions leurs posées par la diaspora congolaise du Canada ?

https://youtu.be/iEIz_zjMBT0

III. L’APPORT DES MARCHES DES CONGOLAIS DE LA DIASPORA POUR FAIRE CONNAITRE DE PAR LE MONDE LE DRAME DU PEUPLE CONGOLAIS

Les plus grandes marches ont été organisée par la diaspora congolaise datent depuis l’année 2005, à Londres, Bruxelles, Paris, Johannesburg. Mais lorsqu’elle s’était rendue compte des nombreuses distractions créées par des musiciens venant de Kinshasa pour organiser des concerts qui venaient étouffer leur combat. Prenant conscience de ces faits, les Congolais de la diaspora ont interdit tous les concerts des musiciens congolais des orchestres congolais de la RDC de venir se produire en Europe, y compris ceux des « musiciens Chrétiens », y compris les prêches des pasteurs en provenance de Kinshasa.

Ayant pris cette résolution, ils ont multiplié des marches et manifestations diverses pour se faire entendre de par le monde. Je ne peux pas dater toutes, les marches mais, sachez que, même si les médias occidentaux n’en font pas cas, certaines personnalités occidentales s’élèvent pour dénoncer comment leurs frères racistes blancs et leurs multinationales maintiennent la République Démocratique du Congo sous occupation et le peuple congolais sous esclavage. Des rares personnalités occidentales à dénoncer l’imposture de Joseph Kabila, cliquer sur ces liens :

1.-https://youtu.be/JHG6WDQokL8;

2.- https://youtu.be/CBhJN4Z0hY8;

3.- https://youtu.be/sUV09lZoaGU;

Pour le Conseil de sécurité, il n’y a pas de débat, la priorité reste la tenue des élections prévues le 23 décembre prochain pour remplacer le président Joseph Kabila et aboutir à une alternance pacifique du pouvoir. Les diplomates restent néanmoins prudents. « La période électorale qui s’ouvre est cruciale pour l’avenir de la RDC mais aussi de la région dans son ensemble, a déclaré François de Delattre, le représentant français. Le défi est historique, dans un contexte délicat. Sans élections crédibles et acceptées par tous, c’est la stabilité du pays et de toute la région qui est en jeu.

  PEUPLE CONGOLAIS,

Sachez que la Charte est au dessus de toutes les résolutions de l’ONU notamment Le paragraphe 7 de l’Article 2 stipule que : « rien n’autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d’un État, mais que ce principe ne porte en rien atteinte à l’application des mesures de coercition prévues au Chapitre VII de la Charte. Le Répertoire couvre des situations où le principe de non-intervention des Nations Unies a été soulevé et où l’autorité du Conseil à intervenir dans une situation particulière a été mise en question »

Par conséquent, l’accord de la St Sylvestre ne peut pas être évoquer ici, car une simple résolution du conseil de sécurité, ne peut pas s’arroger les pouvoirs régaliens reconnu à un État indépendant. Sachez que même les délibérations orales des conseils coutumiers de nos villages ont une valeur juridique et une portée politique au dessus du texte hérétique de l’accord de la St-Sylvestre car les décisions de ces conseils de village, s’imposent a tous les villageois même aux visiteurs étrangers. Ce qui n’est pas le cas de cet accord et pourquoi ?

1. C’est un accord anti-constitutionnel ;

2. C’est accord extra-constitutionnel ;

3. C’est accord privé, signé par des personnes qui n’ont ni qualité ni titre pour engager la République Démocratique du Congo que se soit sur le plan des institutions internes et internationales. Pourquoi ? parce que sur le plan légal interne, le protocole d’État, quelque soit nos contestations, et jusqu'à preuve du contraire, C’est « Joseph Kabila » qui engage la République Démocratique du Congo. Sur le plan légal international, le protocole des Nations-Unies, reconnait, Joseph Kabila, Président de la République Démocratique du Congo, Bruno Tshibala, Premier Ministre de la République Démocratique du Congo et Leonard She Okitundu, vice-Premier Ministre et Ministre des Affaires Étrangères de la République Démocratique du Congo, comme les seuls autorités habilitées à engager la République Démocratique du Congo, dans les négociations internationales.

4. Les signataires de cet accord n’ont plus sur le plan légal de mandat électif et ne peuvent donc plus se prévaloir de celui-ci pour dire qu’ils ont le mandat du peuple. Tous ceux qui comme Ève Bazaiba, prétendent que le Peuple Congolais a accepté l’accord mafieux de la St-Sylvestre, mentent a l’opinion publique nationale et internationale et par ricochet mentent à leurs jeunes militants...

5. Certains signataires de cet accord n’avaient pas, au moment des négociations et de la signature de cet accord, les facultés intellectuelles adéquates pour comprendre les méandres, les pirouettes et subterfuges juridiques entourant celui-ci ; de ce fait leurs consentements étaient viciés, c’est l’une des conséquences de sa caducité.

6. L’accord n’a jamais été signé par le principal protagoniste a savoir, Joseph Kabila lui-même ; doit-on juridiquement lui opposer un document qu’il n’a jamais signé ou qu’il n’a jamais tout simplement lu ?

IV. L’APPORT DE LA DIASPORA CONGOLAISE DANS LE SECTEUR ECONOMIQUE DE LA RÉPUBLIQUE DÉMOCRATIQUE DU CONGO.

Jamais, alors jamais, les Congolais de la diaspora « n’attendent que d’autres remettent le pays sur les rails afin qu’ils viennent ensuite cueillir les fruits des peines et des sacrifices, des risques et de la sueur des autres ?”

PEUPLE CONGOLAIS,

Cette assertion du Cardinal Monsengwo, suggérait à ceux d’entre-vous qui ne connaissent pas les réalités que vivent les Congolais de la diaspora, comme étant des désoeuvrées qui attendent le Père Noël pour leur donner des cadeaux et quoi sais-je encore; la réalité elle est tout autre. Ici, lorsque vous ne travaillez pas, vous ne pouvez rien faire. Voici le parcours du combattant des Congolais vivants à l’étranger, celui-ci diffère d’un pays a l’autre, mais en règle général, le parcours est à peu près le même. Les Congolais de la diaspora ne vivent pas au Paradis:

1.- Le parcours du combattant des Congolais de la diaspora

1. Il faut se battre pour obtenir sa carte de séjour; ( beaucoup attendent ce sésame pendant plus de 10 ans ou plus), cela dépend des pays. Il ne pas facile d’obtenir un séjour dans des pays comme la Belgique, la France ou la Suisse.

2. Il faut se battre pour obtenir le permis de travail;

3. Il faut se battre pour trouver du travail;

4. Il faut se battre pour obtenir une assurance maladie ou une carte de sécurité sociale;

5. Il faut se battre pour trouver un logement;

ici il faut dire que certains logeur sont des racistes, ils n’acceptent pas facilement des noirs et pour les décourager, ils leurs proposent des loyers exorbitants;

6. Il faut assurer son logement;

7. Il faut se vêtir chaudement, car il fait très froid en Europe et surtout au Canada ou aux États-Unis ou le températures baissent jusqu'à – 30, voire -40 degrés.

8. Il faut se nourrir et donc, il faut avoir du travail;

9. Il faut payer ses factures de l’électricité, du gaz, de téléphone etc…

10. Pour ceux qui veulent étudier, il faut trouver une inscription en Faculté ou dans une institution d’Enseignement supérieur et payer les frais de scolarité;

11. Il faut avoir une carte de transport mensuelle, car en cas de fraude, vous risquez la prison et voire l’expulsion du pays d’accueil;

J’arrête ici cette énumération, d’autre la compléteront. Je voudrais ici signaler aux jeunes de Kinshasa que les raisons qui nous ont poussé de venir se réfugier en Europe, en Afrique du Sud, aux États-Unis ou au Canada, sont politiques et non économiques, car si nous avions des dirigeants consciencieux, qui gèrent bien les richesses de notre pays, personne n’envierait de venir vivre ici, dans le froid et dans des privations de toutes sortes. Ainsi, c’est avec mille et une difficulté que certains s’en sortent, mais souvent ceux qui y arrivent c’est grâce à la solidarité inter-congolaise. Mais certains ont péri en tentant de traverser la méditerranée. Ce sont-la les réalités que les jeunes kinois doivent savoir.

2.- Comment s’est formée la diaspora congolaise

 La période des années 1960-1965 : Ce furent pour la plupart des étudiants boursiers du gouvernement belge ou congolais qui étudiaient soit à l’Université Libre de Bruxelles ou à l’Université de Liège. Le gouvernement congolais de l’époque, avec la coopération français avaient envoyé certains assistants-médicaux et leurs familles, pour compléter leurs études en médecine.

La période des années 1965 -1975 : La Belgique avec AGBCD (l’Agence Générale Belge de coopération et de développement) continua a offrir des bourses d’études au étudiants congolais, tandis que la France et la coopération française offrait des bourses a des plusieurs journalistes et fonctionnaires congolais pour venir parfaire leurs formations de base.

La période des années 1975-1985 : Les bourses d’études se font rares, les jeunes congolais commençaient de tenter des aventures à l’étranger. C’est a partir de cette période que les jeunes de la commune de Ndjili, de Masina et de Matete, trouvèrent mille et une astuces pour se procurer des visas français et atterrissaient en nombre a Paris. Dans ce lot, on commençait à enregistrer l’arrivée les militants de l’UDPS en France qui furent persécutés par la dictature de Mobutu.

La période des années 1985-1994 : Avec les pillages de 1990-1993, la situation économique s’était empirée, plusieurs jeunes congolais, commencèrent de fuir le pays en empruntant des itinéraires différents et variés. Certains aller solliciter l’asile politique auprès du Haut- commissariat des Nations-Unies pour les réfugiés, au Congo-Brazzaville pour espérer être évacués vers le Canada, les États-Unis ou l’Australie, pays d’immigration. D’autres prirent le chemin l’Afrique du Sud ou la plupart des médecins congolais ont la cote. C’est au cours de cette période que les pays occidentaux commencèrent à enregistrer des demandes d’asile des diplomates congolais, car n’étant plus payés, ils étaient pour la plupart expulser de leurs résidences par leurs bailleurs et que leurs enfants ne pouvaient plus suivre une scolarité normale dans des écoles françaises à l’étranger, dont les frais de scolarité sont très élevés, soit 2.000 € par trimestre et par élève.

La période des années 1997- jusqu'à nos jours : Suite à un coup d’état militaire ourdi par les États-Unis et la Belgique et par leurs sous-traitants, Rwandais, Ougandais et Angolais, on a assisté à une grande vague d’émigration des Congolais : les hommes politiques de la IIe République, des officiers généraux et supérieurs de FAZ, et de ceux de la gendarmerie. C’est au cours de cette période que l’on assistera au phénomène « Ngulu ». A ce jour, la diaspora congolaise totalise plus ou moins 10.000.000 d’âmes.

3.- Le respect du à la diaspora

Les membres de la diaspora ne demandent qu’on leurs fasse de salamalecs, ils demandent tout simplement qu’on les respecte comme faisant partie du patrimoine congolais et non pas comme des profiteurs des circonstances avantageuses. La diaspora est une richesse que nos compatriotes restés au pays ne doivent pas négliger. Ayant été en poste diplomatique en Grèce d’abord puis en Égypte avec juridiction sur la Turquie, l’apport de la diaspora de ces pays est reconnu et valorisé par les autorités de leurs pays d’origine. Lorsque je fus chargé d’affaires a.i. près l’Ambassade du Zaïre a Athènes, le Président de la communauté des anciens Grecs ayant fait fortune au Zaire, M. Papadopoulos, qui avait bâtit l’Hôtel Zaire-Palace de Kisangani, organisait chaque année au mois de février, une réception en l’honneur des diplomates zaïrois accréditées a Athènes en reconnaissance du pays où ils avaient fait fortune. Il avait construit la réplique du même hôtel qu’il a également baptisé, Zaïre-Palace à l’ile de Rhodes en Grèce.

L’Égypte et la Turquie accordent également plusieurs facilités aux membres de leurs diaspora, notamment des franchises douanières pour ceux qui veulent venir investir dans leurs pays d’origine et possèdent concurremment les passeports Égyptiens et Turques et de ceux des pays ou ils ont acquis la nationalité, soit par naissance ou par naturalisation. Ils n’ont pas besoin de visas lorsqu’ils rentrent dans leurs pays d’origine. Pourquoi la République Démocratique du Congo, n’accorderait-elle pas quelques avantages à sa diaspora? Réponse : Non, elle ne le peut pas, parce que leur pays est sous-occupation.

4.- L’apport économique de la diaspora en République Démocratique du Congo

Composée de 8 à 10 millions d’individus, établis le plus souvent en Belgique, en France, en Angleterre, aux Pays-Bas, aux États-Unis ou au Canada,  la diaspora congolaise constitue, selon toute vraisemblance, la diaspora la plus importante du continent africain. 

Au sein de cette diaspora, se trouve un grand nombre de congolais ayant directement bénéficié de la qualité de la formation scolaire et universitaire dispensée dans leur pays d’accueil et ayant réalisé un début de carrière professionnelle, aussi brillant qu’enrichissant, dans des entreprises occidentales bien souvent beaucoup plus structurées que celles implantées sur le continent.

Grâce à leur niveau d’études, parfois impressionnant, et aux responsabilités professionnelles qu’ils ont pu exercer, ils ont acquis et accumulé une expertise qui serait fort précieuse pour un pays dont l’émergence économique est planifiée pour 2030, mais dont l’indice de développement humain se situe à l’avant dernière place du classement international de 2014…. De plus, la contribution des congolais de l’étranger à l’économie locale ne souffre d’aucune contestation possible. En effet, selon le magazine des Nations Unies « Afrique renouveau », les transferts de fonds réalisés par les nationaux résidant hors des frontières congolaises ont atteint un montant record de 9 milliards de dollars US sur l’année en 2011, soit :

 près de la moitié du PIB local.

 un peu plus de l’équivalent du budget de l’état.

 plus de quatre fois l’aide publique au développement en RD Congo.

 Le budget de l’état en RD Congo est, à date, de l’ordre de 9 milliards de dollars US. Même si sa progression est substantielle, puisqu’il était limité à 300 millions de dollars à la fin des années 90, il convient de souligner qu’il ne représente environ que 2% du budget de l’état français.​

5.- L’apport de la diaspora congolaise dans plusieurs secteurs de la vie sociale des congolais.

 Dans le domaine de la santé : ce sont des jeunes de la diaspora assistent leurs parents malades au pays, parce que l’ensemble du secteur de la sante a été détruit et ce depuis la IIe République. Des Congolais du pays meurent parfois pour une maladie bénigne ou pour manque d’aspirine. Le pays est sous occupation, on ne peut même plus parler de la démission de l’État dans ce domaine.

 Le marché funèbre: A l’instar de bon nombre de secteurs de la vie socio-économique du pays, le secteur funèbre est à la merci des spéculateurs. Il suffit pour s’en convaincre, de voir des commissionnaires qui se sont emparés de ce marché, en se faisant du beurre sur le dos de paisibles familles. Encore une fois, ce sont les jeunes de la diaspora interviennent pour enterrer leurs morts laissées au pays. Ainsi par exemple, la diaspora a collecte déjà plus de 20.000 € pour les funérailles de Rossy Mukendi Tshimanga.

 Dans le domaine de l’éducation: C’est encore les jeunes de la diaspora qui participant aux frais de scolarité de leurs enfants laissées au pays ou de leurs jeunes frères qui manifestent réellement la volonté de poursuivre leurs études dont le niveau a considérablement baissé. Un étudiant en 2e Licence en Droit, ne sait même plus écrire une phrase correctement en Français, qui est la langue officielle de notre pays.

 Dans le domaine des transports: Mis à part le train qui fait Masina gare Centrale, ou celui qui fait Kinshasa-Matadi- Kinshasa, le transport urbain n’existerait plus n’eȗt été l’apport des jeunes de la diaspora, qui bravant des hivers arides en occident, exportent au pays des véhicules de transport en tout genre. La grande majorité sont des jeunes kinois, da Masina, Kimbanseke, Ndjili, Matete et Lemba. Certains envoyent des moteurs pour la construction des baleinières pour le transport fluvial de Kinshasa jusque à Ilebo dans le Kasai. Celui dont je fais allusion ici, vit à Londres.

 Dans le domaine de maintien des ménages: Déjà l’Etat n’existe plus et par conséquent la plupart des parents des jeunes kinois de la diaspora sont des fonctionnaires de l’Etat, qui sont restés impayées pendant plusieurs mois, voire des années; comment font-ils pour vivre? Si ce n’est qu’avec l’apport de la diaspora ?

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samedi 7 avril 2018

Amphithéâtre du Museum à Paris: Edouard Philippe déclare l'autisme cause nationale !

Chessy, Edouard Philippe, Premier ministre au Salon International de l'autisme

Hier, en une journée, nous avons suivi et couvert pour Réveil FM International, deux déplacements du Premier ministre Edouard Philippe, à Chessy dans le Marne-La-Vallée, au salon international de l'autisme et son discours à l'amphithéâtre du Museum à Paris. Nous sommes loin de tout comprendre, mais la cause nous tient à cœur. 340 millions pour le 4ème plan autisme sur 5 ans (contre 205 millions sur 4 ans pour le 3ème plan 2013-2017). Le 5 avril, c'est Emmanuel Macron en personne qui a lâché l'info lors d'un déplacement consacré à l'autisme à Rouen. Mais c'est le 6 avril que le Premier ministre, Edouard Philippe.

Une stratégie pour rattraper un retard accumulé depuis plusieurs années: "La fatalité, ça n’est pas d’être autiste, c’est de naître avec un autisme en France". C’est par ces mots d’une mère d’enfant autiste que le Premier ministre a commencé la présentation de la stratégie nationale pour l’autisme. Car l’ambition affichée est de rattraper le retard accumulé depuis plusieurs années par la France dans la prise en charge de ce trouble du développement au niveau du repérage, du diagnostic, de l’accompagnement et de l’inclusion des personnes autistes.

Chessy, Edouard Philippe, Premier ministre au Salon International de l'autisme

"Il s’agit bien d’une "stratégie" et pas seulement d’un plan, car nous avons besoin d’une vision et d’une action interministérielle forte et pérenne, qui s’expriment dans les domaines de la santé, de l’éducation, du logement, du travail, et bien sûr de la recherche" précise le Premier ministre.

La journée a commencé par une visite sur le 3ème Salon international de l'autisme qui se tient les 6 et 7 avril à Disneyland Paris. Puis la délégation gouvernementale a rejoint le Jardin des plantes à Paris. Certains imaginaient un entre-soi à l'Elysée, comme lors de la concertation sur l'autisme le 6 juillet 2017, ils en seront quittes pour l'amphithéâtre du Museum d'histoire naturelle. Après des semaines de concertations, de questions, de revendications, voire de fantasmes, de la part des associations impliquées en faveur de l'autisme, on entre concrètement dans le vif du sujet : l'annonce du 4ème plan autisme. Parce que l'autisme n'est pas seulement une question de santé, elle se fait en présence de quatre ministres : Sophie Cluzel (handicap), Frédérique Vidal (recherche), Agnès Buzyn (santé) et Jean-Michel Blanquer (éducation nationale). Certains manquent néanmoins à l'appel comme le travail.

Chessy, Edouard Philippe, Premier ministre au Salon International de l'autisme

Quelle stratégie ? A celui de « plan », le gouvernement préfère cette fois-ci le terme de « stratégie ». In extenso, cela donne : « Stratégie nationale pour l'autisme au sein des troubles du neuro-développement ». Quatre séquences animées par Sophie Cluzel vont permettre de lever le voile sur les projets gouvernementaux. Ambiance feutrée et lumière bleue, celle de l'autisme... Edouard Philippe, sur les 100 mesures que comprend cette stratégie, en a dévoilé les grands axes. Il reconnait que les personnes concernées n'ont peut-être pas encore vu les bénéfices des trois plans précédents dans leur vie quotidienne. Et compte mettre en oeuvre, selon lui, un "engagement inédit". "Mon ambition est que les personnes autistes soient acceptées dans leurs différences et qu'elles soient reconnues pour leurs compétences", a déclaré le Premier ministre

Edouard Philippe, Premier ministre à l’amphithéâtre du Museum à Paris

Les 5 axes majeurs:

La science. Le premier engagement, c'est "remettre la science au cœur de l'action en faveur de l'autisme et de bannir tout discours qui ne respecte pas les recommandations de la Haute autorité de santé (HAS)".

L'intervention précoce. Le deuxième, c'est la nécessité d'intervenir précocement auprès des enfants et de "prendre au sérieux les parents qui disent que leur enfant ne grandit pas bien". Il reconnait qu'il y a souvent un refus de "prendre en compte leur intuition" qui n'est pas "fondée par une preuve scientifique". Cela suppose un "effort majeur" de formation des professionnels de la petite enfance avec une prise de relais des professionnels de la rééducation dans les "plus brefs délais". L'une des innovations est la création, à partir du 1er janvier 2019, d'un "forfait d'intervention précoce" de prise en charge par l'Assurance-maladie des séances avec des thérapeutes (psychomotriciens, ergothérapeutes, neuropsychologues ...), dès les premiers troubles détectés et avant le diagnostic officiel. Pour les enfants nés en 2018, "il faudrait que, dès 2019, l'ensemble de cette classe d'âge puisse avoir accès au dépistage et au forfait d'intervention précoce, et que cette génération dépistée le plus tôt possible puisse intégralement entrer à l'école en 2021. C'est le premier jalon qu'on s'est fixé", selon Matignon.

L'école. Le gouvernement prévoit de "tripler" le nombre d'Unités d'enseignement en maternelle (UEM), des petites classes destinées aux enfants ayant besoin d'un soutien renforcé. De nouvelles classes spécialisées doivent être ouvertes en primaire, au collège et au lycée, et une centaine de postes d'enseignants spécialisés dans l'autisme seront créés pour soutenir ceux qui ont des élèves autistes dans leurs classes.

Les adultes. Les adultes autistes sont également au coeur de cette stratégie pour qu'ils puissent devenir "épanouis et autonomes". "Le lieu de vie d'une personne autiste au 21ème siècle ne peut pas être un hôpital", affirme le Premier ministre. Il dit vouloir lancer un vaste plan de repérage pour ceux qui n'ont jamais été diagnostiqués, avec, ensuite, des réponses adaptées, "avec un accompagnement 24h sur 24 pour ceux qui en ont besoin et en autonomie pour d'autres, en développant des solutions inclusives et en facilitant l'accès au logement social dans le cadre du projet de loi ELAN". Il n'oublie pas l'accès à l'emploi car "beaucoup sont capables de travailler". "C'est une valeur ajoutée dont il serait absurde de se priver". Le nombre d'emplois accompagnés pour les personnes autistes sera ainsi doublé.

Les familles. Enfin, il conclut par la nécessité d'aider les aidants, dont on doit "reconnaître l'expertise". "Un don de soi pour des parents souvent assignés à résidence et marginalisés", selon lui. Via, notamment, une plateforme de répit par département. Les familles et personnes concernées seront également associées à la gouvernance de cette nouvelle stratégie.

Pour assurer son suivi, un délégué interministériel va être nommé. "En agissant ainsi, nous agissons autant pour les personnes autistes que pour nous. C'est à ce sursaut national, comme ce fut le cas pour le handicap en 2005 ou le cancer, que je nous appelle. Il était temps !", conclut Edouard Philippe.

Edouard Philippe, Premier ministre à l’amphithéâtre du Museum à Paris

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre

Stratégie nationale pour l’autisme

Muséum de Paris, vendredi 6 avril 2018

Monsieur le ministre de l’Education Nationale,

Madame la ministre de la Santé et des solidarités,

Madame la ministre de la Recherche et de l’Enseignement supérieur,

Madame la secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées,

Mesdames et Messieurs,

Il y a quelques mois, j’ai entendu à la télévision la maman d’un enfant autiste qui disait que «la fatalité, ça n’est pas d’être autiste, c’est de naître avec un autisme en France ». Ce constat, vous vous doutez qu’il me consterne. Mais il faut le regarder en face et prendre les mesures pour y remédier. C’est ce qui nous rassemble aujourd’hui.

Avant de recevoir vos courriers, avant d’entendre vos témoignages, je dois reconnaître que je connaissais mal l’autisme – comme beaucoup de Français malheureusement. Je n’avais pas mesuré qu’emmener son enfant autiste chez le dentiste, partir en vacances, tout ce qui forge le quotidien des parents devient synonyme d’angoisse et souvent d’échec. Certains parents évoquent même leurs difficultés à obtenir une carte d’identité dont la photo soit conforme aux normes nationales (parce que leur enfant bouge trop, ne regarde pas assez fixement l’objectif: cet exemple symbolise à lui seul l’exclusion de la République, la négation d’identité que les personnes autistes subissent aujourd’hui, en France.

C’est donc pour amorcer des changements majeurs pour les personnes autistes que le Président de la République a ouvert en juillet dernier une vaste concertation. Cette concertation, nous avons voulu qu’elle soit « ascendante », qu’elle émane des familles, des acteurs professionnels, de tous ceux qui inventent des solutions nouvelles, au plus près des attentes réelles. Et je tenais d’ailleurs à vous remercier, sincèrement, pour votre aide et le temps que vous avez consacré à construire cette stratégie.

La France a accumulé un retard significatif en matière de repérage, de diagnostic, d’accompagnement et d’inclusion des personnes autistes. C’est ce qui explique le décalage entre les besoins des personnes autistes, la connaissance pratique des familles, et les réponses apportées par l’Etat. Le 3ème plan autisme proposait des mesures nécessaires mais beaucoup d’entre vous n’en ont pas encore vu les bénéfices dans leur vie quotidienne : nous revenions sans doute de trop loin pour que ce plan suffise à infléchir la situation.

Après 9 mois intenses de concertation, nous lançons aujourd’hui la « stratégie nationale pour l’autisme au sein des troubles du neuro-développement ». Il s’agit bien d’une « stratégie » et pas seulement d’un plan, car nous avons besoin d’une vision et d’une action interministérielle forte et pérenne, qui s’expriment dans les domaines de la santé, de l’éducation, du logement, du travail, et bien sûr de la recherche.

J’ai parlé des troubles du neuro-développement, parce que l’autisme en est un. Et ces troubles– la déficience intellectuelle, les « dys », l’hyperactivité – touchent parfois les mêmes personnes et nécessitent une approche globale, notamment en matière de recherche et de repérage précoce. Il ne s’agit pas de diluer les financements, comme le redoutent certains, mais d’apporter des réponses qui s’inscrivent dans un périmètre cohérent et qui pourront bénéficier au plus grand nombre.

Notre action doit tout d’abord reposer sur des connaissances scientifiques solides. Nous savons aujourd’hui que plusieurs gènes sont impliqués dans l’autisme. Mais comment interagissent-ils avec les facteurs environnementaux ? Quel est leur impact ? Nous avons beaucoup progressé ces dernières années, mais il nous faut mieux comprendre encore les causes de l’autisme pour développer des réponses adaptées.

Nous avons la chance d’avoir en France des chercheurs reconnus sur le plan international. Il faut bien sûr financer de nouveaux projets. Mais il s’agit aussi de structurer toute une communauté de recherche sur l’autisme et les troubles du neuro-développement : nous créerons – Frédérique VIDAL y reviendra – un groupement de coopération scientifique et trois centres d’excellence, renforcés par des chefs de clinique hospitalo-universitaires.

Nous allons ainsi accélérer la production scientifique. Ces connaissances nouvelles n’ont pas vocation à rester dans les laboratoires : elles devront bénéficier au plus vite et de manière concrète aux personnes autistes, en créant un continuum entre la recherche, l’expertise clinique et la formation universitaire.

Plus généralement, l’ambition de ce Gouvernement est de remettre la science au cœur de notre action pour l’autisme. Nous devons en finir avec l’océan de méconnaissance ou de représentations erronées qui excluent quotidiennement les personnes autistes et leurs proches.

Nous devons bannir tout discours, toute pratique qui ne respecterait pas les recommandations de la Haute Autorité de Santé et investir pour cela massivement dans la formation des professionnels intervenant auprès des personnes autistes.

Notre deuxième engagement, c’est d’intervenir le plus précocement possible auprès des enfants

Les témoignages concordent : on ne prend pas suffisamment au sérieux les parents qui disent très simplement que leur enfant ne grandit pas bien. Certaines mères s’entendent dire : « vous savez Madame, c’est normal, les mamans sont toujours inquiètes », ou, pire : « vous êtes une maman anxieuse, non ? ».

Le fait est que nous intervenons beaucoup trop tardivement en France : les intuitions des parents sont minimisées, les enfants sont tardivement repérés et ils doivent ensuite attendre plus d’un an pour obtenir un diagnostic. 45% des bilans concernent ainsi des enfants qui ont entre 6 et 16 ans, quand les premiers signes de retard de développement sont parfois détectables chez les tout petits. Cette mauvaise organisation, dont nous portons la responsabilité, fait perdre des mois précieux à l’enfant.

Nous pouvons, nous devons changer la donne. Il y a un consensus international pour reconnaître le rôle des interventions précoces dans la réduction significative du handicap. Il est donc temps de nous conformer aux recommandations de bonnes pratiques professionnelles de la Haute Autorité de Santé :

- Premièrement, nous devons mieux repérer les signaux d’alerte. Nous allons faire un effort majeur de formation et de sensibilisation auprès des professionnels de la petite enfance, de la crèche à l’école maternelle.

- Deuxièmement, les médecins généralistes et les pédiatres doivent pouvoir confirmer le retard de développement. Les visites obligatoires du 9ème et du 24ème mois intégreront plus efficacement l’exploration de la communication au même titre que la motricité et le langage. Les nouveaux modèles du carnet de santé et des certificats de santé sont entrés en vigueur le 1er avril 2018.

Cette « 1ère ligne » sera donc mieux formée et responsabilisée, comme une tour de contrôle qui pourra enfin jouer son rôle de détection des tout premiers signes d’alerte.

- Troisièmement, les professionnels de la rééducation de l’enfant devront prendre le relais dans les plus brefs délais. Mais ces spécialistes aujourd’hui, comment les trouver quand vous êtes parent et quand personne ne vous oriente ? Comment savoir à quelle porte frapper ? Comment financer des séances extrêmement coûteuses, qui ne sont pas remboursées par la sécurité sociale ? Les parents s’épuisent et se ruinent.

Avec Agnès BUZYN, nous allons mettre en place dans chaque territoire une plateforme d’orientation et de coordination qui pourra prescrire et organiser un parcours faisant intervenir différents professionnels libéraux – neuropsychologues, psychomotriciens, ergothérapeutes – formés et labellisés.

Cette mesure ne jouera pleinement son rôle que si les familles sont aidées financièrement. Nous créons donc un forfait « intervention précoce » pour que les familles, avant les ouvertures de droits auprès des MDPH, n’aient plus à payer de leur poche ces interventions qui les mettent dans des situations financières critiques, surtout lorsque l’un des parents se trouve contraint d’abandonner son travail pour s’occuper de son enfant – et c’est très souvent le cas.

Ces enfants – qui auront été diagnostiqués tôt – pourront tous entrer en maternelle. Car je le rappelle, l’obligation de scolarisation sera abaissée à 3 ans dès la rentrée 2019, et concernera tous les enfants de la République. Nous accompagnerons cette scolarisation des petits en faisant intervenir en classe des équipes médico-sociales ou libérales, en soutien aux équipes pédagogiques. Et nous triplerons en 5 ans le nombre « d’unités d’enseignement en maternelle » afin de scolariser même les enfants présentant les troubles les plus sévères.

Les enfants pourront suivre un parcours scolaire personnalisé, le plus possible adapté à leurs besoins, de l’école élémentaire au lycée, via un renforcement des différents dispositifs d’inclusion scolaire. Les enseignants seront également formés et accompagnés, directement en classe, par des professeurs « ressources » spécialisés sur l’autisme.

Un très gros effort va être effectué, que Jean-Michel BLANQUER précisera, car nous devons rattraper un retard qui pénalise durablement l’inclusion sociale et professionnelle des personnes autistes. Notre action doit également soutenir la pleine citoyenneté des adultes autistes.

Si vous vous battez jour et nuit, c’est pour que votre enfant, votre proche soit un jour un adulte heureux. Et si nous privilégions l’intervention précoce, c’est précisément pour qu’un enfant diagnostiqué le plus tôt possible devienne un adulte autonome, épanoui.

Aujourd’hui, nous sommes face à une obligation éthique, à une responsabilité collective car le lieu de vie des adultes autistes, au XXIe siècle, ne peut pas être l’hôpital. La première mesure qui s’impose, c’est donc de lancer un vaste plan repérage des adultes dont l’autisme n’a jamais été diagnostiqué, notamment ceux qui se trouvent dans les établissements médicosociaux, sociaux ou de santé : l’absence de diagnostic est une source de souffrance indicible et souvent de précarisation, qui peut entraîner une spirale de désinsertion.

A chacun de ces adultes autistes, nous devons proposer une réponse adaptée.

– Certains adultes nécessitent un accompagnement 24h sur 24. Longtemps oubliés, longtemps tenus à l’écart de la société, ils méritent aujourd’hui un investissement particulier.

– D’autres ont la possibilité de mener une vie plus autonome. Et plus nous serons efficaces dans le diagnostic précoce et la scolarisation, plus ils seront nombreux. Nous développerons pour eux des solutions inclusives : l’accès et le maintien dans le logement social seront facilités, notamment par l’ouverture aux personnes autistes – dans le cadre du Projet de loi ELAN – des colocations sociales.

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vendredi 6 avril 2018

RTNC: Freddy Mulumba Kabuayi nommé DGA par la Tutsi-Power !

Freddy Mulumba Kabuayi, collabo, traître et accompagnateur du régime d'imposture

A quelques heures de la commémoration du 24è anniversaire du génocide rwandais, la Tustsi-power vient de faire nommer Freddy Mulumba Kabuayi DGA à La RTNC. Une récompense d'un valet venue tout droit de Kigali. C'est connu, un tonneau vide fait beaucoup de bruit ! Freddy Mulumba Kabuayi, est un ombrageux personnage, qui veut faire croire et paraître qu'il est intelligent, alors que le fourbe est au service de la Tutsi-power, agent au service de Kigali.

Avec un discours anti-Occident depuis quelques années et un faux un chantre de la renaissance africaine, il a toujours roulé pour le régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Freddy Mulumba Kabuayi a usurpé le slogan de la diaspora congolaise, lors des manifestations "Kabila dégage" organisées par des Anti-Alias Joseph Kabila, à Paris, Londres, Bruxelles, Washington... Non à la Balkanisation de la RDC !

Il a vite été encouragé par la Tutsi Power. Le Potentiel, journal coupagiste et thuriféraire du régime d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, a même récupéré le slogan de la diaspora en l'affichant à la une.

Freddy Mulumba Kabuayi en a fait des tonnes à tel point que lorsqu' on le voit, on l'appelle "Monsieur Non Balkanisation de la RDC". Il a fait cela non par conviction mais son boulot a été monnayé par la Tutsi-Power. Pour mieux comprendre la nomination inopinée de Freddy Mulumba Kabuayi comme DGA sur instigation et recommandation de la Tutsi-Power, à quelques mois des élections en République démocratique du Congo, il faudra comprendre deux choses:

1.Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ne veut pas partir. L'incapacitaire et l'imposteur de Kingakati a besoin d'un thuriféraire, griot et djaleloïse, qui peut continuer à justifier, auprès de l'opinion nationale et internationale, par sa petitesse d'esprit que la RTNC, média publique caporalisée et transformée en caisse de résonance pour clamer les louanges, de celui qui est arrivé au Congo en 1997, avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, est efficace. Or le "coupagiste" Freddy Mulumba Kabuayi est prêt à défendre l'indéfendable, pour justifier la dictature féroce qui sévit en République démocratique du Congo. Faible d'esprit, avec quelques dollars, le "Coupagiste" Freddy Mulumba Kabuayi est un rampeur ! L'hypothétique élection présidentielle du 23 décembre 2018 est un leurre. Il n'y aura pas d'élection en RDC.

2. Freddy Mulumba Kabuayi a appris de son oncle "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi responsable du journal Le Potentiel, où il a évolué. En effet, crevant la dalle, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a fait des mains et des pieds, lors du dialogue Intercongolais à Sun-City, en Afrique du Sud, pour être nommé comme président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), l'une des 5 commissions d'appui à la démocratie. Pauvre, vivant dans une parcelle familiale à Ngaba, se lavant dans un "Kikoso" et s'abreuvant de "Mayi Ya Mabulu", "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a rampé et s'est fait acheté par Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Contre espèces sonnantes et trébuchantes, le chauve de Ngaba a tout obtenu de Joseph Kabila: Villas, Voitures de luxe, argents...Il a reçu comme missions de museler des journalistes, bâillonner des médias et opposants. Et "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi de transformer la HAM, une institution d'appui à la démocratie de régulation des médias en instance de répressions contre journalistes, médias et opposants. La HAM a fonctionné de 2002 à 2007, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, corrompu jusqu'à la moelle épinière, va outrepasser ses prérogatives. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui avait déjà un homme de main à la Commission Électorale Indépendante (CEI), en la personne de l'abbé Malu Malu, avait mis son grappin sur la Haute Autorité des Médias (HAM) qui devint l'étouffoir des libertés. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi priva 60 millions des Congolais du débat constitutionnel qui devait opposer Jean-Pierre Bemba à Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Fourbe, roublard, grand requin "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi fut récompensé par Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale en le nommant : Rapporteur au Sénat !

3. Freddy Mulumba Kabuayi rampe devant Alias Joseph Kabila. Il vient d'être récompensé comme DGA à la RTNC pour museler des journalistes et continuer de faire de la RTNC, non pas un média accessible à tous les Congolais, toutes tendances confondues, mais la Voix de l'imposteur de Kingakati. La traîtrise se transmet-il aussi par l'ADN ? "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a trahi le peuple congolais pour son gros ventre. Son neveu Freddy Mulumba Kabuayi vient de lui emboîter le pas.

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mercredi 4 avril 2018

Garçon de course de Louis Michel, Bob Kazadi Kabamba est un pyromane Congolo-Belge!

Alias Joseph Kabila catapulté à la tête de RDC pour mieux piller ses ressources

A Réveil FM International, nous refusons de céder à l'amnésie. A quelques encablures des hypothétiques élections en République démocratique du Congo, des marionnettistes s’attellent. Fabriqué comme l'intello belge d'origine, Bob Kazadi Kabamba, est l'agent belge qui torpille la RDC dans toutes négociations belgo-congolaises. Qui ignore le rôle néfaste de Bob Kazadi Kabamba dans les deux hold-up électoraux d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, élection Louis Michel 2006 et novembre 2011, pour mieux contribuer au pillage des ressources ? Le mafieux se clame être du parti belge Ecolo, il n'a d'écologiste que l'enrichissement personnel et le pillage du Congo. Bob Kazadi Kabamba est sur tous les coups contre la République démocratique du Congo, par son parrain Louis Michel. Pour que la petite Belgique soit reconnue sur le plan international, il faut qu'elle ait le Congo dans sa gibecière. Et s'il n'y a des problèmes, il faut en créer, avec ses collabos, pour que la Belgique puisse se retrouver.

Bob Kazadi Kabamba, garçon de course de Louis Michel et Malu Malu, abbé tricheur de l'élection Louis Michel 2006

Après le premier hold-up électoral lors l'élection Louis Michel 2006, Bob Kazadi Kabamba avec l'université de Liège ont fait de Malu Malu docteur honoris causa, le jeudi 20 mars 2008. L'université de Liège est soutenu par le MR, parti de Louis Michel dont Bob Kazadi Kabamba est le garçon de course attitré. Abbé tricheur, Apollinaire Malu Malu, premier président de la Commission électorale indépendante (CEI) du Congo-Kinshasa, est celui qui avait orchestré et planifié, l'élection frauduleuse d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, candidat de Louis Michel et de la communauté internationale.

A l'heure où le Congo est à genoux et doit se mettre débout, il n'y a pas de place pour les pyromanes. Avec des "étiquettes trompeuses et fumeuses" de la démocratie, continuer à faire croire aux pays membres de l'Union Européenne que la République Démocratie du Congo est devenue une démocratie depuis les fameuses élections de 2006, est un non-sens et une responsabilité énorme. Refuser aux Congolais d'aspirer à la démocratie, à la bonne gouvernance et au respect des droits humains, se faire complice des situations infra-humaines que subissent les ressortissants de son pays d'origine, et s'y complaire est un manque d'humanité criant. Nous espérons que tous les matins, Bob Kazadi Kabamba, le garçon de course de Louis Michel, se regarde dans la glace et se rase tranquillement en ayant sa conscience avec soi.

Pyromane, Bob Kazadi Kabamba est le garçon de course de Louis Michel

Personne n'avait pensé un jour que Bob Kabamba Kazadi né à Bukavu en 1967, d'un père congolais commerçant originaire du Kasaï oriental et d'une mère tutsi, une femme affable, que j'ai rencontré à Bukavu, allait disjoncté et devenir une calamité pour la République démocratique du Congo, pays d'origine de son défunt père et par ricochet la risée de la communauté congolaise à l'Etranger. Parce qu'il fait partie de la bande des néo-esclavagistes et néo-coloniaux belges, cette bande mafieuse qui a ses grappins sur la République démocratique du Congo, Bob Kabamba Kazadi est le mal-aimé de la diaspora congolaise. Le garçon de course de Louis Michel se croit très puissant et intouchable, il a même le toupet de menacer qui il veut !

Pyromane qui joue parfois au sapeur pompier Bob Kazadi Kabamba est connu dans la diaspora congolaise comme le garçon de course de Louis Michel. Cette mauvaise image lui colle à la peau et aux semelles. Lorsqu'on sait les dégâts et les magouilles de la bande à Big Loulou au Congo-Kinshasa, on peut comprendre la méfiance et l'animosité qui se dégagent à chaque fois que l'on prononce le nom de Bob Kazadi Kabamba dans la communauté congolaise acquise au changement. Certaines langues parlent de la jalousie. Comment peut-on être jaloux d'un personnage ombrageux, médiocre qui contribue à la prédation et au pillage du Congo ? Il faut dire aussi que Bob Kazadi Kabamba et Evariste Boshab sont les deux Belges d'origine congolaise qui comme observateurs et figurants ont assisté sans broncher à la rédaction la "Constitution de Liège" qui régit la République démocratique, tripatouillée par Joseph Kabila pour se faire réélire au premier tour lors de l'élection présidentielle du 28 novembre dernier. Après tricherie et fraudes massives, il a été proclamé vainqueur alors c'est Etienne Tshisekedi qui a gagné !

Louis Michel, le CONGO n'est pas à vendre ! Non à l'esclavage ! La constitution d'un État est à la fois l'acte politique à valeur juridique et la loi fondamentale qui unit et régit de manière organisée et hiérarchisée l’ensemble des rapports entre gouvernants et gouvernés au sein de cet État, en tant qu'unité d'espace géographique et humain. Il y a un préalable qui est la connaissance des us et coutumes d'un pays et de son peuple pour la rédaction d'une bonne constitution.

Or Bob Kazadi Kabamba a quitté le pays de Patrice Emery Lumumba-plus précisément la ville de Bukavu en 1987 pour la Belgique. Après les études, il en a profité pour vite demander la nationalité Belge. Bob Kazadi Kabamba ne connait pas très bien le Congo puisqu'il n'y vit pas, malgré les courses qu'il fait pour Louis Michel au Congo et leurs soutiens diurnes et nocturnes à Joseph Kabila. S'il connaissait la République Démocratique du Congo et était conscient des souffrances de sa population, de l'affaiblissement de l'Etat Congolais, disons plutôt de son Non-Etat, il n'aurait pas encouragé que dans la Constitution de Liège soit inscrit des articles qui peuvent pousser à la balkanisation de la République Démocratique du Congo, par le passage de 11 à 26 provinces (Kinshasa, la capitale est aussi une province). Il ne suffit pas de nous renvoyer à la figure que la Constitution de Liège actuelle fait référence à celle de Luluabourg et des résolutions de la Conférence nationale Souveraine pour nous convaincre.

Bob Kazadi Kabamba, garçon de course de Louis Michel

En Belgique, tout belge qui parle du Congo en devient le spécialiste, c'est le cas de Bob Kabamba Kazadi. Né en 1967 à Bukavu dans l'est du Congo et est arrivé en Belgique en 1987. Avec le soutien de Louis Michel, il a étudié à l'univeristé de Liège, qui est soutenue et financée par le parti MR de "Big Loulou" où il est chargé de cours en géopolitique de l'Afrique subsaharienne. Il vit à Dour. Pour brouiller les pistes, il a rejoint Sympathisant des Verts francophones. Il se dit Ecolo mais n'a d'Ecolo sa roublardise et fourberie.

Les ambitions ambiguës du calculard et combinard, les appétits gargantuesques et pantagruéliques à l'égard du Congo de Bob Kazadi Kabamba qui tout professeur qu'il est soutient la prédation et l'occupation de la République démocratique du Congo, laissent pantois ! Dans l'intelligentsia congolaise Bob Kazadi Kabamba ne compte pas, mais dans les milieux mafieux conspirationnistes contre le Congo et sa souveraineté, le Hennuyer d'origine congolaise est consulté.

Les raisons de la non-crédibilité de Bob Kabamba Kazadi:

1. Dire que des professeurs congolais ont participé à la rédaction de la Constitution de Liège, cela est une fumisterie de la part de Bob Kabamba Kazadi. Qui sont ces professeurs ? La Constitution dite de Liège imposée par Louis Michel, qui régit la République démocratique du Congo, est une Constitution monarchique rédigée par des belges. Cette Constitution n'a rien de congolais, ses auteurs sont tous des Belges: Nicolas Banneux, Marc Bossuyt, Pierre Verjans, André Alen, Paul Lemmens, Jean Spreutels, et deux Congolo-Belges: Bob Kazadi Kabamba professeur de la fameuse université de Liège soutenue par le MR parti de Louis Michel et Evariste Boshab, ancien étudiant de cette université de Liège, à l'époque Directeur de cabinet de Joseph kabila. D'ailleurs, il faut préciser que Bob Kabamba Kazadi et Evariste Boshab n'ont été là que comme observateurs, des moutons de Panurge ! La Constitution de Liège est une Constitution faite sur mesure pour Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. D'ailleurs, on a avancé l'âge des candidats à l'élection présidentielle Louis Michel 2006 à 30 ans pour permettre à Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale d'y participer et gagner coûte que coûte.

2. Bob Kabamba Kazadi a la nationalité belge. Pourquoi avoir refusé que le double voire le triple nationalités soient reconnues aux congolais ? Pourquoi avoir refusé un droit inaliénable aux congolais de l'étranger, le droit de vote ? Alors que que la République démocratique du Congo a un mal fou de fonctionner, pourquoi n'avoir pas préconisé une décentralisation renforcée qui aurait mis fin au jacobinisme Kinois-tout doit passer par Kinshasa et exiger qu'on passe de 11 à 21 provinces? La République des provincettes n'allait-elle pas consacrer de fait la balkanisation du Congo ?

3. Fourbe et roublard, Bob Kabamba Kazadi dit que la Constitution de Liège est comme sa fille, on ne peut pas violer sa propre fille ! Foutaise, lorsque son ami Evariste Boshab alors Président de l'Assemblée nationale, après une messe noire et des enveloppes pour les députés et sénateurs de l'AMP à Kingakati, a décidé de tripatouiller la Constitution de Liège en donnant le plein pouvoir à Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale pour les nommer gouverneurs de provinces, les bourgmestres et même chefs des quartiers, et ramenant l'élection présidentielle à un tour pour 70 millions d'habitants soit 32 millions d'électeurs, évitant par le même fait un débat démocratique à l'usurpateur comme l'avait fait un autre fourbe, roublard et grand requin "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, où était donc Bob kazadi kabamba, pourquoi n'a-t-il jamais réagi ?

4. Bob Kabamba Kazadi circule avec une escorte des militaires à Kinshasa alors qu'il n'occupe aucune fonction officielle en République démocratique du Congo. Bob Kabamba Kazadi reconnait que le régime de Kinshasa est d'occupation et d'usurpation, elle ne fonctionne qu'avec l'achat de conscience. La corruption est le mode de gouvernance d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, n'est-ce pas grave pour celui qui passe son temps à la table du Palais de la nation ? Hormis les fonctionnaires, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere n'arrive même pas à payer sa garde prétorienne qui meurt de faim.

5. Les mafieux lobbyistes Belges font passer Bob Kabamba Kazadi comme l'expert de la RDC pour arriver à leurs fins. Bob Kabamba Kazadi est un traite à la nation de son père, il travaille pour des intérêts obscurs pour détruire le Congo. Si Bob Kabamba Kazadi a fait ses déclarations alambiquées, c'est parce qu'il est désormais en mauvaise considération auprès des étudiants de l'Université de Liège à partir de l'action des Résistants-Patriotes-combattants Congolais. Être professeur d'Université n'a rien de garantie pour la conscience nationale. On le voit bien à travers les éminents professeurs ventripotents inconscients de la République qui sont autour de l'imposteur et usurpateur de Kingakati.

6. Pour qui roule Bob Kazadi Kabamba? Roule-t-il pour ses propres ambitions ? Pour son parti "Ecolo" qui n'a jamais parlé des problèmes du Congo dans ses réunions? ou de sa seconde patrie la Belgique? Bob Kazadi Kabamba reviens à son énième pèlerinage en République Démocratique du Congo pour intervenir dans ce "mariage contrarié entre la RDC et la Belgique." Les ambitions ambiguës du calculard et combinard, les appétits gargantuesques et pantagruéliques à l'égard du Congo, de Bob Kazadi Kabamba n'ont pas laissé les internautes avertis indifférents d'où cette interpellation de la consœur Liliane Lubaki: "Ma question: que vient faire Bob Kabamba dans cette crise diplomatique belgo-congolaise? Qu'apporte-t-il objectivement à cette crise? Qui représente-t-il: La diaspora congolaise? Le peuple belge? La classe dirigeante belge? Le peuple congolais? La classe dirigeante congolaise? Quelle ambiguïté... A-t-il été mandaté, alors par qui et au nom de qui? Je pense que ses propos à lui ne sont pas représentatifs de la population congolaise où qu'elle se trouve et qu' à l'origine, il n'y a pas eu de sondage à grande échelle de cette même population concernant leur point de vue auquel ne s'engage que seul Mr. Bob Kabamba dans son interprétation. Le rôle de rapporteur est attribué à une catégorie de professionnels. Et non absolument à un professeur. Nous déplorons et fustigeons l'amateurisme et le parti pris dans cette crise diplomatique belgo-congolaise. C'est au peuple congolais, qui est souverain, lui même de s'exprimer dans un vrai sondage. Il est passé le temps où la parole était confisquée au peuple congolais. Ces méthodes sont révolues".

7. Nous avons déceler les incohérences de celui qui joue au Matamore auréolé d'avoir bidouillé avec d'autres la constitution de la Troisième République. Bob Kazadi Kabamba n'est pas un constitutionnaliste. Il est chargé de cours adjoint en Science Politique de l'Université de Liège. Il est Echevin de la Commune de Dour, en Wallonie. Echevin en France est l'équivalent d'un conseiller municipal et d'un conseiller communal en République Démocratique du Congo. La constitution d'un État est à la fois l'acte politique à valeur juridique et la loi fondamentale qui unit et régit de manière organisée et hiérarchisée l’ensemble des rapports entre gouvernants et gouvernés au sein de cet État, en tant qu'unité d'espace géographique et humain. Il y a un préalable qui est la connaissance des us et coutumes d'un pays et de son peuple pour la rédaction d'une bonne constitution. Or Bob Kazadi Kabamba qui a quitté le pays de Lumumba-plus précisément la ville de Bukavu en 1987 pour la Belgique.

8. Le fait d'avoir été de tous les voyages de Louis Michel en République Démocratique du Congo, d'avoir logé à l'hôtel Memling de Kinshasa, fait-il de Bob Kazadi Kabamba un grand connaisseur du Congo profond? Y a toujours une différence entre la connaissance livresque et la dure vraie réalité du terrain. Un séjour de trois jours tous frais payés est différent d'un long séjour, après plus d'une vingtaine d'années, de vécu à l'extérieur de son pays d'origine.

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mardi 3 avril 2018

Congrès de l'Udps: Les 5 erreurs de Felix Tshisekedi à son élection de président !

Congrès de l'Udps, Felix Tshisekedi sur son trône ?

Le triomphalisme enfantin, exacerbé qui a accompagné l'élection de Felix Tshilombo Tshisekedi à la succession de son défunt père Etienne Tshisekedi Wa Mulumba, à la tête de l'Udps, véhiculant la mauvaise idée d'un parti familial, ethno-tribaliste, n'a pas laissé des Congolais indifférents ! Avec des fanatiques et Tabilans prêtent à casser la gueule de ceux qui ne sont pas d'accord, pousse Réveil FM International à faire une analyse sans concession post-moderm du congrès de l'Udps, après que les lampions se soient éteints.

Chaque Congolais dans son fort intérieur souhaite que l'Udps réussisse et sorte de son marasme. Surtout qu'une bonne partie des politicailleurs ventriotes qui servent le régime d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, et qui ont contribué à mettre le pays sens dessus et dessous proviennent aussi de l'Udps: "Momo" Modeste Mutinga, Lambert Mende, Samy Badibanga, Bruno Tshibala, Shadary, Jean Marie Kasamba...Comment éviter cela dans l'avenir ? C'est une victoire que l'Udps réussisse son premier congrès extraordinaire après 36 ans d'existence. Voici les 5 erreurs de l'élection de Felix Tshisekedi à éviter avec son quinquennat surtout dans l'avenir:

1. L'Union pour la démocratie et le progrès social-Udps est un parti de gauche progressiste. L'Udps est du côté du peuple, agit pour le peuple. Populaire en République démocratique du Congo, l'Udps est membre de l'International Socialiste. Faire asseoir Felix Tshisekedi sur un trône (une chaise de bureau décorée en trône), comme un petit dieu, devant tout le monde, avec des gardes corps derrière comme si on n'était en Afghanistan, pays terroriste, est un non sens. Cela donne des arguments à ceux qui critiquent l'Udps comme un parti familial, ethno-tribal, Tshintu Tshetu...Felix Tshisekedi même élu devrait s'asseoir à côté du Secrétaire Général, ainsi que d'autres membres du parti. Felix Tshisekedi a-t-il la tentation de faire de l'Udps, une "Monarchie" ? Dans son Article 3, il est clairement dit ceci:

L'Upds est un parti national, démocratique, social et laïc. L'Udps regroupe les citoyens des deux sexes, qui adhèrent à son projet de société et à ses statuts, quelles que soient leurs origines ethniques et leurs convictions religieuses !

L'Udps était très populaire à l'époque des pères fondateurs parce que chaque s'y retrouvait: Etienne Tshisekedi, Marcel Lihau, Frédéric Kibasa Maliba, Joseph Ngalula Mpandandjila, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, Paul Kapita Shabangi, François Lusanga Ngiele...Avec des exclusions intempestives et des trahisons, cette popularité des années Mobutu s'est rétrécie en peau de chagrin. Avec Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui règne par défi, des Tshisekedistes-Udpsiens ont traversé la rue, ils sont à la mangeoire et commettent des bévues qu'ils dénonçaient sous Mobutu. Ils sont devenus des petits couteaux à la solde et pérennisation. Aujourd'hui, à moins d'être Mage, l'Udps ne peut gagner seul l'élection présidentielle, y compris toutes les élections. Il faut qu'il travaille fort ses stratégies.

2. La victoire est une affaire collective. Or Felix Tshisekedi a voulu apparaître comme l'"Homme Seul" qui va mener la barque Udps jusqu'à la victoire en raflant tous les postes: Président de la République, Premier ministre, Ministres, députés , sénateurs, gouverneurs...Pour un parti politique comme l'Udps qui n'a même pas un chef de quartier dans la République, qui durant 36 n'a gagné aucune élection, n'est-ce pas rêver debout ? Pourquoi Felix Tshisekedi n'a pas eu la présence d'esprit d'inviter: Marc Kanbund, le Secrétaire Général de l'Udps, ainsi que tous les membres du comité préparatoire du congrès pour être avec lui à la tribune lors de l'allocution ? Cela aurait montré un esprit d'équipe et un encouragement pour ceux qui avaient assisté et participé au Congrès. Sous la dictature du Maréchal Mobutu, on avait surnommé Etienne Tshisekedi "Moïse"par le peuple ! La dictature a contrecarré ses actions, "Moïse" n'a jamais pu sortir le peuple Zaïrois d'Egypte. On ne peut pas être surnommé "Josué" alors qu'on est toujours et encore en Egypte, il faut d'abord en sortir...Pour une victoire, Felix Tshisekedi doit bien s'entourer, pas uniquement ses 15 conseillers tous Kasaiëns ! Il doit s'atteler à faire un bilan-inventaire des 36 ans de l'Udps: Qu'est-ce qui a marché? Qu'est-ce qui n'a pas marché ? Qu'est-ce qu'il faut améliorer ? Et à partir de là enclencher l'aggiornamento du parti Udps en s'appuyant sur ses fondamentaux qui sont dans les deux articles du parti.

Article 10 de l'Udps:

L'idéologie de l'Udps s'inspire des valeurs humanistes universelles de la social-démocratie telle que perçues par l'esprit africain. Il s'agit notamment des principes et valeurs ci-après:

1. l'instauration d'un État de droit au sein duquel prévalent la primauté de la loi commune, le dialogue, concertation et la conciliation;

2. le respect de la vie et de la dignité humaine;

3. la promotion de l'esprit de solidarité, de partage, d'hospitalité et de générosité;

4. l'émancipation politique du Peuple par lutte permanente en faveur d'une société libre, pluraliste, démocratique, contractuelle et fraternelle;

5. l'émancipation économique et sociale du Peuple, plus particulièrement des plus faibles et des plus défavorisés d'entre les membres de la Communauté;

6. l'instauration d'une société respectueuse des libertés et droits fondamentaux et qui applique objectivement la sanction positive ou négative;

7. l'élaboration et l'application d'une saine politique de la justice sociale et de justice distributive;

8. la juste rémunération des travailleurs manuels et intellectuels;

9. la transparence dans la gestion de la chose publique;

10. la répartition des revenus et des ressources nationales dans le cadres de l'économie sociale de marché.

Section 3: Des objectifs

Article 11:

L'Udps se fixe comme objectifs fondamentaux de:

1. Instaurer et promouvoir une démocratie pluraliste sur les plans politique, économique et social, en vue le progrès social;

2. faire épanouir un climat de tolérance et de morale publique, propice au développement harmonieux de la Nation;

3. faire respecter les libertés publiques et les droits fondamentaux de la personne humaine;

4. promouvoir la justice sociale et distributive;

5. élever le niveau de vie de la population et, en particulier, des masses ouvrières et paysannes, ainsi que des fonctionnaires;

6. assainir la monnaie et les finances publiques;

7. redresser et développer l'économie nationale par la réhabilitation des infrastructures et la reconstruction du Pays;

8. doter l'état d'une organisation politique fédérale, assurant l'unité nationale dans le respect des diversités régionales grâce à un pouvoir central fort et efficace;

9. lutter pour l'instauration d'une justice juste et transparente;

10. inculquer à la jeunesse la foi et l'espérance dans un avenir meilleur, grâce à l'investissement de son propre effort;

11. lutter pour la défense des droits des travailleurs et pour l'instauration du pluralisme syndical;

12. militer pour faire du pays une terre d'accueil pour les victimes de l'intolérance politique;

13. favoriser la coopération du Pays et du Parti avec les États et les associations ou organisations qui prônent la Paix, la Démocratie, la Justice, la Liberté et le Progrès.

3. Ce n'est pas à Felix tshisekedi, nouvellement élu, président de l'Udps, de déclarer la clôture du congrès et de renvoyer les Congressistes chez eux. Ce rôle incombe au Secrétaire Général du parti: Marc Kabund. Il y a risque que demain que le Secrétaire Général de l'Udps ne soit cantonné à remplir des courriers et devienne un petit fonctionnaire non au service du parti mais un marche-pied pour un Tout-Puissant Président: qui décide tout...Ce qui n'est pas démocratique ! Felix Tshisekedi qui est souvent venu en France et d'autres pays européens, il sait comment les partis politiques fonctionnent . Pourquoi n'est pas adapter-sans se contenter de copier.

4. Cette phrase, nous l'avions déjà entendu lors du Sommet de la Francophonie à Dakar, lors de l'élection de Michaëlle Jean au poste de Secrétaire Général. Elle avait déclaré ceci lors de la conférence de presse : On ne remplace pas Abdou Diouf mais on lui succède !. En écoutant cette même phrase dans la bouche de Felix Tshisekedi lors de son investiture: On ne remplace pas Etienne Tshisekedi mais on lui succède ! Cela a fait tilt dans notre esprit. En fouinant, nous avons enfin trouvé. Ecoutez-vous mêmes les deux vidéos :

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dimanche 1 avril 2018

RDC: Bruno Tshibala retenu à Paris pour raison de santé et humanitaire !

Bruno Tshibala, Premier ministre d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale

L'opération de l’œil gauche de Bruno Tshibala n'est que l'arbre qui cache la forêt. Pourquoi le transfuge de l'Udps et remplaçant de Samy Badibanga un autre Udpsien rejeté, a-t-il démissionné ? Cela fait près d'un mois que Bruno Tshibala, le Premier ministre d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est à Paris. L'histoire de ses 800 conseillers tous de son village et sa tribu, des bagarres à la Primature pendant son absence, sont loin de ses préoccupations.

D'après nos sources, Bruno Tshibala serait gravement malade. Souffrant de la prostate, les médecins Français à son chevet son unanime: dans son état actuel, il est astreint à l'effort. Tout effort mental, psychologique ou physique risque de précipiter son départ. Repos, toujours repos et encore repos. La France retient donc le Premier Bruno Tshibala pour raison de santé et humanitaire.

Le poste de Premier ministre est trop prenant. Antoine Gizenga de Palu avait jeté l'éponge après 293 jours à la Primature, il avait 84 ans. Bruno Tshibala qui n'a que 62 ans, qui a toujours clamé s'être battu toute sa vie, pour la démocratie, au sein de l'Udps, sait qu'il doit maintenant se battre pour recouvrer sa santé. Une belle lutte pour la vie.

Cancer le plus répandu chez l'homme, le cancer de la prostate tue chaque année 50.000 personnes en France. En République démocratique du Congo, ex-Zaïre, la prostate a été popularisé par le Maréchal-dictateur Mobutu Sese Seko qui en souffrait. Et pour se moquer de sa maladie, les Zaïrois avaient même débaptisé la monnaie Zaïre en prostate.

L'homme à la toque de léopard, le Maréchal-dictateur Mobutu Sese Seko souffrait de la prostate

Le Premier ministre d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est-il poursuivi par un signe indien ? Il faut dire que quatre jours seulement après son arrivée à Paris, Bruno Tshibala s’était aperçu, le 6 mars, que son visa Schengen venait d’expirer. Et il devait aller à Londres pour débat organisé par le think tank Chatham House.

Le Quai d’ Orsay lui avait délivré un nouveau visa, le 7 mars. Sans oublier que des changements improvisés avaient désorienté le service français de la protection (SDLP), chargé de la sécurité rapprochée des hôtes étrangers.

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samedi 31 mars 2018

RDC: Felix Tshisekedi élu 98% à l'Udps, 6% de plus que le Pharaon Sissi en Egypte !

Félix Tshisekedi élu président de l'Udps

Bravo à l'Udps après 36 ans d'existence, il vient de tenir son premier congrès extraordinaire. En élisant Félix Tshisekedi Tshillombo, nuitamment à 2h du matin à main levée, élection à la Douma Soviétique, où les trois candidats putatifs se sont retiré sans ménagements, à la succession de son défunt père Etienne Tshisekedi Wa Mulumba. La tentation est que l'Udps puisse demeurer un parti familial. A notre époque, au 21è siècle, être élu au score Brejnevien de l'URSS avec 98%, c'est montrer que le parti est moutonnier et populiste ! Le danger serait de croire à un semblant de popularité et quiconque qui connait l'histoire de la République démocratique du Congo, aucun homme populaire n'est jamais arrivé au pouvoir à commencer par Ya Tshitshi lui-même, malgré des soutiens de certains décideurs. Le score Brejnevien de 98% est un boulet. Félix Tshisekedi est légitime sans l'être. Ceux qui pensent que l'Udps est une affaire familiale ont pesé pour lui offrir ce score. Le Tshintu Tshetu est un danger pour la République. Comme il est élu président de l'Udps, il n'a plus à aller négocier avec Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale nuitamment et catimini. Les rencontres de l'Udps avec les barbouzes du régime ne doivent plus se faire ni Ibiza, ni Rome ni Paris. Pour sa crédibilité, l'Udps doit être transparent.

La bourde de Felix Tshisekedi d'avoir nommé 15 conseillers de sa tribu !

Felix Tshisekedi avec ses 98% dépasse de 6% le pharaon Égyptien Sissi qui n'a obtenu que 92%. Même Vladmir Poutine 65 ans, au pouvoir depuis dix-huit ans, a été confortablement réélu président de la Russie, dimanche 18 mars, avec 76,66 % des suffrages. Soit 56,2 millions de voix, contre 45 millions en 2012.

Des partis politiques qui vont en formation des plateformes en congrès, d'où vient l'argent ? Jouer le jeu du régime d'imposture, d'occupation et de prédation, un jour il y a un boomerang !

Felix Tshisekedi qui a vécu en Europe doit se souvenir que les partis à l'ancienne ne fonctionnent plus. Il faut un mouvement qui rassemble tous.

En marche d'Emmanuel Macron est un exemple. Le président de la République française Emmanuel Macron n'a obtenu que 25 % au premier tour de l'élection présidentielle. Élu président de la République, Emmanuel Macron, a choisi un Premier ministre non un résident de son arrondissement, ni un parent éloigné mais un homme du parti les Républicains. Edouard Philippe est intelligent, fin négociateur, très attaché à la Constitution et à l'esprit de la Vè République française. Jamais la France n'avait fait des réformes comme avec l'exécutif Emmanuel Macron-Edouard Philippe.

Felix Tshisekedi doit éviter la bourde de septembre 2017, en nommant 15 conseillers de son cabinet, tous des Kasaïens. Lorsqu'on veut un destin national, on freine de deux pieds, les accointances tribalo-ethniques ! Cette tentation il ne faut pas y succomber. La République démocratique du Congo a plus de 450 tribus et chaque tribu a des femmes et hommes compétents. Ramener le Congo a son petit village et sa tribu sont des erreurs que Felix Tshisekedi ne doit plus faire.

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mercredi 28 mars 2018

France: Hommage national pour le gendarme Arnaud Beltrame aux Invalides !

A tire posthume, le Colonel Arnaud Beltrame a été décoré Commandeur de la légion d'honneur par Emmanuel Macron

« Aux grands hommes la patrie reconnaissante » c'est ce que nous avons vécu aujourd'hui en France. Une cérémonie d’hommage national de deux heures a lieu ce mercredi 28 mars, en l’honneur du gendarme Arnaud Beltrame tué vendredi 23 mars par l’assaillant djihadiste de l’Aude. 20 minutes d'oraison funéraire: "Il faisait face à l'agression islamiste, à la haine et à la folie meurtrière, et avec lui surgissait du cœur du pays l'esprit français de résistance." Emmanuel Macron, président de la République, a salué, dans la cour des Invalides à Paris, le sacrifice du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, victime du tueur jihadiste Radouane Lakdim. "Au moment du dernier adieu, je vous apporte la reconnaissance, l'admiration et l'affection de la nation toute entière. Je vous fait commandeur de la légion d'honneur et je vous nomme colonel de gendarmerie. Vive la République, vive la France." (...) "Arnaud Beltrame rejoint aujourd'hui le cortège valeureux des héros qu'il chérissait (...) Sa mémoire vivra, j'y veillerai, je vous le promets." (...) "La gratitude de la patrie ne vous ramèneront pas l'être que vous aimiez tant." !

« Le lieutenant-colonel avait démontré par son parcours exceptionnel que cette grandeur parcourait ses veines. (…) A cet instant toutefois, d’autres, même parmi les braves, auraient peut-être transigé. Mais le lieutenant-colonel Beltrame a pris une décision qui n’était pas seulement celle du sacrifice, mais celle, d’abord, de la fidélité à soi-même, à ses valeurs, à tout ce qu’il avait toujours été et voulu être. Dès que nous avons appris son geste, nous tous avons tremblé d’un frisson singulier. L’un d’entre nous venait de se dresser, droit, lucide et brave. Il faisait face à la folie meurtrière, à la haine. Et avec lui surgissait l’esprit de résistance des Français.

Arrivée du corps du gendarme Arnaud Beltrame à Villacoublay

Le Colonel Arnaud Beltrame s'est vu décerner la médaille de la Gendarmerie Nationale avec palme de bronze, la médaille d'acte de courage et de dévouement et la médaille de la sécurité intérieure échelon Or ! « Honneur et patrie » : telle est la belle devise qui orne le drapeau de la Gendarmerie

Ce geste convoqua dans nos mémoires les figures de Jean Moulin (…) des héros anonymes de Verdun (…), de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui, un jour, avaient décidé que la France, la liberté France, la fraternité France ne survivraient qu’au prix de leur vie et que cela en valait la peine. »

Le corps du gendarme Arnaud Beltrame a été veillé toute la nuit par ses collègues

Durant 15 minutes, le cortège funéraire s'est arrêté devant le Panthéon avant de prendre la route des Invalides

Catholique pratiquant, Arnaud Beltrame s'était converti à 33 ans !

Au Panthéon ou aux Invalides, le public est venu en nombre à Paris rendre hommage au colonel Arnaud Beltrame, « qui a donné sa vie pour en sauver une » lors de la prise d'otages meurtrière menée par le terroriste Radouane Lakdim, à Trèbes (Aude), vendredi 23 mars.

Colonel Mamadou Ndala, bête de M23, héros oublié et sciemment ignoré

Le Colonel Mamadou Ndala, héros oublié et sciemment ignoré

Lors de l’unique offensive triomphante des Forces armées de la RDC (FARDC), c’est Mamadou Ndala et ses hommes qui étaient en première ligne, mettant ainsi en déroute les soudards criminels tutsis-Rwandais du M23. Le colonel Mamadou Ndala a été tué, le 2 janvier 2014, dans une embuscade près de l’aéroport de Mavivi, à quelque cinq kilomètres de la ville de Beni, dans le Nord-Kivu. Il s’agissait d’une attaque à la roquette contre le jeep du Colonel Mamadou Ndala qui se dirigeait vers Eringeti, à 54 km de Beni. Juste quand il est arrivé à Matembo, une roquette est arrivée du côté droit de la route et a atteint la jeep du Colonel Mamadou Ndala. Les enquêtes pour déterminer les causes de l'assassinat du Colonel Mamadou Ndala n'ont jamais abouti ni abouti.

Le Colonel Mamadou Ndala, héros oublié et sciemment ignoré

La médiocrité du régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est su r tous les plans. L'imposteur de Kingakati ne s'est jamais incliné sur le cercueil de celui redonna de la fierté à tout un peuple face aux terroristes tutsis Rwandais du M23. Et pourtant, le Néron du palais de Nation décora le cercueil de Jules Shungu Wembadio et le proclama "Héros National" pour avoir contribué à la dépravation des mœurs de la jeunesse. Pour montrer son "Motema Mabé", l'incapacitaire et ancien Kadogo, pour tromper la vigilance, a érigé un mémorial du soldat congolais, le 28 juillet 2017, au centre de l’ex-rond-point Forescom. A la libération, cette place portera le nom du Colonel Mamadou Ndala. Et dans toute la République, des avenues devront porter son nom. S'il faut débaptiser des avenues qui portent des noms des médiocres du régime d'imposture, nous débaptiserons !

Voici la tombe du Colonel Mamadou Ndala au cimetière de Kintambo

Le Colonel Mamadou Ndala n'a même pas une tombe digne dû à son rang. Le vaillant Colonel Mamadou Ndala a été inhumé au cimetière islamique de Kintambo. Le cimetière de Kintambo, s’est trouve être l’un des plus anciens de la capitale congolaise qui a totalisé 65 ans d’existence, depuis la colonisation des belges. Il fut érigé en 1953.

Erigé en 1953, c’est-à-dire pendant la colonisation, le cimetière de Kintambo, situé dans la commune du même nom, totalise cette année cinquante-huit ans. Il se trouve être l’un des plus anciens de la capitale. Plusieurs familles kinoises ont toujours un regard tourné vers ces lieux, la dernière demeure d’un des leurs.

S’étendant à perte vue, des milliers de personnes y ont, à ce jour, déjà été portées en terre. Mais de quelle manière ? Contrairement aux cimetières de pays développés qui ont des allées où l’on peut circuler sans problèmes et qui constituent de véritables attractions, celui de Kintambo ressemble à un labyrinthe où l’on peut se perdre. En effet, au Cimetière de Kintambo on y inhume les dépouilles mortelles vaille que vaille et retrouver une tombe pour certains membres de famille n’est pas facile. Surtout pour ceux qui y vont pour la première fois. Ou pour ceux qui avaient assisté à l’inhumation d’un des leurs et qui y retournent plusieurs années après.

Faute d’espace à certains endroits, on y va jusqu’à superposer certains corps. Ce qui met dans tous leurs états certains membres de famille qui y vont pour se recueillir devant les tombes des leurs, ou qui vont pour ériger l’encadrement sur les tombes des leurs décédés pour honorer leur mémoire ou encore poser une pierre tombale.

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samedi 24 mars 2018

Le diplomate honoraire Robert Mbelo dézingue Eve Bazaïba du MLC !

Robert Mbelo, Diplomate Honoraire

La République démocratique du Congo est le seul bien en commun pour tous les Congolais. Chaque Congolais a son mot à dire, n'en déplaisent aux empêcheurs de penser en rond. Eve Bazaïba, en tant que femme politique, elle est censée répondre lorsqu'elle est interpellée par n'importe quel Congolais, pas uniquement les fanatiques et partisans du MLC. Depuis l'arrestation de Jean-Pierre Bemba, grand vainqueur de l'élection Louis Michel 2006, qui par cupidité a vendu sa victoire à Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, le MLC est une coquille vide. Tous les grands ténors comme des troubadours ont quitté le navire. Certains politicailleurs et girouettes politiques, sans honte, ont même traversé la rue pour rejoindre Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale.

Eve Bazaïba et sa fille, Honorine Masudi, qui insulte le diplomate Honoraire Robert Mbelo: matins, midis et soirs !

Il faut dire qu'Igwe avant son exil et son arrestation en Belgique pour son transfert à la CPI à La Haye en Hollande, par une déclaration alambiquée à Kinshasa, il a accepté l'inacceptable !

Eve Bazaïba (à droite) et sa fille, Honorine Masudi, qui insulte le diplomate Honoraire Robert Mbelo: matins, midis et soirs !

En France, chez Les Républicains et, de manière plus générale, à droite, on ne dit plus "mon parti politique", on dit "ma famille politique". "Ma famille politique" est une formule plus imagée et plus valorisante en temps d'insécurité. Elle traduit la chaleur du foyer, de l'affection, un peu de la tendresse, une communauté d'intérêts. Elle gomme l'affirmation d'une idéologie. Ce serait parfait si cette substitution ne contribuait, à sa manière, à l'opprobre jetée sur le beau, le noble mot de "parti". C'est pourtant celui qu'utilisaient Jaurès, De Gaulle, et qu'on trouve dans la constitution de la 5ème République.

Les formations politiques de gauche, qui se revendiquent héritières des progrès démocratiques pour lesquels les partis se sont battus, ne craignent pas, elles, de se baptiser "parti". "Parti" désigne aussi une opinion, un choix, une idéologie. On "prend parti" pour telle ou telle idée. "Famille", au contraire, oriente le discours sur la forme du groupe politique plutôt que sur ses options.

En République démocratique du Congo, les partis politiques n'ont rien des convictions idéologiques. Ce sont des fonds de commerce familiaux. Un homme crée son parti et même en chaise roulante, il continue à le diriger avec ses fils, neveux et nièces.

Chez les Masudi la politique du MLC est-elle une affaire de famille ? Pourquoi lorsque Eve Bazaïba est interpellée par le diplomate honoraire Robert Mbelo qui réside à Londres, c'est Honorine Masudi, la fille d'Eve Bazaïba qui prend son téléphone et se met à injurier le diplomate honoraire avec une impolitesse et bassesse qui dévoile son QI. Elle le fait machinalement sur plusieurs jours: matins, midis et soirs. Elle prétend même que Robert Mbelo souffre du cancer et que ses jours sont comptés. Et Eve Bazaïba ne dit rien, elle fait la morte. Cautionnant par ricochet, les insultes mondaines de sa primairienne de fille !

La déchaînée de Masudi ne va pas en rester là. Elle engage des Paparazzi, va les envoyer pour photographier la résidence familiale de Robert Mbelo à Kisangani. Exposant ainsi la pauvre famille à des représailles du régime sanguinaire d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Qu'Eve Bazaïba et Robert Mbelo , soient tous originaires de la Province Orientale, cela est-il une raison, d'aller photographier en catimini, une maison privée qui a appartenu aux parents de Robert Mbelo ? Et cela fait plusieurs années que le diplomate honoraire vit à Londres et n'a plus mis ses pieds à Kisangani. Qu'Honorine Masudi puisse qualifier le diplomate honoraire Robert Mbelo. C'est ignorer que les diplomates diplomates triment depuis des années, sous Mobutu comme sous Alias Joseph Kabila. Que sa maman Eve Bazaïba est riche. Faut-il signifier à Honorine Masudi, comment était sa maman avant toutes les dialogues et négociations, qui enrichissent des politicailleurs-ventriotes et profito-situationnistes ? Il y a un maximum de respect à avoir envers nos compatriotes qui ne se vendent pas, ne sont pas des girouettes politiques et défendent leurs convictions contre vents et marées. A Réveil FM International, nous ne sommes d'accord avec tous . Mais nous estimons que nos compatriotes doivent s'exprimer librement. Nos différences et divergences sont toujours une richesse pour le débat.

L'interpellation du diplomate honoraire Robert Mbelo, dans sa lettre ouverte à Eve Bazaïba, est légitime et pleine de bon sens. Haro donc à ceux qui pensent faire de la politique hors-sol.

Lettre ouverte à Madame Eve Bazaïba

Madame,

Je prends la liberté aujourd’hui, pour vous écrire cette lettre ouverte pour m’indigner sur votre lecture politique erronée des événements politique qui prévalent actuellement dans notre pays et je vais retenir ces quelques points en rapport avec l’accord de la St Sylvestre.

1.- La valeur spirituelle de la République Démocratique du Congo

J’aimerais, avant toute chose, vous rappeler la valeur spirituelle de notre pays que vous tous, politiciens de la fausse « majorité » et de la fausse « opposition » êtes en train de piétiner.

Connaissez-vous la vraie valeur de notre pays  que Dieu nous a donné et que nos ancêtres nous ont légué ? Je vous invite, madame de lire ces quelques versets du livre du Deutéronome 8 : 6-10 et vous comprendrez que vous tous, Évêques et politiciens avaient passé outres les commandements de Dieu, vous avaient, ce jour-la du 31 décembre 2016, déshérité le Peuple Congolais et avaient cédé cet héritage a un étranger satanique et criminel, le dénommé « Joseph Kabila », a cause de votre naïveté et votre médiocrité a tous. Depuis cette date, Dieu vous a tous condamnés dans l’abomination du fait vous avez jeté aux orties le précieux héritage que voici :

« 6 : Tu garderas les commandements du Seigneur ton Dieu pour marcher sur ses chemins et pour le craindre. 7 : Le Seigneur ton Dieu te conduit vers un pays fertile : pays de rivières abondantes, de sources profondes jaillissant dans les vallées et les montagnes, 8 : pays de blé et d’orge, de raisin, de grenades et de figues, pays d’olives, d’huile et de miel ; 9 : pays où le pain ne te manquera pas et où tu ne seras privé de rien ; pays dont les pierres contiennent du fer, et dont les montagnes sont des mines de cuivre. 10 : Tu mangeras et tu seras rassasié, tu béniras le Seigneur ton Dieu pour ce pays fertile qu’il t’a donné. »

Mais voici ce que vous avez fait :

« Tu  mettras sur toi un roi que choisira l’Éternel ton Dieu, tu prendras un roi du milieu de tes frères, tu ne pourras pas te donner un étranger, qui ne soit pas ton frère” (Deutéronome. 17-15).

      « Votre pays est dévasté, Vos villes sont consumées par le feu, Des étrangers dévorent vos campagnes sous vos yeux, Ils ravagent et détruisent, comme des barbares. » (Ésaïe 1-7).

  « Un peuple que tu n’auras point connu mangera le fruit de ton sol et tout le produit de ton travail, et tu seras tous les jours opprimé et écrasé » (Deutéronome. 28-33.)

2.- De la valeur juridique et politique de l’accord de la St Sylvestre

On me dit que vous êtes juriste ; je voudrais ici vous rappeler quelques principes élémentaires de droit administratif, cours enseigné en première année de droit, relatifs à la hiérarchie des normes juridique d’un État normalement constitué .En effet, imaginons que la République Démocratique du Congo est un état de droit, la hiérarchie des normes juridiques la régissant est la suivante.

1.- Le Bloc de Constitutionnalité

– La Constitution du 18 février 2006 et ses différents amendements. Le Bloc de constitutionnalité se définit comme « l’ensemble des principes et règles à valeur constitutionnelle dont le respect s’impose au pouvoir législatif comme au pouvoir exécutif ainsi qu’aux particuliers ». (1) Ce qui veut dire que tout texte adopté sans référer a aucune disposition constitutionnelle est anti-constitutionnel et c’est le cas de l’accord de la St Sylvestre. Bien que l’accord fait référence a l’article 5 alinéa 1er, c’est qui est une évidence, mais il se pose un problème sur la qualité de ses signataires qui n’ont reçu mandat de personne, ni de la République et encore moins du Peuple Congolais. Ils ne sont ni législateurs, ni membres d’un quelconque exécutif.

2.- Les conventions internationales

Les conventions internationales