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samedi 25 octobre 2014

Abidjan: Discours de Claude Bartolone, Président de l’Assemblée Nationale de France

Abidjan le 24 Octobre 2014. Claude Bartolone, président de l`assemblée nationale française reçu par Guillaume Soro, président de l'assemblée assemblée nationale ivoirienne

Discours de Claude Bartolone, Président de l’Assemblée Nationale de France

Excellence Monsieur le Président de l’Assemblée nationale,

Cher Guillaume SORO,

Mesdames et Messieurs, Honorables députés,

Chers collègues,

Je mesure l’immense honneur que vous me faites, en m’invitant à m’exprimer devant votre Assemblée. J’en suis extrêmement touché, ému, et je vous en remercie, sincèrement et chaleureusement.

Monsieur le Président, je vous remercie pour les aimables paroles que vous avez eues à mon égard. Vous l’avez dit. Ma visite ici à Abidjan est une « première ».

Je dois vous le confier : je m’en étonne, tant ce déplacement m’est apparu comme une évidence, et, dans le même temps, je m’en réjouis – qui ne serait pas honoré d’être le premier Président de l’Assemblée nationale française à prendre la parole dans votre hémicycle et, à travers vous, chers collègues, de pouvoir m’adresser à la nation ivoirienne ?

Trois mois après le Président de la République, M. François Hollande, en visite à Abidjan à l’invitation de Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, je viens, à mon tour, à votre invitation, vous exprimer le respect et l’estime, l’amitié indéfectible, et la solidarité du peuple français pour le peuple ivoirien. Mme Patricia Adam, présidente de la Commission de la Défense, M. Pascal Terrasse, Président du groupe d’amitié France-Côte d’Ivoire et M. Alain Marsaud, député des Français de l’étranger, m’accompagnent et sont tout aussi heureux que moi de participer à cette visite historique.

Notre proximité, et la singularité des liens qui unissent les Français et les Ivoiriens, sont d’abord le fruit de l’histoire.

Permettez-moi, Monsieur le Président, de revenir quelques minutes sur ce passé conjoint, à la fois douloureux et riche, dense, sur cette histoire qui nous a construits, et nous a légué une langue, des populations, et des cultures en partage.

Je veux rendre un premier hommage à tous les Ivoiriens qui se sont dressés, sur le champ de bataille, pour la France, et pour défendre les valeurs universelles que sont la liberté et l’égalité.

Le peuple français et la Représentation nationale leur sont redevables et pour toujours reconnaissants. Nous n’oublierons pas, nous n’oublierons jamais, que de jeunes soldats ivoiriens, trop nombreux, trop souvent engagés malgré eux, à deux reprises au cours du XXème siècle, ont sacrifié leur vie pour notre pays. Et nous devons particulièrement nous le rappeler en cette année 2014, où nous commémorons le centenaire de la Première guerre mondiale, mais aussi le 70ème anniversaire du débarquement de Provence, commémorations auxquelles le Président de la République, Monsieur Alassane Ouattara, a participé le 15 août dernier.

Je pense également aux Ivoiriens qui se sont investis dans le champ politique français. Une voix d’ici, de Côte d’Ivoire, une voix puissante, s’est levée, dès la sortie de la dernière guerre, dans notre hémicycle. Elle a inspiré, aux députés de métropole, la nécessité de sortir totalement de l’injustice et de l’inégalité entre les peuples.

Cette voix, qui est devenue mondialement connue, vous l’aurez compris, est celle de feu Félix Houphouët-Boigny.

Félix Houphouët-Boigny a consacré sa vie, certes, à votre pays, à votre nation, à la consolidation de votre Etat, mais il a aussi beaucoup donné au nôtre. Son souvenir habite encore le Palais Bourbon.

Désormais, son nom est à jamais gravé dans notre histoire constitutionnelle, puisqu’il figure, en tant que membre du Gouvernement, parmi les signataires de la Constitution qui régit, toujours, le fonctionnement de la République française.

Alors que plus d’un demi-siècle nous sépare des indépendances, nos relations n’ont jamais cessé. Elles ont connu, comme toutes les amitiés intenses, des incompréhensions, des maladresses, et des moments de rejets parfois violents.

Mais les liens humains, culturels, économiques que nous avons tissés ont toujours été plus forts. Aujourd’hui, plus de 100.000 ressortissants ivoiriens en France et plus de 15.000 ressortissants français en Côte d’Ivoire – c’est la communauté française la plus nombreuse de la région – donnent vie à la relation bilatérale. Parmi eux, l’on compte de nombreux franco-ivoiriens, qui lui donnent corps également.

Si la France et la Côte d’Ivoire ont pu, au fil du temps, nouer de nouvelles alliances, instaurer et renforcer des actions de coopération dans leur voisinage immédiat, puis se tourner vers d’autres continents, ma conviction intime est que ces orientations, nouvelles, légitimes, ne doivent pas détourner nos deux pays l’un de l’autre.

Nous avons passé du temps à nous connaître, nous avons souffert, mais cela nous a rendu plus forts, et nous avons, désormais, une langue et des populations en commun. Nous avons donc, aujourd’hui, le devoir de mettre cette proximité au service de nouveaux projets, au profit d’un rapprochement accru, et d’une unité renforcée sur le plan international. C’est ainsi que je vois notre relation : solide dans ses fondations, elle peut se projeter, confiante et sereine, dans l’avenir.

Car c’est aussi ce message que je suis venu délivrer : ma foi en l’avenir. En l’avenir de la Côte d’Ivoire, en l’avenir de la France. En l’avenir de l’Afrique, en celui de l’Europe. Et en ce que nous allons encore pouvoir bâtir ensemble.

Aujourd’hui, en m’exprimant devant vous, Monsieur le Président, Honorables Députés, j’ai conscience que ma visite intervient trois ans après une crise post-électorale meurtrière, moins de dix ans après une guerre civile tragique et après plusieurs années d’une instabilité dont le peuple ivoirien n’a que trop souffert.

Or, je le sais – et je le vois – la Côte d’Ivoire se redresse, déjà !

Vous portez, Mesdames et Messieurs les députés, chers collègues, les espoirs et les aspirations du peuple ivoirien. A travers vous, c’est donc à toute la population ivoirienne que je souhaite dire mon optimisme.

Votre pays, le peuple que vous représentez, forcent mon admiration.

Je suis admiratif de la capacité des Ivoiriens à se relever, à réunir leurs forces, à rechercher la cohésion. A rappeler au monde entier que la Côte d’Ivoire est un immense pays, riche de la diversité de ses ressources et de celle de ses femmes et de ses hommes. Á peine trois ans après cette crise, un vent puissant souffle de nouveau, il souffle l’espérance, l’espoir de vous rendre la place qui est la vôtre en Afrique : celle d’un modèle, d’une référence, d’une avant-garde, sur un continent qui lui-même porte l’avenir du monde.

Alors que la reprise économique mondiale reste fragile et incertaine, et que ce sont des regards inquiets qui se tournent vers la zone euro, les résultats économiques de l’Afrique, au contraire, nous confirment la résilience du continent, face à une crise grave, parmi les plus graves que le monde ait connues au cours du dernier siècle.

Au dynamisme de la croissance des pays africains, il faut ajouter leur vitalité démographique, leurs immenses ressources naturelles. Ce potentiel économique, encore insuffisamment exploité, peut faire espérer de multiples bienfaits, à la condition d’une égale répartition des richesses et à celle d’un développement harmonieux du territoire.

La France, vous le savez, veut amener l’Europe à s’investir davantage en Afrique, à s’y impliquer, à s’ouvrir toujours davantage vers le Sud. Je suis un fils de la Méditerranée, un enfant de Sicile, de Malte et de Tunis, et je rêve que nous cessions de voir cet espace comme une frontière culturelle, économique, et humaine infranchissable entre nos deux continents.

Je suis par ailleurs persuadé que la Côte d’Ivoire peut stimuler l’essor de l’Afrique et servir de modèle. Je le dis d’autant plus assurément qu’elle l’a déjà fait.

Je fais référence, vous vous en doutez, au « miracle ivoirien », à cet exemple de développement économique et de stabilité, de cohésion, qui a constitué, dans la seconde moitié du vingtième siècle, une fierté pour la région et le continent.

Et j’en suis convaincu : nous assistons, depuis deux ans, au retour des conditions qui ont fait ce miracle. Le « miracle ivoirien » se rappelle à nous.

Il nous dit que rien n’a changé. Que la foi des hommes est toujours là, que leur courage, leur détermination, leur force de travail, demeurent. Vous avez traversé la guerre civile, connu le conflit et la division, versé du sang et des larmes, mais vous avancez, d’un pas décidé, vers l’unité et la réconciliation. Avec la sagesse de vos traditions, le dynamisme de votre jeunesse, et avec courage, vous avez déjà surmonté d’immenses obstacles, et ce sera, j’en suis persuadé, comme toujours, pour vous imposer avec éclat.

Les crises les plus fortes sont derrière vous, je le crois, nous le croyons en France.

Beaucoup de choses ont été entreprises, depuis trois ans. Sur le plan économique, le constat est sans ambiguïté, avec un taux de croissance de plus de 8%. C’est le reflet d’une paix retrouvée mais aussi le résultat de politiques permettant d’augmenter l’investissement public, de mobiliser l’investissement extérieur, et de réformer l’économie. De la même manière, je veux saluer les progrès réalisés en matière de désarmement et de réinsertion, un chantier délicat après tant d’années de crises. Dans ce domaine aussi, vous êtes un modèle, que d’autres nations observent attentivement.

Ensuite, je le vois, les choses avancent sur le plan politique.

La réconciliation, comme toujours, exige du temps et des efforts, l’équilibre à trouver entre pardon et sanction est délicat. Mais je sais qu’au fond, la volonté de dialoguer est là, de part et d’autre, et c’est l’essentiel. C’est ce qui fait et fera la force de votre pays.

Pour citer, justement, Félix Houphouët-Boigny, « le dialogue est l’arme des forts et non des faibles (…) Dans la recherche de la paix, de la vraie paix, de la paix juste et durable, on ne doit pas hésiter, un seul instant, à recourir, avec obstination au dialogue. ».

Ce dialogue existe, il avance. Je forme donc le vœu qu’à ma prochaine visite, l’ensemble des forces politiques ivoiriennes puissent être représentées à l’Assemblée nationale, pour que le Parlement fasse vivre le débat démocratique, qu’il soit, définitivement, « le cœur battant de la démocratie ».

Evidemment, des incertitudes persistent. Evidemment, des efforts doivent encore être déployés. Mais quel pays pourrait se prévaloir de n’avoir aucun progrès à réaliser ? Il faut laisser le temps aux réformes. Nous autres, responsables politiques, devons rendre des comptes à des populations d’autant plus impatientes qu’elles sont parfois, trop souvent, dans la souffrance. Nous devons leur montrer le cap, notre volonté, notre détermination à perfectionner toujours notre action.

Je vous le dis donc, non pas en donneur de leçon, mais en observateur engagé, en ami aussi, et en homologue surtout : tout est toujours perfectible. C’est justement ce qui fait la beauté de notre engagement politique et lui donne tout son sens.

Monsieur le Président, Cher Guillaume,

Mesdames et Messieurs les Députés,

Chers collègues,

Nos Assemblées sont les lieux où vivent et s’épanouissent nos démocraties, où elles se grandissent, où elles se consolident. Elles sont les lieux où toutes les forces et les voix de la nation peuvent être représentées, doivent débattre, pour se confronter ou pour s’unir.

Notre responsabilité d’élu national est grande, notre position est exigeante.

Le premier devoir qui nous incombe, c’est de lutter, sans relâche, pour l’indépendance de nos Parlements. Nous devons faire respecter leurs prérogatives à des gouvernements trop souvent tentés de nous rendre passifs, de nous transformer en chambres d’enregistrement résignées. C’est un combat de tous les instants, auquel je sais que vous vous livrez, Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les députés, avec énergie.

Vous avez eu à cœur de rappeler au Gouvernement, à de multiples reprises, que le fait de disposer d’une majorité au Parlement ne garantissait pas d’obtenir systématiquement son soutien. Je vous en félicite. Je le répète d’ailleurs en France, chaque fois que j’en ai l’occasion : il y a le temps du débat, celui du compromis, puis seulement le temps de l’unité. Cette règle, je ne cesse de la rappeler dans mon propre pays.

Le second devoir, c’est celui de l’exemplarité. Il en va de notre crédibilité, de la crédibilité de la classe politique dans son ensemble. Il en va du lien de confiance qui doit relier nos peuples à leurs représentants et donc de la stabilité de la vie politique.

Exemplarité dans le respect des lois et des institutions, exemplarité dans l’usage des deniers publics. J’ai consacré les deux premières années de mon mandat à la Présidence de l’Assemblée nationale française à y renforcer les règles de déontologie, et je m’impose de rester attentif aux mesures prises ailleurs, et dont nous pourrions, encore, nous inspirer.

Le troisième devoir, selon moi, est justement cette nécessité absolue de nouer, avec les autres Parlements de par le monde, des relations de coopération suffisamment denses pour nous rendre plus forts collectivement. C’est indispensable, selon moi, dans un monde qui se globalise, et où les accords entre gouvernements se multiplient.

Ces accords, qui engagent, sur le long terme, les législations, les finances de l’Etat et ses modes de fonctionnement, nous les ratifions, certes. Mais je souhaite que nous puissions mener, directement entre parlementaires, en toute franchise, en amont comme en aval, des discussions approfondies sur les sujets d’intérêt commun.

C’est pour moi le sens de la diplomatie parlementaire. Je veux nouer ce dialogue avec mes partenaires européens, tant nos législations sont désormais liées, mais je veux aussi le nouer avec les Parlements des autres pays frères et amis, au premier rang desquels figure votre Assemblée.

Aujourd’hui, en signant un Protocole d’Accord qui liera durablement nos Assemblées, nous rappelons notre volonté de renforcer notre coopération qui, même si elle n’avait jamais été formalisée, est ancienne et déjà importante – votre Assemblée est, Chers collègues ivoiriens, le premier partenaire de l’Assemblée nationale française en Afrique.

Mais au-delà de cette coopération technique, indispensable au renforcement de nos institutions, je souhaite que la signature de ce Protocole insuffle davantage de dialogue, davantage d’écoute réciproque.

Car Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les Députés, si je m’exprime devant votre Assemblée – et c’est un immense honneur que vous me faites – je viens, aussi et surtout, pour écouter, apprendre, et comprendre.

Je viens m’interroger, avec votre aide, sur l’action de la France et son image, sur la façon dont elle peut au mieux vous accompagner, sans préjuger ce dont nous pouvons encore chacun tirer de la relation exceptionnelle qui nous lie.

Je me permets, pour illustrer l’état d’esprit dans lequel je me trouve, de citer l’un de vos plus illustres hommes de lettres, Jean-Marie Adiaffi, qui, dans l’un de ses ouvrages, La carte d’identité, écrivait les mots suivants : « … il faut avoir l’humilité d’écouter la voix des autres et, plutôt que d’en comparer le timbre et la mélodie avec la nôtre, il faut l’entendre par ce qu’elle dit… ».

C’est le sens que je veux – c’est le sens que nous voulons – donner à notre visite.

Le « partenariat » entre nos deux pays est réel. Mais ce terme est froid, il est terne, il ne reflète ni l’émotion que je ressens aujourd’hui, en m’exprimant devant vous, ni la richesse de l’histoire que nous avons en commun. Il n’évoque ni les déchirures que nous avons connues, ni l’intimité à laquelle nous sommes parvenus.

Je veux donc plutôt écouter votre voix comme la voix d’un ami, d’un frère à qui je n’aurais pas eu l’occasion de parler depuis de trop nombreuses années. Je suis venu à votre rencontre pour vous entendre m’éclairer sur la situation dans votre beau pays.

Je veux aussi vous écouter me parler de la France, et de la France et de la Côte d’Ivoire réunies.

Je ne veux rien comparer, je ne veux rien préjuger, je veux d’abord vous parler.

Lors des échanges que nous aurons au cours des prochaines heures, et dans tous les domaines qui caractérisent la relation franco-ivoirienne, je vous invite donc, avec force et énergie, à me parler avec la même franchise et le même effort de compréhension.

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Concaneau: Perle d'océan atlantique !

Concarneau en Bretagne

Ville côtière et ancienne place forte de Bretagne, les charmes de Concarneau se dévoilent tout au long de votre séjour. Concarneau, c’est à la fois une Ville d’art et d’histoire, un important port de pêche et une station balnéaire. Cœur de ville ceint de fortifications, la Ville Close invite à la découverte du passé et à la flânerie dans ses rues commerçantes. Concarneau unit, d’une intimité particulière, la mer, les plages et la campagne… Cité balnéaire, ville portuaire, haut lieu historique et culturel, Concarneau conjugue avec talent l’art d’apprendre et de surprendre. Ses pittoresques sentiers de randonnées nous enivrent de leurs senteurs d’iode et d’ajoncs en fleurs mélangées. Concarneau est toujours le théâtre de multiples initiations.Une ville miracle ou une ville mirage. Auguste Dupouy vantait la magnificence orientale, byzantine, vénitienne… de Concarneau. Doux pays entre l’Odet et l’Aven dont les vallons verdoyants mènent à la Mer. Le paysage, avec sa végétation à demi exotique, par sa variété, sa souplesse et ses couleurs est baigné de poésie. Concarneau est devenue une station estivale très prisée avec ses rues arborées et ses nombreuses terrasses accueillantes et ensoleillées, ses animations réputées et sa grande diversité de loisirs. Concarneau nous fait connaître, en permanence, l’ambiance d’une merveilleuse station estivale pleine de couleurs et de soleil, de rires sur ses belles plages de sable fin et d’une foule dense en ville close et sur la corniche.

Blason de la ville de Concarneau (Finistère) dessiné par Bruno; Haches de Brieg en File.


Découvrir Concarneau par concarneau_mairie

Concarneau est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France. Troisième commune du Finistère par sa population, chef-lieu d'un canton et d'une communauté d'agglomération, Concarneau est une ville située sur la côte cornouaillaise. La ville s'est constituée au Moyen Âge à partir de la "Ville close" située dans l'estuaire du Moros. Cet abri naturel a permis le développement du septième port de pêche français en tonnage débarqué et d'importants chantiers navals. Sa situation sur le littoral et son patrimoine historique en font aujourd'hui une destination touristique bretonne de premier plan.

Concarneau, la ville bleue ! Photo Réveil FM International

Concarneau, ville fortifiée ! Photo Réveil FM International

Deux musiciens animent à proximité de la grande porte. Photo Réveil FM International

Des Journalistes devant la grande porte de la ville close. Photo Réveil FM International

De part et d’autre de la vieille ville, s’étendent les ports de pêche et de plaisance situés au centre de la cité où de larges avenues privilégient le spectacle maritime. La corniche, lieu de promenade, mène aux criques et plages de sable fin qui incitent à la détente et aux activités nautiques, à l’abri d’une des plus belles baies de Bretagne.

Difficile de résister à ce joyau qu’est la ville-close, enchâssée dans ses fortifications au cœur de Concarneau et d’une des plus belles baies de Bretagne. Pourtant, en vous évadant de ses chemins de ronde et de ses ruelles, d’autres charmes se dévoilent, dans son port de pêche ou sur ses plages.

La ville bleueVille d’art et d’histoire, Concarneau délivre plusieurs versions du spectacle maritime, toutes aussi plaisantes les unes que les autres. Son passé côtier et de place forte se rencontre dans ses épais remparts du 14e siècle, complétés par Vauban au 17e siècle. Son intense vie portuaire est écrite par plus de 200 bateaux de pêche qui animent les quais et la criée. Les plages de sable fin et le port de plaisance sont des lieux privilégiés pour les activités nautiques et balnéaires.

A l'abri du temps, vous voici prévenu ; la ville-close est l'un des sites les plus visités de Bretagne. En été, mieux vaut choisir le matin pour l'aborder. Sur un îlot de 350 m de long et 100 m de large, elle se signale par un convivial beffroi et un cadran solaire. Deux petits ponts vous ouvrent les portes des murailles. Artère principale, la rue Vauban est bordée de charmantes maisons aux enseignes en accord avec la cité. Sur les côtés, des ruelles pavées s’échappent jusqu’à des ouvertures donnant sur le port de pêche. Au passage, ne ratez pas la belle fontaine, place Saint-Guénolé.

En face des remparts, des chalutiers se reposent. Une pause bien méritée, qu’ils pratiquent la pêche hauturière ou côtière. En flânant sur les quais, vous aurez peut-être la chance d’assister à la débarque des poissons après 22h. A moins d’être matinal et d’assister au tonique réveil de la criée dès 6h30. De truculentes rencontres sont garanties dans ce port qui est le 1er port thonier d’Europe et le 3e de France pour le poisson frais. Prolongeant le travail des pêcheurs, quelques conserveries perpétuent un savoureux savoir-faire.

Les journalistes entrent dans la rue marchande de la ville close. Photo Réveil FM International

Freddy Mulongo et Amandine Ascensio, journaliste à Usine Nouvelle. Photo Réveil FM International

La rue pietonne et marchande de la ville close. Photo Réveil FM International

Fontaine publique en fonte de la ville close. Photo Réveil FM International

Joli restaurant avec un toit en ardoise et les fenêtres en bleu. Photo Réveil FM International

Vue partielle du port de Concarneau. Photo Réveil FM International

Bateaux de plaisance. Photo Réveil FM International

Église Saint-Guénolé. Photo Réveil FM International

Bac de Concarneau "Le Gouverneur". Photo Réveil FM International

Prenez le Bac. Photo Réveil FM International

Passage du Bac. Photo Réveil FM

Freddy Mulongo, Marielle, Anne Marie et Gustavo Sanchez, journaliste cubain dans le bac "Le Gouverneur". Photo Réveil FM International

Amandine Ascensio et Victoria Klugina, journaliste à Russie.net. Photo Réveil FM International

Dès la Préhistoire, une population de pêcheurs occupe l’îlot rocheux, village qui jusqu’au Xe siècle n’est défendu que par des fossés surmontés de palissades…

Au XIVe siècle, la ville est fortifiée et devient 4e place forte de Bretagne ; en 1373, après trente années d’occupation anglaise, Duguesclin rend la ville au Duché de Bretagne. En 1451, les murailles sont reconstruites et en 1491, le mariage d’Anne de Bretagne avec le roi de France fait de Concarneau une place royale.

Depuis, l’aspect extérieur des fortifications est pratiquement le même, mis à part la porte du Passage, élargie en 1785 et le beffroi, construit au début du XXe siècle. Jusqu’à la Révolution, Concarneau comptait, en plus de la garnison, une population de pêcheurs qui armaient quelques dizaines de chaloupes. Elle commerçait un peu de vin et de blé. Le poisson était pressé, séché et envoyé par charrettes aux villes de l’intérieur.

En 1795, on compte 300 embarcations, mais cette relative aisance est stoppée par les guerres de l’Empire et le blocus des côtes.

Il faut attendre 1851 et l’apparition des premières conserveries pour que le niveau de vie s’élève à nouveau.

En 1900, on compte trente usines employant 2 000 ouvrières sur une population de 7 000 âmes. En 1905, la disparition des grands bancs de sardines plonge la flottille de 800 chaloupes dans un grand désarroi. L’œuvre des Filets Bleus est créée à cette époque pour venir en aide aux familles de pêcheurs les plus démunies, par un groupe d’écrivains et de peintres installés à Concarneau. Ceux-ci sont à l’origine du groupe artistique de la ville qui s’est développé autour du quartier de la Croix. Après la première guerre mondiale, les petits bateaux cèdent la place aux pinasses pontées et le moteur supplante peu à peu la voile. On pratique alors la pêche au chalut toute l’année et, en 1925, on décide l’aménagement de l’arrière-port. Pendant l’occupation allemande, de gros chalutiers repliés de Boulogne et Lorient marquent le début d’une génération de bateaux de haute mer.

Sous la Révolution française, en 1795, la flottille de pêche concarnoise compte 300 chaloupes. Concarneau commerce ainsi du vin, du blé et surtout du poisson, envoyé par charrette aux monastères et aux villes de l'intérieur du pays. Cette relative aisance est stoppée par les guerres de l'Empire et le blocus des côtes.

Avec la révolution industrielle, la ville se transforme. Des maisons bourgeoises sont édifiées le long des quais hors de la ville close. Cette dernière devient, en cette période, un quartier populaire abritant matelots et sardinières. La Station biologique de Concarneau est fondée par Victor Coste en 1859. Il s'agit de la plus ancienne station marine du monde.

À partir de 1851, les premières conserveries apparaissent. Elles sont spécialisées dans la sardine et le thon. Elles feront la fortune de quelques négociants et permettront une élévation du niveau de vie de la population. En 1900, la ville compte 30 usines employant 2 000 ouvrières sur une population de 7 000 habitants. En 1905, la disparition des grands bancs de sardines plonge Concarneau dans la misère.

De 1870 à 1950, Concarneau accueille nombre de peintres. Grâce à leur pétition, les remparts de la ville close sont sauvés de la vente et classés Monument Historique en 1899.

Après la Première Guerre mondiale, les petits bateaux de pêche cèdent la place aux pinasses montées. Le moteur supplante peu à peu la voile. La pêche au chalut se pratique alors toute l'année. En 1925, l'arrière-port est aménagé.

Les années 1920 sont aussi marquées par les salons de l'Union Artistique des Amis de Concarneau qui sont un temps fort des saisons estivales.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la Bretagne fait partie de la zone occupée dès l'armistice du 22 juin 1940, et ce jusqu'en août 1944.

En 1945, le 19 septembre, la commune de Beuzec Conq, qui compte 4 155 habitants, est rattachée à celle de Concarneau16. En 1959, la commune de Lanriec, qui compte 3 079 habitants, est également rattachée.

Les années 1973-1978 sont marquées par une nouvelle crise de la pêche avec l'épuisement des fonds marins et la concurrence des autres pays communautaires.

Retour à Paris par Quimpers-Cornouaille. Photo Réveil FM International

Arrivée à Paris-Orly. Photo Réveil FM International

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vendredi 24 octobre 2014

Manosque dans les Alpes-de-Haute-Provence !

Manosque sur une carte de la France

A une heure d'Aix ou Marseille, Manosque, ville de 23 000 habitants, la plus grande du département des Alpes de Haute Provence, dans le périmètre du Parc Naturel Régional du Luberon, entourée de plaines et de collines, bénéficie d'une situation géographique stratégique. Culminant à 380 mètres d'altitude, son climat méditerranéen que beaucoup nous envient, baigne la ville de soleil presque toute l'année. Dans une atmosphère douce et provençale, la visite de la vieille ville, en forme de poire, permet au visiteur d'apprécier son riche patrimoine architectural, pour ne citer que les portes Saunerie, Soubeyran, Guilhempierre, les églises Saint Sauveur et Notre Dame de Romigier, le Couvent de la Présentation, la Fondation Carzou...

Manosque est une commune française, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence et la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Ses habitants sont appelés les Manosquins. Manosque est la ville la plus peuplée des Alpes-de-Haute-Provence.

Blasonnement : « Écartelé d’azur et de gueules à quatre mains appaumées d’argent. » La ville a pour devise : « Omnia in manu Dei sunt » (« Tout est dans la main de Dieu »).

Située au sud-ouest du département des Alpes-de-Haute-Provence, Manosque est une ville bâtie sur un contrefort des collines du Luberon oriental, au-dessus de la plaine alluviale de la Durance, entourée au nord (mont d’Or) et à l’ouest (colline de Toutes-Aures) de collines dont certaines dépassent 700 mètres d’altitude. Plusieurs axes de communication majeurs sont à proximité : autoroute A51, route départementale 4096 (ancienne nationale 96), ligne de Lyon-Perrache à Marseille-Saint-Charles (via Grenoble) de chemin de fer.

Photo Réveil FM international. La Porte de la Saunerie !

Au Moyen Age, quatre portes situées aux quatre points cardinaux permettaient l'accès à la ville. La porte Sud dite de la Saunerie ("porte du sel), fut construite à la fin du XIV è siècle. Sous la porte, est représenté le blason de la ville. Les quatre mains symbolisent l'unité du territoire manosquin et du rassemblement de ses habitants.

La Porte de la Sauniere. Photo Réveil FM International

La Porte de la Sauniere. Photo Réveil FM International

La porte sud dite de la Saunerie "Porte du sel". Photo Réveil FM International

La ville se situe à environ 20 km de Forcalquier et Oraison et à environ 55 km de Digne-les-Bains et Sisteron. Les villes importantes les plus proches sont Avignon (à l’ouest), Aix-en-Provence et Marseille (au sud). Le centre-ville est à environ 380 mètres d’altitude, la gare SNCF et la zone d’activités attenante à environ 330 mètres.

On peut accéder à la ville par Sainte-Tulle (au sud) et Volx (au nord-est) par la route départementale 4096, Pierrevert (au sud-ouest), par la route départementale, Montfuron (au sud-ouest) par la route départementale 907, Dauphin (au nord) par la route départementale 5 et Valensole (au sud-est) par la route départementale 9071.

La Porte du Soubeyran

Située au nord de l'enceinte médiévale. La Porte du Soubeyran (XVIIIè siècle) est la plus haute de la ville. Elle commandait l'entrée de la ville au Moyen Age. Le clocher de l'horloge, et le campanile à la forme de poire, qui la surmontent ont été rajoutés au XIXè siècle.

La Porte du Soubeyran. Photo Réveil FM International

Place Marcel Pagnol. Photo Réveil FM International

Des jeunes sur la place Marcel Pagnol. Photo Réveil FM International

Cette place, qui porte le nom de l'écrivain célèbre né à Aubagne, constituait autrefois l'ensemble de l'hôpital Sainte Barbe avec les jardins. En 1662, Louis XIV ordonne la création des "charités" qui avaient pour but de recueillir les mendiants et les enfants abandonnés.

La Place des marchands. Photo Réveil FM International

Le cou de cette statue de femme sans nom a été récollée, après avoir été récupérée dans le jardin d'un député. Photo Réveil FM

Le territoire se situe au nord-ouest de la faille de la Durance, au sein du plateau de Manosque-Forcalquier. La commune fait partie du périmètre de la réserve naturelle géologique du Luberon, en raison de la proximité de sites fossilifères exceptionnels.

Manosque est soumise à un climat méditerranéen dit d’intérieur. Les hivers sont plus froids qu’en basse Provence, avec des gelées fréquentes (moyenne mensuelle de 4,6 °C en janvier). Les étés sont très chauds avec une sécheresse habituelle en juillet et août (température moyenne de 22 °C). La température moyenne annuelle est de 12,6 °C. Les étés sont aussi chauds qu’en Basse-Provence (très souvent plus de 35-40°C ) mais l’amplitude thermique annuelle et diurne est importante (15 °C à 20 °C de différence entre été et hiver). Dans ces régions abritées, les hivers sont souvent plus secs que les intersaisons. La moyenne annuelle des précipitations est de 736 mm et la ville reçoit environ entre 2 800-3 000 heures d’ensoleillement par an.

L'hôtel de ville de Manosque. Photo Réveil FM

Cet hôtel particulier de style Renaissance dit "à la génoise" fut acquis en 1770 par la commune pour remplacer l'ancienne "maison de ville" qui se trouvait accolée à l'église St Sauveur et où siègaient les conculs depuis 1397. Il appartient à Monsieur de Pochet, avocat au Parlement d'Aix en Provence.

La place de l'hôtel de ville. Photo Réveil FM International

Le Cigaloun sur la place de l'hôtel de ville. Photo Réveil FM International

L'église Notre Dame de Romignier. Photo Réveil FM International

L'église Notre Dame de Romignier. Photo Réveil FM International

La Ville de Manosque a connu deux épisodes sismiques remarquables dans le passé, l’un le 13 décembre 15092 et l’autre le 14 août 17083. Ces deux événements ont provoqué des dégâts importants aux constructions avec une intensité de 8 sur l’échelle MSK à Manosque. La commune est très régulièrement soumise à des arrêtés de catastrophe naturelle, pour des inondations et coulées de boue (quatre fois depuis 1987), des mouvements de terrain dus à la sécheresse (dix fois depuis 1989), et pour des glissements de terrain en 19946. En 2010, la conduite alimentant en naphta les stocks de Géosel (voir article) a cédé, occasionnant une fuite de 200 m³.

L'église Saint Sauveur. Photo Réveil FM International

En dehors des légendes, on sait peu de choses sur la ville avant l’époque romaine. Sous l’Empire romain, la ville est un marché régional. Parmi les découvertes archéologiques, le site des Passaïres (atelier de potier fabricant des amphores vinaires) permet d'établir que la zone de Manosque était, grâce à la proximité de la voie domitienne, fortement intégrée à l'empire romain et fortement pénétrée de ses modes de vie.

La Tour du Mont d'Or est une ancienne tour de guet au Sud-Est de l'ancien château de Manosque. Photo Réveil FM International

Le Mont d’Or est un ancien castrum (espace habité sur les hauteurs avec des bastides, des terres agricoles, des églises, des moulins…) explicitement mentionné dans la seconde Charte des Privilèges concédés par Guillaume IV de Forcalquier (1207). La tour d’une hauteur de 17m représente les vestiges de l’ancien donjon, elle est exposée à tous les vents d’où son nom. « Mont d’Or » qui s’écrivait autrefois « Mont d’Aure » (du provençal auro qui signifie « vent »). Elle est inscrite au titre des monuments historiques depuis 9 mars 1927.

Le Palais de Justice de Manosque. Photo Réveil FM International

La place François Mitterrand. Photo Réveil FM International

Le centre Jean Giono. Photo Réveil FM International

Hôtel particulier de la fin du XVIIIè siècle. Il a appartenu à Monsieur de RAFFIN, Consul sous la Révolution Française. Il accueille aujourd'hui le Centre Jean Giono, musée consacré à l'écrivain mosquin (1895-1970).

Fondation Carzou. Photo Réveil FM International

Ancien couvent de la Présentation, le bâtiment est aujourd'hui le siège de la Fondation Carzou. En 1984, la ville commande à Jean Carzou une fresque retraçant l'Apocalypse selon l'apôtre Jean.

Monument aux Martyrs de la Résistance à Manosque. Photo Réveil FM International

En 1509, un tremblement de terre secoue la ville.

Lors du passage de François Ier en 1516, la fille du consul, chargée de présenter les clés de la ville au roi, lui fait un compliment. Les regards admiratifs du prince s’arrêtent sur elle, alarment sa pudeur. Pour faire disparaître la fraîcheur de son teint et les charmes que la nature lui a prodigués, elle expose son visage à des vapeurs de soufre. Le roi, fort ému, comble de faveurs et de libéralités la jeune fille et sa famille. C’est depuis lors que Manosque a pris le surnom de « la Pudique ».

En 1521, la peste qui sévit en Basse-Provence pousse le Parlement d’Aix à s’installer à Manosque, avant de se replier encore plus à l’intérieur des terres à Sisteron.

La Réforme connaît un certain succès à Manosque, et une partie des habitants se convertissent. Malgré les guerres de religion, une communauté protestante se maintient au XVIIe siècle autour de son temple, grâce à l’édit de Nantes (1598). Entretemps, les guerres de religion n’épargnent pas la ville : en 1561, Notre-Dame-de-la-Consolation et la chapelle de Toutes-Aures sont saccagées (statues brisées, tableaux déchirés, etc.). Les huguenots de Manosque sont autorisés à bâtir un temple, mais à l’écart de la ville32. En 1592, le marquis d’Oraison profite de la mort du capitaine Baratte, gouverneur de la ville, pour s’en emparer.

L’édit de Fontainebleau (1688) est fatale à la communauté protestante de la ville, qui disparaît, ses membres émigrant ou étant convertis de force. Lors d’un procès de cette époque, les Manosquins ont la réputation de faire des faux témoignages. Ils remplacent saint Sébastien, saint patron de la ville, par saint Pancrace, saint de la « bonne foi ».

Une foire s’y tenait au XVIIIe siècle et un bureau de la poste royale installé à la fin de l’Ancien Régime attestent du rayonnement du bourg. À cette époque, la vieille ville s’agrandit vers l’est pour prendre ses dimensions actuelles. La ville est fortement touchée par les différentes épidémies qui ravagent la Provence (celles de la peste de 1720 et du choléra de 1834 évoquée par Jean Giono qui place une partie de l’action de son roman Le Hussard sur le toit) en raison de sa situation (ville de passage).

Avant la Révolution française, Manosque, comme toutes les villes de cette époque, est soumise à des révoltes épisodiques mais violentes. Ainsi, en 1707, la ville s’agite à propos d’un petit berger des environs qui aurait été enrôlé de force par des sergents recruteurs. Les consuls de la ville interviennent, sans obtenir la renonciation des sergents, mais dans la confusion provoquée par la foule, le berger s’enfuit. Mais la concordance de vues entre la municipalité et le peuple est rare. Dans les années 1760, les membres de la municipalité sont même attaqués lorsqu’ils distribuent les billets de logement (destinés à procurer un logement d’office aux soldats d’un régiment de passage), le peuple jugeant que certains ont bénéficié d’exemptions indues.

Le piquet décidé par le conseil municipal pour percevoir les droits d’octroi sur les biens entrant en ville provoque une forte contestation, et en mars 1760, le peuple se réunit en assemblée extraordinaire pour délibérer contre cette taxation.

La pénurie de grains a touché toute la France en 1788, et lors de l’hiver 1789, elle se renouvelle, encore une fois aggravée par les accapareurs qui stockent le grain pour spéculer. Le 14 mars 1789, l’évêque de Sisteron est lapidé car il est soupçonné d’accaparement par la foule.

Au début de la Révolution française, Manosque est une des villes les plus touchées par la fièvre révolutionnaire. La société des Amis de la Constitution est créée fin 1791. Le 28 septembre 1792, le club doit payer une forte amende au club de Marseille, car son représentant Isoard a été attaqué à Manosque, et les clubistes marseillais menaçaient d’opérer une descente en armes sur Manosque. Épurée, elle devient ensuite les Antipolitiques. En 1792-1793, la section est contrôlée par les fédéralistes. En relations avec la section de Marseille, elle diffuse les idées des Girondins, jusqu’à leur proscription le 31 mai 1793 et l’écrasement de l’insurrection fédéraliste en juillet.

Robespierre le Jeune, en mission auprès de l’armée d’Italie, est attaqué par des réactionnaires venus de Provence le 12 août 1793. Chassé de la ville, il se réfugie à Forcalquier, et revient en force le 23 août, s’appuyant sur les républicains manosquins, pour chasser la réaction. Il en profite pour rétablir la société populaire, qui est à nouveau épurée le 5 frimaire an III par le représentant en mission Gauthier.

Le château de l’ordre de Malte, déclaré bien national, est vendu aux enchères, puis démoli, créant une vaste place en ville.

Lors du coup d’État du 2 décembre 1851, le maire Joseph Buisson prend la tête de la résistance provençale et installe un gouvernement provisoire de la République à Digne.

En 1884, la commune est touchée par une épidémie de choléra, qui cause 12 morts du 23 au 31 août.

Durant la Seconde Guerre mondiale, un atelier détaché du camp des Milles est implanté à Manosque. De l’autre côté, les couples Rose et Paul Astier et Alphonsine et David Chauvin, sauvent des Juifs de la déportation, et ont été pour cette raison distingués comme Justes parmi les Nations. Sophie Dol, sa fille Jeanne Regnier et sa cousine Alix Raybaud, sont distinguées de la même manière.

Néanmoins, 10 juifs sont arrêtés à Manosque et déportés.

Pour préparer le débarquement de Provence, deux équipes Jedburgh sont parachutées les 8 et 9 août afin d’agir sur les arrières allemands, et notamment sur les voies de communication. Disposant du soutien de 3 000 FFI, elles prennent le contrôle de la RN 96 qui permet de remonter la vallée de la Durance de Manosque à Veynes. Au cours des opérations suivant le débarquement, les forces alliées franchissent très tôt les premières défenses allemandes, et se lancent dans de rapides offensives de débordement, afin de couper les voies de retraite à la Wehrmacht. Une colonne, partie le 17 août de Vidauban, franchit la Durance le 20 août au sud de Mirabeau. Le 143e régiment d’infanterie US forme une colonne qui remonte la vallée de la Durance toute la journée du 20 août et libère les villes et village sur son passage, dont Manosque.

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Le château de Vauvenargues où repose Picasso n'est plus visitable !

Volets fermés, le château de Picasso n'est plus visitable. Photo Réveil FM International

Vauvenargues est à 14 km au nord-est d'Aix en Provence par la Départementale 10. Situé à la frontière des départements du Var et des Bouches du Rhône, Vauvenargues étend son vaste territoire au pied de la face Nord du massif de la Sainte Victoire.

La vallée qui entoure le village est de toute beauté, elle demeure intacte et accueillante. De très belles promenades sont à faire sur les sentiers de grande randonnée qui traversent Vauvenargues. Cependant, en raison des risques d'incendies, les abords de la Sainte Victoire sont protégés au mois de Juillet et Août.

Vauvenargues, le 5 février 2010, Freddy Mulongo et le château de Pablo Picasso (en arrière plan). Photo Réveil FM international

A l'extérieur du village, niché dans la verdure, le château de Vauvenargues semble surveiller l'entrée de la vallée. Flanqué de deux tours rondes du XIV° et entouré d'une enceinte du XVI°, son histoire mouvementée remonte aux Comtes de Provence.

On sait qu'en 1257 le château appartenait aux archevêques d' Aix , en 1722 Louis XV l'offrit pour bons et loyaux services rendus pendant la peste de 1720 à un certain Joseph de Clapiers....et c'est en 1958 que le château devint la propriété du célébrissime peintre Pablo Picasso qui, selon ses voeux en fit sa demeure éternelle.

Le château de Vauvenargues où le peintre Pablo Picasso et son épouse Jacqueline vécurent entre 1959 et 1965 a ouvert ses portes au public en 2009, à l’initiative de Catherine Hutin, fille de Jacqueline et actuelle propriétaire. Ce château, construit au XVIIème siècle, fut acheté par Picasso en septembre 1958. C’est là, au pied de l’escalier principal, sur la terrasse que reposent Pablo et Jacqueline Picasso depuis leur décès en 1973 et 1986. Leur tombeau est surmonté d’une statue en bronze, la femme au vase, dont l’original, exécuté en 1933, avait été exposé à l’entrée du pavillon espagnol de l’exposition internationale de Paris en 1937, là où fut dévoilé l’un des plus célèbres tableaux du maître espagnol: Guernica.

Les pièces les plus significatives de la vie de Pablo et de Jacqueline Picasso : la salle à manger, la chambre à coucher, la salle de bain où Picasso peignit à même le mur, au dessus de la baignoire, une figure de faune et l’atelier où il réalisa quelques uns de ses chefs-d'œuvre.

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Tombeau de Marie-Madeleine à Saint Maximin- Sainte Baume dans le Var !

La Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Photo Réveil FM International

Depuis deux mille ans, Marie Madeleine intrigue, passionne, fascine le monde. Saint Maximin la Sainte Baume est une commune française, située dans le département du Var et la région PACA (Provence Alpes Côte d'Azur). Saint Maximin la Sainte Baume compte 6235 Saint-Maximinoises et 6170 Saint-Maximinois, soit un total de 12405 habitants. Villa-Latta, petite bourgade gallo-romaine, qui après la mort de saint Maximin prit son nom, doit sa célébrité depuis le XIIIe siècle à la découverte des tombeaux de saint Maximin et de sainte Marie-Madeleine. Saint-Maximin-la-Sainte-Baume occupe le fond d'un ancien lac. L'altitude de la commune varie de 264 m au bord de l'Argens qui prend sa source dans la commune voisine de Seillons, à 773 m au sommet du Baou Rouge à l'est de la ville. Saint-Maximin-la-Sainte-Baume a connu une forte démographie depuis 1968, elle est passée de 3180 à 12 402 habitants 31 ans plus tard en 1999.

Saint-Maximin, le troisième tombeau de la chrétienté. Photo Réveil FM International

Saint-Maximin-la-Sainte-Baume possède quelques monuments remarquables comme la Basilique Marie Madeleine commencée à la fin du XIIIe siècle, la construction va durer 3 siècles et au début du XVIe siècle la construction est arrêtée ainsi le portail principal est absent et le clocher n'a jamais été construit.

La Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Photo Réveil FM International

La Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Photo Réveil FM International

La Basilique Sainte-Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Photo Réveil FM International

Selon la tradition, Marie-Madeleine, après avoir passé de longues années de pénitence dans la grotte de la Sainte-Baume, aurait été ensevelie dans la crypte de saint Maximin. Baume est l’équivalent provençal de « grotte ». Les reliques, cachées le 6 décembre 710 dans la crainte des Sarrasins qui dévastaient la région, sont découvertes en 1279 par Charles d’Anjou qui, sur l’emplacement de la crypte, bâtit une basilique et à côté un couvent. Il y installe les dominicains comme gardiens du tombeau.

Charles IX passe dans la ville lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine.

À la Révolution, les dominicains sont chassés, mais la basilique et le couvent ont la bonne fortune d’abriter Lucien Bonaparte, frère cadet de Napoléon. Il se marie, en 1794, avec la fille de son aubergiste. Remuant, bon orateur, Lucien, dit Brutus, est devenu président du club jacobin local. Il établit un dépôt de vivres dans la basilique et sauve les grandes orgues en y faisant jouer La Marseillaise.

Elle fut chef-lieu de district de 1790 à 1795. Elle a pris pendant un temps le nom de Marathon en honneur de Marat. Le 9 décembre 1279, sur l'initiative du futur roi Charles II, est entreprise l'excavation d'un mausolée familial romain contenant quatre sarcophages en marbre que l'on attribue à sainte Marie Madeleine, saint Maximin et saint Sidoine. Cette découverte constitue à ce jour la plus ancienne entreprise de fouille archéologique en Provence.

La Basilique

L'entrée de la Basilique. Photo Réveil FM International

L'intérieur de la Basilique. Photo Réveil FM International

L'intérieur de la Basilique 2. Photo Réveil FM International

En 1295 Charles II d'Anjou décide de faire construire sur les lieux mêmes de la découverte du tombeau, une basilique et un couvent ; il confie l'établissement des plans de l'ensemble de la construction au « Magister Petrus Gallicus, protomagister operum curiæ » : ce serait donc Pierre d'Agincourt, mais il n'est pas certain qu'il ait effectivement réalisé le début de la construction.

Après quelques années d'arrêt, la reprise des travaux avec l'architecte du palais des comtes de Provence, Jean Baudici, s'effectue avec une grande ampleur à partir de 1305. Ce renouveau a été possible grâce à la nomination à la tête du couvent de Saint-Maximin de Jean Gobi qui en sera le prieur de 1304 à 1328.

En 1320 le chevet et la dernière travée sont terminés. Les quatre travées suivantes sont réalisées de 1330 à 1345.

L'entrée de la crypte se situe alors en dehors de l'église. En 1404 Jean II Le Meingre dit Boucicaut, maréchal de France, décide pour couvrir la crypte de faire édifier la partie nord de la quatrième travée ; la crypte est alors nivelée à hauteur du sol de la nouvelle basilique. Les travaux reprennent sous Louis XII en 1508 avec la nomination d'un nouveau prieur, Jean Damiani qui exercera le plus long prieurat du couvent durant trente cinq ans de 1508 à 1543. Les travaux de la quatrième travée sont repris et terminés en 1513 sous la direction de l'architecte Hugues Caillat. Les trois premières travées sont achevées en 1532 après quelques interruptions dues notamment à la peste. Les architectes seront Pierre Garcin et son père Jean Garcin.

1295-1316 (abside et chœur) : construite sur l’emplacement d’une vieille église mérovingienne, sur les plans de Pierre d’Angicourt, architecte des rois de Naples (dont le Château-Neuf à Naples), comtes de Provence, les travaux furent entrepris et interrompus pendant près d’un siècle.

1508-1532 : les travaux furent portés en l’état où ils se trouvent aujourd’hui. À l’extérieur, l’aspect trapu de la basilique est dû à l’absence de clocher, à sa façade inachevée, aux contreforts massifs qui soutiennent, en s’élevant très haut, les murs de la nef. Il n’y a ni déambulatoire ni transept.

L’intérieur comprend une nef, un chœur et deux bas-côtés aux lignes sobres et pures. C’est le plus important exemple de style gothique en Provence. L'édifice comprend une nef de neuf travées munie de collatéraux de huit travées auxquelles correspondent des chapelles latérales placées entre les contreforts.

L'abside est polygonale ainsi que les deux chapelles flanquant la dernière travée de la nef. Cette église ne comporte ni transept ni déambulatoire et possède trois étages de voûtes ; la nef 28,7 m, les collatéraux 17,5 m et les chapelles latérales 10,25 m.

Cet étagement des voûtes se rencontre dans quelques-unes de nos plus vastes cathédrales notamment celle de Bourges à laquelle elle ressemble beaucoup par suite de l'absence de transept. C’est le plus important exemple de style gothique en Provence.

Selon la tradition, Marie-Madeleine (ou Marie de Béthanie) sœur de Marthe et de Lazare fuyant les persécutions d'Hérode, aurait trouvé refuge en Provence en compagnie de son frère et de sa sœur. Après avoir débarqué aux Saintes-Maries-de-la-Mer, elle aurait occupé pendant trente ans une grotte du massif de la Sainte-Baume pendant qu'elle évangélisait la Provence. À sa mort, elle aurait été ensevelie à Saint-Maximin-la-Sainte-Baume. Devenu célèbre son tombeau qui se serait trouvé dans la crypte actuelle de la basilique, sera gardé par des moines cassianites (disciples de saint Cassien) venus de l'abbaye de Saint-Victor à Marseille. Au VIIIe siècle les invasions sarrasines obligent les religieux à combler la crypte qui abritait le tombeau afin de mettre à l'abri les précieuses reliques. Le culte de la sainte reste cependant vivace.

Le souvenir de cette sépulture ne s'étant pas perdu, le prince de Salerne, Charles II, fils du comte de Provence Charles Ier fait entreprendre en 1279 des recherches pour retrouver les reliques de sainte Marie-Madeleine à laquelle il voue une grande dévotion. Ces recherches aboutissent à la découverte d'une tombe paléochrétienne, la crypte actuelle, contenant des ossements qui auraient appartenu à la sainte. Charles II, comme il l'affirmait lui-même, aurait agi par « inspiration divine ».

Philippe de Cabassolle parle, dans son Libellus hystorialis, de céleste inspiration. Charles II devenu comte de Provence et roi de Naples, se rend en avril 1295 auprès du pape Boniface VIII apportant avec lui les procès-verbaux rédigés par les évêques de Provence authentifiant sa découverte. Il obtient du pape des bulles qui accordent des indulgences aux visiteurs et certifient l'authenticité des reliques.

Cette confirmation était d'autant plus précieuse que la Basilique de Vézelay affirmait posséder le corps de Marie-Madeleine. Le pape décide également de confier la garde de Saint Maximin et de la Sainte-Baume aux frères prêcheurs de saint Dominique au lieu et place des moines bénédictins de l'abbaye de Saint-Victor.

Des fouilles réalisées en 1993 au sud immédiat de la basilique ont mis à jour un complexe religieux datant du début du VIe siècle composé d'une église à laquelle était accolé un baptistère dont les dimensions, 11 m. de côté environ, sont voisines de celles des baptistères de Cimiez, Fréjus ou Riez. Le mausolée correspondant à la crypte actuelle se serait donc élevé à la périphérie de cet habitat à une date antérieure d'un siècle seulement8.

Cela contredit donc l'hypothèse faite avant la réalisation de ces fouilles selon laquelle ce caveau aurait été réalisé par une riche famille qui aurait choisi de reposer sur les terres qu'elle possédait à la campagne. Vers l'an mil cette église primitive est reconstruite et agrandie au détriment du baptistère ; restaurée vers 1200, elle devait être encore en place lors de la découverte des reliques présumées de Marie-Madeleine.

Le Couvent-Royal

Le couvent Royal devenu l'hôtel. Photo Réveil FM International

Le couvent Royal devenu l'hôtel 2. Photo Réveil FM International

L'office de tourisme au rez de chaussée, les étages de l'hôtel le Couvent Royal. Photo Réveil FM International

Le Couvent Royal, commencé au XIIIe siècle, en même temps que la basilique à laquelle il s'adosse, fut achevé au XVe siècle. Administré par les Dominicains, il est aujourd'hui converti en hôtel. Le cloître, d'une grande pureté de lignes, compte 32 travées. Autour des galeries se répartissent une ancienne chapelle aux belles voûtes surbaissées et l'ancien réfectoire des religieux. La salle capitulaire, qui s'ouvre par une porte flanquée de deux fenêtres, présente une belle voûte gothique sur de fines colonnettes aux chapiteaux ornés de feuillage et prenant appui sur des culs-de-lampe placés très bas.

L'hôtel de ville

L'hôtel de ville de Saint Maximin-Sainte Baume. Photo Réveil FM International

L'éffigie de Charles II d'Anjou orne l'échaffaudage de l'hôtel de Saint Maximin-Sainte Baume. Photo Réveil FM International

Les travaux de la construction de l'hôtel de ville ont débuté en 1750. Les plans ont été dessinés par Jean-Baptiste Franque, architecte de la cour de France en remplacement d'un édifice vétuste.

Vendu comme bien national à la Révolution française, l'immeuble fut acheté pour pouvoir installer la mairie.

La basilique de Sainte Marie-Madeleine de Saint-Maximin-la-Sainte-Baume, achevée en 1532 est le plus important édifice religieux de style gothique bâti en Provence.

Elle est inscrite sur la liste des monuments historiques de 1840.

Entre Pays d'Aix et massif de la Sainte Baume, Saint-Maximin, ancienne ville gallo-romaine, vibre chaque année lors des fêtes de Marie-Madeleine et de la foire médiévale de la quinzaine.

La ville a vraiment pris son essor au 13e siècle, lorsque Charles II d'Anjou, fils de Béatrix de Provence et de Charles Ier d'Anjou (frère de Louis IX), décida de renforcer sa position en Provence. Quoi de mieux qu'une célébrité pour y parvenir ? On dit que Marie Madeleine aurait passé de longues années de pénitence dans la grotte de la Sainte-Baume... le comte fait rechercher et trouver en 1279 les reliques de la Sainte, cachées en 716 par crainte des Sarrazins. Sur l'emplacement de la crypte, il fait bâtir une basilique et un couvent dominicain. Saint-Maximin prospère, d'autant plus que Charles II voulant accroître la population exempte d'impôts tous ceux qui viennent s’y établir. De nombreuses familles s'installent, y compris les juifs persécutés par Philippe le Bel.

La basilique de Saint-Maximin est le plus vaste édifice gothique provençal, classé aux Monuments Historiques. Les travaux commencent en 1295 sur l’emplacement d’une vieille église mérovingienne. Charles II fait les choses en grand : l’édifice doit pouvoir accueillir de nombreux pèlerins. Sa construction dure trois siècles, ralentie par les difficultés financières du comté de Provence au 14e s, réactivée au 15e siècle grâce à la générosité de Louis XI. Au fil des siècles, le style évolue, moins provençal, davantage français, les fenêtres s’ornent de fleur de lys. En 1532, le gros œuvre est terminé, mais les guerres et d’épidémies stoppent de nouveau le chantier. La nef principale reste inachevée, fermée par une haute muraille aveugle, et le portail et le clocher ne seront jamais été édifiés.

Pourtant, ce puissant vaisseau a belle allure, tout en verticalité avec sa grande nef et ses seize chapelles. Comme beaucoup d’églises provençales, pas de transept ni de déambulatoire. Des artistes provençaux inspirés par l’Italie ont achevé sa décoration en 1684. Les 94 stalles illustrant la règle des Dominicains (vie intellectuelle, prédication, mortification et oraison) sont un chef d’œuvre de la sculpture sur bois provençal de la fin du 17e siècle.

Dans la crypte, le sarcophage de Marie-Madeleine en marbre, daté des années 360, sert d’autel. Il est accompagné des sarcophages de saints (Maximin, Marcelle et Suzanne). A découvrir aussi, le retable de la Passion, chef d’œuvre de la Renaissance d’Antoine Ronzen, dit le Vénitien, sur lequel on aperçoit la plus ancienne vue connue du Palais des Papes d’Avignon. L’orgue, construit en 1772 fut sauvé à la Révolution par Lucien Bonaparte, marié à la fille de l’aubergiste local, qui y fit jouer la Marseillaise : c'est l’un des deux derniers orgues français qui permette d’écouter les sonorités telles qu’elles étaient perçues au 18e siècle.

Après des restaurations qui ont fait sans doute plus de mal que de bien, la commune a décidé d’engager des travaux pour protéger l’édifice des intempéries et préserver les ensembles mobiliers. Le Crédit Agricole a apporté son soutien afin que la basilique prenne toute sa place dans la vie culturelle et touristique de la ville.

La vieille ville (se situant au cœur de Saint-Maximin), a abrité durant le Moyen Âge une forte communauté juive, qui avait de grandes richesses artistiques. La vieille ville contient le Couvent Royal, Les Arcades, l'Hôtel Dieu, et la basilique.

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Calvisson et ses moulins dans le Gard !

Vue générale de Calvisson à partir du roc de Gachone. Photo Réveil FM International

Situé au cœur de la Vaunage, Calvisson, petit village, vous accueille du haut de ses trois moulins qui ont vu passer bien d'autres visiteurs. Dominant cette plaine de la Vaunage, terre de vignobles, ces moulins bien qu'amputés de leurs ailes qui tournaient majestueusement au gré du Mistral, semblent encore protéger ce village et tous ses habitants. Calvisson est une commune du Gard située à 17 km au sud-ouest de Nîmes, 10 km à l'ouest de Sommières et à 38 km au nord-est de Montpellier. Sa situation géographique privilégiée favorise depuis 30 ans une véritable explosion démographique. Les communes de Souvignargues, Aujargues, Congénies, Aigues-Vives, Vergèze, Boissières, Nages-et-solorgues, Saint-Dionisy et Saint-Côme-et-Maruéjols, sont limitrophes de la commune de Calvisson. Ses habitants s'appellent les Calvissonnais et Calvissonnaises. Calvisson est traversé par un affluent du Rhôny, l'Escattes.

Photos Réveil FM International. Le roc de Gachone, un lieu où on l'on voit loin !

Le plan que l'on trouve lorsqu'on est au dessus du moulin municipal. Photo Réveil FM International

Le premier moulin en vue. Photo Réveil FM International

Tournez, moulins ! Photo Réveil FM International

Le «signal» de Cassini. Photo Réveil FM International

Gachone et ses moulins. Photo Réveil FM International

Colline surplombant à l'ouest le village et la butte de l'ancien château de Nogaret (alt. 167 mètres) portant, à l'origine quatre moulins des XVIIe et XVIIIe siècles, dont l'un, le plus à l'est, fut détruit lors d'une tempête en 1839. Le moulin du sommet, aujourd'hui de forme pointue, servit à la fin du XVIIIe siècle à Cassini lors de l'élaboration de sa fameuse carte du Languedoc (d'où la dénomination de « signal de Cassini » donnée aussi à cette colline). Avec l'intensification, tout au long du XIXe siècle, de la viticulture, puis l'arrivée du chemin de fer en Vaunage ; la culture céréalière marque sévèrement le pas et les moulins sont alors abandonnés. Celui de Cassini, justement, abrite le tombeau de deux amis aveugles depuis les années 1880. À cet effet il fut surmonté d'une haute coupole en forme d'obus qui donne à ce moulin sa silhouette si particulière.

Le moulin municipal

À la fin du XIXe et au début du XXe siècle le site bénéficie de premiers aménagements « touristiques », sous l'impulsion du docteur Gédéon Farel. Le belvédère de "Miremer" est ainsi édifié en 1903, des semis de pins d'Alep et de cyprès opérés et l'on installe en 1911, grâce au concours du Touring-Club de France, face au golfe d'Aigues-Mortes, une table d'orientation en lave émaillée provenant de Riom sur les dessins de docteur Farel. Cette table ne sera déplacée sur la terrasse du moulin municipal qu'après restauration et même reconstruction d'une partie de ce dernier, quelques années plus tard. Une cérémonie fut alors organisée le 11 novembre 1928 et une plaque de bronze, posée sur le mur du moulin pour commémorer le souvenir du docteur Farel. Depuis le sommet, par temps clair, très vaste et saisissant panorama. Au nord-est vue sur le mont Ventoux et la chaîne des Alpes, plus à l'est la montagne du Luberon et la basse vallée du Rhône, la Sainte-Victoire précédée des Alpilles et du plateau des Costières au sud-est. Au sud et au sud-ouest la vue s'étend sur le golfe d'Aigues-Mortes et plus largement sur tout le golfe du Lion. Possibilité d'apercevoir le cap de Creus et la chaîne des Albères par temps particulièrement dégagé, notamment les soirs de février et de mars, tout comme le mont Canigou à l'ouest, sentinelle avancée des Pyrénées.

Le pic Saint-Loup vu de Calvisson

Plus près, superbe vue sur le pic Saint-Loup et la montagne de l'Hortus semblant ici lui répondre...tout comme sur l'ensemble des Cévennes depuis le massif de l'Aigoual au nord-ouest au mont Lozère, plus au nord. C'est également au nord, en direction de la moyenne vallée du Rhône que l'on peut apercevoir la silhouette du mont Bouquet semblable à celle d'une dernière vague avant la plaine... Un panorama à 360° tout à fait exceptionnel compte tenu de la hauteur très modeste de la colline.

Calvisson et son histoire

Le site est occupé depuis le Chalcolithique; présence des sépultures de Canta-Perdrix classées aux Monuments historiques depuis 1913. D'après le Pasteur Exbrayat, une famille romaine Calvicius serait à l'origine de la fondation de Calvicionis.

En 790, Calvisson est signalée comme capitale de la Vaunage dans un vieux parchemin de l'Abbaye Notre-Dame de Nîmes. C'est sous la domination des comtes de Toulouse qu'une appellation spécifique pour Calvisson apparaît pour la première fois (In terminium de Calvitione 1060).

1078, Calvisson a un puissant château qui appartient aux vicomtes de Nîmes, les Bernard Aton. Dressé sur la colline, il est surmonté de deux tours de 18 et 22 mètres. La grande salle a 26 mètres de long et de nombreuses dépendances. L’ensemble couvre 2000 m². Il apparaît comme ayant une grande importance dès cette époque. C’est un château-fort commandant toute la région… Le vicomte de Nîmes cède le château à un seigneur cévenol, Bernard d'Agulhon, jusque vers 1125, puis le lui reprend.

En 1179 le château revient à Ermessinde, fille de Bernard Aton V.

En 1203, il est habité par Hugues de Laudun, chanoine de de l'Evéché de Nîmes et prieur de Calvisson.

1229: C’est la fin de la domination des comtes de Toulouse. La Vaunage entre dans la couronne. On peut y voir les châteaux de Calvisson, Clarensac, Caveirac (?), Langlade et Boissières.

1264: La maison de Posquières-Uzès cède tous ses droits sur la châtellenie de Calvisson, moyennant 20 livres tournois par an.

1303: Philippe le Bel, roi de France a des démêlés avec le Pape Boniface VIII , ce dernier ayant lancé une excommunication à son encontre. Le roi décide que le pape doit être mis en jugement devant un concile général qui se tiendra à Lyon. Il envoie Guillaume de Nogaret avec 800 hommes pour l’arrêter en Italie. Il s’empare sans difficulté, en septembre 1303, de la petite ville d’Agnani, où le pape s’est réfugié . Une tradition affirme que Guillaume de Nogaret a frappé le Pape de son gantelet de fer. Le pape, âgé de 86 ans, meurt d’émotion un mois plus tard.

1304: Un acte royal de Philippe le Bel donne, entre autre, la seigneurie de Calvisson et le Pays de Vaunage à Guillaume de Nogaret en signe de reconnaissance. Il lui donne la basse et haute justice sur Calvisson (cette dernière permettant de condamner à mort). Un gibet va se dresser au pied du château au lieu dit " Ro di mort ", (chemin de la potence ?). Guillaume de Nogaret est donc le premier seigneur de Calvisson dont la propriété ne sera plus contestée. A sa mort, en 1313, la terre de Calvisson passe à son neveu Raimond de Nogaret. En ce début du XIVème siècle, Calvisson et ses hameaux comptent 397 feux. C’est un village important puisqu’ y siège une viguerie . Il avait acquis, très tôt, une certaine autonomie communale puisqu’en 1318, nous apprenons l’existence de Consuls administrateurs de la cité. En février 1310, Guillaume de Nogaret échange sa maison de Montpellier contre "la grange" de Livières. A la mort de Guillaume la baronnie de Calvisson passe à son neveu Raymond.

1354: Raymond II de Nogaret se marie avec Blonde de Grignan. le contrat est signé à Livières le 09 juillet.

1318: Le Seigneur d'Uzès, qui possède encore la basse justice sur Congénies, marque son hostilité envers Raymond de Nogaret, qui possède la moyenne et haute justice, en faisant enlever, par la force des armes, deux des consuls de Calvisson : Jean Coiran et Guillaume Montredon, à la cabane de Bédilhan. Plainte est portée par les habitants de Calvisson, auprès de la Cour Royale de Nîmes.

1373: Le recensement de la Sénéchaussée, après une terrible épidémie de peste, fait état lamentable de notre région. Calvisson est tombé à 86 feux ! Il faudra un siècle pour combler cette hécatombe. C’est à cette époque que Raimond de Nogaret institue une donation de Calvisson à Raimond d’Apchier qui meurt en 1413. Sa fille, blanche, se marie avec Raimond de Murat. Ils auront une fille unique Marguerite.

1440: Louis Louet, Lieutenant-Sénéchal de Beaucaire, épouse Marguerite Murat.

1449: Il devient Baron de Calvisson (lettre du roi Charles VIII). Leur descendance donnera les barons puis les marquis de Calvisson qui joueront un certain rôle dans la noblesse du Languedoc et les Etats Généraux de la Province.

1486: L’église Saint-Saturnin est réparée. Calvisson possède ses murs et son château. Trois portes donnent accès dans la ville : l’une située près du pont, c’est la plus importante et la plus monumentale ; la deuxième se situe à Flourans (Florent) et laisse le quartier de Palanquine (Palauquine) en dehors des murs ; enfin la troisième est située à l’Herboux à l’entrée de la rue Pradonne. Dans cette enceinte réduite s’entassent 1500 à 2000 habitants sans aucune notion d’hygiène !

1517: C’est le début de la Réforme. Des luttes sanglantes et fratricides vont assombrir, pendant près de trois siècles, l’histoire de la Vaunage et de Calvisson.

1535: Nouvelle épidémie de peste.

1561: Calvisson est devenu , au fil des ans, un foyer du protestantisme. Les quatre cinquièmes de la population ont embrassé la nouvelle doctrine. Nous sommes en pleines guerres de religion. Notre cité est en effervescence, le sang est répandu dans toute la région.

1569: Après être tombé tour à tour dans les mains des protestants puis des catholiques, le château fort est repris par les protestants.

1573: Le maréchal de Damville, ayant fait sommation aux habitants de rendre leur ville à l’obéissance du Roi, et à la tête de 3000 arquebusiers et canons attaque d’abord le château. Le 22 janvier, la population se rend. Le maréchal livre alors le village au pillage de ses soldats. En moins de trois jours, Calvisson, qui était le village le plus riche de tout le bas Languedoc est converti en un lieu d’indigence, de misère et de désolation. Après un siège de deux mois, toute la ville est prise le 09 avril.

1582: Les eaux de la source de Fontanille (route de St Etienne d'Escattes) sont amenées, par un canal, jusqu'à la Planette et au Griffon du Milieu.

1586: La peste fait une nouvelle apparition. Les rues infestées sont barrées, les portes de la ville sont fermées à tous les gens du « dehors ».

1588: Le premier plan cadastral de Calvisson est dressé par Jean Sartigues.

1598: Par l’Edit de Nantes, Henri IV assure la paix religieuse dans son royaume. C’est à cette époque qu’est décidée la construction d’un lieu de culte protestant près d’un moulin à huile (rue Baratier). C'est sans doute la maison du pont (voir plaque en page "flânant dans le village").

1610: L’assassinat de Henri IV met fin à une courte période de réconciliation et de joie.

1621: La situation devient confuse le curé Concorde de Calvisson est chassé du village à coups de pierres…

1623: L’église Saint-Saturnin est en ruines. Quel dommage ! C’était un édifice imposant, avec six chapelles et un beau clocher.

1629: Le 12 mai, le Duc de Rohan, généralissime des troupes protestantes s’empare du château et fait barricader la ville, mais le maréchal d’Estrées, qui commande les troupes royales, le fait poursuivre et l’oblige à se réfugier à Nîmes. Rohan envoie le Marquis d’Aubais avec 200 hommes secourir Calvisson. Le combat est meurtrier, il dure avec acharnement de deux heures de l’après-midi jusqu’à la nuit. Les protestants capitulent. Ils obtiennent la liberté de se retirer dans les Cévennes. En Juillet Louis XIII et Richelieu signent l’Edit de Grâce. Le baron de Calvisson est chargé par le roi de proclamer la paix à Nîmes et en Vaunage.

1630: A nouveau la peste infeste la région. Les convalescents sortant de l’hôpital sont relégués, pour 40 jours, quartier Palanquine qui, par son exposition au nord en dehors des murs, joue le rôle de sanatorium. Calvisson est épuisé par toutes ces luttes, par le perpétuel séjour des hommes en guerre et par le épidémies…

1641: Recrudescence de la peste. Les gens vont vivre dans des huttes, dressées dans les champs, pour permettre la désinfection du village.

1644: Le Baron Jean-Louis Louet, quatrième du nom, est à l’apogée de sa puissance, la terre de Calvisson est érigée en marquisat par Louis XIV .

1648: Les fidèles se plaignant de l’exiguïté du temple et du bruit fait dans le moulin à huile, les consuls font l’acquisition d’une maison qui se situait sur l’emplacement du temple actuel et font construire un temple ouvert aux fidèles en 1656.

1659: Le marquis manque d’argent mais non de prétentions ! Ce n’est peut-être pas une légende qu’il ait déclaré, à Versailles, que de son château de Calvisson, il apercevait « Cinsens, ville ou village », le roi soleil comprenant « cinq cents villes ou villages », et effrayé par tant de puissance aurait interdit la reconstruction du château…Le vieux castel était en ruines et le marquis n’avait pas les moyens de le rénover ! Les pierres servaient depuis longtemps de carrière où les gens venaient puiser. Le Marquis meurt en 1667.

1685: Le 18 octobre, révocation de l’Edit de Nantes par Louis XIV. Cette révocation rouvre l’ère des persécutions, des incendies, des pillages et des meurtres en Vaunage…Plusieurs familles huguenotes partent. Le nouveau temple est rasé ! Au fur et à mesure que la répression se fait plus rigoureuse, la résistance devient plus violente. Nous en sommes aux dragonnades, emprisonnements, galères, massacres d’assemblées surprises pendant l’exercice du culte…C’est la guerre des Camisards.

1691: Une lettre du premier consul fait état du départ de 104 personnes vers l’étranger, représentant 64 familles. En ce tout début du XVIIIème siècle c’est partout le deuil, la misère et des ruines. Les huguenots sont déportés, aux galères, en prison. C’est la famine et la désolation…

1696: La cloche du Grand Temple de Nîmes est vendu à la municipalité de Calvisson .

1703: Des troupes de camisards descendent des Cévennes avec à leur tête Jean Cavalier. Le 12 septembre, première bataille de Nages. Le colonel de Firmacon, commandant la garnison royale de Calvisson forte de 350 hommes attaque Cavalier à Nages. Il dispose de 150 fantassins et 30 dragons. Cavalier avec 800 hommes et 200 chevaux, supérieur en nombre, les repousse en une demi-heure. Le 13 novembre, deuxième bataille de Nages. Les camisards investissent Nages et s’attaquent à l’infanterie royale qui est soutenue par les dragons de la garnison de Calvisson à qui ils infligent une défaite.

1704: Le 17 avril, troisième bataille de Nages. Cavalier campe au moulin de Langlade. Il vient attaquer les troupes du Maréchal de Montrevel et les met en déroute. Montrevel reçoit du renfort dans la plaine. Un engagement meurtrier eut lieu entre Boissière et Bizac, au lieu dit " Champ de Bataille ". Cavalier battu doit se retirer. Cette bataille a été un véritable désastre, Cavalier a perdu un tiers de ses effectifs (400 hommes) et réussi finalement à passer le Rhony (voir la passerelle en page "Balades en Vaunage"). Cavalier accepte la suspension des armes. Le Maréchal de Villars arrivé à Nîmes propose la paix. Pendant les tractations Cavalier et ses hommes habitent Calvisson (du 19 au 27 mai). La décision du Roi arrive, elle est négative : pas de liberté de culte. Cavalier annonce sa soumission. Cela a pour résultat d’amoindrir les forces des Camisards, mais la pacification ne se fait pas. Les luttes deviennent moins vives, mais restent longtemps encore sanglantes.

1714: Un nommé Valz de Calvisson, construit un moulin à blé, sur l'emplacement du château de Guillaume de Nogaret.

1743: Agrandissement de la Maison Consulaire (actuelle Mairie).

1774: Mort de Louis XV (date mentionnée sur un des moulins du Roc de Gachone...!!!).

1787: Le 17 novembre, Louis XVI signe l’Edit de Tolérance accordant aux protestants de nombreux droits qui leur étaient refusés jusque-là et tolérant leur culte. Cette date mémorable met fin à 3 siècles de luttes fratricides souvent sanglantes, dans notre village et notre région. Cette même année, le Roc de Gachone est utilisé par Cassini de Thury pour effectuer des mesures géodésiques. Le moulin pointu, encore debout aujourd’hui, est appelé " Signal de Cassini ".

1789: Nous voici parvenus à la grande tourmente révolutionnaire qui emporte clergé, monarchie absolue et noblesse. Le dernier marquis de Calvisson fut Joseph de Louet de Murat de Nogaret. L’enthousiasme est grand à la nouvelle de la convocation des états généraux. Et lorsque la nouvelle de la prise de la Bataille parvient à Calvisson, c’est une grande fête ; on allume des feux de joie dans tous les quartiers du village. Notre village, qui compte 2431 habitants (641 feux), est prospère avec ses clairettes et muscats réputés. On récolte blé, avoine, fourrage. L’olivier donne une huile supérieure. Le mûrier permet l’élevage rémunérateur du ver à soie. Il y a des fabriques de cristal (vert de gris), des distilleries d’eau-de-vie avec de hautes cheminées. Chaque maison possède son métier à bas.

1790: Le 17 février, Calvisson devient chef-lieu de canton. Ce canton comprend les paroisses de Calvisson, Cinsens, Saint-Etienne-d’Escattes, Maruéjols, Saint-Cômes, Clarensac, Langlade, Saint-Dionisy, Nages, Boissières et Congénies. Ce canton fut supprimé en 1802 et fit place au canton de Saint-Mamert. Depuis cette date le conseil municipal réclama en vain, à maintes reprises, son rétablissement.

1792: La fièvre révolutionnaire s’empare des populations de notre région. Les château d’Aubais, Junas, Clarensac…sont incendiés par des troupes de paysans, brûlant les parchemins féodaux, détruisant des armoiries seigneuriales, se livrant à toutes les dépradations…Les châteaux d’Aujargues et Boissières échappent, par miracle, à la destruction !

1810: Un décret de Napoléon 1er met à la disposition des protestants l’église vacante à condition « de faire construire à leurs frais un édifice convenable, pour servir au culte du petit nombre de catholiques ».

1816: L’église Saint-Saturnin est restaurée.

1821: Le nouveau temple est inauguré. Il a été construit à l’emplacement de l’ancien.

1848: On édifie le nouvel Hôtel de Ville à l'emplacement de la Maison Consulaire. La cloche est déplacée depuis l'immeuble du Grand Four.

1859: Le cimetière, qui se trouvait à l’emplacement de l’actuelle place Méjean est transféré à La Clausade (son emplacement actuel).Un mur sépare la grande parcelle protestante et la petite parcelle réservée aux catholiques. Au début du XXème siècle ce mur sera démoli. En fin de XIX ème siècle, le phylloxera ravage le vignoble. Bon nombre d’agriculteurs quittent notre région. Certains reviendront quelques années plus tard lorsqu’on trouvera le remède : greffage sur plants américains. Ce remède a été trouvé par Gustave Foëx (1844-1906), qui se consacra à l'enseignement de l'agriculture, devint Directeur de l'École nationale d'agriculture de Montpellier en 1884, puis, en 1901, inspecteur général de la viticulture et de la sériciculture à Montélimar. Il s'est attaché à la reconstitution du vignoble français dans le midi, après sa destruction par le phylloxéra. Un monument commémoratif, de Gustave Foëx se trouve à Montpellier. (son arrière petite fille France vit aujourd'hui à Calvisson).

1907: La mévente des vins amène la révolte des viticulteurs : meetings, bagarres, barrages. A l’automne de cette année, une des plus pluvieuses de l’histoire de notre région, Calvisson connaît de terribles inondations.

1911: Au Roc de Gachone, grâce au docteur Farel, on inaugure l’abri " Mire-Mer " et une superbe table d’orientation posée sur un socle en pierres et ciment. De très nombreux visiteurs viennent admirer le point de vue et respirer le bon air ! Un livre d’or recueille les signatures.

1913: Calvisson compte 2004 habitants (1807 dans l’agglomération, 127 à Cinsens, 40 à Bizac et 33 dans les divers mas). Le village est prospère : truffes 1200 kg, lavande 800 quintaux distillés à Bizac, vin 80.000 hectos, troupeaux à laine 1400 têtes. Il y a une douzaine de maisons d’expédition de vin en tonneaux, plusieurs fabricants de futailles, deux distilleries ambulantes d’alcool, une fabrique de caramels. Calvisson produit des raisins de tables (chasselas, clairette, œillade), du blé (350 hl), de l’avoine (550 hl), du fourrage 150 tonnes (consommées sur place par un bétail aratoire composé de 300 chevaux, mulets…). On récolte annuellement 300 tonnes d’olives (les presses des trois moulins sortant tous les ans 150 hl d’huile). En outre une quinzaine d’éleveurs de vers à soie vendent 500 kg de cocons.

1914: Une nouvelle fois c’est la guerre avec son cortège de misère et de deuils. Elle dure 4 longues années ! 92 noms sont inscrits sur le monument aux morts . Quelle hécatombe !

1928: Le 11 novembre, le moulin Est du Roc de Gachone, est réparé. Il reçoit la table d’orientation et une plaque à la mémoire du Docteur Farel décédé trois ans plus tôt.

1939: Nouvelle guerre avec l’Allemagne. Les noms de 9 jeunes calvissonnais s’inscriront sur le monument aux morts, 45 sont prisonniers. Le rationnement alimentaire est terrible (250 g de pain par jour, 75 g de viande par semaine, 15 kg de pommes de terre par an ! Les gens maigrissent, 43 chevaux (sur 160) meurent de faim, d’autres, incapables de tenir sur leurs pattes sont « suspendus ». De nombreux propriétaires arrachent des vignes pour y mettre du fourrage ou des céréales. Une section d’assaut hitlérienne SS cantonne à Calvisson. La Kommandatur occupe la maison Rabinel (à côté du café des sports).

1944: Le 2 mars à Nîmes, les nazis pendent 15 personnes dont un jeune calvissonnais réfractaire. Le 27 juin, Nîmes est bombardée par les Alliés (400 morts dont une calvissonnaise). Le 20 août, la gare de Calvisson, où stationnent 50 wagons vides est bombardée par des avions. Deux bombes tombent, personne n’est blessé…le lendemain ça recommence. La brigade de gendarmerie de Calvisson est envoyée en renfort à Nîmes avec son chef Chiffe. On lui donne ordre de fusiller un jeune maquisard. Les gendarmes refusent. Ils sont mis en prison et envoyés à Marseille pour être jugés. Heureusement libérés, ils rejoignent Calvisson fêtés par la population. C’est enfin la libération qui, à Calvisson, se passe calmement.

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jeudi 23 octobre 2014

Média Pamphlétaire ou Média Roquet: Le tribalo-ethnique Constantin Bafwa Mubengay Lwakale démasqué, dézingué et cabossé !

Coterie tribalo-ethnique: En 1991, Bafwa Mubengay Lwakale, profitant de sa position de président de l'Association des étudiants Zaïrois de Fribourg (AZAF) invite son neveu Philémon Mukendi. Dans le programme des Conventionnistes de Lac Léman, c'est le même Philémon Mukendi qui est invité pour intervenir le vendredi 12 décembre 2014.

A 60 ans, l'ethno-tribaliste Constantin Bafwa Mubengay est demeuré un fossoyeur, cascadeur, jongleur, situationniste et mangeur à tous les râtelier qu'il a toujours été. Il affectionne des coups bas et il adore demeurer dans l'ombre tout en tirant les ficelles. Bafwa Mubengay, l'homme qui agit dans l'ombre, a oublié que la République n'est pas un "Ligablo" mais un pays. Le Congo est le seul bien en commun qu'ont tous les Congolais. Si un de nous excelle, nous devons tous applaudir mais si par contre certains veulent nous amener dans leurs magouilles contre la Nation, nous devons dire: Non ! On ne peut pas être dans une pirogue en pleine rivière et voir un des nôtres sortir sa perceuse pour trouer la pirogue, demeurer tranquille. Les fossoyeurs, fourbes, roublards, dribbleurs patentés et inconscients de la République doivent répondre de leurs actes.

Bafwa Mubengay, un ethno-tribaliste sans vergogne

Et pourtant, à 60 ans, on doit pouvoir être une référence dans sa communauté, on devrait surtout commencer à regarder dans le rétroviseur pour partager aux jeunes générations, les valeurs et convictions, pour aimer et défendre le Congo, en oubliant d'aiguiller aux jeunes les écueils et pièges à éviter. La République démocratique du Congo n'est pas un pays normal. Si les Congolais eux-mêmes ne font un effort, ce pays qui est un géant aux pieds d'argile, qui attire tous les vautours, charognards et prédateurs du monde entier va les échapper. Le Congo est soin intensif, la mère-patrie est dans un coma avancé. La République a besoin de tous ses fils et filles à son chevet.

La Convention des Congolais de Suisse initiée par Bafwa Mulengay n'est qu'une mascarade. Une Convention des ethno-tribalistes est maquillée en Convention des Congolais de Suisse, cela est une escroquerie intellectuelle.

Coterie tribale. En 1991, Bafwa Mulungay écrit à son frère Modeste Mutinga Mutuishayi pour la demande d'abonnement pour sa feuille de choux. Acheté et corrompu par alias Joseph Kabila qui le sort de sa misère de Ngaba, Modeste Mutinga Mutuishayi, Président de la fameuse Haute Autorité des Médias (2002-2007), muselle des journalistes, bâillonne des médias et opposants. Profitant de sa position d'organe de régulation devenue organe de répression, se faisant juge et partie s'octroie Radio 7 et Télé 7. Modeste Mutinga Mutuishayi est récompensé par alias Joseph Kabila, qui le fait nommer Rapporteur au Sénat. Pourtant dans le programme élaboré par Bafwa Mubengay, ce dernier invite le directeur de Radio 7 et Télé 7 pour parler chez les Conventionnistes du Lac Léman, le samedi 13 décembre 2014. Comme si de rien n'était. De qui se moque-t-on ?

En Faire de la provocation gratuite et fortuite, empêcher Réveil FM International de faire son travail en posant des questions sur ce qui se trame dans la communauté congolaise de Suisse, c'est accepter l'intranquillité. C'est le choix qu'a fait le tribalo-ethnique Bafwa Mubengay dont les fourberies et accointances avec l'ambassade de la RDC à Berne et les autorités illégitimes de Kinshasa ne datent pas d'aujourd'hui. A 60 ans, Bafwa Mubengay garde encore son vieux ordinateur des années 90 avec un logiciel extrêmement rouillé, il ne se rend même pas le monde a évolué, que Mobutu Sese Seko a été chassé du pouvoir en 1997, que les élections Louis Michel de 2006 ont placé à la tête du Congo un imposteur et incapacitaire, que les fausses rebellions sont orchestrées par celui qui trône abusivement sur le Congo, que l’allégeance d'alias Joseph Kabila auprès des voisins agresseurs: Ougando-Burundo-Rwandais n'est plus à démonter, qu'Etienne Tshisekedi est le vrai vainqueur de l'élection de novembre 2011, sa victoire a été volée et confisquée, que la paupérisation des Congolais devient insupportable, que le énième tripatouillage de la Constitution pour maintenir alias Joseph Kabila coûte que coûte au pouvoir est en marche, nos populations chosifiées, affamées, clochardisées veulent autre chose que le régime tortionnaire actuel...

Marionnettiste patenté, Bafwa Mubengay aime tirer les ficelles. Il a concocté son programme tout seul et veut le faire avaliser à la Communauté. Il n'a invité que ses frères, cousins, neveux, nièces...Il a le culot de l'appeler "Convention des congolais de Suisse". A l'heure où la République démocratique du Congo se meurt et que les congolais originaires de toutes les 11 provinces doivent s'unir pour faire face aux enjeux du non Etat de droit, de la balkanisation, de l'illégitimité d'un régime qui dirige par défi, des assassinats programmés, arrestations arbitraires, diverses humiliations...Bafwa Mubengay a fait le choix de la coterie tribalo-ethnique. Le changement est une démarche légitime. On ne peut pas être un pays avec autant des ressources demeurer l'un des pays les plus pauvres au monde. Le congolais vit avec 0,1 dollar par jour !

Notre question tatillonne sur le programme initial et le mot de l'ambassadeur du Congo. De quel ambassadeur s'agissait-il ? La RDC n'a pas d'ambassadeur en Suisse. Le Congo-Brazzaville venait d'expulser 45 000 Kinois-Congolais, donc pas besoin leur ambassadeur. Depuis le mot de l'ambassadeur a disparu du nouveau programme.

Les accointances avec le régime ne date pas d’aujourd’hui. Tenez pour preuve:

Bafwa Mubengay devrait réfléchir mille fois avant de s'entreprendre avec ses affidés tribalo-ethniques à un média qui ne fait que son travail.

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mercredi 22 octobre 2014

Fusillade à Ottawa: Ode à M'zée Djamba Yohé, l'Encrier de l'Atlantique du Nord !

La tour de la paix de l'édifice central du parlement, à Ottawa. Photo Réveil FM International

Que ressent-on lorsqu'on connait un endroit et que l'on apprend par les médias qu'un acte de barbarie s'y est commis avec mort d'homme ? Comment ne pas vivre une réminiscence de tout ce que l'on a pu voir, écouté et même les rencontres fortuites ? Au moment où les chaines infos passent en boucle l'attaque du parlement canadien à Ottawa, et que la police canadienne ordonne aux Ottaviens de rester cloîtrer chez eux, comment ne pas penser aux compatriotes Congolais qui vivent à Ottawa ? Et parmi eux, un érudit, une mémoire vivante: M'zée Djamba Yohé, l'Encrier de l'Atlantique Nord, qui nous informe matin, midi et soir. Jamais un Congolais n'a autant écrit comme lui! Rétro sur notre passage à Ottawa. Alors Premier ministre, Jean-Marc Ayrault avait effectué le mercredi 13 mars 2013 à Ottawa la première étape d'une visite officielle au Canada. Réveil FM international était accrédité pour ce voyage officiel. Jean-Marc Ayrault avait été accueilli avec pompe par le Premier ministre canadien, Stephen Harper ! Honneurs militaires, hymnes nationaux et 9 coups de canon pour Jean-Marc Ayrault sur la colline du parlement ! Ce mercredi 22 octobre peu après 10 heures-16 heures en France- dans l'enceinte du Parlement canadien d'Ottawa, une vingtaine de coups de feu ont été tirés. M'zée Djamba Yohé, malgré l'hiver rugueux, était venu nous voir à l'hôtel Fairmont Château Laurie à Ottawa et nous avions passé plusieurs heures ensemble. ?

Mercredi 13 mars 2013, Jean-Marc Ayrault passe en revue la Garde de Cérémonie. Photo Réveil FM International, archives

Jean-Marc Ayrault et le Premier ministre canadien Stephen Harper en causerie. Photo Réveil FM International, archives

La Colline du Parlement, en anglais Parliament Hill, est l'endroit où est situé le Parlement du Canada, à Ottawa...En 1855, la ville est renommée Ottawa et accède, en 1857 au statut de capitale de la Province du Canada. La construction des édifices parlementaires autour d'une vaste esplanade (un immeuble pour le corps législatif au nord et deux édifices administratifs à l'est et à l'ouest) débute dès 1859 sur la colline, qui devient alors la Colline du Parlement.

Le choix d'un édifice à l'architecture néogothique, plutôt qu'un style inspiré du néoclassicisme alors en vogue aux États-Unis, est un symbole des liens qui unissent toujours le Canada à la Grande-Bretagne, où le palais de Westminster vient d'être reconstruit dans ce style.

M'zée Djamba Yohé à l'hôtel Fairmont Château Laurie à Ottawa. Photo Réveil FM International

Ils prennent des pseudos car ils ont peur de se montrer. Contrairement aux bigorneaux et autres fantomas qui tapissent l'internet pour défendre la dictature totalitaire qui sévit en République démocratique du Congo, un régime usurpateur et d'occupation, M'zée Djamba Yohé, l'Encrier de l'Atlantique Nord existe, il est bel et bien vivant, sa plume navigue à contre courant de défenseurs de l'imposture au Congo. Son combat pour un Congo libre et libéré est connu de tous et il ne s'en cache pas. Payés par le pouvoir de Kinshasa, certains écrivaillons, Vuvuzélateurs et thuriféraires essayent de s'attaquer abusivement à l'Encrier de l'Atlantique Nord, sans doute pour le décourager. Ce n'est pas avec la bouche de l'Encrier de l'Atlantique Nord que les Joséphistes patentés arriveront à manger leur piment ! Chaque attaque tarabiscotée est toujours repoussée avec vaillance ! M'zée Djamba Yohé est un grand frère à qui nous avons beaucoup d'estime et du respect. Malgré l'utra-sécurité de l'hôtel l'hôtel Fairmont Château Laurie à Ottawa, l'Encrier de l'Atlantique Nord est venu me rendre visite, pas seul avec son comité d’accueil et nous avions passé 3h de bonheur ! Lorsque nous nous sommes séparés, il faisait tellement froid que je n'ai pas pu sortir dehors !

Florilège des Photos M'zée Djamba Yohé-Freddy Mulongo

L'Encrier de l'Atlantique Nord, M'zée Djamba Yohé. Photo Réveil FM International

M'zée Djamba Yohé et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

Une vareuse rouge du hockey canadien. Photo Réveil FM International

M'zée Djamba Yohé et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

M'zée Djamba Yohé et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

L'Encrier de l'Atlantique Nord s'était placé derrière le piano et là j'avais eu droit à la musique classique de Beethoven, Schubert, Vilvaldi, Chopin et même du Mozart. Mais aussi quelques chansons congolaises.

M'zée Djamba Yohé au piano. Photo Réveil FM International

La surprise était de taille. Pendant que nous nous entretenions dans l'un des salons de l'hôtel, un comité d'accueil des canadiens m’attendait de l'autre.

M'zée Djamba Yohé et Freddy Mulongo devant la statue de Wilfrid Laurier. Photo Réveil FM international

Djamba Yohé, Freddy Mulongo et des jeune canadiens. Photo Réveil FM International

Mzée Djamba Yohé, Freddy Mulongo et des jeunes canadiennes. Photo Réveil FM International

L'accueil à Ottawa a été chaleureux. Photo Réveil FM International

Le grand au revoir de M'zée Djamba Yohé avant son départ. Photo Réveil FM International

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mardi 21 octobre 2014

CPI: Jean-Pierre Bemba demeure en prison, liberté provisoire pour Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido

Aujourd’hui, le 21 octobre 2014, le juge Cuno Tarfusser, juge unique de la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (CPI), a réexaminé de sa propre initiative la détention des suspects dans l’affaire Le Procureur contre Jean-Pierre Bemba, Aimé Kilolo et autres. Il a ordonné la mise en liberté provisoire d’Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido.

Me Aimé kilolo Musamba, avocat principal de jean-Pierre bemba. Photo Réveil FM international

La Chambre a conclu que, étant donné que le caractère raisonnable de la durée de la détention devait être évalué au regard, entre autres, des peines statutaires applicables aux atteintes en cause dans la présente procédure, la libération était nécessaire pour éviter que la durée de la détention provisoire devienne disproportionnée. Dans cette affaire, en cas de condamnation, la Cour peut imposer une peine d’emprisonnement ne pouvant excéder cinq années, ou une amende, ou les deux.

Me Jean-Jacques Mangenda Kabongo, membre de l’équipe de la Défense de Jean-Pierre Bemba, chargé de la gestion des dossiers de l’affaire

Fidèle Babala Wandu, député congolais et Secrétaire général adjoint du MLC

Narcisse Arido, témoin cité à comparaître par la Défense

Les quatre suspects, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido, seront libérés respectivement en Belgique, en République démocratique du Congo, au Royaume-Uni, et en France. Ils devront toutefois comparaître devant la Cour si elle le demande.

La décision de la Chambre préliminaire II sera mise en œuvre dès que le Greffe de la CPI aura accompli les mesures nécessaires. Le Bureau du Procureur a également le droit d’interjeter appel contre cette décision et demander un effet suspensif pour cet appel.

Jean-Pierre Bemba, le cinquième suspect dans cette affaire, restera en détention dans le cadre des procédures en cours dans une autre affaire devant la Cour : Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo.

Contexte: A la CPI, le maintien en détention est l’exception et non la règle. Les Chambres réexaminent périodiquement leurs décisions de maintien en détention du suspect et peuvent le faire à tout moment. La Chambre peut alors modifier sa décision concernant la détention.

Le 20 novembre 2013, le juge Cuno Tarfusser, en qualité de juge unique de la Chambre préliminaire II, a délivré un mandat d’arrêt à l’encontre de Jean-Pierre Bemba Gombo, son Conseil principal Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo (membre de l’équipe de la Défense de M. Bemba, chargé de la gestion des dossiers de l’affaire), Fidèle Babala Wandu (membre du Parlement congolais, Secrétaire général adjoint du Mouvement pour la Libération du Congo), et Narcisse Arido (témoin cité à comparaître par la Défense), pour des atteintes présumées à l’administration de la justice dans le contexte de l’affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo.

Aimé Kilolo Musamba et Fidèle Babala Wandu ont été transférés au quartier pénitentiaire de la CPI le 25 novembre 2013, après leurs arrestations. La première comparution d’Aimé Kilolo Musamba et de Fidèle Babala Wandu a eu lieu le 27 novembre 2013. Jean-Pierre Bemba Gombo a également comparu avec eux. Après son arrestation, Jean-Jacques Mangenda Kabongo a été transféré au quartier pénitentiaire de la Cour le 4 décembre 2013, et il a comparu pour la première fois devant la Cour le 5 décembre 2013. Narcisse Arido a été transféré au quartier pénitentiaire de la Cour le 18 mars 2014 et a comparu pour la première fois devant la Cour le 20 mars 2014.

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Jean Kalama-Ilunga: "Seul le Mzéeïsme équivaut au Kabilisme. Le Joséphisme est une invention frélatée de l'histoire" !

Jean-Kalama Ilunga. Photo Réveil FM International

Contrairement aux acteurs politiques congolais de l'étranger qui fuient les micros et caméras, Jean-Kalama Ilunga se prête volontier au jeu des questions-réponses. Ancien conseiller culturel de M'zée Laurent-Désiré Kabila, Jean Kalama-Ilunga est membre très influent du Directoire du Front Civil de Résistance Populaire. Intellectuel polyvalent Expert en Prospective stratégique, Jean Kalama-Ilunga est un intellectuel polyvalent. Il est acteur politique, homme de culture et analyste politique. Sa fierté, avoir été un des disciples de Mzée Laurent Désiré Kabila. Jean -Kalama Ilunga détonne par les valeurs et convictions démocratiques qu'il défend sans ambages. Nous revenons à cette interview qu'il nous avait accordé, publiée le 16 mars 2009 sur Réveil FM international, ses réponses à questions n'ont pas pris des rides !

1. Réveil FM International: Que pensez-vous de ce qui ceux qui disent que seul le Mzéïsme équivaut au Kabilisme, le joséphisme n'a rien avoir avec kabilisme. Le joséphisme est-il réactionnaire et fausseté ?

Jean Kalama-Ilunga: Merci de m'offrir cette occasion pour éclairer l’opinion sur la méprise, la confusion et l’amalgame autour du nom prestigieux de Mzée Laurent Désiré Kabila, le soldat du peuple et propriétaire unique du nom « Kabila ».

Après ce petit préambule et à la question posée, aujourd’hui, le Kabilisme n’a de sens voire de signification qu’au travers le combat, l’idéal patriotique, les idées et l’action politique de Mzée Laurent Désiré Kabila.

Le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple fut le principe fondamental qui balisait la démarche politique de celui-ci qui s’y appuyait effectivement pour forger et mettre en place les outils politiques susceptibles de conduire au développement.

Pour cela, il avait entrepris un travail colossal par la mobilisation et la conscientisation du peuple congolais à la base afin qu’il apprenne à se prendre en charge pour la défense de ses intérêts.

L’idéal patriotique exprimé par Mzée Laurent Désiré Kabila au travers les actes posés est incomplet sans le Lumumbisme et sans évoquer la mise en application du Lumumbisme au travers la lutte menée par Pierre Mulele contre l’impérialisme et le néocolonialisme. Mzée Laurent Désiré Kabila était lumumbiste avant tout et avait continué cette lutte après l’assassinat de Pierre Mulele par Mobutu.

De ce point de vue, le kabilisme est indissociable du lumumbisme et, c’est pour cela qu’on ne peut se prévaloir du kabilisme sans être lumumbiste! Le lumumbisme est une idée pour un Congo libre, souverain et uni.

Le Kabilisme est la mise en application du lumumbisme par une ambition pour le Congo souverain et uni, un état d’esprit pour protéger et défendre les intérêts du Congo et ne jamais le trahir! On ne devient donc pas kabiliste, comme on veut.

Quant au ’’josephisme’’ comme vous dites, je ne sais pas ce que c’est ! Mais en y réfléchissant tout de même, la vacuité idéologique et la politique politicienne qui tient lieu de politique autour de Joseph ’’Kabila’’ a contribué et contribue chaque jour à agrandir le fossé qui le sépare du peuple congolais.

Ainsi donc, le groupe d’individus qui pataugent dans cet imbroglio autour de lui, n’est pas différent de celui que notre Mzee avait qualifié de ’’conglomérat d’aventuriers’’! En désespoir de cause, ne pouvant pas se situer autrement politiquement et, le vrai kabilisme étant lourd à assumer pour ces derniers, ils se sont octroyés une fausse identité idéologique à savoir ’"Kabiliste" de Joseph’’ d’abord, ensuite ’’kabiliste-josephiste’’.

Pris en flagrant délit de supercherie pour utilisation abusive du nom de Mzée Laurent Désiré Kabila, ces individus ont furtivement emprunté une bifurcation en se dotant d’une doctrine dit ’’joséphisme’’.

En fait, ils ont bien raison d’avoir fait ce choix qui clarifie l’échiquier politique d’autant plus que Joseph ’’Kabila’’ lui-même n’est pas Kabiliste.

Au demeurant, certains pourront arguer qu’il est ’’fils’’ à Mzée.

Mais il s’agit ici d’idéologie politique de Mzée Laurent Désiré Kabila dit le kabilisme tel que je l’ai définie précédemment et à partir de laquelle il est situé aux antipodes.

17 mai 1998, Palais du Peuple de Kinshasa, une année après la prise de pouvoir de l'Afdl. On reconnait sur cette photo: Mzée Laurent Désire Kabila, président de la République à la tribune, entouré de ses proches collaborateurs Raphaêl Ghenda, Victor Mpoyo et Jean Kalama-Ilunga (extrême droite).

Par ailleurs, sa position par rapport à Mzée s’est clarifié lorsque non seulement Joseph "Kabila’" s’en était pris violemment aux compagnons de Mzée en les privant de tout moyen pour les neutraliser en vue de les éloigner des rouages du pouvoir (il suffit de s’interroger sur ce que sont donc devenus les Wazee Victor Mpoyo, Séverin Kabue, Sikatenda, Yerodia, Madoadoa, Mwilambue, Mufu,Kakudji, Tutumuetu, Kifua, Mwati, Freddy Mulongo le vieux, Mulelwa… ainsi que mes camarades Kabilistes Faustin Munene, Raphaël Nghenda,Tshamala wa Kamwanya, Pierre Yambuya, Mulemba, Ngangweshe, Lambert Kaboy, Kikukama, Mutomb Tshibal,Celestin Luangy, Mukulubundu, Babi Mbayi, Sondji, Tshapa, Bitakwira, José Kajangwa, Eddy Angulu,Séraphin Mulimilwa,Henry Kazanga … la liste n’est pas exhaustive,) mais vous constaterez que, dans sa volonté d’effacer l’œuvre de Mzée, Joseph n’a jamais évoqué le nom de Mzée Laurent Désiré Kabila ni fait référence au travail qu’il avait accompli

En effet, depuis qu’il avait accédé au pouvoir Joseph "Kabila" s’était investi à éradiquer les outils structurels de mobilisation du peuple pour le développement mis en place par Mzée notamment les comités de pouvoir populaire CPP, le Service National etc.

Soit dit en passant, qui sont donc les adeptes du joséphisme dits Josephistes?

Tous les Al Capone du système Mobutu, des experts en tripatouillage financier et bradage du patrimoine national, des traîtres, des quêteurs invétérés de poste, des cireurs de bottes sans foi ni loi, des combinards,… il suffit de les observer, il n’y a pas de Kabilistes autour de Joseph.

2. Réveil FM International: Quels sont les vrais héritages du kabilisme-muzéïsme ?

Jean Kalama-Ilunga: Si vous me permettez, je préfère reformuler cette question autrement afin d’éviter la confusion et simplifier la compréhension de cette manière:« Quels sont les vrais héritages politiques transmis par Mzée Laurent Désiré Kabila? ».

Avant d’aborder le vif de cette question, vous savez peut-être aussi bien que moi, que le monde change très vite en tout point de vue et que, si nous ne nous mobilisons pas aujourd’hui, pour changer avec le monde afin de nous adapter aux normes de son évolution rapide, le monde changera sans nous, et très sûrement contre nous.

Ce que nous vivons en République Démocratique du Congo est effectivement la conséquence logique du refus de changement avec le monde.

Est-ce la fin? Non, parce qu’en dépit du fait que les forces d’inertie au pouvoir en République Démocratique du Congo abuse du pouvoir d’Etat pour faire n’importe quoi, piller, trahir, brimer…, pour faire face, heureusement, les forces du changement sont là pour rappeler à l’ordre et pour les empêcher de tirer notre pays définitivement vers le bas.

Les héritages politiques de Mzée Laurent Désiré Kabila s’inscrivent au travers les actions menées aujourd’hui par les forces de changement qui s’opposent de manière diverse à l’hypothèque de notre pays soumis à l’incapacité, l’irresponsabilité, la carence de vision, la myopie des tenants actuels du pouvoir en République Démocratique du Congo qui travaillent contre les intérêts du peuple congolais.

Ne jamais trahir le Congo : la conscience patriotique prônée par Mzée Laurent Désiré Kabila se concrétise par la résistance tous azimuts de nos concitoyens qui expriment chaque jour en République Démocratique du Congo et à travers le monde leur désaccord pour faire échec au plan de démembrement de notre pays avec la complicité du pouvoir par des manifestations publiques qui mobilisent de plus en plus les opinions internationales face au complot international contre la République Démocratique du Congo.

L’organisation à la base en vue de l’auto-prise en charge pour la défense des intérêts du peuple chère à Mzée est la perspective par laquelle notre pays peut espérer mobiliser les congolais pour l’appropriation du processus de développement et d’être maître de leur destinée.

En peu de temps qu’il était resté au pouvoir, Mzée Laurent Désiré Kabila avait transmis aux congolais des valeurs qualitatives indiscutables et indestructibles qui sont, aujourd’hui, la nourriture roborative de la résistance populaire qui se définit, se réqualifie et se propage chaque jour qui passe jusqu’à la victoire finale qui se traduira par l’éviction du pouvoir des traitres et marionnettes et par l’entrée en service des vrais patriotes au service du développement du Congo

La cause en faveur du peuple congolais que nous défendons, est une cause juste.

Pour cela, je suis fort et fier d’avoir été un des disciples de Mzée Laurent Désiré Kabila.

3. Réveil FM: Depuis son retour au Rwanda, Laurent Nkunda brandit sa nationalité rwandaise pour échapper à la justice internationale pour ses crimes au Congo. Comment analysez-vous la gestion de l'agression du CNDP présentée comme un conflit congolo-congolais ? Que valent les résolutions de Naïrobi 1,2,3 ...?

Jean Kalama-Ilunga: Dans la lettre ouverte que j’ai adressée personnellement à ce criminel Rwandais Nkundabatware, le 01 janvier 2009 que vous pouvez d’ailleurs lire à partir de ce lien www.ucdp-info.com/nkundabatware_lettre.htm , je tenais à lui annoncer que « game is over » une expression anglaise pour dire que le jeu est terminé pour lui.

J’ai démontré à son attention comment et pourquoi il était bien Rwandais de la caste tutsi et non congolais.

J 'avais attiré son attention pour qu’il sache qu’il n’était qu’un petit couteau qui allait bientôt être mis hors jeu du dispositif de la crise délibérée de Grands Lacs.

Quelques jours après, effectivement, le piège s’est fermé sur lui ! il était hors jeu.

Sa pseudo-arrestation au Rwanda ne que supercherie, il vit tranquillement dans son pays en attendant le jour où Kagame décidera de le faire disparaître discrètement à jamais en tant que témoin gênant.

Que Nkundabatware brandisse aujourd’hui sa vraie nationalité rwandaise pour échapper à la CPI, c’était prévisible et je considère cela comme une réaction tout à fait normale de sa part pour sauver sa tête.

De toutes les façons, Kagame ne le livrera pas à la ’’justice’’ congolaise, il préfère le voir mort et enterré à 2 mètres sous terre au Rwanda plutôt qu’ailleurs où il risquera d’ouvrir la boîte de pandore qui mettra au grand jour son implication directe et sa responsabilité pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en République Démocratique du Congo.

Supposons que Kagame soit contraint de l’extrader à Kinshasa. Rien ne se fera non plus parce que, en tant que complice de Kagame, Joseph "Kabila" non seulement, il a fragilisé délibérément les FARDC, mais surtout, il a déjà verrouillé la justice militaire en plaçant comme auditeur général le tutsi rwandais Bivegete, un ancien du Rcd-Kagame.

Assurés de l’impunité institutionnalisée, tous les criminels tutsi rwandais en République Démocratique du Congo peuvent narguer, sans crainte, leurs victimes congolaises après avoir reçu en prime les postes de pouvoir dans l’armée ou d’autres institutions.

Au regard de toutes les parodies imposées aux congolais, lorsqu’on annonce avec tapage médiatique la condamnation à la peine capitale du criminel congolais Mutanga Kyungu Gédéon par un soit-disant tribunal militaire de Kipushi, n’est-ce pas une façon de narguer le peuple congolais?

A titre d’exemple, comment imaginer et justifier que le révérend pasteur Kutino Fernando qui n’avait tué personne, croupit encore en prison ou le compatriote Gabriel Mokia et tant d’autres innocents sont injustement emprisonnés pour des motifs farfelus de politique politicienne, le criminel ruandais Bosco Ntangada, sous mandat d’arrêt international pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité est libre et il a même reçu comme prime le commandement de la traque des hutu pour un nouveau génocide sous l’étiquette des FARDC ?

Quant à la gestion de l’agression du CNDP, c’est tout simplement un ballet des dupes.

L’objectif de cette arnaque Nkundabatware-CNDP était d’installer et crédibiliser l’alibi qui devait masquer l’agression rwandaise à l’Est comme étant une crise congolo-congolaise avec la complicité avérée du président Joseph " Kabila’" assujetti au pouvoir criminel rwandais conformément au plan de partition de la République démocratique du Congo.

4. Réveil FM: Joseph Kabila Kabange, président de la république démocratique du Congo, a-t-il eu raison de faire entrer 8000 soldats rwandais sur le sol congolais sans au préalable avoir informé les parlements: Assemblée nationale, Sénat et Assemblée provinciale du Nord-Kivu ?

Jean Kalama-Ilunga: La superposition des zones d’ombres incitent à formuler plusieurs interrogations pour ne fut-ce que comprendre et faire comprendre à nos compatriotes que ce qui se passe dans notre pays est inacceptable et qu’il faut rester vigilant et surtout ne pas baisser la garde.

Comment expliquer qu’en 14 jours, on puisse prétendre pacifier le Nord Kivu en se jetant les fleurs de la victoire sur une cible à savoir, le FDLR, qui n’est pas celle qui avait semé la mort et la désolation pendant 5 ans ,le terroriste criminel rwandais Nkundabatware et ses combattants rwandais baptisés CNDP ?

Qui étaient les soldats congolais ayant formé la coalition avec l’armée rwandaise pour traquer le FDLR ?

La réponse est claire : les combattants rwandais de Nkundabatware CNDP n’ont pas bougé et ils occupent toujours leurs positions depuis la prétendue fin des hostilités après la pseudo-arrestation de Nkundabatware au Ruanda, chez lui.

La manœuvre ’’d’intégration rapide’’ de ces derniers dans les forces armées de la République Démocratique du Congo a consisté réellement à couvrir l’infiltration insidieuse les rwandais de Nkunda en les habillant en tenue des FARDC. Et du jour au lendemain, ces pantouflards rwandais tutsi criminels de guerre sont devenus congolais.

Dans un article info UCDP publié en 2007, nous avions alerté l’opinion en montrant que le criminel Rwandais Nkundabatware était là pour servir de tête de pont pour une nouvelle agression rwandaise www.ucdp-info.com/presses_kunda2.htm.

En tout état de cause, l’incursion de l’armée rwandaise en République démocratique du Congo du 20 janvier 2009 autorisée par Joseph ’’Kabila’’ a permis la jonction avec cette tête de pont donnant ainsi l’occasion à plus de 12000 soldats rwandais de s’installer et de se vêtir en tenue militaire des Forces armées de la République Démocratique du Congo.

La traque contre les combattants du FDLR et de la LRA a servi de prétexte fallacieux monté de toutes pièces pour détourner l’attention du peuple congolais

La République Démocratique du Congo est notre bien collectif.

A ce titre, chaque congolais ou congolaise a le devoir sacré de se faire violence afin de le protéger par tous les moyens.

L’acte unilatéral de haute trahison avérée posé par le Président Joseph "Kabila" en faisant entrer sur notre territoire congolais 3 brigades de l’armée rwandaise, théoriquement évaluées à prés de 12000 soldats sur décision et arrangement personnel, est inacceptable, même si sur la forme, on veut faire croire à l’opinion par les manipulation médiatique que c’était la condition sine qua non pour la ’’paix’’.

Une ’’paix bidouillée’’ qui consacre la victoire de la trahison, de l’impunité, de la corruption, du crime.

Plus de 6 millions de congolais morts dans les conditions inhumaines attendent que justice leur soit rendue, en attendant, malheureusement, les barrières sont dressées pour les en priver délibérément.

Paradoxalement, la parodie en guise de ’’paix’’ dont Joseph ’’Kabila’’ se targue, n’est qu’une supercherie qui a consisté à faciliter l’occupation et le contrôle de cette partie de la République Démocratique du Congo par les bourreaux rwandais.

Je connais la valeur de la vraie paix et de son contenu pour qu’elle soit durable.

Dans notre quête pour une paix durable, mes amis politiques et moi avons des exigences qui se résument en ces termes : « Une paix durable est indissociable de la justice ! ».

Je connais les affres de la guerre pour avoir vécu la guerre durant mon enfance ainsi que l’horreur qu’engendre l’utilisation d’armes de guerre contre d’autres êtres humains pour en parler avec pertinence parce que j’avais été soldat et officier dans l’armée.

Pour ces motifs, je suis devenu un militant zélé en quête permanente des solutions pour la paix durable! je soutiendrai toujours tout programme relatif à la recherche de la paix mais cette paix qui, pour être durable, est indissociable de la justice pour les victimes comme condition sine qua non.

Sans justice, les pseudo-solutions rocambolesques pour la ’’paix’’ s’inscrivent comme d’exécrables mensonges à l’usage des congolais considérés comme des nigauds.

C’était ainsi qu’ils nous avaient mis plein la figure un chapelet de ’’conférences de paix’’ pour nous aveugler afin d’installer des criminels en tant que germes de conflits futurs dans les rouages du pouvoir: Accord de Lusaka, dialogue inter-congolais, Accord global et inclusif, Amani, Naïrobi...!

En dépit du ton remonté et parfois agressif qui est l’expression de ma révolte et ma colère contre l’injustice, je suis et je reste respectueux de la loi et de la légalité institutionnelle ou autre! Je veux donc que dans mon pays, personne ne puisse se considérer comme légalement au dessus de la loi, même s’il est président de la République.

Pour cela, je m’insurge contre tout acte de déni de la justice et de la démocratie en tant que système efficace et juste qui nous permet d’organiser la manière de vivre ensemble en société ainsi que les actes susceptibles de déstabiliser les institutions pour les intérêts de pouvoir d’un individu.

En tout état de cause, lorsque le président de la république Joseph ’’Kabila’’ impose la démission du bureau de la chambre basse de l’assemblée nationale dans l’unique but incongru d’écarter son président Vital Kamerhe (qui n’est pas ma tasse de thé politique) parce qu’il a osé exprimé haut son désaccord face à l’acte de haute trahison évoquée précédemment, acte qualifié d’ailleurs d’anticonstitutionnel à raison! Voire.

Lorsque, par des menaces, des intimidations, et de la corruption active sur les députés élus au suffrage universel direct et signataires de la pétition appelant à la légalité en vue d’entendre et de statuer sur les tenants et les aboutissants de l’entrée d’une armée étrangère sur notre territoire national sans consulter les autres institutions, Joseph ’’Kabila’’ a montré tout simplement qu’il est au dessus de la loi, qu’il est intouchable et que la République Démocratique du Congo est sa propriété privée.

Cet acte illicite réalisé dans l’opacité totale est non seulement une illustration de la dérive dictatoriale de la part de Joseph ’’Kabila’’ mais aussi, l’expression du mépris total des institutions de la République Démocratique du Congo, pire, c’est une insulte grave aux braves soldats congolais et aux FARDC qu’il a contribué à fragiliser structurellement au profit des intérêts du pouvoir rwandais! Notre armée est devenue une poubelle pour la racaille criminelle rwandaise issue de l’invasion-agression de ce petit pays au service de la prédation internationale! Quoiqu’il fasse aujourd’hui pour occulter le fait qu’il a toujours été caporalisé par le pouvoir rwandais et que son adduction à trahir le peuple congolais au profit du pouvoir rwandais est avérée et justifiée par des faits tangibles, Joseph ’’Kabila’’ commet une faute politique et stratégique grave qui va le pousser à la porte de sortie du pouvoir en République Démocratique du Congo d’autant plus que personne n’est irremplaçable en commençant par lui-même!

Pour les parrains du complot international contre la République Démocratique du Congo, concernant Joseph "Kabila", très bientôt : the game’s to be over!

5. Réveil FM: Tony Blair est un conseiller de Paul Kagamé or ce dernier se comporte en Hitler africain avec sa volonté de coloniser la République Démocratique du Congo. Peut-on dire que la Grande-Bretagne cautionne l'invasion-agression, la prédation de la soldatesque rwandaise au Congo, le pillage des ressources de ce dernier ?

Jean Kalama-Ilunga: Si, un jour, un européen doit d’être traduit devant la cour pénale internationale pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en République Démocratique du Congo, le Conseil de Sécurité des Nations Unies, pour être crédible, devra d’abord établir un mandat d’arrêt international contre Monsieur Tony Blair, l’ancien premier ministre britannique, aujourd’hui, conseiller spécial du dictateur criminel rwandais Paul Kagame. Sans oublier, bien entendu, ses complices notamment le belge Monsieur Louis Michel, commissaire européen au développement et à l’aide humanitaire, qui n’a jamais loupé une seule occasion pour jouer un rôle dans le complot de déstabilisation de la République Démocratique du Congo.

Assistant de Tony Blair pour la mise en œuvre des scénarii machiavéliques et cyniques qui avaient provoqué la tragédie humaine en République Démocratique du Congo, Louis Michel s’érige en donneur de leçon de la ’’démocratie’’ et de la ’’paix’’ pour jeter un voile d’ignorance sur le fond de la crise en République Démocratique du Congo pour laquelle il porte une part de responsabilité.

Certes, on a braqué les projecteurs de l’actualité sur les exactions criminelles dans le monde.

On a condamné les génocides et les crimes contre l’humanité à travers le monde, Darfour et autres ou si un ou deux blancs sont assassinés quelque part, on en fait un événement planétaire.

Pourtant, plus de 6 millions de congolais victimes des massacres inhumains sont privés volontairement de justice sous l’indifférence cynique de la communauté internationale et la complicité active du pouvoir congolais.

Une opacité entretenue empêche le déclenchement d’une procédure judiciaire pour rendre justice aux millions des victimes congolais.

En mettant en cause à la cour pénale internationale Paul Kagame et Yoweri Museveni pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité en République Démocratique du Congo, le commanditaire Tony Blair et ses complices devront y être poursuivis pour les mêmes causes et ils le savent.

Nous ne devons pas continuer à nous voiler la face parce que la tragédie humaine en République démocratique du Congo a une source qui s’appelle Tony Blair, l’ancien premier ministre britannique qui, trônant au sommet du pouvoir en Grande Bretagne, avait utilisé abusivement les structures de l’Etat britannique pour piloter, couvrir, équiper le terrorisme d’Etat réalisé sous forme d’agression par le Rwanda du dictateur Paul Kagame, l’Ouganda du dictateur Museveni et du Burundi contre la République Démocratique du Congo.

Sous un prétexte fallacieux prétendant installer la ’’démocratie’’ après l’éviction du pouvoir du résistant Mzée Laurent Désiré Kabila contre qui ils avaient lancé une vaste campagne de diabolisation en achetant les lignes éditoriales des médias d’informations en vue de tromper l’opinion internationale par l’intoxication médiatique pour pouvoir l’assassiner sans incidences majeures.

D’ailleurs Louis Michel qui savait, était le premier à savourer publiquement son plaisir par la disparition de Mzée. 3 millions de victimes congolais étaient massacrés sauvagement par la soldatesque rwando-ougandaise sous l’indifférence délibérée des nations Unies instrumentalisées au travers des personnages fabriqués de toutes pièces tel Ketumile Masire, William Swing…et,le Conseil de sécurité, sous pression et influence de Tony Blair et ses complices, avait attendu 2ans pour reconnaître ce conflit qui opposait la coalition Rwanda-Ouganda-Burundi contre notre pays la République Démocratique du Congo comme étant un acte d’agression.

La finalité étant d’avoir l’accès facile pour faire main basse sur les matières premières qui regorgent en République Démocratique du Congo, l’objectif premier consistait et consiste toujours à démembrer la République Démocratique du Congo en une multitude de petits pays faciles à caporaliser.

Ce projet était aussi soutenu par les USA avec l’ancien président Bill Clinton. Mais un peu moins sous l’ex-président Georges W.Bush.

Après avoir quitté son poste de 1er ministre du gouvernement britannique, curieusement, Tony Blair est devenu conseiller spécial du dictateur sanguinaire rwandais Paul Kagame. Cette situation suscite de nombreuses interrogations. En fait, la réponse qui semble plausible est que Tony Blair, faute d’avoir la main mise totale sur les moyens d’Etat britannique pour téléguider sa campagne macabre en République Démocratique du Congo en vue de protéger ses complices Paul Kagame et Yoweri Museveni de l’étau de la justice qui se resserre sur eux pour les mettre en cause pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, a choisi de rester près de ses agents que sont Kagame et Museveni pour les protéger contre la justice par voie du lobbying.

A la lumière de ce qui précède, les congolais d’abord et l’opinion en général doivent comprendre que tout le cinéma sur les ’’coalitions’’ des FARDC avec les armées ruando-ougandaise pour traquer la LRA et le FDLR est une fuite en avant, une illustration d’un vent de panique! Ces actions militaristes sont une tentative pour détourner et occulter le vrai problème : en République Démocratique du Congo, la justice n’a pas encore été rendue pour plus de 6 millions de congolais.

Tony Blair est pris à son propre piège, il espérait pouvoir entraîner dans son projet macabre en République Démocratique du Congo le Président des USA, Monsieur Barack Obama, à qui je rends d’ailleurs hommage pour sa clairvoyance sur le drame humain vécu par les congolais.

Tony Blair a compris, en janvier, qu’avec les USA plus rien ne sera comme avant, d’où la précipitation pour distraire l’opinion avec des programmes de ’’paix’’ rocambolesques.

Ainsi donc pour les criminels Kagame et Museveni très bientôt the game’s over.

Je veux juste dire qu’un ami m’a interpellé pour savoir pourquoi je m’en prends si durement à Monsieur Tony Blair.

Je lui ai dit que Monsieur Tony Blair sait pertinemment que c’est lui le sommet de la tragédie humaine dans mon pays.

Il y a 9 ans, je lui avais écrit très clairement pour le lui dire, pour lui signifier sa responsabilité sur ce qui se passait en République Démocratique du Congo, il m’avait répondu 2 jours après pour me dire que son ministre des affaires étrangères de l’époque Jack Strauw se rendra dans la zone pour calmer le jeu.

2 semaines après les ministres des affaires étrangères britanniques Jack Strauw et français Hubert Vedrine s’étaient rendus à Kinshasa, Entebbe et Kigali. Que Dieu protège et Bénisse mon pays la République Démocratique du Congo.

6. Réveil FM: Bosco Ntangana est intégré dans les Fardc alors qu'il est dans le collimateur de la Cour pénale Internationale (CPI). Dans sa dernière conférence de presse à Kinshasa, Joseph Kabila a déclaré qu'il faut privilégier la paix à la justice. L'éloge de l'impunité qui a élu domicile au Congo-Kinshasa ne risque-t-il pas de jouer un mauvais au régime joséphiste ?

Jean Kalama-Ilunga: Avec Joseph ''Kabila'' caporalisé par le pouvoir rwandais, notre armée est devenue une poubelle, exutoire pour la racaille criminelle rwandaise de la caste tutsi qui s'installent en République Démocratique du Congo où l'impunité est institutionnalisée.

Lorsqu'un président de la République se fait chantre de l'apologie de l'injustice parce qu'il n'a pas compris que la paix est indissociable de la justice pour que cette paix soit durable, je déduis qu'il n'est pas à sa place parce que son rôle premier est d'être garant de cette justice garante elle-même de la paix et de la démocratie.

C'est la justice qui est l’élément indispensable d’équilibre entre le donner et le recevoir et qui est la force de protection du bien contre le mal.

La soit disante intégration du criminel rwandais Bosco Ntangada et les combattants rwandais de Nkundabatware confirme non seulement la dépendance de Joseph "Kabila" au pouvoir rwandais de la caste tutsi, mais aussi la consécration de l’injustice et de l’impunité.

En effet, James Kabarebe est le véritable maître du jeu militaire pour la République Démocratique du Congo.

Aucune nomination ni décision stratégique de notre armée ne peut se réaliser sans l'avis de Kabarebe.

Nous avions posés les questions pour éclairer les congolais et congolaises sur la mutation suspecte, en 2004 du général Mbunza Mabe qui était sur le point d’en finir avec le criminel rwandais Nkundabatware, ou la confirmation du général Amisi dit Tango fort comme chef d'Etat force terrestre en dépit de sa trahison à Mushake..., Aucune réponse!

Vous avez raison, le régime joséphiste se fissure de partout pour plusieurs raisons : d’abord, pour avoir scié la branche kabiliste sur laquelle il était assis, ensuite, il s’est lié les services des gens douteux ayant de compte à rendre au peuple congolais et pour qui l’impunité institutionnalisée par Joseph est une aubaine, aussi, il a trahi le peuple congolais en faveur du pouvoir rwandais.

7. Réveil FM International: La roue tourne, les minutes s'égrainent, petit à petit les élus des élections de Louis Michel tendent vers la fin de leur mandat avec un bilan qu'on peut déjà imager. Pour ne pas retomber dans le travers des élections Louis Michel de 2006, quels sont les préalables pour les élections futures que nous souhaitons tous: libres, démocratiques et transparentes en République Démocratique du Congo ?

Jean Kalama-Ilunga: Les chamailleries politiciennes en cours dans les institutions de la République Démocratique du Congo sont génératrices d’une crise politique structurelle profonde et prévisible. La responsabilité de cette crise à venir qui va servir de prétexte pour reporter la tenue des élections générales prochaines en 2011, est à mettre au crédit du chef de l’Etat Joseph ’’Kabila’’.

Effectivement, pour des intérêts strictement personnels de pouvoir, le président de la République s’est pris à organiser lui-même la déstabilisation systématique de l’Assemblée nationale en ordonnant à certains membres du bureau du parlement de démissionner. Il y a des soupçons de corruption active sur les membres démissionnaires qui auraient reçus chacun une somme de 100.000 dollars us.

Les élections de Louis Michel de décembre 2006, comme vous dites, étaient, en fait, l’objectif correcteur d’un immense consensus frauduleux monté par des pyromanes transformés en pompiers.

Déjà incapable d’organiser les élections municipales, comment voulez–vous qu’en 2011, ce pouvoir qui ne présente aucun soupçon de volonté politique pour le renouvellement des acteurs politiques en fin mandat, multiplie les manœuvres dilatoires pour complexifier l’échiquier politique et confisquer le pouvoir, même par la force après 2011.

Le peuple congolais doit se mettre en vigilance permanente pour ne plus se faire avoir !

Jean Kalama-Ilunga:" je suis fier d'avoir été un des disciples de Mzée Laurent Désiré Kabila".

8. Réveil FM: A voir cette volonté de résistance de l'Union de Congolais pour la Défense de la Patrie et du Peuple (UCDP), peut-on dire les idées de Mzée Laurent Désiré kabila ne sont pas mortes ?

Jean Kalama-Ilunga: Ceux nombreux qui viennent rejoindre l’Union de Congolais pour la Défense de la Patrie et du Peuple UCDP, force politique de rappel à l’ordre et de proposition, sont stimulés par les idées et les valeurs que nous défendons et qui sont justes pour donner une réponse corroborant l’objet de la politique qui est strictement d’apporter le bien-être à nos concitoyens.

Je peux vous rassurer qu’avec l’UCDP, les idées politiques de Mzée Laurent Désiré Kabila restent vivantes! En peu de temps, ces idées avaient fait ses preuves en opérant une transformation radicale sur la République Démocratique du Congo et la société congolaise.

L’UCDP dispose, en effet d’un projet de société et d’un programme politique volontariste qui répond essentiellement aux aspirations du peuple congolais souverain.

Nous sommes prêts aujourd’hui et en mesure de proposer au peuple congolais l’alternative politique à tous les niveaux.

L’UCDP est une organisation politique ouverte à tous ceux ou celles qui partagent les idées et les valeurs que nous défendons ! Nous les encourageons à nous rejoindre.

9. Réveil FM International: Le Congo est plus que par terre. Avec d'un côté une minorité de millionnaires du dimanche (députés et sénateurs avec des salaires mirobolants) et une majorité du peuple paupérisé. Quels sont les axes prioritaires pour éviter à notre pays, "un géant aux pieds d'argile" de continuer sa descente aux enfers ?

Jean Kalama-Ilunga: L’impunité institutionnalisée en République Démocratique du Congo est productrice d’effets multiplicateurs néfastes préjudiciables à la mobilisation nationale des congolais pour tout projet commun de développement.

Le fossé social qui sépare, d’une part, les nantis constitués en majorité de gens du pouvoir politique pour qui, d’ailleurs, la politique reste l’occasion, le tremplin par excellence d’ascension sociale comme fin quel qu’en soit le moyen, et d’autre part, le peuple paupérisé, dépourvu d’espoir et des moyens politiques de se prendre en charge pour défendre ses intérêts en subissant l’étalage des richesses illicites d’une bande de ploutocrates et en rongeant son frein en attendant l’occasion d’en découdre, est une réalité qui, malheureusement n’aura pas de réponse tant que Joseph ’’Kabila’’ trônera en potentat à la tête de l’Etat congolais sans vision réelle, sans disposer d’un véritable leadership indispensable pour tout dirigeant à ce niveau.

D’ailleurs, les fameux cinq chantiers comme programme politique sont devenus un simple slogan vidé de son contenu même de sa signification , malgré les effets d’annonce incitatifs en désespoir de cause.

10. Réveil FM International: On retrouve des Congolais brillants dans plusieurs institutions internationales à travers le monde. Qu'est-ce qui fait le Congo ne marche pas. Est-ce que notre problème est celui d'élites ? Ou plutôt d'environnement et de volonté politique ?

Jean Kalama-Ilunga: Si, en dépit de la dissémination de l’élite congolaise à travers le monde et même de son foisonnement en République démocratique du Congo, rien ne semble marcher, à mon avis, ce n’est ni un problème de l’élite elle-même ni de l’environnement encore moins de volonté politique, mais un problème fondamental de culture.

En fait, la réponse est logée dans les caractéristiques de la culture lesquelles fondent toute marche vers le progrès.

Il y a quelques années, lors d’une réflexion approfondie sur la Culture à Kinshasa, nous avions adopté pour définition de la culture comme étant la tension intérieure de l’être humain ou de la communauté vers le haut.

Par ’’tension intérieure’’, il faut entendre force intérieure de l’être humain et ’’vers le haut’’ signifie vers le mieux, vers l’excellence, vers plus de force, plus de dignité, plus de valeur spécifiquement humaine.

La tension intérieure vers le haut se manifeste par la somme d’excellence et les valeurs accueillies et vécues par l’être humain ou la communauté!

La République Démocratique du Congo a effectivement besoin de son élite pour son développement, mais une élite libérée des contraintes qui l’empêchent de s’épanouir intérieurement pour pouvoir agir efficacement sur les conditions de vie et l’environnement.

Le développement étant l’ensemble des réalisations concrètes opérées sur la voie du mieux-être étant donné que les conditions qui le fondent sont dans les caractéristiques de la culture, nous avions conclu que plus la culture se déploie, plus le développement s’accroit.

Malheureusement, l’élite congolaise est engluée dans la diplômosclérose au travers de laquelle le mimétisme béat tient lieu de fond culturel! Et si rien ne marche en République Démocratique du Congo, il faut chercher la cause dans le fait que la culture n’est pas encore saisie dans sa véritable signification c'est-à-dire comme le fondement incontournable de toute forme de développement.

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Fabuleuses et magnifiques, les gorges d'Ardèche !

Les gorges de l'Ardèche sont un site touristique ardéchois.Les gorges, qui forment un véritable canyon d'une trentaine de kilomètres creusé dans le plateau calcaire entre le pont d'Arc (Vallon-Pont-d'Arc) et Saint-Martin-d'Ardèche, peuvent être suivies en voiture du côté nord par une route panoramique à travers la garrigue. Sur leur cours inférieur, elles forment la frontière entre les départements de l'Ardèche et du Gard. De nombreux belvédères dont les noms sont liés aux différents sites ont été aménagés sur l'itinéraire, depuis le Serre de Tiourre embrassant la vue sur les Cévennes vers Alès à l'entrée des gorges jusqu'au Ranc Pointu avant le panorama sur Aiguèze, Saint-Martin-d'Ardèche et, au loin, la plaine du Rhône et le mont Ventoux.

Une vue des gorges d'Ardèche. Photo Réveil FM International

Vue partielle des gorges d'Ardèche. Photo Réveil FM international

Les gorges de l'Ardèche hébergent la rivière Ardèche, elles se visitent par la route, sinueuse mais agréable. Bien évidemment, vous pouvez faire la descente des Gorges de l’Ardèche, en Canoë, en Kayak, en Barque (qu'à la descente) ou encore en randonnée pédestre.

La rivière a formé plusieurs méandres, plus ou moins ouverts, dans le plateau (bloc urgonien d'environ huit cents mètres d'épaisseur : "plateau de Gras" au nord, "Bois de Ronze" au sud). Et le plus surprenant est celui du pont d'Arc. Phénomène unique, le cours d'eau a ici recoupé son méandre en perçant la roche et en laissant une arche de calcaire de 60 mètres de haut sous laquelle la rivière continue à s'écouler.

Les gorges de l'Ardèche et leurs plateaux attirent chaque année de nombreux visiteurs avides de découverte, d'évasion, et d'activités de pleine nature. Il s'agit d'un des sites les plus visités du département de l'Ardèche et des environs. Les touristes pratiquent la spéléologie, l'escalade, la descente des gorges en canoë, en kayak ou en barque, la randonnée pédestre, le saut en élastique, etc.

Vue de loin du pont de Saint-Martin d'Ardèche. Photo Réveil FM International

Le pont de Saint-Martin d'Ardèche. Photo Réveil FM International

Un pont de pierre reliant Saint-Martin à Aiguèze, bâti en 1895, ayant été emporté par une crue en 1900, un pont suspendu a été ouvert à la circulation en 1905 - et inauguré officiellement... en juillet 2005.

Le pont Saint-Martin d'Ardèche. Photo Réveil FM International

Le pont Saint-Martin d'Ardèche. Photo Réveil FM International

Le pont Saint-Martin d'Ardèche. Photo Réveil FM International

Entre Vallon Pont d'Arc et Saint Martin d'Ardèche, défilé vertigineux, sauvage et impressionnant s'étirant sur 35 km de long, les Gorges de l'Ardèche ont été classées réserve naturelle en 1980, grâce à une évolution géologique débuté il y a 110 millions d'années.

Dans le calcaire des roches, la rivière Ardèche a creusé cavernes, grottes, avens et canyons comme le cirque de la Madeleine ainsi que le Pont d'Arc une superbe arche de 66 mètres d'ouverture classé en 1982.

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L'imprénable Château de Foix en Ariège-Pyrenées

Le château de Foix trône sur la ville. Photo Réveil FM International

Foix est une commune française, ancienne capitale du Comté de Foix, elle est aujourd'hui la préfecture du département de l'Ariège situé en région Midi-Pyrénées. Au recensement de 2009, la ville comptabilisait 9 861 habitants. Elle n'est que la deuxième ville de son département derrière Pamiers qui est l'une de ses deux sous-préfectures.

Foix sur la carte de France

Ses habitants sont appelés les Fuxéens. La forteresse joue un rôle prépondérant dans l'histoire militaire médiévale. Assiégé par Simon de Montfort, il fut occupé entre autres par Gaston Phébus, et le Comte de Tréville, Capitaine des Mousquetaires. Petit carrefour touristique, Foix se situe ainsi à 83 km au sud de Toulouse, sur la route nationale 20 entre Pamiers et la Principauté d'Andorre et sur la route départementale 117 entre Perpignan et Saint-Girons. La ville est directement reliée à Toulouse par voie express (jusqu'à Pamiers) puis par autoroute (autoroute A 66). De plus la ville se situe sur la ligne du Transpyrénéen oriental, qui relie Toulouse à la Cerdagne par la vallée de l'Ariège et le Col de Puymorens.

Distances kilométriques : Foix-Pamiers : 20 km / Foix-Saint-Girons : 43 km / Foix-Toulouse : 83 km / Foix-Carcassonne : 82 km / Foix-Andorre-la-Vieille : 100 km / Foix-Montpellier : 224 km / Foix-Barcelone : 247 km / Foix-Bordeaux : 314 km / Foix-Bayonne : 294 km / Foix-Paris : 744 km / Foix-Lyon : 518 km Foix est situé dans une zone de climat montagnard. Les étés sont chauds, les automnes pluvieux, les hivers froids et neigeux, et les printemps doux et orageux.

Dessin du Chateau de Foix

Du haut de son rocher impressionnant, il domine la ville, contrôle l’accès vers la haute vallée de l’Ariège, surveille le bas pays, se protège derrière des murailles imprenables.

L’emplacement du château a été stratégiquement bien choisi car comme la centaine de châteaux forts de l’Ariège (la plupart sont en ruines de nos jours), il date d’une époque de grande insécurité, de brigandage, de rivalité de territoire et en plus il devait commander le passage de la chaine des Pyrénées pour lutter contre les invasions.

Au Moyen-Age, le château passait pour imprenable : « El castels es tant fortz qu’el mezis se defent » (le château est si fort qu’il se défend par lui-même) dit la chanson.

Le château de Foix abrita de puissants comtes qui furent l'âme de la résistance occitane pendant la croisade contre les Albigeois et leur comté devient le refuge privilégié des cathares persécutés. Photos de notre visite au château de Foix.

Les grottes du Roc de Foix au confluent de l’Ariège et de l’Arget, sur lequel est construit le château était déjà habité à la préhistoire, une forteresse s’y élève à l’époque mérovingienne mais le château que nous admirons a été construit autour de l’an mil.

Il est le berceau de la célèbre famille comtale qui plus tard s’étendra à la vicomté du Béarn, puis au royaume de Navarre et même au trône de France en la personne d’Henri IV.

Les Romains sont les premiers à bâtir un fort sur la colline rocheuse où se trouve aujourd'hui le château et qui surplombe l'actuelle ville.

La fondation, en 849, de l'abbaye Saint-Volusien permet le développement d'une vie urbaine du Xe siècle au XIIe siècle. La ville connaît son apogée au XIVe siècle.

Le château, dont les premières bases datent du X e siècle,est une solide place forte qui résiste aux assauts répétés de Simon IV de Montfort entre 1211 et 1217, lors de la croisade des Albigeois ce qui ne l'empêche pas de mettre à feu et à sang le reste du comté. En 1272, le comte de Foix refuse de reconnaître la souveraineté du roi de France, Philippe le Hardi prend en personne la direction d'une expédition contre la ville, le comte capitule.

En 1290, réunion du Béarn et du comté de Foix, la ville est pratiquement abandonnée par les comtes. Gaston Phoebus est le dernier a avoir vécu au château qui, au XVIe siècle perd son caractère militaire. Le château est ensuite transformé en prison jusqu'en 1864.

En 1536 commencent les première prêches réformées à Foix, et en 1579, l'église de Montgauzy est détruite par les réformés. Le même sort est réservé à l'abbaye et à son église en 1581. L'année suivante, Foix est reprise par les catholiques, et en 1589 le comte de Foix, Henri de Navarre, est couronné roi de France et devient Henri IV.

En tant que capitale comtale, la ville jouit d'un certain prestige et est choisie comme chef-lieu du département de l'Ariège en 1790.

La Mairie de Foix. Photo Réveil FM International

La statue de la femme enceinte dans le giratoire de Foix. Photo Réveil FM International

Le château de Foix est un château fort qui domine la ville de Foix. Lieu de tourisme important, il est renommé dans toute l’Ariège comme haut-lieu cathare. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840.

Le Chateau de Foix. Réveil FM International

Le château aux alentours de l’an Mille

Le château est mentionné pour la première fois dans une charte au début du XIe siècle : il a probablement été construit à la fin du siècle précédent. En 1002, il figure dans le testament de Roger Ier Trencavel, comte de Carcassonne qui lègue la forteresse à son fils cadet Bernard. Mais on peut aussi émettre l’hypothèse, aujourd’hui difficilement vérifiable, qu’il a pris la suite d’un bâtiment défensif différent et plus ancien.

Ce premier château féodal était classiquement constitué d’une unique tour dont on retrouve les bases dans celles de l’Arget et qui était construite à l’endroit naturellement le plus élevé de l’éperon rocheux. Une enceinte protégeait le haut du rocher, mur suivant précautionneusement le bord des falaises et qui ne faisait guère que les rehausser. Ce monument permit aux comtes d’asseoir leur autorité et de consolider leur implantation dans la région.

En effet, la famille seigneuriale régnant sur le pays s’était installée à cet endroit qui permettait de commander les accès à la haute vallée de l’Ariège, de surveiller de ce point stratégique le bas pays tout en se protégeant derrière des murailles imprenables.

En 1034, le château devient chef-lieu du comté de Foix et joue un rôle déterminant dans l’histoire militaire médiévale. Durant les deux siècles suivants, le château abrite des comtes aux personnalités brillantes qui furent l’âme de la résistance occitane pendant la croisade contre les Albigeois et leur comté devint le refuge privilégié des cathares persécutés.

De pierres et de bois : le château fort jusqu’au XIVe siècle

À partir du premier donjon, on perfectionna le bâtiment. Le premier sceau comtal connu, celui de Raimond Roger (1188-1223), comte de Foix au début du XIIIe siècle, comporte sur une de ses faces un dessin très symbolique du château de Foix. Il comportait une deuxième tour carré (actuelle tour du milieu) et un grand bâtiment qui reliait ces deux tours. Ce bâtiment semble avoir possédé au moins deux étages et fut certainement très différent de ce qui subsiste aujourd’hui. Il pourrait avoir servi de salle seigneuriale : lieu de réception et centre décisionnel du comté. La tour carré est nommée dans les actes médiévaux "tour neuve", ce qui prouve sa construction après celle de l’Arget.

Deux actes du XIIIe siècle nous renseignent sommairement sur le nombre d’enceinte et l’occupation des abords du château et des terrasses en contrebas des tours. Les comtes de Foix possédaient une maison située dans la montée (près de l’actuel tribunal de Foix) qui s’effectuait sensiblement suivant le même chemin qu’aujourd'hui. On accédait au château par deux portes. Le château était protégé par deux enceintes et comptait également dans ses murs une chapelle et plusieurs citernes. Notons qu’au XIIIe siècle, les deux tours du château n’avaient pas de toitures. À cette époque, le château formait une résidence spacieuse pour le comte, sa famille, ses proches et ses hommes de guerre. Les fenêtres sont élargies, les sols carrelés de terres cuites ornées de motifs.

À cette époque, le château dut subir les attaques des croisés lors de la croisade contre les Albigeois (1208-1249). En 1211, le chef des croisés Simon de Montfort met le siège devant Toulouse mais ne parvient pas à prendre la ville. Il décide donc de ravager le comté de Foix voisin et allié de la maison Toulousaine. Mais les croisés ne pénètrent que peu dans le comté de Foix. Ils installent leur quartier d’hiver à Pamiers et opèrent quelques razzias jusqu'à Foix. Mais le château lui même ne fut pas inquiété par ses opérations de faible envergure qui touchèrent surtout les faubourgs de Foix.

Le comté de Foix fut relativement épargné par la croisade dont l’issue fut fatale pour les comtes de Toulouse. Le traité de Meaux-Paris en 1229 amputa le comté de Foix sur sa frange Est, en isolant une seigneurie de Mirepoix et en occupant des positions éparses. En 1241, Roger IV devint comte de Foix à la mort de son père. Sentant que la situation devenait défavorable, il refusa pour la première fois depuis le début de la croisade son soutien militaire au comte de Toulouse, en 1242, précipitant ainsi l'échec de sa dernière révolte. Roger IV se tint éloigné de l'affaire de Montségur.

Le château de la fin du Moyen Âge : de Roger Bernard III à Gaston Fébus

La fin du Moyen Âge fut un temps d’aménagements importants et encore visibles. On entoura la tour de l’Arget d’une chemise probablement à l’époque du conflit entre Roger Bernard III et les rois de France et d’Aragon. On perfectionna la tour du milieu, voûtant les plafonds peut être au début du XIVe siècle comme semble le suggérer le sceau d’Eléonore de Comminges, femme de Gaston II (1315-1342), comte de Foix et mère de Gaston Fébus, placé sur la clé de voûte du premier étage. On ajouta aussi une barbacane et des châtelets sur l’accès donnant sur l’extérieur de la ville, du côté de la route de St-Girons. Le premier châtelet commandait deux échauguettes surveillant la montée. Le châtelet supérieur renforçait une barbacane et la défense des lices, première plateforme intérieure du château. Ces nouvelles constructions alliaient la pierre calcaire du rocher et la brique qui réapparaît au XIVe siècle dans les constructions militaires de la région. Les deux donjons furent dotés d'un crénelage.

Mais surtout, on construisit une troisième et dernière tour durant la première moitié du XVe siècle. Cette tour ronde fut d'emblée conçue comme un bâtiment voué à la résidence plus qu'à la défense : porte au rez-de-chaussée alors que les tours militaires ne connaissent aucune ouverture avant le premier étage, fenêtres largement ouvertes, cheminées et conduits indépendants sur quatre étages, latrines avec conduit d'évacuation, plafonds voûtés. La tour ronde fut un travail d’architecture complexe et coûteux qui fut entrepris sous le règne de Gaston Fébus.

Ce dernier, comte de Foix très puissant de 1343 à 1391 gagna à Launac en 1362 une importante bataille contre la maison rivale d’Armagnac qui lui disputait son héritage de Béarn. Beaucoup de grands seigneurs du Sud-Ouest furent fait prisonnier par les Fuxéens au cours de la bataille et Fébus les fit enfermer au château de Foix en attendant que leurs familles et leurs proches puissent acquitter les rançons qui permettraient de les libérer. Ainsi les comtes d'Armagnac et de Comminges, les seigneurs d’Albret, Jean de la Barte, les seigneurs de Pardalha furent enfermés quelques mois dans les prisons du château de Foix avant d’être transférés vers Pamiers puis vers Mazères pour assouplir leur détention. C’est sans doute avec l’argent des rançons que Fébus réalisa de nombreux travaux et aménagements dans les châteaux qu’il possédait dont celui de Foix.

La tour ronde mesure 32 mètres de haut et ses murs atteignent 4 mètres d'épaisseur. Pour être plus facilement aménagées, les salles sont de plan hexagonal et s’affranchissent de la forme ronde de l’extérieur de la tour. Pour en faire un bâtiment somptueux, on utilisa même des pierres taillées dans une carrière de grès a quelques kilomètres de Foix alors qu’il était plutôt d’usage dans la région de tailler directement les rochers où étaient bâtis les châteaux. Le grès peut être ouvragé beaucoup plus finement que le calcaire du rocher de Foix, il peut même être scié très régulièrement. Pourtant malgré ses aménagements, les comtes de Foix devenus vicomtes de Béarn, de Marsan et de Gavardan et qui vivent à Orthez, délaissent de plus en plus le château lorsqu'ils viennent séjourner dans le pays de Foix, au profit du château de Mazères et du palais des gouverneurs (l'actuel tribunal) situé en contrebas.

Le château-caserne : garnisons et gouverneurs du XVe au XVIIIe siècle

À cette époque le château de Foix n’est pas abandonné pour autant ce qui protégea le bâtiment de la possibilité de s’en servir comme carrière par les habitants de la ville et donc le protégea de la ruine.

Au milieu du XVe siècle, la tour ronde ou une partie de celle-ci servait de dépot pour les archives comtales. Le château fut très vite transformé en caserne et livré à lui-même, ce qui accéléra sa dégradation. En 1570, il y avait huit hommes en garnison dans le château, ce qui peu paraître faible mais aisément compréhensible en l’absence de conflits. Seule la chapelle fut entretenue de façon régulière. Les abords du rocher déjà embroussaillés servaient aux habitants pour faire paître les troupeaux et étendre leurs draps. Le château avait alors piètre allure.

À partir de 1479, le comte de Foix devient roi de Navarre et le dernier d’entre eux, devenu Henri IV, roi de France en 1607, annexe ses terres pyrénéennes à la France. Siège du gouverneur du Pays de Foix depuis le XVe siècle, le château continue à assurer la défense du Pays, notamment pendant les guerres de religion.

Après l'ordre de rasement de Richelieu (1632-1638), le château faillit être démoli mais la décision ne fut jamais appliquée. À cette époque, nombre de châteaux furent rasés car il était trop coûteux de les garder et ces bâtiments pouvaient se révéler dangereux si on ne les contrôlaient pas. C’est ce qui va arriver à un dizaine de châteaux dans la vallée de l’Ariège (dont ceux de Pamiers et de Mazéres).

En 1635 commença, dans le cadre de la guerre de Trente Ans, une guerre contre l’Espagne qui aboutit en 1659 au Traité des Pyrénées et on retrouva une utilité au château de Foix proche de la frontière tout en oubliant l'ordre de démolition. L’ouvrage fortifié demeura ainsi une garnison jusqu’à ce qu’au milieu du XVIIe siècle on commence à y installer plus ou moins régulièrement des prisonniers.

De la prison au Musée départemental

En réalité, le château avait déjà servit de prison au Moyen Âge car les comtes de Foix étaient justiciers. Mais un espace réduit était à cette époque dévolu à cette fonction. À partir du XVIIIe siècle et surtout au début du XIXe siècle, le château et ses tours furent entièrement transformés en prison. À la Révolution, lors de la création du département de l’Ariège, ce pénitencier devint départemental. La prison rassembla alors des personnes qui étaient accusées ou prévenues, en attente de jugement et celles qui étaient condamnées à de courtes peines. L’origine des prisonniers est très disparate : mendiants, bandits de grands chemins, hommes emprisonnés pour délits forestiers.

La fonction de prison conduisit à de nombreuses modifications architecturales du château. Des grilles furent posées sur les ouvertures, des portes de cellules solides furent installées avec des serrures efficaces. On construisit de nouveaux bâtiments sur les terrasses Est pour y abriter l’administration pénitentiaire. Les prisonniers gravèrent des graffitis sur les murs de leurs cellules et on peut encore les observer dans les différentes salles de la tour ronde qui servait de cachots. Les conditions de détentions étaient effroyables. De plus la prison souffrit chroniquement d’une surpopulation et du manque d'espace. Au début du XIXe siècle, les détenus étaient une petite centaine, leur nombre atteint presque 200 en 1859 et le faible nombre de salle ne permettait pas de les séparer selon les crimes et délits commis comme la loi l’imposait. On finit donc par construire une prison moderne dans la ville de Foix et l'on déplaça les prisonniers, créant en 1864 et pour une courte durée un dépôt de mendicité sur le site.

La fin du XIXe siècle connut en Europe un regain d’intérêt pour le Moyen Âge et le patrimoine historique. Le château fut alors classé Monument Historique et restauré sous la direction de Paul Boeswillwald ancien collaborateur de Viollet-le-Duc lors de la restauration de la cité de Carcassonne. Les restaurateurs tentèrent de revenir au monument médiéval ou plutôt à la conception qu’ils en avaient. Le château qui s’offre à nos yeux aujourd’hui est le fruit de cette restauration.

Musée départemental de l’Ariège

Depuis 1930, le château abrite les collections du musée départemental de l’Ariège. Préhistoire, archéologie gallo-romaine et médiévale témoignent de l’histoire de l’Ariège depuis les temps les plus anciens. Actuellement, le musée redéploie les collections autour de l’histoire du site du château s’attachant à restituer la vie à Foix au temps des comtes.

En quittant Foix, on peut apercevoir encore le château qui trône. Photo Réveil FM International

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Saint-Lizier perchée sur une colline escarpée des Pyrénées !

Ses 1 457 habitants sont appelés les Licérois. Saint-Lizier est une commune française, située dans le département de l'Ariège et la région Midi-Pyrénées. Ancienne cité gallo-romaine, Evêché du VIe s. jusqu'à la Révolution, Saint-Lizier posséde de nombreux monuments d'époque romane, témoins de ce passé prestigieux. La Cité est classée parmi les plus beaux villages de France. Elle fait partie également des Grands Sites de Midi-Pyrénées dans le cadre de la "collection Ariège". Situé au pied des Pyrénées, le village est un magnifique belvédère sur les montagnes du Couserans propices à de nombreuses balades et randonnées. Perchée sur une colline escarpée des Pyrénées, la cathédrale Saint-Lizier, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité tout comme quatre autres monuments du villages dans le cadre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, a fait la renommée de la petite commune ariégeoise.

L'ancienne cathédrale de Saint-Lizier. Photo Réveil FM International

A l’intérieur de l’enceinte romaine, les ruelles en galets bordées de demeures du XVIIe S ajoutent au charme de la balade.Saint-Lizier est peut-être la ville du département de l'Ariège la plus chargée d'histoire, avec un patrimoine riche.

Saint-Lizier et ses panneaux. Photo Réveil FM International

L'ancienne cathédrale de Saint-Lizier est classée patrimoine mondiale de l'Unesco. Photo Réveil FM International

Pancarte de l'entrée de la cathédrale. Photo Réveil FM International

Les gallets de l'entrée de la cathédrale de Saint-Lizier. Photo Réveil FM International

L'intérieur de l'ancienne cathédrale. Photo Réveil FM International

L'intérieur de l'ancienne cathédrale. Photo Réveil FM International

Ayant déjà un Évêque (Saint Valère) durant le ve siècle, Saint-Lizier est le plus ancien siège épiscopal de l'actuel département de l'Ariège. La commune est nommée ainsi en l'honneur de Glycérius canonisé sous le nom de Saint Lizier, évêque qui participa au Concile d'Agde au vie siècle. L’ancienne cité gallo-romaine des Consoranni devient donc le siège d’un important Évêché à partir du vie siècle. Mais son renouveau, elle le connaît à l’époque romane : deux cathédrales sont alors construites. La véritable, Notre-Dame de la Sède, aujourd’hui dans l’enceinte du Palais des Évêques, et l’église paroissiale du bourg d’en bas, avec son cloître, plus ancienne d’ailleurs, appelée aussi "Cathédrale" (Cathédrale de Saint Lizier) qui abrite son trésor avec la crosse de Saint Lizier du XII°, le buste reliquaire de Saint Lizier. Ce buste, en argent doré ciselé est attribué à Antoine Favier, orfèvre à Toulouse, qui l'aurait réalisé en 1531. Depuis 1998, ces différents monuments sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle (voie du Pièmont Pyrénéen).

La ville de Saint-Lizier se situe à environ 460 m d'altitude, sur une colline de la rive droite du Salat. Elle se situe en "Pays Couserans" dont elle a été la capitale religieuse.

Saint Lizier comprit, dès le haut Moyen Âge, deux quartiers : en haut, la cité, ceinte de murs gallo-romains; tout autour jusqu'au Salat, le bourg, division conservée jusqu'à nos jours. Face au palais des évêques, Saint-Lizier est dominée par la colline du Marsan et sa chapelle.

Saint Lizier, ville épiscopale et politique, est, à coup sûr, l’une des communes de l’Ariège les plus chargées d’histoire et de patrimoine s’y rattachant.

La Mairie de Saint-Lizier. Photo Réveil FM International

Rue Petite Place des Hommes. Photo Réveil FM International

Rue de l'horloge. Photo Réveil FM International

Palais des Evêques fléché. Photo Réveil FM International

Certains historiens pensent que la ville de Saint Lizier a été fondée en 72 av. J.C. par Pompée de retour d’Espagne. D’autres disent que la Cité a été construite dans l’enceinte d’un Oppidum romain du IIIème siècle avant J.C. Cependant, il semble établi que vers 120 avant J.C., les Consorani peuplent le secteur (d’où le nom de Couserans).

Le Couserans demeura soumis à l’autorité romaine jusqu’au commencement du cinquième siècle, et Saint Lizier a conservé les plus importants vestiges de fortifications gallo-romaines de la région, aux côtés de Saint Bertrand de Comminges

Les historiens sont d’accord pour reconnaître saint-Valère (ou saint Valier) comme premier évêque du Couserans, au cours du Véme siècle. Son successeur fut Glycerius ou Lycerius, qui prit part au concile d’Agde, en 506, où le siège épiscopal est mentionné pour la première fois : c’est donc, le plus ancien siège épiscopal de l’actuelle Ariège. Au moins 77 évêques se sont succédés à Saint Lizier jusqu’à la Révolution (avec une vacance du siège de 1574 à 1581)

Les sarrasins, chassés par Charles Martel auraient, dans leur fuite, brûlé St Lizier en 736, puis, encore en 793…

« Le Couserans, érigé en comté par Charlemagne, appartint à ses évêques, concurremment avec le comte de Comminges. »

La ville de Saint Lizier est avant tout l’épopée de ses évêques qui en feront l’histoire et apporteront le patrimoine que l’on connaît aujourd’hui. XIéme : début de la construction de la cathédrale ND de la Séde et église st Lizier. Sa cathédrale est consacrée en 1117 par Raimond de Durban, évêque de Barbastro, et par Jourdain, évêque du Couserans

Vers 1120, Bernard 1er, comte de Comminges, s’empare de St Lizier, la brûle et emprisonne son évêque, Pierre 1er, avant de la rendre vers 1150. S’ensuit, plus tard, une lutte pour posséder les deux quartiers de la ville par les comtes de Comminges et la seigneurie de Montégut… jusqu’à ce qu’une sentence confirme la souveraineté de l’évêque sur la ville épiscopale : le comte de Comminges devant rendre hommage à l’évêque (jusqu’en 1540, date de la réunion du Comminges et du Couserans à la couronne).

A ce sujet, C. Bourret dans son livre « Les Pyrénées centrales du IXéme au XIXéme siècle » (P. 50) écrit : « L’église romaine dût affronter les convoitises et les ambitions des puissants féodaux pyrénéens. Une « guerre de cent ans » opposa de 1130 à 1230 les comtes de Comminges et les évêques de Couserans pour la cité épiscopale de Saint-Lizier.

Vers 1130, le comte Bernard 1er s’empara de la ville, la pilla, la livra aux flammes, en faisant l’évêque prisonnier. Ces destructions permirent l’essor du bourg voisin et rival, Saint-Girons, favorisé par le comte. Après un répit, le conflit se ralluma en 1177.

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Le Palais des Évêques de Saint-Lizier

Sur la route de St Jacques de Compostelle, le Palais des Évêques domine la cité médiévale de St-Lizier. Vers la fin du Vème siècle, l’Evêché du Couserans reprend les structures d’organisation romaines. Le premier Evêque présumé, Valérius, donna son nom au mont Valier. Mais c’est le deuxième Evêque, Licérius ou Glycérius, qui donna son nom à la cité. L’Evêque du Couserans s’installe à Saint-Lizier, participant au développement de la cité avec des périodes plus ou moins prospères, jusqu’à la Révolution. L’Evêché est supprimé sous le Concordat en 1801. Le Palais des Evêques devient alors propriété du Conseil Général et connaît différentes affectations (prison, dépôt de mendicité). .

Le parking qui jouxte l'entrée de la Résidence du domaine Palais des Evêques. Photo Réveil FM International

Le Palais des Evêques devenu depuis un musée départemental. Photo Réveil FM International

Transformé en maison départementale de santé à partir de 1838, il connaît différentes transformations. L’hôpital resta en ces lieux jusqu’en 1969, date à laquelle, pour le besoin de nouvelles thérapies et de locaux adaptés aux soins modernes, il fut transféré sur l’autre rive du Salat dans de nouveaux bâtiments. Ainsi, par ses nombreux vestiges, ce site a l’extraordinaire qualité de proposer une découverte à travers les âges : la période antique grâce à son rempart, le Moyen-Age jusqu’au XVIIIe siècle, à travers la Cathédrale Notre Dame de la Sède et le palais épiscopal qui fut la résidence des évêques, les périodes moderne et contemporaine grâce à l’histoire de l’hôpital psychiatrique.

Au Moyen-âge, les chantiers de construction des lieux de cultes permirent l'édification d'une part de la cathédrale Notre Dame de la Sède avec le chapitre des Chanoines, et d'autre part, l'église de St Lizier, à mi-chemin de la ville haute et du faubourg industrieux de la ville basse.

Cette église conserve de belles fresques datant de l'époque romane ainsi qu'un cloître attenant au sud-ouest. L'urbanisation s'effectua entre le palais et l'église puis s'étendit sur les pentes est, en faubourg, jusqu'au bord du Salat, rivière au cours torrentiel non navigable mais utilisée pour les moulins.

L'opulence de la ville vint d'abord de l'évêché constitué de deux chapitres unifiés au départ puis, très vite en concurrence jusqu'au XVIIème siècle. Les campagnes d'extension, d'embellissement et de reconstruction du site du Palais sont à rechercher en mettant en relation l'histoire de la ville, de l'évêché et de l'église d'en bas.

Le palais participait à la vie de la cité qui s'embellît de maisons de Chanoines dont les ouvertures des façades rythment le parcours. Jusqu'à la Révolution, l'activité de l'Evêché et de son domaine agricole propre dynamise le village. En 1566, la fondation de l'hôtel Dieu par l'évêque Hector d'Ossun conforta Saint-Lizier dans sa mission spirituelle et sociale. C'est dans ce bâtiment qu'est conservée la pharmacie datant du XVIIIème siècle

Le musée du Palais des Evêques. Photo Réveil FM International

La maquette du musée restaurée. Photo Réveil FM International

Objets gallo-romain. Photo Réveil FM International

Sculpture gallo-romaine. Photo Réveil FM international

Sculpture datant de l'époque gallo-romaine. Photo Réveil FM International

Une tombe de l'époque gallo-romaine. Photo Réveil FM International

Les diverses clés de l'époque. Photo Réveil FM International

L'histoire de la France placardée sur le mur de la clôture

Charlemagne, roi des Francs est sacré Empereur à la Basilique Saint Pierre de Rome par le pape Léon III à la Noël 800. Photo Réveil FM International

Hugues Capet sacré roi des Francs le 3 juillet 987. Photo Réveil FM International

Vue du dôme de l'ancienne cathédrale. Photo Réveil FM International

Depuis la cour intérieure la vue de la cathédrale. Photo Réveil FM International

1096 agrandissement de la cathégrale de Saint-Lizier. Photo Réveil FM International

La croisade des Albigeois (1208-1249) (ou croisade contre les Albigeois) est une croisade proclamée par l'Église catholique contre l'hérésie, principalement le catharisme et dans une faible mesure le valdéisme. Dès le XIIe siècle, les textes de l'époque parlent d'hérésie albigeoise sans que cette région soit plus cathare que ses voisines. Photo Réveil FM International

Au Moyen Âge, Montségur et sa région, passeront successivement de la domination des comtes de Toulouse, à celle des vicomtes de Carcassonne, et enfin celle des comtes de Foix. Trois forteresses se succèderont au sommet de la montagne (appelée aussi pog ou pech) qui surplombe le village actuel. De la première forteresse, on ne sait peu de choses si ce n'est qu'elle était en ruines aux alentours de 1204. La suivante fut celle de la période cathare. Le village appelé "Castrum" était à cette époque au sommet de la montagne, dans la forteresse. En juillet 1241, un premier siège eut lieu, mais la forteresse ne fut pas prise. Après un siège de 10 mois en 1244, le village fut détruit. Photo Réveil FM International

L'asile aux fous transformé en salle d'exposition. Photo Réveil FM International

1598 Henri IV signe l'Edit de Nantes qui accorde la liberté religieuse aux protestants. Photo Réveil FM International

1689, achevement de la galérie de s glaces à Versailles. Photo Réveil FM International

1715, mort de Louis XIV. Photo Réveil FM International

Vue de Saint-Lizier à partir du Belvedère. Photo Réveil FM International

Vue rapprochée de la ville de Saint-Lizier. Phto Réveil FM International

1751, publication de l'Encyclopédie de Diderot. Photo Réveil FM International

1889, exposition universelle à Paris, construction de la tour Eiffel. Photo Réveil FM International

1944, débarquement en Normamdie, la libération de la France par des alliés. Photo Réveil FM International

1969, Neil Armstrong marche sur la lune. Photo Réveil FM International

1989, chute de mur de Berlin. Photo Réveil FM International

2011, réouverture du Palais des Evêque au public. Photo Réveil FM International

Le site du Palais des Evêques comprend un vaste parc dans lequel prennent place différents témoignages architecturaux du passé :

Le rempart Joyau archéologique de la cité des Consoranni, dont il constitue le vestige architectural le plus important, le rempart de Saint-Lizier est conservé sur la quasi-totalité de son tracé à l'exception d'un tronçon au Nord, en mauvais état et qui tomba lors d'un tremblement de terre en 1852. Il date de la fin de l’Antiquité et se poursuit dans la cité.

Le belvédère reste un des rares témoins de l’asile d’aliénés. La vision du paysage était partie intégrante du dispositif de soins donné aux malades, avant la découverte des neuroleptiques vers 1952. Aider, soulager, mais aussi surveiller et reléguer ceux susceptibles de ne pouvoir participer ou perturber la vie sociale fut la mission du site du Palais des Evêques jusqu'en 1969.

Le bâtiment des femmes Construit à la fin du XIXème siècle, le bâtiment des femmes intégra dans son agencement l'ancien Château de Biros. De nouveaux bâtiments trouvèrent place au fur et à mesure du développement de cet hôpital, accueillant un nombre de malades de plus en plus important provenant souvent de la région parisienne et de Toulouse, en raison du moindre coût des journées. La salle capitulaire Lieu de réunion des chanoines du chapitre de la cathédrale Notre Dame de la Sède, la salle capitulaire fut intégrée au XIXe siècle à une construction destinée à abriter des cellules pour les malades agités, pensionnaires de la maison départementale de Santé.

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lundi 20 octobre 2014

RDC: A l'ONU-Genève, le Haut-Commissaire aux droits de l'homme condamne l'expulsion du principal responsable des droits de l'homme

Scott Campbell, le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme, persona non grata en République démocratique du Congo

Avec le régime d'alias Joseph Kabila, la liberté d'expression est inexistante pour les Congolais y compris pour les agents des Nations-Unies accrédité en RDC. Seule la voix d'alias Joseph Kabila, ses apparatchiks, thuriféraires et mammouths joséphistes comptent. La dictature outrancière du régime a menacé et expulsé Scott Campbell. Vingt quatre heures après la publication du rapport du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme(BCNUDH) mettant en cause le comportement des éléments de la Police Nationale Congolaise lors de l’opération Likofi contre les jeunes désœuvrés communément appelés » Kuluna » à Kinshasa, le gouvernement de la RDC par l’entremise de son ministre de l’Intérieur a pris une décision déclarant persona non grata le Directeur pays du BCNUDH, Scott Campbell. Ce dernier a quitté Kinshasa le vendredi soir. La France avait réagi le vendredi matin. Elle avait dit regretter la décision des autorités congolaises qui risque, selon le quai d’Orsay, de porter atteinte à la crédibilité des efforts entrepris pour améliorer la situation des droits de l’homme dans le pays. Nous publions le communiqué de presse du Haut-Commissaire aux droits de l'homme, qui est parvenu à la Rédaction de Réveil FM International , il y a quelques minutes.

GENÈVE (Publié tel que reçu) – Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme des Nations Unies, Zeid Ra'ad Al Hussein, a déclaré dimanche qu'il regrettait et condamnait la décision du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) d'expulser représentant dans le pays et les actes d'intimidation dont sont victimes d'autres employés des droits humains en RDC.

«Non seulement a-t-on demandé à Scott Campbell, mon très expérimenté et respecté représentant en RDC, de partir, mais, ces derniers jours, deux autres membres du personnel travaillant dans son équipe ont été sérieusement menacés. C'est inacceptable ", a déclaré Zeid.

La décision de déclarer Scott Campbell, le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme, persona non grata a été initialement rendue publique par le ministère de l'Intérieur jeudi, au lendemain de la publication d'un rapport de l'ONU* détaillant de graves violations des droits de l'homme par les forces de sécurité congolaises dont le ministère est responsable. La décision a été officiellement confirmée par le ministère des Affaires étrangères vendredi, en dépit des efforts déployés par Martin Kobler, le chef de la mission de l'ONU en RDC (MONUSCO), afin de convaincre le gouvernement de reconsidérer sa décision.

Le rapport, basé sur les enquêtes menées par le Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme, documente la mort d'au moins neuf civils et la disparition forcée d'au moins 32 autres par des agents de la Police nationale congolaise. Il a été partagé avec les ministres de l'Intérieur et de la Justice et Droits de l'Homme le 18 Août. Les commentaires du ministre de l'Intérieur ont été annexés à la version publiée du rapport.

"Le rapport a été publié conjointement par la MONUSCO et mon bureau", a déclaré Zeid. "Je me joins entièrement à M. Kobler afin de supporter ses conclusions et recommandations. Le rapport décrit un ensemble de violations très graves, y compris des exécutions sommaires et extrajudiciaires et des disparitions forcées, commises contre des civils par les forces de sécurité congolaises. Le gouvernement de la RDC devrait enquêter sur ses conclusions profondément troublantes et poursuivre les auteurs présumés en justice plutôt que de chercher à punir le chef de l'équipe qui a fait les recherches et produit le rapport ".

«Au cours des dernières années, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l'homme en RDC, sous la direction de M. Campbell, a été à l'avant-garde de la lutte pour promouvoir et protéger les droits de l'homme et combattre l'impunité», a déclaré le Haut-Commissaire. "Le fait que le travail du Bureau, mandaté par le Conseil de sécurité, a conduit à ces actes de représailles est un développement très inquiétant."

Le Haut-Commissaire a exhorté le gouvernement de la RDC à reconsidérer sa décision au sujet de M. Campbell, à enquêter sur les menaces et intimidations continues contre les autres membres du personnel des droits de l'homme des Nations Unies, et à traduire en justice les responsables. « Au travers de ces actes de représailles, les autorités congolaises risquent de mettre en péril des années d'efforts du personnel des droits de l'homme de l’ONU et de certains secteurs des autorités congolaises pour aider les victimes de violations des droits de l'homme et renforcer l'état de droit», a déclaré Zeid.

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