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Réveil-FM-International

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mardi 21 octobre 2014

CPI: Jean-Pierre Bemba demeure en prison, liberté provisoire pour Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido

Aujourd’hui, le 21 octobre 2014, le juge Cuno Tarfusser, juge unique de la Chambre préliminaire II de la Cour pénale internationale (CPI), a réexaminé de sa propre initiative la détention des suspects dans l’affaire Le Procureur contre Jean-Pierre Bemba, Aimé Kilolo et autres. Il a ordonné la mise en liberté provisoire d’Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido.

Me Aimé kilolo Musamba, avocat principal de jean-Pierre bemba. Photo Réveil FM international

La Chambre a conclu que, étant donné que le caractère raisonnable de la durée de la détention devait être évalué au regard, entre autres, des peines statutaires applicables aux atteintes en cause dans la présente procédure, la libération était nécessaire pour éviter que la durée de la détention provisoire devienne disproportionnée. Dans cette affaire, en cas de condamnation, la Cour peut imposer une peine d’emprisonnement ne pouvant excéder cinq années, ou une amende, ou les deux.

Me Jean-Jacques Mangenda Kabongo, membre de l’équipe de la Défense de Jean-Pierre Bemba, chargé de la gestion des dossiers de l’affaire

Fidèle Babala Wandu, député congolais et Secrétaire général adjoint du MLC

Narcisse Arido, témoin cité à comparaître par la Défense

Les quatre suspects, Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo, Fidèle Babala Wandu et Narcisse Arido, seront libérés respectivement en Belgique, en République démocratique du Congo, au Royaume-Uni, et en France. Ils devront toutefois comparaître devant la Cour si elle le demande.

La décision de la Chambre préliminaire II sera mise en œuvre dès que le Greffe de la CPI aura accompli les mesures nécessaires. Le Bureau du Procureur a également le droit d’interjeter appel contre cette décision et demander un effet suspensif pour cet appel.

Jean-Pierre Bemba, le cinquième suspect dans cette affaire, restera en détention dans le cadre des procédures en cours dans une autre affaire devant la Cour : Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo.

Contexte: A la CPI, le maintien en détention est l’exception et non la règle. Les Chambres réexaminent périodiquement leurs décisions de maintien en détention du suspect et peuvent le faire à tout moment. La Chambre peut alors modifier sa décision concernant la détention.

Le 20 novembre 2013, le juge Cuno Tarfusser, en qualité de juge unique de la Chambre préliminaire II, a délivré un mandat d’arrêt à l’encontre de Jean-Pierre Bemba Gombo, son Conseil principal Aimé Kilolo Musamba, Jean-Jacques Mangenda Kabongo (membre de l’équipe de la Défense de M. Bemba, chargé de la gestion des dossiers de l’affaire), Fidèle Babala Wandu (membre du Parlement congolais, Secrétaire général adjoint du Mouvement pour la Libération du Congo), et Narcisse Arido (témoin cité à comparaître par la Défense), pour des atteintes présumées à l’administration de la justice dans le contexte de l’affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo.

Aimé Kilolo Musamba et Fidèle Babala Wandu ont été transférés au quartier pénitentiaire de la CPI le 25 novembre 2013, après leurs arrestations. La première comparution d’Aimé Kilolo Musamba et de Fidèle Babala Wandu a eu lieu le 27 novembre 2013. Jean-Pierre Bemba Gombo a également comparu avec eux. Après son arrestation, Jean-Jacques Mangenda Kabongo a été transféré au quartier pénitentiaire de la Cour le 4 décembre 2013, et il a comparu pour la première fois devant la Cour le 5 décembre 2013. Narcisse Arido a été transféré au quartier pénitentiaire de la Cour le 18 mars 2014 et a comparu pour la première fois devant la Cour le 20 mars 2014.

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Jean Kalama-Ilunga: "Seul le Mzéeïsme équivaut au Kabilisme. Le Joséphisme est une invention frélatée de l'histoire" !

Jean-Kalama Ilunga. Photo Réveil FM International

Contrairement aux acteurs politiques congolais de l'étranger qui fuient les micros et caméras, Jean-Kalama Ilunga se prête volontier au jeu des questions-réponses. Ancien conseiller culturel de M'zée Laurent-Désiré Kabila, Jean Kalama-Ilunga est membre très influent du Directoire du Front Civil de Résistance Populaire. Intellectuel polyvalent Expert en Prospective stratégique, Jean Kalama-Ilunga est un intellectuel polyvalent. Il est acteur politique, homme de culture et analyste politique. Sa fierté, avoir été un des disciples de Mzée Laurent Désiré Kabila. Jean -Kalama Ilunga détonne par les valeurs et convictions démocratiques qu'il défend sans ambages. Nous revenons à cette interview qu'il nous avait accordé, publiée le 16 mars 2009 sur Réveil FM international, ses réponses à questions n'ont pas pris des rides !

1. Réveil FM International: Que pensez-vous de ce qui ceux qui disent que seul le Mzéïsme équivaut au Kabilisme, le joséphisme n'a rien avoir avec kabilisme. Le joséphisme est-il réactionnaire et fausseté ?

Jean Kalama-Ilunga: Merci de m'offrir cette occasion pour éclairer l’opinion sur la méprise, la confusion et l’amalgame autour du nom prestigieux de Mzée Laurent Désiré Kabila, le soldat du peuple et propriétaire unique du nom « Kabila ».

Après ce petit préambule et à la question posée, aujourd’hui, le Kabilisme n’a de sens voire de signification qu’au travers le combat, l’idéal patriotique, les idées et l’action politique de Mzée Laurent Désiré Kabila.

Le pouvoir du peuple, par le peuple, pour le peuple fut le principe fondamental qui balisait la démarche politique de celui-ci qui s’y appuyait effectivement pour forger et mettre en place les outils politiques susceptibles de conduire au développement.

Pour cela, il avait entrepris un travail colossal par la mobilisation et la conscientisation du peuple congolais à la base afin qu’il apprenne à se prendre en charge pour la défense de ses intérêts.

L’idéal patriotique exprimé par Mzée Laurent Désiré Kabila au travers les actes posés est incomplet sans le Lumumbisme et sans évoquer la mise en application du Lumumbisme au travers la lutte menée par Pierre Mulele contre l’impérialisme et le néocolonialisme. Mzée Laurent Désiré Kabila était lumumbiste avant tout et avait continué cette lutte après l’assassinat de Pierre Mulele par Mobutu.

De ce point de vue, le kabilisme est indissociable du lumumbisme et, c’est pour cela qu’on ne peut se prévaloir du kabilisme sans être lumumbiste! Le lumumbisme est une idée pour un Congo libre, souverain et uni.

Le Kabilisme est la mise en application du lumumbisme par une ambition pour le Congo souverain et uni, un état d’esprit pour protéger et défendre les intérêts du Congo et ne jamais le trahir! On ne devient donc pas kabiliste, comme on veut.

Quant au ’’josephisme’’ comme vous dites, je ne sais pas ce que c’est ! Mais en y réfléchissant tout de même, la vacuité idéologique et la politique politicienne qui tient lieu de politique autour de Joseph ’’Kabila’’ a contribué et contribue chaque jour à agrandir le fossé qui le sépare du peuple congolais.

Ainsi donc, le groupe d’individus qui pataugent dans cet imbroglio autour de lui, n’est pas différent de celui que notre Mzee avait qualifié de ’’conglomérat d’aventuriers’’! En désespoir de cause, ne pouvant pas se situer autrement politiquement et, le vrai kabilisme étant lourd à assumer pour ces derniers, ils se sont octroyés une fausse identité idéologique à savoir ’"Kabiliste" de Joseph’’ d’abord, ensuite ’’kabiliste-josephiste’’.

Pris en flagrant délit de supercherie pour utilisation abusive du nom de Mzée Laurent Désiré Kabila, ces individus ont furtivement emprunté une bifurcation en se dotant d’une doctrine dit ’’joséphisme’’.

En fait, ils ont bien raison d’avoir fait ce choix qui clarifie l’échiquier politique d’autant plus que Joseph ’’Kabila’’ lui-même n’est pas Kabiliste.

Au demeurant, certains pourront arguer qu’il est ’’fils’’ à Mzée.

Mais il s’agit ici d’idéologie politique de Mzée Laurent Désiré Kabila dit le kabilisme tel que je l’ai définie précédemment et à partir de laquelle il est situé aux antipodes.

17 mai 1998, Palais du Peuple de Kinshasa, une année après la prise de pouvoir de l'Afdl. On reconnait sur cette photo: Mzée Laurent Désire Kabila, président de la République à la tribune, entouré de ses proches collaborateurs Raphaêl Ghenda, Victor Mpoyo et Jean Kalama-Ilunga (extrême droite).

Par ailleurs, sa position par rapport à Mzée s’est clarifié lorsque non seulement Joseph "Kabila’" s’en était pris violemment aux compagnons de Mzée en les privant de tout moyen pour les neutraliser en vue de les éloigner des rouages du pouvoir (il suffit de s’interroger sur ce que sont donc devenus les Wazee Victor Mpoyo, Séverin Kabue, Sikatenda, Yerodia, Madoadoa, Mwilambue, Mufu,Kakudji, Tutumuetu, Kifua, Mwati, Freddy Mulongo le vieux, Mulelwa… ainsi que mes camarades Kabilistes Faustin Munene, Raphaël Nghenda,Tshamala wa Kamwanya, Pierre Yambuya, Mulemba, Ngangweshe, Lambert Kaboy, Kikukama, Mutomb Tshibal,Celestin Luangy, Mukulubundu, Babi Mbayi, Sondji, Tshapa, Bitakwira, José Kajangwa, Eddy Angulu,Séraphin Mulimilwa,Henry Kazanga … la liste n’est pas exhaustive,) mais vous constaterez que, dans sa volonté d’effacer l’œuvre de Mzée, Joseph n’a jamais évoqué le nom de Mzée Laurent Désiré Kabila ni fait référence au travail qu’il avait accompli

En effet, depuis qu’il avait accédé au pouvoir Joseph "Kabila" s’était investi à éradiquer les outils structurels de mobilisation du peuple pour le développement mis en place par Mzée notamment les comités de pouvoir populaire CPP, le Service National etc.

Soit dit en passant, qui sont donc les adeptes du joséphisme dits Josephistes?

Tous les Al Capone du système Mobutu, des experts en tripatouillage financier et bradage du patrimoine national, des traîtres, des quêteurs invétérés de poste, des cireurs de bottes sans foi ni loi, des combinards,… il suffit de les observer, il n’y a pas de Kabilistes autour de Joseph.

2. Réveil FM International: Quels sont les vrais héritages du kabilisme-muzéïsme ?

Jean Kalama-Ilunga: Si vous me permettez, je préfère reformuler cette question autrement afin d’éviter la confusion et simplifier la compréhension de cette manière:« Quels sont les vrais héritages politiques transmis par Mzée Laurent Désiré Kabila? ».

Avant d’aborder le vif de cette question, vous savez peut-être aussi bien que moi, que le monde change très vite en tout point de vue et que, si nous ne nous mobilisons pas aujourd’hui, pour changer avec le monde afin de nous adapter aux normes de son évolution rapide, le monde changera sans nous, et très sûrement contre nous.

Ce que nous vivons en République Démocratique du Congo est effectivement la conséquence logique du refus de changement avec le monde.

Est-ce la fin? Non, parce qu’en dépit du fait que les forces d’inertie au pouvoir en République Démocratique du Congo abuse du pouvoir d’Etat pour faire n’importe quoi, piller, trahir, brimer…, pour faire face, heureusement, les forces du changement sont là pour rappeler à l’ordre et pour les empêcher de tirer notre pays définitivement vers le bas.

Les héritages politiques de Mzée Laurent Désiré Kabila s’inscrivent au travers les actions menées aujourd’hui par les forces de changement qui s’opposent de manière diverse à l’hypothèque de notre pays soumis à l’incapacité, l’irresponsabilité, la carence de vision, la myopie des tenants actuels du pouvoir en République Démocratique du Congo qui travaillent contre les intérêts du peuple congolais.

Ne jamais trahir le Congo : la conscience patriotique prônée par Mzée Laurent Désiré Kabila se concrétise par la résistance tous azimuts de nos concitoyens qui expriment chaque jour en République Démocratique du Congo et à travers le monde leur désaccord pour faire échec au plan de démembrement de notre pays avec la complicité du pouvoir par des manifestations publiques qui mobilisent de plus en plus les opinions internationales face au complot international contre la République Démocratique du Congo.

L’organisation à la base en vue de l’auto-prise en charge pour la défense des intérêts du peuple chère à Mzée est la perspective par laquelle notre pays peut espérer mobiliser les congolais pour l’appropriation du processus de développement et d’être maître de leur destinée.

En peu de temps qu’il était resté au pouvoir, Mzée Laurent Désiré Kabila avait transmis aux congolais des valeurs qualitatives indiscutables et indestructibles qui sont, aujourd’hui, la nourriture roborative de la résistance populaire qui se définit, se réqualifie et se propage chaque jour qui passe jusqu’à la victoire finale qui se traduira par l’éviction du pouvoir des traitres et marionnettes et par l’entrée en service des vrais patriotes au service du développement du Congo

La cause en faveur du peuple congolais que nous défendons, est une cause juste.

Pour cela, je suis fort et fier d’avoir été un des disciples de Mzée Laurent Désiré Kabila.

3. Réveil FM: Depuis son retour au Rwanda, Laurent Nkunda brandit sa nationalité rwandaise pour échapper à la justice internationale pour ses crimes au Congo. Comment analysez-vous la gestion de l'agression du CNDP présentée comme un conflit congolo-congolais ? Que valent les résolutions de Naïrobi 1,2,3 ...?

Jean Kalama-Ilunga: Dans la lettre ouverte que j’ai adressée personnellement à ce criminel Rwandais Nkundabatware, le 01 janvier 2009 que vous pouvez d’ailleurs lire à partir de ce lien www.ucdp-info.com/nkundabatware_lettre.htm , je tenais à lui annoncer que « game is over » une expression anglaise pour dire que le jeu est terminé pour lui.

J’ai démontré à son attention comment et pourquoi il était bien Rwandais de la caste tutsi et non congolais.

J 'avais attiré son attention pour qu’il sache qu’il n’était qu’un petit couteau qui allait bientôt être mis hors jeu du dispositif de la crise délibérée de Grands Lacs.

Quelques jours après, effectivement, le piège s’est fermé sur lui ! il était hors jeu.

Sa pseudo-arrestation au Rwanda ne que supercherie, il vit tranquillement dans son pays en attendant le jour où Kagame décidera de le faire disparaître discrètement à jamais en tant que témoin gênant.

Que Nkundabatware brandisse aujourd’hui sa vraie nationalité rwandaise pour échapper à la CPI, c’était prévisible et je considère cela comme une réaction tout à fait normale de sa part pour sauver sa tête.

De toutes les façons, Kagame ne le livrera pas à la ’’justice’’ congolaise, il préfère le voir mort et enterré à 2 mètres sous terre au Rwanda plutôt qu’ailleurs où il risquera d’ouvrir la boîte de pandore qui mettra au grand jour son implication directe et sa responsabilité pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en République Démocratique du Congo.

Supposons que Kagame soit contraint de l’extrader à Kinshasa. Rien ne se fera non plus parce que, en tant que complice de Kagame, Joseph "Kabila" non seulement, il a fragilisé délibérément les FARDC, mais surtout, il a déjà verrouillé la justice militaire en plaçant comme auditeur général le tutsi rwandais Bivegete, un ancien du Rcd-Kagame.

Assurés de l’impunité institutionnalisée, tous les criminels tutsi rwandais en République Démocratique du Congo peuvent narguer, sans crainte, leurs victimes congolaises après avoir reçu en prime les postes de pouvoir dans l’armée ou d’autres institutions.

Au regard de toutes les parodies imposées aux congolais, lorsqu’on annonce avec tapage médiatique la condamnation à la peine capitale du criminel congolais Mutanga Kyungu Gédéon par un soit-disant tribunal militaire de Kipushi, n’est-ce pas une façon de narguer le peuple congolais?

A titre d’exemple, comment imaginer et justifier que le révérend pasteur Kutino Fernando qui n’avait tué personne, croupit encore en prison ou le compatriote Gabriel Mokia et tant d’autres innocents sont injustement emprisonnés pour des motifs farfelus de politique politicienne, le criminel ruandais Bosco Ntangada, sous mandat d’arrêt international pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité est libre et il a même reçu comme prime le commandement de la traque des hutu pour un nouveau génocide sous l’étiquette des FARDC ?

Quant à la gestion de l’agression du CNDP, c’est tout simplement un ballet des dupes.

L’objectif de cette arnaque Nkundabatware-CNDP était d’installer et crédibiliser l’alibi qui devait masquer l’agression rwandaise à l’Est comme étant une crise congolo-congolaise avec la complicité avérée du président Joseph " Kabila’" assujetti au pouvoir criminel rwandais conformément au plan de partition de la République démocratique du Congo.

4. Réveil FM: Joseph Kabila Kabange, président de la république démocratique du Congo, a-t-il eu raison de faire entrer 8000 soldats rwandais sur le sol congolais sans au préalable avoir informé les parlements: Assemblée nationale, Sénat et Assemblée provinciale du Nord-Kivu ?

Jean Kalama-Ilunga: La superposition des zones d’ombres incitent à formuler plusieurs interrogations pour ne fut-ce que comprendre et faire comprendre à nos compatriotes que ce qui se passe dans notre pays est inacceptable et qu’il faut rester vigilant et surtout ne pas baisser la garde.

Comment expliquer qu’en 14 jours, on puisse prétendre pacifier le Nord Kivu en se jetant les fleurs de la victoire sur une cible à savoir, le FDLR, qui n’est pas celle qui avait semé la mort et la désolation pendant 5 ans ,le terroriste criminel rwandais Nkundabatware et ses combattants rwandais baptisés CNDP ?

Qui étaient les soldats congolais ayant formé la coalition avec l’armée rwandaise pour traquer le FDLR ?

La réponse est claire : les combattants rwandais de Nkundabatware CNDP n’ont pas bougé et ils occupent toujours leurs positions depuis la prétendue fin des hostilités après la pseudo-arrestation de Nkundabatware au Ruanda, chez lui.

La manœuvre ’’d’intégration rapide’’ de ces derniers dans les forces armées de la République Démocratique du Congo a consisté réellement à couvrir l’infiltration insidieuse les rwandais de Nkunda en les habillant en tenue des FARDC. Et du jour au lendemain, ces pantouflards rwandais tutsi criminels de guerre sont devenus congolais.

Dans un article info UCDP publié en 2007, nous avions alerté l’opinion en montrant que le criminel Rwandais Nkundabatware était là pour servir de tête de pont pour une nouvelle agression rwandaise www.ucdp-info.com/presses_kunda2.htm.

En tout état de cause, l’incursion de l’armée rwandaise en République démocratique du Congo du 20 janvier 2009 autorisée par Joseph ’’Kabila’’ a permis la jonction avec cette tête de pont donnant ainsi l’occasion à plus de 12000 soldats rwandais de s’installer et de se vêtir en tenue militaire des Forces armées de la République Démocratique du Congo.

La traque contre les combattants du FDLR et de la LRA a servi de prétexte fallacieux monté de toutes pièces pour détourner l’attention du peuple congolais

La République Démocratique du Congo est notre bien collectif.

A ce titre, chaque congolais ou congolaise a le devoir sacré de se faire violence afin de le protéger par tous les moyens.

L’acte unilatéral de haute trahison avérée posé par le Président Joseph "Kabila" en faisant entrer sur notre territoire congolais 3 brigades de l’armée rwandaise, théoriquement évaluées à prés de 12000 soldats sur décision et arrangement personnel, est inacceptable, même si sur la forme, on veut faire croire à l’opinion par les manipulation médiatique que c’était la condition sine qua non pour la ’’paix’’.

Une ’’paix bidouillée’’ qui consacre la victoire de la trahison, de l’impunité, de la corruption, du crime.

Plus de 6 millions de congolais morts dans les conditions inhumaines attendent que justice leur soit rendue, en attendant, malheureusement, les barrières sont dressées pour les en priver délibérément.

Paradoxalement, la parodie en guise de ’’paix’’ dont Joseph ’’Kabila’’ se targue, n’est qu’une supercherie qui a consisté à faciliter l’occupation et le contrôle de cette partie de la République Démocratique du Congo par les bourreaux rwandais.

Je connais la valeur de la vraie paix et de son contenu pour qu’elle soit durable.

Dans notre quête pour une paix durable, mes amis politiques et moi avons des exigences qui se résument en ces termes : « Une paix durable est indissociable de la justice ! ».

Je connais les affres de la guerre pour avoir vécu la guerre durant mon enfance ainsi que l’horreur qu’engendre l’utilisation d’armes de guerre contre d’autres êtres humains pour en parler avec pertinence parce que j’avais été soldat et officier dans l’armée.

Pour ces motifs, je suis devenu un militant zélé en quête permanente des solutions pour la paix durable! je soutiendrai toujours tout programme relatif à la recherche de la paix mais cette paix qui, pour être durable, est indissociable de la justice pour les victimes comme condition sine qua non.

Sans justice, les pseudo-solutions rocambolesques pour la ’’paix’’ s’inscrivent comme d’exécrables mensonges à l’usage des congolais considérés comme des nigauds.

C’était ainsi qu’ils nous avaient mis plein la figure un chapelet de ’’conférences de paix’’ pour nous aveugler afin d’installer des criminels en tant que germes de conflits futurs dans les rouages du pouvoir: Accord de Lusaka, dialogue inter-congolais, Accord global et inclusif, Amani, Naïrobi...!

En dépit du ton remonté et parfois agressif qui est l’expression de ma révolte et ma colère contre l’injustice, je suis et je reste respectueux de la loi et de la légalité institutionnelle ou autre! Je veux donc que dans mon pays, personne ne puisse se considérer comme légalement au dessus de la loi, même s’il est président de la République.

Pour cela, je m’insurge contre tout acte de déni de la justice et de la démocratie en tant que système efficace et juste qui nous permet d’organiser la manière de vivre ensemble en société ainsi que les actes susceptibles de déstabiliser les institutions pour les intérêts de pouvoir d’un individu.

En tout état de cause, lorsque le président de la république Joseph ’’Kabila’’ impose la démission du bureau de la chambre basse de l’assemblée nationale dans l’unique but incongru d’écarter son président Vital Kamerhe (qui n’est pas ma tasse de thé politique) parce qu’il a osé exprimé haut son désaccord face à l’acte de haute trahison évoquée précédemment, acte qualifié d’ailleurs d’anticonstitutionnel à raison! Voire.

Lorsque, par des menaces, des intimidations, et de la corruption active sur les députés élus au suffrage universel direct et signataires de la pétition appelant à la légalité en vue d’entendre et de statuer sur les tenants et les aboutissants de l’entrée d’une armée étrangère sur notre territoire national sans consulter les autres institutions, Joseph ’’Kabila’’ a montré tout simplement qu’il est au dessus de la loi, qu’il est intouchable et que la République Démocratique du Congo est sa propriété privée.

Cet acte illicite réalisé dans l’opacité totale est non seulement une illustration de la dérive dictatoriale de la part de Joseph ’’Kabila’’ mais aussi, l’expression du mépris total des institutions de la République Démocratique du Congo, pire, c’est une insulte grave aux braves soldats congolais et aux FARDC qu’il a contribué à fragiliser structurellement au profit des intérêts du pouvoir rwandais! Notre armée est devenue une poubelle pour la racaille criminelle rwandaise issue de l’invasion-agression de ce petit pays au service de la prédation internationale! Quoiqu’il fasse aujourd’hui pour occulter le fait qu’il a toujours été caporalisé par le pouvoir rwandais et que son adduction à trahir le peuple congolais au profit du pouvoir rwandais est avérée et justifiée par des faits tangibles, Joseph ’’Kabila’’ commet une faute politique et stratégique grave qui va le pousser à la porte de sortie du pouvoir en République Démocratique du Congo d’autant plus que personne n’est irremplaçable en commençant par lui-même!

Pour les parrains du complot international contre la République Démocratique du Congo, concernant Joseph "Kabila", très bientôt : the game’s to be over!

5. Réveil FM: Tony Blair est un conseiller de Paul Kagamé or ce dernier se comporte en Hitler africain avec sa volonté de coloniser la République Démocratique du Congo. Peut-on dire que la Grande-Bretagne cautionne l'invasion-agression, la prédation de la soldatesque rwandaise au Congo, le pillage des ressources de ce dernier ?

Jean Kalama-Ilunga: Si, un jour, un européen doit d’être traduit devant la cour pénale internationale pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide en République Démocratique du Congo, le Conseil de Sécurité des Nations Unies, pour être crédible, devra d’abord établir un mandat d’arrêt international contre Monsieur Tony Blair, l’ancien premier ministre britannique, aujourd’hui, conseiller spécial du dictateur criminel rwandais Paul Kagame. Sans oublier, bien entendu, ses complices notamment le belge Monsieur Louis Michel, commissaire européen au développement et à l’aide humanitaire, qui n’a jamais loupé une seule occasion pour jouer un rôle dans le complot de déstabilisation de la République Démocratique du Congo.

Assistant de Tony Blair pour la mise en œuvre des scénarii machiavéliques et cyniques qui avaient provoqué la tragédie humaine en République Démocratique du Congo, Louis Michel s’érige en donneur de leçon de la ’’démocratie’’ et de la ’’paix’’ pour jeter un voile d’ignorance sur le fond de la crise en République Démocratique du Congo pour laquelle il porte une part de responsabilité.

Certes, on a braqué les projecteurs de l’actualité sur les exactions criminelles dans le monde.

On a condamné les génocides et les crimes contre l’humanité à travers le monde, Darfour et autres ou si un ou deux blancs sont assassinés quelque part, on en fait un événement planétaire.

Pourtant, plus de 6 millions de congolais victimes des massacres inhumains sont privés volontairement de justice sous l’indifférence cynique de la communauté internationale et la complicité active du pouvoir congolais.

Une opacité entretenue empêche le déclenchement d’une procédure judiciaire pour rendre justice aux millions des victimes congolais.

En mettant en cause à la cour pénale internationale Paul Kagame et Yoweri Museveni pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité en République Démocratique du Congo, le commanditaire Tony Blair et ses complices devront y être poursuivis pour les mêmes causes et ils le savent.

Nous ne devons pas continuer à nous voiler la face parce que la tragédie humaine en République démocratique du Congo a une source qui s’appelle Tony Blair, l’ancien premier ministre britannique qui, trônant au sommet du pouvoir en Grande Bretagne, avait utilisé abusivement les structures de l’Etat britannique pour piloter, couvrir, équiper le terrorisme d’Etat réalisé sous forme d’agression par le Rwanda du dictateur Paul Kagame, l’Ouganda du dictateur Museveni et du Burundi contre la République Démocratique du Congo.

Sous un prétexte fallacieux prétendant installer la ’’démocratie’’ après l’éviction du pouvoir du résistant Mzée Laurent Désiré Kabila contre qui ils avaient lancé une vaste campagne de diabolisation en achetant les lignes éditoriales des médias d’informations en vue de tromper l’opinion internationale par l’intoxication médiatique pour pouvoir l’assassiner sans incidences majeures.

D’ailleurs Louis Michel qui savait, était le premier à savourer publiquement son plaisir par la disparition de Mzée. 3 millions de victimes congolais étaient massacrés sauvagement par la soldatesque rwando-ougandaise sous l’indifférence délibérée des nations Unies instrumentalisées au travers des personnages fabriqués de toutes pièces tel Ketumile Masire, William Swing…et,le Conseil de sécurité, sous pression et influence de Tony Blair et ses complices, avait attendu 2ans pour reconnaître ce conflit qui opposait la coalition Rwanda-Ouganda-Burundi contre notre pays la République Démocratique du Congo comme étant un acte d’agression.

La finalité étant d’avoir l’accès facile pour faire main basse sur les matières premières qui regorgent en République Démocratique du Congo, l’objectif premier consistait et consiste toujours à démembrer la République Démocratique du Congo en une multitude de petits pays faciles à caporaliser.

Ce projet était aussi soutenu par les USA avec l’ancien président Bill Clinton. Mais un peu moins sous l’ex-président Georges W.Bush.

Après avoir quitté son poste de 1er ministre du gouvernement britannique, curieusement, Tony Blair est devenu conseiller spécial du dictateur sanguinaire rwandais Paul Kagame. Cette situation suscite de nombreuses interrogations. En fait, la réponse qui semble plausible est que Tony Blair, faute d’avoir la main mise totale sur les moyens d’Etat britannique pour téléguider sa campagne macabre en République Démocratique du Congo en vue de protéger ses complices Paul Kagame et Yoweri Museveni de l’étau de la justice qui se resserre sur eux pour les mettre en cause pour crimes de guerre, crimes contre l’humanité et génocide, a choisi de rester près de ses agents que sont Kagame et Museveni pour les protéger contre la justice par voie du lobbying.

A la lumière de ce qui précède, les congolais d’abord et l’opinion en général doivent comprendre que tout le cinéma sur les ’’coalitions’’ des FARDC avec les armées ruando-ougandaise pour traquer la LRA et le FDLR est une fuite en avant, une illustration d’un vent de panique! Ces actions militaristes sont une tentative pour détourner et occulter le vrai problème : en République Démocratique du Congo, la justice n’a pas encore été rendue pour plus de 6 millions de congolais.

Tony Blair est pris à son propre piège, il espérait pouvoir entraîner dans son projet macabre en République Démocratique du Congo le Président des USA, Monsieur Barack Obama, à qui je rends d’ailleurs hommage pour sa clairvoyance sur le drame humain vécu par les congolais.

Tony Blair a compris, en janvier, qu’avec les USA plus rien ne sera comme avant, d’où la précipitation pour distraire l’opinion avec des programmes de ’’paix’’ rocambolesques.

Ainsi donc pour les criminels Kagame et Museveni très bientôt the game’s over.

Je veux juste dire qu’un ami m’a interpellé pour savoir pourquoi je m’en prends si durement à Monsieur Tony Blair.

Je lui ai dit que Monsieur Tony Blair sait pertinemment que c’est lui le sommet de la tragédie humaine dans mon pays.

Il y a 9 ans, je lui avais écrit très clairement pour le lui dire, pour lui signifier sa responsabilité sur ce qui se passait en République Démocratique du Congo, il m’avait répondu 2 jours après pour me dire que son ministre des affaires étrangères de l’époque Jack Strauw se rendra dans la zone pour calmer le jeu.

2 semaines après les ministres des affaires étrangères britanniques Jack Strauw et français Hubert Vedrine s’étaient rendus à Kinshasa, Entebbe et Kigali. Que Dieu protège et Bénisse mon pays la République Démocratique du Congo.

6. Réveil FM: Bosco Ntangana est intégré dans les Fardc alors qu'il est dans le collimateur de la Cour pénale Internationale (CPI). Dans sa dernière conférence de presse à Kinshasa, Joseph Kabila a déclaré qu'il faut privilégier la paix à la justice. L'éloge de l'impunité qui a élu domicile au Congo-Kinshasa ne risque-t-il pas de jouer un mauvais au régime joséphiste ?

Jean Kalama-Ilunga: Avec Joseph ''Kabila'' caporalisé par le pouvoir rwandais, notre armée est devenue une poubelle, exutoire pour la racaille criminelle rwandaise de la caste tutsi qui s'installent en République Démocratique du Congo où l'impunité est institutionnalisée.

Lorsqu'un président de la République se fait chantre de l'apologie de l'injustice parce qu'il n'a pas compris que la paix est indissociable de la justice pour que cette paix soit durable, je déduis qu'il n'est pas à sa place parce que son rôle premier est d'être garant de cette justice garante elle-même de la paix et de la démocratie.

C'est la justice qui est l’élément indispensable d’équilibre entre le donner et le recevoir et qui est la force de protection du bien contre le mal.

La soit disante intégration du criminel rwandais Bosco Ntangada et les combattants rwandais de Nkundabatware confirme non seulement la dépendance de Joseph "Kabila" au pouvoir rwandais de la caste tutsi, mais aussi la consécration de l’injustice et de l’impunité.

En effet, James Kabarebe est le véritable maître du jeu militaire pour la République Démocratique du Congo.

Aucune nomination ni décision stratégique de notre armée ne peut se réaliser sans l'avis de Kabarebe.

Nous avions posés les questions pour éclairer les congolais et congolaises sur la mutation suspecte, en 2004 du général Mbunza Mabe qui était sur le point d’en finir avec le criminel rwandais Nkundabatware, ou la confirmation du général Amisi dit Tango fort comme chef d'Etat force terrestre en dépit de sa trahison à Mushake..., Aucune réponse!

Vous avez raison, le régime joséphiste se fissure de partout pour plusieurs raisons : d’abord, pour avoir scié la branche kabiliste sur laquelle il était assis, ensuite, il s’est lié les services des gens douteux ayant de compte à rendre au peuple congolais et pour qui l’impunité institutionnalisée par Joseph est une aubaine, aussi, il a trahi le peuple congolais en faveur du pouvoir rwandais.

7. Réveil FM International: La roue tourne, les minutes s'égrainent, petit à petit les élus des élections de Louis Michel tendent vers la fin de leur mandat avec un bilan qu'on peut déjà imager. Pour ne pas retomber dans le travers des élections Louis Michel de 2006, quels sont les préalables pour les élections futures que nous souhaitons tous: libres, démocratiques et transparentes en République Démocratique du Congo ?

Jean Kalama-Ilunga: Les chamailleries politiciennes en cours dans les institutions de la République Démocratique du Congo sont génératrices d’une crise politique structurelle profonde et prévisible. La responsabilité de cette crise à venir qui va servir de prétexte pour reporter la tenue des élections générales prochaines en 2011, est à mettre au crédit du chef de l’Etat Joseph ’’Kabila’’.

Effectivement, pour des intérêts strictement personnels de pouvoir, le président de la République s’est pris à organiser lui-même la déstabilisation systématique de l’Assemblée nationale en ordonnant à certains membres du bureau du parlement de démissionner. Il y a des soupçons de corruption active sur les membres démissionnaires qui auraient reçus chacun une somme de 100.000 dollars us.

Les élections de Louis Michel de décembre 2006, comme vous dites, étaient, en fait, l’objectif correcteur d’un immense consensus frauduleux monté par des pyromanes transformés en pompiers.

Déjà incapable d’organiser les élections municipales, comment voulez–vous qu’en 2011, ce pouvoir qui ne présente aucun soupçon de volonté politique pour le renouvellement des acteurs politiques en fin mandat, multiplie les manœuvres dilatoires pour complexifier l’échiquier politique et confisquer le pouvoir, même par la force après 2011.

Le peuple congolais doit se mettre en vigilance permanente pour ne plus se faire avoir !

Jean Kalama-Ilunga:" je suis fier d'avoir été un des disciples de Mzée Laurent Désiré Kabila".

8. Réveil FM: A voir cette volonté de résistance de l'Union de Congolais pour la Défense de la Patrie et du Peuple (UCDP), peut-on dire les idées de Mzée Laurent Désiré kabila ne sont pas mortes ?

Jean Kalama-Ilunga: Ceux nombreux qui viennent rejoindre l’Union de Congolais pour la Défense de la Patrie et du Peuple UCDP, force politique de rappel à l’ordre et de proposition, sont stimulés par les idées et les valeurs que nous défendons et qui sont justes pour donner une réponse corroborant l’objet de la politique qui est strictement d’apporter le bien-être à nos concitoyens.

Je peux vous rassurer qu’avec l’UCDP, les idées politiques de Mzée Laurent Désiré Kabila restent vivantes! En peu de temps, ces idées avaient fait ses preuves en opérant une transformation radicale sur la République Démocratique du Congo et la société congolaise.

L’UCDP dispose, en effet d’un projet de société et d’un programme politique volontariste qui répond essentiellement aux aspirations du peuple congolais souverain.

Nous sommes prêts aujourd’hui et en mesure de proposer au peuple congolais l’alternative politique à tous les niveaux.

L’UCDP est une organisation politique ouverte à tous ceux ou celles qui partagent les idées et les valeurs que nous défendons ! Nous les encourageons à nous rejoindre.

9. Réveil FM International: Le Congo est plus que par terre. Avec d'un côté une minorité de millionnaires du dimanche (députés et sénateurs avec des salaires mirobolants) et une majorité du peuple paupérisé. Quels sont les axes prioritaires pour éviter à notre pays, "un géant aux pieds d'argile" de continuer sa descente aux enfers ?

Jean Kalama-Ilunga: L’impunité institutionnalisée en République Démocratique du Congo est productrice d’effets multiplicateurs néfastes préjudiciables à la mobilisation nationale des congolais pour tout projet commun de développement.

Le fossé social qui sépare, d’une part, les nantis constitués en majorité de gens du pouvoir politique pour qui, d’ailleurs, la politique reste l’occasion, le tremplin par excellence d’ascension sociale comme fin quel qu’en soit le moyen, et d’autre part, le peuple paupérisé, dépourvu d’espoir et des moyens politiques de se prendre en charge pour défendre ses intérêts en subissant l’étalage des richesses illicites d’une bande de ploutocrates et en rongeant son frein en attendant l’occasion d’en découdre, est une réalité qui, malheureusement n’aura pas de réponse tant que Joseph ’’Kabila’’ trônera en potentat à la tête de l’Etat congolais sans vision réelle, sans disposer d’un véritable leadership indispensable pour tout dirigeant à ce niveau.

D’ailleurs, les fameux cinq chantiers comme programme politique sont devenus un simple slogan vidé de son contenu même de sa signification , malgré les effets d’annonce incitatifs en désespoir de cause.

10. Réveil FM International: On retrouve des Congolais brillants dans plusieurs institutions internationales à travers le monde. Qu'est-ce qui fait le Congo ne marche pas. Est-ce que notre problème est celui d'élites ? Ou plutôt d'environnement et de volonté politique ?

Jean Kalama-Ilunga: Si, en dépit de la dissémination de l’élite congolaise à travers le monde et même de son foisonnement en République démocratique du Congo, rien ne semble marcher, à mon avis, ce n’est ni un problème de l’élite elle-même ni de l’environnement encore moins de volonté politique, mais un problème fondamental de culture.

En fait, la réponse est logée dans les caractéristiques de la culture lesquelles fondent toute marche vers le progrès.

Il y a quelques années, lors d’une réflexion approfondie sur la Culture à Kinshasa, nous avions adopté pour définition de la culture comme étant la tension intérieure de l’être humain ou de la communauté vers le haut.

Par ’’tension intérieure’’, il faut entendre force intérieure de l’être humain et ’’vers le haut’’ signifie vers le mieux, vers l’excellence, vers plus de force, plus de dignité, plus de valeur spécifiquement humaine.

La tension intérieure vers le haut se manifeste par la somme d’excellence et les valeurs accueillies et vécues par l’être humain ou la communauté!

La République Démocratique du Congo a effectivement besoin de son élite pour son développement, mais une élite libérée des contraintes qui l’empêchent de s’épanouir intérieurement pour pouvoir agir efficacement sur les conditions de vie et l’environnement.

Le développement étant l’ensemble des réalisations concrètes opérées sur la voie du mieux-être étant donné que les conditions qui le fondent sont dans les caractéristiques de la culture, nous avions conclu que plus la culture se déploie, plus le développement s’accroit.

Malheureusement, l’élite congolaise est engluée dans la diplômosclérose au travers de laquelle le mimétisme béat tient lieu de fond culturel! Et si rien ne marche en République Démocratique du Congo, il faut chercher la cause dans le fait que la culture n’est pas encore saisie dans sa véritable signification c'est-à-dire comme le fondement incontournable de toute forme de développement.

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Fabuleuses et magnifiques, les gorges d'Ardèche !

Les gorges de l'Ardèche sont un site touristique ardéchois.Les gorges, qui forment un véritable canyon d'une trentaine de kilomètres creusé dans le plateau calcaire entre le pont d'Arc (Vallon-Pont-d'Arc) et Saint-Martin-d'Ardèche, peuvent être suivies en voiture du côté nord par une route panoramique à travers la garrigue. Sur leur cours inférieur, elles forment la frontière entre les départements de l'Ardèche et du Gard. De nombreux belvédères dont les noms sont liés aux différents sites ont été aménagés sur l'itinéraire, depuis le Serre de Tiourre embrassant la vue sur les Cévennes vers Alès à l'entrée des gorges jusqu'au Ranc Pointu avant le panorama sur Aiguèze, Saint-Martin-d'Ardèche et, au loin, la plaine du Rhône et le mont Ventoux.

Une vue des gorges d'Ardèche. Photo Réveil FM International

Vue partielle des gorges d'Ardèche. Photo Réveil FM international

Les gorges de l'Ardèche hébergent la rivière Ardèche, elles se visitent par la route, sinueuse mais agréable. Bien évidemment, vous pouvez faire la descente des Gorges de l’Ardèche, en Canoë, en Kayak, en Barque (qu'à la descente) ou encore en randonnée pédestre.

La rivière a formé plusieurs méandres, plus ou moins ouverts, dans le plateau (bloc urgonien d'environ huit cents mètres d'épaisseur : "plateau de Gras" au nord, "Bois de Ronze" au sud). Et le plus surprenant est celui du pont d'Arc. Phénomène unique, le cours d'eau a ici recoupé son méandre en perçant la roche et en laissant une arche de calcaire de 60 mètres de haut sous laquelle la rivière continue à s'écouler.

Les gorges de l'Ardèche et leurs plateaux attirent chaque année de nombreux visiteurs avides de découverte, d'évasion, et d'activités de pleine nature. Il s'agit d'un des sites les plus visités du département de l'Ardèche et des environs. Les touristes pratiquent la spéléologie, l'escalade, la descente des gorges en canoë, en kayak ou en barque, la randonnée pédestre, le saut en élastique, etc.

Vue de loin du pont de Saint-Martin d'Ardèche. Photo Réveil FM International

Le pont de Saint-Martin d'Ardèche. Photo Réveil FM International

Un pont de pierre reliant Saint-Martin à Aiguèze, bâti en 1895, ayant été emporté par une crue en 1900, un pont suspendu a été ouvert à la circulation en 1905 - et inauguré officiellement... en juillet 2005.

Le pont Saint-Martin d'Ardèche. Photo Réveil FM International

Le pont Saint-Martin d'Ardèche. Photo Réveil FM International

Le pont Saint-Martin d'Ardèche. Photo Réveil FM International

Entre Vallon Pont d'Arc et Saint Martin d'Ardèche, défilé vertigineux, sauvage et impressionnant s'étirant sur 35 km de long, les Gorges de l'Ardèche ont été classées réserve naturelle en 1980, grâce à une évolution géologique débuté il y a 110 millions d'années.

Dans le calcaire des roches, la rivière Ardèche a creusé cavernes, grottes, avens et canyons comme le cirque de la Madeleine ainsi que le Pont d'Arc une superbe arche de 66 mètres d'ouverture classé en 1982.

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L'imprénable Château de Foix en Ariège-Pyrenées

Le château de Foix trône sur la ville. Photo Réveil FM International

Foix est une commune française, ancienne capitale du Comté de Foix, elle est aujourd'hui la préfecture du département de l'Ariège situé en région Midi-Pyrénées. Au recensement de 2009, la ville comptabilisait 9 861 habitants. Elle n'est que la deuxième ville de son département derrière Pamiers qui est l'une de ses deux sous-préfectures.

Foix sur la carte de France

Ses habitants sont appelés les Fuxéens. La forteresse joue un rôle prépondérant dans l'histoire militaire médiévale. Assiégé par Simon de Montfort, il fut occupé entre autres par Gaston Phébus, et le Comte de Tréville, Capitaine des Mousquetaires. Petit carrefour touristique, Foix se situe ainsi à 83 km au sud de Toulouse, sur la route nationale 20 entre Pamiers et la Principauté d'Andorre et sur la route départementale 117 entre Perpignan et Saint-Girons. La ville est directement reliée à Toulouse par voie express (jusqu'à Pamiers) puis par autoroute (autoroute A 66). De plus la ville se situe sur la ligne du Transpyrénéen oriental, qui relie Toulouse à la Cerdagne par la vallée de l'Ariège et le Col de Puymorens.

Distances kilométriques : Foix-Pamiers : 20 km / Foix-Saint-Girons : 43 km / Foix-Toulouse : 83 km / Foix-Carcassonne : 82 km / Foix-Andorre-la-Vieille : 100 km / Foix-Montpellier : 224 km / Foix-Barcelone : 247 km / Foix-Bordeaux : 314 km / Foix-Bayonne : 294 km / Foix-Paris : 744 km / Foix-Lyon : 518 km Foix est situé dans une zone de climat montagnard. Les étés sont chauds, les automnes pluvieux, les hivers froids et neigeux, et les printemps doux et orageux.

Dessin du Chateau de Foix

Du haut de son rocher impressionnant, il domine la ville, contrôle l’accès vers la haute vallée de l’Ariège, surveille le bas pays, se protège derrière des murailles imprenables.

L’emplacement du château a été stratégiquement bien choisi car comme la centaine de châteaux forts de l’Ariège (la plupart sont en ruines de nos jours), il date d’une époque de grande insécurité, de brigandage, de rivalité de territoire et en plus il devait commander le passage de la chaine des Pyrénées pour lutter contre les invasions.

Au Moyen-Age, le château passait pour imprenable : « El castels es tant fortz qu’el mezis se defent » (le château est si fort qu’il se défend par lui-même) dit la chanson.

Le château de Foix abrita de puissants comtes qui furent l'âme de la résistance occitane pendant la croisade contre les Albigeois et leur comté devient le refuge privilégié des cathares persécutés. Photos de notre visite au château de Foix.

Les grottes du Roc de Foix au confluent de l’Ariège et de l’Arget, sur lequel est construit le château était déjà habité à la préhistoire, une forteresse s’y élève à l’époque mérovingienne mais le château que nous admirons a été construit autour de l’an mil.

Il est le berceau de la célèbre famille comtale qui plus tard s’étendra à la vicomté du Béarn, puis au royaume de Navarre et même au trône de France en la personne d’Henri IV.

Les Romains sont les premiers à bâtir un fort sur la colline rocheuse où se trouve aujourd'hui le château et qui surplombe l'actuelle ville.

La fondation, en 849, de l'abbaye Saint-Volusien permet le développement d'une vie urbaine du Xe siècle au XIIe siècle. La ville connaît son apogée au XIVe siècle.

Le château, dont les premières bases datent du X e siècle,est une solide place forte qui résiste aux assauts répétés de Simon IV de Montfort entre 1211 et 1217, lors de la croisade des Albigeois ce qui ne l'empêche pas de mettre à feu et à sang le reste du comté. En 1272, le comte de Foix refuse de reconnaître la souveraineté du roi de France, Philippe le Hardi prend en personne la direction d'une expédition contre la ville, le comte capitule.

En 1290, réunion du Béarn et du comté de Foix, la ville est pratiquement abandonnée par les comtes. Gaston Phoebus est le dernier a avoir vécu au château qui, au XVIe siècle perd son caractère militaire. Le château est ensuite transformé en prison jusqu'en 1864.

En 1536 commencent les première prêches réformées à Foix, et en 1579, l'église de Montgauzy est détruite par les réformés. Le même sort est réservé à l'abbaye et à son église en 1581. L'année suivante, Foix est reprise par les catholiques, et en 1589 le comte de Foix, Henri de Navarre, est couronné roi de France et devient Henri IV.

En tant que capitale comtale, la ville jouit d'un certain prestige et est choisie comme chef-lieu du département de l'Ariège en 1790.

La Mairie de Foix. Photo Réveil FM International

La statue de la femme enceinte dans le giratoire de Foix. Photo Réveil FM International

Le château de Foix est un château fort qui domine la ville de Foix. Lieu de tourisme important, il est renommé dans toute l’Ariège comme haut-lieu cathare. Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840.

Le Chateau de Foix. Réveil FM International

Le château aux alentours de l’an Mille

Le château est mentionné pour la première fois dans une charte au début du XIe siècle : il a probablement été construit à la fin du siècle précédent. En 1002, il figure dans le testament de Roger Ier Trencavel, comte de Carcassonne qui lègue la forteresse à son fils cadet Bernard. Mais on peut aussi émettre l’hypothèse, aujourd’hui difficilement vérifiable, qu’il a pris la suite d’un bâtiment défensif différent et plus ancien.

Ce premier château féodal était classiquement constitué d’une unique tour dont on retrouve les bases dans celles de l’Arget et qui était construite à l’endroit naturellement le plus élevé de l’éperon rocheux. Une enceinte protégeait le haut du rocher, mur suivant précautionneusement le bord des falaises et qui ne faisait guère que les rehausser. Ce monument permit aux comtes d’asseoir leur autorité et de consolider leur implantation dans la région.

En effet, la famille seigneuriale régnant sur le pays s’était installée à cet endroit qui permettait de commander les accès à la haute vallée de l’Ariège, de surveiller de ce point stratégique le bas pays tout en se protégeant derrière des murailles imprenables.

En 1034, le château devient chef-lieu du comté de Foix et joue un rôle déterminant dans l’histoire militaire médiévale. Durant les deux siècles suivants, le château abrite des comtes aux personnalités brillantes qui furent l’âme de la résistance occitane pendant la croisade contre les Albigeois et leur comté devint le refuge privilégié des cathares persécutés.

De pierres et de bois : le château fort jusqu’au XIVe siècle

À partir du premier donjon, on perfectionna le bâtiment. Le premier sceau comtal connu, celui de Raimond Roger (1188-1223), comte de Foix au début du XIIIe siècle, comporte sur une de ses faces un dessin très symbolique du château de Foix. Il comportait une deuxième tour carré (actuelle tour du milieu) et un grand bâtiment qui reliait ces deux tours. Ce bâtiment semble avoir possédé au moins deux étages et fut certainement très différent de ce qui subsiste aujourd’hui. Il pourrait avoir servi de salle seigneuriale : lieu de réception et centre décisionnel du comté. La tour carré est nommée dans les actes médiévaux "tour neuve", ce qui prouve sa construction après celle de l’Arget.

Deux actes du XIIIe siècle nous renseignent sommairement sur le nombre d’enceinte et l’occupation des abords du château et des terrasses en contrebas des tours. Les comtes de Foix possédaient une maison située dans la montée (près de l’actuel tribunal de Foix) qui s’effectuait sensiblement suivant le même chemin qu’aujourd'hui. On accédait au château par deux portes. Le château était protégé par deux enceintes et comptait également dans ses murs une chapelle et plusieurs citernes. Notons qu’au XIIIe siècle, les deux tours du château n’avaient pas de toitures. À cette époque, le château formait une résidence spacieuse pour le comte, sa famille, ses proches et ses hommes de guerre. Les fenêtres sont élargies, les sols carrelés de terres cuites ornées de motifs.

À cette époque, le château dut subir les attaques des croisés lors de la croisade contre les Albigeois (1208-1249). En 1211, le chef des croisés Simon de Montfort met le siège devant Toulouse mais ne parvient pas à prendre la ville. Il décide donc de ravager le comté de Foix voisin et allié de la maison Toulousaine. Mais les croisés ne pénètrent que peu dans le comté de Foix. Ils installent leur quartier d’hiver à Pamiers et opèrent quelques razzias jusqu'à Foix. Mais le château lui même ne fut pas inquiété par ses opérations de faible envergure qui touchèrent surtout les faubourgs de Foix.

Le comté de Foix fut relativement épargné par la croisade dont l’issue fut fatale pour les comtes de Toulouse. Le traité de Meaux-Paris en 1229 amputa le comté de Foix sur sa frange Est, en isolant une seigneurie de Mirepoix et en occupant des positions éparses. En 1241, Roger IV devint comte de Foix à la mort de son père. Sentant que la situation devenait défavorable, il refusa pour la première fois depuis le début de la croisade son soutien militaire au comte de Toulouse, en 1242, précipitant ainsi l'échec de sa dernière révolte. Roger IV se tint éloigné de l'affaire de Montségur.

Le château de la fin du Moyen Âge : de Roger Bernard III à Gaston Fébus

La fin du Moyen Âge fut un temps d’aménagements importants et encore visibles. On entoura la tour de l’Arget d’une chemise probablement à l’époque du conflit entre Roger Bernard III et les rois de France et d’Aragon. On perfectionna la tour du milieu, voûtant les plafonds peut être au début du XIVe siècle comme semble le suggérer le sceau d’Eléonore de Comminges, femme de Gaston II (1315-1342), comte de Foix et mère de Gaston Fébus, placé sur la clé de voûte du premier étage. On ajouta aussi une barbacane et des châtelets sur l’accès donnant sur l’extérieur de la ville, du côté de la route de St-Girons. Le premier châtelet commandait deux échauguettes surveillant la montée. Le châtelet supérieur renforçait une barbacane et la défense des lices, première plateforme intérieure du château. Ces nouvelles constructions alliaient la pierre calcaire du rocher et la brique qui réapparaît au XIVe siècle dans les constructions militaires de la région. Les deux donjons furent dotés d'un crénelage.

Mais surtout, on construisit une troisième et dernière tour durant la première moitié du XVe siècle. Cette tour ronde fut d'emblée conçue comme un bâtiment voué à la résidence plus qu'à la défense : porte au rez-de-chaussée alors que les tours militaires ne connaissent aucune ouverture avant le premier étage, fenêtres largement ouvertes, cheminées et conduits indépendants sur quatre étages, latrines avec conduit d'évacuation, plafonds voûtés. La tour ronde fut un travail d’architecture complexe et coûteux qui fut entrepris sous le règne de Gaston Fébus.

Ce dernier, comte de Foix très puissant de 1343 à 1391 gagna à Launac en 1362 une importante bataille contre la maison rivale d’Armagnac qui lui disputait son héritage de Béarn. Beaucoup de grands seigneurs du Sud-Ouest furent fait prisonnier par les Fuxéens au cours de la bataille et Fébus les fit enfermer au château de Foix en attendant que leurs familles et leurs proches puissent acquitter les rançons qui permettraient de les libérer. Ainsi les comtes d'Armagnac et de Comminges, les seigneurs d’Albret, Jean de la Barte, les seigneurs de Pardalha furent enfermés quelques mois dans les prisons du château de Foix avant d’être transférés vers Pamiers puis vers Mazères pour assouplir leur détention. C’est sans doute avec l’argent des rançons que Fébus réalisa de nombreux travaux et aménagements dans les châteaux qu’il possédait dont celui de Foix.

La tour ronde mesure 32 mètres de haut et ses murs atteignent 4 mètres d'épaisseur. Pour être plus facilement aménagées, les salles sont de plan hexagonal et s’affranchissent de la forme ronde de l’extérieur de la tour. Pour en faire un bâtiment somptueux, on utilisa même des pierres taillées dans une carrière de grès a quelques kilomètres de Foix alors qu’il était plutôt d’usage dans la région de tailler directement les rochers où étaient bâtis les châteaux. Le grès peut être ouvragé beaucoup plus finement que le calcaire du rocher de Foix, il peut même être scié très régulièrement. Pourtant malgré ses aménagements, les comtes de Foix devenus vicomtes de Béarn, de Marsan et de Gavardan et qui vivent à Orthez, délaissent de plus en plus le château lorsqu'ils viennent séjourner dans le pays de Foix, au profit du château de Mazères et du palais des gouverneurs (l'actuel tribunal) situé en contrebas.

Le château-caserne : garnisons et gouverneurs du XVe au XVIIIe siècle

À cette époque le château de Foix n’est pas abandonné pour autant ce qui protégea le bâtiment de la possibilité de s’en servir comme carrière par les habitants de la ville et donc le protégea de la ruine.

Au milieu du XVe siècle, la tour ronde ou une partie de celle-ci servait de dépot pour les archives comtales. Le château fut très vite transformé en caserne et livré à lui-même, ce qui accéléra sa dégradation. En 1570, il y avait huit hommes en garnison dans le château, ce qui peu paraître faible mais aisément compréhensible en l’absence de conflits. Seule la chapelle fut entretenue de façon régulière. Les abords du rocher déjà embroussaillés servaient aux habitants pour faire paître les troupeaux et étendre leurs draps. Le château avait alors piètre allure.

À partir de 1479, le comte de Foix devient roi de Navarre et le dernier d’entre eux, devenu Henri IV, roi de France en 1607, annexe ses terres pyrénéennes à la France. Siège du gouverneur du Pays de Foix depuis le XVe siècle, le château continue à assurer la défense du Pays, notamment pendant les guerres de religion.

Après l'ordre de rasement de Richelieu (1632-1638), le château faillit être démoli mais la décision ne fut jamais appliquée. À cette époque, nombre de châteaux furent rasés car il était trop coûteux de les garder et ces bâtiments pouvaient se révéler dangereux si on ne les contrôlaient pas. C’est ce qui va arriver à un dizaine de châteaux dans la vallée de l’Ariège (dont ceux de Pamiers et de Mazéres).

En 1635 commença, dans le cadre de la guerre de Trente Ans, une guerre contre l’Espagne qui aboutit en 1659 au Traité des Pyrénées et on retrouva une utilité au château de Foix proche de la frontière tout en oubliant l'ordre de démolition. L’ouvrage fortifié demeura ainsi une garnison jusqu’à ce qu’au milieu du XVIIe siècle on commence à y installer plus ou moins régulièrement des prisonniers.

De la prison au Musée départemental

En réalité, le château avait déjà servit de prison au Moyen Âge car les comtes de Foix étaient justiciers. Mais un espace réduit était à cette époque dévolu à cette fonction. À partir du XVIIIe siècle et surtout au début du XIXe siècle, le château et ses tours furent entièrement transformés en prison. À la Révolution, lors de la création du département de l’Ariège, ce pénitencier devint départemental. La prison rassembla alors des personnes qui étaient accusées ou prévenues, en attente de jugement et celles qui étaient condamnées à de courtes peines. L’origine des prisonniers est très disparate : mendiants, bandits de grands chemins, hommes emprisonnés pour délits forestiers.

La fonction de prison conduisit à de nombreuses modifications architecturales du château. Des grilles furent posées sur les ouvertures, des portes de cellules solides furent installées avec des serrures efficaces. On construisit de nouveaux bâtiments sur les terrasses Est pour y abriter l’administration pénitentiaire. Les prisonniers gravèrent des graffitis sur les murs de leurs cellules et on peut encore les observer dans les différentes salles de la tour ronde qui servait de cachots. Les conditions de détentions étaient effroyables. De plus la prison souffrit chroniquement d’une surpopulation et du manque d'espace. Au début du XIXe siècle, les détenus étaient une petite centaine, leur nombre atteint presque 200 en 1859 et le faible nombre de salle ne permettait pas de les séparer selon les crimes et délits commis comme la loi l’imposait. On finit donc par construire une prison moderne dans la ville de Foix et l'on déplaça les prisonniers, créant en 1864 et pour une courte durée un dépôt de mendicité sur le site.

La fin du XIXe siècle connut en Europe un regain d’intérêt pour le Moyen Âge et le patrimoine historique. Le château fut alors classé Monument Historique et restauré sous la direction de Paul Boeswillwald ancien collaborateur de Viollet-le-Duc lors de la restauration de la cité de Carcassonne. Les restaurateurs tentèrent de revenir au monument médiéval ou plutôt à la conception qu’ils en avaient. Le château qui s’offre à nos yeux aujourd’hui est le fruit de cette restauration.

Musée départemental de l’Ariège

Depuis 1930, le château abrite les collections du musée départemental de l’Ariège. Préhistoire, archéologie gallo-romaine et médiévale témoignent de l’histoire de l’Ariège depuis les temps les plus anciens. Actuellement, le musée redéploie les collections autour de l’histoire du site du château s’attachant à restituer la vie à Foix au temps des comtes.

En quittant Foix, on peut apercevoir encore le château qui trône. Photo Réveil FM International

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Saint-Lizier perchée sur une colline escarpée des Pyrénées !

Ses 1 457 habitants sont appelés les Licérois. Saint-Lizier est une commune française, située dans le département de l'Ariège et la région Midi-Pyrénées. Ancienne cité gallo-romaine, Evêché du VIe s. jusqu'à la Révolution, Saint-Lizier posséde de nombreux monuments d'époque romane, témoins de ce passé prestigieux. La Cité est classée parmi les plus beaux villages de France. Elle fait partie également des Grands Sites de Midi-Pyrénées dans le cadre de la "collection Ariège". Situé au pied des Pyrénées, le village est un magnifique belvédère sur les montagnes du Couserans propices à de nombreuses balades et randonnées. Perchée sur une colline escarpée des Pyrénées, la cathédrale Saint-Lizier, inscrite au patrimoine mondial de l’humanité tout comme quatre autres monuments du villages dans le cadre des chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, a fait la renommée de la petite commune ariégeoise.

L'ancienne cathédrale de Saint-Lizier. Photo Réveil FM International

A l’intérieur de l’enceinte romaine, les ruelles en galets bordées de demeures du XVIIe S ajoutent au charme de la balade.Saint-Lizier est peut-être la ville du département de l'Ariège la plus chargée d'histoire, avec un patrimoine riche.

Saint-Lizier et ses panneaux. Photo Réveil FM International

L'ancienne cathédrale de Saint-Lizier est classée patrimoine mondiale de l'Unesco. Photo Réveil FM International

Pancarte de l'entrée de la cathédrale. Photo Réveil FM International

Les gallets de l'entrée de la cathédrale de Saint-Lizier. Photo Réveil FM International

L'intérieur de l'ancienne cathédrale. Photo Réveil FM International

L'intérieur de l'ancienne cathédrale. Photo Réveil FM International

Ayant déjà un Évêque (Saint Valère) durant le ve siècle, Saint-Lizier est le plus ancien siège épiscopal de l'actuel département de l'Ariège. La commune est nommée ainsi en l'honneur de Glycérius canonisé sous le nom de Saint Lizier, évêque qui participa au Concile d'Agde au vie siècle. L’ancienne cité gallo-romaine des Consoranni devient donc le siège d’un important Évêché à partir du vie siècle. Mais son renouveau, elle le connaît à l’époque romane : deux cathédrales sont alors construites. La véritable, Notre-Dame de la Sède, aujourd’hui dans l’enceinte du Palais des Évêques, et l’église paroissiale du bourg d’en bas, avec son cloître, plus ancienne d’ailleurs, appelée aussi "Cathédrale" (Cathédrale de Saint Lizier) qui abrite son trésor avec la crosse de Saint Lizier du XII°, le buste reliquaire de Saint Lizier. Ce buste, en argent doré ciselé est attribué à Antoine Favier, orfèvre à Toulouse, qui l'aurait réalisé en 1531. Depuis 1998, ces différents monuments sont inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l'Unesco au titre des chemins de Saint-Jacques de Compostelle (voie du Pièmont Pyrénéen).

La ville de Saint-Lizier se situe à environ 460 m d'altitude, sur une colline de la rive droite du Salat. Elle se situe en "Pays Couserans" dont elle a été la capitale religieuse.

Saint Lizier comprit, dès le haut Moyen Âge, deux quartiers : en haut, la cité, ceinte de murs gallo-romains; tout autour jusqu'au Salat, le bourg, division conservée jusqu'à nos jours. Face au palais des évêques, Saint-Lizier est dominée par la colline du Marsan et sa chapelle.

Saint Lizier, ville épiscopale et politique, est, à coup sûr, l’une des communes de l’Ariège les plus chargées d’histoire et de patrimoine s’y rattachant.

La Mairie de Saint-Lizier. Photo Réveil FM International

Rue Petite Place des Hommes. Photo Réveil FM International

Rue de l'horloge. Photo Réveil FM International

Palais des Evêques fléché. Photo Réveil FM International

Certains historiens pensent que la ville de Saint Lizier a été fondée en 72 av. J.C. par Pompée de retour d’Espagne. D’autres disent que la Cité a été construite dans l’enceinte d’un Oppidum romain du IIIème siècle avant J.C. Cependant, il semble établi que vers 120 avant J.C., les Consorani peuplent le secteur (d’où le nom de Couserans).

Le Couserans demeura soumis à l’autorité romaine jusqu’au commencement du cinquième siècle, et Saint Lizier a conservé les plus importants vestiges de fortifications gallo-romaines de la région, aux côtés de Saint Bertrand de Comminges

Les historiens sont d’accord pour reconnaître saint-Valère (ou saint Valier) comme premier évêque du Couserans, au cours du Véme siècle. Son successeur fut Glycerius ou Lycerius, qui prit part au concile d’Agde, en 506, où le siège épiscopal est mentionné pour la première fois : c’est donc, le plus ancien siège épiscopal de l’actuelle Ariège. Au moins 77 évêques se sont succédés à Saint Lizier jusqu’à la Révolution (avec une vacance du siège de 1574 à 1581)

Les sarrasins, chassés par Charles Martel auraient, dans leur fuite, brûlé St Lizier en 736, puis, encore en 793…

« Le Couserans, érigé en comté par Charlemagne, appartint à ses évêques, concurremment avec le comte de Comminges. »

La ville de Saint Lizier est avant tout l’épopée de ses évêques qui en feront l’histoire et apporteront le patrimoine que l’on connaît aujourd’hui. XIéme : début de la construction de la cathédrale ND de la Séde et église st Lizier. Sa cathédrale est consacrée en 1117 par Raimond de Durban, évêque de Barbastro, et par Jourdain, évêque du Couserans

Vers 1120, Bernard 1er, comte de Comminges, s’empare de St Lizier, la brûle et emprisonne son évêque, Pierre 1er, avant de la rendre vers 1150. S’ensuit, plus tard, une lutte pour posséder les deux quartiers de la ville par les comtes de Comminges et la seigneurie de Montégut… jusqu’à ce qu’une sentence confirme la souveraineté de l’évêque sur la ville épiscopale : le comte de Comminges devant rendre hommage à l’évêque (jusqu’en 1540, date de la réunion du Comminges et du Couserans à la couronne).

A ce sujet, C. Bourret dans son livre « Les Pyrénées centrales du IXéme au XIXéme siècle » (P. 50) écrit : « L’église romaine dût affronter les convoitises et les ambitions des puissants féodaux pyrénéens. Une « guerre de cent ans » opposa de 1130 à 1230 les comtes de Comminges et les évêques de Couserans pour la cité épiscopale de Saint-Lizier.

Vers 1130, le comte Bernard 1er s’empara de la ville, la pilla, la livra aux flammes, en faisant l’évêque prisonnier. Ces destructions permirent l’essor du bourg voisin et rival, Saint-Girons, favorisé par le comte. Après un répit, le conflit se ralluma en 1177.

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Le Palais des Évêques de Saint-Lizier

Sur la route de St Jacques de Compostelle, le Palais des Évêques domine la cité médiévale de St-Lizier. Vers la fin du Vème siècle, l’Evêché du Couserans reprend les structures d’organisation romaines. Le premier Evêque présumé, Valérius, donna son nom au mont Valier. Mais c’est le deuxième Evêque, Licérius ou Glycérius, qui donna son nom à la cité. L’Evêque du Couserans s’installe à Saint-Lizier, participant au développement de la cité avec des périodes plus ou moins prospères, jusqu’à la Révolution. L’Evêché est supprimé sous le Concordat en 1801. Le Palais des Evêques devient alors propriété du Conseil Général et connaît différentes affectations (prison, dépôt de mendicité). .

Le parking qui jouxte l'entrée de la Résidence du domaine Palais des Evêques. Photo Réveil FM International

Le Palais des Evêques devenu depuis un musée départemental. Photo Réveil FM International

Transformé en maison départementale de santé à partir de 1838, il connaît différentes transformations. L’hôpital resta en ces lieux jusqu’en 1969, date à laquelle, pour le besoin de nouvelles thérapies et de locaux adaptés aux soins modernes, il fut transféré sur l’autre rive du Salat dans de nouveaux bâtiments. Ainsi, par ses nombreux vestiges, ce site a l’extraordinaire qualité de proposer une découverte à travers les âges : la période antique grâce à son rempart, le Moyen-Age jusqu’au XVIIIe siècle, à travers la Cathédrale Notre Dame de la Sède et le palais épiscopal qui fut la résidence des évêques, les périodes moderne et contemporaine grâce à l’histoire de l’hôpital psychiatrique.

Au Moyen-âge, les chantiers de construction des lieux de cultes permirent l'édification d'une part de la cathédrale Notre Dame de la Sède avec le chapitre des Chanoines, et d'autre part, l'église de St Lizier, à mi-chemin de la ville haute et du faubourg industrieux de la ville basse.

Cette église conserve de belles fresques datant de l'époque romane ainsi qu'un cloître attenant au sud-ouest. L'urbanisation s'effectua entre le palais et l'église puis s'étendit sur les pentes est, en faubourg, jusqu'au bord du Salat, rivière au cours torrentiel non navigable mais utilisée pour les moulins.

L'opulence de la ville vint d'abord de l'évêché constitué de deux chapitres unifiés au départ puis, très vite en concurrence jusqu'au XVIIème siècle. Les campagnes d'extension, d'embellissement et de reconstruction du site du Palais sont à rechercher en mettant en relation l'histoire de la ville, de l'évêché et de l'église d'en bas.

Le palais participait à la vie de la cité qui s'embellît de maisons de Chanoines dont les ouvertures des façades rythment le parcours. Jusqu'à la Révolution, l'activité de l'Evêché et de son domaine agricole propre dynamise le village. En 1566, la fondation de l'hôtel Dieu par l'évêque Hector d'Ossun conforta Saint-Lizier dans sa mission spirituelle et sociale. C'est dans ce bâtiment qu'est conservée la pharmacie datant du XVIIIème siècle

Le musée du Palais des Evêques. Photo Réveil FM International

La maquette du musée restaurée. Photo Réveil FM International

Objets gallo-romain. Photo Réveil FM International

Sculpture gallo-romaine. Photo Réveil FM international

Sculpture datant de l'époque gallo-romaine. Photo Réveil FM International

Une tombe de l'époque gallo-romaine. Photo Réveil FM International

Les diverses clés de l'époque. Photo Réveil FM International

L'histoire de la France placardée sur le mur de la clôture

Charlemagne, roi des Francs est sacré Empereur à la Basilique Saint Pierre de Rome par le pape Léon III à la Noël 800. Photo Réveil FM International

Hugues Capet sacré roi des Francs le 3 juillet 987. Photo Réveil FM International

Vue du dôme de l'ancienne cathédrale. Photo Réveil FM International

Depuis la cour intérieure la vue de la cathédrale. Photo Réveil FM International

1096 agrandissement de la cathégrale de Saint-Lizier. Photo Réveil FM International

La croisade des Albigeois (1208-1249) (ou croisade contre les Albigeois) est une croisade proclamée par l'Église catholique contre l'hérésie, principalement le catharisme et dans une faible mesure le valdéisme. Dès le XIIe siècle, les textes de l'époque parlent d'hérésie albigeoise sans que cette région soit plus cathare que ses voisines. Photo Réveil FM International

Au Moyen Âge, Montségur et sa région, passeront successivement de la domination des comtes de Toulouse, à celle des vicomtes de Carcassonne, et enfin celle des comtes de Foix. Trois forteresses se succèderont au sommet de la montagne (appelée aussi pog ou pech) qui surplombe le village actuel. De la première forteresse, on ne sait peu de choses si ce n'est qu'elle était en ruines aux alentours de 1204. La suivante fut celle de la période cathare. Le village appelé "Castrum" était à cette époque au sommet de la montagne, dans la forteresse. En juillet 1241, un premier siège eut lieu, mais la forteresse ne fut pas prise. Après un siège de 10 mois en 1244, le village fut détruit. Photo Réveil FM International

L'asile aux fous transformé en salle d'exposition. Photo Réveil FM International

1598 Henri IV signe l'Edit de Nantes qui accorde la liberté religieuse aux protestants. Photo Réveil FM International

1689, achevement de la galérie de s glaces à Versailles. Photo Réveil FM International

1715, mort de Louis XIV. Photo Réveil FM International

Vue de Saint-Lizier à partir du Belvedère. Photo Réveil FM International

Vue rapprochée de la ville de Saint-Lizier. Phto Réveil FM International

1751, publication de l'Encyclopédie de Diderot. Photo Réveil FM International

1889, exposition universelle à Paris, construction de la tour Eiffel. Photo Réveil FM International

1944, débarquement en Normamdie, la libération de la France par des alliés. Photo Réveil FM International

1969, Neil Armstrong marche sur la lune. Photo Réveil FM International

1989, chute de mur de Berlin. Photo Réveil FM International

2011, réouverture du Palais des Evêque au public. Photo Réveil FM International

Le site du Palais des Evêques comprend un vaste parc dans lequel prennent place différents témoignages architecturaux du passé :

Le rempart Joyau archéologique de la cité des Consoranni, dont il constitue le vestige architectural le plus important, le rempart de Saint-Lizier est conservé sur la quasi-totalité de son tracé à l'exception d'un tronçon au Nord, en mauvais état et qui tomba lors d'un tremblement de terre en 1852. Il date de la fin de l’Antiquité et se poursuit dans la cité.

Le belvédère reste un des rares témoins de l’asile d’aliénés. La vision du paysage était partie intégrante du dispositif de soins donné aux malades, avant la découverte des neuroleptiques vers 1952. Aider, soulager, mais aussi surveiller et reléguer ceux susceptibles de ne pouvoir participer ou perturber la vie sociale fut la mission du site du Palais des Evêques jusqu'en 1969.

Le bâtiment des femmes Construit à la fin du XIXème siècle, le bâtiment des femmes intégra dans son agencement l'ancien Château de Biros. De nouveaux bâtiments trouvèrent place au fur et à mesure du développement de cet hôpital, accueillant un nombre de malades de plus en plus important provenant souvent de la région parisienne et de Toulouse, en raison du moindre coût des journées. La salle capitulaire Lieu de réunion des chanoines du chapitre de la cathédrale Notre Dame de la Sède, la salle capitulaire fut intégrée au XIXe siècle à une construction destinée à abriter des cellules pour les malades agités, pensionnaires de la maison départementale de Santé.

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lundi 20 octobre 2014

RDC: A l'ONU-Genève, le Haut-Commissaire aux droits de l'homme condamne l'expulsion du principal responsable des droits de l'homme

Scott Campbell, le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme, persona non grata en République démocratique du Congo

Avec le régime d'alias Joseph Kabila, la liberté d'expression est inexistante pour les Congolais y compris pour les agents des Nations-Unies accrédité en RDC. Seule la voix d'alias Joseph Kabila, ses apparatchiks, thuriféraires et mammouths joséphistes comptent. La dictature outrancière du régime a menacé et expulsé Scott Campbell. Vingt quatre heures après la publication du rapport du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme(BCNUDH) mettant en cause le comportement des éléments de la Police Nationale Congolaise lors de l’opération Likofi contre les jeunes désœuvrés communément appelés » Kuluna » à Kinshasa, le gouvernement de la RDC par l’entremise de son ministre de l’Intérieur a pris une décision déclarant persona non grata le Directeur pays du BCNUDH, Scott Campbell. Ce dernier a quitté Kinshasa le vendredi soir. La France avait réagi le vendredi matin. Elle avait dit regretter la décision des autorités congolaises qui risque, selon le quai d’Orsay, de porter atteinte à la crédibilité des efforts entrepris pour améliorer la situation des droits de l’homme dans le pays. Nous publions le communiqué de presse du Haut-Commissaire aux droits de l'homme, qui est parvenu à la Rédaction de Réveil FM International , il y a quelques minutes.

GENÈVE (Publié tel que reçu) – Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme des Nations Unies, Zeid Ra'ad Al Hussein, a déclaré dimanche qu'il regrettait et condamnait la décision du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) d'expulser représentant dans le pays et les actes d'intimidation dont sont victimes d'autres employés des droits humains en RDC.

«Non seulement a-t-on demandé à Scott Campbell, mon très expérimenté et respecté représentant en RDC, de partir, mais, ces derniers jours, deux autres membres du personnel travaillant dans son équipe ont été sérieusement menacés. C'est inacceptable ", a déclaré Zeid.

La décision de déclarer Scott Campbell, le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme, persona non grata a été initialement rendue publique par le ministère de l'Intérieur jeudi, au lendemain de la publication d'un rapport de l'ONU* détaillant de graves violations des droits de l'homme par les forces de sécurité congolaises dont le ministère est responsable. La décision a été officiellement confirmée par le ministère des Affaires étrangères vendredi, en dépit des efforts déployés par Martin Kobler, le chef de la mission de l'ONU en RDC (MONUSCO), afin de convaincre le gouvernement de reconsidérer sa décision.

Le rapport, basé sur les enquêtes menées par le Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme, documente la mort d'au moins neuf civils et la disparition forcée d'au moins 32 autres par des agents de la Police nationale congolaise. Il a été partagé avec les ministres de l'Intérieur et de la Justice et Droits de l'Homme le 18 Août. Les commentaires du ministre de l'Intérieur ont été annexés à la version publiée du rapport.

"Le rapport a été publié conjointement par la MONUSCO et mon bureau", a déclaré Zeid. "Je me joins entièrement à M. Kobler afin de supporter ses conclusions et recommandations. Le rapport décrit un ensemble de violations très graves, y compris des exécutions sommaires et extrajudiciaires et des disparitions forcées, commises contre des civils par les forces de sécurité congolaises. Le gouvernement de la RDC devrait enquêter sur ses conclusions profondément troublantes et poursuivre les auteurs présumés en justice plutôt que de chercher à punir le chef de l'équipe qui a fait les recherches et produit le rapport ".

«Au cours des dernières années, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l'homme en RDC, sous la direction de M. Campbell, a été à l'avant-garde de la lutte pour promouvoir et protéger les droits de l'homme et combattre l'impunité», a déclaré le Haut-Commissaire. "Le fait que le travail du Bureau, mandaté par le Conseil de sécurité, a conduit à ces actes de représailles est un développement très inquiétant."

Le Haut-Commissaire a exhorté le gouvernement de la RDC à reconsidérer sa décision au sujet de M. Campbell, à enquêter sur les menaces et intimidations continues contre les autres membres du personnel des droits de l'homme des Nations Unies, et à traduire en justice les responsables. « Au travers de ces actes de représailles, les autorités congolaises risquent de mettre en péril des années d'efforts du personnel des droits de l'homme de l’ONU et de certains secteurs des autorités congolaises pour aider les victimes de violations des droits de l'homme et renforcer l'état de droit», a déclaré Zeid.

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RDC: Les droits de l'homme foulés aux pieds par le régime d'alias Joseph Kabila. Le Rapport de l'ONU accablant sur l'opération "Likofi"

Que peut-on attendre des loubards impayés, drogués, instrumentalisés en habits de la police, à qui on a pris d'alléguer que les Citoyens sont des ennemis ? Bavures et exactions ! Photos Réveil FM International, archives

Doit-on s'offusquer aujourd'hui de l'expulsion de Scott Campbell, chef du bureau de l’ONU pour les droits de l’homme en RDC, à cause de son rapport sur la fameuse opération "Likofi" ? Ce rapport accable encore une fois la police congolaise aux ordres d'alias Joseph Kabila, accusée d'exactions lors d'une opération coup de poing pour traquer les délinquants de Kinshasa entre novembre 2013 et février 2014. Si Scott Campbell ne travaillait pas pour les Nations unies et qu'il avait le malheur d'être congolais, c'est dans un cercueil qu'on l'aurait retrouvé. Qui a oublié que Floribert Chebeya, l'icône des droits de l'homme en RDC, avait recueilli suffisamment d'éléments prouvant l'implication du bataillon Simba, alors dirigé par le général Numbi, dans les massacres de 2007 et 2008 au Bas-Congo de plus de 300 personnes, principalement des adeptes du mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo, tuées par la même police de l'opération "Likofi". Pour légitimer un régime sanguinaire et tortionnaire, Albert II, à l'époque Roi des Belges a accepté de participer aux festivités du cinquantenaire de l’indépendance au 30 juin 2010, sans piper un mot aux imposteurs de Kinshasa, qui venaient d'assassiner deux hommes, quelques jours auparavant, au poste de police: Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, deux activistes de l'ONG la "Voix des Sans Voix". Le régime de Kinshasa d'alias Joseph Kabila est pire que le Daech que la communauté internationale combat en Irak. Alias Joseph Kabila soutenu par la mafia internationale jouit d'une impunité innommables. Combien des rapports sur les atteintes massives aux droits de l'homme en République démocratique du Congo ? L'illégitime "président" de la République démocratique du Congo nargue le monde entier, tue, assassine, zigouille, expulse qui il veut. Sans foi ni loi, alias Joseph Kabila, malgré ses treize ans de calamités à la tête du Congo, veut tripatouiller la Constitution pour un troisième mandat en 2016, qui peut lui en empêcher ? Personne !

Voici le rapport de Scott Campbell, chef du bureau des droits de l'homme, expulsé de Kinshasa, qui a éclaboussé le régime d'alias Joseph Kabila. Selon ce rapport, au moins neuf personnes ont été exécutées par balles et trente-deux personnes sont toujours portées disparues. Pour Kinshasa, c'en est trop. Le ministre congolais de l’Intérieur, Richard Muyej, a demandé jeudi 16 octobre le départ du chef du bureau de l’ONU pour les droits de l’homme en RDC, Scott Campbell qui a quitté Kinshasa.

I. Résumé

1. Ce rapport du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH)1 porte sur les violations graves des droits de l’homme, à savoir des exécutions sommaires et extrajudiciaires et des disparitions forcées, commises à l’encontre de civils par des agents de la Police nationale congolaise (PNC) dans le cadre de l’opération « Likofi ». Cette opération avait pour but de lutter contre la délinquance à Kinshasa et a été menée entre le 15 novembre 2013 et le 15 février 2014.

1 Le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH), établi en février 2008, est composé de la Division des droits de l’homme de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et du Bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme en République démocratique du Congo (HCDH-RDC).

2 Voir la liste détaillée des cas en annexe de ce rapport.

3 Voir Communiqué de presse, 27 novembre 2013, « RDC : l’UNICEF et la MONUSCO s’inquiètent des rapports sur la disparition et l’assassinat de jeunes et d’enfants à Kinshasa ».

4. La liste détaillée des cas d’exécutions sommaires et extrajudiciaires et de disparitions forcées a été transmise par le BCNUDH au Ministre de la Justice et Droits humains par lettre envoyée le 2 juin 2014.

5. « Likofi » signifie « Coup de poing » en langue Lingala.

6. Voir l’article « Éradication du phénomène « Kuluna » : aller jusqu’au bout », publié par le journal « Le Potentiel » le 23 novembre 2013. Voir aussi l’article publié par Jeune Afrique, « RDC : opération coup de poing contre les « kulunas » de Kinshasa », 29 novembre 2013, disponible sur le site : http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20131129120258/.

2. A l’issue de plusieurs enquêtes conduites depuis la mi-novembre 2013 et sur la base d’informations corroborées au cours desdites enquêtes, le BCNUDH est en mesure de confirmer que l’opération « Likofi » a fait au moins 41 victimes de sexe masculin. Parmi elles, neuf ont fait l’objet d’exécutions sommaires, et 32 de disparitions forcées. Ces violations auraient été commises par des agents de la PNC2. Ayant été informé de nombreuses allégations de violations des droits de l’homme qu’il n’a pas été en mesure de confirmer, le BCNUDH estime que le nombre total de victimes pourrait être beaucoup plus élevé. Les chiffres présentés dans ce rapport ne comprennent donc que les cas recensés et vérifiés par le BCNUDH dans certaines communes de la ville de Kinshasa.

3. Les Nations Unies ont exprimé publiquement3 leurs préoccupations concernant ces graves allégations de violations des droits de l’homme et ont partagé les informations à leur disposition avec les autorités congolaises4.

4. Le rapport formule des recommandations visant notamment à diligenter des enquêtes indépendantes et impartiales et, si les éléments constitutifs des crimes sont réunis, à traduire les auteurs présumés en justice.

II. Introduction

5. Le 15 novembre 2013, le Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières a annoncé publiquement le lancement de l’opération « Likofi »5 visant à éradiquer la délinquance dans la ville de Kinshasa. Selon plusieurs articles publiés dans les médias6, cette opération a fait suite à une décision du Conseil supérieur de défense lors de réunions qui se sont tenues à Kinshasa et à Lubumbashi les 26 octobre et 6 novembre 2013.

6. Cette opération a été menée par des agents de la PNC sous un commandement alterné de 15 jours entre l’Inspecteur provincial de la police de Kinshasa, le Général Célestin Kanyama Tshishiku, et le Commandant de la Légion nationale d’intervention (LENI), le Général Seguin Ngoy Sengelwa.

Elle aurait été organisée en différentes phases. L’opération « Likofi I », lancée le 15 novembre 2013, aurait visé à traquer les « kulunas »7, tandis que l’opération « Likofi II », qui aurait pris le relais du 15 décembre 2013 au 15 février 2014, aurait eu pour objectif, en plus de la traque des « kulunas », de poursuivre les bandits opérant en tenue policière ou militaire. En outre, le 25 février 2014, lors d’un point de presse à Kinshasa, le Ministre de l’Intérieur a annoncé une opération « Likofi plus »8, mais le BCNUDH n’a pu confirmer si cette opération a été effectivement lancée.

7 Le terme « kuluna » désigne un criminel ou un groupe de criminels à l’origine de divers actes criminels graves (notamment des meurtres et des viols), souvent commis à l’arme blanche.

8. L’opération « Likofi plus » aurait eu pour but, outre sa mission principale de traque des « kulunas », de lutter contre de nouvelles formes de banditisme que connaît la ville de Kinshasa, tels que les braquages d’institutions financières ou bancaires.

9. Il s’agissait d’informations sur l’identité de présumés « kulunas » et sur des actes criminels qu’ils auraient déjà commis. Certains auraient été répertoriés sur un fichier de criminels qui aurait permis aux agents de la police de traquer lesdits bandits.

10. Il s’agirait de personnes qui auraient été arrêtées sans raison valable.

11. Voir la liste des cas en annexe de ce rapport.

12. Les enquêtes se sont déroulées conformément aux méthodes de collecte et de vérification d’informations relatives aux violations des droits de l’homme propres au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.

13. L’équipe du BCNUDH s’est vu refuser à plusieurs reprises l’accès à la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (HGRK) gardée par des contingents militaires et policiers. De plus, le BCNUDH a reçu une information selon laquelle une injonction aurait été donnée par le gouvernorat, qui administre la morgue de l’HGRK, pour restreindre l’accès des observateurs et/ou activistes des droits de l’homme à la morgue.

7. Selon des sources policières concordantes, l’opération « Likofi » aurait été menée sur la base d’informations9 fournies par des agents de la police en charge des renseignements et par des indicateurs en ce qui concerne l’identité de présumés « kulunas ». Ces indicateurs ont parfois accompagné les agents de police pour procéder aux arrestations. Dans certains cas, l’opération aurait donné lieu à de véritables rafles, sans identification préalable des personnes arrêtées10. Les informations à la disposition du BCNUDH sur les cas qui ont pu être vérifiés n’indiquent pas que les victimes étaient armées, ou représentaient une menace ou un danger lors de leur interpellation. Le BCNUDH a également reçu des allégations faisant état, durant l’opération « Likofi », de disparitions de personnes détenues dans des centres de détention de Kinshasa alors même qu’elles avaient été arrêtées bien avant le début de l’opération.

III. Méthodologie et difficultés rencontrées

8. Le BCNUDH a entrepris plusieurs enquêtes sur des allégations de violations des droits de l’homme dès le début de l’opération « Likofi ». Dans ce contexte, les officiers des droits de l’homme du BCNUDH se sont entretenus avec plus de 70 victimes et témoins de violations des droits de l’homme, ainsi qu’avec des employés de centres de santé et d’hôpitaux, des responsables de la police et des représentants de la société civile, dans le but de recueillir le plus d’informations possible sur les allégations de violations des droits de l’homme dont ils avaient été informés.

9. Seuls les cas confirmés11 et corroborés par plusieurs sources, selon la méthodologie du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme12, ont été inclus dans ce rapport. Le nombre de violations pourrait être beaucoup plus élevé dans la mesure où les officiers du BCNUDH n’ont pas été en mesure de vérifier plusieurs allégations en raison de diverses difficultés, notamment d’accès à certains sites13 et de la réticence de plusieurs proches de victimes et témoins à donner des informations par crainte de représailles.

IV. Cadre légal

10. Les exécutions sommaires et extrajudiciaires14 et les disparitions forcées15 auxquelles ce rapport fait référence sont constitutives de violations des droits humains, notamment les droits à la vie, à l’intégrité physique et à la liberté et à la sécurité de la personne. L’ensemble de ces droits sont garantis et protégés par divers instruments internationaux et régionaux, tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH)16, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP)17 et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP)18. Bien que la RDC n’a pas ratifié la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, les droits violés par les disparitions forcées sont garantis par les instruments juridiques internationaux visés plus haut et, à ce titre, l’Etat de la RDC a l’obligation de les respecter et de les protéger. En outre, des recommandations ont été émises par le Comité des droits de l’homme et le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires visant notamment à la ratification par la RDC de la Convention, à l’adoption de mesures préventives contre les disparitions forcées et à la sanction de tels actes19.

14. Selon les travaux du Rapporteur spécial des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, les cas d’exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires recouvrent tous les actes et omissions des agents de l’Etat qui constituent une violation du droit généralement reconnu à la vie énoncé dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

15. La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées a été adoptée le 20 décembre 2006 par l’Assemblée générale des Nations unies et est entrée en vigueur le 23 décembre 2010. Selon l’article 2, « on entend par « disparition forcée » l’arrestation, la détention, l’enlèvement ou toute autre forme de privation de liberté par des agents de l’État ou par des personnes ou des groupes de personnes qui agissent avec l’autorisation, l’appui ou l’acquiescement de l’État, suivi du déni de la reconnaissance de la privation de liberté ou de la dissimulation du sort réservé à la personne disparue ou du lieu où elle se trouve, la soustrayant à la protection de la loi ».

16. L’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) dispose que « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne » et l’article 5 prévoit que : « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

17. Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel a accédé la République du Zaïre en 1976, garantit notamment le droit à la vie (art.6), le droit à l’intégrité physique et l’interdiction de la torture et des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (art.7) et le droit à la liberté et sécurité de la personne (art.9).

18. La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), adoptée le 2 juin 1987 à Nairobi et ratifiée par la République du Zaïre en 1987, prévoit le droit au respect de la vie et à l’intégrité physique et morale de la personne (art.4), nul ne pouvant être arbitrairement privé de ce droit. La Charte prévoit également l’interdiction des peines et traitements cruels, inhumains ou dégradants (art.5), ainsi que le droit de tout individu à la liberté et à la sécurité de sa personne (art.6).

19. Voir Observations finales du Comité des droits de l’homme, République démocratique du Congo, 26 avril 2006, CCPR/C/COD/CO/3, para.15 et Rapport de mission du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires en RDC, A/HRC/19/58/Add.3, 20 Janvier 2012, para.100(b).

20. Selon l’article 7 (1) du Statut de Rome, « on entend par crime contre l’humanité l’un quelconque des actes ci-après lorsqu’il est commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque ».

11. Les violations des droits de l’homme documentées dans le présent rapport, notamment les exécutions sommaires et extrajudiciaires et les disparitions forcées peuvent, de par leur type et leur nature, constituer des crimes contre l’humanité au sens de l’article 7 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), qui a été intégré dans le droit interne de la RDC20. En outre, certaines des violations des droits de l’homme exposées dans ce rapport peuvent être assimilées à des crimes selon le droit pénal congolais, notamment le meurtre, qui constitue un crime passible d’une peine d’emprisonnement.

12. La Constitution de la RDC du 18 février 2006 garantit également le respect de ces droits. Plus spécifiquement, l’article 16 de la Constitution dispose notamment que : « La personne humaine est sacrée. L’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger. Toute personne a droit à la vie, à l’intégrité physique ainsi qu’au développement de sa personnalité dans le respect de la loi, de l’ordre public, du droit d’autrui et des bonnes mœurs. Nul ne peut être tenu en esclavage ni dans une condition analogue. Nul ne peut être soumis à un traitement cruel, inhumain ou dégradant. Nul ne peut être astreint à un travail forcé ». Les articles 17 et 18 de la Constitution ont trait au respect de la liberté individuelle et des droits de la personne arrêtée et détenue. Les personnes ne peuvent en effet être arrêtées que conformément aux procédures établies par la Constitution et les Codes pénal et de procédure pénale. Cela implique que les individus concernés doivent être informés des raisons de leur arrestation, doivent pouvoir entrer immédiatement en contact avec leur famille ou conseil juridique et être traduits dans les plus courts délais devant un juge.

13. Les missions de la PNC sont définies par la Loi organique nº11/013 du 11 août 2011 portant organisation et fonctionnement de la PNC21. Par ailleurs, les dispositions de la Loi organique nº11/013 prévoient que la police ne peut avoir recours à la force qu’en cas de nécessité absolue et uniquement pour atteindre un objectif légitime, et qu’en tout état de cause, l’usage de la force doit respecter les principes de proportionnalité et de progressivité22. En outre, le recours à la force et l’utilisation d’armes à feu par les responsables de l’application des lois sont également encadrés par les Principes de base sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois, adoptés par le 8ième Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et le traitement des délinquants23. En effet, il y a lieu de citer le rapport du Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires de 200624, qui précise les bases et le contenu des normes de droit international en matière d’utilisation par la police de la force létale. En plus des Principes de base mentionnés, il cite le Code de conduite pour les responsables de l’application des lois25. Dans ce rapport de 2006, le Rapporteur spécial explique que les normes de droit international en la matière font référence au caractère proportionnel et nécessaire de l’usage de la force.

21 En vertu des dispositions de cette Loi, l’article 9 dispose que « les agents de police ne peuvent faire usage d’armes à feu que sur réquisition préalable de l’autorité légalement responsable du maintien de l’ordre ». L’article 10 de cette même Loi prévoit que « La police nationale vérifie systématiquement la légalité des opérations qu’elle se propose de mener ».

22. Articles 8 et 9 de la Loi organique nº11/013 portant organisation et fonctionnement de la PNC.

23. Le principe 5 des dispositions générales prévoit que, lorsque l’usage légitime de la force ou l’utilisation des armes à feu est inévitable, « les responsables de l’application des lois s’efforceront de ne causer que le minimum de dommages et d’atteintes à l’intégrité physique et de respecter et de préserver la vie humaine ». Selon le principe 7, « Les gouvernements feront en sorte que l’usage arbitraire ou abusif de la force ou des armes à feu par les responsables de l’application des lois soit puni comme une infraction pénale, en application de la législation nationale ». En vertu des dispositions spéciales, le principe 9 dispose que « les responsables de l’application des lois ne doivent pas faire usage d’armes à feu contre des personnes, sauf en cas de légitime défense ou pour défendre des tiers contre une menace imminente de mort ou de blessure grave, ou pour prévenir une infraction particulièrement grave mettant sérieusement en danger des vies humaines ».

24. 61ème Session de l’Assemblée générale, A/61/311, para. 33-45.

25. Voir Résolution 34/169 de l’Assemblée générale du 17 décembre 1979.

26. Les résumés des cas documentés par le BCNUDH sont repris en annexe de ce rapport.

V. Violations des droits de l’homme commises dans le cadre de l’opération « Likofi »

14. Le BCNUDH a été informé de nombreuses allégations d’exécutions sommaires et extrajudiciaires et de disparitions forcées qui auraient été commises dans le cadre de l’opération « Likofi », et est en mesure de confirmer les violations suivantes26:

- Exécutions sommaires et extrajudiciaires

15. Les enquêtes menées par le BCNUDH ont permis de confirmer des exécutions sommaires et extrajudiciaires à l’encontre d’au moins neuf hommes, dont un mineur, dans plusieurs communes de la ville de Kinshasa, à savoir Bumbu, Selembao, Limete, Ngiri-Ngiri, Ngaliema, Lingwala et Kalamu, entre les 19 et 27 novembre 2013. Au vu des cas documentés par le BCNUDH27, les exécutions sommaires et extrajudiciaires ont été commises par armes à feu. Il ressort de ces cas, que les victimes ont reçu au moins une balle dans le dos et/ou dans l’entrejambe et/ou à l’abdomen et/ou dans la tête. L’âge des victimes serait compris entre 17 et 30 ans. Parmi ces vicitmes, le BCNUDH a pu identifier des petits commerçants, un pêcheur, un jeune diplômé, un joueur de football, un menuisier et un travailleur dans une cabine téléphonique.

27. Voir la liste des cas d’exécutions sommaires et extrajudiciaires en annexe du présent rapport.

28. L’équipe du BCNUDH s’est vu refuser à plusieurs reprises l’accès à la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (HGRK) gardée par des contingents militaires et policiers. De plus, le BCNUDH a reçu une information selon laquelle une injonction aurait été donnée par le gouvernorat, qui administre la morgue de l’HGRK, pour restreindre l’accès des observateurs et/ou activistes des droits de l’homme à la morgue.

29. Bien que l’opération « Likofi » ait officiellement pris fin le 15 février 2014, le BCNUDH a continué d’enregistrer des cas similaires de disparitions forcées après cette date.

30. Voir la liste détaillée des cas des disparitions forcées en annexe du présent rapport.

16. Les officiers des droits de l’homme du BCNUDH ont constaté un modus operandi récurrent en ce qui concerne les exécutions sommaires et extrajudiciaires qu’ils ont pu documenter. Elles auraient été commises par des agents de la PNC, portant des cagoules, certains munis d’armes à feu, et se déplaçant à bord de véhicules de type jeep sans plaque d’immatriculation. La majorité des victimes auraient été tuées dans leur quartier, parfois à la sortie de leur domicile.

17. Il est à noter que plusieurs hommes ont été tués après avoir été arrêtés par des policiers dans le cadre de l’opération « Likofi ». A titre d’exemple, dans un cas documenté par le BCNUDH, le 24 novembre 2013, dans la commune de Bumbu, un homme a été arrêté et détenu par des agents de la PNC dans un cachot du commissariat de ladite commune avant d’en être extrait et d’être tué par balle par des policiers. Le 19 novembre 2013, un homme a été arrêté par des agents de police dans la commune de Limete, puis conduit dans la commune de Barumbu par ces mêmes agents où il a été tué par balle.

18. Les corps des victimes ont été, pour la plupart, récupérés par des agents de la police des commissariats de leur lieu d’habitation, tôt le matin, pour être emportés ensuite à bord d’un véhicule à la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (HGRK). Selon certaines sources crédibles, plusieurs dizaines de corps auraient été entreposées à la morgue. Le BCNUDH a tenté à plusieurs reprises de s’y rendre, mais a eu des difficultés à accéder à la morgue28.

- Disparitions forcées

19. Depuis le lancement de l’opération « Likofi », le BCNUDH a documenté les cas de 32 victimes de disparitions forcées, dont trois mineurs. Ces violations auraient été perpétrées par des agents de la PNC entre le 18 novembre 2013 et le 25 février 201429, dans les communes de Kisenso, Mont-Ngafula, Limete, Lingwala, Ngaba, Kalamu, Makala, Masina, et Lemba. Au vu des informations recueillies par le BCNUDH30, il y aurait eu parmi les victimes des étudiants ou élèves, des journaliers de certaines entreprises et des vendeurs en tout genre. L’âge des victimes serait compris entre 16 et 44 ans.

20. Le modus operandi est globalement le même pour tous les cas et est semblable à celui observé pour les cas d’exécutions sommaires et extrajudiciaires enregistrés par le BCNUDH. La plupart des victimes auraient été interpellées à leur domicile, tard dans la soirée ou durant la nuit, par des agents de la PNC portant des cagoules, munis d’armes à feu et se déplaçant à bord de véhicule de type jeep sans plaque d’immatriculation. Les victimes auraient été pour la plupart menottées et ligotées avant d’être embarquées de force à bord de ces mêmes véhicules. Selon les informations recueillies par le BCNUDH, certaines victimes auraient d’abord été conduites et détenues dans des cachots situés dans des commissariats ou sous-commissariats de la PNC avant d’en être extraites et de disparaître.

21. Il est à noter que, dans certains cas, selon les témoignages recueillis, les agents de la police auraient été accompagnés d’indicateurs pour les aider à identifier les victimes. Le BCNUDH a pu confirmer deux cas, datant du 11 février 2014, dans la commune de Lemba, où les agents de la PNC seraient arrivés à la maison des victimes en compagnie d’un indicateur. Dans la plupart des autres cas, les victimes semblent avoir été interpellées de manière indiscriminée sans procédure d’identification préalable.

22. Dans tous les cas documentés par le BCNUDH, les familles et proches des victimes ont effectué des recherches auprès des autorités, notamment policières, pour tenter de localiser leurs proches dont ils étaient sans nouvelles et se sont rendus dans plusieurs lieux de détention de la ville de Kinshasa à cette fin, mais leurs recherches n’ont pas abouti à leur localisation.

VI. Identification des auteurs présumés

23. Selon l’ensemble des informations recueillies par le BCNUDH, les violations des droits de l’homme répertoriées dans le présent rapport auraient été commises par des agents de la PNC31, notamment des unités spécialisées de la Légion nationale d’intervention (LENI)32 et du Groupe mobile d’intervention (GMI)33, qui se trouvaient sous le commandement alterné tous les 15 jours du Général Célestin Kanyama Tshishiku, Inspecteur provincial de la police de Kinshasa34et ex-Commandant de l’Etat-major de police du district de Lukunga35, et du Général Seguin Ngoy Sengelwa, Commandant de la LENI.

31. L’opération « Likofi » aurait été menée par environ 280 hommes, dont 60 hommes par district de police (commissariat) et 40 hommes des services de renseignements de la Police.

32. La Légion nationale d’intervention (LENI) est une réserve générale d’intervention de la police nationale et intervient en renfort des commissariats provinciaux lors d’émeutes ou de toutes autres opérations de police (art. 20 du Décret n°13/017 du 6 juin 2013 déterminant l’organisation et le fonctionnement du Commissariat général de la Police nationale congolaise). Elle a une compétence territoriale nationale.

33. Le Groupe mobile d’intervention (GMI) intervient dans les mêmes circonstances que la LENI, mais a une compétence territoriale limitée.

34. L’Inspection provinciale de la police de Kinshasa (IPKin) est basée au camp militaire Lufungula dans la commune de Lingwala.

35. Le district de Lukunga comprend les communes de Barumbu, Gombe, Kinshasa, Kintambo, Lingwala et Ngaliema.

36. Il s’agit de colonels, de commandants et de capitaines.

24. Des sources concordantes ont fait part de l’implication d’un haut-gradé de la police de Kinshasa, et de plusieurs officiers de police36 dans les exécutions sommaires et extrajudiciaires et les disparitions forcées qui auraient été commises durant l’opération « Likofi ». Selon ces mêmes sources, il s’agirait d’officiers de plusieurs unités de la PNC, notamment du Groupe mobile d’intervention de Kinshasa Ouest (GMI Kin-Ouest), du Groupe mobile d’intervention de Kinshasa Est (GMI Kin-Est), d’un commissariat de police à Kingabwa et de la LENI, qui auraient agi sur ordre de ce haut-gradé.

25. Ces personnes auraient été impliquées à différents niveaux de l’opération dans plusieurs cas, notamment durant la phase II37, qui, selon des sources crédibles, se serait déroulée comme suit : des agents de la PNC désignés pour exécuter l’opération auraient eu pour tâche d’arrêter les présumés « kulunas » pour les amener au commissariat ou sous-commissariat le plus proche. Des agents « exécuteurs » auraient ensuite fait rapport au haut-gradé de la police sus-mentionné, qui rentrait en contact avec des officiers de police pour que leurs hommes viennent récupérer les personnes arrêtées et les conduisent à des heures tardives au GMI-Est, situé à l’échangeur de la commune de Limete. Arrivées sur ces lieux, les victimes seraient restées sous le contrôle d’un officier supérieur du GMI jusqu’à ce que des policiers se chargent de leur exécution, sur ordre du haut-gradé sus-mentionné, en mettant de la musique à un volume très élevé. La plupart des exécutions auraient été commises par balles, étranglement ou pendaison. Selon des sources crédibles, le haut-gradé aurait été présent durant certaines exécutions. Aussitôt après, un officier supérieur de la police se chargeait de récupérer les corps pour les déposer à la morgue de l’HGRK, où un agent en charge des « kulunas » les recevait et les entreposait. Les corps auraient été ensuite transportés dans un camion remorque sur la route du Bandundu et jetés dans le fleuve ou enterrés dans des fosses communes.

37 Opération « Likofi II ».

38 Voir notamment le communiqué de presse du 27 novembre 2013, « RDC : l’UNICEF et la MONUSCO s’inquiètent des rapports sur la disparition et l’assassinat de jeunes et d’enfants à Kinshasa ».

39. Propos extraits du discours du Ministre de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires Coutumières lors d’un point de presse tenu le 25 février 2014 à l’Hôtel Sultani à Kinshasa.

VII. Réponses apportées par les autorités congolaises, la MONUSCO et d’autres acteurs des Nations Unies

7.1. Les autorités congolaises

26. Malgré les nombreuses violations de droits de l’homme dénoncées par les Nations Unies lors de la première phase de l’opération « Likofi »38, la deuxième phase, « Likofi II » a été lancée le 15 décembre 2013. Dans une lettre datée du 7 janvier 2014 à la MONUSCO et l’UNICEF, le Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières indiquait que « S’agissant des allégations relatives aux exécutions extrajudiciaires, voire aux autres abus ou d’éventuelles bavures policières, les magistrats des parquets civils et militaires, chargés d’encadrer l’Opération Likofi, sont suffisamment actifs dans la recherche des agents de police, membres ou non de l’Opération Likofi, impliqués dans la perpétration d’actes criminels, au cours ou en dehors de l’exercice de leurs fonctions ». Il ajoutait en outre qu’ « il va de soi, qu’au vu de la gravité des allégations alimentées par la rumeur, nous avons tous l’obligation d’aider la justice en nous abstenant de nous prévaloir de nos prérogatives, notamment à travers des affirmations péremptoires sur des faits qualifiés d’exécutions extrajudiciaires, alors même que les instances judiciaires compétentes sont censées travailler en toute indépendance, tant à l’égard des institutions nationales que de celles internationales. »

27. Dans un point de presse tenu le 25 février 2014 à Kinshasa, le Ministre de l’Intérieur a également reconnu que l’opération « Likofi » ne s’était pas déroulée sans accrocs et a indiqué que des criminels s’étaient parfois présentés sous le label de l’opération pour commettre des forfaits, dont des meurtres. Il a également précisé que des enquêtes étaient en cours pour démanteler ces réseaux de malfaiteurs qui, selon lui, ont cherché à jeter le discrédit sur l’opération « Likofi »39.

28. Le BCNUDH a assuré le suivi des cas décrits dans ce rapport auprès de plusieurs autorités, notamment policières et judiciaires, tant au niveau national que local40. Le BCNUDH a pris note des déclarations écrites et orales du Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières quant aux démarches qui auraient été entreprises par des magistrats des parquets civil et militaire dans le cadre de la recherche des auteurs présumés de ces actes. A ce jour, et selon les informations que le BCNUDH a pu recueillir, un seul jugement aurait été rendu pour des crimes commis dans le cadre de l’opération « Likofi ». Ainsi, le 24 juin 2014, le Tribunal militaire de garnison de N’djili a condamné un commissaire principal de police du commissariat du marché de la Liberté, commune de Masina, à 10 ans de servitude pénale principale pour enlèvement, arrestation arbitraire et faux en écriture. Deux autres commissaires principaux de police ont été acquittés dans cette affaire41.

40. Il s’agit notamment du Ministre de la Justice et Droits humains, du Commissaire général de la Police, de l’Auditorat militaire supérieur de Matete et de l’Auditorat militaire général.

41. Voir cas n°17 en annexe du présent rapport.

42. A la date de la rédaction de ce rapport, le BCNUDH avait enregistré au moins sept plaintes déposées par des familles des victimes de l’opération « Likofi ».

43. Décision nº020/PNC/CG/COMDT/2014 du 15 août 2014 portant mise en place d’une commission d’enquête relative à l’opération Likofi et Décision nº022/PNC/CG/COMDT/2014 du 26 août 2014 modifiant et complétant la décision nº020/PNC/CG/COMDT/2014 du 15 août 2014 portant mise en place d’une commission d’enquête relative à l’opération Likofi.

29. Des plaintes ont été pourtant déposées par plusieurs familles de victimes auprès d’auditorats militaires, mais sont restées, pour la plupart, à ce jour sans suite42. En outre, plusieurs familles des victimes n’auraient pas déposé plainte par crainte de représailles. Le BCNUDH a également été informé qu’un auditeur militaire, qui avait engagé des poursuites pénales à l’encontre de deux agents de la PNC accusés de l’assassinat d’un présumé « kuluna », avait fait l’objet de pressions de la part des supérieurs hiérarchiques de ces deux agents et reçu une injonction de sa propre hiérarchie afin qu’il cesse d’instruire les poursuites initiées.

30. Par ailleurs, le BCNUDH accueille favorablement la décision prise, le 15 août 2014, par le Commissaire général de la PNC de mettre en place une commission d’enquête ayant pour mission d’enquêter et de relever toutes les exactions qui auraient été commises dans le cadre de l’opération « Likofi »43.

7.2. La MONUSCO et d’autres acteurs des Nations Unies

31. Des représentants de la MONUSCO et du BCNUDH ont mené plusieurs actions de plaidoyer auprès des autorités, notamment judiciaires, afin que cessent les violations des droits de l’homme dans le cadre de l’opération « Likofi », et que les auteurs de toute violation soient traduits en justice.

32. Par ailleurs, le 27 novembre 2013, la MONUSCO et l’UNICEF ont émis un communiqué de presse sur les allégations relatives à la disparition et à l’assassinat de jeunes hommes et d’enfants dans certaines communes de la ville de Kinshasa. Ce communiqué a appelé les autorités congolaises à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à ces actes, et a exhorté les autorités judiciaires à diligenter des enquêtes afin que les responsables soient traduits en justice conformément au Code pénal.

33. Le 20 décembre 2013, la MONUSCO et l’UNICEF ont adressé une lettre au Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières pour exprimer leurs vives. préoccupations quant aux allégations d’exécutions sommaires et extrajudiciaires de civils, dont des enfants, présumés être des « kulunas » et/ou des « shégués »44 , qui auraient été commises par des agents de la PNC dans le cadre de l’opération « Likofi ».

44. Le terme « Shégué » désigne les enfants/adolescents des rues dans plusieurs grandes villes de la RDC, notamment à Kinshasa.

45. La lettre a été délivrée à la Ministre de la Justice et Droits humains le 4 juin 2014.

46. Voir cas n°17 en annexe du présent rapport.

47. Voir paragraphes 10, 12 et 13 du présent rapport.

34. Le 2 juin 2014, une description de chacun des cas documentés par le BCNUDH à cette date a été transmise à la Ministre de la Justice et Droits humains afin que les autorités mènent des enquêtes sur ces cas et que les auteurs répondent de leurs actes. En outre, le BCNUDH a demandé des précisions quant aux actions qui auraient pu être entreprises par les autorités compétentes en ce qui concerne d’éventuelles arrestations ou poursuites intentées à l’encontre d’auteurs présumés de ces actes45. Dans une lettre datée du 5 septembre 2014 reprise en annexe du présent rapport, le Ministre de l’Intérieur a accusé réception de la lettre adressée par le BCNUDH, le 2 juin 2014, à la Ministre de la Justice et Droits humains.

VIII. Conclusions et recommandations

35. A l’issue de ses enquêtes, le BCNUDH est en mesure de confirmer qu’entre le 18 novembre 2013 et le 25 février 2014, à Kinshasa, au moins neuf hommes, dont un mineur, ont été victimes d’exécutions sommaires et extrajudiciaires, et au moins 32 hommes, dont trois mineurs, ont été victimes de disparitions forcées, commises par des agents de la PNC dans le cadre de l’opération « Likofi ». Le nombre de victimes de l’opération « Likofi » pourrait être beaucoup plus élevé dans la mesure où le BCNUDH n’a pas été en mesure de confirmer un nombre important d’allégations, dont il avait été informé, en raison de divers obstacles décrits dans ce rapport.

36. Le BCNUDH a assuré le suivi des cas de violations des droits de l’homme décrits dans ce rapport avec plusieurs autorités, notamment policières et judiciaires et au niveau national et local. Le Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières s’est exprimé sur le rôle actif joué par les magistrats dans la recherche des auteurs présumés de ces actes. A l’exception d’un jugement, rendu le 24 juin 2014, condamnant un commissaire principal de police à 10 ans de servitude pénale principale pour enlèvement, arrestation et faux en écriture dans le cadre de l’opération « Likofi »46, le BCNUDH n’a eu connaissance, à ce jour, d’aucune mesure qui aurait été prise par les autorités compétentes, dans la plupart des cas, pour traduire en justice les auteurs de ces violations.

37. Des membres de la PNC, à plusieurs niveaux de la chaîne de commandement, ont ainsi enfreint les instruments juridiques internationaux relatifs au respect du droit à la vie, du droit à l’intégrité physique et du droit à la liberté et à la sécurité de la personne, et ont notamment violé les articles 16, 17 et 18 de la Constitution congolaise. Ils n’ont en outre pas respecté les Principes de base sur le recours à la force et l’utilisation d’armes à feu47. Etant donné le type et la nature de ces violations, et le contexte dans lequel elles ont été commises, elles peuvent constituer des crimes internationaux ainsi que des crimes selon le Code pénal congolais.

38. De ce fait, le BCNUDH recommande:

A. Aux autorités congolaises:

- De mener des enquêtes promptes, indépendantes, crédibles et impartiales sur les violations des droits de l’homme commises dans le cadre de l’opération « Likofi » et, dans l’hypothèse où les éléments constitutifs des crimes sont réunis, de traduire en justice tous les auteurs présumés de ces violations, quel que soit leur rang;

- De ne pas recourir à l’usage excessif de la force lors des opérations de maintien de l’ordre et de respecter les Principes de base sur le recours à la force et l’utilisation d’armes à feu par les responsables de l’application des lois, tels qu’adoptés par les Nations Unies, notamment en s’assurant que les règles internes de la police reflètent ces principes;

- De s’assurer que des procédures disciplinaires et judiciaires soient mises en place en cas de manquement aux règles sur l’usage de la force et l’utilisation d’armes à feu;

- De donner libre accès aux magistrats des parquets, ainsi qu’aux officiers des droits de l’homme du BCNUDH, à tous les lieux de détention de la ville de Kinshasa, notamment aux cachots de police du district de Lukunga (Camp Lufungula), considérés comme le point central de l’opération « Likofi », ainsi qu’aux différents centres de santé et hôpitaux de la ville, dont la morgue de l’Hôpital général de référence;

- De ratifier, dans les meilleurs délais, la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

B. A la Communauté internationale:

- D’exhorter les autorités congolaises à poursuivre et à traduire en justice les responsables présumés des violations décrites dans ce rapport;

- De demander aux autorités congolaises de prendre des mesures préventives afin que ces violations ne se répètent plus;

- De continuer à appuyer les autorités congolaises aux fins de veiller au fonctionnement démocratique, responsable et transparent des institutions étatiques de la RDC, y compris des membres des forces de l’ordre;

- De s’assurer que tout appui aux forces de sécurité de la RDC soit octroyé par le système des Nations Unies conformément à la Politique de diligence voulue en matière des droits de l’homme et par d’autres partenaires uniquement à des unités qui n’ont pas des antécédents en termes de graves violations des droits de l’homme;

- De rester engagée aux côtés des autorités congolaises, y compris de la PNC, dans l’accomplissement de formations et de réformes du secteur de la sécurité et de la réorganisation des forces armées, et pour la mise en oeuvre d’un mécanisme de vérification systématique des antécédents des membres de la PNC.

IX. ANNEXES :

9.1.Liste des cas documentés par le BCNUDH

- Cas d’éxécutions sommaires et extrajudiciaires

1. Le 19 novembre 2013, vers 2h30 du matin, un petit commerçant de 30 ans résidant dans la commune de Selembao aurait été tué à trois mètres de son habitation. Des personnes en uniforme de la PNC portant des cagoules seraient venues le chercher à son domicile et l’auraient abattu de deux balles dans le dos. Son corps aurait été récupéré vers 10 heures du matin par une jeep de la police communale et conduit à la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (HGRK).

2. Le 19 novembre 2013, un pêcheur de 23 ans résidant dans la commune de Limete et l’un de ses amis auraient été arrêtés par des agents de la PNC en tenue civile avant d’être conduits dans une jeep où se trouvaient d’autres agents armés et en uniforme de la PNC, dont certains portaient des cagoules. Ils auraient été conduits dans la commune de Barumbu où les agents leur auraient tiré dessus. L’une des victimes serait morte sur le champ, tandis que le pêcheur de 23 ans, atteint par balles au niveau des cuisses et laissé pour mort, aurait réussi à partir de la morgue où il aurait été acheminé. Il aurait regagné le domicile familial où il aurait succombé aux suites de ses blessures trois jours plus tard.

3. Le 20 novembre 2013, un petit commerçant de 23 ans, et son ami (non identifié), résidant dans la commune de Limete, auraient été tués sur la place Wenze ya Mbila dans le quartier Kingabwa. Vers deux heures du matin, ils auraient été arrêtés avec un troisième homme par un groupe d’hommes armés en tenue de la PNC à bord d’une jeep du commissariat Waya Waya. Vers six heures du matin, les parents de la victime de 23 ans auraient été alertés par les habitants du quartier que les corps de leur fils et de son ami avaient été retrouvés sur la place Wenze ya Mbila, non loin du sous-commissariat Leza. Une jeep de la police du commissariat Waya Waya aurait par la suite emporté les corps.

4. Le 20 novembre 2013, vers 20 heures, un homme de 25 ans, diplômé de l’Institut supérieur de techniques appliquées (ISTA), résidant dans la commune de Bumbu, aurait été tué non loin du sous-commissariat Assossa-Birmanie/Révolution. Il aurait d’abord été arrêté par une vingtaine de policiers venus à bord de trois pick-ups, qui lui auraient ligoté les bras et l’auraient abattu d’une balle dans le dos. Un pick-up de la police territoriale se serait rendue sur les lieux vers sept heures le lendemain matin pour récupérer le corps, mais celui-ci aurait entretemps été amené à la morgue de Kasangulu par sa famille.

5. Le 20 novembre 2013, vers 21 heures, un homme de 23 ans, résidant dans la commune de Ngaliema, aurait été abattu à bout portant de deux balles tirées par des policiers. Alors qu’il se rendait à son domicile, l’homme aurait croisé une patrouille de police qui se dirigeait droit sur lui. Il se serait réfugié au sous-commissariat de la PNC au camp Luka, dans la commune de Ngaliema, où il aurait été récupéré de force par les agents de la police en patrouille. Il aurait supplié qu’on l’identifie au préalable en martelant qu’il n’était pas un kuluna. Après l’avoir fait monter de force dans une jeep, les agents de la PNC lui auraient demandé de descendre de la voiture avant de l’abattre de deux balles dans le dos. Vers quatre heures du matin, une jeep de la police aurait récupéré le corps pour l’emmener vers une destination inconnue.

6. Le 23 novembre 2013, un joueur de football de 18 ans, résidant dans la commune de Kalamu, aurait été abattu de trois balles dans le dos par un groupe de policiers. Vers 21 heures, il aurait été arrêté par un groupe de policiers armés et cagoulés près de son habitation alors qu’il nettoyait des véhicules. Les policiers l’auraient embarqué dans l’un des deux pick-ups qui les transportaient, et auraient sillonné pendant deux heures le quartier avant de l’abattre de trois balles dans le dos près de l’endroit où il avait été arrêté. Le jour suivant, aux environs de sept heures du matin, une jeep de la police, avec à son bord un capitaine du sous-commissariat Mabanga (quartier Yolo sud), serait passée ramasser le corps et l’aurait conduit à la morgue de l’HGRK.

7. Le 24 novembre 2013, vers trois heures du matin, un menuisier de 27 ans, résidant dans la commune de Bumbu, aurait été tué par des agents de la PNC. L’homme aurait été interpellé dans une chambre d’hôtel et conduit au cachot de la commune de Bumbu. Extrait du cachot quelque temps après, il aurait reçu une balle dans l’épaule et une autre au niveau de l’entrejambe. Agonisant, il aurait été acheminé à l’hôpital militaire du camp Kokolo où il serait décédé. Vers 11 heures du matin, une jeep de la police communale aurait récupéré le corps pour l’amener à la morgue de l’HGRK.

8. Le 24 novembre 2013, vers 5h30 du matin, un petit commerçant de 23 ans, résidant dans la commune de Ngiri-Ngiri, aurait été tué. Une vingtaine de personnes en uniforme de la PNC, dont certaines portant des cagoules, l’auraient interpellé après avoir sérieusement brutalisé les membres de sa famille. Ils l’auraient ensuite ligoté et traîné par terre avant de lui tirer deux balles dans le dos après lui avoir demandé de courir. Son corps aurait été récupéré par la police communale vers sept heures du matin et amené à la morgue de l’HGRK.

9. Le 27 novembre 2013, vers trois heures du matin, un jeune homme de 17 ans, résidant dans la commune de Bumbu et travailleur dans une cabine téléphonique, aurait été tué à cinq mètres de son lieu d’habitation. Des agents en uniforme de la PNC, dont certains cagoulés, l’auraient sorti de sa maison et l’auraient conduit à quelques mètres avant de l’abattre d’une balle dans le dos. Vers sept heures du matin, une jeep de la police communale serait venue ramasser le corps pour l’acheminer à la morgue de l’HGRK.

- Cas de disparitions forcées

1. Le 18 novembre 2013, vers deux heures du matin, quatre hommes auraient été arrêtés par sept à huit agents de la PNC dans la commune de Kisenso. Ces derniers auraient brutalement réveillé la bailleresse de l’endroit où ces hommes se trouvaient et lui auraient demandé qu’elle fasse sortir tous les locataires de sa parcelle. Trois locataires, âgés de 20, 22 et 27 ans, ainsi que le petit-fils de la bailleresse, auraient été interpellés par les agents de la PNC en opération. Ils auraient alors été conduits au commissariat de Kisenso. L’un d’entre eux aurait été libéré après avoir payé une somme de 50.000 francs congolais. Les trois autres auraient été extraites du cachot dans la nuit du 19 au 20 novembre 2013 vers une destination inconnue.

2. Le 21 novembre 2013, aux environs de 20 heures, un élève dans un institut, âgé de 23 ans, aurait été arrêté par un groupe de policiers dans la commune de Mont-Ngafula, alors qu’il se trouvait dans une boutique du quartier pour y faire quelques achats. Un groupe d’hommes armés en uniforme de la PNC, que commandait un commissaire adjoint au surnom de « La flamme », l’auraient appréhendé sans présentation de documents, l’auraient embarqué dans une jeep et acheminé vers une destination inconnue. L’homme resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches effectuées par ses proches et le BCNUDH dans plusieurs lieux de détention de la ville de Kinshasa.

3. Le 25 novembre 2013, vers 23 heures, plusieurs éléments de la police à bord de quatre pickups auraient procédé à l’interpellation de six hommes dans la commune de Limete. Ces derniers auraient été conduits au cachot du district de Mont-Amba où les policiers leur auraient demandé de l’argent en échange de leur libération. Deux d’entre eux auraient pu, par l’entremise de leur famille, donner la somme exigée et auraient ainsi été libérés. Les quatre autres auraient été extraits du cachot et emmenés vers une destination inconnue.

4. Le 30 novembre 2013, vers 9h30, un homme de 24 ans, résidant dans la commune de Lingwala, aurait été arrêté par un groupe de policiers venus à bord de deux jeeps jusqu’à sa maison où il s’était caché. Les policiers auraient chassé tous les occupants de la maison et auraient tiré sur l’homme caché dans le plafond, l’auraient menotté, puis jeté dans un véhicule. La famille de la victime aurait été informée de sa mort, mais le corps n’a pas été retrouvé.

5. Le 18 décembre 2013, vers 2h45 du matin, un homme de 22 ans aurait été interpellé dans sa maison familiale, dans la commune de Ngaba, par un groupe de policiers cagoulés arrivés en jeep, dont un capitaine répondant au nom de « Ange » du district de Mont-Amba. L’homme aurait été emmené vers une destination inconnue et resterait introuvable.

6. Le 18 décembre 2013, un élève dans un institut à Kinshasa âgé de 22 ans, aurait été arrêté dans sa maison familiale, dans la commune de Ngaba, par un groupe de policiers cagoulés arrivés en jeep, dont un capitaine répondant au nom de « Ange » du district de Mont-Amba. Les policiers auraient menacé les autres occupants de la maison. L’homme resterait introuvable à ce jour, malgré des recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de la ville de Kinshasa.

7. Le 18 décembre 2013, un homme de 24 ans, étudiant à l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) et travailleur dans une entreprise de fabrication d’aluminium, aurait été arrêté, dans la commune de Ngaba, par un groupe de policiers cagoulés arrivés en jeep, dont un capitaine répondant au nom de « Ange » de la police du district de Mont-Amba. Les policiers auraient menacé les occupants de la maison avant d’arrêter et d’emmener avec eux l’homme, ainsi que plusieurs biens. L’homme resterait introuvable à ce jour, malgré des recherches effectuées par des proches dans plusieurs lieux de détention de la ville de Kinshasa. Une plainte aurait été déposée contre le capitaine « Ange » à l’auditorat militaire de garnison de Matete.

8. Le 24 décembre 2013, aux environs de trois heures du matin, un étudiant de 23 ans aurait été interpellé à son domicile, dans la commune de Kalamu, par un groupe de sept policiers en uniforme de la PNC, dont une femme, tous armés et portant des cagoules. Après avoir été extraite de la maison, la victime aurait été ligotée et emmenée vers une destination inconnue.

9. Le 1er janvier 2014, vers 17 heures, dans la commune de Ngaba, un vendeur de 27 ans, accompagné d’une amie, se serait rendu dans un débit de boisson où il aurait été impliqué dans une bagarre. L’homme aurait été saisi et conduit au commissariat de Ngaba par d’autres hommes impliqués dans la bagarre. Selon le chef de poste, l’homme et les autres détenus auraient été transférés au parquet de grande instance de Matete. Le vendeur resterait introuvable à ce jour, malgré des recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de la ville de Kinshasa.

10. Le 31 janvier 2014, vers deux heures du matin, dans la commune de Ngaba, un homme de 30 ans, vendeur au marché de Ngaba, aurait été arrêté dans la maison de son ami par des agents de police. Ces agents seraient venus chercher son ami et, en son absence, auraient arrêté l’homme pour le conduire vers une destination inconnue. Il resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

11. Le 6 février 2014, vers deux heures du matin, un homme de 39 ans, agent de parking, aurait été interpellé à son domicile, dans la commune de Ngaba, par un groupe de policiers cagoulés arrivés à bord de quatre jeeps. Ils auraient menacé les occupants de la maison avant d’arrêter et d’emmener l’homme avec eux. L’homme resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

12. Le 6 février 2014, vers deux heures du matin, un homme de 31 ans, agent journalier à l’Office national des transports (ONATRA), aurait été arrêté dans la commune de Ngaba par des agents de la PNC après qu’ils eurent encerclé la parcelle où il résidait. Suite à un bref interrogatoire de chaque occupant de la maison, les policiers auraient saisi l’homme, l’auraient menotté, puis l’auraient embarqué dans une jeep tout en le piétinant. Selon plusieurs sources, l’opération aurait été dirigée par le Major Kasongo alias Longange. L’homme resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

13. Le 6 février 2014, vers deux heures du matin, un homme de 30 ans, étudiant à l’INPP, et son neveu du même âge, journalier dans une crèmerie à Limete, auraient été arrêtés à leur résidence, dans la commune de Ngaba, par des agents de police cagoulés. Depuis ce jour, ils seraient introuvables, malgré les recherches effectuées par des proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

14. Le 6 février 2014, un électricien de 28 ans, aurait été arrêté par plusieurs agents de police cagoulés qui auraient investi son habitation dans la commune de Ngaba. Il aurait ensuite conduit vers une destination inconnue et il demeure introuvable, malgré les recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

15. Le 8 février 2014, six hommes auraient été arrêtés par des agents de police dans la commune de Limete. Vers trois heures du matin, une vingtaine de policiers, armés et cagoulés, se seraient introduits dans une maison et auraient interpellé quatre hommes. Ils auraient menotté ces derniers après s’être emparé de certains de leurs effets personnels. L’un des hommes aurait été libéré quelques minutes après, mais les policiers auraient embarqué les autres hommes à bord de trois jeeps. Le même groupe de policiers se serait ensuite rendu à l’avenue Elengesa, quartier Mososo, commune de Limete, où ils auraient arrêté deux hommes, dont un âgé de 23 ans. Selon certaines sources, l’un des hommes arrêtés aurait été vu à la télévision, parmi un groupe de présumés « kulunas », lors d’une présentation à la presse du camp Lufungula par le Général Kanyama, commandant du Commissariat provincial de la ville de Kinshasa, le 10 février 2014. L’opération aurait été dirigée par le Major Kasongo alias Longange. Les hommes resteraient, à ce jour, introuvables, malgré les recherches effectuées par leurs proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

16. Le 9 février 2014, un mineur de 16 ans, élève dans un institut à Makala, aurait été arrêté par des policiers dans la commune de Makala après avoir eu une altercation, sous l’effet de l’alcool, avec un autre jeune homme. Alors que ce dernier fuyait, il aurait crié « kuluna ». Au même moment, des agents de la police armés et cagoulés qui passaient en jeep auraient saisi le mineur et, l’auraient menotté et embarqué dans l’une des jeeps. Le mineur resterait introuvable à ce jour, malgré les différentes recherches effectuées par les proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

17. Le 9 février 2014, un chauffeur de 23 ans, résidant dans la commune de Kimbanseke, aurait été extrait du sous-commissariat du marché de la liberté, dans la commune de Masina, pour être emmené vers une destination inconnue. Il aurait été arrêté après s’être présenté à des policiers de la circulation routière au motif qu’il aurait provoqué, le 7 février 2014, un accident de la circulation qui aurait entraîné mort d’homme. Après avoir été extrait du cachot, le jeune homme aurait été emmené en jeep vers une destination inconnue. Il resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches menées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa. La famille aurait saisi l’auditorat de garnison militaire de Ndjili qui aurait appréhendé le chef d’antenne et le commandant du sous-commissariat. Le 24 juin 2014, le Tribunal militaire de garnison de N’djili a condamné un commissaire principal de police du commissariat du marché de la Liberté à 10 ans de servitude pénale principale pour enlèvement, arrestation arbitraire et faux en écriture. Deux autres commissaires principaux de police ont été acquittés. Un dossier aurait été ouvert à l’auditorat général contre le Major Kasongo et la hiérarchie militaire.

18. Le 9 février 2014, vers une heure du matin, un chauffeur de 44 ans, qui se serait disputé avec un passant non loin de son lieu d’habitation alors qu’il revenait de son travail, aurait été interpellé par des policiers dans la commune de Ngaba. Il aurait été conduit au GMI Kin-Est à l’échangeur de Limete. Depuis lors, en dépit des recherches entreprises par ses proches au GMI Kin-Est et dans d’autres lieux de détention de la ville de Kinshasa, il resterait introuvable.

19. Le 11 février 2014, vers trois heures du matin, un vendeur de 20 ans aurait été arrêté à son domicile, dans la commune de Lemba, par un groupe d’hommes armés en tenue de la PNC, et portant des cagoules, accompagnés d’un indicateur. Il aurait été conduit vers une destination inconnue. Toutes les recherches effectuées dans différents lieux de détention pour le retrouver seraient demeurées vaines.

20. Le 11 février 2014, un footballeur de 19 ans, aurait été interpellé dans la commune de Lemba par des policiers portant des cagoules et accompagnés d’un indicateur qui aurait été un ami de la victime. Il aurait été menotté et conduit vers une destination inconnue. Il resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches menées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

21. Le 25 février 2014, dans la commune de Lemba, un vendeur, de 17 ans, aurait été arrêté à son domicile par des agents de police armés et cagoulés. Les policiers l’auraient ligoté et conduit vers une destination inconnue. Il resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

22. Le 25 février 2014, vers trois heures du matin, un mineur de 16 ans, élève dans un centre scolaire, aurait été arrêté par des agents de police armés et cagoulés, venus le chercher à son domicile dans la commune de Lemba. Après l’avoir ligoté, ils l’auraient conduit vers un sous-commissariat de un sous-commissariat de quartier. Il resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches effectuées dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

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dimanche 19 octobre 2014

Vidéos. 16 et 17 octobre, deux jours de Manuel Valls et Stéphane Le Foll en Savoie !

Arrivée de Manuel Valls et Stéphane Le Foll au gîte rural Le Moulin.

Jeudi 16 octobre 2014 à 20h: Arrivée de Manuel Valls , Premier ministre et Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, porte-parole du gouvernement au gîte rural Le Moulin. «C'est discret comme accueil!», s'est amusé le Premier ministre en arrivant au gîte Le Moulin de la petite commune de La Compôte (Savoie, 240 habitants) à la vue des journalistes, des spots d'éclairage des télévision et des journalistes, venus nombreux au milieu de ces prairies isolées de montagne.

Accueil du Premier ministre, Manuel Valls et du Ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll par les éleveurs.

Manuel Valls et Stéphane Le Foll ont dîné avec des agriculteurs pour se montrer proche des Français «de façon plus chaleureuse». Jadis le Président Giscard D'Estaing s'invitait à la table des Français.

Au menu du dîner avec une dizaine d'agriculteurs, la spécialité locale, la «matouille», de la tome des Bauges fondue avec des pommes de terre, et de la charcuterie, arrosée de vins de Savoie.

Jean-Paul Jonckheere est le propriétaire du gîte Le Moulin à La Compôte répond aux journalistes.

Vendredi 17 octobre

8h15, arrivée de Manuel Valls et Stéphane Le Foll chez Cédric Labouret éleveur, à la Motte-en-Bauges.

Le Cortège quitte la ferme de Cédric Labouret, à la première intersection les motards font du nettoyage du cortège, deux voitures blanches de nos confrères sont priées de quitter le cortège. Plus loin, le Premier ministre voulant s'entretenir seul à seul avec son ministre de l'agriculture, les deux bus des journalistes sont priés de précéder.

10h30: Arrivée de Valls et Le Foll au Lycée Agricole Domaine Reinach

12h00: Arrivée du Premier ministre au siège de LTF Lyon-Turin ferroviaire.

Manuel Valls en compagnie de Louis Besson et Hubert du Mesnil, président de LTF

13H00: Arrivée de Manuel Valls en compagnie de Laurent Wauquiez, nouveau président de l'ANEM et du maire de Chambéry, Michel Dantin

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jeudi 16 octobre 2014

Les Conventionnistes du Lac Léman: Bafwa Mubengay, dinosaure ringard, grognard et piteux marionnettiste tireur des ficelles !

Ringard et grognard Bafwa Mubengay n'est qu'un dinosaure

Comme son frère de tribu Modeste Mutinga Mutuishayi, roublard, fourbe, dribbleur patenté, grand requin et prédateur de la liberté de la presse qui a muselé la presse congolaise et qui a privé 60 millions de Congolais d'un débat démocratique inscrit dans la Constitution pour se faire nommer Rapporteur au Sénat par alias Joseph Kabila, voilà qu'un dinosaure ringard et grognard Bafwa Mubengay croit pouvoir nous titiller. Dans un e-mail intercepté envoyé à ses frères tribalo-éthiques i Bafwa Mulengay, un individu sans épaisseur, un mangeur à tous les râtelier réduit notre travail et qualifie Réveil FM International de "Média pamphlétaire". Ce tribalo-éthique se trompe, Réveil FM International est un "Média indépendant, libre et citoyen mais surtout un "Média Roquet" qui sait mordre les mollets".

Le rôle d'un journaliste est de poser des questions. Que cela plaise ou non. D'informer mais aussi d'alerter les citoyens sur ce qui se passe ou se trame pour que chacun en toute conscience ayant été informé puisse agir en toute responsabilité. A l'heure où tous les Congolais scandent que le régime de Kinshasa est un régime d'occupation, d'usurpation, illégitime ...avec 8 millions des morts et le viol des femmes usé comme arme de guerre. La seule Convention des Congolais de l'Etranger ne peut être qu'une "Convention sur la résistance congolaise", pas autre chose. Voilà que Bafwa Mubengay, un "Marionnettiste patente et tireur de ficelles hors pair" veut organiser une Convention des Congolais en Suisse, le comble est qu'il se cache et ne dit pas clairement c'est lui en complicité avec l'ambassade de la République démocratique du Congo qui est derrière les Conventionnistes du Lac Léman. C'est là la malhonnêteté.

Trois questions à Bafwa Mubengay.

1. La Fédération des Congolais de l'Etranger (FCE), belle initiative qui a fondu comme neige sous le soleil. Bafwa Mubengay a toujours clamé qu'il est parmi les initiateurs de la Fédération des Congolais de l'Etranger, n'a-t-il pas de compte à rendre à la communauté congolaise flouée ? Lorsque les animateurs sont allés faire allégeance au régime d'imposture de Kinshasa, comme tous les ventripotents, pour chercher des postes politiques, les Congolais n'ont-ils droit à aucune explication ? Circulez il n'ya rien à voir. Lorsque Tshiyembe Mwayila (FCE) plonge et coule dans la mangeoire joséphiste et devient un thuriféraire du régime, les Congolais de l'Etranger n'ont toujours pas droit de parler ?

2. Pourquoi les Conventionnistes du Lac Léman ont voulu inviter l'ambassadeur de la République démocratique du Congo en Suisse ? Alors même que la Suisse n'a pas depuis des lustres un ambassadeur, n'est-ce pas se foutre des Congolais. Cette invitation ne traduit-elle illico presto des accointances avec le régime de Kinshasa qui pille, assassine et viole ? Poser des questions, c'est sans doute poser un acte de crime de lese majesté pour le dinosaure Kanangais Bafwa Mulengay.

3. La République démocratique du Congo pour se reconstruire à besoin de tous ses fils et filles, originaires de toutes les provinces pour faire bloc. Car dit-on l'union fait la force. Un pays se construit ou se reconstruit avec tous ses enfants sans exclusion or les Conventionnistes du Lac Léman sont en majorité originaires de deux Kasaï (Occidental et Oriental). Ils se sont auto-cooptés entre eux. Il faut sans doute parler le Tshiluba pour être un Conventionniste ! On ne peut pas boutiquer la "Convention" avec les "Bana Betu" en soupoudrant avec quelques affidés d'autres provinces. Ce n'est pas construire le Congo mais contribuer à sa destruction.

Voici le programme des Conventionnistes du Lac Léman

CONVENTION DES CONGOLAIS DE SUISSE

Charmey, du 12 au 14 décembre 2014 Programme officiel transitoire des assises

VENDREDI 12 décembre 2014 17h00 – 18h00 Accueil des participants

18h00 – 18h45 Souper et pause digestive

18h45 – 22h00 PREMIÈRE SÉANCE - M. Kerwin Mayizo / Modérateur

- M. Emma Tuzolana / Rapporteur

18h45 – 18h50 Mot de bienvenue et présentation du programme de la Convention M. Ferdinand Ilunga, Maître de cérémonies et 1er Vice-président du Comité de pilotage de la Convention

18h50 - 19h00 Mot d'accueil

M. Patrice Borcard, Préfet du district de la Gruyère

19h00 – 19h10 Quelles stratégies pour réussir une organisation fonctionnelle de la diaspora en vue de participer au développement économique et social des migrants, de leur pays d'origine et de la société accueillante ?

- M. Laurent De Boeck, chef de mission de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) en RDC

19h10 – 19h20 Quels objectifs de partenariat avec la diaspora congolaise considérée comme acteur du développement ?

- M. Thomas Rüegg, délégué de la Direction du développement et de la coopération (DDC-Suisse à Berne)

19h20 – 19h30 Quelle diaspora pour s’insérer dans des plans stratégiques de développement de la RDC ?

- Mme Petra Lantz, Directrice au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), à Genève

19h30 – 19h40 Quelle diaspora pour s’insérer dans des plans stratégiques de paix, de démocratie et d’état de droit ?

- M. Christophe Guilhou, Directeur à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)

19h40 – 19h50 Quelle diaspora pour s’insérer dans des plans stratégiques de reconstruction et de développement ?

- M. Eustache Ouayoro, Directeur pays de la Banque mondiale (BM) en RDC

19h50 – 20h30 Conférence d’ouverture :

« La diaspora congolaise face à ses défis : son organisation fonctionnelle, son intégration locale et la reconstruction du Congo » (regards croisés)

- Mme Anne Lugon-Moulin, Cheffe de la Division Afrique sub-saharienne et Francophonie, Département Fédéral des Affaires Etrangères (DFAE) /Confédération helvétique

- M. Bruno Mavungu Puati, Secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS)

20h30 – 21h00 Questions aux conférenciers et débat

21h00 – 21h45 Table ronde et débat avec l’auditoire

« Comment structurer la diaspora congolaise pour qu'elle participe au défi de la paix, du relèvement et du développement de la RDC à la hauteur de son potentiel et pour que ce développement profite à tous ses citoyens ? »

Panélistes :

Mme Priya Gajraj, Directrice Pays au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), à Kinshasa

Mme Sylvie Heuschmann, représentante de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM-Suisse)

M. Thomas Rüegg, délégué de la Direction du développement et de la coopération (DDC-Suisse à Berne)

M. Laurent De Boeck, chef de mission de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) en RDC

M. Lazare Ki-Zerbo, responsable de programme à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)

M. Eustache Ouayoro, Directeur pays de la Banque mondiale (BM) en RDC

21h245 – 22h00 Pause-café

22h00 – 23h45 DEUXIÈME SÉANCE

Abbé Constantin Panu-Mbendele /Modérateur

M. Jacques Lukumuena Kabengele /Rapporteur

22h00 – 22h40 Conférence institutionnelle et stratégique :

« Bilan et perspectives d’avenir de l’engagement patriotique des Congolais de l’étranger ? Et le cas de la diaspora congolaise de Suisse ? » (regards croisés)

- Prof. Eddie Tambwe Kitenge bin Kitoko, Directeur chargé de Recherches aux éditions de l'Harmattan

- Prof. Philémon Mukendi, ancien Ministre de la Culture et des arts de la République démocratique du Congo (RDC)

22h40 – 23h30 Débat

23h30 – 23h45 Mise à jour et rééquilibrage des listes d’inscription aux travaux en ateliers

23h45 Fin de la journée

SAMEDI 13 décembre 2014

07h00 – 08h30 Petit-déjeuner

08h30 – 10h10 TROISIÈME SÉANCE

Pasteur Simon Pierre Tshitungu /Modérateur

M. Dieudonné Tshidiapa /Rapporteur

08h30 – 08h35 Présentation du programme de la journée

M. Ferdinand Ilunga, Maître de cérémonies et 1er Vice-président du Comité de pilotage de la Convention

08h35 – 08h45 Discours-cadre de la Convention

Mme Séverine Tshimini Mbuyi, Présidente du Comité de pilotage

08h45 – 08h55 Mot de circonstance

Abbé Léonard Kinkupu Santedi, Secrétaire général de la Conférence Épiscopale du Congo (CENCO)

08h55 – 09h40 Conférence sociale

« Face aux problèmes récurrents d’intégration (administratifs, emploi, place de la jeunesse, indigence du 3e âge, etc.), comment recréer, organiser et renforcer aussi bien réseautage, solidarité intergénérationnelle que partenariats bilatéraux entre le Congo et les autres pays ? » (regards croisés)

- Mme Gisèle Mandaila Malamba, ancienne députée bruxelloise et Ministre de familles et personne handicapée

- Prof. Jean de Dieu Moleka Liambi, ancien Ambassadeur de la RDC à Paris

09h40 – 10h30 Débat

10h30 – 10h45 Pause-café

10h45 – 12h20 QUATRIÈME SÉANCE

Prof. Jeff Lusamba Kashama / Modérateur

M. Timothée Ngoy-Tita / Rapporteur

10h45 – 11h30 Conférence économique :

«Tant au niveau des donateurs que des bénéficiaires, comment rentabiliser au mieux les transferts de fonds des Congolais de l’étranger vers le Congo afin que les dividendes en reviennent plutôt aux Congolais et contribuent à l’essor économique du pays ? » (regards croisés)

- M. Faustin Mukela Luanga, Counsellor, Senior Economist at World Trade Organization - M. Albert CIRIMWAMI Malekera, à compléter

11h30 – 12h20 Débat

12h20 – 13h45 Dîner et repos digestif

13h45 – 15h20 CINQUIÈME SÉANCE M. Anicet Mobé/ Modérateur

M. Mark Tumba Ciomba /Rapporteur

13h45 – 14h30 Conférence politique :

« En plus de la reconquête de leurs droits civiques, quelle place, quel rôle, quelle stratégie, quelle implication et quel apport des Congolais de l’étranger dans la démocratisation du Congo et dans les échéances électorales de 2016 ? » (regards croisés)

- M. Patrick Mbeko, politologue, géopolitologue, écrivain et analyste des questions géopolitiques et stratégiques

- M. Freddy Mulumba Kabuayi, journaliste, ADG du groupe de presse Media 7 (Le Potentiel, Radio 7 et Télé 7)

14h30 – 15h20 Débat

15h20 – 15h30 Pause-café

15h30 – 17h30 SIXIÈME SÉANCE

Abbé Noël Mpati Ne Nzita / Modérateur

M. Mulumba Kanku /Rapporteur

15h30 – 16h20 Conférence culturelle :

« Vie diasporique et préservation de l’identité culturelle : comment vivre, communiquer, protéger, transmettre et faire rayonner nos valeurs, nos traditions, notre culture ? » (regards croisés)

- Prof. Camille Kuyu, Recteur de l'Institut Universitaire André Ryckmans

- Mgr. Oscar Bimwenyi-Kweshi, ancien Secrétaire général de la Conférence Episcopale nationale du Congo (CENCO)

16h20 – 17h30 Débat

17h30 – 19h30 Pause, programme libre et souper à 19h00

19h30 – 22h00 Travaux en ateliers

Atelier institutionnel et stratégique :

suivi de la Convention, rapports avec les institutions, lobbying, etc.

M. Bertin Mampaka /Animateur

M. Bafwa Mubengay Lwakale /Rapporteur

Atelier politique : citoyenneté, [multi]nationalité, droits civiques des Congolais de l’étranger, mobilisation électorale, etc.

Prof. Nicole Ntumba Bwatshia /Animatrice

M. Johnson Lungenyi Belangenyi /Rapporteur

Atelier économique :

rentabilisation des transferts de fonds et contribution à la reconstruction économique, etc. M. Delly Kazadi /Animateur

M. Degaule Kuseki Muipatayi /Rapporteur

Atelier social :

réseautage, union, cohésion et solidarité intergénérationnelles et intercommunautaires, etc.

- Philomène Mukendi /Animatrice

- M. Andy Kalusivikako /Rapporteur

Atelier culturel :

communication, presse, promotion et rayonnement culturels etc.

M. Sylvain Kalamba Nsapu /Animateur

M. Jrichard Baka /Rapporteur

22h00 – 23h00 Rédaction des recommandations par chaque rapporteur d’atelier pour la plénière

23h00 – 00h00 Soirée récréative

Evocations patriotiques, sketches d'inspiration patriotique, discothèque etc.

00h00 Fin de la journée

DIMANCHE 14 décembre 2014

07h00 – 08h00 Petit-déjeuner

08h00 – 11h05 SEPTIÈME SÉANCE

Prof. Nicole Ntumba Bwatshia /Modératrice

M. Willy Lokasa /Rapporteur

08h00 – 08h05 Présentation du programme de la journée M. Ferdinand Ilunga, Maître de cérémonies et 1er Vice-président du Comité de pilotage de la Convention

08h05 – 08h25 Compte rendu de l’Atelier culturel M. Jrichard Baka /Rapporteur de l’Atelier

08h25 – 08h55 Débat et adoption des recommandations de l’Atelier culturel

08h55 – 09h15 Compte rendu de l’Atelier social

M. Andy Kalusivikako /Rapporteur de l’Atelier

09h15 – 09h55 Débat et adoption des recommandations de l’Atelier social

09h55 – 10h15 Compte rendu de l’Atelier économique

M. Degaule Kuseki Muipatayi /Rapporteur de l’Atelier

10h15 – 10h45 Débat et adoption des recommandations de l’Atelier économique

10h45 – 11h00 Pause-café

11h00 – 12h45 HUITIÈME SÉANCE

Prof. Robert Wazi Nandefo /Modérateur

M. Karl Kanza Tshibangu /Rapporteur

11h00 – 11h20 Compte rendu de l’Atelier politique

M. Johnson Lungenyi Belangenyi /Rapporteur de l’Atelier

11h20 – 11h50 Débat et adoption des recommandations de l’Atelier politique

11h50 – 12h10 Compte rendu de l’Atelier institutionnel et stratégique M. Bafwa Mubengay Lwakale /Rapporteur de l’Atelier

12h10 – 12h40 Débat et adoption des recommandations de l’Atelier stratégique

12h40 – 13h45 Dîner et repos digestif

13h45 – 16h00 NEUVIÈME SÉANCE

Prof. Léon Mantangila Musadila / Modérateur

M. Richard Mukendi Ngandu /Rapporteur

13h45 – 14h00 Présentation de la structure de suivi de la Convention des Congolais de Suisse

14h00 – 14h20 Election des membres du Comité de la structure de suivi de la Convention

14h20 – 14h40 Présentation de la Déclaration de Charmey ? A désigner ? /rédacteur de la Déclaration finale

14h40 – 15h00 Débat et adoption de la Déclaration de Charmey

15h00 – 15h20 Présentation du rapport général de la Convention

M. François Kamba, Rapporteur général de la Convention des Congolais de Suisse

15h20 – 15h40 Débat et adoption du rapport général de la Convention des Congolais de Suisse

15h40 – 15h50 Discours de remerciement, d’engagement et perspectives ? A élire ? / Président élu du Comité de la structure de suivi de la Convention

15h50 - 16h00 Mot d'adieu

M. Beat Vonlanthen, Président du Gouvernement fribourgeois (Conseil d'Etat)

16h00 – 16h10 Discours de remerciement et de clôture de la Convention des Congolais de Suisse

Abbé Jean-Pierre Ndianyama, 2ème Vice-président du Comité de pilotage de la Convention des Congolais de Suisse

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mardi 14 octobre 2014

Affaire Chebeya: A Dakar, Paul Mwilambwe témoin clé échappe à l'assassinat de la part des sbires d'alias Joseph Kabila !

Si Paul Kagamé l'ogre de Kigali fait assassiner en toute impunité ses opposants en Afrique du Sud, que dire de son sous-préfet alias Joseph Kabila catapulté à la tête de la République démocratique du Congo par la mafia internationale pour mieux piller ses richesses ? Qui a oublié la mort subite du sergent-major Arsène Ndabu Ndongala, chauffeur du feu colonel Mamadou Ndala le jeudi 2 octobre 2014 à l'hôpital de Beni après une crise ? Pourtant le mercredi 1 octobre, il avait comparu fort, il avait demandé à la Cour de Beni de comparaître debout et avait parlé durant quatre heures. Est-c que c'est le même sort que les sbires d'alias Joseph Kabila voudrait appliquer à Paul Mwilambwe avant le début du procès qui se tiendra illico presto après le sommet de la Francophonie.

Paul Mwilambwe, témoin clé de l'assassinat et crime d'Etat de Floribert Chebeya l'icône des droits de l'homme en RDC, vient d'échapper de justesse à l'assassinat par les sbires d'alias Joseph Kabila à Dakar

D'après nos fins limiers présent à Dakar, le régime d'imposture d'alias Joseph Kabila, pour avoir organisé le XIVème Sommet de la Francophonie à Kinshasa, a passé le flambeau à Dakar pour le XVème Sommet de la Francophonie. Le régime de Kinshasa et le gouvernement légitime de Macky Sall doivent travailler ensemble. Depuis que le régime Kinshasa a su que Paul Mwilambwe est au pays Cheik Anta Diop, profitant de l'organisation du Sommet de Francophonie a depuis plusieurs mois déjà largué sur le sol de Léopold Sédar Senghor des sbires avec un seul objectif: assassiner Paul Mwilambwe avant le procès Chebeya. L'opération de l'assassinat est coordonné depuis Kinshasa par le général-major Timothée Mukutu Kiyana, premier avocat général près de l’auditorat général. Le fameux Mukutu Kiyana est un tortionnaire connu de tous.

Général Mukutu Kiyana, le fameux magistrat militaire, tortionnaire et bourreau bien connu de tous.

Hier lundi 13 octobre 2014, aux environs de 9H30 alors qu'il faisait ses courses dans un petit marché de la cité de Dakar, un homme aux lunettes des hiboux avec les oreillettes aborde Paul Mwilambwe. Au Sénégal, les salutations ont une très grande importance. S’adresser à quelqu’un sans l’avoir préalablement salué est une véritable offense dans ce pays. Le Rwandais sbire d'alias Joseph Kabila s'adressant à Paul Mwilambwe, au lieu de prononcer "Nangadef" qui veut dire "Comment ça va ?". Dans une lallation rwandophone a dit: "Mangadef" ! Paul Mwilambwe, policier congolais a tout de suite saisi que l'intéressé qui le saluait n'était pas Sénégalais. 100 m plus loin il a croisé un second hiboux, lunettes fumées et oreillettes, deuxième bourde l'a appelé "Monsieur Mwilambo" au lieu de "Monsieur Mwilambwe". Paul a pris ses jambes à son cou, se faufilant parmi les passants, en regardant en arrière tout en fuyant a remarqué que sentant que leur cible les échappait, les sbires se sont engouffrés dans une voiture dans laquelle ils étaient à quatre. Connaissant un peu le quartier, il a pu semer les sbires d'alias Joseph Kabila. Depuis hier, Paul Mwilambwe est entré en clandestinité. Personne à Dakar ne connait sa vraie identité de Paul Mwilambwe.

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Les "Cadeaux du Président": Musée Jacques Chirac à Sarran en Corrèze !

Situé entre les villes d'Égletons et de Corrèze, au sud-est du massif des Monédières, Sarran comporte deux vallées principales : celles de la Corrèze et de la Montane. La commune de 300 habitants s'étend sur 2 600 ha avec un taux de boisement de 50 % et une altitude de 500 à 800 mètres. Son point culminant est le Puy de Sarran (819 mètres). Le musée du président Jacques Chirac a ouvert ses portes le 17 décembre 2000. Il se fonde sur la collection de cadeaux que le chef de l'Etat français a reçus dans l'exercice de ses fonctions et qu'il a offerts au conseil général de la Corrèze. Le musée du président Jacques Chirac est un musée consacré à l'histoire de notre temps, en s'appuyant sur ses collections, mais aussi en les replaçant dans un contexte plus large par le biais des expositions temporaires. Celles-ci permettent un développement et une mise en valeur des thématiques générales du musée que sont la fonction de président de la République, les déplacements présidentiels, la diplomatie et le protocole dans les relations internationales...

Freddy Mulongo et Madame Michèle Périssère, conservatrice en chef du musée du président Jacques Chirac. Photo Réveil FM International, archives

Un chef d'Etat reçoit de nombreux cadeaux dans l'exercice de ses fonctions: des objets protocolaires et rares,provenant du monde entier, offerts à l'occasion de rencontres avec d'autres chefs d'Etat ou de gouvernement, mais aussi par des élus, des représentants de corps constitués. Ouvert il y a 10 ans, la fréquentation du musée Jacques Chirac a décliné d’année en année. La chambre régionale des comptes du Limousin vient » d’épingler » cet établissement. 200 000 euros de recettes contre 1,7 million de dépenses. Hum,hum…

5000 objets dont 2000 livres : des bibelots, vases et autres œuvres d’art… le musée Jacques Chirac possède tous les cadeaux offerts au président lors de ses déplacements en France ou à l’étranger. Un rapport, établi depuis Octobre 2010, révèle que ce musée coûte à chaque contribuable du Limousin, la « modique » somme de 30 euros par visiteur !

La fréquentation du musée a baissé constamment de l'ouverture en 2001 à 2006, année où elle s'est élevée à 28.500 personnes, avant de remonter à 46.953 entrées en 2009 et 62.000 en 2010, soit 185 visiteurs par jour d'ouverture cette année, grâce à des expositions temporaires.

Construit pour 7,1 millions d'euros de fonds publics, le musée a été agrandi entre 2004 et 2006 pour plus de 9,5 millions d'euros, un coût très supérieur aux prévisions initiales. Il a employé jusqu'à 13 personnes, effectif ramené par la nouvelle majorité socialiste régionale à 10 en 2009. La masse salariale est supérieure à 400.000 euros par an et le coût de la maintenance du bâtiment s'élève à 488.000 euros par an.

Le restaurant du site a déjà coûté depuis son ouverture 270.000 euros aux contribuables, précise la chambre des comptes régionale, puisque la convention déléguant à une société privée sa gestion prévoyait une prise en charge des pertes à hauteur de 80% au départ, et à 45% après cinq ans en 2008. Une nouvelle convention signée pour la période 2008-2013 prévoit que les fonds publics seront toujours mobilisés jusqu'à un euro par convive.

Photos Réveil FM International. Voici un aperçu de quelques objets qu'on retrouve au musée Jacques Chirac

L’ensemble architectural est constitué de plusieurs bâtiments. D’abord, le bâtiment initial composé de deux blocs reliés : c’est l’espace des expositions, qui se prolonge en sous-sol sous une esplanade. Ensuite, un autre bâtiment aux volumes semblables est réservé à l’administration. Enfin, un petit bâtiment à étages abrite la bibliothèque du musée. Il s'agit d'un site moderne, bien inséré dans son environnement : l’ensemble architectural (en longueur et en sous-sol) reste assez discret, inscrit dans un espace paysager, respectant les volumes et les matériaux traditionnels de la région. Le visiteur accède au musée par une vaste esplanade depuis laquelle on peut admirer une vue globale du parc. Ce premier contact inscrit la structure dans la campagne corrézienne, ici quelque peu idéalisée. La collection permanente La collection permanente (environ 200 objets) occupe un tiers de la surface totale des zones d’exposition. Un grand mur permet de situer sur une mappemonde les visites d’État effectuées par Jacques Chirac depuis 1995, ainsi que les chefs d'État qu'il a reçus pendant la même période.

L’aire d’exposition consacrée à l’Afrique se compose d’objets cultuels, religieux ou symboliques essentiellement issus d’Afrique noire (tels que des masques de cérémonie, des petites sculptures, des meubles d’apparat). La zone Amérique rassemble les rares pièces anciennes du musée (objets précolombiens) et des pièces contemporaines, voire triviales (santiags de cow-boy). L’aire de l’Océanie présente des objets divers (huile sur toile, objets tribaux). L’espace consacré à l’Asie présente de nombreux objets issus des traditions et de l’art de vivre asiatiques (la calligraphie, la cérémonie du thé, le sumo). Enfin, la visite se termine par la zone Moyen-Orient où sont exposées antiquités et pièces de joaillerie. La réserve ouverte au public La réserve ouverte au public est une particularité intéressante du musée puis qu’elle est en accès libre, chose assez rare. Elle est également vaste (500 m2) et bien pourvue (environ 2 000 objets). "À la manière d’une galerie d’étude", les objets sont regroupés par typologie de conservation (types de matériaux, taille des objets) et par ensembles thématiques (dans le sens de la visite ; mobilier et grand format, médailles, histoire naturelle, métal, bois tissus cuir, plastique, formats plats, verre et cristal, céramique, bijoux et objets précieux, textiles et cuir, objets de bureau, clés de ville et de pays, livres et arts graphiques, tapis).

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OCDE: Achille Mbembe et Lionel Zinsou, deux brillatissimes intellectuels chantres de l'afro-optimisme

Paris, 8 octobre 2014, Forum nouveau monde de l'OCDE, Achille Mbembe l'un des brillants panélistes sur l'Afrique. Photo Réveil FM International

Le professeur Achille Mbembe répondant aux questions de Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

Au Forum nouveau monde de l'OCDE tenu à Paris du 7 au 8 octobre dernier, l'arriviste-pistonnée et postiche Magatte Wade, la soldate de Paul Kagamé, a brillé par un discours hystérique, biscornu, étrange, sans tête ni queue sur le continent. A part sa propagande pour l'ogre de Kigali et son régime sans opposants, un pays pilleur des ressources de la République démocratique du Congo, on a du mal se souvenir de l'intervention "OVNI" de Magatte Wade, la crypto-Sénégalaise dans le panel sur l'Afrique. Fort heureusement, l'Afrique a ses dignes fils et filles dont la notoriété est connu de tous.

Paris, 8 octobre 2014, Forum nouveau monde de l'OCDE, Lionel Zinsou, l'incontournable intellectuel chantre de l'afro-optimisme. Photo Réveil FM International

Lionel Zinsou et Roger Bongos. Photo Réveil FM InternationalLionel Zinsou et Roger Bongos. Photo Réveil FM International

C'est le cas d'Achille Mbembe, spécialiste de l'histoire de l'Afrique du sud d'origine camerounaise, mais aussi de Lionel Zinsou, Normalien, diplômé de Sciences Po et de la LSE, ancien Professeur à l’ENS et à l’ENA notamment, Lionel Zinsou dirige depuis 2009 PAI Partners, le plus important fond d’investissement français. Ce franco-béninois, ancien Conseiller du Premier Ministre Laurent Fabius, est un financier hors pair qui a aussi été Associé Gérant de la banque d’affaires Rothschild. Particulièrement engagé pour l’émergence économique de l’Afrique, Lionel Zinsou est le chantre de l’afro-optimisme.

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La Roque-sur-Cèze, un village de France haut perché

Au nord du département du Gard, La Roque-sur-Cèze s’est construit sur un piton rocheux en surplomb de la Cèze qu’enjambe un vieux pont à douze arches. Dominé par les vestiges d’un ancien château et sa chapelle romane, le village aux calades pentues et maisons de pierres blondes à génoises offre une vue imprenable sur les cascades du Sautadet, un site naturel exceptionnel qui ajoute à l’attractivité du lieu. Avec seulement 201 habitants, la Roque-sur-Cèze est magnifique et agréable pour tous ceux qui sont à la recherche de la sérénité, du réarmement moral et du silence.

Petit village provençal, perché sur un piton rocheux, situé au nord du département du Gard, dans la vallée de "la cèze". Le village est dominé par le château et la chapelle(XIeme siècle), les ruelles sont pavées, toutes les maisons sont en pierre. L'architecture du village avec ses maisons agglutinées autour de ses fortifications correspondait à une société basée sur la solidarité.

La Roque-sur-Cèze. Photo Réveil FM International

Vue magnifique de Roque-sur-Cèze. Photo Réveil FM International

La Roque-sur-Cèze. Photo Réveil FM International

Photos Réveil FM International. Les Cascades du Sautadet.

Site exceptionnel mais dangereux. Les marmites de géants: cavités cylindriques creusées dans le lit rocheux de la rivière par le mouvement en tourbillons des galets.

Le Pont Charles Martel est classé monument historique. Il a été construit à l'époque médiévale, le pont enjambe la rivière Cèze de ses onze arches. Photo Réveil FM International

La Roque sur Cèze fut construite sur un piton rocheux afin d'assurer sa sécurité. La partie la plus ancienne se trouve entre le château et les tours de fortifications.

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lundi 13 octobre 2014

Photos. Hommage aux anges gardiens de la route, motards de la loi: Valenciennes-Lille 51,50 Km

Les motards de la loi symbolisent celle-ci, l'appliquent et la font respecter sur la route. Sur leurs motos de la police, ils sont des vrais professionnels. Plusieurs internautes ont apprécié le reportage photo de la rencontre Valls-Aubry à Lille. Sans les motards de la loi, pas des photos, sons et images de la poignée de main Valls-Aubry à Lille. Nous tenons à leur rendre hommage. A Valenciennes, le cortège du Premier ministre s'étant ébranlé pour Lille. Le bus des journalistes n'a pu suivre toute de suite car il fallait attendre deux confrères. Les anges gardiens de la route nous ont escorté, empêchant certains chauffeurs malins de se placer derrière eux ...devant le bus presse.

En France, chaque année, 260 motards, véritables anges gardiens de la route, parcourent près de deux millions de kilomètres, mettant tout en oeuvre pour éviter les accidents mortels dans la capitale. Ils verbalisent pour excès de vitesse près de 300 chauffards par an. Certains automobilistes hors-la-loi, repérés à plus de 200 kilomètres à l'heure, n'hésitent pas à s'enfuir pour ne pas être arrêtés. Conduite sans casque, scooters volés, non respect des feux rouges : au volant ou sur des deux-roues, certains se croient au-dessus des lois, avec parfois des conséquences dramatiques. Les motards à Paris ne font pas que de la répression : ils ouvrent aussi très souvent la route à des ambulances.

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