La radio qui vous écoute !

Réveil-FM-International

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

jeudi 3 septembre 2015

Jean-Christophe Cambadélis sur les migrants "Quand un enfant sanglote sur le bord de la route, dans ce cheminement, c’est l’ensemble de l’humanité qui pleure"

Jean-Christophe Cambadélis, Premier secrétaire du Parti socialiste (PS). Photo Réveil FM International

L'image insoutenable qui a fait le tour du monde de cet enfant syrien décédé ne donne -t-elle raison à Jean-Christophe Cambadélis ? Dimanche 30 août, du haut de la tribune de la salle de la plénière de l'université d'été du Parti socialiste (PS) à La Rochelle, Jean-Cambadélis le Premier secrétaire avait déclaré:" Ils se mettent en marche, passent des frontières, se glissent sous des barbelés, et parfois meurent dans un camion. Quand un enfant sanglote sur le bord de la route, dans ce cheminement, c’est l’ensemble de l’humanité qui pleure. Nous ne resterons pas indifférents à leur situation". Je suis très fier d’avoir vu le président de la République aller voir (la chancelière allemande) Angela Merkel et proposer que l’Europe soit en position d’accueil», avait ajouté le premier secrétaire.

A travers ces trois vidéos l’entièreté du discours de Jean -Christophe Cambadélis à l'université d'été du PS à La Rochelle.

Lire la suite

Christiane Taubira, une icône ovationnée, vedette adulée et populaire auprès des militants PS à La Rochelle

Femme de gauche, Christiane Taubira, la ministre de la justice et garde des sceaux n'est pas encartée socialiste. Elle était invitée à parler "République et liberté" à l'université d'été des socialistes. Christiane Taubira a fait son discours de mémoire sans notes ! A la tribune de la plénière à La Rochelle, Christiane Taubira a été longuement applaudi. Un discours de gauche, un vrai, plein de promesses et de ferveur, de poésie et même d’émotion. Au fond de la salle, par moments, on a vu des socialistes les larmes aux yeux. Christiane Taubira a enflammé le cœur (de gauche) des militants à La Rochelle !

"La République doit se construire sans cesse car nous la concevons éternellement révolutionnaire, à l’encontre de l’inégalité, de l’oppression, de la misère, de la routine, des préjugés, éternellement inachevée tant qu’il reste des progrès à accomplir", a-t-elle commencé, citant Mendès France.

«Ceux qui la remettent en cause se sentent à l’aise. Ce sont les héritiers de Cassagnac, Boulanger. […] Leur but est d’abattre la République, et c’est pour ça qu’il la dévaluent sans cesse, car il refusent la liberté des citoyens». Taubira parle de l’extrême droite. «Si nous ne faisons rien, nous allons laisser la part belle à ces ennemis de la République», prévient-elle, proposant à la gauche de retrouver le dialogue avec les plus pauvres, et «ceux qui sont exclus». «C’est notre histoire, c’est l’histoire de la gauche d’être aux côtés des plus vulnérables, des plus faibles. Lorsque la gauche s’éloigne des catégories populaires, elle devient infidèle à elle-même». Deuxième standing ovation.

En suivra une autre, puis une quatrième. La ministre de la Justice est maintenant en train d’évoquer l’esprit du 11 janvier, les attentats, et les terroristes, eux aussi «ennemis de la République». Face à eux, «nous allons tenir bon et nous allons rester debout. Nos forces resterons nos forces». "Le 11 janvier, ça n’était pas un sursaut. C’était un rappel. Un rappel que les Français sont un peuple libre. Un peuple qui vit dans un pays libre", dit-elle aussi.

«Face aux ténèbres J’ai dressé des clartés, planté des flambeaux, à la lisière des nuits. Des clartés qui persistent, des flambeaux qui se glissent. Entre ombres et barbaries». Cette fois, il s’agit d’un poème d’Andrée Chedid. Son titre ? L’espérance.

Lire la suite

mercredi 2 septembre 2015

PS: Manuel Valls a vraiment mouillé sa chemise devant ses camarades socialistes à La Rochelle

Manuel Valls à La Rochelle. Photo Réveil FM International

Le Parti Socialiste, parti au pouvoir, est traversé par plusieurs courants. Les caciques décrient sans ambages défendues par François Hollande et Manuel Valls. Le week-end de l'université d'été du Parti Socialiste (PS) a été clôturé avec le discours de Manuel Valls, Premier ministre et chef de la majorité. "Mouiller sa chemise" signifie que l'on fournit de gros efforts pour quelque chose, en référence à la sueur. Diamanche 30 aout 2015, Manuel Valls, a vraiment mouillé sa blanche chemise devant ses camarades socialistes. Le Premier ministre a terminé son discours la chemise complètement trempée. Et pourtant pour Météo France le thermomètre n'affichait que 22°C à La Rochelle. Le Premier ministre Manuel Valls a-t-il connu un gros coup de chaud ? Et pourtant en allant dans la salle pour prononcer son discours d'une heure, sa chemise était sèche.

Lire la suite

mardi 1 septembre 2015

CPI-RDC: Le procès de Bosco Ntangana, seigneur de guerre et le criminel Rwandais qui a sévi en toute impunité, s'ouvre mercredi 2 septembre à La Haye

Rwandais et homme de main de Paul Kagamé l'ogre de Kigali, Bosco Ntangana abhorre fièrement la tenue militaire des Fardc alors qu'il n'a jamais été naturalisé congolais

Seigneur de guerre, criminel patenté qui a sévi en République démocratique du Congo avec le fameux M23. Pseudo-congolais, le Rwandais cousin du dictateur Paul Kagamé a beaucoup tué en RDC. Bosco Ntangana n'a jamais effectué une démarche de naturalisation pour devenir congolais, il va se présenter ce mercredi 2 septembre 2015 à son procès comme congolais et répondre pour ses crimes de guerre et contre l'humanité pour des faits commis uniquement entre 2002 et 2004 en Ituri dans la Province Orientale. Alors le même Bosco Ntangana a aussi sévi dans le Nord et Sud Kivu entre 2012 et 2013. Le M23, c'est lui, soutenu par alias Joseph Kabila qui n'a jamais voulu le transferer à la CPI.

C'est de la complaisance de le juger comme Congolais alors qu'il est Rwandais. Mais être congolais ou Rwandais ne dispense à Bosco Ntangana d'être jugé. Son jugement va-t-il amoindrir l'ardeur des seigneurs de guerre en République démocratique du Congo ? L'impunité est gangrène en RDC.

Lire la suite

samedi 29 août 2015

PS: As de la communication, Manuel Valls en "Superstar" à La Rochelle !

Manuel Valls, Premier ministre et chef de la majorité à La Rochelle. Photo Réveil FM International

Manuel Valls, Premier ministre et chef de la majorité à La Rochelle. Photo Réveil FM International

Manuel Valls, Premier ministre et chef de la majorité à La Rochelle. Photo Réveil FM International

Manuel Valls, Premier ministre, Jean-François Fountaine, Maire de la Rochelle entourés par des vacanciers. Photo Réveil FM International

Manuel Valls est très fort en communication. Son omniprésence plane sur l'université d'été du PS à la Rochelle. Vers 12h, le chef du gouvernement a réussi à vider la salle de presse. Les journalistes, caméramens, perchistes-preneurs de sons, photographes...telle une traînée de poudre tous se sont rendus au port de la Rochelle pour l'arrivée de Manuel Valls. Alors qu'officiellement le Premier ministre n'intervient que demain dimanche 30 août 2015 dans la salle de la plénière, il y a un tellement engouement, en bon français on dirait qu'il attire toute la lumière.

Le Premier ministre est revenu à La Rochelle vendredi soir après un premier passage jeudi, ce samedi il s'est rendu dans la matinée à bord de l'Hermione, réplique du trois-mâts qui emporta Lafayette en Amérique.

La grand-messe annuelle des socialistes qui s'est ouverte vendredi à La Rochelle est pimentée par la sortie d'Emmanuel Macron sur les 35 heures. La clarification, plutôt cinglante, ne s'est pas faite attendre: "Pas de remise en cause des 35 heures", a assuré Manuel Valls, le Premier ministre. Un recadrage qui permet au chef du gouvernement d'arriver en position de force à l'université d'été du parti.

Tout en rendant hommage à son ministre de l'Economie, Emmanuel Macron " Talentueux, qui travaille bien" et dont la loi est "Utile", le Premier ministre l'a recadré suite à la tempête suscitée par sa déclaration sur le temps de travail. "Quand on gouverne, chaque mot, chaque attitude, chaque phrase, chaque acte sont importants, nous avons une responsabilité que d'autres n'ont pas", a clamé Manuel Valls, le Premier ministre.

Lire la suite

RDC: Visite de Madame Kyung-wha Kang, la Sous-Secrétaire générale des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence !

Diplomate sud-coréen, Madame Kyung-wha Kang a été nommée par le Secrétaire général des Nations Unies Ban Ki- moon, Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d'urgence au Bureau des Nations Unies pour la coordination des affaires humanitaires ( OCHA) en Mars 2013.

Du lundi 31 août au vendredi 4 septembre 2015, Madame Kyung-wha Kang, la Sous-Secrétaire générale des Nations Unies aux affaires humanitaires et Coordonnatrice adjointe des secours d’urgence (OCHA) sera en visite de cinq jours en République démocratique du Congo. Elle sera dans le Nord, Sud Kivu et terminera sa tournée à Kinshasa, la capitale congolaise.

La présence de groupes armés dans les provinces de l’est de la République Démocratique du Congo (RDC) a depuis des années exacerbé les besoins humanitaires et de protection pour des centaines des milliers de personnes.

Dans cette région, des milliers d’enfants, de femmes et d’hommes continuent à fuir l’insécurité régnante alors que l’arrivée de réfugiés de pays voisins et l’insécurité alimentaires génèrent des besoins additionnels. L’accès à ces personnes vulnérables et la mobilisation des ressources pour leur venir en aide restent des défis majeurs pour la communauté humanitaire.

La visite de la Sous-Secrétaire générale Kang vise à attirer l’attention sur la persistance des besoins humanitaires, à aider à mobiliser des ressources supplémentaires et à renforcer la collaboration entre la communauté humanitaire et les autorités congolaises.

A Kinshasa, Goma et Bukavu, Mme Kang rencontrera les autorités congolaises, les responsables du système des Nations Unies et ceux des organisations humanitaires. Elle se rendra également dans le site de personnes déplacées de Mugunga au Nord-Kivu, visitera l’hôpital Panzi et le site de Lusenda au Sud-Kivu pour constater la situation humanitaire et la réponse en cours.

Lire la suite

vendredi 28 août 2015

Paris-Semaine des ambassadeurs: Allocution de Manuel Valls, Premier ministre

Manuel Valls, Premier ministre accueilli par Laurent Fabius, le ministre des Affaires Etrangères. Photo Réveil FM International

Depuis toujours, à Réveil FM International nous n'avons l'habitude de saucissonner les textes et discours. Pour les internautes c'est une aubaine. Nous vous proposons le discours du Premier ministre Manuel devant les ambassadeurs de France à Paris.

Monsieur le ministre des Affaires étrangères et du Développement international,

cher Laurent Fabius,

Mesdames, messieurs les ministres,

Mesdames, messieurs les parlementaires,

Mesdames, messieurs les ambassadeurs,

Mesdames, messieurs,

Je suis heureux de vous retrouver et de m’adresser à vous pour cette « semaine » des ambassadeurs. Il y a encore peu, on parlait d’une conférence … Comme quoi, il faut savoir être ambitieux !

Le Président de la République s’est adressé à vous, hier matin. Il a tracé les orientations de notre diplomatie et détaillé les initiatives que prend la France dans un monde en pleine ébullition fait d’instabilités, de menaces, mais aussi – vous le savez aussi bien que moi – de tant d’opportunités.

Tout au long de l’été, au Proche-Orient, en Méditerranée, en Ukraine, de nouveaux drames, de nouvelles tensions, de nouvelles sources d’inquiétude pour notre sécurité nous ont – vous ont – mobilisés.

Les accidents industriels, les problèmes de sécheresse, les inondations, ont quant à eux rappelé à l’attention de tous, de manière toujours plus aiguë, l’urgence environnementale et donc l’impératif de réussir la conférence Paris Climat 2015 en fin d’année.

Enfin, l’instabilité financière, notamment en Asie, la volatilité des marchés et des bourses ont souligné, une fois de plus, l’interdépendance de nos économies.

Représenter la France à l’étranger, faire entendre sa voix, défendre ses intérêts, promouvoir nos entreprises, nos savoir-faire : telle est votre mission. J’en connais l’exigence pour avoir rencontré beaucoup d’entre vous dans vos pays respectifs. J’en sais aussi toute l’utilité. Nous avons besoin d’une diplomatie forte, capable d’intervenir, de peser. Une diplomatie qui affirme notre ouverture sur le monde au moment où les populismes avancent leurs mauvaises solutions, veulent fermer les frontières, nous barricader, organiser le grand repli sur nous-mêmes.

Une diplomatie forte au service d’une France forte : voilà en quelques mots le message que je veux vous délivrer, aujourd’hui.

Laurent Fabius et Anne Hidalgo, la Maire de Paris. Photo Réveil FM International

Laurent Fabius et Anne Hidalgo, la Maire de Paris. Photo Réveil FM International

1. Une France forte face à la menace terroriste mondiale

Et la France se doit d’être forte, d’abord, face à la menace terroriste mondiale, au djihadisme radical. Cet ennemi protéiforme, intérieur et extérieur, aux modes opératoires qui évoluent sans cesse – les évènements dans le Thalys, il y a quelques jours, l’ont encore montré – nous impose la plus grande vigilance, la plus grande fermeté et la plus grande mobilisation.

Il faut surtout savoir nommer les choses pour ce qu’elles sont : nous sommes en guerre contre un totalitarisme nouveau, mais tout aussi sanguinaire. Un totalitarisme qui veut abattre la civilisation, ici, en Europe, en Afrique, dans le monde arabomusulman, pour y substituer la tyrannie.

Combattre cette menace terroriste prendra du temps. Ce sera un combat de longue haleine. Nous devons à nos concitoyens un langage de vérité. Mais nous ne sommes pas désarmés, ni démunis.

Notre force, c’est d’abord la République. Une République déterminée à se donner tous les moyens, dans le respect du droit – c’est l’arme et l’honneur des démocraties – pour lutter de manière implacable, ici, en France, mais aussi au Sahel, au Moyen-Orient, où nos armées sont déployées.

Après les attentats de janvier, le gouvernement a pris les décisions qui s’imposaient. Nous avons renforcé les effectifs et les moyens de nos services de renseignement. Nous avons fait adopter, il y a quelques semaines, une loi très importante sur le renseignement qui donne un cadre légal à nos services et leur confère les moyens juridiques pour traquer plus efficacement les terroristes. Je vous demande d’aller expliquer auprès de vos interlocuteurs les mesures prises par la France dans son combat contre le terrorisme.

Mais, nous ne pouvons lutter seuls. La coopération internationale contre le terrorisme est plus que jamais une nécessité. Elle est même une condition de notre efficacité.

Il nous faut aussi suivre de près les initiatives prises en matière de lutte contre la radicalisation. Notre priorité absolue, c’est bien sûr d’interpeller les individus qui pourraient passer à l’acte. C’est aussi de détecter suffisamment tôt ceux qui – notamment par le biais de l’Internet, des réseaux sociaux – sont sur le point de basculer dans le djihadisme. Nombre de nos partenaires ont mis en place des projets impliquant les familles, les acteurs sociaux, les collectivités locales, qui pourraient inspirer ce que nous mettons nous-mêmes en place en France. Je vous demande d’être particulièrement attentifs aux initiatives prises dans vos pays respectifs et d’en informer vos autorités.

Lutter contre le terrorisme, c’est aussi protéger nos intérêts à l’étranger. Parce qu’ils sont menacés ; parce que vous-mêmes pouvez être menacés. Je tiens à vous le dire : jamais nous ne transigerons avec la sécurité des Français de l’étranger et avec la protection des représentants de l’État et de nos ambassades. Laurent Fabius en a fait, à juste titre, une priorité pour le budget du Ministère des Affaires étrangères. À chaque fois qu’il sera nécessaire, les moyens affectés à la sécurité de l’État à l’étranger seront adaptés.

Les ambassadeurs de France au salon Stéphane Hessel. Photo Réveil FM International

Les ambassadeurs de France au salon Stéphane Hessel. Photo Réveil FM International

Les ambassadeurs de France au salon Stéphane Hessel. Photo Réveil FM International

2. Une France forte en Europe

Une France forte, c’est ensuite une France qui pèse en Europe. L’Europe est confrontée à des défis considérables. Il y a, bien sûr – et c’est l’urgence – le défi migratoire avec ses tragédies quotidiennes. Il y a aussi le défi de la croissance et de l’emploi. Il y a, enfin, cette contestation croissante d’un projet européen qui ne parle plus au cœur des peuples, qui ne parle plus aux jeunes générations.

Chacun de ces défis est en lui-même immense. Leur conjonction fait peser sur les dirigeants européens une responsabilité historique. Alors, bien sûr, on pourra dire que l’Europe a toujours fait face, depuis ses débuts, à des défis. Et qu’il n’y a là au fond rien de très nouveau … Après tout, n’était-ce pas un défi d’avoir ce rêve fou dans les années 50 d’installer durablement la paix sur un continent ravagé par les guerres ? Un défi de vouloir concilier histoire et géographie à travers l’élargissement ? Un défi de se lancer dans la monnaie unique ?

Les défis ont toujours été là. Certes. Mais aujourd’hui il y a quelque chose de plus. Quelque chose de plus grave : le projet européen ne s’impose plus avec évidence. Nous devons pleinement mesurer cette situation. Et il appartient à la France, pays fondateur, de réaffirmer cette aspiration qu’est la construction européenne. Bien sûr, pas toute seule ! Avec les autres ! A commencer par l’Allemagne ! Mais je suis frappé de constater dans tous les échanges que j’ai avec des responsables européens que la parole de notre pays sur l’Europe est irremplaçable. Ceci nous honore. Ceci, surtout, nous oblige.

L’Europe doit résister à la tentation qui existe toujours d’affronter les difficultés dans le repli sur ses intérêts nationaux, dans la remise en cause de ce qui a été si patiemment construit par les générations de dirigeants visionnaires. L’ambition, ce doit être d’aller plus loin. De tirer la leçon des crises à répétition que nous vivons. Car, quand je vois que les négociations du 3ème programme d’assistance financière à la Grèce se sont bien déroulées au mois d’août ; que, désormais, elle a la possibilité d’ouvrir une nouvelle page de son histoire avec de nouveaux moyens financiers et économiques, je ne peux m’empêcher de penser que nous avons eu mille fois raison.

Mille fois raison de mettre toute la force politique de notre pays pour maintenir la Grèce dans la zone euro. Quelque chose de fondamental s’est joué au mois de juillet !

Aller plus loin pour l’Europe, c’est d’abord mettre au cœur de nos politiques la croissance, l’investissement et l’emploi. C’est le prérequis. Le plan Juncker, pour lequel la France s’est beaucoup impliquée, se met en place. Les premiers financements sont disponibles. Les premiers projets, y compris en France, commencent à se réaliser, par exemple dans le domaine de la production d’énergies renouvelables ou pour soutenir les PME innovantes. Mais ce n’est qu’une première étape. Les besoins d’investissement en Europe sont considérables et, comme nous l’avons voulu, ce sujet est désormais inscrit au cœur de la stratégie économique de l’Union européenne, à côté des réformes structurelles et du redressement nécessaire des comptes publics.

L’Europe doit aussi préparer l’avenir, investir massivement dans des capacités de recherche, dans le capital humain, dans les nouvelles technologies si elle ne veut pas se laisser distancer par les grands blocs américains et asiatiques.

Aller plus loin pour l’Europe, c’est préparer la prochaine étape, celle de l’intégration croissante de la zone euro pour la rendre plus efficace et surtout plus légitime. Il faut – enfin ! – doter l’euro d’un gouvernement économique. Il faut que la zone euro bâtisse une véritable politique de convergence économique, financière, fiscale et sociale. Comme l’a annoncé le Président de la République, la France formulera, dans les prochaines semaines, des propositions concrètes sur tous ces sujets.

Enfin, aller plus loin pour l’Europe, c’est ne jamais hésiter à encourager les solutions européennes, partout où elles sont nécessaires. L’Europe n’est pas la solution à tous nos maux. Elle ne peut pas tout et les Etats doivent pleinement assumer leurs responsabilités dans la conduite des politiques publiques. Mais, à l’inverse, ne pas s’engager pleinement au plan européen et ne faire les choses qu’à moitié, au motif que politiquement ce serait sensible ou que les opinions publiques ne comprendraient pas, ce n’est pas non plus la solution. La timidité ne paie jamais au plan européen. Seule l’audace permet d’avancer.

C’est pourquoi, il est indispensable de combler les lacunes qui finissent par se retourner contre le projet européen lui-même. Je ne prendrai qu’un exemple, celui des migrations. C’est ensemble, avec un esprit de solidarité, mais aussi de responsabilité, que nous devons avancer. Il faut notamment créer un système de gardes-frontières européen. Un système qui, disons-le, est essentiel à la survie et à la crédibilité de l’espace Schengen. Et dans ce même esprit, il faut que l’Union européenne se dote d’une politique de l’asile pleinement conforme aux valeurs que l’Europe porte aux yeux du monde.

C’est ainsi, en continuant à faire progresser la construction européenne, que l’Europe pourra affirmer sa position de grande puissance commerciale, industrielle, culturelle. Ceci demande de l’énergie, de la conviction, de la détermination. Et vous êtes en première ligne pour cela.

Manuel Valls, lePremier ministre prononçant son discours devant les ambassadeurs de France. Photo Réveil FM International

Manuel Valls, lePremier ministre prononçant son discours devant les ambassadeurs de France. Photo Réveil FM International

3. Une France forte qui se réforme

Une France forte, c’est aussi une France qui continue de se réformer pour amplifier la croissance, créer davantage d’emplois et préparer l’avenir ; une France qui se réforme et retrouve confiance en elle-même.

L’an dernier, ici même, je vous avais présenté l’agenda des réformes. Des réformes qui se poursuivent avec constance, sans dévier du chemin tracé. Et qui produisent de premiers résultats.

D’abord, en matière de croissance. Elle a été de 0,7 % au premier semestre, et sera donc au moins à 1 % pour l’année 2015. L’an prochain, nous devrions atteindre les 1,5%. C’est encourageant, mais c’est encore insuffisant pour faire baisser le chômage. Nous devons donc persévérer. Je l’ai dit : changer maintenant de ligne de conduite, ce serait tout perdre.

Nous obtenons également des résultats en matière de déficit budgétaire : il était de 5,1 % en 2011, il a été de 4% en 2014. Et nous poursuivrons nos efforts pour ramener notre déficit sous la barre de 3 % d’ici 2017.

Nos objectifs de redressement de nos comptes publics seront tenus ! Pas parce qu’on nous le demanderait, à Bruxelles ou à Berlin. Mais tout simplement parce que c’est indispensable pour le pays. La dette, le déficit, la dérive des comptes publics, c’est la spirale du déclin ; c’est le déclassement assuré. Jusqu’au bout nous respecterons la parole de la France : restaurer nos comptes pour retrouver enfin notre souveraineté budgétaire et financière.

Nous obtenons enfin des résultats en matière de compétitivité de nos entreprises. Grâce au CICE, au Pacte de responsabilité et de solidarité, le coût du travail dans l’industrie est désormais moins élevé en France qu’en Allemagne. N’hésitons pas à le dire ! Les marges des entreprises se redressent. Les entreprises étrangères font quant à elles de nouveau confiance à la France, avec une augmentation de 8 % des investissements étrangers.

L’image de la France change. Elle s’améliore. Il y avait encore très récemment un sport à la mode : le « French bashing ». Or, je le constate à l’occasion de mes déplacements en Europe - une quinzaine depuis ma nomination comme chef du gouvernement, nombre d’entre eux effectués avec Harlem Désir -, la France n’est plus décriée comme elle avait pu l’être. Les regards se tournent à nouveau vers elle. Mais, je reste lucide. Il y a encore beaucoup à faire pour redonner tout son souffle à notre économie. Il faut aller plus loin, intensifier nos réformes.

A la rentrée, nous allons donc ouvrir plusieurs grands chantiers.

D’abord, le projet de loi de finances pour 2016. Il permettra de poursuivre notre trajectoire en termes d’économies budgétaires, de poursuivre, également, les allègements de charges pour les entreprises ; de réduire encore l’impôt des ménages, et ce, pour la troisième année consécutive.

Nous allons aussi présenter, cet automne, un projet de loi sur l’économie numérique. Dans ce domaine, nous devons saisir toutes les opportunités, stimuler la création d’activités, car c’est là un formidable relais de croissance. La France doit être à la pointe de l’innovation européenne et mondiale. Elle a tous les atouts, tous les talents pour cela.

Notre économie présente encore trop de blocages, trop de complexités, trop d’obstacles à l’esprit d’initiative. D’ici début 2016, le ministre de l’Economie présentera donc de nouvelles mesures pour compléter la loi « croissance et activités » promulguée au début du mois. Certaines de ses dispositions sont d’ores et déjà entrées en vigueur. Je pense en particulier à l’ouverture des commerces le dimanche dans les zones touristiques. C’est une grande avancée pour laquelle Laurent Fabius s’est fortement mobilisé.

Réformer, c’est aussi continuer notre action en matière de marché du travail. Il faut plus de souplesse, moins de complexité. Ce qui ne veut pas dire moins de droits pour les salariés. Il faut aussi donner plus de place à l’accord collectif. La loi fixe le cadre, mais nous laisserons plus de latitude aux entreprises et à leurs salariés pour décider de leur politique de formation, d’apprentissage, d’organisation du temps de travail. C’est notre devoir de tout tenter pour enrayer ce fléau du chômage qui abîme notre pacte social. Sortons des caricatures, des faux débats ! Soyons au contraire audacieux, parce que la situation du pays l’exige, parce que notre jeunesse nous le réclame. Nous agissons enfin pour soutenir, encourager, développer notre industrie, notre agriculture, qui exportent des produits français – et donc un peu de l’image de la France – partout dans le monde.

Je veux vous parler ce soir de notre agriculture et de notre élevage. Nous avons un devoir : prendre des mesures fortes pour aider les éleveurs à s’adapter à l’évolution de la demande, à une concurrence qui s’est exacerbée ; les aider à rebâtir une filière française qui soit à nouveau conquérante sur les marchés d’exportation. J’ai ainsi présenté, en juillet, un plan de soutien à l’élevage français. Mathias Fekl a la responsabilité d’en animer le volet export.

Là encore, nous avons besoin de tout votre concours. Je vous demande de mobiliser vos équipes, en particulier sur trois dossiers prioritaires.

En premier lieu : obtenir la levée des embargos sur les importations de viande bovine française dans les pays où ils existent encore en dépit du classement de la France en « risque négligeable » au regard de l’Esb.

Ensuite : être en contact régulier avec les filières professionnelles françaises pour les alerter sur toutes les opportunités d’exportation.

Enfin et bien sûr, promouvoir inlassablement l’excellence des produits français dans toutes les manifestations que vous organisez.

Il y va de l’avenir et de la renaissance d’une filière qui compte beaucoup sur vous. Soutenir notre industrie, c’est promouvoir nos filières d’excellence, nos filières d’avenir, et notamment le nucléaire. Nous réorganisons le paysage de notre industrie nucléaire, pour rendre l’équipe de France du nucléaire plus forte, plus soudée, plus cohérente. Pour mieux préparer, aussi, le rééquilibrage de notre mix énergétique dans lequel le nucléaire conservera toute son importance : 50 % à terme. Pour mieux exporter enfin nos technologies et nos savoir-faire en matière de sûreté, alors que le monde se tournera immanquablement de plus en plus vers l’énergie nucléaire.

Et notre industrie d’armement, voilà encore une belle filière d’excellence française !

Soyons fiers de nos succès récents, ceux bien sûr avant tout de nos industriels, de nos ingénieurs, mais aussi, et ne boudons pas notre plaisir, de notre diplomatie, parce que l’Etat sait se mobiliser sans faille en soutien de notre industrie.

Nous agissons donc, pour que les entreprises françaises exportent … mais aussi pour que les entreprises étrangères viennent s’installer en France. En effet, dans un monde globalisé, une économie forte, c’est une économie qui mise sur l’attractivité.

Beaucoup a été fait au cours de ces derniers mois, grâce à votre mobilisation sous la conduite de Laurent Fabius, particulièrement conscient de cet enjeu. Les investisseurs bénéficient depuis le début de l’année d’un point d’entrée unique – Business France – pour les accompagner dans leur projet d’implantation. Et pour plus de cohérence, à partir de 1er janvier 2016, les activités publiques de la SOPEXA, l’opérateur de promotion de la filière agro-alimentaire française, seront transférées à Business France.

Une campagne mondiale – Creative France – sera également diffusée à l’automne pour montrer aux investisseurs internationaux tous les atouts de la France. Je vous livre d’ailleurs un scoop : je la lancerai moi-même au Japon, début octobre. Et je compte sur votre mobilisation pour assurer le succès de cette opération ambitieuse de promotion de la France !

Laurent Fabius et Anne Hidalgo, la Maire de Paris. Photo Réveil FM International

Laurent Fabius et Anne Hidalgo, la Maire de Paris. Photo Réveil FM International

4. Une France forte qui prépare l’avenir

Enfin, une France forte, c’est une France qui prépare l’avenir. Je pense, bien sûr, à la conférence Paris Climat 2015. Le Président de la République a longuement évoqué ce sujet avec vous et il vous a donné ses instructions pour préparer ce grand rendez-vous. C’est l’affaire de la Nation tout entière et chacun doit y prendre sa place : l’Etat et le gouvernement bien sûr, totalement mobilisés sous le pilotage de Laurent Fabius et de Ségolène Royal, mais aussi la société civile, les collectivités territoriales, les entreprises. Réussir la COP, c’est coaliser derrière notre ambition 195 pays. C’est aussi savoir aider les pays du Sud à financer leur transition énergétique. Coopération et développement : tels sont les deux autres grands défis de la COP. Et je sais l’énergie qui anime Annick Girardin.

Préparer l’avenir, c’est aussi savoir donner une ambition collective à notre pays. Notamment en accueillant des grands événements de portée mondiale. L’an prochain, la France accueillera l’Euro 2016. Et nous portons avec le mouvement sportif la candidature de Paris pour les Jeux Olympiques de 2024. La France est également sur les rangs pour accueillir l’exposition universelle de 2025. Ce sont trois grandes échéances, trois occasions de démontrer tout le savoir-faire français.

Je sais que vous avez consacré une table ronde à nos candidatures pour les JO et pour l’exposition universelle avec le Président Lapasset et Pascal Lamy. Je vous demande de vous impliquer personnellement dans la promotion de nos candidatures, car elles ne l’emporteront qu’avec le concours de l’ensemble de notre réseau diplomatique, qu’en réunissant tout ce que notre pays comporte de professionnalisme et d’excellence.

Plus généralement, nous devons faire rayonner partout notre langue, notre culture, nos médias. Notre influence dans le monde, c’est aussi – je dirais presque surtout – là qu’elle se joue.

Faire rayonner notre langue, notre culture … c’est bien sûr nous appuyer sur vous, sur notre réseau diplomatique ! Il est aujourd’hui l’un des meilleurs au monde, et nous voulons qu’il le reste. C’est l’ambition du plan « Quai d’Orsay, ministère du 21ème siècle », qui est au cœur de vos échanges de cette semaine. Il place votre administration à l’avant-garde des services publics en termes d’innovation et de qualité. Il vous place aussi, là où vous exercez vos fonctions, à la tête d’une « équipe de France » soudée, solidaire, combative. Tous les services de l’Etat et tous les opérateurs publics sont en effet désormais placés sous votre autorité. J’ai demandé à votre ministre de présenter ce plan en Conseil des ministres début septembre et je veillerai à ce que les moyens nécessaires à sa mise en œuvre soient garantis.

Lire la suite

jeudi 27 août 2015

Paris-Semaine des Ambassadeurs: François Zimeray "Les droits de l'homme me manquent" !

Paris 26 août 2015, François Zimeray au Ministère des Affaires étrangères. Photo Réveil FM International

François Zimeray est l'ambassadeur de France au Danemark. Souvenons-nous que l’ambassadeur de la France au Danemark, François Zimeray était l’invité d’honneur du centre culturel Krudttonden pour « soutenir la liberté d’expression » quand s’était produit l’attentat à Copenhague. François Zimeray et l’auteur des caricatures de Mahomet, Lars Vilks, se trouvaient à l’intérieur du bâtiment lors de la fusillade. Un civil était mort lors de l’attaque. Trois policiers avaient été touchés. A plus d’un mois après les attentats contre Charlie Hebdo à Paris. Pour les médias mais surtout les congolais de la République démocratique du Congo, il demeure ambassadeur français des droits de l'homme. Nous l'avons revu au Ministère des Affaires Etrangères à la Semaine des Ambassadeurs à Paris.


RDC ce n'est pas "Tolérance Zéro", mais... par afriqueredaction

« J’ai vu à Goma une prison de 140 places où survivaient, dans des conditions d’hygiène et de promiscuité épouvantables, 1 046 détenus » qui « n’avaient à manger qu’un gobelet de haricots une fois par jour la semaine, et rien le samedi et le dimanche ». « J’ai vu le sort de femmes victimes de violences sexuelles et l’absence totale de leur prise en charge par des institutions autres que relevant de la communauté internationale ». « Il y a eu des moments extrêmement forts qui me donnent le sentiment d’une situation de naufrage s’agissant des droits de l’homme en RDC».

Sa déclaration demeure mémorable. " RDC ce n'est pas "Tolérance Zéro", mais "Gouvernance Zéro" les choses horribles vues lors de son voyage en République démocratique du Congo du 12 au 18 décembre 2010 avaient froisser sa conscience d'homme et d'humaniste. Son franc parler avait décoiffé. Le régime tortionnaire de Kinshasa qui aime se faire caresser dans le sens de poil dont les ventripotents se caressent plus facilement le ventre que de trouver des solutions aux congolais n'avait pas accepté la vérité qu'il avait pris pour un affront. Les apparatchicks Vuvuzélateurs Joséphistes avaient acheté des thuriféraires, "coupagistes" des médias à la solde du régime d'alias Joseph Kabila avec pour ordre de tirer à boulets rouges et lancer des boules puantes sur François Zimeray, l'ambassadeur Français des droits de l'homme...

Depuis la déclaration de François Zimeray, cinq ans après, les feux sont toujours au rouge en République démocratique du Congo. 16 journalistes assassinés sans arrestation des assassins, le procès Floribert Chebeya et Fidèle Bazana continue de patiner, la FIDH se bat pour qu'un vrai procès ait lieu au Sénégal, la découverte du charnier de Maluku avec 450 corps enterrés nuitamment n'interpelle même pas la conscience de ceux qui dirigent par défi en toute illégitimité, illégalité et impunité. Couvrez moi ce charnier de Maluku que je ne saurais voir ! A se poser la question si la vie humaine a encore de valeur au Congo avec le régime d'alias Joseph Kabila ?

Lire la suite

Paris-Semaine des Ambassadeurs: Luc Hallade ex-ambassadeur de France en RDC, son "discours-Testament" du 14 juillet 2015 avait fait polémique

Luc Hallade ex-ambassadeur de France en RDC. Photo Réveil FM International

Pour le régime d'alias Joseph Kabila à Kinshasa, les ambassadeurs accrédités en République démocratique du Congo sont des "moutons", ils ne doivent rien dire sur les emprisonnements politiques, des violences graves dans le contexte pré-électoral, des arrestations arbitraires et inopportunes des paisibles citoyens, les atteintes flagrantes et massives de droits de l'homme...Etre ambassadeur d'après les autorités congolaises, c'est parler avec des oignons dans la bouche, en diplomatie on dirait parler avec circonspection. Au Congo-Kinshasa, c'est circulez Monsieur l'ambassadeur il n'y a rien à voir en RDC. Luc Hallade que nous avons croisé à la semaine des ambassadeurs au Ministère des Affaires Etrangères, avait ses fonctions comme ambassadeur de France en RDC en juillet 2011. Mais il avait déjà séjourné à Kinshasa de 2003 à 2007 en tant que premier conseiller à l’ambassade de France. Âgé de 58 ans, Luc Hallade vient de quitter la RDC et il est nommé ambassadeur délégué à la coopération régionale dans la zone océan Indien. Son dernier discours à la Résidence de France avait moussé les relations diplomatiques franco-rdciennes. Pourtant la petite phrase de son discours sur l'alternance politique en RDC n'avait pas à réveiller un chat qui dort: "L’élite politique semble continuer à penser que la politique de ce grand pays se joue, se fait et se défait, dans un cercle et un périmètre restreints, comme si au sein du vaste Congo, la République de la Gombe devait décider du sort et du destin du peuple congolais tout entier. Il faut savoir quitter le pouvoir comme il faut savoir quitter ses fonctions, aussi intéressantes et prestigieuses soient-elles" ! Des Vuvuzélateurs, mangeristes du régime étaient montés au créneau pour dénoncer l'ingérence et avaient clamé les 55 ans d'indépendance de la RDC contre des propos colonialistes, archaïques et passéistes. Lorsqu'un pays est "Indépendant" comme la RDC a-t-il besoin que les pays étrangers financent ses élections ? N'est-ce pas le rôle premier d'un Etat de protéger ses citoyens et des étrangers qui y vivent, la RDC se conforme-t-elle à ce principe ? Est-il normal que les apparatchiks du régime vivent avec ostentation en millionnaires du dimanche pendant que la majorité des congolais croupissent dans une noire misère ?

Luc Hallade ex-ambassadeur de France en RDC. Photo Réveil FM International

Discours pour la célébration du 14 Juillet 2015

Son Eminence le Cardinal Laurent Monsengwo,

Monsieur le Président du Sénat,

Monsieur le Ministre des Affaires Etrangères, Mesdames et Messieurs les Ministres,

Monsieur le Gouverneur de la ville-province de Kinshasa, non découpée,

Honorables députés et sénateurs,

Messieurs les Officiers Généraux,

Messieurs les Hauts Magistrats

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de missions diplomatiques,

Mesdames, Messieurs,

Chers amis,

Chers compatriotes,

Ce 14 Juillet est un peu particulier pour moi et ma famille. Vous voudrez donc bien me pardonner ce protocole un peu raccourci. C’est probablement la dernière fois que je m’adresse à vous en tant qu’ambassadeur de France en RDC. Je vais en effet, d’ici quelques semaines, quitter mes fonctions et ce beau pays, dans lequel j’aurai passé, au total, 8 ans de ma vie et de ma carrière professionnelle, et qui m’aura beaucoup apporté. Comme l’a dit dans d’autres circonstances un personnage qui a marqué la vie politique du Congo : « Comprenez mon émotion ».

J’aurai connu, d’abord comme 1er Conseiller, puis comme Ambassadeur de France, une période particulièrement dense et riche de l’histoire de la RDC : celle de la transition, du 1+4 et du CIAT ; le référendum sur la Constitution en 2005, les élections de 2006, celles de 2011 et les multiples événements et soubresauts qui ont marqué, entre 2003 et 2015, la vie politique, économique et sociale du Grand Congo, à l’histoire aussi agitée que le Fleuve qui vous fait face ce soir. Quel bilan en tirer ? Le Congo est-il, comme le dit son hymne qui vient d’être chanté, « plus beau qu’avant » ?

Oui, bien sûr. Le Congo est en paix, avec ses voisins et à l’intérieur de ses frontières, à quelques régions près malheureusement. Il lui a fallu pour cela surmonter bien des obstacles. Il a pu aussi compter sur l’indéfectible soutien de la Communauté internationale, illustré notamment par l’action stabilisatrice de la MONUSCO, qui a succédé à la MONUC. Depuis plus de 15 ans, avec leurs défauts et leurs insuffisances, mais aussi avec les grandes qualités, la valeur et la bravoure de leurs contingents, la MONUC, puis la MONUSCO, ont contribué au rétablissement et à la préservation de la paix en RDC, à la protection de ses populations civiles, à la réforme de son armée, à la défense et à la promotion des Droits de l’Homme, à l’organisation des élections.

La Communauté internationale y a consacré plus de 20 milliards de dollars, une somme énorme, à la mesure des défis et des enjeux de cet immense pays, au cœur d’une Afrique encore trop souvent soumise à la violence, aux guerres et à l’instabilité, voire au terrorisme. Mais elle a surtout accompagné, jour après jour, année après année, la reconstruction de l’Etat Congolais, indispensable au rétablissement de l’autorité publique et de sa crédibilité aux yeux des autres nations, mais aussi de sa population.

Beaucoup de chemin a été accompli, et beaucoup reste à parcourir. Les mois qui viennent seront déterminants pour, soit consolider la paix et approfondir la réconciliation entre les fils et les filles du Congo, soit au contraire retourner en arrière et défaire ce qui a pu être fait depuis 13 ans, depuis les accords de Sun City qui ont mis fin à la guerre qui a déchiré le Congo et provoqué la mort de millions de Congolais.

La paix est une condition nécessaire du développement. Mais ce n’est pas une condition suffisante. Il faut aussi une réconciliation sincère, une mobilisation générale de toutes les forces vives de la nation et des politiques publiques appropriées. Il faut surtout cultiver le sens de l’intérêt général pour mieux combattre ou au moins harmoniser les intérêts particuliers.

Ceci implique de la hauteur de vue, une vision claire et déterminée de ce que l’on veut construire ou reconstruire, et aussi d’être à l’écoute de la population, de ses attentes, de ses espoirs et de ses frustrations.

C’est à ces qualités que l’on reconnaît les hommes d’Etat, ceux qui laissent dans l’histoire de leur pays voire de l’humanité le souvenir de bâtisseurs de paix, d’espoir et de développement, a contrario de ceux qui défendent des intérêts égoïstes ou des visions de court terme.

Un paradoxe m’aura particulièrement marqué durant ces 8 années passées au Congo. La population congolaise, qui a beaucoup souffert et continue à beaucoup souffrir, a fait preuve d’une capacité de résilience remarquable. Beaucoup d’autres nations, confrontées aux mêmes épreuves, se seraient effondrées.

Pourtant le Congo est toujours là, et les Congolais debout, comme un peuple fier qui croit à son destin. Mais dans le même temps, l’élite politique, majorité comme opposition, semble continuer à penser que la politique de ce grand pays se joue, se fait et se défait dans un cercle et un périmètre restreints, comme si, au sein du vaste Congo, la République de la Gombe devait décider du sort et du destin du peuple congolais tout entier, à son propre profit.

De ce point de vue, une décentralisation bien pensée et bien construite, dénuée d’arrière pensées et de calculs politiques, pourra contribuer à élargir le cercle de cette élite, qui a trop longtemps confisqué le pouvoir à son profit.

De ce point de vue aussi, l’alternance politique, quelle que soit la forme qu’elle prendra, pourvu qu’elle soit démocratique, est ou sera une bonne chose. Il faut savoir quitter le pouvoir, comme il faut savoir quitter ses fonctions, aussi intéressantes et prestigieuses soient elles.

Il y a tellement de choses à faire dans ce beau pays ! Tellement de ressources et de richesses à mettre en valeur, que la politique ne peut et ne doit pas être un métier ou une fin en soi. Il faut un certain courage pour cela. « De l’audace, encore de l’audace »…

Permettez-moi ce soir, pour clore ce chapitre politique, de souhaiter pour le Congo que ses responsables, quels qu’ils soient, sachent faire preuve de courage et d’audace pour conduire le pays sur la voie de l’apaisement et de la réconciliation. « Nul n’est prophète en son pays » dit la maxime. Mais certains ont plus que d’autres la responsabilité et le devoir moral de montrer la voie.

Puisque ce discours est en forme de bilan, permettez-moi aussi de me féliciter devant vous de la place éminente que mon pays a joué et continue de jouer pour accompagner la RDC dans sa stabilisation et sa reconstruction.

Je n’en suis bien sûr ni le seul responsable, ni même le seul comptable, loin de là. A cet égard, je voudrais devant vous rendre un hommage appuyé et adresser des remerciements mérités à toutes celles et tous ceux qui m’ont accompagné et soutenu pendant les années de mon mandat.

A tout seigneur tout honneur. Je commencerai par remercier mon épouse, et à travers elle mes enfants, nos enfants. Sans une famille solide et unie, sans l’affection des miens, notamment dans les moments difficiles ou délicats qui ne manquent pas, jamais je n’aurais pu exercer mes fonctions avec dévouement, constance et droiture. J’ai toujours été sincère dans mon engagement pour ce pays et loyal vis-à-vis du mien. Mais cette sincérité et cette loyauté s’enracinent dans celles que j’ai toujours eues à l’égard de mon épouse, de ma famille. Je la et les remercie, du fond du cœur, de m’avoir fait confiance et de m’avoir toujours soutenu, dans les joies comme dans les peines, dans les succès comme dans les échecs.

Je remercie aussi mes collaborateurs, français et congolais. On dit souvent qu’on a les chefs qu’on mérite. Je ne sais pas si la réciproque est vraie. Mais si j’en crois mon expérience, alors je dois avoir beaucoup de mérite pour avoir eu des collaborateurs et collaboratrices qui ont travaillé avec dévouement, engagement et loyauté à mes côtés. Sans eux, rien de ce que j’ai pu accomplir n’aurait été possible.

Merci donc à vous toutes et à vous tous. Je ne vous oublierai pas. Et, pour celles et ceux qui restent au Congo, je vous demande de continuer à défendre, aux côtés de mon successeur, les mêmes valeurs de solidarité, entre vous et avec nos amis congolais. J’ai souvent parlé de l’« équipe France ». C’est à mes yeux plus qu’un concept. C’est une réalité vivante, qui se construit jour après jour. Continuez à promouvoir cet esprit d’équipe, sans lequel rien n’est possible et sans lequel tous les efforts individuels restent vains. Ce n’est qu’ensemble que l’on réussit de grandes choses.

« Last but not least » comme disent nos amis anglo-saxons, je voudrais remercier toutes les Congolaises et tous les Congolais, petits et grands, qui m’ont fait la joie et l’honneur de leur amitié et de leur confiance durant toutes ces années.

Votre pays est attachant. Vous êtes attachants. Sinon, je n’aurais pas demandé à y revenir comme ambassadeur, 4 ans après l’avoir quitté comme 1er Conseiller. Ce sont votre amitié et votre confiance qui m’ont donné la force et le courage d’accomplir, du mieux que je l’ai pu, ma mission dans ce pays. Je vous en sais gré et me souviendrai longtemps de vous, de vos joies et de vos peines partagées, des échanges toujours francs et constructifs que nous avons pu avoir, de l’aide et de la compréhension que vous m’avez apportées.

Enfin, à mes compatriotes, à ceux qui vivent ici comme à ceux qui sont de passage, je voudrais dire la fierté qui est la mienne de les avoir représentés, assistés, défendus parfois dans ce pays certes accueillant mais pas toujours facile, où l’Etat de droit reste encore trop souvent un concept flou.

Soyez fiers vous aussi de ce que vous accomplissez ici, pour vous-mêmes, vos familles, vos sociétés ou organisations, mais aussi pour l’image et l’influence de la France.

S’il n’y a qu’un seul ambassadeur en titre, il y a autant de représentants de la France qu’il y a de Français en RDC. N’oubliez donc jamais que vous aussi, dans vos sphères d’activité respectives, vous représentez la France.

Notre pays a lui aussi connu une histoire agitée. Nous avons fêté cette année le 70ème anniversaire de la fin d’une guerre qui a bien failli le voir disparaître, n’eût été l’audace et la clairvoyance de certains et le courage voire le sacrifice de beaucoup. Souvenons-nous, même si nous ne les avons pas connues, de ces heures sombres. Souvenons-nous aussi que ce n’est que rassemblés que les Français ont pu reconstruire la France. Et s’il est un conseil que nous pouvons, modestement, donner à nos amis congolais, c’est bien celui là : la nécessité du rassemblement de son peuple pour assurer la grandeur d’un pays. En 1945, comme l’a dit le Général de Gaulle de Paris à la Libération, la France s’est remise debout. Puissent les Congolais faire de même en 2015 et dans les années à venir.

Un bon discours étant un discours bref –sauf à Cuba sous Fidel Castro et dans quelques autres contrées ou à des époques révolues- j’arrêterai là mon propos, pour vous laisser profiter de l’excellent buffet préparé comme chaque année par Noël Camilieri et toute l’équipe du Caf’Conc.

Accordez-moi cependant encore quelques instants d’attention pour remercier tous les « sponsors » -mais je préfère parler de partenaires et d’amis- qui ont bien voulu contribuer à l’organisation de cette soirée, dont j’espère que vous garderez comme moi le souvenir d’une soirée réussie et conviviale. Après tout, le 14 Juillet se veut aussi la Fête de la Fraternité :

- Le Club Français des Affaires et son Président, David Guarnieri, - AGS, AGB, Air France, Bank of Africa, BIVAC, Bolloré Africa Logistics, BRACONGO, le Caf’Conc, CFAO, le CMK, Congo Paint, Delmas, Distritec, Gras Savoye, KPMG, Nestlé, Orange, la Pâtisserie Nouvelle, PERENCO, PERNOD RICARD, Pullman Grand Hôtel, Rayon Vert, SERVAIR, SMS, SODEICO, TENKE FUNGURUME MINING, TOTAL.

Qu’ils trouvent tous ici l’expression de mes sincères remerciements. Merci aussi à toute l’équipe de la Résidence et de l’Ambassade de France qui, comme chaque année, n’a pas ménagé sa peine pour faire de cette soirée un événement auquel, je le sais, chacun de vous a toujours à cœur de participer et d’être présent.

Une petite précision enfin sur le programme des festivités de ce soir :

Vous allez assister dans quelques instants à un défilé de mode, à l’occasion duquel une jeune créatrice congolaise que nous avons voulu, mon épouse et moi-même, mettre en lumière :

Mme Fanny MANDINA, présentera ses créations, que portent déjà certaines femmes ce soir, dont la beauté est ainsi mise en valeur. Elles se reconnaîtront.

Je remercie la Sté VLISCO et sa directrice générale Mme Monique GIESKES, d’avoir bien voulu lui apporter leur soutien pour l’organisation de ce défilé.

Après quoi, pendant que vous goûterez aux charcuteries et fromages français apprêtés par Noël et son équipe, l’animation musicale sera assurée par 4 groupes congolais : Deux « abonnés » de cette réception : la Chorale Mgr Luc Gillon et l’orchestre Afrojazz, et deux « nouveautés » sur la scène congolaise, ou du moins celle de la Résidence : - Le groupe « Deuxième Bureau » de Rémi Bernier, à la batterie, Evan Mac Millan à la guitare et Anders Mantius à la basse. Ces trois musiciens, qui vous joueront des standards du rock, prouvent qu’on peut, malgré de lourdes occupations professionnelles, s’adonner à la musique à ses moments perdus.

J’imagine que dans leur cas, elle leur permet de se détendre et ils en ont fait leur 2ème bureau, ce qui ma foi en vaut bien d’autres…

- Et enfin un groupe de toujours jeunes musiciens qui sont les héritiers et dépositaires de la rumba congolaise authentique, les « Bakolo Miziki », qui vous feront danser au son des standards de la musique d’ici, qui a inspiré tant d’artistes contemporains. Je les remercie tous d’avoir accepté de venir animer cette soirée, pendant laquelle il vous sera loisible, entre deux verres de vin ou de champagne, d’éliminer vos kilos superflus sur la piste de danse ou plutôt l’herbe des jardins de la Résidence, qui s’en remettra. Bonne soirée à tous et à toutes, et place au défilé de mode, dont je ne doute pas qu’il retiendra mieux votre attention que mon discours, décidément trop long.

Lire la suite

lundi 24 août 2015

Attaque du Thalys. Légion d'honneur: François Hollande "Vous vous êtes comportés en militaires et en hommes responsables"

Sur le perron de l'Elysée, le Président François Hollande et les trois héros décorés

8 mois après l'attentat de la rédaction de Charlie Hebdo à Paris où journalistes et caricaturistes ont été décimés et l'hypermarché casher de Vincennes, la fusillade manquée de Thalys Amsterdam-Paris vendredi dernier aurait pu être un carnage. Le terroriste Ayoub El Khazzani avait tenté d'ouvrir le feu avec une kalachnikov à bord du train, depuis son arrestation il continue de nier son acte terroriste, pour ce dernier avec la kalachnikov trouvé dans un parc près de la gare du midi à Bruxelles, comme dans un western le cow-boy Ayoub El Khazzani espérer détrousser les passagers du Thalys. Sauf qu'avec plus de 540 passagers, un Thalys n'est pas une diligence. On ne monte jamais dans un Thalys comme dans un "Fula Fula", les contrôleurs sont toujours postés devant l'entrée de chaque voiture. S'il a acheté son billet et avait des armes, ce que son acte était délibéré.

Après avoir rendu un hommage dans un discours, le Président François Hollande a décoré les trois américains Spencer Stone, 23 ans, Alek Skarlatos, 22 ans - deux soldats en vacances - et leur ami Anthony Sadler, 23 ans, devenus des héros planétaires, et le Britannique Chris Norman, 62 ans, ont été faits chevaliers de la Légion d'honneur par le chef de l'Etat.

Lire la suite

samedi 22 août 2015

Attaque du Thalys : Manuel Valls, Bernard Cazeneuve et Alain Vidalies confirment la pleine mobilisation de l’Etat pour assurer la sécurité de tous

Manuel VALLS, Premier ministre

COMMUNIQUE DE PRESSE

Manuel Valls, Premier ministre, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, et Alain Vidalies, Secrétaire d’Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, confirment la pleine mobilisation de l’Etat pour assurer la sécurité de tous dans les transports en commun

Manuel Valls, Premier ministre, Bernard Cazeneuve, ministre de l’Intérieur, et Alain Vidalies, Secrétaire d’Etat chargé des Transports, de la Mer et de la Pêche, se sont entretenus aujourd’hui avec les principaux opérateurs de transports collectifs sur les mesures de vigilance en vigueur.

Face au haut niveau de menaces qui continue de peser sur le pays, le Gouvernement rappelle la pleine mobilisation des services de l’Etat pour assurer la sécurité de tous en tous points du territoire, notamment dans les transports en commun.

Le plan Vigipirate actuellement en vigueur, relevé au niveau maximum en Île-de-France depuis le 7 janvier 2015 sur décision du Premier Ministre, se traduit dans les transports par des patrouilles fréquentes dans les gares et aérogares, par la multiplication des contrôles d’identité, l’inspection visuelle des bagages et par la diffusion de messages de vigilance.

Le ministre de l’Intérieur a rappelé à tous les préfets les principes de vigilance et de surveillance des gares et de leurs abords sur l’ensemble du territoire national. Ces instructions valent pour l’ensemble des transports : aérogares, stations de métro et de RER, tramways, dans le cadre de la posture Vigipirate en vigueur.

Le Gouvernement rappelle que cette vigilance et cette surveillance sont assurées par 7 000 militaires mobilisés dans le cadre de l’opération Sentinelle, par l’ensemble des forces de l’ordre, ainsi que par les services de sécurité de la SNCF et de la RATP, également armés, composés respectivement de 3 000 et 1 250 agents. Ces moyens humains sont appuyés par un dispositif complet de vidéosurveillance.

Au total, 30 000 policiers, gendarmes et militaires sont affectés à la protection de 5 000 lieux sensibles sur l'ensemble du territoire, dont les gares et aéroports.

Manuel VALLS, Premier ministre, s’est entretenu aujourd’hui avec Guillaume PEPY, Président du Directoire de la SNCF, pour un point sur les dispositifs de sécurisation mis en œuvre sur le territoire. L’ensemble des agents du groupe ferroviaire sont pleinement mobilisés pour assurer la sûreté de tous les voyageurs. La sécurité dans les transports repose aussi sur la vigilance des citoyens. La SNCF renforcera ainsi le nombre et la visibilité des messages de vigilance dans les gares.

Lire la suite

Vidéos. La campagne "Congo désir" supplante celle de "Kabila désir" qui fait flop !

Nous ne nous battons pas pour des individus , nous nous battons pour que la République démocratique du Congo puisse nous substituer. Pour que le Congo de Kimpa Vita, Simon Kimbangu, M'Siri, Ngongo Lutete, Patrice Emery Lumumba puisse nous demeurer il faut que la génération actuelle et les suivantes se battent contre la balkanisation, pour la bonne gouvernance, pour la démocratie, le respect des droits humains...Que le Grand Congo puisse retrouver sa place dans le concert des nations.

"Congo désir" est mouvement populaire et citoyen

Pour un coup de maître, c'est une grande réussite. Freddy Kita le Secrétaire Général de Démocratie Chrétienne, parti cher à Eugène Diomi Ndongala a lancé depuis Paris-La Défense, la campagne "Congo désir" qui doit mener les congolais à s'approprier leur destin commun. Comme un feu de brousse "Congo désir" est entrain de gagner du terrain sur le territoire de la RDC, au sein de la diaspora congolaise mais aussi dans les médias internationaux. Une conférence de presse est prévue mi-septembre à Paris.

Profito-situationniste, le Dinosaure Mobutiste qui est devenu Mammouth Joséphiste, Tryphon Kin Mulumba ex-rebelle du RCD-Goma, en bon Apparatchik du régime de Kinshasa, avait lancé il y a plusieurs mois à Bruxelles "Kabila désir". Le manque d'adhésion à sa campagne "Kabila désir" qui n'a pour membres que Kin Key, sa femme, ses enfants et membres de sa famille, les élections étant une boussole, pour mieux soutirer de l'argent à alias Joseph Kabila, le mangeriste Tryphon kin Key Mulumba est sorti du bois. Il est venu à Paris et Bruxelles, il a vanté les mérites de son président alias Joseph Kabila. Le meilleurs d'après lui entre les quatre. Alors que sans comparaison aucune, Joseph Kasa-Vubu étant le premier président à l'indépendance est un mérite en soi. Le Picsous de Masimanimba Tryphon Kin Key est un amoureux de l'argent, un corrompu. Hier il léchait les bottes de Mobutu Sese Seko, aujourd'hui avec le même logiciel il chante les louanges d'alias Joseph Kabila.

Lire la suite

Rome-Naples: Le nez de l'airbus A320 d'Alitalia détruit par une tempête de grêlons. L'avion d'occasion d'Alitialia peint aux couleurs de "Congo Airways" est-il fiable ?

Congo Airways son avion d'occasion d'Alitalia pose problème

Il ne suffit pas de repeindre aux couleurs nationales de la République démocratique du Congo un avion d’occasion d'Alitalia de 8 ans acheté à 25 millions de dollars américains pour que la nouvelle compagnie aérienne "Congo Airways" soit viable. Il ne suffit pas de baptiser le nom du héros national "Patrice Lumumba" qu'un avion d’occasion avec une capacité de 165 à 175 places, poussif puisse voler normalement. Fin juillet dernier, les autorités congolaises: apparatchicks, courtisans, gritots et troubadours du régime de Kinshasa, en grande pompe, s'étaient pointés à l'aéroport international de N'djili pour accueil le cercueil volant "Fula Fula" qu'Alitalia a oublié d'enlever son logo sur les fauteuils de la cabine de "Congo Airways". Si les Djaleoïstes avaient pris la peine de lire l'article italien de El Corriere Della Sera, ils ne dormiraient plus sur leurs oreilles avec leur avion d'occasion:

Airbus A320 de la compagnie Alitalia

"Le nez de l'avion a été détruit par des grains de glace gros comme des balles de tennis", a indiqué le commandant du vol AZ2016. Peu de temps après son décollage de Rome pour relier Milan (Italie), mercredi 19 août 2015, à 8 heures du matin, un Airbus A320 de la compagnie Alitalia a en effet traversé une tempête de grêle qui a sérieusement abîmé l'avant de l'appareil et contraint les pilotes à demander un atterrissage d'urgence. Quelques minutes après le décollage de l'aéroport Fiumicino à Rome, le vol AZ2016 est entré dans un nuage de grêle qui a détruit l'un des pare-brises du cockpit et le nez de l'avion, rapporte El Corriere Della Sera (en italien). Lors d'une scène impressionnante, de gros grêlons ont bruyamment frappé les vitres de l'appareil, cachant toute visibilité pour les pilotes. Les pilotes se sont alors dirigés vers le sud et ont atterri en urgence à l'aéroport de Naples, à l'opposé de leur destination, mais où les conditions météo étaient meilleures. Aucun des 111 passagers n'a été blessé. Une vingtaine d'entre eux a rejoint Milan en bus tandis que d'autres ont rebroussé chemin et sont rentrés à Rome.

Airbus A320 de la compagnie Delta Airlines

Un incident similaire aux Etats-Unis

Ce n'est pas la première fois qu'un tel accident a lieu. Le 7 août 2015, un Airbus A320 de la compagnie Delta Airlines, parti de Boston pour Salt Lake City aux Etats-Unis, a atterri en urgence à Denver après avoir subi une énorme tempête de grêlons. Une heure après son décollage, l'appareil a été pris dans un violent orage : pendant une dizaine de minutes, d'énormes grêlons ont martelé le pare-brise et la foudre a frappé l'avion à deux reprises. Les pilotes ont envoyé un message de détresse à la tour de contrôle : "Nous avons de gros problèmes, le pare-brise est sérieusement endommagé." Ils finissent par atterrir à Denver, "sans rien voir", la carlingue et les fenêtres de la cabine de pilotage couvertes d'impacts, le nez de l'appareil complètement détruit. L'analyse a montré que l'ordinateur à bord capable de détecter les orages était en panne.

Lire la suite

vendredi 21 août 2015

ONU: L'acteur oscarisé et Envoyé pour la paix Forest Whitaker s'exprimera devant les dirigeants des parlements du monde entier à New York

L'acteur américain Forest Whitaker dans le rôle d'un tyran: Idi Amin Dada

L'acteur Forest Whitaker a marqué notre esprit dans plusieurs des films dont "Majordome" mais surtout dans "Le Dernier Roi d'Écosse" (The Last King of Scotland) est un film britannique de Kevin Macdonald, sorti en 2006. Dernier roi d'Écosse est l'un des titres que se donnait le général Idi Amin Dada, dictateur à la tête de l'Ouganda de 1971 à 1979. C'est aussi celui du film de Kevin Macdonald, adapté du roman de Giles Foden. L'histoire d'une confrontation entre Idi Amin Dada (Forest Whitaker) et un personnage imaginaire, Nicholas Garrigan (James McAvoy).

L'acteur américain Forest Whitaker dans le rôle d'un tyran: Idi Amin Dada

Ce jeune médecin écossais est venu en Ouganda pour soigner la population. Par le plus grand des hasards sa route croise celle d'Idi Amin Dada qui s'intéresse à la culture écossaise. Séduit par la personnalité de Carrigan, le chef d'État l'engage comme médecin personnel. Fasciné par son charisme, Carrigan devient le confident puis le complice involontaire du diable en personne...

L'acteur américain Forest Whitaker dans le rôle d'un tyran: Idi Amin Dada

Dans la peau d'Idi Amin Dada, l'acteur américain Forest Whitaker est magistral. Son jeu reflète toute l'ambiguïté et la complexité du tyran. Mégalomane, paranoïaque et sanguinaire, il passe du rire à la colère, du charme enfantin à la folie meurtrière. Une interprétation sans faute récompensée en 2007 par un oscar. Peu avant de recevoir sa récompense, l'acteur confiait au Figaro combien il s'était documenté pour le rôle, « non pour imiter mais pour faire tout entrer en moi, comme des ingrédients qui se mélangent dans un contenant, je voulais le faire vivre sans le juger ».

Les préparatifs battent leur plein à l'approche de la Conférence mondiale des Présidents de parlement qui se déroulera au Siège de l'ONU à New York du 31 août au 2 septembre. La Conférence portera au premier chef sur la façon de mettre la démocratie au service de la paix et du développement durable pour construire un monde tel que le veut le peuple. Elle s'inscrit dans une série de réunions de haut niveau qui précédera le Sommet des Nations Unies de septembre et l'adoption des prochains Objectifs de développement durable.

Outre le rôle des parlements dans la mise en œuvre des ODD, les Présidents de parlement débattront aussi des défis et des opportunités rencontrés par les parlements dans leur fonction de contrôle de l'action du gouvernement, et de la poursuite des efforts pour placer l'égalité hommes-femmes au centre du travail parlementaire. Plus de 130 Présidents de parlement ont déjà confirmé leur présence à cette manifestation à laquelle assisteront aussi des centaines d'autres participants. L'inscription des Présidents et de leur délégation est possible jusqu'au 21 août.

La séance d'ouverture se déroulera en présence du Président de l'UIP, du Secrétaire général de l'ONU et du Président de l'Assemblée générale des Nations Unies et comprendra une allocution d'ouverture de M. Forest Whitaker, artiste, humaniste et Envoyé spécial de l'UNESCO pour la paix et la réconciliation. La Conférence, organisée par l'UIP tous les cinq ans, constitue un forum exceptionnel de dialogue et de coopération entre parlements au plus haut niveau.

Le 31 août, l'artiste et militant des droits sociaux Forest Whitaker appellera les dirigeants des parlements du monde entier à se mobiliser pour la paix et la prospérité, et à faire preuve de leadership politique lors d'une conférence mondiale qui se tiendra au Siège des Nations Unies, à New York.

Fondateur et président de la Whitaker Peace and Development Initiative et Envoyé spécial de l'UNESCO pour la paix et la réconciliation, Forest Whitaker prononcera l'allocution principale à l'ouverture de la quatrième Conférence mondiale des Présidents de parlement, à laquelle il participera aux côtés du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et du Président de l'UIP, Saber Chowdhury.

Sommet mondial des dirigeants des parlements nationaux, la Conférence portera principalement sur les trois dossiers phares du moment : la démocratie, la paix et le développement. Ses résultats viendront nourrir les discussions du Sommet des Nations Unies sur le développement durable, lors duquel seront adoptés les nouveaux objectifs de développement (ODD), au mois de septembre.

Lire la suite

ONU: L'acteur oscarisé et Envoyé pour la paix Forest Whitaker s'exprimera devant les dirigeants des parlements du monde entier à New York

L'acteur américain Forest Whitaker dans le rôle d'un tyran: Idi Amin Dada

L'acteur Forest Whitaker a marqué notre esprit dans plusieurs des films dont "Majordome" mais surtout dans "Le Dernier Roi d'Écosse" (The Last King of Scotland) est un film britannique de Kevin Macdonald, sorti en 2006. Dernier roi d'Écosse est l'un des titres que se donnait le général Idi Amin Dada, dictateur à la tête de l'Ouganda de 1971 à 1979. C'est aussi celui du film de Kevin Macdonald, adapté du roman de Giles Foden. L'histoire d'une confrontation entre Idi Amin Dada (Forest Whitaker) et un personnage imaginaire, Nicholas Garrigan (James McAvoy).

L'acteur américain Forest Whitaker dans le rôle d'un tyran: Idi Amin Dada

Ce jeune médecin écossais est venu en Ouganda pour soigner la population. Par le plus grand des hasards sa route croise celle d'Idi Amin Dada qui s'intéresse à la culture écossaise. Séduit par la personnalité de Carrigan, le chef d'État l'engage comme médecin personnel. Fasciné par son charisme, Carrigan devient le confident puis le complice involontaire du diable en personne...

L'acteur américain Forest Whitaker dans le rôle d'un tyran: Idi Amin Dada

Dans la peau d'Idi Amin Dada, l'acteur américain Forest Whitaker est magistral. Son jeu reflète toute l'ambiguïté et la complexité du tyran. Mégalomane, paranoïaque et sanguinaire, il passe du rire à la colère, du charme enfantin à la folie meurtrière. Une interprétation sans faute récompensée en 2007 par un oscar. Peu avant de recevoir sa récompense, l'acteur confiait au Figaro combien il s'était documenté pour le rôle, « non pour imiter mais pour faire tout entrer en moi, comme des ingrédients qui se mélangent dans un contenant, je voulais le faire vivre sans le juger ».

Les préparatifs battent leur plein à l'approche de la Conférence mondiale des Présidents de parlement qui se déroulera au Siège de l'ONU à New York du 31 août au 2 septembre. La Conférence portera au premier chef sur la façon de mettre la démocratie au service de la paix et du développement durable pour construire un monde tel que le veut le peuple. Elle s'inscrit dans une série de réunions de haut niveau qui précédera le Sommet des Nations Unies de septembre et l'adoption des prochains Objectifs de développement durable.

Outre le rôle des parlements dans la mise en œuvre des ODD, les Présidents de parlement débattront aussi des défis et des opportunités rencontrés par les parlements dans leur fonction de contrôle de l'action du gouvernement, et de la poursuite des efforts pour placer l'égalité hommes-femmes au centre du travail parlementaire. Plus de 130 Présidents de parlement ont déjà confirmé leur présence à cette manifestation à laquelle assisteront aussi des centaines d'autres participants. L'inscription des Présidents et de leur délégation est possible jusqu'au 21 août.

La séance d'ouverture se déroulera en présence du Président de l'UIP, du Secrétaire général de l'ONU et du Président de l'Assemblée générale des Nations Unies et comprendra une allocution d'ouverture de M. Forest Whitaker, artiste, humaniste et Envoyé spécial de l'UNESCO pour la paix et la réconciliation. La Conférence, organisée par l'UIP tous les cinq ans, constitue un forum exceptionnel de dialogue et de coopération entre parlements au plus haut niveau.

Le 31 août, l'artiste et militant des droits sociaux Forest Whitaker appellera les dirigeants des parlements du monde entier à se mobiliser pour la paix et la prospérité, et à faire preuve de leadership politique lors d'une conférence mondiale qui se tiendra au Siège des Nations Unies, à New York.

Fondateur et président de la Whitaker Peace and Development Initiative et Envoyé spécial de l'UNESCO pour la paix et la réconciliation, Forest Whitaker prononcera l'allocution principale à l'ouverture de la quatrième Conférence mondiale des Présidents de parlement, à laquelle il participera aux côtés du Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et du Président de l'UIP, Saber Chowdhury.

Sommet mondial des dirigeants des parlements nationaux, la Conférence portera principalement sur les trois dossiers phares du moment : la démocratie, la paix et le développement. Ses résultats viendront nourrir les discussions du Sommet des Nations Unies sur le développement durable, lors duquel seront adoptés les nouveaux objectifs de développement (ODD), au mois de septembre.

Lire la suite