La radio qui vous écoute !

Réveil-FM-International

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

jeudi 24 avril 2014

Plan d'économies : la fronde au PS est loin de se calmer

Paris, ce mercredi 23 avril 2014. Michel Sapin (à droite), le ministre des Finances, et Christian Eckert (à gauche), le secrétaire d'Etat au Budget, ont organisé une réunion avec une centaine de députés socialistes.

La fronde au sein du PS contre le plan d'économies du gouvernement, loin de se calmer après la présentation du programme de stabilité, était toujours vive mercredi, certains députés affirmant même qu'ils ne le voteraient pas le 29 avril.

En fin d'après-midi ce mercredi, une réunion d'une centaine de députés socialistes avec le ministre des Finances, Michel Sapin, et le secrétaire d'Etat au Budget, Christian Eckert, a été «chaude», a rapporté le député Yann Galut.

Un peu plus tôt dans la journée, les huées et les sifflets qui ont rententi lors de la visite de François Hollande à Carmaux (Tarn) n'avaient sans doute pas échappé aux élus frondeurs.

Le député de Saône-et-Loire Thomas Thevenoud a ouvert le feu des critiques, suivi par Yann Galut, la députée de Paris Sandrine Mazetier ou la Bretonne Chantal Guittet qui a dit «ne pas avoir été élue pour cela». «C'était franc, viril» mais «pas du tout une ambiance de confrontation», relativise le député de la Loire Régis Juanico pour qui les mesures, en l'état, «ne passeront pas sur le terrain».

Plan d'économies: des députés PS toujours remontés


BFM Story: Plan d'économies: Laurent Baumel, le... par BFMTV

Le président du groupe PS à l'Assemblée, Bruno Le Roux, entend cependant obtenir le «soutien de la totalité des députés socialistes» d'ici mardi. «Michel Sapin a entendu les demandes que je lui ai faites» sur quatre points : les petites retraites, les «petits contribuables», les «petits salaires de la fonction publique» et «la mise en place rapide du plan pauvreté», a-t-il expliqué à la presse à l'issue de la réunion. Il a toutefois concédé qu'«aucun de ces éléments» ne figurerait «dans le texte que nous allons discuter la semaine prochaine». La discussion «va se poursuivre», a-t-il assuré.

«Cette fois je ne vote pas»

Plus tôt dans la journée, alors que Michel Sapin et Christian Eckert étaient auditionnés par la commission des Finances, quelques députés avaient déjà dit qu'ils n'approuveraient pas le plan. Pascal Cherki (Paris) sera l'un d'eux. «On fait campagne en Europe contre le totem des 3% et en même temps notre propre gouvernement se comporte comme le bon élève austéritaire en Europe, c'est incohérent», tonne-t-il.

Si la position de ce membre de l'aile gauche du PS n'est pas surprenante (il faisait partie des onze — sur 291 — à s'être abstenus lors du vote de confiance), elle pourrait s'étendre à d'autres députés. «Cette fois je ne vote pas. Il n'y a pas d'inflexion sérieuse de la politique budgétaire. La déroute des municipales n'a servi à rien», répète ainsi Laurent Baumel, qui avait déjà voté avec réticence la confiance au gouvernement Valls.

Laurent Baumel fait partie de la douzaine de députés de diverses sensibilités qui ont réclamé en vain la semaine dernière dans une lettre à Manuel Valls que le volume des économies soit limité à 35 Mds€ d'ici 2017 au lieu de 50.

«Ce que j'ai entendu hier ou aujourd'hui ne m'a pas fait changer de position», renchérit Daniel Goldberg, autre signataire de cette lettre. «Nous allons continuer à défendre ce que nous croyons, c'est ce que nous demandent les militants, un député n'est pas un greffier», affirme-t-il, tout en restant silencieux sur son vote.

Et ces députés de constater que les «frondeurs modérés» qui avaient planché, à l'instar de Karine Berger, sur des scénarios alternatifs de répartition des économies au sein des 50 Mds€ «n'ont pas obtenu grand-chose».

Reste à savoir combien de députés s'abstiendront finalement si le gouvernement ne fait pas de geste d'ici le 29. «Si le gouvernement est mis en minorité, il sera décrédibilisé et nous aurons l'air de cons en Europe», reconnaît Thomas Thevenoud.

L'une des pistes d'atterrissage pour réunir les députés pourrait être selon lui de moduler différemment le rythme des économies en s'appuyant sur l'avis du Haut conseil des Finances publiques. Celui-ci a souligné ce point : la baisse des dépenses, qui est plus lourde en 2014 et 2015 que les années suivantes, pourrait au final «peser davantage que prévu par le gouvernement sur la croissance à court terme».

Sapin : un geste en faveur des petites retraites «sur la table»

Le ministre des Finances Michel Sapin a indiqué ce mercredi qu'un geste en faveur des petites retraites était «sur la table», expliquant que les 50 Mds€ d'économies d'ici à 2017 ne seraient «pas remis en cause» mais qu'à l'intérieur de cette enveloppe «toutes les évolutions sont possibles».

Dans le cadre du plan d'économies du gouvernement, les retraites ne doivent en principe pas être revalorisées avant octobre 2015. «Oui, cette question est sur la table, a déclaré Michel Sapin. Nous travaillons sur le sujet». Mais il s'est interrogé : «qu'est-ce qu'une petite retraite, jusqu'à quel niveau, suivant quel mécanisme?». Le ministre a rappelé qu'il n'était «pas question de baisser les retraites», mais a reconnu que «quand on en gèle le niveau, avec une hypothèse d'inflation de 1,5% (...) c'est un effort».

A Carmaux, Hollande promet un geste pour les «petites retraites»


Hollande promet un geste pour les «petites... par leparisien

Des habitants en colère : «On est déçus, Monsieur Hollande»


Hollande hué lors de son déplacement à Carmaux par leparisien

Hollande hué: «Jaurès, il parlait pas comme vous»

Malgré les sifflets, Hollande veut «entretenir la flamme»


Malgré les sifflets, Hollande veut «entretenir... par leparisien LeParisien.fr

Lire la suite

L'incroyable histoire du cèdre de Roissy

Roissy-en-France (Val-d’Oise). Ce cèdre du Liban, probablement planté vers 1760, a miraculeusement survécu à la construction de l’aéroport.

Quand ce cèdre du liban a commencé à pousser dans le Val-d'Oise, il était l'une des beautés exotiques d'un vaste parc attenant au château de Roissy. Deux cent cinquante ans plus tard, il se retrouve coincé entre deux bretelles d'autoroute. Du haut de ses 20 m, cet arbre élégant toise les milliers de voitures qui, tous les jours, rejoignent et quittent l'autoroute A 1 ou l'aéroport Charles-de-Gaulle. Au-dessus de lui, les avions se succèdent. Lui reste imperturbable.

« Il est vu tous les jours par des milliers de personnes, et personne ne connaît son histoire », regrette Henri Houmaire. Pour mettre fin à cette indifférence, cet habitant de Roissy-en-France a décidé de participer au concours du plus bel arbre de France. Le cèdre au destin incroyable a décroché un prix « coup de cœur ».

« Il a vu beaucoup de choses, les deux guerres, la construction de l'aéroport », raconte, admiratif, l'historien local. On dit qu'avant les premiers aménagements, en survolant la zone en hélicoptère, Georges Pompidou lui-même aurait remarqué ce cèdre et son voisin de même espèce situé un peu plus loin. Le président aurait alors exigé que les tracés des futures autoroutes et la voie ferrée épargnent ces arbres. Même l'origine de ces géants de bois reste attachée à bien des légendes. Certains les relient à Bernard de Jussieu qui fut le premier botaniste à introduire le cèdre en France, en ramenant deux spécimens de Londres en 1735. Il aurait gardé les arbres dans son chapeau pendant le voyage, se privant de sa ration d'eau pour les arroser. « Toutes les villes ayant des cèdres de cette époque racontent la même histoire ! Ce n'est donc pas possible », confie Henri Houmaire.

En revanche, on sait qu'en héritant du domaine de Roissy, un certain Victor-Emile de Caraman a dessiné un nouveau jardin pour le château, dans le goût exotique de l'époque. Un certain nombre de cèdres auraient alors été plantés. Beaucoup ont sans doute disparu, le dernier en date ayant été heurté par un avion lors de la Seconde Guerre mondiale. Il en reste trois aujourd'hui, l'un dans le centre du village, les deux autres du côté de l'aéroport. « Comme ils se trouvaient dans un endroit retiré, ces cèdres ont aussi longtemps été un lieu de rencontre pour les amoureux », s'amuse Henri Houmaire.

Lire la suite

mercredi 23 avril 2014

Milan-Italie: La Radio Popolaré, la première radio communautaire de l'Europe, bientôt 40 ans !

La Radio Popolaré à Milan en Italie est la plus vieille radio communautaire de l'Europe. Elle a émis le premier son en 1976, et dans presque deux ans, la Radio Popolaré fêtera ses 40 ans. Nous avons connu cette radio en août 1998 lors de l'Assemblée générale de l'Association Mondiale des Radios Communautaires (AMARC). Et c'est la radio Popolaré qui avait tout organisé: accueil, logement et transport de plus de 300 participants venus du monde entier. La Radio Popolaré a beaucoup contribué avec ses émetteurs pour que Réveil FM fonctionne normalement à Kinshasa.

1)Davide Tavolato, 2)Roberto Sambo, 3)Renato Scuffietti, 4)Dario Falcini, 5)Omar Caniello, 6)Cristina Selva, 7)Nella Bertoldin, 8)Ira Rubini, 9)Davide Facchini, 10)Diana Santini, 11)Franco Ciappa, 12)Lorenza Ghidini, 13)Arianna Masera, 14)Massimo Rebotti, 15)Marco Di Puma, 16)Anna Santambrogio, 17)Barbara Sorrentini, 18)Silvia Giacomini, 19)Chiara Ronzani, 20)Marcello Lorrai, 21)Sara Milanese, 22)Emanuele Valenti, 23)Federico Bogazzi, 24)Guido Fogacci, 25)Beppe Viganò, 26)Raffaele Liguori, 27)Mirella Pedini, 28)Alessandro Principe, 29)Luca Gattuso, 30)Niccolò Vecchia, 31)Massimo Bacchetta, 32)Francesco Rocco Rossi, 33)Chawki Senouci, 34)Gennaro Montuori, 35)Eddi Berni, 36)Alessandro Braga, 37)Federico Simonelli, 38)Danilo De Biasio, 39)Fabio Fimiani, 40)Cecilia Di Lieto, 41)Catia Giarlanzani, 42)Tiziana Ricci, 43)Giuliano Nava, 44)Francesco Tragni, 45)Paola Piacentini, 46)Disma Pestalozza, 47)Gianmarco Bachi

Nous avons retrouvé la déclaration faite à l'époque à Milan par les radioteurs du monde entier.

Déclaration de Milan sur la communication et les droits humains Le 29 août 1998

Préambule

Nous, les participantes et les participants au Septième Congrès mondial de l’Association mondiale des radiodiffuseurs communautaires tenu à Milan (Italie) du 23 au 29 août 1998, tenant compte notamment des contributions lors du Forum virtuel d’AMARC 7, qui a eu lieu du 20 juillet au 20 août 1998,

Rappelant l’Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui garantit la liberté d’opinion et d’expression et la liberté de recevoir et de diffuser des informations et des idées par le biais des moyens de communication, sans considération des frontières, en ce cinquantième anniversaire de la Déclaration;

Considérant l’article 19 de la Convention internationale des droits civils et politiques, qui reconnaît le droit de chaque individu à se forger une opinion en dehors de toute interférence ainsi que la liberté d’expression, ce droit incluant la liberté de chercher, de recevoir et de diffuser les informations et les idées sans considération des frontières;

Tenant compte de la Plate-forme d’action de Beijing, qui stipule, dans sa section sur Femmes et Médias, que la participation démocratique des femmes dans les médias doit être garantie à tous les niveaux ;

Considérant l’article 13 de la Convention américaine des droits humains, qui garantit le droit à une liberté des opinions et à leur libre expression, et stipule que ce droit ne peut souffrir d’aucune restriction par des méthodes indirectes ou des moyens comme un contrôle abusif du gouvernement ou du secteur privé sur les fréquences ou les équipements nécessaires à la diffusion de l’information, ou par toute autre mesure tendant à restreindre la libre circulation de l’information et des idées ;

Considérant l’article 9 de la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples, qui stipule que chaque individu a le droit de recevoir une information tenant compte de l’article 10 de la Convention européenne pour la protection des droits humains et des libertés essentielles, qui garantit le droit de chaque individu à la liberté d’expression, ce droit incluant la liberté d’avoir des opinions ainsi que celle de recevoir et de diffuser des informations et des idées sans aucune restriction par les pouvoirs publics ;

Rappelant les Déclarations de Windhoek, d’Alma-Ata, de Santiago, de Sana’a et de Sofia, adoptées lors de séminaires tenus sous l’égide de l’UNESCO, qui soutiennent que la création, le maintien et le renforcement d’une presse libre, pluraliste et indépendante sont essentiels au développement de la démocratie et au développement économique ;

Considérant la Charte de la communication des peuples qui, d’une part, dispose que les politiques de communication et d’information doivent reposer sur le respect des droits humains fondamentaux et de l’intérêt public et, d’autre part, définit les droits et les responsabilités des diffuseurs et de ceux et celles qui reçoivent les informations ;

Rappelant la Déclaration sur la communication comme droit humain, adoptée par le séminaire sur la démocratisation du spectre électromagnétique tenu au Vénézuela en 1996 ;

Rappelant la Déclaration des principes, adoptée par la conférence constitutive de l’AMARC à Managua en 1988;

Rappelant la Charte européenne des radios communautaires, adoptée par la conférence constitutive d’AMARC-Europe en Slovénie en 1994;

Rappelant la Déclaration du Festival des Radiopassionnés et Télévisionnaires adoptée à Quito en 1996;

Déclarons que:

1. Le droit à la communication est un droit humain universel à la base de tous les autres droits humains; il doit être préservé dans le contexte de l’évolution technologique rapide dans le domaine de l’information et des communications.

2. Tout individu doit jouir d’un accès juste et équitable à tous les moyens de communication.

3. Le pluralisme culturel, linguistique et sexuel doit être reflété dans tous les médias comme une donnée essentielle dans toute société démocratique.

4. La participation des femmes dans les médias doit être garantie à tous les niveaux;

5. Le besoin existe de respecter les droits des peuples indigènes dans leur lutte pour accéder aux moyens de communication.

6. Les médias ont le devoir de soutenir la diversité des cultures et des langues dans le monde; ils doivent ainsi bénéficier de mesures législatives, administratives et financières favorables.

7. Les médias communautaires peuvent jouer un rôle important dans le renforcement des droits culturels, en particulier les droits linguistiques et culturels des minorités, des indigènes, des émigrants et des réfugiés en favorisant leur accès aux moyens de communication.

8. L’accès aux moyens de communication doit être soutenu par une éducation et une formation pour une approche critique des médias et pour développer les capacités des peuples dans le domaine de la communication et des médias.

9. L’économie de marché ne constitue pas l’unique modèle d’élaboration de l’infrastructure des communications. La population doit être considérée comme une productrice d’informations au lieu d’être seulement perçue comme consommatrice d’informations.

10. L’expansion continue des entreprises multinationales caractérisée, entre autres, par la concentration de la propriété dans les médias, représente une menace de plus en plus sérieuse pour le pluralisme et pour l’existence de radios communautaires indépendantes.

11. Les nouveaux systèmes de diffusion audionumérique conduisent à une révision des systèmes actuels d’allocation des fréquences et à de nouvelles mesures en matière de réglementation, qui risquent de marginaliser encore davantage les services de communication dirigés par des citoyens, des communautés et des organisations sociales.

12. Alors que le développement de la convergence entre les télécommunications, l’informatique et la radiodiffusion entraîne une augmentation du nombre d’utilisateurs potentiels, le fossé s’agrandit dans le monde entre ceux qui ont accès aux informations électroniques et ceux qui n’y ont pas accès.

Appelons à:

1. Une reconnaissance internationale du secteur de la radio communautaire comme service public essentiel et comme élément vital au pluralisme dans les médias et la liberté d’expression et d’information.

2. Un soutien des gouvernements, entreprises privées et institutions internationales au développement du droit à la communication, notamment par les moyens suivants :

une régulation du secteur des télécommunications favorable au développement de l’infrastructure des communications dans les pays du Sud, l’attribution d’un pourcentage des fonds publics alloués pour les projets de développement incluant une contrepartie en faveur de l’amélioration des capacités de communication, l’évaluation du respect, par les gouvernements, du droit à une communication libre et sans entraves.

3. L’établissement de normes et de mesures au niveau national, régional et international pour soutenir le développement des radios communautaires, incluant :

la création d’organes indépendants de régulation pour assurer la transparence, un meilleur contrôle et une meilleure régulation des télécommunications,

des mesures visant à prévenir la concentration des médias et le contrôle des services des médias communautaires par des entreprises commerciales,

des mesures pour favoriser l’adaptation des médias communautaires aux nouvelles technologies convergentes,

l’allocation d’une portion de tout nouveau spectre numérique aux médias communautaires,

l’évaluation et l’observation de l’impact de la convergence des technologies et des nouvelles réglementations sur la diffusion communautaire,

le soutien au développement de systèmes numériques conformes aux besoins actuels et futurs des services de diffusion communautaire.

la sauvegarde des fréquences analogiques utilisées actuellement par les diffuseurs communautaires aussi longtemps qu’ils n’auront pas les capacités d’accéder au système numérique et jusqu’à ce que le remplacement en système numérique soit possible,

l’allocation d’une portion du spectre des fréquences aux micro-diffuseurs.

4. La vérification par l’UIT du fait que la planification des fréquences, les normes techniques de télécommunication et de radiodiffusion, ainsi que l’allocation des ressources pour le développement des télécommunications accordent une grande priorité aux besoins de la société civile.

5. L’établissement par l’UNESCO, dans le cadre du Programme international pour le développement des communications (IPDC), d’un fond des médias communautaires pour soutenir la création de nouveaux médias communautaires, leur adaptation aux nouvelles technologies, la recherche sur l’impact de la convergence des nouvelles technologies sur ces médias, et de projets pilotes sur de nouvelles formes de distribution des médias communautaires et de leur contenu.

6. L’allocation par les institutions financières internationales d’un pourcentage des prêts et des titres pour appuyer les formes communautaires de communication.

7. La prise des mesures suivantes par le secteur des médias communautaires :

transnationales, et déployer des efforts visant à faire prendre conscience et à développer des stratégies pour arrêter la mainmise des entreprises transnationales sur l’avenir de nos communications ;

faire pression au niveau national et international pour l’adoption de mesures afin que les nouvelles technologies de l’information soient d’accès abordable pour les citoyens et les communautés, leur permettant ainsi de créer de nouveaux services médiatiques communautaires ;

développer des échanges de programmes entre médias communautaires, et construire un réseau de solidarité et d’appui aux luttes pour les droits humains et pour une justice sociale ;

promouvoir et soutenir la formation de journalistes, diffuseurs et autres professionnels des médias, en particulier ceux et celles qui travaillent dans les régions rurales et les zones urbaines marginalisées ;

éduquer les organisations de la société civile, les gouvernements et les organes de régulation ainsi que le public sur les objectifs de la régulation, l’importance d’une communication pluraliste et pérenne, l’intérêt de la production et le bénéfice des médias communautaires ;

créer un comité technique pour étudier, déterminer et analyser l’impact des technologies numériques sur les médias communautaires.

8. L’établissement, par le secteur des médias communautaires, de coalitions locales, nationales, régionales et mondiales, travaillant à travers des forums de communication officiels et alternatifs pour la promotion des droits de la communication et la réalisation des objectifs de cette déclaration.

Lire la suite

Des dizaines de néonazis se sont rassemblés dans un petit village alsacien

Deux individus, un Français et un Allemand avaient au départ loué la salle communale pour un soi-disant dîner d'anniversaire. il s'agissait en fait d'un prétexte qui cachait le véritable motif de ce rendez-vous, probablement la commémoration du 125e anniversaire de la naissance d'Adolphe Hitler, né le 20 avril 1889. Un concert avait été annoncé depuis plusieurs mois, mais le lieu avait été gardé secret jusqu'au dernier moment. Lorsque le maire de la commune s'est rendu compte de la nature de la manifestation, il a alerté la police de Ferrette, il n'y a pas eu d'échauffourées.

A Oltingue, 737 habitants, un petit village du Jura alsacien à la frontière suisse, un Français et un Allemand ont loué une salle communale pour un repas d'anniversaire, samedi 19 avril. Un événement en apparence banale. Sauf qu'il semble, selon plusieurs médias locaux mardi 22 avril, que c'est le 125e anniversaire de la naissance d'Adolf Hitler qui devait y être célébré.

Des néonazis auraient afflué de toute l'Europe. Selon les Dernières nouvelles d'Alsace qui cite "des sites antifascistes allemands", "quelque 150 néonazis venus de France, d'Allemagne, d'Italie, de Suisse, de Tchéquie se sont retrouvés samedi à Oltingue". A l'affiche du rassemblement, tenu secret jusqu'au dernier moment, plusieurs groupes de musique d'extrême droite, dont un groupe américain, Blue Eyed Devils, ajoute L'Alsace.fr.

"On s'est fait avoir"

"On ne m'y reprendra plus", regrette le maire, André Scherrer, qui a découvert la nature de l'événement au dernier moment, selon les DNA. Les autorités allemandes ont prévenu à temps les gendarmes alsaciens, selon L'Alsace.fr. Mais, toujours selon le site, la gendarmerie n'aurait pas pu empêcher l'événement et se serait contentée de contenir tout débordement. "C'est une soirée privée, on ne pouvait pas l'empêcher. Il n'y a pas eu de trouble à l'ordre publique", a déclaré la gendarmerie au site. "On s'est fait avoir et je le regrette", a encore déploré le maire.

Lire la suite

Jeunes en Syrie : pour Cazeneuve, il faut «accompagner les familles»

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve à l'Elysée, le 4 avril 2014.

Face aux départs massifs de jeunes français vers la Syrie, le ministre de l'Intérieur détaille la série de mesures qu'il présente ce mercredi matin devant le conseil des ministres. Un éventail de dispositions destinées à stopper ces exodes, à lutter contre les filières et à accompagner les familles souvent désemparées face à ces situations.

Vous présentez mercredi matin des mesures visant à lutter contre les filières djihadistes, et les jeunes français qui les rejoignent. De quoi s'agit-il ?

Ce plan s'articule autour de trois volontés fortes : endiguer les départs, combattre les filières, et accompagner les familles souvent désemparées face aux situations de rupture et de souffrance qu’elles affrontent. En ce qui concerne les mineurs, dès que des parents signaleront l’intention de leur enfant de rejoindre la Syrie, nous signalerons son identité au fichier commun de l'espace Schengen, afin que ces candidats au départ puissent être identifiés s’ils venaient à traverser des pays voisins de la France. Une mesure identique – qui implique une disposition législative – sera également prise pour les majeurs. Il sera également possible dans certains cas de retirer les passeports.

Face aux départs des mineurs, souhaitez-vous réinstaurer une autorisation de sortie de territoire ?

Notre objectif est de tout mettre en œuvre pour empêcher le départ des mineurs vers des opérations jihadistes : les parents qui sont inquiets pourront s’opposer à la sortie du territoire de leurs enfants mineurs en se signalant aux autorités. Cette démarche déclenchera une identification au niveau français et européen, et entraînera une interdiction de sortie de territoire. Ce sera beaucoup plus efficace que l’ancienne autorisation de sortie du territoire.

Comment souhaitez-vous combattre l'activisme des filières sur Internet ?

C’est le second volet de ce plan. Des dispositifs de propagande très sophistiqués circulent sur la toile, il nous faut réagir et viser le démantèlement des groupes qui les propagent : nous souhaitons l'intervention de cyber-patrouilles qui veillent sur les forums pour identifier les recruteurs, et permettre d’engager des procédures lorsque ceux-ci sont en France. Nous souhaitons également prendre une initiative commune avec nos partenaires européens en direction des hébergeurs des sites et de réseaux sociaux étrangers pour qu’ils se saisissent de la nécessité absolue d'empêcher la diffusion de ces contenus.

Enfin, il nous faut accompagner ces familles, qui constatent, souvent impuissantes, l'embrigadement des enfants. Nous voulons que ces familles puissent se faire connaître, par l'instauration d'un numéro d’appel et d'un dispositif internet dédié. Sur l’ensemble du territoire, les Préfets seront en charge d'organiser concrètement la coordination des différents acteurs et intervenants - travailleurs sociaux, fonctionnaires et représentants associatifs qui vont venir en soutien de ces familles afin qu'elles soient accompagnées comme il se doit, le plus efficacement possible.

VIDEO. Le témoignage de la mère d'un jeune parti en Syrie


Plan anti-filières jihadistes : réaction de la... par BFMTV

VIDEO. Le FN veut retirer la nationalité française aux jihadistes partis en Syrie


Le FN veut retirer la nationalité française aux... par BFMTV

LeParisien.fr

Lire la suite

mardi 22 avril 2014

Bernard Mwamba Katompa, le "Faux millionnaire" katompisé à Paris !

Bernard Mwamba Katompa le "Faux millionnaire" à Paris

Le problème, avec les coups politiques comme avec les coups de poker, est que leurs effets, même quand ils sont gagnants, restent du genre éphémère. En espérant jouer au poker à Paris, Bernard Mwamba Katompa s'est grillé tout seul. Nous entrons à l'heure du requiem pour le fameux "Millionnaire" venu de l'Afrique du Sud pour se présenter comme futur Président de la République démocratique du Congo alors même que la diaspora congolaise ne participe pas au vote. Allez-y comprendre quelque chose !

Ce n'est pas pour rien depuis 1995 que nous avions pris pour notre média le nom de "Réveil FM" qui a fonctionné de 1999 à 2007 à Kinshasa puis "Réveil FM International" de 2007 à ce jour. Le réveil présuppose un état d'endormissement avant. Et le peuple congolais est endormi sur des principes farfelus: La République démocratique du Congo est pays très riche alors que nous ne sommes que "potentiellement riche". Et d'après la Banque Mondiale 88% de notre population est paupérisé. La jeunesse est l'avenir de demain. Slogan creux, alors que 80 de la population est jeune et ce sont des Dinosaures Mobutistes et Mammouths joséphistes, politicailleurs ventripotents, mangéristes et mangercrates qui mènent la barque, ils s’empiffrent pendant que les jeunes congolais sont chassés de l'école à cause de non-paiement des frais de minerval, des écoles n'ont pas des bancs, les étudiants sont sans bourses d'étude, les professeurs se font payer par des parents, la corruption est généralisée ...En France, nous avons des Résistants-Patriotes-Combattants que nous accompagnons et soutenons: Rolain Mena de CD2-Lisanga, Jean-Kalama Ilunga du Front Civil de Résistance Populaire, Martin Sali du Rassemblement des Combattants Kongolais, François Mbuku de l'Union de la diaspora congolaise, Jean Louis Tshimbalanga de Convergence pour l'émergence du Congo, Colonel Odon Mbo, Alain Ndongisila, Kcreascence Paulusi, Guy Gérard, ...ils sont nombreux des personnalités congolaises vivantes en France que nous connaissons et qui sont légitimes dans leur lutte pour la défense du Congo, mère-patrie. Mais d'où vient donc Bernard Mwamba Katompa, le faux millionnaire ? De l'Afrique du Sud ! Mais n'est-ce pas au pays de Jacob Zuma que les Congolais sont animalisés par les ex-victimes du régime de l'Aparthéid, qui se sont embourgeoisés illicitement, repus ils sont devenus des tortionnaires d'autres africains vivant chez eux, y compris les congolais. Pourquoi Bernard Mwamba Katompa n'est jamais intervenu pour les arrestations arbitraires d'Etienne Kabila et 21 autres de nos compatriotes à Jo'bourg ?

On a vu des images sur l'arrestation du pasteur Bakole connu sous le pseudo de "Sans Rival". Un vrai combattant arrêté par la police sud-africaine suite à une plainte de Didier Pombo, le fameux producteur qui voulait faire jouer "Shetani Ferre Gola" à Jo'bourg, "Sans Rival" a fini par sortir. Que dire de tous nos compatriotes Résistants-Patriotes-Combattants qui subissent la loi ségrégationniste de la police sud-africaine à Yeoville? Souvent nos compatriotes arrêtés arbitrairement ont besoin d'un ou plusieurs avocats, pourquoi Bernard Mwamba Katompa s'il est "Millionnaire" n'intervient-il jamais ?

Etienne Kabila taratibu arrêté et 19 autres compatriotes à Jo'bourg. Photo Réveil FM International, archives

Le pasteur Bakole "Sans Rival" arrêté arbitrairement à Jo'bourg

Que Bernard Mwamba Katompa ne soit pas en mesure de décliner son programme devant les Congolais à Paris, cela n'est pas étonnant ce sont d'autres qui le lui ont écrit., mais delà à clamer tout haut que la RDC ne se développera que grâce à la Banque Mondiale et le Fonds Monétaire International, Katompa n'a rien compris. Sous M'zée Laurent-Désiré Kabila, durant une année sans aucune aide extérieure le Congo a pu fonctionner. Le Congo ne peut-il se développer que grâce aux prédateurs et vampires internationaux ? En plus, les accointances de Bernard Mwamba Katompa avec les Mammouths joséphistes, ceux-là même qui ont mis le Congo par terre, une erreur politique qui lui coûte déjà trop cher.

Payer et acheter de gens pour qu'ils assistent à une réunion tribalo-ethnique boutiquée, faire du cinéma avec ses dix gros bras payés au lance pierre, c'est prendre les Congolais pour des idiots naïfs.

Lire la suite

Election européenne: Marin Schulz, futur président de la Commission européenne ?

L'Allemand Martin Schulz, candidat des sociaux-démocrates européens pour la présidence de la Commission européenne, souhaite une relance économique et entend lutter contre le dumping social. Photo Réveil FM International , à Berlin 14 avril 2014

Cirque d’Hiver, Paris (XIe), le 17 avril. « Mon ennemi, ce sont les inégalités », assure Martin Schulz, à la tête du Parlement européen depuis deux ans et candidat socialiste à la succession de José Manuel Barroso.

Demandez en France ce qu'évoque le nom de « Schulz », on risque de vous répondre : « Une série télévisée des années 1960 »... Peu de chance d'entendre citer le social-démocrate allemand Schulz (sans « t », contrairement à la série), de son prénom Martin (prononcez « Martine », à la germanique). Et pourtant, cet Allemand né dans la région d'Aix-la-Chapelle (à la jonction des Pays-Bas et de la Belgique) pourrait bientôt jouer un rôle capital dans la vie quotidienne des Français.

A la tête du Parlement européen depuis deux ans, il brigue aujourd'hui la présidence de la Commission européenne. Et si la gauche l'emporte lors du scrutin du 25 mai, cet autodidacte de 58 ans, membre du SPD allemand (gauche), succédera au libéral José Manuel Barroso. Une ultime marche à gravir pour cet homme jovial, polyglotte mais sans diplôme, devenu libraire grâce à l'apprentissage. Elu maire dans les années 1980 avant d'entrer au Parlement de Strasbourg en 1994, cet Européen convaincu incarne une certaine idée de la politique. « Il travaille seize heures par jour, mais ne peut rester quelques minutes devant un écran d'ordinateur. Il adore le contact, il faut toujours qu'il discute avec les gens », commente un de ses proches. Dans plusieurs langues. Appris à l'école et lors de ses vacances à Morlaix (Bretagne), son français lui permet, dit-on, de chanter Brassens à merveille. « C'est un bon vivant. Il ne boit que du jus de pomme, mais il a un bon coup de fourchette ! » ajoute un autre ami. Bref, « un type sympa, mais aussi capable d'accès de colère ». Pourtant, lorsqu'on lui fait remarquer qu'il débute sa campagne européenne contre l'austérité par un meeting en France, à Paris, en plein débat sur un plan d'économies de 50 Mds€, l'homme reste de marbre. Et répond, en vrai politique européen, à côté de la question...

Sa campagne

Vous lancez votre campagne en France juste après l'annonce d'un plan de rigueur. N'est-ce pas un handicap ?

MARTIN SCHULZ. L'actualité nationale de chaque Etat membre a un gros impact sur les européennes. En France, on parle du plan Valls. En Pologne, c'est l'Ukraine qui inquiète. Un candidat à la présidence de l'Union européenne (UE) doit parler des éléments partagés par tous. J'en vois trois : les inégalités, la jeunesse et la relance. Les grands spéculateurs font des milliards de profits, évitent les impôts, mais lorsqu'ils font des milliards de pertes, ce sont les contribuables qui payent... Cette inégalité de traitement choque tous les citoyens.

Votre ennemi, c'est la finance ?

Non, mon ennemi, ce sont les inégalités. J'introduirai donc un principe simple : le pays du profit est le pays d'imposition. Et je suis pour la fermeture des paradis fiscaux, y compris au sein de l'UE...

La relance et les banques

Serez-vous un président de la Commission européenne plus favorable à la croissance, à la relance, que ne l'était José Manuel Barroso ?

Certainement ! La promesse de la Commission depuis cinq ans a été simple : réduisons les dépenses de l'Etat, les investissements repartiront et nous aurons de la croissance. Cela n'a pas marché. Certes, il faut assainir les budgets publics. Les générations futures n'ont pas à payer nos dettes. Mais sans croissance, nous n'assainirons pas les comptes. Il faut en même temps investir dans les infrastructures, la recherche, l'environnement...

Faut-il respecter les fameux 3 % de déficits maximum ?

Les critères de Maastricht ne sont pas négociables. Les traités sont là, il faut les respecter. On peut cependant avoir une réflexion sur la manière de les calculer : on pourrait ne pas comptabiliser les investissements favorables à la croissance. L'Europe regroupe 28 Etats, pourquoi imposer une règle unique sans aucune flexibilité ? Regardez ce qu'a fait Gerhard Schröder en Allemagne au début des années 2000. On l'attaquait très durement sur ses déficits. Il a tenu bon, en disant : « Je défends mon industrie. » On croirait entendre Arnaud Montebourg...

Montebourg a raison d'affirmer que l'Europe ne peut pas vivre sans industrie. Il faut nous réindustrialiser. Ne jouons pas l'environnement contre l'emploi. La réduction du dioxyde de carbone est aussi une chance : les investissements dans le développement de machines-outils économes en énergie, par exemple, font baisser la pollution et tirent nos exportations.

Comment relancer les investissements en Europe ?

La Banque européenne d'investissement a vu ses capacités de prêt augmenter de 60 Mds€. Ce n'est pas suffisant. De plus, la relance passe par les petites et les moyennes entreprises, qui créent des emplois. Mais elles font face, dans tous les pays, à la raréfaction du crédit. C'est inadmissible ! Les banques empruntent auprès de la Banque centrale européenne à 0,25 % et n'utilisent pas cet argent pour prêter aux entreprises, mais pour spéculer à 6 ou 7 % d'intérêt. Je propose aussi de séparer les banques d'investissement des banques commerciales traditionnelles.

L'Europe et le social

Les citoyens européens ont l'impression que Bruxelles leur impose des contraintes mais ne leur apporte aucun avantage. Ont-ils raison ? Un discours populiste -- pas seulement à l'extrême droite, mais aussi à droite et à l'extrême gauche -- rabâche sans cesse cette idée. C'est archifaux. La compétition économique du XXI e siècle oppose des régions mondiales. Ceux qui veulent faire croire aux gens que le repli national peut apporter une réponse à la globalisation mentent. Pourquoi produit-on moins cher en Asie qu'en Europe ? Parce qu'il n'y a ni droit de grève, ni syndicats, ni salaire minimum, etc. Si on veut se défendre, il faut créer une règle simple : ceux qui veulent exporter vers l'Europe doivent respecter nos règles. Soyons courageux, exportons nos valeurs !

Au sein de l'Union européenne, certains Etats ne sont pas non plus irréprochables sur les droits sociaux...

C'est vrai. Mais même dans les pays européens les plus pauvres, les droits individuels sont beaucoup plus élevés que chez nos concurrents asiatiques. L'Europe doit même obliger les Etats membres à renforcer encore leur droit social. Je propose donc d'introduire un salaire minimum dans les 28 Etats membres. Mais ce smic ne serait pas identique partout, il devrait correspondre au niveau de richesse (PIB) de chaque pays.

L'Ukraine

L'Europe a-t-elle bien géré la crise ukrainienne ? L'Europe avait fait ce qu'il fallait : ouvrir ses portes. C'est le président ukrainien, Ianoukovitch, qui a refusé, sous la pression de Moscou, l'accord d'association proposé. Peut-on aujourd'hui blâmer l'UE ? La Russie, détentrice d'un droit de veto à l'ONU, a annexé une portion d'un autre Etat, au mépris du droit international. C'est inacceptable. Il s'agit d'une première depuis la Seconde Guerre mondiale.

Faut-il sanctionner économiquement ce pays ?

Oui, il le faut. Mais préparons nos citoyens car cela aura un impact sur notre économie : augmentation des prix de l'énergie en Europe, blocage des investissements européens en Russie, etc.

Les revenus des fonctionnaires européens

L'actuel président de la Commission européenne gagne, selon les médias, 300 000 € par an. Est-ce trop élevé ?

Je ne connaissais pas ce chiffre. Je ne suis pas candidat à ce poste pour l'argent. Si vous êtes élu, baisserez-vous votre salaire comme l'a fait François Hollande en 2012 (il gagne 14 910 € brut par mois) ?

Je ne me suis pas posé la question. Je m'occuperai de cela si je suis choisi.

Et si vous êtes président, l'ex-ministre de l'Economie Pierre Moscovici sera-t-il commissaire européen ?

Je l'ai rencontré. C'est un ami depuis très longtemps et le futur est inconnu.

Avez-vous aussi rencontré l'autre candidate française à un poste de commissaire, Elisabeth Guigou ?

C'est une amie depuis très longtemps et le futur est inconnu...

Lire la suite

lundi 21 avril 2014

Vidéo. Deux jours avec Bernard Cazeneuve, le premier flic de France

Sa nomination Place Beauvau a déjoué tous les pronostics. Peu connu du grand public, Bernard Cazeneuve succède au populaire Manuel Valls. Portrait à travers ses premiers pas.

Saint-Lô (Manche), le 11 avril. Sur la route du retour d’un déplacement, le ministre de l’Intérieur s’arrête pour offrir un verre à ses collaborateurs. Saint-Lô (Manche), le 11 avril. Sur la route du retour d’un déplacement, le ministre de l’Intérieur s’arrête pour offrir un verre à ses collaborateurs.

Affaires européennes, Budget, et maintenant Intérieur : le discret Bernard Cazeneuve, 50 ans, dont près d'une vingtaine en tant qu'élu à Cherbourg (Manche), est désormais en pleine lumière. Nous l'avons suivi deux jours durant dans ses débuts en tant que « premier flic de France ». Impressions.

« La politique, un sacerdoce »

Ce mercredi, à l'Assemblée nationale, la séance des questions va démarrer dans dix minutes. Seul dans le vaste hémicycle, Bernard Cazeneuve est déjà assis à sa place, visage fermé, peaufinant les réponses aux questions qu'il connaît déjà. « Je ne suis pas stressé, mais concentré », dit le nouveau ministre de l'Intérieur, sur le banc duquel vont bientôt s'asseoir François Rebsamen et Benoît Hamon. Nommé à Beauvau à la surprise générale, l'ancien ministre délégué au Budget a la réputation d'être un gros bosseur. Jamais de vacances. Levé chaque matin à 5 h 30. Une discipline de moine. « La politique est un sacerdoce », dit-il, désolé du chahut auquel se livrent souvent ses collègues députés. Et succéder au très populaire Manuel Valls, devenu Premier ministre, n'est pas une mince affaire. « Je resterai moi-même », promet-il.

Le ministre de... l'extérieur

« Etre à l'Intérieur, c'est assurer la permanence de l'Etat jour et nuit. » Il y a les Conseils des ministres, les réunions, les rendez-vous avec les homologues étrangers, les remises de médaille. Et puis les imprévus, inondations, feux de forêt, catastrophes... « A Bercy, les sorties sur le terrain étaient rarissimes. Ici, c'est l'inverse, on est toujours dehors », se félicite Bernard Cazeneuve. Une heure après sa nomination, il était au commissariat et à la caserne de pompiers de Moissy-Cramayel, en Seine-et-Marne. « Ce qui m'a immédiatement impressionné, en arrivant à Beauvau, c'est la force du dévouement de ceux qui y travaillent. Ces gens-là fréquentent le risque et ont le sens du service public. »

VIDEO. Le nouveau Ministre de l'intérieur se ressource à Cherbourg


Le nouveau Ministre de l'intérieur se ressource... par leparisien

La famille, ce refuge

Son fils prépare Normale sup, sa fille est au lycée, son épouse travaille dans l'édition pour enfants. Une famille « normale », que Bernard Cazeneuve essaie de préserver. « Je ne dîne jamais en ville. Du coup, je les vois souvent le soir », assure le ministre. L'absence de vacances en famille, il la compense en s'octroyant avec eux des week-ends dans sa maison de l'Oise. « Quand je n'y travaille pas, je lis, j'écris ou je m'occupe de mes roses. »

Et quand les Cazeneuve sont de sortie, c'est à l'Opéra-Comique ou au cinéma qu'ils se rendent. « Paradoxalement, plus j'ai pris des responsabilités, plus je me suis rapproché des miens. Il faut toujours se rappeler d'où l'on vient. La famille aide à garder les pieds sur terre. »

Une sécurité de chef d'Etat

« Je ne suis plus jamais seul, même pour acheter une baguette. » Lors du déplacement à Cherbourg du ministre de l'Intérieur, quatre voitures suivaient la sienne, blindée, lancée à 180 km/h. A pied, un agent de sécurité portant une valise en kevlar de 3 kg le suit. Equipés d'oreillettes et dotés d'une impressionnante musculature, une armada de Men in Black, agents de sécurité plus ou moins discrets, s'attachent à ses pas et le couvent du regard.

Cazeneuve : « Arrêtons d'opposer police et justice »

Sur fond de projet de réforme pénale, les relations entre Christiane Taubira et Manuel Valls s'étaient franchement dégradées. Qu'en sera-t-il avec le nouveau ministre de l'Intérieur ? Le maintien de la ministre de la Justice à son poste et l'annonce que son projet de réforme serait examiné par les députés en juin ont surpris tout le monde. « Elle-même ne s'y attendait pas », ironise un membre de cabinet. Dans l'entourage de Cazeneuve, on reconnaît à mots couverts que la relation avec Taubira est « une question sensible ». « Tous deux se connaissent et s'estiment », tente de désamorcer un conseiller. « Elle est extrêmement narcissique », avance un autre. « C'est un peu tôt pour en parler », biaise un troisième. « Nous avons de bonnes relations », tranche Bernard Cazeneuve.

A sa manière souriante et ronde, le nouveau ministre de l'Intérieur a déjà prévenu : il va « poursuivre et amplifier » la politique de son prédécesseur. Et tout va bien se passer, assure-t-il. « Il faut arrêter d'opposer justice et police. » Développement des zones de sécurité prioritaires, lutte contre les cambriolages, plan contre la « délinquance d'appropriation » qui sévit dans les campagnes, réforme territoriale... le cahier de route compte de nombreux sujets potentiels de friction. « Il faut une sanction pénale quand des faits délictueux sont constatés », élude le ministre, tout à coup friand de généralités. Comme l'ex-locataire de la Place Beauvau, il ne manque pas une occasion de rappeler que « la lutte contre la récidive est une priorité ».

Lire la suite

dimanche 20 avril 2014

Infographie: De Cahuzac à Morelle, le tableau de chasse de Mediapart

Avec la démission du conseiller politique du président, le site d'investigation peut se prévaloir d'avoir fait tomber une nouvelle tête politique.

Mediapart a beau se défendre de vouloir "tuer" quiconque, le site internet d'investigation peut se vanter d'avoir fait tomber une nouvelle tête politique. Vingt-quatre heures seulement après la publication d'une enquête l'accusant de conflit d'intérêts, vendredi 18 avril, Aquilino Morelle, proche conseiller de François Hollande à l'Elysée, a été contraint de démissionner à la suite des révélations le concernant.

Cahuzac, Tapie, Karachi, Bettencourt, Libye... Depuis sa création en 2008, Mediapart s'est, à coups de scoops et de révélations, forgé l'image d'un pourfendeur anticorruption de la droite comme de la gauche, malgré les critiques des politiques et d'une partie de la presse. L'annonce de la démission d'Aquilino Morelle, vendredi, vient conforter la réputation de ce média, vilipendé pendant la présidence de Nicolas Sarkozy pour sa proximité supposée avec la gauche, et qui a toujours défendu son image de contrepouvoir indépendant.

Ils ont démissionné...

1. Ministre du Budget, Jérôme Cahuzac est accusé, en décembre 2012, par Mediapart d'avoir détenu un compte en Suisse non-déclaré. Après avoir nié pendant des semaines, Cahuzac finit par avouer, et démissionne en mars 2013. Il est actuellement mis en examen pour blanchiment de fraude fiscale.

2. Conseiller de François Hollande à l'Elysée, Aquilino Morelle est accusé en avril 2014 de s'être rendu coupable de conflit d'intérêts sept ans plus tôt. Au lendemain de l'article de Mediapart, l'intéressé annonce sa démission.

3. Soupçonné de financement politique illégal dans le cadre de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, Eric Woerth démissionne de son poste de trésorier de l'UMP en juillet 2010, un mois après les premières révélations de Mediapart. Il est évincé du gouvernement quelques mois plus tard. Dans cette affaire, il a été renvoyé en correctionnelle en octobre 2013. La date de son procès n'est pas encore connue.

4. En février 2011, Mediapart publie une enquête assurant, comme Le Canard Enchaîné, que Michèle Alliot-Marie, alors ministre des Affaires étrangères, a voyagé dans un jet privé appartenant à un homme d'affaires qualifié de proche du clan Ben Ali, au tout début de la révolution tunisienne. Face à la polémique, MAM finit par démissionner, tout en assurant avoir "le sentiment de n'avoir commis aucun manquement".

5. Accusé d'avoir fait profiter son ex-compagne d'un emploi fictif au sein du groupe Suez, Christian Spiry, conseiller municipal PS à Strasbourg, démissionne de ses fonctions en avril 2014. Mais il se déclare "parfaitement innocent". Une enquête est en cours.

La justice enquête sur eux...

1. En septembre 2013, Mediapart accuse Serge Dassault d'avoir payé des électeurs pour assurer la victoire de son successeur désigné à la mairie de Corbeil-Essonnes. Le sénateur UMP est actuellement mis en examen dans une enquête sur des achats de votes présumés et pour complicité de financement illicite de campagne électorale.

2. L'ancienne ministre de l'Economie a-t-elle aidé Bernard Tapie au détriment de l'Etat dans le règlement de l'affaire Adidas-Crédit Lyonnais ? C'est ce que laissent penser plusieurs enquêtes de Mediapart, documents à l'appui. Une enquête est en cours, Christine Lagarde bénéficiant du statut de témoin assistée.

3. Secrétaire générale de l'UMP et maire du Cannet (Alpes-Maritimes), Michèle Tabarot est accusée par Mediapart, depuis juin 2013, d'avoir pu bénéficier d'un financement politique illégal découlant d'une vaste escroquerie immobilière dont se serait rendu coupable son frère en Espagne. Une enquête est menée depuis 2008.

4. Ces dernières années, Mediapart a publié de nombreuses révélations sur Nicolas Sarkozy, de l'affaire Bettencourt à l'affaire Tapie en passant par l'affaire Kadhafi ou l'affaire Karachi. Plusieurs enquêtes sont en cours.

Lire la suite

Jean Baubérot: Protestant, homme libre, défenseur acharné de la laïcité, SDF-Sans Dogmatique Fixe !

PORTRAIT-Le fondateur de la sociologie de la laïcité qui fut mon professeur à la Sorbonne souhaiterait une politique plus offensive en la matière, menant vers moins de sectarisme.

Il reçoit en chaussons, assis sur le canapé du salon de son appartement d’Arcueil, paisible banlieue sud de Paris. Et s’interroge sur ce qu’a bien pu devenir sa «révolte» de jeunesse. A l’autre bout de la pièce, il y a des jouets pour les petits-enfants et, venant du couloir, le son feutré des pas de son épouse. Au «début de soirée» de sa vie, coquette métaphore pour dire ses 72 ans, Jean Baubérot se tracasse d’avoir «pu céder au conformisme social». Le lycéen en colère contre la guerre d’Algérie est devenu un chercheur respecté et respectable, fondateur de la sociologie de la laïcité dont il est l’un des spécialistes internationaux. Titre paradoxal en France puisque cet homme discret tient depuis des années sur cette question un discours aux antipodes des prises de parole publiques et des évolutions législatives.

Il y a dix ans, Baubérot, président honoraire de l’Ecole pratiques des hautes études (EPHP), titulaire de la chaire d’histoire et sociologie de la laïcité, avait été nommé assez naturellement à la commission Stasi, chargée par Jacques Chirac de réfléchir à l’application du principe de la laïcité dans la république. Commission dont on aura retenu qu’une seule proposition, celle qui aboutira à la loi du foulard, interdisant les signes religieux à l’école. A cette époque, Baubérot se distingue en étant le seul de l’honorable commission à refuser de voter pour cette interdiction. Pour lui, «ce n’est pas le signe ou le vêtement qui est incompatible avec la laïcité, c’est le comportement, celui qui serait ostentatoire, prosélyte ou refusant des règles scolaires». Il ne comprend pas cette «obsession fascination contre-productive autour du voile islamique».

Il se souvient de deux jeunes musulmanes venues témoigner. La première porte foulard. Elle peine à se faufiler entre caméras et photographes, son audition fait l’objet de toutes les attentions. La seconde est en cheveux. Lorsqu’elle commence à témoigner, les journalistes quittent la salle. «Si j’avais su, je serais venue en burqa», peste-t-elle. «Tout était dit», résume Baubérot. Il se souvient aussi du jour où il a été convoqué au lycée de son fils par un proviseur inquiet de le voir habillé en permanence tout de noir. «Il se donnait un genre, et alors ?» Il dit : «Nous sommes dans une société qui ne veut pas de normes mais qui impose une norme dominante.»

Jean Baubérot défend une «laïcité intérieure de résistance, luttant contre le schéma mental qui fait de ce qui est socialement dominant la seule position légitime». Il craint ceux qu’il appelle les «laïcs sectaires». Il est contre une autre laïcité à son sens «injuste» et «stigmatisante» à l’encontre des musulmans. Entre 2005 et 2012, il n’a cessé de publier sur ce sujet. Pour lui, «la laïcité ne réprime pas la religion, elle impose la liberté de tous, le droit de choisir sa fin de vie, le droit au mariage pour les personnes de même sexe». Pensée profuse qui semble glisser totalement sur les politiques. Après son non-vote à la commission Stasi, Chirac lui demandera très sérieusement : «Baubérot, est-ce parce que vous êtes protestant que vous n’avez pas voté la proposition ?»

Jacques Chirac n’avait pas vraiment tort : le protestantisme n’est pas étranger à l’attention que Jean Baubérot porte aux minorités et à son goût pour la contestation de la norme dominante. Il l’explique dans Une si vive révolte. Le chercheur y raconte son histoire toute personnelle, appuyé sur des journaux intimes récemment déterrés d’un grenier familial.

Ce sont ceux d’un certain Jean-Ernest Baubérot, né dans le Limousin durant la guerre, de parents protestants aux parcours «méritocratiques républicains». Issus de milieux modestes, ils sont devenus normaliens puis enseignants.

A l’âge où Jean-Ernest découvre les filles, celles de Playboy, revue qui débarque dans l’Hexagone, et celles des Eclaireuses de France qu’il fréquente de façon moins platonique, il y a les «événements» en Algérie. Ce sera sa colère et son combat des années durant. Et toujours cette question des minorités face au pouvoir.

Adolescent, il vénère Luther, l’hérétique, et s’agace de son Eglise réformée qu’il trouve alors plutôt «déformée». Sa foi se perdra «en route», à l’heure du mariage et des enfants. Sa femme est orthophoniste et ils ont deux fils.

En 1959, Jean-Ernest, lycéen très moyen car totalement dysorthographique, décroche contre toute attente le concours général d’histoire. Ça lui vaut la soudaine reconnaissance des adultes et lui sert de rampe de lancement dans l’existence. Il en profite pour raccourcir son prénom en Jean tout court. Le sujet du concours général était prémonitoire, il était question du concordat et de la laïcité française. On est en 1959, année de crispation autour de la loi Debré sur le financement des écoles privées. «Déjà, se rappelle Baubérot, il y avait cette tentation de réduire le débat sur la laïcité à un seul sujet. Ce n’était alors pas le voile mais la question des écoles privées.» Cette année-là, le second au concours s’appelle Jean-Louis Bianco, futur secrétaire général de l’Elysée, ministre et aujourd’hui président de l’Observatoire de la laïcité. Les deux hommes se recroiseront.

Jean Baubérot commence à travailler avec les politiques sous François Mitterrand. Il lui prête sa plume pour écrire sur son domaine de prédilection. Il sera surtout membre du cabinet de Ségolène Royal au ministère de l’Education scolaire. Il est ravi de l’expérience qu’il narre en apposant systématiquement l’adjectif «charmante» au nom de Royal. Il continue à la soutenir à la présidentielle de 2007, puis à la primaire de 2011. Il bifurque au second tour vers Aubry puis vote sagement Hollande aux deux tours de la présidentielle.

Il nourrit moins d’indulgence à son égard qu’à celui de Royal. S’il lui sait gré d’avoir nommé l’an dernier le sage Bianco, incarnation selon lui d’une «laïcité calme» à la tête de l’Observatoire de la laïcité, Baubérot aurait espéré une présidence plus offensive. «Nous ne sommes pas sortis des années Sarkozy car la gauche n’a pas produit de réflexion pour s’en dégager.»

Se dégager, par exemple, de ces «racines chrétiennes de la France» qui relèvent pour lui de «l’idéologie». Il fustige «la douceur totalitaire du centrisme culturellement au pouvoir». Il prône une «guérilla intellectuelle» visant à ne pas intérioriser «les stéréotypes dominants», à «être hérétique». En 1971, il avait refusé de rejoindre le Parti socialiste d’Epinay «trop social-démocrate». Il a défendu la cause palestinienne. Son ami Edwy Plenel, qui a préfacé son ouvrage, résume d’une formule la vie de Jean Baubérot : «Itinéraire hérétique d’un protestant laïque.» Assis en chaussons dans son salon, Jean Baubérot se dit, finalement, qu’il n’a pas tout cédé de ses révoltes de jeunesse. Même avec une rosette cousue au revers du veston.

Lire la suite

Syrie: Assad à Maaloula pour Pâques, contre-offensive des rebelle à Homs

Images téléchargées de la page officielle Facebook de la présidence syrienne le 20 avril 2014 où figure le président Bashar al-Assad (d) lors d'une visite au monastère de l'ancienne ville chrétienne de Maalula reprise aux rebelles récemment.

Le président Bachar al-Assad s'est rendu dimanche à l'occasion de la fête de Pâques dans la cité chrétienne de Maaloula récemment reprise par l'armée syrienne, qui faisait face à une contre-offensive rebelle à Homs (centre).

A l'étranger, le pape François a demandé que des "initiatives de pacification" soient entreprises en Syrie, où le conflit a fait plus de 150.000 morts depuis mars 2011, alors que Paris a dit avoir des "éléments" sur l'utilisation récente d'armes chimiques par le régime de Damas.

"Le jour de la résurrection du Christ, et du c?ur de Maaloula, le président Assad souhaite de joyeuses Pâques à tous les Syriens, et le rétablissement de la paix et de la sécurité à l'ensemble de la Syrie", a annoncé la télévision syrienne, sans cependant montrer d'images.

"Le président Assad s'est rendu au monastère de Mar Sarkis (Saint Serge et Bacchus) et a inspecté les destructions occasionnées par les terroristes", a ajouté la chaîne, en faisant allusion aux rebelles.

La page Facebook de la présidence a montré une photo de M. Assad au côté d'un dignitaire chrétien tenant ce qui semble être des fresques endommagées de la Vierge et de Jésus.

Cette visite est survenue à la veille de l'annonce prévue de la date de l'élection présidentielle devant avoir lieu cette année, et de l'ouverture du dépôt des candidatures. M. Assad, qui n'a pas encore annoncé officiellement sa candidature, avait affirmé en janvier dans une interview à l'AFP qu'il y avait "de fortes chances" qu'il se représente.

- Contre-offensive rebelle à Homs -

Le président syrien avait aussi évoqué le 3 avril un "tournant" en faveur du régime, après plusieurs revers rebelles, en particulier dans la région du Qalamoun, à la lisière du Liban.

Mais les insurgés - qui ont aussi connu récemment quelques succès notamment dans la région côtière de Lattaquié, fief de M. Assad - ont repris l'initiative à Homs dimanche. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), ils ont lancé une contre-offensive dans le centre de Homs, prenant le contrôle de plusieurs bâtiments dans des zones tenues par le régime.

Les forces syriennes avaient lancé il y a près d'une semaine un assaut contre le Vieux Homs, dernier bastion des insurgés dans cette ville, assiégé par l'armée depuis deux ans. Les rebelles ont "pris le contrôle de plusieurs bâtiments dans le secteur de Jeb al-Jandali" à l'est de la Vieille ville assiégée, a déclaré Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH, qui s'appuie sur un vaste réseau de militants et de sources médicales.

Samedi, cinq militaires avaient été tués par un attentat suicide mené par le Front Al-Nosra (branche d'Al-Qaïda alliée des rebelles) à un barrage de l'armée à Jeb al-Jandali. Par ailleurs, à Damas, sous contrôle du régime, un homme et ses deux enfants ont été tués par des obus de mortier place Arnous, selon l'OSDH, tandis que des obus tirés de Syrie ont blessé deux civils dans le sud de la Turquie, d'après l'agence de presse turque Dogan.

- 'Audace de négocier' -

Au Vatican, le pape François a demandé aux belligérants syriens "l'audace de négocier la paix, désormais attendue depuis trop longtemps". Il a aussi appelé à cesser d'"utiliser la force pour semer la mort, surtout contre la population sans défense" et à permettre l'accès des populations "aux aides humanitaires".

Pendant ce temps, les quatre journalistes français, libérés après dix mois d'une éprouvante captivité en Syrie, ont retrouvé dimanche leurs familles en France, après avoir été accueillis par le président François Hollande.

Ce dernier a indiqué avoir "quelques éléments" sur l'utilisation récente d'armes chimiques par le régime dans le nord-ouest de la Syrie, près du Liban. "Mais je n'ai pas les preuves donc je ne peux pas ici les donner", a-t-il ajouté.

Dans le cadre d'un accord russo-américain ayant permis d'éviter des frappes militaires américaines sur la Syrie, le régime de Damas s'est engagé à détruire son arsenal d'armes chimiques d'ici au 30 juin.

Cet accord a été conclu à la suite d'une attaque à l'arme chimique --imputée au régime par l'opposition et plusieurs pays occidentaux-- qui avait fait des centaines de morts à proximité de Damas en août 2013.

Lire la suite

Fontainebleau : ils ont revécu les Adieux de Napoléon

Pour la première fois, le public a pu revivre la fameuse scène des Adieux de Napoléon à sa garde, deux cents ans plus tard, sur les lieux de cet événement historique.

400 figurants ont revécu les Adieux de Napoléon ce samedi.

200 ans après le 20 avril 1814,date de l’abdication de Napoléon, le public a commémoré cet événement historique dans les rues de Fontainebleau.

Du jamais vu au château de Fontainebleau. Pour la première fois, le public a pu revivre la fameuse scène des Adieux de Napoléon à sa garde, deux cents ans plus tard, sur les lieux de cet événement historique. Près de 400 figurants passionnés et costumés, venus de toute l’Europe, étaient au rendez-vous hier samedi.

Le public a pu découvrir dans les jardins du château un grand bivouac des troupes de l’empereur.

Puis, l’infanterie et les hussards de l’empereur ont défilé dans la ville, devant plus de 5000 personnes. Ce dimanche, à partir de 15 heures, a été organisée la reconstitution de la scène des Adieux de Fontainebleau, pour la première fois. Les organisateurs attendent 20 à 30 000 personnes.

Lire la suite

Syrie : les quatre journalistes ex-otages étaient suivis «à la trace» par les services français

François Hollande et Laurent Fabius ont accueilli les quatre ex-otages français à l'aéroport de Villacoublay dimanche matin. A l'image, Edouard Elias (gauche) et Didier François (droite).

Très vive émotion dimanche matin à Villacoublay. Libérés samedi après dix mois de captivité en Syrie, les quatre ex-otages Edouard Elias, Didier François, Pierre Torres et Nicolas Henin sont arrivés à 9 heures sur le tarmac de l'aérodrome militaire, en provenance d'Evreux, où leur avion parti de Turquie les avait déposés.

«C'est un jour de joie pour la France», a déclaré François Hollande, tandis que Didier François, seul ex-captif à s'exprimer après le chef de l'Etat, a assuré n'avoir «jamais douté» de sa libération. Laurent Fabius a indiqué pour sa part que certains des geôliers parlaient français et que les otages «ont été traités très durement».

18h10. «La France n'oublie pas ses otages» déclare le socialiste Bruno Leroux sur i-Télé. Le président groupe PS à l'Assemblée insiste : «La première des leçons c'est qu'aucun de nos compatriotes n'est jamais abandonné (…) La France n'abandonne jamais un de ses ressortissants», alors que deux Français sont toujours otages au Mali.

Y a-t-il eu une rançon ? «Non ce serait grave, ce serait dramatique de verser des rançons», estime-t-il. Le député PS de Seine-Saint-Denis se dit «aujourd'hui très attentif de ce que va faire le gouvernement», et plus particulièrement le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. «Il faut essayer de démonter les tentatives d'embrigadement», ajoute-t-il. Et peut-être surveiller «certaines mosquées».

18h35. Yves Jégo (UDI) veut ouvrir un débat sur l'attitude a adopter face aux preneurs d'otage. "Si les otages sont libres, les Syriens ne le sont pas. Il faut continuer la mobilisation" déclare le président de l'UDI par intérim dans l'émission "Le Grand Jury" RTL, le Figaro, LCI.

18h09. «La France n'oublie pas ses otages» déclare le socialiste Bruno Leroux sur i-Télé. «La première des leçons c'est qu'aucun de nos compatriotes n'est jamais abandonné"insiste le président groupe PS à l'Assemblée alors qu'il y a encore deux français en otage au Mali. Y a-t-il eu une rançon ? «Non ce serait grave, ce serait dramatique de verser des rançons» estime-t-il.

Alors que Laurent Fabius a confirmé que certains geoliers parlaient français, le député PS de Seine-Saint-Denis se dit «aujourd'hui très attentif de ce que va faire le gouvernement», et plus particulièrement le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve. «Il faut essayer de démonter les tentatives d'embrigadement" ajoute-t-il. Et peut-être surveiller «certaines mosquées».

18 heures. Les journalistes ont quitté le Val-de-Grâce pour retrouver leurs familles.

17h05. «La meilleure solution est de reprendre son métier, car reprendre son métier c'est reprendre vie», conseille Philippe Rochot, journaliste et ancien otage à Beyrouth en 1986 sur BFM TV.

16h30. «Ces retrouvailles ont été très douces et calmes», selon la mère de Didier François.

15h20. «Le gouvernement doit rendre des comptes régulièrement» sur les Français qui partent faire le jihad. Hervé Mariton, délégué général de l'UMP au projet, a souhaité dimanche que «le gouvernement rende régulièrement compte» de la situation des Français qui partent faire le jihad, en expliquant ce qu'il fait «pour s'opposer à cela».

«Ces otages étaient dans une zone très contrôlée par l'Etat Islamiste en Irak et au Levant, qui est une zone où il y a beaucoup de jihadistes venant de France», assure Hervé Mariton.

15h10. L'Etat islamique d'Irak et du Levant (EIIL) veut «la chute des Etats» et prône un islam radical. L'EIIL, ravisseur des quatre ex-otages, très radical, prône l'imposition de la Charia, et a des enjeux similaires à ceux d'Al-Qaïda, soit la chute des gouvernements et la remise en cause des Etats.

VIDEO. L'ex-otage Didier François : «Ca a été long, mais on n'a jamais douté»

15 heures. Les familles des otages réunies dans un hôtel du XV ème arrondissement.

14h50. Alors que les divisions perdurent en Syrie, Bachar Al Assad visite la ville chrétienne de Maaloula pour Pâques. Le président syrien contesté s'est rendu dans cette localité au nord-est de Damas reprise aux rebelles par l'armée en début de semaine. Dans ce pays de 22 millions d'habitants où les journalistes français ont été retenus en otages pendant dix mois, la situation est toujours tendue entre forces loyalistes et diverses factions rebelles modérés ou jihadistes, parfois divisées entre elles, comme l'Armée Syrienne libre (ASL), l'Etat Islamique d'Irak et du Levant, le Jabhat Al Nosra, le Front Islamique...

Bachar Al Assad visite la ville chrétienne de Maaloula (Facebook présidence syrienne)

14h30. «Edouard, c'est un gars très solide», explique Chris, l'un des amis d'Edouard Elias, le plus jeune des ex-otages. Il a une histoire particulière (orphelin, élevé par ses grands-parents, ndlr), il a beau avoir 23 ans, dans la tête c'est quelqu'un de très mûr, on peut lui faire confiance comme s'il était beaucoup plus âgé. Maintenant il faut qu'il se repose, qu'il boive du champagne, qu'il va se détendre et retrouver une vie normale.»

VIDEO. Un ami d'Edouard Elias : «c'est un gars très solide»

13h20. «La DGSE a été en capacité permanente de repérer les otages» en Syrie. «On est dans un format classique où la Défense à joué tout son rôle par le biais de la DGSE», précise une source, contrairement à la libération des otages d'Arlit, où Paris avait privilégié la relation avec le président du Niger Issoufou, hors DGSE, ou de la libération des otages maliens la semaine dernière par une opération militaire.

Pour cette libération, la DGSE a agi en «étroite coordination» avec les services de renseignement britanniques, espagnols et américains, ainsi qu'avec la Turquie, «partenaire pour l'extraction des otages».

13 heures. La visite secrète de Le Drian en Turquie. Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a effectué un déplacement «discret, il y a plusieurs semaines» en Turquie, au cours duquel il a rencontré les autorités politiques turques et les services «pour permettre de réaliser ce qui est arrivé hier», indique une source proche du dossier.

12h55. «Suivis à la trace» dès le début par la DGSE. Depuis l'enlèvement en juin 2013 de Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torrès, «la DGSE» (services de renseignement français) «a été en capacité permanente de repérer les otages» en Syrie. «Depuis le début, on les a suivis à la trace», selon une source proche du dossier.

La DGSE a agi en «étroite coordination» avec les services de renseignement britanniques, espagnols et américains, ainsi qu'avec la Turquie, «partenaire pour l'extraction des otages». «François Hollande, Jean-Yves Le Drian (ministre de la Défense) et Bernard Bajolet», le patron de la DGSE, «faisaient des point réguliers, plusieurs fois par semaine».

12h50. Une rançon ? Dupont-Aignan «ne veut pas (se) poser la question». «C'est l'honneur de la France de ne jamais laisser tomber un de ses compatriotes de par le monde, donc moi je suis heureux aujourd'hui et je ne veux pas me poser cette question parce que c'est un jour de joie», déclare l'ancien candidat à la présidentielle de 2012 sur France 3. «Il faut éviter bien évidemment de payer car sinon on alimente un cercle infernal. Maintenant ils sont là, ne boudons pas notre joie», ajoute-t-il.

12h20. Quelles séquelles pour les otages ? Après dix mois de captivité, durant lesquels les otages ont été soumis «à un stress chronique épuisant psychiquement», «il y a une libération de l'émotion, pas forcément beaucoup de mots, mais dans le comportement», explique une psychologue sur BFM TV. «Après il y a une phase où il faut atterrir et se réadapter à la vie», ajoute-t-elle.

Otages libérés : quelles séquelles psychologiques après la captivité ?

11h30. Les familles des otages réunies dans un hôtel du XVe arrondissement de Paris. Les ex-otages doivent les rejoindre après leurs examens médicaux et y passer la nuit.

Retour en France des quatre ex-otages en Syrie

10h45. Examen médical. Comme prévu les otages sont partis vers l'hôpital militaire du Val de Grâce pour y subir des examens médicaux.

10h40. Certains des geôliers parlaient français, assure Laurent Fabius sur Europe 1/I>télé. Interrogé sur la présence de geôliers qui parlaient français, le ministre répond: «Malheureusement oui!». «Il y a des Français, des Belges, des Italiens, des Européens en général, qui sont partis "faire le jihad" en Syrie. Cela ajoute à la difficulté», ajoute-t-il.

VIDEO. Fabius : Des geôliers parlaient-ils français? «Malheureusement oui» (à 9'10'')


Le Grand Rendez-Vous avec Laurent Fabius 1 ère... par Europe1fr

10h35. «Libres», l'hommage d'Europe 1 à ses journalistes. De grandes affiches ont été disposées sur les façades de la radio, rue François Ier, pour rendre hommage à ses journalistes Edouard Elias et Didier François.

10h30. «Nous sommes très inquiets» pour Serge Lazarevic et Gilberto Rodriguez Leal, les deux autres Français otages au Sahel, confie sur I>télé Laurent Fabius. Concernant Gilberto Rodriguez Leal, le chef de la diplomatie française rapporte que «cela fait longtemps que nous n'avons pas eu de nouvelles.» Ce Français de 61 ans avait été enlevé en novembre 2012 par des hommes armés près de Kayes (ouest du Mali), alors qu'il circulait dans un camping-car venant de Mauritanie.

«En ce qui concerne Serge Lazarevic, il y a un certain nombre d'éléments et nous nous en occupons activement», indique Laurent Fabius.

10h25. «Beaucoup d'incertitudes» sur les preuves de vie. Laurent Fabius, interrogé sur I>Télé, confie qu'il y avait au début «beaucoup d'incertitudes» sur les preuves de vie des otages en Syrie. Concernant la rançon éventuelle, il explique qu'«il y a évidemment eu des discussions mais des livraisons d’armes, pas question !»

10h20. «Ça n'a pas toujours été facile». Interrogé sur ses conditions de captivité, Nicolas Hénin explique qu'ils ont été «plongés dans le chaos syrien avec tout ce que ça veut dire». Il ajoute, d'une voix étranglée, n'avoir «pas toujours» été bien traité. «Ça n'a pas toujours été facile», lâche-t-il. «En tout, dit-il, je suis passé par une dizaine de lieux de captivité (...). La plupart du temps, avec d'autres personnes, notamment Pierre Torrès qui m'a rejoint assez vite. Cela a été une longue errance de lieux de détention en lieux de détention».

L'ex-otage Nicolas Hénin : «Cela n'a pas été toujours facile»


Nicolas Hénin, ex-otage à Villacoublay: "Cela n... par BFMTV

10h15. «Des éléments», «pas de preuves» d'armes chimiques en Syrie. «Nous avons encore quelques éléments mais je n'ai pas les preuves donc je ne peux pas ici les donner», indique Hollande sur Europe 1 au sujet des armes chimiques qu'uiliserait Bachar al-Assad en Syrie.

10h05. Edouard Elias reprend des photos. Le jeune ex-otage, photographe, reprend l'appareil, dans l'aéroport de Villacoublay.

10 heures. La France «ne paie pas de rançon». «L'Etat ne paie pas de rançon. C'est un principe très important pour que les preneurs d'otages ne puissent être tentés d'en ravir d'autres», réaffirme François Hollande sur Europe 1. «Tout est fait par des négociations, des discussions. Je ne veux pas être plus précis», dit-il , «car nous avons encore deux otages» au Sahel.

9h40. «Dix mois complets sans voir le jour». «On est restés dix mois complets dans des sous-sols sans voir le jour», raconte l'ex-otage Didier François à sa radio, Europe 1. Ils ont été «un mois et demi entièrement enchainés les uns aux autres», ajoute-t-il, évoquant des conditions de captivité «rudes»».

9h30. «Je suis débordé par l'émotion», confie l'ex-otage Nicolas Hénin à BFM TV. «Je suis super content, ça n'a pas toujours été facile. Le plus dur a été l'éloignement de ma famille, qui a été formidable. J'ai les plus beaux enfants du monde, qu'il y a-t-il de plus important pour un papa que d'avoir ses enfants dans ses bras ?» ajoute-t-il, très ému.

9h20. Les ex-otages sont actuellement réunis avec leurs familles dans les salons VIP de l'aérodrome de Villacoublay pour profiter d'un moment d'intimité à l'abri des caméras. Selon un témoin, ces retrouvailles, en présence du président, se déroulent «dans une atmosphère très joyeuse, toutes générations confondues.»

9h15. Les autres otages ne se sont pas exprimés après Didier François.

9h12. «Nos familles ont le plus souffert», explique Didier François. «Nous allons profiter de nos familles qui ont beaucoup plus souffert que nous. Nous avons fait nos choix, nous les assumons. Au moment où on s'est fait attraper, il fallait être en Syrie pour faire notre travail, c'était le moment des armes chimiques, il y avait un risque, on l'a pris, on l'a assumé, nos rédactions l'ont assumé, nos familles ne l'ont pas choisi comme nous l'avons fait et c'était dur pour elles», conclut-il, la voix cassée par l'émotion.

9h10. Didier François : «on a vraiment la chance d'être français». «C'est un immense soulagement d'être libre. On n'a jamais douté, tout le monde était mobilisé, on a vraiment la chance d'être français, nos diplomates et nos agents de renseignements ont fait un travail formidable. Nous sommes touchés par le degré de mobilisation, l'élan de générosité des Français quand il s'agit de leurs concitoyens à l'étranger. C'est une chance par rapport à d'autres pays. Les Français sont formidables.» Très ému, il finit son allocution avec quelques larmes.

L'ex-otage Didier François : «Ca a été long, mais on n'a jamais douté»


Ex-otage Didier François à Villacoublay: "Ca a... par BFMTV

9h05. François Hollande prend la parole : «un jour de joie pour la France». «C'est un jour de grande joie pour eux-mêmes, leurs familles, leurs amis, leurs proches mais c'est un jour de joie pour la France. La France est fière d'avoir des compatriotes de cette valeur, pour servir la liberté de la presse. La France est fière d'avoir obtenu qu'ils soient aujourd'hui libres. Je veux remercier les services de l'Etat, les ministres du gouvernement, les fonctionnaires qui dans l'anonymat ont réussi à entreprendre cette opération. Je veux aussi saluer les autorités turques. Je sais qu'il y a des otages en Syrie retenus parce qu'ils sont journalistes. Je pense aussi à nos deux otages au Mali (Gilberto Rodriguez Leal et Serge Lazarevic, ndlr)

VIDEO. Hollande à Villacoublay : «Un jour de joie pour la France»


Hollande à Villacoublay: la libération des... par BFMTV

9h03. La direction et des journalistes d'Europe 1, avec notamment, le propriétaire Arnaud Lagardère, le PDG Denis Olivennes, Fabien Namias (délégué général) et Jean-Pierre Elkabbach, accueillent Didier François et Edouard Elias, qui étaient partis en Syrie pour la radio.

9h02. François Hollande et Didier François se sont isolés pour discuter quelques minutes sur le tarmac.

9 heures. Nicolas Hénin sort en premier de l'appareil, suivi de Didier François, Edouard Elias et Pierre Torres. Ils sont accueillis par François Hollande puis Laurent Fabius. Leurs familles les rejoignent. On voit François Hollande s'entretenir avec Edouard Elias et ses grands-parents. Nicolas Henin retrouvent ses enfants. Laurent Fabius discutent avec Pierre Torres.

8h57. François Hollande et Laurent Fabius, suivis des familles des otages, s'approchent à pied de l'appareil.

8h55. L'hélicoptère a atterri sur le tarmac de Villacoublay.

8h40. François Hollande et Laurent Fabius sont arrivés à Villacoublay.

Arrivée du convoi présidentiel à Villacoublay (Capture écran BFM TV)

8h20. L'hélicoptère a décollé de l'aéroport d'Evreux. La durée de vol de l'appareil Super Puma pour rejoindre Villacoublay est estimée à une grosse demi-heure.

Décollage de l'hélicoptère depuis l'aéroport d'Evreux (Capture écran/BFM TV)

8h10. Grosse couverture médiatique. De très nombreux journalistes attendent depuis 7 heures du matin dimanche matin sur le tarmac de Villacoublay où cars-satellites des chaînes d'informations en continu et des radios, praticables, policiers du RAID avec leurs chiens ainsi que de nombreux reporters sont à pied d'oeuvre.

8h05. Bilan de santé. Après la réception à Villacoublay, les ex-otages doivent se rendre dans un hôpital militaire parisien pour un bilan médical, indique un officier de presse de l'armée.

8 heures. Un moment d'intimité accordé aux familles. Les ex-otages, après l'accueil par le président Hollande au pied de l'appareil, pourront retrouver leurs familles dans les salons VIP de l'aérodrome de Villacoublay pour bénéficier d'un moment d'intimité, à l'abri des caméras, explique l'envoyé spécial de BFM TV. Suivra ensuite la prise de parole en public de François Hollande en compagnie des ex-otages qui pourront, s'ils le souhaitent, s'exprimer également devant les journalistes.

7h40. L'Elysée confirme l'arrivée des ex-otages sur le sol français, à Evreux. L'avion des ex-otages se pose à Evreux 7h20. La base d'Evreux abrite des avions de la DGSE. La base d'Evreux (Eure) est la base militaire de l'armée de l'air spécialisée dans le transport. Elle abrite également la très discrète escadrille GAM 56 Vaucluse de l'armée de l'air affectée aux opérations du Service action de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE).

Cette escadrille compte des hélicoptères de transport et des avions Transall et Hercules. L'un d'eux (Transall ou Hercules) était très probablement prépositionné en Turquie depuis quelques jours pour récupérer les otages.

7h14. Les ex-otages français arrivent à Evreux. L'avion militaire transportant les quatre ex-otages français en provenance de Turquie atterrit sur le tarmac de la base aérienne d'Evreux (Eure). Ils gagneront ensuite Villacoublay (Yvelines) par hélicoptère, situé à une heure de vol, où ils seront accueillis par François Hollande et Laurent Fabius. L'appareil qui les ramène avait quitté le sol turc samedi vers 22 heures (heure française)

VIDEO. Libération des otages en Syrie: retour sur dix mois de mobilisation


Libération des otages en Syrie: retour sur dix... par BFMTV

Otages: il faut les préparer «à l'émotion violente» de retrouver sa famille


Libération des otages: il faut les préparer "à... par BFMTV

Lire la suite

Syrie : comment l'Etat a négocié la libération des quatre otages

La fin du calvaire enduré par les quatre journalistes enlevés il y a dix mois par des islamistes radicaux en Syrie est le fruit d'un intense travail souterrain. Et, très certainement, d'une contrepartie financière.

Didier François, journaliste (g) et le photographe indépendant Edouard Elias, deux des quatre otages français libérés après 10 mois de captivité en Syrie le 19 avril 2014. Didier François, journaliste (g) et le photographe indépendant Edouard Elias, deux des quatre otages français libérés après 10 mois de captivité en Syrie le 19 avril 2014.

Enfin libres ! Après avoir pris dans la soirée un avion médicalisé depuis Gaziantep, ville turque proche de la frontière syrienne, les quatre journalistes français relâchés samedi matin devaient atterir en milieu de nuit à la base militaire d'Evreux (Eure) pour y effectuer des examens médicaux complémentaires (ils ont été examinés hier par un médecin militaire en Turquie) et être « débriefés » par les services de renseignement.

Attendus vers 9 heures à Villacoublay (Hauts-de-Seine), après un ultime transfert en hélicoptère, ils seront accueillis par François Hollande et Laurent Fabius à l'aéroport et pourront enfin prendre du repos, en famille.

La DGSE à la manœuvre

Dans un pays où l'enlèvement est devenu un sport national, c'est la DGSE qui s'est chargée d'établir très rapidement un contact avec les ravisseurs. Un travail de fourmi qui a fini par payer. Capturés à des dates différentes en juin 2013, Didier François, Edouard Elias, Nicolas Hénin et Pierre Torres ont été regroupés à la fin de l'an dernier dans la région de Raqqa, à l'est de la Syrie.

Pendant leur détention, leurs employeurs et leurs familles ont reçu des preuves de vie : plusieurs témoins, directs ou indirects, ont pu donner des informations sur leur santé. « Ça n'a pas toujours été rose. Ils ont vécu une captivité très dure, assure une source proche du dossier. Là, ils paraissent en forme. En général, les ravisseurs les reboostent un peu avant de les faire sortir. »

Collaboration avec les services secrets étrangers

A Paris, la présidence de la République a géré le dossier des otages avec le ministère de la Défense. Laurent Fabius et la cellule de crise du Quai d'Orsay ont aussi été associés. François Hollande a exigé la discrétion absolue pour éviter les fuites. Mais des informations confidentielles ont été échangées avec d'autres services occidentaux pour mieux connaître les habitudes et le fonctionnement des ravisseurs : Etats-Unis, Espagne, Royaume-Uni.

Dans la dernière ligne droite, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, s'est discrètement rendu en Turquie pour discuter des conditions logistiques de la libération des journalistes. « Nous savions depuis quelques jours que le dénouement était proche », explique une source proche du dossier. Les quatre hommes ont été récupérés par une patrouille turque près de la petite ville d'Akçakale (sud-est du pays), à un point de passage défini à l'avance.

Aux mains de jihadistes proches d'Al-Qaïda

Les ex-otages français ont été détenus par un groupe radical se revendiquant d'Al-Qaïda : l'Etat islamique en Irak et au Levant (EIIL). Ces jihadistes purs et durs, connus pour leur cruauté, sont censés combattre Bachar al-Assad et les troupes régulières du régime de Damas, mais, dans la réalité, ils s'opposent depuis des mois à d'autres groupes rebelles, dont les modérés de l'ASL (Armée syrienne libre).

L'EIIL attire dans ses rangs des apprentis combattants du monde entier dont plusieurs dizaines de Français. Ils sont réputés pour leur barbarie et adorent poster des vidéos de leurs « exploits » - exécutions, tortures... - sur les plates-formes de partage en ligne. Très influent il y a encore quelque temps, l'EIIL a cependant progressivement perdu du terrain, exaspérant les populations locales en cherchant à appliquer les stricts principes de la charia. Résultat, il se trouve désormais confiné à l'est de la Syrie. La France a profité de cet affaiblissement et de la prise de distance récente de son principal sponsor étranger, l'Arabie saoudite.

Officiellement, pas de rançon

François Hollande l'a répété à maintes reprises : officiellement, Paris ne verse pas de rançon. Façon évidente de dissuader tous ceux qui seraient tentés d'enlever des Français. Logiquement, le nouveau porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a assuré hier que rien n'avait été versé au groupe jihadiste. Cette version a le mérite de coller à la doctrine en vigueur.

« Il faut être très prudent sur la communication. Il faut qu'il y ait le moins de débat possible, insiste une source diplomatique. Il en va de la sécurité des autres otages* aux mains de cette mouvance. » Selon nos informations pourtant, la France, par le biais de la DGSE, a bel et bien directement négocié avec le groupe EIIL. Et le versement d'une contrepartie financière ne fait aucun doute.

Lire la suite

L'homme qui chasse les tricheurs: Jean-Louis Nadal, président de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique

Présidée par Jean-Louis Nadal, ex-procureur général près de la Cour de cassation, la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a indiqué, hier, qu'elle étudiait le dossier d'Aquilino Morelle. Créée après l'affaire Cahuzac, la Haute Autorité que vous dirigez commence à faire parler d'elle comme on le voit, notamment, avec Aquilino Morelle...

JEAN-LOUIS NADAL: Je crois en effet que nous démontrons, moins de quatre mois après notre création, que nous sommes opérationnels et que nous prenons notre mission très au sérieux, aussi bien pour ce qui concerne les questions de déontologie que pour celles de contrôle du patrimoine et de prévention des conflits d'intérêts. Cela, en toute indépendance.

Il y a peu, c'est l'ex-secrétaire d'Etat à la Francophonie Yamina Benguigui que vous suspectiez de ne pas avoir déclaré son patrimoine de façon transparente...

Aujourd'hui, c'est au parquet de Paris, à qui nous avons transmis ce dossier, de décider des suites à donner à notre signalement. Il a d'ailleurs immédiatement confié l'enquête préliminaire au nouvel Office central de lutte contre la délinquance financière et fiscale. Nous serons attentifs aux décisions de la justice.

Certains vous ont accusé d'avoir frappé trop fort...

La décision de transmettre à la justice ne peut être que le résultat d'un processus exemplaire, qui atteste de notre indépendance. Pour ce cas, comme pour ceux à venir, dès lors qu'il existera un « doute sérieux » sur une déclaration de patrimoine, la Haute Autorité confiera le soin à une personne indépendante -- un rapporteur -- d'étudier le dossier, avant de présenter ses conclusions devant le collège. Ce collège, composé de neuf personnes, réunit des conseillers de la Cour de cassation (culture judiciaire), des conseillers d'Etat (culture administrative), des conseillers de la Cour des comptes (culture financière) et des personnalités qualifiées. Ces membres débattent sur le fond, sans concession.

Que reprochez-vous à Yamina Benguigui ? De ne pas avoir déclaré les parts qu'elle avait dans une société belge* ?

Le collège a estimé que M me Benguigui avait commis, dans ses différentes déclarations de patrimoine et d'intérêts déposées depuis 2008, des omissions suffisamment graves et répétées pour que celles-ci soient signalées au procureur de la République de Paris. En effet, celles-ci sont susceptibles de constituer des infractions pénales. Nous avons également estimé qu'il s'agissait d'un comportement d'autant plus grave pour un membre du gouvernement que la loi a prévu, pour eux comme pour l'ensemble des responsables publics, des obligations particulières en matière de probité et d'intégrité. La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique en est le garant. C'est pour cela qu'elle a été créée.

Que risque une personne ayant menti dans une déclaration ?

La loi prévoit que la sanction pénale peut aller jusqu'à trois ans de prison, 45 000 € d'amende et dix ans d'inéligibilité.

Rendrez-vous publique chaque saisine de la justice ?

Nous serons le plus transparent possible.

Après cette affaire, certains ont-ils amendé leurs déclarations ? Je ne peux répondre à cette question.

Qui contrôlez-vous exactement ?

La Haute Autorité contrôle près de 9 000 personnes : les membres du gouvernement et du Parlement, les grands élus locaux, les collaborateurs du président de la République, des ministres et des présidents des assemblées, mais aussi, c'est important, les dirigeants des principales entreprises publiques.

Il existait une commission pour la transparence financière... Qu'apporterez-vous de plus ?

La différence est considérable, car nos pouvoirs sont étendus. L'ancienne commission - qui dénonçait d'ailleurs cet état de fait - avait parfois des doutes, mais qui étaient difficiles à étayer faute de moyens d'action suffisants. Grâce aux nouvelles lois sur la transparence, nous sommes désormais en capacité, grâce notamment à l'excellence de la coopération avec les services de Bercy, d'exercer un contrôle efficace : nous pouvons non seulement vérifier ce qui est déclaré... mais aussi détecter ce qui ne l'est pas !

Quel est le calendrier pour les membres du gouvernement tout juste nommés ? Quand leurs déclarations seront-elles rendues publiques ?

Le travail est bien avancé. Nous avons commencé par l'examen des dossiers des membres qui appartenaient déjà au précédent gouvernement ; nous le poursuivons pour ceux qui viennent de faire leur entrée, de telle sorte que nous devrions pouvoir rendre public l'ensemble de leurs déclarations avant l'été.

L'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac ayant « omis » de déclarer son compte en Suisse pendant des années, l'ancienne commission avait porté l'affaire en justice. Où en est-on ?

L'ancienne commission avait en effet signalé ces anomalies au parquet de Paris en juillet 2013. Ce dossier est toujours à l'instruction.

A quel moment aurez-vous le sentiment d'avoir vraiment fait bouger les lignes ?

Beaucoup se focalisent sur les déclarations de patrimoine, or nous avons aussi une mission -essentielle - de conseil afin de prévenir le plus en amont les conflits d'intérêts potentiels. J'espère qu'à terme, grâce à ce travail de pédagogie, les acteurs eux-mêmes seront habités par ces impératifs de probité.

Qui peut saisir la Haute Autorité ?

D'abord, les responsables publics eux-mêmes lorsqu'ils se posent des questions d'ordre déontologique. Mais également certains lanceurs d'alerte comme les associations de lutte contre la corruption. L'Etat de droit, c'est l'affaire de tous.

Comprenez-vous le défiance de l'opinion vis-à-vis de la classe politique ?

Oui, même si à mes yeux la majorité des responsables publics sert l'Etat avec passion, dévouement et honnêteté. Rétablir la confiance entre les citoyens et leurs représentants n'est pas chose aisée -- j'en ai bien conscience aujourd'hui --, mais c'est indispensable. A cet égard, je le répète, je crois qu'il ne faut pas se focaliser uniquement sur la question du contrôle du patrimoine. L'essentiel, c'est de faire progresser, à tous les niveaux de l'Etat, la prévention des conflits d'intérêts. C'est la mission de la Haute Autorité et notre ambition est de faire de cette institution le gardien de la déontologie républicaine.

Lire la suite