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Réveil-FM-International

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

dimanche 23 novembre 2014

Dakar-Place de l'Obélisque: Abdoulaye Wade grand tribun retrouve ses vielles amours "la foule et les provocations" !

Place de l'Obélisque à Dakar, Abdoulaye Wade, un grand tribun. Photo Réveil FM International

Viendra-t-il ou pas ? Abdoulaye Wade viendra, nous rassure ses partisans ! Les autorités congolaises qui dirigent par défi sans légitimité et en toute impunité, qui font tirer sur la foule pour disperser les manifestants à qui ils ont privé le droit élémentaire de manifester, faire des meeting, devraient venir à Dakar pour apprendre comment on permet une manifestation contre le pouvoir en place se dérouler, sans qu'il y ait un coup de feu, ni des blessés ou des morts. Nous avons vécu la démocratie sénégalaise en live. Avec nos gilets presse-Roger Bongos et Freddy Mulongo, les Sénégalais sans nous influencer, nous ont frayé un chemin dans la foule pour que nous soyons plus du podium, afin de mieux faire notre travail. Pour passer la grille de sécurité, nous avons été portés par de gaillards qui nous ont passés par dessus bord. Aucun journaliste n'est en prison au Sénégal !

Les femmes sénégalaises sont politisées. Photo Réveil FM International

Les militants, artisans et sympathisants de Wade. Photo Réveil FM International

Le drapeau du parti de Wade. Photo Réveil FM International

Une jeunesse à la pointe de la politique. Photo Réveil FM International

Les sénégalais sont sans complexe, ils s'affichent politiquement. Photo Réveil FM International

Incroyable mais vrai. Le vendredi 21 novembre 2014, à la place de l'Obélisque, le quartier Colobane et ses environs ont été secoués par le meeting politique du Front Patriotique pour la défense de la République ! Abdoulaye Wade a retrouvé les siens et la Place de l'Obélisque redécouvre les masses politiques indignées. Les forces de l'ordre se sont massées au rond point de Gilbraltar pour dissuader toute tentative de marcher sur le centre-ville. Elles ne sont pas moins attentives aux attroupements des partisans et sympathisant du Pape du Sopi.

Toisés par les militants de Wade, les forces de l'ordre ne bronchent pas. Photo Réveil FM International

Les forces de l'ordre n'ont pas usé et abusé de bombes lacrymogènes. Pas un seul coup de feu ! Photo Réveil FM International

Tous convergent vers le sanctuaire de la classe politique, certains en souriant, d'autres en scandant des slogans hostiles au Président Macky Sall et à son gouvernement. les pancartes ont été édifiantes sur les affaires à dénoncer que le discours: "Macky Sall dégage ! libérez Karim Wade, les 500 000 emplois promis par Macky Sall...". Les messages traduisent les priorités des organisateurs. Et les porteurs de pancartes rivalisent d'endurance pour exhiber leurs slogans plus haut. les agents préposés à l'odre ont du mal à orienter les invités. Les rappeurs Pacotille et 10 mille problèmes galvanisent les troupes des militants.

L'escorte éclaire de Wade. Photo Réveil FM International

Abdoulaye Wade est là ! Photo Réveil FM International

Incroyable, Wade est bel et bien là. Photo Réveil FM International

Annoncé à plusieurs reprises, Abdoulaye Wade, patron du meeting apparaît à 17h16 minutes. Son véhicule est noyé dans une escorte composée de jeunes qui ont choisi de marcher pour accompagner leur leader à la place de l'obélisque. Une fois à la tribune le réquisitoire contre le Président Macky Sall et son système va démarré...jusqu'aux environs de 19h.

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samedi 22 novembre 2014

Katanga: Laurent Désiré Kabila wa Makolo fils de M'zée arrêté à Ankoro transféré à Manono

M'zée Laurent-Désiré Kabila, son fils qui porte son nom arrêté et transféré à Manono

Il ressemble comme deux gouttes d'eau au défunt au troisième Président de la République, assassiné au Palais de marbre à Kinshasa dans des circonstances restées mystérieuses, dont le procès n'a jamais eu lieu. Laurent- Désiré Kabila non seulement ressemble à son père mais porte tous les noms de ce dernier. La trentaine bien sonné, résident à Kalemie, Laurent-Désiré Kabila wa Makolo s'est rendu à Ankoro, village de son père M'zée dans le Katanga. Il y a une semaine, durant son séjour son cousin est décédé. Il s'appelait Mukalay Kadjilo alias Diabord. Laurent-Désiré Kabila est allé se recueillir au deuil familial. Les Ankorois ont cru voir un revenant: M'zée Laurent-Désiré Kabila. Dans cette euphorie du déchirement du deuil mais aussi la reconnaissance de voir un des leurs...Trois barbouzes d'alias Joseph Kabila, le fils putatif autoproclamé fils de M'zée sans filiation claire vont interpeller Laurent-Désiré Kabila et tenter de le convaincre de renier son président de père. Difficile pour quelqu'un qui s'est appelé toute sa vie Laurent-Désiré Kabila de changer de nom. Malgré l'interposition et la désapprobation des Ankorois, Laurent-Désiré kabila wa Makolo a été amené manu militari à Manono dans un lieu tenu secret. Au moment où nous couchons ces lignes, nous ne savons pas si Laurent-Désiré Kabila wa Makolo est encore en vie.

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vendredi 21 novembre 2014

XVè Sommet de la Francophonie à Dakar: Abdoulaye Wade réfute l'invitation de Macky Sall

Abdoulaye Wade -Macky Sall

En répondant à la lettre de Macky Sall qui l’invitait à venir participer au sommet de la Francophonie, Wade ne s’est pas limité à décliner l’invitation. Il en a profité pour asséner ses vérités à son successeur à qui il ne pardonne toujours pas l’emprisonnement de son fils KArim Wade. « Comment voulez-vous que je sois à vos côtés, alors que de votre propre fait mon fils Karim Wade, en même temps que ses amis, ses frères et sœurs de parti, bouclent deux ans d’emprisonnement, surtout que vous avez eu à dire à plusieurs interlocuteurs que n’avez aucune preuve contre lui, qu’il est innocent, qu’on ne vous a présenté aucun dossier sérieux », a-t-il écrit. Dans sa lettre, il présente Karim Wade comme un otage politique que Macky Sall cherche à maintenir en prison pour l’empêcher de se présenter à la prochaine élection présidentielle. « Comment tenir de telles assises en refusant depuis deux ans, la liberté de déplacement à quelques 27 citoyens, pères et mères de famille, simplement parce qu’ils étaient des collaborateurs du Président sortant », s’est indigné Wade. En fac-similé la réponse de l’ancien président à Macky Sall.

Invitation officielle du Président Macky Sall à son prédécesseur Abdoulaye Wade

Réponse cinglante de Me Abdoulaye Wade à son successeur Macky Sall

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44è Assises de l'Union Internationale de la Presse Francophone à Kinshasa ? Freddy Mulumba atomisé par Freddy Mulongo à Dakar

Dakar, 19 novembre 2014, thuriféraire du régime de Kinshasa, Freddy Mulumba du Le Potentiel est venu à Dakar avac la proposition de Matata Ponyo que les prochaines assises de l'UIPF se fassent en RDC. Photo Réveil FM International

Dakar, 19 novembre 2014, Freddy Mulongo membre élu du Conseil d'administration de l'UPF-France a apposé son veto, pas d'assises de l'UIPF à Kinshasa. Photo Réveil FM International

En partenariat avec son copain Matata Ponyo, la proposition de Freddy Mulumba d'organiser les 44è Assises de l'Union Internationale de la Presse Francophone à Kinshasa en République démocratique du Congo, l'année électorale, est indécente voire malsaine. C'est une délégation des journalistes "coupagistes", mendiants, faméliques et alimentaires qui a débarqué à Dakar au Sénégal, tous liés de près à Radio 7, Télé 7 et Le Potentiel du fameux Modeste Mutinga Mutuishayi, caïd, fourbe, roublard, grand requin...Le mafieux Rapporteur au Sénat illégitime et godillot d'alias Joseph Kabila. Celui-là même qui avait privé les Congolais d'un débat démocratique entre Jean Pierre Bemba et alias Joseph Kabila en 2006. Débat inscrit dans la Constitution de la Transition en République démocratique du Congo. La vraie question: En République démocratique du Congo, n'y a-t-il pas d'autres journalistes que ceux liés à Radio 7, Télé 7 et Le Potentiel du fourbe Modeste Mutinga Mutuishayi ? Le comité de l'UPF de la République démocratique du Congo est "boutiqué" par Freddy Mulumba du Le Potentiel qui a choisi la délégation de la RDC, selon ses critères tribalo-ethiques, qui a fourgué, ses copains, copines et membres de famille...Mais qui a donc financé la délégation de la RDC ? Ce n'est pas Le Potentiel qui tire à 2500 exemplaires avec 1500 des journaux invendus ? Pourquoi la délégation de la RDC n'est pas représentative du Congo? Pas des journalistes congolais de l'Est de la République, ni du Bas-Congo, Bandundu même pas de l'Equateur ou Province Orientale. Ces journalistes provinciaux n'ont pas besoin de visibilité ni de participer aux rencontres internationales, sauf ceux d'un sénateur caïd, requin, fourbe et roublard: Modeste Mutinga Mutuishayi ?

Le fameux Freddy Mulumba n'a même pas eu le courage de parler de la situation des journalistes en République démocratique du Congo: les assassinats de Bampuwa wa Mulamba, Serge Maheshe, Franck Ngycke...14 journalistes assassinés dont les commanditaires courent toujours, ne le concerne pas. Que le Vuvuzélateur Lambert Mende ferme plusieurs médias du Nord Kivu alors que le CSAC existe, ce n'est pas une préoccupation de Freddy Mulumba. Que le journaliste Philemon Gira de la RTNC-Goma a été amputé de la jambe gauche, début novembre, pas de compassion non plus de Freddy Mulumba, le valet de son frère Modeste Mutinga. Sans ambages, le thuriféraire, accompagnateur d'un régime corrompu, Freddy Mulumba, demande la parole et déclare: "Avant de venir à Dakar, j'ai rencontré le Premier ministre-Matata Ponyo, le gouvernement de la RDC est d'accord pour que les prochaines assises se fassent à Kinshasa".

Du tic-au-tac, en demandant la parole Freddy Mulongo, membre du conseil d'administration de UPF-France prend la parole et appose son veto:" Pas question que les Assises de l'UPF se fassent en RDC, tant que les commanditaires des assassinats des journalistes ne seront pas jugés. L'UPF n'a pas à aller légitimer un régime tortionnaire aux abois qui voudrait tripatouiller pour la énième fois la Constitution pour laisser alias Joseph Kabila au pouvoir" ! Et Roger Bongos-Afrique Rédaction qui était en train de filmer fulmine.

Le délégué de la République centrafricaine appui la proposition de Freddy Mulongo et propose que l'UIPF fasse une déclaration pour son pays "Où les journalistes sont tués comme des mouches". Jean Kouchner, le Secrétaire général de l'Union Internationale de la Presse Francophone rassure Freddy Mulongo et l'Assemblée, que dans la nouvelle politique de la refondation et transparence de l'UJPF, il n'est pas question de faire allégeance à aucun pouvoir. Le Qakar avait royalement invité les Assises de l'UIPF, ce dernier n'a pas répondu positivement". Au restaurant ça barde, le copain de Matata Ponyo, le corrompu Freddy Mulumba perd ses nerfs et dévoile ses accointances avec le régime tortionnaire de Kinshasa et menace ! S'adressant à Roger Bongos et Freddy Mulongo, il lance devant tout le monde : "Vous êtes des journalistes politiques, des combattants. Venez à Kinshasa, vous allez voir". Le coupagiste du Le Potentiel a voulu montrer qu'il est puissant à Kinshasa. Freddy Mulumba qui est appuyé par le régime d'alias Kabila, travaille avec l'ANR-la Gestapo du régime. Donc si Roger Bongos et Freddy Mulongo rentraient en République démocratique du Congo ils seront torturés, exécutés, puisqu'ils ne font allégeance à ce régime d'usurpation qui gouverne par défi. Pour Freddy Mulumba, les 14 journalistes assassinés en RDC ne suffisent pas, il faut y ajouter les noms de Freddy Mulongo et Roger Bongos. La menace est très grave de la part d'un représentant du Comité UPF-RDC qui devrait normalement assimiler les principes de la diversité d'opinion, la divergence de points de vue. Menacer les autres membres de l'UPF-France, originaires du Congo est une aberration qui ne restera pas sans réponse.

Photos Réveil FM International. Assemblée Générale de l'UIPF à Dakar

Dakar, 19 novembre 2014, l'hôtel King Fadh Palace. Photo Réveil FM International

Dakar, 19 novembre 2014, Jean Kouchner, le Secrétaire Général de l'UIPF. Photo Réveil FM International

Dakar, 19 novembre 2014, l'Assemblée Générale de l'UIPF. Photo Réveil FM International

Dakar, 19 novembre 2014, l'Assemblée Générale de l'UIPF 2. Photo Réveil FM International

Dakar, 19 novembre 2014, l'Assemblée Générale de l'UIPF. Photo Réveil FM International

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jeudi 20 novembre 2014

15 ans de Réveil FM International: Média de la résistance face aux "spinosaures", prédateurs de la liberté de la presse et d'expression !

Kinshasa, Freddy Mulongo, initiateur de Réveil FM. Photo Réveil FM international

A Réveil FM International, nous n'avons aucune considération ni respect aux Spinosaures, Dinosaures, Mammouths, Apparatchiks, politicailleurs ventripotents, mangeurs à tous les râteliers, tourneurs de casaques, mangeristes et mangercrates patentés...Par notre culture et éducation, nous sommes stoïques voire très Voltairiens avec des parvenus, arrivistes et situationnistes qui usent et abusent de leur autocratie. Face aux menaces, coups bas, intimidations, sournoiseries, Réveil FM plie mais ne rompt pas.

Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta", le Goebbels de Mobutu ferme les télés et radios de Kinshasa dont Réveil FM

Kinshasa, le 19 mars 2001, au Palais du peuple, Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta", ministre de l'information et presse inaugure le Festival "Fréquences Libres" organisé par Réveil-FM et d'autres partenaires. Photo Réveil FM International, archives

Fieffé menteur Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" se croyait plus malin. Nommé ministre de l'information par M'zée Laurent-Désiré Kabila, le 12 septembre 2000, il convoque tous les responsables de l'audiovisuel kinois à l'Institut Congolais de l'Audiovisuel (ICA) à RTNC. Avec ses oukases menaçantes, Dominique Sakombi Inongo menace de fermer toutes les chaînes de télévision et stations de radio qui ne sont pas en ordre. Sachant que Réveil FM était en ordre et ne comprenant pas cette démarche sakombienne. Je lui pose la question en l'appelant "Frère Jacob" son nom de conversion, en lui signifiant clairement sans ambages qu'il serait juge et partie en prenant une décision alambiquée pareille. Blessé dans son amour propre, se sentant humilié alors que nous l'aidions à ne pas franchir le ligne rouge pour devenir un prédateur de la liberté de la presse. Après mon intervention Sakombi "Buka Lokuta" annonce une fatwa de 24 heures et se lève brusquement de la salle, suivie par un policier à sa garde.

Le 14 septembre 2000, Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" pris une décision arbitraire, il signa un arrêté pour fermer 6 stations de radios et 4 chaines de télévisions de Kinshasa pour des motifs soit disant administratifs. Pour exemple : la Radio Elykia a été fermée par manque dans son dossier de l'attestation de bonne vie et moeurs du cardinal Etshou. Un Cardinal doit-il brandir une attestation de bonne vie et mœurs pour prouver qu'il est cardinal? Devant les caméras de la RTNC, Sakombi Inongo argua que Réveil FM était une Radio sans dossier. Déclaration fausse , car dans notre dossier l'attestation du paiement au PTT de notre récépissé de 5000 $ n'était pas pris en compte. Le ministre exigeait notre licence d'exploitation alors que le PTT avait perçu l'argent sans nous le délivrer. Sans doute que nos informations de proximité génait beaucoup Sakombi qui n'avait pas une main mise. Monsieur "Buka Lokuta" ira beaucoup plus loin en allant sournoisement accusé Réveil FM d'être une radio subversive soutenue par des puissances étrangères, en relation avec le rebelle Galo Negro angolais Savimbi. L'Angola pays que nous n'avons jamais les pieds. Et Jonas Savimbi que nous ne connaissions ni d'Adam ni d'Eve sauf comme tout le monde en lisant les journaux. Simplement, l'Angola de Dos Santos étant venu au secours du pouvoir de Kinshasa, pour mieux noyer un média libre, indépendant de proximité. Sakombi Buka "Lokuta" avait inventé cette histoire abracadabrantesque pour mieux couler Réveil FM du paysage audiovisuel congolais. Il fut confondu à la présidence de la République face à cette accusation fausse, alambiquée et non fondée.

Réveil FM mit 48 jours de radio silence. Par contre Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" ira beaucoup trop loin le 22 septembre 2000 en " Congolisant " les chaines de télévisions privées RTKM d'Aubain Ngongo Luwowo et Canal Kin de Jean Pierre Mbemba. Première raison invoquée à l'époque par Dominique Sakombi était la présence de leurs propriétaires dans les rangs de la rébellion. Plus tard on saura qu'en ce qui concerne Aubain Ngongo Luwowo , ils avaient une idylle féminine commune et c'est Aubain qui avait remporté la partie. Dans un autoritarisme caractériel, le 30 octobre 2000, les deux chaînes privées -confisquées seront débaptisées: Radio Télé Kin Malebo ( RTKM) deviendra Radio télé nationale Congolaise (RTNC) 4 et Canal Kin deviendra, RTNC 3. Il nommera même les mandataires dans ces chaines de télévisions privées-congolisées, Dominique Sakombi ira jusqu'à dicter les grilles de programmes de ces nouveaux médias accès vers le culte de la personnalité.

Freddy Mulongo accueille Dominique Sakombi Inongo "Frère Jacob" à son arrivée pour l'ouverture du Festival "Fréquences Libres" organisé par Réveil FM. Photo Réveil FM International, archives

Aux thuriféraires-blablateurs, à Réveil FM nous n'avons pas pour ligne éditoriale de tirer sur les ambulances, ni de nous réjouir de malheurs des autres encore moins d'encenser ceux qui par leurs turpitudes et forfaitures ont mis la République démocratique du Congo sens dessus-dessous. Fieffé menteur, fanfaron, clown, opportuniste, Sakombi Inongo était tout un personnage à lui tout seul. Les Vuvuzélateurs, les prédateurs de la liberté de presse et d'expression, les museleurs de tout poil, les propagandistes obscurs supposés « éclairés » ont tous un peu du Sakombi Inongo "Buka Lokuta " dans leurs veines.

Kinshasa, 19 mars 2001, Freddy Mulongo prononçant son discours sur la liberté de la presse et la démocratie. Photo Réveil FM International

Freddy Mulongo et Bernard Sexe, chef du service de coopération et d'action culturelle de l'Ambassade de France. Photo Réveil FM International, archives

Revanche de l'histoire, en mars 2001, nous organisions le Festival "Fréquences Libres" avec des journalistes du Cameroun, Gabon, Tchad, Congo-Brazzaville, de la RDC et France. Sans ambages et concessions, notre discours a été axé sur la liberté de la presse bafouée par la RDC, le pluralisme médiatique foulé aux pieds et le respect des droits humains inexistants dans un pays qui avait l'outrecuidance de s'appeler "démocratique". Sakombi "Buka Lokuta" mis son discours dans sa poche et improvisa une allocution tentant sans y parvenir de répondre point sur point à notre interpellation. Il mit 45 minutes ! Bernard Sexe, chef du service de coopération et d'action culturelle de l'Ambassade de France vint me voir .

Après le dialogue Intercongolais de Sun-City en Afrique du Sud, des fourbes, roublards et mafieux requins : Modeste Mutinga Mutuishayi, Dominique Sakombi Inongo, Esdras Kambale, Primo Mukabilwa... nommés par des composantes et entités, sans expertise professionnelle prirent d'assaut l'institution de régulation des médias, la Haute Autorité des Médias (HAM) d'organe de régulation sera transformé en organe de répression de surcroît étouffoir des libertés. Des sanctions farfelues, des décisions alambiquées émailleront de la HAM. Ils inventèrent "La congolité" pour mieux museler les journalistes, les médias et l'opposition. Corrompus jusqu'à la moelle épinière, contre espèces sonnantes et trébuchantes: Modeste Mutinga Mutuishayi et ses acolytes corrompus jusqu'à la moelle épinière dont Dominique Sakombi Ingo "Buka Lokuta" privèrent 60 millions de Congolais d'un débat démocratique entre Jean Pierre Bemba et Joseph Kabila.

Le 16 Janvier 2001, Laurent-Désiré Kabila est abattu dans sa résidence du Palais de Marbre. L’histoire retiendra que Dominique Sakombi a annoncé à la communauté nationale et internationale que «Mzée» était décédé le 18 janvier à Harare alors que l’ancien Président était déjà mort lors de son transfert à la clinique Ngaliema le 16 janvier 2001. La langue du «Frère Jacob» lui avait-elle fourché ? En 2003, Joseph Kabila confie à Domsak le poste de 2ème vice-président de la Haute autorité des médias (HAM) pour le compte de la composante ex-gouvernement. Alors qu’il assumait l’intérim du président, Sakombi Inongo "Buka Lokuta" est accusé de «mégestion». Depuis 2008, il avait été suspendu de ses fonctions. Déguerpi pour le compte du régime qu'il avait servi, Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" est mort pauvre, sans un lieu pour le pleurer.

Qu'es-ce qui lui a empêché de dire la vérité aux Congolais que M'zée Laurent Désiré Kabila était assassiné ? Alors que plusieurs sources d’information y compris les chancelleries occidentales confirmaient la mort de Kabila, le fameux " pasteur ministre ", persistant dans le mensonge, insistait que "l’immortel" Mzée Kabila était vivant. Mais le mensonge n’a rien d’éternel et, ceci a prouvé que quelque soit la longueur de la journée, le jour finit toujours par apparaître.

Mais on ne saisira jamais la personnalité troublante de Dominique Sakombi Inongo, si l’on ne visite pas "Les magiciens du repentir" (les confessions du frère Dominique) ; un ouvrage de Pius Ngandu Nkashama (L’Harmattan 1995, 176 pages). Dans lequel on tombe sur des aveux surprenants. Mais plus troublants encore, sont ceux-ci, qu’il a faits dans un autre ouvrage, "La société zaïroise dans le miroir de son discours religieux " : "Pendant vingt ans, j’ai fréquenté les magiciens des Indes et d’Israël, des marabouts du Sénégal et de Guinée, des sorciers du Bas-Zaire et de l’Equateur. J’étais devenu l’incarnation de Satan. J’étais porte-parole du gouvernement. Tous les communiqués, je les "travaillais" sataniquement, avant que le peuple ne les écoute, afin qu’il soit envoûté."

Les expériences personnelles de l’homme qui avoue avoir communié avec Satan relèvent plutôt d’un univers étonnant : "Au moment de rentrer, la valise s’ouvrit toute seule. Je vis la grosse tête d’un boa de huit mètres. Le boa me regarda. Il avait des yeux de femme. A sa queue était attachée une enveloppe comme celle que m’envoyait Elise, la secrétaire de la maison de la magie.

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lundi 17 novembre 2014

15 ans de Réveil FM International: Photos. Média de proximité, citoyen et non marchand !

Dans les années 70-80, le Grand Freddy Mulongo avait révolutionné la presse congolaise avec la bande dessinée, dans les éditions "Jeunes pour Jeunes" on pouvait lire les histoires de Coco et Didi, les aventures de Sinatra Kasaduma, Molok, l'inspecteur Mungala, Apolosa et Kikwata, Mama Sakina et Mose Konzo...Dans la famille Mulongo, on n'a pas l'éducation des suivistes, moutonniers mais la créativité et l'innovation sont les deux mamelles d'un esprit vif. Dans une capitale congolaise de plus de 10 millions d'habitants où aucun journal ne tire à plus de 2000 exemplaires, pour informer la masse populaire quoi de plus normal qu'une radio de proximité. Etre pionnier dans un domaine demande la persévérance mais surtout des sacrifices. Réveil FM a été conçue en France, avant sa réalisation à Kinshasa au Congo-démocratique. Sans la France, dans notre découverte des radios libres sous François Mitterrand et notre implication dans celles-ci, je crois profondément que notre expérience au Congo n'allait pas tenir longtemps. Dans notre philosophie, l'information doit être gratuite et accessible à tous. C'est lorsque les gens sont informés qu'ils se déterminent en conséquence. A notre époque n'est pas être informé, c'est être comme les moutons de Panurge.

Kinshasa, Freddy Mulongo dans le studio de Réveil FM International, archives

15 ans de Réveil FM, c'est différent de 15 jours ! Mais l'expérience est toujours une lanterne qui s'accroche au dos qui n'éclaire que ceux qui viennent après ? On peut partager l'éducation, mais jamais on le peut pour l'expérience. Comment remercier tout le monde sans en oublier certains ? Faut-il ignorer les difficultés administratives, matérielles, économiques et physiques ? Faut-il être sarcastique en remuant les couteau dans la plaie pour les coups bas et les dangereuses peaux de banane que certains ont malicieusement glissé sur notre chemin ? Notre foi en Dieu ne s'est pas émoussé avec des épreuves imposées. Le soutien sans faille de la famille Mulongo a été déterminante. Les photos jaunies avec le temps prouvent à dessein, beaucoup d'eau a coulé sous le pont. Nous n'avons pas voulu traficoter ces photos mais garder leur originalité.

Kinshasa, le Grand Freddy Mulongo et Freddy Mulongo à Réveil FM. Photo Réveil FM International, archives

Papa Elie Mulongo Nkulu-PDG de la Coopeci et Freddy Mulongo. La Coopeci a été un soutien indéfectible de Réveil FM. Photo Réveil FM International, archives

Freddy Mulongo et Papa Kilolo Musamba Lubemba. Photo Réveil FM international, archives

Le Grand Freddy Mulongo lors d'un dîner avec des journalistes et animateurs de Réveil FM. Photo Réveil FM International, archives

Freddy Mulongo dialoguant en aparté avec le Grand Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

Papa Elie Mulongo Nkulu signant le livre d'or de Réveil FM. Photo Réveil FM International, archives

Christian Mulongo (Paris), Pathron Mulongo et Caron Mulongo (Bruxelles) à Kinshasa. Photo Réveil FM International

Pas moins de 600 jeunes sont passés par Réveil FM. Certains pour une formation in situ, pour d'autres pour un stage. Difficile de mettre à chaque visage, mais tout de même...

Papa Ricky Mapama et Papa Kalonji Kamulele remettant un brevet après une formation diplômante et un cadeau à un jeune méritant, sous le micro de Felly Mukendi. Photo Réveil FM international

Réveil FM a été une faite par des jeunes mais pour toute la population congolaise. Photo Réveil FM International

La jeunesse, c'est le présent de la République démocratique du Congo. Photo Réveil FM International

Nous ne dirions jamais que tout était rose. Les difficultés affrontées ont fini par mûrir nos convictions. Jamais, nous nous sommes laisser-aller. En cas de tempête, nous plions comme le roseau de Jean La Fontaine mais ne rompons pas !

Mimie Engumba. Photo Réveil FM international, archives

Bibiche Mbete. Photo Réveil FMInternational, archives

Nana Mbala. Photo Réveil FM International, archives

Héritier Sidiakala. Photo Réveil FM International

Kiki Nkulu. Photo Réveil FM International, archives

Kiki Nkulu et Beaugas Sendwe. Photo Réveil FM International, archives

Annie Pingi. Photo Réveil FM International, archives

Les matériels radiophoniques de Réveil FM. Photo Réveil FM International

Les matériels radiophoniques de Réveil FM. Photo Réveil FM International

Les matériels radiophoniques de Réveil FM. Photo Réveil FM International

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15 ans de Réveil FM International: Pastor Richard Kabamba à Londres !

La radio, c'est la voix! Mais la voix seule ne suffit pas il faut de l'intelligence, de l'agilité dans la pensée pour faire parler ses invités afin de satisfaire ses auditeurs. Une émission se conçoit et se bâtit, comme une maison, brique par brique, avec une bonne échaffaudage. Il faut plusieurs ingrédients pour réussir une bonne émission. C'est ce qu'à expérimenté à Réveil FM, le pastor Richard Kabamba qui avait déjà une puissante voix radiophonique. C'est cette voix qui le sert dans ses prédications aujourd'hui. De Londres où il s'est installé depuis plusieurs années, il se souvient de ses premiers pas à Réveil FM, la première radio associative et communautaire.

Pastor Richard Kabamba à Londres

Kinshasa, Kambila Mbila, Richard Kabamba et Pathron Mulongo. Photo Réveil FM International

Sincèrement, je suis très reconnaissant à Freddy Mulongo, qui a découvert en moi une potentialité que je continue à expérimenter. Apres ma formation Théologique et radio, j’étais beaucoup plus penché vers les émissions religieuses. Freddy m'a dit un jour: “ Richard, tu as une voix radio comme celle de Kwebe Kimpele, je veux que tu que présentes une émission à caractère international’’. Je présentais alors l’émission oxygène qui retraçait le parcourt de voyageurs.

Et ma première émission « Oxygene », à Reveil FM, j’avais comme invité le Docteur Engumba Tela Yoka, un vrai Kinois avec une large vision du monde extérieur, qui nous a fait vivre les moments époustouflants de ses voyages à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Depuis ce jour-là j’ai compris que l’homme se découvre par ceux qui sont autour de lui.
Merci Freddy pour cela.
 C’est donc à travers Réveil FM que je me suis retrouvé dans ce métier et je suis aujourd'hui journaliste à temps à plein Europe news Agency.

Je vais te dire ceci Noko Freddy, « Notre force est sublime, elle emportera tout, car nous somme une radio de proximité qui écoute la voix de ceux qui crient dans la souffrance sans réponse ».

 Dieu voulant notre TV Réveil-FM sera opérationnelle car tous les matériels sont ready.

 Et pour paraphraser le président Obama:” While we breathe, we hope, and where we are met with cynicism and doubt, and those who tell us that we can’t, we will respond with that timeless creed that sums up the spirit of a people: Yes, with God, we can.
 ikunena amba… Alors que nous respirons, nous espérons et où nous rencontrons le cynisme et le doute, et ceux qui nous disent que nous ne pouvons pas, nous répondrons avec ce credo intemporel qui résume l'esprit d'un peuple: Oui, avec Dieu, nous pouvons”.

Je pense que nous avons été la seule radio en République Démocratique du Congo à mettre face- à- face des citoyens. Leur donner une vraie information de proximité. Pour moi, c’était un moteur. C’est ce qui me permettait, tous les matins, de me dire qu’il faut qu’on fasse la meilleure émission, le meilleur programme. Chaque jour, notre objectif était de faire de Réveil-FM une vraie radio de proximité. Je me disais que, mon émission (Oxygène) d’aujourd’hui sera moins bonne que celle de demain. Quand on écoutait les encouragements des auditeurs, cela nous poussait à travailler encore plus. Ça nous encourageait à aller de l’avant, à ne pas décevoir. C’est surtout ça. Ne pas décevoir l’auditeur et lui donner l’envie de revenir le lendemain écouter Réveil-FM. C’est un merveilleux souvenir.

C’est difficile de dire des meilleurs souvenirs parce que chaque moment passé restera toujours gravé dans ma mémoire.

Richard Kabamba (Réveil-FM Londres)

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dimanche 16 novembre 2014

15 ans de Réveil FM International: Jean-Paul Ilopi Bokanga, dernier des Mohicans !

Je ne suis pas journaliste pour m'enrichir et nous sommes plusieurs à épouser cette déontologie. Pas toujours facile à vivre, mais dans la vie rien ne vaut la constance dans ses idéaux et convictions. Une radio associative et communautaire n'est pas pour faire du fric, par contre elle est par essence une pépinière où les journalistes et animateurs sont souvent débauchés. Les médias commerciaux qui ont pour dieu "Mammon", courent derrière l'argent, où il faut payer pour passer, sont spécialistes dans le débauchage... Des propositions alléchantes pour quitter la radio aller servir ailleurs, refus catégorique !

Kinshasa, jeudi le 20 juillet 2006, Jean-Paul Ilopi Brigorde Bokanga, Directeur d'Antenne de Réveil-FM interviewant Ferdinand Ferrela (+) de la Voix de l'Amérique au Centre Culturel Américain. Photo Réveil FM International, archives

Homme de culture, écrivain, poète, journaliste Jean-Paul Ilopi Brigode Bokanga a assumé la fonction de Directeur d'Antenne de Réveil FM 105. 4 MHZ à Kinshasa jusqu'à sa fermeture en août 2007 pour des raisons politiques par le plus éphémère ministre d'information de Joseph Kabila, Toussaint Tshilombo Send, fanfaron, un ignare qui excelle en buzobérie, un vrai gaillard zéro de surcroît opportuniste. Jean-Paul Ilopi Bokanga est un ami fidèle. Sa fidélité à Réveil FM n'est ni négociable ni marchandable. Ce fils de Lac Maïndombe, qui fut le premier cadre de Texaco à Port Franqui à rouler dans une voiture n'est pas impressionner par des arrivistes ni parvenus. Avec sa voix redondante, Jean-Paul Ilopi Bokanga aime l'écriture, les écrivains et la littérature. Attaché au processus électoral, il sera accrédité à la Commission Électorale Indépendante (CEI) de 2002-2007.

Juillet 2006, le jour de la proclamation du résultat du second tour sans débat annulé par le caïd, fourbe, roublard Modeste Mutinga Mutuishayi, nous sommes à Matete avec Jean-Paul Ilopi... un coup de fil lui informe l'abbé Malu Malu va proclamer ses résultats. Nous prenons la voiture pour raccompagner à Jean-Paul Ilopi à l'Institut Elikya, centre névralgique de la CEI. Nous roulons normalement. En empruntant les huileries, je dis à Jean-Paul que la circulation n'est pas normale. Au niveau du boulevard du 30 juin, pas des voitures en vue, nous continuons quand même...Au niveau de la poste on trouve des pavés sur la route, nous continuons au niveau de la BCC des crépitements des balles, je fonce vers l'avenue du Tchad et nous abandonnons la grosse Mercedes devant l'ambassade de France. Nous continuons à pied, nous ne pouvons même pas atteindre l'avenue du Commerce, tellement il fait noire. Nous rebroussons chemin, tapons comme des forcenés à la grille du parking de l'hôtel Memling. Surprise, nous nous retrouvons avec les apparatchiks et les membres de leurs familles. Prêts à fuir Kinshasa ! Le temps de trouver un fauteuil pour y passer la nuit...

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15 ans de Réveil FM International: Alain Mupundu, Trésor Saïdi, Serge Mwepu tshekele pete...des jeunes qui ont mouillé leurs chemises

Des jeunes ont toujours mouillé leurs chemises pour Réveil FM. A partir du moment ils ont assimilé la ligne éditoriale d'une radio citoyenne, de proximité, qui n'est dans la communication marchande mais plutôt alternative, les jeunes se sont appropriés la philosophie de Réveil FM. Ils sont nombreux mais parmi eux: Alain Mupundu, Trésor Saïdi, Serge Mwepu Tshekele Pete, Willy Kayembe...

Alain Mupundu, le gardien du temple Réveil FM

Alain Mupundu a toujours réjouit notre cœur pour son esprit d'initiative pour le développement et le rayonnement de Réveil FM, la première radio associative et communautaire de Kinshasa. Enfant de Matete, Alain Mupundu a une idée nouvelle par jour, sans complexe a toujours fait ses reportages en toute conscience. Réveil FM, c'est sa radio ! Il s'est battu pour elle. Alain Mupundu, c'est un peu moi en plus jeune. Débrouillard, le gaillard ne lésine sur la liberté de la presse et d'expression. D'ailleurs sur sa page Facebook, on peut lire: "Mes frères et sœurs si jamais vous apprenez que je suis aux arrêts considéré moi comme un prisonniers d'opinion et de liberté. j'ai refusé de fermer ma bouche face aux injustices de toute nature. j'ai pris l'engagement de défendre mes opinion et d'être la voix de sans voix au risque de périr. de part ma profession qui est celle d'opinion je donnerai toujours ma voix pour vous défendre je ferai mien vos problèmes. même s'il faut laisser ma peau. Prenez ces mots comme mon engagement à la démocratie et au liberté pour tous je vous aime"

Trésor Saïdi, le jeune journaliste d'information à Réveil FM

La guerre qui a sévit à l'Est de la République démocratique du Congo a mis beaucoup de Congolais sur les routes. C'est comme ça que notre jeune frère Trésor Saïdi a quitté son Maniema natal sans sa famille pour se retrouver à Lubumbashi au Katanga. Recommandé à Réveil FM, Trésor Saïdi s'est peu à peu intégrer retrouvant presqu'une seconde famille...Une famille radiophonique, Réveil FM fut son toit! travailleur, il est devenu avec le temps le journaliste attitré de Réveil FM.

Serge Mwepu Tshekele Pete

Serge Mwepu est arrivé à Réveil FM, il voulait devenir technicien sans aucune expérience radiophonique. Je l'ai amené à l'Institut Congolais de l'Audiovisuel (ICA) pour son inscription, tous frais payés. Il allait à la formation et passait à la radio pour la pratique. Après sa formation alternée, il s'est révélé être un excellent technicien. Mais tous les jeunes animaient des émissions à la radio, Serge Mwepu faisait de la technique et animait en même temps. C'est lui l'inventeur de l'expression "Tshekele Pete" qui lui colle à la peau est devenu presque son surnom. Bravo donc à Serge Mwepu qui continue son métier à Congomikili News.

Willy Kayembe, un dandy

A son arrivée de Lubumbashi, Willy Kayembe a atterri à Réveil FM à Kinshasa. Il y a fourbit ses armes, à la technique puis à l'animation. Aujourd'hui il fait la pluie et le beau temps sur une chaîne de télévision Kinoise.

Nous avons passé ensemble des moments difficiles à tel point ces jeunes ont un peu de Réveil FM dans leur ADN radiophonique. La galère n'a pas empêché ces jeunes d'être professionnellement excellents !

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samedi 15 novembre 2014

15 ans de Réveil FM International: Felly Mukendi, l'homme d'un quartier à l'autre !

Freddy Mulongo et Felly Mukendi, l'homme d'un quartier à l'autre. Photo Réveil FM International

Felly Mukendi est celui qui a compris la quintessence de l'information de proximité. Journaliste Reporter d'Information est le meilleur de sa génération dans la recherche de l'information et le reportage de terrain. Il avait pour mission de sillonner tout Kinshasa, d'aller dans les coins et recoins de la capitale pour chercher l'information. Felly Mukendi nous a bluffé par ses reportages qui nourrissaient les éditions d'infos de Réveil FM de 7h30, 13H30 et 18H30. Tout le monde y est passé: les pousse-pousseurs, les mamans pipupula, les quartiers non éclairés, les érosions qui engloutissent le quartier Mateba, les cimentières désaffectés de Kintambo et Kimbanseke dans lesquelles on continue à enterrer les morts de manière superposée, les chefs coutumiers sans pouvoirs qui continuent à vendre des parcelles...Impossible de souvenir de tous les reportages de Felly Mukendi, l'homme d'un quartier à l'autre. A travers les reportages de terrain de Felly Mukendi, le proverbe nigérien:"Poussière aux pieds vaut mieux que poussière aux fesses" ! Le terrain, encore le terrain et toujours le terrain.

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vendredi 14 novembre 2014

15 ans de Réveil FM International: Edmond Ngoy Mukendi, la voix baryton du journal de 13H30 !

Edmond Ngoy Mukendi dans la région parisienne

A Réveil FM pas question du favoritisme tribalo-ethnique. Chaque fils et fille du pays avait sa place. C'est d'ailleurs la seule radio dans la capitale congolaise qui avaient des émissions en langues vernaculaires: Kikongo, kimbala, kimbunda, kisongwé, Kambila mbila, Kwetu ka kujimini...Dans ses costards tirés à quatre épingles de titi parisien, personne ne peut jamais savoir qu'Edmond Ngoy Mukendi est un grand timide. A l'issue de la formation, quelques têtes étaient sorties du lot: Clarisse Ngalo, Mimie Engumba, Pathron Mulongo, Nana Mbala, Carine Ngalibaya et Edmond Ngoy Mukendi. Ils choisissaient les sujets à traiter, faisaient la rédaction pour la grande édition de 13H30. Comme à l'accoutumée les trois éditions d'info: 7h30, 13H30 et 18H30 étaient précédées de l'hymne nationale merveilleusement interprétée par Adjina Djuma Pili et son épouse Joujou Lumumba. C'est la voix baryton d'Edmond Ngoy Mukendi qui fait intégrer dans l'équipe du journal. Une fois mieux travaillée et mieux maitrisée, sa voix éclaboussée tout sur son passage. Jamais Edmond Ngoy Mukendi n'aurait pensé un seul instant, qu'il serait un jeune journaliste en vue à Kinshasa. Lui qui venait de l'INA, il était bien meilleur que d'autres. Avec Réveil FM , il a appris à briser son complexe et a excellé. "Il est 13h30 aux quartiers Bitshaku Tshaku, Bon Marché, Ndolo dans la Commune de Barumbu, ville pronce de Kinshasa. Le journal Edmond Ngoy Mukendi"

15 ans d'existence déjà! Je réalise à quel point le temps passe aussi vite. Première radio associative et communautaire de la ville de Kinshasa, Réveil fm a su s'imposer de par sa philosophie de proximité, dans le paysage audio-visuel congolais. Il a su par la thématique proposée au travers de son programme, capitaliser l'intérêt du public kinois et celui d'une grande partie du territoire national . Personnellement, Réveil FM représente une partie de ma vie dont l'histoire sera à jamais gravée dans ma mémoire. Je remercie infiniment Freddy Mulongo et "Papa" Ricky Mapama pour la confiance qu'ils ont pu m'accorder dans cette aventure professionnelle riche en notoriété à laquelle je m'étais pas forcément destiné en dépit du potentiel que je dégageais. Je leur en suis infiniment reconnaissant. 15 ans après, je ressens encore jaillir en moi ce sentiment de grande satisfaction pour tout le plaisir que nous avions apporté à tous les fidèles auditeurs de Réveil FM.

La proximité, une autre façon de traiter l'information par rapport aux médias classiques, a fait de Réveil FM une radio au milieu du village c'est à dire un outil de communication au service de la population aussi bien locale que nationale. Cette nouvelle approche de faire la radio avec des moyens aussi bien financiers que techniques extrêmement limités mais avec une équipe de professionnels dotée d'un état d’esprit irréprochable, a hissé Réveil FM au premier rang des radios-associatives et communautaires en RDC au point d'attirer la foudre du pouvoir en place. A rappeler que Réveil FM a dans son histoire été plus d'une fois fermé pour des raisons inavouables par l'autorité de tutelle. personnellement, je ne retiendrai que du positif mon passage à Réveil FM.

Je suis fier d'avoir pu écrire ne serait-ce qu'un paragraphe dans l'histoire du paysage audio-visuel de la RDC à travers Réveil FM. J'ai pris énormément de plaisir de partager des moments formidables avec l'ensemble de toute l'équipe de cette grande famille qu'est Réveli FM. Je profite de cet événement pour exprimer mes amitiés à Mimi Engumba, Carine Galimbaya, Nana Mbala, Chantal Koshi, Pathron Mulongo, Carine Mbo, Annie Pingi, Kiki Nkulu, Héritier Sidiakala, Papy Lody, "Papa" Kalonji Kamulele, Bibiche Mbete, Sonia Bosongo, Felly Mukendi, ainsi que d'autres dont j'ai oublié les noms.

Pleins succès à Réveil FM International et à Freddy Mulongo.

Amicalement vôtre

NGOY MUKENDI Edmond.

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Air Hollande One: Pour l'Australie, le président français passe 22 heures dans son bureau volant

En l'espace de six jours, il a passé plus de quarante heures dans son avion. Avec escale, à l'aller et au retour, à Singapour. François Hollande a vite adopté l'Airbus A330, longtemps surnommé Air Sarko One parce que l'ex-président UMP l'avait racheté et aménagé pour 180 M€ en 2010. Un petit palace flottant d'une soixantaine de mètres de long dans lequel le chef de l'Etat et ses invités ont leurs habitudes.

Première d'entre elles pour le président : venir saluer les passagers, un savant mélange de ministres, patrons, conseillers et parfois journalistes, avant le décollage. Une composition que le président valide lui-même sur proposition de son cabinet et du protocole. « Ce n'est pas facile car les places sont peu nombreuses », souligne-t-on à l'Elysée. Soixante au total, et le président aime quand c'est plein. Cela vaut mieux, avec un réservoir de 139 000 litres de kérosène et autant de rejet de CO²...

Fabius en chaussons

Au plus près des appartements du président sont placés les ministres : ils seront cinq pour le Pacifique, dont Laurent Fabius (Affaires étrangères), un habitué de l'Airbus où il n'est pas rare de le croiser en... chaussons. Tout comme Jean-Yves Le Drian (Défense), qui peut, lui, se mettre à l'aise... en chaussettes. Plus loin dans la partie accompagnateurs sont installés les éventuels journalistes et les conseillers.

En vol, place au travail. « Dans l'Airbus, le président est comme dans son bureau à l'Elysée », relève un habitué. Pendant les vingt-deux heures de vol aller, le président a prévu de relire ses nombreuses prises de parole. Tout en restant connecté à la France. Car Hollande peut recevoir SMS et e-mails grâce à son ordinateur de bord et passer des appels téléphoniques. Les dépêches lui sont régulièrement transmises. C'est d'ailleurs dans cet avion que Hollande a appris, en septembre, l'enlèvement d'Hervé Gourdel.

Restent les repas précédés d'un immuable cérémonial, une hôtesse alertant les sélectionnés, patrons et ministres, à l'heure du dîner - « Vous êtes invité par le président... » - pour un menu préparé à l'avance et pris dans la salle de réunion. « Il n'y a pas de cuisine à bord », démystifie un conseiller. Ni de four à pizzas ou de jacuzzi comme l'a longtemps laissé croire la légende. En revanche, Hollande dispose d'un grand écran.

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Sanctions économiques: Poutine estime que Washington se tire une balle dans le pied

Obama et Poutine, lors du Sommet Apec en Chine

Vladimir Poutine a accusé vendredi les Etats-Unis de fragiliser les institutions commerciales qu'ils ont contribué à créer en imposant des sanctions contre la Russie, dans un entretien à l'agence Tass, avant le G20.

Le président russe précise qu'il n'abordera pas la question des sanctions économiques lors du sommet du G20: «cela n'aurait pas de sens».

Vladimir Poutine reconnaît que les sanctions prises par les Américains et les Européens affectent toute l'économie mondiale. Le gel d'avoirs, l'interdiction de visas et les mesures empêchant les entreprises russes d'accéder aux marchés financiers occidentaux contreviennent au droit international, juge-t-il, parce que seuls les Etats-Unis ont le droit de les imposer.

«Passer l'éponge»

Vladimir Poutine estime que ces sanctions sont également contraires aux accords commerciaux, y compris ceux qui ont été conclus dans le cadre du GATT, organisation remplacée par l'Organisation mondiale du commerce (OMC) en 1995. «Les Etats-Unis ont eux-mêmes créé cette organisation à un certain niveau. Aujourd'hui, ils en violent carrément les principes», déclare Poutine. «J'espère vraiment qu'au bout du compte prévaudra une prise de conscience et qu'on pourra passer l'éponge».

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15 ans déjà ! Chantal Koshi Poloto: "Réveil FM : Première radio associative de Kinshasa, formatrice des jeunes et de son équipe" 

Francfort en Allemagne, Chantal Koshi Poloto a été la première journaliste sportif de Réveil FM. Elle connait tous les stades de Kinshasa

Le numérique a révolutionné la radio ! Même si Réveil FM a été la première radio dans la capitale congolaise à utiliser des micros LEM et Minidisc pour ses enregistrements et reportages tout l'équipement de la station était en analogique. Et la radio on ne la fait pas tout seul. Il faut une équipe pour mieux imprégner sa ligne éditoriale. Pas facile d'être un média non marchand, de proximité, citoyen, alternatif et indépendant, dans un paysage audiovisuel congolais où avant qu'un journaliste vous donne la parole, il faut le payer. Bouillir la marmite est un sport acrobatique pour les journalistes coupagistes. Ces sont 32 jeunes étudiants de l'Ifasic, Ina, Faculté catholique et Protestante qui furent l'ossature de Réveil FM, après trois mois de formation in situ. Les "coupagistes" de la RTNC qui ont voulu postuler à Réveil FM ont tous été rabroués. Réveil FM était une équipe des jeunes dont certains ne penser même pas passer derrière un micro.Pour marquer la différence éditoriale, il fallait former ces jeunes. L'erreur aurait été de piquer les journalistes venant d'ailleurs. Cette démarche alternative est payante, mais il faut de la persévérance, et avoir foi en notre jeunesse, qui est le présent et l'avenir de notre pays.

Chantal Koshi Poloto a fait la une de Fréquences Libres n°105-106 d'de juillet-août 2001. Photo Réveil FM International, archives

Chantal Koshi Poloto témoigne: Kinshasa, 1999. Un fils du terroir débarque dans la ville après des brillantes études effectuées en France. Au pays du Général De Gaule, Freddy Mulongo n’a pas appris seulement l’art de dire les nouvelles, mais il l’a aussi pratiqué. Après avoir acquis une bonne expérience en la matière, il décide de servir son pays et son peuple, non sans innover ! Le paysage médiatique RD Congolais connaît déjà des médias privés commerciaux. On se souvient qu’au lendemain de l’allocution du Maréchal Mobutu, le 21 avril 1990, non seulement le monopartisme politique avait cessé d’exister, mais aussi l’espace médiatique s’était émancipait brisant le monopole des médias d’Etat. Plusieurs organes de presse privés avaient fait leur apparition à la faveur notamment d’une cristallisation l’opinions. En République démocratique du Congo, on ne connaissait pas le tiers secteur médiatique, les médias alternatifs non marchands. Freddy Mulongo, entend ajouter sa touche à cette refondation de la presse congolaise. Lui veut donner la parole aux masses et veut que l’organe de média prenne réellement place au cœur de la vie sociale et sociétale. Il est ainsi le tout premier à installer un média de proximité à Kinshasa : Réveil FM, une radio qui s’est donné notamment le but de réveiller le peuple congolais pour prendre résolument en charge son éducation et son développement.

C’est pendant ces années-là, inscrite en première année à l’ISTI-IFASIC, que je vais me retrouver dans cette radio. En effet, Freddy Mulongo et son équipe s’étaient donné la noble tâche de recruter les jeunes étudiants en journalisme afin de les former à la pratique de la collecte, du traitement et de la diffusion de l’information de proximité. Une ambition éloquente à la mesure de la compétence de l’homme, mais également une occasion à saisir. C’est ainsi qu’une belle histoire va commencer, celle qui va indélébilement marquer ma vie et m‘exercer à la profession. Réveil FM nous a formé jusque dans les moindres détails. J’y ai appris notamment à manier le micro, à descendre sur terrain dans des milieux aussi invraisemblables, réalisant des reportages de proximité.

Plus tard, je produis et présente l’émission Mosaïc, consacrée aux expatriés vivant au Congo. Ces derniers devraient nous raconter leurs cultures afin d’y faire baigner les auditeurs. Je me suis également exercé en sport où ma rubrique est restée une des références. La dextérité de la formation a fait en sorte que je sois retenue sur la liste des journalistes qui devraient aller couvrir, en 2002, les assises du Dialogue intercongolais en Afrique du Sud : tâche que nous avons accomplie avec beaucoup de professionnalisme. L’expérience de l’Afrique du Sud n’était pas fortuite : déjà avant, j’ai été dans l’équipe de l’émission "Arbre à Palabre" que présentait feu Mwamba wa Bamulamba, Secrétaire Général de Journaliste en Danger-JED, conçue par Ricky Mapama, directeur des programmes et Freddy Mulongo lui-même. Mes micros baladeurs m’avaient valu une palme d’or. Rveil FM n’est pas resté que sur le plan de la pratique du journalisme. Elle a également inspiré le thème de mon mémoire de fin d’études. Quoi de plus normal d’analyser le fonctionnement de la toute première radio associative et communautaire de Kinshasa. Une percée scientifique qui, aujourd’hui, a fait école à l’Ifasic et dans d’autres institutions de formation en communication.

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jeudi 13 novembre 2014

15 ans de Réveil FM International: Hommage à l'humoriste Dieudonné Kabongo Bashila !

Kinshasa, mars 2001, le grand humoriste Dieudonné Kabongo, Freddy Mulongo et Pathron Mulongo. Photo Réveil FM International, archives

Le 20 novembre 2014, Réveil FM International fêtera ses quinze ans d'existence. En effet, le 20 novembre 1999, le coq de Réveil FM International chantait pour la première fois à Kinshasa. Après une cérémonie d'ouverture où plusieurs personnalités: ambassadeurs, activistes de la société civile avaient répondu présent, la première radio associative et communautaire émettait à Kinshasa, depuis l'immeuble Gap, sur le boulevard du 30 juin en plein centre-ville. La formation in situ des jeunes qui avait précédé l'ouverture de la station de radio était claire sur notre ligne éditoriale: Réveil FM n'est pas une radio marchande, elle ne doit jamais monnayer ses informations. Réveil FM est un média de proximité, citoyen et indépendant. Durant les huit ans de son fonctionnement à Kinshasa de 1999-2007, Réveil FM n'a jamais couru derrière les politicards-politicailleurs congolais, encore moins les ministères sauf s'il y avait grève des fonctionnaires. Mais les marchés, les quartiers sans électricité, les érosions, les pluies diluviennes, les difficultés de transport pour les kinois étaient la une de toutes les éditions d'informations y compris les Réveil Info Express de chaque heure.

Pour notre série qui commence pour les quinze ans de Réveil FM International, nous voulons aujourd'hui, rendre un second hommage à l'humoriste Dieudonné Kabongo, car nous l'avons fait lors de son décès à 61 ans sur scène en Belgique, dans la soirée du 11 octobre 2011, lors d’une représentation du cabaret « Les nouvelles de l’espace ».

Les Congolais ne savent pas honorer l'un des leurs. Certains de nos compatriotes pensent que l'art se résume à être musicien et le "Maboké" expression par excellence du théâtre. Nous avions pris la mauvaise habitude de magnifier des pseudos artistes de "Sima Ekoli", "Amata na mpunda"...Alors que l'art touche un panel important. Pourquoi un hommage à Dieudonné Kabongo Bashila ? Il était un "Grand Artiste" et "Demeurera un Grand Artiste" pour tous ceux qui l'ont connu. Pour nous, Dieudonné Kabongo était membre de la grande famille Mulongo. D'ailleurs il l'avait manifesté en 2001, il avait quitté Bruxelles pour Kinshasa afin de rencontrer l'équipe de Réveil FM.

Dieudonné Kabongo était un humoriste congolais polyvalent, comédien, conteur et musicien, belge d'adoption depuis 1970, né Dieudonné Kabongo Bashila en 1950 au Katanga et mort sur scène au Centre Armillaire à Jette, en région bruxelloise1,2 le 11 octobre 2011, malgré l'intervention immédiate de secouristes présents dans la salle.

Premier humoriste africain à s'établir en Belgique, Dieudonné Kabongo Bashila est un Bruxellois d’adoption né au Katanga en République démocratique du Congo. C'est depuis 1970 qu'il vit à Bruxelles en Belgique.

Il s'est bâti très tôt une grande notoriété en gagnant des récompenses aussi prestigieuses que le Prix du Festival du Rire de Rochefort en 1984. Il était alors propulsé aux commandes d'émissions radio et TV où il assied sa stature internationale, notamment sur TV5, tout en menant une brillante carrière en musique, au théâtre et au cinéma.

Dieudonné Kabongo était tout à la fois comédien, conteur, musicien, humoriste et citoyen engagé. L’humoriste d’origine congolaise jouit d’une énorme reconnaissance internationale. Avant de monter sur les planches des salles de théâtre, Dieudonné Kabongo fut d’abord professeur de mathématique en Belgique. Bruxellois d'adoption, premier humoriste africain à s'installer en Belgique.

En 2001 à Kinshasa, il était venu visiter Réveil-FM sur le boulevard du 30 juin et nous avions déjeuné au restaurant de l'hôtel Memling après l'émission à la radio. Perdu de vue, c'est la magie de l'internet qui nous a permis de nous retrouver. Polyvalent et éclectique, Dieudonné Kabongo restera dans les annales pour les rôles qu'il a incarné dans "Le Damier, Papa National Oyé !" (1996): Pour combler une nuit blanche, le Papa-National, président-fondateur-à-vie et premier citoyen de "son" pays veut jouer aux dames contre un adversaire de taille. Il doit donc affronter un homme de la rue mais néanmoins désigné comme "champion populaire toutes catégories"… La coutume populaire consiste en un échange verbal après chaque mouvement de pion tout en respectant l'autorité du chef suprême. Mais aussi dans "Lumumba" de Raoul Peck (2000). C'est Dieudonné Kabongo qui joue le rôle de Godefroid Munongo, le gouverneur du Katanga et ennemi juré de Patrice Emery Lumumba.


Lumumba
envoyé par MataGabin. - Regardez plus de courts métrages.

Nous republions l'interview que Dieudonné Kabongo Bashila nous avait accordée, diffusée le 7 janvier 2011 avec le titre: Dieudonné Kabongo abat les masques sur Réveil-FM

1. Réveil FM International: Pourquoi les comédiens populaires, ceux qui parlent comme la rue sont très connus plus que les comédiens classiques comme vous en RDC. A quoi est dû cela ?

Dieudonné Kabongo:Je pense que le langage de la rue est celui qui touche le plus le gros de la population. Ce qui serait intéressant, c'est de jouer du sérieux avec ce langage. Le sérieux pour les valeurs qu'il véhicule et la rue pour son côté perspicace en terme de communication. Comme le bâtiment, quand la rue va, tout va. Nos rues sont malades d'anti-valeurs et, malheureusement, la majorité de la population est porteuse de ce virus de décadence et ce virus est dangereux parce qu'il donne l'impression d'un bien-être.

2. Réveil FM International: Dans le damier sorti en 1996, vous aviez interprété merveilleusement bien le rôle du maréchal Mobutu qui était un bon damier. Et en 2000, le rôle de Godefroid Munongo, gouverneur du Katanga, vous allait si bien. Vous êtes acteur-comédien, homme de culture...La politique ne t'a jamais tenté ?

Dieudonné Kabongo: La politique nous tente toujours. Il y en a qui se donnent parfois une mauvaise impression de ne point s'y intéresser alors qu'en réalité on n'y échappe pas. La pesanteur politique attire tous ceux qu'elle gère, c'est-à-dire tout le monde. C'est dans ce sens qu'au lieu de la subir, je résiste à certaines particularités avec un soucis de proposer d'autres alternatives. Celles des congolais sont surtout culturelles. Le Congolais a perdu le sens de valeurs, je dirai même de ses valeurs. D'où il serait opportun de revenir sur le rôle de la culture comme facteur d'émancipation, de valorisation et donc de développement.

3. Réveil FM International: C'est depuis 1970 que vous vivez en Belgique donc attaché à la liberté d'expression. Sans langue de bois que pensez-vous de la la situation socio-économico politique de la République démocratique du Congo, votre pays d'origine ?

Dieudonné Kabongo: Certaines personnes accrochées à la pensée biblique m'ont fait part d'un passage disant : "Le seigneur est mon berger, je ne manquerai de rien " Psaume 23 je crois. J'ai rétorqué en disant : "Le Congo est mon pays, je ne manquerai de rien". C'est tellement vrai qu'il est impensable qu'un seul enfant de cette terre puisse souffrir. Ca devrait interpeller les autorités gérantes de ce pays jusqu'au point de se dire : " C'est honteux qu'un Congolais souffre, manque l'essentiel, meure anormalement, soit tué par nous-même, aille ailleurs (surtout chez l'ancien colon) pour y chercher refuge, c'est honteux que le Congo ne soit pas un label d'excellence et de qualité" Mais il faut avoir la force de s'auto flageller. Nous avons un peu perdu la valeur de la honte. Le jour que l'on valorisera la première richesse de ce pays, c'est-à-dire le Congolais lui-même, ce pays, mon pays, étonnera la terre entière. D'où le rôle prépondérant de l'enseignement et de la culture. L'efficacité est de soigner la maladie par la racine. NB : Il faut noter que culture ne veut pas dire musique, théâtre, cinéma, arts plastiques et autres expressions artistiques que, par contre, je considère comme étant les meilleurs ouvriers de la culture.

4. Réveil FM International: Pourquoi n'avons-nous pas une pléthore des réalisateurs, comédiens de renoms en RDC ? Ya-t-il un manque de créativité, inventivité ou uniquement des moyens ?

Dieudonné Kabongo: Nous avons souvent de vrais valeurs qui ne sont pas reconnues comme tel. Il y a pléthore de Balufu, de Mweze et autres qui sont reconnus ailleurs, mais il faut reconnaître qu'il n'y a pas de vraies structures cinématographiques pouvant susciter l'intérêt de candidats dans la matière audiovisuelle. Il faudra y penser car l'image est en train de devenir l'élément le plus consommé en terme de "lecture".

5. Réveil FM International: Le 30 juin 2010, le Congo a fêté son cinquantenaire. Avec beaucoup de recul, quelle est votre analyse la dessus ?

Dieudonné Kabongo: Le Congo a fêté ? On a fêté le roi Albert, Paul Kagamé et les autres invités. Le 30 juin était prétexte d'un autre ordre du jour. D'autres en ont parlé, les Congolais n'ont fait que subir les réflexions de la Belgique, de la France, des USA et peut-être même de certains pays d'Afrique, nous n'avions pas vraiment droit au chapitre. Par rapport à l'indépendance : quelle en est sa philosophie si, cinquante ans plus tard, nous sommes une quantité non négligeable qui est allé ou qui veut aller chercher refuge chez l'ancien colon ? Une réflexion à partager : " Qu'est-ce que la Belgique a pour être un pays riche et développé que le Congo n'a pas ? La Belgique a le Congo, et le Congo n'a pas le Congo "

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