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Réveil-FM-International

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

samedi 23 mai 2015

Effet papillon: Découverte de 450 congolais dans le charnier de Maluku à Kinshasa, Christian Ileka atoki "assaisonné" du Ketchup à Paris !

L' "effet papillon" est une expression qui résume une image :"Un simple battement d'ailes d'un papillon peut déclencher une tornade à l'autre bout du monde" ! La découverte de 450 Macchabées enterrées nuitamment dans une fosse commune à Maluku dans la ville de Kinshasa, la capitale congolaise, fait jaser à Paris. Avec mépris, le gouvernement d'imposture de Kinshasa qui gouverne par défi, a eu l'outrecuidance de qualifier ces corps d' "indigents"- ils n'étaient que des mort-nés et fœtus ! Alors que dans le charnier de Maluku, on a découvert des corps des jeunes garçons en T-Shirt, cravatés qui chaussent du 42, 43...des filles sont des robeuses, jupeuses et pantaloneuses, elles ont des mèches sur les têtes, tous recherchés par leurs familles.

Christian Ileka Atoli, ambassadeur d'alias Joseph Kabila à Paris

Le mensonge étatique du régime dictatorial de Kinshasa est une pilule amère qui n'est pas passé dans la gorge de la majorité des résistants-patriotes-combattants à Paris. Alors qu'on lui demandait des explications sur les 450 du charnier de Maluku dans l'enceinte de l'ambassade de la République démocratique du Congo à Paris, Christian Ileka Atoli avec arrogance, sans recul dira que ceux qui sont morts à Kinshasa, sont déjà morts, lui il en peut rien. C'est alors qu'il a été assaisonné du Ketchup, en signe de protestation du sang abusivement versé au Congo.

S'il était diplomate, Christian Ileka Atoli aurait souri, calmer les esprits et aurait demandé aux compatriotes de s'asseoir autour d'une table et initier promptement le dialogue. Christian Ileka Atoli est ambassadeur de la République démocratique du Congo donc au service du peuple congolais. Engagé par l'imposteur Joseph Kabila, Christian Ileka Atoli croit qu'il lui doit son poste. Il est au service de l'incapacitaire de Kingakati et non pas de ses compatriotes. Son comportement de colon à la peau noire à l'égard de ses compatriotes est effarante. Le passeport congolais est le plus cher au monde. Le visa pour aller en RDC est hors de prix. Pourtant au pressing sa veste assaisonné du Ketchup n'aurait coûté que 17 euros, donc pas une mer à boire.

Comme Christian Ileka Atoli a été assaisonné du Ketchup à l'ambassade de la RDC à Paris, pour protester il devait porter sa plainte au Ministère de la justice à Kinshasa. Porter plainte à Paris, alors que l'assaisonnement de sa veste s'était effectué à l'ambassade de la République démocratique du Congo, donc la maison pour les congolais, pas seulement ceux qui soutiennent le régime d'alias Joseph Kabila, y compris ceux qui contestent sa légitimité, est une erreur d'appréciation grave.

Le 4 juin 2015, au Palais de Justice de Paris va s'ouvrir le procès Christian Ileka Atoli contre les Anti-Kabila. Christian Ileka Atoli va offrir une tribune aux résistants-patriotes-combattants qui n'attendaient que ça, pour mieux fustiger le régime criminel de Kinshasa. Christian Ileka Atoli oublie qu'il est le successeur d'un ambassadeur très controversé par la diaspora congolaise en France : Myra Ndjoku.

De triste mémoire, proche d'alias Kabila, Myra Ndjoku se croyait tout permis. Il enfermait des compatriotes dans l'enceinte de l'ambassade, il ordonnait qu'on les fouettent comme des animaux. La police française frappait à la porche d'entrée pour tenter de venir au secours des martyrisés. "Bête noire" de l'opposition congolaise, mais aussi ancien patron des services de renseignements congolais (ANR) aux méthodes barbouzardes expéditives, Myra Ndjoku ne s'était pas fait que des amis à Paris. Plusieurs affaires de "tabassages" et "d'intimidations" de Congolais aux abords de l'ambassade parisienne avaient défrayé la chronique. Enfin, la difficile mise en place du nouveau passeport biométrique avait suscité la colère de nombreux Congolais en France (délais d'attente interminables, prix prohibitif... ).

Au lieu de relever un défi de taille : renouer les liens distendus avec la diaspora congolaise, Christian Ileka Atoli, sort ses biceps et traîne des compatriotes en justice. Quelle que soit l'issue du procès, Christian Ileka Atoli est déjà perdant !

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ONU: Le lifting du Palais des Nations à Genève !

Il y a quelques mois, l'entrée principale était en travaux, sans les drapeaux des Nations. Photo Réveil FM International

Construit entre 1929 et 1936, le palais des Nations à Genève ne représente pas moins de deux châteaux de Versailles ! Grandiose mais menacé par les ans, le Palais des Nations, siège européen de l'ONU à Genève, est en passe d'entamer la plus grande rénovation de son histoire, une affaire de survie pour ce qui est un des plus grands centres de conférences dans le monde. Il y a plusieurs, Réveil FM International avait pris des photos pour constater l'évolution des travaux.

L'entrée principale du Palais des Nations à Genève. Photo Réveil FM International

Aujourd'hui, sur le fronton on peut lire: United Nations-Nations Unies

Aujourd'hui, les drapeaux sont éclairés la nuit et la pelouse a remplacé le macadam de l'allée centrale. Photo Réveil FM International

Auparavant, l'allé aux drapeaux des Nations était macadamisée. Photo Réveil FM International

Le bâtiment doit être restauré en profondeur, mais sans que son aspect actuel en soit affecté. Ainsi, en entrant après la rénovation dans la solennelle Salle des pas perdus, qui sera alors dotée de vastes carreaux à double ou triple vitrage, le visiteur foulera toujours le marbre belge, le granit finlandais, et observera un cadre Art déco intact, figé dans le temps. Le même que celui où évoluent les ministres et les diplomates de la Société des Nations dans Belle du Seigneur, ces poseurs qui investissent la pièce «gravement discutant, l’œil compétent, convaincus de l’importance de leurs fugaces affaires de fourmilières tôt disparues». Édifiant pour le premier centre de conférences d’Europe, qui accueille plus de 8500 réunions intergouvernementales par an. Au total, le Palais des Nations accueille 95 000 visiteurs par an. La détérioration du Palais, construit en 1929 et où fut installé en 1936 le secrétariat de la Société des Nations, puis en 1946 l'Office des Nations unies à Genève (ONUG), avait atteint "un stade critique", selon les Nations unies.

L'allée des drapeaux en travaux au Palais des Nations à Genève. Photo Réveil FM International

L'allée des drapeaux en travaux au Palais des Nations à Genève. Photo Réveil FM International

L'allée des drapeaux en travaux au Palais des Nations à Genève. Photo Réveil FM International

L'allée des drapeaux en travaux au Palais des Nations à Genève. Photo Réveil FM International

"Les bâtiments de plus en plus délabrés du Palais des Nations représentent un risque croissant pour la sécurité et la santé des délégués auprès de l'ONU, de son personnel, des représentants de la société civile et des 100.000 et quelque personnes qui les visitent chaque année" indiquait dans un rapport récent le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon.

Niché dans un écrin de verdure donnant sur le lac Léman et les sommets enneigés du Mont-Blanc, le Palais des Nations aligne sa silhouette néo-classique et abrite des trésors au bout de ses couloirs de marbre: bois précieux, tapisseries somptueuses, meubles et lampes Art Déco. La Salle des pas perdus immortalisée par l'écrivain Albert Cohen - lui-même fonctionnaire international à Genève dans les années 30 - dans son livre-culte "Belle du Seigneur" n'a rien perdu de son lustre d'antan.

L'allée des drapeaux en travaux au Palais des Nations à Genève. Photo Réveil FM International

L'allée des drapeaux en travaux au Palais des Nations à Genève. Photo Réveil FM International

L'allée des drapeaux en travaux au Palais des Nations à Genève. Photo Réveil FM International

Mais le revers de ce décor grandiose et désuet, qui comprend 34 salles de conférence, 2.800 bureaux et abrite quelque 4.000 fonctionnaires, est un manque criant de fonctionnalité.

Une grande partie de la structure du bâtiment, de l'infrastructure technique et de l'enceinte extérieure, y compris les fenêtres, remonte aux années 30.

- infiltrations d'eau - Canalisations engorgées et rouillées, infiltrations d'eau, inondations, absence d'isolation thermique, technologies obsolètes des salles de conférence: le constat de l'étude technique d'experts mandatée par l'ONU est sans appel et réclame des travaux urgents.

Un crédit pour la rénovation du Palais des Nations a été approuvé par l'Assemblée Générale de l'ONU en décembre dernier. Le chantier, estimé à quelque 618 millions de dollars, a démarré en 2015 et devrait durer 8 ans.

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vendredi 22 mai 2015

ONU-Genève: Maluza Wasiluadio-Maurice Katala, deux congolais acharnés défenseurs des droits de l'homme

Genève, Palais des Nations, Maluza Wasiluadio, Freddy Mulongo et Maurice Katala. Photo Réveil FM International

C'est bon à savoir. Adoptés en 1948 par 58 Etats Membres, les droits de l'homme universels n'imposent pas une norme culturelle, mais plutôt une norme juridique relative à la protection minimale au-dessous de laquelle la dignité humaine cesse d'exister. Les droits de l'homme universels, en leur qualité de norme juridique adoptée par l'entremise de l'Organisation des Nations Unies, représentent le consensus difficilement acquis de la communauté internationale, non l'impérialisme culturel d'une région ou d'un ensemble de traditions données.

Genève, Palais des Nations, Maluza Wasiluadio, Freddy Mulongo et Maurice Katala. Photo Réveil FM International

Le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels est entré en vigueur en 1976 et compte actuellement 156 États parties. Les droits de l'homme promus et protégés par ce Pacte comprennent notamment le droit à l’éducation et le droit de participer à la vie culturelle et au progrès scientifique. Cet accord prévoit l’exercice de ces droits, sans discrimination d’aucune sorte. En 1985, le Conseil économique et social a créé le Comité des droits économiques, sociaux et culturels et l’a chargé de suivre l’application du Pacte par les États parties.

En 1993, la Déclaration de Vienne fait explicitement place à la culture en matière de promotion et de protection des droits de l'homme, affirmant qu'« il faut garder à l'esprit l'importance des particularités nationales et régionales et la diversité des patrimoines historiques, culturels et religieux ». Ce point est expressément admis dans le contexte du devoir des États de promouvoir et de protéger les droits de l'homme, quels que soient leurs systèmes culturels. Si son importance est reconnue, le respect de la culture nationale ne diminue en rien les obligations des États au regard des droits de l'homme.

Genève, Palais des Nations, Freddy Mulongo, Maurice Katala et Maluza Wasiluadio. Photo Réveil FM International

Ratifiée en 2001, la Déclaration universelle de l'UNESCO sur la diversité culturelle proclame également des principes ayant trait à la diversité culturelle et à l’exercice des droits culturels. Cette déclaration est un instrument normatif reconnaissant, pour la première fois, la diversité culturelle comme « héritage commun de l'humanité » et considérant sa sauvegarde comme étant un impératif concret et éthique inséparable du respect de la dignité humaine.

Plus directement, les droits de l'homme facilitent le respect et la protection de la diversité et de l'intégrité des cultures grâce à l'institution de droits culturels inscrits dans les instruments du droit international s'y rapportant. Les droits de l'homme relatifs à la diversité et à l'intégrité des cultures englobent un large éventail de concepts, à savoir :

le droit à la participation culturelle; le droit à jouir des arts; la préservation, l'essor et la diffusion de la culture; la protection du patrimoine culturel; la liberté de l'activité créatrice; la protection des personnes appartenant à des minorités ethniques, religieuses ou linguistiques; la liberté de réunion et d'association; le droit à l'éducation; la liberté de pensée, de conscience et de religion; la liberté d'opinion et d'expression; et le principe de non-discrimination. Les droits culturels représentant la diversité culturelle.

Genève, Palais des Nations, Freddy Mulongo, Maurice katala et Maluza Wasiluadio. Photo Réveil FM International

Tout être humain a droit à la culture, y compris le droit de jouir d'une identité culturelle et de la développer. Les droits culturels, toutefois, ne sont pas sans limites. Le droit à la culture prend fin là où il empiète sur un autre droit de l'homme. Selon le droit international, il est interdit de faire usage d'un droit si son exercice entraîne la diminution ou l'annihilation d'un autre.

Cela signifie que les droits culturels ne sauraient être invoqués ou interprétés de manière à justifier tout acte conduisant à dénier ou violer tout autre droit de l'homme ou liberté fondamentale. Le fait de se réclamer du relativisme culturel pour violer ou dénier les droits de l'homme constitue un abus du droit à la culture.

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RDC-Viols des femmes: Sœur Angélique Namaika, une femme exemplaire et engagée, prix Nansen 2013

30 septembre 2013 à Genève, Sœur Angélique Namaika très entourée lors de la remise du prix Nansen. Photo Réveil FM International

30 septembre 2014 à Genève, Soeur Angélique Namaika très entourée lors de la remise du prix Nansen. Photo Réveil FM International

30 septembre 2013 à Genève, Sœur Angélique Namaika très entourée lors de la remise du prix Nansen. Photo Réveil FM International

Il est vraiment triste de constater que des thuriféraires-griots trompettent à tout vent"Sisa Bidimbu" pour leur soudard de "Raïs" qui est arrivé au Congo, sans un clou, avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, qui depuis planque plus de 25 milliards de $ dans les îles vierges britanniques. C'est ignoble et affolant. Avec alias Joseph Kabila qui dirige par défi, la RDC est dernier dans le classement du PNUD pour le développement humain. Depuis 14 ans que l'incapacitaire de Kingakati trône, alias Joseph kabila a été incapable d'octroyer ne fut-ce qu'une carte d'identité aux Congolais. C'est quoi donc le "Sisa Bidimbu" pour cet imposteur et usurpateur venu de nulle part ?

Est-ce que les congolais de la RDC connaissent la soeur Angelique Namaika ? Les autorités congolaises ont-elles déjà pris la peine d'aller dans la Province Orientale, au Nord-Ouest de la République pour rencontrer la nonne et parler avec elle ? Sœur Angélique Namaika pour ses compatriotes à Dungu dans la Province Orientale, ce que le gouvernent congolais fantoche n'a jamais fait pour ses concitoyens. Elle soutient, aide et accompagne les femmes violées à redevenir femmes à part entière malgré des blessures profondes subies. La ville de Genève avait mis sa plus belle robe pour recevoir soeur Angélique Namaika. C'est elle qui a été lauréate du Prix Nansen, décerné par le Haut-Commissariat aux réfugiés de l'ONU (HCR), doté de 100.000 dollars. La religieuse congolaise de 47 ans avait reçu la distinction Nansen pour les réfugiés en récompense pour son action en faveur des femmes rescapées de la sauvagerie de l'Armée de résistance du Seigneur (LRA), mouvement de guérilla ougandais parmi les plus brutaux d'Afrique.

Avec son Centre pour la réintégration et le développement, Sœur Angélique, a transformé la vie de plus de 2 000 femmes et jeunes filles qui avaient été chassées de chez elles et brutalisées, principalement par les rebelles de la LRA.

Beaucoup des femmes qu’elle a secourues témoignent d’enlèvements, de travail forcé, de coups, de meurtres, de viols et d’autres violations des droits fondamentaux. L’approche personnalisée mise en œuvre par la religieuse aide les survivantes à guérir de leurs traumatismes et des atteintes qu’elles ont subies. En plus des violences dont elles ont souffert, ces femmes et jeunes filles vulnérables sont souvent ostracisées par leur propre famille et leur communauté en raison des épreuves qu’elles ont traversées. Il faut des soins particuliers pour leur permettre de guérir et de recoller les morceaux de leur vie brisée. Sœur Angélique y parvient en leur donnant la possibilité d’apprendre un métier, de créer une petite entreprise ou de retourner à l’école.

Les témoignages de ces femmes montrent les résultats remarquables de son travail pour les aider à prendre un nouveau départ. Beaucoup d’entre elles l’appellent d’ailleurs affectueusement « mère ». Depuis 2008, on estime que 320 000 personnes ont été forcées de fuir dans la province Orientale de la RDC, parfois à plusieurs reprises. Ce rapport, préparé par le HCR et l’Observatoire des situations de déplacement interne (IDMC), met en lumière les raisons pour lesquelles la violence de la LRA a provoqué des traumatismes aussi profonds et durables, pour les personnes enlevées comme pour des centaines de milliers de déplacés qui ont encore peur de rentrer chez eux.

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jeudi 21 mai 2015

La Halle Pajol-XVIIIe: Manuel Valls et Anne Hidalgo ont signé, aux côtés des partenaires de Paris et de l'Etat, le contrat de la ville 2015-2020

7 mai 2015, Paris XVIIIe, Manuel Valls, Premier ministre au Centre sportif Micheline Ostremeyer. Photo Réveil FM International

Un événement important s'est passé à Paris, le vendredi 7 mai 2015: la signature du contrat de ville entre la capitale et l'Etat porte sur la période 2015-2020 avec pour objectif le développement des quartiers en difficulté de Paris, des "must go zones", selon les termes d'Anne Hidalgo. "C'est là qu'il faut aller", a lancé la maire de Paris, par allusion à la polémique qui avait été lancée par Fox news sur certains quartiers de la capitale, qualifiés de "no go zones". L'événement a eu lieu au au gymnase Micheline Ostermeyer, rue Pajol dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Les journalistes voulaient savoir : où est Jean-Paul Huchon, le président de la région Ile-de-France ? Il devait pourtant être présent. Le Premier ministre, Manuel Valls profite subtilement de cette opportunité pour apporter son soutien à la candidature de Claude Bartolone, tête de liste PS aux élections régionales en Ile-de-France, en décembre 2015. D’un événement local, seule cette information sera retenue et relayée par les médias !

Anne Hidalgo, la Maire de Paris. Photo Réveil FM International

Face aux parisiens, Anne Hidalgo s'est exprimée sans notes. Photo Réveil FM International

Énergique, c'est avec passion qu'Anne Hidalgo parle de Paris. Photo Réveil FM International

Anne Hidalgo parle de Paris avec son cœur. Photo Réveil FM International

Manuel Valls, Premier Ministre, et Anne Hidalgo, Maire de Paris, ont signé jeudi aux côtés des partenaires de Paris et de l'Etat, le Contrat de Ville 2015-2020 qui définit la nouvelle géographie prioritaire, les axes stratégiques et les moyens pour améliorer le cadre de vie des habitants des quartiers populaires. Paris a fait de ses quartiers populaires une priorité. Ces dernières années, la Ville, l’Etat et la Région se sont fortement engagés pour le développement des services publics, le soutien aux associations, la construction et la rénovation des logements, la mise en œuvre de parcours de réussite éducative, l’accès à la santé, à la culture ou à l’emploi. Mais les fragilités sociales demeurent et nécessitent une mobilisation de chaque instant.

Manuel Valls, Premier ministre. Photo Réveil FM International

Manuel Valls est apparu très volontariste pour Paris. Photo Réveil FM International

Manuel Valls, Premier ministre. Photo Réveil FM International

Manuel Valls, Premier ministre. Photo Réveil FM International

C’est dans la poursuite de cette mobilisation en faveur de la réduction des inégalités et du dynamisme des quartiers qu’a été élaboré le Contrat de Ville 2015-2020, qui a pour priorités la jeunesse et l’éducation, l’emploi et la formation, ainsi que la participation citoyenne. Grâce au dialogue constructif des différents partenaires, les huit arrondissements qui étaient concernés par la politique de la ville ont été maintenus dans la géographie prioritaire. Cette nouvelle géographie identifie 20 quartiers. Paris a aussi souhaité maintenir une attention pleine et entière aux quartiers qui ont connu des améliorations et ne sont plus dans la géographie prioritaire, mais dont la situation reste fragile. Ainsi, à Paris, ce sont 339 221 habitants qui bénéficieront d’un accompagnement dans le cadre de ce contrat. Un budget de 26 millions d’euros ! Le contrat de ville 2015-2020 engage l’action de l’Etat, de la Ville de Paris et de leurs partenaires dans les domaines de l’éducation, de l’emploi, de la santé, du logement, etc. Il concerne vingt quartiers populaires parisiens, « qui concentrent difficultés sociales et économiques », selon la mairie de Paris. Huit arrondissements sont concernés, dont le XVIIIe. Le contrat de ville mobilise un budget de 26 millions d’euros.

Déjà impliqués au quotidien dans les quartiers, les bailleurs sociaux, la CAF, la Région, l’Education Nationale, le Parquet, Pôle Emploi, la Mission Locale, la Préfecture de Police, l’Agence Régionale de Santé et la Caisse des Dépôts sont désormais aussi signataires de ce contrat, aux côtés de la Ville et de la préfecture de Paris.

« Je suis très heureux d’accueillir la signature du contrat de ville dans mon arrondissement, avait indiqué fièrement Eric Lejoindre, le Maire du XVIIIe. C’est un beau symbole. La Halle Pajol est une excellente démonstration de ce que peut être une reconquête urbaine réussie. » Pour lui, ce « contrat de ville a du sens : il définit les priorités de la ville et de l’Etat, dans les domaines éducatifs, de l’emploi et du participatif ».Anne Hidalgo et Manuel Valls partenaires... Aujourd'hui, la maire (PS) de Paris et le Premier ministre signeront le contrat ville 2015-2020.

Eric Lejoindre, Maire du XVIIIe. Photo Réveil FM International

Manuel Valls et Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. Photo Réveil FM International

Manuel Valls et Patrick Kanner, ministre de la Ville, de la Jeunesse et des Sports. Photo Réveil FM International

La Halle Pajol, nouvel éco-quartier inauguré en juillet 2014, était en effervescence. Une heure et demie avant l’arrivée du Premier ministre, l’ambiance est déjà tendue. Dehors, les policiers sécurisent les lieux, attentifs aux moindres faux pas. Pendant ce temps, des petits groupes se forment sur le parvis. Ils sont journalistes, organisateurs, membres de la mairie, d’une association, ou simples curieux.

Les marionnettes de Capoeira. Photo Réveil FM International

La troupe de l’association Capoeira Viola attaque une démonstration d’art martial afro-brésilien sur le parvis. Pirouettes et gestes de lutte s’enchaînent avec énergie et bonne humeur. Photo Réveil FM International

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mercredi 20 mai 2015

Cauchemar d'alias Joseph Kabila et ses apparatchiks : Martin Sali dit:"Non au dialogue avec des imposteurs, non au retour des concerts dans la diaspora congolaise"

Martin Sali, Président de RCK. Photo Réveil FM International

Encore une entourloupe politico-politicienne de la tutsi-power en République démocratique du Congo. Alors qu'il est presque fin mandat après 14 ans d'imposture et usurpation, alias Joseph Kabila veut initier un pseudo-dialogue pour flouer le peuple congolais, bluffer la communauté internationale. Dialoguer avec qui ? Dans un pays normal, on ne dialogue pas avec un imposteur, un usurpateur, un tricheur, un fraudeur, un illégitime ! Alias Joseph Kabila qui trône illégalement à la tête de la République démocratique du Congo est un imposteur, usurpateur, tricheur, fraudeur et illégitime. Cauchemar d'alias Joseph Kabila et ses apparatchiks ventripotents, corrompus, Martin Sali, le Président de RCK très serein et déterminé dit: "Non au dialogue, non au retour des concerts".

Martin Sali, Président de RCK. Photo Réveil FM International

Avec fermeté, il a fustigé les combines politiciennes des politicailleurs véreux. La racaille des ventripotents a pris en otage le devenir de tout un peuple pour ses intérêts personnels. Martin Sali ne mâche pas ses mots sur certains patriotes-résistants-combattants non vertébrés qui vont à la rescousse d'un régime agonisant, qui compte ses jours. On découvre que ces troubadours qui mangent à tous les râteliers ont toujours trahi la résistance congolaise. Aller dialoguer avec Hippolyte Kanambe alias Joseph Kabila, et les 12 millions de morts congolais ? Et les massacres de Bundu Dia Kongo, tueries des fidèles du pasteur Mukungubila, des assassinats des activistes des droits de l'homme, 18 journalistes et officiers militaires dont: Floribert Chebeya, Fidèle Bazana, Franck Ngyke et Hélène Mpaka, François Bampuwa, Général Mbuza Mabe, Colonel Mamadou Ndala, Général Bahuma...

Le 4 juin prochain, un procès s'ouvre au palais de justice de Paris entre Christian Atoki Ileka, ambassadeur d'alias Joseph Kabila et les activistes congolais dont Martin Sali de RCK. Avec la découverte du charnier de Maluku où 450 congolais ont été nuitamment enterrés dans une fosse commune, les congolais de France espéraient un message de compassion de la part de Christian Atoki Ileka. L'employé d'alias Joseph Kabila n'a affiché que du mépris, il n'a même pas songer à mettre le drapeau congolais en berne. Pour Christian Atoki Ileka, les surnommés "Indigents" sont morts, il a banalisé ces morts qui pour lui ne sont que des morts de plus. Excédés par ses réponses alambiquées, les résistants-patriotes-combattants lui avait aspergé du Ketchup en signe de sang coulé.

32, cour Albert Ier, ambassade de la RDC à Paris. Photo Réveil FM International

Pour Martin Sali, Secrétaire Général de RCK, le procès du 4 juin procès est une tribune pour que les autorités françaises et l'opinion internationale puissent écouter les revendications de la diaspora congolaise. Christian Atoki Ileka offre donc une tribune aux congolais de dénoncer publiquement le régime dictatorial qu'il sert. Les cimes, assassinats, tueries, pillages de ressources seront à l'honneur le 4 juin au palais de justice de Paris.

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mardi 19 mai 2015

Ambassadeur Jean d'Haussonville: "Chambord est un château qui danse" clame le directeur du Domaine national de Chambord !

Freddy Mulongo au Château de Chambord. Photo Réveil FM International

La France est belle et riche par son patrimoine. Le château de Chambord, le plus vaste des châteaux de la Loire car construit au cœur du plus grand parc forestier clos d’Europe,environ 50 km2 ceint par un mur de 32 km de long, est sous la protection du Président de la République Française, comme les Invalides et la légion d'honneur. Le château de Chambord, c'est la démesure de François Ier. Chambord, était bien vide depuis la Révolution, son mobilier n’y ayant pas survécu. 50 meubles y sont donc de retour, notamment dans l'appartement de parade occupé par Louis XIV. Le métaphore utilisé par le directeur du Domaine de Chambord pour parler du Château est assez saisissante: "Chambord est un château qui danse" ! Jean d'Haussonville, le directeur du Domaine de Chambord: "Monsieur Freddy Mulongo a vous seul ici présent, vous représentez la Francophonie. Nous sommes heureux de vous accueillir et de vous avoir parmi nous".

L'ambassadeur Jean d'Haussonville et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

L'ambassadeur Jean d'Haussonville et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

L'ambassadeur Jean d'Haussonville et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

Le pavillon de la Thibaudière à Chambord. Photo Réveil FM International

Le pavillon de la Thibaudière à Chambord. Photo Réveil FM International

La champagne pour les journalistes. Photo Réveil FM International

"En 1930, parc, château et village sont acquis par l’Etat car l’ensemble est exceptionnel : c’est le seul domaine royal qui nous soit parvenu intact". Mais la gestion du lieu est complexe car on y trouve à la fois une perle architecturale, une commune née après la Révolution, un espace naturel hors du commun et des chasses présidentielles qui attirent le plus beau linge de la République. D’où un empilement de tutelles ministérielles qui n’ont pas favorisé une saine administration du domaine.

L'ambassadeur Jean d'Haussonville lors de sa rencontre avec des journalistes. Photo Réveil FM International

L'ambassadeur Jean d'Haussonville lors de sa rencontre avec des journalistes. Photo Réveil FM International

L'ambassadeur Jean d'Haussonville lors de sa rencontre avec des journalistes. Photo Réveil FM International

L'ambassadeur Jean d'Haussonville lors de sa rencontre avec des journalistes. Photo Réveil FM International

Pire encore, la commune de Chambord se trouve dans une situation unique en France : tous les bâtiments - de la mairie au cimetière, en passant par les habitations, les commerces et le court de tennis municipal - appartiennent à l’Etat. Il n’y a donc ici que des locataires. Depuis 2005, l’ensemble des propriétés sont gérées par l’Epic du domaine de Chambord,si bien que la commune, son maire et ses 137 administrés sont de facto sous son contrôle. A l’intérieur des 32 kilomètres de murs fermant le domaine, il y a donc deux maîtres, un élu et un Epic, avec chacun des pouvoirs de police.

Le roi François Ier décide la construction du château de Chambord en 1519 sur des terres marécageuses, au bord de la rivière Cosson et au centre d’une forêt très giboyeuse, pour en faire « un grand, bel et somptueux édifice ». Un édifice qui doit lui permettre d’assouvir sa passion pour la chasse. Fortement fasciné et influencé par les arts et les artistes italiens, il fait construire un château où se mêlent à la fois les influences françaises et italiennes. Pour cause de sixième guerre d’Italie, soldée par la défaite de Pavie, les travaux doivent s’interrompre entre 1522 et 1526. Au retour de François 1er, ils reprennent sans discontinuer pendant 20 ans, jusqu’à sa mort en 1547.

Freddy Mulongo au Château de Chambord. Photo Réveil FM International

En 1539, l’Empereur Charles Quint est reçu par le roi dans ce qui n’est encore que le donjon en construction. Seront ajoutées à ce premier bâtiment : l’aile dite « royale » (aile du logis du roi) à l’est et l’aile de la chapelle à l’ouest, continuée sous le règne de son fils Henri II et petit-fils Charles IX. L’ensemble tel que nous le voyons aujourd’hui, sera achevé par le roi Louis XIV en 1685.

Une architecture unique- Le château est construit sur le modèle des châteaux forts du Moyen Âge, avec un bâtiment carré central, le donjon, doté de quatre tours à chacun de ses angles. À l'intérieur du donjon, on trouve cinq niveaux habitables construits sur le même modèle : quatre appartements carrés et quatre appartements dans les tours rondes par niveau. L’escalier double est au centre de l’édifice, il donne accès au premier étage (étage des appartements historiques), au deuxième étage (étage consacré à la thématique de la chasse et l’art animalier) et à la grande terrasse, avant d’être couronné par la tour-lanterne et la fleur de lys, symbole de la monarchie de France.

L'escalier à double révolution- C’est une curiosité architecturale qui a contribué à la renommée de Chambord. Le principe est à la fois simple et étonnant : deux escaliers qui tournent dans le même sens mais qui ne se croisent jamais. Ainsi, on peut monter ou descendre les étages sans croiser les personnes qui utilisent l’autre escalier. On aime à penser que Léonard de Vinci est l’ingénieur et architecte de ce double escalier. En effet, François 1er et l’artiste italien avaient l’un envers l’autre un attachement très fort. Ils se sont rencontrés à Bologne en Italie, avant que le roi François Ier n’invite Léonard de Vinci à séjourner en Val-de-Loire, et plus précisément au manoir du Clos Lucé à Amboise, où l’artiste meurt en 1519.

Le Domaine national de Chambord- Le Domaine National de Chambord est un ensemble architectural et naturel unique en France qui est inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1981. C’est aussi une réserve nationale de faune sauvage et de chasse qui héberge de nombreux animaux représentatifs de la faune de Sologne, dont les populations de sangliers et cervidés, et ce depuis 1947. Environ 800 hectares sont accessibles toute l’année au public, pour profiter des sentiers pédestres balisés ou des pistes cyclables aménagées.

Le domaine est le plus grand parc forestier clos d’Europe avec : un mur long de 32 km pour clôturer quelques 5 440 hectares de superficie (c’est-à-dire la superficie de la ville de Paris intra-muros), mur ouvert par 6 portes, 200 hectares de terres agricoles, un village étendu sur 15 hectares, 160 hectares de prairies à gibier, le deuxième site nicheur français pour le balbuzar pêcheur (espèce protégée).

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Lors de sa visite suprise en décembre 2014: François Hollande "Chambord est un domaine national qui fait la fierté de la France"

Vendredi 19 décembre 2014, l'ambassadeur Jean d'Haussonville, directeur du Domaine de Chambord et François Hollande président de la République

François Hollande écoutant les explications de l'ambassadeur Jean d'Haussonville

La dernière visite présidentielle dans ce lieu majestueux du domaine de Chambord date de 1987 : François Mitterrand y était alors accompagné du chancelier Allemand Helmut Kohl. Les privilèges féodaux ont été abolis en 1789 et les chasses présidentielles définitivement supprimées par Nicolas Sarkozy, en 2010. François Hollande s’est longtemps gardé d’y mettre le pied. En décembre, lors d’une visite surprise, il a insisté sur la vocation touristique du château. Sans un mot pour les chasseurs, qui n’ont guère changé leurs habitudes depuis des années. François Hollande, le Président de la République s'est rendu vendredi 19 décembre 2014 à Chambord pour une visite surprise. Le chef de l'État a visité le château, placé sous la haute protection de l'Élysée, avant de déjeuner avec des élus. Encore un déplacement hors agenda pour François Hollande. Un déplacement symbolique, puisque le célèbre édifice datant de la Renaissance est placé sous la «haute protection» du chef de l'État. Le président, rentré à Paris dans la nuit de Bruxelles après un sommet européen écourté, a «saisi l'occasion» pour visiter le domaine. Il a été accueilli vers 11h par des élus locaux et son directeur général, Jean d'Haussonville.

A son arrivée au Château de Chambord, François Hollande a été accueilli par l'ambassadeur Jean d'Haussonville

Joyau de la Renaissance, classé au patrimoine de l'Unesco, le château, ses quelque 440 pièces et 365 cheminées, ainsi que ses jardins anglais et à la française font l'objet depuis deux ans d'un ambitieux programme de restauration qui doit s'achever l'an prochain.

François Hollande signe le livre d'or de Chambord

François Hollande parle à André Joly, Maire de Chambord

1987, le Président François Mitterrand et le chancelier Allemand Helmut Kohl au Château de Chambord


VIDEO. François Hollande à Chambord en visite... par lanouvellerepublique

Profitant d'un créneau inattendu à son agenda, le président de la République François Hollande s'est invité à Chambord, ce vendredi 19 décembre 2014. Une visite impromptue !

QUESTION - Monsieur le Président, c’est une visite improvisée d’après ce que vous disiez ?

LE PRESIDENT - C’est une visite délibérée qui était prévue dans mon esprit depuis longtemps, et qui a été improvisée parce que le Conseil européen s’est arrêté tard dans la nuit, j’étais donc disponible pour venir ce matin à Chambord. Pourquoi Chambord ? Parce que c’est un domaine national qui fait la fierté de la France. Parce que longtemps, ce domaine national a été identifié aux chasses présidentielles. Nous savons que ce n’est plus le cas aujourd’hui, même s’il y a toujours des chasses. Mais le Président de la République est toujours le protecteur de ce domaine, aussi je veux m’attacher à ce que ce domaine puisse rayonner davantage. Des investissements m’ont été présentés et je pense qu’ils devront être soutenus, avec des financements publics, mais aussi des financements privés, puisqu’ici il y a une large place qui est faite au mécénat. Enfin je pense qu’il y aurait tout avantage à ce que nous puissions comprendre que ce château participe à l’attractivité de la France et qu’à partir de cette réussite déjà avérée, nous puissions encore améliorer l’accueil de nombreux touristes venant du monde entier. Je rappelle qu’un visiteur sur deux du domaine de Chambord est étranger. Nous avons encore une large possibilité de développement. Cette visite à l’improviste m’a permis aussi de rencontrer des Français qui venaient ici comme moi au château et qui regardaient ses merveilles, parce que c’est une merveille architecturale, une merveille aussi dans le jardin qui va être encore amélioré, et le domaine qui a été préservé. Voilà pourquoi je voulais être là avec les élus, je les remercie tous de s’être mobilisés également et de considérer qu’ils ont un patrimoine considérable. Je trouve que c’est un établissement public qui le porte mais cet établissement ne peut pas lui-même se mobiliser s’il n’est pas soutenu par les élus et c’est le cas.

QUESTION - Il y a plus de 15 ans qu’un Président n’était pas venu, vous envoyez un signe fort, vous dites : « le tourisme est important » ?

LE PRESIDENT - Oui, le tourisme aujourd’hui est une de nos principales industries. Il ne faut pas regarder le tourisme comme étant finalement une activité d’hier qui serait sur le patrimoine ; c’est au contraire une activité de demain car cette activité va mobiliser beaucoup de technologies, beaucoup d’industries nouvelles. Bien sûr que l’hôtellerie y aura sa place, puisqu’ici il va y avoir aussi un grand projet hôtelier, la gastronomie y a sa place. Ensuite cela permet d’installer beaucoup d’entreprises, de rénovation, de réhabilitation, de métiers d’art. Nous avons donc tout avantage à faire que le tourisme soit notre pétrole, même si aujourd’hui, le prix du pétrole baisse alors que le prix du tourisme va monter. Parce qu’il y a un nombre considérable de visiteurs qui ont en plus un pouvoir d’achat très important. Il faut savoir que le touriste chinois, par exemple, est celui qui a le pouvoir d’achat le plus élevé, lorsqu’il vient ici, en France notamment. Voilà pourquoi c’était très important que le Président de la République soit là, non plus pour chasser, comme cela a été le cas dans l’histoire de la République, mais au contraire pour valoriser tout ce qui est fait dans ce domaine et qui va de la recherche cynégétique, qui va de l’entretien paysager, qui va jusqu’à effectivement faire venir un certain nombre d’historiens, de spectacles de haut niveau culturel et tout cela pour l’intérêt bien sûr du département, de la région, mais surtout du pays.

QUESTION - Vous vous souvenez de votre première visite à Chambord ?

LE PRESIDENTOui, je m’en souviens très bien. C’était mes parents qui m’y avaient emmené et comme souvent quand on est enfant, les parents vous disent : « On va vous emmener les enfants, voir les châteaux de la Loire ». Alors on se dit : « Mais qu’est-ce qu’on va faire », alors que l’on aurait pu faire autre chose, et cela a été un ravissement, un éblouissement. Et je sais même où ils m’avaient emmené dormir, c’était à Cheverny. Et donc, j’ai gardé ce souvenir.

QUESTION – Vous aviez quel âge à l’époque ?

LE PRESIDENTJ’avais 12 ans, alors après, j’ai fait la même chose avec mes propres enfants, je les ai emmenés ici…

QUESTION – Même réaction de vos enfants ?

LE PRESIDENTOui, et même bonheur à la fin, parce que c’est effectivement pour des enfants. L’idée que cela est de la pédagogie, ce n’est pas de la pédagogie simplement, c’est du bonheur de découvrir et c’est aussi ce pour quoi je voulais féliciter tous ceux qui permettent de donner des secrets, des trésors aux enfants qui ensuite devenant adultes, les miens, emmèneront leurs propres enfants. Ce qui est aussi un travail de génération après génération qu’il faut mener. Et le Président de la République est aussi là pour dire génération après génération, ce que représente ce château, ce domaine, qui est domaine national.

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lundi 18 mai 2015

RDC: La Radio Communautaire de Muanda toujours fermée par le régime d'alias Joseph Kabila

La Radio télé Communautaire de Muanda. Photo Réveil FM International, archives

Silence, on muselle en toute liberté et impunité ! La République démocratique du Congo a fêté le 3 mai, journée internationale de la liberté de la presse avec six radios communautaires fermées à Muanda. Malgré le communiqué de protestation l'ONG Journaliste en danger (JED) sur les radios communautaires fermées du Bas-Congo que nous a transmis Tshivis Tshivuadi, le Président de JED, la Radio Communautaire du Muanda, la plus historique, expérimentée et citoyenne de la Côte Atlantique demeure fermée. A croire, qu'il ne fait bonne figure d'être une radio communautaire de proximité en République démocratique du Congo. Pourquoi c'est l'Agence Nationale de Renseignements (ANR-la Gestapo d'alias Joseph Kabila) qui ferme les médias ? Mauvais élève pour le respect de la liberté d'expression d'après les statistiques de Reporters sans frontières, le paysage audiovisuel congolais (PAC) très frelaté. La Berlusconisation du PAC est à déplorer. La République démocratique du Congo, en bonne république bananière est le seul pays au monde, où les sénateurs, députés, ministres sont propriétaires des journaux, stations de radio et chaines de télévisions. Aucun média d'un apparatchick du régime d'alias Joseph Kabila n'a jamais été fermé. Ce sont souvent des médias communautaires qui informent les populations congolais dans les coins et recoins de la République qui sont pénalisés.

Quant au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de la Communication (CSAC),qui devrait jouer son rôle de régulation. Coquille vide par excellence, le CSAC est encore poursuivi par le syndrome "Modeste Mutinga" qui avait transformé la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), l'ancêtre du CSAC en étouffoir des libertés et museleur des journalistes, médias et acteurs politiques d'opposition. Au lieu de régulation, c'est de la répression ! Marche-pied, le mangercrate, ventripotent et corrompu Modeste Mutinga trône au Sénat pour le compte d'alias Kabila. Le CSAC dont les membres sont nommés et encartés par le régime, est un organe très politique et roule pour le régime n'en a cure des atteintes flagrantes de la liberté de l'expression en RDC. Six radios communautaires ont été fermées sur simple coup de fil téléphonique venant de Matadi depuis le 23 avril dernier. Jusque là la RCM demeure fermée. Les radios communautaires sont par essence des médias citoyens, en aucun cas ils doivent se transformer en Substitut du Procureur du Régime. Ils doivent informer à temps et contre-temps. Si des militaires, policiers et barbouzes d'alias Joseph Kabila commettent ont des viols à Muanda, les radios doivent-elles en parler ou non ? Si l'insécurité bat son plein à Muanda, les radios doivent-elles se taire ? Si des mercenaires occupent Muanda, les médias citoyens n'ont rien à dire ?

Bas-Congo : Toutes les radios de Moanda ont été fermées dans un climat de vives tensions

Journaliste en danger (JED) exprime sa totale désapprobation à la suite de la fermeture arbitraire par l’Agence Nationale des Renseignements (ANR) des trois stations de radiodiffusion de Moanda, ville située à plus de 200 Km de Matadi, chef-lieu de la province du Bas-Congo (Sud-ouest de la RDC).

JED demande instamment au Vice-Premier Ministre en charge de l’intérieur et de la sécurité, Evariste Boshab, en séjour dans cette ville, d’ordonner la réouverture immédiate de tous ces médias.

Selon les informations parvenues à JED, la Radio Télé Boma, la Radio Associative Kisalu et la Radio Télé Communautaire de Moanda, qui sont les seules radios émettant à Moanda, ont été fermées, jeudi 23 avril 2015 vers 8 heures, sur un ordre verbal de M. Fumu Nzanza, chef de poste local de l’ANR/Moanda, suite à une décision du Conseil provincial de sécurité.

Les responsables de ces médias ont été contactés au téléphone par l’autorité locale de l’ANR/Moanda qui les a sommé, toutes affaires cessantes, d’interrompre la diffusion de leurs émissions jusqu’à nouvel ordre sans donner la moindre justification de cette décision. Cet ordre est tombé juste après la diffusion, sur les ondes de ces médias, d’une information relative à une manifestation populaire contre l’insécurité qui sévit dans la ville côtière de Moanda. Selon nos informations, ce même jour, plusieurs centaines de personnes manifestaient dans la rue en exhibant la dépouille d'une jeune fille qui a été assassinée, la veille, par des hommes en uniforme, accusés d’être à la base de la grande insécurité régnant dans cette ville depuis plusieurs semaines.

Contacté par JED, M. Jean Ndombasi, Directeur de la Radio Télé Communautaire de Moanda, a déclaré : « Nous n’avons reçu, depuis, aucune notification émanant des autorités locales. Ce matin (vendredi 24 avril 2015, nlrd), j’ai rencontré physiquement le chef de poste local de l’ANR/Moanda pour s’enquérir de la situation. Grande était ma surprise d’avoir était informé que nous serions saisi officiellement après le départ de M. Evariste Boshab, Vice-premier Ministre en charge de l’Intérieur en mission officielle à Moanda ».

Joint à son tour, M. Kisalu Fimbo, Directeur de la Radio Télé Associative Kisalu, a dit : « Nous ne savons pas ce que l’on nous reproche mais l’agent de l’ANR qui m’a contacté au téléphone en me menaçant m’a ordonné de suspendre nos émissions jusqu’à nouvel ordre afin de nous empêcher de livrer des informations à la population concernant la situation d’insécurité dans la ville de Moanda ».

Journaliste en danger (JED) condamne vigoureusement cet acte illégal et injustifié qui a pour conséquence de priver l’information à toute la population de Moanda dont ces radios constituent les seules sources locales.

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Les merveilles de la bibliothèque et archives de l'office des Nations Unies (ONU) à Genève

Bibliothèque et archives de l'office de l'ONU à Genève. Photo Réveil FM International

Bibliothèque et archives de l'office de l'ONU à Genève. Photo Réveil FM International

Alliant archives, muséographie, bibliothèque, documentation et information, la Bibliothèque des Nations Unies à Genève est un établissement spécialisé original. Elle rassemble des fonds importants : archives de la Société des Nations, publications officielles nationales et internationales, productions de l'ONU et des institutions apparentées, collections de documents relatifs aux relations internationales dans leurs aspects politiques, économiques, juridiques et sociaux.

Bibliothèque et archives de l'office de l'ONU à Genève. Photo Réveil FM International

Bibliothèque et archives de l'office de l'ONU à Genève. Photo Réveil FM International

Bibliothèque et archives de l'office de l'ONU à Genève. Photo Réveil FM International

Bibliothèque et archives de l'office de l'ONU à Genève. Photo Réveil FM International

Bibliothèque et archives de l'office de l'ONU à Genève. Photo Réveil FM International

Elle diffuse auprès de ses usagers des informations générales, spécialisées, et relatives aux Nations Unies Elle recourt de façon résolue aux nouvelles technologies : banque de données UNBIS, production de CD-Rom, système intégré de gestion, archivage électronique. Appelée à travailler en réseau, elle mène une politique active de coopération tant au sein de l'ONU qu'avec d'autres organisations internationales ou locales. La Bibliothèque et archives de l'Office des Nations Unies à Genève (ONUG) a été fondée en 1919 comme bibliothèque de la Société des nations (SDN). Elle est devenue en 1945 la Bibliothèque des Nations Unies à Genève, date à laquelle les archives de la SDN ont été transférés à l’Organisation des Nations Unies. (informations concernant l'histoire de la bibliothèque et archives).

Bibliothèque et archives de l'office de l'ONU à Genève. Photo Réveil FM International

Bibliothèque et archives de l'office de l'ONU à Genève. Photo Réveil FM International

Bibliothèque et archives de l'office de l'ONU à Genève. Photo Réveil FM International

La bibliothèque est une bibliothèque moderne spécialisée dans l’étude des relations internationales. La bibliothèque collecte des livres, des périodiques et des ressources électroniques présentant un intérêt permanent ou ponctuel pour les programmes et activités de l’ONU: droit international, relations internationales, sciences politiques, affaires humanitaires, droits de l’homme, désarmement, développement économique et social, énergie, politique de l’environnement, statistiques etc.

Les collections anciennes remontent à l’époque de la Société des Nations (SdN) et comprennent aussi quelques pièces rares plus anciennes. Elle est également dépositaire des documents et des publications des Nations Unies; elle tient aussi à jour une grande collection de documents et publications des agences spécialisées et des organismes des Nations Unies.

Les archives contiennent les fonds de la Société des Nations (1919-1946) mais également des fonds sur les mouvements pacifistes et les relations internationales depuis la fin du XIXes. Dans les archives on trouve aussi des papiers privés de certains hauts fonctionnaires et des collections iconographiques.

Bibliothèque et archives de l'office de l'ONU à Genève. Photo Réveil FM International

Si l’installation de l’Organisation des Nations Unies (ONU) se fait à New York peu après la conférence fondatrice de San Francisco (1945), le siège européen de la nouvelle organisation chargée de favoriser la paix internationale est établi à Genève dans les bâtiments de feu la Société des Nations, puis dans le Palais des Nations. Le service des archives, créé en l’an 2000 et dépendant de la bibliothèque, met à disposition des chercheurs un nombre important de documents relatifs aux activités de l’antenne européenne de l’ONU.

On peut distinguer trois grands thèmes qui relèvent particulièrement de Genève. La question des droits de l’homme, depuis que la compétence lui a été transférée de New York, y est traitée abondamment. La large documentation sur la commission économique pour l’Europe en fait également un des sujets d’étude privilégié. Enfin, l’UNCTAD (United Nations Conference on Trade and Development), qui promeut l’intégration des pays en voie de développement à l’économie mondiale depuis sa création en 1964, fait l’objet de plus en plus de recherches.

La navigation dans les sources se fait par l’intermédiaire d’un index, si l’on travaille sur les fonds du Bureau central de l’enregistrement du courrier (divisé en deux périodes), ou des listes référencées à consulter sur place si l’on s’intéresse aux fonds « transférés ». Tout est classé par thème et il convient donc de vérifier systématiquement dans ces deux grands ensembles de fonds si des dossiers sont susceptibles d’intéresser la recherche entreprise.

Les archives de l’ONU à Genève contiennent en outre des bandes magnétiques audio ainsi que des microfilms précieux car certains des documents papiers originaux ont été détruits.

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dimanche 17 mai 2015

L'Harmattan-Livres: L'Odyssée du constitutionnalisme en Afrique

L'ODYSSÉE DU CONSTITUTIONNALISME EN AFRIQUE Jean-Nazaire Tama Préface d'Alain Degage

Études africaines - Droit DROIT, JUSTICE AFRIQUE NOIRE

Le constitutionnalisme en Afrique n'a pas eu une trajectoire ou un parcours linéaire, mais plutôt sinueux et tortueux, dû aux vicissitudes sociopolitiques et économiques du continent. Ce parcours est marqué par une quête de développement, de libertés, d'indépendance et de souveraineté. C'est le récit de ce voyage, celui d'une Afrique à la recherche de sa propre voie pour affirmer son individualité et son originalité dans le concert des continents, que nous propose l'auteur avec cet ouvrage.

APPROCHE CRITIQUE DU DÉVELOPPEMENT EN AFRIQUE SUBSAHARIENNE Ambroise Zagre

Politique et dynamiques religieuses en Afrique DÉVELOPPEMENT SOCIOLOGIE AFRIQUE NOIRE

Le sous-développement de l'Afrique subsaharienne constitue une préoccupation majeure pour les pays concernés, la communauté internationale, les milieux intellectuels et la société civile. Cet ouvrage interroge la notion de développement et envisage l'avenir de ce sous-continent vers un nouveau paradigme de développement : l'"auto-développement humain", capacité des sociétés à se développer en comptant d'abord sur leurs forces intérieures, leur capacité de création et leurs potentialités matérielles et spirituelles.

LES TÉLÉVISIONS AFRICAINES FACE AU DÉFI DE LA MODERNITÉ L'expérience de la CRTV Olivier Bilé

Harmattan Cameroun COMMUNICATION, MÉDIAS AFRIQUE NOIRE Cameroun

Se fondant sur l'expérience particulière de la Cameroon Radion Television (CRVT), l'auteur soutient que les télévisions africaines ont maille à partir avec la modernité. La trajectoire historique de la CRTV est mise en lumière à la faveur d'une analyse la comparant avec celle de télévisions européennes emblématiques. Dans un contexte africain de migration vers le numérique et de mondialisation médiatique qui incline vers une uniformisation aussi féconde que destructrice d'identités, l'auteur livre sa vision d'un modèle de télévision authentiquement africain.

ANGOLA, LA TRAJECTOIRE DRAMATIQUE D'UN PAYS André Kisalu Kiala

Espace Afrique Australe HISTOIRE SCIENCES POLITIQUES AFRIQUE NOIRE Angola

De 1961 à 2002, l'Angola n'a cessé de faire la guerre. L'auteur observe ici les dissensions des chefs à la recherche de toujours plus de pouvoir et d'argent. Il relève le cynisme des puissances étrangères qui montent dirigeants et chefs de guerre les uns contre les autres afin d'exploiter à leur profit les richesses de l'Angola. Jusqu'à quel point les antagonismes des chefs locaux sont-ils soutenus ? Ces situations peu ou mal médiatisées en Occident prennent-elles aussi au piège les pays avoisinants ?

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Institut Protestant de Paris: Jeanne-Henriette Louis expose sur Les quakers américains et la France avant le XXème siècle

Jeanne-Henriette Louis, professeur émérite et spécialiste du Quakerisme en France. Photo Réveil FM International

Actuellement, les Quakers seraient environ 350.000 dans le monde, dont la grande majorité se trouve en Grande-Bretagne et aux États-Unis. La société religieuse des amis, ou " Quakers ", est un mouvement religieux, fondé au milieu XVII ème siècle par le chercheur chrétien George Fox (1624 1691). Jugé pour blasphème, il sera surnommé par le juge "Quaker", c'est-à-dire "Trembleur ". Professeur émérite, Jeanne Henriette Louis est la seule historienne spécialiste du Quakerisme en France. Nous publions son exposé sur "Les quakers américains et la France avant le XXème siècle" à l'Institut Protestant de Théologie à Paris, au 102 boulevard Arago dans le XIVè arrondissement.

Jeanne-Henriette Louis, la spécialiste du Quakerisme en France. Photo Réveil FM International

Jeanne Henriette et Michel. Photo Réveil FM International

Jeanne-Henriette Louis et Philippe. Photo Réveil FM International

Le premier Quaker américain avant la lettre fut William Penn. Pourtant Penn était britannique. En 1662 il n’était ni Quaker, ni américain, simplement attiré par les dissidents religieux comme les Puritains . Son séjour à Saumur en France sous l’influence de l’Académie protestante et de ses Professeurs tel Moyse Amyraut, en 1662-1664, puis Thomas Loe en Irlande, l’amenèrent à rejoindre les Amis en 1666 en Irlande.

Fondateur de la Pennsylvanie en 1682, il ne put passer que quatre ans à Philadelphie, retenu en Angleterre pour défendre sa Province pacifique. Après son décès (1718), l’Expérience sacrée de la Pennsylvanie initiée par William Penn se prolongea tout en se dégradant quelque peu jusqu'au point où Philadelphie devint la capitale de la Guerre d’Indépendance des Etats-Unis Au XVIIème siècle, la présence quaker en France fut assurée par des Britanniques, mais davantage sur le plan mythique que par une présence réelle. Or cette présence mythique s’appuyait sur l’expérience sacrée de la Pennsylvanie.

Pierre Joxe, Ancien ministre Mitterrandiste, notamment à l'Intérieur et à la Défense, et ancien premier président de la Cour des comptes, Pierre Joxe est membre du Conseil constitutionnel de 2001 à 2010. Il est avocat au barreau de Paris depuis 2010 où il défend les droits des mineurs. Photo Réveil FM International

Pierre Joxe, Jeanne Henriette Louis dans la salle de conférence à l'Institut Protestant de Théologie. Photo Réveil FM International

Pierre Joxe, Jeanne Henriette Louis dans la salle de conférence à l'Institut Protestant de Théologie. Photo Réveil FM International

Vue partielle de l'assistance à l'IPT. Photo Réveil FM International

Le disciple américain le plus fidèle de William Penn après sa mort, fut Antoine Bénézet (1713- 1784) qui était justement d’origine française et huguenote. C’est certainement lui qui incarna une présence quaker américaine en France au XVIIIème siècle, mais depuis l’autre côté de l’Atlantique. Son abondante production littéraire sur les quakers fut écrite en anglais, et diffusée en pays anglophones, à l’exception de ses Observations sur les quakers publié en français à Philadelphie en 1783, et à Paris en 2013.

Cette présence quaker « américaine » restait donc bien lointaine en France. Elle se rapprocha de la France grâce aux écrits des Girondins (en particulier Jacques-Pierre Brissot) à l’époque de la Révolution française, et à la création de la Société des amis des Noirs (1788- 1791).Mais avant cela elle rejoignit les Quakers britanniques au milieu du XVIIIème siècle lorsque les « Couflaîres », violents, de la région de Nîmes, rencontrèrent des Quakers britanniques, et demandèrent à entrer dans la Société religieuse des Amis (Quakers).

Dès lors, Jean de Marsillac , Quaker des Congénies, près Nïmes, rencontra William Rotch, Quaker américain installé à Dunkerque, en France, depuis 1786. La petite colonie quaker de pêcheurs de baleines fixée à Dunkerque, constituait bien une présence quaker américaine en France. Et William et Benjamin Rotch présentèrent une Pétition à l’Assemble Nationale en faveur d’une révolution non-violente, à l’instar de la Pennsylvanie des débuts, et de Nantucket, neutre pendant la révolution américaine.

Un Quaker d’origine française et catholique, Stephen Grellet (1773- 1855), a énormément voyagéen Europe et aux Etats-Unis. Il rejoignit la Société religieuse des Amis aux Etats-Unis en 1795, et il devint citoyen américain. En 1797 il entreprit sa mission d’évangéliste en Europe et aux Etats-Unis. Il a inspiré à Elizabeth Fry l’idée d’aller visiter la prison de Newgate.

C’était donc un quaker américain missionnaire en Europe. Enfin, une famille quaker américaine, les Haviland, importateurs de porcelaine, s’est installée à Limoges à partir de 1842, et restera active jusqu’à la fin du XIXème siècle.

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samedi 16 mai 2015

Guadeloupe: Le cimetière très réputé de Morne-à-l'eau, la mort abolit les clivages sociaux-économiques !

Le cimetière réputé de Morne-à-l'eau. Photo Réveil FM International

Morne-à-l'Eau est connu en Guadeloupe pour sa fête du crabe (à Pâques), mais c'est son cimetière qui lui assure une réputation internationale. Il est connu partout dans le monde. En plein centre de cette commune animée du coeur de la Grande-Terre, les 1800 tombes s'étagent sur les flancs d'un splendide amphithéâtre naturel, parsemé d'une végétation au vert typiquement tropical. Sous un soleil généreux, il inspire moins la mélancolie que ses homologues des pays tempérés.

D'autant plus que le marbre ou le granit aux couleurs si sombres sont proscrits ; l'immense majorité des caveaux sont en effet construits en ciment et surtout en carrelage de faïence. Question couleur, le blanc éclatant prédomine, avec quelques touches de fantaisies deci-delà : certains défunts reposent sous des tombes d'un bleu ou d'un rose discret. "On reconnaît même sur certains carreaux des motifs déjà vus dans les salles de bain. Mais la grande originalité du cimetière tient aux motifs en damier noir et blanc qui ornent la majorité des sépultures, donnant à l'ensemble des airs de grand échiquier.

Le cimetière réputé de Morne-à-l'eau. Photo Réveil FM International

Le cimetière réputé de Morne-à-l'eau. Photo Réveil FM International

Le cimetière réputé de Morne-à-l'eau. Photo Réveil FM International

Pourquoi les tombes sont-elles ainsi décorées ? A vrai dire, il n'y a pas de certitude sur l'origine du motif, probablement a-t-il simplement plu... On peut y voir l'opposition du yin et du yang, de la vie et de la mort, sinon encore, le blanc est symbole du deuil en Afrique, tandis que c'est le noir en Europe : on a l'alliance des deux. Les caveaux sont parfois très ouvragés. Certaines familles ont fait appel à des architectes pour construire leur dernière demeure. L'un des plus imposants est celui des Moutoussamy, un véritable "pavillon" sur deux niveaux, avec son petit escalier, sa terrasse et sa porte-fenêtre. En fait, beaucoup de tombes ressemblent à de petites maisons ; "certaines ont des toits en pente comme les cases créoles". Les plus sobres sont les plus anciennes, comme celle de la famille Dévarieux, des "blanc-pays", qui date de 1847.

Le cimetière réputé de Morne-à-l'eau. Photo Réveil FM International

Le cimetière réputé de Morne-à-l'eau. Photo Réveil FM International

Le cimetière réputé de Morne-à-l'eau. Photo Réveil FM International

Le cimetière réputé de Morne-à-l'eau. Photo Réveil FM International

Cette date paraît assez récente, quand on sait que la colonisation de la Guadeloupe remonte au XVIIe siècle. Mais l'histoire de Morne-à-l'Eau n'est pas beaucoup plus longue, puisque le bourg a été fondé en 1827. "À cette époque encore, beaucoup de morts étaient enterrés sur les plantations, et seuls les plus riches, les familles nobles, avaient les moyens de s"offrir une belle sépulture". Même dans les cimetières, on ne mélangeait pas les maîtres et les esclaves. Aujourd'hui, toutes les couches de la société sont représentées, de la famille de planteurs békés au modeste agriculteur, en passant par une fondatrice du parti communiste guadeloupéen, des musiciens...

Le cimetière réputé de Morne-à-l'eau. Photo Réveil FM International

Le cimetière réputé de Morne-à-l'eau. Photo Réveil FM International

Le cimetière réputé de Morne-à-l'eau. Photo Réveil FM International

On constate que les familles soignent les sépultures : celles à l'abandon sont rares, alors que les allées sont nettement moins bien entretenues. ! Mais chaque année, quinze jours environ avant la Toussaint, commence un grand nettoyage : on arrache les mauvaises herbes, on repeint les tombes afin qu'elles soient belles pour la fête des morts. Celle-ci revêt une grande importance en Guadeloupe où un deuil est partagé par tous, où la tradition des veillées mortuaires reste encore vivace.

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Guadeloupe: Gerty Archimède (1909-1980), première avocate guadeloupéenne, femme de conviction et de combats

Guadeloupe, Freddy Mulongo avec le buste de Gerty Archimède en face de la Mairie de Morne-à-l'eau. Photo Réveil FM International

Gerty Archimède, née en 1909 à Morne-à-l’eau (Guadeloupe) fut, en 1939, la première Afro-descendante à devenir avocate. Engagée en politique au parti communiste, elle devint, en 1946, deux ans après que les femmes eurent le droit de voter et d’être élues (ordonnance du 21 avril 1944), la seconde Afro-descendante à entrer à l’Assemblée nationale (après Eugénie Éboué). Cette militante féministe deviendra maire-adjointe (1953) puis maire de Basse-Terre. C’est Gerty Archimède qui, en août 1969, évita à l’activiste afro-américaine Angela Davis, et à ses camarades, d’être arrêtés pour propagande anticolonialiste, alors qu’ils étaient de passage en Guadeloupe.

Guadeloupe, la Mairie de Morne-à-l'eau. Photo Réveil FM International

Aînée d'une famille de cinq enfants, Gerty est la fille de Justin Archimède, qui fut élu maire de Morne-à-l'Eau en 1912. Avocate guadeloupéenne, elle fut la première femme inscrite au barreau de la Guadeloupe en 1939.

Elle mène une active carrière politique. En 1945, elle est élue conseillère générale sur la liste d’entente prolétarienne social-communiste avant d'être élue députée de la Guadeloupe, membre du groupe du PCF du 10 novembre 1946 au 17 avril 19513 et d'être avec Eugénie Éboué-Tell l'une des deux premières femmes députées de Guadeloupe. En 1948, elle adhère au Parti communiste français, qui la désigne pour le représenter dans de nombreuses conférences à travers le monde.

Guerre 1914-1918: Morne-à-l'eau à ses héroïques enfants morts pour la France. Photo Réveil FM International

En 1952, elle réintègre le barreau de la Guadeloupe, puis est élue en 1953 adjointe au maire de Basse-Terre, Élie Chauferein, tout en continuant ses activités d’avocate, avant de le remplacer jusqu’en 1956.

Militante féministe, elle crée en Guadeloupe une fédération de l'Union des Femmes Françaises (proche du PCF) pour soutenir ses efforts pour obtenir l'application de la sécurité sociale et du droit à la retraite pour les femmes de Guadeloupe. Elle contribue activement à la transformation de la fédération UFF en Union des Femmes guadeloupéennes.

Un bronze en sa mémoire a été inauguré le 13 décembre 2002 sur le boulevard maritime de Basse-Terre. La rue Gerty-Archimède dans le XIIe arrondissement de Paris porte son nom depuis 2006, suite à un vœu des élus communistes parisiens. Le 27 janvier 2007, Ségolène Royal lui rend hommage lors de sa campagne électorale.

Le Musée Gerty-Archimède est installé dans une maison autrefois habitée par la personnalité guadeloupéenne ; situé au 27 de la rue Maurice Marie-Claire à Basse-Terre, il porte le label Maisons des Illustres depuis 2012.

Le 14 janvier 2011, lors de la cérémonie d'inauguration d'un nouvel amphithéâtre à l'UAG de Saint-Claude, le jury divulgue les résultats après un référendum en annonçant que Gerty Archimède sera la personnalité antillaise qui donnera son nom à l'édifice.

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vendredi 8 mai 2015

COP21: Ségolène Royal, Christiane Taubira et Anne Hidalgo, trois femmes politiques de gauche engagées à l'écologie et au respect de l'environnement !

Palais de l'Elysée, Ségolène Royal, Ministre de l'Ecologie dans une voiturette électrique

Christiane Taubira, Ministre de la justice et garde des sceaux quittant l'Elysée à vélo après un Conseil des Ministres

Anne Hidalgo circulant à bord d'une voiture électrique lors de la campagne des municipales en mars 2014

Rien ne nous dit qu'elles sont bonnes copines ou qu'elles s'entendent bien et mieux. Réveil FM International les a choisi. Chacune à sa façon et à sa manière fait avancer l'écologie dans sa vie. Trois femmes politiques de gauche qui contribuent à changer les habitudes écologiques de Français: Ségolène Royal, Ministre de l'Ecologie, roule en petite voiturette électrique, Christiane Taubira, Ministre de Justice et garde des sceaux aime le vélo, quant à Anne Hidalgo, la Maire de Paris, elle roule en petite voiture électrique, la même marque qu'elle utilisait lors de la campagne des municipales de 2014, Anne Hidalgo vient de lancer la concertation pour libérer la rive droite de la Seine des voitures ! La France organise la COP21 de l'environnement en novembre prochain.

Voilà Ségo !

Christane Taubira se rendant à vélo à la réunion des “frondeurs” du Parti socialiste, le 30 août 2014 à La Rochelle

Ségolène Royal est l'un des poids lourds du gouvernement Valls. Ancienne candidate socialiste à la présidentielle face à Nicolas Sarkozy, la Ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal a qui a présidé à Poitiers le Conseil Régional de Poitou-Charentes a marqué cette dernière de son empreinte. La Région Poitou-Charentes fait partie de la France qui gagne par ses choix politiques: la démocratie participative et la primeur à l'écologie.

Suite aux injures, menaces racistes et xénophobes de l'extrême droite, Christiane Taubira la ministre de la justice est la mieux gardée de ministres vallsistes. Elle aime et pratique couramment le vélo.

Anne Hidalgo, Maire de Paris

Réaffirmant sa ferme volonté de « diminuer de façon très importante » le trafic automobile dans la capitale, la maire de Paris, Anne Hidalgo, a lancé, mardi 5 mai, « l’acte II de la reconquête des berges de la Seine ». Deux ans après la fermeture à la circulation de la rive gauche entre le pont Royal et le pont de l’Alma (4,5 hectares), ce projet doit aboutir à rendre piétonne la rive droite dans les arrondissements centraux, à l’été 2016.

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