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Réveil FM International

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

vendredi 22 mars 2019

Rwandair à Kinshasa: Ce que le collabo-traître Félix Tshilombo a caché au peuple congolais!

Aniclet Kalibata, Barbouze et Tortionnaire de Paul Kagamé, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, Yvonne Manzi Makolo (son nom sonne congolais), pdg de Rwandair...

Dans la délégation de Rwandair qui a rencontre Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, fils Tshisekedi et son Barthos Bisengimena, Vital Kamerhéon directeur de cabinet, à Kinshasa, à la cité de l'union africaine, il y avait le barbouze tortionnaire de Paul Kagamé: Anicet Kalibata, le général chargé de la sécurité extérieure. Avant d'être nommé gourou de la sécurité extérieure, Aniclet Kalibata (colonel à l'époque) a été Directeur général de l'Office de la sécurité sociale (RSSB) de l'Immigration et de l'Émigration au Rwanda. C'est lui qui donne des passeports congolais aux Rwandais qui émigrent au Canada et dans les pays scandinaves (Suède, Norvège et Finlande ). Roland Kaswantale, qu'Azarias Ruberwa a fait nommer à la tête de la DGM, en remplacement de François Beya (autre barbouze et tortionnaire), n'est-il parent à Aniclet Kalibata ? Au cours de la lutte de l'APR entre 1990 et 1994, Aniclet Kalibata n'était-il pas l'un des principaux assistants du colonel Alex Kanyarengwe, alors président du FPR ?

Signature Rwandair: Aniclet Kalibata (droite), Vital Kamerhéon "Barthos Bisengimana" de Félix Tshilombo est entrain de l'induire en erreur !

Le Rwanda de Paul Kagamé est un pays agresseur, pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo. 12 millions des morts congolais par la soldatesque rwandaise de Paul Kagamé, Hitler africain. Le sans neurone, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, fils Tshisekedi imposteur-usurpateur-faussaire joufflu piétine la mémoire de nos morts, en se comportant en vassal du Rwanda. Nos compatriotes continuent à être massacrés à Beni-Butembo-Lubero, Félix Tshilombo agit comme si le Rapport Mapping de l'ONU n'existait pas, où le Rwanda est clairement pointé du doigt comme pays agresseur de la RDC pour piller ses ressources.

Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe participera notamment à l’Africa CEO Forum qui se tiendra à Kigali les 25 et 26 mars prochains pour présenter le plan de relance économique de la RDC. Tshilombo est entrain de confirmer la vassalisation du Grand Congo au Rwanda et de concrétiser sa balkanisation, il en payera prix et conséquences.

Lorsqu'un pays s'ouvre à la concurrence, il met des garde-fous pour ne pas se faire avaler ni envahir. Le Faussaire joufflu Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, nommé Alias Kabila après un deal et par la CENI de Corneille Nangaa, sanctionné par les Etats-Unis pour corruption, ouvre le ciel congolais à Rwandair avec ses avions neufs alors que Congo Airways avec ses vieux coucous d'occasion peine à couvrir le territoire national. C'est Rwandair qui va devenir la compagnie aérienne nationale de la RDC !

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Mafieux, Miyibicrates et corrompus: Corneille Nangaa et les Basengezi doivent dégager de la CENI!

Corneille Nangaa, Monsieur 100 millions $, est un Moyibicrate

Vaniteux, orgueilleux et arrogant, Corneille Nangaa, Monsieur 100 millions $ américains volés à la CENI, se croit tout permis. La Commission Électorale Nationale Indépendante-CENI de la République démocratique du Congo doit être dissoute ! Corneille Nangaa, président de la CENI et deux sujets Rwandais infiltrés au sommet de la CENI par Azarias Ruberwa du RCD lors du gouvernement "1+4=0" "Partage équitable et équilibré entre criminels de guerre" , Norbert Basengezi vice-président Norbert Basengezi, et son fils, Marcellin Basengezi conseiller de la CENI, sont sanctionnés par le trésor américain pour corruption. A Réveil FM International, nous nous étions étonnés que Corneille Nangaa tonne sur les juges godillots de la fameuse Cour Constitutionnelle que la requête de Martin Fayulu sur le recomptage des voix bureau de vote par bureau de vote, circonscription par circonscription, n'était pas recevable ! Sans que des juges ne bronchent ! Les juges aux gants blancs de Majordome étaient déjà corrompus par la CENI ! Il faut nettoyer au Karcher la crasse politique corrompue et les prétendus acteurs de la société civile, corrompus eux aussi jusqu'à la moelle épinière.

Kingakati, l'autre Rwandais infiltré au sommet de la CENI: Norbert Basengezi

Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe qui a fait un odieux deal avec Alias Kabila contre le peuple congolais et le Congo, s'est fait nommer président par une CENI corrompue et confirmée par une Cour Constitutionnelle inféodée et aux ordres, n'est pas légitime. Il est imposteur et usurpateur et doit en tirer les conséquences immédiates. Félix Tshilombo doit démissionner. Il n'est pas le Président de la République démocratique du Congo. On ne bâtit pas un pays sur des mensonges !

Les griefs à charge des trios mafieux miyibicrates de la CENI, Corneille Nangaa, Norbert Basengezi et son fils Marcellin Mukoko Basengezi sont nombreux par les Etats-Unis:

Détournement des fonds opérationnels de la CENI;

Attribution des contrats et marchés à des sociétés écrans ;

Prise des mesures visant à repousser les élections;

Vente de l’essence destinée à l’alimentation des groupes électrogènes pour l’enregistrement au Kasaï,

Négociation des taux réduits et conservation de la différence par rapport au montant budgétisé afin de le répartir les excédents;

Gonflement de 100 millions USD $ les coûts du contrat de la machine à voter électronique dans le but d’utiliser les fonds excédentaires pour l’enrichissement personnel;

Perception des pots-de-vin et utilisation des coûts de campagne pour financer la campagne électorale du candidat de Kabila : Emmanuel Ramazani Shadary;

Approbation du retrait des fonds de fonctionnement de la CENI pour les postes budgétaires non autorisés destinés à un usage personnel par les employés du gouvernement de la RDC;

Fabrication des reçus pour couvrir les écarts des dépenses résultant de l’utilisation des fonds de la CENI à des fins personnelles;

Et versement des pots-de-vin aux juges de la Cour constitutionnelle afin de faire respecter la décision de la CENI et de retarder les élections de 2016 en RDC.

Corneille Nangaa a été nommé présidente de la CENI en novembre 2015, en remplacement de l'abbé Malu Malu décédé. Sous sa direction, les élections initialement prévues pour décembre 2016 ont été reportées à décembre 2018. Le Moyicrate-Mafieux a justifié ce report par le manque de financement et le retard dans l’inscription des électeurs.

Le Rwandais Norbert Basengezi Kitintima est vice-président de la CENI. Les USA indiquent qu’il a retiré et fourni au moins 80 000 dollars des fonds opérationnels de la CENI à son propre hôpital, qui fournissait des soins médicaux à tous les employés de la CENI. Il est aussi indexé par le pays de l’Oncle Sam comme l’un de ceux qui ont corrompu les enquêteurs convoqués pour mener un audit financier au sein de la CENI.

Marcellin Mukolo Basengezi quant à lui est conseiller à la CENI et fils du vice-président de cette institution. En sa qualité de chargé de l’attribution des contrats dans la centrale électorale, ce dernier a attribué des contrats à ses propres sociétés écrans à des fins lucratives, en contournant les procédures de passation des marchés publics.

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jeudi 21 mars 2019

Farouche opposant de Kagame, le Général Emmanuel Habyarimana, "Veni, Vidi, Vici" à Paris!

Le patriarche Julien Ciakudia et le Général Emmanuel Ciakudia à Paris

Le général Emmanuel Habyarimana était à Paris pour la marche de la vérité des urnes de Martin Fayulu organisée par la diaspora congolaise, le samedi 16 mars, de Château-Rouge à la République. Il est le farouche opposant rwandais à Paul Kagame, l'ogre de Kigali. Né au Katanga, avant l'indépendance, à l'époque du Congo-Belge, le Général Emmanuel Habyarimana est attaché au vivre ensemble pacifique entre le Rwanda son pays et la République démocratique du Congo, son grand voisin. Que le Rwanda de Paul Kagamé, pille, tue, massacre des congolais et vole des ressources du Congo,cela est inadmissible pour l'ancien ministre de la Défense du Rwanda sous Paul Kagamé. Traqué par tous les services secrets rwandais en Europe, il résiste à ces assauts des sbires rwandais. Le Général Emmanuel Habyarimana a tenu à être à Paris pour voir de ses propres yeux, la manifestation de la diaspora congolaise pour la vérité des urnes de Martin Fayulu, le samedi 16 mars à Paris de Château-Rouge à la place de la République. Malgré que l'ambassade du Rwanda a envoyé ses observateurs barbouzes, extrêmement courageux le Général Emmanuel Habyarimana était là et a même taclé le maître du Rwanda. dit ce qu'il pense des élections en RDC et tacle par la même occasion, le maître du Rwanda.

Les hold-up électoraux gangrènent et étouffent l'éclosion de la démocratie en Afrique. Les peuples sont méprisés et ne sont devenus que des faire-valoir des élections "boutiquées", "grugées" d'avance. La République démocratique du Congo vient même d'inventer la Nomination électorale entre Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe et Alias Kabila qui l'a nommé après deal. Ce paradigme est nouveau. Il va sans doute faire des émules sur le continent. L'Afrique copie mal: les Coups d'Etat, les Conférences nationales, les commissions électorales...sont passés d'un pays à un autre sans l'Afrique n'avance. La situation de la République démocratique du Congo est un problème des pays des Grands Lacs mais aussi de l'Afrique entière. Voir comment les Congolais réfutent et se mobilisent pour la vérité des urnes de Martin Fayulu dans une grande capitale européenne comme Paris, est une aubaine pour le Général Emmanuel Habyarimana.

Sans être pessimiste, l'Afrique fait du surplace. En 1962, l'agronome René Dumont avait écrit L'Afrique noire est mal partie. A cette époque, le niveau de développement des pays d'Asie du Sud-Est était légèrement en deçà de ceux des pays africains. Regardez aujourd'hui...L’Afrique est riche mais les africains sont pauvres, cette pauvreté à plusieurs origines. Il faut d’abord souligner le fait que c’est vrai que l’Afrique est riche à travers ses ressources naturelles mais ces dernières sont exploitées par des compagnies étrangères qui le plus souvent n’apportent pas grand-chose à l’économie nationale. Ces entreprises profitent d’une main d’œuvre abondante et moins chère et une faible pression fiscale pour réaliser de gros chiffres d’affaires au détriment de nos Etats. Et le plus souvent elles ne transforment pas leur produit sur place, produit qui sera revendu aux africains beaucoup plus chère après transformation à l’extérieur. Ce qui est beaucoup plus triste pour les africains c’est qu’il arrive aux compagnies étrangères de reverser des redevances minières à l’Etat ou aux collectivités territoriales, mais cet argent est détourné par une minorité laissant les populations dans l’insuffisance de nourriture, dans le manque de soin et d’emplois avec comme danger la pollution de l’environnement dans lequel vivent les populations locales. Ensuite la pauvreté est la règle en Afrique à cause des conflits post-électoraux, ethniques et religieux, des guerres civiles, l’instabilité politique qui conduit à des coups d’Etats récurrents,…. Tous ces maux poussent les populations à fuir leur pays pour se réfugier dans des camps le plus souvent dans des conditions très difficiles. Les africains passent beaucoup de temps dans le règlement des différends pendant que d’autres se sont déjà lancé dans une relance de leur économie. En fin à tous ces facteurs déterminent la pauvreté en Afrique il faut ajouter les conditions climatiques qui ne sont pas favorables au continent car 80% des populations africaines vivent de l’agriculture, voilà pourquoi dans certaines régions d’Afrique comme au Sahel il y a une insécurité alimentaire chronique qui fait de millier de morts chaque année.

Le patriarche Julien Ciakudia et le Général Emmanuel Ciakudia à Paris

De nombreux scrutins ont été contestés et accompagnés de violences meurtrières en Afrique, même si certains pays ont connu des alternances réussies. S'il reste difficile de définir les origines de ces crises (politiques, contestations sociales, parfois ethniques), il est de plus en plus aisé d'en définir les acteurs et parfois de les condamner, comme en Côte d'Ivoire ou au Kenya (Uhuru Kenyatta et Laurent Gbagbo ont été convoqués devant la Cour pénale internationale après les violences dans leurs pays).

Pourtant, une question demeure dans tous les esprits : pourquoi réaliser des élections souvent dans la précipitation, en sachant très bien que cela risque de déboucher, tôt ou tard, sur une crise électorale, puisque les résultats seraient évidemment contestés par les perdants ? Preuve qu'au-delà de la crise électorale, il y a une crise structurelle à résoudre dans plusieurs pays africains. Après un vote pacifique le 27 décembre 2007, le Kenya s'est embrasé à l'annonce de la réélection du président Mwai Kibaki, contestée par le camp de son adversaire Raila Odinga, que les sondages donnaient gagnant. Des émeutes ont éclaté dans plusieurs bidonvilles de Nairobi et dans les grandes villes de l'Ouest, fiefs de M. Odinga. Les violences politico-ethniques ont fait quelque 1 300 morts et plus de 600 000 déplacés, selon des documents de la Cour pénale internationale. En 1992 et 1997, les deux scrutins avaient été marqués par des violences. En 1992, des centaines de personnes avaient été tuées dans la vallée du Rift (Ouest) dans des violences interethniques.

2008. Au Zimbabwe, le face-à-face Mugabe/Tsvangirai dégénère. Après la victoire de l'opposition aux élections générales de 2008, les partisans de Morgan Tsvangirai ont été la cible d'une vague de violences (180 morts, selon Amnesty International). Tsvangirai s'est retiré avant le second tour de la présidentielle et son rival, Robert Mugabe, a été réélu lors d'un scrutin qualifié de "farce". En mars 2002, la présidentielle, remportée par Mugabe, avait aussi été marquée par des violences.

2011. Nigeria, difficile transition Nord-Sud. Considérées comme les plus transparentes depuis l’avènement du pouvoir civil en 1999, les élections du printemps 2011 au Nigeria ont été pourtant marquées par de graves violences électorales. Des émeutes ont suivi la présidentielle d'avril 2011, faisant plus de 800 morts dans le Nord (HRW). Les violences ont éclaté après l'annonce de la victoire du sortant Goodluck Jonathan, un chrétien originaire du Sud, sur son rival, Muhammadu Buhari, un musulman du Nord. En avril 2007, les élections avaient aussi été marquées, selon l'opposition et les observateurs, par des fraudes et des violences. Au moins 39 morts selon le bilan officiel, au moins 200 selon l'Union européenne.

2011. Côte d'Ivoire : Gbagbo-Ouattara, duel politique à mort. Des partisans de l’ancien Président ivoirien Laurent Gbagbo lors d’une manifestation en février 2014 dans la ville de Koumassi. Le pays a connu une crise née du refus de Laurent Gbagbo de reconnaître sa défaite à la présidentielle de fin 2010 en faveur d'Alassane Ouattara. Arrêté en avril 2011, après deux semaines de guerre et quatre mois de crise, Gbagbo a été incarcéré à La Haye où il a été jugé par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes contre l'humanité. Il a été libéré et vit actuellement en Belgique. Il a demandé le divorce à son épouse Yvonne Gbagbo. La crise post-électorale a fait quelque 3 000 morts. En 2000, à l'issue d'une élection controversée dont avait été exclu Ouattara, Robert Gueï s'était proclamé vainqueur après avoir fait arrêter le décompte des voix. Gbagbo s'était alors proclamé vainqueur et avait appelé ses partisans à descendre dans la rue. Le général Gueï est renversé par un mouvement populaire et Gbagbo investi après des violences.

2005. Togo, une élection traumatisante pour les populations. Les forces de police togolaises face à face avec les militants de l'UFC de l'opposant Jean Pierre Fabre lors de la présidentielle de 2005. Lors de la présidentielle de 2005, à la suite du décès de Gnassingbé Eyadéma, des violences ont ensanglanté le pays après l'annonce de la victoire de l'un de ses fils, Faure Gnassingbé. Elles ont fait 400 à 500 morts et des milliers de blessés, selon l'ONU.

2001. Madagascar, de la crise post-électorale à la transition. Encadré par l'armée, Andry Rajoelina est proclamé président de Madagascar le 21 mars 2009. En 2001-2002, une crise politique, marquée par des manifestations, a paralysé le pays. Didier Ratsiraka a contesté la victoire de son rival, Marc Ravalomanana, au premier tour de la présidentielle de fin 2001, et répondu à l'autoproclamation de son rival par une confrontation qui a dégénéré en affrontements faisant plusieurs dizaines de morts.

2009. Gabon : bras de fer entre Ali Bongo et André Mba Obame. Déjà en 2009, la proclamation de la victoire d'Ali Bongo, fils du défunt Omar Bongo, à la présidentielle avait été contestée par l'opposition et suivie de trois jours d'émeutes notamment à Port-Gentil. Les violences avaient fait officiellement trois morts, au moins 15 selon l'opposition. Au Gabon, la crise politique ouverte par le hold-up électoral fomenté par Ali Bongo en août 2016 n’est toujours pas résolue. Elle se double d’une crise économique et sociale caractérisée par des grèves à répétition ou le non paiement des salaires de nombreux travailleurs depuis plusieurs mois… L’opposant Jean Ping se proclame toujours « président élu » mais reste impuissant à faire valoir ses droits. Après avoir misé sur la communauté internationale pour faire reconnaître sa légitimité il a dû déchanter.

Le pays frontalier du nord du Gabon, le Cameroun, organisait lui un scrutin présidentiel ce dimanche. Face à Paul Biya, autocrate de 85 ans dont 36 au pouvoir, l’opposition se présente en ordre dispersé avec pas moins de 7 candidats pour une élection à un seul tour. Autant dire que le président sortant ne devrait pas avoir trop de mal à rempiler pour 7 années supplémentaires, même si ici comme au Gabon c’est l’abstention qui a toutes les chances d’être majoritaire. La situation du Cameroun ressemble à celle des autres pays de la Françafrique, avec des richesses accaparées par l’ancienne puissance coloniale et ses relais locaux, et une population qui essaie de survivre dans la misère. Mais le Cameroun connaît aussi 2 conflits armés : l’un dans le grand nord musulman où sévit Boko Haram, et l’autre dans les régions anglophones de l’ouest anciennement sous mandat britannique avant l’unification avec la partie francophone. Les anglophones se sentaient délaissés par le pouvoir et réclamaient le retour au fédéralisme qui avait été en vigueur de 1961 à 1972. La réponse répressive qui a été donnée à ces revendications a entraîné l’apparition d’une insurrection armée qui a proclamé l’indépendance de « l’Ambazonie » il y a plus d'un an.

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mercredi 20 mars 2019

RDC: Problèmes de pouvoir, Etienne Tshisekedi et son fils Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe?

Etienne Tshisekedi wa Mulumba et son ami, le Maréchal Mobutu Sese Seko !

Cette question mérite d'être posée: les Tshisekedi ont-ils un problème avec le pouvoir ? Félix Tshilombo Bizimungu wa kanambe, fils Tshisekedi, vient de suspendre l'installation des sénateurs et l'élection des gouverneurs, se mettant hors la loi constitutionnelle et risque de se voir traduit en justice pour "Haute trahison" !

Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, fils Tshisekedi et son allié-partenaire, Alias Kabila

Arrivée au pouvoir après une nomination électorale suite à un deal avec Alias Kabila, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est un petit pseudo-président protocolaire. Félix Tshilombo clame qu'il est soutenu par des Américains et Français pour renoncer au pacte qui le lie à Alias Kabila dont personne n'a jamais lu, y compris sa base de l'Udps. La guerre de 100 ans est donc déclenchée entre un imposteur-usurpateur, voleur des voix du peuple congolais Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanamba, pantin, collabo et traître à la Nation congolaise et Alias Kabila, dictateur-autocrate qui l'a placé sur le trône pour lui chauffer le fauteuil présidentiel. Le problème de Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, fils Tshisekedi, est d'avoir accepté le deal, pour contourner le souverain primaire qui est le peuple congolais. D'accepter d'être Nommé au lieu d'être élu par le peuple congolais. Il est imposteur-usurpateur. Il n'est pas élu donc il est illégitime. Valentin Mubaké n'avait-il pas prophétisé que le vrai dauphin d'Alias Kabila était dans l'opposition ?

Deux pâtissiers enfarineurs du peuple congolais: Félix Tshilombo pantin d'Alias Kabila !

A Réveil FM International, nous avions que le portrait robot d'Alias Kabila par le Tutsi Power était Félix Tshilombo. Individu cupide de "Chance Eloko Pamba", pas instruit, malléable à souhait, qui aime la vie facile, les honneurs et est prêt à vendre son âme, le Congo et le peuple congolais pour des miettes que lui jette sous la table ! Avec ses 16%, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe aurait dit reconnaitre sa défaite face à Martin Fayulu 62%. Roublard, fourbe, ventriote, profito-situationniste, politicailleur patenté Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe a roulé le peuple congolais dans la farine. L'imposteur-usurpateur ne va pas diriger le Congo !

Etienne Tshisekedi wa Mulumba et son ami, le Maréchal Mobutu Sese Seko !

Etienne Tshisekedi wa Mulumba, docteur en droit et juriste? C'est quand même grave ! Sa deuxième nomination de Premier ministre par le Maréchal Mobutu Sese Seko date du 30 septembre 1991 suite aux négociations du Palais de Marbre I. Mais un grave incident a éclaté lors de la cérémonie de prestation du serment d’investiture le 16 octobre 1991 à Kinshasa. Avant d’apposer sa signature sur le procès-verbal, Etienne Tshisekedi a barré les mots "garant de la Nation", contestant ainsi cette qualité à Mobutu Sese Seki; il a biffé aussi l’expression "observer loyalement et fidèlement la Constitution", pour nier l’existence de la Constitution de 1967. Par la suite, le 18 octobre 1991, un communiqué de la présidence de la République constata que le Premier Ministre, s’était mis par cette action "dans l’impossibilité légale d’exercer ses fonctions" et le 21 octobre une ordonnance présidentielle révoqua Etienne Tshisekedi et son gouvernement. Etienne Tshisekedi n’a retrouvé la Primature que lors de son élection à la Conférence Nationale Souveraine le 15 août 1992.

La lettre d'Etienne Tshisekedi au sécessionniste Albert Kalonji Mulopwe, qualifiant Patrice Emery Lumumba de "Crapaud"

L'Udps, parti familial des Bena Mpuka, zélotes Talibans, des collabos et traîtres contre la Nation congolaise, ce vieux parti a maintes fois trahi et déçu les milliers des Congolaises et Congolais qui ont depuis plus de trois décennies cru en cette formation politique. Ce, malgré sa dénomination « l’Union des démocrates pour le progrès social ». Cette dernière n’a ni démocrate ni socialiste moins encore de progressiste à l’analyse d’un nombre croissant des Congolais. Par contre c’est un parti d’extrémisme sans concurrent qui n’a su faire aucune concession politique pour l’avancement en général de la RDC depuis sa création, sa spécialité étant les bras de fer, les blocages, la diabolisation des autres, la politique de chaise vide ou de caprices politiques sur fond des calculs individualistes en faveur d’un tribalisme assez évident. En effet, ce vieux parti s’est distingué soit par son absentéisme, soit par son extrémisme et/ou encore par son radicalisme tribalo-ethnique maintenant par le vol des voix du peuple congolais par Félix Tshilombo, fourbe et roublard.

Etienne Tshisekedi n’a jamais redouté de se faire beaucoup d’ennemis. Mais le pire d’entre eux, celui dont il ne s’est jamais méfié, c’est lui-même. L'homme était obstiné, courageux, narcissique, orgueilleux et imprévisible ! Il est un personnage qui s’est statufié de son vivant. En 1960, année de l’indépendance, Etienne Tshisekedi wa Mulumba est déjà là : alors qu’il ne terminera ses études de droit qu’un an plus tard, il fait partie de ces jeunes intellectuels auxquels Mobutu fait appel pour composer le Collège des Commissaires généraux, un gouvernement provisoire qui est mis en place après la mise à l’écart de Patrice Lumumba. Commissaire adjoint à la justice, Etienne Tshisekedi sera accusé d’avoir signé le document envoyant le Premier Ministre au Katanga, où la mort l’attend.

Au cours des années 60, Etienne Tshisekedi est membre éminent du groupe de Binza, qui rassemble les premiers intellectuels congolais. Il est ministre de l’Intérieur en 1969 lorsque les "Pendus de la pentecôte" Kimba, Anany et Bamba sont exécutés, il rédige le Manifeste de la N’Sele, qui jette les bases du parti unique, le Mouvement populaire de la révolution. Lorsqu’il est au pouvoir, ce Kasaïen, premier diplômé en droit de l’histoire du Congo, ouvrira largement les portes de la magistrature aux ressortissants de sa province.

Lorsqu’en 1996-97 l’histoire s’accélère, et que la guerre éclate au Kivu, sur la frontière du Rwanda, Tshisekedi voit resurgir un autre revenant, M'zée Laurent-Désiré Kabila, compagnon de Patrice Lumumba dans les années 60. Dès que ce dernier, porté par les armées du Rwanda et de l’Ouganda, entre dans Kinshasa en mai 1997, M'zée LD Kabila envoie des émissaires à Etienne Tshisekedi, qu’il considère comme un "résistant de l’intérieur". Mais les conseillers rwandais empêchent une rencontre directe entre les deux hommes et Etienne Tshisekedi refuse toute collaboration, exhortant Kabila de " faire d’abord partir les étrangers qui l’accompagnent".

Apprenant que ses "amis" rwandais auraient le projet d’assassiner l’opposant historique, un crime qui aurait été imputé à M'zée Laurent-Désiré Kabila, ce dernier décide, en catastrophe, de réléguer Etienne Tshisekedi dans son village d’origine,, à Kabeya Kamwanga au Kasaï. M'zée Laurent-Désiré Kabila a donc sauvé la vie de l'impénitent et virulent opposant! Gaëtan Kakudji, ministre de l’Intérieur à l'époque, dote même l’irréductible opposant d’ un motoculteur en précisant qu’ "ainsi, il apprendra à travailler"… C'était pour sauver sa vie !

Lorsqu’il participe aux négociations de paix de Sun City, en 2002, Etienne Tshisekedi estime toujours, imperturbable, que le poste de président ou de vice-président lui revient, sans qu’il ait à poser sa candidature et à se lancer dans la compétition. Il sera donc écarté de la formule de "1+4=0" 1 président, 4 vice présidents, le poste de représentant de la classe politique ayant été confié à Zahidi N’Goma, beaucoup plus malléable !.

Lors de l'élection Louis Michel 2006, Etienne Tshisekedi refuse de participer et déconseille à ses partisans de s’enregistrer comme électeurs, il ne présente ni listes ni candidatures.

Candidat président en 2011, on lui vole son élection. Il paraîtrait que des tractations financières se sont faites sous la table. Si Etienne Tshisekedi répétera toute sa vie qu’il incarne l’Etat de droit, la bonne gouvernance, la démocratie...il faut dire que les finances de son parti ont toujours été opaques, la gestion des hommes au sein de l'Udps calamiteuse, les fidélités ont été de l’allégeance et son épouse, Maman Marthe ainsi que son fils Félix ont non seulement pris du galon et ont toujours négocié avec le régime d'Alias Kabila, avec des compassions financières: Ibiza, Venise, Monaco, Paris...Les Bena Mpuka, Zélotes Talibans, Ethno-tribalistes et Tribalo-ethniques, depuis la disparition d'Etienne Tshisekedi, il y a plus de deux ans, ne se gênent plus. Le Tshintu Tsheto a amené Félix Tshilombo a volé l'élection de Martin Fayulu. Monsieur 16% n'a aucun complexe. Avec ses joues joufflues, il se croit tout permis. En guise de toute réponse à son vol, ses Zélotes Talibans tancent le peuple congolais de "Bokomesena" "Vous allez vous habituer de mon vol". Le peuple congolais refuse de "Komesana du voleur de la cité de l'Union africaine" !

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Le marionnettiste Alias Kabila et son pantin Felix Tshilombo, la guerre de 100 ans !

Alias Kabila et son pantin Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe sont en guerre de 100 ans !

Ni respect ni considération encore moins une compassion pour Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, voleur des voix du peuple congolais, voleur d'espoir, des rêves d'un peuple meurtri et chosifié. En acceptant son odieux deal avec Alias Kabila pour se faire nommer pseudo-président et occuper le fauteuil président, alors que le peuple congolais a voté Martin Fayulu à 62%, Félix Tshilombo Monsieur 16% doit faire face à la vérité des urnes. Il est un imposteur-usurpateur. Non élu, Tshilombo est illégitime.

Alias Kabila et son pantin Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe sont en guerre de 100 ans !

C'est une cohabitation musclée qui s'annonce ! ca va saigner, le sang va couler ! Le marionnettiste Alias Kabila et son pantin Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, deux mafieux complices se battent déjà ! Leur mariage contre nature, sur le dos du peuple congolais va voler en éclat ! Les deux Angwalima et Balados se sont pacsés en catimini, sans témoins. Leur deal odieux pour se partager les pouvoirs, vendre le Congo aux multinationaux et continuer à esclavager le peuple congolais est voué à l'échec ! Monsieur 16% Félix Tshilombo ayant accepté un deal avec Alias Kabila qui l'a nommé, est la cause de la cause de cette crise post-électorale. Voleur politique, imposteur et usurpateur, Félix Tshilombo a accepté de s’asseoir sur le fauteuil présidentiel par nomination électorale et non par élection. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est le Maréchal Pétain Congolais, nommé président protocolaire, il croit combattre le mal par le mal alors que lui et son UDPS familial, parti des collabos et traîtres à la Nation, sont parvenus au sommet de l'État par les mêmes maux de la corruption et vol, qui gangrènent la société Rdcienne. Mafieux, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est voleur des rêves, savoir, salaire, éducation, santé, force, sourire, etc.

Alias Kabila et son pantin Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe sont en guerre de 100 ans !

La guerre est déjà déclarée entre le FCC et son allié et partenaire UDPS, une guerre de 100 ans dont on sait déjà comment cela va se Aucune disposition constitutionnelle ou légale ne donne au Président le pouvoir de suspendre l’installation du Sénat ou de reporter une élection - en l’occurrence celle des Gouverneurs. Combattre la corruption doit se faire dans le respect des lois. C’est cela l’Etat de droit.

L’élection des gouverneurs est renvoyée à une date ultérieure et l’installation des sénateurs élus est suspendue. Ces décisions prises à l’issue de la réunion institutionnelle tenue, ce lundi, sous la présidence de Félix Tshisekedi sont rejetées par le Front Commun pour le Congo (FCC). La plateforme de Joseph Kabila rappelle que la réunion interinstitutionnelle n’est qu’un cadre de concertation. De ce fait, elle ne dispose d’aucun pouvoir de décision. En effet, les décisions de la réunion inter-institutionnelle sont:

1. Suspension installation des Sénateurs élus.

2. Suspension élection des Gouverneurs

3. Le PGR doit ouvrir des enquêtes pour aboutir à la sanction des corrompus et corrupteurs.

La réponse de l'arroseur arrosé ne s'est pas fait attendre: "Si on veut bien l'annulation des élections sénatoriales qu'on commence par l'annulation du 30 décembre, car ce sont ces élections qui sont la suite logique des sénateurs et aussi des gouverneurs. La CENI doit publier les résultats bureau par bureau et circonscription par circonscription des élections du 30 décembre. C'est le point de départ ayant permis à Kabila de s'arroger la majorité dans les assemblées sénatoriales et provinciales".

Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est un homme seul. Il est "Gourou" des Bena Mpuka, Talibans, Ethnotribalistes et Tribaloethniques. Il a nommé 110 conseillers dont 95% sont ses frères de tribu. Cet individu aux joues joufflu affiche sans complaisance son tribalisme éhonté. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe n'est pas avec le peuple congolais. Cupide, il veut s'enrichir rapidement et n'a aucune scrupule. Dans sa guerre de 100 ans qu'il vient de déclencher tout seul, il doit se battre avec seul contre le FCC. Le peuple congolais ne soutient pas son vol, ses décisions sont nulles.

Lundi 25 février, en marge d’une conférence organisée à Bruxelles, l’archevêque émérite de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo, a affirmé que c’est Martin Fayulu qui a gagné l’élection présidentielle du 30 décembre 2018. Jusque-là, l’Église congolaise qui conteste les résultats publiés par la Céni, n’avait jamais explicitement cité le nom de Martin Fayulu comme vainqueur de l’élection. La conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) s’était contentée, par la voix de son secrétaire général, le père Donatien Nshole, de dire que les résultats publiés par la Commission électorale n’étaient pas conformes à ceux détenus par les observateurs de l’Église. Elle avait ensuite sollicité l’arbitrage du Conseil de sécurité de l’ONU, lui demandant de faire en sorte que la Céni publie les procès-verbaux des bureaux de vote « pour enlever les doutes ». Comme disent les Congolais, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe Ako Silisa Yango !

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lundi 18 mars 2019

Patriarche Ciakudia préconise le hold-up électoral comme un crime contre l'humanité!

Roger Bongos et le Patriarche Julien Ciakudia à Château-Rouge à Paris

En Afrique, la fraude électorale doit être condamnée comme "Crime contre l'humanité" déclare le Patriarche Julien Ciakudia, le De Gaulle Congolais de Londres, devant la caméra de Roger Bongos-Afrique Rédaction ! C'est le même discours que le patriarche Julien Ciakudia a partagé aux congolais et européens sur la place de la République à Paris, le samedi 16 mars aux côtés de ses frères et camarades Martin Fayulu et Adolphe Muzito ! Les avocats africains-européens et américains travaillent la dessus. La tricherie électorale tue plus en Afrique et cause des préjudices incommensurables sur des populations civiles. Les politicailleurs, despotes, autocrates, dictateurs africains sont des mutants ! Pour conserver les pouvoirs, ils trouvent des subterfuges. Après des coup d'Etat, l'instauration de Parti-Etat, le parti unique au pouvoir et de l'État, l'heure aux putsch électoraux, hold-up électoraux...

En République démocratique du Congo, on vient d'inventer la Nomination électorale ! C'est-à-dire que Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe le dernier de la classe a joué au qui perd gagne. Alors que Martin Fayulu est sorti gagnant avec 62% à l'élection présidentielle du 30 décembre dernier, Monsieur 16% Félix Tshilombo a fait un deal avec Alias Kabila qui l'a nommé. Personne ne connait le contenu, sauf ce que le journal zambien "Zambian Observer" a publié: Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanamba s'est engagé dans l'accord de ne pas poursuivre Alias Kabila et ses apparatchiks durant les 18 ans qu'ils ont été aux affaires. De ne traduire en justice tous les criminels qui pillent, tuent, assassinent, massacrent des paisibles citoyens à l'Est de la République démocratique du Congo. Tshilombo s'est aussi engager de tripatouiller la Constitution pour le vote du Président de la République, le soit par des députés et sénateurs.

Roger Bongos et le Patriarche Julien Ciakudia à Château-Rouge à Paris

Pour les despotes africains, le peuple ils en veulent plus. La démocratie ne doit plus passer par le peuple souverain. Au pouvoir depuis 1994, le président gambien tant redouté de ses compatriotes a perdu l'élection présidentielle face à Adama Barrow et immédiatement reconnu sa défaite. Un dénouement inattendu qui ouvre une nouvelle page dans l'histoire de la Gambie. Les Gambiens s’étaient réveillés des doutes plein la tête. Ils se sont couchés en faisant la fête, heureux, fiers, et libres. Nul doute que beaucoup se souviendront longtemps de ce vendredi 2 décembre 2016. Un jour historique, qui a tiré le rideau sur vingt-deux années d’un régime autoritaire avec lequel une majorité d’entre eux souhaitait en finir. Et qui marquait, comme tous le répétait en boucle, le début d’une « nouvelle Gambie ». Dès l’annonce des résultats de la présidentielle de la veille, donnant Adama Barrow, le candidat de l’opposition, vainqueur de ce duel à l’issue incertaine face à Yahya Jammeh, ils ont laissé exploser leur joie et leur soulagement. Des milliers de Gambiens qui étaient descendus sont descendus dans les rues de Banjul pour célébrer le départ sans heurts du "Big Man" ont été désillusionnés...Entre temps Yayah Jameh était revenu sur sa décision de reconnaître Adama Barrow comme président élu. Après six semaines de crise politique, Yahya Jammeh accepte enfin de céder le pouvoir à son successeur Adama Barrow élu le 1er décembre. Un dernier adieu en brandissant le Coran face à quelques supporters présents sur le tarmac de l'aéroport de Banjul et l'ex-président de Gambie, Yahya Jammeh, s'est finalement envolé pour l'exil, samedi 21 janvier 2017, mettant fin à un feuilleton qui aura duré plusieurs semaines. L'avion, un Falcon, a décollé peu avant 21 h 20 GMT avec à son bord Yahya Jammeh et le président guinéen Alpha Condé. L'ancien chef d'État gambien devait transiter par la Guinée avant de rejoindre la Guinée équatoriale. Cette destination a été confirmée par le président de la commission de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao), Marcel Alain de Souza, devant la presse.

Roger Bongos et le Patriarche Julien Ciakudia à Château-Rouge à Paris

En août 2017, l'autocrate Rwandais Paul Kagamé, qui a tripatouillé la Constitution pour se présenter à l'élection présidentielle, qui dirigeait déjà le Rwanda d’une main de fer depuis 23 ans, a obtenu une victoire écrasante à l’élection présidentielle, en étant réélu avec plus de 98% des voix ! Hitler africain, Paul Kagamé est président du Rwanda jusqu'en 2034 !

A voir comment Abdélaziz Bouteflika en Algérie, mourant mais s’accroche à son fauteuil présidentiel. Le quotidien suisse La Tribune de Genève vient de percer l’un des secrets les mieux gardés du gouvernement algérien, en relatant le récit de la sortie du Président de la République, Abdelaziz Bouteflika, des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), où il avait été admis pendant 15 jours. Jamais une information d’une telle importance n’a fuité sur les visites médicales de Bouteflika à Genève. Cette fois, c’est un récit détaillé de sa sortie de l’hôpital jusqu’au décollage de l’avion présidentiel de l’aéroport genevois, qui vient d’être publié par le journal suisse. Les autorités suisses apprennent la sortie du chef de l’État tard dans la nuit de samedi à dimanche, quelques heures seulement avant l’atterrissage de l’avion présidentiel. Selon la Tribune de Genève, « tout s’organise tardivement. Le vol est annoncé aux autorités dans la nuit de samedi à dimanche (du 9 au 10 mars). L’appareil, immatriculé 7T-VPM, qui serait muni d’appareils médicaux et avait déposé le Président Abdelaziz Bouteflika le 24 février, indique qu’il prévoit de se poser à 9 h 56. Il atterrira douze minutes plus tôt ». La veille, dans la soirée, « une entreprise spécialisée dans les transports de VIP a envoyé un SMS à une dizaine de chauffeurs partenaires, des profils habitués aux missions à haut risque. Le message dit qu’il s’agit d’une "very very important person (très très importante personnalité)" , un VVIP, précise la même source.

Roger Bongos et le Patriarche Julien Ciakudia à Château-Rouge à Paris

Dimanche 10 mars : la sortie du président Bouteflika de l’hôpital est retardée pour une raison inconnue. "Aux HUG, pour une raison inconnue, le transfert est retardé. Les chauffeurs arrivent au compte-gouttes, pour ne pas attirer l’attention, via la zone de livraison sous le bâtiment Gustave Julliard. La porte de la zone de livraison, d’habitude ouverte, se referme après chaque entrée. Un van et une Mercedes noirs arrivent vers 13 h 15. À l’intérieur, une nuée de blouses blanches, brancardiers, médecins et personnes en costume-cravate sont sur le point de surgir. Parmi elles, Nacer Bouteflika, le frère du Président, donne de la voix : "ça ne va pas assez vite", relate le média suisse.

Affaibli, Bouteflika apparaît dans un fauteuil électrique ! "Abdelaziz Bouteflika apparaît dans un fauteuil roulant électrique, un modèle haut de gamme muni d’un défibrillateur et d’autres appareils médicaux. Il est à peine conscient, sous assistance respiratoire, sa tête – coiffée d’un bonnet noir – tombant sur son épaule. À l’aide d’une rampe, on le place dans un van, une Mercedes Class V Pack AMG aux vitres teintées et, pour l’occasion, munies de rideaux. Le chauffeur et un policier sont assis à l’avant, les sièges arrière ont été enlevés pour faire de la place au fauteuil roulant. Une infirmière est assise à côté du patient et deux gardes du corps algériens sont à l’arrière", révèle la même source. Le média suisse décrit le convoi présidentiel ayant quitté les hôpitaux genevois peu avant 15 heures : "sept véhicules noirs quittent les HUG. Le premier, en éclaireur, roule plus de 150 mètres devant. Un hélicoptère surgit des alentours et le suivra jusqu’à l’aéroport. Le cortège grille tous les feux tricolores, privilégie les axes droits. Pendant le trajet, l’infirmière doit intervenir pour aider Abdelaziz Bouteflika à respirer. Le convoi arrive sur le tarmac, moins de dix minutes après être parti, en entrant par la douane située à côté de la halle de fret, vers Palexpo. Il est en retard, l’avion avait reporté son décollage à 15 heures". Arrivé à l’aéroport, le convoi présidentiel se dirige vers le hangar antibruit. Dès lors, "tout se déroule très vite". "Le Président est déchargé, son fauteuil mis sur une échelle électrique munie d’une plaque, l’avion présidentiel quitte le sol suisse à 15 h 56 et 34 secondes".

Le Patriarche Julien Ciakudia répond à Roger Bongos à Château-Rouge à Paris

Martin Fayulu a gagné son Paris, de Château Rouge à la République. Il a rassemblé et fédéré le peuple congolais à sa cause de la vérité des urnes. Château Rouge est un quartier de Paris situé sur le flanc oriental de la butte Montmartre, dans le 18e arrondissement. C'est un quartier très animé en journée, caractérisé par la présence d'une forte population immigrée d'origine africaine. De nombreux marchés, épiceries et coiffeurs africains y sont ouverts toute l'année. Le week-end, des clients venus de toute l'Île-de-France s'affairent dans le quartier, à la recherche de produits souvent introuvables ailleurs, des fruits tropicaux et épices.

Château Rouge est aussi le lieu des retrouvailles. Roger Bongos, le journaliste d'investigation le plus engagé pour la libération du Congo-qui par son travail a fait connaître au grand public la majorité des Résistants-Patriotes-Combattants de France. Résidant à Londres, le Patriarche Julien Ciakudia est le De Gaulle de la Résistance congolaise. Feu Etienne Tshisekedi vivant, Julien Ciakudia ne voulait pas trahir le serment qu'il avait fait à son oncle Isidore kanana, l'un des 13 parlementaires fondateurs de l'Udps, celui de ne pas s'attaquer à son ami Etienne Tshisekedi. Ce serment n'était lié ni à à la famille ni à son fils Félix Tshilombo Bizimungu qui a volé les voix, l'espoir et le rêve du peuple congolais. En bon bouledogue qui ne lâche pas l'os, Roger Bongos n'avait cessé de titiller le Patriarche Julien Ciakudia dans les Affaires Etienne Tshisekedi.

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Article 64 "Soulèvement Populaire": Fayulu va user du clé boa contre Tshilombo, l'imposteur !

Martin Fayulu, le Roi du Congo à Paris. Photo Réveil FM International

A Windhoek en Namibie face aux Congolais, le 26 février 2019, l'imposteur-usurpateur Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe a reconnu qu'il a fait un deal avec Alias Kabila pour sa nomination. Pire avec une arrogance inouïe et un mépris atavique, il a déclaré qu'il était élu alors qu'il n'est qu'un pseudo-président nommé, président étiquette et protocolaire. Et il a renchérit en disant que Martin Fayulu était "Un soi-disant opposant" alors c'est lui le vrai Président élu du peuple congolais. Martin Fayulu a gagné avec 62% alors que Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe n'a que 16% sans les compatriotes de Beni-Bitembo et Yumbi ! Nous sommes 80 millions plus les 10 millions de la diaspora dont la majorité ne croit pas en Tshilombo et réfute son vol des voix du peuple congolais.

A Paris, le samedi 16 mars 2019, sur la place de la République, Martin Fayulu devant des milliers de congolais et européens, accepte l'application de l'Article 64 de la Constitution congolaise qui stipule:Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution.

Le peuple congolais est debout pour Martin Fayulu

C'est par étouffement que Martin Fayulu en fin politique va en finir avec celui qui lui a volé sa victoire: Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe qui a cru avec son vol des voix, il peut impunément continuer à titiller El Commandate du Congo ! Le soulèvement populaire est une arme de destruction massive...Une tsunami qui risque de balayer Félix Tshilombo, son fameux Dircab Vital Kamerhéon "Bisengimana", ses 110 conseillers, Alias Kabila, ses apparatchiks, Corneille Nangaa et la CENI, Benoit Lwamba et la corrompue Cour Constitutionnelle. Avec des crises enchevêtrées dont sont victimes les Congolais, le soulèvement populaire est la solution idéale pour un nouveau départ, avec des nouveaux dirigeants légitimes qui seront au service du peuple.

A moins que Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, l'homme de "Qui perd gagne" accepte les nouvelles élections où il ne sera pas candidat car tricheur et fraudeur. Avec plus des 12 millions des morts, pillages systémiques de ressources du pays, une jeunesse abandonnée à elle-même, manque des hôpitaux et centres de santé, le congolais vit avec $1 par jour...Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe accepte de couvrir Les Congolais de Paris restent mobilisés face au hold up électoral, putsch électoral et nomination électorale de Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe par celui qui l'a nommé. Tshilombo est devenu le masque d'Alias Kabila, la résistance citoyenne est un devoir pour libérer le Congo de mains des imposteurs, usurpateurs et profito-situationnistes.

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dimanche 17 mars 2019

Paris: Fierté des Mamans Congolaises dans la marche de la vérité des urnes pour Fayulu !

Le cortège de Martin Fayulu suivi des Mamans Congolaises

Les Mamans Congolaises Résistantes-Patriotes-Combattantes étaient au rendez-vous pour accueillir et marcher avec Martin Fayulu, Président élu du peuple congolais, de Château-Rouge à la République. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe Afingami Na Denge Ya Muke Te Epayi ya Ba Mamans Na Paris ! Martin Fayulu, El Commandante du peuple congolais a déjà gagné la victoire de la vérité des urnes puisque les Mamans Congolaises s'en sont appropriées. Mobilisées à bloc et actives, elles sont déterminées à en découdre avec #TshilomboDégage ! Elles étaient là, pour certaines depuis 10 heures et la marche a démarré après 17H30 quittant Château-Rouge pour la République. Belles et élégantes, les Mamans Congolaises de la diaspora ont enfilé le drapeau congolais en mode pagne, écharpe et voile ! Elles ont joué les Kikelekele lorsque Martin Fayulu, le Président élu de la République démocratique du Congo étaient déterminés à en finir avec la nouvelle imposture-usurpation de Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe. Les plus virulentes étaient des femmes Luba du Kasaï ! #TshilomboDégage qui a vécu en Belgique sait de quoi sont capables les Mamans Congolaises en colère ! Léonbitch Kengo wa Dondo, l'édenté de la Gare du Nord et le Général Kanyama qui ont eu à subir les foudres et affres des Mamans Congolaises à Paris. La déferlante mobilisation des Mamans Congolaises, hier samedi 16 mars 2019 à Paris, pour Martin Fayulu, est un message clair pour l'usurpateur-imposteur Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe. Bakosilisana Na Ye !

Martin Fayulu a fait flotter le drapeau congolais à Paris

Le drapeau congolais en mode foulard !

Mamans Congolaises, le drapeau congolais en mode écharpe !

La Maman Combattante Congolaise avec son drapeau sur le tête en mode foulard !

La jeune Combattante Congolaise drapée dans le drapeau de la RDC !

Le chapeau aux couleurs de la RDC !

Une congolaise en mode Zaïre ! Un clin d’œil à l'époque de Tata Moko, Ekolo Moko, Bokonzi Moko...

Une Congolaise entrain de donner des explications à un automobiliste sur Fayulu !

Une congolaise s'est drapée du drapeau congolais

Le drapeau de la RDC à l'honneur à Paris pour Fayulu

Deux Congolaises entrain de causer Fayulu

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Paris: Martin Fayulu, Roi du Congo de Château-Rouge à la République !

Martin Fayulu, le Président élu du peuple congolais. Photo Réveil FM International

Aucun acteur politique africain n'a osé faire ce que Martin Fayulu a fait Paris. Les Gaulois se demandaient qui est cet homme. Les Résistants-Patriotes-Combattants répondaient: C'est Martin Fayulu, le président élu de la République démocratique du Congo. Et les Français applaudissaient, d'autres klaxonnaient. Jamais on a vu une foule aussi immense pour un politicien. Les Congolais de France, Belgique, Hollande, Suisse, Etats-Unis ont accueilli, avec forte clameur, Martin Fayulu à Château-Rouge et l'ont accompagné jusqu'à la République.

Martin Fayulu, le Président élu du peuple congolais. Photo Réveil FM International

Les Thuriféraires, coupagistes et médias mensonges dans leurs turpitudes présentent Martin Fayulu...Les embrouilleurs , ils vont déchanter. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe demeure un imposteur, usurpateur, collabo, traître aux yeux du peuple congolais. Monsieur 16% aura beau se débâtir tel un diable dans un bénitier, son vol des voix du peuple congolais, assaisonné d'un deal que lui seul et Alias Kabila connaissent le contenu, pour vendre le Congo et le peuple congolais, une pilule amère que le congolais politisé refuse d'avaler.

Mama Kongo, Mama Rose Kikalakamba des combattantes de la première heure étaient toutes là ! Photo Réveil FM International

Les Mapinga de France, Belgique, Etats-Unis étaient là pour Martin Fayulu, président élu. Photo Réveil FM International

Foule immense, pacifique, sans aucune incidence sécuritaire, ni violence...mais un peuple déterminé qui refuse que sa voix, son espoir et rêve soient volés par un imposteur catapulté sur le trône, sans foi ni loi et méprisant le peuple souverain qui donne la légitimité. C'est le drapeau congolais qui était à l'honneur souvent enfilé en écharpe, porter à la main ou comme foulard par des mamans congolaises. Paris, la ville lumière a vibré sur les couleurs de la République démocratique du Congo, avec notre étendard étoilé, le drapeau congolais flottait partout. Un patriotisme ancré dans la résistance congolaise.

Martin Fayulu, Roi du Congo à Paris. Photo Réveil FM International

Martin Fayulu, Roi du Congo à Paris. Photo Réveil FM International

Martin Fayulu, Roi du Congo à Paris. Photo Réveil FM International

Sur la place mythique de la République-grande place piétonnière, aménagée-qui joue un rôle particulier dans la vie de Paris, elle est le point de départ ou d’arrivée de grandes manifestations populaires, un lieu pour ceux qui veulent faire connaître une cause ou se retrouver lors de petits ou grands événements...Martin Fayulu, le Président Élu du peuple congolais a donné trois options pour la sortie de la crise post-électorale en République démocratique du Congo:

1. Le récomptage des voix bureau de vote par bureau de vote. Ce qui est mission impossible car la CENI a fait une élection sans chiffre, inventant, nommant ses candidats et détruisant des vraies preuves.

2. Organiser des nouvelles élections, pas avec les mêmes agents tricheurs et fraudeurs.

3. Que le peuple congolais applique l'article 64 de la Constitution qui lui donne droit et devoir à un soulèvement populaire. La démocratie est une valeur universelle. Il y a pas de raisons que les voix du peuple congolais ne soit pas respectées. Parler d'un compromis à l'africaine pour un putsch électoral qui a donné lieu à une nomination électorale après un deal odieux sur le dos du peuple congolais est un mépris pour notre peuple. Les Congolais ne quémandent pas la charité de la communauté internationale mais le respect pour ses voix. Le qui perd gagne ne fonctionne plus. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est un pseudo-président Nommé par Alias Kabila après un deal. Il est illégitime. Il est un imposteur et usurpateur !

Le drapeau de la RDC a flotté sur Paris. Photo Réveil FM International

Le drapeau congolais signe de ralliement du peuple congolais à Paris. Photo Réveil FM International

Mamans Congolaises fières de l'être sous le drapeau. Photo Réveil FM international

La communauté internationale doit savoir que Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est le masque et bouclier d'Alias Kabila. Il est l'agent de la continuité et de l'impunité en République démocratique du Congo. Il s'est engagé à ne pas poursuivre ni Alias Kabila ni ses apparatchiks pour les 18 ans qu'ils ont été aux affaires au Congo et ont géré le pays en bons Mabumucrates. Ils se sont enrichis au détriment du peuple congolais qui vit avec $1 par jour. Alors que la République démocratique du Congo regorge tous les minerais convoités par des pays occidentaux.

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vendredi 15 mars 2019

Pantin et otage, Félix Tshilombo incapable de libérer des prisonniers politiques!

Félix Tshilombo est le prisonnier d'Alias Kabila qui se débat pour libérer d'autres prisonniers politiques !

Masque d'Alias Kabila, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanmbe est son valet. C'est Alias Kabila qui l'a nommé et fait de lui un petit pseudo-président. Il n'a aucune légitimité du peuple congolais. Il a accédé à la magistrature suprême par deal et nomination, non pas par élection. Voleur d'espoir du peuple congolais, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, notre pantin national et otage de la cité de l'union africaine avait déclaré dans un discours public à Limete que dans 10 jours tous les prisonniers politiques seraient libérés...Nous sommes déjà à 13 jours ! Une annonce de libération n'est une libération. 700 prisonniers politiques libérés, cela se voit et s'entend ! Personne n'est encore dehors. MataMata, fieffé menteur Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe peut toujours continuer à faire des déclarations alambiquées.

Les Bena Mpuka, Fachos, Nazis, Tribalo-ethniques, Ethno-tribaliques et autres Zozos clament "Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est notre frère congolais. Il n'a pas été élu, certes il a volé l’élection du peuple congolais...Il faut lui laisser le temps de faire ses preuves. Monsieur 16% va finir par s'améliorer " ! Ces écervelés ne se rendent même pas compte de ce qu'ils déclarent. Voler l'espoir d'un peuple est un crime, un mépris à l'égard du peuple qui est le souverain primaire. Avec ses 16% de la CENI, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe n'est pas le Président de tous les Congolais. Allez demander à nos compatriotes de Beni-Butembo et Yumi qui ont été privés d'élection président si Tshilombo est leur président ? Imposteur et usurpateur Félix Tshilombo est vassal d'Alias Kabila. Par sa cupidité et ambition démesurée, il a accepté d'être nommé. La France sait que Félix Tshilombo a été nommé par Alias Kabila après un odieux deal. D'où l'exhortation du Président Emmanuel Macron à Tshilombo de rechercher son autonomie, afin de se soustraire de sa tutelle vis-à-vis de la Kabilie !

Félix Tshilombo, Monsieur 16% est imposteur-usurpateur !

Avec 72 heures de retard sur la date limite qu’il avait lui-même fixée, Félix Tshilombo a accordé une « liberté conditionnelle » à quelque 700 détenus-personne n'est encore libéré. Deux d’entre eux sont des détenus politiques connus, Franck Diongo et Firmin Yangambi. Félix Tshilombo n'a pas du courage de libérer : Eugène Diomi Ndongala, Eddy Kapend et tous présumés assassins de M'zée Laurent-Désiré Kabila qui sont des prisonniers politiques personnels d'Alias Kabila. S'ils ne sont pas libérés cela prouve que le pantin Félix Tshilombo n'a pas coupé le cordon ombilical avec son Maître: Alias Kabila. Par ricochet, l'alternance politique tant voulue par le peuple congolais est un leurre. Félix Tshilombo masque et bouclier d'Alias Kabila est un agent de la continuité du régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Kabila.

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mercredi 13 mars 2019

Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe fait de la RDC la sixième province du Rwanda !

Hitler Africain Paul Kagamé et Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe

Colères ? Révoltes ? Indignations ? Notre compatriote Christian Nyamabo n'y va pas de main morte, son tweet est rageant: Le Rwanda est une puissance régionale prédatrice qui fait près de $100.000.000 par année via le pillage des ressources naturelles de la RDC (Or, Coltan) c’est ne pas une poignée de main qui changera cette situation. Tant que le Congo sera un état faible il sera exploité ! Ann Garrison: Le 12 février 2018, le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés rapporté qu’il y avait 4.49 millions de personnes déplacées (PDI) à l’intérieur de la République démocratique du Congo et 630 500 réfugiés dans les pays voisins. La population déplacée a presque doublé au cours de la seule année dernière, principalement à la suite d’affrontements et d’attaques armées et il semble que les conditions sur le terrain au Congo se détériorent de plus en plus. Aujourd’hui certains observateurs parlent du Congo comme d’un pays post-conflit, mais il est toujours pris dans un conflit de basse intensité, ouvert ou non, chaud ou froid. Un conflit qui se prolonge ainsi peut devenir même plus meurtrier qu’une guerre déclarée, comme c’est le cas dans les provinces du Nord et du Sud Kivu, à la frontière du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi. Plus d’un million des 4.49 millions de personnes déplacées à l’intérieur sont dans la province du Nord-Kivu.

Hitler Africain Paul Kagamé et Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe

Hitler Africain Paul Kagamé et Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe

Faut-il installer un détecteur des mensonges sur Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, un individu inconstant, incapacitaire et qui ment comme il respire ? Sans légitimité, l'imposteur-usurpateur Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe a peur de rencontrer le peuple congolais. Pourquoi depuis qu'il a été nommé par Alias Kabila après un odieux deal n'a-t-il pas organiser une conférence de presse ? De quoi l'otage du camp Tshatshi a-t-il peur ? La République démocratique du Congo compte plus de 12 millions des morts par la soldatesque Ougando-Rwandaise. Le peuple congolais est en conflit ouvert avec le Rwanda et l'Ouganda, deux pays agresseurs, pillards et receleurs des ressources de la République démocratique du Congo? Il y a une crise d'occupation n'a jamais été résolue. Qui ignore que le Rwanda a la main mise sur l'Est de la République démocratique du Congo. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, par précipitation, agi ouvertement comme valet de Kigali. Alors qu'Alias Kabila agissait en coulisses. L'illégitime, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe tire sa légitimité de Kigali et non du peuple congolais. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est le vrai masque de Bizimungu Rwandais. Au Rwanda,Après la victoire du FPR, le Rwanda fut présidé par le pasteur Bizimungu du 19 juillet 1994 au 23 mars 2000, avant que le dictateur Rwandais, Paul Kagame ne s’en pare du pouvoir jusqu’à ce jour. Durant les cinq ans de son règne, ce pasteur Hutu ne fut qu’une marionnette téléguidée par le commandant du FPR et responsable des questions sécuritaires, Paul Kagame. Pour les Rwandais, il faut accélérer la balkanisation de la République démocratique du Congo par les Congolais eux-mêmes.

Vital Kamerhéon chez lui au Rwanda, avec Paul Kagame, Hitler Africain

Kamerhéon, le directeur de cabinet de Félix Tshilombo au Rwanda pour présenter le rapport d'occupation à Paul Kagame, Hitler Africain. La République démocratique du Congo à sa tête, une véritable marionnette sans pouvoir réel, qui est chargée d’exécuter les missions concoctées au Rwanda et en l’Ouganda. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, sa "Congolité" et sa nomination élection sont un gage pour servir toujours les intérêts rwandais, Ougandais et extérieurs. En convaincant l’opposition à légitimer un processus électoral taillé à sa mesure, la kabilie s’est assurée une victoire certaine. Par la suite, elle a effectué un tri qui l’a permise de miser sur le quarto-quatuor Emmanuel Ramazani Shadari, Felix Tshilombo Bizimungu et Vital Kamerhéon. Le premier Emmanuel Ramazani Shadary, fait partie de son clan. Alias Joseph Kabila ait choisi Emmanuel Ramazani Shadary comme son dauphin parce qu'il est parmi des criminels qui connaissent très bien son imposture sur sa nationalité congolaise usurpée, les mensonges autour de Maman Sifa Mahanya, la fameuse mère putative d'Alias Joseph Kabila et l'implication de ce dernier dans l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila. Pour rappel le 25 février 1997 après la prise par l'Afdl de la ville de Kindu. Mzée Laurent-Désiré Kabila qui avait atterri à Kindu accompagné de James Kabarebe et Bizima Karaha pour l'organisation administrative du Maniema. Ils vont faire appel aux professeurs de l'extension de l'Unilu-Kindu où Emmanuel Ramazani Shadary fut un jeune professeur assistant. Et c'est lui qui a été présenté au cour d'un meeting populaire comme Gouverneur du Maniema. Précisons qu'il a des affinités avec Mama Sifa Mahanya, qui est membre de sa famille et l'une des épouses de M'zée Laurent-Désiré Kabila. Donc Emmanuel Ramazani Shadary est un pion au service de la Tutsi Power et ne va pas trahir son maître; le deuxième Felix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, est un habitué des négociations sécrètes, compromettantes et auteur d’un discours conciliant sous forme d’appel du pied à l’égard du pouvoir actuel. Traître et collabo, Félix Tshilombo est l'incarnation de la traîtrise. L'imposteur et usurpateur a été fait pseudo-président par Nomination. Il n'a jamais été élu. Il est illégitime. Cupide et profito-situationniste, Félix Tshilombo n'a jamais porté le nom de Tshisekedi du vivant de son père. Malléable, individu sans convictions politiques mais jouisseur et profiteur, il est prêt à tout pour se trouver une place au soleil. Il répond donc à tous les critères pour les manipulateurs-pilleurs des Etats; le dernier Vital Kamerhéon Lwa Kanyinginy Ngingi, est un spécialiste des "volte-face", "Coups tordus" et un soutien de première heure d'Alias Kabila. Vital Kamerhéon, directeur de cabinet, sert Tshilombo de "cerveau", c'est son "Barthos Bisengimana" ! Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, fils d'Etienne Tshisekedi et Vital Kamerhéon Lwa Kanyingingyi, les deux hommes sont des Mbanda ! Félix est prisonnier des Rwandais jusqu’au lit ! Denise Nyakeru est-elle l'hirondelle rwandaise qui avait demandé l'exile à Londres dans les années 90 ? Denise Nyakeru n'est-ce pas elle qui a une soeur rwandaise employée à l'Ambassade du Rwanda à Londres ? Parmi les différentes stratégies utilisés par le FPR de Paul Kagame pour " conquérir" la République démocratique du Congo, parmi elles, il y a eu la fameuse “cinquième colonne des Hirondelles”, ces fameuses filles rwandaises chargée d'infiltrer l’oligarchie de la 2eme Republique de la dictature Mobutu. Cette stratégie s’est généralisée d’une manière officielle après la conquête de l’AFDL, pour asseoir l’occupation de la RDC. On a vu certains Congolais cyniques épouser des femmes d’origine Rwandaise, dans le but unique de plaire aux conquérants et à la fois s’attirer leurs faveurs, pour ainsi faciliter leur promotion dans la hiérarchie du “nouvel ordre d’occupation”. C'est encore le cas aujourd'hui, de nombreux politiciens traîtres ont des femmes ou des maîtresses "Tutsies".

Azarias Ruberwa, le sournois et plus dangereux

Un pion important d'occupation rwandaise du Congo: Azarias Ruberwa ! La République démocratique du Congo est dirigée et contrôlée par Kigali à travers Azarias Ruberwa. Il exécute des ordres et des directives de Paul Kagame. Mais, Ruberwa n’est pas seul. Il est à la tête d’un réseau politico-militaire au sein duquel Bizima Karaha, Kundabatware et Obed Rwabasira sont des pions stratégiques aux ordres de Kagame et James kabarebe. Pays de mille Collines, pays de mille miracles, il n’y a qu’au Rwanda ou l’impossible peut s’accomplir. Dans ce minuscule et étrange pays, les parents sont rwandais, la progéniture est Congolaise. Tantôt Banyamulenge, tantôt Tutsi congolais ou rwandophone. Au gré d’une fantaisie qui prend à revers l’histoire, Papa Kagame féconde, maman Rwanda enfante, la servante Congo nourricière fait grandir, la Communauté internationale approuve, puis applaudit et l’ONU, identifie, accorde les extraits de naissance et l’humanité progresse. C’est suivant cette logique implacable qu’Azarias Ruberwa a été conçu et est né rwandais. Son interview en tant que demandeur d’asile politique auprès de Marcelin Epie, officier de protection du Haut-Commissariat aux Réfugiés au Katanga au début des années 80 en fait foi. A la question de savoir quel était son pays d’origine, Ruberwa avait répondu sans ambages qu’il venait du Rwanda où il avait fui la dictature ainsi que la répression d’Habyarimana.

Aujourd’hui, l’homme se dit Congolais de naissance et avait siégé même au sommet de la République en tant que vice-président de la République démocratique du Congo.

En 1991, près de 10 ans après sa demande d’asile, Ruberwa ( et 6 de ses compagnons) s’adressent au Président de la Conférence Nationale Souveraine au nom de la tribu Banyamulenge. Il se dit katangais de Vryura et exige la reconnaissance de la nationalité Congolaise des Banyamulenge. 12 ans plus tard, le 17 juillet 2003, à la prestation de serment des vice-présidents au Palais du Peuple, il est Sud-Kivutien de Minembwe. La vérité est que Vryura n’est pas une localité du Katanga. C’est un espace vital accordé aux populations rwandaises par Mobutu sur le plateau de Kansimba entre Kalemie et Moba aux environs des années 1970. Spécialiste dans la falsification de l’histoire, les rwandais ont transformé leur site d’accueil en village auquel ils ont donné un nom rwandais. Si bien qu’au fil du temps Vryura s’est infiltré dans le vocabulaire katangais, puis Congolais.

L’expérience a été revue puis enrichie en 1976, lorsque pour la première fois le terme Banyamulenge a été créé comme champ politique opérationnel pour les sujets rwandais vivants au Congo. Grâce à ce nouveau concept, ces derniers ont liquidé, sans frais, leur passif identitaire, créant aussitôt une nouvelle comptabilité de leur existence sur le sol Congolais.

A ce propos, le pasteur Théodore Ngoy, a révèlé que la dénomination Banyamulenge a été créée à partir d’un petit village Congolais, Mulenge, une localité du groupement Kigoma, dans la collectivité du groupement Kigoma, dans la collectivité chefferie de Bafulero, territoire d’Uvira, district du Sud-Kivu, province du Sud-Kivu. C’est en 1921, avant le découpage territorial que l’autorité coutumière de Bafulero avait installé en petits groupes d’éleveurs, des immigrants Tutsi originaires du rwanda, qui seront rejoints beaucoup plus tard, dans les années 40 et 50 par des émigrés tutsis en provenance du Rwanda. Depuis 1976 donc la dénomination Banyamulenge désigne les immigrés Tutsis, transplantés dans les territoires de Mwenge (sur les hauts plateaux de Minembwe et de Kamambo) ainsi que ceux d’Uvira (sur les hauts plateaux de Bafulero et de Bijombo). Une infime partie d’immigrés était installée sur les hauts plateaux de Muhizi, dans la zone rurale de Mwenga. Concept de tricherie et de magouille collectives, Banyamulenge est devenu un bien curieux passe-droit pour les Tutsis ceux de Kalehe, d’Idjwi, de Walungu et de Kabare, au Sud-Kivu, de Rutshuru, de Masisi et de Walikale au NordKivu, ainsi que ceux de Kalemie et de Moba au Katanga. Or, installés de la même manière dans ces territoires que ceux de Mulenge, l’honnêteté exige que l’on parle aussi des Banyakalene, Banyaidjwi, Banyawalungu, Banyakabare, Banyarutshuru, Banyamasisi, Banyawalikale, Banyakalémie et des Banyamoba.

Une comptabilité aussi exhaustive aurait mis a nu toute l’étendue de la supercherie rwandaise. Aussi fallait-il, après décompte final, imposer une marque déposée tutsie. Laquelle agit désormais comme une carte d’identité collective pour tous les tutsis : les immigrés, les transplantés et ceux du Rwanda.

Faisant fi de ces vérités historiques, Azarias Ruberwa le démiurge-stagiaire de Kagame bien entendu avait osé soutenir, dans sa lettre du 7 août 1991 adressée au président de la Conférence Nationale Souveraine que : « Nous, tribu Banyamulenge vivant sur le territoire zaïrois voici 4 siècles… ». Demandeur d’asile politique dans les années 80, mendiant la nationalité Congolaise en 1991, Ruberwa a malheureusement frappé à la mauvaise porte. Car, il y a 400 ans, la Conférence nationale souveraine n’existait pas. Elle n’était donc pas une tribune d’histoire pour plonger ses regards dans l’Afrique de la traite négrière. Mais, il y a plus de 400 ans les belges découvraient le Congo par Diego Cao. C’est eux qu’il faut impérativement interroger pour savoir qui était Congolais à la naissance de l’EIC en 1885 et qui ne l’était pas. Toute autre démarche relèverait de la pure distraction. A la question posée, le colonisateur a répondu sans équivoque, soutient le Pasteur Théodore Ngoy. Lorsqu’on parcours toutes les archives coloniales retraçant l’histoire du Congo de la préhistoire au Congo-Belge, nulle part, il n’est fait allusion à l’existence des populations rwandomorphes ou rwandophones.

Ainsi, lorsqu’on consulte la carte ethnographique du Congo-Belge dressée par le docteur Joseph Maes en 1800, d’après les documents du Musée du Congo-Belge et les résultats des expéditions de Thonner dans l’Ubangui, du Duc de Mecklembourg dans la Province Orientale, de Hutereau dans l’Itimibiri-Uele-Ubangui, de Torday dans le Kasaï-Sankuru et de Maes dans le Kasaï-Lufemi-Lac Léopold II et la Lubenie, tous les groupes ethniques du Congo sont répertoriés de l’Equateur au Katanga en passant par le Kivu et les deux Kasaï. Nulle part n’apparaissent les Banyamulenge.

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ONU: Adama Dieng réfute le projet d'amnistie au Guatemala !

Juriste sénégalais, Adama Dieng, le Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour la prévention du génocide.

Déclaration de l'ONU Conseiller spécial pour la prévention du génocide, Adama Dieng, sur le projet de loi sur la réforme de la réconciliation nationale, au Guatemala

Le Conseiller spécial pour la prévention du génocide, Adama Dieng, exhorte les membres du Congrès au Guatemala de rejeter un projet de loi pour réviser la loi de 1996 sur la réconciliation nationale. Aussi j'ai sérieusement préoccupé par les éléments graves conséquences que l'approbation du projet de loi aurait telle la stabilité du pays et la cohésion de la société guatémaltèque.

Le projet de loi qui est devant le Congrès guatémaltèque accorderait une amnistie avec effet rétroactif à tous ceux qui sont condamnés ou en attente de jugement pour des crimes internationaux commis au Guatemala Au cours de la guerre civile du pays de 1960 à 1996. Cela comprendrait le crime de génocide et de crimes contre l' humanité. Si elle est approuvée dans son format actuel, le projet de loi mettrait fin à des enquêtes en cours et processus actuels judiciaires et prévenir toutes les enquêtes futures sur les violations des droits de l' homme et les crimes internationaux commis au cours de cette période.

Le projet de proposition est une violation flagrante de l' article 46 de la Constitution du Guatemala et des obligations du Guatemala a volontairement en vertu du droit international commises, y compris la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide, auquel le Guatemala est partie. Entre autres, la Convention établit clairement les obligations d'enquêter, poursuivre et punir le crime de génocide. Obligations similaires par rapport à d' autres crimes internationaux existent dans les traités internationaux auxquels le Guatemala est partie.

Le Conseiller spécial SELON, « le projet de proposition est un très grave recul des réalisations du Guatemala a fait dans la poursuite de la justice pour les crimes commis pendant une période très sombre de l' histoire ITS ». J'ai souligné que , malgré de nombreux défis et retards Tout au long des années, les récentes décisions dans les cas de Sepur Zarco, Molina Theissen et Dos Erres ont - présenté comment un pays peut travailler en vue de surmonter un héritage de la guerre et l' impunité et, de cette manière, contribuer à la prévention des crimes futurs.

Le Conseiller spécial a ajouté que « le procès pour génocide de l' ancien de facto chef de l' Etat Efrain Rios Montt dans les tribunaux nationaux du Guatemala il y a quelques années, a envoyé un message fort au monde que la justice puisse prévaloir et que personne ne soit au- dessus de la loi. Ce fut le premier pays Lorsqu'une juridiction nationale a tenu un procès d'un ancien chef de l' Etat sur des accusations de génocide. Mais quel est le message et l' exemple enverrez maintenant Guatemala Si ce projet de loi est approuvé? Que l' impunité et la justice ne l' emporteront pas après tout? Cela constituerait un affront aux victimes, une violation de leurs droits et un risque pour leur sécurité ».

Le Conseiller spécial a expliqué pour la responsabilité des crimes du passé qui est un droit fondamental des victimes et de leurs familles pour obtenir la justice et d' autres formes de réparation pour ce qu'ils ont enduré. , En outre, il est également un outil essentiel pour la paix et la sécurité. La responsabilité reconstitue le tissu social des sociétés et renforce les processus de réconciliation. Il reconnaît les souffrances des victimes et des communautés impliquées Prévient les sentiments de frustration et, la vengeance et la méfiance qui pourrait être politisés ou utilisés pour inciter ou justifier de nouvelles violences.

Le Conseiller spécial a conclu en disant que « le Guatemala a besoin de rétablir la confiance de la population dans ses institutions d'Etat. Pour cela, le Guatemala doit renforcer le respect de la primauté du droit. En cas de responsabilité, peut espérer les populations que leur État, ce qui pourrait ont échoué dans le passé, les protégera maintenant. Un marchand d'amnistie en blanc à une érosion de la confiance et qui pourraient affecter négativement les efforts en cours pour la réconciliation dans le pays. Je prie instamment tous les membres du Congrès afin de tenir compte très sérieusement l'impact de leur décision, de faire en sorte que le Guatemala poursuit ses efforts pour construire sur ses impunité de combat, et que le pays reste un exemple pour le monde dans la poursuite de la justice ».

Déclaration du Conseiller spécial au Secrétaire - général sur la prévention du génocide, Adama Dieng, sur le projet de loi révisant la Loi sur la réconciliation nationale du Guatemala.

Le Conseiller spécial pour la prévention du génocide, Adama Dieng, exhorte les membres du Congrès du Guatemala de rejeter le projet de révision de la Loi sur la réconciliation nationale 1996. Le conseil exprime également sa profonde préoccupation au sujet des graves conséquences de la l' adoption de ce projet de loi pour la stabilité du pays et la cohésion de la société guatémaltèque.

Le projet de loi en discussion au Congrès du Guatemala serait accorder une amnistie avec effet rétroactif pour toutes celles et tous les accusés condamnés en attente de jugement pour des crimes internationaux graves commis pendant la guerre civile au Guatemala entre 1960 et 1996. Ce serait notamment le crime de génocide et crimes contre l' humanité. Si elle est adoptée sous sa forme actuelle, le projet de loi aussi mettre fin à toutes les enquêtes et les poursuites judiciaires et de prévenir les futures enquêtes de violations des droits de l' homme et les crimes internationaux commis au cours de cette période.

La révision proposée constitue une violation flagrante de l' article 46 de la Constitution du Guatemala et les obligations légales auxquelles le Guatemala est engagé volontairement en vertu du droit international, notamment la Convention sur la prévention et la répression du crime de génocide dont le Guatemala est une partie. Entre autres, la Convention établit des obligations claires de l' enquête, la poursuite, le procès et la répression du crime de génocide. obligations similaires en ce qui concerne d'autres crimes internationaux sont prévus pour dans les traités internationaux auxquels le Guatemala est une partie.

Selon au Conseiller spécial, « le projet de loi représente une palinodie très grave des réalisations que le Guatemala a fait dans la recherche de la justice pour les crimes commis au cours d' une période très sombre de son histoire ». Le Conseiller spécial a noté que, malgré les nombreux défis et des retards qui se sont produits au cours des années, les récentes décisions de justice dans les affaires de Sepur Zarco, Molina Theissen et deux Erres ont montré comment un pays peut travailler pour surmonter un héritage de la guerre et l' impunité, et contribuent ainsi à la prévention des crimes futurs.

Le Conseiller spécial a noté que « le procès de génocide contre l'ancien chef de l' Etat de facto Efrain Rios Montt il y a quelques années dans les tribunaux du Guatemala, a envoyé un message indéniable à la monde que la justice peut prévaloir et que personne est au- dessus la loi. Guatemala a été le premier pays dans ses tribunaux poursuivi un ancien chef d'Etat pour génocide. Quel message et envoyer par exemple le Guatemala à l' monde si ce projet de loi est adopté? Quelle est l' impunité, pas la justice, ce qui prévaut après tout? Ce serait un affront aux victimes, une violation de leurs droits et des risques de sécurité ».

Le Conseiller spécial a déclaré que la responsabilité des crimes passés est un droit fondamental des victimes et de leurs familles pour obtenir la justice et d' autres réparations. En outre, la responsabilité est un outil fondamental pour la paix et la sécurité. La responsabilité de reconstruire le tissu social des sociétés et renforce les processus de réconciliation. La responsabilité reconnaît la souffrance des victimes et les communautés concernées et contribue à éviter les sentiments de frustration, de vengeance et de méfiance qui pourrait être utilisé à des fins politiques ou pour inciter ou justifier la violence.

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mardi 12 mars 2019

Hommage à Pierre-Jacques Chalupa !

Election Louis Michel 2006, une affiche du candidat Chalupa placardée sur un arbre le long du boulevard du 30 juin à Kinshasa. Photo Réveil FM International, archives

Réveil FM International rend un vibrant hommage au prisonnier politique personnel de l'imposteur Alias Kabila. L’opposant congolais Pierre-Jacques Chalupa, un amoureux du Congo, a tiré sa révérence. Il est décédé dans la nuit lundi 11 mars soir à l’hôpital du Cinquantenaire de Kinshasa. Il est mort à la suite d’un cancer qui s'ést déclaré en 2012 à la prison de Makala, le régime d'Alias Kabila a toujours refusé qu'il aille aux soins. Son passeport biométrique a été confisqué, restitué quelques mois avant son décès, il s'est même rendu en Europe pour des soins appropriés mais le cancer s'était déjà métastasé. Un pays normal ne sacrifie pas ses fils et filles de cette manière. Chalupa est l'une des principales victimes du régime d'imposture d'Alias Kabila « Je suis profondément attristé par la disparition de mon frère et compagnon de lutte Jacques Chalupa. Jacques était un homme de convictions, un oiseau rare dans l’espace politique congolais. La démocratie a perdu un champion. Mes sincères condoléances à sa famille et ses proches », a déclaré Martin Fayulu.

C'était une première en République démocratique du Congo ! Lors de l'élection Louis Michel 2006, les Congolais avaient découvert Pierre-Jacques Chalupa, ce congolais à la peau blanche à travers ses affiches placardées sur les arbres du Boulevard du 30 juin, à Kinshasa avec une inscription simple: Votre candidat Chalupa, député national, pourquoi pas ? Né en 1948 à Uvira, dans la province du Sud-Kivu, à l'époque du Congo-Belge, son père était né en 1927 à Matadi et sa grande-mère était née en 1899 à Boma. C’est depuis 71 ans donc que Pierre-Jacques Chalupa a vécu en République Démocratique du Congo, sous le statut de Congolais. C’est du reste en qualité de Congolais, conformément à la Constitution et à la Loi Électorale, qu’il s’était porté candidat député et avait été élu en 2006. Incroyable mais vrai, alors que le Grand Congo avait un Kadogo "Sans-papiers", qui est arrivé avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, qui a été catapulté sur le trône du Congo par la mafia internationale, comme imposteur président de la République en la personne d'Alias Kabila, ce dernier se soit permis d'inculper le député provincial de Pierre-Jacques Chalupa pour usurpation de la nationalité congolaise, on croit rêver ! Le prisonnier politique personnel d'Alias Kabila, l'ancien député Pierre-Jacques Chalupa a croupi en prison durant 4 ans.

Eric Kikunda, Eugène Diomi Ndongala, Pierre-Jacques Chalupa et Gabriel Mokia à la prison de Makala. Le député provincial de la ville de Kinshasa et candidat Pierre-Jacques Chalupa a été arrêté mardi 31 janvier 2012 par les barbouzes de Joseph Kabila sous l'inculpation d'usurpation de la nationalité congolaise. Photo Réveil FM International, archives

Qu'ont Azarias Ruberwa, Bizima Karahamwetu, Moïse Nyarugabo...des Congolais qu'on ne connait ni d'Adam ni d'Eve, qui sont infiltrés dans les institutions républicaines congolaises, qu'ont de plus que Pierre Jacques Chalupa ? La République démocratique du Congo, une dictature totalitaire où toutes les institutions sont prises en otage pour servir un individu, Joseph Kabila, l'imposteur-usurpateur qui a usé et abusé de la justice pour mieux asseoir son terrorisme sur des paisibles citoyens. Candidat à la députation nationale dans la circonscription de la Lukunga (Kinshasa I) pour la fameuse législature du 28 novembre 2011, où Daniel Ngoyi Mulunda et ses acolytes de la CENI ont nommé des députés pour la parti de Joseph Kabila, l'iculpation arbitraire de Chalupa pose la question sur: Qui est Congolais? Et qui ne l'est pas ? Le dernier recensement en République démocratique du Congo date de 1984, et les Congolais n'ont plus de carte d'identité depuis 1997. Et Joseph Kabila a trôné frauduleusement et abusivement durant 18 ans à la tête de notre pays !

Il est étonnant que ceux qui sont arrivés avec des bottes de jardiniers, qui ne parlent pas ni le Lingala qui balbutient la langue de Voltaire alors que la RDC est le plus grand pays francophone, qui ne sont pas nés en République démocratique du Congo, qui ont des parents congolais putatifs, des fossoyeurs, tricheurs et faussaires se déclarent plus Congolais que les Congolais eux-mêmes, natifs du Congo ! Pierre-André Chalupa a toujours vécu ven République démocratique du Congo, marié à une Congolaise, il laisse 4 enfants. Cet homme d'affaires s'était présenté aux élections de 2006 comme indépendant et il avait récolté 13% d'intentions de vote sur 1,7 millions d'électeurs, dans sa circonscription de Lukunga. Opposant politique notoirement connu à Kinshasa, Chalupa s’était allié, dans le cadre du processus électoral de 2011, aux partis soutenant l'opposant Etienne Tshisekedi de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS). Il était en première ligne chaque fois que l'opposition organisait des manifestations de protestations contre l'opacité du processus électoral par Daniel Ngoyi Mulunda, le fameux président de la CENI, qui a fait gagner Joseph Kabila par un hold-up électoral. Le dossier de sa nationalité congolaise n'a jamais posé problème au niveau de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) ni ailleurs. Ce n'est pas du racisme dont a été victime, Pierre-Jacques Chalupa mais d'une injustice car la justice au Congo n'est pas un pilier de la démocratie mais elle caporalisée, politisée, pour servir la dictature de Joseph Kabila.

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Hypocrisie des Bena Mpuka: Gabriel Kyungu adulé par Félix Tshilombo et Kasaïens !

Sans les Katangais du FCC, l'imposteur Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe et son Héros Baba Kyungu

L'imposteur, usurpateur et Faussaire Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe recevait le vendredi 8 mars, à la Cité de l’Union africaine où il est en otage et placé en résidence surveillée par celui qui l'a nommé Alias Kabila, les notables du grand Katanga, délégation conduite par Gabriel Kyungu wa Kumwanza. Le Faussaire joufflu s'est exclamé: Baba Kyungu mon papa, Baba Kyungu mon héros ! "Le Katanga est le poumon de la République. Mais avouons que cette province méritait un meilleur sort. Avec une meilleure gestion, ce serait non seulement le poumon de la République mais aussi le poumon de toute l’Afrique", a apostrophé l'usurpateur Félix Tshilombo Tshisekedi Bizimungu wa Kanambe-Moïse Katumbi qui a été Gouverneur du Katanga sous Alias Joseph Kabila n'a pas bien gérer cette province. L'imposteur a poursuivi son speech en appelant ses hôtes Katangais à l’aider " à redresser le pays, avant de poursuivre en expliquant que la faillite actuelle de la RDC est " imputable à deux causes : la corruption et les divisions". "Deux fléaux", qu’il a promis de combattre de toute son énergie.

Hypocrisie, amnésie, syndrome de Stockholm ? Facile de crier fort à l'extérieur que les Balubas ont été victimes de la chasse au Katanga...Où sont-ils tous ces Kasaïens qui diabolisent les Katangais et se victimisent sur les pogroms de 1992: les kasaïens ont été chassés de la province du Katanga ? Premier ministre de Mobutu, Etienne Tshisekedi n'a jamais dénoncé la chasse des Kasaïens au Katanga. A Genval, en Belgique, il était avec Gabriel Kyungu wa Kumwanza. Et l'imposteur Félix Tshilombo d'enfoncer le clou: Baba Kyungu mon papa, Baba Kyungu mon héros" ! Silence radio de tous ceux qui alimentent et vivent de la chasse des Kasaïens au Katanga !

Pie Tshibanda et tous les troubadours qui ont fait de la sur-victimisation des Luba du Kasaï au Katanga leur fonds de commerce n'ont qu'à aller se rhabiller. Le Tribalo-ethnique Pie Tshibanda n'hésite pas de clamer dans sa pièce de théâtre qu'il est en exil parce qu'il est Muluba, insinuant que tout exilé congolais est Muluba ! Le sophiste patauge dans la crasse tribale, c'est son logiciel commercial qui justifie son séjour en Belgique. L'amuseur des Belges, Pie Tshibanda qui trouve son plaisir à patauger dans le marigot tribal, avec sa vision manichéenne étriquée: Les Katangais sont des méchants et les Kasaïens des bons et victimes, n'a jamais eu le courage de dénoncer les tueries du Kasaï avec ses fosses communes, ni de réclamer les arrestations immédiates de tous ses frères Luba qui ont contribué au génocide du Kasaï: Evariste Boshab, Samy Badibanga, Clément Kanku, Bruno Tribala...L'imposteur Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe vient de nommer 110 conseillers à la présidence de la République, Pie Tshibanda s'inspirera-t-il pour un sketch qui va amuser ses clients belges ?

Les droits de l'homme sont universelles, ils ne sont pas sélectifs. Les peuples du Kasaï meurent de faim, vivent dans la pauvreté...Les Apparatchiks Luba qui soutiennent toutes les dictatures au Congo ne sont jamais interpellés. Les Luba du Kasaï doivent commencer par balayer devant leurs propres portes avant de se victimiser ailleurs. Aujourd'hui, mêmes ceux que nous prenions pour exemple, pour la bonne marche de la République, ceux que nous croyions défenseurs des droits de l'homme, ont cautionné le putsch électoral de Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe. Sans pipé mot, des pseudo-intellos Kasaïens sont complices, de Monsieur 16% sur 80 millions des Congolais qui a fait un deal avec Alias Kabila et a été nommé. Pire des Talibans, Nazis, fachos, Ethnotribalistes et Tribaloethniques prennent d'assaut les réseaux sociaux insultent, injurient et menacent des compatriotes, qui usent de leur liberté d'expression, contre le hold-up électoral de Tshilombo Dégage!

Histoire. A la fin des années quatre-vingt, lorsque la faillite de la Gécamines nationale avait laissé quelque 20 000 chômeurs sur le carreau des puits abandonnés, le populiste Kyungu avait fait le plein pour son Union fédéraliste des républicains indépendants (Uferi) et lancé la chasse aux «non-originaires». En 1991-1992, pendant la Conférence nationale souveraine qui le mettait aux prises avec le Kasaïen Etienne Tshisékédi (le chef de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS)), Mobutu s’était donné un Premier ministre katangais, Nguza Karl I Bond. Au Katanga, les «non-originaires» pourchassés par l’Uferi étaient justement ces nombreux travailleurs venus du Kasaï voisin, et, en particulier de son très négligé Sud-Est. Et cela depuis l'indépendance qui les a vu entrer en masse dans l'administration minière. La plupart d'entre eux appartiennent à la communauté des Baluba. A cheval sur la frontière provinciale, celle-ci se poursuit au nord du Katanga, avec les Balubakat dont se réclament les Kabila et qui sont eux-aussi dans la compétition pour l'emploi au Sud du Katanga. En 1992 et 1993, la campagne de Kyungu contre les «voleurs d’emplois» avait pour coeur de cible tout indiqué les Baluba du Kasaï. Les jeunes miliciens de l’Uferi ont fait quelque 5 000 morts kasaïens (ou assimilés) au Katanga, en particulier dans la cité minière de Kolwezi, et 1,350 million de déplacés. Les ONG ont dû faire un tapage énorme pour que 75 000 personnes détenues dans des conditions effroyables sortent des prisons katangaises. Depuis lors, selon ICG, «de nombreux kasaïens sont revenus à Lubumbashi et à Likasi, évitant Kolwezi et s’inscrivant en nombre à l’UDPS».

Avec notre ancêtre commun Ilunga Mbidi, les Luba du Katanga et luba du Kasaï sont des frères. Il n'y a même pas discuter. L'Empire Luba fut un royaume établi en Afrique centrale du XVIe au XIXe siècle, sur le territoire de l'actuelle République démocratique du Congo. Le royaume fut constitué dès le xvie siècle dans l'actuel Katanga. L'Empire s'étend du Nord Katanga, vers le Maniema et la province orientale en passant par le Kasaï de l'Est et de l'Ouest. Il est issu des populations bantou du courant occidental venues de l'est. Il fut un État centralisé et despotique, contrairement aux groupements de tribus environnantes. Créé par des princes de la culture issue du contact entre les locuteurs de langues bantouphones et soudanais archaïques, pour la plupart appartenant à la classe dirigeante dans leur pays d'origine, l'empire luba ne put pas entretenir de tradition dynastique forte à cause de la rivalité entre ses dirigeants qui se croyaient chacun doté du droit de diriger, ce qui conduisit à de nombreuses luttes pour le pouvoir, et fut à l'origine de sa décomposition ultérieure. Ce malgré un droit du sang, ou "Bulopwe". Un souverain pouvait cependant être remplacé par un de ses demi-frères. Chaque souverain choisissait une nouvelle capitale.

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samedi 9 mars 2019

RDC: Nomination électorale, Félix Tshilombo et Alias Kabila sont deux Dalton !

Deux imposteurs Angwalima: Alias Kabila et son pantin, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe

Les Etats-Unis doivent sanctionner Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, fils Tshisekedi, au même titre que Corneille Nangaa, président de la CENI, Norbert Basengezi vice-président de la CENI, Benoît Lwambe , président de la Cour Constitutionnelle et Aubin Minaku, président de l'Assemblée nationale. Voleur de l'espoir du peuple congolais, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe a signé des accords secrets avec Alias Kabila qui l'a nommé. D'après le journal zambien "Zambian Observer", Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, fils Tshisekedi, pour avoir le fauteuil présidentiel, a accepté d'accorder l'impunité à Alias Kabila et ses apparatchiks pour la période des 19 ans qu'ils ont régné dans l'imposture, l'occupation et la prédation.

Alias Kabila et Félix Tshilombo, deux frères Dalton ! Les Bena Mpuka, Talibans, Nazis, Fachos, Ethnotribalistes et TribaloEthniques n'ont qu'à bien se tenir ! Tokomesana Té ! Le peuple congolais est allé aux élections le 30 décembre 2018 pour se choisir un président élu. Martin Fayulu est l'élu du peuple congolais avec 62%. Pour les Congolais de Beni, Martin Fayulu est devenu le El Commandante du Congo, il a dépassé le "Soldat du peuple". La souveraineté du peuple congolais est dessus de toute légalité. La légitimité vient du peuple, pas des institutions extérieures. La vérité des urnes est le passage obligé. Le Président élu Martin Fayulu propose deux options pour la sortie de crise post-électorale de légitimité:1. Le recomptage des voix. Bureau de vote par vote bureau. 2. La RDC doit organiser rapidement l'élection présidentielle.

Alias Kabila et Félix Tshilombo, deux frères Dalton !

Sur Réveil FM International, l' escroquerie politique de Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe et Alias Kabila, sera dénoncé matin, midi et soir. Alias Kabila a nommé Félix Tshilombo Monsieur 16 % alors que le vrai gagnant de cette élection présidentielle est Martin Fayulu. Après son putsch électoral Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe croit se légitimer à l'extérieur du Congo. Le peuple congolais. Félix Thsilombo Bizimungu wa Kanambe doit être passible des sanctions des Etats-Unis pour avoir délibérément enfreint les efforts démocratiques en matière électorale. Il est devenu le véritable bourreau du peuple congolais pour avoir signer des accords secrets avant les élections et il a accepté de protéger les 19 ans du régime d'imposture, d'occupation et de prédation. Alias Kabila et ses apparatchiks sont exempts de poursuites malgré leurs crimes économiques et politiques, crimes de génocide, crimes contre l'humanité...

Alias Kabila et Félix Tshilombo, deux frères Dalton !

Accompagnateur du régime d'imposture d'Alias Kabila, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, fils Tshisekedi, dans sa fourberie et roublardise s'est fait passer pour un opposant. Ce faussaire joufflu a tout faux. La vérité des urnes est la seule démarche pacifique qui en vaut la peine. Les Etats-Unis devraient accompagner cette démarche et la soutenir. Au Congo, l'intégrité et l'identité humaines ont à être sauvegarder. Les autorités de Kinshasa estiment que les droits de l'homme sont à éclipses et à secousses. Elles ne doivent la respecter quand ça les arrange. Le vol électoral est une atteinte aux droits de l'homme. Il serait dommage que les Etats-Unis jouent à la neutralité sur ce qui se passe exactement au Congo: un parfum du mobutisme, une néo-dictature, une autocratie Made Tshilombo-Kabila rampante qui ne dit pas son nom... Les Congolais vivent dans un pays qui compte plusieurs millions d'exclus du travail, du logement, de la santé: les droits sociaux sont ignorés sauf pour la nomenklatura, les apparatchik et millionnaires du dimanche du régime au pouvoir. Seuls les droits de l'homme peuvent peuvent permettre aux vies congolaises d'être sauvées, d'éviter les horreurs aux congolais et de préserver l'espoir des congolais au bien être.

Alias Kabila et Félix Tshilombo, deux frères Dalton !

Cicéron qui reprend les idées politiques des stoïciens, affirme qu'il y a une loi naturelle, éternelle et immuable, dont les principes sont les règles de la raison et qui nous porte au bien et nous détourne du mal : « Il existe une loi vraie, c'est la raison droite, conforme à la nature, répandue dans tous les êtres, toujours d'accord avec elle-même, éternelle, qui nous porte impérieusement à accomplir notre devoir, nous interdit la fraude et nous en détourne... Quiconque n'obéit pas à cette loi s'ignore lui-même et parce qu'il méprise sa nature d'homme, il subira le plus grand châtiment, même s'il échappe à tout ce qu'on appelle ordinairement supplice. » (« De la République.», livre III). Cette raison s'impose aux hommes : de même qu'ils ne pourront jamais faire que la somme des trois angles d'un triangle ne soit pas égale à deux droits, ils ne pourront faire que le crime soit juste ou le vol honnête. Elle se présente comme une loi transcendante qui a existé bien avant l'apparition des peuples et des sociétés civiles. Elle est née de l'esprit divin : « ... la loi n'est pas une invention de l'esprit humain ni un décret des peuples, mais quelque chose d'éternel qui gouverne le monde entier, montrant ce qu'il est sage de prescrire ou d'interdire.

Alias Kabila et Félix Tshilombo, deux frères Dalton !

La République démocratique du Congo a loupé son envol démocratique, il y a quelques années avec le président Obama. Lorsqu'on sait la manière dont les grandes figures du panafricainsme ont été chassé du pouvoir Kwame Krumah, Patrice Emery Lumumba après avoir été accusés d'être des communistes pendant la guerre froide, la présence de Barack Obama à Accra au Ghana a été une reconnaissance tacite que les pères du panafricainisme qui voulaient les Etats-Unis d'Afrique, étaient des visionnaires, en avance avec leur époque, bien que leur vision fut étouffer dans l’œuf. A Réveil FM International, nous avions retenu trois aspects importants par la présence et le discours de Barack Obama à Accra au Ghana de juillet 2009:

1. Barack Obama avait parlé à la jeunesse africaine dans son ensemble. D'une manière ou d'une autre, le grain qu'il avait semé dans les cœurs et les têtes des africains, finirai par germer. Faire des incantations à l'égard des chefs d'Etats africains corrompus et corrupteurs pour se maintenir au pouvoir à tout prix, n'en valent pas la peine. Le président américain avait décidé de s'exprimer à la jeunesse africaine.

Voici quelques extraits de ces messages :

1. Ce seront les jeunes, débordant de talent, d’énergie et d’espoir, qui pourront revendiquer l’avenir que tant de personnes des générations précédentes n’ont jamais réalisé.

2. C’est le changement qui peut déverrouiller les potentialités de l’Afrique. Enfin, c’est une responsabilité dont seuls les Africains peuvent s’acquitter.

3. Mais trop d’Africains périssent toujours de maladies qui ne devraient pas les tuer. Lorsque des enfants meurent d’une piqûre de moustique et que des mères succombent lors d’un accouchement, nous savons qu’il reste des progrès à faire.

4. Au Nigéria, des chrétiens et des musulmans ont mis en place un programme interconfessionnel de lutte contre le paludisme qui est un modèle de coopération.

5. C’est un arrêt de mort, pour toute société, que de forcer des enfants à tuer dans une guerre. C’est une marque suprême de criminalité et de lâcheté que de condamner des femmes à l’ignominie continuelle et systémique du viol.

Alias Kabila et Félix Tshilombo, deux frères Dalton !

Durant son court mandat de sénateur, Barack Obama a vu promulguées deux de ses propositions de loi. L'une d'elle était la loi "loi de promotion de l’aide, de la sécurité et de la démocratie en République démocratique du Congo" de 2006, alors parrainée par douze autres sénateurs, dont Hillary Clinton. Cette loi consacrée à la République démocratique du Congo (RDC) comprend des provisions relatives aux ressources minières faisant l'objet de conflits; à la violence sexuelle; aux sanctions contre les groupes armées et à leur soutien au sommet de l’Etat, et à la promotion de la démocratie. L'article 105 de cette loi Obama autorise le secrétaire d'Etat américain à suspendre toute aide à un pays étranger s'il estime que le gouvernement dudit pays tente de déstabiliser la RDC.

Alias Kabila et Félix Tshilombo, deux frères Dalton !

Ce texte, est le seul document officiel répertorié encadrant la politique étrangère américaine face à la crise du Congo. Au vu de l'intérêt qu'il avait porté à leur pays, de nombreux Congolais espéraient qu'une fois à la Maison Blanche Obama continuerait de considérer la RDC comme une priorité. Le Congo est un Etat souffrant de dysfonctionnements majeurs, doté d'un faible leadership politique, d'une armée incompétente et d'institutions de sécurité défaillantes. Au cours de deux décennie kabilienne, le gouvernement de la RDC n'est pas parvenu à restaurer l'autorité de l'Etat sur son territoire. Il a de ce fait permis la prolifération de groupes armés et de seigneurs de guerre qui recrutent des enfants, se rendent coupables de viols systématiques et pillent les ressources naturelles. Certaines de ces milices sont soutenues (financièrement et logistiquement) par des Etats voisins: Rwanda, Ouganda et Burundi. Aujourd'hui encore, le bilan des différents conflits ont déjà conduit au déplacement plusieurs millions de civils, à l'intérieur comme à l'extérieur des frontières de la RDC.

Dans son discours d'Accra, lorsqu'il avait évoqué les conflits agitant les régions du Congo et du Darfour au Soudan, le président Obama avait dénoncé le caractère criminel et la lâcheté des viols systématiques et du recrutement forcé d'enfants soldats. Il s'était aussi engagé, au nom des Etats-Unis, à soutenir les efforts visant à contraindre les criminels de guerre à rendre des comptes.

Lorsqu'il est question d'histoire, les Congolais ont une mémoire collective d'éléphant. Les Etats-Unis s'intéressent à la RDC depuis 1960, lorsque le pays a obtenu son indépendance de la Belgique. C'est l'Uranium du Katanga qui a permis aux Etats-Unis d'avoir la bombe atomique.

Les Américains désiraient alors jouer un rôle actif dans la transformation de cette jeune nation. Objectif: tirer parti de sa position géographique stratégique et de ses ressources naturelles dans le cadre de la Guerre froide. Cette implication américaine a conduit à l'assassinat de Patrice Lumumba, premier Premier ministre congolais et à la guerre civile qui s'ensuivit; puis au déploiement d'une mission de maintien de la paix des Nations unies (la plus grande jamais lancée à l'époque), ainsi qu'à l'essor et à la chute du maréchal Mobutu Sese Seko, qui a dirigé le pays pendant trente-deux ans. Lors des cinquante dernières années, les Etats-Unis ont été, au moins partiellement, impliqués dans chacun des grands bouleversements politiques congolais.

On peut également citer le soutien du président Jimmy Carter à l'émergence d'une opposition politique face au maréchal Mobutu (fin des années 1970, années 1980) et l'invasion du pays (1997) par une armée de coalition. Celle-ci était menée par le Rwanda et l'Ouganda, avec le soutien des Etats-Unis, et visait à chasser le dictateur et ex-allié des Américains du pouvoir. Quant au conflit qui a agité l'est de la République démocratique du Congo, il a été une répercussion de l'action américaine au Rwanda: les Etats-Unis souhaitent garantir la sécurité du régime à dominante Tutsi du président dictateur Paul Kagame.

Mais les Américains sont peu enclins à servir de médiateurs impartiaux entre les deux parties, qui sont profondément marquées par la guerre. Cette attitude ne fait que prolonger l'instabilité régionale et elle dégrade de ce fait les perspectives, à long terme, de paix véritable au Rwanda. Les Congolais considèrent la tactique américaine au Congo est riche en rhétorique, mais pauvre sur le plan de la planification stratégique, à l'instar de la stratégie de l'administration Clinton, qui visait à promouvoir le processus démocratique au Zaïre en provoquant un conflit armé. Mobutu, qui était alors aux marches de la mort, fut contraint à l'exil, avant d'être remplacé par un nouvel homme fort: M'zée Laurent-Désiré Kabila. Les voisins en embuscade: Voilà bientôt vingt-ans que le Congo fait face —tant bien quel mal— à une série de crise. La source de ces crises n'est un mystère pour personne.

Un gouvernement inepte, qui fait preuve d'un manque de leadership, ne dispose d'aucune vision clairement définie, et souffre d'une totale absence de légitimité au lendemain du fiasco des élections présidentielles depuis l'élection Louis Michel 2006, l'élection présidentielle de 2011 et la nomination électorale, en janvier 2019, de Félix Tshilombo wa Bizimungu wa Kanambe, fils Tshisekedi. Il faut aussi compter avec des voisins (le Rwanda, l'Ouganda et l'Angola) en embuscade, la prolifération de groupes armés et une mission de maintien de la paix des Nations Unies bien trop politisée et bien peu efficace.

Ce cocktail de problèmes est renforcé par un corps diplomatique apathique, dont chaque membre est bien plus motivé par les intérêts à court terme du pays qu'il représente que par la perspective d'une stabilisation durable du Congo et de l'Afrique centrale.

La RDC est un Etat qui fonctionne si mal qu'il est particulièrement difficile de déterminer quelle réforme y serait la plus urgente. Pour autant c'est sans doute la réforme du secteur de la sécurité qui constitue la première urgence du pays. Sans armée professionnelle compétente, nationale et républicaine, la RDC ne pourra enrayer la prolifération des milices. Haro aux brassages des Fardc. Le gouvernement a opté pour la stratégie inverse: il a choisi de s'entendre avec les miliciens et de les intégrer à l'armée nationale. L'absence de tout programme adéquat d'intégration national a donné naissance à des structures de commandement parallèles au sein de l'armée. Ce qui signifie qu'un grand nombre des milices qui rejoignent l'armée demeurent dans les régions qu'elles contrôlent et n'apportent pratiquement aucune modification à leurs structures de commandements. Cet arrangement permet aux «anciens» miliciens de maltraiter les populations civiles et de conserver leur accès aux ressources locales, tout en se sachant protégés par leurs nouveaux uniformes de soldats congolais. C'est là un processus d'intégration pour le moins désorganisé, qui contribue à perpétuer les violations des droits de l'homme dont se rendent coupables les milices (entre autres éléments récemment incorporé dans l'armée), et complique les poursuites judiciaires à l'encontre des chefs de groupes armés ainsi que de leurs associés.

La communauté internationale doit profiter de cette situation pour faire pression sur le gouvernement du Congo, afin qu'il présente un plan de réforme complet du secteur de la sécurité; les pays donateurs pourraient contribuer à sa mise en œuvre. Sans cette réforme profonde et sérieuse du secteur de la sécurité, le peuple congolais ne connaîtra jamais de paix durable.

Or, la loi Obama de 2006 pourrait précisément contribuer à réaliser cet objectif. Elle exige en effet une plus grande responsabilisation du gouvernement de la RDC, et propose des lignes directrices qui permettraient à l'assistance américaine et multilatérale d'aider l'Etat à rétablir sa capacité à gouverner.

La sécurité, un enjeu incontournable Le texte comporte plusieurs recommandations utiles quant à la réforme du secteur de la sécurité, la transition démocratique et la traduction en justice des criminels de guerre et de leurs soutiens au sommet de l’Etat (au Congo comme ailleurs).

Au Congo, les Etats-Unis arrivent au premier rang des pays donateurs (avec près d'un milliard de dollars d'aide financière). Mais le gouvernement américain use rarement de cet somme conséquente pour faire pression sur le pouvoir, afin d'encourager la mise en place d'une meilleure gouvernance.

Les donateurs (Etats-Unis compris) financent la moitié du budget national de la RDC. C'est là un investissement considérable —si considérable que l'Amérique peut se permettre d'être nettement plus exigeante avec le gouvernement congolais, mais aussi avec la mission de maintien de la paix des Nations unies et avec ses propres diplomates à Kinshasa et dans les pays voisins.

Or, pour l'heure, la nation la plus puissante de la planète se contente, ici, de rester sur la touche. Des ONG, des universitaires et des militants sont venus combler ce vide diplomatique. Mais la plupart d'entre eux évitent de s'attaquer aux causes fondamentales des problèmes du pays. Leur rhétorique met l'accent sur deux symptômes d'un mal bien plus vaste: la violence sexuelle et les conflits liés aux ressources minières. C'est là une simplification excessive du problème; elle laisse entendre aux contribuables et aux donateurs américains qu'une fois ces violences sexuelles et ces conflits endigués, le Congo reprendra le chemin du progrès, puis celui de la paix. Cette vision réductrice est erronée, et elle a donné naissance à plusieurs initiatives inefficaces.

Prenons l'exemple de l'article 1502 de la loi de réforme financière de 2010. Elle exige de la Securities and Exchange Commission qu'elle s'assure que les compagnies américaines ne s'approvisionnent pas en minéraux provenant des zones de conflits congolaises (et plus précisément des provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu). Ceci constituerait une étape essentielle dans le processus de paix. Comme si la politique pakistanaise de Washington se consacrait soudain exclusivement au conflit du Cachemire.

Dès 1994, avec l'exode de près de deux millions de réfugiés rwandais fuyant le génocide, la région du Kivu a été la plus touchée par la violence ethnique, les crimes de guerre, les viols de masse systématiques et le pillage des ressources naturelles. Mais les provinces du Kivu ne représentent qu'un quinzième du territoire congolais, et leurs problèmes découlent de l'incapacité de l'Etat à s'acquitter de ses fonctions. Ces problèmes doivent être traités dans le cadre de l'élaboration d'une politique nationale d'ensemble.

Par ailleurs, cette approche (ONG-universitaires-militants) met en avant les côtés les plus sombres du Congo. Elle marginalise le peuple congolais aux yeux du monde; les fait passer pour des incompétents, incapables de résoudre leurs propres problèmes et devant impérativement être secourus par les bonnes gens du reste de la planète.

Le Congo est aujourd'hui la cible d'une forme bien particulière de préjugés: il est constamment sous-estimé. En dépit de leurs bonnes intentions et de leur militantisme, les ONG ne peuvent compenser l'incapacité de l'Etat à protéger et servir le peuple congolais. Et le militantisme ne peut remplacer l'élaboration des politiques publiques, assurée par le gouvernement et le Congrès américains.

De plus, contrairement aux gouvernements (qui rendent des comptes à leurs citoyens), les ONG ne répondent pas de leurs actes face au peuple qu'elles prétendent servir. Elles ne sont redevables qu'à leurs donateurs et à leur conseil d'administration.

Mais qu'on le veuille ou non, ces organisations jouent souvent un rôle disproportionné dans l'élaboration des initiatives gouvernementales congolaises.

Le double jeu du département d'Etat Lorsqu'en 2009 la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, s'est rendue dans les villes congolaises de Kinshasa et de Goma, elle a dénoncé la violence sexuelle et a appelé à l'arrestation, au jugement et à la punition des auteurs de ces actes. A Goma, elle a fait un don de 17 millions de dollars visant à financer la formation de nouveaux gynécologues et la prestation de soins de santé; elle a par ailleurs suggéré qu'on distribue des caméras parmi la population, afin de conserver des preuves des violences faîtes aux femmes. A Kinshasa, elle a encouragé les étudiants à s’exprimer pour en finir avec la corruption, la violence et les conflits. Des gestes certes réconfortants, mais qui ne faisaient en aucun cas pression sur le gouvernement de la RDC et sur les Etats qui soutiennent les milices directement responsables des abus en question.

Les propos de Clinton ne sont certes pas tombés dans l’oreille d’un sourd. Deux ans plus tard, les Congolais se sont élevés contre la corruption et la violence lors d’élections controversées, entachées par des accusations de fraudes, des défaillances logistiques et des affrontements brutaux. Toutefois, face à cette débâcle électorale, le département d’Etat n’a pas témoigné un grand intérêt à l’équité et à la transparence du processus.

Lorsque la majorité parlementaire pro-Kabila a adopté une révision de la Constitution en réduisant les deux tours de la présidentielle à un unique tour de scrutin, ce qui avantageait le candidat sortant, l’ambassadeur américain au Congo, James Entwistle, a affirmé qu’il s’agissait là d’une affaire interne au pays concerné.

Lorsque la Cour suprême de la RDC a confirmé les résultats contestés des élections de décembre 2011 et la victoire d'Alias Kabila— Clinton a publié un communiqué pour faire part de sa déception face à la décision de la Cour, et elle a appelé de ses vœux une évaluation du processus électoral par les autorités congolaises et des experts internationaux. Mais, quelques semaines plus tard, alors que le pays était encore agité par la violence post-électorale, l’ambassadeur Entwistle a écarté la solution du dialogue démocratique. Il a reconnu le président sortant vainqueur de l’élection et président pour les cinq années à venir, et il a entrepris d’expliquer aux Congolais que la démocratie dépassait le processus électoral.

Si le département d’Etat avait opté pour une prise de position plus marquée, condamnant la perversion de l’ensemble du processus, il aurait envoyé un signal fort en faveur d’élections équitables, légitimes et transparentes.

Hillary Clinton aurait fait bien plus pour les victimes de violences sexuelles en décidant de s’attaquer aux milices et à leurs soutiens au Congo et ailleurs.

La loi rédigée par le sénateur Obama (rappelons qu’elle a co-parrainée) lui en donne le pouvoir. Elle pouvait imposer des sanctions aux chefs de milices ainsi qu’à leurs soutiens, qu’il s’agisse d’individus ou d’Etats, et les déférer devant le système de justice pénale internationale. Les sanctions comprendraient des interdictions de voyager, le gel d’avoirs, et d’autres mesures punitives.

Face à l’absence de toute politique américaine solide, les voisins du Congo sont eux aussi venus combler ce vide politique. Le Rwanda est aujourd’hui le premier instigateur des rébellions qui agitent la RDC, et les milices qu’il soutient comptent parmi les plus brutales.

En 2009, les Pays-Bas et la Suède ont suspendu l’aide apportée au Rwanda après qu’un rapport rédigé par un groupe d’experts des Nations Unies a prouvé le soutien apporté par ce pays à la milice du CNDP. Menée par Laurent Nkunda, cette milice s’était rendue coupable de terribles violations des droits de l’homme parmi la population civile – notamment des meurtres et des viols de masse. Peu après la suspension de l’aide humanitaire, les Forces de défense rwandaises ont arrêté Nkunda lors d’un raid. Pour l’heure, il ne fait l'objet d'aucun chef d’accusation.

La malédiction du Nord-Kivu Le Nord-Kivu a été déchiré par une énième rébellion, lancée par un groupe issu de la milice du CNDP, qui se faisait appeler le mouvement M23. Ce groupe avait orchestré la mutinerie d’ «anciens» membres du CNDP intégrés à l’armée congolaise. Ils sont dirigés par Bosco Ntaganda, un criminel de guerre notoire condamné par contumace à La Haye; un ancien bras droit de Nkundabatwaré.

Plusieurs rapports Mapping, Carreton y compris ceux du groupe d’experts des Nations-Unies ont établi un lien entre cette milice et plusieurs hauts fonctionnaires du gouvernement du président rwandais Paul Kagame. Le continuel aventurisme militaire du Rwanda sur le territoire congolais a contribué à la mort de millions de personnes, et il a exacerbé les tensions entre des groupes ethniques qui coexistaient jadis dans une relative harmonie. Kagame s’évertue à nier l’impact néfaste qu’ont ses actions sur les populations locales. Il accuse souvent le roi Léopold II de Belgique d’être responsable de la crise.

Les Etats-Unis qui maintiennent des relations amicales avec le gouvernement de Paul Kagame auraient tenté d’empêcher ou de retarder la publication du passage accablant figurant dans l’enquête des Nations unies, sapant par là même la stratégie africaine d’Obama et sa loi.

L’impunité jette de l’huile sur le feu des conflits ; elle enhardit les criminels de guerre et déstabilise la région.

Dans la droite ligne de son approche réticente et inéquitable de ce conflit, le département d’Etat a publié un communiqué mesuré, appelant toutes les parties à répondre de manière constructive aux éléments exposés dans le rapport onusien comme si les torts étaient également partagés.

Les Etats-Unis auraient «discrètement» demandé au Rwanda d’interrompre son soutien à la rébellion, mais les conflits se poursuivaient avec la même violence, et risquaient de plonger la RDC dans une guerre de plus grande ampleur.

La stratégie américaine n’est ni en accord avec son intention déclarée "promotion de la paix", ni en accord avec la loi Obama (qui cherche à mettre un terme à l’immunité), bien au contraire: cette diplomatie pleine de préjugés en place depuis prêt de vingt ans, sème les violences et les atrocités de demain, et condamne la région à une instabilité perpétuelle.

Les Etats-Unis devraient aller encore plus loin que les Pays-Bas et la Suède, en retirant l’aide internationale au Rwanda et en sanctionnant les individus cités dans le rapport.

La RDC doit prendre une série de mesures décisives pour restaurer l’autorité de l’Etat et regagner le contrôle de son territoire. Mais sans légitimité, l’actuel duo Tshilombo-Alias Kabila sera incapable de gouverner.

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vendredi 8 mars 2019

Etats-Unis: Félix Tshilombo imposteur-usurpateur a roulé dans la farine le Peuple congolais!

Gourou des Bena Mpuka et Talibans: Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe

La République démocratique du Congo est assis sur un volcan des colères, frustrations et inquiétudes. Les valeurs de la démocratie sont universelles. Les Congolais ne doiventpas en être privés. En République démocratique du Congo, les Etats-Unis jonglent-ils avec la démocratie ? Ils savent que Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, fils Tshisekedi n'a pas gagné l'élection présidentielle du 30 décembre dernier. Monsieur 16% est imposteur, usurpateur et illégitime. Et Alias Kabila que les Etats-Unis clament qu'il est parti, c'est lui qui va former le gouvernement d'après l'alliance FCC-UDPS-CACH, dont Jean-Marc Kabunda wa Kabunda a été l'informateur ! Qui dit élection, qui vérité des urnes qui donne la légitimité à ceux qui doivent agir au nom du peuple. Comment alors que le peuple congolais s'est déplacé en masse, bravé la pluie, est allé voté pour un grand changement, pour tourner la page des 18 ans du Joséphisme, qu'un individu comme Félix Tshilombo ait négocié sa nomination par un odieux deal. Et les Etats-Unis déclarent que les élections se sont bien passées ? Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est imposteur, usurpateur et illégitime. L'individu a négocié sa nomination par un deal odieux avec Alias Kabila. Tshilombo n'a jamais été élu par le peuple congolais. Monsieur 16% est fraudeur et tricheur. Le vrai gagnant de l'élection du 30 décembre dernier, c'est Martin Fayulu élu avec 62%. Les Etats-Unis se sont démarqués et ont dénoncé pour cautionner la tricherie en République démocratique du Congo. Le peuple congolais a applaudi les Etats-Unis qui ont sanctionné pour corruption, fraude et tricherie: Corneille Nangaa, président de la commission Électorale Indépendante (CENI), Benoît Lwamba, président de la Cour Constitutionnelle et Aubin Minaku, président de l'Assemblée nationale qui ne sont que des petits couteaux d'un régime-système terroriste, corrompu et toxique. Comment comprendre les incohérences des Etats-Unis pour soutenir le bénéficiaire de la fraude électorale : Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe ?

Et pourtant la requête démocratique de Martin Fayulu était simple auprès de la corrompue Cour Constitutionnelle inféodée aux ordres d'Alias Kabila: Le recomptage des voix de la Commission Électorale Nationale Internationale (CENI). Pourquoi les Etats-Unis, grande puissance et pays démocratique, tout en sanctionnant la corrompue Cour Constitutionnelle n'ont pas appuyer cette démarche ? Personne n’a oublié l’élection de George Bush en 2000, marquée par un recomptage des voix en Floride, sous l’autorité de Jeb Brush, frère du candidat et gouverneur de cet État. Un contentieux a suivi, et l’élection a finalement été acquise par une décision de la Cour Suprême Bush v. Gore, par cinq voix contre quatre. Depuis cette élection particulièrement désastreuse pour l’image de la démocratie américaine, beaucoup de voix se sont fait entendre, pour demander une réforme électorale. Il est impossible d’envisager la modification d’un mode de scrutin indirect, qui impose l’élection d’un collège électoral, qui désignera ensuite le vainqueur de la consultation. Le Président peut donc être élu avec moins de suffrages populaires que son adversaire, s’il parvient à réunir davantage de grands électeurs. Une évolution dans ce domaine supposerait une révision constitutionnelle, pratiquement impossible aux États-Unis. Seules l’inscription des électeurs et les modalités concrètes du vote peuvent être modifiées, même s’il convient de rappeler que l’organisation du droit de suffrage ne relève pas du droit fédéral mais de celui des États fédérés.

Les États-Unis comptent environ 327 millions d'habitants et constituent le troisième pays le plus peuplé du monde après la Chine et l'Inde. La superficie du pays est de 9,6 millions de km2, ce qui en fait le troisième ou quatrième pays le plus vaste du monde après la Russie, le Canada et la Chine. Pour les élections, les Etats-Unis peuvent-ils que les Américains de certains Etats soient privés de vote pour des raisons fallacieuses ? Comment accepter que les Congolais de Beni, Butembo et Yumbi aient été privés de vote par la fameuse Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) cautionnée par la corrompue Cour Constitutionnelle.

Les incohérences de la diplomatie américaine sont légion sur la RDC.

Le Lundi 10 août 2009 à Kinshasa, Hilary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine face aux étudiants Congolais, elle était désemparée. Alors que la guerre bat son plein à l'Est de la République démocratique du Congo avec Nkundabatwaré et que le viol est utilisé comme arme, un jeune étudiant congolais demande à la secrétaire d'Etat, si elle était en RDC par pitié ? Hillary Clinton avec beaucoup de sérieux lui répond que la RDC était arrivée à un moment assez décisif de son histoire. Que c’était aux congolais de faire de bons choix et que les États-unis, comme partenaire, sont surtout intéressés de participer à construire l’espoir en RDC et d’écrire cette nouvelle page d’histoire avec le peuple congolais.

Dans ses mémoires publier chez Fayard sous le titre: "Le temps des décisions", Hillary Rodham Clinton secrétaire d'Etat Américain de 2008 à 2013 relate sur 720 pages, les enseignements qu'elle a pu tirer de ses 112 voyages à travers le monde. A la page 328, elle parle de son voyage au Congo-Kinshasa en août 2009. Lors sa rencontre avec des élèves de l'institut Saint-Joseph de Kinshasa avec lesquels elle a pu échanger:"J'ai décelé de la résignation chez des jeunes de Kinshasa. Ajoutant: "Ils avaient de bonnes raisons de se sentir désespérés " ! Le Lundi 10 août 2009, Hilary Clinton, la secrétaire d’Etat américaine face aux étudiants Congolais, elle était désemparée. Alors que la guerre bat son plein à l'Est de la République démocratique du Congo avec Nkundabatwaré et que le viol est utilisé comme arme, un jeune étudiant congolais demande à la secrétaire d'Etat, si elle était en RDC par pitié ? Hillary Clinton avec beaucoup de sérieux lui répond que la RDC était arrivée à un moment assez décisif de son histoire. Que c’était aux congolais de faire de bons choix et que les États-unis, comme partenaire, sont surtout intéressés de participer à construire l’espoir en RDC et d’écrire cette nouvelle page d’histoire avec le peuple congolais.

Dans l'avion qui la ramenait de Goma, à l'est de la République démocratique du Congo (RDC) où elle venait d'être confrontée, mardi 11 août, lors d'une étape de quelques heures, à des témoignages de violences sexuelles, Hillary Clinton ne cachait pas son émotion. "Les atrocités que ces femmes ont subies, et cela vaut pour les atrocités que tant d'autres subissent, sont le produit du mal sous sa forme la plus ignoble", a déclaré la secrétaire d'Etat américaine aux journalistes qui l'accompagnent dans sa tournée de onze jours sur le continent, commencée le 5 août, et dont la RDC est la quatrième étape.

Pour les Congolais avertis, le fait de ne pas visiter le Rwanda et l’Ouganda était tactiquement dangereux pour la République démocratique du Congo. Selon ces derniers, Hillary Clinton dont on connait les liens d’intérêt avec le Rwanda et l’Ouganda, deux pays agresseurs,pilleurs et receleurs des ressources de la République démocratique du Congo, peut avoir voulu cacher aux yeux du monde l’implication du Rwanda et de l’Ouganda dans le génocide congolais. En demandant aux congolais de résoudre leurs problèmes eux-mêmes et de ne pas vivre dans le passé, Hillary Clinton peut avoir voulu dédouaner le Rwanda et l’Ouganda de leur responsabilité dans le génocide congolais. Pendant qu'Hillary Clinton était au Congo avec les journalistes, les officiers militaires américains visitaient le Rwanda. Tout un symbole si on sait que l'agression du Congo par le Rwanda et l'Ouganda est une entreprise militaire financée par les USA et l'Angleterre... Tant que le Congo sera faible militairement, l'agression continuera son chemin. Comme toujours, les Congolais de trois provinces martyres du génocide (à l'époque) perpétré en République démocratique du Congo par le Rwanda et l’Ouganda, à savoir, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, et la Province Orientale étaient les plus sceptiques vis-à-vis de la paix annoncée à l’Est de la RDC après le passage d’Hillary Clinton ! Dans l’ensemble les congolais trouvaient que les vraies causes du génocide congolais n’avaient pas été abordées. La rencontre du Secrétaire d’Etat américain avec les étudiants, les malades, et les femmes violées est restée au niveau de l'émotion sans vraiment aborder les causes profondes et les coupables de la tragédie congolaise. Ainsi par exemple, Hillary Clinton attribue les viols des mamans congolaises aux seuls Fardc et aux milices sans dire que 90% des viols et mutilations des femmes est l'oeuvre des rwandais. Comment Hillary Clinton ferait-elle autrement si le gouvernement congolais n'a jamais été vocal sur les violations massives des droits humains de ses citoyens! Le mutisme et la complicité avérés du gouvernement congolais dans la crise congolaise ont ainsi bien servi Hillary Clinton qui pouvait égayer les masses congolaises sans entrer dans le fond du problème. En démocratie tout ne se vaut pas. Un démocrate et un voleur des du peuple? Une démocratie et une nomination électorale? Candidat lièvre sans projet pour donner l'illusion politique oligarchie ? Une démocratie et une dynastie à la congolaise!

Sur la scène internationale, les États-Unis se présentent volontiers comme les champions d’une démocratie qu’ils perçoivent comme un bien d’exportation. Le caractère démocratique du régime américain constitue une sorte de dogme incontestable et incontesté. Tocqueville observait déjà que le mouvement démocratique avait modelé la forme du gouvernement, des lois, et de l’organisation politique. Même s’il s’interrogeait sur les risques d’une éventuelle tyrannie de la majorité, il ne contestait pas que les États-Unis sont le fruit d’une impulsion démocratique. Cette affirmation est renforcée par l’amalgame traditionnellement réalisé entre l’État de droit et la démocratie. Dès lors que le système américain est un État de droit, il est nécessairement une démocratie, et il n’est pas nécessaire de s’interroger plus avant. Depuis deux siècles, l’idéologie libérale transatlantique s’est trouvé une nouvelle bible : les souvenirs de voyage d’un Français de 25 ans, Alexis de Tocqueville (De la démocratie en Amérique, 1835-1840). Cet ouvrage assène sans preuve que la République fédérale américaine est le modèle absolu de la démocratie représentative occidentale et le meilleur des mondes possible : imparfaite certes, mais perfectible, la première démocratie au monde à pratiquer le suffrage universel (sauf les femmes, les esclaves noirs et les Indiens) contiendrait en elle-même les ressources suffisantes pour guérir ses propres maux. Tocqueville affirmait que « l’égalité des conditions » était une donnée naturelle de la révolution américaine, parce que ses acteurs issus de l’immigration coloniale avaient de fait aboli la société féodale des privilèges de caste. D’un « optimisme aveuglant », n’ayant vu pendant ses neuf mois de séjour qu’un « petit nombre » de pauvres, le Français forge pour deux siècles le mythe de l’exceptionnalisme américain, soi-disant caractérisé par l’absence de « haine de classe parce que le peuple est tout ». Brownson, fils de fermiers, insiste au contraire sur l’incapacité de la démocratie politique à résoudre les inégalités, dont il constate qu’elles s’aggravent avec l’apparition du capitalisme et d’une nouvelle classe de producteurs qui ne possèdent pas leur outil de travail, les prolétaires. « Le grand mal de toute société moderne, c’est la division de la communauté en deux classes, l’une propriétaire des biens et l’autre qui fournit le travail. » O. Brownson.

C'est le peuple souverain qui donne la légitimité. La souveraineté du peuple congolais est au dessus de la légalité de la Cour Constitutionnelle corrompue et inféodée. La légitimité du peuple congolais est au dessus des cours et tribunaux en République démocratique du Congo. Le peuple congolais congolais a élu Martin Fayulu, c'est lui le Président de la RDC. Le pantin et valet Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est illégitime. Monsieur 16% n'est pas légitime. Celui qui tire les bénéfices d’une opération mafieuse en étant conscient de ce que cela implique est un receleur, coupable à même titre que les organisateurs de la tricherie. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est tricheur et fraudeur ! Il ne mérite pas d'être président de 80 millions des Congolais. Comment peut-on parler de l’universalité des élections pour la démocratie et accepter que nos compatriotes de Beni-Butembo et Yumbi ne puissent pas voter leur président de la République ? En quoi Félix Tshilombo Bizimungu wa kanambe président NOMMÉ, peut-il prétendre être président de nos compatriotes de Beni-Butembo-Yumbi ? Ces derniers l'ont clamé à Martin Fayulu, le seul homme d'Etat qui s'est rendu dans ces contrées de la République avant et après les frauduleuses élections: Félix Tshilombo n'est pas nôtre président. Il n'a jamais été élu par nous !

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mercredi 6 mars 2019

RDC: L'Asadho tshilomboïsé rabrouer par André Lite Asebea du FCC !

Jean-Claude Katende de l'Asadho Tshilomboïsé

Faut-il en République démocratique du Congo continuer à se lamenter sur la disparition de Floribert Chebeya, l'icône des droits humains, assassiné par le régime Kabila ? Est-il le seul homme intègre, sans clivages dans nos Ong? Les Ong de la RDC étonnent par leurs accointances et complicités sur ce qui se passe actuellement au pays. Nous allons droit vers une crise post-électorale que personne ne saura endiguer. Par coterie tribaloethnique, certains acteurs cautionnent le putsch électoral de Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe. La souveraineté du peuple congolais est au dessus des cours et tribunaux de la RDC. La légitimité d'un homme politique provient du peuple, pas des pays voisins et institutions internationales. Quelle est la couleur politique de l'Association Africaine des Droits de l'Homme-Asadho? Depuis la nomination de Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, c'est un silence plat. On parle des accords secrets, l'Asadho se tait, sans exiger la publication de ces accords. Avec les oignons dans la bouche, l'Asadho cautionne la tricherie orchestrée par la CENI de Corneille et la corrompue Cour Constitutionnelle, présidée par le juge godillot Benoît Lwamba, les deux sanctionnés par les Etats-Unis pour corruption, tricherie et fraude. Que fait l'Asadho politisé aux côtés de l'imposteur de la cité de l'Union africaine? Pourquoi doit-on poursuivre ceux qui ont dirigé avec Alias Kabila et se taire sur son pantin Félix Tshilombo, pseudo-président nommé ? Le FCC est prédateur, la lettre ouverte d'André Lite Asebea pour interpeller Jean-Claude Katende de l'Asadho, attire notre attention. André Lite Asebea sait qu'il a été bloqué sur Twitter. Quant à Jean-Claude Katende, sauf évolution de l'Asadho, il sait que nous ne partageons plus les mêmes valeurs sur la démocratie pré-électorale et post-électorale. Cette lettre ouverte sous-tend les accords secrets FCC-UDPS-CACH qui doivent être respectés.

André Lite Asebea-FCC

Me Jean Claude Katende,

Je sens que vous avez toujours du mal à vous départir de votre tunique de militant lambda d'un parti des masses bien connu dont votre Ong l'Asadho a toujours servi de relai sous le paravent de la société civile. Je vous vois très en verve ce dernier temps, faisant feu de tout bois dans le but avoué de diaboliser l'Autorité Morale du FCC, en croyant ainsi servir les intérêts de votre parti politique. Vous semblez ne pas comprendre à quel haut firmament deux hommes d'État se sont élevés pour matérialiser l'alternance démocratique tant rêvée, en l'occurrence le Président de la République honoraire et le Président de la République en exercice.

Vous prêtez pinces sans rires une prétendue "politique de fait accompli" à Joseph Kabila que vous accusez de tous les péchés d'Israël. Vous oubliez, certainement par mauvaise foi, que si le pays se trouve aujourd'hui en état de parfaite gouvernabilité, c'est grâce aux efforts d'un Joseph Kabila droit dans ses bottes qui, après avoir consacré sa jeunesse à la réunification du pays, a amorcé la reconstruction et facilité la relance et la croissance économique.

Figurez-vous que le Président Félix Antoine Tshisekedi que vous pensez aimer plus que tout le monde a, lui, la chance d'élaborer un programme d'urgence pour ses cent premiers jours, et dont les ressources financières sont disponibles sur fonds propres. Vous savez bien que ses deux prédécesseurs n'ont malheureusement pas pu bénéficier du même alignement des planètes.

Chacun a le droit de voir le verre à moitié vide ou à moitié plein selon son angle de vue. Cependant les efforts louables de Joseph Kabila - qu'on l'aime ou qu'on ne l'aime pas - sont désormais gravés dans le marbre, comme lorsqu'il a réussi de justesse à éviter au pays le chaos inexorable auquel le destinait une certaine bienpensance de la communauté internationale qui agissait à travers des chevaux de Troie tels que les Ong (dont la vôtre ), les mouvements citoyens financés rubis sur ongle par des services d'intelligence étrangers, la CENCO, ainsi qu'une certaine opposition qui a toujours du mal à s'affranchir de la mamelle clericale.

Vous faites le grief à Joseph Kabila d'avoir réuni les élus de sa famille politique, acte que vous interprétez comme une mise à l'étroit de l'actuel Président de la République. Feriez-vous semblant d'ignorer que tous les analystes sérieux, à l'instar de Jérôme Bonso, avaient prévu une écrasante victoire de la majorité FCC aux législatives, l'opposition ayant placé tous ses oeufs dans le seul panier du scrutin présidentiel ? Vous pourriez utilement consulter le lien suivant pour repousser un tant soit peu les limites de votre obscurantisme béat :

https://scooprdc.net/2018/09/26/rdc-legislatives-2018-grand-boulevard-ouvert-au-fcc-pour-la-majorite-parlementaire-a-lassemblee-nationale.

La député katumbiste Christelle Vuanga n'avait-elle pas du reste pris l'habitude d'attirer l'attention des opposants là-dessus avant la tenue des élections, au beau vieux temps de l'émission "kiosque " ( émission télévisée populiste de la chaîne de télévision CCTV appartenant à l'opposant Jean-Pierre Bemba )? Joseph Kabila n'a pas usurpé sa majorité parlementaire autant que vous convenez sans difficulté que le Président Félix Tshisekedi a mérité sa victoire; loin s'en faut!

Par ailleurs, avez-vous oublié que les regroupements politiques membres du FCC ont bénéficié du paiement de la caution pour leurs candidats à toutes les élections comme cela a été le cas pour les sociétaires du CACH et D'ENSEMBLE ? Et l'accompagnement que le FCC a consenti pour mettre ses candidats dans les conditions de la victoire vous a-t-il échappé, vous qui vous présentez comme un fin connaisseur du microcosme politique congolais ? Auriez-vous oublié que les regroupements politiques membres du FCC ont signé, loin avant les élections et en toute liberté, une charte constitutive dans laquelle l'allégeance à Joseph Kabila était la toile de fond ? En reserrant les rangs au sein de sa famille politique, Joseph Kabila a-t-il empêché les autres d'en faire autant ? Vous qui souhaiteriez tant que le FCC se fissure, pourquoi n'envisageriez vous pas par exemple le même destin pour le CACH si tant est que vous avez la neutralité propre aux membres de la société civile? Si la scission de CACH vous semble inenvisageable, et pour cause, pourquoi alors celle du FCC vous ferait -elle autant baver ?

Dans une démocratie jeune comme la nôtre Me Jean Claude Katende - et vous y penserez toutes les fois que votre inclinaison au fanatisme aveugle prendra le dessus sur la raison d'État - , les lendemains des élections à risque comme celles que nous avons connues devraient être l'occasion pour les élites - et je suppose que vous en faites partie - de mobiliser l'opinion nationale autour des valeurs qui nous constituent en tant que nation, et non une rédhibitoire occasion de prêcher la division entre chapelles politiques. Votre attitude fractionniste est à ce point d'autant plus irresponsable que vous croyez naïvement que le Président de la République, dont le mandat est de 5 ans, a quelque chose à gagner en s'aliénant les détenteurs de la majorité parlementaire. Vous seriez bien inspiré de prendre en exemple l'attitude républicaine des sociétaires du FCC qui obéissent sans faille au mot d'ordre de leur autorité morale qui les a enjoints d'apporter tout leur soutien à son successeur afin de poursuivre la reconstruction du pays dans l'unité et la cohésion nationales. Peut-être avez-vous pensé que vous aviez plus à dire que toutes les têtes couronnées du FCC qui se taisent par devoir républicain de réserve en ces moments charnière. Me, le temps des querelles politiciennes qui ont souvent fait votre sulfureuse réputation est révolu.

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Voleur d'espoir du peuple congolais, Félix Tshilombo incapable de boutonner la veste présidentielle!

Un imposteur peut en cacher un autre: Alias Kabila et son pantin Félix Tshilombo

Qui rit vendredi dimanche pleurera. Pantin, vassal et valet d'Alias Kabila, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est un diablotin qui se débat dans l'eau bénite, après avoir signer des accords secrets, avec celui qui l'a nommé le leader Maximo de Kingakati. En volant l'espoir du peuple congolais, par un odieux deal avec Alias Kabila, Monsieur 16% Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est un faussaire, imposteur et usurpateur. Et depuis qu'il a volé le rêve du peuple du peuple congolais, celui qui se surnomme "Rangers Raptor"tombe dans les pommes, divague, fait des déclarations alambiquées et promesses irréalisables...volant l'élection à Martin Fayulu élu à 62% par le peuple congolais, otage de celui qui l'a nommé et qui l'a placé à la cité de l'Union africaine entourée des chars et militaires, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est gardé par des policiers avec des kalachnikovs...Depuis Kingakati, Alias Kabila combien des boules de Bukula Bwa Nseka son otage ingurgite, le rythme et la musique de son ronflement ! Alias Kabila qui l'a nommé comme pseudo-président protocolaire et étiquette, garde la main sur l'armée, il est escorté par des troupes armées sur la calvitie de celui se croit président. John Numbi a refusé d'assister à une une réunion militaire organisée par Tshilombo. Lorsque le Faussaire Joufflu a téléphoné pour intimer l'ordre à l'assassin de Floribert Chebeya et Fidelè Bazana de venir à la réunion, c'est Alias Kabila qui lui a répondu qu'il ne viendrait pas. Et il lui a rappelé les accords qui doivent être respectés. Le voleur du rêve du peuple congolais, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe a commencé a réciter son mantra: "Je dois respecter la Constitution". Accepter la Nomination électorale, priver les électeurs de leur choix et dribbler le peuple en se faisant nommer par celui qui est devenu partenaire et allié, que les Congolais n'en voulaient plus...C'est aussi ça respecter la Constitution ?

Alias Kabila parti sans partir !

Par coterie tribalo-ethnique, les Talibans, Boko-Haram, Nazis, Fachos, Ethnotribalistes de tous bords clament "Bokomesana" c'est-à-dire "Vous allez vous habituer de notre vol électoral ". Et nous répondons: "Toboyi Komesana Na Ki Moyibi Na Bino" "Nous refusons catégoriquement de nous habituer au putsch électoral de Félix Tshilombo" ! S'il était élu, tout le monde applaudirai Tshilombo mais il n'a jamais été élu. Il est un pire imposteur. L'argument fallacieux "Azali Muana Mboka" ne tient pas debout. Un imposteur-usurpateur l'est éternellement, à moins de faire amande honorable. Pour des milliers des Congolais, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est un imposteur comme Hippolyte Kanambe Kazembere Mtwale Alias Kabila. Félix Tshilombo ne dirigera pas le Congo. Deux mois qu'il est là, il est incapable d'enterrer son père Etienne Tshisekedi, de former un gouvernement, des mesurettes qu'il prend c'est pour amuser la galerie. La veste présidentielle est trop petite pour Félix Tshilombo. Elle lui a été cédée par Alias Kabila, sa taille est petite à celle de Tshilombo. Sauf que l'otage de la cité de l'Union africaine, par cupidité et ambition outrancière, Félix Tshilombo s'est précipité sur le cadeau empoisonné. Le nouveau imposteur nargue le peuple congolais. Il parle comme s'il a été élu alors que le monde entier sait qu'il est tricheur et fraudeur.

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Le Conseil des droits de l'homme: Violence à l'encontre des enfants et leur implication dans les conflits armés

Le Conseil des droits de l'homme à Genève

Le Conseil des droits de l’homme a tenu, cet après-midi, un débat interactif groupé avec la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question de la violence à l’encontre des enfants, Mme Marta Santos Pais, et avec son homologue chargée du sort des enfants en temps de conflit armé, Mme Virginia Gamba. De très nombreuses délégations* ont pris part au dialogue avec les deux Représentantes spéciales.

Mme Santos Pais a insisté sur le fait que le respect des droits de l’homme commençait sur le terrain, au niveau de base; sans respect des droits de l’homme à ce niveau fondamental, a-t-elle insisté, les droits n’auront guère de sens où que ce soit. La Représentante spéciale a souligné que sa tâche n’avait rien perdu de son caractère d’urgence. Dans ce contexte, elle a rappelé l'objectif 16.2 des Objectifs de développement durable qui consiste à « mettre un terme à la maltraitance, à l’exploitation et à la traite, et à toutes les formes de violence et de torture dont sont victimes les enfants », attirant l'attention sur la tenue, en septembre prochain à New York, du premier sommet organisé sous les auspices de l’Assemblée générale pour faire le point sur la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030.

Mme Gamba a, pour sa part, déclaré que le recrutement d’enfants par les groupes armés terroristes est un grand défi à relever pour assurer la protection des enfants. Il prend la forme aujourd'hui d’un recrutement transnational, a-t-elle précisé. Depuis 2011, de 30 000 à 42 000 combattants étrangers, dont de nombreux enfants, se sont rendus en Syrie ou en Iraq pour se joindre à des groupes armés liés à Al-Qaïda ou Daech. Tous les enfants mineurs associés aux parties au conflit, dont ceux qui ont participé à des activités terroristes, devraient être essentiellement traités comme victimes, a souligné la Représentante spéciale, plaidant pour un engagement de la part de tous les protagonistes dans ce domaine en faveur d'une approche axée sur les droits de l’homme. Si un enfant est accusé d’un crime au cours de son association avec un groupe armé, les normes de la justice pour mineurs et du droit international des droits de l’homme doivent être appliquées, a-t-elle insisté. La réparation durable à long terme et la réhabilitation doivent être la priorité de ce processus, a souligné Mme Gamba. Il est vraiment important de signer et de mettre en œuvre les Principes de Vancouver à ce propos, a-t-elle ajouté.

Parmi les nombreuses délégations qui se sont exprimées sur le rapport de Mme Santos Pais, bon nombre ont déclaré qu’il fallait saisir l’occasion du trentième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant pour redoubler d’efforts afin de mettre fin aux violences contre les enfants. De nombreux pays ont fait part des mesures qu’ils ont prises, au niveau national, pour protéger les enfants contre les violences.

Dans le cadre du dialogue avec Mme Gamba, beaucoup d’intervenants ont dénoncé l'enrôlement d'enfants dans les groupes armés, y compris les groupes terroristes. Plusieurs situations particulières ont en outre été soulevées.

En fin d’après-midi, le Conseil devait entendre la présentation des rapports de la Rapporteuse spéciale sur les droits des personnes handicapées et de l’Experte indépendante sur l'exercice des droits de l'homme par les personnes atteintes d'albinisme.

Dialogue interactif sur la violence contre les enfants et sur les enfants dans les conflits armés

Documentation

Le Conseil était saisi du rapport de la Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question de la violence contre les enfants (A/HRC/40/50), Mme Marta Santos Pais, qui jette notamment un coup de projecteur sur le cap stratégique qui sera franchi en 2019 avec le trentième anniversaire de l’adoption de la Convention relative aux droits de l’enfant.

Le Conseil était également saisi du rapport de la Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé (A/HRC/40/49), Mme Virginia Gamba.

Présentation des rapports

MME MARTA SANTOS PAIS, Représentante spéciale du Secrétaire général chargée de la question de la violence contre les enfants, a insisté sur le fait que le respect des droits de l’homme commençait sur le terrain, au niveau de base, celui qui correspond au monde de l’enfant pris individuellement. Sans respect des droits de l’homme à ce niveau fondamental, a ajouté Mme Santos Pais, les droits n’auront guère de sens où que ce soit.

Dans ce contexte, le mandat de la Représentante spéciale a identifié trois indicateurs stratégiques pour évaluer les progrès réalisés dans l’éradication de la violence contre les enfants: la mise au point, dans chaque pays, d’un plan d’action complet; l’adoption de lois interdisant toute forme de violence et garantissant la protection des enfants; et la compilation de données et de résultats de recherche pour identifier les risques ainsi que les enfants laissés de côté. Mme Santos Pais s’est félicitée, à cet égard, que le nombre de plans d’action nationaux contre la violence à l'égard des enfants ait plus que doublé depuis le début de son mandat, et que soixante pays disposent maintenant d’une loi adéquate.

Toutefois, a ajouté la Représentante spéciale, cela ne suffit pas: en effet, la violence contre les enfants demeure généralisée et elle est souvent considérée comme nécessaire à la discipline ou une affaire privée devant être gardée sous le boisseau. En outre, les statistiques officielles ne rendent pas toujours compte de l’ampleur du problème. Mme Santos Pais a souligné, notamment, qu’un enfant meurt toutes les cinq minutes du fait de la violence, que 67 enfants sont assassinés tous les jours par des gangs et organisations criminelles, et que 12 millions de fillettes sont mariées chaque année, soit une toutes les deux secondes.

Mme Santos Pais a insisté sur le fait que sa tâche n’avait rien perdu de son caractère d’urgence. Dans ce contexte, elle a rappelé l'objectif 16.2 des Objectifs de développement durable qui consiste à « mettre un terme à la maltraitance, à l’exploitation et à la traite, et à toutes les formes de violence et de torture dont sont victimes les enfants », attirant l'attention sur la tenue, en septembre prochain à New York, du premier sommet organisé sous les auspices de l’Assemblée générale pour faire le point sur la réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Elle a souligné que des enfants avaient participé à l’élaboration du Programme 2030 et qu’ils étaient toujours des partenaires incontournables dans son application. Mme Santos Pais a appelé les États à documenter leurs expériences positives dans le domaine de la participation des enfants.

MME VIRGINIA GAMBA, Représentante spéciale du Secrétaire général pour le sort des enfants en temps de conflit armé, a déclaré que le Conseil avait un rôle important à jouer pour les droits des enfants. Elle a souligné que les droits des enfants sont menacés dans plusieurs régions du monde. Les conflits qui perdurent, les irruptions cycliques de violences, les opérations pour lutter contre le terrorisme ont généré, comme par le passé, de graves violations contre les enfants, qui sont les principales victimes de la guerre.

Le recrutement d’enfants par les groupes armés terroristes est un grand défi à relever pour assurer la protection des enfants. Il prend la forme aujourd'hui d’un recrutement transnational. Depuis 2011, de 30 000 à 42 000 combattants étrangers se sont rendus en Syrie ou en Iraq pour se joindre à des groupes armés liés à Al-Qaïda ou Daesh, dont de nombreux enfants. Tous les enfants mineurs associés aux parties au conflit, dont ceux qui ont participé à des activités terroristes, devraient être essentiellement traités comme victimes. Il faut un engagement de la part de tous les protagonistes dans ce domaine en faveur d'une approche axée sur les droits de l’homme. Si un enfant est accusé d’un crime au cours de son association avec un groupe armé, les normes de la justice pour mineurs et du droit international des droits de l’homme doivent être appliquées. La réparation durable à long terme et la réhabilitation doivent être la priorité de ce processus. Il est vraiment important de signer et de mettre en œuvre les Principes de Vancouver à ce propos, a déclaré Mme Gamba.

L’année 2018 a été marquée par un nombre croissant d’attaques contre les écoles, a poursuivi la Représentante spéciale, ce qui empêche un nombre croissant d’enfants d’avoir accès à l’éducation. Les enfants et leurs parents ont peur de fréquenter l’école car ils peuvent être confrontés à des enlèvements ou au recrutement par des groupes armés. Tous les États devraient adopter la Déclaration sur la sécurité dans les écoles, a plaidé Mme Gamba. Au Nigéria, par exemple, Boko Haram enlève des jeunes filles pour les utiliser comme bombes humaines en les forçant à commettre des attentats-suicides. Les efforts visant à s’attaquer à ces violences doivent passer par des initiatives régionales et sous régionales qui doivent faire en sorte que la protection des enfants contre les enlèvements soit une réalité et que les auteurs soient poursuivis devant la justice. Le Bureau de l’Envoyée spéciale travaille à une note qui permette aux États d’avoir une boite à outils qui leur donne des exemples de mesures à prendre pour prévenir ces violences.

Mme Gamba a présenté une série de réalisations positives dans le renforcement de la protection des enfants contre les effets des conflits en Afghanistan, ou au Yémen ou au Nigéria. Au Nigéria, des centaines d’enfants ont été libérés suite à un accord signé avec le Bureau de la Représentante spéciale. Au Soudan, Mme Gamba s’est réjouie de la mise en œuvre du plan d’action pour mettre un terme au recrutement d’enfants l’année dernière. Au Yémen, le Bureau de la Représentante spéciale a participé à la mise en place d’un système de protection de l’enfance en partenariat avec d’autres entités des Nations Unies.

La Représentante spéciale a déclaré que malgré ces progrès, il faut agir davantage pour la protection des enfants. C’est pourquoi elle a redoublé d’efforts pour mettre en place des campagnes de sensibilisation dans ce domaine et s’est notamment rendue au Myanmar, au Soudan, au Sud Soudan et en Colombie, et a rencontré certaines organisations régionales comme l’OTAN dans ce cadre. Mme Gamba a aussi prévenu qu’un manque d’assistance aux enfants qui ont été libérés de groupes armés les rend vulnérables à un nouveau recrutement. C’est la raison pour laquelle elle a participé à la création de la Coalition mondiale pour la réintégration qui étudie les structures d’un mécanisme durable de soutien aux enfants ayant fait partie de groupes armés.

Débat interactif

S’agissant de la violence contre les enfants, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a indiqué que son rapport 2018 soulignait que plus d’un adolescent sur trois âgés de 13 à 15 ans a déjà souffert de violence. L’UNICEF a dit partager l’avis de la Représentante spéciale sur l’importance des initiatives de promotion et de prévention.

La Lettonie, au nom d’un groupe de pays, a estimé que la question de la violence contre les enfants ne pouvait être abordée sans adopter une perspective de genre. La Lettonie a demandé à Mme Santos Pais des exemples de bonnes pratiques pour garantir que les efforts de prévention de la violence contre les enfants tiennent compte des besoins des filles. Le Portugal a demandé comment les États pouvaient tirer parti des événements en lien avec le trentième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, célébré cette année, dans le cadre des efforts visant à mieux protéger les enfants des violences.

Quant à la Belgique, elle a demandé à Mme Santos Pais si elle pouvait faire part de certains problèmes systémiques persistants concernant l'élimination de la violence contre les enfants, ainsi que des possibilités de changement positif. La réinsertion des enfants soldats n'est pas seulement une question d'éducation, elle exige aussi une attention soutenue en matière de santé mentale et de soutien psycho-social, a fait remarquer la Belgique.

L’Union européenne a indiqué avoir pris récemment des mesures pour prévenir la violence contre les enfants. Parmi celles-ci, la nomination par le Président du Parlement européen d’un coordinateur des droits de l’enfant, qui sera chargé de veiller à ce que ces droits soient entièrement respectés dans les pays de l’Union. L’Angola, au nom du Groupe africain, elle a assuré que les pays de l’Union africaine étaient tous mobilisés vers la réalisation des objectifs contenus dans l’Agenda 2040 pour les enfants d’Afrique et l’Agenda 2063 (l’Afrique que nous voulons). La Tunisie a dit accorder une importance extrême à la lutte contre la violence contre les enfants. Elle a fait valoir que sa nouvelle Constitution comportait des dispositions sur la protection de l’enfant au sein de la famille.

La Jordanie a pour sa part adopté l’an dernier un plan national multisectoriel visant à réduire de 50%, d’ici à 2021, la violence à l’encontre des enfants. L’idée est de contrer cette violence dans tous les domaines, que ce soit à la maison ou à l’école. Les Fidji ont dit avoir interdit les sévices corporels à l’école et à la maison. Le Paraguay a dit appliquer une loi contre les châtiments physiques et tout type de violence utilisée comme méthode d’éducation. Une campagne de sensibilisation a été lancée pour promouvoir les méthodes d’éducation positive. La Libye a dit s’être engagée à réduire les violences faites aux enfants, en particulier dans le cade des conflits armés. La Thaïlande a dit appliquer une stratégie de lutte contre les violences à l’encontre des enfants. Des nouvelles approches ont aussi été adoptées pour éviter la détention des enfants migrants.

L’Espagne a déclaré préparer un projet de loi sur la protection des enfants et des adolescents contre la violence, projet comprenant la définition de la violence contenue dans la Convention relative aux droits de l’enfant. L’Uruguay a indiqué avoir progressé considérablement dans le domaine de l’accès à la justice par les enfants victimes de violences, ainsi que dans la protection des enfants contre cette violence.

Le Venezuela a expliqué qu’il appliquait un plan exhaustif de protection des enfants et qu’il avait, avec l’UNICEF, élaboré un plan de travail axé sur la prévention de la violence. Pour renforcer les mécanismes de protection des enfants, les Philippines ont promulgué plusieurs lois inspirées par le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant. El Salvador a, pour sa part, intégré des changements normatifs pour respecter ses engagements internationaux en matière de protection de tous les enfants, en particulier ceux qui se trouvent en situation de grande vulnérabilité. Le principal outil en la matière est le plan « El Salvador Seguro » (El Salvador sûr).

L’Autriche a indiqué qu’elle allait relancer une étude sur les châtiments corporels à l’encontre des enfants. Un grand nombre de pays n’ont pas encore de normes juridiques interdisant ce type de châtiments, a-t-elle en outre déploré.

La France a indiqué avoir mis en place un plan ministériel 2017-2019 de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux enfants qui propose des actions visant à sensibiliser, responsabiliser et mobiliser chaque citoyen en matière de prévention et de repérage des violences.

Les Maldives ont indiqué avoir mis en place une base de données pour assurer le bon fonctionnement du système de protection de l’enfance. L’archipel s’est enquis des mesures à prendre pour assurer la sécurité des victimes tout en poursuivant les auteurs de violences au sein de petites communautés. La Bulgarie, qui estime que toutes les violences contre les enfants doivent être condamnées, a indiqué que sa stratégie nationale pour l’enfance prévoit notamment l’interdiction de toute punition corporelle et qu’un système de surveillance a en outre été mis en place dans le pays s’agissant de ces questions. La Bulgarie a demandé comment l’ONU peut mobiliser davantage en faveur d’un monde exempt de violence dans le cadre du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Pour sa part, l’Égypte a dit avoir créé un comité de protection des enfants pour coordonner l’action dans ce domaine et assurer son suivi.

Les enfants, en tant qu’agents du changement, bénéficient au Népal d’un cadre de protection garanti par la loi de 2010 sur l’enfance, laquelle impose à tous les acteurs le respect de l’intérêt supérieur de l’enfant à tous. Une loi contre le travail des enfants a en outre été adoptée.

La Suisse a demandé à Mme Santos Pais où elle identifiait des opportunités de renforcer le rôle des enfants en tant qu’agents du changement et d’augmenter leur participation aux actions de prévention de la violence.

La Chine a indiqué avoir adopté une loi contre les violences faites aux enfants, qui prévoit notamment que les institutions comme l’école ont le devoir de dénoncer les violences dont ils sont victimes.

Avec 165 millions d’enfants victimes de violence domestique dans le monde, des actions concrètes sont urgentes, a souligné le Monténégro, avant de faire état des mesures prises par le pays au plan national.

Pour le Lesotho, la prévention est la clef; celle-ci réside dans l’adoption de plans nationaux, mais aussi dans l’intégration des dispositions des instruments internationaux dans les législations nationales. La Géorgie, précisément, a transposé les dispositions des instruments internationaux pertinents dans ses lois et adopté un code de protection de l’enfance. Mais les enfants vivant dans les territoires géorgiens occupés n’ont pas de droits, a déploré la délégation géorgienne, assurant que les enfants y sont en effet non seulement « russifiés » de force, mais aussi régulièrement détenus.

Le Botswana a déclaré qu’atteindre les Objectifs de développement durable nécessite d’accélérer les mesures pour mettre fin aux violences à l’encontre des enfants et lutter contre l’impunité. Subsistent des taux élevés de violences à l’encontre des enfants qui ne sont pas sanctionnées, s’agissant notamment des violences de la part des parents ou des tuteurs.

Le Liban a dit poursuivre l’application d’une méthodologie d’alerte précoce des violences à l’école.

La Grèce a estimé que les objectifs spécifiques associés au Programme de développement durable à l’horizon 2030 devraient donner un nouvel élan à la protection des enfants au niveau international. La Grèce a dénoncé les attaques aériennes sur des zones civiles qui causent de nombreuses victimes, y compris parmi les enfants. En Grèce, le châtiment corporel est interdit et des systèmes d’alerte sont prévus dans les écoles, a ajouté la délégation grecque.

L’Équateur a indiqué avoir pris des initiatives pour améliorer les statistiques dans le domaine de la violence contre les enfants afin de mieux comprendre la situation et de prendre les mesures adéquates pour y remédier. Le Ministère de l’éducation a actualisé les protocoles s’agissant des situations de violence dans les écoles et ces protocoles ont été diffusés au niveau national afin de sensibiliser l’ensemble des acteurs de l’éducation.

L’Angola se félicite des initiatives prises pour garantir le droit des enfants de vivre sans violence et a rappelé la loi qu’a adoptée le pays en 2014 pour lutter contre la violence et protéger les droits des enfants, mais aussi des femmes et des personnes âgées. Le Nigéria a lui aussi pris des mesures de protection de l’enfance et a notamment lancé un plan d’action contre les violences faites aux enfants.

L’Afrique du Sud a jugé que cette année 2019 (qui marque le trentième anniversaire de la Convention relative aux droits de l'enfant) fournissait l’occasion d’accélérer la mise en œuvre des droits de l’enfant dans tous les contextes. Le pays a précisé qu’il était en train d’examiner son plan d’action visant les femmes et les enfants.

Le Bélarus a insisté sur la nécessité de progresser dans la protection des enfants face à la violence, s’agissant notamment de la lutte contre le harcèlement et contre les brimades dans l’espace numérique. Le Bélarus a remercié la Représentante spéciale pour sa visite fin 2018 et a assuré qu’il tiendrait compte de ses recommandations.

Comment les outils numériques peuvent–ils être utilisés pour faire des enfants de vrais agents du changement, a demandé l’Italie ? Le Qatar a invité la Représentante spéciale à suivre les répercussions sur les enfants des mesures de sanctions imposées par certains États.

Plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) sont ensuite intervenues. Terre Des Hommes Fédération Internationale, au nom également de Foundation ECPAT International (End Child Prostitution, Child Pornography and Trafficking in Children for Sexual Purposes); Plan International, Inc et Défense des enfants – international, a fait part de sa préoccupation que les systèmes de protection de l’enfance ne prennent pas assez en compte les différences liées au genre, alors que les méthodes de protection sont différentes pour les filles et les garçons. Women’s Human Rights International Association a demandé à la Représentante spéciale de dire comment obliger les États qui ont ratifié la Convention relative aux droits de l’enfant à s’abstenir de violer systématiquement les dispositions de cet instrument. L’ONG a ainsi notamment dénoncé les mariages d’enfants entérinés par la loi iranienne. Le Bureau international catholique de l'enfance a regretté que les politiques nationales de l’enfance ne soient pas toujours dotées des ressources nécessaires pour répondre aux besoins locaux et qu’elles ne considèrent pas pleinement les enfants comme des titulaires de droits. L’ONG a insisté sur le fait que les enfants doivent, à ce dernier titre, pouvoir faire valoir leurs droits et bénéficier de services de conseils et de soins accessibles et efficaces.

S’agissant des enfants dans les conflits armés, Le Canada, au nom du groupe des pays francophones, membres et observateurs de l’Organisation internationale de la Francophonie, a dit que la Francophonie avait, à maintes reprises, affirmé son engagement dans la promotion et la protection effectives des droits de l'enfant. Le Canada a demandé au Conseil de maintenir la pratique consistant à formuler des recommandations sur la protection des enfants touchés par un conflit armé, notamment dans le cadre de l’examen périodique universel. Il a indiqué que le groupe francophone soutenait pleinement les mandats des deux Représentantes spéciales.

La Lettonie a demandé à la Représentante spéciale de dire quels étaient, selon elle, les difficultés qui se posent dans la mise en œuvre des engagements des États au regard de la résolution 2427 (2018) du Conseil de sécurité sur le sort des enfants en temps de conflit armé. Les Philippines ont demandé à la Représentante spéciale de citer des études sur le recrutement d’enfants par des groupes terroristes ainsi que des «bonnes pratiques» face à ce problème. La Slovénie a demandé à Mme Gamba comment le Conseil des droits de l’homme pouvait tirer parti de ses recommandations dans le cadre de la présente session.

Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) a rappelé que les enfants affiliés à des groupes armés doivent toujours et d’abord être considérés comme des victimes de graves violations de leurs droits. L’Ordre Souverain de Malte a souligné le rôle des communautés locales pour la réintégration des enfants soldats.

Djibouti a demandé comment les groupes qui ne sont pas en contact avec l’ONU peuvent participer aux processus de réintégration des enfants soldats. En tant que membre du groupe des pays amis de la réintégration des enfants soldats, l’Allemagne s’est dite disposée à partager son expérience. Elle s’est par ailleurs interrogée sur la possibilité de créer des mécanismes de reddition de comptes pour la Syrie et pour le Myanmar.

Le Pakistan a rappelé avoir adhéré au Protocole facultatif concernant l’implication d’enfants dans les conflits armés. D’autre part, une Commission nationale pour le bien-être de l’enfant a été créée pour assurer la protection des enfants contre la traite, entre autres. Le refus de l’éducation et la destruction des installations sanitaires en cas de conflit rend les enfants encore plus vulnérables, a souligné le Pakistan.

L’Uruguay, au nom d’un groupe de pays, a invité les États à poursuivre les auteurs de crimes contre les enfants, notamment les enlèvements d’enfants. La délégation a également demandé à Mme Gamba de fournir des exemples de bonnes pratiques en matière de réintégration d’enfants soldats.

Du point de vue de l’Union européenne, l’éducation joue un rôle majeur dans la prévention de l’utilisation d'enfants dans les conflits armés. Pour cette raison, elle augmentera de 10% son aide à l’éducation dans les situations d’urgence. L’Union européenne se félicite de l’ouverture d’un bureau de liaison de la Représentante spéciale à Bruxelles.

Les Fidji ont présenté, au nom d’un groupe de pays, le Programme pour des écoles sûres (Safe Schools Initiative) destinée à garantir l’enseignement pendant les conflits armés. L’objectif des États participant à ce programme est, notamment, de trouver des solutions pour répondre aux besoins spécifiques des écoliers pris les conflits armés.

Le Koweït a demandé que tout soit fait pour lutter contre l’impunité de ceux qui recrutent des enfants et a appelé la communauté internationale à réhabiliter les enfants victimes sur les plans physique et psychologique.

L’État de Palestine a dit que la justice sociale et la protection des enfants comptaient parmi ses priorités. Le recrutement d’enfants est interdit en Palestine, a déclaré la délégation. Elle a dénoncé les agressions contre des écoles et les arrestations d’enfants commises par Israël. Elle a demandé quelles mesures prendre contre ceux qui utilisent la force létale contre des enfants et comment mettre un terme à la culture d’impunité dans ce domaine.

Bahreïn, au nom du Groupe arabe, a demandé aux délégations de ne pas perdre de vue le sort tragique des enfants palestiniens victimes de l’occupation israélienne, notamment les cinq cents enfants détenus en Israël dans des conditions très difficiles. La Jordanie a dit être aux côtés des enfants palestiniens qui demandent que leurs droits soient respectés dans le cadre de l’occupation israélienne.

Israël a, pour sa part, affirmé que le Hamas utilisait les enfants comme des boucliers humains et qu’il enseignait aux tous jeunes enfants à glorifier les terroristes. La Représentante spéciale doit se concentrer sur la question du lavage de cerveau des jeunes enfants par des groupes terroristes, a demandé Israël.

L’Afghanistan a déclaré avoir pris un certain nombre de mesures pour protéger les enfants contre les violences et les conflits armés. Le recrutement d’enfants dans l’armée étant défini comme un acte criminel, il n’y a plus aujourd’hui de mineurs dans l’armée afghane. Aucune opération militaire n’est lancée s’il y a un haut risque pour les personnes civiles et tout est fait pour garantir la sécurité des écoles. Des mesures sont prises, par ailleurs, pour lutter contre le mariage des enfants.

Le Soudan a déclaré qu’il veillait à protéger les enfants contre les violations des droits de l’homme pendant les conflits armés et que des sanctions dissuasives avaient été prises dans ce domaine. Le Soudan a adopté un certain nombre de mesures pour apporter une aide psycho-sociale aux enfants en situation de conflit. Il a aussi adopté des mesures exhaustives de réinsertion des enfants impliqués dans les conflits armés. La Somalie a également dit avoir pris des mesures pour protéger ses enfants contre le recrutement par des groupes armés. Les anciens enfants soldats sont pris en charge par des centres de réintégration, dont la mission est d’assurer leur réinsertion sociale.

Le Royaume-Uni a dénoncé les assassinats et les mutilations des enfants qui sont utilisés comme armes de guerre dans le conflit au Soudan du Sud. Le Royaume-Uni a par ailleurs annoncé qu’il accueillerait, en novembre, une conférence sur la prévention des violences sexuelles pendant les conflits. La Croatie a exprimé des préoccupations devant la recrudescence des enlèvements d’enfants dans le contexte des conflits armés. Ces pratiques sont nocives et inacceptables, a dit la représentante, appelant à une protection absolue des enfants dans les conflits armés.

L’Uruguay est très préoccupé par la question des enfants enlevés dans les conflits. La Représentante spéciale devrait s’entretenir avec toutes les parties concernées.

La Syrie a expliqué que le Plan national de protection de l’enfant avait été mis sur pied face aux conséquences de la guerre terroriste menée contre le peuple syrien depuis 2011. Le recrutement des enfants y est incriminé par la Syrie. La loi concernant les mineurs se fonde sur une approche réformatrice avec des tribunaux spéciaux. L’idée est de réhabiliter les enfants. Les mesures unilatérales lancées contre la Syrie et leur impact sur l’éducation et la santé constituent une entrave aux efforts nationaux pour promouvoir les droits des enfants de Syrie.

L’Arabie saoudite a déclaré que ses opérations qu'elle mène au Yémen respectaient le droit international humanitaire et visaient à protéger l’ensemble des droits des enfants dans ce pays. L’Arabie saoudite a dit avoir adhéré à la Convention relative aux droits de l’enfant de même qu’à ses protocoles facultatifs, dont elle a transposé les dispositions dans son droit national.

Le Venezuela a assuré qu’il n’existait pas de groupes armés sur son territoire, ni de cas où des enfants auraient participé à un conflit armé. La Constitution vénézuélienne interdit le recrutement forcé. El Salvador a condamné la pratique de recrutement des enfants dans les conflits armés.

La Fédération de Russie a déclaré que les procédures spéciales devaient respecter strictement leurs mandats. De l'avis de la Russie, l'examen des questions relatives au terrorisme outrepasse les mandats des Représentantes spéciales. Le pays estime qu’il est incorrect que les mandataires incitent les États à ratifier des documents qui n’ont rien avoir avec les Nations Unies, comme les Principes de Vancouver. La Fédération de Russie a recommandé de juger les progrès non pas à partir des plans d’action des États parties aux conflits, mais plutôt à partir de la réalité sur le terrain. Elle a aussi demandé des précisions s'agissant de composition de la «Coalition mondiale pour la réintégration» lancée par la Représentante spéciale.

L’Autriche a indiqué que le Centre autrichien d’étude pour la paix et la résolution des conflits organise régulièrement des formations pour les civils sur la protection des enfants dans les conflits armés. Les enfants impliqués dans les conflits devraient être jugés par la justice pour mineurs plutôt que par la justice militaire, a souligné le pays.

Le Costa Rica a pour sa part souligné que toutes les parties à un conflit armé ont une obligation spéciale s’agissant de la protection des enfants, qui découle du droit international humanitaire. Toutefois, la réalité est différente et les conflits ont de graves impacts sur les enfants: la séquestration, la violence, l’esclavage et la mort des enfants sont autant de conséquences des conflits, a rappelé le pays. Le Mexique a dénoncé l’impact négatif des conflits sur les enfants et a condamné le recrutement d’enfants par les groupes d’acteurs non étatiques. Le pays s’est dit préoccupé par les graves violations des droits de l’enfant, notamment l’enlèvement d’enfants pour les amener ensuite aux combats ou en faire des esclaves sexuels. La France s’est inquiétée de la vulnérabilité croissante des enfants du fait de la multiplication des conflits, dénonçant dans ce contexte les meurtres ou mutilations, le recrutement ou l’emploi d’enfants soldats, les violences sexuelles commises contre des enfants ou encore les enlèvements d’enfants.

Les Maldives ont souhaité savoir comment avoir accès à des enfants enrôlés dans des conflits et comment traduire en justice les responsables de tels actes. L’Azerbaïdjan a évoqué les situations de conflits prolongés et a souligné que les enfants, qui en sont lourdement victimes, ne sont pas responsables de ces situations. Le pays a insisté sur l’importance de trouver une solution pour les enfants déplacés par les conflits. De son côté, l’Égypte a réitéré l’importance de la mise en œuvre de la résolution 1612 du Conseil de sécurité sur la protection des enfants dans les conflits armés.

Pour le Myanmar, qui a connu un conflit ethnique prolongé et un régime militaire pendant 50 ans, rien n’est plus important que la paix. Le pays a indiqué avoir créé un comité national et un plan national d’action contre la violence sexuelle dans le cadre des conflits. Le Tchad a, quant à lui, fait part de ses progrès en matière de lutte contre la violence faite aux enfants et de protection de ces derniers. Le pays a notamment fait état d’une directive présidentielle visant à assurer le respect de l’âge de recrutement dans l’armée.

La Macédoine du Nord a insisté sur la priorité qu’il convient d’accorder aux enfants dans les conflits armés et a souligné qu’il est important de coopérer avec les organisations régionales et sous-régionales afin de renforcer les mesures préventives dans ce domaine.

La République islamique d’Iran a souligné que la prolifération de l’extrémisme violent menace les droits de l’enfant et que la communauté internationale se doit de lutter contre ce phénomène.

Le Comité international de la Croix Rouge (CICR) s’est alarmé de la criminalisation des enfants impliqués dans les conflits armés. Au titre du droit international, ce sont des victimes, a insisté le CICR, appelant à la réintégration de ces enfants et à des mesures alternatives à leur détention. La Suisse a partagé le même point de vue, insistant sur le fait que ces enfants victimes devaient bénéficier des normes internationales en matière d’administration de la justice juvénile. La délégation suisse a ensuite voulu savoir dans quelle mesure Mme Gamba était engagée avec les États concernés pour faciliter le retour de leurs ressortissants enfants combattants.

Pour la Chine, la meilleure façon d’éviter l’implication des enfants dans les conflits armés réside dans la prévention et la lutte contre le terrorisme.

Le Liban a souligné que la question des enfants en situation de conflit armé est pour lui une priorité, eu égard à l’instabilité qui prévaut dans la région.

L’Angola a insisté sur la nécessité pour les organes internationaux d’accroître leurs efforts en faveur de programmes efficaces de réinsertion des enfants ayant participé à des conflits armés.

Évoquant le cas des enfants pris en otage par des groupes armés dans le nord du pays, le Nigéria a expliqué que ses opérations antiterroristes dans cette région ont permis de rendre difficiles ces odieux enlèvements d’enfants. Le Cameroun a quant à lui expliqué que les enfants ne devraient pas être victimes des conflits armés. Un des modes opératoires de Boko Haram dans le nord du pays consiste à enlever les enfants pour en faire des bombes humaines ou des objets sexuels, a rappelé le Cameroun, indiquant que le pays considère ces enfants comme des victimes, conformément au droit international. Des enfants ayant participé aux activités de Boko Haram ont ainsi été libérés, a souligné la délégation camerounaise. Le tribunal militaire compétent pour lutter contre le crime de terrorisme n’est pas compétent pour juger les enfants, a-t-elle assuré.

L’Ukraine a déclaré que garantir les droits de l’enfant était pour elle une haute priorité. En Ukraine, les enfants continuent de souffrir de l’occupation russe; près de deux cents enfants ont perdu la vie depuis le début de l’invasion russe, a poursuivi la délégation ukrainienne. Les combats en cours représentent un danger physique pour les enfants vivant sur la ligne de contact dans le Donbass, a-t-elle ajouté.

L’Afrique du Sud s’est dite très préoccupée par les effets de la guerre sur les enfants et a demandé de s’attaquer aux principales causes des conflits. La délégation sud-africaine s’est en outre enquise auprès de la Représentante spéciale des progrès enregistrés en matière de réintégration des enfants soldats.

Le Luxembourg s’est pour sa part enquis des moyens technologiques qui peuvent être utilisés pour assurer un retour rapide dans leur communauté des enfants engagés dans les conflits et leur permettre de reprendre une vie normale. Le pays a en outre demandé quelles sont les initiatives les plus urgentes à prendre pour que les enfants ne soient pas enrôlés de nouveau par des groupes extrémistes.

L’Argentine s’est dite alarmée par le processus de déshumanisation de la population civile mentionnée par la Représentante spéciale et a considéré que l’accès à une éducation sûre est l’un des meilleurs moyens de protéger les enfants.

Le Canada a dit appuyer la nécessité de prévenir le recrutement d’enfants dans les groupes armés. Le pays est également favorable à la réintégration des anciens enfants soldats et continuera d’œuvrer à la responsabilisation des recruteurs. Le Canada a en outre indiqué que les Principes de Vancouver sur le maintien de la paix et la prévention du recrutement et de l’utilisation d’enfants soldats, adoptés en 2017, ont obtenu 73 parrainages d’États Membres. L’étape suivante est l’élaboration de principes directeurs qui devraient aider les États à les mettre en œuvre, a ajouté le Canada.

Le Maroc a souligné lutter contre le radicalisme en promouvant le dialogue interreligieux. L’Italie a indiqué promouvoir la lutte contre le recrutement d’enfants soldats. Quels sont les initiatives qui peuvent être promues pour éviter ce phénomène, a-t-elle demandé ? Le Qatar a condamné les attaques contre les écoles et les hôpitaux et a indiqué avoir, avec le Haut-Commissariat aux droits de l'homme, ouvert à Doha un centre pour la protection des enfants dans les conflits armés.

L’Iraq a rappelé que Daech avait rendu orphelins quelque 2745 enfants yézidis. Le Bangladesh a invité à la Représentante spéciale à rester saisie de la situation des enfants musulmans Rohingya qui ont fui le Myanmar à cause des exactions commises contre cette communauté par l’armée du Myanmar.

En Colombie, grâce à l’Accord de paix, quelque 135 enfants ont été libérés par les FARC, l’ex-guérilla devenue parti politique.

Pour l’Algérie aussi, les enfants impliqués dans les conflits armés doivent être considérés non comme des criminels mais comme des victimes. Ils doivent être réintégrés, a plaidé la délégation algérienne.

Plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) sont également intervenues. Le Centre Europeen pour le droit, les Justice et les droits de l'homme a dénoncé les enlèvements d’enfants alors qu’ils étaient à l’école perpétrés par Boko Haram dans le nord du Nigéria. Certaines jeunes filles sont encore détenues par le groupe terroriste car elles ne veulent pas se convertir à l’islam. Les écoles doivent rester un lieu sûr pour les enfants, a insisté l’ONG.

Le Mouvement international de la réconciliation a constaté que dans quelques temps, chaque enfant soldat dans le monde sera né après l’adoption voire la ratification du Protocole facultatif à la Convention relative aux droits de l'enfant qui traite de l’implication d’enfants dans les conflits armés. L’ONG a attiré l’attention sur la vulnérabilité des enfants démobilisés sans programme de réhabilitation adéquat.

Foundation ECPAT International (End Child Prostitution, Child Pornography and Trafficking in Children for Sexual Purposes), au nom également de Stichting War Child,a reconnu les efforts déployés pour libérer les enfants de la violence et a partagé la préoccupation face au défi que constitue la protection des enfants dans le cadre des conflits armés. L’Alliance internationale d'aide à l'enfance a, pour sa part, partagé les préoccupations quant à l’échelle et à la gravité des violences commises contre les enfants dans les conflits armés. L’ONG a demandé aux États Membres d’agir pour protéger les enfants dans les situations de conflit et de punir les auteurs de ces actes, notamment en accordant des ressources à des programmes spécifiques et en encourageant les mécanismes indépendants et impartiaux. La Société pour les peuples menacés a attiré l’attention sur les violences très graves subies par les enfants Rohingya au Myanmar, y compris en raison de campagnes de famine organisées.

L’Organisation pour la Communication en Afrique et de Promotion de la Coopération Économique Internationale - OCAPROCE Internationale s’est dite très préoccupée par les violations des droits des enfants dans plusieurs pays, dont le Nigéria et le Cameroun, où Boko Haram fait des victimes chaque jour parmi les enfants.

La Commission colombienne des juristes a souligné les difficultés rencontrées dans l’application de l’Accord de paix en Colombie. A notamment été constatée une recrudescence des crimes commis contre les enfants par les groupes armés qui n’ont pas signé l’accord avec le Gouvernement.

Défense des enfants - international a, pour sa part, déploré que des enfants soient toujours privés de liberté pour des motifs liés à la sécurité nationale. L’ONG a demandé aux États de contribuer à l’application des recommandations figurant dans l’Étude mondiale sur les enfants privés de liberté qui sera présentée en octobre à l’Assemblée générale.

Plan International, Inc a dénoncé les enlèvements d’écolières pour servir de bombes humaines. L’ONG a en outre souligné que l’éducation peut contribuer à éradiquer les mariages forcés et le recrutement forcé d’enfants dans les conflits armés. Center for Reproductive Rights, Inc. a affirmé que les conflits exacerbaient les discriminations touchant les filles, notamment en matière de santé génésique. International Committee for the Indigenous Peoples of the Americas a déclaré que si des mesures n’étaient pas prises maintenant, les enfants Magha de la région de Manipur continueraient de voir leurs droits violés, en dépit de l’accord de paix signé entre le Gouvernement indien et les rebelles Magha en 1997. L’ONG demande au Conseil de soutenir ce processus de paix pour protéger les enfants de cette communauté. L’Organisation internationale pour les pays les moins avancés (OIPMA) a affirmé que pas moins de 25 000 enfants, certains âgés de moins de dix ans, ont été recrutés par les milices houthistes au Yémen. Réponses et conclusions des Représentantes spéciales

MME SANTOS PAIS a remercié les délégations qui ont présenté les mesures prises par leurs gouvernements contre la violence touchant les enfants. Certains exemples, comme celui du Paraguay, donnent espoir, a-t-elle dit. Elle a également souligné que le manque de données ventilées était un obstacle à l’élaboration de politiques efficaces. On sait aujourd'hui qu’un tiers des enfants sont victimes de violence à l’école et que les garçons sont le plus souvent victimes de violence physique, tandis que les filles le sont davantage de violence psychologique.

La Représentante spéciale a également estimé que la célébration du trentième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant fournissait une occasion de faire le bilan, de présenter les bonnes pratiques et d’échanger les expériences; elle a en outre souligné que les organisations régionales ont un rôle majeur à jouer pour atteindre les objectifs communs et a dans ce contexte salué l’Agenda 2040 pour les enfants d’Afrique et l’Agenda 2063 de l’Union africaine.

Mme Santos Pais a aussi estimé que l’intérêt supérieur de l’enfant devait être le fil conducteur des États, des programmes, mais aussi du travail du Conseil. À ce jour, a-t-elle déploré, il n’existe encore qu’une faible coopération entre les institutions qui s’occupent des enfants; souvent, elles ne travaillent pas ensemble et, de plus, la réponse reste souvent fragmentée et n’intervient qu’après coup. En outre, les moyens manquent souvent, a ajouté la Représentante spéciale.

Au sujet de l’alphabétisation numérique, Mme Santos Pais a rappelé que le cyberespace est un espace de jeux pour les enfants et qu’il faut prévenir les risques qui y sont associés. La Représentante spéciale a plaidé pour un accès facilité à l’information dont les enfants ont besoin et qui est bonne pour leur équilibre.

Pour terminer, la Représentante spéciale a rappelé que 2019 est une année stratégique, mais aussi symbolique, et qu’il faudrait à cette occasion faire la différence dans la vie des enfants. Aujourd’hui, la violence à l’égard des enfants est une préoccupation mondiale, ce qui n’était pas le cas il y a dix ans. Le changement repose en grande partie sur la volonté politique, a-t-elle conclu.

MME GAMBA a déclaré que plus il y aura de sensibilisation du public, plus il y aura de résultats. Pour cette raison, une campagne mondiale de sensibilisation sur les enfants dans les conflits armés, prévue pour durer trois ans, sera lancée prochainement, dans plusieurs endroits du monde, a-t-elle fait valoir. Elle visera surtout la prévention, a-t-elle précisé, se félicitant de la volonté de coopération des partenaires sur ce sujet.

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mardi 5 mars 2019

Emmanuel Macron: "Pour une renaissance européenne"

Le président français Emmanuel Macron précise son credo sur l’Europe, à quelques semaines des élections européennes. Voici son texte tel que reçu par les Médias dont Réveil FM International:

Citoyens d’Europe,

Si je prends la liberté de m’adresser directement à vous, ce n’est pas seulement au nom de l’histoire et des valeurs qui nous rassemblent. C’est parce qu’il y a urgence. Dans quelques semaines, les élections européennes seront décisives pour l’avenir de notre continent.

Jamais depuis la Seconde Guerre mondiale, l’Europe n’a été aussi nécessaire. Et pourtant, jamais l’Europe n’a été autant en danger.

Le Brexit en est le symbole. Symbole de la crise de l’Europe, qui n’a pas su répondre aux besoins de protection des peuples face aux grands chocs du monde contemporain. Symbole, aussi, du piège européen. Le piège n’est pas l’appartenance à l’Union européenne ; ce sont le mensonge et l’irresponsabilité qui peuvent la détruire. Qui a dit aux Britanniques la vérité sur leur avenir après le Brexit ? Qui leur a parlé de perdre l’accès au marché européen ? Qui a évoqué les risques pour la paix en Irlande en revenant à la frontière du passé ? Le repli nationaliste ne propose rien ; c’est un rejet sans projet. Et ce piège menace toute l’Europe : les exploiteurs de colère, soutenus par les fausses informations, promettent tout et son contraire.

Face à ces manipulations, nous devons tenir debout. Fiers et lucides. Dire d’abord ce qu’est l’Europe. C’est un succès historique : la réconciliation d’un continent dévasté, dans un projet inédit de paix, de prospérité et de liberté. Ne l’oublions jamais. Et ce projet continue à nous protéger aujourd’hui : quel pays peut agir seul face aux stratégies agressives de grandes puissances ? Qui peut prétendre être souverain, seul, face aux géants du numérique ? Comment résisterions-nous aux crises du capitalisme financier sans l’euro, qui est une force pour toute l’Union ? L’Europe, ce sont aussi ces milliers de projets du quotidien qui ont changé le visage de nos territoires, ce lycée rénové, cette route construite, l’accès rapide à Internet qui arrive, enfin. Ce combat est un engagement de chaque jour, car l’Europe comme la paix ne sont jamais acquises. Au nom de la France, je le mène sans relâche pour faire progresser l’Europe et défendre son modèle. Nous avons montré que ce qu’on nous disait inaccessible, la création d’une défense européenne ou la protection des droits sociaux, était possible.

Mais il faut faire plus, plus vite. Car il y a l’autre piège, celui du statu quo et de la résignation. Face aux grands chocs du monde, les citoyens nous disent bien souvent : « Où est l’Europe ? Que fait l’Europe ? ». Elle est devenue à leurs yeux un marché sans âme. Or l’Europe n’est pas qu’un marché, elle est un projet. Un marché est utile, mais il ne doit pas faire oublier la nécessité de frontières qui protègent et de valeurs qui unissent. Les nationalistes se trompent quand ils prétendent défendre notre identité dans le retrait de l’Europe ; car c’est la civilisation européenne qui nous réunit, nous libère et nous protège. Mais ceux qui ne voudraient rien changer se trompent aussi, car ils nient les peurs qui traversent nos peuples, les doutes qui minent nos démocraties. Nous sommes à un moment décisif pour notre continent ; un moment où, collectivement, nous devons réinventer politiquement, culturellement, les formes de notre civilisation dans un monde qui se transforme. C’est le moment de la Renaissance européenne. Aussi, résistant aux tentations du repli et des divisions, je vous propose de bâtir ensemble cette Renaissance autour de trois ambitions : la liberté, la protection et le progrès.

Défendre notre liberté

Le modèle européen repose sur la liberté de l’homme, la diversité des opinions, de la création. Notre liberté première est la liberté démocratique, celle de choisir nos gouvernants là où, à chaque scrutin, des puissances étrangères cherchent à peser sur nos votes. Je propose que soit créée une Agence européenne de protection des démocraties qui fournira des experts européens à chaque Etat membre pour protéger son processus électoral contre les cyberattaques et les manipulations. Dans cet esprit d’indépendance, nous devons aussi interdire le financement des partis politiques européens par des puissances étrangères. Nous devrons bannir d’Internet, par des règles européennes, tous les discours de haine et de violence, car le respect de l’individu est le fondement de notre civilisation de dignité.

Protéger notre continent

Fondée sur la réconciliation interne, l’Union européenne a oublié de regarder les réalités du monde. Or aucune communauté ne crée de sentiment d’appartenance si elle n’a pas des limites qu’elle protège. La frontière, c’est la liberté en sécurité. Nous devons ainsi remettre à plat l’espace Schengen : tous ceux qui veulent y participer doivent remplir des obligations de responsabilité (contrôle rigoureux des frontières) et de solidarité (une même politique d’asile, avec les mêmes règles d’accueil et de refus). Une police des frontières commune et un office européen de l’asile, des obligations strictes de contrôle, une solidarité européenne à laquelle chaque pays contribue, sous l’autorité d’un Conseil européen de sécurité intérieure : je crois, face aux migrations, à une Europe qui protège à la fois ses valeurs et ses frontières.

Les mêmes exigences doivent s’appliquer à la défense. D’importants progrès ont été réalisés depuis deux ans, mais nous devons donner un cap clair : un traité de défense et de sécurité devra définir nos obligations indispensables, en lien avec l’OTAN et nos alliés européens : augmentation des dépenses militaires, clause de défense mutuelle rendue opérationnelle, Conseil de sécurité européen associant le Royaume‑Uni pour préparer nos décisions collectives.

Nos frontières doivent aussi assurer une juste concurrence. Quelle puissance au monde accepte de poursuivre ses échanges avec ceux qui ne respectent aucune de ses règles ? Nous ne pouvons pas subir sans rien dire. Nous devons réformer notre politique de concurrence, refonder notre politique commerciale : sanctionner ou interdire en Europe les entreprises qui portent atteinte à nos intérêts stratégiques et nos valeurs essentielles, comme les normes environnementales, la protection des données et le juste paiement de l’impôt ; et assumer, dans les industries stratégiques et nos marchés publics, une préférence européenne comme le font nos concurrents américains ou chinois.

Retrouver l’esprit de progrès

L’Europe n’est pas une puissance de second rang. L’Europe entière est une avant‑garde : elle a toujours su définir les normes du progrès. Pour cela, elle doit porter un projet de convergence plus que de concurrence : l’Europe, où a été créée la sécurité sociale, doit instaurer pour chaque travailleur, d’Est en Ouest et du Nord au Sud, un bouclier social lui garantissant la même rémunération sur le même lieu de travail, et un salaire minimum européen, adapté à chaque pays et discuté chaque année collectivement.

Renouer avec le fil du progrès, c’est aussi prendre la tête du combat écologique. Regarderons-nous nos enfants en face, si nous ne résorbons pas aussi notre dette climatique ? L’Union européenne doit fixer son ambition – 0 carbone en 2050, division par deux des pesticides en 2025 – et adapter ses politiques à cette exigence : Banque européenne du climat pour financer la transition écologique ; force sanitaire européenne pour renforcer les contrôles de nos aliments ; contre la menace des lobbies, évaluation scientifique indépendante des substances dangereuses pour l’environnement et la santé... Cet impératif doit guider toute notre action : de la Banque centrale à la Commission européenne, du budget européen au plan d’investissement pour l’Europe, toutes nos institutions doivent avoir le climat pour mandat.

Le progrès et la liberté, c’est pouvoir vivre de son travail : pour créer des emplois, l’Europe doit anticiper. C’est pour cela qu’elle doit non seulement réguler les géants du numérique, en créant une supervision européenne des grandes plateformes (sanction accélérée des atteintes à la concurrence, transparence de leurs algorithmes…), mais aussi financer l’innovation en dotant le nouveau Conseil européen de l’innovation d’un budget comparable à celui des Etats-Unis, pour prendre la tête des nouvelles ruptures technologiques, comme l’intelligence artificielle.

Une Europe qui se projette dans le monde doit être tournée vers l’Afrique, avec laquelle nous devons nouer un pacte d’avenir. En assumant un destin commun, en soutenant son développement de manière ambitieuse et non défensive : investissement, partenariats universitaires, éducation des jeunes filles…

Liberté, protection, progrès. Nous devons bâtir sur ces piliers une Renaissance européenne. Nous ne pouvons pas laisser les nationalistes sans solution exploiter la colère des peuples. Nous ne pouvons pas être les somnambules d’une Europe amollie. Nous ne pouvons pas rester dans la routine et l’incantation. L’humanisme européen est une exigence d’action. Et partout les citoyens demandent à participer au changement. Alors d’ici la fin de l’année, avec les représentants des institutions européennes et des Etats, mettons en place une Conférence pour l’Europe afin de proposer tous les changements nécessaires à notre projet politique, sans tabou, pas même la révision des traités. Cette conférence devra associer des panels de citoyens, auditionner des universitaires, les partenaires sociaux, des représentants religieux et spirituels. Elle définira une feuille de route pour l’Union européenne traduisant en actions concrètes ces grandes priorités. Nous aurons des désaccords, mais vaut-il mieux une Europe figée ou une Europe qui progresse parfois à différents rythmes, en restant ouverte à tous ?

Dans cette Europe, les peuples auront vraiment repris le contrôle de leur destin ; dans cette Europe, le Royaume-Uni, j’en suis sûr, trouvera toute sa place.

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lundi 4 mars 2019

Solidaire au peuple Algérien: Abdelaziz Bouteflika dégage !

Malade, Abdelaziz Bouteflika est candidat pour un 5 ème mandat présidentiel

Une république digne de ce nom devrait fonctionner selon le principe des élections transparentes. La fonction première des élections est de permettre aux citoyens de choisir leurs gouvernants, qui doivent conduire leur destinée et leurs représentants, qui rédigeront et voteront la loi en leur nom au Parlement. Ainsi, l’élection est une délégation de Souveraineté. Elle constitue, au sein d’une société organisée, une « soupape de sécurité ». En effet, la possibilité pour les citoyens de pouvoir régulièrement exprimer une alternance ou, au contraire, de donner un nouveau mandat au pouvoir sortant évite que les désaccords politiques majeurs ne trouvent un autre terrain d’expression que la rue et d’autres modalités que la violence. Si en République démocratique du Congo, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est le masque d'Alias Kabila. Monsieur 16% qui n' a jamais l'élection présidentielle, du 30 décembre dernier, est nommé à la présidence de la République, après un odieux deal avec celui qui l'a nommé Alias Kabila. Pseudo-président protocolaire alors que le peuple congolais n'aspire qu'au changement il n'est qu'un Illégitime. Tshilombo est putschiste, imposteur et usurpateur. En Algérie, on a opté pour le maintien d’une même équipe depuis deux décennies: un président fantômas, invisible à cause de sa maladie brigue un 5 ème mandat, cela exaspère le peuple Algérien.

Abdelaziz Bouteflika, président fantômas

Tout africain doit avoir son regard rivé sur l'Algérie qui est le plus grand pays d'Afrique par sa superficie et un grand peuple. Congolais je me sens Algérien. Le président Abdelaziz Bouteflika a finalement déposé son dossier de candidature au Conseil constitutionnel quelques heures avant l’expiration du délai légal. Pas tout à fait, puisque c’est son nouveau directeur de campagne, Abdelghani Zaâlane, muni d’une procuration, qui l’a fait à sa place. Le dossier a été accepté par le Conseil et il n’y pas de doute qu’il sera validé. Sauf que la procédure est truffée d’incohérences et d’anomalies qui sautent aux yeux. Il y a d’abord l’absence du principal concerné. Abdelaziz Bouteflika malade est hospitalisé à Genève, il n’a pas déposé son dossier en mains propres et c’est une première. La loi électorale, qui définit la procédure de confection et de dépôt des dossiers de candidature pour l’élection présidentielle, n’exige certes pas explicitement la présence physique du candidat, mais ne fait aucunement référence à la possibilité de dépôt par procuration.

Alger, place Audin Maurice. Photo @khaleddrareni

Alger, place Audin Maurice. Photo @khaleddrareni

Plusieurs centaines de jeunes ont défilé ce dimanche 3 mars au soir dans le centre d'Alger et ailleurs en Algérie pour protester contre la candidature, officiellement déposée plus tôt, d'Abdelaziz Bouteflika à la présidentielle du 18 avril pour un 5e mandat. Confronté à une contestation inédite depuis qu'il est arrivé à la tête de l'État il y a 20 ans, Abdelaziz Bouteflika, 82 ans, s'est engagé dimanche soir, s'il est réélu, à engager des réformes, à ne pas terminer son mandat et à organiser une présidentielle anticipée à laquelle il ne se représentera pas. Dans la soirée, le cortège semblait grossir à mesure qu'il sillonnait le cœur d'Alger, quadrillé ces derniers jours par un impressionnant dispositif sécuritaire, où de nombreux véhicules, voitures et scooters, circulaient en klaxonnant. Un important dispositif policier s'est progressivement déployé dans le centre de la capitale, survolé par un hélicoptère.

Freddy Mulongo à l'aéroport Houari Boumediene à Alger. Photo Réveil FM International

J'ai eu la chance d'aller en Algérie au cour de deux voyages officiels avec le Premier ministre Manuel Valls et son successeur Bernard Cazeneuve. On n'a parfois le sentiment que l'Algérie a tourné le dos à l'Afrique. Et pourtant le sort de l'Afrique est lié à celui de l'Algérie. Décédé 11 avril 2012 à son domicile d'Alger, l'ex-président algérien Ahmed Ben Bella, 95 ans, est l'un des pionniers du déclenchement de la guerre d'indépendance de l'Algérie. Ce panafricaniste convaincu aura marqué d'une empreinte indélébile l'Histoire de l'Afrique. Militant anticolonialiste,il a échappé à plusieurs tentatives d'assassinat perpétrées par les services secrets français. Mais Hélas, la plupart des africains semble ignorer tout de son histoire. La plupart des africains ignore le rôle joué par Ben Bella et l'Algérie pour l'émancipation des peuples colonisés d'Afrique.

Amilcar Cabral, le père de l'indépendance de la Guinée Bissau et du Cap-Vert disait : « Les chrétiens vont au Vatican, les musulmans à la Mecque et les révolutionnaires à Alger. »! Ben Bella a financé la majorité des mouvements de libération du continent africain.Agostinho Neto, Eduardo Mondlane, AthanasioNdong, Samora Machel, Joshua Nkomo, Nelson Mandela et tant d’autres leaders de mouvements de libération avaient guichet ouvert à la présidence de la jeune République Algérienne. Ben Bella ne voulait pas s'enfermer dans une vision étroite et figée de ses frontières nationales.Pour lui,toute l'Afrique devait s'émanciper et s'unir. Et s'il le fallait : « acceptons tous de mourir un peu, ou même de mourir tout à fait, pour que l’unité africaine ne soit pas un mot creux ! »

Dès 1962, Ben Bella apportait déjà son appui inconditionnel pour libérer les peuples qui croupissaient encore sous le joug du colonialisme.Pour cela,il accueillait, formait,armait et finançait les leaders des mouvements nationalistes africains : « C'était un devoir pour nous d'aider tous nos amis africains qui aspiraient à la liberté et à l'autonomie. Pour nous, ce soutien était sacré » « Je donnais de l’argent, beaucoup d’argent. Je donnais chaque fois qu’il en fallait, chaque fois que l’on m’en demandait. Et pour moi, c’était presqu’un devoir religieux. Sacré ! » , se remémorait Ben Bella, quelques mois avant sa mort, en feuilletant l’album de l’Histoire, avec Hervé Bourges, son conseiller, de 1962 à 1965.

Avec le Tanzanien Julius Nyerere, l'Egyptien Nasser, le Kenyan Jomo Kenyatta, le Guinéen Sékou Touré, le Malien Modibo Keita etc... Ils fondèrent le comité de libération de l'Afrique qui était présidé par un officier de l'armée algérienne.

Après l'assassinat du nationaliste camerounais Felix Moumié à Genève, Ben Bella s'est chargé d'accueillir son épouse Marthe Moumié en Algérie où elle bénéficiait d'une pension de l'Etat Algérien.

C'est encore Ben Bella, qui affréta son avion personnel pour transporter le nationaliste Camerounais Abel Kingue au Caire en Egypte pour qu'il s'y soigne. En effet, En mission à Alger, l’état de santé d'Abel Kingué empire brutalement, il est rapidement transporté au Caire par l’avion du président de la République Algérienne Ahmed Ben Bella. Le 16 avril 1964, il succombe et est inhumé sur place. En fin, n’oublions surtout pas que la guerre d'Algérie a eu une incidence considérable sur la décision de la France d'octroyer l’indépendance à ses colonies d’Afrique, y compris celles qui n’en voulaient pas.

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Le Conseil des droits de l'homme débat de l'environnement et du droit à un logement convenable !

Conseil des droits de l'homme.

À la mi-journée, le Conseil des droits de l'homme a tenu un débat interactif groupé avec le Rapporteur spécial sur le droit à l’environnement, M. David R. Boyd, et avec la Rapporteuse spéciale sur le droit à un logement convenable, Mme Leilani Farha.

En présentant son rapport sur la pollution atmosphérique, M. Boyd a rappelé qu’elle cause sept millions de décès prématurés dans le monde par an, dont 600 000 enfants âgés de moins de cinq ans. C’est davantage de décès que ceux causés par la guerre, les meurtres, la tuberculose, le VIH/sida et la malaria réunis. Le Rapporteur spécial a fait observer que les risques liés à la pollution atmosphérique ne sont pas répartis de manière équitable: les personnes vulnérables, comme les enfants, les communautés autochtones, les personnes âgées ou les femmes, souffrent de niveaux d’exposition plus élevés et, en outre, la plupart des décès sont recensés dans les pays à revenus faibles ou modérés.

Il ne fait aucun doute que la mauvaise qualité de l’air est une violation de nombreux droits fondamentaux, a déclaré M. Boyd. Regrettant les lacunes dans le système des droits de l’homme dans ce domaine, il a plaidé pour l’adoption par le Conseil des droits de l’homme d’une résolution disant que toute personne a le droit de vivre dans un environnement propre, sûr, sain et durable.

Pour sa part, Mme Farha a rappelé que le droit à un logement convenable était l’un des objectifs de développement durable et qu’il devait être traité comme un droit humain. Quant au cadre normatif pour l’accès à la justice pour le droit au logement, il est bien développé dans le droit international des droits de l’homme, a fait observer l’experte. Mais elle s’est dite préoccupée par le manque d’attention au droit au logement dans le cadre du droit des droits de l’homme et du droit des affaires. En outre, « les États ne peuvent pas se poser comme défenseur des droits de l’homme en laissant vivre et mourir des personnes dans la rue », a-t-elle souligné.

La Rapporteuse spéciale a également présenté son rapport sur sa visite en République de Corée, soulignant les progrès réalisés ces derniers années, notamment en termes de logement social, mais demandant au Gouvernement de s’attaquer rapidement au logement indécent. S’agissant de sa mission en Égypte, elle a également noté de grands progrès dans le droit au logement et le développement des logements sociaux mais s’est inquiétée de la discrimination à l’encontre de personnes vulnérables, notamment les femmes, les enfants, les minorités coptes, les Nubiens et la communauté LGBTQ. L’Égypte et la République de Corée – ainsi que leurs institutions nationales des droits de l'homme respectives – ont ensuite fait des déclarations.

De très nombreux intervenants* ont pris part au dialogue qui a suivi ces présentations. Sur la question environnementale, beaucoup de délégations ont fait part des mesures prises dans leur pays pour veiller à la qualité de l’air ou, plus généralement, pour protéger l’environnement. Inquiet de la pollution atmosphérique supérieure aux normes acceptables dans les villes, le Pérou a recommandé une approche plurisectorielle engageant tous les secteurs concernés, à l’instar d’autres délégations qui ont plaidé pour la coopération multilatérale. Pour sa part, la France défend un projet de pacte mondial pour l’environnement rassemblant les grands principes du droit de l’environnement au sein d’un instrument juridique normatif.

Au sujet du droit au logement, plusieurs intervenants ont expliqué leurs programmes de construction ou d’accès au logement social, d’autres accordant une grande attention au logement décent comme principe de dignité et comme fondement de l’accès à une bonne qualité de vie.

Après une interruption de séance, le Conseil poursuivait ses travaux en fin d’après-midi en entendant une déclaration du Premier Ministre de la Somalie, avant de poursuivre sa journée annuelle de débat sur les droits de l’enfant, entamée ce matin.

Dialogue groupé sur l’environnement et sur le logement convenable

Présentation de rapports

Le Conseil est saisi du rapport du Rapporteur spécial sur la question des obligations relatives aux droits de l’homme se rapportant aux moyens de bénéficier d’un environnement sûr, propre, sain et durable (A/HRC/40/55). M. David R. Boyd s’y intéresse en particulier au droit de respirer un air pur qui en constitue un des éléments et décrit les effets préjudiciables de la pollution atmosphérique sur l’exercice de bon nombre de droits de l’homme, en particulier du droit à la vie et du droit à la santé, en particulier par les groupes vulnérables.

M. DAVID R. BOYD, Rapporteur spécial sur le droit à l’environnement, a expliqué que l’on vivait sur la seule planète où la vie est possible selon nos connaissances d’aujourd’hui. Les êtres humains sont pourtant en train de causer la sixième extinction de masse. Ce présent rapport porte sur la pollution atmosphérique, a-t-il indiqué.

La pollution de l’air cause chaque année sept millions de décès prématurés dans le monde, dont ceux de 600 000 enfants âgés de moins de cinq ans. C’est davantage de décès que ceux causés par la guerre, les meurtres, la tuberculose, le VIH/sida et le paludisme réunis, a souligné le Rapporteur spécial. Il y a ainsi 800 décès par heure ou un toutes les 5 secondes en raison de la pollution atmosphérique, qu’elle soit à l’intérieur des habitations ou à l’extérieur. Cette pollution cause des maladies respiratoires, de l’asthme, des cancers du poumon, des AVC, des problèmes à la naissance ou encore des troubles neurologiques, entre autres. Les risques liés à la pollution atmosphérique ne sont pas répartis de manière équitable. Les personnes vulnérables – enfants, communautés autochtones, personnes âgées ou femmes – souffrent de niveaux d’exposition plus élevés. La plupart des décès sont recensés dans les pays à revenus faibles ou modérés, a précisé M. Boyd.

Il ne fait aucun doute que la mauvaise qualité de l’air est une violation de nombreux droits fondamentaux, a poursuivi le Rapporteur spécial. Il ne peut y avoir de doute quant au fait que tous les êtres humains ont le droit à un air pur; or, il y a une lacune dans le système des droits de l’homme dans ce domaine, a déclaré M. Boyd. L’ONU doit reconnaître le droit à un environnement sûr, propre, sain et durable. De nombreux États membres l’ont déjà fait; ils ont signé des traités régionaux dans ce domaine. Le droit à un environnement sain a un statut constitutionnel dans de nombreux États, a fait observer le Rapporteur spécial. Les États ont des obligations pour ce qui est de protéger la jouissance des droits de l’homme contre les dégâts environnementaux, a-t-il insisté.

M. Boyd a indiqué que son rapport souligne sept mesures clés pour que les États remplissent leurs obligations pour ce qui est des droits de l’homme et d’un environnement sain. Ils doivent ainsi surveiller la qualité de l’air; identifier les sources de la pollution atmosphérique; informer le public et l’inclure dans le processus décisionnel; promulguer des lois ou des normes pour déterminer des limites claires dans le domaine de la pollution; élaborer des plans d’action dans ce domaine; appliquer ces plans en y accordant des ressources suffisantes; et évaluer les progrès dans ce domaine.

Le rapport contient aussi une série de bonnes pratiques, a poursuivi le Rapporteur spécial; la limitation de l’essence avec plomb ou la réduction du contenu en souffre dans les combustibles en sont des exemples. Des politiques bien conçues peuvent réduire les émissions de gaz et ainsi améliorer la qualité de l’air et lutter contre les changements climatiques, a ajouté M. Boyd.

De plus en plus de personnes dans le monde sont tuées ou intimidées en raison de leur action en faveur de l’environnement, a ensuite déploré le Rapporteur spécial. Les États doivent défendre et protéger les défenseurs des droits de l’homme dans ce domaine, a-t-il déclaré. Les États doivent aussi agir de manière rapide et systématique pour lutter contre la pollution de l’air. La bonne nouvelle est qu’il est possible de lutter contre cette pollution et les solutions sont connues, a-t-il ajouté. Une perspective soucieuse des droits de l’homme devrait permettre d’aboutir à un monde sain, a-t-il insisté. Le Rapporteur spécial a plaidé pour l’adoption par le Conseil des droits de l'homme d’une résolution affirmant que toute personne a le droit de vivre dans un environnement propre, sûr, sain et durable.

MME LEILANI FARHA, Rapporteuse spéciale sur le logement convenable en tant qu'élément du droit à un niveau de vie suffisant ainsi que sur le droit à la non-discrimination à cet égard, a rappelé que le droit à un logement convenable était l’un des objectifs de développement durable et a fait valoir qu’il devait être traité comme un droit humain. Quant au cadre normatif pour l’accès à la justice aux fins de faire valoir le droit au logement, il est bien développé dans le droit international des droits de l’homme, a-t-elle ajouté. Mme Farha a identifié dix principes clés dans son rapport. Parmi ceux-ci, elle a souligné que la privation de l’accès à la justice en prétendant que le droit au logement n’est pas considéré comme pouvant être traité juridiquement est injustifiée. Les tribunaux doivent constituer un recours ultime si nécessaire. Les États ne peuvent pas choisir les éléments du droit au logement qui donneront accès à la justice; en outre, ils doivent reconnaître que les droits de l’homme s’appliquent à toutes les branches du gouvernement, y compris au judiciaire. Par ailleurs, les procédures judiciaires doivent être complétées par d’autres procédures de recours.

La Rapporteuse spéciale s’est dite préoccupée par le manque d’attention accordée au droit au logement dans le contexte des droits de l’homme et dans celui du droit des affaires. « Les États ne peuvent pas se poser comme défenseur des droits de l’homme en laissant vivre et mourir des personnes dans la rue », a-t-elle souligné.

Rendant compte de sa visite en République de Corée, Mme Farha a souligné les progrès réalisés par le pays ces derniers années, notamment en termes de logement social. Elle a toutefois demandé au Gouvernement de ce pays de s’attaquer rapidement au problème du logement indécent.

S’agissant de sa mission en Egypte, la Rapporteuse spéciale a aussi noté de grands progrès en ce qui concerne le droit au logement et plus particulièrement le développement des logements sociaux. Elle s’est néanmoins dite préoccupée par la construction, sur des terres désertiques, de nouvelles villes qui comptent des millions de logements vacants alors que les centres urbains sont surpeuplés. Elle s’est inquiétée de la discrimination dans le droit au logement à l’encontre de personnes vulnérables, notamment les femmes, les enfants, les minorités coptes, les Nubiens et la communauté LGBTQ. Elle a en outre dit avoir reçu des informations faisant état d’actes d’intimidation ou de représailles à l’encontre de personnes l’ayant rencontrée, ce qui l’a alarmée.

Pays concernés

L’Égypte a déclaré avoir fait de grands efforts pour réaliser son engagement à offrir un logement décent à sa population et a ajouté que ses efforts sont reconnus dans divers organes internationaux. Malheureusement, la Rapporteuse spéciale sur le logement convenable est arrivée en Égypte avec des préjugés et n’a pas réussi à les dépasser, comme le montrent ses commentaires sur Twitter, qui sont une infraction au code de bonne conduite applicable aux titulaires de mandats. La Rapporteuse spéciale a notamment expliqué qu’il y avait eu des expulsions forcées dans une zone spécifique du pays alors que cela est faux et ses déclarations à la presse sont contraires au code de bonne conduite car elle n’a pas attendu les réponses du Gouvernement – lesquelles sont arrivées dans les soixante jours comme le prévoit le règlement, a indiqué la délégation égyptienne, déplorant en outre que le rapport ne reprenne pas ces réponses. L’Égypte doit protéger sa population contre le terrorisme et il est étrange de demander à l’Égypte d’offrir des compensations aux propriétaires qui ont permis la construction de tunnels dans leurs propriétés à des fins d’activités terroristes ou criminelles, a ajouté la délégation. La Rapporteuse spéciale n’a pas écouté ce que le Gouvernement lui a dit, a-t-elle insisté. L’Égypte a néanmoins remercié la Rapporteuse spéciale pour ses recommandations, en soulignant que la plupart étaient déjà appliquées dans le pays.

Le Conseil national des droits de l’homme de l’Égypte a déclaré que d’après le rapport de la Rapporteuse spéciale, sa visite a bénéficié d’une bonne collaboration avec les autorités. Déplorant que, selon la Rapporteuse spéciale, des militants ayant collaboré avec elle aient fait l’objet de répression, le Conseil national des droits de l'homme a fait observer que le Gouvernement égyptien avait rejeté ces accusations et a ajouté qu’il n’avait, en ce qui le concerne lui – Conseil national – reçu aucune plainte en ce sens. Le Conseil s’est ensuite dit préoccupé que la Rapporteuse spéciale n’ait pas pu se rendre dans tous les lieux qu’elle souhaitait.

La République de Corée a pris bonne note de la nécessité de garantir à tous les Coréens un logement digne et accessible et a souligné que son Gouvernement avait pris toute une série de mesures pour assurer le logement à plusieurs catégories de population. Les personnes qui vivent dans des logements insalubres ou les jeunes sont par exemple prioritaires pour avoir accès à un logement social. Le plan d’action national des droits de l’homme prévoit aussi une série de mesures pour garantir le droit à un logement décent pour l’ensemble de la population. Le Gouvernement de la République de Corée va étudier de manière approfondie les recommandations de la Rapporteuse spéciale, a assuré la délégation du pays.

La Commission nationale des droits de l’homme de la République de Corée a dit espérer que la visite de la Rapporteuse spéciale permettrait d’engager un débat national sur le droit à un logement pour tous en République de Corée. La Commission a indiqué avoir élaboré des principes de base en la matière qui doivent être suivis, avec notamment la démolition complète de certains bâtiments insalubres. L’institution a ajouté avoir réalisé l’an dernier une étude sur la situation de personnes vulnérables vivant dans des logements non décents; la Commission recommande d’améliorer le système en se basant notamment sur cette étude.

Débat interactif

S’agissant du logement convenable en tant qu’élément du droit à un niveau de vie suffisant, l’Union européenne a insisté sur la nécessité de répondre à l’exigence de vie dans la dignité et la sécurité. Elle a demandé à la Rapporteuse spéciale comment améliorer concrètement la situation en la matière par le biais du droit.

L’Angola, au nom de l’Union africaine, a souligné que le droit au logement en Afrique était consacré par la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples. Mais la réalisation concrète de ce droit en Afrique se heurte à de nombreux problèmes, notamment aux changements climatiques, à la surpopulation, aux conflits et aux déplacements de population, a ajouté l’Angola.

L’Espagne a insisté sur le droit à une vie dans la sécurité et dans la dignité, avant de préciser que dans ce pays, les expulsions ne peuvent avoir lieu que sur prononcé d’un juge. Le principal motif d’expulsion est le non-paiement du loyer, ce qui oblige les tribunaux à tenir compte de plusieurs droits quand ils rendent leurs jugements, a expliqué la délégation espagnole.

Le Koweït a assuré attacher une importance considérable à la réalisation du droit au logement, qui est l’un des piliers des droits de l’homme. Le Koweït a, entre autres mesures, créé un fonds doté d’environ dix milliards de dollars et consacré à la rénovation et à la construction de logements de bonne qualité.

L’Inde a dit poursuivre son plan visant à fournir à tous un logement pour tous d’ici à 2022. Cela se fait par le biais d’une loi sur le foncier, qui couvre les domaines de l’acquisition, de la réhabilitation sociale, de la régulation et du développement du foncier, a précisé le pays.

L’État de Palestine a affirmé qu’en tant que puissance occupante, Israël continuait de défier le droit international en s’accaparant des terres, en expulsant et en judaïsant les territoires palestiniens occupés. Que peut-on faire pour tenir Israël responsable de ces actes, a demandé la délégation palestinienne ?

La Tunisie a dit accorder une attention particulière au logement digne. Elle a adopté des plans et projets couvrant les familles privées de soutien et les groupes vulnérables; elle a notamment créé des centres sociaux d’orientation et a ouvert des logements pour personnes sans abri. La Jordanie a dit qu’elle mettait l’accent, dans ses politiques, sur la mise à disposition sans discrimination de logements appropriés et de services juridiques au profit des familles. L’Iraq a déclaré aborder la question du logement en tant que droit et que besoin.

Pour l’Allemagne, la justice ne consiste pas à exiger des logements publics, mais à reconnaître la dignité de tout un chacun. Le pays a prié la Rapporteuse spéciale de présenter des pratiques optimales en matière de justice informelle appliquée au droit au logement.

Cuba a déclaré que la nouvelle Constitution approuvée il y a quelques jours par le peuple cubain contenait la reconnaissance du droit à un logement convenable pour tous. En dépit des sanctions imposées par les États-Unis et des changements climatiques, Cuba continuera de promouvoir ce droit, a assuré la délégation cubaine.

Pour la Finlande, la crise mondiale du logement est due à des raisons financières, y compris à la crise de 2008. Elle a regretté que le droit au logement ne soit toujours pas reconnu comme un droit de l’homme fondamental et a souligné le rôle clef des acteurs privés pour faire appliquer ce droit.

La Malaisie a dit s’être engagée à fournir un logement convenable à tous par le biais de différents programmes et collaborer avec la banque centrale pour accorder aux foyers des prêts immobiliers à taux intéressants.

La Fédération de Russie s’est inquiétée des chiffres alarmants concernant le manque de logements, y compris dans les pays développés, comme aux États-Unis où de nombreuses personnes sont expulsées.

L’Arabie saoudite a dit avoir toujours accordé une grande attention au logement décent, comme fondement de l’accès à une bonne qualité de vie. Le Ministère du logement a créé les conditions propices à la collaboration du secteur privé à cet effort, a ajouté la délégation saoudienne.

Le Venezuela a souligné avoir rénové des centaines de milliers de logements et construit des logements sociaux au bénéfice de quelque six millions de personnes. Le Paraguay a déclaré que l’exercice du droit au logement dépendait de politiques publiques efficaces appuyées par la participation citoyenne. Cent mille personnes bénéficient aujourd’hui de la mise à disposition de logements sociaux par le Gouvernement paraguayen. De même, El Salvador a dit avoir pris des mesures pour faciliter l’accès au logement pour les personnes vivant jusqu’ici dans des habitations informelles. La Bolivie a dit avoir augmenté le nombre de ses logements sociaux de 147% en vingt ans. Elle a insisté sur l’importance du droit au logement des populations rurales.

La France a dit que l’accès au logement est intrinsèquement lié au droit à la dignité et à la justice et a indiqué que sa loi sur le droit au logement opposable, qui rend notamment prioritaires dans l’accès aux logements sociaux les personnes expulsées de leur logement, a permis le relogement de plus de 148 000 personnes en 10 ans. La France a demandé à la Rapporteuse spéciale ses conseils pour mieux impliquer les acteurs privés dans l’accès au logement pour tous.

Les Maldives ont indiqué qu’investir dans un logement décent revenait à investir dans le développement durable. Afin de fournir un environnement de vie abordable et approprié, plusieurs initiatives vont être lancées par les autorités maldiviennes, notamment le lancement d’un portail web pour obtenir un logement social.

L’Algérie a demandé l’avis de la Rapporteuse spéciale sur la limite de la responsabilité de l’État en matière d’accès au logement, lorsque des considérations financières défavorables sont invoquées pour justifier l’incapacité de l’État à garantir ce droit.

À Bahreïn, 65% des habitants ont acquis un logement convenable. Des programmes de construction de villes nouvelles ont en outre été mis en place avec la coopération d’instances onusiennes telles qu’ONU-Habitat, a indiqué le pays.

L’Afrique du Sud a demandé comment le Groupe de travail d'experts des Nations Unies sur les personnes d'ascendance africaine pourrait contribuer aux travaux des deux mandats dont les rapports sont examinés ce jour. Elle a fait observer que les deux mandats étaient étroitement liés.

L’Équateur a considéré que les principes présentés dans le rapport constituent un outil essentiel pour fournir un logement convenable à tous, comme il s’y emploie lui-même.

L’Indonésie a dit s’être engagée à créer de nouvelles voies de recours en cas de violation du droit au logement. L’Indonésie a demandé à la Représentante spéciale comment améliorer les capacités nationales afin de mettre en place des procédures de plainte dans ce domaine.

Des organisations non gouvernementales (ONG) ont ensuite pris part au débat. Human Rights Advocates Inc. a demandé aux États d’intervenir pour construire davantage de logements. L’organisation a demandé à la Rapporteuse spéciale ce que peuvent faire les citoyens pour garantir un droit au logement pour tous. Global Initiative for Economic, Social and Cultural Rights a expliqué que l’accès à la justice était indispensable pour remettre en cause les politiques qui sont responsables des conditions dans lesquelles doivent vivre certaines populations vulnérables. Elle a aussi relevé que le manque de soutien juridique empêche les locataires de défendre leurs droits en justice.

Human Rights Now s’est dite préoccupée par le fait que le Gouvernement japonais n’a pas protégé les victimes de la catastrophe de Fukushima. La levée des mesures d’aide au logement qui avaient été décidées en faveur des victimes déplacées crée une situation d’insécurité qui les force à retourner dans des zones contaminées.

International Lesbian and Gay Association a déclaré que les personnes LGBTI font face à de nombreux problèmes en matière d’accès à un logement décent en République de Corée. Si son conjoint meurt, le survivant a de grandes difficultés pour pouvoir rester dans son logement. Les personnes LGBTI sont confrontées à de nombreuses discriminations partout en Asie, a dénoncé l’organisation.

Make Mothers Matter a dit que les mères étaient des agents de changement au sein des communautés. Elles peuvent aider à promouvoir des méthodes de cuisson propre dans les pays en développement, avec l’appui des pouvoirs publics, a estimé la représentante.

Institut du Caire pour les études sur les droits de l’homme, au nom également de Service international pour les droits de l'homme, a dénoncé les attaques de l’Égypte contre la Rapporteuse spéciale. Ces attaques montrent le mépris de ce pays envers les titulaires de mandats du Conseil des droits de l’homme, selon l’ONG. Elle a demandé au Sous-Secrétaire général aux droits de l’homme d’enquêter sur les représailles contre les personnes qui ont collaboré avec la Rapporteuse spéciale. Pour sa part Maat for Peace, Development and Human Rights Association a dit qu’en tant qu’ONG égyptienne, elle serait heureuse d’accueillir la Rapporteuse spéciale lors de sa prochaine visite. L’organisation a espéré que le gouvernement égyptien tiendrait compte des recommandations de Mme Farha.

Minority Rights Group a assuré que les minorités en Égypte sont déplacées de force et interdites de rentrer dans leur foyer. Les autorités égyptiennes ne reconnaissent pas que ces déplacements sont le fruit de discriminations multiples. Les communautés visées continuent à faire face à des campagnes brutales au nom de la lutte contre le terrorisme.

Pour ce qui concerne les obligations relatives aux droits de l'homme se rapportant aux moyens de bénéficier d’un environnement sûr, propre, sain et durable, l’Union européenne a déclaré que sa Charte des droits fondamentaux obligeait les États à prendre des mesures favorables à la qualité de l’air, entre autres éléments d’un environnement sûr et propre. Parmi les sept recommandations (mesures clés) du Rapporteur spécial, l’Union européenne a demandé laquelle exigeait une mise en œuvre immédiate. Le Pakistan a demandé au Rapporteur spécial quelles pourraient être les modalités d’une collaboration entre les États pour remédier à la pollution transfrontalière de l’air.

L’Angola, au nom du Groupe africain, a déclaré que l’Afrique avait été pionnière dans la protection de l’environnement, avec l’adoption de la Convention africaine de 1968 sur la conservation de la nature et des ressources naturelles. Toujours confrontée aux problèmes environnementaux, l’Afrique applique notamment une Initiative sur les énergies renouvelables.

Le Pérou, au nom d’un certain nombre de pays, a fait part de sa préoccupation devant le fait que 90% de la population mondiale respire un air pollué. Ce problème frappe surtout les villes, où les niveaux de pollution dépassent largement les normes de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), et s’explique notamment par le recours aux combustibles solides pour la cuisine. Le Pérou a recommandé une approche plurisectorielle engageant tous les secteurs concernés.

Le Saint-Siège a déclaré que l’approche soucieuse des droits de l'homme est essentielle en ce qui concerne le traitement des questions liées à l’environnement et a rappelé que la qualité de notre air est essentielle à la vie. Aussi, le Saint-Siège a-t-il assuré de sa disponibilité à travailler en ce sens. Le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) s’est pour sa part dit préoccupé par le nombre croissant d’enfants touchés par la pollution de l’air. Certains vivent dans des zones où la pollution de l’air est six fois supérieure aux normes acceptables, a souligné le Fonds, ajoutant que les enfants avaient le droit à un air sain et assurant qu’il était lui aussi disposé à coopérer avec tous les gouvernements qui veulent nettoyer l’air.

Les effets délétères de la mauvaise qualité de l’air préoccupent l’Inde, qui prête une importante attention aux recommandations du Rapporteur spécial et a développé un plan national pour la qualité de l’air en huit points.

L’État de Palestine a affirmé que les populations palestiniennes qui vivent près des zones d’occupation ou à Gaza respirent un air pollué par Israël. La Slovénie a relevé que selon le rapport, 155 États étaient légalement obligés de respecter le droit à un environnement sain. La délégation slovène a ensuite demandé au Rapporteur spécial de présenter les avantages que la reconnaissance mondiale du droit à un environnement sain apporterait, en termes d'amélioration du traitement de la question de la pollution atmosphérique.

La Tunisie a indiqué avoir créé en 2016 une police de l’environnement.

L’Iraq a dit constater une croissance des maladies respiratoires et des allergies et a précisé que le sabotage des installations pétrolières par les terroristes était une des causes de ce problème, de même que le manque d’eau et les tempêtes de poussière.

Les Fidji ont salué la relation qu’a établie le Rapporteur spécial entre les changements climatiques et la qualité de l’air. Pour cette raison, la délégation fidjienne appelle tous les États à lutter contre les changements climatiques pour un air meilleur et pour la défense du droit à la vie pour les générations futures.

Cuba a assuré que les objectifs mondiaux ne seraient pas atteints dans le contexte économique et de gouvernance mondiale actuel, dominé par une idéologie libérale.

Monaco a demandé au Rapporteur spécial comment accélérer la prise de conscience des gouvernements face au problème de la pollution de l’air.

L’Uruguay a remercié le Rapporteur spécial d’avoir reconnu les initiatives uruguayennes visant l’amélioration de l’air ambiant et le traitement des déchets, notamment.

Djibouti a fait observer qu’il faisait partie des pays dont la capacité d’absorption du carbone est plus importante que leurs émissions. Djibouti s’est engagé, de plus, dans un vaste programme d’exploitation d’énergie géothermique, éolienne et solaire.

Le Togo a estimé que chacun a le droit de vivre dans un environnement sûr. Le pays a rappelé avoir adopté une loi sur la protection de l’environnement et lancé un grand projet dans les énergies renouvelables afin de réduire la dépendance aux énergies fossiles. La Malaisie a indiqué avoir adopté un plan stratégique pour améliorer la qualité de vie et la santé publique, qui passe par une réglementation sur la qualité de l’air. La République arabe syrienne a dit que sa Constitution stipule que la protection de l’environnement relève de la responsabilité de l’État et des citoyens, et que le pays respecte l’Accord de Paris. L’environnement a souffert de sérieux dommages depuis le début de la crise, a poursuivi la délégation syrienne, ajoutant que le pays a besoin d’un appui technique dans les régions les plus touchées afin de les réhabiliter.

La Fédération de Russie s’est dite alarmée par le fait que très peu de pays aient inclus les normes de l’OMS dans leurs normes nationales sur la qualité de l’air. La délégation russe a fait observer que la réduction des niveaux de pollution de l’air dans les pays développés a été possible grâce à la délocalisation d’usines toxiques dans des pays à plus faible revenu et à réglementation moindre.

La Bolivie a dit avoir consenti d’importants investissements dans l’environnement durable, avec pour objectif l’introduction de 79% d’énergies renouvelables dans son mix énergétique d’ici à 2030.

Le Venezuela a déclaré que son droit pénal contenait des articles incriminant les violations de la conservation (de la nature et de l’environnement). El Salvador a dit avoir installé un système de contrôle de la qualité de l’air dans sa capitale, parallèlement à l’adoption d’une réforme sur la circulation routière.

La France a estimé qu’il n’est pas suffisant que les États reconnaissent le droit à un environnement sain, raison pour laquelle elle défend un projet de pacte mondial pour l’environnement rassemblant les grands principes du droit de l’environnement au sein d’un instrument juridique normatif. Au plan national, le Code français de l’environnement de 2000 institue un dispositif de surveillance de la qualité de l’air et de ses effets sur la santé et l’environnement. La France a demandé au Rapporteur spécial quelles mesures seraient selon lui les plus efficaces et immédiatement applicables.

Le Costa Rica a indiqué être engagé dans l’adoption de mesures visant à mettre en œuvre le droit constitutionnel à un environnement sain. Dans le cadre des politiques publiques, les États doivent tirer parti des opportunités économiques qu’offrent les énergies renouvelables et la nouvelle économie verte, a ajouté le pays.

Les Maldives ont indiqué avoir elles aussi inscrit dans leur Constitution le droit à un environnement sain. Dans ce domaine, les pays à revenu élevé doivent aider les pays à revenu plus faible, a ajouté l’archipel, précisant que le Gouvernement maldivien s’était pour sa part attaché à formuler des politiques concrètes en la matière.

L’Azerbaïdjan a affirmé que les questions environnementales étaient pour son Gouvernement une priorité et que le pays figurait parmi ceux ayant des bonnes pratiques à partager dans le domaine de l’amélioration de la qualité de l’air. L’Azerbaïdjan a demandé au Rapporteur spécial comment une situation de terrorisme écologique provoquée par une puissance occupante pouvait être prise en compte dans ses études.

Le Botswana a déclaré que les questions liées au droit à l’air pur doivent faire partie du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Les pays doivent aussi être soutenus par une assistance technique dans ce domaine. Pour prévenir les atteintes à l’environnement, le Gabon a dit avoir décidé d’interdire l’importation de véhicules de plus de quatre ans, outre l’adoption de la loi spéciale de 2014 qui détermine les sanctions pour les auteurs d’infractions environnementales. Le Gabon a aussi créé un Ministère de l’environnement.

Évoquant le droit à un environnement sain, la Suisse a demandé au Rapporteur spécial comment il évaluait les similitudes et différences par rapport au processus qui a mené à la reconnaissance du droit à l’eau par l’ONU en 2010. La Suisse a ensuite fait valoir son soutien aux initiatives internationales visant à établir des normes sur les carburants à haute teneur en soufre. L’Algérie a rappelé la richesse de sa biodiversité et, de ce fait, sa vulnérabilité particulière à la dégradation environnementale, ajoutant s’être engagée dans une transition vers des sources d’énergie plus propres. L’Islande a souligné que si toute personne a le droit de vivre dans un environnement propice à sa santé, ce droit s’accompagne cependant du devoir individuel et collectif de préserver l’environnement pour le bien des prochaines générations.

Le Bangladesh a dit avoir pris des mesures juridiques et autres pour protéger l’environnement, notamment en limitant la teneur en soufre des carburants. Le Bangladesh investit aussi dans les énergies vertes pour limiter la pollution de l’air dans ses métropoles.

La Chine a salué le fait que le Rapporteur spécial ait mentionné la loi chinoise sur la protection de l’air et le plan national triennal y relatif, entre autres initiatives contre la pollution de l’air. La délégation chinoise a assuré que le pays avait pris des mesures résolues ayant permis une forte diminution de l’émission de gaz nocifs.

Le Bénin a souligné qu’un environnement sain contribue à l’égalité des chances et a affirmé que les États devraient s’acquitter de leurs responsabilités s’agissant de la réduction de l’exposition à la pollution atmosphérique, en prenant les mesures juridiques qui s’imposent.

Le Népal, qui dispose de lois et de programmes visant la bonne qualité de l’air, estime que les engagements de l’Accord de Paris sur le climat doivent être tenus de bonne foi. Les entreprises doivent également respecter leurs obligations en matière de droits de l'homme et transférer les technologies de protection de l’environnement, a plaidé la délégation népalaise.

Pour la République islamique d’Iran, les modes de production et de consommation actuels ont détruit l’environnement; il convient donc de trouver des moyens de protection efficace de l’environnement tout en cherchant le développement économique.

Le Gouvernement de la Géorgie met en place un programme de croissance verte qui sera un guide de croissance économique, tout en protégeant l’environnement et en favorisant la protection sociale, a dit sa représentante. Cependant, ce programme ne pourra pas être mis en place dans les « régions sous occupation russe », a-t-elle ajouté.

La Constitution de l’Éthiopie garantit le droit de chacun à un air sain, a dit la délégation de ce pays. Le pays, qui veut être le chef de file de l’économie verte, est le seul de la région à disposer d’un réseau de mesure de la qualité de l’air, y compris à Addis-Abeba, la capitale, a indiqué le représentant. Le droit à un air propre est, en Grèce comme dans toute l’Union européenne, un droit à part entière. Grâce aux mesures prises par les autorités, le taux de pollution de l’air ne cesse de baisser depuis quelques années, a assuré le représentant.

Le Liban a dit accorder une importance cruciale à la qualité de l’air. Des plans pour construire de nouvelles installations de production électricité d’origine non fossile ont été élaborés. Les contrôles de la qualité de l’air autour des usines sont de plus en plus nombreux, tandis que les opérateurs immobiliers sont encouragés à améliorer le rendement énergétique des nouveaux bâtiments. Toute la question est d’obtenir de meilleurs résultats avec des financements insuffisants et un manque de personnels, a fait remarquer le Liban.

Les efforts de la Jamaïque sont menacés par les changements climatiques, a déploré sa délégation. Selon un rapport de 2018 de la Banque mondiale sur le financement des risques de catastrophe, la Jamaïque aura besoin de 117,7 millions de dollars par an pour réparer les dégâts causés par les catastrophes naturelles. Ce rapport montre aussi que, depuis vingt ans, le coût cumulé des destructions s’élève à plus d’un milliard de dollars, a chiffré le représentant. Les Îles Marshall ont dit être confrontées au problème de la pollution distante et de ses effets sur la vie terrestre et aquatique de leur territoire. La représentante a demandé davantage de coopération multilatérale pour réduire la pollution transfrontière qui menace toute sa région.

Singapour a dit avoir mis en place des normes pour tous les véhicules à moteur, concernant le recours à une essence plus propre et au diesel sans souffre. Pour réduire la consommation de diesel, le Gouvernement en a augmenté le prix. La représentante a demandé comment favoriser une coopération efficace entre les États, les entreprises et la société pour réduire la pollution de l’air.

Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), qui a contribué au rapport du Rapporteur spécial, a dit travailler avec tous les acteurs qui œuvrent à la défense de l’environnement et appuyer tous les efforts visant à réaliser le droit à un environnement sain. La Commission économique des Nations Unies pour l’Europe a signalé qu’il existait déjà des instruments pour réduire la pollution atmosphérique, comme la Convention sur la pollution atmosphérique transfrontière à longue distance. Aux sept mesures recommandées dans le rapport de M. Boyd, le représentant en a ajouté une huitième: la coopération. Quant à la Commission économique pour l'Amérique latine et les Caraïbes (CELAC), elle a recommandé de renforcer les engagements multilatéraux pour réduire la pollution.

Se félicitant que le rapport reconnaisse les efforts de nombreux États en faveur d’un air propre, l’Équateur a souligné que la réalisation de ces efforts requiert une coopération internationale renforcée. Le Maroc a souligné le coût humain de la pollution et indiqué avoir refondu son cadre juridique en ce qui concerne l’environnement. Il a prévu des actions dans le secteur des transports et le secteur industriel.

Pour l’Afrique du Sud, il est temps que les Nations Unies réalisent que les entreprises ne plus peuvent agir comme auparavant et que ces entreprises doivent assumer leurs responsabilités. Pour sa part, l’Indonésie a demandé comment encourager les entreprises à appuyer les efforts de réduction de la pollution.

Plusieurs organisations non gouvernementales ont aussi pris part au débat. Pour Franciscain international, les victimes de violations du droit au logement devraient pouvoir obtenir réparation en justice. L’organisation a mentionné la catastrophe qui s’est produite au Brésil suite à une coulée de boue, demandant que toutes les victimes obtiennent réparation. Les États doivent faciliter les voies de recours pour tous les citoyens et lutter contre l’impunité des entreprises responsables de ces catastrophes, a insisté l’ONG.

Earthjustice a regretté que, si les Nations Unies ont entériné le droit à l'eau potable et à l'assainissement, elles n’ont toujours pas reconnu le droit de respirer de l'air pur comme une composante essentielle du droit à un environnement sain et durable. Earthjustice a appelé les États à suivre les sept étapes établies par le Rapporteur spécial pour s'acquitter de leurs obligations concernant l'air pur en tant que droit de l’homme. Comité consultatif mondial de la Société des amis a jugé indispensable de repenser le concept de sécurité et d’accorder la priorité à la santé des citoyens. Les mesures des États sont insuffisantes dans ce domaine quand on les compare au budget accordé à l’armement, a regretté l’ONG.

International-Lawyers.Org a souligné que les pays à faible revenu n’ont pas les moyens de mettre en œuvre des politiques pour rendre l’air plus propre. L’exposition à la pollution risque d’entraîner de nombreuses maladies prématurées chez les enfants. Il faut étudier les liens entre la qualité de l’air et les changements climatiques, a plaidé l’organisation.

Le représentant de Conselho Indigenista Missionário CIMI s’est présenté comme étant issu d’un peuple autochtone du Brésil. Il a assuré que le nouveau Gouvernement brésilien mettait en péril l’existence même des peuples autochtones avec son « discours haine » à leur encontre, discours qui a causé la mort de nombreux défenseurs des droits de l'homme. Ce gouvernement privilégie ses intérêts économiques au détriment des droits des peuples autochtones, dont il loue les terres à des multinationales sans demander leur avis aux populations concernées, a condamné l’ONG, avant d’inviter M. Boyd à se rendre au Brésil.

Terre des hommes Fédération internationale a affirmé que les enfants étaient les plus touchés par la pollution de l’air, plus de deux milliards d’entre eux respirant un air impropre. Les solutions sont connues et doivent être la priorité des gouvernements, a demandé la représentante.

Human Rights Advocates Inc a demandé au Conseil d’aborder la question de l’accès à l’eau dans le contexte des droits de l’homme, et aux Nations Unies en général d’engager une réflexion mondiale sur l’eau. iuventum e.V. a, de son côté, demandé au Rapporteur spécial d’envisager d’élaborer un rapport sur l’accès à l’eau.

Réponses et conclusion des titulaires de mandat

M. BOYD a insisté sur l’importance d’adopter des lois et règlements régissant la qualité de l’air et a regretté que quelque 80 États en soient encore totalement dépourvus. Il a aussi rappelé la nécessité d’appliquer les lois et règlements une fois qu’ils sont adoptés. M. Boyd a fait observer que plusieurs États coopèrent déjà à la lutte contre la pollution transfrontalière de l’air due, notamment, aux feux de forêts.

S’agissant du financement et des transferts de technologie, le Rapporteur spécial a recommandé que les pays riches respectent les objectifs internationaux en matière d’aide au développement (soit 0,7% du PIB annuel à consacrer à cette aide), comme le font la Suède et la Norvège. Le Rapporteur spécial a insisté particulièrement sur l’influence qu’exerce la pression citoyenne sur les gouvernements pour qu’ils agissent contre la pollution de l’air, l’un des grands obstacles à cet égard étant l’action du secteur industriel. Or, un dollar investi dans l’élimination du diesel entraîne de 10 à 30 dollars d’économies dans les coûts de la santé, a souligné l’expert. L’Uruguay, la Norvège, l’Islande, notamment, ont déjà réussi leur transition vers des énergies vertes ou sont en bonne voie de le faire, a salué M. Boyd.

M. Boyd a ensuite souligné que, lorsque des efforts sont faits pour lutter contre les changements climatiques, il est essentiel qu'ils portent également sur la pollution atmosphérique. En réponse aux questions des États Membres, le Rapporteur spécial a promis d'établir davantage de rapports sur les pays en développement. Il a aussi noté que le précédent créé par les Nations Unies et le Conseil des droits de l'homme en reconnaissant le droit à l'eau potable et à l'assainissement avait eu un impact important dans le monde entier. M. Boyd a cité son pays d'origine, le Canada, où, à la suite de la décision du Conseil, le gouvernement déploie des efforts concertés pour apporter l'eau aux communautés autochtones qui n'avaient pas accès à ce droit fondamental.

M. Boyd a également rappelé l'engagement pris dans le cadre de l'Accord de Paris de fournir aux pays à revenu élevé cent milliards de dollars par an pour lutter contre les changements climatiques et la pollution atmosphérique dans les pays à faible revenu. S’agissant des transitions vers une économie libre de pollution, M. Boyd a dit que l’important était la mise en place de règlements forts et effectivement appliqués, comme cela avait été le cas pour le plomb, qui a été supprimé de l’essence presque partout.

Quant à la priorité accordée au développement de l’énergie renouvelable, il faut veiller à ce qu’elle n’entraîne pas de violations des droits de l’homme, par exemple en suscitant des déplacements forcés de populations, a dit le Rapporteur spécial. Les peuples autochtones et les femmes ont un rôle fondamental à jouer pour parvenir à un air plus propre et pour aider les pays à atteindre les Objectifs de développement durable, a-t-il conclu.

Suite aux remarques de la délégation égyptienne à propos de sa visite dans ce pays, MME FARHA a rejeté l’allégation selon laquelle elle aurait enfreint le code de bonne conduite applicable aux titulaires de mandat. Revenant en outre sur la question des représailles, elle a regretté que presque toutes les personnes lui ayant donné des informations lui aient demandé de ne pas donner leur nom, par peur de représailles contre elles ou leurs familles. S’agissant également de ces visites de pays, la Rapporteuse spéciale a remercié les institutions nationales des droits de l'homme pour leur travail et leur collaboration.

Mme Farha a souligné que si les systèmes de justice informelle ont certes des avantages, ils peuvent aussi renforcer les inégalités entre hommes et femmes. Le droit au logement décent s’applique à tous, a-t-elle en outre rappelé. À l’intention de l’Espagne, la Rapporteuse spéciale a fait observer que lorsqu’une personne ne s’acquitte pas de ses loyers, les conséquences pour elle de son expulsion sont tellement graves qu’il faut tout faire pour explorer des alternatives. À l’adresse de la délégation palestinienne concernant la situation particulière des Palestiniens, Mme Farha a assuré qu’elle demeurait saisie de cette question.

Mme Farha a par ailleurs estimé que si les États adoptaient des stratégies de logement fondées sur les droits, ils seraient beaucoup plus proches de la réalisation d'un logement convenable pour tous avec les ressources dont ils disposent.

Plusieurs États ayant mentionné le lien entre l’environnement et le droit au logement décent, Mme Farha a dit avoir constaté, au cours de certaines de ses visites dans des villes, que les conséquences du changement climatique étaient importantes sur l’état des logements. La Rapporteuse spéciale a dit avoir soulevé cette question en octobre 2018, dans le contexte des établissements spontanés, et qu’elle espérait qu'une déclaration serait publiée sur ce sujet. Pour finir, la Rapporteuse spéciale s’est dite rassurée par la panique de nombre d’États face aux chiffres du mal-logement: elle a espéré qu’ils seraient incités à agir au plus vite.

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dimanche 3 mars 2019

RDC: Le Dr. Denis Mukwege rejette la main mafieuse tendue de Félix Tshilombo!

Le Dr. Denis Mukwege au Nobel Institute après la conférence de presse. Photo Réveil FM International

Nos fins limiers dorment avec un seul œil et fouinent. Le Dr. Denis Mukwege a rejeté l'impossible mission d'être informateur du gouvernement Félix Tshilombo. Refus du cadeau empoisonné. Jongleur patenté, pâtissier habitué à rouler les gens dans la farine, notre parjureur national Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe pseudo-président nommé qui a signé un accord en catimini veut rompre avec Alias Kabila-qui l'a nommé et fait de lui président étiquette-protocolaire. Il a misé sur le Dr. Denis Mukwege prix Nobel de la paix comme informateur pour former le gouvernement fantoche. Or le Dr. Mukwege qui n'est pas né de la dernière pluie, qui a construit sa vie dans le respect des droits humains rejette sans ambages, avec sagesse politesse et élégance, la main mafieuse de Félix Tshilombo. " Je ne saurai assumer le rôle d'informateur dans le climat actuel (...) Je demande au président de ramener la paix à l'Est, une paix qui passe aussi par la justice et de réaliser toutes ses promesses de campagne".

Le prix Nobel de la paix, Dr. Denis Mukwege est vilipendé par des Talibans, Nazis, Fachos, Ethnotribalistes et TribaloEthniques de l'Udps. L'imposteur Félix Tshilombo n'a jamais levé son petit doigt. Pour griller Dr. Mukwege rien n'est plus facile que de le nommer Premier ministre d'un gouvernement d'imposture, d'occupation et de prédation, d'un pseudo-président non élu mais nommé. L'aura du prix Nobel de la paix risque d'en prendre un coup. Surtout que les criminels et bandits du FCC sont des partenaires et alliés de l'Udps. Le Dr. Denis Mukwege sait que sans légitimité aucun gouvernement ne peut fonctionner. L'élection présidentielle du 30 décembre 2018 a été gagnée par Martin Fayulu à 62%. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe n'a eu que 16%. Il est illégitime. La CENI et la Cour Constitutionnelle sont sanctionnées par les Etats-Unis pour corruption, fraude et tricherie ! La souveraineté du peuple congolais est au dessus de tout. La légitimité du peuple congolais est au dessus de la légalité des cours et tribunaux. Les Udpsiens aboient sans preuves que Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe a gagné l'élection. Pourquoi la CENI ne publie jamais les résultats ?

Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, le fameux Rangers Raptor ne doit ignorer que derrière Alias Kabila, se cache Paul Kagamé, l'autocrate rwandais et le Tutsi Power. Au camp Tshatshi, Alias Kabila avait eu la bonté de lui rappeler que "Les accords sont des accords, il faut les respecter". Avec le non respect des accords de Lemera, M'zée Laurent-Désiré Kabila fut assassiné au palais de Marbre à Kinshasa !

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Trois présidents en RDC: Fayulu (Le Bon), Tshilombo (La Brute) et Alias Kabila (Le Truand) !

Martin Fayulu, Président élu du peuple congolais

C'est un western que nous aimons regarder:"Le Bon, la Brute, le Truand". Le film de Sergio Leone est sorti sur les écrans le 23 décembre 1966. Clint Eastwood interprète Le Bon. Son personnage est désigné par le surnom Blondin. A aucun moment son vrai nom n'est prononcé. Lee Van Cleef interprète le rôle de La Brute, un mercenaire insensible, n'a pas d'âme et sans pitié qui s'appelle dans les versions italienne et française Sentenza, nom devenu dans la version américaine Angel Eyes ("Œil d'ange"). Eli Wallach interprète le rôle de Tuco Benedicto Pacifico Juan Maria Ramirez, une créature toute instinctive, un bâtard et un vagabond." ! Dans le western, c'est souvent dans un cimetière que l'on retrouve le butin caché et le partage se fait à coups de revolvers !

En République démocratique du Congo, un western se joue entre trois présidents sur fond de crise de légitimité post-électoral.

1. Martin Fayulu, Le Bon...Président élu du peuple congolais

C'est Martin Fayulu, qui a été élu avec 62% lors de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Il est le véritable président de la République démocratique du Congo. Extrêmement populaire, plus populaire que Mobutu-Tshisekedi réunis et face à une classe politique des corrompus toxiques, profito-situationnistes, mangeurs à tous les râteliers, mangercrates, politicailleurs ventriotes...Martin Fayulu sort du lot. Il est simple, constant, intègre et déterminé. Il ne lâche rien d'où son surnom de "Soldat du peuple". Profondément chrétien, il refuse de faire couler le sang du peuple congolais pour arracher son imperium. Il se bat pacifiquement sans aucune violence !

L'homme le plus populaire de la RDC: Martin Fayulu

Martin Fayulu a catégoriquement refusé de négocier les résultats électoraux avec Hippolyte Kanambe Kazembere Mtwale Alias Joseph Kabila. La légitimité de Martin Fayulu provient du peuple congolais. Cette légitimité est au dessus de la fameuse cour constitutionnelle corrompue et inféodée d'Alias Kabila. La démocratie, c'est le respect des principes ! On ne peut pas crucifier la vérité. Martin Fayulu se bat pour la vérité des urnes. On ne peut pas parler de démocratie, de l'Etat de droit sans vérité des urnes. Pour parler et agir au nom du peuple, il faut avoir la LÉGITIMITÉ. Aucun candidat de l'élection présidentielle n'a eu cette élection sauf Martin Fayulu.

2. Félix Tshilombo, la Brute...pseudo-président nommé

Putschiste, Monsieur 16% est la malédiction pour la République démocratique du Congo. Roublard, fourbe, collabo, traître Félix Tshilombo Bizimungu wa kanambe a bradé le nom de Tshisekedi. L'imposteur et usurpateur, il est le pantin, vassal, marionnette et valet d'Alias Kabila. Illégitime, il a été nommé par ce dernier qui en a fait un petit pseudo-président étiquette et protocolaire. Dans un pays sous occupation, pour mieux piller ses ressources, on choisit soit d'être le Maréchal Pétain, collabo d'Adolphe Hitler, ancien chef du régime collaborationniste et antisémite de Vichy (juillet 1940-août 1944), ce maréchal condamné à mort et frappé d’indignité nationale en mars 1945, puis détenu sur l’île d’Yeu ou d'être le Général De Gaulle qui fait le choix de la France Libre grâce à son appel à la résistance du 18 juin 1940. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est le Maréchal Pétain Congolais. Le sans neurone, Félix Tshilombo a déjà oublié les morts entre Lendu et Hema dans l'Ituri, les égorgés de Beni, Butembo, Lubero, les massacres dans les deux Kivu, les viols de nos femmes, mères et filles, le prix Nobel de la paix au Dr. Denis Mukwege est là pour en témoigner. Tshilombo a déjà oublié le massacre des adeptes de Bundu dia Kongo dans le Kongo-Central et du pasteur Joseph Mukungubila à Kinshasa et Lubumbashi, il a oublié les membres de l'UDPS calcinés dans la permanence du parti à Limeté, il a déjà oublié le génocide du Kasaï cautionné et non dénoncé par les Kasaïens du régime d'Alias Kabila et les morts dans le rang des chrétiens à Kinshasa pendant les marches des chrétiens. Avec plus de 12 millions des morts, des crimes de génocide, pillages des ressources...Gourou des Talibans, Fachos, Nazis, Ethnotribalistes et TribaloEthniques qui injurient tout le monde y compris des journalistes étrangers qui remettent en cause son imposture.

Félix Tshilombo a quémandé à genou le pouvoir chez Alias Kabila

Après s'être agenouillé et pleuré de toutes ses larmes lorsqu'Alias Kabila lui a signifié qu'après mille réflexions, c'est à lui qu'il a décidé de lui donner le pouvoir, Félix Tshilombo Bizimungu wa kanambe a signé un accord avec celui qui l'a nommé. Dans cet accord, d'après le journal zambien "Zambian Observer" qui a publié une partie de cet odieux accord. Félix Tshilombo s'est engagé de ne pas poursuivre ni Alias Kabila ni aucun apparatchik, baron, Mammouth Joséphiste qui ont dirigé et commis des crimes durant les 19 ans que le Kadogo a été catapulté sur le trône du Congo par la mafia internationale. Or le peuple congolais est allé aux élections pour un dégagisme. Le peuple congolais exige la convocation d'un tribunal équivalent à celui de Nuremberg pour des crimes sur son sol ! Félix Tshilombo en volant la victoire de Martin Fayulu par un deal honteux fait capoter le rêve et l'espoir du peuple congolais. Culotté, Tshilombo va chercher la légitimité à l'extérieur du Congo. Il a honte de citer Martin Fayulu, qu'il appelle désormais "Opposant"! Dans ses mensonges éhontés, il a le toupet de déclarer qu'il a été élu alors que ce faussaire est un sujet nommé. La légitimité vient du peuple congolais. Voleur des voix du peuple, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est entré par la petite fenêtre de l'histoire. On s'imagine déjà comment cette histoire va se terminer. Félix Tshilombo est le masque d'Alias Kabila

3. Alias Kabila, le Truand...le réel Président de la RDC

Victor Hugo:"Les penseurs sont plus utiles que les soldats ; par l'épée on discipline, mais par l'idée on civilise" ! Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe qui prend pour un Rangers Raptor adepte de l'esbroufe, de la tricherie, du mensonge et du vol des voix du peuple congolais risque d'être surpris par celui qui l'a nommé et fait de lui petit pseudo-président. Pousser par ses partisans Félix Tshilombo prend de plus en plus conscience qu'il doit dékabiliser pour devenir crédible même sans légitimité. Or Alias Kabila n'est pas un enfant de chœur, il est un tueur froid ! Taiseux, les dix huit ans passés à la tête de la RDC, l'homme en est sorti multi-milliardaire et pleins des réseaux mafieux. Sa force avoir récupéré tous les dinosaures Mobutistes et les avoir mués en Mammouths Joséphistes. Les Mobutistes sont prêts pour le pouvoir. Arrivée au Congo en 1997, sans un clou, avec une kalachnikov en bandoulière et des bottes de jardinier, le kadogo a de la bouteille ! En le nommant et signer un accord odieux à Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, Alias Kabila espérait un gouvernement de coalition FCC-UDPS-CACH. A l'allure où vont les choses, c'est un gouvernement de cohabitation qui va arriver...! La guerre, c'est toujours la confrontation des volontés !

La vieille voiture du Maréchal Mobutu conduite par Alias Kabila pour terroriser Félix Tshilombo

Alias Kabila a quitté le "Pouvoir" sans avoir élucidé l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila. Pendant 18 ans, le procès Eddy Kapend et les présumés assassins de LDK n'a pas abouti. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe devient un habitué de la parjure. Après avoir parjuré sa signature à Genève, menti au peuple congolais que c'était sa base de l'Udps qui l'avait déconseillé, le faussaire n'a jamais dit à sa base qu'il a été nommé après un accord avec Alias Kabila. Voler n'est pas bon ! A force de voler on finit toujours par se faire prendre.

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vendredi 1 mars 2019

Général Emmanuel Habyarimana, l'homme qui fait peur Paul Kagamé au Rwanda !

Le Général Emmanuel Habyarimana en Suisse

Né au Katanga, en République démocratique du Congo, il est rentré au Rwanda avec ses parents alors qu'il n'avait que 11 ans. Il aime le Congo, jamais il ne se présente comme Congolais. Il est Rwandais. Hitler africain, Paul Kagamé le dictateur rwandais, qui élimine ses opposants y compris à l'étranger, tremble à la simple prononciation du nom du Général Emmanuel Habyarimamana. Au Rwanda, les Hutu sont bien plus nombreux que les Tutsi. Hutu modéré, a lui tout seul il représente ce que répugne le soudard Kagamé : l'intelligence et la connaissance des armées. L'exilé en Suisse est dangereux pour l'unité nationale rwandaise d'après Paul Kagamé, l'autocrate du pays des mille collines. Brillantissime, homme d'une grande acuité intellectuelle, le Général Emmanuel Habyarimana est victime comme la majorité des Hutus de la campagne de diabolisation orchestrée par l'ogre de Kigali, ami de Bill Clinton et qui a pour conseiller diplomatique: Tonny Blair, l'ancien Premier ministre Britannique. Tout Hutu est génocidaire, divisionniste et négationniste. Les Twa-pygmées-2% de la population-ont disparu du Rwanda dans l'indifférence totale de l'opinion internationale. Même si un nourrisson Hutu vient de naître pendant nous couchons ces lignes, alors qu'il n'a jamais connu le génocide rwandais de 1994, il est considéré comme un génocidaire, quelle aberration. "Je suis rentré à Kigali le 29 juillet 1994. Après trois mois de camp de réadaptation, j'ai été réintégré dans les rangs de l'Armée patriotique rwandaise, la branche armée du FPR. J'ai représenté l'armée à l'Assemblée nationale et réorganisé la justice et l'administration militaire. J'ai travaillé directement avec Kagame. Il m'exploitait mais je n'en souffrais pas car j'avais l'impression de participer à la stabilisation du pays. Secrétaire général, puis secrétaire d'Etat, je suis devenu ministre de la Défense lorsque Kagame a quitté ce poste pour devenir président. J'ai réorganisé le statut des militaires et me suis opposé à l'avancement que Kagame voulait donner à des Tutsi ougandais, des officiers de sa famille ou des proches qui avaient du sang sur les mains, comme Fred Ibingira nommé général de la Division Kiga-Kitarama alors qu'il a été condamné pour les massacres de Kibeho. C'est aujourd'hui le bras droit du président. Je me suis aussi opposé à la poursuite des tueries au Congo et me suis battu pour le respect des droits de l'homme, de l'Etat de droit et de la justice. Une loi qui introduisait le Forum des partis stipulait qu'un parti politique ne pouvait se réunir que sous les auspices du FPR. J'ai dit ouvertement que c'était le début du totalitarisme. Je me suis aussi opposé à la privatisation et à la vente à des proches de Kagame de plantations de thé".

Le Général Emmanuel Habyarimana en Suisse

Il faut aller en Suisse, pour rencontrer le Général Emmanuel Habyarimana, qui n'est pas de la famille de Juvénal Habyarimana, l'ancien président de la République rwandaise de 1973 jusqu'à son décès dans un attentat en 1994, événement déclencheur du génocide des Rwandais-Tutsis et Hutus. "Lorsque j'étais réfugié à Kampala, ils m'ont même traité de génocidaire. Durant l'ancien régime du président Juvénal Habyarimana, avec lequel je n'ai aucun lien de parenté, j'ai été jeté en prison, le 27 octobre 1990. J'y suis resté une année pour intelligence avec l'ennemi, c'est-à-dire avec le FPR de Paul Kagame, actuel président du Rwanda, avant de passer devant un conseil de guerre qui m'a blanchi. Bien que je sois diplômé de l'Ecole royale militaire de Belgique, ils n'ont pas voulu me réintégrer dans l'armée. De fin 1991 à 1994, j'ai été directeur des sports. Quand la guerre génocidaire a éclaté en 1994, j'étais au nord-est du Rwanda, à Nyagatare, où plus de 20 000 fugitifs tutsi étaient regroupés. J'ai été réintégré dans l'armée alors même que Kigali envoyait des autobus de militants chargés de massacrer ces Tutsi. J'ai refoulé les tueurs et sauvé ces réfugiés, leur permettant de s'enfuir vers l'Ouganda voisin. Après diverses mésaventures, je me suis retrouvé à Kigeme où les massacres avaient déjà commencé. On a arrêté les tueries et protégé les fugitifs. Avec d'autres officiers, nous avons publié la Déclaration de Kigeme contre le génocide, mais aussi contre les massacres du FPR qui tuait depuis 1990 chaque fois qu'il passait quelque part. En juillet 1994, le gouvernement hutu a levé contre nous une expédition punitive. Nous avons été attaqués par la garde présidentielle et sauvés de justesse par les Français de l'opération «Turquoise»." Le 10 octobre 2018, le Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Paris a requis un non-lieu pour les suspects mis en examen dans l’affaire de l’attentat, le 6 avril 1994, contre l’avion du Président rwandais Juvénal Habyarimana. L’attentat fut non pas la cause, mais l’élément déclencheur du génocide et d’autres crimes de masse. Suite à une plainte avec constitution de partie civile, une information judiciaire avait été ouverte le 27 mars 1998 contre X du chef d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste. Durant les vingt ans qu’elle a duré, cette instruction a connu de nombreux rebondissements et, surtout, provoqué une grande hostilité de la part du régime rwandais envers la France. Le Rwanda est l'un des neuf pays voisins de la République démocratique du Congo. Le Rwanda de Paul Kagamé a commis des massacres de populations civiles et contribué au pillage des ressources de la RDC. "Un pays ne change d'adresse tous les quatre matins". Le destin de la RDC est intrinsèquement lié avec ses neuf voisins, dont le Rwanda.

Doctorat de l'université de Lyon du Général Emmanuel Habyarimana

DEA de l'université de Genève du Général Emmanuel Habyarimana

Le Général Emmanuel Habyarimana est mentalement fort. Son passé vaut un roman. La fourberie du régime criminel de Paul Kagame n'est pas un petit détail de l'histoire. Les Hutus modérés se sont fait avoir par Kagamé : "Après s'être engagés dans la réconciliation nationale, les Hutus modérés disent avoir ouvert les yeux face aux coups portés contre de nombreux d'entre eux qui avaient opté pour le nouveau régime de Paul Kagame. Le premier ministre Twagiramungu a été écarté. Puis il y a eu l'assassinat à Nairobi de Seth Sendashonga, un Hutu également, l'un des fondateurs du FPR (l'organisation militaire de Kagame). Depuis, le général Habyarimana est réfugié en Suisse et, au Rwanda, la vengeance du régime est retombée sur ses proches. Le 1er avril 2003, un de ses amis, le général Augustin Ngirabatware, avait été arrêté et mis au secret. Damien Musayidizi, son secrétaire lorsqu'il était ministre de la Défense, a «disparu» le 3 avril. Augustin Cyiza, conseiller d'Habyarimana lorsqu'il était ministre de la Défense, militant des droits de l'homme reconnu au niveau international et vice-président de la Cour suprême, a été enlevé à Kigali le 23 avril 2003 et vraisemblablement assassiné. lutte depuis toujours pour la réconciliation. Sous Habyarimana, j'ai obtenu que des Tutsi soient réintégrés dans l'armée. J'ai fait de même pour des militaires hutu sous Kagame."

Emmanuel Habyarimana "Des métamorphoses géopolitiques de l'Europe pour la paix perpétuelle

La complexité des relations entre les pays des Grands Lacs africains a toujours donné le tournis à plus d’un spécialiste. Avec ses 80 millions d’hectares de terres arables et son sous-sol riche en minerais et métaux précieux, la République démocratique du Congo a le potentiel pour devenir un acteur incontournable en Afrique subsaharienne. Malheureusement, notre pays ne s’est pas encore remis des deux guerres entre 1996 et 2002 qui ont généré un marasme politique, social, économique et humanitaire prolongé. Pour mieux piller ses ressources, des fausses rébellions soutenues par la soldatesque rwandaise et ougandaise font des incursions à l'Est de la République démocratique du Congo: elle massacre des populations civiles sans défense, pille, viol, vol...

Le Rwanda de Paul Kagamé est déclaré premier pays producteur du Coltan qui ne se trouve pas dans son sous sol. La communauté internationale regarde ailleurs. Un génocide non reconnu se vit au Congo: plus de 12 millions des morts, des déplacés et réfugiés dans leur propre pays, des viols des femmes utilisés comme arme de guerre-le Dr. Denis Mukwege, l'homme qui répare des femmes a obtenu le prix Nobel de la paix le 10 décembre 2018 à Oslo. Catapulté sur le trône du Congo pour mieux piller ses ressources, Hippolyte Kanambe Kazembere Mtwale Alias Joseph Kabila, proconsul de Paul Kagame au Congo-Kinshasa a régné 18 ans, sans que la justice n'ait rendu un arrêt sur Eddy Kapend et les présumés assassins de son père adoptif: M'zée Laurent-Désiré Kabila. L'élection du 30 décembre 2018 est gagnée par Martin Fayulu avec 62%. Le Président élu n'a pas l'imperium du pouvoir. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, monsieur 16% a été proclamé président à l'issue d'un odieux deal avec Alias Kabila. Tshilombo est un pantin,marionnette, valet et vassal qui a signé un accord FCC-UDPS-CACH. Ce petit pseudo-président nommé qui est illégitime, cherche sa légitimité à l'extérieur du Congo. Et Alias Kabila qui a la majorité au parlement est encore le vrai président de la RDC. Nous avons une crise de légitimité post-électoral: la RDC a trois présidents de la République, Martin Fayulu le légitime, Félix Tshilombo le nommé et Alias Kabila, le président sortant non parti !

Le Rwanda voisin a aussi ses réalités. Les Rwandais ont approuvé à 98,13 % la révision de la constitution qui permettrait au dictateur Paul Kagamé de rester au pouvoir jusqu’en 2034. Comme dans d’autres systèmes « développementalistes », le régime dictatorial justifie les restrictions des libertés politiques et des médias par l’amélioration des conditions de vie. Le pays reste marqué par le génocide et les violences passées. Le Rwanda de Kagamé fait du recel des ressources de la République démocratique du Congo, sans que cela n'offusque la conscience de nombreux citoyens.

La région des Grands Lacs est à la croisée des chemins. Les récents processus électoraux ont fragilisé davantage les États et les sociétés. Les crises politiques nationales risquent d’ouvrir une nouvelle phase d’instabilité régionale, ce d’autant plus que les causes profondes des conflits armés et violences passés ne sont pas résolues. A cela s’ajoutent des problèmes majeurs, tels que la pauvreté, le manque de perspectives d’avenir pour la jeunesse, des services de base défaillants, le manque d’inclusion politique, couplé à des violations des droits de l’homme...

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jeudi 28 février 2019

Le Conseil des droits de l'homme termine son débat haut niveau !

La salle du Conseil des droits de l'homme.

Le Conseil des droits de l'homme a achevé, cet après-midi, son débat de haut niveau, entamé à l’ouverture de la session avant-hier, en entendant des hauts dignitaires du Soudan du Sud, de l’Ouzbékistan, du Burundi, du Chili, des Philippines, du Nicaragua, ainsi que de la Commission interaméricaine des droits de l'homme. Le Conseil a ensuite tenu son débat général en entendant les déclarations de plusieurs délégations*.

« Un monde de la pensée unique n’est plus possible. Les peuples veulent dessiner eux-mêmes leur destin sans ingérence extérieure », a notamment déclaré cet après-midi le Ministre burundais des droits de l'homme, ajoutant avoir l’impression qu’une partie de l’humanité veut dicter sa volonté et estimant que pour remédier à cette situation, il était temps de réformer les mécanismes du Conseil. L’esprit du multilatéralisme représenté par les Nations Unies, y compris le Conseil, doit être préservé en veillant à éviter toute politisation des droits de l’homme, a pour sa part affirmé le Sous-Secrétaire du Secrétariat de la Commission présidentielle des droits de l’homme des Philippines. Le Premier Directeur adjoint du Centre des droits de l’homme de l’Ouzbékistan a quant à lui insisté sur la nécessité de renforcer la coopération internationale pour mettre en œuvre les Objectifs de développement durable.

Dans le cadre de son débat général, en fin d’après-midi, le Conseil a notamment entendu la délégation de l’Inde remercier les États qui ont condamné les « attaques lâches » perpétrées au Cachemire par un groupe terroriste basé au Pakistan. Plusieurs délégations ont en outre plaidé pour le respect des principes d’objectivité, de non-sélectivité et de non-ingérence dans les affaires internes des États.

Demain, le Conseil reprendra ses travaux à partir de 9 heures pour entendre un certain nombre de délégations exercer leur droit de réponse, avant d’entamer ensuite l’examen du point 3 de son ordre du jour, consacré à la promotion et à la protection de tous les droits de l’homme. Il tiendra dans ce cadre un dialogue interactif groupé avec l’Expert indépendant sur les effets de la dette extérieure et la Rapporteuse spéciale sur le droit à l’alimentation.

SUITE ET FIN DU DÉBAT DE HAUT NIVEAU

M. NHIAL DENG NHIAL, Ministre des affaires étrangères et de la coopération internationale du Soudan du Sud, a rappelé que le Gouvernement de transition d’unité nationale a signé l’accord de paix revitalisé avec les groupes d’opposition en septembre 2018, ce qui a réveillé de nouveaux espoirs pour une solution pacifique et durable au conflit. La période de transition va commencer en mai 2019 avec la mise en place d’un gouvernement revitalisé de transition d’unité nationale, a précisé le Ministre, avant de lancer un appel en faveur de contributions au financement nécessaire à la paix.

L’économie se stabilise et Juba est à nouveau peuplée, ce qui est un signe de retour à la normalité, a poursuivi le Ministre. Un autre signe est la réunification du parti au pouvoir, le SPLM, dont la scission avait déclenché le conflit en 2013, a-t-il ajouté. Depuis 2005, le Soudan du Sud a ouvert ses portes à la communauté internationale, mais certains cercles, dont des ONG, n’ont pas saisi ce geste de coopération et l’ont utilisé pour lancer des campagnes d’accusation contre le Gouvernement, a déploré le Ministre. Il s’est notamment insurgé contre les accusations de viols qui auraient été rapportées à Médecins sans frontières (MSF) à Bentiu, ajoutant que les agissements de MSF laissent clairement entendre les intentions politiques de cette organisation. Il a ensuite affirmé que le récent rapport de la Commission de l’ONU sur les droits de l'homme au Soudan du Sud ne reflète pas la situation dans le pays. Les mécanismes des droits de l'homme chargés de suivre la situation projettent du Soudan du Sud la vision d’un pays où la dignité ne serait pas respectée, a-t-il déploré. En outre, les trois mécanismes créés concernant ce pays ont des mandats similaires, ce qui entraîne des chevauchements et des malentendus ne favorisant pas une atmosphère de coopération dans le travail avec les autorités. Le Ministre a demandé au Conseil de transférer l’examen de la situation au Soudan du Sud du point 4 au point 10 de l’ordre du jour du Conseil, afin que le pays puisse se concentrer sur les questions d’assistance technique et de renforcement des capacités.

M. MIRZATILLO TILLABAEV, Premier Directeur adjoint du Centre des droits de l’homme de l’Ouzbékistan, a insisté sur la nécessité, dans le monde actuel, de renforcer la coopération internationale pour mettre en œuvre les Objectifs de développement durable (ODD). L’Ouzbékistan va planter 50 000 hectares de verdure sur les fonds asséchés de la mer d’Aral, dans le cadre de sa politique contre les changements climatiques, a-t-il ensuite indiqué. Le pays sera toujours attaché aux principes de l’entente et de la tolérance religieuses, raison pour laquelle il a entrepris plusieurs actions dans ce domaine aux niveaux national et international, a-t-il également fait valoir. Le Président ouzbèke a adopté un décret visant à améliorer le mécanisme chargé du suivi des recommandations issues des mécanismes de droits de l’homme des Nations Unies et de la rédaction des rapports dus dans ce contexte. L’Ombudsman a vu ses capacités renforcées. Les autorités souhaitent par ailleurs créer un ombudsman pour les enfants en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

Cette année est une année électorale en Ouzbékistan, a par ailleurs rappelé M. Tillabaev. Dans ce contexte, a-t-il précisé, les autorités vont éliminer les limites à la participation au scrutin pour les personnes condamnées à des crimes mineurs. L’Ouzbékistan est par ailleurs candidat pour être membre du Conseil des droits de l’homme pour la période 2021-2023, a indiqué M. Tillabaev.

M. MARTIN NIVYABANDI, Ministre des droits de l'homme, des affaires sociales et du genre du Burundi, a déclaré que depuis l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, le débat n’a jamais été aussi fort qu’aujourd'hui, dans un monde changeant caractérisé par des crises de toute sorte. L’heure est venue pour tous les acteurs de changer d’approche pour promouvoir un monde respectueux et protecteur des droits de l'homme, a-t-il ajouté. « Un monde de la pensée unique n’est plus possible. Les peuples veulent dessiner eux-mêmes leur destin sans ingérence extérieure », a poursuivi le Ministre, ajoutant avoir l’impression qu’une partie de l’humanité veut dicter sa volonté que l’autre doit exécuter. Pour remédier à cette situation, il a estimé qu’il était temps de réformer les mécanismes du Conseil des droits de l'homme. Le principe de la majorité simple lors de votes doit être repensé, a proposé le Ministre burundais. Il faut par ailleurs privilégier les mécanismes nationaux de promotion et protection des droits de l'homme.

Les mécanismes nationaux du Burundi, comme par exemple la Commission indépendante des droits de l'homme, la Commission vérité et réconciliation, le Conseil national pour l’unité et la réconciliation, ou encore l’observatoire national pour la prévention et l’éradication du génocide, des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité, font un travail « spectaculaire », avec peu de moyens. Les violences sexuelles basées sur le genre ont chuté; les meurtres ont diminué; les procès ont été accélérés et des milliers de prisonniers ont été libérés, dont 3000 le seront bientôt, a fait valoir le Ministre.

M. Nivyabandi a également déclaré que les sanctions imposées par l’Union européenne contre son pays, en plus d’être contraires à l’Accord de Cotonou, signé entre l’Union européenne et les pays africains et du Pacifique, sont contre-productives et touchent le quotidien des populations. Pourquoi l’aide au développement devrait-elle être liée à des conditions qui n’ont rien à voir avec le développement, a-t-il demandé ? Il a assuré que le Burundi, qui a été déchiré par un demi-siècle de colonisation et qui a connu une dictature militaire de quarante ans et une guerre civile, reste pour sa part engagé à promouvoir et défendre les droits de l'homme et à privilégier le partenariat au lieu du paternalisme. En conclusion, le Ministre des droits de l'homme du Burundi a déclaré que son pays ne considèrera pas les conclusions du rapport de la Commission d’enquête sur le Burundi qui sera présenté au cours de cette session et qui ne vise – selon lui – qu’à ternir l’image de son pays.

M. JUAN PABLO CRISÓSTOMO, Directeur pour les droits de l'homme au Ministère des affaires étrangères du Chili, a rappelé que son pays s’est soumis à son troisième EPU en janvier dernier et a manifesté son attachement sans réserve aux droits de l'homme. Comme son histoire le lui rappelle, le Chili sait qu’aucune raison ni aucun contexte politique ne justifient les violations de droits de l'homme, a-t-il souligné. Le Chili a toujours accordé une attention particulière à la coopération avec le système des droits de l'homme, qui lui permet de bénéficier de diagnostics et d’outils supplémentaires pour garantir la pleine jouissance des droits de l'homme. Le Chili estime que l’universalité des droits exige de promouvoir des contextes vertueux, qui sont liés à la démocratie, à l’état de droit et au développement intégral et durable des personnes. Dans une authentique démocratie, les personnes peuvent s’exprimer librement, dénoncer les abus, contrôler leurs autorités et évaluer leur action en matière de droits de l'homme par le biais d’élections régulières, libres et transparentes, a souligné M. Crisóstomo.

Depuis son retour à la démocratie en 1990, le Chili est particulièrement attentif aux droits de l'homme en Amérique latine, a poursuivi le Directeur, avant de faire part de la préoccupation de son pays face aux situations au Venezuela et au Nicaragua. Il a condamné les violations des droits de l'homme commises par Nicolas Maduro contre son propre peuple et le refus d’accès que ce dernier a opposé ces derniers jours à l’aide humanitaire. Le Chili reste confiant dans la capacité du Venezuela de retrouver la démocratie grâce à Juan Guaidó et apporte tout son soutien à une sortie de crise pacifique et politique, a déclaré M. Crisostomo. Au sujet du Nicaragua, a-t-il ajouté, le Chili appelle la communauté internationale à promouvoir une action coordonnée pour préserver la démocratie, l’état de droit et les droits de l'homme.

M. SEVERO S. CATURA, Sous-Secrétaire du Secrétariat de la Commission présidentielle des droits de l’homme des Philippines, a affirmé que le multilatéralisme continue de rassembler les nations, comme en témoigne sa dernière réalisation, qui est le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières. L’esprit du multilatéralisme représenté par les Nations Unies, y compris le Conseil, doit être préservé en veillant à éviter toute politisation des droits de l’homme. La responsabilité de l’État de protéger signifie qu’il faut protéger les citoyens qui protègent la loi contre ceux qui la violent, a ajouté M. Catura.

Les Philippines ont lutté durant des siècles pour être une démocratie, a poursuivi M. Catura. La Constitution philippine protège la dignité de chaque être humain et l’archipel a toujours plaidé en faveur des droits de l’homme dans la région, notamment au sein de l’ANASE, a-t-il fait valoir. Les Philippines sont fières de leurs réalisations en matière de l’égalité des sexes et de mise en œuvre d’un statut pour les migrants. Cette année, l’ONU commémore le trentième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, a en outre rappelé M. Catura, avant d’attirer l’attention sur les lois adoptées par son pays pour protéger les enfants contre les violences et contre les catastrophes naturelles. Les enfants sont essentiels pour l’avenir des Philippines et c’est l’une des raisons pour laquelle le pays a décidé de lutter de manière forte contre la drogue, a-t-il par ailleurs déclaré. Protéger les enfants est une responsabilité des Philippines, a-t-il insisté. Aujourd’hui, a-t-il ajouté, les rues sont plus sûres et le taux de criminalité a baissé. Les Philippines regrettent que les critiques contre cette politique se fondent sur des allégations infondées propagées par certains cercles qui, faisant preuve de peu de sens des responsabilités, semblent plus inquiets pour les trafiquants que pour la population.

M. JOEL HERNÁNDEZ, Premier Vice-Président de la Commission interaméricaine des droits de l'homme, a rappelé que la Commission contribue, depuis soixante ans, à la promotion et à la protection des droits de l'homme dans les Amériques. M. Hernández a fait observer que certains pays du continent américain connaissent des situations combinant des systèmes démocratiques fragiles, des discours autoritaires et nationalistes ainsi que la répression contre certaines catégories de la population, comme les défenseurs des droits de l'homme et les peuples autochtones. Parmi ces pays, la Commission porte une attention particulière au Nicaragua et au Venezuela, a dit M. Hernández.

Au Nicaragua, la Commission est préoccupée par la violence et par les excès de la force publique exercés pour faire taire, depuis plus de dix mois maintenant, les opposants au gouvernement. La Commission déplore aussi la censure qui s’exerce contre les moyens de communication et la détention de journalistes et d’opposants. Face à cette situation, marquée également par l’impunité, le Groupe interdisciplinaire d’experts indépendants mis en place par la Commission a rendu un premier rapport, qui a été transmis au Gouvernement nicaraguayen. Le rapport recommande, entre autres, une réforme intégrale des institutions afin d’apporter des garanties de non-répétition, a expliqué M. Hernández.

Dans le cas du Venezuela, la crise actuelle est née d’une altération de l’ordre constitutionnel et est caractérisée par une grave crise économique, alimentaire et sanitaire. La Commission, qui est d’avis que seule la restauration de l’ordre constitutionnel peut résoudre cette crise, réaffirme sa disposition à collaborer à cette fin pour permettre le respect des droits de l'homme au Venezuela, a conclu M. Hernández.

M. ADOLFO JARQUÍN ORTEL, Vice-Commissaire aux droits de l'homme du Nicaragua, a mis en avant le changement de perspective, de philosophie et de travail dans la promotion et la défense des droits de l'homme qui est à l’œuvre dans son pays. La restitution des droits de l'homme est devenue une politique d’État, dans laquelle l’être humain est le centre et l’axe des programme et projets. Cette politique a débouché sur une sécurité citoyenne exemplaire, un dynamisme économique et la réduction de la pauvreté, a assuré M. Jarquín Ortel. Il a également vanté les bons résultats de son pays pour réduire la faim, la mortalité infantile et l’analphabétisme.

En revanche, il a dénoncé de terribles actes de violence commis au Nicaragua depuis l’année dernière, notamment des actes de terrorisme et des crimes de haine. Ces actes ont posé les bases pour perpétrer un coup d’État qui détruirait l’ordre démocratique et constitutionnel du Nicaragua, a précisé M. Jarquín Ortel. Il a assuré qu’il n’y a pas de prisonniers politiques au Nicaragua et que les personnes incarcérées à la suite des faits de violence sont poursuivies pour des actes de droit commun et seront soumises à un procès conforme et dans le respect des droits de l'homme. Il a précisé que la Constitution stipule que les citoyens ont droit à une information exacte, et s’est dit surpris que certains médias aient choisi une ligne de confrontation avec le Gouvernement.

Par ailleurs, M. Jarquín Ortel a dénoncé devant le Conseil une « faiblesse méthodologique » dans les enquêtes réalisées par les mécanismes de l’Organisation des États américains, entre autres organisations, au sujet de la crise au Nicaragua. Ces enquêtes omettent de manière intentionnelle les nombreuses preuves de l’usage d’armes de guerre durant les manifestations qui ont causé la mort de 198 personnes, a-t-il précisé. Il a salué les efforts du Gouvernement de réconciliation et d’unité nationale pour rétablir l’ordre public et a annoncé que la « table de dialogue national » avait repris ses travaux en ce 27 février 2019: tous les secteurs de la société y participent, l’église catholique étant médiatrice. Enfin, M. Jarquín Ortel a assuré que le Gouvernement travaille avec le système universel et régional des droits de l'homme, et qu’il est faux de prétendre que le Gouvernement a expulsé la mission de la Haute-Commissaire aux droits de l’homme.

DÉBAT GÉNÉRAL

L’Autriche a fait observer que, les droits n’étant pas acquis une fois pour toutes, il faut être vigilant et veiller à leur mise en œuvre durable. Aucun État n’a de bilan parfait en matière de droits de l’homme. L’objectif n’est pas la perfection mais le progrès. L’Autriche a beaucoup progressé en matière des droits de l’homme ces dernières années. L’État de droit est essentiel pour faire des droits de l’homme une réalité. L’Autriche s’intéresse en particulier au respect des droits de l’homme dans l’espace numérique. Elle est aussi attachée à promouvoir la coopération inter-régionale pour rétablir la confiance entre les membres du Conseil. L’Autriche continuera de promouvoir ses initiatives pour la défense des droits des minorités, entre autres domaines.

L’Inde a remercié les États qui ont condamné les attaques lâches perpétrées au Cachemire par un groupe terroriste basé au Pakistan. Bien que le terrorisme soit reconnu depuis longtemps comme une menace mondiale, certains tentent de saper les initiatives qui visent à adopter une tolérance zéro dans ce domaine, a regretté l’Inde. Elle a exhorté le Pakistan à prendre des mesures contre le groupe terroriste incriminé. En janvier 2005, le Pakistan avait pris l’engagement public de ne pas permettre à des groupes terroristes de se livrer à leurs activités sur son territoire, a rappelé l’Inde: elle a demandé au Pakistan d’honorer cet engagement.

Le Nigéria a remercié les délégations qui ont participé à l’Examen périodique de son pays, avant de les assurer de la détermination de son Gouvernement de mettre en œuvre toutes les recommandations émises. Au titre des progrès déjà réalisés, le Nigéria a cité la loi sur les personnes handicapées et la loi abaissant l’âge minimum d’éligibilité aux fonctions législatives et présidentielle, ayant pour objet d’accroître la participation des jeunes à la vie politique. Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, le Nigéria continue de sensibiliser ses forces de sécurité aux droits de l'homme, a ajouté le représentant, avant d’ajouter que son pays avait également progressé dans la lutte contre la corruption.

Le Sénégal a, lui aussi, réaffirmé son attachement aux droits de l'homme et aux libertés fondamentales. Alors qu’il préside le Conseil des droits de l'homme, le Sénégal souhaite que cet organe soit plus actif dans la prévention des conflits et qu’il instaure un dialogue et une coopération avec les États, a dit le représentant.

La Chine a demandé que les droits de l'homme ne servent pas de prétexte pour s’ingérer dans les affaires internes des États. Le représentant chinois a déploré qu’au cours du débat de haut niveau, des orateurs aient fait allusion à la région au Xinjiang. Selon le représentant, ces déclarations étaient basées sur des préjugés. La Chine lutte contre le terrorisme au Xinjiang tout en fournissant les services sociaux de base aux populations. Plusieurs journalistes et diplomates étrangers ont pu visiter cette région sur invitation du Gouvernement: ils y ont vu une autre réalité, différente de ce que renvoient les médias, a assuré le représentant chinois.

Israël s’est dit fier de représenter la seule démocratie au Moyen-Orient, une démocratie où les droits de l'homme sont promus. Le pays s’est en revanche plaint de discrimination et de préjugés dans l’enceinte du Conseil. Israël fait face à des défis dans une région où les organisations terroristes prolifèrent, sponsorisées par des États comme l’Iran, a poursuivi la délégation israélienne. Tant que le « point 7 » figurera à l’ordre du jour du Conseil, cet organe perdra sa crédibilité, a-t-elle ajouté.

Le Timor-Leste a salué le Conseil comme forum de dialogue constructif. Le pays a indiqué avoir récemment adopté une loi contre la traite de personnes et une loi sur l’immigration et l’asile. Bien qu’étant encore une jeune démocratie, le pays n’en a pas moins déjà mis en place de nombreux programmes de défense les droits de l'homme et encourageant la participation des femmes. Le Timor-Leste dispose d’un système de santé universel; il a fait baisser de moitié la mortalité infantile et a presque éradiqué le paludisme.

Oman a exprimé son soutien aux efforts du Conseil visant à protéger les droits de l’homme partout dans le monde, y compris le droit au développement. Oman présente ses rapports dus périodiquement et travaille à la mise en place des recommandations qui lui sont adressées, a ajouté la délégation omanaise, faisant observer que l’Examen périodique universel auquel sera soumis le pays l’an prochain permettra de voir les avancées qu’il a réalisées. Il ne suffit pas de brandir la Déclaration universelle des droits de l'homme pour contenir les guerres ou les conflits armés, a poursuivi la délégation, avant de plaider pour une reprise des négociations entre la Palestine et Israël. Oman a en outre demandé à la communauté internationale d’éviter toute politisation des débats.

Le Viet Nam a dit être fermement convaincu que le respect des droits de l’homme est indispensable pour éviter les conflits. Il n’y a que par un travail commun que les engagements au niveau mondial pourront avoir un impact concret, a insisté le pays. Il faut cependant prendre en compte les différents niveaux de développement des pays, a poursuivi la délégation vietnamienne. Le Viet Nam accorde beaucoup d’importance au mécanisme de l’EPU et entend continuer à respecter scrupuleusement ses obligations internationales en matière de droits de l’homme et à coopérer avec l’ensemble des mécanismes des droits de l’homme des Nations Unies. Le pays accorde la priorité à l’éducation aux droits de l’homme, a conclu la délégation.

Le Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) a présenté des exemples de contribution du PNUD aux droits de l’homme. Le Programme a ainsi indiqué avoir publié des lignes directrices sur la protection des droits des personnes handicapées. Le PNUD appuie par ailleurs les États Membres afin qu’ils puissent concrétiser les engagements internationaux auxquels ils ont souscrit dans le domaine des droits de l’homme. Le Programme apporte également son soutien aux États Membres dans le cadre de l’EPU. Le PNUD accorde en outre la plus haute importance au soutien aux institutions nationales des droits de l’homme.

La Côte d’Ivoire a déclaré que le Conseil et le Haut-Commissariat doivent adopter une démarche plus proactive concernant les conflits, à travers les mécanismes à leur disposition, tout en veillant à ce que les principes fondateurs, notamment l’universalité, l’objectivité, la non-politisation et la non-sélectivité, demeurent toujours le leitmotiv de l’examen des questions de droits de l’homme. La Côte d’Ivoire continue de s’investir dans la promotion et la protection des droits de l'homme sur son territoire et les résultats des efforts consentis à cette fin se traduisent en substance par l’amélioration de la jouissance de tous les droits des populations, notamment les droits économiques, sociaux et culturels. Une attention particulière est en outre portée à la réconciliation nationale à travers l’adoption, en août 2018, d’une ordonnance d’amnistie en faveur de 800 prisonniers de la crise post-électorale, parmi lesquels figurent Mme Simone Gbagbo et de nombreux proches de l’ex-président Gbagbo.

L’Organisation internationale de droit du développement (OIDD-IDLO) a déclaré que les gouvernements progressent vers l’Objectif n°16 du Programme de développement durable à l’horizon 2030, relatif à la paix, à la justice et aux institutions efficaces. Cela met en lumière la nécessité de l’assistance technique et du renforcement des capacités, a souligné l’Organisation. Mais nombre de personne n’ont pas encore accès au système de justice formelle, et se tournent vers les systèmes coutumiers, qui souvent sont sources d’inégalités, a poursuivi l’OIDD, ajoutant que le Conseil devrait renforcer son rôle afin que l’accès à la justice et aux droits de l'homme soit une réalité pour tous.

La Grèce a déclaré qu’alors que le système des droits de l'homme est de plus en plus ou pression, les États doivent renforcer la résilience de leurs valeurs. Or, a fait observer la Grèce, les journalistes sont des porteurs de cette résilience; c’est pourquoi le pays appuie toute initiative en faveur de cette catégorie de personnes. Ces dernières années, la Grèce a connu un afflux massif de migrants et face à cet afflux, la priorité du pays est le bien-être de ces personnes, a en outre souligné la délégation grecque, estimant néanmoins que le « fardeau » devait être partagé.

La République islamique d’Iran a déclaré que les Iraniens venaient de célébrer les quarante ans d’une révolution populaire contre une dictature répressive et une domination extérieure de nature coloniale. Le peuple iranien seul assure la défense de ses droits, a ajouté la délégation iranienne. L’Iran a ensuite plaidé pour l’avènement d’un nouveau paradigme où les droits de l'homme ne seraient pas instrumentalisés; on sortirait alors des « clichés stéréotypés » que l’on a connus jusqu’ici. Déplorant par ailleurs l’attitude de certains pays « hypocrites », la délégation iranienne a dénoncé le Royaume-Uni et les États-Unis qui inondent sa région d’armes et devront répondre de leurs actes s’agissant des Palestiniens et des Yéménites. L’Iran a également déploré « l’addiction » des États-Unis aux mesures coercitives unilatérales, estimant qu’il s’agit là d’un « comportement génocidaire » qui devrait susciter l’inquiétude.

La République arabe syrienne a appelé à une réforme pour remédier à la perte de crédibilité du Conseil en raison des pressions sans précédent qu’exercent certains pays et de la politisation. La Syrie a dénoncé l’utilisation du Conseil et de ses mécanismes pour cibler des gouvernements légitimes et s’ingérer dans les affaires d’États souverains en prenant le prétexte des droits de l'homme. La Syrie a demandé au Conseil de ne pas avoir recours à la sélectivité. Le pays a ensuite fait part de sa préoccupation face à la recrudescence de la violence et de l’extrémisme dans de nombreux pays. Quant aux pressions exercées par les États-Unis pour supprimer le point 7 de l’ordre du jour, elles encouragent Israël à poursuivre son occupation de la Palestine et du Golan syrien occupé, a ajouté la délégation syrienne.

L’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l'homme (GANHRI, selon l’acronyme anglais) a attiré l’attention sur les violations des droits des femmes et a rappelé que les institutions nationales de droits de l'homme avaient adopté l’an dernier la Déclaration de Marrakech sur l’élargissement de l’espace civique et la promotion et la protection des droits des défenseurs des droits de l'homme, avec un accent particulier sur les femmes. Le but est de renforcer la coopération et les partenariats, de protéger davantage les défenseurs des droits de l'homme et de mettre en place des mécanismes d’alerte précoce.

Centre for Policy Alternatives a déploré la tendance du populisme de droite à se fonder sur les échecs de la mondialisation et de la politique libérale. Le rôle des femmes est au cœur du développement et une société dans laquelle les individus ne s’humilient pas les uns les autres devrait constituer un idéal, a souligné l’ONG.

Plan International a souligné que les filles font face aux violences et à la discrimination dans tous les pays du monde et notamment au Kenya, où la société patriarcale régit les normes sociales. Les filles sont notamment victimes de mariages précoces et forcés et sont vulnérables à toutes les formes de violences, a précisé l’ONG. Les filles doivent être entendues et pouvoir comprendre leurs droits; il reste beaucoup à faire dans ce domaine, a-t-elle expliqué. L’ONG a exhorté le Conseil à faire en sorte que la voix des jeunes filles et des jeunes garçons soit entendue.

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mercredi 27 février 2019

RDC: Radio Okapi va fermer ses portes à Kisangani et Lubumbashi!

Une journaliste de la Radio Okapi

Quel avenir pour la radio Okapi ? Ce qui est sûre, elle ne sera plus la puissante qu'elle a été durant ses 17 ans d'existence, bénéficiant d'appui logistique de la MONUSCO. C'est déjà acté au niveau du Conseil de sécurité de l'ONU. Les Nations Unies se désengagent de la Radio Okapi. Le budget de la MONUSCO a été sensiblement réduit, conséquence ses effectifs sont réduits en République démocratique du Congo n'en peux rien. Considérée comme la radio de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), Radio Okapi a commencé ses émissions en février 2002. Dans le cadre d’un partenariat avec les Nations Unies, la Fondation Hirondelle a contribué à sa création, au développement de ses programmes et à la formation de ses équipes, de 2002 à 2014. Ce partenariat a pris fin en 2014 et Radio Okapi a poursuivi depuis ses émissions dans le cadre du mandat de la MONUSCO. Malgré ses 17 ans d'existence, Radio Okapi est contraint de fermer ses portes à Lubumbashi et Kisangani, la deuxième et troisième, grandes villes de la RDC.

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Rencontre Maduro-Trump, proposition du Venezuela au Conseil des droits de l'homme!

Le ministre des Affaires étrangères du Venezuela Jorge Arreaza devant les diplomates du Conseil des droits de l'homme à Genève

L'offensive de Donald Trump contre le Venezuela est passé par le Conseil des droits de l'homme à Genève. En effet, le Venezuela est venu à Genève proposer une réunion entre son président Nicolas Maduro et son homologue américain Donald Trump. De nombreux pays, notamment européens, disons à l'ONU, le Brésil et une soixantaine de diplomates ont quitté la salle du Conseil des droits de l'homme au moment du discours du ministre Jorge Arreaza. Diplomatiquement les ambassadeurs ont abandonné le discours du régime Maduro !

"Nous sommes ouverts au dialogue avec les Etats-Unis", a affirmé le chef de la diplomatie vénézuélienne. Mais il se demande ce que ce pays "fait encore à l'ONU" après avoir déjà quitté le Conseil des droits de l'homme.

Il a souhaité ne pas avoir à revenir l'année prochaine pour "parler des victimes" d'une guerre entre les deux pays. Le Venezuela est "prêt" à recevoir une assistance humanitaire, même des Etats-Unis, mais "pas par la force", a-t-il ajouté alors que les heurts liés au blocage de l'aide à plusieurs frontières ont fait des dizaines de victimes.

M. Arreaza a nouveau dénoncé une "agression" des Etats-Unis et estimé que les forces de sécurité vénézuéliennes font preuve d'une attitude "proportionnée". Il a accusé le président autoproclamé Juan Guaido, reconnu par plusieurs dizaines de pays, de vouloir une intervention militaire.

Le ministre du Venezuela, Jorge Arreaza a aussi relancé une invitation à la Haute commissaire aux droits de l'homme Michelle Bachelet à se rendre dans son pays. Mme Bachelet a jusqu'ici demandé des garanties au gouvernement pour pouvoir rencontrer tous les acteurs qu'elle souhaite.

Au moment où le responsable vénézuélien a entamé son intervention, environ la moitié de la salle s'est vidée. Outre les pays membres de l'UE, qui sont partis ou n'étaient pas représentés par leur ambassadeur, la Colombie ou l'Argentine faisaient partie de ceux qui ont manifesté leur protestation contre le régime de Nicolas Maduro.

Hier mardi, les Etats-Unis avaient annoncé leur intention de convoquer un vote au Conseil de sécurité de l'ONU pour contraindre le régime de Nicolas Maduro à laisser entrer l'assistance humanitaire au Venezuela. L'allié russe du président devrait y opposer son veto.

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Lucerne: Ouvrage "Article défini" de Paul-Daniel Kisuka Mbala !

Lucerne, c'est la ville touristique de la Suisse. Théologien et activiste des droits humains, Paul-Daniel Kisuka Mbala est un écrivain engagé sur la République démocratique du Congo qui se meurt avec une classe politique toxique et des partis politiques alimentaires. Pour se relever la RDC doit bâtir sa fondation sur la bonne gouvernance, une justice indépendante et le respect des droits humains. C'est le peuple qui donne la légitimité, pas l'extérieur ! La crise de légitimité avec Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe qui a été nommé par Hippolyte Kanambe Kazembere Mtwale Alias Kabila après un odieux deal UDPS-CACH-FCC ! La présentation de l'ouvrage "Article défini" de Paul-Daniel Kisuka Mbala aux compatriotes, une occasion pour favoriser le goût à la lecture et surtout de braquer des projecteurs sur le Congo. Cela s'est transformer en "Barza politique" où le putsch électoral a été passé en peigne fin. Pour les Congolais, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe demeure un imposteur, usurpateur, traître à la Nation congolaise. Il est illégitime car il n'a pas gagné l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Il a négocié avec le régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Kabila pour être nommé.

L'ouvrage "Article défini" de Paul-Daniel Kisuka Mbala

Denis Luneno, président de la communauté congolaise de Lucerne et Paul-Daniel Kisuka Mbala

Papa Alphonse Kangafu Vingi Gudubangana, Paul-Daniel Kisuka Mbala et Denis Luneno

Verre d'amitié après la présentation de l'ouvrage "Article défini"!

Chick Munduki Osonga, Freddy Mulongo

Merci Paul-Daniel Kisuka Mbala pour la dédicace

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Le Conseil des droits de l'homme débat de la peine de mort !

La salle du Conseil des droits de l'homme à Genève

Le Conseil des droits de l'homme a tenu, en début de matinée, sa réunion-débat biennale de haut-niveau sur la question de la peine de mort, axée cette année sur les violations des droits de l’homme liées à l’application de la peine de mort, en particulier en ce qui concerne les droits à la non-discrimination et à l’égalité. La Haute-Commissaire aux droits de l'homme, Mme Michelle Bachelet, et le Vice-ministre des affaires étrangères, européennes et de la défense de la Belgique, M. Didier Reynders, ont introduit ce débat, qui était animé par le Président du Comité des droits de l'homme, par M. Yuval Shany.

Ont participé à cette réunion en tant que panélistes le Ministre des affaires étrangères du Népal, M. Pradeep Kumar Gyawali; la Directrice de « Justice Institute Guyana », Mme Melinda Janki; et l’avocate et cofondatrice de l’Association mauritanienne des droits de l’homme, Mme Fatimata M’baye.

Dans ses remarques introductives, Mme Bachelet s’est félicitée de la tendance à l’abolition de la peine de mort de par le monde. Elle s’est aussi réjouie du soutien de 121 États à la résolution de l’Assemblée générale visant un moratoire universel sur la peine de mort. Quant au Haut-Commissariat aux droits de l'homme, il se rend souvent dans des prisons et constate que les condamnés à mort sont souvent des personnes vulnérables, que la pauvreté et les barrières linguistiques se traduisent souvent par un non-respect des obligations juridiques et que ces personnes vulnérables ne sont pas informées du droit à une procédure consulaire. Dans ces cas, la punition est irréversible et arbitraire, a souligné Mme Bachelet. Dans certains États, la discrimination s’étend au Code pénal lui-même, a-t-elle ajouté, signalant par exemple que des personnes sont condamnées parce qu’elles sont lesbiennes, gays, bisexuelles ou transexuelles (LGBT) ou pour leur opinion politique ou leur appartenance à une religion.

Au nom d’un groupe de pays porteurs de la résolution traditionnelle sur la peine de mort, M. Reynders a jugé « regrettable » que la peine de mort continue à être appliquée dans un nombre limité de pays, y compris pour des comportements tels que l’apostasie, le blasphème, l’adultère ou des relations sexuelles consensuelles entre personnes de même sexe, à savoir, des conduites qui ne répondent pas du tout au critère des « crimes les plus graves » tel que défini par le droit international. L’application de la peine de mort dans ces cas revêt un caractère particulièrement discriminatoire, a-t-il souligné. M. Reynders a déploré l’impact disproportionné de la peine de mort sur les personnes issues de milieux pauvres, soulignant que la pauvreté et la peine de mort sont inextricablement liées en raison du coût de l’assistance juridique. M. Reynders a indiqué que son pays accueillait cette semaine, à Bruxelles, le Septième Congrès mondial contre la peine de mort, organisé par l’ONG Ensemble contre la peine de mort.

Le Ministre des affaires étrangères du Népal a rappelé que son pays avait aboli la peine de mort en 1934 et a souligné que la Constitution népalaise de 1990 a interdit expressément l’adoption de toute loi concernant la peine capitale, car la vie humaine est très valorisée dans la culture népalaise.

Mme Janki a à son tour fait observer que les condamnés à mort sont souvent les pauvres, les défavorisés, les illettrés ou les déficients mentaux.

Mme M’baye a attiré l’attention sur la situation, qu’elle a jugée alarmante, en Mauritanie, où une personne, notamment, est accusée de blasphème pour ses écrits sur un blog sur Internet.

De nombreuses délégations* de pays et organisations de la société civile ont pris part à la discussion qui a suivi les exposés des panélistes. Certains ont insisté sur leur opposition catégorique à la peine de mort, soulignant notamment que cette peine est contraire au droit fondamental à la vie, alors que d’autres ont affirmé que cette question relève de la souveraineté des États et ont rappelé qu’il n’y avait pas de consensus international sur cette question.

Le Conseil poursuivait ses travaux à la mi-journée en poursuivant son débat de haut niveau entamé hier.

Réunion débat sur la question de la peine de mort

Dans sa résolution 36/17, le Conseil a décidé que la réunion-débat biennale de haut niveau de sa quarantième session porterait sur les violations des droits de l’homme liées à l’application de la peine de mort, en particulier en ce qui concerne les droits à la non-discrimination et à l’égalité.

Déclarations liminaires

Après avoir rappelé que l’ONU s’oppose à la peine de mort partout et en toutes circonstances, MME MICHELLE BACHELET, Haute-Commissaire aux droits de l'homme, s’est félicitée de la tendance à l’abolition de par le monde. Elle a d’ailleurs signalé qu’en fin d’année dernière, quelque 121 États ont voté pour la résolution de l’Assemblée générale en faveur d’un moratoire sur la peine de mort. Quant au Haut-Commissariat aux droits de l'homme, il se rend souvent dans des prisons et constate que les condamnés à mort sont souvent des personnes vulnérables, que la pauvreté et les barrières linguistiques se traduisent souvent par un non-respect des obligations juridiques et que ces personnes vulnérables ne sont pas informées du droit à une procédure consulaire. Dans ces cas, la punition est irréversible et arbitraire, a souligné Mme Bachelet.

Dans certains États, la discrimination s’étend au Code pénal lui-même, a poursuivi Mme Bachelet, signalant par exemple que des personnes sont condamnées parce qu’elles sont lesbiennes, gays, bisexuelles ou transexuelles (LGBT) ou pour leur opinion politique ou leur appartenance à une religion. Par ailleurs, a relevé la Haute-Commissaire, les débats à propos de la peine capitale négligent souvent les femmes alors que la discrimination de genre demeure un phénomène important. Les femmes sont en effet parfois jugées pour transgression morale telle que l’adultère, qui est puni de la peine de mort dans certains pays. Mme Bachelet a insisté sur le fait que beaucoup trop de dénis de justice sont fondés sur la discrimination et les stéréotypes. « Continuer à condamner à mort alors qu’il existe toujours un risque d’erreur, même infime, est inacceptable », a conclu la Haute-Commissaire, encourageant tous les États à abolir la peine de mort.

M. DIDIER REYNDERS, Vice-Premier Ministre et Ministre des affaires étrangères et européennes et de la défense, chargé de Béliris et des institutions culturelles fédérales de la Belgique, a dit prononcer cette intervention au nom d’un groupe de pays porteurs de la résolution traditionnelle sur la peine de mort: Benin, Costa Rica, France, Mexique, République de Moldova, Mongolie, Suisse et Belgique. Il a ensuite tenu à féliciter la Gambie pour la ratification du deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques et a salué l’annonce récente par la Malaisie de son abolition de la peine de mort, ce pays rejoignant ainsi les 170 États qui ont aboli cette peine ou instauré un moratoire sur son application, ou suspendu les exécutions depuis plus de dix ans.

M. Reynders a ensuite jugé « regrettable » que la peine de mort continue à être appliquée dans un nombre limité de pays, y compris pour des comportements tels que l’apostasie, le blasphème, l’adultère ou des relations sexuelles consensuelles entre personnes de même sexe, à savoir, des conduites qui ne répondent pas du tout au critère des « crimes les plus graves » tel que défini par le droit international. L’application de la peine de mort dans ces cas revêt un caractère particulièrement discriminatoire. Cela ne devrait plus exister au XXIème, a insisté le Ministre belge.

M. Reynders a déploré l’impact disproportionné de la peine de mort sur les personnes issues de milieux pauvres, soulignant que la pauvreté et la peine de mort sont inextricablement liées en raison du coût de l’assistance juridique; les nombreuses dépenses associées aÌ l’accès aÌ la justice sont un obstacle majeur pour les personnes provenant d’un environnement économique défavorable. Cette peine a également un impact disproportionné à l'encontre des membres de minorités raciales et ethniques, ainsi qu’à l’encontre d'autres groupes tels que les ressortissants étrangers, les minorités sexuelles et les femmes. Parfois, elle procède d’une application discriminatoire ou arbitraire de la loi.

Pour ces raisons, la peine de mort est d’abord et avant tout une violation grave des droits humains, en particulier du droit à la vie, a poursuivi M. Reynders. C’est un châtiment cruel et irréversible qui porte atteinte à la dignité humaine et qui a de graves répercussions sur la jouissance d’une large gamme de droits fondamentaux, non seulement de la personne condamnée mais aussi de ses proches. Il faut donc prioritairement en discuter à partir du point de vue des « droits humains », a ajouté le Ministre belge, insistant sur le fait que selon lui, l’abolition de la peine de mort n’est pas une question de « culture ». Les droits humains sont universels; c’est simplement une question de volonté politique, a-t-il souligné.

La peine capitale n’a aucun effet dissuasif sur la commission ou non d’un acte criminel, a ajouté M. Reynders. De nombreuses études scientifiques ont démontré que le maintien de la peine de mort n’a guère d’impact sur le taux de criminalité. Il faut tourner la page d’une justice qui tue, a insisté le Ministre.

Concluant son intervention, M. Reynders a indiqué que son pays accueillait cette semaine, à Bruxelles, le Septième Congrès mondial contre la peine de mort, organisé par l’ONG Ensemble contre la peine de mort. Ce Congrès est l’émanation d’un mouvement international impressionnant, a-t-il fait valoir. Il a précisé qu’au mois de septembre prochain, le groupe d’États au nom duquel il s’exprime aujourd’hui présenterait au Conseil une nouvelle résolution sur la question de la peine de mort.

En tant qu’animateur du débat, M. YUVAL SHANY, Président du Comité des droits de l'homme, a rappelé les dispositions de la résolution 36/17 du Conseil, qui demande la tenue de cette réunion débat, en soulignant que cette résolution demande notamment aux États qui n’ont pas encore aboli la peine capitale de ne pas l’appliquer sur une base discriminatoire, et de ne pas l’imposer pour les cas d’apostasie, de blasphème, d’adultère ou de relations sexuelles entre personnes de même sexe. Ce texte insiste par ailleurs, sur la nécessité d’un accès égal à la justice, en particulier pour les personnes en situation de pauvreté ou de vulnérabilité, a-t-il ajouté.

M. Shany a ensuite informé le Conseil de ce que les 18 experts du Comité des droits de l'homme avaient, en octobre 2018, adopté à l’unanimité le commentaire général n°36 sur le droit à la vie (article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques) – un texte qui se penche sur les tensions qui existent entre le droit à la vie, énoncé au premier paragraphe de l’article 6 du Pacte, et la règlementation concernant la peine de mort, visée aux paragraphes suivants de ce même article. Le commentaire général adopté par le Comité souligne notamment la nécessité, dans les cas où la peine de mort est applicable, qu’elle soit restreinte aux crimes les plus graves, a précisé M. Shany, avant de présenter les panélistes.

Exposés des panélistes

M. PRADEEP KUMAR GYAWALI, Ministre des affaires étrangères du Népal, a indiqué que le Népal considère la vie humaine comme sacrée, raison pour laquelle ce pays a choisi d’abolir la peine de mort. Il a rappelé que le premier moratoire sur la peine capitale avait été adopté en 1931 – prévoyant encore quelques exceptions, par exemple en cas de sédition –, avant que cette peine ne soit totalement abolie en 1934. Par la suite, la Constitution de 1990 a interdit expressément l’adoption de toute loi d’exception concernant la peine capitale, a ajouté le Ministre. La vie humaine est très valorisée dans la culture népalaise et les valeurs de pardon, de compassion et de repentance ont toujours montré la voie vers le respect de la dignité, a-t-il poursuivi, rappelant qu’il n’existe pas d’étude empirique montrant que la peine capitale réduirait le crime. Le mouvement abolitionniste est un voyage progressif, mais il aboutira: « le temps montrera qu’il est nécessaire de parvenir à une abolition universelle », a conclu le Ministre des affaires étrangères du Népal.

MME MELINDA JANKI, Directrice de « Justice Institute Guyana », a indiqué qu’elle allait parler de la Caraïbe anglophone (c’est-à-dire des anciennes colonies britanniques dans les Caraïbes), le reste des pays caraïbes, à l’exception de Cuba, ayant aboli la peine capitale. Elle a souligné que l’existence même de la peine de mort est une forme de discrimination, rappelant qu’au Guyana, les Britanniques et les Néerlandais avaient utilisé la peine de mort pour terroriser les esclaves africains, qui n’étaient pas considérés comme des êtres humains mais comme une propriété. Aujourd’hui, dans la Caraïbe, l’inégalité institutionnalisée est ancrée dans les sociétés; tout comme l’esclavage, la peine de mort dit que certaines personnes sont inférieures à d’autres, a insisté Mme Janki. Oui, un criminel doit être puni, banni de la société, réhabilité ou quoi que ce soit d’autre, la société devant être protégée; mais « l’État n’a pas le droit d’enlever la vie à l’un de ses propres citoyens; cela est barbare », a-t-elle souligné.

Mme Janki a précisé que le Guyana comptait 35 personnes dans les couloirs de la mort, la Jamaïque 8, Saint-Kitts-et-Nevis 7, la Barbade 4, Saint-Vincent-et-les-Grenadines 3 et Trinité-et-Tobago environ 36. Or, aucun système de justice pénale n’est parfait et même les Etats-Unis sont maintenant connus pour le nombre d’innocents qui ont été condamnés à mort par les tribunaux de ce pays. Quant à savoir qui est condamné à mort au Guyana et dans les Caraïbes, chacun connaît la réponse: ce sont les pauvres, les marginalisés, les illettrés et les déficients mentaux, a souligné Mme Janki, ajoutant que les pauvres peuvent finir par se retrouver avec des avocats inexpérimentés ou médiocres, sans compter que la culture du travail bénévole est faible au Guyana. Mme Janki a fait savoir que son Institut a envoyé un mémorandum sur la peine de mort au chef d’État et au Gouvernement du Guyana et a mobilisé la population autour d’une pétition contre la peine de mort.

MME FATIMATA M’BAYE, avocate et cofondatrice de l’Association mauritanienne des droits de l’homme, a déclaré être l’avocate d’un blogueur depuis 2013. La situation est alarmante en Mauritanie, malgré le moratoire sur la peine de mort dans le pays, a-t-elle affirmé; c’est la première fois qu’une personne est accusée de blasphème pour des écrits sur un blog sur Internet. Quand cette personne a été arrêtée, elle a retiré son article et a fait preuve de repentir mais a quand même été poursuivie, alors que la législation mauritanienne prévoit la possibilité de se repentir dans les trois jours, auquel cas les charges doivent être abandonnées; c’est ce qu’a fait le blogueur sans qu’il ait pu être libéré. Il a été condamné à mort dans un premier temps, puis à deux ans de prison en appel, a précisé Mme M’Baye. Il vit aujourd’hui dans une prison secrète, sans avocat et sans soins médicaux. Aujourd’hui, a ajouté Mme M’Baye, il y a trois femmes dans les couloirs de la mort qui attendent que leur peine soit commuée ou exécutée.

La peine de mort est une pratique dégradante pour la personne humaine, a insisté Mme M’Baye. Les Nations Unies et la société civile doivent jouer un rôle pour mettre la pression sur les pays qui la pratiquent encore. La communauté internationale peut quant à elle aider les pays comme la Mauritanie à mettre à jour leur législation en respectant les droits de l’homme.

Débat

L’Islande au nom d’un groupe de pays nordiques et baltes, a affirmé son opposition catégorique et de principe à la peine de mort, considérée comme une violation du droit à la vie. Le représentant a ensuite observé qu’au moment de l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, en 1948, seuls seize pays avait aboli cette peine: aujourd'hui, deux tiers des pays l’ont abolie. Pourtant, certains États prennent le chemin inverse de cette tendance abolitionniste, en imposant la peine de mort, y compris sur une base discriminatoire et pour des crimes comme l’usage de stupéfiants ou l’adultère. Cette tendance est regrettable, a dit le représentant, avant de demander aux panélistes comment, selon eux, faire en sorte que la peine de mort ne soit plus imposée de manière discriminatoire.

Le Monténégro, en tant que co-auteur de la traditionnelle résolution sur la question de la peine de mort, a lui aussi déploré cette tendance à l’imposition de la peine de mort sur une base discriminatoire et disproportionnée. Y recourir pour des crimes qui ne constituent pas des « crime graves » au point de vue du droit international est une violation des droits de l'homme, a dit le représentant, appelant les États qui ont récemment aboli cette peine à partager leur expérience avec d’autres. Le Luxembourg a regretté que certains États prônent le retour à une peine d’un autre âge, dont le caractère dissuasif n’a jamais été démontré. La justice ne peut être la vengeance, et un crime ne peut être sanctionné par un autre crime, a conclu le Luxembourg.

Le Mexique a présenté son expérience en matière d’assistance juridique pour aider ses ressortissants condamnés à la peine capitale à l’étranger. Aux États-Unis, un programme d’assistance juridique destiné aux Mexicains condamnés à mort, ou risquant de l’être, leur permet par exemple d’obtenir les services d’un bon avocat. L’Italie a salué la tendance mondiale à l’abolition de la peine de mort. Elle s’est réjouie du soutien apporté par 121 États à l’abolition de la peine de mort lors du vote d’une résolution sur la question à l’Assemblée générale. L’Italie a appelé tous les États qui ne l’ont pas encore fait à envisager de l’abolir ou du moins d’imposer un moratoire sur les exécutions.

Le Chili, au nom d’un groupe de pays d’Amérique latine, a réaffirmé qu’il est fondamental de protéger le droit à la vie et à l’intégrité de toutes les personnes. Le représentant a fait observer que la peine de mort frappait surtout les personnes en situation de pauvreté ou de vulnérabilité, sur la base de critères ouvertement discriminatoires. Le Brésil, au nom de la Communauté des pays de langue portugaise, a dit que ces neuf pays lusophones sont très attachés à l’abolition de la peine de mort, considérant qu’elle constitue une violation des droits de l'homme puisqu’il s’agit d’un châtiment cruel et dégradant, sans effet dissuasif.

L’Union européenne s’oppose de manière absolue à la peine de mort en toutes circonstances, considérant qu’elle constitue un déni de la dignité humaine et n’a pas d’effet dissuasif. Pour l’Union européenne, le risque d’exécuter des personnes innocentes est en outre un problème éthique. Seule l’abolition permettra de mettre un terme aux effets injustes et cruels de la peine capitale.

La Nouvelle-Zélande, au nom d’un groupe de pays, s’est également opposée à la peine de mort en toutes circonstances, estimant qu’il n’y a pas de droit souverain à ne pas respecter le droit à la vie. L’Australie s’est également opposée à la peine de mort en toutes circonstances et pour tout le monde, considérant qu’elle nie toute possibilité de réhabilitation de l’individu condamné et qu’il n’existe a pas de preuve de son efficacité par rapport à une peine de prison à vie. La représentante a déploré que certains pays appliquent la peine de mort pour des crimes tels que l’apostasie.

En revanche, Singapour, au nom d’un groupe de 34 pays, a rappelé que la peine de mort restait un moyen de dissuasion dans de nombreux pays, moyennant une procédure régulière et équitable. Le droit des États à exercer leur souveraineté est inaliénable, y compris en ce qui concerne la peine de mort, et chaque État doit conserver ses prérogatives. Le Pakistan a dit avoir imposé un moratoire pendant plusieurs années, puis l’avoir levé à la suite d’attentats terroristes contre des écoles. La peine de mort est prévue pour les terroristes une fois qu’une procédure régulière a été suivie, a dit le représentant. Le Pakistan a lui aussi insisté sur le fait que chaque État a le droit inaliénable de choisir son système pénal et judiciaire et d’imposer la peine de mort.

Les pays n’ayant pas aboli la peine de mort ont tous affirmé que la question relevait d’un droit souverain des États.

L’Iraq, qui a rappelé le droit inaliénable des États à choisir leur système judiciaire, a estimé nécessaire que la peine de mort s’applique aux crimes les plus graves commis sur son territoire. Le pays a rappelé que cette peine ne pouvait être appliquée tant que tous les recours prévus par la loi n’ont pas été épuisés. La République islamique d’Iran a souligné à son tour que les États étaient responsables de la mise en place d’un système juridique équitable. Tout en respectant la décision des États ayant aboli la peine de mort, l’Iran estime qu’il ne peut y avoir de règle absolue dans ce domaine. Le Bangladesh a souligné que l’application de la peine de mort dans le pays était réservée aux crimes particulièrement graves et ne pouvait être appliquée qu’une fois la sentence confirmée par la Cour suprême.

L’Inde estime quant à elle que toute approche simpliste de la peine capitale est biaisée. Le droit indien assure toutes les garanties de procédure et la peine de mort n’est appliquée que dans les cas les plus graves. La question de l’abolition de cette peine relève du droit souverain des États, a elle aussi estimé l’Inde. L’Arabie saoudite a elle aussi assuré que la peine de mort n’était appliquée dans le Royaume que dans les cas les plus graves et à la suite d’un procès équitable. Toutes les procédures en vigueur en la matière sont conformes au droit international, a-t-elle assuré, affirmant elle aussi que l’imposition de cette sanction relève en outre de son droit souverain.

La Malaisie a souligné que la décision d’abolir la peine de mort et d’établir un moratoire sur toutes les peines en suspens constituait un développement important dans le contexte de la promotion et de la protection des droits de l'homme dans ce pays. Elle a ajouté que son Gouvernement était engagé dans des délibérations actives avec diverses parties prenantes sur cette question.

Au nombre des pays abolitionnistes, les Fidji ont rappelé que la peine capitale avait été abolie en 2015 dans l’archipel. Les Fidji appuient l’appel du Comité des droits de l’homme en vue de l’élimination totale de la peine de mort, en tant que peine contraire au droit à la vie. L’Équateur estime lui aussi que la peine de mort est contraire à plusieurs droits fondamentaux, dont le droit à la dignité humaine. L’Équateur est un pays pionnier qui a aboli cette peine depuis 1906; il invite les États qui la pratiquent toujours à décréter un moratoire sur la peine capitale. La Slovénie a affirmé s’opposer fermement à la peine de mort en toutes circonstances. Elle s’est dite très inquiète face aux informations relatives à l’utilisation discriminatoire de cette sanction, comme cela est rapporté dans le rapport A/HRC/36/26 du Secrétaire général. Lorsque l’abolition immédiate n’est pas envisageable, la Slovaquie est favorable à un moratoire. La France, qui a rappelé être opposée à la peine de mort en toutes circonstances, estime qu’une double injustice est commise lorsque cette peine est infligée de manière plus fréquente aux femmes, aux pauvres et aux minorités.

Rappelant les conséquences graves et irrévocables de l’application de la peine de mort, l’Argentine a énuméré les initiatives internationales auxquelles elle participe pour parvenir à son abolition. Aucun système judiciaire n’est prémuni contre toute erreur, ce qui suffit en soi à justifier l’abolition, a souligné l’Argentine. La Grèce a elle aussi rappelé son opposition absolue à la peine de mort, qui constitue une sanction cruelle, sans parler de la possibilité d’erreur judiciaire. La Grèce appelle tous les États pratiquant toujours cette peine à y renoncer.

Par ailleurs, la Commission des droits de l’homme des Philippines a rappelé que l’opinion publique était immanquablement invoquée lorsqu’il est question de réintroduire la peine capitale. Face à ce fait, la Commission a intensifié sa campagne de sensibilisation du public au travers de débats, d’études et en mobilisant la jeunesse. Un sondage sur cette question montre que sept Philippins sur dix seraient favorables à ce que des peines alternatives (à la peine capitale) soient adoptées.

Plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) ont également pris part au débat. Le Comité consultatif mondial de la Société des amis - Quakers a déclaré que les enfants dont les parents sont condamnés à mort sont discriminés. Il faut prévoir des alternatives à la peine de mort et mettre en œuvre l’intérêt supérieur de l’enfant; il ne faut donc pas pratiquer la peine de mort contre les parents, a insisté l’ONG.

Center for Global Nonkilling a rappelé qu’il ne fallait laisser personne de côté et a insisté sur la nécessité de prévoir la réhabilitation, même dans les pires cas. Il n’y a pas de place pour la peine de mort dans les Objectifs de développement durable, a ajouté l’ONG.

International Lesbian and Gay Association a relevé qu’aujourd’hui, il était possible d’être condamné à mort pour le simple fait d’aimer une personne de même sexe. Le droit à la vie est une pierre angulaire du droit international, a poursuivi l’ONG, rappelant que six États dans le monde prévoient la peine de mort pour relations sexuelles avec une personne de même sexe. L’ONG a rappelé que la peine de mort ne peut être appliquée que pour les crimes les plus graves et a ajouté que les États doivent abolir cette peine pour garantir qu’elle ne soit pas appliquée de manière discriminatoire.

Ensemble contre la peine de mort a déclaré que la peine de mort est discriminatoire dans sa définition, dans son application et par son impact. Pour toutes ces raisons, l’ONG appelle tous les États à l’abolir ou à adopter des moratoires sur les exécutions capitales. La Fédération internationale de l'ACAT (Action des chrétiens pour l'abolition de la torture) a également estimé que la peine de mort était discriminatoire, constatant que les plus pauvres sont surreprésentés dans les cas de condamnations à mort. Cela est en particulier dû au manque de ressources économique ou de connaissances juridiques nécessaires pour assurer une défense efficace (en justice), a expliqué l’ONG.

Remarques de conclusion

M. SHANY s’est félicité du consensus qui semble poindre du débat concernant le fait que la peine capitale ne peut être appliquée que pour les crimes les plus graves. Il a demandé aux panélistes d’identifier quelques pratiques optimales pour appliquer cette peine de manière non discriminatoire.

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Le Conseil des droits de l'homme poursuit son débat haut niveau !

Le Conseil des droits de l'homme à Genève

Il a entendu les déclarations de dix-huit hauts dignitaires. Le Conseil des droits de l'homme a poursuivi, en milieu de journée, son débat de haut niveau, entamé ce matin, en entendant les déclarations de dix-huit hauts dignitaires.

La plupart des intervenants ont fait part de leur volonté de promouvoir et de protéger les droits de l’homme aux niveaux national et international et ont renouvelé la confiance qu’ils placent dans le Conseil, ses mécanismes et procédures à cette fin. M. Anders Samuelsen, Ministre des affaires étrangères du Danemark, a fait part de la volonté de son pays de travailler à la réforme du Conseil. M. Tomáš Petříček, Ministre des affaires étrangères de la République tchèque, a quant à lui indiqué que son pays s’efforcerait de rendre le Conseil plus efficace et moins bureaucratique, notamment pour renforcer son rôle préventif.

Plusieurs hauts dignitaires ont fait part de leurs préoccupations s’agissant de la situation au Venezuela, qu’ont notamment évoquée les chefs de la diplomatie du Danemark, de la République tchèque, de la Géorgie et de l’Islande, leur homologue uruguayen insistant pour une issue négociée et plaidant pour des voies pacifiques dans ce contexte.

Plusieurs autres situations dans le monde, notamment celles au Myanmar, au Yémen et en Syrie, ont aussi été évoquées par les hauts dignitaires. M. Sergey Vershinin, Vice-Ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie a déploré les pressions politiques ou ingérences dans des processus intergouvernementaux, jugeant qu’il n’est pas étonnant que la confiance dans le Conseil soit ébranlée.

Lord Ahmad of Wimbledon, Ministre d'État du Royaume-Uni chargé des affaires étrangères et du Commonwealth, a notamment indiqué que parmi les questions prioritaires que le Royaume-Uni souhaite défendre au sein de Conseil, figurent celles portant sur la liberté des médias, la liberté de religion et de conviction ou encore la prévention de la violence sexuelle dans les situations de conflit.

Outre les hauts dignitaires déjà mentionnés, sont également intervenus durant cette séance les Ministres des affaires étrangères de l’Andorre, de la République de Corée, des Maldives, du Monténégro et de la Hongrie, ainsi que le Vice-Ministre des affaires étrangères du Kazakhstan et le Secrétaire pour les relations avec les États du Saint-Siège. Ont aussi fait des déclarations le Troisième Vice-Premier Ministre en charge des droits de l'homme de la Guinée équatoriale; le Ministre d’État chargé des droits de l’homme du Maroc; le Secrétaire des droits de l'homme et du pluralisme culturel de l’Argentine; et le Ministre adjoint pour les relations internationales et la coopération de l’Afrique du Sud.

Le Conseil poursuivait ses travaux cet après-midi en tentant son débat annuel de haut niveau sur l’intégration des questions relatives aux droits de l’homme.

SUITE DU DÉBAT DE HAUT NIVEAU

M. ANDERS SAMUELSEN, Ministre des affaires étrangères du Danemark, a déclaré que son pays est honoré d’occuper pour la première fois un siège de membre au Conseil des droits de l'homme; c’est un signe de son engagement envers les droits de l'homme, mais aussi une volonté affirmée de travailler en direction de la coopération multilatérale et pour la réforme du Conseil. Le travail du Conseil doit créer une différence sur le terrain et le Conseil doit aussi faire preuve de sa capacité à répondre aux situations d’urgence et d’agir concrètement, comme il l’a fait pour la Syrie ou encore le Myanmar, a dit le Ministre. Pour mieux s’acquitter de ce travail et répondre efficacement aux défis qui se posent à lui, le Conseil doit être réformé, a-t-il affirmé. M. Samuelsen a déploré que trop souvent, des États soient élus membres du Conseil en dépit de leur bilan discutable en matière de droits de l'homme. Être membre de ce Conseil ne devrait pas être une façon de se protéger des critiques, a-t-il insisté.

Le Ministre danois des affaires étrangères a ensuite fait part de ses préoccupations concernant la situation dans quelques pays, parmi lesquels le Venezuela, où le Danemark a reconnu Juan Guaidó comme président légitime par intérim. Le Danemark appelle à la tenue d’élections libres et démocratiques au Venezuela, ainsi qu’à l’ouverture d’enquête sur les actes du « régime répressif de Maduro ». Concernant la Syrie, le Danemark estime que le « régime syrien » assume la grande responsabilité des violations massives des droits de l'homme dans le pays. Le Danemark s’inquiète en outre des persécutions visant les défenseurs des droits de l'homme en République islamique d’Iran, tout comme de l’usage excessif de la peine de mort en Arabie saoudite.

La situation humanitaire au Yémen, qui est la pire du monde, préoccupe le Danemark, a poursuivi le Ministre, appelant toutes les parties yéménites signataires de l’Accord de Stockholm à le respecter et à le mettre en œuvre. M. Samuelsen s’est également dit préoccupé par la situation en Fédération de Russie, notamment par la condamnation à six ans de prison d’un ressortissant danois témoin de Jehova; il s’est également dit préoccupé par les actes de la Fédération de Russie en Ukraine.

M. ALFONSO NSUE MOKUY, Troisième Vice-Premier Ministre en charge des droits de l'homme de la Guinée équatoriale, a confirmé la ferme volonté de son Gouvernement de promouvoir, garantir, protéger et consolider les droits de l'homme dans son pays et dans le monde entier. S’agissant des droits politiques, a-t-il indiqué, le Gouvernement équato-guinéen a convoqué en juin 2018 un dialogue national inclusif avec les partis politiques de l’intérieur et ceux de la diaspora, ainsi que les représentants de la société civile afin d’enrichir le pluralisme politique national et de dégager des consensus. Évoquant les droits économiques, il a évoqué la convocation cette année de la Troisième Conférence économique nationale, dont l’objectif est d’établir les bases de réorientation du Plan national de développement économique et social à l’horizon 2020 et d’intégrer les Objectifs de développement durable et l’Agenda Afrique 2063 dans les politiques de développement national afin de mobiliser les ressources et les soutiens nécessaires.

Le Troisième Vice-Premier Ministre en charge des droits de l'homme a également indiqué que son Gouvernement a mis au point un Plan national de lutte contre la traite de personnes en Guinée équatoriale et lancé un projet de soutien au programme national de promotion et de respect des droits de l'homme. Par ailleurs, une haute délégation du Gouvernement a tenu au Parlement européen plusieurs séances de travail, les 13 et 14 février dernier, au sujet de la situation des droits de l'homme en Guinée équatoriale. Pour M. Nsue Mokuy, malgré ses progrès en matière de droits de l'homme, le pays a toujours besoin du soutien des programmes de coopération et de l’assistance technique afin de renforcer les connaissances de la société civile et des fonctionnaires sur cette question.

M. PAUL RICHARD GALLAGHER, Archevêque et Secrétaire des relations avec les États au Saint-Siège, a indiqué que le Saint-Siège s’efforçait de promouvoir l’indivisibilité et l’universalité des droits de l'homme et a rappelé que le Pape François avait récemment réitéré l’importance capitale d’un discours constructif et serein entre les États. Nous vivons dans un monde toujours plus complexe et interconnecté et les pays ont plus besoin que jamais de se rassembler, a-t-il insisté.

Il y a trente ans, la Convention relative aux droits de l’enfant était ratifiée par 196 États, a ensuite rappelé l’Archevêque, avant d’ajouter que le Saint-Siège est engagé non seulement à assurer la sécurité et la protection de l’intégrité des enfants et des adultes vulnérables, mais aussi à forger un environnement de confiance pour eux dans ses propres institutions, afin de poursuivre son activité en traitant de l’atroce fléau de la violence contre les enfants.

Malheureusement, a poursuivi l’Archevêque, il semble y avoir, dans certaines instances internationales, une fragmentation systématique et progressive de la nature de la personne humaine, ouvrant la voie à la proclamation de prétendus « nouveaux droits » sans obligations concomitantes; l’échec à reconnaître notre nature commune – une nature commune qui est le socle sur lequel tous les droits sont fondés – se traduit en dernier lieu par une violation des droits de l’homme fondamentaux et par l’inquiétant déclin de l’humanité. M. Gallagher a mis l’accent sur l’importance de respecter la liberté de religion en tant que droit fondamental de l’homme.

M. TOMÁŠ PETŘÍČEK, Ministre des affaires étrangères de la République tchèque, s’est félicité que son pays ait commencé cette année son mandat en tant que membre du Conseil et a indiqué qu’il s’efforcerait dans ce cadre de rendre le Conseil plus efficace et moins bureaucratique, notamment pour renforcer son rôle préventif. En effet, a-t-il insisté, mieux vaut prévenir par le biais du Conseil des droits de l'homme que guérir par celui du Conseil de sécurité. Il a en outre jugé plus important que jamais de protéger l’espace de la société civile, s’inquiétant de la multiplication des menaces et restrictions dont elle fait l’objet dans plusieurs pays. Il a rappelé que la République tchèque accorde la plus haute importance au droit de participer aux affaires publiques et avait présenté une résolution en ce sens au Conseil.

Le Ministre tchèque s’est ensuite dit très préoccupé par le sort de millions de Vénézuéliens privés du droit de choisir leurs représentants par des élections libres et a indiqué que la République tchèque a reconnu Juan Guaidó comme président par intérim du Venezuela, dans l’attente de l’organisation de nouvelles élections justes et libres. Il a également appelé la communauté internationale à s’unir pour mettre un terme à la crise humanitaire dans ce pays.

M. Petříček a par ailleurs parlé du Cambodge en soulignant que la bonne gouvernance exige des institutions fortes, efficaces, responsables et inclusives fondées sur les principes des droits de l'homme. La République tchèque attache la plus haute importance à l’observation et à l’assistance électorale et participe régulièrement à des missions organisées par l’Union européenne ou l’OSCE, a-t-il en outre rappelé, avant d’ajouter que les observateurs tchèques surveilleront l’élection présidentielle en Ukraine. Le Ministre tchèque a déploré l’occupation de la Crimée par la Fédération de Russie et les menées séparatistes dans l’Est de l’Ukraine, rappelant qu’il défendait le respect de l’intégrité territoriale de l’Ukraine.

M. DAVID ZALKALIANI, Ministre des affaires étrangères de la Géorgie, a déclaré que les conflits, les migrations, le changement climatique et les menaces au niveau de la santé mondiale sont actuellement autant de causes de désespoir pour la communauté internationale. Les droits de l’homme continuent d’être violés partout dans le monde, a-t-il poursuivi. La reddition de comptes doit être assurée pour les atrocités de masses, afin d’empêcher les crimes à venir, a-t-il souligné.

La Géorgie encourage le Venezuela dans sa transition démocratique en soutenant Juan Guaidó, a d’autre part indiqué M. Zalkaliani. La Fédération de Russie doit permettre un accès sans entrave aux mécanismes d’observations des Nations Unies et respecter l’intégrité territoriale de l’Ukraine, a-t-il en outre déclaré. Affirmant que son pays accorde la plus haute importance aux travaux du Conseil, il a plaidé pour un renforcement de l’efficacité de cet organe. La Géorgie attache une attention particulière à la mise en œuvre des dispositions des traités et des recommandations issues des organes des Nations Unies et a mis en place à cette fin un mécanisme national de vérification de cette mise en œuvre, a-t-il ajouté. La voix de la société civile doit être entendue et renforcée au sein du Conseil, a en outre plaidé le Ministre, indiquant que son pays regrette que les défenseurs des droits de l’homme continuent d’être menacés partout dans le monde. Alors que l’an dernier, le Conseil a réitéré sa préoccupation concernant la situation des régions de Géorgie occupées par la Fédération de Russie, les détentions illégales et les enlèvements se poursuivent le long de la ligne de démarcation et ont des implications négatives pour les populations des régions occupées, a poursuivi le Ministre géorgien. Des centaines de milliers de personnes déplacées se trouvent privées d’un retour dans leur foyer, a-t-il insisté. La Géorgie prévoit de présenter une autre résolution sur cette question durant cette session, a-t-il indiqué, avant d’appeler la Fédération de Russie à respecter ses obligations au titre de l’accord de cessez-le-feu du 12 août 2008.

MME MARIA UBACH, Ministre des affaires étrangères de la Principauté d’Andorre, a insisté sur l’importance que revêtent l’Examen périodique universel (EPU) et les procédures spéciales du Conseil. Le multilatéralisme, est la seule voie pour atteindre les Objectifs de développement durable associés au Programme de développement durable à l’horizon 2030, a-t-elle souligné. Ce Programme représente une feuille de route universelle qui permettra d’orienter l’avenir de la planète vers des sociétés engagées pour la paix durable, résilientes et inclusives. Surmonter les défis actuels ne sera possible que si toutes les parties prenantes décident de travailler de manière coordonnée et intégrée, a insisté la Ministre.

La crise en Syrie continue de ravager le pays avec des conséquences catastrophiques sur le plan humanitaire, alors que l’on compte déjà plus de 500 000 morts et des millions de personnes déplacées, a poursuivi la Ministre des affaires étrangères. Pour sa part, l’Andorre continue de contribuer financièrement au Mécanisme d’enquête international, impartial et indépendant sur les crimes les plus graves commis en Syrie. La Cour pénale internationale reste le meilleur outil pour juger les responsables des crimes les plus graves, a ajouté la Ministre. Relevant que les organismes internationaux sont l’objet de critiques régulières, elle a indiqué que c’est la raison pour laquelle l’Andorre entend apporter son soutien à toutes les mesures qui visent à améliorer l’efficacité des organisations multilatérales et à renforcer la protection des droits de l’homme dans le monde.

M. MUSTAPHA RAMID, Ministre d’État chargé des droits de l’homme du Maroc, a salué le rôle grandissant du Conseil et a souligné que l’ampleur des défis dans le domaine des droits de l’homme exige de chacun de redoubler d’efforts pour que cet organe puisse atteindre les objectifs qui lui ont été fixés. Le Maroc va continuer à mettre en œuvre les recommandations des mécanismes des Nations Unies et notamment de l’Examen périodique universel, a-t-il indiqué. Le Ministre a mis l’accent sur certaines mesures prises par le Maroc pour promouvoir les droits de l’homme dans le pays, citant notamment la loi sur le Conseil national des droits de l’homme, dont les compétences ont été élargies. Le Maroc a aussi adopté une loi contre les violences faites aux femmes et une loi sur les employé(e)s de maison, notamment. En outre, le Code pénal a été amendé afin que l’État puisse couvrir les frais d’alimentation des détenus.

S’agissant de la question du Sahara marocain, le Ministre a expliqué qu’il fallait parvenir à une solution permanente se fondant sur le consensus politique. Le Maroc, l’Algérie et la Mauritanie ont accepté de participer à une table ronde sur cette question tenue à Genève en décembre 2018, a-t-il indiqué. Le Maroc estime que cette table ronde est un pas important dans la relance d’un processus sur des bases saines, a-t-il précisé, rappelant que toutes les parties ont accepté la tenue d’une deuxième table ronde au mois de mars prochain. Le Maroc tient à ce processus onusien et salue les efforts du Secrétaire général pour trouver une solution à la situation au Sahara marocain, a déclaré le Ministre. L’Algérie est la seule responsable des souffrances vécues par la population dans le camp de Tindouf, a-t-il ajouté.

D’autre part, le Maroc a octroyé le statut de réfugiés à des demandeurs d’asile, a fait valoir le Ministre, avant de rappeler que le pays avait accueilli les travaux sur le Pacte mondial sur les migrations à Marrakech. Le Maroc, au niveau national, a pris une série d’initiatives pour permettre la protection de la migration, a-t-il ajouté. Évoquant la question de la Palestine, qui reste une préoccupation du Maroc, il a affirmé qu’une paix juste et durable sur base de deux États demeure la seule solution au conflit. La question de Jérusalem-Est est une priorité pour le Maroc, a-t-il également fait savoir: les mesures unilatérales s’agissant de Jérusalem-Est sont inacceptables et contre-productives, a-t-il souligné.

M. RODOLFO NIN NOVOA, Ministre des relations extérieures de l’Uruguay, a rappelé que son pays entamait son troisième mandat au sein de ce Conseil. Au cours de ce nouveau mandat, l’Uruguay s’engage à collaborer sans restriction avec les organes du système universel de protection des droits de l’homme, a-t-il indiqué. Pour l’Uruguay, le principe de la coopération des États avec le Conseil, ses mécanismes et procédures spéciales est fondamental et absolument impératif pour garantir l’efficacité et la cohérence de cet organe. L’Uruguay conçoit les organes internationaux comme des domaines de coopération entre les États, a insisté le Ministre des relations extérieures.

Tous les droits de l’homme, aussi bien civils et politiques qu’économiques, sociaux et culturels, doivent être respectés sur un pied d’égalité et protégés de la même façon, a poursuivi le Ministre. Il a plaidé en faveur des principes défendus par la Charte de l’ONU et a assuré que l’Uruguay avait toujours fait preuve de cohérence en respectant ces principes. En témoigne l’exemple le plus récent de l’attitude adoptée par l’Uruguay face à la grave crise qui sévit au Venezuela, a souligné le Ministre, plaidant pour une issue négociée dans ce contexte. L’Uruguay plaide en faveur de la facilitation et du dialogue plutôt que de la confrontation, a-t-il insisté. L’Uruguay optera pour des voies pacifiques et sera un allié de tous ceux qui cherchent la paix et non la guerre, a-t-il conclu.

MME KYUNG-WHA KANG, Ministre des affaires étrangères de la République de Corée, a déploré que 70 ans après l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l'homme, on voie encore trop de discriminations, d’inégalités, de marginalisation et d’injustices dans de nombreux endroits du monde. Des violations systématiques de droits de l'homme continuent d’être commises, y compris dans des situations de conflits et ce, en toute impunité. Mais nous ne devons pas perdre espoir, a-t-elle ajouté, précisant que son Gouvernement était disposé à aller de l’avant, dans le contexte du 25e anniversaire de la Déclaration de Beijing et de sa plateforme d’action et du 20e anniversaire, l’an prochain, de la résolution 1325 (2000) du Conseil de sécurité sur les femmes, la paix et la sécurité.

Les nouvelles technologies sont un des défis du XXIème siècle; elles changent les vies et les sociétés, avec des implications pour les droits de l'homme, a poursuivi Mme Kang, appelant à un dialogue constructif et inclusif afin d’en comprendre toutes les implications. La République de Corée avait organisé avec le Haut-Commissariat un événement parallèle sur ce thème lors de la précédente session du Conseil et entend poursuivre son action dans ce domaine, a-t-elle indiqué.

Mme Kang s’est ensuite réjouie que le Comité sur l’élimination de la discrimination raciale ait de nouveau souligné que l’approche centrée sur les victimes était centrale s’agissant de la question des femmes de réconfort. Elle a évoqué l’initiative lancée par son pays qui vise à soutenir les femmes et filles vivant dans les pays en conflit ou en situation d’après-conflit et a précisé que cette initiative a notamment assisté les femmes musulmanes rohingya, à travers le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP).

La ministre des affaires étrangères coréenne a également évoqué « les changements remarquables » survenus dans la péninsule coréenne, notamment avec le dialogue intercoréen, les Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang et le premier sommet entre les États-Unis et la République populaire démocratique de Corée. Le second sommet (entre ces deux derniers pays) devrait se tenir à Hanoï, capitale du Viet Nam, et aura pour objectif de faire des pas supplémentaires. Les droits de l'homme ne pourront être défendus en l’absence de la paix et la paix est fragile là où les droits de l'homme sont ignorés, a fait observer Mme Kang, ajoutant que son Gouvernement travaille à faciliter cette importante rencontre.

M. GUDLAUGUR THÓR THÓRDARSON, Ministre des Affaires étrangères de l’Islande, s’est félicité de l’élection de son pays au Conseil des droits de l'homme – organe qui a certes des défauts mais qui reste la principale instance permettant de débattre des droits de l'homme et de les défendre au niveau international. Le Conseil a rencontré de nombreux succès: il a par exemple adopté en septembre dernier des résolutions sur les situations des droits de l'homme au Venezuela, au Myanmar et au Yémen. De façon générale, le Conseil s’est révélé une précieuse instance de plaidoyer pour ceux dont la voix n’est pas entendue ou dont les droits sont violés, a continué le Ministre; mais il pourrait faire davantage et l’Islande s’efforcera de concourir aux efforts en ce sens.

Le Ministre islandais a déploré que de nombreux États Membres soient réticents à respecter les normes des droits de l'homme. Il a cité les Philippines, où les exécutions extrajudiciaires ont fait plus de 27 000 morts, et s’est alarmé du fait que la réélection du pays au Conseil puisse servir à justifier ces meurtres comme une composante « légitime » de la guerre contre la drogue. Il a demandé d’envisager une rotation parmi les États Membres, petits ou grands, afin que chacun ait une chance de participer (en tant que membre du Conseil).

Le Ministre s’est ensuite inquiété de l’intolérance grandissante contre les migrants et les minorités en Europe, ainsi que de la montée de l’islamophobie et de l’antisémitisme. Préoccupé par la répression contre les défenseurs des droits de l'homme, les journalistes, les avocats et les juges, il a condamné le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi au consulat d’Arabie saoudite à Istanbul. Il a estimé qu’il fallait continuer à défendre la résolution politique des différends et, dans le cas du Venezuela, a plaidé pour un retour pacifique à la démocratie. Enfin, il s’est alarmé des allégations de violence contre les lesbiennes, gays, bisexuels et transgenre, notamment en Tchétchénie et en Tanzanie. Enfin, le Ministre a annoncé l’intention de l’Islande de devenir un contributeur régulier du Haut-Commissariat aux droits de l'homme.

M. ABDULLA SHAHID, Ministre des affaires étrangères des Maldives, a expliqué que les Maldives avaient changé depuis les dernières élections; le peuple des Maldives a dit oui à la liberté d’expression et à la démocratie et le pays est uni pour protéger les droits fondamentaux de l’homme sans aucune discrimination, a-t-il déclaré, ajoutant que la liberté d’assemblée est garantie par la Constitution et la législation maldiviennes. Le Gouvernement précédent avait interdit toute liberté et les journalistes faisaient alors régulièrement l’objet de menaces, a-t-il poursuivi. Le nouveau Président a créé une commission d’enquête sur les meurtres et les disparitions afin que les victimes puissent obtenir justice, a-t-il fait valoir.

La liberté ne pourra être maintenue au fil du temps qu’en permettant l’autonomisation des femmes, a poursuivi le Ministre, précisant que 35% du Gouvernement est aujourd’hui composé de femmes. Le Gouvernement est en train de mettre en place des pratiques de traitement des prisonniers qui respectent les règles Mandela, a-t-il ajouté. Il ne sera pas possible d’améliorer la situation des droits de l’homme dans l’archipel sans renforcer l’indépendance des institutions aux Maldives, a souligné M. Shahid; le pays y travaille donc en collaboration avec les mécanismes des Nations Unies, a-t-il indiqué. Il a en outre rappelé que les violations de droits fondamentaux qu’entraîne le changement climatique et a souligné que le Gouvernement maldivien a pris des mesures pour lutter contre l’usage du plastique et que plusieurs zones du pays ont été déclarées écologiques. Le Ministre a ensuite regretté les violations de la puissance occupante en Palestine. Il a ajouté que le Conseil devait rester saisi de la situation précaire des Rohingyas au Myanmar. La démocratie est de nouveau de mise aux Maldives et le pays ne fera pas marche arrière dans ce domaine, a conclu M. Shahid.

M. SRDJAN DARMANOVIĆ, Ministre des affaires étrangères du Monténégro, a assuré que son pays était engagé à défendre les droits de l'homme et promouvoir leur universalité, leur indivisibilité et leur interdépendance, à tous les niveaux, en tant que condition préalable à la paix durable et à la sécurité. Alors que l’extrémisme violent et le nationalisme constituent de véritables menaces pour la sécurité et les droits de l'homme, il faut des efforts concertés au plan international afin de répondre aux causes premières de ces phénomènes, a en outre plaidé le Ministre monténégrin.

Il a également exprimé son soutien « indiscutable » à l’abolition de la peine de mort en toute circonstance et dans tous les cas. Alors que l’on célébrera cette année le trentième anniversaire de la Convention relative aux droits de l’enfant, le Monténégro réaffirme que la protection de ces droits, en particulier ceux des enfants en situation de vulnérabilité, est une priorité pour son Gouvernement; cet anniversaire sera l’occasion de pleinement mettre ces droits en œuvre, a-t-il insisté. Afin de remplir ses obligations internationales en matière des droits de l'homme, le Monténégro a entrepris une série de réformes, a poursuivi le Ministre, insistant sur le renforcement des institutions et du cadre normatif. La protection des droits des minorités, des personnes LGBTI, des femmes et filles et des personnes handicapées est particulièrement visée par ces réformes, a-t-il précisé. Avec le Haut-Commissariat, le Monténégro a choisi d’établir un projet pilote pour le suivi des recommandations en matière de droits de l'homme, a par ailleurs indiqué le Ministre.

M. SERGEY VERSHININ, Vice-Ministre des affaires étrangères de la Fédération de Russie, s’est inquiété des nouveaux foyers de tension qui s’ajoutent dans des zones qui autrefois semblaient paisibles, estimant que ces tensions appellent des actions collectives pour bâtir un ordre international démocratique et durable auquel le Conseil peut contribuer à condition d’en finir avec la politisation. Une coalition qui continue de bombarder de façon barbare le territoire syrien pousse pour adopter à chaque session une résolution sans fondement sur les violations des droits de l'homme en Syrie, a poursuivi le Vice-Ministre. Il a aussi déploré les pressions politiques ou ingérences dans des processus intergouvernementaux, jugeant qu’il n’est donc pas étonnant que la confiance dans le Conseil soit ébranlée. Il s’est en revanche félicité du travail du Conseil dans le domaine de la lutte contre la discrimination, fondée par exemple sur le sexe ou la religion, mais a regretté qu’il n’en aille pas de même dans le cas des restrictions discriminatoires en matière d’usage de la langue maternelle. A cet égard, la Fédération de Russie va présenter une résolution pour lutter contre la discrimination sur la base de la langue et pour la promotion de la diversité linguistique et culturelle, a indiqué M. Vershinin.

Évoquant la réforme du Conseil qui devrait être menée en 2021, M. Vershinin a indiqué qu’une transformation radicale, y compris de son statut, n’est non seulement pas judicieuse mais aussi contre-productive. S’agissant de l’EPU, la Russie considère que ce mécanisme occupe une place essentielle dans le dispositif des droits de l'homme et qu’il doit être maintenu sans ingérence extérieure. Quant aux procédures spéciales, le Ministre a estimé que certains titulaires de mandats au titre de ces procédures outrepassent leur mandat car il n’existe pas de mécanisme de responsabilité pour les experts. Enfin, il a rappelé que la Fédération de Russie a présenté sa candidature au Conseil pour la période 2021-2023.

M. YERZHAN ASHIKBAYEV, Ministre adjoint des affaires étrangères du Kazakhstan, a expliqué que le Kazakhstan était à l’initiative d’un code de bonne conduite pour vivre dans un monde exempt du terrorisme. Il a en outre mentionné qu’en septembre dernier, le pays avait accueilli une conférence sur l’autonomisation des femmes en Afghanistan. Le Kazakhstan est un contributeur de la paix dans le monde, a-t-il insisté, avant d’ajouter que le Conseil doit rester la principale enceinte pour traiter des questions de droits de l’homme partout sur la planète. Seul un dialogue inclusif permettra d’améliorer la situation des droits de l’homme dans le monde en évitant les deux poids, deux mesures et la politisation des travaux, a-t-il souligné.

Grâce aux réformes démocratiques (entreprises dans son pays), la promotion et la protection des droits de l’homme sont devenues irréversibles et la question des droits de l’homme est au cœur de la politique du Gouvernement, a poursuivi le Ministre adjoint des affaires étrangères. Au Kazakhstan, a-t-il fait valoir, des progrès ont été réalisés dans le domaine de l’augmentation des revenus et de la scolarisation, notamment. Le Gouvernement attache beaucoup d’importance à la question de la paix dans un contexte multi-religieux, a-t-il ajouté. Il a affirmé que le Kazakhstan s’engage auprès de tous les organismes des droits de l’homme des Nations Unies et a fait valoir que dans le cadre de son interaction avec le Sous-Comité pour la prévention de la torture, le pays avait mis en place un mécanisme national de prévention de la torture.

M. CLAUDIO AVRUJ, Secrétaire des droits de l'homme et du pluralisme culturel de l’Argentine, a assuré que son pays était engagé à défendre et promouvoir les droits de l'homme, notamment au sein du Conseil dont il occupe la vice-présidence. L’Argentine, qui reconnaît l’importance des organes conventionnels et des procédures spéciales, a lancé une invitation permanente à toutes les procédures spéciales, tout en continuant de participer à l’Examen périodique universel, tant elle croit en le pouvoir transformateur de ce mécanisme.

Alors que de nombreuses voix s’élèvent dans le monde pour promouvoir la haine, le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie, l’Argentine fait figure d’exemple, notamment dans le dialogue que son Gouvernement entretient avec les différentes composantes de sa société, a poursuivi M. Avruj. L’engagement de l’Argentine pour la promotion des droits de l'homme s’est aussi manifesté par l’action et le soutien de sa délégation lors de l’adoption de la résolution 17/4 du Conseil portant adoption des Principes directeurs des Nations Unies sur les entreprises et les droits de l'homme, a-t-il ajouté. M. Avruj a ensuite cité une série d’initiatives prise par son Gouvernement, notamment son soutien à l’universalisation de la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, ainsi que son soutien aux résolutions portant sur les impacts négatifs de de la corruption sur la jouissance des droits de l'homme, sur la mortalité infantile ou encore sur la promotion des droits culturels.

M. PÉTER SZIJJÁRTÓ, Ministre des affaires étrangères et du commerce de la Hongrie, a affirmé que tout individu de par le monde n’avait pas le droit de décider du jour au lendemain de partir s’installer n’importe où sans respecter les réglementations régissant le franchissement des frontières. D’autant que certains individus armés de mauvaises intentions profitent des actuels flux migratoires pour rejoindre les pays qu’ils entendent prendre pour cible, en Europe notamment, a-t-il ajouté. C’est la raison pour laquelle la Hongrie a voté contre le Pacte mondial sur les migrations, a-t-il indiqué. Le Ministre s’est inscrit en faux contre les vertus du multiculturalisme: une société multiculturelle n’a pas plus de valeur qu’un État nation, a-t-il estimé.

Il est à noter, par ailleurs, que les chrétiens appartiennent à la religion la plus persécutée dans le monde à l’heure actuelle, a poursuivi le Ministre hongrois des affaires étrangères et du commerce. Les chrétiens ayant fui leur patrie doivent bénéficier de garanties physiques et religieuses pour pouvoir regagner leur foyer en toute sécurité, a-t-il ajouté. Les représentants des chrétiens d’Orient eux-mêmes sont venus à Budapest pour nous demander de ne pas inciter leurs coreligionnaires à fuir leur pays, ce que souhaitent les extrémistes sévissant dans cette région, a-t-il indiqué. Il s’est alarmé des menaces pesant sur les droits culturels des Hongrois de souche et a mentionné un projet de loi sur les minorités, en Ukraine. Il a appelé ce dernier pays à une concertation avec la Hongrie afin de garantir les droits des Magyars d’Ukraine, jugeant inacceptable pour la Hongrie une dérive à cet égard.

Enfin, le Ministre hongrois a déploré les rapports biaisés du Haut-Commissariat aux droits de l’homme à l’endroit de son pays. Il a souligné qu’il n’était pas toujours juste d’affirmer que les organisations non gouvernementales représentent par nature la société civile dans son ensemble, de nombreuses ONG représentant en effet des segments ou des groupes d’intérêts particuliers. Il a appelé le Haut-Commissariat à ne pas se borner à écouter les ONG et à entendre aussi le point de vue des autorités légitimes.

M. LUWELLYN LANDERS, Ministre adjoint pour les relations internationales et la coopération de l’Afrique du Sud, a indiqué que son Gouvernement avait bâti une pratique diplomatique pour la paix, la sécurité et l’égalité dans et entre les pays, qui reflète le besoin de se défaire de l’héritage d’exclusion systémique du pays. Sans accès aux droits de l'homme, un développement holistique de la population n’est pas possible, a-t-il souligné. Dans ce contexte, l’Afrique du Sud considère que le Conseil des droits de l'homme est l’une des institutions les plus importantes des Nations Unies et apprécie le lien entre le Conseil et l’Assemblée générale. Le Conseil joue un rôle clé pour faire avancer tous les droits de l'homme, y compris le droit au développement, a insisté M. Landers. C’est la raison pour laquelle il s’est dit prudent sur les projets de réforme (du Conseil). Il a par ailleurs salué l’engagement du Secrétaire général de l’ONU pour élaborer un plan d’action mondial contre les discours de haine et s’est dit attaché aux droits inaliénables du peuple palestinien. Il a en outre réitéré son soutien au peuple sahraoui, qui – a-t-il rappelé – doit réaliser son droit à l’autodétermination.

Le Ministre adjoint a ensuite attiré l’attention du Conseil sur une question particulièrement importante pour l’Afrique du Sud, à savoir les discriminations multiples dans le sport auxquelles les femmes et les filles font face, sur la base de leur race et de leur genre.

LORD AHMAD OF WIMBLEDON, Ministre d'État du Royaume-Uni chargé des affaires étrangères et du Commonwealth, a déclaré que « dans un monde idéal, nous n’aurions pas besoin de ce Conseil. Les États rempliraient leurs obligations en matière de droits de l'homme, les acteurs étatiques et non étatiques n’abuseraient pas des vulnérables et ne persécuteraient pas certaines communautés. Malheureusement, ce monde idéal n’existe pas. Et c’est pour cela que nous avons besoin de ce Conseil et le Royaume-Uni continuera d’être un de ses plus forts soutiens ». Pourtant, a poursuivi le Ministre, les défis auxquels le Conseil est confronté sont nombreux et complexes; pour cette raison, il faut s’assurer qu’il ne porte pas seulement les voix, mais aussi qu’il soit proactif, non seulement pour s’attaquer aux problèmes d’aujourd'hui, mais aussi pour prévenir ceux de demain, a-t-il ajouté, assurant que son pays avait l’intention de travailler en ce sens.

Parmi les questions prioritaires que le Royaume-Uni souhaite défendre au sein de Conseil, figurent celles portant sur la liberté des médias, la liberté de religion et de conviction ou encore la prévention de la violence sexuelle dans les situations de conflit, a indiqué le Ministre. Outre ces questions thématiques, les situations de pays sont également des sujets qui préoccupent le Royaume-Uni; et parmi ces pays, il a cité la Syrie, où « les droits de l'homme continuent d’être systématiquement et quotidiennement violés », ainsi que le Myanmar, où des crimes commis contre la minorité des musulmans rohingya continuent également d’être commis. La situation en République populaire démocratique de Corée, où les chrétiens subissent de sévères persécutions, inquiète aussi le Royaume-Uni. La situation humanitaire qui prévaut au Soudan du Sud préoccupe aussi le Royaume-Uni. A ces pays peuvent aussi s’ajouter les situations prévalant en République islamique d’Iran, en Iraq, en Libye, à Sri Lanka et au Cameroun, a indiqué le Ministre.

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Le Conseil des droits de l'homme débat de l'intégration des questions aux droits de l'homme

Le Conseil des droits de l'homme à Genève

« Les droits de l’homme à la lumière du multilatéralisme: possibilités, défis et voie à suivre »: tel était le thème cette année de la réunion-débat annuelle de haut niveau que le Conseil des droits de l'homme a tenue en fin d’après-midi s’agissant de l’intégration des questions relatives aux droits de l'homme dans ses travaux.

La réunion a été ouverte par des déclarations liminaires de Mme Maria Fernanda Espinosa Garcés, Présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies; Mme Michelle Bachelet, Haute-Commissaire aux droits de l’homme; et Mme Laya Joneydi, Vice-Présidente aux affaires juridiques de la République islamique d’Iran.

Ont ensuite fait des exposés en tant que panélistes: Mme Deborah Greenfield, Directrice générale adjointe pour les politiques de l’Organisation internationale du travail (OIT); Mme Mami Mizutori, Représentante spéciale du Secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophe; et M. Amandeep Singh Gill, Directeur exécutif du secrétariat du Groupe de haut niveau du Secrétaire général sur la coopération numérique. Le débat était animé par Mme Peggy Hicks, Directrice des activités thématiques, des procédures spéciales et du droit au développement au Haut-Commissariat des droits de l’homme.

Mme Espinosa Garcés et Mme Bachelet ont souligné que le multilatéralisme était la seule réponse possible aux multiples crises auxquelles l’humanité était confrontée, à commencer celle du changement climatique. S’agissant de la réduction des risques de catastrophe, Mme Mizutori a estimé que face à la multiplication des défis auxquels l’environnement est confronté, « nous ne pouvons pas nous permettre de renoncer aux avantages associés au multilatéralisme ».

La modératrice du débat, Mme Hicks, a averti que la remise en cause actuelle du multilatéralisme risquait de provoquer l’effondrement de tout le système international, y compris celui des droits de l'homme. Quant à Mme Joneydi, elle a souligné que les mesures unilatérales avaient des conséquences néfastes, tandis que les Nations Unies sont les mieux placées pour être un centre d’expertise pour la coopération entre ses membres.

Mme Greenfield, de l’OIT, a souligné que le Pacte mondial pour des migration sûres, ordonnées et régulières, par sa nature multilatérale, est un document important, et que l’OIT reste disposée à assister les gouvernements à adopter des législations idoines.

Pour ce qui a trait enfin à la coopération numérique, M. Singh Gill a affirmé que, sans surprise, les droits de l’homme dans le monde réel devaient s’appliquer de la même manière dans le monde virtuel.

Dans le cadre des échanges qui ont suivi, plusieurs intervenants* ont pris la parole. Ils ont massivement apporté leur soutien à un monde multipolaire et ont insisté pour que le concert des nations se déploie en respectant le multilatéralisme. Plusieurs orateurs ont souligné le rôle essentiel des Nations Unies dans la recherche de solutions collectives. Certains ont ajouté que ce processus ne serait pas complet sans la participation des organisations de la société civile et des petits pays insulaires en développement.

Demain matin, à partir de 9 heures, le Conseil tiendra une réunion-débat de haut niveau consacrée aux violations des droits de l’homme liées à l’application de la peine de mort, en particulier en ce qui concerne les droits à la non-discrimination et à l’égalité. Il poursuivra ensuite son débat de haut niveau entamé aujourd’hui.

Réunion-débat annuelle de haut niveau consacrée à l’intégration des droits de l'homme.

Le Conseil a décidé que le thème de cette année porterait sur les droits de l’homme à la lumière du multilatéralisme: possibilités, défis et voie à suivre.

Déclarations liminaires

MME MARÍA FERNANDA ESPINOSA GARCÉS, Présidente de l’Assemblée générale des Nations Unies, a d’emblée tenu à rappeler que le multilatéralisme est la seule réponse possible aux multiples crises auxquelles l’humanité est confrontée. L’ONU constitue la colonne vertébrale du multilatéralisme et les droits de l'homme sont, dans ce contexte, l’un des trois piliers fondamentaux, avec celui du développement et celui de la paix et de la sécurité. C’est la raison pour laquelle Mme Espinosa Garcés a salué l’organisation de cette réunion-débat, étant convaincue que le multilatéralisme est essentiel pour assurer la pleine jouissance des droits de l'homme, laquelle est également nécessaire pour résoudre nombre de défis actuels.

L’architecture des droits de l'homme est indispensable pour permettre la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, sachant que les droits de l'homme et le développement durable sont intimement liés, a poursuivi la Présidente de l’Assemblée générale. « Aucun pays, aussi grand soit-il, ne peut seul relever les grands défis internationaux », a-t-elle fait observer. Alors que « l’unilatéralisme et le nationalisme exacerbés mettent en danger notre avenir », la réponse est encore et toujours le multilatéralisme: « Plus de coopération, plus de dialogue, plus d’accords », a-t-elle insisté. Dans ce cadre, l’intégration des droits de l'homme est fondamentale. Protéger la dignité humaine, indépendamment de toute considération politique, économique, sociale, raciale, de genre ou religieuse, doit guider nos actions, a déclaré Mme Espinosa Garcés. C’est la raison pour laquelle elle s’est félicitée de l’initiative de cette réunion d’aborder les synergies qui relient les droits de l'homme aux principaux défis mondiaux.

S’agissant du changement climatique, il existe un lien indubitable entre l’environnement durable et les droits de l'homme, a souligné la Présidente de l’Assemblée générale. Le changement climatique constitue un défi existentiel qui pourrait détruire des pays et a déjà entraîné des déplacements de populations par millions, a-t-elle fait observer. En ce sens, a-t-elle rappelé, le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières réaffirme que les migrants ont des droits, quel que soit leur statut migratoire. Mme Espinosa Garcés a estimé qu’il serait utile d’identifier au cours de ce débat le soutien que les mécanismes des droits de l'homme pourraient offrir aux pays d’origine, de transit et de destination pour la mise en œuvre de ce Pacte.

En venant aux nouvelles technologies et à la numérisation, Mme Espinosa a rappelé qu’elles ont contribué aux progrès de l’humanité, y compris pour ce qui est de la réduction de la pauvreté et de l’accès aux connaissances. Mais l’accès limité à ces technologies a aussi multiplié les inégalités, a-t-elle souligné. Aussi, a-t-elle jugé nécessaire de renforcer la coopération mondiale dans l’espace numérique, en intégrant la perspective des droits de l'homme.

MME MICHELLE BACHELET, Haute-Commissaire aux droits de l’homme, s’est dite particulièrement intéressée à entendre les réflexions des panélistes sur la meilleure manière d’intégrer les principes des droits de l’homme dans les technologies numériques afin de faire progresser la participation de la société civile dans les processus multilatéraux.

Elle a ensuite relevé que le multilatéralisme était contesté de manière croissante. Ses détracteurs prétendent qu’il s’agit d’un mécanisme par lequel les élites « mondialistes » privent les peuples de leur souveraineté. Mais, a-t-elle demandé, existe-t-il une solution nationale alors que l’environnement devient invivable à cause du changement climatique à l’échelle de la planète ? Y a-t-il une solution nationale à des questions qui, par définition, se jouent des frontières – celle de la migration par exemple ? Y a-t-il une solution nationale au terrorisme, à la traite des êtres humains, aux maladies contagieuses, à la sécurité aérienne, a-t-elle encore demandé ? La réponse est tout simplement « non », a affirmé la Haute-Commissaire. Selon elle, ce dont le monde a besoin c’est de cohésion et de coordination, tant sur le plan régional que sur le plan mondial.

S’agissant du climat, depuis 2008, plus de 25 millions de personnes ont été déplacées chaque année à la suite de catastrophes naturelles, a poursuivi Mme Bachelet. Et ce n’est pas tout, a-t-elle ajouté, selon la Banque mondiale, le changement climatique pourrait faire retomber cent millions de personnes dans la pauvreté d’ici 2030. Une action inspirée par les droits de l’homme doit se traduire par des mesures efficaces visant à doper la capacité d’adaptation. Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 constitue une réussite multilatérale dans la quête des droits de l’homme, y compris le droit au développement, a conclu Mme Bachelet.

MME LAYA JONEYDI, Vice-Présidente chargée des affaires juridiques de la République islamique d’Iran, a expliqué que les mesures unilatérales avaient des conséquences néfastes et a rappelé que les Nations Unies sont les mieux placées pour être un centre d’expertise pour la coopération entre leurs membres. Tous les systèmes juridiques donnent un caractère contraignant aux actes multilatéraux; l’acte unilatéral n’est dans la plupart des cas pas reconnu par le droit et il ne peut en aucun cas s’appliquer à d’autres personnes, a-t-elle souligné. Le droit international classique, de par sa nature, compte et repose entièrement sur le multilatéralisme et le droit international coutumier a besoin d’un multilatéralisme solide car il fait appel à la pratique générale des États. La création de normes et d’institutions, y compris celles liées aux droits de l’homme, sont liées à la doctrine du multilatéralisme, a insisté Mme Joneydi. L’unilatéralisme, qui méprise les règles et les accords élaborés de manière collective, est une menace sans précédent pour le multilatéralisme, a-t-elle souligné. Il faut préserver le multilatéralisme si on accepte le principe de l’égalité souveraine; le multilatéralisme est une nécessité de base en l’absence de laquelle il est impossible de répondre aux défis liés à la sécurité ou aux droits de l’homme, entre autres. Les droits de l’homme ne sauraient être protégés et promus que dans un environnement favorable au multilatéralisme, a insisté l’intervenante.

L’unilatéralisme a donné lieu à un tsunami de comportements xénophobes et racistes dans le monde, à l’encontre notamment des personnes qui cherchent l’asile ou un avenir meilleur, a poursuivi Mme Joneydi. Les droits de l’homme sont une cible facile pour l’unilatéralisme, a-t-elle fait observer. L’unilatéralisme prend différentes formes, comme des mesures coercitives unilatérales ou des interventions armées, lesquelles ont des répercussions importantes sur la jouissance de certains droits des populations tels que le droit à la vie ou le droit d’accès à la nourriture ou aux médicaments. C'est là que l'unilatéralisme devient génocidaire et constitue un crime contre l'humanité, a déclaré M. Joneydi. On ne peut devenir plus grand en érigeant des murs d’exclusion; il faut plutôt bâtir des ponts de solidarité humaine et cela ne peut se faire qu’à travers le multilatéralisme, a-t-elle conclu.

Intervenant en tant qu’animatrice du débat, MME PEGGY HICKS, Directrice de la Division des activités thématiques, des procédures spéciales et du droit au développement au Haut-Commissariat aux droits de l'homme, a déclaré que la remise en cause actuelle du multilatéralisme risquait de faire effondrer tout le système international, y compris celui des droits de l'homme. Ce phénomène est préoccupant, dans un contexte où on a besoin du multilatéralisme pour résoudre les problèmes complexes d’aujourd'hui, a-t-elle relevé. Cependant, a-t-elle souligné, cette remise en cause n’est pas nouvelle. Cela doit donc amener à se poser des questions, notamment sur la manière de préserver ce multilatéralisme, y compris par une action du Conseil des droits de l'homme. Quel serait alors le rôle du Conseil des droits de l'homme et des autres organisations, a-t-elle notamment demandé aux panélistes ?

Exposés des panélistes

MME DEBORAH GREENFIELD, Directrice générale adjointe pour les politiques de l’Organisation internationale du Travail (OIT), a déclaré que cela fait un siècle que l’OIT, créée en 1919, réfléchit aux questions portant sur le travail et le travail décent. Elle a observé que si un pays n’adopte pas de législation sur un travail décent et digne pour tous, cela impacte directement sur les autres pays; le consensus sur lesquels sont parvenus les 187 membres de l’OIT est une réponse normative à cette question et une forme de multilatéralisme, a souligné la panéliste.

Elle aussi déclaré qu’alors que les normes élaborées par l’OIT visent aussi les travailleurs migrants, on constate que la migration reste fragmentée à travers le monde. C’est pour cette raison que le Pacte mondial pour des migration sûres, ordonnées et régulières, par sa nature multilatérale, est un document important, car il aborde les questions relatives au travail des migrants et des travailleurs migrants. L’OIT reste disposée à assister les gouvernements à adopter des législations idoines, a indiqué Mme Greenfield.

MME MAMI MIZUTORI, Représentante spéciale du Secrétaire général pour la réduction des risques de catastrophes, a rappelé que les interactions entre le changement climatique, la fragilité de l’écosystème, les épidémies, l’urbanisation rapide, les déplacements de masse et l’instabilité géopolitique signifient que les chocs et les crises se répercutent au niveau mondial. En outre, les catastrophes naturelles arrivent plus vite, durent plus longtemps et touchent plus durement; et ceux qui sont le plus durement touchés sont ceux qui ont le moins contribué à causer ces changements, c’est-à-dire les plus pauvres, a souligné Mme Mizutori. Elle a cité comme exemple la rupture du barrage Brumadinho au Brésil le mois dernier et l’évident mépris de risques pourtant connus, avec des conséquences dramatiques pour les droits de l'homme.

Les catastrophes, et surtout celles sont la suite d’événements climatiques extrêmes, renforcent les inégalités sociales et placent les populations déjà vulnérables dans une position encore plus désavantagée, a poursuivi la Représentante spéciale. Les pays les plus pauvres paient incontestablement le plus lourd tribut en termes de vies perdues face aux catastrophes, a-t-elle insisté, précisant que depuis 2000, près de 90% des 1,2 million de morts dans les plus grandes catastrophes avaient été enregistrées dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.

« Nous ne pouvons pas nous permettre de renoncer aux avantages associés au multilatéralisme », a souligné Mme Mizutori. Le Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe a ainsi été chargé de mettre en place un système pour renforcer la résilience. Quant au Cadre de Sendai, il place clairement l’individu au centre des préoccupations et l’un des termes les plus importants de cet accord est celui qui a trait à la reddition de comptes. Pour autant, a fait observer la Représentante spéciale, les difficultés persistent, les droits de l'homme et la réduction des risques de catastrophe n’ayant pas été suffisamment mis en corrélation dans les divers programmes. Il faut considérer que les individus sont des titulaires de droits et non pas seulement des bénéficiaires d’une aide en cas de catastrophe, a-t-elle conclu.

M. AMANDEEP SINGH GILL, Directeur exécutif du secrétariat du Groupe de haut niveau du Secrétaire général sur la coopération numérique, a noté que les technologies de l'information et de la communication (TIC) avaient permis d’améliorer les perspectives d’une participation significative des citoyens à la gouvernance et à l’exercice d’un droit fondamental tel que la liberté d’expression. Toutefois, la technologie n’est pas neutre et elle reflète le monde analogique qui l’a créée. L’accès et l’usage effectif sont affectés par des tendances lourdes en matière d’exclusion s’agissant du genre, de l’ethnie, de l’âge, de la classe sociale, de la géographie et du handicap, a souligné le panéliste.

Le Directeur exécutif du secrétariat du Groupe de haut niveau a énuméré les atteintes à la liberté d’expression et de réunion ayant affecté des personnes s’exprimant sur les médias sociaux. Dans le même temps, a-t-il constaté, plus de la moitié de la population mondiale n’est pas toujours pas connectée à la toile; et même lorsque l’accès à l’Internet est possible, de fortes disparités demeurent, selon les catégories de population. Quant aux enfants, ils sont en ligne particulièrement vulnérables aux abus et à l’atteinte à leurs droits. Or, aujourd’hui, les mineurs représentent le tiers de tous les usagers d’Internet, a rappelé le panéliste. En conclusion, et sans surprise, les droits de l’homme dans le monde réel doivent s’appliquer de la même manière dans le monde virtuel, a-t-il déclaré. Le respect de tous les droits de l’homme est essentiel si l’on entend faire en sorte que la mutation numérique soit centrée sur l’homme et la coopération internationale est fondamentale à cet égard.

Débat

La Namibie a rappelé que la Déclaration sur le droit au développement stipule que ce droit ne peut être réalisé sans une véritable coopération entre les États. Quant au Programme de développement durable à l’horizon 2030, il demande aux États de s’abstenir de mesures unilatérales. La Namibie a insisté sur la nécessité d’apaiser les souffrances induites par les changements climatiques. L’Angola, au nom du Groupe africain, a dit que le multilatéralisme était un moyen pertinent de promotion de la coopération internationale et du développement des États. « Meilleur allié en temps de crise », le multilatéralisme a ouvert la voie à une série de normes qui ont influencé l’ensemble de la vie des populations, a noté l’Angola.

L’Afrique du Sud a fait observer que l’économie mondialisée créait des carences majeures dans la protection des droits de l’homme et que les changements apportés par le numérique suscitent de vives inquiétudes chez les travailleurs. L’Afrique du Sud a demandé aux panélistes quelles leçons tirer du rapport de l’Organisation internationale du Travail sur l’avenir du travail. Pour le Brésil, les technologies numériques peuvent apporter une avancée dans le domaine des droits de l’homme, à condition de combler le fossé numérique et de protéger les enfants des crimes sexuels commis grâce à ces technologies.

Le Mexique, qui s’est dit très engagé dans la promotion des droits de l'homme, a reconnu que le Conseil était l’organe multilatéral pertinent pour aborder les questions des droits de l'homme au plan international. Le Mexique a lancé un appel pour défendre l’architecture universelle qu’offre le système international, en ces temps où il est mis en cause. Le Costa Rica, au nom d’un groupe de pays, a insisté sur la nécessaire coopération entre États pour résoudre les défis communs. Les Nations Unies sont l’organisation qui peut permettre une telle coopération et garantir le succès, a dit le représentant.

L’Union européenne a réaffirmé l’appui de ses membres aux mécanismes internationaux relatifs aux droits de l'homme. Mais l’Union européenne entend aussi prendre des mesures et initiatives en ce qui concerne le climat, l’Accord de Paris restant, pour ses membres, le cadre multilatéral par excellence. L’Irlande a dit défendre la participation des acteurs de la société civile au multilatéralisme. Elle a souhaité savoir comment, selon les panélistes, cette participation peut être renforcée.

Même si le multilatéralisme n’est pas une fin en soi mais un moyen, c’est aussi une nécessité, a estimé l’Autriche au nom d’un autre groupe de pays. L’Autriche s’est demandé comment il serait possible de régler autrement les problèmes communs, vu leur complexité. Que peut faire le système de l’ONU pour promouvoir ce multilatéralisme, a demandé la représentante ? La Lettonie, au nom d’un groupe de pays baltes et nordiques, a demandé comment intégrer les droits de l'homme dans le cadre des travaux de l’ONU sur le terrain.

Les Fidji ont estimé que les objectifs du multilatéralisme ne seront pas atteints si les représentants des petits États insulaires en développement ne sont ni présents aux débats, ni écoutés. Les Maldives ont rappelé que ces petits États se heurtent à de nombreuses difficultés et qu’il faut chercher des solutions globales et non cloisonnées. Pour les Bahamas, la définition du multilatéralisme repose sur l’idée que les pays doivent travailler ensemble pour atteindre des objectifs communs. Les Bahamas ont demandé aux pays de renforcer leur coopération face aux catastrophes naturelles et aux changements climatiques.

L’Équateur a dit être devenu le cinquième pays au monde à avoir ratifié les neuf conventions fondamentales des Nations Unies sur les droits de l'homme et leurs protocoles facultatifs. En matière de migration, le représentant a estimé que les efforts doivent se concentrer sur la défense des droits de l'homme et sur la réduction des vulnérabilités. L’Uruguay a jugé nécessaire la transversalisation des droits de l'homme dans tous les travaux des Nations Unies. L’interconnexion croissante entre les pays a accru la mobilité humaine, avec des conséquences positives, a estimé la représentante. Mais les pays d’origine, de transit et de destination doivent conjuguer leurs efforts pour assurer le respect de la Déclaration universelle des droits de l'homme au profit de tous les migrants.

L’Australie a estimé qu’il ne peut y avoir de développement ou de paix durables sans respect des droits de l'homme. Le succès du multilatéralisme repose sur la variété et la richesse du débat, et le représentant a demandé comment mieux connecter le pilier des droits de l'homme avec les autres piliers de l’ONU. Le Qatar a dit que sa vision nationale reflète son souci de participer activement au développement et qu’il accueille régulièrement des conférences spécialisées afin de trouver des solutions aux défis actuels. La coopération doit se fonder sur le respect des peuples et des individus, a souligné le représentant.

Pour la Grèce, le multilatéralisme constitue sans doute la principale réalisation de la communauté internationale. Les droits de l'homme représentent les objectifs acceptés par tous, un ensemble de valeurs auquel les acteurs internationaux font référence.

L’Indonésie a fait valoir que son expérience historique depuis son accession à l’indépendance lui avait appris que le multilatéralisme doit reposer sur les principes d’objectivité, encourager le dialogue et la coopération, et intégrer les droits de l'homme.

Le Viet Nam a souligné l’importance d’une mise en œuvre réussie du Programme de développement durable à l’horizon 2030. Préserver les mécanismes existants tout en promouvant le dialogue et la coopération sera essentiel. La France a estimé que les droits de l'homme sont au cœur même des Nations Unies et que leur place est importante pour le développement durable. Les droits de l'homme contribuent à prévenir les crises et ils sont l’affaire de tous, a dit le représentant, soulignant la responsabilité des États.

Enfin, le Venezuela a exprimé les préoccupations du Mouvement des non-alignés face au «recours de plus en plus systématique à l’unilatéralisme».

Pour ce qui est des organisations de la société civile, le Service international pour les droits de l'homme a demandé au Secrétaire général de faire un audit de la protection des défenseurs des droits de l'homme. Selon l’organisation, ces défenseurs jouent un rôle clef dans la promotion et la protection des droits de l'homme, notamment en jouant un rôle d’alerte.

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mardi 26 février 2019

Lucerne: Tshilombo dégage! La Motion "Vérité des urnes" contre le putsch électoral!

Voler n'est pas bon ! Pantin et valet d'Alias Kabila, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe a volé l'élection présidentielle au peuple congolais. L'imposteur, usurpateur, collabo, traître et Moyibicrate a fait un deal avec son mentor, allié et partenaire Alias Kabila et s'est fait NOMMER alors que les Congolais sont allés aux urnes pour dégager un régime d'imposture, d'occupation et de prédation.

Freddy Mulongo et Papa Alphonse Kangafu Vingi Gudubangana, philosophe, laborieux comme un jésuite et intellectuel brillant à Lucerne

Au delà du Coltan, Cuivre, uranium, diamant, or, pétrole. Le peuple congolais d'abord. Les congolais sont méprisés. Alors que c'est le peuple congolais qui donne la légitimité à quiconque qui veut agir en son nom. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe n'a aucune légitimité. Il n'est pas légitime. Tshilombo a été NOMMÉ par Alias Joseph Kabila pour protéger ses arrières. Il y a eu deal entre l'Udps, parti familial des collabos et traîtres à la Nation et le FCC, parti des mafieux, criminels et prédateurs. La République démocratique du Congo est désormais la Régie pour décimation du Congo. La République démocratique du Congo est plus que jamais entre les mains des Ripoux Défenseurs de Gemmocratie.

Daniel Mbala Kisuka, théologien et écrivain et Freddy Mulongo à Lucerne

Les Congolais résidant en Suisse ont rédigé la Motion VÉRITÉ DES URNES depuis Lucerne qui a été envoyé à toutes les ambassades de l'Union africaine, de la SADC à l'exception de l'Afrique du Sud ainsi que des Institutions helvétiques.

FreddyMulongo et Chick Munduki Osonga

Voici la Motion Vérité des Urnes de Lucerne !

Les Congolais se souviennent et invoquent leur contribution libératrice.

1.-Ils ont rappelé le temps du testament de Bismarck où, par récolte de la sève d’Hévéa, par l’ivoire des troupes de leurs éléphants, ils avaient assuré l’expansion de la Belgique et la prospérité de la famille royale d’alors, entre les mains de Léopold II.

2.-Ils ont évoqué le temps des guerres dévastatrices qui ont incendié l’Europe, le temps où l’Europe ravageait l’uranium des gisements miniers du Katanga qui permit à l’Occident par les USA de disposer de la bombe atomique, arme qui aida à anéantir l’occupation et la barbarie.

3.-Ils se sont remémorés la période de la guerre froide, où l’espace territorial de leur patrie servit de base-arrière dans le combat de l’Occident contre la virulence du communisme et la rage d’une révolution internationaliste que propageait le soviétisme bolchevique. Ces Congolais autant ranimés se sont convaincus bien s’en faut de l’immense participation de leur disponibilité à garantir le salut de l’Occident.

Les Congolais dans cette convention, emportés par une large émotion partagée fiévreusement, ont vivement retenu les témoignages de ces massacres qui se perpétuent dans le désert de Sahara comme dans la méditerranée : à ce jour, jeunes, les femmes et enfants, toute une population de diverses nations est engloutie dans cette mer, échoue dans ce désert, avec la détermination d’échapper à la pauvreté, à la mort, à l’insécurité généralisée, à la dictature totalitariste qui décime les habitants de ce tiers-monde subsaharien.

Les Congolais en cette convention interpellent et incriminent la responsabilité des dirigeants d’Europe qui continuent d’enrichir les auteurs connus, source de telles atrocités.

Comme ils ne cessent de s’adresser à ces nations modernes, nées des conditions prêtées par les ressources congolaises et les invitent à l’effort de nécessaire réciprocité qu’impose la marche de l’histoire pour une civilisation solidaire. Et, surtout, les engagent-ils à la mise en œuvre de l’impératif « devoir d’ingérence », institué comme règle d’action de diplomatie responsable, et qui soutient l’essor de promotion de civilisation de tout homme.

Causes de l’appel de la convention

Le Congo-Kinshasa, balayé hier par la vague des rébellions, disloqué par les sécessions insufflées de l’étranger, peine encore, décimé aujourd’hui par les séditieux de Lamera appuyé par les extrémistes Tutsi de FPR.

Notre patrie toujours sous occupation étrangère vient de succomber sous deux guerres outrancières qui, entretenues soigneusement, se perpétuent dans des belligérances régulièrement enflammées dans ses frontières orientales, dans ses provinces de cuvette, dans ses communes de Kinshasa, la capitale.

Ni les institutions en vigueur, ni les lois scélérates décidées : rien n’arrive à normaliser la situation interne. Aujourd’hui, tout est sous anarchie de barbarie, sous fort illégalisme de pays sans-droit. Une volonté de violence aveugle, éprise du goût des honneurs et de désir de l’or ramassé sans coup férir fait prospérer un principat stalinien, faite de forfaiture éclatante dans une société en liquidation.

Sur telle régression et tel vide de perspectives, le pseudo-Kabila vient de fomenter le « Hold-up électoral », déployé le 30 décembre 2018, après maints reflets et moult reports, et qui traîne un lourd contentieux. Cet état de choses a décidé de la réunion de cette convention des Congolais de l’étranger.

Hold-up électoral ? Oui ! Examinons les points ci-après :

a) -Sur menaces du Conseil de sécurité (déléguée USA), il était contraint d’imaginer des opérations électorales.

b) -Il s’est entêté à manœuvrer des conditions de réalisation desdites opérations, pourtant refusées par les citoyens congolais : machines à voter manipulées, de quantité insuffisante, emplacements au gré des intentions de la CENI, lieux d’accès irréguliers, isoloirs loin de permettre l’émission de bulletin libre et secret, etc...

c) -Il a décrété une loi électorale d’exclusion manifeste : fut éliminée une participation suffisante et diversifiée des forces vives de la patrie. d) -Il a expulsé toute présence d’observateurs internationaux : ni activistes de droits humains, ni experts d’enquêter sur les élections ; bref, élections générales hors de tout contrôle, hors de tout témoin. Refus de financements nécessaires, refus de matériaux ad hoc, refus de techniciens attitrés...

D’où la pagaille a entouré la tenue de ces élections non voulues et mal venues !

C’est en fait le boycottage recherché par le délégué de l’organisation de ces élections imposées – ce dernier n’entendait point se soumettre à la règle de mandat ni de l’alternance. Des élections boycottées par le principat Stalinien du pseudo-Kabila.

e) -Il a soustrait les fiefs électoraux importants et très peuplés, c’est-à-dire des fiefs exclus de l’élection présidentielle, cependant comptabilisés dans les législatives et les provinciales. Des candidats présidentiables sans suffrages de l’ensemble de la république ? Où sont le suffrage universel et la représentation nationale !

f) -Nulle couverture des fiefs électoraux par des observateurs avisés nationaux officiels. Seule la Cenco, le cartel des laïcs et l’ECC ont fait imprimer de manuels d’initiation aux techniques et pratiques relatives aux opérations électorales. Ces organisations ont fait même tenir des cours publics à cet effet. Ils ont en outre dépêché sur toute l’étendue du pays des équipes d’observateurs avisés et formés. N’est-ce pas un déficit voulu expressément ?

g) -Le niveau public des résultats supposés inquiète. Nulle part on atteint à peine les 45% de suffrages exprimés. Il est à noter un important pourcentage d’abstention. Les conditions édictées pour ces élections n’ont pas été acceptées par les populations, car la CENI devrait être restructurée, les machines à voter non commandées. Le futur président atteint à peine les 35% autant dire qu’il n’a pas été élu. Un personnage boudé !

h) -La corruption politique généralisée étalée, la déstabilisation incessante des forces de progrès, le trafic éhonté manipulé par le pseudo-Kabila. Notamment l’inféodation du chef de file de l’Udps, le continuel rachat des transfuges Udps à Pprd. C’est le jeu de phagocytage des forces organisées de l’opposition radicale. Retenons comment les législatives et les provinciales ont été concoctées. Les candidats Pprd/Fcc et alliés ont été enregistrés préalablement dans les machines à voter ; et la publication des résultats n’a produit, élus que les seuls rangs Pprd, affilés et alliés. On se retrouve avec une future assemblée nationale reforgée des seuls représentants du parti Pprd. Donc, une assemblée monolithique : en fait le règne de l’unanimisme. Le silence et l’indifférence. Le cachet du député devient une prébende. Le peuple pris en otage est soumis en servitude. N’est-ce pas instituer un parti unique de pure obédience ?

C’est nier la lutte congolaise pour le multipartisme et l’expression plurielle des opinions. Seule la représentation unique Pprd confisque la législation. Le Congo- Kinshasa se retrouve réduit à un monologue destructeur de « despotisme ».

Cette manœuvre est un vaste recul dans l’histoire politique de notre pays, un écrasement de quelques timides avancées de l’émancipation démocratique péniblement tentées. Pprd et alliés est un combat de répression en cette veille de 3e millénaire. Nous disons : NON, trois fois NON ! Les droits et libertés du citoyen n’ont plus d’espace de lutte pour leur expression responsable.

Les positions arrêtées:

Vu l’analyse articulée ci-haut et le contentieux du hold-up électoral du 30 décembre 2018 placé dans ce contexte que balise ce départ du 3e millénaire, les Congolais de l’étranger domiciliés en Suisse, réunis en convention populaire revendiquent :

1. L’annulation pure et simple des élections tripatouillées en République démocratique du Congo. Pour cela, ils sollicitent la coopération de l’ONU dans le but d’effectuer dûment, selon les standards internationaux patentés, des élections transparentes et valides, dignes de la confiance des citoyens en RDC. Surtout que, certes, toutes les compétitions électorales initiées par le principat stalinien Kabila, le long de sa domination d’occupation, n’ont été que des parodies d’élection.

Le peuple du Congo s’y est soumis sur recommandations expresses des instances de l’ONU, au regard de son action de pacification et de son appel infatigable au miracle des dialogues dont les accords ont systématiquement été rabroués par le pseudo-Kabila.

Cette longue accommodation à telles recommandations, vite fatiguée, se retourne vers l’autorité du Conseil de sécurité et vers les nations éprises de démocratie pour prononcer l’annulation des élections vécues en République démocratique du Congo, le 30 décembre 2018 et pour obtenir la neutre implication technique des agences spécialisées de l’ONU, car il faut en effet sauver la paix comme il faut notoirement protéger les populations innocentes du Congo-Kinshasa de la barbarie terrifiante des engeances du principat du pseudo-Kabila.

2 Les Congolais de l’étranger domiciliés en Suisse, réunis en convention populaire revendiquent : à l’avantage du séditieux de Lemera, le pseudo Kabila le statut auquel est astreint monsieur Yahya Jammeh, ancien président de la république de Gambie : l’expulsion immédiate de Kinshasa et des palais nationaux de la RDC et son exil en Tanzanie, pays de ses origines. Pour les Congolais de l’étranger l’exercice de recomptage des voix réclamé par Monsieur Martin Fayulu est déjà entaché d’irrégularités et de tripotages. Cet exercice ne ferait que conforter la confiscation institutionnelle, car les institutions corrompues du principat Kabila ne connaissent pas de séparation des pouvoirs ni de l’indépendance des cours et tribunaux. Elles n’obéissent à aucune intime conviction. Le droit dans ce principat est essentiellement le droit de circonstance, selon les intérêts de la volonté de puissance.

Cette convention dans ses positions demeure la voix des Congolais dans l’effort de reconquête de la liberté citoyenne et de l’indépendance de la patrie. Fait à Lucerne, ce 19 janvier 2019. Kangafu VINGI Daniel MBALA Osonga MUNDUKI

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70 ans ACANU: Antonio Guterres, son discours à Genève !

Antonio Guterres, le Secrétaire général des Nations Unies

A l’occasion de la célébration du 70ème anniversaire de l’Association des correspondants accrédités auprès de l’ONU à Genève (ACANU), le Secrétaire général des Nations Unies, António Guterres, a rendu hommage au travail des journalistes et a appelé à mettre les outils numériques au service de la liberté d’expression. Le Secrétaire Général de l'ONU Antonio Guterres s'est rangé du côté des journalistes et de la liberté de presse: "Aucune démocratie n'est complète sans liberté de la presse. Aucune société ne peut être équitable sans les journalistes qui enquêtent sur les méfaits et parlent la vérité au pouvoir." !

Voici le discours du Secrétaire Général de l'ONU, Antonio Guterres au 70 ème anniversaire de l'ACANU:

Mesdames et Messieurs,

L’ère numérique offre aux journalistes des moyens nouveaux de diffuser des informations et des idées. Elle met à la disposition des journalistes de puissants outils d’analyse pour donner un nouvel éclairage sur les questions les plus diverses, depuis les politiques sociales jusqu’à la question des victimes civiles dans les conflits.

Mais l’ère numérique est aussi la source de nouveaux défis pour le journalisme. Elle a détruit certains modèles économiques et fragilisé encore plus la situation des professionnels des médias.

La désinformation est une stratégie qui a une longue histoire et les plateformes en ligne lui donnent des moyens nouveaux et imprévus de se réinventer. La désinformation a servi à fausser des campagnes électorales, à intimider et réduire au silence ceux qui parlaient trop fort et à exacerber les tensions sociales et ethniques. Et les spécialistes nous préviennent que ce n’est qu’un début.

Nous pouvons nous attendre à ce que la manipulation et l’exploitation d’informations par l’intelligence artificielle engendrent des problèmes encore plus graves et plus nombreux.

Nous devons nous montrer plus vigilants que jamais. Nous devons trouver ensemble les moyens de mettre les outils numériques au service de la liberté d’expression et de lutter contre les manœuvres trompeuses et abusives. Au niveau des Nations Unies, l’UNESCO a lancé un dialogue mondial sur l’impact de l’intelligence artificielle sur tous les domaines de la vie, y compris les médias, en vue de définir des règles déontologiques garantissant que cet outil sera utilisé pour le bien de l’humanité.

Je voudrais terminer sur une note positive. La période de transition mondiale et de transformation numérique que nous traversons offre aussi des opportunités dans tous les domaines, y compris celui des médias.

Un instrument fiable qui mesure les grandes tendances internationales, le Baromètre de confiance Edelman, a constaté dans le public un important regain d’intérêt pour l’information au cours de l’année dernière. Les consommateurs d’informations ont été de plus en plus nombreux à relayer et diffuser d’importants reportages. Cela montre à quel point le public estime et apprécie votre précieux travail.

Il y a aussi des signes manifestes que le public commence à comprendre combien il importe de chercher des sources d’information faisant autorité. Beaucoup de gens s’inquiètent de voir les fausses informations et autres infox utilisées comme une arme. Cette prise de conscience laisse espérer que la situation se stabilisera après une période d’adaptation difficile.

Le public aura toujours besoin des informations et des analyses fiables fournies par des médias libres et pluriels. L’information est le meilleur moyen de se prémunir contre les mensonges, les approximations, les fausses déclarations et des antagonismes montés de toutes pièces. 6 Le travail des journalistes nous aide à analyser le monde qui nous entoure, à repérer les motifs qui animent les individus, les organisations et les institutions, et à créer un consensus autour du bien commun.

Le travail des journalistes et des professionnels des médias – votre travail – nous rappelle que la vérité ne meurt jamais et que notre attachement au droit fondamental qu’est la liberté d’expression ne doit pas mourir lui non plus.

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lundi 25 février 2019

Antoine Gizenga et Abdoulaye Yérodia, deux Mammouths et pseudo-révolutionnaires !

Antoine Gizenga, Lumumbiste et Joséphiste ?

Personne n'a le droit de se réjouir de la mort d'un autre. Lorsqu'on a assumé une responsabilité politique, même mort, on demeure un homme publique. Les fossoyeurs, falsificateurs et thuriféraires qui jouent à pudibonderie pour étaler le côté lumière des politicailleurs pour mieux cacher les ombres et vérités au peuple congolais, n'ont qu'à aller voir ailleurs. Les ventriotes, polticailleurs et profito-situationnistes ont contribué à la descente en enfer de notre pays. Ils ont contribué à l'abrutissement de notre peuple pour mieux se servir. La République démocratique du Congo perd successivement deux Mammouths Joséphistes: Abdoulaye Yérodia et Antoine Gizenga. Les deux ont contribué à donner des béquilles à l'imposteur Hippolyte Kanambe Kazembere Mtwale Alias Kabila pour son règne de 18 ans sur le trône du Grand Congo. Les deux ont donné la légitimité à un moment crucial de l'histoire de notre pays, à un Kadogo arrivé au Congo en 1997, avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, dans la gibecière de l'Afdl, ce conglomérat d'aventuriers.

Nous avons toujours cru que le Lumumbisme, c'est construire une nation indépendante, avec son peuple, par ses propres moyens, une démocratie, une société de bien-être et de justice sociale. Au delà de la personnalité de Patrice Emery Lumumba, le lumumbisme est-il un livre de recettes ? Une bréviaire des dogmes intangibles, sclérosés et inamovibles auxquels chacun doit se conformer sans esprit critique? Pour nous, le Lumubisme est l'amour de sa patrie. Au Congo, plusieurs pseudo-Lumumbistes ont trahi la mère patrie ! Des collabos et traitres à la nation se ramassent à la pelle. Des faux Lumumbistes, il y en a en plein.

Deal contre nature: Antoine Gizenga et Nzanga Mobutu offrent la légitimité à l'imposteur Alias Kabila

Au delà de son passé "mythique", comment Antoine Gizenga, qui avait été vice-Premier ministre entre 1960 et 1961 dans le gouvernement Lumumba, a pu accepter de faire un deal contre nature avec l'imposteur Alias Kabila et se faire nommer premier ministre de 600 jours de 2006 à 2008 ? Sous la dictature de Mobutu Sese Seko, Antoine Gizenga a été emprisonné et mis en résidence surveillée. Lors de l'élection Louis Michel 2006, Antoine Gizenga et Nzanga Mobutu se sont ralliés à Hippolyte Kanambe Kazembere Mtwale Alias Kabila pour contrer la victoire de Jean-Pierre Bemba ! Lorsque le 30 décembre 2006, Antoine Gizenga est nommé Premier ministre par Alias Kabila, il a 81 ans. Était ce raisonnable ? 17 ans après avoir légitimé un imposteur dans notre pays, Antoine Gizenga s'en est allé dans les bras de sa dulcinée de moins de 68 ans que son âge. Le cœur a lâché ! La belle famille dit à Udjana qu'elle n'aura rien comme héritage. Le vieux s'en va sans avoir écrit ses mémoires. Personne ne sait sa vision du Congo. Quel héritage de savoir lègue-il aux générations futures ?

Abdoulaye Yérodia Ndombasi, Faux Mzéïste et faux révolutionnaire

M'zée Laurent-Désiré Kabila s'est toujours clamé Lumumbiste. Pourquoi une fois à Kinshasa, Antoine Gizenga n'a jamais été intégré dans l'équipe ? Abdoulaye Yérodia Ndombasi, faux Mzéeïste et faux révolutionnaire, l'homme qui pleurait tout seul, l'ancien chauffeur de Lacan s'en est aussi allé. Par sa traîtrise à la patrie, Abdoulaye Yérodia Ndombasi a menti à l'opinion nationale et internationale qu'Hippolyte Kanambe Kazembere Mtwale Alias Kabila était le fils de M'zée Laurent-Désiré Kabila. Il n'a jamais levé son doigt lorsqu'Alias Kabila a fait assassiner Aimée Kabila Mulengela, dans la nuit du 15 au 16 janvier 2008 à Mont Ngafula ! Depuis la disparition brusque de Laurent-Désiré Kabila en janvier 2001, Alias Joseph, sa tante Jeannette et Maman Sifa Mahania sous la protection d'Abdoulaye Yérodia Ndombasi, se sont emparés de l'héritage de la famille biologique de M'zée Laurent-Désiré Kabila. Hortense Kibawa Kabila vit en exil en Grande-Bretagne. Elle porte le nom de la grande-soeur de M'zée Laurent-Désiré Kabila, qui a été assassiné. Étienne Kabila Taratitu, exilé en Afrique du Sud notamment pour tentative se revendique "fils aîné" de Laurent-Désiré Kabila. Pour pour Étienne, l'imposteur-usurpateur Alias Kabila, soutenu par Abdoulaye Yérodia qui a été catapulté sur le trône du Congo pour mieux piller ses ressources, n’est pas un "fils biologique" de Kabila, mais son "enfant adoptif". Une thèse soutenue par son jeune "demi-frère" Emmanuel Kabila Kashirika qui, comme lui, vit en exil en Afrique du Sud. Maman Sifa Mahania a eu six enfants avec M'zée Laurent-Désiré Kabila dont cinq filles et un garçon. Le garçon s’appelle Kabila Mulindwa qui a une vingtaine d'années. M'zée Laurent-Désiré Kabila avait adopté plusieurs enfants, et il avait également plusieurs femmes. M'zée Laurent-Désiré Kabila avait adopté les enfants d'une dame d’origine rwandaise qui se nomme Marceline Mukambuguje. Ces enfant sont Alias Joseph Kabila, Alias Sissi Kabila, Alias Cécile Kabila, Alias Zoé Kabila et Alias Kabila Masengo qui est autiste.

M'zée Laurent-Désiré Kabila avait combien d'enfants ?

En octobre 2007, le Général Mufu surnommé Démon sans tête, cousin et frère de M'zée Laurent-Désiré Kabila a été assassiné par un escadron de la mort à Kinshasa. La vraie famille de M'zée Laurent-Désiré Kabila tire le diable par la queue au Congo. Des imposteurs avec la complicité d'Abdoulaye Yérodia Ndombasi se sont emparés du nom de Kabila et se sont enrichis sur le dos du peuple congolais. Abdoulaye Yérodia Ndombasi n'a jamais demandé un procès équitable pour Eddy Kapend et ses amis d'infortune présumés assassins de M'zée Laurent-Désiré Kabila. Cela fait 18 ans qu'ils sont en prison à Makala.

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King Julio Nzau, chanteur pentatonique de la Rumba !

King Julio Nzau chanteur pentatonique de la Rumba !

Rares sont des jeunes chanteurs congolais qui ont l'opportunité de passer par deux écoles de musiques, celle de Rochereau Tabu Ley et King Kester Emeneya. King Julio Nzau est le seul chanteur de sa génération qui a chanté avec les deux. Le style de Tabu Ley est identifiable par les mélomanes congolais, car il combine un admirable timbre avec une articulation recouvrant fréquemment à une inspiration qui fait fort rare dans l’histoire de la musique congolaise. Parmi les centaines de disques produits dans différents labels, et qui constituent pour les collectionneurs des pièces historiques, citons quelques titres phares de sa discographie : Mokolo na kokufa – Mokrano – Gypsy – Mundi – Silikani Chérie Samba – Mongali – Sorozo – Seli Kutu – Ponce Pilate – Kinshasa – Ndaya paradis – Maze -Adios Tété – Kashama Nkoy – Djibebeke – Likala na moto – Libala ya 8 h du temps – Nganda Diallo – Ekeseni – Laisse-toi aimer – Nzale – Banda monument – Majolina, Kiyédi etc.

Quant à King Kester Emeneya, "Maître, professeur des nuances et des notes,", l’intellectuel de la chanson était le chanteur le plus adoré de sa génération. Sa chanson Nzinzi (1987) est un chef-d'œuvre qui a constitué un tournant dans la carrière musicale. Drôle à la vie, King Kester Emeneya était un chanteur perfectionniste dans son métier. Il aimait les belles mélodies, les nuances et ne supportait pas que quelqu’un chante faux ! C'est toute cet héritage qu'à hérité humblement King Julio Nzau qui excelle dans la chanson "Mayebo" dans l'album Le jour le plus long, où ils ne chantent qu'à deux, lui et King Kester Emeneya. King Julio Nzau a une belle voix qui perce. Il doit la rendre singulière et reconnaissable parmi mille autres. Il ne chante plus aux côtés de ses deux mentors, ni de Rochereau Tabu Ley ni King Kester Emeneya, il seul au devant. A lui de creuser son sillon ! A King Julio Nzau de comprendre qu'il doit dépasser son "12ème Royaume" titre de son album, pour gagner, le Grand Congo, l'Afrique et le monde.

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samedi 23 février 2019

RDC: Sanctions américaines aux apparatchiks, à quand la capture d'Alias Kabila?

Des juges godillots prêtant serment devant Alias Kabila au palais du peuple

Alias Kabila est-il un intouchable ? Pourquoi ne figure-t-il pas sur la liste des sanctionnés des Etats-Unis ? La tricherie électorale qui vient de se dérouler en République démocratique du Congo, c'est lui le vrai commanditaire ! Les Corneille Nangaa, président de la commission Électorale Indépendante (CENI), Benoît Lwamba, président de la Cour Constitutionnelle et Aubin Minaku , président de l'Assemblée nationale ne sont que des petits couteaux d'un régime-système terroriste, corrompu et toxique. Si des apparatchiks du régime d'Alias Kabila sont sanctionnés qu'en est-il des bénéficiaires de cette farce électorale ? A commencer par Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, président NOMMÉ après un odieux deal avec Alias Kabila ? Le peuple congolais est allé aux élections pour le dégagisme d'un régime-système mafieux !

C'est le peuple souverain qui donne la légitimité. La souveraineté du peuple congolais est au dessus de la légalité de la Cour Constitutionnelle corrompue et inféodée. La légitimité du peuple congolais est au dessus des cours et tribunaux en République démocratique du Congo. Le peuple congolais congolais a élu Martin Fayulu, c'est lui le Président de la RDC. Le pantin et valet Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est illégitime. Monsieur 16% n'est pas légitime. Celui qui tire les bénéfices d’une opération mafieuse en étant conscient de ce que cela implique est un receleur, coupable à même titre que les organisateurs de la tricherie. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est tricheur et fraudeur ! Il ne mérite pas d'être président de 80 millions des Congolais. Comment peut-on parler de l’universalité des élections pour la démocratie et accepter que nos compatriotes de Beni-Butembo et Yumbi ne puissent pas voter leur président de la République ? En quoi Félix Tshilombo Bizimungu wa kanambe président NOMMÉ, peut-il prétendre être président de nos compatriotes de Beni-Butembo-Yumbi ? Ces derniers l'ont clamé à Martin Fayulu, le seul homme d'Etat qui s'est rendu dans ces contrées de la République avant et après les frauduleuses élections: Félix Tshilombo n'est pas nôtre président. Il n'a jamais été élu par nous !

Corneille Nangaa, Norbert Basengezi, Aubin Minaku et Benoit Lwamba, des mafieux sanctionnés par les Etats-Unis

Des mafieux du régime d'imposture, d'occupation et prédation se croient des intouchables. Le mafieux Corneille Nangaa rejette les sanctions américaines. Ces sanctions sont-ils un coup d’épée dans l’eau ? N'auront-ils sans effet ? Les Kabilo-Tshilomboïstes plaident pour la levée des sanctions des officiels congolais frappés par l’Union Européenne et celles des Américains sans impact.

Désignations publiques et restrictions de visas imposées à plusieurs responsables de la République démocratique du Congo en raison de leur implication dans une corruption importante, des violations des droits de l'homme, des abus ou une atteinte à la démocratie

Les États-Unis soutiennent le peuple de la République démocratique du Congo (RDC) à la suite du transfert historique du pouvoir de ce pays. Les élections reflètent le désir de la population de la RDC de changement et d'institutions gouvernementales responsables. Cependant, la conduite et la transparence du processus électoral suscitent des préoccupations légitimes.

Le secrétaire d'État désigne publiquement, en raison de leur implication dans une corruption importante liée au processus électoral, les personnes suivantes: M. Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) de la République démocratique du Congo (RDC); M. Norbert Basengezi Katintima, vice-président de la CENI; M. Marcellin Mukolo Basengezi, conseiller du président de la CENI; M. Aubin Minaku Ndjalandjoko, président de l'Assemblée nationale de la RDC; et M. Benoit Lwamba Bindu, Président de la Cour constitutionnelle de la RDC. Cette désignation publique est faite en vertu de l’instruction 7031 (c) de la loi de 2019 portant ouverture de crédits pour le Département d’État, Opérations étrangères et programmes connexes (Div. F, PL 116-6-).

La Section 7031 (c) prévoit que, dans les cas où le Secrétaire d’État dispose d’informations crédibles indiquant que des fonctionnaires de gouvernements étrangers ont été impliqués dans une corruption grave ou une violation flagrante des droits de l’homme, ces personnes et les membres de leur famille immédiate ne peuvent entrer dans le pays. États Unis.

Le secrétaire d'État impose également des restrictions de visas aux fonctionnaires électoraux, ainsi qu'aux responsables militaires et gouvernementaux soupçonnés d'être responsables, complices ou auteurs de violations des droits humains ou d'atteintes au processus démocratique en RDC.

Ces personnes se sont enrichies par la corruption ou ont dirigé ou supervisé des actes de violence à l'encontre de personnes qui exercent leur droit de réunion pacifique et leur liberté d'expression. Ils agissaient en toute impunité aux dépens du peuple congolais et faisaient preuve d'un mépris flagrant pour les principes démocratiques et les droits de l'homme.

Le département d'État souligne que les actions annoncées aujourd'hui sont spécifiques à certains responsables et non au peuple congolais ou au gouvernement nouvellement élu. Cette décision reflète l'engagement du Département d'État à travailler avec le nouveau gouvernement de la RDC pour concrétiser l'engagement qu'il a pris de mettre fin à la corruption et de renforcer la démocratie et la responsabilité, ainsi que le respect des droits de l'homme.

Washington DC, 22 février 2019

Ni les sanctions des Etats-Unis ni celles de l'Union européenne n'impressionnent les apparatchiks mafieux du régime d'Alias Kabila. Le corrompu et fraudeur Corneille Nangaa, président de la CENI réfute les sanctions américaines. Il voudrait faire croire les sanctions qui le touchent sont arbitraires. Pourquoi Corneille Nangaa n'a jamais publié les résultats de l'élection présidentielle bureau de vote par bureau de vote ? Où en est l'enquête de l'incendie de l'entrepôt de la CENI ? Si l’épidémie d'Ebola était existante pourquoi les habitants de Butembo sont sortis massivement et ont fait une vote citoyenne le 30 décembre 2018 sans qu'il y ait des cadavres partout ? Et Martin Fayulu qui a été dans le coin pendant la campagne électorale et il y est revenu qu'il y a quelques jours: le président élu a salué, embrassé et parlé avec des compatriotes de Beni-Butembo sans qu'il tombe malade à son retour à Kinshasa !

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vendredi 22 février 2019

Accords mafieux d'impunité: Félix Tshilombo et Alias Kabila, deux roublards !

Alias Kabila et Félix Tshilombo deux mafieux caïds qui vont vendu le Congo

A Kinshasa, les Accords mafieux d'impunité signés entre FCC-UDPS-CACH sont une sorte d'"Arlésienne", aucun média n'en parle, les thuriféraires sont dans l’encensement du caïd sortant au mafieux entrant. De la pure distraction ! Dès la connaissance des résultats de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018, les apparatchiks et Mammouths Joséphistes qui ont compris que Martin Fayulu candidat N°4 a gagné haut la main, ont tenté de se rapprocher à lui pour négocier. Le Niet de l'équipe de Fayulu les a refroidi. C'est alors qu'ils se sont tournés vers le plus faible et malléable de tous Félix Tshilombo Monsieur 16% qui a été humilié à plusieurs reprises à sa résidence de GLM (Groupe Litho Moboti-l'histoire remonte en 1997 à l'entrée de l'Afdl. Célestin Lwanghi, alors ministre de la Justice et Garde des Sceaux avait ordonné à l'Obma nouvellement mis en place de procéder illico à la réquisition de biens présumés mal acquis. C'est en cet instant-là que tous les biens immeubles appartenant au Groupe Litho Moboti, Glm seront également épinglés.).

Monsieur 15% Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe

Félix Tshilombo Tshisekedi s'est agenouillé, a rampé, a pleuré à chaudes larmes devant son "Raïs Alias Kabila" qui lui a promis le pouvoir. Impossible de tout dire ici, ce qu'a subi Félix Tshilombo avant qu'Alias Kabila se décide lui donner le pouvoir en le nommant comme pseudo-président de la République. D'ailleurs, c'est à genou qu'il a signé les accords FCC-UDPS-CACH en présence d'Alexis Tambwe Mwamba, ministre de la justice du régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Kabila. Ce-jour là, il a même demandé à son "Raïs" de téléphoner à sa mère, Marthe Tshisekedi en pleurant pour lui signifier qu'il était Nommé ! C'est alors que son discours a viré à 800°, juste après sa proclamation par la fameuse CENI , le nouveau président a rendu un hommage à Joseph Kabila qu'il considère désormais comme un allié politique pour avoir accepté de « quitter le pouvoir »: "Le Président Kabila est le plus grand démocrate. Il est une grande personnalité à qui il va confier la fonction d'ambassadeur pour le pays"

Félix Tshilombo Bizimungu est un pantin, guignol et valet d'Alias Kabila

Qu'est-ce que les accords FCC-UDPS-CACH ? Quel est le contenu de ces accords ? Tout le monde en parle mais personne ne sait ...C'est le journal Zambien "Zambian Observer" qui vient de le mettre sur la place publique. Le journal Zambien révèle que les accords qui ont permis la nomination de Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe comme président Nommé de la République démocratique du Congo stipule que le "Raïs Alias Kabila de son vrai nom Hippolyte Kanambe Kazembere Mtwale et ses apparatchiks dinosaures Mobutistes mués en Mammouths Joséphistes ne seront jamais poursuivi poursuivi pour haute trahison, crimes de sang, crimes économiques, crimes de génocide, crimes contre l'humanité pendant les 19 ans qu'ils ont été au pouvoir. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe, garçon de course, pantin, valet d'Alias Kabila a été nommé président pour assurer la continuité de l'impunité aux assassins, criminels, mafieux et prédateurs qui écument cette classe politique toxique, corrompue, ventriote, mangecrate et mangeuse à tous les râteliers. Les apparatchiks pressent Félix Tshilombo de lever les sanctions de l'Union européenne et des Etats-Unis contre eux! C'est aussi dans les accords ! C'est pourquoi l'imposteur et collabo Félix Tshilombo conditionne la réouverture de la maison Schengen à Kinshasa contre la levée des sanctions de l'Union européenne.

Félix Tshilombo Bizimungu est le garçon de course d'Alias Kabila

Massacre des Bundia ia Kongo ? Silence! Assassinat de Floribert Chebeya, Fidèle Bazana, Rossy Mukendi, Thèrès Kapangala...? Silence ! Massacre de Makobola, Mwenga ? Silence! Massacre du Kasaï avec les Bana Mura ? Silence ! Fosses communes de Maluka, Kasaï, Yumbi ? Silence! Massacres de Beni-Butembo-Lubero ? Silence ! Panama Papers ? Silence ! La guerre de 6 jours à Kisangani entre deux armées étrangères Rwandaise et Ougandaise d'occupation ? Silence ! L'entrée de l'armée Rwandaise à l'Est de la RDC avec armes, vaches et bibelots ? Silence ! Assassinat du Colonel Mammadou Ndala ? Silence ! Mort mystérieuse du Général Bahuma, Mbuza Mabe et tous les officiers congolais de la deuxième république sous Mobutu ? Silence ! Assassinat de Michael Sharp et Zaida Catalan, deux experts de l'ONU au Kasaï ? Silence ! La République démocratique du Congo est-elle un "abattoir d'êtres humains" ? Doit-elle le demeurer avec Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe avec la continuité du régime d'imposture, d'occupation et de prédation qui sévit en RDC en toute impunité ?

Mépris du peuple congolais les accords FCC-UDPS-CACH stipulent que la Constitution congolaise doit être modifiée pour permettre que le président de la République démocratique du Congo soit élu au parlement par des grands électeurs et non plus par le peuple congolais. Or la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a frauduleusement donné la majorité au FCC d'Alias Kabila. Les élections des gouverneurs et celles des sénateurs sont prévues au mois de mars 2019. Ces derniers sont élus par les députés provinciaux, donc au niveau des Assemblées provinciales. L'affaire s'est ébruitée, les députés provinciaux de Kinshasa réclament 50.000 dollars américains à chaque candidat gouverneur et sénateur !

Originaire d’Italie, la mafia est une organisation criminelle très structurée et reposant sur l’infiltration de la société civile et des institutions. Les mafias fonctionnent en partie sur le même principe que les cartels (établir un territoire, avoir le monopole des affaires, obtenir des accords avec les autres groupes mafieux…).Son système fonctionne sur un modèle économique parallèle et souterrain. Une mafia touche à toutes les formes de trafics (drogue, armes, prostitution, racket, trafic d’œuvres d’art, trafic d’organes…). Contrairement aux cartels, les mafias préfèrent bien souvent avoir recours à l’intimidation, au chantage ou à la corruption pour obtenir ce qu’elles souhaitent plutôt que d’utiliser la force.

Election Louis Michel 2006: Antoine Gizenga fait alliance avec l'imposteur Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale

1. C'est la mafia politique qu'il faut combattre en RDC. Alias Kabila est un grand caïd mafieux qui n'a jamais respecté sa parole ! Lors des élections Louis Michel 2006, avec les doutes sur sa nationalité congolaise, Alias Kabila a trouvé le moyen de s'allier à Antoine Gizenga, arrivé troisième de l'élection présidentielle, mais aussi et surtout monument vivant à l'époque, car étant l'un des derniers pères de l'indépendance. Leader dans le Bandundu à l'ouest du pays avec son Parti lumbiste unifié (Palu), ce dernier a permis à Alias Kabila de contrer efficacement son grand rival, Jean-Pierre Bemba, lors du deuxième tour de l'élection. Avec la contribution de Modeste Mutinga Mutuishayi, président de la Haute Autorité des Médias (HAM) qui musela des journalistes, médias et opposants. Le roublard et fourbe annula le débat démocratique qui devait opposer Jean-Pierre Bemba à Alias Kabila ! Grâce à Antoine Gizenga, Alias Kabila va gagner ainsi le pari de la légitimité...l'imposteur cachera son imposture en devenant un président élu frauduleusement par les urnes par Malu Malu, abbé tricheur et président de la Commission Électorale Indépendante (CEI). En 2006 pour qu'Antoine Gizenga lui donne la légitimité qu'il n'a pas Alias Kabila avait promis au patriarche Gizenga qu'il serait son dauphin lors de son deuxième mandat constitutionnel, chose qui ne s'est jamais réalisée, et qui a poussé un des fidèles d'Antoine Gizenga, en l'occurrence d'Adolph Muzito, ancien Premier ministre de Kabila, à claquer la porte de la mouvance présidentielle pour rejoindre l'opposition.

Etienne Tshisekedi s'est autoproclamé président de la RDC après avoir rejeté la victoire d'Alias Kabila

2. N'ayant pas pris part à ce premier rendez-vous de l'élection Louis Michel 2006, Étienne Tshisekedi fait un retour triomphal au pays pour se préparer aux élections de 2011. Lucide et surtout conscient du poids politique d' Etienne Tshisekedi, l'imposteur et usurpateur Alias Kabila va à cet effet multiplier les stratagèmes jusqu'à changer les règles de jeu en pleine compétition, à l'instar de la révision des quelques dispositions constitutionnelles concernant l'élection présidentielle. Alors à deux tours, elle sera à un seul tour, ce en vue d'éviter le scénario de 2006. Il se voit une fois de plus être proclamé vainqueur par le sur fond de vives contestations du fait d'irrégularités qui ont émaillé le processus, mais aussi de la mort de milliers de civils tués dans la répression. Etienne Tshisekedi, qui a rejeté la réélection d'Alias Kabila à la présidentielle et s'est autoproclamé président "élu" de la République démocratique du Congo, a prêté serment vendredi 23 décembre 2011, dans le jardin de sa maison située dans la commune de Limeté à Kinshasa, après avoir été empêché par la police de le faire au stade des Martyrs enceinte de 80.000 places comme il le souhaitait. Etienne Tshisekedi a prêté serment en présence de plusieurs dizaines de ses partisans et de responsables politiques de l'opposition. Avant la prestation, son directeur de cabinet, Albert Moleka, a lu une déclaration affirmant qu'"aujourd'hui marque d'une empreinte indélébile l'histoire de notre pays, qui est passé du régime dictatorial transitant, par celui oligarchique, animé par Kabila et sa suite, à celui réellement démocratique, où le peuple congolais s'est choisi un président de la République par la voie des urnes". Etienne Tshisekedi a ensuite prêté serment chemise blanche, costume et cravate sombre et portant son éternelle casquette, la main droite levée et la gauche sur une bible. Un tapis rouge avait été déroulé jusqu'à l'endroit il se tenait debout. "Je jure solennellement de respecter la Constitution et les lois de la République et de défendre son unité nationale et l'intégrité de son territoire" (...) "Ce jour du 23 décembre 2011 représente pour le peuple congolais l'aboutissement de 30 ans de lutte pour la démocratie et l'Etat de droit" (...)"Votre confiance ne sera pas déçue. Nous allons construire un pays, notre pays, plus beau qu'avant", avait-t-il promis avant d'annoncer la publication dans les prochains jours d'un "programme de gouvernement" qui n'a jamais vu le jour !

Les Évêques de la CENCO impliqués pour l'accord de la Saint-Sylvestre

3. La Constitution congolaise du 5 février 2006 consacre un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois. Voilà Alias Kabila en plein dans son deuxième mandat constitutionnel usurpé. Après plusieurs tentatives de modification constitutionnelle, l'imposteur va tenter au début de l'année 2015 de conditionner les élections de décembre 2016 à l'identification nationale sachant que cette opération prendra plus ou moins trois ans. Là, les choses se compliquent car il a dû affronter la résistance de la population et de la diaspora congolaise trois jours durant avec plusieurs morts au bout. Conséquence : la dissolution de l'Onup, structure devant assurer l'enregistrement ou l'identification de tout citoyen congolais avant l'organisation des élections. La ligne rouge tracée en 2016. Des appels à la manifestation pacifique sous la houlette d'Étienne Tshisekedi s'accentuent en vue d'exiger le respect de l'ordre constitutionnel. Alias Kabila contraint de trouver une piste pour se maintenir au pouvoir va miser sur les évêques catholiques à l'issue d'un dialogue « jugé non-inclusif » à la Cité de l'Union africaine de Kinshasa, dialogue conduit par l'ancien Premier ministre togolais, Edem Kodjo, et boycotté par une grande partie de l'opposition. La Cenco se verra alors confiée l'ultime mission d'initier un nouveau dialogue plus inclusif. Face à la Cenco, l'opposant emblématique et radical Étienne Tshisekedi à la tête d'une large coalition de l'opposition politique (Le Rassemblement) avec le très actif Moise Katumbi. Dans un tel contexte, les chances de Kabila de se maintenir sont faibles, très faibles mais l'Église catholique, très écoutée, réussit finalement à faire fléchir ces opposants radicaux et dans la nuit de la Saint-Sylvestre 2016, un « pré-accord » va être signé qui prévoit un « arrangement particulier ».

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Discours d'Emmanuel Macron au 34ème dîner annuel du CRIF !

Palais du Louvre, le 20 Février 2019, Emmanuel Macron, Président de la République

Le chef de l'Etat a déploré "une résurgence de l'antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde Guerre mondiale". "Nous sommes chez nous, nous tous." "La honte doit changer de camp" ! voici le discours d'Emmanuel Macron devant le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), mercredi 20 février, à Paris.

Monsieur le président du Sénat,

Monsieur le président de l’Assemblée Nationale,

Monsieur le président du Conseil Économique Social et Environnemental,

Messieurs les Premiers ministres,

Monsieur le Ministre d’Etat,

Mesdames et Messieurs les Ministres,

Madame la Maire de Paris,

Madame la présidente de la région Ile de France,

Mesdames Messieurs les Parlementaires,

Mesdames/Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs les Responsables des cultes,

Monsieur le président du CRIF,

Mesdames, Messieurs.

Comme chacune et chacun, j'aurais souhaité que ce dîner - le deuxième auquel j'ai l'honneur d'assister comme président de la République - se tienne dans des circonstances plus sereines. Nous aurions évoqué avec émotion Claude LANZMANN, ce qu'il donna à la France en entrant en résistance dès l'âge de 18 ans, ce qu'il offrit au monde avec son monument SHOAH, cette œuvre immortelle contre l'inexorable travail d'oubli du temps. Nous nous serions souvenus de Marceline LORIDAN disparue en septembre et son inlassable action pour transmettre la mémoire du génocide et de son insolence. De Georges LOINGER qui nous a quittés en décembre emportant avec lui une vie d'héroïsme, lui qui sauva près de quatre cents enfants juifs durant la Seconde Guerre mondiale. Nous aurions revécu ensemble cette matinée ensoleillée de juillet où le peuple français rassemblé rue Soufflot communièrent autour des cercueils bleu blanc rouge de Simone et Antoine VEIL. Simone VEIL qui puisa dans l'indicible horreur des camps la force de faire grandir encore par ses combats pour la mémoire, pour les femmes, pour l'Europe l'œuvre universelle de la France.

Nous serions certainement revenus sur la relation d'amitié de 70 ans liant la France et Israël, que la saison culturelle croisée de 2018 a fait vivre et que la visite du président RIVLIN à Paris à la mi-janvier est venue sceller. Peut-être même aurions-nous échangé sur le rôle de René CASSIN dans la rédaction de la Déclaration des Droits de l'Homme cette grammaire commune des nations dont nous venons de célébrer le 70ème anniversaire. Oui, chacune et chacun d'entre nous aurait aimé évoquer tout cela. Cette part juive de l'âme française, cette histoire des Français juifs qui a contribué à faire de notre nation belle et grande. Mais le moment que nous vivons appelle un propos autrement plus grave.

Depuis plusieurs années - et la situation s'est encore aggravée ces dernières semaines - notre pays, comme d'ailleurs l'ensemble de l'Europe et la quasi-totalité des démocraties occidentales, est confronté à une résurgence de l'antisémitisme sans doute inédite depuis la Seconde Guerre mondiale.

A nouveau depuis plusieurs années l'antisémitisme tue en France.

C'est bien que les visages peuplant ce soir nos consciences ne sont pas seulement ceux des héros que je viens d'évoquer mais bien ceux des martyrs récemment assassinés parce qu'ils étaient juifs. Mireille KNOLL, cette Parisienne de 85 ans qui a survécu aux rafles mais pas à la folie meurtrière de ses bourreaux, Sarah HALIMI, cette mère de trois enfants saisie dans son sommeil, molesté puis défenestré par son meurtrier, Ilan HALIMI, ce jeune homme d'une vingtaine d'années kidnappé, torturé, assassiné. Et puis les victimes de l'attentat de l'Hyper Cacher de janvier 2015 - Philippe BRAHAM, Yohan COHEN, Yoav HATTAB, François-Michel SAADA - celle de l'école Ozar Hatorah - Jonathan SANDLER et ses fils Aryeh et Gabriel et la petite Myriam MONSONEGO abattus à bout portant. Nous ne les oublions pas. Le crépuscule du vingtième siècle avait pu laisser entrevoir la possibilité d'un repli durable de l'antisémitisme. L'aube du 21ème siècle vient rappeler combien l'histoire est tragique, combien les passions tristes sont à l'œuvre, combien le noir revient. Et qu'un fils de déportés juifs-polonais qui aime la France, sa langue, au point de devenir membre de l'Académie française, soit insulté par une foule haineuse en rentrant chez lui, qu'à Paris sur une devanture de restaurant soit peinte entourée de croix gammée l'inscription “Juden”, que sur la mairie du 13e arrondissement le visage de Simone VEIL soient recouverts des mêmes croix gammées, qu'en Alsace des dizaines de tombes juives soient profanées comme si on avait voulu enlever leur mort à tous ces gens, que des représentants religieux juifs, des militants de la cause antiraciste, des journalistes soient insultés, menacés - cher Joël MERGUI, cher Ariel GOLDMANN, cher Philippe VAL, cher Hermann EBONGUE- que dans un même nihilisme, une même violence, charriant rejet du sacré et antiparlementarisme, qu’on s'en prenne à des églises, à des élus.

Je pourrais poursuivre malheureusement cette liste et dire ce que trop d'anonymes subissent et n'osent même pas dire. Face à cette inacceptable, il serait faux de dire que nous n'avons rien fait. Nous avons condamné beaucoup, adopter des plans, souvent depuis des années et des années, voter des lois parfois. Mais nous n'avons pas su agir efficacement. C'est vrai. Et si nous en sommes là aujourd'hui c'est bien pour cela.

Et cette litanie que je viens de reprendre c'est notre échec.

Trop d'indignation. Trop de mots. Pas assez de résultats.

Le temps est donc venu des actes tranchants, concrets.

Parce que je ne veux pas m'habituer à ces mots et à ces indignations “Il y a quelque chose de pire qu'une âme perverse”, écrivait PÉGUY, “c'est une âme habituée”. Nous n'avons pas le droit de devenir des âmes habituées.

D'abord nommer le mal, qui ne voit que l'antisémitisme se cache de plus en plus sous le masque de l'antisionisme.

Je l'ai dit lors du 75e anniversaire de la rafle du Vel d'Hiv, l'antisionisme est une des formes modernes de l'antisémitisme. C'est pourquoi je confirme que la France, qui comme vous l'avez rappelé l'a endossée en décembre avec ses partenaires européens, mettra en œuvre la définition de l'antisémitisme adoptée par l'Alliance internationale pour la mémoire de la SHOAH. Il ne s'agit pas de modifier le code pénal, encore moins d'empêcher ceux qui veulent critiquer, comme vous l'avez rappelé à Monsieur le Président, la politique israélienne de le faire, non.

Ni de revenir sur des sujets que nous connaissons et qui sont ceux de la politique internationale - et sur ce sujet la position française est connue et l'année dernière nous en avions débattu. Il s'agit de préciser et raffermir les pratiques de nos forces de l'ordre, de nos magistrats, de nos enseignants, de leur permettre de mieux lutter contre ceux qui cachent derrière le rejet d'Israël la négation même de l'existence d'Israël. La haine des Juifs la plus primaire.

De la même manière, il n’y aura aucune complaisance à l’égard des pratiques de boycott et du BDS plusieurs fois condamnées en France et qui le seront à nouveau.

Regardez ensuite la réalité en face, sans filtre. Oui, à côté, malheureusement, de l’antisémitisme traditionnel se déploie un antisémitisme fondé sur un islamisme radical. Oui, cette idéologie gangrène certains de nos quartiers au point d’être contraints à un insupportable exode intérieur. Eh oui, c’est à une reconquête républicaine de ces territoires que nous devons nous atteler. Ce que nous faisons quand nous créons des postes de policiers et de gendarmes dans 45 d’entre eux, en multipliant l’implication de tous les services de l’Etat, de l’Education Nationale, de l’ensemble des fonctionnaires, et en y déployant, de manière méthodique, un plan de lutte contre la radicalisation. Et en cette matière, ne cédons en rien non plus à l’opposition bloc à bloc dans laquelle certains voudraient enfermer la société française. Une religion contre l’autre.

Une stigmatisation contre l’autre. Non. La République protège tous les citoyens, toutes les consciences, toutes les paroles, et elle ne peut accepter, en aucun cas, qu’au nom d’une religion déformée ou d’une philosophique quelle qu’elle soit le pire soit commis, parce que c’est la République, parce que c’est notre liberté.

Traquer et punir ceux qui se rendent coupables d’actes antisémites.

Rien n’est plus insupportable pour les victimes que l’absence de sanctions. Rien n’est plus incompréhensible pour nos concitoyens que le sentiment du « tout est permis », qui anime les semeurs de haine et qui sapent l’autorité de l’Etat. J’appelle, pour ce faire, quelle que soit, parfois, la lassitude, je le sais, toutes les victimes d’actes antisémites à porter plainte dès qu’elles sont insultées ou attaquées. Qu’elles soient assurées que tout est mis en œuvre pour les accompagner dans leurs démarches, depuis la formation de nos policiers et nos gendarmes pour les accueillir et les écouter, jusqu’à la possibilité de porter plainte en ligne, qui vient d’être votée avec l’adoption de la Loi Justice. Elle doit s’appliquer dans les meilleurs délais.

Sur ce sujet, nous étions habitués, il faut bien le dire, à des pratiques incertaines ; des plaintes qui n’étaient pas toujours prises ; des complexités. Les choses ont maintenant été simplifiées dans le Droit. Elles doivent s’appliquer dans les faits. Elles supposent que rien ne soit accepté et qu’aucune habitude en quelque sorte ne soit prise. Tout est mis en œuvre aussi pour recueillir les preuves.

Des équipes spécialisées d’enquêteurs et de gendarmes seront créées sur tous les territoires, sur la base de ce qui a été commencée à Aix-en-Provence, en partenariat avec la Fondation du Camp des Milles. Vous avez ensuite, Monsieur le Président, évoqué l’antisémitisme improprement appelé virtuel. Il n’a de virtuel que le nom. Il y a dans cette haine sans visage, qui se croit délivrée de tout droit, les prémices de la haine qui, ensuite, sort dans rue et commet le pire.

Ce poison lent qui conduit près de 2 Français sur 5, s’informant principalement via les réseaux sociaux, à croire en un complot sioniste mondial. Celui-ci aussi, nous devons le combattre avec force et clarté. D’ores et déjà, nous avons entamé un travail avec des plateformes comme Facebook qui a choisi la France pour lancer un fonds doté d’1 million d’euros en faveur du civisme et contre la haine, et qui a accepté la présence en son sein de régulateurs et juristes français pour améliorer certaines pratiques.

J’avais dit l’année dernière, devant vous, sur ce sujet, ma volonté de porter un projet exigeant au niveau européen. Un travail a été fait pour le rendre possible, et vous l’avez évoqué, le rapport de madame AVIA et de messieurs TAIEB et AMELLAL à cet égard. Proposer des choses concrètes. Le combat européen doit se poursuivre mais il est trop lent, et nous ne pouvons plus attendre.

C’est pourquoi la Député Laetitia AVIA déposera, dès les mois de mai, c’est-à-dire dès la première fenêtre parlementaire possible, au Parlement, une proposition de loi pour lutter contre la haine sur Internet reprenant les propositions de ce rapport. Nous devons, à ce titre, nous inspirer de ce que nous voisins allemands ont su faire, de manière efficace et pragmatique. Apporter des sanctions judiciaires, pénales et pécuniaires ; appeler la responsabilité des individus, comme des plateformes. Il s’agira de mettre fin aux stratégies d’éviction déployées par des sites étrangers qui, changeant régulièrement de serveurs, sont aujourd’hui très difficiles à bloquer. Dans ce contexte, la question de l’anonymat sera évidemment posée. Elle est, trop souvent, le masque des lâches. Et derrière chaque pseudonyme, il y a un nom, un visage, une identité.

Faut-il interdire partout sur Internet l’anonymat ? Je pense que nous pourrions aller par cette voie à quelques égards vers le pire. Il faudra donc y réfléchir à deux fois. Par contre, ce que nous ne pouvons pas accepter, c’est que parce qu’il y a l’anonymat, le contenu ne soit pas retiré dans les meilleurs délais, que l’identité ne soit pas recherchée et ne soit pas donnée.

Il y a aujourd’hui encore des plateformes comme Twitter, pour citer les mauvais exemples, qui attend des semaines, quand ça ne l’est des mois, pour donner les identifiants qui permettent d’aller lancer les procédures judiciaires contre ceux qui ont appelé à la haine, au meurtre ; qui, parfois, prend des jours, des semaines pour retirer des contenus ainsi identifiés.

Ce que ce texte portera donc, ce sont des dispositions claires imposant le retrait dans les meilleurs délais de tous les contenus appelant à la haine et mettant en œuvre toutes les techniques permettant de repérer l’identité dans les meilleurs délais et enfin appelant à la responsabilité, y compris sur le plan juridique, les dites plateformes. Il nous faut adopter nos sanctions à la société numérique ; nous donner les moyens aussi de pouvoir interdire la présence sur un réseau social de personnes coupables de propos racistes et antisémites, comme on interdit les Hooligans dans les stades, ou à tout le moins faire en sorte que les condamnations pour actes racistes et antisémites soient publiées pour ceux s’en rendant coupables.

La honte sur ces sujets d’urgence doit changer de camp. Elle ne doit plus ronger les victimes. Elle doit accabler les agresseurs. Enfin, parce que la période met en cause ce que nous sommes, la France doit aussi tracer des nouvelles lignes rouges et nous le ferons par des mesures concrètes et des décisions que la loi permet aujourd’hui de prendre.

C’est pourquoi j’ai aussi demandé au Ministre de l’Intérieur d’engager des procédures visant à dissoudre des associations ou groupements qui, par leurs comportements, nourrissent la haine, promeuvent la discrimination ou appellent à l’action violente : Bastion social, Blood & Honour Hexagone et Combat 18 pour commencer.

Nommer, poursuivre, punir, mais bien entendu, enfin aussi, éduquer.

Il ne faut jamais perdre de vue le temps long de l’éducation, de la culture, de l’élévation morale et spirituelle de tous, car ce que nous vivons aujourd’hui dans notre société, dans notre pays, dit beaucoup de nos propres échecs passés. De ce que nous avons laissé s’installer subrepticement, de ce que nous n’avons plus voulu dénoncer, de ce que parfois, nous avons peut-être oublié de dire. Si l’histoire a montré que la connaissance n’était jamais un antidote contre la haine, nous savons que l’ignorance, à coup sûr, est un fertile terreau, toujours. Nos instituteurs, nos professeurs font preuve d’un engagement exemplaire, pour enseigner la mémoire de l’Holocauste, et sont relayés admirablement par des institutions comme la Fondation pour la mémoire de la Shoah ou le Mémorial de la Shoah.

Le ministre de l’Education nationale s’est tôt engagé dans cette lutte pour lever, vous l’avez rappelé, Monsieur le président, toutes les ambiguïtés qui avaient pu exister, former davantage, être plus exigeant encore. Et à ce titre, l’Etat soutiendra encore davantage qu’il ne le fait le Mémorial de la Shoah. La DILCRA apporte aujourd’hui une aide. Elle sera significativement augmentée par le Premier Ministre, dans les prochaines semaines.

Ces instituteurs, ces professeurs sont encore trop souvent livrés à eux-mêmes, en particulier quand, dans ces quartiers gangrénés par l’islamisme radical, évoquer la Shoah, la situation au Proche-Orient, est parfois devenu impossible. Ces instituteurs, ces professeurs trouveront toujours la République à leurs côtés. Au niveau national, une équipe de réaction a été mise en place, qui leur apporte une solution en 24 heures, dès qu’une difficulté se fait jour. Dans chaque rectorat, des messages clairs ont été passés, pour que tout soit dit, le moindre problème, dès qu’il est observé. Mais trop souvent, nous avons vu aussi, dans ces quartiers de la République, ces dernières années, des enfants quitter l’école publique, disons-nous les choses franchement, pour aller vers des écoles privées sous contrat, quelle que soit, d’ailleurs, la confession, pour pouvoir changer de quartier, parce que quelque chose se passait, que l’enfant ou les parents eux-mêmes n’osaient pas dire.

C’est pourquoi j’ai demandé au ministre de mettre en place des actions spécifiques et de procéder à un audit de tous les établissements marqués par le phénomène de déscolarisation des enfants de confession juive.

Quand une telle déscolarisation se passe, elle dit quelque chose. Parfois, de ce que nous ne voulions ou ne pouvions voir, de ce qui ne se disait plus. Au-delà, l’école doit jouer à plein son rôle de rempart républicain contre les préjugés et contre les haines, mais aussi contre ce qui en fait le lit, l’empire de l’immédiateté, le règne d’une forme de relativisme absolu. L’enseignement de la méthode scientifique, de la méthode historique, sera renforcé.

Tous les enfants de France seront sensibilisés au temps long des grandes civilisations, ce temps long cher à BRAUDEL, qui apporte le goût de la tolérance et de l’humanisme. Mais revenir à ces fondamentaux, au cœur de notre éducation, ce qui, parfois, avait été oublié. C’est aussi au cœur de l’éducation, se redonner les moyens de lutter contre ce qui, subrepticement, s’est installé, le ‘’tout se vaut’’, l’immédiateté absolue, le relativisme qui corrompt tout. Mes chers amis, ce sont pour les actes, et il faudra en rendre compte, et j’en rendrai compte. C’est pour ça que ce soir, je voulais être devant vous. Parce que l’antisémitisme n’est pas le problème des Juifs. C’est le problème de la République.

C’est parce que ceux qui pensent que l’antisémitisme ne concernerait que quelques-uns, qu’une communauté dans la République, que ceux-là n’oublient jamais notre histoire, communiquent ce que nous sommes. L’antisémitisme, c’est tout simplement la haine de l’autre. Et d’ailleurs, regardez bien les formes qu’il prend. La haine du Juif, c’est tout à la fois la haine du communiste et du capitaliste, la haine des forces extérieures et de l’ennemi de l’intérieur. Ce sont toutes les haines additionnées. L’antisémitisme a pris tous les visages, s’est nourri de tous les extrêmes. Ca n’est la haine que d’un visage : celui de l’autre, et qui plus est, un autre qui nous ressemble. L’antisémitisme, c’est le problème de la République, parce qu’il est cette haine d’avant-garde, mais qui s’accompagne toujours du cortèges des autres haines auxquelles vous avez fait référence, et dans les temps où nous parlons, ce sont ces autres haines qui, derrière aussi, se réveillent : haine contre les musulmans, racisme sous toutes ses formes, racisme anti LGBT, toutes les formes de haines se réveillent avec, contre les élus, contre l’autorité, contre le parlementarisme, contre le sacré, les églises et toutes les religions, conte ce qui nous a fait.

Oui, pour toutes ces raisons, l’antisémitisme, c’est la question de la République et de la France. Parce qu’au cœur de nos histoires liées, il y a tout ce qu’ils ne veulent plus voir. Je ne reprendrai pas ici le cortège des grandes figures qui ont fait notre pays, de RACHI jusqu’à BERGSON, PROUST, Simone VEIL, Robert BADINTER.

La France doit tant à celles et ceux qui l’ont ainsi construite, pas à pas, lui ont appris l’universel, lui ont donné ce visage. Mais ce qu’ignorent encore trop de nos concitoyens, dans notre pays, c’est que depuis des siècles et des siècles, de grands Juifs, de grands commentateurs des textes sacrés, ont été en France, qui ont dit tant de ces textes, et sont connus à travers le monde, que les plus grands commentateurs de la Bible et du Talmud, juifs, ont été dans tous nos villages, et ont rendu parfois ces villages célèbres à ceux qui n’ont jamais mis le pied en France.

Eliezer DE TOUQUES, Samuel BEN SALOMON de Falaise, Simbah de Vitry en Moselle, Samson ben Isaac de Chinon, Moïse d’Evreux, Thérèse BEN ELIA de Corbeil, Moïse de Coussy, Isaac BEN SAMUEL de Dampierre, Samson, de Sens, Eliachim de Chalons, Jacob de Pont-Audemer, Matatia d’Avallon, Salomon de Château-Landon, Meshoulam BEN NATHAN de Melun, Eliezer BEN SAMUEL de Metz, Joseph Tobelem BONFILS de Limoges, Ayim BEN ISAAC de La Rochelle, Menahem BEN SALOMON MERI de Perpignan, Jacob BEN MAKIR de Montpellier, Aaron BEN PEREZ, d’Avignon, Abraham BEN DAVID, de Narbonne, tant et tant de noms connus à travers le monde, parce qu’ils ont dit quelque chose de la Bible, parce qu’ils ont apporté à la connaissance universelle. Ils étaient de ces villages et de ces villes qui sont notre pays.

Alors, quand j’entends comme vous « nous sommes chez nous », dit par certains, qui voudraient que ceux-là n’en soient pas, regardez notre histoire en face, pour tout ce qu’elle est. L’Histoire de France est belle, de ses universels croisés, de ses Juifs venus du bout du monde pour aimer notre pays, tomber pour lui et le faire accéder à l’universel, et de tous ses Français, qui ont voulu prendre, aimer et porter une religion, parce qu’on pouvait la porter librement et avec fierté dans notre pays. C’est cela, l’histoire des Juifs et de la France, bien avant la République, bien avant même, qu’on commence à parler de la France. C’est cela, ce que nous sommes. Nous sommes chez nous. Nous tous.

Hier, à Quatzenheim, j’ai eu honte. J’étais avec les habitants de cette petite commune d’Alsace et j’avais honte. Et nous avons regardé ces tombes souillées et je me suis dit : « ce qu’ils veulent c’est, au fond, aller même s’assurer que nul ne pourra reposer en paix. » A la honte succède la colère. Celle de vouloir trouver tout de suite les réponses. De répondre à la haine par une autre haine.

Au fond, j’ai dit aux habitants de la commune : « c’est vous le vrai visage de cette commune. Nous allons laver les tombes » et surtout leur dire combien ceux qui ont fait ça doivent avoir honte. Ils ne sont pas la France. Ils ne sont pas les Français. Les tombes des Français et Juifs tiennent notre sol comme les arbres plantés pour eux. Ils sont enracinés, et cet enracinement, c’est notre Nation. Alors oui, je le sais mes amis.

Il y a dans ce moment-là quelque chose d’ingrat pour la tâche qui est la nôtre. La barbarie a une force. Elle est immédiate. Elle sidère. Elle fascine certains. Et elle plonge dans la consternation, parfois l’accablement des autres. Et la barbarie a une force incommensurable par rapport à l’intelligence ou la construction d’une action rationnelle qui est la nôtre. C’est précisément d’ailleurs cette force qu’elle recherche. Alors nous ne gagnerons pas ce combat en un jour ; mais je veux, ce soir, vous dire une chose. Nous ne nous habituerons jamais.

Nous aurons toujours l’exigence de vérité, de liberté, de fraternité et d’intelligence qui est la seule réponse à cette barbarie. L’exigence du courage qui doit être notre mission. Celle des Républicains que nous sommes. Elle est plus lente, parfois moins visible. Parfois nous trébucherons, mais n’y cédons rien. Mes chers amis, vendredi dernier, j’ai reçu dans mon bureau la mère d’Ilan HALIMI. Et elle avait, face à elle, un tableau de Pierre SOULAGES. Je lui ai dit : « c’est ça ce que nous avons à vivre. » Beaucoup pensait que le noir n’était pas une couleur et qu’on ne pouvait rien en faire. Un génie, centenaire cette année, a dit : « en travaillant inlassablement le noir au pinceau, au couteau, en y tirant mes lignes, en y mettant mes formes, j’y ferai vivre le soleil. J’y ferai exister la lumière. » Et elle voyait sous ses yeux ce tableau qui prenait vie. Et ce noir n’était plus noir. Il était l’Outrenoir de SOULAGES.

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mercredi 20 février 2019

Crise de légitimité, la RDC a trois présidents: Fayulu, Tshilombo et Alias Kabila !

La République démocratique du Congo est à un tournant de son histoire. L'élection "boutiquée" du 30 décembre 2018 par Alias Kabila, Corneille Nangaa de la fameuse Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et la corrompue Cour Constitutionnelle donne lieu à la crise de légitimité profonde dans notre pays. Les deux poids deux mesures. Tous les yeux du monde sont à nouveau rivés sur le Venezuela. Après avoir été désigné président de l’Assemblée Nationale, Juan Guaidó qui n'est jamais par la case élection, s’est autoproclamé "président provisoire" du gouvernement vénézuélien. Immédiatement, les États-Unis ainsi qu’un groupe de pays européens et latino-américains lui ont apporté leur soutien, basant sa légitimité sur l’article 233 de la constitution vénézuélienne. Problème : Guaidó déclare que le président Nicolas Maduro a « usurpé et abandonné le poste », alors que le Tribunal suprême de justice a déjà déclaré que toute décision de l’Assemblée Nationale serait "nulle et non avenue". En République démocratique du Congo, le peuple congolais est allé à l'élection présidentielle pour un dégagisme du régime d'Alias Kabila, un changement radical. La communauté internationale ferme les yeux sur le "compris à l'africaine", la nomination d'un président non-élu avec un deal. Les Congolais sont abandonnés à eux-mêmes. Le peuple congolais peut-il encore croire aux élections ? Aller aux élections pour se voir voler les résultats et justifier un putsch électoral avec le silence complice de la communauté internationale. Aujourd'hui, la République démocratique du Congo a trois présidents :

1. Martin Fayulu, Président élu du peuple congolais

C'est Martin le Président de la République démocratique du Congo. C'est lui qui a gagné l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. D'une simplicité à couper le souffle, le peuple congolais l'a élu pour un dégagisme du régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Kabila. La légitimité de Martin Fayulu vient du peuple congolais. Et cette légitimité est au dessus des cours et tribunaux, y compris de la corrompue Cour Constitutionnelle inféodée et aux ordres d'Alias Kabila. Fayulu est l'homme le plus populaire en République démocratique du Congo. Ni le Maréchal Mobutu ni son opposant Etienne Tshisekedi n'ont été aussi populaire que Martin Fayulu. Les Congolais l'appellent "Le Soldat du Peuple" ! Il est le seul homme politique congolais qui peut descendre à Beni-Butembo-Goma et ailleurs sans qu'il y ait des émeutes. Intègre, intellectuel, homme de valeur, simple, constant, pacifique et non violent, Fayulu est un hommes des convictions démocratiques et républicaines. Élu à 62%, il n'a pas l'effectivité du pouvoir. Fayulu est victime d'un coup d'Etat électoral mieux d'un putsch électoral. Martin Fayulu a refusé de négocier sa victoire électorale avec Alias Kabila et ses apparatchiks Mammouths Joséphistes. Martin Fayulu est incontournable. Ignorer cet homme, c'est ignorer le destin du Congo. Le snober, c'est oublier 12 millions des morts congolais.

2. Félix Tshilombo Bizimungu MOYIBICRATE et PUTSCHISTE

Faussaire, collabo, traître, imposteur, usurpateur, Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe est un MOYIBICRATE, voleur des voix du peuple congolais. Monsieur 16% est un président nommé, président étiquette, président protocolaire...Il est sans imperium! Félix Tshilombo a fait un deal odieux et honteux pour être nommé par Alias Kabila. Il s'est agenouillé devant Alias Kabila et a même rampé devant lui. Félix Tshilombo a signé à genoux des accords présentés par Alexis Tambwe Mwamba au nom du FCC devant Alias Kabila. Il a même eu le toupet de demander s'il n'y avait pas d'autres accords à signer pour être nommé Président. Il porte le nom de Tshisekedi mais Félix Tshilombo est l'individu le plus faible que le Congo n'a jamais connu. En démocratique, on gagne l'élection présidentielle. Avec cette légitimité, on agit au nom du peuple. On ne devient pas Président Nommé dans un salon de quelqu'un entouré de ses conseillers. La République, n'est pas une entreprise. La République, c'est le peuple ! Roublard, Félix Tshilombo aime la vie facile. Il a vendu l'Udps devenu parti familial, des collabos et traîtres à Alias Kabila. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe n'a aucune légitimité. Il n'a jamais été élu. Il est NOMMÉ par Alias Kabila. Félix Tshilombo est un pantin, vassal, valet, guignol et marionnette d'Alias Kabila. Les Congolais sont morts pour avoir droit comme d'autres peuples à des élections. C'est depuis décembre 2016 qu'Alias Kabila est illégitime et illégal. Il a glissé jusqu'en décembre 2018. Le mépris du peuple congolais est total. Félix Tshilombo s'est rallié à Alias Kabila qui devient son partenaire et allié. Aujourd'hui des Bena Mpuka, Talibans, Nazis, Fachos, Ethnotribalistes et TribaloEthniques de l'UDPS s'en prennent à tous les compatriotes qui dénoncent le coup d'Etat électoral de Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe. L'UDPS=FCC, tous des pourris et mafieux ! MOYIBICRATE, Félix Tshilombo ne va pas diriger le Congo, il est illégitime !

3. Alias Kabila, le vrai Président de la RDC

Hippolyte Kanambe Kazemebere Mtwale est le vrai président de la RDC. Le président sortant n'est jamais parti. Il est le fantomas qui a porté le masque de Félix Tshilombo. Criminel, sanguinaire, autocrate et dictateur Alias Kabila a été catapulté sur le trône du Congo en 2001 par la mafia internationale pour mieux piller les ressources de la République démocratique du Congo, après l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila. Arrivée au Congo en 1997, avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière comme "Kadogo", il est multi-milliardaire et a volé le Congo plus que le Maréchal Mobutu. Le peuple congolais est otage d'Alias Kabila.

Alias Joseph Kabila est un imposteur !

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Faux M'zéeïste, Abdoulaye Yerodia Ndombasi mort d'un révolutionnaire de pacotille !

Faux M'zéeïste, Abdoulaye Yerodia Ndombasi est un révolutionnaire de pacotille

L'enfer, ce n'est pas seulement les autres. L'enfer, lieu chaotique où brûle un feu éternel, de température 70 fois supérieure...c'est aussi le cachot de Dieu...Abdoulaye Yerodia Ndombasi, est décédé à l’âge de 86 ans à l’hôpital du Cinquantenaire, à Kinshasa. Profito-situationniste ? Révolutionnaire de pacotille ? Faux patriote? M'zée Laurent-Désiré Kabila en avait fait son directeur de cabinet de 1997 à 1999, avant d’occuper le poste de ministre des Affaires Etrangères de mars 1999 à fin 2000. Abdoulaye Yerodia Ndombasi, quelle catastrophe ! En pleine guerre d'invasion-agression Ougando-Burundo-Rwandaise, il convoqua les ambassadeurs accrédités à Kinshasa, arrivée avec trois heures de retard, avec son gilet mangeant ses noix de colas ...sans s'excuser. A l'Assemblée Général de l'ONU, Abdoulaye Yerodia Ndombasi se présenta sans discours, et s'est mis à guerroyer...alors chaque discours est envoyé en avance pour être traduit en six langues. Abdoulaye Yerodia Ndombasi a contribué à sa manière à l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila.

Faux M'zéeïste, Abdoulaye Yerodia Ndombasi est un révolutionnaire de pacotille

Né le Mercredi 5 Janvier 1933, Abdoulaye Yerodia Ndombasi, c'est normal que ses yeux coulaient et pleuraient tout seul. Auparavant on croyait qu'il pleurait son ami M'zée Laurent-Désiré Kabila, on s'est fait avoir. A l'enterrement de M'zée, en janvier 2001, on n'avait vu Abdoulaye Yerodia, poing levé, promettre le "paradis socialiste" à son vieil ami. Abdoulaye Yerodia Ndombasi fait partie des faux M'zéeïstes qui ont trahi les idéaux de M'zée Laurent-Désiré Kabila. De tous les "Tontons flingueurs" qui espéraient servir de mentors et de colonne vertébrale à l'imposteur Alias Kabila, seul le vice-président Abdoulaye Yérodia Ndombasi, le prétendu gardien de l’héritage du "Mzée" qui avait survécu. Gaëtan Kakudji, Mwenze Kongolo, Raphaël Ghenda, Pierre-Victor Mpoyo, Sylvestre Luetsha et les autres sont passés à la trappe de l’oubli. C'est lui qui a pris Hippolyte Kanambe Kazembere Mtwale Alias Kabila sous ses ailes, mentant au monde entier que l'imposteur était le fils de M'zée. C'est encore lui qui a fait campagne que Mama Sifa est la mère de l'imposteur Alias Kabila. C'est enfin lui, qui batailla pour rallier l'Eglise Kimbanguiste à la cause de l'imposteur Alias Kabila. Mieux, fils d'immigré Sénégalais, Abdoulaye Yerodia Ndombasi a voulu règne sur le Kongo-Central. Etre le seul grand notable Bas-Congolais tel a été l'objectif de Yérodia Ndombasi en étouffant les autres notables. Il a combattu le professeur Thomas Kanza dont le corps repose à Oxford depuis 2004, était né à 1933 au Bas-Congo. Il a été plusieurs fois ministre et Ambassadeur. Il avait enseigné dans les universités américaines et britanniques. Yérodia n'a jamais levé son doigt contre le massacre de Bundu Dia Kongo (il n'a jamais toussé de l'assassinat de Floribert Chebeya icône des droits de l'homme et Fidèle Bazana, chauffeur et beau-frère dans l'affaire du massacre de Bundu Dia Kongo) a toujours combattu Né Muanda Nsemi, il a contribué à l'élimination de Vangu Mabweni ! Après le dialogue Inter-congolais, Abdoulaye Yérodia Ndombasi sera nommé l'un des quatre vice-président dans le gouvernement de transition 1+4=0! Quel bilan de Yérodia Ndombasi en tant que vice-président ?

Abdoulaye Yerodia chauffeur de Lacan à Paris

D'ailleurs, à Paris, les intimes l'appelaient «Abdou» et à Kinshasa, avec ses cigares accrochés aux lèvres il avale les volutes de ses cigares, goulûment., on le surnomme "l'homme au gilet d'or", il est aphone au Sénat godillot et illégitime. Qu'a-t-il apporté à la révolution tant prônée ? Rien que des paroles en l'air ! Nous revenons à son discours truffé des mensonges lors sa nomination comme Vice-président de la République après le dialogue intercongolais à Sun-City en Afrique. C'était le lundi 21 avril 2003, que Abdou Yerodia s'était rendu au Mausolé de Mzée Laurent-Désiré Kabila pour rendre hommage à son compagnon de lutte.

Que des balivernes, depuis quand alias Joseph Kabila est le fils que M'zée Laurent-Désiré Kabila a légué pour diriger la nation congolaise ? M'zée Laurent-Désiré Kabila savait-il qu'il serait assassiné le 16 janvier 2001 ? Avait-il désigné celui qui devrait le succéder ? La succession de M'zée Laurent Désiré Kabila a été décidé par ceux qui ont imposé à la nation congolaise un imposteur et Abdoulaye Yerodia Ndombasi est de ceux là. N'y avait-il pas un autre congolais qui pouvait assumer la fonction présidentielle et mieux préparer la réconciliation nationale avant les élections générales ? Pourquoi les prétendus assassins de M'zée Laurent-Désiré Kabila croupissent-ils en prison à Makala 18 ans après ? Pourquoi lorsque Alias Joseph Kabila fait assassiner tous les enfants de M'zée Laurent-Désiré Kabila, Abdoulaye Yerodia Ndombasi demeure silencieux ? N'est-ce pas de la complicité dans la volonté de l'élimination de la lignée de M'zée ?

Certains le croient psychanalyste, disciple de Lacan. Il était un ami de la famille, le mari de Gloria Gonzales. Un peu chauffeur, un peu porteur de valises (de billets en Suisse). Révolutionnaire fuyant Mobutu, docteur en philosophie, Abdoulaye Yerodia Ndombasi fréquentait le Che, connaissait Mao... et aimait les voitures de sport. Mais sans Gloria, il n'aurait pas connu Lacan. Gloria Gonzales, fille d'un républicain espagnol disparu en 1936, atterrit par hasard chez Lacan comme aide-soignante, le fait rire, devient sa secrétaire et finit par prendra en sténo tous ses séminaires. Dans les années 60, elle rencontre "Abdou". Lacan est là à leur mariage. Après la mort de Lacan, la famille Miller confie à Abdou les clés du futur musée Lacan. En mai 1997, à la fuite du Maréchal Mobutu et ses Dinosaures Mobutistes, quand M'zée Laurent-Désiré Kabila arrive au pouvoir, "Abdou" est nommé directeur de cabinet, puis ministre des Affaires étrangères. Après l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré kabila, le 16 janvier 2001 au Palais de marbre, après le dialogue intercongolais à Sun-City en Afrique du Sud, "Abdou" est nommé Vice-président de la République.

Depuis, le Palais du peuple, au Sénat, l'homme aux cigares et gilet d'or, passait son temps à somnoler durant les séances dans ce sénat illégitime des godillots. Soutien d'un régime d'occupation, d'imposture et d'usurpation, Abdoulaye Yerodia Ndombasi avait depuis longtemps perdu sa langue. Était-il au moins conscient d'avoir participé à la conspiration contre la République démocratique du Congo ?

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mardi 19 février 2019

Alias Kabila défie son imposteur Félix Tshilombo: "La loi et le Roi de la RDC, c'est moi"

Trois semaines seulement après un semblant départ, le dimanche 17 février, à la cite de l'Union africaine, Alias Kabila a défié son imposteur de Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe. En treillis de Lider Maximo, marqué d'un petit drapelet de la RDC sur la poitrine à droite, image subliminale pour dire qu’il est le vrai congolais-patriote, Alias Kabila n'a pas quitté la scène il ne reste pas en coulisses. Le Bonaparte en tenue militaire est venu signifier à son pantin, valet et guignol que c'est lui la loi, le Roi de la République démocratique du Congo. Sénateur à vie, il ne peut pas porter la tenue militaire dans la chambre haute. C'est depuis 2002, qu'Alias Kabila a quitté l'armée en tant que général de brigade et chef d’état-major de la force terrestre. Alias Kabila en allant voir Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe en treillis devrait être interpellé et arrêté immédiatement et jeter à la prison de Makala car il n'a pas droit de se promener en tenue militaire. La vérité est qu'Alias Kabila avait un message à faire passer à son imposteur de président NOMMÉ: "Je suis le Roi de la République démocratique du Congo. Je suis le Napoléon Bonaparte de ce pays. Je suis la loi, je décide tout et sur tout et tout passe par moi. Je ne suis pas parti. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe tu n'es que celui qui chauffe mon fauteuil présidentiel."

C'est au volant de la Mercedes-Benz 280 SE (1971) collection vieille de plusieurs décennies, de la présidence de la République sous le long règne du Maréchal Mobutu qu'Alias Kabila s'est présenté à la Cité de l'Union Africaine. Arrivée à Kinshasa en 1997, avec ce conglomérat d'aventuriers de l'Afdl, en Kadogo avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, Alias Kabila a voulu rappeler à Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe qu'il est un ancien Kadogo. Et ce sont les Kadogos qui ont chassé Mobutu du pouvoir. Felix Tshilombo doit respecter les accords UDPS-CACH-FCC qui donnent lieu à ce que les apparatchiks appellent la"Majorité Démocratique". Les accords sont les accords. Félix Tshilombo Bizimungu wa Kanambe n'a jamais été élu. Il est illégitime. Il est un petit président protocolaire, il règne mais ne gouverne pas. Il n'a pas d'imperium. C'est grâce à un deal odieux et honteux que Tshilombo a été Nommé. Alias Kabila qui l'a nommé c'est lui la Loi.

Le peuple congolais sont allés à l'élection présidentielle pour un dégagisme du régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Kabila. Ne pouvant pas nommer son premier dauphin Emmanuel Ramazani Shadary du FCC, impopulaire et rejeté partout où il a fait campagne. Martin Fayulu candidat N°4 a été élu haut la main par notre peuple. C'est lui le vrai gagnant de l'élection du 30 décembre dernier. C'est Fayulu, le Président élu et c'est lui qui est légitime. Martin Fayulu a refusé catégoriquement de négocier avec Alias Kabila. Pour déjouer tous les pronostiques, Alias Kabila s'est tourné vers Félix Tshilombo , son vrai dauphin dans l'opposition. Il y a eu un deal en l'homme de Kingakati et Monsieur 16% sur 80 millions d'habitants.

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lundi 18 février 2019

Souvenirs. Le Musée Nobel à Oslo en Norvège !

Accréditation de Freddy Mulongo pour le Prix Nobel de la Paix 2018 à Oslo

Le 10 décembre de chaque année, le monde entier a le regard tourné vers Oslo. Le Centre Nobel de la Paix situé au cœur de la capitale norvégienne vous propose une exposition annuelle sur le lauréat du Prix Nobel de la Paix et des expositions temporaires. Le Centre Nobel de la Paix est installé dans un beau bâtiment historique depuis 2005. Le bâtiment, Vestbanen, date de 1872 et c'est un point de repère pour les habitants d'Oslo puisqu'il a servi de gare ferroviaire jusqu'à la fin de l'année 1988. L'architecte britannique David Adjaye a eu pour mission de transformer la gare en musée tout en conservant l'architecture d'origine. Il a pensé à un concept original en partant de couleurs : la dualité entre le rouge et le vert. Le feu tricolore que l'on retrouve dans les gares mais aussi le rouge qui correspond aux conflits, aux dangers et la couleur du sang ; et le vert est le symbole de l'espoir et de réconciliation dans certaines cultures. Comment une couleur peut nous influencer ? Le rouge nous réveille et le vert nous apaise. Le Centre Nobel est pour moitié publique (ministère de la Culture) et l'autre moitié privé (Telenor Group, ABB, et Hydro). Sa mission est de donner l'information sur le Prix Nobel de la Paix. Il a une position particulière dans le système Nobel puisqu'il ne figure pas sur le testament d'Alfred Nobel. Il ne reçoit donc pas d'argent de la fondation qui est basée en Suède. L'équipe du Centre Nobel de la Paix apprend la nomination du lauréat en même temps que le monde entier. Le compte à rebours est alors lancé... ils n'ont que huit semaines pour tout mettre en place ! Le Centre Nobel a connu un pic de popularité avec la nomination du Président Américain, Barack Obama en 2009 tout comme en 2014 avec la nomination de Malala et Kailash

Le jardin Nobel au musée Nobel de Stockholm. Photo Réveil FM international

Le jardin Nobel au musée Nobel de Stockholm 2. Photo Réveil FM international

Le 1er étage est dédié au lauréat du Prix Nobel de la Paix ainsi qu'à la vie d'Alfred Nobel. Le jardin Nobel est le cœur de la conception visuelle de David Adjaye. On y retrouve tous les lauréats à travers une installation digitale de 104 écrans et près de 1000 tiges lumineuses. On plonge dans une ambiance particulière avec la musique, la lumière... nous sommes dans un état méditatif. Dans cet espace très original, impossible de repérer un lauréat car ils changent de place tous les matins. Ludique, il y a peu d'information mais le but est de saisir l'histoire en quelques minutes. Toutes les 15 mn, le jardin s'éteint et un des discours est joué pendant 2 minutes et les extraits choisis sont ceux ou ils se mentionnent les uns des autres. Mandela a rendu hommage à Martin Lutter King quand il a reçu le prix Nobel de la Paix. La voix de Mandela et son écran s'illumine et quand il parle de Martin Lutter King son écran s'illumine également. Davis Small, le créateur du jardin, est parti de l'idée qu'ils sont tous ensemble et parlent entre eux pour qu'il y ait une connexion, une histoire. Cette technologie était précurseur lors de son installation en 2005 mais reste très actuelle encore aujourd'hui. Wangari Muta Maathai, lauréate du Prix Nobel de la Paix en 2004, est la marraine du centre. Il a été inauguré l'année de sa nomination, elle l'a visité 3 fois. Elle disait que le Centre Nobel de la Paix était comme un peu sa maison en Norvège.

Le jardin Nobel au musée Nobel de Stockholm 3. Photo Réveil FM international

Le jardin Nobel au musée Nobel de Stockholm 4. Photo Réveil FM international

Dans le Musée Nobel, au cœur de la vieille ville de Stockholm, tout est fait pour rappeler que la dynamite n’est pas incompatible avec l’altruisme et le culte de l’excellence. Alfred Nobel, inventeur et industriel suédois, qui a fait fortune grâce à l’invention du célèbre explosif, était avant l’heure un citoyen du monde, éduqué en Russie et aux Etats-Unis, sautant de trains en paquebots, entretenant une correspondance fournie avec Victor Hugo ou se passionnant pour la poésie de Byron. Mais ici, dans la capitale suédoise, on se fait aussi un point d’honneur à rappeler les liens qui l’unissent à son pays de naissance. On peut y voir des photos de son laboratoire, dans lequel mourut son frère Emil après une terrible explosion. Une copie de son testament – contesté avec acharnement par sa famille – où il lègue sa fortune à une fondation chargée de récompenser les meilleurs d’entre nous, qui font «avancer l’humanité». Ainsi que des souvenirs laissés par les différents lauréats Nobel, qui viennent tous à Stockholm chercher leur prix: une lettre d’Einstein, la machine à écrire de Joseph Brodsky ou un livre de prières du dalaï-lama.

1964 - Martin Luther King. L'année suivant la marche vers Washington pour les droits des minorités, qui s'est conclue par son célèbre discours, "I Have a Dream", Martin Luther King reçoit le prix Nobel de la paix pour son action en faveur de la communauté noire.

La Kényane Wangari Maathai, première femme africaine à avoir reçu le prix Nobel de la paix pour son engagement en faveur de l'environnement. Militante écologiste, auteure de nombreux ouvrages, biologiste et vétérinaire de formation, elle était âgée de 71 ans à son décès.

L'ancien président américain Barack Obama s'est vu attribuer le prix Nobel de la paix 2009. Grosse surprise à l'automne 2009, lorsque l'Académie annonce avoir décerné à Barack Obama le prestigieux titre alors qu'il n'est qu'à son onzième mois de mandat. C'est l'un des prix Nobel les plus polémiques, qui lui a été attribué pour le remercier de "ses efforts extraordinaires en faveur du renforcement de la diplomatie internationale et de la coopération entre les peuples". A l'époque, seuls 16% des Américains pensaient que ce titre était mérité.

Les Quakers, prix Nobel de la paix en 1947. Ils ont toujours été opposés à la violence sous toutes ses formes, et beaucoup ont considéré leur refus de prendre part aux guerres comme le principe le plus important de leur religion.

17 octobre 1979. Attribution du prix Nobel de la paix à mère Teresa de Calcutta. Âgée et déjà aveugle, l'oeuvre de mère Teresa, une religieuse qui a consacré sa vie aux malades, aux pauvres et aux désœuvrés de Calcutta, en Inde. Elle est encore aujourd'hui perçue comme un modèle de générosité et a été béatifiée par Jean-Paul II en 2003

Le 15 octobre 1990 le premier et unique président de l'URSS Mikhaïl Gorbatchev s'est vu décerner le Prix Nobel de la paix. Gorbatchev a contribué à la réunification de l'Allemagne, mais sa politique a conduit à la désintégration de l'URSS

Lech Walesa, prix Nobel 1983. Le chef de Solidarnosc n'ayant pas été autorisé à quitter le territoire national, c'est son épouse qui a la lourde tâche de représenter le peuple polonais à Oslo. Jamais sans doute la remise d'un Prix Nobel de la paix n'aura revêtu une aussi grande, une aussi haute signification. En déposant entre les mains de Danuta Walesa la médaille et le diplôme, symboles de cette distinction, étaient couronnés à la fois un peuple en lutte pour sa liberté, un homme d'une stature exceptionnelle, mais aussi une femme qui jusqu'alors était restée dans l'ombre et qui méritait bien d'en partager les honneurs. L'absence physique du lauréat montrait aux yeux du monde que la Pologne n'était pas libre. Mais peut-être souhaitait-il aussi, au fond de lui-même, que la femme avec qui il a traversé tant d'épreuves soit symboliquement associée à ce moment de gloire.

Le prix Nobel de la paix 2016 attribué au président colombien Juan Manuel Santos. Le président colombien Juan Manuel Santos a été récompensé vendredi pour ses efforts en faveur du processus de paix avec les FARC.

1993 - Nelson Mandela. Le démantèlement de l'apartheid en Afrique du Sud est l'acte historique qui a valu à Mandela le prix Nobel de la paix, qu'il partage avec Frederik de Klerk, ancien chef d'Etat sud-africain.

Desmond Mpilo Tutu, né le 7 octobre 1931 à Klerksdorp, en Afrique du Sud, est un archevêque anglican sud-africain qui a reçu le prix Nobel de la paix en 1984.

Muhammad Yunus, né le 28 juin 1940 en Chittagong au Bangladesh, est un économiste et entrepreneur bangladais connu pour avoir fondé, en 1976, la première institution de microcrédit, la Grameen Bank. Le « banquier des pauvres », reçoit le prix Nobel de la paix en 2006.

A 17 ans, Alfred Nobel souhaitait devenir poète mais son père l'envoie faire des études de physique et de chimie à l'étranger. Nobel avait trois frères. Toute la famille a connu la pauvreté. Il a passé son enfance en Suède et a rejoint son père en Russie. Dans la famille Nobel, ils travaillent tous avec la nitroglycérine. La grande découverte d'Alfred Nobel est la dynamite. Il révolutionne l'Europe dans les projets de construction, c'est le début de sa fortune. Il passe la plupart de sa vie à Paris. Il va devenir l'un des hommes les plus riches au monde : 92 usines dans 20 pays différents. Inventeurs hors paire à la fin de sa vie, il est détenteur de 355 brevets. Il décède en 1896 dans sa villa en Italie, seul.

Il a écrit son testament à Paris, on peut trouver son bureau au Cercle Norvégien de Paris. Dans la première partie de son testament, il s'assure que toute sa famille et amis vont recevoir une pension annuelle. Dans la seconde partie, il précise que tout doit être vendu pour créer un fond qui sera utilisé pour décerner 5 prix Nobel (physique, chimie, médecine, littérature) chaque année à Stockholm dont le prix Nobel de la Paix à Oslo. Il indiquera trois critères pour le Prix Nobel de la Paix : le désarmement, la fraternité et la paix. Les premiers prix ont été décernés 5 ans après son décès, le temps de vendre son patrimoine et de créer la fondation Nobel.

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dimanche 17 février 2019

Félix Tshilombo fait rapport chaque dimanche au Lider Maximo Alias Kabila !

Cité de l'Union Africaine, Alias Kabila et son valet Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe

Alias Kabila est-il parti ? Non mille fois non. C'est lui encore le vrai président-imposteur de la RDC. Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe ne fait que garder au chaud le fauteuil présidentiel pour le barbu rasé de Kingakati. Les Bena Mpuka, Nazis, fachos, Ethno-tribalistes et Tribalo-Ethniques qui pensait que le Ranger Nommé Ako changer makambo bamikosi. Ceux qui croient déboulonner Alias Kabila vont déchanter longtemps, puis qu’il a tout verrouillé ! C'est chaque semaine que le joufflu de la Cité de l'Union Africaine doit donner son plan d'action pour être valider. Pour rappeler à l'ordre, Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe, C'est en treillis-drapeau de la RDC (poitrine gauche) et initiale J.K.K (poitrine droite)-de Lider Maximo qu'Alias Kabila s'est présenté à la Cité de l'Union Africaine à Kinshasa, pour s’enquérir avec son patin, guignol et valet.

Cité de l'Union Africaine, Alias Kabila et son pantin Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe

Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe, imposteur, usurpateur, collabo et traître à la Nation. Tshilombo est un illégitime, Monsieur 16% n'a jamais gagné l'élection président du 30 décembre 2018. Président Nommé après un deal odieux et honteux, Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe sait qu'il a été catapulté comme président par une éhontée fraude. Il sera humilié tout au long de son mandat usurpé sans légitimité. Le barbu rasé a rappelé à son larbin qu'il doit respecter les accords signés sinon il va rejoindre son père à la morgue de Bruxelles. Pourquoi a-t-il sauté le paragraphe sur la levée des sanctions, de l'Union européenne et Etats-Unis, des 14 apparatchiks, barons et Mammouths Joséphistes ? Les accords sont des accords ils doivent être respectés. "Léonard She Okitundu est venu se plaindre à Kingakati que vous ne faites pas ce qu'il dit". " Il m'a contredit publiquement sur le dossier passeport. Tout le monde croit que je ne suis pas président et doute de ma parole ! "(...) "Il s'est plaint aussi pour son discours que vous n'avez pas respecté " (...) " Moi j'avais lu seulement comme on me l'avait donné " (...) "Les accords sont des accords. Vous devez protéger mes arrières !"

Cité de l'Union Africaine, Alias Kabila et son guignol Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe

Alias Kabila a pressé son valet Félix Tshilombo Bizimungu WaKanambe de désigner rapidement un premier ministre d'ici le mercredi. Pour le barbu rasé de Kingakati, il faut escamoter l’étape de la nomination d’un informateur pour passer, sans plus tarder, à celle de la nomination, tout court du chef du gouvernement de coalition qu’il souhaite voir formé la semaine du 18 Février. Et l'imposteur de Kingakati de proposer Les deux noms qui sont: Henri Yav Muland- l’actuel ministre des finances et Albert Yuma Mulimbi- le président de la Fédération des entreprises congolaises. Ces deux mafieux sont très proches d'Alias Kabila et sont membres du FCC !

Cité de l'Union Africaine, Alias Kabila Président 1 et Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe président nommé

Cité de l'Union Africaine, Alias Kabila et son garçon de course Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe

Cité de l'Union Africaine, Alias Kabila est salué par son majordome Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe

Pantin, Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe est un petit-pseudo président tenu en liasse par Alias Kabila qui l'a nommé. Les Congolais s'étaient-ils battu contre le troisième mandat d'Alias Kabila pour se retrouver avec sa marionnette de Tshilombo ? Avons-nous braver le froid d'hiver dans des marches Kabila dégage pour que Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe soit le masque et bouclier de l'imposteur Alias Kabila ? les partisans de Joseph Kabila avaient proposé au nouveau chef de l'Etat "un partenariat responsable" pour la gestion du pays. Les pro-Kabila, qui ont obtenu 337 des 485 sièges aux législatives du 30 décembre,

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Adolphe Sumaili Kilomba:"La liberté de la presse ne s'use que quand on ne s'en sert pas" !

Adolphe Sumaili Kilomba le frère de Noël Kilomba Ngozi Mala de la Cour Constitutionnelle

Cher Adolphe Sumaili Kilombo,

La liberté de la presse ne s'use que quand on ne s'en sert pas ! A Réveil FM International, nous prenons la peine d'user de notre liberté d'expression à toutes fins utiles. Frère du fameux juge godillot Noël Kilomba Ngozi Mala, de la corrompue cour constitutionnelle inféodée, bras armé du régime sanguinaire et terroriste d'Alias Kabila. Elle est aux ordres, elle est serviteur du régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Kabila. Jeune aux dents acérées, prêt à tout dévorer, pour le pouvoir, la gloire et l'argent...Tu te cru bon avec des menaces voilées apostropher notre média alors même que ton frère Noël Kilomba Ngozi Mala et ses huit collègues de la Cour Constitutionnelle en rejetant la requête de Martin Fayulu le recomptage des voix, à 2h du matin, pendant que le peuple congolais dort, ont plongé notre pays dans une énième crise de légitimité. Ton frère Noël Kilombo Ngozi Mala et ses confrères godillots ont aussi rejeté la requête du pasteur Théodore Ngoy, sur le fait que les habitants de Beni-Butembo et Yumbi étaient autant congolais que les autres. Et que cette décision de la CENI de les faire voter en mars était une aberration. Comment Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe avec ses 16% peut-être le Président de la République d'un pays aux 80 millions d'habitants ? La légitimité du peuple congolais est au dessus de la légalité de tous les cours et tribunaux congolais. La souveraineté vient du peuple.

Juge bleu godillot Noël Kilombo Ngozi Mala, de la Cour Constitutionnelle inféodée

1. La justice élève une Nation dit-on. La justice constitue l’un des piliers du pacte citoyen et républicain de notre pays. Son impartialité, sa capacité à assurer un équilibre entre prévention, sanction, réparation et protection des libertés individuelles sont au cœur du bon fonctionnement de la société. Elle est un rempart qui protège les personnes, garantit les règles du vivre ensemble, les droits et donc les devoirs de chacun, les conditions d’une société apaisée et est une réponse à la légitime demande de sécurité des Congolais. Elle est l'un des piliers de la démocratie dans un pays. Tout le monde ressent, au moins confusément, l'importance du rôle de la justice dans la société et plus particulièrement dans un Etat de Droit. N'a-t-on pas coutume de dire que la justice est le dernier recours de l'individu ? Sans elle, les droits subjectifs accordés aux particuliers seraient constamment violés. Ce serait, en d'autres termes, le règne de l'insécurité, de la violence et du désordre. II n'y aurait pas de développement possible. Pour qu'il en soit autrement, les citoyens doivent pouvoir saisir facilement la justice et celle-ci fonctionner de manière satisfaisante. La fonction juridictionnelle est devenue l'une des principales attributions de l'Etat moderne, car les lois empêchent que chaque individu se fasse justice et prenne « sa raison par ses mains ».

Adolphe Sumaili Kilomba, soutien d' Emmanuel Shadari

2. Les Kilomba ne symbolisent pas la probité, l'équité et l'impartialité en République démocratique du Congo. Noël Kilombo qui frime aujourd'hui à la cour constitutionnelle est un ancien galérien du hier. Dans ta famille des arrivistes et parvenus, chaque Kilomba plonge dans une faculté de droit pour la recherche de la gloire, du pouvoir et de l'argent. Avec autant des juristes, la famille Kilomba devrait se préoccuper d'élever la République démocratique du Congo par la justice et non de la couler pour les besoins du ventre. Les juristes ventriotes Kilomba sont des loups lettrés qui tondent les moutons ignares. Ce qui intéresse la famille Kilomba, avoir des titres pompeux et être à la mangeoire d'un régime d'imposture, d'occupation et de prédation. Au lieu d'aider notre peuple, les Kilomba les déplumes. En plus, tu es un joséphiste qui ne se cache pas. Comment peux-tu soutenir Emmanuel Ramazani Shadary, faux dauphin de l'imposteur Alias Kabila ? L'ancien vice-Premier ministre et ministre de l'Intérieur aurait mérité le surnom de "Coup sur Coup" pour son rôle dans la répression d'une série de manifestations de l'opposition en 2017. La répression meurtrière lui vaut d'être sanctionné par l'Union européenne. L' implication d'Emmanuel Ramazani Shadary dans l'assassinat du Chef Kamwina Nsapu et des Kasaïens au Kasaï ne te dit absolument rien ? Comment as-tu osé ? Est-ce que c'est uniquement par coterie tutsi-rwandaise ? Voici ce que tu as écrit 16 décembre 2018:

Les 5 raisons du Prof. Dr. Adolphe Kilomba pour choisir Emmanuel Ramazani Shadary n°13.

1. Shadary est le compagnon de première heure de Mzee Laurent Désiré Kabila pour avoir été choisi successivement Vice-gouverneur et Gouverneur titulaire de la province du Maniema en 1997 à la prise de Kindu en 1997.

2. Intellectuel confirmé et avéré avec 5 distinctions en sciences politiques et administratives de l'Université de Lubumbashi et détenteur d'un DES de l'Université de Kinshasa et aujourd'hui chef des travaux dans la même université.

3. Expérimenté dans la gestion des affaires publiques pour avoir été successivement : Vice-gouverneur du Maniema, Gouverneur titulaire du Maniema jusqu'en 2001, député National de Kabambare en 2006 et réélu député National en 2011 toujours à Kabambare, Vice-premier ministre de l'intérieur pendant au moins 2 ans, Secrétaire permanent du PPRD et Président du Groupe parlementaire PPRD à l'Assemblée nationale.

4. Pas de passé de Seigneur de guerre

5. Géopolitique : premier Président de la République, originaire du Kivu, terre de départ de toutes les révolutions du Congo. Le temps pour le Kivu, terre de toutes les violences, d'avoir désormais un de ses dignes fils devenir Président du pays.

Prof. Dr. Kilomba Sumaili Adolphe-16 décembre 2018

3. La démocratie se définit comme Gouvernement du peuple par le peuple qui implique la reconnaissance que ce dernier est le vrai dépositaire du pouvoir. Le peuple exerce le pouvoir par l’intermédiaire de ses représentants élus à travers les partis politiques. Faut-il te croire ? L'alternance démocratique consiste à un changement de personnel opéré à la direction des institutions à travers les élections libres et transparentes. En démocratie, les élections constituent le mode par excellence d'accession au pouvoir. Ce pendant, l'alternance empêche le sclérose au niveau des fonctions dirigeantes, elle donne chance au renouvellement de la classe politique et d'accès des générations nouvelles aux fonctions dirigeantes. C'est du pipeau tout ça, si on vit hors sol. Le peuple n'est pas un mouton à tondre. Il faut aimer ce peuple et travailler pour lui.

Adolphe Sumaili Kilomba (à droite), 3 novembre 2017 Kigali Airport au Rwanda!

N'est-ce pas pour tromper l'opinion que tu écris: "le plus grand défi que j'ai rencontré dans mon expérience personnelle était d'aider les gens à comprendre qu'ils peuvent résoudre leurs problèmes sans se poursuivre les uns les autres. En d'autres termes, les amener à ne pas s'intensifier, mais à négocier et à jouer un rôle de médiateur. L'Université a amélioré de manière significative mes capacités en matière de règlement des conflits en termes de négociation et de conciliation ainsi que d'arbitrage. J'ai mis au point une solution alternative au règlement des différends au lieu d'une décision qui était jusqu'à présent la méthode la plus développée dans la région des grands Lacs." Jeune, intelligent, tu dois aider ton pays à se relever plutôt que de le couler.

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vendredi 15 février 2019

Patriarche Julien Ciakudia: "Les Congolais se battent contre l'occupation rwandaise"

Patriarche Julien Ciakudia à l’hôtel International d'Oslo. Photo Réveil FM International

Il sort du lot. Le patriarche Julien Ciakudia se bat sur le Congo par pour des individus. Il vient encore de le prouver avec sa vidéo du mardi dernier. Le vol des voix du peuple congolais par Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe, un imposteur et usurpateur allié et partenaire d'Alias Kabila qui l'a nommé a révélé que certains Udpsiens étaient solidaires y compris dans le mal. Avec Alias Kabila on accède au pouvoir par NOMINATION. En ce temps où la solidarité pour l'imposture de Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe, un président Nommé sans légitimité, la violente agressivité des Bena Mpuka, Nazis, Fachos, Ethnotribalistes et TribaloEthniques contre des compatriotes, est entrain de griller l'Udps. Parti familial des traîtres et collabos à la Nation est un parti d'accompagnement des dictatures en République démocratique du Congo. Tous les Balubas ne sont pas des TribaloEthniques qui injurient et insultent copieusement des compatriotes sur des réseaux sociaux. Tous les Balubas ne soutiennent pas l'imposture et l'usurpation de Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe, Monsieur 16%. Le patriarche Julien Ciakudia, le De Gaulle de Londres, vient dans une vidéo, de donner un coup de pied sur l'essaim d'abeilles et il pointe du doigt l'illégitimité de Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe, fils d'Etienne Tshisekedi. Il croit fuir son imposture et usurpation alors que les deux sont inscrits en lui, à l’intérieur de lui, gravé dans son âme et conscience. La souveraineté du peuple est aussi dessus de la légalité de la fameuse Cour Constitutionnelle inféodée et corrompue par Alias Kabila.

Depuis 2016, on devait faire les élections est-ce que nous avons eu ce que nous cherchions. Est-ce que le Congolais Le patriarche Julien Ciakudia a révélé plusieurs points dont deux plus importants:

1. La terre au delà de tout: C'est au village alors qu'il n'avait que 9 ans que son grand-père a dit à ses grand-mères de lui apprendre l'importance de la terre. "Si la terre souffre et ton enfant que tu aimes souffre également. Qui sauverez-vous? En tant chef, vous devez sauver la terre. Parce que l'enfant tu en auras d'autres. Si tu perds la terre, tu vas élever ton fils où ? La terre congolaise est le patrimoine commun à tous les congolais. La terre est inaliénable. Chaque congolais doit être attaché à sa terre. La Terre est notre demeure où tout est en rapport avec la nature et avec ce qu’elle nous donne : notre nourriture, notre air, notre eau… Nous vivons en elle, avec elle et pour elle. Le Seigneur Dieu prit de la poussière du sol (adama) et en façonna un être humain (adam)...(Gn 2,7a). Quand on regarde le texte hébreu, on voit bien qu'il y a un lien entre l'humain (adam) et la terre (adama). Dans ce verset, l'article qui précède le mot adam nous montre que ce mot est employé comme un nom commun. Il désigne donc un être humain (et non un homme ou Adam). Dieu forme l’humain à partir de la terre. Alias Kabila Kanambe Kazembere Mtwale avec 18 ans de régime d'imposture, d'occupation et de prédation a fait du peuple congolais des réfugiés dans notre propre pays. Des vraies-fausses rebellions à l'Est de la République pour pousser les populations congolaises à fuir et abandonner leur terre au profit des occupants tutsi-rwandais. Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe qui a reçu le fauteuil présidentiel par Nomination d'Alias Kabila a vendu le Congo et les Congolais aux TutsiPower pour son pouvoir, son ventre et sa propre gloire. Dans la résistance congolaise, nous nous battons contre l'occupation rwandaise du Congo, contre l'occupation rwandaise de nos terres. Félix Tshilombo c'est le changement dans la continuité. Il est le masque et le bouclier d'Alias Kabila. Le Congo est en danger. Nous devons tous nous lever pour nous battre pour la terre congolaise. Les Congolais risquent de devenir des Palestiniens. Des hommes, femmes et enfants sans terre.

Patriarche Julien Ciakudia à l’hôtel International d'Oslo. Photo Réveil FM International

2. Lutte contre l'impunité: Le jour de son investiture Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe dans discours devrait déclarer la libération illico presto des prisonniers politiques. Nous apprenons qu'Alias Kabila vient dire NON à Félix Tshilombo pour le cas de Firmin Yangambi qui a déjà fait 10 ans à la prison de Makala. Qu'en-est-il de Franck Diongo et Eugène Diomi Ndongala ? Le vrai problème est celui des apparatchiks et barons du régime d'Alias Kabila: les criminels mammouths Joséphistes malgré que Félix Tshilombo est président de fait, sans légitimité, jouissent de l'impunité. Or les crimes contre l'humanité, crimes de sang, crimes de génocides, crimes de pillages...sont imprescriptibles. La République démocratique du Congo a entre 8 à 12 millions des morts. Le rapport Mapping de l'ONU parle de plusieurs crimes commissent sur le sol du Congo. Rapport Caretone est dans des tiroirs cachés. Il y a un problème de légitimité au Congo. La souveraineté du peuple congolais est au dessus de la légalité de la Cour Constitutionnelle. La légitimité du peuple congolais est au dessus des cours et tribunaux. Le deal entre Alias Kabila et Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe est odieux et honteux. On ne négocie jamais les résultats de l'élection présidentielle. L'engagement de Tshilombo pour offrir l'impunité aux criminels du Congo est aléatoire. On ne bâtit pas un pays sur le socle des mensonges et impunités. Les Talibans de l'Udps ont pris la mauvaise habitude d'insulter la CENCO et Martin Fayulu. A cause du vol des voix du peuple congolais par Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe. Si en 2011, tous les Congolais avaient insulté Etienne Tshisekedi face aux voleurs des voix Alias Kabila, qu'est-ce que cela allait donner ?

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Félix Tshilombo appelle à la levée des sanctions de l’UE contre des apparatchiks Joséphistes!

Federica Mogherini, chef de la diplomatie de l'Union européenne et Félix Tshilombo à la cité de l'union africaine

Pantin guignol et valet, Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe président NOMMÉ par Alias Kabila. Chargé de mission qui garde le fauteuil présidentiel avant son retour officiel, Tshilombo est devenu le masque et bouclier de l'ex-barbu de Kingakati. Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe est un imposteur et il n'a pas la légitimité car il n'a jamais été élu par le peuple congolais. Il a négocié le fauteuil présidentiel alors que Martin Fayulu le vrai gagnant de l'élection présidentielle du 30 décembre dernier a refusé de négocier avec le barbu de Kingakati. Traître et collabo, Félix Tshilombo, président de l'impunité, a lancé un appel pour la levée des sanctions de l’Union européenne à l’égard des apparatchiks du régime Alias Kabila. Ce vendredi 15 février 2019 au cours de la cérémonie de présentation des vœux aux ambassadeurs, à la Cité de l'Union Africaine.

« Dans cet élan de dégel des relations entre la RDC et nos partenaires européens, je voudrais finalement lancer un appel pressant pour la levée des sanctions ayant concerné l’un ou l’autre responsable congolais particulièrement à la suite de la décision y relative du sommet des chefs d’Etat de l’Union africaine de juillet 2017 », a déclaré Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe.

Ilunga Kampete (FARDC), Gabriel Amisi Kumba (FARDC), Ferdinand Ilunga Luyoyo (PNC), Célestin Kanyama (PNC), John Numbi (PNC), Roger Kibelisa (ANR), Delphin Kaimbi (DEMIAP), Evariste Boshab (ancien ministre de l’Intérieur et de la Sécurité), Alex Kande Mupompa (ancien gouverneur du Kasaï Central), Jean-Claude Kazembe Musonda (ancien gouverneur du Haut-Katanga), Lambert Mende (ministre de la Communication et des Médias), Eric Ruhorimbere (FARDC), Ramazani Shadary (ancien ministre de l’Intérieur et actuellement candidat à la présidentielle du 23 décembre) et Kalev Mutond (ANR) sont concernés par ces sanctions.

Ces sanctions consistent en un gel des avoirs et une interdiction de visa pour l'Union européenne visant 14 personnes. Elles avaient été adoptées le 12 décembre 2016 et le 29 mai 2017 en réponse à ce qu’il considère comme entraves au processus électoral en RDC et aux violations des droits de l'homme qui y étaient liées.

A quel jeu joue Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe ? L'impunité ne construit pas un pays mais le détruit.

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mercredi 13 février 2019

L'inoubliable King Kester Emeneya au Panthéon de la musique congolaise!

King Kester Emeneya. Photo Réveil FM International, archives

Tu es un "Mpangi" que je n'ai jamais oublié. Grand chanteur,auteur-compositeur inégalé qui ne chantait pas des bêtises dans ses chansons anthologiques. Le franc parler était ta marque de fabrique. Gueulard tu l'étais assurément car tu étais talentueux. Ta belle voix était reconnaissable parmi mille. Dans "Amena" entre Pépé Kallé et Papa Wemba, ta voix déborde et excelle. Patriote, tu aimais le Grand Congo avec sa diversité. Et personne ne pouvait mieux parler de toi que toi-même. Tu as été un membre de la famille Mulongo. Tu n'as jamais oublié que c'est Misha Mulongo qui t'avais amené de Lubumbashi où tu étais étudiant jusqu'à Kinshasa pour te présenter à Papa Wemba et te faire entrer dans Viva la Musica. A Kinshasa, à son siège du boulevard du 30 juin, Réveil FM, la première radio de proximité de la capitale, jouait tellement tes chansons...Que les Kinois te disaient King a maintenant sa radio, car les autres médias coupagistes et marchands dans une coterie mafieuse ne jouaient plus tes chansons.

Tu venais parfois incognito à la Radio Réveil FM qui t'honorait par tes chansons. J'allais te voir à Macampagne à n'importe quelle heure et on passait le temps à rigoler tellement tu faisais rire.

La messe d'action de grâce pour Johnny Hallyday à la Madeleine

A Paris, pour ton concert à l'Olympia, tu avais tenu que je sois là et tu m'avais envoyé une invitation expresse. A ton décès, Guy Kimvula m’appela pour me signifier qu'Aubin Minaku, un Bandundois, président de l'Assemblée Nationale, apparatchik, baron et faucon du régime des joséphistes refusait que le corps King Kester Emeneya soit exposé au palais du Peuple, Muntu Wa Zamani avait refusé de chanter pour Alias Joseph Kabila lors de la campagne de 2011, alors qu'Aubin Minaku était le secrétaire général de la Majorité présidentielle et dirigeait la campagne de l'incapacitaire et barbu de Kingakati. La rancune et jalousie ont la dent dure chez l'homme d'Idiofa. Aubin Minaku est devenu un autiste qui utilise sa position de faucon, apparatchik et baron d'un régime pour rendre des comptes à King Kester Emeneya, qui n'était pas un politicailleur mais un Grand Artiste qui a fait connaitre le Congo dans le monde.

L'artiste ne meurt jamais car il a ses œuvres. Et politicard-politicailleur Congolais ? Il est comme la paille, elle brûle trop vite et après on oublie...Le cimetière de l'histoire congolaise est plein des policailleurs ventripotents impopulaires sans envergure qui ont oublié qu'être politicien, c'est être proche de ses concitoyens, connaitre et servir leurs aspirations et attentes. Il faut laisser aux Congolais honorer King Kester Emeneya au Palais du peuple !

Après l'article de Réveil FM International du 22 février et les réactions de plusieurs congolais indignés. Nous avions secoué le cocotier, en roquet et chien de garde, nous avions usé de la langue de rasoir ! Acculé, interpellé et blâmé de partout, Aubin Minaku "Monsieur Idiofa" était revenu sur sa odieuse et injuste décision d'empêcher que la dépouille de King Kester Emeneya ne soit pas honoré par des Congolais au Palais du peuple. Le pied de nez est que dans "Milonga Kwango", Muntu wa Zamani chantait: "Ba Mpika Na Beto, Bo Me kuma Ba Mfumu...". "Ceux qui étaient nos esclaves il y a quelques années, sont devenus nos chefs et règnent sur nous". Haro donc aux usurpateurs, imposteurs, arrivistes et parvenus ! Illico presto, un communiqué du Palais du peuple, signé par Samuel Diampava Tandu, son Administrateur Gestionnaire, est parvenu à Réveil FM International.

Il est porté à la connaissance du public que suite à la demande de la population de Kinshasa, il a plu aux présidents de l'Assemblée nationale et du Sénat, les honorables Aubin Minaku et Kengo wa Ndodo, d'autoriser à titre exceptionnel, la tenue des obsèques de l'artiste musicien Mubiala « Emeneya » au Palais du peuple du Congo, selon le programme qui sera annoncé par l'hôtel de ville de Kinshasa, dérogeant ainsi à l'inviolabilité du siège du Parlement telle que consacrée par les règlements d'ordre intérieur de l'Assemblée nationale et du Sénat. Ils demandent au public de se comporter en patriote et de respecter toutes les consignes qui leur seront données par les services de sécurité et de protocole.

Pourquoi Franco Luambo Makiadi, Papa Wendo Kolosoy, Pépé kallé Kabasele Yampanya wa ba Mulanga, Tabu Ley Rochereau ont été honorés au Palais du peuple, pas King Kester Emeneya ? Reculade d'Aubin Minaku: King Kester Emeneya sera honoré par des Congolais au Palais du peuple! avait titrait Réveil FM International. La réparation a été faite "à titre exceptionnel" King Kester Emeneya a été honoré au Palais du peuple.

La messe de Johnny Hallyday a été célébrée à l'Eglise la Madeleine à Paris, la même pour toi où la messe fut célébrée par le père Jean Léon Katshioko de Rome sans ton corps, pris en otage par des membres de ta famille. Ce jour-là, nous étions tellement nombreux que les Français se demandaient qui est ce grand homme que l'on célèbre la messe à la Madeleine ? Le Jeudi 27 février 2014, coup de théâtre à l'Eglise de la Madeleine de Paris 8 (Metro La Madeleine). Des milliers de personnes accourues de toute l'Europe pour rendre les derniers hommages à King Kester Emeneya étaient étonnés de ne pas voir le cercueil du « moweyi ».

Jeudi 27 février 2014, le portrait de King Kester Emeneya à la Madeleine. Photo Réveil FM International, archives

Jeudi 27 février 2014, le peuple congolais et amis africains à l'entrée de la Madeleine. Photo Réveil FM International, archives

Jeudi 27 février 2014, la voiture diplomatique de l'ambassadeur de la RDC. Photo Réveil FM International, archives

Jeudi 27 février 2014, King Kester Emeneya était rassembleur et fédérateur à la Madeleine. Photo Réveil FM International, archives

Jeudi 27 février 2014, les congolais étaient présents pour leur star disparue King Kester Emeneya à la Madeleine. Photo Réveil FM International, archives

Jeudi 27 février 2014, les congolais étaient nombreux pour King Kester Emeneya à la Madeleine. Photo Réveil FM International, archives

Jeudi 27 février 2014, l'arrivée de Kevin Emeneya à la Madeleine. Photo Réveil FM International, archives

Jamais on a vu autant des Congolais pour une messe d'adieu d'un de leurs.. la grande foule composé des Résistants-patriotes-combattants, des acteurs politiques de la diaspora congolaise, des musiciens de toutes les générations et des sapeurs de tous bords, est venue pour rendre un dernier hommage au King de la musique congolaise, Kester Emeneya qui fut un homme du peuple. star n'appartenait plus à personne quand bien même qu'il ait eu sur terre sa grande famille depuis le Bandundu ( son Père, sa mère et ses frères, cousins, tantes, ...quelques Ngwashi), sa famille musicale avec ses musiciens-employés dans Victoria Eleïson et ses fans et enfin sa vraie et propre famille ( époux, père d'enfants), tu as égayé des milliers des fans congolais.

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mardi 12 février 2019

Ne Muanda Nsemi est-il vivant ou mort ? La 158 ème session de l'Union Interparlementaire !

Né Muanda Nsemi vivant ou mort ?

Le leader du mouvement politico-religieux Bundu dia Mayala et député Ne Muanda Nsemi est bel et bien sorti de la prison centrale de Makala lors de l’évasion spectaculaire des détenus du 17 mai 2017. La Fondation Bill Clinton affirme avoir recensé une cinquantaine de morts mercredi 17 mai à la suite de l'évasion survenue à la prison centrale de Makala, à Kinshasa. Selon elle, environ six cents détenus se sont évadés de cette maison carcérale. Parmi les évadés, elle cite le chef spirituel du mouvement politico-religieux Bundu dia Mayala (BDM), Ne Muanda Nsemi. Les autorités de Kinshasa parlent d'une cinquantaine d'évadés et mettent en cause les adeptes de cette secte. Le député Ne Muanda Nsemi avait été arrêté en mars dernier à Kinshasa. Il est notamment poursuivi pour outrage au chef de l'Etat et incitation à la violence. Son avocat dément toute implication du mouvement politico-religieux dans cette évasion de Makala. Il prévient qu'il tiendrait le gouvernement comme responsable de tout ce qui pourrait arriver à son client.

Né Muanda Nsemi dans prison Break !

Selon des sources pénitentiaires, Franck Diongo, Eric Kikunda et Firmin Yangambi, actuellement détenus à Makala, ont été forcés de s'évader. Sans succès. Ils sont toujours dans la prison. Jean-Claude Muyambo et Eugène Diomi Ndongala, deux hommes politiques incarcérés à Makala, sont toujours soignés dans des centres hospitaliers privés de la ville. Trois personnes condamnées dans le cadre du procès de Laurent-Désiré Kabila ont également réussi à s'enfuir, selon des sources de la prison de Makala qui ne révèlent pas leurs identités.

Le gourou "Ne Ma Mvuemba Nkosi" est porté disparu à l’occasion de sa sortie de la prison de Makala- série Prison break! Est-il mort vivant ? Vivant mort ? ou Mort et vivant ? Ou encore vivant et mort ? Ne Muanda Semi est-il mort ? Une farfelue l'aurait vu à Kabinda en Angola. On croit rêver. Pourquoi ne parle-t-il plus ? le régime Alias Kabila-Félix Tshilombo ne doit-il pas dire au peuple congolais où est passé Ne Muanda Semi ? La réponse nous vient de Genève où l'Union Interparlementaire a tenu sa 158è session du 29 janvier au 8 février 2019. Le cas du député Né Muanda Nsemi a été soulevé, par manque des éléments complets, son cas n'a donné lieu à des investigations approfondies. Il faut que l'Union Interparlementaire a 35 cas des parlementaires congolais en étude. Voici ce qui a été décidé pour Né Mwanda Nsemi.

Union Interparlementaire

République démocratique du Congo Décision adoptée par le Comité des droits de l’homme des parlementaires à sa 158ème session (Genève, 8 février 2019)

COD-87 – Ne Muanda Nsemi

Allégations de violations des droits de l’homme :

 Arrestation et détention arbitraires

 Non-respect des garanties d’une procédure équitable au stade de l’enquête

 Atteinte à la liberté d’opinion et d’expression

 Atteinte à l’immunité parlementaire

A. Résumé du cas

Le plaignant allègue que le député Ne Muanda Nsemi, également dirigeant du parti Bundu Dia Mayala (BDM), a été arrêté arbitrairement et en violation de son immunité parlementaire en raison de son opposition à la prorogation du mandat du chef de l’Etat. Il considère que les accusations portées contre le député ont été montées de toutes pièces et qu’il fait l’objet d’une répression politique, comme plusieurs députés de l’opposition avant lui. Selon le plaignant, le député a été victime de représailles pour ses propos critiques à l’égard du Président Kabila et pour avoir incité la population à réclamer son départ.

Le député a été arrêté le 3 mars 2017 à sa résidence. Cette arrestation aurait été conduite de manière brutale après plusieurs semaines de siège aux alentours de son domicile. Des centaines de personnes auraient également été arrêtées lors de l’intervention des forces de sécurité qui, selon le plaignant, auraient utilisé leurs armes de manière létale, faisant des dizaines de morts. Dans une lettre qu’il a adressée au Président de l’Assemblée nationale, le député dit avoir été torturé lors de son arrestation. Il a par la suite été maintenu en détention à la prison de Kinshasa en dépit d’une ordonnance DH/2019/158-R.2 - 4 -

Genève, 29 janvier au 8 février 2019

de placement en résidence surveillée rendue par la Cour suprême. Le député s’est échappé le 17 mai 2017 lors d’une attaque de la prison qui a conduit à des évasions massives. Les autorités ont accusé le BDM d’avoir organisé l’évasion. Une enquête judiciaire aurait été ouverte. Les autorités n’ont pas transmis d’information à jour sur le dossier et l’issue de l’enquête est inconnue. Des articles de presse indiquent que les autorités n’auraient pas réussi à localiser le député depuis qu’il s’est enfui.

Le plaignant a dit craindre que la vie du député ne soit menacée. Il affirme que la thèse officielle de l’évasion n’est pas crédible et qu’elle a pu être organisée par le pouvoir en place pour faire taire le député. L’avocat du député a également nié toute implication du BDM dans l’évasion d’après ses déclarations publiques. Le plaignant estime que M. Ne Muanda Nsemi devrait être considéré comme étant une personne disparue. Confronté à des communiqués du député diffusés sur Internet après son évasion, y compris une vidéo sur laquelle on le voit libre, le plaignant a indiqué qu’il ne leur accordait aucun crédit étant donné leur contenu, qu’il a jugé invraisemblable, et le silence prolongé du député, selon lui, inhabituel. En mai 2018, l’avocat du député a confirmé à la presse qu’il était en vie.

B. Décision

Le Comité des droits de l’homme des parlementaires, saisi du cas de M. Ne Muanda Nsemi, membre de l’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo,

1. note que la communication a été présentée en bonne et due forme par un plaignant qualifié au titre de la section 1) d) de la Procédure d’examen et de traitement des plaintes (Annexe 1 des règles et pratiques révisées du Comité des droits de l’homme des parlementaires) ;

2. note que la communication concerne un parlementaire dans l’exercice de ses fonctions au moment où les allégations initiales ont été formulées ;

3. note que la communication initiale avait trait à des allégations d’arrestation et détention arbitraires, de non-respect des garanties d’une procédure équitable, d’atteinte à la liberté d’opinion et d’expression et d’atteinte à l’immunité parlementaire, allégations qui relèvent de la compétence du Comité ;

4. considère néanmoins que, suite à l’évasion du député, et au regard des observations transmises par les deux parties et des informations publiées par les médias, la validité des allégations initiales n’est pas suffisamment établie pour démontrer que des violations des droits fondamentaux du parlementaire concerné ont été commises et déclare en conséquence le cas non recevable,

5. rappelle que, si le plaignant transmet ultérieurement un complément d’information actualisé et solide qui confirme que les droits fondamentaux du député concerné ont été méconnus, la plainte pourra être réexaminée sur cette base.

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Addis-Abeba: Félix Tshilombo invite Paul Kagamé à Kinshasa !

Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe Monsieur 16% et le dictateur Randais Paul Kagamé

Bandoki Ya Congo-"Un mensonge peut faire le tour de la terre le temps que la vérité mette ses chaussures." Mark Twain! Des Talibans, Nazis, Fachos, Ethno-tribalistes et Tribalo-Ethniques sont confus et n'ont plus aucune crédibilité, eux qui étaient habitués à larguer des démentis: "Félix n'a jamais rencontré Kagamé" ! Or Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe avait l'habitude de voir Paul Kagamé, le dictateur Rwandais en catimini sans témoins. Il a toujours rencontre l'ogre de Kigali à l'heure de Nicodème, c'est-à-dire la nuit ! C'est à Addis-Abeba, au siège de l'Union africaine lors de sa 32è session que les deux hommes se sont rencontrés officiellement devant témoins. A voir les photos, on n'est en mal de croire que c'est pour la première fois que Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe a rencontré pour la première fois Paul Kagamé, Hitler Africain. Qui pourra nous dire aujourd’hui que ces deux-là ne se connaissent pas ? A Addis-Abeba, Monsieur 16% sur 80 millions d'habitants, Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe, petit pseudo-président NOMMÉ a officiellement lancé une invitation à Paul Kagamé, dictateur Rwandais et Hitler Africain. Dans quelques jours, l'ogre de Kigali sera à Kinshasa, quel sera l'attitude des Talibans, Nazis, Fachos, Ethno-tribalistes et Tribalo-ethniques qui s'étaient décidé à lapider le président rwandais alors président de l'Union Africaine qui devait être à la tête de la délégation Leur regard et sourire en disent long et cette complicité avérée montre que Monsieur 16 % Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe Nommé par Alias Kabila est un félon contre la Nation, traître contre la République et collabo contre la RDC, qui par fourberie et roublardise a dribblé les congolais depuis longtemps dans sa compromission avec le président rwandais Polpot Kagame. Quelle qualification peut-on donner à cette tromperie et imposture ? Les Talibans, Nazis, Fachos, Ethno-tribalistes et Tribalo-Ethniques n'avaient-ils pas lancer il ya pas longtemps que Paul Kagame n'a qu'à rester chez lui suite à la visite de l'UA qui devait être conduite en RDC par le Rwandais Paul Kagame.

Monsieur 16% Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe et Paul Kagamé, Hitler Africain !

Pour notre compatriote Patrick Mbeko, les Tshisekedi et la trahison de la RDC est une histoire ancienne

C’est une affaire de famille. En 2002, alors que le Rwanda propage la mort et la désolation à l’est de la RDC et que l’ONU publie son deuxième rapport sur le pillage des ressources naturelles du Congo par un « réseau d’élite » appartenant aux armées du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda, Étienne Tshisekedi se rend au Rwanda pour négocier le pouvoir avec l’homme fort du pays, Paul Kagame. À son retour au Congo, il conclut une alliance avec le RCD-Goma, « rébellion » créée de toute pièce et entretenue par Kigali. La suite on la connaît : il n’obtiendra rien, le Rwanda ayant propulsé Azarias Ruberwa, un Tutsi, à la vice-présidence de la République dans le gouvernement 1+4 de triste mémoire. Furieux, Étienne Tshisekedi décide de rompre avec le RCD-Goma, au grand dam de Ruberwa. Pour ramener l’opposant historique et président de l’UDPS à la raison, le Rwandais fait appel à Adolphe Onusumba, homme de main de Kagame au Congo et dont la tante serait mariée à un frère d’Étienne Tshisekedi. Mais ce dernier refuse la main tendue de son ancien allié, exigeant d’être nommé premier ministre avant d’amorcer toute négociation.

Pour Étienne Tshisekedi, c’est le pouvoir ou rien. Il a tout fait pour occuper la primature, en vain. Joseph Kabila lui a ravi un pouvoir qui lui revenait pourtant de droit suite à l’élection présidentielle de 2011. Souffrant, il ne peut continuer la lutte. C’est alors que le fils, Félix Tshilombo Tshisekedi, décide de reprendre le flambeau. À la différence du père, il n’est ni charismatique ni brillant. Intellectuellement inapte, il a juré de réussir où son père a échoué. Pour y arriver, il va directement négocier avec le régime honni de Joseph Kabila, qu’il prétend pourtant combattre. En 2015, les délégués de l’UDPS rencontrent secrètement les émissaires du pouvoir à Ibiza, Monaco et Paris. Il est question de partage du pouvoir dans un gouvernement d’union nationale. À la question de savoir si l’UDPS négocie en catimini avec la Kabilie, Félix nie avec véhémence. Septembre 2015, la vérité éclate au grand jour lorsqu’Étienne Tshisekedi demande aux délégués de l’UDPS « de quitter la table des négociations » avec le pouvoir. Les Congolais sont choqués; Félix est confus, mais tient bon.

En décembre 2016, alors que le mandat de Joseph Kabila tire à sa fin, Félix Tshisekedi, toujours déterminé à réussir où son père a échoué, décide d’amorcer une nouvelle phase de négociation avec le régime, en espérant être gratifié cette fois d’un poste à la primature. Joseph Kabila, qui a compris que le fils Tshisekedi est prêt à toutes les compromissions pour arriver à ses fins, va lui faire miroiter le poste de premier ministre en échange d’un accord politique qui lui permette de « glisser » au-delà de son mandat censé s’achever en décembre 2016. Le 31 décembre de la même année, l’accord du glissement de la Saint-Sylvestre est signé. Les Congolais sont outrés. Félix Tshisekedi, lui, se régale, persuadé d’occuper la primature dans les jours à venir. Seulement voilà : Joseph Kabila, qui a atteint son objectif, en plus d’être plus rusé que le cousin du diable, jette son dévolu sur une autre personne : Sami Badibanda, un proche de Félix. C’est le deuil à Limeté. L’UDPS est divisée. Félix Tshisekedi est inconsolable.

Mais déterminé à réussir où son père a échoué, Tshisekedi fils ne désespère pas pour autant, continuant d’entretenir des rapports pour le moins étranges avec le régime qu’il prétend combattre. À la mort de son père, en février 2017, il marchande le corps de ce dernier en échange d’une nomination à la primature. L’opinion publique est abasourdie. Même Joseph Kabila, habitué à tuer les Congolais et à les livrer aux marionnettes de Kigali qui opèrent à l’est, est outré et le chasse. Les relations avec le pouvoir sont rompues… jusqu’aux élections de décembre 2018 qui ont vu surgir, contre toute attente, un certain Martin Fayulu, pressenti pour devenir le prochain président de la République à démocratiser du Congo. Pour le pouvoir, qui est acculé au pied du mur, la solution s’appelle… Félix Tshisekedi. C’est la carte maîtresse, dit-on, à la Kabilie. À la MONUSCO et dans les chancelleries étrangères, les contacts entre CACH, la plateforme dirigée par Tshisekedi fils, et le pouvoir sont suivis de très près. Comme en 2002, 2015 et 2016, un Tshisekedi est prêt à toutes les compromissions pour trahir le peuple congolais afin d’atteindre un objectif qui fera par ailleurs la part belle aux ennemis de la République à démocratiser du Congo. Pour cela, il pourra toujours compter sur la base fanatisée et tribalisée de l’UDPS pour laquelle la tribu passe avant la patrie.

À Kingakati, où l’on craint un soulèvement populaire au cas où Martin Fayulu n’est pas déclaré vainqueur de l’élection présidentielle du 30 décembre dernier, on rit à gorge déployé. Certains caciques du régime ont décidé de s’abandonner au Christ. Ne dit-on pas que la foi déplace les montagnes ? Comme pour dire que le nom Tshisekedi peut aussi faire des miracles et aider un régime honni et vacillant à se pérenniser contre la volonté de tout un peuple…

PATRICK MBEKO

Les Tshisekefatshidistes et la stratégie de la tension par le tribalisme : un modus operandi inspiré des extrémistes tutsis du Rwanda

La question du tribalisme est revenue en puissance ces derniers jours avec l’« élection-nomination » de Félix Tshisekedi à la présidence de la République. Si l’on peut affirmer hors de tout doute qu’il y a eu des dérapages, que des propos anti-Lubas ont été entendus ici et là ces derniers jours, il est cependant faux d’affirmer ou de laisser entendre qu’il existe un tribalisme anti-Luba au Congo. Comme l’a écrit un compatriote, on déplace le problème, qui est avant tout politique avant d'être tribal.

En effet, Félix Tshisekedi a comploté contre le peuple congolais pour lui voler son vote et un groupe de Tshisekefatshidistes ne veut pas qu’on en parle. Tout celui qui critique ou remet en question « l’élection-nomination » frauduleuse et la trahison de Félix, le nouveau valet de l’occupation au Congo, est automatiquement taxé de «haineux», de «tribaliste» et d’on ne sait quoi. Injures, calomnies et diffamations sont souvent au rendez-vous. Ce qui entraîne bien souvent des réactions assez agressives de la part des autres Congolais ne supportant plus l’intolérance et l’extrémisme de ces compatriotes. C’est cela le vrai problème. Il n’existe pas de tribalisme anti-Luba en RDC, comme le font croire les Tshisekefatshidistes. Les gens ne s’attaquent pas aux Lubas ou aux Kasaïens, mais bien aux tribalo-fanatiques de l'UDPS dont les membres sont majoritairement Lubas.

Et ceux-ci profitent de cela pour enclencher le processus d'auto-victimisation afin de dissimuler le fait qu’ils sont les principaux artisans du tribalisme et du climat malsain qui règnent aussi bien au pays que dans la diaspora. Leur modus operandi n’est pas sans rappeler celui utilisé par les extrémistes tutsis du Front patriotique rwandais (FPR) de Paul Kagame pour s’emparer du pouvoir du Rwanda, en 1994.

En effet, le FPR, mouvement armé né en Ouganda, prétendait avoir pris les armes pour défendre la démocratie et les droits de l’homme au Rwanda. Il réclamait le droit au retour des exilés tutsis et disait défendre les Tutsis de l’intérieur prétendument marginalisés par le régime du président Habyarimana. Ne disposant d’aucune base populaire à l’intérieur du pays (aussi bien chez les Hutus que chez les Tutsis et les Twas), sa stratégie était de créer une fracture entre les Hutus et les Tutsis afin d’amener les seconds à embrasser sa cause.

C’est ainsi que des éléments du FPR infiltrèrent les milices hutues (Interahamwe) et lancèrent des provocations contre les Tutsis dans le but d’exacerber les tensions ethniques afin d’amener ces derniers à rejoindre le camp de la rébellion qui prétendait alors les défendre, alors qu’elle était en réalité la cause de leurs souffrances. Pire encore, lorsque le génocide éclate au matin du 7 avril 1994, Paul Kagame ordonne à ses hommes de ne pas intervenir, le temps de laisser un grand nombre de Tutsis et de Hutus de l’opposition se faire charcuter par leurs bourreaux.

Le calcul du chef rebelle est d’une simplicité à glacer le sang : plus les Tutsis périront dans les massacres commis aussi bien par les Interahamwe que par les extrémistes tutsis se faisant passer pour ces derniers, plus l’intervention du FPR et de son armée sera plus que souhaitable pour la communauté internationale. C’est ce que nous avons appelé dans notre livre "Stratégie du chaos et du mensonge" « La stratégie du sacrifie utile ». Une stratégie combinant massacres et victimisation pour brouiller les cartes...

Plusieurs observateurs étrangers et anciens compagnons d’arme de Paul Kagame ont témoigné sur la façon dont le chef rebelle tutsi a sacrifié les siens pour s'emparer du pouvoir. «Quand j’ai demandé à Kagame d’aller directement à Kigali pour arrêter les massacres des Tutsis, il m’a répondu que s’il y avait un prix à payer, ce serait à ces Tutsis de le payer ! », a affirmé le commandant militaire de la Mission des Nations Unies (MINUAR), le général Roméo Dallaire. Ce qui a fait dire à Jean-Pierre Mugabe, ancien officier du FPR, que « Kagame n’aspirait qu’à être l’homme fort du Rwanda, le sang des Tutsis et des Hutus modérés n’avait à ses yeux aucune importance». En outre, la défense des Tutsis n’a jamais figuré dans les priorités du chef rebelle tutsi. Bien au contraire, leur extermination servait bien ses noirs desseins. En quoi une stratégie aussi diabolique est-elle similaire, à quelques différences près, à celle des Tshisekefatshidistes Lubas ?

Comme les extrémistes tutsis du FPR au Rwanda, ces compatriotes sont conscients que leur leader Félix n’a plus la cote auprès des Congolais. Ses seuls soutiens, les membres de sa tribu. Or tous les Lubas ne sont pas d’accord avec la fraude et le rapprochement avec la Kabilie. Pour les tribalo-fanatiques de l’UDPS s'est alors posée une question : comment ramener ses « moutons noirs » égarés à la raison en vue de créer une sorte d’unité tribale derrière le très contesté président nommé Félix Tshisekedi ? La seule façon d’y arriver, c’est d’attiser la haine tribale, d’alimenter un sentiment anti-Luba au sein de la population congolaise, de sorte à pousser les compatriotes Lubas non Tshisekefatshidisés à rallier, malgré eux et par une sorte d’instinct de survie, « la cause ». Une cause qui, en réalité, n’est aucunement liée à la défense des Lubas ou du Kasaï, mais qui s’articule principalement autour de la défense des intérêts de Tshisekedi fils. La preuve en est qu'ils ont fait de Joseph Kabila un « héros » après que celui-ci a fait Félix Tshisekedi son successeur. Et ce au mépris de toutes les vies kasaïennes fauchées par la Kabilie.

Autant les extrémistes tutsis du FPR se sont servis des Tutsis de l’intérieur comme éléments sacrificiels pour s’emparer du pouvoir dans le sang au Rwanda, autant les Tshisekefatshidistes Lubas s’emploient à manipuler les Lubas non Tshisekefatshidisés pour arriver à leur fin. Au cœur de cette manœuvre diabolique et anti-patrie, certains cadres de l’UDPS et deux cousines de Félix Tshisekedi vivant en Belgique. À l’étage inférieur, un concentré de Kasaiens extrémistes pour qui la tribu passe avant la patrie. Tous alimentent le sentiment anti-Lubas en provoquant et en se victimisant en même temps, tout en prétendant combattre le tribalisme. Leur mode opératoire : montage grossier d’images, appel à l’unité dissimulant mal des noires arrière-pensées, fake news, menaces, etc. Les Lubas qui refusent de jouer à ce « petit jeu » méphistophélique sont insultés, mis en quarantaine voire menacés.

Plusieurs messages de nos compatriotes Lubas non Fatshidisés laissent penser que le mal est profond. L’un d'eux me disait hier que sa propre famille est aujourd’hui divisée à cause de ces extrémistes sans cervelle. Une autre de m’écrire en privé que beaucoup de Kasaiens « sont mécontents, mais n’osent pas le dire ouvertement ». Et d’ajouter : « Je n’ose même plus faire des commentaires qui approuvent vos analyses de peur d’être repérée par d’autres Kasaiens ». C'est dire... Voilà pourquoi il faut éviter de faire des amalgames qui font le jeu de ces extrémistes. Car qui dit Kasaïen ne signifie nécessairement pas Tshisekefatshidistes. Et ce même si nous savons qu’il existe une catégorie de Kasaiens qui se disent neutres, mais qui soutiennent à bas bruit la fraude et la trahison de Félix. Solidarité tribale oblige. L’enjeu est ailleurs. Avant d’être tribal, il est avant tout politique. S’il existe un tribalisme dans ce pays, c’est bien celui des Tribalo-fanatiques de l’UDPS à l’égard du reste de la population congolaise.

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lundi 11 février 2019

L'Union Africaine peut-elle donner la légitimité à Félix Tshilombo Monsieur 16%?

Monsieur 16% Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe

Cosa Nostra, Ndrangheta, Camorra... La mafia de l'Union africaine (UA) a atteint puissance mafieuse. Coquille vide, syndicat des dictateurs africains, UA est anti-peuple. Le 25 mai 1963, l'Organisation de l'Unité Africaine voit le jour. C'est indubitablement l'un des premiers résultats de la décolonisation et du mouvement panafricaniste mené par le Ghanéen Kwame Nkrumah. Le 25 mai 1963, 32 pays africains indépendants créent l'OUA, pour consolider l'union politique et économique du continent et aussi défendre la souveraineté des nouvelles nations. L’OUA était considérée comme un syndicat de chefs d’État. Union Africaine, ou la folle illusion qu'une association de malfaiteurs peut servir la cause de la paix, de la démocratie et du progrès socio-économique d’un continent qui n’est que la somme des États qu’ils ont pour profession d’endeuiller et piller...Imposteur, usurpateur, faussaire, traître, collabo Monsieur 16% Felix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe qui souffre de légitimité. Il a fait un honteux deal avec Alias Kabila qui l'a NOMMÉ. Le vol des voix du peuple congolais est inscrit dans la conscience de Tshilombo. Martin Fayulu est le Président du peuple congolais avec 62%. Comment Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe peut-il prétendre être légitime avec 16% alors que la République démocratique du Congo regorge 80 millions d'habitants ? La Nomination Électorale Alias Kabila-Tshilombo fait désormais partie du glossaire anti-démocratique. C'est le peuple de chaque pays d'Afrique qui donne la légitimité.

Addis-Abeba, Paul Kagamé, Hitler Africain et Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe

Ce n'est pas l'Union africaine qui donne la légitimité. Il apparaît de plus en plus que Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe est son chargé de mission. Il chauffe le fauteuil présidentiel avant que son masque et bouclier Alias Kabila ne revienne. Bizarre, à peine Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe a-t-il pointé sa tronche et ses joues joufflues à Addis-Abeba qu'il est fait 2è vice-président de l'Union africaine. Quel revirement à 800° de l'Union africaine, alors qu'elle avait des doutes sur les résultats de la CENI qui proclamait Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe avec 16%. Criminel de plusieurs millions de congolais, pillard et recel des ressources de la République démocratique du Congo, Paul Kagamé, dictateur Rwandais et Hitler africain, qui présidait l'UA accepte d'être Rapporteur. Tandis que Cyril Ramaphosa de la République Sud-Africaine ’il a été élu sur la promesse d’en finir avec la corruption des années Zuma, Cyril Ramaphosa qui est dans le pas de Jacob Zuma, dans son vol des minerais de la RDC, a été élu 1è vice-président. Dans son pays, il peine pour le moment à triompher de la corruption, cette hydre. Les révélations explosives de l’affaire Bosasa minent l’action d’un président qui, à quelques semaines des législatives, doit assister avec le pays à la sortie de cadavres, des placards de son parti. Dans son premier discours au parlement, deux jours après la démission de Jacob Zuma, il avait promis « une aube nouvelle », un renouveau économique et une lutte sans merci contre la corruption endémique qui mine le pays. Un an plus tard, la reprise est molle et le chômage reste à un niveau élevé (plus de 27% de la population active), et surtout l’African National Congress (ANC) est engluée dans l’un des plus grands scandales de corruption d’un pays qui en a pourtant vu d’autres. Les richesses du Congo attisent les convoitises des prédateurs.

Paul Kagamé, dictateur Rwandais

N'oublions pas que pour la première fois, l'Union africaine (UA) avait mis la pression sur la République démocratique du Congo. Elle avait demandé la «suspension» de la proclamation des résultats électoraux définitifs ainsi que l'envoi d'une délégation de «haut niveau» à Kinshasa. Réunis sur le dossier congolais, à Addis Abeba, plusieurs chefs d'Etats et de gouvernements africains avaient conclu «qu'il y avait des doutes sérieux sur la conformité des résultats provisoires, tels qu'ils ont été proclamés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni)». Selon ces résultats proclamés le 10 janvier, l'aillé et partenaire d'Alias Kabila Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe aurait remporté l'élection présidentielle avec 16% seulement. Chose étonnante, le FCC d'Alias Kabila qui a perdu la présidentielle garderait une confortable majorité à l'Assemblée nationale (au moins 350 députés sur 500). Le vrai opposant Martin Fayulu qui revendique la victoire avec 61%, des voix. Lésé, il avait saisi la fameuse Cour constitutionnelle inféodée des juges bleu godillots à la solde dur régime. Contre toute attente, alors que l'Union africaine se décide d'envoyer une délégation de haut niveau à Kinshasa, c'est Paul Kagamé, Président de l'Union qui téléphone à Alias Kabila et lui indique la stratégie de couper l'herbe sous les pieds de la délégation de l'Union africaine, en confirmant la Nomination de Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe. Conséquence, les chefs d'Etat et de gouvernement qui demandaient la suspension de la proclamation des résultats définitifs des élections en RDC, ne sont jamais allés à Kinshasa.

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dimanche 10 février 2019

Brazzaville: La communauté congolaise payée pour accueillir Monsieur 16% Felix Tshilombo !

Vendredi 8 février, Félix Tshilombo était à Brazzaville

Avec sa JMPR et ses animatrices de Djalelo, le dictateur Mobutu avait révolutionne la manière de se faire accueillir à l'extérieur. A chacun de ses déplacements officiels, l'ambassade du Zaïre du pays visité s'organisait pour recruter des animatrices microphones fournis qui clamaient la grandeur du président Fondateur. Impopulaire, imposteur, illégitime Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe a recouru à la vieille méthode du MPR-Parti Etat. Il a monnayé son accueille par la communauté congolaise de Brazzaville.

Comme toujours, entre la promesse mielleuse et non la réalisation de promesse, il n'y a qu'un pas. Des compatriotes vivant à Brazzaville ont assiégé l'ambassade de la RDC après le départ de Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe pour réclamer de l'argent promis. La police de Brazzaville a du intervenir pour évacuer des compatriotes à l'ambassade qui ne réclamaient que leur dû. L'illégitime Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe voudra légitimer son régime par des attrapes-nigauds.

Kinshasa et Brazzville sont les deux capitales les plus rapprochées au monde. Pourquoi seuls les compatriotes enregistrés à l'ambassade par Christophe Muzungu Kabemba pouvait-il accueillir Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe ? L'imposteur, usurpateur et voleur des voix du peuple congolais avait-il besoin d'un gilet pare-balle à Brazzaville aussi ?

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samedi 9 février 2019

Sans imperium, le putschiste Félix Tshilombo déclare tout seul la fin de l'exil de la diaspora!

L'alternance, c'est le changement dans la continuité Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe et son allié-partenaire Alias Kabila

Le nouveau régime d'imposture en République démocratique du Congo est kabilastiquement tshilomboïsé. Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe doit tout à Alias Kabila. Il est son masque et bouclier. La réaction de notre confrère Roger Bongos, Rédacteur en Chef d'Afrique Rédaction, est sans équivoque, sur la parole en l'air de l'ivrogne de Limete, nous sommes entrain de vivre un cauchemar éveillé. Au lieu de se taire, à Nairobi, là où il est parti remercier le Tutsi-Power de sa main noire sur le Congo, le putschiste Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe "Monsieur 16%" ivre de sa NOMINATION, s’est élevé pour faire des promesses alambiquées, irréalistes et irréalisables. Mieux, l'imposteur, usurpateur et faussaire Tshilombo a eu le toupet de déclarer tout seul la fin d'exil des congolais de la diaspora ! Avec son vol des voix du peuple congolais, la République démocratique du Congo vit le changement dans la continuité ! Après 18 ans du régime terroriste, sanguinaire, d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Kabila, la moindre de chose aurait été le droit à l'inventaire pour le peuple congolais. Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe n'a pas gagné l'élection présidentielle du 30 décembre dernier. Il a été choisi et NOMMÉ par Alias Kabila et ses barons, dignitaires et apparatchiks.

Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe traître à la Nation

Droit dans ses bottes, constant et intègre Martin Fayulu Président Elu à 62% n'a jamais fait un deal en catimini avec Alias Kabila. S'il l'avait ait, qu'auraient dit les Talibans, Nazis, Fachos, Ethnotribalistes et Tribaloethniques de l'Udps=FCC qui justifient le hold-up électoral et injurient les compatriotes lucides à longueur des journées ? Monsieur 16 %, Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe est la honte de la République. Il est fourbe, roublard, voleur des voix du peuple congolais. Sa stratégie politique est honteuse: "Je vole l'élection présidentielle, je m'assoies sur le fauteuil présidentiel et après Bakomesana" ! Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe ignore que nous avons une jurisprudence en RDC avec M'zée Laurent-Désiré Kabila. L'Afdl étant soutenu par le Tutsi-Power, le veux briscard et grand maquisard avait essayé de rouler les Rwandais, il a été assassiné au palais des Marbres à Kinshasa, le 17 janvier 2001. Toutes les institutions républicaines sont inféodées par des occupants rwandais. Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe, lui qui n'a jamais milité dans sa vie, quelle intelligence a-t-il pour dribbler le Tutsi-Power et ses affidés? Voleur des voix, Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe est le masque et bouclier d'Alias Kabila. Il n'a pas volé une orange au supermarché, il a volé les voix du peuple congolais donc leur rêve et espoir ! Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe est envoûté, il est sous envoûtement ! Il voulait devenir président pour enterrer son père Etienne Tshisekedi avant les moyens de l'Etat, qu'il le fasse. Et qu'il n'oublie pas de rapatrier la dépouille du Maréchal Mobutu comme promis lors de sa foireuse campagne électorale. Il redeviendra lucide et retrouvera son esprit. Les 5 raisons pour réfuter l'appel de l'imposteur de Limeté à la diaspora congolaise:

1. Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR) est situé à Genève. L'organisation a pour mandat de diriger et de coordonner l'action internationale pour protéger les réfugiés et chercher des solutions aux problèmes des réfugiés dans le monde. Le but premier du UNHCR est de sauvegarder les droits et le bien-être des réfugiés. L'organisation s'efforce ainsi pour tous d'assurer le respect du droit à demander l'asile et à trouver refuge dans un autre État. A terme, les solutions qu'elle met en œuvre sont le retour dans le pays d'origine, l'intégration dans le pays d'accueil ou la réinstallation dans un pays tiers. Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe a-t-il pris le temps de s'approcher et négocier avec le UNHCR avant sa déclaration alambiquée et parole en l'air ? Le retour au pays d'origine d'un réfugié n'est jamais forcé. Le retour est libre ! Cela ne se décrète pas, cela se négocie au niveau international.

2. Illégitime et sans imperium, Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe est un rêveur debout ! Il est Fakwa, Angwalima et MOYIBICRATE qui cache la poussière sous le tapis. La question de Roger Bongos-Afrique Rédaction est mille fois valable: quelle structure a-t-il mis en place pour accueillir cette importante diaspora à travers le monde qui se compte par millions ? Quelle garantie apporte-t-il aux 10 millions de congolais de l’étranger pour leur bien-être, sécurité, travail, sécurité sociale, transport où encore, des logements adéquats ? Quel imperium a-t-il ce petit pseudo-président nommé, inculte, où on voit qu’il n’a même pas l’autorité sur les biens de la République: ( avion et Palais présidentiel)... Quelle confiance peut-on accorder à un président voleur de voix qui n’a même pas la main sur justice, pour cause; Eugène Diomi Ndongala, Firmin Yangambi, Franck Diongo, Eddy Kapend et les présumés assassins de M'zée Laurent-Désiré Kabila croupissent toujours en prison.

Une voiture officielle ne porte aucunement deux fanions d'un même pays. Le second fanion est pour un autre président s'il est dans la même voiture que le président de la République du pays visité.

La voiture officielle du Président de la France, Emmanuel Macron n'a qu'un seul fanion !

Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe est un pseudo-président NOMMÉ. Sa résidence passager est au camp militaire Tshatshi, une maison inadaptée pour un quinquennat long d'un Chef d'Etat ! Alias Kabila prétend avoir acheté la résidence de GLM (Groupe Litho Moboti) dont les fils héritiers ont démenti par un communiqué la vente à qui que ce soit. Le véhicule officiel devient cette Hyundai Sud Coréenne à la place de la Jeep Mercedes blindée. Cette Hyundai fait partie de plus de 400 voitures livrées à la présidence de la république depuis quelques temps en remplacement à celles acquises en 2010 lors de la cinquantenaire de l'indépendance de la RDC. Ce sont des voitures utilisées souvent pour accueillir les délégations officielles des organisations et États amis. Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe est gardé par les Bana Mura, la garde prétorienne d'Alias Kabila. Les Bena Mura, gardes rapprochées sont tout simplement en détachement mettant Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe sous surveillance maximale 24h sur 24. Alias Kabila est en vacances en Chine avec l'avion officiel de la République démocratique du Congo alors qu'il n'est plus en fonction usurpée.

Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe imposteur et traître à la Nation !

3. Il y a des exilés de la dictature de Mobutu Sese Seko, ceux de l'époque Afdlienne, ceux du régime d'Alias Kabila et ceux qui quittent déjà le Congo avec le Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe ! La crise de légitimité bat son plein, elle n'est pas encore résolue entre Martin Fayulu président légitime du peuple congolais et l'imposteur Felix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe qui s'est approprié de la légalité. Après son vol des voix du peuple congolais, en bon imposteur et usurpateur peut-il facilement convaincre patriarche Julien Ciakudia, Moïse Katumbi Chapwe, Général Faustin Munene, Prophète Joseph Mukungubila, Honoré Ngbanda et autres qui ne sont pas des hommes seuls mais des hommes institutions? Est-ce que les exilés politiques congolais seront-ils en sécurité une fois revenus en République démocratique du Congo? Quelles sont alors les mesures prises au préalable ? Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe veut-il que les Patriotes-Résistants-Combattants ennemis de l'occupation tutsie rwandaise, dénonciateurs du système de spoliation, prédation et pillage d'Alias Kabila, son allié et partenaire, puissent rentrer au pays pour y être assassinés par empoisonnement ou par des méthodes obscures que nous connaissons ou aussi être ridiculiser avec des procès politiques bidons ?

Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe est le masque et bouclier d'Alias Kabila

4. L'imposteur Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe doit d'abord décréter l'amnistie générale. Il ne faut pas non plus confondre l'amnistie avec la grâce présidentielle qui permet, dans certains conditions, d'accorder la remise ou la modération d'une peine définitive. Par exemple, les accords d'Évian de 1962 comportent une clause d'amnistie pour les infractions commises pendant la guerre d'Algérie en lien avec le conflit. Les infractions des manifestants de Mai 68, ou encore les violences commises par les indépendantistes et les anti-indépendantiste en Nouvelle-Calédonie dans les années 1980, font également l'objet de lois d'amnistie. Le retour au pays sous l'imposteur Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe ne peut être volontaire pas forcé ni arbitraire.

5.Imposteur, usurpateur, faussaire Félix Tshilombo Bizimungu Wa Kanambe n'est pas légitimité. Monsieur 16% est illégitime. La République démocratique du Congo regorge 80 millions d'habitants, que représente 16% alors que Martin Fayulu qui a obtenu 62% ne peut pas exercer son pouvoir. Tshilombo a un véritablement un problème avec sa propre légitimité comment peut-il espérer convaincre les Congolais de la diaspora de rentrer au pays ?

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mercredi 6 février 2019

Intoxication: Fayulu, homme des impérialistes, Tshilombo, Kabila, Kagame, Museveni des panafricains!

Martin Fayulu Président ELU, sans gilet-pare balles, le samedi 2 février à Sainte-Thérèse

Le peuple congolais s'est battu pour un changement. Il se retrouve avec Félix Tshilombo Bizimungu un guignol entre les mains d'Alias Kabila son marionnettiste. Le seul et vrai Président ÉLU de la RDC est Martin Fayulu. Il a gagné haut la main l'élection présidentielle du 30 décembre dernier. La démocratie n’a jamais été la transmission du pouvoir d’un Président illégitime à un autre Président illégitime nommé par lui. Les Bena Mpuka, Talibans, Nazis, Fachos et Ethno-tribalistes de l'Udps sont irascibles. Ils justifient le vol des voix, le hold-up électoral mieux le putsch-électoral de Félix Tshilombo Bizimungu par des arguments tribaux. Et dire que certains vivent aux Etats-Unis, Canada, France, Belgique, Afrique du Sud...des pays où la démocratie est ancrée dans la vie quotidienne. Comment peut-on vivre dans un pays démocratique et cautionner la tricherie et fraude électorale dans son pays d'origine, la République démocratique du Congo ? Même des universitaires sur qui nous comptions pour redresser le pays deviennent des justificateurs de vol des voix du peuple congolais. Ils affichent un triomphalisme malsain. Dans une République, c'est le peuple qui gagne. Au Congo, avec le putsch-électoral de Félix Tshilombo Bizimungu, c'est le Grand Kasaï qui a gagné contre les autres congolais. Tout congolais lucide qui émet une critique est immédiatement attaqué, insulté, injurié et menacé de mort par les Bena Mpuka et Talibans. Nous sommes abasourdis ! Félix Tshilombo Bizimungu Choisi et Nommé par Alias Kabila, proconsul au Congo de Paul Kagamé le dictateur Rwandais et Hitler Africain. Depuis la nomination de Tshilombo, le petit pseudo-président vadrouille. Le Joufflu faussaire n'a pas l'effectivité du pouvoir. Pas de gouvernement dont on sait que les ministères régaliens iront au FCC, pas de fermeture des cachots d'ANR-la Gestapo d'après sa promesse de campagne, loge dans une petite villa à la cité de l'OUA le palais présidentiel n'est pas sa résidence officielle, son cortège est constitué des Bana Mura la garde prétorienne qui a commis des massacres au Kasaï...Tshilombo avait promis s'il est élu de s'installer à l'Est de la RDC, s'était-elle une promesse en l'air ? Après avoir volé les voix du peuple congolais, disons son putsch-électoral, il faut dire que Félix Tshilombo Bizimungu n'a ni parole, ne mérite ni considération ni respect!

Le marionnettiste Alias Kabila et son guignol Félix Tshilombo Bizimungu

Félix Tshilombo qui NOMMÉ après un honteux deal est illégitime, il n'a pas la légitimité du souverain primaire. Il est un guignol entre les mains du marionnettiste Alias Kabila. C'est le prix à payer pour s'asseoir sur le fauteuil présidentiel sans imperium. Félix Tshilombo Bizimungu sait qu'il n'a pas été élu. Sa marge de manœuvre inexistante. Il est le masque d'Alias Kabila qui garde tous les pouvoirs. Il n'est qu'un président étiquette et protocolaire. Il n'a décision sur rien et de rien. C'est alors pour sauver la face qu'entre en danse sa milice des Talibans, Nazis, Fachos et Ethno-tribalistes de l'Udps qui orchestrent une campagne d'intoxication clamant que Martin Fayulu Président élu et victime d'un putsch-électoral, est l'homme des impérialistes tandis que Félix Tshilombo, Alias Kabila, Yoweri Museveni, Paul Kagamé sont des panafricains. Un panafricaniste aime l'Afrique avec ses 54 pays, sa diversité culturelle et continentale, le peuple d'Afrique, source et richesse du continent. Des présidents panafricains n'engagent pas une guerre chez les voisins. Ils essayent de trouver des solutions dans la sagesse africaine lorsque la case du voisin brûle. Alias Kabila, Paul Kagame et Yoweri Museveni sont responsables de plus de 12 millions des morts congolais. Les compatriotes sont devenus réfugiés dans leur propre pays, la République démocratique du Congo. Alias Kabila, Paul Kagame et Yoweri Museveni sont des pillards et receleurs des ressources de la RDC.

L'Ougandais Yoweri Museveni et le Rwandais Paul Kagame sont deux autocrates-dictateurs dans la région des Grands Lacs

Le panafricanisme est une idée politique et un mouvement qui promeut et encourage la pratique de la solidarité entre les africains où qu'ils soient dans le monde. Le panafricanisme est à la fois une vision sociale, culturelle et politique d'émancipation des africains et un mouvement qui vise à unifier les africains du continent et de la Diaspora africaine en une communauté africaine globale. Le cœur de son principe est la croyance que les peuples d'Afrique et de la Diaspora partagent une histoire et une destinée commune et que leur progrès social, économique et politique est lié à leur unité. Son objectif ultime est la réalisation d'une organisation politique intégrée de toutes les nations et peuples d'Afrique. Le mot « panafricain » est apparu à la fin du XIXe siècle lors de la préparation de la Conférence panafricaine de 1900. Historiquement, l'idée se développe en réaction aux conséquences du démantèlement progressif de l'esclavage en Amérique. L'expansion du panafricanisme se retrouve dans les écrits et discours de quelques figures fondatrices, parmi lesquelles Edward Wilmot Blyden et Anténor Firmin. Le panafricanisme souffre d’être un concept élitiste. Il a germé dans l’esprit d’intellectuels, a été porté par les classes éduquées et n’a jamais vraiment réussi à pénétrer les classes défavorisées du continent. Nous n’avons jamais eu à apprendre à nous sentir africains. Cela a été naturel. Nos expériences historiques respectives permettent une compréhension unique, au-delà des barrières du temps et des distances. Le panafricanisme ne devrait plus être un projet émotionnel, mais ce sentiment naturel d’un destin commun est un puissant levier dont il est urgent de se saisir pour bâtir un projet politique crédible, rationnel et ambitieux.

#JesuisKisangani

La guerre des six jours est une succession d’affrontements meurtriers entre l'armée ougandaise et rwandaise à Kisangani du lundi 5 au 10 juin 2000 en République démocratique du Congo durant la Deuxième Guerre du Congo. La ville de Kisangani avait déjà subi des affrontements entre les troupes rwandaises et ougandaises en août 1999 et le 5 mai 2000. Mais les affrontements de juin 2000 furent les plus meurtriers et ont sérieusement sinistré une grande partie de la ville de Kisangani avec plus de 6 600 obus tirés, plus de 1 000 morts, au moins 500 blessés et quelques 800 bâtiments détruits. Et les Nations unies avait reconnu, dès le 16 juin 2000, "la violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC". 19 plus tard, la population de Kisangani attend toujours des autorités congolaises et de la communauté internationale la vérité sur les circonstances qui avaient conduit à ces affrontements entre deux armées étrangères sur le territoire congolais. Les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité commis à Kisangani sont classés dans les oubliettes.

Les populations congolaises de Kisangani attendent toujours leurs indemnisations

Il y a deux ans sur son compte Facebook, un jeune rappeur congolais Alesh (il avait 15 ans à l'époque) dit vouloir écrire un chapitre occulté des livres d’histoire. « Kisangani, c’est vraiment ma ville et ça me fait mal de voir un épisode aussi grave passer inaperçu. On ne veut pas que les gens nous raconte une autre version de l’histoire, on veut l’écrire et la raconter telle qu’on la vécue. J'invite tous les ressortissants de Kisangani ayant connu la guerre de 6 jours en 2000 entre les armées Rwandaise et ougandaise de partager pendant 6 jours, soit des photos, soit leurs histoires pour que le monde n'oublie pas le tort irréparé qui nous a été causé. Utilisez 2 hashtags pour que l'on retrouve facilement nos histoires #Joubliepas et #Kisangani6Jours Je ne saurais identifier tout le monde, donc aidez moi à mentionner vos amis en commentaire pour que tout le monde ait l'info.

Un soudard Ougandais à Kisangani lors de la guerre de 6 jours en 2000

Témoignons et dénonçons pendant 6 jours! Au troisième jour de la guerre, Alesh est cloué à la maison avec ses parents et le reste de sa famille : « Très tôt au levé du jour, les Rwandais devant notre maison commencent à bombarder les positions ougandaises se trouvant à environ 100 m. Plus de 30 obus projetés à partir de chez nous, dans le quartier Plateau Boyoma. Je suis à deux doigts de me pisser et de me chier dessus. Les Ougandais étaient super doués en calculs de trajectoire et ils décidèrent de répliquer. Ils vont lancer trois obus en réponse et forts de notre expérience de trois jours de ligne de front, après avoir entendu partir trois coups d’obus, nous savions qu’il fallait compter trois détonations d’explosion pour être sûr que les trois bombes avaient explosé et que notre tour n’était pas encore arrivé. Le premier obus explose dans le voisinage. Le deuxième aussi… et le troisième atterrit dans la chambre où mon frère Patrick, ma sœur Rachel et moi étions cachés. Car mon père avait décidé que l’on soit dispersés dans la maison. Grosse fumée, grosse poussière, ça sent le brûlé… Je ne vois plus rien ! J’ouvre grand mes yeux mais impossible de voir quoi que ce soit. Connaissant par cœur la géographie de la maison, l’instinct de survie me pousse à ramper aussi rapidement qu’un cafard en danger. Je voulais m’enfuir et rejoindre ma mère qui était dans le couloir. Rampant à l’aveuglette, voulant atteindre la porte de la chambre, quelqu’un m’attrape par la jambe ! Ma peur décuple d’intensité ! Je donne le coup de pied le plus intense avec le peu de force qui me reste… mais la personne ne me lâche pas ! C’était ma sœur Rachel. Elle s’accrochait désespérément à moi pour pouvoir se sauver elle aussi. Je ne sais pas comment nous sommes sortis de là vivant… »

Le rappeur congolais Alesh qui a lancé l'opération #JesuisKisangani il y a deux ans

« Serge est mort dans mes bras »! « Cette triste histoire jetée dans les oubliettes par ses commanditaires hante nos esprits car cette guerre injuste à meurtrie nos cœurs, commente de son côté Fiston Katerus, à l’appel lancé par le rappeur congolais. Comme l’initiateur de la campagne, Fiston Katerus était à Kisangani à l’époque. Il avait 21 ans. « Les Ougandais avaient décidé de faire de notre quartier leur QG. Avec mon hôte et d’autres amis, nous voulions traverser le pont Tshopo quand l’armée rwandaise s’est pointée de l’autre coté en tirant sur les troupes ougandaise qui étaient sur le pont. Beaucoup de gens sont morts, dont l’un de nos amis. Ils ont été touchés par des balles perdues. Ils sont restés là et nous sommes rentrés en courant chez mon ami où je suis resté deux nuits. Mercredi 7 juin, donc le troisième jours de la guerre, je décide de rentrer chez ma mère. Sur ma route, je rencontre mon ami Serge Longandi. Avec lui, nous empruntons la Zéro avenue pour contourner les militaires et leurs embuscades que les Rwandais appelaient hambuchi. L’idée était de s’abriter à nouveau chez une famille que je connaissais bien, à la 10e rue de la commune, mais quand j’ai vu l’état de la maison, j’ai compris que personne n’avait survécu. Alors on a décidé de courir et à ce moment là, je sens que Serge n’y arrive plus. Une balle l’avait atteint. Il m’a tout juste dit : « Drangon endelesha bwana kuna isha utani lamikiya na mama yangu et le petit Robert », ce qui veut dire : « Je ne saurai continuer avec toi papa, mes compliments à ma mère et mon petit frère Robert. » Je l’ai vu mourir, Serge est mort dans mes bras et je ne pouvais rien faire pour sauver la vie de mon ami. Aujourd’hui encore, je me demande si son corps a été pris en charge après ou pas. Ce sentiment d’inachevé m’a dérangé pendant bien longtemps… ».Les 3 raisons pour réfuter que Martin Fayulu n'est pas l'homme des impérialistes

1. Alias Kabila est un impérialiste. Arrivée en République démocratique du Congo dans la gibecière de l'Afdl avec ses bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière. L'imposteur qui a été placé sur le trône du Congo par la mafia internationale pour mieux piller ses ressources est multi-milliardaire aujourd'hui. C'est le 26 janvier 2001, qu'il a prêté serment comme président en remplacement de son défunt père nourricier qui l'a élevé M'zée Laurent-Désiré Kabila assassiné le 17 janvier 2001 au Palais des Marbres. Il quitte le pouvoir 18 ans après sans que les présumés assassins de son père ne soient jugés. N'y a-t-il pas anguille sous roche ? Alors que le budget national s’élève à 4,5 milliards, Alias Kabila trône sur l’énorme fortune amassée au cours de ses 18 années d'imposture, d'occupation et de prédation à la tête de la République démocratique du Congo. Selon une enquête de l’agence Bloomberg, spécialiste des marchés financiers, son clan et lui sont à la tête d’une fortune estimée à plusieurs milliards et centaines de millions de dollars américains, dont au moins 350 millions dans le secteur minier en 2016. Le clan est également présent dans le pétrole, la construction, ainsi que dans plusieurs autres secteurs. De même, le Groupe d’étude sur le Congo (GEC), dans une étude publiée en 2017, a recensé, sans être exhaustif, pas moins de 80 entreprises entre les mains d'Alias Kabila et de ses proches, ou de sociétés d’affaires. Le cartel familial ferait « des affaires dans tous les poumons économiques du pays », souligne le GEC. Dans le secteur agricole par exemple, le clan dispose de 73 000 hectares de terre, quand la taille moyenne d’une ferme au Congo est de 1,5 hectare.. Olive Lembe di Sita, épouse d'Alias Kabila, ses deux enfants et 8 de ses frères disposent de 120 permis d’exploitation des gisements : Or, Diamant, Cobalt, Cuivre, ainsi que d’autres minerais de la République Démocratique du Congo. Outre les minerais, le clan Kabila s’impose dans les banques, l’agriculture, la distribution des carburants, le transport aérien, l’hôtellerie, la fourniture de produits pharmaceutiques et des boites de nuit. Des entreprises du clan Kabila sont installées en outre aux Etats Unis et en Tanzanie et leurs avoirs sont placés dans deux paradis fiscaux : Panama et l’Ile de Nuie, selon l’agence d’Eva Lacoste intitulée «Le Clan Kabila : Un empire économique parue dans Golias Hebdo N° 513 Semaine du 1 er au 7 Février 2018. Le fait d'avoir vendu l'uranium congolais à l'Iran et la Corée du Nord n'amoindri pas le fait qu'Alias Kabila est un impérialiste. Autre fait, Alias Kabila clame aujourd'hui que tous les palais présidentiels sont ses propriétés. Et pourtant en 1997, il n'arrivait même pas à s'acheter une cigarette.

2. Félix Tshilombo Bizimungu est un impérialiste. Le fils Tshisekedi porte un nom qui fut l'espoir de tout un peuple sous la dictature de Mobutu. Le blablateur Tshilombo n'a aucune conviction, il profite uniquement du nom de son père et fait de la politique business. Il n'a jamais milité dans une association pour muscler ses convictions et valeurs républicaines. Il a passé 20 ans de sa vie à Bruxelles en Belgique, écumant tous les Nganda du quartier Matonge et excellant en école buissonnière. Le corps de son défunt père est dans une morgue à Bruxelles, voilà 2 ans déjà sans être enterré. Son deal pour être nommé président de la République, c'est pour enterrer son père avec les moyens de l'Etat. Pardieu, le voleur des voix du peuple congolais Félix Tshilombo Bizimungu est président de 16% de congolais qui ont voté pour lui. Martin Fayulu a obtenu 62%, il est Notre Président ! La légitimité vient du peuple souverain, pas de la fameuse Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) encore moins de l'arrêt de la Cour Constitutionnelle inféodée avec ses juges bleus godillots aux ordres du régime. La souveraineté du peuple est au dessus de toutes les institutions corrompus. Le peuple gagne toujours. Le peuple congolais réclame la vérité des urnes. Avant la campagne électorale Félix Tshilombo Bizimungu était en Ouganda chez Yoweri Museveni et au Rwanda chez Paul Kagamé. Deux dictateurs receleurs des ressources de la RDC. Tshilombo témoigne lui même que l'Ougandais Yoweri Museveni a mis à sa disposition des moyens financiers et des hommes. Sait-il que l'Ouganda pays agresseur, pillard et receleur de la RDC a été condamné ?

Le dictateur Ougandais Yoweri Museveni

C’est en 2005 que la Cour internationale de justice (CIJ), basée à La Haye, a rendu son verdict dans l’affaire opposant la République démocratique du Congo (RDC) à l’Ouganda. La CIJ a donné raison à la RDC, plaignante, en estimant que l'Ouganda était notamment responsable, entre août 1998 et juin 2003, de "l'occupation de l'Ituri", de "violation des lois internationales sur les droits de l'homme" en RDC, d'"usage illégal de la force", de "pillages et d'exploitation des ressources naturelles" de la RDC, selon l'arrêt rendu en audience publique à La Haye, où siège la CIJ. La Cour a également estimé que "par l'action de ses forces armées, qui ont commis des meurtres et des actes de torture et autres formes de traitements inhumains à l'encontre de la population civile congolaise (...), ont entraîné des enfants soldats, ont incité au conflit ethnique", l'Ouganda a "violé ses obligations en matière de droits de l'homme et du droit international humanitaire". Les forces ougandaises ont "créé un climat de terreur qui envahit le quotidien de la population congolaise", a déclaré Shi Jiuyong, président de la CIJ, au tribunal.

Les pays des Grands Lacs a un monstre dont Yoweri Museveni (la tête), Paul Kagame (le tronc) et Alias Kabila (les pieds) !

L'aide de Yoweri Museveni à Félix Tshilombo Bizimungu pour soutenir sa campagne était-il particulière ? Ou plutôt de l'Etat Ougandais ? Malheureusement, les négociations entre le régime Kinshasa sous Alias Kabila et la dictature de Kampala destinées à trouver les modalités de cette réparation n’ont jamais abouti. Plusieurs événements ont poussé le régime d'Alias Kabila à privilégier les relations diplomatiques au détriment des questions de justice. L’arrêt n’a toujours pas été mis en application. N'en déplaise à Tshilombo le dossier RDC contre l'Ouganda ira jusqu'au bout. Yoweri Museveni, 73 ans dont 32 à la tête de l’Ouganda, a été réélu en février 2016 pour un cinquième mandat de cinq ans avec 61% des voix, au terme d’un scrutin très controversé et dont l’opposition rejette le résultat. Sa propre épouse, Janet Museveni, est ministre de l’Education et des Sports au sein du gouvernement, fort de 80 ministres et secrétaires d’Etat. Muhoozi Kainerugaba, fils de Museveni, est général de division en charge du commandement des forces spéciales. L'impérialiste Félix Tshilombo voleur des voix du peuple congolais demeura dans l'histoire du Congo comme un imposteur et usurpateur. Lorsque sa milice des Talibans scandent des propos outrancier s contre la Belgique, pays d'asile de nombreux membres de l'Udps, on ne se pose plus la question de ces amnésiques Udpsiens.

3. Paul Kagame est un impérialiste. Bourreau et massacreur du peuple congolais, le dictateur rwandais est le créateur des pseudo-rébellions de l'Est de la République démocratique du Congo. Hitler Africain, Paul Kagame a même des soldats au sein de l'armée congolaise, les Fardc, depuis la fusion avec les rebelles pro-rwandais du CNDP et du M23. Paul Kagame est le pire voisin de la RDC, et surtout le pire ennemi du peuple congolais. Son pays, le Rwanda n'a pas le coltan dans son sous-sol mais par pillage et recel de la RDC, le Rwanda de Paul Kagame est déclaré le premier producteur du Coltan ! La dernière enter-loupe de Paul Kagamé envers le peuple congolais est ce communiqué sans précédent que les chefs d'Etat de l'Union africaine ont publié sur la situation en RDC, avant la proclamation fallacieuse de la Cour Constitutionnelle inféodée. On sait aujourd'hui que c'est Paul Kagamé, Président de l'Union Africaine, Hitler Africain et dictateur Rwandais qui a téléphoné à Alias Kabila pour lui donner la stratégie de proclamer Félix Tshilombo Bizimungu pseudo-président . Il fallait couper l'herbe sous les pieds de la délégation de l'Union Africaine qui devait se rendre à Kinshasa. Du Machiavélisme à la sauce africaine. Les pillages des ressources profitent au Rwanda, à l'Afrique du Sud...aux pays occidentaux. Les morts congolais, ils s'en foutent ! Et pourtant pour la première fois, l'Union Africaine pouvait montrer à la face du monde, qu'elle n'est ni un syndicat des dictateurs africains ni une coquille vide. Priver le peuple de son destin est criminel. Le président de l'Union Africaine, Paul Kagame et les présidents des principales organisations sous-régionales sous pressions s'étaient réunis, à Addis-Abeba, en Ethiopie et avaient demandé la suspension de la proclamation définitive des résultats, car ils notaient, dans leur communiqué, qu'il subsistait des "doutes sérieux sur la conformité des résultats provisoires" donnés par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI). Paul Kagame a torpillé l'initiative de l'Union Africaine. Et le 20 janvier avant la proclamation par l'inique Cour Constitutionnelle, une délégation composée de 4 dignitaires et apparatchiks du régime Alias Kabila s'est rendu à Kigali: Néhémie Mwilanya Wilondja, directeur de cabinet d'Alias Kabila, Kalev Mutond, le chef des renseignements, Barnabé Kikaya Bin Karubi, conseiller diplomatique d'Alias Kabila et de Corneille Nangaa, président de la Commission Électorale Nationale Indépendante. Quel arrangement ont-ils signé avec Paul Kagame, dictateur Rwandais pour qu'Alias Kabila ne respecte rien ?

Aujourd'hui l'Udps=FCC=UNC=Cach ! Les Bena Mpuka et Talibans excellent en Fake News. Ils clament partout que Martin Fayulu Président élu est un homme des impérialistes qui veulent piller le Congo et Félix Tshilombo, Alias Kabila, Paul Kagamé et Yoweri Museveni sont des panafricains. Pardieu, Martin Fayulu n'a pas mis ses pieds ni Kigali ni à Kampala pour réclamer un quelconque soutien. C'est Félix Tshilombo Bizimungu avec l'accord de son allié et partenaire Alias Kabila, qui s'est rendu à Kigali et Kampala. Et lors de l'accord Cach à l'ambassade de la RDC entre Félix Tshilombo Bizimungu et Vital Kamerhéon , le 23 novembre dernier, à Nairobi, n'y avaient-ils pas des conseillers de Paul Kagamé et Yoweri Museveni ?

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lundi 4 février 2019

Le Congologue engagé Belge Thierry Michel répond aux incorrigibles Talibans de l'Udps !

Thierry Michel, le Congologue engagé Belge !

Qui n'a jamais visionné un film de Thierry Michel du cinéaste Congologue engagé Belge? Mobutu roi du Zaïre, Congo river, l'homme qui répare les femmes, Katanga Business, l'affaire Chebeya...La République démocratique du Congo vient d'inventer la Nomination Électorale. En effet, Félix Tshilombo a été choisi et NOMMÉ après un honteux deal avec Alias Kabila qui a régné par défi sur le trône depuis 18 ans. C'est depuis 2015 que Tshilombo négocie en catimini avec le régime. Félix Tshilombo est un imposteur et usurpateur, il n'a jamais gagné l'élection présidentielle du 30 décembre dernier.Pour défendre cette imposture, ses Talibans, Nazis, Fachos, Fanatiques et Ethno-tribalistes de l'Udps se déchaînent sur tout le monde qui est critique sur ce qui s'est réellement au Congo. Les journalistes sont menacés de mort, des compatriotes sont injuriés à longueur des journées sur des réseaux sociaux. Culottés, les Talibans se victimisent et crient au tribalisme et à la haine contre eux. Ce que nous ignorons ce que même les étrangers et amis du Congo sont insultés par des incorrigibles Talibans au service du Gourou Félix Tshilombo ! Voici la réponse de Thierry Michel, victime des Talibans de l'Udps

Réponse à la campagne d’insultes et de menaces sur les réseaux sociaux.

Ces derniers temps, suite aux élections en RDCongo, j’ai été l’objet de manière abjecte, sur ma page facebook, de la part de certains congolais, d’une campagne virale bien orchestrée d’insultes et de menaces, et traité de tous les noms d’oiseaux possibles : mercenaire, mafieux, marionnette, criminel corrompu, sale merde, sale type, colonialiste, diable, profiteur, psychopathe, et j’en passe …

A tous ceux qui, en réponse à mes publications, se permettent de m’injurier, je tiens à préciser ceci :

- S’il est normal que tous ne partagent pas mes opinions, je pense que les injures et les menaces n’honorent pas ceux qui les profèrent, car ils révèlent une agressivité déplacée, voire de la haine , ce qui est très différent d’une critique.

- Felix Tshisekedi est de fait le nouveau président de la RDC. Sa nomination suscite une vive attente de la part de la population, même si les résultats des élections restent contestés tant par l’Eglise congolaise que par des journalistes compétents, sur base de résultats issus des 40.000 observateurs formés par l’Eglise congolaise et des fuites dans la presse des résultats recueillis par la CENI.

- par mes opinions, je ne fais que soutenir un processus démocratique demandé par la population congolaise, à laquelle je rends hommage pour sa participation massive lors des élections; je ne soutiens aucun candidat en particulier, et j’ai beaucoup de respect pour le peuple congolais qui après trois décennies de dictature vit depuis plus de 25 ans des cycles répétés de violences et une prédation systématique des richesses de son pays.

- En tant que cinéaste, témoins privilégiés de l’histoire du pays et amis du Congo dont je partage la tragédie depuis 30 ans, il est de mon droit légitime, si pas de mon devoir, de critiquer les processus non démocratiques, et ceux qui les utilisent, comme le font également, et courageusement, de nombreux congolais.

- même si ma peau est blanche, après ces 3 décennies à arpenter la terre congolaise de l’Est à l’Ouest et du Nord au Sud, et à filmer ses habitants avec empathie, je suis également devenu, quelques part, congolais dans l’âme. Tous mes films ont été largement diffusés au Congo, et offerts gracieusement à la RTBN, à l’exception du film « L’affaire Chebeya, un crime d’Etat » dont l’interdiction de diffusion s’est clôturée avec la fin du procès des assassin de Floribert et de Bazana, mais dont personne n’a, à ce jour, pris le risque d’organiser une projection publique.

- je ne me sens aucunement coupable de la colonisation belge et des crimes qui ont été commis par Leopold II; en effet, les rapports que j’ai avec les congolais sont basés sur l’égalité entre les hommes et les femmes noirs ou blancs, sur le dialogue, et non pas sur la mauvaise conscience et la victimisation qui ne fait que perpétuer un rapport malsain.

- pour ceux qui ne sont pas au courant, je les informe que lors de la réalisation de mes 10 films consacré au Congo-Zaïre, j’ai durant 30 années accompagné, avec ma caméra, dans leur combat pour la liberté et pour l’instauration d’un Etat de Droit, la lutte du peuple congolais, de l’opposition, et en particulier de l’UDPS? Durant ces 3 décennies,

- cela m’a valu de multiples mises en résidence surveillée en caserne, plusieurs arrestations, dont une dans les sinistres cachots de Kin Maziere. J’ai également été expulsé à 2 reprises, la première fois par le Président Mobutu, la 2e fois par Joseph Kabila. Enfin j’ai été trainé en justice par le Général John Numbi, alors général en chef de la police congolaise, et aujourd’hui no 2 de l’armée. Celui-ci a cependant perdu son procès.

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Tribalisme au sommet: Félix Tshilombo 98% des passeports diplomatiques aux Kasaïens !

Passeports diplomatiques de l'équipe Félix Tshilombo: 98 % sont Kasaïens !

A Réveil FM International, notre indépendance éditoriale n'est ni vendable ni achetable. Nous ne sommes pas de la race des moutons ni applaudisseurs ni béni oui-oui. Nous sommes un roquet et aimons mordre le mollet, en toute liberté. Rusé et malin, Vital Kamerhéon, le directeur de cabinet de Félix Tshilombo qui a signé la demande des passeports diplomatiques au Ministère des Affaires étrangère, le 30 janvier, n'y intègre pas le nom de sa femme. Félix Tshilombo n'a rien compris de la République ! L'imposteur, usurpateur, faussaire Félix Tshilombo Bizimungu est entrain de mettre en place la République des copains-coquins, la République de "Coterie" dénoncée déjà par le professeur Lihau. Triomphalisme, à coup des Mutuashi, sans avoir été élu, après son putsch-électoral, son vol des voix du peuple congolais Le joufflu faussaire NOMMÉ après un deal honteux, sans réfléchir et sans honte s'est rendu à la réception organisée pour lui par ses frères du "Grand Kasaï" avec des Apparatchiks Mammouths Joséphistes qui ont plombé le pays, alors que nous sommes en République. Un président, même non ÉLU n’est ni un ministre, ni un Premier ministre. Il incarne la nation. Il doit d’abord penser à cette incarnation, à chaque instant, qui détermine tout. Il doit la vivre profondément. Il doit sans cesse penser à la trace de son action dans l’histoire de la République démocratique du Congo, passée et future. Il doit aussi avoir une capacité à ne pas mentir à lui-même, à travailler sans le faire en fonction de ses intérêts propres ou de rancunes personnelles, toujours penser Nation!

En mars 2018, pour succéder à son défunt père, toujours à la morgue et non enterré, Félix Tshilombo Bizimungu avait été élu avec un score Brejnevien de 98 %, nuitamment à 2h du matin à main levée, élection type à la Douma Soviétique, où les trois candidats putatifs se s'étaient retirés sans ménagements. La liste de la nomination de ses 20 conseillers nous avait tiquait: Tous des Kasaïens ! Ce n'est plus une erreur, c'est mode de fonctionnement. Félix Tshilombo Bizimungu est ethno-tribaliste il ne mérite pas de la République. Il y a du Tshintu Tshetu dans sa manière étriquée de concevoir la République.

Déjà négocier pour se faire NOMMER est une atteinte à la démocratie. La NOMINATION ÉLECTORALE n'est pas démocratique. Illégitime, faussaire, collabo, traître, imposteur, usurpateur, ethno-tribaliste, gourou des Talibans...Félix Tshilombo ce fils Mobutu-Tshisekedi est la honte du pays. Il traîne avec lui le péché originel de l'Udps parti familial, ethno-tribaliste, Tshintu-Tshetu... Et pourtant l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) a été fondé le 15 février 1982 par 13 parlementaires-Etienne Tshisekedi, Marcel Lihau, Joseph Ngalula Mpandandjila, Vincent-Robert Mbwankiem, Makanda Mpinga, Protais Lumbu, Fédéric Kibassa-Maliba, Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, Faustin Birindwa, Paul Kapita Shabangi, Isidore kanana, François Lusanga Ngiele..… L'Udps était très populaire à l'époque des pères fondateurs parce que chaque congolais s'y retrouvait. L'Udps historique a été un parti national, représentatif de toutes les provinces de la RDC. Avec des exclusions intempestives et des trahisons, cette popularité des années Mobutu s'est rétrécie en peau de chagrin.

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dimanche 3 février 2019

Félix Tshilombo nomme son frère de tribu François Beya Kasonga, homme des services!

François Beya Kasonga, Barbouze et tortionnaire de la République !

Humanise-t-on les services avec des barbouzes et tortionnaires ? Avec ses nominations tribalo-ethniques le joufflu faussaire se met des doigts dans l’œil ! Ceux qui espéraient un changement avec Félix Tshilombo Bizimungu, l'imposteur Nommé petit président par Alias Kabila savent maintenant à quoi s'en tenir. Avec Tshilombo on prend les mêmes et on continue. Etat de droit et démocratie, deux slogans creux. Le nouveau régime de Tshilombo a choisi de replacé les hommes de mains de l’ancien régime à des postes stratégiques. Homme de sérail il aura passé toute sa vie dans les services des renseignements. Félix Tshilombo Bizimungu a nommé son frère de tribu Francois Beya Kasonga comme son conseiller spécial en matière de sécurité. La soixantaine, François Beya Kasonga n'appartient pas aux régimes successifs mais plutôt aux services. Beya passe à tous mailles du filet ! Il est celui qui a contribué au rapprochement d'Alias Kabila et Félix Tshilombo Bizimungu depuis 2015. François Beya est récompensé, il était depuis douze ans à la tête de la Direction Générale de Migration (DGM).

Les congolais de la diaspora qui se sont vus confisqués leur passeport à l'arrivée à l'aéroport International de Ndjili, savent qu'ils ont eu à faire avec François Beya Kasonga. On dit de ce tortionnaire qu'il et un professionnel des services des renseignements. Il a fait ses débuts au Conseil national de sécurité avec Edouard Mokolo Wa Pombo sous la dictature de Mobutu Sese Seko, ensuite à l'Agence nationale des renseignements (ANR) avec Mira Ndjoku sous M'zée Laurent-Désiré Kabila, avant de devenir numéro un de la Direction Générale de Migration (DGM) sous l'imposteur Alias Kabila !

Choisi et Nommé, sans avoir été élu Félix Tshilombo Bizimungu navigue à vue, sans projet ni programme, il tâtonne ! Lui qui avait promis de fermer des cachots, il se contente du statu quo. C'est lepeuple qui donne la légitimité pour agir en son nom. Nommé par Alias Kabila, Félix Tshilombo Bizimungu n'est pas légitime car il n'a aucune légitimité.

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samedi 2 février 2019

Martin Fayulu Président Élu caracole à Ndjili Sainte-Thérèse, Félix Tshilombo flageole !

Martin Fayulu, Président élu en route vers Ndjili Sainte-Thérèse pour son meeting

Ceux qui ont voulu vite enterrer Martin Fayulu le Président élu victime de putsch-électoral par Félix Tshilombo Bizimungu choisi et Nommé par Alias Kabila en complicité avec la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) et la fameuse Cour Constitutionnelle inféodée et corrompue, doivent se dédire. Avoir la mine de Félix Tshilombo Bizimungu, le petit pseudo-président il sait que "les carottes sont cuites" et doit déjà être dans le regret d'avoir "vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué". Martin Fayulu est le Président Elu par le peuple congolais n'est pas mort, bien au contraire il est debout. On ne négocie jamais les résultats de l'élection présidentielle. Démonstration de force ce samedi à Kinshasa du soldat du peuple et Président élu Martin Fayulu que refuse de reconnaître l'imposteur Félix Tshilombo Bizimungu comme candidat vainqueur ! Tout Kinshasa n'a pas été à Ndjili Sainte-Thérèse, en tout cas 5 à 6 millions de Kinois étaient présents. Il faut rappeler que le mercredi 19 décembre dernier, revenant de Kwilu, le régime d'Alias Kabila avait eu peur de voir plus de 3 millions de personnes dans les rues de Kinshasa et la place Sainte-Thérèse bondée de monde, et avait empêché le meeting de Martin Fayulu. Ce samedi 2 février, c'est le double de ce que craignait le dictateur Sanguinaire terroriste Alias Kabila, qui n'aura connu aucune bain de foule dans les 18 ans de son règne d'imposture, d'occupation et de prédation. Sur des pancartes on pouvait lire: Kabila-Tshisekedi voler ce n'est pas bon ! UDPS=FCC ! Martin Fayulu a demandé à ses militants de continuer à résister contre « les faux résultats ». "Je vous appelle à une résistance pacifique. Organisez-vous dans des quartiers, districts, provinces pour résister. (...) "J'irai dans différentes provinces. On ne peut pas bâtir la Nation sur base des mensonges. Mais la Nation est bâtie en se fondant sur la vérité".(...) "Nous irons jusqu'au bout dans cette recherche de la vérité des urnes. Résistance pacifique veut dire ne écouter celui que vous n'avez pas élu " (...) "Vous avez vu au Venezuela. Vous avez vu ? Ils se battent. Ils battent pour leur vie. Que personne ne vous trompe. La première force, c'est nous même le peuple" (...) S'adressant également à la communauté internationale, cette fois-ci en français, il a exigé ce qu'il appelle le respect du vote des Congolais : « Respecter la souveraineté du Congo, c'est respecter la volonté du peuple, respecter le vote » . Il a demandé aussi à la communauté internationale et particulièrement à l'Union africaine de ne pas tenir compte de l'arrêt de la Cour constitutionnelle validant les résultats publiés par la Commission électorale nationale indépendante (Céni) : « Je dis à la communauté internationale de ne pas accepter le gouvernement nommé par monsieur Kabila ».

Nous avons beaucoup rigoler en lisant ce communiqué de la police des ripoux, qui ne sont des policiers que de nom. Voici le COMMUNIQUE DE LA POLICE NATIONALE CONGOLAISE !

La République Démocratique du Congo vient d'organiser les élections à l'issue des quelles un nouveau Président a été élu à la tête du pays. Son excellence monsieur Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, commandant suprême des FARDC et de la Police Nationale Congolaise a rappelé lors de la dernière réunion du conseil supérieur de la défense son attachement aux valeurs démocratiques et de liberté de manifestation. C'est dans cet optique que l'autorité urbaine avait pris acte de la tenue du meeting de la coalition LAMUKA ce samedi 02 février sur la place Sainte Thérèse dans la commune de N'djili. Il a été à cet effet demandé au commissariat provincial de la police ville de Kinshasa d'assurer l'encadrement de la manifestation.

Pour ce faire, le commissaire provincial ville de Kinshasa a tenu en date du vendredi 1er février 2019 une réunion avec les organisateurs du dit meeting pour planifier des dispositions sécuritaires en vue d'éviter tout dérapage avant pendant et après l'activité. Lors de cette réunion il a été notamment convenu que le meeting ne se transforme pas en une marche ou caravane motorisée pour ne pas troubler l'ordre public. Mais, force est de constater que les organisateurs du meeting ont violé intentionnellement les clauses de la rencontre de vendredi dernier. Certains partisans de LAMUKA ont fait la marche de Masina jusqu’au pont Matete avant de se rendre à la place Sainte Therese. Les organisateurs du meeting ont appelé leurs militants estimés à 3800 à la désobéissance civile ce qui a fortement troublé l'ordre public dans la partie est de Kinshasa. La police a subit des insultes et provocations des militants qui entonnaient des chansons instant à la haine ethnique en proférant des insultes contre les autorités de la république légalement établies. Les éléments de la police commis à l'encadrement du meeting ont fait preuve de retenu et n'ont aucunement répliqué aux provocations.

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vendredi 1 février 2019

Cour Constitutionnelle: Le juge bleu Noël Kilomba, un des loups lettrés qui ont tondu le mouton (Peuple) ignare!

Les juges bleus de la Cour Constitutionnelle: Corneille Wasenga Nsongo, Noël Kilomba Ngozi Mala

Félix tshilombo Bizimungu en bon pâtissier roule le peuple congolais dans la farine. Le Faussaire, Fourbe, Roublard échoue à l'élection présidentielle et se fait NOMMER. Des pseudo-intellos applaudissent l'alternance et justifient le hold-up électoral ! C'est ça le Congo aujourd'hui. En RDC, les élections sont devenues des "pièges-à-cons" ! Les élections Louis Michel 2006 et celles de 2011 ont été très catastrophiques en fraude au profit d'Alias Kabila. Le 30 décembre 2018, le peuple a voté Martin Fayulu, l'imposteur Felix Tshilombo est NOMMÉ. Petit pseudo-président Choisi et Nommé par le régime d'Alias Kabila, avec lequel il a négocié sa NOMINATION en catimini depuis 2015, à l'investiture de Félix Tshilombo au palais de la Nation à Kinshasa, seul un président africain a fait le déplacement. Uhuru Kenyanta du Kenya. C’est parfois au péril de leur vie que certains magistrats africains ont choisi de dire le droit. Des juges courage ont refusé de se plier aux injonctions du pouvoir. Le 1er septembre 2017, en annulant la réélection du président Uhuru Kenyatta pour « irrégularités », le juge en chef David Maraga et ses collègues de la Cour suprême du Kenya avaient soulevé une vague d’enthousiasme en Afrique.

Juge vedette Noël Kilombo Ngozi Mala de la Nomination de Félix Tshilombo

Qu'en est-il de la République démocratique du Congo ? Le dimanche 20 janvier dernier à 2h du matin, l'imposteur-usurpateur Félix Tshilombo a été définitivement proclamé cinquième président de la République démocratique du Congo par la fameuse Cour constitutionnelle inféodée par le régime d'Alias Kabila, restée sourde aux appels de l'Union africaine (UA) lui demandant de "suspendre" l'officialisation des résultats pour fraude électorale. La Cour Constitutionnelle corrompue de la RDC, elle ridiculisé 80 millions de Congolais et sa diaspora de 10 millions, en prononçant un verdict éminemment politique mais habillé, comme il se doit, des oripeaux du droit devant les caméras de 5 continents-le direct de la RTNC étant amplifié par des réseaux sociaux. La Constitution congolaise déclare dans son article 149 : La justice est rendue sur l’ensemble du territoire national au nom du peuple. Avec leur trogne magistrale, leur "robe bleu", leur "bonnet bleu", leur "gant blanc de majordome", les fameux 9 juges de la Cour Constitutionnelle ont-ils dit le droit pour le peuple congolais ? La Cour Constitutionnelle est-elle le refuge de la médiocrité en RDC ? D'après le rapport de la CENCO, avec ses 40 850 observateurs électoraux, Tshilombo n'a obtenu que 16%, pourtant la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) l'a élévé à 38%, tandis que Martin Fayulu le Président élu est à 62%. Alias Kabila avec sa Cour Constitutionnelle inféodée ont couper l'herbe sous le pied de la délégation de l'Union Africaine qui devait arriver à Kinshasa. En ayant tout verrouillé,l'imposteur Kabila a engagé un bras de fer avec l'UA, une vraie coquille vide.

Le mercredi 4 juillet 2018, Après sa prestation de serment de fidélité à Alias Kabila, le juge bleu Noël Kilomba Ngozi Mala signe le procès-verbal de sa prestation de serment

Mais la Cour Constitutionnelle aux ordres, dont les juges ont été séquestrés avec confiscation des téléphones, a "proclame élu à la majorité simple président de la République démocratique du Congo Tshilombo Félix fils Tshisekedi", a déclaré le président de l'institution, Benoît Lwamba Bindu. La vedette de la soirée de cette parodie de justice a été le plus jeune juge Noël Kilomba Ngozi Mala, ancien conseiller à l’ex-Cour Suprême de Justice. Né le 25 décembre 1966, Noël Kilomba Ngozi Mala, a 52 ans, il est auteur du livre "Le règlement des conflits fonciers"(2004) où il écrit " le chef de terre est gardien de terre de l'État ! Il connait bien le Congo: dans les années 95, il est président du tribunal de Grande Instance de Mbanza Ngungu dans le Kongo-Central, en 2003, il était président de Grande Instance de Kananga dans le Kasaï-Central. Il était reconnaissable par son vélo noir reçu du PNUD clament ceux qui l'ont connu à l'époque ! Mais qu'est-ce qui fait qu'un jeune juge aussi brillant ait sombré ? Comment le juge Noël Kilomba Ngozi Mala qui est devenu au fil des ans est devenu internationaliste, a voyagé dans le monde et participé à des colloques internationaux, comment s'est-il laissé abuser ? La Cour Constitutionnelle est-elle une cour corruptionnelle ? A-t-on encore droit de croire en la justice en République démocratique du Congo ?

Le juge bleu Noël Kilomba Ngozi Mala devant la Cour Constitutionnelle à Paris (2015)

Alors que des pressions internationales s'abattent sur Alias Kabila pour organiser les élections en République démocratique du Congo, la Cour constitutionnelle prête serment devant le dictateur, au cours d’une cérémonie solennelle organisée mercredi 4 juillet 2018 au Palais du peuple. Les assermentés ont, à cette occasion, juré solennellement fidélité au dictateur Alias Kabila et de remplir loyalement et fidèlement leurs fonctions et de les exercer en toute impartialité. Tous ont signé le procès-verbal de leur prestation de serment. DICTATURE. Régime politique qui se caractérise par une forme de pouvoir arbitraire, autoritaire, entièrement soumis à la volonté de celui ou de ceux qui gouvernent. Les tribunaux, le pouvoir législatif et le pouvoir exécutif sont alors directement liés aux décisions du dictateur.

Le juge Noël Kilomba Ngozi Mala de la Cour Constitutionnelle de la RDC

La justice telle qu’elle fonctionne en République démocratique du Congo n’est pas exempte de tout critique. Le corps est composé d’hommes expérimentés, d’une grande compétence, d’une grande rigueur mais il y a manque d’une grande intégrité. Nous posons au fond le problème de la légitimité du juge qui se pose et partant celui de la crédibilité de la justice. Pourtant la règle de droit à laquelle sont soumis les autorités et les citoyens est sanctionnée par un juge. Ce dernier, par sa connaissance du droit, par son prestige dans la société et surtout par son impartialité, doit constituer un rempart contre l’arbitraire éventuel de l’autorité publique. Le juge congolais n’est-il pas naturellement, dans la société, la seule autorité républicaine investie du pouvoir de dire le droit, de créer la jurisprudence et d’appliquer la loi aux citoyens qu’ils soient riches ou pauvres, faibles ou puissants, innocents ou coupables ? Pourquoi le pouvoir politique a-t-il une main mise sur les juges ? Ceux de la Cour Constitutionnelle sont apparus comme des godillots en rejetant la requête du candidat Martin Fayulu pourtant élu par le peuple congolais. Quelle est cette légitimité des juges qui dépasse celle que le peuple accorde à un candidat élu mais recalé ?

Le juge Noël Kilomba Ngozi Mala participe à des colloques internationaux mais il est incapable d'appliquer des résolutions démocratiques en RDC

Si l’on prend en considération la fonction de juger, il est légitime de parler des juges. Mais nous savons que tous les magistrats ne sont pas des juges et que tous les juges ne sont pas des magistrats. Le législateur congolais, comme du reste son homologue français, distingue entre les magistrats du siège qui jugent et les magistrats du parquet qui ne jugent pas. Le magistrat du siège jouit d’une plus grande indépendance dans la mesure où il est inamovible et ne reçoit aucune instruction sur la décision à prendre. Le juge, comme le dit Montesquieu, incarne la « puissance de juger ». Cette puissance est ambiguë car le juge appartient à l’État dont il remplit une des fonctions régaliennes : en même temps qu’il dépende de lui pour sa nomination, il le contrôle et le juge. Cette puissance demeurerait théorique sans l’indépendance et l’impartialité, deux vertus sans lesquelles, il n’est point de justice authentique C’est que l’exercice de la fonction judiciaire exige de nombreuses qualités : des connaissances techniques et pratiques, certes, mais aussi la connaissance des hommes, l’aptitude à comprendre leurs problèmes et par-dessus tous des qualités personnelles de sagesse, de bon sens et d’indépendance.

Monsieur le juge Noël Kilomba Ngozi Mala peut-on aimer la Tour Eiffel et oublier que la France est un pays de liberté, refuser celle-ci aux Congolais ?

La Constitution de la République démocratique du Congo déclare ceci:

Section 4 : Du Pouvoir judiciaire

Paragraphe 1 : Dispositions générales

Article 149

Le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif. Il est dévolu aux Cours et Tribunaux qui sont : la Cour constitutionnelle, la Cour de cassation, le Conseil d’État, la Haute Cour militaire, les cours et tribunaux civils et militaires ainsi que les parquets rattachés à ces juridictions.

La justice est rendue sur l’ensemble du territoire national au nom du peuple.

Les arrêts et les jugements ainsi que les ordonnances des Cours et tribunaux sont exécutés au nom du Président de la République.

Il ne peut être créé des Tribunaux extraordinaires ou d’exception sous quelque dénomination que ce soit.

La loi peut créer des juridictions spécialisées.

Le pouvoir judiciaire dispose d’un budget élaboré par le Conseil supérieur de la magistrature et transmis au Gouvernement pour être inscrit dans le budget général de l’État. Le Premier Président de la Cour de cassation en est l’ordonnateur. Il est assisté par le Secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature.

Article 150

Le pouvoir judiciaire est le garant des libertés individuelles et des droits fondamentaux des citoyens.

Les juges ne sont soumis dans l’exercice de leur fonction qu’à l’autorité de la loi.

Une loi organique fixe le statut des magistrats.

Le magistrat du siège est inamovible. Il ne peut être déplacé que par une nomination nouvelle ou à sa demande ou par rotation motivée décidée par le Conseil supérieur de la magistrature.

Article 151

Le pouvoir exécutif ne peut donner d’injonction au juge dans l’exercice de sa juridiction, ni statuer sur les différends, ni entraver le cours de la justice, ni s’opposer à l’exécution d’une décision de justice.

Le pouvoir législatif ne peut ni statuer sur des différends juridictionnels, ni modifier une décision de justice, ni s’opposer à son exécution.

Toute loi dont l’objectif est manifestement de fournir une solution à un procès en cours est nulle et de nul effet.

L’organisation, la compétence et le fonctionnement des juridictions de l’ordre administratif sont fixés par une loi organique.

Noël Kilomba Ngozi Mala, juge à la fameuse Cour Constitutionnelle de la RDC

Parmi les célébrités de la magistrature française, « le bon juge » Magnaud tient une place particulière dont témoigne l’abondante bibliographie qui lui a été consacrée. Ses jugements forment la chronique d’une Belle Époque d’injustices que la démocratie fraîchement installée permet de dénoncer avec davantage d’écho. Franc-tireur au sein d’une institution judiciaire conservatrice, Paul Magnaud est sans doute le premier magistrat à jouer la carte de l’opinion publique pour opposer, selon ses mots, « justice humaine » et « justice juridique ». S’il ouvre ainsi un chemin étroit, si sulfureux qu’il est rarement arpenté, il cristallise surtout un débat passionné sur les mutations de la justice à l’heure de la démocratisation.

Le bon juge est d’abord un homme intègre, qui ne se laisse influencer ni par le statut social des parties, ni par le souci de l’opinion publique ni même par l’appât du gain. Tout d’abord, le juge ne doit pas prendre parti « pour l’accusé ou pour l’accusateur, pour l’appelant ou pour l’intimé ».

La flatterie et le populisme ne peuvent interférer avec le jugement du cœur. Le bon juge ne doit pas non plus se laisser corrompre par l’argent comme les Chats-fourrez de Rabelais, caricatures des juges prévaricateurs sous forme de monstres munis de griffes, recouverts de bonnets et portant symboliquement sur eux une gibecière ouverte pour recevoir les émoluments des procès. Cette corruption de la justice est sans doute une conséquence de la vénalité de charges de plus en plus chères...

Le bon juge doit par ailleurs être simple et humble, l’outrecuidance étant le propre des sots. Il doit se soucier davantage de sa conscience que de son apparence, l’habit ne faisant pas plus le juge que le moine.

Le bon juge, au contraire, doit échapper à cette tyrannie des apparences, à cette obsession des « bonnes mines et contenances » qui touche toutes les classes de la population.

Le bon juge doit également être « prudent » et ne pas précipiter son jugement.

Le bon juge se définit enfin par sa charité, cette vertu qui correspond aux « deux commandements » de Dieu : «le premier, d’aimer Dieu sur tout, craindre ses ordonnances et jugements ; le second, d’aimer notre prochain, qui sont tous hommes, comme nous-mêmes».

Loin de se nourrir des « débats et différends des pauvres hommes » à la manière des « vautours, qui ne vivent que de la charogne des corps morts », le bon juge œuvre pour la paix dans le royaume car le juge ne doit pas non plus « soutenir le glaive du meurtrier dictateur »

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jeudi 31 janvier 2019

Cour Constitutionnelle: Wansenda Nsongo se dédie, l'un des 9 neufs juges bleus godillots !

Juges corrompus aux ordres du régime terroriste d'Alias Kabila

La Cour Constitutionnelle de la République démocratique du Congo est corrompue, inféodée et vampirisée. Les 9 membres de la Cour Constitutionnelle: Benoit Lwamba Bindu, Jean-Pierre Mavungu, Norbert Nkulu Kilombo Mitumba, Jean Ubulu Pungu, François Bokona Wipa Banzali, Polycarpe Mongulu T'apangane, Evariste Funga Molima, Noël Kilomba Ngozi Mala Kalonda Kele ont violé la Constitution. Ces juges bleus godillots de la Cour Constitutionnelle se sont mis au dessus de la Constitution. Au lieu de dire le droit, ils se sont fourvoyés et montrés à la face du monde, qu'ils n'étaient que des Loups lettrés qui tondaient des moutons ignares ! Pour une affaire aussi sérieuse que la requête du Candidat Martin Fayulu pour la frauduleuse élection du 30 décembre 2018, après que l'inique Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) ait privé Beni-Butembo-Yumbi de l'élection présidentielle, les 9 juges corrompus de la Cour Constitutionnelle en ont fait qu'à leurs têtes. Le droit a été bafoué, le droit du candidat Martin Fayulu foulé aux pieds. Par leur décision inique, les juges corrompus lm

Le juge Corneille Wasenda Nsongo se dédie sur le dossier enregistré sous RCE/001/PR. CR.

Les juges de la Cour Constitutionnelle ont eu à choisir entre la guerre et le déshonneur. Ils ont obéi aux ordres du criminel sanguinaire Alias Kabila, ils ont choisi le déshonneur, alors ils auront maintenant la guerre. Il vaut mieux désobéir pour cause juste que d’obéir à l'aveugle! La principale liberté, que tout homme, sain a est donc celle de refuser d'obéir aux ordres injustes ses pulsions. Entraînant donc par ainsi la possession de sa liberté d'action, due à la conscience.

Les nuages commencent à se dégager sur cette obscure Cour Constitutionnelle inféodée à la cause du régime terroriste d'Alias Kabila. Wansenda Nsongo l’un des juges de ladite Cour Constitutionnelle, pour soulager sa conscience dit: « il est nécessaire que les congolais sachent la vérité sur ce qui s’est réellement passé durant les scrutins ». Il décide d’éventrer le Boa très prochainement au péril de sa vie. Il remet en cause la décision de la Cour et parle de menace de mort, lorsqu’ils étaient séquestrés à l’hôtel Kempisky avant l’annonce de leur fausse conclusion. En conséquence de causse, Félix Tshilombo Bizimungu n’a jamais gagné ces élections présidentielles.

le juge Corneille Wasenga N’songo estime que la requête de Martin Fayulu avait toute sa raison d’être déclarée fondée au regard de l’aveu de violation dans le chef de la CENI pour le premier moyen , au regard de ce que les procès verbaux ont été soumis au débat contradictoire et de ce que la force majeure pourrait à la rigueur justifier le « report » et non la « privation » de droit de voter. Ce juge dissident souligne que l’aveu de violation de l’article 70 de la loi électorale, contenu dans le troisième paragraphe du procès verbal de la réunion de l’Assemblée plénière de la commission électorale nationale indépendante relative à la publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle du 30 décembre 2018, est clair dans la mesure où la CENI considérait que le centre de compilation de l’élection présidentielle est le secrétariat exécutif national déduisant en cela qu’il ne pouvait-être installé plus d’un centre local de compilation par circonscription électorale.

"Pour lui, la cour avait fait une mauvaise lecture de la loi. Car, la CENI n’a prévu que les centres locaux de compilation et elle n’a aucunement créé un centre national de compilation.

À l’en croire, l’alinéa 2 de l’article 70 de la loi électorale est clair en la matière. Le président de chaque centre de compilation était tenu de rendre publics les résultats partiels, notamment de l’élection présidentielle au niveau de chaque ville ou territoire. Ne l’ayant pas fait, le juge Corneille Wasenga N’songo pense que la cour devrait tout simplement annuler les résultats provisoires publiés par la CENI et exiger la compilation manuelle de ces résultats au niveau des centres locaux de compilation, conformément à la loi.

Quant aux procès verbaux produits sur le banc par la dynamique de l’opposition et rejetés par la cour, le juge Corneille Wasenga , note également que les avocats de l’udps avaient renoncé au droit de « contradictoire » consacré par la constitution. La partie défenderesse avait le droit de solliciter un délai pour consulter ces PV produits par l’accusation.

Aussi, Corneille Wasenga N’songo rejette l’argumentaire de la CENI évoquant le cas de force majeure , ayant justifier l’annulation des scrutins dans les circonscriptions de Beni, Beni-ville, et Butembo, dans le Nord Kivu, ainsi que Yumbi , dans la province de Mai Ndombe. Il souligne que la CENI devrait toujours recourir comme par le passé à la cour constitutionnelle au lieu de décider seule.

En conclusion, le juge Corneille Wasenga soutient que la cour constitutionnelle devait tout simplement :

– déclarer irrégulière la décision de la CENI portant publication des résultats provisoires de l’élection présidentielle, l’annuler et ordonner à la centrale électorale de poursuivre avec la compilation dans les centres locaux de compilation ;

-ordonner à la CENI d’organiser les élections dans les 4 circonscriptions illégalement exclues ;

– enfin, ordonner à la CENI de ne publier que les résultats compilés dans les centres locaux de compilation.

Cette opinion du juge Corneille Wasenga N’songo, vient apporter de l’eau au moulin de Lamuka , mais aussi de certains observateurs qui n’ont cessé de décrier l’infeodation de cette haute institution judiciaire du pays , par le pouvoir sortant.

Toutefois, les éléments apportés par ce juge pourraient servir de référence pour la suite du contentieux électoral , avec les différentes requêtes initiées par rapport aux irrégularités constatées dans les résultats provisoires des élections législatives nationales et provinciales publiés par la CENI.

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L’Abbé Pierre toujours en vie !

Abbé Pierre. Portrait du dessinateur Bernardino

L’abbé Pierre est décédé le 22 janvier 2007. « L'Abbé Pierre n'est pas mort », c'est le message de la dernière campagne de l'association. 12 ans après la mort de l'Abbé Pierre, les bénévoles d'Emmaüs ont un message. Le fondateur de l'association n'est pas mort, il vit toujours à travers les 18 000 compagnons des communautés Emmaüs. Pour rendre hommage à l'Abbé Pierre, l'association a réalisé une vidéo touchante. Certains silence et sourires en disent beaucoup plus que les mots. Douze ans plus tard, sa fondation « exige que chacun ait un logement décent ». Dans toute la France, il y a des Emmaüs partout pour ceux qui aiment chiner. Emmaüs Défi est l'un des plus grands à Paris, métro Riquet dans le XIXè arrondissement.

Une minute de silence, de visages marqués, mais aussi des sourires pour rappeler qu'ils sont toujours présents et que le combat continue. Emmaüs et ses 18 000 bénévoles et compagnons rendent hommage à un « curé hors norme » avec ce film élaboré par l’agence La secte. L’abbé Pierre a passé sa vie à se battre en faveur d’une société solidaire...

Abbé Pierre. Portrait du dessinateur Ader

À l’automne 1949, l’abbé Pierre est appelé près de Georges, ancien bagnard désespéré qui a tenté de se suicider. « C’est alors qu’Emmaüs est né. Parce que, sans réflexion, sans calcul, j’ai fait pour ainsi dire le contraire de la bienfaisance " dira l’abbé Pierre.

Pendant des décennies l’abbé Pierre a été une source d’inspiration, tant pour les médias que pour les dessinateurs de presse. L’apparence physique et vestimentaire de l’abbé Pierre se prêtait aux caricatures. Son physique singulier, de pied en cape, a facilité le travail des dessinateurs. Les auteurs se sont appuyés sur les traits marquants de son apparence pour montrer leur admiration, faire passer des messages, formuler des critiques de la société et des politiques et se faire l’écho, à leur manière, des messages et des combats de l’abbé Pierre.

Dans les années 50, l’abbé Pierre étonne par le caractère atypique de ce qu’il entreprend : prêtre, ancien scout, ancien moine, ancien résistant et ancien député, il construit un peu partout des maisons avec l’aide d’hommes qui avaient tout perdu et convainc des personnes venues de tous horizons de participer à son action ou la soutenir. Les dessinateurs ont été assez peu féroces envers l’abbé Pierre. Il suscitait une admiration quasi unanime. Son envergure, son parcours de vie, sa réelle bonté, son dévouement constant et efficace aux côtés des laissés-pour-compte, lui ont assuré une crédibilité et une estime méritées et quasi générales. Mais l’abbé Pierre écope malgré tout de quelques coups de griffe de la part des dessinateurs de presse de tous bords.

Abbé Pierre. Portrait du dessinateur Fader

Généralement, les dessinateurs utilisent l’image de l’abbé Pierre pour dénoncer les problèmes de leur époque : la pauvreté et le mal-logement, l’impuissance des gouvernants, l’égoïsme des nantis, la montée du chômage, l’écart entre les riches et les pauvres, les tentatives de récupération politique, le rôle de l’Eglise, le spectacle contestable des émissions de télévision, l’hypocrisie du « charity business »…

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mardi 29 janvier 2019

Motema Mabe: Félix Tshilombo logé dans la villa de M'zée Victor Mpoyo avant son décès !

Un faussaire peut en cacher un autre: Alias Kabila et son allié Félix Tshilombo Bizimungu

Qu'a fait Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale à la tête de notre beau pays, placé au cœur du continent africain pour qu'à son départ, après 18 ans de règne, que la République démocratique du Congolais n'ait pas un palais présidentiel à l'instar d'autres pays africains ? Alias Kabila a fait de son pantin-guignol Felix Tshilombo Bizimungu, un Sans domicile Fixe (SDF) ! Tshilombo est entré dans l'histoire de la République démocratique du Congo par la petite porte et il acquis son grade d'imposteur, usurpateur, faussaire, collabo et traître à la Nation congolais. Il a négocié avec le criminel-sanguinaire Alias Kabila, le bourreau du peuple congolais, à son compteur plus de 12 millions de morts. Tshilombo n'a jamais gagné l'élection présidentielle du 30 décembre 2018, il a été choisi et nommé comme successeur d'Alias Kabila.

Voici la petite villa modeste à la Cité de l'Union Africaine pour Félix Tshilombo Bizimungu

Depuis que Corneille Nangaa de la CENI a annoncé des faux résultats, le 10 janvier dernier, c'est tous les soirs que Félix Tshilombo Bizimungu était avec Alias Kabila pour le préparer à prendre le pouvoir. Qu'est-ce qu'il lui a fait ? Pour mieux l'humilier devant les caméras du 5 continents, il lui a fait porter un gilet-pare-balles, le jour de son investiture à 40° sous le soleil...On connait la suite malaise vagal en plein discours...Malin et rusé, Alias Kabila le fait loger à la cité de l'Union africaine, au camp Tshatshi, au Mont Ngaliema. Dans la même villa qu'il avait fait loger M'zée Victor Mpoyo avant son décès ! Quel message subliminale veut passer Alias Kabila à son pantin et guignol: Félix Tshilombo Bizimungu ? Des thuriféraires, fanatiques, Talibans et Ethnotribalistes de l'Udps qui encensent aujourd'hui Alias Kabila, font de lui un démocrate demain ils n'auront que leurs yeux pour pleurer et il sera trop tard !

Cité de l'OUA sous Mobutu Sese Seko

Sous la dictature du Maréchal Mobutu, qu' a été bâtit la cité de l'OUA, à l'époque où Kinshasa était l'hôte du 5ème sommet des chefs d'État de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) du 11 au 14 octobre 1967. L’homme du 24 novembre était choisi par ses pairs pour présider le sommet de l’Organisation de l’unité africaine. Voulant alors laver l’image piteuse du Congo depuis l’indépendance, Mobutu mobilisa des moyens colossaux pour donner un éclat particulier à ce rendez-vous. Le complexe de la Cité de l’OUA (Actuellement Cité de l’Union africaine) fut construite pour héberger les chefs d’Etats participant à ce sommet alors que le boulevard Lumumba fut électrifié jusqu’à l’aéroport de Ndjili. Pour associer les kinois à l’événement et comme pour les amener à faire connaissance avec ces hôtes de marque que le pays s’apprêtait à accueillir, des posters géants des présidents africains furent placés le long du célèbre boulevard. La ville de Kinshasa s’était faite belle pour la circonstance afin de souhaiter la bienvenue à ses invités. Pendant ces assises boycottées par le président ivoirien Félix Houphouët Boigny, 36 pays étaient représentés et 15 chefs d’Etat avaient fait le déplacement.

Le dictateur Mobutu Sese Seko

"Quatre ans après le « sommet » d’Addis-Abéba à l’issue duquel était adoptée, dans l’euphorie générale, la charte de l’Organisation de l’unité africaine, trente-sept des trente-huit Etats membres de l’Organisation viennent de tenir des assises communes à Kinshasa. Jusqu’aux dernières heures précédant l’ouverture de la conférence des ministres des affaires étrangères — réunion chargée de préparer les dossiers destinés aux participants du « sommet », — nombreux étaient ceux qui pensaient à un report sine die de la rencontre. La détérioration de la situation intérieure au Congo-Kinshasa, les prolongements du conflit israélo-arabe expliquaient les réticences des chefs d’Etat d’Afrique francophone et celles des dirigeants arabes et incitaient à croire à un ajournement. La ténacité du « général-président » Mobutu, l’appui de M. Thant, secrétaire général de l’O.N.U., qui promit de se rendre personnellement dans la capitale congolaise, l’influence des animateurs du « groupe de Binza » hors du Congo — et notamment aux Etats-Unis — entraînèrent un revirement des dirigeants de l’Organisation commune africaine et malgache (O.C.A.M.) et permirent au successeur de M. Tshombe de réunir, à la date prévue, dans sa capitale, le cinquième « sommet » de l’O.U.A. Cependant, la défection des vingt-deux chefs d’Etat sur les trente-huit membres de l’Organisation — « chiffre-record » depuis la création de l’O.U.A. -et le refus des seize autres d’étudier aucun des graves différends dont le continent noir est le cadre, laissaient prévoir un échec total. L’évolution des esprits qui se manifesta entre le 11 et le 14 septembre devait contribuer à assurer un demi-succès aux assises de Kinshasa et donner à l’Organisation panafricaine un second souffle.". Débaptisé depuis en cité de l'Union Africaine (UA), ce complexe tentaculaire a été l'hôte de nombreuses fonctions officielles. Plus récemment, sous le régime du barbu de Kingakati, il était devenu le lieu officiel de la réunion hebdomadaire du Conseil des ministres. C'est la Cité de l'Union Africaine (UA) sous la facilitation du Togolais Edem Kodjo, qui a abrité le pseudo dialogue des politicailleurs ventriotes qui avait débouché sur l'accord de l'UA en 2016, refuté par d'autres mangercrates. Vital Kamerhéon qui se voyait déjà Premier ministre a été dribblé par Samy Badibanga de l'Udps. Aujourd'hui Vital Kamerhéon est le Directeur de cabinet de Félix Tshilombo Bizimungu tandis que Samy Badibanga est son conseiller spécial ! .

M'zée Pierre-Victor Mpoyo est décédé, le jeudi 23 avril 2015 à Kinshasa, tel un indigent abandonné à lui-même

Voici où repose M'zée Pierre Victor Mpoyo sans pierre tombale...

M'zée Pierre-Victor Mpoyo a été humilié, abandonné, assassiné à petit feu...après son empoisonnement. Sous M'zée Laurent-Désiré Kabila, M'zée Pierre Victor Mpoyo adulé et craint était l'homme le plus puissant du pays. Depuis l'assassinat de son ami M'zée Laurent-Désiré Kabila, il n'était plus en odeur de sainteté avec de Mammouths Joséphistes. M'zée Pierre Victor Mpoyo avait été évacué en urgence à Paris par la présidence d'alias Joseph Kabila avant que celui-ci ne gèle ses comptes bancaires et lui retira son passeport diplomatique. Fragilisé et délaissé par le régime Joseph Kabila. Il n'est pas le premier et il ne sera pas le dernier. Avec alias Joseph Kabila, leur tour viendra. Et pourtant, c'est M'zée Pierre-Victor Mpoyo qui après l'assassinat le 16 janvier 2001 de M'zée Laurent-Désiré Kabila au Palais de marbre, arriva à convaincre les Mzéeïstes-Kabilistes: Gaétan Kakudji, ministre de l’Intérieur, Jeannot Mwenze Kongolo , ministre de la Justice, Yerodia Abdulaye Ndombasi, ministre de l’Education... Cette idée de faire d'alias Joseph Kabila , roi du Congo provenait de Paul Kagamé, le dictateur rwandais qui l'avait soufflé à Bill Clinton, président des Etats-Unis. Ce dernier connaissait bien Pierre-Victor Mpoyo, qui par le respect dû à son âge a fait facilement les caciques du M'zéeïsme.

Le président américain Bill Clinton et M'zée Pierre Victor Mpoyo. Photo Réveil FM International, archives

M'zée Pierre-Victor Mpoyo est un compagnon de M'zée Laurent-Désiré Kabila. En 1997, il sera, aux côtés de Laurent-Désiré Kabila, le principal artisan financier et logistique de la chute du régime du maréchal Mobutu, dont il fut un inlassable opposant. M'zée Pierre-Victor Mpoyo est le seul homme politique congolais connu qui avait mis à la disposition de notre pays sa fortune personnelle, fruit de son travail à travers le monde, pour le sortir du gouffre dans lequel l'avait plongé le pouvoir de la défunte 2ème République des Mobutistes-revenus en trombe dans le sillage de Joseph Kabila et sont depuis des Joséphistes-Mobutistes. M'zée Pierre Victor Mpoyo est le contraire de ces politicailleurs congolais qui arrivent sans un clou et qui s'enrichissent éhontément en pillant, en détournant les deniers publics ….. !

M'zée Pierre Victor Mpoyo et le Président Nelson Mandela en Afrique du Sud. Photo Réveil FM International, archives

Comme Vangu Mabweni lors de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) avec la Commission qui porte son nom avait sillonné l'Est de la République démocratique du Congo avait conclu son rapport par: "Mulenge est une colline au Kivu. Une colline ne peut jamais engendrer. Il n'y a donc pas des Banyamulenge en République démocratique du Congo". Une fois au pouvoir, le tutsi-Power organisa la liquidation de ce bon kimbanguiste, Vangu Mabweni fut nommé Conseiller à la présidence de la République et fut empoisonné par alias Joseph Kabila. Pour ses exploits, sa fortune, son amour du Congo, M'zée Pierre Victor Mpoyo était dans le collimateur de la tutsi-power, ceinture rapprochée d'alias Joseph Kabila. Les ennemis du Congo sont légion à commencer celui qui trône par défi à la tête de la République démocratique du Congo. L'OVNI de Kingakati qui est arrivé au Congo sans un clou, en botte de jardinier et kalachnikov en bandoulière, qui passait son temps à faire la grue à la résidence de M'zée Pierre Victor Mpoyo pour être dépanné... Le comportement d'alias Joseph Kabila à l'égard de M'zée Pierre Victor Mpoyo peut être qualifié ignominie. Car L'ignominie a soif de considération. Alias Joseph Kabila, l'ancien taximan de Dar-es-Salam n'a jamais cru même dans ses rêves fous qu'il pouvait croiser des hommes riches comme M'zée Pierre Victor Mpoyo.

Même décédé M'zée Pierre Victor Mpoyo faisait peur à l'imposteur de Kingakati qui a préféré allé à Boma pour les travaux de réhabilitation de la route Boma-Muanda, plutôt que d'assister au deuil et funérailles de celui qui en 2001 avait eu le consentement de tous pour faire de lui: Président de la République démocratique du Congo. Né le 13 mai 1934 à Lumumbashi, M'zée Pierre Victor Mpoyo repose désormais au Nécropole de Kinshasa, entre terre et ciel.

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vendredi 25 janvier 2019

Félix Tshilombo à l'investiture, malaise et gilet pare-balles de trop!

Pourquoi Félix Tshilombo a-t-il porté un gilet pare-balles à son investiture?

De quoi a-t-il eu peur Félix Tshilombo pour enfiler un gilet pare-balles visible par tous ? Même Kim Jong-un, le chef suprême de la Corée du Nord ne porte jamais un gilet pare-balles face à son peuple coréen. Son malaise en direct de 10 minutes, prouve à dessein que ce pseudo-président de Félix Tshilombo n'a pas tout son esprit. Ou bien sa conscience le taraude et il sait en âme, dans son fort intérieur qu'il n'a jamais été élu: il est imposteur, usurpateur, faussaire, voleur des voix du peuple congolais. Il y a risque qu'il abandonne sa fonction usurpée ou qu'il s'enfuit en abandonnant le pays. Félix Tshilombo n'est pas habitué aux pressions. Devant l'ouragan de l'histoire, Félix Tshilombo tombera tout seul ! La campagne de la Vérité des urnes pour le Président élu Martin Fayulu commence avec force. Le boycott remarqué à la cérémonie d'investiture de Félix Tshilombo par des Mitrés de la Conférence des évêques du Congo (CENCO) qui avait déployé 40 850 observateurs électoraux dans tous les bureaux de vote dans toute la République, est d'une cohérence biblique. On ne pactise pas avec un voleur, tricheur, fraudeur...surtout que Tshilombo a volé le rêve et l'espoir de tout un peuple. La démocratie que réclame le peuple congolais n'est pas dans un hold-up électoral. Or la République démocratique du Congo vient de vivre son troisième hold-up électoral. Après les deux premiers hold-up électoraux- Elections Louis Michel 2006 et élections de novembre 2011, le fiston menteur Tshisekedi vient de commettre un "putsch électoral", il a volé des voix du peuple congolais, ce que n'aurait jamais osé son père.

Le gilet pare-balles de Félix Tshilombo a rapetissé sa veste, gonflé à bloc il est méconnaissable !

Alias Kabila s'est joué jusqu'à la dernière minute de Félix Tshilombo-fils Tshisekedi-son pantin, guignol et sa marionnette qu'il a fait nommer pour le remplacer à la tête de la République démocratique du Congo. Depuis l’annonce de son élection, Félix Tshilombo est allé consulter son chef Alias Kabila, se rendant presque tous les soirs à la résidence du "présent sortant". Qu'est-ce qu'Alias Kabila a fait de Félix Tshilombo ? L'a-t-il marabouté ? Au palais de la Nation, la cérémonie de passation de pouvoir s'est faite entre un président sortant et un pseudo-président non-élu, choisi, désigné et nommé par un accord. Félix Tshilombo n'a jamais gagné l'élection présidentielle, sa nomination demeure contestée et contestable. C'est Martin Fayulu le vrai gagnant de l'élection du 30 décembre dernier. Cupide et malléable, Alias Kabila a fait un deal avec Félix Tshilombo: il lui donne le fauteuil présidentiel et il garde tous les ministères régaliens et appareils de l'Etat. Même Sur les 54 pays qui constituent le continent africain, seul le président Kenyan Uhuru Kenyanta était présent, les 53 autres ont envoyés des fonctionnaires ou briller par l’absentéisme. Et pourtant le service communication des Talibans de l'Udps avaient même eu l'audace de confirmer la présence de 17 chefs d'Etat !

Après avoir volé l'élection présidentielle, commis un "putsch électoral", Félix Tshilombo espère gagner les les congolais qui contestent son élection en rapatriant vite vite vite, la dépouille de son père Etienne Tshisekedi, toujours à la morgue à Bruxelles depuis plus de deux ans, en lui et de lui rendant un hommage national, cela calmerait des congolais de son vol ! Pour Félix Tshilombo le retour et l'enterrement d'Etienne Tshisekedi au Congo sera un grand moment de pacification et de cohésion de la nation. Le président choisi et nommé se trompe. Félix Tshilombo n'est pas le Président de la République démocratique du Congo. Il a usurpé la place de Martin Fayulu, qui lui a été élu par le peuple congolais. En essayant comme il a tenté de le faire à son discours d'investiture de tendre sa main sale à Martin Fayulu, Président élu, Tshilombo se moque du peuple congolais. Sa fourberie et roublardise n'ont pas d'égal.

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mardi 22 janvier 2019

Les Congolais de Suisse lancent la Motion "Vérité des Urnes" !

Cette déclaration qui réfute le hold-up électoral de Félix Tshilombo Bizimungu pseudo-président NOMMÉ et NON ELU, nous vient de Lucerne.

Papa Kangafu Vingi et Freddy Mulongo

Les Congolais de Suisse Les Congolais de l’étranger résident en Suisse réunis en convention populaire lancent la Motion « Vérité des urnes », mobilisent la communauté internationale et ravivent la revendication du peuple congolais sur la transparence de ses suffrages exprimés, le 30 décembre 2018.

Daniel Mbala

Chick Munduki et Freddy Mulongo

Les Congolais se souviennent et invoquent leur contribution libératrice.

1.-Ils ont rappelé le temps du testament de Bismarck où, par récolte de la sève d’Hévéa, par l’ivoire des troupes de leurs éléphants, ils avaient assuré l’expansion de la Belgique et la prospérité de la famille royale d’alors, entre les mains de Léopold II.

2.-Ils ont évoqué le temps des guerres dévastatrices qui ont incendié l’Europe, le temps où l’Europe ravageait l’uranium des gisements miniers du Katanga qui permit à l’Occident par les USA de disposer de la bombe atomique, arme qui aida à anéantir l’occupation et la barbarie.

3.-Ils se sont remémorés la période de la guerre froide, où l’espace territorial de leur patrie servit de base-arrière dans le combat de l’Occident contre la virulence du communisme et la rage d’une révolution internationaliste que propageait le soviétisme bolchevique. Ces Congolais autant ranimés se sont convaincus bien s’en faut de l’immense participation de leur disponibilité à garantir le salut de l’Occident.

Les Congolais dans cette convention, emportés par une large émotion partagée fiévreusement, ont vivement retenu les témoignages de ces massacres qui se perpétuent dans le désert de Sahara comme dans la méditerranée : à ce jour, jeunes, les femmes et enfants, toute une population de diverses nations est engloutie dans cette mer, échoue dans ce désert, avec la détermination d’échapper à la pauvreté, à la mort, à l’insécurité généralisée, à la dictature totalitariste qui décime les habitants de ce tiers-monde subsaharien.

Les Congolais en cette convention interpellent et incriminent la responsabilité des dirigeants d’Europe qui continuent d’enrichir les auteurs connus, source de telles atrocités.

Comme ils ne cessent de s’adresser à ces nations modernes, nées des conditions prêtées par les ressources congolaises et les invitent à l’effort de nécessaire réciprocité qu’impose la marche de l’histoire pour une civilisation solidaire. Et, surtout, les engagent-ils à la mise en œuvre de l’impératif « devoir d’ingérence », institué comme règle d’action de diplomatie responsable, et qui soutient l’essor de promotion de civilisation de tout homme.

Causes de l’appel de la convention

Le Congo-Kinshasa, balayé hier par la vague des rébellions, disloqué par les sécessions insufflées de l’étranger, peine encore, décimé aujourd’hui par les séditieux de Lamera appuyé par les extrémistes Tutsi de FPR.

Notre patrie toujours sous occupation étrangère vient de succomber sous deux guerres outrancières qui, entretenues soigneusement, se perpétuent dans des belligérances régulièrement enflammées dans ses frontières orientales, dans ses provinces de cuvette, dans ses communes de Kinshasa, la capitale.

Ni les institutions en vigueur, ni les lois scélérates décidées : rien n’arrive à normaliser la situation interne. Aujourd’hui, tout est sous anarchie de barbarie, sous fort illégalisme de pays sans-droit. Une volonté de violence aveugle, éprise du goût des honneurs et de désir de l’or ramassé sans coup férir fait prospérer un principat stalinien, faite de forfaiture éclatante dans une société en liquidation.

Sur telle régression et tel vide de perspectives, le pseudo-Kabila vient de fomenter le « Hold-up électoral », déployé le 30 décembre 2018, après maints reflets et moult reports, et qui traîne un lourd contentieux. Cet état de choses a décidé de la réunion de cette convention des Congolais de l’étranger.

Hold-up électoral ? Oui ! Examinons les points ci-après :

a) -Sur menaces du Conseil de sécurité (déléguée USA), il était contraint d’imaginer des opérations électorales.

b) -Il s’est entêté à manœuvrer des conditions de réalisation desdites opérations, pourtant refusées par les citoyens congolais : machines à voter manipulées, de quantité insuffisante, emplacements au gré des intentions de la CENI, lieux d’accès irréguliers, isoloirs loin de permettre l’émission de bulletin libre et secret, etc...

c) -Il a décrété une loi électorale d’exclusion manifeste : fut éliminée une participation suffisante et diversifiée des forces vives de la patrie. d) -Il a expulsé toute présence d’observateurs internationaux : ni activistes de droits humains, ni experts d’enquêter sur les élections ; bref, élections générales hors de tout contrôle, hors de tout témoin. Refus de financements nécessaires, refus de matériaux ad hoc, refus de techniciens attitrés...

D’où la pagaille a entouré la tenue de ces élections non voulues et mal venues !

C’est en fait le boycottage recherché par le délégué de l’organisation de ces élections imposées – ce dernier n’entendait point se soumettre à la règle de mandat ni de l’alternance. Des élections boycottées par le principat Stalinien du pseudo-Kabila.

e) -Il a soustrait les fiefs électoraux importants et très peuplés, c’est-à-dire des fiefs exclus de l’élection présidentielle, cependant comptabilisés dans les législatives et les provinciales. Des candidats présidentiables sans suffrages de l’ensemble de la république ? Où sont le suffrage universel et la représentation nationale !

f) -Nulle couverture des fiefs électoraux par des observateurs avisés nationaux officiels. Seule la Cenco, le cartel des laïcs et l’ECC ont fait imprimer de manuels d’initiation aux techniques et pratiques relatives aux opérations électorales. Ces organisations ont fait même tenir des cours publics à cet effet. Ils ont en outre dépêché sur toute l’étendue du pays des équipes d’observateurs avisés et formés. N’est-ce pas un déficit voulu expressément ?

g) -Le niveau public des résultats supposés inquiète. Nulle part on atteint à peine les 45% de suffrages exprimés. Il est à noter un important pourcentage d’abstention. Les conditions édictées pour ces élections n’ont pas été acceptées par les populations, car la CENI devrait être restructurée, les machines à voter non commandées. Le futur président atteint à peine les 35% autant dire qu’il n’a pas été élu. Un personnage boudé !

h) -La corruption politique généralisée étalée, la déstabilisation incessante des forces de progrès, le trafic éhonté manipulé par le pseudo-Kabila. Notamment l’inféodation du chef de file de l’Udps, le continuel rachat des transfuges Udps à Pprd. C’est le jeu de phagocytage des forces organisées de l’opposition radicale. Retenons comment les législatives et les provinciales ont été concoctées. Les candidats Pprd/Fcc et alliés ont été enregistrés préalablement dans les machines à voter ; et la publication des résultats n’a produit, élus que les seuls rangs Pprd, affilés et alliés. On se retrouve avec une future assemblée nationale reforgée des seuls représentants du parti Pprd. Donc, une assemblée monolithique : en fait le règne de l’unanimisme. Le silence et l’indifférence. Le cachet du député devient une prébende. Le peuple pris en otage est soumis en servitude. N’est-ce pas instituer un parti unique de pure obédience ?

C’est nier la lutte congolaise pour le multipartisme et l’expression plurielle des opinions. Seule la représentation unique Pprd confisque la législation. Le Congo- Kinshasa se retrouve réduit à un monologue destructeur de « despotisme ».

Cette manœuvre est un vaste recul dans l’histoire politique de notre pays, un écrasement de quelques timides avancées de l’émancipation démocratique péniblement tentées. Pprd et alliés est un combat de répression en cette veille de 3e millénaire. Nous disons : NON, trois fois NON ! Les droits et libertés du citoyen n’ont plus d’espace de lutte pour leur expression responsable.

Les positions arrêtées:

Vu l’analyse articulée ci-haut et le contentieux du hold-up électoral du 30 décembre 2018 placé dans ce contexte que balise ce départ du 3e millénaire, les Congolais de l’étranger domiciliés en Suisse, réunis en convention populaire revendiquent :

1. L’annulation pure et simple des élections tripatouillées en République démocratique du Congo. Pour cela, ils sollicitent la coopération de l’ONU dans le but d’effectuer dûment, selon les standards internationaux patentés, des élections transparentes et valides, dignes de la confiance des citoyens en RDC. Surtout que, certes, toutes les compétitions électorales initiées par le principat stalinien Kabila, le long de sa domination d’occupation, n’ont été que des parodies d’élection.

Le peuple du Congo s’y est soumis sur recommandations expresses des instances de l’ONU, au regard de son action de pacification et de son appel infatigable au miracle des dialogues dont les accords ont systématiquement été rabroués par le pseudo-Kabila.

Cette longue accommodation à telles recommandations, vite fatiguée, se retourne vers l’autorité du Conseil de sécurité et vers les nations éprises de démocratie pour prononcer l’annulation des élections vécues en République démocratique du Congo, le 30 décembre 2018 et pour obtenir la neutre implication technique des agences spécialisées de l’ONU, car il faut en effet sauver la paix comme il faut notoirement protéger les populations innocentes du Congo-Kinshasa de la barbarie terrifiante des engeances du principat du pseudo-Kabila.

2 Les Congolais de l’étranger domiciliés en Suisse, réunis en convention populaire revendiquent : à l’avantage du séditieux de Lemera, le pseudo Kabila le statut auquel est astreint monsieur Yahya Jammeh, ancien président de la république de Gambie : l’expulsion immédiate de Kinshasa et des palais nationaux de la RDC et son exil en Tanzanie, pays de ses origines. Pour les Congolais de l’étranger l’exercice de recomptage des voix réclamé par Monsieur Martin Fayulu est déjà entaché d’irrégularités et de tripotages. Cet exercice ne ferait que conforter la confiscation institutionnelle, car les institutions corrompues du principat Kabila ne connaissent pas de séparation des pouvoirs ni de l’indépendance des cours et tribunaux. Elles n’obéissent à aucune intime conviction. Le droit dans ce principat est essentiellement le droit de circonstance, selon les intérêts de la volonté de puissance.

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RDC: Au-delà des urnes, la Conscience...

Centre Culturel Boboto-Galerie d'Arts

La convoitise du fauteuil présidentiel corrompt les consciences et fausse les jugements. On finit par prendre la roublardise pour de la stratégie et par ériger le mensonge en vertu. Sous couvert de réalisme, on en vient à s'agenouiller devant le plus fort, au péril de son cœur. Sous le linceul du pragmatisme, on en vient à bénir la légalité même quand elle repose sur des bases foncièrement injustes et illégitimes. On prend des raccourcis moraux sous prétexte que la politique est dynamique.

Centre Culturel Boboto-Galerie d'Arts

Dans la cas des élections du Congo, chacun y va avec son laïus, la fin justifiant les moyens. Des amis que nous apprécions pour leur attachement aux valeurs de vérité, de justice, de dignité humaine etc... se sont mués en défenseurs d'un candidat, à coup d'arguments scabreux sur le nationalisme, les multinationales, la négociation là où il est simplement question de principe: le vrai est vrai, le faux est faux. Faut-il encore compter sur eux ? L'opportunisme ruine la confiance et tue l'amitié.

Faut-il rappeler qu'une société qui renie ces valeurs et fonctionne sur des expédients politiques court vers sa banqueroute? On a beau prier, rationaliser et prêcher, rien ne remplace une conscience droite.

Dans cette folie post électorale, Kabila devient le père de l'alternance, Tshilombo un génie politique et Mafa un intransigeant perdant. Un renversement inouï des perspectives. Doit-on encore s'étonner que le pays s'enfonce davantage dans le marasme total?

Nous aurons beau jonglé avec la vie, la vérité etc (et Dieu seul sait combien de fois nous nous trompons), jamais nous ne saurons sauter notre propre ombre ni mentir notre conscience. Restons vrai mêmes dans nos faiblesses. Et s'il y a quelque vérité à enseigner aux plus jeunes, please que ce soit cette sagesse qui distingue le vrai du faux, le bien du mal.

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dimanche 20 janvier 2019

Charles Onana:Etienne Tshisekedi vivant serait-il aujourd'hui embarrassé, écœuré ou fier?

Charles Onana, politicologue

Charles Onana est politicologue, l'un des meilleurs journalistes d'investigation qui fait la fierté de la corporation en France. Son analyse sur la nomination à la tête du Congo de Félix Tshilombo, fils Tshisekedi est très pertinente.

Honte ou fierté avec ce qui vient de se produire dans l'un des pays les plus importants d'Afrique Centrale : celui du très honorable et respectable Patrice Lumumba ? La proclamation des résultats par la cour constitutionnelle de la RDC vient couronner la fraude et le manque total de respect envers les choix du peuple congolais depuis 2006. Ceux qui soutiennent à cor et à cri Félix Tshisekedi sont contents des résultats confirmés par la cour, peu importe qu'ils soient vrais ou faux. Peu importe qu'ils procèdent ou non de la fraude.

Etienne Tshisekedi Wa Mulumba "Mula Nkwasa"

Ceux qui soutiennent Martin Fayulu sont, de leur côté, abasourdis et se demandent si un jour le vote des Congolais sera respecté dans ce pays. Ils se demandent surtout de quel type de juristes est composée la cour constitutionnelle de la RDC. Sont-ce des personnalités qui œuvrent pour la démocratie, la paix, le progrès et la dignité de la RDC ou seraient-ce plutôt des individus qui se moquent de tout cela et jouent seulement pour leur carrière personnelle ? Comme on peut le constater, les juristes de la cour constitutionnelle n'ont pas brillé par leur imagination ni par leur originalité à dire le droit. Ils ont suivi bille en tête les réquisitions du procureur et invalidé la requête de Martin Fayulu.

Il est vrai que beaucoup d'analystes doutaient déjà du courage intellectuel et de l'impartialité de cette cour mais certains croyaient encore qu'elle était capable de trouver des ressources en son sein pour surprendre le monde en disant le droit, par exemple, en constatant que les fraudes sont avérées, que le travail de la CENI est ignominieux et que les Congolais méritent, en 2019, mieux qu'un bricolage électoral du type 2006 et 2011.

Eh bien non ! Cette cour a validé le travail pourri des clefs USB de la CENI et considéré les efforts réalisés par la CENCO comme inutiles. En clair, les juristes congolais ont préféré honorer le cadavre malodorant de la CENI qui empeste les élections présidentielles en RDC depuis 2006 plutôt que d'étonner les Congolais et l'Afrique par la rigueur de la science juridique. Pour sortir la RDC d'une humiliation électorale persistante par le haut -même en contestant l'Union Africaine et la communauté internationale- les juristes de cette cour n'ont-ils rien trouvé d'autre que le réquisitoire pré-rédigé du procureur désigné par Joseph Kabila ? Ce bout de papier sorti de la poche pendant les audiences et qui demandait l'invalidation de Martin Fayulu semble avoir été la seule pièce à conviction des juristes de la cour constitutionnelle. Dans un moment aussi exceptionnel, on attendait un peu plus de panache ou un coup de génie des juristes de la cour pas une décision suspecte et prévisible.

Maintenant, après l'opération commando de Joseph Kabila plaçant Félix Tshisekedi à la tête de la RDC comme il fut lui-même placé en 2001, 2006 et 2011, les Congolais sont à nouveaux divisés, peu convaincus que leur vote a été respecté. Ils se sentent une fois de plus trahis et par la CENI et par la cour constitutionnelle, comme en 2006 et en 2011. C'est cette même trahison qu'Etienne Tshisekedi a longtemps dénoncé de son vivant. Lorsqu'il demandait à ses partisans de ne pas voter le référendum sur la nouvelle constitution ou qu'il exigeait que des membres de l'UDPS participent au comité directeur de la CENI, c'est parce qu'il savait que les dés étaient pipés. Certains l'avaient critiqué pour sa « rigidité » mais tout le monde savait qu'il avait raison et le résultat des élections de 2006 a prouvé que ce qu'il disait était fondé. La fraude avait gagné.

En 2011, Etienne Tshisekedi ne s'est pas découragé. Il a participé aux élections présidentielles et a remporté les élections comme Fayulu aujourd'hui. La CENCO avait, en son temps, dénoncé, comme aujourd'hui, le travail médiocre de la CENI. Les Congolais ont remué ciel et terre pour obtenir, comme aujourd'hui, la vérité des urnes. Rien n'a bougé. Dégoûté, Etienne Tshisekedi a refusé de saisir le Conseil constitutionnel tellement il le savait partial et corrompu. La déception fut grande chez les Congolais. On venait d'effacer leur choix à la face du monde. Aujourd'hui, c'est la même chose mais les Congolais qui s'indignaient du vol de la victoire de Tshisekedi en 2011 et qui rejetaient Kabila et son système semblent accepter le vol de la victoire de Fayulu.

A quoi sert donc l'histoire ? Il est temps que les Africains réfléchissent à leurs contradictions et à leur attitude en général. En observant ces deux situations : celle de 2011 et de 2019, le même Kabila est à la manœuvre et certains refusent de voir que rien n'a changé. Comment expliquer que Félix Tshisekedi, qui n'a jamais eu ni l'audience ni l'expérience de son père en RDC, gagne très facilement là où son père a échoué avec un immense soutien populaire ? Pour comprendre le Congo, il faut avoir deux cerveaux dans la même boîte crânienne.

Etienne Tshisekedi, porté par tout un peuple qui voulait et espérait le changement, avait affirmé en 2011 que les résultats donnés par la cour constitutionnelle étaient « une véritable provocation », avant de conclure qu'il se considérait comme « le président élu de la RDC ». C'est aussi ce que pense en 2019 Martin Fayulu lorsqu'il déclare « je me considère désormais comme le seul président légitime de la RDC ». Au terme de cette petite réflexion, on peut se demander : qui de Martin Fayulu ou de Félix Tshisekedi est le vrai « fils » d'Etienne Tshisekedi ? Martin Fayulu et Etienne Tshisekedi partagent manifestement le même scepticisme sur la fiabilité et la crédibilité de la CENI et de la cour constitutionnelle au sujet des élections présidentielles en RDC. En saisissant la cour, Fayulu a testé jusqu'au bout cette crédibilité et il arrive à la même conclusion qu'Etienne Tshisekedi en 2011 lorsque ce dernier jugeait cette institution indigne de recevoir la confiance des Congolais.

Aujourd'hui, si Etienne Tshisekedi était encore vivant, comment prendrait-il la « victoire de son fils » Félix proclamée par cette cour face à Martin Fayulu ? Aurait-il été gêné, embarrassé, dégoûté ou enthousiaste ? Peut-être un peu tout cela car on aurait donné, en dépit de la vérité des urnes, à son fils ce qu'on lui a refusé à lui, malgré sa victoire incontestable.

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vendredi 18 janvier 2019

RDC: Président Martin Fayulu, le 20 janvier 1989 Ronald Reagen !

Martin Fayulu, Président de la République démocratique du Congo

Tes détracteurs t'ont sous-estimé en te qualifiant d'homme sans base ! De l'homme zéro tu as démontré à la face du monde que tu es un héros. Aucun acteur politique en République démocratique du Congo ne vous arrive à la cheville en terme de popularité. Malgré ta grande victoire que les ennemis de notre peuple tentent de voler, vous êtes demeuré simple, déterminé et opiniâtre. La campagne électorale a révélé que vous êtes un Fédérateur et Rassembleur du peuple congolais.

Chaque année, les Etats-Unis invitent 4000 visiteurs internationaux pendant un mois pour visiter le pays. Et chaque Ambassade Américaine choisit des candidats sur des critères précis. Aucun candidat ne se propose seul. Durant tout le mois de février 2006, moi Freddy Mulongo, et 13 autres journalistes africains francophones étions au Etats-Unis, visitaient ce grand pays que je n'ai pas le prétention de mieux connaitre.

Ronald Reagen, 40e président des États-Unis, 20 janvier 1981 – 20 janvier 1989 (8 ans)

Monsieur le Président Martin Fayulu, en vous installant au palais de Nation à Kinshasa, pensez à ceci:

Le 20 janvier 1989, le pays le plus puissant de la terre, et qui est une grande démocratie, remerciait dans tous les sens du terme le président qu'il avait élu en 1980, réélu en 1984: Ronald Reagan. L'homme qui s'en allait conservait une grande popularité dans son pays et à 77 ans, aurait pu se faire réélire aisément si la Constitution des Etats-Unis avait permis un troisième mandat.

Outre Roosevelt, depuis Eisenhower (élu en 1952, réélu en 1956), Ronald Reagan était le premier président américain a avoir accompli deux mandats complets; et aucun de ses prédécesseurs après la guerre de 1939-1945 n'avait quitté la Maison Blanche avec un taux de popularité aussi élevé: 63%.

En outre, Reagan a fait élire son vice-président George Bush (père) pour lui succéder. Ce qui ne s'était pas produit aux Etats-unis depuis 1836.

L'homme qui avait réussi ce tour de force a quitté le pouvoir au terme de huit ans de règne avec l'affection de la majorité de ses compatriotes et, en outre, une grande popularité dans le monde.

La où il y a phénomène, c'est que cet homme n'avait pas, lorsqu'il a été élu, les connaissances, la puissance de travail, la force de caractère qu'on pensait nécessaires pour faire un président. Les intellectuels américains en premier lieu et des journalistes se moquaient souvent de ses gaffes, des défaillances de sa mémoire et de sa légendaire paresse: peu de temps par semaine au bureau, peu d'heures par jour au travail.

Le soir, sauf obligation impérative, au lieu de lire un livre ou des rapports, assis à côté de sa femme Nancy Reagan il regardait la télévision son plateau de dîner sur les genoux...Comment cet homme simple, son épouse rappelait " Ronald était à l'aise partout et avec tout le monde. Il ignorait la prétention", plus simple encore que beaucoup de nos présidents africains- a-t-il pu accéder au pouvoir, y demeurer un maximum et en sortir avec la plus flatteuse des réputations ?

Sous Regan, l'économie américaine a crée 19 millions d'emplois, ramenant le taux de chômage aux environs de 5%, ce qui est très bas. L'inflation a été modérée, la Bourse optimiste, ses politiques ultra-libérales ont profondément marqué l'économie et la société américaine dans les années 80, des " golden boys " de Wall Street ont gagné des dizaines de millions de dollars par an, les entreprises ont été florissantes, il y eut l'apparition d'une nouvelle classe de sans abri. Mais les Américains ont baigné dans une douce euphorie. Les impôts avaient sérieusement diminué mais il y eut l'augmentation des dépenses militaires.

Au terme d'une génération de guerre froide, l'URSS a quitté l'Afghanistan, l'Angola, le Cambodge.. Anticommuniste viscéral, Ronald Reagan avec sa guerre des étoiles a épuise l'Union soviétique et aidé à la chute de ce qu'il appelait "l'Empire du mal". Ronald Reagan avait redonné aux américains la fierté d'être américains et la grandeur des Etats-Unis.

L'Amérique sous Ronald Reagan montrera sa puissance de feu à quelques reprises:

Le 25 octobre 1981, l'armée américaine intervenait à Grenade, cette petite île des Caraïbes, pour extirper le virus communiste, un coup d'Etat de Cuba a été déjoué.

Le 9 mars 1986, le gouvernement américain bombarde les cibles militaires à Tripoli en Libye. Washington puni le gouvernement du général Mouammar Kadhafi d'encourager le terrorisme international.

Dans les années 80, le régime prohibitionniste reaganien s'est vu considérablement renforcé avec la menace de la drogue dans l'agenda de la sécurité des Etats-Unis. Le 8 avril 1986, le président Reagan promulgua un décret-le National Security Decision Directive 221, assimilant la production et le trafic de drogues à une menace grave affectant l'ensemble du continent américain. Ce geste conduira à la poursuite d'une politique de lutte contre la drogue (tous les décrets présidentiels des Etats-Unis sont disponibles en ligne: (http://www.fas.org/irp/offdocs/direct.htm-page consultéé le 25-04-01).

Le 20 décembre 1989, sous George Bush (père) plus de 20.000 militaires américains débarquent au Panama en Amérique centrale, le Général Manuel Noriega, dictateur-Cocaïne, sera pris, amené aux Etats-Unis et condamné pour trafic de drogues à 40 ans de prison.

Ronald Reagan est l’énigme d'un homme simple, comment un homme aussi simple que Reagan a-t-il pu parvenir au pouvoir et l'exercer ? Lorsqu'on est au pouvoir, a-t-on intérêt à faire de l'activisme? Doit-on s'épuiser à la tâche pour tenter d'agir sur les événements et changer les choses? Doit- on abandonner le pouvoir à ses collaborateurs et laisser les événements suivre leur cours? Faut-il être un homme fort, cultivé, travailleur pour diriger un Etat ? Les intellectuels le croient ; en tout cas, ils tentent de nous le faire croire. Mais est-ce vrai ?

Ne connaissons-nous pas tous sur le continent, d'hommes simples mais rusés, roublards, dribbleurs et fourbes qui se jouent des hommes de culture, d'intelligence et de renom, les écartent d'une pichenette, s'installent au pouvoir et le... gardent ?

Trois anecdotes pour mieux expliquer la suite de notre réflexion.

" Auquel de vos généraux confieriez-vous le commandement de vos armées si du sort de la bataille dépendait celui de votre empire? " demande -t-on un jour à Napoléon. On attendait un nom. La réponse de Napoléon fut un adjectif: " Je confierais le commandement de mes armées à mon général le plus chanceux..."

" La différence entre l'homme politique et l'homme d'Etat est la suivante: le premier pense à la prochaine élection, le second à la prochaine génération" James Freeman Clark.

" Les peuples comme les individus, lorsqu'ils se noient se raccrochent à des fétus de paille. Apprenons plutôt à nager ! ". Anonymes.

Nous, Congolais devons connaitre notre histoire nous l'approprier mais aussi connaitre l'histoire des autres peuples et nous en inspirée.

Seattle, 17 février 2006, Pascal Brou de la Côte d'Ivoire, Freddy Mulongo de la République démocratique du Congo, le chef indien et Dzimas Dzikodo du Togo

Washington DC. Dimas Dzikodo (Togo), Freddy Mulongo (RDC) et Fatou (Sénégal) au Département d'Etat.

Mairie de San Antonio où chaque participant a été fait "Citoyen d'honneur" !

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RDC-UA: Martin Fayulu Président élu, victoire à Addis-Abeba contre le Hold-up électoral de Kinshasa!

C'est une victoire pour le peuple congolais. C'est une victoire pour Martin Fayulu, Président Élu, victime d'un hold-up électoral orchestré à Kinshasa par Alias Kabila, ses apparatchiks, Corneille Nangaa, Président de la CENI et leur aillé Félix Tshilombo-Fils Tshisekedi Alias Bizimungu Congolais, que l'Union Africaine à'Addis-Abeba vient de couper l'herbe sous les pieds. En effet, l'Union africaine qui émet des doutes sur la conformité des résultats de la présidentielle en République Démocratique du Congo. Les chefs d’Etat et de gouvernements ayant participé à la réunion consultative de « haut niveau » organisée à Addis-Abeba ce jeudi 17 janvier « ont conclu à des doutes sérieux quant à la conformité des résultats provisoires, proclamés par la Commission électorale nationale indépendante, avec le verdict des urnes. En conséquence, les chefs d’État et de gouvernement ont appelé à la suspension de la proclamation des résultats définitifs des élections ».

Communiqué de la réunion consultative de haut niveau des chefs d'État et de gouvernement sur la situation en République démocratique du Congo

À la suite de consultations entre le Président de l’Union africaine (UA) et le Président de la République rwandaise, SEM Paul Kagame, et les dirigeants de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) et de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), réunion de consultation de haut niveau des chefs d'État et de gouvernement a eu lieu aujourd'hui 17 janvier 2019 au siège de l'UA à Addis-Abeba, afin d'échanger des vues sur la situation en République démocratique du Congo (RDC) à la suite de la élections législatives provinciales du 30 décembre 2018 et s’entendent sur la voie à suivre.

Cette initiative s'inscrit dans le cadre des efforts menés par l'Afrique, dans un esprit de solidarité continentale, pour aider les acteurs politiques et le peuple de la RDC à mener à bien le processus électoral et à préserver la paix et la stabilité dans leur pays.

La réunion était présidée par le président de l'UA et à laquelle assistaient un certain nombre de chefs d'État et de gouvernement ou leurs représentants de la SADC, de la CIRGL, de la CEEAC, de la CEDEAO, de l'IGAD, de la CAE, des membres africains du Conseil de sécurité des Nations unies, de l'UA. troïka, ainsi que par le président de la Commission de l'UA.

La réunion a été informée du processus électoral en RDC et des développements ultérieurs du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères de la RDC.

La réunion a également reçu des mises à jour des Présidents de la CIRGL, de la SADC et de la Commission de l'UA, et a eu des échanges de vues approfondis par la suite.

Les chefs d’État et de gouvernement présents à la réunion ont conclu à des doutes sérieux quant à la conformité des résultats provisoires proclamés par la Commission électorale nationale indépendante avec les suffrages exprimés.

En conséquence, les chefs d'État et de gouvernement ont appelé à la suspension de la proclamation des résultats définitifs des élections.

Les chefs d'État et de gouvernement ont convenu d'envoyer de toute urgence en RDC une délégation de haut niveau comprenant le président de l'Union et d'autres chefs d'État et de gouvernement, ainsi que le président de la Commission de l'UA, pour dialoguer avec toutes les parties prenantes congolaises, avec en vue de parvenir à un consensus sur le moyen de sortir de la crise post-électorale dans le pays. La réunion a exhorté tous les acteurs concernés en RDC à interagir de manière positive avec la délégation africaine de haut niveau dans l'intérêt de leur pays et de ses habitants.

Les chefs d'État et de gouvernement ont réaffirmé la détermination de l'UA à continuer d'accompagner le peuple de la RDC dans ce processus.

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jeudi 17 janvier 2019

Hold-up électoral: Président Fayulu, son "Non" salutaire pour le peuple!

Martin Fayulu, Président du peuple congolais !

Martin Fayulu, le nouveau Président de la République de la RDC, mérite bien son nom: Le soldat du peuple ! Intègre, constant et tenace, le combat de Martin Fayulu est celui de libération d'un peuple meurtri, chosifié et clochardisé alors que par ses ressources et sa population, le Grand Congo est l'un pays les plus riches au monde. Qualifié par ses détracteurs de l'homme sans base, avec la campagne présidentielle Martin Fayulu est passé de l'homme zéro au grand héros que le peuple congolais a toujours souhaité avoir. Son combat est toujours de plus en plus perçu comme le combat du peuple congolais entier. Trois expressions incarnent le combat de Fayulu pour venir à bout contre la dictature du régime d'Alias Joseph Kabila dans notre pays: l'endurance-la souffrance-l'effort. Fayulu est un homme de profondes convictions, qualité très rare dans notre pays, où le culte de moindre effort et de la culture de la jouissance sont érigées en vertus cardinales par l'élite congolaise ; l'opportunisme, le narcissisme se manifeste sur fond de roublardise. Courageux, contre la dictature joséphiste, Fayulu a payé de sa personne: plusieurs arrestations, bastonnades...

Depuis que Corneille Nangaa, président de la CENI et bras séculier du régime d'Alias Kabila après négociations, a NOMMÉ Félix Tshilombo-fils Tshisekedi Alias Bizimungu en lieu et place de Martin Fayulu, Président Élu, ce dernier a dit "Non" au hold-up électoral ! "Non" au deal politique contre le peuple ! Non " à une coterie affairiste politico-politicienne entre Tsilombo et Alias Kabila."Nous voulons la vérité des urnes et non l'arrangement des urnes". Avec son arrangement pour être NOMMÉ alors qu'il n'est pas Élu, Félix Tshilombo a galvaudé le nom de son père Etienne Tshisekedi, un nom qui devient synonyme de haute trahison en République démocratique du Congo. Aucun argument ne vaut le respect que nous devons à cette population congolaise meurtrie et appauvris qui a marché pour certains plus de 30 Km à pied et d'autres ont attendu des heures sous la pluie pour voter, le respect ici veut dire le décompte des votes. Bizarre, un soi-disant opposant-corrompu a gagné la présidentielle en RDC mais le régime dictatorial et sanguinaire au pouvoir est ravi, au point de prendre sa défense envers et contre tous ?

Jésus et Hitler ont dit "Non". Le premier à la haine et le second à l'amour. Seul le diable songerait à le faire courir dans la même catégorie. Il y a des " non " qui ne sont que des postures, des conforts ou des lâchetés. Il suffit de se mettre à l'écoute du discours dominant pour s'en convaincre: les lynchages à répétition, les bouffées de nihilisme de la bourgeoisie compradore, les défis lancés à des adversaires virtuels ou fantasmés, les assauts donnés à des ennemis déjà à terre, les hallalis et les aboiements, autant d'alibis gesticulatoires destinés à justifier l'acceptation de tout, y compris du pire.

Sommes-nous en tant que Congolais contraint d'accepter l'inacceptable sans aucune appréciation et recul de notre part. Inspirons-nous de ce qui se passe ailleurs, puisons nos forces dans notre histoire, prenons l'exemple de ceux qui à un moment ou à un autre de leur vie ont dit "Non" tout en connaissant au préalable ce que ce Non leur coûterait.

Un "Non" qui n'induit pas ou qui ne sous-tend pas un "Oui" n'a aucun intérêt. C'est un "Non" inconsistant parce qu'irresponsable, médiocre parce que sans danger ! La force et la richesse d'un "Non" dépend à la fois de la nature du "Oui" qu'il implique et du risque que l'on prend en le proférant.

-Le "Non" du général De Gaulle fut un "Oui" à la France. L'appel du général De Gaulle du 18 juin 1940 à la radio Londres de la BBC est historique. Depuis sa retraite en Angleterre, De Gaulle avait appelé les français à la résistance contre l'occupation allemande.

-Le "Non" de Zola fut un "Oui" à la démocratie. Le Non d'Emile Zola est cathartique-il crie dans son article "J'accuse" que le capitaine Dreyfus n'est pas coupable. Zola assène qu'il y a eu forfaiture de la part des hauts placés de l'armée. Zola dit non à la nomenklatura sacralisée. Par son non Zola sauve la crédibilité de l'Etat, l'image de la patrie, l'âme de la République et peut être aussi l'honneur de l'armée.

-Le "Non" de Mirabeau à Dreux-Brézé fut un "Oui" au droit du peuple. Le 23 juin 1789, alors que Louis XVI décide de disperser l'Assemblée. Devant le refus des députés du tiers et de quelques députés. Dreux-Brézé vient rappeler l'ordre du Roi à Bailly, le doyen du tiers. C'est alors que Mirabeau s'avança et dit "Allez dire à votre Maître que nous sommes ici par la volonté du peuple, et que nous n'en sortirons que par la force des baïonnettes".

Il y a aussi le "Non" de ceux qui se mettent en travers d'une oppression, d'une répression ou d'une régression. Ces "Non" emblématiques comme de Galilée: tout le monde voit bien que le soleil se lève à l'est pour se coucher à l'ouest, tourne autour d'une terre qui ne bouge pas, sans quoi nous nous retrouverons la tête en bas. Qu'un kilo de plomb tombe plus vite qu'un kilo de plume, que l'immobilité est l'état naturel des choses et que seul un choc peut mettre en mouvement, avant que tout naturellement, elles s'immobilisent de nouveau que les choses tombent parce qu'ils ont tendance à se diriger du haut vers le bas.

-Michel Servet, théologien protestant et médecin, fut brûlé vif pour ses idées non conformistes à l'égard de l'Eglise le 27 octobre 1553 à Champel banlieu de Genève. Sa théologie anti-trinitaire fut comparée à l'adoptianisme, au sabellianisme ou encore au modalisme qui étaient des anciennes hérésies du christianisme. Michel Servet fut victime d'un crime de la Réforme.

La publication des "versets sataniques" de Salman Rushdie en septembre 1988 a déclenché immédiatement une vive réaction dans le monde islamique en raison de sa description jugée irrévérencieuse du prophète Mahomet. Le 14 janvier 1989, le roman a été l'objet d'un autodafé à Bradford au Royaume Uni. Et le le 14 février 1989, une fatwa réclamant l'exécution de Rushdie a été proclamé par l'Ayatollah Khomeini sur la Radio Téhéran.

Les "Non" emblématiques eurent au moins en commun de leur valoir le martyr ou la proscription dès lors que se décharnèrent contre eux les foudres conjuguées de l'inquisition et de la raison d'Etat. IL faut dire non à l'absolutisme clérical, à la dictature militariste, à la tyrannie féodale, au fanatisme intégriste, à l'oppression oligarchique.

Le débauchage voire le vagabondage sans complexe des acteurs politiques congolais est inquiétant. Certains sont passé sans gène du kasa-vubuisme, Lumumbisme, mulelïsme, tshombisme au mobutisme, d'autres du tshisékedisme, kibassisme au mbembisme, kabilisme, joséphisme sans regret. Ils ont pris l'habitude de mobiliser le négationnisme formel dont ils sont issu au profit de la dynamique qu'ils ont ralliée. Combien des politiciens congolais ont déserté tous les combats positifs, renoncés à tous les projets. Ils ont abandonné toutes leurs anciennes espérances, trahi tous leurs anciens engagements, et n'envisagent plus de pouvoir transformer, construire ou même concevoir un autre monde que celui -de la dictature-qu'ils ont intériorisé les règles en les décrétant indépassables. Combien d'acteurs politiques congolais aujourd'hui s'accrochent à des "Non" sans risque ni perspective qui nécessitent simplement que l'on gonfle ce que l'on refuse encore ou ce ce que l'on feint de refuser, pour ne point s'avouer à soi-même qu'en réalité on ne refuse presque plus rien. Ainsi souffle-t-on sur les braises de la démocratie pour mieux s'ancrer à une vision anti-démocratique de convenance.

Pour nous remonter le moral, nous avons choisi deux personnalités congolaises sans aucun parti pris ni étroitesse d'esprit, car nous estimons à un moment ou un autre de l'histoire de notre pays ces personnalités ont été à la hauteur de ce qu'on pouvait attendre d'eux. Conducteurs de masse, ils ont su canaliser les aspirations de notre peuple. Leur courage face aux dérapages d'un pouvoir colonial, autocratique et dictatorial, leur vaut une reconnaissance nationale. Ces personnalités sont : papa Simon kimbangu et le cardinal Albert Malula ; Ces deux personnalités ont à un moment donné canaliser les aspirations de notre peuple, face aux différents pouvoirs qui ont oppressés notre pays: pouvoir génocidaire et colonialiste des Belges; pouvoir autocratique et dictatorial de Mobutu...ils ont été des conducteurs de masse qui à un moment de l'histoire de notre pays ont pris des positions courageuses pour défendre le peuple. Notre choix n'est pas exhaustif, il peut être compléter démocratiquement par ceux qui ont d'autres noms qui nous échappent.

1. Simon Kimbangu, l'incarnation de la résistance pacifique

Catéchiste chez les missionnaires baptistes (Baptist Missionnary Society) en 1921, Simon kimbangu prit son indépendance à l'égard de la mission baptiste. Ses prédications accompagnées de quelques prodiges attirèrent les foules. Accusé, il fut arrêté puis déporté dans son propre pays à plus de 2.200km au Katanga par les pouvoirs colonialistes belges. Pour étouffer la foi de ses disciples, la répression coloniale exila de leur territoires respectifs 37.000 familles. Simon Kimbangu fut condamné à mort et à 120 coups de fouet. Le prisonnier n'avait pas droit à un avocat pour sa défense, il a été à la merci des humeurs et caprices de son juge. Sa peine fut commuée en travaux forcés à perpetuité par le Roi Albert 1er de la Belgique. Loin de siens, après 30 ans d’emprisonnement ferme et d'indicibles tortures par ses geôliers belges, simon kimbangu mourut le 12 octobre 1951. Martyr, combattant de la liberté, Kimbangu aura illuminé la conscience des congolais par sa résistance pacifique face à aux oppresseurs coloniaux.

2. Le Cardinal Albert Malula, le roseau qui se plie mais ne rompt pas.

Le Cardinal Albert Malula fut un pasteur prophétique pour notre pays. Son charisme prophétique lui avait permis très tôt de voir et de se prononcer ouvertement ouvertement sur le danger de la montée d'une élite politique et intellectuelle en constante décallage avec la volonté du peuple. Père du rite congolais de la messe, qui a été approuvé par Rome, dans la liturgie: tam-tams, xylophones, likembe et autres Ngongi ont fait leur entrée dans la chorale où le rythme langoureux des chants grégoriens ont cédé la place au rythme cadencé et emballant des chansons religieuses en langues vernaculaires. Sans aucune facilité lire pour s'en convaincre l'ouvrage de Jean Mpisi, Malula et jean Paul II, dialogue difficile entre l'Eglise africaine et Saint Siège, Ed. L'Harmattan, dec.2005. Le cardinal Albert Malula fut pionner de l'africanisation de l'Eglise sur le continent noir. C'est lui qui avait lancé l'idée d'un synode africain, sa phrase est demeurée célèbre " hier les missionnaires étrangers ont christianisé l'Afrique, aujourd'hui les négro-africains vont africaniser le christianisme ". Déjà en 1956, il participa à la conception et la rédaction du manifeste de "Conscience africaine " qui réclamait l'indépendance du Congo, document qui ébranla le colonialisme. Après l'indépendance il continua à lutter avec acharnement pour le droit à des conditions plus humaines d'un peuple paupérisé et réduit au silence par le pouvoir dictatorial de Mobutu. Il dénonçait les injustices sociales, l'égoïsme des gouvernants. Le 12 juin 1969, les mobutistes décidèrent que le "Manifeste de la N'selé" serait enseigné dans toutes les écoles du pays. Cette décision rencontra une résistance de la part des autorités catholiques qui voyaient en cette décision une politisation du système éducatif. Le 30 juillet 1969, suite à une manifestation estudiantine de l'université catholique de Lovanium, le bureau politique du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) décida la dissolution de toutes les associations de la jeunesse au profit de la jeunesse du mouvement Populaire de la Révolution (JMPR). En février 1971, Mobutu promulgua une loi interdisant l'utilisation de prénoms occidentaux qui devaient être remplacés par des noms " authentiquement africains ". En septembre 1971, le gouvernement ordonna l'étatisation de l'université catholique Lovanium de Kinshasa, ainsi que de l'université libre du Congo, l'université protestante à Kisangani.

Le 20 janvier 1972, l'hebdomadaire catholique " Afrique chrétienne " est suspendu pour 6 mois pour avoir publié dans son édition n°3 l'éditorial sur l'authenticité, qui sera attribué au Cardinal Malula dont voici un extrait: " Allons- nous exhumer de la nuit du passé une philosophie africaine originale, qui n'a pu être , si du moins elle a un jour existé, que l'expression d'une satisfaction et d'une vie sociale à jamais périmées...il ne s'agit plus aujourd'hui de nous procurer l’éphémère satisfaction de réclamer à grands cris qu'on reconnaisse notre droit d'être nous-mêmes et de nous amuser à saccager notre passé de colonisés...il faut passer aux actes et imposer par des réalisations de tous ordres notre dignité d'hommes africains. la question n'est pas de brandir des slogans sur notre originalité, nos valeurs.. mais bien de mettre en oeuvre, aux yeux du monde cette originalité et ces valeurs ". La voix du Zaïre déclencha une campagne de dénigrement contre Malula qui atteignit son apothéose. Durant plusieurs heures, jours et mois, le média propagandiste de Mobutu qualifia le cardinal Malula de "caméléon", "renégat", "diabolique". Le pouvoir sortit les griffes, le Cardinal Malula fut l'objet de brutalités avant d'être dépossédé puis expulsé de sa résidence de l'avenue Sendwe, qui devint le quartier général de la Jeunesse du Mouvement Populaire de la Révolution (JMPR). Toutes les écoles catholiques seront Zairianisées. Le 24 janvier 1972, le grand séminaire jean XXIII est fermé, les statues et crucifix sont détruits..

Dans sa lettre du 11 février 1972 adressé à l'Eglise de Kinshsa, le Cardinal expliqua sa décision de partir en exil en ces termes "Ce vendredi 11 février à 13h15, j'ai reçu la nouvelle venant de Saint Père demandant avec insistance que j'aille à Rome. Par obéissance au Pape, je quitte Kinshasa pour Rome, avec l'espoir de revenir parmi vous". Le Cardinal Malula s'exila à Rome du 11 février au 28 janvier 1972. C'est à la faveur de l'intervention diplomatique et personnelle du Pape Paul VI que Malula revint au pays. IL mourut en 1989, officiellement de suite d'une hypertension, mais beaucoup croient qu'il a été empoisonnée par les émissaires de Mobutu.

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La lettre de Benoît Hamon au Président Emmanuel Macron !

Benoit Hamon et Emmanuel Macron lors du grand débat de l'élection présidentielle en 2017

Alors qu'Emmanuel Macron a écrit aux Français pour mettre en place le cadre du grand débat national, Benoît Hamon, membre fondateur du mouvement Génération.s a écrit au président de la République pour "lui dire au nom de [son] mouvement que nous considérons que la question démocratique suppose que l'on discute de tout, y compris du rôle du président de la République parce que c'est un des sujets qu'il écarte par principe de la discussion".

Monsieur le Président de la République,

Le contraire de la connaissance, ce n’est pas l’ignorance, c’est la certitude. Vous avez trop de certitudes. J’ai lu la lettre que vous avez adressée à tous les Français. Vous leur proposez un débat mais c’est vous qui fixez la teneur des questions, leur nombre et leur champ restrictif. Ce débat public commence mal quand les membres du gouvernement passent plus de temps à énoncer la liste des questions interdites plutôt que de laisser nos concitoyens exprimer sans entrave leurs doléances.

Je vois dans votre méthode, une nouvelle manifestation de la méfiance intrinsèque de votre quinquennat à l’égard du peuple. Comme si les Français étaient en retard sur leurs élites, comme s’ils n’étaient pas les meilleurs experts de leur propre vie. Et pourtant, nous avons tant besoin de retrouver une communauté de destin.

La planète n’est plus assez grande pour héberger la civilisation vorace et productiviste dont vous êtes un des derniers apôtres. Les buts de cette civilisation, posséder, produire, consommer, exploiter la nature sans limite, ne sont plus soutenables et pourtant, en dépit du cri d’alarme des scientifiques relayé par des millions de citoyens signataires de la pétition pour l’affaire du siècle, en dépit des dizaines de millions de femmes et d’hommes jetés sur les routes de l’exil par la pauvreté et le dérèglement climatique, en dépit de la colère qui monte partout en réponse à l’accaparement de la richesse par une minorité d’ultra-riches, vous continuez à fixer comme but à notre civilisation, la croissance du PIB et d’indexer le bonheur des êtres humains sur la seule richesse matérielle.

Jamais vous ne dites à nos concitoyens qu’il faudrait radicalement changer de cap, trier et choisir dans nos modes de vie « ce dont nous ne pouvons et dont nous ne voulons pas nous passer » pour engager sereinement et démocratiquement les transitions indispensables.

La crise que nous vivons, n’est pas un épisode social parmi d’autres, c’est une crise sur l’essence même et les buts de notre civilisation.

A force d’injustices, votre présidence est devenue celle du désordre. A force d’inégalités, votre quinquennat est désormais celui de la révolte des Français. Le mouvement des Gilets jaunes vous a contraint à écouter le désespoir qui gagne, chaque jour davantage, notre peuple. Une écoute contrainte, à défaut, hélas, d’être attentive car à la question de la redistribution des richesses, vous répondez par une charité financée par les Français eux-mêmes ; à la question démocratique, vous apportez une réponse sécuritaire ; à la question écologique, votre réponse est une politique minée par vos liens avec les lobbies les plus polluants et votre gabegie fiscale au profit des plus fortunés.

Il est urgent, Monsieur le Président de la République, de vous hisser enfin à la hauteur des fonctions que nos concitoyens vous ont confiées. Elu face à l’extrême-droite grâce à l’esprit responsable de républicains de toutes convictions, vous n’avez eu de cesse d’abîmer cette concorde pour appliquer sans discernement ni retenue un programme au service exclusif d’une minorité privilégiée.

Notre pays a besoin de retrouver l’espoir et les voies d’un dialogue national apaisé. Notre nation doit être mobilisée vers notre avenir collectif autour d’un grand projet de société à la fois écologique, social et profondément démocratique. Les Français ne demandent qu’à partager une communauté de destin dont votre politique de division les prive. La situation grave de notre pays appelle en effet un grand débat démocratique. Mais celui-ci ne peut se résumer à un artifice de communication de la part d’un pouvoir qui a continûment méprisé les corps intermédiaires, le Parlement et, par vos excès de langage récurrents, les citoyens eux- mêmes.

Soyez pour une fois, humble devant la clairvoyance des Français à vous dire ce qui est bon pour eux, pour notre pays, pour notre destin, quelles sont les bonnes questions et les bonnes réponses. Je porte au nom de Génération·s, les propositions suivantes :

Je vous demande que ce débat national ouvre un processus constituant. La Vème République connait à l’évidence son crépuscule. Mais dans cette interminable agonie, le risque le plus grand est qu’elle emporte avec elle notre liberté. Les Français veulent respirer l’air d’une démocratie qui ne soit plus vicié par les lobbies privés ou la technocratie. Il faut renouer avec l’ambition de la « démocratie constante » chère à Pierre Mendès- France. Je vous demande donc de vous engager en faveur de la création d’une assemblée constituante qui au terme du débat national engagera la rédaction de la constitution d’une VIème République soumise à l’approbation du peuple français par referendum.

Je vous demande que ce débat national permette une nouvelle répartition des richesses. Si les salaires et les pensions sont si bas, si les entreprises licencient et multiplient les contrats précaires, si la souffrance au travail augmente, si les services publics désertent la France rurale, si l’hôpital public se tiermondise, si les associations mettent la clé sous la porte, si l’école ne parvient plus à enrayer les inégalités sociales, c’est en raison d’une richesse qui se concentre entre les mains d’une toute petite minorité plutôt que de servir l’intérêt général. Vous deviez être le Président de tous les Français mais c’est à cette minorité privilégiée que vous avez réservé toutes vos bontés. Il est l’heure d’un choc positif pour le revenu des Français grâce à l’expérimentation du revenu universel d’existence, au rétablissement de l’indexation des retraites sur les prix, à la hausse du SMIC et l’ouverture d’une négociation sur l’augmentation des salaires dans le secteur privé comme dans la fonction publique. Il faut aussi éradiquer la pauvreté qui est une honte pour un pays aussi riche que le nôtre grâce à la taxation massive des contrats précaires, des résidences secondaires inoccupées et des logements insalubres. Pour cela, il faudra mieux redistribuer la richesse grâce au rétablissement immédiat de l’ISF, à la taxation des GAFA, à la montée en puissance d’une véritable taxe sur les transactions financières ou à élargissement de l’assiette des cotisations sociales patronales à la valeur ajoutée, c’est à dire la mise en place d’une taxe sur les robots pour financer les retraites.

Je vous demande enfin d’engager un changement de notre modèle de développement. L’économiste américain, Kenneth E.Boulding, prétendait que « celui qui croit qu’une croissance exponentielle peut continuer indéfiniment dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste ». Epargnez à nos enfants de devoir un jour vous infliger le jugement tragique de l’Histoire parce que vous n’auriez pas été capable d’engager la nation dans la mutation de ses modes de production et de consommation. Vous avez opposé justice sociale et transition écologique. Comment pouvez-vous ignorer que les premières victimes de la malbouffe, ceux qui respirent l’air le plus pollué à proximité des grands axes routiers, ceux qui vivent dans des passoires énergétiques, ceux dont la santé est menacée, sont les Français les plus modestes. Les inégalités environnementales sont des inégalités sociales. Quelle responsabilité grave, avez-vous pris vis-à-vis des générations futures, de nos enfants et de ceux qu’ils feront, en retardant l’engagement total de la France dans la lutte contre le réchauffement climatique, pour la biodiversité et l’amélioration de la qualité de l’air.

Il faut une opération « mains propres », et tant pis si cela doit frapper d’abord ces grandes entreprises qui dissimulent leur impact négatif sur le climat derrière les parades sans lendemain de vos grand-messes environnementales. Je vous demande la taxation intégrale des profits des banques issus de leur soutien aux énergies fossiles, de la création d’une contribution financière des entreprises qui exploitent les biens communs de l’humanité (eau, ressources fossiles, axes de communication, information, etc...) et la fin du droit à polluer gratuitement alloué aux grandes entreprises. Il vous revient aussi de mettre un terme à l’impunité des évadés fiscaux qui spolient la France de ses ressources. Monsieur le Président de la République, à vous observer résister par tous les moyens de l’Etat, parmi lesquels une répression de plus en plus brutale, à l’irruption du peuple dans l’histoire de notre pays, je pense à Albert Camus qui disait qu’il revenait à sa génération, une tâche plus grande encore que celle de refaire le monde, qui consistait à empêcher que le monde ne se défasse. Depuis le mois de mai 2017, vous défaites la France et ce qui fait la modernité de ses valeurs. Les Français vous ont stoppé dans votre œuvre de démolition.

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mercredi 16 janvier 2019

Cour Constitutionnelle: La requête du Président Fayulu face aux inféodés juges bleus !

Alias Kabila, le barbu de Kingakati et ses juges de la Cour Constitutionnelle prêtant serment à l'imposteur !

Paix à son âme, le père Boka di mpasi qui est l'auteur de notre hymne nationale écrite en mars 1960, savait en son fort intérieur qu'un Congo debout est possible. Pour y parvenir avec le Président Martin Fayulu, il nous faut choisir les autoroutes de la démocratie tout en respectant nos valeurs congolaises et quitter sans aucun regret les chemins tortueux de la dictature, de la pensée unique, de la non liberté d'expression, des pillages de nos ressources, des arrestations arbitraires et inopportunes, des menaces et intimidations de tous genres, de l'insécurité de nos frontières etc.

C'est ça la Cour Constitutionnelle? Est-elle indépendante envers le Barbu de Kingakati à qui ils font allégeance ?

La justice en République démocratique du Congo du régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Kabila est corrompue et inféodée. Elle n'a de justice que le nom. Election Louis Michel 2006, la Cour suprême avait proclamé Alias Kabila en lieu et place de Jean-Pierre Bemba, c'était son premier hold-up électoral. En 2011, la Cour Suprême devenue Cour Constitutionnelle avait proclamé Alias Kabila à la place d'Etienne Tshisekedi, second hold-up électoral. En bon légaliste, le Président Martin Fayulu a introduit sa requête à la Cour Constitutionnelle pour le recomptage des procès verbaux de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Chose étonnante, sur la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC) on voit Corneille Nangaa, président de la fameuse Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) gronder et tonner devant les juges godillots de la Cour Constitutionnelle que Martin Fayulu, Président du peuple congolais et candidat gagnant de l'élection présidentielle, n'a pas droit de remettre en cause les résultats de la CENI. Or, celle-ci a abusé de son rôle institutionnel. Elle a NOMMÉ Félix Tshilombo-fils Tshisekedi- "Bizimungu"(ancien président du Rwanda, placé à la tête du pays par Paul Kagamé pour tromper l'opinion internationale), un imposteur après un deal avec Alias Kabila. Est qu'une requête doit amener les juges bleus d'inviter la CENI, l'Udps à la barre ? N'est-ce pas une volonté d'embrouiller des paisibles citoyens ? Reste à savoir si la majorité de notre peuple comprend ce qui se passe dans cette cour inféodée et politisée à outrance. Dans un pays comme la République démocratique du Congo où "les loups lettrés tondent et égorgent les moutons ignares", le pire n'est pas à écarter !

Me Mukendi Wa Mulumba est à la Cour Constitutionnelle pour défendre son neveu Félix Tshilombo Bizimungu IMPOSTEUR

Justement le pire, c'est Me Mukendi Wa Mulumba, l'éternel avocat d'Etienne Tshisekedi, qui était devenu la figure de prou de la défense des droits de l'homme, est à la Cour Constitutionnelle pour défendre son neveu Félix Tsjilombo Bizimungu, traître et collabo ! Incroyable, il y a beaucoup des fourbes dans cette cour inféodée au régime. Et pourtant le même le même Me Mukendi Wa Mulumba en 2015 était envoyé à Dakar au Sénégal par le régime dictatorial d'Alias Kabila pour farfouiller dans le dossier de Paul Mwilambwe Londe-Assassinat de Floribert Chebeya, l'icône des droits de l'homme assassiné le 2 juin 2010 avec Fidèle Bazana, dont le corps n'a jamais été retrouvé. Colère de Me Dimingo Dieng avocat de Paul Mwilambwe Londe, colère du barreau de Dakar et même du Procureur Sénégalais. Aujourd'hui voir cet avocat de Me Mukendi Wa Mulumba s'éloigner de la vérité des urnes pour défendre l'imposture parce que c'est son neveu qui est tricheur et fraudeur...Quoi dire ?

La justice, pilier ou béquille de la démocratie ? La justice est un pouvoir de la démocratie ! La justice est une institution qui veille au respect des lois et préserve les droits de chacun. Elle fait partie de l'État : c'est le pouvoir judiciaire. La première fonction de la justice est de faire en sorte que tout le monde respecte le droit. Ainsi, la justice protège les citoyens d'un éventuel trouble et empêche qu'on porte atteinte à leurs droits. Parfois elle met le droit en oeuvre pour protéger directement certains citoyens. La justice est aussi là pour décider et mettre fin à des conflits dans différents domaines : les relations entre les personnes dans la famille ou au travail, le logement et les relations de voisinage, la consommation. Quand les gens ne s'entendent plus assez pour régler une dispute, c'est à la justice d'intervenir. La justice sanctionne aussi les comportements interdits. En France, seules les infractions prévues par la loi et rassemblées dans le Code pénal sont répréhensibles. Les sanctions qu’elles entraînent sont différentes en fonction de l'importance de l'infraction (contravention, délit, crime).

La légitimité du pouvoir en France repose sur le suffrage universel. Les juges sont-élus ? La réponse est négative. Le suffrage universel repose sur le fait majoritaire. Il est adapté pour les pouvoirs exécutif et parlementaire : on choisit un projet politique contre un autre pour gouverner le pays à court-moyen terme, le projet choisi est celui qui recueille le plus de suffrages – celui de la majorité. Mais il existe aussi des « valeurs d’arrière-plan » selon la formule du philosophe Paul Ricœur, qui réunissent l’ensemble d’une communauté nationale sur le long-terme, au-delà des clivages politiques. C’est le cas des principes et des institutions reconnus par la Constitution. Parmi ces institutions constitutionnelles, il y a la justice : elle juge « au nom du peuple français », pas au nom d’une majorité politique ; elle est garante des libertés individuelles de tous les citoyens. La légitimité de la justice repose donc sur l’ensemble du peuple français et non de sa majorité.

Qu'en est-il de la République démocratique du Congo ? Les trois photos des juges blues godillots qui prêtent serment devant le barbu de Kingakati, qui lui même est illégitime pose problème. La Cour Constitutionnelle dit-elle le droit ou la politique ? Le 11 mai 2016, la Cour Constitutionnelle avait autorisé Alias Joseph Kabila à rester en fonctions au-delà du terme de son mandat, fin 2016, si l'élection présidentielle censée avoir lieu n'était pas organisée. Siégeant à Kinshasa, la Cour constitutionnelle a donné raison à la majorité présidentielle qui l'avait saisie pour une requête en interprétation afin de statuer sur le sort du président dans le cas hautement probable d'un report de l'élection présidentielle censée avoir lieu au second semestre. "Suivant le principe de la continuité de l'Etat et pour éviter le vide à la tête de l'Etat, le président actuel reste en fonctions jusqu'à l'installation du nouveau président élu", avait indiqué l'arrêt rendu par la Cour.

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RDC: Président Martin Fayulu, c'est quoi un bon gouvernement ?

Martin Fayulu, Président du peuple congolais !

La victoire écrasante de Martin Fayulu, Président de la République ÉLU est incommensurable, sur Félix Tshilombo Bizimungu, le petit président choisi et NOMMÉ par le régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Kabila et ses apparatchiks corrompus, ainsi que sur Emmanuel Ramazany Shadary qui depuis son échec est aphone. Le fauteuil présidentiel du palais de la Nation revient à Martin Fayulu, pas à un imposteur et vrai "dauphin" de la dictature sanguinaire qui sévit au Congo-Kinshasa. Votre présidence volée sera défendue par plus d'un Congolais qui a pris conscience : Qui vole un œuf, vole un bœuf ! Voler l'élection présidentielle, c'est voler le rêve et l'espoir de tout un peuple. Et personne en toute conscience n'accepte cela. Vous le soldat du peuple, sachez que votre armée est constituée de 80 millions de Congolais et 10 millions de la diaspora congolaise à travers le monde ! Ceux qui soutiennent l'imposture qui s'organisent contre votre élection, sont minimes ! Vous n'avez pas un mot d'ordre à donner, pour défendre la vérité des urnes, le peuple est debout !

Monsieur le Président Martin Fayulu, Gouverner est un art pour lequel il faut, au départ, une vocation et, ensuite du talent. Mais qui est habilité à reconnaître cette vocation et ce talent à l'homme politique, où à les lui dénier ? Constatons, qu'après de millénaires de vie en société, il n'y a toujours pas "d'exercice illégal de la politique", de sorte que c'est l'un des métiers où l'on peut continuer à sévir sans vocation, sans talent et sans avoir appris. On finit par être expulsé, mais après avoir occasionné de considérables dégâts. Bien gouverner est donc terriblement difficile. Ce qu'il est nettement moins, c'est de dire ce qu'est un bon gouvernement, celui que la majorité des citoyens Congolais, une fois au palais de la Nation à Kinshasa.

1. Un bon gouvernement, plus exactement un bon système de gouvernement est celui qui, sur le plan extérieur, vise-et obtient-que le pays dont il a la charge soit le moins dépendant possible des autres, et, en tout cas, à bonne distance des grandes puissances, hors du tourbillon de leurs rivalités pour ne pas en être le jouet. Le contrat léonin chinois du régime d'Alias Kabila (2008) pour soit disant réaliser les 5 chantiers invisibles. L’accord-prêt signé entre la République Populaire de Chine et la République Démocratique du Congo, sa nature particulière et son ampleur (quelques 8.5 milliards de dollars), minerais pour la Chine contre infrastructures pour la RDC, est une escroquerie. Où sont des autoroutes promises par des Chinois ? Où sont des rails de trains ? L'exploitation des ressources naturelles congolaises ne doivent en aucun cas hypothéquer l'avenir de toute une nation. Le bien être des congolais ( salaire équitable, soins de santé , sécurité sociale, éducation des enfants, paiement décent des fonctionnaires... sont autant de défis que les fameuses autoroutes chinoises invisibles sur le sol congolais. En plus, le besoin du peuple congolais n'est pas d'abord que militaire. Le peuple congolais veut vivre en paix dans son pays. Vendre l'uranium congolais aux pays indexés par l'ONU: Iran, Corée du Nord,... comme l'a fait le régime de Kinshasa qui sévit en toute illégitimité ne peut qu'apporter des ennuis au pays. Donc, ayant préservé autant que faire se peut sa liberté d'action, ce qui requiert une sage politique économique, condition de l'indépendance financière, ce bon gouvernement veillera à vivre en bon terme avec ses voisins et s’intégrera dans les organisations de sa région et du monde qui partagent les valeurs de la paix, de la démocratie et qui respectent les valeurs ancestrales et historiques de chaque pays. Pour survivre la République démocratique du Congo qui ne changera pas d'adresse tous les quatre matins, placé au cœur de l'Afrique, elle est contrainte de vivre en bon terme avec ses neuf voisins, tout en faisant respecter son peuple et ses frontières. La situation actuelle où deux dictateurs Rwandais et Ougandais: Paul Kagamé et Youweri Museveni donnent des instructions au petit barbu de Kingakati est inacceptable et inadmissible.

2. Sur le plan intérieur, le plus important, un bon gouvernement se reconnait à deux signes principaux:

a. Combien de prisonniers politiques ? Depuis combien de temps ? Ayant peu de cadres, un bon gouvernement ne les met pas en prison; il ne les force pas à l'exil, ni intérieur ni extérieur. Il les utilise tous le mieux possible, selon leur compétence, sans trop tenir compte de leur appartenance ethnique ou de leur couleur politique. Dès lors que, à l'inverse, un régime paralyse, emprisonne ou exile une partie des cadres de son pays, c'est un mauvais pouvoir et il va à l'échec. Si, dans un pays, les prisonniers politiques se comptent par dizaines ou centaines, s'ils sont maintenus en prison de manière durable (le cas d'Eugène Diomi Ndongala, Eddy Kapend et tous les prévenus de l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila, les ex-Faz de Mobutu...sont symptomatiques), quelles que soient les circonstances ou les excuses, le régime est mauvais. D'autant que, immanquablement, s'y ajoutent l'assassinat politique et la torture, l'hypertrophie des services spéciaux et secrets, celle de toutes les formes de police qui s'arrogent progressivement des pouvoirs exorbitants. Au détriment des citoyens, de la justice, de tout débat d'idées, sans parler de la démocratie.

b. Qui est au service de qui ? Le second critère qui, permet de classer sans grande difficulté un gouvernement et le système qu'il a mis en place parmi les bons ou dans les mauvais, est bien connu des diplomates et des journalistes. Lorsque les uns ou les autres arrivent dans un pays, et avant d'approfondir l'investigation, ils observent les gens qui ont un pouvoir politique, économique ou même administratif, grand, petit ou moyen. Cela va du ministre à son chauffeur, en passant par le chef de service, le douanier, le policier...: leur a-t-on inculqué qu'ils servent le citoyen et s'assure-t-on qu'ils sont toujours dans cet état d'esprit ? Ou bien sont-ils portés à se servir et à opprimer, sans d'ailleurs en être bien conscients ? Dans le premier cas seulement, le gouvernement qu'ils servent est bon ou assez bon.

3. Au-delà du constatable et de l'instantané, le gouvernement est celui qui prenant la mesure du retard accumulé, fait le choix stratégique de "réveiller" la communauté dont il a la charge, et de la conduire à la modernité et le progrès. Mais il le fait avec précaution, c'est-à-dire : De manière progressive, sans brusquerie ni brutalité, " en laissant au temps le temps " et aux gens, la possibilité de s'adapter.

Par le changement des conditions de vie-santé (30% des congolais souffrent de la malnutrition), nourriture, logement - et des mentalités par l'éducation, l'incitation au travail et à la productivité (80% des congolais sont chômeurs !). Il faut former les Congolais à travailler pour le pays, avec des mesures incitatives, vous qui avez l'expertise d'une grande entreprise américaine, vous y arriverez.

Le bon gouvernement est facile à dire, mais bien difficile à faire. C'est pourquoi tant d'opportunistes et des prévaricateurs souvent sans talent prétendent gouverner la République Démocratique du Congo et c'est pourquoi peu d'entre eux sont dignes du label de professionnels du pouvoir, de bons gouvernants.

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mardi 15 janvier 2019

Lettre aux Français d'Emmanuel Macron !

Emmanuel Macron écrit à ses compatriotes

Près de deux mois après le début du mouvement de contestation sociale des « gilets jaunes », la « lettre aux Français » d’Emmanuel Macron, rendue publique par l’Elysée dimanche 13 janvier, a pour but de cadrer les enjeux du « grand débat national », voulu par le président, qui doit s’ouvrir mardi

Lettre aux Français

Chères Françaises, chers Français, mes chers compatriotes,

Dans une période d’interrogations et d’incertitudes comme celle que nous traversons, nous devons nous rappeler qui nous sommes. La France n’est pas un pays comme les autres. Le sens des injustices y est plus vif qu’ailleurs. L’exigence d’entraide et de solidarité plus forte.

Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. Chez nous, un grand nombre de citoyens paie un impôt sur le revenu, parfois lourd, qui réduit les inégalités. Chez nous, l’éducation, la santé, la sécurité, la justice sont accessibles à tous indépendamment de la situation et de la fortune. Les aléas de la vie, comme le chômage, peuvent être surmontés, grâce à l’effort partagé par tous. C’est pourquoi la France est, de toutes les nations, une des plus fraternelles et des plus égalitaires. C’est aussi une des plus libres, puisque chacun est protégé dans ses droits et dans sa liberté d’opinion, de conscience, de croyance ou de philosophie.

Et chaque citoyen a le droit de choisir celles et ceux qui porteront sa voix dans la conduite du pays, dans la conception des lois, dans les grandes décisions à prendre.

Chacun partage le destin des autres et chacun est appelé à décider du destin de tous : c’est tout cela, la nation française. Comment ne pas éprouver la fierté d’être Français ?

Je sais, bien sûr, que certains d’entre nous sont aujourd’hui insatisfaits ou en colère. Parce que les impôts sont pour eux trop élevés, les services publics trop éloignés, parce que les salaires sont trop faibles pour que certains puissent vivre dignement du fruit de leur travail, parce que notre pays n’offre pas les mêmes chances de réussir selon le lieu ou la famille d’où l’on vient. Tous voudraient un pays plus prospère et une société plus juste.

Cette impatience, je la partage. La société que nous voulons est une société dans laquelle pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d’effort et de travail.

En France, mais aussi en Europe et dans le monde, non seulement une grande inquiétude, mais aussi un grand trouble ont gagné les esprits. Il nous faut y répondre par des idées claires.

Mais il y a pour cela une condition : n’accepter aucune forme de violence. Je n’accepte pas, et n’ai pas le droit d’accepter la pression et l’insulte, par exemple sur les élus du peuple, je n’accepte pas et n’ai pas le droit d’accepter la mise en accusation générale, par exemple des médias, des journalistes, des institutions et des fonctionnaires. Si tout le monde agresse tout le monde, la société se défait !

Afin que les espérances dominent les peurs, il est nécessaire et légitime que nous nous reposions ensemble les grandes questions de notre avenir. C’est pourquoi j’ai proposé et je lance aujourd’hui un grand débat national qui se déroulera jusqu’au 15 mars prochain.

Depuis quelques semaines, de nombreux maires ont ouvert leurs mairies pour que vous puissiez y exprimer vos attentes. J’ai eu de nombreux retours que j’ai pu prendre en compte. Nous allons désormais entrer dans une phase plus ample et vous pourrez participer à des débats près de chez vous ou vous exprimer sur internet pour faire valoir vos propositions et vos idées. Dans l’Hexagone, outre-mer et auprès des Français résidant à l’étranger. Dans les villages, les bourgs, les quartiers, à l’initiative des maires, des élus, des responsables associatifs, ou de simples citoyens… Dans les assemblées parlementaires comme régionales ou départementales.

Les maires auront un rôle essentiel car ils sont vos élus et donc l’intermédiaire légitime de l’expression des citoyens.

Pour moi, il n’y a pas de questions interdites. Nous ne serons pas d’accord sur tout, c’est normal, c’est la démocratie. Mais au moins montrerons-nous que nous sommes un peuple qui n’a pas peur de parler, d’échanger, de débattre. Et peut-être découvrirons-nous que nous pouvons tomber d’accord, majoritairement, au-delà de nos préférences, plus souvent qu’on ne le croit.

Je n’ai pas oublié que j’ai été élu sur un projet, sur de grandes orientations auxquelles je demeure fidèle. Je pense toujours qu’il faut rendre à la France sa prospérité pour qu’elle puisse être généreuse, car l’un va avec l’autre. Je pense toujours que la lutte contre le chômage doit être notre grande priorité, et que l’emploi se crée avant tout dans les entreprises, qu’il faut donc leur donner les moyens de se développer. Je pense toujours qu’il faut rebâtir une école de la confiance, un système social rénové pour mieux protéger les Français et réduire les inégalités à la racine. Je pense toujours que l’épuisement des ressources naturelles et le dérèglement climatique nous obligent à repenser notre modèle de développement. Nous devons inventer un projet productif, social, éducatif, environnemental et européen nouveau, plus juste et plus efficace. Sur ces grandes orientations, ma détermination n’a pas changé.

Mais je pense aussi que de ce débat peut sortir une clarification de notre projet national et européen, de nouvelles manières d’envisager l’avenir, de nouvelles idées.

À ce débat, je souhaite que le plus grand nombre de Français, le plus grand nombre d’entre nous, puisse participer.

Ce débat devra répondre à des questions essentielles qui ont émergé ces dernières semaines. C’est pourquoi, avec le Gouvernement, nous avons retenu quatre grands thèmes qui couvrent beaucoup des grands enjeux de la nation : la fiscalité et les dépenses publiques, l’organisation de l’Etat et des services publics, la transition écologique, la démocratie et la citoyenneté. Sur chacun de ces thèmes, des propositions, des questions sont d’ores et déjà exprimées. Je souhaite en formuler quelques-unes qui n’épuisent pas le débat mais me semblent au cœur de nos interrogations.

Le premier sujet porte sur nos impôts, nos dépenses et l’action publique. L’impôt est au cœur de notre solidarité nationale. C’est lui qui finance nos services publics. Il vient rémunérer les professeurs, pompiers, policiers, militaires, magistrats, infirmières et tous les fonctionnaires qui œuvrent à votre service. Il permet de verser aux plus fragiles des prestations sociales mais aussi de financer certains grands projets d’avenir, notre recherche, notre culture, ou d’entretenir nos infrastructures. C’est aussi l’impôt qui permet de régler les intérêts de la dette très importante que notre pays a contractée au fil du temps.

Mais l’impôt, lorsqu’il est trop élevé, prive notre économie des ressources qui pourraient utilement s’investir dans les entreprises, créant ainsi de l’emploi et de la croissance. Et il prive les travailleurs du fruit de leurs efforts. Nous ne reviendrons pas sur les mesures que nous avons prises pour corriger cela afin d’encourager l’investissement et faire que le travail paie davantage. Elles viennent d’être votées et commencent à peine à livrer leurs effets. Le Parlement les évaluera de manière transparente et avec le recul indispensable. Nous devons en revanche nous interroger pour aller plus loin.

Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?

Nous ne pouvons, quoi qu’il en soit, poursuivre les baisses d’impôt sans baisser le niveau global de notre dépense publique. Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?

Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? A l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?

Notre modèle social est aussi mis en cause. Certains le jugent insuffisant, d’autres trop cher en raison des cotisations qu’ils paient. L’efficacité de la formation comme des services de l’emploi est souvent critiquée. Le gouvernement a commencé à y répondre, après de larges concertations, à travers une stratégie pour notre santé, pour lutter contre la pauvreté, et pour lutter contre le chômage.

Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?

Le deuxième sujet sur lequel nous devons prendre des décisions, c’est l’organisation de l’Etat et des collectivités publiques. Les services publics ont un coût, mais ils sont vitaux : école, police, armée, hôpitaux, tribunaux sont indispensables à notre cohésion sociale. Y a-t-il trop d’échelons administratifs ou de niveaux de collectivités locales ? Faut-il renforcer la décentralisation et donner plus de pouvoir de décision et d’action au plus près des citoyens ? A quels niveaux et pour quels services ?

Comment voudriez-vous que l’Etat soit organisé et comment peut-il améliorer son action ? Faut-il revoir le fonctionnement de l’administration et comment ?

Comment l’Etat et les collectivités locales peuvent-ils s’améliorer pour mieux répondre aux défis de nos territoires les plus en difficulté et que proposez-vous ?

La transition écologique est le troisième thème, essentiel à notre avenir. Je me suis engagé sur des objectifs de préservation de la biodiversité et de lutte contre le réchauffement climatique et la pollution de l’air. Aujourd’hui personne ne conteste l’impérieuse nécessité d’agir vite. Plus nous tardons à nous remettre en cause, plus ces transformations seront douloureuses.

Faire la transition écologique permet de réduire les dépenses contraintes des ménages en carburant, en chauffage, en gestion des déchets et en transports. Mais pour réussir cette transition, il faut investir massivement et accompagner nos concitoyens les plus modestes.

Une solidarité nationale est nécessaire pour que tous les Français puissent y parvenir.

Comment finance-t-on la transition écologique : par l’impôt, par les taxes et qui doit être concerné en priorité ?

Comment rend-on les solutions concrètes accessibles à tous, par exemple pour remplacer sa vieille chaudière ou sa vieille voiture ? Quelles sont les solutions les plus simples et les plus supportables sur un plan financier ?

Quelles sont les solutions pour se déplacer, se loger, se chauffer, se nourrir qui doivent être conçues plutôt au niveau local que national ? Quelles propositions concrètes feriez-vous pour accélérer notre transition environnementale ?

La question de la biodiversité se pose aussi à nous tous.

Comment devons-nous garantir scientifiquement les choix que nous devons faire à cet égard ? Comment faire partager ces choix à l’échelon européen et international pour que nos producteurs ne soient pas pénalisés par rapport à leurs concurrents étrangers ?

Enfin, il est évident que la période que notre pays traverse montre qu’il nous faut redonner plus de force à la démocratie et la citoyenneté. Être citoyen, c’est contribuer à décider de l’avenir du pays par l’élection de représentants à l’échelon local, national ou européen. Ce système de représentation est le socle de notre République, mais il doit être amélioré car beaucoup ne se sentent pas représentés à l’issue des élections.

Faut-il reconnaître le vote blanc ? Faut-il rendre le vote obligatoire ?

Quelle est la bonne dose de proportionnelle aux élections législatives pour une représentation plus juste de tous les projets politiques?

Faut-il, et dans quelles proportions, limiter le nombre de parlementaires ou autres catégories d’élus ?

Quel rôle nos assemblées, dont le Sénat et le Conseil Economique, Social et Environnemental doivent-elles jouer pour représenter nos territoires et la société civile ? Faut-il les transformer et comment ?

En outre, une grande démocratie comme la France doit être en mesure d’écouter plus souvent la voix de ses citoyens. Quelles évolutions souhaitez-vous pour rendre la participation citoyenne plus active, la démocratie plus participative ?

Faut-il associer davantage et directement des citoyens non élus, par exemple tirés au sort, à la décision publique ?

Faut-il accroître le recours aux référendums et qui doit en avoir l’initiative ?

La citoyenneté, c’est aussi le fait de vivre ensemble.

Notre pays a toujours su accueillir ceux qui ont fui les guerres, les persécutions et ont cherché refuge sur notre sol : c’est le devoir de l’asile, qui ne saurait être remis en cause. Notre communauté nationale s’est aussi toujours ouverte à ceux qui, nés ailleurs, ont fait le choix de la France, à la recherche d’un avenir meilleur : c’est comme cela qu’elle s’est aussi construite. Or, cette tradition est aujourd’hui bousculée par des tensions et des doutes liés à l’immigration et aux défaillances de notre système d’intégration.

Que proposez-vous pour améliorer l’intégration dans notre Nation ? En matière d’immigration, une fois nos obligations d’asile remplies, souhaitez-vous que nous puissions nous fixer des objectifs annuels définis par le Parlement ? Que proposez-vous afin de répondre à ce défi qui va durer ?

La question de la laïcité est toujours en France sujet d’importants débats. La laïcité est la valeur primordiale pour que puissent vivre ensemble, en bonne intelligence et harmonie, des convictions différentes, religieuses ou philosophiques. Elle est synonyme de liberté parce qu’elle permet à chacun de vivre selon ses choix.

Comment renforcer les principes de la laïcité française, dans le rapport entre l’Etat et les religions de notre pays ? Comment garantir le respect par tous de la compréhension réciproque et des valeurs intangibles de la République ?

Dans les semaines qui viennent, je vous invite à débattre pour répondre à ces questions déterminantes pour l’avenir de notre nation. Je souhaite aussi que vous puissiez, au-delà de ces sujets que je vous propose, évoquer n’importe quel sujet concret dont vous auriez l’impression qu’il pourrait améliorer votre existence au quotidien.

Ce débat est une initiative inédite dont j’ai la ferme volonté de tirer toutes les conclusions. Ce n’est ni une élection, ni un référendum. C’est votre expression personnelle, correspondant à votre histoire, à vos opinions, à vos priorités, qui est ici requise, sans distinction d’âge ni de condition sociale. C’est, je crois, un grand pas en avant pour notre République que de consulter ainsi ses citoyens. Pour garantir votre liberté de parole, je veux que cette consultation soit organisée en toute indépendance, et soit encadrée par toutes les garanties de loyauté et de transparence.

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lundi 14 janvier 2019

RDC: Lettre de Patrick Mbeko à Martin Fayulu, Président du peuple congolais !

Martin Fayulu, le Président du peuple !

Droit dans ses bottes avec son intelligence éclectique et ses convictions bien trempées, notre compatriote Patrick Mbeko est écrivain et essayiste, spécialiste de géopolitique. Politologue aguerri sur la RDC et spécialiste des enjeux géopolitiques de la région des Grands Lacs Africains, il est auteur de plusieurs ouvrages dont "Le Canada dans les guerres en Afrique centrale" en 2012 et "Stratégie du chaos et du mensonge : Poker menteur dans l’Afrique des Grands Lacs" en 2014 (co-écrit avec Honoré Ngbanda Nzambo). Son dernier livre "Objectif Kadhafi" est, publié en 2016, aux éditions Libre-Pensée. La victoire qu'Alias Kabila veut voler n’est pas celle de Martin Fayulu, mais plutôt de chaque Congolais qui a exprimé son choix le 30 décembre 2018! Corneille Nangaa de la CENI est le briseur de rêve, tandis que qu'Alias Kabila après 18 ans d'imposture, d'occupation, d'usurpation et de prédation sur le trône du Congo, est le voleur du rêve du peuple congolais qui espère un pays plus beau qu'avant chanté dans le Debout Congolais, l'hymne national. Félix Tshilombo, le petit président choisi et nommé, pour avoir négocié d'être nommé, est un traître qui a trahi et poignardé la jeune démocratie fragile en République démocratique du Congo ! La lettre à Martin Fayulu et suivi de l'article de Patrick Mbelo: Les Tshisekedi et la trahison de la RDC : une histoire ancienne

Patrick Mbelo

Les extrémistes Bena Mpuka, Talibans, Nazis, Fachos, Ethno-Tribalistes de l'Udps ont la mauvaise habitude de s'enflammer sur les articles sans concession de Patrick Mbelo sur sa page Facebook. Stoïque, Mbelo termine ses articles avec son verre de lait Nsambarisé !

Cher Martin Fayulu Madidi,

Je n’ai jamais été un partisan des élections dans un pays occupé et sous-tutelle. Je n’ai jamais cru en la nécessité d’organiser des élections dans un État failli. Vous savez aussi bien que moi que la République à démocratiser du Congo (RDC) ne réunit pas les conditions requises pour pouvoir organiser des élections crédibles et transparentes. Vous savez aussi bien que moi et tant d’autres compatriotes que les élections auxquelles vous venez de prendre part sont des élections piège-à-con. Nous vous avons pourtant prévenu, mais vous n’avez pas voulu nous écouter. Vous avez refusé d’entendre raison malgré les expériences passées de 2006 et 2011.

Vous avez cru que vous pouvez mettre fin à la Kabilie en jouant selon les règles de la Kabilie dans un système totalement contrôlé par Kabila. Vous avez cru à tort que vous pouvez répéter les mêmes erreurs du passé en arrivant à des résultats différents. C’est ce qu’Albert Einstein a qualifié de « folie ».

Vous avez joué et vous avez perdu. Mais heureusement pour vous, le peuple congolais, qui a cru en vous, lui, refuse de s’avouer vaincu. Il est allé à votre rencontre durant la campagne électorale; vous, qui disait-on alors, n’avez aucune «base»; il a crié votre nom à tue-tête alors que vous étiez jusqu’au début de la campagne peu connu de la scène politique nationale ; il a rejeté les opposants de la compromission et de la traitrise et au final il vous a choisi.

Oui, nous savons tous que c’est vous qui avez été plébiscité par les mères de Lubumbashi, les pères de l’Équateur, les jeunes du Kongo central et j’en passe. Vous êtes le choix des Congolais. Le choix de ces millions d’hommes, de femmes et de jeunes gens qui ont bravé la pluie, attendu des heures devant les bureaux de vote pour sortir d’une machine venue d’on ne sait où un bulletin avec votre visage. Ne l’oubliez pas. Même si je n’ai pas voté comme le reste de la diaspora, même si je ne suis pas toujours d’accord avec vous sur un certain nombre de sujets, sachez que vous êtes désormais notre président. À moins que vous décidiez d’accepter l’inacceptable. Ce qui ne semble pas être une option pour vous.

Car voyez-vous, M. le Président, votre patron, le peuple congolais, attend de vous une action forte afin de lui redonner cette dignité qui lui a été retirée et confisquée par qui vous savez. Le peuple congolais a désormais le regard braqué vers vous. Vous lui avez présenté un programme politique durant la campagne électorale. Aujourd’hui, il vous demande de lancer un mot d’ordre. De dire juste un, deux ou trois mots…

Des mots qui sortiront, certes, d’une bouche humaine, mais qui résonneront sur les collines du Nord et du Sud-Kivu, qui ont vu défiler la douleur, l’horreur et la mort, avec une telle puissance que, je crois, ils redonneront le sourire et la joie à des millions de Congolais, après avoir bien entendu balayé définitivement les forces du statu quo et leurs alliés longtemps CACHés dans l’opposition.

Je suis conscient que la tâche qui vous attend est énorme. Vous avez en face de vous une monstrueuse tyrannie, sans égale dans les sombres et désolantes annales du crime. Mais sachez que vous n’êtes pas seul. Les Congolais sont à vos côtés et le seront. Pour paraphraser une célèbre phrase de l’ancien premier ministre britannique Winston Churchill, vous n’avez rien d’autre à offrir que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur.

Vous n’avez qu’un seul choix : engager le combat à tous les niveaux contre les forces du mal qui ont pris en otage le peuple congolais depuis maintenant 20 ans et qui s’apprêtent à prolonger ses souffrances à cause de certains de nos compatriotes avides de pouvoir. C’est une épreuve qui sera certainement douloureuse. Mais les Congolais conduits par vous en sortiront victorieux.

« Le peuple gagne toujours », dixit feu Rossy Mukendi.

Le peuple. Celui-là même, je répète, qui vous a choisi malgré les manigances de la CENI pour le conduire à la victoire. « La victoire à tout prix, disait Churchill, alors que les Panzers allemands commençaient à envahir la Belgique et la France. La victoire en dépit de la terreur, la victoire aussi long et dur que soit le chemin qui nous y mènera ; car sans victoire, il n’y a pas de survie ».

Que le Dieu que vous priez vous protège et que les ancêtres veillent sur cette terre que ce Très Haut leur a donnée et que eux nous ont léguée…

Patrick MBEKO

Journaliste d’enquête et auteur

Un amoureux du Congo et de son peuple.

Les Tshisekedi et la trahison de la RDC : une histoire ancienne

C’est une affaire de famille. En 2002, alors que le Rwanda propage la mort et la désolation à l’est de la RDC et que l’ONU publie son deuxième rapport sur le pillage des ressources naturelles du Congo par un « réseau d’élite » appartenant aux armées du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda, Étienne Tshisekedi se rend au Rwanda pour négocier le pouvoir avec l’homme fort du pays, Paul Kagame. À son retour au Congo, il conclut une alliance avec le RCD-Goma, « rébellion » créée de toute pièce et entretenue par Kigali. La suite on la connaît : il n’obtiendra rien, le Rwanda ayant propulsé Azarias Ruberwa, un Tutsi, à la vice-présidence de la République dans le gouvernement 1+4 de triste mémoire. Furieux, Étienne Tshisekedi décide de rompre avec le RCD-Goma, au grand dam de Ruberwa. Pour ramener l’opposant historique et président de l’UDPS à la raison, le Rwandais fait appel à Adolphe Onusumba, homme de main de Kagame au Congo et dont la tante serait mariée à un frère d’Étienne Tshisekedi. Mais ce dernier refuse la main tendue de son ancien allié, exigeant d’être nommé premier ministre avant d’amorcer toute négociation.

Pour Étienne Tshisekedi, c’est le pouvoir ou rien. Il a tout fait pour occuper la primature, en vain. Joseph Kabila lui a ravi un pouvoir qui lui revenait pourtant de droit suite à l’élection présidentielle de 2011. Souffrant, il ne peut continuer la lutte. C’est alors que le fils, Félix Tshilombo Tshisekedi, décide de reprendre le flambeau. À la différence du père, il n’est ni charismatique ni brillant. Intellectuellement inapte, il a juré de réussir où son père a échoué. Pour y arriver, il va directement négocier avec le régime honni de Joseph Kabila, qu’il prétend pourtant combattre. En 2015, les délégués de l’UDPS rencontrent secrètement les émissaires du pouvoir à Ibiza, Monaco et Paris. Il est question de partage du pouvoir dans un gouvernement d’union nationale. À la question de savoir si l’UDPS négocie en catimini avec la Kabilie, Félix nie avec véhémence. Septembre 2015, la vérité éclate au grand jour lorsqu’Étienne Tshisekedi demande aux délégués de l’UDPS « de quitter la table des négociations » avec le pouvoir. Les Congolais sont choqués; Félix est confus, mais tient bon.

En décembre 2016, alors que le mandat de Joseph Kabila tire à sa fin, Félix Tshisekedi, toujours déterminé à réussir où son père a échoué, décide d’amorcer une nouvelle phase de négociation avec le régime, en espérant être gratifié cette fois d’un poste à la primature. Joseph Kabila, qui a compris que le fils Tshisekedi est prêt à toutes les compromissions pour arriver à ses fins, va lui faire miroiter le poste de premier ministre en échange d’un accord politique qui lui permette de « glisser » au-delà de son mandat censé s’achever en décembre 2016. Le 31 décembre de la même année, l’accord du glissement de la Saint-Sylvestre est signé. Les Congolais sont outrés. Félix Tshisekedi, lui, se régale, persuadé d’occuper la primature dans les jours à venir. Seulement voilà : Joseph Kabila, qui a atteint son objectif, en plus d’être plus rusé que le cousin du diable, jette son dévolu sur une autre personne : Sami Badibanda, un proche de Félix. C’est le deuil à Limeté. L’UDPS est divisée. Félix Tshisekedi est inconsolable.

Mais déterminé à réussir où son père a échoué, Tshisekedi fils ne désespère pas pour autant, continuant d’entretenir des rapports pour le moins étranges avec le régime qu’il prétend combattre. À la mort de son père, en février 2017, il marchande le corps de ce dernier en échange d'une nomination à la primature. L’opinion publique est abasourdie. Même Joseph Kabila, habitué à tuer les Congolais et à les livrer aux marionnettes de Kigali qui opèrent à l’est, est outré et le chasse. Les relations avec le pouvoir sont rompues… jusqu’aux élections de décembre 2018 qui ont vu surgir, contre toute attente, un certain Martin Fayulu, pressenti pour devenir le prochain président de la République à démocratiser du Congo. Pour le pouvoir, qui est acculé au pied du mur, la solution s’appelle... Félix Tshisekedi. C'est la carte maîtresse, dit-on, à la Kabilie. À la MONUSCO et dans les chancelleries étrangères, les contacts entre CACH, la plateforme dirigée par Tshisekedi fils, et le pouvoir sont suivis de très près. Comme en 2002, 2015 et 2016, un Tshisekedi est prêt à toutes les compromissions pour trahir le peuple congolais afin d’atteindre un objectif qui fera par ailleurs la part belle aux ennemis de la République à démocratiser du Congo. Pour cela, il pourra toujours compter sur la base fanatisée et tribalisée de l’UDPS pour laquelle la tribu passe avant la patrie.

À Kingakati, où l'on craint un soulèvement populaire au cas où Martin Fayulu n'est pas déclaré vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre dernier, on rit à gorge déployé. Certains caciques du régime ont décidé de s'abandonner au Christ. Ne dit-on pas que la foi déplace les montagnes ? Comme pour dire que le nom Tshisekedi peut aussi faire des miracles et aider un régime honni et vacillant à se pérenniser contre la volonté de tout un peuple...

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dimanche 13 janvier 2019

RDC: 5 Fourberies de Corneille Nangaa au Conseil de sécurité de l'ONU!

Une vieille grande mère congolaise perdue face à la machine à voter

La majorité du peuple congolais aime la démocratie et aspire à la paix. Les voix du peuple congolais méritent le respect. Félix Tshilombo, président CHOISI et NOMMÉ, cela est un mépris pour notre peuple. Cela est inacceptable et inadmissible. Corneille Nangaa est un fieffé menteur, roublard et fourbe. En bon prestidigitateur Nangaa a cru embobiné les membres du Conseil de Sécurité de l'ONU, des diplomates chevronnés, à la réunion à huis-clos sur les résultats de l'élection présidentielle du 30 décembre dernier. Nangaa a été placé à la tête de la CENI pour organiser les élections apaisées, libres, démocratiques et transparentes et non pour raconter des histoires. Il n'est pas au dessus du peuple congolais, le souverain primaire mais à son service. Pourquoi cette arrogance qu'il affiche ? Corneille Nangaa doit redescendre sur son piédestal. Il y a toujours une différence entre la réalité et la vérité! Avec Corneille Nangaa, la vérité est qu'il y a eu des tripatouillages et hold-up électoral. La France, les Etats-Unis et le Royaume-Uni on suivi la recommandation de la CENCO: le recomptage des Procès verbaux ! La puissante organisation sous-régionale SADC, dans un communiqué de ce dimanche 13 janvier 2019, appelle au recomptage des voix de l’élection présidentielle en RDC. "La SADC a pris note des doutes très forts émis aussi bien par l’église catholique qui avait déployé 40000 observateurs, la coalition Lamuka que plusieurs autres mission d’observation et ainsi estime qu’un recomptage de voix serait nécessaire pour rassurer les gagnants et les perdants"

C’est l’unique démarche encore rationnelle et sensée pour assurer la crédibilité des élections et prévenir une crise de légitimité qui ne profiterait guère aux Congolais. Le gagnant ne peut que sortir grandi après avoir accepté le recomptage au nom de la vérité des urnes et du combat contre la dictature. Les Congolais doivent savoir que l'intégrité, la justice et la droiture n'ont pas des tribus, des politicailleurs ventriotes et corrompus ont assez jouer avec la République démocratique du Congo avec leurs mensonges, manipulation et manigances pour leurs propres intérêts ! Acheté, corrompu et enrichi par le régime dictatorial et terroriste d'Alias Kabila, Corneille Nangaa est un comédien qui joue une pièce tragique: vol des voix du peuple congolais, il avalise un hold-up électoral au profit d'un régime criminel, sanguinaire et terroriste. Corneille Nangaa va embraser le Congo. La révolte d'un peuple, c'est de la mayonnaise !

Corneille Nangaa est un pyromane placé chef des pompiers. Avec ses allumettes, il a perdu son âme, il est un homme perdu. Ses cafouillages sont forcément des tripatouillages! Avoir l'outrecuidance de mentir en direct aux membres du Conseil de Sécurité de l'ONU, ignorant que des diplomates chevronnés sont mieux informés et qu'ils connaissent mieux la République démocratique du Congo, c'est pire que de la folie. Réveil FM International sur 5 points mensongers de Corneille Nangaa à la réunion à huis-clos sur les

Malu Malu, abbé tricheur de l'élection Louis Michel 2006

1. Corneille Nangaa a osé déclarer au Conseil de Sécurité de l'ONU que la Conférence Épiscopale du Congo (CENCO) a protesté contre les résultats des élections Louis Michel 2006, contre les résultats de 2011 et elle conteste les résultats de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018 ! Pardieu, Corneille Nangaa vit sur quelle planète ? Depuis l'époque coloniale belge à aujourd'hui, l’Eglise catholique est la mieux implantée sur toute l'étendue de la RDC. Corneille Nangaa oublie que Malu Malu, le premier président de la Commission Électorale Nationale (CEI) était un abbé. C'est parce qu'il se transformait en abbé tricheur contre peuple que l'Eglise catholique avait haussé le ton. L'Eglise catholique en a payé le prix. Le Cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa a été empoisonné par le régime et en est mort.

Daniel Ngoyi Mulunda, pasteur fraudeur de l'élection de 2011

Les observateurs sont unanimes : les élections couplées, présidentielle et législative, de novembre 2011 en RDC ont été calamiteuses. Pires que celles de 2006. La Fondation Carter, la Commission européenne, les États-Unis, la France, la Belgique, la conférence épiscopale congolaise, les ONG de tous horizons se rejoignent pour déplorer les ratés de la première consultation organisée par les Congolais eux-mêmes - à la différence du scrutin du 2006, encadré par la communauté internationale, la MONUC (Mission des Nations Unies au Congo) et le CIAT (Comité International d’Accompagnement de la Transition). Leur emboîtant le pas, la presse occidentale à l’unisson a dénoncé le fiasco électoral, l’opacité des opérations de dépouillement mettant en cause la crédibilité des résultats. En novembre 2011, peut-on vraiment parler des élections avec des fraudes massives ? Daniel Ngoyi Mulunda n'est-il pas le pasteur fraudeur qui a reconnu après que c'est Etienne Tshisekedi qui avait gagné et non Alias Joseph Kabila.

Les observateurs de l'Eglise catholique sont des chrétiens et citoyens, ils sont ancrés dans la société congolaise

2. De quel droit Corneille Nangaa remet-il en cause le nombre de 40 850 observateurs catholiques dans des bureaux de votes ? Ceux qui vont à la messe le dimanche matin dans les paroisses catholiques, ce sont eux des citoyens électeurs, mais aussi des témoins des bureaux de vote. L'Eglise Catholique en RDC est la première puissance religieuse du pays. Elle est très influente, présente dans les coins et recoins de la République. Dans la vidéo de l'ONU que nous avons diffusé su Réveil FM International, Mgr. Marcel Utembi Tapa, Évêque de Kisangani parlant au nom de la Conférence Épiscopale du Congo (CENCO) avec les 15 membres de la plus haute instance de l'ONU a souhaité que "le Conseil de sécurité demande à la CENI la publication des procès-verbaux pour enlever les doutes et apaiser les esprits" (...) "Les résultats tels que publiés ne correspondent pas aux données collectées par la mission d'observation de la CENCO" (...). La CENCO a obtenu 40 850 accréditations, a-t-il assuré, précisant que les 1 776 observateurs formés dont l’accréditation a été rejetée ont tout de même pu mener des observations hors des bureaux de vote. Nangaa est tombé dans son propre piège. Il a cru les élections en RDC c'était son affaire. Mais les Congolais c'est une affaire du peuple Congolais. L'Eglise Catholique qui a vu comment les élections Louis Michel 2006 et celles de novembre 2011, ont été organisées, elle s'est préparée en connaissance de cause. Corneille Nangaa a publié des noms des élus alors que les bulletins de votes sont encore dans des bureaux de vote ! Corneille Nangaa est fomenteur du hold-up électoral. Le régime d'imposture coupe l'internet dans toute la République, la CENI a retiré des accréditations aux journalistes et Nangaa a proclamé les résultats des élections à 3h du matin, pendant que les Congolais dorment, cela veut dire quoi ? Comment Félix Tshisekedi, le Président Nommé par la CENI a moins des députés à l'Assemblée nationale ? Comment Martin Fayulu Président Élu (qui est second à l'élection présidentielle d'après la CENI) n'a aucun député élu ? Comment Emmanuel Ramazani Shadary qui a échoué donc troisième à l'élection présidentielle a plus de 350 députés ? Corneille Nangaa triche avec ses pieds !

Jeudi 13 décembre 2018, deux palettes attendent paisiblement le feu à côté des véhicules de la CENI calcinés

Jeudi 13 décembre 2018, des véhicules calcinés dans un entrepôt de la CENI...mais où sont des machines à voter brûlées ?

3. Pas un mot de Corneille Nangaa sur l'incendie de l'entrepôt de la CENI. L'incendie était-il criminel ou non ? Où en est l'enquête ? Corneille Nangaa a beaucoup blablater, se victimisant et victimisant la CENI, alors celle-ci à reçu une mission: organiser les élections apaisées, libres, démocratiques et transparentes. Or Le jeudi 13 décembre sur le coup de 2 heures du matin, un incendie embrase le dépôt de la Ceni situé sur l’avenue du Haut Commandement. Le bilan chiffré arrive très vite. Près de 8000 machines à voter sont détruites et un peu plus de 2000 sauvées. Un état des lieux précis et rapide qui pose question. L’opposition, elle, réclame une enquête internationale indépendante pour connaître l’origine de ce sinistre et, par la même occasion, le contenu de cet entrepôt. En effet, malgré les chiffres d’une précision digne de la Nasa sur les machines endommagées et celles qui ont pu être sauvées, aucun témoin n’a été autorisé à voir cette montagne de machines à voter détruites par les flammes. Pourtant, une semaine jour pour jour après cet incendie, Corneille Nangaa utilisera l’argument de ce qu’il qualifie de « malheureux incident » et la destruction des machines et des bulletins de vote pour justifier le report d’une semaine du scrutin. Depuis le 12 décembre, tous ceux qui connaissent un tantinet Kinshasa s’étonnent qu’un pareil incendie ait pu se développer sur une des avenues les plus sécurisées de la capitale, non loin du QG de Tango 4, du camp militaire Kokolo et des services d’incendie de la Monusco. Sans oublier que cet entrepôt devait certainement être sous la surveillance de gardiens qui ne se sont jamais exprimés.

4. La CENI avait annoncé des sanctions contre ses agents qui avaient participé notamment à l’enrôlement des mineurs. Où en est-on avec les enquêtes et sanctions ? Normalement une institution d'appui à la démocratie doit savoir rendre des comptes. Selon les statistiques présentées vendredi 6 avril 2018 par Corneille Nangaa, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), le fichier électoral comptait au total 40 287 385 électeurs. 5 381 763 doublons, c’est-à-dire des personnes qui se sont inscrites plusieurs fois, ont été radiés et de même que 902 290 mineurs. Les provinces de Sankuru, Tshuapa et Lomami détiennent le record de ces irrégularités... Pourquoi Corneille Nangaa n'a pas profité de l'occasion lui offert par le Conseil de Sécurité pour s'exprimer la dessus !

Des machines à voter ou machines à voler !

5. Seulement 10% de la population de la RDC a l'électricité ! Pourquoi avoir choisi des machines à voter ? La Corée du Sud avait officiellement mis en garde la CENI contre l'utilisation des "machines à voter" fabriquées par une firme coréenne, redoutant des conséquences négatives sur les élections du 23 décembre en République démocratique du Congo censées organiser le départ du président Alias Kabila. Séoul avait estimé que l'utilisation de ces machines "pourrait donner au gouvernement congolais un prétexte pour des résultats indésirables liés aux élections, notamment le retard additionnel de la tenue des élections, et aussi le danger de devenir une cible des critiques", avait écrit l'ambassade coréenne à Kinshasa soulignant exprimer la "position officielle du gouvernement" de Corée du Sud. Pourquoi Corneille Nangaa n'a jamais pris en compte les réticences coréennes ?

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RDC: Nomination de Félix Tshilombo comme président, Kagamé et Museveni à Kinshasa!

Le lundi 8 octobre 2018, Félix Tshilombo était à Kampala avec Yoweri Museveni, le dictateur Ougandais

A Réveil FM International notre position est claire, nous soutenons Martin Fayulu, le Président de la République élu. C'est lui qui a gagné l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Nous soutenons la vérité des urnes, comme dans toute démocratie. Nous le défendons pour son combat, la traçabilité de sa lutte, ses valeurs et convictions mais surtout pour son amour pour le Congo et du peuple Congolais. Nous ne soutenons aucune structure ni parti politique. A la question que nous posons... Le Tutsi Power vient-il de gagner encore une bataille ? Après l'assassinat de M'Zée Laurent-Désiré Kabila au palais de Marbre en 2001, après avoir réussi à catapulter Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale sur le trône du Congo accompagné des massacres, tueries, viols, pillages des ressources par la soldatesque rwandaise avec 12 millions des morts...Sur le compteur de la République démocratique du Congo, c'est 20 ans d'occupation Ougando-Rwandaise, 20 ans d'humiliations pour le peuple congolais, 20 ans de massacres, tueries, viols et vols de nos ressources ! Félix Tshilombo est parrainé par Paul Kagamé, Hitler Africain et dictateur Rwandais et Yoweri Museveni, dictateur Ougandais.

Le joufflu et roublard de Limeté, Félix Tshilombo est traitre et collabo !

Voilà que nous apprenons par nos sources, après avoir diviser le peuple congolais sur le faux résultat annoncé par la CENI que Paul Kagamé, Hilter Africain et dictateur rwandais ainsi que Yoweri Museveni, le dictateur Ougandais se préparent à venir à Kinshasa pour la NOMINATION de Félix Tshilombo en tant qu'imposteur-usurpateur-Président de l'Udps et putatif à la tête du Congo ! Et que sans tintamarres ni trompettes, des rwandais et Ougandais jubilent dans des chancelleries rwandaises et ougandaises pour cette nomination de Félix Tshilombo, leur beau-frère, en lieu et place de Martin Fayulu Président élu! Du Machiavel ! Félix Tshilombo le Bizimungu congolais n'est pas uniquement le bouclier d'Alias Kabila , il est surtout le masque de Paul Kagamé et Yoweri Museveni qui peuvent continuer leur occupation de manière officielle. Félix Tshilombo est du pain bénit pour les deux monstres dans les pays des Grands Lacs. Lorsque les Congolais de Beni-Butembo seront tués par la soldatesque rwandaise, que dira Félix Tshilombo ? Rien ! Si les Ougandais tuent notre peuple à Bunia, Félix Tshilombo aura-t-il un mot à dire ? Rien. Souvenons-nous ! Lors de l'arrivée de l'Afdl en 1997, pour masquer l'occupation Ougando-Burundo-Rwandaise, certains commentateurs avaient même parlé à l'époque de la victoire africaine contre la dictature de Mobutu. Lors de la prestation de serment de M'zée Laurent-Désiré Kabila, le 29 mai 1997 au stade des Martyrs, après s'être attribué pratiquement tous les pouvoirs - exécutif, législatif et militaire - par décret-loi, Félix Tshilombo le joufflu de Limeté se souvient-il que les deux agresseurs, pillards et receleurs de nos ressources: Paul Kagamé et Yoweri Museveni étaient présents à cette prestation de serment. On connait la suite.

Paul Kagamé, Hilter Africain et dictateur Rwandais !

Le Joufflu et roublard de Limeté, Félix Tshilombo ne connait pas l'histoire. L'important pour ce traître et collabo est qu'il est placé comme Président sans avoir été élu. Il n'est pas légitime. Sans légitimité Alias Kabila n'a jamais bien gouverné le Congo, c'est sera pareil pour Félix Tshilombo. Les Congolais ne sont pas dupes. Un Président élu parle au nom de son peuple ! Un président putatif nommé parle au nom de ses actionnaires. Le peuple congolais s'est battu et a empêché le troisième mandat d'Alias Kabila pour les élections libres, démocratiques et transparentes. Et surtout n'est plus avoir à la tête du Congo, un imposteur-usurpateur Made Alias Kabila! Félix Tshilombo est un imposteur-usurpateur Made Kigali-Kampala ! Le 30 juin 2010, le défilé du cinquantenaire de l'indépendance de notre pays a débuté avec deux heures de retard par le simple fait que Paul Kagamé, Hitler Africain et dictateur Rwandais n'était pas encore arrivé. Il était encore à Kigali pendant que les autres chefs d'Etats et le couple royal Belge étaient déjà à Kinshasa et il fallait donc l'attendre. Cet invité d'honneur encombrant aux mains ensanglantées du peuple congolais.

L'occupation Ougando-Rwandaise au Congo a donc des beaux jours devant elle ! A Nairobi, lors de l'accord de CACH, entre Félix Tshilombo et Vital Kamerhéon, à l'ambassade de la RDC, des conseillers rwandais et Ougandais étaient présents. Le projet de Tutsi Power, avec des gros moyens permettre au corrompu, collabo et traître Félix Tshilombo de récupérer auprès de lui Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba pour mieux casser la résistance congolaise qui s'organise contre l'imposture de leur garçon de course! Fort heureusement la RÉSISTANCE CONGOLAISE ne dépend d'aucun acteur politique ni politicailleur ventriote ! Les RÉSISTANTS CONGOLAIS se battent et luttent pour un Etat de droit et une vraie démocratie en RDC, ils s'organisent sans recevoir les ordres d'un Manitou !Avec Lamuka, Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba, Mbusa Nyamwisi ont rejoint le camp de la patrie. Libres à eux d'y demeurer ou de s'en éloigner. La libération du Congo ne dépend pas d'eux ! La libération du Congo dépend de chaque Congolais et Congolais qui a pris conscience que la République démocratique du Congo est sous occupation. Les Congolais qui font déjà des marches Anti-Tshilombo à Paris, Bruxelles sont des hommes et femmes convaincus pour la cause du Congo. Félix Tshilombo et ses rwandais arriveront-ils à ce qu'ils entrevoient d'isoler Martin Fayulu, le Président élu ? La base de Fayulu, c'est le peuple congolais dans sa diversité, avec 450 tribus et sa diaspora. C'est une force énorme que les Rwandais ne peuvent pas acheter. Tout Congolais n'est pas Félix Tshilombo, corrompu, traître et collabo !

La Cour Internationale de Justice à La Haye en Hollande

Le lundi 8 octobre 2018, comme beau-frère, Félix Tshilombo était en Ouganda pour rassurer Yoweri Museveni, le dictateur Ougandais qu'il fallait le soutenir à l'élection présidentielle pour enterrer le contentieux Congolo-Ougandais de 8 milliards USD. c’est en 2005 que la Cour internationale de justice (CIJ), basée à La Haye, a rendu son verdict dans l’affaire opposant la République démocratique du Congo (RDC) à l’Ouganda. Le plaignant, la RDC, accusait l’Ouganda d’avoir occupé son pays pendant cinq ans, de 1998 à 2003 et de s’y être livré à un pillage économique systématique. La RDC, qui exigeait de fait des dédommagements de près de 8 milliards USD, eu gain de cause. La CIJ a donné raison à la RDC, plaignante, en estimant que l’Ouganda était notamment responsable, entre août 1998 et juin 2003, de « l’occupation de l’Ituri », de « violation des lois internationales sur les droits de l’homme » en RDC, d' »usage illégal de la force », de « pillages et d’exploitation des ressources naturelles » de la RDC, selon l’arrêt rendu en audience publique à La Haye, où siège la CIJ. L’ex-Zaïre, riche en or, en diamant et en bois, a été le théâtre d’affrontements impliquant des rebelles, des factions locales, des tribus et des pays voisins, dont l’Ouganda, entre 1998 et 2003. Le Rwanda et l’Ouganda ont envahi la RDC après le soulèvement en 1998 de factions armées qui voulaient renverser l’ancien président Laurent Kabila, soutenu par la Namibie, l’Angola et le Zimbabwe. Un cessez-le-feu a été conclu en 1999, et les forces ougandaises ont quitté la RDC en 2002. Cette guerre a fait quatre millions de morts, pour la plupart victimes de famines et de maladies. La RDC a porté plainte en 1999 contre l’Ouganda auprès de la Cour internationale de justice, l’accusant de violations des droits de l’homme et d' »agression armée », et réclamant des dédommagements pour des actes de pillage et des destructions.

Si l'Ouganda a été condamné pour ses crimes au Congo, le Rwanda y a échappé. Félix Tshilombo est cette marionnette que Yoweri Museveni et Paul Kagame placent à la tête du Congo pour que l'occupation Ougando-Rwandaise ne soient plus jamais condamnés. Des crimes monstrueux sont commis en République démocratique du Congo, des pillages énormes...Paul Kagamé et Yoweri Museveni, sont des criminels receleurs et ce sont les deux dictateurs qui parrainent Félix Tshilombo !

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samedi 12 janvier 2019

RDC: Vidéo du Conseil de Sécurité de l'ONU sur les élections contestées de Nangaa!

Le Conseil de Sécurité de l'ONU

Martin Fayulu le vrai Président de la République et vainqueur de l'élection présidentielle du 30 décembre va-t-il être sacrifié au profit des intérêts particuliers ? Que valent les voix du peuple en République démocratique du Congo ? Félix Tshilombo, un président putatif, président nommé qui est devenu le bouclier d'Alias Kabila mesure-t-il toutes les conséquences de sa traîtrise du peuple congolais ? Les Bena Mpuka, Talibans, Nazis, Fachos et Ethno-tribalistes de l'Udps qui ont été victimes du régime terroriste de Kinshasa, se mettent à acclamer Alias Kabila et ses apparatchiks corrompus, n'est-ce pas le Congo à l'envers ? Nous sommes en plein syndrome de Stockholm où les Udpsiens et Udpsistes acclament leurs bourreaux du hier, puisque Félix Tshilombo, une étiquette est nommé Président ! Les Congolais sont-ils allés aux élections pour élire un président élu ou pour se voir imposer un président fantôme sans aucune attribution présidentielle ? Dans un scabreux deal, trois sorciers: Alias Kabila-Félix Tshilombo-Corneille Nangaa décident et amènent le peuple congolais à une cohabitation et une fausse transition négociée entre eux. Le hold-up électoral de Corneille Nangaa va embraser le Congo. Le joufflu et roublard de Limeté a un strapontin présidentiel. Félix Tshilombo s'assoit sur 12 millions des congolais morts pour rien. Il salit leur mémoire. Comme au Rwanda du dictateur Paul Kagamé, la RDC a son pasteur Bizimungu, c'est Félix Tshilombo ! La RDC a son Dmitri Medvedev en Russie de Poutine, c'est Félix Tshilombo !

C'est une réunion du Conseil de Sécurité de l'ONU, qui s'est tenu à huis-clos à New-York, vendredi 11 janvier, sur la publication des résultats de l'élection présidentielle en République démocratique du Congo. La Russie, la Chine et l’Afrique du Sud d’un côté ont salué ces élections et indiqué qu’il fallait en accepter les résultats. De l’autre, la France, la Belgique, les Etats Unis et le Royaume-Uni ont réclamé plus de transparence et appelé la commission électorale à transmettre les procès-verbaux et le résultat détaillé des présidentielles.

Plus incisive et extrêmement limpide "La France attend désormais la publication des résultats des élections législatives par la Céni ainsi que la compilation des procès-verbaux pour les élections provinciales et les résultats détaillés des élections présidentielles" a réclamé le diplomate français, François Delattre !

L'ambassadeur allemand Christoph Heusgen a demandé la pleine transparence de ces élections de la RDC.

Jonathan Cohen, ambassadeur américain adjoint a dit clairement: "Nous attendons de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et de la Conférence des Évêques du Congo (CENCO) davantage de données sur le dépouillement " ! La France, la Belgique, les Etats Unis et le Royaume-Uni ont réclamé plus de transparence et appelé la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) à transmettre les procès-verbaux et le résultat détaillé des élections présidentielles.

La Russie, la Chine et l’Afrique du Sud d’un côté ont salué ces élections et indiqué qu’il fallait en accepter les résultats.

Corneille Nangaa, corrompu par le régime Kabila a réussi à diviser y compris la communauté internationale ! En 18 ans de régime d'imposture, d'occupation et de prédation, Corneille Nangaa contribue avec ses élections contestées à faire douter de la démocratie, qui est le meilleur de respecter le peuple. Avec ses commissions sur les machines à voter, Corneille Nangaa est devenu l'un des hommes les plus riches du régime Alias Kabila. Il nargue tout le monde aujourd'hui, personne ne connait son sort du lendemain. Après avoir accompli sa mission celle de proclamer des faux résultats, de diviser le peuple congolais...le régime Alias Kabila qui repris le poil de la bête aura-t-il toujours besoin de lui ?

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RDC: Hold-up électoral, le Conseil de Sécurité de l'ONU exige le recomptage des procès verbaux !

Corneille Nangaa, un vrai fossoyeur des élections en RDC

Vivement la disparition de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) qui n'a rien d'une institution d'appui à la démocratie mais plutôt devenue une machine à fabriquer des imposteurs. De 2002 après le dialogue Inter-congolais à aujourd'hui, la CEI devenue CENI n'a jamais organisée des élections libres, démocratiques, transparentes et apaisées en République démocratique du Congo. Corneille Nangaa avec son sourire narquois est un Fossoyeur de la République. Les trois de faussaires: Alias Kabila, Corneille Nangaa et Félix Tshilombo dans leurs magouilles électorales vont embraser la République démocratique du Congo. Corneille est le Kamikaze du régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et ses apparatchiks. S'il était sage et intelligent, Corneille Nangaa aurait dû avouer sa forfaiture aux membres du Conseil de sécurité de l'ONU et de demander leurs protections.

Le Conseil de Sécurité de l'ONU-Archives

Dans ses petits souliers, fieffé menteur arrogant et orgueilleux, Corneille Nangaa, le Président de la fameuse CENI Le Président de la CENI, a reconnu devant le Conseil de sécurité que les élections n’ont pas pu être organisées dans "la perfection absolue", mais, à ses yeux, ce qui était important a été sauvegardé. Pour Corneille Nangaa, la CENI a travaillé dans des conditions difficiles mais "a fait ce qu’elle pouvait faire". "Trois scrutins le même jour dans un pays comme le nôtre : ça n’a pas été facile », a souligné le fossoyeur de la République, Corneille Nangaa mettant en garde contre la tendance à « vouloir réveiller les démons qui dorment ». L’essentiel aujourd’hui est que les résultats sont là, a-t-il dit. Ah bon ! Corneille Nangaa a oublié que Malu Malu, abbé tricheur lors de l'élection Louis Michel 2006, avait organisé les trois scrutins le même jour, également Daniel Ngoyi Mulunda, pasteur fraudeur lors de l'élection de novembre 2011. Il n'est pas le premier à organiser trois scrutins en un jour. Corneille Nangaa a l'outrecuidance de déclarer: L'essentiel aujourd'hui est que les résultats sont là ! Mais quels résultats? De la fraude et du hold-up ? En nommant Félix Tshilombo alors que c'est Martin Fayulu le Président élu ? Dans quels pays au monde proclame-t-on les résultats à 3h du matin? 10 jours après les élections, après avoir coupé l'internet dans tout le pays, refuser les accréditations aux journalistes et observateurs internationaux autres que ceux de la SADC ?

Des machines à voter sur un vélo !

Un piroguier avec sa machine à voter !

Corneille Nangaa, le bras séculier du régime d'Alias Kabila a la CENI oublie que la RDC a refusé l'aide internationale pour organiser de bonnes élections. Dans un pays où seulement 10 % de la population a de l'électricité, Corneille Nangaa contre la loi électorale de la CENI s'est acheté des machines à voter dont la majorité n'est même pas encore arrivée en République démocratique du Congo. Il a promis des avions , hélicoptères ...On a plutôt vu des machines à voter sur des pirogues, vélos, chez des particuliers...Nangaa propose 2 options : Annuler le scrutin ou accepter ce résultat. Si Félix a réellement gagné, vérifions ces Pvs bureau par bureau et passons à autres choses. Nous allons tous le féliciter et soutenir. C’est simple !

Suite à la réaction de la Conférence épiscopale, la CENI a adressé un courrier au Président de la CENCO pour réfuter les annonces précoces que celle-ci a faites concernant les tendances électorales et ses allusions au nom du gagnant de l’élection présidentielle. « La CENCO sera responsable de ce qui adviendra », a averti Nangaa, avant de rappeler qu’une dizaine d’organisations, avec 4. 000 observateurs accrédités par la CENI, ont observé ces élections. Le fourbe, roublard et requin a même eu l'audace d' appeler la communauté internationale à soutenir les nouvelles autorités, plutôt que de chercher dès à présent à les affaiblir alors que les résultats définitifs ne sont pas encore annoncés.

La CENCO réclame la publication des procès-verbaux pour chaque bureau de vote Facilitateur de l’Accord de la Saint Sylvestre du 31 décembre 2016 qui a ouvert la voie à l’organisation des élections en République démocratique du Congo , la CENCO a rappelé avoir pris part à l’observation des divers scrutins du 30 décembre dernier. S’exprimant au nom de la Conférence épiscopale, l’Abbé Otembi a indiqué que ses observateurs ont été présents dans tous les bureaux de vote du pays, assurant avoir obtenu 40.850 accréditations et précisant que les 1.776 observateurs formés et dont l’accréditation a été rejetée ont tout de même pu mener des observations hors des bureaux de vote.

Le représentant de la CENCO a dit que son organisme avait pris acte des résultats provisoires des élections. Cependant, a-t-il ajouté, l’analyse des éléments en sa possession lui font croire que les résultats de la présidentielle ne correspondent pas aux chiffres de ses observateurs. L’Abbé Otembi a appelé le Conseil de sécurité à être solidaire du peuple congolais, invitant ses membres à demander une publication des procès-verbaux pour chaque bureau de vote, afin que soient comparées les données des candidats avec celles de la CENI, et afin de lever tout doute et apaiser les esprits. En cas de contestation, la CENCO a souhaité que le Conseil de sécurité invite les parties à privilégier « la voie de la vérité et de la paix ».

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jeudi 10 janvier 2019

RDC: Insulte à la démocratie, Félix Tshilombo nommé Président !

Félix Tshilombo, imposteur, usurpateur, faussaire et vrai dauphin d'Alias Kabila

Valentin Mubake, ancien Tshisekediste-le père a eu raison de dire que "Le vrai dauphin de Kabila était dans l'opposition"! Jean-Yves Le Drian, ministre français des Affaires étrangères, a déclaré dans la matinée que les résultats des élections en République Démocratique du Congo ne semblent pas « conformes aux résultats que l'on a pu constater ici ou là ». Le président Martin Fayulu parle d’une grande escroquerie d’un hold-up électoral sur RFI : "Ridicules. Ces résultats n'ont rien à voir avec la vérité des urnes. C'est une vilaine escroquerie de M. Nangaa et de son camp politique. C'est un véritable putsch électoral, c'est incompréhensible. Je demande à la Cenco, à l'Eglise du christ au Congo, à la Symocel et à tous ceux qui ont observé les élections de me dire la vérité, de publier les résultats. (...) On a volé la victoire du peuple congolais et le peuple congolais n'acceptera jamais que sa victoire lui soit volée..

Tout congolais épris de paix est offusqué et révolté par la nomination d'un président non élu, en lieu et place de la vérité des urnes. Félix Tshilombo a fait un deal avec un odieux régime criminel et terroriste, se faisant nommé sans avoir gagné l'élection présidentielle en République démocratique du Congo, est un imposteur-Usurpateur et Faussaire ! Félix Tshilombo est le seul candidat que les observateurs de la Commission Électorale Nationale indépendante (CENI) ont ramassé 3 paquets de bulletins de vote avec son effigie du candidat N°20 à Bukavu dans le Sud-Kivu, supposée être la province de Vital Kamerhéon, son directeur de campagne. Combien des paquets ont contribué au bourrage des urnes pour Félix Tshilombo ? La CENI n'a jamais répondu aux vraies questions.

Un des trois paquets du bourrage des urnes pour Félix Tshilombo à Bukavu

A la différence d'Alias Kabila, arrivée au Congo en 1997 avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, il a été catapulté sur le trône du Congo par la mafia internationale pour mieux piller les ressources de la République démocratique du Congo, le tyran-dictateur a commis plusieurs crimes, massacres et tueries des populations civiles, y compris deux hold-up électoraux 2006 et 2011, Félix Tshilombo a une lourde responsabilité en tant que Fils du Congo. Bourricot, spécialiste es école buissonnière écumant tous les Nganda du quartier Matonge à Bruxelles, bagarreur de rue du type "Apolosa", Félix Alias Joseph Kabila et Félix Tshilombo viennent de voler la présidence de la République à Martin Fayulu, le vrai gagnant des élections du 30 décembre dernier. Les voleurs et sorciers opèrent la nuit. Alias Kabila qui a publiquement déclaré revenir en 2023 a placé une girouette Félix Tshilombo à la tête du Congo pour accomplir la mission de Tutsipower: imploser et accélérer la balkanisation ! Le décor était planté: les journalistes accrédités ont été convoqués vers 15h hier après midi et c'est à 3h du matin que Corneille Nangaa a publié ses faux résultats.

Un agent du régime entrain de coller l'affiche de Félix Tshilombo candidat N°20

La vérité des urnes doit aussi parler en République démocratique du Congo. Le peuple congolais ne se laissera pas faire avec ce troisième hold-up électoral d'Alias Kabila avec le masque Félix Tshilombo ! Dans quel pays normal publie t-on les résultats deux semaines après et très tard dans la nuit ? Emmanuel Shadary était le faux dauphin. Le vrai dauphin est Félix Tshilombo, un faux opposant qui a toujours léché dans l'assiette d'Alias Kabila. Sa déclaration alambiquée où il a déclaré qu'Alias Kabila assumera des responsabilités importantes dans la diplomatie après tous ces crimes commis au Congo...n'était pas une blague !

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mardi 8 janvier 2019

RDC: Martin Fayulu Président, Félix Tshilombo, le faussaire doit être invalidé !

Félix Tshilombo doit être invalidé ! Martin Fayulu est Président de la République démocratique du Congo. Ses avocats doivent saisir de toute urgence la Cour Constitutionnelle qui a laissé passer dans les mailles du filet, Félix Tshilombo candidat N°20 d'après la fameuse Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) bras séculier du régime d'imposture et d'occupation d'Alias Kabila qui refuse de partir. Les avocats du Président Fayulu doivent aussi intenter un procès contre Félix Tshilombo en Belgique. Depuis les élections chaotiques du 30 décembre dernier, Corneille Nangaa président de la CENI s'est lancé dans des tripatouillages des résultats pour soutenir Félix Tshilombo candidat du Cash au détriment du vrai gagnant Martin Fayulu, candidat Lamuka N°4. Dans la fraude de Félix Tshilombo, le régime de Kinshasa y est pour quelque chose. Valentin Mubake, un tshisekediste pur sang avait déclaré: "Le vrai dauphin d'Alias Kabila est dans l'opposition !"

Nous attendons les réactions et implications de nos jeunes patriotes de la Lucha de la RDC, Filimbi et tous les mouvements citoyens qui sont sensés balayer la médiocrité afin de constituer un Collectif qui devrait se rapprocher du Ministère de la Justice belge afin d'ouvrir une information judiciaire sur les nouveaux éléments qui viennent se greffer sur la candidature au Congo-Kinshasa de Félix Tshilombo. Nulle part dans le monde, on ne négocie les résultats d'élections avec une attente des résultants qui prend plusieurs jours. La CENI est cette femme qui refuse d'accoucher après deux ans d'illégitimité du régime de Kinshasa et trois reports successifs. Alors, elle doit accoucher de gré ou de force, avec césarienne et sans péridurale. Depuis l'avénement de l’indépendance, plusieurs alternances politiques en RDC qui distribuaient des cartes régionales partant de Joseph Kasa-Vubu (Congo-Central), Joséph Désiré Mobutu Sese Seko (Equateur), M'zée Laurent-Désiré Kabila (Katanga), Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale (Imposteur-Usurpateur-Rwando-Tanzanien), et aujourd'hui, une avons une alternance avec Martin Fayulu (Kinshasa-Bandundu). Tout en sachant que le cœur du Congo (Le Grand Kasaï) a occupé plusieurs fois le poste de Premier ministre depuis l'indépendance à nos jours. Personne ne s'est jamais plein de cette situation. Haro à la victimisation politique, chacun doit attendre son tour, issue des élections crédibles qui reflètent la justice et l'aspiration du peuple. En refusant des négociations au coin d'une table afin de contenter les uns et les autres. Selon toute évidence, au regard des PV que la CENCO en disposent sur le dépouillement de 70 % des bulletins de vote, l'écart du premier au second est irrattrapable. Martin Fayulu est Président de la République ! Que des avions militaires volent au dessus des citoyens pacifiques congolais pour les intimider, ceux-ci prennent l'engagement avec l'histoire de ne pas se laisser, voler leur victoire. D'après des sources concordantes qui nous parviennent Corneille Nangaa serait déterminé sous les injonctions de ses chefs d'à annoncer la victoire d'Emmanuel Shadary, candidat N°3, dauphin du régime qui par ailleurs est sanctionné l'Union européenne, des crimes dans le Kasaï et il est énormément dans l'assassinat de deux experts des Nations-Unies. Le journal belge "Le Soir" titrait ce matin: "Présidentielle au Congo : le diplôme belge de Félix Tshisekedi est un faux".

Et pourtant notre confrère et compatriote Roger Bongos-Afrique Rédaction, tel un "Bouledogue qui ne lâche rien" avait une longueur d'avance sur ses investigations documentées, le 4 septembre 2018 qui s'intitulait Médiapart: "Enquête exclusive avec preuve à l’appui : Faux diplômes de Félix Tshisekedi". Son article avait abouti à des conclusions très accablantes contre le faussaire de Félix Tshilombo. "Un consultant, un expert en matière électoral et en droit constitutionnel, nous a fait ses confidences sur le faux avéré de Félix Tshisekedi. L’expert en question, sans se fatiguer dans la gymnastique jurisprudentielle sur la loi électorale, en se référant seulement sur le paragraphe de la Commission électorale Nationale Indépendante, à propos de la fausse déclaration. Le candidat Félix Tshisekedi, n’a aucune chance de franchir le palier des candidats qui vont s’étriper pour la course à la magistrature suprême. Il termine en disant, dans un ton désespéré: “J’espère que la CENI ne franchira pas à son tour, le rubicon en nous servant ce faussaire indigeste sur un plateau d’argent...”

Roger Bongos, Rédacteur en chef d'Afrique Rédaction

Sous peine d’irrecevabilité, la déclaration de candidature est accompagnée des pièces suivantes, sans rature ni surcharge :

1.l’original de la lettre de consentement conforme au modèle fixé par la Commission électorale nationale indépendante signée par le candidat ;

2. une photocopie de la carte d’électeur;

3. une photocopie de l’acte de naissance ou de l’attestation de naissance;

4. une photocopie certifiée conforme du titre académique ou scolaire ou de l’attestation en tenant lieu, selon le cas ; 5. une ou des attestations justifiant d’une expérience professionnelle d’au moins cinq ans dans le domaine politique, administratif ou socioéconomique;

6. une fiche d’identité suivie d’un curriculum vitae détaillé, le tout se terminant par la formule « Je jure sur l’honneur que les renseignements ci-dessus sont sincères et exacts »;

7. quatre photos format passeport;

8. un symbole ou un logo du parti politique ou regroupement politique;

9. l’original de la lettre d’investiture du candidat par son parti politique ou son regroupement politique selon le modèle fixé par la Commission électorale nationale indépendante indiquant en outre et en ordre utile l’identité de ses deux suppléants;

10. une preuve de paiement des frais de dépôt de candidature exigés;

11. la preuve de la démission ou de la demande de mise en disponibilité, conformément à l’article 10 ci-dessus.

Félix Tshilombo pour avoir envoyé ses miliciens Talibans, Nazis, Fachos, Ethno-Tribalistes trquer et s'attaquer aux journalistes congolais de la diaspora, en prend pour son grade. On découvre que Félix Tshilombo n'a pas étudié ! "Un cours du soir de 2 heures chaque samedi pour obtenir un certificat d’AIDE COMPTABLE au bout de 2 ans, Félix Tshilombo en a été "Incapable". Des Congolais qui doutent appelez l’ICHEC "Cours du soir". Lorsque l'incapacitaire et fils à papa y est passé, ce n'était L’ICHEC des cours de la journée avec des professeurs d'université comme avec Jean-Pierre Bemba mais des cours du soir avec des professeurs m... En Belgique, les cours du soir ne sont pas reconnus par le Royaume de la Belgique et l’on ne peut jamais prolonger sa carte de séjour avec ces cours qualifiés de cours de promotion sociale" ! Donc Félix Tshilombo doit être probablement être Belge !

Roger Bongos, Rédacteur en chef d'Afrique Rédaction

La loi belge a beaucoup évolué. Dans les années 90 où Felix Tshilombo faisait l'école buissonnière à Matongé à Bruxelles et jouait à APOLOSA bagarreur de rue, les choses ont beaucoup changé. En 1991, on avait d'abord une carté de séjour d'une année. Jusqu'en décembre 1993, on accordait la résidence de 5 ans avec un timbre fiscal de 7 euros. . Après si on justifie la continuité de résidence en Belgique, les autorités belges, service d'Etat civil, proposait d'office la nationalité belge. En conséquence de cause, au regard de cette loi, Félix Tshilombo ayant vécu plus d'une trentaine d'années en Belgique serait de nationalité belge.

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vendredi 4 janvier 2019

RDC: L'Eglise Catholique seule à sauver le Congo !

Incroyable, seul Pol Pot et ses khmers rouges l’avaient fait avant lui. Alias Joseph Kabila a fait profaner des lieux sacrés de culte catholique, tuant des fidèles en pleine messe, lançant des gaz lacrymogènes dans des églises et une maternité tenue par des sœurs catholiques, intoxiquant des nourrissons prématurés, à Binza-Delvaux. Mieux le barbu de Kingakati, Alias Kabila a enfariné le pape François, après sa réception dans la bibliothèque du Vatican, le 26 septembre 2016 dernier. Il avait donné sa ferme parole au Saint-Père qu'il quitterait le pouvoir à la fin de son second mandat usurpé, le 19 décembre 2016 ! L'imposteur et usurpateur a floué l'Eglise catholique de la RDC, qui avait sauvé sa tête avec l'Accord de la Saint-Sylvestre. Cela fait deux ans de plus, qu'il est toujours là. Sous pression, il ne s'est pas représenté mais avec son régime terroriste, il a sorti de sa poche un dauphin: Emmanuel Ramazani Shadary. Un criminel sanctionné par l'Union européenne. Le Zigouilleur-Boucher du Kasaï, Emmanuel Ramazani Shadary, est cité dans l'assassinat de l'Américain Michael Sharp et la Suédoise Zaida Catalan, deux experts de l'ONU en mars 2017 au Kasaï-Central et il a contribué à éliminer de manière forte au mouvement insurrectionnel des adeptes du chef Kamuina Nsapu.

Aucune autre forme de régime politique ou de gouvernement, passée ou présente, n’est comparable à celui qui a pour centre la ville de Rome et le «Vatican», ce nom quasi-mythique impressionne à l’extérieur presque plus qu’à l’intérieur du monde catholique. Le Vatican est la résidence du pape, le centre du gouvernement de leur Église. Il est surtout le lieu qui rappelle les origines de la foi catholique, la sépulture du premier apôtre de Jésus, Saint-Pierre, dont le pape se veut le successeur. Même dans ce lieu saint, Alias Kabila a menti au Saint-Père.

Abbé Donatien Shole, Secrétaire général de la CENCO

La CENCO dit connaitre le nom du candidat élu de l'élection chaotique du 30 décembre 2018 et demande à la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de publier les résultats en rapport avec la justice et la vérité !

L'Église catholique en République démocratique du Congo comporte environ 35 millions de fidèles, soit approximativement la moitié de la population. Elle est divisée en six archidiocèses et 41 diocèses, le plus grand étant l'archidiocèse de Kinshasa, la capitale du pays. Près de 60 % des écoles primaires du pays sont gérées par des institutions catholiques, ainsi que des hôpitaux. Les évêques congolais sont engagés depuis longtemps dans la vie politique de leur pays.

Comme tout dictateur-tyran Alias Kabila est plus qu'un ingrat ! Et pourtant Arraché de haute lutte, et salué à l'époque comme une victoire pour les évêques, l'accord de la Saint-Sylvestre, signé par le pouvoir comme l'opposition, avait permis de faire baisser la tension alors que le mandat du président Kabila touchait à sa fin, mais cet accord prévoyait, entre autre, une présidentielle avant fin 2017, ce qui ne sera pas le cas. A l'époque le porte-parole de la CENCO, l'abbé Donatien Nshole, avait déclaré que le peuple congolais était "désemparé" : " On a mis en place un art d’embrouiller les gens. Même ceux qui torpillent l’Accord le font au nom de l’Accord. C’est tout un comportement qui a fait que la population a perdu confiance dans les institutions du pays." L'Eglise Catholique de la RDC a été flouée par le régime d'imposture, d'occupation et d'imposture

La marche des fidèles catholiques du dimanche 25 février 2018 pour dénoncer le maintien au pouvoir d'Alias Joseph Kabila avait été durement réprimée dans le sang. Les organisateurs prévoyaient au cours de cette manifestation, de demander à Alias Kabila de déclarer publiquement qu'il va ''bien quitter le pouvoir''. Coupure internet, déploiement sécuritaire, barrages policiers : les autorités congolaises avaient sorti l’artillerie lourde pour étouffer les “marches pacifiques” des catholiques contre le fameux chef de l’État, malgré l’appel des Nations unies et des chancelleries au respect du droit à manifester. Mais comme lors de leurs précédentes marches, la police ne leur avait pas déroulé le tapis rouge. Dès leur sortie de messe, les fidèles avaient été dispersés par les forces de l'ordre dans la capitale Kinshasa et dans plusieurs autres grandes villes du pays. Des tirs de gaz lacrymogènes et des tirs à balles réelles avaient fait plusieurs morts et blessés.

Déjà, l’Église catholique avait prouvé le 31 décembre 2017 qu’elle restait une autorité morale qui compte en République démocratique du Congo. Elle n’avait pas formellement appelé à soutenir la marche, mais les prêtres avaient joué un rôle clef dans la mobilisation. Certains d'entre eux avaient même pris la tête des cortèges. De fait, les lacunes dans l’application de l’Accord de la Saint-Sylvestre parrainé par la Conférence des Évêques de RDC (CENCO) avaient entaché son crédit.

On ne badine pas avec un pays. Alias Joseph Kabila, le barbu de Kingakati et Néron de Hewa Bora a déjà engagé un bras de fer avec l'Eglise catholique de la RDC qui pourtant a sauvé sa tête lors de l'accord de Saint-Sylvestre. Alias Kabila a été catapulté par la mafia internationale sur le trône du Congo pour mieux piller ses ressources et richesses. Arrivée en 1997, comme Kadogo avec ses bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, le barbu de Kingakati a cru se jouer de tous les Congolais. Le tyran qui n'avait même pas un clou est multi-milliardaire. Le dictateur sanguinaire menace, intimide, gronde...Voila 17 ans qu'il trône avec ses apparatchiks Mammouths Joséphistes. Avec lui, la RDC a déjà connu deux hold-up électoraux. Le premier, après le gouvernement 1+4=0 de l'après dialogue Intercongolais de Sun-City, lors de l'élection Louis Michel 2006, Malu Malu abbé tricheur proclama Alias Kabila alors que c'est Jean-Pierre Bemba qui avait gagné. Le second hold-up électoral, c'est avec Daniel Ngoyi Mulunda, pasteur fraudeur en novembre 2011 contre Etienne Tshisekedi. Alias Joseph Kabila voudrait commettre son troisième hold-up électoral en imposant aux congolais Emmanuel Shadary son dauphin, alors que c'est Martin Fayulu Madidi le nouveau Président de la République !

Mgr Gérard Mulumba, évêque émérite de Mueka et frère cadet de feu Etienne Tshisekedi sermonne son neveu Félix Tshilombo et lui demande de respecter la vérité des urnes. Il paraît que Felix Tshilombo écoute beaucoup son oncle ! Le parjure de la signature de Genève n'est pas passé dans la compréhension de Mgr Gérard Mulumba. Si Tshilombo accepte la vérité des urnes: c'est Martin Fayulu, le Président de la République !

La Cenco, qui représente le corps épiscopal, a une probité morale avérée. Dans l’imaginaire du peuple congolais, les évêques sont les seuls à représenter une institution chrétienne crédible, dont les leaders ne sont ni achetés ni achetables. Depuis des années, l’Église s’est toujours impliquée pour la conscientisation de la population et la préparation des échéances électorales.

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jeudi 3 janvier 2019

RDC: Papa Bernard Ipondo Bosingo n'est plus !

Papa Bernard Ipondo Bosingo s'en est allé à 86 ans à Kinshasa.

Le deuil se tient à la résidence familiale sise rue Bumba N°48. Quartier Livulu, à Kinshasa, Commune de Lemba. Référence arrêt Trinité. Le corps de Papa Bernard Ipondo sera exposé demain à la salle paroissiale de l'Eglise Saint-Esprit à Livulu. L'enterrement aura lieu samedi 5 janvier à 14 h, la réception et collation après les funérailles à la même salle paroissiale de l'Eglise Saint-Esprit de Livulu.

Né le 1 janvier 1932 à Dima dans l'ex-Bandundu. Son père Marc Marc Bosingo était Mongo Elinga du territoire Ingende, secteur Bokatola, Province de l'ex-Equateur.

Diplômé avec 82% de l'école moyenne Lever Ville (Lusanga), où il a fait ses études primaires et secondaires avec ses amis Pierre Mulele et Cléophas Kamitatu-Massamba.

Recruté à l'Otraco (Onatra) de Baningville en 1954 comme chef de bureau, alors qu'il désirait poursuivre ses études supérieures en médecine au centre universitaire de Kisantu. il démissionnera en grade de chef d'agence Onatra en 1961 pour rejoindre ses amis et ils vont créer l'INEP-Institut National d'Etude Politique. L'INEP date des années des années 60, c'était d'abord un centre de recherche et de publication. Il y avait en son sein l'école supérieure du développement qui formait les capacitaires en développement qui étaient l'équivalent du diplôme de Régent connu dans le système belge. C'était Mandala qui était à la fois responsable directeur général de l'INEP et de l'ESD (école supérieure du développement). Entre-temps, le niveau de graduat existait mais n'était pas encore reconnu par l'éducation nationale. C'est en 1975 ou 1976 que l'ESD fut intégrée au sein de l'UNAZA et les premiers gradués ont passé un jury universitaire et l'ESD était devenue Centre Interdisciplinaire pour l'Education et la Formation Permanente(CIDEP) et à sa tête l'ancien directeur général de l'ex ENA le professeur Wembi

En 1980, le président Mobutu Sese Seko dans sa politique d'authenticité par crainte et pour protéger son pouvoir va fusionner l'INEP avec le Centre Interdisciplinaire pour le Développement de l'éducation permanente-CIDEP.

Ce centre, qui fonctionnera au niveau du rectorat de l’Université Nationale Zaïroise-UNAZA, a été conçu pour répondre à la nécessité de créer un organe devant servir de charnière entre l’université et la société.

Dans cette perspective, le CIDEP aura pour tâches principales : de sensibiliser les étudiants aux problèmes du développement par des cours de civisme et de développement, des enquêtes socio-économiques, des stages, des travaux pratiques, des conférences débats; d‘organiser à la radio et à la télévision des cours du soir, et de donner des cours par correspondance pour les personnes éloignées de l’université géographiquement, psychologiquement ou sociologiquement; d’offrir des possibilités de recyclage aux cadres et autres intellectuels zaïrois, dans une structure mixte université-administration et entreprise; de promouvoir des recherches en matière de développement et d‘éducation permanente ; d’entreprendre des recherches et de contribuer à l’éducation des adultes.

Sous Mobutu, le CIDEP comprend quatre départements. Le Département de soutien aux anciens élèves et aux diplômés zaïrois s’efforce de suivre ces derniers dans leur milieu de travail pour les aider par exemple à compléter leur formation ou à réaliser des projets de développement comme ceux mis en oeuvre à Manono et à Kiondo Kiambidi.

Le Département de la formation des étudiants en vue du développement organise des cours de civisme et de développement dans certaines facultés, des stages de vacances, des conférences-débats sur des thèmes touchant le développement. Il envisage de réaliser un projet extrêmement intéressant, probablement dans la sous-région du Kwango : ce projet consiste à créer un campus de pionniers où professeurs et étudiants examineraient sur place les problèmes qui se posent aux habitants d’une zone, en vue de chercher, en commun avec ces derniers, des solutions permettant d’améliorer leurs conditions de vie.

Le Département "Ecole et développement" cherche à résoudre le problème que pose, dans beaucoup de pays en voie d’équipement, l’inadéquation des enseignements primaire et secondaire aux besoins réels du pays. Il s’occupe notamment de l’utilisation des langues nationales dans l’enseignement et de la ruralisation des programmes. C‘est ainsi qu’à Manono le perfectionnement des enseignants primaires est conçu à partir d’un programme légèrement ruralisé.

Enfin, le Département des activités extra-muros s’occupe de l’éducation das adultes, de la promotion des coopératives et du développement communautaire. Papa Bernard fut affecté à l'Institut Supérieur des Techniques Médicales à l'Unikin où il fut prématurément retraité à l' âge de 48 ans.

Les bons et loyaux services rendus au ministre Léon Engulu Baangampongo Bakokele Lokanga à l'INEP-ESD soir, Papa Bernard Ipondo sera nommé Directeur de cabinet et chef de service autofinancement à la direction générale au Centre Commercial International du Zaïre (CCIZ). Il sera affecté à la RENAPI , toujours avec son grade de Directeur comme chef de Service-Autofinancement au grade due Directeur. Le pillage de la fin des années Mobutu puis la santé l'immobilisera jusqu'à son décès le 28 décembre 2018.

Papa Bernard Ipondo était marié religieusement avec Marie Ndukumbasi Bisili à Baningville en 1955, il laisse plusieurs enfants, petits enfants et arrières petits enfants. Chrétien catholique depuis la naissance , il préféra en 1995 servir dans le message du temps de la fin, apporté par le prophète William Marrion Branham.

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dimanche 30 décembre 2018

RDC: Il y a 20 ans, à Makobola 702 Congolais massacrées par le RCD dans le Sud-Kivu !

La nouvelle stèle de Makobola

Des bureaux de vote vont fermer dans quelques heures pour des élections chaotiques en République démocratique du Congo. Le Congo est entrain de vivre un troisième hold-up électoral après trois reports depuis 2016. Souvenons-nous, il était un certain mardi, le 30 décembre 1998 quand un nombre estimé à 702 personnes, appartenant largement à la communauté Babembe, avaient été sauvagement massacrées dans la cité de Makobola. La cité de Makobola se situe à quelques 15 kilomètres au sud d’Uvira, à la frontière entre les territoires de Fizi et celui d’Uvira. Quelques jours auparavant, le lundi 24 août 1998, plus de 856 personnes avaient été massacrées à Kasika, dans la chefferie de Lwindi et en territoire de Mwenga. Signalons tout simplement que la majorité des cadavres découverts sur un trajet de 60 Km depuis Kilungutwe jusqu'a Kasika, étaient essentiellement des femmes et des enfants. Les femmes étaient violées avant d’être assassinées en les ouvrant à l'aide des poignards, du vagin jusqu'au ventre. Les auteurs du massacre étaient de rebelles criminels appartenant au Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), un mouvement rebelle qui était dirigé pendant cette période par le Professeur Wamba dia Wamba et soutenu par la soldatesque Rwandaise du dictateur Paul Kagamé.

L'ancienne stèle de Makobola

Il y a 20 ans jour pour jour, des populations civiles étaient sauvagement massacrées à Makobola, dans le Sud-Kivu. C'était le 30 décembre 1998. A ce moment-là, la partie Est de la République démocratique du Congo était occupée par la rébellion criminelle du RCD. Le 25 décembre, jour de Noël, les militaires rebelles criminels du RCD décident de déplacer leur position de Makobola I (qui se trouve en territoire d'Uvira) vers Makobola II (de l'autre côté de la rivière, déjà en territoire de Fizi). Pour le peuple Bembe, cela constitue une provocation : l'occupation des terres de leurs ancêtres par les "étrangers" est inacceptable et inadmissible. C'est ainsi que le mardi 29 décembre 1998 à 17h, ils enverront un message à la population dans lequel ils annonceront une attaque de la ville en vue d'y déloger les militaires du RCD (essentiellement constitués de rwandais). Et exactement à 17h30, ils attaquent et mettent en déroute les troupes rwandaises du RCD dont le salut était dans la fuite après avoir perdu certains d'entre eux. Jusqu'au matin du mercredi 30 décembre, les Maï-Maï sont maîtres du village, mais vers 10h, une nouvelle va circuler selon laquelle des renforts des troupes rwandaises sont en route vers Makobola, en provenance d'Uvira. Les Maï-Maï ayant appris leur arrivée, se décident de se retirer du village, regagnant les montagnes qui surplombent Makobola II.

Quelques massacrés de Makobola

C'est là que les éléments du RCD entrèrent dans Makobola sans y rencontrer une quelconque résistance. Ils se livrèrent à des représailles contre la population civile accusée d’avoir collaboré avec l’ennemi. Ils mirent feu au village entier, tuant environ 702 personnes (dont une grande partie de femmes et enfants), la plupart calcinées dans leurs maisons. Le gouverneur de province à l`époque, Norbert Basengezi Katintima (aujourd'hui vice-président de la CENI) minimisera les tueries, s'attaquant sur la voie des ondes à l'église catholique qui avait rapporté ce massacre. Il sera soutenu dans sa version par le président du RCD, le professeur Wamba Dia Wamba qui avait déclaré ''.... dans la nuit du 30 décembre, il y a eu 4 petits bateaux qui portaient des éléments des FDD Burundais qui traversaient du Burundi en direction de Makobola, un petit village qui, selon les données en ma disposition, ne compte même pas 500 personnes. C'est alors qu'ils se sont engagés dans les combats avec nos forces. Beaucoup d'éléments FDD ont été tués et d'autres se sont enfuis."

Norbert Basengzi vice-président de Corneille Nangaa à la CENI

Aujourd'hui plusieurs commendataires de ce massacre sont mieux placés à Kinshasa, dans le régime d'imposture, d'occupation et de prédation. Les apparatchiks sont un peu partout dans le pays, vivant et se pavanant aisément, occupant joyeusement des postes de grandes responsabilité, à l'instar de Norbert Basengesi, alors gouverneur du Nord-Kivu à l'époque, pouvant démentir haut et fort ce massacre, et le qualifiant d'un canular, se moquant ainsi de personnes massacrées et de leurs famille. Il est aujourd'hui le vice-président de la CENI !

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samedi 29 décembre 2018

Prix Nobel de Paix: Nadia Murad et Denis Mukwege, l'intégralité de la conférence de presse !

Denis Mukwege montrant son prix Nobel à Oslo

Âgé de 63 ans, Denis Mukwege est sacré Prix Nobel de la paix 2018 en compagnie de Nadia Murad, ancienne otage yézidie de l’organisation Etat islamique. Gynécologue-obstétricien, Denis Mukwege est aujourd’hui le porte-parole des millions de congolais victimes des exactions de la soldatesque rwandaise et des soudards congolais à l'Est de la République démocratique du Congo.

Courageux, depuis l'Europe, avant son retour au pays, le Prix Nobel Congolais n'a pas hésité de réclamer la démission d'Alias Kabila, Président illégitime depuis le 19 décembre 2016 et Corneille Nangaa, Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), qui prépare des élections "boutiquées", grugées et truquées d'avance. Le chaos est prévisible en République démocratique du Congo.

Denis Mukwege est rentré à Bukavu, le jeudi 27 décembre. Lorsqu’il prend la parole au collège Alfajiri, Denis Mukwege présente le prix Nobel à la foule et rappelle que ce prix d’un peu plus de 400 000 dollars est une preuve que le monde a enfin reconnu la souffrance des femmes de République démocratique du Congo, particulièrement celles de l’est du pays, et d’autres régions du monde, qui ont été victimes de viols et violences sexuelles.

Dimanche 9 décembre, je suis le seul journaliste d'origine congolaise et nous sommes plusieurs journalistes internationaux à être accrédites au Nobel Institute à Oslo pour couvrir le prix Nobel de la paix.

Voici l'intégralité de la conférence de presse du prix Nobel 2018 à Oslo. Je suis le premier et le seul à poser ma question en français. L'exposé de Dénis Mukwege et ses réponses sont en français également.

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vendredi 28 décembre 2018

Félix Tshilombo mal barré! L'Udps parti des Fachos, Nazis et Talibans !

Félix Tshilombo, le Pizzaman de la République !

Puis que Martin Fayulu, le soldat du peuple a été élu à la primaire de l'opposition congolaise à Genève présidée par Allan Doss de la Fondation Koffi Annan, le 11 novembre dernier. Voilà que pour se dédouaner de son cuisant échec, Félix Tshilombo sur Top Congo-Taupe Congo, média pro-Kabila où il s'était exprimé pour la première fois pour renier et retirer sa signature de Genève-déclare sans honte aux yeux qu'il a été "Envoûté par des "Francs-Maçons" à Genève. Et pour contrer la montée en puissance de Martin Fayulu, qui est plébiscité par les 26 provinces et sans doute, le nouveau Président de la République démocratique du Congo, l'UDPS qui a perdu la bataille du débat intellectuel sur la vision de sauver le Congo, de la civilité, de la popularité, s'est attaqué avec un Fake News en diffamant Martin Fayulu d'être un Homosexuel. Et la personne qui s'est attaqué à fausse et fabriquée orientation sexuelle de Martin Fayulu n'est rien d'autre que le responsable de communication et porte parole de Félix Tshilombo: Abraham Luakabuanga. Un cancre et médiocre qui a échoué partout. Taximan à Washington DC et opportuniste, il a été au sein de l'Apareco d'Honoré Ngbanda puis à l'Unc de Vital Kamerhéon.. il a même été avec Lambert Mende, le Vuvuzélateur national, Pinocchio de la République et Goebbels d'Alias Kabila.

Abraham Luakabuanga, vagabond qui a mis l'eau dans le gaz Udps

Des Fakes News de l'Udps pour salir Martin Fayulu ! Et en homme politique responsable et candidat à l'élection présidentielle, Félix Tshilombo aurait dû dénoncer cette campagne honteuse lancée contre son collègue de l'opposition. Rien ! Depuis que Félix Tshilombo aigri, a échoué d'être le candidat commun de l'opposition, le peuple congolais a découvert le vrai visage de cet parti Udps qui a l'époque des 13 Parlementaires était un grand parti national mais qui avec Félix Tshilombo est devenu le parti de Limeté, Mbuji Mayi, Kananga et Tshikapa ! Il n'a de grand parti que le prétendu nom et s'est foncièrement tribalisé. Des insultes quotidiennes, injures journalières de la part des propagandistes Bena Mpuka, milice Talibane des Fachos, Nazis et Tribalo-Etniques qui véhiculent des mensonges éhontés, pour soutenir la candidature Felix Tshilombo en perte de vitesse, un traître et collabo qui est à la mangeoire du régime, un accompagnateur de la dictature sanguinaire en République démocratique du Congo.

A deux jours du scrutin, une nouvelle estimation des intentions de vote, sur la base de deux sondages (Instituts Berci et Ipsos South Africa). La conclusion est sans appel: Martin Fayulu est en tête avec 44%, suivi de Félix Tshilombo avec 24% et Emmanuel Ramazani Shadary n'a que 18%.

Aujourd'hui Félix Tshilombo ne cache plus ses faiblesses pour une alliance avec Alias Kabila et ses incohérences idéologiques et philosophiques sont étalées sur la place publique. Sans programme, sans projet, le béni-Oui-Oui des décisions abracadabrantesques de la CENI, le bras séculier du régime dictatorial a tout perdu. Pour avoir accepté d'aller aux élections sans Beni, Butembo, Yumbi, le bureau de l'Udps a Beni a été saccagé ! Les Nandés, guerriers et patriotes sont les plus riches du Congo. Exclure Beni, Butembo, Yumbi soit 1.256,177 électeurs, c'est Balkaniser le Congo. Félix Tshilombo, corrompu et accompagnateur du régime d'imposture, d'occupation et de prédation qui a accepté d'aller aux élections sans le Grand Nord-Kivu est très coupable. Les Bena Mpuka, Fachos, Nazis et Tribalo-ethniques de l'Udps sont arrogants, suffisants et insultant à l'égard de 75 % du peuple congolais. Comment Félix Tshilombo espère-t-il présider la RDC ?

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lundi 24 décembre 2018

"On lèche, on lâche, on lynche Félix Tshilombo, Gourou des Bena Mpuka" ?

Félix Tshilombo, le Gourou des Bena Mpuka, Talibans et Ethno-Tribalistes !

Il est entrain de déchanter, il espérait que le pouvoir lui revenait de droit, sans lutter ni combattre, le "Baby Doc de Kabeya Kamwanga"est aux abois. Ses incantations nocturnes sur le corps de son père non encore enterré, deux ans après, n'ont pas produit les effets escomptés. Rien ne marche. Le Troubadour Nairobiste Félix Tshilombo qui s'était autoproclamé grand leader au Congo, n'est rien du tout. Ses virulents fanatiques décervelés ont perdu la foi en leur leader du 20è zone ! Félix Tshilombo débite des inepties, ses niaiseries et son raisonnement de gamin gâté sont un repoussoir pour la majorité des Congolais, qui réfutent de remplacer l'imposteur Alias Kabila par un incapacitaire médiocre qui est éloigné de leurs aspirations et préoccupations. Est-il victime du "3L": "On lèche, on lâche, on lynche" ? Pas du tout ! Félix Tshilombo est le seul acteur politique congolais qui a une milice des Bena Mpuka, Talibans et Ethno-Tribalistes qui ont investi les réseaux sociaux! Parmi eux: Roselyne Mbombo, la cousine de Tshilombo, Kalle Stone, Richard Babadi, John Kalambay Makalu, Kapinga Ntumba katumbayi, Jean Muntuabu, Tshitalu Pili-Pili Ndungu Mukole Mutambe, Jean Marie Mukanya ... et plusieurs autres qui se cachent avec des pseudos .

Félix Tshilombo et Roselyne Mbombo, sa cousine et Talibane à Bruxelles

Sans programme ni projet clair, celui qui a ramassé l'Udps, celui qui n'a pour seul atout d'être le fils à papa navigue à vue sans boussole. Même avec ses 20 conseillers tous ses frères de tribu, celui que l'on surnomme "Maman m'a dit " est un piètre politicailleur, ventriote qui est à la mangeoire du régime d'imposture, d'occupation et de prédation qui sévit au Congo-Kinshasa. Mieux, le lécheur de l'assiette d'Alias Kabila, crie très fort le jour et rencontre la nuit, le barbu de Kingakati. Le régime le tient et n'a pas peur de lui ! Félix Tshilombo est un habitué de la mangeoire du régime.

Félix Tshilombo fait des incantations sur le corps Etienne Tshisekedi qui n'est toujours pas encore enterré depuis deux ans !

Des personnes meurent à cause de la dictature sanguinaire d'Alias Kabila, Félix Tshilombo fait de la politique business, il affiche une bourgeoisie que l'on ne connaissait au père qui est avec un enrichissement exponentielle alors que son père est mort pauvre, seul dans sa chambre d'hôpital à Bruxelles. La réalité du terrain, lui a fait voir que sa base des badauds n'était pas aussi grande que cela. Félix Tshilombo est un politicien de Limeté, Mbuji Mayi et Kananga, pas dans tout le Congo. Le fauteuil de la présidence de République échappe aux Bena Mpuka, Talibans, Tribalo-Ethniques de l'Udps. Martin Fayulu, le soldat du peuple, le candidat le plus populaire de la République démocratique du Congo, est le prochain Président de la République. Celui que Félix Tshilombo avait qualifié de l'homme sans base, est passé de Zéro à Héros. C'est le candidat qui fait peur au régime d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Il est le seul candidat dont la campagne électorale a été entravée à plusieurs reprises. Le régime l'a même séquestré à l'entrée de Kinshasa et l'a empêché de faire son meeting à Ndjili Sainte-Thèrèse, où l'attendaient plus d'un million de personnes.

Les Bena Mpuka sont furieux. Ils sont Talibans, tribalo-ethniques de l'Udps. Violents, fanatiques, écervelés, intolérants, obtus, injurieux et insulteurs, ils avaient promis d'amener Etienne Tshisekedi wa Mulumba "Mula Nkwasa"- Celui qui remplit le fauteuil en Tshiluba, l'une des 4 langues nationales-Ils ont lamentablement échoué. L'Udps, le fameux "Grand Parti" n'a jamais tenu un seul congrès électif en 36 ans d'existence. Certes, Etienne Tshisekedi a été le plus populaire des opposants au Congo, qu'a-t-il laissé au peuple congolais ? Rien ! Si, si ...Porter la cravate sous le régime de Mobutu...Pour des obscurantistes, il a apporté la démocratie ! La RDC une démocratie, mon œil ! L'Etat de droit et démocratie, les slogans que les fanatiques de l'Udps foulent aux pieds eux-mêmes et savonnent la place de Félix Tshilombo. Quel Etat de droit, lorsque le Gourou laisse ses écervelés enragés s'attaquer aux journalistes qui font leur travail ? Quelle démocratie, lorsqu'on refuse la critique et se croit sorti de la cuisse de Jupiter ?

Félix Tshilombo dans son "fief électoral naturel"à Mbuji-Mayi ! Les Bena Mpuka avaient décidé d'amener l'incapacitaire de Félix Tshilombo au pouvoir. Ils sont entrain d'échouer de nouveau. La RDC a plus de 450 tribus, le Grand Kasaï ne pèse pas lourd dans une campagne électorale. Le Nord Ouest, l'Est, l'Est-Sud, et l'Ouest ont choisi et adopté Martin Fayulu car il a su rassembler et fédérer le peuple congolais autour des valeurs républicaines et convictions démocratiques. Félix Tshilombo avec sa campagne électorale qui a battu des ailes, il s'est recroquevillé sur sa milice des Talibans pour s'attaquer aux journalistes congolais de la diaspora y compris des journalistes étrangers. Ils sont allergiques à l'esprit critique et fouineur des journalistes.

Un agent du PPRD-FCC-Parti-Etat entrain de coller l'affiche de Félix Tshilombo, candidat N°20

Lors de l'élection de novembre 2011, la majorité des congolais avait soutenu la candidature d'Etienne Tshisekedi. Il y a eu hold-up électoral, "Muka Nkwasa " qui avait prêté serment chez lui à la maison, jusqu'à sa mort était toujours à la recherche de l'imperium. Cette fois-ci, le peuple congolais a jeté son dévolu pour le soldat du peuple Martin Fayulu, candidat commun de l'opposition, élu à la primaire de Genève. Les Bena Mpuka et Talibans de l'Udps sont devenus virulents. Haineux, eux qui s'attaquent à tout le monde, croyaient qu'ils allaient hisser leur "Baby Doc de Kabeya Kamwanga" au trône présidentiel. La République démocratique du Congo, pour eux est un Royaume où après le père, c'est le tour du fils. Ils sont dépassés. Car Félix Tshilombo n'est pas son père, il ne bénéficie même pas de l'aura de ce dernier. Martin Fayulu, le vrai au opposant au régime de Kinshasa l'a démonétisé et désacralisé. Tshilombo a trouvé plus fort et plus politique que lui : Fayulu, candidat N°4 !

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vendredi 21 décembre 2018

23 décembre: Fayulu n'a pas de mot d'ordre !

Fayulu, Président !

Martin Fayulu, le candidat le plus populaire de la République démocratique du Congo n'a pas de mot d'ordre à donner au peuple congolais. Chaque congolais majeur et inscrit sur la liste électorale doit voter le 23 décembre. Le soldat du peuple, Martin Fayulu doit s'atteler à prendre langue avec le peuple congolais à travers la société civile de tous les coins et recoins de la République. Partout où il est passé durant cette campagne électorale, ce retour du terrain, lui permettra de connaitre le pouls du peuple congolais: Beni, Butembo, Bunia, Isiro, Kisangani, Goma, Bukavu, Lubumbashi, Kalemie, Mbandaka, Gemena, Gbadolite, Bandundu-Ville, Kikwit, Idiofa, Ngungu, Masimanimba, Matadi, Boma... que veulent nos peuplades. Le peuple congolais doit donner à Martin Fayulu la force d'agir et lui dire ce qu'il veut. C'est cela la démocratie et une démarche responsable.

Que Martin Fayulu ne fasse pas l'erreur commise par les deux Troubadours Nairobistes au siège de l'Udps à Kinshasa cet après-midi: repus, joues joufflues, mains dans les poches...la déclaration est alambiquée frise l'enfantillage face aux vrais enjeux du pays. Félix Tshilombo fait comme son père "Mula Nkwasa" qui dormait alors que le pays brûlait sous la dictature Mobutu. Et lorsque les Ambassadeurs de la Troïka (Etats-Unis, France et Belgique) arrivaient à Limeté, ils attendaient deux à trois heures sous l'arbre, avant d'être reçus.

CACH roule pour le régime d'Alias Kabila. Le vrai dauphin, c'est Félix Tshilombo à qui on lui a collé Vital Kamerhéon, un individu dangereux et rusé pour le Congo. Les deux Dupont-Dupod sont vraiment loin des aspirations du peuple.

Accepter la décision inique et inacceptable du report du scrutin du 23 au 30 décembre de Corneille Nangaa sans conditionnalités est navrant et frise l'amateurisme politique. Corneille Nangaa, le Président de la fameuse Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et son équipe doivent démissionner pour incompétence comme le réclame la société civile du Sud-Kivu ! La CENI n'a pas réussi à organiser les élections dans le pays, durant les 7 ans dont 2 ans de glissement du régime d'imposture, d'occupation et de prédation. C'est le troisième report qu'il impose au pays. Le Congo doit-il continuer à la traîne à cause de la volonté d'un incapacitaire qui protège un imposteur illégitime depuis 2016 ? Corneille Nangaa est l'arbre qui cache la forêt. C'est lui qui doit dégager pour mieux s'occuper de l'imposteur et barbu de Kingakati, tireur des ficelles.

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jeudi 20 décembre 2018

Me Fatimata M'baye, une icône de la société civile mauritanienne !

Me Fatimata M'Baye avait participé à notre Forum International sur la liberté de la presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité, organisé par FreddyMulongo-Réveil FM International et Roger Bongos-Afrique Rédaction au Press Club à Paris, en mars 2014. En juillet 2017, Haut commissariat des Nations unies aux droits de l’Homme, avait nommé la présidente de l’association mauritanienne des droits de l’homme Me. Fatimata MBaye expert chargée d’enquêter sur les violences dans la région du Kasaï, en République démocratique du Congo (RDC). "La mission des trois experts onusiens était de « déterminer les faits et les circonstances sur les allégations de violations de droits de l’Homme et du droit humanitaire international dans la région du Kasaï » ! Le rapport fut sans ambages, les Bana Mura ont tué dans le Kasaï.

Me Fatimata M'Baye, Une des icônes de la société civile mauritanienne

Fatimata M'Baye, n'a de cesse de dénoncer les injustices de la société mauritanienne. Un caractère rebelle façonné par plus de quarante ans de refus des choses présentées «comme des évidences». Une très très grande dame. Maitre Fatimata Mbaye, première avocate de Mauritanie. La seule femme à plaidoyer dans un tribunal en Mauritanie. La première africaine à recevoir le prix Nuremberg. Le 26 septembre 1999, elle est devenue la première africaine à recevoir le prix de Nuremberg, en Allemagne.

C’est une combattante tranquille. Une belle femme grave, d’aspect serein, capable de laisser exploser un sourire radieux au souvenir d’une lutte gagnée, d’une vie arrachée à l’esclavage ou à la soumission. Fatimata M’Baye, 55 ans, avocate et militante mauritanienne force le respect par sa simplicité et sa force intérieure. Première personne du continent africain à avoir obtenu le prix international des droits de l’homme de Nuremberg, en 1999, elle puise cette dignité dans une histoire personnelle qui aurait pu la briser, et l’a renforcée.

Mariée à 12 ans à un homme de 45 ans, dans une union qui « avait été scellée entre cousins » avant même sa naissance, Fatimata M’Baye ne s’étend pas sur les souffrances qu’elle a pu endurer. « Ma révolte a commencé là. Il y a eu des bagarres, des fugues, des crises », dit-elle sobrement. Elle n’ajoutera rien, mais l’un des combats qu’elle mène aujourd’hui, contre le viol conjugal, parle pour elle.

Me Fatimata M'Baye, Une des icônes de la société civile mauritanienne

Elle plaidera pourtant dans un univers uniquement masculin, d’abord comme avocate généraliste, puis en spécialiste de la défense des enfants, puis des droits des femmes. « En Mauritanie une dizaine de filles ou de femmes sont violées chaque jour. On essaie de les faire taire, au sein même de leur famille », s’indigne-t-elle. Elle s’implique dans la lutte contre l’esclavage et la discrimination raciale contre les Noirs dans son pays, combat qui la conduit en prison, en 1986, où elle sera torturée. Elle en sort encore plus déterminée et participe à la fondation, en 1991, de l’Association mauritanienne des droits de l’homme, dont elle deviendra présidente, et qui est membre de la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH). Un engagement récompensé en 2012 par le prix américain « Héros de la lutte contre le trafic d’êtres humains » remis par la secrétaire d’État Hillary Clinton.

Étudiante en droit à Nouakchott de 1981 à 1985, Fatimata M’Baye est alors la seule fille à s’inscrire au barreau pour devenir avocate. Là encore, sa famille s’inquiète, redoutant que femme, peule, musulmane et noire, dans une société mauritanienne encore dominée par une élite maure, elle ne se heurte à trop d’obstacles. Fatimata M’Baye a toujours son cabinet à Nouakchott, elle passe toujours pour la seule avocate de Mauritanie. « Je suis la première, mais pas la seule, proteste-t-elle. Il y a une dizaine d’avocates mauritaniennes, mais elles n’ont pas pu exercer à cause de la pression sociale. Elles ont rejoint des cabinets de conseil juridique. Je suis la seule qui plaide », précise-t-elle avec simplicité.

Présidente de l'association des droits de l'homme en Mauritanie. Elle porte à bout de bras les violences faites aux femmes. Elle dénonce les viols sur les femmes, et le laxisme des lois mauritaniennes. Bref elle a toute sa vie durant lutter contre le système despotique et esclavagiste mauritanien. Fatimata Mbaye est une femme puissante.

Me Fatimata M'Baye, Une des icônes de la société civile mauritanienne

En 1986, un groupe d'intellectuels noirs publie le «Manifeste du Négro-Mauritanien opprimé». Le pamphlet tombe sur la table des chefs d'État africains réunis à la Conférence des non-alignés au Zimbabwe. Le président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya n'apprécie pas. À son retour à Nouakchott, il ordonne l'arrestation des auteurs du brûlot. À côtés, enseignants et étudiants qui ont distribué des tracts, sont emprisonnés. Maître M'baye est dans le lot. Elle découvre ainsi l'univers carcéral mauritanien, à la prison de Beyla. «Ça a été ma première expérience carcérale; j'étais encore étudiante» rumine-t-elle, pensive. Elle y retourne à deux reprises: en 91, dans le sillage des arrestations des militaires noirs, puis en 98, pour des raisons de lutte contre l'esclavagisme cette fois-ci, avec Boubacar Ould Messaoud entre autres.

Depuis ces séjours répétés en prison, et depuis qu'elle a été témoin, et victime des abus de ce milieu, Fatimata M'Baye «ne passe pas une journée, quand elle est à Nouakchott, sans visiter la prison des femmes et celle des mineurs, pour éviter que d'autres n'aient à subir, ce qu'elle a subi en prison» affirme Abdoulaye Bâ, membre d'AMDH.

Mais le moment charnière de sa vie reste les événements de 1989. Cette année-là, un banal incident qui oppose des paysans à la frontière des deux pays mène la Mauritanie et le Sénégal au bord de l'affrontement. Prises de panique, les autorités rapatrient leurs ressortissants de part et d'autre après des journées d'horreur. Si elle a choisi de faire le droit, ne cesse de répéter Me Fatimata Mbaye, c'est pour être au service des «sans-droits» et des «sans-voix». Elle se met à la disposition des rescapés et prend en charge le «Comité des veuves», constitué des femmes de militaires et de civils tués entre 1989 et 1994. Ses prestations sont bénévoles.

En 1986, un groupe d'intellectuels noirs publie le «Manifeste du Négro-Mauritanien opprimé». Le pamphlet tombe sur la table des chefs d'État africains réunis à la Conférence des non-alignés au Zimbabwe. Le président Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya n'apprécie pas. À son retour à Nouakchott, il ordonne l'arrestation des auteurs du brûlot. À côtés, enseignants et étudiants qui ont distribué des tracts, sont emprisonnés. Maître M'baye est dans le lot. Elle découvre ainsi l'univers carcéral mauritanien, à la prison de Beyla. «Ça a été ma première expérience carcérale; j'étais encore étudiante» rumine-t-elle, pensive. Elle y retourne à deux reprises: en 91, dans le sillage des arrestations des militaires noirs, puis en 98, pour des raisons de lutte contre l'esclavagisme cette fois-ci, avec Boubacar Ould Messaoud entre autres.

Depuis ces séjours répétés en prison, et depuis qu'elle a été témoin, et victime des abus de ce milieu, Fatimata M'Baye «ne passe pas une journée, quand elle est à Nouakchott, sans visiter la prison des femmes et celle des mineurs, pour éviter que d'autres n'aient à subir, ce qu'elle a subi en prison» affirme Abdoulaye Bâ, membre d'AMDH.

Me Fatimata M'Baye, Une des icônes de la société civile mauritanienne

Mais le moment charnière de sa vie reste les événements de 1989. Cette année-là, un banal incident qui oppose des paysans à la frontière des deux pays mène la Mauritanie et le Sénégal au bord de l'affrontement. Prises de panique, les autorités rapatrient leurs ressortissants de part et d'autre après des journées d'horreur. Si elle a choisi de faire le droit, ne cesse de répéter Me Fatimata Mbaye, c'est pour être au service des «sans-droits» et des «sans-voix». Elle se met à la disposition des rescapés et prend en charge le «Comité des veuves», constitué des femmes de militaires et de civils tués entre 1989 et 1994. Ses prestations sont bénévoles.

À 59 ans, cette femme aux yeux qui s'écarquillent brusquement par moments dans son discours, comme pour mieux faire passer une idée, ne mâche pas ses mots. Unique femme du barreau mauritanien, Fatimata Mbaye dit être née pour s'opposer à toute forme de discrimination. «Je ne me vois pas comme une Noire» confie-t-elle de sa voix assurée. J'aurais pu naître blanche, jaune, mongole ou kurde. Et je me serais reconnue dans chacun de ces êtres. Pour moi, poursuit-elle, la valeur humaine est au-dessus de tout».

Une vision de la vie empathique, héritée d'une éducation rigoureuse, et en même temps qui poussait les enfants de la famille à une indépendance intellectuelle. «Des aspects moins heureux ont marqué son enfance aussi. Comme un mariage forcé à l'adolescence, à treize ans, ou la découverte de pratiques rétrogrades comme l'excision. Tout cela a façonné la femme engagée qu'elle est devenue plus tard» raconte un proche de l'avocate. «Ayant connu le mariage forcé, côtoyé des filles qui mouraient à la suite d'une excision, mon chemin ne pouvait être que celui-là», opine-t-elle.

Me Fatimata M'Baye, Une des icônes de la société civile mauritanienne

«Je ne pouvais plus voir mes amies, et mon mari m'a sommée d'arrêter mes études. Il me voulait au foyer, un point c'est tout!» confie-t-elle dans une colère contenue. Lassé par ses interminables fugues, le mari cède. Elle obtient le divorce et entame des études en droit.

«On n'a pas le droit de se taire face aux injustices. Tout citoyen a le devoir de dénoncer les manquements de sa société. Dans mon cas, je me considérerais comme n'assistant pas une personne en danger, si je devais rester inactive et me taire face à une injustice. William Burke disait que le mal ne triomphe que par l'inaction des gens de bien; j'approuve totalement cette idée» explique Fatimata M'Baye, qui déplore l'apathie d'une forme de conscience citoyenne en Mauritanie.

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mercredi 19 décembre 2018

Débat Télévisé: Le piège de Fayulu aux dauphins Tshilombo et Shadary !

Martin Fayulu, candidat N°4, l'homme le plus populaire de la RDC

Nous sommes dans le bon ! Nous sommes en train de revenir à l'ordre constitutionnel. Lors de l'élection Louis Michel en 2006, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, présidait la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) de triste mémoire. Corrompu, fourbe, roublard, grand requin, après avoir muselé des journalistes, bâillonné des médias et opposants, il sauva la tête de l'imposteur Alias Kabila, du débat démocratique inscrit dans la Constitution de la Transition