La radio qui vous écoute !

Réveil-FM-International

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

mardi 31 mars 2015

Google: Des hackers ont piraté le compte gmail de Freddy Mulongo

Cela n'arrive pas que chez les autres. Les hackers sont là, et ils font des dégâts. Cela fait fait quatre jours que le compte: freddy.mulongo@gmail.com est bloqué. Tous les messages qui parviennent avec cette adresse sont nulles et ne nous engagent en rien. Nous ne sommes pas à Ouagadougou ou dans les Maldives, nous ne sommes pas dans le besoin. Fort heureusement des amis nous aiment et veillent! Alors que je participais sereinement au briefing des Nations Unies à Genève, mon tel n'a pas cessé de sonner m'alertant du piratage de mon adresse: freddy.mulongo@gmail.com

Genève, mardi 31 mars 2015, Freddy Mulongo dans la salle de presse I au Palais des Nations. Photo Réveil FM International

Genève, mardi 31 mars 2015, le briefing des journalistes à l'ONU dans la salle de presse III au Palais des Nations. Photo Réveil FM International

Genève, mardi 31 mars 2015, le briefing des journalistes à l'ONU dans la salle de presse III au Palais des Nations. Photo Réveil FM International

Genève, mardi 31 mars 2015, le briefing des journalistes à l'ONU dans la salle de presse III au Palais des Nations. Photo Réveil FM International

Lire la suite

lundi 30 mars 2015

Zurich: Messe d'action de grâce pour les jeunes congolais assassinés les 19, 20 et 21 janvier dernier à Kinshasa

Zurich, des congolais à la sortie de la messe d'action de grâce

Après avoir reçu Martin Fayulu, acteur politique de terrain pour mieux s'enquérir de la situation de la République démocratique du Congo, après les tueries de Kinshasa orchestrées par le régime, les congolais de Zurich ont organisé le samedi 21 mars 2015, une messe d'action de grâce à la paroisse francophone, en mémoire de la cinquantaine de jeunes congolais assassinés par le régime tortionnaire de Kinshasa, pour la simple raison qu'ils réfutaient le énième tripatouillage constitutionnelle afin de permettre alias Joseph Kabila de briguer un troisième mandat présidentiel de cinq ans. 14 ans déjà, depuis que l'imposteur a usurpé le trône du Congo et dirige par défi avec sa bande des mafieux, la RDC est un enfer sur la terre des hommes, le Congo est une calamité avec l'incapacitaire de Kingakati. Après avoir envoyé ses mercenaires pour massacrer des jeunes congolais revendicatifs, pas un mot de ce gouvernement tortionnaire, pas des messages de condoléances aux familles éplorées, pas de drapeau en berne pour dire que ce sont des Congolais qui sont morts pas des animaux. Le comble est qu'on a vu à la Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC), Evariste Boshab, le ministre de l'Intérieur d'alias Joseph Kabila se pavaner auprès des commerçants chinois leur rassurant le soutien du gouvernement illégitime et mafieux. Pire, pendant deux mois, Thomas Luhaka, politicailleur-mangercrate et ancien lieutenant de Jean-Pierre Bemba du MLC, qui a tourné sa casaque pour aller à la mangeoire des Joséphistes, a coupé l'internet aux Congolais, dans ce pays qui a pour appellation "démocratique".

Les Congolais de Zurich sont très actifs. Ils ont un parlement sur lequel flotte le drapeau congolais où chaque compatriote s'y exprime librement, ils organisent des manifestations pour le Congo, souvent avec les autres communautés des indignés de Zurich...Jean-Claude Kalala Muayika et ses membres de l'ACOZ (Association Congolaise de Zurich)sont engagés pour l'instauration de la démocratie et l'Etat de droit en République démocratique du Congo. L'information en notre possession, les Congolais de Zurich sont les seuls en Europe d'avoir organisé une messe d'action de grâce pour les jeunes congolais tués par des balles des mercenaires engagés par alias Joseph Kabila.

Le prêtre Didier Boillat, curé de la paroisse francophone de Zurich et responsable des Dominicains en Suisse

Achille Ibula, Bruno, Jean Claude Kalala et Bienvenu Silulundi

Zurich, une communauté congolaise unie

A Zurich, la communauté congolaise continue de s'interroger pourquoi la visite de Martin Fayulu dont Nas 4TV de Lausanne a eu l'exclusivité des images n'est toujours mis à la disposition de la diaspora congolaise ? S'agit-elle d'une insidieuse censure ou d'un problème technique qui empêche à Nas 4 TV la diffusion de la visite de Martin Fayulu ? Censurer Martin Fayulu, c'est ipso facto jouer le jeu du régime d'occupation qui sévit à Kinshasa et qui ne souhaite pas que les informations alternatives soient diffusées, alors que le régime a pris les médias en otage, en commençant par les médias publiques qui sont transformés en médias étatiques: la voix de son maître. La liberté d'expression est le thermomètre de la démocratie dans un pays. Lausanne, c'est en Suisse qui est un pays démocratique. On peut ou ne pas aimer Martin Fayulu qui est un acteur politique de terrain, lorsqu'on réclame l'exclusivité d'un événement c'est pour le mettre à la disposition de tous les publics. C'est comparable à un travail de pool dans le jargon journaliste. Un média filme et distribue à tous les médias les images prises. En attendant que Nas 4 TV diffuse les images de Martin Fayulu qui traînent dans ses tiroirs et armoires, Réveil FM International met à votre disposition quelques photos prises ce jour-là. A Réveil FM International, nous sommes très ancrés sur les principes de la liberté d'expression. Museler Martin Fayulu équivaut à couper l'internet aux Congolais ! C'est de la rétention de l'information !

Zurich, 3 mars 2015, Jean-Claude Kalala et Martin Fayulu lors de la minute de silence pour les assassinés de Kinshasa

3 mars 2015, Martin Fayulu avec des congolais de Zurich

Lire la suite

dimanche 29 mars 2015

Paris III et IV arrondissements: Giuseppe Belvedere, l'infatigable ami des pigeons de Beaubourg !

Paris-Beaubourg, Giuseppe Belvedere et ses amis pigeons. Photo Réveil FM International

Il est 16h hier samedi 28 mars 2015, lorsque Guiseppe Belvedere apparaît avec ses deux caddies à la place Beaubourg, tout de suite il a été envahi par ses amis: les pigeons ! Le parvis s'est métamorphosé en un tapis d'oiseaux survoltés. Ce monsieur est devenu une institution du quartier et surtout, Paris sans pigeons n'est plus Paris!» Depuis dix ans, Guiseppe Belvedere fait trois tournées par jour pour que les pigeons, eux aussi, aient une chance de manger. A Beaubourg, il est appliqué à insérer à même le bec une boulette de brioche «meilleure que le pain blanc».

Paris-Beaubourg, Giuseppe Belvedere et ses amis pigeons. Photo Réveil FM International

Depuis des années, ce marginal déguenillé soigne et nourrit des dizaines et des dizaines d'oiseaux sur le parvis du Centre Pompidou. Une attention qui amuse les touristes mais exaspère riverains et élus.

Giuseppe Belvedere vit dans sa voiture. Stationnée dans le quartier de Beaubourg, la vieille Mercedes est son seul toit. Auparavant, cet ancien chef comptable de 70 ans occupait un logement social. Mais en 2011, la mairie de Paris a estimé qu'il ne l'utilisait pas comme « un bon père de famille », et l'a expulsé. Un motif pour le moins surprenant...

Giuseppe Belvedere et ses amis pigeons. Photo Réveil FM International

Paris-Beaubourg, des pigeons amis de Giuseppe Belvedere. Photo Réveil FM International

Paris-Beaubourg, des pigeons amis de Giuseppe Belvedere. Photo Réveil FM International

Mais les raisons officieuses de cette expulsion auraient plus vraisemblablement un lien avec son amour des animaux. En effet, Giuseppe nourrissait et soignait depuis des années les oiseaux les plus détestés de la capitale : les pigeons. Un passe-temps à priori très mal accepté par les habitants de son quartier, qui n'ont pas hésité à manifester leur hostilité envers le vieil homme et ses pratiques.

Lire la suite

Rétro: Valls, les autres photos de la Pologne

Le 12 mars dernier, le Premier ministre Manuel Valls avait visité le siège d’Orange Polska, et y avait rencontré quelques patrons de start-up.

La voiture officielle du Premier ministre français à Varsovie. Photo Réveil FM International

Manuel Valls à la sortie du siège d’Orange Polska. Photo Réveil FM International

Manuel Valls à la sortie du siège d’Orange Polska. Photo Réveil FM International

Manuel Valls à la sortie du siège d’Orange Polska. Photo Réveil FM International

Manuel Valls à la sortie du siège d’Orange Polska. Photo Réveil FM International

Le 11 mars dernier, après la visite du Centre européen de Solidarnosc, le cortège du Premier ministre Valls s'ébranle jusqu'à l'aéroport militaire d Gdansk:

Le Falcon du Premier ministre Manuel Valls a l'aéroport militaire de Gdansk. Photo Réveil FM International

Le Falcon du Premier ministre Manuel Valls a l'aéroport militaire de Gdansk. Photo Réveil FM International

Le Falcon du Premier ministre Manuel Valls a l'aéroport militaire de Gdansk. Photo Réveil FM International

Le Falcon du Premier ministre Manuel Valls a l'aéroport militaire de Gdansk. Photo Réveil FM International

Le Falcon du Premier ministre Manuel Valls a l'aéroport militaire de Gdansk. Photo Réveil FM International

Le Falcon du Premier ministre Manuel Valls a l'aéroport militaire de Gdansk. Photo Réveil FM International

Lire la suite

vendredi 27 mars 2015

Souvenirs: Valls-Piechocinski au Forum économique franco-polonaise à Varsovie

Le jeudi 12 mars dernier, Manuel Valls avait invité à un petit-déjeuner des chefs d’entreprises françaises implantées en Pologne, puis il avait animé avec M. Janusz Piechociński, vice-Premier ministre et ministre de l’économie, un Forum économique au Palais Prymasowski.

Manuel Valls au forum franco-polonaise à Varsovie. Photo Réveil FM International

Au forum économique franco-polonaise M. Valls a rencontré M. Piechocinski, Vice Premier ministre polonais au cours d’un forum économique, l’occasion d’évoquer deux domaines stratégiques pour lesquels la France souhaite s’allier à la Pologne afin de "mettre en commun nos savoir-faire" : l’énergie et la défense. Dans la perspective de la Conférence de Paris sur le climat à la fin de l’année 2015, le Premier Ministre a rappelé combien la transition énergétique, question difficile pour un pays en plein développement, est aujourd’hui une nécessité qu’il faut envisager comme un investissement durable et non comme une contrainte, mentionnant les technologies nucléaires comme "projet d’avenir".

Janusz Piechociński, vice-Premier ministre et ministre de l’économie. Photo Réveil FM International

Manuel Valls au forum franco-polonaise à Varsovie. Photo Réveil FM International

Pour le secteur de la défense, M. Valls souhaite un "rapprochement stratégique de nos deux pays" selon une démarche de partenariat. Le ministre a félicité l’attractivité du marché polonais sur lequel les entreprises françaises sont très présentes et génèrent chaque année un chiffre d’affaire de 30 milliards d’euros. A l’inverse, il a déploré la faible implantation des firmes polonaises en France : moins de 300 millions d’euros générés annuellement par une cinquantaine de sociétés. Interrogé sur les menaces que représente en Europe l’agression russe à l’est de l’Ukraine, le Premier ministre se dit confiant : l’Union européenne depuis sa création a toujours été un espace de paix, de sécurité et une puissance économique indiscutables, appelant du moins à la vigilance car "la paix n’est pas acquise une fois pour toute".

Manuel Valls et Janusz Piechociński au forum franco-polonaise à Varsovie. Photo Réveil FM International

Manuel Valls et Janusz Piechociński au forum franco-polonaise à Varsovie. Photo Réveil FM International

Il insiste sur le fait que le projet européen doit retrouver de l’élan et mieux répondre aux attentes des sociétés dans le domaine de la croissance économique, de l’emploi et de la solidarité, pour le préserver du populisme. Concernant les relations franco-russes, M. Valls souhaite "sortir d’une logique de guerre", ne cherchant donc pas à couper les relations diplomatiques avec la Russie. Néanmoins, la vente des Mistrals est toujours suspendue tant que la situation à l’est de l’Ukraine n’est pas stabilisée et les conditions des accords de Minsk respectées.

Le forum franco-polonaise à Varsovie. Photo Réveil FM International

Le forum franco-polonaise à Varsovie. Photo Réveil FM International Le forum s’est terminé par la signature d’accords de coopération en matière de défense et de recherches nucléaires. Le Premier ministre s’est ensuite entretenu avec Mme Kopacz, rencontre à l’issue de laquelle a été signé un mémoire d’entente entre le Commissariat à l’Energie Atomique (CEA) et ses contreparties polonaises : le NCBJ (Centre National de Recherche Nucléaire), l’IChTJ (Institut de Chimie Nucléaire et de Technologie) et le CLOR (Laboratoire Central de Protection Radiologique). Cet accord réaffirme le soutien du CEA à la création d’un centre d’excellence polonais dans le domaine du nucléaire de fission et souligne l’importance d’une action commune en faveur d’un soutien européen à ce projet. Pour terminer sa visite diplomatique, M. Valls a rencontré le Président Komorowski au Palais présidentiel du Belvédère.

Lire la suite

Souvenirs: Manuel Valls et la communauté française à Varsovie

Varsovie 11 mars 2015, le pupitre de Matignon à l'ambassade de France. Photo Réveil FM International

11 mars 2015, une réception a été organisée à l’Ambassade de France de Varsovie, le Premier ministre Manuel Valls s’était adressé à la communauté française expatriée, rappelant le dynamisme de cette dernière, notamment visible au travers des 1.000 entreprises implantées sur le territoire polonais. Manuel Valls avait également évoqué les attentats du 11 janvier à Paris et remercié les compatriotes français pour leur soutien manifesté depuis la Pologne en réaction à la barbarie.

Varsovie, 11 mars 2015, Manuel Valls s'exprimant à la communauté française. Photo Réveil FM International

Pierre Buhler, ambassadeur de France en Pologne, Manuel Valls, Premier ministre et Harlem Désir, , Secrétaire d'État aux Affaires européennes. Photo Réveil FM International

Manuel Valls et Harlem Désir chantant la Marseillaise. Photo Réveil FM International

La communauté française à Varsovie. Photo Réveil FM International

La communauté française à Varsovie. Photo Réveil FM International

Selfie avec Manuel Valls. Photo Réveil FM International

Selfie avec Manuel Valls. Photo Réveil FM International

Lire la suite

jeudi 26 mars 2015

Paris-Bercy: Hakima El Haite "De nombreux pays du Sud ne seront pas prêts pour la COP 21" !

Paris-Bercy, le ministère de l’Économie et des Finances. Photo Réveil FM International

Paris-Bercy, le Centre de conférences Pierre Mendès France. Photo Réveil FM International

Alors que se profile la 21e conférence Climat à Paris en décembre 2015, destinée à apporter un accord universel sur la problématique du climat, les bailleurs internationaux reconnaissent la nécessité d’accompagner les pays en développement et émergents dans la prise en compte de l’enjeu climatique dans leurs politiques publiques. Expertise France, agence française d’assistance technique internationale et dernier-né des opérateurs de l’action extérieure de la France, prend en charge la Facilité Climat confiée par l’Agence France Développement (AFD) pour aider les pays en développement à formuler leurs besoins et contributions en vue de la COP 21. Le 24 mars 2015, Expertise France organisait à Paris-Bercy, salle Pierre Mendes France, un colloque "Coopérer pour répondre au défi climatique".

Paris-Bercy, le Centre de conférences Pierre Mendès France. Photo Réveil FM International

Paris-Bercy, les participants au Centre de conférences Pierre Mendès France. Photo Réveil FM International Présente à cette manifestation et interrogée par econostrum.info, Hakima El Haite, ministre déléguée auprès du ministre marocain de l’Énergie, des Mines, de l’Eau et de l’Environnement, chargée de l’Environnement, demeure pessimiste sur l'état de préparation des pays du sud à la COP 21. Le Maroc abritera la COP 22 en 2016.

Hakima El Haite, ministre marocaine chargée de l'Environnement. Photo Réveil FM International

L’Afrique et les pays du sud de la Méditerranée sont-ils prêts pour la 21e conférence Climat qui se tiendra à Paris en décembre 2015 (COP 21) ?

Hakima El Haite : C’est la première fois que les pays africains participent aux négociations sur le climat. Lors des précédentes conférences, seuls les pays industrialisés responsables des émissions de gaz à effet de serre (GES) devaient apporter une contribution et s’engager au niveau de leurs émissions et au niveau financier. Mais le dernier rapport du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat) a alarmé le monde. On considère aujourd’hui que non seulement les pays industrialisés doivent diminuer leur taux d’émission de 80%, mais aussi que les pays peu émetteurs doivent diminuer de 20% leurs émissions. Sans cela, nous ne réussirons pas à maintenir la hausse de la température moyenne du globe en dessous de 2°C.

Il ne s'agit plus d'un clivage entre pays industrialisés et non industrialisés, cela devient un enjeu de préservation de l’espèce humaine et de la biodiversité. Les enjeux sont tels que les négociations ont pris un autre tournant. Tout le monde doit contribuer et aller vers un nouveau modèle de développement sobre en carbone. C’est une trajectoire que le Maroc a empruntée voici plusieurs années déjà, car nous avons été confrontés à des sécheresses récurrentes, à des problèmes d’eau dès les années 60.

Les pays africains, peu émetteurs, doivent aller vers des technologies sobres en carbone. Ils en sont conscients. Mais c’est bien beau de dessiner des modèles smart et sobre en carbone, encore faut-il avoir les capacités de les implanter, de les mettre en œuvre, de les pérenniser. Or, nous n’avons pas cette capacité en Afrique. De nombreux pays africains ne seront pas prêts à remettre leurs contributions (à la réduction des émissions de gaz à effet de serre au titre de l’accord de 2015) en juin. J’espère qu’une grande partie le sera en octobre. Mais il va falloir un transfert de technologies, une assistance technique des pays industrialisés pour aider les pays émergents et en développement à y voir plus clair, à mettre en place leur politique climat. Il faut aider les pays du Sud à avoir de la visibilité sur le plan institutionnel, juridique, au niveau de la gouvernance et sur le plan stratégique.

Hakima El Haite, ministre marocaine chargée de l'Environnement. Photo Réveil FM International

Les panélistes du premier table ronde "Le climat: un enjeu de coopération transverse aux politiques publiques"

Les panélistes du premier table ronde "Le climat: un enjeu de coopération transverse aux politiques publiques"

Coopération Nord-Sud ou Sud-Sud : quelles sont les politiques mises en œuvre par le Maroc pour intégrer l’enjeu climatique ?

Hakima El Haite : Grâce à la coopération avec nos partenaires du Nord, notamment la France, l’Espagne et l’Allemagne, nous avons pu développer une certaine expertise. Sachant que le Maroc a initié des politiques sectorielles durables dès les années 2000, comme le Plan Maroc Vert, la politique de l’Eau, la politique Energétique. Nous n’avons pas attendu que l’on nous demande des contributions. Le Maroc a inscrit sa vision du développement durable dans la Constitution, dans la législation nationale, au niveau réglementaire. Nous avons lancé et réglementé des filières durables, notamment dans le secteur de la biomasse et des déchets, une filière des huiles usagées.

Aujourd’hui, nous avons capitalisé une expérience que nous déclinons désormais en Afrique dans le cadre de notre politique de coopération Sud-Sud. Nous croyons dans le développement de partenariats triangulaires, entre pays industrialisés et pays africains qui détiennent un savoir-faire local. Concrètement, le Maroc a créé un Centre de compétences climatiques, qui commence à assister certains pays africains, notamment le Burundi et le Cameroun. Nous sommes également présents en Côte d’Ivoire sur un biotope tout à fait exceptionnel, en train de répliquer l’expérience de l’aménagement de la lagune de Marchica. Le Maroc intervient aussi dans la gestion des déchets et l’assainissement liquide au Sénégal et en Mauritanie. Nous avons signé une convention sur l’environnement avec l’Egypte.

Paris-Bercy, le ministère de l’Économie et des Finances. Photo Réveil FM International

Il existe des besoins dans les pays du Sud qui ne sont pas forcément des besoins européens. Dans le domaine agricole par exemple, nous avons déposé, auprès de l’Union pour la Méditerranée (UpM), un projet pour le financement du pompage solaire. Ce projet de pompage solaire agricole devrait concerner près d’un million d’agriculteurs marocains, disposant d’exploitations de très petite taille, inférieures à cinq hectares. Si nous considérons ce projet à l’échelle nationale, cela représente l’équivalent d’une station solaire de 500 mégawatts, comme celle de Ouarzazate. C’est énorme. L’intégration de l’informel au niveau des filières de déchets répond aussi à un besoin des pays du Sud. Nous l’avons au Maroc. C’est quelque chose qui n’existe pas en France.

Il existe une logique de coopération propre aux pays du pourtour méditerranéen ?

Hakima El Haite : Absolument. J’étais d’ailleurs à Barcelone ces derniers jours pour m’entretenir avec le secrétaire général de l’UpM, Fathallah Sijilmassi. Nous souhaitons aller vers une politique plus globale, plus intégrée, pour mieux représenter le pourtour méditerranéen. Car, à la différence du groupe africain ou du Groupe des 77, l’UpM est la seule institution qui comprend les pays du Nord et du Sud. C’est la seule plateforme de débat et de concertation hétérogène. Cela faciliterait les négociations.

Lire la suite

mercredi 25 mars 2015

L'Harmattan-Livres: L'Afrique est-elle démocratisable ? Constitution, sécurité et bonne gouvernance

Martin Kuengienda: L'Afrique est-elle démocratisable ? Constitution, sécurité et bonne gouvernance

L'Afrique n'a pas besoin des hommes forts mais plutôt des institutions fortes pour promouvoir la démocratie et la bonne gouvernance. Aujourd'hui, c'est la modification des constitutions qui ravage l'Afrique avec deux tendances distinctes : la conservation coûte que coûte du pouvoir ou la démocratisation. Le respect des institutions et la bonne gouvernance doivent contribuer à l'amélioration des conditions de vie, des cadres sociaux et économiques et de la lutte contre la pauvreté.

La Cour pénale internationale à l'épreuve de la répression en Afrique de Issaka Dangnossi

Quelles analyses peut-on faire de la fréquence des interventions de la CPI en Afrique ? Pourquoi tous les suspects sont-ils des ressortissants du continent africain, même si cet état de fait repose sur des bases juridiques conformes au droit international. La politique du bureau du procureur de la CPI est-elle dictée par les rapports de force politico-militaires qui se présentent sur le terrain ? Quelles alternatives s'offrent à la CPI et aux Etats africains ? Le châtiment judiciaire est-il la seule voie de lutte contre l'impunité ?

Le discours de La Baule 20 juin 1990 de Issoufou Konaté

Lors de la 16e Conférence au sommet des chefs d'État de France et d'Afrique de La Baule le 20 juin 1990, François Mitterrand a demandé aux chefs d'État africains d'instaurer la démocratie comme système de gouvernance. En bons élèves, ils ne se sont pas posé la question de savoir si la pression pour aller à la démocratie n'était pas une thérapie de plus. L'auteur appelle donc ici à repenser les différentes "thérapies" jusque-là connues et imposées de l'extérieur, n'ayant pas porté de vrais fruits.

Le pagne africain et sa symbolique de Dieudonné Mukundila Kembo

Ce livre explore la manière dont le signe de la femme est utilisé dans les illustrations des pagnes africains. Il montre le caractère sexué du pagne en relation avec les fonctions sociales de la femme, lesquelles contribuent à la structuration de la société. L'objet n'est pas seulement artistique, il est culturel et social et se trouve à la fondation des croyances, des institutions, des structures sociales. Il cesse d'être uniquement un vêtement et devient un lieu de savoir et de culture, un reflet de la société africaine.

Lire la suite

Kingakati: Kyungu wa Ku Mwanza à André Kimbuta: "Au Katanga, on ne vend pas ni ne fume du chanvre" !

Notre compatriote Jean-Luc Kienge, nous livre une information croustillante des Apparatchiks et Mammouths Joséphistes qui se sont empoignés à Kingakati. Il est quand même navrant et désopilant que les uns et les autres se traitent de traîtres alors qu'ils le sont tous à l'égard du peuple congolais et de la République démocratique du Congo. Une classe politique des situationnistes, opportunistes, courtisans, ventripotents et mangercrates qui puent la corruption. Des hommes sans convictions, sans dignité, qui adorent et courbent l'échine devant sans appris qu'ils appellent "Raïs", "autorité morale" un imposeur qui fait tout pour demeurer sur le trône du Congo malgré ses calamités.

Alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati. Photo Réveil FM International, archives

Pagaille, coup de poing, insultes et fiasco à la réunion de la MP à Kingakati. Une source proche de la présidence vient de nous informer que la réunion qui a eu lieu à Kingakati a tournée au vinaigre, à peine commencée.

Sport favori des habitués de Kingakati: fraude électorale, 2006, 2011...

Elle nous informe aussi que les gouverneurs Marcelin Cishambo et André Kimbuta ont commencé à insulter les présidents des partis politiques de la Majorité Présidentielle en les traitant de tout, entre autres traîtres, ingrats etc…

Ceci s’est aggravé au point ou plusieurs se sont même donnés des coups de poing. Nous y reviendrons avec plus de détails mais, notre source nous a aussi informée que la réunion s’est terminée en queue de poisson.

Notre source nous signalé que le grand absent remarquable de cette réunion était Moise Katumbi, gouverneur du Katanga. Il est temps que Joseph Kabila dissoudre sa « Majorité Présidentielle » et crée une nouvelle.

Voici la chronologie des insultes de la réunion du 22 mars 2015 à Kingakati chez Kabila:

Kimbuta s’adresse à Kyungu : « Toi et Moise Katumbi, vous êtes des traîtres ».

Kyungu insulte Kimbuta : « Mavi ya mama yako. »

Et il continue en disant: « Au Katanga, on ne vend pas et on ne fume pas du chanvre ».

Kimbuta à Kyungu : » Si tu commences à m’insulter, alors moi, je quitte la réunion » Il s’en va mais il est pourchassé par Kyungu qui continue à l’insulter.

Les autres calment Kyungu et le ramènent à sa table.

Le député Shadai (celui qui dit être un homme influent de la famille présidentielle et cousin de « maman Sifa ») dit à Kyungu: « Vous êtes des traîtres, vous les Katangais » Kyungu dit à Shadai : « Qui a tué Mulele? Qui a tué Katumba Mwanke? ».

Mwando Simba tape le poig sur la table au risque de la casser et dit : « Vous les gens qui entourez Kabila maintenant (Maniema), vous commencez a exagérer… ».

Kyungu exige à Shadai, après l’intervention de Mwando Simba, de retirer ses paroles.

Shadai s’excuse en disant à Kyungu : « Je sais combien le Katanga te tient à coeur, je retire mes paroles ».

Kyungu à Shadai en swahili : « Mantsho iriona birima ayezi kushutuka mabonde (Traduction : Les yeux qui ont vu les montagnes ne peut être impressionnés par les vallées).

En vérité, je vous le dis, ce que vous avez amassé et vu chez Joseph Kabila n’est rien comparé à ce que moi, j'ai vu et amassé chez Mobutu Sese Seko. Joseph Kabila, c’est RIEN comparé à Mobutu. Mobutu, c’est 50 fois PLUS que Kabila. Si pour vous, Kingakati est le paradis, je vous informe que ce n’est rien comparé aux maisons de Mobutu ».

Sur ce, Cishambo se fache et dit à Kyungu : « Vous risquez la mort ».

Kyungu dit : « Je m’en fou et je n’ai peur de rien, de personne ni de la prison car j’ai tout connu ».

Aubin Minaku essaie de calmer la situation. Kyungu se calme et s’assied.

Et, quelques instants après, Muyej prend la parole et s’adresse à Kyungu : « Toi et Moise, vous avez détruit la stratégie du chef (Kabila) sur la loi électorale. Notre stratégie était le glissement mais vous avez tout gâché. »

Mwando récupère la situation en disant : « C’était donc votre stratégie? pour nour créer des problèmes avec le peuple ? ».

Aubin Minaku intervient et refuse de reconnaitre la phrase de Muyej et dit : « Le chef (Kabila) ne veut plus jamais entendre parler de cette loi électorale ou du glissement parceque ça peut pécipiter son départ, au risque d’être tué si ils continuaient avec ce discours de glissement ».

Muyej à Kyungu : « Je suis pour le découpage du Katanga » !

Kyungu à Muyej : « Vous pouvez couper le Katanga même 50 fois ou 1000 fois mais, après la fin de votre régime, le premier décret présidentiel qui sera signé par le nouveau président du Congo sera la réunification du Katanga ».

Lumanu veut intervenir dans le sujet entre Kyungu et Muyej. Kyungu lui répond : « De quoi te mêles-tu? » !

Et c’est à ce moment que Felix Kabange veut intervenir dans le débat sur le découpage du Katanga avec un penchant vers Muyej, Kyungu le regarde et lui dit : « Toi, tu viens de quel coin? »

Kyungu se fache et s’en va. Felix Kanbange le poursuit et s’excuse de l’avoir froissé et dit qu’il y était obligé pour des raisons politiques, d’appuyer Muyej mais, qu’intérieurement, il est contre le découpage.

Cishambo prend la parole et commence à insulter Kyungu et traite les politiciens du Katanga, ceux qui ont rédigés la fameuse lettre et les autres ministres présents, de traitrise.

Finalement, Mwando se lève d’un air menaçant et dit à Cishambo : « Vous commencez à exagérer! ».

Il a fallu l’intervention de plusieurs personnes pour les calmer vu que les coups de poing s’annonçaient au rendez-vous car la tension était montée et il (Mwando) a décidé aussi de partir.

A noter que pendant toutes ces insultes et bagarres entre les membres de la MP, Joseph Kabila était déjà parti.

Lire la suite

Pourquoi la Suisse va restituer 380 millions du dictateur Sani Abacha au Nigéria, pourquoi l'argent volé de Mobutu (ex-Zaïre) a été donné à Nzanga Mobutu ?

Dictateur et pillard, personne n'a jamais su la vraie fortune de Mobutu Sese Seko en Suisse et ailleurs

Apôtre de "Yiba Ndabo tika Ndabo", celui qui dirigea la République démocratique du Congo, ex-Zaïre de 1965 à 1997 fut vilipendé pour sa mégalomanie, le chaos sécuritaire des dix dernières années, la corruption, l’asphyxie économique, la police politique, les disparitions, l’agonie d’un pays saigné à blanc..Deal des mafieux ! Pourquoi la Suisse va resituer 380 millions du dictateur Sani Abacha au Nigeria, pourquoi l'argent de la République démocratique du Congo (ex-Zaïre) volé par le dictateur Mobutu Sese Seko, a été remis à François-Joseph Nzanga Mobutu ? Dire que la République démocratique du Congo tend la main à la communauté internationale pour organiser ses élections. Pourquoi la fortune de Mobutu n'est jamais allée dans une cagnotte électorale ? En Suisse, les autorités helvétiques sont taiseuses, Réveil FM International et Afrique Continent, nous nous sommes rabattu aux avocats pour avoir une réponse à une question qui a taraudé notre esprit depuis l'annonce en grande pompe de cette information de restitution au pays de Goodluck Jonathan.

La Suisse va restituer 380 millions du dictateur Sani Abacha au Nigéria

L'un des avocats qui a requis l’anonymat, nous a éclairé. Une fois la fortune d'un dictateur bloquée en Suisse, la justice étant lente. Les démarches judiciaires peuvent prendre plusieurs années. La fortune cachée en Suisse par Mobutu Sese Seko, maréchal déchu de l'ex-Zaïre, s’élevait à 5 millions de francs suisses, selon la Commission fédérale des banques suisses (CFB). La CFB dit avoir enquêté auprès de 406 banques helvétiques suite à la décision prise le 17 mai 1997 par le Conseil fédéral suisse de bloquer les avoirs du maréchal. Pour la restitution, la Suisse pose toujours la question au pays lésé pour savoir à qui irait la fortune trouvée: au pays ou à la famille du dictateur. En ce qui concerne la fortune de Mobutu, c'est Joseph Kabila qui a demandé à la Suisse de restituer la fortune de Mobutu au fils du dictateur qui était membre de son gouvernement: Nzanga Mobutu". Voilà comment nous découvrons le deal entre alias Joseph Kabila et François-Joseph Nzanga Mobutu. Imposteur et usurpateur, alias Joseph Kabila pour légitimer son régime de prédation a eu besoin de François-Joseph Nzanga Mobutu comme d'Antoine Gizenga et des collabos congolais ramasseurs des miettes de la table de Kanambe Hippolyte, ces derniers avaient apporté son soutien à alias Joseph Kabila lors de l'élection présidentielle "Louis Michel" de 2006. Fauché comme un zaïrois, François-Joseph Nzanga Mobutu avait besoin d'alias Joseph kabila pour se refaire une santé financière. Quant à alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati en bon imposteur et usurpateur, le soutien d'un Mobutu, même s'il est fils d'un second lit, était du pain béni. Le peuple congolais spolié, n'avait qu'à aller se voir...Au premier tour de cette élection, par miracle François-Joseph Nzanga Mobutu avait remporté 4,77 % des voix avec son parti, l'Union des démocrates mobutistes (Udemo), ce qui lui avait valu un poste au gouvernement: vice-Premier ministre et ministre du Travail.

Kinshasa en 2008, alias Joseph Kabila et son ministre de travail: François-Joseph Nzanga Mobutu

En 2008, lorsque alias Joseph Kabila avait décidé que la fortune de Mobutu en Suisse soit restitué à François-Joseph Nzanga Mobutu, des voix discordantes ne s'étaient pas laissées entendre. Le directeur de la Division Afrique à la Conférence des Nations unies pour le Commerce et le développement (CNUCED), Habib Ouane, avait jugé regrettable la décision de la justice helvétique de restituer à la famille de l’ancien président congolais, Mobutu Sese Seko, des biens estimés à près de 5 millions d’euros. "C'est un mauvais signal pour le combat en faveur de la bonne gouvernance économique en Afrique", avait-t-il dit, lors de la présentation à la presse d’un rapport intitulé "L’Etat et la gouvernance du développement". Après plusieurs années de procédure, la plus haute juridiction suisse avait ordonné la restitution des biens de l’ancien président congolais à sa famille, au motif que l’enrichissement et le détournement étaient "prescrits". "Ces biens déposés dans les institutions financières suisses devaient, de toute évidence, revenir à l’Etat congolais", avait martelé M. Ouane, pour qui cela ne devrait souffrir d'aucune discussion.

Cimetière chrétien de Rabat, le dictateur Mobutu avait vécu dans l'opulence mais à sa mort, il était enterré dans l’anonymat devant moins de dix personnes

De son vivant, il se racontait mille et une choses sur la fortune du Maréchal Mobutu Sese Seko, président de l’ex-Zaïre pendant 32 ans. A sa chute en mai 1997, celui que le monde entier décrivait comme un multimilliardaire, en raison des comptes bancaires dont il disposait dans pratiquement toutes les banques occidentales et principalement suisses, était mort comme un paria, au Maroc. Ouverts souvent sous des prête-noms, ses comptes bancaires étaient introuvables. L’un des rares comptes saisi en Suisse à la demande de nouvelles autorités congolaises et restitué plus tard à ses héritiers, affichait à peine trois millions de dollars américains.

Qu’est devenue la prétendue fortune de Mobutu planquée dans des paradis fiscaux ? Nul n’en a connaissance. L’on a plutôt assisté, durant les premières années de sa déchéance comme Chef de l’Etat et de sa mort, au feuilleton des ventes aux enchères de ses châteaux aux quatre coins de l’Europe. Bref, l’homme qui avait clochardisé ses compatriotes pendant 32 ans, en faisant main basse sur les revenus du cuivre, du cobalt, du diamant, de l’or, du pétrole, du bois, des impôts, de la douane ainsi que sur les fonds de la coopération bi et multilatérale, et qui pensait avoir « dribblé » tous ceux qui seraient tentés de l’inquiéter pour son enrichissement illicite, était en fait le grand dindon de la farce. Car, le grand gagnant dans l’affaire, c’est le cartel des vautours rôdant autour des comptes secrets, dont la disparition de l’ordonnateur principal a fermé la porte à toute volonté d’héritage ou de poursuites judiciaires.

Moïse Tshombe, tout puissant chef de l’Etat sécessionniste du Katanga, avait connu le même revers dans les années ’60. Crédité d’une fortune colossale après son départ en exil, au lendemain de l’arrivée au pouvoir du général Joseph-Désiré Mobutu, il allait perdre toute emprise sur elle après le détournement de son avion vers Alger, son arrestation et sa mise en prison pour une détention à durée indéterminée, qui allait prendre fin avec sa mort en captivité, en 1967. Personne n’a jamais réussi à déverrouiller le puzzle de ses comptes bancaires en Espagne et au Portugal. Combien d’argent ce dirigeant et la République ont-ils perdu ? Tshombe est parti avec ses secrets bancaires dans sa tombe.

Quant au trio Gizenga-Gbenye-Soumialot, qui était à la tête de la République Populaire du Congo en 1964, avec pour capitale Kisangani, l’on avait appris du patriarche Gizenga, qui s’était exprimé à la Conférence Nationale Souveraine (1991-1992), qu’une importante quantité d’or était consignée à la banque centrale du Soudan. Comme condition au rapatriement de cette fortune, les trois « signataires » du document de dépôt auraient instruit les autorités ougandaises d’attendre le retour de l’Etat de droit et d’un gouvernement crédible dans l’ex-Zaïre.

Soumialot et Gbenye ne sont plus de ce monde. L’or du peuple congolais se trouve-t-il encore au frais, à la banque centrale, ou a-t-il pris une destination inconnue avec l’éclatement de ce pays en deux Républiques ? Dans tous les cas, ces exemples montrent combien ceux qui ont géré ce pays dans le passé et ceux d’aujourd’hui sont floués par leurs « parrains » occidentaux, qui leur font croire qu’il est possible de vivre peinard après la perte de l’imperium, en s’appuyant sur des millions ou milliards de dollars inconnus du commun de leurs concitoyens.

L’histoire ancienne et récente renseigne que l’argent volé et prétendument mis à l’abri, ne profite jamais aux affameurs de la multitude.

Quelque 14 ans après le départ du président zaïrois, rien ne subsiste de ses grandes réalisations. Rongés par le climat, dévastés par les pillages, envahis par la brousse, les infrastructures et les palais pharaoniques du Guide suprême ne présentent plus qu’un squelette dépouillé de tout son faste au visiteur.

« Mobutu voleur ! A bas le pilleur ! »

En 1997, la rébellion de l’ancien lumumbiste Laurent Désiré Kabila, après d’infructueuses négociations sous l’égide de Nelson Mandela, prend le pouvoir. Le peuple, affamé par trente-deux ans de règne autocrate et de gestion prédatrice, crie vengeance, brûlant l’effigie du maréchal en scandant « Mobutu voleur ! A bas le pilleur ! » dans les rues de Kinshasa.

Comme chaque fois que son autorité vacille dans la capitale, Mobutu vient se réfugier à Gbadolite. Il tente de trouver du réconfort auprès des villageois qui bénéficient de ses largesses pour leur fidélité. Le « roi léopard », malade, arpente les salles de sa tanière de Gbadolite « pour laisser faire le peuple ». C’est en tout cas ce qu’il affirme devant la caméra de Thierry Michel, dans le documentaire « Mobutu, roi du Zaïre ». Acculé, il finit par fuir le pays pendant que certains de ses ministres sont lynchés. Le même jour, les pillages des palais commencent, à Kinshasa, la capitale, et à Gbadolite.

Rien de ce qui pouvait être emporté n’a résisté aux pillages. Mobilier de bois précieux, tapisseries et tableaux ont été transportés par les soldats de l’Alliance de forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) de Kabila et des armées ougandaises et rwandaises qui le soutenaient. Dallages et installations électriques ont été arrachés par le peuple pour être revendus.

Dans la chambre à coucher, ouverte sur une vaste terrasse et une piscine aux multiples bassins, on distingue encore l’emplacement de la couche royale : une croix profonde taillée dans le marbre d’où un lit télécommandé s’élevait afin que le président jouisse de la vue.

Le palais Bambu, surnommé « Versailles de la jungle »

Sur une colline voisine se dresse le palais chinois, sans doute le plus insolite au milieu de cette brousse africaine : un ensemble de pagodes chinoises aux poutres ornées d’estampes, avec leurs jardins de nénuphars et leurs fontaines. Mobutu, esthète et amateur d’art, incontestablement marqué par ses visites en Chine, avait fait construire cette demeure et celle du site présidentiel de Nsele près de Kinshasa, quasi identique, à l’aide d’ouvriers chinois.

Mais l’édifice le plus extravagant reste le palais officiel du maréchal président. Au milieu de 700 hectares de plantation luxuriante, le palais Bambu vaudra à Gbadolite le surnom de « Versailles de la jungle ». Les bâtiments aux vertigineuses hauteurs de plafond portent encore l’ossature sans pampilles de lustres monumentaux.

Lire la suite

lundi 23 mars 2015

1er tour des élections départementales 2015: Allocution de Manuel Valls, Premier ministre

Manuel Valls, Premier ministre lors de son allocution télévisée le 22 mars 2015

Les Français viennent de s’exprimer pour ce premier tour des élections départementales. Les résultats définitifs ne seront connus que tard dans la soirée.

Aujourd’hui, un électeur sur deux est allé voter … C’est plus que prévu. Et je m’en réjouis. Mais trop de Français ont encore fait le choix de ne pas se rendre aux urnes. Et notre premier défi est toujours là : mobiliser les électeurs, leur redonner confiance. Ce soir, les formations républicaines ont tenu leur place.

Ce soir, l’extrême droite, même si elle est trop haute, n’est pas la première formation politique de France. Je m’en félicite, parce que je me suis personnellement engagé. Quand on mobilise la société, ça marche !

Je note aussi, avec modestie et lucidité, que les candidats de la majorité ont réalisé des scores honorables.

Et le total des voix de gauche atteint ce soir l’équivalent de celles de la droite. Rien n’est donc joué. Dimanche prochain, les Français sont appelés à voter pour le second tour. Je veux donc appeler à la mobilisation et au rassemblement. C’est cela qui fera la différence.

Trop dispersée au premier tour, la gauche doit désormais se rassembler autour du candidat de gauche présent au second tour pour garder à gauche le plus grand nombre de cantons et de départements.

Par ailleurs, avec constance et détermination, j’appelle également tous les républicains à faire barrage à l’extrême droite au second tour.

Tous les républicains, je dis bien tous les républicains, font face, ce soir, à leurs responsabilités. J’appelle chacun à adopter une position claire et à faire voter pour le candidat républicain – de gauche ou de droite – quand il fait face seul au Front national.

Ces élections départementales sont importantes. Localement, car elles déterminent les politiques qui touchent directement à la vie quotidienne des habitants : les collèges de nos enfants, nos routes, la solidarité envers nos aînés, les personnes handicapées, celles et ceux pour qui la vie est la plus dure, la cohésion entre nos territoires urbains et ruraux, grâce aux équipements publics, au développement du très haut débit.

Ce sont tous ces choix très concrets qui sont devant nous. Et la gauche porte cette vision ambitieuse de développement, de justice sociale dans nos territoires. Ces élections sont importantes aussi pour notre pays.

Il faut poursuivre, sans relâche, notre action pour retrouver la croissance, créer des emplois, assurer la sécurité des Français dans la lutte contre le terrorisme et contre la délinquance, défendre notre modèle de solidarité, promouvoir la laïcité, corriger les injustices, redonner de l’espoir à notre jeunesse, ou encore préparer la transition énergétique.

Notre pays doit continuer à avancer, à se réformer. Voilà ce qui motive, plus que jamais, mon engagement et celui de mon gouvernement au service du pays.

Lire la suite

Deux frères: Rodly et Stephen Mulongo, des graines de champion en natation à Pointe-à-Pitre en Guadeloupe

Natation, Rodly Mulongo, un champion dans l'âme en Guadeloupe. Photo Réveil FM International

Il est impressionnant le nombre de trophée remporter par Stephen Mulongo en natation qui orne sa chambre. Il n'a que 10 ans mais il est champion chez les poussins dans son Cercle Nautique Baie Mahaut (CNBM). Rodly et Stephen Mulongo, les deux frères sont passionnés de la natation, alors les parents jouent le jeu, les accompagnent et les soutiennent. Chaque mardi, ils se lèvent très tôt pour amener leurs rejetons qui débutent à 5h du matin la natation à la piscine intercommunale Dugazon- Abymes- Gosier et Pointe-à-Pitre avant d'aller à l'école. Et tous les jours, sauf samedi, dimanche et jours fériés s'ils ne sont pas en compétition: à 17 heures, Rodly et Stephen sont à l'entrainement de natation. Le dimanche 23 février dernier, les nageuses et nageurs de la Guadeloupe et de Besançon participaient à une Étape de la Coupe de France 5 Km en Eau-Libre 2015, au Gosier.

L'eau de la mer est salé, 5 km en mer, ce n'est pas facile. C'est Léo Vannier de Besançon qui a remporté la première étape de la Coupe de France. Léo Vannier pratique la natation (demi-fond) à l’Alliance Natation Besançon. Après avoir été double Vice-Champion de France de demi-fond en 2014, il espère participer aux championnats d’Europe junior et aux Jeux Européens en 2015.

5 Km en mer, battre les spécialistes locaux, il fallait le faire et ce n'est absolument pas une victoire « exotique » ! Rodly Mulongo 14 ans, a été parmi les 10 premiers sur la centaine des nageurs. Lorsque l'animateur a annoncé son nom, il a surgit comme un extra-terrestre de l'eau. Il n'a que 15 ans mais le corps d'un vrai nageur professionnel.

Cercle Nautique Baie Mahault, l'équipe de Rodly Mulongo. Photo Réveil FM International

Léo vannier de Besançon qui a remporté l'Étape de la Coupe de France 5 Km en Eau-Libre 2015, au Gosier. Photo Réveil FM International

Léo Vannier a le réflexe d'un champion nageur, souriez vous êtes photographié ! Photo Réveil FM International

Pour nager dans une piscine est différent de nager à l'eau libre en mer. Il faut maîtriser plusieurs paramètres. Car il y a des courants sur la mer, il faut respecter les lieux de passage indiqués par des bouées, l'eau est salé, la température d'eau varie d'un endroit à un autre...sur 5 Km. Le Comité Régional de natation de Guadeloupe a été choisi par la Fédération Française de natation pour l’organisation d’une étape de la Coupe de France. La Ville du Gosier a assumé ses responsabilités dans l'organisation.

Rodly Mulongo surgit de l'eau. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Rodly Mulongo, 5 Km en eau-libre à Gosier. Photo Réveil FM International

Lire la suite

samedi 21 mars 2015

Facebook: Le bidonnage de la photo d'un Congolais brûlé à Durban en Afrique du Sud par César Ngadi !

Trois policiers sud-africains viennent en aide à une victime de violences négrophobes, le 18 mai 2008 à Reiger Park. Photo Réveil FM International, archives

Le journalisme a ses règles y compris pour des chroniqueurs musicaux coupagistes qui vont à Kinshasa pour encenser le régime tortionnaire qui tue, assassine, emprisonne, pille et vole ! Etre chroniqueur de musique en île de France ne signifie en aucun se défaire des règles. Heureusement que les résistants-patriotes-combattants ont mis une fatwa contre des concerts dégradants et des musiciens griots djaleloïstes, mangeurs à tous les râteliers: ils chantent les louanges de l'imposteur alias Joseph Kabila et veulent que les Congolais de la diaspora les habillent , les couvrent des cadeaux... La fatwa anti-concerts en Europe et dans le monde ne sera levé qu'à la Libération de la RDC de ses imposteurs, fraudeurs, tricheurs, criminels...Ceux qui veulent se trémousser n'ont qu'à aller à Kingakati !

César Ngadi est sans doute un chroniqueur musical polémiste. Mais la polémique a ses fins. César Ngadi a publié sur les réseaux sociaux la photo d'un homme entrain de brûler, photo que Réveil FM International avait déjà publié le 30 mai 2008 dans un article intitulé "La négrophobie sudafricaine" et il voudrait faire croire aux gens que c'est le Congolais qui a été brûlé à Durban en Afrique du Sud. C'est de la hâblerie, du trucage, en un mot du bidonnage journaliste. On peut faire du buzz avec du vrai, en relatant la vérité. Mais vouloir faire du sensationnel avec du faux, c'est trop fort ! Cette photo est fausse, elle ne date pas d'aujourd'hui. Et lorsqu'on poste le commentaire sur la page Facebook du chroniqueur musical César Ngadi pour l'alerter, il commet l'impaire en effaçant le commentaire sans se remettre en cause. Il y a une volonté manifeste de prendre les congolais pour des abrutis.

Voici ce qu'il écrit sur son mur, en l'illustrant avec la photo de Réveil FM International datant de 2008: "UN CONGOLAIS A ÉTÉ BRÛLÉ VIF PAR LES ZOULOUS ET A PERDU SA VIE EN AFRIQUE DU SUD. JE ME POSE TOUT SIMPLEMENT LA QUESTION AUX PERSONNES QUI SE DISENT COMBATTANTS : BOSALI NINI PONA YANGO ? PONA NINI BOKEYI KO SE VENGER TE ? SOKI EZALAKI BA MUSICIENS PONA CONCERT, BOFONGOLI BA MBANGA NA BINO PONA KOSALA VIDEO ! SIK'OYO PONA BINO EZA NORMAL QUE BATUMBA CONGOLAIS PE AKUFA KAKA BOYE EN PLUS NA MBOKA MOPAYA ? MERCI PETIT NA NGAI IVY APONGA QUI ETAIT L'UN DES PREMIERS A ATTIRE L'ATTENTION DES CONGOLAIS A CE SUJET ! BOFANDA NA BINO, BOZA BA COMBANDULE ! INGETAAAAAA"

Voici l'article dont la photo a été publiée: La " Négrophobie " Sud-africaine ! publié le 30 mai 2008 sur Réveil FM International

L'Afrique du Sud d'aujourd'hui rappelle le Far West de la fin du XIX siècle:c'est une terre d'une formidable dynamisme où tout est possible et où la criminalité est aussi brutale qu'omniprésente. L'Afrique du Sud affiche l'un des taux d'assassinats les plus élevés du monde pour un pays qui n'est pas en guerre. Les attaques négrophobes, contre les autres africains:Zimbabwéens, Mozambicains, Malawites, Somaliens, Congolais et Nigérians, qui ont débuté le 11 mai dernier dans le bidonville d'Alexandra à Johannesburg et se sont propagées à d'autres townships du pays, qui ont fait plus de 50 morts, des centaines de blessés et au moins 25.000 déplacés, ne sont pas fortuites. Le fait que 40% de la population noire soit sans emploi, explique-t-il tout ? La police a procédé à plus de 500 arrestations. Même si les incidents sont désormais moins nombreux, grâce à un impressionnant déploiement de la police et de l'armée, les déplacés continuent d'affluer dans des camps de fortune, souvent proches des commissariats. Des milliers doivent dormir dehors, par des températures proches de zéro la nuit. L'armée a été déployée dans la banlieue de Johannesburg, pour la première fois depuis 1994 et la chute de l'apartheid. Ce qui rappelle l'époque où l'ancien régime de la minorité blanche avait recours aux militaires pour réprimer les émeutes des noirs contre sa politique raciste. Les violences en cours risquent de peser lourd sur la préparation de la Coupe du monde de football, l'Afrique du Sud ayant été désignée pour organiser l'événement en 2010.

Trois policiers sud-africains viennent en aide à une victime de violences négrophobes, le 18 mai 2008 à Reiger Park. Photo Réveil FM International, archives

Au moins cinquante noirs ont été assassinés en ce mois de mai dans les townships des alentours de Johannesbourg, par des gens qui, encore récemment, étaient eux-mêmes victimes de l'apartheid, le plus impitoyable système d'exploitation raciale délibérée du XIXe siècle.

L'une des victimes de la flambée de violences en Afrique du Sud. Photo Réveil FM International

Dans certains cas, les victimes ont été brûlées vives, d'autres ont été égorgées voire lapidées.

Comment expliquer cette explosion perverse de " négrophobie ?"

Quand des ressortissants de pays africains situés plus au nord envisagent d'émigrer vers le sud, ils partent pour les mêmes raisons que d'autres vont en Europe ou que les Mexicains, les Cubains et les Salvadoriens se rendent aux Etats-Unis. L'Afrique du Sud est la superpuissance du continent, Johannesbourg la ville la plus prospère de toute l'Afrique. Pour l'immense majorité des noirs sud-africains, la réalité économique n'a rien de beau. Car sous l'apartheid, il fallait veiller à ce que les Noirs ne soient pas à même de concurrencer les Blancs pour les meilleurs postes. Les gouvernements successifs de l'apartheid ont appris aux Noirs à être " des coupeurs de bois et des porteurs d'eau ". Le Zimbabwéen ou le Nigérian moyen a de grandes chance d'avoir bénéficié d'une meilleure éducation qu'un Sud-africain. Aujoud'hui, les noirs Sud-Africains ne peuvent même pas concurrencer les Noirs étrangers pour les emplois modestes.

La cause profonde de la violence en Afrique du Sud n’a presque pas changé depuis l’époque de l’apartheid. Selon le Centre for the Study of Violence and Reconciliation (CSVR) de Johannesburg, aujourd’hui comme dans les années 80, le taux élevé de criminalité avec violence s’explique par l’exclusion économique et sociale.

Ce qui a changé, c’est la conjoncture. À l’époque de l’apartheid, la population voyait une forme de protestation politique dans tout acte contribuant à rendre un township ingouvernable — un acte qui serait maintenant jugé criminel. « Si l’apartheid criminalisait toute forme de manifestation politique, la lutte pour la libération politisait les actes criminels », explique Graeme Simpson, directeur général du CSVR.

Afin d’élaborer des stratégies pour renverser la situation, le CSVR a analysé les causes, l’importance et les caractéristiques de la violence en Afrique du Sud à mesure que le pays se démocratisait.

Les 30 membres de l’équipe de recherche ont examiné les caractéristiques et l’importance de la violence en Afrique du Sud pendant la période de transition entre l’apartheid et la démocratie. Ils se sont intéressés à six champs d’étude : la violence dictée par la vengeance et l’autodéfense, les ex-combattants, les étrangers (immigrants), les foyers et leurs résidents, les forces de sécurité publique, et les militants pour la démocratie et leur famille. La Violence and Transition Series en est le résultat. Ces rapports distincts quoique connexes traitent de la violence au cours de la période allant de 1980 à 2000.

Criminalité, vérité et réconciliation

Selon Simpson, le passage de l’Afrique du Sud à la démocratie pluripartite a fait naître dans les esprits l’idée qu’il existe deux sortes d’actes criminels : ceux qui sont politiques et ceux dont la nature est purement criminelle. Cette idée, dit-il, la Truth and Reconciliation Commission (TRC) sud-africaine l’a consacrée en définissant la violence politique en fonction de la situation des différents partis ou mouvements politiques. La TRC avait été chargée par le gouvernement Mandela d’enquêter au milieu des années 90 sur les atrocités commises à l’époque de l’apartheid et de trouver des coupables. Elle a amnistié les personnes passées aux aveux complets capables de prouver que leurs actes avaient servi une quelconque cause politique. Ce qu’on l’on souhaitait, c’était apaiser les esprits et prévenir de nouveaux cycles de querelles raciales et ethniques.

La TRC, poursuit Wilson, a sanctionné une « forme privilégiée de violence » en accordant parfois l’immunité à des personnes qui, malgré leur intention criminelle, pouvaient établir un lien entre leur acte, par exemple un meurtre, et une organisation politique. Les personnes ayant demandé à être entendues par la Commission étaient en majorité des criminels reconnus et incarcérés.

Sur ce mur tagué par les négrophobes, on peut lire la liste des pays africains suivants:

MOZAMBIQUE

NAMIBIA

NIGERIA

SENEGAL

SOMALIA

SWAZILAND

TANZANIA

RWANDA

UGANDA

ZAMBIA

ZIMBABWE

Une crise nationale !

Les stratégies de lutte contre la criminalité avec violence ne tiennent pas compte de la complexité de la situation sociale, estime Simpson. « Les gens s’imaginent qu’il suffit de s’entendre sur le plan politique, de démocratiser les structures gouvernementales et d’adopter un programme de développement pour redresser la situation de la violence dans la société sud-africaine. »

Dans ce pays où la répartition de la richesse est une des plus inégales au monde — les centres commerciaux rutilants y côtoient les townships insalubres —, l’enjeu de la lutte contre l’apartheid était tout autant l’accès équitable aux ressources économiques que l’accès au pouvoir politique.

Or, même dans la nouvelle Afrique du Sud pluriraciale, peu de chances s’offrent aux jeunes sur les plans social et économique. Le ministre sud-africain du Travail a récemment qualifié la situation du chômage chez les jeunes de crise nationale, la proportion de jeunes diplômés incapables de se trouver un emploi atteignant les 60 %.

Être pauvre dans un pays riche donne envie d’avoir une vie aisée — ou, pour certains, de se tourner vers le crime.

Le prestige et les privilèges

Aux yeux d’un nombre peu important quoique non négligeable de jeunes exclus, l’attrait du crime tient aussi à d’autres facteurs. En Afrique du Sud, le criminel professionnel se trouve plongé dans une culture particulière — un réseau aux multiples ramifications qui possède ses propres symboles et son propre langage. Les jeunes hommes qui décident de vivre dans la criminalité disent qu’ils « s’en vont prendre leur service ». Leur façon de s’exprimer montre que le crime est considéré comme un moyen d’acquérir prestige et privilèges. D’un certain point de vue, l’appartenance à un gang est l’expression de la débrouillardise des jeunes, un genre de réaction à l’exclusion sociale.

« Le milieu du crime possède sa propre hiérarchie, explique Tjovito, un jeune interviewé par le CSVR. Vous grimpez les échelons un à un jusqu’à ce que vous fassiez des affaires qui rapportent vraiment gros. Une fois parvenu au sommet, vous inspirez le respect, un peu comme si vous transigiez à la bourse de Johannesburg. »

« Pour cerner les caractéristiques de la violence en Afrique du Sud, il importe de bien connaître l’exclusion », juge Simpson.

Le CSVR a donc entrepris d’intervenir sur différents plans en créant par exemple un bureau d’aide aux réfugiés, des projets sur les rapports raciaux, la violence et la réconciliation, des groupes de soutien thérapeutique aux ex-combattants, des programmes de prévention de la violence dans les écoles, et des projets d’initiatives jeunesse. La recherche sur les ex-combattants a permis d’élaborer un projet pilote en facilitant notamment la prise en compte des besoins de soutien psycho-social dans la stratégie de démobilisation. À cet égard, Sasha Gear, auteur du rapport de recherche, a présenté des exposés au comité de la démobilisation, et le Military Veterans Advisory Board a sollicité ses avis. Étant donné que le « problème » des anciens combattants commence à peine à retenir l’attention, il est un peu tôt pour prédire quels seront les résultats de ces interventions, précise Simpson.

À partir de la recherche sur l’autodéfense, le CSVR a également proposé au Gauteng Department of Safety and Liaison de faire un examen approfondi de la situation locale de la violence des justiciers.

« Cette recherche indispensable a aidé le CSVR à élaborer des stratégies générales de consolidation d’une paix durable et de réconciliation dans le cadre aussi bien de nos projets pilotes d’action locale que de nos interventions d’orientation et d’éducation du public, ajoute Simpson. Nous avons beaucoup appris au sujet des constantes et des variantes de l’évolution de la violence dans les démocraties embryonnaires ou les sociétés qui viennent de connaître une guerre civile intense. Ces leçons, nous les avons intégrées dans la façon bien à nous dont nous abordons la prévention de la violence et la consolidation de la paix. »

Lire la suite

vendredi 20 mars 2015

ONU-Genève: Christiane Taubira invitée au Conseil des droits de l'homme pour débattre de la discrimination raciale

Genève, 20 mars 2015, Christiane Taubira, Garde des Sceaux au Palais des Nations-ONU

La Ministre française de la justice a participé au débat qui a pour thème: «Tirer les enseignements des tragédies du passé pour combattre la discrimination raciale aujourd'hui»

Le Conseil des droits de l'homme a tenu cet après-midi, dans le cadre de la Journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale qui sera célébrée demain, samedi 21 mars, un débat sur l'état de la discrimination raciale dans le monde. La réunion avait pour thème: «Tirer les enseignements des tragédies du passé pour combattre la discrimination raciale aujourd'hui», alors que cette année marque le début de la Décennie internationale des peuples d'ascendance africaine (2015-2024).

La réunion a été ouverte par le Président du Conseil, M. Joachim Rücker, qui a notamment rappelé que 2015 marquait également le 70ème anniversaire de la fin de la Deuxième guerre mondiale, un conflit dont l'Allemagne nazie est à l'origine. M. Rücker tire de ce passé le sens des termes «plus jamais ça». Mais il reste encore un long chemin à parcourir pour parvenir à un monde libéré du racisme et de la discrimination raciale. Mme Jane Connors, Directrice de la Division de la recherche et du droit au développement au Haut-Commissariat aux droits de l'homme, a ajouté qu'il fallait se souvenir que se la discrimination raciale coïncide souvent avec d'autres formes de discrimination, celle envers les femmes et les filles en particulier.

Sont ensuite intervenus les panélistes suivants: Mme Christiane Taubira, Ministre française de la justice; M. Doudou Diène, Président du Conseil de l'Alliance internationale des sites de conscience; Mme Johanna Kool-Blokland, Directrice des archives de Zélande (Pays-Bas); et M. Ali Moussa Iyé, Chef de la Section du dialogue interculturel, Division des politiques culturelles et du dialogue interculturel à l'UNESCO.

Mme Taubira a déclaré que l'enjeu principal de l'élimination de la discrimination raciale et de toutes les autres formes de discrimination «est tout simplement celui de l'altérité, celui de la capacité à accepter l'autre, à voir en l'autre un pur trésor et à vouloir faire largesse de tous les autres». C'est le déni d'humanité qui est à la source même des grandes tragédies humaines. C'est pourquoi il faut proclamer l'égalité: c'est une exigence éthique, c'est aussi une exigence politique. La communauté internationale a tiré les enseignements de son histoire, en particulier en créant les organisations internationales que nous connaissons aujourd'hui et il s'agit de renouer avec l'esprit et les valeurs universelles.

M. Diène a notamment dénoncé une instrumentalisation politique du racisme, avec des partis politiques qui bâtissent leur fonds de commerce sur le racisme et prennent démocratiquement le pouvoir par l'insulte et l'incitation à la haine. Il faut une mutation passant par le renforcement des instruments juridiques de lutte contre le racisme, notamment la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d'action de Durban.

Mme Kool-Blokland a attiré l'attention sur le travail en cours par les Archives de Zélande pour archive une partie de l'histoire de l'esclavage et a invité les établissements scolaires et les institutions de par le monde à avoir recours à ces archives, disponibles en ligne. M. Moussa Iyé a pour sa part attiré l'attention sur les programmes mis en œuvre par l'UNESCO, notamment pour lutter contre les théories raciales, ainsi que sur sa participation. L'UNESCO a également participé à la rédaction d'une histoire générale de l'Afrique. Le lancement de la Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine offre une occasion de réfléchir sur les nouvelles actions à mener pour répondre à l'évolution actuelle des discours racistes et des pratiques de discrimination, a souligné M. Moussa Iyé.

Au cours du débat 1 qui a suivi, un grand nombre de délégations ont plaidé pour la mise en œuvre de la Déclaration et du Programme d'action de Durban. La Décennie internationale pour les personnes d'ascendance africaine offre une occasion pour tous de le faire, notamment en mettant en place un forum pour les personnes d'ascendance africaine, qui servirait de mécanisme permanent consultatif, comme le stipule le programme d'action de la Décennie. Des délégations 1 se sont également inquiétées de la persistance des discours de haine sur l'Internet, mais également du climat négationniste persistant en ce qui concerne l'histoire des minorités, de la traite transatlantique et de l'esclavage. Plusieurs délégations ont prôné à cet égard un renforcement de l'enseignement des droits de l'homme et de l'histoire, ainsi que la promotion des valeurs de dialogue et de diversité culturelle.

En fin de séance, le Président a présenté ses condoléances et celles des membres du Conseil au peuple et au Gouvernement du Yémen après les attentats perpétrés aujourd'hui contre deux mosquées.

Débat sur l'état de la discrimination raciale dans le monde

Déclarations liminaires

M. JOACHIM RÜCKER, Président du Conseil des droits de l'homme, a déclaré que le thème du débat - tirer les enseignements des tragédies du passé pour combattre la discrimination raciale aujourd'hui - venait à point nommé alors que 2015 coïncide avec le début de la Décennie internationale pour les peuples d'ascendance africaine, les 70 ans des Nations Unies et le 70ème anniversaire de la fin de la Deuxième guerre mondiale, un conflit dont l'Allemagne nazie est à l'origine et au cours duquel des crimes inédits ont été commis. «Je dis ceci, car le sens de responsabilité, le sens du ''plus jamais ça'', que je tire de notre passé est l'une de mes motivations les fortes pour moi personnellement d'être présent aujourd'hui, ainsi que mon pays», a dit M. Rücker.

Le Président du Conseil a reconnu qu'il restait encore un long chemin à parcourir pour parvenir à un monde libéré du racisme et de la discrimination raciale. «Apprendre de nos tragédies passées communes pour combattre la discrimination raciale aujourd'hui est difficile et douloureux mais c'est nécessaire», a-t-il fait observer. Pour M. Rücker, ce qui a conduit à ces tragédies – les idées fausses, les malentendus, les idéologies pathologiques de la hiérarchisation ethnique, la discrimination et souvent l'absence d'empathie sociale – est aussi à l'origine des tragédies d'aujourd'hui. Nous ne devons pas fermer les yeux et nous demander ce que les autres peuvent faire; il faut plutôt que chacun de nous contribue chaque jour à notre objectif commun d'un monde libéré du racisme et de la discrimination raciale.

MME JANE CONNORS, Directrice de la Division de la recherche et du droit au développement au Haut-Commissariat aux droits de l'homme, a rappelé que l'on célébrait cette année le cinquantenaire de l'adoption de la Convention pour l'élimination de toutes les formes de discrimination raciale, à une époque où l'apartheid sud-africain faisait encore partie du paysage géopolitique. À la même époque, le mouvement des droits civiques aux États-Unis abattait le racisme institutionnalisé. Depuis, le premier Président noir de ce pays a été élu, ce qui était impensable lorsque la Convention a été rédigée. Les mécanismes des droits de l'homme de l'ONU – en particulier le Comité sur l'élimination de la discrimination raciale - ont permis de faire progresser le combat contre le racisme.

Pourtant, malgré ces efforts, la discrimination en fonction de la race et la xénophobie persistent partout dans le monde. On doit se souvenir que la discrimination raciale coïncide souvent avec d'autres formes de discrimination, celle envers les femmes et les filles en particulier, a rappelé Mme Connors. En référence au thème du débat, elle a constaté que l'on ne saurait trop exagérer l'importance de revisiter l'histoire pour se rappeler des tragédies du passé. Elle a souligné à cet égard le rôle important de l'éducation, qui est d'ailleurs mentionnée dans la Déclaration et le Programme d'action de Durban.

Exposés des panélistes

MME CHRISTIANE TAUBIRA, Ministre de la justice de la France, après avoir cité des vers du poème «Les pur-sang» d'Aimé Césaire, a estimé que l'enjeu principal de l'élimination de la discrimination raciale et de toutes les autres formes de discrimination «est tout simplement celui de l'altérité, celui de la capacité à accepter l'autre, à voir en l'autre un pur trésor et à vouloir faire largesse de tous les autres». La question de l'altérité est au cœur de ce déni d'humanité qui conduit à la discrimination raciale, à toutes les exclusions, à toutes les discriminations ou rejet des autres. C'est bien ce déni d'humanité qui est à la source même des grandes tragédies humaines, qu'il s'agisse des génocides du XXe siècle, de la traite et de l'esclavage ou de l'esclavage qui frappe individuellement. L'histoire nous enseigne que les sciences sociales, la philosophie, les sciences, l'économie, la géographie, toutes matières qui instruisent les hommes, toutes ont contribué à fournir des éléments pour discriminer, pour conduire à voir dans la différence une infériorité. Il faut comprendre ce que ces différentes tragédies ont en commun: ce déni de l'humanité de l'autre. C'est pourquoi il faut proclamer l'égalité, une égalité ontologique. C'est une exigence éthique: nous sommes tous égaux, quelles que soient nos apparences, nos singularités, le lieu où nous vivons, nos langues, nos cultures, nos croyances. C'est aussi une exigence politique qui suppose de proclamer une égalité sociale a dit Mme Taubira, car les discriminations sont souvent fondées sur des systèmes de domination et que c'est pour servir des intérêts de pouvoir que des prétextes sont mis en avant pour exclure.

Mme Taubira a souligné que la communauté internationale a tiré les enseignements de son histoire, en particulier dans le cadre des organisations internationales qui sont apparues après la première guerre mondiale. Mme Taubira a également déclaré que, partout dans le monde, on retrouve des corpus proclamant l'égalité et des valeurs qui protègent les plus faibles, que ce soit la Magna carta, la Charte du Mandingue ou le Code de Hammurabi. Il s'agit donc de renouer avec cet esprit et ces valeurs universelles, a-t-elle dit. Mme Taubira a aussi observé qu'en dépit de ces acquis, la communauté internationale restait confrontée à la contestation de cet idéal. Il est donc nécessaire qu'elle y réponde, y compris en s'ouvrant à la société civile. En ce qui la concerne, la France s'est donné les moyens d'agir. Elle a inscrit dans sa Constitution l'égalité devant la loi à tous les citoyens quelle que soit son origine, sa religion. Elle sanctionne aussi les discours racistes, antisémites, xénophobes et discriminatoires, considérés comme circonstances aggravantes.

M. DOUDOU DIÈNE, Président du Conseil de l'Alliance internationale des sites de conscience, a déclaré que le signal d'alerte est au rouge sur toutes les formes de racisme, de discrimination raciale et de xénophobie. L'actualité la plus objective, confirmée par des études menées dans différents pays et régions, révèlent, selon lui, deux tendances lourdes: d'une part, la prégnance, la résurgence et la vitalité des formes traditionnelles de discrimination –systèmes de castes, racisme de couleur, notamment visant les noirs, les asiatiques, les peuples autochtones, les Arabes, les Rom, l'antisémitisme et l'islamophobie et, d'autre part, l'apparition de nouvelles figures de la discrimination comme le Non-national, le Réfugié et l'Immigré. Pour M. Diène, la violence raciste, xénophobe, physique, verbale et sociale constitue l'expression d'une crispation identitaire et culturelle. Délégitimé de longue date par la science, le racisme n'avance plus masqué par le discours civilisationnel. Mais M. Diène a constaté une instrumentalisation politique du racisme, avec des partis politiques qui bâtissent leur fonds de commerce sur ce racisme et prennent démocratiquement le pouvoir par l'insulte et l'incitation à la haine. Cette violence atteint des degrés physiques, avec la résurgence du génocide, comme au Rwanda, ou dans l'attentat commis en Norvège en 2011 à Oslo et sur l'île d'Utoya. Que signifie cette résurgence, cette parole qui se lâche avec des partis politiques qui banalisent la haine?

Pour M. Diène, la lecture pessimiste veut qu'il soit impossible de lutter contre le racisme, réalité inéluctable, tandis que la lecture optimiste, qu'il propose, consiste à résoudre les questions des migrations et d'autres phénomènes positifs en dernière analyse. Il a montré du doigt une crise identitaire profonde des cultures nationales, bousculées par de nouvelles identités plurielles. «Nous sommes en train d'assister à un accouchement identitaire et tout accouchement est douloureux», a-t-il affirmé. La question de l'ethnie a été disqualifiée par la science et récupérée par les idéologues, qui n'ont plus rien à proposer. La violence provient des résistances identitaires. Certains ont élaboré le concept de l'antagonisme entre les civilisations et les cultures, entre l'Islam et l'Occident. M. Diène a appelé à analyser cette mutation en vue du renforcement des instruments juridiques de lutte contre le racisme, en mettant en œuvre le document de la Conférence de Durban sur l'élimination du racisme, de la discrimination raciale, de la xénophobie et de l'intolérance qui y est associée, ainsi que le document de la Conférence d'examen. Il a aussi insisté sur la nécessité de revisiter la mémoire de l'esclavage, de l'Holocauste, du génocide et de toutes les manifestations de racisme. L'Afrique du Sud raciste était éduquée, tout comme l'Allemagne nazie, a-t-il fait remarquer, en exhortant à la transmission des valeurs consacrées dans l'éducation à la connaissance et au respect d'autrui. Il a enfin suggéré la promotion des interactions entre toutes les communautés et de combattre, par la loi, toutes les expressions et manifestations sociales, économiques et culturelles du racisme.

MME JOHANNA KOOL-BLOKLAND, Directrice des archives de Zélande (Pays-Bas), a rappelé qu'environ 12 millions d'esclaves africains ont été vendus en moins de trois siècles. Mme Kool-Blokland a fait remarquer que cette réalité est méconnue ou relève d'un lointain concept pour beaucoup de personnes. Cependant, pour un nombre incalculable d'autres individus, l'héritage de l'esclavage transatlantique fait partie intégrante de leur identité culturelle. Les Archives de la Zélande ont utilisé le matériel dont elles disposent pour faire parler le passé, de manière à encourager la compréhension mutuelle de cet héritage commun. Ce travail d'archivage a été effectué dans les villes de Middelburg et Veere par 40 employés et autant de bénévoles; les documents imprimés et les archives numériques sont accessibles au public pour mener des recherches et exercer son droit démocratique à obtenir des informations juridiques et des preuves. La panéliste a notamment souligné que les Africains étaient vendus aux propriétaires de plantations et étaient destinés à une vie d'esclavage. Ce commerce a duré du XVIe au XIXe siècle. Une des compagnies impliquées, la MCC, a vendu environ 30 000 esclaves au cours du XVIIIe siècle. L'UNESCO a reconnu la valeur unique des archives de la MCC en les inscrivant sur le Registre de la mémoire du monde, suite à quoi, les Archives de la Zélande ont commencé leur numérisation en 2012. Le site internet et le blog des archives a pour but avoué de former les étudiants à l'importance de l'interprétation et de l'utilisation de documents d'archives en se servant des nouveaux médias. Et de poser la question de savoir comment se servir des sources d'information et ce que peut-on y apprendre. Ainsi, le blog a été consulté plus de 200 000 fois et le thème du commerce transatlantique des esclaves est désormais inscrit dans le programme scolaire des Pays-Bas.

Mme Kool-Bokland a invité les établissements scolaires et les institutions de par le monde à utiliser le blog et le site en ligne. En conclusion, elle a indiqué qu'il y a 252 ans, sur les 326 Africains achetés par le capitaine Jan Menkenveld, 33 hommes, femmes, garçons et filles sont décédés durant le voyage. Après le voyage, 296 esclaves ont été vendus; l'un d'entre eux fut ensuite le chef de file du soulèvement de la colonie néerlandaise de Berbice. Il s'appelait Atta et symbolise les premières données sur l'organisation des esclaves africains en vue de lutter pour leur liberté.

M. ALI MOUSSA IYÉ, Chef de la Section du dialogue interculturel, Division des politiques culturelles et du dialogue interculturel, UNESCO, a axé son exposé sur les conséquences de deux tragédies de l'Histoire qui sont fondatrices du monde moderne et qui ont affecté de manière particulière les personnes d'ascendance africaine, à savoir l'esclavage et la colonisation. De par cette histoire, les Africains et les personnes d'ascendance sont les survivants d'un triple déni: déni de leur humanité, de leur histoire, de leur citoyenneté. «Ainsi, plus que toute autre communauté humaine, les populations d'ascendance africaine ont été et continuent d'être victimes de la stigmatisation la plus primaire mais en même temps la plus efficace et durable qui soit: celle basée sur l'apparence physique et sur le taux de mélanine qui détermine la couleur de la peau», a expliqué M. Moussa Iyé. Les préjugés s'appuient sur deux croyances: celle selon laquelle l'Afrique n'a contribué en rien au progrès général de l'humanité et celle selon laquelle l'état de pauvreté dans lequel se trouvent nombre d'Africains serait le résultat ou la preuve de leur manque de capacités. La conjugaison de ces deux préjugés a ouvert la voie à deux types de racisme: le racisme biologique basé sur la théorie de l'inégalité des races et le racisme culturel qui met l'accent sur l'inégalité des cultures et des civilisations. Les discours qui les accompagnent conduisent à des régressions lourdes de menaces en terme de respect des droits humains et du vivre ensemble. Des solutions impensables il y a encore quelques décennies sont ouvertement suggérées aujourd'hui par certains pour défendre ce qu'ils appellent la préférence nationale, raciale et sociale, a constaté M. Moussa Iyé.

C'est contre ces idéologies de la hiérarchie que l'UNESCO a lancé plusieurs grands programmes, notamment un programme scientifique contre les théories raciales pour démontrer scientifiquement l'inanité de la notion même de race. En outre, l'UNESCO a effectué tout un travail sur l'Histoire, contribuant à la rédaction d'une Histoire générale de l'Afrique. Une méthodologie «pionnière» a aidé à identifier et exploiter les archives orales des peuples africains et afro-descendants en les recoupant avec les différentes sources écrites sur l'Afrique - archives en langues africaines et en alphabet arabe, archives européennes, chinoises, turques et indiennes. Une action de préservation de ces archives est aussi réalisée. Le lancement de la Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine offre une occasion de réfléchir sur les nouvelles actions à mener pour répondre à cette évolution des discours racistes et des pratiques de discrimination, a estimé M. Moussa Iyé. En conclusion, il a fait part du souhait de l'UNESCO de définir avec le Haut-Commissariat aux droits de l'homme un programme conjoint d'activités auquel pourraient se joindre d'autres partenaires durant les dix années à venir.

Débat

L'Algérie, au nom du Groupe africain, a constaté que l'esclavage, la traite des esclaves, et en particulier la traite négrière transatlantique, tous fondés sur la théorie de la suprématie blanche, ont fait subir au continent africain des souffrances inouïes dont les effets cumulatifs se font encore sentir et ont constitué une caractéristique endémique du colonialisme. Le Groupe africain déplore le négationnisme persistant de l'esclavage, du commerce des esclaves et de la traite transatlantique, qui restent à ce jour les pires formes de racisme et de discrimination raciale. Les descendants d'esclaves africains, ceux qui sont aujourd'hui les personnes d'ascendance africaine dans la diaspora, continuent à subir les pires formes de racisme dans les pays où ils sont citoyens et c'est précisément pour cette raison qu'a été organisée en 2001 la Conférence mondiale sur l'élimination du racisme. Pour le Groupe africain, les concepts d'esclavage et de traite ont eu des conséquences dans la perpétuation de la pauvreté et du sous-développement, la marginalisation, l'exclusion sociale, les disparités économiques, l'instabilité et l'insécurité. Au cœur de ces facettes singulières de l'histoire se trouve le pillage de l'ensemble du continent africain et le vol de ses ressources vitales et de son patrimoine.

L'Équateur, au nom du Communauté des États d'Amérique latine et des Caraïbes (CELAC), a renvoyé à la Déclaration et au Programme d'action de Durban, soulignant que l'esclavage et la traite transatlantique constituent les crimes les plus graves contre l'humanité. La CELAC appuie l'érection d'un Monument permanent et mémoire des victimes dans un lieu bien en vue au Siège des Nations Unies et insiste sur la nécessité d'éduquer les générations futures et présentes sur ces atrocités pour qu'elles ne se reproduisent jamais. La CELAC se félicité du lancement, le 1er janvier 2015, de la Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine.

L'Union européenne a rappelé l'anniversaire du massacre de Sharpeville commis il y a 55 ans en Afrique du Sud. À l'occasion de la présente Journée internationale, elle a invité à agir résolument pour combattre le racisme, la discrimination raciale et l'intolérance qui y est associée. L'Union européenne souhaite une mobilisation soutenue de la société civile. Dans les États de l'Union européenne, la Charte sur les droits fondamentaux interdit la discrimination ethnique et raciale, et une large gamme d'instruments législatifs ont été créés afin de prévenir et de lutter contre le racisme. Le Portugal s'est dit préoccupé par la persistance des manifestations de racisme et exhorté à un échange de pratiques optimales. Les politiques de migration ont été restructurées au Portugal et érigent en crime l'incitation à la haine.

Le Gabon a s'est également étonné que de tels discours et comportements soient tolérés et que la couleur de peau pose toujours problème et soit source de discrimination, y compris dans les pays qui se posent en donneur de leçons. Le Ghana a appelé tous les Gouvernements à garantir le respect de la dignité et des droits de tous les peuples indépendamment de leur origine et de leur contexte religieux et culturel. L'Égypte s'est dite encouragée par le consensus sur la nécessité de lutter contre les discriminations raciales. Mais les événements de Fergusson ont montré que des combats restent à mener. Le profilage racial en Irlande ou les autres discriminations en Norvège, au Monténégro, en Suède ou en Allemagne sont également des sources de préoccupation.

La Fédération de Russie a estimé que les idéologies suprématistes et de supériorité raciale sont les raisons profondes de l'aggravation des manifestations de racisme. L'humanité semblait vaccinée contre les effets du nazisme, mais à l'évidence, des relents de cette idéologie subsistent. La Chine a remarqué une montée des manifestations de racisme en Occident et dans d'autres régions du monde et a appelé à une tolérance zéro à cet égard.

Tirer les leçons des tragédies de l'histoire est une condition préalable indispensable pour combattre avec succès la discrimination raciale aujourd'hui, a souligné la Suède qui a énuméré un certain nombre de mesures prises par elle, mentionnant notamment son «Forum de l'histoire vivante», instance publique travaillant sur la tolérance, la démocratie et les droits de l'homme. Djibouti a souligné que les leçons de l'histoire étaient «utiles pour informer, au sens étymologique du terme, les efforts de lutte de la communauté internationale contre la discrimination raciale». Il a demandé aux panélistes ce que l'on pouvait répondre aux historiens et à ceux qui sont d'avis que la promotion mémorielle menace ou distend la cohésion sociale. Il a aussi voulu savoir comment les panélistes estiment que l'on puisse lutter contre la prolifération de programmes politiques basés sur le racisme. La Sierra Leone a indiqué qu'elle s'intéressait d'autant plus à l'histoire de l'esclavage que l'île de Bunce était l'un des havres du commerce négrier. Elle a souligné l'importance de préserver ce site historique auquel contribuent déjà des organisations sierra-léonaises, américaines et britanniques. Même si beaucoup de chemin a été fait depuis l'esclavage et l'apartheid, il ne faut pas baisser la garde, notamment dans le contexte de la résurgence de discours raciste sur l'Internet, a estimé la Thaïlande. Les États doivent donc lutter contre ces phénomènes et promouvoir l'enseignement de l'histoire.

Bahreïn a pour sa part souligné que l'éducation est le meilleur moyen de lutter contre les discriminations.

Le Maroc a affirmé que la Déclaration de Durban et son Programme d'action gagneraient à être enseignés dans les classes et sur les bancs de l'Université car la promotion de la tolérance dans les sociétés est une valeur cardinale, de plus en plus contestée par les tenants des idéologies extrémistes. Pour faire face aux manifestations modernes de stigmatisation et d'intolérance, le Plan d'action de Rabat constitue un outil important de mobilisation des sociétés. La Brésil s'est prononcé en faveur de la mise en place d'un forum pour les personnes d'ascendance africaine, qui servirait de mécanisme permanent consultatif, comme le stipule le programme d'action de la Décennie internationale pour les personnes d'ascendance africaine. Cuba a souligné que l'application du Programme d'action de Durban est un passage obligé si le monde désire réellement s'acquitter de la dette contractée envers les Africains et les victimes de la traite transatlantique. Dans ce contexte, il faut supprimer les causes du racisme et de la discrimination. Le Venezuela a plaidé en faveur du respect des droits des peuples autochtones et des personnes d'ascendance africaine et condamné les incidents survenus à Ferguson, aux États-Unis. Il a exhorté à l'application immédiate des textes issus de Durban et de sa conférence d'examen.

L'Afrique du Sud a dit convenir avec Mme Taubira de l'importance de l'éducation et l'enseignement pour l'émancipation individuelle. Comme le mentionne la Déclaration et le Programme d'action de Durban, l'Afrique du Sud est fermement convaincue que l'éducation à tous les niveaux et à tous les âges, y compris au sein de la famille, l'éducation aux droits de l'homme en particulier, est fondamentale pour promouvoir des changements d'attitude et de comportement basés sur le racisme et pour promouvoir la tolérance et le respect de la diversité dans la société. La Namibie a exprimé l'espoir que la Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine permettrait de lutter contre la discrimination raciale par l'éducation. La Slovénie, qui a mis en avant ses programmes en faveur de l'amélioration de la situation des Rom, a souligné l'importance de l'éducation aux droits de l'homme. Les Pays-Bas ont souligné que la participation au débat des Archives zélandaises découlait de la visite du Groupe de travail d'experts des personnes d'ascendance africaine aux Pays-Bas l'été dernier. Ils sont fermement convaincus que l'éducation est un moyen constructif et puissant de lutte contre la discrimination.

Le Chili, qui a indiqué s'être doté de lois antiracistes, a donné l'exemple des mesures prises lorsque des chants ou des slogans racistes sont entonnés dans des matches de football. Ainsi, plusieurs parties ont été interrompues, l'idée étant à la fois d'éduquer le public par la collaboration entre l'État et les autorités du football professionnel. La Grèce a indiqué que la lutte contre le racisme était absolument prioritaire pour le nouveau gouvernement d'Athènes. Le Costa Rica a indiqué que le Président costaricain, qui a lui-même des racines africaines, avait nommé un Commissaire à la présidence pour l'ascendance africaine il y a quelques semaines. En outre, un comité interinstitutionnel a été créé pour le lancement de la Décennie internationale des personnes d'ascendance africaine.

L'Allemagne a dit sa conviction qu'une protection forte du droit à la liberté d'expression était essentielle. Seule un débat ouvert et sincère permet de répondre aux préoccupations des gens. La République islamique d'Iran a constaté qu'indépendamment de considérables efforts, on assistait à la prévalence d'insultes contre les personnes d'ascendance asiatique ou africaine motivées par le racisme ou l'affiliation religieuse. Elle a appelé à avoir une utilisation responsable de la liberté d'expression.

La Lettonie a demandé aux panélistes quel rôle pourraient avoir les nouvelles technologies à la fois en termes de nouveaux risques mais aussi en tant qu'instruments utiles pour sensibiliser le grand public.

Parmi les organisations non gouvernementales, le Mouvement international de la jeunesse et des étudiants pour les Nations Unies s'est déclaré préoccupée par les tentatives de nier ou de minimaliser les crimes commis pendant cinq siècles durant l'esclavage et la colonisation. La France, premier pays à avoir reconnu l'esclavage comme un crime contre l'humanité peut-elle aider les autres à avancer sur ce terrain, a demandé le représentant. Le Mouvement international contre toutes les formes de discrimination s'est également inquiété de cette tendance à nier l'Histoire et les faits historiques. Cela contribue à la propagation du racisme et de la discrimination. Les États devraient coopérer avec la société civile, a proposé le représentant, observant que l'histoire des Sinti et Rom en Europe est minimisée, de même que celle de la population coréenne au Japon. En Iraq, ce sont les minorités chrétienne et assyrienne qui sont discriminées, a dit AUA Americas Chapter Inc.

Le Conseil indien d'Amérique du Sud, qui a évoqué le cas de la colonisation blanche des terres de l'Alaska, a déploré l'immobilisme prévalant aux Nations Unies et s'est interrogé sur les résultats concrets d'un tel débat. Il a émis le vœu que la réunion d'aujourd'hui permettre au minimum de formuler quelques recommandations. L'US Human Rights Network Inc. a évoqué les affaires de meurtres de personnes de couleur aux mains de la police dans plusieurs incidents aux États-Unis, accusés de traiter différemment les Afro-américains et les Latino-américains, que ce soit en matière d'éducation, de soins de santé ou encore dans le système judiciaire et pénal.

Le Congrès juif mondial a fait part de sa déception envers le rapport du Haut-Commissaire qui devrait, selon lui, dresser une liste des bonnes et mauvaises pratiques des États. United Nations Watch a évoqué l'attaque meurtrière d'une école juive de Toulouse en France en 2012, un acte d'agression parmi d'autres. Il s'est interrogé pour quelles raisons le Conseil ne s'était pas encore penché sur la multiplication des attaques antisémites.

Conclusions

Pour Mme TAUBIRA, il reste encore beaucoup de choses à comprendre de la réalité du monde et des conditions que vivent les gens. Les personnes d'ascendance africaine n'ont pas seulement été victimes de la traite et de l'esclavage; elles avaient des langues, des cultures avant la traite et l'esclavage. Ce sont ces choses qu'il faut redécouvrir. La Ministre française de la justice a cité le poète Antonio Machado espagnol «caminante, no hay camino, se hace camino al andar» - le chemin se fait en marchant.

M. DIÈNE a conclu que nous sommes à un carrefour important et appelé à procéder à une lecture approfondie des raisons de la discrimination et de la question du multiculturalisme.

MME KOOL-BLOKLAND a indiqué que l'éducation et la mémoire sont des moyens idoines pour briser le silence et la méconnaissance de la période de l'esclavage. Le prix de liberté d'Eleanor Roosevelt décerné tous les deux ans et d'autres mesures éducatives sont également des moyens de favoriser la tolérance et le vivre ensemble.

Lire la suite

ONU-Genève: "J'ai été confrontée au racisme" déclare Christiane Taubira aux jeunes jeunes âgés de 12 à 15 ans, Français, Suisses et Allemands

Genève, le 20 mars 2015, Christiane Taubira, la garde des sceaux au Palais des Nations-ONU

La ministre de la Justice Christiane Taubira a affirmé vendredi, en marge d'une visite au Conseil des droits de l'homme à l'ONU-Genève, que les actes ou propos racistes à son encontre étaient devenus une véritable «ritournelle» depuis qu'elle était ministre.

Rencontre de Christiane Taubira avec des collégiens à Genève au Palais des Nations pour parler racisme et discriminations

«J'ai été confrontée au racisme»

Christiane Taubira s'exprimait devant des jeunes âgés de 12 à 15 ans, Français, Suisses et Allemands, avant de prononcer un discours devant le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à l'occasion de la journée internationale pour l'élimination de la discrimination raciale.

«Après le baccalauréat, je suis venue faire mes études à Paris et là j'ai été confrontée au racisme, notamment dans le métro», a expliqué la ministre à une jeune fille qui lui demandait si elle avait souffert d'actes ou de propos racistes. «Je n'en ai pas vraiment souffert, je trouvais cela tellement idiot», a-t-elle ajouté.

«Il ne faut pas laisser passer»

«Depuis que je suis ministre c'est une rengaine, une ritournelle, sur les réseaux sociaux, à la radio, la télévision, dans la rue», a-t-elle poursuivi. Christiane Taubira a également souligné qu'«il n'y a rien de plus imbécile» que le racisme.

«Il ne faut pas laisser passer. Moi ça va (...), mais je sais que le racisme peut être terrible. Pour les adultes c'est très dur, pour les enfants et les adolescents cela peut être dévastateur», a-t-elle dit.

Lire la suite