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jeudi 30 octobre 2014

Burkina Faso : Révison constitutionnelle forcée de Blaise Compaoré, "Ça passe ou ça casse" !

Ce jeudi, le Burkina Faso vit une des journées les plus importantes de son histoire. Le projet de loi devant permettre la modification de la constitution doit passer aujourd’hui devant les députés.

Après la démonstration de force de ce mardi 28 octobre, les Burkinabè sont surs d’une chose, ce jeudi « ça passe ou ça casse ». Ce n’est pas l’homme de la rue qui le dit, mais le chef de file de l’opposition Zéphirin Diabré, qui appelle à manifester aujourd’hui afin de dire une nouvelle fois non à la modification de la constitution. Une modification de l’article 37 qui devrait permettre au président sortant Blaise Compaoré de briguer sa propre succession alors qu’en principe son règne de 27 ans doit prendre fin l’an prochain. La fronde populaire a pris de l’ampleur ces dernières semaines, culminant cette semaine avec la manifestation de mardi qui aura réuni au bas mot un million de personnes dans les rues de Ouagadougou.

L’Assemblée Nationale doit donc se prononcer ce jeudi sur le texte que le gouvernement lui a soumis la semaine dernière. Si la majorité des trois-quarts des votes n’est pas atteinte, le référendum aura lieu. Mais au regard des récents bouleversements de l’échiquier politique burkinabé, on peut parier que le référendum soit jeté aux oubliettes, privant du coup les burkinabé de leur droit à s’exprimer. « Inacceptable !» pour les anti-« article 37 » qui battent le pavé depuis des jours. Et pourtant avec le ralliement il y a quelques jours de l’Alliance pour la démocratie et la fédération / Rassemblement démocratique africain (ADF/RDA), qui compte dix-huit députés, le vote favorable ne fait aucun doute. Pour l’analyste politique Abdoul Karim Sangho, « les carottes sont presque cuites pour l’opposition politique avec ce ralliement officiel. La CFR, l’autre groupe parlementaire de la majorité, n’ayant jamais marqué son opposition au projet de loi ». Ces dernières semaines, la majorité présidentielle s’est vue confortée du soutien de 99 députés, largement plus que nécessaire pour faire passer la réforme. Et on apprend que les députés favorables au vote ont été internés dans un hôtel proche de l’hémicycle, pour éviter qu’ils ne soient empêchés d’y accéder par la foule qui promet d’en faire le siège.

Le printemps burkinabè

« Blaise Compaoré a précipité sa chute » affirmait ce mardi un manifestant à Ouagadougou. C’est bien le sentiment qu’ont les observateurs de la situation dans le pays. Car, si l’objectif premier des manifestations est bien de faire barrage à cette modification de la constitution sans référendum, une manœuvre elle-même anticonstitutionnelle en soi, aujourd’hui, nombreux sont ceux qui veulent voir « Blaise » partir une bonne fois pour toutes. Sur la route de Bobo Dioulasso, deuxième grande ville du pays, une statue géante du président a ainsi été déboulonnée, rappelant fort les images d’un certain printemps, il y a quelques années en Tunisie.

Pour les leaders de l’opposition, il faut tout simplement annuler la réforme constitutionnelle. Ils soupçonnent en effet, le pouvoir de « soudoyer certains députés afin qu’ils votent en faveur du projet de loi ». Et même si la loi ne passait pas, le référendum qui sera alors organisé ne répondra pas aux normes de transparence et de crédibilité. Mais le printemps burkinabè se veut, pour l’instant, non violent. Manifestations et sit-in, grève du zèle et barrages sur les principaux axes, tous les recours possibles seront exploités et même les plus inhabituels, comme cette « grève du zèle » qui consiste à travailler avec assiduité pour que le pays ne soit pas bloqué. Une campagne permanente de « désobéissance civile » s’ouvre ainsi avec encore une journée de protestation prévue ce jeudi.

Pour Ablassé Ouédraogo, député de l’opposition à l'Assemblée nationale, président du parti Le Faso autrement, cette campagne « peut durer des semaines, elle peut durer des mois». Pour Zéphirin Diabré, les choses sont claires. « Notre lutte est entrée en phase finale. Maintenant, ça passe ou ça casse, la patrie ou la mort. Le changement est maintenant ou jamais » a-il affirmé il y a quelques jours.

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Burkina Faso: Au pays des hommes intègres, Blaise Compaoré, ancien puschiste et assassin de Thomas Sankara, est contesté !

A part Blaise Compaoré qui tente de jouer avec le feu au Burkina Faso. Au moins quatre autres chefs d'Etat africains préparent ou envisagent des révisions similaires pour se maintenir au pouvoir, au Congo-Brazzaville, au Burundi, en République démocratique du Congo et au Bénin.

Ce changement permettrait à Blaise Compaoré, arrivé aux affaires par un putsch et qui devait achever en 2015 son dernier mandat, après deux septennats (1992-2005) et deux quinquennats (2005-2015), de concourir à nouveau à la présidentielle.

Plusieurs milliers de personnes ont manifesté dans le calme mercredi à Ouagadougou contre un projet de révision constitutionnelle permettant le maintien au pouvoir du président Blaise Compaoré, un texte très controversé qui doit être examiné jeudi par l'Assemblée.

L'Assemblée nationale devrait examiner jeudi 30 octobre un projet de loi gouvernemental visant à modifier la loi fondamentale pour faire passer de deux à trois le nombre maximum de quinquennats présidentiels

Après 27 ans de règne, rop c'est trop pour les Burkinabés. Dans les rues de Ouagadougou, des milliers d'entre eux ont exprimé mardi et mercredi 29 octobre leur refus de voir leur président Blaise Compaoré prolonger un règne déjà long de vingt-sept années, le faisant figurer en sixième position des présidents africains en terme de longévité.

L'ancien militaire putschiste de 63 ans entend briguer un cinquième mandat en novembre 2015 et, pour parvenir à ses fins, modifier l'article 37 de la Constitution, qui l'en empêche. L'opposition craint qu'une modification de la loi fondamentale permette à M. Compaoré de s'accrocher au pouvoir, et d'accomplir jusqu'à trois mandats supplémentaires, soit quinze ans de plus à la tête du pays.

Putch et amendements de la Constitution

Ce projet de « coup d'Etat constitutionnel », tel qu'il est dénoncé par l'opposition, Blaise Compaoré a longtemps tardé à le dévoiler. Fidèle à sa réputation d'homme secret, le leader burkinabé ne s'est jamais montré empressé de prendre sa retraite, se posant en garant de la stabilité de ce pays sahélien.

Né le 3 février 1951 à Ouagadougou, appartenant à l'ethnie mossi, la plus importante du pays, Blaise Compaoré accède à la plus haute marche du pouvoir à 36 ans, après un coup d'Etat qui lui permet d'éliminer ses opposants. Au cours de ce putsch est également tué son frère d'armes et ami d'enfance, le capitaine Thomas Sankara, père de la « révolution démocratique et populaire ». Un héritage que Blaise Compaoré se charge vite de reléguer au second plan, affichant sa volonté de tourner la page des années Sankara.

Il rétablit le multipartisme en 1991, ce qui ne l'empêche pas de modifier l'article 37 de la Constitution six ans plus tard, pour pouvoir participer aux élections. Mais « l'affaire Zongo », du nom d'un journaliste retrouvé mort alors qu'il enquêtait sur un meurtre impliquant le frère du président, provoque une grave crise politique peu après sa réélection en 1998.

En 2000, l'article 37 de la Constitution est à nouveau amendé : le septennat devient quinquennat, renouvelable une fois. Mais le Conseil constitutionnel autorise la candidature de Blaise Compaoré en 2005, au nom de la non-rétroactivité d'une révision de la Loi fondamentale.

Médiateur de crises

Si ce nouveau projet de réforme constitutionnelle a été critiqué par Paris, qui a appelé le chef de l'Etat burkinabé à se conformer à la charte de l'Union africaine sur la démocratie et la bonne gouvernance, M. Compaoré jouit d'une solide réputation à l'étranger. Et ce malgré des trafics d'armes et de diamants avec les insurrections angolaise et sierra-léonaise épinglés par l'ONU ou ses liens avec les dictateurs libyen Mouammar Kadhafi et libérien Charles Taylor.

En effet, Blaise Compaoré est un partenaire majeur de la diplomatie internationale en Afrique. Il fait actuellement office de médiateur au Mali, où l'ex-puissance coloniale française est engagée dans une intervention militaire compliquée.

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mercredi 29 octobre 2014

Coucou, revoilà Jacques Chirac !

Paris, le 28 octobre 2014, Jacques Chirac a fait une apparition dans une galerie d'art

Week-end culture pour l'ancien président de la République. Samedi, Jacques Chirac, 82 ans le 29 novembre, était de passage à la galerie Christian Deydier, dans le 6e arrondissement de Paris, afin de rendre visite à son ami, grand collectionneur d'art. Accompagné de sa femme Bernadette et d'une poignée de fidèles, Jacques Chirac signait ainsi sa première apparition publique depuis plusieurs semaines.

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Je vois la vie en Vosges III

Les Vosgiens ont partagé avec nous le bonheur authentique d'une cuisine qui nous a laissé dans la bouche un parfum de terroir issu d'une cuisine traditionnelle riche et généreuse, inventive et surprenante, prenant son inspiration dans cette nature omniprésente.

La gastronomie vosgienne regorge de plats succulents souvent à base de pomme de terre et de lard fumé. Certaines spécialités sont éminemment célèbres : les andouilles du Val d'Ajol, les rapés de pomme de terre, la truite au bleu, les kneffes, sans oublier les inévitables patés lorrains et tarte aux myrtilles.

Geneviève Burnel et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

Geneviève Burnel, Freddy Mulongo et Anne-Marie Burnel. C'est depuis 90 ans que L'hôtel-Restaurant Burnel existe, les deux sœurs font partie de la troisième génération Burnel. Photo Réveil FM International

Au pays de Jeanne d'Arc, Rouvres en Xaintois a gardé le charme des villages lorrains. Trois étoiles brillent au cœur de ce petit village vosgien de quelque 300 habitants : celles de cette excellente adresse qu’est le Burnel ! Ici règnent confort, sérénité et harmonie… L'Hôtel*** Burnel - Restaurant est situé au 22, rue Jeanne-d’Arc - à Rouvres-en-Xaintois (88500), est à 8 km de Mirecourt, la cité des violons et des luthiers, à moins d'une demi- heure de Vittel et Contrexéville, d'une heure de Nancy et d'Epinal, une douce et grande maison, au cœur d'un joli village de la plaine des Vosges.

A l'Hôtel Burnel, chacune des 22 chambres, calmes et spacieuses, a une ambiance personnalisée. Dans un cadre raffiné, le restaurant propose une cuisine inventive dont les spécialités de poissons frais et gibiers en saison...Quatre générations de passion cultivent l'art du bien vivre et du bien recevoir.

Deux grandes tables pour les journalistes de la presse étrangère. Photo Réveil FM International

Les journalistes prennent toujours le temps de discuter y compris pendant le repas. Photo Réveil FM International

L'amitié, la convivialité dans le respect des convictions et valeurs de chaque journaliste. Photo Réveil FM International

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Je vois la vie en Vosges II

L’abbatiale Saint-Pierre est l’église de Remiremont. Photo Réveil FM

Dans les Vosges, en plus d'être très belle, l'abbatiale de Remiremont est parée d'un remarquable cloché à bulbe du 18ème siècle et possède une impressionnante crypte à voutes d'arêtes du 11ème siècle. L’abbatiale Saint-Pierre est l’église de Remiremont, protégée avec sa crypte au titre de la loi du 31 décembre 1913 sur les monuments historiques. Elle est en majeure partie gothique même si la façade et le clocher ont été rebâtis au XVIIIe siècle. À l’intérieur, de belles décorations de faux marbre du XVIIe siècle décorent le chœur orné d’un retable monumental, spécialement conçu pour l’exposition des châsses de reliques. À droite du chœur, se trouve la statue de Notre-Dame-du-Trésor datant du XIe siècle. Au-dessous du chœur, une crypte composée de trois pièces date du XIe siècle. Dans la première pièce se trouvent différents tombeaux. Dans la deuxième, les voûtes d’arêtes reposent sur des colonnes monolithes. Dans la troisième enfin, fermée au public, on a retrouvé des peintures murales. L’église a été récemment rénovée ainsi que son orgue.

Remiremont, l’abbatiale Saint-Pierre. Photo Réveil FM International

Vue de l'intérieur de l'abbatiale Saint-Pierre. Photo Réveil FM International

Le Grand Orgue de l'église abbatiale. Photo Réveil FM International

Vue en plongée depuis le perchoir. Photo Réveil FM International

Accolé à l’église, l’ancien palais abbatial, de style classique, édifié par l’abbesse Anne Charlotte de Lorraine, fille du duc Léopold Ier, présente une belle façade. Photo Réveil FM International

Aujourd’hui, ce palais abrite le tribunal de Remiremont avec également l’hôtel de ville de la commune. Photo Réveil FM International

L’ancienne horloge de l’abbatiale a été installée en 1855 par Jean-Baptiste Schwilgué, l’auteur de la troisième horloge astronomique de la cathédrale de Strasbourg. Elle a été motorisée vers 1950, puis remplacée. Vers 1989 elle a été restaurée par l’entreprise Sonorest de Colmar, mais pas dans son état d’origine (le rouage de mouvement n’a pas été reconstitué et l’horloge est présentée au musée Charles-de-Bruyère avec ses différentes parties déconnectées, du fait de l’utilisation de trois cloches de verre distinctes). Il s’agit vraisemblablement de la dernière grande horloge de Schwilgué.

L’ensemble des façades et toitures, sol de la cour, sol du jardin et sol du passage jusqu’aux murs de l’église ont été inscrits sur l’inventaire supplémentaire des monuments historiques le 31 mai 1965.

Il subsiste encore quelques maisons de chanoinesses des XVIIe et XVIIIe siècles dans le quartier de l’église et du palais.

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Je vois la vie en Vosges I

Dans le Grand Est de la France, le département des Vosges appartient au midi de la région Lorraine. Il y jouxte la Meurthe-et-Moselle et la Meuse. Le département emprunte son nom au massif montagneux qu'il partage à l'est avec l'Alsace, départements du Bas-Rhin et du Haut-Rhin, et au sud avec la région Franche-Comté, représentée par le Territoire-de-Belfort et la Haute-Saône. Le département de la Haute-Marne, relevant de la région Champagne-Ardenne, borde les Vosges à l'ouest. La collectivité territoriale, habitée par les Vosgiennes et les Vosgiens, se signale par le numéro 88. Depuis la fondation du département en 1790, Épinal est son chef-lieu et abrite sa préfecture.

Domrémy-la-Pucelle

La statue de Jeanne d'Arc est partout dans la région. Photo Réveil FM International

Depuis la Gare de Nancy, il neige abondamment. Nous prenons le car pour Domrémy-la-Pucelle. Photo Réveil FM International

Certains confrères ont toujours leur appareil photo prêtent à prendre des photos. Photo Réveil FM International

Belle cathédrale à Domrémy-la-Pucelle. Photo Réveil FM International

Aux confins de la Lorraine et de la Champagne, le petit village de Domrémy a vu naître au début du XVe siècle une des héroïnes les plus populaires de l’histoire de France, à laquelle son nom reste à jamais attaché, puisque le commune a obtenu, en l’honneur de Jeanne d’Arc, le droit de s’appeler Domrémy-la-Pucelle.

Visiter Domrémy, c’est un voyage sur les pas de Jeanne d’Arc, sur les lieux de son enfance, et une plongée passionnante dans l’imaginaire et la mémoire du Moyen-âge.

La Maison natale de Jeanne d’Arc, identifiée comme telle dès le XVIe siècle, fait l’objet d’une importante dévotion et de véritables pèlerinages depuis plus de cinq siècles. Lieu de l’enfance et de la vocation de Jeanne, elle apporte un éclairage unique sur le mystère de son existence et permet à ses admirateurs d’approcher la réalité de sa vie quotidienne.

Isabelle Chave, directrice des Archives Départementales des Vosges était notre guide. Photo Réveil FM International

Passionnée et passionnante les explications et les réponses qu'Isabelle Chave donne aux journalistes. Photo Réveil FM International

Des journalistes attentifs. Photo Réveil FM International

Composée de quatre pièces couvertes par une toiture à un pan, la maison correspond à l’architecture civile du XVe siècle, et au niveau de vie d’une famille de laboureurs aisés. Son emplacement, à proximité immédiate de l’église, a permis de confirmer son identification comme la maison du père de Jeanne, d’après la description qu’elle en avait fait au procès. Le nom des différentes pièces a été établi par la tradition, dans le but de restituer un témoignage sensible de la vie de Jeanne d’Arc et de s’approcher de son intimité quotidienne.Acquise par le Conseil général en 1818, la Maison natale de Jeanne d’Arc fait l’objet d’une grande campagne de réhabilitation et de restauration dans son état original en 1819-1820 : elle est dégagée de toutes constructions parasites et complètement isolée du tissu bâti, au centre d’un jardin arboré, orné par un monument commémoratif néoclassique.

La Maison de Jeanne d’Arc n’est pas un musée et n’accueille pas de collections ou de mobilier : elle se présente, volontairement, comme un vestige historique et un lieu de recueillement.

1412

Naissance de Jeanne à Domrémy.

La maison de naissance de Jeanne d'Arc. Photo Réveil FM International

Les journalistes très curieux posent des questions au guide. Photo Réveil FM International

Prisent des photos par les journalistes. Photo Réveil FM International

La maison de Jeanne d'Arc est très sobre! Photo Réveil FM International

Repères pour Jeanne d'Arc

1425

Premier appel des « voix » de Saint Michel, Sainte Catherine et Sainte Marguerite.

1428

En mai, Jeanne se rend à Vaucouleurs pour rencontrer Robert de Baudricourt. Elle demande à être envoyée en France auprès du Dauphin Charles pour lui transmettre un message divin et l’aider à sauver la ville d’Orléans, assiégée par les anglais.

1429

En février, après plusieurs entrevues, Baudricourt autorise Jeanne à rejoindre le Dauphin à Chinon. A Chinon, le Dauphin lui confie une armée qui lève le siège d’Orléans le 8 mai. Jeanne libère ensuite les villes de la vallée de la Loire et de Champagne pour ouvrir la route vers Reims. Le 17 juillet, le Dauphin est sacré Roi de France à Reims.

1430

Le 23 mai, les troupes bourguignonnes capturent Jeanne à Compiègne. Pendant plusieurs mois, elle demeure enfermée au château de Beaurevoir. En décembre, elle est remise aux mains des anglais contre rançon et conduite à Rouen.

1431

Jeanne est jugée pour sorcellerie dans un procès d’inquisition instruit et conduit par l’évêque de Beauvais, Pierre Cauchon.

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Vosges: Le bois, vitrine de l'économie vosgienne !

Le département des VOSGES se trouve en Lorraine, dans le quart Nord-Est de la France. La forêt vosgienne est la plus importante de Lorraine, elle place le département au 2è rang des départements français. Avec 282.000 hectares de forêt soit 48% de sa superficie, le département des Vosges se place dans le peloton de tête des départements français pour sa surface boisée, et aussi pour la production des bois exploités et réputés pour leur qualité.

Daillot: pour les enfants et ceux qui les aident à grandir.

Cloisonnée pour les moussaillons. Photo Réveil FM International

Lancée en couple par Monique et Jacques Daillot en 1975, cette petite entreprise communautaire de 38 salariés, a ses bâtiments industriels adossés à une ferme du XVIIIème siècle qui s'intègre parfaitement dans le paysage. En 2002, lorsque le de pousser les murs s'est fait sentir, le choix d'un bâtiment à ossature bois s'est imposé" déclare-t-il en nous accueillant. Implantée à Ban-de-Laveline au cœur du parc naturel des ballons des Vosges, Daillot est engagé depuis sa création dans la philosophie du développement durable, Daillot travaille à concilier vision humaniste du travail et de la préservation de l'environnement, et performance économique.

Ce projet d'entreprise se traduit concrètement par une recherche constante de meilleures conditions de travail, par un budget formation élevé qui permet l'évolution des qualifications, par l'utilisation de produits sans composants toxiques et par le recyclage en interne de la plupart de nos déchets. Depuis trois ans, Daillot se chauffe intégralement avec tous ses déchets bois.

Daillot SA a reçu plusieurs distinctions économiques et sociales qui confortent ses efforts, en particulier l'écotrophée du Parc Naturel Régional des Ballons des Vosges. La qualité de nos produits, la part importante de la main de l'homme dans nos fabrications, l'utilisation prioritaire du bois local.

Fabricant de mobilier d’aménagement pour les lieux d’accueil petite enfance, Daillot conçoit et fabrique son mobilier dans une petite entreprise situé au cœur des Vosges dans le respect de l’environnement. La société inscrit toutes ses actions dans une démarche de développement durable. Elle est la 1ère PME a avoir été évalué dans ce domaine et a obtenue la note A*++ (équivalente à 15,27 sur 20).

Les produits Daillot sont 100% éco conçus et recyclables. Ils sont certifiés NF Mobilier Education et NF Crèche et permettent d’aménager une crèche depuis l’accueil jusqu’au repos en passant par l’activité, l’éveil sensoriel, la découverte et tous ceci pour proposer aux enfants de découvrir et développer toute la richesse de leurs ressources corporelles : ramper, regarder, grimper, toucher, glisser, écouter, communiquer… la préservation de l'environnement, nous ont permis d'obtenir la marque nationale «Produit du Parc».

Installée dans les Vosges, Daillot est une entreprise spécialisée dans la conception, fabrication et commercialisation de mobilier destiné à l’aménagement des lieux d’accueil collectif pour la petite enfance. Afin de se démarquer de la concurrence, Daillot a développé une forte démarche développement durable.

Daillot propose 1200 références de matériel destiné au couchage, à la motricité, la gymnastique,… de la petite enfance dans les crèches et les écoles. Deux gammes, l’une en bois laqué, Coloria, et l’autre en bois massif verni, Natura.

Tous les produits Daillot sont certifiés NF Education et NF Crèche. La démarche développement durable mise en place par l’entreprise aboutit à du mobilier éco-conçu, à un zéro déchets industriels et à une forte mobilisation pour la formation du personnel.

Le dirigeant de Daillot, Nicolas Mailly est allé encore plus loin en créant, en 2006, une seconde société, Ecofia, où une technique qu’il a développée est utilisée pour la finition du bois, afin d’éviter les rejets polluants dans l’air. Une poudre est propulsée sur le bois qui est ensuite passé dans un four. Résultat, les émissions de COV (Composés organiques volatiles) sont supprimées.

Ainsi les enfants respirent dans leur école un air de meilleure qualité. Cette technique a été labellisée par le Pôle de Compétitivité Fibres du Grand Est et le Ministère du Développement Durable lui a décerné son coup de cœur en 2006.

Merrain International-Tonnellerie de France

Jean-Marc Pernigotto, le Directeur Général de Merrain International -Tonnellerie de France, explique la qualité de bois qu'il faut pour de bons tonneaux de vins. Implanté en France, dans les Vosges, Merrain International est premier dans la région. Lors de la brouille entre la France et les États-Unis sur la guerre en Irak. La société de Tonnellerie de France n'a pas souffert car les Américains sont dans son capital et le partenariat dure depuis une dizaine d'année.

Son site à Monthureux sur Saone est très moderne, le bois est coupé, scié, raboté par des machines au laser. La sécurité est primordiale dans ce site: les caméras sont partout, une étang artificiel prêt à servir aux pompiers en cas d'incendie..Une fois sur palettes, les bois sont placé dehors au soleil. Plus le bois noirci plus il est bon. Chaque travailleur à un oreillette à la dimension de son oreille pour protéger contre les bruits.

OSSABOIS N°1 dans les bois

Créé en 1981 par Pascal Chazal. Originaire de Noirétable, dans le Haut Forez, Pascal Chazal est d’emblée marqué par les valeurs écologiques que lui inspire son environnement forestier.

C’est au cours d’un voyage en Scandinavie-la Finlande- qu’il prend conscience des atouts du bois pour la réalisation de maisons confortables, esthétiques et respectueuses de l’environnement.

Il créé alors OSSABOIS. Il n’aura ensuite de cesse de développer de nouvelles idées pour passer d’une approche artisanale de la construction à une dimension plus pragmatique en termes d’organisation et de réalisation. C’est ainsi qu’il décide d’industrialiser la construction afin de parvenir à garantir la qualité, le coût et les délais à ses clients particuliers.

L’engouement pour le matériau bois le conduira rapidement à s’ouvrir à de nouveaux marchés et à développer un second site de production pour satisfaire l’ensemble des attentes.

Aujourd'hui Ossabois a un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros, après avoir connu bien des difficultés et être passé à côté du dépôt de bilan au début des années 1990.

Leader sur son marché, Ossabois est installé dans une ancienne usine SEB au coeur des Vosges. D'ailleurs 80% de ses travailleurs sont des femmes, des anciennes employées de SEB que Ossabois ambitionne de doubler son chiffre d'affaires en cinq ans. Dommage qu'Ossabois occupe un site en tôle galvanisée alors qu'elle est fabrique de maisons en bois.

Une travailleuse entrain d'appliquer l'enduit STO sur un mur vertical en atelier. Photo Réveil FM International

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mardi 28 octobre 2014

Château de Bazoches: Vauban, le vagabond de Louis XIV mais pas un courtisan !

Jean de La Fontaine, le mal aimé de Versailles, le fabuliste n’a que peu d’indulgence pour la société de son époque. Remarquablement précis dans ses observations, ironique et malicieux à la fois, l’homme aborde les défauts, les manies de ses contemporains à travers la mise en scène d’un bestiaire varié et exotique. Du rat avare au singe hypocrite, du lion orgueilleux au renard rusé, de l’âne soumis à l’ours violent, La Fontaine expose à son lecteur sans rien en dissimuler les comportements risibles, et souvent ridicules, des hommes du XVII° siècle. La Fontaine critique les courtisans par l'évocation des animaux. Il dépeint le comportement mimétique des courtisans.

Sébastien Le Prestre de Vauban

Pourquoi une telle popularité trois siècles après sa mort ? Parce que la mémoire collective retient que c'est lui qui a donné ses frontières à la France et les a défendues : un Vauban infaillible, preneur de villes, grand bâtisseur de sentinelles de pierre.

Mais Vauban n'a pas été seulement ce génial 'fortificateur' : ses 'vagabondages' à travers le pays lui ont montré le royaume réel, où les démunis étaient légion. Dans ce qu'il a appelé ses 'oisivetés', Vauban imagine des solutions aux maux dont souffre la France de Louis XIV.

Il raisonne sur tous le sujets, invente la statistique, propose l'impôt révolutionnaire de la dîme royale.

'Ingénieur militaire responsable des fortifications' à l'âge de 22 ans, Sébastien Le Prestre de Vauban perfectionne la défense des villes et dirige lui-même de nombreux sièges dont celui de Lille en 1667, celui de Maastricht en 1673 et celui de Philippsburg en 1688. C'est la victoire de Maastricht qui pousse le roi à lui offrir une forte dotation (qui lui permet d'acheter le château de Bazoches en 1675) et à le nommer 'commissaire des fortifications' en 1678.

Château Bazoches à notre arrivée. Photo Réveil FM International

La salle de stratégie où Vauban et son équipe rédigeait ses rapports pour Louis XIV. Photo Réveil FM international

Des journalistes de la presse étrangère à la fin de la visite du Château de Bazoches

Suite à un désaccord avec le roi, il perd sa grâce et meurt à Paris le 30 mars 1707 d'une inflammation des poumons. Son corps repose dans l'église de Bazoches-du-Morvan et son cœur est conservé à l'Hôtel des Invalides de Paris. Au total, Vauban a créé ou élargi plus de 160 forteresses et donné son nom à un type d'architecture.

Vauban dirige alors l'édification des nombreuses citadelles et les défenses de nombreuses villes. Grâce à ce système défensif appliqué au "Pré carré", les Flandres resteront la meilleure protection de la France sur sa frontière du Nord. Vauban sera ensuite nommé en Janvier 1678 "Commissaire Général des Fortifications du Royaume.".

Le fameux dicton se répand dans tous le Royaume :

"Ville assiégée par Vauban, ville prise.

Ville fortifiée par Vauban, ville imprenable."

Vauban parcourra tout le Royaume édifiant de nouveau ouvrages ou remaniant des ouvrages existant sur toutes les frontières françaises. L’ingénieur militaire de Louis XIV met sa vie au service de la France pour accomplir une œuvre majeure sur l’ensemble du territoire. Aujourd’hui, les historiens voient en lui un premier humaniste porteur d’idées nouvelles, conscient des réalités sociales et économiques de son temps. On en retrouve la trace dans ses écrits et mémoires rédigés à la fin de sa vie dans son château de Bazoches.

Vauban a voulu faire de la France un pré carré, selon son expression, protégé par une ceinture de citadelles. Il a conçu ou amélioré une centaine de places fortes. L'ingénieur n'avait pas l'ambition de construire des forteresses inexpugnables, car la stratégie consistait alors à gagner du temps en obligeant l'assaillant à immobiliser des effectifs dix fois supérieurs à ceux de l'assiégé. Il dota la France d'un glacis qui la rendit inviolée durant tout le règne de Louis XIV — à l'exception de la citadelle de Lille qui fut prise une fois — jusqu'à la fin du XVIIIe siècle, où les forteresses furent démodées par les progrès de l'artillerie. Douze ouvrages de Vauban, regroupés au sein du Réseau des sites majeurs de Vauban ont été classés au Patrimoine mondial de l'UNESCO le 7 juillet 2008

Vauban est apprécié à son époque et jugé depuis comme un homme lucide, franc et sans détours, refusant la représentation et le paraître, telles qu’ils se pratiquaient à la cour de Louis XIV.

Il préférait au contraire parler le langage de la vérité :

« […] je préfère la vérité, quoi que mal polie, à une lâche complaisance qui ne serait bonne qu’à vous tromper, si vous en étiez capable, et à me déshonorer. Je suis sur les lieux ; je vois les choses avec appréciation, et c’est mon métier que de les connaître ; je sais mon devoir, aux règles duquel je m’attache inviolablement, mais encore plus que j’ai l’honneur d’être votre créature, que je vous dois tout ce que je suis, et que je n’espère que par vous […] Trouvez donc bon, s’il vous plaît, qu’avec le respect que je vous dois, je vous dise librement mes sentiments dans cette matière. Vous savez mieux que moi qu’il n’y a que les gens qui en usent de la sorte qui soient capables de servir un maître comme il faut. »

Lettre à Louvois, le 23 novembre 1668

* Il fut un précurseur des Encyclopédistes par sa façon d'aborder les problèmes concrets, ainsi le budget d'une famille paysanne, par exemple, ou sa description géographique de l'élection de Vézelay de janvier 1696 dans laquelle il propose de lever un vingtième, sans exemption, et qui se différencie en un impôt sur le biens-fonds et sur le bétail, sur les revenus des arts et métiers, sur les maisons des villes et des bourgs ;[réf. nécessaire]

* Il est aussi dans le grand mouvement de penseurs précurseurs des physiocrates (il lit Boisguilbert ; à la même époque, écrivent Melon, Cantillon) par son intérêt pour l'agronomie et l'économie (il insiste notamment sur la circulation de la monnaie et l’idée du circuit économique dont il est un des précurseurs). Il prône les valeurs qui seront défendues au XVIIIe siècle par Quesnay, et il encourage les nobles à quitter la cour pour le service des armes mais aussi la mise en valeur de leurs domaines dans un mémoire intitulé Idée d’une excellente noblesse et des moyens de la distinguer par les Générations.

* Il fut encore un précurseur de Montesquieu par sa conception d'un État chargé avant tout d'assumer la protection de tous et leur bien-être : il veut lutter contre la misère, la corruption, l’incompétence, le mépris du service public.

Dans tous les cas, Vauban apparaît comme un réformateur hardi dont les idées se situaient à contre-courant de ce que la majorité de ses contemporains pensait. Son contact avec le Roi lui permettait de soumettre directement ses idées, comme le Projet de Dime royale, qui fut bien reçu. Louis XIV lui rendait bien cette franchise, cette liberté de parole et de jugement, en lui accordant une confiance absolue en matière de défense du royaume, comme en témoigne cette lettre dans laquelle il lui confie la défense de Brest, visé par les Anglais en 1694 :

« Je m’en remets à vous, de placer les troupes où vous le jugerez à propos, soit pour empêcher la descente, soit que les ennemis fassent le siège de la place. L’emploi que je vous donne est un des plus considérables par rapport au bien de mon service et de mon royaume, c’est pourquoi je ne doute point que vous ne voyiez avec plaisir que je vous y destine et ne m’y donniez des marques de votre zèle et de votre capacité comme vous m’en faites en toutes rencontres »

Vauban et la révocation de l'édit de Nantes, 16 octobre 1685

« La conversion des protestants est affaire de la providence et non du pouvoir royal » Sébastien Le Prestre de Vauban

Pourquoi Louis XIV en est-il arrivé à révoquer l’Edit de Nantes ?

L’apparition du Protestantisme, bouscule l’ordre établi et les idées reçues, son acceptation ne pouvait se faire du jour au lendemain.

Il faudra plus de deux siècles pour que la religion protestante soit reconnue officiellement dans le pays. Seuls quelques rares esprits comme Vauban avaient pris la défense de la population protestante du royaume, au XVIIe siècle.

Remontons le temps de trois siècles pour essayer de connaître et de comprendre l’évolution des esprits, qui par un long cheminement politico-religieux, entraînera Louis XIV à prendre cette grande décision avec toutes les conséquences qui en découleront. Vers le milieu du XIVe siècle, naît en Italie un nouveau mouvement qui va bouleverser le monde de l’époque ; ce sera une véritable vague de fond :

La Renaissance: La découverte de l’imprimerie par Gutenberg au XVe siècle favorise la diffusion des idées nouvelles dans : la littérature, l’architecture, les arts, les sciences, et dans les esprits. C’est une rupture avec le médiéval, un conflit ouvert entre les traditions gothiques et l’italianisme.

La Renaissance, en développant l’esprit critique, engendre le nationalisme, qui sera l’une des causes de la Réforme. Trouvant de nombreux adeptes, elle aura pour résultat un très profond bouleversement de la Société.

Des catholiques

* Les catholiques, qui forment l’immense majorité des sujets de Louis XIV, ne se sont jamais résolus à accepter l’existence de deux religions en France. Pour eux la liberté de conscience est une faiblesse et une impiété; elle est intolérable. Ils ont d’ailleurs applaudi à la Révocation comme Bossuet, Fénelon, La Bruyère, La Fontaine , Madame de Sévigné. Très peu , comme Vauban et Saint-Simon la critiquèrent.

Des protestants

- Ils sont environ 750 000. Leur nombre a diminué depuis 1598 essentiellement pour des raisons démographiques.

- Ils ont perdu leurs privilèges politiques depuis la paix d’Alès en 1629.

- Ils sont attachés à leur particularisme religieux dans lequel la famille joue un rôle essentiel dans la transmission de la foi.

- La pratique est vivace et les institutions protestantes ont bien fonctionné jusqu’en 1659.

A partir de 1679, un processus méthodique d’étouffement se met en place :

* suppression des assemblées locales et du synode national.

* réexamen des droits des temples amenant la destruction d’un temple sur deux. A partir de 1683, il fallut réserver, dans les temples, une place pour des catholiques venus écouter le pasteur pour favoriser la délation.

* exclusion des offices dont l’acquisition est essentielle dans le processus d’ascension sociale des familles protestantes, puis des professions libérales ( avocats, médecins, apothicaires , imprimeurs et libraires personnages-clés pour la diffusion de la Bible ).

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Ebola : Lettre ouverte aux chefs d'Etat africains

Farida Bemba Nabourema, une Citoyenne Togolaise désabusée écrit sa lettre ouverte aux présidents africains concernant le virus Ebola. Je suis très déçue par votre indifférence et énervée qu’à ce jour, la majeure partie des efforts fournis par le monde pour contenir le virus Ebola soit étrangère au continent africain.

Chers chefs d’Etats africains,

Je viens par cette lettre ouverte solliciter votre attention sur un problème qui mine l’existence de notre peuple. Il est question du virus Ebola que vous savez avoir détruit des milliers de vie en Afrique de l’ouest depuis plus d’un semestre. Les dernières données de l’Organisation mondiale de la santé (Oms) indiquent que plus de 4500 personnes ont déjà succombé à ce virus qui se propage à une vitesse vertigineuse et plus de 9000 personnes sont présentement infectées.

Le plus effrayant est que l’Oms estime que d’ici la fin de l’année, le virus pourrait infecter en moyenne 10 000 personnes par semaine. Avec un taux de décès de près de 70%, ceci sous-entend que d’ici la fin de l’année, si rien n’est fait, près de 7000 africains décéderaient par semaine.

Jamais dans notre histoire nous n’avons été touchés par une épidémie de cette ampleur. Certes, le paludisme, le Vih/sida et la faim n’ont pas été tendres avec nous mais au moins dans ces cas, la contamination n’est pas aussi rapide que dans celui d’Ebola ; chose qui rend ce virus plus dangereux que tous les autres auxquels nous avons eu à faire face.

Si je vous écris cette lettre, messieurs les dirigeants, c’est parce que je suis écœurée, attristée et inquiétée par votre indifférence devant une situation aussi grave. Selon l’Onu, il faut un milliard de dollars pour contenir et éradiquer la fièvre d’Ebola dans les pays affectés, à savoir en Guinée, au Liberia et en Sierra Léone. A ce jour, nous avons les Usa et l’Union européenne qui disent avoir investi près de 250 millions de dollars dans ce combat. La Chine a, quant à elle, fourni des équipements médicaux d’une valeur de 5 millions de dollars. Le Japon a contribué pour 22 millions de dollars et Cuba a envoyé plus d’une centaine de professionnels de la santé dans les pays touchés. La Banque africaine de développement compte débloquer ensemble avec la Banque mondiale 400 millions de dollars dans ce même sens.

Mais, chers messieurs les dirigeants africains, le seul effort que vous avez officiellement fait de votre part pour contenir l’épidémie d’Ebola est d’isoler vos frères et sœurs de la Guinée, du Nigeria, du Liberia et de la Sierra Léone. Quand ce n’est pas le Kenya qui interdit les vols en provenance du Liberia, c’est le Ghana qui le fait avec le Nigeria ou c’est la Cote d’Ivoire et le Sénégal qui ferment leurs frontières voisines aux pays victimes de la fièvre d’Ebola ou encore le Maroc qui se retire de l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (Can) par peu d’Ebola.

Certes, ce sont des mesures préventives pour protéger vos peuples et je ne peux qu’encourager des efforts dans ce sens. Toutefois, laissez-moi vous dire que quand la maison de votre voisin brûle, il ne suffit pas de fermer vos portes et fenêtres pour empêcher aux flammes de consumer votre propre maison. Vos actions qui ne sont accompagnées d’aucun soutien à vos voisins se présentent comme suit : « Que ces gens ne viennent pas nous contaminer ici ; laissez le mourir entre eux ».

Je suis très déçue par votre indifférence et énervée qu’à ce jour, la majeure partie des efforts fournis par le monde pour contenir ce virus soit étrangère au continent africain. Je ne refuse pas que nous sommes presque tous démunis, mais je sais aussi en tant qu’Africaine que la solidarité existe dans notre culture et que dans nos communautés, quand un drame se produit, chacun participe à sa manière. Du plus riche au moins nantis, du plus grand au plus petit et du plus diplômé au moins lettré. Mais là, je me rends compte que vous dirigeants africains contemporains n’incarnez point cette culture et êtes tout le contraire de ceux qui ont lutté pour les indépendances de ces pays que vous prétendez diriger aujourd’hui. Au temps de Kwame N’Nkrumah, Sylvanus Olympio, Julius Nyerere, Modibo Keita, Abdel Nasser, Sékou Toure, Habib Bourguiba, Jomo Kenyatta, la Guinée n’eut pas de soucis à se faire quand la France a choisi de la dépouiller après son indépendance car les pays frères l’ont soutenu avec des ressources humaines, financières et matérielles. Mandela a su compter sur nombre de ces dirigeants pour combattre l’Apartheid en Afrique du Sud. Le Zimbabwe a aussi bénéficié du soutien des voisins et amis pour chasser les « Rhodésiens » et se libérer du joug de la Grande Bretagne ; les exemples sont légion.

Vous, la nouvelle génération de dirigeants africains êtes un véritable déshonneur pour vos prédécesseurs. Tellement vous êtes nonchalants, laxistes et passifs devant la souffrance de votre peuple et la douleur de vos voisins que je me demande si vous êtes vraiment des Africains. Vous faites partie des dirigeants les plus riches de la planète quand nous, vos peuples, sommes les populations les plus misérables au monde. Jamais il ne vous vient à l’esprit de penser à nous autonomiser et à œuvrer pour notre émancipation. Tout ce qui vous importe est comment piller nos ressources ensemble avec vos maitres de la métropole et quémander de l’aide à un soit disant développement qu’on ne voit jamais comme des mendiants. Aucun d’entre vous n’est capable de débloquer un petit million de dollars pour soutenir la Guinée, le Liberia et la Sierra Léone mais je suis persuadée que si Barack Obama vous invite à Washington pour un Sommet Us-Afrique Ebola, vous trouverez les fonds pour y aller ensemble avec une centaine de valets aux frais des contribuable pour vous amuser dans les hôtels les plus chers des Usa. Vous êtes les seuls dirigeants au monde capables de dépenser 1000 dollars pour aller quémander 10 dollars aux institutions internationales car vous êtes, semble-t-il, vaccinés contre le bon sens, la dignité et la honte.

Messieurs les dirigeants africains, je refuse de dire que j’ai honte d’être Africaine parce que mon continent est infesté par des leaders irresponsables de votre acabit. Je refuse de perdre espoir et de penser que vous demeurerez éternellement au pouvoir ou ne changerez pas. Je refuse de vous laisser détruire d’avantage la vie de votre peuple en ignorant votre indifférence face au virus Ebola. Je sais que bon nombre d’entre vous êtes sans cœur, mais vous avez une cervelle qui fonctionne parfaitement bien car ne peuvent être sottes des personnes qui détournent impunément des milliards de fonds publics. Alors je vous invite à demander à votre cervelle d’arrêter pendant quelques jours de penser à comment voler l’argent du peuple et de réfléchir sur quoi faire pour éradiquer le virus Ebola.

Sachez pour votre gouverne que personne n’a une immunité contre ce virus et que vos proches et vous pouvez aussi contracter ce virus. Je ne souhaite pas voir l’Afrique transformée en cette Europe du Moyen âge dont la moitié de la population fut décimée par la peste. Comme le roi d’Europe, vous aussi risquez de périr si ce virus n’est pas éradiqué. Et ne pensez surtout pas que de la manière dont vous allez en Europe, en Amérique ou en Asie pour vous soigner quand vous souffrez d’une carie dentaire, d’une indigestion ou d’une impotence sexuelle, vos hôtes vous recevrons quand il s’agira d’Ebola. C’est en Afrique que vous mourrez et personne ne vous offrira un cercueil en or serti de diamant dont vous amoureux de l’extravagance rêvez. C’est au four crématoire que vous finirez et personne ne vous pleurera parce qu’Ebola a aboli les funérailles pompeuses.

Sur une note moins sarcastique, je vous invite à faire preuve de solidarité et de bon sens pour une fois. Assistez la Guinée, le Liberia et la Sierra Léone qui sont des pays frères. Ne le faites pas pour nous, peuples africains parce que nous savons que nos intérêts sont les derniers de vos soucis. Faites-le pour vous-même afin d’avoir la chance de vivre longtemps pour continuer à piller éternellement nos ressources comme vous savez si bien le faire parce qu’en Afrique, aussi pénible qu’elle soit la vie, personne ne souhaite mourir.

Le blog de Farida Bemba Nabourema a 5 ans!

Le Blog de Farida Bemba Nabourema a 5 ans!

5 ans déjà que ce blog a vu le jour. Comme il passe vite le temps. Je me rappelle comme si c’était hier de mon tout premier article titré « L’Heure de la lutte a sonné ». A 19 ans, au soir de mon adolescence, avait monté en moi ce ras-le-bol contre l’injustice et l’impunité dans mon pays le Togo. Je souhaitais vivement qu’en 2010, Faure Gnassingbé qui a marché sur le cadavre de plus de 1000 togolais pour s’accaparer du fauteuil présidentiel 5 ans plus tôt quitte à jamais le pouvoir afin que mon cher pays recouvre sa liberté.

La création de mon blog fut le point de départ de mes prises de position virulentes sur le net. Pour bon nombre d’internautes togolais c’était nouveau de voir une fille si jeune s’acharner autant contre un régime réputé sauvage. On me prêta toutes formes d’intentions, on me soupçonna de toutes sortes de crimes et on m’accusa de dérives de tout genre. Cependant, plus de coups je recevais, plus grande était ma détermination et plus satisfaite était mon ego. Pour moi c’était une fierté d’être l’ennemi de ceux qui se complaisent dans l’injustice. Je ne me réduirai pas en victime car la guerrière que je suis a très peu jouée la défense : oui j’ai attaqué. Les oppresseurs, les attentistes, les fatalistes, les pessimistes tous ont goûté à l’amertume de ma plume. Et des amis je m’en faisais autant que des ennemis car s’il y a une chose que même ceux qui me détestent reconnaissent, c’est mon courage. Je ne saurai être modeste vis-à-vis de cette vertu que je me reconnais et que j’aurais souhaité voir en plus de mes compatriotes. Ce courage m’a conduit à cofonder le mouvement « Faure Must Go » et à en porter son étendard aussi loin que possible. Ce courage m’a poussé à destituer Faure Gnassingbé comme président de la République du Togo et depuis 2011, ce monsieur n’est à mes yeux que le commun des délinquants.

D’aucuns se demandent pourquoi tant de haine ? Oui la haine est ce qu’eux décèlent dans ma colère parce que leur interprétation de l’amour est masochiste. « Farida pourquoi détestes-tu autant le régime » est une question que l’on m’a trop posé et bien qu’elle soit devenue un refrain, elle me choque toujours autant car «pourquoi ne devrais-je pas détester un régime qui torture, humilie, appauvrit et déshumanise mon peuple ? Suis-je sotte ou déjantée pour tolérer des personnes qui se plaisent à détruire la vie des autres ?

Au bout de ces 5 dernières années, je suis devenue malgré moi une personne publique. La célébrité ne m’a jamais intéressée et ma froideur vis-à-vis de ceux qui essayent de se rapprocher de moi est justifiée par le faite que je sois de nature solitaire et calme. Oui Farida calme. J’aime être seule, dans mon coin et les mondanités ne me fascinent guère. Mais avec mon engagement contre le régime sanguinaire le plus vieux du continent africain, j’ai appris à m’ouvrir un tout petit peu car j’ai compris que toute seule je ne pourrai jamais changer le Togo et encore moins l’Afrique.

Vous mes lecteurs faites partie de ces personnes sur qui je compte pour changer les choses. Et quand je partage mes analyses, mes découvertes et coups de gueule avec vous, c’est justement dans le but de faire appel à votre soutien. Votre soutien pour la cause du Togo, de l’Afrique et de tous les peuples en détresse.

Il y a 5 ans, le blog de Farida Bemba Nabourema est né et j’espère que dans 5 ans autres années, sur ce blog nous célébrerons la victoire des peuples africains sur les forces dominatrices.

A tous ceux que j’aurais blessés par mes écrits, si mes excuses peuvent guérir vos plaies, sachez que vous souffrirez éternellement parce que je ne retire rien de ce que j’ai pu avoir écrit qui vous aurait blessé. Au contraire, je le réitère car mes convictions n’ont pas changé d’un iota depuis 5 ans. Ma plume n’est pas plus saumâtre que l’égoïsme de ceux qui vous dirigent. Souffrez donc que je vous dise ce que vous n’aimez pas entendre.

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Montluçon, porte d'entrée de l'Auvergne, est une ville médiévale dans l'Allier

Les chevaliers se préparent avant d'entrer dans l'arène. Photo Réveil FM International

Chaque année, la ville de Montluçon vit à l'heure médiévale des Ducs de Bourbon avec son festival. Trois jours de fête dans une cité entièrement redécorée aux couleurs d'antan. Pas besoin d'artifice pour la machine à remonter le temps. Le coeur de la Cité médiévale montluçonnaise avec ses pavés, ses rues étroites et ses maisons de caractère, a conservé tous ses charmes hérités du XIIe. Le festival médiéval des ducs de Bourbon de Montluçon, sous-préfecture de l’Allier, a quitté le XXIème siècle pour se retrouver en plein cœur du Moyen Age. Pour de raisons sécuritaires, il n'y a pas eu de bottes de foin dans les rues, les verres plastiques pour tout le monde...Le sécurité de citoyens prime nous a confié Monsieur Daniel Duglery, le Maire UMP de Monluçon.

Monsieur Daniel Duglery, le Maire UMP de Montluçon. Photo Réveil FM International

Une Montluçoise en habit de l'époque. Photo Réveil FM International

L'armure du chevalier pèse pas moins de 45 kg sur lui et coûte très cher ! Photo Réveil FM International

Un chevalier devant son stand à armures. Photo Réveil FM International

Flâner en costumes d’époque au beau milieu de troubadours, ménestrels et autres cracheurs de feu...

Fête médiévale attirant un nombre grandissant de visiteurs, ce festival est parvenu à se faire une place de choix parmi les événements culturels en Allier.

Tous les deux ans, Montluçon offre un voyage dans le temps pendant trois jours. Cracheurs de feu, jongleurs et ménestrels vous entraînent dans leurs déambulations en ville. Les visiteurs sont invités à revêtir des costumes d’époque pour flâner dans la cité médiévale, entre les boutiques d’artisanat, les spectacles de fauconnerie, les tournois de chevaliers jusqu’au traditionnel banquet animé par les concerts de musiques ancestrales sur fond de gaïtas, de flûtes et de tambours…

Les tournois de chevaliers

Apparu à la fin du XI° siècle, le tournoi est d'abord une véritable bataille, au cours de laquelle s'affrontent deux troupes de chevaliers. Les règles sont peu précises et la mêlée est souvent violente.

Cette forme de combat, primitive et brutale, se codifie peu à peu : dans la joute, deux chevaliers sont lancés au grand galop de chaque côté d'une palissade. Ils tentent mutuellement de se renverser à l'aide d'une longue lance de frêne. Si les deux concurrents tombent, ils poursuivent le combat avec des armes émoussées. Les vainqueurs prennent les armes, les chevaux de leurs adversaires et reçoivent de nombreux prix.

Pour préparer les joutes, mesurer leur habileté, les chevaliers s'entraînent à la quintaine. C'est un simple mannequin de bois pivotant sur un pieu. Il porte d'un côté un écu et de l'autre côté un lourd gourdin. Les chevaliers doivent essayer - ils bénéficient de cinq tentatives - de le renverser d'un coup de lance.

Malheur à qui ne réussit pas! La quintaine bien graissée effectue alors un demi-tour et le maladroit est rudement frappé. On s'entraîne également à l'escrime, au bâton ou à l'épée. Dans un champ, les chevaliers pratiquent le béhourd, consistant à s'élancer l'un contre l'autre avec une lance pour tenter de désarçonner l'adversaire.

Les chevaliers se préparent avant d'entrer dans l'arène. Photo Réveil FM International

Les chevaliers sont des concurrents loyaux. Photo Réveil FM International

Les chevaliers sont d'abord de cascadeurs et des acteurs. Photo Réveil FM International

Le public acquis à la joute ! Photo Réveil FM international

Le public très attentif est chauffé à blanc par un animateur. Photo Réveil FM International

Montluçon, ville clé, porte d’entrée de l’Auvergne, a su tout en gardant son prestigieux passé de l’époque des Bourbons, prendre le tournant de la révolution industrielle avant d’entrer délibérément dans le nouveau siècle.

Du haut de l’esplanade du château des ducs de Bourbon, le voyageur peut contempler l’ensemble de la ville. Il y verra lovée dans les boucles du Cher, la vieille ville pleine de trésors anciens. Autour de celle-ci s’est développée une ville moderne ; plus au loin, témoignage de la révolution industrielle, il apercevra « Ville Gozet », la ville nouvelle.

Montluçon a gardé précieusement les souvenirs de son passé tout en s’adaptant aux changements du monde contemporain. Elle a gardé son identité de cité médiévale où l’on peut découvrir en flânant une quinzaine d’édifices classés ou inscrits au patrimoine des monuments historiques.

Le château des ducs de Bourbon construit en 1370 qui surplombe la ville abrite aujourd'hui le musée des Musiques Populaires. Montluçon a également conservé de remarquables témoignages du mécénat des ducs de Bourbon dans ses églises.

Elle mérite à ce titre son label de « ville d’Art ». Le quartier Saint-Pierre, ses maisons à pans de bois, son église, édifice roman du XIIe siècle, ou la remarquable Maison des Douze Apôtres, nous transportent quelques siècles en arrière.

Au XIXe siècle, la révolution industrielle transforma la cité : sa population décupla et la nouvelle « Ville-Gozet » surgit.

Le visiteur n’oubliera pas non plus d’aller contempler le château de la Louvière, pastiche du Petit Trianon de Versailles, qui accueille des expositions temporaires. Les amateurs d’art ne manqueront pas d’aller visiter les oeuvres architecturales art déco de Pierre Diot, et le Fonds d'art moderne qui accueille les plus grands artistes contemporains dans l’une des plus belles salles d'Auvergne.

Les festivités ne sont pas oubliées ; deux grands évènements viennent témoigner parmi d’autres de la joie de vivre à Montluçon : le carnaval du Bœuf-Villé au printemps et le festival médiéval une année sur deux. Tout un programme en perspective !

Deux jours et demi de réjouissances et de franche ripaille rythme le coeur de la cité. De nombreuses troupes de France plongent les visiteurs au Moyen Age, dans l'univers magique et mystérieux des chevaliers et vassaux, damoiselles et damoiseaux, ménestrels et troubadours. Animaux en tout genre, bouffons, jongleurs, cracheurs de feu, danseurs et autres magiciens, échoppes artisanales, banquet et bal médiéval...

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Château Bourbon de Busset, chef d'oeuvre architectural

Madame Brédent, la Comtesse de Bourbon au Château de Busset. Photo Réveil FM International

Chef-d'œuvre architectural qui associe l'époque médiévale et la Renaissance. Forteresse et demeure familiale, le Château de Busset est un éloquent témoignage des plus hautes heures de l'histoire de France. Du XVe au XXe siècle, le château était propriété de la branche non-régnante des descendants direct de Saint Louis. Le Château de Busset est un château fort situé sur la commune de Busset dans le département de l’Allier en France.

Baraka ? La Comtesse de Bourbon qui habite encore le Château de Busset a accepté de nous rencontrer et a parlé avec nous durant une demi-heure. Monsieur Freddy Mulongo n'oublie pas de m' envoyer les photos, je les attendrais. En écrivant cet article, nous pensons à cette femme courageuse, sympathique, vive et très ouverte.

Armoiries modernes : d'azur aux trois fleurs de lys d'or et à la bande de gueules

Au temps des Croisades...

Les origines du Château de Busset résonnent du fracas des armes des Templiers, chevaliers religieux et militaires, qui menaient combat pour défendre les pèlerins en Terre Sainte. L'histoire veut en effet qu'il fût édifié dès la fin du XIII siècle sur l'emplacement d'une commanderie à une époque où Renaud de Vichy est grand maître de l'Ordre du Temple. Les fresques qui ornent l'oratoire de la tour sud-est, vraisemblablement de la fin du XIVe siècle, accréditent qu'une forte spiritualité habitait cette maison.

Forteresse médiévale...

La Tour d’Orion est Couverte d'un toit octogonal qui tiendrait son nom de la constellation que de son sommet les chevaliers du Temple se plaisaient à observer. Photo Réveil FM international

Le bâtiment, qui domine la vallée de l'Allier, était une œuvre de son temps; une demeure féodale faite pour repousser les attaques, défendre sa souveraineté et s'abriter. En témoignent encore l'enceinte dont le côté le plus long présente de face, les murs rectilignes protégés par des douves, le gros donjon couronné de mâchicoulis et de créneaux, la très élégante mais très imposante Tour d'Orion.

Aux sources de la famille de France...

Quatorze générations de Bourbon Busset se sont succédées sans interruption dans cette demeure à compter du 1er janvier 1498. En 1530, Philippe de Bourbon Busset épouse Louise Borgia, fille du célèbre César Borgia. Avec elle, c'est un peu de la Renaissance italienne qui vient adoucir les contours du château. Elle fait notamment aménager au rez-de-chaussée du corps d'habitation, un promenoir aux arcades en plein cintre qui reprend le rythme architectural des cloîtres; au premier étage de l'aile est une galerie dont les fresques ont été redécouvertes.

Du château fort ...Photo Réveil FM International

A la demeure d'agrément...Photo Réveil FM International

Le cousin de Navarre...

L'influence des Bourbon Busset sur l'histoire est notable, et si Henri IV vint séjourner au château en 1589, c'est qu'il tenait en haute estime cette famille qui fût la seule à laisser son nom à une province : le Bourbonnais. D'ailleurs, Claude de Bourbon Busset, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roi, est élevé - par lettres de 1586 - au rang de comte.

Après la Révolution...

Les faits d'armes sont fréquents dans cette grande famille et nombreux furent les Bourbon Busset à porter haut les titres militaires, y compris après la Révolution Française qui fût une douloureuse période.

Les plaies refermées, le château connut au XIXe siècle les restaurations et de nombreux aménagements intérieurs, tels que les boiseries en "plis de serviette" de la galerie Saint-Louis ou le Grand Salon, cohabitent harmonieusement avec la monumentale cheminée médiévale.

Le château de Busset a été édifié à la fin du xiiie siècle par les Sires de Vichy. La « grosse tour » qui dut être le donjon de l'époque médiévale, s'appelle encore la Tour Henri IV en souvenir de la visite du Vert Galant à son cousin César de Bourbon Busset en 1599.

Quatorze générations de Bourbon-Busset se sont succédé sans interruption dans cette demeure depuis ce 1er janvier 1498, date du contrat de mariage de Marguerite de Tourzel d'Allègre qui apportait les terres de Busset à Pierre de Bourbon, chambellan de Louis XII, descendant de Robert de Clermont, le sixième fils de Saint Louis.

Le site a été inscrit le 31 juillet 1945 puis le 25 novembre 1981 le rez-de-chaussée du corps de logis principal, la galerie du deuxième étage desservant le second corps de logis et l'ancien oratoire dans la tour de la prison ont été classés Monument historique puis les douves, le pont-levis, le châtelet d'entrée, l'aile du XVIIIe siècle, la chapelle, les jardins ont été inscrits le 11 juin 1990 et les bâtiments de ferme donnant sur la place du château le 15 septembre 1993.

Le château est entouré de douves et l'accès se fait par le châtelet d'entrée et le pont-levis. La tour Henri IV est l'ancien donjon . Le logis un édifice à plan en L qui est une exceptionnelle maison à chemises c'est-à-dire présente sur trois faces, des murs extérieurs doublés d'un second mur de même épaisseur séparés par un couloir de circulation sur lequel ouvrent les deux chambres que comporte l'édifice à chaque étage. L'édifice qui a conservé ses fenêtres à meneaux est flanqué à un angle par la tour d'escalier. Le mur de la galerie a été orné au xvie siècle, de fresques illustrant l'œuvre poétique de Henri Baude.

Il s'y ajoute les communs, avec la remarquable galerie des cuisines ajourée d'arcades en plein cintre qui dessert les pièces de service au sud-est de la cour. La cuisine elle aussi n'a pas été modifiée et a conservé ses cheminées et ses voûtes. Il s'y ajoute aussi la porterie, la tour de Riom du XVe siècle, remarquable par son hourd de bois et ses bardeaux de châtaignier en parfait état de conservation et la tour de la prison qui a conservé au dernier étage un ancien oratoire voûté en coupole, décoré de peintures murales.

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lundi 27 octobre 2014

Entre mer et Cévennes, Uzès, premier duché de France

Entre mer et Cévennes, Uzès, premier duché de France, est une ville d'art et d'histoire qui a séduit Racine et André Gide sans oublier les touristes sous le charme. Uzès est une commune française, située dans le département du Gard et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés Uzétiens. Uzès est qualifiée de premier duché de France, ce titre n’étant lié au duché qu'en raison de l'ordre de préséance dans la hiérarchie de la noblesse, attribuée au duc d'Uzès en 1632 par Louis XIII, alors roi de France. Le titre était lié à l'homme et non à ses terres. Elle est la ville principale de l'Uzège.

L'hôtel de ville d'Uzès du XVIIIe siècle, restauré au XIXe siècle. Photo Réveil FM International

Uzès est classée ville d'art et d'histoire. Son centre est particulièrement bien conservé, offrant aux visiteurs de superbes façades des XVIe et XVIIIe siècles et de nombreux hôtels particuliers (pour une cité aussi modeste prés de 40 bâtiments sont inscrits ou classés au titre des Monuments historiques !). Les rues piétonnes étroites et pavées ramènent à l'époque médiévale, Renaissance et jusqu'au XVIIIe siècle.

Sa place aux Herbes, ombragée de platanes, entourée de maisons à arcades, et au milieu de laquelle trône une grande fontaine en fonte ouvragée du milieu du XIXe siècle, est le théâtre d'un marché hebdomadaire du samedi très apprécié, où se mêlent les parfums des herbes aromatiques de Provence et du Languedoc.

Le duché, blason de la famille ducale. Photo Réveil FM International

Le Duché : Il s'agit d'un ensemble architectural composite remarquable par la variété de ses styles et des époques de sa construction. On pénètre dans la grande cour par un porche à fronton encadré de deux colonnes en granit. Dans la ligne de mire, on aperçoit directement une grande porte d'époque Louis XIII elle-même encadrée de colonnes en granit surmontées d'une balustrade. L'ensemble des bâtiments est dominé, au sud, par une puissante tour médiévale du xie siècle, ancien donjon, dite tour Bermonde dont le couronnement a été refait au XIXe siècle (terrasse et échauguettes avaient étaient rasées à la Révolution).

On accède à sa terrasse qui culmine à environ 40 mètres, d'où l'on jouit d'un superbe panorama à 360° sur la cité, au moyen d'un escalier en colimaçon de 135 marches. Le contraste entre ce donjon massif et la façade principale est fort lorsque l'on pénètre dans la cour. Le décor de cette grande façade est d'un raffinement Renaissance extrême avec étagement des trois ordres architecturaux que sont le dorique, l'ionique puis le corinthien. Des sculptures et trophées complètent le décor.

Sans en être absolument certain, le nom de Philibert Delorme a souvent été associé à cette réalisation pouvant être située vers 1550 (dans la région, seule la façade du château Nogaret de Marssillargues dans l'Hérault peut accepter la comparaison).

La chapelle en gothique flamboyant du XVe siècle qui lui est accolée au nord fut restaurée au XIXe siècle. Sa haute toiture couverte de tuiles vernissées à la bourguignonne au milieu du XIXe siècle présente, côté nord, le motif du blason de la famille des Crussol. Le premier étage de cette chapelle qui comporte trois niveaux est un oratoire toujours consacré à la riche décoration néogothique en trompe l'œil. Sa voûte, sur croisée d'ogives, possède liernes et tiercerons.

Uzès se situe dans un triangle formé par les villes d'Alès, 32 km au nord-ouest, Avignon, 40 km à l'est, et Nîmes, la ville la plus proche à 25 km au sud. Elle se situe également à environ 25 km de Bagnols-sur-Cèze que l'on rejoint par le beau "pays de l'Uzège et à 40 km de la ville médiévale de Sommières au sud ouest. La ville édifiée sur un promontoire est bordée de vignes, d'oliviers et de garrigue.

La place aux herbes à Uzès. Photo Réveil FM International

Arrosée par l'Alzon, elle surplombe la petite vallée fraîche de l'Eure d'où jaillit la source du même nom. C'est d'ici que provenait l'eau alimentant la ville de Nîmes à l'époque romaine. Cette eau était acheminée via un aqueduc de 50 km dont la partie la plus visible est le pont du Gard.

La cathédrale Saint-Théodorit et la tour Fenestrelle. Photo Réveil FM International

Le monument le plus symbolique de la ville, après le Duché et le château des ducs d'Uzès, est la tour Fenestrelle haute de 42 mètres et qui date en partie du xiie siècle. Sa partie haute fut reconstruite à l'identique au XVIIe siècle après les guerres de religion. Il s'agit d'un clocher de type circulaire unique en France qui rappelle l'architecture lombarde italienne. De style roman, il est dégagé de la cathédrale Saint-Théodorit. Cette tour évoque quelque peu la tour de Pise. Ses nombreuses ouvertures lui donnèrent d'ailleurs son nom. Elle est chapeautée par une toiture conique de tuiles vernissées vertes et jaunes du plus belle effet. La cathédrale Saint-Théodorit. Saccagée au cours des guerres de religion, elle fut rebâtie au milieu du xviie siècle. À l'intérieur, remarquer les remarquables galeries en fer forgé qui courent tout le long du premier niveau ainsi que les exceptionnelles orgues XVIIe à volets décorés (les seuls encore d'origine en France) d'époque Louis XIV. La hauteur des voûtes de la nef est de 18 mètres. La façade extérieure est un placage un peu lourd de la fin du xixe siècle. Au sud, sur la petite esplanade plantée de marronniers, outre le joli panorama sur les garrigues environnantes, présence du fameux petit pavillon Racine surmonté d'un dôme.

L'église Saint-Étienne. Photo Réveil FM International

L'église Saint-Étienne, construite de 1763 à 1775 sur l'emplacement d'une ancienne église détruite pendant les guerres de religion. Seul demeure de l'ancien édifice le puissant clocher carré dont la terrasse est surmontée d'une tourelle abritant un campanile en fer forgé qui comporte un timbre hémisphérique faisant office de cloche des heures. Son style général est baroque tardif (ou jésuite). Il a un plan en croix grecque avec une belle façade curviligne décorée d'urnes d'où jaillissent des flammes. L'intérieur est très lumineux et possède une gracieuse coupole. Cette église a été restaurée en 2011.

Le temple protestant. Pendant les guerres de religion, le temple et dix églises furent détruits. Au XVIe siècle, Uzès était la 5e ville protestante du royaume. Au XVIIe siècle, la cathédrale était relevée de ses ruines et accueillait de nouveaux convertis. Les réformés quant à eux, vivaient leur foi dans la clandestinité au risque d'être emprisonnés ou envoyés aux galères. En 1791, ils acquièrent l'ancien couvent des Cordeliers, qui avait été construit dans la seconde moitié du XVIIe siècle et qui donne sur l'actuelle esplanade à l'ouest de la ceinture des boulevards.

À l'écart des voies de communication, la gare d'Uzès distante d'environ 1,5 km de la ville (ce qui n'a pas aidé à son développement), en contrebas de la colline vers l'ouest et inaugurée en 1880, est fermée ; cependant la ville est bien desservie par plusieurs lignes d'autocars à destination de Nîmes via le pont Saint-Nicolas, Alès et Avignon via le pont du Gard et Remoulins.

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dimanche 26 octobre 2014

Jade, la fauconnière au château Bermond à Sommières

Jade avec Aria, son hibou Grand Duc. Le hibou se distingue de la chouette par la simple présence d'aigrettes sur la tête. Les aigrettes sont des touffes de plumes qui, dans le cas du hibou, donnent l'impression d'oreilles ou de cornes. Photo Réveil FM International

Jade travaille en famille avec son époux et sa fille. Ils sont intermittents du spectacle et font partie des "Dragonniers du temps". Cet été, ils ont occupé "La tour Carrée" dite aussi Bermond, une des tours rescapée de l'ancien château-fort, haute de 25 mètres, édifice fortifié , propriété de la commune de Sommières, dans le Gard. Après des explications de Jade sur l'art de la fauconnerie, nous sommes repartis avec des connaissances que nous n'avions pas en arrivant. La fauconnerie est l'art de prendre un gibier sauvage, poil ou plume, sur son propre territoire, sans armes, avec la seul aide d'un ou plusieurs oiseaux de proies spécialement affaîtés (dressés) pour ce faire. Elle se pratique indifféremment à pied ou à cheval, avec ou sans chien. Pourquoi est-ce un art ? Parce qu'il n'y a que trois manières de capter à son profit l'agressivité naturelle, la vitesse et la puissance de choc d'animaux aussi sauvages et nerveux que peuvent l'être certains rapaces. La chasse au vol: Il existe deux types de chasse au vol, le haut vol, qui se pratique uniquement avec des faucons sur du gibier à plumes et le bas vol où l'on utilise des rapaces comme l'autour, l'épervier, la buse de Harris, là on ne parle plus de fauconnerie mais d'autourserie et aiglier pour les plus expérimentés, utilisant l'aigle (sur du lièvre, renard, chevreuil, loup...). Le bas vol se pratique aussi bien sur du gibier à plumes (canard, faisan..) que du gibier à poil (lapin, lièvre, renard...).

Un public intergénérationnel. Photo Réveil FM International

Pratiquée depuis plus de 4000 ans, la fauconnerie, ou chasse au faucon, est un art qui consiste à élever et dresser des rapaces pour la chasse ou la capture de proies. Cet art ancien, déjà décrit par Marco Polo, est pratiqué aujourd’hui par plus de 50 pays, dont les associations de fauconnerie ont contribué au renouveau et sont des interlocuteurs fiables pour collaborer à l’élaboration des conventions et réglementations internationales protégeant les espèces d’oiseaux de proie utilisés pour la chasse au vol.

Jade calme et rassure son hibou duc. Photo Réveil FM International

Jade sourit pour dompter sa peur du rapace. Photo Réveil FM International

Sourire pour se décontracter mais le hibou est un rapace ! Photo Réveil FM International

La fauconnerie, pratique très ancienne en Orient et Extrême-Orient, serait originaire des plateaux d'Asie Centrale et les Mongols, Kazakhs et Kirghizes, chasseurs nomades, furent sûrement les premiers à dresser des oiseaux de proies, très nombreux dans ces régions. On sait qu’il y a 3000 ans la chasse au vol se pratiquait déjà en Chine et dans les pays d'Orient, mais aussi en Inde et en Perse.

L’Expansion: Au VII° siècle la fauconnerie est introduite dans les régions d’Europe conquises par les grandes invasions, puis atteint l’Angleterre au ix° siècle. Ce n’est qu'au Moyen Age que le faucon, en France, est apprivoisé pour chasser et que la fauconnerie, en Europe, se développe dans tous les pays. Au XIII° siècle apparaissent les premiers traités de fauconnerie. Le premier, et le plus célèbre, est le « De arte venandi cum avibus », écrit entre 1244 et 1250 par Frédéric II de Hohenstaufen (Empereur du Saint-empire), qui détaille entre autre la capture et le dressage des oiseaux de proie, le second est le « De Falconibus » du religieux Albert le Grand (1200 ?-1280).

L’Age d’Or: La chasse au faucon connaît son apogée sous le règne de Louis XIII, et la fauconnerie française est la première dans le monde, mais, en Europe, ce type de chasse reste la distraction des rois et un sport réservé à la noblesse.

Le Déclin: Peu à peu, avec le développement des armes à feu, la fauconnerie va passer de mode. De plus, Louis XIV, Louis XV et Louis XVI pratiquent plutôt la chasse à courre (vénerie) que la chasse au vol (volerie). Après la Révolution, la Convention va supprimer les charges royales de la fauconnerie ainsi que sa pratique et fait figurer les rapaces sur la liste des animaux dits « nuisibles ».

La Renaissance: Mais dans la plupart des cours européennes non touchées par la Révolution Française, quelques maîtres fauconniers perpétuent cet art que des aristocrates amateurs et anciens émigrés vont transmettre. En France, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, le renouveau de la fauconnerie est dû à la fondation de l'Association Nationale des Fauconniers et Autoursiers Français, qui obtient la légalisation de la chasse au vol en 1954 et vulgarise les techniques de ce mode de chasse.

Le gant de Jade, la fauconnière est en nubuck. Photo Réveil FM International

Le sacoche que Jade a autour de rein s'appelle "Gibecière. Photo Réveil FM International

Pour ses rapaces, Jade a aussi des blocs ou perches conçus sur une base (pieds) inoxydable, des chaperons son en cuir, un leurre en cuir, imitation volatile ou lapin, et un sifflet d'appel pour rapaces. Photo Réveil FM International

Les Associations: Dés le XIXe siècle, en Angleterre, des gardiens de la tradition se regroupent en associations (tel le Old Hawking Club of Great Britain) et assurent la survie de la fauconnerie en la sortant de son isolement, en formant des adeptes passionnés, en créant des règles de conduite et d'éthique pour la pratique de la fauconnerie, et en œuvrant pour la protection des rapaces persécutés pour cause d’injuste mauvaise réputation. Aujourd’hui, la fauconnerie française est active et performante, mais n'est pas une exception : des associations de fauconnerie existent dans les pays d'Europe, d’Asie, d’Amérique et d’Afrique. A Abu Dhabi, l’Emirates Falconers’ Club (club des fauconniers des Emirats Arabes Unis) œuvre pour regrouper les fauconniers des emirats, sponsorise les festivals internationaux de la fauconnerie (pour encourager sa préservation) et oeuvre à la reconnaissance de la fauconnerie par l’UNESCO et son inscription au patrimoine culturel mondial.

Aslan, le mari de Jade, la fauconnière. Photo Réveil FM International

Aslan en tenue du Moyen-âge. Photo Réveil FM International

Les Réglementations: Pour l'avenir de la fauconnerie et la lutte contre la fraude et le commerce illicite de faucons, les associations de chasse au vol sont des interlocuteurs crédibles vis-à-vis des administrations nationales. Comme dans tous les pays, en France, la fauconnerie est strictement réglementée et toutes les espèces de rapaces utilisés à la chasse au vol sont désormais protégées par la convention de Washington. Les réglementations nationales varient assez peu d'un pays à l'autre car elles sont le plus souvent stipulées par des conventions ou des règlements internationaux comme la Convention de Washington (CITES) ou la Convention de Berne.

Initiation au tir-à-l'arc de Freddy Mulongo par la fille de Jade. Photo Réveil FM International

Freddy Mulongo à Sommières, dans le Gard. Photo Réveil FM International

CITES & WWF: La Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction, connue par son sigle « CITES » a été signée à Washington le 3 mars 1973 (d’où le fait qu’elle soit connue aussi sous le nom de « Convention de Washington »). La Convention de Berne est un instrument juridique international contraignant dans le domaine de la conservation de la nature. Elle protège l'ensemble du patrimoine naturel du continent européen et s'étend à certains États africains.

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Des Cigalois, Cigaloises sont les habitants de Saint-Hippolyte-du-Fort dans le Gard !

Saint-Hippolyte-du-Fort sur la carte de France.

Les habitants de Saint-Hippolyte-du-Fort ne s'appellent pas, comme on pourrait s'y attendre, les St-Hippolytains... non, ce sont des cigalois et des cigaloises...Adossé au contrefort des Cévennes, bercé par le chant des cigales, Saint-Hippolyte-du-Fort (30170) est une petite ville du Gard bien abritée située sur le versant sud au pied des Cévennes. Elle se trouve à 50 km de Nîmes comme de Montpellier, 12 km à l'est de Ganges. La commune se situe sur la faille cévenole qui délimite les Cévennes de la zone des garrigues. Au delà de l'abrupt pic du midi encore calcaire, elle est dominée par la masse imposante de la Montagne-de-la-Fage constituée de schistes et de granites, offrant un contraste végétal (hêtres, sapins et châtaigniers) en seulement quelques kilomètres en direction de Saint-Roman-de-Codières ou bien de Lasalle par le col du Rédarès. Le fleuve Vidourle traverse la ville au débouché des Cévennes pour se perdre, un temps, dans le massif calcaire karstique très perméable du plateau de Pompignan et Conqueyrac avant de resurgir du côté de Sauve.

Saint-Hippolyte-du-Fort avec ses vignes, ses vins aux milles saveurs, ses montagnes au nom comme : « le rocher de la Dame ».

Saint-Hippolyte-de-Fort dans le sud de la France.

Les habitants de Saint-Hippolyte-du-Fort ne s'appellent pas, comme on pourrait s'y attendre, les St-Hippolytains... non, ce sont des cigalois et des cigaloises.

La bourgade fut très prospère du XVIIIe siècle au XIXe siècle grâce à l'industrie de la soie (elle abritait même une école militaire et une institution pour sourds et muets qui persiste de nos jours). On y trouve aussi un très grand temple protestant (certainement un des plus grands de France, à comparer avec celui d'Anduze) édifié dans le style néoclassique, avec colonnade en façade, au début du XIXe siècle, ce temple a la particularité de posséder un grand orgue de facture allemande et deux clochers. Il est jouxté, à l'arrière immédiat, par l'ancien fort construit à la fin du XVIIe siècle pour « surveiller » les protestants comme à Alès, Nîmes ou Montpellier. En principe le fort ne se visite pas. Saint-Hippolyte possède également 13 fontaines anciennes, des cadrans solaires et quelques façades des XVIIet et XVIIIe siècles avec portes et balcons ouvragés. L'ancien viaduc de chemin de fer est doté d'arcades de pierres lancées de manière courbe par dessus le Vidourle juste à côté des remparts du XVIIe siècle, la porte de Cros et la tour Saint Jean.

Les habitants de Saint-Hippolyte du fort se nomment depuis des siècles Cigalois. Une ancienne légende affirmant que les Sauvains, moqueurs leur avaient proposés de leur acheter des cigales qui chantent mais que des femelles. Les Cigalois en ont ramassé tant et plus et elles ont toutes été refusées par les Sauvains rigolards car il n'y a que les mâles qui chantent.

La vieille ville, construite au pieds du Castellas offre ses ruelles étroites, ses allées ombragées... Saint-Hippolyte-du-Fort, porte des Cévennes, fut longtemps riche de ses industries, tanneries, soieries, draperies et fabriques de galoches. Arrivant par la fameuse route des Ruthènes qui relie Nîmes à Rodez, c’est avec une grande émotion que le voyageur découvre à la sortie de Sauve, le magnifique cirque des contreforts des Cévennes où se niche Saint-Hippolyte-du-Fort. Lieu magique, carrefour entre le pays des châtaigniers et la vigne, la montagne et la garrigue où l’homme s’est installé dès le néolithique et qu’il n’a jamais quitté. Plusieurs fois envahie au cours des siècles jusqu’au Moyen Age (Volces, Romains, Wisigoths, Sarrasins), la ville résiste et devient une cité importante tant par ses échanges commerciaux entre le haut et le bas Languedoc que par sa richesse artisanale.

Baignée par les eaux du Vidourle – fleuve côtier capricieux - la ville aux treize fontaines voit s’épanouir des filatures, des tanneries, des draperies. La résistance de la population majoritairement protestante calviniste dès le XVIème siècle, qui n’accepte pas la révocation de l’Édit de Nantes (1685), amène la construction du Fort Vauban pour enfermer les insoumis.

Le charme et la convivialité de cette Porte des Cévennes ont de tout temps été liés à ses marchés. Aujourd’hui le mélange des cultures et des racines dans un pays qui n’a pas oublié les siennes est une ouverture vers l’avenir. Proche des grandes cités mais convaincue d’avoir un rôle à jouer Saint-Hippolyte-du-Fort accueille des entreprises et voit des particuliers y créer la leur. Grâce au Haut Débit le travail à domicile se développe. Avec le Pays Aigoual Cévennes et à la Communauté de Communes Cévennes Garrigue des projets culturels ambitieux sont en marche.

Le temple protestant de l'Eglise Réformée de France à Saint-Hippolyte-du-Fort. Photo Réveil FM International

Le temple protestant est un édifice impressionnant par ses dimensions, un des plus grands de France avec celui d'Anduze (difficile de départager les deux sur ce point), colonnade en façade avec portique et deux tours-clochers inhabituelles pour ce type d'édifice. L'intérieur est entouré de galeries sur colonnes et la vaste nef couverte d'une voute en berceau. Il possède un grand orgue d'esthétique allemande construit en 1853 par Beaucourt & Voegeli.

La mairie de Saint-Hippolyte-du-Fort. photo Réveil FM International

Le voyageur qui arrive de Nîmes ou du Vigan, découvre le magnifique cirque des contreforts des Cévennes où se niche Saint-Hippolyte-du-Fort : lieu magique, porte des Cévennes, carrefour entre le pays des châtaigniers et celui de la vigne... C'est un chef-lieu de canton de 3465 habitants avec tous commerces. L'activité économique du canton rural repose sur l'artisanat et sur l'agriculture. Le fameux vin du Salavès est toujours agréable à faire déguster. Le visiteur peut faire une visite au Musée de la Soie et flâner dans les rues de St Hippolyte du Fort à la recherche des cadrans solaires ou de l'une des treize fontaines. Il est impossible de parler de Saint-Hippolyte-du-Fort sans évoquer ses casernes qui rappellent à nombreux français l'Ecole des Enfants de Troupe. Ancienne ville fortifiée, il reste la Tour de guet "Saint-Jean" et quelques remparts. Les treize fontaines : Cet ensemble de fontaines, construites entre 1623 et 1776, exceptionnelles par leur nombre, apporte un charme particulier à la cité : l'eau coule partout... Elles sont à la base de l'essor de la ville au XIXème siècle. Certaines, embellies de fleurs et éclairées la nuit, font l'objet d'une promenade dans le village au cours de laquelle on pourra aussi admirer les demeures anciennes, des fenêtres à meneaux et différents cadrans solaires. Les cadrans solaires : Saint-Hippolyte-du-Fort possède la plus importante collection de cadrans solaires contemporains du Languedoc. Ces cadrans sont disposés le long d'une promenade qu'il est préférable de parcourir en fin de matinée. (On peut Compter 23 cadrans).

Cadran solaire sur une maison particulière rue Roger Broussoux. A l'heure de la précision, du rendement, de la vitesse, le cadran solaire permet un retour aux valeurs anciennes. Au détour d'un chemin, il enchante le promeneur. Photo Réveil FM International

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La Bambouzeraie d'Anduze, un exotique paradis végétal !

Anduze et la rivière le Gardon. Photo Réveil FM International

La Bambouseraie d'Anduze, située au pied des Cévennes dans le Gard, est un lieu unique en Europe. Nous avons été agréablement reçu par Madame Muriel Nègre, présidente de La Bambouseraie d'Anduze. Enclave exotique et ombragée au cœur des Cévennes, la bambouseraie de Prafrance à Anduze (Gard) mérite à elle seule le déplacement. Elle offre au visiteur sur une surface de 12 hectares un véritable paradis végétal. La forêt compte 240 espèces de bambous qui se parent de toutes les nuances du vert et du jaune. Ce parc est sillonné par de nombreux sentiers et par 5 kilomètres de canaux qui, alimentés par un petit barrage édifié sur le Gardon, ajoutent leur murmure rafraîchissant au charme des lieux. Ici tout est de bambou, des tuyaux d'irrigation jusqu'à la clôture autour du bassin où ondoient les reflets diaprés des carpes du Japon.

C'est haut et beau...Photo Réveil FM International

Le Phyllostachys Edulis, avec ses chaumes de 20 à 25 mètres de hauteur à maturité, ce géant du sud-est de la Chine a trouvé à Prafrance une nouvelle patrie qui lui convient parfaitement. Photo Réveil FM International

Il grimpe, il grimpe...le Bambou. Photo Réveil FM International

Le Phyllostachys sulphurea. Photo Réveil FM International

Le Phyllostachys Sulphurea a de superbes chaumes jeunes peints d'une à plusieurs stries vertes à chaque entrenoeud. Photo Réveil FM International

Au fil de la promenade, les curieux découvrent les innombrables usages du précieux bois. Il fournit, du sol au plafond, l'unique matériau de la maison laotienne sur pilotis qu'on peut voir sur place ou de la demeure hmong, en forme de carapace de tortue, capable de résister aux pires intempéries. La tige qui plie et ne rompt pas est employée en Asie pour les échafaudages, car sa résistance mécanique est comparable à celle de l'acier. Le bambou sert aussi à produire les objets usuels les plus divers : chapeaux, paniers, boîtes, flûtes, vêtements en vente dans la boutique. Comme le savent les amateurs de cuisine asiatique, certaines variétés sont comestibles. Enfin des artistes contemporains ont fait la preuve dans le parc de ses qualités esthétiques, comme en témoigne notamment le vaste dôme à ciel ouvert édifié par le sculpteur Tieri Lancereau-Monthubert.

Le Phyllostachys Edulis. Photo Réveil FM International

C'est incontestablement l'un des bambous ornementaux les plus beaux, mais il est de culture relativement délicate. Photo Réveil FM International

Le Phyllostachys Reticulata est un des bambous les plus présents dans le parc. Les conditions optimales de sol et de climat lui permettent d'atteindre sa plus grande hauteur (20 m). Ses chaumes robustes et flexibles à la fois l'ont fait adopter dans la construction (échafaudages) et, éclatés en lamelles, servent à la fabrication d'objets domestiques. Photo Réveil FM International

Le Phyllostachys Nigra a des tiges vertes qui virent au noir d'ébène au bout d'un ou deux ans. C'est le bambou le plus populaire. Photo Réveil FM International

On s'en doute, ces bambous ne sont pas autochtones, ils ont été importés en 1856 par Eugène Mazel, grand voyageur et marchand d'épices, issu d'une famille protestante cévenole. Il avait remarqué les propriétés favorables du sol constitué d'alluvions fertiles et du microclimat tropical du vallon. Le bambou n'est d'ailleurs pas le seul occupant des lieux, le fondateur lui avait adjoint d'autres espèces : séquoias, palmiers de Chine, érables du Japon, magnolias...ices, issu d'une famille protestante cévenole. Il avait remarqué les propriétés favorables du sol constitué d'alluvions fertiles et du microclimat tropical du vallon. Le bambou n'est d'ailleurs pas le seul occupant des lieux, le fondateur lui avait adjoint d'autres espèces : séquoias, palmiers de Chine, érables du Japon, magnolias...

Jardin bouddhiste

Le jardin japonais. Photo Réveil FM International

Le jardin bouddhiste. Photo Réveil FM International

Le village laotien à la bambouseraie. Photo Réveil FM International

Une maison en bambou. Photo Réveil FM International

Une autre maison en bambou. Photo Réveil FM international

Eugène Mazel a fait faillite en 1890 après la maladie qui a mis fin à l'élevage du ver à soie dans la région. Le domaine fut vendu aux enchères.

1902-Gaston Nègre, passionné de plantes, acquiert le domaine de Prafrance: Entouré de responsables du jardin botanique de Montpellier et d'un ancien jardinier d'Eugène Mazel, il reprend une à une les collections et multiplie les espèces d'arbres et d'arbustes tout en créant une pépinière commerciale pouvant ainsi pallier le coût d'entretien de la propriété.

1922-Les conséquences de la première guerre mondiale contraignent Gaston Nègre à mettre en fermage une partie de la propriété.

1945-A la fin du bail fermier, Maurice l'un des fils de gaston Nègre, reçoit Prafrance en héritage et reprend en charge l'ensemble du domaine avec sa femme. Attentif aux collections, il a le souci de les pérenniser et de développer une entreprise prospère d'un point de vue économique. Ingénieur agronome, il fait également des expérimentations sur de nouvelles cultures. tout en continuant à exploiter les chaumes de bambous, il développe d'autres productions, fruitières et légumières.

1953-Avant-gardiste, il ouvre le parc au public, moyennant un droit d'entrée, et continue de faire admirer les collections botaniques, en cherchant à valoriser ce remarquable ensemble paysager. Le 7è Art est séduit par Prafrance ! Des réalisateurs viennent tourner des films.

1953-"Le salaire de la peur"

1955-"les héros sont fatigués"

1956-Un gel exceptionnel en france et en Europe frappe durement les plantations et les pépinières. Seuls les bambous résistent, à l'exception de quelques-uns, plus fragiles.

1958-On recense déjà près de 20 000 visiteurs. L'inondation du Gardon et les orages de grèle et de pluie dévastent le domaine. sans se décourager, Maurice Nègre essaie de surmonter ces épreuves avec courage et pugnacité.

1960-Il meurt dans un accident de voiture. Son épouse Janine Nègre, poursuit sa tâche et, en 1977, lègue le domaine à sa fille Muriel, qui avec son mari ingénieur horticole, en assure le développement.

2004-Anné charnière: Muriel Nègre dirige et préside désormais seule la Bambouseraie. Soucieuse d'assurer une large diffusion des savoirs scientifiques, elle fait de Prafrance un lieu de rencontres. Muriel Nègre développe les atouts touristiques, les collections, la pépinière et met fin à l’exploitation agricole. Depuis 2004, elle est seule à la tête des 34 hectares, dont 15 pour le Parc.

2006-Les 150 ans de la Bambouseraie en témoignent.

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