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jeudi 17 avril 2014

Ukraine : un accord trouvé pour une sortie de crise

GENEVE (SUISSE), 17 AVRIL 2014. Le chef de la diplomatie américaine John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov.

Un espoir pour stopper l'escalade. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé ce jeudi à Genève un accord avec les Etats-Unis, l'Union européenne et l'Ukraine sur les étapes à suivre pour une sortie de crise. Le texte prévoit le désarmement des groupes armés illégaux et l'évacuation des bâtiments occupés.

En même temps l'Ukraine prend des mesures afin de limiter l'accès à son territoire. Ainsi tous les citoyens russes de sexe masculin âgés de 16 à 60 ans sont interdits d'entrée dans le pays, selon la compagnie russe Aeroflot. Quelque 2.000 personnes ont manifesté jeudi pour une Ukraine unie à Donetsk, dans l'est de l'Ukraine, région où des militants pro-russes se sont emparés de bâtiments publics et de dépôts d'armes. >> Suivez en direct les événements de ce jeudi :

19h40. L'OSCE chargée d'appliquer l'accord. La mission de surveillance de l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) sera chargée d'aider les autorités ukrainiennes à mettre en œuvre ces mesures. L'organisation «doit jouer un rôle dirigeant» dans l'application l'accord, déclare la diplomate en chef de l'Union européenne Catherine Ashton. Les Etats-Unis, l'UE et la Russie sont prêts à fournir des observateurs. La diplomate assure que l'Union européenne «allait continuer ses efforts pour soutenir l'Ukraine, économiquement, financièrement et politiquement».

19h18. «Nous n'avons pas abandonné la Crimée», assure le secrétaire d'Etat américain, John Kerry. «Mais nous ne sommes pas venus (à Genève, Ndlr) pour parler de la Crimée», poursuit-il.

19h13. Le Canada envoie six chasseurs F-18 en Europe de l'Est. Le Canada va déployer six avions de chasse F-18 en Europe de l'Est pour participer au renforcement des capacités de l'Otan face à l'aggravation de la crise en Ukraine. Selon les médias locaux, les appareils seront stationnés en Pologne.

19h10. S'il y a des progrès de la part de la Russie, il n'y aura plus de «sanctions», déclare chef de la diplomatie américaine.

18h50. Mesures anti-juives dans l'est de l'Ukraine : «Intolérable et grotesque», juge John Kerry.

18h41. La Russie n'a «aucun désir» d'envoyer des troupes en Ukraine, déclare Sergueï Lavrov. «Cela serait contre nos intérêts fondamentaux», poursuit le chef de la diplomatie russe.

18h22. Un accord sur des étapes pour une désescalade en Ukraine. C'est ce qu'annonce le ministre russe des Affaires étrangères. «Tous les groupes armés illégaux doivent être désarmés, tous les bâtiments saisis illégalement doivent être rendus à leurs propriétaires légitimes, toutes les rues, les places et les autres lieux publics dans les villes ukrainiennes doivent être libérés», selon le document. Le document qui a été adopté prévoit aussi une amnistie pour ceux qui respecteront les dispositions de l'accord, à l'exception de «ceux qui sont coupables de crimes capitaux».

18h15. Kiev accepte la juridiction de la CPI. L'Ukraine a accepté la juridiction de la Cour pénale internationale pour des crimes présumés lors de la répression sanglante de manifestations sans précédent contre le président Viktor Ianoukovitch, annonce la CPI. Le greffier de la Cour «a reçu une déclaration déposée par l'Ukraine acceptant la compétence de la CPI pour des crimes qui auraient été commis sur son territoire à partir du 21 novembre 2013 au 22 février 2014», indique la juridiction dans un communiqué.

18h10. Washington va fournir une «assistance militaire non létale». Barack Obama a donné son aval à la fourniture d'une «assistance militaire non létale» à l'Ukraine, notamment des fournitures médicales et des casques, annonce le secrétaire à la Défense Chuck Hagel.

18 heures. La Pâque juive gâchée à Donetsk. Un tract distribué lundi par «trois hommes non identifiés portant des cagoules et portant le drapeau de la Fédération de Russie» a mis la communauté juive de Donetsk en émoi. A la veille de la Pâque juive, il appelait les juif âgés de 16 ans et plus à se présenter aux autorités pour se faire recenser et à déclarer leur patrimoine. Le président du gouvernement temporaire de Donetsk a démenti tout lien avec le tract, affirmant qu'il s'agit d'un faux grossier et le qualifiant de «provocation», selon i24newstv. De nombreuses attaques antisémites ont été constatées depuis le début de la crise, alors que près d’un million et demi de Juifs d’Ukraine ont été assassinés durant la Seconde Guerre mondiale.

17h43. Les restrictions aux frontières ukrainiennes jugées «absurdes» par Moscou. Alors qu'Aeroflot a indiqué avoir reçu un «avis officiel» du gouvernement ukrainien interdisant l'entrée de tout homme russe de 16 à 60 ans, le vice-président de la Douma russe, Sergueï Jelezniak, qualifie ces restrictions «de preuve claire que les décisions que prend le pouvoir de Kiev n'ont rien à voir avec les principes démocratiques des droits de l'Homme et de la liberté». «L'absurdité même des restrictions par genre et âge imposées démontrent encore une fois le niveau de professionnalisme de ceux qui prétendent être au pouvoir en Ukraine», a-t-il ajouté.

17h30. L'hymne ukrainien retentit à Donetsk. Quelque 2.000 personnes manifestent pour une Ukraine unie à Donetsk, où des militants pro-russes se sont emparés de bâtiments publics et de dépôts d'armes.Les autorités municipales ayant refusé la tenue de la manifestation au centre ville, le rassemblement a eu lieu dans un parc excentré. Les manifestants arborent des petits drapeaux ukrainiens, chantent l'hymne national.

17h10. Le Parlement veut rétablir la conscription. Une résolution pour demander au président par intérim d'étudier un retour à la conscription, face à «l'agression» russe contre le territoire ukrainien est votée au Parlement. L'Ukraine a supprimé la conscription plus tôt cette année, au terme d'une loi adopté en 2013 sous la présidence de Viktor Ianoukovitch. Les forces armées ukrainiennes sont fortes de quelque 130.000 hommes. Elles souffrent toutefois d'un manque chronique d'équipements, selon les responsables.

17 heures. Les partisans d'une Ukraine unie se rassemblent à Donetsk.

16h35. Les séparatistes se sont emparés de l'aéroport de Donetsk. C'est ce que déclarent des témoins sur «Russia Today».

16h15. Une centaine de séparatistes pro-russes à l'aéroport de Donetsk. Quelque 100 séparatistes se dirigent vers l'aéroport de Donetsk portant des drapeaux de la «République Donetsk», rapporte Novosti Donbassa.

16h15. L'Ukraine interdit son territoire aux hommes russes de 16 à 60 ans. Dans le cadre de «l'opération anti-terroriste», la compagnie aérienne russe Aeroflot indique avoir reçu un «avis officiel» du gouvernement ukrainien interdisant l'entrée sur le territoire de ce pays à tout homme russe de 16 à 60 ans. Egalement interdits d'entrée les hommes ukrainiens âgés de 16 à 60 ans et les femmes ukrainiennes âgées de 20 à 35 ans «domiciliés sur le territoire de la République autonome de Crimée et de la ville de Sébastopol».

15h40. Le FSB a réclamé au «Facebook» russe les données du groupe Euromaïdan. Le Service fédéral de sécurité russe (FSB, ex-KGB) a réclamé au réseau social russe VKontakte de lui remettre les données personnelles des organisateurs du groupe Euromaïdan, central dans la contestation pro-européenne en Ukraine. C'est ce que révèle son fondateur qui assure avoir refusé de répondre favorablement à cette demande.

15h15. Tensions à Marioupol. Plusieurs centaines de personnes manifestent contre le pouvoir pro-européen de Kiev à Marioupol, dans le sud-est, où une attaque pendant la nuit contre une unité de la garde nationale a fait trois morts.

15h05. Le Parlement européen demande la préparation de sanctions économiques contre la Russie. Le Parlement européen demande un «renforcement» de ses sanctions ciblées contre des personnalités russes, et «se prépare à lancer» des sanctions économiques contre Moscou, en raison de la détérioration de la situation en Ukraine. La résolution, non contraignante, a été adoptée par 437 voix contre 49, et 85 abstentions.

15 heures. La France enverra des avions de chasse. La France va déployer d'ici fin avril plusieurs avions de chasse dans le cadre d'une mission de l'Otan de surveillance aérienne des pays baltes, en raison des tensions liées à la crise ukrainienne, selon le ministère de la Défense.

14 heures. Et bientôt manifestation pro-Kiev à Donetsk. Les organisateurs, soutiens du pouvoir pro-Européens de Kiev, espèrent dans l'après-midi environ 10 000 personnes qui, pour la première fois depuis l'occupation du Maïdan, vont manifester en faveur de l'Ukraine. Mais les chefs de file de ce rassemblement craignent aussi que nombre de pro-ukrainiens ne viennent pas à cause d'éventuels affrontements avec les pro-Russes.

13h55. Manifestation à Marioupol contre Kiev. Plusieurs centaines de personnes manifestent contre le pouvoir pro-européen de Kiev à Marioupol (sud-est), où une attaque nocturne contre une unité de la garde nationale a fait trois morts parmi les 300 assaillants. 63 d'entre eux ont été interpellés.

13h45. Prochaine étape, la Moldavie? Ce que quelques observateurs craignaient est-il en train de se passer? Le président russe Vladimir Poutine estime que la Transdniestrie devait pouvoir «décider de son propre sort», au lendemain de l'appel lancé par le Parlement de ce territoire séparatiste pro-russe de Moldavie pour qu'il reconnaisse son indépendance. «Nous allons y travailler avec nos partenaires», ajoute Poutine, soulignant qu'il fallait notamment «un dialogue avec la Moldavie et l'Ukraine».

13h30. Les pro-russes attendent le soutien militaire de Poutine. «On attendait que Poutine fasse entrer ses troupes dans le sud-est de l'Ukraine pour repousser les attaques de l'armée ukrainienne», lance, manifestement déçu, un membre masqué des groupes d'auto-défense du Donbass (région de l'est de l'Ukraine), devant le siège de l'administration régionale occupé par des militants pro-russes.

13h05. Hollande menace «d'élever le niveau de sanctions» contre Moscou. «Nous pourrons élever le niveau de sanctions s'il n'y avait pas de solution qui se dégageait (à Genève), mais ce n'est pas notre volonté», explique François Hollande. Pour le Chef de l'Etat français, la solution de cette crise internationale passe par «le respect de l'agenda politique» ukrainien avec une élection présidentielle, le 25 mai, qui doit permettre «une sortie de crise». Et d'ajouter : «Faut-il encore que ce vote puisse avoir lieu sur l'ensemble du territoire et puisse se tenir dans des conditions de transparence et de totale liberté».

13 heures. Poutine n'a «pas peur» de l'Otan. «Nous n'avons pas peur. Je n'ai pas peur et personne ne doit avoir peur», répond à un journaliste vedette, le président russe, qui décrivait, elle, l'Alliance comme une «tumeur cancéreuse».

13 heures. L'UE envisage d'étoffer les sanctions contre la Russie, faute de solution à Genève, déclare François Hollande.

12h55. Poutine donne un mois à l'Ukraine pour régler la question du gaz sinon... La semaine dernière déjà, le président russe avait brandi cette menace. Kiev a accumulé 2,2 milliards de dollars en factures de gaz russe impayées et refuse l'augmentation de 80% du tarif décidée début avril par Moscou. Vladimir Poutine donne ce jeudi un mois à l'Ukraine pour régler son différend avec Moscou sur le gaz, menaçant de passer d'ici-là à un système de prépaiement des livraisons.

12h50. L'inflation revue à la hausse par Poutine. Le président Vladimir Poutine table désormais sur une inflation d'environ 6,5% en 2014 en Russie, plus élevée donc que la prévision du gouvernement d'une inflation à 6%.

12h45. L'UE accepte des discussions avec Moscou après les menaces sur le gaz. «L'Union européenne accepte votre proposition de consultations avec la Fédération de Russie et l'Ukraine en matière de sécurité des approvisionnements en gaz et de transit», déclare José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, dans une lettre adressée au président russe Vladimir Poutine, qui avait menacé il y a une semaine de cesser de livrer du gaz à l'Ukraine si ce pays ne réglait pas sa dette.

12h30. Ianoukovitch n'a pas fui, il était en «déplacement». Vladimir Poutine défend l'ex-président ukrainien, assurant qu'il était en «déplacement professionnel lorsque la pouvoir a été pris à Kiev», comme l'indique le Kremlin sur son compte Twitter.

11h25. Poutine «espère fortement» ne pas avoir à envoyer l'armée russe en Ukraine. Une menace à peine voilée alors que se tient au même moment les pourparlers entre Américains, Européens, Russes et Ukrainiens. «Je tiens à rappeler que le Conseil de la Fédération russe (chambre haute) a octroyé au président le droit d'utiliser les forces armées en Ukraine. J'espère fortement que je ne serai pas obligé de recourir à ce droit», lance Poutine.

11h20. Poutine veut «des garanties» sur les droits des russophones en Ukraine.

11 heures. La brigade de Kiev qui s'est rendue aux pro-russes dissoute pour «lâcheté». Le président ukrainien par intérim Olexandre Tourtchinov fait savoir que la 25e brigade parachutiste de l'armée ukrainienne, dont une unité a rendu les armes mercredi devant des insurgés séparatistes pro-russes, sera dissoute. Les responsables ce cette unité «dont les militaires ont fait preuve de lâcheté et rendu les armes» rendront des comptes «devant les tribunaux», précise Tourtchinov.

10h50. Début des pourparlers à quatre. Comme prévu, Sergueï Lavrov (Russie), Catherine Ashton (UE), John Kerry (Etats-Unis) et Andrïï Dechtchitsa (Ukraine) entament leurs discussions à Genève.

10h40. Une banque russe accusée de «financer le terrorisme» en Ukraine. Le parquet ukrainien a ouvert une enquête contre la banque publique russe Sberbank aux termes de l'article du code pénal sur le «financement du terrorisme», précise le procureur général Oleg Makhnitski. Selon lui, «Le financement de 14 banques qui finançaient le séparatisme a été interrompu. Plus de 300 affaires criminelles ont été soumises aux tribunaux».

10h30. Officiellement, Poutine prône le «dialogue». «Ce n'est que par le dialogue, lors de procédures démocratiques, et non en utilisant les forces armées, les tanks et l'aviation que l'on peut mettre de l'ordre dans le pays», affirme le président russe lors de sa séance annuelle de questions-réponses télévisées.

10h27. Poutine utilise-t-il la même tactique qu'en Crimée? «On se demande si Poutine va désormais toujours envoyer ses soldats pour assurer les élections libres...» ironise sur Twitter le volet français du collectif qui était au centre des manifestations de Kiev, EuroMaïdan.

10h25. En revanche, en Crimée... Poutine admet finalement l'implication russe. Le président russe reconnait pour la première fois que des forces armées russes étaient présentes en Crimée lors du référendum en mars qui a permis le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie. «Derrière les forces d'auto-défense de Crimée, bien sûr, se trouvaient nos militaires. Ils se sont comportés de manière très correcte. (...) Il fallait protéger les gens. (...) Je n'ai jamais caché à mes collègues étrangers que notre objectif était d'assurer les conditions pour un vote libre».

10h20. Soupçons d'implication russe: «Foutaises», répond Poutine. Quelques minutes plus tôt, son ministre de la Défense avait lui parlé de «paranoïa» avant de se lancer dans une étrange explication, très ambigüe sur la présence ou non de forces armés russes dans l'Est de l'Ukraine.

9h50. Lavrov (Russie) et Dechtchitsa (Ukraine) vont se rencontrer pour la première fois. Le ministre russe est arrivé à Genève alors qu'une bilatérale a eu lieu peu avant entre le Secrétaire d'Etat John Kerry et la diplomate en chef de l'Union Européenne Catherine Ashton. Une session à quatre est prévue à 10h45 avec le ministre ukrainien des Affaires Etrangères Andrii Dechtschitsa. Il s'agira de la première fois que Lavrov et Dechtchitsa se rencontrent.

9h35. Des soldats russes en Ukraine? L'étrange réponse du ministre de la Défense. Après avoir expliqué que l'implication russe dans l'Est de l'Ukraine était de la «paranoïa», le ministre de la Défense déclare: «Il est difficile de chercher un chat noir dans une pièce sombre, en particulier s'il n'y est pas. C'est a fortiori idiot si ce chat est intelligent, audacieux et aimable.» Cette dernière phrase très ambiguë fait référence aux surnoms de «gens aimables» ou «hommes verts» par lesquels ont été désignés les hommes en armes qui avaient pris sous leur contrôle fin février des lieux stratégiques de Crimée. Moscou n'a jamais reconnu explicitement que ces hommes étaient des militaires russes, ce qu'affirmaient nombre d'observateurs, ainsi que Kiev et les Occidentaux.

9h30. L'implication russe, de la «paranoïa»? C'est ce que dénonce Moscou alors que les Occidentaux ne cessent de voir l'ombre de la Russie dans les attaques et les confiscations de blindés ukrainiens par ces mystérieux «hommes verts» cagoulés, sans insigne. «Nous sommes très étonnés au ministère de la Défense des affirmations du chef des services de sécurité ukrainiens selon lequel des unités des forces spéciales russes sont impliquées dans les événements du sud-est de l'Ukraine. Ces affirmations ressemblent à de la paranoïa», s'offusque le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

8h50. Le réseau social russe justifie son refus. «La juridiction russe ne s'applique pas aux utilisateurs ukrainiens de VKontakte. Transmettre des données personnelles sur des Ukrainiens aux autorités russes aurait été non seulement contraire à la loi, mais aussi une trahison de tous ces millions d'habitants de l'Ukraine qui nous ont fait confiance», explique le fondateur du réseau social VKontakte a qui, selon lui, le nouveau KGB a demandé des informations sur les manifestants du Maïdan. C'est via ce réseau qu'un groupe central de la contestation s'était formé.

8h45. Le nouveau KGB tente d'obtenir du Facebook russe des infos sur les Ukrainiens. Selon le fondateur du réseau social VKontakte, équivalent de Facebook, le Service fédéral de sécurité russe (FSB, ex-KGB) lui a demandé le 13 décembre de lui remettre les données personnelles des organisateurs du groupe Euromaïdan, central dans la contestation pro-européenne en Ukraine et la chute du président Viktor Ianoukovitch. «Notre réponse a été et reste un refus catégorique», assure aujourd'hui le fondateur du réseau.

8h20. Les forces pro-Russes continuent leur avancée. Par groupes armés, ayant parfois réquisitionné des blindés ukrainiens, les forces pro-Russes continuent de se déployer dans l'Est, notamment en direction de la mer dans le Sud-Est.

8 heures. Début des pourparlers. Sergueï Lavrov (Russie), John Kerry (Etats-Unis), Catherine Ashton (UE) et Andriï Dechtchitsa (Ukraine) entament leurs discussions à Genève (Suisse) en pleine tension sur le terrain.

7h55. L'ombre de la Russie plane encore sur cette dernière attaque. Après avoir annoncé une attaque ayant fait trois morts parmi les assaillants, le ministère de l'Intérieur ukrainien précise que les forces spéciales sont toujours à la poursuite d'un «groupe armé» dont des armes ont été saisies ainsi que des «téléphones d'opérateurs russes».

7h50. Attaque à la bombe. Selon Kiev, les assaillants ont attaqué l'unité de la garde nationale à Marioupol (sud-est) avec des bombes incendiaires et des cocktails molotov tout en ouvrant le feu sur les postes de garde. Après les sommations d'usage, les gardes nationaux ont répliqué, avec le renfort de toutes les unités du ministère de l'Intérieur de la ville.

7h44. Trois morts et treize blessés parmi les pro-Russes. Selon Kiev, une attaque nocturne contre des loyalistes ukrainiens, une unité de la garde nationale à Marioupol (sud-est), a fait trois morts parmi les assaillants et au moins treize blessés. Selon le ministre ukrainien de l'Intérieur, Arsen Avakov, l'attaque, menée par environ 300 hommes, a été repoussée et les forces de Kiev. Ces dernières n'ont pas subi de pertes et quelque 63 assaillants ont été capturés.

7h30. La Russie mise en garde. Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry, arrivé mercredi soir à Genève, espère aider à établir «un vrai dialogue entre la Russie et l'Ukraine». L'objectif de Washington est que la Russie cesse de soutenir et d'encourager les séparatistes et qu'elle retire ses troupes de la frontière avec l'Ukraine. Le président Barak Obama «a été très clair, si la Russie ne saisit pas cette opportunité pour une désescalade, le prix à payer va augmenter», prévient un haut responsable américain.

7h15. Tensions à l'ONU. Quelques heures avant la réunion de Genève, Occidentaux et Russes ont échangé au Conseil de sécurité (New York) des accusations autour d'un rapport de l'ONU sur les droits de l'homme en Ukraine. Moscou l'a estimé biaisé alors que Washington, Londres et Paris ont appelé la Russie à cesser de s'immiscer en Ukraine. Soulignant «le risque d'une vraie guerre civile», l'ambassadeur Vitali Tchourkine a affirmé que les autorités de Kiev «devaient entamer un dialogue» avec les séparatistes russophones.

Dans «Le Parisien – Aujourd'hui en France» de ce jeudi, la spécialiste de la Russie, Anne de Tinguy, assure que «le grand projet de Poutine, c'est une Union eurasienne». Selon cette chercheuse à Sciences-po, le rêve du président russe consiste en une Europe à deux têtes, « un pôle à l'ouest, l'Union européenne, l'autre à l'est, mené par la Russie ». Ainsi, « perdre l'Ukraine serait perçu à Moscou comme très sérieux avec d'immenses implications ». Ce serait véritablement un signe de faiblesse qu'aurait du mal à supporter Poutine.

7 heures. Plusieurs rencontres prévues. La tentative de dialogue s'annonce très difficile, d'autant que les participants se sont accordés peu de temps: après plusieurs bilatérales tôt ce jeudi matin, Sergueï Lavrov (Russie), Catherine Ashton (UE), John Kerry (Etats-Unis) et le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrïï Dechtchitsa ont prévu de se retrouver vers 10 heures, de déjeuner ensuite et de s'adresser à la presse vers 15 heures avant de repartir.

6h35. Qui sont les mystérieux «hommes verts» ? Selon Kiev et les Occidentaux, ces groupes armés ayant pris possession des blindés, ironiquement baptisés «hommes verts» en Ukraine, sont en fait des soldats d'élite russes, comme ceux qui étaient à l'oeuvre en Crimée avant le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie en mars. De son côté, Moscou nie avoir des soldats ou des agents en territoire ukrainien. Les Russes «ont, au minimum, soutenu des milices non étatiques dans le sud et l'est de l'Ukraine», a accusé le président américain Barak Obama.

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Pour faire des économies Valls met retraités, fonctionnaires et familles au régime sec

L'austérité, c'est maintenant !

Avec une semaine d'avance sur le calendrier, le Premier ministre vient de dévoiler les grandes lignes de son plan d'économies qui doit permettre au gouvernement de réaliser 50 milliards d'euros d'économies d'ici à 2017. Les retraités, fonctionnaires et bénéficiaires de prestations familiales seront largement mis à contribution.

Pas de remise en cause du Smic ni de suppression des allocations logement pour les étudiants non boursiers... Pour couper court aux rumeurs et aux polémiques, le Premier ministre a avancé d'une semaine la présentation des grandes lignes de son plan d'économies annoncé la semaine dernière lors de son discours de politique générale. Sur les 50 milliards d'euros de réduction des dépenses publiques à réaliser d'ici à 2017, Manuel Valls a réaffirmé que l'Etat et ses agences y contribueront au à hauteur de 18 milliards d'euros (contre 19 milliards annoncés initialement), que les collectivités locales auront de leur côté à produire un effort de 11 milliards d'euros (contre 10 milliards) et que l'assurance maladie y participera à hauteur de 10 milliards d'euros "sans réduction de la prise en charge des soins ni leur qualité".

Le temporaire va durer pour les retraités

Pour boucler la cure d'austérité portée par le nouveau gouvernement, Manuel Vals a précisé que les 11 milliards d'économies restant à trouver porteraient sur les dépenses de protection sociale. " Il n'est pas question évidemment de diminuer le montant des prestations sociales, a précisé le Premier ministre, mais, dans le contexte exceptionnel qui est le nôtre, elles ne seront pas revalorisées jusqu'en octobre 2015 ". Le gel touchera en particulier les retraités : les pensionnés du régime de base (à hauteur de 1,3 milliard d'euros) ainsi que des complémentaires qui relèvent des partenaires sociaux (pour 2 milliards d'euros).

Geler les pensions de retraite pour redresser les comptes publics, une bonne mesure ?

Les anciens actifs paient donc le plus lourd tribut au plan d'austérité puisqu'ils devront attendre 18 mois avant de voir leurs pensions revalorisées. En effet, le gouvernement avait déjà décidé, dans le cadre de la réforme des retraites 2013, le report du 1er avril au 1er octobre de la date de revalorisation annuelle des pensions de base dès cette année. De plus, les partenaires sociaux, qui pilotent les régimes complémentaires Agirc et Arrco, ont annoncé le gel en 2014 des pensions des anciens salariés du privé. "Ces mesures temporaires épargneront les retraités dont les pensions sont les plus modestes puisque le minimum vieillesse continuera à être revalorisé", a souligné le Premier ministre.

Le gel sévit aussi au printemps

Les autres prestations sociales (logement, famille, invalidité) sont également gelées jusqu'en octobre 2015 à l'exception des minima sociaux (RSA, ASS, Allocation Adulte handicapé) qui " continueront d'augmenter au rythme de l'inflation ". En revanche, la revalorisation exceptionnelle de 2% du RSA prévue le 1er septembre prochain est elle aussi repoussée d'une année. Dernière catégorie à faire les frais du plan d'économie du gouvernement : les fonctionnaires dont le point d'indice ne sera pas revalorisé jusqu'en 2017, vient de préciser une source gouvernementale.

Des mesures officialisées avant l'été

L'ensemble des mesures d'économies détaillées doivent désormais être traduites "dans les textes financiers qui seront examinés avant l'été", a précisé Manuel Valls.

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Matignon: souriez, vous êtes photographiés !

Ils sont sympathiques, sociables, humains et extrêmement professionnels, nous le témoignons pour avoir à plusieurs reprises voyager avec eux. Ils sont attachés au cabinet du Premier ministre. Un grand merci de Réveil FM International aux trois photographes officiels de Matignon:Yves Malenfer, Christophe Chavan et Benoît Granier, qui à notre insu ont immortalisé des instants capturés au plus proche dans notre vie professionnelle de couverture d'événements à Matignon auprès du Premier ministre. Lorsqu'on est en pleine action journalistique souvent on s'oublie et on oublie ceux qui sont tout autour.

Jeudi 27 mars 2014, Freddy Mulongo arrivant à Matignon lors de la visite de Xi Jinping, le président chinois. Photo Yves Malenfer, Matignon

Freddy Mulongo fasciné par la parade de la Garde Républicaine. Photo Yves Malenfer, Matignon

Freddy Mulongo captivé par ce qu'il photographie. Photo Yves Malenfer, Matignon

Freddy Mulongo à Matignon. Photo Christophe Chavan, Matignon

Lundi 14 avril 2014, Freddy Mulongo sous une pluie battante à Berlin. Photo Christophe Chavan, Matignon

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mercredi 16 avril 2014

Campagne de diabolisation: Réponses pédagogiques, pertinentes et foudroyantes de Martin Sali de RCK !

Martin Sali, Coordonnateur de RCK à La Bastille. Photo Réveil FM International

Plus le mensonge est gros, plus les esprits faibles y croient. Martin Saki membre du M23 dans un rapport de l'ONU ? Mais Réveil FM International est accrédité aux Nations Unies, au Conseil des droits de l'homme à Genève, pourquoi n'avons-nous pas en mains ce fameux rapport Onusien ? La campagne de diabolisation "Anti Martin Sali RCK" est orchestrée par l'ANR-la Gestapo d'alias Joseph Kabila, et la très étatique RTNC relais la campagne pour abattre le coordinateur du Rassemblement des Combattants du Kongo-RCK en la personne de Martin Sali. La RTNC qui devrait être un média public pour tous les Congolais est caporalisée, instrumentalisée...devenue la "Voix de son Maître", seul les Mammouths Joséphistes et Dinosaures Mobutistes membres de la Majorité Présidentielle frauduleuse y a droit de cité. Et dans une coterie tribalo-ethnique, Lushima Djaté le propre frère de tribu du Vuvuzélateur National Lambert Mende Omalanga se permet ce qu'aucun animateur congolais d'un autre média ne peut se permettre. N'est-ce pas le même Lushima Djaté qui avait insulté comme un poisson pourri le Cardinal Laurent Monsengwo puisque l'Archevêque de Kinshasa avait réclamé la vérité des urnes lors des élections frauduleuses du 28 novembre 2011 ? L'animateur-griot de la RTNC a-t-il été sanctionné ? Non, le fou de la RTNC bénéficie du soutien de ses frères Telela qui écument les services inféodés. Si Lushima Djaté a le rapport de l'ONU où Martin Sali est cité comme membre du M23 qu'il le mette à la disposition du public. Comme l'explique très bien et de façon pertinente Martin Sali dans cette interview vidéo à Paris, l'un de ses jeunes frères répondant au nom de Félicien Lokete était membre du M23, mais en quoi cela l'engage-t-il ? Dans quel pays au monde, les infractions sont familiales ? Chaque individu est libre de s'engager , de prendre position mais aussi d'assumer les conséquences de ses actes. En quoi l'engagement du jeune frère de Sali avec le M23, engage ipso facto le Coordonnateur du RCK ? Martin Sali a la responsabilité sur ses enfants qui sont encore mineurs pas sur ses 21 frères et sœurs déjà majeurs.

Ma Blandine Diafutwa et Martin Sali de RCK à La Bastille. Photo Réveil FM International

Abattre par des mensonges Martin Sali, le Coordonnateur de RCK puisqu'il est bon dans la mobilisation de son combat pour la libération du Congo est une erreur gravissime et inacceptable. Les jaloux vont maigrir, la lutte contre l'occupation, l'imposture et la dictature totalitaire qui sévit va aller jusqu'au bout. Sur les deux photos que nous diffusons, nous avons remarqué une chose: Martin Sali a un regard projeté dans le futur.

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La danseuse propagandiste Josephiste "Koko" Tshala Muana défiée par Ma Blandine Diafutwa de RCK

Ma Blandine Diafutwa, porte-parole de RCK à La Bastille. Photo Réveil FM International

Ingrats à l'égard du peuple congolais, mauvais conducteurs de masse, les artistes congolais sont autant des mangéristes que les politicailleurs ventripotents qui ont mis le Congo plus bas que terre. "Koko", "Mémé"...Cela fait des lustres que la danseuse Tshala Muana est plus connue comme propagandiste du régime d'occupation, d'usurpation et d'imposture qui sévit et dirige par défi en République démocratique du Congo que sur le plan artistique. Elle se couvre derrière les jeunes danseuses, elle s'exhibe difficilement avec le poids de l'âge, "Koko" Tshala Muana a dévalué la belle danse "Mutuashi" en la politisant. Elle n'a pas honte en public d'exhiber quelques pas des jambes en l'air, le nombril dehors...Cela ne choque pas la propagandiste d'alias Joseph Kabila qui en 2011 a été attrapée à Kananga par des compatriotes avec des bulletins trafiqués déjà cochés candidat N°3. Elle n'eut son salut que par l'intervention des forces de l'ordre. Ma Blandine Diafutwa, porte-parole de RCK et mère de famille interpelle la "Mémé" qu'est devenue Tshala Muana qui espère venir trémousser ses kilos de trop au Zénith de Paris avec les divas africaines le 26 avril 2014, alors que Kingakati est le lieu approprié où les Mammouths Joséphistes et Dinosaures Mobutistes se retrouvent pour festoyer contre le peuple congolais en mutuashisant .

"koko" Tshala Muana ne va pas se produire au Zénith à Paris, pour la seule et bonne raison il y a déjà une jurisprudence en France. Le fameux concert de JB Mpiana le Tippo Tip du 21 décembre 2013 a été interdit par la préfecture de police de Paris pour raison d'éviter des troubles publiques. Le préfet de Paris n'a plus à promulguer un autre arrêté préfectoral, "Koko" Tshala Muana connue et reconnue comme propagandiste d'un régime sanguinaire de 12 millions des morts congolais, sa participation à n'importe quel concert risque de faire descendre les Congolais dans la rue et donc provoquer le désordre public. L'arrêté du préfet de Paris sur JB Mpiana Tippo Tip, s'applique ipso facto à "Koko" Tshala Muana et tous les troubadours collabos qui n'ont plus droit de concert propagandiste à Paris dans des salles mythiques: Zénith, Olympia, Bercy en travaux...

Martin Sali et Ma Blandine Diafutwa de RCK à La Bastille. Photo Réveil FM International

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VIDEO - Valls défend Désir, violemment attaqué à l'Assemblée nationale

ASSEMBLEE - La nomination d'Harlem Désir au ministère des Affaires européennes ne passe décidément toujours pas. Alors que les cadres socialistes s'apprêtaient ce mardi 15 avril à élire son successeur, l'ancien premier secrétaire du PS fraîchement nommé au gouvernement a été violemment pris à partie par un député de l'opposition, obligeant Manuel Valls à monter au créneau pour le défendre.

A l'Assemblée nationale, Manuel Valls a vanté les qualités et l'expérience d'Harlem Désir pour le poste de secrétaire d'Etat aux Affaires européennes.

Alors qu'Harlem Désir participait pour la première fois à une séance des Questions au gouvernement, le député UMP Damien Abad a interpellé l'exécutif sur l'émoi qu'a provoqué son arrivée au gouvernement. Selon un récent sondage, plus de trois français sur quatre désapprouvent sa nomination.

"Est-ce une prime à l'échec en nommant le premier secrétaire le plus décrié de l'histoire du Parti socialiste? Est-ce une prime au mauvais élève pour récompenser l'implication sans faille du député européen Harlem Désir, si assidu qu'il fait partie du top 15 des députés les plus absents et tellement connu que M. Barroso [le président de la Commission européenne] a sans doute dû consulter un trombinoscope à l'annonce de sa nomination?", a ironisé le parlementaire UMP dans une atmosphère chahuteuse.


Manuel Valls défend Harlem Désir, violemment... par LeHuffPost

Manuel Valls défend Harlem Désir, vivement... par LeHuffPost

"Un si beau nom, une des belles figures de notre société"

Le secrétaire d'Etat Harlem Désir a encaissé sans broncher ces attaques virulentes. Et c'est le premier ministre Manuel Valls en personne qui a pris le micro pour répondre aux détracteurs de l'eurodéputé socialiste.

"Harlem Désir a été quinze ans député au parlement européen, il en a été vice-président, il a été rapporteur de plusieurs textes de loi, il connaît parfaitement les dirigeants" européens, a-t-il notamment fait valoir, estimant que Harlem Désir "a toutes les qualités pour assurer cette responsabilité par son expérience de député européen et par son expérience politique".

"Harlem Désir, c'est aussi une des belles figures de notre société et de la France", a aussi relevé le chef du gouvernement. "Il a été le président de SOS Racisme, il a été à la tête d'une formidable mobilisation contre le racisme et la xénophobie", a-t-il rappelé. "Le fait d'avoir Harlem Désir, lui qui porte un si beau nom français, qui représente la diversité, la France, l'Europe, ça devrait être un honneur pour chacun de souligner sa présence au gouvernement", a conclu Manuel Valls.

Quand l'UMP exfiltrait ses dirigeants au gouvernement

En conclusion de son intervention, Manuel Valls n'a pas manqué d'adresser une petite pique à ses adversaires de l'UMP. "Si quelqu'un d'autre avait posé cette question, si cela avait été M. Devedjian ou M. Bertrand, peut être à ce moment là votre groupe n'aurait-il pas décidé de poser cette question", a lancé le premier ministre socialiste.

Une référence aux députés Patrick Devedjian et Xavier Bertrand, tous deux anciens secrétaires généraux de l'UMP sous le précédent quinquennat. Chacun d'entre eux avait été nommé ministre (à la Relance pour Patrick Devedjian, au Travail pour Xavier Bertrand) par Nicolas Sarkozy afin de céder la place à la tête du parti conservateur.

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mardi 15 avril 2014

Jean-Christophe Cambadélis officiellement désigné premier secrétaire du PS

Le conseil national du PS a donné son aval à la nomination de Jean-Christophe Cambadélis, mardi, en remplacement d'Harlem Désir, nommé au gouvernement.

Jean-Christophe Cambadélis, lors d'un conseil national du PS, le 12 septembre 2012 à Paris.

Cette fois, c'est officiel. Le conseil national du Parti socialiste a donné son aval à la nomination de Jean-Christophe Cambadélis au poste de premier secrétaire, mardi 15 avril, en lieu et place d'Harlem Désir, nommé au gouvernement. Il a recueilli 67,12% des voix, selon des chiffres communiqués par son entourage à l'AFP. Son seul concurrent, Sylvain Mathieu, un trentenaire inconnu du grand public mais soutenu par plusieurs courants de l'aile gauche du parti, a recueilli 32,88% des voix.

Cambadélis, un apparatchik du PS

Cette nomination apparaît comme une revanche pour Jean-Christophe Cambadélis, ancien lieutenant de Dominique Strauss-Kahn, et candidat malheureux au poste de premier secrétaire en 2012. Elu pour la première fois à l'Assemblée en 1988, le député de Paris avait été le rival d'Harlem Désir pour succéder à Martine Aubry. Battu, il était devenu secrétaire national du PS chargé de l'Europe et de l'International. A ce titre, il devait cette année diriger la campagne du PS pour les européennes, comme il l'avait d'ailleurs déjà fait en 2009.

Dès sa défaite face à Harlem Désir en 2012, Jean-Christophe Cambadélis avait tout fait pour se construire une image de "premier secrétaire bis", racontait Le Monde en décembre, profitant de chacune des difficultés de son camarade. "'Camba' souffle constamment le chaud et le froid, glissait un cadre du parti au quotidien. Il a choisi d'emmerder Harlem aussi souvent qu'il le peut, par calcul autant que par conviction." Aujourd'hui au poste qu'il souhaitait occuper depuis des années, le principal intéressé évoque dans Libération "un aboutissement".

Une nomination contestée au sein du parti

Cette nomination de Jean-Christophe Cambadélis, imaginée et pilotée en coulisses par François Hollande, est toutefois loin de faire l'unanimité au sein du PS. Sur la forme, plusieurs voix se sont élevées contre la méthode de désignation, suspectant le chef de l'Etat d'avoir exfiltré Harlem Désir du PS par mécontentement à son égard. Le député Malek Boutih s'est par exemple dit préoccupé par "ce jeu de chaises musicales", et par ses effets dans l'opinion. La sénatrice Marie-Noëlle Lienemann a, elle aussi, déploré "une pré-désignation" de Jean-Christophe Cambadélis "par l'Elysée", y voyant "un vrai souci avec le respect des militants au sein du PS". Son collègue Gaëtan Gorce a dénoncé "une parodie de démocratie".

Pour beaucoup, le premier secrétaire doit en effet être élu lors d'un congrès réunissant les militants du parti. Au sein de l'aile gauche du PS, qui a présenté une candidature alternative face à Christophe Cambadélis, plusieurs voix se sont élevées pour réclamer la mise en place d'une direction intérimaire et collégiale, jusqu'à la tenue d'un congrès extraordinaire à l'automne. Une piste rejetée mardi par une majorité de membres du conseil national. Pour le principal courant du PS, l'organisation d'une telle assemblée n'aurait fait que "rajouter de la crise à la crise" après la débâcle des municipales. "Nous ne devons pas transformer le PS en bateau ivre", a lui-même mis en garde le nouveau premier secrétaire du parti dans son discours d'intronisation.

Pour apaiser les esprits, Jean-Christophe Cambadélis a proposé de mettre en place une équipe dirigeante provisoire composée de 30 secrétaires nationaux, et a surtout promis de consulter les militants socialistes après les élections européennes du 25 mai, y compris "sur les grandes questions d'organisation et de rénovation du Parti socialiste".

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Photos. A Berlin, Manuel Valls veut rassurer les partenaires de la France

Temps maussade et pluvieux, la température 6°. Manuel Valls a effectué le lundi 14 avril 2014 son premier déplacement à l'étranger depuis sa nomination. Le Premier ministre français a choisi Berlin où il s'est exprimé à l'occasion d'une conférence organisée pour le centenaire de la Première Guerre mondiale. Lors de sa déclaration de politique générale mardi dernier à l'Assemblée nationale, Manuel Valls avait affirmé son attachement à « la solidité du couple franco-allemand ».

En attendant Valls, Martin Schulz le président du Parlement européen dans la lumière. Photos Réveil FM International

Manuel Valls a tenté de rassurer sur le sérieux budgétaire de la France en faisant lundi son premier déplacement à l'étranger, en Allemagne, pays qui passe pour le grand défenseur du dogme du budget équilibré.

Manuel Valls accueilli par le président du SPD, Sigmar Gabriel, par ailleurs vice-chancelier et ministre de l'Economie, et par le président du Parlement européen, Martin Schulz. Photos Réveil FM international

Nommé le 31 mars, Manuel Valls honorait une invitation adressée à son prédécesseur à Matignon, le germanophone Jean-Marc Ayrault, pour un colloque organisé par le Parti social-démocrate (SPD) autour du centenaire du déclenchement de la Première Guerre mondiale.

Sigmar Gabriel, Manuel Valls et martin Schulz. Photos Réveil FM International

Le déplacement était traité comme un événement d'ordre privé par le gouvernement allemand, qui ne l'avait pas fait figurer à son agenda quotidien. La chancelière Angela Merkel, quant à elle, était comme prévu en vacances en Italie. M. Valls devrait la rencontrer "probablement après les élections européennes", a glissé l'entourage du Premier ministre.

Accueilli par le président du SPD, Sigmar Gabriel, par ailleurs ministre de l'Economie, et par le président du Parlement européen, Martin Schulz, M. Valls a prononcé un discours d'une vingtaine de minutes dans le cadre solennel de l'Eglise des Français, qui doit son nom à ce qu'elle fut un refuge pour les huguenots au XVIIIe siècle, bien qu'elle héberge aujourd'hui une paroisse allemande.

Sigmar Gabriel, vice-chancelier, Ministre fédéral de l'Economie. Photo Réveil FM International

Manuel valls, Premier ministre. Photo Réveil FM international

Martin Schulz, Président du Parlement européen. Photo Réveil FM international

Au-delà des célébrations convenues et attendues de l'amitié franco-allemande et du projet européen, M. Valls et ses deux hôtes ont abordé la question de l'Ukraine alors que le gouvernement de Kiev tentait lundi de reprendre le contrôle de l'Est du pays frappé par des insurrections armées pro-russes meurtrières.

"Nous sommes en train de vivre en Ukraine une des situations les plus tendues, les plus difficiles depuis la chute du Mur de Berlin. Nous en appelons donc au dialogue, au respect des règles internationales qui ne peuvent pas être violées", a déclaré M. Valls.

Interrogé par des journalistes à la sortie de l’église fondée par les huguenots qui avaient fui la France pour se réfugier à Berlin, Manuel Valls, après des accents à la fibre sociale, a voulu rassurer son monde, dans une Allemagne où la fiabilité des engagements français ne convainc pas toujours. Personne ne peut mettre en doute la crédibilité de la France, a déclaré le chef du gouvernement, estimant que le déficit budgétaire repasserait bien sous la barre des 3% en 2015. Photos Réveil FM international

"Ce qui a déclenché la Grande Guerre, les nationalismes, la haine des autres, les conflits frontaliers, les faiblesses diplomatiques, n'a pas disparu de notre continent", a souligné le Premier ministre français, qui a insisté sur la tenue des élections programmées le 25 mai à Kiev, par ailleurs jour des élections européennes. "La Russie a montré qu’elle était prête à lancer ses chars par delà les frontières européennes", a de son côté appuyé Sigmar Gabriel tandis que Martin Schulz, par ailleurs candidat des sociaux-démocrates à la présidence de la Commission européenne, a insisté sur la nécessité de "maintenir ouverts tous les canaux de discussion" avec la Russie.

Pour son premier déplacement, Manuel Valls a également assuré que la France "tiendrait ses engagements" en matière de réduction des déficits sous le seuil européen des 3% en 2015, comme l'avait réaffirme un peu plus tôt le ministre des Finances, Michel Sapin, alors que la trajectoire des finances publiques françaises pour les trois prochaines années doit être précisée avant la fin du mois.

Freddy Mulongo à Berlin. Photos réveil FM international

"Il faut baisser le déficit, faire du déficit ne fait pas une politique", a-t-on précisé dans l'entourage du Premier ministre. Plus généralement, ce premier déplacement éclair a fourni au nouveau locataire de Matignon une occasion de décliner hors de l'Hexagone les grands thèmes de sa déclaration de politique générale. D'abord en s'affirmant "social-démocrate". "Nous le sommes tous", a-t-il insisté dans une salle acquise. "La social-démocratie a toujours été pour moi une référence, dès mon premier engagement politique, et (l'ancien chancelier SPD) Willy Brandt sans doute l'une des plus belles figures que nous ayons jamais eues en Europe".

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dimanche 13 avril 2014

La popularité de Manuel Valls dépasse de 40 points celle de François Hollande

Le chef de l'Etat tombe à son plus bas niveau en avril (18%), tandis que son Premier ministre démarre très fort avec 58% d'opinions positives, selon un sondage Ifop.

Manuel Valls et François Hollande discutent après le premier conseil des ministres du nouveau Premier ministre, le 4 avril 2014.

Le remaniement ne lui a pas profité. La cote de popularité de François Hollande a chuté de cinq points en avril, tombant à 18%, son plus bas niveau jamais atteint depuis deux ans, indique le baromètre mensuel Ifop publié dans le Journal du dimanche du 13 avril. Dans le même temps, celle de Manuel Valls, tout nouveau Premier ministre, s'affiche à 58%.

Malgré ses nombreux mauvais scores, François Hollande n'était jamais tombé si bas dans les sondages. En mars, sa popularité avait même légèrement augmenté, passant de 20%, son précédent record, à 23%, toujours ce baromètre. Surtout, un écart de 40 points entre les cotes de popularité du président et du Premier ministre est du jamais vu depuis 1958 (hors cohabitations), note l'Ifop.

Le Premier ministre le plus populaire

Les 58% de Manuel Valls, testé pour la première fois en sa qualité de Premier ministre, font ainsi de lui le chef de gouvernement le plus populaire en début de mandat. A titre de comparaison, Dominique de Villepin enregistrait un indice de popularité de 44% en juin 2005 et Laurent Fabius de 29% en août 1984.

Dans le détail, seuls 2% des sondés se disent "très satisfaits" de François Hollande comme président de la République, un chiffre inchangé par rapport à mars, et 16% se disent "plutôt satisfaits". A l'inverse, 44% se disent "plutôt mécontents" et 38% "très mécontents". Quant au Premier ministre, 5% se disent "très satisfaits", 53% "plutôt satisfaits", 23% "plutôt mécontents" et 12% "très mécontents".

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Laurent Fabius en visite à Cuba, « amie » de la France

Laurent Fabius lors d'une cérémonie sur Revolution Square à La Havane (Cuba), le 12 avril.

Pour marquer l’'évènement, Laurent Fabius a eu droit à un entretien d'’une heure trente avec le président cubain Raoul Castro. Samedi 12 avril, le ministre des affaires étrangères était le premier chef de la diplomatie française à se rendre à Cuba depuis Claude Cheysson il y a 31 ans.

Laurent Fabius est aussi le premier des ministres européens à faire le déplacement depuis que l’'Union européenne a ouvert la porte, en février, à une normalisation de ses relations avec le régime communiste de l'’île, gelées depuis dix ans.

« NOMBREUSES CONVERGENCES »

« Les relations entre nos deux pays vont pouvoir s’'amplifier », a déclaré M. Fabius au terme de sa visite, devant les représentants de la petite communauté française de La Havane.

Pour la diplomatie française, le changement de pied de l'’UE se justifie par les petits signes d’'ouverture donnés ces dernières années par le régime cubain, comme la suppression de l’'autorisation de sortie du territoire pour les Cubains, la libération de prisonniers politiques, la non application de la peine de mort ou encore de petites réformes économiques.

« Des progrès importants restent à accomplir » en matière de droits de l'’homme, a toutefois reconnu M. Fabius.

« Débloquer le dialogue politique, cela ne veut pas nécessairement dire qu'on est d'accord sur tout. Il y a eu des évolutions en matière des droits économiques et sociaux. Cuba a réalisé des avancées spectaculaires, par exemple dans le droit à l'éducation et le droit à la santé, mais nous pensons que les droits politiques sont également indispensables. (...) S'il existe des différences entre la France et Cuba, les convergences sont également très nombreuses. Entre amis, on peut parler de tout. »La Haye veut faire plus d’affaires avec Cuba

“Il est temps que l’Europe révise sa position face à Cuba au regard des développements en cours”. Voilà le message lancé par le ministre néerlandais des Affaires étrangères, Frans Timmermans, à l’issue de deux jours de visite officielle à La Havane. “Je crois que le dialogue entre l’Union européenne, les Pays-Bas et Cuba est extrêmement important pour le développement de toute la région”, a-t-il justifié après avoir rencontré son homologue Bruno Rodriguez, lui-même très enthousiaste devant la perspective de renforcer les relations économiques avec le vieux continent : “le processus qui se déroule dans le système économique cubain constitue une opportunité pour les entreprises néerlandaises, a-t-il déclaré. Dans le même temps, je répète la volonté de notre ministère des Affaires étrangères de maintenir un échange permanent sur les questions pour lesquelles nous avons des intérêts communs.” L’Union accepte de dialoguer avec La Havane depuis 2008 sous réserve d’avancées en matière des droits de l’homme sur l‘île. La Haye, qui fait partie des principaux partenaires commerciaux de Cuba, plaide pour un assouplissement de ces critères afin d’accélérer le renforcement des relations économiques en profitant des réformes entamées il y a trois ans par le gouvernement de Raúl Castro.

SOIXANTE ENTREPRISES FRANÇAISES

Laurent Fabius a aussi étrenné à La Havane sa nouvelle casquette de chef du commerce extérieur. L'’un de ses interlocuteurs a été Rodrigo Malmierca, le ministre du commerce extérieur et de l’'investissement étranger, auteur de la nouvelle loi approuvée mais pas encore publiée.

Le régime cubain est en effet en train de modifier sa législation pour attirer davantage d'’investisseurs étrangers. Si une soixantaine d'’entreprises françaises sont présentes dans l'’île, la France n’'est qu'’au neuvième rang des partenaires commerciaux de Cuba.

Le dynamisme économique cubain reste à inventer (sa croissance a plafonné à 2,7 % en 2013 et la prévision n'’est que de 2,2 % pour cette année), mais les perspectives offertes par les réformes en cours et la future zone de développement économique spéciale autour du port en eau profonde de Mariel, en cours de construction, laissent entrevoir des possibilités.

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« Hollande ça suffit » : l'extrême-gauche a manifesté samedi 12 avril à Paris

Jean-Luc Mélenchon, Alexis Tsipras et Pierre Laurent aux premiers rangs de la manifestation contre l'austérité, à Paris, le 12 avril.

Premier défilé après les municipales et le remaniement. Un cortège contre l'austérité et la politique du gouvernement a réuni en début d'après-midi plusieurs milliers de manifestants, samedi 12 avril à Paris, à l'appel du Front de gauche, du Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), d'un collectif d'associations et de plusieurs fédérations syndicales. « Hollande ça suffit » proclamait une large banderole recouvrant la statue de la place de la République, point de départ de cette nouvelle marche « contre l'austérité, pour l'égalité et le partage des richesses » qui a rallié la place de la Nation. Les organisateurs ont revendiqué la présence de 100 000 personnes. Un décompte de la police a estimé que 25 000 manifestants ont participé à ce défilé.

Sur la place, on pouvait également voir des banderoles déclinant : « quand on est de gauche, on taxe la finance », « quand on est de gauche, on est du côté des salariés », ou encore « quand on est de gauche, en Europe c'est l'humain d'abord ».

UNE MANIFESTATION CONTRE LE GOUVERNEMENT

En tête de cortège, les leaders du Front de gauche, Pierre Laurent (PCF) et Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), ont défilé à côté de leur invité d'honneur, le Grec Alexis Tsipras, candidat de la gauche européenne à la présidence de la Commission européenne.

Pour cette première grande manifestation depuis les municipales et la formation du nouveau gouvernement de Manuel Valls à Matignon, les dirigeants du Front de gauche ont sévèrement critiqué la nouvelle équipe socialiste. M. Mélenchon, coprésident du Parti de gauche, a décrit devant la presse un exécutif qui penche trop à droite :

« C'est un message envoyé au gouvernement. (...) Il y a une gauche dans ce pays et il n'est pas acceptable qu'elle soit usurpée pour appliquer une politique de droite sur le plan économique. »

Présent avec des militants du NPA, l'ancien candidat à la présidentielle du mouvement, Olivier Besancenot, s'est félicité de cette journée d'action :

« Le message est clair, Manuel Valls commence par une première manifestation, et c'est important parce que ça veut dire qu'il y a une nouvelle séquence politique qui s'ouvre. »

Ce ton très critique à l'égard du gouvernement s'est fait sentir toute la journée, notamment sur les pancartes qui affichaient des messages anti-Valls, comme sur cette photo prise par un journaliste :

EELV et la CGT DIVISÉS

Le départ du défilé, place de la République, le 14 avril 2014.

Cette marche a divisé la CGT, puisque la direction de la centrale syndicale n'a pas appelé à défiler alors que plusieurs de ses fédérations et unions ont annoncé leur soutien à l'initiative.

Confusion à la CGT autour de la « marche contre l’austérité »

Divisions, aussi, chez Europe Ecologies-Les Verts (EELV) : alors que la direction a adressé une fin de non-recevoir à l'invitation, quelques cadres ont lancé un appel à rejoindre le cortège samedi où l'on a pu voir quelques dizaines de drapeaux écologistes. « Notre présence est cohérente avec la décision d'EELV de ne pas participer au gouvernement de Manuel Valls », écrivent les signataires de cet appel écologiste, précisant toutefois qu'ils vont défiler « non pas avec telle ou telle personnalité au verbe haut qui serait devenue infréquentable. Là n'est pas la question ».

L'aile gauche du PS ne s'était pas associée à cette manifestation mais un membre du bureau national du PS, l'économiste Liêm Hoang Ngoc, était visible dans les premiers rangs. Le député européen a critiqué le choix de Manuel Valls :

« Hollande s'est trompé de Premier ministre et nous impose un virage qui n'a pas été discuté. Il y a un grand trouble dans l'aile gauche du PS, il nous faut un congrès extraordinaire du parti. Beaucoup de parlementaires ont voté la confiance à Manuel Valls uniquement pour éviter la crise de régime. »

LA NOMINATION DE VALLS ? « MIEUX QU'UN TRACT »

« Je pense que ce sera un succès, comme d'habitude il sera nié », avait estimé vendredi Jean-Luc Mélenchon. Selon lui, la nomination de Manuel Valls a « beaucoup accéléré la préparation de cette marche depuis une semaine et l'a amplifiée », car le nouveau premier ministre « est un socialiste qui pose problème à tout le monde, à commencer par les socialistes eux-mêmes ».

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samedi 12 avril 2014

Paris: Wembadio "Papa Zoba" et ses sbires ont agressé le Colonel Odon Mbo à l'hôtel Ibis de la Porte de la Chapelle!

Wembadio "Papa Zoba"

Le Colonel Odon Mbo, Grand Résistant-Patriote-Combattant. Photo Réveil FM International

64 ans, artiste musicien finissant, malgré les opportunités qu'il a eu dans sa vie n'a pas réussi à concrétiser grand chose, énergumène qui n'a plus de public depuis que les Congolais de l'étranger ont lancé la "Fatwa" contre les musiciens collabos du régime de Kinshasa. Cela fait quatre ans que Wembadio "Papa Zoba" ne s'est plus produit dans aucune salle mythique à Paris. D'ailleurs même s'il osait, aucun Congolais n'irait à son concert car la "Fatwa" anti-concerts a été adoptée à l’unanimité par les Congolais de l'étrangers, qui réfutent avec la dernière énergie le faux jeu de ces musiciens qui chantent pour le régime totalitaire, se font payer pour la propagande et viennent en Europe pour piller les Congolais qui y résident. Aux inconscients et antipatriotiques troubadours les Congolais disent Niet. Que Wembadio "Papa Zoba" en bon loubard puisse jouer au Matador à Paris, lui qui d'habitude se cache, prouve à dessein que les séquelles du chanvre de village Molokaï fait encore ses effets. Etre présent et envoyer ses sbires agresser le Colonel Odon Mbo, un grand résistant-patriote-combattant est une erreur grave que vient de commettre "Papa Zoba". Aller jusqu'à demander à un certain Daddy Soso et huit loubards agresseurs de tout faire pour arracher le téléphone du Colonel Odon Mbo, tout en étant présent et intimant des ordres, Wembadio "Papa Zoba" doit avoir la tête ailleurs. Paris n'est pas Kinshasa où l'on peut se rendre justice tout seul. Si Wembadio se sent lésé par la "Fatwa" anti-concerts faut-il qu'il devienne l'instigateur de l'agression du Colonel Odon Mbo ? Malheureusement pour Wembadio "Papa Zoba" les caméras de surveillance de l'hôtel Ibis de la Capelle ont filmé l'agression contre le Colonel Odon Mbo, ce dernier était seul entrain d'attendre un autre compatriote congolais.

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Ses vêtements aident les orphelins du Congo

Kinshasa (RD Congo). Rachel Kabaya, présidente de l’association Zoe d’Or entourée de trois enfants pris en charge à Kinshasa.

CRÉER DES ROBES TENDANCE pour venir en aide aux orphelins : c'est l'idée de Rachel Kabaya. Il y a tout juste un an, cette pétillante trentenaire du Kremlin-Bicêtre a fondé l'antenne française d'une association congolaise, « Zoé d'Or ». Sa mission ? Lutter contre la pauvreté dans la capitale, Kinshasa. « Nous accompagnons les personnes vulnérables, précise la présidente. Les enfants démunis ou orphelins, les filles-mères, les veuves et les personnes âgées. Et puisque nous finançons nous-mêmes nos projets, il a fallu trouver de quoi lever des fonds. » Passionnée de vêtements, Rachel Kabaya a donc lancé sa propre ligne : Zoé d'Or Style, au carrefour des modes africaine et occidentale. « Je dessine les patrons et des artisans confectionnent les pièces, explique celle qui a fait défiler plusieurs mannequins le mois dernier au Kremlin-Bicêtre. J'ai même sorti un catalogue. Nous ne sommes pas encore des Gaultier, mais plus nous vendrons, plus nous pourrons faire avancer l'association. »

Un internat en projet

Zoé d'Or veille aujourd'hui sur 30 petits Congolais âgés de 6 à 15 ans. Elle finance frais de scolarité, soins, assurance, repas et habits à ces enfants défavorisés, évoluant dans un foyer sans père ou mère. « Nous les accueillons dans nos locaux chaque samedi matin, reprend Rachel Kabaya. Ils peignent, jouent, reçoivent de l'aide aux devoirs. Notre objectif est désormais de leur construire un internat. Ce serait le seul moyen d'assurer un suivi régulier. » Zoé d'Or entend également bâtir un centre d'apprentissage pour filles-mères. Il formera aux métiers de couturière, esthéticienne et coiffeuse.

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Remaniement ministériel : le blues des « gueules cassées »

Les anciens ministres de l'équipe Ayrault qui ont été brutalement éconduits du gouvernement de Manuel Valls tentent, tant bien que mal, de tourner la page.

LEURS AGENDAS se sont vidés d'un coup, leurs téléphones sonnent moins. Et depuis la fin du feuilleton sur le remaniement, on les appelle les « ex ». Ils sont 17 de l'équipe de Jean-Marc Ayrault à ne pas avoir été reconduits par Manuel Valls au gouvernement et à le vivre souvent douloureusement.

« C'est rude », reconnaît Guillaume Garot, ex-ministre à l'Agroalimentaire. Certains ont d'autant plus de mal à encaisser qu'ils n'ont jamais été officiellement prévenus. « Je l'ai appris devant ma télévision, en découvrant les noms », confie Michèle Delaunay, ex-ministre aux Personnes âgées. Même « humiliation » pour Alain Vidalies et Guillaume Garot, qui a tout de même eu droit, avant-hier, à un petit mot d'excuse de Valls. Thierry Repentin a, lui, reçu un simple SMS de François Hollande, son ami... « C'est raide, la vie politique », reconnaît l'ancien ministre aux Affaires européennes, qui admet « passer un moment difficile ».

Le sentiment d'injustice prédomine : « Pourquoi moi ? » « J'ai le sentiment d'avoir bien servi la France, l'Etat et la gauche, et dans des circonstances pas toujours faciles », insiste Dominique Bertinotti, l'ex-ministre à la Famille qui a évoqué publiquement son cancer. Incompréhension et parfois même un brin d'amertume. C'est le cas de Thierry Repentin, doublement sacrifié pour laisser sa place à Harlem Désir, exfiltré du PS, et sans possibilité d'atterrir au Logement, sa spécialité. Ce ministère a échu à Sylvia Pinel pour obtenir la fidélité des Radicaux de gauche... Hasard du calendrier, le jour où Delaunay a été virée, elle devait présenter sa loi en Conseil des ministres.

La politique ne reste jamais loin

Depuis, la Bordelaise s'est réfugiée dans son jardin et « se venge » sur ses arbres. « Sécateur à la main, je taille, j'élague et je fais du compost », sourit Delaunay, qui a besoin d'activité : « Quand on a le cafard la nuit, on va nettoyer sous l'évier. » De retour hier dans sa Savoie, Repentin part dans un refuge en montagne pour randonner ce week-end et « se vider la tête ». Quant à Garot, « break à Madrid » avec au programme farniente, longueurs de piscine et surtout lecture. Il vient de commencer un thriller politique, « la Bataille de chats » d'Eduardo Mendoza, un Catalan né à Barcelone. De quoi lui rappeler Valls...

Mais ces ex gardent les mains dans le cambouis. Il faut notamment recaser les anciens collaborateurs de cabinet. Un appui pour un CV dans le privé, un SMS de recommandation auprès d'un ministre... « Pôle emploi, c'est nous », grimace Repentin.

Carlotti retrouve la poudrière marseillaise

La politique ne reste jamais loin. Après quelques jours de repos dans sa maison du Gard, Vincent Peillon a vite replongé. Tête de liste aux européennes dans le Sud-Est, il prépare sa péniche pour faire campagne. « Il est gonflé à bloc », reconnaît le député Pascal Terrasse même si ses proches lui ont conseillé de « lever le pied » après avoir pris « un coup de vieux » à l'Education. Marie-Arlette Carlotti s'est accordé un week-end, « sans téléphone », avant de retrouver la poudrière du PS marseillais.

Abasourdi par son éviction - « Prends plus que quelques jours de vacances... » lui a brutalement signifié Valls - et surtout par sa défaite surprise à Palaiseau (Essonne) aux municipales, François Lamy, lui, n'a qu'une idée en tête : « Revenir plus fort à l'Assemblée pour travailler le groupe de l'intérieur », glisse son entourage.

Certains n'auront bientôt plus rien

Ceux qui étaient parlementaires retrouveront automatiquement leur siège un mois après leur sortie du gouvernement. « Plus que trois semaines ! » se réjouit déjà Delaunay. Pour ceux qui n'ont rien, ils toucheront une indemnité équivalente à leur traitement pendant six mois.

Repentin va aussi retrouver son siège de sénateur mais pour peu de temps. Après la débâcle des municipales, le Savoyard sait qu'il ne pourra le conserver en septembre. Quand les uns pensent encore à leur avenir politique, d'autres pensent à leur avenir tout court.

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Besancenot et Mélenchon défilent à Paris contre l'austérité

L'opposition de gauche compte ses forces. Le Front de gauche, le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), un collectif d'associations et plusieurs fédérations syndicales ont commencé à manifester ce samedi à Paris «contre l'austérité, pour l'égalité et le partage des richesses». La manifestation partira à 14 heures de la place de la République pour rejoindre la place de la Nation, par le boulevard Voltaire.

En tête de cortège se trouvent notamment, comme le montre cette photo relayée sur le compte Twitter de «l'Humanité», Jean-Luc Mélenchon (à gauche), coprésident du Parti de gauche, Alexis Tsipras (au centre), leader de la gauche radicale grecque, et Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français.

L'appel à ce rassemblement s'intitule «Maintenant ça suffit ! Marchons contre l'austérité pour l'égalité et le partage des richesses». Il a été signé par plus de 200 personnalités, dont l'humoriste Christophe Alévêque, l'artiste Ernest Pignon-Ernest, Mgr Jacques Gaillot, les sociologues Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, des syndicalistes, Jean-Baptiste Eyraud du DAL (Droit au logement)... Le texte dénonce «la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers», qui s'accompagnent du «recul général des droits à l’éducation, à l’emploi, à un revenu correct, à la santé, à un logement stable et décent». Il dénonce également les «dividendes insolents» versés «aux actionnaires» et récuse le pacte de responsabilité. «Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage ?» est-il écrit.

Besancenot : «L'enjeu est de reprendre la rue.»

Interrogé ce samedi sur i>Télé, Olivier Besancenot, du NPA, a développé les raisons de cette manifestation. «C'est la première manifestation de l'opposition de gauche au gouvernement. Il s'agit de fédérer une opposition de gauche décomplexée face à ce gouvernement. Il y aura des suites. Depuis qu'Hollande a été élu, on a surtout vu une opposition de droite, d'extrême droite, voire d'ultra-droite. L'enjeu est de reprendre la rue», a-t-il expliqué.

«Nous sommes rassemblés contre les politiques d'austérité, qui nous conduisent à la catastrophe» a pour sa part estimé, sur Europe 1, François Delapierre, secrétaire national du Parti de Gauche. Il estime que l'audience de la gauche de la gauche augmente parmi les électeurs. «Avec les municipales, il y a eu beaucoup d'abstention à gauche et beaucoup de voix pour nous. Ce fait a été passé sous silence avec le score du Front national», assure-t-il. Parmi ses propositions, il suggère d'augmenter les salaires «pour relancer la consommation». «On peut le faire en diminuant les dividendes versés à la finance, l'ennemi du Bourget», dit-il en référence au discours de campagne présidentiel de François Hollande, où il avait déclaré «mon véritable adversaire n'a pas de nom, pas de visage, pas de parti, mais il gouverne ; cet adversaire, c'est le monde de la finance». Concernant l'éventail politique des manifestants, François Delapierre ajoute : «Vous allez voir que les Verts vont, petit à petit, rentrer dans l'opposition de gauche».

Chez Europe Ecologies-Les Verts (EELV), alors que la direction a adressé une fin de non-recevoir à l'invitation, quelques cadres ont d'ailleurs lancé un appel à rejoindre le cortège de ce samedi. «Notre présence (...) est cohérente avec la décision d'EELV de ne pas participer au gouvernement de Manuel Valls», écrivent les signataires parmi lesquels ne figurent aucune figure nationale du mouvement écologiste. «Nous serons dans la rue avec toutes les forces sociales qui ne renoncent pas à une politique de gauche et écologiste pour changer le cap de la France et infléchir celui de l'Europe», ajoutent-ils. Cette marche divise aussi la CGT, puisque la direction de la centrale n'y appelle pas, tandis que plusieurs fédérations et unions CGT ont annoncé leur soutien à l'initiative.

Pour Mélenchon, Valls «pose problème à tout le monde»

Jean-Luc Mélenchon, le coprésident du Parti de gauche, «pense que ce sera un succès. Comme d'habitude il sera nié». Selon lui, la nomination de Manuel Valls a «beaucoup accéléré la préparation de cette marche depuis une semaine et l'a amplifiée», car le nouveau Premier ministre «est un socialiste qui pose problème à tout le monde, à commencer par les socialistes eux-mêmes». Lors d'un précédent rassemblement de la gauche de la gauche, le 5 mai 2013, Jean-Luc Mélenchon avait appelé à une «insurrection». «Le compte n'y est pas», avait-il notamment déclaré à propos de la politique de François Hollande. Une querelle l'avait opposé à Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, sur le nombre de participants : 180 000 selon les organisateurs, 30 000 selon la police. «La réalité, c'est 30 000. C'est déjà pas mal, il faut l'accepter. On en a assez de ceux qui remettent en cause ceux qui représentent l'Etat», avait déclaré celui qui est devenu Premier ministre.

Le Front de gauche a lancé la campagne des élections Européennes

Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), vendredi. Jean-Luc Mélenchon (à gauche), coprésident du Parti de gauche, Alexis Tsipras (au centre), leader de la gauche radicale grecque, et Pierre Laurent, secrétaire national du Parti communiste français. (AFP/Pierre Andrieu.)

Le Front de gauche (FG) a trouvé comment répartir les têtes de listes pour les élections européennes. Cet accord intervient après que le Parti communiste français (PCF) et le Parti de gauche (PG), les deux principales composantes du FG, se sont déchirées sur la stratégie à adopter face au Parti socialiste lors des municipales. Vendredi soir, PCG et PG ont donc pu lancer ensemble la campagne des élections européennes (25 mai) à la bourse du travail de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), en présence d'Alexis Tsipras, leader du Syriza (gauche radicale), principal parti d'opposition grec et candidat à la présidence de la Commission européenne. «Plus que jamais, le combat contre l'austérité en France et en Europe est nécessaire», a déclaré Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

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