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vendredi 6 mars 2015

Genève: Zeid Ra’ad Al Hussein, le Haut Commissaire des droits de l'homme appelle les Etats à aller au-delà des déclarations d'intention pour la journée de la femme

Zeid Ra’ad Al Hussein, Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme

Genève– Le Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Zeid Ra’ad Al Hussein a mis en exergue aujourd’hui la « nécessité urgente de participation des femmes dans toutes les discussions sur les réponses stratégiques à apporter à la violence extrémiste, aux discriminations et aux manques de toutes sortes ».

« Cette année marque le 20ème anniversaire de la Déclaration et du Programme d’action de Beijing. Les Etats peuvent saisir cette opportunité pour aller au-delà des déclarations d’intention, vers l’égalité des sexes – en défiant réellement et en démantelant les structures et les dynamiques de pouvoir qui perpétuent les discrimination contre les femmes », a déclaré le Haut-Commissaire.

« Partout dans le monde, davantage peut être fait pour garantir et soutenir les droits des femmes, leur accès à l’emploi, à la santé et leur capacité à prendre le contrôle sur les décisions qui affectent chaque dimension de leur existence. »

Zeid Ra’ad Al Hussein a rendu hommage aux défenseuses de droits de l’homme partout dans le monde, louant le courage dont elles font preuve face à des obstacles considérables.

« Le véritable changement ne se produit que si les femmes et les hommes luttent pour ces droits et les défenseuses de droits de l’homme sont à la pointe de ce combat », a déclaré le Haut-Commissaire.

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jeudi 5 mars 2015

Corée du Sud: L'ambassadeur américain Mark Lippert blessé au couteau par un nationaliste coréen

L'ambassadeur américain en Corée du Sud Mark Lippert blessé au couteau par un nationaliste coréen

INTERNATIONAL - L'ambassadeur américain en Corée du Sud, Mark Lippert, a été blessé par arme blanche jeudi 5 mars à Séoul par un militant nationaliste opposé à l'alliance militaire entre son pays et les Etats-Unis.

Le président Barack Obama a appelé l'ambassadeur pour lui souhaiter un "prompt rétablissement", a indiqué Bernadette Meehan, porte-parole du Conseil de sécurité nationale (NSC), tandis que le département d'Etat a "condamné avec force" un "acte de violence".

L'ambassadeur américain en Corée du Sud Mark Lippert blessé au couteau par un nationaliste coréen

L'assaillant, armé selon la police d'un couteau de cuisine d'environ 25 centimètres, a attaqué Mark Lippert alors qu'il participait à une réunion autour d'un petit-déjeuner à l'Institut culturel Sejong, dans le centre de Séoul.

"Cet homme a brusquement surgi du public au moment où le petit-déjeuner commençait. Des gens ont tenté de l'arrêter mais tout s'est passé très vite. L'ambassadeur a été blessé au visage et conduit à l'hôpital", a témoigné Kim Young-man, un porte-parole du Conseil coréen pour la réconciliation et la coopération qui organisait l'événement.

Déjà condamné pour avoir lancé une pierre sur l'ambassadeur du Japon

La chaîne d'information YTN, citant des sources policières et des témoins, avait précédemment indiqué que Mark Lippert avait été attaqué par un homme armé d'une lame de rasoir. La police a identifié le suspect comme étant Kim Ki-Jong, un homme de 55 ans déjà condamné pour avoir lancé une pierre sur l'ambassadeur du Japon à Séoul en 2010.

Il "a été placé en garde à vue et nous essayons de comprendre le mobile de l'attaque", a indiqué le chef de la police locale chargé de l'enquête, Yoon Myung-Soon. Des images vidéo, prises aussitôt après l'attaque, montraient l'ambassadeur emmené précipitamment hors de l'immeuble, une main posée sur sa joue droite ensanglantée, l'autre main portant la trace apparente d'une blessure et également maculée de sang.

La présidente sud-coréenne a dénoncé une attaque visant l'alliance militaire entre la Corée du Sud et les Etats-Unis. "Ces faits sont intolérables car il ne s'agit pas seulement d'une agression physique contre l'ambassadeur Lippert mais (d'une attaque) contre l'alliance entre la Corée du Sud et les Etats-Unis", a déclaré Park Geun-Hye dans un communiqué.

Park a elle-même été victime d'une attaque à l'arme blanche en 2006 au cours d'une campagne électorale. Son agresseur a été condamné à 10 ans de prison pour tentative de meurtre.

Mouvement nationaliste

L'ambassade des Etats-Unis en Corée du Sud coopère avec les autorités de police locales, a précisé le département d'Etat, confirmant que l'ambassadeur avait été "agressé jeudi matin à Séoul (mercredi soir à Washington, Ndlr) pendant qu'il donnait un discours".

Mark Lippert, 42 ans, a été installé dans une voiture de police et transporté à l'hôpital. Sa vie n'est "pas en danger", selon la diplomatie américaine. Les membres des services de sécurité et des policiers se sont précipités sur l'assaillant, qui portait des vêtements coréens traditionnels et a lancé, selon les médias, un slogan contre la guerre quand il s'est attaqué au diplomate.

L'homme dirige un mouvement nationaliste organisant régulièrement des manifestations contre les prétentions territoriales du Japon sur un groupe d'îles contrôlées par la Corée du Sud. Il tient un blog dans lequel il exprimait cette semaine son opposition aux manœuvres militaires entre la Corée du Sud et les Etats-Unis qui viennent de démarrer, estimant qu'elles rendent impossibles la reprise du dialogue inter-coréen.

Ces exercices à grande échelle menés chaque année par la Corée du Sud et son allié américain suscitent invariablement des réactions violentes de la Corée du Nord. Près de 30.000 soldats américains sont stationnés en permanence en Corée du Sud et les Etats-Unis assureraient le commandement opérationnel en cas de conflit armé avec la Corée du Nord.

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Vidéo. Manuel Valls recadre sèchement Gérald Darmanin, le député UMP qui s'attaque à Christiane Taubira la garde des sceaux !

A regarder son visage, Gérald Darmanin ne s’attendait pas à une réaction aussi dure de Manuel Valls, après sa phrase sur Christiane Taubira qu’il a qualifiée de « tract ambulant pour le FN ».Le député UMP du Nord avait qualifié la Garde des sceaux de "tract ambulant pour le FN".

Manuel Valls recadre sèchement Gérald Darmanin, le député UMP qui s'attaque à Christiane Taubira la garde des sceaux !

"Je vous le dis, les yeux dans les yeux, ce n’est ni la jeunesse, ni la campagne électorale, ni le combat politique qui doivent vous permettre de tenir de tels propos et nous ne le permettrons jamais !" Mardi, lors de la séance des questions au gouvernement, Manuel Valls a recadré énergiquement Gérald Darmanin, le député UMP du Nord qui a qualifié la Garde des sceaux Christiane Taubira de "tract ambulant pour le FN". A la fin de sa prise de parole, la majorité s’est levée pour applaudir le Premier ministre, tandis que l’opposition a bruyamment exprimé son mécontentement.


QAG : Manuel Valls recadre Gérald Darmanin... par LCP

Très remonté, Manuel Valls n’a pas mâché ses mots ce mardi à l'Assemblée nationale lors des questions d'actualité au gouvernement : « ce n'est ni la jeunesse, ni la campagne électorale, ni le combat politique qui doivent vous permettre de tenir de tels propos et nous ne le permettrons jamais », a-t-il lâché contre le député UMP Gérald Darmanin. Et Manuel Valls d’enfoncer le clou : « chaque fois que les républicains de gauche ont eu à choisir, jamais nous n'avons tenu les propos que vous avez tenus », a asséné Manuel Valls, en référence au deuxième tour de l'élection présidentielle en 2002. Gérald Darmanin a montré un visage effrayé pendant la remontrance qu'il a reçue de Manuel Valls.


Christiane Taubira : "Je n'ai pas de pitié à... par LCP

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mardi 3 mars 2015

Le sénateur PS Claude Dilain, inlassable défenseur des banlieues, est mort

Le sénateur PS Claude Dilain, inlassable défenseur des banlieues, est mort

Le sénateur socialiste de Seine-Saint-Denis Claude Dilain est mort mardi matin à l'âge de 66 ans, Clichy-sous-bois perdant son ancien maire, en place lors des émeutes de 2005, défenseur inlassable des banlieues populaires.

M. Dilain, père de cinq enfants, est mort "des suites d'un accident cardio-vasculaire" dans un hôpital parisien, a précisé Olivier Klein, qui lui avait succédé à la mairie de Clichy-sous-Bois.

Un "hommage républicain" doit lui être rendu dans les jours qui viennent dans cette commune de Seine-Saint-Denis, a ajouté l'édile.

De nombreux hommes politiques ont rendu hommage à M. Dilain, jusqu'au sommet de l'État, François Hollande saluant dans un communiqué son "combat exemplaire pour les droits des habitants des quartiers".

Dans un communiqué distinct, le Premier ministre Manuel Valls rend hommage à un "élu exemplaire, qui aura marqué sa ville de Clichy-sous-Bois, la Seine-Saint-Denis et la République. Défenseur acharné des territoires urbains en difficulté, il a œuvré, en tant que maire, pour améliorer le quotidien des habitants en mettant notamment son énergie au service du renouvellement des quartiers. Homme de dialogue, élu de terrain, médecin, proche des gens, il connaissait parfaitement les difficultés de sa ville, et il avait la force et le courage des hommes de convictions.

Ces mêmes convictions et un courage que les Français ont découverts au moment des émeutes de 2005, après le drame que sa ville avait connu. Ces mêmes convictions qu’il faisait entendre au Sénat depuis son élection en 2011. Il y laissera le souvenir d’un parlementaire dont le travail et la connaissance des sujets forçaient l’admiration.

Claude Dilain était respecté de tous. C’était un homme d’une qualité humaine exceptionnelle". Manuel Valls, qui perd un ami, adresse à sa famille et à ses proches ses sincères condoléances.

Pédiatre dans cette banlieue pauvre du nord-est de Paris de 1978 à 2013, Claude Dilain se décrivait comme un porte-voix des habitants des quartiers populaires, rôle qu'il a définitivement endossé lors des émeutes urbaines en 2005.

La mort par électrocution de deux adolescents à Clichy-sous-Bois, dans un transformateur où ils s'étaient réfugiés après une course-poursuite avec des policiers, avait été le déclencheur de plusieurs semaines d'émeutes dans les banlieues.

Hasard du calendrier, le procès des deux policiers poursuivis pour ces faits, doit se tenir du 16 au 20 mars devant le tribunal correctionnel de Rennes où il a été dépaysé.

A l'époque, les médias du monde entier avaient porté leur attention sur Clichy-sous-Bois, devenu le symbole des maux de la banlieue, et M. Dilain était apparu en première ligne.

Il n'avait depuis jamais cessé d'interpeller les pouvoirs publics sur la détresse des quartiers populaires, oubliés des politiques publiques.

En 2010, dans une tribune au Monde, Claude Dilain relatait une visite organisée pour une délégation de parlementaires dans sa ville, confrontés ainsi à la misère à seulement 15 km de Paris.

L'occasion de dire sa "honte d'être le représentant impuissant de la République française", et de faire passer un message qu'il jugeait "essentiel" : que "la politique de la ville, si elle n'est pas défendue au plus haut de l'État (...) ne peut résoudre les problèmes des banlieues les plus difficiles".

Homme de terrain, ayant grandi à la cité des Francs-Moisins à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), M. Dilain avait fait son entrée au Sénat en 2011, où il était membre de la commission des affaires sociales.

Il avait continué d'y pourfendre les inégalités territoriales, s'illustrant notamment dans la lutte contre les copropriétés dégradées. A la chambre haute, M. Dilain avait été l'un des rapporteurs de la loi pour l'accès au logement et un urbanisme rénové (Alur).

Il avait aussi été à l'initiative en 2012 d'un appel contre le cumul des mandats électifs, ayant lui-même démissionné de son mandat de maire en arrivant au Sénat.

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Genève: Trois poids lourds de la diplomatie: Sergei Lavrov-10h50, Javad Zarif-11h10 et John Kerry-11h30 se sont exprimés à la tribune de l'ONU

L’Iran joue les médiateurs et se place à la table des grands. Négociations en Suisse: Sergueï Lavrov, Javad Zarif et John Kerry sont à Genève et Montreux pour négocier sur les dossiers chauds. Téhéran a de bonnes cartes en main.

Lundi 2 mars 2015, Sergueï Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe, et Javad Zarif, ministre iranien des Affaires étrangères, se sont salués dans les couloirs du Palais de Nations à Genève, avant l’ouverture hier matin de la session du Conseil des droits de l’homme

Le large sourire de Javad Zarif à son arrivée lundi à l’ONU en dit long sur ce qui est en train de se jouer en coulisses. Si l’accord sur le nucléaire iranien fait encore l’objet de négociations qui vont se prolonger à Montreux à partir d’aujourd’hui, le retour de l’Iran à la table des grands est déjà entériné. Le ministre iranien des Affaires étrangères s’est exprimé lundi matin devant le Conseil des droits de l’homme, après Sergueï Lavrov et avant John Kerry. Il faut y voir bien plus qu’un symbole.

Juste une petite pique

L’Iran a su se glisser entre la Russie et les Etats-Unis. Et il a la prétention, aujourd’hui, de pouvoir apporter de la stabilité au Moyen-Orient. L’argument est sans doute, d’ailleurs, en train de peser de manière décisive dans les négociations en cours sur le nucléaire. Même l’allié et partenaire historique qu’est Israël est prié de ne pas saboter le processus en cours. Lors d’une conférence de presse, John Kerry a exhorté le premier ministre israélien Benyamin Nentanyahou, qui doit s’exprimer aujourd’hui devant le Congrès, à ne pas faire de révélations «sélectives» qui pourraient donner un coup de frein aux négociations.

S’agissant de la lutte contre le terrorisme, le chef de la diplomatie iranienne n’a cependant pas boudé son plaisir de pouvoir faire la leçon aux Occidentaux. Javad Zarid a rappelé que «les combattants rejoignant les organisations qui commettent les crimes de masse, telles que Daech en Irak et en Syrie, sont souvent nés en Europe». Une petite pique glissée au cours d’une intervention mesurée. L’Iran ne manie plus la provocation. Il s’emploie même à envoyer de petits signaux: «Le racisme et l’antisémitisme sont, à juste titre, condamnés et même pénalisés», glisse au détour d’une phrase le chef de la diplomatie iranienne.

Les temps ont changé. Il y a quelques années, Téhéran invitait la crème des révisionnistes à participer à un colloque très controversé sur la Shoah. Aujourd’hui, l’Iran se pose en rempart contre les groupes terroristes, «lesquels attaquent nos valeurs fondamentales au nom d’idéologies obscures», a souligné Didier Burkhalter avant de lancer, au nom de la Suisse, un appel à l’unité pour faire face aux défis planétaires du moment.

Climat de désescalade Les négociations pour un accord définitif sur le nucléaire arrivant à un tournant, l’Iran privilégie donc désormais la recherche de consensus jusqu’au sein du Conseil des droits de l’homme. Cette aspiration à retrouver une certaine forme d’équilibre et de paix dans les relations internationales a irradié tous les participants présents hier.

Les entretiens entre Sergueï Lavrov et John Kerry sur l’Ukraine s’annonçaient tendus, il n’en a rien été. Chacun a défendu ses positions, mais en se gardant de jeter de l’huile sur le feu. Au contraire. Le secrétaire d’Etat américain s’est dit «plein d’espoirs». L’heure lui semblant à la désescalade. «Il y a des progrès notables. Le cessez-le-feu s’applique, des armes lourdes sont retirées», a constaté de son côté le chef de la diplomatie russe. Lundi, la partie se jouait clairement à trois. Avant de s’exprimer devant le Conseil des droits de l’homme, Sergueï Lavrov a fait une longue intervention devant la Conférence du désarmement. Il s’est posé en farouche partisan d’un accord sur le programme nucléaire civil iranien. En tant que membre du groupe 5+1, la Russie est engagée dans le processus de négociation.

Ni la publication d’un nouveau rapport de l’ONU sur l’Ukraine ni les accusations portées à l’encontre de la Russie par Serguiv Kyslytsya, vice-ministre des Affaires étrangères de l’Ukraine, n’ont réussi à faire monter la tension. Alors que John Kerry regagnait Montreux pour y retrouver Javad Zarif, Sergueï Lavrov improvisait une conférence de presse. Le chef de la diplomatie russe a rappelé l’importance qu’il accorde au processus de Minsk. Avant de constater que le chef d’Etat-major général des Forces armées ukrainiennes démentait, lui-même, la présence d’unités militaires russes en Ukraine telle qu’évoquée dans le dernier rapport de l’ONU.

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lundi 2 mars 2015

Genève: Intervention de John Kerry au Conseil des droits de l'homme

Genève, lundi 2 mars 2015, John Kerry lors de son allocution au Conseil des droits de l'homme

Let me start by thanking the Council’s president, Joachim Rucker, for convening this session. And I particularly appreciate the opportunity to be here at such an extraordinarily important time not only for the future of this body, but for human rights around the globe. President Obama believes deeply in the mission of the Human Rights Council, and he recognizes the importance of engagement – U.S. engagement; other engagement – and leadership within the organization. He made the decision to re-engage shortly after he became President because he knew it is vital for the United States and for allies to have a seat at the table as the HRC sets its priorities and implements its agenda. The moral standard that summons us all here and unites us in common action does not belong to any one nation or continent. The fundamental struggle for dignity has been a driving force in all human history worldwide, and what drives us are a set of universal values and aspirations. We in America know well that even in our own journey, there is still more work to be done. We also know that it is because of the courage and commitment of citizens in each generation that the United States has come closer and still works to always live up to its founding ideals. Our journey has not been without great difficulty or, at times, contradiction. But I think we can fairly say that we have dared to discuss these challenges openly and hold ourselves accountable, including through our free press and unyielding commitment to protecting freedom of expression. And even as we acknowledge the challenges of our history and those that we continue to face today, I can say, I think safely, I don’t know any other country that has worked harder to promote human rights than the United States of America. And we are proud of that. President Obama and I support the HRC for a simple reason: We believe in its mission and its possibilities. We know that at best this council can be a valuable means for reminding every nation of its commitments and obligations and holding countries accountable when they fail to meet international standards. It can help countries to respond successfully to respond to domestic human rights challenges, as we’ve seen firsthand in Cote d’Ivoire and elsewhere, and advance global norms like LGBT rights. It provides a means for self-evaluation on the part of individual nations, including through the universal periodic review process. And we have seen this type of self-examination and engagement with the international community actually produce real process on the ground. And, of course, the HRC can play a critical role in shaping the global response to situations where human rights violations have reached levels that stagger the imagination and shock the conscience. And sadly, that is the case in far too many countries today. In parts of the Middle East and Africa, violent extremists have made it clear that not only do they have zero regard for human rights, they have zero regard for human life, period. We’ve seen groups like Daesh burn human beings alive, barbarically behead prisoners, sell girls into slavery, and execute widely and indiscriminately. And recently, the UN reported the horrifying ways that Daesh treats even its most vulnerable captives: crucifying children, burying children alive, hand-picking mentally challenged children to serve as suicide bombers and kill even more innocent people. Almost every week brings new examples of just how far the evil of these groups reaches. But we also know that the best antidote to violent (inaudible) – best ally is civil society, that activists, journalists, community organizers, critical thinkers, all of whom reject extreme ideologies while showing people a way to express hopes and grievances peacefully. So it is especially troubling that so many people in so many places are facing grotesque restrictions on their freedoms and rights from their own governments, including in some cases their right to life. In Syria, those who escape the horrific attacks of extremist thugs do so only to face a brutal dictator who gasses his own people, starves them as a weapon of war, and continues to barrage them with barrel bombs that fall on their schools, their hospitals, their mosques, their children and women indiscriminately. Anyone who has seen the images will never forget them – in the images of the Caesar photos, maimed bodies, people with their eyes gouged out, emaciated prisoners. It defies anybody’s sense of humanity. In North Korea, tens of thousands of people live as virtual slaves in 2015. There is no freedom of expression, worship, or political dissent. Kim Jong Un executes those who disagree with him, purging his country of anyone he knows or imagines to be disloyal. For decades, the government has subjugated its citizens, starving them, torturing them, incarcerating them, or worse. Hundreds of thousands have lost their lives. And then there’s the crisis in Ukraine, and here I urge the council: Look at the facts. Do not allow yourselves to be misled. In Crimea and in the separatist-controlled areas of eastern Ukraine, men, women, and children are being killed. They’re being tortured, they’re being raped and sexually assaulted, detained arbitrarily, abducted for ransom, forced into labor, prosecuted and persecuted because of who they are and where they worship. And that is what is happening, and it’s up to the HRC to shed light on it and to help to hold accountable those who violate those human rights. The bottom line is that too many people in too many places are facing unbearable realities. We cannot accept that – we, all of us collectively – and we do not accept that. And this council, working with governments across the globe, can help to create a future that is much brighter than the present or the past. I believe it is fair to say that we are already making historic progress, gains. And I’m proud to say that since 2009, the United States has been privileged to join with many of you and work hard in order to achieve those gains. Consider the unprecedented resolutions this council has passed to respond to threats facing civil society, to better protect the human rights of LGBT persons, to promote freedom of religion and freedom of expression, including through resolution 16/18. Consider the indispensable role the HRC has played in encouraging leaders to live up to their promises and commitments in countries such as Burma and Sri Lanka, where there are opportunities for real change. Consider the mountain of evidence we’ve compiled detailing horrific human rights abuses by government forces and terrorists in Syria. The wheels of justice may not turn as rapidly as all of us would wish, but the foundation for establishing justice is being prepared. Consider how the Commission of Inquiry created by this council changed the conversation regarding the DPRK’s appalling record on human rights. As a result of the COI’s conclusions, the Security Council put the DPRK on its agenda, a clear condemnation of what is happening in the country and an important acknowledgment of the link between human rights and international security and peace. And consider the great work of the special rapporteur on human rights in Iran, which spotlighted violations there. Make no mistake, these are all significant accomplishments. The more the international community understands about specific human rights violations, the greater the pressure will be on bad actors to change course. And eventually – not always overnight, but eventually – that pressure often translates into the kind of change that saves lives and expands freedom. My government believes that together we can continue to make progress and help this body fulfill its mandate to make the world a better and safer place. But for that to happen, we have to get serious about addressing roadblocks to our own progress. And the most obvious roadblock, I have to say to you, is self-inflicted. I’m talking, of course, about HRC’s deeply concerning record on Israel. No one in this room can deny that there is an unbalanced focus on one democratic country. No other nation has an entire agenda item set aside to deal with it. Year after year, there are five or six separate resolutions on Israel. This year, there was a resolution sponsored by President Assad concerning the Golan. How, I ask, is that a sensible priority at the very moment when refugees from Syria are flooding into the Golan to escape Assad’s murderous rule and receive treatment from Israeli physicians in Israeli hospitals? It must be said that the HRC’s obsession with Israel actually risks undermining the credibility of the entire organization. It has the potential to limit the good that we have to do. No one should doubt for a second that the United States will measure these things, I hope, fairly and dispassionately, but we will oppose any effort by any group or participant in the UN system to arbitrarily and regularly delegitimize or isolate Israel, not just in the HRC but wherever it occurs. When it comes to human rights, no country on earth should be free from scrutiny, but neither should any country be subject to unfair or unfounded bias. My friends, the United States absolutely remains deeply committed to this important mission, and we certainly intend to remain deeply involved in the HRC, which is why we are running for reelection. When the stakes are as high as they are today – and believe me, they could not be higher – when people in every corner of the globe are denied the rights that they deserve, the HRC must live up to the standards upon which it was created. Together, we have to be the voice for those who are silenced by their leaders. We have to be a ray of light for those who spend their days locked away without cause, many times in anonymity, in dark and dank cells somewhere in the world. We have to be the source of hope for those who fear that their suffering may never end or never even be recognized. This is the kind of organization – this council – that the world desperately needs. But it needs us, all of us, to dare greatly and to live up to the highest standards. And this is the kind of organization that, when it does that, can help all of our nations live up to the ideals that we share. Thank you. (Applause.)

SECRETARY KERRY: Well, good afternoon, everybody, and thank you. And I apologize for keeping you waiting for a few minutes.

A little while ago, as I think you know, I had the opportunity to address the UN Human Rights Council here in Geneva. And since the United States made the decision to re-engage on the council, we have worked hard to try to drive a number of significant steps to be able to bring new levels of international attention to some of the world’s most egregious human rights violations, and also to focus on some of the worst abusers – particularly, obviously, we have focused on North Korea and Syria.

We’ve also worked hard to try to create new mechanisms that explore and address serious human rights infringements on the freedom of assembly, expression, and religion, and the rights of LGBT people. And as many of you know, just the other day, I had the privilege of making the appointment for Randy Berry as the first special envoy for global LGBT rights for the State Department.

Because of the important progress that we have seen over the course of the past five years, the United States very much continues to believe in the potential of the Human Rights Council, and we’re dedicated to try to work for its success. At the same time, however, as I mentioned earlier, we recognize that there are places where it needs to improve, and most notably, as I cited earlier, has been the excessive bias, in our judgment, on one country, on Israel. So we wanted to make it clear today that we think that that is an impediment that stands in the way of the progress that should be achieved here when we look at the wide array of the world’s ills and the many challenges that we need to speak out on with respect to human rights.

I made it clear that the United States will oppose any effort by any group or any participant to abuse the UN system in order to delegitimize or isolate Israel. And we think it’s important that for the right – for the council to be able to achieve the breadth of goals that it is faced with – the breadth of the – to address the breadth of the challenges that it currently faces, it really needs to break out of an older mold and begin to put the time and energy and major focus on some of those most egregious situations. And that is really what has happened within the Council over the course of the last five years, particularly if you look at the commission of inquiry work that has been done with respect to the DPRK and other work it has done.

I also met this morning with Foreign Minister Lavrov. And we spent a fair amount of time discussing Syria, Ukraine, ISIS, and Iran. I reiterated the urgency of Russia’s leaders and the separatists that they back implementing the full measure of the commitments under the Minsk agreements and to implement them everywhere, including in Debaltseve, outside Mariupol, and in other key strategic areas. And I underscored this morning that if that does not happen, if there continue to be these broad swaths of noncompliance, or there continues to be a cherry-picking as to where heavy equipment will be moved back from without knowing where it’s been moved to, or if the OSCE is not able to adequately be able to gain the access necessary, then there would be inevitably further consequences that will place added strain on Russia’s already troubled economy. Now, obviously, Ukraine is just one of the issues, as I mentioned, that we focused on. And it’s only one of the issues, frankly, on which the United States and Russia together are focused.

This morning, Foreign Minister Lavrov and I also spoke at some length about Syria. The situation in Syria actually grows worse, if that’s possible for people to imagine. Almost three-quarters of the entire country is now displaced people – half of them refugees in mostly Jordan, Lebanon, and Turkey, but many of them displaced within the country and unable to move because of ISIL, Daesh, al-Nusrah, the regime, or some other extremist group.

So we spoke at length about steps that might be able to be taken in order to try to see if there is a potential of common ground. And we agreed that there is no military solution; we agreed there is a need for a political solution; and we agreed on the need of those countries who have been supporting people in this endeavor, in this conflict, to be able to search yet again to see whether or not there is a path either to Geneva 1 or to some hybrid or some means of ending the violence. And one of the things that drives that interest, that common interest, is the reality of Daesh, the reality of what is happening to Syria as a result of the presence of Daesh there and its use of Syria as a base for spreading its evil to other places.

We also talked about the Iran nuclear negotiations, where we are, together with the other P5+1 members – where we are all focused simultaneously on the need to elicit from Iran answers to questions about their nuclear program – not just answers for today, but answers that are capable of lasting well into the future in order to be able to provide people with a confidence that the program is, indeed, a peaceful nuclear program.

We continue to believe, all the members of the P5+1, that the best way to deal with the questions surrounding this nuclear program is to find a comprehensive deal, but not a deal that comes at any cost, not a deal just for the purpose of a deal; a deal that meets the test of providing the answers and the guarantees that are needed in order to know that the four pathways to a nuclear bomb have been closed off. And that is the task. And we hope it is possible to get there, but there is no guarantee.

Sanctions alone are not going to provide that solution. What needs to happen is that Iran needs to provide a verifiable set of commitments that its program is in fact peaceful. And that average people and experts alike looking at that verifiable set of commitments have confidence that they are sustainable, that they are real, and that they will provide the answers and guarantees well into the future.

Any deal must close every potential pathway that Iran has towards fissile material, whether it’s uranium, plutonium, or a covert path. The fact is only a good, comprehensive deal in the end can actually check off all of those boxes.

Now, I want to be clear about two things. Right now, no deal exists, no partial deal exists. And unless Iran is able to make the difficult decisions that will be required, there won’t be a deal. Nothing is agreed until everything is agreed. That is the standard by which this negotiation is taking place, and anyone who tells you otherwise is simply misinformed.

Now, we are concerned by reports that suggest selective details of the ongoing negotiations will be discussed publicly in the coming days. I want to say clearly that doing so would make it more difficult to reach the goal that Israel and others say they share in order to get a good deal. Israel’s security is absolutely at the forefront of all of our minds, but frankly, so is the security of all the other countries in the region, so is our security in the United States. And we are very clear that as we negotiate with Iran, if we are able to reach the kind of deal that we’re hoping for, then it would have to be considered in its entirety and measured against alternatives.

Second – I cannot emphasize this enough. I have said this from the first moment that I become engaged in this negotiating process, President Obama has said this repeatedly: We will not accept a bad deal. We have said no deal is better than a bad deal, because a bad deal could actually make things less secure and more dangerous. Any deal that we would possibly agree to would make the international community, and especially Israel, safer than it is today. That’s our standard. So our team is working very hard to close remaining gaps, to reach a deal that ensures Iran’s nuclear program is exclusively and verifiably peaceful, and we have made some progress, but we still have a long way to go and the clock is ticking.

That’s why I will leave here momentarily to head to Montreux to meet with Foreign Minister Zarif and continue the negotiations. And in the days and weeks ahead, we’re going to answer a very simple question. We’re going to find out whether or not Iran is willing to make the hard choices that are necessary to get where we need to be. I’m happy to take a few of your questions.

MS. PSAKI: Michael Gordon, New York Times. Right over here.

QUESTION: Sir, Minister Lavrov asserted in his address that the ceasefire in Ukraine was being consolidated, but you made clear that Russia cannot expect to consolidate its gains in Debaltseve and avoid economic sanctions. Did Minister Lavrov offer you any assurances that Russia would arrange for the separatists to pull back from Debaltseve? And how long is the Obama Administration prepared to wait before imposing those additional sanctions you’ve been talking about? And did he have any response to your assertion to Congress last week that Russians have lied to your face?

And lastly, you’re meeting shortly with Foreign Minister Zarif on the Iran issues. You told Congress last week that you hoped to know soon, “whether or not Iran is willing to put together an acceptable and verifiable plan.” What do you need to hear from Mr. Zarif today, and what do you need to get done over the next three days to stay on track for the framework accord? Thank you.

SECRETARY KERRY: Well, Michael, first of all regarding Russia, it’s clear from the conversations that I’ve had with President Poroshenko as well as with Foreign Minister Lavrov, and the conversations that we’ve had in Washington in the aftermath of the Minsk negotiations, that there was not a clarity with respect to Debaltseve, which we obviously saw play out in the drama of the soldiers who were left there and who were fighting and who eventually fought their way out, with many being killed. What is critical here is that the maps that were agreed to show several different areas of drawback on both sides from the line of contact and according to the size of the weapon, the gauge of a particular weapon, they have to pull back different amounts.

Right now, the OSCE has complained to us, at least, that they have not been granted full access to be able to make those judgments, and particularly the end zones as to where items that have been withdrawn have actually been placed, whether they’ve been placed there or not.

So there’s been a kind of cherry picking, a piecemeal selectivity to the application of the Minsk agreements. And as we all know, shooting, shelling has still been going on and people have still been killed over the course of these last days. So there is not yet a full ceasefire, and it’s extremely difficult for the full measure of the Minsk agreement, which includes a political component, to begin to be implemented until you actually have the full measure of security that comes with OSCE monitoring and an actual ceasefire. So our hope is that in the next hours, certainly not more than days, this will be fully implemented. I might add, a convoy that came through from Russia passed across the border into the eastern part of Ukraine without being properly inspected also.

So these are the issues I raised with the foreign minister. He assured me that they are intent on seeing to it that the accord – that the agreements are, in fact, implemented. He said he would get back to me with respect to a number of the issues that I raised. And our hope is, indeed, that this will prove to be a road to further de-escalation rather than a road to disappointment, potential deception, and further violence. But that’s going to have to play out, obviously, over the course of the next few days. So I’m very hopeful that it will, in fact, be the start of a change which would be an improvement for everybody.

With respect to Iran, I really just articulated – I just said it – France doesn’t have to answer questions here, Germany doesn’t have to answer questions here, Great Britain doesn’t have to, China doesn’t, Russia doesn’t, the United States doesn’t. We’re not the ones who have been pursuing a program outside of international norms. Iran has posed the questions over the course of time sufficient to invite United Nations sanctions, United Nations Security Council resolution, and IAEA outstanding questions. Iran needs to answer those questions and Iran needs to give confidence to the world that its many articulations of a peaceful program can have the confidence of verification. Every arms agreement in history has been subject to verification to clear levels of access and knowledge and insight, transparency, that allow people to be able to measure that program.

And one of the reasons I make it clear to people that we’re not going to accept a bad deal is because we know that whatever agreement is reached here doesn’t suddenly get stuffed in a drawer and put away and disappear to be implemented; it is going to be scrutinized by people all over the world – leaders of countries, scientists, nuclear experts, every NGO involved in nonproliferation – not to mention, obviously, all the countries in the region most affected by the choices we are making, and all of the members of the United States Congress House and Senate.

This is going to be highly judged and we’re aware of that, and frankly, we would be either – well, I’m not going to – we just – we’re not about to jump into something that we don’t believe can get the job done. Now, there may be disagreements; if somebody believes that any kind of program is wrong, then we have a fundamental disagreement. And clearly, sanctions are not going to eliminate just any kind of program. You can’t bomb knowledge into oblivion unless you kill everybody. You can’t bomb it away. People have a knowledge here. The question is: Can you provide an adequate level of the management of intrusive inspections; structured, tough requirements; limitations; all the insights necessary to be able to know to a certainty that the program is, in fact, peaceful?

That’s what the IAEA was set up to be there for, that’s what the NPT is, that’s what the additional protocol – the NPT is. There are all kinds of tested components of this. This isn’t happening at first blush. This has been in effect for a long time with a lot of countries, and there are ways to be able to make certain that a program is peaceful and the test – what we’re looking for in the next days, Michael, is adequate satisfaction that this program is, in fact, going to be complying with its own promises, that it is a purely peaceful nuclear program.

MS. PSAKI: Frédéric Koller from Le Temps.

QUESTION: Yes, thank you. You just said on Iran that sanctions cannot eliminate problems. And I would like to know – with the Ukrainian situation, it seems the conflict in Ukraine becomes more and more conflict between Russia and Western countries – Russia and United States. And I would like to know how to deal with these problems, knowing that United States threatens now Russia with more sanctions if the Minsk agreement is not implemented. And a few years ago, you were here in the – at the hotel – Intercontinental Hotel, and you started – well, it was Hillary Clinton at the time who started with this reset policy with Russia. What went wrong with Russia? And how to deal now with Russia? Comprehensive agreement somehow is needed between Russia and United States, I guess to deal with -

SECRETARY KERRY: How what? I’m sorry. I missed the last part. How to?

QUESTION: How to deal with Russia. We understand that Russia needs something more to build a new confidence with the United States and Western countries. When we hear Mr. Lavrov this morning at the Human Rights Council, he has very strong statement against United States and its values – it’s kind of clash of values. How to deal with today’s Russia?

SECRETARY KERRY: Well, it may be a clash of realities. I don’t see it as a clash of values. It seems to me that on sanctions, there’s a real distinction between sanctions that are calculated to have an impact on a nuclear program which is one set of choices for a particular country, and sanctions which are broadly adopted by many nations because of a violation of a norm of international law and which particularly have an impact on the – particularly have an impact on Russia’s choices at this particular moment, given a lot of other variables like oil prices, other exigencies that Russia faces.

So sanctions have obviously had a significant impact on Russia, and you try to use them in order to make a point about the choices that are available. And in the case of Russia, the ruble has gone down 50 percent, there’s been about $151 billion of capital flight, the bonds of Russia are now judged to be junk bonds, and the economic predictions are that Russia will be going into recession this year. So it’s obviously had a profound impact, but not sufficient that President Putin has decided that he isn’t going to pursue his particular strategy. It may change at some point in the future, but those are the things you have to weigh in deciding what alternative policies you may pursue or what alternative choices may be available.

I suspect that President Putin, as the months go on, is going to have to really weigh those things. And we’ve tried to make it clear to him and particularly to the Russian people we’re not doing this to hurt the people of Russia, we’re not doing this to make life difficult for all Russians. We’re doing this to try to affect the choices that their leaders are making in order to uphold the norms of international law. We’re here in a UN facility, and the United Nations is critical to the upholding of international standards of behavior. And the world has worked hard since World War II to try to adhere to a set of global norms of behavior, particularly with respect to respect for territorial integrity.

One of the cries that came out of the World War II experience was we can’t allow nations to make land grabs running over the territorial integrity of external borders, as we saw in the period leading up to and then during World War II. So we’ve really ingrained in international behavior this notion of the value of international borders and of upholding the sovereignty and integrity of nation states. That sovereignty and integrity has been violated over the course of the last months, and that’s the purpose of the sanctions that we put in place.

But our hope is, obviously, that we can get back to a better place of cooperation with Russia. I personally – I think President Putin misinterprets a great deal of what the United States has been doing and has tried to do. We are not involved in multiple color revolutions, as he asserts, nor are we involved in a particularly personal way here. We are trying to uphold the international law with respect to the sovereignty and integrity of another nation. And others have joined us. The fact is that Europe has the same sense of commitment to this. And our hope is that we can persuade President Putin and Russia that we’re prepared to cooperate with them as soon as they are genuinely prepared to uphold the agreements that they signed and to live by these international standards.

We have happily been able to find cooperation continue on other issues. Russia has been helpful in the context of the P5+1 talks. Russia was extremely engaged and essential in our success in getting chemical weapons out of Syria in the arrangement that we reached right here in Geneva. And we were able to work together to do that. Russia is sitting with us even now, as I discussed with you, and talking about ways we might – might, I underscore – be able to try to make some progress with respect to Syria and with respect to Daesh.

So even in the midst of this major disagreement over Ukraine, we are still finding ways to cooperate together, and I hope that if we can work through Ukraine, we will get back to a place where we are finding more to be able to cooperate on and less to disagree on. And I’m not going to get into resets or non-resets, but I think that sometimes events get in the way of the best-laid policies. But both countries have indicated, I think, a maturity with respect to the willingness to try to find ways to cooperate notwithstanding this fundamental disagreement over Ukraine.

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Genève : Duel américano-russe à la tribune du Conseil des droits de l’homme ! Kerry et Lavrov se penchent sur l'Ukraine au Palais de la Nation !

Chaude journée diplomatique ce lundi 2 mars 2015 au Palais de la Nation à Genève. Le secrétaire d’Etat Américain John Kerry s’est exprimé pour la première fois devant le Conseil des droits de l’homme.

Genève, Lundi 2 mars 2015, Sergueï Lavrov, le ministre russe des Affaires étrangères salue John Kerry, sans trop le regarder

Genève : Duel américano-russe à la tribune du Conseil des droits de l’homme ! Kerry et Lavrov se penchent sur l'Ukraine au Palais de la Nation !

De gauche à droite : John Kerry, Secrétaire d’État des États-Unis et Sergueï Lavrov, Ministre des affaires étrangères de la Russie. Photo : ONU- V. Martin

Au moment où une relative accalmie commence à s’installer dans l’Est de l’Ukraine, le Secrétaire d’État américain John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov se sont rencontrés, ce lundi à Genève, pour des discussions sur lesquelles rien n’a immédiatement filtré. Mais le Chef de la diplomatie américaine et russe sont intervenus devant le Conseil des droits de l’homme des Nations unies, avec comme sujet de préoccupation : l'Ukraine.

Pour sa toute première intervention devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, le Secrétaire d’État américain s'est préoccupé de la situation en Ukraine. John Kerry a ainsi invité le Conseil à examiner les faits, non sans rappeler que dans les zones contrôlées par les séparatistes notamment en Crimée et dans l'Est du pays, des habitants sont tués, persécutés et torturés. Des femmes sont aussi violées, des hommes et des enfants sont arrêtés arbitrairement ou enlevés pour obtenir une rançon. Pour Kerry, il revient donc au Conseil des droits de l'homme de faire la lumière, de demander des comptes et de faire tout son possible pour arrêter ces exactions.

Mais du côté de Moscou, on préfère insister sur le cessez-le-feu conclu le 15 février dernier. Trêve qui est globalement respectée, selon Sergueï Lavrov. Le ministre russe des affaires étrangères, a estimé que « des progrès tangibles ont été accomplis. Le cessez-le-feu a été consolidé par le retrait des armes lourdes. Mais selon Moscou, « ceux qui veulent saboter un règlement pacifique par des livraisons d’armes porteront une lourde responsabilité ».

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John Kerry, le secrétaire d'Etat Américain à Genève "Petits progrès sur le nucléaire iranien"

Lundi 2 mars 2015, Palais de la Nation à Genève, John Kerry lors de la conférence de presse

Des progrès ont été réalisés, mais il y a encore un long chemin à parcourir pour conclure un accord sur le nucléaire avec l'Iran, a affirmé lundi à Genève le secrétaire d'Etat John Kerry. Le temps est compté et l'Iran doit prendre "les décisions difficiles" pour éliminer avec certitude tout recours à l'arme nucléaire, a déclaré le responsable américain. "Nous avons fait des progrès, mais il y a encore un long chemin. L'heure tourne. Rien ne sera conclu avant que tout soit réglé", a déclaré le secrétaire d'Etat américain, lors d'une conférence de presse au Palais des Nations, avant de se rendre à Montreux (VD) pour entamer des discussions avec le ministre iranien Mohammad Javad Zarif. John Kerry a affirmé qu'il était préoccupé par des fuites sur un possible accord, "qui rendrait plus difficile d'arriver à cet accord". "Actuellement, il n'y a pas d'accord", a-t-il dit.

Genève, Palais de la Nation, arrivée du ministre iranien Mohammad Javad Zarif pour participer au Conseil des droits de l'homme

Pas garanti

"Il est possible d'arriver à un accord, mais ce n'est pas garanti", a affirmé John Kerry. Il a indiqué que son équipe travaille dur pour surmonter les dernières divergences. Le chef de la diplomatie américaine a averti que l'Iran doit donner des assurances que l'option nucléaire soit définitivement exclue à long terme. "L'Iran doit fournir un ensemble vérifiable d'engagements", a-t-il insisté. "La question est de savoir si l'Iran va ou non faire les choix difficiles nécessaires pour y parvenir", a-t-il précisé.

Genève, Palais de la Nation, arrivée de John Kerry,dans la salle du Conseil des droits de l'homme

Pas de mauvais accord

John Kerry a affirmé que la sécurité d'Israël est au premier rang des priorités des efforts américains, au même titre que celle des Etats-Unis et des autres pays de la région. "Le président Obama n'acceptera pas un mauvais accord. L'absence de tout accord est préférable", a ajouté M. Kerry. Le responsable américain est parti à Montreux pour des entretiens avec le ministre iranien.

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Tout chemin mène en Chine: Le Prince William à Pékin !

Le prince William en discussion avec le président chinois Xi Jinping

Le prince William a rencontré lundi à Pékin le président chinois Xi Jinping. Il lui a remis une invitation à se rendre en visite au Royaume-Uni, au premier jour d'un voyage destiné à réchauffer les relations sino-britanniques.

Il s'agit de la première visite d'un membre éminent de la famille royale britannique en Chine, depuis un séjour de la reine Elizabeth II et de son époux, le prince Philip, en 1986. "J'avais envie depuis bien des années de venir ici", a déclaré lundi le prince William, deuxième dans l'ordre de succession au trône après son père Charles. Buckingham Palace avait dès la mi-février lancé une offensive de charme à l'égard de la Chine. Une vidéo avait été diffusée, montrant William s'efforçant de prononcer en mandarin ses vœux pour le Nouvel An lunaire.

Arpentant lundi les vastes cours pavées de la Cité interdite, fastueuse résidence des empereurs des dynasties Ming et Qing, il s'est cependant voulu modeste sur ses compétences linguistiques."Ni hao! C'est tout ce que je sais vraiment dire", a lancé le prince aux journalistes.

Sanctuaire d'éléphants

Voyageant sans son épouse Kate, enceinte de leur deuxième enfant, le prince de 32 ans est arrivé dimanche soir à Pékin après quatre jours de déplacement au Japon. Il a dit se réjouir du reste de son voyage, à Shanghai, puis dans un sanctuaire d'éléphants au Yunnan (sud-ouest) où il prononcera un discours sur la défense des espèces protégées, cause qui lui tient à coeur.

La Chine, sous le feu des critiques pour son rôle majeur dans la contrebande internationale d'ivoire, a pris les devants dans ce dossier. Elle a annoncé jeudi dernier une interdiction d'un an des importations d'ivoire ouvragé, une mesure jugée "symbolique" mais encourageante par les ONG.

Le président chinois Xi Jinping a réservé un accueil chaleureux au prince William. "La famille royale britannique exerce une grande influence, pas seulement au Royaume-Uni mais dans le monde entier", a souligné lundi le président Xi.

Le prince William lui a remis une grande enveloppe, contenant une invitation officielle d'Elizabeth II à se rendre au Royaume-Uni. La visite du chef d'Etat chinois dans le pays avait déjà été annoncée en janvier à la Chambre des communes par Hugo Swire, sous-secrétaire d'Etat au ministère des Affaires étrangères.

La reine délègue ses voyages

La visite de William apparaît aussi comme une tentative de resserrer les relations sino-britanniques, après des tensions palpables à la suite des importantes manifestations pro-démocratiques à Hong Kong, ancienne colonie britannique.

Tandis que plusieurs dizaines de milliers de militants démocrates manifestaient dans Hong Kong pour réclamer le droit d'élire librement leurs futurs représentants, le Foreign Office avait rappelé fin septembre l'attachement de la Grande-Bretagne au respect des droits et libertés fondamentales de la population de l'ex-colonie en vertu de la formule "un pays, deux systèmes".

Mi-octobre, la BBC, le groupe audiovisuel public britannique, avait annoncé que son site internet avait été bloqué par la censure chinoise. Quelques semaines plus tard, les autorités chinoises interdisaient à une mission parlementaire britannique de se rendre à Hong Kong.

Le duc de Cambridge représente sa grand-mère, Elizabeth II, qui à 88 ans délègue de plus en plus ses voyages à l'étranger. Son père, le prince Charles, n'a jamais visité la Chine continentale. Proche du dalaï-lama, Charles avait qualifié un jour les leaders chinois d'"épouvantables personnages de cire" dans un de ses carnets dont les médias s'étaient fait l'écho.

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dimanche 1 mars 2015

Reporters sans frontières attaque la collecte de données par l'État

Tout comme la Quadrature du Net et la Fédération FDN, RSF a déposé un recours devant le Conseil d'État pour invalider le décret d'application de la loi de programmation militaire, qui organise la collecte de données privées par l'administration sans vérification préalable du juge judiciaire.

Paris, le Conseil d'Etat

L'ONG Reporters Sans Frontières (RSF) passe à l'attaque. Après la Quadrature du Net et la fédération FDN, c'est au tour de l'organisme de défense de la liberté de la presse de s'attaquer au décret d'application de la loi de programmation militaire (LPM), qui autorise l'administration à collecter des données personnelles sur les internautes sans le moindre contrôle du juge judiciaire.

Déposé devant le Conseil d'État, le recours de Reporters Sans Frontières vise à obtenir l'annulation du décret d'application, qui organise la mise en œuvre de la LPM et, plus spécifiquement, son article 20. Celui-ci porte sur l'accès administratif aux données de connexion provenant des fournisseurs d'accès à Internet, des opérateurs téléphoniques et des hébergeurs.

En effet, les mesures prises par le gouvernement et validées par le parlement permettent à nombre d'agents du ministère de l'intérieur, de l'unité de coordination de la lutte antiterroriste, de la gendarmerie nationale, de la préfecture et du ministère de la défense et des services fiscaux de Bercy d'obtenir des données personnelles sur des internautes sans contrôle judiciaire.

"Cet article porte gravement atteinte aux droits fondamentaux des citoyens et en particulier à la vie privée, à la liberté d’information et aux secrets des sources", commente RSF, qui relève trois motifs d'inquiétude : "l'absence de contrôle du juge tout au long de la procédure de mise sous surveillance, des objectifs justifiant la surveillance trop larges et un spectre des données recueillies trop étendu".

Soulignant l'incompatibilité du décret d'application avec le droit français mais aussi avec les grands textes européens sur les droits fondamentaux, RSF souligne "une atteinte disproportionnée au secret des sources journalistiques" et l'absence de garanties pourtant requises par l’article 8 de la Charte des droits fondamentaux sur la protection des données à caractère personnel.

RSF rappelle d'ailleurs qu'en avril 2014, la Cour de Justice de l'Union européenne (CJUE) a jugé que la directive sur la conservation des données était disproportionnée, et qu'elle violait les droits fondamentaux des internautes.

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Quand Valéry Giscard d'Estaing parle de sa mort avec François Hollande

Selon "L'Express", l'ancien président a demandé au chef de l'État qu'il n'y ait "aucune cérémonie officielle, aucun hommage d'État" au moment de son décès.

"Il pourrait advenir que je meure pendant votre mandat", a lancé Giscard d'Estaing à François Hollande.

Valéry Giscard d'Estaing s'entretient régulièrement avec ses successeurs et est régulièrement consulté. Selon L'Express, au lendemain de l'élection de François Hollande en 2012, Valéry Giscard d'Estaing a reçu le président et abordé avec lui l'éventualité qu'il meure au cours de son mandat.

Leur entrevue a été l'occasion d'aborder un sujet délicat. "Il pourrait advenir que je meure pendant votre mandat", a lancé Giscard d'Estaing. L'ancien chef de file du centre droit a ensuite précisé : "Je ne veux aucune cérémonie officielle, aucun hommage de l'État." En retour, François Hollande a assuré à son interlocuteur qu'il serait fait selon sa volonté. Sans manquer d'ajouter que la République ne pourrait toutefois pas rester indifférente aux grands services que Valéry Giscard d'Estaing a rendus en assumant ses plus hautes fonctions.

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samedi 28 février 2015

France-Antilles: En tête à tête avec Victorin Lurel !

Victorin Lurel

Tout en haut, à l'hôtel de Région, avec la vue sur la mer. Bref, on a rencontré Victorin Lurel, président de la Région Guadeloupe. Mais aussi, député, et ancien ministre des Outre-mers du gouvernement Ayrault. C'est une interview menée par notre consœur Céline Guiral de France-Antilles. Le conseil régional de Guadeloupe est l'assemblée délibérante de la région française d'outre-mer Guadeloupe, collectivité territoriale décentralisée. Il siège à Basse-Terre, dans le quartier du Petit Paris à l'est de la ville sur l'avenue Paul Lacavé. Il est présidé depuis le 2 mai 2014 par Victorin Lurel.

Je dis quoi ? Président, monsieur le ministre, Victorin ? ...

Victorin Lurel: (Il sourit). Toto, on m'appelle Toto. Les gens qui m'appellent Victorin, ce sont des gens qui ne me connaissent pas. Toto, c'est public, c'est officiel. C'est mon nom de savane. C'était aussi le surnom de mon grand-père. Toto, ce n'est ni intime, ni familier. D'ailleurs, j'y réagis davantage que lorsqu'on me donne du « Victorin ».

Si, pour Platon, « l'homme est un animal politique par nature » , il y en a tout de même certains plus féroces que d'autres, non ?

Victorin Lurel: (Il rit). Oui, il y a certainement une hiérarchie dans la férocité. Ça dépend à quel animal on peut vous associer. Mais l'homme est avant tout un être pensant. Le terme « animal politique » , qu'il soit d'ordre médiatique, philosophique, je le refuse. La seule chose que je sais, c'est qu'il faut de la volonté, de la détermination et du travail. Et quelques réflexes. Mais plus encore, de la réflexion, de la pensée et des valeurs. Sans valeurs, on ne dure pas en politique.

Est-ce que la phrase de Jaurès, « C'est à la réalisation de l'humanité que travaillent tous les socialistes » a encore un sens aujourd'hui ?

Victorin Lurel: Plus que jamais. Le socialisme est encore une idée neuve. Avec la poussée des inégalités, les socialistes travaillent au développement d'une humanité meilleure. On a trouvé quelque véhicule pour faire cela : la République. Jaurès, c'est la République jusqu'au bout.

Qu'est-ce qu'on ressent quand on est nommé ministre ?

Victorin Lurel: Le poids des responsabilités. On s'interroge sur l'ampleur du travail à accomplir, avec l'obligation de réussir. Il s'agit aussi de mériter la confiance du président de la République. Passé ces premières émotions, on s'attelle à la tâche sans relâche pour répondre aux attentes et aux aspirations des populations. Je crois avoir fait du bon travail durant ces deux années passées à la tête du ministère des Outre-mers.

Justement, après cette parenthèse rue Oudinot, qu'est-ce qui vous a le plus manqué de cette vie-là ?

Victorin Lurel: De la vie de ministre ? Noooon, rien... ce qui m'a manqué quand j'étais ministre, c'est la Guadeloupe. Ah ça! (Je lui fais remarquer qu'il vient de retourner ma question comme une crêpe. Il rit). Un ministre est distancié, on perd contact avec les populations. On se sent davantage utile dans la proximité. Le ministère, c'est un autre niveau. On légifère, on arbitre, mais on est dans l'éloignement et la distance. Pour répondre à votre question, le fait d'avoir eu à ma disposition les grands corps de l'État pour faire avancer les dossiers des outre-mers, oui, ça peut manquer. Mais depuis mon retour au pays, je vous assure que je n'ai guère eu le temps d'y penser.

Ça ressemble à quoi l'ivresse du pouvoir ?

Victorin Lurel (Il inspire profondément). Celui qui est ivre de pouvoir n'a pas pris la dimension de la fonction. Je reconnais que vous ressentez de la satisfaction quand, comme récemment, on lance la reconstruction de Baimbridge. Est-ce qu'un ministre aurait pu faire ça ? Non. Un président de région peut le faire. Le sentiment de pouvoir faire, la volonté constante de transformer le réel, de faire preuve d'audace. À l'image du Mémorial ACTe. Mais je n'appelle pas ça l'ivresse du pouvoir, c'est néanmoins exaltant d'être en capacité de mettre en marche ses idées.

Est-ce que la trahison, en politique, a toujours un goût amer ?

Victorin Lurel: Ah toujours! Mais les cyniques disent qu'en politique, la trahison n'existe pas, que les engagements ne tiennent pas et n'engagent, justement, que ceux qui leur donnent crédit. Et que ceux qui parlent de trahison sont des naïfs, car cela relève davantage de l'amour. Or, oui, ça fait mal. Surtout quand ça vient de vos amis, et qu'ils vous assassinent. Dans la méchanceté, on peut y mettre la forme, mais quand c'est fait vulgairement pour essayer de convaincre, c'est pénible.

Le jour où vous avez été profondément déçu politiquement ?

Victorin Lurel: Il y en a eu beaucoup. J'ai connu 15 ans d'échecs avant de devenir maire de Vieux-Habitants. Ça m'a formé. Ça m'a rendu plus humble. Contrairement à ce que les gens pensent, que je crois tout savoir, non, c'est faux. Je suis quelqu'un de timide, je me suis forcé à parler publiquement, j'ai appris à respirer. Longtemps, je me suis demandé pourquoi les gens ne votaient pas pour moi... J'ai ensuite appris à changer.

Votre meilleur ennemi ? Victorin Lurel: Moi-même. Je me dis constamment, « Tu as tort, retiens-toi, pense à ce que ta vieille mère te disait, maîtrise les choses, maîtrise-toi » . Constamment. Je l'avoue. Il y a des périodes où il faut être dans l'introspection. Parfois, on peut avoir des mots durs avec son équipe, il faut trouver des moments pour s'en excuser. Mais en même temps, on a une exigence de résultats. Il faut donc de l'autorité, sans autoritarisme. Il faut être sa propre vigie. Si vous écoutez vos réflexes, vous devenez votre propre ennemi.

Une phrase que vous avez souvent en tête ?

Victorin Lurel: C'est une phrase de Victor Hugo : « Ceux qui vivent, ce sont ceux qui luttent ».

La seule chose qui peut vous faire oublier une journée difficile ?

Victorin Lurel: Un beau morceau de musique. Quel que soit le style. J'oublie tout, ah ouais! Mais j'ai aussi cette capacité de m'extraire, de prendre des coups et de me dire, le soir, demain sera un autre soleil. Il faut continuer.

La petite phrase que vous avez un jour lâchée et que vous regrettez ? Victorin Lurel: J'ai dit quelques conneries... (Il rit) Il y a une chose que je ne regretterai jamais, c'est sur Chavez. J'assume. C'est quelqu'un dont je n'ignorais pas les faiblesses, mais je savais ce qu'il faisait, et le courage qu'il fallait.

... et celle qui vous fait encore sourire en y repensant aujourd'hui ?

Victorin Lurel: À une femme politique qui prétendait être un monument, j'ai répondu que j'étais une pyramide d'Égypte. J'ai entendu quelques jours plus tard Usain Bolt lâcher : « Je suis une légende ».

Votre livre de chevet ?

Victorin Lurel: L'imitation de Jésus Christ. Lisez ça! C'est écrit par un moine hollandais. C'est de la beauté, c'est de la foi et c'est de la méditation.

La chose la plus idiote qu'on ait écrite sur vous ?

Victorin Lurel: Les gens vous jugent un peu rapidement. Parce qu'on laisse voir ce qu'il y a de superficiel. On dit Lurel est autoritaire, Lurel n'a pas le sens du compromis. C'est un stéréotype qui me suit. C'est vrai que parler sans cesse de sujets techniques, ça peut dessécher un homme! D'où l'idée d'aller sur le terrain et de donner sa véritable mesure.

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jeudi 26 février 2015

Kenya: Reporters sans frontières salue le verdict la Cour constitutionnelle qui amende la loi controversée sur la sécurité

Reporters sans frontières à la pointe de la défense de la liberté d'expression et de la presse dans le monde

Reporters sans frontières (RSF) salue le verdict de la Cour suprême kenyane qui annule certaines provisions de la loi sur la sécurité, accusée de limiter la liberté d’expression et des médias.

La Cour suprême kenyane a déclaré, lundi 23 février, anticonstitutionnelles huit sections de la loi controversée sur la sécurité (Security Laws Amendment Act). Parmi les articles recalés, deux faisaient peser de réelles menaces sur la liberté de la presse et des journalistes.

“Reporters sans frontières salue la décision de la Cour suprême kenyane qui est un signal encourageant pour l’état de droit et pour la sauvegarde des liberté fondamentales du peuple kenyan, notamment la liberté de l’information, déclare Cléa Kahn-Sriber, responsable du bureau Afrique de RSF. Nous émettons cependant encore des réserves sur certaines provisions draconiennes. La sécurité du peuple kenyan ne doit pas se faire au détriment des libertés individuelles.”

Dès le vote de la loi, une coalition de l’opposition associée à la Commission nationale kenyane sur les droits de l’Homme (Kenyan National Commission on Human Rights) avaient déposé un recours auprès de la Cour suprême pour remettre en cause la loi qu’elles estimaient enfreindre les libertés individuelles et notamment la liberté d’expression et des médias.

La Cour suprême a notoirement désavoué la section 12 de la loi, qui pénalisait toute publication ou diffusion pouvant "inquiéter la population, inciter à la violence ou troubler l’ordre public", ou “pouvant nuire au déroulement des enquêtes ou des opérations de sécurité de la police nationale ou des forces de défense kenyanes”. Elle a été jugée en violation des articles 33 et 34 de la Constitution qui garantissent la liberté d’expression et des médias. Ces offenses avaient été rendues passibles de peines pouvant aller jusqu’à trois ans de prison et/ou une amende de 55 600 dollars maximum (5millions de shillings).

Un autre amendement de la loi, la section 48 qui imposait des quotas de réfugiés et menaçait ainsi le statut de nombreux journalistes, essentiellement éthiopiens et somaliens, réfugiés au Kenya, a également été jugée anticonstitutionnelle par la Cour suprême. Elle était en violation du principe de non-refoulement, prévu par la Convention des Nations Unies de 1951 sur le statut des réfugiés à laquelle le Kenya est partie.

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RDC-Elections: 5 questions à Jean Kalama-Ilunga !

Jean Kalama-Ilunga clarifie la position du Front Civil de Résistance Populaire: La résistance n'est pas l'opposition. La résistance congolaise n'a jamais reconnu le régime d'imposture d'alias Joseph Kabila et sa bande des mafieux affairistes, des fossoyeurs de la République. Aller aux élections avec alias Joseph Kabila, c'est légitimer son régime autocratique, tortionnaire et dictatorial. C'est aussi ignorer la prise en otage du peuple congolais et ses institutions républicaines par des Dinosaures Mobutistes et Mammouths Joséphistes. C'es enfin ignorer les crises enchevêtrées que vivent la République démocratique du Congo. Seule la tabula rasa est salutaire pour répartir à zéro et pas avec les mêmes acteurs politiques ventripotents et corrompus qui ont trahi le Congo !

Jean-Kalama Ilunga du Front Civil de Résistance Populaire. Photo Réveil FM International, archives

En Tshiluba nous disons: "Musumibue kudi nyoka utu ushala utshina misalu ya Mabebe" c'est- à- dire, quelqu'un déjà mordu par le serpent, commence a avoir peur même d'un petit lézard! Depuis que la mafia internationale a catapulté alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati à la tête de la République démocratique du Congo pour mieux piller ses ressources, il y eu déjà eu deux frauduleuses élections qui ont maintenu l'imposteur au fauteuil présidentiel usurpé. L'élection Louis Michel de 2006 fut une mascarade. Tout a été fait pour faire gagner le candidat pantin de la communauté internationale alias Joseph Kabila. La Commission Électorale Indépendante du défroqué Malu Malu fit voter des morts pour gonfler le chiffre des électeurs de l'Est. Quant à la fameuse Haute Autorité des Médias avec Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe roublard et grand requin, elle se révéla être un étouffoir des libertés plutôt qu'un organe de régulation, une institution d'appui à la démocratie. Des journalistes furent muselés, des opposants interdits d'antenne, des médias fermés. Pire, Modeste Mutinga Mutuishayi, prédateur de la liberté de la presse, en bon Apparatchik et Mammouth Joséphiste, ira jusqu'à annuler le débat démocratique inscrite dans la Constitution de la transition. Récompensé pour service rendu, le fossoyeur de la République se la coule douce, il est Rapporteur au Sénat pour le compte d'alias Joseph Kabila. En 2011, Etienne Tshisekedi qui a gagné les élections a vu sa victoire usurpée. C'est encore l'imposteur Joseph Kabila qui a été proclamé vainqueur. Au Katanga, alias Joseph Kabila fut accrédité de 110% de voix. Comme si tous les Katangais avaient voté l'imposteur. Comme Etienne Tshisekedi, fils du pays ne pouvait même pas avoir un cousin, une cousine, des nièces et neveux au Katanga qui pouvaient voté pour lui. Comme si l'Udps n'avait aucun membre et sympathisant dans ce coin de la République... Dans leur magouille, les tricheurs patentés avaient pris soin de tripatouiller la Constitution ramenant l'élection présidentielle à un tour au lieu de deux pour 70 millions de Congolais. Quelques illuminés croient encore aux élections, ils se projettent en novembre 2016, comme si les tueries de janvier dernier avec 143 morts, sans sépulture, ni drapeau en berne, ni une minute de silence, ni mot de consolation pour les familles ne prouvent pas à dessein que le régime mafieux, tortionnaire de Kinshasa ne lâchera rien. La résistance n'est pas l'opposition. La résistance n'a jamais reconnu le régime d'imposture d'alias Joseph Kabila et sa bande des mafieux. Jean Kalama Ilunga clarifie la position du Front Civil de Résistance Populaire en répondant à nos questions.

1. Réveil FM International: Pourquoi en tant que membre du Directoire du Front Civil de Résistance Populaire, refusez-vous les élections organisées en RDC avec alias Joseph Kabila ?

Jean Kalama-Ilunga: En fait, après analyse, ce n'est ni par hasard ni par opportunisme qu'au Front Civil de Résistance Populaire, nous réfutons toute idée d'élections en RDC organisées sous les conditions actuelles et sous l'égide de Joseph dit ''Kabila''! Ce dernier s'est révélé comme tricheur de haut vol qui n'hésite pas à tuer tous ceux qui lui font de l'ombre! Bref, une personne qui ne mérite aucune confiance! La RDC est dans un environnement empêtré dans de crises enchevêtrées, je ne cesse de le dire, de le répéter! En RDC, il y a crise d'hommes, crise de mentalité, de comportement, crise économique, crise politique, crise électorale, crise de légitimité, crise de légalité… tout est en crise! Comment pouvez-vous organiser les ’’élections’’ dans ces conditions voire sans tenir compte des indispensables préalables? Nous soutenons, en fin de compte, hélas, que seule une crise majeure est susceptible d’éradiquer ces crises enchevêtrées! Mais, cette crise majeure, nous la produirons par le soulèvement populaire qui sonnera l’éviction du pouvoir de l’imposteur Joseph dit ’’Kabila’’! Ceux qui viennent en RDC pour prêcher en faveur des ’’élections’’ comme panacée pour la résolution des crises, sont des fieffés menteurs! C’est pour cette raison, d’ailleurs, que nous tenons à capturer Joseph dit ’’Kabila’’ vivant ! Tel est l’option du Front Civil de Résistance Populaire!

2. Réveil FM International: La République Démocratique du Congo est membre des Nations unies. Mais les Congolais sont le seul peuple au monde qui n'a pas de carte d'identité nationale. Pourtant on parle de 5 chantiers, de la révolution de la modernité d'alias Joseph Kabila...

Jean Kalama-Ilunga: Ce constat est hallucinant! Après quatorze ans de pouvoir, dictatorial, totalitaire, Joseph dit ’’Kabila’’, brillant par son incapacité notoire d’offrir ne fut-ce qu’une carte d’identité nationale aux congolais, s’est investi dans des slogans désarticulés qui nous rappellent les slogans mobutistes et sans fond qui n’ont servi qu’à distraire et faire perdre du temps à nos compatriotes! Il a pris en otage toutes les institutions de la république à savoir l’armée, la police nationale, les services de sécurité, la justice, la douane, la communication, transformée en organe de propagande, la banque centrale transformée en coffre-fort personnel… ! Et là où le bât blesse, Joseph dit ’’Kabila’’ a infiltré et positionné sur les postes stratégiques de nos institutions régaliennes des rwandais tutsi voire terroristes au sein de la police nationale, des Forces armées de la RDC (FARDC), des services de sécurité! D’ailleurs, nous ne manquons pas de dénoncer cette dérive de Joseph dit ’’Kabila’’ sur la tribune du Front Civil de Résistance Populaire « Tango ya Kopapa » adressée aux militaires et policiers congolais en vue de leur mobilisation et leur éveil patriotique! Nous les appelons à rejoindre la résistance populaire! La mayonnaise est entre de prendre!

3. Réveil FM International: Catapulté à la tête de la République démocratique du Congo après l'assassinat de M'zée Laurent Désiré Kabila, le Kadogo alias Joseph Kabila ne savait rien. C'est comme à un chauffard sans permis de conduire à qui on a remis une Lamborghini. Doit-on lui trouver des circonstances atténuantes puisque ce sont des dinosaures Mobutistes et Mammouths Joséphistes qui dirigent le Congo ...

Jean Kalama-Ilunga: Paul Kagamé, qui a l’outrecuidance d’annoncer sa présence à l’UNESCO , a toujours été parfaitement au courant du rôle joué par Joseph dit ’’Kabila’’ concernant l’assassinat du soldat du peuple M'zée Laurent-Désiré Kabila! Qu’on ne nous prenne pas pour des dindons de la farce! Quoiqu’on fasse, la vérité finit toujours par triompher! Tôt ou tard, les complices de cet assassinat finiront par sortir de la brousse! Joseph dit ’’Kabila’’ ne mérite aucune circonstance atténuante! Il avait assassiné Mzee Laurent Désiré Kabila! Non seulement, son addiction à la haute trahison plaide en faveur de sa neutralisation plus qu’urgente, mais, laisser la RDC entre les mains d’un psychopathe avéré, est irresponsable et extrêmement dangereux! Joseph dit ’’Kabila’’ en présente toutes les caractéristiques! En tout état de cause, il obéit à Paul Kagamé et il exécute les ordres qui lui sont donnés, même d’accepter la manipulation sordide de modification des frontières avec de faux experts! Concernant, les dinosaures mobutistes, ils n’ont aucun idéal, en désespoir de cause, ils ne sont là que pour glaner les opportunités de se remplir les poches! Quant aux soient disant mammouths Josephistes, ils ne dirigent rien du tout, ils se contentent de se gaver, bêtement, dans la mangeoire en attendant la fin de la partie! Le pays est sous occupation et ce sont les rwandais tutsi qui dirigent en attendant d’être chassés!

4. Réveil FM International: Comment jugez-vous la sortie de bois de Louis Michel " Big loulou" pour crier aux loups contre son larbin de marionnette alias Joseph Kabila, quand on sait l'implication de l'individu belge Louis Michel dans le désastre que vivent les Congolais d'avoir un incapacitaire, imposteur et usurpateur à la tête du Congo...

Jean Kalama-Ilunga: Après avoir mis la RDC sens dessus dessous, revoilà le belge Louis Michel qui se prend toujours pour la Belgique et s’autorise abusivement à parler en son nom! Pauvre Belgique! Louis Michel voit le vent qui change en RDC et il tente de changer aussi! Mais malheureusement pour lui, nous n’avons rien oublié! Bien que les congolais souffrent très souvent d’amnésie, mais nous de la résistance, nous nous souvenons de tout! Louis Michel s’évertue à faire croire aux opinions qu’il connait le Congo mieux que nous alors qu’il navigue complètement à côté! D’ailleurs, le fait de plaider pour les prochaines élections est une preuve de mauvaise foi! Il oublie que Joseph dit ’’Kabila’’ dirige illégalement, illégitimement et par défi contre le peuple congolais, nous le savons! A ce titre, la Résistance populaire ne l’a jamais reconnu cet imposteur comme président de la république! Nous rappelons à Louis Michel que toutes ses considérations sur la RDC sont faussées par la réalité de crises enchevêtrées qui annihilent toute possibilité de réaliser quoique ce soient! Joseph dit ’’Kabila’’ est lui-même une crise parmi les crises enchevêtrées qui bloquent notre pays! Nous réitérons cette mise au point à Louis Michel : la Résistance de la RDC n’est pas l’opposition! Ceux qui se qualifient d’ ’’opposants’’ reconnaissent la légitimité de Joseph dit ’’Kabila’’ qui dirige par défi contre le peuple congolais, par conséquent, ils sont complices de l’illégalité et illégitimité qui fondent ce pouvoir! La Résistance de la RDC n’a jamais reconnu Joseph dit ’’Kabila’’ comme président de la République!

5. Réveil FM International: Le gouvernement belge s'est précipité d'annoncer qu'il va soutenir des élections de 2016 au Congo. Les élections Louis Michel 2006 sans débat démocratique, la Belgique y avait contribué. Malgré les fraudes, alias Joseph kabila a été proclamé vainqueur. En 2011, l’élection présidentielle est passé de deux à un tour, encore une fois malgré les tricheries et calamiteuses fraudes alias Joseph Kabila a été proclamé vainqueur. Qu'est-ce qui augure l'élection de 2016 ? Pourquoi la Belgique tient tant à s'impliquer dans les affaires congolaises alors qu'elle est incapable de résoudre ses propres problèmes internes ?

Jean Kalama-Ilunga: Comme je l’ai dit précédemment, la complexité de la situation en RDC relative aux crises enchevêtrées, impose un traitement radical en vue d’arriver à éradiquer toutes les crises qui y sévissent! Si, à titre d’exemple, on prend en compte l’élection présidentielle, considérant qu’elle-même est une crise parmi les crises enchevêtrées, cette élection, au lieu d’apporter des solutions, sera génératrice d’autres crises! Nous avons donc convenu que seule une crise majeure arrivera à mettre un terme à ce cafouillage! Mais lorsque la Belgique ou le gouvernement belge tient à s’impliquer dans ce cafouillage électoral? Non, non, non! Je ne pense pas qu’il s’agit du gouvernement belge, mais d’une bande d’individus belges qui s’arrogent abusivement les prérogatives d’Etat pour aller imposer leur vision ’’satanique’’ consistant à tout miser sur les élections même si elles sont biaisées dès la base! Ces fameux lobbies dans lesquels on compte des français, des américains, des anglais…, veulent ce genre d’exercice pour imposer à la direction de la RDC des personnages controversés manipulables!

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Porto Rico: Les parents d'enfants obèses taxés !

Porto Rica, enfant obèse pourrait devenir un délit !

Avoir un enfant gros pourrait donc devenir un délit à Porto Rico, si l'on en croit les sénateurs, qui voudraient pénaliser financièrement les parents des enfants qui ne perdent pas de poids. En effet, un sénateur porto-ricain a introduit un projet de loi visant à infliger des amendes aux parents d'enfants obèses. Un geste hypocrite qui a suscité toutes sortes de critiques sur l'île, qui souffre d'un taux élevé d'obésité infantile. La controverse est telle que le fameux sénateur en question, Gilberto Rodriguez Valle, a dû calmer le jeu en déclarant à la presse qu'il était prêt à réviser sa proposition.

Gilberto Rodriguez Valle, le fameux sénateur porto-ricain qui n'a pas d'enfants obèses et voudrait taxer les enfants obèses des autres !

L'initiative de Gilberto Rodriguez Valle, qui est en instance au Sénat, propose de donner des amendes aux parents d'enfants obèses et de les poursuivre pour maltraitance si, après une certaine période, les mineurs ne montrent pas d'amélioration de leur condition physique. "Ce n'est pas la bonne façon de faire. ça va entraîner des complications, car il y a des bébés obèses à cause de complications médicales et de facteurs génétiques" a déclaré Ricardo Fontanet, président de l'Académie américaine de pédiatrie à Porto Rico.

La proposition prévoit que le ministère de l'Education ait des responsabilité d'identifier les cas de risques accrus d'obésité chez les enfants qui ne sont pas le résultat d'un problème de santé préexistant ou aléatoire, et qu'il guide les parents sur les conséquences encourues.

Dans le cadre du projet de loi, si après six mois, il estime que l'enfant n'a pas fait de progrès , le travailleur social peut renvoyer l'affaire devant le ministère de la famille.

Une amende de 500 à 800 dollars

Si une période similaire s'écoule sans amélioration, les parents ou tuteurs de l'enfant se verront infliger une amende de 500 dollars. Et si, au bout de six mois, il n'y a toujours pas de progrès l'amende passe à 800 dollars.

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