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lundi 20 octobre 2014

RDC: A l'ONU-Genève, le Haut-Commissaire aux droits de l'homme condamne l'expulsion du principal responsable des droits de l'homme

Scott Campbell, le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme, persona non grata en République démocratique du Congo

Avec le régime d'alias Joseph Kabila, la liberté d'expression est inexistante pour les Congolais y compris pour les agents des Nations-Unies accrédité en RDC. Seule la voix d'alias Joseph Kabila, ses apparatchiks, thuriféraires et mammouths joséphistes comptent. La dictature outrancière du régime a menacé et expulsé Scott Campbell. Vingt quatre heures après la publication du rapport du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme(BCNUDH) mettant en cause le comportement des éléments de la Police Nationale Congolaise lors de l’opération Likofi contre les jeunes désœuvrés communément appelés » Kuluna » à Kinshasa, le gouvernement de la RDC par l’entremise de son ministre de l’Intérieur a pris une décision déclarant persona non grata le Directeur pays du BCNUDH, Scott Campbell. Ce dernier a quitté Kinshasa le vendredi soir. La France avait réagi le vendredi matin. Elle avait dit regretter la décision des autorités congolaises qui risque, selon le quai d’Orsay, de porter atteinte à la crédibilité des efforts entrepris pour améliorer la situation des droits de l’homme dans le pays. Nous publions le communiqué de presse du Haut-Commissaire aux droits de l'homme, qui est parvenu à la Rédaction de Réveil FM International , il y a quelques minutes.

GENÈVE (Publié tel que reçu) – Le Haut-Commissaire aux droits de l'homme des Nations Unies, Zeid Ra'ad Al Hussein, a déclaré dimanche qu'il regrettait et condamnait la décision du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) d'expulser représentant dans le pays et les actes d'intimidation dont sont victimes d'autres employés des droits humains en RDC.

«Non seulement a-t-on demandé à Scott Campbell, mon très expérimenté et respecté représentant en RDC, de partir, mais, ces derniers jours, deux autres membres du personnel travaillant dans son équipe ont été sérieusement menacés. C'est inacceptable ", a déclaré Zeid.

La décision de déclarer Scott Campbell, le directeur du Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme, persona non grata a été initialement rendue publique par le ministère de l'Intérieur jeudi, au lendemain de la publication d'un rapport de l'ONU* détaillant de graves violations des droits de l'homme par les forces de sécurité congolaises dont le ministère est responsable. La décision a été officiellement confirmée par le ministère des Affaires étrangères vendredi, en dépit des efforts déployés par Martin Kobler, le chef de la mission de l'ONU en RDC (MONUSCO), afin de convaincre le gouvernement de reconsidérer sa décision.

Le rapport, basé sur les enquêtes menées par le Bureau conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme, documente la mort d'au moins neuf civils et la disparition forcée d'au moins 32 autres par des agents de la Police nationale congolaise. Il a été partagé avec les ministres de l'Intérieur et de la Justice et Droits de l'Homme le 18 Août. Les commentaires du ministre de l'Intérieur ont été annexés à la version publiée du rapport.

"Le rapport a été publié conjointement par la MONUSCO et mon bureau", a déclaré Zeid. "Je me joins entièrement à M. Kobler afin de supporter ses conclusions et recommandations. Le rapport décrit un ensemble de violations très graves, y compris des exécutions sommaires et extrajudiciaires et des disparitions forcées, commises contre des civils par les forces de sécurité congolaises. Le gouvernement de la RDC devrait enquêter sur ses conclusions profondément troublantes et poursuivre les auteurs présumés en justice plutôt que de chercher à punir le chef de l'équipe qui a fait les recherches et produit le rapport ".

«Au cours des dernières années, le Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l'homme en RDC, sous la direction de M. Campbell, a été à l'avant-garde de la lutte pour promouvoir et protéger les droits de l'homme et combattre l'impunité», a déclaré le Haut-Commissaire. "Le fait que le travail du Bureau, mandaté par le Conseil de sécurité, a conduit à ces actes de représailles est un développement très inquiétant."

Le Haut-Commissaire a exhorté le gouvernement de la RDC à reconsidérer sa décision au sujet de M. Campbell, à enquêter sur les menaces et intimidations continues contre les autres membres du personnel des droits de l'homme des Nations Unies, et à traduire en justice les responsables. « Au travers de ces actes de représailles, les autorités congolaises risquent de mettre en péril des années d'efforts du personnel des droits de l'homme de l’ONU et de certains secteurs des autorités congolaises pour aider les victimes de violations des droits de l'homme et renforcer l'état de droit», a déclaré Zeid.

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RDC: Les droits de l'homme foulés aux pieds par le régime d'alias Joseph Kabila. Le Rapport de l'ONU accablant sur l'opération "Likofi"

Que peut-on attendre des loubards impayés, drogués, instrumentalisés en habits de la police, à qui on a pris d'alléguer que les Citoyens sont des ennemis ? Bavures et exactions ! Photos Réveil FM International, archives

Doit-on s'offusquer aujourd'hui de l'expulsion de Scott Campbell, chef du bureau de l’ONU pour les droits de l’homme en RDC, à cause de son rapport sur la fameuse opération "Likofi" ? Ce rapport accable encore une fois la police congolaise aux ordres d'alias Joseph Kabila, accusée d'exactions lors d'une opération coup de poing pour traquer les délinquants de Kinshasa entre novembre 2013 et février 2014. Si Scott Campbell ne travaillait pas pour les Nations unies et qu'il avait le malheur d'être congolais, c'est dans un cercueil qu'on l'aurait retrouvé. Qui a oublié que Floribert Chebeya, l'icône des droits de l'homme en RDC, avait recueilli suffisamment d'éléments prouvant l'implication du bataillon Simba, alors dirigé par le général Numbi, dans les massacres de 2007 et 2008 au Bas-Congo de plus de 300 personnes, principalement des adeptes du mouvement politico-religieux Bundu Dia Kongo, tuées par la même police de l'opération "Likofi". Pour légitimer un régime sanguinaire et tortionnaire, Albert II, à l'époque Roi des Belges a accepté de participer aux festivités du cinquantenaire de l’indépendance au 30 juin 2010, sans piper un mot aux imposteurs de Kinshasa, qui venaient d'assassiner deux hommes, quelques jours auparavant, au poste de police: Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, deux activistes de l'ONG la "Voix des Sans Voix". Le régime de Kinshasa d'alias Joseph Kabila est pire que le Daech que la communauté internationale combat en Irak. Alias Joseph Kabila soutenu par la mafia internationale jouit d'une impunité innommables. Combien des rapports sur les atteintes massives aux droits de l'homme en République démocratique du Congo ? L'illégitime "président" de la République démocratique du Congo nargue le monde entier, tue, assassine, zigouille, expulse qui il veut. Sans foi ni loi, alias Joseph Kabila, malgré ses treize ans de calamités à la tête du Congo, veut tripatouiller la Constitution pour un troisième mandat en 2016, qui peut lui en empêcher ? Personne !

Voici le rapport de Scott Campbell, chef du bureau des droits de l'homme, expulsé de Kinshasa, qui a éclaboussé le régime d'alias Joseph Kabila. Selon ce rapport, au moins neuf personnes ont été exécutées par balles et trente-deux personnes sont toujours portées disparues. Pour Kinshasa, c'en est trop. Le ministre congolais de l’Intérieur, Richard Muyej, a demandé jeudi 16 octobre le départ du chef du bureau de l’ONU pour les droits de l’homme en RDC, Scott Campbell qui a quitté Kinshasa.

I. Résumé

1. Ce rapport du Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH)1 porte sur les violations graves des droits de l’homme, à savoir des exécutions sommaires et extrajudiciaires et des disparitions forcées, commises à l’encontre de civils par des agents de la Police nationale congolaise (PNC) dans le cadre de l’opération « Likofi ». Cette opération avait pour but de lutter contre la délinquance à Kinshasa et a été menée entre le 15 novembre 2013 et le 15 février 2014.

1 Le Bureau Conjoint des Nations Unies aux Droits de l’Homme (BCNUDH), établi en février 2008, est composé de la Division des droits de l’homme de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et du Bureau du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme en République démocratique du Congo (HCDH-RDC).

2 Voir la liste détaillée des cas en annexe de ce rapport.

3 Voir Communiqué de presse, 27 novembre 2013, « RDC : l’UNICEF et la MONUSCO s’inquiètent des rapports sur la disparition et l’assassinat de jeunes et d’enfants à Kinshasa ».

4. La liste détaillée des cas d’exécutions sommaires et extrajudiciaires et de disparitions forcées a été transmise par le BCNUDH au Ministre de la Justice et Droits humains par lettre envoyée le 2 juin 2014.

5. « Likofi » signifie « Coup de poing » en langue Lingala.

6. Voir l’article « Éradication du phénomène « Kuluna » : aller jusqu’au bout », publié par le journal « Le Potentiel » le 23 novembre 2013. Voir aussi l’article publié par Jeune Afrique, « RDC : opération coup de poing contre les « kulunas » de Kinshasa », 29 novembre 2013, disponible sur le site : http://www.jeuneafrique.com/Article/ARTJAWEB20131129120258/.

2. A l’issue de plusieurs enquêtes conduites depuis la mi-novembre 2013 et sur la base d’informations corroborées au cours desdites enquêtes, le BCNUDH est en mesure de confirmer que l’opération « Likofi » a fait au moins 41 victimes de sexe masculin. Parmi elles, neuf ont fait l’objet d’exécutions sommaires, et 32 de disparitions forcées. Ces violations auraient été commises par des agents de la PNC2. Ayant été informé de nombreuses allégations de violations des droits de l’homme qu’il n’a pas été en mesure de confirmer, le BCNUDH estime que le nombre total de victimes pourrait être beaucoup plus élevé. Les chiffres présentés dans ce rapport ne comprennent donc que les cas recensés et vérifiés par le BCNUDH dans certaines communes de la ville de Kinshasa.

3. Les Nations Unies ont exprimé publiquement3 leurs préoccupations concernant ces graves allégations de violations des droits de l’homme et ont partagé les informations à leur disposition avec les autorités congolaises4.

4. Le rapport formule des recommandations visant notamment à diligenter des enquêtes indépendantes et impartiales et, si les éléments constitutifs des crimes sont réunis, à traduire les auteurs présumés en justice.

II. Introduction

5. Le 15 novembre 2013, le Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières a annoncé publiquement le lancement de l’opération « Likofi »5 visant à éradiquer la délinquance dans la ville de Kinshasa. Selon plusieurs articles publiés dans les médias6, cette opération a fait suite à une décision du Conseil supérieur de défense lors de réunions qui se sont tenues à Kinshasa et à Lubumbashi les 26 octobre et 6 novembre 2013.

6. Cette opération a été menée par des agents de la PNC sous un commandement alterné de 15 jours entre l’Inspecteur provincial de la police de Kinshasa, le Général Célestin Kanyama Tshishiku, et le Commandant de la Légion nationale d’intervention (LENI), le Général Seguin Ngoy Sengelwa.

Elle aurait été organisée en différentes phases. L’opération « Likofi I », lancée le 15 novembre 2013, aurait visé à traquer les « kulunas »7, tandis que l’opération « Likofi II », qui aurait pris le relais du 15 décembre 2013 au 15 février 2014, aurait eu pour objectif, en plus de la traque des « kulunas », de poursuivre les bandits opérant en tenue policière ou militaire. En outre, le 25 février 2014, lors d’un point de presse à Kinshasa, le Ministre de l’Intérieur a annoncé une opération « Likofi plus »8, mais le BCNUDH n’a pu confirmer si cette opération a été effectivement lancée.

7 Le terme « kuluna » désigne un criminel ou un groupe de criminels à l’origine de divers actes criminels graves (notamment des meurtres et des viols), souvent commis à l’arme blanche.

8. L’opération « Likofi plus » aurait eu pour but, outre sa mission principale de traque des « kulunas », de lutter contre de nouvelles formes de banditisme que connaît la ville de Kinshasa, tels que les braquages d’institutions financières ou bancaires.

9. Il s’agissait d’informations sur l’identité de présumés « kulunas » et sur des actes criminels qu’ils auraient déjà commis. Certains auraient été répertoriés sur un fichier de criminels qui aurait permis aux agents de la police de traquer lesdits bandits.

10. Il s’agirait de personnes qui auraient été arrêtées sans raison valable.

11. Voir la liste des cas en annexe de ce rapport.

12. Les enquêtes se sont déroulées conformément aux méthodes de collecte et de vérification d’informations relatives aux violations des droits de l’homme propres au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme.

13. L’équipe du BCNUDH s’est vu refuser à plusieurs reprises l’accès à la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (HGRK) gardée par des contingents militaires et policiers. De plus, le BCNUDH a reçu une information selon laquelle une injonction aurait été donnée par le gouvernorat, qui administre la morgue de l’HGRK, pour restreindre l’accès des observateurs et/ou activistes des droits de l’homme à la morgue.

7. Selon des sources policières concordantes, l’opération « Likofi » aurait été menée sur la base d’informations9 fournies par des agents de la police en charge des renseignements et par des indicateurs en ce qui concerne l’identité de présumés « kulunas ». Ces indicateurs ont parfois accompagné les agents de police pour procéder aux arrestations. Dans certains cas, l’opération aurait donné lieu à de véritables rafles, sans identification préalable des personnes arrêtées10. Les informations à la disposition du BCNUDH sur les cas qui ont pu être vérifiés n’indiquent pas que les victimes étaient armées, ou représentaient une menace ou un danger lors de leur interpellation. Le BCNUDH a également reçu des allégations faisant état, durant l’opération « Likofi », de disparitions de personnes détenues dans des centres de détention de Kinshasa alors même qu’elles avaient été arrêtées bien avant le début de l’opération.

III. Méthodologie et difficultés rencontrées

8. Le BCNUDH a entrepris plusieurs enquêtes sur des allégations de violations des droits de l’homme dès le début de l’opération « Likofi ». Dans ce contexte, les officiers des droits de l’homme du BCNUDH se sont entretenus avec plus de 70 victimes et témoins de violations des droits de l’homme, ainsi qu’avec des employés de centres de santé et d’hôpitaux, des responsables de la police et des représentants de la société civile, dans le but de recueillir le plus d’informations possible sur les allégations de violations des droits de l’homme dont ils avaient été informés.

9. Seuls les cas confirmés11 et corroborés par plusieurs sources, selon la méthodologie du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme12, ont été inclus dans ce rapport. Le nombre de violations pourrait être beaucoup plus élevé dans la mesure où les officiers du BCNUDH n’ont pas été en mesure de vérifier plusieurs allégations en raison de diverses difficultés, notamment d’accès à certains sites13 et de la réticence de plusieurs proches de victimes et témoins à donner des informations par crainte de représailles.

IV. Cadre légal

10. Les exécutions sommaires et extrajudiciaires14 et les disparitions forcées15 auxquelles ce rapport fait référence sont constitutives de violations des droits humains, notamment les droits à la vie, à l’intégrité physique et à la liberté et à la sécurité de la personne. L’ensemble de ces droits sont garantis et protégés par divers instruments internationaux et régionaux, tels que la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH)16, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP)17 et la Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP)18. Bien que la RDC n’a pas ratifié la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées, les droits violés par les disparitions forcées sont garantis par les instruments juridiques internationaux visés plus haut et, à ce titre, l’Etat de la RDC a l’obligation de les respecter et de les protéger. En outre, des recommandations ont été émises par le Comité des droits de l’homme et le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires visant notamment à la ratification par la RDC de la Convention, à l’adoption de mesures préventives contre les disparitions forcées et à la sanction de tels actes19.

14. Selon les travaux du Rapporteur spécial des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, les cas d’exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires recouvrent tous les actes et omissions des agents de l’Etat qui constituent une violation du droit généralement reconnu à la vie énoncé dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et dans le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

15. La Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées a été adoptée le 20 décembre 2006 par l’Assemblée générale des Nations unies et est entrée en vigueur le 23 décembre 2010. Selon l’article 2, « on entend par « disparition forcée » l’arrestation, la détention, l’enlèvement ou toute autre forme de privation de liberté par des agents de l’État ou par des personnes ou des groupes de personnes qui agissent avec l’autorisation, l’appui ou l’acquiescement de l’État, suivi du déni de la reconnaissance de la privation de liberté ou de la dissimulation du sort réservé à la personne disparue ou du lieu où elle se trouve, la soustrayant à la protection de la loi ».

16. L’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (DUDH) dispose que « Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne » et l’article 5 prévoit que : « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

17. Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), auquel a accédé la République du Zaïre en 1976, garantit notamment le droit à la vie (art.6), le droit à l’intégrité physique et l’interdiction de la torture et des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants (art.7) et le droit à la liberté et sécurité de la personne (art.9).

18. La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (CADHP), adoptée le 2 juin 1987 à Nairobi et ratifiée par la République du Zaïre en 1987, prévoit le droit au respect de la vie et à l’intégrité physique et morale de la personne (art.4), nul ne pouvant être arbitrairement privé de ce droit. La Charte prévoit également l’interdiction des peines et traitements cruels, inhumains ou dégradants (art.5), ainsi que le droit de tout individu à la liberté et à la sécurité de sa personne (art.6).

19. Voir Observations finales du Comité des droits de l’homme, République démocratique du Congo, 26 avril 2006, CCPR/C/COD/CO/3, para.15 et Rapport de mission du Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires en RDC, A/HRC/19/58/Add.3, 20 Janvier 2012, para.100(b).

20. Selon l’article 7 (1) du Statut de Rome, « on entend par crime contre l’humanité l’un quelconque des actes ci-après lorsqu’il est commis dans le cadre d’une attaque généralisée ou systématique lancée contre toute population civile et en connaissance de cette attaque ».

11. Les violations des droits de l’homme documentées dans le présent rapport, notamment les exécutions sommaires et extrajudiciaires et les disparitions forcées peuvent, de par leur type et leur nature, constituer des crimes contre l’humanité au sens de l’article 7 du Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI), qui a été intégré dans le droit interne de la RDC20. En outre, certaines des violations des droits de l’homme exposées dans ce rapport peuvent être assimilées à des crimes selon le droit pénal congolais, notamment le meurtre, qui constitue un crime passible d’une peine d’emprisonnement.

12. La Constitution de la RDC du 18 février 2006 garantit également le respect de ces droits. Plus spécifiquement, l’article 16 de la Constitution dispose notamment que : « La personne humaine est sacrée. L’Etat a l’obligation de la respecter et de la protéger. Toute personne a droit à la vie, à l’intégrité physique ainsi qu’au développement de sa personnalité dans le respect de la loi, de l’ordre public, du droit d’autrui et des bonnes mœurs. Nul ne peut être tenu en esclavage ni dans une condition analogue. Nul ne peut être soumis à un traitement cruel, inhumain ou dégradant. Nul ne peut être astreint à un travail forcé ». Les articles 17 et 18 de la Constitution ont trait au respect de la liberté individuelle et des droits de la personne arrêtée et détenue. Les personnes ne peuvent en effet être arrêtées que conformément aux procédures établies par la Constitution et les Codes pénal et de procédure pénale. Cela implique que les individus concernés doivent être informés des raisons de leur arrestation, doivent pouvoir entrer immédiatement en contact avec leur famille ou conseil juridique et être traduits dans les plus courts délais devant un juge.

13. Les missions de la PNC sont définies par la Loi organique nº11/013 du 11 août 2011 portant organisation et fonctionnement de la PNC21. Par ailleurs, les dispositions de la Loi organique nº11/013 prévoient que la police ne peut avoir recours à la force qu’en cas de nécessité absolue et uniquement pour atteindre un objectif légitime, et qu’en tout état de cause, l’usage de la force doit respecter les principes de proportionnalité et de progressivité22. En outre, le recours à la force et l’utilisation d’armes à feu par les responsables de l’application des lois sont également encadrés par les Principes de base sur le recours à la force et l’utilisation des armes à feu par les responsables de l’application des lois, adoptés par le 8ième Congrès des Nations Unies pour la prévention du crime et le traitement des délinquants23. En effet, il y a lieu de citer le rapport du Rapporteur spécial sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires de 200624, qui précise les bases et le contenu des normes de droit international en matière d’utilisation par la police de la force létale. En plus des Principes de base mentionnés, il cite le Code de conduite pour les responsables de l’application des lois25. Dans ce rapport de 2006, le Rapporteur spécial explique que les normes de droit international en la matière font référence au caractère proportionnel et nécessaire de l’usage de la force.

21 En vertu des dispositions de cette Loi, l’article 9 dispose que « les agents de police ne peuvent faire usage d’armes à feu que sur réquisition préalable de l’autorité légalement responsable du maintien de l’ordre ». L’article 10 de cette même Loi prévoit que « La police nationale vérifie systématiquement la légalité des opérations qu’elle se propose de mener ».

22. Articles 8 et 9 de la Loi organique nº11/013 portant organisation et fonctionnement de la PNC.

23. Le principe 5 des dispositions générales prévoit que, lorsque l’usage légitime de la force ou l’utilisation des armes à feu est inévitable, « les responsables de l’application des lois s’efforceront de ne causer que le minimum de dommages et d’atteintes à l’intégrité physique et de respecter et de préserver la vie humaine ». Selon le principe 7, « Les gouvernements feront en sorte que l’usage arbitraire ou abusif de la force ou des armes à feu par les responsables de l’application des lois soit puni comme une infraction pénale, en application de la législation nationale ». En vertu des dispositions spéciales, le principe 9 dispose que « les responsables de l’application des lois ne doivent pas faire usage d’armes à feu contre des personnes, sauf en cas de légitime défense ou pour défendre des tiers contre une menace imminente de mort ou de blessure grave, ou pour prévenir une infraction particulièrement grave mettant sérieusement en danger des vies humaines ».

24. 61ème Session de l’Assemblée générale, A/61/311, para. 33-45.

25. Voir Résolution 34/169 de l’Assemblée générale du 17 décembre 1979.

26. Les résumés des cas documentés par le BCNUDH sont repris en annexe de ce rapport.

V. Violations des droits de l’homme commises dans le cadre de l’opération « Likofi »

14. Le BCNUDH a été informé de nombreuses allégations d’exécutions sommaires et extrajudiciaires et de disparitions forcées qui auraient été commises dans le cadre de l’opération « Likofi », et est en mesure de confirmer les violations suivantes26:

- Exécutions sommaires et extrajudiciaires

15. Les enquêtes menées par le BCNUDH ont permis de confirmer des exécutions sommaires et extrajudiciaires à l’encontre d’au moins neuf hommes, dont un mineur, dans plusieurs communes de la ville de Kinshasa, à savoir Bumbu, Selembao, Limete, Ngiri-Ngiri, Ngaliema, Lingwala et Kalamu, entre les 19 et 27 novembre 2013. Au vu des cas documentés par le BCNUDH27, les exécutions sommaires et extrajudiciaires ont été commises par armes à feu. Il ressort de ces cas, que les victimes ont reçu au moins une balle dans le dos et/ou dans l’entrejambe et/ou à l’abdomen et/ou dans la tête. L’âge des victimes serait compris entre 17 et 30 ans. Parmi ces vicitmes, le BCNUDH a pu identifier des petits commerçants, un pêcheur, un jeune diplômé, un joueur de football, un menuisier et un travailleur dans une cabine téléphonique.

27. Voir la liste des cas d’exécutions sommaires et extrajudiciaires en annexe du présent rapport.

28. L’équipe du BCNUDH s’est vu refuser à plusieurs reprises l’accès à la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (HGRK) gardée par des contingents militaires et policiers. De plus, le BCNUDH a reçu une information selon laquelle une injonction aurait été donnée par le gouvernorat, qui administre la morgue de l’HGRK, pour restreindre l’accès des observateurs et/ou activistes des droits de l’homme à la morgue.

29. Bien que l’opération « Likofi » ait officiellement pris fin le 15 février 2014, le BCNUDH a continué d’enregistrer des cas similaires de disparitions forcées après cette date.

30. Voir la liste détaillée des cas des disparitions forcées en annexe du présent rapport.

16. Les officiers des droits de l’homme du BCNUDH ont constaté un modus operandi récurrent en ce qui concerne les exécutions sommaires et extrajudiciaires qu’ils ont pu documenter. Elles auraient été commises par des agents de la PNC, portant des cagoules, certains munis d’armes à feu, et se déplaçant à bord de véhicules de type jeep sans plaque d’immatriculation. La majorité des victimes auraient été tuées dans leur quartier, parfois à la sortie de leur domicile.

17. Il est à noter que plusieurs hommes ont été tués après avoir été arrêtés par des policiers dans le cadre de l’opération « Likofi ». A titre d’exemple, dans un cas documenté par le BCNUDH, le 24 novembre 2013, dans la commune de Bumbu, un homme a été arrêté et détenu par des agents de la PNC dans un cachot du commissariat de ladite commune avant d’en être extrait et d’être tué par balle par des policiers. Le 19 novembre 2013, un homme a été arrêté par des agents de police dans la commune de Limete, puis conduit dans la commune de Barumbu par ces mêmes agents où il a été tué par balle.

18. Les corps des victimes ont été, pour la plupart, récupérés par des agents de la police des commissariats de leur lieu d’habitation, tôt le matin, pour être emportés ensuite à bord d’un véhicule à la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (HGRK). Selon certaines sources crédibles, plusieurs dizaines de corps auraient été entreposées à la morgue. Le BCNUDH a tenté à plusieurs reprises de s’y rendre, mais a eu des difficultés à accéder à la morgue28.

- Disparitions forcées

19. Depuis le lancement de l’opération « Likofi », le BCNUDH a documenté les cas de 32 victimes de disparitions forcées, dont trois mineurs. Ces violations auraient été perpétrées par des agents de la PNC entre le 18 novembre 2013 et le 25 février 201429, dans les communes de Kisenso, Mont-Ngafula, Limete, Lingwala, Ngaba, Kalamu, Makala, Masina, et Lemba. Au vu des informations recueillies par le BCNUDH30, il y aurait eu parmi les victimes des étudiants ou élèves, des journaliers de certaines entreprises et des vendeurs en tout genre. L’âge des victimes serait compris entre 16 et 44 ans.

20. Le modus operandi est globalement le même pour tous les cas et est semblable à celui observé pour les cas d’exécutions sommaires et extrajudiciaires enregistrés par le BCNUDH. La plupart des victimes auraient été interpellées à leur domicile, tard dans la soirée ou durant la nuit, par des agents de la PNC portant des cagoules, munis d’armes à feu et se déplaçant à bord de véhicule de type jeep sans plaque d’immatriculation. Les victimes auraient été pour la plupart menottées et ligotées avant d’être embarquées de force à bord de ces mêmes véhicules. Selon les informations recueillies par le BCNUDH, certaines victimes auraient d’abord été conduites et détenues dans des cachots situés dans des commissariats ou sous-commissariats de la PNC avant d’en être extraites et de disparaître.

21. Il est à noter que, dans certains cas, selon les témoignages recueillis, les agents de la police auraient été accompagnés d’indicateurs pour les aider à identifier les victimes. Le BCNUDH a pu confirmer deux cas, datant du 11 février 2014, dans la commune de Lemba, où les agents de la PNC seraient arrivés à la maison des victimes en compagnie d’un indicateur. Dans la plupart des autres cas, les victimes semblent avoir été interpellées de manière indiscriminée sans procédure d’identification préalable.

22. Dans tous les cas documentés par le BCNUDH, les familles et proches des victimes ont effectué des recherches auprès des autorités, notamment policières, pour tenter de localiser leurs proches dont ils étaient sans nouvelles et se sont rendus dans plusieurs lieux de détention de la ville de Kinshasa à cette fin, mais leurs recherches n’ont pas abouti à leur localisation.

VI. Identification des auteurs présumés

23. Selon l’ensemble des informations recueillies par le BCNUDH, les violations des droits de l’homme répertoriées dans le présent rapport auraient été commises par des agents de la PNC31, notamment des unités spécialisées de la Légion nationale d’intervention (LENI)32 et du Groupe mobile d’intervention (GMI)33, qui se trouvaient sous le commandement alterné tous les 15 jours du Général Célestin Kanyama Tshishiku, Inspecteur provincial de la police de Kinshasa34et ex-Commandant de l’Etat-major de police du district de Lukunga35, et du Général Seguin Ngoy Sengelwa, Commandant de la LENI.

31. L’opération « Likofi » aurait été menée par environ 280 hommes, dont 60 hommes par district de police (commissariat) et 40 hommes des services de renseignements de la Police.

32. La Légion nationale d’intervention (LENI) est une réserve générale d’intervention de la police nationale et intervient en renfort des commissariats provinciaux lors d’émeutes ou de toutes autres opérations de police (art. 20 du Décret n°13/017 du 6 juin 2013 déterminant l’organisation et le fonctionnement du Commissariat général de la Police nationale congolaise). Elle a une compétence territoriale nationale.

33. Le Groupe mobile d’intervention (GMI) intervient dans les mêmes circonstances que la LENI, mais a une compétence territoriale limitée.

34. L’Inspection provinciale de la police de Kinshasa (IPKin) est basée au camp militaire Lufungula dans la commune de Lingwala.

35. Le district de Lukunga comprend les communes de Barumbu, Gombe, Kinshasa, Kintambo, Lingwala et Ngaliema.

36. Il s’agit de colonels, de commandants et de capitaines.

24. Des sources concordantes ont fait part de l’implication d’un haut-gradé de la police de Kinshasa, et de plusieurs officiers de police36 dans les exécutions sommaires et extrajudiciaires et les disparitions forcées qui auraient été commises durant l’opération « Likofi ». Selon ces mêmes sources, il s’agirait d’officiers de plusieurs unités de la PNC, notamment du Groupe mobile d’intervention de Kinshasa Ouest (GMI Kin-Ouest), du Groupe mobile d’intervention de Kinshasa Est (GMI Kin-Est), d’un commissariat de police à Kingabwa et de la LENI, qui auraient agi sur ordre de ce haut-gradé.

25. Ces personnes auraient été impliquées à différents niveaux de l’opération dans plusieurs cas, notamment durant la phase II37, qui, selon des sources crédibles, se serait déroulée comme suit : des agents de la PNC désignés pour exécuter l’opération auraient eu pour tâche d’arrêter les présumés « kulunas » pour les amener au commissariat ou sous-commissariat le plus proche. Des agents « exécuteurs » auraient ensuite fait rapport au haut-gradé de la police sus-mentionné, qui rentrait en contact avec des officiers de police pour que leurs hommes viennent récupérer les personnes arrêtées et les conduisent à des heures tardives au GMI-Est, situé à l’échangeur de la commune de Limete. Arrivées sur ces lieux, les victimes seraient restées sous le contrôle d’un officier supérieur du GMI jusqu’à ce que des policiers se chargent de leur exécution, sur ordre du haut-gradé sus-mentionné, en mettant de la musique à un volume très élevé. La plupart des exécutions auraient été commises par balles, étranglement ou pendaison. Selon des sources crédibles, le haut-gradé aurait été présent durant certaines exécutions. Aussitôt après, un officier supérieur de la police se chargeait de récupérer les corps pour les déposer à la morgue de l’HGRK, où un agent en charge des « kulunas » les recevait et les entreposait. Les corps auraient été ensuite transportés dans un camion remorque sur la route du Bandundu et jetés dans le fleuve ou enterrés dans des fosses communes.

37 Opération « Likofi II ».

38 Voir notamment le communiqué de presse du 27 novembre 2013, « RDC : l’UNICEF et la MONUSCO s’inquiètent des rapports sur la disparition et l’assassinat de jeunes et d’enfants à Kinshasa ».

39. Propos extraits du discours du Ministre de l’Intérieur, Décentralisation et Affaires Coutumières lors d’un point de presse tenu le 25 février 2014 à l’Hôtel Sultani à Kinshasa.

VII. Réponses apportées par les autorités congolaises, la MONUSCO et d’autres acteurs des Nations Unies

7.1. Les autorités congolaises

26. Malgré les nombreuses violations de droits de l’homme dénoncées par les Nations Unies lors de la première phase de l’opération « Likofi »38, la deuxième phase, « Likofi II » a été lancée le 15 décembre 2013. Dans une lettre datée du 7 janvier 2014 à la MONUSCO et l’UNICEF, le Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières indiquait que « S’agissant des allégations relatives aux exécutions extrajudiciaires, voire aux autres abus ou d’éventuelles bavures policières, les magistrats des parquets civils et militaires, chargés d’encadrer l’Opération Likofi, sont suffisamment actifs dans la recherche des agents de police, membres ou non de l’Opération Likofi, impliqués dans la perpétration d’actes criminels, au cours ou en dehors de l’exercice de leurs fonctions ». Il ajoutait en outre qu’ « il va de soi, qu’au vu de la gravité des allégations alimentées par la rumeur, nous avons tous l’obligation d’aider la justice en nous abstenant de nous prévaloir de nos prérogatives, notamment à travers des affirmations péremptoires sur des faits qualifiés d’exécutions extrajudiciaires, alors même que les instances judiciaires compétentes sont censées travailler en toute indépendance, tant à l’égard des institutions nationales que de celles internationales. »

27. Dans un point de presse tenu le 25 février 2014 à Kinshasa, le Ministre de l’Intérieur a également reconnu que l’opération « Likofi » ne s’était pas déroulée sans accrocs et a indiqué que des criminels s’étaient parfois présentés sous le label de l’opération pour commettre des forfaits, dont des meurtres. Il a également précisé que des enquêtes étaient en cours pour démanteler ces réseaux de malfaiteurs qui, selon lui, ont cherché à jeter le discrédit sur l’opération « Likofi »39.

28. Le BCNUDH a assuré le suivi des cas décrits dans ce rapport auprès de plusieurs autorités, notamment policières et judiciaires, tant au niveau national que local40. Le BCNUDH a pris note des déclarations écrites et orales du Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières quant aux démarches qui auraient été entreprises par des magistrats des parquets civil et militaire dans le cadre de la recherche des auteurs présumés de ces actes. A ce jour, et selon les informations que le BCNUDH a pu recueillir, un seul jugement aurait été rendu pour des crimes commis dans le cadre de l’opération « Likofi ». Ainsi, le 24 juin 2014, le Tribunal militaire de garnison de N’djili a condamné un commissaire principal de police du commissariat du marché de la Liberté, commune de Masina, à 10 ans de servitude pénale principale pour enlèvement, arrestation arbitraire et faux en écriture. Deux autres commissaires principaux de police ont été acquittés dans cette affaire41.

40. Il s’agit notamment du Ministre de la Justice et Droits humains, du Commissaire général de la Police, de l’Auditorat militaire supérieur de Matete et de l’Auditorat militaire général.

41. Voir cas n°17 en annexe du présent rapport.

42. A la date de la rédaction de ce rapport, le BCNUDH avait enregistré au moins sept plaintes déposées par des familles des victimes de l’opération « Likofi ».

43. Décision nº020/PNC/CG/COMDT/2014 du 15 août 2014 portant mise en place d’une commission d’enquête relative à l’opération Likofi et Décision nº022/PNC/CG/COMDT/2014 du 26 août 2014 modifiant et complétant la décision nº020/PNC/CG/COMDT/2014 du 15 août 2014 portant mise en place d’une commission d’enquête relative à l’opération Likofi.

29. Des plaintes ont été pourtant déposées par plusieurs familles de victimes auprès d’auditorats militaires, mais sont restées, pour la plupart, à ce jour sans suite42. En outre, plusieurs familles des victimes n’auraient pas déposé plainte par crainte de représailles. Le BCNUDH a également été informé qu’un auditeur militaire, qui avait engagé des poursuites pénales à l’encontre de deux agents de la PNC accusés de l’assassinat d’un présumé « kuluna », avait fait l’objet de pressions de la part des supérieurs hiérarchiques de ces deux agents et reçu une injonction de sa propre hiérarchie afin qu’il cesse d’instruire les poursuites initiées.

30. Par ailleurs, le BCNUDH accueille favorablement la décision prise, le 15 août 2014, par le Commissaire général de la PNC de mettre en place une commission d’enquête ayant pour mission d’enquêter et de relever toutes les exactions qui auraient été commises dans le cadre de l’opération « Likofi »43.

7.2. La MONUSCO et d’autres acteurs des Nations Unies

31. Des représentants de la MONUSCO et du BCNUDH ont mené plusieurs actions de plaidoyer auprès des autorités, notamment judiciaires, afin que cessent les violations des droits de l’homme dans le cadre de l’opération « Likofi », et que les auteurs de toute violation soient traduits en justice.

32. Par ailleurs, le 27 novembre 2013, la MONUSCO et l’UNICEF ont émis un communiqué de presse sur les allégations relatives à la disparition et à l’assassinat de jeunes hommes et d’enfants dans certaines communes de la ville de Kinshasa. Ce communiqué a appelé les autorités congolaises à prendre des mesures immédiates pour mettre fin à ces actes, et a exhorté les autorités judiciaires à diligenter des enquêtes afin que les responsables soient traduits en justice conformément au Code pénal.

33. Le 20 décembre 2013, la MONUSCO et l’UNICEF ont adressé une lettre au Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières pour exprimer leurs vives. préoccupations quant aux allégations d’exécutions sommaires et extrajudiciaires de civils, dont des enfants, présumés être des « kulunas » et/ou des « shégués »44 , qui auraient été commises par des agents de la PNC dans le cadre de l’opération « Likofi ».

44. Le terme « Shégué » désigne les enfants/adolescents des rues dans plusieurs grandes villes de la RDC, notamment à Kinshasa.

45. La lettre a été délivrée à la Ministre de la Justice et Droits humains le 4 juin 2014.

46. Voir cas n°17 en annexe du présent rapport.

47. Voir paragraphes 10, 12 et 13 du présent rapport.

34. Le 2 juin 2014, une description de chacun des cas documentés par le BCNUDH à cette date a été transmise à la Ministre de la Justice et Droits humains afin que les autorités mènent des enquêtes sur ces cas et que les auteurs répondent de leurs actes. En outre, le BCNUDH a demandé des précisions quant aux actions qui auraient pu être entreprises par les autorités compétentes en ce qui concerne d’éventuelles arrestations ou poursuites intentées à l’encontre d’auteurs présumés de ces actes45. Dans une lettre datée du 5 septembre 2014 reprise en annexe du présent rapport, le Ministre de l’Intérieur a accusé réception de la lettre adressée par le BCNUDH, le 2 juin 2014, à la Ministre de la Justice et Droits humains.

VIII. Conclusions et recommandations

35. A l’issue de ses enquêtes, le BCNUDH est en mesure de confirmer qu’entre le 18 novembre 2013 et le 25 février 2014, à Kinshasa, au moins neuf hommes, dont un mineur, ont été victimes d’exécutions sommaires et extrajudiciaires, et au moins 32 hommes, dont trois mineurs, ont été victimes de disparitions forcées, commises par des agents de la PNC dans le cadre de l’opération « Likofi ». Le nombre de victimes de l’opération « Likofi » pourrait être beaucoup plus élevé dans la mesure où le BCNUDH n’a pas été en mesure de confirmer un nombre important d’allégations, dont il avait été informé, en raison de divers obstacles décrits dans ce rapport.

36. Le BCNUDH a assuré le suivi des cas de violations des droits de l’homme décrits dans ce rapport avec plusieurs autorités, notamment policières et judiciaires et au niveau national et local. Le Ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières s’est exprimé sur le rôle actif joué par les magistrats dans la recherche des auteurs présumés de ces actes. A l’exception d’un jugement, rendu le 24 juin 2014, condamnant un commissaire principal de police à 10 ans de servitude pénale principale pour enlèvement, arrestation et faux en écriture dans le cadre de l’opération « Likofi »46, le BCNUDH n’a eu connaissance, à ce jour, d’aucune mesure qui aurait été prise par les autorités compétentes, dans la plupart des cas, pour traduire en justice les auteurs de ces violations.

37. Des membres de la PNC, à plusieurs niveaux de la chaîne de commandement, ont ainsi enfreint les instruments juridiques internationaux relatifs au respect du droit à la vie, du droit à l’intégrité physique et du droit à la liberté et à la sécurité de la personne, et ont notamment violé les articles 16, 17 et 18 de la Constitution congolaise. Ils n’ont en outre pas respecté les Principes de base sur le recours à la force et l’utilisation d’armes à feu47. Etant donné le type et la nature de ces violations, et le contexte dans lequel elles ont été commises, elles peuvent constituer des crimes internationaux ainsi que des crimes selon le Code pénal congolais.

38. De ce fait, le BCNUDH recommande:

A. Aux autorités congolaises:

- De mener des enquêtes promptes, indépendantes, crédibles et impartiales sur les violations des droits de l’homme commises dans le cadre de l’opération « Likofi » et, dans l’hypothèse où les éléments constitutifs des crimes sont réunis, de traduire en justice tous les auteurs présumés de ces violations, quel que soit leur rang;

- De ne pas recourir à l’usage excessif de la force lors des opérations de maintien de l’ordre et de respecter les Principes de base sur le recours à la force et l’utilisation d’armes à feu par les responsables de l’application des lois, tels qu’adoptés par les Nations Unies, notamment en s’assurant que les règles internes de la police reflètent ces principes;

- De s’assurer que des procédures disciplinaires et judiciaires soient mises en place en cas de manquement aux règles sur l’usage de la force et l’utilisation d’armes à feu;

- De donner libre accès aux magistrats des parquets, ainsi qu’aux officiers des droits de l’homme du BCNUDH, à tous les lieux de détention de la ville de Kinshasa, notamment aux cachots de police du district de Lukunga (Camp Lufungula), considérés comme le point central de l’opération « Likofi », ainsi qu’aux différents centres de santé et hôpitaux de la ville, dont la morgue de l’Hôpital général de référence;

- De ratifier, dans les meilleurs délais, la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées.

B. A la Communauté internationale:

- D’exhorter les autorités congolaises à poursuivre et à traduire en justice les responsables présumés des violations décrites dans ce rapport;

- De demander aux autorités congolaises de prendre des mesures préventives afin que ces violations ne se répètent plus;

- De continuer à appuyer les autorités congolaises aux fins de veiller au fonctionnement démocratique, responsable et transparent des institutions étatiques de la RDC, y compris des membres des forces de l’ordre;

- De s’assurer que tout appui aux forces de sécurité de la RDC soit octroyé par le système des Nations Unies conformément à la Politique de diligence voulue en matière des droits de l’homme et par d’autres partenaires uniquement à des unités qui n’ont pas des antécédents en termes de graves violations des droits de l’homme;

- De rester engagée aux côtés des autorités congolaises, y compris de la PNC, dans l’accomplissement de formations et de réformes du secteur de la sécurité et de la réorganisation des forces armées, et pour la mise en oeuvre d’un mécanisme de vérification systématique des antécédents des membres de la PNC.

IX. ANNEXES :

9.1.Liste des cas documentés par le BCNUDH

- Cas d’éxécutions sommaires et extrajudiciaires

1. Le 19 novembre 2013, vers 2h30 du matin, un petit commerçant de 30 ans résidant dans la commune de Selembao aurait été tué à trois mètres de son habitation. Des personnes en uniforme de la PNC portant des cagoules seraient venues le chercher à son domicile et l’auraient abattu de deux balles dans le dos. Son corps aurait été récupéré vers 10 heures du matin par une jeep de la police communale et conduit à la morgue de l’Hôpital général de référence de Kinshasa (HGRK).

2. Le 19 novembre 2013, un pêcheur de 23 ans résidant dans la commune de Limete et l’un de ses amis auraient été arrêtés par des agents de la PNC en tenue civile avant d’être conduits dans une jeep où se trouvaient d’autres agents armés et en uniforme de la PNC, dont certains portaient des cagoules. Ils auraient été conduits dans la commune de Barumbu où les agents leur auraient tiré dessus. L’une des victimes serait morte sur le champ, tandis que le pêcheur de 23 ans, atteint par balles au niveau des cuisses et laissé pour mort, aurait réussi à partir de la morgue où il aurait été acheminé. Il aurait regagné le domicile familial où il aurait succombé aux suites de ses blessures trois jours plus tard.

3. Le 20 novembre 2013, un petit commerçant de 23 ans, et son ami (non identifié), résidant dans la commune de Limete, auraient été tués sur la place Wenze ya Mbila dans le quartier Kingabwa. Vers deux heures du matin, ils auraient été arrêtés avec un troisième homme par un groupe d’hommes armés en tenue de la PNC à bord d’une jeep du commissariat Waya Waya. Vers six heures du matin, les parents de la victime de 23 ans auraient été alertés par les habitants du quartier que les corps de leur fils et de son ami avaient été retrouvés sur la place Wenze ya Mbila, non loin du sous-commissariat Leza. Une jeep de la police du commissariat Waya Waya aurait par la suite emporté les corps.

4. Le 20 novembre 2013, vers 20 heures, un homme de 25 ans, diplômé de l’Institut supérieur de techniques appliquées (ISTA), résidant dans la commune de Bumbu, aurait été tué non loin du sous-commissariat Assossa-Birmanie/Révolution. Il aurait d’abord été arrêté par une vingtaine de policiers venus à bord de trois pick-ups, qui lui auraient ligoté les bras et l’auraient abattu d’une balle dans le dos. Un pick-up de la police territoriale se serait rendue sur les lieux vers sept heures le lendemain matin pour récupérer le corps, mais celui-ci aurait entretemps été amené à la morgue de Kasangulu par sa famille.

5. Le 20 novembre 2013, vers 21 heures, un homme de 23 ans, résidant dans la commune de Ngaliema, aurait été abattu à bout portant de deux balles tirées par des policiers. Alors qu’il se rendait à son domicile, l’homme aurait croisé une patrouille de police qui se dirigeait droit sur lui. Il se serait réfugié au sous-commissariat de la PNC au camp Luka, dans la commune de Ngaliema, où il aurait été récupéré de force par les agents de la police en patrouille. Il aurait supplié qu’on l’identifie au préalable en martelant qu’il n’était pas un kuluna. Après l’avoir fait monter de force dans une jeep, les agents de la PNC lui auraient demandé de descendre de la voiture avant de l’abattre de deux balles dans le dos. Vers quatre heures du matin, une jeep de la police aurait récupéré le corps pour l’emmener vers une destination inconnue.

6. Le 23 novembre 2013, un joueur de football de 18 ans, résidant dans la commune de Kalamu, aurait été abattu de trois balles dans le dos par un groupe de policiers. Vers 21 heures, il aurait été arrêté par un groupe de policiers armés et cagoulés près de son habitation alors qu’il nettoyait des véhicules. Les policiers l’auraient embarqué dans l’un des deux pick-ups qui les transportaient, et auraient sillonné pendant deux heures le quartier avant de l’abattre de trois balles dans le dos près de l’endroit où il avait été arrêté. Le jour suivant, aux environs de sept heures du matin, une jeep de la police, avec à son bord un capitaine du sous-commissariat Mabanga (quartier Yolo sud), serait passée ramasser le corps et l’aurait conduit à la morgue de l’HGRK.

7. Le 24 novembre 2013, vers trois heures du matin, un menuisier de 27 ans, résidant dans la commune de Bumbu, aurait été tué par des agents de la PNC. L’homme aurait été interpellé dans une chambre d’hôtel et conduit au cachot de la commune de Bumbu. Extrait du cachot quelque temps après, il aurait reçu une balle dans l’épaule et une autre au niveau de l’entrejambe. Agonisant, il aurait été acheminé à l’hôpital militaire du camp Kokolo où il serait décédé. Vers 11 heures du matin, une jeep de la police communale aurait récupéré le corps pour l’amener à la morgue de l’HGRK.

8. Le 24 novembre 2013, vers 5h30 du matin, un petit commerçant de 23 ans, résidant dans la commune de Ngiri-Ngiri, aurait été tué. Une vingtaine de personnes en uniforme de la PNC, dont certaines portant des cagoules, l’auraient interpellé après avoir sérieusement brutalisé les membres de sa famille. Ils l’auraient ensuite ligoté et traîné par terre avant de lui tirer deux balles dans le dos après lui avoir demandé de courir. Son corps aurait été récupéré par la police communale vers sept heures du matin et amené à la morgue de l’HGRK.

9. Le 27 novembre 2013, vers trois heures du matin, un jeune homme de 17 ans, résidant dans la commune de Bumbu et travailleur dans une cabine téléphonique, aurait été tué à cinq mètres de son lieu d’habitation. Des agents en uniforme de la PNC, dont certains cagoulés, l’auraient sorti de sa maison et l’auraient conduit à quelques mètres avant de l’abattre d’une balle dans le dos. Vers sept heures du matin, une jeep de la police communale serait venue ramasser le corps pour l’acheminer à la morgue de l’HGRK.

- Cas de disparitions forcées

1. Le 18 novembre 2013, vers deux heures du matin, quatre hommes auraient été arrêtés par sept à huit agents de la PNC dans la commune de Kisenso. Ces derniers auraient brutalement réveillé la bailleresse de l’endroit où ces hommes se trouvaient et lui auraient demandé qu’elle fasse sortir tous les locataires de sa parcelle. Trois locataires, âgés de 20, 22 et 27 ans, ainsi que le petit-fils de la bailleresse, auraient été interpellés par les agents de la PNC en opération. Ils auraient alors été conduits au commissariat de Kisenso. L’un d’entre eux aurait été libéré après avoir payé une somme de 50.000 francs congolais. Les trois autres auraient été extraites du cachot dans la nuit du 19 au 20 novembre 2013 vers une destination inconnue.

2. Le 21 novembre 2013, aux environs de 20 heures, un élève dans un institut, âgé de 23 ans, aurait été arrêté par un groupe de policiers dans la commune de Mont-Ngafula, alors qu’il se trouvait dans une boutique du quartier pour y faire quelques achats. Un groupe d’hommes armés en uniforme de la PNC, que commandait un commissaire adjoint au surnom de « La flamme », l’auraient appréhendé sans présentation de documents, l’auraient embarqué dans une jeep et acheminé vers une destination inconnue. L’homme resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches effectuées par ses proches et le BCNUDH dans plusieurs lieux de détention de la ville de Kinshasa.

3. Le 25 novembre 2013, vers 23 heures, plusieurs éléments de la police à bord de quatre pickups auraient procédé à l’interpellation de six hommes dans la commune de Limete. Ces derniers auraient été conduits au cachot du district de Mont-Amba où les policiers leur auraient demandé de l’argent en échange de leur libération. Deux d’entre eux auraient pu, par l’entremise de leur famille, donner la somme exigée et auraient ainsi été libérés. Les quatre autres auraient été extraits du cachot et emmenés vers une destination inconnue.

4. Le 30 novembre 2013, vers 9h30, un homme de 24 ans, résidant dans la commune de Lingwala, aurait été arrêté par un groupe de policiers venus à bord de deux jeeps jusqu’à sa maison où il s’était caché. Les policiers auraient chassé tous les occupants de la maison et auraient tiré sur l’homme caché dans le plafond, l’auraient menotté, puis jeté dans un véhicule. La famille de la victime aurait été informée de sa mort, mais le corps n’a pas été retrouvé.

5. Le 18 décembre 2013, vers 2h45 du matin, un homme de 22 ans aurait été interpellé dans sa maison familiale, dans la commune de Ngaba, par un groupe de policiers cagoulés arrivés en jeep, dont un capitaine répondant au nom de « Ange » du district de Mont-Amba. L’homme aurait été emmené vers une destination inconnue et resterait introuvable.

6. Le 18 décembre 2013, un élève dans un institut à Kinshasa âgé de 22 ans, aurait été arrêté dans sa maison familiale, dans la commune de Ngaba, par un groupe de policiers cagoulés arrivés en jeep, dont un capitaine répondant au nom de « Ange » du district de Mont-Amba. Les policiers auraient menacé les autres occupants de la maison. L’homme resterait introuvable à ce jour, malgré des recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de la ville de Kinshasa.

7. Le 18 décembre 2013, un homme de 24 ans, étudiant à l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) et travailleur dans une entreprise de fabrication d’aluminium, aurait été arrêté, dans la commune de Ngaba, par un groupe de policiers cagoulés arrivés en jeep, dont un capitaine répondant au nom de « Ange » de la police du district de Mont-Amba. Les policiers auraient menacé les occupants de la maison avant d’arrêter et d’emmener avec eux l’homme, ainsi que plusieurs biens. L’homme resterait introuvable à ce jour, malgré des recherches effectuées par des proches dans plusieurs lieux de détention de la ville de Kinshasa. Une plainte aurait été déposée contre le capitaine « Ange » à l’auditorat militaire de garnison de Matete.

8. Le 24 décembre 2013, aux environs de trois heures du matin, un étudiant de 23 ans aurait été interpellé à son domicile, dans la commune de Kalamu, par un groupe de sept policiers en uniforme de la PNC, dont une femme, tous armés et portant des cagoules. Après avoir été extraite de la maison, la victime aurait été ligotée et emmenée vers une destination inconnue.

9. Le 1er janvier 2014, vers 17 heures, dans la commune de Ngaba, un vendeur de 27 ans, accompagné d’une amie, se serait rendu dans un débit de boisson où il aurait été impliqué dans une bagarre. L’homme aurait été saisi et conduit au commissariat de Ngaba par d’autres hommes impliqués dans la bagarre. Selon le chef de poste, l’homme et les autres détenus auraient été transférés au parquet de grande instance de Matete. Le vendeur resterait introuvable à ce jour, malgré des recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de la ville de Kinshasa.

10. Le 31 janvier 2014, vers deux heures du matin, dans la commune de Ngaba, un homme de 30 ans, vendeur au marché de Ngaba, aurait été arrêté dans la maison de son ami par des agents de police. Ces agents seraient venus chercher son ami et, en son absence, auraient arrêté l’homme pour le conduire vers une destination inconnue. Il resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

11. Le 6 février 2014, vers deux heures du matin, un homme de 39 ans, agent de parking, aurait été interpellé à son domicile, dans la commune de Ngaba, par un groupe de policiers cagoulés arrivés à bord de quatre jeeps. Ils auraient menacé les occupants de la maison avant d’arrêter et d’emmener l’homme avec eux. L’homme resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

12. Le 6 février 2014, vers deux heures du matin, un homme de 31 ans, agent journalier à l’Office national des transports (ONATRA), aurait été arrêté dans la commune de Ngaba par des agents de la PNC après qu’ils eurent encerclé la parcelle où il résidait. Suite à un bref interrogatoire de chaque occupant de la maison, les policiers auraient saisi l’homme, l’auraient menotté, puis l’auraient embarqué dans une jeep tout en le piétinant. Selon plusieurs sources, l’opération aurait été dirigée par le Major Kasongo alias Longange. L’homme resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

13. Le 6 février 2014, vers deux heures du matin, un homme de 30 ans, étudiant à l’INPP, et son neveu du même âge, journalier dans une crèmerie à Limete, auraient été arrêtés à leur résidence, dans la commune de Ngaba, par des agents de police cagoulés. Depuis ce jour, ils seraient introuvables, malgré les recherches effectuées par des proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

14. Le 6 février 2014, un électricien de 28 ans, aurait été arrêté par plusieurs agents de police cagoulés qui auraient investi son habitation dans la commune de Ngaba. Il aurait ensuite conduit vers une destination inconnue et il demeure introuvable, malgré les recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

15. Le 8 février 2014, six hommes auraient été arrêtés par des agents de police dans la commune de Limete. Vers trois heures du matin, une vingtaine de policiers, armés et cagoulés, se seraient introduits dans une maison et auraient interpellé quatre hommes. Ils auraient menotté ces derniers après s’être emparé de certains de leurs effets personnels. L’un des hommes aurait été libéré quelques minutes après, mais les policiers auraient embarqué les autres hommes à bord de trois jeeps. Le même groupe de policiers se serait ensuite rendu à l’avenue Elengesa, quartier Mososo, commune de Limete, où ils auraient arrêté deux hommes, dont un âgé de 23 ans. Selon certaines sources, l’un des hommes arrêtés aurait été vu à la télévision, parmi un groupe de présumés « kulunas », lors d’une présentation à la presse du camp Lufungula par le Général Kanyama, commandant du Commissariat provincial de la ville de Kinshasa, le 10 février 2014. L’opération aurait été dirigée par le Major Kasongo alias Longange. Les hommes resteraient, à ce jour, introuvables, malgré les recherches effectuées par leurs proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

16. Le 9 février 2014, un mineur de 16 ans, élève dans un institut à Makala, aurait été arrêté par des policiers dans la commune de Makala après avoir eu une altercation, sous l’effet de l’alcool, avec un autre jeune homme. Alors que ce dernier fuyait, il aurait crié « kuluna ». Au même moment, des agents de la police armés et cagoulés qui passaient en jeep auraient saisi le mineur et, l’auraient menotté et embarqué dans l’une des jeeps. Le mineur resterait introuvable à ce jour, malgré les différentes recherches effectuées par les proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

17. Le 9 février 2014, un chauffeur de 23 ans, résidant dans la commune de Kimbanseke, aurait été extrait du sous-commissariat du marché de la liberté, dans la commune de Masina, pour être emmené vers une destination inconnue. Il aurait été arrêté après s’être présenté à des policiers de la circulation routière au motif qu’il aurait provoqué, le 7 février 2014, un accident de la circulation qui aurait entraîné mort d’homme. Après avoir été extrait du cachot, le jeune homme aurait été emmené en jeep vers une destination inconnue. Il resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches menées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa. La famille aurait saisi l’auditorat de garnison militaire de Ndjili qui aurait appréhendé le chef d’antenne et le commandant du sous-commissariat. Le 24 juin 2014, le Tribunal militaire de garnison de N’djili a condamné un commissaire principal de police du commissariat du marché de la Liberté à 10 ans de servitude pénale principale pour enlèvement, arrestation arbitraire et faux en écriture. Deux autres commissaires principaux de police ont été acquittés. Un dossier aurait été ouvert à l’auditorat général contre le Major Kasongo et la hiérarchie militaire.

18. Le 9 février 2014, vers une heure du matin, un chauffeur de 44 ans, qui se serait disputé avec un passant non loin de son lieu d’habitation alors qu’il revenait de son travail, aurait été interpellé par des policiers dans la commune de Ngaba. Il aurait été conduit au GMI Kin-Est à l’échangeur de Limete. Depuis lors, en dépit des recherches entreprises par ses proches au GMI Kin-Est et dans d’autres lieux de détention de la ville de Kinshasa, il resterait introuvable.

19. Le 11 février 2014, vers trois heures du matin, un vendeur de 20 ans aurait été arrêté à son domicile, dans la commune de Lemba, par un groupe d’hommes armés en tenue de la PNC, et portant des cagoules, accompagnés d’un indicateur. Il aurait été conduit vers une destination inconnue. Toutes les recherches effectuées dans différents lieux de détention pour le retrouver seraient demeurées vaines.

20. Le 11 février 2014, un footballeur de 19 ans, aurait été interpellé dans la commune de Lemba par des policiers portant des cagoules et accompagnés d’un indicateur qui aurait été un ami de la victime. Il aurait été menotté et conduit vers une destination inconnue. Il resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches menées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

21. Le 25 février 2014, dans la commune de Lemba, un vendeur, de 17 ans, aurait été arrêté à son domicile par des agents de police armés et cagoulés. Les policiers l’auraient ligoté et conduit vers une destination inconnue. Il resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches effectuées par ses proches dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

22. Le 25 février 2014, vers trois heures du matin, un mineur de 16 ans, élève dans un centre scolaire, aurait été arrêté par des agents de police armés et cagoulés, venus le chercher à son domicile dans la commune de Lemba. Après l’avoir ligoté, ils l’auraient conduit vers un sous-commissariat de un sous-commissariat de quartier. Il resterait introuvable à ce jour, malgré les recherches effectuées dans plusieurs lieux de détention de Kinshasa.

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dimanche 19 octobre 2014

Vidéos. 16 et 17 octobre, deux jours de Manuel Valls et Stéphane Le Foll en Savoie !

Arrivée de Manuel Valls et Stéphane Le Foll au gîte rural Le Moulin.

Jeudi 16 octobre 2014 à 20h: Arrivée de Manuel Valls , Premier ministre et Stéphane Le Foll, ministre de l'agriculture, porte-parole du gouvernement au gîte rural Le Moulin. «C'est discret comme accueil!», s'est amusé le Premier ministre en arrivant au gîte Le Moulin de la petite commune de La Compôte (Savoie, 240 habitants) à la vue des journalistes, des spots d'éclairage des télévision et des journalistes, venus nombreux au milieu de ces prairies isolées de montagne.

Accueil du Premier ministre, Manuel Valls et du Ministre de l'Agriculture, Stéphane Le Foll par les éleveurs.

Manuel Valls et Stéphane Le Foll ont dîné avec des agriculteurs pour se montrer proche des Français «de façon plus chaleureuse». Jadis le Président Giscard D'Estaing s'invitait à la table des Français.

Au menu du dîner avec une dizaine d'agriculteurs, la spécialité locale, la «matouille», de la tome des Bauges fondue avec des pommes de terre, et de la charcuterie, arrosée de vins de Savoie.

Jean-Paul Jonckheere est le propriétaire du gîte Le Moulin à La Compôte répond aux journalistes.

Vendredi 17 octobre

8h15, arrivée de Manuel Valls et Stéphane Le Foll chez Cédric Labouret éleveur, à la Motte-en-Bauges.

Le Cortège quitte la ferme de Cédric Labouret, à la première intersection les motards font du nettoyage du cortège, deux voitures blanches de nos confrères sont priées de quitter le cortège. Plus loin, le Premier ministre voulant s'entretenir seul à seul avec son ministre de l'agriculture, les deux bus des journalistes sont priés de précéder.

10h30: Arrivée de Valls et Le Foll au Lycée Agricole Domaine Reinach

12h00: Arrivée du Premier ministre au siège de LTF Lyon-Turin ferroviaire.

Manuel Valls en compagnie de Louis Besson et Hubert du Mesnil, président de LTF

13H00: Arrivée de Manuel Valls en compagnie de Laurent Wauquiez, nouveau président de l'ANEM et du maire de Chambéry, Michel Dantin

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jeudi 16 octobre 2014

Les Conventionnistes du Lac Léman: Bafwa Mubengay, dinosaure ringard, grognard et piteux marionnettiste tireur des ficelles !

Ringard et grognard Bafwa Mubengay n'est qu'un dinosaure

Comme son frère de tribu Modeste Mutinga Mutuishayi, roublard, fourbe, dribbleur patenté, grand requin et prédateur de la liberté de la presse qui a muselé la presse congolaise et qui a privé 60 millions de Congolais d'un débat démocratique inscrit dans la Constitution pour se faire nommer Rapporteur au Sénat par alias Joseph Kabila, voilà qu'un dinosaure ringard et grognard Bafwa Mubengay croit pouvoir nous titiller. Dans un e-mail intercepté envoyé à ses frères tribalo-éthiques i Bafwa Mulengay, un individu sans épaisseur, un mangeur à tous les râtelier réduit notre travail et qualifie Réveil FM International de "Média pamphlétaire". Ce tribalo-éthique se trompe, Réveil FM International est un "Média indépendant, libre et citoyen mais surtout un "Média Roquet" qui sait mordre les mollets".

Le rôle d'un journaliste est de poser des questions. Que cela plaise ou non. D'informer mais aussi d'alerter les citoyens sur ce qui se passe ou se trame pour que chacun en toute conscience ayant été informé puisse agir en toute responsabilité. A l'heure où tous les Congolais scandent que le régime de Kinshasa est un régime d'occupation, d'usurpation, illégitime ...avec 8 millions des morts et le viol des femmes usé comme arme de guerre. La seule Convention des Congolais de l'Etranger ne peut être qu'une "Convention sur la résistance congolaise", pas autre chose. Voilà que Bafwa Mubengay, un "Marionnettiste patente et tireur de ficelles hors pair" veut organiser une Convention des Congolais en Suisse, le comble est qu'il se cache et ne dit pas clairement c'est lui en complicité avec l'ambassade de la République démocratique du Congo qui est derrière les Conventionnistes du Lac Léman. C'est là la malhonnêteté.

Trois questions à Bafwa Mubengay.

1. La Fédération des Congolais de l'Etranger (FCE), belle initiative qui a fondu comme neige sous le soleil. Bafwa Mubengay a toujours clamé qu'il est parmi les initiateurs de la Fédération des Congolais de l'Etranger, n'a-t-il pas de compte à rendre à la communauté congolaise flouée ? Lorsque les animateurs sont allés faire allégeance au régime d'imposture de Kinshasa, comme tous les ventripotents, pour chercher des postes politiques, les Congolais n'ont-ils droit à aucune explication ? Circulez il n'ya rien à voir. Lorsque Tshiyembe Mwayila (FCE) plonge et coule dans la mangeoire joséphiste et devient un thuriféraire du régime, les Congolais de l'Etranger n'ont toujours pas droit de parler ?

2. Pourquoi les Conventionnistes du Lac Léman ont voulu inviter l'ambassadeur de la République démocratique du Congo en Suisse ? Alors même que la Suisse n'a pas depuis des lustres un ambassadeur, n'est-ce pas se foutre des Congolais. Cette invitation ne traduit-elle illico presto des accointances avec le régime de Kinshasa qui pille, assassine et viole ? Poser des questions, c'est sans doute poser un acte de crime de lese majesté pour le dinosaure Kanangais Bafwa Mulengay.

3. La République démocratique du Congo pour se reconstruire à besoin de tous ses fils et filles, originaires de toutes les provinces pour faire bloc. Car dit-on l'union fait la force. Un pays se construit ou se reconstruit avec tous ses enfants sans exclusion or les Conventionnistes du Lac Léman sont en majorité originaires de deux Kasaï (Occidental et Oriental). Ils se sont auto-cooptés entre eux. Il faut sans doute parler le Tshiluba pour être un Conventionniste ! On ne peut pas boutiquer la "Convention" avec les "Bana Betu" en soupoudrant avec quelques affidés d'autres provinces. Ce n'est pas construire le Congo mais contribuer à sa destruction.

Voici le programme des Conventionnistes du Lac Léman

CONVENTION DES CONGOLAIS DE SUISSE

Charmey, du 12 au 14 décembre 2014 Programme officiel transitoire des assises

VENDREDI 12 décembre 2014 17h00 – 18h00 Accueil des participants

18h00 – 18h45 Souper et pause digestive

18h45 – 22h00 PREMIÈRE SÉANCE - M. Kerwin Mayizo / Modérateur

- M. Emma Tuzolana / Rapporteur

18h45 – 18h50 Mot de bienvenue et présentation du programme de la Convention M. Ferdinand Ilunga, Maître de cérémonies et 1er Vice-président du Comité de pilotage de la Convention

18h50 - 19h00 Mot d'accueil

M. Patrice Borcard, Préfet du district de la Gruyère

19h00 – 19h10 Quelles stratégies pour réussir une organisation fonctionnelle de la diaspora en vue de participer au développement économique et social des migrants, de leur pays d'origine et de la société accueillante ?

- M. Laurent De Boeck, chef de mission de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) en RDC

19h10 – 19h20 Quels objectifs de partenariat avec la diaspora congolaise considérée comme acteur du développement ?

- M. Thomas Rüegg, délégué de la Direction du développement et de la coopération (DDC-Suisse à Berne)

19h20 – 19h30 Quelle diaspora pour s’insérer dans des plans stratégiques de développement de la RDC ?

- Mme Petra Lantz, Directrice au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), à Genève

19h30 – 19h40 Quelle diaspora pour s’insérer dans des plans stratégiques de paix, de démocratie et d’état de droit ?

- M. Christophe Guilhou, Directeur à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)

19h40 – 19h50 Quelle diaspora pour s’insérer dans des plans stratégiques de reconstruction et de développement ?

- M. Eustache Ouayoro, Directeur pays de la Banque mondiale (BM) en RDC

19h50 – 20h30 Conférence d’ouverture :

« La diaspora congolaise face à ses défis : son organisation fonctionnelle, son intégration locale et la reconstruction du Congo » (regards croisés)

- Mme Anne Lugon-Moulin, Cheffe de la Division Afrique sub-saharienne et Francophonie, Département Fédéral des Affaires Etrangères (DFAE) /Confédération helvétique

- M. Bruno Mavungu Puati, Secrétaire général de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS)

20h30 – 21h00 Questions aux conférenciers et débat

21h00 – 21h45 Table ronde et débat avec l’auditoire

« Comment structurer la diaspora congolaise pour qu'elle participe au défi de la paix, du relèvement et du développement de la RDC à la hauteur de son potentiel et pour que ce développement profite à tous ses citoyens ? »

Panélistes :

Mme Priya Gajraj, Directrice Pays au Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), à Kinshasa

Mme Sylvie Heuschmann, représentante de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM-Suisse)

M. Thomas Rüegg, délégué de la Direction du développement et de la coopération (DDC-Suisse à Berne)

M. Laurent De Boeck, chef de mission de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) en RDC

M. Lazare Ki-Zerbo, responsable de programme à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF)

M. Eustache Ouayoro, Directeur pays de la Banque mondiale (BM) en RDC

21h245 – 22h00 Pause-café

22h00 – 23h45 DEUXIÈME SÉANCE

Abbé Constantin Panu-Mbendele /Modérateur

M. Jacques Lukumuena Kabengele /Rapporteur

22h00 – 22h40 Conférence institutionnelle et stratégique :

« Bilan et perspectives d’avenir de l’engagement patriotique des Congolais de l’étranger ? Et le cas de la diaspora congolaise de Suisse ? » (regards croisés)

- Prof. Eddie Tambwe Kitenge bin Kitoko, Directeur chargé de Recherches aux éditions de l'Harmattan

- Prof. Philémon Mukendi, ancien Ministre de la Culture et des arts de la République démocratique du Congo (RDC)

22h40 – 23h30 Débat

23h30 – 23h45 Mise à jour et rééquilibrage des listes d’inscription aux travaux en ateliers

23h45 Fin de la journée

SAMEDI 13 décembre 2014

07h00 – 08h30 Petit-déjeuner

08h30 – 10h10 TROISIÈME SÉANCE

Pasteur Simon Pierre Tshitungu /Modérateur

M. Dieudonné Tshidiapa /Rapporteur

08h30 – 08h35 Présentation du programme de la journée

M. Ferdinand Ilunga, Maître de cérémonies et 1er Vice-président du Comité de pilotage de la Convention

08h35 – 08h45 Discours-cadre de la Convention

Mme Séverine Tshimini Mbuyi, Présidente du Comité de pilotage

08h45 – 08h55 Mot de circonstance

Abbé Léonard Kinkupu Santedi, Secrétaire général de la Conférence Épiscopale du Congo (CENCO)

08h55 – 09h40 Conférence sociale

« Face aux problèmes récurrents d’intégration (administratifs, emploi, place de la jeunesse, indigence du 3e âge, etc.), comment recréer, organiser et renforcer aussi bien réseautage, solidarité intergénérationnelle que partenariats bilatéraux entre le Congo et les autres pays ? » (regards croisés)

- Mme Gisèle Mandaila Malamba, ancienne députée bruxelloise et Ministre de familles et personne handicapée

- Prof. Jean de Dieu Moleka Liambi, ancien Ambassadeur de la RDC à Paris

09h40 – 10h30 Débat

10h30 – 10h45 Pause-café

10h45 – 12h20 QUATRIÈME SÉANCE

Prof. Jeff Lusamba Kashama / Modérateur

M. Timothée Ngoy-Tita / Rapporteur

10h45 – 11h30 Conférence économique :

«Tant au niveau des donateurs que des bénéficiaires, comment rentabiliser au mieux les transferts de fonds des Congolais de l’étranger vers le Congo afin que les dividendes en reviennent plutôt aux Congolais et contribuent à l’essor économique du pays ? » (regards croisés)

- M. Faustin Mukela Luanga, Counsellor, Senior Economist at World Trade Organization - M. Albert CIRIMWAMI Malekera, à compléter

11h30 – 12h20 Débat

12h20 – 13h45 Dîner et repos digestif

13h45 – 15h20 CINQUIÈME SÉANCE M. Anicet Mobé/ Modérateur

M. Mark Tumba Ciomba /Rapporteur

13h45 – 14h30 Conférence politique :

« En plus de la reconquête de leurs droits civiques, quelle place, quel rôle, quelle stratégie, quelle implication et quel apport des Congolais de l’étranger dans la démocratisation du Congo et dans les échéances électorales de 2016 ? » (regards croisés)

- M. Patrick Mbeko, politologue, géopolitologue, écrivain et analyste des questions géopolitiques et stratégiques

- M. Freddy Mulumba Kabuayi, journaliste, ADG du groupe de presse Media 7 (Le Potentiel, Radio 7 et Télé 7)

14h30 – 15h20 Débat

15h20 – 15h30 Pause-café

15h30 – 17h30 SIXIÈME SÉANCE

Abbé Noël Mpati Ne Nzita / Modérateur

M. Mulumba Kanku /Rapporteur

15h30 – 16h20 Conférence culturelle :

« Vie diasporique et préservation de l’identité culturelle : comment vivre, communiquer, protéger, transmettre et faire rayonner nos valeurs, nos traditions, notre culture ? » (regards croisés)

- Prof. Camille Kuyu, Recteur de l'Institut Universitaire André Ryckmans

- Mgr. Oscar Bimwenyi-Kweshi, ancien Secrétaire général de la Conférence Episcopale nationale du Congo (CENCO)

16h20 – 17h30 Débat

17h30 – 19h30 Pause, programme libre et souper à 19h00

19h30 – 22h00 Travaux en ateliers

Atelier institutionnel et stratégique :

suivi de la Convention, rapports avec les institutions, lobbying, etc.

M. Bertin Mampaka /Animateur

M. Bafwa Mubengay Lwakale /Rapporteur

Atelier politique : citoyenneté, [multi]nationalité, droits civiques des Congolais de l’étranger, mobilisation électorale, etc.

Prof. Nicole Ntumba Bwatshia /Animatrice

M. Johnson Lungenyi Belangenyi /Rapporteur

Atelier économique :

rentabilisation des transferts de fonds et contribution à la reconstruction économique, etc. M. Delly Kazadi /Animateur

M. Degaule Kuseki Muipatayi /Rapporteur

Atelier social :

réseautage, union, cohésion et solidarité intergénérationnelles et intercommunautaires, etc.

- Philomène Mukendi /Animatrice

- M. Andy Kalusivikako /Rapporteur

Atelier culturel :

communication, presse, promotion et rayonnement culturels etc.

M. Sylvain Kalamba Nsapu /Animateur

M. Jrichard Baka /Rapporteur

22h00 – 23h00 Rédaction des recommandations par chaque rapporteur d’atelier pour la plénière

23h00 – 00h00 Soirée récréative

Evocations patriotiques, sketches d'inspiration patriotique, discothèque etc.

00h00 Fin de la journée

DIMANCHE 14 décembre 2014

07h00 – 08h00 Petit-déjeuner

08h00 – 11h05 SEPTIÈME SÉANCE

Prof. Nicole Ntumba Bwatshia /Modératrice

M. Willy Lokasa /Rapporteur

08h00 – 08h05 Présentation du programme de la journée M. Ferdinand Ilunga, Maître de cérémonies et 1er Vice-président du Comité de pilotage de la Convention

08h05 – 08h25 Compte rendu de l’Atelier culturel M. Jrichard Baka /Rapporteur de l’Atelier

08h25 – 08h55 Débat et adoption des recommandations de l’Atelier culturel

08h55 – 09h15 Compte rendu de l’Atelier social

M. Andy Kalusivikako /Rapporteur de l’Atelier

09h15 – 09h55 Débat et adoption des recommandations de l’Atelier social

09h55 – 10h15 Compte rendu de l’Atelier économique

M. Degaule Kuseki Muipatayi /Rapporteur de l’Atelier

10h15 – 10h45 Débat et adoption des recommandations de l’Atelier économique

10h45 – 11h00 Pause-café

11h00 – 12h45 HUITIÈME SÉANCE

Prof. Robert Wazi Nandefo /Modérateur

M. Karl Kanza Tshibangu /Rapporteur

11h00 – 11h20 Compte rendu de l’Atelier politique

M. Johnson Lungenyi Belangenyi /Rapporteur de l’Atelier

11h20 – 11h50 Débat et adoption des recommandations de l’Atelier politique

11h50 – 12h10 Compte rendu de l’Atelier institutionnel et stratégique M. Bafwa Mubengay Lwakale /Rapporteur de l’Atelier

12h10 – 12h40 Débat et adoption des recommandations de l’Atelier stratégique

12h40 – 13h45 Dîner et repos digestif

13h45 – 16h00 NEUVIÈME SÉANCE

Prof. Léon Mantangila Musadila / Modérateur

M. Richard Mukendi Ngandu /Rapporteur

13h45 – 14h00 Présentation de la structure de suivi de la Convention des Congolais de Suisse

14h00 – 14h20 Election des membres du Comité de la structure de suivi de la Convention

14h20 – 14h40 Présentation de la Déclaration de Charmey ? A désigner ? /rédacteur de la Déclaration finale

14h40 – 15h00 Débat et adoption de la Déclaration de Charmey

15h00 – 15h20 Présentation du rapport général de la Convention

M. François Kamba, Rapporteur général de la Convention des Congolais de Suisse

15h20 – 15h40 Débat et adoption du rapport général de la Convention des Congolais de Suisse

15h40 – 15h50 Discours de remerciement, d’engagement et perspectives ? A élire ? / Président élu du Comité de la structure de suivi de la Convention

15h50 - 16h00 Mot d'adieu

M. Beat Vonlanthen, Président du Gouvernement fribourgeois (Conseil d'Etat)

16h00 – 16h10 Discours de remerciement et de clôture de la Convention des Congolais de Suisse

Abbé Jean-Pierre Ndianyama, 2ème Vice-président du Comité de pilotage de la Convention des Congolais de Suisse

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mardi 14 octobre 2014

Affaire Chebeya: A Dakar, Paul Mwilambwe témoin clé échappe à l'assassinat de la part des sbires d'alias Joseph Kabila !

Si Paul Kagamé l'ogre de Kigali fait assassiner en toute impunité ses opposants en Afrique du Sud, que dire de son sous-préfet alias Joseph Kabila catapulté à la tête de la République démocratique du Congo par la mafia internationale pour mieux piller ses richesses ? Qui a oublié la mort subite du sergent-major Arsène Ndabu Ndongala, chauffeur du feu colonel Mamadou Ndala le jeudi 2 octobre 2014 à l'hôpital de Beni après une crise ? Pourtant le mercredi 1 octobre, il avait comparu fort, il avait demandé à la Cour de Beni de comparaître debout et avait parlé durant quatre heures. Est-c que c'est le même sort que les sbires d'alias Joseph Kabila voudrait appliquer à Paul Mwilambwe avant le début du procès qui se tiendra illico presto après le sommet de la Francophonie.

Paul Mwilambwe, témoin clé de l'assassinat et crime d'Etat de Floribert Chebeya l'icône des droits de l'homme en RDC, vient d'échapper de justesse à l'assassinat par les sbires d'alias Joseph Kabila à Dakar

D'après nos fins limiers présent à Dakar, le régime d'imposture d'alias Joseph Kabila, pour avoir organisé le XIVème Sommet de la Francophonie à Kinshasa, a passé le flambeau à Dakar pour le XVème Sommet de la Francophonie. Le régime de Kinshasa et le gouvernement légitime de Macky Sall doivent travailler ensemble. Depuis que le régime Kinshasa a su que Paul Mwilambwe est au pays Cheik Anta Diop, profitant de l'organisation du Sommet de Francophonie a depuis plusieurs mois déjà largué sur le sol de Léopold Sédar Senghor des sbires avec un seul objectif: assassiner Paul Mwilambwe avant le procès Chebeya. L'opération de l'assassinat est coordonné depuis Kinshasa par le général-major Timothée Mukutu Kiyana, premier avocat général près de l’auditorat général. Le fameux Mukutu Kiyana est un tortionnaire connu de tous.

Général Mukutu Kiyana, le fameux magistrat militaire, tortionnaire et bourreau bien connu de tous.

Hier lundi 13 octobre 2014, aux environs de 9H30 alors qu'il faisait ses courses dans un petit marché de la cité de Dakar, un homme aux lunettes des hiboux avec les oreillettes aborde Paul Mwilambwe. Au Sénégal, les salutations ont une très grande importance. S’adresser à quelqu’un sans l’avoir préalablement salué est une véritable offense dans ce pays. Le Rwandais sbire d'alias Joseph Kabila s'adressant à Paul Mwilambwe, au lieu de prononcer "Nangadef" qui veut dire "Comment ça va ?". Dans une lallation rwandophone a dit: "Mangadef" ! Paul Mwilambwe, policier congolais a tout de suite saisi que l'intéressé qui le saluait n'était pas Sénégalais. 100 m plus loin il a croisé un second hiboux, lunettes fumées et oreillettes, deuxième bourde l'a appelé "Monsieur Mwilambo" au lieu de "Monsieur Mwilambwe". Paul a pris ses jambes à son cou, se faufilant parmi les passants, en regardant en arrière tout en fuyant a remarqué que sentant que leur cible les échappait, les sbires se sont engouffrés dans une voiture dans laquelle ils étaient à quatre. Connaissant un peu le quartier, il a pu semer les sbires d'alias Joseph Kabila. Depuis hier, Paul Mwilambwe est entré en clandestinité. Personne à Dakar ne connait sa vraie identité de Paul Mwilambwe.

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Les "Cadeaux du Président": Musée Jacques Chirac à Sarran en Corrèze !

Situé entre les villes d'Égletons et de Corrèze, au sud-est du massif des Monédières, Sarran comporte deux vallées principales : celles de la Corrèze et de la Montane. La commune de 300 habitants s'étend sur 2 600 ha avec un taux de boisement de 50 % et une altitude de 500 à 800 mètres. Son point culminant est le Puy de Sarran (819 mètres). Le musée du président Jacques Chirac a ouvert ses portes le 17 décembre 2000. Il se fonde sur la collection de cadeaux que le chef de l'Etat français a reçus dans l'exercice de ses fonctions et qu'il a offerts au conseil général de la Corrèze. Le musée du président Jacques Chirac est un musée consacré à l'histoire de notre temps, en s'appuyant sur ses collections, mais aussi en les replaçant dans un contexte plus large par le biais des expositions temporaires. Celles-ci permettent un développement et une mise en valeur des thématiques générales du musée que sont la fonction de président de la République, les déplacements présidentiels, la diplomatie et le protocole dans les relations internationales...

Freddy Mulongo et Madame Michèle Périssère, conservatrice en chef du musée du président Jacques Chirac. Photo Réveil FM International, archives

Un chef d'Etat reçoit de nombreux cadeaux dans l'exercice de ses fonctions: des objets protocolaires et rares,provenant du monde entier, offerts à l'occasion de rencontres avec d'autres chefs d'Etat ou de gouvernement, mais aussi par des élus, des représentants de corps constitués. Ouvert il y a 10 ans, la fréquentation du musée Jacques Chirac a décliné d’année en année. La chambre régionale des comptes du Limousin vient » d’épingler » cet établissement. 200 000 euros de recettes contre 1,7 million de dépenses. Hum,hum…

5000 objets dont 2000 livres : des bibelots, vases et autres œuvres d’art… le musée Jacques Chirac possède tous les cadeaux offerts au président lors de ses déplacements en France ou à l’étranger. Un rapport, établi depuis Octobre 2010, révèle que ce musée coûte à chaque contribuable du Limousin, la « modique » somme de 30 euros par visiteur !

La fréquentation du musée a baissé constamment de l'ouverture en 2001 à 2006, année où elle s'est élevée à 28.500 personnes, avant de remonter à 46.953 entrées en 2009 et 62.000 en 2010, soit 185 visiteurs par jour d'ouverture cette année, grâce à des expositions temporaires.

Construit pour 7,1 millions d'euros de fonds publics, le musée a été agrandi entre 2004 et 2006 pour plus de 9,5 millions d'euros, un coût très supérieur aux prévisions initiales. Il a employé jusqu'à 13 personnes, effectif ramené par la nouvelle majorité socialiste régionale à 10 en 2009. La masse salariale est supérieure à 400.000 euros par an et le coût de la maintenance du bâtiment s'élève à 488.000 euros par an.

Le restaurant du site a déjà coûté depuis son ouverture 270.000 euros aux contribuables, précise la chambre des comptes régionale, puisque la convention déléguant à une société privée sa gestion prévoyait une prise en charge des pertes à hauteur de 80% au départ, et à 45% après cinq ans en 2008. Une nouvelle convention signée pour la période 2008-2013 prévoit que les fonds publics seront toujours mobilisés jusqu'à un euro par convive.

Photos Réveil FM International. Voici un aperçu de quelques objets qu'on retrouve au musée Jacques Chirac

L’ensemble architectural est constitué de plusieurs bâtiments. D’abord, le bâtiment initial composé de deux blocs reliés : c’est l’espace des expositions, qui se prolonge en sous-sol sous une esplanade. Ensuite, un autre bâtiment aux volumes semblables est réservé à l’administration. Enfin, un petit bâtiment à étages abrite la bibliothèque du musée. Il s'agit d'un site moderne, bien inséré dans son environnement : l’ensemble architectural (en longueur et en sous-sol) reste assez discret, inscrit dans un espace paysager, respectant les volumes et les matériaux traditionnels de la région. Le visiteur accède au musée par une vaste esplanade depuis laquelle on peut admirer une vue globale du parc. Ce premier contact inscrit la structure dans la campagne corrézienne, ici quelque peu idéalisée. La collection permanente La collection permanente (environ 200 objets) occupe un tiers de la surface totale des zones d’exposition. Un grand mur permet de situer sur une mappemonde les visites d’État effectuées par Jacques Chirac depuis 1995, ainsi que les chefs d'État qu'il a reçus pendant la même période.

L’aire d’exposition consacrée à l’Afrique se compose d’objets cultuels, religieux ou symboliques essentiellement issus d’Afrique noire (tels que des masques de cérémonie, des petites sculptures, des meubles d’apparat). La zone Amérique rassemble les rares pièces anciennes du musée (objets précolombiens) et des pièces contemporaines, voire triviales (santiags de cow-boy). L’aire de l’Océanie présente des objets divers (huile sur toile, objets tribaux). L’espace consacré à l’Asie présente de nombreux objets issus des traditions et de l’art de vivre asiatiques (la calligraphie, la cérémonie du thé, le sumo). Enfin, la visite se termine par la zone Moyen-Orient où sont exposées antiquités et pièces de joaillerie. La réserve ouverte au public La réserve ouverte au public est une particularité intéressante du musée puis qu’elle est en accès libre, chose assez rare. Elle est également vaste (500 m2) et bien pourvue (environ 2 000 objets). "À la manière d’une galerie d’étude", les objets sont regroupés par typologie de conservation (types de matériaux, taille des objets) et par ensembles thématiques (dans le sens de la visite ; mobilier et grand format, médailles, histoire naturelle, métal, bois tissus cuir, plastique, formats plats, verre et cristal, céramique, bijoux et objets précieux, textiles et cuir, objets de bureau, clés de ville et de pays, livres et arts graphiques, tapis).

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OCDE: Achille Mbembe et Lionel Zinsou, deux brillatissimes intellectuels chantres de l'afro-optimisme

Paris, 8 octobre 2014, Forum nouveau monde de l'OCDE, Achille Mbembe l'un des brillants panélistes sur l'Afrique. Photo Réveil FM International

Le professeur Achille Mbembe répondant aux questions de Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

Au Forum nouveau monde de l'OCDE tenu à Paris du 7 au 8 octobre dernier, l'arriviste-pistonnée et postiche Magatte Wade, la soldate de Paul Kagamé, a brillé par un discours hystérique, biscornu, étrange, sans tête ni queue sur le continent. A part sa propagande pour l'ogre de Kigali et son régime sans opposants, un pays pilleur des ressources de la République démocratique du Congo, on a du mal se souvenir de l'intervention "OVNI" de Magatte Wade, la crypto-Sénégalaise dans le panel sur l'Afrique. Fort heureusement, l'Afrique a ses dignes fils et filles dont la notoriété est connu de tous.

Paris, 8 octobre 2014, Forum nouveau monde de l'OCDE, Lionel Zinsou, l'incontournable intellectuel chantre de l'afro-optimisme. Photo Réveil FM International

Lionel Zinsou et Roger Bongos. Photo Réveil FM InternationalLionel Zinsou et Roger Bongos. Photo Réveil FM International

C'est le cas d'Achille Mbembe, spécialiste de l'histoire de l'Afrique du sud d'origine camerounaise, mais aussi de Lionel Zinsou, Normalien, diplômé de Sciences Po et de la LSE, ancien Professeur à l’ENS et à l’ENA notamment, Lionel Zinsou dirige depuis 2009 PAI Partners, le plus important fond d’investissement français. Ce franco-béninois, ancien Conseiller du Premier Ministre Laurent Fabius, est un financier hors pair qui a aussi été Associé Gérant de la banque d’affaires Rothschild. Particulièrement engagé pour l’émergence économique de l’Afrique, Lionel Zinsou est le chantre de l’afro-optimisme.

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La Roque-sur-Cèze, un village de France haut perché

Au nord du département du Gard, La Roque-sur-Cèze s’est construit sur un piton rocheux en surplomb de la Cèze qu’enjambe un vieux pont à douze arches. Dominé par les vestiges d’un ancien château et sa chapelle romane, le village aux calades pentues et maisons de pierres blondes à génoises offre une vue imprenable sur les cascades du Sautadet, un site naturel exceptionnel qui ajoute à l’attractivité du lieu. Avec seulement 201 habitants, la Roque-sur-Cèze est magnifique et agréable pour tous ceux qui sont à la recherche de la sérénité, du réarmement moral et du silence.

Petit village provençal, perché sur un piton rocheux, situé au nord du département du Gard, dans la vallée de "la cèze". Le village est dominé par le château et la chapelle(XIeme siècle), les ruelles sont pavées, toutes les maisons sont en pierre. L'architecture du village avec ses maisons agglutinées autour de ses fortifications correspondait à une société basée sur la solidarité.

La Roque-sur-Cèze. Photo Réveil FM International

Vue magnifique de Roque-sur-Cèze. Photo Réveil FM International

La Roque-sur-Cèze. Photo Réveil FM International

Photos Réveil FM International. Les Cascades du Sautadet.

Site exceptionnel mais dangereux. Les marmites de géants: cavités cylindriques creusées dans le lit rocheux de la rivière par le mouvement en tourbillons des galets.

Le Pont Charles Martel est classé monument historique. Il a été construit à l'époque médiévale, le pont enjambe la rivière Cèze de ses onze arches. Photo Réveil FM International

La Roque sur Cèze fut construite sur un piton rocheux afin d'assurer sa sécurité. La partie la plus ancienne se trouve entre le château et les tours de fortifications.

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lundi 13 octobre 2014

Photos. Hommage aux anges gardiens de la route, motards de la loi: Valenciennes-Lille 51,50 Km

Les motards de la loi symbolisent celle-ci, l'appliquent et la font respecter sur la route. Sur leurs motos de la police, ils sont des vrais professionnels. Plusieurs internautes ont apprécié le reportage photo de la rencontre Valls-Aubry à Lille. Sans les motards de la loi, pas des photos, sons et images de la poignée de main Valls-Aubry à Lille. Nous tenons à leur rendre hommage. A Valenciennes, le cortège du Premier ministre s'étant ébranlé pour Lille. Le bus des journalistes n'a pu suivre toute de suite car il fallait attendre deux confrères. Les anges gardiens de la route nous ont escorté, empêchant certains chauffeurs malins de se placer derrière eux ...devant le bus presse.

En France, chaque année, 260 motards, véritables anges gardiens de la route, parcourent près de deux millions de kilomètres, mettant tout en oeuvre pour éviter les accidents mortels dans la capitale. Ils verbalisent pour excès de vitesse près de 300 chauffards par an. Certains automobilistes hors-la-loi, repérés à plus de 200 kilomètres à l'heure, n'hésitent pas à s'enfuir pour ne pas être arrêtés. Conduite sans casque, scooters volés, non respect des feux rouges : au volant ou sur des deux-roues, certains se croient au-dessus des lois, avec parfois des conséquences dramatiques. Les motards à Paris ne font pas que de la répression : ils ouvrent aussi très souvent la route à des ambulances.

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dimanche 12 octobre 2014

A Valenciennes, Manuel Valls a rendu un hommage appuyé à Jean-Louis Borloo "véritable ingénieur de l'action publique"

Valenciennes, jeudi 9 octobre 2014, Manuel Valls lors de son allocution dans la salle de fête de l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU). Photo Réveil FM International

Valenciennes, jeudi 9 octobre 2014, Manuel Valls lors de son allocution dans la salle de fête de l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU). Photo Réveil FM International

Valenciennes, jeudi 9 octobre 2014, Manuel Valls lors de son allocution dans la salle de fête de l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU). Photo Réveil FM International

En déplacement dans la sous-préfecture du Nord, dont Jean-Louis Borloo a été maire, le Premier ministre a salué un "véritable ingénieur de l'action publique". Manuel Valls a rendu jeudi 9 octobre à Valenciennes un hommage appuyé à l'ancien ministre UDI Jean-Louis Borloo pour son action en matière de rénovation urbaine. Il a également profité des dix ans de l'Agence nationale de rénovation urbaine (ANRU) pour tirer un bilan de la politique de la ville. En déplacement dans la sous-préfecture du Nord, dont M. Borloo a longtemps été maire et député, le Premier ministre a salué un « véritable ingénieur de l’action publique ». « Rien, dans cette belle aventure, n’aurait été possible sans l’acharnement d’un homme. Un homme déterminé, convaincu, obnubilé même par l’efficacité de l’Etat. Un homme profondément engagé dans la lutte contre les inégalités et qui, dès sa nomination comme ministre chargé de la ville, en 2002, a arpenté la France, et notamment ses quartiers en difficultés », a dit Manuel Valls à la tribune en parlant de l’ancien ministre Jean-Louis Borloo.

Photos Réveil FM International. Arrivée de Manuel Valls, Premier ministre à Valencienne

Quant à l’idée d’union ou de coalition nationale sur certains sujets, qui a les faveurs de plusieurs élus centristes, « j’aime bien cette idée », a lâché Manuel Valls, mais « sur des projets » et donc pas sur un gouvernement gauche-droite, s’est-il empressé de préciser. Ségrégation sociale et ethnique persistante - Saluant le bilan de la politique de la Ville (150.000 logements construits, 25 quartiers requalifiés et 490 quartiers rénovés, 45 milliards d’euros d’investissement), le Premier ministre a également confirmé l’enveloppe de 5 milliards d’euros du deuxième plan national de renouvellement urbain (PNRU2) destiné à 200 quartiers. « Parce que j’en suis l’élu, et parce que je suis Premier ministre, je veux dire à quel point les quartiers populaires sont une chance pour notre pays », a-t-il dit.

Photos Réveil FM International Valls-Borloo avec des Valenciens

Mais Manuel Valls a aussi exprimé des réserves sur la politique de la Ville, en soulignant que « les processus de ségrégation sociale et ethnique sont toujours à l’oeuvre » et que « les conditions de vie de près de 7 millions d’habitants des quartiers populaires ne se sont pas améliorées concrètement » sur fond de chômage élevé.

Photos Réveil FM International Manuel Valls-Jean-Louis Borloo face à la presse

Manuel Valls

Jean-Louis Borloo

Accumulation des difficultés - « Les difficultés s’y accumulent: difficultés scolaires, décrochage, problèmes de santé et d’accès aux soins, ou encore maîtrise de la langue », a-t-il souligné. « Pour dire les choses simplement: le terrain que nous avons gagné sur l’urbain avec l’ANRU, nous l’avons sans doute parfois perdu sur l’action humaine, en ne luttant pas assez efficacement contre les inégalités sociales et économiques », a-t-il déploré. Lors de son discours de politique générale, le Premier ministre Manuel Valls avait déjà reconnu que la République n’avait pas tenu toutes ses promesses dans les quartiers populaires au point de faire référence à certaines thèses du géographe Christophe Guilluy sur les « oubliés » de la France périphérique : « Des familles sont obligées d’aller vivre toujours plus loin des centres villes, des citoyens se sentent abandonnés. Et si certains font le choix du repli, c’est aussi parce que la République n’a pas su tenir ses promesses, parce que 30 ans de politique d’intégration en faisant le choix de se diriger vers des populations en fonction de leurs origines ont fait fausse routes. »

Photos Réveil FM International. Départ de Manuel Valls de Valenciennes pour Lille

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Le pessimiste patriotique: Un mal pernicieux parmi les combattants ?

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Quand on lit ou lorsqu’on entend certaines déclarations de nos compatriotes, on a le sentiment que le Congo est un enfer et que beaucoup de ses habitants sont des monstres. En disant cela, je ne veux pas du tout relativiser le mal et le chaos auxquels ce pays est confronté, ni exonérer les comportements coupables, la cruauté et les crimes dont nous connaissons les premiers coupables en RDC. Loin de là. Naturellement. Cela fait près de quarante ans que, pour ceux et celles de ma génération, nous dénonçons cette situation et la combattons sans relâche. Je voudrais cependant m’exprimer sur un phénomène important que l’on observe parmi la génération la plus prometteuse, pourtant, dans l’actuelle mobilisation pour un autre avenir au Congo. Elle semble plus menacée par un pessimisme pernicieux en son propre sein, que par les actions de ceux qu’elle combat. De quoi s’agit-il ?

Vous avez des étrangers de toutes origines, impliqués dans le pillage du Congo, qui vous disent que cela ne va pas si mal que ça dans ce pays. Les kabilistes et leurs alliés à la mangeoire pensent même que nous sommes largement sur la bonne voie, à cause d’eux, évidemment. Un discours de propagande, aussi cynique que vil. La caricature de ce discours et son incarnation vivante c’est Lambert Mende, le tshaku de cette république, son griot officiel. Je pense en particulier au rapport qu’il a présenté dernièrement aux Américains, lors de la table ronde, organisée par ces derniers, entre le pouvoir kabiliste et les membres de l’opposition, à la marge du fameux sommet de Washington, initié par Barack Obama. Un discours volontairement trompeur, une manipulation verbale dont il a le secret. Pour lui et pour ses amis, tout est en bonne voie : le Congo se relève et...vous allez voir ce que vous allez voir.

Tel est le discours optimiste extrêmement anesthésiant, dont les musiciens congolais distillent des bonnes doses au peuple, au sein d’une large coalition hétéroclite des grands alimentaires du pays. Parmi ceux-ci : les musiciens « chrétiens », les « bishops » et les « prophètes » de mabonza, ces impitoyables bourreaux des consciences. Ils sont tous sur le même front. Celui du contrôle du marché de l’optimisme illusoire nécessaire à la débrouillardise collective. La propension de nos compatriotes à se laisser berner est à la fois désarmante, franchement démobilisatrice. Les pieds bien au chaud dans un appartement à Londres ou à Bruxelles, les « il n’y a qu’à... » ne savent rien d’autre que se scandaliser : pourquoi ce peuple ne se soulève-t-il pas ? Ils se scandalisent de ce que les autres ne font pas, mais qu’ils se gardent bien de faire eux-mêmes... Le régime peut ainsi s’éterniser par une désillusion généralisée.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Le pessimiste patriotique

Le pessimisme patriotique n’est pas l’inverse de cette situation et du discours rassurant de ceux qui gouvernent actuellement le Congo. Il ne consiste pas à simplement contredire ce qu’affirment les kabilistes, à dénoncer leurs mensonges et leur irresponsabilité devant l’état réel du pays. La désillusion patriotique est un phénomène qui frappe d’abord par son impact au sein même des forces de changement, face à l’inacceptable qui est en place. Cette désillusion est décelable aussi bien parmi l’opposition classique qu’à l’intérieur des nouvelles générations, pourtant bien consciente des périls que court la nation. Je pense aux « combattants/combattantes » au pays comme, notamment, à ceux qui sont l’étranger et que je côtoie.

Malgré ma longue expérience avec les ambiguïtés et autres faiblesses en ces milieux de lutte, je reste quelquefois impressionné par la virulence des insultes, des dénonciations, des calomnies, les paroles et les actes de haine que les « combattants/combattantes » se lancent à la figure les uns les autres ! La charge de détestation ressemble à s’y méprendre à l’amertume vengeresse que l’on nourrit à l’égard des extrémistes tutsi et d’autres ennemis du Congo. On y va sans retenue, très « méchants-méchants » et d’abord contre les frères et les camarades dans la cause. C’est à croire qu’il y a plus de « collabos » parmi nous qu’à l’intérieur du régime. On s’accuse réciproquement de traître, etc. Cette rage d’autodestruction étant vécue et assumée avec une totale désinvolture morale. C’est clairement une forme de pulsion suicidaire politiquement aveugle. Ramener cette manière de voir les choses uniquement à une simple « guerre des égos », n’est-ce pas minimiser le phénomène ?

Comment expliquer cette conduite collective aussi effroyable que nocive ? N’y- a-t-il pas là un signe d’une profonde déception, cette sorte d’abîme de méfiance, qui se creuse inexorablement et place chacun/ne devant l’impasse et l’impuissance et qui neutralise la capacité d’initiatives collectives ? On ne voit spontanément que la faute et les erreurs des autres. Mais malgré tout chacun/ne sait que l’autre est loin d’être dupe, qu’il pense de moi ce que je pense de lui... Redoutable jeu pervers, qui détruit la confiance !

Et c’est de cette manière que l’on s’isole, en croyant se protéger. Le combat politique devient quelque chose qui ressemble à une secte ou à la logique sectaire. Le venin du pessimisme patriotique se pare des fiertés particulières dont on est très conscient, de mérites personnels que l’on revendique, de références régionalistes, voire d’un certain tribalisme hérité du mobutisme. La séduction de la désillusion est d’autant plus redoutable qu’elle est toujours insensible, perçue généralement comme un désir légitime d’une organisation pure, honnête, efficace ; en somme le rêve d’un groupement ou d’un mouvement parfait et performant.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Diaboliser les autres

Il y a une manière de diaboliser les autres qui n’est en réalité que le miroir de notre propre handicap, le syndrome d’un pessimisme que l’on a vis-à-vis du Congo, un pessimisme secret, inavouable, tout au fond de soi-même. Cela parce que l’on croit spontanément que l’on pense juste, qu’on n’est entouré que des tarés et des traîtres ! Mais cela aussi simplement parce que l’on a honte de sa propre autocritique. Car dans l’interaction, toute analyse juste des choses, des actes des autres et de soi-même demande un courage que l’on ne soupçonne pas.

Un mot encore sur cette demande de perfection et l’amour du « zéro erreur » en politique. C’est le même phénomène que celui de celles et ceux qui cherchent une « Eglise des purs », qui passent d’une chapelle à l’autre à l’autre, en quête d’une Eglise modèle. Moi qui suis pasteur, je peux vous dire que le jour où vous en trouverez une, quittez-la tout de suite, car elle ne va pas tarder de vous décevoir...en devenant « impure » à son tour.

Quelle solution préconiser face à tout cela ? Le courage.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

Il faut faire avec...

Il faut faire avec. Il faut trouver le moyen de transformer les défauts des autres en atouts. Tous les médicaments que nous prenons, chacun/ne le sait, ont des effets indésirables ; et pourtant, ces substances savamment dosées ou associées à d’autres, donnent des résultats positifs. Tel est menteur ou manipulateur ? Il faut le valoriser, le placer là où ses tendances pourraient paradoxalement aider le combat. Tel autre est plutôt traître ou délateur ? Utilisez-le pour une communication stratégique ciblée, pour vous protéger de l’intox des autres. Tel est quant à lui mondain ou flatteur... Faites-en un diplomate. Celui-ci est une grande gueule... ? Son verbe facile peut motiver et galvaniser les indécis. Voici un robuste nerveux, qui ne demande qu’à cogner... ! Vous pouvez en avoir besoin pour le service d’ordre, c’est juste un exemple.

Bien évidemment cela n’est pas à appliquer comme une recette magique. Il faut inventer des solutions, persévérer dans la créativité organisationnelle, refuser d’être défaitiste, chercher toujours à être astucieux et pugnace. En restant constamment sur le qui-vive, prudent comme un serpent, l’œil rivé sur les vrais objectifs du combat.

On a tendance à se laisser impressionner par les résultats des autres, par leur réussite. Et en ce moment la combativité des jeunes et de l’opposition burkinabaise nous interpelle, de même que les « Y’en a marre » dakarois face à Wade, voici trois ans. Cette admiration des autres peut aller très loin, comme s’ils étaient des génies, supérieurs et meilleurs que nous. C’est faux, complètement faux ! En réalité, quand nous citons les autres en exemple, nous nous arrangeons pour occulter tout ce qu’ils ont dû endurer, tout ce qu’ils ont surmonté. Nous croyons naïvement que c’était facile pour eux ; au fond, c’est pour nous persuader que notre tâche à nous est presque surhumaine.

Nous apprécions ouvertement les autres, en nous sous-estimant nous-mêmes. Secrètement ou sans en avoir conscience, nous avons pris l’habitude de nous déconsidérer nous-mêmes un peu trop facilement. C’est de cette manière que s’installe une mentalité de méfiance, toujours surdimensionnée, que j’appelle le « pessimisme patriotique ». Charles Onana avait noté que certains congolais ont tendance à croire que Kagame et les siens sont plus « intelligents » que tous les congolais! L’autoflagellation et la dépréciation de soi trop courantes parmi nous ne nous interpellent même plus ! Ou bien alors, c’est l’autre extrême, à savoir la mégalomanie : on ne supporte pas que son analyse de la situation soit relativisée ou rejetée par les autres. De même pour les initiatives et actions à mener : tout devient du narcissisme intouchable. Une attitude capable de tout paralyser, dans une logique de c’est à prendre ou à laisser...Dans un cas comme dans l’autre, on trouve le même défaut de discernement. Comme si au bout du compte, il y avait un désir inconscient de l’échec permettant de lancer aux autres, avec plaisir, « je vous l’avais bien dit... ». C’est ainsi que le pessimisme nourrît l’immobilisme, l’attentisme, voire la lâcheté.

Contrairement à ce que l’on croit, lorsque l’on pèse les risques et les difficultés en politique, ce n’est pas simplement par prudence avant d’agir, mais stratégiquement par la nécessité même d’agir, puisque l’on doit agir. A cet égard, l’exemple de Madiba (Nelson Mandela) reste éloquent. La rapidité de l’intelligence et la fermeté du courage déterminent un dynamisme politique de portée historique.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas. Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique. Photo Réveil FM International

La politique se fait avec des hommes réels

L’essentiel est de comprendre, d’accepter, que la politique se fait avec des hommes réels, devant des enjeux réels, et non avec des êtres de rêve, dans une lutte imaginaire.

Nous aimerions que le changement se produise de lui-même comme par une baguette magique, sans effort durable... Et puisque les choses tardent, la frustration prend une dimension insidieuse, mais que chacun/ne s’efforce de dissimuler. Quelqu’un disait : même les animaux vont bientôt violer les femmes congolaises et humilier notre dignité... ! C’est ce sentiment de dégoût qui génère le doute, puis la désillusion ; comme si les choses pouvaient changer d’elles-mêmes. L’indifférence et le découragement précèdent une forme d’irresponsabilité sous la conviction affichée du tout ou rien. La passion pour le Congo produit alors une attitude intraitable proche de l’angélisme « politique », si je puis dire. La grande passion pour la libération du pays tourne ainsi en une aversion sévère envers le reste des congolais. La défiance et le doute vis-à-vis des autres congolais deviennent la règle, d’une conduite nationale d’impuissance et de désillusion.

Le pessimisme patriotique n’est pas une fatalité. A condition de bien mesurer la gravité des maux qui nous minent et des dangers qui nous menacent !

Si nos contradictions internes ne sont pas dépassées et reconverties en avantages pour la lutte, ce ne sont pas le régime de Kanambe et ses alliés régionaux et internationaux qui nous détruiront, mais cette culture diabolique de méfiance et d’auto-détestation, qui gagne peu à peu les jeunes générations.

Sortir de la grande nuit

La confiance, le courage, l’intelligence, la détermination et toutes les autres vertus peuvent être de dons, des capacités innées. Quand ce n’est pas le cas, il faut chercher à être « initié », informé sur la profondeur du mal et sur les possibilités de le surmonter. Pour y arriver, il n’y a pas plusieurs chemins, il faut apprendre à bien s’informer. Il est grand temps de réinitialiser les énergies propres de cette lutte ; il est grand temps que « le combat intelligent » cesse d’être une incantation burlesque. Il est grand temps de passer à un niveau supérieur de l’audace. Cela exige une formidable confiance en soi et dans les autres. C’est la seule façon de tordre le coup au pessimisme patriotique ambiant. Il n’y a visiblement plus aucun autre chemin. Celui qui reste devant nous conduit aux efforts immenses et aux terribles sacrifices.

Vous croyez que les Ecoles de guerre, les MBI (Master Business Institut), les Instituts de relations internationales, de communication, etc., qui fabriquent l’élite occidentale, le font-ils pour quelles raisons ? N’est-ce pas pour tirer avantage des peuples endormis ? Ceux qui sont plus préoccupés par la mort ou la survie, que par la vie qui toujours exige un sens radical de liberté.

Il faut sortir de la grande nuit pour sauver le Congo.

Philippe Kabongo-Mbaya, pasteur et activiste congolais. Président du REAJI, Réseau International des Amis du Prophète Jonas Réseau des pasteurs progressistes militant pour une autre Afrique

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A Valenciennes, le très populaire Jean-Louis Borloo dans son fief attire une forêt de micros et caméras

Valenciennes, 9 octobre 2014, Jean-Louis Borloo dans une forêt de micros et caméras. Photo Réveil FM International

Valenciennes, 9 octobre 2014, Jean-Louis Borloo dans une forêt de micros et caméras. Photo Réveil FM International

Valenciennes, 9 octobre 2014, Jean-Louis Borloo dans une forêt de micros et caméras. Photo Réveil FM International

Jean-Louis Borloo a été le jeudi 9 octobre 2014 au matin à Valenciennes avec Manuel Valls, le Premier ministre. Le président honoraire de l'UDI et ancien ministre de l'écologie de Sarkozy est très populaire à Valenciennes , son fief. Jean-Louis Borloo attire micros et caméras.

« Les 46 milliards engagés depuis dix ans ont été créateurs de richesse. C’est la preuve que l’action publique peut servir à quelque chose ». Dix ans après, l’ancien ministre mesure le chemin parcouru par cette agence qu’il a portée et dont pas grand monde ne voulait. « À l’époque, on n’entrait plus dans certains quartiers. Il fallait les déghettoïser. Repeindre une cage d’escalier, ça coûte une fortune et ça ne sert à rien. Il faut bien comprendre que la grue, c’est la première main tendue de la République vers ces quartiers ». En dix ans, 150 000 démolitions ont été réalisées et 600 000 personnes ont été déplacées et relogées. Les grandes barres ont laissé place à des petites unités et à des jardins ouvriers. « Il y a des mamans qui ont le sourire et des poussettes. Certes on n’a pas tout résolu, mais aujourd’hui 87 % des publics concernés sont satisfaits et 65 % des gens recommandent leur quartier à des proches », dit Jean-Louis Borloo.

Six mois après son retrait de la vie politique, Jean-Louis Borloo, avocat puis ministre dans ses deux premières vies, s’investit désormais entièrement dans un projet de fondation pour l’énergie en Afrique, assurant mordicus ne plus vouloir tâter de politique.

Fin janvier, des ennuis de santé, une septicémie, ont pourtant bien failli le laisser sur le carreau. S’en sont suivis plusieurs mois de grande fatigue. Si bien qu’en avril dernier, il abandonne tous ses mandats et ses fonctions: exit l’Assemblée, exit la direction de l’UDI et celle du Parti radical.

Reprenant des forces, il part au début de l’été à la rescousse du club de foot de Valenciennes, qui frôle alors le dépôt de bilan. «Mon sang n’a fait qu’un tour!», raconte-t-il à l’AFP, quand on l’a mis au courant de la situation. Il s’active en coulisses, fait chauffer son téléphone et finit par sauver un club qu’il avait déjà sorti d’affaire... il y a plus de 25 ans!

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samedi 11 octobre 2014

Francophonie: La postiche-pistonnée Magatte Wade, la vendeuse du bissap devenue millionnaire a-t-elle toutes ses neurones ?

On se souvient comme hier de la visite de Paul Kagamé, l'ogre de Kigali , les 11 et 12 septembre 2011 sous Nicolas Sarkozy. Une visite qui avait fait grincer les dents. La première visite en France du dirigeant rwandais depuis le génocide de 1994 avait suscité des remous dans la classe politique française et chez les militaires. Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères avait prétexté d'un voyage pour ne pas serrer la main du dictateur de Kigali. Pour mieux insulter la France, Paul Kagamé sur le perron de l'Elysée s'était exprimé en kinyarwanda désorientant tous les journalistes accrédités qui devraient chercher l'interprétation. Alors l'Hitler africain qui pille les ressources de la République démocratique du Congo parle couramment français.

Magatte Wade, la soldate pro-Kagamé qui a nargué les Congolais et Français. Photo Réveil FM International

Postiche, pistonnée par des lobbyistes pilleurs de l'Afrique, Magatte Wade fait pitié à entendre avec ses réflexions sans tête ni queue. Cette femme a étudié en France puis elle est allée vendre ses bissap aux Etats-Unis. Aujourd'hui, elle pèse 3 millions de dollars. A coup des publi-reportages, Magatte Wade est encensée dans les mêmes magazines thuriféraires des dictateurs africains. Magatte Wade a simplement oublié qu'elle est une femme. Et que les 8 millions de morts congolais pèsent sur la conscience de Paul Kagamé son mentor. Des femmes congolaises violées par la soldatesque rwandaise n'ont pas demandé à vivre ça. Narguer les Congolais de la République démocratique du Congo en profitant de la tribune de l'OCDE pour vanter les mérites d'un Paul Kagamé, autocrate-dictateur et receleur des ressources de la RDC, c'est jouer à la provocation. Le Rwanda possède-t-il du coltan dans son sous-sol ? Comment peut-il être le premier vendeur de ce minerais ? Pire, Magatte Wade a oublié qu'après Kinshasa, le 15è Sommet de la Francophonie se tiendra du 28 au 30 novembre 2014, à Dakar au Sénégal, son pays d'origine. Femme d’affaires de 38 ans, fondatrice d’Adina World Beat Beverages qui commercialise le thé, le café et des jus à base de recettes sénégalaise aux Etats Unis. Magatte Wade est devenue millionnaire en vendant du bissap au pays de l'oncle Sam. C'est comme ceux qui prétendent qu'ils sont devenus riches en vendant du piment dans les capitales africaines. Il faut être naïf pour croire à ce conte de fée.

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Une blague de mauvais goût: "J'ai Ebola!" ! La blague qui ne passe pas dans un avion

Un petit malin sur un vol de Philadelphie à Punta Cana, en République dominicaine, a éternué et crié: "J'ai Ebola!". A l'atterrissage, une équipe médicale en tenue spéciale l'a embarqué pour l'examiner, les autres passagers ont pu sortir de l'avion après deux heures. Le passager en question n'avait pas de fièvre, et n'avait pas été en Afrique récemment selon son passeport.

Un passager américain d'un vol Philadelphie-Punta Cana a cru bon de faire une blague après avoir éternué. "J'ai Ebola!", a-t-il crié d'après le site dominicain acento. Selon Fox News Latino, il aurait plutôt crié "Je suis allé en Afrique!".

Quoi qu'il en soit, la blague est très mal passée. A l'atterrissage, la chef de cabine prévient les passagers qu'une équipe médicalisée spécialement équipée va venir voir ce qu'il en est, comme l'a filmé un des passagers:

"J'ai besoin que tout le monde se rasseye", explique la chef de cabine. "Je pense que l'homme qui a dit ça est un idiot, et je le dis clairement. Si vous m'entendez, peu importe. Des gens vont venir, on a tous vu les informations donc on sait qu'ils ont l'air d'être dans des espèces de bulles (...). Laissez-les faire leur travail, je vous tiendrai au courant."

On voit alors des gens rentrer en combinaison intégrale bleue et se diriger vers le fond de l'avion. Après discussion, ils escortent l'homme hors de l'avion, ce dernier s'exclamant: "Je ne viens pas d'Afrique" alors qu'une passagère le hue.

L'avion a été bloqué sur le tarmac pendant deux heures le temps des vérifications nécessaires, précise Fox News Latino.

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vendredi 10 octobre 2014

Photos. Manuel Valls-Martine Aubry à Lille !

Lille, jeudi 9 octobre 2014, Martine Aubry, maire de la ville et Manuel Valls, Premier ministre. Photo Réveil FM International

Martine Aubry et Manuel Valls à Lille. Photo Réveil FM International

Manuel Valls, le Premier ministre et Martine Aubry, l'ancienne première secrétaire du PS et Maire de Lille, deux personnalités et voix opposées du parti socialiste ont des déjeuné ensemble le jeudi 9 octobre 2014 dans le centre ville à Lille. Aucun journaliste, ni photographe a pu accéder à la salle pour immortaliser cet instant, une fois les portes du restaurant Meert fermées. Ce déjeuner Valls-Aubry est apparu comme l'événement politique fort de ce week-end. C'est un buzz ! Les mauvaises langues avaient prétendu que Martine Aubry qui est considérée comme la voix différente au sein du PS, était tellement occupée qu'elle ne recevrait pas le Premier ministre. C'est faux. Martine Aubry a reçu Manuel Valls à Lille. Nombreux points de discorde entre les deux personnalités, en politique il n'y a pas de rivalités éternelles.

Comme les députes Ps "Frondeurs", Martine Aubry est très critique sur la ligne gouvernementale, notamment sur l'encadrement des loyers ou la réforme territoriale, la maire de Lille s'oppose farouchement à la fusion du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie. Mais pour Manuel Valls, il n'y avait pas de quoi polémiquer: «Le fait que nous nous voyons n'est pas un événement, ça doit être naturel et normal.»

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