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jeudi 31 juillet 2014

Au secours ! Evariste Boshab, le multirécidiviste XXL tripatouilleur de la Constitution revient !

Il y a quelques jours voulant donner sa démission, comme un écolier Evariste Boshab a été cueilli avec des baffes par l'incapacitaire de Kingakati. En bon fossoyeur de la République, Evariste Boshab après des baffes qui l'ont sans doute secoué, revient pour proposer le énième tripatouillage de la Constitution pour garder alias Joseph Kabila au pouvoir après 13 ans d’impéritie, d'illégitimité, de tricherie et fraude mais surtout d'imposture avec 17 milliards planqués dans les îles vierges britanniques. Evariste Boshab est de ceux de Franco Lwambo Makiadi chantait : "Bakalaka Ba Sundola Mayele" ! Evariste Boshab est un inconscient de la République, multirécidiviste !

Evariste Boshab, mangeriste ventripotent, opportuniste et situationniste sans scrupule.

Nous revenons sur ce que Réveil FM International avait publié le mercredi 31 juillet 2013 sous le titre: "Tripatouillage Constitutionnelle: Evariste Boshab-Bob Kazadi Kabamba, les Dupond-Dupont congolo-belges, faussaires et fossoyeurs du Congo

Ténébreux, ombrageux, embrouilleurs, adeptes de l'adage:"science sans conscience n'est que ruine de l'âme", Evariste Boshab et Bob Kabamba Kazadi sont les Dupond-Dupont congolo-belges, fossoyeurs patentés de la République démocratique du Congo. Chaperonner par Louis Michel "Big Loulou" leur grand parrain, Evariste Boshab et Bob Kabamba Kazadi sont deux pseudos intellectuels, deux chiens de garde dressés par des néocoloniaux et néocolonialistes pour mieux casser la République démocratique du Congo, l'empêcher de décoller et servir au mieux leurs intérêts: pillages organisés des ressources !

Un Grand Congo violé, fragile, très faible, caporalisé, divisé, incapable de se défendre, ni de défendre ses citoyens les poussant à l'exil est du pain bénit pour des belges néocoloniaux et néocolonialistes, qui sont conscients que la Belgique ne pèse pas sans le Congo même faisant partie de l'union européenne.

Bob Kabamba Kazadi, le garçon de course de Louis Michel, Muana ya Bitinda de Louis Michel "Big Loulou".

Opportunistes, situationnistes, transpirant la corruption, aimant la vie facile et du lucre, Evariste Boshab et Bob Kabamba Kazadi sont des vrais ennemis du Congo !

C'est Louis Michel "Big Loulou" qui a placé ce faux opposant anti-mobutiste, Evariste Boshab politicailleur ventripotent auprès de Joseph Kabila comme son Directeur de cabinet durant la transition 1+4=0, pour mieux manipuler le petit Kadogo et influer sur les décisions. Evariste Boshab est un ancien étudiant de la fameuse université de Liège qui est financée par le MR, le parti de Louis Michel. Quant à Bob Kabamba Kazadi, réputé pour ses fourberies et roublardises, il est plus connu comme le garçon de course de "Big Loulou", le Muana Bitinda de Louis Michel. Son évolution à l'université de Liège il le doit au piston de Louis Michel.

Evariste Boshab et Bob Kabamba Kazadi sont franc-maçons, ils sont les seuls deux congolo-belges que Louis Michel a coopté à l'équipe belge qui a rédigé la Constitution de Liège aux allures monarchiques imposée aux Congolais pour maintenir Joseph Kabila à la tête du Grand Congo. Constitution de Liège adoptée a la va-vite par des députés godillots lors de la transition contre espèces sonnantes et trébuchantes et les jeeps X-Trail. C'est Olivier Kamitatu, un autre faussaire et fossoyeur de la République, alors président de l'Assemblée National de transition contribua à la forfaiture de l'adoption de la Constitution de Liège.

Le Congo a raté l'occasion de devenir une vraie démocratie dans la région de l'Afrique centrale avec les élections Louis Michel 2006, en imposant Joseph Kabila à la tête de la République démocratique du Congo par un premier hold-up électoral.

N'ayons pas de mémoire courte pour l'histoire de notre pays ! L'incapacitaire du Palais de la Nation et fermier de Kingakati sans consulter le Parlement congolais donna son aval en catimini à l'opération armée conjointe rwando-congolaise au Nord-Kivu contre les FDLR (Front de Libération du Rwanda) entre le 20 janvier et le 27 février 2009. Cette opération secrète du nom de code Umoja Wetu négociée par Congolais Joseph Kabila et Paul Kagamé, le Nazi de Mille Collines, tous deux issus de l'armée patriotique Rwandaise, le groupe rebelle tutsi qui envahit le Rwanda de 1990 à 1994 à partir de l'Ouganda, souleva un tollé de protestations.

Vital Kamerhe qui était au perchoir de l'Assemblée nationale déclara publiquement son opposition et critiqua le fait qu’une entrée au Congo de l’ex-armée ennemie n’ait pas été discutée au Parlement. Des Joséphistes mangeristes et mangercrates crièrent à la déloyauté de Kamerhe à l'égard de Jo Ka. Acculé, Vital Kamerhe démissionna le 26 mars 2009. Qui l'a-t-il remplacé à la présidence de l'Assemblée nationale ? Evariste Boshab !

Ce dernier qui n'a jamais été une lumière, le pseudo professeur n'hésita pas à corrompre les députés et sénateurs de la Majorité Présidentielle pour tripatouiller la Constitution de Liège. Afin d'éviter à l'aphone de la République, un débat démocratique entre les deux candidats arrivés en lice au premier tour-déjà Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard et grand requin alors président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), étouffoir des libertés s'était fait corrompre et avait annulé ce débat démocratique inscrit dans la Constitution de la Transition. Modeste Mutinga Mutuishayi a été récompensé, il est le Rapporteur au Sénat pour le compte de Joseph Kabila.

Pour les scrutins du 28 novembre 2011, Evariste Boshab et des parlementaires godillots corrompus de la Majorité Présidentielle vont tripatouiller la Constitution de Liège réduisant les deux tours à un tour alors que la RDC a plus de 70 millions d'habitants, soit 32 millions d'électeurs. Dans le viseur de cette décision, sans doute Etienne Tshisekedi, le plus populaire d'acteurs politiques à l'époque. Evariste Boshab obtint de Joseph Kabila qu'il sera son nouveau Premier ministre, promesse que Jo ka ne tiendra jamais ! C'est Matata Pognon qui sera nommé ! Devenu l'ombre de lui même après l'accident mortel de son loubard de fils Yan Boshab en état d’ébriété au volant de la jeep officielle causant la mort de 5 congolais. Le professeur et Président national Boshab ne trouva mieux que d'extirper son fils à la justice congolaise en l'envoyant à Liège en Belgique !

Depuis qu'il a quitté le perchoir de l'Assemblé nationale, Boshab cherche à rebondir. Il vient de publier un livre de 440 pages intitulé « Entre la révision constitutionnelle et l’inanition de la nation » sorti des éditions Larcier en Belgique, baptisé à l’Hôtel du Fleuve, loin des milieux universitaires de Kinshasa, en date du 19 juin 2013. Le mot « inanition » évoque la mort ou le dépérissement.

Evariste Boshab menace et prédit que la Nation mourrait certainement par « inanition » si on ne révisait pas la Constitution et plus précisément si le président ne recevait pas un troisième mandat par « révision totale » de la Constitution ! Il oublie ce qui pourrait aussi se produire au cas où le peuple recourait à l’article 64 qui l’oblige à faire échec à tout celui qui prend le pouvoir et l’exerce en violation de la Constitution.

En bon capitaine d’une équipe qui gagne souvent « hors-jeu », Evariste Boshab tire son coup franc indirect ou un corner dans la surface de réparation pour créer le cafouillage et permettre aux corrompus parlementaires de sa majorité de marquer le but fatidique qui serait une révision constitutionnelle.

cet article 220 interdit toute révision touchant à la forme républicaine de l’Etat, au principe du suffrage universel, à la forme représentative du gouvernement, au nombre et à la durée des mandats présidentiels, à l’indépendance du pouvoir judiciaire, au pluralisme politique et individuel. L’article 220 interdit également toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet de réduire les droits et libertés de la personne ou les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées.

Un journal kinois titre:"Evariste Boshab à la base d’une opération « 100.000 USD par député pour un 3ème mandat ».

ça spécule (...) dans tous les sens sur une mise de 100.000 dollars à mettre sur la tête de chaque député de la majorité, 50.000 à verser avant et le solde, si seulement l’opération aboutit à un succès. Les fonds proviendraient d’une mine déjà identifiée à “brader” dans la province cuprifère du Katanga, déjà mise sous coupe réglée.

La Constitution ne se tripatouille pas tous les quatre matins ! Voir que des pseudos intellectuels avec de titres ronflants de "professeurs" se jouent des populations, trahissent leurs nations en justifiant l'injustifiable, quelle honte ! Evariste Boshab et Bob Kazadi Kabamba, les Dupond-Dupont congolo-belges, deux personnages ténébreux qui contribuent à la non instauration de la démocratie en République démocratique du Congo. Ils sont sans foi ni loi et se croient tout permis.

Sauf que le Congo ne leur appartient pas, ce n'est pas leur ligablo, tripatouiller pour la énième fois pour permettre à Joseph Kabila de continuer à diriger par défi sans aucune légitimité et en toute illégalité est scandaleux.

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Si Gaspard Lonsi Koko s'était trompé à propos du "Mangeodrome National'' d'alias Joseph Kabila ?

Gaspard Lonsi Koko, quel est le bilan de sa participation au "Mangeodrome national" d'alias Joseph Kabila ?

Ils sont nombreux des Congolais de l'étranger qui étaient candidats à la participation à la fameuse "Concertation National" d'alias Joseph Kabila en octobre 2013. Plusieurs mois après aucune résolution n'a été prise par l'incapacitaire de Kingakati sans doute occupé aux coqs, poules, boutures de manioc...et jeux Nintendo plutôt qu'aux vrais problèmes du Congo qu'il dirige par défi, sans légitimité et en toute illégalité. Nous revenons sur le couac que Réveil FM International avait eu avec Gaspard Lonsi Koko qui est peut-être brillant mais son action politique est en zig zag. Dans un article d'Afrikarabia, du jeudi 4 juillet 2013, dont le titre était: "RDC : La diaspora oubliée du dialogue national" Gaspard Lonsi Koko réclamait à cor et à cri la participation de la diaspora au "Mangeodrome National". Lorsqu'on prétend être un humaniste engagé qui prône l'inclusion de tous les Congolais, on ne se fourvoie pas en jouant au repli identitaire. Après avoir trompeté partout qu'il était le candidat du changement aux élections frauduleuses de 2011, Gaspart Hubert Lonsi koko n'a trouvé mieux que d'abandonner sa candidature présidentielle en rétrogradant sa candidature à la députation en présentant à Madimba, coin ancestral dans le Bas-Congo. Il a d'ailleurs brillamment échoué. Qui ne nous dit pas qu'il a été élu et que le régime l'a recalé ?

Notre commentaire sur l'article de notre confrère Christophe Rigaud d'Afrikarabia a été sans équivoque, il demeure d'actualité. Nos mises en garde à Gaspard Lonsi Koko se sont révélées exactes :

Bonjour,

De quelle diaspora parle Gaspard Lonsi Konko ? La DCFD est-elle représentative ne fut-ce qu'en France ? A-t-elle combien des membres ? Si Lonsi Koko veut aller au dialogue Inter-congolais de Joseph Kabila qu'il y aille en son nom propre et non parler de la diaspora comme s'il a un groupe de congolais derrière qui soutient sa démarche.

Il est allé au Congo d'abord pour être candidat présidentiel en 2011 puis lui même a changé pour la députation dans sa province d'origine le Bas-Congo. Et pourtant c'est le même régime avec lequel il espère participer au dialogue intercongolais qui a massacré les membres de Bundu dia kongo.

Gaspard Lonsi Koko a-t-il n'est fut ce que dénoncer cette tuerie à grande échelle ? Non.

C'est légitime d'avoir une ambition personnelle comme l'a Lonsi Koko mais delà à faire croire qu'il est soutenu par des congolais, c'est chimérique. Tous ceux qui veulent aller au dialogue intercongolais de Jo Ka, ils le font pour eux mêmes. Joseph Kabila n'a aucune légitimité. Il est usurpateur et imposteur. Il n'a jamais gagné aucune élection en RDC. Aidé par des congolais tripatouilleurs et la mafia internationale, il dirige le Congo par défi.

Je n'ai rien contre Lonsi Koko, il réfléchit en opposant mais lui qui va souvent à Kinshasa peut-il nous dire s'il y a vraiment une opposition politique à Joseph Kabila ? Les vrais opposants sont emprisonnés: Eugène Diomi Ndongala, Jacques Chalupa, le Pasteur Kutino, Gabriel Mokia vient d'être relâché...Et le président élu Etienne Tshisekedi est en résidence surveillée.

Pourquoi Lonsi Koko voudrait-il que la diaspora soit invitée au dialogue pour cautionner les décisions déjà arrêtées par Joseph Kabila, alors qu'il est tout le temps au Congo ? Qu'il y aille comme il en a l'habitude et qu'il parle en son nom personnelle.

L'opposition congolaise aujourd'hui rassemble tous les mangeurs à tous les râteliers de la République. Ces fameux opposants qui ne voient même pas la misère de notre peuple mais pensent d'abord à leur ventre, moi je m'en méfie.

Il y a un manque criant de constance dans le chef de ceux qui claironnent qu'ils sont dans l'opposition. Fort heureusement pour les Congo, il y a des Résistants-Patriotes-Combattants !

Merci

Gaspard Lonsi Koko et les autres étaient libres de préconiser la participation au "Mangeodrome National". L'avenir a-t-il donné raison aux troubadours politiques, aux mangecrates en herbe et politiventres en devenir ? Non ! A Paris, Gaspard Lonsi Koko est rentré la queue entre les pattes feignant de se faire oublier et gommer ses turpitudes ! Il est devenu aphone, nous lui donnons l'occasion de nous dire le bilan de sa participation à la "Concertation nationale" boutiquée. Le régime d'alias Joseph Kabila est tricheur, fraudeur sans oublier les assassinats. Légitimer un tel régime en cautionnant sa participation est un non-sens, pour un individu comme Gaspard Lonsi Koko qui a le verbe haut et clame qu'il est humaniste. Depuis la fameuse "Concertation Nationale", on ne voit rien venir. Un pays se gouverne-t-il avec un incapacitaire dont l'impéritie est connue de tous ?

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mercredi 30 juillet 2014

Paris: Invasion de rats sur les pelouses du Louvre !

Paris abrite 100 000 pigeons (1 pigeon pour 23 habitants), 2274 880 êtres humains et 6 000 000 de rongeurs (2,6 rongeurs pour 1 habitant). En théorie un couple de rats peut engendrer 250 000 descendants en 3 ans. Londres a ses écureuils de St James's Park. Paris a désormais ses rats du jardin des Tuileries. Depuis quelque temps, ces rongeurs pas vraiment mignons gambadent sur les pelouses du Carrousel, près du palais du Louvre. Etait-ce bien la peine qu'Eurodisney débourse 150 millions d'euros pour sa nouvelle attraction "Ratatouille" ? Le sosie de Rémy, le rat héros du dessin animé, se produit déjà au jardin des Tuileries !


Les rats envahissent la pelouse des Tuileries par lemondefr

Lieu prisé pour les pique-niques, les pelouses du jardin du Carrousel, près du musée du Louvre, sont envahies en cette période estivale par les touristes... et les rats ! Le photographe de l'agence Sipa Xavier Francolon a réalisé la semaine dernière une dizaine de clichés montrant les rongeurs gambadant sur le gazon, en pleine journée. Interrogé par Le Point, il raconte que ces nuisibles enhardis investissent la pelouse sans susciter de réaction particulière :

« Des types dorment sur la pelouse, alors que des rats se poursuivent juste à côté, les enfants les approchent comme si c'étaient des pigeons, ceux qui pique-niquent engloutissent leur repas comme si de rien n'était. »

Travaux et restes de nourriture

« C'est assez habituel de croiser des rats dans Paris la nuit, poursuit le photographe, qui dit en avoir observé une trentaine en deux jours près du Louvre. Ce qui est surprenant ici, c'est de les voir sortir en plein jour et s'approcher sans aucune timidité des gens qui pique-niquent. »

Les restes de nourriture et les travaux dans le quartier peuvent expliquer l'importante présence de rats, précise une spécialiste au Figaro, attirés par les miettes des sandwiches. Ils sont peut-être également plus nombreux près du Louvre, fuyant les stations de métro ou les Halles, actuellement en rénovation.

Le musée du Louvre a indiqué agir « tout au long de l'année de manière soutenue et ciblée pour limiter » la prolifération des rats.

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Francis Lalanne, de la Sorbonne au Top 50

Avant de connaître la gloire, ils ont galéré et touché à tout. Comme beaucoup de chanteurs, Francis Lalanne a commencé dans la rue et le métro.

Francis Lalanne en 1982. Francis Lalanne entouré de ses deux frères, René (à gauche) et Jean-Félix, en 1987. Musique, théâtre, Francis Lalanne est un artiste à multiples facettes qui a commencé à chanter dans le métro avant de connaître une ascension fulgurante.

« Mes débuts, c'est tout un roman », confie Francis Lalanne par téléphone depuis l'Australie, où il se trouve « pour raisons professionnelles ». Le point de départ de ce roman, Lalanne le situe lors d'une conversation qu'il a eue avec son père à l'âge de 19 ans, en 1977, alors qu'il était inscrit en fac de lettres à la Sorbonne. « Un jour, mon père a été hospitalisé pour un problème cardiaque, raconte-t-il. Quand je suis allé le voir, il m'a dit qu'il était triste parce que je ne chantais plus... Il pensait que je m'étais inscrit à la fac pour faire plaisir à ma mère et à lui, mais que cela me rendait malheureux. »

Le père de Lalanne (qui était fonctionnaire aux Nations unies) se trompe. « J'étais à la Sorbonne parce que j'en avais envie, jure Francis. Après mon bac mention très bien, je voulais devenir professeur de lettres. » Mais, ébranlé par le chagrin de son papa, le fils lui promet de sortir un disque. Le jeune Marseillais chante depuis l'âge de 13 ans. Avec ses deux jeunes frères, René (qui deviendra le réalisateur René Manzor) et Jean-Félix, il a créé un groupe, baptisé Bibi Folk, qui se produit bénévolement dans les écoles, les restaurants et la rue. « J'écrivais des textes mystiques et des choses qui ressemblaient à des chansons françaises du XVIe siècle. C'étaient des mélodies traditionnelles comme Sur le pont d'Avignon et des paroles à l'ancienne. »

Francis Lalanne et Freddy Mulongo à Paris. Photo Réveil FM international, archives

Freddy Mulongo, Francis Lalanne et Wedia lors d'une conférence de presse "Urgence pour le Darfour" à Paris. Photo Réveil FM International, archives

Arrivé à Paris en 1978, à 18 ans, Francis continue de chanter, mais tout seul. « J'allais dans les asiles et les prisons. Et je faisais la manche dans le métro et dans les restaurants. » Le jeune homme tape à la porte de toutes les maisons de disques pour essayer de se vendre, mais il essuie refus sur refus. Après la promesse faite à son père, son frère René le convainc de refaire le tour des labels. « Il m'a dit : Il y a plusieurs étages dans les maisons de disques. Change d'étage. Peut-être que rien que pour emm... celui qui t'a dit non, quelqu'un d'autre te dira oui. » La stratégie fonctionne : la première maison de disques recontactée est la bonne. Lalanne signe et enregistre son album, en 1979.

Mais celui-ci reste dans un tiroir. « Le label ne voulait pas sortir mon disque, explique Lalanne. Ils trouvaient que c'était de la m... » L'artiste aux cheveux longs ne se décourage pas. « Je suis allé dérober un exemplaire dans les locaux de la maison de disques, puis je suis rentré frauduleusement à France Inter et je l'ai déposé dans le bureau de Jean-Louis Foulquier (NDLR : animateur à France Inter et ancien patron des Francofolies). Le lendemain, quand Foulquier est entré, il a glissé dessus. Alors il a écouté le disque, l'a passé à la radio et a reçu tellement de messages d'auditeurs qu'il a passé un appel à l'antenne en disant : François Lalanne, montre-toi ! »

Peu après, sa maison de disques publie son album. « J'ai reçu le grand prix des Disquaires de France. Six mois plus tard, j'étais disque d'or. Un an plus tard, disque de diamant. » Avant de partir en tournée, le chanteur passe à la Sorbonne voir ses résultats. « J'ai dit à mes copains On se voit en septembre... Et je les ai revus sept ans plus tard, dans l'émission Avis de recherche qui m'était consacrée ! » Pendant l'année qui suit la sortie de « Rentre chez toi », Francis Lalanne part pour une tournée de 385 dates. « Je faisais jusqu'à quatre concerts par week-end. On venait me chercher en moto pour que j'aille d'une salle à l'autre », se souvient le chanteur. « Tout est allé très vite. A 20 ans, je vivais de mon art et j'en vivais très bien. » Mais Francis n'a pas la folie des grandeurs : « Je n'ai jamais eu de gros besoins, j'ai toujours été un vagabond. Pour moi, c'est une question de liberté. » La jeune star déménage tous les trois mois, mais n'occupe que des studios ou des deux-pièces : « Du moment que j'avais une douche et un endroit où dormir, ça me suffisait. Les trois quarts de ma vie, je les ai vécus à l'hôtel. » Lalanne achète un appartement à ses parents, une maison à son frère, et investit dans la carrière de René et Jean-Félix.

Il produit tous les films du premier (dont « le Passage », avec Alain Delon) et tous les disques du deuxième. « J'ai été leur producteur, leur coach, leur mentor. Ça a été beaucoup de boulot », souligne Francis. Huit ans après, en 1987, Lalanne connaîtra à nouveau un succès fulgurant avec « On se retrouvera » (la chanson principale du « Passage »), qui lui permet de squatter la première place du Top 50. Il décide alors de revenir à ses premières amours : la comédie. Lui qui avait reçu le premier prix au conservatoire d'art dramatique de Marseille remonte sur les planches pour jouer Dom Juan.

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mardi 29 juillet 2014

Les assassinés du 22 juillet 2014 à Kinshasa: Faut-il ressusciter Floribert Chebeya ? Où est la société civile congolaise ?

Floribert Chebeya à la Bastille. Photo Réveil FM International, archives

Le silence assourdissant de la société civile congolaise face au massacre perpétré par le régime de Kinshasa qui dirige par défi sur des jeunes congolais sans défense, le mardi 22 juillet 2014, au camp Tshatshi est ahurissant. Et lorsque dans un pays, les vivants commencent à se référer beaucoup plus à ceux qui sont déjà morts que de leurs contemporains, ce qui a un malaise. Quatre ans déjà depuis que le régime sanguinaire et tortionnaire de Kinshasa a assassiné Floribert Chebeya, l'icone des droits humains en République démocratique du Congo. Si Floribert Chebeya était vivant pouvait-il se permettre de se taire face à ce massacre ? Depuis son odieux assassinat, on ne sait plus si la société civile existe encore au Congo-Kinshasa ? La seule voix audible vient de Bruxelles, Paul Sampu Mukulu, le Secrétaire Général de la Fidh.

Quatre ans, que la société civile est inaudible presqu'aphone face aux vrais enjeux du Congo. D'ailleurs, il faut distinguer deux sociétés civiles en RDC: celle d'en bas, proche de nos populations, qui accompagne nos compatriotes dans les coins et recoins de la République. Celle d'en haut est constituée des situationnistes, opportunistes, fossoyeurs, politicards, des mangeurs à plusieurs râteliers...Ils sont à la mangeoire du régime avec des mammouths joséphistes. Des corrompus, fourbes et roublards comme le défroqué abbé Malu Malu et le caïd, réquin Modeste Mutinga Mutuishayi ne se sont-ils pas clamés de la société civile avant que l'on découvre qu'ils travaillent contre espèces sonnantes et trébuchantes pour alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati ! Pourquoi le silence de la société civile congolaise face au massacre d'une dizaine des jeunes sans défenses le mardi 22 juillet dernier au camp Tshatshi à Kinshasa ? Pourquoi ce silence lorsque le régime assassine, au lieu d'arrêter et laisser à la justice faire son travail ?

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lundi 28 juillet 2014

États-Unis : La surveillance est préjudiciable au journalisme, à la loi et à la démocratie

États-Unis : La surveillance est préjudiciable au journalisme, à la loi et à la démocratie L’espionnage pratiqué par le gouvernement porte atteinte à la liberté des médias et au droit de recours à un avocat.

(Washington, le 28 juillet 2014) – La surveillance pratiquée à grande échelle par les États-Unis entrave gravement le travail des journalistes et des avocats, ont déclaré Human Rights Watch et l’Union américaine pour les libertés civiles (American Civil Liberties Union, ACLU) dans un rapport conjoint publié aujourd’hui. Cette surveillance porte atteinte à la liberté des médias et au droit de recours à un avocat, ainsi qu’à la capacité du peuple américain à exiger des comptes de son gouvernement, affirment les groupes.

Le rapport de 120 pages, intitulé « With Liberty to Monitor All: How Large-Scale US Surveillance is Harming Journalism, Law, and American Democracy » (« Avec la liberté de surveiller tout le monde: Comment la surveillance américaine à grande échelle porte atteinte au journalisme, à la loi et à la démocratie américaine ») est basé sur des entretiens approfondis avec de nombreux journalistes, avocats et hauts fonctionnaires du gouvernement américain. Le rapport décrit comment les journalistes et les avocats qui travaillent sur la sécurité nationale, face aux révélations sur l’ampleur de la surveillance gouvernementale des communications et autres opérations électroniques, prennent des mesures complexes ou modifient leurs pratiques afin de sécuriser leurs communications, sources et autres informations confidentielles. Le rapport constate que la surveillance pratiquée par le gouvernement et ses pratiques secrètes portent atteinte à la liberté de la presse, au droit du public aux informations, et au droit de recours à un avocat, qui sont des droits essentiels à une démocratie saine.

« Le travail des journalistes et des avocats est fondamental pour notre démocratie », a déclaré l’auteur du rapport Alex Sinha, titulaire d’une bourse Aryeh Neier chez Human Rights Watch et l’ACLU. « Quand leur travail souffre, nous souffrons tous. »

Effets de la surveillance sur le travail des journalistes

Le rapport est tiré d’entrevues avec quelque 50 journalistes qui couvrent les renseignements généraux, la sécurité nationale et l’application de la loi pour divers medias dont le quotidien New York Times, l’agence Associated Press (AP), la chaîne de télévision ABC, et la station National Public Radio (NPR).

Les États-Unis se présentent depuis longtemps comme un acteur mondial de premier plan dans le domaine de la liberté des médias. Cependant, les journalistes rencontrés pour cette enquête estiment que la surveillance entrave leur capacité à rendre compte d'affaires d'un grand intérêt public.

La surveillance a amplifié les inquiétudes actuelles des journalistes et de leurs sources concernant la répression de l’administration face aux fuites. La répression comprend de nouvelles restrictions concernant la communication entre les autorités du renseignement et les médias, une augmentation des poursuites liées aux fuites, et le Programme des menaces internes (Insider Threat Program) qui exige des autorités fédérales de rendre compte de tout comportement « suspect » qui trahirait une intention de divulguer certaines informations.

Les journalistes rencontrés pendant la préparation du rapport ont déclaré que la surveillance intimide les sources, en les rendant plus hésitantes à aborder des dossiers d’intérêt public, même ceux qui ne sont pas confidentiels. Les sources craignent de perdre leur habilitation de sécurité, d’être licenciées ou – dans le pire des cas – de devenir l’objet d’une enquête criminelle.

“Les gens ont de plus en plus peur d’aborder n’importe quel sujet », a observé un lauréat du Prix Pulitzer, « y compris les sujets non-confidentiels qui relèvent de l’intérêt public légitime ».

De nombreux journalistes ont précisé qu’ils adoptent des pratiques élaborées dans un environnement d’une grande incertitude afin de protéger les preuves de leur interaction avec leurs sources. Ces pratiques vont de l’utilisation de l’encodage et des ordinateurs sécurisés avec la mesure « air-gap » (qui permet un isolement complet de tout réseau non-sécurisé, y compris de l’Internet), jusqu’à la communication avec leurs sources via des téléphones jetables à la carte prépayée ou l’abandon de toute communication électronique. Ces nouvelles techniques fastidieuses ralentissent le travail des journalistes dans leurs relations avec des sources de plus en plus craintives, ce qui a pour conséquence que moins d’informations parviennent au public.

« Cette situation a un effet immédiat sur la capacité du public à obtenir des informations importantes concernant les activités du gouvernement, et sur la capacité des médias à servir d’instance de contrôle de celui-ci », ont conclu Human Rights Watch et l’ACLU.

Les journalistes ont exprimé leur crainte d’être considérés comme suspects parce qu’ils font leur travail au lieu d’être considérés comme un moyen de contrôle essentiel du gouvernement et de ses partenaires en permettant un débat démocratique sain. Un journaliste de renom a résumé ce que beaucoup semblent ressentir : « Je ne veux pas que le gouvernement me pousse à me comporter comme un espion. Je ne suis pas un espion. Je suis un journaliste. »

Effets de la surveillance sur le travail des avocats

Pour les avocats, la surveillance à grande échelle a créé des inquiétudes sur leur capacité à s’acquitter de leur responsabilité professionnelle de préservation de la confidentialité des informations liées à leurs clients. S’ils n’y parviennent pas, ils pourraient faire l’objet de procédure disciplinaire via leurs organisations professionnelles ou même de poursuites judiciaires.

Les avocats ont également besoin d’un échange libre d’informations avec leurs clients afin de construire une relation de confiance et de développer leur stratégie juridique. Les préoccupations concernant la surveillance gouvernementale rendent plus difficile aux avocats – et particulièrement, mais pas uniquement, aux avocats de la défense – la construction d’une relation de confiance avec leurs clients ou la protection de leurs stratégies juridiques. Les deux problèmes minent la capacité des avocats à représenter leurs clients d’une manière efficace.

De la même manière que les journalistes, les avocats ressentent une pression pour adopter des stratégies permettant d’éviter des traces électroniques qui pourraient être surveillées. Certains utilisent les téléphones à carte prépayée, d’autres recherchent des technologies conçues pour assurer la sécurité, et d’autres encore ont indiqué qu’ils multipliaient les déplacements pour rencontrer leurs interlocuteurs. Comme les journalistes, certains se sentent frustrés, et même offensés par cette situation. « Il est hors de question que je commence à me comporter comme un trafiquant de drogues afin de protéger la confidentialité de mon client, » a déclaré un avocat.

« Le résultat de cette anxiété à l’égard de la confidentialité est une érosion du droit de recours à un avocat, droit qui constitue le pilier de la justice procédurale protégeant les droits humains et conforme à la Constitution des États-Unis », ont commenté Human Rights Watch et l’ACLU.

Les États-Unis ont le devoir de protéger la sécurité nationale et ils peuvent exercer une surveillance à cette fin au titre des standards des droits humains, mais uniquement dans la mesure où la surveillance est légale, nécessaire, et proportionnée, et dans la mesure où elle est le moyen le moins intrusif pour protéger contre les menaces réelles contre la sécurité nationale. De nombreux programmes de surveillance existants sont excessifs ou trop vagues et menacent la liberté d’expression, le droit de recours à un avocat, et la capacité du public à exiger du gouvernement de rendre des comptes. Les programmes qui permettent de surveiller les personnes qui ne sont pas les ressortissants des États-Unis offrent encore moins de protection. Les États-Unis devraient réformer ces programmes de surveillance afin de garantir qu’ils sont ciblés et légitimes, qu’ils augmentent la transparence en matière de sécurité nationale et de surveillance, et prendre des mesures afin de mieux protéger les lanceurs d’alerte et les médias, selon Human Rights Watch et l’ACLU.

« Les États-Unis se présentent comme le modèle de liberté et de démocratie, mais leurs propres programmes de surveillance menacent les valeurs qu’ils prétendent incarner », a conclu Alex Sinha. « Les États-Unis devraient enfin admettre que leurs programmes de surveillance massifs portent atteinte à de nombreux droits d’une importance cruciale. »

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Crash du vol d'Air Algérie: Les drapeaux en berne pour trois jours, les boîtes noires en route pour la France

Les drapeaux sont mis en berne à partir de lundi et pour trois jours en France sur tous les bâtiments publics en signe de deuil national après le crash de l'avion d'Air Algérie au Mali.

En témoignage du deuil de la Nation après le crash de l'avion d'Air Algérie, les drapeaux sont mis en berne à partir de lundi et pour trois jours en France sur tous les bâtiments publics.

Les drapeaux sont mis en berne en témoignage du deuil de la Nation, le crash de l'avion jeudi a fait 118 morts, dont 54 Français.

Les deux boîtes noires de l'avion d'Air Algérie qui s'est écrasé au Mali ont été transférées dimanche à Bamako et sont en route pour la France, où s'est tenue lundi matin à l'Elysée une réunion de suivi.

Outre le président François Hollande, Manuel Valls (Premier ministre), Laurent Fabius (Affaires étrangères), Bernard Cazeneuve (Intérieur), Christiane Taubira (Justice), Frédéric Cuvillier (Transports) et Fleur Pellerin (Français de l'étranger) participaient à cette réunion qui s'est ouverte à 9h.

"Il s'agit de revenir sur la rencontre avec les familles et les proches des victimes organisée samedi au ministère des Affaires étrangères et de faire un nouveau point sur le déploiement des équipes et la situation sur les lieux du crash", a-t-on précisé dans l'entourage de François Hollande.

Aucune déclaration n'était toutefois prévue à l'issue de cette réunion alors que Laurent Fabius et Frédéric Cuvillier devraient tenir une conférence de presse lundi après-midi au quai d'Orsay. Drapeaux en berne

La France, dont 54 ressortissants ont péri dans le crash (sur un total de 118 victimes), met à partir de lundi et pour trois jours ses drapeaux en berne sur tous les édifices publics en signe de deuil.

Il ne s'agit pas à proprement parler d'un "deuil national", qui doit être décidé en Conseil des ministres et entraîne parfois la fermeture des services publics et des écoles. La dernière fois qu'une journée de deuil national a été décidée en France remonte à 2001, au moment des attentats du 11 septembre.

La première boîte noire avait été récupérée vendredi par l'armée française sur le site du crash dans la zone de Gossi, à environ 100 km de Gao, la plus grande ville du nord malien. La seconde l'avait été samedi par des experts de la mission de l'ONU au Mali (Minusma).

Toutes deux avaient été acheminées à Gao, où est basé un centre de gestion des opérations concernant le crash. Elles ont été emmenées dimanche à Bamako par une délégation conduite sur place par le ministre malien des Transports Mamadou Hachim Koumaré et son homologue algérien Amar Ghoul, a indiqué le ministre malien de l'Information et de la Communication, Mahamadou Camara.

"Elles vont être remises aux autorités françaises" associées à l'enquête sur l'accident, une mission confiée à un responsable de la gendarmerie malienne qui devait quitter Bamako dimanche soir pour la France, a ajouté Mahamadou Camara.

Enquête préliminaire pour "homicides involontaires"

L'avion d'Air Algérie, un McDonnell Douglas MD-83 loué auprès de la société espagnole SwiftAir, était parti de Ouagadougou pour Alger dans la nuit du 23 au 24 juillet. Il s'est écrasé 50 minutes après le décollage.

Aucune des 118 personnes à bord -112 passagers (outre les 54 Français, 23 Burkinabés, huit Libanais, six Algériens et des ressortissants d'autres pays) et les six membres, espagnols, de l'équipage- n'a survécu.

En France, le parquet de Paris a ouvert jeudi une enquête préliminaire pour "homicides involontaires". Dimanche, le gouvernement malien a assuré que le Mali avait fait de même après l'annonce de la découverte des débris de l'avion.

Devant les familles des victimes, François Hollande a annoncé samedi que les corps de tous les passagers seraient "ramenés en France". Par ailleurs, les proches qui le souhaitent seront accompagnés, "le moment venu", sur le site de la catastrophe où une stèle sera érigée "pour que nul n'oublie que, dans cet endroit, sur ce site, ont disparu 118 personnes".

Samedi, le Burkina Faso avait annoncé l'ouverture par le procureur de Ouagadougou d'une enquête judiciaire pour rechercher les causes de la catastrophe.

"La coopération internationale est à l'œuvre pour que nous sachions ce qu'il est advenu de l'appareil (...). Ce qui doit être fait, le sera en partenariat entre nos différents pays: l'Algérie, la France, le Burkina Faso et le Mali", a assuré le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.

Dépêchés par Paris, une vingtaine de gendarmes et de policiers ainsi qu'une équipe Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) français sont depuis samedi dans le nord du Mali.

Les visites se multiplient sur le site de l'accident

Les investigations -consistant à "recueillir le maximum d'informations" sur l'avion et l'accident sur le terrain mais aussi à collecter diverses données, qui seront ensuite analysées- pourraient durer "plusieurs semaines, voire plusieurs mois" d'après Rémi Jouty, chef du BEA.

Selon lui, il est actuellement "trop tôt pour faire la moindre hypothèse" sur la cause de l'accident, alors que plusieurs spécialistes ont évoqué les mauvaises conditions météorologiques.

Depuis vendredi, les visites se sont multipliées sur le site de l'accident, sécurisé par les forces maliennes, celles de la Minusma et des militaires français déployés depuis un an et demi au Mali dans le cadre d'une opération de lutte contre des groupes jihadistes.

En plus des autorités burkinabées, maliennes, françaises, des proches de familles de victimes s'y sont rendus en hélicoptères au départ de Ouagadougou: après un premier petit groupe d'un Burkinabé, d'un Libanais et d'un Français samedi, des Libanais y ont été acheminés dimanche.

Des journalistes burkinabés et de la presse internationale ont aussi été conduits sur place à partir de Ouagadougou. Dans la capitale burkinabée, des proches de victimes de diverses nationalités ont indiqué leur espoir de connaître la vérité sur le crash, mais surtout de récupérer des corps ou restes de corps.

Mais, selon le chef d'état-major particulier du président burkinabé, le général Gilbert Diendiéré, la récupération des dépouilles mortelles serait extrêmement difficile, voire quasiment impossible, l'avion s'étant désintégré en s'écrasant, avec des débris éparpillés sur une grande étendue. "Je ne pense pas qu'on puisse reconstituer les corps (...), ils ont été éparpillés, dispersés. Je ne suis pas sûr qu'on puisse (en) retrouver certains", a-t-il prévenu samedi.

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dimanche 27 juillet 2014

Tour de France : une petite histoire de la pause-pipi

N'allez pas croire que la pause-pipi, c'est dix cyclistes qui s'arrêtent sur le bord de la route. C'est beaucoup plus que ça.

Trois coureurs du Tour de France en pleine pause-pipi, lors de l'étape Troyes-Nancy, le 7 juillet 2005.

Scène habituelle de début d'étape. Une échappée a pris quelques minutes d'avance, le peloton a encore 150 km pour mener la chasse. Le maillot jaune se retourne. Le peloton comprend le signal... et les coureurs qui en ont envie s'arrêtent sur le bord de la route pour se soulager. Pas d'autre solution quand on passe cinq à six heures par jour sur un vélo - sans compter la petite heure protocolaire en début d'étape et les éventuelles interviews une fois la ligne d'arrivée franchie. La pause-pipi fait partie intégrante du métier de cycliste... et de l'histoire du cyclisme. Voici son histoire.

"Je me suis déjà fait pisser dessus"

L'article 12.1.040.29 du règlement de l'Union cycliste internationale est formel. Tout coureur repéré par les commissaires en train d'uriner devant des spectateurs écope d'une amende de 100 francs suisses (environ 80 euros). C'est - de loin - l'amende la plus répandue dans le peloton. Trouver des endroits déserts sur le bord de la route du Tour de France - 12 millions de spectateurs - relève de la gageure. Un commissaire de course justifiait sur RFI l'amende infligée au coureur français John Gadret en 2011 : "Il s'est arrêté dans le jardin d'une maison. Or, il y avait des gens à l'intérieur. Il faut chercher un lieu plus discret. Il faut qu'il comprenne qu'il faut travailler l'image du cyclisme en général."

Lorsque le peloton est lancé à vive allure, deux options : attendre jusqu'à l'arrivée. Ou se soulager sans descendre de vélo. "Ça demande un peu d’entraînement, mais c’est faisable", explique le Belge Philippe Gilbert à la RTBF. Quand vous voyez trois coureurs qui se tiennent par l'épaule, les deux qui ne pédalent pas sont en train d'uriner. En général, les incontinents évitent le milieu du peloton. En général. "Je me suis déjà fait pisser dessus, c'est sûr, sourit le coureur australien Michael Rogers, interrogé par la télévision australienne (en anglais). Ce n'est pas intentionnel, mais ça arrive. Un petit coup sur le casque de l'intéressé résout le problème."

Attaquer pendant la pause-pipi, à vos risques et périls

Le code d'honneur - non écrit - du peloton stipule qu'on n'attaque pas pendant une pause-pipi. "Parfois, le maillot jaune en abuse, rappelle Sean Yates, directeur sportif de l'équipe Discovery Channel, dans le New York Times (en anglais) en 2007. Il peut commander plusieurs arrêts alors que son équipe est en difficulté." Comme tout code d'honneur non-écrit, il n'est pas toujours respecté. Jacky Durand, baroudeur emblématique du peloton dans les années 1990-2000, se confesse dans le journal suisse Le Gruyère : "C’est le moment que je choisissais pour partir." Ce qui lui a valu un contentieux avec Laurent Jalabert, maillot jaune au début de Tour de France 2000, qui l'a perdu sur une pause-pipi au timing malheureux : "Je remonte sur le vélo mais, le temps de prendre en main la poursuite, les échappées ont creusé l'écart, raconte-t-il dans France Soir. Comme personne ne veut nous donner un coup de main, Manolo Saiz, mon directeur sportif, décide de les laisser filer. J'ai perdu le maillot jaune sur un coup en traître. Ça m'a donné les boules."

Ce genre de coup pendable peut valoir à l'intéressé une rancune tenace de la part de ses pairs. "Si le peloton ne veut pas que tu gagnes, tu ne gagneras jamais", rappelait le coureur américain Frankie Andreu dans le Los Angeles Times (en anglais). Le cas le plus célèbre de vengeance du peloton remonte au Tour de France 1978. Le coureur Dante Coccolo brise le tabou en attaquant pendant une pause-pipi massive sur l'étape Bordeaux-Biarritz. "Il faisait ça tout le temps, il trouvait ça amusant, se souvient l'ancien coureur Paul Sherwen, cité par Fortune (en anglais). Mais quand vous attaquez pendant que vingt ou trente gars urinent, vous vous faites vingt ou trente ennemis." Quand arrive le tour de Coccolo de stopper pour un besoin naturel, deux coureurs qui s'étaient laissés décrocher du peloton empoignent son vélo, l'emportent sur plus d'un kilomètre, et le jettent dans un champ, le plus loin possible. Coccolo termine avant-dernier du Tour, et ne participa plus jamais à la Grande Boucle.

"Si je ne m'arrête pas pisser, je ne prends pas le maillot jaune"

Le coureur luxembourgeois Charly Gaul lors d'une étape de montagne du Tour d'Italie, le 4 juin 1957.

Le Tour d'Italie 1957 est entré dans la légende à cause d'une pause-pipi. Le leader du classement général, le Luxembourgeois Charly Gaul s'arrête sur le bas-côté lors de la montée du Monte Bondone. Aussitôt, Raphaël Géminiani tape sur les fesses de son leader, le Français Louison Bobet, l'enjoignant à passer à l'attaque. Gaul ne reviendra jamais, perd le Giro et gagne le sobriquet de "Chéri-Pipi", inventé par les Français. Le soir, il lâche à Bobet : "Je suis un ancien boucher, tu l'as peut-être oublié. Je vais vous ouvrir le ventre." Il se venge en se mettant au service de l'Italien Nocentini - qui n'hésitait pas à se faire pousser par les spectateurs dans les cols, sous le regard bienveillant des commissaires de course... italiens. Bobet termine second du classement général, à 19 malheureuses secondes du leader Nocentini. Conclusion d'un journaliste français : "Le Giro s'est joué sur une poussette et sur une pissette."

Les plus belles épopées se jouent parfois à un rien. Prenez Vincent Barteau, maillot jaune surprise du Tour 1984 : "C'était mon premier Tour de France, j'étais dans le peloton avec Greg LeMond, on s'est arrêtés tous les deux à un moment pour un besoin naturel, raconte-t-il au Monde. Ça a attaqué au même moment. Ça ne m'a pas plu, je suis remonté en tête du peloton, j'ai rattrapé le mec qui avait attaqué au moment où on pissait, j'ai fini avec dix-sept minutes d'avance et j'ai pris le maillot jaune. En fait, ce jour-là, si je ne m'arrête pas pisser, je reste en centième position, je ne prends jamais le maillot !" Il le garde douze jours.

"Passe-moi ta casquette !" "Pour quoi faire ?"

Reste le cas - délicat - de la grosse commission. Le coureur français Arnaud Démare a trouvé la parade en utilisant les toilettes d'un camping-car de supporters, samedi 19 juillet, entre Grenoble et Risoul. Mais bien souvent, c'est le système D qui prédomine, avec du papier journal ou des lingettes pour bébé - un truc du coureur américain Christian Vandevelde - dans le meilleur des cas. Le sprinter australien Robbie McEwen raconte au site australien The Roar (en anglais) : "Je n'avais pas de papier. J'ai donc utilisé ma casquette, que j'ai balancée ensuite."

Les leaders, eux, sont contraints de ne pas quitter leur selle, ni leur cuissard souillé. La pire anecdote est racontée dans le livre Slaying the Badger (en anglais), consacré au Tour de France 1986. Sur une étape de plaine, Greg LeMond s'est laissé décrocher en fin de peloton, entouré par ses équipiers. LeMond, victime d'une diarrhée causée par une pêche croquée avant le départ, ordonne à un de ses équipiers : "Passe-moi ta casquette." La réponse - "Pour quoi faire ?" - est superflue. La casquette de l'équipier n'y suffit pas. "Ça coulait sur ses jambes", se rappelle un de ses équipiers, Paul Kimmage, dans son livre Rough Ride. "L'odeur était épouvantable. Moi, j'aurais abandonné, mais lui pouvait gagner le Tour de France. Je suppose que c'est ça qui fait la différence."

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samedi 26 juillet 2014

Crash du vol d'Air Algérie : les familles des victimes qui le voudront seront "accompagnées" au Mali

François Hollande a rencontré les familles des 54 victimes françaises de la catastrophe aérienne.

Samedi 26 juillet 2014, à 15h, arrivée de François Hollande, Président de la République au Quai d'Orsay. Photos Réveil FM International

François Hollande assure les familles des victimes du crash du vol d'Air Algérie de son soutien. Le président de la République annonce, samedi 26 juillet, que toutes celles qui le voudront seront "accompagnées", "le moment venu", sur le site de la catastrophe, au Mali.

"Ces familles ne demandent rien d'autre que d'être soutenues, informées, a expliqué le chef de l'Etat à l'issue de sa réunion avec les proches des 54 victimes françaises au Quai d'Orsay à Paris. C'est important que la nation se rassemble lorsqu'il y a des drames."

"Tous les corps" rapatriés en France

Au total, 118 personnes ont péri dans le crash de l'appareil, parti de Ouagadougou, selon le bilan définitif du quai d'Orsay. François Hollande a annoncé que "tous les corps seront ramenés en France", à l'issue du "travail de regroupement des corps et d'identification". Les autorités ont envoyé sur place 20 gendarmes et policiers français, ainsi qu'une équipe du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA).

Le président de la République a également précise qu'une stèle sera érigée sur le site "pour que nul n'oublie que, dans cet endroit, sur ce site, ont disparu 118 personnes".

Deux enquêtes

Les circonstances exactes du crash de l'appareil affrété par Air Algérie ne sont pas encore déterminées. "Des faisceaux d'indices laissent penser que les conditions météorologies ont été déterminantes, mais je n'ai voulu écarter aucune hypothèse", explique Français Hollande, qui salue la découverte des deux boîtes noires de l'avion.

En plus de "l'enquête administrative, technique", "une information judiciaire sera ouverte, des plaintes seront déposées, c'est la procédure normale dans ce type de catastrophe", a précise le président de la République. François Hollande a assuré qu'une "coopération judiciaire internationale" sera mise en oeuvre "pour tout connaître des raisons de ce drame".

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"Des sorciers-Bandoki Basili Té": Convention des Congolais de Suisse ou Convention des Congolais du Lac Léman ?

Sebastien Mutomb Mujing, le fameux chargé d'Affaires de l'ambassade de la RDC en Suisse s'est empressé d'envoyer des compatriotes: Ma Mado Ntumba, Ma Evelyne Milolo, Chick Munduki Osonga et Jean-Claude Kalala au Tribunal Pénal Fédéral de Bellinzona, pour avoir réclamé la vérité des urnes en décembre 2011 à l'ambassade de la RDC à Berne. Photo Réveil FM International

Des Mobutistes nostalgiques et leurs affidés, des politicailleurs du dimanche, mangecrates et politiventres sont à l'oeuvre le long du lac Léman en Suisse. Des joséphistes en quête de nominations, pour maquiller leurs turpitudes, des Mobutistes-Joséphistes, dont la majorité ont un membre de famille qui travaille et soutien le régime d'usurpation anti-peuple de Kinshasa, ont décidé avec l'appui de Sébastien Mutomb Mujing, le fameux chargé d'Affaires de l'ambassade de la RDC, de mettre en place une Convention des Congolais de Suisse. Des Congolais collaborationnistes décidés à mettre à genoux le noble combat des Congolais Résistants-Patriotes-Combattants en Suisse. Pour ceux qui connaissent la Suisse avec ses 26 cantons, on est étonné que ceux qui mettent en place la Convention des Congolais de Suisse sont résidents de Genève, Lausanne, Fribourg. Les Congolais de Berne , Grisons, Zurich, Lucerne, Schaffhouse, Saint-Gall, Bâle-Ville, Bâle-campagne, Obwald, Soleure, Zoug, Tessin...sont ignorés dans cette macabre démarche. En se faisant ami-ami avec Sébastien Mutomb Mujing, les "Conventionnistes" veulent-il faire table rase sur les marches de protestation et lobbying des Résistants-Patriotes-Combattants de Suisse ? Les "Conventionnistes" ignorent-ils que Sébastien Mutomb Mujing a traduit en justice les Congolais qui avaient manifesté dans l'enceinte de la maison commune, c'est-à-dire l'ambassade de la RDC à Berne en 2011? Les Congolais qui ne réclamaient que la vérité des urnes ! En septembre 2013, Réveil FM International était présent au Tribunal Pénal Fédéral de Bellinzonna où Jean-Claude Kalala Mwayilka, Chick Munduki Osonga, Ma Evelyne Milolo, Ma Mado Ntumba avaient comparu devant les juges. Diable mais où étaient donc les "Conventionnistes" de Suisse pour accompagner des compatriotes injustement accusés par un psychopathe, marionnettiste aujourd'hui de la Convention des Congolais de Suisse ? Pour s'attirer de la bienveillance du régime d'usurpation, d'imposture qui use et abuse du terrorisme d'Etat, "Des sorciers-Bandoki" sont prêts à tout !

Jean-Claude Kalala Muayika. Photo Réveil FM International

Chick Munduki Osonga, "Kongo Telema". Photo Réveil FM International

Pour justifier leurs arguments alambiqués, les "Conventionnistes" vont jusqu'à évoquer la neutralité de la Suisse, alors même que celle-ci est la plus militarisée pour mieux se défendre. Le melting-pot politique que propose les "Conventionnistes" est inacceptable. On ne peut pas évoquer la division dans la communauté congolaise de Suisse pour confectionner une "Convention" sans bases démocratiques, le respect des droits humains, la justice juste pour les victimes, que les tortionnaires, assassins, usurpateurs répondent de leurs bévues.

AChille Ibula lors d'une marche congolaise à Zurich. Photo Réveil FM International

Félix Mbayi Kalombo, Taty Tshisuaka Kabeya et Justin Tshiswa Bantou. Photo Réveil FM International

Pas trop convaincant la mise au point des "Conventionnistes" contre la campagne de diffamation et de boycott déclenchée en Suisse par des vaillants Résistants-Patriotes-Combattants en Suisse.

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Cher-e-s Compatriotes,

Chers Membres de notre Communauté,

Cher-e-s Ami-e-s,

Depuis plus de trois ans, certains d’entre nous, ne pouvant continuer à se contenter du triste constat maintes et maintes fois fait d’avoir affaire à une communauté diasporique congolaise désorganisée, désorientée et enfermée dans le « chacun pour soi », ont courageusement choisi de remettre l’ouvrage sur le métier. Ainsi naissait-il, dans l’esprit d’abord, avant tout début de concrétisation matérielle, le projet de rassembler les Congolais de la diaspora suisse, à travers la mise sur pied d’une convention, ouverte à tous sans exclusive, pour en faire une force qui compte et sur laquelle on peut compter face aux enjeux majeurs de notre vie ici et ceux liés au destin de notre pays, le Congo-Kinshasa.

Tirant les leçons du passé, nous avons placé notre démarche sous le signe de l’ouverture et cherché à surplomber tous les clivages qu’ils soient associatifs, politiques, générationnels, régionaux, linguistiques, etc.

Rêver de rassembler et d’unir ici tous les Congolais quels qu’ils soient, au-delà de tous leurs clivages et divisions, dans un projet d’intérêt général comme communauté diasporique, n’est pas une idée neuve et les initiateurs de la Convention des Congolais de Suisse n’en réclament pas le monopole. Ceux qui vivent depuis longtemps en Suisse en savent quelque chose. Leur mérite consiste à avoir porté le flambeau de manière active depuis plus d’une année pour permettre à ce projet d’atteindre sa vitesse de croisière. Aujourd’hui, après avoir parcouru plusieurs étapes dans le processus organisationnel, nous sommes parvenus à fixer la tenue de la Convention des Congolais de Suisse aux dates du 12, 13, et 14 décembre prochain. Nous ne sommes pas au bout de nos efforts, loin s’en faut, il y a encore beaucoup à faire pour garantir le succès de cette entreprise. Tous les compatriotes sont les bienvenus dans le partage des efforts encore à entreprendre pour la réussite que nous escomptons.

Voulant tirer les leçons du passé, nous avons placé notre démarche sous le signe de l’ouverture. Nous avons estimé que cette orientation philosophique, en cherchant à surplomber entre Congolais les clivages de tous ordres (associatif, politique, générationnel, régional, linguistique, ethnique, tribal, socioprofessionnel, etc.), était celle qui peut assurer à notre démarche une pleine efficacité et un succès, parce qu’elle est censée ne faire l’économie, dans l’unité, d’aucun apport capable de renforcer nos atouts communautaires afin que notre diaspora occupe en Suisse la place qui lui revient vu son importance.

Cette philosophie, au départ, a été validée par tous les initiateurs du projet. Et c’est forts de cette validation qu’ils ont dû entamer ensemble une démarche d’élargissement de la base, en s’adressant entre autres à quelques composantes des combattants en Suisse. Ensemble nous nous sommes produits à Fribourg, le 18 janvier 2014, pour porter notre projet sur les fonts baptismaux, avec un relatif succès. C’est au lendemain de notre prestation de Fribourg que des dissensions, se nourrissant de moult amalgames, ont émergé au sein de la Constituante mise en place en vue d réaliser le projet. La plupart des membres n’ont pas voulu ouvertement assumer les responsabilités financières relatives à l’organisation de l’événement de Fribourg. Plus subtils, d’autres se sont subitement réfugiés dans des considérations terminologiques pour mieux dissimuler leur dérobade face à l’ardoise de Fribourg. Nous aimerions profiter de cette occasion pour faire une clarification et une mise au point, et ensuite lancer un appel.

Tout en étant constamment ouverts au dialogue, nous restons convaincus du bien-fondé de la ligne éditoriale de l’ouverture fixée à notre projet, pour tenter de rassembler tous les Congolais qui le souhaitent au-delà de ce qui les divisent et qui les a toujours divisés, et paralysé leur action commune, en vue de constituer ensemble une grande force d’action au profit de nous-mêmes et de notre pays. Mais prêcher l’ouverture ne signifie en aucun cas vendre son âme. Toutefois, ici, le mot doit être entendu dans un sens positif plutôt que négatif. Que l’opinion soit rassurée : l’ouverture de notre démarche est soumise à un discernement à même de nous permettre de distinguer le bon grain de l’ivraie ; l’ouverture que nous prônons obéit à une prudence et à des précautions toujours prêtes à la débarrasser de toutes les scories pouvant compromettre le projet lui-même. En tout cas nous y veillons, car c’est la moindre des choses. Notre ouverture n’est pas une ouverture naïve, comme une vue de l’esprit ; elle est déjà et avant tout une ouverture tamisée par l’expérience, instruite par nos échecs passés, confortée par les espoirs que nous nourrissons. Cette ouverture, qui s’exprime à travers notre souplesse dans la considération de l’épineuse question de la nationalité (nous voulons rassembler non seulement ceux qui détiennent le passeport congolais mais encore tous ceux qui se réclament d’origine congolaise) et dans le traitement des opinions politiques, cette ouverture, disions-nous, qui n’est pas béate, connaît le Rubicon à ne pas franchir, car nous veillons continuellement au grain. Nous n’inviterons pas aux assises de la Convention quelqu’un comme Lambert Mende, ou Jean-Pierre Kambila, encore moins Joseph Kabila lui-même !

La division affaiblit, l’union fait la force. Nous n’obligeons personne qui ne partage notre vision de nous suivre ; corrélativement, personne n’a le droit de nous empêcher de réfléchir, de concevoir et d’agir. A part notre peuple institutionnellement réuni, qui d’autre serait le dépositaire de la légitimité du patriotisme congolais ici ou ailleurs ?

Certes la lecture de la situation politique, économique, sociale et sécuritaire de notre pays incite-t-elle l’opinion, au regard de sa complexité, à un positionnement varié, que l’on peut comprendre. Et, en démocrates, nous sommes respectueux des opinions politiques des autres, surtout de la personne de ceux qui les émettent, y compris quand nous jugeons ces opinions non défendables. Au-delà des supporters du régime, les uns sont dans le schéma d’analyse d’un pays occupé par des étrangers et qu’il faut à tout prix libérer, les autres dans celui d’une opposition classique à un pouvoir usurpé qui ne fonctionne pas dans l’intérêt majeur du peuple congolais. Mais les uns et les autres sont-ils condamnés à ne jamais s’entendre pour avancer ? Après tout, tout chemin ne mène-t-il pas à Rome, comme l’on dit ? Quant à nous, jusqu’à preuve du contraire, nous nous considérons comme membres de la société civile congolaise. Nous ne faisons pas de la politique active. Nous ne sommes pas un parti politique, ni une plate-forme de partis. Mais comme citoyens congolais vivant en Suisse, ou comme Suisses d’origine congolaise, nous sommes dans une démarche patriotique d’organisation de notre diaspora, de manière, à terme, à constituer un lobbying puissant en faveur du Congo, profitant de la proximité des institutions internationales où souvent des décisions concernant notre pays sont prises, sans que nous soyons capables d’agir sur le processus décisionnel pour nous les rendre favorables. Nous nous faisons un devoir impérieux d’agir avec tous ceux qui partagent cette vision au-delà de leurs étiquettes, qu’ils soient anciens mobutistes ou anciens kabilistes repentis, qu’ils soient membres de l’opposition ou de la société civile, qu’ils aiment ou non la politique, qu’ils œuvrent ou non dans les mouvements associatifs, peu importe. Vivant ici en Suisse, sommes-nous à jamais condamnés à ne pas nous entendre sur des objectifs communs précis, au nom de notre communauté de destin et de l’amour du Congo ? Voilà la question qui devrait nous préoccuper. La division affaiblit, l’union fait la force. Nous n’obligeons personne qui ne partage notre vision de nous suivre ; corrélativement, personne n’a le droit de nous empêcher de réfléchir, de concevoir et d’agir. A part notre peuple institutionnellement réuni, qui d’autre serait le dépositaire de la légitimité du patriotisme congolais ici ou ailleurs ?

Décidément, le plus grand ennemi du Congo n’est-il pas d’abord le Congolais lui-même avec sa propension à la diabolisation et son corrélat : les divisions !

Au sein de notre cellule constituante, deux de nos membres issus des rangs des combattants, que nous avions approchés et responsabilisés auparavant, conformément à notre vision, pour s’occuper de la communication, sensibilisation et mobilisation, et qui ont cheminé pendant un temps avec nous dans la préparation du projet, sont vite allés en besogne, en portant contre nous, depuis notre divergence concernant la vision du projet, de graves et fausses accusations, qui se ramènent à un simple procès d’intention. En ce qui nous concerne, cherchant à tout prix à éviter une polémique que nous considérions alors comme sans objet, nous avons tergiversé avant de répondre, d’autant plus que ce n’était pas la première fois que ces accusations étaient portées contre nous par les mêmes. A y réfléchir de près, après coup, c’était peut-être une erreur de notre part d’avoir laissé passer trop de temps ; nous aurions dû répondre du tic au tac pour vite y couper court afin d’éviter le discrédit.

Première accusation. « Nous serions des kabilistes obnubilés par le pouvoir ! » Pour ceux qui nous critiquent, l’ouverture prônée dans notre projet serait synonyme du kabilisme ! Sans vouloir polémiquer avec eux, et prenant l’opinion à témoin, nous leur laissons la responsabilité d’apporter le moindre début de preuve que nous roulons pour le régime en place au Congo. Nous sommes les seuls garants et dépositaires de l’orientation philosophique d’ouverture que nous avons voulu donner à notre démarche et nul ne peut nous obliger à nous en départir. Nous avons la conscience tranquille et ne sommes pas achetables à coup de millions ou de milliards kabilistes ! Notre peuple, qui a perdu 8 millions d’âmes à cause de l’incurie et de la complicité du pouvoir que nous décrions tous, mérite mieux que de vaines querelles ; eh ! bien, que l’on ne compte pas un seul instant sur nous pour le trahir. Face à l’ampleur de la souffrance de notre peuple, personne dans notre communauté, fût-il important, ne peut prétendre détenir le monopole de la compassion. Evitons la diversion.

Au demeurant, nous avons compris que l’équation ouverture=kabilisme, établie par nos détracteurs, était en réalité un prétexte habilement trouvé pour ne pas s’acquitter de leur quote-part exigible pour payer la lourde facture engendrée par notre prestation de Fribourg. Qu’à cela ne tienne, cette facture a été payée pour finir grâce aux sacrifices de quelques-uns ! Cette fuite en avant de nos détracteurs était aussi un prétexte pour empêcher que l’on leur demande des comptes concernant leurs responsabilités dans la constituante. Quand nous étions ensemble, leur engagement et leur bilan dans le travail abattu sont restés proches de zéro. Voilà la réalité. Aucune cotisation payée, travail pas fait, seulement des anathèmes, des accusations, des insultes pour tout compte, dans l’intention délibérée de salir l’honneur des autres collègues… Finalement, comme dit la maxime, « celui qui veut noyer son chien l’accusera toujours de rage. » Ce que les Chinois, à leur manière, expriment par le proverbe : « Lorsque la pierre tombe sur l’œuf, pauvre œuf ; lorsque l’œuf tombe sur la pierre, pauvre œuf ! ». Décidément, le plus grand ennemi du Congo n’est-il pas d’abord le Congolais lui-même avec sa propension à la diabolisation et son corrélat : les divisions !

Qui, en fait, dans notre communauté, est dépositaire de légitimité pour se sentir autorisé, lui et lui seul, à décréter des brevets de légitimité patriotique aux autres Congolais ? Personne, absolument personne !

Pour revenir au fond du problème, qui, en fait, dans notre communauté, est dépositaire de légitimité pour se sentir autorisé, lui et lui seul, à décréter des brevets de légitimité patriotique aux autres Congolais ? Personne, absolument personne. Nous sommes tous seulement comptables, devant l’opinion, de notre comportement et des actes que nous posons au sein de la communauté, seul juge. L’on peut bien comprendre, sur un plan psychosociologique, que les membres de la diaspora congolaise, dont la personnalité de base a été façonnée par la culture politique dictatoriale de mauvais régimes successifs que nous avons tous connus, soient dans le doute, à cause de multiples trahisons dont ils sont constamment l’objet. Car après tout, comme l’on dit, un chat échaudé craint l’eau froide. Mais de là à porter indûment des accusations infondées à l’endroit des collègues, à jeter l’opprobre sur les gens, il y a un pas qu’il faut bien se garder de franchir n’importe comment. Dans le contexte de vie actuel de notre communauté, plombée par le négativisme, si certaines personnes que nous approchons, d’elles-mêmes se montrent un peu trop prudentes ou méfiantes à l’égard d’une initiative dont elles déclarent volontiers ne pas encore être en mesure de maitriser les tenants et les aboutissants, ce qui reste après tout leur droit le plus absolu, cela paraît normal et nous sommes prêts à le comprendre. Car nous pensons que c’est à nous, initiateurs du projet, de continuer à aller vers elles pour les convaincre d’y adhérer. Mais, dans le cas contraire, quand les gens sont contraints à subir et à se mettre sous l’influence d’une campagne de diabolisation menée par quelques-uns d’entre nous, ce qui commence à être le cas maintenant, cela semble regrettable et strictement condamnable.

Deuxième accusation. « Nous serions des collabos de la macabre entreprise kabiliste de démolissement de notre pays ! » Depuis l’avènement du nazisme en Occident, le mot « collabo », diminutif familier de « collaborateur », désignait ainsi, historiquement, tout suppôt du nazisme ; il désigne aujourd’hui, par extension, tout celui qui est complice d’une œuvre de destruction, à large échelle, du bien commun ; tout celui qui est de mèche avec un pouvoir illégitime dont le but avoué ou non est tel, c’est-à-dire mettre en danger l’existence d’une communauté, d’un groupe humain. Il n’échappe donc à personne que ce vocable, depuis, est très connoté, péjorativement parlant, surtout quand il est employé en matière de tout ce qui touche de près ou de loin à la chose publique. Mais figurez-vous que nos détracteurs, mécontents et incapables de contribuer à régler différemment notre différend, s’en tiennent à la solution de facilité, qui consiste à se servir de ce mot odieux contre nous, à en faire usage pour nous qualifier, dans le but simplement de porter atteinte à notre honneur, à notre réputation. Nous nous demandons vraiment si, en leur âme et conscience, en ayant recours à ce terme, ils en ont suffisamment de discernement et ont bien pris toute la mesure de l’insulte. Emettons une hypothèse : de deux choses l’une, ou bien au mieux, la langue leur a fourché, comme l’on dit, et dépassé leur pensée, ce qui leur laisse toute la latitude de s’excuser, ou bien au pire, ils sont méchants et persistent et signent dans l’usage de leur insulte immonde. C’est à eux de se positionner. Quant à nous, dans le meilleur des cas, nous sommes prêts à accepter leurs excuses ; dans le pire des cas, nous sommes aussi mentalement préparés à les considérer comme ils mériteraient de l’être, sachant qu’après tout, comme diraient les Anciens, il n’y a rien de nouveau sous le soleil des hommes, car la vie n’est qu’une redite éternelle.

Troisième accusation. « Nous serions des traîtres à la patrie, pas radicalement acquis à la cause du changement au Congo ! » Nous ne sommes pas bien placés, susurrent nos dénigreurs, pas dignes d’organiser un espace de réflexion et de concertation entre Congolais, parce que « nous ne serions pas, comme eux, radicalement acquis au changement. » De là tout serait permis contre nous : nous serions des traîtres, de mauvais Congolais, d’ignobles compatriotes, et deviner tous le autres qualificatifs de mauvais goût possibles et imaginables… Mais qui d’entre nous, à moins d’être fou, serait hostile au changement chez nous, dans notre pays (changement à entendre au sens de propulsion de notre société vers de meilleures conditions de vie) ? Quel est ce Congolais qui ne rêve pas d’appartenir à un pays émergent dans la solidarité, l’Etat de droit et le développement, où il fait bon vivre ? Qui peut être fier de partager le destin d’un pays qui a d’immenses atouts, comme le nôtre, mais qui se retrouve toujours le dernier de la classe de tous les indices internationaux du développement humain ?

Nous savons et saurons toujours gré au mouvement des combattants d’avoir contribué tant soit peu à sensibiliser l’opinion nationale et internationale sur la crise de légitimité institutionnelle que connaît notre pays (résultats électoraux trichés, Constitution pas respectée, décideurs politiques illégitimes, etc.), n’en déplaise aux thuriféraires du régime en place. Cela, l’histoire le retiendra. Mais la grande erreur de certains combattants qui nous critiquent, consiste à s’imaginer que notre action est destinée à faire de l’ombre au rayonnement de leur mouvement. Nous affirmons ici haut et fort que nous ne sommes pas leurs ennemis. Nous invitons nos accusateurs à se ressaisir, à sortir de leur radicalisme pour comprendre le bien-fondé de la pluralité de stratégies quand l’on affronte une adversité si complexe. L’efficacité d’une flèche lancée dépend moins de l’énergie de celui qui la lance que de la précision de son objectif ; la noblesse et l’efficacité de tout combat juste ne réside pas dans son monolithisme, mais dans sa capacité à construire des ponts entre tous les protagonistes. Eu égard au défi à relever dans l’intérêt de notre communauté, il importe plutôt de préciser qu’il existe, en réalité, entre les autres et nous, non un débat qu’il faut entretenir mais un problème qu’il convient de résoudre, celui de la tolérance et de la compréhension mutuelle.

Inspirés par la culture politique helvétique de concordance – caractérisée par l'intégration autant que faire se peut de toutes les forces politiques vives en présence, le rejet des conflits et la recherche de solutions concertées aux problèmes -, nous voulons avancer ensemble avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté.

Nous mettons en garde nos détracteurs contre leur campagne de diabolisation ; nous leur tendons la main pour une réconciliation, s’ils le souhaitent, et leur demandons de cesser, sans délai, d’œuvrer à l’intoxication des esprits et au sabotage du travail pour lequel tant d’efforts et de sacrifices ont déjà été consentis, comme ils l’ont publiquement annoncé et commencé à le faire. Dans le cas contraire, nous nous réservons le droit d’user de tous les moyens légaux qui nous permettent de nous défendre. Notre porte pour un dialogue avec eux, ainsi que nous l’avons toujours souhaité – ils le savent bien –, reste ouverte malgré tout. S’ils le veulent, en début décembre prochain, ils seront les bienvenus aux assises de la Convention des Congolais de Suisse, car, nous, contrairement à eux, nous ne tenons pas à exclure ou à diaboliser les Congolais. Nous voulons rester maîtres de notre agenda, forts de notre conviction que, ce qui importe pour nous, c’est l’intérêt de notre communauté diasporique et de notre pays. Et, gagnés à la cause de la quête d’un nouvel avenir pour le peuple congolais et inspirés par la culture politique helvétique de concordance – caractérisée par l'intégration autant que faire se peut de toutes les forces politiques vives en présence, le rejet des conflits et la recherche de solutions concertées aux problèmes -, nous voulons avancer ensemble avec tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté.

Nous invitons notre public à ne pas se faire avoir, à ne pas se laisser entraîner dans une campagne de diffamation haineuse et mensongère. Nous en appelons à son esprit critique, nous faisons confiance à son sens de discernement. Nous l’invitons à ne pas avoir peur, à s’engager avec nous pour la réussite totale de la Convention en y prenant une part active. Nous en profitons pour réitérer ici, encore une fois, notre appel à contribution pour tous ceux et toutes celles qui ont une expertise à proposer. Une fois le moment venu, lors de la tenue de la Convention, si besoin était, en raison de la menace reçue, des dispositions sécuritaires draconiennes seraient prises, conformément à la loi, pour la sérénité des travaux dont l’issue, à coup sûr, sera attendue avec espoir et impatience par notre communauté. « Veritas libera bit vos », « la vérité vous rendra libres », disent les Ecritures. Merci de votre lecture et de votre compréhension !

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vendredi 25 juillet 2014

Le palais de la Moncloa (Palacio de La Moncloa) à Madrid

Freddy Mulongo au Palais de la Moncloa. Photo Réveil FM International

Au Palais de la Moncloa, les journalistes n'ont pas une accréditation permanente, ils s'accréditent tous les jours. Notre carte de presse et numéro de passeport étaient transmis par Matignon et l'Ambassade de France à Madrid. Pour nous faire flipper davantage la consoeur de l'AFP raconte que l'un des grands photographes ayant gagné plusieurs prix photo à Madrid s'est vu retirer son accréditation, il avait fait des photos pour Greenpeace ! Tant qu'on n'est pas encore à l'intérieur rien n'est acquis. Il faut dire que la salle de presse est la plus moderne, des équipements numériques mis à la disposition des journalistes. Nos confrères veinards ont les équipements qu'il faut. Plusieurs salles utra-moderne climatisées, pour se rafraîchir: Une fontaine d'eau fraîche à volonté, les boissons sucrés Cola Cola, Orangina à 0,70 euro...

Freddy Mulongo au palais de la Moncloa. Photo Réveil FM International

Le palais de La Moncloa (Palacio de La Moncloa) est une résidence située à Madrid, capitale de l'Espagne. Il s'agit de la résidence officielle du président du gouvernement depuis 1977. Le bâtiment est entouré d'un complexe gouvernemental qui compte des édifices plus récents tels que la première vice-présidence du gouvernement ou le ministère de la présidence.

Des journalistes au Palais de la Moncloa. Photos Réveil FM International

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jeudi 24 juillet 2014

Photos. Le Premier ministre Manuel Valls était en visite officielle à Madrid !

Après avoir rencontré le mardi le roi d'Espagne Felipe VI, le Premier ministre français a rencontré mercredi 23 juillet 2014, Mariano Rajoy à la Moncloa, puis Pedro Sánchez, le nouveau secrétaire du PSOE, à la Résidence de France. Premier retour officiel au pays natal, en tant que Premier ministre, pour l'homme fort du gouvernement français.

En attendant le Premier ministre Manuel Valls au Palais à la Moncloa. Photos Réveil FM International

La journée madrilène de Manuel Valls a commencé en fin d'après-midi. Le premier rendez-vous dans la capitale espagnole était, en effet, fixé à 18h50 à la Moncloa (résidence du Président du gouvernement espagnol) avec Mariano Rajoy. Au cours de cette rencontre, les deux chefs du gouvernement ont échangé, selon l'agence de presse EFE a propos des différents accords économiques qui unissent les deux pays. La situation de l'Union Européenne a également été abordée. Enfin, les deux hommes ont parlé de politique internationale. L'escalade de violence dans la bande de Gaza et l'attaque, en Ukraine de l'avion de la Malasyan Airlines étaient en effet au programme des discussions.

Manuel Valls et Mariano Rajoy à la Moncloa. Photos Réveil FM International

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Kinshasa: Les assassinés du 22 juillet 2014 du Camp Colonel Tshatshi, tous des jeunes sans armes !

Silence, le régime de Kinshasa assassine impunément. Tous les six mois alias Joseph Kabila et sa bande fomentent des faux coup d'Etat pour mieux asseoir leur "terrorisme d'Etat". Pourquoi comme d'habitude Kinshasa n'a-t-il pas arrêté ceux qu'ils présentent comme des assaillants sans armes à feu ? Mais il a préféré les massacrer ! On voit très bien qu'ils sont jeunes et aucun indice militaire a été retrouvé sur leurs cadavres ! C'est la jeunesse congolaise que l'on assassine ! Régime tortionnaire et assassin, le régime des Brontosaures, Dinosaures et Mammouths Joséphistes, sans légitimité, ne respecte pas la vie.

Pour une dizaine des pseudos assaillants, on met le pays ses dessous-dessus. Pire, une forte contradiction s'étale sur la place publique entre les propos de l’invétéré fumeur de chanvre André Kimbuta Yongo, le fameux gouverneur de la ville de Kinshasa qui dit que les assaillants ont attaqué le camp Tshatshi de 09h00 à 10h00 et le Vuvuzélateur national Lambert Mende Omalanga qui carbure et biberonne au Johnnie Walker qui déclare que l'attaque s'est produit à 14h00 au camp militaire colonel Tshatshi, qui dit vrai ?

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Conflit israélo-palestinien : les morts depuis septembre 2000

Éloquent tableau comparatif réalisé par nos confrères du "Le Monde".

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Manifestation pour Gaza à Paris : « Nous sommes tous des enfants de Gaza »

Sur la place Denfert-Rochereau ce mercredi 23 juillet, les sonos crachent leurs slogans, quitte à se chevaucher et les rendre inintelligibles, les drapeaux des organisations politiques présentes flottent et les militants brandissent leurs pancartes de soutien à Gaza ou de condamnation de la politique israélienne.

Il est 18 h 20 quand le cortège démarre, un peu en avance. A l'appel du Collectif pour une paix durable entre Palestiniens et Israéliens, composé d'une cinquantaine d'organisations, partis politiques et syndicats, près de 14 500 personnes selon la police (25 000 selon les organisateurs), ont défilé en soutien à la population de Gaza.

Autorisée par la préfecture, contrairement à celle qui s'est déroulée à Barbès le 19 juillet, la manifestation doit relier Denfert-Rochereau aux Invalides. La forte densité de la présence policière sur les côtés du cortège renseigne sur la sensibilité de cette manifestation.

« Personne ne dit rien »

Pour le moment ce n'est pas ce qui préoccupe Lakhdar, qui regrette de ne pas avoir pu acheter d'écharpe ou de tee-shirt aux couleurs palestiniennes. Il ne trouve pas de vendeur pour le moment. Certains ont tout prévu, à l'instar de ce jeune homme qui transporte un cabas et vend des tee-shirts pro-Palestine pour 15 euros, dont les « bénéfices sont reversés à Gaza » promet-il.

Dans la chaleur étouffante, Lakdhar essaie alors de faire un selfie avec, en arrière-plan, une large bannière palestinienne tenue par une quinzaine de militants. Cette photo réalisée à bout de bras avec son téléphone il la postera sur les réseaux sociaux pour montrer qu'il était là.

Les manifestants pro-Gaza demandent à "Israël d'arrêter ce massacre"

Dans le cortège de la manifestation pro-Gaza à Paris, des manifestants déplorent l'inaction des Etats membres de l'ONU tels que la France, les Etats-Unis ou l'Angleterre, face à la situation des Palestiniens à Gaza, jugée "inadmissible et inhumaine".

IL « hait le Hamas »

Ce cheminot de 40 ans est remonté : il a assisté aux trois manifestations de soutien à Gaza depuis le début de l'offensive israélienne et compte prendre part à toutes les suivantes. En 2001 et 2002 lors de la seconde Intifada, il avait déjà défilé. Pour lui, c'est un devoir car, explique-t-il, « les Palestiniens ne peuvent pas se défendre. On laisse bombarder des hôpitaux ou des mosquées. ».

« L'armée israélienne extermine un peuple et personne ne dit rien ! »

Julien, 32 ans lui est venu pour la même raison. Le soutien à la population de Gaza, particulièrement les enfants. Le jeune homme se dit « sensible à toutes les causes humanitaires ». Pour appuyer ses dires il montre ses chaussettes « Free Tibet ». De son propre aveu il « hait le Hamas » mais soutient le peuple gazaouite. Il ne pense pas manifester de nouveau en revanche.

Juste à côté de lui retentit l'un des slogans qui rencontre le plus de succès durant la manifestation : « Israël assassin, Hollande complice ». Plusieurs personnes tiennent des pancartes exprimant leur défiance à l'égard du gouvernement. L'une d'elles clame « Jaurès, reviens ils sont devenus fous ».

« Des sanctions économiques contre Israël »

Nadja Boudda, la quarantaine, commerciale, dont c'est la première manifestation, le dit tout de go : « J'ai voté pour Hollande en 2012, il ne comptera pas sur moi en 2017 ». Plusieurs manifestants rencontrés expriment leur déception face à la position française officielle. Bertrand Pericey, responsable fédéral du PS est de ceux-là :

« Il faut prendre des sanctions économiques contre Israël. Le chant d'amour à Néthanyahou ça suffit. Pendant l'apartheid, le PS était du côté des opprimés ».

Nabil, 39 ans, informaticien, déplore lui aussi le soutien de la France à la politique israélienne : « Je suis embêté d'être représenté par François Hollande. Le pays des droits de l'homme c'est fini ! La France dit être amie avec Israël. Un ami, quand il fait n'importe quoi tu le corriges ! On pourrait au moins mettre en place des sanctions commerciales ! »

Il tient à préciser que son engagement pro-palestinien n'est pas conditionné par sa religion ni sa nationalité. Il s'agit simplement dit-il de défendre une cause humanitaire.

« Je défends les Palestiniens comme je me suis engagé pour le Tibet ou la Birmanie. »

A l'arrière, séparés du reste du cortège, environ 2 000 membres du collectif Cheikh Yassine, pro-Hamas et indésirables pour les organisateurs de la manifestation, haranguent la foule au micro avec toujours ce même slogan « Israël assassin, Hollande complice ». L'un des membres encourage les gens à venir à la prochaine manifestation : « Il faut que tout le monde soit là samedi pour leur montrer que la France est mobilisée contre le sionisme ».

Plus loin, une dizaine de juifs ultra orthodoxes, critiquant violemment Israël, sont tout au bout du cortège, acclamés par les manifestants.

Dispersion dans le calme

Peu avant 20 heures, alors que le cortège approche des Invalides, le lieu de dispersion, une quarantaine de jeunes se met à rebrousser chemin et se dirige vers une rue adjacente. Les CRS bougent au même moment. Des manifestants interpellent ces jeunes les appelant à ne pas déraper. Les forces de l'ordre tirent un pétard pour dissuader les manifestants de jeter un quelconque projectile. La foule craint un scénario similaire à celui de la manifestation de Barbès qui a dégénéré.

D'un coup les jeunes reviennent dans le cortège et se mettent à chanter « Nous sommes tous des enfants de Gaza ». Tout le monde respire. En réalité, ces jeunes ont cru à la présence de la LDJ, la Ligue de défense juive, qui serait venue en découdre. Juste à côté d'eux Fouad, 31 ans continue de les calmer, effaré à l'idée qu'« une minorité puisse nous poser problème alors que tout s'est bien déroulé ».

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