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Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

vendredi 14 juin 2013

Matignon: Stephen Harper, le Premier ministre canadien reçu avec honneur par Jean-Marc Ayrault

Réveil FM International avait accompagné le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, lors de sa visite officielle au Canada et au Québec du 13 au 16 mars 2013. Ce déplacement l'avait conduit successivement à Ottawa (13-14 mars), Toronto (14 mars), Montréal (14 et 15 mars) et Québec (15 et 16 mars). A Ottawa, Stephen Harper, le Premier ministre canadien avait reçu son homologue français à La Colline du Parlement avec 9 coups de canon. Paris, hier jeudi 13 juin 2013, il est 20h40 passé, Jean-Marc Ayrault accueille son homologue canadien avec honneur sur le perron de l'hôtel Matignon. Il faut préciser que l'agenda de Jean-Marc Ayrault était hyper-chargé: Le matin il était à Lille pour les obsèques de Pierre Mauroy, le premier Premier ministre de François Mitterrand, rentré à Paris vers 18h30, il s'est tout de suite rendu au 104 pour l'inauguration de Futur en Seine et à 20h30, il devait normalement recevoir son homologue canadien Stephen Haper. A travers ce reportage photos, nous vous faisons vivre ce qui s'est réellement passé à Matignon.

Reportage photos

Matignon, jeudi 13 mai, il est 20h40, la porche de la résidence du Premier ministre Jean-Marc Ayrault s'ouvre. Photo Réveil FM

La voiture officielle du Premier ministre canadien Stephen Harper arrive dans la cour de Matignon. Photo Réveil FM

La chef du protocole de Matignon se précipite vers la portière de la citroën officielle. Photo Réveil FM

Stephen Harper descend attendu par Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

Chaude poignée de main entre Stephen Harper et Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

Stephen Harper répond à la question de Jean-Marc Ayrault sur le voyage. Photo Réveil FM

Des journalistes insistent pour la photo sur le perron de Matignon. Photo Réveil FM

En attendant Stephen Harper à Matignon

Normand Smith, Porte-parole, Ambassade du Canada et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM

La garde républicaine prête pour les honneurs militaires. Photo Réveil FM

Les motards de Matignon vont en renfort de ceux qui escortent Stephen Harper le Premier ministre canadien. Photo Réveil FM

Le Gendarme en chef arrive. Photo Réveil FM

La garde républicaine se met au garde à vous. Photo Réveil FM

Yamina Benguigui, la ministre de la francophonie. Photo Réveil FM

Pas de doute, c'est le Premier ministre canadien qui est attendu à Matignon, la presse canadienne est là! Photo Réveil FM

La garde républicaine se replie. Photo Réveil FM

Le cortège du Premier ministre canadien dans la cour d'honneur de Matignon. Photo Réveil FM

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Futur en Seine, Jean-Marc Ayrault et Fleur Pellerin à l'école de l'éducation numérique

A l’occasion de Futur en Seine, le rendez-vous numérique de l’Île de France qui se tient au CENTQUATRE jusqu’au 16 juin, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et Fleur Pellerin, Ministre de l’économie numérique ont visité l’école numérique entièrement créée pour l’événement. Les ministres ont pu assister à un petit cours d’histoire interactif bien sagement assis sur des petits bancs. Dans cette classe, pas de tableau noir, pas de craie, tous les outils mis à la disposition des enfants et des enseignants sont liés au High-tech et le résultat est assez convaincant ! Cette classe numérique est ouverte à tous pendant 3 jours encore :Manuels scolaires interactifs conçus par divers éditeurs : Bordas, Nathan, Le Robert, CLE international, Retz et Paraschool, la tablette Ted dédiée aux collèges, Dokéo la télé connectée ludo-éducative, le robot Nao qui interagit avec les élèves, tous ces concepts peuvent être testés par les visiteurs. L’école de demain est une réalité, tous les principes existent, il suffit de les adopter !

Jean Marc Ayraut s'exerce au numérique grandeur nature. Photo Réveil FM

Jean-Marc Ayrault au baby foot. Photo Réveil FM

Visite des stands

Visite des stands au 104. Photos Réveil FM

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Futur en Seine au 104: Plongée dans les usages du numérique de demain, du 13 au 16 juin à Paris

La 4e édition de Futur en Seine présente les innovations qui pourraient peupler notre avenir au 104 dans le 19e arrondissement de Paris jusqu’à dimanche…

Au 104 dans le 19e arrondissement de Paris. Photo Réveil FM

Un robot à la gestuelle humaine, des «serious games» qui apprennent à jouer avec les savoirs, les instruments de musique du futur… Les propositions de Futur en Seine, festival du numérique francilien, piloté par la région et Cap Digital qui a investi ce jeudi matin le 104, donnent parfois le vertige. Et dessinent des usages et services qui pourraient s’avérer utiles. Car les petits robots et autres écrans qui peuplent jusqu’à dimanche le village des innovations peuvent aider les personnes âgées à rester chez elles ou encore démocratiser l’accès aux informations… ou au solfège. Parmi les 120 prototypes à peine lancés ou sur le point d’être commercialisés, Réveil FM International a sélectionné certaines innovations qui pourraient révolutionner votre vie quotidienne.

Weezic. Photo Réveil FM

La partition 2.0. Weezic devrait faire grand bruit auprès des mélomanes néophytes comme professionnels. «Pour une expérience de la musique plus stimulante, on propose une immersion dans la partition», résume Nicolas Arbogast, cofondateur de cette innovation côté musique. Cette partition intelligente tourne les pages au bon moment, permet au musicien qui répète d’accélérer le tempo, de transposer les notes ou de répéter sa voix avec un orchestre. Plus original: quand le ténor ou le violoniste veut travailler sa partie, le logiciel indique sur la partition en rouge les notes qui ne sont pas justes. «Un logiciel qui joue et écoute», voilà comment les créateurs en parle, qui travaillent déjà avec une quarantaine de conservatoires et de nombreux éditeurs. Car le public pourra télécharger l’application gratuite et rechercher ensuite la partition dans le corpus alimenté au fur et à mesure. «A la rentrée, on proposera des morceaux pour guitare pas forcément classique», souligne le cofondateur. Pour le moment développé sous forme de logiciel pour iPad (10.000 téléchargements), cette partition augmentée devrait être disponible d’ici la fin de l’été sur le site weezic.com.

Samy. Photo Réveil FM

Samy, le compagnon numérique. On est encore loin de «Real Humans», mais Samy pourrait être un aïeul des «hubots» de la série suédoise. Les créateurs du projet E-motions peuvent imaginer bien des utilités à ce robot à roulettes, qui emprunte une gestuelle et des expressions aux humains. Ses sourcils se froncent, ses bras se tendent, le regard au ciel ou la mâchoire baissée, Samy alterne expression de tristesse et de joie. Et avec la vocal Apps, le robot peut répondre aux questions (basiques) de son interlocuteur. «La question va être envoyée à un serveur via Internet qui va générer une réponse toute faite, explique Benoît Pironnet, du centre robotique intégré d’Ile-de-France. Si on lui demande quelle météo il fera et qu’il répond des nuages, il affiche un visage triste.» Ce prototype, en cours de perfectionnement, pourrait un jour aider les personnes âgées dans les tâches ménagères. «Grâce à des capteurs il peut éviter des obstacles, reprend Benoît Pironnet. Il peut aussi serrer les mains donc attraper des objets… De même on pourrait sans doute l’envoyer dans des endroits dangereux pour l’homme, on pense notamment au nucléaire.»

Les MobileArGlass. Photo Réveil FM

Les lunettes informatives. Une paire de lunettes futuriste qui dévoile la réalité augmentée sans fil. Voilà le bébé de Zile Liu, cofondateur de Mobile AR-Glass. SMS, météo ou mail s’affichent sur l’écran relié à la lunette (attention à choisir son œil directeur), tout en gardant l’impression de recul. Le prototype pourrait servir aux malvoyants comme aux sportifs qui en aviron ou en deltaplane glaneraient sur leur lunette et en gardant les mains libres quelques informations sur le paysage alentour. «On a choisi de ne pas mettre trop d’informations. Si l’alarme de votre maison se déclenche, par exemple, vous pourriez être alerté sur votre lunette par un pop-up», souligne Zile Liu. Le président la société Laster assure que son prototype est plus confortable (avec un champ de visions 3 fois plus grand) et moins cher que les Google glass. Et que ces lunettes (un poil lourdes) intelligentes seront disponibles pour 300 euros en septembre sur le site de cette société.

Le robot footballeur et danseur. Si vous vous baladez ce week-end dans les allées du 104, vous découvrirez que le virus du Gangnam style touche aussi nos amis les automates. Car Cogibot invite petits et grands à construire et à contrôler des petits robots contorsionnistes. « Ce robot peut jouer au foot, danser, faire des acrobaties qu’un humain n’arrive pas à faire…, dévoile Stéphane Bonnard-Cantegreil, l’un des concepteurs. On voudrait que la robotique arrive plus tôt chez nos enfants… et de manière ludique.»

Le Cogibot. Photo Réveil FM

Dans un premier temps, le propriétaire de ce cogibot, mis sur le marché (via le site) depuis quelques mois pour 400 euros, joue les bricoleurs pour monter le robot. Puis il lui apprend des séquences: marcher, bouger les bras, se relever. Et jouer au foot. «C’est un vrai robot humanoïde!», se targue Stéphane. «Est-ce qu’il parle mieux français que certains de nos footballers?», ironise un visiteur.

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Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, inaugure "Futur en Seine"

Jean-Marc Ayrault, Premier ministre, a inauguré "Futur en Seine", le festival du numérique, au CentQuatre, Paris 19e, en présence de Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des Petites et moyennes entreprises, de l'Innovation et de l'Economie numérique.

Paris, jeudi 13 juin, Jean-Marc Ayrault, le Premier ministre et Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée des Petites et moyennes entreprises, de l'Innovation et de l'Economie numérique à l'inauguration de Futur en Seine. Photo Réveil FM


Continuer à appuyer de toutes nos forces le... par Matignon

Paris soigne son image de capitale de l'innovation face à Londres

La capitale multiplie les incubateurs et les pépinières à start-up.Futur en Seine, vitrine technologique, ouvre ses portes aujourd'hui.

La Manche, qui les sépare, est devenue un océan. Entre Paris et Londres se livre une bataille sans merci pour conquérir le titre de Tech City, ville numérique de demain. Dopée par ses JO, la capitale britannique s'est offert de dispendieuses campagnes de pubs (« technology is GREAT Britain ») pour appâter les start-up. Au grand agacement de Paris, qui se revendique en tête des palmarès. Pas en reste, la ville s'offre une vitrine de choix, le festival Futur en Seine, auquel ont assisté le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, la ministre de l'Innovation, Fleur Pellerin, mais aussi les incontournables candidates aux municipales, Nathalie Kosciusko-Morizet et Anne Hidalgo.

Jean-Marc Ayrault avant de monter sur la tribune pour son discours. Photo Réveil FM

De fait, le sujet est devenu plus sensible depuis que la candidate de la droite pour 2014 s'appelle Nathalie Kosciusko-Morizet, ancienne ministre de l'Economie numérique. Face à cette candidate aguerrie, la ville soigne encore plus son bilan. « Le pari de la mandature, c'était 1 milliard d'euros investis et 100.000 mètres ­carrés d'incubateurs. Il sera tenu », martèle Jean-Louis Missika, adjoint au maire chargé de l'innovation. Paris reste une ville attractive pour les start-up : si les loyers sont élevés - plus qu'à Berlin -, les diplômés sont nombreux et les salaires compétitifs. « Le niveau de compétences est comparable à Paris, dans la Silicon Valley et à Londres, mais les développeurs sont moins chers à Paris », juge Hervé Parienti, cofondateur de l'agence de marketing digital Les Nuages.

Pour aller plus loin, la ville a créé son propre dispositif financier : Paris Innovation Amorçage (PIA), géré par Oséo, est doté de 21 millions d'euros. Surtout, elle a multiplié les pouponnières : on compte 26 incubateurs municipaux presque tous rempis et abritant 550 start-up sur les 3.000 abritées par Paris. Sans compter la dizaine d'incubateurs privés. La Mairie s'est empressée d'en revoir le modèle économique : leur taux de réussite devait plus à leur sélectivité à l'entrée qu'à un bon accompagnement. « Au lieu de ­subventionner les animateurs, maintenant nous donnons directement l'argent aux start-up, qui choisissent où elles vont », explique-t-elle. Une pression supplémentaire sur les incubateurs. On en trouve désormais de toutes sortes : petits ou gigantesques (Nord Express 8.000 mètres carrés, 600 emplois), publics ou privés, low cost ou plus haut de gamme, et bien sûr, thématiques (arts, numérique, développement durable, tourisme.) Sans parvenir encore à satisfaire tout le monde. « Leur nombre est très insuffisant par rapport aux besoins et aux villes étrangères », déplore Patrick Dalsace, cofondateur du site LaFourchette, également critique sur les conditions d'admission.

Jean-Marc Ayrault visitant les stands de Futur en Seine. Photo Réveil FM

Incubation sur mesure

Pour attirer les grands comptes, la Ville Lumière a même inventé le ­concept d'incubation sur mesure pour les industriels. A la mi-2012, Renault essuie les plâtres avec un petit incubateur dédié à la mobilité connectée à Paris Massena, où 10 start-up sont accompagnées par des équipes du constructeur. A l'automne dernier, JCDecaux signe à son tour avec le laboratoire Paris Région Innovation et sélectionne 5 jeunes pousses dans les services urbains connectés. Et en mars 2013, le Comptoir de l'Innovation lance le « Social Good Lab », dédié à l'entrepreneuriat social technologiquement innovant. Pour avoir la main sur les nouvelles technologies liées au ­tourisme, la ville a ­convaincu Aéroports de Paris, Sodexo Prestige ou Amadeus de monter le premier ­incubateur dédié à cette thématique chère à la capitale, qui sera inauguré, rue de Rennes, en 2014.

Edith Cresson, l'ancienne Première ministre dans l'assistance pour écouter Jean-Marc Ayrault. Photo Réveil FM

La ville revendique aussi de devenir « un terrain d'expérimentation grandeur nature ».

Dans ses appels d'offres, elle laisse la porte ouverte à l'innovation. Sans cela, Autolib'n'aurait sans doute jamais été remporté par Bolloré, qui n'est pas un constructeur automobile. « On sent évoluer les esprits. Certains ont compris que l'innovation ne se résume pas à la technologie et qu'il y a aussi des innovations d'usage qui doivent être testées, pour lesquelles il faut coller au marché », admet Marie-Vorgan Le Barzic, déléguée générale de Silicon Sentier, une association représentant les entreprises parisiennes du numérique.

Manque de marketing

Pour l'heure, les incubateurs ont essaimé dans Paris, au gré des projets urbanistiques. Certes, il existe bien, au coeur de la ville, un « Silicon Sentier » qui vient de lancer une opération de « crowdfunding » pour réunir les 250.000 euros nécessaires à l'aménagement de son futur espace. Mais rien d'aussi formel qu'à Londres. Les choses pourraient encore évoluer avec la décision du gouvernement de faire de la halle Freyssinet (13 arrondissement) un gigantesque incubateur, lieu emblématique du numérique. Le projet inquiète certaines collectivités qui redoutent une concentration des moyens sur cette seule halle. « Paris et la région font beaucoup de choses, et très bien, mais cela manque un peu de marketing. Pour se faire connaître à l'étranger, il faut une tour Eiffel du numérique, une figure ou un lieu plus incarné », justifie-t-on au gouvernement.

Autre point faible, que le gouvernement cherche à combler le manque de relais à l'international. De quoi, peut-être satisfaire la mairie, qui peine encore à attirer les investissements étrangers dans la capitale.

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jeudi 13 juin 2013

Berne-Suisse: La Chancelière Corina Casanova explique le vote électronique aux journalistes !

Réveil FM International a décidé de mettre à votre disposition, l'intervention de la Chancelière Corina Casanova pour expliquer le vote électronique en Suisse. D’un côté, en sa qualité d’autorité exécutive suprême, le Conseil fédéral doit avoir une approche visionnaire et aller résolument de l’avant. De l’autre, il ne doit jamais perdre de vue qu’il partage le pouvoir politique avec le peuple. Le peuple dispose en effet de deux outils « puissants », le référendum et l’initiative. Et grâce à eux, il a directement son mot à dire dans la définition des orientations du pays. J’y reviendrai tout à l’heure. Permettez-moi maintenant de vous rappeler brièvement les activités de la Chancellerie fédérale. D’une part, la Chancellerie fédérale gère le traitement des affaires du Conseil fédéral. Avant qu’une affaire politique ne soit inscrite à l’ordre du jour, elle passe par différentes étapes. C’est à la Chancellerie fédérale qu’il incombe de garantir le bon déroulement de ce processus. D’autre part, la Chancellerie informe la population des décisions et des projets du Conseil fédéral. Enfin, la Chancellerie fédérale assume des tâches de coordination. Elle joue un rôle de charnière entre le Conseil fédéral et l’administration fédérale, l’Assemblée fédérale et les pays étrangers. C’est ainsi qu’elle est qualifiée d’« état-major du gouvernement », état-major que j’ai l’honneur de diriger en ma qualité de chancelière de la Confédération. D’une certaine façon, on pourrait dire je suis le huitième membre du gouvernement, investi d’un simple droit de proposition, mais non d’un droit de vote.

Berne, mercredi 5 juin, la Chancelière Corina Casanova explique le vote électronique aux journalistes. Photo Réveil FM

Quelques mots à propos de la séance hebdomadaire du Conseil fédéral… Elle a normalement lieu le mercredi. Et le vendredi en période de session du Parlement. La séance du Conseil fédéral commence en général à 9 heures précises (il arrive qu’elle commence plus tôt) et réunit dix personnes : les sept conseillers fédéraux, le chancelier – ou la chancelière – de la Confédération et les deux vice-chanceliers.

Une séance dure de trois à six heures en moyenne. Quelque 2’500 objets sont traités chaque année. Une telle charge de travail implique que le collège gouvernemental ne puisse traiter en détail chaque affaire : c’est pourquoi l’ordre du jour fait la distinction entre les affaires sur lesquelles le consensus est acquis, les affaires de portée majeure – sur lesquelles il y a une discussion - et enfin les dossiers confidentiels.

Le Conseil fédéral tient également des séances spéciales (les séances dites de « retraite » ou de « Klausur ») pour certains objets d’une portée particulière.

Barbara Perriand, la Chancelière Corina Casanova et George Gebex, le porte parole de la Chancellerie . Photo Réveil FM

Berne, mercredi 5 juin, les journalistes dans le centre de presse du Palais Fédéral. Photo Réveil FM

Ces séances spéciales ont parfois lieu au Palais fédéral, mais aussi à l‘extérieur – par exemple à la Maison de Watteville, une résidence patricienne construite en 1446 (mille quatre cents quarante-six) et léguée à la Confédération en 1934 par Emanuel de Watteville.

C‘est aussi dans cette demeure qu‘ont lieu les traditionnels "Entretiens de Watteville".

Il s‘agit de rencontres régulières d‘une délégation du Conseil fédéral avec les présidents des partis gouvernementaux, comme on peut le voir sur cette photo. Rencontres qui permettent d‘aborder les principaux thèmes politiques du moment.

Vous aurez l‘occasion de découvrir aujourd‘hui cette belle Maison de Watteville, située dans la vieille ville de Berne, puisque nous nous y rendrons ensemble tout à l‘heure !

Je vous l’ai dit tout à l’heure, la communication des décisions du Conseil fédéral est une tâche centrale de la Chancellerie fédérale. En général, à l’issue de chaque séance du gouvernement, un, deux, voire parfois même trois conseillers fédéraux se présentent devant les médias. Si tel n’est pas le cas, c’est au minimum le porte-parole du CF, le vice-chancelier André Simonazzi qui se tient à disposition des correspondants parlementaires, au Centre des médias du Palais fédéral. On compte environ 70 conférences de presse chaque année. Sur ce folio, vous voyez les moyens à notre disposition pour la conduite de la communication:

•Les conférences de presse, retransmises en "live" sur www.tv.admin.ch

•La brochure des Explications du Conseil fédéral, à propos des objets des votations fédérales. Un lien direct avec 5,5 millions de votants. C‘est un „best seller“, en quelque sorte!

•Diverses publications, comme p. ex. „la Confédération en bref“.

•La Chancellerie fédérale assume la responsabilité de divers portails soit un million de pages Internet.

•Nous sommes naturellement aussi présents sur les médias sociaux. Depuis environ un an, André Simonazzi alimente un compte Twitter!

André Simonazzi, le vice Chancelier. Photo Réveil FM

La chancellerie fédérale au service des droits politiques. Photo Réveil FM

J’en viens maintenant aux droits politiques. Sur ce chapitre, la Chancellerie fédérale joue un rôle central. Elle veille à ce que leur exercice se déroule sans heurt et conformément aux textes :

- la Chancellerie conseille les comités d’initiative et les comités référendaires,

- elle contrôle les listes de signatures déposées,

- elle vérifie les initiatives populaires,

- elle organise les votations populaires fédérales et les élections du Conseil national. En Suisse, les citoyens disposent de trois possibilités d’action au niveau national:

• L’initiative populaire: avec 100’000 signatures, il est possible de demander une modification de notre Constitution. C’est une particularité unique! Qui étonne souvent, à l’étranger.

• Le référendum facultatif: avec 50’000 signatures, il est possible de faire modifier un texte de loi. Là aussi, c’est un phénomène unique que le peuple ait son mot à dire après que le Parlement a pris ses décisions!

• Le référendum obligatoire: chaque modification de la Constitution doit être soumise au peuple. L’adhésion de la Suisse à une organisation internationale est aussi soumise au référendum obligatoire.

On voit ici, par comparaison avec les autres régions du globe, combien les Suisses sont attachés à leurs droits populaires. Depuis 1789, en effet, ce ne sont pas moins d’un tiers de tous les référendums du monde qui ont eu lieu chez nous.

Une parenthèse à propos des initiatives populaires: depuis l’introduction du droit d’initiative au niveau fédéral, en 1891, 183 initiatives ont été soumises au peuple. Jusqu’ici, 20 ont passé la rampe, les dernières en date étant l’initiative sur les résidences secondaires, en mars 2012, et l’initiative Minder contre les rémunérations abusives, dimanche 3 mars.

En l‘an 2000, la Chancellerie fédérale a lancé le projet „Vote électronique“ . Pas à pas, en collaboration étroite avec les cantons, nous avons ainsi rendu possible le vote via Internet. Nous avons voulu avancer dans ce projet avec pragmatisme, en faisant preuve de la plus grande prudence. Il faut en effet garder à l‘esprit qu‘une panne sérieuse pourrait entamer la confiance des citoyens en ce mode de vote.

Le développement continu du système relève de la responsabilité des cantons, mais il est clair que la Confédération définit les conditions-cadres.

Le Conseil fédéral fixe par exemple les étapes d‘élargissement du projet. Et avant chaque votation, les cantons intéressés à faire usage du vote électronique doivent demander l‘autorisation du Conseil fédéral. Le but est qu‘un jour, encore lointain, tous les citoyens puissent faire usage du vote électronique.

Pour l‘instant, néanmoins, les Suisses de l‘étranger et les personnes handicapées de la vue ont la priorité pour l‘introduction du vote électronique . Ce sont ces deux groupes-cibles, qui peuvent en faire le plus grand usage.

Freddy Mulongo et la Chancelière Corine Casanova. Photo Réveil FM

Emanuel Schluss, le chef du protocole de la Chancelière. Photo Réveil FM

Dimanche 9 juin 2013, dans 4 jours, les citoyens suisses seront appelés à voter sur deux objets:

D’une part, sur l’initiative populaire pour l’élection directe du Conseil fédéral par le peuple D’autre part, sur la modification urgente de la loi fédérale sur l’alise.

Au total, 70’000 Suisses de l’étranger - de 12 Cantons - et 90’000 Suisses des Cantons de Genève et de Neuchâtel ont la possibilité de voter par Internet lors de ce scrutin. Lors du scrutin du 3 mars 2013, jusqu’à 58% des votants (Canton FR), ont pu se prononcer par voie électronique.

Madame Perriard, cheffe de la section des droits politiques auprès de la Chancellerie fédérale, va vous exposer en détail, tout à l’heure, les secrets du vote électronique ainsi que tout le chemin accompli depuis l’an 2000.

Madame la Chancelière de la Confédération,

Mesdames, Messieurs,

Avant de passer aux détails du projet de vote électronique, je vous propose de jeter un regard en arrière et d’examiner de plus près le système politique suisse, pour identifier les facteurs qui encadrent le projet de digitalisation des droits politiques en Suisse.

Deux facteurs peuvent être identifiés:

• Premièrement, les instruments de la démocratie directe, tels que présentés tout à l’heure par Madame la Chancelière de la Confédération.

• Deuxièmement, la structure fédéraliste de l’Etat. La structure fédéraliste de l’Etat - avec les trois niveaux Confédération, cantons et communes - se reflète avec force dans le domaine des droits politiques. Ces droits sont réglés au trois niveaux et les cantons - subsidiairement à la Confédération - jouent un rôle fondamental dans leur mise en oeuvre.

Les cantons constituent aussi le moteur du développement et de l’extension de « bonnes pratiques » dans une vrai approche « bottom-up ».

Pensons à l’introduction du vote par correspondance dans un nombre limité de cantons au début, jusqu’à sa complète libéralisation aujourd’hui. La complexité du système des droits politiques suisse réside dans l’interaction entre les deux facteurs mentionnés. Les différents instruments de la démocratie doivent être considérés dans le contexte même de la structure fédéraliste de l’Etat, qui multiplie par 26 cantons et par trois niveaux les possibilités de participer au processus de décision démocratique. Le projet de digitalisation des droits politiques doit être situé dans ce contexte. L’introduction du vote électronique traduit la culture et la structure des droits politiques en Suisse avec les nouvelles technologies.

Le contexte que je viens de vous présenter a déterminé l’introduction du vote électronique en Suisse. Cette introduction s’articule en quatre phases:

1.Votation par internet

2.Election par internet

3.Collecte des signatures électroniques pour des initiatives populaires et des référendums

4.Collecte des signatures électroniques pour les listes électorales. Les cantons, partenaires de la Confédération, se situent dans les phases une ou deux du projet. Pour ce qui concerne la troisième phase du projet, la Chancellerie fédérale suit avec intérêt les démarches de l’Union européenne dans le domaine de l’initiative populaire européenne, qui prévoit la collecte de signatures électroniques. Cette approche « pas à pas » reflète la volonté exprimée par la Conseil fédéral et le Parlement en 2006, en faveur d’une introduction contrôlée - par étapes - du nouveau canal électronique.

Comme je viens de le dire, la Suisse à choisi une stratégie des petits pas dans ce domaine. Mais pourquoi cette prudence? Cette approche est dictée par les enjeux liés à la digitalisation des droits politiques:

• La confiance à l’égard des autorités, en matière de droits politiques, est forte et elle doit être maintenue. L’acceptation et la confiance au sujet du canal électronique doivent être favorisées.

• Les défis dans le domaine de la sûreté doivent être traités prioritairement. La sûreté des systèmes et leur adaptation aux nouveaux risques représente une tâche permanente.

• Finalement, les processus existants doivent être examinés et, si nécessaire, ajustés. Ces défis ne sont surmontables que d’entente avec les cantons qui peuvent être considérés, à juste titre, comme les vrais « chefs du projet ». Ils décident si - et quand - introduire le canal du vote électronique.

En Suisse nous avons trois systèmes de vote électronique. Le système de Genève, le système de Neuchâtel et celui de Zurich, dont la copie est la propriété du Consortium. Conformément à la gestion des droits politiques en Suisse, où les cantons sont responsables pour la mise ne place des droits politiques, la Confédération n’a pas de système de vote électronique propre.

Les trois systèmes ont été développés avec des caractéristiques différentes. Le système de Genève a été conçu pour les cantons avec un registre électoral centralisé. Le système de Zurich a été pensé pour les cantons disposant d’une gestion décentralisée des registres électoraux. Le système de Neuchâtel est partie intégrante du Guichet Unique – l’application « e-gov » du Canton. Entre temps, les systèmes ont été développés et aujourd'hui ils s’adaptent à tous les cantons, indépendamment de la structure de gestion des registres.

Les trois systèmes sont aussi gérés de façon différente. Le système de Genève a été développé par le canton - qui le gère toujours. Le canton de Neuchâtel gère lui-même le système développé par une entreprise privée. Le système de Zurich a été développé par une entreprise privée, qui en assure aussi la gestion.

Dans un esprit fédéraliste, les cantons ont choisi quel système utiliser, en évaluant la structure du système et la façon dont il était géré.

Grâce à des contrats d’hébergement, les trois systèmes de vote électronique se sont répandus en Suisse.

Après avoir analysé les facteurs contraignants, les défis et la complexité de la matière, on pourrait se demander pourquoi veut-on introduire ce troisième canal électronique? Le vote électronique présente une série d’avantages pour les électeurs et pour les autorités compétentes:

• Grâce au vote électronique, les électeurs ne pourront pas émettre de votes nuls. Des erreurs qui pourraient rendre les bulletins nuls ne seront pas possibles.

• Les électeurs seront accompagnés au cours du processus de vote, qui peut se révéler parfois compliqué.

• Les dépouillement sera plus rapide, de même que l’élaboration de statistiques. Dans cette phase d’introduction par étapes du vote électronique, le Conseil fédéral a identifié deux groupes cibles à traiter de façon privilégiée, vu les grands avantages qui vont découler de l’introduction ce canal de vote. Il s’agit des Suisses de l’étranger et des personnes malvoyantes.

La Suisse compte plus de 700’000 expatriés. Environ 135’000 d’entre eux sont enregistrés auprès d’une représentation suisse et sont immatriculés comme ayant de droit de vote dans une commune suisse.

Les Suisses de l’étranger dénoncent régulièrement les problèmes rencontrés avec le vote par correspondance, lesquels sont liés aux fréquents retards postaux. Les Suisses de l’étranger sont de facto empêchés parfois d’exercer leurs droits politiques.

L’introduction du vote par Internet permet de combattre ce type de problèmes et de répondre aux besoins d’une mobilité croissante.

Les personnes malvoyantes ont été identifiées comme le deuxième groupe cible à devoir être traités prioritairement.

Les malvoyants et les handicapés, de manière plus générale, profitent du vote électronique, grâce auquel ils peuvent exercer leurs droits politiques pour la première fois de façon autonome.

Même si les systèmes de vote électronique prévoient déjà des mesures qui permettent une certaine autonomie, des progrès ultérieurs peuvent être faits dans le domaine de l’accessibilité des systèmes.

Pour ce but, un sous-groupe de travail « accessibilité des systèmes de vote électronique », réunissant des représentants des offices fédéraux concernés, des organisations et des cantons, a été lancé sous la direction de la Chancellerie fédérale. Ce sous-groupe de travail a comme objectif l’élaboration de recommandations à l’attention du Groupe de travail Vote électronique.

Objectif: améliorer l’accessibilité des systèmes de vote électronique.

Un rapport est attendu pour l’été 2013.

Le travail accompli dans le domaine du vote électronique vise les perspectives suivantes…

A court terme:

Jusqu’à fin 2013, la moitié des Suisses de l’étranger peut voter par voie électronique lors des votations.

A moyen terme:

En 2015, la grande majorité devrait avoir recours au vote électronique, lors des prochaines élections fédérales

A long terme:

Extension à l’ensemble du corps électoral

 Introduction du VE comme troisième canal de vote (complémentaire au vote dans le secret des urnes et au vote par correspondance)

Actuellement ,12 cantons ont introduit le vote électronique. Trois autres cantons (OW, UR, VS) ont annoncé vouloir procéder à de premiers essais de vote électronique dès novembre 2013. Le canton de ZH a manifesté la volonté de reprendre les essais de vote électronique.

16 cantons, à savoir une majorité des cantons suisses, auront introduit le vote électronique dès 2014. Comme vous pouvez le constater, nous sommes donc sur le bon chemin.

Laissons brièvement de côté la perspective nationale pour jeter un coup d’oeil sur la dimension internationale du projet.

Actuellement, seules la Suisse, l’Estonie, la Norvège et la France mènent des essais de vote par Internet. Toutes les autres nations (Autriche, Hollande,…) qui avaient lancé de projet de vote électronique ont entre temps interrompu leurs démarches pour des raisons diverses, à propos desquelles je ne veux pas entrer en matière.

L’introduction du canal électronique est un projet qui présente un caractère pionnier. Cette situation rend difficile l’échange de bonnes pratiques et met les nations qui conduisent des essais de vote par internet au centre de l’attention critique de l’opinion publique, de la politique et des milieux de la science.

En conclusion, je pense que la Suisse a su garder son rôle de pionnier dans le domaine de la digitalisation des droits politiques. Nous avons identifié les facteurs-clés suivants pour la bonne réussite du projet suisse:

• L‘introduction a eu lieu par étapes, selon la devise: "la sûreté avant tout"

• La planification a été concertée d’entente avec les cantons.

• L’approche fédéraliste a respecté la structure du système des droits politiques

• La collaboration avec le monde de la science (Haute école spécialisée bernoise, Ecole polytechnique fédérale de Zurich) a garanti le développement du projet, tout en prenant en considération les voix parfois critiques de ce milieu. Le processus de digitalisation des droits politiques a débuté avec succès. Bien sûr, la voie est encore longue et nous continuerons d’accompagner le projet Vote électronique au cours des prochaines années.

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Ceux qui veulent éliminer le Cardinal Laurent Monsengwo: Réaction du pasteur-théologien Philippe Kabongo M'baya !

Dans un article intitulé: "Malu Malu à la CENI : Monsengwo embrase le Congo", alias "Pascal Debré Mpoko" vulgaire pseudonyme derrière lequel se cache lâchement Omer Songo Die Lema un coupagiste de la presse mangeriste de l'imposteur Joseph Kabila. Ils sont un petit groupe de minables scribouillards qui se décarcassent pour donner la réplique à toutes les vérités qui mettent à nu l’usurpateur Joseph Kabila! Ces apprentis-snipers, visiblement, pris de panique, tirent, de façon désordonnée, sur tout ce qui bouge ! La peur de la fin du régime illégal et illégitime qu’ils servent, étant leur véhicule, ils tentent de refaire le monde à partir événements mineurs, s’emploient à tourner en dérision l’essentiel en célébrant la vacuité qui tient lieu de pouvoir par la dramatisation avec gravité du clownesque! La résistance patriotique les connaît tous.

Paris, le Cardinal Laurent Monsengwo et le pasteur-théologien Philippe Kabongo M'baya. Photo Réveil FM

1. Réveil FM International: Pasteur Philippe Kabongo M'Baya votre réaction aux propos de "Pascal Debré Mpoko" sur la position du Cardinal Monsengwo face à l'imposition de l'abbé Apollinaire Malu Malu à la CENI après avoir dirigé la CEI avec les élections Louis Michel 2006, par le régime des joséphistes peut paraître alarmiste...

Pasteur Philippe Kabongo M'baya: Parmi tout ce qu'alias Pascal Debré Mpoko dit, une phrase me fait frémir : il faut tout faire pour mettre le Cardinal « Monsengwo hors d’état de nuire ». Intimidation, provocation, diffamation : l’exégèse de cette affirmation me semble claire dans le contexte général des autres propos de ce journaliste clairement kabiliste. C’est haineux et c’est infâme. Entre juillet 1960 et janvier 1961, ceux qui voulaient la déstabilisation du Congo et sa mise à genoux devant les intérêts de la haute finance internationale opéraient de la même manière. Le martyr et l’assassinat de Patrice Lumumba avaient été précédés par les mêmes méthodes, les campagnes de presse, les gesticulations farouches, avant le passage à l’acte. Je ne suis pas alarmiste par nature. Mais connaissant assez bien l’histoire politique de notre pays, je reste plus que vigilant.

2. Réveil FM International : Vous auriez peut-être préféré un autre candidat que l’Abbé Malu-Malu à la tête de la CENI ?

Pasteur Philippe Kabongo M'baya : La réforme de la CENI s’imposait d’elle-même. Son fonctionnement catastrophique de 2011-2012 a plongé le pays dans le cauchemar du traumatisme toujours actuel. Or, ce qui s’est produit-là n’était au fond que l’aboutissement grotesque des turpitudes, vite dissimilées, de la CEI en 2006. Tous les observateurs indépendants et sérieux ne voulaient pas d’élections en 2011, à cause du contentieux non épuré de celles de 2006. De la même manière que le Cardinal Etsou avait critiqué et dénoncé les basses œuvres de Malu-Malu en 2006, de la même manière le Cardinal Monsengwo a dit sans ambages qui avait gagné l’élection présidentielle de 2011, malgré les tricheries et les fraudes. Mais, certains milieux occidentaux qui dominent sur les affaires du Congo voulaient Malu-Malu. Ce sont des milieux pervers. Car, la nuit ils complotent contre Kabila ; le matin, ils traitent avec lui. Le reste du temps, ils étudient comment s’en débarrasser. L’intéressé n’est pas dupe. Il trouve son compte dans ces agissements, gagne du temps et arrive même à complexifier le jeu à son avantage…Les milieux dont je parle sont plus rassurés avec des hommes viles et nuls comme le « bonhomme » et son entourage, plutôt qu’avec les congolais et les congolaises valables, soucieux des intérêts du pays et de sa souveraineté. Ce qui vient d’arriver avec la nomination de Malu-Malu à la tête d’une CENI, qui n’a fait l’objet d’aucune réforme digne de ce nom, présage de ce qui risque fort de se produire en 2016. Ce n’est pas à l’homme Malu-Malu que l’on doit s’en prendre, même si tous les congolais savent à quel point il est corrompu et pour quels intérêts il roule, c’est aux manœuvres des acteurs invisibles, qui ont tout l’air d’un complot, qu’il faut nous insurger. Qui se souvient que cette affaire de la réforme de la CENI était un élément majeur de la conditionnalité posée par Monsieur François Hollande, lors du Sommet de l’OIF à Kinshasa ? Or, on le voit bien, une transition politique interminable et des institutions étatiques bancales arrangent tout le monde, sauf les congolais. Devant cette situation attentatoire pour la stabilité de notre nation, devant cette gouvernance du pourrissement, il est plus qu’urgent de penser autrement, d’agir sans atermoiements. Sans se distraire. C’est pourquoi la lucidité et la cohérence maintenue du Cardinal Monsengwo sur cette question ne laissent personne indifférente.

Réveil FM International: Vous rêvez d’une « union sacrée » des Eglises contre Joseph Kabila ? Le Cardinal Laurent Monsengwo est-il un modèle ou un moteur pour un engagement ?

Pasteur Philippe Kabongo M'baya : Il est déplacé de parler d’une « union sacrée » entre les Eglises. Déjà à l’intérieur de l’épiscopat catholique romain, l’unité des vues reste acrobatique, comment espérer que les dirigeants protestants, ceux de l’Eglise du Christ au Congo par exemple, qui se partagent entre les kabilistes opportunistes et ont les kabilistes radicaux, puissent s’entendre pour former un front commun avec les catholiques et les kimbanguistes ? Non, la vocation des Eglises n’est pas de descendre en tant que telles dans l’arène politique, s’emparer du pouvoir de l’Etat. Je suis très laïc sur ce point et reste parfaitement protestant. Lors de la réception de son titre de Docteur honoris causa à l’Université catholique de Paris, l’Archevêque de Kinshasa a développé dans sa leçon doctorale des idées dans le même sens, sur le « service politique comme une forme de charité », non pas la recherche du pouvoir par l’Eglise ni le pouvoir lui-même, mais le secours que l’on est en droit d’apporter à une collectivité humaine menacée par un chaos politique. Le Cardinal Joseph Malula avait incarné cette exigence. Le Prophète Simon Kimbangu est un autre exemple. Vous souvenez-vous de ce que Mgr Desmond Tutu a fait pendant le pouvoir raciste de l’apartheid en Afrique du Sud et durant la transition démocratique dans ce pays jusqu’en 1994 ? Dois-je évoquer la figure de Martin Luther King ? Dans tous ces cas, les Eglises n’ont pas formé une alliance. Elles ont formidablement soutenu la société civile, les organisations politiques crédibles, pour renverser les situations d’injustices et d’avilissements. Le Congo est en danger avancé. La convergence des engagements ne peut que nourrir un même mouvement et l’imposer pour le salut du Congo. Sans les associations et les réseaux catholiques multiformes, qui rejettent et combattent le pouvoir de l’occupation dans notre pays, la voix de Monsengwo serait un cri dans le désert.

Réveil FM international : Et pourtant, il n’arrive ni à mobiliser ni à soulever la population contre le régime; c’est un peu un cri dans le désert, non ? S’adressant aux congolais de la diaspora, n’est-ce pas l’aveu qu’il est incompris à l’intérieur du pays ?

Pasteur Philippe Kabongo M'baya: Vous reflétez là une vision assez répandue parmi nos compatriotes. Mais cette manière de voir les choses est un peu infantile à mes yeux. Les congolais aiment que les choses soient instantanées. Qu’elles s’accomplissent d’elles-mêmes, d’une manière magique : tout et tout de suite. L’archevêque de Kinshasa a plus d’une fois appelé les jeunes de son archidiocèse à se préparer pour sauver le Congo. Tout le monde veut que cela s’accomplisse, mais qui cherche à soutenir ces jeunes-là, à savoir ce qu’ils font ou ne font pas en ce moment et ce qu’ils peuvent faire. Personne. Le Cardinal dit aux congolais de la diaspora : j’ai fait mon mieux. Les turpitudes kinoises et l’idiotie de nos « politiciens » nous maintiennent dans les mêmes impasses, les mêmes logiques d’asservissement. Je m’en lave les mains. Qui interprète cela correctement ? Personne. Au contraire, d’aucuns croient même que Monsengwo construit une carrière politique personnelle ! Mon Dieu, comment sommes-nous, nous autres congolais ? Je n’attends rien de traîtres et de vendus. Mais tout de même ! Pourquoi cette culture d’aveuglement et cette indigence d’esprit ? Comment avancer sans une vraie vision l’histoire? Le vrai front commun n’est pas « politique » ou politicien, il est « spirituel », c’est-à-dire la force intérieure largement partagée, qui consiste à refuser l’abdication et le défaitisme dans lesquels une majorité de nos compatriotes est enlisée. C’est à ce front que j’appelle de toutes mes forces. Nous devons nous unir sur un pacte national, un socle de citoyenneté si solide, que nous trouvions l’axe majeur de notre initiative historique. Plus rien ne nous fera sortir de cet axe et de sa détermination. Nous cesserons d’être désorientés, politiquement frivoles et humainement indignes. Quand les kabilistes appellent à mettre Monsengwo hors d’état de nuire, nous devons être capables d’interpréter correctement ce qui est véritablement visé par ces menaces, par ces plans aussi sordides que tragiques. Mais, n’est-ce pas donner une importance exagérée ou indue à des gens trop occupés par leur mangeoire, qu’ils ne sont même pas capables de d’organiser leur propre sécurité d’abord ? C’est aussi vrai. En tous les cas, cette situation de pression a du bon ; elle nous rend solidaires et vigilants. Elle contribue à l’accumulation des énergies indispensables au soulèvement populaire combativité. Un jour, bientôt, j’espère, les populations du Congo secoueront leur peur. Elles n’attendront pas que le salut lui vienne d’ailleurs. Et le Congo sera sauvé.

L'article ci-dessous donne froid dans le dos. Il ne s'agit ni plus ni moins que de mettre le Cardinal "Monsengwo hors d'état de nuire"! Parce qu'il a osé critiquer la nomination connue d'avance de Malu-Malu à la présidence de la CENI; parce qu'il a appelé la diaspora congolaise à redoubler de détermination pour que le pays soit sauvé;parce que, tout simplement, il n'est pas kabiliste. De sources certaines, je savais moi-même que Malu-Malu était le candidat de ce que l'on appelle "communauté internationale" à ce poste... C'est-à-dire, ceux qui, grâce à la misère politique qui juchée au sommet du pouvoir à Kinshasa, espèrent maintenir pour longtemps leur tutelle sur le Congo. Mais ce que nous pouvons savoir est infiniment dérisoire à côté des informations que détient un homme comme le Cardinal Monsengwo sur les ressorts du chaos qui frappe le pays , ses responsables, leurs manœuvres et leurs objectifs; bref, l'archevêque de Kinshasa connaît largement les dessous des turpitudes qui font notre asservissement . On nous tourne en rond. Comme des bourriques. On nous inflige de contempler notre propre déchéance, à boire une intarissable humiliation, afin que sur des longues générations, le Congo reste sans espoir. C'est l'acharnement de l'annihilation, qui mise sur une dépersonnalisation collective et le découragement. La campagne de haine contre Monsengwo en dit long sur ce que l'on veut faire de nous. Cet aboiement est éloquent! Ouvrons encore mieux les yeux, chers compatriotes. Ressaisissons-nous. Philippe kabongo M'baya

Malu Malu à la CENI : Monsengwo embrase le Congo !

Dans une insidieuse démarche de subornation de l’opinion, l’Archevêque de Kinshasa tente de discréditer la nouvelle centrale électorale pour miner l’avenir des élections. Dans sa croisade personnelle contre Malu Malu comme en 2006, et suite à l’échec de son candidat Botalo Magoza au bureau de la CENI, Monsengwo a manifestement décidé de mettre le Congo à feu et à sang en dressant les Congolais les uns contre les autres.

C’est une véritable bombe sans retardement que le Cardinal Monsengwo vient de larguer au sein de l’opinion congolaise. En effet, l’Archevêque de Kinshasa a tenu, lundi 10 juin 2013 à 21h30’ au Canada, une rencontre avec des Congolais de la diaspora à Montréal dans une salle située au 5621, Boulevard Gouin Ouest. Au cours de cette rencontre, il a regretté que l’Abbé Malu Malu ait accepté sa désignation comme Président de la CENI. Il s’est fait un point d’honneur de le faire échouer avec le concours de la communauté internationale et de l’église catholique.

Dans son envolée oratoire, le prélat catholique reproche aux Congolais d’avoir peur et de ne pas l’écouter et le suivre. Dans ce cas, il prétend se laver les mains et dit qu’il ne va pas mourir seul bêtement.

Manifestement, Monsengwo savait ce qu’il était en train de faire, c’est-à-dire engager une guerre des tranchées avec le pouvoir en place. Poursuivant son speech, en effet, il affirme connaître les mouchards qui se trouvent dans la salle et qui s’empresseront de rapporter ses propos à Kinshasa. N’en ayant cure, l’Archevêque de Kinshasa s’en remet à la diaspora congolaise à qui il demande d’être courageuse, car c’est elle, selon lui, qui incarne les aspirations au changement. Pour galvaniser cette diaspora et la chauffer à blanc contre le pouvoir, il affirme qu’elle est abandonnée par le pouvoir de Kinshasa, alors que c’est elle qui nourrit des familles entières au Congo. Subornation de l’opinion

Pour un pavé dans la marre, c’en est plus qu’une. La sortie de Monsengwo au Canada a tout l’air d’un acte délibéré visant à créer les conditions d’une insurrection populaire au Congo. Ce sont donc des déclarations d’une extrême gravité puisqu’étant de nature à diviser la population et à la dresser contre l’ordre institutionnel établi et ses animateurs.

Monsengwo voudrait, par ailleurs, maintenir le contentieux politique des élections de 2006 sans considérer les risques de briser l’accalmie qui s’observait déjà au sein de l’opinion tant nationale qu’internationale. Tout en faisant semblant de viser la personne de Malu Malu, Monsengwo tente subtilement de jeter le discrédit sur la CENI réformée et créer des conditions de tensions et de contestation des résultats des futures élections.

Les choix sociologiques que Monsengwo remet en cause

D’autre part, en s’élevant contre le choix opéré par le groupe des confessions religieuses, et entérinée par l’ensemble des composantes sociopolitiques qui ont participé à la désignation des 13 membres qui vont diriger la CENI réformée, Mgr Monsengwo tente de remettre en cause la légitimité de cette chaîne sociologique au profit de ses propres choix tout aussi sociologiques. Nous savons, en effet, que le groupe des confessions religieuses qui a désigné l’Abbé Malu Malu par voie du vote est composé de 7 sous-groupes. 6 groupes ont participé au vote et un seul, l’église catholique, s’est abstenu de participer au processus de désignation des animateurs de la CENI. Les autres groupes du processus sont constitués des partis politiques et d’organisations de la société civile.

Après cet étape de la société civile et des partis politiques, l’on est passé au niveau de l’Assemblée nationale où la composition définitive du bureau et de la plénière de la CENI a été entérinée en toute transparence et dans la démocratie la plus totale. C’est donc toute cette démarche, par ailleurs prévue dans la loi portant organisation et fonctionnement de la CENI, que Mgr Monsengwo remet en cause et tente de torpiller.

Pareille manifestation de l’égocentrisme ne peut que choquer lorsque l’on sent cette tentation à imposer l’église sur la Nation. La République Démocratique du Congo est un état laïc, et si l’église catholique s’empêtre dans des contradictions internes, elle ne peut pas se permettre de les faire déteindre sur l’Etat jusqu’au point de pourrir l’atmosphère de la vie nationale, troubler la sérénité nationale et hypothéquer les perspectives de reconstruction et de modernisation du pays pour le bien-être du peuple congolais.

Après analyse des différents cas de figure, l’on constate que Monsengwo mène une croisade personnelle contre l’Abbé Malu Malu qui a remporté les faveurs de la chaîne de désignation des membres de la CENI au profit de M. Botolo Magoza que Mgr Monsengwo avait proposé en dehors de l’avis de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO). Ceci est d’autant plus plausible que depuis la publication de la composition du bureau et de la plénière de la CENI, la CENCO, qui est la voix autorisée de l’église catholique, ne s’est pas encore exprimée.

Une subversion avérée

Toutes ces observations nous amènent à conclure que le Cardinal Laurent Monsengwo est dangereusement en train de suggérer la désobéissance civique à travers une subtile subversion. Il exploite, en effet, son ascendant moral sur les fidèles et une bonne frange de la population congolaise en général.

Il s’agit-là d’une subornation manifeste de l’opinion de nature à mettre à mal le processus de déploiement de la dynamique démocratique selon les convictions des Congolais et non par contrainte.

Les connexions politiciennes de ces derniers temps pourraient produire un cocktail détonnant avec cette production de Monsengwo. En effet, depuis l’annonce – et même avant - de la désignation de l’Abbé Malu Malu comme Président de la CENI, une certaine opinion l’a présenté comme étant, en réalité, un agent de la Majorité et de son Autorité morale.

Il aurait été positionné à la tête de la centrale électorale nationale pour organiser la prochaine victoire du Président Joseph KABILA KABANGE. Cette rumeur a été couplée à une autre qui attribue à la Majorité l’intention de modifier la Constitution pour accorder un troisième mandat au Président de la République. On observe, par ailleurs, que ces derniers temps, de plus en plus de fidèles catholiques déclarent qu’ils ne participeront pas aux prochaines élections.

Barrer la route à Monsengwo.

Voilà donc l’étendue des dégâts que Laurent Monsengwo, en Kamikaze des temps nouveaux, voudrait infliger à la RDC au nom de ses intérêts personnels que l’on a du mal à recouper avec les aspirations de l’église catholique à laquelle il appartient. Loin de faire droit à la position de l’église qui a préféré ne pas se mêler de la politique, l’Archevêque semble s’y trouver à l’aise comme un poisson dans l’eau.

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mercredi 12 juin 2013

Guinée: "Vous journalistes, vous parlez trop. Vous êtes des espions, nous allons vous dépecer"

Reporters sans frontières exprime sa vive préoccupation face à l'aggravation de la situation sécuritaire pour les acteurs de l’information à Conakry.

Le président guinéen Alpha Condé, le 23 mars 2011 à l'Elysée, à Paris.

Une quinzaine de journalistes ont été violemment agressés et leur matériel a été endommagé depuis que le contexte politique s'est considérablement tendu après l’annonce par le président Alpha Condé, le 13 avril 2013, de sa décision de fixer la tenue des élections législatives au 30 juin prochain. Plusieurs manifestations organisées par l'opposition ont dégénéré en affrontements entre manifestants et forces de l'ordre et ont fait une quinzaine de morts et une centaine de blessés.

"Aujourd'hui en Guinée, les journalistes qui se rendent sur le terrain pour couvrir l'actualité politique exercent dans un climat détestable, pris en étau entre la répression brutale des forces de l'ordre et l'hostilité de certains manifestants survoltés. Les attaques survenues contre les journalistes au cours des dernières semaines constituent des violations flagrantes de la liberté d'information. Nous rappelons qu'un processus électoral sérieux et transparent ne saurait se tenir sans garantie de pluralisme ni de sécurité pour les reporters", a déclaré Reporters sans frontières.

Six journalistes de la station de radio privée Lynx FM et près d'une dizaine d'autres reporters ont été agressés par des manifestants ou des groupes impliqués dans les violences. Interrogé par la Media Foundation for West Africa (MFWA), l'un d'entre eux a confié avoir été ciblé spécifiquement pour son travail de journaliste. "Vous journalistes, vous parlez trop. Vous êtes des espions, nous allons vous dépecer", lui a lancé un jeune manifestant.

De son côté, un autre journaliste, Thierno Alpha Ibrahima Balde, de Lynx FM, a été pris pour cible par des agents de police qui l'ont tabassé avec des fusils puis ont détruit son matériel. Il a ensuite été transféré dans un hôpital de Conakry dans un état grave.

Reporters sans frontières publie ici une liste non exhaustive de journalistes agressés dans l'exercice de leur mission :

Nom du journaliste- Nom du média- Date- Lieu

Djamila Thianguel Bah- Lynx FM- 02.05.2013- Aéroport de Conakry

Thierno Alpha Ibrahima Balde- Lynx FM- 23.05.2013- Quartier de Bambeto

Mohamed Bangoura- Lynx FM- 02.05.2013- Aéroport de Conakry

Mamadou Bobo Barry- Lynx FM- 18.04.2013- Siège du RPG, quartier d'Hamdallaye

Idiatou Diallo- Lynx FM- 18.04.2013- Siège du RPG, quartier d'Hamdallaye

Asmou Diallo- Lynx FM- 18.04.2013- Quartier de Taouyah, "Petit Lac"

Souleymane Bah- Espace FM- 02.05.2013- Aéroport de Conakry

Amadou Bah- Bonheur FM- 02.05.2013- Aéroport de Conakry

Ibrahima Sory Cisse- Bonheur FM- 02.05.2013- Quartier de la Casse

Moussa Cepha Camara- Planète FM- 23.05.2013- Aéroport de Conakry

Mohamed Albe Bangoura- Horizon FM- 18.04.2013- Quartier de la Casse

N'Fanly Guilavogui- Evasion FM- 18.04.2013- Quartier de la Casse

Saran Camara- Evasion FM- 18.04.2013- Dialo Bachir- Evasion FM- Elhadj Oumar Barry- Evasion FM

Depuis mi-avril, l'opposition a organisé des manifestations à Conakry pour protester contre le manque de consensus sur l'organisation d'un scrutin législatif "libre et transparent." Cellou Dalein Diallo, le chef de la Coalition des partis d'opposition, met en question l'impartialité de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Lors de l'intensification des violences entre les 22 et 25 mai derniers, le président Condé est rentré précipitamment d'Addis Abeba où il assistait au cinquantenaire de l'Union Africaine. "Personne ne doit être victime du fait de ses origines ou de ses opinions', a-t-il déclaré, tout en demandant au ministre de la Justice de "faire la lumière" sur les violences.

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Charly Esalo:"Le fameux dialogue inter-congolais est un poker-menteur exécrable, un gigantesque attrape-nigaud de Joseph Kabila"

Charly Esalo: "Le fameux dialogue inter-congolais est un poker-menteur exécrable, un gigantesque attrape-nigaud de Joseph Kabila"

La République démocratique du Congo n'a pas une armée digne de nom, une armée républicaine qui protège les citoyens et nos frontières. L'armée de Joseph Kabila est une armée d'infiltrés. Au lieu des Etats généraux des Forces Armées de la République démocratique du Congo (Fardc), Joseph kabila, Léonbitch Kengo wa Dongo, Edouard Mokolo, Evariste Boshab, François Mwamba, Koyagalio...veulent d'un dialogue inter-congolais ! Pour une majorité présidentielle qui a soit disant gagnée les élections du 28 novembre 2011, n'est pas ahurissant ? Le feu Général Mahele disait que "Armée ezali ekunde té", c'est-à-dire l'Armée n'est pas une poubelle ! L'Armée de Joseph Kabila ressemble beaucoup plus à une déchetterie qu'à autre chose: une armée des seigneurs de guerre, pillards, violeurs, massacreurs...et qui n'arrive même pas à récupérer un seul territoire des mains de miliciens tutsi rwandais. Le peuple congolais est abandonné à son propre sort ! Dialogue inter-congolais, pour quoi faire ? Les congolais sont-ils en conflit entre eux ? Non ! Un dialogue Inter-congolais pour le partage des pouvoirs ? Non ! Actuellement le peuple Congolais n’est ni disposé ni préparé à cautionner une diversion supplémentaire à échelle nationale pour l’humilier d’avantage et le faire perdre sa démocratie. Les Congolais : n’ont pas des problèmes entre eux pour assister à un dialogue inter-congolais, ils jouissent déjà d’une cohésion nationale qui les unie et les protègent contre toute agression extérieure voulant les séparer ou les diviser. Joseph Kabila et sa bande ont le plein pouvoir: toutes les institutions républicaines sont prises en otage pour servir les intérêts d'un individu. Pour Charly Esalo, le dialogue inter-congolais est un poker-menteur, un gigantesque attrape-nigaud pour des congolais amnésiques. Comment voulez-comprendre qu'au premier hold-up électoral lors des élections Louis Michel 2006, les congolais de l'Etranger ont été exclus, pour le second hold-up électoral de novembre 2011, les Congolais ont été de nouveau exclus. Chose étonnante, c'est à Liège , en Belgique fief de Louis Michel, que la Constitution de la République démocratique du Congo a été rédigée sans congolais-sauf deux naturalisés Belges: Evariste Boshab et Bob Kazadi kabamba, deux aphones qui ont meublé la salle. D'ailleurs cette Constitution porte bien son nom: La Constitution de Liège. C'est dans cette ville belge, après avoir organisé le premier hold-up électoral au profit de Joseph kabila, candidat de Louis Michel et de la communauté internationale, que l'abbé Malu Malu a été fait Docteur honoris causa, sans doute Docteur es fraude et tricherie électorale. C'est à Liège qu'enseigne Bob Kazadi Kabamba, individu ombrageux et obscurantiste qui doit tout à "Big Loulou", c'est ce dernier qui a payé ses études. C'est encore à Liège que quelques congolais sans légitimité dans notre Communauté congolaise vont se réunir du 28 au 30 juin 2013 afin d'aller participer on ne sait pas au nom de qui au fameux dialogue inter-congolais de Joseph Kabila. Les congolais doivent se réveiller et comprendre ce qui se passe. Si Joseph Kabila veut son dialogue inter-congolais, c'est parce qu'il a un problème de légitimité. Lui, son gouvernement fantoche, ses parlementaires godillots, ses juges achetés, ses policiers anti-peuple dirigent par défi. Limpide comme l'eau de source, l’illégitimité de Joseph Kabila à la tête de la RDC est connue de tous. La crise actuelle en République Démocratique du Congo n’est ni tribale, ni ethnique, ni fatalité ni prédestination, mais une réalité, celle de « l’illégitimité de Joseph Kabila » qui s’est installé à l’aide des multinationaux à la tête de la RDC par la force des armes, par les fraudes massives et les tricheries. Le tout dans l’ignorance des Institutions de l’Etat, de l’absence du respect des droits de l’homme et de la dignité humaine.

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mardi 11 juin 2013

Paris-Rue Solférino: Pierre Mauroy, la touchante émotion de ses camarades de lutte

Hommage à Pierre Mauroy au siége du PS rue de Solférino à Paris. Photo Réveil FM

Un cadre infiniment moins solennel qu'aux Invalides. Une petite cour intimiste et charmante, au coeur du siège du PS, rue de Solférino. La cour Pierre Bérégovoy, pierres de taille et roses rouges, un lieu que Pierre Mauroy aimait beaucoup. C'est ici qu'il sont arrivés les uns après les autres, tous ses compagnons de lutte, des jours glorieux et des soirs amers. Tous ceux qui, rose à la main, ont suivi la grande idée de François Mitterrand et Pierre Mauroy, celle qui allait les mener au pouvoir en 1981.

Jean-Marc Ayrault entouré de ses prédécesseurs. Photo Réveil FM

Aux côtés du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, quelques uns de ses prédécesseurs : Edith Cresson, Michel Rocard, Lionel Jospin, et tant de ministres, Jack Lang, Jean le Garrec, Daniel Vaillant, Charles Fiterman... et beaucoup d'autres. Poignées de mains et sourires, bises et clins d’œil, et puis juste quelques mots. Ou pas de mots du tout. L'essentiel, au fond, c'est ce qui est blotti dans leurs coeurs mis à rude épreuve aujourd'hui, et qu'ils partagent discrètement.

Vibrant hommage de Lionel Jospin à Pierre Mauroy. Photo Réveil FM

Martine Aubry, ancienne Première Secrétaire du PS et maire de Lille. Photo Réveil FM

Harlem Désir, premier Secrétaire du PS. Photo Réveil FM

Applaudissements nourris des socialistes. Photo Réveil FM

Quand tous furent en place, Martine Aubry est apparue avec la famille de Pierre Mauroy, Gilberte en tête. Alors, ils se sont levés, ont applaudi longuement, doucement, le temps que puisse s'asseoir Mme Mauroy et que les deux écrans, sur fond de quelques notes de piano, diffusent deux phrases - juste deux phrases, mais quelles phrases du grand homme.

La première, toute en conviction, appelait à l'union de la gauche. Le militant sûr et convaincu du milieu des années 70 a dû les interpeller encore. Qu'ont-ils pensé tous ceux-là en l'attendant scander : « Les divisions sont préjudiciables ! »...

Le quator qui a interprété la musique. Photo Réveil FM

La seconde, voix déjà un peu effacée et débit plus laborieux, est cette fameuse tirade encore très récente sur la fin de vie. On l'a lue un peu partout, cette idée de la fin de vie qui lui inspirait la première fois qu'il a vu la mer. Mais ici, sur cet écran, c'est Mauroy qui parle. Avec ses intonations, avec ses tics de langages fameux : « La fin de vie, je la vois un peu comme la mer, quoi... »

C'est fou ce que cette petite locution était de lui. C'est fou cette émotion qui les emplit tous, juste au moment de ce mot-là... Mauroy était là. Au milieu d'eux, comme si souvent. Alors Lionel Jospin a retracé toute l'histoire de son glorieux prédécesseur au PS. Le militant des jeunesses socialistes, l'inlassable combattant, celui qui a accompagné François Mitterrand jusqu'en haut : « Oh, ils n'ont pas toujours été d'accord, mais quand ils se sont retrouvés, la victoire, alors, était en marche. François Mitterrand, c'était la figure de proue, le leader, et à ses côtés, Pierre Mauroy était le second indispensable.

Une période « fondatrice », a dit Jospin. Fondatrice d'une victoire historique, pour les hommes et les femmes qui sont ici, dans cette cour soudain fière : « Il a dirigé le premier gouvernement d'union. Il a laissé tant de réformes ! »

Martine Aubry aussi a dit l'homme de convictions : « Il a toujours gardé la nuque raide, tant il pensait juste ce qu'il voulait faire. » La maire de Lille a fait à son tour un bout de chemin avec Mauroy. Vers Lille, bien sûr. Elle dit « chez nous », regarde la famille assise au premier rang, et quitte son discours écrit pour parler de l'homme, de celui avec qui elle a fini par partager « une affection, une complicité ».

« J'étais fascinée par ses mains... » dit-elle. Comme sa fameuse manière de ponctuer ses phrases, les mains de Mauroy étaient uniques. Et chacun y pense, ici. Harlem Désir, plus en fougue, parle alors de l'homme ouvert sur le monde, du président de l'Internationale socialiste, de son héritage : « Ses valeurs et ses convictions continuent de nous guider. » Puis il lève la tête, et s'impose alors cette phrase, inscrite au dessus de cette cour baignée d'émotion : « Mettez du bleu au ciel », qu'avait dite François Mitterrand à Pierre Mauroy, la dernière fois que les deux hommes se sont vus. « C'est un haute exigence qu'il nous laisse. Au service du peuple et de la République. » Un quatuor à cordes, alors, a aidé chacune et chacun à se faire une idée de cette ambition-là, en jouant un très joli Temps des cerises. L'esprit de Mauroy, ici non plus, n'est pas près de s'éteindre.

Quelques photos

Martine Aubry et Harlem Désir raccompagnant Gilberte Mauroy. Photo Réveil FM

Harlem Désir dans la rue jouxtant Solférino. Photo Réveil FM

Lionel Jospin accordant l'interview à une consoeur de LCI. Photo Réveil FM

Un couple remplissant le livre de condoléances à Pierre Mauroy. Photo Réveil FM

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Aux Invalides, Hollande salue le «réformisme» de Pierre Mauroy

Quatre jours après sa mort, un hommage national, avec François Hollande et la famille socialiste au complet, a été rendu mardi matin aux Invalides à Pierre Mauroy, ancien Premier ministre (1981-84) et maire de Lille, unanimement salué comme un grand homme d’Etat voire «un modèle» pour le PS.

Paris, 11 juin, François Hollande rend hommage à Pierre Mauroy, devant son cerceuil, dans la cour des Invalides.

Le chef de l'Etat, son Premier ministre et ses ministres dans la cour des Invalides.

Martine Aubry, qui a succédé à Pierre Mauroy comme maire de Lille, et son père Jacques Delors, aux Invalides le 11 juin 2013.

Paris, le 11 juin 2013, plusieurs personnalités politiques sont présentes pour les obsèques de Pierre Mauroy, à Paris, le 11 juin 2013 Avant de se retrouver pour la plupart au siège du PS, rue de Solférino, le chef du gouvernement Jean-Marc Ayrault, ministres, anciens ministres de l’ère Mitterrand, élus nordistes, entouraient aux Invalides sa veuve, Gilberte Mauroy, son fils Fabien et les petits-enfants de l’ex-Premier ministre. Les présidents de l’UMP Jean-François Copé, de l’UDI Jean-Louis Borloo et du MoDem François Bayrou étaient aussi présents.

«Pierre Mauroy est entré dans l’Histoire pour avoir été l’artisan de grandes conquêtes sociales et de libertés nouvelles», a dit le chef de l’Etat à l’occasion de cet hommage. Mais il a souligné que cet «enfant du peuple» «a surtout fait des choix, des choix essentiels dont nous sommes les uns les autres, quelle que soit notre place dans la vie politique, les héritiers».

«Les choix du réformisme d’abord. Pour Pierre Mauroy, réformer ce n’était pas renoncer, c’était réussir. Réformer, c’était se défaire de l’illusion des mots pour passer à la réalité des actes, réformer ce n’était pas céder à la réalité, c’était la saisir à la gorge pour la transformer», a ajouté François Hollande.

«Pour Pierre Mauroy, réformer c’était aussi inscrire la gauche dans la durée, et pour y parvenir il lui fallut faire face aux espoirs, aux attentes sans limites après 23 ans dans l’attente de l’alternance». «Il fallu donc assumer et Pierre Mauroy assuma», a ajouté François Hollande, relevant qu'«il n’avait pas besoin d’être méchant pour être craint».

«Volonté de changement»

Le chef de l’Etat a cité «le sérieux budgétaire, le blocage des prix et des salaires, les restructurations industrielles». Ces décisions difficiles, à peine deux ans après l’arrivée de François Mitterrand au pouvoir, lui «coûtèrent», «mais il sut prendre ces décisions parce qu’il les savait non pas inévitables, mais nécessaires pour reconvertir, redresser et repartir».

Alors que l’exécutif est attaqué par la gauche de la gauche sur l’austérité imposée selon eux par Bruxelles, François Hollande a salué en Pierre Mauroy celui qui avait «compris que le destin de la France passait pas l’Europe, que faire cavalier seul pouvait finir en une cavalcade sans lendemain».

«Par facilité ou commodité de langage, on désigna cette orientation d’un même mot: la rigueur. Et le même homme, Pierre Mauroy, qui avait été choisi par François Mitterrand pour incarner la volonté de changement, conçu, engagea, appliqua cette politique». «La rigueur, c’était la condition pour poursuivre la réforme, le changement», a lancé François Hollande. Il a souligné que «peu d’hommes, même éminents, peuvent s’enorgueillir d’avoir fait l’Histoire de leur pays. Pierre Mauroy est incontestablement de ceux-là».

Autour de Gilberte Mauroy, l’épouse de l’ancien dirigeant socialiste, de nombreuses personnalités de gauche comme de droite, à commencer par les anciens Premiers ministres Michel Rocard, Lionel Jospin, Jean-Pierre Raffarin, Dominique de Villepin et Edith Cresson, étaient réunies dans la cour des Invalides.

Tous les membres du gouvernement étaient également présents, de même que la maire de Lille, Martine Aubry, et son père Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne et ministre des Finances de Pierre Mauroy. Plusieurs anciens ministres de Mitterrand, comme Jack Lang, Robert Badinter ou Michel Charasse, étaient aussi présents, ainsi que les présidents de l’UMP, Jean-François Copé, de l’UDI, Jean-Louis Borloo, du MoDem, François Bayrou.

Après la cérémonie nationale, un hommage des socialistes doit avoir lieu au siège du parti, rue de Solférino. Autour de sa veuve Gilberte Mauroy et des anciens ministres des cabinets Mauroy, Lionel Jospin, Martine Aubry ou encore Harlem Désir doivent s’exprimer pour saluer la mémoire de celui qui fut aussi premier secrétaire (1988-92).

La dépouille retournera ensuite à Lille, pour que ses anciens administrés puissent venir se recueillir à l’Hôtel de ville. Le corps y sera visible par le public de mardi soir à mercredi soir. Les funérailles seront célébrées jeudi après-midi à la cathédrales Notre-Dame de La Treille par l’archevêque de Lille, Mgr Laurent Ulrich. Pierre Mauroy devrait être inhumé au cimetière de l’Est, dans la ville dont il fut maire de 1973 à 2001.

INTERVENTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE CEREMONIE D'HOMMAGE NATIONAL A PIERRE MAUROY

Hôtel National des Invalides – Mardi 11 juin 2013

Mesdames, Messieurs, Madame, chère Gilberte MAUROY,

Peu d’hommes, même éminents, peuvent s’enorgueillir d’avoir fait l’histoire de leur pays. Pierre MAUROY est incontestablement de ceux-là. Non par la durée de son gouvernement – un peu plus de trois ans – mais par les circonstances dans lesquelles il eût à agir et par les choix qu’il eût à faire.

Pierre MAUROY fut en effet le « premier Premier ministre » de l’alternance sous la Vème République après l’élection de François MITTERRAND, le 10 mai 1981. Il forma, en juin 1981, un Gouvernement de l’Union de la Gauche. C’était une formule inédite depuis 1947.

A la tête du pays, il engagea de grandes réformes qui demeurent, encore aujourd’hui, comme autant d’acquis, de la décentralisation à l’abolition de la peine de mort, de la 5ème semaine de congés payés à l’instauration de l’impôt sur les grandes fortunes. Il accorda le droit de partir à la retraite à 60 ans à ceux qui n’avaient plus le temps d’attendre, tant la vie les avait usés.

Ce destin exceptionnel, rien ne le disposait à l’accomplir mais tout le conduisait à en rêver.

Pierre MAUROY était un enfant du peuple. Aîné de sept enfants, il avait grandi dans un village de mineurs. Le centre de sa vie, c’était l’école de la commune, l’école de la République où son père était instituteur. Pour lui, aimer le peuple, ce n’était pas le flatter et encore moins l'abuser. Aimer le peuple, c'était le respecter. C'était le servir.

Il s’y était préparé à sa façon.

Sa formation, ce fût l’Ecole Nationale d’Apprentissage, « son ENA à lui ». Son apprentissage, ce fût le syndicalisme, pour défendre les engagements des professeurs du technique. Sa culture, ce fût le socialisme. Il en avait embrassé très tôt la cause.

Le socialisme, il en épousera tous les rôles. Jeune cadre de la SFIO, il fonda avec François MITTERRAND le Parti d’Epinay en 1971. Il fut le Premier secrétaire en 1988, puis – consécration suprême à ses yeux – il succéda à Willy BRANDT en 1992, à la présidence de l’Internationale Socialiste. Jusqu’à la fin de la vie, jusqu’à son dernier souffle, il anima la fondation Jean JAURES, pour bien marquer la continuité de son engagement.

Sa terre, c’était le Nord, c’était Lille.

Devenu maire en 1973, il modernisa sa ville, la transforma, la tourna vers l’Europe. Lille dont il fit, avec la Communauté urbaine, une grande métropole économique et culturelle. Lille, c’était sa fierté, son refuge, sa ressource. Lille, c’était sa capitale. La capitale des Flandres. La capitale de son coeur.

Mais si nous sommes rassemblés aujourd’hui, ici dans ce lieu, ce n’est pas simplement parce que Pierre MAUROY fut un enfant du peuple, un socialiste, un élu local d’une dimension exceptionnelle. Non ! Si nous sommes réunis, c’est parce que Pierre MAUROY est entré dans l’histoire. Pour avoir été l’artisan de grandes conquêtes sociales et de libertés nouvelles.

Sûrement. Rien que pour cela, il a sa place.

Mais il a surtout fait des choix, des choix essentiels dont nous sommes les uns et les autres – quelle que soit notre place dans la vie politique – les héritiers.

Le choix du réformisme, d’abord. Pour Pierre MAUROY, réformer ce n’était pas renoncer. C’était réussir. Réformer, c’était se défaire de l’illusion des mots pour passer à la vérité des actes. Réformer, ce n’était pas céder à la réalité, c’était la saisir à la gorge pour la transformer. Pour Pierre MAUROY, réformer c’était inscrire la gauche dans la durée.

Et pour y parvenir, il lui fallut faire face. Faire face aux espoirs et aux attentes sans limites, après vingt-trois ans dans l’attente de l’alternance. Faire face aussi aux difficultés, aux défis du monde, d’un monde nouveau qui commençait à émerger. Faire face aux impatiences et aux colères.

Il lui fallut assumer. Et Pierre MAUROY assuma le sérieux budgétaire, le blocage des prix et des salaires, les restructurations industrielles. Des décisions qui lui coûtèrent, surtout quand lui, l’homme du Nord-Pas-de-Calais, il lui fallut fermer le dernier puits de mines, lui qui entreprit de moderniser les laminoirs de Lorraine. Oui, cela lui coûtait, mais il sut prendre ces décisions parce qu’il les savait non pas inévitables, mais nécessaires pour reconvertir, redresser et repartir.

Il avait surtout compris que le destin de la France passait par l'Europe. Que faire "cavalier seul" pouvait finir en une cavalcade sans lendemain. Qu'il fallait donc faire la France en construisant l'Europe.

Tout était lié. Par facilité ou commodité de langage, on désigna cette orientation d’un même mot : « la rigueur ». Et le même homme, Pierre MAUROY, qui avait été choisi par François MITTERRAND pour incarner la volonté de changement, conçut, engagea, appliqua cette politique. Il n’y voyait pas de contradiction. Il n’y en avait d’ailleurs pas. La rigueur, c’était la condition pour poursuivre la réforme, le changement.

Le rôle historique de Pierre MAUROY se révéla dans ces semaines décisives du printemps 1983, lorsque se jouèrent le sort de la France et l'avenir de l'Europe. Il sut convaincre François MITTERRAND, avec le concours de Jacques DELORS, pour rester dans le système monétaire européen et, ainsi, préparer la création de l’euro.

La vie de Pierre MAUROY est une belle leçon politique pour l’ensemble des Français. Elle nous montre que l'on peut avoir le sens des responsabilités et conserver son idéal. Que l'on peut servir l'intérêt supérieur de l’Etat et garder ses valeurs. Que l’on peut concilier la justice sociale et l’ambition économique. Que l'on peut porter la modernité et préserver son authenticité. Que l'on peut défendre les classes populaires et travailler pour tous les Français.

Que l'on peut être fidèle à sa tradition et préparer l’avenir. Que l’on peut faire de grandes réformes et faire preuve de réalisme. Que l'on peut se révéler homme d'Etat et demeurer homme du peuple. Que l'on peut être patriote et Européen. Que l’on peut exercer les plus hautes fonctions et rester un « militant ».

Pierre MAUROY avait cette formule citant KIPLING. Il disait : « Dans ce monde, il y a ceux qui restent chez eux et puis il y a les militants ». Il se méfiait des idéologies, mais il croyait aux idées, à celles qui entraînent, à celles qui mobilisent, à celles qui élèvent. Et notamment à l’éducation populaire qui le conduisit à créer, jeune homme, une institution qui demeure aujourd’hui : la Fondation Léo LAGRANGE.

Pierre MAUROY, c’était une stature imposante, une voix chaude avec des phrases longues, des intonations tumultueuses. Pierre MAUROY, c’était un visage bienveillant, solide, ferme. Mais Pierre MAUROY, c’était aussi un homme d’une grande finesse.

Finesse d’esprit, avec une intelligence des gens et des situations. Il voyait tout et parfois ne disait rien ou il le gardait pour lui et le confiait plus tard. Sans acrimonie, car Pierre MAUROY n’avait pas besoin d’être méchant pour être craint. Finesse politique pour parvenir habilement – quelques fois dans des circonstances laborieuses – à ses fins.

Oui, Pierre MAUROY avait de l’élégance, de la subtilité. Ses mains, longues, interminables, blanches qui, telles deux oiseaux, accompagnaient ses discours, étaient par elles-mêmes aussi le reflet de sa personnalité. Sa force et sa finesse : c’est cet alliage qui lui donnait la « sérénité du couvreur sur le toit » pour reprendre une belle formule de Léon BLUM pour qualifier les bâtisseurs.

Pierre MAUROY aimait les gens et les gens l’aimaient. Il avait cette qualité rare de prendre du temps, y compris avec les humbles. Il savait raconter les histoires, émouvoir par les mots, donner ses impressions. Il avait le sens de la camaraderie comme d’autres ont le sens de la chevalerie. Il n’était pas familier, mais il était chaleureux.

Mesdames, Messieurs, Madame,

Rendre hommage à Pierre MAUROY, c’est faire l’éloge du courage en politique, de la constance et de la fidélité. Fidélité à ses origines, fidélité aux ouvriers, fidélité à son parti, fidélité à ses amis, à ses idées, à sa ville, à son pays, fidélité à l’Europe. Oui, fidélité à ce qui fait le sens d’une vie, l’accomplissement d’un destin, la contribution à l’Histoire.

En ce moment où tout s’achève, je repense à l’ultime ligne du dernier livre que Pierre MAUROY publia. Il écrivait : « Les hommes passent avec le reste. Mais les justes causes, elles, ne meurent jamais ».

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lundi 10 juin 2013

Kabilapocalypse: Bob kazadi Kabamba, le garçon de course de "Big Loulou" à la manoeuvre mafieuse !

Après Malu Malu à la CENI pour un troisième hold-up électoral, sans doute Modeste Mutinga Mutuishayi à la CSAC pour museler les journalistes, bâillonner des médias et des opposants ? Les fossoyeurs de la République sont de retour ! Des requins occultistes et obscurantistes, fourbes, roublards se liguent pour rafistoler la tricherie électorale, la fraude électorale, le tripatouillage qui se profil à l'horizon pour maintenir coûte que coûte Joseph Kabila malgré son illégitimité à la tête de la République démocratique du Congo. Voler le vote du peuple congolais, avec mépris sans gène tel est l'un des objectifs des mafieux lobbyistes qui n'ont rien aucun respect de la souveraineté du Grand Congo. Nous apprenons qu'un groupe d'universitaires européens principalement belges et français participent à un think tank à la solde de Joseph Kabila afin de réfléchir sur les pistes de prolongation de son mandat soit à travers une modification de la constitution ou encore en se basant sur l'exemple du tandem Poutine - Medvedev. Parmi ces universitaires, la présence du professeur belgo-congolais, Bob Kazadi Kabamba, connu pour être le garçon de course de Louis Michel et professeur à l'université de Liège, est confirmée. Farfelu, fourbe, bluffeur et pyromane, Bob Kazadi Kabamba n'a pas bonne réputation dans la Communauté congolaise.

Garçon de course de Louis Michel "Big Loulou, Bob Kazadi Kabamba le congolo-belge n'a pas bonne réputation. Photo Réveil FM, archives

En Belgique, par connivence, Bob Kazadi Kabamba a été fait spécialiste de la politique congolaise par des mafieux lobbyistes mafieux. Les ambitions ambiguës du calculard et combinard, les appétits gargantuesques et pantagruéliques à l'égard du Congo de Bob Kazadi Kabamba sont connu de tous. Bob Kazadi Kabamba et Evariste Boshab sont les deux Belges d'origine congolaise qui comme observateurs et figurants ont assisté sans broncher à la rédaction la "Constitution de Liège" qui régit la République démocratique, tripatouillée par Joseph Kanambe pour se faire réélire au premier tour lors de l'élection présidentielle du 28 novembre dernier.

Homme de main de Louis Michel "Big Loulou", Bob Kazadi Kabamba est un calculard et combinard. Ses appétits gargantuesques et pantagruéliques pour ramener le Congo dans le giron du pays colonisateur, la Belgique, sont patentes. Le matamore s'auréole d'avoir bidouillé avec d'autres de ses compatriotes belges, la Constitution de la fameuse Troisième République du Congo: la Constitution de Liège.

Ses pèlerinages en République Démocratique du Congo pour influer sur un mariage contrarié entre la Belgique-la RDC ont été souvent réalisé sous les rodomontades et sa couardise. Petit esprit, margoulin de grand chemin, Bob Kazadi Kabamba préfère l'ombre à la lumière.

Alors que le Congo est déjà au-bas fond, il contribue à l'enfoncer davantage pour ses commissions.

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Souvenirs: Avec Bartabas, c'est trot dansant et pluie de sable au Teatro Municipal de Santiago

Alors que je ne connais rien en cheval, par curiosité je m'étais inscrit pour la spectacle de Bartabas à Santiago au Chili. L’idée que ce célèbre dresseur équestre français puisse mettre en scène ses chevaux dans des pièces de théâtre me faisait un peu rêver. Le voir à 12 000 kilomètres de Paris, à l’occasion du Festival Santiago a Mil qui s’est déroulé dans la capitale chilienne en cette fin janvier 2013. A l’intérieur du bâtiment, très joli soit dit en passant, le beau monde arrive. Ça parle beaucoup français, évidemment. Assisteront à la représentation le président de l’Uruguay, l’écrivaine chilienne Isabel Allende, ainsi que le Premier ministre Jean-Marc Ayrault. Au Chili à l’occasion du sommet UE-Celac réunissant tous les chefs d’Etat d’Europe et d’Amérique latine, après 15 heures de vol, Jean-Marc Ayrault en a profiter pour venir honorer l’art équestre français.

Santiago de Chili, janvier 2013, Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault et Bartabas, célèbre dresseur équestre français. Photo Réveil FM

Le spectacle commence enfin, la salle plongée dans le noir le plus profond. Dans un éclair éblouissant, un grand rideau blanc s’éclaire et une voix entame le récit de l’histoire du « Centaure et l’animal. » Le silence dans la salle est complet, mis à part une spectatrice probablement allergique aux poils de chevaux qui ne s’est arrêté d’éternuer. On avait dit pas de bruit, bon sang ! ça déconcentre les chevaux ! Évidemment, on a aussi eu droit à l’andouille qui n’a pas pu s’empêcher de prendre une photo avec son gros flash professionnel du haut d’une loge. Peut-être qu’il n’a pas compris les consignes prononcées en espagnol au début du spectacle. Ni celles en anglais, d’ailleurs.

Le danseur japonais Ko Murobushi

Bartabas sur scène

Le spectacle a démarré et j’ai d’abord éprouvé une certaine frustration. Pendant les premières vingt minutes, j’ai eu l’impression de passer à côté de la pièce, de ne pas saisir quelque chose de fondamental à la compréhension de l’histoire. Une vraie déception pour un néophyte. Puis le déclic s’est fait, et ce devint un réel plaisir de regarder ces chevaux évoluer face au danseur japonais Ko Murobushi, dont le talent a donné un réel sens à la pièce, selon mon humble opinion.

« Le Centaure et l’animal » raconte l’animalité et la relation entre l’homme et l’animal, à travers leurs soumissions respectives l’un à l’autre.

Le premier cheval entrant en scène a la robe noire, représentant le cheval à l’état sauvage. Murobushi, tordant son corps peint en argenté dans tous les sens, transmet de manière magistrale l’idée d’un retour à l’état primitif, l’idée d’un corps venant à la vie.

Les jeux de lumière, de miroirs, les sons du piano et les enregistrement de chevaux apeurés et essoufflés donnent au spectacle un aspect extrêmement angoissant et presque surnaturel.

Alors que la rencontre en l’homme et l’animal se poursuit avec les chevaux blancs, une pluie de sable s’abat sur le danseur, qui semble se laver le corps de toute impureté et prendre des forces, s’élevant face à l’animal qui finit par l’accepter.

Le moment le plus beau reste pour moi la chasse entre Murobushi et le cheval blanc dans une chorégraphie accélérant de plus en plus au rythme de la musique. Plus le danseur tente de s’approcher, plus l’animal recule, dans des mouvements finement étudiés, qui prennent la forme d’une danse infernale.

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Suisse: Pas de panique, campagne d'Amnesty International contre un nouveau durcissement de la loi sur l'asile

La Suisse envahit par les demandeurs d'asile ?

«Pas de panique!» Avec cette campagne, la Section suisse d'Amnesty International avait appellé la population à voter NON, le 9 juin, contre une nouvelle réduction des droits des réfugiés. Au mythe d'une Suisse «envahie par une vague de réfugiés», Amnesty oppose une vidéo humoristique. La vidéo relève la contradiction entre slogans populistes et faits reconnus, dans le but de gagner le public à la cause d'une politique d'asile juste et humaine.

L'argumentation populiste des politiciens est toujours la même: «Pour que les réfugiés n'accaparent pas toute la Suisse, il faut durcir la législation.» Mais cette argumentation est erronée à deux titres. D'abord, les requérants d'asile ne représentent que 0,5 pour cent de la population résidante, soit une portion minime. Ensuite, une telle «politique de dissuasion» n'atteint pas le but visé. De toute évidence, les requérants ne sont pas moins nombreux des suites de cette politique.

«Les durcissements constants de la Loi sur l'asile ne résolvent aucun problème. La dissuasion et les restrictions n'empêchent pas les gens de fuir. Au contraire, elles mettent les réfugiés dans la précarité et rendent leur intégration difficile», a déclaré Magdalena Urrejola, responsable de campagne à la Section suisse d'Amnesty International.

L'objectif de la Loi suisse sur l'asile est de fournir une protection aux personnes persécutées dans le sens de la Convention relative au statut des réfugiés. A chaque durcissement de la Loi sur l'asile, cet objectif devient plus difficile à réaliser. Amnesty International exige donc un changement de paradigme et la mise en place d'une politique d'asile juste et humaine. Des procédures courtes avec une assistance juridique professionnelle pour les requérants d'asile, des conditions de logement dignes avec un encadrement professionnel, des aides au retour et l'abandon dans une large mesure des renvois forcés en constituent les points essentiels.

Contexte

En 2012, plus de 42 millions de personnes ont fui la guerre et des situations de persécution dans le monde. En Suisse, il y avait 44'863 demandeurs d'asile au total. Cela représente 0,5 pour cent de la population résidente. Toute personne qui doit quitter son pays en raison de persécutions qu'elle subit a droit à une protection. Le droit des réfugiés s'applique dans le monde entier et ne peut être remis en question.

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Les suisses durcissent leur droit d'asile

Les Suisses ont voté massivement dimanche 9 juin en faveur du durcissement de la loi sur l'asile, entrée en vigueur à l'automne dernier et contestée par la gauche et les Eglises. Ces mesures ont été approuvées par 79% des Suisses, selon une compilation des résultats des cantons du pays, établie par les médias suisses lors de ce dimanche de votations, l'un des quatre dans l'année où les Suisses se rendent aux urnes, conformément à leur système politique de démocratie directe, pour voter sur des sujets d'ordre fédéral, cantonal ou communal.

Les Suisses se sont largement prononcés en faveur du durcissement de la loi sur l'asile.

Le référendum sur la révision de la loi sur l'asile avait été demandé par un comité réunissant les opposants à la loi, et appelé "Stop exclusion".

Satisfaction à droite, déception à gauche

Dès l'annonce des résultats, le comité a dénoncé ce "résultat alarmant pour la défense des droits fondamentaux" et regrette "les conséquences néfastes et dans certains cas funestes, qu'il aura pour les demandeurs d'asile et les réfugiés". "Tant qu'il y aura des conflits et des crises, et que la Suisse sera l'un des pays les plus sûrs et les plus riches au monde, nous aurons à parler d'asile", a encore averti "Stop exclusion", qui n'entend pas baisser les bras.

De son côté, la députée PDC (centre), Anne Seydoux-Christie, a indiqué que ce résultat illustre "un affaiblissement de notre tradition humanitaire, et montre un manque de solidarité envers ce qui se passe dans des pays en crise". Pour sa part, Céline Amaudruz, députée UDC (droite populiste), a salué le résultat du référendum, assurant que 9 personnes sur 10 demandant l'asile en Suisse, le font pour "des raisons économiques". Pour Isabelle Moret, députée PLR (Parti Libéral), qui a soutenu le renforcement des mesures, les requérants d'asile qui viennent en Suisse pour des motifs économiques et non politiques, auront ainsi un "signal clair". Ils sauront qu'ils ne peuvent plus "venir pendant une période de 4 ans en Suisse", la durée moyenne actuelle pour l'examen d'un dossier, et être pris en charge pendant cette période, avant d'être renvoyés.

La députée socialiste Cesla Amarelle, qui a mené le combat contre ces mesures, s'est déclarée surprise. "L'ampleur du 'oui' à ces mesures est impressionnante, on s'attendait à perdre", mais pas avec un tel score, a déclaré la députée.

Ce que prévoit la loi sur l'asile

Parmi les principales dispositions de la révision, figure la suppression de la désertion comme motif pour demander l'asile, une disposition qui concerne essentiellement les Erythréens. En outre, il n'est plus possible de demander l'asile dans une ambassade suisse à l'étranger. La Suisse était le seul pays en Europe à offrir cette possibilité aux requérants d'asile.

D'autre part, la révision de la loi limite le regroupement familial des demandeurs d'asile, qui est désormais limité au conjoint et aux enfants. Des centres pour requérants "récalcitrants", qui ne respectent pas l'ordre public suisse, vont également être mis en place.

La révision de la loi avait pour but de raccourcir le délai de traitement des dossiers à quelques mois, au lieu de quelques années actuellement, en raison de la multitude des recours possibles.

La Suisse, terre d'accueil des réfugiés

Actuellement, quelque 48.000 personnes sont dans la procédure d'asile en Suisse. Ce nombre tient compte des 28.631 nouveaux arrivants en 2012, un chiffre record depuis 1999. Seuls 11,7% des requérants ont décroché l'asile en 2012, après des années d'attente.

La Suisse accueille aujourd'hui proportionnellement 4 à 5 fois plus de réfugiés que la France, l'Allemagne ou l'Italie. En 2012, les requérants d'asile en Suisse provenaient principalement d'Erythrée, du Nigeria, de Tunisie, de Serbie et d'Afghanistan.

Pour le député UDC Guy Parmelin, les débats en Suisse ont été marqués ces derniers mois par les questions liées aux requérants d'asile délinquants, et aux requérants "économiques", et expliquent le résultat du référendum.

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Souvenirs: Deuxième conférence de presse de Hollande à l'Elysée, Le Mouv' interpelle le Président !

Le changement c'est pour quand ? La jeunesse s'impatiente Monsieur le Président ! C'est le sens de la question que la rédaction du Mouv' a pu poser, à François Hollande, Président de la République lors de sa grande conférence de presse à l’Élysée, le 16 mai dernier.

Le Mouv est une station de radio française ciblant le public « jeune » créée le 17 juin 1997, elle appartient au service public au sein de Radio France.

Deuxième conférence de presse à l'Elysée pour François Hollande. Un rendez-vous solennel, traditionnel sous la Cinquième République. 400 journalistes étaient accrédités pour assister à cet exercice d'auto-justification et d'explication des réformes. Pas d'annonces fracassantes pendant les deux heures et demie de conférence et de questions-réponses. Pas de remaniement en vue, un volontarisme affiché pour sortir l'Europe de sa "langueur", le droit de vote des étrangers reporté après les municipales de 2014, une réforme des retraites en chantier et surtout pas de changement de cap : allier sérieux budgétaire et croissance. C'est la ligne du gouvernement. Mais avant tout, François Hollande avait un message à faire passer devant la presse réunie dans son palais : il est à l'offensive ! Offensif façe à la courbe du chômage qui crève le plafond. Le président a réitéré son intention de l'inverser d'ici la fin de l'année.

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