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Réveil-FM-International

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mercredi 1 octobre 2014

La France, 16e au classement des "pays où il fait bon être vieux"

Alias Joseph kabila a beau trompeté à la tribune des Nations unies que la République démocratique du Congo est un pays en paix, pays dont il usurpe l'identité et la légitimité, le Congo est nulle part "Aucun radar" n'identifie ce grand pays au cœur de l'Afrique. Il faut dire que depuis cet imposteur trône à la tête de la République démocratique du Congo, le congolais vit avec moins de 1 dollar par jour, il est devenu analphabète et illettré, se soigne à l'indigène...La RDC n'est pas un pays où on fait des vieux os, avec d’interminables guerres et rébellions fomentées, créées et voulues pour mieux piller ses richesses. Pour vivre vieux au Congo, il faut fermer sa gueule, être un apparatchik, mangériste et accompagnateur d'un régime tortionnaire ! Selon une étude publiée mercredi, la Norvège est le pays où il est le plus agréable de vivre lorsqu'on est âgé.

Des touristes sur le port de Cassis (Var).

Si vous êtes à la retraite, partez vivre en Norvège. C'est du moins la conclusion de l'étude Global Age Watch 2014 (en anglais), publiée mercredi 1er octobre, qui place la Norvège en première place du classement des pays "où il fait bon être vieux". Ce classement compare 96 pays, selon le bien-être économique et social des personnes âgées.

Derrière la Norvège arrivent la Suède, la Suisse, le Canada et l'Allemagne. Les Etats-Unis se classent 9e. La France, elle, figure seulement en 16e position. Tout en bas : la Tanzanie (92e), le Malawi (93e), la Cisjordanie et Gaza (94e), le Mozambique (95e) et l'Afghanistan (96e).

La France, deuxième pour la sécurité des revenus

Ce classement est établi à partir de l'évaluation de quatre catégories de données : la sécurité des revenus, l'état de santé, les capacités (emploi et formation des seniors) et l'environnement favorable (sécurité, liberté, transports publics, liens sociaux...).

En termes de santé, c'est le Japon qui prend la première place tandis que la Suisse a le meilleur environnement. La France se classe deuxième pour la sécurité des revenus, et septième pour la santé des personnes âgées, mais n'est que 37e au niveau des capacités fournies. Le Royaume-Uni arrive en 11e position, porté par un environnement favorable (3e), mais à la traîne en matière de santé (27e). Parmi les mauvais élèves classés dans le dernier quart, on trouve la Turquie (77e), la Serbie (78e), le Venezuela (76e) ou encore l'Afrique du Sud (80e).

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L'UMP Gérard Larcher élu président du Sénat

Désigné mardi par le groupe UMP, majoritaire à l'issue des élections sénatoriales, le sénateur des Yvelines était assuré d'être élu, mercredi après-midi.

Le nouveau président du Sénat, Gérard Larcher, le 30 septembre 2014 à Paris.

Sans surprise, le sénateur UMP Gérard Larcher a été élu à la présidence de la haute assemblée avec 194 voix, mercredi 1er octobre, retrouvant une fonction qu'il avait déjà exercée de 2008 à 2011. Il a battu au deuxième tour le socialiste Didier Guillaume (124) et la communiste Eliane Assassi (18), seule femme candidate. Mardi, les sénateurs UMP, majoritaires à l'issue des élections sénatoriales, avaient préféré sa candidature à celle de Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre, et de Philippe Marini, sénateur de l'Oise. Gérard Larcher, 65 ans, retrouve ainsi la présidence d'une institution qu'il connaît sur le bout des doigts, puisqu'il y a fait son entrée en tant qu'élu des Yvelines dès 1986. Gérard Larcher succède au socialiste Jean-Pierre Bel.

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Marine Le Pen privée de permis de conduire

VITESSE – La présidente du Front national a perdu ses 12 points, assure le Canard enchaîné. Et elle devrait toujours 3.000 euros à ses avocats qu’elle a engagés pour récupérer son permis de conduire.

Marine Le Pen n'a plus de points sur son permis.Marine Le Pen n'a plus de points sur son permis. Marine Le Pen va devoir repasser son permis de conduire. Ou faire plus souvent appel à un chauffeur. A en croire Le Canard enchaîné, à paraître ce mercredi 1er octobre, la présidente du Front national en aurait été privé. La cause ? Plusieurs PV pour excès de vitesse qui ont mené la fille de Jean-Marie Le Pen à voir les 12 points de son papier rose disparaître progressivement jusqu'au dernier, en 2012, date le palmipède, après un ultime feu rouge grillé. Pour l'anecdote, cet été, début août, Marine le Pen était partie en guerre contre les radars automatiques, qu’elle veut supprimer car elle y voit un "impôt déguisé". Marine Le Pen doit 3.000 euros à ses avocats

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Son permis annulé, Marine Le Pen a décidé de contester cette annulation. Fin 2012, elle pousse ainsi la porte du cabinet d’avocats parisiens Dufour & associés, spécialisé dans le droit automobile et le contentieux du permis à points, qui engage des procédures contre l’Etat.

Sauf que. La présidente du Front national aurait fait des siennes, toujours selon le Canard enchaîné, qui rapporte qu’elle n’aurait pas réglé la note d’honoraires – environ 3.000 euros – envoyée par les avocats. Raison invoquée : celui qui s’occupait de son dossier a quitté le cabinet.

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mardi 30 septembre 2014

Ânerie indécente: Léonbitch Kengo, Nzanga Mobutu et Modeste Mutinga Mutuishayi sont-ils devenus des opposants à alias Joseph Kabila ?

Ba Ndoki ya République démocratique du Congo: Antoine Gizenga faux nationaliste, alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati et Joseph Nzanga Mobutu, un nullard au carré

Ânerie indécente, les Congolais souffrent-ils tous de l'amnésie collective ? Un peuple sans mémoire est perdu à jamais ! Lorsque historiens et les journalistes ne jouent plus leurs rôles, c'est la catastrophe. Les congolais ont la mémoire courte? On voit aujourd’hui les mêmes faux-opposants sous le règne de Mobutu revêtir les mêmes parures de transvestis sous alias Joseph Kabila. Comment des mangéristes à tous les râteliers, des mangecrates patentés, des girouettes politicailleurs sans vergogne et apparatchiks d'un régime tortionnaire, illégitime et d'usurpation, peuvent-ils se réveiller un beau matin après avoir contribué à renforcer la dictature totalitaire qui sévit en République démocratique du Congo, clamés et trompetés qu'ils sont opposants et personne ne dis rien ? Léonbitch Kengo wa Dondo, le célèbre "Edenté de la Gare du Nord", le "Grand Lézard", "L'opposant Chauve-souris" est-il un vraiment un opposant au régime d'alias Joseph Kabila ? Où bien, c'est parce qu'il sait qu'il ne sera jamais nommé Premier ministre, poste qu'il a convoité à l'issue des Concertations nationales du Palais du peuple ? Fourbe, roublard, grand requin, Modeste Mutinga Mutuishayi, l'homme qui a privé les Congolais d'un débat démocratique entre alias Joseph Kabila-Jean-Pierre Bemba lors de l'élection Louis Michel 2006, est-il devenu un opposant ? N'est-ce pas alias Joseph Kabila qui a fait de Modeste Mutinga Mutuishayi ce qui l'a sorti de Ngaba où il était habitué à boire le "Mayi ya mobulu". N'est-ce pas alias Joseph Kabila qui avait fait de lui Président de la fameuse "Haute Autorité des Médias", puis sans transition l'a fait nommer "Rapporteur au Sénat" ? Nzanga Mobutu, inconstant et nullard est-il devenu un opposant au régime d'alias Joseph Kabila ?

Léonbitch Kengo wa Dondo, le célèbre édénté de la gare du Nord, surnommé le "Grand Lézard" est-il un opposant ?

Politicailleur chauve-souris, Léonbitch Kengo wa Dondo, le célèbre édenté de la Gare du Nord, est aussi surnommé le "Grand Lézard"

Aucun Congolais n'est à mesure de définir la personnalité de Léonbitch Kengo wa Dondo. On ne connait pas réellement sa couleur politique ni pour qui il roule. Dans la mémoire collective Léonbitch Kengo wa Dondo demeurera un politicailleur impopulaire qui n'a jamais été élu, ni gagné une petite élection mais qui occupera les hautes fonctions au Congo. Comment un homme aussi impopulaire de Léonbitch kengo wa Dongo, qui n'avait pas un parti politique ni une majorité au Sénat a-t-il pu être élu Président de la Chambre basse en République démocratique du Congo ? Paul Kagamé, l'Hitler africain avec ses lobbyistes tutsi rwandais avaient tout fait pour faire élire Léonbitch Kengo wa Dondo au détriment de Léonard Shé Okitundu qui pourtant avait la majorité. She Okitundu est au garage-poli, au Sénat, dont on connait comment la carte à été jouée pour l’écarter en faveur de Léonbitch Kengo. "Le triomphe-surprise de Léonbitch Kengo wa Dondo au Sénat en 2007 est aussi le début de lune de miel entre alias Joseph Kabila et Kengo kengo avec Augustin Katumba Mwanké "dieu le père", Antoine Ghonda Mangalibi. Pour mieux comprendre le rôle assigné à Léonbitch Kengo wa Dondo en faveur d'alias Joseph Kabila, il faut remonter aux tractations qui ont conduit à son retour en République démocratique du Congo. Pour la petite histoire, le retour de Léonbitch Kengo wa Dondo en République démocratique du Congo fut facilité par l’ancien et défunt conseiller spécial d'alias Joseph Kabila en matière de sécurité, feu Samba Kaputo. Ce dossier concernait également le retour de Seti Yale. Pour rassurer Léonbitch Kengo wa Dondo, une délégation conduite par feu Augustin Katumba Mwanke "dieu le père" et Antoine Ghonda Mangalibi, l’ambassadeur itinérant d'alias Joseph Kabila, qui furent le déplacement à Bruxelles pour négocier discrètement avec les deux intéressés. Une initiative qui avait également la bénédiction de Paul Kagamé et des autorités rwandaises qui soutenaient alias Joseph Kabila et espéraient jouer sur la fibre ethnique Tutsi des origines maternelles de Léonbitch Kengo wa Dondo pour s’en servir comme un berger et parrain politique d'alias Joseph Kabila en République démocratique du Congo en attirant à cette cause plusieurs mobutistes fauchés en quelques années d’exil. Dans les clauses de son retour, il était stipulé noir sur blanc que Samba Kaputo se servirait discrètement de la plate-forme présidentielle "l’ex-Alliance de la Majorité Présidentielle" et des mobutistes pour soutenir la candidature de Léonbitch Kengo à la présidence du Sénat. C’est ce qui fut fait au moment venu au détriment de l’infortuné She Okitundu et plusieurs cadres désabusés du PPRD. qui, dans un triomphalisme exubérant, jubilaient avant d’avoir abattu la peau du léopard Kengo. Une leçon du real politik made in Kigali !" Léonbitch Keng wa Dondo est un allié d'alias Joseph Kabila.

Pour comprendre davantage pourquoi Léonbitch Kengo wa Dondo demeure un allié stratégique d'alias Joseph Kabila, malgré les apparences fallacieuses:

1. Léonbitch Kengo wa Dondo a parrainé la modification constitutionnelle qui a permis à alias Joseph Kabila Kabila d’être réélu en faveur d’un scrutin à tour unique. Après avoir tripatouillé la Constitution pour ramener l'élection présidentielle à un tour, Léonbitch Kengo wa Dondo, président du Sénat, a été candidat à l'élection présidentielle de novembre 2011. Léonbitch Kengo a été candidat-taupe du régime des joséphistes pour diviser l’opposition et réduire l’impact d'Etienne Tshisekedi à l’ouest de la République. Face au découpage des circonscriptions électorales opéré par le ministre de l’Intérieur et décentralisation Adolphe Lumanu et le pasteur Ngoyi Mulunda dans un stratagème visant favoriser la réélection de Joseph Kabila tout en lui facilitant une majorité parlementaire confortable au parlement. Election frauduleuse que l'incapacitaire de Kingakati a été proclamé vainqueur. L'impopulaire politicailleur n'aurait obtenu que 4%. Léonbitch Kengo wa Dondo a été le premier à féliciter alias Joseph kabila pour sa fameuse réélection. Après avoir été battu électoralement, Léonbitch Kengo wa Dondo, le "Grand Lézard" a retrouvé son fauteuil de perchoir comme président du Sénat comme si de rien n'était. Fort heureusement tous les congolais ne sont pas dupes. Sur Réveil FM International, Paul Kahumbu du Front Civil de Résistance Populaire avait vivement réagi lors de la rencontre Léonbitch Kengo et Etienne Tshisekedi à Bruxelles, avant l'élection présidentielle de novembre 2011.

2. Lorsqu'on sait la manière dont la Majorité Présidentielle (MP)-Parti-Etat a pesé de tout son poids pour gagner toutes les batailles électorales, notamment les provinciales dans les fiefs où mathématiquement et rationnellement elle était perdante : Kinshasa (2007) et Equateur (2007 et 2013) des provinces acquises au MLC. Si pour les provinciales, le régime d'alias Joseph Kabila est prêt à tout, ce n’est pas au poste ultra stratégique de la présidence du Sénat, deuxième personnalité constitutionnelle de l’Etat devant suppléer au chef de l’Etat en cas de la vacance présidentielle, que le régime tortionnaire avec ses soutiens rwandais va laisser à un véritable opposant ou un digne patriote congolais occuper ce poste. La dynamique de maillage des institutions de la République démocratique du Congo par des agents à la solde du régime monoethnique rwandais n'est pas une vue d'esprit.

3. Le tandem alias Joseph Kabila-Léonbitch Kengo voulue par la nébuleuse communauté internationale. La stratégie de débauchage du triple ancien Premier ministre de Mobutu, Léonbitch Kengo wa Dondo par des Mammouths joséphistes, allait dans le sens du soutien de la communauté internationale, notamment la Belgique, au tandem Kabila-Kengo est que le triple ancien Premier ministre de Mobutu, qui a été inculpé à Bruxelles pour blanchiment d’argent en juin 2003, n’a plus été poursuivi par la justice belge. Pourtant, «La Libre Belgique» du 25 juin 2003 a rapporté que « Le juge d’instruction Michel Claise a décidé d’inculper M. Kengo Wa Dondo pour blanchiment d’argent », pour une affaire qui était en relation avec des « faits de corruption ».

Léonbitch Kengo wa Dondo n'a qu'à aller se rhabiller, la République n'a jamais eu besoin de lui.

2. Nzanga Mobutu, un nullard qui serait mieux de compter l'argent dans une banque que de se retrouver dans l'arène politique.

Nzanga Mobutu, un nullard autoproclamé opposant

A l'ombre d'un grand chène, rien ne pousse, dit-on. D'après certaines indiscrétions à Kinshasa, en Conseil des ministres, Nzanga Mobutu passait son temps à envoyer des SMS ! Dépensier, amateur de grands vins et de bonne chère il cherchait à vivre comme son père ! De son père Mobutu, dictateur et autocrate, François Nzanga n'a ni la face, enore moins l'étoffe. Son pater était d'un autre acabit: Un meneur d'hommes. A l'ombre d'un grand chène, rien ne pousse, dit-on. Qu'est-ce-qu'on pouvait attendre de François Nzanga Mobutu? Rien. Du reste, après ses études, lorsqu'il est entré dans la vie professionnelle, le monde bancaire, ce sont toujours les autres qui élaboraient et réfléchissaient pour lui. Il n'avait qu'à apposer la signature. Avec Nzanga, "Pauvre maréchal Mobutu, il n'a pas enfanté de léopard". "Tel père n'est pas nécessairement tel fils". Sa présence dans ce gouvernement n’aura pas laissé des traces indélébiles dans l’histoire politique du pays si ce n’est celle d’avoir été une potiche pour flatter l’ego d’une frange très minoritaire de la population. Il a déjà trahi la mémoire de son défunt père en travaillant avec le pouvoir de l’imposture. Le traître a beau servir son nouveau maître, il n’entrera jamais dans la confidence de ce dernier. Sa naïveté le fait maintenant mordre le doigt après avoir subi l’avanie de la révocation que son ancien maître venait de lui infliger le jour même de son retour à Kinshasa.

Son deal avec alias Joseph kabila a bien fonctionné. D'abord Nzanga Mobutu perçoit chaque mois 7000 dollars d'indemnités de son père. Les biens immobiliers de la République spolié par le vieux Maréchal Mobutu devait normalement revenir au pays pas aux héritiers Mobutu. Ce dernier était arrivé au pouvoir par un coup d'Etat en 1965, il n'avait pas un clou dans ses proches. Revenons à l'épisode du Villa de Mobutu à Savigny. La Confédération Suisse a épuisé la dernière possibilité encore ouverte de maintenir les avoirs bloqués. En l’état, le blocage des avoirs de Mobutu s’achèvera le 30 avril 2009, mettant fin à un feuilleton de 12 ans. Les avoirs en Suisse, 6,6 millions d’euros, de l’ex-chef d’Etat zaïrois Mobutu Sese Seko - bloqués depuis 1997 - reviendront finalement aux héritiers. On se rappelle qu’il y a quelques mois, une ONG dénommée "Coalition Fonds Mobutu gelés en Suisse (CFMS)" organisait un sit-in à Kinshasa, devant le ca-binet du vice-Premier minis-tre congolais François -Joseph Nzanga Mobutu, fils de l’ex-président Mobutu. La manifestation visait à exiger du gouvernement de la RDC la nomination d’un plénipoten-tiaire en vue de récupérer les fonds détournés par l’ex-dictateur avant le 15 décembre 2008. "L’objec-tif de cette manifestation était de sensibiliser les autorités congolaises pour le rapatriement des fonds de l’ancien Président Mobutu gelés en Suisse, à travers la nomination d’un plénipotenti-aire, comme cela avait été exigé par l’ancienne prési-dente de la Confédération Helvétique, Mme Micheline Calmy Ray" expliquait alors l’un des membre de l’association.


Paul Kahumbu s'exprime devant le palais de... par reveil-fm


Paul kahumbu parle de Savigny par reveil-fm


Savigny visite chez le boucher de Mobutu par reveil-fm

Notons que le blocage des avoirs de Mobutu placés en Suisse par ses proches remonte à 1997, année durant laquelle la République démocratique du Congo (RDC) avait présenté une demande d’entraide judiciaire à plusieurs Etats, dont la Suisse. Faute d’éléments probants apportés par la RDC, l’Office fédéral de la justice a dû clore la procédure en décembre 2003. Le Conseil fédéral a alors ordonné le 15 décembre 2003 le blocage des avoirs. Ce blocage a été renouvelé plusieurs fois pour permettre de trouver une solution avec les différents acteurs impliqués. Le produit de la vente de la villa que Mobutu possédait à Savigny (canton de Vaud) fait partie des avoirs qui seront remis à la famille. En octobre 2001, cette villa avait été vendue aux enchères pour 3,1 millions de francs suisses (2,6 millions d’euros). Le Président Mobutu est décédé en septembre 1997 en exil au Maroc. Si aujourd’hui notre pays est dirigé par alias Joseph Kabila, il est une grande partie de Congolais eux-mêmes. Des personnages comme Nzanga Mobutu, Léonbitch Kengo wa Dondo, Edouard Mokolo wa Pombo, Antoine Gizenga, Lambert Mende Omalanga, le Vuvuzélateur ...ont courbé l'échine devant alias Joseph Kabila. Nzanga Mobutu à cause de l'argent avait préféré alias Joseph Kabila au président du MLC. Aujourd’hui, le dos au mur, il se voit déjà candidat à la succession de son maître. Après avoir vendu le pays aux mains des étrangers, le fils de Bobi essaie de se démarquer des autres traîtres pour prouver sa bonne volonté de faire sortir le Congo du gouffre. Non, c’est trop facile, le peuple congolais a beaucoup souffert de l’égoïsme et de la trahison de ses fils et filles qui ont accepté de travailler et de propager les fausses mérites d'alias Joseph Kabila en acceptant les miettes que cet assassin rwandais jette par terre. Le Congo est humilié à cause de ces opportunistes. Il est temps que le peuple trouve une lueur d’espoir en soutenant un candidat crédible, honnête et intelligent au sommet de notre beau et grand pays. Le temps de tous ces charognards est révolu. Nous disons NON à tous les traîtres. Le peuple ne vous fait pas confiance. Allez vous faire voir ailleurs et non pas au Congo !

Lorsque la nouvelle fut connue, peu de temps avant le second tour de l'élection présidentielle de 2006 en RDC, elle fut reçue comme une mauvaise plaisanterie par les uns et comme un véritable cataclysme par les autres. François-Joseph Nzanga Mobutu, fils du maréchal Mobutu Sese Seko, signant un accord politique avec Joseph Kabila, fils du tombeur de son père ! Le candidat de l'Union des démocrates mobutistes (Udemo), dont c'étaient les premiers pas en politique, était arrivé en quatrième position au premier tour. Ne voulant soutenir son beau-frère et néanmoins ennemi intime Jean-Pierre Bemba, il ne lui restait plus que l'union avec le président sortant.

Le grand public l'avait découvert en 1997, aux côtés de son père malade. Il avait 27 ans et faisait office de conseiller en communication du maréchal. Quand ce dernier est renversé, en mai 1997, il l'accompagne dans son exil au Maroc. Il revient au pays une première fois, en 2001, pour rencontrer Joseph Kabila et parler des conditions de rapatriement du corps de son père - un dossier toujours en souffrance. Puis en 2004, pour récupérer quelques biens familiaux détenus par certains dignitaires du nouveau régime... et sonder le terrain pour une carrière politique. On connaît la suite. Après la présidentielle de 2006, le ministre d'État à l'Agriculture dans le premier gouvernement devient un an plus tard vice-Premier ministre avant de prendre le portefeuille de l'Emploi, du Travail et de la Prévoyance sociale. En mars 2011, coup de théâtre : Kabila le révoque pour... absentéisme !

Caïd, fourbe, roublard, grand requin, Modeste Mutinga Mutuishayi est un prédateur et mangeur à tous les râteliers

Opportuniste jusque dans sa calvitie, corrompu jusqu'à la moelle épinière, Modeste Mutinga Mutuishayi est l'oeuvre d'alias Joseph Kabila. Pauvre type, dribbleur patenté, c'est l'incapacitaire de kingakati qui a fait de lui ce qu'il est aujourd'hui. Nommé par alias Joseph Kabila à la présidence de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), Modeste Mutinga Mutuishayi s'est révélé être un loup contre les chiens de garde: les journalistes. Autocrate, prédateur de la liberté de la presse, Modeste Mutinga Mutuishayi a excellé par le musellement des journalistes, des médias et des opposants politiques. Pire le chauve de Ngaba, habitué aux "Mayi ya Mabulu" a eu l'outrecuidance d'annuler le débat démocratique inscrit dans la Constitution de la transition qui devait opposer alias Joseph Kabila à Jean-Pierre Bemba, lors de l'élection Louis Michel 2006. Il n'a jamais été élu au Kasaï Occidental. Pour le récompenser c'est alias Joseph Kabila qui l'a fait nommer "Rapporteur au Sénat". Inconscient de la République, il joue à l'équilibriste. Modeste Mutinga Mutuishayi attaque alias Joseph Kabila dans son journal qui tire à 2000 exemplaires, pendant qu'il est à la mangeoire. Modeste Mutinga Mutuishayi est l'un des apparatchiks du régime totalitaire qui sévit en République démocratique du Congo. Mammouth joséphiste, il est l'homme d'alias Joseph Kabila. Pourquoi veut-il tromper sa propre conscience et les congolais qu'il est opposant ? L'histoire retiendra que pour sortir de sa misère, Modeste Mutinga Mutuishayi s'est fait corrompre par alias Joseph Kabila pour soutenir un régime tortionnaire et priver les congolais de la démocratie. Modeste Mutinga Muituishayi est aussi dangereux que les Léonbitch Kengo, Antoine Gizenga...qui pour un petit confort personnel ont privé les Congolais de la démocratie en les abrutissant.

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lundi 29 septembre 2014

Collègue, ami et frère de Léonbitch Kengo wa Dongo, Jean Damascene Ntawukuliriyayo, le président du Sénat rwandais a démissionné !

Le 30 juin 2010, alias Joseph Kabila n'avait pas hésité d'inviter son mentor Paul Kagamé, l'Hitler africain, un génocidaire pour souiller le cinquantenaire de l'indépendance du Congo. Génocidaire des Congolais, l'ogre de Kigali avec ses mains ensanglantées, s'était permis d'arriver en retard. Mieux Paul Kagamé avait fait retardé le défilé congolais de deux heures. Jean Damascène Ntawukuriryayo, le président du Sénat rwandais, 53 ans, en fonction depuis 2011, a démissionné le 17 septembre dernier, après que ses collègues soutenus par la main noire de Paul Kagamé, ont lancé une pétition mettant en cause sa gestion et des blocages administratifs.

Jean Damascene Ntawukuliriyayo, Léonbitch Kengo wa Dondo, le célèbre édenté de la Gare du Nord, Paul Kagamé, l'ogre de Kigali et Léonard She Okitundu, le Mutakalisé de Londres !

Alors que comme dans un terrain conquis la soldatesque rwandaise pille, viole, tue, assassine, massacre des Congolais à l'Est de la République, pour mieux humilier le peuple congolais, Léonbitch Kengo wa Dongo et son bureau des Sénateurs godillots ventripotents, avaient reçu en grande pompe, son frère, ami et collègue Jean Damascene Ntawukuliriyayo au Palais du peuple à Kinshasa.

Kinshasa, Palais du peuple, octobre 2013, Jean Damascene Ntawukuliriyayo, le président du Sénat rwandais reçu en grande pompe par le bureau du sénat congolais: Lola Kisanga, Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard et grand requin, Edouard Mokolo, Jean Damascene Ntawukuliriyayo, Léonbitch Kengo wa Dongo, l'édenté de la Gare du Nord... alors même que c'est le Rwanda qui arme ses miliciens tutsi pour agresser le Congo (Rapport Mapping ONU)

Le sénat de la République démocratique du Congo est gravement illégitime. Les sénateurs ont été élus pour 5 ans c'est à dire de 2006 à fin du gouvernement "1+4=0" jusqu'au 28 novembre 2011 date des élections présidentielles et législatives. La deuxième raison est la plus simple: Léonbitch Kengo en tant que Président du Sénat a été candidat à l'élection de novembre 2011, où il a reçu une raclée. "Monsieur 4%" n'avait plus le droit de retrouver le perchoir du Sénat. Or l'invraisemblable s'est produit dans cette république bananière. Le célèbre édenté de la gare du Nord a retrouvé son perchoir du Sénat comme si de rien n'était. Aucun journaliste coupagiste, aucun média entarté Pprd n'a soulevé l'inconstitutionnalité de l'acte posé Léonbitch Kengo.

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dimanche 28 septembre 2014

Rue des Poissonniers (Paris XVIIIe): Gigantesque attroupement, des africaines scandent "Valérie, Valérie" ! Madame Trierweiler a des fanatiques !

En Afrique, l'état de santé comme la sexualité des dirigeants du continent sont, pour l'essentiel, des sujets tabous, et qui s'y frotte s'y pique. Sous nos tropiques, on n'emmerde pas le chef d'Etat- autocrate-dictateur-tortionnaire et sanguinaire avec des "histoires de fesses". Des chefs d'Etat qui s'amourachent des femmes de leurs ministres et collaborateurs, il y en a légion. Le dictateur-autocrate a droit de vie ou de mort sur ses compatriotes, a fortiori, le droit de "s'octroyer" les femmes qu'il veut et n'a de compte à rendre à personne même pas à sa conscience. Que les "Mamans de Château-Rouge" dont la majorité proviennent des familles polygames puissent prendre Valérie Trierweiler comme héros, cela prouve à dessein que les mentalités ont évolué. En bien ou mal ? Une africaine peut-il écrire dans son bouquin que son mari est un mauvais coup au propre et figuré comme l'a fait Valérie Trierweiler ?

Hier, Valérie Trierweiler faisant une apparition dans un quartier populaire de Paris, elle a déclenché une quasi-émeute. Elle a dû être escortée par des policiers pour quitter le quartier.

« Une émeute. » C'est ainsi qu'une brocanteuse qui avait dressé son étal rue Dejean, en plein coeur du quartier populaire de la Goutte-d'Or, dans le XVIII e arrondissement de Paris, résume le passage aussi inattendu que mouvementé de Valérie Trierweiler, hier après-midi. L'ex-première dame s'est aventurée avec une amie africaine vers 15 heures dans les ruelles tortueuses qui bordent le boulevard Barbès, incognito ou presque, espérait-elle peut-être. Mais elle y a évidemment été reconnue, elle qui vient de se voir ultramédiatisée par la polémique et le succès de librairie qui ont accompagné la sortie de son livre « Merci pour ce moment », dans lequel elle règle ses comptes avec François Hollande.

A Barbès, en quelques instants, son apparition a provoqué un gigantesque attroupement, et quelques mouvements de foule, notamment parmi les vendeurs à la sauvette qui sont légion dans le quartier. Encerclée, oppressée par la foule, qui lui demandait, brandissant une impressionnante haie de portables, des selfies en sa compagnie, Valérie Trierweiler aurait paniqué. « Un policier en civil qui était dans le coin m'a alors entraînée dans un magasin de tissus, a raconté hier soir Valérie Trierweiler. A l'extérieur, les gens scandaient : Valérie, Valérie !. Le policier m'a dit : Vous ne pouvez plus sortir sans être piétinée. Il a donc appelé des renforts et les policiers m'ont déposée à une station de taxi non loin », raconte-t-elle.

« On n'a pas compris tout de suite qu'il s'agissait d'elle, sourit un serveur de café. Je voyais juste ses cheveux ! Et j'entendais des cris sans vraiment distinguer ce qui se disait. Un brouhaha incessant, assourdissant. Mais ici, le bouche-à- oreille va très vite, donc on a rapidement su que c'était Valérie Trierweiler. Ce que j'ai perçu n'était pas méchant... Elle est connue, c'est tout. Alors les gens veulent la voir de près. Mais ce n'est peut-être pas le bon quartier pour elle ! Dans le coin, les gens vont au contact », conclut le barman.

« J'ai immédiatement tweetté cette histoire, s'amuse une riveraine de la rue Dejean. Le plus insolite, c'est qu'en se promenant dans les rues comme une parfaite inconnue, elle donne l'impression de ne pas réaliser que toute la France parle d'elle, connaît son visage... Déjà quand elle était à l'Elysée... Mais alors maintenant, avec son brûlot ! »

La principale intéressée aussi y est allée de son tweet. Mais pour dédramatiser sa petite mésaventure. Panique ? Pas du tout, explique-t-elle en 140 caractères : « Merci pour l'accueil très très chaleureux à Barbès. Ni panique ni commissariat, mais Manioc et bananes plantains. Et beaucoup de selfies », dit son tweet envoyé hier soir à 20 h 33, une fois ses esprits retrouvés. L'ex-première dame, reconvertie en auteur sulfureuse à succès, veillera sans doute désormais à calibrer ses apparitions publiques...

Hollande et Valérie ne se parlent plus

Elle aurait aimé, pour l'instant, se faire discrète dans les médias. Après le phénoménal succès d'édition de son livre choc « Merci pour ce moment » (442 000 exemplaires vendus en seize jours), Valérie Trierweiler a adopté la stratégie du silence. A quoi bon, il est vrai, se répandre sur les plateaux de télé ou dans les pages des magazines quand son livre marche tout seul et que son prolongement à l'étranger (avec des traductions en cours aux Etats-Unis notamment) s'annonce sous les meilleurs auspices ? La journaliste de « Paris Match » ne juge pas non plus utile de commenter un sondage - le nôtre - dont elle n'apprécie guère le principe et en dénonçait par avance la brutalité, puisque, objecte-t-elle, elle n'est pas une femme politique. Façon pour l'ex-première dame d'oublier qu'elle s'est elle-même délibérément placée au centre de l'arène publique en révélant sous un jour aveuglant la vie intime d'un président de la République encore en exercice ?

Son brûlot, en tout cas, a provoqué des réactions à la mesure de son audace. Bernard-Henri Lévy a affublé Trierweiler du méchant surnom de Messaline de Prisunic, tandis que le metteur en scène Jean-Michel Ribes - ami de Hollande - allait jusqu'à la comparer à Hitler, qui a « lui aussi vendu beaucoup de livres »... On comprend que, dans la période présente, la blonde angevine ne cherche pas à s'exposer plus que nécessaire. Et la quasi-émeute provoquée hier par son apparition dans le populaire quartier de Barbès, dans le XVIII e arrondissement de Paris, ne pourra que conforter ce désir...

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France: le Sénat devrait rebasculer à droite

Le passage du Sénat à droite à mi-mandat de François Hollande serait un mauvais signal politique, surtout au moment où Nicolas Sarkozy se lance pour la présidentielle de 2017. Au total, sur 348 sénateurs, 178 sénateurs dans la moitié des départements seront renouvelés par un collège de 87.500 grands électeurs. A noter que le vote est obligatoire. Un 179ème siège est mis en jeu, celui du centriste Jean Arthuis (Mayenne), qui a démissionné après avoir été élu au Parlement européen.

Un sénateur FN pourrait faire son entrée au Palais du Luxembourg à l'issue de l'élection de dimanche, une première. Le Sénat devrait rebasculer à droite dimanche, lors du renouvellement de la moitié des sièges de la Haute assemblée, ce qui constituerait le troisième revers électoral de la gauche cette année, après les municipales et les européennes. C'est en effet le résultat des municipales qui est déterminant pour ces élections: les sénateurs sont élus au suffrage indirect par un collège de grands électeurs représentant à 95% les communes. "Les municipales sont le premier tour des sénatoriales", dit-on à la Haute Assemblée.

De la même manière, un sénateur Front national pourrait faire pour la première fois son entrée au Palais du Luxembourg, après les succès du parti d'extrême droite en mars, en particulier dans le sud-est. "Un probable, deux possibles", pronostique le vice-président du parti Florian Philippot.

Toutefois, les conséquences d'un Sénat d'opposition pour le gouvernement seraient minimes. En cas de désaccord entre les deux chambres sur un texte législatif, c'est toujours l'Assemblée qui a le dernier mot. Les choses seraient simplement rendues plus compliquées avec un Sénat de droite qui utiliserait toutes les ficelles procédurières pour retarder l'adoption des textes auxquels il serait hostile.

Sénateur UMP des Yvelines, Gérard Larcher est candidat à la présidence du Sénat, fonction qu'il a déjà occupé de 2008 à 2011.

Gérard Larcher et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International, archives

Roger Bongos-Afrique Rédaction et Gérard Larcher. Photo Réveil FM international

Le sénateur Jean-Pierre Chevenement et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International, archives

"Elus refroidis"

Six mois après la raclée des municipales, "le climat s'est empiré", juge un poids-lourd socialiste au Sénat. "Outre la situation nationale, les élus sont refroidis par la réforme territoriale, celle des rythmes scolaires, ou la baisse des ressources financières des collectivités". Les affaires Trierweiler et Thévenoud, dont l'épouse était la plus proche collaboratrice du président du Sénat sortant Jean-Pierre Bel (PS), ont encore plombé l'ambiance.

La gauche avait remporté les sénatoriales pour la première en septembre 2011, une victoire qualifiée d'"historique" avant celle de François Hollande à la présidentielle huit mois plus tard.

Avec 177 sénateurs, la gauche - PS, RDSE (à majorité PRG), communistes et écologistes - était devenue majoritaire, la majorité absolue étant de 175 sièges. Elle avait ensuite élu au plateau, la présidence du Sénat, Jean-Pierre Bel, aux dépens de Gérard Larcher, le président UMP sortant. La droite de son côté détient 168 sénateurs, plusieurs sièges étant vacants. Il lui faut donc gagner sept sièges pour remporter la majorité.

Cette année sont renouvelés les sénateurs des départements compris, par ordre alphabétique, entre l'Ain et l'Indre, puis du Bas-Rhin à l'Yonne, hors ceux de l'Ile-de-France, ainsi que ceux de Guyane, de Polynésie française, de Saint-Barthélemy, de Saint-Martin, des Iles Wallis et Futuna, et un en Mayenne.

Les sénateurs sont élus au scrutin majoritaire à deux tours dans les départements qui ont un ou deux sénateurs (59 sénateurs en tout), proportionnel ailleurs (119). Outre Jean Arthuis, plusieurs personnalités tirent leur révérence du Palais du Luxembourg: l'ancien président du Sénat Christian Poncelet, élu des Vosges, qui met fin à une carrière parlementaire commencée en 1962, l'ancien ministre de François Mitterrand, Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du MRC et représentant du Territoire de Belfort, ou l'ancien maire de Rennes Edmond Hervé.

En revanche, l'ancien ministre de Jacques Chirac François Baroin, candidat dans l'Aube, est assuré d'y faire son entrée pour la première fois Jean-Pierre Bel a annoncé de son côté qu'il renonçait à la vie politique. Outre Gérard Larcher, l'ancien Premier ministre UMP Jean-Pierre Raffarin, le président du groupe PS Didier Guillaume, le sénateur UMP Philippe Marini et la centriste Nathalie Goulet briguent pour le moment sa succession. L'élection du président du Sénat aura lieu le 1er octobre, premier acte du mandat des nouveaux sénateurs.

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samedi 27 septembre 2014

Sondage. Simone Veil élue personnalité âgée préférée des Français

Avec des sondages bidons et tarabiscotés, y a-t-il une agence de sondage indépendante au Congo-démocratique ? Aucune. A voir tous ces politicalleurs qui ne peuvent pas s'exprimer sans citer leur "Raïs", alias Joseph Kabila incapacitaire de Kingakati, il y a danger. Des pseudos intellectuels qui se fourvoient en "Vuvuzélateurs" pour un sans diplôme, même pas u certificat primaire. Peut-on vraiment faire un sondage des politiventres en République démocratique du Congo, sans retrouver des Dinosaures Mobutistes qui ont muté en Mammouths joséphistes ? Tous des mangeurs à tous les râteliers, des corrompus jusqu'à la moelle épinière, des "Bakalaka ba Sundola Mayele Simone", des aplaventristes prêts à vendre père, mère, filles pour se retrouver dans les allés du pouvoir.

Simone Veil avec Freddy Mulongo à la résidence de l'ambassadeur d'Allemagne à Paris, a été élue - du haut de ses 87 ans - personnalité âgée préférée des Français. Photo Réveil FM International, archives

Selon un sondage sur les personnalités âgées préférées des Français, l'ancienne ministre Simone Veil, 87 ans, est en tête, suivie de Michel Galabru et Jean-Paul Belmondo.

« Avec 13 % des voix, Simone Veil, emblématique et inoubliable ministre de la Santé et des Affaires sociales, arrive en tête du classement. Michel Galabru et Jean-Paul Belmondo complètent le podium avec 9% des voix chacun », ont indiqué Les Petits frères des pauvres, instigateurs de ce sondage BVA, commandé à l'occasion de la Journée internationale des personnes âgées, le 1er octobre.

Aznavour, Johnny, Bardot ...

Le chanteur Charles Aznavour, 90 ans, décroche la 4e place, devant l'écrivain Jean d'Ormesson, 89 ans, l'acteur Jean Rochefort, 84 ans, et la chanteuse Line Renaud, 86 ans.Johnny Hallyday, 71 ans, l'éternel « idole des jeunes », est cité en 8e position parmi les personnalités âgées préférées des Français, suivi de Bernadette Chirac, 81 ans, Brigitte Bardot, 80 ans, Eddy Mitchell, 72 ans, Bernard Pivot, 79 ans, Alain Delon, 78 ans, Jeanne Moreau, 86 ans, et l'ancien entraîneur de football Guy Roux, 75 ans.

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jeudi 25 septembre 2014

14ème édition de la Conférence des Villes : « La République des Territoires »

La 14ème édition de la Conférence des Villes, organisée par l’Association des Maires de Grandes Villes de France (AMGVF) présidée par Jean-Luc Moudenc, maire de Toulouse et président de Toulouse Métropole, aura lieu le 24 septembre 2014 à l’Hôtel de Ville de Paris.

Rendez-vous des acteurs de l’urbain, la Conférence des Villes constitue un temps fort de l’actualité politique au cours duquel les principaux responsables politiques locaux et les grands acteurs du monde économique engagés aux côtés des collectivités locales débattent des évolutions urbaines de notre pays.

Alors que de profondes transformations institutionnelles sont à l’œuvre, la 14e édition aura pour thème « La République des Territoires ». Pour la première fois depuis les dernières élections municipales, les élus urbains débattront publiquement de la réforme territoriale, de l’articulation des métropoles avec les nouvelles régions, de la redistribution des compétences locales, et, plus globalement, de l’organisation des espaces métropolitains dont l’interdépendance entre urbain et rural. Ils aborderont également la question de la maîtrise territoriale de l’énergie et de l’économie circulaire. Ils reviendront, enfin, sur la baisse historique des dotations de 28 milliards d’euros d’ici 2017 en pointant les conséquences sur l’investissement local et le niveau de services offerts à leurs concitoyens.

L’avenir de notre pays se joue dans les territoires

Jean-Luc Moudenc, président de l’AMGVF, maire de Toulouse, président de Toulouse Métropole. Photo Réveil FM International

Jean-Luc MoudencArmer la France pour mieux faire face aux chocs de la mondialisation et affirmer sa capacité à s’inscrire en tête des pays développés implique une transformation en profondeur de son organisation territoriale.

Une première étape a été franchie lors de la création des métropoles et la reconnaissance du fait urbain. La décision a été prise de faire de la métropole un moteur de croissance et de compétitivité territoriale capable de faire jeu égal avec ses homologues européennes.

Mais les conséquences de la crise et les économies historiquement drastiques que les collectivités locales vont devoir réaliser commandent d’aller plus vite et plus loin.

Une seconde étape, introduite par deux projets de loi, est en cours d’examen. C’est dans ce cadre que sera définie l’articulation des nouvelles compétences entre régions et métropoles, mais également les responsabilités économiques et sociales des autres composantes des systèmes métropolitains, qu’il s’agisse des villes moyennes ou petites et plus fondamentalement de l’urbain et du rural. Ce débat sera au cœur de la 14e Conférence des Villes intitulée “La République des territoires”, premier rendez-vous des élus locaux après le renouvellement des équipes municipales et de la gouvernance de l’Association des Maires de Grandes Villes de France.

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Prophète Joseph Mukungubila-CENCO message similaire: "Protégeons notre Nation, la République démocratique du Congo"

Après la CENCO, le prophète Joseph Mukungubila est premier homme d'Eglise à hausser le ton qu'il ne faut pas tripatouiller la Constitution. Alias Joseph Kabila, incapacitaire de Kingakati et imposteur devant l’Éternel a tellement peur du prophète Joseph Paul Mukungubila qu'au Katanga, il a corrompu des chefs coutumiers pour désavouer un fils du pays. Le fermier de Kingakati est allé jusqu'à monter des pygmées dans le Katanga pour désavouer celui qui les a toujours soutenu pendant les moments de disette: le prophète Joseph Mukungubila. Entre un "mukuyakuya", sans identité fixe, usurpateur, tricheur, fraudeur et imposteur et un patriote de surcroît digne fils de pays, les populations Katangaises ne sont pas dupes. Le prophète Joseph Paul Mukungubila vient de sortir de son silence à travers son appui et encouragement à la lettre des évêques catholiques contre le tripatouillage de la Constitution.

Suite à la lettre adressée par la CENCO aux fidèles catholiques et au peuple congolais le 14 Septembre 2014 depuis Rome, nous, membres du bureau de Joseph Mukungubila, témoignons de notre réjouissance et partageons pleinement les préoccupations des évêques catholiques en faveur de notre peuple. Nous nous associons à la prière qu’ils ont fait monter au “Seigneur (..) pour qu’il bénisse notre Peuple, qu’il lui montre un visage bienveillant et plein de grâce et qu’il lui accorde la paix !”.

Dans cette lettre, les évêques catholiques affirment avoir partagé avec le pape François “les joies et les espoirs, les peines et les souffrances du peuple congolais”. En réponse, le pape les a exhortés “à apporter [leur] contribution pour l’avenir heureux de notre nation”. En vertu de ce message du pape, nous les appelons à militer et à peser de tout leur poids, afin que soit mis en place un dialogue entre les différents fils et filles du Congo, de toutes tendances confondues, sans exclusion. Ce dialogue devra trouver une solution définitive au problème congolais et restaurer la paix dont notre peuple est privé depuis au moins 20 ans avec un bilan, selon les estimations, compris entre 6 et 10 millions de morts à cause des guerres et des massacres successifs.

Les évêques catholiques du Congo affirment que modifier l’article 220 de la constitution “serait faire marche en arrière sur le chemin de la construction de notre démocratie et compromettre gravement l’avenir harmonieux de la Nation. Après toutes les guerres et tribulations connues en RD Congo, [ils sont] persuadés que les citoyens et les hommes politiques qui aiment vraiment ce pays autant que [eux] tous, éviteront d’engager la Nation dans une voie sans issue”. En d’autres mots, ils mettent la stabilisation du pays et l’équilibre des pouvoirs au centre de leurs préoccupations. Partant de ce constat, nous voulons rappeler que les échéances électorales précédentes, sensées garantir la paix et la stabilité, ont donné lieu à de graves crises; des accusations de fraudes massives avec effusion de sang notamment lors des affrontements armés dans la capitale congolaise, entre les troupes de Bemba et celles d’alias Kabila en 2006, puis lors des massacres de manifestants pacifiques majoritairement pro-Tshisekedi en novembre 2011.

L’analyse et le diagnostic de ces crises “électorales” n’ayant pas été faits, nous craignons que dans l’état actuel des choses, la simple non-modification de l’article 220 ne suffise pas. En effet, la RD Congo traverse une crise institutionnelle profonde et sans précédent. Le pays est dans une insécurité totale due notamment à plusieurs dizaines de milices congolaises et étrangères qui continuent à sévir sur le territoire, les frontières étant poreuses et violées constamment. La justice non indépendante et fortement politisée n’est plus un recours pour une population , victime en outre d’une misère généralisée. Plusieurs acteurs politiques, dont la contribution à l’avancée du pays est nécessaire, sont aujourd’hui emprisonnés ou en exil. Il est donc impérieux, avant d’aller aux élections, de passer par un dialogue entre Congolais, pour trouver une solution définitive à ces crises. Nous exigeons préalablement la libération de tous les prisonniers politiques tels que Diomi Ndongala, Bruno Kabangu, Bertrand Ewanga, tous les disciples et partisans de Joseph Mukungubila et d’autres; puis le retour des exilés politiques, avec des garanties pour leur sécurité et leurs libertés de mouvement et d’expression. La RD Congo n’est pas actuellement une démocratie. Sans le règlement de cette crise institutionnelle profonde, il y a tout lieu de craindre que 2016 conduise à un nouveau bain de sang.

Les évêques catholiques demandent également “à tous les curés et catéchistes de lire à l’intention des fidèles, [leur]message « Protégeons notre Nation »” . Une fois encore, nous nous réjouissons de la mise à contribution des structures et des réseaux catholiques pour le bien du peuple et la survie de la nation. L’appel ainsi lancé par l’église catholique du Congo aux “nombreux fils et filles de notre peuple (..) pour protéger la Nation” ne peut être ignoré et nous nous y associons. La référence au martyr de Clémentine Anuarite Nengapeta dont c’est l’année du cinquantenaire, nous renvoie au martyr du peuple congolais dont le sang n’a cessé d’être versé dès l’indépendance, et plus encore à partir de l’invasion rwandaise que nous vivons depuis 1996. Nous demandons à tous les acteurs politiques, civils, militaires et à tout le peuple, ceux qui aiment réellement la patrie, le Congo, de répondre favorablement à notre adresse et à celle des évêques.

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mercredi 24 septembre 2014

Discours de François Hollande à la 69ème session de l'Assemblée de l'ONU

François Hollande à l'ONU

Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs les Chefs de délégations,

Vous comprendrez qu’aujourd’hui je m’exprime devant vous avec une émotion particulière, puisque l’un de mes compatriotes vient d’être lâchement assassiné en Algérie par un groupe terroriste lié à « Daech ». Il s’appelait Hervé Gourdel, c’était un homme plein d’enthousiasme qui aimait la montagne et qui pensait pouvoir se livrer à sa passion en allant dans le Djudjura, en Algérie. Il a été capturé et il a été décapité. Voilà ce que le terrorisme fait. Il ne le fait pas qu’à la France. Il y a encore quelques jours, c’étaient les Américains, Anglais, qui étaient touchés par la même barbarie.

Ces groupes, et ce groupe-là, « Daech », ne frappe pas simplement ceux qui ne pensent pas comme lui. Ils frappent des musulmans, ils frappent des populations civiles, ils frappent des minorités. Ils violent, ils tuent. Voilà pourquoi, le combat que la communauté internationale doit mener contre le terrorisme ne connait pas de frontières. Et c’est le même drapeau qui doit être porté, celui des Nations Unies, celui des valeurs pour lesquelles cette organisation a été fondée : la dignité humaine, la liberté, le regard que nous devons avoir sur le monde de demain, un monde de justice.

La France est pleinement engagée dans ce combat-là. Elle l'a été en Afrique quand elle a été appelée au Mali ; elle a été rejointe heureusement par beaucoup de pays africains, européens, maintenant les Nations Unies. La France est engagée chaque fois qu'il y a un risque. Mais aujourd'hui, c'est en Irak et en Syrie que cette menace existe. Elle ne concerne pas que cette région, puisque le groupe « Daech » a décidé non seulement de conquérir des territoires, imaginant fonder un Etat. Mais ce groupe menace l'ensemble du monde, en provoquant des attentats, en organisant des enlèvements, en recrutant des combattants venus de tout le monde pour les former, pour leur montrer la barbarie dont ce groupe est capable afin qu'ils le reproduisent, ce sinistre mouvement du terrorisme dans nos propres pays.

C'est parce que cette menace existe non seulement pour la région mais pour le monde que la France a entendu répondre à l'appel des autorités irakiennes pour que nous puissions leur prodiguer d'abord une aide militaire à travers la fourniture d'armes, c'était au mois d'août dernier, mais aussi à travers un appui maintenant aérien pour éviter que le groupe « Daech » continue, puisse continuer, sa progression.

Nous voulons l'affaiblir. Nous voulons le réduire, mais nous savons aussi que tant qu’il n’y aura pas un règlement de la crise syrienne tous nos efforts risquent d’être réduits, d’où l’enjeu non pas simplement de faire qu’il y ait une action contre le groupe « Daech » mais aussi une solution politique. Nous nous soutenons, la France, l’opposition syrienne, l’opposition démocratique. Nous la considérons comme la seule représentante légitime du peuple syrien. Et là-dessus, nous ne transigeons pas et nous ne faisons aucun compromis parce qu’il y aurait menace. Le régime de Bachar Al-Assad mérite tout autant d’être condamné car il est complice de ce qui s’est produit en Syrie depuis trois ans, 200 000 morts et combien de personnes déplacées.

François Hollande à l'ONU

Mesdames et Messieurs,

La France vit une épreuve à travers la mort, l’assassinat d’un de nos compatriotes, mais la France ne cède jamais devant le chantage, devant la pression, devant les actes barbares. Au contraire, la France sait qu’elle est attendue, la France sait qu’elle porte des valeurs, la France sait qu’elle a un rôle à jouer et elle n’y renoncera jamais et la lutte contre le terrorisme va être poursuivie, amplifiée autant qu’il sera nécessaire, dans le respect du droit, dans le respect aussi de ce qu’est la souveraineté des Etats car nous ne nous trompons pas lorsque nous agissons, nous le faisons toujours dans le respect des principes des Nations Unies. Je voulais vous parler aussi d’autres régions du monde qui connaissent également des menaces pour notre propre sécurité. Je voulais parler de l’épidémie Ebola, parce que je sais combien elle touche nos amis africains. Mais là encore, regardons au-delà même de ceux qui sont touchés.

Qui peut imaginer que l’épidémie restera confinée dans quelques pays si nous n’intervenons pas ? Là aussi, la menace est globale. Là encore, la réponse doit être globale. Et donc la France, l’Europe, le monde doivent apporter aux pays qui sont touchés par cette épidémie, à la fois les soins nécessaires, la protection indispensable, l’aide économique qui est attendue. Parce que là aussi, s’il y a la moindre faiblesse, le moindre manquement à la solidarité, ce seront tous nos pays qui seront touchés.

Mesdames et Messieurs, J’étais venu aussi devant vous pour vous parler de ce qui se passe en Europe, à côté de l’Europe, de ce qui s’est produit en Ukraine, avec des manquements là aussi à des principes du droit international. Mais l’enjeu aujourd’hui, même en Europe, c’est la paix et de faire en sorte que le cessez-le-feu qui est intervenu puisse se transformer en un règlement durable de ce conflit. Aucun continent n’est épargné, par aucune menace. Tout est fragile, tout est précaire, tout est vulnérable. A nous d’avoir la même conscience des risques, des dangers, des périls qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. A nous de penser qu’il n’y a pas simplement à faire un devoir de mémoire mais un devoir d’avenir. A savoir quel monde nous voulons.

Le monde que nous voulons, et c’est le dernier point que je veux ici évoquer, doit être celui d’un changement climatique. Parce que le désordre actuel, là aussi, menace non seulement notre génération mais bien sûr celle qui nous suivra, menace notre propre sécurité, car il y a aujourd’hui plus de déplacés à cause du dérèglement climatique qu’à cause des guerres qui sont pourtant, hélas, tellement intenses, tellement meurtrières sur notre planète.

La France a pris là aussi ses responsabilités. Elle a décidé d’organiser la conférence sur le climat en décembre 2015. Je me félicite qu’ici même, grâce au Secrétaire général BAN Ki- moon, il y ait eu ce sommet qui a permis de mobiliser les consciences, les Etats, les institutions financières, les entreprises, la société civile, de nombreuses manifestations ont eu lieu. Parce que nous devons réussir la conférence de Paris, non pas parce que c’est à Paris mais parce que c’est le rendez-vous qu’a le monde avec lui-même. Il y a des instants, des périodes dans l’histoire où nous pouvons décider, décider non pas simplement pour nous- mêmes, mais décider pour l’humanité. Ce moment-là est venu. A Paris, nous devons tout faire pour qu’il puisse y avoir un accord global, un accord qui puisse être contraignant, qui puisse être différencié selon les niveaux de développement, qu’il puisse y avoir ce fonds vert auquel la France a consacré un milliard de dollars pour les prochaines années. Je souhaite que d’autres pays nous suivent parce que nous avons besoin de ce fonds vert pour permettre à des pays qui n’ont pas le niveau de développement de pouvoir assurer leur croissance et en même temps la transition énergétique.

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Leonardo DiCaprio, acteur américain et ambassadeur de l'ONU : «Protéger le climat est que question de survie»

Très impliqué dans les problèmes touchant l'environnement, Leonardo DiCaprio a été invité au sommet sur le climat des Nations Unis. Il a profité de cette occasion pour publier une photo de lui en compagnie de Ban Ki-Moon, secrétaire général de l'ONU.

Leonardo DiCaprio, acteur américain, ambassadeur de la paix pour l'ONU et Ban Ki moon, le Secrétaire Général des Nations Unies.

L'acteur américain de 39 ans écrit en légende: «Aujourd’hui, j’ai le privilège de parler au sommet de l’ONU sur le climat, où on attend des dirigeants du monde qu’ils annoncent de vraies mesures pour lutter contre le réchauffement climatique. Merci secrétaire général Ban Ki-Moon.» Ce dernier apparaît à droite de l’acteur sur le cliché.

Ban Ki-Moon a reçu le renfort de la star hollywoodienne Leonardo DiCaprio, qui lui a succédé à la tribune pour affirmer que «l'air pur et un climat vivable font partie des droits de l'homme inaliénables» et qu'investir dans les énergies renouvelables «est une bonne politique économique».

«Je gagne ma vie en faisant semblant mais...»

Costume-cravate sombre et queue-de-cheval, l'acteur de Titanic, qui vient d'être nommé par l'ONU Messager de la paix pour le climat, a exhorté chefs d'Etat et de gouvernement à «répondre au plus grand défi de l'humanité avec courage et honnêteté». «Je gagne ma vie en faisant semblant mais vous ne pouvez pas vous le permettre», leur a-t-il lancé. Les Nations Unies ont diffusé en vidéo la déclaration de DiCaprio sur YouTube. Pas impressionné Leonardo.

Les dirigeants du monde entier ont été appelés à prendre leurs responsabilités face au réchauffement climatique qui menace la planète, lors d'un sommet historique mardi à l'ONU. Ban Ki-moon a reçu le renfort de la star hollywoodienne Leonardo DiCaprio, qui lui a succédé à la tribune pour affirmer que «l'air pur et un climat vivable font partie des droits de l'homme inaliénables» et qu'investir dans les énergies renouvelables «est une bonne politique économique».

«Je vous demande de faire preuve de leadership», a lancé le secrétaire général des Nations unies, à plus de 120 dirigeants mondiaux réunis au siège de l'ONU à New York. «Nous ne sommes pas là pour parler, nous sommes là pour écrire l'Histoire».

«Le changement climatique menace la paix chèrement acquise, la prospérité et les chances de réussite de milliards de personnes», a-t-il souligné à la tribune de l'Assemblée générale de l'ONU. A la fin du siècle, a-t-il ajouté, «nous ne devons pas émettre plus de carbone que notre planète ne peut en absorber».

Il a notamment appelé les gouvernements à abonder de 100 milliards de dollars par an le Fonds vert pour le climat, créé à la Conférence de Copenhague en 2009 mais qui manque cruellement de moyens.

La France a annoncé dans la foulée qu'elle contribuerait à hauteur d'un milliard de dollars à ce Fonds vert. Seule l'Allemagne avait jusqu'à présent mis la main au portefeuille de manière significative, posant elle aussi sur la table un milliard de dollars.

Le discours de Leonardo DiCaprio

Je me présente à vous non comme un expert, mais comme un citoyen inquiet, comme l'une des 300 000 personnes qui ont marché dans les rues de New York dimanche et des centaines de milliers dans le monde qui veulent régler notre crise du climat.

Comme acteur, je joue des personnages fictifs qui règlent des problèmes fictifs. Je crois que l'humanité regarde les changements de climat, de la même manière, comme si c'était une fiction. Mais chaque semaine, nous constatons de nouvelles et indéniables catastrophes climatiques, qui prouvent que le réchauffement s'accélère. Les pluies, les inondations et la montée des océans s'intensifient. La fonte des glaces n'a jamais été aussi forte, devançant de plusieurs dizaines d'années les prévisions scientifiques.

Les scientifiques, les gouvernements et l'armée le savent. Le chef du commandement de la marine américaine a récemment déclaré : «Le réchauffement climatique est la plus grande menace pour la sécurité mondiale. Plus qu'aucun autre, ce sommet peut devenir historique en prenant des décisions capitales, sinon vous serez stigmatisés par l'Histoire. Ce n'est pas une question d'opter pour des ampoules à basse consommation ou des voitures hybrides. Les Etats et les industries doivent enfin prendre les bonnes décisions à grande échelle.

Il faut taxer les émissions de carbone, supprimer les subventions aux compagnies gazières et pétrolières, éradiquer les libertés que les pollueurs se sont arrogées au nom de l'économie de marché. Ils ne méritent pas nos impôts.

La bonne nouvelle est que les économies renouvelables sont bénéfiques pour l'environnement et l'économie. Un air propre et un climat vivable sont des droits inaliénables.

Résoudre ce problème n'est pas une question de politique, mais de survie.

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mardi 23 septembre 2014

Berlin, Manuel Valls devant les industriels allemands: « Je ne demanderai jamais à l'Allemagne de résoudre les problèmes de la France » !

Réveil FM international publie l'intégralité du discours de Manuel Valls au BDI (Bundesverband der Deutschen Industrie) qui a été fort acclamé au Berlin Congress Centrum (BCC).

Berlin, mardi 23 septembre 2014, Manuel Valls lors de son discours devant les industriels allemands. Photo Réveil FM International

« Je ne demanderai jamais à l'Allemagne de résoudre les problèmes de la France », a déclaré Manuel Vall, mardi 23 septembre, au second jour de sa visite officielle dans la capitale allemande. Le premier ministre français a cependant affirmé que l'Europe aurait « besoin de l'Allemagne » pour faire repartir l'économie.

« Je sais que cette idée n'est pas encore pleinement partagée, mais je constate qu'elle fait son chemin et que les choses ont commencé à bouger », a-t-il poursuivi dans son discours devant un parterre d'industriels allemands, à l'occasion du congrès annuel de la puissante fédération des industriels allemands (BDI).

En marge de ce discours, quelques heures plus tôt, le président de la BDI s'est voulu explicite « L'Allemagne n'est pas responsable des problèmes de la France et l'Allemagne n'a pas vocation à les résoudre », a affirmé Ulrich Grillo, avant sa rencontre avec le premier ministre français, Manuel Valls.

« Malgré toute notre compréhension pour la situation politique intérieure » de la France, « je dis [cela] et je le redirai clairement tout à l'heure » au chef du gouvernement français, a déclaré lors d'une conférence de presse Ulrich Grillo. La BDI tient mardi dans la capitale allemande son congrès annuel, à l'occasion duquel Manuel Valls prononcera un discours, au second jour de sa première visite officielle en Allemagne. Le premier ministre français est venu outre-Rhin présenter le programme de réformes de son gouvernement et plaider pour la confiance et le soutien du partenaire allemand. « Je suis impatient d'entendre ses explications », a expliqué M. Grillo.

Le pacte de stabilité, cœur du "conflit"

Malgré ses mises en garde, M. Grillo a qualifié d'« ambitieux » les projets français en matière d'économie. « Maintenant, aux paroles qui vont dans la bonne direction, doivent succéder les actes qui vont dans la bonne direction », a-t-il ajouté.

Ces propos font écho aux déclarations d'Angela Merkel. Lundi, la chancelière allemande a souhaité « bonne chance » à Manuel Valls et a vanté le programme « impressionnant » de réformes prévu par le gouvernement français. Mme Merkel a par contre douché tout espoir d'investissements publics en faveur de la conjoncture en Europe.

Le directeur général de la fédération des industriels allemands, Markus Kerber, a par ailleurs jugé que les difficultés de la France – notamment à tenir son budget – ne posaient pas tant un problème dans ses rapports avec l'Allemagne que vis-à-vis des pays européens soumis au régime sévère d'un programme d'aide ces dernières années.

« Les pays soumis à un programme le suivent, s'en tiennent aux objectifs », et peuvent s'irriter de voir la France violer les règles du pacte de stabilité, comme elle le fera encore jusqu'à 2017, a-t-il dit, mentionnant explicitement la Grèce, dont le premier ministre, Antonis Samaras, doit être reçu par Mme Merkel à la chancellerie mardi en milieu de journée. « C'est là qu'il y a un conflit, où l'Allemagne ne peut jouer qu'un rôle d'arbitre, au mieux. »

Discours de Manuel VALLS, Premier ministre, devant le BDI (Bundesverband der Deutschen Industrie), Berlin – mardi 23 septembre 2014

Monsieur le Président,

Mesdames, messieurs les chefs d’entreprises,

Mesdames et messieurs

Merci pour votre accueil et pour cette occasion qui m’est donnée de vous rencontrer, ici, en Allemagne. Le BDI, je le sais, travaille régulièrement avec la France, avec son homologue, le MEDEF, devant lequel je me suis exprimé, il y a quelques semaines ...

Cette présence devant le MEDEF a fait l’objet, en France, de très nombreux commentaires ... car pour certains, habitués à la caricature, aux clichés, un Premier ministre de gauche n’a pas à s’adresser au syndicat des chefs d’entreprise ... Je pense, au contraire, que c’est mon rôle, ma responsabilité de rencontrer les forces vives, toutes les forces vives qui font avancer un pays. Et donc de rencontrer ses entrepreneurs.

Ma présence a également été commentée parce que, lors de mon allocution, j’ai fait une déclaration dont l’écho a dû parvenir ... jusqu’en Allemagne.

Oui, j’aime l’entreprise ! Ich mag die Unternehmen !

Et j’assume ces mots. Ils ne varient pas en fonction de l’auditoire : que ce soient des chefs d’entreprise, des parlementaires, ou bien ma famille politique. J’aime les entreprises, car ce sont elles qui, par l’innovation, par la prise de risque, grâce à l’implication de leurs salariés, créent des richesses, de la valeur, des emplois. Elles contribuent au progrès économique sans lequel il n’y a pas de progrès social.

Les entreprises, on ne le dit pas assez, ce ne sont pas que des dirigeants ou des actionnaires. Ce sont des salariés – ouvriers, techniciens, ingénieurs, cadres – qui partagent un même projet. Qui mettent en commun leur énergie, leurs compétences, leurs talents.

J’ai dit à vos homologues français ma confiance dans l’entreprise. J’ai dit, aussi, ma conviction : c’est avec les entreprises que nous gagnerons, en France, en Allemagne et en Europe, la bataille de la croissance et de l’emploi.

Vous le savez probablement, on parle beaucoup en France, de l’Allemagne. On en vante les réussites. Et notamment celles de son industrie.

On loue les réformes qu’elle a su mettre en œuvre au début des années 2000. Cette époque où votre pays était désigné, par certains, comme « l’homme malade de l’Europe ». Gerhard SCHROEDER a alors su faire des réformes courageuses pour créer un cadre favorable à l’emploi. Beaucoup considèrent d’ailleurs ce volontarisme comme une source d’inspiration pour la France.

Je sais, aussi, que, ces temps-ci, on parle beaucoup, en Allemagne, de la France. J’écoute attentivement les déclarations. Je lis votre presse. Je sais qu’il y a chez vous cette expression qui dit que la France « refuse de se réformer ». Et aussi cette idée, qu’à son tour, la France serait malade.

Je regarde mon pays avec lucidité. J’en connais les blocages, les conservatismes. Mais, si l’Allemagne a su faire des réformes avec succès, pourquoi la France ne pourrait-elle pas aussi réussir ? Bien sûr, il faut du temps. Mais quand la volonté existe, quand les orientations sont claires, quand l’ensemble du pays est mobilisé, alors il n’y a pas de raison pour que les choses n’avancent pas.

Oui, la France avance. Elle se met en mouvement. Et je veux saisir cette occasion qui m’est donnée pour en faire devant vous la démonstration.

Si je suis pour deux jours en Allemagne, c’est pour échanger avec la Chancelière Angela MERKEL et un certain nombre de dirigeants politiques. C’est pour mieux comprendre la société allemande, et l’image qu’elle a de la France.

C’est aussi pour visiter des entreprises. Hier, à Hambourg, le site d’Airbus par exemple.

Mais si je suis en Allemagne, c’est aussi pour réaffirmer la force du couple franco-allemand. Pour redire tout ce que nous devons, tout ce que nous pouvons faire, ensemble, afin de relancer un projet européen dont les peuples se détournent et qui est menacé par la montée des populismes.

I. La France mène des réformes

Pour cela, il faut que l’Allemagne et que la France soient fortes.

Or, l’économie française, notamment au regard de l’économie allemande, marque le pas. Cette situation réclame que nous, Français, agissions, avec détermination. C’est le sens des réformes voulues par le Président de la République.

Nous agissons, tout d’abord, en matière de comptes publics. Depuis 40 ans, la France n’a pas voté un seul budget à l’équilibre. Et donc, depuis quatre décennies, sa dette augmente de manière continue. Cette spirale de l’endettement n’est plus tenable.

La cause de ces déficits budgétaires, c’est en particulier cette préférence « très française » pour la dépense publique. La France a, dans ce domaine, un résultat peu enviable : 57% du PIB.

C’est pour cela qu’un cap a été fixé : 50 milliards d’euros d’économies d’ici à 2017. 21 milliards d’euros dès 2015. La loi des finances qui sera adoptée par le Conseil des ministres dans huit jours les détaillera. Elles sont nécessaires, notamment pour alléger la pression fiscale qui pèse sur les entreprises et qui décourage l’innovation, la prise de risques.

50 milliards d’économies en trois ans : un tel effort n’a jamais mis en œuvre en France ! Mais nous tiendrons cet engagement grâce notamment à une réforme ambitieuse de l’Etat et de nos collectivités territoriales. Dans ce domaine, nous avons mené, en quelques mois, une réforme sans cesse repoussée depuis des années : celle des régions. Un premier vote en juillet dernier a validé le passage de 22 régions à 13.

Nous faisons des économies. Toutefois, l’absence de croissance économique en France et dans la zone euro et le faible niveau de l’inflation nous obligent à adapter notre rythme de réduction des déficits. L’adapter, et non pas y renoncer. Je vais y revenir dans un instant.

La seconde direction dans laquelle nous agissons, c’est la restauration de la compétitivité des entreprises. Car elle ne cesse de se dégrader depuis plus de 10 ans.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le déficit de notre balance commerciale s’établit à 3 points de PIB ; depuis les années 2000, notre part dans les échanges mondiaux a chuté pour atteindre 3% seulement aujourd’hui. Il s’agit bien d’un décrochage de l’industrie française dans la compétition mondiale.

Nos handicaps, nous les avons identifiés, notamment un coût du travail trop élevé. Et nous les avons pris à bras le corps. Pour autant, il ne s’agit pas de répliquer les réformes que vous avez entreprises, ici, au cours des années 2000.

Une forte modération salariale n’est ni possible, ni souhaitable. L’Allemagne des années 2000 et la France d’aujourd’hui sont en effet différentes sur plusieurs points : d’abord, le mode de négociation salariale, ensuite la faiblesse de l’inflation – qui rend l’ajustement des salaires difficile –, ou bien encore les prix très élevés de l’immobilier en France – ce qui grève le pouvoir d’achat des ménages. Enfin, la demande extérieure qui est faible – alors qu’elle était dynamique dans les années 2000 – et ne peut donc pas prendre le relais de notre demande intérieure.

C’est pourquoi, nous avons notre propre programme de réformes, adapté à la situation française. Il prévoit une baisse sans précédent de 40 milliards d’euros dans les prélèvements sur les entreprises d’ici à 2017, dont une grande partie dès 2015. Baisse de l’impôt sur les sociétés. Baisse des charges sociales. Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi. Ce sera l’équivalent de 10 points de cotisations sociales de moins pour nombre d’entreprises. Cette baisse permettra de restaurer les marges, de permettre aux entreprises d’investir, d’innover, de repartir à la conquête de marchés. Et aussi bien sûr d’embaucher.

Je me permets à ce stade une remarque : il y a plus de 50 milliards d’euros d’investissements allemands en France. La France est également le plus grand client des entreprises allemandes – plus de 17% des importations en France viennent de votre pays. Agir pour les entreprises et la croissance en France, c’est donc aussi agir dans l’intérêt de l’Allemagne.

La compétitivité de nos entreprises passe également par la simplification de leur environnement réglementaire. Il y a, aujourd’hui, en France, trop de contraintes, trop de normes. Un prochain projet de loi – projet de loi « croissance » – que prépare en ce moment le ministre de l’Economie Emmanuel Macron, aura pour but de simplifier les formalités, les procédures, d’alléger certaines réglementations, mais aussi d’accroître la concurrence.

Nous continuons également – comme nous l’avons fait ces deux dernières années – d’améliorer l’efficacité de notre marché du travail.

J’entends les critiques adressées à la France sur son marché du travail, sa rigidité. Là aussi, la France avance. A sa manière, c’est-à-dire dans le cadre du dialogue social qui lui est propre. On cite d’ailleurs, souvent, en exemple, en France, le dialogue social allemand. J’ai rencontré, hier, le Président du DGB, Reiner HOFMANN. Il m’a remis son projet de plan Marshall pour l’Europe. Et je crois, en effet, qu’il y a dans votre culture de la discussion sociale matière à inspiration pour nous.

Mais je le répète, nous avançons ! Je donnerai deux exemples : la mise en place d’une flexibilité « à l’allemande » votée en 2013, permettant, sur une durée limitée, une modification de la durée de travail et du salaire, ou bien encore la discussion que nous venons d’engager sur les seuils d’emplois (5, 10, 50 salariés...) à partir desquels le chef d’entreprise a de nouvelles obligations.

Une des forces du modèle allemand, c’est l’apprentissage. Vous avez su l’utiliser pour faciliter l’accès à l’emploi des jeunes les moins qualifiés. C’est, là aussi, un exemple à suivre. L’apprentissage est d’ailleurs une des grandes priorités arrêtées par le Président de la République. Et je crois que sur ces aspects nous pouvons avancer ensemble en mettant au point des formations alternées permettant à nos jeunes de se former dans un autre pays. Je propose de confier à l’office franco-allemand de la jeunesse le soin de porter ce beau projet, en liaison bien évidemment avec le MEDEF, le BDI, le DGB et les partenaires sociaux français.

Les réformes que nous menons portent également sur la politique industrielle.

Nous favorisons l’innovation au travers de pôles de compétitivité qui rassemblent, sur un même site, des entreprises de toutes tailles, des laboratoires de recherche, des centres de formation. Nous structurons des filières d’avenir grâce à 34 plans qui ont pour vocation de créer la « nouvelle France industrielle ». Ils portent sur les secteurs des transports, des textiles, de la chimie, du numérique, de la transition énergétique. Enfin, nous mettons en place des dispositifs de soutien à l’innovation. Le crédit impôt recherche est ainsi le dispositif fiscal le plus avantageux en Europe en matière de recherche et développement.

II. La France a des atouts

Mesdames et messieurs,

Vous le voyez, la France se réforme. Et elle a des atouts à faire valoir. La France est la cinquième économie mondiale, la deuxième en Europe derrière la vôtre. Notre démographie est dynamique. Notre jeunesse est une chance pour notre croissance future ; il nous faut l’accompagner, la former aux défis de l’économie de demain.

La France peut également compter sur une excellence académique dans de nombreux domaines et en particulier en mathématiques, en physique et en informatique. Les ingénieurs français sont nombreux, bien formés, moins coûteux et moins enclins à changer rapidement d’entreprise que dans la Silicone Valley. Forte de la qualité de son système de formation, la productivité horaire en France est la quatrième de l’Union européenne derrière les trois pays du Benelux.

La France est également un pays à la qualité de vie reconnue. Reconnue par les visiteurs ponctuels - nous sommes la première destination touristique mondiale. Reconnue aussi par les travailleurs expatriés dans notre pays. C’est un paramètre important pour les entreprises qui décident de s’implanter en France. L’attractivité de notre pays est une priorité. C’est sans doute un élément qui permet à Paris d’être la première ville d’Europe pour l’accueil des sièges d’entreprises. Paris est aussi la première place financière de la zone euro, et sa région, l’Île-de-France, le premier bassin d’emploi en Europe pour ce qui est des technologies de l’information et de la communication Plus globalement, la France est également en pointe pour les réseaux : elle est au quatrième rang de l’OCDE pour l’équipement en haut débit (les Etats-Unis sont seizièmes). Nous sommes en train de déployer massivement la fibre optique pour passer au très haut débit.

Je pourrais également parler de nos infrastructures de transport (trains à grande vitesse, premier réseau routier européen), d’électricité (avec le tarif le plus bas d’Europe), de nos services publics, de notre système de santé, ....

Enfin, vous avez des PME dynamiques ; nous avons des grandes entreprises fortes et innovantes. 31 entreprises françaises sont parmi les 500 premières mondiales.

Bien sûr, nous avons également des handicaps, réels, mais ils sont parfois caricaturés. Ainsi, l’image que nous ne réformons pas notre marché du travail, que nous protégeons excessivement nos salariés est fausse. Je vous l’ai déjà dit, mais l’OCDE l’affirme également : la protection de l’emploi est plus élevée en Allemagne qu’en France. Et on parle beaucoup des 35 heures, mais dans les faits, comme vous le savez surement, toutes les flexibilités qui ont été introduites et qui permettent de travailler plus s’il y a accord dans l’entreprise font que la durée effective du travail est bien supérieure à ces 35 heures fixées par la loi. Au total, la durée moyenne du travail en France est plus élevée qu’en Allemagne.

Je pourrais continuer longtemps à vous vanter les qualités de mon pays ... Mais la plupart d’entre vous les connaissent déjà car vous avez des clients ou des fournisseurs français.

III. La force du couple Franco-allemand pour relancer l’Europe

Nos économies sont effectivement profondément liées l’une à l’autre : le premier fournisseur de la France, c’est l’Allemagne. Le premier pays d’exportation de la France, c’est aussi l’Allemagne !

Nos économies sont donc profondément interdépendantes. Et finalement l’un des principaux atouts de la France, c’est sa proximité et son amitié avec l’Allemagne.

Les exemples de coopération entre nos deux pays sont nombreux : Airbus, bien sûr, qui a montré que l’Europe, unie, peut devenir leader mondial dans un secteur stratégique, à très haute valeur ajoutée ; et également, dans un domaine bien différent, la chaîne Arte. Je sais les remarques qui ont accompagné sa création, il y a 22 ans. Mais Arte contribue, chaque jour, et efficacement, à consolider les liens culturels entre nos deux pays.

Cette interdépendance entre nos deux pays est une force. Mais elle est aussi un défi permanent, car pour qu’un partenariat soit fructueux, il faut que les intérêts des deux parties soient bien pris en compte.

Je vous ai dit la détermination de la France à maîtriser la dépense publique et à mener les réformes nécessaires. Ces choix, la France les fait pour elle. Souverainement. Pas parce qu’ils lui auraient été Cependant, pour réduire les déficits, il faut des recettes, et donc de la croissance et plus d’inflation. Elles font défaut aujourd’hui. Par conséquent, il est indispensable que le rythme de l’ajustement des déficits soit compatible avec l’état de l’économie réelle. Et c’est la nature des échanges que j’ai eus, hier, avec la Chancelière.

Ce que je lui ai dit également, c’est que nous avons besoin de l’Allemagne pour favoriser une évolution de la donne économique dans la zone euro. Je sais que cette idée n’est pas encore pleinement partagée. Mais je constate qu’elle fait son chemin et que les choses ont commencé à bouger.

La Banque Centrale Européenne fait sa part de travail. Mais l’Europe continue de souffrir d’un manque de demande adressée à ses entreprises. Ce qui nécessite – Mario DRAGHI lui-même l’a dit – une meilleure coordination de nos politiques budgétaires, une dynamique de salaire plus forte dans votre pays – la mise en place d’un salaire minimum devrait y contribuer – et une relance de l’investissement. C’est le but du plan européen de 300 milliards annoncé par Jean-Claude JUNCKER. Il doit dès lors être concrétisé. Et nous avons commencé à y travailler.

Je sais que vous avez un débat en Allemagne sur cette question de la relance de l’investissement. Votre organisation s’est prononcée pour un plan massif dans les infrastructures, dans le secteur de l’énergie en particulier. Moi je crois simplement que, quand on a des besoins avérés, et quand la situation budgétaire autorise des dépenses, alors, il faut savoir investir !

Ces derniers jours, nos deux ministres des Finances, Wolfgang SCHÄUBLE et Michel SAPIN, se sont d’ailleurs mis d’accord sur une approche commune quant à la mobilisation de l’investissement privé. Nous présenterons ensemble nos propositions à nos partenaires européens. Voilà encore un exemple concret de ce que nous pouvons faire conjointement pour faire avancer l’Europe.

Oui, l’Europe a besoin de l’Allemagne et de la France. Nos deux nations ont une responsabilité particulière ne serait-ce parce qu’elles représentent environ la moitié de la population de la zone euro, et la moitié de son PIB.

Moi, monsieur le Président, je ne demande pas à l’Allemagne de résoudre les problèmes de la France. Mais nous devons ensemble, résoudre les problèmes et les défis de l’Europe.

Notre responsabilité est particulière. Elle est même plus que cela. Elle est historique. Car l’amitié entre nos deux pays a toujours été un moteur de la construction européenne. Chaque fois que l’Europe a fait des progrès décisifs, c’est parce que nos deux pays ont su parler d’une même voix.

Et dans le monde actuel, qui connaît de nombreuses menaces, de nombreuses déstabilisations, nous avons besoin d’une Europe forte, capable de peser sur la scène internationale. Et une Europe forte, c’est d’abord une Europe qui retrouve la croissance économique et les marges de manœuvre qui lui J’espère, à l’issue de cette allocution, vous avoir persuadés que la France avance. Qu’elle mène les Mon gouvernement agit. C’est le mandat très clair qu’il a reçu de l’Assemblée nationale, le 16 septembre dernier, lors du vote de confiance. Bien sûr, réformer est une tâche de longue haleine.

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Affaire des écoutes de Sarkozy: un rapport de police fuite et accrédite la thèse du trafic d'influence

JUSTICE - Un nouveau rebondissement dans l'affaire des écoutes de Nicolas Sarkozy. A peine revenu au premier plan politique et médiatique, l'ancien président est mis en cause dans un rapport de synthèse de la police judiciaire qui a fuité lundi 22 septembre dans la presse. Un rapport qui pourrait embarrasser le néo-candidat à la présidence de l'UMP, et que se sont procurés Libération, France 3 et France Inter.

Mis en examen début juillet pour corruption active, trafic d'influence actif et recel de violation du secret professionnel, Nicolas Sarkozy est soupçonné d'avoir essayé d'obtenir des informations couvertes par le secret auprès du haut magistrat Gilbert Azibert sur une décision de justice le concernant, en échange de la promesse d'une intervention pour un poste de prestige.

Des conversations "claires sur leurs intentions"

Selon ce rapport basé sur les écoutes judiciaires de l'ancien chef de l'Etat, de son avocat Thierry Herzog et de Gilbert Azibert, les conclusions de l'enquête ne feraient guère de doutes. Datées du 2 juillet, elles sont signées par la chef de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales (OCLCIFF) Christine Dufau note Libération (qui publie par ailleurs un verbatim de ces écoutes):

"Les conversations enregistrées entre Thierry Herzog, Nicolas Sarkozy et Gilbert Azibert sont claires sur leurs intentions, et leurs propos ne suscitent pas d’interrogation quant à leur volonté et leurs attentes : Gilbert Azibert est sollicité pour obtenir des informations et démarcher des conseillers à la Cour de cassation. En contrepartie, Nicolas Sarkozy accepte de l’aider à obtenir un poste à Monaco. Ces faits sont constitutifs du trafic d’influence, qui rappelons-le, prévoit l’influence réelle ou supposée" La définition du trafic d'influence est très proche de celle de la corruption. Il s'agit en quelque sorte d'une version indirecte du même délit, qui met en oeuvre le fait d'utiliser son influence (réseau, position politique, copinage, lien familial, pouvoir financier, lien de subordination...).

Comme le résume le site Asnierois.org, "le trafic d'influence a une finalité différente de la corruption" dans le sens où le "trafiquant" se présente "comme un intermédiaire entre le bénéficiaire potentiel et le destinataire de cet abus". Cité par Le Nouvel Observateur, l'avocat Me Gosset prend un exemple assez parlant: "rémunérer quelqu'un qui a un gros carnet d'adresses et peut s'en servir".

Dans l'Article 433-2 du Code pénal, le trafic d'influence est décrit en ces termes:

"Le fait, par quiconque, de solliciter ou d'agréer, à tout moment, directement ou indirectement, des offres, des promesses, des dons, des présents ou des avantages quelconques, pour lui-même ou pour autrui, pour abuser ou avoir abusé de son influence réelle ou supposée en vue de faire obtenir d'une autorité ou d'une administration publique des distinctions, des emplois, des marchés ou toute autre décision favorable".

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A Berlin, Valls répond à Sarkozy : « Jamais je ne dirai que j'ai honte de mon pays »

Berlin, lundi 22 septembre 2014, le Premier ministre Manuel Valls et la Chancelière Angela Merkel lors de la conférence de presse

Interrogé en marge d'une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel à Berlin, le premier ministre Manuel Valls a quant à lui réagi avec hauteur à une déclaration de Nicolas Sarkozy, qui disait avoir « honte » pour la France lorsqu'il observait sa politique actuelle vis-à-vis de l'Allemagne, et ses difficultés à réduire le déficit budgétaire.

« Jamais, jamais, évidemment comme chef de gouvernement mais hier comme dirigeant de l'opposition, je ne dirai à mes compatriotes que j'ai honte de mon pays ».

« Ça me fait toujours un peu de peine, j'ai un peu honte, pour vous dire la vérité, quand on demande au meilleur de la classe d'apprendre moins bien ses leçons pour que ceux qui sont derrière aient de meilleures notes », avait déclaré dimanche M. Sarkozy.

C'est un retour qui « s'impose » pour les uns. Une « soif de revanche » pour les autres. Le retour de Nicolas Sarkozy et sa prestation dimanche soir au « 20 heures » de France 2 ont concentré l'attention des personnalités politiques.

L'eurodéputée Rachida Dati a jugé lundi que le retour de Nicolas Sarkozy « s'impose » vu l'état de l'UMP, parti qui « n'a pas de ligne politique », déplore-t-elle. Mais Mme Dati a davantage tenu à réagir au choix de Frédéric Péchenard comme directeur de campagne de Nicolas Sarkozy. « Nicolas Sarkozy le sait et monsieur Péchenard le sait aussi : je trouve que c'est un mauvais choix, maintenant c'est son choix. Ils sont amis, dont acte », a déclaré sur France Info celle qui se dit « très à l'aise », M. Sarkozy lui ayant « proposé de faire partie de son organisation et de son équipe », explique-t-elle.

« Il ne m'a pas surpris », sa « démarche est crédible » et son « diagnostic assez juste : la France est désespérée parce que le pouvoir est très mauvais », a déclaré sur France Inter Jean-Pierre Raffarin, coprésident de l'UMP. Le travail de M. Sarkozy, « c'est de la mobilisation et très franchement hier soir, il a montré une certaine énergie pour ce faire et ce dont les gens ont envie aujourd'hui, c'est de cette force au service de la crédibilité de l'alternance », a insisté M. Raffarin.

« Je me battrai contre une stratégie du clivage », a-t-il cependant insisté, plaidant pour des primaires « très ouvertes ». « Il faut le rassemblement. J'espère qu'il entendra cela », a-t-il dit.

La présidente du Front national, Marine Le Pen, estime que Nicolas Sarkozy « n'a pas changé, et tant mieux ». Elle a ensuite précisé, sur RMC et BFMTV, qu'elle n'aime pas « son immodestie, son insincérité » et « ses techniques de communication » qu'elle juge « aujourd'hui rejetées par les Français » « Ils ne veulent plus de cela. »

En visite dans un lycée professionnel dans la banlieue de Tours (Indre-et-Loire), la ministre de l'éducation nationale Najat Vallaud-Belkacem a pour sa part déclaré que Nicolas Sarkozy « n'[avait] pas changé, même s'il a cherché à le paraître pendant les premières minutes » de son interview. Mme Vallaud-Belkacem a ensuite lancé : « J'ai entendu que la création de 60 000 postes d'enseignants était inutile... J'espère que ce message sera entendu par les parents, les enseignants... »

Le patron du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, voit pour sa part dans ce retour de Nicolas Sarkozy une « revanche » : « Il revient la rancune au cœur et la revanche à l'esprit, a-t-il déclaré lundi 22 septembre sur RTL. Son programme c'est lui, son bilan c'est l'autre. Il a été candidat à la présidence de l'UMP pendant quarante-huit heures et il est déjà dans la présidentielle. »

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