Kolwezi, la nourricière oubliée de Joseph Yav Katshung
Par Freddy Mulongo, samedi 26 décembre 2009 à 20:09 :: radio :: #640 :: rss
Depuis longtemps, la ville de Kolwezi fait figure de parent pauvre.
Que des routes impraticables, que d’écoles au visage morne, que d’hôpitaux sans infrastructures viables, que de quartiers qui sombrent dans l’obscurité, que des robinets d’eau devenus silencieux…
Tel est le tableau sombre de la ville minière de Kolwezi à l’heure des « Cinq Chantiers de la République » et fort du « Plan Triennal de Développement du Katanga » – programme du gouvernement provincial qui ambitionne développer le Katanga profond sans discrimination.
Est-elle quasiment oubliée, délaissée ?
Quelles en sont les raisons et que faire pour qu’elle renaisse de ses cendres ?
De Kolwezi « ya lisano » à Kolwezi « ya mawa »
Kolwezi renaîtra-t-elle de ses cendres tel qu’un phénix ?
Les espoirs sont permis.
À l’heure du boom minier, elle fut un Eldorado, il y a sous peu.
Malheureusement et contre toute attente, elle n’a point revêtu de sa belle robe.
Que dire de plus pendant cette période de récession économique et de crise ?
À l’époque de la Gecamines (GCM) poumon de l’économie Zaïroise, l’on ne jurait que par Kolwezi, ville de joie, d’ambiance et de bonheur : « Kolwezi ya bisengo, ya lisano ».
Avec le démantèlement voire le dépiècement de cette société d’Etat par des prédateurs et autres charognards au niveau local, national et international, tout est devenu deuil et misérable : « Kolwezi ya mawa ».
Kolwezi, une ville morte ou fantôme ?
L’on ne peut pas comprendre que la ville sur laquelle repose le fameux contrat chinois soit dans un état d’oubli frisant presque l’abandon total.
Elle ne profite pas des fruits de ses entrailles, dirait tout observateur neutre soit-il !
Il faut vraiment avoir une pierre à la place du cœur pour ne pas se rendre compte de la situation misérable et injuste dans laquelle vit la population de Kolwezi.
Ses élus comme des hippopotames « Kiboko », sont juste venus pour avoir des voix – se faire élire à n’importe quel prix et retourner dans l’eau et ne rien faire pour cette population et cette ville martyres.
Comme si cela ne suffisait pas, il semble que tous les coups sont permis afin de déstabiliser cette ville au profit des intérêts mesquins et inavoués.
Le cas de la route Solwezi- Kolwezi est éloquent.
Le présent ouvrage de Joseph Yav Katshung essaie donc de faire un état des lieux de la situation socio-politique de la ville de Kolwezi et propose des pistes de sortie pour l’essor de la ville et de ses habitants, allant jusqu'à traiter de l’épineuse question du découpage territorial, est-ce une tour de Babel ?


Commentaires
1. Le lundi 28 décembre 2009 à 08:20, par Charles Hugues
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