La radio qui vous écoute !

Réveil FM International

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

dimanche 1 avril 2018

RDC: Bruno Tshibala retenu à Paris pour raison de santé et humanitaire !

Bruno Tshibala, Premier ministre d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale

L'opération de l’œil gauche de Bruno Tshibala n'est que l'arbre qui cache la forêt. Pourquoi le transfuge de l'Udps et remplaçant de Samy Badibanga un autre Udpsien rejeté, a-t-il démissionné ? Cela fait près d'un mois que Bruno Tshibala, le Premier ministre d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est à Paris. L'histoire de ses 800 conseillers tous de son village et sa tribu, des bagarres à la Primature pendant son absence, sont loin de ses préoccupations.

D'après nos sources, Bruno Tshibala serait gravement malade. Souffrant de la prostate, les médecins Français à son chevet son unanime: dans son état actuel, il est astreint à l'effort. Tout effort mental, psychologique ou physique risque de précipiter son départ. Repos, toujours repos et encore repos. La France retient donc le Premier Bruno Tshibala pour raison de santé et humanitaire.

Le poste de Premier ministre est trop prenant. Antoine Gizenga de Palu avait jeté l'éponge après 293 jours à la Primature, il avait 84 ans. Bruno Tshibala qui n'a que 62 ans, qui a toujours clamé s'être battu toute sa vie, pour la démocratie, au sein de l'Udps, sait qu'il doit maintenant se battre pour recouvrer sa santé. Une belle lutte pour la vie.

Cancer le plus répandu chez l'homme, le cancer de la prostate tue chaque année 50.000 personnes en France. En République démocratique du Congo, ex-Zaïre, la prostate a été popularisé par le Maréchal-dictateur Mobutu Sese Seko qui en souffrait. Et pour se moquer de sa maladie, les Zaïrois avaient même débaptisé la monnaie Zaïre en prostate.

L'homme à la toque de léopard, le Maréchal-dictateur Mobutu Sese Seko souffrait de la prostate

Le Premier ministre d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est-il poursuivi par un signe indien ? Il faut dire que quatre jours seulement après son arrivée à Paris, Bruno Tshibala s’était aperçu, le 6 mars, que son visa Schengen venait d’expirer. Et il devait aller à Londres pour débat organisé par le think tank Chatham House.

Le Quai d’ Orsay lui avait délivré un nouveau visa, le 7 mars. Sans oublier que des changements improvisés avaient désorienté le service français de la protection (SDLP), chargé de la sécurité rapprochée des hôtes étrangers.

Lire la suite

samedi 31 mars 2018

RDC: Felix Tshisekedi élu 98% à l'Udps, 6% de plus que le Pharaon Sissi en Egypte !

Félix Tshisekedi élu président de l'Udps

Bravo à l'Udps après 36 ans d'existence, il vient de tenir son premier congrès extraordinaire. En élisant Félix Tshisekedi Tshillombo, nuitamment à 2h du matin à main levée, élection à la Douma Soviétique, où les trois candidats putatifs se sont retiré sans ménagements, à la succession de son défunt père Etienne Tshisekedi Wa Mulumba. La tentation est que l'Udps puisse demeurer un parti familial. A notre époque, au 21è siècle, être élu au score Brejnevien de l'URSS avec 98%, c'est montrer que le parti est moutonnier et populiste ! Le danger serait de croire à un semblant de popularité et quiconque qui connait l'histoire de la République démocratique du Congo, aucun homme populaire n'est jamais arrivé au pouvoir à commencer par Ya Tshitshi lui-même, malgré des soutiens de certains décideurs. Le score Brejnevien de 98% est un boulet. Félix Tshisekedi est légitime sans l'être. Ceux qui pensent que l'Udps est une affaire familiale ont pesé pour lui offrir ce score. Le Tshintu Tshetu est un danger pour la République. Comme il est élu président de l'Udps, il n'a plus à aller négocier avec Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale nuitamment et catimini. Les rencontres de l'Udps avec les barbouzes du régime ne doivent plus se faire ni Ibiza, ni Rome ni Paris. Pour sa crédibilité, l'Udps doit être transparent.

La bourde de Felix Tshisekedi d'avoir nommé 15 conseillers de sa tribu !

Felix Tshisekedi avec ses 98% dépasse de 6% le pharaon Égyptien Sissi qui n'a obtenu que 92%. Même Vladmir Poutine 65 ans, au pouvoir depuis dix-huit ans, a été confortablement réélu président de la Russie, dimanche 18 mars, avec 76,66 % des suffrages. Soit 56,2 millions de voix, contre 45 millions en 2012.

Des partis politiques qui vont en formation des plateformes en congrès, d'où vient l'argent ? Jouer le jeu du régime d'imposture, d'occupation et de prédation, un jour il y a un boomerang !

Felix Tshisekedi qui a vécu en Europe doit se souvenir que les partis à l'ancienne ne fonctionnent plus. Il faut un mouvement qui rassemble tous.

En marche d'Emmanuel Macron est un exemple. Le président de la République française Emmanuel Macron n'a obtenu que 25 % au premier tour de l'élection présidentielle. Élu président de la République, Emmanuel Macron, a choisi un Premier ministre non un résident de son arrondissement, ni un parent éloigné mais un homme du parti les Républicains. Edouard Philippe est intelligent, fin négociateur, très attaché à la Constitution et à l'esprit de la Vè République française. Jamais la France n'avait fait des réformes comme avec l'exécutif Emmanuel Macron-Edouard Philippe.

Felix Tshisekedi doit éviter la bourde de septembre 2017, en nommant 15 conseillers de son cabinet, tous des Kasaïens. Lorsqu'on veut un destin national, on freine de deux pieds, les accointances tribalo-ethniques ! Cette tentation il ne faut pas y succomber. La République démocratique du Congo a plus de 450 tribus et chaque tribu a des femmes et hommes compétents. Ramener le Congo a son petit village et sa tribu sont des erreurs que Felix Tshisekedi ne doit plus faire.

Lire la suite

mercredi 28 mars 2018

France: Hommage national pour le gendarme Arnaud Beltrame aux Invalides !

A tire posthume, le Colonel Arnaud Beltrame a été décoré Commandeur de la légion d'honneur par Emmanuel Macron

« Aux grands hommes la patrie reconnaissante » c'est ce que nous avons vécu aujourd'hui en France. Une cérémonie d’hommage national de deux heures a lieu ce mercredi 28 mars, en l’honneur du gendarme Arnaud Beltrame tué vendredi 23 mars par l’assaillant djihadiste de l’Aude. 20 minutes d'oraison funéraire: "Il faisait face à l'agression islamiste, à la haine et à la folie meurtrière, et avec lui surgissait du cœur du pays l'esprit français de résistance." Emmanuel Macron, président de la République, a salué, dans la cour des Invalides à Paris, le sacrifice du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame, victime du tueur jihadiste Radouane Lakdim. "Au moment du dernier adieu, je vous apporte la reconnaissance, l'admiration et l'affection de la nation toute entière. Je vous fait commandeur de la légion d'honneur et je vous nomme colonel de gendarmerie. Vive la République, vive la France." (...) "Arnaud Beltrame rejoint aujourd'hui le cortège valeureux des héros qu'il chérissait (...) Sa mémoire vivra, j'y veillerai, je vous le promets." (...) "La gratitude de la patrie ne vous ramèneront pas l'être que vous aimiez tant." !

« Le lieutenant-colonel avait démontré par son parcours exceptionnel que cette grandeur parcourait ses veines. (…) A cet instant toutefois, d’autres, même parmi les braves, auraient peut-être transigé. Mais le lieutenant-colonel Beltrame a pris une décision qui n’était pas seulement celle du sacrifice, mais celle, d’abord, de la fidélité à soi-même, à ses valeurs, à tout ce qu’il avait toujours été et voulu être. Dès que nous avons appris son geste, nous tous avons tremblé d’un frisson singulier. L’un d’entre nous venait de se dresser, droit, lucide et brave. Il faisait face à la folie meurtrière, à la haine. Et avec lui surgissait l’esprit de résistance des Français.

Arrivée du corps du gendarme Arnaud Beltrame à Villacoublay

Le Colonel Arnaud Beltrame s'est vu décerner la médaille de la Gendarmerie Nationale avec palme de bronze, la médaille d'acte de courage et de dévouement et la médaille de la sécurité intérieure échelon Or ! « Honneur et patrie » : telle est la belle devise qui orne le drapeau de la Gendarmerie

Ce geste convoqua dans nos mémoires les figures de Jean Moulin (…) des héros anonymes de Verdun (…), de toutes ces femmes et de tous ces hommes qui, un jour, avaient décidé que la France, la liberté France, la fraternité France ne survivraient qu’au prix de leur vie et que cela en valait la peine. »

Le corps du gendarme Arnaud Beltrame a été veillé toute la nuit par ses collègues

Durant 15 minutes, le cortège funéraire s'est arrêté devant le Panthéon avant de prendre la route des Invalides

Catholique pratiquant, Arnaud Beltrame s'était converti à 33 ans !

Au Panthéon ou aux Invalides, le public est venu en nombre à Paris rendre hommage au colonel Arnaud Beltrame, « qui a donné sa vie pour en sauver une » lors de la prise d'otages meurtrière menée par le terroriste Radouane Lakdim, à Trèbes (Aude), vendredi 23 mars.

Colonel Mamadou Ndala, bête de M23, héros oublié et sciemment ignoré

Le Colonel Mamadou Ndala, héros oublié et sciemment ignoré

Lors de l’unique offensive triomphante des Forces armées de la RDC (FARDC), c’est Mamadou Ndala et ses hommes qui étaient en première ligne, mettant ainsi en déroute les soudards criminels tutsis-Rwandais du M23. Le colonel Mamadou Ndala a été tué, le 2 janvier 2014, dans une embuscade près de l’aéroport de Mavivi, à quelque cinq kilomètres de la ville de Beni, dans le Nord-Kivu. Il s’agissait d’une attaque à la roquette contre le jeep du Colonel Mamadou Ndala qui se dirigeait vers Eringeti, à 54 km de Beni. Juste quand il est arrivé à Matembo, une roquette est arrivée du côté droit de la route et a atteint la jeep du Colonel Mamadou Ndala. Les enquêtes pour déterminer les causes de l'assassinat du Colonel Mamadou Ndala n'ont jamais abouti ni abouti.

Le Colonel Mamadou Ndala, héros oublié et sciemment ignoré

La médiocrité du régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est su r tous les plans. L'imposteur de Kingakati ne s'est jamais incliné sur le cercueil de celui redonna de la fierté à tout un peuple face aux terroristes tutsis Rwandais du M23. Et pourtant, le Néron du palais de Nation décora le cercueil de Jules Shungu Wembadio et le proclama "Héros National" pour avoir contribué à la dépravation des mœurs de la jeunesse. Pour montrer son "Motema Mabé", l'incapacitaire et ancien Kadogo, pour tromper la vigilance, a érigé un mémorial du soldat congolais, le 28 juillet 2017, au centre de l’ex-rond-point Forescom. A la libération, cette place portera le nom du Colonel Mamadou Ndala. Et dans toute la République, des avenues devront porter son nom. S'il faut débaptiser des avenues qui portent des noms des médiocres du régime d'imposture, nous débaptiserons !

Voici la tombe du Colonel Mamadou Ndala au cimetière de Kintambo

Le Colonel Mamadou Ndala n'a même pas une tombe digne dû à son rang. Le vaillant Colonel Mamadou Ndala a été inhumé au cimetière islamique de Kintambo. Le cimetière de Kintambo, s’est trouve être l’un des plus anciens de la capitale congolaise qui a totalisé 65 ans d’existence, depuis la colonisation des belges. Il fut érigé en 1953.

Erigé en 1953, c’est-à-dire pendant la colonisation, le cimetière de Kintambo, situé dans la commune du même nom, totalise cette année cinquante-huit ans. Il se trouve être l’un des plus anciens de la capitale. Plusieurs familles kinoises ont toujours un regard tourné vers ces lieux, la dernière demeure d’un des leurs.

S’étendant à perte vue, des milliers de personnes y ont, à ce jour, déjà été portées en terre. Mais de quelle manière ? Contrairement aux cimetières de pays développés qui ont des allées où l’on peut circuler sans problèmes et qui constituent de véritables attractions, celui de Kintambo ressemble à un labyrinthe où l’on peut se perdre. En effet, au Cimetière de Kintambo on y inhume les dépouilles mortelles vaille que vaille et retrouver une tombe pour certains membres de famille n’est pas facile. Surtout pour ceux qui y vont pour la première fois. Ou pour ceux qui avaient assisté à l’inhumation d’un des leurs et qui y retournent plusieurs années après.

Faute d’espace à certains endroits, on y va jusqu’à superposer certains corps. Ce qui met dans tous leurs états certains membres de famille qui y vont pour se recueillir devant les tombes des leurs, ou qui vont pour ériger l’encadrement sur les tombes des leurs décédés pour honorer leur mémoire ou encore poser une pierre tombale.

Lire la suite

samedi 24 mars 2018

Le diplomate honoraire Robert Mbelo dézingue Eve Bazaïba du MLC !

Robert Mbelo, Diplomate Honoraire

La République démocratique du Congo est le seul bien en commun pour tous les Congolais. Chaque Congolais a son mot à dire, n'en déplaisent aux empêcheurs de penser en rond. Eve Bazaïba, en tant que femme politique, elle est censée répondre lorsqu'elle est interpellée par n'importe quel Congolais, pas uniquement les fanatiques et partisans du MLC. Depuis l'arrestation de Jean-Pierre Bemba, grand vainqueur de l'élection Louis Michel 2006, qui par cupidité a vendu sa victoire à Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, le MLC est une coquille vide. Tous les grands ténors comme des troubadours ont quitté le navire. Certains politicailleurs et girouettes politiques, sans honte, ont même traversé la rue pour rejoindre Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale.

Eve Bazaïba et sa fille, Honorine Masudi, qui insulte le diplomate Honoraire Robert Mbelo: matins, midis et soirs !

Il faut dire qu'Igwe avant son exil et son arrestation en Belgique pour son transfert à la CPI à La Haye en Hollande, par une déclaration alambiquée à Kinshasa, il a accepté l'inacceptable !

Eve Bazaïba (à droite) et sa fille, Honorine Masudi, qui insulte le diplomate Honoraire Robert Mbelo: matins, midis et soirs !

En France, chez Les Républicains et, de manière plus générale, à droite, on ne dit plus "mon parti politique", on dit "ma famille politique". "Ma famille politique" est une formule plus imagée et plus valorisante en temps d'insécurité. Elle traduit la chaleur du foyer, de l'affection, un peu de la tendresse, une communauté d'intérêts. Elle gomme l'affirmation d'une idéologie. Ce serait parfait si cette substitution ne contribuait, à sa manière, à l'opprobre jetée sur le beau, le noble mot de "parti". C'est pourtant celui qu'utilisaient Jaurès, De Gaulle, et qu'on trouve dans la constitution de la 5ème République.

Les formations politiques de gauche, qui se revendiquent héritières des progrès démocratiques pour lesquels les partis se sont battus, ne craignent pas, elles, de se baptiser "parti". "Parti" désigne aussi une opinion, un choix, une idéologie. On "prend parti" pour telle ou telle idée. "Famille", au contraire, oriente le discours sur la forme du groupe politique plutôt que sur ses options.

En République démocratique du Congo, les partis politiques n'ont rien des convictions idéologiques. Ce sont des fonds de commerce familiaux. Un homme crée son parti et même en chaise roulante, il continue à le diriger avec ses fils, neveux et nièces.

Chez les Masudi la politique du MLC est-elle une affaire de famille ? Pourquoi lorsque Eve Bazaïba est interpellée par le diplomate honoraire Robert Mbelo qui réside à Londres, c'est Honorine Masudi, la fille d'Eve Bazaïba qui prend son téléphone et se met à injurier le diplomate honoraire avec une impolitesse et bassesse qui dévoile son QI. Elle le fait machinalement sur plusieurs jours: matins, midis et soirs. Elle prétend même que Robert Mbelo souffre du cancer et que ses jours sont comptés. Et Eve Bazaïba ne dit rien, elle fait la morte. Cautionnant par ricochet, les insultes mondaines de sa primairienne de fille !

La déchaînée de Masudi ne va pas en rester là. Elle engage des Paparazzi, va les envoyer pour photographier la résidence familiale de Robert Mbelo à Kisangani. Exposant ainsi la pauvre famille à des représailles du régime sanguinaire d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Qu'Eve Bazaïba et Robert Mbelo , soient tous originaires de la Province Orientale, cela est-il une raison, d'aller photographier en catimini, une maison privée qui a appartenu aux parents de Robert Mbelo ? Et cela fait plusieurs années que le diplomate honoraire vit à Londres et n'a plus mis ses pieds à Kisangani. Qu'Honorine Masudi puisse qualifier le diplomate honoraire Robert Mbelo. C'est ignorer que les diplomates diplomates triment depuis des années, sous Mobutu comme sous Alias Joseph Kabila. Que sa maman Eve Bazaïba est riche. Faut-il signifier à Honorine Masudi, comment était sa maman avant toutes les dialogues et négociations, qui enrichissent des politicailleurs-ventriotes et profito-situationnistes ? Il y a un maximum de respect à avoir envers nos compatriotes qui ne se vendent pas, ne sont pas des girouettes politiques et défendent leurs convictions contre vents et marées. A Réveil FM International, nous ne sommes d'accord avec tous . Mais nous estimons que nos compatriotes doivent s'exprimer librement. Nos différences et divergences sont toujours une richesse pour le débat.

L'interpellation du diplomate honoraire Robert Mbelo, dans sa lettre ouverte à Eve Bazaïba, est légitime et pleine de bon sens. Haro donc à ceux qui pensent faire de la politique hors-sol.

Lettre ouverte à Madame Eve Bazaïba

Madame,

Je prends la liberté aujourd’hui, pour vous écrire cette lettre ouverte pour m’indigner sur votre lecture politique erronée des événements politique qui prévalent actuellement dans notre pays et je vais retenir ces quelques points en rapport avec l’accord de la St Sylvestre.

1.- La valeur spirituelle de la République Démocratique du Congo

J’aimerais, avant toute chose, vous rappeler la valeur spirituelle de notre pays que vous tous, politiciens de la fausse « majorité » et de la fausse « opposition » êtes en train de piétiner.

Connaissez-vous la vraie valeur de notre pays  que Dieu nous a donné et que nos ancêtres nous ont légué ? Je vous invite, madame de lire ces quelques versets du livre du Deutéronome 8 : 6-10 et vous comprendrez que vous tous, Évêques et politiciens avaient passé outres les commandements de Dieu, vous avaient, ce jour-la du 31 décembre 2016, déshérité le Peuple Congolais et avaient cédé cet héritage a un étranger satanique et criminel, le dénommé « Joseph Kabila », a cause de votre naïveté et votre médiocrité a tous. Depuis cette date, Dieu vous a tous condamnés dans l’abomination du fait vous avez jeté aux orties le précieux héritage que voici :

« 6 : Tu garderas les commandements du Seigneur ton Dieu pour marcher sur ses chemins et pour le craindre. 7 : Le Seigneur ton Dieu te conduit vers un pays fertile : pays de rivières abondantes, de sources profondes jaillissant dans les vallées et les montagnes, 8 : pays de blé et d’orge, de raisin, de grenades et de figues, pays d’olives, d’huile et de miel ; 9 : pays où le pain ne te manquera pas et où tu ne seras privé de rien ; pays dont les pierres contiennent du fer, et dont les montagnes sont des mines de cuivre. 10 : Tu mangeras et tu seras rassasié, tu béniras le Seigneur ton Dieu pour ce pays fertile qu’il t’a donné. »

Mais voici ce que vous avez fait :

« Tu  mettras sur toi un roi que choisira l’Éternel ton Dieu, tu prendras un roi du milieu de tes frères, tu ne pourras pas te donner un étranger, qui ne soit pas ton frère” (Deutéronome. 17-15).

      « Votre pays est dévasté, Vos villes sont consumées par le feu, Des étrangers dévorent vos campagnes sous vos yeux, Ils ravagent et détruisent, comme des barbares. » (Ésaïe 1-7).

  « Un peuple que tu n’auras point connu mangera le fruit de ton sol et tout le produit de ton travail, et tu seras tous les jours opprimé et écrasé » (Deutéronome. 28-33.)

2.- De la valeur juridique et politique de l’accord de la St Sylvestre

On me dit que vous êtes juriste ; je voudrais ici vous rappeler quelques principes élémentaires de droit administratif, cours enseigné en première année de droit, relatifs à la hiérarchie des normes juridique d’un État normalement constitué .En effet, imaginons que la République Démocratique du Congo est un état de droit, la hiérarchie des normes juridiques la régissant est la suivante.

1.- Le Bloc de Constitutionnalité

– La Constitution du 18 février 2006 et ses différents amendements. Le Bloc de constitutionnalité se définit comme « l’ensemble des principes et règles à valeur constitutionnelle dont le respect s’impose au pouvoir législatif comme au pouvoir exécutif ainsi qu’aux particuliers ». (1) Ce qui veut dire que tout texte adopté sans référer a aucune disposition constitutionnelle est anti-constitutionnel et c’est le cas de l’accord de la St Sylvestre. Bien que l’accord fait référence a l’article 5 alinéa 1er, c’est qui est une évidence, mais il se pose un problème sur la qualité de ses signataires qui n’ont reçu mandat de personne, ni de la République et encore moins du Peuple Congolais. Ils ne sont ni législateurs, ni membres d’un quelconque exécutif.

2.- Les conventions internationales

Les conventions internationales sont des accords passés entre des sujets du droit internationale comme des États, ou organisations internationales, destinés à produire des effets juridiques et qui revêt en principe un caractère obligatoire pour ceux qui y adhérent. La charte des Nations-Unies est la référence universelle. Dans le cas d’espèce, l’accord fait référence à la résolution 2277, tout comme l’accord d’Addis-Abeba, sont des textes qui renient les droits régaliens à la République Démocratique du Congo, notamment dans sa gestion indépendante de ses affaires intérieures. Le seul texte qui vaille ici, c’est la Charte des Nations-Unies qui est au dessus de toutes les références aux textes et pactes internationaux.

Je vous fais observer, madame, que l’accord d’Addis-Abeba comporte plusieurs closes dolosives: ce n’est qu’un accord commercial consacrant le début de la balkanisation de notre pays et invitant les prédateurs de venir faire main basse sur les richesses de notre pays.

Comment alors comprendre que, dès sa signature, Kagame et Museveni avaient fait un voyage express a Londres, pour venir rendre compte des résultants aux responsables des multinationales anglo-saxones qu’ils ont acquis les territoires de Masisi, de Nyirangongo, de Virunga et de ceux territoires du Nord de la Province-Orientale qui leur ont été cédés par le médiocre Raymond Tshibanda, alors ministre des Affaires Etrangères. Ainsi, madame, je vous renvoie a la disposition de l’article 2 alinéa 7 qui dispose: “Aucune disposition de la présente Charte n'autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d'un État ni n'oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte; toutefois, ce principe ne porte en rien atteinte à l'application des mesures de coercition prévues au Chapitre VII ».. Par conséquent, personne, je dis bien personne, n’a le droit de dicter quoique ce soit à la République Démocratique du Congo.

3.- La loi interne

La loi interne est une disposition normative abstraite et d’application obligatoire. Il peut s’agir d’une loi ordinaire ou d’une loi organique portant création d’un tel ou tel organe étatique.

4. Les principes généraux du droit (PGD)

Les principes généraux de droit sont des principes non écrits énoncés que le juge considère comme s’imposant à l’Etat même en l’absence de texte. Ils ont une valeur infra-législative et supra-décrétale.

5. Les  ordonnances  relèvent du Président de la République qui les prend pour promulguer une loi ou pour diverses nominations et promotions des personnalités civiles ou militaires ou des Ambassadeurs...

6. Les ordonnances-Lois sont des mesures d’urgence prise par le gouvernement dans des matières relevant normalement du domaine de la loi. Elle relève de la procédure législative déléguée.

7.- Les Décrets : ce sont des dispositions d’exécution d’une loi, ils sont pris par le président de la République ou le chef du Gouvernement (Premier ministre). Pour qu’un décret s’applique, il doit être publié comme les lois de l’assemblée au Journal Officiel. Il existe des variantes de décrets comme les décrets en conseil de ministres. Exemple: un décret est nécessaire pour dissoudre l’assemblée nationale, ou publier les traités internationaux. Il existe des variantes de décrets comme les décrets en conseil de ministres.

8.- Les Arrêtés : ce sont des actes émanant d’une autorité administrative autre que le président de la République ou le Premier ministre. Ils peuvent émaner d’un ministre, d’un gouverneur de province, d’un commissaire de district, d;un administrateur de territoire, d’un bourgmestre ou le respect des us et coutumes édictées par un chef coutumier Les arrêtés sont des actes administratifs unilatéraux.

9.-L es actes administratifs

Les Circulaires : les circulaires ne sont pas dotées de  l’autorité de force jugée. C’est un texte qui permet aux autorités administratives (ministre, recteur, gouverneur…) d’informer leurs services, en effet , elles sont destinée à ses employés. Elles ont pour objet but d’interpréter un texte de loi ou de faire des recommandations aux différents services de la fonction publique.

10.- Les règlements d’administration

C’est l’ensemble des textes administratifs régissant notre pays, par exemple le texte régissant les fonctionnaires et agents de la fonction publique et tant d’autres.

11.- La jurisprudence  désigne l'ensemble des décisions de justice relatives à une question juridique donnée. Il s'agit donc de décisions précédemment rendues, qui illustrent comment un problème juridique a été résolu. La jurisprudence est constituée d'abord des décisions rendues par les hautes cours nationales, mais aussi, avec un poids moindre, de celles rendues par des cours.

Alors madame, dans quel catégorie classez-vous l’accord de la St-Sylvestre ?

Madame,

Lorsque vous dites que, la déclaration du président de la SADC jette un doute sur la mise en œuvre effective de l’accord de la Saint Sylvestre, qui allait dans le sens de résorber la crise actuelle, que les différentes parties prenantes avaient, sous l’égide de la CENCO, signé cet accord favorablement et accueilli et par le peuple congolais et par la communauté internationale, vous mentez au Peuple Congolais.

Ainsi, vous invitez plutôt la SADC à soutenir l’application effective de l’accord de la Saint Sylvestre et d’appuyer les résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU, afin d’aider la RD Congo à sortir de l’impasse actuelle.

De deux choses l’une : soit vous ne connaissez pas les noumènes des enjeux actuelles on peut vous comprendre, mais faire des telles déclarations ci-dessus, c’est se moquer du monde et cracher sur la mémoire de 13.000.000 d’innocentes victimes congolaises dont plus de 70% sont des femmes !

Si ce que vous appelez la communauté internationale est d’accord avec cet accord mafieux dit de la St Sylvestre, c’est que vous ne savez pas que c’est elle qui en est l’initiatrice, ceci en vue de maintenir leur protégé, alias Joseph Kabila au pouvoir et vous-même et vos collègues politiciens vous en êtes des complices. Vous collaborez donc avec les ennemis du Peuple Congolais.

Dire que le Peuple Congolais a accueilli favorablement cet accord satanique est un mensonge !! Vous mentez madame ; comment pouvez-vous affirmer cela ? Allez donc à Lemba, au deuil de Rossy Mukendi Tshimanga, tenir un tel discours… Vous me faites honte de vous savoir qu’une fille de Kisangani dont je suis moi-même originaire, se comporter de la sorte !

Les médiocres du « dialogue » du 18 octobre 2016 du Camp Tshatshi présidée par Edem Kodjo

Madame,

L’accord dont vous vantez les vertus est un accord mafieux et satanique conçu par des racistes blancs de la communauté mafieuse occidentale pour flouer le peuple congolais et pour maintenir leur protège, alias Joseph Kabila au pouvoir pour que leurs multinationales continuent a voler et a piller les richesses de notre pays.

De ce qui précède, la valeur juridique de l’accord dite de la St Sylvestre ainsi que sa portée politique sont nulles et voici pourquoi :

1.- Les signataires de ce torchon, notamment tous les politiciens congolais, n’ont ni qualité ni titre, car n’ayant aucun mandat politique, du fait de leur expiration. Les Évêques n’étant que des médiateurs, on ne peut leur amputer juridiquement aucune responsabilité. Je vous signale également que certains signataires n’avaient pas les qualités intellectuelles ni l’entendement nécessaire pour comprendre ce qui leur arrive, c'est-à- dire de comprendre le contenu de ce texte qui ne repose sur rien. Une poignée de médiocres signataires de l’accord mafieux de la St-Sylvestre.

2. L’arrangement particulier n’avait jamais été signé par tous les signataires et que ceux qui l’avaient signé, l’ont fait au Sénat, organe qui ne l’avait jamais assisté aux débats…

3. Cet accord que l’on « glorifie » par-c- et par-là n’est qu’un acte sous-seing privé, qui n’engagent que leurs auteurs et ne peut être opposable à la République Démocratique du Congo et encore moins au peuple congolais.

4.- L’accord de la St Sylvestre est une sorte d’accord mafieux du genre Accord de Lemera, Accord de Lusaka, accord de Sun-City, bref des accords qui ne sont pas bénéfiques pour notre pays. Même les délibérations orales des Conseils Coutumiers de nos villages ont une valeur juridique et une portée politique qui s’imposent aux administrés des villages. Ce que vous n’arrivez pas a comprendre en tant que juriste.

Madame,

Vous n’avez jamais été à Ibiza, Monaco, Venise, hotel St Raphael à Paris, mais vous avez été à l’ile de Gorée, sur invitation de l’Ambassadeur des Etats-Unis au Burkina-Faso le 15 décembre 2015, Tulinabo Mushingi Salama, d’origine tutsi-rwandaise, né à Kinshasa, pour un séminaire fictif. Ce voyage était payé par George Soros et par la Fondation Konrad Adenaueur et l’USAID. En fait, vous avez tous indexés et “recrutées” par la CIA en vue d’étouffer dans l’oeuf toutes velléités du peuple congolais en vue d’un soulèvement populaire.

Un conglomerate des médiocres politiciens congolais amenés en esclavage à l’île de Gorée

L’Ambassadeur US Tulinabo Mushingi, George Soros, Nikki Haley 6 mois après, les mêmes organisations mafieuses et Dominique Yann, ont monte la même opération, cette fois-la à Genval avec tous les membres de l’UDPS et ils ont réussi à vous corrompre tous.

Les sorciers de la messe noire de Genval du 7 au 9 juin 2016. C’est pourquoi, lorsque, Donald Trump avait délégué Nikki Haley pour venir rencontrer la “fausse opposition”, on ne vous pas choisi par hasard comme ses interlocuteurs. On vous a choisi, parmi des esclaves politiciens congolais médiocres venus de l’ile de Gorée et Tshilombo Felix parmi les médiocres de retour de la messe noire de Genval. Il faut dire que vos deux prestations devant elle, étaient lamentables.

Des mediocres politiciens congolais entourant l’Ambassadrice Nikki Haley

De votre audience à la CENI

Je laisse le peuple congolais suivre de lui-meme vos deux prestations mensongères et ridicules.

https://youtu.be/0_asYrCIL-I. Conference de presse de Eve Bazaiba et Kamerhe, après leur rencontre avce Corneille Nangaa. Ils sont tous satisfaits!! Des médiocres ! Mars 2018.

Déjà je mets un doute sur la personne avec laquelle vous vous affichez toujours devant les médias et je vous réponds directement à ce sujet:

1.- Kamerhe est un sujet rwandais qui travaille pour l’occupation rwandaise et, j’ai le dégoût de vous voir côte à côte; et l’avoir comme alliés politique. Si vous mettez en doute ce que je vous dis, veuillez vous reporter aux pages 24 et 25, vous verrez des images des massacres

2.- Vous suivez benoîtement le calendrier de Nikki Haley, donc le calendrier de la “communauté internationale”, qui est aussi le calendrier rwandais pour toujours repousser les échéances électorales.

3.- Vous savez pertinemment bien que Corneille Nangaa n’est qu’une marionnette et qu'il peut changer et nier en bloc, du jour au lendemain tout ce qu’il vous a dit. C’est pourquoi, Valentin Mubake, qui n’est pas un médiocre, avait refusé de le rencontrer.

4.- Cessez donc de mentir au peuple, car les élections n’auront jamais lieu et vous le savez très bien.

Madame,

Si vous ne le saviez pas, la mission assigné a alias Joseph Kabila, par les racistes blancs de la communauté mafieuse internationale est de détruire la République Démocratique du Congo. Il n’a pas été mis a la tète du pays pour respecter la constitution. Mais vous vous présentez comme défenseure et de la constitution et d’un accord déjà caduc…Vos thuriféraires m’ont répondu sur facebook que vous luttiez pour le peuple congolais ; je ne vois pas comment ?

 Vous n’avez jamais dénoncé l’agression contre notre pays ;

 Vous n’avez jamais dénoncé l’invasion de notre pays par des tueurs-tutsis-rwandais et même celle des vache folles de Kigali ;

 Vous n’avez jamais dénoncé l’occupation militaire et politique de notre pays;

 Vous n’avez jamais dénoncé les fosses communes crée par celui que vous soutenez aujourd‘hui;

 Les femmes payent un lourd tribut des massacres barbares de Paul Kagamé et de « Joseph Kabila » ; connaissez-vous le bilan jusqu'à ce jour ? Si oui, pourquoi vous n’en parlez pas ?

 Pourquoi vous ne dénoncez pas les massacres des chrétiens des journées des 31 décembre 2017, 21 janvier 2018 et de celle de 28 février 2018 ?

 Pourquoi ne dénoncez-vous pas l’invasion des vaches folles de Kigali ?

 Pourquoi ne dénoncez-vous pas les derniers contrats miniers signés par alias Joseph Kabila alors qu’il est déjà fin mandat ?

 Saviez-vous que alias « Joseph Kabila est un sujet rwandais ?

 Saviez-vous que Vital Kamerhe, votre allié, est un sujet rwandais ?

 Aujourd’hui, vous allez en Afrique du Sud, soutenir la création d’une nouvelle plate-forme mise en place par Moise Katumbi ; saviez-vous que c’est un sujet juif- italien-zambien ?

J’aimerais madame obtenir des réponses à toutes ces questions car je ne comprends pas comment vous ayez changé d’attitude, lorsque vous déclariez ce qui suit :

Un conseil, madame, quittez les rangs des collabos, des médiocres et des méchants : il en va de l’honneur et de la dignité de toutes les femmes congolaises violées, massacrées, enterrées vivantes par Paul Kagamé, Joseph Kabila, Azarias Ruberwa, Moise Nyarugabo, Bizima Kahara, une confrérie des occupants tueurs-tutsis- rwandais, (y compris Vital Kamerhe, quoique hutu-rwandais), avec laquelle vous collaborez encore aujourd’hui et a qui vous apportez votre soutien politique. Si vous ne vous repentez pas, Dieu rendra sa sentence qui sera sans appel. Ceci étant, je vous invite a réfléchir sur ce verset biblique pendant qu’il est encore temps :

A moi la vengeance et la rétribution, Quand leur pied chancellera! Car le jour de leur malheur est proche, Et ce qui les attend ne tardera pas. (Deutéronome 32 :35)

Madame,

Notre pays est sous occupation, il a été agressé, envahi même par des vaches folles de Kigali et est en voie d’être balkanisé. Les auteurs de cette situation, sont les hommes que vous que vous soutenez, Paul Kagamé que vous étiez allée applaudir à Addis-Abeba lors de son investiture comme président en exercice de l’Union Africaine, et alias Joseph Kabila, l’initiateur de cet accord de la mort. De tout ça, vous n’en parlez jamais...

Je vais joindre à la présente les photos des femmes massacrées par celui que vous supportez : Hyppolite Kanambe est un sujet rwandais. J’ai honte pour vous en tant que fille de Kisangani. Vous ne  « luttez » que pour vous-même, pour vos privilèges et vous usez de trop de mensonge pour vous couvrir, mais aujourd’hui, vous êtes mise à nu. Le Peuple Congolais n’a pas besoin d’élections, mais veut le départ de « Alias Kabila », l’homme que vous voulez maintenir à la tète de notre pays.

Londres, le 8 mars 2018

MBELO LISALIKO WENDA

Lire la suite

Attaques terroristes dans l'Aude: L'Elysée réagit au décès du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame

Attaques terroristes dans l'Aude : Arnaud Beltrame est le gendarme qui s'est offert comme otage, au péril de sa vie

Le président de la République a appris avec une vive émotion le décès du lieutenant-colonel Arnaud Beltrame cette nuit des suites des blessures reçues dans l’exercice de sa mission.

En s’offrant comme otage au terroriste retranché dans le supermarché de Trèbes, le lieutenant-colonel Beltrame a sauvé la vie d’une otage civile, faisant preuve d’un courage et d’une abnégation exceptionnels.

Au cœur de l’action, le lieutenant-colonel Beltrame a fait preuve d’un sang-froid exceptionnel et a illustré les vertus militaires d’une manière éclatante, qui mérite respect et admiration de la nation tout entière.

Ces vertus, le lieutenant-colonel Beltrame les avait démontrées dès sa formation militaire. Sorti major de la promotion « campagne d’Italie » de l’Ecole militaire interarmes de Saint-Cyr Coëtquidan (1999), salué pour son « esprit résolument offensif face à l’adversité » par ses supérieurs notant en lui un militaire qui « se bat jusqu’au bout et n’abandonne jamais », Arnaud Beltrame a ensuite rejoint l’Ecole des officiers de la Gendarmerie nationale, dont il est sorti en 2001 major de la promotion « Capitaine Gauvenet ».

En 2003, il fit partie des sept candidats sur 80 retenus pour intégrer le GSIGN (actuel GIGN).

Chuteur opérationnel, il fut déployé en Irak en 2005 où il fut décoré de la croix de la valeur militaire avec citation à l’ordre de la brigade (2007).

Commandant de compagnie au sein de la Garde Républicaine, il assure pendant quatre ans la sécurité du palais de l’Elysée avec un haut niveau d’exigence avant de prendre en 2010 le commandement de la compagnie d’Avranches, jusqu’en 2014. Après son passage par le ministère de l’Ecologie et du Développement durable comme conseiller auprès du secrétaire général, référent intelligence économique, où il avait démontré ses qualités intellectuelles et relationnelles, Arnaud Beltrame avait retrouvé le terrain en août 2017 comme officier adjoint au commandant du groupement de gendarmerie départementale de l’Aude. Ses aptitudes au commandement, sa disponibilité, son infaillible implication étaient appréciées de tous, notamment dans le développement de la capacité contre-terroriste des unités de gendarmerie de l’Aude.

Le lieutenant-colonel Arnaud Beltrame est mort au service de la nation, à laquelle il avait déjà tant apporté. En donnant sa vie pour mettre un terme à l’équipée meurtrière d’un terroriste djihadiste, il est tombé en héros.

Le président de la République adresse à sa veuve, à ses amis, à ses frères d’armes ses condoléances les plus sincères. Il appelle chaque Français à honorer sa mémoire.

Lire la suite

jeudi 22 mars 2018

RDC: Si Antoine Gizenga était viré du Palu comme Robert Mugabe de la Zanu-PF ?

Mnangagwa le "Crocodile" pousse la chaise roulante de Mugabe et Grace montre la direction

Le 19 novembre dernier, le dirigeant zimbabwéen Robert Mugabe a été exclu de sa propre formation politique, l'Union nationale africaine du Zimbabwe-Front patriotique (ZANU-PF).

A 93 ans, Robert Mugabe a été surpris plusieurs fois en « délit de sieste » lors de prestations publiques. Les photos du président zimbabwéen assoupi pendant les réunions internationales ont fait rire toute la planète. Mais son porte-parole dément les signes de fatigue : selon lui, Robert Mugabe ne dort pas, il ferme les yeux pour les protéger de la lumière.

En 2015, plusieurs chutes en public ont fait planer le doute sur ses capacités physiques. Un an plus tôt, il était tombé sur les genoux en descendant d’un podium après avoir prononcé un discours à Hararé. Filmées, les vidéos de ses chutes ont fait le tour des réseaux sociaux.

Le voici balayé par le vent de l’histoire. Robert Mugabe n’a pas échappé à la règle : en Afrique comme ailleurs, les dictateurs ne sont pas éternels. Avant d’être le vieil homme risible et pathétique qu’il était devenu ces dernières années, avant d’être le dictateur redoutable et peu fréquentable de ces trente dernières années, Robert Mugabe a été un héros à l’égal de Nelson Mandela, un espoir et un mythe auquel le monde a voulu croire.

A 92 ans, Antoine Gizenga apparaît de plus en plus comme un vassal d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Il est manipulé par l'imposteur de Kingakati comme un enfant. En Afrique, être vieux ne veux pas dire aussi être bête, idiot et vassal ! Antoine Gizenga est un pépé de la trahison ! Son fief dans le Bandundu est toujours aussi sinistré que son Palu!

Antoine Gizenga même alité et en chaise roulante est-il contraint à 92 ans se rendre chez Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ? Se rabaisser jusqu'à ce point ?

Antoine Gizenga sert de caution. Mais sait-il que le Néron de Kingakati n'a pas l'intention de quitter le pouvoir ? Avec ses neurones qui flanchent pas sûr qu'il comprenne !

Les membres de Palu doivent montrer à la face des congolais et du monde, qu'ils ne sont des larbins de Gizenga ni de son alliance avec Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale.

La solution est de virer Antoine Gizenga de la direction du Palu en lui accordant le titre de Président d'honneur.

En le laissant agir dans sa sénilité, Antoine Gizenga risque d'emporter tout le Palu avec lui.

Lire la suite

mercredi 21 mars 2018

RDC: Antoine Gizenga, le Boutéflika Congolais !

En Algérie, le président Boutéflika s'accroche malgré sa maladie

En France, Emmanuel Macron, élu par des Françaises et Français, président de la République, n'a que 40 ans. Avec c'est le dégagisme poli et le renouvellement automatique de la classe politique qui se sont opérés. Nombreux qui attendaient leur tour, ont vu passer le Tgv Macron, sans rien comprendre. En Algérie, des caricaturistes Algériens n'épargnent pas Abdelaziz Bouteflika (81 ans), un président fantômas et moribond, qu'ils croquent: matin, midi et soir. En République démocratique du Congo, des dinosaures, brontosaures et mammouths sont toujours là, ils s'accrochent sans penser à la jeunesse ni aux générations futures. Si nous avons la classe politique, la plus corrompue et toxique du Continent, les politicailleurs, ventriotes, profito-situationnistes...qui écument cette classe politique sont tournés vers le ventre. Elle a pris le peuple congolais.

Palu familiale, après le divorce retentissant début 2016 entre le vieillard Antoine Gizenga et son épouse, c’est sa nièce, Ida Nzumba qui pallie le vide laissé

Certains Congolais, sans prendre des gants, n'hésitent pas à parler de lui comme d'un être sénile, et fustigent le comportement du Parti lumumbiste unifié. Comment comprendre Antoine Gizenga, 92 ans, chef du Palu, parti ethno-tribaliste, des fanatiques, qui n'a de Lumumbiste que fumisterie, se soit déplacer pour aller se faire corrompre par Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, qui n'a ni mandat ni légitimité ? Sourd comme pot, avec une voix inaudible, il ne marche que grâce à la chaise roulante, Antoine Gizenga, traître et collabo, pour des billets verts est prêt à se vendre et se revendre ! Pour son enrôlement et l'obtention de sa carte d'électeur, la CENI s'était délocalisé jusque chez lui.

C'est la photo qui fâche, une traitrise de trop d'Antoine Gizenga

Antoine Gizenga aura trahi le peuple congolais jusqu'à sa vieillesse. Traître et collabo, Antoine Gizenga a toujours trahi le peuple congolais. Antoine Gizenga aura été hélas, toute sa vie une triste ironie dans l'histoire du Bandundu et de la République démocratique du Congo. le Palu, où les Mbum, Yanzi et Mbala ne se sont jamais retrouvés, sauf les Pendé qui ont mangé seuls, est obligé d'être un chien couchant du Pprd pour l'éternité. Médiocrité et médiocratie vont ensemble. Finalement Antoine Gizenga n'est qu'un petit individu, petit mythe crée de tout pièce, que rien dans l'histoire de la République démocratique du Congo ne justifie. Nous avons quand même lit pas mal d'historiens congolais, belges et autres: personne n'a jamais cité un seul haut fait de Gizenga, ce personnage miteux. A la Conférence Nationale tentant maladroitement de se justifier devant le peuple sur des assassinats commis lors de la rébellion à Kisangani... Il a été tout de suite et de manière cinglante contredit par un de ses collaborateurs d'alors; il n'a jamais relevé cette contradiction. Livre d'or, 30 tonnes de diamant, etc, etc, etc. n'ont été que mensonges ou des rêves d'un chat botté !

Favoritisme, la CENI est allé chez Antoine Gizenga pour l'enrôler

A la lecture des accords politiques signés entre Antoine Gizenga et Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale au second tour de l’élection présidentielle Louis Michel 2006, le Palu avait soutenu la candidature de l’Alliance de la Majorité présidentielle–AMP-et avait bénéficié en retour de la Primature: Antoine Gizenga, "Mpuku me Fwa", a été Premier ministre de 2006 à 2008. Il était au pouvoir pendant 21 mois, soit ‎293 jours ! A l'époque, âgé de 83 ans, Antoine Gizenga, avait annoncé sa démission en évoquant son âge. Il a été remplacé à la Primature par son neveu Adolphe Muzito, qui a été Premier ministre du 10 octobre 2008 au 6 mars 2012. Surnommé le "Crésus congolais", l'homme de Gungu s'enrichit de manière exponentielle: plus de 100 villas à Kinshasa, une compagnie aérienne...

Election Louis Michel 2006: Antoine Gizenga fait alliance avec l'imposteur Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale

Le Palu et Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere ont renouvelé leur accord en 2011 qui stipulait que le Néron de Kingakati devrait à son tour soutenir le candidat président Palu en 2016.

Or depuis le 19 décembre 2016, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est illégitime, sans mandat...il est en plein glissement !

Lire la suite

lundi 19 mars 2018

Le PM Edouard Philippe dévoile son plan de lutte contre le racisme et l'antisémitisme !

Edouard Philippe, Premier ministre

Le Premier ministre Edouard Philippe a dévoilé son plan national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme au au Musée national de l’histoire de l’immigration à Paris. national de l'immigration à Paris. Trois réponses:

1. Lutter contre la haine sur internet,

2. Mieux éduquer et protéger les citoyens, accompagner les victimes,

3. Mobiliser les territoires, le sport, les médias

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre

Plan national de lutte contre le racisme et l’antisémitisme

Musée National de l’Histoire de l’Immigration

Paris, lundi 19 mars 2018

Mesdames et messieurs les ministres,

Madame la présidente, chère Mercédès Erra,

Monsieur le président, cher Benjamin Stora,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Madame la maire du 12ème arrondissement,

Mesdames et messieurs les présidents d’associations,

Mesdames et messieurs,

J’ignore si vous vous souvenez de la première fois où vous avez été confrontés au racisme et à l’antisémitisme. Pas forcément en tant que victime, mais en tant que témoin. En ce qui me concerne, je devais être âgé de huit ou neuf ans. J’assistais à un repas de famille. Un repas auquel nous avions invité un vieil ami. Un homme très respectable, très généreux. Un homme de son époque, c’est-à-dire né aux alentours de 1914. Ma première confrontation avec l’antisémitisme a eu lieu à l’occasion de ce dîner et a pris la forme d’une apposition. Il parlait de quelqu’un et s’est senti obligé de préciser, sans que cela n’ait aucun rapport avec ce qui précédait, ou ce qui suivait : « Monsieur Duchmol, qui est juif ». Puis, la conversation avait repris son cours, sans que personne ne veuille ou n’ose rectifier quoi que ce soit.

C’était la première fois que, dans mon milieu enseignant, intellectuel, normand, j’entendais parler de « Juif » pour désigner un Français. Et c’était donc la première fois que je découvrais ce qui ressemblait à une sorte « d’antisémitisme tranquille », de racisme ordinaire de fin de repas. Et ce, j’insiste sur ce point, dans la bouche d’un homme fin, éduqué, démocrate, bon, j’ose le dire, qu’à bien des égards, j’admirais et que j’admire encore. J’imagine que c’est un peu la même surprise qui a saisi certains lecteurs en découvrant il y a quelques semaines, le journal d’Emile Chartier, plus connu sous le nom d’Alain. Le journal d’un grand philosophe, d’un professeur admiré, celui de Simone Weil, de Raymond Aron, de Julien Gracq, le journal d’un grand humaniste qui a présidé en 1934 le comité de vigilance des intellectuels antifascistes.

Un journal qui, à partir des années 1938, contient des propos clairement antisémites, hélas en phase si j’ose dire, avec ceux que l’on pouvait lire dans la presse ou dans les livres de l’époque.

Si j’ai choisi cette anecdote, ce clair-obscur c’est parce que je pense qu’ils sont fréquents.

Premier clair-obscur : les statistiques. En particulier celles relatives aux actes racistes et antisémites. Comme vous, j’en ai constaté la baisse. Mais je voudrais qu’on regarde ces statistiques avec une très grande prudence et une très grande lucidité. Non qu’il soit inutile de disposer d’un thermomètre. Briser un thermomètre n’a jamais fait disparaître un problème. Mais ces chiffres, nous le savons, ne donnent qu’une image imparfaite de la réalité. De cette réalité vécue, ressentie tous les jours par des millions de Français qui subissent des injures, des violences en raison de leur couleur de peau, de leur kippa, de leur voile, de leur patronyme. Dans la rue, dans les transports, sur internet, à l’école ou devant leur lieu de culte.

Et quand on se penche plus précisément sur ces statistiques, on constate que si les menaces racistes et antisémites diminuent, les actes et les agressions augmentent. Veillons donc à ce que ces statistiques ne deviennent pas un nouveau « voile d’ignorance ».

Deuxième clair-obscur : le rapport que notre pays entretient avec le racisme et l’antisémitisme. Vous connaissez sans doute le livre de l’historien Gérard Noiriel, « Le creuset français ». Vous savez donc que la France, contrairement aux Etats-Unis par exemple, ne s’est pas toujours construite avec l’immigration. Que « penser cette immigration » lui a demandé du temps. En attendant, Belges, Piémontais, Arméniens, Juifs d’Europe de l’Est se sont heurtés, à la fin du 19è siècle et au début du 20è siècle, à une hostilité plus ou moins violente en fonction des périodes. Des Belges que l’on traitait à Paris de « Peaux de beurre » ou de « vermine » à la fin du Second Empire. Des Piémontais que l’on massacrait à Aigues Mortes en 1893 parce qu’ils « volaient » le travail des locaux. Des Juifs que l’on soupçonnait de complot mondial. C’est le Protocole des Sages de Sion. C’est la « Terreur juive » d’Urbain Gohier. Ce sont les ligues. Les pamphlets de Drumont, de Rochefort, de Déroulède. C’est l’affaire Dreyfus. C’est un torrent inouï de haine. Une haine qui a fini par passer à l’acte du massacre de masse. J’aurais aussi pu parler des « zoos humains » qui agrémentaient chaque exposition universelle jusqu’à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Avec, pour celle de 1897 en Belgique, ce panneau terrible sur lequel on pouvait lire : « Ne pas donner à manger aux Congolais. Ils sont nourris ». J’aurais pu parler de l’exposition que je viens de voir sur le traitement que les Tsiganes ont subi. Donc, je ne crois pas à un hypothétique âge d’or durant lequel la France, comme les autres nations d’ailleurs, aurait entretenu une relation respectueuse, apaisée, avec l’étranger, avec l’autre. Toujours, même sous la République, la conjugaison du déjà là, et du nouvel arrivant a été compliquée.

Troisième clair-obscur, troisième hésitation, qui est en fait une mise en garde. Cette mise en garde consiste à éviter deux pièges. Le premier, c’est celui de la naïveté. La naïveté de croire que par un coup de baguette de magique, on parviendrait à éradiquer le racisme et l’antisémitisme. Si c’était possible, nous l’aurions déjà fait. Le second piège, c’est celui du découragement. Celui du laisser-aller et du laisser-faire. C’est celui qu’on nous tend parfois avec des phrases du type : « Laissez-les vous traiter de racistes » ; « On ne peut plus rien dire de nos jours » ; « ça a toujours été comme ça ». À ces deux pièges, je veux opposer deux réalités :

D’abord, depuis deux siècles, l’Humanité a remporté des victoires sur elle-même. Ces victoires sont parfois symboliques, sans doute trop rares, mais elles sont réelles.

Ensuite, chaque période a produit ses haines, ses zélateurs et ses bourreaux. Mais chaque période a aussi produit ses héros, ses armes, ses combats. Combat de Zola, de Péguy, de Clemenceau pour Dreyfus. Combat de millions d’hommes et de femmes contre la barbarie nazie. Combat d’intellectuels, de militants, d’hommes politiques pour la décolonisation. Combat de l’antiracisme et de la lutte contre l’antisémitisme aujourd’hui.

Face à cette haine, ce qui compte c’est le combat. Le combat, les combattants et les armes dont ils disposent. Face à une haine qui se métamorphose, notre devoir de Républicain, c’est de continuer le combat. De le continuer en l’adaptant. En le portant là où s’ouvrent les nouveaux fronts. En se dotant des bonnes armes. Et en les utilisant aux bons endroits, aux bons moments. C’est la logique du plan que je vous propose aujourd’hui. Plus que des mesures – il y en a, elles sont nombreuses et utiles – je voudrais identifier avec vous, les quatre combats de ces prochaines années. Des combats que nous devons absolument mener.

Le premier, c’est celui d’internet. De ce torrent de boue qui se déverse dans les forums de discussion et sur les réseaux sociaux. Nous venons d’en entendre des exemples ahurissants. Ces propos ne sont pas des opinions. Ce sont des délits. Et un délit, ça se constate et ça se punit. En tous cas, dans un Etat de droit digne de ce nom. On ne me fera jamais croire que les réseaux sociaux sont des espaces hors-sol.

Pour moi, tout ce qui est publié et diffusé en France, est publié et diffusé en France. Et doit donc répondre aux lois de la République. A fortiori quand ces propos « virtuels » infligent des blessures qui sont hélas, bien réelles.

En général, c’est à ce moment-là que je m’énerve. Que je m’énerve vraiment. Mes collaborateurs pourront en témoigner. Ce qui m’énerve, c’est que de nos jours, il semble plus facile de retirer la vidéo pirate d’un match de foot que des propos antisémites. Et quand je m’en étonne, on me répond certes poliment, mais avec une once de lassitude: « Oh, c’est compliqué. Faut voir ça au niveau européen ».

Très bien, allons-y, s’il faut voir ça au niveau européen, voyons ça avec l’Europe. Portons ce combat. Portons-le vraiment, comme on l’a fait sur les travailleurs détachés. Je ne me résigne pas, voyez-vous, à l’idée scandaleuse que la LFP aurait plus de succès avec Facebook que le gouvernement français !

Le président de la République l’a dit lors du dîner du C.R.I.F : la France défendra au niveau européen un projet législatif pour contraindre les opérateurs à retirer dans les plus brefs délais, tout contenu haineux, raciste ou antisémite. Et on ne va pas se contenter de l’espérer. On va se battre. On va, avec Jean-Yves Le Drian et Nathalie Loiseau, faire le tour des chancelleries. On va mobiliser les parlementaires européens français. Le président de la République en parlera à ses homologues. On va y mettre tous nos moyens. Parce que s’il y a un sujet sur lequel, au nom de nos valeurs et de notre histoire, nous devons tous nous retrouver en Europe, c’est celui-là. Ou alors, c’est que nous sommes devenus amnésiques en plus d’être aveugles.

Ce projet devra permettre de construire le cadre juridique d’une responsabilité des plateformes. Aujourd’hui, le directeur d’un journal est pénalement responsable des commentaires haineux qui sont postés sur son site internet. En revanche, si vous dirigez un réseau social, tout est possible. On ne peut pas en rester là. On ne peut pas continuer de vivre avec un cadre juridique européen qui date des années 2000. Un cadre qui visait à l’époque à transposer les principes du marché unique dans le domaine du numérique. Mais aujourd’hui, on ne peut plus se satisfaire de la distinction un peu binaire entre d’un côté des éditeurs de contenus qui en sont responsables et de l’autre, des hébergeurs techniques, plus passifs, dont la responsabilité est très limitée. En effet, ce cadre n’a pas été conçu pour appréhender les grandes plateformes qui, sans produire elles-mêmes leurs contenus, mettent ceux-ci à la disposition du public en les hiérarchisant, voire en les filtrant. Soyons lucides : ces plateformes jouent désormais un rôle actif dans l’édition de leurs contenus.

Alors, heureusement, le sujet progresse. La révision en cours de la directive européenne « Services de médias audiovisuels » va par exemple dans le bon sens. Elle permettra en effet aux régulateurs nationaux de contribuer à la lutte contre les contenus haineux sous forme de vidéo. Mais il faut aller plus loin. Entre les deux statuts d’éditeur et hébergeur, il y a de la place pour un troisième statut. Un statut qui tienne compte des spécificités des grandes plateformes, mais qui les contraigne aussi à prendre leurs responsabilités.

Mais, sans attendre l’aboutissement de ce chantier européen, nous modifierons la législation nationale. Car nous avons des marges de manœuvre. Des marges qui permettent de renforcer les obligations de détection, de signalement, de suppression et de prévention de contenus illicites. Ces marges, je veux que nous les exploitions au maximum pour enclencher la dynamique et soutenir la démarche que nous engagerons au niveau européen.

C’est un immense chantier. Un chantier politique. Un chantier technique. Pour convaincre nos partenaires, on doit leur proposer un projet bien ficelé et crédible. C’est le sens de la mission que le président de la République a confiée à Gil TAIEB, à Karim AMELLAL et à la députée Laetitia AVIA à qui je veux rendre hommage et à qui je redis ici mon amitié. Nous engagerons donc une concertation avec les acteurs du secteur et les associations.

Je profite de l’occasion pour remercier SOS Racisme, la LICRA, « J’accuse », le MRAP et l’UEJF des contributions qu’ils nous ont fait parvenir à ce sujet. Et je les remercie par avance de ce qu’ils pourront faire pour mobiliser leurs homologues et leurs relais en Europe.

Le deuxième combat, c’est celui de l’éducation. Au sens large, c’est à dire qui englobe l’apprentissage des savoirs fondamentaux, l’accès à la culture, la citoyenneté. On le sait : la connaissance réunit. L’ignorance sépare. C’est un vrai combat. Qui ne date pas d’hier puisqu’il est aussi vieux que la République, et en vérité, aussi vieux que l’humanité.

Pour le mener, la République avait missionné ceux que l’on appelait à l’époque ses « hussards noirs ». La métaphore guerrière n’est pas un hasard. Parce que combattre des préjugés, combattre l’obscurantisme, c’est âpre, c’est violent. C’était violent en 1870. Ça l’est en 2018 dans certaines zones où des professeurs n’osent plus parler de la Shoah devant leurs élèves.

Avec le président de la République, avec Jean-Michel Blanquer, nous avons voulu amorcer la reconquête de nos écoles. Et avec elles, la reconquête des consciences.

Une reconquête qui commence dès l’école primaire. C’est le sens du dédoublement des classes de CP dans les zones dites « REP+ » qui permet aux enseignants de disposer de plus de temps pour aider les enfants le plus en difficultés.

Une reconquête qui se poursuivra tout au long de la scolarité. J’ai demandé à Jean-Michel Blanquer de constituer une équipe nationale d’intervention rapide associant des enseignants, des représentants de l’Etat, des associations et des représentants des lieux de mémoire.

Leurs missions ? D’abord, libérer la parole, en demandant aux chefs d’établissement de signaler les difficultés ou incidents qui se produisent en matière de racisme et d’antisémitisme. Mais aussi épauler les enseignants, intervenir devant les élèves dans les établissements où des difficultés sont signalées lors de certains enseignements.

J’aime l’histoire. J’aime passionnément mon pays. Avec ses heures de gloire, avec ses erreurs, avec ses hontes. L’histoire est un bloc, qu’il faut savoir regarder en face. Qu’il faut savoir comprendre. Pour s’en libérer. Parce que nous ne sommes pas nos ancêtres. Nous sommes les acteurs bien vivants de l’histoire qui s’écrit. Ne soyons pas des esclavagistes, des collabos, des résistants, des blancs, des Asiatiques, des Africains des Juifs « imaginaires » pour paraphraser le titre d’un ouvrage d’Alain Finkielkraut. Soyons des citoyens réels et agissants.

Pas au nom d’un passé revisité. Magnifié ou diabolisé. Mais au nom de l’avenir. Ce n’est pas simple. C’est loin d’être gagné, je ne suis pas naïf. Mais c’est la seule solution que je connaisse pour envisager l’avenir. Parce qu’on ne me fera jamais croire qu’on peut bâtir une société pacifiée et sûre sur la haine de son voisin. En général, ça finit mal. Et pour tout le monde.

C’est la raison pour laquelle, nous ne transigerons pas sur les programmes scolaires. Et que nous ne laisserons pas les enseignants seuls, isolés, face à la violence physique ou verbale de leurs élèves, en particulier lors des cours d’histoire. Cette histoire, nous l’enseignerons. Dans sa grande, parfois triste et cruelle vérité.

Troisième combat : la protection et l’accompagnement des victimes. On le sait, les victimes d’actes ou d’injures racistes n’osent pas porter plainte. Parce que c’est compliqué. Parce que ça prend du temps. Que c’est intimidant de pénétrer dans un commissariat. Et puis, certaines de ces personnes se disent : « À quoi bon ? ». Quand elles osent franchir le pas, leur statut de victime n’est pas toujours reconnu ; leur parole pas toujours entendue comme elle le devrait.

Or, nous avons besoin que les victimes portent plainte. D’abord pour que les statistiques, les fameuses statistiques dont je parlais plus haut, reflètent mieux la réalité vécue sur le terrain. Et puis parce que la plainte, c’est le contrepoison de l’impunité. Sans plainte, pas d’enquête, pas de responsable, pas de sanction.

Comme vous le verrez, le plan comprend un certain nombre de mesures pour faciliter le dépôt de plaintes. Retenez simplement :

Qu’avec Gérard Collomb et Nicole Belloubet, nous expérimenterons dans les prochains mois, un réseau d’enquêteurs et de magistrats spécialement formés à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme.

Dans ce cadre, nous présenterons un nouveau modèle d’audition qui permettra de mieux guider la discussion et d’ainsi accorder sa juste place à la parole de la victime.

Sur le fondement de cette expérimentation, nous procèderons à une révision des logiciels de rédaction des procédures. L’idée, quelle est-elle ? Elle est de faciliter la reconnaissance de circonstances aggravantes dans les cas d’insulte ou de violences.

Enfin, dès la fin de ce premier semestre, nous rendrons opérationnel un système de pré-plainte en ligne pour les infractions de nature raciste et antisémite.

Dernier combat : celui de la présence. En particulier dans les domaines où la mobilisation n’est pas suffisante. Un de ces domaines, c’est le sport. Le sport, c’est à la fois un secteur où s’exprime le racisme. Certains joueurs ou certains athlètes, en général de couleur, subissent crachats et insultes presque quotidiennement. Dans les stades et sur les réseaux sociaux.

Mais le sport, chère Laura Flessel, c’est aussi une formidable école d’égalité. Parce que sur un terrain, sur un ring me concernant, sur une piste, sur des skis, sur un vélo, ça n’est pas la couleur ou la croyance qui compte, mais la performance. Et le sport, c’est une école qui parle à peu près à tout le monde.

Je ne voudrais pas tomber dans le travers que je dénonçais tout à l’heure, celui d’un hypothétique « âge d’or ». Mais il se trouve que vers l’âge de 27-28 ans j’ai, comme beaucoup de Français, connu l’ivresse – symbolique j’entends- d’un soir de finale de coupe du monde.

Et ce court laps de temps durant lequel nous étions 60 millions à nous moquer pas mal de savoir si celui qui avait marqué était « Black Blanc ou Beur ». Parce que sur le terrain, ils étaient tous « Bleu-Blanc-Rouge ».

C’est pour ça que le sport est une des nouvelles frontières de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Comme d’ailleurs il l’a été, dans le passé, lors des Jeux Olympiques de Berlin en 1936. Et c’est pour cette raison que nous signerons, de manière systématique, des conventions avec toutes les fédérations. Des conventions pour sensibiliser, pour former, pour construire et relayer un « contre-discours ». Et je sais pouvoir compter dans ce combat, sur l’implication des sportifs de haut niveau.

Les mesures que je viens d’évoquer ne résument pas à elles-seules le plan que je tenais à vous présenter en ce jour particulier. Un jour qui marque le début de la Semaine d’éducation contre le racisme et de l’antisémitisme. Un jour, le 19 mars, qui est aussi celui du deuil et du souvenir, six ans après la tuerie de l’école juive de Toulouse. Un 19 mars, cher Benjamin Stora qui est enfin le jour anniversaire de la signature des accords d’Evian.

Justement, vous avez publié, je crois, au début des années 1990 un livre qui s’intitule « La gangrène et l’oubli ». Ce livre ne concerne pas directement le sujet qui nous rassemble. Mais son titre m’a frappé. Parce qu’au fond, c’est de cela dont il s’agit : lutter contre l’oubli pour contrôler et faire reculer cette gangrène qui, à intervalles réguliers de notre histoire, menace d’emporter tout le corps social.

Lire la suite

samedi 17 mars 2018

Affaire Tshiani-Bongos: La Cour a rejeté 99% de la plainte de Noël Tshiani contre le journaliste Roger Bongos !

Paris, Me. Pierre Darkanian, Freddy Mulongo et Roger Bongos

Malgré son "Dikamama" Noël Tshiani s'inflige un chemin de la croix, il marche désormais pieds nus sur des clous, à cause de sa propre plainte en diffamation contre le journaliste Roger Bongos. Le valet du Rwandais Paul Kagamé, qui a toute sa vie travaillé pour son ventre, abandonnant femme, enfants et amis, croit qu'il sera catapulté par Kigali sur le trône du Congo, comme son ami Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, l'incapacitaire de Kingakati, sans mandat qui glisse allègrement. Ceux qui luttent contre des imposteurs pour un possible "Autre Grand Congo" se battent-ils en vain ? Noël Tshiani n'est pas un patriote, il est un profito-situationniste !

Noël Tshiani et Louise Mushikiwabo, bras droit de Paul Kagamé

Le Congo est tombé tellement bas que n'importe quel quidam croit qu'il peut devenir Président de la République. Le mythomane de Ngandajika n'aura plus que des cauchemars et insomnies. Le procédurier Noël Tshiani et autoproclamé candidat président de la République doit s'armer du courage, dans cette guerre de 100 ans qu'il a lui même déclenché contre le journaliste Roger Bongos. Les 14 pages de l'Ordonnance de référé rendue le 16 mars 2018, du tribunal de la Grande Instance de Paris sont une vraie "Mutakalisation" de Noël Tshiani.

Noël Tshiani valet de Paul Kagame du Rwanda

Le garçon de course de Paul Kagamé, doit s'en vouloir de s'être à la puissance de feu, qui brûle et consume, lui qui pensait faire la loi dans la ville lumière. La justice française a rejeté 99% de sa plainte contre le confrère Roger Bongos. La somme de 50 000 euros que Noël Tshiani a réclamé à notre confrère Roger Bongos, rédacteur en chef d'Afrique Rédaction, pour se refaire une santé financière a été également rejetée ! Somme qui correspond à la moitié que la CENI réclame aux candidats présidents de la République. Ce n'est pas à un journaliste de financer un illustre candidat inconnu pour un scrutin hypothétique. C'est pourquoi Noël Tshiani se repli vers Moïse Katumbi, qu'il veut traduire en justice, en vue d'avoir cette caution de 100.000 dollars US qu'il n'a pas.

Les articles de Roger Bongos incriminés par Noël Tshiani n'ont pas été retenus comme diffamatoires ! “Noël Tshiani : un aventurier, un fourbe qui collaborerait avec l’occupant en RDC ?”, publié le 16 octobre 2017, “Noël Tshiani : pourquoi a t-il voulu torpiller la transition proposée à Denis Mukwege ?”, publié le 04 novembre 2017 ,“Noël Tshiani est-il un dangereux mythomane ou un sale type ?”, publié le 19 octobre 2017, “Qui est réellement Noël Tshiani est-il un dangereux mythomane ou un sale type ?”, publié le 19 octobre 2017 sur le site www.sangoyacongo.com“. .

La justice française a reconnu Noël Tshiani comme "Menteur", "Fourbe", "Biface", "Politicailleur", ces expressions ne sont pas choquantes et constituent pas une diffamation.

Elle précise: Il faut en outre préciser que, si le défendeur indique être journaliste, les propos ont été tenus sur un blog d’opinion, ce qui résulte d’ailleurs de manière peu contestable du communiqué mis en ligne le 16 octobre 2017, montrant que Roger BONGOS était passé du statut d’allié de Noël Tshiani au statut d’opposant politique, ce qu’il a clairement indiqué aux internautes (“j’ai eu à m’investir dans son “programme” (...) Je retire mon soutien moral, stratégique, communicationnel et surtout patriotique à Noël Tshiani qui s’est déclaré “candidat” à la présidentielle”).

Le droit de critique doit donc être largement entendu, les propos s’inscrivant dans un contexte de polémique politique.

que le propos 9, qui, par l’usage des termes “fourbe”, “biface” et “masque d’opposant”, se limite à mettre en cause Noël Tshiani pour ses qualités d’homme politique, apparaît également ne pas dépasser les limites admissibles de la liberté d’expression, dans un blog politique !que les propos 12, 13, 14 et 15 évoquent en substance, à propos du demandeur, qu’il serait un mythomane, un menteur ou un sale type ; que le fait de décrire son opposant politique comme mentant ou comme étant une personne mauvaise n'est pas, dans un blog de dimension polémique, constitutif, avec l’évidence requise en référé, d’injure publique envers particulier ; - que le propos 16, qui est issu d’un communiqué du défendeur indiquant qu’il ne soutiendrait plus Noël Tshiani, fait principalement état des réflexions de Roger Bongos sur sa position ; que, pour le surplus, le seul fait d’évoquer des “prédateurs” ou des “politiciens alimentaires” ne dépasse pas les limites admissibles de la liberté d’expression ;

Lire la suite

vendredi 16 mars 2018

RDC: Opération Artémis-Opération Sukola 1, quelle efficacité des Fardc ?

Opération Artémis-Opération Sukola 1, quelle efficacité des Fardc ?

Les Congolais parlent facilement des hypothétiques élections, sans parler des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc). Avec quelle armée irons-nous aux élections ? En République démocratique du Congo, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale n'est plus légitime depuis le 19 décembre 2016. L'imposteur de Kingakati, qui est sans mandat, est rusé comme un renard. Après avoir bien glissé, avec à son compteur deux hold-up électoraux de 2006 et 2011, le Néron du palais de Nation,brandit le chiffon rouge: Election, élection, élection...des politicailleurs-ventriotes foncent comme des taureaux. Ni neutre, ni indépendante la CENI corrompue, à la solde du régime d'imposture, d'occupation et de prédation, avec ses machines à voler achetées à 150 millions de dollars en Corée du Sud, pour un pays sans infrastructures ni électricité, enfarine tout le monde. Les médias parlent encore des massacres en Ituri, comme à l'époque de l'UPC de Thomas Lubanga, qui est à la CPI, pour ses crimes. Un peuple qui croit par son ventre et à l’aumône de la main tendu par les politicailleurs-ventriotes rusés pour sa survie est un peuple sans issue. Mais un peuple qui crois en lui et en la potentialité de son pays par la tête est un peuple victorieux et son avenir est assuré.

Silence ici Ituri, on zigouille en toute impunité

Il y a quatre ans les FARDC lançaient l'Opération Sukola 1 à Beni. Malgré des effectifs avoisinant 20.000 soldats, sur un petit territoire de 7.400 km², la situation sécuritaire ne s'est guère améliorée, elle est même devenue pire qu'avant. A titre de comparaison, en 2003, l’Opération Artémis, pilotée par l’armée française, avec à peine 1.500 soldats, avait réussi à rétablir la sécurité en Ituri en trois mois. 1.500 soldats sur un territoire de 65.000 km², c'est-à-dire 9 fois plus grand que le territoire de Beni. Pour dire les choses simplement, 1 soldat ARTEMIS devait sécuriser 43 km², et il a rempli la mission en trois mois (90 jours). A Beni, un soldat FARDC devait sécuriser 2 km² seulement. Quatre ans plus tard, et malgré l'aide de la MONUSCO, il n'a toujours pas fait le boulot. Pire, la situation sécuritaire s'est même détériorée dans son petit périmètre (2km²).

Le père Assomptionniste Vincent Machozi, initiateur du site Beni-Lubero, assassiné

Pour tuer l'information du site online Beni-Lubero, le père Assomptionniste Vincent Machozi, fondateur du site Beni-Lubero a été assassiné le dimanche 20 mars 2016, au vu de tout le monde. Aucun journal "Coupagiste" de Kinshasa n'avait osé parler de cet odieux assassinat ! Les thuriféraires et autres ramasseurs des miettes du régime avaient étouffé cette information...Deux ans auparavant, c'est-à-dire en 2014, le site Beni-Lubero avait expliqué le fait que les Fardc ne gagneront jamais une guerre contre le Rwanda, du simple fait de l'infiltration. Des officiers Rwandais ont été nommés par décret présidentiel d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale au sein des FARDC avec la complicité passive des collabos congolais et de l’opposition dite constitutionnelle ! Voici la liste que Beni-Lubero avait publié à l'époque:

Noms et Fonctions:

1. Général Jean BIVEGETE: Auditeur Général de l’armée (Haut magistrat militaire).

2. Général MASUNZU: Cmd Adjoint 10ème Région militaire/Bukavu.

3. Général MALICK KIJEGE: Inspecteur Général de l’Armée (ex. G4-EMG) FARDC/KINSHASA.

4. Général OBED RWIBASIRA: Cmd 5ème Région militaire à Kananga/Kasaï-Occidental

5. Général MUSTAPHA MUKIZA: Cmd Base militaire de KITONA (Bas-Congo).

6. Général Charles BISENGIMANA: Inspecteur Général Adjoint De La Police Nationale/Kinshasa.

7. Général JEROME GAKWAVU: EMG/FARDC-Kinshasa.

8. Général BOSCO NTAGANDA: Ancien Chef d’Etat Major du CNDP (Maintenant au CPI, Lahaye, Hollande).

9. Général Laurent NKUNDA: Chef du CNDP devenu M23 ( maintenant au Rwanda).

10. Colonel BONANE: Cmd 4ème Brigade en Ituri.

11. Général MAKENGA SULTANI: chef du M23 en rebellion au Nord-Kivu.

12. Colonel KAMANZI François.

13. Colonel MUNYARUGERERO Françoise: Cmd de la Police de l’enfance/Nord-Kivu.

14. Colonel MUHINDO François: Cmd de la Brigade Delta à Kichanga/Masisi.

15. Colonel François ZERO BRAVO: EMG-Armée mixée de NKUNDA, (81ème Brigade FARDC).

16. Colonel MUTEBUTSI Jules En exil au Rwanda après la rébellion de Bukavu, Juin 2004.

17. Colonel ROHORIMBERE: Dispo/EMG-FARDC.

18. Colonel GISHONDO ELIE: Dispo/EMG-FARDC.

19. Colonel PADIRI Jonas: Cmd Brigade EQUO à Kimoka-Sake/Nord-Kivu.

20. Colonel BOLINGO MATANE: 10ème Région Militaire/Bukavu.

21. Colonel BIRORI Benjamin: Conseiller Militaire/Ruberwa (En Formation En Chine).

22. Colonel BISOGO Venant: Dispo/EMG-FARDC (en rébellion au Sud Kivu : G47).

23. Colonel WILSON: Cmd adjoint de la brigade ALPHA à NYANZALE-MWESO.

24. Lt Colonel MUNYAKAZI: EMG-Armée Mixée de NKUNDA (83ème Brigade FARDC).

25. Lt Colonel Claude MUCHO ½: Cmd brigade Charly à Mushaki/Masisi.

26. Lt Colonel INNOCENT Ex ½ : G4 AFDL/RCD aujourd’hui G4 E.M-Armée mixée de NKUNDA.

Lire la suite

jeudi 15 mars 2018

UNPC: Chantal Kanyimbo cessez d'humilier des journalistes !

Chantal Kanyimbo, Rapporteur du CSAC

L'Union Nationale de la Presse Congolaise (UNPC) doit cesser d'humilier des journalistes. C'est honteux et révoltant. Au pays des aveugles, le borgne est roi dit-on. Mieux, au pays de la Révolution de la Modernité bidon, des journalistes sont chosifiés.

L'Union Nationale de la Presse Congolaise (UNPC) n'a pas du tout évolué, malgré le Congrès de refondation de la presse congolaise, tenu au Centre Nganda, en mars 2004, avec 271 délégués venus de tous les coins du pays. J'ai été membre du comité préparatoire en tant que président des radios communautaires, avec le président Kitutu Oleantwa, Donat Mbaya de Jed, Kasonga Tshilundé qui n'était à l'époque que Secrétaire Général de l'UPC et d'autres... organisé par l'Institut Panos et j'y avais participé.

C'est pour ne plus être confondu avec l'Union des patriotes congolais (UPC), mouvement rebelle congolais, dirigé par Thomas Lubanga et principalement constitué de l'ethnie des Hemas. L'UPC, proche du gouvernement rwandais, était impliquée dans la guerre dans la province d'Ituri que l'Union de la Presse Congolaise est devenue Union Nationale de la Presse Congolaise-UNPC. Nous avons le sentiment que l'UNPC végète encore !

Imprimante des cartes coûte moins de 100 euros au Bon Coin

Dans une vidéo postée sur Facebook par Rachel Kisita, on voit une meute des journalistes impressionnés, qui filment et applaudissent. Quoi ? En effet, l'UNPC inaugure une petite imprimante pour l'impression des cartes de presse, don de "Free press" une Ong hollandaise. Une imprimante qui coûte moins de 100 euros au Bon Coin sur internet ! La Honte !

Cette petite imprimante hollandaise, que l'UNPC bien organisé pouvait se l'offrir, va permettre la délivrance rapide de la cartes de presse pour contrer les "Moutons noirs" !

C'est Chantal Kanyimbo, le rapporteur de l'étouffoir des libertés, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et Communication-CSAC qui a remplacé la fameuse Haute Autorité des Médias-HAM de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, qui a eu l'outrecuidance d'inaugurer la machinette de la carte de presse. Suite aux nombreuses réactions négatives des internautes, c'est plutôt notre réaction qui a retenu l'attention de Chantal Kanymbo qui répond:

Un don, c'est une question de prix? Obtenir d'un partenaire ce que l'on ne peut se l'offrir est de la médiocrité ? Vous pouvez alors, cher Freddy Mulongo offrir une deuxième, troisième, quatrième ou dixième machine à imprimer à l'UNPC, qui appréciera, sans doute ce geste venant d'un journaliste congolais vivant en France.! (...)

Chantal Kanymbo, Rapporteur du CSAC

A la papesse Chantal Kanymbo nous répondons ceci:

1. Les journalistes congolais méritent du respect. C'est à l'UNPC, CSAC, OMEC et tous les organes professionnelles de couvrir ce respect à tous les journalistes congolais y compris des indépendants qui n'ont pas forcement une carte de presse de l'UNPC. Notre monde a beaucoup évolué, les réseaux sociaux y ont grandement contribué. Les "Moutons noirs" ne sont pas forcément ceux que l'on voudraient incriminer et priver de la carte de presse, ce sont des agents de l'ANR, de la police et des services qui traquent, arrêtent arbitrairement des journalistes. La carte de son organe de presse est aussi valable que la carte de l'UNPC. Il y a deux semaines, notre aîné Kimpozo Mayala "Kimp", coordonnateur du journal Le Phare, a été abusivement interpellé à Masina. Après plusieurs heures, dans un container de police, il a été relâché. Pas un communiqué de l'UNPC pour dénoncer cette arrestation arbitraire. C'est ce silence qui fait croire aux barbouzes et sbires du régime qu'ils peuvent continuer à agir contre des journalistes en toute impunité. Dites-nous, est-ce que les thuriféraires de la RTNC méritent-ils la carte de presse de l'UNPC? Pire que la voix du Zaïre sous le défunt Maréchal-dictateur Mobutu, la RTNC qui devait être le média public de la République démocratique du Congo, on y chante des louanges au Néron, imposteur et incapacitaire de Kingakati. Depuis le 19 décembre 2016, à minuit, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale n'a plus aucune légitimité. Il est hors mandat, le barbu du palais de la Nation a glissé... les journalistes de la RTNC font comme si de rien n'était. Ils se taisent et sont complices. Ceux-là méritent la carte de l'UNPC, puisqu'ils sont du média officiel ?

2. L'UNPC doit combattre le "Coupage" qui n'honore pas les journalistes. Pour écrire un article, pour diffuser un reportage des journalistes font le pied de grue à celui qui organise l'événement ou la conférence de presse. Il faut payer ! En file indienne, des journalistes signent sur papier, d'avoir reçu 50 $, 100 $ de frais de transport et reportage. La honte ! Cela arrange tout le monde, qu'il y ait des "Journalistes Quado", "Journalistes Nzombo le soir" dans la profession. Il faut faire respecter la profession. Il faut un big bang pour s'écarter des anti-valeurs. En RDC, des médiocres, criminels, Miyibicrates, Mabumucrates...sont encensés dans des journaux et médias, parce qu'ils paient. Les gens talentueux sont ignorés parce qu'ils ne peuvent pas payer.

3. Le pluralisme médiatique au Congo-démocratique est frelaté, et la régulation des médias est un véritable mort-né, ce n'est pas parce qu'on le maintient artificiellement en vie que le CSAC survivra !

De la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de Communication (CSAC), les animateurs ont été des minables, corrompus, arrivistes et parvenus sans idéal pour défendre la liberté d'information. Ils le sont encore aujourd'hui par leurs décisions alambiquées et rétrogrades. Au lieu de réguler les médias, les animateurs encartés PPRD-MP se sont transformés en censeurs et prédateurs de la liberté d'information afin de mieux profiter des oripeaux d'un régime totalitaire.

En République démocratique du Congo, la régulation des médias signifie la répression de ces derniers. Ennemie de la presse, l'organe de régulation au lieu de jouer le rôle de médiateur par la concertation et le dialogue, elle est devenue liberticide. Au lieu de la neutralité, l’indépendance, la crédibilité et la légitimité, l'organe de régulation de Kinshasa s'est fourvoie en porte voix et caisse de résonance du régime des Mammouths Joséphistes.

Malgré ses 80 millions d'habitants, aucun journal de Kinshasa la capitale qui regorge plus de 12 millions d'habitants ne tire à plus de 2000 exemplaires, aucun journal n'est quadrichromie, les journaux sont inexistants dans la majorité de ses 26 vastes provinces, mais chaque acteur politique a sa radio, télévision et son journal ?

Dans quel pays au monde, avons-nous vu cela ? Que chaque acteur politique, membre du gouvernement, sénateur ou député a son journal, sa radio et télévision ? Tant que le CSAC ne mettra pas cela au clair, sa crédibilité sera sous caution ?

L'institution de régulation des médias (CSAC) en République démocratique du Congo manque cruellement de crédibilité à cause de ses animateurs minables. Nommés par l'imposteur de la République, les animateurs du CSAC sont des chiens de garde d'un régime totalitaire qui a pris toutes les institutions en otage pour servir un individu: Joseph Kabila et non pas la République démocratique du Congo.

L'UPNC n'a pas besoin d'un petit don de 100 euros venant d'un Ong Hollandais, pour ameuter tous les journalistes de Kinshasa. L'UNPC doit s'organiser et être utile aux confrères. Quels sont les difficultés que rencontrent des journalistes ?

1. L'UNPC doit négocier avec des opérateurs téléphoniques pour l'accès à l'internet pour des journalistes soit à un prix très bas. Car le métier de journaliste rend service au public. Pour que la démocratie puisse s'ancrer dans un pays, les citoyens doivent être mieux informés pour faire des choix.

2. L'UNPC peut s'acheter des bus qui ne transportent que des journalistes et facilitent ainsi leurs déplacements.

2. L'UNPC devrait avoir une coopérative d'achat pour des intrants pour les imprimeries, ordinateurs portables, émetteurs radios et télés, micros, tables de mixage à des prix abordables pour des organes de presse et journalistes.

3. L'UNPC doit avoir une Maison de Presse, comme il y en a au Sénégal et dans la majorité des pays de l'Afrique de l'Ouest. Où des journalistes viennent y travailler, ils ont des boîtes à lettre etc...sans donner leurs adresses de domicile. Le restaurant et le cafétéria doivent permettre aux journalistes de se nourrir à un prix raisonnable. Le site doit être interdit aux agents de l'ANR, à la police, aux barbouzes et sbires du régime.

4. L'UNPC doit impérativement abandonner son "Prix Matata Ponyo". Matata Ponyo n'est pas le symbole de la bonne gouvernance ! Sous ce rescapé du crash de Bukavu, qui a coûté la vie à AK47-Augustin Katumba Mwanké "dieu le père", nommé Premier ministre, la République démocratique du Congo est devenue le pays le plus pauvre de la terre. Ses réformes ne se sont jamais transformées dans le panier de la ménagère. Son dernier budget réservait à chaque Congolais 70 dollars pour toute l’année 2017. Transco, Congo Airways et Bukangalonzo, ses œuvres, sont presqu’en faillite. Il avait lancé la bancarisation de la paie mais avait épargné la primature. Sous Matata Ponyo, le Congo a renoué avec la pratique de la planche à billets et l’inflation. C’est tout sauf de la bonne gouvernance.

Lire la suite

mardi 13 mars 2018

Bénarès en Inde: Le discours de Macron avant son retour à Paris !

Le président Emmanuel Macron et le Premier ministre indien Narendra Modi

Mesdames et Messieurs,

Je ne vais pas faire un long propos introductif puisque la plupart d’entre vous ou la totalité était présente depuis le début de ce déplacement en Inde, qui s’achève donc à cet instant à Bénarès.

Déplacement qui a permis d’avancer sur plusieurs sujets de fond et qui, je crois, a montré la force qu’il y avait dans la relation entre l’Inde et la France. Et la nature de l’accueil, l’enthousiasme inédit aux dires de nos hôtes indiens aujourd’hui a manifesté quelque chose de très particulier à l’endroit de notre pays, que je considère comme un signe fort l’intérêt pour la France et de la nouvelle étape dans le partenariat que nos deux pays peuvent aujourd’hui consolider.

Le premier élément sur lequel nous avons avancé qui était le premier objectif de ce déplacement, c’est le partenariat stratégique entre l’Inde et la France, un partenariat de sécurité collective pour toute la sous-région et en particulier évidemment l’océan Indien.

Sur ce sujet, nous avons non seulement confirmé des engagements passés, avec une volonté indienne de poursuivre dans le cadre des contrats actés, qu’il s’agisse des avions de combat ou des sous-marins.

Mais nous avons également défini des partenariats nouveaux, un partenariat stratégique renforcé, des échanges militaires, des échanges d’informations sensibles, une coopération satellitaire, une coopération cadre sur les moteurs d’avions de combat à venir qui ont permis de passer une nouvelle étape et qui correspond bien au moment géopolitique que nous vivons.

L’Inde est aujourd’hui notre allié stratégique dans la sous-région et la France en tant que puissance de l’océan Indien et du Pacifique a tout intérêt à assurer la stabilité de cet espace et d’éviter toute forme d’hégémonie qui viendrait le déséquilibrer. Je pourrai là aussi revenir si vous le souhaitez sur tous les détails.

Le deuxième pilier de cet échange, de ce déplacement c'est évidemment la relation bilatérale. Celle-ci se structure à mes yeux autour de quelques sujets fondamentaux, le premier ce sont nos coopérations en matière énergétique, j’y reviendrai sur le plan international. Nous avons – sur à la fois le renouvelable et le nucléaire – passé une étape qui était très structurante. Et les deux sont cohérents avec une stratégie de réduction des émissions de CO² qu’a acté l’Inde.

Quand on veut décarboner son économie, on passe par le renouvelable mais qui demeure, je le rappelle, une énergie intermittente et par le nucléaire, la France étant à cet égard un modèle, qui est une énergie qui permet de produire de l'électricité de manière non carbonée.

C'est à ce titre que nous avons acté de nouveaux financements de l’Agence française de développement en matière justement de grands projets énergétiques, que nous avons tout à l’heure inauguré un champ de solaire donc dans l’Uttar Pradesh, qui est un projet dans lequel la France a été partenaire avec l'entreprise ENGIE, et qui a permis dans un lot plus large de 600 mégawatts d'ouvrir 100 mégawatts, qui donnera des opportunités de travail à environ 800 personnes.

Et à côté de cela, nous avons passé une étape dans la coopération nucléaire, puisque sur le nucléaire civil nous avons posé les bases d'un accord industriel qui devra être donc finalisé dans les prochains mois par les opérateurs industriels eux-mêmes, mais qui acte justement de ce partenariat, ses termes stratégiques et qui permettra à EDF – sous réserve des finalisation à négocier dans les mois qui viennent – de déployer 6 EPR à Jaitapur, ce qui est une étape extrêmement importante dans le cadre de cette stratégie.

Au-delà du sujet de l'énergie et en parfaite cohérence avec celui-ci, c'est une stratégie commune en termes de mobilité nouvelle et de villes intelligentes. L'Inde s’est lancée dans un grand programme de villes intelligentes parce que l’une des grandes transformations dans ce pays continent, c’est le fait que dans les prochaines années, le nombre d'urbains va doubler. L'Inde va passer d'environ 410 millions d'habitants vivant en ville à un peu plus de 820 millions.

Il est donc indispensable d'accompagner cette transition et la France a toutes les qualités pour le faire. Nous avons des groupes et des grands groupes internationaux qui sont structurés dans tout ce qui correspond à l’offre des villes nouvelles et des villes intelligentes, qu'il s'agisse de la construction, des transports, de la maintenance des transports, du traitement des eaux usées jusqu'au logiciel de gestion des villes intelligentes.

Nous avons donc acté les trois villes qui étaient attribuées à l’offre française, nous allons aller au-delà. Nous avons d'ores et déjà lancé des projets très structurants de mobilité, en particulier financés par l'Agence française de développement, qui impliquent là aussi plusieurs de nos acteurs, Delhi – Chandigarh étant un exemple parfait de ces nouvelles mobilités avec une ligne qui sera ouverte et qui permettra là aussi de penser ces nouvelles mobilités et de les mettre en œuvre.

Et donc sur l'ensemble de cette famille de sujets, la France est présente et apparaît comme l'un des partenaires stratégiques de l'Inde. Nous allons donc poursuivre le travail, qu’il s’agisse des entreprises de transport, des Smart Cities et ce que le Forum des dirigeants d'entreprise que nous avons conclu avec le Premier ministre MODI a permis de consacrer.

Le troisième élément clé de cette relation bilatérale, ce sont les échanges de personnes et, donc, l'éducation, la culture, les liens académiques et de recherche. Nous avons en effet de nombreuses opportunités à saisir pour aller plus loin, d'abord en développant davantage le français en Inde, il y a 500.000 apprenant, nous pouvons – et c’est notre objectif – doubler dans les prochaines années le nombre d’apprenants.

Le réseau d'alliance française est vivace, mais nous souhaitons le développer encore, lui donner plus de moyens, renforcer l'offre scolaire dans le pays et réussir à multiplier nos initiatives pour arriver à 1 million d’apprenants.

Cela passe aussi par une plus grande visibilité de la France et un travail d'explication de ce que permet la France et l'accès à la francophonie, c'est-à-dire l'accès à des marchés nouveaux, l'accès à des géographies que ne permet pas forcément la langue anglaise, ce que je me suis employé à faire durant tout ce déplacement.

Et je crois qu’à cet égard, l'attraction pour la France, ce goût de France que nous avons pu voir est un élément important que nous allons cristalliser à travers les initiatives qui seront prises en la matière.

Donner davantage d’attractivité à la France, c’est aussi renforcer nos liens culturels et humains. C’est pourquoi je nous ai fixés l’objectif dans les 2 années à venir de doubler le nombre d'étudiants indiens venant justement poursuivre leurs études en France.

Nous sommes aujourd'hui à 5.000, ce qui est très faible parce que les Indiens ont historiquement choisi beaucoup plus d’aller ou en Grande-Bretagne et même en Allemagne. Je souhaite que nous puissions le doubler au moins, c’est aussi pour cela que nous avions fait venir avec nous les universités comme les grandes écoles.

Cela passe également par des filières que nous allons structurer ensemble et cet objectif, nous l'avons acté dans la feuille de route commune avec le Premier ministre MODI. Nous avons aussi défini plusieurs partenariats de recherche, qui permettront des échanges entre nos chercheurs et entrepreneurs.

Nous avons lancé un programme de Young Leaders, qui a permis d'identifier des talents Indiens, la réciproque sera vraie, en leur donnant des opportunités en France avec des accès facilités, soit pour leurs travaux de recherche soit pour le développement de leur entreprise, ce qui contribue d’une stratégie complète justement d’une plus grande attractivité pour la France et d’un déploiement de ses relations personnelles.

La culture et la gastronomie sont aussi des leviers importants, la délégation qui m'accompagnait en témoignait à elle seule. Et je souhaite que nous puissions aller plus loin et le Premier ministre MODI s’est montré très allant sur ce sujet, en développant les liens entre notre cinéma et Bollywood, ce qui nous donnera à la fois des opportunités économiques sur lesquelles s'est fortement engagé le Premier ministre, encore tout à l’heure lorsque j’ai échangé avec lui, mais ce qui permet aussi de défendre deux grands cinémas non-anglo-saxons au monde.

Et je crois que c’est important pour développer un imaginaire conjoint, Bollywood est extrêmement actif, développe énormément de projets, est porteur d'un imaginaire indien qui s'est ouvert au monde, rayonne d'ailleurs dans toute la région comme dans la région Golfe. Et je crois qu'il est important pour nous stratégiquement, je crois beaucoup moi à cette stratégie culturelle et de l'imaginaire, d'être des partenaires de Bollywood et de développer aussi la présence du cinéma français en Inde, comme les options de tournage dans nos deux pays, comme il est important – et je le dis en présence de Jean-Claude CARRIERE qui l’a fondée, de développer justement nos relations en termes de formation sur le plan cinématographique, la FEMIS étant considérée comme une école de référence à ce titre.

Les opérations que nous avons conduites ces derniers mois en termes de gastronomie ont montré toute la vitalité de cette relation, en tout cas la curiosité réciproque. Et donc nous allons continuer à développer cela parce que nous sommes ici dans une grande puissance agroalimentaire, où la capacité à développer la gastronomie française est aussi un levier de développement, de relations humaines mais également économiques.

Ensuite, je souhaite que nous puissions intensifier les liens culturels, c'est pour ça que des éditeurs, des écrivains, des artistes, des créateurs de mode français m’accompagnaient et que j’ai pu voir hier soir dans l’atelier de Subodh GUPTA nombre d’équivalents indiens, parce que je pense que c’est très important qu’il y ait une fertilisation croisée, en tout cas des échanges beaucoup plus intenses entre nos artistes, les imaginaires ne sont pas voisins mais ils ont des choses à se dire. Et je considère pour ma part que c’est un élément de la relation stratégique extrêmement important, qui permet à tous niveaux de créer des ponts entre nos cultures, mais également des opportunités.

Ce déplacement a également permis d'avoir des échanges multiples et d'envoyer aussi des éléments clairs d’intérêt profond que nous portons à l’égard de ce qui compose l’Inde dans sa pluralité. J’ai pu rencontrer l’écrivain Arundhati ROY il y a deux jours à Delhi, nous avons eu un échange artistique et politique. J'ai pu me rendre hier donc au Taj Mahal pour voir ce qui est l'un des héritages de la période moghole et, donc, de l'art islamique dans ce pays. Et nous avons passé une partie de la journée avec nombre d’entre vous dans une ville emblématique de l’hindouisme et d’une autre racine culturelle, civilisationnelle même de ce pays.

Ces différents visages montrent la variété de l'Inde, ce qui est aussi sa force, ce qui doit nous conduire à une humidité constante quand on aborde un tel pays, ce qui nourrit la fascination mais me conforte dans l’idée que la France a beaucoup à faire, elle qui sait penser la complexité et qui sait la faire vivre avec un pays comme l'Inde.

Enfin, nous avons pu hier matin lancer l'Alliance Solaire Internationale avec le Premier ministre MODI, qui a acté un engagement pris lancé par l’Inde en 2015 ; et que nous avions conforté ensemble en juin dernier à Paris lorsque le Premier ministre MODI m'avait rendu visite.

Cette Alliance Solaire Internationale qui a un peu plus de 100 pays signataires a pour objectif de produire un térawattheure d'énergie solaire, mobiliser 1.000 milliards de dollars de financement. C’est un objectif qui est réalisable si la mobilisation est à hauteur des signataires et de ce que nous avons commencé à démontrer hier, avec la volonté d'avoir des projets concrets et, donc, d'ouvrir une bourse de projets en ligne, les 100 premiers sont déjà identifiés, de démultiplier les financements publics et privés.

Et à ce titre, nous nous sommes dit avec le Premier ministre MODI justement que nous allions dans la foulée à la fois de ce Sommet et du One Planet Summit le 12 décembre dernier mobiliser les philanthropes qui ont acté justement de leur pleine application.

Et cela suppose une mobilisation en termes de formation, l'exemple des Solar Mamas que nous avons eu hier était emblématique au premier chef, comme en termes de développement de la recherche fondamentale comme appliquée, parce que la recherche c’est ce qui permet de baisser drastiquement le coût de l’énergie solaire comme de toutes les énergies.

Sur ce sujet, je considère que c'est une mobilisation extrêmement importante, qui est à la fois efficace sur le plan économique et juste sur le plan social et climatique.

Voilà ce que je souhaitais en quelques mots rappeler de ces trois jours de déplacement qui, je crois, ont consolidé une relation ancienne entre nos deux pays, m’ont permis également d’ouvrir une phase peut-être encore plus chargée d'émotion, de liens personnels et d'un nouveau visage que la France a décidé de prendre.

Lire la suite

Pudeurs de gazelle, "Momo" Modeste Mutinga crée son parti le "PDG" !

"Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe, roublard et grand requin

C'est rigolo mais cela ne fait rigoler tout le monde. Fourberies et roublardises sont des "pudeurs de gazelle" qui collent à la peau de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, qui malgré ses casseroles retentissantes, vient de lancer son propre parti politique dénommé « Parti démocrate pour la gouvernance » (PDG) ! Qui sonne comme l'autre PDG-"Parti démocratique gabonais", parti cher au dictateur Omar Bongo, qui n'est démocratique que le nom.

Congolais indignés, n'ont jamais oublié: la politique ne transforme pas un homme en voleur. C'est votre vote qui transforme un voleur en politicien ! La pourriture réside parmi des pseudo-élites, collabos repus et profito-situationnistes. Cette pourriture est grandiose, sournoise, nocive, machiavélique dans république bananière comme la République démocratique du Congo.

Connu pour être un fourbe, roublard et grand requin, l’ancien gendarme de Mobutu, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi prend les Congolais pour des niais ! Pourquoi le nom Parti démocrate pour la gouvernance de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi est une imposture ? En voici les 5 raisons:

1. C'est Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui a sorti "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi de la misère dans lequel il pataugeait et végétais. "Momo" doit tout à Alias ! C'est alias joseph kabila qui a permis à "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi de quitter la bicoque familiale de Ngaba pour s'offrir une villa à M'binza. C'est encore Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui a fait nommer "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, Rapporteur au Sénat, après avoir muselé des journalistes, bâillonné des médias et cloué le bec aux opposants avec la fameuse Haute Autorité des Médias-HAM de 2002-2007. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi doit beaucoup à Alias Joseph Kabila. Le parti démocrate pour la gouvernance ne peut-être qu'un parti satellitaire et appendice du Pprd-Parti-Etat. L'escroquerie politique de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a-t-elle un bon avenir devant elle ? Depuis qu'il est devenu baron et apparatchik du Joséphisme, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi n'est jamais retourné à dans la parcelle familiale à Ngaba, voisine de Makala. Lui qui a grandit et vécu avec l'eau des puits "Mayi Ya Mabulu" a un mépris cette commune populeuse qui l'a connu quand il était encore rien. Mettre le siège de son parti à Ngaba serait une bonne façon de se rattraper.

2. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a été le président de la fameuse "Haute Autorité des Médias"-HAM, lors de la transition de 2002-2007. Autocrate et prédateur de la liberté d'expression, il avait transformé cette institution d'appui de la démocratie, en étouffoir des libertés. Corrompu jusqu'à la moelle épinière, contre espèces sonnantes et trébuchantes, dans un deal macabre, avec Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, "Momo" redevient un "Gendarme" sans foi ni loi. Il musela des journalistes, il bâillonna des médias et cloua des bec aux opposants...en toute impunité pour favoriser le candidat de Louis Michel et de la communauté internationale. Ventriote et ventripotent, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi n'a rien de patriote. Il est un vendu et corrompu. Dans sa mascarade, "Momo" a même eu le toupet de faire signer aux journaliste à la Monuc, une "charte de bonne conduite" devant les ambassadeurs du Comité international d'accompagnement de la transition. Le CIAT était composé des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), de l'Afrique du Sud, de l'Angola, de la Belgique, du Canada, du Gabon, de la Zambie, de l'Union africaine, de l'Union européenne et de la Mission de l'ONU en RDC. Nulle part au monde, sauf dans des dictatures, on moutonne des journalistes, comme l'a voulu faire "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi avec la HAM.

3. N'est-ce pas "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi qui avait annulé le débat démocratique inscrit dans la Constitution de la transition ? Débat qui devait qui devait opposer les deux candidats arrivés en lice, Jean-Pierre Bemba et alias Joseph Kabila, lors de l'élection Louis Michel 2006. A l'époque, 60 millions de Congolais ont été privés d'un débat démocratique. Leur droit de se choisir un président par rapport à son programme, ses convictions politiques et la volonté de sortir la RDC des marasmes. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, pour son ventre, a bafoué ce droit légitime du peuple congolais. N'est-ce pas de l'amnésie et de la provocation de nommer son écurie mangériste: parti démocrate pour la gouvernance ?

4. C'est depuis 2007 que "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi est sénateur et siège au palais du peuple. Sénat godillot et illégitime depuis des années, le pseudo-démocrate pour la gouvernance continue de siéger. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi comme les autres godillots sénateurs ont tripatouillé la Constitution pour passer de deux à un tour pour l'élection présidentielle. Imaginez un président élu à moins de 50%, a-t-il la légitimité ? Collabo, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi n'est qu'un accompagnateur du régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale depuis 17 ans. N'est-ce pas "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi qui a sorti toute une batterie d'arguments, qui est devenue une loi pour nommer Alias Joseph Kabila, sénateur à vie malgré sa haute trahison des idéaux de la République, ses crimes politiques, économiques et sociales imprescriptibles. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi est complice d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et vice-versa.

5. Accusé par l'Afrique du Sud comme sénateur proxénète, n'est-ce pas Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui est intervenu auprès de Jacob Zuma, président Sud-africain pour sauver la tête de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi de l'emprisonnement ? Oiseaux de même plumage volent en compagnie, des mafieux se tiennent par la barbichette.

Lire la suite

lundi 12 mars 2018

10 Questions à Kutino Fernando, Archbishop et initiateur de "Sauvons le Congo"

Kinshasa, 2006, Archbishop Kutino Fernando

Destin brisé ? Non, tant que l'on vit, il y a de l'espoir. Avec son église "Mission Mondiale Message de vie", le pasteur Kutino Fernando était l'un des pasteurs en vue, sous la deuxième République de Mobutu Sese Seko. Avec le gouvernement 1+4=0, issu du dialogue intercongolais de Sun-City, où des seigneurs de guerre, criminels et bandits de grand chemin ont été brassés pour travailler ensemble. Dans l'histoire de la République démocratique du Congo a été une blanchisserie politique, l'impunité fut la règle. Étiqueté proche de Jean-Pierre Bemba, l'un des quatre vice-président de la Transition, à peine de retour d’exil, l'Archibshop Kutino Fernando, le fondateur de l’Eglise l’ «Armée de victoire» a été arrêté et embarqué manu militari, le dimanche 14 mai 2006, par des barbouzes et sbires d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwalela au siège de son église, dans la commune de Kasa-Vubu.

Kutino Fernando revenait du stade Tata Raphaël où il avait prêché devant ses fidèles, venus nombreux l’écouter. Il a été accusé de détention illégale d’armes et des propos incitant à la haine, pour avoir expliqué son mouvement "Sauvons le Congo"considéré comme une formation politique recrutant pour le compte du Mouvement de libération du Congo (MLC). L'Archbishop Kutino Fernando a été victime de son patriotisme, d'un complot et d'une cabale ourdis par le régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere etsa bande mafieuse des Joséphistes, en mal de légitimité et de légalité. Il a été abusivement condamné à dix ans de prison. Bien que pasteur et civil, Kutino Fernando a été jugé par la Cour d'Ordre Militaire (COM) et par la Haute Cour Militaire (HCM).

Kinshasa, Jeudi 2 octobre 2008, la Cour d'Ordre Militaire (COM): Francis Lukeso Luembi, inspecteur de police et juge assesseur, Déa Kanyinda Beya, pilote, Lieutenant-Colonel et juge assesseur, Martin Kalala Kapuku, Lieutenant-Colonel et juge-président de la Cour d'Ordre Militaire de la Gombé, René Nsendula Kutumba, major et Jacques Bonyoma, Capitaine de Brigade et juge assesseur avec la présence aux débats l’Officier du ministère public représenté par le Major Magistrat Cyprien Muwawu, avocat général et la Major Lukunku Betenke greffière principale.

Kinshasa, 2008, la Haute Cour Militaire (HCM): Colonel Kalombo, le Général Bivegete, juge-président et le Colonel Buduga.

Un tableau comparatif dressé entre l'accusation et les preuves apportées à l'appui de celle-ci, démontrerait le caractère fantaisiste de la partie demanderesse. Certains ont même parlé de procès téméraire et vexatoire, au vue de la complaisance de la plainte !

Les éléments à l'appui des affirmations farfélues sont légion, mais on pourrait relever, entre autres :

1. "La détention illégale d'armes de guerre" a été balayée d'un revers de main par la Cour, car non plausible tant dans le fond que dans la forme;

2. Pour ce qui est de la tentative d'assassinat, même si elle devenait impossible par le fait de l'inexistence de l'association des malfaiteurs tant les "assaillants" du pasteur Ngalasi à l'Archbishop Kutino et Bishop Bompere, la Cour l'a retenue pour condamner les deux hommes de Dieu à des lourdes peines de prison. Mais que prétendait déjà l'accusation ?

3. Que Maboso, la pièce maîtresse de l'affaire, est décédé avant même d’avoir été entendu par le magistrat instructeur ! Dans le dossier, nulle trace de l’existence et du décès de Mabosso (inexistence du certificat de décès, juste des affirmations verbales du directeur de la prison où il aurait été en détention).

4. Mabosso aurait été contacté par Freddy Mosamo prétendument garde du corps du Pasteur Kutino. Or, il n’a jamais existé quelqu’un répondant à ce nom dans l’entourage de l’homme de Dieu ! Pièce à conviction ? Une photo, où l’on voit une personne de dos, à qui la partie civile colle le nom de Freddy Mosamo, sans plus !

5. La femme de Mabosso leur aurait fait des confidences tendant à prouver la culpabilité des défendeurs. Lorsque celle-ci passe à la barre et elle rejette tout en bloc, la partie civile Ngalasi prétend qu’il s’agissait plutôt de la deuxième femme de Mabosso ! Rien dans le dossier pour appuyer ces dires !

6. Le véhicule de la police venu appréhender les malfaiteurs se serait adressé au poste de police du coin toujours selon la partie civile. Où est le document administratif le prouvant ? Inexistant ! Il faut croire sur parole !

7. Les douilles des balles tirées par les malfaiteurs auraient été remises à la police par la partie civile ! Où sont-elles ? Elles auraient été confiées à un certain capitaine Mbenza ! Où est-il ? Décédé, sans avoir laissé les traces de la véracité de ces allégations !

8. Un pasteur nommé Khonde, habitant la Suisse, aurait été l’une des victimes des assaillants ! Quand la Cour demande que la partie civile fournisse son adresse pour l’envoi d’une commission rogatoire, c’est à une rebuffade qu’elle a droit ! « Non, il aurait déménagé et se trouverait quelque part en Italie !

La liste des éléments ci-dessus n’est pas exhaustive, loin s’en faut ! Et dire que c’est sur base de tout ceci que la Cour condamne les prévenus ! Un véritable procès de fantômes, où seuls les Pasteurs Kutino et Bompere, sont vrais ! Les autres protagonistes n’ont existé que dans la fertile imagination de la partie civile et de la justice militaire.

L'Archbishop Kutino Fernando a été un prisonnier politique personnel de l'imposteur de Kingakati qui l'a fait condamner à dix ans de prison ! Kutino Fernando a passé huit ans derrière les barreaux au Centre pénitentiaire et de rééducation de Makala à Kinshasa. Alors qu'il était en parfaite santé, il y a huit ans, lors de son emprisonnement, Kutino Fernando a quitté la prison, très malade. La dictature broie, brime et brise des vies. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere, le Néron de Kingakati, tyran sanguinaire de surcroît, sous pressions énormes, va signer le dimanche 14 septembre 2014, la grâce présidentielle en faveur de Kutino. Ce dernier avait déjà purgé 80 % de sa peine et était frappé de l'accident vasculaire cérébral (AVC). En France, l'Archibishop Kutino Fernando fait beaucoup de Kiné, il a repris l'usage de sa parole, il est un miraculeux. Nous le remercions d'avoir répondu aux 10 Questions de Réveil FM International.

Kinshasa, Archbishop Kutino Fernando devant la Haute Cour Militaire

1. Réveil FM International: Archibishop Kutino Fernando, comment vous portez-vous ? Est-ce que la santé ça va, après une crise d’AVC ?

Archbishop Kutino Fernando: Monsieur Freddy Mulongo, comme vous pouvez le constater, je me porte mieux par rapport à ma sortie de prison le 14 septembre 2014 à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Je suis en Europe depuis le 2 juin 2015, notamment en France, pour des soins appropriés qui se passent très bien avec la grâce de Dieu. Le pouvoir fasciste et illégitime de Joseph Kabila avait juré sur ma mort en prison, mais Dieu qui veille sur ses serviteurs, ne leur a pas permis de m’éliminer physiquement. Si Dieu n’était pas avec moi, ils m’auraient éliminé comme ils l’ont fait avec Floribert CHebeya et récemment avec le jeune activiste Rossy Mukendi Tshimanga. Paix à leur âme et à celle de tous nos nombreux martyrs. Leur macabre scénario de détention des armes de guerre par Kutino Fernando procédait des schémas pour m’atteindre et m’assassiner. Il fallait tout faire pour me réduire au silence d’une manière ou d’une autre. M’isoler dans la prison de Makala était pour eux le schéma idéal. Je suis entré bien portant en prison.

Les fidèles de l'Archbishop Kutino Fernando à Kinshasa

Cette prison est un camp de la mort forcée et planifiée de prisonniers notamment redoutés par le pouvoir criminel de Joseph Kabila. J’ai subi des tortures physiques et morales terribles en prison. La plupart ne peuvent être révélées pour des raisons de pudeur et de grave souillure de la dignité de Congolais. Ce sont des traitements barbares subis en prison qui sont à la base de la dégradation de mon état de santé. Les êtres humains sont traités comme des animaux à la prison de Makala.

Fanatiques et fidèles de l'Archbishop Kutino Fernando à Kinshasa

Mon accident vasculaire cérébral (AVC) peut être considéré comme une chance parce qu’il m’a permis de sortir vivant de la prison. La Parole de Dieu nous dit : « …toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. » (Romains 8 : 28). Le pouvoir était convaincu que j’allais succomber à la suite de cette crise d’AVC à l’hôpital. Convaincu qu’il m’a déjà détruit, Joseph Kabila a autorisé ma sortie de la prison, comme j’étais son prisonnier personnel. Je saisis cette occasion pour remercier de tout mon cœur tous les serviteurs et servantes de Dieu qui prient jour et nuit pour moi, et en particulier les fidèles de l’Armée de la Victoire, car Dieu a exaucé leurs prières. Si je suis aujourd’hui debout devant vous, c’est vraiment une grâce du Seigneur qui, par ses meurtrissures, veut que je sois guéri (1 Pierre 2 : 24 ; Esaïe 53 : 5).

2. Réveil FM International: Avec le mouvement « Sauvons le Congo », vous êtes l'un des précurseurs dans la lutte contre le régime d’imposture, d’occupation et de prédation en République démocratique du Congo. Vous avez été arrêté, humilié…pouvez-vous revenir sur cette période ?

Archbishop Kutino Fernando: Merci beaucoup pour cette question pertinente. L'opération "Sauvons le Congo" a été lancée fin mai - début juin 2003, c'est-à-dire bien après la signature de l'Accord global et inclusif en Afrique du Sud et bien après la promulgation de la Constitution de transition. Le mouvement « Sauvons le Congo » est venu donc comme une alerte pour dire que nous étions en train de prendre une mauvaise voie avec des alliances contre nature, de faux jeux, des appétits de prédation, l’insécurité persistante avec des Congolais toujours tués notamment à l’est, des scènes d’escroquerie morale et de corruption qui mettaient en péril la transition de 1+4 qui commençait. Pour être humble, je peux dire que j’étais parmi les nombreuses voix qui dénonçaient le danger grave pour notre pays. Mais il est un fait que le mouvement « Sauvons le Congo » a fait tâche d’huile et c’est la raison pour laquelle le régime criminel et dictatorial de Kabila tenait à m’éliminer physiquement pour me faire taire définitivement. Revenir sur mon arrestation peut faire l’objet de tout un roman.

A peine que je revenais de mon exil, j’ai été arrêté dimanche 14 mai 2006 par la police congolaise au siège de notre église, dans la commune de Kasa-Vubu. J’ai été arrêté comme un voleur, un grand bandit, et mes biens et ceux de l’Eglise ont été pillés au vu et au su de tout le monde par la milice de Joseph Kabila. Même les fidèles ont été aussi pillés. C’était après la grande rencontre de stade Tata Raphaël où j’avais prêché devant une foule de plus de 100.000 fidèles, venus nombreux m’écouter. Le message était basé sur Néhémie qui dit : « Levons-nous et bâtissons ». Un procès politique et inique a été organisé contre moi, avec comme motif : détention illégale d’armes, tenue des propos incitant à la haine. Il m’a été scandaleusement attribué une rocambolesque affaire de tentative d’assassinat du Pasteur Ngalasi, mon voisin de l’Eglise « La louange » à Kinshasa. Ridicule et sans argument, la Haute Cour Militaire a dû abandonner sans honte par la suite des poursuites pour détention d’armes de guerre. C’est le même scénario idiot qu’ils veulent encore tenter avec l’Eglise Catholique et le Cardinal Laurent Monsengwo. J’ai été donc condamné injustement à 20 ans de servitude pénale principale avec 10 ans de durée minimale de sûreté incompressible le 16 juin 2006 par la Haute Cour Militaire, notamment le Tribunal Militaire de la Garnison de Kinshasa/Gombe, siégeant en matière répressive.

Mon collaborateur immédiat et interprète, le Pasteur Bompere, lui a écopé d’une peine de 10 ans de servitude pénale principale avec 5 ans de durée minimale de sûreté incompressible. C’est très grave de condamner injustement des innocents. Je suis convaincu que Dieu va nous rendre la justice que nous méritons avec mon collaborateur, le Pasteur Bompere. C’est ainsi que nous étions emprisonnés dans des conditions infrahumaines à la prison de Makala. Torturé comme dans le camp de concentration Nazi. La prison de Makala est un mouroir et un lieu d’extermination des êtres humains par le régime de Kabila. Si je suis en vie, c’est un miracle de Dieu. Dieu rendra aussi justice à tous les Martyrs Congolais.

Kinshasa, Jean-Pierre Bemba, vice-président de la République sous le gouvernement 1+4=0

3. Réveil FM International: Nous étions à Kinshasa, lors de votre arrestation après un meeting au Stade Tata Raphaël. A l’époque on disait que vous étiez l’homme de Jean-Pierre Bemba, qui était Vice-Président de l’Ecofin lors de la transition 1+4=0. Vous n’êtes jamais sorti de la prison, pourquoi ?

Archbishop Kutino Fernando: C’est vrai beaucoup de gens se posent toujours cette question : Pourquoi Jean-Pierre Bemba avec qui j’avais de bonnes relations n’a rien fait pour que je sorte immédiatement ? Il faut le souligner d’abord que « Sauvons le Congo » n’était pas un mouvement d’appui ou de campagne de Bemba, mais un mouvement patriotique pour tous les Congolais. A la sortie du stade, le pouvoir avait remis une arme à un schégué pour m’abattre. Ce schégué a été surpris par un militant de l’UDPS quand il tentait de sortir son arme pour tirer. Les combattants de l’UDPS étaient nombreux à mon meeting et m’ont protégé, car ils ont senti qu’il y avait quelque chose de dangereux. Après Olenga Nkoy, me sentant en danger, est venu me demander d’entrer dans sa voiture pour des raisons de sécurité. Jean Pierre Bemba avait envoyé aussi ses militaires pour me protéger. Quand on a arraché l’arme des mains du schégué, les commandos du pouvoir nous ont suivis jusqu’à l’église. C’est moi qui ai dit aux soldats de Bemba de partir pour éviter des affrontements qui allaient faire beaucoup de morts y compris moi-même. Après, une véritable troupe bien armée avait encerclé l’Eglise. Les commandos du pouvoir sont entrés à l’Eglise, m’ont d’abord menacé de mort et j’ai résisté, étant un sportif, notamment un judoka. Ils ont fait appel au renfort qui était dehors. Ils m’ont attaqué et m’ont enlevé de force comme un brigand, voire un vrai criminel. Ils sont partis avec moi avec un nombre impressionnant de jeeps. Comme je l’ai souligné plus haut, ces commandos du pouvoir criminel n’étaient pas seulement venus avec la mission de m’arrêter, mais de détruire totalement ma vie, celle de ma famille et de toute l’Eglise. C’est ainsi que ces commandos se sont mis à piller tous mes biens, ceux de fidèles et de l’Eglise, en particulier tous les équipements de la Radio et Télévision Message de Vie, première chaîne de télévision privée d’évangélisation en République Démocratique du Congo. Grâce soit rendue à Dieu, car je devais déjà mourir ce même jour, car Joseph Kabila et toute sa bande avaient peur de ma popularité.

Au travers ma personne, il y avait déjà aussi une guerre engagée entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba. Vu ma popularité, mon éventuel soutien à Jean-Pierre Bemba aux élections faisait une peur noire à Kabila, un Président qui travaille au noir au Congo, pour ne pas dire au black. Etant mis en prison, un jour, Jean-Pierre Bemba s’est rendu vraiment compte que j’ai été injustement condamné et est venu me voir en prison pour me faire sortir de force. Il pleurait et tremblait de colère. Il était déterminé ce jour-là et quelque chose de grave pouvait se passer. Il est entré de force avec sa voiture et ses gardes en prison. Le gardien de la prison et les policiers et militaires qui surveillaient la prison ont pris fuite. Il m’a demandé de monter dans sa voiture pour me faire sortir de la prison. J’ai refusé, car je tenais à ce que mon innocence soit reconnue. Et je ne voulais pas abandonner aussi les personnes que j’avais laissées dans ma cellule. En prison, les combattants emprisonnés du MLC veillaient aussi à ma sécurité pour que je ne sois pas éliminé. Si j’avais accepté de sortir avec Jean-Pierre Bemba, il y aurait eu de véritables émeutes avec des centaines de morts par la suite et la prison pouvait se vider dangereusement. Ce qui allait donner l’occasion au pouvoir d’abattre tous les prisonniers gênants. J’ai pris une décision responsable. A la suite de cet incident qui a occasionné la fuite des responsables et des gardiens, le Directeur de prison a été révoqué avec d’autres responsables.

Archibishop Kutino Fernando à Paris

4. Réveil FM International: « Sauvons le Congo » est-il un slogan ? Un mouvement ? Une conviction ? Ou une simple vision d’esprit ?

Archbishop Kutino Fernando: « Sauvons le Congo » est le tout à la fois. Un slogan de combat pour mobiliser, un mouvement qui réunit des centaines de milliers de Congolais et beaucoup de soutiens étrangers, une conviction de mon combat pour un Congo nouveau et une vision d’un Congo sauvé. C’est une grande vision pour la libération et la construction d’un nouveau Congo. Ce mouvement porte une vision pour notre société. Ici, je suis l’exemple de personnalités comme Dr Martin Luther King aux Etats-Unis d’Amérique et Monseigneur Desmond Tutu en Afrique du Sud.

En tant que fils du pays et Serviteur de Dieu, donc serviteur du peuple, j’ai le droit de chercher le bonheur de ce dernier maintenu injustement sous le joug des politiciens mal intentionnés, corrompus, criminels, pilleurs et mafieux. Notre pays a grandement besoin de Serviteurs de Dieu engagés comme Elie qui disait au Roi : « Pourquoi troubles-tu Israël ? », ou comme Jean – Baptiste qui reprochait au Roi ses mœurs immorales indignes pour un leader politique. Notre pays a aussi besoin des leaders comme Martin Luther King qui organisait de grandes manifestations politiques aux USA, ou encore comme Desmond Tutu qui s'est courageusement élevé contre la politique scandaleuse de l'apartheid en Afrique du sud. Certains Hommes de Dieu Congolais ne veulent pas jouer leur rôle de protecteur des faibles en ne remplissant que leur mission christologique de sauver les âmes. Mais les serviteurs de Dieu que j'ai cités avaient conscience que cette mission devait être dédoublée d'une autre, à savoir la mission prophétique qui consiste à surveiller, reprendre, censurer les injustices et dérapages provenant principalement des gouvernants ou dirigeants.

« Sauvons le Congo » est pour moi comme un grand engagement de ma vie. Tout m'a été proposé pour que j'arrête le mouvement « Sauvons Le Congo », à savoir : des sommes faramineuses d'argent, des villas de rêve, des habits de star, des voitures de luxe insolent, des documents de résidence perpétuelle dans l'espace Schengen, etc. Mais la voie de Dieu est la plus sûre. J’insiste sur le fait que mon combat s’inscrit dans la ligne droite de la voie tracée par notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, Lui qui a donné Sa Vie pour le bonheur intégral de l’homme ou de l’être humain.

« Sauvons le Congo » a pris sans cesse de l’importance avec les menaces graves de balkanisation du Congo, le pillage diabolique de ses ressources, la mort de plus de 8.000.000 de Congolais, le viol de plus de 1.000.000 de femmes, filles et enfants, la dispersion de plus de 4.600.000 de Congolais devenus des réfugiés abandonnés sur le sol de leurs ancêtres, le projet d’assassinat ciblé de tous les patriotes congolais et l’occupation étrangère. « Sauvons le Congo » est devenu un symbole fort aujourd’hui et un hymne de résistance de nous tous contre les agresseurs, les criminels et les pilleurs de la République Démocratique du Congo. Je suis très content que l’Eglise Catholique se mobilise dans ce sens. Il n’est pas un secret : Le Chrétien doit s’intéresser à la politique, apprendre à gouverner, à bien gérer la Cité ou la chose publique. La Bible nous recommande de rechercher le bien du pays dans lequel nous vivons, car notre bonheur en dépend (Jérémie 29 : 7).

Archibishop Kutino Fernando à Paris

5. Réveil FM International: Le régime d’Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale a brisé votre vie par une arrestation arbitraire. Vous étiez en bonne santé et vous êtes sorti de là malade. Que pensez-vous de ce régime ?

Archbishop Kutino Fernando: Je manque de mot pour qualifier ce régime incompétent, criminel, pilleur et très dangereux pour l’avenir de notre peuple et de notre pays. Ce régime est pire qu’un régime Nazi. La République Démocratique du Congo a la mal chance d’être dirigé par un Président comme Joseph Kabila. C’est quelqu’un qui ne décide de rien, sauf quand il s’agit de tuer une personne. C’est un Président sans position et qui ne respecte jamais sa parole, sauf si c’est une parole pour faire du mal. Son pouvoir se nourrit du sang. Il a versé beaucoup du sang et bientôt il va rendre compte, car ce sang crie très fort justice auprès de Dieu. La justice aura lieu incessamment. Kabila n’est pas seul, car il est entouré d’une cour remplie de personnes sans valeur ni dignité qui ne sont là que pour remplir leur ventre. C’est vraiment la honte pour notre pays. On me reçoit dans beaucoup de bureaux étrangers où je suis dans la honte et la tristesse quand on parle des dirigeants de mon pays. Je pense que le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya a tout dit quand il déclare que « les médiocres doivent dégager ». Les médiocres ne sont pas seulement dans la majorité illégitime, il y en a aussi dans l’opposition remplie de faux opposants. La place de vrais opposants comme les Kutino, Eugène Diomi, Franck Diongo, Jean-Claude Muyambo et les autres se trouvent en prison. Nous devons nous mobiliser tous pour mettre fin à ce régime qui est le grand scandale même de l’Afrique.

Pasteurs collabos-ventriotes, corrompus et Anti-Kutino au service d'Alias Joseph Kabila

6. Réveil FM International: Les pasteurs des églises de Réveil : Pascal Mukuna, Sony Kafuta, Kankienza et d’autres sont en porte à faux avec la diaspora congolaise. Ils sont accusés d’être des collabos et à la mangeoire du régime d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Les pasteurs des églises ont-ils trahi l'évangile en étant des alliés du régime de l’imposteur et incapacitaire de Kingakati ?

Archbishop Kutino Fernando: Avant toute chose, je voudrai vous dire que je soutiens la mobilisation du Comité Laïc de Coordination de l’Eglise Catholique et de Son Éminence le Cardinal Laurent Monsengwo Pasinya. Leurs marches rejoignent la préoccupation de Sauvons le Congo pour l’avènement d’un vrai Etat de droit au Congo. J’adresse mes condoléances aux familles éprouvées et à l’Eglise Catholique. Chacun de nous répondra seul un jour devant sa conscience. L’Eglise ne peut pas être neutre devant la souffrance de son peuple. L’Eglise doit être du côté des opprimés. Je vous ai cité mes modèles Dr Martin Luther King et Monseigneur Desmond Tutu. Je suis un militant de la théologie de la libération. D’ailleurs pour votre information, je vais publier bientôt mon livre intitulé « Sauvons le Congo jusqu’à l’accomplissement de la promesse de Dieu. Levons-nous et bâtissons ».Moi, j’agis comme le Prophète Michée qui ne fait pas des compromis avec le Roi, mais lui dit toujours la vérité. J’ai été aussi mis en prison parce que j’avais refusé énergiquement l’argent que Kabila voulait me donner pour me corrompre. C’est Mr Myra Ndjoku, qui est venu avec cette valise d’argent.

La plupart des Pasteurs évangéliques sont devenus de simples mangeurs du régime Kabila parce qu’ils ont peur des représailles. Ils n’ont pas le courage de dire la vérité à Kabila comme un Kutino. Ils sont incapables d’affirmer tout haut ce qu’ils pensent tout bas. C’est la lâcheté. Tout ce qui n’est pas le produit d’une conviction est péché (Romains 14 : 23). La peur est l’arme de faibles. Un serviteur de Dieu ne peut pas être un peureux. Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité (2 Timothée 1 :7 ; Romains 8 :15). Le Seigneur Jésus-Christ s’est occupé du bonheur intégral de l’homme ou de l’être humain, tant du point de vue spirituel que physique. Faire un pacte avec le mal est un péché. A titre d’exemples, quand le Président Kabila avait reçu un groupe de leaders des Eglises évangéliques, il m’a dit : Kutino, moi je n’ai rien contre vous, ce sont vos collègues Pasteurs qui viennent vous accuser toujours chez moi. Moi j’ai saisi aussi cette occasion pour lui que Dieu lui avait fait grâce de diriger un grand pays comme la République démocratique du Congo et qu’il était temps qu’il rende le tablier. Il m’a regardé ébahi.

7. Réveil FM International : Les méchants prospèrent. Ceux qui vous ont arrêté, brimé, humilié…sont encore et toujours là. Est-ce que l’idée de la vengeance vous traverse parfois l’esprit ?

Archbishop Kutino Fernando: Pas du tout, car je suis un vrai serviteur de l’Eternel qui suit les traces de son Seigneur. Dès que je suis sorti de la prison, ma première phrase était celle du pardon. J’ai du coup pardonné à tous mes bourreaux et comploteurs. C’est le pardon qui libère. Notre Dieu dit à lui la vengeance (Deutéronome 32 :35 ; Romains 12 :19 ; Esaïe 35 :4). Il ne faut jamais envier les méchants, car les méchants prospèrent pour être fauchés à jamais par la suite (Psaume 92 : 8). Mes ennemis ont tout fait pour m’éliminer, mais ils ont échoué. Moi je vivrai la fin du pouvoir illégitime et criminel de Joseph Kabila. Le pouvoir criminel et sanguinaire de ce dernier est en train de vivre difficilement ses derniers jours, car les carottes sont déjà cuites après le cadeau inutile d’un an qu’il a reçu par l’Accord de la Saint-Sylvestre. Mr Kabila n’a jamais respecté sa parole et ne respectera jamais de son vivant cet Accord. Il n’a même pas respecté les résolutions de ses propres concertations nationales. J’ai une confiance totale en mon Dieu qui sait bien rendre justice à ses enfants persécutés par les méchants.

8. Réveil FM International : Le Rwanda vient de fermer des Eglises trop bouillantes. Dans une ville comme Kinshasa où chaque rue possède 4 à 6 églisettes, une décision comme celle du Rwanda ne serait-elle pas salutaire ?

Archbishop Kutino Fernando: Chaque pays vit une situation particulière par rapport à ses lois, us et coutumes. L’Etat Congolais doit multiplier des contrôles pour s’assurer que toutes les églises fonctionnent suivant les règles établies et ne contribuent pas à créer le désordre social. Il faut être honnête pour reconnaître qu’il y aussi beaucoup de dérives dans la prolifération des églises dans notre pays. Ce mouvement n’est pas bien suivi et surtout pas du tout encadré. Les églises tendent à devenir comme des lieux de commerce où les Pasteurs doivent accroître leurs chiffres d’affaires. Il y a aussi beaucoup d’antivaleurs au sein des églises, d’où il faut un encadrement approprié. Qui peut accepter le phénomène des enfants sorciers qui ont mis beaucoup d’enfants dans la rue ? La prière est une bonne chose, mais elle ne peut pas se faire n’importe comment et dans n’importe quelle condition. Quand des responsables des églises fuient leurs responsabilités sociales, il n’est pas étonnant que le peuple soit abandonné à son propre sort. Il faudra revoir le cadre global de fonctionnement des églises dans notre pays.

9. Réveil FM International : Quelles mesures prioritaires pour la République Démocratique du Congo ?

Archbishop Kutino Fernando: Le pays est sous occupation étrangère. Avec l’appui de Grandes Puissances et de multinationales, la République Démocratique du Congo est occupée, notamment à l’est et dans le nord-est par le Rwanda et l’Ouganda pour tenter de balkaniser notre pays. L’armée, la police et les services des renseignements et d’immigration sont totalement infiltrés par des étrangers à la solde du pouvoir illégitime de Kabila. La crise congolaise est très grave, car nos ennemis sont mieux organisés que nous. Nous devons vite nous ré-saisir. Nos ennemis sont sans pitié et prêts à tout. On massacre les Congolais au vu et au su de tout le monde. Certains se posent même la question de savoir où est la Cour Pénale Internationale (CPI). On tire sur des chrétiens qui marchent pacifiquement devant la barbe de la communauté internationale. Entretemps, ce qui intéresse le Président c’est de recevoir les responsables des entreprises minières pour des négociations sans assises où le pays est toujours bafoué et où tous les intérêts vont dans la poche de bourreaux du régime. Il faut d’abord libérer d’urgence le pays et mettre en place une transition juste sans Mr Joseph Kabila qui est complice de cette occupation. Après le combat pour la libération du pays, il faut mener d’urgence une série d’actions :

- Mettre en place un gouvernement de transition avec de nouvelles figures sans les médiocres ;

- rétablir l’autorité de l’Etat et assurer la sécurité des personnes et des biens;

- lutter contre l’extrême pauvreté de la population;

- mettre en place de nouvelles institutions.

Lire la suite

dimanche 11 mars 2018

RDC: Robert Mbelo victime d'Honorine Masudi, indigne fille de la politicarde Ève Bazaïba

Robert Mbelo, diplomate honoraire

Il est l'un des congolais les plus actifs sur les réseaux sociaux. Robert Mbelo est l'un de nos diplomates honoraires, respectables et respectés, qui a l'expertise de la diplomatie congolaise. Que l'on aime ou non, il exprime librement ses pensées. Alors qu'il réside depuis des années à Londres en Grande-Bretagne, voilà qu'Honorine Masudi, l'indigne fille de la politicarde Ève Bazaïba est allée photographier la vielle maison familiale de Robert Mbelo à Kisangani, anciennement Stanley-Ville, actuellement ville-province de la Tshopo. Alors que c'est sa girouette mère Ève Bazaïba, qui fait de la politique, culottée et mal élevée, Honorine Masudi s'est autorisée de téléphoner le diplomate honoraire Robert Mbelo, pour le narguer et le menacer de balancer les photos de sa famille sur les réseaux sociaux. C'est la mère qui fait de la politique de l'accompagnement du régime d'imposture, d'occupation et de prédation, c'est la fille avec des méthodes barbares qui s'en prend à Robert Mbelo. Voici la lettre ouverte du diplomate honoraire.

Lettre ouverte à Madame Eve Bazaïba

Concerne : Des injures proférées par votre fille, Honorine Masudi à mon endroit.

Madame,

Ce jour, dimanche 11 mars 2018, à 14 h 45, je venais de recevoir un coup de fil de votre fille, Honorine Masudi, m’insultant et me traitant des tous les noms d’oiseaux allant même insinuer que j’étais impoli. Par la suite, elle s’est autorisée d’aller filmer la maison de mes parents à Kisangani, en m’enjoignant d’aller l’améliorer et de la reconstruire avant de vous critiquer vous, sa mère et elle se propose même de publier sur facebook, la maison de mes parents qui sont décédés depuis.

Tout d’abord, je ne peux pas renier mes origines : J’ai vécu dans cette maison à la fin de la rébellion de 1963-1965, chez mes parents qui avaient tout perdu pendant cette période sombre de l’histoire de notre pays. Et je n’ai pas honte de vous dire que mes parents, mes frères et mes sœurs et moi-même avions vécu dans la pauvreté. J’avais quitté Kisangani en 1974 pour mes études à Paris, puis revenir sur Kinshasa en 1979, pour débuter ma carrière au Ministère des Affaires Étrangères, puis ensuite dans la diplomatie.

Depuis la mort de mes parents, ce sont les membres élargis de ma famille qui y habitent. Et puisque c’est que votre fille et vous-mêmes voudraient montrer au monde, que moi-même et ma famille sommes des pauvres, c’est bien et je vous encourage de la faire et même de publier ces photos dans « Paris-Match ». Et donc, rien ne vous autorisent, vous qui vivez dans l’opulence et dans des palaces de vous moquer des pauvres, c’est ca l’éducation que vous donnez a votre fille ?

De cette réaction de votre fille et de vous-même, je note la chose suivante :

1.- Incapable de soutenir un débat politique de fond, vous avez eu recours à votre famille notamment à votre fille pour m’invectiver alors que c’étais votre responsabilité de me répondre. C’est vous qui êtes responsable politique qui engagez notre pays dans la misère et le chaos politique suite aux alliances contre-nature que vous entretenez avec d’autres médiocres et collabos politiciens congolais en vous mettant au service des occupants et mercenaires qui tuent nos populations et pillent les richesses de notre pays. Vos escapades en Afrique du Sud et vos prises de position pour des élections avec des occupants n’apporteront aucun changement qui vaille dans le quotidien de nos populations tant que nous n’ayons pas mis fin à l’occupation et à tout son système. Vous mentez madame, Le Peuple Congolais n’a pas besoin des elections, mais qu’on le respecte et qu’on respecte son intégrité physique. Le reste, c’est du bla-bla-bla.

2.- Madame, quelle éducation avez-vous donnée à votre fille ? Vous ne lui avez jamais dit que dans nos traditions, on doit respecter des aînés surtout ceux qui ont l’âge de ses parents ou plus ? Elle était d’une arrogance et d’une insolence telles que je me suis posé des questions si elle a fait des études ou pas. Un conseil Madame, je vous demande de laisser votre fille en dehors de nos débats politiques car vous lui attirerez l’abomination et la malédiction. Qu’elle cesse de m’appeler, parce qu’elle ne changera rien à ma détermination de combattre tous ceux qui sont d’intelligence avec des puissances étrangères pour trahir la République Démocratique du Congo, pour trahir le Peuple Congolais et qui crachent sur la mémoire de 13.000.000 d’innocentes victimes congolaises, c’est qui est votre cas.

3.- Si vous ne voulez pas que l’on vous critique, madame, ne faites pas de politique, en tout cas pas de la manière indigne que vous la faites. Alias Joseph Kabila ne respectera jamais ni la Constitution, ni l’accord de la Saint-Sylvestre et encore moins le calendrier électoral. Je vous répète pour la millième fois, qu'Alias Joseph Kabila est un sujet Rwandais dont la mission lui assignée par les racistes blancs de la communauté mafieuse occidentale, c’est de vendre et détruire la Congo et d’exterminer le Peuple Congolais dont vous faites parties. Personne ne me fera taire.

Lire la suite

CENI: Marcellin Mukolo Basengezi, mafieux négociant des machines à voler !

CENI-Corneille Nangaa et Norbert Basengezi, deux fraudeurs à la solde d'Alias Joseph Kabila

C'est de la bouillabaisse à la Commission Electorale Nationale indépendante (CENI). C'est Marcellin Mukolo Basengezi, conseiller chargé des nouvelles technologies de Corneille Nangaa, président de la CENI, qui a boutiqué, de gré à gré, sans appel d'offres, avec l’entreprise sud-coréenne Miru Systems de machines à voter, dans lequel il a travaillé en Corée du Sud !

Combien Corneille Nangaa et Norbert Basengezi ont-ils perçu en rétro-commissions sur les 150 millions sur des machines à voler auprès de l'entreprise sud-coréenne Miru Systems ?

Sous Malu Malu, l'abbé tricheur, à l'époque Commission Électorale Indépendante (CEI), son collaborateur Nobert Basengezi, obtient une bourse d'études pour la Corée du Sud, pour son fils Marcellin Mukolo Basengezi. Revenu au pays, quelques années plus tard, Marcellin Mukolo Basengezi est nommé conseiller des nouvelles technologies par Corneille Nangaa.

Corneille Nangaa enfarine les électeurs congolais. Sans appel d'offres. L’achat auprès de l’entreprise sud-coréenne Miru Systems de machines à voter aura coûté une somme avoisinant 150 millions de dollars. Cela pose problème! Est-ce que ces machines sont-elles fiables ? Quels sont pays qui ont déjà utilisé des machines à voter dans un pays sans infrastructures et les élections se sont bien déroulées ? Avec 105 000 machines pour 90000 bureaux et 46 millions de votants, pays sans électricité, certains compatriotes n’ont jamais vu un ordinateur, chaque électeur disposera 1 minute pour choisir parmi une multitude de candidats son président, son député national et député provincial!

Revenu à la CENI après les fraudes massives de l'élection 2011 avec le pasteur Ngoyi Mulunda qui ont donné Alias Joseph Kabila, après son second hold-up électoral, Malu Malu découvre en 2014, les machines à voler de l’entreprise sud-coréenne Miru Systems. En 2015, Malu Malu décède. Il est remplacé par Corneille Nangaa et Norbert Basengezi est son vice-président

Corneille Nangaa est un Marini Boy, soutien d'Alias Joseph Kabila. La sœur de Mgr. Milenge Mwenelwata, 2è Vice-président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC) est l'épouse légitime de Corneille Naanga, Président de la CENI. Son Vice-président Norbert Basengezi est un apparatchik Joséphiste de la première heure.

Lire la suite

samedi 10 mars 2018

Stade de France: Coupe du monde de rugby 2023, Edouard Philippe lance la création du comité d’organisation !

Edouard Philippe, Premier ministre

Dans le grand auditorium de l'enceinte dyonisienne, c'est le Premier Ministre Edouard Philippe qui, en compagnie de Bernard Laporte, Président de la FFR et Jean-Michel Brun, Secrétaire Général du CNOSF, a signé, en présence de Bill Beaumont, patron de World Rugby, la convention constitutive du Groupement d’Intérêt Public (GIP), constitué pour l’organisation de l’événement.

Edouard Philippe, Bill Beaumont, Bernard Laporte et Jean-Michel Brun ont lancé le compte à rebours menant à la coupe du monde de rugby 2023, en France

De l’engagement, du fair-play, du beau jeu, de l’intensité, de l’éthique : voilà l’alchimie que nous voulons créer Edouard Philippe a clamé le Premier ministre. "La France est redevenue une terre d’accueil de grands événements sportifs. Parce qu’elle a à cœur de faire et elle sait faire. Elle aime organiser et donner à ces événements leur pleine dimension mondiale. De l’engagement, du fair-play, du beau jeu, de l’intensité, de l’éthique : voilà l’alchimie que nous voulons créer lors de cette coupe du monde de rugby 2023 !", a déclaré le chef du gouvernement. A ses côtés, Bernard Laporte, loin des affaires et de la question, légitime, de la capacité du XV de France à se relever d'ici 2023, ne cachait évidemment pas sa satisfaction.

"La création du GIP #FRANCE2023 est le véritable coup d’envoi de l’organisation de la Coupe du Monde de Rugby 2023. Le Comité Directeur de la FFR a validé la convention constitutive du GIP. Le cadre est posé pour organiser un événement extraordinaire. Je me réjouis de la présence aujourd’hui de M. le Premier Ministre et de Bill Beaumont, qui marque l’implication de l’Etat et du rugby international pour la réussite de l’événement. Je souhaite également remercier la famille du rugby, les acteurs du sport français et tous les représentants des collectivités et des pouvoirs publics qui sont présents aujourd’hui et qui s’impliqueront à nos côtés pour ensemble réussir 2023 !" a déclaré Bernard Laporte.

Lire la suite

Emmanuel Macron en Inde: Déclaration conjointe Franco-Indienne !

Emmanuel Macron, Président de la République et le Premier ministre Narendra Modi

Emmanuel Macron et son épouse Brigitte sont arrivés vendredi soir en Inde pour une visite de trois jours.

Déclaration conjointe franco-indienne à l’occasion de la visite d’État du Président Emmanuel Macron en Inde.

1. À l’invitation du Premier ministre Shri Narenda MODI, M. Emmanuel Macron, Président de la République française, s’est rendu en visite d’État en Inde du 10 au 12 mars 2018. Les deux dirigeants ont coprésidé le premier sommet de l’Alliance solaire internationale qui s’est tenu le 11 mars 2018 à New Delhi. Ils ont eu des discussions constructives sur un grand nombre de sujets et souligné la convergence croissante des positions de leurs deux pays sur les questions régionales et internationales.

2. À l’occasion du vingtième anniversaire du partenariat stratégique entre la France et l’Inde, le premier partenariat stratégique mis en place par l’Inde, les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de de lui donner un nouvel élan et encore plus d’ampleur en organisant des sommets biannuels entre le Président de la République française et le Premier ministre indien. Les deux dirigeants sont convenus d’approfondir et de renforcer les liens bilatéraux, qui reposent sur des valeurs et principes communs de démocratie, de liberté, de primauté du droit et de respect des droits de l’homme.

3. Rappelant les sacrifices courageux consentis par les soldats français et indiens durant la Première Guerre mondiale, le Premier ministre Modi a exprimé la volonté que l’Inde participe aux cérémonies de clôture du centenaire de la Première Guerre mondiale qui auront lieu à Paris le 11 novembre 2018. Il a également salué l’organisation à cette occasion du Forum pour la Paix à Paris. Le Président Macron a remercié le Premier ministre Modi du soutien de l’Inde à cette initiative.

I. Partenariat stratégique

4. Les dirigeants se sont félicités de la signature de l’Accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de l’Inde relatif à l’échange et à la protection réciproque des informations classifiées ou protégées, qui reflète le haut niveau de confiance stratégique entre les deux pays. Les deux parties sont également convenues d’instaurer un dialogue annuel en matière de défense au niveau ministériel.

5. Les deux dirigeants ont salué l’interaction croissante des deux pays dans le domaine maritime, en vue d’une coopération accrue dans la région de l’océan Indien. À cet égard, ils se sont félicités de la signature d’une Vision stratégique commune de la coopération franco-indienne dans la région de l’océan Indien, qui servira de fil conducteur à ce partenariat. Ils ont réaffirmé le rôle essentiel de cette coopération pour maintenir la sécurité des voies maritimes internationales, en vue d’assurer des échanges commerciaux et des communications sans entrave conformément au droit international, de lutter contre le terrorisme et la piraterie maritimes, de renforcer la surveillance du domaine maritime et les capacités, et de mieux coordonner leur action au sein des instances régionales et internationales dans la région.

6. Les deux dirigeants se sont félicités de la signature de l’Accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de l’Inde relatif au soutien logistique réciproque entre leurs forces armées qui vise à accorder un soutien logistique pour l’accès des forces armées françaises et indiennes aux installations réciproques des deux pays. Cet accord est emblématique de la profondeur et de la maturité stratégiques de la relation entre la France et l’Inde en matière de défense.

7. Les deux dirigeants ont souligné l’importance des exercices militaires réguliers conjointement menés entre les deux pays. Ils ont salué la réussite de l’exercice naval Varuna mené en France en avril 2017, et de l’exercice terrestre Shakti mené en France en janvier 2018. Les deux parties attendent avec intérêt le prochain exercice naval Varuna, qui aura lieu en Inde dans les semaines à venir et l’exercice aérien Garuda prévu en France en 2019. Les deux parties ont affirmé leur intention de rehausser le niveau de leurs exercices militaires conjoints tout en maintenant leur niveau de qualité opérationnelle à l’avenir.

8. Les deux dirigeants ont noté avec satisfaction les progrès, conformes au calendrier prévu, de la mise en œuvre des accords relatifs aux acquisitions, y compris l’accord signé en 2016 pour l’avion de combat Rafale. Ils ont également noté la mise en service de l’INS Kalvari, le premier sous-marin Scorpene fabriqué en Inde par le chantier naval Mazagon Dock Ltd., en collaboration avec le chantier naval français Naval Group.

9. Ils ont souhaité poursuivre leurs discussions sur le développement et l’approfondissement des partenariats industriels de défense en cours. Ils reconnaissent que l’initiative Make in India offre une opportunité intéressante pour les entreprises françaises et indiennes du secteur de la défense d’entrer dans des accords de codéveloppement et de coproduction d’équipements de défense en Inde, y compris à travers le transfert de savoir-faire et de technologies, au bénéfice mutuel de toutes les parties. Dans ce contexte, les dirigeants ont salué les divers accords industriels entre entreprises françaises et indiennes et réaffirmé leur engagement à en faciliter de nouveaux.

10. Les dirigeants ont noté les discussions en cours entre Safran et le DRDO sur un moteur pour avion de combat, et ont encouragé l’adoption des mesures nécessaires et une approche proactive pour permettre leur conclusion rapide.

11. Les deux dirigeants ont réaffirmé leur ferme condamnation du terrorisme sous toutes ses formes et dans toutes ses manifestations, y compris le terrorisme transfrontalier et les actes terroristes en France et en Inde. Ils ont également rappelé que le terrorisme ne saurait en aucun cas être justifié et qu’il ne peut être associé à aucune religion, croyance, nationalité ou ethnie. Rappelant la déclaration conjointe sur le terrorisme adopté par les deux pays en janvier 2016, les deux dirigeants ont réaffirmé leur ferme détermination à éradiquer le terrorisme partout où il se manifeste. Ils ont estimé d’un commun accord que la communauté internationale devait redoubler d’efforts pour enrayer le financement du terrorisme et ont salué l’organisation par le Gouvernement français d’une conférence internationale pour la lutte contre le financement du terrorisme à Paris en avril 2018.

12. Ils ont également appelé tous les pays à agir pour détruire les refuges et les infrastructures terroristes, démanteler les réseaux terroristes, bloquer leurs canaux de financement et mettre fin aux mouvements transfrontaliers de groupes tels qu’Al-Qaïda, Daech, Jaish-e-Mohammed,Hizb-ul Mujahideen, Lashkar-e-Taiba et leurs affiliés, ainsi que des groupes terroristes qui menacent la paix et la sécurité en Asie du Sud et dans la région du Sahel.

13. Au-delà de la poursuite de l’excellente coopération en place entre les forces d’intervention (GIGN et NSG) et les services d’investigation des deux pays, les deux dirigeants sont convenus d’approfondir la coopération opérationnelle entre les organismes français et indien de lutte contre le terrorisme et de lancer une nouvelle coopération afin de prévenir et de lutter contre la radicalisation, notamment sur l’internet. Ils sont convenus de renforcer la lutte anti-terroriste au sein des instances multilatérales telles que les Nations Unies, le Forum mondial de lutte contre le terrorisme, le Groupe d'action financière internationale et le G20. Ils ont appelé tous les États membres des Nations Unies à mettre en œuvre la résolution 1267 du Conseil de sécurité et les autres résolutions pertinentes désignant des entités terroristes. Ils sont également convenus d’œuvrer ensemble à l’adoption rapide de la Convention générale sur le terrorisme international aux Nations Unies.

14. Ils se sont félicités de la conclusion d’un Accord sur la prévention de la consommation illicite et la réduction du trafic illicite de stupéfiants, de substances psychotropes et de leurs précurseurs chimiques entre les deux pays, qui vise à mettre en place une coopération institutionnelle efficace et à endiguer le trafic transnational de stupéfiants, qui contribue entre autres au financement du terrorisme.

Coopération nucléaire civile

15. Dans le prolongement de l’accord de 2008 pour le développement des utilisations pacifiques de l’énergie nucléaire entre l’Inde et la France, ainsi que de la feuille de route de coopération de janvier 2016, les deux dirigeants ont noté avec satisfaction la conclusion d’un Accord industriel entre EDF et NPCIL en vue de la mise en œuvre de six réacteurs nucléaires à Jaitapur, dans le Maharashtra en Inde.

16. Les deux dirigeants ont réaffirmé l’objectif de débuter les travaux sur le site de Jaitapur fin 2018 et ont encouragé EDF et NPCIL à accélérer les négociations contractuelles y afférent. Une fois achevé, le projet de Jaitapur constituera la plus grande centrale nucléaire du monde avec une capacité totale de 9,6 GW. En sus de la fourniture d’énergie renouvelable, elle permettra à l’Inde d’atteindre son objectif de 40 % d’énergie non fossile d’ici à 2030. Dans ce contexte, ils ont souligné la nécessité d’aboutir à une production d’électricité rentable, d’assurer un financement économe et compétitif du côté français, de garantir un approvisionnement en combustible fiable, ininterrompu et constant sur toute la durée de vie des centrales nucléaires de Jaitapur, et de coopérer en matière de transferts de technologie et de localisation d’unités de fabrication rentables en Inde. Ce dernier point comprend le transfert de droits de brevet, à établir d’un commun accord.

17. Ils se sont félicités de la compréhension commune entre les deux parties au sujet de la mise en œuvre de la réglementation indienne relative à la responsabilité civile en cas de dommages nucléaires applicable au projet Jaitapur. La compréhension commune repose sur la loi de 2010 relative à la responsabilité civile en cas de dommages nucléaires, sur les réglementations de 2011 relatives à la responsabilité civile en cas de dommages nucléaires, et sur le respect par les lois et réglementations indiennes de la convention sur la compensation additionnelle des dommages nucléaires, régulièrement ratifiée et notifiée à l’AIEA.

18. Les deux dirigeants se sont félicités des échanges réguliers entre les agences de l’énergie atomique de leurs deux pays et de leur collaboration croissante dans le cadre d’activités scientifiques et de formation mutuellement avantageuses liées aux usages pacifiques de l’énergie nucléaire, en particulier la coopération entre le CEA/INSTN et le DAE/GCNEP. Ils se sont également félicités des rapports établis de longue date entre leurs autorités de régulation nucléaire, l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN) en France et l’Atomic EnergyRegulatoryBoard(AERB) en Inde, et de la poursuite de leur action conjointe qui favorise le partage d’expériences précieuses, de bonnes pratiques et de nouveaux acquis en lien avec la sûreté nucléaire et les questions réglementaires.

Coopération spatiale

19. Construisant sur les liens historiques exceptionnels entre les deux pays dans le secteur des programmes spatiaux civils, les deux dirigeants ont adopté une Vision commune de la coopération spatiale entre la France et l’Inde qui précise les domaines concrets de la coopération à venir dans ce domaine. Ils ont noté, en particulier, de la coopération en cours entre leurs agences spatiales en vue de la réalisation de la mission Trishna, troisième mission satellitaire conjointe destinée au suivi de la pression sur les écosystèmes et de l’utilisation des eaux, ainsi que de l’accueil d’un instrument français à bord du satellite indien Oceansat-3.

II. Coopération économique, éducative, scientifique et technique, culturelle et entre les peuples

20. Le Président Macron et le Premier ministre MODI ont noté avec satisfaction la profondeur des liens entre les deux pays, en particulier dans les secteurs de l’économie, de l’éducation, des sciences, de la culture et du tourisme.

21. Ils se sont félicités de la signature d’un Accord bilatéral de partenariat en matière de migration et de mobilité, qui facilitera la mobilité étudiante et professionnelle entre la France et l’Inde en simplifiant les conditions d’entrée et de long séjour dans les deux pays.

22. Le Président Macron et le Premier ministre Modi ont salué le rôle des échanges entre les sociétés civiles des deux pays et ont souligné la nécessité de développer les programmes d’échange pour la jeunesse afin de promouvoir la compréhension mutuelle des cultures. À cet effet, ils se sont félicités du lancement d’un programme franco-indien pour l’avenir, initiative française destinée à promouvoir les échanges de jeunes, essentiels à l’approfondissement futur des liens entre la France et l’Inde.

Échanges économiques

23. Les deux dirigeants ont noté avec satisfaction l’implication de sociétés françaises dans plusieurs projets partenariaux nouveaux ou en cours dans le secteur de la fabrication en Inde. Ils se sont félicités de la vitalité du développement des activités de recherche et développement réalisées par ces sociétés en Inde. Ils ont également souligné l’attractivité de la France pour les investisseurs indiens.

24. Les deux parties ont noté avec satisfaction la croissance du commerce bilatéral au cours de la période récente et ont exprimé le souhait de voir cette dynamique se poursuivre dans l’objectif de porter les échanges de biens à 15 milliards d’euros d’ici à 2022. Ils ont encouragé les PME et les sociétés de taille intermédiaire à jouer un rôle croissant dans les échanges économiques et commerciaux entre les deux pays. Tout en réaffirmant leur engagement de faciliter la mise en place d’un environnement propice au développement des échanges bilatéraux et des investissements, ils ont :

- souligné l’importance d’un dialogue régulier et durable en matière de coopération économique dans le cadre de la Commission mixte franco-indienne ;

- accueilli avec satisfaction les nouvelles recommandations présentées par les coprésidents du CEO Forum, qui s’est tenu à Delhi en marge de la visite.

25. Les deux dirigeants ont souligné l’importance de la tenue d’un dialogue annuel au niveau ministériel afin d’approfondir la coopération dans les domaines économique et financier.

Coopération éducative, scientifique et technique

26. Les deux dirigeants ont noté avec satisfaction l’existence d’une coopération éducative dynamique dans le cadre gouvernemental et entre les universités et établissements d’enseignement et ont encouragé ces derniers à accroître en nombre et en qualité les échanges d’étudiants, dans le but de parvenir à 10.000 étudiants d’ici à 2020. Ils ont, à cet égard, salué la signature d’un Accord de reconnaissance mutuelle des diplômes qui facilitera la poursuite des études supérieures d’étudiants français en Inde et d’étudiants indiens en France et favorisera leur employabilité. Ils ont également salué la tenue du KnowledgeSummit, première conférence franco-indienne sur la recherche et l’enseignement supérieur, les 10 et 11 mars 2018 à New Delhi.

27. Reconnaissant que le développement des compétences constitue une priorité essentielle pour les deux pays, les deux dirigeants ont salué l’importance du rôle joué par les entreprises françaises en Inde dans la formation et le renforcement des compétences de la main-d’œuvre indienne, et ont encouragé ces entreprises à s’impliquer davantage dans ce secteur. Les deux parties attendent avec intérêt la création de nouveaux liens et la conclusion d’accords formels entre les structures et organismes de formation des deux pays.

28. Les deux dirigeants ont reconnu avec satisfaction le rôle joué par le Centre franco-indien pour la promotion de la recherche avancée (CEFIPRA) et l’ont félicité à l’occasion de son trentième anniversaire, célébré en 2017. Ils ont encouragé le CEFIPRA à élargir son rôle grâce à la mise en place d’un continuum interactif alliant la recherche aux besoins du marché et de la société, en établissant un lien entre les découvertes de la recherche fondamentale et leurs applications technologiques. Afin d’élargir l’ampleur et le contenu de la coopération bilatérale en matière de sciences, de technologie et d’innovation, ils ont souligné la nécessité de réunir le Comité mixte sur les sciences et techniques en 2018.

Échanges culturels

29. Les deux dirigeants ont applaudi la réussite du festival « Namasté France » organisé en 2016, qui avait réuni 83 manifestations dans 41 villes de France et mis ainsi en lumière le patrimoine culturel indien en France, ainsi que la réussite de la troisième édition de « Bonjour India » qui a vu la réalisation de 300 projets dans 33 villes d’Inde. Ils ont salué la tenue des festivités « India@70 » organisées tout au long de l’année par l’Inde en France.

30. Reconnaissant l’importance de la littérature dans la promotion de relations amicales entre les deux pays, les deux dirigeants se sont félicités de la participation de l’Inde en tant qu’invité d’honneur au 42e Salon du livre de Paris en 2020. Réciproquement, la France sera l’invitée d’honneur de la Foire internationale du livre de New Delhi en 2022.

31. Le Président Macron et le Premier ministre Modi ont noté avec satisfaction la forte hausse des échanges touristiques entre les deux pays (+ 69 % de touristes indiens en France depuis 2014). Les deux pays se fixent pour objectif d’atteindre un million de touristes indiens en France et 335.000 touristes français en Inde d’ici à 2020.

III. Partenariat pour la planète

32. Les deux parties ont réaffirmé leur engagement de lutter contre le changement climatique sur la base des principes de justice climatique, d’amélioration de la résilience climatique et d’un développement à faible émission de gaz à effet de serre. Ils se sont engagés à mettre pleinement en œuvre l’Accord de Paris pendant et après la COP24, conformément à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et dans le cadre d’un processus mondial irréversible de lutte contre les changements climatiques pour le bien de toute l’humanité. Ils ont souligné la contribution positive du One Planet Summit, tenu à Paris le 12 décembre 2017, dans la réalisation de cet objectif.

33. Le Président français a remercié le Premier ministre indien pour le soutien de l’Inde à l’initiative visant à œuvrer en faveur d’un Pacte mondial pour l’environnement.

Alliance solaire internationale

34. Les deux dirigeants se sont félicités de l’entrée en vigueur de l’Accord-cadre de l’Alliance solaire internationale (ASI) et se sont réjouis de coprésider le sommet inaugural de l’ASI le 11 mars 2018 à New Delhi. Ils ont souligné leur engagement en faveur de l’élargissement et de l’approfondissement de projets et de programmes concrets sous l’égide de l’ASI, en vue de mobiliser des financements abordables au service d’un déploiement massif de l’énergie solaire.

Énergies renouvelables

35. Les deux dirigeants ont réaffirmé que le renforcement de la coopération technologique entre la France et l’Inde dans le domaine des énergies renouvelables était une priorité commune visant à encourager l’émergence et la diffusion de l’innovation dans tous les secteurs. Ils ont souligné qu’il importait de mobiliser des fonds publics et privés à l’appui du déploiement de l’énergie solaire. Ils ont, à cet égard, salué la mise en place au sein de l’Alliance solaire internationale d’un comité international des Chambres de commerce et d’industrie et la volonté du MEDEF, du SER, de la FICCI et de la CII, entre autres, d’en faire partie.

Mobilité durable

36. Les deux dirigeants ont noté que des moyens de transport efficaces et à faible émission de gaz à effet de serre constituent une condition essentielle du développement et de la croissance économique de la France et de l’Inde. Ils ont rappelé les vastes ambitions des deux pays en matière de mobilité électrique. À cet égard, ils se sont félicités de la signature d’une Déclaration d’intention entre le ministère français de la Transition écologique et solidaire et le NITI Aayog, qui sera appuyée par une assistance technique française fournie par l’Agence française de développement (AFD).

37. Les deux dirigeants ont réaffirmé l’engagement des deux pays en faveur du renforcement de leur coopération dans le domaine ferroviaire et ont noté avec satisfaction de l’achèvement de l’étude de fiabilité sur la modernisation de la ligne de voyageurs Delhi-Chandigarh en semi-grande vitesse et de l’étude sur la rénovation des gares d’Ambala et de Ludhiana. Les deux parties sont convenues que les discussions techniques à venir sur l’accroissement de la vitesse sur le tronçon DelhiChandigarh devront nécessairement prendre en compte les enjeux liés à la fréquentation de ce tronçon et l’importance du trafic de fret. Les deux dirigeants se sont également félicités de la mise en place d’un Forum ferroviaire permanent franco-indien regroupant le ministère français de la Transition écologique et solidaire et la SNCF, d’une part, et le ministère indien des Chemins de fer, de l’autre, en vue d’ouvrir la voie à une coopération industrielle entre les deux pays.

Villes intelligentes

38. Le Président Macron et le Premier ministre Modi ont noté avec satisfaction l’excellence de la coopération franco-indienne en matière de villes durables et intelligentes, caractérisée par de nombreux projets de partage d’innovations et par des collaborations fructueuses entre acteurs français et indiens. Ils ont salué le programme de coopération exemplaire en matière de Ville intelligente mené dans les trois villes de Chandigarh, Nagpur et Pondichéry, ainsi que la reconduction du programme d’assistance technique de l’AFD dans le cadre de cette mission. Ils se sont félicités de la signature d’un Accord de prêt de 100 millions d’euros entre l’AFD et le Gouvernement indien en appui à la mission « Villes intelligentes ».

IV. Renforcement des convergences stratégiques mondiales

39. En tant que partenaires stratégiques, les deux pays ont des avis convergents sur des questions régionales et mondiales essentielles, se consultent et coordonnent étroitement leurs actions sur les questions d’intérêt commun.

40. La France a réaffirmé son soutien à la candidature de l'Inde à un statut de membre permanent du Conseil de sécurité des Nations Unies. La France et l’Inde partagent les mêmes préoccupations et objectifs en matière de non-prolifération des armes de destruction massive.

41. La France a salué l’adhésion de l’Inde au MTCR en juin 2016, à l'Arrangement de Wassenaar en décembre 2017 et au Groupe Australie en janvier 2018. Le Premier ministre Modi a remercié le Président Macron pour le rôle moteur joué par la France afin de permettre l’adhésion de l’Inde à l’Arrangement de Wassenaar. Il a également remercié la France d’avoir soutenu l’adhésion de l’Inde au Groupe Australie. Afin de renforcer à l’avenir les régimes de non-prolifération à l’échelle mondiale, la France a réaffirmé son soutien ferme et actif à la recherche d’un consensus parmi les membres de ces régimes au sujet de l’adhésion de l’Inde au Groupe des fournisseurs nucléaires, reconnaissant que cette adhésion renforcerait les buts et les objectifs de ces régimes.

42. Les deux dirigeants ont estimé d’un commun accord que la poursuite des programmes nucléaires et balistiques de la RPDC, ainsi que leur prolifération, menaçaient gravement la paix et la sécurité internationales, et ont appelé à une dénucléarisation totale, vérifiable et irréversible de la péninsule coréenne, entérinée par la RPDC. Les deux parties ont souligné la nécessité d’amener ceux qui soutiennent ou ont soutenu les programmes nucléaires et de missiles de la RPDC à rendre des comptes. Ils ont également souligné l’importance de l’unité de la communauté internationale face à ce défi pour faire en sorte que toutes les sanctions décidées par le Conseil de sécurité des Nations Unies soient pleinement mises en œuvre par l’ensemble de la communauté internationale, afin d’exercer la pression la plus forte possible en vue d’une solution pacifique et globale par le dialogue.

43. La France et l’Inde ont réaffirmé leur soutien à la poursuite de la pleine mise en œuvre du Plan d’action global commun signé entre l’Iran et les E3+3. Ils ont reconnu que l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) avait confirmé que l’Iran respectait les engagements en matière nucléaire qui découlent pour lui de ce Plan. Les deux pays ont appelé à l’application intégrale et effective de cet accord approuvé par le Conseil de sécurité des Nations Unies, qui constitue une contribution essentielle au régime de non-prolifération ainsi qu’à la paix, à la stabilité et à la sécurité internationales. Ils ont appelé toutes les parties à mettre pleinement en œuvre la résolution 2231 du Conseil de sécurité des Nations Unies.

44. Les deux dirigeants ont réaffirmé la primauté du processus de Genève mené par les Nations Unies en vue d’une résolution globale et pacifique du conflit syrien grâce à un processus politique ouvert à tous et mené par les Syriens, tenant compte des aspirations légitimes du peuple syrien. La protection des civils et l’accès à l’aide humanitaire sont fondamentaux, et il est attendu de toutes les parties au conflit et de ceux qui les soutiennent qu’ils respectent leurs engagements. Les deux dirigeants ont affirmé qu’il ne saurait y avoir aucune solution militaire au conflit et que l’intégrité territoriale et la souveraineté de la Syrie devaient être protégées. Ils ont également mis l’accent sur l’importance de l’OIAC et souligné que les armes chimiques ne devaient en aucun cas être employées.

45. Les deux dirigeants ont réitéré leur soutien au partenariat stratégique entre l’Union européenne et l’Inde, qui repose sur des principes et des valeurs communes ainsi que sur leur engagement en faveur d’un ordre international fondé sur le droit. Ils ont estimé d’un commun accord que l’Inde et l’UE devaient approfondir leur coopération sur les questions multilatérales et de sécurité, ainsi que sur les questions relatives à l’économie, aux échanges commerciaux et au changement climatique, et ont accueilli favorablement les résultats du 14e Sommet UE-Inde tenu à New Delhi le 6 octobre 2017. Ils ont exprimé leur soutien aux efforts menés par les deux parties pour relancer rapidement les négociations en vue d’un accord global sur le commerce et les investissements, mutuellement avantageux, entre l’UE et l’Inde.

46. La France et l’Inde ont reconnu l’importance de la connectivité à l’ère de la mondialisation. Ils ont souligné que les initiatives dans ce domaine devaient reposer sur les principes essentiels du droit international, de bonne gouvernance, de primauté du droit, d’ouverture et de transparence, être conformes aux normes sociales et environnementales, aux principes de responsabilité financière et aux pratiques responsables de financement de la dette, et être mises en œuvre de manière à respecter les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale.

47. La France et l’Inde s’engagent à mettre en œuvre les décisions du G20 et à agir de concert avec ses autres membres afin de parvenir à une croissance forte, durable, équilibrée et inclusive.

48. Les deux dirigeants ont réaffirmé le rôle essentiel d’un système commercial multilatéral fondé sur des règles et l’importance de promouvoir un commerce libre, équitable et ouvert en faveur d’une croissance et d’un développement durables. Ils ont réaffirmé leur volonté d’agir de concert avec tous les membres de l’OMC, ce qui réaffirmerait le rôle central d’un système commercial multilatéral fondé sur des règles et son importance pour des échanges commerciaux ouverts et inclusifs.

49. La France et l’Inde sont désireuses d’œuvrer ensemble à améliorer l’architecture mondiale de gouvernance économique et financière, à réduire les déséquilibres mondiaux excessifs, à favoriser un développement inclusif et interconnecté et faire face aux défis mondiaux communs tels que le terrorisme, la pauvreté, la faim, la création d’emplois, les changements climatiques, la sécurité énergétique et les inégalités, notamment les inégalités entre les sexes, pour poser les fondements d’un développement durable.

50. La France et l’Inde partagent un même intérêt à coopérer et à collaborer en faveur de la stabilité et de la prospérité de l’Afrique, notamment dans le cadre d’initiatives de développement telles que des programmes de renforcement des capacités et des projets conjoints. S’appuyant sur leur premier dialogue sur l’Afrique, qui a eu lieu en juin 2017 à Paris, les deux dirigeants ont réaffirmé leur volonté de mettre en œuvre des projets communs sur le terrain. Ils se sont également félicités de la création de la force conjointe G5 Sahel qui témoigne de la volonté des États d’Afrique de prendre en charge leur propre sécurité pour faire face à la menace terroriste ainsi qu’aux graves problèmes que pose la criminalité organisée transnationale dans la région.

51. Les deux dirigeants ont réaffirmé leur soutien à l’Association des États riverains de l'océan Indien (IORA) et aux valeurs qu’elle promeut. Ils s’engagent tous deux à contribuer activement à la réalisation de ses priorités.

52. Dans le but d’élargir le spectre de ces convergences, il a été convenu d’instaurer des dialogues officiels et réguliers entre experts sur l’Asie de l’Est et le Moyen-Orient. Un dialogue annuel en matière de prospective a également été mis en place entre les deux ministères des Affaires étrangères.

Lire la suite

vendredi 9 mars 2018

Paris: 20ème Rencontre alternée entre les Premiers ministres français et québécois

Edouard Philippe et Philippe Couillard, Premier ministre Québécois à Paris

Le Premier ministre Edouard Philippe a invité son homologue Québécois, Philippe Couillard, à participer ce matin au Conseil interministériel de l’égalité entre les femmes et les hommes.

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre

20ème Rencontre alternée entre les Premiers ministres français et québécois Paris, jeudi 8 mars 2018

Monsieur le Premier ministre, cher Philippe, Mesdames et Messieurs,

La France et le Québec entretiennent depuis toujours des relations qui sont directes, privilégiées, stratégiques, structurelles, mais je dirais aussi des relations de cœur. Depuis plus de 40 ans, nos prédécesseurs – et ils ont eu en la matière bien raison de s’y engager – se sont réunis selon le format des rencontres alternées. Et aujourd’hui, nous venons d’en tenir la 20e édition. Je veux dire qu’elle s’est tenue probablement comme les précédentes dans une atmosphère de chaleur, d’amitié, de décontraction aussi et de détermination car nous partageons l’envie d’avancer dans ce chemin commun que nous nous sommes tracé et que nos prédécesseurs ont tracé.

J’avais ce matin convié Monsieur le Premier ministre à participer, avec un certain nombre de ministres de son gouvernement, au Conseil interministériel de l’égalité entre les femmes et les hommes que je présidais aujourd’hui, le 8 mars, en cette Journée internationale des droits des femmes.

Nous y avons notamment évoqué et décidé, avec Madame la Secrétaire d’Etat à l’Egalité entre les Femmes et les Hommes, de définir ou, plus exactement, de travailler avec le Québec à la définition d’un indice de l’égalité en se fondant sur l’idée et sur les travaux qui sont bien engagés chez vous, Monsieur le Premier ministre, de nous permettre de créer un outil qui soit un outil de mesure, un outil d’aide à la décision, un outil de comparaison qui permettra d’objectiver les choses et qui permettra l’orientation des actions politiques à la fois nationales et internationales en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.

Je suis convaincu que ce qu’on veut améliorer, il faut d’abord pouvoir le mesurer et que si on veut faire des comparaisons internationales, il faut les faire avec des instruments qui sont robustes et qui sont conformes à la réalité internationale et qui sont partagés. C’est l’objectif que nous avons évoqué ce matin.

Le deuxième point que je retiens de nos échanges, c’est évidemment le climat. Le Québec est très engagé en matière de lutte contre le dérèglement climatique et, avec la France, je dirais que le constat, l’envie, la détermination sont partagés. Nous allons organiser un travail collectif pour étudier les rapprochements possibles entre ce que fait l’Union européenne en matière de marché carbone et le marché que vous avez mis en place avec la Californie et l’Ontario qui est de toute évidence une initiative remarquable, impressionnante et dont nous devons nous inspirer.

Autre mesure très concrète, nous allons débloquer des crédits pour des projets cherchant à réduire les émissions de gaz à effet de serre du transport maritime. Le transport maritime n’est pas la partie la plus spectaculaire spontanément de la mondialisation mais elle est la partie du commerce et du transport qui est la plus essentielle pour la mondialisation puisque près de 80 à 85 % des échanges physiques de marchandises passent par la mer et par les ports.

Tout ce qui peut être fait pour que ce transport de marchandises ait un impact écologique réduit, que ce soit pour les bateaux qui restent à quai ou pour les bateaux qui traversent les océans, est évidemment quelque chose de positif pour la planète et pour le commerce mondial.

Une initiative conjointe qui va permettre de développer la recherche, de prendre des initiatives, qui s’inscrit d’ailleurs dans le bilan d’un certain nombre de rencontres alternées précédentes et qui me semble extrêmement bienvenue, je m’en réjouis, Monsieur le Premier ministre.

Les échanges commerciaux, évidemment, il faut en dire un mot et il en a été question avec le CETA qui amorce une impulsion progressiste sur le plan environnemental et social. La France est évidemment extrêmement vigilante sur ce point avec son plan d’action mais nous considérons qu’il faut que les entreprises soient mieux informées des opportunités offertes par l’accord pour qu’il bénéficie aux entreprises et notamment aux petites et aux moyennes entreprises. Je me réjouis des accords qui ont été signés hier entre incubateurs, notamment parce que ça montre que le CETA, c’est aussi un traité qui va favoriser l’innovation, le développement de l’innovation entre la France et le Québec, mais aussi en France et au Québec.

Cette dynamique dans le numérique, elle est un enjeu considérable, nous l’avons évoquée ce matin, et nous allons poursuivre cet engagement très fort du Québec et de la France à travers le développement d’outils conjoints visant à développer la découvrabilité des contenus francophones sur Internet. Le sens et l’enjeu, eux, sont considérables car il s’agit bien de promouvoir, de défendre la langue française et les contenus en français sur Internet.

Enfin il a été question de la jeunesse qui est un des éléments les plus vifs et les plus prometteurs de la relation entre la France et le Québec. 12 000 étudiants français sont inscrits dans les universités du Québec, 4 500 élèves fréquentent nos établissements scolaires et vous fêterez ce soir, Monsieur le Premier ministre, nous fêterons ensemble, les 50 ans de l’Office franco-québécois de la jeunesse, institution qui a suscité, développé l’amitié entre le Québec et la France et qui nous permet d’envisager l’avenir avec confiance.

Comme l’a indiqué le président de la République, nous favoriserons à l’avenir la venue des étudiants québécois en France dans nos universités, dans nos grandes écoles. Nous avons évoqué ce matin avec Madame la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation ce sujet.

Lire la suite

8 Mars: Le PM Edouard Philippe a appelé professeurs et artistes à lutter contre les inégalités!

8 mars 2018, conférence de presse du Premier ministre Edouard Philippe

Le Premier ministre Edouard Philippe a réuni ce jeudi tous les ministres pour annoncer « une cinquantaine de mesures » tirées d’initiatives locales pour l'égalité femmes-hommes. Le Premier ministre a appelé toute la société à s’impliquer.

« La promotion de la culture de l’égalité entre les femmes et les hommes ne se fera pas seulement par des déclarations officielles », a souligné le Premier ministre devant la presse, en cette journée internationale des droits des femmes. « Il faut que tous ceux qui ont quelque chose à dire dans la société s’en saisissent », a-t-il dit en citant professeurs, artistes, et « toute la production culturelle à destination de la jeunesse ».

Lutter contre les préjugés sexistes à l’école

« Tout le monde a son rôle à jouer, quelle que soit sa place dans la société », a ajouté Edouard Philippe, précisant que l’égalité hommes-femmes sera « une priorité de l’agenda de la présidence française du G7 en 2019 ». Le chef du gouvernement a réaffirmé que « tout commence à l’école », car c’est « au début du processus de socialisation que nous devons lutter contre les préjugés sexistes ». Le Premier ministre a confirmé qu’un « référent égalité serait nommé dans chaque établissement scolaire ». Cette mesure doit prendre effet à la rentrée 2019, avait annoncé lundi le gouvernement.

Pour l’enseignement supérieur, l’objectif d’avoir 40 % de filles dans les filières scientifiques d’ici à 2020 a été fixé. Ce comité interministériel, qui s’est tenu au musée Curie, a également fixé des objectifs de 30 % à 50 % de femmes bénéficiaires des formations proposées par la Grande Ecole du numérique. Le Premier ministre a rappelé qu’un budget interministériel de 420 millions d’euros était prévu en 2018 pour l’égalité femmes-hommes.

Lieu d’écoute et d’accompagnement contre les violences

Concernant la lutte contre les violences faites aux femmes, le chef du gouvernement a annoncé que « 5 000 places d’hébergement seraient garanties en 2018 » pour les victimes. Certains centres d’hébergement seront spécialisés pour la mise en sécurité de demandeuses d’asile victimes de violences ou de traite. Des stages de prévention de la récidive seront déployés pour les auteurs de violences condamnés. Un lieu d’écoute et d’accompagnement sera créé dans chaque université pour les victimes et témoins de violences sexistes et sexuelles.

Des contrats locaux seront par ailleurs signés entre préfets, magistrats, hôpitaux et associations pour mettre en place un système d'« alerte en réseau » et une plateforme de géolocalisation des hébergements d’urgence des femmes victimes, accessible seulement aux professionnels (associations, urgentistes, travailleurs sociaux…) sera développée pour les aider à trouver un refuge. Pour une meilleure conciliation entre vie professionnelle et vie privée, l’éventuel allongement du congé paternité (11 jours calendaires ou 18 jours pour une naissance multiple actuellement), sera tranché « en juin », a précisé le chef du gouvernement.

Lire la suite

mercredi 7 mars 2018

Matignon: Le PM Edouard Philippe reçoit les responsables parlementaires pour la future réforme constitutionnelle !

Edouard Philippe, Premier ministre

Le premier ministre, Edouard Philippe, reçoit à partir de mardi 6 mars les principaux responsables parlementaires pour leur « présenter les chantiers » de la future réforme constitutionnelle. L’exécutif souhaite la présenter en conseil des ministres au mieux à la fin d’avril, après passage en Conseil d’Etat.

La réforme prévoit notamment de réduire d’un quart à un tiers le nombre de parlementaires, de limiter à trois les mandats identiques dans le temps (hors les communes de moins de 3 500 habitants), d’instaurer 10 % à 25 % de proportionnelle aux législatives, de réformer le Conseil supérieur de la magistrature, de supprimer la Cour de justice de la République ou encore d’accorder une plus grande liberté d’administration aux collectivités. Le chef de l’Etat s’était aussi déclaré « favorable à ce que la Corse soit mentionnée dans la Constitution », au début de février à Bastia. La réforme se déclinera en plusieurs projets de loi.

L’agenda des rencontres Edouard Philippe reçoit durant une quinzaine de jours les patrons des groupes, mais aussi les présidents de l’Assemblée et du Sénat. Après les chefs de file de la République en marche (LRM) de l’Assemblée nationale et du Sénat, Richard Ferrand et François Patriat, lundi soir, Marc Fesneau, président des députés MoDem attachés à une dose de proportionnelle ou à la différenciation territoriale, sera le premier mardi matin. Puis viendront les communistes Eliane Assassi (Sénat) et André Chassaigne (Assemblée), décidé notamment à « dénoncer l’instrumentalisation par le pouvoir de l’antiparlementarisme ». En fin d’après-midi, Jean-Christophe Lagarde et Franck Riester, coprésidents des députés UDI-Agir-Indépendants. Et l’ancien président Nicolas Sarkozy fera entendre sa voix mardi au Sénat, pour un bilan de sa révision de 2008.

Suivront dans la semaine Claude Malhuret (Les Indépendants, Sénat), Jean-Claude Requier (RDSE, Sénat), les socialistes Patrick Kanner (Sénat) et Olivier Faure (Assemblée nationale), Jean-Luc Mélenchon comme patron des députés « insoumis ».

Les Républicains (LR) Christian Jacob et Bruno Retailleau viendront à Matignon la semaine suivante. En ligne avec le patron du parti, Laurent Wauquiez, ils ne veulent pas faire « cadeau » d’une réforme constitutionnelle à Emmanuel Macron.

Point d’orgue le 14 mars à Matignon : François de Rugy (LRM) et Gérard Larcher (LR), qui ont déjà formulé leurs propositions en janvier.

Le calendrier d’adoption

La voie « privilégiée » pour faire adopter le volet constitutionnel reste le Parlement, avec l’article 89, soit l’adoption d’un texte identique par les deux assemblées puis une majorité des trois cinquièmes des suffrages exprimés du Parlement en congrès.

L’exécutif, qui n’exclut pas d’avoir recours à un référendum pour surmonter les blocages avec le Sénat majoritairement de droite, souhaitait initialement boucler la réforme avant l’été ; ce qui apparaît aujourd’hui impossible.

Lire la suite

Déclaration sans concession, du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Zeid Ra'ad Al Hussein, au 37è Conseil des droits de l'homme

Zeid Ra'ad Al Hussein, Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme

Sans concession, le Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Zeid Ra'ad Al Hussein, a rappelé le respect des droits de l'homme, pays par pays, au 37e session du Conseil des droits de l'homme.

Point 2: Rapport annuel et mise à jour orale du Haut Commissaire aux droits de l'homme sur les activités de son bureau et les récents développements dans le domaine des droits de l'homme

Déclaration du Haut Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme Zeid Ra'ad Al Hussein, 7 mars 2018

Président distingué,

Excellences,

Collègues, Amis,

Il y a quelques jours, nous avons célébré l'année du centenaire de la naissance de Nelson Mandela. Nous avons parlé de son exemple; sa force d'âme, sa souffrance et sa compassion, tout en rappelant la déclaration que lui et ma prédécesseure Mary Robinson ont signée en 2000 sur la diversité et la tolérance.

Et c'était juste pour nous - pas seulement pour nous souvenir de la grandeur de Mandela, mais pour l'avoir, presque inconsciemment, comparée à tous les politiciens étroits qui continuent à proliférer à travers le monde. De nature autoritaire, nombre d'entre eux sont des combattants politiques rusés, mais la plupart sont d'un esprit mince et d'une faible humanité - enclins à la division des supporters et à l'intolérance, et juste pour assurer leur ambition politique. Alors que certains le font plus ouvertement que d'autres, tous savent très bien ce qu'ils pratiquent au détriment des humains vulnérables.

Pour eux, je dis: vous pouvez prendre le pouvoir, ou tenez-vous obstinément en jouant et en attisant les peurs de vos disciples. Vous pouvez vous féliciter pour cela et vous pouvez vous croire si intelligent pour cela. Mais nous savons que tout ce que vous avez fait est de copier le comportement des générations précédentes de dirigeants et de politiciens autrefois forts, mais finalement catastrophiques. Le vôtre finira par devenir une réputation mondiale semblable à celle d'une souris, jamais le bel exemple du leader que vous pensez être - et jamais même proche d'un Mandela. Pour mériter le respect mondial, vous devez commencer à suivre son exemple en vous engageant dans l'esprit et la lettre de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Qu'est-ce qui nous rend si difficile de comprendre cette Déclaration, son universalité et comment voir notre identité fondamentale par rapport à nos différences? Nous sommes tous des humains. Nous sommes presque identiques génétiquement - en moyenne, dans la séquence d'ADN, chaque humain est 99,9% le même que tout autre humain. Nous avons les mêmes organes, nous devons tous respirer, manger, dormir et, pour survivre en tant qu'espèce, nous reproduire. Nous avons des sentiments, nous aimons, nous pensons, nous avons des espoirs et, si nous avons de la chance, nous vieillirons avant d'expirer. C'est le cœur de ce que c'est d'être un être humain.

Tout ce qui est surmonté - c'est la couleur, la race, l'ethnicité, le sexe et tout le reste - ne vient qu'après l'acquisition par chacun de nous de nos droits en tant qu'êtres humains. Et c'est ce que l'adoption de la Déclaration universelle a officialisé il y a soixante-dix ans. La haine actuelle, et ses incertitudes croissantes correspondantes, semblent provenir d'humains qui considèrent la relation entre le noyau et les caractéristiques boulonnées à l'envers. À leur avis, les différences décident de tout. Mais cette approche, si chacun de nous devait l'adopter et agir en conséquence, serait une invitation ouverte à l'auto-anéantissement humain. Ça ne peut pas être - ça ne peut tout simplement pas être!

Monsieur le Président,

Depuis ma dernière mise à jour au Conseil, j'ai effectué des missions en Libye, au Pérou, en Uruguay, au Salvador, au Guatemala, en Indonésie, en Papouasie-Nouvelle-Guinée et à Fidji. Reconnaissant que tous les États n'accepteront pas de visite, je leur exprime ma profonde gratitude pour ces invitations, qui témoignent d'une ouverture louable à la discussion des questions relatives aux droits de l'homme. Dans ma déclaration au Conseil en juin, j'aborderai la question des refus d'accès aux mécanismes internationaux des droits de la personne et à mon Bureau.

Dans tous les cas, j'encourage les États concernés à engager un dialogue et une coopération plus approfondis avec mon Bureau et les mécanismes des droits de l'homme. Avant de commencer, ce qui se révélera malheureusement être une longue liste de violations et d'abus des droits de l'homme, je voudrais souligner un échantillon d'avancées qui sont en cours dans plusieurs pays.

En Équateur, je félicite le gouvernement d'avoir mené un dialogue très large, y compris avec les médias et les défenseurs des droits de l'homme, en tant que première étape vers l'élimination de la polarisation du pays. En Arabie Saoudite, je note avec beaucoup d'intérêt la directive royale stipulant que tous les services gouvernementaux doivent désormais être fournis aux femmes sans l'approbation préalable des tuteurs masculins. Je félicite la Gambie pour son annonce d'un moratoire sur la peine de mort le mois dernier. En Somalie. Je salue un certain nombre de développements positifs, y compris la création d'une commission nationale des droits de l'homme dotée d'une composition diversifiée, et j'encourage le gouvernement à poursuivre ses efforts pour construire des institutions et instaurer la paix. Le Portugal a fait des progrès notables pour mettre fin à la discrimination à l'encontre des Roms, augmentant fortement le nombre de Roms âgés de 16 à 24 ans engagés dans le travail, la formation ou l'éducation.

Monsieur le Président,

Beaucoup de personnes ont souffert de la violence de groupes extrémistes et terroristes au cours des derniers mois, et je tiens à souligner que mon bureau et moi-même condamnons les actes terroristes partout où ils se produisent, sans réserve. Rien ne peut justifier cette violence aveugle qui se déchaîne contre les gens ordinaires.

Je vais maintenant passer aux sections géographiques de ma déclaration, en soulignant l'urgence de deux situations: la Syrie, où l'horreur de la Ghouta orientale doit être mentionnée à maintes reprises; et au Myanmar, où les derniers rapports recueillis par mon bureau indiquent la poursuite du nettoyage ethnique dans l'État de Rakhine.

Monsieur le Président,

À l'ouverture de cette session du Conseil, le conflit en Syrie est entré dans une nouvelle phase d'horreur. En plus de l'épouvantable effusion de sang dans la Ghouta orientale, qui a fait l'objet d'un débat d'urgence la semaine dernière, l'escalade de la violence dans la province d'Idlib met en danger quelque deux millions de personnes. A Afrin, l'offensive de la Turquie menace également un grand nombre de civils. Les habitants de Damas sous contrôle gouvernemental subissent une nouvelle escalade des frappes au sol. Et l'offensive contre les groupes extrémistes a entraîné une perte massive de la vie civile.

Plus de 400 000 personnes auraient été tuées dans le conflit syrien et plus d'un million de blessés, dont beaucoup très sévèrement; beaucoup sont des enfants. Des centaines de milliers de personnes vivent sous les sièges, la grande majorité imposée par les forces gouvernementales et leurs alliés. Plus de 11 millions de personnes ont été forcées de quitter leur foyer. Des dizaines de milliers de personnes sont détenues, souvent dans des conditions inhumaines, y compris la torture; beaucoup d'autres ont été forcés de disparaître. Les hôpitaux, les écoles et les marchés ont été massivement et, dans certains cas, délibérément endommagés et détruits: en 2017, un centre de santé a été attaqué tous les quatre jours. Mon bureau a également documenté plus d'un millier de frappes aériennes et de frappes au sol en 2017, ainsi que de nombreuses violations et abus intolérables des droits de l'homme par toutes les parties au conflit: les forces gouvernementales.

Il faut rappeler que les violations massives commises par le gouvernement syrien et ses alliés locaux, à partir de 2011, ont créé l'espace initial dans lequel les groupes armés extrémistes se sont ensuite développés. Rappelez-vous le Shabeehah? Les tentatives récentes pour justifier des attaques aveugles et brutales contre des centaines de milliers de civils par la nécessité de combattre quelques centaines de combattants - comme dans la Ghouta orientale - sont légalement et moralement insoutenables. Aussi, lorsque vous êtes prêt à tuer votre propre peuple, le mensonge est facile aussi. Les affirmations du gouvernement syrien selon lesquelles il prend toutes les mesures pour protéger sa population civile sont franchement ridicules.

Ce mois-ci, c'est la Ghouta orientale qui, selon les termes du Secrétaire général, est l'enfer sur terre; Le mois prochain ou le mois d'après, ce sera un autre endroit où les gens feront face à une apocalypse - une apocalypse voulue, planifiée et exécutée par des individus au sein du gouvernement, apparemment avec le plein soutien de certains de leurs partisans étrangers. Il est urgent d'inverser ce cours catastrophique et de renvoyer la Syrie devant la Cour pénale internationale.

Monsieur le Président,

Le conflit au Yémen continue de s'aggraver, créant une catastrophe humanitaire d'une ampleur nouvelle. Les civils subissent des bombardements aveugles et des attaques de snipers par les Houthis et leurs forces affiliées, ainsi que des frappes aériennes menées par les forces de la coalition dirigées par l'Arabie saoudite; ceux-ci restent la principale cause de victimes civiles, y compris les victimes d'enfants, dans le conflit. Je suis particulièrement préoccupé par les centaines de milliers de civils pris au piège dans la ville de Taiz. Le Conseil recevra une mise à jour détaillée de mes préoccupations le 21 mars.

Mon bureau informera ce Conseil sur la Libye le 20 mars. Au cours de ma mission, en octobre, j'étais alarmé par l'anarchie presque totale dans tout le pays, avec une impunité presque totale même pour les crimes les plus graves. J'encourage tous les États à soutenir l'enquête de la Cour pénale internationale sur les crimes contre l'humanité commis dans le pays.

Le Conseil sera informé le 21 mars de la situation des droits de l'homme en Afghanistan , où mes préoccupations continuent d'être renforcées en matière de protection des civils, avec des attentats suicides toujours plus nombreux à Kaboul et dans d'autres zones urbaines. La responsabilisation des responsables est impérative, et je me réjouis de la décision du procureur de la CPI en novembre de procéder à une enquête sur la situation.

Je déplore l' Iranla pratique odieuse consistant à exécuter des personnes pour des crimes commis lorsqu'ils étaient enfants. Je suis également préoccupé par l'usage excessif de la force contre les manifestants en décembre et en janvier pour les droits économiques et sociaux, ainsi que la mort subséquente d'un certain nombre de manifestants détenus. Le ressentiment généralisé à un niveau élevé de chômage des jeunes, l'inégalité, le manque de responsabilité des institutions de l'État et la demande accrue de droits devraient être traités par le dialogue et les réformes. Des mesures répressives - telles que des arrestations et des poursuites judiciaires contre des défenseurs des droits de l'homme, des journalistes, des militants écologistes internationaux et des femmes protestant contre le hijab obligatoire - ne peuvent que renforcer le ressentiment du peuple. Le rapport du Secrétaire Général sur l'Iran sera présenté au Conseil le 21 mars.

En Egypte, Je suis préoccupé par le climat d'intimidation omniprésent dans le contexte des élections présidentielles de ce mois. Des candidats potentiels auraient été contraints de se retirer, certains à travers des arrestations. La législation empêche les candidats et les partisans d'organiser des rassemblements. Les médias indépendants ont été réduits au silence, avec plus de 400 sites Web de médias et d'ONG complètement bloqués. Mon bureau continue de recevoir des informations indiquant que des défenseurs des droits de l'homme, des journalistes, des militants de la société civile et des partisans des Frères musulmans sont toujours pris pour cible, ainsi que des cas de torture en détention. Les Égyptiens ont des aspirations légitimes à vivre dans un pays libre, inclusif et démocratique, et j'appelle à un plus grand respect de leurs libertés et droits fondamentaux.

En Irak, l'application de la loi antiterroriste 13 de 2005 reste particulièrement préoccupante, notamment en ce qui concerne le non-respect des garanties d'une procédure régulière et de procès équitables et le grand nombre de condamnations à mort prononcées à la suite de condamnations en vertu de cette loi. Il est essentiel que le gouvernement prenne des mesures urgentes pour faire en sorte que les règles du procès et des procès équitables soient pleinement appliquées en droit interne - y compris la loi antiterroriste - et respectées dans la pratique. Je reste également préoccupé par les informations faisant état de violations par des forces liées au gouvernement; déplacement forcé de civils; et le statut encore inconnu de plusieurs centaines d'hommes et de garçons qui ont disparu à Saqlawiyah en juin 2016, après avoir été en contact avec des groupes armés. J'exhorte le gouvernement à enquêter pleinement sur ces incidents, à publier les conclusions.

À , les défenseurs des droits de l'homme et les organisations de la société civile continuent d'être victimes d'intimidation, de harcèlement et de restrictions. La récente et très regrettable condamnation de cinq ans de Nabeel Rajab à propos d'un tweet est un autre sérieux revers pour la réputation internationale de Bahreïn.

Six rapports seront présentés au Conseil sur la situation dans le territoire palestinien occupé. Au sujet du point 7. S'agissant de la demande faite par le Conseil à mon office de produire une base de données sur les entreprises commerciales engagées dans des activités spécifiques liées aux établissements israéliens, 206 sociétés ont été examinées et 321 entreprises devraient être examinées. Dans les prochains jours, le Bureau publiera un rapport sur ce qui a été une expansion significative des colonies illégales au cours de l'année écoulée, malgré la résolution 2334 du Conseil de sécurité. Nous publierons également un rapport sur la dramatique détérioration de la situation à Gaza, où un effondrement économique et institutionnel complet devient de plus en plus probable. Je suis également préoccupé par le fait que les défenseurs des droits de l'homme ont été arrêtés par les autorités israéliennes et palestiniennes.

Monsieur le Président,

La situation de la communauté Rohingya au Myanmar et de quelque 900 000 réfugiés Rohingya au Bangladesh, continuent d'être très préoccupants. Comme l'a annoncé le Secrétaire général adjoint aux droits de l'homme cette semaine, après sa mission au Bangladesh, mon bureau estime que le nettoyage ethnique est toujours en cours dans l'État de Rakhine. Alors que le canton de Maungdaw a été essentiellement vidé de sa communauté Rohingya, les gens continuent de fuir vers le Bangladesh à cause de la persécution et de la violence systématiques - quoique de moindre intensité - dans d'autres villes et villages. Les victimes ont signalé des meurtres, des viols, des tortures et des enlèvements par les forces de sécurité et les milices locales, ainsi que des tentatives délibérées pour forcer les Rohingyas à quitter la région par la famine, les fonctionnaires bloquant leur accès aux récoltes et aux vivres. Ce Conseil est conscient que mon bureau est fortement soupçonné d'avoir commis des actes de génocide dans l'État de Rakhine depuis le mois d'août. Je ne suis donc pas surpris par les informations selon lesquelles les villages rohingyas qui ont été attaqués ces dernières années et les fosses communes présumées des victimes sont détruits au bulldozer. Cela semble être une tentative délibérée des autorités pour détruire les preuves potentielles de crimes internationaux. J'ai également reçu des rapports sur l'appropriation de terres habitées par des Rohingya et leur remplacement par des membres d'autres groupes ethniques.

Une annonce récente selon laquelle sept soldats et trois policiers seront traduits en justice pour le meurtre extrajudiciaire allégué de dix hommes Rohingya est nettement insuffisante. Le gouvernement doit prendre des mesures en vue d'une véritable responsabilité de ces violations et respecter pleinement les droits des Rohingyas, y compris la citoyenneté. En attendant le rapport final de la Mission d'établissement des faits, je recommande à nouveau que le Conseil demande à l'Assemblée générale de mettre en place un nouveau mécanisme indépendant et impartial chargé de préparer et d'accélérer les procédures pénales contre les responsables. Tout accord de rapatriement devrait définir une voie claire vers la citoyenneté et mettre fin à la discrimination et à la violence infligées aux Rohingyas; ces conditions ne sont clairement pas en place aujourd'hui.

L'accès à un suivi indépendant des droits de l'homme est pratiquement inexistant à travers le Myanmar, mais il semble clair que des politiques et des pratiques discriminatoires de longue date persistent également contre d'autres groupes. Dans les États de Shan et de Kachin, des victimes civiles continuent d'être signalées à la suite d'attaques menées par les forces de sécurité. Je suis également alarmé par une érosion dramatique de la liberté de la presse; Au cours des derniers mois, les journalistes ont été confrontés à une intimidation croissante, à des actes de harcèlement et à des menaces de mort.

Au Cambodge. Je suis sérieusement préoccupé par les mesures croissantes visant à réprimer la dissidence et à fermer l'espace de la société civile et politique. Des dispositions juridiques largement rédigées ont été utilisées pour faire taire les organisations de la société civile, les journalistes et les membres et partisans des partis politiques. Depuis la dernière réunion de ce Conseil, la Cour suprême a dissous le principal parti d'opposition, privant les électeurs de l'opposition de leurs droits électoraux. Les amendements récemment adoptés à la Constitution et au Code pénal risquent d'éroder davantage les droits politiques et les libertés fondamentales. Je note et salue les récentes améliorations de la protection sociale et du salaire minimum, mais j'appelle le gouvernement à garantir les droits politiques du peuple, à respecter les libertés d'expression, d'association et de réunion pacifique et à libérer les défenseurs des droits humains et les acteurs politiques.

Compte tenu de l'ampleur et de la gravité des violations signalées en République populaire démocratique de Corée , je reste convaincu que la situation devrait être soumise à la Cour pénale internationale. Conformément à la résolution 34/24 de ce Conseil, le Bureau du Procureur va de l'avant avec un projet de responsabilisation visant à documenter les violations des droits de l'homme, en particulier celles qui peuvent constituer des crimes contre l'humanité. Le Conseil recevra un exposé de mon Bureau à ce sujet le 14 mars.

Tournant vers la Chine. Le président Xi a appelé à un "développement axé sur les personnes pour des résultats gagnant-gagnant dans le cadre d'une communauté d'avenir partagé pour l'humanité", une ambition louable. Malheureusement, les ambitions mondiales de la Chine en matière de droits de l'homme ne semblent pas se refléter dans son bilan au pays. Mon bureau continue de recevoir des appels urgents concernant des détentions arbitraires, des disparitions forcées, des mauvais traitements et des discriminations émanant de défenseurs des droits humains, d'avocats, de législateurs, de libraires et de membres de communautés telles que les Tibétains et les Ouïghours.

Beaucoup de ces cas impliquent des personnes luttant contre des injustices économiques, sociales et culturelles, telles que des cas de corruption; saisie illégale de terres et expulsions forcées; destruction de sites culturels; contraintes sur les pratiques religieuses et restrictions à l'utilisation des langues locales.

Aux Philippines. À la suite de l'annonce par la Cour pénale internationale de l'ouverture d'une enquête, les autorités ont annoncé qu'elles étaient disposées à travailler avec l'ONU sur les problèmes liés à la drogue. Je déplore la déclaration faite par le président Duterte la semaine dernière à l'intention des unités de police de ne pas coopérer «en matière de droits de l'homme, quel qu'en soit le rapporteur» et le dénigrement persistant du Conseil sur les exécutions extrajudiciaires par les autorités. Le gouvernement a le devoir de défendre les droits de l'homme et de dialoguer avec les personnes désignées par ce conseil. Je suis préoccupé par l'intensification de la répression et des menaces croissantes à l'encontre des individus et des groupes à opinions indépendantes ou dissidentes, notamment les sénateurs de l'opposition, les anciens et les anciens fonctionnaires, la Commission des droits de l'homme et les journalistes. Plusieurs cas de destitution ou de destitution ont été lancés contre des membres de la Cour suprême, du Bureau de l'Ombudsman et d'autres institutions représentant des garanties démocratiques.

Le sénateur de Lima est maintenant détenu arbitrairement depuis plus d'un an, sans accusations claires. Cette approche autoritaire de la gouvernance menace d'endommager irrémédiablement 30 années d'efforts louables déployés par les Philippines pour renforcer la primauté du droit et le respect des droits de l'homme. Je déplore en outre que le Président Duterte ait encouragé les troupes à violer les règles fondamentales du droit international humanitaire, notamment en déclarant qu'elles devraient tirer sur des femmes combattantes dans leurs parties génitales, car cela les rendrait «inutiles».

Le Bureau de l'Ombudsman et d'autres institutions représentant les garanties démocratiques. Le sénateur de Lima est maintenant détenu arbitrairement depuis plus d'un an, sans accusations claires. Cette approche autoritaire de la gouvernance menace d'endommager irrémédiablement 30 années d'efforts louables déployés par les Philippines pour renforcer la primauté du droit et le respect des droits de l'homme. Je déplore en outre que le Président Duterte ait encouragé les troupes à violer les règles fondamentales du droit international humanitaire, notamment en déclarant qu'elles devraient tirer sur des femmes combattantes dans leurs parties génitales, car cela les rendrait «inutiles». le Bureau de l'Ombudsman et d'autres institutions représentant les garanties démocratiques. Le sénateur de Lima est maintenant détenu arbitrairement depuis plus d'un an, sans accusations claires. Cette approche autoritaire de la gouvernance menace d'endommager irrémédiablement 30 années d'efforts louables déployés par les Philippines pour renforcer la primauté du droit et le respect des droits de l'homme. Je déplore en outre que le Président Duterte ait encouragé les troupes à violer les règles fondamentales du droit international humanitaire, notamment en déclarant qu'elles devraient tirer sur des femmes combattantes dans leurs parties génitales, car cela les rendrait «inutiles». Cette approche autoritaire de la gouvernance menace d'endommager irrémédiablement 30 années d'efforts louables déployés par les Philippines pour renforcer la primauté du droit et le respect des droits de l'homme. Je déplore en outre que le Président Duterte ait encouragé les troupes à violer les règles fondamentales du droit international humanitaire, notamment en déclarant qu'elles devraient tirer sur des femmes combattantes dans leurs parties génitales, car cela les rendrait «inutiles». Cette approche autoritaire de la gouvernance menace d'endommager irrémédiablement 30 années d'efforts louables déployés par les Philippines pour renforcer la primauté du droit et le respect des droits de l'homme. Je déplore en outre que le Président Duterte ait encouragé les troupes à violer les règles fondamentales du droit international humanitaire, notamment en déclarant qu'elles devraient tirer sur des femmes combattantes dans leurs parties génitales, car cela les rendrait «inutiles».

Plus généralement, j'exhorte tous les États à examiner l'efficacité et l'impact sur les droits de l'homme de leurs approches actuelles de la soi-disant « guerre contre la drogue».". Je demande instamment une mise en œuvre plus complète du Document final de la Session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le problème mondial de la drogue de 2016, y compris ses 15 recommandations opérationnelles sur les droits de l'homme et les questions connexes. L'approche transversale de l'UNGASS 2016 constitue un nouveau et meilleur lien entre l'objectif du contrôle des drogues - la protection de la santé et du bien-être de l'humanité - avec les priorités clés du système des Nations Unies, y compris les ODD. J'encourage la poursuite de cette structure pour les futurs débats sur la politique des drogues de l'ONU. Dans ce contexte, je note et félicite l'appel récemment lancé par l'Organe international de contrôle des stupéfiants à tous les États pour qu'ils mettent en œuvre des conventions internationales sur le contrôle des drogues conformément à leurs engagements en matière de droits de l'homme et d'état de droit.

En Thaïlande, des restrictions continuent d'être imposées à la liberté d'expression, d'opinion et de réunion et je continue de recevoir des informations faisant état de harcèlement judiciaire et d'intimidation contre des défenseurs des droits humains, des journalistes, des politiciens et des militants de la société civile. questions. Si la Thaïlande est déterminée à faire la transition vers un régime démocratique à travers les élections générales, il est impératif que les restrictions sur les libertés fondamentales, y compris sur les activités politiques, soient immédiatement levées. Je salue la décision du gouvernement d'intégrer les droits de l'homme dans son programme de développement, Thaïlande 4.0, et j'attends avec impatience de nouvelles discussions avec les autorités sur les mesures à prendre pour défendre les droits de l'homme dans ce contexte.

Sur le Pakistan. Je voudrais commencer par reconnaître la perte d'un géant et défenseur des droits de l'homme, Asma Jahangir, dont le travail a inspiré de nombreux membres de la communauté des droits de l'homme. S'agissant de la situation des droits de l'homme dans le pays, je suis préoccupé par les informations persistantes faisant état de violences contre des journalistes et d'autres voix indépendantes - apparemment des membres des forces de sécurité pakistanaises - et par le nombre élevé de disparitions forcées. Aucun cas de disparition forcée ou d'exécution extrajudiciaire n'a été poursuivi avec succès. Les minorités restent vulnérables à la violence et à la discrimination et, dans plusieurs cas, des responsables auraient incité à la haine contre des groupes religieux minoritaires. Dans ce contexte, je salue l'adoption par le gouvernement de la loi sur le mariage hindou, offrant la première possibilité pour les mariages hindous d'être enregistrés. Une loi sur le mariage chrétien est également en cours de développement.

En Inde, je suis de plus en plus dérangé par la discrimination et la violence dirigées contre les minorités, y compris les Dalits et d'autres castes répertoriées, et les minorités religieuses telles que les musulmans. Dans certains cas, cette injustice semble être approuvée activement par les autorités locales ou religieuses. Je suis préoccupé par le fait que les critiques à l'encontre des politiques gouvernementales sont souvent satisfaites par des affirmations selon lesquelles elles constituent une sédition ou une menace pour la sécurité nationale. Je suis profondément préoccupé par les efforts visant à limiter les voix critiques par l'annulation ou la suspension de l'enregistrement de milliers d'ONG, y compris des groupes qui défendent les droits de l'homme et même les groupes de santé publique.

En ce qui concerne le Cachemire, des deux côtés de la ligne de contrôle, l'accès inconditionnel continue d'être refusé à mon Bureau et je ferai un rapport plus complet sur cette question en juin.

Aux Maldives. Plutôt que de se conformer à une décision de la Cour suprême ordonnant la libération de neuf dirigeants politiques arbitrairement détenus, dont l'ancien président Nasheed, le gouvernement a décrété l'état d'urgence le mois dernier - suspendant les droits fondamentaux et l'ensemble du code de procédure pénale. la porte à des décisions complètement arbitraires. Cette mesure a été suivie d'une vague d'arrestations, notamment de l'ancien président Gayoom, âgé de 80 ans, des membres du Parlement et du juge en chef. Tout en notant l'acceptation par le gouvernement d'une mission immédiate de mon Bureau, je suis profondément préoccupé par le fait que la primauté du droit, qui est le fondement de tout État démocratique, est minée. De plus, cette crise pourrait avoir un effet dramatique sur le secteur touristique lucratif. J'exhorte le renversement complet de ces mesures récentes.

Au Sri Lanka. Je suis très alarmé par les épisodes récurrents et persistants de violence collective visant des minorités ethniques et religieuses, en particulier des musulmans, notamment à Ampara et à plusieurs endroits dans le district de Kandy, qui ont déclenché un état d'urgence national pendant 10 jours. Il ne devrait pas y avoir d'impunité, ni pour l'incitation qui a conduit aux attaques, ni pour les attaques elles-mêmes. À plusieurs reprises, j'ai exhorté le gouvernement à faire progresser la mise en œuvre du programme de justice transitionnelle. Je regrette l'absence de progrès significatif. Il est urgent pour les victimes que des progrès soient réalisés en matière de responsabilité et de justice transitionnelle. En l'absence de tels progrès, j'encouragerais les États membres à explorer le recours à la compétence universelle. Le Conseil sera pleinement informé le 21 mars.

Au cours de ma récente mission aux Fidji, j'ai encouragé le Gouvernement à faire de même au niveau international sur les droits civils et politiques, notamment en ce qui concerne les droits des femmes, les droits des autres groupes discriminés et la liberté. d'expression.

Le gouvernement indonésien a fait des progrès ces dernières années dans la défense des droits de l'homme. J'exhorte les autorités à répondre à mes préoccupations concernant l'hostilité croissante envers les minorités religieuses et sexuelles, qui semble être une importation récente et essentiellement étrangère à une nation traditionnellement tolérante. J'encourage un examen plus approfondi de la Déclaration de foi pour les droits de mars 2017, qui rassemble les engagements communs à de nombreuses religions et croyances, et note que "la violence au nom de la religion bat ses bases fondamentales: pitié et compassion" en Papouasie occidentale et remercie les autorités d'avoir donné à mon bureau l'accès à la région.

En Papouasie-Nouvelle-Guinée, la violence contre les femmes reste une préoccupation majeure et j'espère que le Plan d'action national de la Sorcellerie du Gouvernement et d'autres mesures essentielles auront un impact positif.

Monsieur le Président,

Je suis profondément préoccupé par la détérioration rapide des conditions économiques et sociales dans un certain nombre d'États africains où les conflits et l'insécurité s'aggravent. Les droits économiques, sociaux et culturels sont également sapés par le changement climatique, qui contribue au déplacement des populations de leurs terres, ainsi qu'aux conflits entre éleveurs et agriculteurs, en particulier au Sahel et au Nigeria. L'effondrement brutal des recettes pétrolières dans plusieurs pays d'Afrique centrale a encore réduit la capacité des autorités à répondre aux besoins sociaux fondamentaux. Je salue les récentes déclarations du président de la Commission de l'Union africaine, Moussa Faki Mahamat, qui a souligné l'importance des droits de l'homme pour l'avenir de l'Afrique et la nécessité pour les dirigeants de répondre aux exigences de leurs peuples.

Au Burundi, les violations flagrantes des droits de l'homme continuent de se produire en toute impunité. Depuis que la campagne a commencé pour un vote sur le projet du gouvernement de réviser la Constitution, de nouvelles mesures de répression ont vu de nombreux militants de la société civile, et certains opposants politiques restants, arrêtés. Les récentes menaces à l'encontre de mon personnel au Burundi sont totalement inacceptables et je regrette profondément la suspension continue de notre coopération. Le Conseil sera informé de mes préoccupations le 13 mars.

La Commission des droits de l'homme au Soudan du Sud a identifié plus de 40 hauts responsables qui pourraient être personnellement responsables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité, et a trouvé des preuves d '«un schéma clair de persécution ethnique», pour la plupart par les forces gouvernementales. Les combats se poursuivent sans relâche, indépendamment de la signature d'un autre accord de cessez-le-feu en décembre. Je suis alarmé par les souffrances de la population civile, y compris les plus de 200 000 personnes qui demeurent dans la protection des sites civils de la MANUSO, dans une situation manifestement insoutenable. Les forces gouvernementales constituent la plus grande menace à la protection des civils dans le pays, suivies par les groupes armés d'opposition, et je déplore la récente promotion de trois généraux sud-soudanais qui, en 2015, ont été identifiés par le Comité des sanctions du Conseil de sécurité comme responsables de violations graves des droits de l'homme. Les violations commises par les forces de sécurité et la répression exercée par le gouvernement à l'encontre des voix perçues comme contraires à ses vues sont contraires aux engagements pris par le gouvernement en faveur d'un dialogue national, des processus électoraux, de la recherche de la vérité et de la réconciliation. J'applaudis l'appel lancé par le Président de l'UA pour que des sanctions soient prises contre les principaux auteurs de violations des droits de l'homme au Soudan du Sud, et je demande instamment au Gouvernement du Soudan du Sud de signer le mémorandum d'accord pour la Cour Hybride sans plus tarder. contrevenir aux engagements du gouvernement en faveur d'un dialogue national, des processus électoraux, de la recherche de la vérité et de la réconciliation. J'applaudis l'appel lancé par le Président de l'UA pour que des sanctions soient prises contre les principaux auteurs de violations des droits de l'homme au Soudan du Sud, et je demande instamment au Gouvernement du Soudan du Sud de signer le mémorandum d'accord pour la Cour Hybride sans plus tarder. contrevenir aux engagements du gouvernement en faveur d'un dialogue national, des processus électoraux, de la recherche de la vérité et de la réconciliation. J'applaudis l'appel lancé par le Président de l'UA pour que des sanctions soient prises contre les principaux auteurs de violations des droits de l'homme au Soudan du Sud, et je demande instamment au Gouvernement du Soudan du Sud de signer le mémorandum d'accord pour la Cour Hybride sans plus tarder.

Au Soudan, je suis préoccupé par le fait que les civils au Darfour continuent de subir les attaques des milices et des forces de sécurité de l'État - y compris la Force de soutien rapide, dans laquelle de nombreux membres des milices Janjaweed ont été intégrés. Je suis profondément préoccupé par le sort de 2,5 millions de personnes déplacées qui sont confrontées à la violence continue des forces de sécurité et des milices. Depuis janvier, mon bureau a reçu une nouvelle vague de signalements d'arrestations et de détentions de défenseurs des droits de l'homme, de militants politiques et de journalistes à travers le pays, à la suite de manifestations en faveur des droits économiques et sociaux.

Le Conseil recevra une mise à jour détaillée sur la République centrafricaine le 21 mars. L'espoir d'une réconciliation nationale continue d'être miné par la violence commise par les groupes armés. J'exhorte les autorités à opérationnaliser sans plus tarder la Cour pénale spéciale, parallèlement aux procès en cours devant les cours d'assises, afin de répondre aux appels à la justice lancés par le peuple.

Au Mali. Je salue les efforts déployés pour contrôler la situation sécuritaire très instable des pays du G5 Sahel, mais il est essentiel que leurs réponses sécuritaires coordonnées intègrent le respect des droits de l'homme dans toutes les opérations. Je suis heureux d'annoncer que mon Bureau contribue à la mise en place d'un cadre approprié de respect des droits de l'homme et du droit international humanitaire, élaboré dans le contexte de la mise en œuvre de la politique de diligence raisonnable des droits de l'homme. Les violations des droits de l'homme signalées par les forces de sécurité nationale, y compris les allégations de torture, d'arrestations arbitraires et d'exécutions extrajudiciaires, sont profondément contreproductives et nuisent à la cohésion nationale. Je demande instamment qu'une stratégie globale soit employée pour s'attaquer aux causes profondes de l'insurrection et de l'extrémisme, en éliminant les conditions et les inégalités qui poussent les gens à formuler des griefs.

Au Cameroun. Ce qui semble être une discrimination structurelle de longue date dans la région anglophone du pays a conduit à des affrontements continus entre les forces de sécurité et les groupes séparatistes. L'arrestation, au Nigeria, de 47 leaders de la communauté anglophone et leur extradition vers le Cameroun auraient entraîné une recrudescence de la violence dans le sud-ouest et le nord-ouest du pays. Des allégations d'exécutions sommaires de civils par des membres des forces de sécurité ont été signalées et suscitent un ressentiment généralisé. Je regrette que mon bureau n'ait pas été autorisé à vérifier ces allégations.

En République démocratique du Congo, je déplore la poursuite de la répression des droits fondamentaux, ainsi que les attaques contre des églises et des sites religieux par des membres de l'aile jeunesse du parti au pouvoir. Le gouvernement ne crée pas un environnement propice à des élections libres ou crédibles. Le Conseil sera pleinement informé le 20 mars et le Bureau publiera un rapport détaillé dans les prochains jours.

Au Kenya, je suis préoccupé par le fait que les récentes actions du gouvernement contre la presse contreviennent à la liberté des médias, pilier de la démocratie. Je suis également préoccupé par les menaces contre la société civile: les impressionnants groupes de la société civile du Kenya sont une source d'inspiration pour beaucoup, et la régression actuelle est inquiétante. Il y a également eu des cas de harcèlement et d'arrestation de personnalités de l'opposition. Je demande instamment le respect de l'indépendance de la justice kenyane et encourage le gouvernement à appliquer les décisions des tribunaux. Il est essentiel que le Kenya garantisse la responsabilité des nombreuses violations des droits de l'homme signalées lors des élections de 2017, y compris la violence sexuelle et les homicides illégaux.

J'attire l'attention de ce Conseil sur la détérioration de la situation des droits de l'homme en Tanzanie, y compris les restrictions musclées sur les libertés des médias et sur la société civile, et un nombre croissant d'attaques et d'arrestations de détracteurs du gouvernement. Le gouvernement a également adopté une approche de plus en plus répressive à l'égard des questions sociales importantes, avec des arrestations de militants LGBTI, des attaques croissantes contre la communauté LGBTI et des attaques et des menaces contre les personnes travaillant pour la santé reproductive. La politique du gouvernement de refuser de façon permanente toute éducation complémentaire aux filles qui tombent enceintes est choquante, et je suis troublé par la conclusion de la Haute Cour selon laquelle une telle politique n'est pas discriminatoire.

En Guinée équatoriale. Je suis profondément préoccupé par l'arrestation et la détention de plus d'une centaine de dirigeants et de membres de l'opposition, à la suite des élections législatives de novembre 2017, et de l'échec du coup d'État annoncé par le gouvernement en janvier. Je demande instamment des enquêtes transparentes et complètes et un respect scrupuleux des garanties d'une procédure régulière.

En Éthiopie , je me félicite de la libération de plus de 7 000 détenus en janvier et en février, y compris plusieurs personnalités de haut rang. Je suis préoccupé par la déclaration d'un deuxième état d'urgence le mois dernier. Les réformes ne peuvent être menées à bien que grâce à un dialogue et à des processus politiques véritablement inclusifs. J'exhorte les autorités à enquêter et à poursuivre les responsables des massacres récents dans le pays, et je réitère ma demande d'accès aux régions touchées.

Au Zimbabwe, j'encourage le gouvernement nouvellement formé à promulguer des réformes économiques pour lutter contre les inégalités et jeter les bases d'un développement véritablement durable et inclusif fondé sur les droits de l'homme. Il est également temps d'ouvrir un espace civique et démocratique dans le pays, permettant à tous les citoyens de participer, d'associer et d'exprimer librement leurs opinions. À cet égard, je suis préoccupé par les récents amendements à la Constitution qui annulent les gains en matière d'indépendance du pouvoir judiciaire - un réel recul de la réforme.

En République du Congo, je me félicite de l'accord de cessez-le-feu entre le gouvernement et les groupes armés pour mettre fin à la crise dans la région du Pool. Mon bureau discute avec le gouvernement de la nécessité d'une commission d'enquête nationale véritablement indépendante et efficace sur les allégations de violations graves depuis 2015, comme cela a été recommandé à plusieurs reprises par nos missions d'évaluation et de suivi.

Malgré le renforcement de l'engagement de l' Érythrée avec les mécanismes des droits de l'homme, je suis préoccupé par le très grave manque de progrès dans le domaine des droits de l'homme. L'Érythrée fera l'objet d'un dialogue interactif le 12 mars et d'une mise à jour orale le 14 mars.

Monsieur le Président, En Turquie, le respect des droits fondamentaux continue de se détériorer. Mon bureau a reçu des rapports crédibles de licenciements massifs arbitraires; fermeture arbitraire d'organisations de la société civile; détention arbitraire de personnes arrêtées sur de larges allégations de liens avec des organisations terroristes; torture en détention; restrictions à la liberté d'expression et à la liberté de circulation; expropriation arbitraire de la propriété privée; et une punition collective visant les membres de la famille des individus soupçonnés d'avoir commis une infraction. Compte tenu de ces préoccupations croissantes, nous publierons dans les prochains jours un rapport détaillé sur la situation des droits de l'homme dans le contexte de l'état d'urgence, y compris une mise à jour sur la situation dans le sud-est.

Plus des deux tiers des parlements nationaux dans les pays de l'Union européenne comprennent désormais des partis politiques ayant des positions extrêmes contre les migrants, et dans certains cas, les musulmans et d'autres communautés minoritaires. Ce discours basé sur le racisme, la xénophobie et l'incitation à la haine s'est tellement développé que, dans plusieurs pays, il domine le paysage politique - comme nous l'avons vu lors de la campagne électorale en Italie ces dernières semaines.

Sur la politique de migration. Je suis profondément préoccupé par le fait que les États membres de l'UE se concentrent actuellement sur la prévention de l'immigration en Europe et se dépêche d'expulser de nombreuses personnes qui saluent la récente déclaration du commissaire européen à la migration, à l'intérieur et à la citoyenneté. pour la migration. J'insiste sur le fait que les mesures qui externalisent en réalité les frontières de l'Union européenne mettent en péril les droits de l'homme des migrants, en sous-traitant leur protection à des États disposant souvent de ressources moindres. Le soutien à la Garde côtière libyenne par l'UE et certains de ses États membres en est un exemple. L'UE et ses membres doivent revoir l'approche qu'ils adoptent en Méditerranée, pour s'assurer qu'ils ne soutiennent pas indirectement le retour des migrants en Libye, où ils sont confrontés à un risque réel de torture, violence sexuelle et autres violations graves. J'appelle également l'UE à adopter une approche de diligence raisonnable en matière de droits de l'homme pour soutenir les autorités libyennes.

En Autriche, le nouveau gouvernement, qui comprend un parti ouvertement anti-migrant, a annoncé qu'il se lancerait dans une surveillance rigoureuse, des restrictions financières ou la fermeture d'associations, d'écoles musulmanes et de lieux de culte; une large criminalisation des migrants irréguliers, avec l'intention déclarée de les expulser automatiquement; et l'adoption d'un langage extrêmement restrictif sur l'intégration et la citoyenneté. En ce qui concerne le «paquet sécurité» du gouvernement, qui étendrait considérablement la surveillance de la communication Internet cryptée et la conservation des données, je rappelle aux autorités qu'une discussion élargie avec toutes les parties prenantes est essentielle et que de telles mesures doivent être respectées. avec des engagements de droits de l'homme.

En Hongrie. Je suis choqué par le mépris pour les migrants et, plus largement, envers les droits de l'homme, exprimé par de hauts responsables du gouvernement, y compris dans cette enceinte il y a quelques jours. Je déplore également les lois nouvellement proposées qui restreindraient davantage le travail des organisations de la société civile. Les propositions les plus récentes exigeront l'autorisation du ministère de l'Intérieur pour tout groupe de la société civile qui cherche à aider les migrants, y compris le plaidoyer, la nourriture, le logement ou même simplement donner du matériel d'information et imposer des taxes punitives. L'impact de l'hostilité anti-Roms est également évident: selon les données de l'UE, la discrimination à l'encontre des Roms dans l'emploi et la santé s'est aggravée entre 2011 et 2016, tandis que la ségrégation dans l'éducation est restée ancrée.

En Pologne. Au cours des dernières années, les réformes ciblant la Cour constitutionnelle et le pouvoir judiciaire ont ouvert la voie à une interprétation partisane de la Constitution et des lois nationales et ont gravement affaibli les freins et les contrepoids. D'autres mesures introduites par le gouvernement ont compromis le droit à la liberté de réunion, politisé le Bureau du Procureur général, accru les pouvoirs des services secrets et renforcé considérablement le contrôle exercé par le pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire, les médias, la société civile et d'autres sphères de la vie publique. Je suis également préoccupé par les mesures portant atteinte au droit à la vie privée et aux droits à la santé sexuelle et procréative. J'appelle à nouveau le gouvernement à annuler ou à modifier ces mesures problématiques et à mettre en œuvre les recommandations du Conseil. s Rapporteur spécial sur l'indépendance des juges et des avocats. Je suis troublé par les informations largement répandues selon lesquelles le gouvernement adopte souvent une approche passive face au nombre croissant de crimes de haine et de discours de haine contre les communautés minoritaires et les migrants, et par la récente législation extraordinaire qui pourrait entraîner une peine de prison de trois ans. qui se réfèrent aux camps de concentration nazis en Pologne comme "polonais". Les plans visant à créer une équipe spéciale pour renforcer les efforts visant à lutter contre le discours de haine et la xénophobie sont les bienvenus, et j'insiste sur la nécessité d'inclure la participation de voix indépendantes de la société civile. Je suis troublé par les informations largement répandues selon lesquelles le gouvernement adopte souvent une approche passive face au nombre croissant de crimes de haine et de discours de haine contre les communautés minoritaires et les migrants, et par la récente législation extraordinaire qui pourrait entraîner une peine de prison de trois ans. qui se réfèrent aux camps de concentration nazis en Pologne comme "polonais". Les plans visant à créer une équipe spéciale pour renforcer les efforts visant à lutter contre le discours de haine et la xénophobie sont les bienvenus, et j'insiste sur la nécessité d'y inclure la participation de voix indépendantes de la société civile. Je suis troublé par les informations largement répandues selon lesquelles le gouvernement adopte souvent une approche passive face au nombre croissant de crimes de haine et de discours de haine contre les communautés minoritaires et les migrants, et par la récente législation extraordinaire qui pourrait entraîner une peine de prison de trois ans. qui se réfèrent aux camps de concentration nazis en Pologne comme "polonais". Les plans visant à créer une équipe spéciale pour renforcer les efforts visant à lutter contre le discours de haine et la xénophobie sont les bienvenus, et j'insiste sur la nécessité d'inclure la participation de voix indépendantes de la société civile.

En Tchéquie, je suis profondément préoccupé par la discrimination contre les Roms et la ségrégation de longue date des enfants roms dans les écoles, qui, selon l'UE, est restée inchangée depuis 2011. Je me joins aux appels à la réparation et à l'indemnisation de milliers de femmes. ainsi que d'autres personnes, y compris des femmes handicapées, qui ont été stérilisées de force des années 1960 à 2004. Je demande également la fin immédiate du programme de castration chirurgicale des délinquants sexuels condamnés.

En Fédération de Russie, je suis profondément préoccupé par ce qui semble être une campagne orchestrée et coordonnée de violence et de menaces contre les membres d'un groupe de défense des droits de l'homme, Memorial Human Rights Centre en Tchétchénie, en Ingouchie et au Daghestan. J'appelle les autorités à mener des enquêtes promptes et impartiales et à veiller à ce que les auteurs soient tenus responsables. J'exhorte également les autorités à défendre pleinement le droit à la participation politique dans le contexte du vote présidentiel de ce mois-ci; assurer la police des rassemblements publics conformément aux normes internationales; et assurer la liberté de réunion pacifique, d'association et d'expression.

Le Conseil sera informé de la situation des droits de l'homme en Ukraine le 21 mars, y compris mes recommandations pour la protection de l'espace civique avant les élections de 2019. Conformément à la résolution 72/190 de l'Assemblée générale, mon bureau veille à ce que les mécanismes de contrôle des droits de l'homme aient accès à la République autonome de Crimée et à la ville de Sébastopol et prépare un deuxième rapport thématique sur la situation des droits de l'homme. Là.

En Espagne Monsieur le Président,

La situation des droits de l'homme au Venezuelaest profondément alarmant. La malnutrition a considérablement augmenté dans tout le pays, affectant en particulier les enfants et les personnes âgées, et des rapports crédibles indiquent que les programmes d'aide publique sont souvent conditionnés par des considérations politiques. Je suis également profondément alarmé par la possibilité que des crimes contre l'humanité aient été commis et par l'érosion des institutions démocratiques. Le principe fondamental de la séparation des pouvoirs a été gravement compromis, car l'Assemblée nationale constituante continue de concentrer ses pouvoirs sans restriction. Deux principaux partis d'opposition ont été disqualifiés par le Conseil électoral, et la coalition de l'opposition officielle a été invalidée par la Cour suprême. La liberté d'expression, d'opinion, d'association et de réunion pacifique est réprimée et sévèrement restreinte. Mon bureau a également reçu des informations crédibles faisant état de centaines d'exécutions extrajudiciaires au cours des dernières années, à la fois pendant les manifestations et les opérations de sécurité. Je suis gravement préoccupé par le fait que ce contexte ne remplisse en aucun cas les conditions minimales d'élections libres et crédibles. Je suis profondément troublé par l'exode croissant des Vénézuéliens de leur pays, dont beaucoup cherchent l'accès à la nourriture et aux services de base. Encore une fois, j'encourage le Conseil à envisager de confier à une commission d'enquête le mandat d'enquêter sur les violations des droits de la personne au Venezuela. Je suis profondément troublé par l'exode croissant des Vénézuéliens de leur pays, dont beaucoup cherchent l'accès à la nourriture et aux services de base. Encore une fois, j'encourage le Conseil à envisager de confier à une commission d'enquête le mandat d'enquêter sur les violations des droits de la personne au Venezuela. Je suis profondément troublé par l'exode croissant des Vénézuéliens de leur pays, dont beaucoup cherchent l'accès à la nourriture et aux services de base. Encore une fois, j'encourage le Conseil à envisager de confier à une commission d'enquête le mandat d'enquêter sur les violations des droits de la personne au Venezuela.

Au Mexique, Je crains qu'une nouvelle loi sur la sécurité intérieure n'autorise l'utilisation des forces armées dans les forces de l'ordre sans garanties et supervision adéquates et ne respecte pas les normes internationales en matière de droits de l'homme. Je salue l'entrée en vigueur de nouvelles lois contre la torture en juin 2017 et contre les disparitions forcées en janvier 2018. J'attends avec impatience d'aider les autorités à assurer leur mise en œuvre rapide et efficace, avec la pleine participation de la société civile et des victimes. J'exhorte l'État à créer un bureau du procureur général efficace et indépendant. Je suis préoccupé par le fait que la détention systématique des migrants et leur retour accéléré sont devenus la règle générale, compromettant gravement les garanties d'une procédure régulière et la protection contre le refoulement. Dans les jours à venir,

Au Brésil, je suis préoccupé par l'adoption récente d'un décret donnant aux forces armées le pouvoir de lutter contre le crime dans l'État de Rio de Janeiro et de placer la police sous le commandement de l'armée. Les forces armées ne sont pas spécialisées dans la sécurité publique ou l'enquête. Je déplore les appels lancés par les hauts responsables de l'armée en faveur de mesures équivalant en fait à une amnistie préventive pour toutes les troupes qui pourraient commettre des violations des droits de l'homme. J'exhorte le gouvernement à faire en sorte que les mesures de sécurité respectent les normes relatives aux droits de l'homme et que des mesures efficaces soient prises pour prévenir le profilage racial et la criminalisation des pauvres. Je reconnais la création d'un observatoire des droits de l'homme la semaine dernière pour surveiller les actions militaires pendant l'intervention, et je souligne l'importance de la participation de la société civile dans cet organe.

Au Honduras, je suis alarmé par la vague de menaces et d'intimidations contre les défenseurs des droits de l'homme, les journalistes, les professionnels des médias et les militants sociaux et politiques. Mon bureau publiera dans les prochains jours un rapport détaillant le recours excessif à la force et les arrestations massives en réponse aux protestations qui ont eu lieu après les élections de novembre 2017, et le Conseil sera informé le 21 mars.

En Colombie, je suis de plus en plus alarmé par les meurtres de défenseurs des droits humains et de militants; plus de 20 rapports de meurtres ont été reçus par mon bureau dans les six premières semaines de cette année. Mon bureau informera le Conseil de ces préoccupations et d'autres préoccupations le 21 mars.

Aux États-Unis. Je suis choqué par les informations selon lesquelles des migrants interceptés aux frontières méridionales, y compris des enfants, sont détenus dans des conditions abusives - telles que des températures glaciales - et que certains jeunes enfants sont détenus séparément de leurs familles. Les détentions et les expulsions de migrants de longue date et respectueux des lois ont fortement augmenté, déchirant les familles et créant d'énormes difficultés. En outre, le gouvernement des États-Unis a mis fin au programme de réinsertion et de libération conditionnelle des mineurs centraméricains, qui offre aux adolescents et aux enfants un moyen de sécurité et met fin au statut de protection temporaire pour des centaines de milliers de personnes. Je déplore l'incertitude persistante concernant les bénéficiaires du programme DACA. Je suis également préoccupé par la décision des États-Unis d'annuler la fermeture prévue du centre de détention de Guantanamo Bay. L'incarcération indéfinie dans cet établissement, sans procès et dans des conditions souvent inhumaines, constitue une violation du droit international. Je suis également préoccupé par les propositions qui pourraient considérablement réduire les protections sociales, en particulier à la lumière des préoccupations exprimées par le Rapporteur spécial sur l'extrême pauvreté et les droits de l'homme, suite à sa visite aux États-Unis en décembre.

En Haïti, je regrette l'absence d'action concernant l'élaboration d'un plan d'action national pour mettre en œuvre les recommandations des mécanismes des droits de l'homme, et je reste préoccupé par les allégations persistantes de violations graves commises par des éléments de la police nationale. Le Conseil sera informé plus en détail le 21 mars.

Au Guatemala, je suis alarmé par des propositions législatives de plus en plus régressives, notamment un projet de loi sur les amnisties et la réforme du Code pénal visant à élargir la définition du crime de terrorisme. Je réitère l'importance cruciale du travail du Procureur général au cours des dernières années avec la Commission internationale contre l'impunité au Guatemala dirigée par Ivan Velasquez. J'encourage la nomination d'un nouveau procureur général indépendant et qualifié. Le Conseil sera informé le 21 mars de ces préoccupations et d'autres.

Au Pérou, j'ai été consterné par la libération de l'ancien président Alberto Fujimori, condamné en 2009 pour des violations graves des droits de l'homme équivalant à des crimes internationaux. Je note qu'il peut maintenant être jugé pour son rôle présumé dans les meurtres des commandos de la mort de six fermiers. Au cours de ma mission en octobre, j'ai exhorté les autorités à renforcer la responsabilité pour les crimes commis contre les femmes et à assurer la mise en œuvre effective de la loi sur la consultation des peuples autochtones.

Lors de mes rencontres avec les autorités uruguayennes , j'ai salué leurs efforts très importants pour intégrer les droits de l'homme dans les politiques publiques. J'espère que nous verrons des progrès concernant la violence contre les femmes et les conditions très difficiles pour les adolescents en détention.

Au Salvador, je suis alarmé par les informations concordantes faisant état d'exécutions extrajudiciaires commises par les forces de sécurité, alimentées par une très faible responsabilité à l'égard de ces crimes. Les tentatives de dissolution ou de restructuration des unités de police accusées d'exécutions extrajudiciaires ne remplacent pas la nécessité de demander des comptes aux auteurs. La situation des femmes et des filles dans le pays continue d'être profondément troublante, avec des taux de meurtres et de violence contre les femmes parmi les plus élevés de la région, et souvent commis en toute impunité.

Monsieur le Président,

Au cours de ma mission au Salvador en novembre, j'ai été bouleversé par l'impact draconien de l'interdiction absolue de l'avortement dans le pays. Au mois d'octobre de l'année dernière, au moins 159 femmes ont été emprisonnées depuis 1998 en vertu de cette législation, plus de 20 d'entre elles pour "homicide aggravé" et condamnées à 30 à 40 ans de prison. Beaucoup disent qu'ils ont effectivement subi des avortements spontanés ou d'autres urgences obstétriques - et tous ceux actuellement détenus sont pauvres.

À maintes reprises, ce sont toujours les pauvres qui, n'ayant pas accès à de solides conseils juridiques, sans liens familiaux, sans argent pour voyager à l'étranger, souffrent terriblement - toujours, toujours les pauvres.

Une jeune femme, que j'ai rencontrée en détention, a été récemment libérée suite à la commutation de sa peine d'emprisonnement de 30 ans. Cependant, elle n'a pas été déclarée innocente et n'a pas reçu de réparations depuis plus de 10 ans qu'elle a passé en prison. Et quand beaucoup dans le pays veulent augmenter la peine au-delà de 30 ans, à 50 ans, cela m'a fait comprendre à quel point nous, humains, pouvons être cruels, et le besoin incontestable de droits humains. Cela ne me dérange pas de dire aux membres du Conseil: tous ceux d'entre nous qui ont entendu le témoignage des jeunes femmes au centre de détention d'Ilopango ont pleuré, ouvertement, avec eux. El Salvador devrait mettre un terme à l'application de cette législation mal conçue et examiner immédiatement tous les cas où des femmes ont été détenues pour des infractions liées à l'avortement.

Il faut du courage pour défendre les droits des femmes - y compris les droits sexuels et reproductifs - dans de nombreuses régions du monde, au XXIe siècle. Dans les pays de toutes les régions, les femmes souffrent d'une législation de plus en plus régressive, de menaces contre les activistes et d'une obsession renouvelée pour contrôler leurs décisions. L'année dernière, un nouveau mouvement pour la justice s'est levé pour combattre les abus et l'exploitation sexuelle des femmes: le mouvement MeToo, expression de la solidarité et force de la dignité dont on a tant besoin, y compris dans les sociétés les plus riches. Partout où j'ai voyagé, j'ai eu le privilège de rencontrer des femmes qui défient les restrictions à leur liberté. Ces femmes résilientes et puissantes nous enseignent - m'ont, en effet, enseigné - que chaque individu peut aider à remodeler la société et le monde.

Je n'aime pas beaucoup l'expression «dire la vérité au pouvoir» car, en réalité, ce n'est pas le rang qui confère une valeur morale: le pouvoir est dans la vérité même.

Lire la suite

dimanche 4 mars 2018

Union interparlementaire: La part des femmes dans les parlements stagne en 2017

L'Union interparlementaire est la seule organisation mondiale composée de parlements nationaux. Elle compte actuellement 179 parlements membres

De prime à bord, la République démocratique du Congo est classée 129è à l'Union interparlementaire (UIP). Il faut préciser que le parlement congolais godillot et des applaudisseurs, est illégitime, sans mandat. La progression du nombre de femmes dans les parlements a ralenti depuis 2016, indique un rapport de l'Union interparlementaire (UIP) publié à Genève. Ces deux dernières années, leur nombre n'a augmenté que de 0,1 point de pourcentage par année.

"Les progrès accomplis en matière de participation des femmes à la vie politique sont en recul", a regretté devant la presse le secrétaire général de l'organisation Martin Chungong pour qui 2017 a été "dans l'ensemble, une année décevante". Les femmes représentent 23,4% des parlementaires dans le monde, contre 23,3% en 2016.

Avant 2016, des progrès "substantiels" avaient eu lieu, avec une augmentation de 6 points de pourcentage en dix ans, mais depuis la progression stagne. "C'est un défi majeur pour les institutions gouvernementales (...) Nous avons besoin d'actions plus robustes qui viennent également des décideurs politiques", selon M. Chungong qui a appelé à une plus large application des quotas.

Nombre record de candidates

Toutefois, 2017 a vu un nombre record de candidates aux élections parlementaires qui ont eu lieu cette année. Le taux d'élection des femmes a été plus élevé que l'année précédente: 27,1% contre 22,3% en 2016. Dans les pays où des quotas ont été utilisés, les femmes ont remporté plus de 30% des sièges. Les pourcentages les plus élevés ont été atteints au Sénégal (41,8%) et en Norvège (41,4%).

L'Europe a vécu une année "de paradoxe", avec "les avancées, mais aussi les reculs, de plus grande ampleur", a rapporté M. Chungong. En France, les femmes parlementaires détiennent aujourd'hui 38,6% des sièges à l'Assemblée national, contre 26,6% lors des élections précédente. En Islande, qui était proche de l'égalité, les femmes ont reculé au parlement avec 38,1% des sièges. La Suisse reste à la 35ème place du classement avec 32,5% de femmes au parlement. Les îles du Pacifique sont en queue de peloton.

Pour améliorer la présence des femmes dans les parlements, il faut qu'"elles puissent travailler sans crainte d'être harcelées", a dit M. Chungong qui a souligné que "le harcèlement et le sexisme entravent la participation des femmes à la vie politique". Il a d'ailleurs salué les efforts du parlement suisse dans ce domaine. Celui-ci a notamment mis en place une structure de conseils indépendante pour les victimes de harcèlements sexuels.

Lutter contre le sexisme ordinaire

Aux Nations Unies à Genève, l'année 2018 sera sous le signe de la lutte contre le "sexisme ordinaire", a souligné Corinne Momal-Vanian, directrice de la Division conférences de l'ONU. Le Secrétariat général de l'ONU a d'ailleurs fait de la lutte contre le harcèlement et les abus sexuels une priorité après une série de révélations ayant touchés des ONG et les Nations Unies.

Lire la suite

jeudi 1 mars 2018

Insultée de «grosse truie noire venue d'Afrique», Laetitia Avia, députée LREM porte plainte pour racisme

Laetitia Avia, députée LREM

Originaire du Togo, la députée LREM Laetitia Avia a fait savoir qu'elle déposerait plainte après avoir reçu une lettre anonyme contenant de violentes insultes racistes et des menaces de mort.

«28 février 2018. Aujourd’hui j’ai reçu une lettre d’un racisme inouï, ponctué d’une menace de mort. Je déposerai plainte», a tweeté la députée La République en marche (LREM) Laetitia Avia, joignant une photographie du courrier reçu.

«Ce n'est pas une grosse truie noire venue d'Afrique qui va se permettre de se mêler de la vie des Français. Votre passage dans les médias nous donne la nausée», peut-on lire dans la lettre anonyme. «Vous feriez mieux de vous mettre au travail chez le peuple retardé d'Afrique qui ne pense qu'à soutirer de l'argent à la France. L'Afrique avait des atouts mis en valeur par les colons que l'on a chassés pour retourner dans le néant de leur fainéantise», est-il encore écrit.

Menaçant, l'auteur poursuit : «L'Africain est à mi-chemin entre le singe et l'homme. Compte tes jours, on va s'occuper de toi.»

Lire la suite

mardi 27 février 2018

Conseil des droits de l'homme: Marie-Ange Mushobekwa et son discours alambiqué et tarabiscoté !

Marie-Ange Mushobekwa a embouché la Vuvuzéla de Lambert Mende au Conseil des droits humains

La déclaration du Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, à l'ouverture du 37è Conseil des droits de l'homme à Genève, comme un tonnerre continue à faire des étincelles. Sans ambages il a dénoncé des « abattoirs d’êtres humains » en République démocratique du Congo, en Syrie, au Burundi, au Yémen et en Birmanie. C'était hier lundi 26 février 2018 !

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, le Néron de Kingakati

Depuis un temps, les langues se délient pour décrier ce qui se passe au pays de Lumumba: La RDC, prison à ciel ouvert; la RDC, le goulag tropical; la RDC, capitale mondiale du viol...les tortionnaires sont ceux qui profitent de leurs pouvoirs pour commettre des bavures sur des citoyens sans défense. Le mardi, à 15h30 dans la salle du Conseil, Marie-Ange Mushobekwa, la fameuse ministre des "Droits humains" de la République démocratique du Congo, a pris la parole, avec sa devise qui lui colle à ses mocassins:"Mentez, mentez, mentez au Conseil pour protéger le régime qui opprime en toute impunité et tranquillité !". 17 ans d'incompétence, de corruption généralisée, de népotisme, incapacité à sortir le pays de la pauvreté...

Des mercenaires et sbires pro-Alias Joseph Kabila en pleine action

Oh mon Dieu ! Elle a administré une câlinothérapie aux membres et délégués au Conseil. Dans une platitude de discours, on apprend qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, le tyran de Kingakati est défenseur des droits de humains. L'assassin de Floribert Chebeya, Fidèle Bazana, Armand Tungulu...est défenseur des droits de l'homme ? Le barbare et criminel des Bundu dia Kongo, du Colonel Mamadou Ndala, de l'aspirante Thérèse Déchade Kapangala, Rossy Mukendi sans oublier ceux inconnus qui meurent tous les jours dans l’indifférence et l'anonymat. Sans honte, Marie-Ange Mushobekwa ajoute une louche:"sinon ce ministère n'existerait pas" ! La Corée du Nord est une République populaire et démocratique, l'est-elle pour autant ? En RDC, on zigouille en toute impunité et le ministère des droits humains n'est là que pour faire valoir ce gouvernement d'imposture, d'occupation et de prédation.

RDC, élections 2018 ?

Après deux hold-up électoraux, de l'élection Louis Michel 2006 et de novembre 2011, qui ont maintenu une dictature sanguinaire et féroce en République démocratique du Congo. Pour Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, le Grand Congo est son butin de guerre ! Alors qu'aucune institution républicaine n'est légitime, toutes sont illégitimes et hors mandats: le président, les sénateurs, députés, gouverneurs provinciaux...sont tous des illégitimes et illégaux. Ils dirigent par défi avec les mercenaires et forces de sécurité. Comme si les 17 ans d'occupation, de prédation et d'imposture ne suffisent pas, Marie-Ange Mushobekwa parle des élections qui auront lieu le 23 décembre prochain. Pourquoi Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale n'a jamais déclaré qu'il ne serait pas candidat ? Dans un pays sans électricité, pourquoi Corneille Nangaa, le Marini Boy et président de la CENI, veut imposer les machines à voter aux Congolais ? Les pays développés et démocratiques refusent d'utiliser des machines à voter.

Police Nationale Congolaise ou police politique pro-Alias Joseph Kabila ?

Dans une rhétorique Kagamo-Kagamiste, où les victimes sont des fauteurs de trouble, Marie-Ange Mushobekwa associe des prêtes catholiques aux "Kulunas" et chute dans son discours en apostrophant le Haut-Commissaire: "Comment faire ? Dites-nous franchement comment faire ? Qu'un seul pays du monde qui a déjà autorisé, des marches avec 167 points de départ, sans itinéraire précis et clairement tracé, et qui les a parfaitement encadrées, nous dise comment faire ! Comment faire Monsieur le Haut-Commissaire ? Dites-nous..."

Un régime totalitaire incapable de sécuriser ses citoyens, incapable de sécuriser les marches pacifiques de 167 paroisses de Kinshasa, une ville de plus de 10 millions d'habitants. Comment ce gouvernement des illégitimes fait-il Comment ce même pour gouverner 80 millions des Congolais à travers 2345 millions km² ?

Lire la suite

SNCF: Edouard Philippe met sur les rails une réforme explosive !

Edouard Philippe, Premier ministre

Le gouvernement a lancé hier un processus à haut risque qui vise à moderniser l'opérateur ferroviaire national. "La situation est alarmante, pour ne pas dire intenable. Les Français, qu'ils prennent ou non le train, paient de plus en plus cher pour un service public qui marche de moins à moins bien"a déclaré le Premier ministre Edouard Philippe, dans une allusion à la dette de la SNCF, proche de 50 milliards d'euros.

Paris souhaite abolir à terme le statut de cheminot, qui comprend une garantie de l'emploi et un départ à la retraite possible à partir de 50 ou 55 ans, selon les métiers. Près de 90 des employés de la SNCF, soit 140 000 personnes, en bénéficient.

Pour adopter les principes clés de la réforme "avant l'été", le gouvernement prévoit de recourir à des "ordonnances". Un temps évoquée, la fermeture des "petites lignes" régionales jugées non rentable a été écartée.

Très revendicative, la CGT, syndicat majoritaire de la SNCF, a déjà annoncé une journée de mobilisation le 22 mars. Les autres syndicats doivent se réunir pour décider s'ils se joignent au mouvement. Plusieurs organisations ont menacé le gouvernement d'un "conflit majeur" s'il choisissait la voie des ordonnances, plus expéditives qu'une loi.

Lire la suite

lundi 26 février 2018

Trois jours pour le Premier ministre Edouard Philippe au salon de l'agriculture !

Edouard Philippe, Premier ministre

Le Changement, c'est aussi à Matignon qu'il faut le percevoir. Le Premier ministre Edouard Philippe a déjà délocalisé "Matignon" dans le Lot pendant près de trois jours à la mi-décembre dernier. Cette délocalisation avait lieu à l’occasion de la Conférence nationale des territoires, le 14 décembre à Cahors. Outre de fréquentes visites aux élus locaux, Edouard Philippe avait organisé un séminaire avec la quasi-totalité du gouvernement à Nancy en juin dernier.

Le Premier ministre Édouard Philippe va prendre le temps avec des agriculteurs au salon de l'agriculture à Paris. "Le monde agricole est en souffrance. On ne peut pas rester cinq minutes" ! Exactement trois jours dans les allées du salon de l'agriculture à la Porte de Versailles, le 27,28 et 1er mars !

Le programme est assez chargé: Premier jour: Rencontre et échanges avec des lycéens issus de l’enseignement agricole, signature d’une Convention entre Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education Nationale et Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation, déambulation et visites des stands « Cultures et filières végétales », déambulation et visites des stands « Élevages et ses filières », questions-réponses spécial agriculture avec M. Stéphane Travert, ministre de l’Agriculture et de l’alimentation, en direct sur la page Facebook du Premier ministre. Deuxième jour: Rencontres et échanges avec les producteurs locaux de la région Normandie. Troisième jour: Rencontre et échanges avec le Comité National des Pêches et des Élevages Marins, rencontre avec les Organisations Professionnelles Agricoles.

Si la tête de l'exécutif est mobilisé, le reste du gouvernement aussi. À chaque jour, son ministre. "Jean-Michel Blanquer viendra parler d'éducation et de l'apprentissage du goût dans les écoles. Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, évoquera sur place les métiers d'avenir. Nicolas Hulot et Stéphane Travert, qui ne sont pas les meilleurs amis du monde, passeront quand même une journée ensemble".

Emmanuel Macron a battu le record de François Hollande. Arrivé dès 7h45 ce samedi (avant l'ouverture au public à 9h), le Président de la République Emmanuel Macron n'a quitté le salon qu'après 20h, et avec plus de douze heures au compteur.

En 2013, François Hollande avait passé dix heures dans les allées du salon de l'agriculteur. À l'Elysée depuis un peu plus de dix mois, il avait non seulement gratifié le public d'une sortie mal venue sur Nicolas Sarkozy - "Tu ne le verras plus", avait-il lancé à une fillette - mais il avait aussi battu le record du séjour le plus long porte de Versailles.

Le "Casse-toi, pauv' con !", prononcée par Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture le 23 février 2008, avait plombé son quinquennat.

Lire la suite

Kinshasa: Carine Lokeso, Major de la PNC, tueuse à balle réelle de Rossy Mukendi

Major Carine Lokeso, tueuse du jeune avocat Rossy Mukendi

Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a dénoncé des « abattoirs d’êtres humains » en RDC, en Syrie, au Burundi, au Yémen et en Birmanie. Il a fait cette déclaration ce lundi 26 février 2018 devant le Conseil des Droits de l’Homme réuni à Genève. En République démocratique du Congo, c'est l'impunité à outrance. En marge des marches Anti-Alias Joseph Kanambe Kazembere Mtwale, deux personnes ont été tuées, le dimanche 25 février 2018. Les Congolais pleurent le jeune Rossy Mukendi Tshimanga, enseignant et activiste des droits humains. Il n'avait que 36 ans, père de deux enfants !

Carine Lokeso, son nom est inscrit sur son uniforme, est la protégée du Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga

Elle a un visage d'ange, c'est une tueuse ! La Major Carine Lokeso est très connue dans la commune de Kasa-Vubu où elle réside, à Kinshasa. On la voit souvent entre l'avenue Kasa-Vubu et son croisement avec Ethiopie. Protégée et proche du Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga, le Pinocchio du régime, la Major Carine Lokeso a tiré à deux reprises sur l' avocat et activiste des droits humains: Rossy Mukendi Tshimanga. Et avant de tirer sur lui, elle a eu l'outrecuidance d'appeler le jeune homme par son nom. Elle a tiré la première balle puis la seconde pour l'achever. Comment connaissait-elle le nom de Rossy Mukendi ? La police voulait-elle retourner le jeune avocat et activiste des droits humains ? La police voulait-elle dissuader Rossy Mukendi de ne pas manifester et face au refus du jeune homme, elle a changé des tactiques ? L'assassinat de Rossy Mukendi-a-t-il été prémédité ? Réunion de crise des Sankurois pour cacher la tueuse dans le Sankuru. Carine Lokeso tue un jeune homme à Kinshasa, sa coterie ethno-tribalo-provinciale cherche à la cacher et l'évacuer à Lodja.

Dimanche 25 février, en allant fermer le portail de la paroisse Saint-Benoit de Lemba, afin de protéger ses compatriotes cachés dans la paroisse, Rossy Mukendi ne s'attendait pas de quitter ce terre des hommes. Acheminé à dos d'homme jusqu'à l'hôpital Saint-Joseph de Limeté, Rossy Mukendi avait déjà rendu l'âme.

Lire la suite

dimanche 25 février 2018

10 Questions à Charles Onana, journaliste d'investigation, écrivain et éditeur !

Charles Onana, journaliste d'investigation, un grand écrivain et éditeur

Il vient de défendre sa thèse de doctorat sur le Rwanda, à l'université de Lyon, Charles Onana est l'un des meilleurs journalistes d'investigation qui fait la fierté de la corporation en France. Il a déjà publié plusieurs ouvrages sur l'Afrique à sa maison d'édition les Editions Duboiris, il est l'expert de la relation Franco-Rwandaise. Charles Onana est le journaliste qui a terrorisé Paul Kagamé, Hitler Africain, ce dernier avait porté plainte contre lui et par peur d'être ridiculisé à la Cour, le dictateur-terroriste rwandais a vite, vite, vite retirer sa plainte à Paris. Journaliste d'enquête et essayiste franco-camerounais, Charles Onana s'est surtout fait connaître par ses écrits concernant le génocide au Rwanda. Il est également connu pour son travail pionnier sur l'histoire des tirailleurs africains de l'armée française pendant la Seconde Guerre mondiale. Il a dirigé l'Organisation panafricaine des journalistes indépendants au sein de laquelle il a mené une enquête sur l'assassinat du journaliste burkinabé Norbert Zongo.

8 mars 2012, à Paris, une Ivoirienne a drapé notre confrère Charles Onana du drapeau de la Côte d'Ivoire après une intervention percutante sur ce pays. Photo Réveil FM International, archives

Charles Onana est un digne fils de l'Afrique, il est Congolais avec des Congolais, Ivoirien avec des Ivoiriens...Photo Réveil FM International, archives

Digne fils d'Afrique, Charles Onana fut drapé du drapeau de la Côte d'Ivoire, c'était le 8 mars 2012 à Paris, la péniche "Concorde Atlantique" sur la Seine a servi de cadre pour les Ivoiriens pro-Gbagbo pour passer au peigne fin la situation de la Côte d'Ivoire. Il y a eu la projection du film "un homme une vision" , débat sur la femme ivoirienne, interventions de Me Balan, avocat des victimes françaises de l'opération Licorne en Côte d'Ivoire, Charles Onana, journaliste d'investigation qui vient de publier Côte d'ivoire, le coup d'Etat aux Éditions Duboiris. Charles Onana fut applaudi comme jamais par des Ivoiriens, fiers d'avoir un journaliste qui n'a pas d'oignons dans sa bouche. Charles Onana est très sollicité, trop pris et il bougé énormément. En lui souhaitant bon anniversaire, j'ai reçu sa réponse : Merci Freddy. Je ne t'ai pas oublié, j'étais en voyage à l'étranger et je suis rentré hier. Je travaille et fini ton texte cette semaine ! Nous le remercions d'avoir répondu à nos dix questions.

Au Rwanda, pas d'opposition, pas de presse libre et indépendante...Paul Kagame, président de l'Union Africaine ?

1. Réveil FM International: Pourquoi le pouvoir autocratique rwandais vous accuse d’exonérer la France dans le génocide rwandais, êtes-vous un révisionniste de l'histoire du Rwanda ?

Charles Onana: Le régime de Kigali accuse tous ceux qui interrogent la version officielle de la tragédie rwandaise, c'est-à-dire sa propre version. Or, un régime politique ne devrait pas dicter sa lecture de l'histoire aux universitaires et aux scientifiques, mais plutôt les données, les sources, l'analyse et la méthode. Ce que je constate concernant les événements de 1994 au Rwanda, c'est que le régime de Paul Kagame s'attache les services de certains universitaires et de nombreux journalistes pour attaquer, discréditer et finalement dicter sa seule lecture des événements du Rwanda. Ceci est arrivé à deux politologues américains Allan Stam et Christian Davenport de l'université du Michigan qui, après avoir questionné les formes de violence en 1994, sont arrivés à la conclusion qu'on ne saurait réduire cette tragédie au génocide dont les Hutus seraient seuls responsables. Alors qu'ils avaient bénéficié du soutien du gouvernement rwandais et qu'ils exposaient le fruit de leurs recherches à Kigali, ils ont été interrompus pendant leur exposé par l'armée et expulsés manu militari du Rwanda. C'est ainsi que le régime rwandais traite des chercheurs américains et les Etats-Unis n'ont pas protesté devant une attitude d'un tel anachronisme. Je rappelle que ces universitaires ont travaillé pendant près de dix ans et peu de chercheurs ont été en mesure de leur opposer une contradiction à la hauteur de leur analyse. En revanche, ils ont été harcelés, insultés, par les thuriféraires du régime. Traiter des chercheurs comme Stam et Daventport de la sorte alors qu'ils sont aux Etats-Unis parmi les plus sérieux dans le domaine de l'analyse des conflits, cela pose question. Donc, prétendre que j'exonère la France est une opinion politique, pas un argument scientifique. On ne fait pas une thèse de doctorat pour accuser ou pour exonérer. J'ai écrit de nombreux livres critiques sur la France. Il suffit de voir ma production pour comprendre que je fais un travail libre. Ce n'est certainement pas le cas de ceux qui défendent aveuglément et de façon obsessionnelle l'histoire erronée de l'actuelle régime rwandais depuis 1994.

Charles Onana, la fierté de l'Afrique et la France

2. Réveil FM International: Vous avez défendu votre thèse de doctorat à l'université de Lyon, quel est a été le titre de votre travail ? Dans quel état d'esprit l'avez-vous défendu ? Il paraît que des policiers étaient présents pour vous protéger ?

Charles Onana: Non, c'est exagéré. Je n'ai pas besoin de policiers pour me protéger parce que je fais un travail scientifique et il n'y avait pas de policiers à ma soutenance. Nous sommes tout de même dans une université prestigieuse et j'étais très serein par rapport à mon travail. C'est vrai qu'il y a eu beaucoup de pressions autour de mon travail et que certains étaient manifestement angoissés à l'idée de me voir intervenir sur le terrain scientifique connaissant déjà mes travaux journalistiques. Je pense qu'ils avaient raison de s'inquiéter car une version inexacte de l'histoire tragique du Rwanda s'est confortablement installée dans certains milieux de la recherche et dans plusieurs universités européennes. C'est une version définitive, idéologique et dogmatique de la tragédie du Rwanda. Elle ne souffrait jusque-là d'aucune contestation cartésienne et s'apparentait à une sorte de consensus mou. Il fallait donc la questionner, la bousculer, la remuer en profondeur pour savoir ce qu'elle contenait de solide et d'irréprochable. Le titre de mon travail est : " l'Opération Turquoise et la controverse médiatique, analyse des enquêtes journalistiques, des documents secret-défense et de la stratégie militaire". J'ai analysé les accusations de la presse sur le rôle de la France de 1994 à 2014. J'ai confronté ces données à de nombreuses archives américaines, rwandaises, onusiennes, françaises, et à des témoignages d'acteurs de premier plan. En cela, je peux dire humblement, sans prétention ni triomphalisme, que ma thèse est un tournant dans la recherche universitaire européenne sur la tragédie rwandaise. C'est d'ailleurs ce que pensent d'abord les membres du jury dont un professeur américain spécialiste des génocides. Quand on voit ce qui s'est passé dans les coulisses depuis mon inscription jusqu'à la soutenance, je peux comprendre qu'ils étaient nombreux parmi les défenseurs de la version officielle à redouter mon travail. Je suis désolé pour eux mais je suis ravi pour la qualité que pourrait prendre désormais le débat scientifique sur la tragédie du Rwanda de 1994.

Paul Kagamé, Hitler Africain qui terrorise le monde entier, grâce la fortune acquise des pillages de ressources du Congo

3. Réveil FM International: Il y a quelques années, vous considériez le génocide Rwandais comme le plus grand mensonge sur l'Afrique. En ce début de l'année 2018, continuez-vous à pensez la même chose ?

Charles Onana: J'ai plus que jamais des preuves à ce sujet. Avant c'était le journaliste d'enquête qui l'affirmait avec des éléments précis. Aujourd'hui, c'est le chercheur qui l'atteste après avoir examiné des milliers de documents du Conseil de sécurité de l'ONU, de nombreuses archives classées secret-défense et plusieurs centaines de notes confidentielles de l'administration Clinton. Je peux affirmer que la majorité des écrits sur la question est sujette à caution. Les chercheurs honnêtes le savent même s'ils n'osent l'avouer publiquement.

Paul Kagamé, pillard et receleur des ressources de la RDC

4. Réveil FM International: Quel a été le vrai rôle de Paul Kagamé dans ce génocide ? Pourquoi l'ogre de Kigali fait-il peur au monde entier y compris aux Nations-Unies ?

Charles Onana: Son rôle est capital dans le déclenchement de la guerre en 1990 contre le régime Habyarimana et en 1994 dans l'attentat contre le même Habyarimana et son homologue du Burundi Cyprien Ntariyamira. Ce sont ces deux aspects qui sont aujourd'hui exclus du débat scientifique et du débat tout court. Avec quelle logique les Nations Unies peuvent-elles dire et soutenir que l'attentat du 6 avril contre Juvénal Habyarimana est l'événement déclencheur du génocide et que personne ne veuille faire la lumière sur les auteurs de cet attentat ? D'ailleurs les Nations Unies ont elles-mêmes évité de soutenir l'enquête diligentée par une équipe du Tribunal Pénal International pour le Rwanda (TPIR). Pis, ce tribunal finira par prétendre que cet attentat ne relève pas de sa compétence alors qu'il figure bien dans le calendrier des actes criminels à examiner par cette juridiction. Souvenez-vous de la petite phrase du procureur Carla del Ponte : si c'est le FPR de Paul Kagame qui a abattu l'avion d'Habyarimana, alors il faut réécrire l'histoire du génocide. C'est bien cela la question aujourd'hui et les pressions multiples qui sont exercées sur les juges chargés de cette enquête en France témoignent de l'atmosphère qui règne à Kigali sur cette affaire. Les Nations Unies détiennent toutes les preuves sur le rôle joué par le FPR dans cet acte terroriste mais personne ne veut prendre de responsabilité dans ce sens.

Charles Onana, journaliste et grand écrivain

5. Réveil FM International: N'avez-vous pas peur ? En 2002, Paul Kagamé et l'Etat Rwandais avaient retiré leur plainte en diffamation contre vous devant la 17è chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris. Pouvez-vous expliquez à nos lecteurs, pourquoi ce retrait ? Etes-vous le journaliste qui terrorise le régime terroriste de Paul Kagamé ?

Charles Onana: Je ne crois pas être un zorro du journalisme d'investigation et je ne m'identifie pas à la terreur ni au terrorisme. Je crois simplement que je fais mon travail avec une certaine rigueur, une conscience professionnelle et une certaine honnêteté intellectuelle. je n'invente jamais rien. Je ne falsifie pas les faits et je ne m'attribue pas un rôle qui n'est pas le mien. En clair, je ne suis ni justicier ni inquisiteur. Kagame et l'Etat rwandais voulaient le silence dans ce dossier de l'attentat et mon enquête a sorti ce dossier du silence. La plainte était une tentative d'intimidation et certainement une volonté de dissuader tous ceux qui oseraient traiter de cette question de prendre la moindre initiative. Ils ont manifestement été surpris qu'un Africain qui n'a aucun intérêt au Rwanda et dans cette région soulève une affaire qui semblait avoir été étouffée et enterrée. Il se sont aperçus que j'étais décidé à défendre mon travail face à au bataillon d'avocats qu'ils avaient déployé contre moi. Les documents que j'avais fournis à la justice et le sérieux de mon travail les ont finalement contraints à l'abandon.

Paul Kagamé et son proconsul à Kinshasa: Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale

6. Réveil FM International: Alias Joseph Kabila, sans légitimité, est hors mandat. Le proconsul de Paul Kagamé est en difficulté en RDC or ce dernier préside l'Union Africaine pendant une année ... Cela veut-il dire que l'imposture, l'occupation et la médiocrité du régime de Kinshasa va tenir encore une année ? Quelles sont votre analyse et projections sur la RDC actuelle ?

Charles Onana: J'ai écris plusieurs livres sur la questions de la RDC. Je crois que ceux qui ont lu superficiellement ces ouvrages doivent les relire. Ceux qui ne croyaient pas un mot au moment où ces livres étaient publiés sont aujourd'hui devant les faits et se rendent à l'évidence. La réalité en RDC est rude et douloureuse pour le peuple congolais. Kagame joue les faiseurs de rois en RDC, les uns et les autres le rencontrent discrètement ou officiellement, convaincus que c'est lui le patron de la RDC. C'est un triste spectacle pour la vie politique congolaise. Il est totalement absurde de courtiser un individu qui est responsable de l'assassinat de deux chefs d'Etat de la région, de l'extermination de plusieurs millions de Congolais et surtout du pillage des minerais et des richesses de la RDC depuis plus de dix ans. L'Union Européenne doit également avoir le courage d'assumer ses responsabilités dans la tragédie de ce pays, elle qui a soutenu Joseph Kabila contre le vote des Congolais en 2006 et 2011 ne peut prétendre qu'elle ne savait pas, ne voyait pas ou ne comprenait pas. Les rapports confidentiels de la cellule stratégique et diplomatique de l'Union Européenne prouvent le contraire. Même les observateurs de l'Union Européenne ont exprimé leurs réserves sur l'attitude de Bruxelles à l'égard de la RDC mais cela n'a jamais été pris en compte. Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Tout le monde constate aujourd'hui que Joseph Kabila a tué le Congo après avoir laissé Kagame et ses hommes tuer les Congolais. C'est aux Congolais de prendre leurs responsabilités face cette situation car ils ne peuvent objectivement compter sur la communauté internationale qui joue davantage la partition du cynisme que celle du droit international.

La médiocrité du régime d'imposture, d'occupation et de prédation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est dénoncé par le Cardinal Laurent Monsengwo

7. Réveil FM International: Alias Joseph Kabila, l'imposteur qui règne par défi sur la RDC sortira-t-il vainqueur dans le bras de fer qu'il a engagé avec le Cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa. En ayant lancé des bombes lacrymogènes dans des paroisses et leur logique de victimisation marche à tous les coups, comment dire la vérité vraie ?

Charles Onana: Si je comprends bien votre question, le climat de violence et de brutalité qui s'est installé en RDC a obligé les évêques à rompre le silence. C'est une très bonne chose pour les droits des Congolais. Mais les évêques ne doivent pas rester seuls à dénoncer et à protester. Tout ce que compte la RDC d'hommes et de femmes devrait se joindre aux évêques pour défendre le peuple contre la barbarie et l'occupation dont sont victimes les Congolais. Le massacre des populations n'est pas une réponse démocratique dans un pays qui se réclame de l'Etat de droit. C'est indécent et inadmissible ce que l'on fait subir à ce pays et à ses enfants. Aucun pays du monde n'aurait toléré le quart de ce qui est fait aux populations congolaises depuis plus d'une décennie.

8. Réveil FM International: Nous apprenons que Mgr. Luis Mariano Montemayor, le nonce apostolique en RDC, qui avait dénoncé "l'Etat prédateur de son peuple" et reconnu la marche pacifique des laïcs catholique, est rentré à Rome , expulsé par le régime de Kinshasa. Que cherche le régime d'Alias Joseph Kabila ?

Charles Onana: Je ne connais pas ce dossier mais je crois que plusieurs évêques ont eu à payer pour la dignité de la RDC. Je pense notamment à Monseigneur Munzihirwa et Kataliko. Il y a bien d'autres. Cette situation est, je le répète, inacceptable et inadmissible. Va-t-on sacrifier tous les Congolais pour les kilos de Coltan, de diamant et de cassiterite? C'est ridicule mais c'est manifestement le projet de ceux qui encouragent ou soutiennent cette destruction massive des populations.

Paul Kagamé, le roi du mensonge entre Tutsis et Hutus

9. Réveil FM International: Pour une réconciliation entre Tutsis et Hutus, les Rwandais doivent dire la vérité entre eux ? Au monde ? De quelle vérité s'agit-elle ? On sait que les tutsis au pouvoir à Kigali mentent beaucoup, ils se victimisent en tout et pour tout, comment croire en la vérité vraie ?

Charles Onana: Vous savez le TPIR avait entre autres pour mission de parvenir à la réconciliation entre Rwandais. Il a lamentablement échoué car il n'a poursuivi que les Hutus exonérant dans le même temps les rebelles tutsis du FPR de tous leurs crimes. Quand j'ai rencontré le procureur Carla del Ponte en 2005, elle m'a dit avoir rassemblé, dans le cadre des enquêtes spéciales, de nombreuses preuves permettant la poursuite des rebelles du FPR. Ces preuves sont évidement accablantes. Kagame lui aurait dit qu'elle n'a pas été désignée pour mettre les rebelles en accusation. Lorsqu'elle s'est rendue aux Etats-Unis, au département d'Etat américain, c'est là qu'on lui a dit qu'il était hors de question de poursuivre les rebelles du FPR. Pourtant, dans les archives des Etats-Unis et du président Clinton, ils ont toutes les preuves des crimes commis par le FPR et j'ai vu ces documents. L'attitude des Etats-Unis et de Kagame envers le procureur Carla del Ponte témoigne de la volonté de garantir l'impunité par le mensonge par omission aux rebelles tutsis. Ce qui veut dire maintenir une version fausse pour dissimuler le fait que la tragédie du Rwanda visait aussi la RDC. Le nombre de victimes au Rwanda et au Congo est tel que l'on préfère le silence et le mensonge par tous les moyens.

Lire la suite

vendredi 23 février 2018

RDC: Réussir la Transition sans Alias Joseph Kanambe Kazembere Mtwale !

Le Cardinal Laurent Monsengwo a été élu pour conduire la transition pacifique et apaisée

Le Grand Résistant Jean-Kalama Ilunga avait l'habitude de dire tout haut que la RDC était victime des crises enchevêtrées non résolues encouragées et bénies par l'impunité. Avec une classe politique médiocre, corrompue, nocive et ventriote, une opposition bidon, accompagnatrice du régime d'imposture, d'occupation et prédation, des institutions infiltrées prisent en otage par des mangeristes et mangecrates patentés...Le Congo n'est pas sorti de l'auberge, mais le peuple congolais se réveille. Il est réveillé pour sa libération. Les politicailleurs qui font de la politique pour enfariner le peuple, doivent déjà commencer à penser reconversion.

Depuis le 19 décembre 2016 à minuit, l'incapacitaire de Kingakati, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale n'a plus aucune légitimité, il s'accroche et dirige par défi. Les sénateurs, les députés provinciaux, les gouverneurs et vice-gouverneurs des provinces, ont vu leur mandat reconduit de facto pour toute une législature, simplement parce qu’aucune élection n’a été organisé depuis 2012 pour renouveler leur mandat. Les députés nationaux n'ont aucun mandat.

En République démocratique du Congo, nous nous acheminons vers une transition sans l'imposteur Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, avec le Cardinal Laurent Monsengwo comme président: "Tant que j'aurai encore le souffle de vie,je veux me battre pour la liberté des Congolais. J'ai compris que c'est le plus beau cadeau que je peux laisser aux congolais. Si je dois mourir pour cette cause, je suis prêt mais je voudrai voir les congolais vivre dignement. J'ai la foi et je rêve le Congo un pays fort et grand. Le reste de ma vie je le consacre pour la lutte de la libération du Congo. Et notre plus grand bonheur est que Dieu se penche de notre côté. Ce combat ne concerne pas les catholiques mais tous les Congolais ceux de l’intérieur et de l’extérieur. Que Dieu Bénisse la RDC"

L'archevêque de Kinshasa qui n'est candidat à rien et qui sera secondé par une équipe compétente des patriotes et experts (nous ne voulons plus des pseudo-intellos faussaires et médiocres), devront remettre la RDC sur le droit chemin, permettre aux Congolais de prendre leur destin en main, que la RDC retrouve sa place dans le concert des Nations. Les élections libres, démocratiques, transparentes et apaisées soient comme finalité.

Politicailleurs et accompagnateurs du régime d'imposture et d'occupation

La transition sans Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ne doit plus être un "Tshanga-Tshanga", "Mélange frelaté et nocif" comme les institutions après dialogue inter-congolais qui a donné le 1+4=0. On ne construit pas un pays avec chaque politicailleur qui amène dans sa gibecière des criminels, bandits de grand chemin, tueurs et Miybicrates pour les fourrer dans les institutions républicaines. Les institutions d'appui à la démocratie ne fonctionnent pas avec des fourbes, roublards et grands requins qui étouffent la démocratie au lieu de l'éclore dans le pays. C'est individuellement et avec des motivations claires que l'on s'engage dans une armée républicaine. On ne vient avec sa troupe pour se faire brasser dans une armée.

politicailleurs mabumucrates

Finie l'époque des fameuses composantes et entités mafieuses. Les erreurs de la transition de 2002-2006 doivent être tenues en compte. Si nous ne voulons pas disparaître en tant qu'Etat-Nation, infiltrés, traîtres et collabos doivent répondre de leurs actes et ne plus jouir de l'impunité. Pourquoi le gouvernement 1+4=0 a été un échec cuisant ? La faute aux animateurs véreux, ventriotes et profito-situationnisme. Les animateurs et politicailleurs de la transition 2002-2006 ont prouvé par leurs comportements et actes, qu'ils étaient là pour le ventre et ont même manifesté leur mépris à l'égard de notre peuple. Un pays n'attend pas que la Communauté internationale, qui a des intérêts divers et divergents, organise ses élections sans conséquences.

Politicards-ventriotes

Certains disent que les Congolais n'aiment pas lire. Réveillons-nous et ne soyons plus des amnésiques. Un bon conducteur consulte à chaque instant ses trois rétroviseurs. Sans consulter le passé, le Congo n'a pas d'avenir. Les imposteurs veulent nous faire croire que le Congo a commencé à exister avec eux. C'est qui est faux et archi-faux. La transition sans Alias Joseph Kabila doit se donner les moyens pour ne pas échouer comme celle de 1+4=0. D'ailleurs, voici le texte de l'accord de Pretoria qui n'a jamais été appliqué à 100%. Il suffit de lire l'Accord global et inclusif sur la transition 1+4=0 en République Démocratique du Congo. C'est de l'histoire mais instructive.

Préambule

Nous, Composantes et Entités du Dialogue intercongolais, Parties au présent Accord : le Gouvernement de la République Démocratique du Congo, le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), le Mouvement de Libération du Congo (MLC), l'Opposition politique, les Forces vives, le Rassemblement Congolais pour la Démocratie/Mouvement de Libération (RCD/ML), le Rassemblement Congolais pour la Démocratie/ National (RCD/N), les Mai-Mai;

Conscients de nos responsabilités devant le Peuple Congolais, l'Afrique et la Communauté internationale;

Considérant l'Accord pour un cessez-le-feu en République Démocratique du Congo signé à LUSAKA les l0, 30 et 31 juillet 1999;

Considérant les Résolutions pertinentes du Conseil de sécurité des Nations Unies relatives au conflit en République Démocratique du Congo, Considérant les Résolutions du Dialogue intercongolais tenu à Sun-City (Afrique du Sud) du 25 février 2002 au 19 avril 2002;

Prenant à témoin son Excellence Monsieur Ketumile MASIRE, Facilitateur neutre du Dialogue intercongolais; Son Excellence Monsieur Kofi ANNAN, Secrétaire Général de l'Organisation des Nations Unies, représenté par Son Excellence Monsieur Moustapha NIASSE, Envoyé Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies pour le Dialogue inter-congolais, Son Excellence Monsieur Thabo MBEKI, Président de la République d'Afrique du Sud et, Président en exercice de l'Union Africaine;

Concluons le présent Accord global et inclusif sur la transition en République Démocratique du Congo, en convenant de ce qui suit :

I. De la cessation des hostilités

1. Les Parties au présent Accord et ayant des forces combattantes, à savoir le Gouvernement de la RDC, le RCD, le MLC, le RCD-ML, le RCD-N, et les Maï-Maï renouvellent leur engagement, conformément à l'accord de Lusaka, au plan de désengagement de Kampala et au sous-plan de Harare, et aux Résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, de cesser les hostilités et de rechercher une solution pacifique et équitable à la crise que traverse le pays.

2. Les parties au présent accord et ayant des forces combattantes acceptent de s’engager dans le processus de formation d’une armée nationale, restructurée et intégrée conformément à la Résolution adoptée le 10 avril 2002 par la Plénière du Dialogue inter-congolais (DIC) de Sun-City.

3. Les Composantes et Entités au DIC Parties au présent Accord (les Parties), à savoir le Gouvernement de la RDC, le RCD, le MLC, l'Opposition politique, les Forces Vives, le RCD-ML, le RCD-N et les Maï-Maï, acceptent de conjuguer leurs efforts dans la mise en application des Résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies pour le retrait de toutes les troupes étrangères du territoire de la RDC et du désarmement des groupes armés et des milices, et de sauvegarder la souveraineté et l'intégrité territoriale de la RDC.

4. Les Parties acceptent de conjuguer leurs efforts en vue d'aboutir à la réconciliation nationale, A cet effet, elles décident de mettre en place un gouvernement d'union nationale qui permettra d'organiser des élections libres et démocratiques dans les meilleurs délais.

5. Les Parties acceptent de prendre toutes les mesures nécessaires à la sécurisation des populations et des dirigeants de la transition tant à Kinshasa que sur l'ensemble du territoire national, A cet effet seront arrêtées des dispositions visant à garantir la sécurité des populations, des Institutions, de leurs animateurs et des principaux cadres dirigeants des Parties au présent Accord et ayant des forces combattantes.

Il. Des objectifs de la transition

Les objectifs principaux de la transition sont :

1. la réunification, la pacification, la reconstruction du Pays, la restauration de l'intégrité territoriale, et le rétablissement de l'autorité de l'Etat sur l'ensemble du territoire national;

2. la réconciliation nationale;

3. la formation d'une armée nationale, restructurée et intégrée;

4. l'organisation d'élections libres et transparentes à tous les niveaux permettant la mise en place d'un régime constitutionnel démocratique;

5. la mise en place des structures devant aboutir à un nouvel ordre politique.

III. Des principes de la transition

1. Pour garantir une transition pacifique, les Parties participent à la gestion politique durant la transition. Les institutions qu'elles mettront en place durant la transition doivent assurer une représentation appropriée des onze Provinces du pays, des différentes sensibilités au sein des forces politiques et sociales. En particulier, il faudrait prévoir une représentation appropriée des femmes à tous les niveaux de responsabilité.

2. En vue d'assurer la stabilité des Institutions de la transition, le Président, les Vice-Présidents, le Président de l'Assemblée nationale, le Président du Sénat restent en fonction pendant toute la durée de la transition, sauf en cas de démission, décès, empêchement définitif, condamnation pour haute trahison, détournement des deniers publics, concussion, ou corruption.

3. Les Parties réaffirment leur adhésion à la Déclaration universelle des droits de l'homme, au Pacte international des droits civils et politiques de 1966, au Pacte international des droits économiques et socioculturels de 1966, à la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples de l98l et aux conventions internationales dûment ratifiées. Dans cette perspective, elles prennent l'engagement de lutter pendant la période de la transition pour un système respectueux des valeurs de la démocratie, des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

4. Les institutions de la transition reposeront sur le principe de la séparation des pouvoirs entre l'exécutif, le législatif et le judiciaire.

5. Les institutions de la transition fonctionneront selon les principes de la consensualité, de l'inclusivité et de la non-conflictualité.

6. La répartition des responsabilités au sein des institutions de la transition et à tous les niveaux de l'Etat se fait sur la base du principe de l'inclusivité et du partage équitable entre les composantes et entités au Dialogue intercongolais selon des critères de compétence de crédibilité, d'honorabilité et dans un esprit de réconciliation nationale. Les modalités de mise en application du principe de l'inclusivité sont prévues à l'Annexe du présent Accord inclusif.

7. La répartition entre les différentes parties des postes au sein du Gouvernement de la transition, et en particulier au sein des commissions gouvernementales, devra être aussi juste que possible en termes de nombre, de poids des ministères et des postes gouvernementaux. Un équilibre devra être recherché entre les commissions elles-mêmes. La répartition des postes au sein de chaque commission se fera par les parties signataires dans un ordre de priorité garantissant un équilibre général entre les parties.

8. Afin de réaliser la réconciliation nationale, l'amnistie sera accordée pour les faits de guerre, les infractions politiques et d'opinion, à l'exception des crimes de guerre, des crimes de génocide et des crimes contre l'humanité, À cet effet, l'Assemblée nationale de transition adoptera une loi d'amnistie conformément aux principes universels et à la législation internationale. A titre provisoire, et jusqu'à l'adoption et la promulgation de la loi d'amnistie, l'amnistie sera promulguée par Décret-loi présidentiel. Le principe de l'amnistie sera consacré dans la Constitution de la transition.

IV. De la durée de la transition

La période de transition prend effet à compter de l'investiture du Gouvernement de la transition. L'élection du nouveau Président marque la fin de la période de transition. L'élection du Président a lieu après les élections législatives. Les élections se tiennent dans les 24 mois qui suivent le début de la période de transition. En raison des problèmes spécifiquement liés à l'organisation des élections, cette période peut être prolongée de 6 mois, renouvelable une seule fois pour une durée de 6 mois, si les circonstances l'exigent, sur proposition de la Commission électorale indépendante et par une décision conjointe et dûment motivée de l'Assemblée nationale et du Sénat.

V. Des institutions de la transition

Pendant la période de la transition, il est créé un Exécutif de la transition, un Parlement de la transition composé d'une Assemblée nationale et d'un Sénat, un pouvoir judiciaire constitué notamment des cours et tribunaux existants, et des Institutions d'appui à la démocratie, dans les conditions déterminées dans la Constitution de la transition.

Les institutions de la transition sont :

- La Présidence,

- Le Gouvernement,

- L'Assemblée nationale,

- Le Sénat,

- Les cours et les tribunaux.

En plus de toutes les Institutions ci-dessus, sont créées les institutions d'appui à la démocratie suivantes:

- La Commission électorale indépendante,

- L’Observatoire national des droits de l’homme,

- La Haute autorité des médias,

- La Commission vérité et réconciliation,

- La Commission de l’éthique et de la lutte contre la corruption.

1 - Le Pouvoir Exécutif

A. Le Président

a. Le Président de la République est le Chef de l'Etat, Il représente la Nation. Il veille au respect de la Constitution de la transition. Le Président de la République est le Commandant suprême des forces armées. Il préside le Conseil supérieur de la Défense. Il convoque et préside le Conseil des Ministres une fois tous les quinze jours. Le Président de la République en exercice sera reconduit dans ses fonctions pour toute la durée de la transition.

b. Le Président de la République exerce les fonctions et pouvoirs suivants:

b/l. Il promulgue les lois,

b/2. Il nomme et révoque, sur proposition des Composantes et Entités, les Ministres et les Vice-Ministres.

b/3. Il accrédite les Ambassadeurs et les Envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères et des organisations internationales. Les Ambassadeurs et les Envoyés extraordinaires sont accrédités auprès de lui.

b/4. Conformément aux dispositions du présent Accord et de ses Annexes, il nomme :

(i) Les hauts fonctionnaires de l'Etat;

(ii) Les officiers de l'armée et de la police après délibération en Conseil Supérieur de la Défense;

(iii) Les gouverneurs et vice-gouverneurs de Province;

(iv) Le gouverneur et le vice-gouverneur de la Banque centrale;

(v) Les Ambassadeurs et les Envoyés extraordinaires,

(vi) Les membres du Conseil supérieur de la magistrature;

(vii) Les mandataires de l'Etat dans les entreprises publiques et para-étatiques.

b/5. Sur proposition du nouveau Conseil supérieur de la magistrature, il nomme et révoque les magistrats du siège et du parquet après en avoir informé le Gouvernement.

b/6. Il contrôle les grades des ordres nationaux et les décorations conformément à la loi.

b/7. Il a le droit de grâce et peut remettre, commuer et réduire les peines après en avoir informé le Gouvernement.

b/8. Il déclare la guerre, l'état de siège et d'urgence sur décision du Conseil des Ministres après avis conforme des deux Chambres du Parlement.

c. Les fonctions de Président de la République prennent fin par démission, décès, empêchement définitif et condamnation pour haute trahison, détournement des deniers publics, concussion ou corruption. En cas de cessation des fonctions, la Composante à laquelle appartient le Président de la République présente son remplaçant à l'Assemblée nationale pour entérinement, endéans sept jours. Le Vice-Président qui relève de la Composante Gouvernement assurera l'intérim, Les conditions de mise en oeuvre de cette disposition seront déterminées dans la Constitution de la transition.

B. La Présidence

d. La Présidence est composée du Président et des quatre Vice-Présidents.

e. Le Président assure, avec les vice-présidents, un leadership nécessaire et exemplaire dans l'intérêt de l'unité nationale en RDC.

f. Le Président de la République traite avec le concours des Vice-Présidents de toutes les matières relatives à la gestion du Gouvernement, ainsi que des matières mentionnées aux points A/b/b4 (i) et (v),

g. Les réunions entre le Président et les Vice-Présidents se tiennent régulièrement, au moins une fois toutes les deux semaines et dans tous les cas avant chaque Conseil des Ministres. Les réunions entre le Président et les Vice-Présidents peuvent aussi être convoquées par le Président de la République à la demande d'un Vice-Président. En cas d'absence du Président de la République, celui-ci désigne à tour de rôle le Vice-Président qui présidera les réunions.

C. Les Vice-présidents

h. Il est créé quatre postes de Vice-Présidents. Les Vice-Présidents seront issus des Composantes Gouvemement, RCD, MLC et Opposition politique. Chaque Vice-Président sera chargé d'une des quatre commissions gouvernementales suivantes:

- Commission politique (Composante RCD);

- Commission économique et financière (Composante MLC);

- Commission pour la reconstruction et le développement, (Composante Gouvernement);

- Commission sociale et culturelle (Composante Opposition politique).

i. Les Vice-présidents exercent les fonctions et pouvoirs suivants :

i/1. Ils convoquent et président les réunions de leur Commission.

i/2. Ils présentent les rapports de leur commission au Conseil des Ministres.

i/3. Ils coordonnent et supervisent la mise en application des décisions du Conseil des Ministres en rapport avec leur commission respective.

i/4. ils proposent au Président de la République les grades dans les ordres nationaux et les décorations conformément à la loi.

j. Les fonctions de Vice-Président prennent fin par démission, décès, empêchement définitif et condamnation pour haute trahison, détournement des deniers publics, concussion ou corruption. En cas de cessation des fonctions, la Composante dont est issu le Vice-Président présente son remplaçant à l'Assemblée nationale pour entérinement. L'intérim ainsi que les conditions de mise en application de cette disposition seront déterminés dans la Constitution de la transition.

D. Le Gouvernement

k. Le Gouvernement est composé du Président de la République, des Vice-Présidents, des Ministres et Vice-ministres, Les portefeuilles ministériels sont répartis entre les Composantes et Entités du DIC dans les conditions et selon les critères déterminés dans le document annexé à l'Accord inclusif (Annexe 1).

1. Le Gouvernement définit et conduit la politique de la Nation conformément aux Résolutions du DIC.

m. Le Gouvernement est pleinement responsable de la gestion de l'Etat et répond de celle-ci devant l'Assemblée nationale dans les conditions définies par la Constitution de la transition. Toutefois, pendant toute la durée de la transition, l'Assemblée nationale ne peut voter une motion de censure contre l'ensemble du Gouvernement.

n. Les réunions du Gouvernement, ou Conseil des Ministres, seront présidées par le Président de la République, et en son absence, ou s'il en décide ainsi, par un des Vice-Président et ce à tour de rôle.

o. Le Gouvernement doit être consulté par le Président de la République sur les matières mentionnées aux points A/b/b4 (i) et (v) ci-dessus.

p. Durant leurs fonctions, les membres du Gouvernement ne peuvent, ni par eux-mêmes ni par personne interposée, rien acheter ou louer qui appartienne au domaine de l’Etat. Ils sont tenus, dès le jour de leur entrée en fonction et à l’expiration de celle-ci, de faire sur l’honneur une déclaration écrite de tous leurs biens à l’Assemblée nationale.

q. Les fonctions des Ministres et Vice-ministres prennent fin par démission, révocation, décès, empêchement définitif, condamnation pour haute trahison, détournement des deniers publics, concussion ou corruption. En cas de vacance, la Composante ou l'Entité du DIC dont est issu le Ministre ou Vice-ministre concerné présente son remplaçant au Président de la République. Les conditions de mise en application de cette disposition seront déterminées dans la Constitution de la transition.

r. Un Secrétariat général du Gouvernement assiste le Président et les Vice-Présidents dans la coordination de l'action gouvernementale. Il prépare les réunions, travaux et tous les dossiers devant faire l'objet des discussions entre le Président et les Vice-Présidents, et au niveau du Conseil des Ministres.

s. L'exécutif de la transition fonctionne d'une manière solidaire, conformément à l'esprit d'un gouvernement d'union nationale et sur la base d'un programme commun du Gouvernement fondé sur les Résolutions adoptées au DIC à Sun City.

2 - Le Pouvoir législatif

Le Parlement de la transition est composé de deux Chambres: L’Assemblée nationale et le Sénat.

a. L'Assemblée nationale est l'institution législative pendant la période de la transition. Elle exerce les pouvoirs et fonctions déterminés dans la Constitution de la transition annexée au présent Accord inclusif sur la transition en RDC.

b. L'Assemblée nationale comprend 500 membres. Les membres de l'Assemblée nationale portent le titre de "Député", l'âge minimal pour être député est de 25 ans révolus à la date de désignation. Les députés ont droit à une indemnité mensuelle et équitable qui leur assure l'indépendance et une sortie honorable.

c. Les députés seront désignés par leurs Composantes et Entités du DIC dans les conditions déterminées dans le document annexé au présent Accord inclusif. Toutes les Composantes et Entités doivent assurer une représentation provinciale équilibrée dans leur groupe.

d. Le Bureau de l'Assemblée nationale sera composé d'un Président, de deux Vice-Présidents, d'un Rapporteur et d'un Rapporteur-adjoint. Chacun d'eux sera issu d'une Composante ou d'une Entité différente.

e. Le Sénat jouera le rôle de médiateur en cas de conflit entre les institutions. Il élaborera l’avant-projet de Constitution devant régir le pays après la transition. Il exercera la fonction législative concomitamment avec l’Assemblée nationale en matière de nationalité, de décentralisation, de processus électoral, et en matière d’institution d’appui à la démocratie.

f. Le Sénat comprend 120 membres. Les membres du Sénat portent le titre de "Sénateur". L'âge minimal pour être Sénateur est de 40 ans révolus à la date de désignation. Les Sénateurs ont droit à une indemnité mensuelle et équitable qui leur assure l'indépendance et une sortie honorable.

g. Les Sénateurs sont désignés par leurs Composantes et Entités du DIC dans les conditions déterminées dans le document annexé au présent Accord inclusif. Le Sénat est constitué de manière à assurer la représentation de toutes les Provinces.

h. Le Bureau du Sénat sera composé d'un Président, de deux Vice-Présidents, d'un Rapporteur et d'un Rapporteur adjoint, comme prévu dans le présent Accord. Chacun d'eux sera issu d'une Composante ou d'une Entité différente.

i. Les fonctions de Président de l'Assemblée nationale et de Président du Sénat prennent fin par démission, décès, empêchement définitif, et condamnation pour haute trahison, détournement des deniers publics, concussion ou corruption.

3 - Le Pouvoir judiciaire

a. Les Parties réaffirment la nécessité d'avoir un pouvoir judiciaire indépendant, Le Conseil supérieur de la magistrature est la juridiction disciplinaire des magistrats. Il véille sur la carrière des magistrats et la sauvegarde de leur indépendance.

b. L'organisation du pouvoir judiciaire sera déterminée dans la Constitution de la transition et dans une loi.

c. Le premier Président de la Cour suprême de justice, le Procureur général de la République et l'Auditeur général des Forces armées seront désignés et mis en place aussitôt après la signature du présent Accord global et inclusif, dans le respect des équilibres nationaux, selon un mécanisme qui sera défini par les Parties.

4. Les Institutions d’appui à la démocratie

a. - Il est créé les Institutions d'appui à la démocratie suivantes:

- La Commission électorale indépendante;

- La Haute autorité des médias;

- La Commission vérité et réconciliation;

- L’Observatoire national des droits de l’homme;

- La Commission de l’éthique et de la lutte contre la corruption.

b. L'organisation, le fonctionnement et les pouvoirs des institutions d'appui à la démocratie seront déterminés par la loi.

c. La Présidence des Institutions d'appui à la démocratie revient à la Composante Forces vives. Les Présidents des Institutions d'appui à la démocratie ont rang de Ministre. Les Institutions d'appui à la démocratie fonctionnent indépendamment du Gouvernement de la transition. Les fonctions de Présidents des Institutions d'appui à la démocratie prennent fin par démission, décès, empêchement définitif et condamnation pour haute trahison, détournement des deniers publics, concussion ou corruption.. En cas de cessation des fonctions, la Composante à laquelle appartient un Président de l'une des Institutions présente son remplaçant à l'Assemblée nationale pour entérinement, endéans sept jours.

VI - De l'armée

Il est créé un mécanisme chargé de la formation - d'une armée nationale, restructurée et intégrée, conformément à la Résolution adoptée le 10 avril 2002 par la Plénière du Dialogue intercongolais (DIC) de Sun-City, sur recommandation de la Commission Défense et Sécurité. Le Chef d'Etat-Major Général de l'armée et ses deux adjoints ne peuvent provenir d'une même Composante. De même, les Chefs d'Etat-Major des Forces terrestres, navales et aériennes ne peuvent provenir d'une même Composante. Ces postes seront répartis entre les Composantes ayant des forces combattantes signataires de l'Accord de Lusaka.

b. L'armée nationale, restructurée et intégrée comprendra les forces combattantes armées du Gouvernement de la RDC, du RCD, du MLC. Les forces du RCD-N, du RCD-ML et des Mai-Mai doivent également intégrer l’armée nationale.

c. Il devra être créé immédiatement un mécanisme intérimaire pour procéder à l'identification physique des militaires, à la détermination de leurs origines, leur date d'enrôlement et l'unité à laquelle ils appartiennent.

d. Il est créé un Conseil supérieur de la Défense. Il est présidé par le Président de la République, et, en cas d'absence, par le Vice-Président ayant la Défense dans ses attributions.

e. Le Conseil Supérieur de la Défense est composé comme suit :

- Le Président de la République;

- Les quatre Vice-Présidents;

- Le ministre de la Défense;

- Le ministre de l’intérieur, de la Décentralisation et de la Sécurité;

- Le ministre des Affaires étrangères;

- Le Chef d'Ftat-Major Général de l’Armée (ses adjoints peuvent y être invités);

- Le Chef d'Etat-Major des Forces aériennes, le Chef d'Etat-Major des Forces terrestres et le Chef d'Etat-Major des Forces navales.

f. Le Conseil supérieur de la Défense donne un avis conforme sur la proclamation de l'état de siège, la proclamation de l'état d'urgence, et la déclaration de guerre.

g. La loi sur l’armée et la Défense nationale détermine les attributions et le fonctionnement du Conseil supérieur de la Défense.

h. Le Conseil supérieur de la Défense donne un avis notamment sur les matières suivantes :

- La formation d'une armée nationale, restructurée et intégrée;

- Le désarmement des groupes armés;

- La supervision du retrait des troupes étrangères;

- L'élaboration de la politique de défense.

i. Les conditions de mise en application des dispositions relatives à l'armée seront déterminées par la loi.

VII - Dispositions finales

a. La Constitution de la transition est élaborée sur la base du présent Accord inclusif sur la transition en RDC et en fait partie intégrante.

b. Les Parties acceptent comme ayant force obligatoire les Annexes ci-après, qui font partie intégrante du présent Accord inclusif sur la transition en RDC.

c. Les Parties s'accordent à élaborer un mécanisme de mise en oeuvre du présent Accord.

d. Le présent Accord inclusif et la Constitution de la transition entrent en vigueur à la date de leur adoption par le DIC.

e. Les Parties s'engagent à exécuter le présent Accord de bonne foi, à respecter ses dispositions, à prendre part à toutes les Institutions, structures et commissions qui seront créées conformément à sa teneur. Elles s'engagent à tout mettre en oeuvre pour veiller au respect et à l’application du présent Accord.

VIII - ANNEXES

Annexe I : De la répartition des responsabilités

Annexe Il: Des entreprises publiques

Annexe Ill. De la Commission de suivi de l'Accord

Annexe IV: De la garantie internationale

Annexe V: Des questions sécuritaires et Militaires

ANNEXE I : De la répartition des responsabilités

A. Gouvernement

1. La participation des Composantes et Entités du DIC au Gouvernement de la transition est fondée sur le mode de leur participation au DIC de Sun-City.

2. Le Gouvernement de la transition sera composé des Ministères suivants;

Intérieur,

Affaires Etrangères;

Coopération Internationale;

Défense Nationale,

Relations avec le Parlement,

Anciens Combattants et Démobilisation;

Justice;

Droits Humains;

Information et Presse;

Plan;

Finances;

Economie;

Industrie et Petites et Moyennes Entreprises;

Mines,

Energie;

Commerce,

Infrastructure et Travaux Publics;

Transports;

Culture et Arts;

Environnement;

Tourisme;

Affaires Foncières;

Urbanisme,

Santé;

Enseignement Supérieur et Universitaire;

Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel;

Travail;

Affaires Sociales;

Jeunesse et Sports.

3. Le Gouvernement de la transition comprendra également les Vice-ministres chargés des portefeuilles suivants:

Affaires Etrangères Intérieur;

Intégration de l'Armée;

Coopération internationale,

Défense,

Anciens combattants et démobilisation;

Sécurité et l'Ordre public;

Justice;

Presse et Information,

Plan;

Finances;

Budget;

Portefeuille;

Mines;

Energie,

Commerce,

Agriculture, Elevage et Pêche;

Travaux publics et Infrastructures

Fonction publique;

Transports;

Santé,

Enseignement Supérieur et Universitaire;

Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel;

Affaires sociales;

Travail.

4. Il sera attribué 7 ministères et 4 postes de Vice-ministres à chacune des composantes suivantes : Gouvernement, RCD, MLC et Opposition politique.

5. Il sera attribué 2 Ministères et 3 postes de Vice-Ministres à la Composante Forces vives (en plus de la Présidence des 5 institutions d'appui à la démocratie).

6. Il sera attribué 2 Ministères et 2 postes de Vice-Ministres à chacune des Entités suivantes: RCD-ML, RCD-N, et Mai-Mai.

B. Assemblée nationale

1. La participation des Composantes et Entités du DIC à l'Assemblée nationale est fondée sur le mode de leur participation au DIC de Sun-City. L'Assemblée est composée de la manière ci-après:

Composantes/Entités Nbre/députés

RCD 94

MLC 94

Gouvernement 94

Opposition politique 94

Forces vives 94

RCD-ML 10

RCD-N 10

Mai-Mai 10

Total 500

2. Le Bureau de l'Assemblée nationale est composée de la manière ci-après:

- Président: désigné par la Commission MLC

- Premier Vice-Président: Opposition politique

- Premier vice-président : RCD-ML;

- Rapporteur: Maï-Maï;

- Vice-Rapporteur : Forces vives.

C. Sénat

1. La participation des Composantes et Entités du DIC au Sénat est fondée sur le mode de leur participation au DIC de Sun-City. Le Sénat est composé de la manière ci-après :

Composantes/Entités Nbre/sénateurs

RCD 22

MLC 22

Gouvernement 22

Opposition politique 22

Forces vives 22

RCD-ML 4

RCD-N 3

Maï-Maï 3

Total 120

2. Le Bureau du Sénat est composé de la manière ci-après:

- Président: Forces vives

- premier Vice-Président: RCD;

- Premier Vice-Président : RCD-N;

-'Rapporteur : Opposition politique;

- Vice-Rapporteur : Gouvernement.

D. Administration Provinciale

1. Chacune des 11 Provinces de la RDC sera administrée par une autorité exécutive provinciale comprenant un Gouverneur et trois Vice-gouverneurs.

2. Les Vice-gouverneurs seront responsables, chacun en ce qui le concerne, de l'un des portefeuilles suivants;

- Administration et politique;

- Finances, économie et reconstruction;

- Affaires sociales et culturelles.

3. Le Gouverneur et les Vice-gouvemeurs devront être des personnes de haute intégrité morale et n'ayant pas un profil politique élevé, étant généralement considérés comme des facteurs d'unité dans chacune des Provinces.

4. Chaque Composante et Entité participant au Gouvernement de la transition ne désignera pas plus de 11 candidats aux postes de Gouverneurs et pas plus de 11 autres aux postes de Vice-gouverneurs.

5. Aucune Composante ni Entité ne pourra avoir plus d'un candidat servant dans une autorité exécutive provinciale.

6. Le Gouvernement décidera des nominations appropriées pour chaque Province. En prenant chaque décision, le Gouvernement devra s'assurer que les nominations reflètent l'engagement relatif au partage du pouvoir accepté au niveau national.

7. Dans les trois mois suivant l'installation des Institutions de la transition, il sera adopté une loi portant sur les questions de décentralisation.

8. Les autorités exécutives provinciales feront rapport au Gouvernement de la transition à travers le ministre concerné.

9. Toutes les personnes nommées dans l’administration provinciale devront être des citoyens congolais de haute intégrité.

E. Diplomatie

1. Les Parties ont identifié 26 postes stratégiques d'Ambassadeurs, dont 11 sont actuellement pourvus. Elles conviennent que 11 postes, qui peuvent être distincts de ceux actuellement pourvus, seront retenus par la Composante Gouvernement. Les Parties conviennent que les 15 postes restants seront répartis entre les autres Composantes et Entités.

2. La Commission de suivi de l’Accord fera des propositions sur la nomination des titulaires de ces 26 postes.

3. Les candidatures au poste d'Ambassadeurs seront ouvertes aux Parties au présent Accord et à tous les citoyens congolais possédant les qualifications requises.

4. Toutes les candidatures seront évaluées par une sous-commission multipartite du Gouvernement de la transition, laquelle soumettra ses recommandations à ce même Gouvernement.

5. Les recommandations de la sous-commission doivent tenir compte de la nécessité d'assurer une représentation équitable et équilibrée des hommes et des femmes ainsi que des régions. Elles doivent également refléter la configuration de la scène politique.

6. Le Gouvernement doit aussi s'assurer que les candidats retenus reflètent la composition politique du Gouvernement de la transition.

7. Le Président de la République nomme les candidats qui ont été acceptés par le Gouvernement de la transition.

ANNEXE II: Des entreprises publiques

1. Les Parties conviennent que les entreprises publiques ne doivent pas être utilisées pour avantager ou désavantager l'une d'entre elles.

2. Les Parties conviennent. que les entreprises publiques doivent faire prévaloir l'intérêt général sur les intérêts particuliers, de manière à servir tous les Congolais.

3. Les entreprises publiques doivent être gérées de manière efficace, transparente et doivent rendre compte de leur gestion au gouvernement de la transition.

4. La Commission de suivi de l’Accord vérifiera la liste de toutes les entreprises publiques existantes, ainsi que la liste des membres et présidents de leurs conseils d’administration.

5. La Gouvernement de la transition examinera toutes les nominations pour s'assurer que les personnes qui dirigent ces entreprises ont les compétences et les qualifications requises. Cet examen doit être effectué de manière objective, juste, et non-arbitraire. Les PDG des entreprises publiques doivent être titulaires d'un diplôme universitaire ou équivalent,

6. Pour permettre au Gouvernement de la transition de veiller à la bonne marche et à la bonne gestion des entreprises publiques, celles-ci seront soumises aux règles et mesures ci-après :

* Le Gouvernement de la transition définit les objectifs et programmes selon les secteurs d'activités dans lesquels les entreprises publiques opèrent.

* Les comités de gestion de ces entreprises doivent préparer un programme annuel d'activités. Ce programme sera basé sur les orientations politiques du Gouvernement et sera soumis à ce dernier pour approbation.

* Les comités de gestion doivent soumettre au Gouvernement un rapport trimestriel sur l'exécution de leur programme d'activités tel qu'approuvé par le Gouvernement de la transition.

* Les entreprises publiques doivent être soumises d'un audit financier semestriel effectué par des auditeurs indépendants. Les rapports à un audit seront transmis au Gouvernement pour information et à l'Assemblée nationale pour approbation,

* Chaque entreprise publique doit garder un Registre des intérêts de l'entreprise, rendant notamment compte des conflits d'intérêts, pour tous les directeurs et les hauts cadres. Ce registre devra être accessible à tous les membres du Gouvernement,

* Les comités de gestion des entreprises publiques doivent préparer un code d'éthique pour tous les directeurs et employés.

* La liste des émoluments et la politique des ressources humaines des entreprises publiques doivent être adoptées par le Gouvernement de la transition.

* Les éventuelles interactions entre le Gouvernement et les entreprises publiques doivent être approuvées par le Ministre compétent.

7. Dès l’adoption du présent Accord, les entités et branches régionales de chaque entreprise publique seront regroupées et réintégrées au sein de la société-mère. Les comités de gestion des entités et branches régionales des entreprises publiques seront intégrées au comité de gestion de la société-mère. Les membres des comités de gestion des entités et branches régionales deviendront membres à part entière du comité de gestion de la société-mère. Dans les trois mois suivant la mise en place du Parlement de la transition, une loi sera adoptée portant restructuration des entreprises publiques.

Annexe III. : Commission de suivi de l'Accord

1. Il est créé une Commission de suivi pour la mise en oeuvre du présent Accord, ci-après dénommée Commission de suivi de l'Accord.

2. La Commission de suivi de l'Accord est présidée par le Président de la République Démocratique du Congo, Son Excellence le Major-Général Joseph Kabila.

3. La Commission de suivi de l'Accord est composée de deux Hauts-Représentants par Composante et d'un Haut-Représentant par Entité, non-compris le Président de la Commission lui-même.

4. La Commission de suivi de l'Accord exercera les fonctions suivantes:

a. Assurer le suivi de l'application effective des dispositions du présent Accord.

b. Veiller à l'interprétation correcte du présent Accord.

c. Concilier les points de vue et aider à résoudre les désaccords pouvant surgir entre les signataires.

d. Vérifier la liste des entreprises publiques existantes.

e. Etre le dépositaire des candidatures aux postes de ministres, Vice-ministres, Députés et Sénateurs.

f. Etre le dépositaire des candidatures aux 26 postes d’Ambassadeurs déclarés stratégiques en vertu du présent Accord.

g. Faire des propositions de nominations auprès du Gouvernement concernant les postes visés ci-dessus aux lettres e et f.

h. Faire des propositions de nominations auprès du Gouvernement concernant les modalités du partage des responsabilités au niveau des provinces.

i. Commencer la mise en place des mesures de sécurité et de logistique visant à assurer la sécurité des dirigeants de la transition ainsi que leur installation à Kinshasa.

j. Faire des recommandations quant à la formation du Secrétariat général du Gouvernement.

5. La Commission de suivi de l'Accord est créée dès l'entrée en vigueur du présent Accord. Sa mission prend fin après la présentation de son rapport au Gouvernement de transition, au plus tard un mois après la mise en place dudit Gouvernement.

ANNEXE IV: De la garantie internationale

1. Il est créé un Comité international visant à garantir la bonne mise en oeuvre du présent Accord et à soutenir le programme de la transition en RDC, conformément aux présentes dispositions.

2. Ce Comité international arbitrera et tranchera tout désaccord pouvant survenir entre les Parties au présent Accord.

3. Ce Comité international assistera le Comité de suivi de l'Accord dans l'accomplissement de son mandat.

ANNEXE V: Des questions sécuritaires et militaires

1. Afin de prendre les dispositions nécessaires entre l'adoption du présent Accord et la mise en place du Gouvernement de la transition, la Commission de suivi de l'Accord établira un Comité intérimaire chargé de la défense et de la sécurité.

2. Ce Comité intérimaire sera composé de trois représentants pour chaque Composante, de deux représentants pour chaque Entité.

3. Ce Comité intérimaire sera assisté par trois Sous-comités techniques:

Sous-comité technique Défense;

Sous-comité technique Police;

Sous-comité technique Service de sécurité.

4. Les Sous-comités techniques seront composés d'officiers supérieurs des forces armées, de la police et des services de sécurité des Parties ayant des forces combattantes.

5. Toutes les forces armées seront placées sous le contrôle du Comité intérimaire dès l'entrée en vigueur du présent Accord.

6. Les parties ayant des forces combattantes doivent établir une déclaration sur l’état de leurs forces armées, de police et de sécurité. Toutes les forces déclarées par les parties deviendront des forces armées nationales. Les forces armées, de police et de services de sécurité, resteront stationnées sur leurs positions respectives jusqu'au moment de leur intégration dans les forces de défense nationale, de police et de sécurité.

7. La sécurité des dirigeants politiques à Kinshasa sera réglée comme suit:

a. Chaque dirigeant politique aura 5 à 15 gardes du corps pour assurer sa sécurité personnelle.

b. Aucune force armée congolaise supplémentaire ne pourra être acheminée à Kinshasa afin d'éviter toute possibilité de confrontation armée.

c. Le Comité intérimaire pourra proposer des mesures de sécurité additionnelles pour certains dirigeants selon les besoins.

8. Les mesures de sécurité intérimaires suivantes seront mises en place;

a. Une force de police intégrée sera chargée d'assurer la sécurité du Gouvernement de la population,

b. Jusqu'à la mise en place de cette force de police par le gouvernement de la transition, une unité militaire internationale neutre sera établie pour assurer la sécurité, en particulier à Kinshasa, siège du Gouvernement de la transition.

Lire la suite

mercredi 21 février 2018

RDC: Nommé premier flic, Henri Mova va-t-il terroriser des marcheurs pacifiques ?

Henri Mova Sakany, nouveau ministre de l'Intérieur

Pourquoi Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere nomme-t-il Henri Mova Sakany, ministre de l'Intérieur dans le gouvernement Tshibala ? Ceux qui sous-estiment les nominations de deux caciques Katangais aux postes stratégiques: Me Mbuyu, conseiller spécial et Henri Mova Sakany, ministre de l'Intérieur, risquent de déchanter. La résistance congolaise doit redoubler d'ardeur et stratégies pour ne pas se faire avoir. L'après Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere est entrain de se préparer, en verrouillant tout. Les Joséphistes veulent garder le pouvoir et sauver la tête de l'imposteur de Kingakati, même s'il ne se représente pas comme candidat. L'incapacitaire du Palais de la Nation, espère continuer à tirer des ficelles, même s'il n'est plus aux manettes, grâce à ses marionnettes Congolais. Ne pas le comprendre, c'est être aveugle au grand jour.

Henri Mova Sakany, un Faucon du régime des Joséphistes

"HMS" dont les initiales du prénom et noms sont les mêmes que ceux de l'aventurier Henry Morton Stanley qui représente la face la plus sombre de la colonisation de l'Afrique: Immoral et dépourvu d'humanité, il a gagné la confiance de ses commanditaires, au premier rang desquels le roi des Belges Léopold II, grâce à ses talents de journaliste et de bonimenteur. L'explorateur britannique Henry Morton Stanley, fut pendant cinq années, le représentant officiel de Léopold II au Congo. En 1884, Henry Morton Sankany a modifié le nom du village de Kintambo, sur le Pool Malebo, le rebaptisant "Léopoldville", qui deviendra la capitale du Congo léopoldien, aujourd'hui Kinshasa.

Corneille Nangaa, président de la CENI avec ses comparses du régime

Henri Mova Sakany, bien qu'intello est "Faucon et Apparatchik" du régime d'imposture et d'occupation. Il a été découvert sous M'zée Laurent-Désiré Kabila, il est devenu l'une des pièces maîtresses du régime des Joséphistes. Cela fait 20 ans que Henri Mova Sakany a les mains dans la cambouis d'un régime totalitaire qui tue, assassine, exécute, pille les ressources...Henri Mova Sakany, avec ses bérets rouges, est un dur à cuir mais qui sait négocier et même dialoguer. Dans l’enregistrement diffusé par Jeune Afrique, il y a quelques mois entre Corneille Nangaa et les apparatchiks de la Majorité Présidentielle (MP), c'est Henri Mova Sakanyi, alors secrétaire général du PPRD, qui a estimé d’entrée de jeu qu’il fallait défendre jusqu’au bout la ligne du parti. Pas question, selon lui, de s’incliner parce que l’Opposition a le vent en poupe. C’est pour cela qu’on a aussi une majorité », poursuit-il Mais pour Henri Mova Sakanyi, le PPRD n’a d’autres choix que de voter en faveur de ce seuil de représentativité. D’autant que c’est, selon lui, "quelque chose qui nous permet d’être beaucoup plus à l’aise". Autrement dit, il ne serait plus question de partager des de responsabilités au sein du gouvernement et des entreprises publiques avec des alliés politiques, voire avec des opposants, et d’introduire ainsi des gens dans le gâteau, qui n’a pas grossi ». En conséquence, plus personne au sein du PPRD n’a les moyens de financer le parti pour les élections. C'est d'ailleurs, la voix de Mova qui déclare que le gâteau est trop petit ! Comme si le Congo était un gâteau à se partager entre politicaileurs, girouettes et autres ventriotes.

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale joue son avenir. Ce dernier qui ne doit plus se représenter après 17 ans de haute trahison, imposture et occupation mais surtout des mensonges à ne plus en finir, veut sauver ses arrières. Il a encore 10 mois, jusqu'à fin 2018, mais personne ne peut rassurer qu'il y aura des élections en République démocratique du Congo. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale veut que son Pprd-Parti-Etat fraude et gagne, pour le protéger des poursuites judiciaires pour ses crimes imprescriptibles.

C'est Henri Mova Sakany qui a menacé le pasteur François-David Ekofo, après sa prédication prophétique et actualisée, ayant dressé un tableau sombre de la situation socio-politique de la RDC, le 16 janvier dernier, à l'issue du culte de commémoration du 17è anniversaire de l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila, à la cathédrale du centenaire protestant. A la sortie du culte saluant le pasteur François-David Ekofo, Henri Mova Sakany l'a tancé:" Je vois que tu veux la guerre, es-tu prêt ? " !

Lire la suite

France: Emmanuel Macron félicite Cyril Ramaphosa, le nouveau président d’Afrique du Sud

Le Président Emmanuel Macron, Président de la République.

Le Président de la République a appelé mardi 20 février, M. Cyril Ramaphosa, nouveau Président d’Afrique du Sud, pour le féliciter pour son élection. Les deux Présidents se sont accordés pour travailler dès à présent au renforcement de la relation bilatérale et à un engagement commun dans la lutte contre le changement climatique. Le Président de la République a assuré M. Ramaphosa de sa volonté de faire de l’Afrique du Sud un partenaire majeur pour une approche renouvelée des liens entre l’Afrique et la France. Le Président de la République a invité M. Rampahosa à se rendre prochainement en France.

Lire la suite

dimanche 18 février 2018

Edouard Philippe, Theresa May, Sergey Lavrov... à la 54e conférence sur la sécurité de Munich !

Le Premier ministre Edouard Philippe au Munich Security Conference 2018

Jamais sans l'humour ! Le Premier ministre Edouard Philippe est grand, avenant, suffisamment intelligent pour doser ses bons mots, mais surtout agile à manier des dossiers complexes, mais aussi à détendre l'atmosphère lors de ses discours. Depuis huit mois, les Français découvrent le sens de la punchline de leur Premier ministre et son inclinaison à l'autodérision. Rieur et élégant avec sa collection de bouton de manchette So Britich, il est le Premier ministre que le président Emmanuel Macron a choisi pour sauver la France.

La cinquième puissance mondiale a connu des attentats sur son sol dont les plus récents: le bataclan, Charlie hebdo où des journalistes furent assassinés, Hyper Casher, attentat antisioniste...La France a ses fils et filles radicalisés en Syrie. Le Premier ministre Edouard Philippe, Premier ministre de la France, a prononcé un discours à la Conférence de Munich sur la sécurité de 2018 le 17 février 2018 à Munich, en Allemagne. La conférence annuelle, qui rassemble des leaders politiques et de la défense du monde entier, se déroule dans le contexte de tensions accrues entre les États-Unis, leurs alliés occidentaux et la Russie.

Le Premier ministre Edouard Philippe au Munich Security Conference 2018

Son discours au 54è édition du Munich Security Conference est captivant: "Monsieur le président, Mesdames et Messieurs, Je ne sais pas si le monde est plus incertain aujourd’hui qu’il ne l’était il y a 50 ans, d’abord parce que je n’étais pas là il y a 50 ans et ensuite parce que fondamentalement, je crois qu’il est dans la nature du monde d’être incertain, dans la nature du monde comme dans la nature de notre avenir d’être incertain. Ce dont je suis certain, c’est que les menaces aujourd’hui à l’œuvre se sont renouvelées, transformées. Je peux en témoigner, je suis né en 1970 et au fond, j’ai connu dans ma vie successivement l’équilibre de la terreur, la soi-disant fin de l’histoire et l’espérance des dividendes de la paix, puis l’émergence d’un monde multipolaire avec l’affirmation de nouvelles puissances et de nouveaux rapports de force, en particulier en Asie, la violence du terrorisme aussi contre nos sociétés démocratiques partout dans le monde mais aussi sur nos territoires, dans nos sociétés occidentales et européennes.

Ce qui me frappe aujourd’hui et je voudrais m’en tenir là s’agissant du constat, c’est la multiplication des déséquilibres. L’accroissement des inégalités d’abord, le développement de conflits asymétriques entre toutes sortes d’Etats, des Etats puissance, des Etats déchus et des organisations terroristes, la multiplication des crises régionales qui génèrent de très importants flux migratoires, le recours à la force de plus en plus décomplexé et le dédain de plus en plus grand, de plus en plus flagrant des normes de la vie internationale.

Le Premier ministre Edouard Philippe au Munich Security Conference 2018

Ce sont les menaces de ma génération, celles qui planent sur mon pays. Ces menaces ne sont pas lointaines, elles sont proches, elles ne figurent pas comme c’est souvent le cas en Europe dans des manuels d’histoire. Elles ont frappé hier au cœur de l’Europe, au cœur de Paris, au cœur de Bruxelles, de Barcelone, de Berlin, de Stockholm. Elles ont frappé le cœur et les esprits de plus de 500 millions d’européens et au-delà, de tous ceux qui regardent l’Europe avec un œil proche ou amical. Au mois de mai 2017, les Français avaient un choix politique dans le cadre de l’élection présidentielle. Et ils ont fait le choix du mouvement et de la transformation. Le choix assumé d’une ouverture sur le monde, celui d’une forme de responsabilité dans le concert des nations.

Ils ont aussi de façon très explicite fait le choix de l’Europe, pas de n’importe quelle Europe bien entendu, pas simplement, pas seulement d’un grand marché mais aussi peut-être celui d’une Europe qui les protégerait contre les conséquences néfastes de la mondialisation car il y en a. Des choix extrêmement clairs que le président de la République et moi-même mettons désormais en œuvre tous les jours, en France bien sûr mais aussi à l’extérieur. Face au déséquilibre que j’ai évoqué, notre objectif est de transformer la France pour la rendre plus forte, pour lui redonner sa crédibilité à travers une stratégie adaptée aux menaces, durcie, diversifiée, dispersée à certains égards que j’évoquais à l’instant.

Le Premier ministre Edouard Philippe au Munich Security Conference 2018

Cette stratégie, elle s’appuie sur trois piliers, un pilier militaire d’abord. Vous le savez, la France a décidé de porter son effort de défense à 2 % de son produit intérieur brut d’ici 2025. C’est un effort important, d’autant plus important qu’il s’effectue dans un contexte de maîtrise, de forte maîtrise même de nos dépenses publiques. Mais c’est un effort nécessaire, inscrit dans la loi pour une nation dont les forces sont engagées sur un très grand nombre de fronts où elles paient le prix du sang : au Levant, au Sahel avec plus de 4.000 hommes dans l’opération Barkhane mais aussi sur le territoire national, dans le cadre de l’opération Sentinelle qui permet la sécurisation des lieux d’affluence et des lieux sensibles de notre territoire.

Le deuxième pilier de cette stratégie, c’est l’aide publique au développement. Une aide dont nous allons porter le montant à 0,5 % de notre revenu national brut en 2022, avec une priorité très forte en faveur de l’Afrique et, ce, dans un contexte de crise migratoire auquel–reconnaissons-le–l’Europe ne s’était pas préparée. C’est le sens du plan d’action international que nous avons mis en place avec l’Allemagne, avec l’Italie, avec l’Espagne, avec les pays européens prêts à contribuer pour réduire le flux migratoire à la source, en travaillant directement avec les pays de départ et avec les pays de transit.

Le troisième pilier c’est l’engagement européen, la France contribue directement à la sécurité de l’Europe et à celle de ses alliés. A l’est, grâce au déploiement d’avions de chasse et de forces terrestres dans les pays baltes, en particulier en Estonie où j’ai effectué mon premier déplacement à l’étranger en tant que Premier ministre, geste nécessaire pour manifester notre solidarité avec ces Etats à la suite de l’annexion de la Crimée. Et aujourd’hui en Lituanie, au sein d’un bataillon sous commandement allemand. Au sud, en Afrique, au Moyen-Orient où persistent de graves menaces pour la sécurité européenne.

Le Premier ministre Edouard Philippe au Munich Security Conference 2018

Et permettez-moi de saisir cette occasion pour saluer l’engagement à nos côtés au Sahel de nos partenaires mauritaniens, maliens, burkinabés, nigériens et tchadiens. Je l’ai dit, les menaces auxquelles nous faisons face, elles nous ont frappées au cœur. Et quand je dis nous, je ne parle pas uniquement en tant que Français mais en tant qu’Européen bien entendu, en tant que citoyen français né en France mais aussi en tant que citoyen français ayant vécu et passé son baccalauréat à l’âge de l’adolescence ici, en Allemagne. Parce que toutes les villes que j’ai évoquées, nous français, allemands, italiens, espagnols, nous les connaissons bien. Nous les avons visitées, nous y avons séjourné, nous y avons des amis, de la famille, au fond ces villes c’est chez nous, tous ici.

C’est pourquoi l’Europe toute entière se retrouve face à elle-même et au pied du mur. Elle prend conscience que l’Europe de la défense ne peut plus se limiter à être un sujet de colloque, mais qu’elle répond à une nécessité très pratique. Une nécessité qui implique de répondre à trois pré-requis. D’abord disons les choses franchement, si l’Europe de la défense ne s’accompagne pas d’un engagement opérationnel plus important des Etats membres, elle demeurera très longtemps un sujet de colloque.

Il ne s’agit pas de faire l’Europe à la place des Etats, mais de faire l’Europe grâce à ces Etats. Je n’ai pour ma part jamais été un adepte fervent des théories de Léon TROTSKY, mais enfin que voulez-vous, il faut bien lui reconnaître le sens de la formule parfois. Et je me permettrai donc de lui emprunter celle-ci : si l’Europe ne s’intéresse pas à la guerre, la guerre (elle) ne manquera pas de s’intéresser à l’Europe.

Le Premier ministre Edouard Philippe au Munich Security Conference 2018

Deuxième pré-requis, l’Europe doit apprendre l’interdépendance, ce qui n’est pas facile. Quand durant de nombreuses années, c’est un peu le monde qui a vécu à l’heure européenne, mais c’est ainsi. Nous vivons désormais à l’heure des tensions en Afrique, au Moyen-Orient et de plus en plus en Asie. Notre baromètre réagit aux tensions ou au contraire au réchauffement, même par un froid polaire, de la péninsule coréenne. Avec son gigantesque projet de nouvelle route de la soie, la Chine s’est emparée de la flèche du temps, l’Europe ne doit pas, ne peut pas la regarder passer suivant les normes qui seront retenues, ce sera un projet de civilisation, de prospérité ou au contraire un projet de déséquilibre.

Troisième et dernier pré-requis, l’Europe doit rester fidèle à elle-même. Fidèle aux valeurs qu’elle défend et dont la violation lui a naguère coûté des millions de morts et de profondes cicatrices. Fidèle aux valeurs de démocratie et de respect de l’Etat de droit que les mouvements populistes tentent de battre en brèche. Fidèle à son génie, à sa passion pour l’intelligence et la raison, une passion qui se traduit aujourd’hui par sa présence aux avant postes de combat technologiques, notamment la lutte contre les fake-news et les cybermenaces.

Alors tout cela m’amène à un troisième et dernier choix, celui de l’engagement européen. L’Union européenne a ouvert plusieurs des options qu’offre le traité de Lisbonne pour, à terme, développer une autonomie stratégique. Ce travail collectif a permis d’avancer sur deux axes fondamentaux : les moyens, c’est le Fonds européen de défense ; et la méthode, c’est la coopération structurée permanente. Deux axes qui doivent nous aider à tendre vers une culture stratégique commune, condition indispensable d’une défense plus intégrée.

Le Premier ministre Edouard Philippe au Munich Security Conference 2018

Nous devons construire cette Europe de la défense et je voudrais dire un mot pour nous inviter collectivement à l’ambition et à la constance, malgré les soubresauts politiques que nous vivons. Malgré le Brexit, nous comptons sur la communauté d’intérêt qui nous unit au Royaume-Uni, pour que le lien étroit noué entre nos deux pays soit maintenu et même renforcé.

Cette Europe de la défense, nous la construirons également en tirant tout le parti du savoir faire de l’OTAN. Et je voudrais, mesdames et messieurs, que nous arrêtions les querelles théologiques stériles. Une OTAN forte c’est une Europe de la défense plus affermie, de même qu’une Union européenne responsable c’est un atout pour une alliance militaire comme l’OTAN.

Et la France entend jouer un rôle actif au sein de l’Alliance atlantique, alliance nucléaire autant que conventionnelle. La France, comme elle l’a toujours été, se tiendra évidemment au côté de ses alliés de l’OTAN.

Le Premier ministre Edouard Philippe au Munich Security Conference 2018

Au moment de clore ce propos, je voudrais dire ma conviction que cette prise de conscience est celle des Européens, elle est celle de notre solidarité. Une solidarité qui se fonde sur une vieille histoire souvent tragique, mais aussi sur des vieilles valeurs souvent glorieuses. Les Européens qui ont compris que dans ce monde en perpétuelle recomposition et à très haute intensité technologique, l’Europe partageait plus qu’une communauté très puissante d’intérêts et, au mieux, une véritable communauté de destin.

C’est un destin qu’il nous appartient d’écrire ensemble et je vais terminer mon propos sur une citation, puisque nous sommes à Munich, d’un grand soldat et d’un grand écrivain allemand qui a servi d’abord dans la Légion étrangère française et, ensuite pendant deux guerres mondiales, dans l’armée allemande. Un écrivain dont nous célébrons aujourd’hui le 20ème anniversaire de la mort, Ernst JUNGER qui disait dans un petit essai qui s’intitule « La paix » : l’Europe dispose de la formidable force de résistance de son histoire et du trésor de son patrimoine qui n’est pas simplement un musée de l’esprit et de l’art, mais qui continue d’inspirer les hommes. Mesdames et Messieurs, soyons inspirés.

Lire la suite

Collabo et suppôt du Rwanda, Noël Tshiani "Mutakalisé" par l'avocat de Roger Bongos au palais de justice à Paris!

Noël Tshiani suppôt du Rwanda

Palais de justice de Paris, le Kadogoïsme de Noël Tshiani a été mis en exergue par l'avocat de Roger Bongos. En effet, c'est avec un AK-47, c'est-à-dire une kalachnikov que Noël Tshiani a menacé Marie-Louise Tshiani, son ex-épouse, la mère de ses enfants. Or pour les Congolais, la Kalachnikov signifie viols des femmes par la soldatesque rwandaise sur le sol et territoire congolais. La Kalachnikov signifie aussi l'arrivée au Congo de l'imposteur Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale auNoël Tshiani, en 1997 comme Kadogo, avec ses bottes de jardinier.

Lorsqu'on a des casseroles qui sont retentissantes, que le concert porte haut et loin les sons de casseroles: on ne menace jamais personne surtout pas un ou des journalistes. Prétentieux surtout ambitieux, Noël Tshiani s'arroge le droit d'intimider et de menacer des journalistes.

Noël Tshiani et Louise Mushikiwabo, bras droit de Paul Kagame, Hitler Africain

L'homme de Ngandajika a largement échoué dans sa mission orchestrée par ses mentors et financiers rwandais: s'approcher du journaliste Roger Bongos et l'assassiner. Depuis qu'il a été découvert, Nöel Tshiani joue à la meilleure tactique: attaquer Roger Bongos en justice pour mieux contribuer à le précariser. Le suppôt du Rwanda réclame 50.000 $ au journaliste Roger Bongos pour diffamation. La moitié de la somme que Noël Tshiani devra débourser pour sa candidature à la présidence de la République. Rien n'est encore enclencher pour des élections hypothétiques en République démocratique du Congo.

Noël Tshiani adoubé par Paul Kagame du Rwanda

Vendredi 16 février, il est 10h au palais de justice de Paris. L'avocat de Roger Bongos est déjà là. On voit un avocat faire les 100 pas devant la 17è chambre correctionnelle, son téléphone accroché à son oreille. Maître n'est pas content. La veille, il a découvert les conclusions du conseil de Roger Bongos. Le juge président donne la parole en premier à l'avocat du fuyard Noël Tshiani qui explique pourquoi son client absent se sent diffamé. Lorsque le juge donne la parole au conseil de Roger Bongos, un habitué de la 17è chambre, c'est d'ailleurs qui avait mis KO débout Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" ! Le jeune avocat pénaliste explique que la France n'était pas en guerre, il n'y a pas eu irruption volcanique et que le jugement en toute urgence de son client ne se justifier pas. En tant que journaliste et lanceur d'alerte, Roger Bongos a pleinement le droit d'informer la communauté congolaise sur la probité morale d'un prétendu candidat président de la République, sans candidature.

Noël Tshiani a menacé son épouse avec une Kalachnikov-AK-47

Le juge président et madame la greffière écarquillent les yeux, lorsque Maître parle de la "Jurisprudence Tshiani"rendue en dernier ressort par la Cour d’appel du Maryland le 19 décembre 2013 aux termes de laquelle celle-ci a confirmé la décision de la « Court of Special Appeal » du 21 novembre 2012 qui confirmait elle-même le jugement de divorce de première instance rendue le 7 janvier 2011 par la « Circuit Court » que la Cour d’appel du Maryland retranscrit en ces termes :

« Lors du divorce en 2011, le jugement de la « Circuit Court » a ordonné à Noël de verser à Marie-Louise une somme de 543.000,00 $, 23.493,75 $ de frais d'avocat, une pension alimentaire indéfinie, une pension alimentaire pour les trois enfants et 50% de la pension et une allocation de séparation qu’il pourrait éventuellement recevoir de son employeur. » (TRADUCTION LIBRE)

Aux termes de l’arrêt de la « Court of Special Appeal of Maryland » du 21 novembre 2012, il est indiqué que :

« Les deux partis sont originaires de Kinshasa, en République Démocratique du Congo (ex-Zaïre). Marie-Louise et Noël se sont rencontrés au Congo en 1993. Marie-Louise avait 18 ans et Noël 35 ans. Selon Marie-Louise, après cinq mois de fréquentation, ils se sont mariés le 23 décembre 1993 à Kinshasa. Elle a témoigné que Noël n'était pas présent physiquement au mariage parce qu’ « il était en mission dans [un autre pays d'Afrique] et ne pouvait pas faire le voyage.» Noël a désigné son cousin pour le représenter. L'une des familles a donné à l'autre 200 $ en cash, des vêtements et une chèvre vivante. Noël a participé à la cérémonie par téléphone.

Selon Marie-Louise, sa famille a posé trois questions à Noël et aux membres de sa famille pour savoir si Noël connaissait la mariée, s'il l'aimait et s'il voulait échanger une dot. Noël a répondu par l'affirmative.

Selon Marie-Louise, « la tradition exige que la femme parte [ ] avec la famille du mari, puis va [ ] vivre avec le mari.» Après la cérémonie, Marie-Louise passa la nuit chez le cousin de Noël. Le lendemain, elle a voyagé pour vivre avec Noël à Arlington, en Virginie.

Depuis le mariage, le couple vit ensemble et se représente comme mari et femme. Ils ont d'abord habité dans un appartement en Virginie, puis acheté une maison à Bethesda, Maryland, en janvier 1994.

Les parties ont acheté une autre propriété à Potomac, Maryland, comme «locataires à part entière». Les parties avaient trois enfants ensemble: P.E. est né le 8 juin 1995, J.H. est né le 29 octobre 1997 et D.G. est né le 6 décembre 1998.

Le 16 avril 1994, les parties ont participé à une cérémonie de «renouvellement des vœux» à l'église de la cathédrale de Saint Thomas Moore à Arlington. Le couple a obtenu une «preuve de mariage» de l'ambassade congolaise et l'a apportée à la cérémonie en Virginie. L'église leur a fourni un certificat attestant qu'ils étaient «unis dans le mariage en conformité avec les lois de l'État de Virginie et de la République du Zaïre. » Le certificat attestait également qu'il y avait des témoins présents à la cérémonie, y compris un membre de la famille de [Noël] ».

Noël a demandé une «allocation pour charge de famille» pour Marie-Louise auprès de son employeur (la Banque mondiale) et joint un «Certificat de mariage coutumier de l'Ambassade du Zaïre» ou «Attestation de Mariage Coutumier» daté du 25 janvier 1994. Il a demandé et a reçu une couverture d'assurance-maladie pour Marie-Louise et a demandé à la Banque mondiale «d'ajouter ma femme comme bénéficiaire» de sa police d'assurance-vie.

Noël s'est également rendu au Service de l'immigration des États-Unis pour obtenir le statut d'étranger permanent (carte verte) pour Marie-Louise, affirmant qu'elle était sa femme.

Depuis 1994, Noël a déposé une déclaration d'impôt fédérale et d'État conjointe, en inscrivant Marie-Louise comme épouse. De plus, lors d'une audience portant sur une ordonnance de protection, Noël a désigné Marie-Louise comme son épouse.

Bien qu'il ait déposé une réponse modifiée, lorsque Marie-Louise a demandé le divorce absolu pour la première fois, la réponse de Noël a admis que lui et Marie-Louise étaient mariés. Finalement, Noël a écrit dans sa requête pour rejeter la plainte de Marie-Louise pour divorce absolu, «les parties ont été réunies dans une union basée sur les pratiques congolaises».

À l'audience devant la « Circuit Court », Noël a louvoyé lorsqu'on lui a posé des questions sur presque tous les faits susmentionnés. Il a témoigné qu'il n'avait "pas participé" au mariage congolais "par téléphone ou tout autre moyen". Il a prétendu qu'il "n'en était pas conscient".

Le tribunal a déclaré que "[Noël] soutenait que la cérémonie de mariage au Congo n'était pas reconnu en dehors du Congo, mais a échoué à fournir un soutien juridique ou autre pour cette affirmation. "Il a également dit du mariage de Virginie: il est "d’usage qu'il y ait un service catholique pour les personnes pas nécessairement mariées pour vivre en Virginie ".

La Cour a rendu un jugement de divorce absolu. Quant à la validité du mariage, le tribunal a jugé ce qui suit:

Les actions de [Noël] postérieures à la cérémonie au Congo démontrent que [Noël] a reconnu qu'il y avait un mariage légal entre les parties. [Noël] a pris des mesures après la cérémonie de mariage au Congo pour faire reconnaître le mariage par la Banque mondiale en demandant un «certificat de mariage» à l'ambassade congolaise.

Bien que ce document n'ait pas été produit au procès, [Marie-Louise] a produit un document de l'ambassade de la République démocratique du Congo déclarant qu'un certificat de mariage avait été remis à la Banque mondiale et qu’en raison «d’inondations et de la destruction des archives », l'ambassade n'a pas pu fournir une autre copie.

Depuis 1994, [Noël] a déposé une déclaration de revenus fédérale et d'état avec [Noël] inscrivant [Marie-Louise] comme «conjoint». [Noël] avait intitulé les biens immobiliers qu'il a achetés sur Raymond Lane à Potomac, Maryland comme « tenants by the entirety » qui est une forme de propriété foncière réservée aux couples mariés.

De plus, au cours d'une autre audience dans le cadre de laquelle [Marie-Louise] a obtenu une ordonnance de protection définitive contre lui, [Noël] a désigné [Marie-Louise] comme sa «femme». [Noël] cherche à expliquer cette désignation en disant que "au Congo, si vous vivez avec une femme, on l'appelle votre femme et par respect je l'appelle ma femme".

En effet, [Noël] est allé au Service de l'Immigration des Etats-Unis afin d'obtenir un carte verte pour [Marie-Louise] sur la base de son statut d'épouse. La prévarication de [Noël] sur cette question devient plus claire à l'examen de sa demande de prestations de conjoint auprès de la Banque mondiale, qui comprenait une «attestation de mariage coutumier» datée du 25 janvier 1994 pour appuyer la demande de [Noël] d'un mariage légal. [Noël] a demandé et obtenu une couverture d'assurance santé de [Marie-Louise] auprès de la Banque mondiale sur la base du statut d’épouse de [Marie-Louise]. [Noël a demandé à la Banque mondiale "d'ajouter ma femme comme bénéficiaire" de sa police d'assurance-vie.

[Noël] est un menteur et un manipulateur. Soit il a menti à la cour dans son témoignage concernant l'existence du mariage et sa participation à celui-ci, soit il a menti à la Banque mondiale, à l'Internal Revenue Service et aux autorités de l'immigration.

Dans les deux cas, son témoignage n’est pas digne de confiance. La cour conclut qu'un mariage valide existait entre les parties et a eu lieu le 23 décembre 1993. »

Aux termes de la décision de la « Court of Appeals of Maryland » du 19 décembre 2013, il est notamment indiqué :

« Une quinzaine d'années plus tard, couronnée par une altercation au cours de laquelle il est prétendu que Noël aurait proféré une menace à Marie-Louise impliquant un fusil automatique AK-47, la relation du couple s'est soldée par un divorce amer dans le Maryland, comme le révèle cette affaire. » (…)

« Le mariage se détériorant, Marie-Louise quitta le foyer conjugal avec les trois enfants et obtint des ordonnances de protection contre Noël en raison d'allégations de violence conjugale. » (…)

« Malheureusement pour Noël, le tribunal de première instance a conclu expressément que, de manière générale, en ce qui concerne sa crédibilité au procès, Noël était «un menteur et un manipulateur» et que son témoignage manquait de crédibilité. La crédibilité des témoins est laissée à l’appréciation des juges du fond et, à l’audience d’appel, nous «tenons dûment compte de la possibilité qu'a le tribunal de juger la crédibilité des témoins». (…) Ainsi, nous ne remettrons pas en cause l’appréciation du tribunal de première instance, en tant que juge des faits, et ne tiendrons pas compte du témoignage de Noel qui était contraire au témoignage de Marie-Louise. »

Il ressort de ces décisions judiciaires et des articles de presse et de doctrine y faisant référence qu’il existe bien une « jurisprudence TSHIANI » aux Etats-Unis et qu’au regard de ces décisions :

Un divorce a bien été prononcé aux torts de M. TSHIANI qui contestait la réalité même de son mariage avec son ex-épouse, 15 ans plus tôt ; Qu’un tribunal américain a traité M. TSHIANI de « menteur » et de « manipulateur » et affirmé que son témoignage n’était « pas digne de confiance » ; Son ancienne épouse a bien quitté le domicile conjugal avec ses trois enfants après avoir obtenu des mesures de protection à son encontre pour des faits allégués de violences conjugales, la Cour d’appel faisant même référence à une menace « impliquant un fusil automatique AK-47 ».

On ajoutera qu’aux termes d’un arrêt de la « United States District Cour» du 18 juin 2015, Tshiani v. Monahan, il ressort notamment que : « Tshiani n'a pas coopéré avec les efforts de Monahan pour vendre la propriété, et, par conséquent, la Circuit Court a pris un certain nombre d'ordres contraignant la coopération de Tshiani. (…).

En raison des échecs répétés de Tshiani à coopérer, la Circuit Court a tenu une audience pour outrage civil le 25 avril 2014 (un mois après l'entrée en vigueur du sursis automatique) et a maintenu l'affaire en délibéré.

(…). Le 1er mai 2014, la Cour de circuit a déclaré Tshiani coupable d'outrage et a imposé une peine avec sursis et une amende. (…) Le 2 mai 2014, la Cour de circuit a rendu une ordonnance d’outrage amendé, concluant que M. Tshiani avait commis un outrage au Tribunal de circuit pour avoir violé une ordonnance du tribunal rendue par le juge Robert Greenberg le 4 février 2014, obligeant Tshiani à quitter la Propriété. » (…)

« Puis, le 1er juillet 2014, le tribunal des faillites a levé le sursis automatique en raison du «mépris continu de Tshiani à l'égard de la décision du tribunal d'État [obligeant Monahan à vendre la propriété], son incapacité à effectuer les paiements requis au Bank of America…” L’ensemble de ces éléments constitue une base factuelle suffisante pour permettre à M. BONGOS, en toute bonne foi, d’attirer l’attention des citoyens congolais sur le comportement d’une personne ambitionnant de devenir leur Président de la République, ce qui constitue un but parfaitement légitime.

Lire la suite

mercredi 14 février 2018

ECC: A qui profite l'exil du Pasteur Ekofo? Marini Bodho parti sans partir !

André Bokundoa, président légitime de l'ECC

Qui veut la tête du Rév. André Bokundoa ? En publiant une lettre de disparition du pasteur François-David Ekofo, sans entête de l'Eglise du Christ au Congo (ECC), sans la signature du président, mais avec un cachet de l'ECC, n'est-ce pas la volonté de discréditer le pasteur Bokundoa ? En bon pasteur André Bokundoa n'abandonne pas ses collaborateurs en temps trouble. Pourquoi abandonnerai-t-il le pasteur François-David Ekofo ?

Le pasteur Ekofo a inscrit son nom dans l'histoire de la résistance congolaise.

Exilé, le Rév. François-David Ekofo est devenu un symbole de la vérité persécutée. Dans une dictature totalitaire, des hommes et femmes vrais sont et seront accusés de terrorisme et affublés de tous les noms d'oiseaux. Ils font peur. Et c'est le propre de la vérité : elle fait peur. Et ceux et celles qui la connaissent deviennent libres : mais aussi capables de la vertu de l'endurance dans l'impossible. Et ils lisent la mort comme un chemin ; comme un passage. Ils n'en ont plus peur. Pour cause. Ils se sont faits à l'idée que ceux qui ont peur de la mort passent leur vie sur terre comme des esclaves. Néanmoins, courageux, ils ne sont ni suicidaires, ni téméraires.

Le Rév. Ekofo est très courageux et pas un suicidaire. "Même Jésus-Christ est parti en exil" !

Des journaux coupagistes et thuriféraires, du régime autocratique sans légitimité de Kinshasa, s'adonnent au jeu rhétorique menteur et ensorceleur pour les esprits et les cœurs non avertis, ignorants ou abrutis. Ils essayent de jeter l'opprobre aux nouveaux dirigeants de l'Eglise du Christ au Congo, eux qui étaient silencieux sous le Collabo Marini Bodho avec le régime d'imposture et d'occupation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale.

Le Soft, qui ne tire qu'à 1000 exemplaires, de Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" va jusqu'à inventer que le pasteur François-David Ekofo avait préparé son coup pour devenir "Ngunda". Facile avec son torchon, de s'en prendre au pasteur patriote, le Rév. François-David Ekofo, alors que le même Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", ex-Ministre de PTT, a privé 80 millions des congolais de la fibre optique et s'est acheté un manoir à Waterloo en Belgique. Le même Kin kiey Mulumba "MOYIBICRATE", chantre du joséphisme décadent, doit 450.000 $ au FPI mais trouve un malin plaisir d’obscurcir l'aura du pasteur courageux Ekofo. Et des vaches de Kigali, qui ont traversé tout le Congo pour arriver à Masimanimba-Désir-Kitoy-Désir dans le Bandundu, fief électoral de Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", n'offusque même pas l'ancien conseiller en communication de Paul Kagamé, Hitler Africain !

La cathédrale du centenaire protestant

La diaspora congolaise, qui maîtrisent les réseaux sociaux, s'offusque du départ en exil du pasteur David-François Ekofo et sa famille. Elle a raison, dans un pays normal et démocratique, on ne pousse pas son intelligentsia en exil. C'est le pasteur André Bonkundoa, président de l'Eglise du Christ au Congo, qu'il faut soutenir. Il est légitime, il est demeuré pasteur. André Bokundoa, était le n°1 de la Communauté Baptiste du Fleuve (CBFC), alors que tous les autres sont des Messeigneurs avec des grosses croix pectorales.

Parti en Hollande avec la caisse de l'ECC pour se remarier, Marini Bodho continue à tirer les ficelles avec ses Bad Boys

Sur les 5 candidats à la succession de Mgr. Marini Bodho, les 4 sont originaires de l'Est, pro-rwandais et pro-régime d'imposture et d'occupation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale: Mgr Nyamuke, 1er vice-président de l’ECC, Mgr Milenge, 2e vice-président de l’ECC, Mgr Jean-Luc Kuye Ndondo, sénateur et président de l’ECC dans le Kivu, Mgr Kakule Molo. C'est pourquoi le régime dictatorial a toujours considéré l'ECC sous Marini Bodho, comme un allié !

Voici les 5 raisons pour soutenir le pasteur André Bokundoa, président légitime de l'ECC:

1. Mgr. Marini Bodho et ses Marini Boys, pour mieux continuer à soumettre les protestants congolais à l'ignoble régime d'imposture et d'occupation, avaient tout "boutiqué" ! Deux raisons majeures ont joué pour la désignation du pasteur André Bokundoa à tête de l'ECC. Primo : le rejet très fort l'introduction du système épiscopal chez les Protestants par le président fondateur de l'ECC, l’Évêque Jean Bokeleale et son application presque caricaturale par son successeur Mgr Marini, qui provient d'une communauté évangélique qui n'a jamais eu des évêques. Les églises protestantes qui ont la tradition épiscopale: les Anglicans, Luthériens, Méthodistes, certaines Réformées. Deuxio: une inféodation de l'Église au pouvoir prédateur des Dinosaures Mobutistes qui ont mué en Mammouths Joséphistes sans assise populaire au pays. Un pouvoir accusé de tous les maux par les Congolais. Durant plusieurs décennies, les Protestants, qui ont l'habitude de "Protester", ont vécu cette expérience comme une humiliation sans fin. Le Rév. pasteur André Bokundoa, qui refuse l'épiscopalisme imposé de Marini Bodho et ses acolytes, est un homme à abattre !

2. Le samedi 25 novembre 2017, à la cathédrale du centenaire protestant, le pasteur André Bokundoa a été officiellement installé comme le nouveau président de l'Eglise du Christ au Congo. Savez-vous quel cadeau Mgr. Marini Bodho apporta à son successeur : Une canne avec une tête d'un lion aux dents acérées ! Dans la cathédrale, certaines personnes réveillées n'hésitèrent pas de crier: "Ndokiiiii" !

Faut-il rappeler que depuis l'arrivée de l'AFDL, Marini Bodho dont le village natal est en Ituri à cheval avec l'Ouganda n'a cessé de créer une ceinture des swahiliphone autour de lui. Marini Bodho n'avait honte de crier sur le toit,"c'est maintenant notre tour". Marini Bodho a mené la vie dure à l’Évêque Jean Bokoleale, son prédécesseur. Le patrimoine de l'Eglise du Christ au Congo (ECC), à part les œuvres missionnaires, est en grande partie l'oeuvre de l’Évêque Jean Bokeleale: écoles, instituts supérieurs, université protestante... Jean Bokeleale fut bâtisseur, n'en déplaise aux esprits mesquins. Marini Bodho a rendu la vie difficile à son prédécesseur: Lui coupant son salaire, refusant de lui permettre d'aller en Afrique du Sud pour son check-up...Dire que l’Évêque Jean Bokeleale ne pouvait même plus prêcher dans la cathédrale du centenaire, à cause de Marini Bodho, c'est méchant et honteux. Jean Bokeleale était un patriote, Marini Bodho est un collabo avec l'occupant.

3. Marini Bodho a au sein de l'ECC, ses Tontons flingueurs et Bad Boys. Parmi ses courtisans, mangeristes à la mangeoire du régime de la Majorité Présidentielle :

Kuye Ndondo wa Mulemera

Primo: Le pasteur-politicailleur Jean-Luc Kuye Ndondo wa Mulemera, sénateur MSR, allié de la Majorité Présidentielle-PPRD-Parti Etat et président provincial de l’ECC/Sud-Kivu. L'incapacitaire et nullard fut président de la commission vérité et réconciliation, l’une de institutions d’appui à la démocratie, lors du gouvernement 1+4=0. La Commission Vérité et réconciliation n'a jamais fonctionné ni produit un seul rapport de 2002-2006.

Comme Marini Bodho, Kuye Ndondo wa Mulemera provient d'une église évangélique classique. Kuye Ndondo provient de la communauté des Eglises de pentecôte en Afrique Centrale (8ème CEPAC) dans le Sud-Kivu, mais cela ne l'empêche se faire appeler "Monseigneur".

Kuye Ndondo joue sur le fait qu'il est swahiliphone, originaire de l'Est de la République, qui a connu des affres de la guerre. Kuye Ndondo est apparenté à Corneille Naanga, le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) mais il est aphone sur le sujet.

Kuye Ndondo est le négociateur pour trouver aux Rwandais "Banyamulenge", une terre au Congo. Invité au courant du mois de septembre 2015, par la faussaire communauté des Rwandais "Banyamulenge" de la diaspora, Mgr. Kuye Ndondo wa Mulemera avait été reçue par les membres des rwandais dans un dîner de gala en Suisse.

Un seul point figurait à l’ordre du jour à savoir : solliciter l’implication de Monseigneur pour permettre aux Rwandais "Banyamulenge" d’obtenir un groupement qui deviendrait à moyen terme une collectivité dans la Chefferie des Bafuliiru.

Mgr. Kuye Ndondo wa Mulemera est l’un des anciens amis intimes du feu Ndare Simba Simon et le plus écouté par l’actuel Mwami et Chef de Collectivité-Chefferie des Bafuliiru, Mr Adams Ndare Simba III Kalingishi, ces Rwandais ont sollicité son implication pour demander à son fils Adams Ndare Simba III Kalingishi de signer un acte de cession de cette partie de la Collectivité-Chefferie des Bafuliiru "Mulenge" au bénéfice des Banyamulenge qui veulent à tout prix valoriser leur pouvoir coutumier, c’est-à-dire installer un Mwami entouré des chefs de groupements et des notables Rwandais Banyamulenge au même titre que les Bafuliiru et les Barundi.

Après la signature de l’accord entre les Banyamulenge et Mgr. Kuye Ndondo wa Mulemera, celui-ci a promis à la communauté rwandaise Banyamulenge qu’il va d’abord convaincre les grands leaders, hommes d’affaires et notables de la communauté des Bafuliiru pour faciliter le contact avec le Mwami et chef de collectivité Adams Ndare Simba III Kalingishi.

C’est ainsi qu’en date du 25 octobre 2015, Mgr. Kuye Ndondo wa Mulemera se rendra à Uvira dans le Sud-Kivu et tiendra la première réunion avec les membres influents du Lubunga des Bafuliiru à savoir : Bujaga Selemani (Membre de la FEC/Uvira et Président du Lubunga), Mr. Lungwe Diallo (Membre de FEC et Conseiller au Lubunga) ; Mr. Muchepe (Membre de la FEC/Uvira et Conseiller au Lubunga) ; Mr. Kawawa Mujuguvya (Membre de la FEC et Vice Président du Lubunga). Cette réunion a eu lieu à la résidence de Mr. Lungwe Diallo.

Lorsque nous interrogeons l’histoire celle-ci nous rappelle la lettre du 15 octobre 1988 relative à la création des territoires de Minembwe et de Bijombo et adressée à Son Excellence Monsieur le Gouverneur de la province du Sud-Kivu sous le règne du RCD, mouvement rebelle pro-rwandais. Cette lettre signée par les chefs locaux Rwandais Banyamulenge des hauts plateaux à savoir Munyakazi Nyayoberwa, Muhire, M. Mechack, Biganiro Gisahuzi, Mbabazi Manywa, Munyakazi Rutambwe IV, Kabandi Silas, Rujeba Ndayi et Munyamahoro Masenga. C’est cette lettre qui sera le soubassement de l’Arrêté Départemental N° 001/MJ/DAT/MB/ROUTE/1999 portant organisation administrative et création du territoire de "Minembwe" dans la province du Sud-Kivu avec subdivisions administratives : Collectivité de Mulenge, Collectivité de Bijombo, Collectivité d’Itombwe, Collectivité de Minembwe, et Collectivité de Kamombo.

Les Rwandais Banyamulenge connus par tous, comme immigrés rwandais en République démocratique du Congo, ont fait avaler petit à petit le pseudonyme "Banyamulenge" aux congolais et à la communauté internationale jusque à obtenir massivement la nationalité congolaise, actuellement ils veulent faire avaler encore une fois aux congolais en général et aux habitants du Sud-Kivu en particulier deux choses :

1. L'existence d’un "Mwami" Munyamulenge au Sud-Kivu. Actuellement à Bukavu dans la province du Sud-Kivu, parmi les inspecteurs territoriaux, nous trouvons un Munyamulenge qui s’appelle Mwamiriza. Ce dernier fait avaler à tout le monde qu’il s’appelle "Mwami" et non Mwamiriza pour ainsi dire qu’il est le Roi, le Grand Chef coutumier ou Mwami de la communauté Rwandaise Banyamulenge. D’où, il faudrait avoir une Collectivité-Chefferie pour concrétiser son rêve.

Déjà à Uvira et ses environs, certains Rwandais Banyamulemenge ou Barundi appelés Hakizimana deviennent facilement les "Haki" et les Habonimana deviennent automatiquement de "Habone" etc.

2. L' existence d’un dialecte dit "Kinyamulenge". Toutes les batteries sont mises en marche pour convaincre l’opinion locale, nationale et internationale que le dialecte parlé actuellement par les Banyamulenge est le kinyamulenge et non le kinywaranda. Ils sont décidés d’influencer le gouvernement de la RD Congo à reconnaître le soit disant kinyamulenge comme dialecte pour passer de 450 à 451 identifiés en République démocratique du Congo afin de justifier qu’ils sont originaires de la République démocratique du Congo et non du Rwanda.

Milenge Mwenelwata, Bad Boy de Marini Bodho

Deuxio. Mgr. Milenge Mwenelwata, une personnalité ambitieuse, habile manœuvrier, toujours dans les coups tordus, retord dans les relations opaques. Réélu 2e vice-président de l'ECC, prit la tête du clan des mécontents et en particulier des "évêques" et des "Messeigneurs", le clan des dignitaires frustrés, conscients d'être désormais simplement tolérés par l'institution protestante. La sœur de Mgr. Milenge Mwenelwata est l'épouse légitime de Corneille Naanga, Président de la CENI. Et portant, on peut lire sur le site de la radio Okapi du 21 octobre 2015: "Les confessions religieuses ont désigné Corneille Nangaa mercredi 21 octobre pour succéder à l’abbé Malumalu à la tête de la Commission électorale nationale indépendante (Ceni). Corneille Nangaa occupait jusque-là les fonctions de secrétaire exécutif adjoint de la commission électorale. Mgr Milenge Mwenelwata, évêque de l’Eglise du Christ au Congo, a déclaré à Radio Okapi que les tractations s’étaient déroulées dans la convivialité. Parmi les critères pris en compte pour désigner le successeur de Malumalu, il a notamment cité la loi, « la technicité » et « la probité morale ». Nulle part Milenge Mwenelwata, le sicaire de Marini Bodho, ne dit qu'il est le beau-frère de Corneille Nangaa. Le cynisme et la volonté d'abrutir notre peuple sont omniprésentes. Quel rôle l'ECC aile Marini a donné à Corneille Nangaa ? Les Congolais ont-il tort de dénoncer l'arrogance et la suffisance, de celui que l'on qualifie d'"Agent tricheur" d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere ? Corneille Nangaa est un protestant-collabo et traître à la Nation congolaise. Les élections dans un pays contribuent à la démocratie. Les hold-up électoraux sont une source de chaos dans un pays.

Déloyal et mauvais perdant, il tenait à être le président même de l'ECC, il finit par développer une attitude arrogante, diffamant publiquement le pasteur André Bokundoa, fustigeant sa prétendue inexpérience, engageant l'ECC sans en informer son dirigeant légitime, etc. Milenge Mwenelwata est resté persuadé que le président de l'ECC se garderait de tout bras de fer, qui éloignerait d'autres projets et de nobles préoccupations: la concorde des esprits, la paix fraternelle...

Si Marini Bodho était institutionnellement l'animateur de la Majorité Présidentielle (MP) dans l'Église du Christ au Congo (ECC). Milenge Mwenelwata a toujours été l'homme des missions "particulières" qui, moyennant quelques avantages généreux du pouvoir, cherchait à prouver que les " Protestants" étaient derrière le " Raïs". Lors d'une mission au Congrès des USA, un notable américain mit en cause le leadership de Joseph Kabila, Milengi réagit véhément, aussitôt suivi dans cette protestation par les autres délégués protestants face aux catholiques interloqués.

Pasteur-tricheur de la CENI, Daniel Ngoyi Mulunda

4. Malu Malu, l'abbé fraudeur de l'élection Louis Michel 2006, a été rabroué par le Cardinal Frédéric Etsou, archevêque de Kinshasa à l'époque. Ce dernier avait exigé à Malu Malu de publier les vrais résultats de l'élection présidentielle. Le pasteur tricheur Daniel Ngoyi Mulunda, de l'élection de novembre 2011, qui a honteusement contribué à noyer l'image des protestants auprès des populations congolaises, n'a jamais reçu des remontrances de la part de Marini Bodho ni d'aucune instance de l'ECC. Marini Bodho avait fait de l'ECC, un lieu des marchands du temple. Des profito-situationnistes, mafieux, margoulins ont vraiment profités.

Lire la suite

lundi 12 février 2018

Dubaï: Le Premier ministre Edouard Philippe vante la « grande transformation » de la France !

Le Premier ministre Edouard Philippe lors de son allocution au World Government Summit

Au World Government Summit, sorte de Davos à Dubaï, le Premier Edouard Philippe, a débuté son allocution en anglais, avant de vite revenir en français. A Réveil FM international, c'est cette phrase qui a vite retenti à nos oreilles: "On ne transforme pas le monde contre son gré. À chaque fois qu’on a voulu imposer aux peuples une vérité de l’extérieur, la greffe n’a pas pris, ou pire, cela s’est traduit par des désastres. Je ne sais pas si la démocratie s’importe, s’exporte ou si elle se décrète. Je pense qu’elle se partage, je pense qu’elle se soutient ; je pense qu’elle s’apprend. Et si je retiens une chose de l’histoire française, c’est qu’elle met du temps à s’apprendre".

Édouard Philippe a vanté les mérites de l’action de "transformation" du pays entreprise par Emmanuel Macron et le gouvernement. Renouvellement de la classe politique mais surtout un "cadre favorable aux entreprises", estimant notamment que la baisse de la fiscalité était "inéluctable et irréversible".

Le Premier ministre français Édouard Philippe a défendu dimanche à Dubaï la « grande transformation » à l’œuvre, selon lui, en France avec le choix de « l’ouverture » et d’une nouvelle « génération » incarnée par le président Emmanuel Macron.

« Ecarter une génération »

Invité en ouverture du « World Government Summit », un important forum sur la gouvernance mondiale considéré comme un « Davos du Golfe », le chef du gouvernement a poursuivi l’exercice de séduction internationale enclenché par Emmanuel Macron ces derniers mois. « La France vit une grande transformation » qui vise à « réparer le pays » et « préparer l’avenir », a déclaré M. Philippe devant un millier de personnes, dans un discours qui a souvent mis en avant la figure du chef de l’État français.

« Elle a fait un choix, le choix d’écarter une génération. Une génération respectable, qui avait fait du mieux qu’elle pouvait, dans laquelle j’ai des amis, mais une génération à qui les Français ont dit qu’il convenait de passer à la suite », a-t-il souligné.

« La France avait le choix entre la fermeture, une certaine forme d’angoisse et une ouverture », a-t-il dit en référence au deuxième tour de la présidentielle ayant opposé M. Macron à la candidate d’extrême droite, Marine Le Pen. « Et elle a fait le choix du plus jeune président de la République qu’elle ait jamais élu. »

« Construire durablement »

Venu aux Émirats, quelques mois après Emmanuel Macron, pour tenter de convaincre la riche fédération pétrolière d’investir davantage en France, Édouard Philippe a souligné l’intention de l’exécutif français d’établir « un cadre favorable à l’investissement et aux entreprises ».

Pour corriger l’image de versatilité fiscale de la France, M. Philippe a notamment assuré à son auditoire que la baisse de la fiscalité sur les entreprises était « inéluctable et irréversible » avec « une stabilité et une visibilité » concernant la baisse des prélèvements obligatoires. « Préparer l’avenir, c’est aussi faire attention à ses dépenses publiques et, de ce point de vue, la France avait des efforts à faire », a-t-il également assuré.

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre au World Government Summit, Dubaï, le 11 février 2018

His highness Cheikh Khalifa Bin Zayed Al Nahyane, President of the United Arab Emirates,

His highness Cheikh Mohammed Bin Rachid Al Maktoum, Vice- President, Prime minister and Emir of Dubai,

His highness Cheikh Mohammed Bin Zayed Al Nahyane, Crown Prince of Abou Dabi, Vice supreme commander of the armed forces,

Ministers,

Excellences,

I begin with a few words in English to express what a great privilege it is to participate in the opening of this new edition of the World Government Summit. WGS has now become an important international meeting and I thank his highness Cheikh Mohamed Bin Rachid Al Maktoum for his invitation. Here, today and for the next two days, we will discuss what governments can do for their citizens. The question has been on my mind for some time, and since I was appointed Prime minister of France 8 months ago, it has become my daily priority to find the best answers for the people of France. As Prime minister, I focus all my energy,passion and political will toward the pursuit of these answers. This is my my long-term goal. My short-term goal is to end any suffering my English has caused by now switching to French.

« Comment bien servir l’Etat ? » « Comment, avec cet Etat, bien servir son pays ? » Ces questions sont vastes, elles s’expriment simplement, elles sont presque sèches dans leur formulation. Et elles sont aussi théoriques, et comme je sais ce que peut susciter un Français dans une réunion internationale lorsqu’il commence à s’exprimer de façon théorique, je ne m’y risquerai pas. Ces questions sont vastes, elles s’expriment simplement, elles sont presque sèches dans leur formulation. Et elles sont aussi théoriques, et comme je sais ce que peut susciter un Français dans une réunion internationale lorsqu’il commence à s’exprimer de façon théorique, je ne m’y risquerai pas. Ces questions sont théoriques et ce sont de bonnes questions. Et je ne suis pas sûr de pouvoir y rapporter une réponse définitive. Je voudrais commencer à y réfléchir en partant de là où nous sommes, Dubaï et en revenant à l’essence de ce qu’est cette terre, un port et en prenant deux exemples, un dans l’histoire ancienne et un dans l’histoire la plus récente de ce que peut être une transformation profonde et bénéfique.

Il se trouve qu’avant d’être nommé par le Président de la République Premier ministre, j’ai eu l’honneur d’être maire d’une grande ville française qui est évidemment à mes yeux la plus belle et qui se trouve être un port. Ce port a été créé en 1517 il y a 501 ans par un roi, le roi François Ier que les Français aiment profondément qui vivait à l’époque d’Henri VIII en Angleterre, de Charles Quint en Espagne, de Soliman le Magnifique dans l’Empire ottoman.

Il est célèbre dans le monde, François Ier, parce que c’est lui qui a fait venir Léonard de VINCI en France et c’est la raison pour laquelle il y a en France plus de tableaux de Léonard de VINCI que partout dans le monde. Et je sais aussi, Mesdames et Messieurs, que depuis que le Louvre Abu-Dhabi existe et depuis que le Louvre de Paris lui a prêté ce tableau exceptionnel qui s’appelle « La Belle Ferronnière », depuis que les Emirats arabes unis ont fait l’acquisition d’un magnifique tableau de Léonard de VINCI « Salvator Mundi », il y a plus de tableaux de Léonard de VINCI que dans tous les autres pays du monde, France exceptée.

En 1517, le roi François Ier voit le monde se transformer, voit le Nouveau Monde, l’Amérique, l’Atlantique constituer un basculement des équilibres qui prévalaient jusqu’à présent et pour tenir compte de ce Nouveau Monde, il crée un grand port, Le Havre, à l’embouchure de la Seine pour participer à cette aventure et pour transformer ce pays en l’amenant au niveau de modernité qui était indispensable.

L’histoire de François Ier est une histoire qui se reproduit souvent dans le temps. Au début des années 1970, Son Altesse, le Cheikh RASHID a décidé de construire un nouveau port, au milieu du désert, le port de Jebel Ali. Cette décision à l’époque a suscité l’étonnement et pourtant aujourd’hui c’est un des plus grands ports du monde grâce à la vision d’un homme, grâce à sa volonté de transformer une situation. Et c’est cette volonté de transformer dont je voudrais vous parler aujourd’hui car les grands gouvernants, ceux qui restent dans la mémoire des hommes, sont ceux qui transforment. Alors bien sûr, reste aussi parfois dans la mémoire des hommes ceux qui conquièrent.

Mais reconnaissez avec moi qu’en la matière, ceux qui conquièrent en transformant restent toujours plus haut dans la mémoire. Et nous avons un exemple en France que j’aime à citer, celui de Napoléon. Pourquoi Napoléon a-t-il fasciné son époque et pourquoi fascine-t-il encore ? Est-ce que c’est simplement parce qu’il a conquis l’Europe ? Je ne le crois pas !

Ce qui a frappé, ce qui frappe encore chez Napoléon, même deux siècles après, c’est sa capacité à construire et à transformer. Le Code civil, les institutions, Napoléon a posé en France des « masses de granit » sur lesquelles il était possible de construire. Et les grands gouvernants, les bons gouvernements sont ceux qui posent des « masses de granit », qui permettent de construire durablement.

Alors, tout le monde n’est pas un grand transformateur. Tout le monde n’est pas un grand constructeur. L’histoire retient beaucoup plus Auguste que Vespasien ou Hadrien. Mais comment transformer ? Et qu’est-ce ça veut dire « transformer » ?

La transformation, ce n’est pas la révolution et les Français peuvent en parler car en deux siècles, ils ont connu à peu près toutes les formes de régime et subi toutes les formes de révolution. La transformation, c’est un processus continu, progressif, assumé, accepté. Et pour pouvoir transformer, il faut à la fois une vision, une méthode, et une incarnation.

Une vision parce qu’il faut savoir où l’on veut aller. Une méthode parce qu’il faut savoir comment y aller. Et une incarnation parce que tout mondialisé qu’il soit, tout marqué par la transformation numérique qu’il soit, notre monde, nos sociétés, nos pays ont besoin de leaders.

J’ose volontiers revenir, Mesdames et Messieurs, sur la métaphore maritime du début de mon propos. Les Romains avaient une expression sur ce qu’était le fait de diriger et le lien qu’il pouvait y avoir entre la direction que l’on voulait prendre et les circonstances. Pour les Romains, il n’y a jamais de vent favorable pour celui qui ne sait où il veut aller.

Une vision ; une méthode ; un leader. La métaphore maritime, celle du bateau, qui peut braver la tempête, ou bénéficier de vents favorables, dit les choses clairement.

Alors, qu’en est-il de la France ? Eh bien, la France, Mesdames et Messieurs, vit une grande transformation. En 2017, l’année dernière, à l’occasion des élections présidentielles, elle a fait un choix, le choix d’écarter une génération, une génération respectable qui avait fait du mieux qu’elle pouvait, une génération dans laquelle j’ai des amis mais une génération dont les Français ont dit qu’il convenait de passer à la suivante. La France avait le choix entre la fermeture, une certaine forme d’angoisse face aux transformations du monde et à ce que cela pouvait remettre en cause sur son identité et une ouverture. Et elle a fait le choix du plus jeune Président de la République qu’elle n’ait jamais élu, le choix d’un Président de la République, Emmanuel MACRON, qui a assumé pendant toute sa campagne un discours, une méthode, et une vision de la transformation de notre pays. Nous sommes engagés dans une très grande transformation et l’objet de cette transformation, il est à la fois de réparer notre pays et de préparer l’avenir.

Préparer l’avenir en faisant le pari, Mesdames et Messieurs, que l’essentiel est là, que l’essentiel, c’est l’intelligence et que si l’on veut faire de grandes choses si l’on veut aborder les yeux dans les yeux, face à face tous les grands défis du monde, alors, il faut faire le pari de l’intelligence, de la formation, de la compétence en développant l’éducation dès le plus jeune âge, en réformant notre système de formation secondaire, en transformant notre système universitaire, en faisant en sorte que tout au long de la vie, bien après sa formation initiale, tous les Français puissent apprendre, apprendre à apprendre, être mobiles, être confiants, grâce à l’intelligence, grâce à la formation.

Préparer l’avenir, c’est aussi faire en sorte d’avoir une croissance forte, et donc de donner un cadre favorable à l’investissement et aux entreprises. C’est la raison pour laquelle nous nous sommes engagés dans une diminution cohérente, progressive et inéluctable, irréversible de la fiscalité qui pèse sur les entreprises en garantissant une stabilité, une visibilité à cette baisse des prélèvements obligatoires ; en modifiant notre droit du travail pour faire en sorte que toutes les initiatives puissent être prises ; en développant l’attractivité de notre pays, pour que les investisseurs étrangers sachent que l’on peut bien produire en France et beaucoup produire en France.

Préparer l’avenir, c’est aussi faire attention à ses finances publiques et de ce point de vue, la France avait des efforts à faire. Ça veut dire baisser la dépense publique et baisser la dette, c’est ce que nous ferons au cours des cinq années qui viennent en baissant de trois points de PIB notre dépense publique et en réduisant notre dette de cinq points de PIB pendant la même période.

Enfin, préparer l’avenir, c’est être en mesure d’affronter un monde qui est dangereux, nous le savons tous. C’est donc consentir des efforts importants là où les Gouvernements ont une responsabilité exclusive : la justice, la sécurité, la défense. L’effort de défense consenti par la France dans les cinq années à venir sera supérieur à ce qui a pu être consenti dans le passé ; ce sera un effort inégalé pour notre pays car nous savons que le monde est dangereux, nous savons que pour l’affronter sereinement, il faut être prêt.

Bien servir son pays, bien transformer, c’est aussi placer son pays dans un environnement régional et dans un environnement mondial. L’Union européenne se transforme, à cause du Brexit, à cause des tentations d’un certain nombre de pays, des hésitations. Faut-il aller plus loin ? Faut-il aller plus vite ? Faut-il au contraire conserver des spécificités irréductibles aux autres pays européens ? Tout le monde sait que l’Union européenne est un marché, un grand marché, un beau marché. Mais être un marché n’est pas une fin en soi. Etre un ensemble cohérent, ça n’est pas simplement être un marché, c’est pouvoir trouver dans les institutions et dans les mécanismes divers des protections contre la menace terroriste, contre les conséquences négatives de la mondialisation, contre le dumping social et économique, contre la fraude et l’évasion fiscale, contre les trafics.

Le Président de la République a insisté et continuera d’insister sur cette nécessaire ambition de faire en sorte que l’Union européenne ne soit pas simplement un grand marché, mais qu’elle soit un pôle de stabilité et un pôle d’influence qui permette aux valeurs que nous partageons, de trouver un havre, un port, pour pouvoir à la fois échanger et se renforcer.

Transformer l’Europe bien entendu ; transformer le monde enfin car il est de notre responsabilité de transformer le monde. Evidemment, ça peut sembler un peu vaniteux de dire comme ça surtout quand c’est un Français qui le dit mais soyons clairs : nous ne pouvons pas nous satisfaire de la façon dont le monde va, donc il faut le changer. Il faut faire en sorte qu’il aille mieux. Et sur cette question, je voudrais dire que nous abordons cette idée avec deux éléments simples, deux idées claires.

D’abord, on ne transforme pas le monde contre son gré. À chaque fois qu’on a voulu imposer aux peuples une vérité de l’extérieur, la greffe n’a pas pris, ou pire, cela s’est traduit par des désastres. Je ne sais pas si la démocratie s’importe, s’exporte ou si elle se décrète. Je pense qu’elle se partage, je pense qu’elle se soutient ; je pense qu’elle s’apprend. Et si je retiens une chose de l’histoire française, c’est qu’elle met du temps à s’apprendre.

Je voudrais dire que le soutien que nous apportons à la Tunisie qui réussit son pari de s’accrocher aux valeurs démocratiques dans un contexte régional difficile et qui est évidemment un exemple à encourager.

Et puis, il faut avoir le courage d’apprendre de nos erreurs. Les interventions militaires n’ont de sens que si elles s’appuient sur des initiatives politiques coordonnées. Quand je vois les interventions militaires en Irak, en Afghanistan, ou encore en Libye, je constate que le concert des nations a trop souvent cru qu’il pouvait imposer la démocratie, simplement en emportant l’épreuve du feu. Nous devons donc apprendre mais nous ne devons pas renoncer.

Dernière idée et deuxième idée : on ne peut transformer le monde qu’avec le monde. Et je voudrais insister sur la nécessité d’avoir systématiquement recours au multilatéralisme, au jeu collectif. C’est la seule réponse efficace et réaliste pour affronter le monde qui vient.

L’épreuve de force n’est jamais absente des relations internationales mais aucune solution durable ne sera trouvée si nous renonçons à cet effort collectif de recourir au multilatéralisme.

Alors, notre planète va se transformer, nous avons un rôle à y jouer, nous devons relever la transition climatique. Je crois, Mesdames et Messieurs, que les planètes s’alignent en la matière, ce qui tombe bien car nous n’en avons qu’une seule. Disons-le clairement : la décision du président américain de se retirer de l’accord de Paris a été une mauvaise nouvelle, mais si on y regarde de plus près, dans nos sociétés civiles, y compris dans la société américaine, une très forte mobilisation se fait jour pour essayer de trouver des solutions à cette transformation climatique.

Le One Planet Summit, organisé à Paris le 12 décembre dernier par le président de la République pour les deux ans de l’accord de Paris l’a confirmé. La mobilisation des fonds souverains, notamment ceux des Emirats, est pleine et entière. Nous voyons progressivement l’échiquier évoluer, c’était difficile il y a deux ans mais tout est en train de se mettre en place.

Mesdames et Messieurs, j’ai été très long, mais comme je suis Français et que je suis optimiste, je conclurai par une seule phrase qui me laisse songeur et à laquelle nous devons tous, me semble-t-il, méditer. Elle se trouve dans un très beau livre qui s’appelle les Mémoires d’Hadrien. Hadrien est un empereur romain, il est à la fin de sa vie, il regarde son parcours et il écrit : « Notre époque, dont je connaissais mieux que personne les insuffisances et les tares, sera peut-être un jour considérée, par contraste, comme un des âges d’or de l’humanité ».

Lire la suite

Dubaï: Le Premier ministre Edouard Philippe rencontre la communauté française à bord du "Tonnerre" !

Le Premier ministre Edouard Philippe a rencontré ses compatriotes à Dubaï

A Dubaï, c'est à bord du bateau de la marine nationale française le "Tonnerre", que le Premier ministre Edouard Philippe a rencontré la communauté française. Avec une silhouette impressionnante, le navire est qualifié de couteau suisse de la marine nationale française: Outre les hélicoptères, il accueille dans sa coque de petits bateaux de débarquement, un hôpital ou encore des installations d'état-major !

Le Premier ministre Edouard Philippe signe le livre d'or du "Tonnerre"

Le "Tonnerre", avec ses 199 mètres de longueur, ses 32 mètres de largeur, sa capacité de 22 000 tonnes et son équipage de 180 personnes, assure un « prépositionnement opérationnel dans une zone d' intérêt stratégique, et offre au pouvoir politique des moyens d'action très rapides en cas de prise d'otage, d' escalade d'un conflit ( évacuation de ressortissants), de catastrophe humanitaire ou encore d'actes de piraterie.

Le Tonnerre (L9014) est un porte-hélicoptères d'assaut amphibie de la Marine nationale française de la classe Mistral

Cela fait déjà exactement dix ans que le Bâtiment de projection et de commandement (BPC) Tonnerre sillone les mers sous les couleurs de la Marine nationale

Samedi soir devant plusieurs centaines de membres de la communauté française de Dubaï, le Premier ministre Edouard Philippe déclare: "Il faut faire en sorte que notre pays soit plus attractif auprès des investisseurs étrangers, et il y a du travail" (...) « Depuis huit mois, la perception de notre pays a changé. Il faut utiliser ce changement de perception (...) pour accélérer encore », a ajouté le chef de gouvernement qui profite de l'occasion pour expliquer la politique de la France aux expatriés. Depuis huit mois en France, le jeu de ping-pong, droite-gauche a cessé d'exister. Le dégagisme politique prôné par Jean-Luc Mélenchon, c'est Emmanuel Macron qui a réussi à l'appliquer sans crier sur le toit.

Le PS (Gauche) est laminé, il doit renaître de ses centres encore fumantes. Quant aux Républicains (Droite) a quand même résisté mais pas sans casse. La France a élu le plus jeune président de la cinquième République: Emmanuel Macron. Le paysage politique a changé. Des acteurs politiques de premier ordre, de droite comme ceux de la gauche ont disparu. Les Français de l'étranger ont droit de savoir. Le chef du gouvernement est dans son rôle d'expliquer à ses compatriotes de l'intérieur surtout ceux de l'extérieur sur ce qui se passe en France. La France rayonne aussi grâce à ses expatriés. Le Français de l'extérieur ont droit de vote, ils ont des députés même s'ils ne vivent plus au pays de Voltaire. Ne pas couper des ponts, l'ambassade de France dans chaque pays joue ce rôle de rapprochement.

Chaque jour, trois nouveaux Français s'installent à Dubaï. Le nombre de Français installés dans cet Émirat a doublé en cinq ans. Et ce n'est pas fini : 100 nouveaux ressortissants français s'inscrivent chaque mois au consulat. À Dubaï, ils constituent désormais la deuxième population d'origine européenne, après les Britanniques. 75% d'entre eux ont moins de 40 ans. Près de 30 000 Français sont établis aux Emirats, dont 2/3 sont enregistrés à Dubaï et 1/3 à Abu Dhabi.

C'est un exercice républicain auquel ne déroge aucun Premier ministre de la République: la rencontre avec la communauté française lors du voyage officiel (VO). Avec l'ancien Premier ministre Jean-Marc Ayraut, à la Résidence de France à Buenos Aires en Argentine. Coïncidence ou non, le plus Argentin des Français, David Trezeguet, joueur de River Plate était présent. Au Chili à Santiago, la Résidence de France est mythique. On apprend que lors lors du coup d'Etat par Augusto Pinochet en 1974: Jean Mendelson, ancien ambassadeur et ancien directeur des Archives diplomatiques du ministère des Affaires étrangères, explique dans note diplomatique le « Financement du séjour des asilés (sic) à l’ambassade » ; derrière cet hispanisme, l’ambassade explique au « Département » (c’est-à-dire au ministère) comment elle a trouvé les fonds indispensables pour nourrir, aider, vêtir, soigner les centaines de militants de gauche qui y avaient cherché et trouvé un asile provisoire, avant d’être accueillis en France. Ces personnes étaient les victimes de la chasse à l’homme (et à la femme) lancée par le régime d’Augusto Pinochet contre ceux qui avaient soutenu le gouvernement légal, et légitime, de Salvador Allende.

Avec l'ex-Premier ministre Manuel Valls, à Accra au Ghana. Après un dépôt de gerbe au mausolée de Kwame Nkrumah, c'est Bibi, née Béatrice Adjorkor Anyankorla, chanteuse Bibi la franco-Ghanéenne qui chante La Marseillaise. A Saint-Pierre et Miquelon, Manuel Valls, après son discours descend de l'estrade pour s'entretenir avec deux religieuses présentes. L'ancien Premier ministre veut comprendre comment les deux religieuses vivent dans l'archipel français, situé à 25 km au sud de Terre-Neuve, face au Canada, le seul territoire français dans l'Atlantique nord.

Avec l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, qui n'est resté à Matignon que cinq mois, à Alger en Algérie et à Tunis en Tunisie, il a rappelé le soutien le lien indéfectible entre les Français de l'Hexagone et ceux qui vivent au Maghreb.

Lire la suite

jeudi 8 février 2018

Le Rwanda veut la tête du journaliste Roger Bongos, le laquais Noël Tshiani a promis de l'apporter grâce à un procès bidon !

Noël Tshiani adoubé par Paul Kagame du Rwanda

Le Rwanda veut la tête du journaliste Roger Bongos, et c'est l'agent Noël Tshiani qui s'en charge avec une assignation en référé d'heure à heure, en toute urgence. Tout est politique. Le procès de Noël Tshiani contre le journaliste d'investigation Roger Bongos est éminemment politique. Pour précariser des journalistes congolais de la résistance, des laquais rwandadisés usent et abusent du "Musellement judiciaire", arme de destruction massive. Sauf que Noël Tshiani risque une "Mutakalisation judiciaire" à Paris. Procès contre des journalistes congolais engagés patriotes, ici Paris on déboute ! Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" en sait quelque chose. C'est d'ailleurs lui qui a commencé avec son pompeux titre du Ministre de la RDC. Malgré sa cohorte des féticheurs de Masimanimba Désir, le dernier ministre de l'information du dictateur Mobutu, ex-conseiller en communication du despote rwandais Paul Kagame et apparatchik du régime d'occupation et d'imposture d'alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, a été débouté à Paris, comme un va-nu-pied. Et pourtant il croyait impressionner et influencer des juges avec des papiers du ministère auprès du parlement de la RDC. Comme un chewing-gum qui colle à ses souliers, le CV de Kin-Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" s'est agrandi. L'histoire retiendra qu'il a été mis KO debout dans son procès contre le journaliste Freddy Mulongo à Paris.

Noël Tshiani et Louise Mushikiwabo, bras droit de Paul Kagame, Hitler Africain

Avec ce procès du musellement judiciaire d'un journaliste, nous irons jusqu'au bout. S'il faut aller au recours jusqu'à la Cour des droits de l'homme à Strasbourg, nous irons ! Le Rwanda manipulateur qui se présente en victime, ça on connaissait déjà. Mais nous sommes entrain de découvrir le rôle néfaste de certains compatriotes collabos et rwandadisé. Larbin et laquais du régime rwandais de Paul Kagame à Kigali, Noël Tshiani est entrain de commettre une énième erreur de sa vie. Alors que notre confrère Roger Bongos, Rédacteur en Chef d'Afrique Rédaction a été durant trois mois son responsable de communication à Paris et Bruxelles, Noël Tshiani a promis la tête de Roger Bongos sur un plateau en or, comme jadis celle de Jean Baptiste au roi Hérode. Sauf que la tête de Roger Bongos n'est pas à vendre. Comment Noël Tshiani peut-il prétendre qu'il a été diffamé en tant que candidat Président de la République sans élection en vue, sans base électorale, ne remplissant aucune case critorielle ? Un candidat putatif qui passe son temps à rencontrer Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et il est invité à toutes les chaînes de télévisions des apparatchiks du régime. Un prétendu opposant qui n'a jamais rencontré aucun opposant à Kinshasa ! En bon journaliste d'investigation Roger Bongos a découvert le pot aux roses. Noël Tshiani travaille à la Banque Mondiale pour le compte de la République démocratique du Congo. Avec un salaire de 50.000 dollars, pour qu'il y reste aussi longtemps il faut l'aval d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Noël Tshiani est à la mangeoire des Joséphistes au même titre: Alain Atundu, le Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga, Alphonse Ngoyi Kasanji, Evariste Boshab, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi...

Mathilde Mukantabana, ambassadrice du Rwanda à Washington

Madame Mathilde Mukantabana, l'ambassadrice du Rwanda à Washington a-t-elle réussi à retourner Noël Tshiani ? Le prétendu candidat Président de la République-sans candidature-Noël Tshiani est rwandadisé sans doute pour ses accointances avec Madame l'ambassadrice du Rwanda à Washington. Faut-il signaler, que Noël Tshiani dans son fameux plan Marshall ne parle même pas des femmes violées en République démocratique du Congo. Quel est ce plan Marshall qui ne prévoit rien pour celles qui ont souffert des agressions sexuelles ? Faut-il rappeler, que Roger Bongos est l'initiateur de la marche Paris-Bruxelles 309 Km contre les viols de femmes congolaises en RDC. 15 jours de marche, escortée par des gendarmes en France et par la police en Belgique. Partis de Paris le 30 juin 2011, les marcheurs étaient arrivés à Bruxelles, le mardi 13 juillet 2011 à 16h25 en face de l’Union Européenne, au Rond-Point Schuman, avant de déposer le mémo !

Dans des salons huppés parisiens, tout le monde sait que Noël Tshiani vise la Primature. A Kinshasa, il a rencontré Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale à trois reprises sans témoin. Son objectif: remplacer Bruno Tshibala à la Primature. Comme si après Samy Bandibanga, un Kasaïen; Bruno Tshibala, un autre Kasaïen; la RDC était condamné à n'avoir que des premiers ministres kasaïens. Tous de l'Udps ou apparentés. Que Roger Bongos puisse titiller l'Udps y compris du vivant d'Etienne Tshisekedi, c'est sa liberté et son droit. Que Noël Tshiani profite de son anti-tshikedisme primaire pour livrer sa tête au Rwanda, cela frôle l'incompréhension et la folie. Roger Bongos n'est pas un marche pied pour atteindre le Saint-Graal avec la complicité du Rwanda.

Lire la suite

dimanche 4 février 2018

Danger de mort: le Général Faustin Munene devenu le prisonnier personnel de Denis Sassou Nguesso

Le Général Faustin Munene est devenu le prisonnier personnel de Denis Sassou Nguesso

Cela fait Huit ans que le Général Faustin Munene est sans papiers au Congo Brazzaville, empêché par l'odieux dictateur Denis Sassou Nguesso de se faire enregistrer auprès du Haut-Commissariat aux Réfugiés. Le Général Faustin Munene n'est pas un criminel, il est un militaire de carrière et homme politique de la République démocratique du Congo. Il est plus particulièrement connu pour son opposition aux régimes dictatoriaux qu’il a combattu depuis Mobutu. Il est en danger au Congo-Brazzaville. Denis Sassou N'guesso, l'ogre de Mpila qui a fait du Général Faustin Munene son prisonnier personnel dans son macabre deal, pour mieux satisfaire aux appétits gloutons de l'imposteur de Kingakati, Alias Joseph Kabila kanambe Kazembere Mtwale qui dirige par défi la République démocratique du Congo. Si un malheur arrivait, Denis Sassou Nguesso répondra de la détention arbitraire du Général Faustin Munene qui n'est pas un citoyen du Congo-Brazzaville, qui n'a jamais commis de crime et qui ne devrait pas pas être l'otage de Denis Sassou Nguesso. Le dictateur du Congo-Brazzaville, Denis Sassou Nguesso, pour ses intérêts politico-mafieux, a trop joué avec la vie du Général Faustin Munene. Il va répondre en cas de malheur !

Aérodrome de Tshimpi à Matadi, le Général Faustin Munene, Chef d'Etat-Major ! Alias Joseph Kabila qui lui cherche noise n'est pas loin !

Le Général Benoît Faustin Munene explique, lors d’une interview sur RFI en juillet 2012, que l'oppression qu'il a subie dans sa carrière militaire et politique ainsi que les attentats contre sa vie perpétrés par le gouvernement de Joseph Kabila, commencés au lendemain de l'exécution du président Laurent-Désiré Kabila en 2001, sont liés à sa découverte et sa volonté de réagir par rapport aux accords secrets avec de prétendus alliés de la République démocratique du Congo, alliés en réalité ennemis et traîtres de la patrie.

Général Munene est préoccupé par les massacres, les viols et les pillages perpétrés à l'Est, et le trafic illégal de matières premières, la corruption, les détournements des deniers publics, la spoliation des biens d'autrui, les salaires impayés, le chômage, la pauvreté, les élections truquées, la dégradation des institutions et des structures, l'insécurité, l'injustice, les assassinats, les arrestations arbitraires et exécutions sommaires, le non-respect des droits les plus élémentaires de l'homme, qui sévissent sur l'ensemble de la nation.

Pierre Mulele, ministre de l'éducation nationale de Lumumba et son neveu le Général Faustin Munene

Le Général Faustin Munene conclut que les dirigeants actuels ne travaillent pas pour l'intérêt national et que le fait que l’État soit resté incapable de redresser et de résoudre ces situations traduit nécessairement un manque de volonté. Il constate que les forces internationales d'interposition n'ont pas apporté la paix mais ont plutôt contribué, par leur inertie, pendant plus d'une décennie, à la prolifération de pilleurs des ressources minières avec l'aide de seigneurs de guerre. Le général précise aussi que l'encadrement de l'armée nationale a été délibérément négligé, dans le but de fragiliser la sécurité à l'Est, allant jusqu'à ne pas rémunérer les troupes.

Général Faustin Munene souligne par ailleurs qu'un rapport d'experts de l'ONU affirme que c'est l'armée régulière gonflée d'éléments étrangers qui est à la base de l'insécurité et des conflits armés. Certaines autorités militaires, de connivence avec le pouvoir et des cartels organisent ensemble pillage et trafic de matières précieuses. Il n'existe pas d'armée régulière du peuple en ce moment en République démocratique du Congo. Le général en profite pour dénoncer l'existence de milices secrètes dispersées dans certaines zones du territoire, pour violer, torturer et mutiler les paysannes, dans le but d'imputer ces crimes aux résistants.

En septembre 2010, à la suite de ces séries d'attentats sur sa vie, Général Faustin Munene quitte la République démocratique du Congo et se retrouve en République du Congo. Denis Sassou Nguesso l'empêche de faire des démarches pour l’obtention de ses papiers d'asile, pour raisons officiellement humanitaires.

Le 4 mars 2011, le tribunal militaire de garnison de Matadi le condamne par défaut, sans que l'accusé ait pourtant jamais été l'objet d'un mandat à comparaître. Le général Benoît Faustin Munene est accusé d'avoir organisé un mouvement que le tribunal qualifie d'insurrectionnel, dénommé Armée de Résistance Populaire (ARP). Il reçoit une peine à perpétuité et une amende d'un montant de 5 milliards de dollars USD.

Depuis, le Général Faustin Munene est devenu le prisonnier personnel de Denis Sassou Nguesso. Et trop, c'est trop !

Lire la suite

samedi 3 février 2018

RDC: Ce n'est pas à Paul Kagame que revient le destin du Congo et des Congolais !

Julien Ciakudia, le patriarche de la Résistance congolaise

La République démocratique du Congo a été constituée en 1885, lors de la conférence de Berlin. La RDC n'est pas le fruit de Paul Kagame. L'Union africaine se discrédite toute seule, en élisant à sa tête Paul Kagame, Hitler Africain. Son pays le Rwanda est criminel, pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo. Au Rwanda, tous les Hutus sont considérés comme des génocidaires y compris ceux qui ne sont pas nés. Les Twa ont disparu. Seuls les tutsis ont droit de vie au Rwanda, pas d'opposition ni de liberté de presse. Paul Kagamé a tout verrouillé.

Paul Kagame, Hitler Africain et son comptoir florissant des minerais pillés du Congo

Coquille vide, l'Union africaine qui a remplacé l’organisation de l'unité africaine, n'est rien d'autre que le syndicat des dictateurs, criminels et tortionnaires. Depuis Oslo en Norvège, Julien Ciakudia répond sans ambages à nos questions.

1. Réveil FM International: Fake News ? Rumeurs ? On parle de la rencontre de Paul Kagamé, Hitler Africain avec Moïse Katumbi et Mbusa Nyamwisi à Davos en Suisse. Pourquoi cette rencontre agace-t- elle tant les Congolais ?

Julien Ciakudia: Il ne s’agit nullement de rumeurs ou de Fake News car nos fins lumineux nous confirment cette rencontre à Davos et sur les mobiles cachés de sa rencontre avec quelques politicailleurs congolais en marge du 30è sommet de l’UA à Addis-Abeba en Ethiopie. Souvenez-vous des tactiques de démenti de Ibiza, Monaco, Venise ….et comme l’histoire semble se répéter les participants de la rencontre avec Paul Kagame à Davos sont curieusement liés au groupe des affairistes politiques proches du Rassemblement et en plus très proches du laboratoire de nos bourreaux du Tutsi Power … dictateurs, extrémistes, terroristes, occupants, génocidaires et pilleurs non encore impunis:

Paul Kagame, pillard et receleur des ressources du Congo à la tête de l'Union Africaine

1. Soriano Chapwe Moise Katumbi, un pilleur des minerais du Katanga, homme à plusieurs identités ambiguës, marié à une Tutsie-Rwandais, Carine, une nièce de Paul Kagame , dont le papa fut autrefois Ambassadeur du Rwanda de Kagame à Bruxelles et aujourd’hui l’homme de mains et financier de Paul Kagame à Kigali.

2. Antipas Musa Nyamwisi, récidivistes chef des rebellions, ayant occupe, génocide, pille et collecte des taxes pour sa poches dans une partie du Congo occupes par des troupes militaires Ougandais lui confie par son Chef Museveni , un des seigneurs des rebellions et des guerres crées par le chef terroriste et extrémiste tutsi-rwandais usurpateur et imposteur Yoweri Kaguta Museveni, président de l’Ouganda.

Avant de se poser toutes ces questions de savoir si c’est Fake News ou Rumeurs , il faut de prime abord comprendre l’actualité de la République démocratique du Congo, le changement à la tête de l’ l’Union Africaine pour cette années 2018…, et donc situer d’une part le contexte dans lequel s’est déroulé le dernier Sommet Economique des Davos 2018 et la qualité des individus « des Congolais en présence –Soriano Chapwe Moise Katumbi et Antypas Mbusa Nyamwisi , tous les deux des criminels récidivistes qui croient toujours que le Congo est à "VENDRE" ; il faudrait aussi arrimer tous cela avec l’actualité politico-socio-économique et sécuritaire même de notre pays la République démocratique du Congo en ce début de l’année 2018 : l’avènement du Cardinal Laurent Monsengwo–le Rév.pasteur François-David Ekofo avec la marche des Chrétiens peut-être bientôt, la grande marche des confessions religieuses et plus tard peut-être pour boucler la boucle, la grande marche du peuple congolais qui se profile à l’horizon, une véritable tsunami à conséquence incalculable mathématiquement pour les Ruberwa, Bizima, Nyarugabo….avec le projet Kigali d’occupation de la République démocratique du Congo qui risque de s’écrouler comme un château de cartes.

Du contexte du sommet de Davos par rapport à la RDC : depuis fin 2016, fin des deux termes constitutionnels non renouvelable du Chef de l’Etat jusque-là élu par hold-up, fraude et bourrage des urnes 2006 et 2011.

Devant l’impasse et vu la forte contestation des rues, c’est par stratégie de continuité et d’auto-protection que les faiseurs du roi se cherchent des voies et moyens pour pérenniser à la fois l’occupation et le pillage du Congo.

Devenu gênant pour la mafia sous-régionale dans les pays des Grands Lacs Africains et ceux de la communauté internationale qui ont façonné malgré la volonté populaire,Hyppolite Kanambe Kazembere Mtuale, le pion et agent facilitateur de l’occupation et du pillage systématique des ressources minérales et stratégiques de notre pays doit partir, mais comment ? quoi faire pour n’est pas subir la volonté du peuple Congolais ? L’appétit venant en mangeant, Alias Joseph Kabila est devenu têtu et quelque peu incontrôlable….pour ses créateurs, il faut vite trouver « un homme ou des hommes à nous », se disent en coulisse la mafia pilleuse ….qui usent de la main du duo extrémistes terroristes tutsis-Rwandais Paul Kagame du Rwanda et Yoweri Kaguta Museveni de l’Ouganda, cerveau moteur de la crise militaro-terroriste de la sous-région des grands Lacs Africains.

Pourquoi alors le tutsi-militaro hitlérien Paul Kagame, homme sans coeur au centre du nouveau buzz? Profitant du nouveau statut d’un des chef tutsis extrémistes, ayant rendu des service macabres ces derniers 20 ans, Paul Kagame, ainsi devenu depuis fin Janvier 2018, Président en exercice de l’Union Africaine, les chefs maffieux s’empressent, course contre la montre avec ce qui se passe en RDC …fin imminente et peut-être brusque de Joseph Kabila, l’on doit vite influencer les décideurs corrompus, on doit aussi consulter la classe politique médiocre et collaborationnistes et mettre en place des stratégies militaires favorables pouvant conduire à la prise de pouvoir par force des pions déjà bien identifier pouvant faire l’affaire : les créateurs veulent faire ainsi rapidement en surprenant le peuple Congolais considéré par eux et les tutsis comme « naifs » : une opération effacer le tableau et trouver rapidement un homme qui doit être Joseph Kabila pour eux et sans être Joseph Kabila pour les Congolais, bref il faut faire avec un homme du « statu quo » qui pérenniserait sans contrainte d’une part la mainmise des pilleurs étrangers sur le pays et de l’autre, leur main-basse sur les ressources du pays. Continuité assurée contre le Congo et les Congolais avec Moise Katumbi Chapwe Soriano l’homme de Paul Kagame par sa femme appuyé par le confident de Yoweri Museveni, Mbusa Nyamwuisi.

Cette rencontre de Davos et sa suite à Addis-Abeba sous forme de lobbying autour du Sommet des Chefs d’Etat de l’UA se justifie dans son timing car Hyppolite Kanambe qui a été transformé en Joseph Kabila pour remplir des taches précises lui assignées depuis 17 ans, place ainsi au sommet de notre pays par la force des armes ayant atteint sa date de péremption à cause des prescrits constitutionnels et de la colère populaire devenue incontestable et imprévisible dans son out come immédiat. Un nom va appuyé cette démarche c’est celui d’Etienne Tshisekedi par son fils mafieux, Félix Tshisekedi, proche de Katumbi, qui va engager à sa manière l’adhésion «populaire» de l’UDPS pour cautionner cette aventure malencontreuse pour notre pays et notre peuple.

L’équation se complique encore plus pour cette bande maffieuse avec la quasi impossibilité d’organisation et de convocation d’une énième tentative de prolongation par le «dialogue» dans le format tel qu’a été le cas en 2017 à coup des billets avec le faux dialogue de la CENCO dont les Accords de Saint-Sylvestre ayant expirés et connus des entorses et des limites dans sa praticabilité.

2. Réveil FM International: Pourquoi l'agacement des patriotes-résistants congolais ?

Julien Ciakudia: De tout ce qui précède , il convient de comprendre l’inquiétude, la révolte, la colère et l’agacement des camardes patriotes , combattants et résistants Congolais qui se battent des années durant a travers le monde entier bravant la mort, la pluie, le froid, le soleil et la neige pour en finir avec cet état d’occupation et de pillage du pays …. Et voilà que la libération pointant à l’horizon, un groupe mafieux autour de deux chiens couchants vendeurs du Congo refont surface une fois encore pour participer a ce projet macabre et se mettent comme des moutons de Panurge à la remorque des occupants pilleurs extrémistes terroristes tutsi-rwandais sous la houlette de Paul Kagame et Yoweri Museveni, plus de 20 ans après que dure l’occupation, le génocide, les viols, le pillage du Congo, la paupérisation et l’humiliation de notre peuple avec tentative de balkanisation du pays par ces bandits armes qui ont créés des dizaines des rebellions et des seigneurs des guerres dans le seul but de piller et occuper le Congo. Chose que nous ne pouvons jamais plus permettre…. Cette fois –ci c’est la patrie ou la mort.

3. Notre peuple se bat-il pour retourner dans et sous l'occupation ? Pourquoi les occidentaux considèrent-ils que Paul Kagamé est incontournable dans la résolutions des conflits en RDC ?

Julien Ciakudia: De quels Occidentaux parlent-t-on ici ? Des mafieux ou des gens animés d’un esprit d’éthique politique responsable ? Il y a bien sur une pensée très mauvaise, une praxis des racistes et de négation catégorique de la dignité et des valeurs des Africains en général et de l’homme noir en particulier qui anime des hommes comme le Léopoldien Louis Michel, Bill Clinton et son épouse Hilary Clinton, Tony blaire et son épouse Sherry Blair, des multinationales comme Glencoore, des hommes d’affaires mafieux comme Dan Getler… pour ne citer que cela parmi ceux qui pensent et agissent comme eux de la France, des Etats-Unis d’Amérique, de la Chine, du Canada…

Sachant que certains pays de la vieille Europe sont aujourd’hui plongé dans une crise économique et financière aiguë et comme certaines multinationales de leurs pays sont à la recherche de la plus-value…..au regards de l’imbroglio politique du moment à travers la RDC, doublée d’une classe politique médiocre et irresponsable qui ne saisissent aucunement et très malheureusement pour la grandeur du Congo, l’importance de la défense des intérêts supérieurs de l’Etat…..la mafia organisée du monde dit moderne se trouve donc face à des interlocuteurs politiques irresponsables et ventripotents du cote de la RDC, ainsi qu’ils se coalisent pour nous humilier et nous ridiculiser en nous volant l’essentiel des ressources nous données par la providence. Dieu a voulu que nous soyons Congolais et il nous a comblés de toutes les bonnes ressources du sol et du sous-sol, pas pour que nous soyons le plus malheureux du monde ! Mais, avec une pauvre et ignorante classe politique que connait actuellement la RDC , nous sommes devenu un Etat sans Etat ! Alors tout concours alors au bien de ceux-là même qui se croient plus malins que nous, et ils sont sans conscience du bien commun. Ils veulent tout simplement continuer à devoir profiter de la faiblesse actuelle de la République démocratique du Congo (RDC) du reste un pays immensément riche en ressources minérales et stratégiques.

Comme du temps de l’occupation de la France par Hitler et les forces Nazies, le Rwanda de Paul Kagame, pays occupant avec son chef mercenaire hitlérien, génocidaire sanguinaire extrémiste terroriste violeur et pilleur est vu comme le seul interlocuteur valable devant engager notre pays la RDC sur tout le plan de diplomatie et de business. Une situation plus que dramatique et regrettable qui amène de petits bonshommes à la taille de Katumbi, Mbusa et autres des collabos Congolais cupides à ne pas se gêner de baisser leurs culottes devant ces dictateurs prédateurs terroristes extrémistes génocidaires occupants tutsis-rwandais qui se croient encore comme Adolphe Hitler en 1940, ainsi qu’ils s’attellent a mettre en place des stratégies afin de prolonger indéfiniment leur temps sur notre sol. Adolphe Hiltler se croyait maître de temps et de l’espace, sans compter à l’éventualité d’un renversement catastrophique de la situation qui devrait lui arriver subitement en 1945.

Le Pasteur Ekofo l’a bien dit dernièrement lors de son Sermon en la Cathédrale du Centenaire Protestant de Kinshasa face la Kabilie joséphiste quelque peu désemparée: c’ est une guerre qui va se continuer même par nos enfants et nos petits-enfants.

Laurent-Désiré Kabila de le dire encore bien avant son assassinat : la guerre sera longue et populaire.

Ainsi dis-je, chaque fois aux patriotes combattants résistants du monde : Congolais Prends ton pays en mains, plus jamais ça, notre cause est noble , Avec Dieu nous vaincrons, la Patrie ou la mort.

4. Notre peuple commence à se réveiller, pourquoi les politicailleurs et profito-situationnistes se précipitent-ils vers Paul Kagamé ?

Julien Ciakudia: Les causes exogènes de la crise politico-économico-sociale que traverse la République démocratique du Congo depuis la chute du dictateur Mobutu est profonde.

Et je crois bien savoir que vous en connaissez aussi tous les acteurs principaux, des éléments nuisibles étrangers et leurs entreprises respectives qui, pour des raisons égoïstes essentiellement mercantilistes ont provoqués volontairement l’hécatombe de la République démocratique du Congo ; ce qui fait mal c’est de voir un bon nombre de nos compatriotes anti-patrie du genre de Lambert Mende, Boshab, Minaku…et un groupe véreux de mobutuistes revenus de l’exil soutenir cette entreprise hitlérienne de Kagame et Museveni, vendant pour des miettes leur intelligence et leur âme sans gêne aux occupants et pilleurs de notre pays. Comme pour le General Français De Gaule après la libération de la France, je crois aussi que les Congolais anti-patrie, Cupides, vendeurs du Congo … tous ces collabos des occupants , répondront de leurs actes a la libération totale du Congo que nous voulons imminent. Ils doivent s’y préparer a chaque jour, et ce n’est pas pour longtemps.

Nous connaissons sans doute tous ces aventuriers internationaux et autres escrocs des différents pays du monde entier qui se cachent derrière les rideaux Kagame –Museveni qui se trouvent au cœur de la crise Congolaise, laquelle endommage totalement le développement durable de la RDC ainsi qu’elle soumet notre peuple a une vie misérable.

Kabila le taximan de Dar-es-Salaam catapulté au sommet de la RDC depuis le 26 janvier 2001 n'est pas le véritable problème du Congo tout comme le joker du pillage des minerais Soriano Moshe Moise Katumbi le pilleur du Katanga n'est pas non plus la solution politique à la crise majeure que traverse notre pays car il n'en a ni la capacité intellectuelle, politique ou géostratégique pour en scruter la profondeur.

Pi encore, Moise Katumbi n'est qu'un simple affairiste qui ne comprend nullement l’immensité et la complexité de la crise majeur politico-économico-financier et sécuritaire que traverse en ce moment la RDC.

Disons le ici et une fois pour toute, Moise Katumbi n'a jamais fait un cheminement politique traçable en RDC, il n'a pas un parti politique connu en RDC, il n'est nullement un chef de l'opposition politique connu en RDC pour se permettre d’engager notre pays avec des tiers. Il est tout simplement un prisonnier en fuite, venu aux soins médicaux avec la complicité de son ami Joseph Kabila , au motif fallacieux d'empoisonnement comme il l’a affirmé lui-même et promit à la TV5 Afrique en direct d'apporter des preuves médicales une fois le diagnostic terminé ; Chose qu'il n'a plus jamais mentionnée depuis plus de 2 ans depuis de sa déclaration télévisée et captée le monde entier.

En dehors de son équipe de football , Moise Katumbi Soriano Chapwe n'a jamais été un politicien connu et traçable, à part une nomination par son ami KABILA au poste de gouverneur pour des opérations de pillage systématique et éhonté de nos ressources minières avec leurs complices étrangers et tutsis-rwandais dont Kagame et Museveni qui lui ont marie leur fille Carine pour mieux le contrôler ( voir panama papers et autres rapports Mapping des Nations Unies).

Lire la suite

jeudi 1 février 2018

La Fédération Protestante de France se solidarise de l'Eglise du Christ du Congo (ECC) !

Strasbourg, le pasteur André Bokundoa, président de l'ECC et le pasteur François Clavairoly, président de la FPF

Une première. La Fédération Protestante de France vient de voter à unanimité soit 97 voix pour se solidariser avec l'Eglise du Christ au Congo (ECC). Les églises protestantes donnent mandat au pasteur François Clavairoly, Président de la Fédération Protestante de France pour parler de l'ECC auprès des autorités françaises et de plaider pour la sécurité des ecclésiastiques congolais.

Le pasteur André Bokundoa, président de l'Eglise du Christ au Christ a-t-il la baraka ? Non, c'est la grâce qui surabonde depuis son arrivée à la tête de l'ECC, la plus grande fédération protestante au monde, avec 95 communautés. La rupture avec l'époque Marini Bodho est réelle. Les accointances diaboliques que Marini Bodho a imposé aux protestants congolais, avec un régime d'imposture qui assassine, tue, massacre son peuple, s’estompent !

La prédication du pasteur François-David Ekofo, à la cathédrale du centenaire protestant, le 16 janvier dernier, jour de la commémoration du 17è anniversaire de M'zée Laurent-Désiré Kabila, a démontré la rupture Marini-Bokundoa. En effet, habitués à être caressés dans le sens du poil, ils étaient tous là: apparatchiks du régime, ministres, députés, sénateurs, chefs de police, ambassadeurs accrédités en RDC...Retransmise en directe par la RTNC et tous les médias des barons du régime, la prédication actualisée et prophétique du pasteur François-David Ekofo devant des autorités aux mines déconfites fait un buzz jusqu'aujourd'hui sur les réseaux sociaux. Le message-réquisitoire est tellement retentissant, qu'il a laissé le monde en stupéfaction, et les dinosaures Mobutistes et Mammouths Joséphistes en sidération, la rupture s'opère réellement. Prochainement, l'ECC privera de la sainte-cène, des criminels qui ont pris la mauvaise habitude de considérer la cathédrale du centenaire comme un paillasson où ils venaient essuyer leurs pieds de sang. Le changement, c'est déjà maintenant avec le pasteur André Bokundoa et son équipe.

En 1995, invitée le pasteur Jacques Stewart, président de la Fédération Protestante de France, la délégation de l'Église du Christ au Zaïre conduite par l’Évêque Jean Bokeleale était venue en France. Mais le rapprochement entre les deux fédérations francophones n'avait vraiment pas eu lieu. Avec le pasteur Claude Baty, le 10e président de la Fédération protestante de France de tendance évangélique, échoua. Puisqu'il a été aumônier au Congo-Brazzaville, et son rapprochement avec Marini-Bodho pour avoir étudié à la même époque: à la faculté de Théologie évangélique de Vaux-sur-Seine...Invité à Kinshasa, Claude Baty fut baladé dans tous les sens. Il rentra à Paris, tout content de lui, mais l'échec a été total.

Le pasteur François Clavairoly est entrain de réussir là où ses prédécesseurs ont lamentablement échoué: soit par manque de vision, soit par volonté de connivence...

Lire la suite

lundi 29 janvier 2018

RDC: Le Néron de Kingakati Alias Joseph Kabila sosie du génocidaire Léopold II ?

Alias Joseph Kabila avec sa barbe léopoldienne

"L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit", c'est Aristote ! Depuis à sa fameuse conférence de presse, avec des fleurs d'enterrement, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, qui a déclaré d'avoir échoué dans sa prétention de changer l'homme congolais. Lui fut Taximan à Dar es salam, qui est arrivé en République démocratique du Congo, en 1997 en Kadogo avec des bottes vertes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, sans un clou dans ses poches quémandant son chanvre...Les Congolais ne décolèrent pas de son insulte à tout un peuple. Nos jeunes de Lucha ont vu juste: la barbe poivre sel d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ressemble à celui de Léopold II, roi des Belges.

Léopold II, roi des Belges

Le mentor d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, c'est le Belge Louis Michel qui est Léopoldien et défenseur du roi Léopold II, génocidaire au Congo. Léopold II est le bourreau aux 10 millions de victimes au Congo. Louis Michel a fait de son poulain Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale un Léopoldien-Léopoldiste.

Léopold II, le roi des Belges, fut un rusé diplomate, partisan de la colonisation de l’Afrique dont il souhaitait profiter personnellement des richesses, qui obtient en février 1885 un territoire de deux millions et demi de kilomètres carrés – 80 fois la taille de la Belgique ! Sans jamais y mettre les pieds, le monarque va le faire exploiter sans répit. Le saigner à blanc. Pour l’ ivoire d’abord, pour le caoutchouc ensuite , à la sueur du front des autres et jusqu ’au prix de leur vie. Et ce dès le début du règne belge sur le pays.

La folie prédatrice d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale dans le pillage des ressources de la République démocratique du Congo est comparable à celui de son sosie Léopold II. Arrivée poche vide, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale planque 50 milliards de dollars américains dans les îles vierges britanniques, avec son ami Dan Gertler. Paradise Papers, les Etats-Unis demandent l'entraide judiciaire de la Suisse.

Alias Joseph Kabila avec sa barbe léopoldienne

De Tingi-Tingi, Pweto...Alias Joseph Kabila a laissé plusieurs cadavres dans des placards. Depuis qu'il a été catapulté sur le trône du Congo par Louis Michel, son mentor et la mafia internationale pour mieux piller les ressources de la République démocratique du Congo, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ne fait qu'accumuler crimes, barbaries, tueries, assassinats, arrestations arbitraires... Celui que Louis Michel a présenté au monde entier comme le fils de M'zée Laurent-Désiré Kabila n'est qu'un fils putatif, usurpateur et imposteur. 17 ans qu'il dirige par défi la République démocratique du Congo, transformée en prison à ciel ouvert, entouré des dinosaures Mobutistes qui se sont mués en Mammouths Joséphistes.

La violence de ce qui s’appela l’État indépendant du Congo (1885-1908) — territoire sur lequel le roi Léopold II exerça une souveraineté de fait, prélude à ce qui sera le Congo belge (1908-1960) —À la fin du XIXe siècle, le système colonial établi au Congo par Léopold II, roi de Belgique, atteint un degré de brutalité telle qu’il sera à l’origine d’un des plus grands massacres de l’Histoire.L'esclavagiste. Léopold II a 10 millions de victimes congolais sur son compteur, et que dire d'Alias Joseph Kabila, qui est capable d'envoyer sa soldatesque dans des maternités pour lancer des bombes lacrymogènes dans des couveuses de bébés prématurés ?

En 1876, Léopold II avait crée l’association internationale africaine, un organisme à façade philanthropique qui était censé lutter contre l’esclavage et « civiliser » les indigènes, mais dont le but était d’exploiter les richesses du bassin du Congo. Aujourd'hui, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale regrette de n'avoir pas réussi de transformer et civiliser l'homme congolais.

Deux époques, même apparence, même « vision » entre Léopold II, roi des Belges et le Néron de Kingakati, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale: Le Congo, un butin et les populations congolaises, des accessoires.

Lire la suite

samedi 27 janvier 2018

Poulain du Belge Louis Michel, le Néron de Kingakati "Alias Joseph Kabila" a pris la grosse tête !

Kinshasa, conférence de presse d'Alias Joseph Kabila

Le Belge Louis Michel devrait récupérer son poulain Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, qu'il a catapulté sur le trône du Congo depuis dix-sept ans maintenant. L'inculte a été soutenu par la mafia internationale pour mieux piller ses ressources de la République démocratique du Congo. L'odieux "Néron de Kingakati" a pris la grosse tête, il est devenu arrogant et méprisant. Le moineau est devenu un aigle, rapace et prédateur.

Alias Joseph Kabila et son mentor le Léopoldien Louis Michel

Avec sa barbe poivre sel comparable à celle du comique camerounais Jean-Miché Kankan, l'aphone et taiseux, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale a répondu aux questions des journalistes cinq ans après son second hold-up électoral de novembre 2011, cinq ans ans de silence dans un pays continent. Une conférence de presse après son second quinquennat usurpé qui hors mandat électoral. 26 janvier 2001-26 janvier 2018: Dix-sept ans qu'Alias Joseph Kabila trône abusivement sur le Congo. Sa conférence de presse "boutiquée", avec des fleurs d'enterrement comme décoration, avec comme réponses alambiquées, une litanie d'incantations.

Elections Louis Michel 2006: L'imposteur Alias Joseph Kabila a gagné par fraude

La RDC n'est pas la propriété d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ! L'imposteur de Kingakati va jusqu'à humilier Florence Morice, une consœur de RFI qui a posé la question de savoir s'il sera candidat. IL demande à ses services: "veuillez remettre une copie de la constitution à ma petite sœur de RFI". Aucun journaliste n'est solidaire avec elle ni ne proteste. Il y a une sorte de complaisance entre les coupagistes qui rigolent et le Néron de Kingakati. Les trois péchés capitaux d'Alias Joseph Kabila devant la presse sont: Autosatisfaction, Arrogance et Falsification de l’histoire. La RDC ni les Congolais n'ont pas des problèmes particuliers avec la Belgique. C'est le régime d'Alias Joseph Kabila, ses apparatchiks véreux qui a des problèmes avec des libéraux belges au pouvoir. Que l'on ferme la maison Schengen ou que l'on coupe la coopération belge avec ses 25 millions d'euros, qu'est-ce que cela change pour les Congolais ? La Belgique a attendu 17 ans pour se rendre compte que son imposteur de poulain est incapacitaire, sanguinaire, tortionnaire et inquisiteur du peuple congolais. N'est-ce pas se jouer des congolais ? Combien n'y a-t-il pas eu des massacres, tueries, assassinats, arrestations arbitraires, emprisonnements abusifs, empoisonnements de congolais par le régime autocratique illégitime d'alias Joseph Joseph et le silence assourdissant de Louis Michel et des Libéraux belges au pouvoir ?

Mentor et Poulain: Louis Michel et Alias Joseph Kabila

Aujourd'hui, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale parle de sa "Constitution" qu'il a défendu. Quel toupet ? C'est sous l'instigation et la bénédiction de Louis Michel que la "Constitution" de la République démocratique du Congo a été écrite à l'université de Liège. Nous revenons sur ce que Réveil FM International avait publié le mercredi 31 juillet 2013 sous le titre: "Tripatouillage Constitutionnelle: Evariste Boshab-Bob Kazadi Kabamba, les Dupond-Dupont congolo-belges, faussaires et fossoyeurs du Congo.

Ténébreux, ombrageux, embrouilleurs, adeptes de l'adage:"science sans conscience n'est que ruine de l'âme", Evariste Boshab et Bob Kabamba Kazadi sont les Dupond-Dupont congolo-belges, fossoyeurs patentés de la République démocratique du Congo. Chaperonner par Louis Michel leur grand parrain, Evariste Boshab et Bob Kabamba Kazadi sont deux pseudos intellectuels, deux chiens de garde dressés par des néocoloniaux et néocolonialistes pour mieux casser la République démocratique du Congo, l'empêcher de décoller et servir au mieux leurs intérêts: pillages organisés des ressources !

L'embrouille Belgique-RDC est une mascarade: Louis Michel et son poulain Alias Joseph Kabila

Un Grand Congo violé, fragile, très faible, caporalisé, divisé, incapable de se défendre, ni de défendre ses citoyens les poussant à l'exil est du pain bénit pour des belges néocoloniaux et néocolonialistes, qui sont conscients que la Belgique ne pèse pas sans le Congo même faisant partie de l'Union européenne.

Néanmoins, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, entouré des dinosaures Mobutistes, s'en prend à la Belgique, rien de nouveau sous le soleil. Alias Joseph Kabila est amnésique, il a oublié que le Léopoldien Louis Michel l'a placé sur le trône du Congo avec l'accord de la mafia internationale pour mieux piller des ressources de la RDC. Alias Joseph Kabila a oublié que c'est le même Louis Michel, alors Ministre des Affaires étrangères qui avait tout orchestré pour son premier voyage euro-américain, fin janvier 2001. Son escale à Paris pour rencontrer le Président Jacques Chirac, une trentaine des minutes, à Washington sa rencontre avec Colin Powell et, le Président américain George W. Bush, à New-York à l'ONU avec Koffi Annan, puis retour en Belgique avec des Belges.

Paniqué, tout tremblant, Alias Joseph Kabila face aux journalistes au Palais des Nations à Genève

L'arrogance d'Alias Joseph Kabila est celui d'un arriviste parvenu. Ancien taximan de Dar es Salam, Kadogo qui est arrivé au Congo en 1997 avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, sans un caillou dans ses poches. Aujourd'hui grâce aux pillages des ressources de la RDC, il est multi-milliardaire. Il a plus de 50 milliards de dollars américains, planqués dans les îles vierges britanniques. Il se fout de tout le monde. Sa soldatesque a tué, assassiné voir massacré des congolais dans des paroisses. Pas un mot des condoléances ! Ses mercenaires ont gazé des bombes lacrymogènes dans une maternité où étaient soignés 60 bébés prématurés dans des couveuses des sœurs religieuses à Mbinza Delvaux. Pas un mot. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale s'est amusé avec des journalistes aux ordres. Il n'a répondu sérieusement à aucune question. Il a baladé tout le monde.

Alias Joseph Kabila suivant le cortège funèbre de M'zée Laurent-Désiré Kabila à Kinshasa

Le 16 janvier 2011 sous le titre: RDC: Révision constitutionnelle, Congolais, indignons-nous ! nous écrivons ceci:

Un pays ne change pas d'adresse tous les quatre matins, et on ne révise pas non plus une Constitution tous les quatre matins dans un pays responsable et démocratique ! Surtout pas pour des raisons fallacieuses, bidons comme l'ont fait les Joséphistes au Palais du Peuple.

Un pays se construit démocratiquement avec tous ses fils et filles, avec des piliers de contre-pouvoirs: Une opposition institutionnelle respectée et protégée par ceux qui sont au pouvoir, des partis politiques qui fonctionnent sans entraves, une société civile écoutée, une justice indépendante pour tous, une presse libre et indépendante...Cela ne doit pas être un slogan mais être une réalité au quotidien !

Les Joséphistes ont prouvé à la face du monde qu'ils sont corrompus, véreux, rusés, gnomes, illusionnistes, fourbes, roublards, tricheurs, dribbleurs... Ils ont votés la révision constitutionnelle pour favoriser Joseph Kabila à l'élection présidentielle de 2011. Pour masquer leurs turpitudes ils entonnent à l'unisson la chanson:"Même à un tour le candidat de l'opposition peut gagner". En effet, les Joséphistes sont prêts à vendre le Congo pour un plat de lentilles !

Pourquoi cette précipitation pour réviser la Constitution de Liège ? Pourquoi ce mépris du souverain primaire c'est-à-dire du peuple congolais ? Pourquoi avoir accepter que la Constitution de Liège ait été votée par en référendum en 2005 et le faire voter précipitamment par les Députés et Sénateurs ? La bande des Joséphistes croient comme fer que la République démocratique du Congo, notre pays à tous, est leur "Ligablo" en bons jouisseurs, ils estiment qu'ils doivent en jouir comme bon leur semble. Ils se trompent ! On ne peut justifier aucune violence mais lorsque notre parlement se transforme en ring de boxe. On ne peut que que s'inquiéter et s'interroger.On apprend que lors du vote de la révision constitutionnelle au Palais du Peuple, Evariste Boshab, le président de l'Assemblée nationale aurait été copieusement rossé par un Député du MLC, dans sa fuite Boshab aurait perdu quelques feuilles de notes...sans doute aussi quelques dollars pour corrompre ! Il serait sortie par la petite porte !

Kinshasa le 18 février 2006, sous un soleil d'aplomb, Alias Joseph Kabila, promulgue la Constitution de Liège qu'il est entrain de combattre à 9 mois de la fin de son mandat.

Voici les raisons pour les Congolais de s'indigner face à la révision constitutionnelle de l'AMP, Parti-Etat:

Kingakati Bwene, la ferme de tous les maux !

Mobutu Sese Seko se repliait à Gbado Lite quand il n’était pas dans le bateau présidentiel, le MS-Kamanyola. Joseph, lui, a trouvé son lieu de villégiature sur la route de Bandundu. Kingakati Bwene est une petite bourgade perdue où se dessinent des scénarii sur la gestion de la République démocratique du Congo. A deux jours du vote de la révision constitutionnelle au Palais du Peuple, Joseph a reçu 400 parlementaires (députés et sénateurs) dans la désormais célèbre «Ferme de Kingakati». Aux allures de garden-party, la rencontre a été l'occasion pour recevoir un mot d’ordre de vote en insistant sur la «discipline» avec enveloppes. Les parlementaires de l'AMP, Parti-Etat ont reçus chacun une enveloppe de 20.000 $ distribuée par Evariste Boshab et Augustin Katumba Mwanké, pour les Députés; Léonard She Okintundu et Henri-Thomas Lokondo pour les Sénateurs.

Souvenons-nous avant l'éviction de Vital Kamerhe au perchoir de l'Assemblée nationale. C’est à Kingakati qu' Boshab Evariste, a été choisi par Joseph Kabila lui-même, pour remplacer Vital Kamerhe.. Boshab a succédé à Kamerhe à la tête du parti présidentiel, le PPRD ; c’est encore lui, Boshab, qui a pris le siège de Kamerhe après sa démission. Selon certaines sources, le mercredi 15 avril 2009, «Joseph» aurait remis à chaque parlementaire une «enveloppe» contenant un montant oscillant entre 2.000 et 5.000 $. Et il s’était par ailleurs engagé à prendre à sa charge le solde à payer pour les véhicules 4x4 livrés à ses convives. La réunion s’est terminée par un grand barbecue. Le champagne avait coulé à flots. «Ce fut un géant méchoui. Une fête avant la fête. Champagne grand cru, grands vins, blanc et rouge, poulets, viandes diverses, saucisses grillées, etc." Pour cacher sa trahison à l'égard du Congo, Joseph s’est par ailleurs engagé à prendre à sa charge le solde à payer pour les véhicules 4x4 livrés à ses convives.»

Vital Khamerhe. Le président démissionnaire, également issu de l’AMP, a été éjecté de son fauteuil par sa propre famille politique, pour avoir osé critiquer la décision autocratique de Joseph Kabila. Une trahison de plus contre le Congo et les Congolais. Joseph, avait donné son accord, en janvier 2009, à l’entrée de l’armée rwandaise en RDC pour démanteler, aux côtés de l’armée congolaise, les bases des rebelles hutus du FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda). Vital Khamerhe, dans une intervention sur les ondes de la radio onusienne, avait alors qualifié cette décision de « très grave » pour le pays, signant ainsi sa déchéance. L’Alliance de la majorité présidentielle (AMP, Parti-Etat, dont il était issu, avait mis tout en œuvre pour obtenir sa démission et celle du bureau qu’il dirigeait. Après quelques semaines de résistance, Vital Kamerhe avait finalement jeté l’éponge, le 25 mars 2009, à la veille de la visite de Nicolas Sarkozy, le président français en RDC.

Kingakati, c'est aussi le lieu où a eu lieu du 8 au 10 octobre 2010, un conclave entre les Chefs des partis et autres indépendants AMP, entre autres, le PPRD, l’ARC, le MSR, le RCD/KML, la CCU, le PDC, DCF-Cofedec, le PA, la CODECO, l’UNAFEC, l’UNADEF pour transcender leurs divergences en vue de consolider le leadership de Joseph Kabila, leur seul candidat-président. Enfin Kingakati, c'est le lieu où Armand Tungulu a été assassiné. Kingakati est plus que le lieu où se prenne des décisions névralgiques de la République, c'est le lieu de toutes les compromissions, les trahisons contre le pays avec des décisions alambiquées, l'achat et la corruption des parlementaires pour voter les lois en faveur de l'AMP, Parti-Etat, les nominations partisanes et farfelues, l'accueil des courtisans et le débauchage pour le clan des Joséphistes...

La peur bleue du grand débat démocratique !

La remise en cause de deux tours de l'élection présidentielle annule de fait le grand débat démocratique entre les deux candidats en lice au premier tour. Or la peur bleue de Joseph de se retrouver en face d'un bon tribun. Depuis 10 ans qu'il est à la tête du Congo, ses actes de trahisons à l'égard du pays sont avérés. Il n'a aucun bilan palpable à défendre si ce n'est les deux fontaines à Kinshasa qui n'arrivent même pas à refouler l'eau. Joseph peut-il tenir un débat de 2 heures face à Etienne Tshisekedi ? Justine Kasa-Vubu, Vital Kamerhe, son ancien ami et défenseur ? Djamba Yohé ? Marie Thérèse N'landu ? Pasteur Théodore Ngoy ? ... et tant d'autres tribuns de l'opposition congolaise ? Non et mille fois, non ! Le Congo n'a pas recouvré la paix, le Congo n'est pays démocratique, le Congo ne respecte pas les droits de l'homme, le Congo n'a pas une presse libre et indépendante...

En 2006, Modeste Mutinga alors président de la Haute Autorité des Médias (HAM) s'était fait corrompre pour annuler le débat constitutionnel tant attendu entre Joseph kabila-Jean-Pierre Bemba. Contre espèces sonnantes et trébuchantes et postes, Modeste Mutinga et ses acolytes annulèrent le grand débat démocratique. Modeste Mutinga fut nommé Rapporteur au Sénat pour le compte de l'AMP, Parti-Etat; Esdras Kambale qui fut le Ier Vice-président de la HAM, est Ministre de la culture et des Arts; Dominique Sakomi Inongo devenu président de la HAM a été contraint, en mai 2008, de poser l'acte de Zachée en restituant 47 000 dollars américains, salaires de membres du Centre de monitoring des médias congolais (CMMC) avant d'être viré. C'est un seigneur de guerre Primo Mukambilwa qui préside l'étouffoir des libertés: la Haute Autorité de Médias (HAM) au profit de l'AMP, Parti-Etat.

Le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de Communication (CSAC) dont la loi vient d'être promulguée en date du lundi 10 janvier 2011, ne risque-t-il pas d'être le clone de la HAM ? Voyez comment Malu Malu s'accroche à la CEI ! Le CSAC sera-t-il vraiment indépendant ? Les membres de CSAC ne risquent-t-ils pas de faire comme Modeste Mutinga, Esdras Kambale, Primo Mukambilwa... jouer aux prédateurs de la liberté de presse avec des décisions farfelues, monnayer des postes, se faire corrompre...?

Les politiciens-mangercrates !

La classe politique congolaise fait la honte ! Nos acteurs politiques sont trop versatiles et cela pénalise le pays:Ils étaient Kasavubistes à Joseph Kasa-Vubu, Lumumbistes avec Patrice Emery Lumumba, Mobutiste avec Joseph-Désire Mobutu Sese Seko, Kabilistes avec M'zée Laurent-Désiré Kabila, ils sont devenus des Joséphistes avec Joseph avec des retournements de vestes, chemises ... Les Mobutistes qui avaient traversé le fleuve Congo à pied pour fuir l'entrée de l'AFDL sont revenus et agissent avec amnésie désopilante comme s'ils n'avaient jamais été chassé du pouvoir. Seul la mangeoire compte. L'acteur politique congolais ne se bat pour ses idées et convictions mais veut à tout prit se retrouver à la mangeoire.

La politique est le seul métier payant au Congo. Alors par opportunisme, avec l'idéal de la ventripotence, on fait de la politique pour manger. Et les mangeurs à tous les râteliers se retrouvent à tous les gouvernements et dans toute les institutions de la République.

Comment comprendre Evariste Boshab qui se dit constitutionnaliste, qui avec Bob Kazadi Kabamba sont les deux seuls Congolo-Belges à avoir participé à la rédaction de la Constitution de Liège avec leurs compatriotes Belges: Nicolas Banneux, Marc Bossuyt, Pierre Verjans, André Alen, Paul Lemmens, Jean Spreutels...Le Belge Evariste Boshab qui préside notre parlement en toute illégalité et illégitimité sait-il au moins que la Constitution de son pays la Belgique nommée Constitution belge actuelle est la seule et unique norme juridique suprême qu'ait jamais eu la Belgique. Elle est dite « Constitution du 7 février 1831 » ou « Constitution du 17 février 1994 » car elle a été votée le 7 février 1831 par le Congrès national mais elle a été coordonnée le 17 février 1994. Elle instaure un système monarchique constitutionnel, parlementaire et fédéral. De sa création en 1831 aux années 1960 elle n'a quasiment pas été modifiée. Les premières modifications, ont eu pour but d'élargir le scrutin. Par la suite, elle ont eues pour cadre une décentralisation de l'État. La dernière modification date du 22 décembre 2008.

Comment Boshab a pu accepter qu'on révise la Constitution de Liège pour l'intérêt de Joseph Kabila ?

Science sans conscience n'es que ruine de l'âme. Evariste Boshab et les parlementaires du ventre ont peut-être des diplômes qu'ils accrochent comme des trophées sur les murs de leurs résidences, ils ne sont en rien des intellectuels. Nous espérons qu'ils sont fiers d'eux lorsque le matin, ils se regardent dans le miroir pour se raser. On devrait prendre le temps nécessaire pour réviser cette Constitution, pas pour de besoin électoraliste, partisan et mercantiliste. Les Joséphistes ont choisi la voie de déshonneur. Ils sont hués, conspués, sifflés, injuriés, insultés, apostrophés, vilipendés, abîmés, diffamés, flétris, salis, calomniés, dénigrés, décriés ....par les Congolais !

Pluralisme politique et pluralité d'opinion

Le Congo n'est ni le Rwanda encore moins le Burundi qui n'ont que trois ethnies: Hutu, Tutsi et Twa (pygmées)Pluralisme politique-pluralité d'opinion. Les parlementaires Josépistes véreux qui veulent nous ramener à une dualité politique:Majorité présidentielle et une opposition voire un opposant ignorent les vrais soubassements des réalités politiques congolaises.

La République démocratique du Congo, pays aux dimensions continentales, a plus de 450 ethnies, il est à craindre que l'émiettement du suffrage universel dans une compétition électorale pluraliste à un seul tour ne consacre l'avènement à la tête de l'Etat d'un président élu avec peut-être 10 % des voix exprimées par son seul groupe ethnique ou peut être encore par trois ou quatre de 145 territoires que compte la RDC.

Dans ce cas précis, le président qui sera élu dans ces conditions sera contesté, voire rejeté par l'ensemble du territoire national faute de légitimité nationale. Ce qui entraînerait une situation chaotique hypothéquant ainsi l'avenir et le développement de la République démocratique du Congo.Le schéma politique des Joséphistes est faussé dès le départ, le résultat sera faux.

La réduction du scrutin de deux tours à un diminue ou, mieux, réduit ainsi les conditions d’aisance et de lucidité qui servent de sous bassement à une élection responsable et judicieuse, conditions pourtant garanties dans la présente constitution. Il est plus difficile de choisir judicieusement et en toute responsabilité un Président de la République sur une liste de plus de cinquante candidats que de le faire sur une liste de deux candidats et que, par conséquent, la possibilité donné aux électeurs de tamiser, au premier tour, les candidats et de choisir, au second tour, l’un sur les deux candidats restants permet aux citoyens en âge de voter d’exercer judicieusement et en toute responsabilité leur droit de vote.

Ramener le scrutin de deux à un tour veut dire retirer au citoyen les conditions de mieux connaitre le candidat à élire et d’élire aisément, judicieusement, en toute responsabilité et en connaissance de cause après tamisage de candidat ; et ce, en l’obligeant, tout en sachant qu’il est analphabète, de choisir le Président de la République en une seule fois et sur une liste de plusieurs personnes.

Le scrutin à deux tours organisé en 2006 n’avait pas débouché sur une guerre identitaire en République démocratique du Congo. Les violences armées ayant opposé la Garde présidentielle de Joseph Kabila et la Garde de Jean Pierre Bemba n’avaient pas pour source le mode de scrutin ni la contestation des résultats électoraux. Elles sont intervenues plus ou moins un an après que Jean Pierre Bemba ait reconnu la victoire de Joseph Kabila.

Alias Joseph Kabila fait du Mobutisme sans Mobutu. La Belgique qui assassine Lumumba ne vaut pas pire qu'un pouvoir qui réprime son propre peuple dans le sang. Si @dreynders doit restituer la dépouille de Lumumba, d'autres doivent restituer celle de Tungulu ou Chebeya. En somme, ni Colons ni Dictateur ne sont à tolérer en République démocratique du Congo. S'en prendre à la Belgique qui a assassiné Patrice Emery Lumumba ne vaut pas pire qu'un pouvoir qui réprime son propre peuple dans le sang. Si la Belgique doit restituer la dépouille de Lumumba, Alias Joseph Kabila doit restituer celle de Floribert Chebeya, Fidèle Bazana, Armand Tungulu... En somme, ni Colons ni Dictateur ne sont à tolérer en République démocratique du Congo.

Lire la suite

vendredi 26 janvier 2018

Hommage à Albert Mukendi, vaillant patriote-résistant-combattant de Londres !

Albert Mukendi, Vaillant patriote-résistant-combattant

A Réveil FM International, nous sommes consternés. La diaspora congolaise vient de perdre l'un de ses dignes fils, Albert Mukendi qui résidait à Londres en Grande-Bretagne. La résistance congolaise est encore frappée par le deuil. Nous nous battons à l'extérieur pour un Congo réellement libre et démocratique. Mais la mort frappe. Nous perdrons les nôtres au pays, nous ne pouvons pas y aller. Nous mourrons hors de la terre de nos ancêtres. Pour le combat contre le régime d'imposture, d'occupation, d'usurpation et des médiocres, les patriotes-résistants-combattants sont victimes de la double peine.

L'année 2017, nous a arraché Anicet Mobe, l'historien et intellectuel, qui éclairait notre passé pour mieux nous ancré dans le présent de l'histoire du Congo et nous projeter dans le futur. Jean-Kalama Ilunga, qui a conceptualisé "les crises enchevêtrées" mais aussi convaincu que dans la résistance congolaise, les résistants résistent partout où ils sont à travers le monde contre le régime d'imposture qui trône au Congo, sont des patriotes puisqu'ils aiment leur pays le Congo et combattants puisqu'ils sont au front.

Au delà de ses participations dans nos marches pacifiques "Kabila dégage", "Kabila Must Go" à Londres, Paris et Bruxelles: Albert Mukengi est le patriote-résistant-combattant qui a eu le courage de dénoncer la fumisterie de la 5è colonne d'Honoré Ngbanda. Une 5è colonne qui n'a jamais existé, sinon alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et sa bande des Congolais laquais, n'allaient pas continuer à massacrer le peuple congolais comme ils les font, ni de gazer des bébés prématurés dans des maternités.

Albert Mukendi était brave. Il parlait, polémiquait mais il n'est jamais allé à la mangeoire d'Alias Joseph Kabila ni en cachette ni au grand jour.

Ni acheté ni achetable, Albert Mukendi n'a jamais collaborait avec ce régime abject d'imposture. Comme chaque congolais, il avait ses convictions politiques. Il aimait sincèrement le sphinx de Limete: Etienne Tshisekedi. C'est son droit et il le défendait du mieux qu'il pouvait. Albert Mukendi que ton âme repose en paix en Grande-Bretagne, ton pays d'adoption. Tu as combattu le bon combat de la justice contre l'injustice, de la liberté contre la dictature, de la vérité contre des mensonges éhontés, sans faillir, en étant du côté des faibles et anéantis. Réveil FM International présente ses condoléances les plus attristés.

Des traîtres et collabos sont parmi nous. Ils ont pour mission d'éliminer tous les patriotes-résistants-combattants. Ils vont acheter certains, empoisonner d'autres, mais la lutte va continuer et la victoire est certaine.

Albert Mukendi, nous te dédions le Chant des partisans, Chant de la libération qui est l’hymne de la Résistance française durant l’occupation par l’Allemagne nazie, pendant la Seconde Guerre mondiale. La musique, initialement composée en 1941 sur un texte russe, est due à la Française Anna Marly, ancienne émigrée russe qui en 1940 avait quitté la France pour Londres. Voici les paroles:

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines?

Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu´on enchaîne?

Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c´est l´alarme.

Ce soir l´ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes.

Montez de la mine, descendez des collines, camarades!

Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades.

Ohé, les tueurs à la balle ou au couteau, tuez vite!

Ohé, saboteur, attention à ton fardeau : dynamite...

C´est nous qui brisons les barreaux des prisons pour nos frères.

La haine à nos trousses et la faim qui nous pousse, la misère.

Il y a des pays où les gens au creux des lits font des rêves.

Ici, nous, vois-tu, nous on marche et nous on tue, nous on crève...

Ici chacun sait ce qu´il veut, ce qu´il fait quand il passe.

Ami, si tu tombes un ami sort de l´ombre à ta place.

Demain du sang noir sèchera au grand soleil sur les routes.

Chantez, compagnons, dans la nuit la liberté nous écoute...

Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu’on enchaine ?

Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ?

Lire la suite

jeudi 25 janvier 2018

10 Questions à Berry Muekatone, patriote-résistant et lanceur des mots !

Berry Muekatone

Berry Muekatone est un patriote-résistant-combattant. Il bat les pavés de Paris à chaque fois qu'il y a marche pour la République démocratique du Congo à Paris. Il fait parti des marcheurs et marcheuses congolais contre le viol des femmes en République démocratique du Congo, qui étaient partis de Paris le 30 juin 2011 et étaient arrivés à Bruxelles le mardi 13 juillet 2011 à 16h25 en face de l’Union Européenne, au Rond-Point Schuman. Un exploit d'une marche mémorable: Paris-Bruxelles: 309 KM contre les violences sexuelles en République démocratique du Congo ! Berry Muekatone dit qu'il est un lanceur de mots et pour lui, la lapidation médiatique est un devoir de citoyen pour mettre fin à cette dérive dictatoriale en RDC. Il n’a pas peur des mots, il appelle un chat, un chat et un bandit, un bandit !

Alphonse Nguvulu, le grand-père de Berry Muekatone avec le président Joseph Kasa-Vubu

Garçon de bonne famille, derrière ses tweets enragés, contre le régime d'imposture, d'occupation et des médiocres, Berry Muekatone a le niveau de haut-cadre. Après ses études à Sciences PO et d'anthropologie, il s'est essayé à la philosophie, avant de finir comme cadre dans un grand groupe français. Petit-fils d'Alphonse Nguvulu et Daniel Kanza, deux pères de l'indépendance de la RDC, Berry Muekatone est, par filiation, au cœur de l'histoire de l'émancipation du peuple congolais. Analyste politique, activiste et passionné d'histoire, il milite pour l'émergence d'un État de droit en RDC.

1. Réveil FM International: Vous êtes l'un des activistes congolais connus et reconnus à travers des marches pacifiques sur Paris et dans des réseaux sociaux, contre le régime d'imposture, d'occupation et des médiocres qui sévit par défi en RDC. Pourquoi êtes-vous recherché par la Gestapo du régime ? Avez-vous commis des crimes au Congo, en quelle période ?

Berry Muekatone: Effectivement, je suis parmi ceux qui ont amorcé le combat contre le conglomérat des aventuriers venus du Rwanda, bien avant l'apparition des réseaux sociaux.Nous avons soutenu Laurent Désiré Kabila dés 1996 et à ce titre, j'étais l'un des cadres du CPP (Comité du Pouvoir Populaire) en Europe, celui-ci nous a reçu lors de son passage à Paris en 1998 pour le sommet France-Afrique et à l'issue de cette rencontre, je me suis rendu compte que nous avions affaire à un farceur et j'ai démissionné immédiatement du parti malgré son insistance pour rejoindre le pays le plutôt possible. Une anecdote en passant qui nous ramène à cette période et la suite de la posture des criminels au pouvoir en RDC, Yérodia Abdoulay Ndombasi m'avait lancé ce que je croyais une boutade à l'époque, disant qu'ils allaient rester au pouvoir en égalant si pas en dépassant les 32 ans de Mobutu, c'était en 1998 et vingt temps après ils sont toujours là, le mauvais coup était prémédité. Quant à savoir pourquoi je suis recherché, en l'absence d'une accusation officielle, je suppose que ma plainte contre le sieur kabila et son mentor Kagame auprès de la CPI en 2002 a déclenchée la colère de Kinshasa et Kigali et je crois que c'était le début de l'hallali contre ma personne ajoutée à la prise de conscience de nos compatriotes et l'arrivée des réseaux sociaux n'ont fait qu’accroître la pertinence de nos messages et surtout l'ire de la dictature envers ma personne. Commettre les crimes en RDC ? Non ! La RDC est un pays des valeurs inversées où les criminels sont au pouvoir et les honnêtes gens pourchassés, tués ou en prison. Le crime qui me condamne à mort est d'avoir voulu continuer le combat de nos aïeux pour un Congo Libre...

Une femme pleure, ses larmes et sueurs deviennent la carte de la RDC

2. Réveil FM International: En Afrique, enterrer sa mère est un droit mieux un devoir légitime. Vous n'avez pas pu ni accompagner et ni enterrer votre maman en RDC. Si vous étiez parti au Congo, sans doute vous ne seriez jamais revenu en France...

Berry Muekatone: Le peuple congolais doit savoir que la liberté est le plus grand des biens pour une nation, le seul bien et aucun sacrifice n'est trop lourd pour elle, pas même celui de perdre sa vie. Oui ! La plaie est béante, ma mère acceptait et respectait mon combat, dans mon malheur, je l'ai accompagnée pendant la durée de sa maladie et presque jusque jusqu'au dernier souffle. Oui ! C'est douloureux, mais ma famille aujourd'hui, c'est mon pays, les congolais dans son ensemble, j'aime ma terre, la terre de mes ancêtres, la terre de mes aïeux. Oui ! Cette plaie béante restera tant que ceux qui ordonné et commis les crimes perpétrés en RDC n'auront pas été traduits en justice. Je crois aux forces de nos ancêtres, de nos aïeux. Mes parents sont partis en me laissant non pas seulement la charge de ma famille biologique mais également une bénédiction pour mon combat de la dignité et la liberté du peuple congolais. Je suis né pendant la colonisation, je suis parmi les témoins de la fameuse fausse indépendance, mais la véritable indépendance aura lieu. Ne dit-on pas qu'il n'y a pas de liberté sans contrainte, sans sacrifice et sans courage ? L'être humain, l'homme peut avoir de lourds fardeaux à supporter et je porte ma croix pour une cause juste et noble. Oui ! Je sais qu'ils m'attendaient mais comme disent les croyants: ils ne connaissent ni le jour ni l'heure, mais serons présents le jour J...avec ou sans armes...avec c'est mieux !

Pas de troisième mandat pour Alias Joseph Kabila en RDC

3. Réveil FM International: Vous êtes plutôt patriote-résistant qu'opposant au régime d'Alias Joseph Kabila mais vous êtes recherché par ce dernier ...Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond ...

Berry Muekatone: Une opposition "classique" face à des envahisseurs est un non sens, c'est une manière irresponsable d'accompagner l'occupation. Nous sommes face à des criminels sans foi ni loi, Laurent Désiré Kabila l'a compris trop tard et nous connaissons la suite ! Prenons l’exemple de la France après l'occupation allemande, la loi n'accordait pas le titre de déporté résistant à tous les résistants déportés mais seulement à ceux dont il était prouvé qu'un acte de résistance était à l'origine de leur arrestation ou de leur déportation. Toute la problématique se situe au niveau de la compréhension des termes : opposant et résistant, on s'oppose face à la dictature, face à un gouvernement légalement établi mais la vérité Rdcongolaise est visible et palpable, toutes les institutions sont infiltrées disait LDK, jusqu'au sommet de l'Etat. Nous comprenons par infiltration, pour prendre exemple d'un corps humain comme le passage d'un liquide à travers les interstices d'un corps, pénétration lente et subreptice...Nous y sommes ! La RDC est occupée par les rwandais, les ougandais, les tanzaniens, burundais et par la mafia politico-affairiste. Il ne s'agit plus de s'opposer face aux criminels mais de résister à des envahisseurs, il est important de pouvoir mener des actions dans le cadre de l'ensemble du peuple non seulement par des analyses sur les réseaux sociaux mais également dans le partage des risques qui bien évidement implique de surmonter la peur. Les occupants veulent faire taire les voix discordantes, les résistants sont soit en prison soit en exil ou au cimetière, ils sont conséquents dans leur folie !

4. Vos tweets sont croustillants, crus et acerbes avec le régime d'alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Avec votre français châtié et un style qui est propre, pensez-vous que vos flèches assassines atteignent leur objectif ?

Berry Muekatone: Ne doutons pas de l’efficacité des réseaux sociaux, des sources de statistiques importantes, fiables et des leviers d'actions pour mener des actions efficaces pour une prise de conscience de la masse populaire. Le débile mental qui trône par défi à la tète de notre pays passe son temps sur les réseaux sociaux, il nous lit du coin de l’œil, un sociopathe. Oui ! Nos tweets atteignent leur objectif, je reçois avec satisfaction des nombreux témoignages du monde entier par messagerie car certains ont encore peur de s'exprimer librement, mais néanmoins la mayonnaise a bien pris, pour preuve qu'à chaque manifestation, les assassins coupent le signal d'internet? Ceci explique cela !

5. Les médiocres doivent dégager déclare le Cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa. L'Etat n'existe pas en RDC clame le pasteur François David Ekofo...quelle analyse faites-vous de ces deux propos, de deux religieux: catholique et protestant ?

Berry Muekatone: N'oublions pas que nous sommes issus de la civilisation bantou associée à l'éducation judéo-chrétienne et l'influence de la chrétienté est visible, palpable. La question principale est de savoir si les églises ont-elles à intervenir dans le domaine politique. Logiquement pour ne dire normalement, les églises doivent rester politiquement neutres, mais dans certains cas exceptionnels comme en RDC où un groupe de malfrats ont pris le peuple en otage et que les politiciens sont défaillants et démunis face à la barbarie, les églises doivent sortir de leur réserve et se manifester et c'est ainsi que nous saluons la sortie du Cardinal Mosengwo et le tacle rageur du pasteur François Ekofo. Oui ! Les églises ne doivent et ne peuvent se taire au risque d'être taxées de lâcheté. Le Dieu de la Bible ne se trouve pas en dehors de la terre, il est présent parmi nous, être présent veut dire agir, celui qui est passif et inerte n'est pas vraiment présent. Le religieux est avant tout un citoyen et à ce titre il a le droit et surtout le devoir d'intervenir dans la vie politique de son pays. Nous savons tous que la RDC est un non-état dirigé par des médiocres criminels et qu'ils doivent dégager. Les citoyens Monsengwo et Ekofo ont dit la vérité que nous ne cessons de dire depuis des années !

Marie-Ange Mushobekwa, la veuve noire et Karashika de la République

6. La RDC est membre du Conseil des droits humains à Genève. Marie-Ange Mushobekwa, la veuve noire et Karashika de la République, nie sur les médias internationaux que des bébés prématurés n'ont pas été gazés à la maternité tenue par des religieuses à Binza Delvaux. Elle a été à clinique université pour arracher des remerciements à Dorkas Makaya, que la balle avait déchiqueté la bouche et langue, le 31 décembre dernier. Envoyée en Afrique du Sud, elle est abandonnée à son propre sort...

Berry Muekatone: Quel est le rôle du conseil des droits de l'homme ? Nous constatons avec effarement que ledit conseil donne une place importante aux pays peu respectueux des droits de l'homme. Nous sommes aux antipodes de l'approche objective qui garantirait la crédibilité de ce conseil et on se demande bien l'utilité d'un tel organe composé de pays qui ne respectent pas les droits de l'homme, comme le disait le Général de Gaulle ; l'ONU, ce machin et le conseil des droits de l'homme est un petit machin dans un grand machin. Sinon comment expliquer qu'un pays comme la RDC dirigé par des criminels soit membre d'un tel conseil et que malgré les massacres commis, aucun membre ne dénonce la présence des criminels en son sein. Et l'attitude de cette sinistre ministre est symptomatique d'une mauvaise gestion de cette institution et ce conseil devient de surcroît complice des dictatures, il ne reste plus que l'entrée de l'état islamique (daech) au conseil des droits de l'homme. Marie-Ange Mushobekwa est dangereuse, diabolique, c'est un être obscur, qui déballe tout un tas d'arguments afin de justifier des pires atrocités du régime honni par l'écrasante majorité de la population congolaise. Quel cynisme pour une mère de famille sensée protéger les enfants et qui avalise le gazage des nourrissons...Incompréhensible ! Sinon mettons cette attitude sur le compte de la folie meurtrière des kabilistes, hommes et femmes compris. Hélas !

21 janvier, la Révolution des Rameaux par des Congolais

7. Réveil FM International: Quelle est votre analyse sur la marche pacifique du dimanche 21 janvier en RDC ?

Berry Muekatone: La tactique de bravade des religieux portera indubitablement les fruits car les congolais descendent dans la rue et envahissent par milliers dans les marches de protestation initiées par des catholiques et qui prennent souvent l'allure de champ de bataille au regard de la forte répression policière. C'est un mouvement salutaire et une étape importante de la prise de conscience instantanée de la masse populaire qui n'a plus confiance aux politiciens de la fameuse opposition dont certains membres continuent de siéger dans les institutions illégitimes en dépit du bon sens et pour leur propre intérêt. La marche des catholiques du 21 janvier sonne l'heure de la revanche et la fin prochaine de la kabilie, c'est dans cette forme de manifestation que le peuple se reconnait et compte renverser la table. Rien ne sera plus comme avant, le 21/01. C'est aussi l'occasion de rendre hommage à nos courageux compatriotes qui ont bravé la peur et la soldatesque et présenter par la même occasion des condoléances à nos martyres tombés ou blessés par des assassins kabilistes. Encore une ou deux marches des catholiques le régime sera par terre, le fruit est presque mûr !

Malgré ses odieux crimes, pour le Léopoldien Louis Michel son poulain Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, n'est pas un monstre

8. Réveil FM International:Pourquoi la communauté internationale condamne timidement le régime d'imposture, d'occupation et des médiocres qui sévit en toute impunité au Congo ? Alias Joseph Kabila est-il soutenu par une mafia ?

Berry Muekatone: N'oublions pas que la fausse révolution de l'AFDL est une création de la fameuse communauté internationale qui avait prévu l'élimination de L.D.K et son remplacement par le cheval de Troie, le dénommé Joseph Kabila. Nous avons la preuve que les pays occidentaux veulent coûte que coûte maintenir le débile mental à la tête de notre pays. L'impérialisme de la "communauté internationale" en RDC est systémique, structurel et structuré. Il y a des relations personnelles et claniques entre les occupants rwandais et la fameuse C.I qui ont rendu cet impérialisme encore plus pervers. Fondamentalement l’exploitation de la C.I en RDC, se fait à travers des structures. C'est pourquoi elle survit depuis la colonisation. La politique de la C.I ne changera pas de sitôt, car ce sont les structures à travers la mafia politico affairiste qui régissent cette politique d'asservissement qu'il faut d'abord changer. Personne n'est dupe du déshonneur qui est infligé à notre nation en maintenant un assassin à la tête de la RDC, cette amertume demeure parce que les causes de cet asservissement n'ont pas disparu. Les soldats de l'ONU (MONUSCO) sont chez nous que pour protéger les intérêts de la mafia politico affairiste qui,ont décidé de mettre notre pays sous leur coupe. La fameuse communauté internationale exerce une violence politique envers les congolais, cette néocolonialisme est accentuée par la découverte des minerais nécessaires pour la nouvelle technologie. Oui ! Le sieur Kabira est soutenu par la mafia politico affairiste !!!

Kinshasa, Azarias Ruberwa, Bisengima, Moïse Nyarugabo...Où sont des Congolais ?

9. Réveil FM International: Commentez-nous cette photo qui a fait le tour du monde, la veille de la marche du 21 janvier

Berry Muekatone: Cette photo illustre à dessein et confirme l'occupation rwandaise de la RDC. Cette image illustre parfaitement le scénario cynique de la main mise de notre pays par la mafia politico affairiste avec les tutsis rwandais comme bras séculier de ce schéma macabre. Les rwandais sur la photo ont un accès complet au territoire congolais et peuvent y faire ce qu'ils veulent, la RDC est occupé. Rien ne sera vraiment possible tant que le pays sera aux mains des génocidaires rwandais, car l'occupant n'a pas l'intention d'abandonner nos richesses. Toutes les institutions régaliennes, politiques, militaires, policières, sécuritaires, diplomatiques, économiques, financières, douanières, etc. sont phagocytées, dirigées et commandées par les rwandais.=, et ceci avec la bénédiction de cette fameuse communauté internationale. Toutes les recommandations et toutes les résolutions de l'ONU ne connaîtront jamais un début d’exécution, car les pompiers sont les pyromanes, preuve en est que certaines organisations internationales, ont refusé dans un passé récent d'apporter leur assistance aux enquêtes concernant les pillages de nos ressources. Les participants de cette réunion font périodiquement l'évaluation de la situation sécuritaire de la RDC, ils ne se cachent même plus car ils conservent leur force et leur portée et hormis le contingent rwandais en RDC, la monusco est prête à toute éventualité pour protéger les envahisseurs. L'occupation que ladite communauté internationale a élaborée a justement pour objectif de pérenniser les crimes pour piller d'avantage la RDC et consacrer l'occupation rwandaise.

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, tricheur professionnel

10. Devant l'ouragan de l'histoire mûr ou pas le fruit tombe. A quand cet ouragan de l'histoire pour la RDC ? Un régime qui n'a pas plus aucun mandat qui tire sur la population civile non armée ...

Berry Muekatone: Le peuple congolais est piégé, abandonné. Il y a deux camps qui s'opposent, celui du peuple, et celui des politiciens. Une élite qui ne comprend ni le mécontentement, ni les attentes de la population. Le peuple et les politiciens n'ont plus les mêmes valeurs, ni les mêmes priorités. - Pour le peuple, l'objectif principal est le départ de kabila et sa bande d'assassins.

-Pour les politiciens, l'objectif, ce sont des manœuvres électorales tendant à poursuivre l'incurie enfin de préserver leurs acquis, ils se sont fondus en mafia, à la manière de la cosa nostra, ce sont les mêmes, interchangeables et formatés, coupés du peuple. Nous voulons tous abattre l’arbre qui nous obstrue la vue, et absorbe notre oxygène, alors procédons avec méthode. Il est judicieux de débroussailler les petits résidus de feuilles qui sont à notre portée, avant de s’attaquer aux branches qui paraissent solides. Les branches pourries tomberont d’eux-mêmes sous les coups dévastateurs et l’arbre sera découvert et à découvert, et nous nous apercevrons que c’était un petit arbuste recouvert d’un épais feutrage noir et des feuilles envahissantes. Une petite secousse suffirait alors pour faire tomber cet arbuste fragilisé.

Lire la suite

Migrants: Le Premier ministre Edouard Philippe inflexible face aux protestants "Tutoyeurs de Dieu ne se sont jamais tus devant l'Etat" !

Edouard Philippe, Premier ministre

Lors des vœux de la Fédération Protestante de France (FPF), à la maison du protestantisme, le Premier ministre Edouard Philippe est interpellé sur l'accueil des migrants par le pasteur François Clavairoly, président de la FPF. Très fin, Edouard Philippe use un ton amical et policé. Il souligne que la République aime bien les protestants qui furent, parmi les initiateurs de la loi de 1905 sur la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Cette loi historique de la laïcité qui permet aux Français de croire ou de ne pas croire.

Dans son allocution cultivée et truffé de références à de vieilles gloires protestantes (et très peu connues) telles que Sébastien Castellion ou Jean de Léry, le Premier ministre salue et loue l’«humanisme combatif» des protestants mais ne lâche rien sur les dossiers qui fâchent. La question de l’accueil des migrants est une grosse pomme de discorde entre le gouvernement et la FPF. Cette dernière compte dans ses rangs deux grandes associations la Cimade et l’Entraide protestante très engagées sur le terrain. Avec d’autres, elles bataillent pour le retrait du circulaire Collomb. Dans sa réponse, Edouard Philippe a assuré avoir "bien entendu" l'interpellation des protestants, ces "tutoyeurs de Dieu" qui "ne se sont jamais tus devant l'Etat" et affichent "un esprit critique aiguisé, très aiguisé, et c'est très bien ainsi". Mais il a surtout rappelé les "deux principes" qui guident selon lui l'action de son gouvernement dans l'accueil des migrants: "humanité et efficacité".

"L'humanité, cela veut dire honorer la tradition française de l'asile en accueillant dans les meilleures conditions ceux qui ont besoin de notre protection", a-t-il relevé.

En défense de la "circulaire Collomb", il a redit son souhait de "faire prévaloir dans l'hébergement d'urgence le principe (...) d'accueil inconditionnel, tout en sachant et en assumant qu'il ne s'agit ni d'un accueil indifférencié ni d'un droit au séjour inconditionnel".

Quant à "l'efficacité", "cela veut dire tout simplement appliquer les décisions prises conformément aux lois de la République: assurer la reconduite effective des étrangers qui se sont vu refuser l'asile" et "offrir à ceux qui séjournent régulièrement dans notre pays de bien meilleures conditions d'intégration", a fait valoir le Premier ministre.

Les protestants sont très allergiques aux extrêmes. Leur implication dans le débat public a des origines historiques. Les protestants contribuèrent ainsi activement à la vie politique sous la IIIe République. "Au cours de cette période, ils jouèrent un rôle bien supérieur à leur poids numérique", souligne l’historien du protestantisme Jean-Paul Willaime. Plus tard, ils se distinguèrent à la pointe du combat en faveur de la laïcité puis du côté de la Résistance lors de la Seconde Guerre mondiale. L’histoire politique de la deuxième moitié du XXe siècle est également marquée par de grandes figures protestantes, de Michel Rocard à Pierre Joxe, sans oublier Lionel Jospin.

Trois leçons à retenir:

1. En France, le dialogue est permanent entre le gouvernement, les services de l'Etat et les représentants des églises et confessions religieuses. On s'interpelle parfois de manière ferme, pour améliorer la France, défendre ses valeurs et habitants. Ne pas trop écorner son image surtout à l'extérieur. La 5è puissance mondiale doit garder son rang. Les protestants sont des électeurs. La majorité d'entre eux ont voté Emmanuel Macron, Président de la République face à Marine Le Pen du Front National. Le droit est un pouvoir énorme de chaque citoyen Français.

2. Le Premier Edouard Philippe est au service de la France et des Français. Il a beaucoup des pouvoirs, mais il est à l'écoute des aspirations de citoyens. Il a répondu à l'interpellation du pasteur François Clavairoly de la Fédération Protestante de France, sans faire recours aux CRS ni bombes lacrymogènes.

3. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale en République démocratique du Congo, qui a envoyé ses policiers-militaires-mercenaires avec des gaz lacrymogènes pour gazer les fidèles entrain de prier et tirer à balles réelles, sur des catholiques dans des paroisses puisqu'il est interpellé sur son fin de mandat, use de la barbarie. Dans un pays démocratique la loi est pour tous. On dirige parce qu'on a la légitimité. On abuse pas de la loi de la force contre ses concitoyens sans défense.

Lire la suite

Vœux: Le gouvernement interpellé par le pasteur François Clavairoly, Président de la Fédération Protestante de France

Le pasteur François Clavairoly, Président de la Fédération Protestante de France

Les vœux de la Fédération protestante de France (FPF) au gouvernement, est devenu une sorte de rituel républicain depuis le gouvernement de Jean-Marc Ayrault avec le précédent quinquennat. La Fédération Protestante de France représente 2 millions de protestants, une minorité agissante. Pour avoir vécu des persécutions et des exils, les Protestants de France ont la réputation, de jouer le rôle des "sentinelles", "vigies" et parfois "aiguillons". Le pasteur François Clavairoly, Président de la Fédération Protestante de France revendique le droit " d’interpeller les pouvoirs publics". En présence du Premier ministre Edouard Philippe venu pour des vœux, le pasteur François Clavairoly a mis l'accent sur "l’écart entre la parole et l’action" du gouvernement concernant l’accueil des migrants, de même que sur l’Afrique et le Moyen-Orient. Il a qualifié cet écart de « critique et de critiquable » concernant en particulier l’accueil des migrants, demandant le "retrait" pur et simple de la circulaire Collomb, en date du 12 décembre, qui prévoit un recensement des personnes accueillies dans les centres d’hébergement d’urgence. Cette mesure a été l’objet de très vives critiques de la part du monde associatif, dont plusieurs représentants ont déposé une requête d’annulation auprès du Conseil d’État. "Une promesse à tenir", "Entendez ceux qui sont sur le terrain de l’accompagnement et de l’accueil. Ils vous disent qu’il y a une promesse à tenir et qui n’est pas tenue à ce jour, celle de la France qui accueille comme elle se doit de le faire », a exhorté le président de la FPF, François Clavairoly, lors de la cérémonie de vœux à la Maison du protestantisme à Paris. "Au nom de quel pragmatisme cet hébergement qui est de l’ordre de l’action sociale devrait-il céder le pas au contrôle administratif, en vue de reconduites plus nombreuses à la frontière de personnes en situation irrégulière ?". Voici le discours du pasteur François Clavairoly, Président de la Fédération Protestante de France à l'occasion des vœux de la FPF, le mercredi 24 janvier 2018

Monsieur le Premier Ministre, Edouard Philippe,

Monsieur le Premier ministre, cher Bernard Cazeneuve que je remercie d’être présent parmi nous,

Monsieur Jean-Louis Bianco, Président de l’Observatoire de la Laïcité,

Monsieur Arnaud Schaumasse, chef du Bureau central des cultes,

Madame Pauline Pannier, conseillère cultes au cabinet du Ministre d’Etat Gérard Collomb,

Monsieur Paul David Régnier, chef de Cabinet d’Anne Hidalgo,

Son excellence Monsieur Madjouba, Ambassadeur du Togo en France,

Monseigneur Jérôme Beau, représentant Monseigneur Aupetit,

Monseigneur Pierre Whalon, chargé des Eglises épiscopales américaines en Europe,

Madame Corinne Lanoir, de l’Institut protestant de théologie de Paris Montpellier,

Père Philippe Bordeyne, Recteur de l’Institut catholique de Paris,

Monsieur le Grand Rabbin Haïm Korsia,

Monsieur Michel Gurkinkel, pour le Consistoire israélite,

Monsieur Ahmet Ogras, président du CFCM

Cher Anouar Kbibech,

Monseigneur Emmanuel, Métropolite de France,

Monseigneur Alaric, patriarcat orthodoxe de Roumanie

Madame Minh Tri Vo, Présidente de l’Union bouddhiste de France,

Monsieur Jean-Claude Hertz, représentant la Grande Loge de France,

Mesdames et Messieurs les représentants des cultes,

Mesdames et Messieurs les présidents et secrétaires généraux membres de la Fédération protestante de France,

Distingués invités,

Chers amis,

Je voudrais vous exprimer notre reconnaissance pour votre présence parmi nous à la Maison du Protestantisme ce jour des voeux 2018 de la FPF.

L'année écoulée a été riche de sens pour les protestants du monde entier. En Europe, mais aussi dans des contextes et dans une actualité différente, en Amérique, en Afrique, en Asie et en Océanie, la commémoration du geste de Martin Luther et la date symbolique du 31 octobre 1517 ont été l'occasion de porter un regard sur le passé et sur les intuitions majeures du moine de Wittenberg et de tous ses collaborateurs, les Réformateurs du XVIe siècle. Chacun a été invité à revisiter dans un esprit œcuménique, sans doute pour la première fois à ce point-là, les grandes affirmations de la pensée protestante dont la dimension spirituelle et théologique s'enrichit de sa dimension culturelle et civilisationnelle.

La Réforme, et les réformes qui ont suivi, ont en effet nourri la réflexion des chrétiens mais plus que cela, elles ont aussi contribué à ce que des théologiens mais aussi des philosophes, des historiens et des sociologues repensent et reformulent le rapport de l'homme à lui-même, à l'autre, au monde et à Dieu. Cela dans la conscience d'une nouvelle compréhension de la foi vécue comme relation de confiance en Jésus-Christ, et dans un immense encouragement à vivre la vocation humaine en responsabilité et solidarité pour le bien de chacun.

La foi est comprise par nous comme source et ressource pour la société, et non pas comme une menace. Le christianisme est contributeur éclairé et critique et non pas conservateur. Le protestantisme est comme sentinelle et vigie.

Bref, contre des idées reçues dans certains milieux peu informés, des idées insuffisamment passées au crible de l'analyse, la religion chrétienne est pensée et action, elle est conviction et raison qui se conjuguent, elle n'est pas force obscurantiste, elle annonce que l'humain est précieux et qu'il faut le respecter et l'aimer. Le respecter et l'aimer à ce point que celui qui conduit nos vies a choisi justement la condition humaine pour nous rencontrer, dans la vulnérabilité et la finitude : Jésus de Nazareth.

La Bible, comme référence incontournable, est cet immense récit qui nous informe de tout cela et qui fait sens aujourd'hui. La Torah et le Nouveau Testament, cet archipel de textes magnifiques qui sont reliés entre eux par un même océan de confiance, racontent ce message pour Israël et pour le monde entier, le message d'une même promesse à vivre sous la bénédiction de Dieu.

Ce message a donc été rappelé en 2017 partout dans notre pays, par les différentes initiatives commémoratives engagées dans toutes les Églises, Communautés, OEuvres et Mouvements de la FPF. Je veux signaler en particulier les événements « Protestants 2017 » de Bordeaux et de Lyon, mais aussi à Toulouse, à Marseille et bien évidemment « Protestants en Fête » à Strasbourg, de même que le Colloque des 500 ans « Protestantismes, convictions et engagements à l'Hôtel de Ville de Paris dont nous aurons dans quelques temps les Actes, sous la responsabilité de celui qui a été, Monsieur le Premier Ministre, votre professeur d'histoire, Patrick Cabanel.

La foi ainsi rappelée, exposée, commentée en bien des lieux, ne peut donc pas se laisser réduire à une pratique cultuelle ou à l'accomplissement d'un rite dans une sacristie ou dans un lieu retiré.

Être protestant, c'est être citoyen protestant, c'est être responsable et solidaire avec d'autres, dans la cité. Être protestant, c'est questionner sa foi, se laisser interpeller par l'incroyance, l'athéisme ou par d'autres convictions, mais aussi, au nom de sa foi, c'est questionner le monde et ce qui s'y passe.

Je suis reconnaissant que se fasse jour dans ce pays, à cet égard, une compréhension de la laïcité qui ne se réduise donc pas à un slogan pour lutter sans le dire contre l'Islam, ou qui soit une notion détournée de son sens servant à enjoindre tout citoyen d'avoir honte de sa foi. Qui peut oser penser que la spiritualité est une dimension facultative de l’existence, la transcendance un sujet d’ordre privé n’ayant aucun rapport avec l’élaboration des valeurs de notre société qui font de l’humain ce qu’il est ?

De même, nous restons vigilants devant ceux qui voudraient toujours au nom d'une certaine vision de la laïcité, dans un esprit de croisade ou plus simplement par méconnaissance de ce qu'est l'esprit humain, neutraliser religieusement la société. La dernière décision sur proposition du président l’Assemblée nationale de neutraliser la tenue vestimentaire des députés contrairement à la longue tradition républicaine, n’est ni risible ni anodine mais s’inscrit bien dans ce champ d’une radicalité laïque obsessionnelle. D’autre part, nous sommes surpris et déçus qu'à ce jour encore, un traitement inégal au plan du droit soit réservé aux associations cultuelles par rapport aux autres associations, et qu'il faille sans cesse alerter sans être pourtant entendu. Y aura-t-il bientôt un règlement à cet état de fait ?

Les protestants sont des « chrétiens laïcs », aiment-ils pourtant à rappeler, car ils redoutent un espace public qui serait saturé par le religieux. Mais ils sont chrétiens et tiennent à s'exprimer dans cet espace, à prendre leur part avec d’autres au débat démocratique et à faire aussi valoir les principes républicains que d'autres revendiquent.

Au moment où l'année 2018 s'ouvre et appelle à regarder devant nous, c'est donc enracinés dans cette réalité d'une République laïque, comme l'écrit la constitution elle-même, que nous pensons et agissons comme chrétiens libres, responsables et solidaires au sein de la société. Et après le Martin Luther du XVIe siècle, dont vous n'aurez pas l'obligation d'entendre ici de citation, Monsieur le Premier Ministre, car 2017 est passé, c'est maintenant un autre Martin Luther que nous évoquons : Martin Luther King, assassiné en 1968, il y a 50 ans, et dont la parole et l'action pour la responsabilité et la solidarité demeurent d'une actualité vive. Cet homme dont nous n'avons pas fini de découvrir l'enseignement spirituel, a été sentinelle et vigie, à sa façon. Il employait, certes, une autre image, une image que je veux vous transmettre ce soir, celle du tambour-major, mais l'idée maîtresse reste la même, une idée inspirée de l'évangile de Matthieu : « Je voudrais que vous soyez en mesure de dire au jour de ma mort que j'ai essayé de nourrir les affamés, je voudrais que vous soyez en mesure de dire que j'ai essayé de revêtir ceux qui étaient nus, je voudrais que vous soyez en mesure de dire que j'ai essayé de rendre visite à ceux qui étaient en prison. Je voudrais que vous soyez en mesure de dire que j'ai essayé d'aimer et de servir l'humanité. Oui, si vous voulez dire que j'étais un tambour-major, dites que j'ai été un tambour-major de la justice. Dites que j'ai été un tambour-major de la paix».

Vous aurez compris que la conception de la religion et de la foi, chez ce pasteur fils de pasteur baptiste, ne pouvait pas se réduire à des mots prononcés en privé ou à des sermons déclamés en des lieux réservés à quelques-uns, ou encore que la religion parlait du ciel et prônait la fuite des réalités de ce monde. Elle se déployait au contraire dans le champ de la cité, du pays et de la justice. Sa lutte contre la ségrégation raciale, ses prises de positions si claires contre la guerre du Vietnam et sa conscience aiguë de la grande pauvreté des ghettos des villes américaines, rencontraient les résistances de ceux-là mêmes qui se disaient être d'accord avec lui mais qui ne faisaient pas grand-chose, lui reprochant ses bonnes intentions, son amateurisme ou lui opposant son idéologie et son manque de pragmatisme.

De quoi s'agit-il ici, dans ce propos des voeux de nouvel an de la FPF ? De reconnaître que la lutte pour les Droits de l'Homme n'a pas de frontières, et que ces Droits de l'Homme, précisément, n'appartiennent pas à quelques-uns mais bien à tous, y compris aux chrétiens qui les ont d'une certaine manière co-pensés et co-écrits. Il s'agit de dire qu'hier et ailleurs, comme aujourd'hui et ici, ces droits sont nos jalons, nos bornes, et les limites de ce que nous croyons être nécessaire pour préserver l'humain.

C'est ici le sens précieux de l'ouvrage de l’historienne Valentine Zuber sur l'origine religieuse des Droits de l'Homme et du citoyen, lorsqu'elle en décrit l'histoire riche et complexe et lorsqu'elle montre qu'au fond le christianisme est loin de n'y être pour rien, tout au contraire, et que le protestantisme en particulier y a pris une part avec d'autres. Non pour en tirer quelque gloire, mais pour qu'aujourd'hui encore, lorsque le protestantisme veut lutter dans ce sens, il soit reconnu par les autorités comme légitime en s'y référant, comme il se réfère à ce que le Christ proclame, selon la citation de l'évangile que fait Martin Luther King dans les mots que je viens de citer. Et il en va de même pour ce qui est de la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948, celle d’Eleanor Roosevelt, comme l'écrit avec audace Valentine Zuber, un texte qui n'a pas de référence religieuse, « un texte laïc mais qui est assez vaste pour accueillir toutes les propositions de sens pourvu que celles-ci en respectent les termes profondément humanistes » ii. Et c'est ce que nous faisons : prochainement, le 4 avril 2018 aura lieu ici même un temps fort autour du message de Martin Luther King : une conférence et une exposition présenteront son parcours. En décembre 2018, nous serons aussi au rendez-vous des 50 ans de la Déclaration universelle des droits de l’homme et nous l’espérons dans une perspective d’égalité des hommes et des femmes.

Depuis si longtemps, les Églises, les œuvres, les associations, les fondations, les mouvements de la FPF se sont engagés sur ces chemins de responsabilité et de solidarité que vous connaissez bien. Je pense à l'Armée du Salut que vous avez côtoyée au Havre, sa Fondation et ses congrégations, ou à l’emblématique Fondation John Bost, présente aussi dans plusieurs régions du pays dont la Normandie. La grande exclusion, la pauvreté, le handicap, toutes choses qui mobilisent nos professionnels et nos bénévoles, en partenariat avec les pouvoirs publics, sont notre lot quotidien. La Fondation Diaconesses de Reuilly, le CASP (Centre d’action social protestant), le Diaconat de Mulhouse, la FEP (Fédération de l’entraide protestante) et les presque 150 Ehpad protestants sans compter les diaconats et les entraides des paroisses, constituent un maillage territorial social de solidarité. Une goutte d'eau, peut-être, plus qu'une goutte d'eau en vérité, une richesse incroyable et de très grande qualité. Une qualité mise à mal par les restrictions budgétaires et par la baisse des dotations de l’État, de sorte que les personnels, en bien des lieux d’accompagnements des plus vulnérables, vivent une souffrance et une colère dues aux rythmes de travail qui se tendent à cause de cette situation.

Ici, la parole politique du gouvernement que vous dirigez est mise à l'épreuve. Sa crédibilité aussi. Et la distorsion entre cette parole et la pratique, cet écart, certes inévitable, entre ce qui est annoncé et ce qui est mis en oeuvre, interroge.

Et sur une autre question tout aussi grave, celle de l'accueil des migrants des conflits du Proche-Orient, d'Afrique ou d'ailleurs, cet écart est critique, et même critiquable.

Monsieur le Premier Ministre, je veux, au nom de la FPF, me faire l'écho de ce que nos membres nous rapportent et vous disent. Des associations qui ne sont ni noyautées par l'extrême gauche ni par des amateurs irresponsables mais au contraire des associations et des œuvres compétentes, dont l'expertise est reconnue là aussi, dont les qualifications ne datent pas de quelques mois mais qui ont été acquises dans une pratique éprouvée depuis la guerre.

Je formule le vœu que vous entendiez ce qui vous est dit par nos associations. Entendez ceux qui sont sur le terrain de l'accompagnement et de l'accueil. Ils vous disent qu'il y a une promesse à tenir et qui n'est pas tenue à ce jour, celle de la France qui accueille comme elle se doit de le faire. Entendez que la circulaire du 12 décembre 2017 relative à l’examen des situations administratives dans l’hébergement d’urgence n'est pas en cohérence avec le principe même de l’inconditionnalité de l'accueil d'urgence et que les mesures envisagées vont créer un esprit de crainte chez les personnes accueillies et de suspicion chez tous les autres et non pas de confiance. Au nom de quel pragmatisme cet hébergement qui est de l'ordre de l'action sociale devrait-il céder le pas au contrôle administratif, en vue de reconduites plus nombreuses à la frontière de personnes en situation irrégulière ? Entendez cette demande de retrait qui vous est faite par les acteurs les plus légitimes pour la formuler.

Ces associations souhaitaient et souhaitent toujours une vraie concertation. Elles ne sont pas dans l'émotion, dans l'agression ou aveuglées par une bonne volonté irréaliste. Et pour ce qui est des associations d'inspiration chrétienne, comme la Fédération de l'Entraide protestante ou la Cimade qui sont présentes au Conseil de la FPF, et représentées ici-même, elles sont nôtres. De même qu’avec la Conférence des évêques de France, Caritas et Sant-Egidio que je salue ici, et en particulier Valérie Régnier, sa présidente, avec qui nous avons lancé le programme des couloirs humanitaires qui verra le troisième accueil se dérouler à Roissy lundi prochain.

Est-ce parce que la parole des partis politiques est moins ferme sur ce sujet que nous devons nous substituer à eux ? Est-ce parce que la société civile n'a plus la consistance qu'on lui supposait jusqu'ici ?iii Je ne sais pas. Mais depuis quatre ans au moins, la FPF qui est engagée sur ce sujet n'entend pas de réponse à la hauteur du problème ni le discours qui donne une vraie perspective.

Je voudrais finir mon propos en revenant sur les enjeux et les attentes de cette année qui s'ouvre, afin de formuler des vœux pour chacun d'entre nous et pour vous en particulier, Monsieur le Premier Ministre.

Le premier de ces enjeux est celui de la cohésion et donc de la confiance. Nous avons besoin de cohésion pour vivre et donc de confiance. La parole politique a son rôle à jouer dans la construction de cette confiance. Reformuler, tracer des lignes et expliquer. Tel est votre mission, et donc aussi mettre en oeuvre tout cela dans une cohérence. Je formule le vœu que vous puissiez trouver les mots qui disent cette confiance. Nous avons la chance, vous le savez, dans ce pays, de vivre au plan religieux cette confiance entre nous, chrétiens, juifs, musulmans et bouddhistes. Nous avons vécu un temps fort en décembre avec le Judaïsme français, et je souhaite qu'avec l'Islam et le Bouddhisme, nous avancions encore. Je souhaite que le dialogue entre nous et avec les autorités s'enrichisse davantage et contribue à l'affermissement de cette société de confiance, comme par exemple avec la Conférence des responsables de cultes en France.

Je pense aussi à nos liens avec nos nombreux partenaires au loin, avec la Nouvelle Calédonie qui va connaître un temps de réflexion et un choix important dans la fin de l'année 2018. Le protestantisme présent sur l’île et le nôtre sont liés par l’histoire, et nous suivons de près ces évolutions. Je pense aussi à la réflexion sur la bioéthique où le protestantisme reste vigilant et en même temps ouvert, comme vous le savez, au nom de cette confiance, précisément, d'un Dieu qui croit en nous plus que nous ne croyons en lui.

Je formule le vœu que vous sachiez trouver les mots pour dire cette confiance.

Le deuxième enjeu est celui de la fraternité. Il nous faut persévérer dans la fraternité, y compris dans les moments difficiles où certains voudraient entretenir la médisance, la violence, l'intolérance, voire le refus de l'autre différent. Chaque confession, ici, doit être attentive à ses propres défauts, à ses tendances excluantes, à ses démons et tenter de les réduire par l'intelligence et la critique.

Je formule le vœu que vous soyez persévérant dans la fraternité et dans l'hospitalité offerte à l'autre différent, quel qu'il soit, quelle que soit sa condition et son genre, car comme dit le texte de l’épître, référée au livre la Genèse : N’oubliez pas l’hospitalité, car, grâce à elle certains, sans le savoir ont accueilli des anges.

Le troisième enjeu est celui de nos attentes fédératives : je formule le vœu que la FPF prenne sa part dans les débats de la société dans une diversité réconciliée des Eglises évangéliques, baptistes, pentecôtistes, salutistes, adventistes, luthériennes et réformées, réformées évangéliques, charismatiques et je veux profiter de l’occasion de ces vœux pour saluer parmi nous la nouvelle présidente de l’Eglise protestante unie de France, la pasteure Emmanuelle Seyboldt. Parmi ces débats et ces engagements dans la société, ceux liés à l’écologie et à la justice climatique qui nous ont mobilisés et qui attendent de nos Eglises l’inscription dans le projet œcuménique Label Eglise Verte soutenu par le Conseil des Eglises chrétiennes en France.

Lire la suite

mercredi 24 janvier 2018

Calais: Yann Moix, un polémiste écrit une lettre ouverte au président Emmanuel Macron !

Calais, 16 janvier, Emmanuel Macron, Président de la République

Nous pensions que Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise étaient les premiers opposants d'Emmanuel Macron. Nous sommes-nous trompés ? Le réalisateur et grand reporter Yann Moix est-il le premier militant-anti Macron ? Le polémiste accuse dans une lettre ouverte le président Emmanuel Macron d'avoir "instauré à Calais un protocole de la violence" contre les migrants et affirme avoir filmé des "actes de barbarie". L'immigration étant sensible pour tous les gouvernements en France, ça jase dans des rédactions. Voici sa lettre ouverte telle qu'elle nous a été envoyée, mais déjà publiée par plusieurs médias en France:

Yann Moix, écrivain et réalisateur

Monsieur le président de la République, chaque jour, vous humiliez la France en humiliant les exilés. Vous les nommez «migrants» : ce sont des exilés. La migration est un chiffre, l’exil est un destin. Réchappés du pire, ils représentent cet avenir que vous leur obstruez, ils incarnent cet espoir que vous leur refusez. C’est à leur sujet que je vous écris.

Vous avez affirmé, dans votre discours de Calais, que «ceux qui ont quelque chose à reprocher au gouvernement s’attaquent à sa politique, mais qu’ils ne s’attaquent pas à ses fonctionnaires.» Je ne m’en prendrai ici qu’à vous. Et à vous seul.

Je ne suis pas, comme vous dites, un «commentateur du verbe» : je suis un témoin de vos actes. Quant à votre verbe, il est creux, comme votre parole est fausse et votre discours, double.

J’affirme, M. le Président, que vous laissez perpétrer à Calais des actes criminels envers les exilés. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

J’affirme, M. le Président, que des fonctionnaires de la République française frappent, gazent, caillassent, briment, humilient des adolescents, des jeunes femmes et des jeunes hommes dans la détresse et le dénuement. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

J’affirme, M. le Président, que des exilés non seulement innocents, mais inoffensifs, subissent sur notre territoire des atteintes aux droits fondamentaux de la personne. Je l’ai vu et je l’ai filmé.

Toutes les images sont extraites du film de Yann Moix, Re-Calais, qui sera diffusé au printemps sur Arte. Vous menacez de saisir la justice si les «faits dénoncés» ne sont pas «avérés». Voici donc, monsieur le Président, les images des conséquences obscènes de votre politique.

Ces actes de barbarie, soit vous les connaissiez et vous êtes indigne de votre fonction ; soit vous les ignoriez et vous êtes indigne de votre fonction. Ces preuves, si vous les demandez, les voici ; si vous faites semblant de les demander, les voici quand même. Les Français constateront ce que vous commettez en leur nom.

«Je ne peux pas laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre exercent des violences physiques», avez-vous dit. Ajoutant : «Si cela est fait et prouvé, cela sera sanctionné». D’abord, vous menacez de procès en diffamation ceux qui démasquent votre politique ; ensuite, vous menacez de procédures de sanction ceux qui l’appliquent.

Journalistes, policiers : avec vous, tout le monde a tort à tour de rôle. Les uns d’avoir vu, les autres d’avoir fait. Tout le monde a tort sauf vous, qui êtes le seul à n’avoir rien vu et le seul à n’avoir rien fait. On attendait Bonaparte, arrive Tartuffe.

Soit les forces de l’ordre obéissent à des ordres précis, et vous êtes impardonnable ; soit les forces de l’ordre obéissent à des ordres imprécis, et vous êtes incompétent. Ou bien les directives sont données par vous, et vous nous trahissez ; ou bien les directives sont données par d’autres, et l’on vous trahit.

Quand un policier, individuellement, dépasse les bornes, on appelle cela une bavure. Quand des brigades entières, groupées, dépassent les bornes, on appelle cela un protocole. Vous avez instauré à Calais, monsieur le Président, un protocole de la bavure.

Quand une police agit aussi unie, pendant si longtemps, elle ne peut le faire sans se plier à un commandement. Est-ce bien vous, monsieur le Président, qui intimez aux policiers l’ordre de déclencher ces actions souillant la dignité de l’homme ? Vous y avez répondu vous-même : «Dans la République, les fonctionnaires appliquent la politique du gouvernement.»

L’histoire a montré qu’on peut parfois reprocher à un policier de trop bien obéir. Mais elle a surtout montré qu’on doit toujours reprocher à un président de mal commander, précisément quand le respect humain est bafoué. En dénonçant les violences policières, en cherchant à savoir qui est le donneur de ces ordres, je ne fais que défendre la police, parce que lui donner de tels ordres, c’est justement porter atteinte à son honneur.

«La situation est ce qu’elle est par la brutalité du monde qui est le nôtre», dites-vous. Peut-on attendre, monsieur le Président, qu’une situation aussi complexe soit démêlée par une pensée aussi simpliste ? Que des décisions si lourdes soient compatibles avec des propos si légers ? On attendait Bonaparte, arrive Lapalisse.

Serez-vous plus enclin à l’émotion qu’à la réflexion ? Ecoutez la voix de ces jeunes qui, fuyant les assassins et la dictature, rançonnés puis suppliciés en Libye, traversent la Méditerranée sur des embarcations douteuses pour accoster, à bout de forces, dans une Europe que vous défendez par vos formules et qu’ils atteignent par leur courage.

Vous avez osé dire : «Notre honneur est d’aider sur le terrain celles et ceux qui apportent l’humanité durable dans la République.» Au vu de ce qui semblerait être votre conception de «l’humanité», les associations préfèrent l’aide que vous leur avez refusée à celle que vous leur promettez. A Calais, on vous trouve plus efficace dans la distribution des coups que dans la distribution des repas.

Ces associations, monsieur le Président, font non seulement le travail que vous ne faites pas, mais également le travail que vous défaites. Quant à votre promesse de prendre en charge la nourriture, elle n’est pas généreuse : elle est élémentaire. Vous nous vendez comme un progrès la fin d’une aberration.

La colonisation en Algérie, monsieur le Président, vous apparut un jour comme un «crime contre l’humanité». Ne prenez pas la peine de vous rendre si loin dans l’espace et dans le temps, quand d’autres atrocités sont commises ici et maintenant, sous votre présidence. Sous votre responsabilité Faites Monsieur le Président, avant que l’avenir n’ait honte de vous, ce qui est en votre pouvoir pour que plus un seul de ces jeunes qui ne possèdent rien d’autre que leur vie ne soit jamais plus violenté par la République sur le sol de la nation. Mettez un terme à l’ignominie. La décision est difficile à prendre ? On ne vous demande pas tant d’être courageux, que de cesser d’être lâche.

Saccages d’abris, confiscations d’effets personnels, pulvérisation de sacs de couchages, entraves à l’aide humanitaire. Tel est le quotidien des exilés à Calais, monsieur le Président. Hélas, vous ne connaissez rien de Calais. Le Calais que vous avez visité mardi dernier n’existe pas : c’était un Calais pipé ; c’était un Calais imaginaire et vide ;

c’était un Calais sans «migrants». Un Calais sur mesure, un Calais de carton-pâte. Le Calais que vous avez visité, monsieur le Président, ne se trouve pas à Calais.

Le Défenseur des droits a dénoncé, lui aussi, le «caractère exceptionnellement grave de la situation», qu’il n’hésite pas à décrire comme étant «de nature inédite dans l’histoire calaisienne». Une instance de la République, monsieur le Président, donne ainsi raison à ceux à qui vous donnez tort. Mais je vous sais capable de ne pas croire vos propres services, tant vous donnez si souvent l’impression de ne pas croire vos propres propos.

Comme on se demande à partir de combien de pierres commence un tas, je vous demande, monsieur le Président, à partir de combien de preuves commence un crime.

Je citerai enfin les conclusions de la «mission IGA-IGPN-IGGN relative à l’évaluation de l’action des forces de l’ordre à Calais et dans le Dunkerquois» d’octobre 2017 – mission qui dépend du ministère de l’Intérieur : «L’accumulation des témoignages écrits et oraux, bien que ne pouvant tenir lieu de preuves formelles, conduit à considérer comme plausibles des manquements à la doctrine d’emploi de la force et à la déontologie policière, principalement à Calais. Ces manquements portent sur des faits de violences, sur un usage disproportionné des aérosols lacrymogènes, la destruction d’affaires appartenant aux migrants ainsi que le non-respect de l’obligation du matricule RIO [le référentiel des identités et de l’organisation].»

Permettez-moi, monsieur le Président, de traduire cette phrase dans un français non-policier : «Nous croulons sous les preuves de violences policières, notamment de gazages, mais nous refusons de les considérer comme des preuves au sens strict, car cela risquerait de froisser monsieur le ministre de l’Intérieur, qui serait obligé d’enquêter sur l’épidémie d’anonymat qui saisit ses troupes au moment de l’assaut contre les migrants.»

Vous dites : «Je ne peux laisser accréditer l’idée que les forces de l’ordre utilisent la violence.» Les violences vous dérangeraient-elles moins que le fait qu’on les laisse accréditer ?

A l’heure, monsieur le Président, où vous décrétez ce qui est, ou n’est pas, une «fake news», vous nous rappelez de manière salutaire que vous êtes prompt au mensonge éhonté. On attendait Bonaparte, arrive Pinocchio.

Je ne sais pas exactement de quoi vous êtes responsable ; je sais seulement en quoi vous êtes irresponsable. Le grand mérite de votre politique, c’est qu’on peut la voir à l’oeil nu.

Surtout à Calais, où tout est fait pour rendre impossible aux exilés l’accès à l’Angleterre. Non seulement ils n’ont pas le droit de rester, mais ils n’ont pas la possibilité de partir. Que doivent-ils faire ?

Attendre qu’on leur brûle la rétine ? Ou bien jouer leur destin en tentant la traversée ? Vous menacez en tout, monsieur le Président, des gens qui ne nous menacent en rien. Votre politique ne fait pas que trahir nos valeurs, elle les insulte. Les mesures antimigratoires sont toujours populaires.

Mais voulant faire plaisir à la foule, vous trahissez le peuple. Le préfet du Pas-de-Calais m’a appelé, furieux, osant se réclamer de Jean Moulin ; mais Jean Moulin s’est battu pour faire cesser la barbarie, non pour intimider ceux qui la dénoncent. Les exilés sont des victimes. Laissez les martyrs morts en paix ; cesse de faire la guerre aux martyrs vivants.

Jean Moulin fut supplicié pour une France qui accueille les hommes, pas pour une France qui les chasse. Dites à votre préfet que se réclamer d’un héros de la Résistance quand, dans sa sous-préfecture, Erythréens, Afghans et Soudanais sont harcelés, délogés, gazés nuit et jour, c’est prendre Jean Moulin en otage. Et c’est le trahir une deuxième fois.

Lire la suite

mardi 23 janvier 2018

RDC: Ecce Homo, le Cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa !

Le Cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa

Nous sommes en plein transition sans Alias Joseph Kabila ! Il ne reste plus qu'à la convoquer ! Le Cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa est le porte-étendard du changement pacifique. Aucun institution républicaine en RDC n'est légitime. Toutes sont hors et sans mandat. Elles agissent par défi en toute illégalité surtout en impunité. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, l'imposteur qui a été catapulté sur le trône de la République démocratique du Congo par la mafia internationale pour mieux piller ses ressources, depuis le dictateur sanguinaire se comporte en potentat. Le Néron de Kingakati, un Kadogo désœuvrée, lui qui est arrivé sans un clou en 1997, fumeur de chanvre, avec ses bottes de jardinier et sa kalachnikov en bandoulière. Il est multi-milliardaire grâce au Congo, mais il méprise, tue, assassine des congolais comme des mouches. Message fort du Cardinal Laurent Monsengwo : "Nous sommes dans une prison à ciel ouvert?", la marche pacifique du dimanche 21 janvier par des catholiques, l protestants, musulmans congolais ont marché, au péril de leur vie, pour revendiquer leur dignité de femmes et hommes libres, dans une marche chrétienne devenue, par la suite, œcuménique, citoyenne et nationale... La marche a été violemment réprimée: 17 morts, 156 blessés, près de 500 arrestations, enlèvements et interpellations dont parmi lesquels: 17 prêtres, 3 religieuses...

Et pourtant, le deuxième et dernier mandat d'Alias Joseph Kabila est arrivé à son terme le 19 décembre 2016 à minuit. Pour sauver sa tête, Alias Joseph Kabila, après le dialogue d'Edem Kodjo, au Camp Tshatsi qui a accouché d'une souris, a supplié l'Eglise catholique romaine pour un second dialogue. La CENCO a fini par concocter un accord de la Saint-Sylvestre, arrangement particulier et extra constitutionnel, qui lui accordait une rallonge de 12 mois, avec obligations: d'organiser les élections, de ne pas se représenter, de libérer les prisonniers personnels et politiques...Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale a abusé de la bonne fois des Évêques de la CENCO, il les a bien enfariné !

Le Cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa

Il faudra que le Cardinal Laurent Monsengwo et ceux qui vont conduire la transition sans Alias Joseph Kabila, ne puisse briguer aucun mandat électif, afin de mieux se concentrer dans la préparation et l'organisation des élections libres, apaisées, transparentes et crédibles. Permettre à la RDC de s’ancrer dans la démocratie et le respect des droits humains. Les médiocres doivent dégagés. Les corrompus et autres mafieux doivent répondre de leurs crimes. L'impunité est le terreau sur lequel évolue lerégime d'imposture, d'occupation et des médiocres d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale.

L'opposition congolaise toxique, corrompue et affairiste est laminée. Les politicailleurs ventriotes, accompagnateurs du régime d'imposture, d'occupation et des médiocres, traînent parce qu'ils ne sont pas sûrs d’être élus, si les congolais s'expriment librement aux urnes. Ils sont habitués aux négociations pour se partager le gâteau Congo, en partage des postes ministériels.

La communauté internationale est semi silencieuse, mi figue-mi raisin. Pourquoi ? Parce que, les multinationales qui contribuent au pillage des ressources de la République démocratique du Congo, elles préfèrent le désordre actuel et tirent d’énormes dividendes.

Le monstre de Kingakati est toujours silencieux. L'ancien taximan de Dar es salam catapulté sur le trône du Congo, n'arrive même pas à la cheville du Cardinal congolais. Voici la biographie de Laurent Monsengwo Pasinya:

LIEU ET DATE DE NAISSANCE : Mongobele, le 07-10-1939

DIOCÈSE: Inongo

ORDINATION SACERDOTALE : Le 21-12-1963, au Collegio Urbano di Propaganda Fide, à Rome, par Son Eminence le Cardinal P. Agagianian, préfet de la Congrégation de Propaganda Fide

ORDINATION ÉPISCOPALE : le 04-05-1980, à Kinshasa, par sa Sainteté le Pape Jean-Paul II

FONCTIONS ACTUELLES : Archevêque Métropolitain de Kinshasa

ETUDES FAITES :

1946-1951: Etudes primaires à Nioki (Diocèse d’Inongo)

1951-1957 : Humanités latines mathématiques au Petit Séminaire de Bokoro (Diocèse d’Inongo)

1957-1960 : Etudes philosophiques au Grand Séminaire de Kabwe (Archidiocèse de Kananga)

1960-1964 : Etudes théologiques à l’Université Urbanienne Pontificale à Rome

1964-1970 : Etudes bibliques à l’Institut Biblique Pontifical à Rome

1968 : Semestre doctoral à l’Institut Biblique Pontifical à Jérusalem Etude pratique d’hébreu moderne à l’ULPAN ETZION (Jérusalem)

GRADES OBTENUS : 1964 : Licence en Théologie de l’Université Urbanienne (Rome)

1970 : Doctorat ès Sciences Bibliques de l’Institut Biblique Pontifical (1er Africain Docteur ès Sciences Bibliques (Rome) 1993 : Doctorat honoris causa de la KUL (Leuven)

LANGUES PARLÉES ET/OU ÉCRITES: 14

FONCTIONS OCCUPÉES :

1962-1964 : Vice-Président de l’Association des Etudiants Congolais à Rome (ASSECO)

1964-1966 : Président de l’ASSECO

1970-1971 : Chargé de cours à la Faculté de Théologie Catholique de l’Université Lovanium et Professeur d’Exégèse Biblique au Grand Séminaire Jean XXIII (Kinshasa)

1971-1972 : Professeur associé à la Faculté de Théologie Catholique de l’Université Nationale du Zaïre: Exégèse de l’Ancien Testament, Hébreu biblique et Herméneutique, Théologie Biblique de l’Ancien Testament

1972-1975 : Secrétaire Général Adjoint de la Conférence Épiscopale du Zaïre

1972-1980 : Professeur à la Faculté de Théologie Catholique de Kinshasa (FCK)

1974 : Expert à la IIIème Assemblée Générale du Synode des Évêques à Rome

1975-1976 : Représentant Permanent de l’Episcopat du Zaïre auprès du Gouvernement zaïrois (Conseil Exécutif)

1976 : Co-Fondateur avec l’Abbé Jean NYEME TESE des Journées Bibliques Africaines (JBA) devenues en 1987 l’Association Panafricaine des Exégètes Catholiques (APECA)

1976-1980 : Secrétaire Général de la Conférence Épiscopale du Zaïre

1980-1981 : Évêque Auxiliaire d’Inongo

1981-1984 : Président du Conseil d’Administration des Facultés Catholiques de Kinshasa (FCK)

1981-1990 : Président du Comité Biblique du SCEAM

1984-1992 : Président de la Conférence Épiscopale du Zaïre (CEZ)

1987-1999 : Président de l’APECA

1988-2007 : Archevêque métropolitain de Kisangani

1987 : Membre du Conseil du Secrétariat général du Synode des Évêques (réélu en 1990 et en 2001)

1989 : Membre du Conseil du Secrétariat Général du Synode des Évêques pour l’Assemblée spéciale du Synode pour l’Afrique: Président de la Commission de l’Inculturation

12.12.1991: Président du Bureau provisoire de la Conférence Nationale Souveraine (CNS)

30.04.1992: Président du Bureau définitif de la CNS

06.12.1992: Président du Haut Conseil de la République (HCR)

1994-1996 : Président du Haut Conseil de la République-Parlement de Transition (HCR-PT)

1994-1997 : 1er Vice-Président du Symposium des Conférences Episcopales d’Afrique et du Madagascar (SCEAM)

1997-2000 : Président du SCEAM

2000-2003 : Réélu Président du SCEAM

06.11.2002 : Vice-Président du Pax Christi International

29.07.2004 : Président de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO)

06.12.2007 – jusqu’à ce jour : Archevêque Métropolitain de Kinshasa

SOCIÉTÉS SCIENTIFIQUES : 1975 : Membre de la Studiorum Novi Testamenti Societas (SNTS)

1976 : Membre de la «International Organisation for Septuagint and Cognate Studies»

1976 : Membre du Conseil Scientifique de la «Concordantia Polyglotta Brepols»

1976 : Fondation des Journées Bibliques Africaines devenues en 1987 l’Association panafricaine des exégètes catholiques africains (APECA)

1984-1989 : Membre de la Commission Biblique Pontificale

Lire la suite

lundi 22 janvier 2018

RDC: La "Révolution des Rameaux" face aux soudards et barbouzes qui tuent à balles réelles !

La Révolution des Rameaux est en marche

Quel est le quota de morts que la communauté internationale a fixé en République démocratique du Congo ? Combien de violations des droits de l’homme cette communauté internationale doit tolérer avant d'agir contre Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ? La "Révolution des Rameaux" est en marche en République démocratique du Congo. Face aux soudards et barbouzes armés jusqu'aux dents, qui tirent et tuent à balles réelles, du régime d'imposture, d'occupation et des médiocres, le peuple congolais est en marche "pacifique" vers son destin. Il a dompté et a bravé sa peur ! Le dimanche 21 janvier, les Congolais étaient plus nombreux dans des rues qu'au dimanche 31 décembre dernier. Des morts pacifiques commencent à se faire ramasser à la pelle. Une page de l'histoire est entrain de se tourner.

Le peuple congolais qui est couché n'a pas d'armes !

La Révolution des Rameaux est en marche en RDC

Des congolais s’agenouillent et chantent rameaux en main

Le bilan provisoire du Comité Laïc Catholique est de : 12 morts, 156 blessés par balles réelles, environ 500 arrestations, enlèvements et interpellations dont parmi lesquels: 17 prêtres, 3 religieuses. Des églises ont été profanées et des maternités touchées. Un prêtre, abbé Dieudonné Mukinayi est séquestré chez le petit ministre Félix Kabange Numbi qui l'a déshabillé lui et ses huit paroissiens.

Des prêtes et religieuses encerclés par des soudards du régime

La marche au Congo est pacifique

La marche au Congo est pacifique

En République démocratique du Congo, aucune institution républicaine n'est légitime, toutes sont hors mandat: présidence de la République, Sénat 10 ans sans mandat, Assemblée nationale 5 ans sans mandat...Le régime d'imposture, d'occupation et des médiocres dirige par défi. L'accord de la Saint-Sylvestre qui avait sauvé la tête de l'imposteur Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale pour une année est déjà caduc !

Les Congolais aspirent comme d'autres peuples a avoir un pays démocratique. Un régime qui tire à balles réelles sur sa propre population qu'il est censé protégé est-il démocratique ?

Les Congolais veulent une messe œcuménique et inter-religieuse regroupant des catholiques, protestants, musulmans, orthodoxes pour des victimes du 21 janvier. Et proclamer la date de la prochaine marche pacifique qui est déjà attendue.

Lire la suite

samedi 20 janvier 2018

Francophonie: Après Alain Mabanckou, vague de démissions à l'Alliance française !

L'Alliance Française, une institution de la République

Après le refus de l'écrivain Alain Mabanckou de contribuer aux travaux de réflexion autour de la langue française, c'est au tour de la Fondation Alliance française de fragiliser un peu plus le projet de redynamisation de la francophonie voulu par Emmanuel Macron. Plus du tiers de ses administrateurs, dont son président, ont annoncé jeudi 18 janvier leur démission, plongeant dans une crise profonde ce garant d'un réseau de plus de 800 alliances dans le monde consacré à l'enseignement du français.

Les Alliances françaises dans le monde

Le Conseil d’administration de la Fondation Alliance Française s’est réuni le 17 janvier 2018 et a émis le communiqué suivant : "Constatant que la situation financière de la Fondation ne permet pas d’établir un budget 2018 conservant à celle-ci les moyens de poursuivre ses activités, le Président, Jérôme Clément, ainsi que cinq autres administrateurs, personnalités qualifiées, Alain Juppé, ancien Premier ministre, Maire de Bordeaux, Jean-Hervé Lorenzi, Economiste, Michel Lucas, ancien Président du CIC, Jean-Claude Meyer, Vice chairman international de Rothschild and Co et Francis Morel, Président directeur général du Groupe Les Echos le Parisien ont remis leur démission. Trois autres membres suspendent leur démission jusqu’au 30 avril 2018.

Destination francophonie

C'est une annonce qui fait tache d'huile à un mois du vaste plan pour la promotion de la francophonie promis par Emmanuel Macron. Plus du tiers des administrateurs de la Fondation Alliance Française ont annoncé leur démission. Parmi eux, l'ancien Premier ministre de droite Alain Juppé.

C'est une annonce qui fait tache d'huile à un mois du vaste plan pour la promotion de la francophonie promis par Emmanuel Macron. Plus du tiers des administrateurs de la Fondation Alliance Française ont annoncé leur démission. Parmi eux, l'ancien Premier ministre de droite Alain Juppé.

Après le refus de l'écrivain Alain Mabanckou de contribuer aux travaux de réflexion autour de la langue française, c'est au tour de la Fondation Alliance française de fragiliser un peu plus le projet de redynamisation de la francophonie voulu par Emmanuel Macron. Plus du tiers de ses administrateurs, dont son président, ont annoncé jeudi 18 janvier leur démission, plongeant dans une crise profonde ce garant d'un réseau de plus de 800 alliances dans le monde consacré à l'enseignement du français.

«Constatant que la situation financière de la Fondation ne permet pas d'établir un budget 2018 conservant à celle-ci les moyens de poursuivre ses activités, le président, Jérôme Clément, ainsi que cinq autres administrateurs, ont remis leur démission», annonce la Fondation dans un communiqué. Parmi les démissionnaires figure notamment l'ancien Premier ministre de droite Alain Juppé.

La Fondation Alliance française, indépendante de l'État et basée à Paris, est une sorte de «garde du sceau» de la «marque» Alliance française, dont dépendent 822 centres dans 133 pays. Ces Alliances, des organismes à but non-lucratif distincts de la Fondation, organisent plus de 20.000 événements culturels par an et proposent des cours à plus de 500.000 étudiants dans le monde. «C'est un réseau crucial pour la diplomatie d'influence» de la France, précise-t-on au ministère des Affaires étrangères.

Des loyers impayés s'élevant à 700 000 euros

La démission en bloc est due au long contentieux qui oppose la Fondation et l'Alliance française de Paris Ile-de-France (AFPIF). Cette dernière, première Alliance créée en 1883, estime avoir été spoliée et refuse de payer le loyer de ses bureaux, qui lui appartenaient avant d'être cédés à la Fondation lors de sa création en 2007.

De source proche du dossier, on souligne que les loyers impayés depuis 2016 s'élèvent à 700.000 d'euros, sur un budget total de 4 millions d'euros par an. Le président de la Fondation, Jérôme Clément, avait demandé à l'État d'accroître sa subvention (1,3 million d'euros par an), mais en vain.

Le ministère des Affaires étrangères a estimé que les difficultés de la Fondation n'étaient pas seulement dues au non-paiement du loyer, mais également à une «fragilité structurelle». La Fondation «n'a quasiment pas levé de fonds depuis dix ans», ce qui était pourtant son objectif. C'est un «constat d'échec», précise le ministère. Ce dernier refuse de «prendre parti dans le contentieux» mais, face à la «menace de dissolution» de la Fondation, «s'engage à continuer à soutenir les Alliances françaises dans le respect de leur autonomie».

Lire la suite

vendredi 19 janvier 2018

10 Questions à Christian Nyamabo Mpoyi, un jeune "Congolais Debout" !

Christian Nyamabo Mpoyi, un "Congolais Debout"

Sans être dithyrambique, Christian Nyamabo Mpoyi est un brillantissime jeune patriote, qui a captivé notre attention. Ses réponses sont rapides sans faux-fuyant. Il ne s'est dérobé sur aucune, bien au contraire, il a été très à l'aise sur toutes les questions avec expertise sur les réalités de la République démocratique du Congo. Christian Nyamabo Mpoyi est l'un des jeunes lieutenants de Sidika Dokolo dans le mouvement "Congo Debout" à Londres en Grande-Bretagne. Ses réponses sont un régal, du petit lait comme dirait Roger Bongos d'Afrique Rédaction ! L'internet a vraiment changé nos habitudes. La relève avec un grand "R" est là, assurée, assumée, experte et décomplexée. Comment a-t-on pu avoir un taximan inculte sur le trône de la République démocratique du Congo durant 17 ans ? Un fayot "MOYIBICRATE", ancien dinosaure Mobutiste, apparatchik Joséphiste dans sa roublardise caractérielle et flatterie légendaire, était passé sur TV5, France 24, Africa 24 pour raconter des niaiseries et inepties que le Grand Congo manque des intellectuels. Pardieu, avec ses yeux rouges d'un sorcier envoûteur, le politicailleur-ventriote, qui avait sans doute abusé du Whisky avant d'aller sur le plateau, n'avait qu'un seul objectif sauver ses insatiables tubes digestives ! Depuis la déclaration du Cardinal Laurent Monsengo, archevêque de Kinshasa et la prédication du Révérend Pasteur François David Ekofo, les "médiocres", "cancres", "incapacitaires", nous savons dans quel camp ils sont !

Christian Nyamabo Mpoyi

Sans l'internet et les réseaux sociaux, Réveil FM International ne vous aurait jamais présenter ce brillant jeune homme congolais. Et dire que la République démocratique du Congo est privé de la fibre optique. Le ministre "MOYIBICRATE", jouissant de l'impunité, a préféré s'acheter un Manoir à Waterloo en Belgique, privant ainsi 80 millions de Congolais de la Fibre Optique. Que dire du code international 243 ? La RDC, à travers sa société nationale des télécommunications (SCPT), ait des difficultés à contenir la fraude autour de son code international 243 et dont le manque à gagner fait perdre au pays 12 millions de dollars américains chaque mois ? Le numérique a transformé notre façon de vivre et de communiquer. Il s’est surtout imposé en tant que secteur-clé dans la transformation du monde sur plusieurs plans (technologique, économique, culturel). C’est le pétrole du 21ème siècle. Il suffit, pour s’en convaincre, de voir ce que pèsent aujourd’hui les entreprises du numérique comme Microsoft, Google, Yahoo, Facebook, Apple, Nokia, Samsung, Amazon, etc. Elles sont cotées en centaines de milliards de dollars en bourse, au point de dépasser, en quelques années seulement, en chiffres d’affaires, les géants industriels du pétrole, de l’automobile et de l’aéronautique qui ont, à leur tour, dominé le 20ème siècle... Avec le numérique, est donc née une nouvelle façon de vivre, de travailler et de voir le monde. Et c’est en cela que le numérique est une révolution. Par son impact sur la société, le numérique fait penser à l’imprimerie née au 15ème siècle, grâce à l’Allemand Gutenberg qui, en 1448 à Mayence, en Allemagne, imprima son premier texte. L’Europe connut à partir de cette invention un véritable bouleversement intellectuel par sa capacité à transmettre le savoir à travers des textes et des livres imprimés. Ainsi, l’imprimerie permit-elle, dès le 16ème siècle, aux universités européennes, creuset du savoir, de se développer plus vite au détriment du monde arabe, et notamment de Bagdad qui, pourtant, hébergeait déjà à l’époque des éminents érudits en mathématiques (Al-Khwarismi, Abu Kamil …), en trigonométrie (Abu nar Mansur, Al Battani …) et en astronomie (Al-Batani, Abou-Wefa …). Ces derniers furent, de loin, plus calés que leurs collègues européens. Parce que le monde arabe n’avait pas adopté l’imprimerie à cause de son refus de toute figuration interdite par des principes religieux de l’Islam, l’Europe finit par prendre le dessus sur Bagdad et sur le monde arabe en matière de sciences. Comme ce fut le cas pour l’imprimerie au 16ème siècle, ceux qui auront fait le choix du numérique prendront, sans aucun doute, de l’avance sur ceux qui ne l’auront pas adopté.

Révolution de la modernité: Hôpital du Cinquantenaire à Kinshasa, éléphant blanc et escroquerie de mauvais goût !

1. Réveil FM International: Le samedi 22 mars 2014 , l'hôpital du cinquantenaire a été inauguré en grande pompe le proclamant comme le meilleur de la RDC. Le ministre de la Santé de l'époque, Félix Kabange Numbi, avait assuré que les tarifs des soins seraient accessibles à tous. «La consultation d’un médecin spécialiste dans ce bel hôpital, le meilleur d’Afrique Centrale et même de la région, sera à 20 000 francs congolais (22 dollars américains)… Et on paiera seulement 25 000 francs congolais pour voir le plus grand spécialiste qui sera dans cet hôpital»...Pourquoi ni les autorités ni les congolais se font soigner dans cet hôpital ?

Christian Nyamabo Mpoyi: Lors de cette inauguration en grande pompe par Mr. Felix Kabange Numbi il faut noter qu’il avait surtout omis de dire à la population que cet hôpital était en réalité un cache misère érigé en pleine capitale ayant d’autres objectifs plutôt que le rôle social présenté à la presse. Primo, le model PPP (partenariat public-privé)mis en place entre le gouvernement Congolais et le groupe Indien Padiyath Health Care n’allait jamais faire de cet hôpital un endroit ou la classe moyenne Congolaise sans compter ceux au plus bas niveau de l’échelle sociale pouvaient se permettre d’être soigner simplement parce que soit pour s’y faire il fallait que l’état subventionne le coût de traitement de la population soit le groupe Indien devrait s’aligner sur le prix utopique de 20.000 franc Congolais annoncé par Numbi. Les deux options étant imposées le ministre mentait aisément en proclamant cela.

Dr. Hafeez Rahman Padiyath de l'Hôpital du Cinquantenaire

2. Réveil FM International: Pourquoi la République démocratique du Congo a payé à PADIYATH HEALTH CARE, le gérant de l'hôpital du cinquantenaire: $24 Millions (2014) $26 Millions (2015) $27 Millions (2016) s'agit-il d'un contrat léonin ? Pour quoi des sommes faramineuses pour un hôpital des privilégiés ? A qui profite ce contrat ?

Christian Nyamabo Mpoyi: Le model PPP est la cause de cette situation déplorable, notons que ce model est totalement décrié partout dans le monde faisant des ravages même dans les sociétés plus évoluées que la RDC prenons l’exemple du nouveau siège du ministère de La Défense Francais (l’hexagone Balard) 1080 milliards d’euros est le montant que l’état Francais doit rembourser aux firmes privées ayant construit ce nouveau siège il n’y a pas un autre mot que du gâchis pour décrire cette situation absurde! Revenons après cette exemple à notre bel hôpital du cinquantenaire, le Groupe Indien « Padiyath Health care » vient trouvé un hôpital déjà construit avec le financement du contrat Chinois c’est à dire, 100 Millions de dollars d’investissement Congolais déjà injecté sur le projet.

Mais l’exploitation de l’hôpital se fait ainsi confiée au groupe Indien avec la promesse d’y faire venir de l’expertise internationale ce qui justifierait le paiement des sommes que vous mentionnez pour les 3 premières années pour permettre le recrutement de l’expertise qui manque peut-être au Congo alors que la Fondation Mutombo Dikembe arrive à bien faire tourner son hôpital à Masina avec de la main d’œuvre locale, certes le choix fut porté à l’excellence internationale pour l’hôpital du cinquantenaire mais comme tout contrat signé sous le model PPP; chaque centime investit par le groupe Indien est protégé par une close de rentabilité ce qui veux dire autrement que le privé gagne toujours et surtout ne perd rien même que le business fait flop ! Au lieu de faite venir ces experts internationaux à la place il y a quelques docteurs Indiens seulement. Ainsi on roule l’état Congolais en payant pour des experts fictifs des sommes faramineuses tout cela dans une naïveté qui porte à faire croire que les acteurs gouvernementaux Congolais en gagne quelque choses par rétro commission sinon pourquoi gaspiller ainsi les ressources du trésor public ?

Félix Kabange Numbi Mukwampa cité dans plusieurs dossiers de magouilles et détournements de fonds publics.

3. Pourquoi l'hôpital du cinquantenaire est géré par des indiens ? L'hôpital du cinquantenaire a coûté 100 millions de dollars. Il était sensé être 1 fleuron hospitalier en Afrique Centrale et endiguer les expatriations sanitaires. Aujourd'hui il ne sert quasi exclusivement que pour sa morgue, s'agit-il d'une blague ?

Christian Nyamabo Mpoyi: Cet hôpital ne sert que pour sa morgue aujourd’hui vous dîtes vrai, mais il ne sert pas qu’à cela! La population n’y gagne rien d’un côté et de l’autre côté quelques uns s’en servent comme pompe à fric. Le groupe Indien nous a été vendus comme ayant une expertise exquise fondée sur son expérience dans la gestion de 17 grands hôpitaux en Inde alors qu’en fait il s’agissait d’un mensonge grotesque; le groupe est loin d’être un groupe pus qu’ayant seulement un seul bureau basé à Dubai spécialisé non pas dans la gestion des grands hôpitaux mais plutôt un petit acteur parmi se les milliers de petites boites indiennes à Dubai spécialisées dans le domaine du tourisme sanitaire en d’autres termes du courtage sanitaire ou simplement de la commission des soins de santé tenu par son PDG le dr. Hazeeb Rahman Padiyath dans ces conditions je ne vois par quel miracle le groupe allait délivrer toutes les promesses du Ministre Kabange Numbi faute de manque d’expertise réelle. Les officiels Congolais sont soit complices tacitement dans cette blague de mauvais goût, soit l’indien a bien arrosé avant l’obtention du contrat.

Âgée de 18ans et élève en 6eme année littéraire à Righini dans la commune de Lemba, Dorcas Makaya a reçu une balle lors de la marche du 31 décembre dernier alors qu’elle allait acheter du pain pour sa tante. La jeune fille a reçu la balle au niveau de l’oreille et est ressortie au niveau de la bouche. Sa langue a été touchée et elle a perdu ses dents !

4. Réveil FM International: La jeune Dorkas Makaya qui a été blessé par des policiers-miliciens du régime a été envoyé en Afrique du Sud, le gouverneur de la Ville de Kinshasa, André Kimbuta également...ils sont nombreux. Les expatriations médicales des congolais malades sont toujours la règle, alors que cela devrait être une exception ...? Quels sont les avantages de se soigner au pays ? et les inconvénients à l'étranger ? Pour le commun de mortel se soigner à l'étranger signifie peut être avoir des bons soins et avoir beaucoup d'argent ...

Christian Nyamabo Mpoyi: Ces évacuations sanitaires vers l’extérieur de nos compatriotes ne se justifie pas après que des sommes faramineuses ont été injectées dans des projets mal conçus et très mal exécutés comme le cas de l’hôpital du cinquantenaire à Kinshasa! Le simple fait de voir même les nantis du régime à l’exemple du Gouverneur Kimbuta ne pas considérer se faire soigner dans cet hôpital témoigne du caractère médiocre de la gestion au quotidien de cette institution médicale qui n’a jamais vue venir les experts promis et qui fonctionne jusque-là avec les locaux accumulant des mois d’arriérés de salaire alors que la RDC verse des millions pour payer des docteurs fictifs supposés y travailler.

Marie-Ange Mushobekwa, la "Veuve Noire", Karachika de la République soutire des mots à une malade comateuse

Le contexte socio-économique de la population Congolaise actuel ne le permet même pas d’envisager l’option d’aller se faire soigner à l’étranger ! Seul un petit groupe d’usurpateurs et leurs familles peuvent encore prétendre à ce luxe qui normalement est un droit banal là où l’état existe.

Dorkas Makaya obligée par "la Veuve Noire", Marie Ange Mushobekwa, d'écrire une lettre de remerciement au gouvernement

J’ai vécu 6 ans en Inde puisque nous avons parler de ce pays ici, sachez que parmi cette minorité des Congolais qui parviennent à s’expatrier pour les soins médicaux beaucoup y laisse la vie à cause des simples complications notamment liées aux barrières linguistiques certains ses sont vu se faire retirer des organes sains à la place des organes malades, les autres encore sont carrément soumis à de l’exploitation financière puis qu’a l’étranger nos malades sont d’abord considérés comme des clients sur qui les hôpitaux se font d’énormes marges plutôt que comme des simples patients ce qui occasionne des abus regrettables notamment des interventions non nécessaires sur des patients traités comme du bétail riches.

Ce jeune Kinois à la bouche déchiquetée par des balles de la police-milice n'a jamais été évacué à l'étranger pour des soins

Ceux qui parviennent à se faire soigner à l’étranger quand ils sont chanceux et que rien de ces abus que je cite ne leurs arrivent une fois de retour au Congo ils participent à creuser davantage le fossé social existant entre les privilégiés du régime et de l’autre côté le commun des mortels qui lui ne peut aller ainsi bénéficier des soins adéquats chez les autres où les gouvernants ont sût mettre en place un climat propice aux affaires ayant permis la construction de ces hôpitaux contribuant ainsi à une répartition équitable des ressources de leurs pays selon une logique de justice sociale que la Kabilie continue de priver aux Congolais.

La fibre optique tousse, la mafia ne désarme pas en RDC !

5. Réveil FM International: Lorsqu'on appelle quelqu'un au pays, il vous répond qu'il n'a pas des méga sur son tél. La fibre optique n'est-elle pas la solution pour la RDC ? Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" s'est acheté un manoir à Waterloo en Belgique avec l'argent de la fibre optique, pourquoi les congolais qui des victimes ne disent rien et réclament même pas ?

Christian Nyamabo Mpoyi: Vous savez cher Freddy Mulongo, la situation de nos compatriotes au Congo est lamentable dans la mesure ou le régime en place les maintiennent dans un état de total ignorance face à leurs droits. Vous savez l’homme est un animal social avec une échelle des besoins à satisfaire d’autres quotidiennement (besoins basiques) et d’autres à long termes. La Kabilie privé à nos frères et soeurs leurs besoins basiques comme manger, s’habiller décemment, s’éduquer et se faite soigner !

Fibre Optique, projet mort né en RDC

Dans ce contexte leurs capacités à réclamer les autres droits et besoins comme internet devient aléatoire c’est dans ce contexte que Kin Key Mulumba a su tirer avantage pour dilapider les deniers publics du projet fibre optique qui s’est fait des mains des entreprises chinoises constituées juste pour cette cause sans aucune expérience au préalable qui se faisait octroyer des contrats à coût de pots-de-vin remplissant ainsi le compte en banque du ministre sans scrupule ni état d’âme. Aussi il faut noter que dans un contexte de corruption généralisée qui part d’en haut, le pays ne s’est pas doté des vrais repères et exemples de justice pouvant dissuader des tels agissements donc le pire est encore à venir si rien n’est fait pour stopper la Kabilie en RDC.

La fibre optique en RDC a été très mal gérée au point ou techniquement il est plus question de refaire les installations complètement si nous voulons un jour prétendre a une connexion internet digne de la fibre optique, tandis que de l’autre nous apprenons que le Ministère en charge du dossier à l’époque en occurrence Mr. Kin Key Mulumba s’est serait acheter un manoir à Waterloo en Belgique dans un laps de temps coïncident à son passage en charge de ce projet. Tout porte à croire que la négligence du ministre à l’époque était en réalité motivée par d’autres intérêts notamment pécuniaires passant par des voies très peu recommandables pour ne pas nommément dire par la « Corruption » et les retro-commission qui sont des secrets de polichinelles concernant le mode de gestion des affaires de l’Etat par la Kabilie !

La fibre optique, le nouvel éléphant blanc en RDC

Dans un pays normalement constitué où l’Etat existe réellement Mr. Kin Key Mulumba ne se paierait pas le luxe de traduite les journalistes qui dénoncent différents détournements de l’argent public; mais serait traduit en justice pour enrichissement illicite et abus des biens sociaux de l’Etat. D’ailleurs le moment viendra ou ces manoirs achetés ici et là seront saisis et rétrocédés au trésor public Congolais simplement parce que ces voleurs auront tout le mal du monde à prouver comment ils les ont acquis !? Nous travaillons dans la récolte des preuves et suivons de près l’évolution des événements au pays avec des partenaires tels que « Public Eye » en Suisse et autres nous nous organiserons pour empêcher a ces usurpateurs de profiter pleinement des biens qui sont en réalité les fruits du pillage et du recèle des biens mal acquis. Qui pouvait imaginer qu’Obiang Ngema aller se séparer de ses appartements privés et voitures de luxe à Paris un jour !?

Khulubuse Zuma, l'affairiste mafieux, neveu de Jacob Zuma, président sudafricain

6. Réveil FM International: Parlez-nous un peu de la magouille de l'exploitation du pétrole du Lac Albert dans un deal Jacob Zuma, son neveu Khulubuse Zuma et Alias Joseph Kabila ?

Christian Nyamabo Mpoyi: Le cas de l’exploitation du pétrole du lac Albert confiée à Fleurette groupe est un cas d’école classique des régimes kleptocratiques comme le cas aujourd’hui au Congo avec Kabila ainsi qu’en Afrique du Sud avec Jacob Zuma. Pour commencer notez que Fleurette Groupe est une succursale du géant minier Suisse « Glencore » associé au sulfureux Mr. Dan Gertler qui gère Fleurette Group sous la bannière de sa fondation Gertler Family Foundation (GFF) qui généreusement avait participé au financement de l’université Mapon sans trop entrer dans les détails la dessus!

Pétrole du lac Albert : 3 milliards de barils de la RDC menacés! Alors que rien n’est fait côté congolais pour tirer les dividendes de cette « manne », l’Ouganda voisin vient de lancer les travaux de construction d’un pipe-line pour pomper unilatéralement cet or noir jusqu’en Tanzanie

Donc la RDC découvre le pétrole au Lac Albert plutôt que de faire en sorte que cette découverte contribue au bien être des Congolais Kabila décide de confier son exploitation à Dan Gertler qui s’associe à une autre société Sud Africaine cette fois-ci « CAPRIKAT LTD. » créée pour l’occasion par Jacob Zuma lui même tout en y plaçant sont neveu « KHULUBUSE » à sa tête ainsi Dan Gertler est supposé avoir apporter 75% des fonds nécessaires via sa société fictive « FOXWHELP LTD » et le neveu de Zuma lui le 25% restant via sa société CAPRIKAT LTD pour former ensemble FLEURETTE GROUPE j’avoue que jusque-là ça semble être un montage compliqué pour flouer le commun des mortels qui oserait aller essayer d’y voir clair !

Ainsi le Fleurette Groupe constitué il ne reste qu’à lui attribué la licence d’exploitation pour le pétrole du Lac Albert, une petite visite officielle de Kabila en Afrique du Sud suffit pour que le contrat soit signé attribuant le pétrole Congolais à Fleurette Groupe qui a le droit de garder 85% du pétrole exploité pour son compte et seulement 15% pour l’état Congolais.

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale-Jacob Zuma

Ce qu’on ne dit pas ici est que l’état Congolais avec son 15% est le dindon de la farce puisque Zuma touche 25% via son neveu et le 40% restant revient à Kabila lui même qui se cache derrière son pare feu Dan Gertler !

Jeune Congolais qui creuse du coltan !

7. Réveil FM International: Comprenez-vous que le Rwanda qui n'a pas le coltan dans son sous-sol soit le premier producteur de ce minerais sur le continent et puisse même avoir une bourse de coltan à Kigali ?

Christian Nyamabo Mpoyi: Le cas du Coltan est la sommation de plusieurs éléments mêlant des acteurs internationaux comme le couple Clinton et Tony Blair ainsi que des acteurs locaux comme Kagame et Kabila. C’est comme ça que le Rwanda se retrouve à la position du premier pays « exportateur » du Coltan au monde. J’insiste sur pays exportateur et non producteur parce que c’est la ou se situe la subtilité de cette mascarade !

Le Coltan provient du Congo d’où il est produit « Exploité » passe par le Rwanda qui s’occupe de son exportation avec un plus value considérable en passant par la bourse de matière première propriété du gouvernement Rwandais en association avec une firme Anglaise propriété de Tony Blair qui joue le role d’expert et conseil sur les questions de politique sur les ressources naturelles au pays de Kagame.

La responsabilité des généraux tantôt se disant Congolais tantôt Rwandais comme le général Akili Mundos, le général Abbas Kayonga (ancien chef du service anti pillage des ressources naturelles à l’Est du Congo) pèse pour beaucoup dans cette situation car sans le rôle que joue ces généraux; le Coltan Congolais ne se retrouverait pas au Rwanda ! Maintenant parlons de la responsabilité de Kabila lui même sensé être l’homme qui fait garantir par son action la non violation de notre territoire ainsi que de nos ressources cependant celui-ci reste complaisant face à cette situation qui laisse un goût de soupçon de complicité face aux ceux-là qui exploitent indûment le Congo.

Je vais finir par le début de cette histoire qui n’a rien d’une accumulation des faits liés au hasard mais plutôt l’accomplissement d’un plan savamment imaginé par le couple Clinton alors à la maison blanche avec l’allié naturel des USA qui est l’Angleterre alors sous la direction de Tony Blair, ils ont permis et aider Kagame à créer cette situation de non État au Congo et ne se gêne pas a en tirer profit aujourd’hui notamment avec ce cas d’exploitation du Coltan.

8. Réveil FM International: L'Angola pompe notre pétrole à Mwanda, la RDC ne dit rien. L'Angola a pris une partie de notre frontière à Kayemba dans la Bandundu, la RDC est aphone. L'Angola expulse 2000 Kasaïens par jour, la RDC est frileuse. Pourquoi cette attitude d'écrasement de la RDC face à l'Angola? A cause de sa puissance militaire dans la sous-région ?

Christian Nyamabo Mpoyi: A cause de sa puissance dans la sa globalité pourquoi je dis puissance globale parce qu’elle englobe la force de frappe militaire Angolaise mais pas seulement, aussi sa puissance économique, diplomatique (SADC) ceci associé aux multiples déficiences de leadership observables au Congo. Les États ne sont pas des organisations philanthropiques c’est comme on dit en Lingala « O Kweyi Batiki Yo ! » qui baisse son pantalon se fait entuber. La RDC est tombée trop bas et ses voisins en profite comme la nature a horreur du vide, le pétrole Congolais ne restera pas indéfiniment à Muanda sans que l’Angola l’exploite, bien que ceci est condamnable nous n’accepterons pas longtemps cette situation d’injustice de la part de l’Angola mais par contre nous en remettons l’entière responsabilité à ceux à la tête du pays trop occupés a gérer leurs propres affairés illicites en lieu et place de gérer la cité comme çà se fait ailleurs.

9. Le corps d'Etienne Tshisekedi est toujours en Belgique. Qu'est-ce qui bloque pour le rapatriement de sa dépouille pour un enterrement avec honneur au pays de ses ancêtres ?

Christian Nyamabo Mpoyi: Le problème du rapatriement de la dépouille mortelle d’Etienne Tshisekedi en RDC est un cas complexe puisque ici nous parlons d’un homme d’abord membre de sa famille biologique et en suite comptée parmi les acteurs politiques majeurs de notre cher pays. J’estime que sa famille politique et biologique qui d’ailleurs pour ce cas précis représente les mêmes personnes à l’occurrence de son fils Felix Tshisekedi qui est en même temps fils biologique et fils politique d’Etienne Tshisekedi, donc je reviens sur ce que je considère comme faisant la complicité de ce dossier en y rajoutant l’autre partie dans cette affaire qui est le gouvernement (la Kabilie) il s’avère que ceux-ci sont de mauvaise foi et surtout ne sont pas du tout pressés de voir revenir la dépouille de Tshisekedi au Congo avec le lots des soucis que cela pourrait infliger au régime en place.

10. Réveil FM International: La révolution pardon de M'zée Laurent-Désiré Kabila a amplifié l'impunité. Les Dinosaures Mobutistes sont devenus des revanchards. Mués en Mammouths Joséphistes, ils pillent, volent et violent comme sous la dictature Mobutu. Au fait Alias Joseph Kabila =Mobutu. Comment vovez-vous le futur de Jo Ka ? Que va-t-il arrivé ? Que peut-il lui arriver ? Et les Dinosaures Mobuto-Joséphistes ?

Christian Nyamabo Mpoyi: Vous abordez la question de l’après Kabila en ainsi que son sort et sa cohorte, en effet je suis l’un de ceux la qui pensent fermement qu’il est temps de réfléchir mûrement sur cette question pour ne plus reproduire les erreurs du passé mais aussi d’éviter à la RDC de tomber dans la médiocrité présente.

Vous savez cher Mr. Mulongo on dit que toutes entreprises basées sur le mensonge fini toujours par s’écrouler je le dit en relation avec ce que vous appelez « la révolution pardon » qui ne fut rien d’autre qu’un tas de mensonge mal ficelé. Les dinosaures Mobutistes sont revenus aux affaires pour poursuivre leur entreprise d’enrichissement personnel grace à ladite révolution qui comme à Disney Land il leurs suffisaient de s’acquitter de la somme de $500.000 pour avoir son ticket estampillé « bon retour aux affaires signé par Mzee Kabila lui même ! » C’est ainsi que les plus récalcitrants d’entre eux comme Mr. Tambwe Mwamba, Mr. Mbunza Nyamwisi ainsi que Mr. Bemba Jean Pierre se retrouvèrent en opposition armée contre ce nouveau Chérif qui faisait payer le ticket trop cher à leurs avis.

Le revanche des Mobutistes !

Bref, une révolution il y en a eut effectivement le 17 Mai 1997 mais sans pardon puisque certains on dû payer le droit d’entrer et d’autres y on laisser leurs peaux comme le cas de 60% d’officiers FAZ tués à petit feu à Kitona et certains d’entre eux même empoisonnés ! « On ne fait pas du neuf avec du vieux » dit-on !

L’erreur qu’avait commis Mzée Laurent-Désiré Kabila par avidité de laisser revenir les Dinosaures est l’une des multiples causes de la situation de quasi permanente crise de moralité que le Congo connaît aujourd’hui puisqu’ayant favorisé un climat d’impunité généralisé avec le régime actuel qui tire déjà ces origines à l’époque dite de l’AFDL.

de serment de M'zée Laurent-Désiré Kabila

Ceci étant nous pensons qu’il est plus qu’important d’établir des points de repère pour un Congo nouveau basés sur les valeurs démocratiques et de justice; pour s’y faire nous devrons procéder par une vraie opération TABULA RASA pour que cette fois les écuries d’augias soient effectivement nettoyées de fond en comble dans ce pays! Comment y arriver sans ériger un modèle de justice équitable qui doit passer forcément par le jugement des actuels acteurs médiocres qui délibérément 21 ans durant ont choisis de se servir sur le dos du peuple Congolais avec une arrogance démesurée !

Lire la suite

mercredi 17 janvier 2018

Francophonie: Alain Mabanckou refuse de participer au projet d'Emmanuel Macron !

Alain Mabanckou

Il est l’icône d'une jeunesse africaine assoiffée des libertés. A cause de sa liberté d'expression, sa tête est mise à prix par l'ogre de Mpila et "Hérode" du Congo-Brazzaville: Denis Sassou N'guesso, qui a droit de vie et de mort sur chaque Congolais. Alain Mabanckou, le Franco-Congolais n'a plus droit de mettre ses pieds dans son pays d'origine, la République du Congo. Lorsqu'il ne donne pas ses cours de littérature francophone en Californie, Alain Mabanckou vit dans son appartement parisien, dans le quartier Château-Rouge, dans le 18è arrondissement de Paris.

Le président Emmanuel Macron a proposé à Alain Mabanckou de collaborer avec Leïla Slimani pour «contribuer aux travaux de réflexion autour de la langue française et de la francophonie». L'auteur de verre cassé lui répond, acerbe, dans une lettre ouverte. L'écrivain congolais Alain Mabanckou a exposé sans faux-fuyant toutes les lacunes qu’il reproche au concept. L’auteur met notamment en lumière le silence coupable de la “Francophonie « institutionnelle »” face aux “régimes autocratiques, les élections truquées, le manque de liberté d’expression” sur le continent ; mais également “les accointances avec les dirigeants des républiques bananières qui décapitent les rêves de la jeunesse africaine”.

Monsieur le Président,

Dans votre discours du 28 novembre à l’université de Ouagadougou, puis dans un courrier officiel que vous m’avez adressé le 13 décembre, vous m’avez proposé de « contribuer aux travaux de réflexion que vous souhaitez engager autour de la langue française et de la Francophonie.»

Au XIXème siècle, lorsque le mot « francophonie » avait été conçu par le géographe Onésime Reclus, il s’agissait alors, dans son esprit, de créer un ensemble plus vaste, pour ne pas dire de se lancer dans une véritable expansion coloniale. D’ailleurs, dans son ouvrage « Lâchons l’Asie, prenons l’Afrique » (1904), dans le dessein de « pérenniser » la grandeur de la France il se posait deux questions fondamentales : « Où renaître ? Comment durer ?»

Qu’est-ce qui a changé de nos jours ? La Francophonie est malheureusement encore perçue comme la continuation de la politique étrangère de la France dans ses anciennes colonies. Repenser la Francophonie ce n’est pas seulement « protéger » la langue française qui, du reste n’est pas du tout menacée comme on a tendance à le proclamer dans un élan d’auto-flagellation propre à la France. La culture et la langue françaises gardent leur prestige sur le plan mondial.

Les meilleurs spécialistes de la littérature française du Moyen-Âge sont américains. Les étudiants d’Amérique du Nord sont plus sensibilisés aux lettres francophones que leurs camarades français.

La plupart des universités américaines créent et financent sans l’aide de la France des départements de littérature française et d’études francophones. Les écrivains qui ne sont pas nés en France et qui écrivent en français sont pour la plupart traduits en anglais : Ahmadou Kourouma, Anna Moï, Boualem Sansal, Tierno Monénembo, Abdourahman Waberi, Ken Bugul, Véronique Tadjo, Tahar Ben Jelloun, Aminata Sow Fall, Mariama Bâ, etc.

La littérature française ne peut plus se contenter de la définition étriquée qui, à la longue, a fini par la marginaliser alors même que ses tentacules ne cessent de croître grâce à l’émergence d’un imaginaire-monde en français.

Tous les deux, nous avions eu à cet effet un échange à la Foire du livre de Francfort en octobre dernier, et je vous avais signifié publiquement mon désaccord quant à votre discours d’ouverture dans lequel vous n’aviez cité aucun auteur d’expression française venu d’ailleurs, vous contentant de porter au pinacle Goethe et Gérard de Nerval et d’affirmer que « l’Allemagne accueillait la France et la Francophonie », comme si la France n’était pas un pays francophone !

Dois-je rappeler aussi que le grand reproche qu’on adresse à la Francophonie « institutionnelle » est qu’elle n’a jamais pointé du doigt en Afrique les régimes autocratiques, les élections truquées, le manque de liberté d’expression, tout cela orchestré par des monarques qui s’expriment et assujettissent leurs populations en français ? Ces despotes s’accrochent au pouvoir en bidouillant les constitutions (rédigées en français) sans pour autant susciter l’indignation de tous les gouvernements qui ont précédé votre arrivée à la tête de l’Etat. Il est certes louable de faire un discours à Ouagadougou à la jeunesse africaine, mais il serait utile, Monsieur le Président, que vous prouviez à ces jeunes gens que vous êtes d’une autre génération, que vous avez tourné la page et qu’ils ont droit, ici et maintenant, à ce que la langue française couve de plus beau, de plus noble et inaliénable : la liberté.

Par conséquent, et en raison de ces tares que charrie la Francophonie actuelle – en particulier les accointances avec les dirigeants des républiques bananières qui décapitent les rêves de la jeunesse africaine –, j’ai le regret, tout en vous priant d’agréer l’expression de ma haute considération, de vous signifier, Monsieur le Président, que je ne participerai pas à ce projet.

Alain Mabanckou

Santa Monica, le 15 janvier 2018

Lire la suite

17 ans de l'assassinat de LDK: Le pasteur Ekofo savonne des médiocres ventriotes dans la cathédrale du Centenaire !

Le pasteur François-David Ekofo, de l'Eglise du Christ au Congo (ECC)

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, l'imposteur et usurpateur du nom de Kabila, comme à l'accoutumée, a brillé par l’absentéisme. Les Dinosaures Mobutistes-Mammouths Joséphistes croient que la vérité des Évangiles peut-être corrompue. Ils se sont trompés. Le temps est toujours l’allié du peuple meurtri. Les Congolais résument mieux la situation: "Ba médiocres bakimi mbula ba keyi na ebale". Les médiocres ont fui la pluie à la cathédrale catholique Notre-Dame avec le Cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa qui a exigé "que les médiocres dégagent", dénonçant la barbarie avec laquelle les forces de sécurité ont réprimé des marches appelées par le Comité de laïcs de son église...A 800 m sur la même avenue et la même commune de Lingwala, ils sont tombés dans le fleuve Congo, dans la cathédrale protestant du centenaire avec une prédication actualisée de la Bible du pasteur François David Ekofo qui fait partie de l'équipe du nouveau président de l'Eglise du Christ au Congo: André Bokundoa !

Alexis Tambwe Mwamba, ministre joséphiste de la justice

Henri Mova Sankany, Secrétaire Général du PPRD-Parti-Etat

Ils étaient tous là pour célébrer le 17è anniversaire de l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila. Et pourtant, il y a 17 ans, ils étaient dans des rébellions criminelles pro-rwandais, pro-ougandais contre leur propre pays. Ils ont tué, assassiné des congolais, enterrés des congolaises vivantes à Makobola, Kasika, Mwenga...D'autres étaient en exil. Depuis l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila, ils sont revenus, se sont partagés le gâteau Congo, ils sont des intouchables du régime d'imposture, d'occupation et des médiocres. Dans leurs costumes du dimanche, repus les apparatchiks, ventriotes, politicailleurs, Mabumucrates...avec un cynisme machiavélique, ils narguent des paisibles citoyens qu'ils ont sciemment appauvris, ils se sont enrichis au détriment du peuple et du territoire qu'ils sont censés protéger.

Olive Lembe Kisita, l'épouse d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale

Comme un peintre, le pasteur François-David Ekofo peint le régime d'imposture devant les apparatchiks, avec des mines déconfites des médiocres et inconscients de la République: "J’aime bien l’athlétisme où il y a des courses à pieds surtout. Et, j’aime spécialement une course : la course de relais où une personne transmet le bâton à une 2e personne, à une 3e et à une 4e... Dans l’histoire du pays, c’est pareil aussi. Nous prenons un témoin que nous passons aux autres… Dieu nous a donné un pays des plus riches. Dieu lui-même ne comprend pas pourquoi nous les Congolais nous sommes pauvres... Dieu nous a donné tout dans ce pays", a déclaré dans son serment le pasteur François-David Ekofo devant des apparatchiks et la pseudo et usurpatrice famille présidentielle dans la cathédrale protestant du centenaire.

Le prédicateur a basé sa prédication sur les textes de Deutéronome 10:14 et Psaumes 115 qui disent respectivement : "Voici, à l’Éternel, ton Dieu, appartiennent les cieux et les cieux des cieux, la terre et tout ce qu'elle renferme" et "Les cieux sont les cieux de l’Éternel, mais Il a donné la terre aux fils de l'homme".

Comme le prophète Michée, le pasteur François-David Ekofo a dénoncé l'absence de l'autorité et de la justice en République démocratique du Congo. "Nous devons léguer à nos enfants un pays où l’Etat existe réellement. Je dis bien réellement. Parce que j’ai l’impression que l’Etat n’existe pas vraiment. L’Etat n’existe pas réellement. Il faut renforcer l’autorité de l’Etat. Nous devons léguer à nos enfants un pays où l’Etat est réel, un Etat responsable, où tout le monde est égal devant la loi. Quand vous devez enfreindre la loi de la République, on vous arrête, on vous juge, on vous condamne comme tout citoyen... La tendance des Congolais, c'est dire: 'la loi est là, mais je suis au-dessus de la loi parce que je suis...", a-t-il plaidé.

Le pasteur François-David Ekofo a, dans sa prédication, décrit la situation chaotique dans laquelle vit la RDC, dénonçant l’insouciance des dirigeants. "Ce que nous avons reçu de nos pères, nous devons le transmettre à nos enfants. Nous avons reçu un pays uni, transmettons à nos enfants un pays uni. Nous devons léguer à nos enfants un pays riche, un pays avec une autosuffisance alimentaire. Je reconnais qu’on peut importer la technologie. Mais dépenser le peu de devises que nous avons pour importer à manger, c’est inadmissible pour la RDC. Il faut renforcer l’autorité de l’Etat", a décrié l’homme de Dieu.

Lire la suite

mardi 16 janvier 2018

Etudes Supérieures: "Parcoursup" fait sa rentrée avec Edouard Philippe, Premier ministre !

Le Premier ministre Edouard Philippe entrain de s'informer sur "Parcoursup".

Les Lycéennes ont une semaine pour se familiariser avec la plate forme. Les règles ont changé. "Parcoursup" la nouvelle plate forme d'orientation des futurs bacheliers a ouvert ses portes, hier à Paris, à la cité scolaire Buffon, en présence du Premier ministre Edouard Philippe, la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal, et son homologue à l'Education, Jean-Michel Blanquer en remplacement du dispositif Admission post-bac (APB).

Pendant une semaine, les élèves sont invités à se familiariser avec le site, qui se veut plus lisible, et consulter les offres de formation. Du 22 janvier au 13 mars,ils pourront formuler jusqu'à 10 vœux, contre 24 auparavant, sans avoir à y hiérarchiser. Pour chacun de ces choix, ils devront joindre une lettre de motivation, ainsi qu'un relevé avec leurs notes de première, de terminale, et l'avis du conseil de classe. Ils recevront ensuite des réponses au fur et à mesure à partir du 22 mai.

Pour les filières sélectives, celles dont les capacités d'accueil sont limitées, il n'y a pas de changement par rapport à APB. Les bacheliers auront ainsi trois réponses possibles : "Oui", "Non" ou "Sur la liste d'attente", en attendant qu'un candidat retenu se désiste. Pour les autres filières, la réponse est "Non" a été remplacée par "Oui Si".

Lire la suite

vendredi 12 janvier 2018

Le Canard Enchaîné: Trois ans déjà, "Toujours avec Charlie" !

Le Canard Enchaîné

Chaque mercredi, comme la majorité des journalistes en France, je lis le Canard Enchaîné. L’hebdomadaire satirique, qui n’a pas de site Internet, diffuse à 400 000 exemplaires et dispose d’une trésorerie évaluée à 100 millions d’euros pour défendre son indépendance, joue un rôle singulier dans la démocratie française. Le Canard Enchaîné du mercredi 10 janvier 2018, N°5072, à la une, un article de Jean-Luc Porquet, parle de la liberté de la presse. J'apprends que le grand dessinateur, caricaturiste pamphlétaire: Cabu, l'un des victimes des journalistes de Charlie Hebdo, a eu près de 20 procès !

Depuis la décision de la Cour d'appel de Paris de déclarer la nullité de la plainte en diffamation dans l'Affaire Fibre Optique et la réclame de 20 000 euros de Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE contre le journaliste Freddy Mulongo. Kabila-Désir-Masimanimba-Désir, qui s'est acheté un Manoir avec l'argent de la Fibre Optique, à Waterloo en Belgique, a été débouté par la justice à Paris, n'en déplaise au Dinosaure Mobutiste mué en Mammouth Joséphiste qui a voulu minimisé la nullité de sa fameuse plainte. Par coterie Bandundoise, des journaux "coupagistes" : "La Prospérité", "Forum des AS" et "Le Soft" sont venus au secours de leur Gourou, avec des élans ethno-clano-tribalistes, sans arriver à étouffer la vérité: Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", malgré ses mensonges éhontés a été débouté à Paris.

Je n'avais pas rencontré mon avocat Me Pierre Darkanian depuis. En nous retrouvant cet après-midi pour des vœux, mon conseil m'a appris ceci: "Monsieur Mulongo,la 17ème Chambre correctionnelle du Tribunal de Grande Instance de Paris spécialisée en matière de droit de la presse, qualification de diffamation. Tout est à ton honneur d'y avoir passé. Tous les grands journalistes y passent. L'erreur de ton ministre est d'avoir pensé qu'il pouvait t'humilier et te faire taire. Au lieu de cela, la France entière sait qu'un ministre de la RDC a traduit en justice à Paris, un journaliste congolais et sa plainte a été débouté". Habitué aux coups tordus, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" avait porte plainte contre le journaliste Freddy Mulongo, en France et en Belgique. Sur un même dossier, la France et la Belgique l'ont débouté !

D'après les derniers chiffres, la France compte 35.238 journalistes. Tous peuvent vivre normalement. Rencontrer des gens à leur guise, sauter vite fait dans un taxi, prendre le métro, boire un café en terrasse...Tous, sauf les journalistes de "Charlie". Depuis trois ans, depuis la tuerie du 7 janvier, ils vivent dans un autre monde que le nôtre: dans une prison, une boîte de conserve, un bunker. La nouvelle adresse du journal est tenue secrète. L'immeuble où ils travaillent est hautement sécurisé: portes spéciales, blindage, sas, codes et caméras. Des flics les protègent en permanence. Policiers d'élite lourdement armés, flics en civil, gardes privés. Fabrice Nicolino, qui fut blessé le 7 janvier, décrit tout cela par le menu dans le dernier numéro de "Charlie".

Une quinzaine de journalistes sur plus de 30 000. Une quinzaine menacés de mort en permanence. Et toute une profession, toute une société qui s'appliquent à regarder ailleurs. Pas la peine d'adhérer au slogan "Je suis Charlie" pour trouver qu'il y a là quelque chose qui cloche. Philippe Lançon, lui aussi gravement blessé le 7 janvier, dit avoir pris ses distances avec ce slogan depuis qu'il est parfois devenu une sorte d'injonction ("Libération", 6/1). Il le rappelle: "Au tout début, "Je suis Charlie" voulait simplement dire: Je ne lis pas forcément Charlie, je n'aime pas forcément Charlie, mais je refuse qu'on tue ceux qui le font. ".

On peut ne pas apprécier l'humour de "Charlie", ses combats, ses obsessions. On peut le critiquer, et même le traîner devant les tribunaux. Pour ses dessins dans "Charlie", Cabu a eu près de 20 procès, qu'il a presque tous perdus. Cette règle du jeu, il l'acceptait sans barguigner. Mais comment accepter les discours de ceux qui laissent entendre que ces menaces sont, au fond, légitimes ?

Comme trouver normal que , pour exercer leur liberté d'écrire et de dessiner, ceux de "Charlie" doivent sacrifier celle d'aller et venir comme tout le monde ? Et combien de temps encore devront-ils endurer ça ? " On peut accepter toutes ces contraintes pendant quelques années, dit Riss, le patron de "Charlie", mais est-ce qu'on va accepter ça pendant dix ans ? " Et de se demander: "Jusqu'où on tiendra, normalement? " Ils le disent à leurs lecteurs et aussi à ceux qui ne les lisent pas: "Nous avons un besoin proprement vital de votre vigilance, de vos cris et de vos protestations, même quand ils nous visent. " "Etre Charlie" ? C'est comme on veut. Mais, être avec Charlie, avec Riss, Nicolino, Lançon, Fieschi, Coco, Briard, Fischetti, Foolz, Luce Lapin et toute l'équipe, trois fois oui !

Lire la suite

mardi 9 janvier 2018

Pourquoi doit-on refuser à un Kasaïen d'être Président?

Des chefs coutumiers Kasaïens

ça balance dans les réseaux sociaux. Un rwandais qui a pris le pseudo congolais de Yve (sans s) Tambwe, qui a étudié à l'université de Montréal avec une bourse du Congo et qui réside à Kinshasa, Kanambiste Kazemberiste pur sucre a osé écrire son mur Facebook : Le président Kabila peut partir du pouvoir, mais ça ne sera jamais un kasaïen à la tête du pays, un peuple problématique et maudit !

Les Congolais sans trop réfléchir tombe dans ce piège rwandais de l'os jeté devant des chiens. Mon indignation est celui d'un Congolais qui Katangais, Kasaïens, Mukongo, Kivutien, Mungala, Bandundois...

Dans le Kasaï, sur la route de Mbuji Mayi vers Mwene-Ditu : Robert Ndaya de RTOP, Christophe Boisbouvier de RFI et Freddy Mulongo, Réveil FM et Président des Radios Communautaires.

Un kasaïen n'est-il pas un Congolais ? Mieux, pourquoi un Congolais d'origine Kasaïenne n'aurait-il pas droit de devenir Président de la République ? Le comble est que Yve (sans s) Tambwe a choisi comme photo de profil Henri Mova. Voudrait-on revenir au pogrom des Kasaïens au Katanga sous Mobutu ? Ceux qui réfléchissent uniquement sur leurs élans éthno-clano tribalistes non rien avoir avec la République ! Nous vivons en France, Allemagne, Suisse, Belgique, Chine...au Canada et aux Etats-Unis. Beaucoup d'entres-nous sont intégrés, ont des amis Français, Canadiens, Chinois, Indiens...Chez nous, nous voulons nous recroquevillés sur notre tribu, ethnie et clan ? Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond !

Kasaï à Mbuji-Mayi, formation des radioteurs !

Pourquoi les Congolais se laissent si facilement manipulés par des rwandais extrémistes, qui tirent des ficellent dans le noir et des Congolais tombent si facilement dans le panneau ? Au Rwanda, ils ne sont que trois tribus: Hutu, tutsi et twa. En République démocratique du Congo, nous avons plus de 450 tribus et aucune n'est majoritaire. Cette histoire d'être une tribu minoritaire et de jouer sur sa sa minorité pour faire des revendications fallacieuses, nous vient du pays de Mille collines. L'infiltration est telle que les Congolais commencent à oublier ce qui fait la force et la grandeur d'âme du pays: L'unité.

Visite de la grue géante, la « Dragline » de la Miba. Interview d'un ingénieur par Freddy Mulongo et Christophe Boisbouvier

Turbulent, à 10 ans, papa m'a enlevé à l'école Les Flamboyants à la Gombé, pour me placer à l'internat, à l'école primaire Saint-Jean Bosco de Kisantu dans le Kongo-Central, à 120 Km de Kinshasa. Les pères ont refusé d'abord de me prendre arguant que j'étais tout petit. Ils m'ont imposé un examen d'admission, que j'ai réussi tout juste. Sur insistance de Papa, je suis resté à Kisantu. Je n'ai plus étudié à Kin. De Kisantu à Kipako puis à Lemfu, j'ai pu côtoyer les enfants du Congo de toutes les provinces, y compris ceux des dignitaires de la République. Belle expérience de vie, qui a renforcé ma notion de solidarité: J'ai pu payer le billet de retour pour Kinshasa, sans que cela soit un problème. Lorsque quelqu'un d'entre nous était faible dans un cours, nous l'encourageons et l'épaulions. Alors qu'au réfectoire, nous avions souvent droit au haricot rouge...Ma famille Bakongolais m'amenait du pondu, des binzo, des mayebo...Ce qui étonnait le père supérieur qui m’apostrophait devant tous mes collègues. "Mulongo Muluba Ba Luba Ba Bebisi Nsi ", nous rigolions car cela se disait sans méchanceté! En 5ème des humanités , j'étais déjà dans l'équipe de rédaction de "Ngwisana", le journal de l'Institut.

C'est en France que j'ai vraiment découvert la liberté d'expression ! Sous la présidence de François Mitterrand, la libération des Ondes fut effective. Le projet de Réveil FM, je l'ai commencé en 1995, mais dans l'entre-temps, tout en poursuivant mes études, j'ai animé plusieurs radios libres en France. Personne ne pensait que le régime du Maréchal s'écroulerait comme un château de carte, deux ans plus tard ! A mon retour au pays, pour la création de Réveil FM en 1999, et après nos assises de 2001, élu Président des radios associations et communautaires. J'ai défendu comme j'ai pu avec d'autres, l'instauration du pluralisme médiatique, la pluralité d'opinions mais surtout , ce tiers secteur du paysage audiovisuel congolais. En 2001, il n'y avait que 10 radios communautaires dans toute la République. En quittant la RDC, prenant le chemin de l'exil, en mars 2007, j'avais laissé plus de 230 radios en République démocratique du Congo, notre pays était devant l'Afrique du Sud et le Mali, pourtant précurseurs pour des radios communautaires. Lorsque le régime d'imposture, d'occupation et des médiocres s'enorgueilli pour dire qu'il y a liberté de la presse en RDC, parce qu'il y a autant des radios, je rigole ! Le même régime qui mettait des bâtons dans les roues pour le fonctionnement de ces médias, fait de la récupération politico-politicienne. Mais j'ai appris à connaitre et à découvrir le Congo dans sa grandeur et ses diversités. J'ai été à Muanda, Boma, Matadi, Isiro, Bunia, Beni, Butembo, Bukavu, Goma, Kasumbalesa, Kipushi,Kalemie, Boya, Kamonia, Muene Ditu, Kikwit, Idiofa, Kenge, Kananga, Tshikapa, Kisangani...j'en oublie sans doute certaines villes.

Quand je défends le Congo, je sais qui je suis, d'où je viens donc je ne me laisse influencer par des considérations tribalo-ethniques. Le patriarche de la résistance congolaise, Julien Ciakudia Sr n'a-t-il pas raison de s'insurger ? Pourquoi le Kasaïen doit-il devenir le mouton noir de la République ? Pourquoi même ceux qui ont été dans des grandes universités peuvent si bas, en étalant leurs élans tribalistiques ? Les Congolais doivent se ressaisir vite et éviter dans ce piège tendu par des extrémistes rwandais. Alias Joseph Kabila, le taximan de Dar-es-salam a usurpé la nationalité congolaise qui lève le petit doigt ? Le Kadogo est Roi au Congo, trois ans seulement après son arrivée sur le sol congolais, est-il plus congolais que des Kasaïens qui ont toujours été là ?

Julien Ciakudia Sr, patriarche de la Résistance Congolaise

Face à la menace du tribalisme le patriotisme doit triompher !

Ne vous laissez pas divertir par les terroristes extrémistes génocidaires sanguinaires, pilleurs, violeurs, rwandais. Ils prennent vos noms sur Facebook et cherchent à lire vos pensées en vous divisant pour continuer tranquillement l'occupation. SVP ne répondez pas à ces extrémistes qui croient se jouer de la naïveté de certains des Congolais. Le Congo aux Congolais. Je suis Kasaien et je peux vous rassurer que je serais bientôt Président du Congo avec le support de mes compatriotes Congolais de toutes les provinces et tribus du Congo car ils sont tous avec moi chaque jour sans tribalisme dans ce combat pour la libération totale de notre pays des mains de ces petits extrémistes terroristes venus du Rwanda qui occupent et pillent notre pays en nous divisant avec ce type de message. Plus jamais ça. Ne tomber jamais dans leur piège au risque de perdre l'attention sur l'essentiel : la libération totale du Congo et de son peuple de l'occupation, du génocide et du pillage amplifié de nos ressources. Mettons nos ensembles fils et filles du pays , chassons ces extrémistes par tous les moyens incluant ceux militaires, mettons fin ensemble chers patriotes Congolais à cette monstruosité qui nous humilie depuis lus de deux décennies. Je suis Muluba, Kasaïen et Congolais avec tous les Congolais de toutes ethnies, clans et tribus. Oui je serais bientôt le Président du Congo et de tous les Congolais. Le Congo aux Congolais. Congolais prends ton pays en mains.

LA PATRIE OU LA MORT !

Le Patriarche Julien Ciakudia Sr

Lire la suite

lundi 8 janvier 2018

RDC: 6 ans déjà que Yann Boshab, le chauffard est toujours fugitif !

Yann Boshab, le fil loubard et fugitif d'Evariste Boshab

Les temps filent entre les doigts. Heureusement que les lecteurs, auditeurs et internautes de Réveil FM International sont là pour nous rappeler. En effet, 2 janvier 2012-2 janvier 2018, cela fait 6 ans déjà que Yann Boshab, ivre mort, le chauffard, loubard et fils d'Evariste Boshab, a tué 8 personnes sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa.

En effet, revenant d'une boite de nuit de la capitale congolaise, vers 6 heures locales du matin le lundi 2 janvier 2012, roulant à vive allure comme dans une course rallye sur le boulevard du 30 juin, Yann Boshab, le fils d'Evariste Boshab au volant d’une jeep noire a perdu le contrôle de son véhicule. Ivre mort le chauffard a heurté de plein fouet un taxi. Il a tué 5 personnes sur place, les 3 autres personnes blessées grièvement sont décédées par la suite. fils d'un apparatchik-mammouth du Joséphisme usurpateur du pouvoir à Kinshasa, Yann Boshab a été protégé. Non pas pour qu'il rende compte mais pour s'extraire de la justice. Parmi les victimes, un avocat inscrit au barreau de la Gombe: Me Maitre Mimi Lokonga Hugues Arthur, qui avait pour adresse du cabinet: Avenue du Port Blg BIAC 2è étage Rond-Point Forescom-Gombe.

Me Mimi Lokonga Hugues Arthur (+)

Kinshasa, lundi 2 janvier 2012, vers 6 heures du matin, Yann Boshab, le fils d'Evariste Boshab, heurte de plein fouet un taxi tuant 8 personnes sur le boulevard du 30 juin. Photo Réveil FM International

Kinshasa, lundi 2 janvier 2012, vers 6 heures du matin, des corps sans vie gisant au sol. Photo Réveil FM International

Kinshasa, lundi 2 janvier 2012, vers 6 heures du matin, Yann Boshab, le fils d'Evariste Boshab, deux corps sur les huit morts sur le boulevard du 30 juin. Photo Réveil FM International

Dans cette république bananière, le chauffard-fils des Joséphistes Yann Boshab n'a pas été interpellé par la police. La Jeep portait la plaque d'immatriculation 01 AN (Assemblée nationale). Ce n'était pas une voiture privée, mais la jeep officielle du Président de l'Assemblée nationale. La police après l'accident a accompagné le fils à papa chez lui. Aucun constat de l'accident n'a été fait. D'ailleurs, pour empêcher toute enquête, leur jeep objet de l'infraction, se trouve au camp Lufungula chez le Général Kanyama, esprit de mort ! Et le soir, accompagné des militaires jusqu'au pied de l'avion, Yann Boshab a été embarqué dans le vol SN pour Bruxelles. Exfiltré du Congo, Yann Boshab a disparu, il est devenu un fugitif !

Lire la suite

dimanche 7 janvier 2018

Havre de calme, la paisible Île de N'Gor à Dakar !

Hommage à la grande chanteuse Française France Gall qui vient de décéder à Neuilly-sur-Seine. Les Sénégalais s'en souviennent, elle a résidé sur la petite île de N'Gor (200 x 500 m environ), qui se situe au milieu d’une très jolie baie protégée, à Dakar au Sénégal. Roger Bongos-Afrique Rédaction et Freddy Mulongo-Réveil FM International y avions été sur l'île de N'Gor. On y accède facilement en empruntant les pirogues qui effectuent le trajet de jour comme de nuit. La traversée est toujours de 500 fcfa l'aller-retour et c'est gratuit pour tous les habitants de N'Gor. Les pirogues sont gérés par une coopérative. Il fait bon vivre à l'île de N'Gor, les touristes et même les sénégalais s'y plaisent. Pourtant il n'y a ni marché, ni électricité sur l'île de N'Gor, mais il y fait bon vivre.

Île de N'Gor, la dévise des commandos sénégalais: On nous tue on ne nous déshonore pas ! Photo Réveil FM International

Roger Bongos et Freddy Mulongo à l'île de N'Gor. Photo Réveil FM International

Roger Bongos et Freddy Mulongo à l'île de N'Gor. Photo Réveil FM International

N'Gor est une petite île du Sénégal, située au large de la presqu'île du Cap-Vert, à 400 m à peine du village de N'Gor sur la pointe des Almadies, soit tout près de Dakar. A l'île de N'Gor, la mer embrasse la terre...

Roger Bongos et son panier des perles. Photo Réveil FM International

Roger Bongos et Freddy Mulongo avec le panier des perles. Photo Réveil FM International

Freddy Mulongo avec un panier des perles. Photo Réveil FM International

Roger Bongos avec le panier des perles. Photo Réveil FM International

Roger Bongos cherchant à "capturer" les crabes à la main. Photo Réveil FM International

Roger Bongos cherchant à "capturer" les crabes à la main. Photo Réveil FM International

Roger Bongos en mode "Penseur" de Rodin. Photo Réveil FM International

Roger Bongos applaudit sa trouvaille. Photo Réveil FM International

Roger Bongos avec sa prise "Une grosse pierre". Photo Réveil FM International

Freddy Mulongo, la mer caresse la terre. Photo Réveil FM International

A l’origine, à l'île de N'Gor, seuls les villageois venaient y mettre leurs moutons en pâturage et cultiver le mil durant l’hivernage. A partir des années 50, les Dakarois prirent l’habitude de venir y pique niquer. Ils s’y sont fait construire de petits cabanons, puis des maisons plus confortables. Aujourd’hui encore, l’île conserve des étendues vierges et naturelles et abrite des artistes (peintres, sculpteurs, musiciens ...). En réalité, tout le monde y est un peu artiste ! au cours de vos ballades vous aurez l’occasion de découvrir plusieurs galeries d’art.

Freddy Mulongo avec une oeuvre d'art "Yin Yan". Photo Réveil FM International

Alioune Mbengue et Freddy Mulongo. Photo Réveil FM International

Ce qui fait l’originalité du lieu, c’est sa diversité. L’île offre un cadre paisible où vous pourrez vous baigner sans crainte, de l’autre côté, au contraire, l’Océan Atlantique prend le dessus avec une mer tumultueuse chargée d’iode et d’oxygène. Les nombreuses vagues forment à l’extrémité de la baie un coin idéal pour les surfeurs qui pratiquent avec dextérité leur sport favori.

Son emplacement est idéal, car l’île est toute proche de Dakar et des sites à visiter tout en étant dans un cadre de pleine nature.

Plage de l'île de N'Gor. Photo Réveil FM International

L'île de N'Gor. Photo Réveil FM International

L'île de N'Gor. Photo Réveil FM International

Lire la suite

vendredi 5 janvier 2018

10 Questions à Lambert Mende Omalanga, Vuvuzélateur national et médiocre perroquet !

Lambert Mende Omalanga, Vuvuzélateur national

Il irrite et agace mais il n'est pas un requin tueur. Fils égaré de la République, farfelu, fossoyeur et fanfaron, Lambert Mende Omalanga est le Vuvuzélateur national. Il a toujours biberonné au Johnny Walker pour se donner un semblant de courage. Il porte son Vuvuzéla comme un attaché caisse et prêt à vuvuzéler. Lambert Mende Omalanga est le seul ministre du régime qui répond directement à son téléphone sans intermédiaire. Avec ses journalistes "Coupagistes" et "Quado" qui le suivent comme des mouches, il claironne et trompette partout. Lambert Mende Omalanga est le Goebbels d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Dans les milieux des "Anamongo" on s’étonne d’entendre Lambert Mende Omalanga de gratifier Alias "Joseph Kabila" du titre de «Kum’Ekanga» (Dieu, en langue tetela), alors que le même Vuvuzélateur se moquait hier de ce "chef minable" qui l’appelait «Monsieur Lambert». Pour Lambert Mende Omalanga tout s’achète et tout se vend. Il est ministre de communication et médias, porte-parole du régime d'imposture et d'occupation, qui sévit en toute impunité, illégalité et illégitimité en République démocratique du Congo. Dix ans qu'il officie sur avenue Tabu-Ley (ex-Tombalbaye), à Kinshasa. Ses "point de presse" hebdomadaires sont des shows, repris en direct sur la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC), média étatique au service des imposteurs. Avec emphase, il livre son regard sur l’ actualité. S’ensuit un jeu de questions-réponses avec les journalistes "Coupagistes" et "Quado" qui reçoivent de l'argent de transport et frais de diffusion. Ancien exilé en Belgique avant de rejoindre le Mouvement criminel RDC-Goma, pro-rwandais, Lambert Mende est un Vuvuzélateur très amnésique, habitué à jongler avec la vérité ! Depuis que le Cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa est monté au créneau et a dénoncé des barbares, incapacitaires et médiocres qui doivent dégager, Lambert Mende Omalanga a repris son treillis couleur sable de RCD-Goma, mouvement rebelle et criminel pro-rwandais. Il est devenu insomniaque, tient des propos "incohérents" et souffre d'une transpiration excessive. Lambert Mende Omalanga a décidé de retourner dans le maquis, non plus à Okolo-Lodja dans le Sankuru, mais à Kinshasa dans la commune de Matete en face de l'église Saint Alphonse. Pour mieux surveiller les catholiques, s'ils vont encore réclamer une marche pacifique, sans itinéraire. Notre reporter Kalonji Mandiangu Bukama l'a croisé entrain d'asticoter son Vuvuzéla, qui sort de plus en plus un son inaudible à force de souffler dedans, depuis 2008. Lambert Mende Omalanga irrite, agace, énerve mais il n'est pas un requin comme d'autres figures du régime. Il a une posture et y tient. Il a bien voulu répondre à notre interview imaginaire.

1. Réveil FM International: Pour les Congolais, vous êtes un menteur né, un vuvuzélateur impénitent et un perroquet médiocre...Vous les irritez, votre présence n'est pas la bienvenue ?

Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga: Je crois que les Congolais exagèrent un tout petit peu. Ils ne me connaissent pas assez et fantasment beaucoup. Le fait qu'à cause des médias, je sois trop en vue, fais de moi une cible. Certes, nourrisson, j'ai commencé à téter le mensonge à partir des seins de ma mère. Le mensonge, c'est mon ADN, il est ma première et seconde nature. J'ai toujours aimé bluffer les autres par mes mensonges. Vous savez, je suis né en février 1953 à Okolo dans le Sankuru. C'est après avoir obtenu mon diplôme d’État-l’équivalent du baccalauréat-que j'ai quitté mon Sankuru natal. Je suis "Fils de paysan", troisième enfant d’une fratrie de onze. Je suis Tetela pure sucre.

Au début, j'ai enfariné mes copains et collègues pour m'amuser. Lorsque je suis arrivé à Kinshasa pour m'essayer au droit, j'ai compris que je pouvais en vivre, avec mes années de galère d’étudiant qui marquent aussi mes premiers pas en politique. Je suis devenu Mobutiste par intérêt, passion et conviction. Dans la débrouille, je suis devenu un petit animateur à la Voix du Zaïre de Mobutu et je réveillais les Zaïrois, aujourd'hui Congolais dans tout le pays, tôt le matin, en chantant les louanges du Mouvement populaire de la révolution (MPR) naissant. J'étais chef de bureau au département de la jeunesse attaché au secrétariat général de la Jeunesse du Mouvement Populaire de la Révolution de 1976 à 1979. Je suis incorrigible et je ne sais plus si à mon âge si je peux encore changer.

Victor Djelo Empenge Osako, ministre de Mobutu Sese Seko

Au début des années 80, j'étais membre du cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur Victor Djelo Empenge Osako. Un Tetela comme moi. Le ministre Victor Djelo Empenge Osaka-qui était professeur en droit constitutionnel à l'université de Kinshasa, est malheureusement décédé le mardi 1er novembre 2011 dans l'appartement familial situé dans la commune de Molenbeek, à Bruxelles-ayant constaté que les Tetela étions les abandonnés et mal- aimés de République, va accorder des bourses uniquement aux étudiants Tetela. La charité bien ordonnée commençant pas soi-même, je me suis attribué quelques bourses d'études à moi tout seul.

Victor Djelo Empenge Osako, avant son AVC à Kinshasa

À 27 ans, je me suis envoler pour la Belgique, plusieurs bourses d’études en poche. Deux ans plus tard, c'est-à-dire en 1982, le pot de rose fut découvert par Mobutu et ses services. En vacances au pays, mes bourses ont été retirées. Arrêté, par le Service national d’intelligence et de protection (SNIP), j'ai pu m'évader grâce à la la générosité de Koli Elombe, alors secrétaire d’État à l’Enseignement. Retour en Belgique, je me mettrai au service d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba - opposant déclaré. Opportuniste, j'ai toujours retourné ma veste du bon côté. Je me suis fait "racheté" par le président Mobutu pour 200.000 FB de l’époque et la promesse d’un poste ministériel au lendemain du discours du 24 avril 1990 annonçant le retour au pluralisme politique.

Cherchez Lambert Mende Omalanga sur cette photo. A l'époque il avait encore des cheveux, pas semi-chauve comme maintenant !

Je serai reçu par le Maréchal Mobutu Sese Seko dès mon arrivée à Kinshasa. Et j'ai fait cette déclaration de manière publique que contrairement à "Tshi-Tshi", "Mobutu était un véritable chef". Des cartons d'argent circulaient.

En 1994, la "Marche contre le gouvernement Kengo, troisième voie" sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa. On reconnaît sur cette photo (de gauche à droite): Bampende Lukengo, Prof. Loka ne kongo, Christian Badibangi (+), Prof. Huit Mulongo, Eddy Mukuna (+), Me. Tunda, le Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga au téléphone, Tshibuabua Ashila Pasi, Roger Kizanga (+), Me. Ngoy Mukanku et Théophile Bemba Fundu. Photo Réveil FM International, archives

Un mois avant la chute de son régime, j'étais encore le vice-Premier ministre de Mobutu. Mais lorsque les troupes de Laurent-Désiré Kabila entrent à Kinshasa, je m'étais tu, espérant déjà pactiser avec les nouveaux maîtres du pays. Je suis l'homme de tous les régimes. En vain, les compagnons du Mzée Laurent-Désiré Kabila ne m'ont pas fait confiance. Je suis ambitieux, je ne suis pas là pour jouer de seconde rôle. En octobre 1998, j'ai adressé, depuis Bruxelles, une lettre à James Kabarebe, pour prendre la tête de l’aile politique du RCD-Goma et succéder à Laurent-Désiré Kabila à la présidence après la victoire de ce parti.

Lambert Mende Omalanga en treillis militaire au RCD-Goma, pro-rwandais

En décembre de cette année-là, j'ai signé mon adhésion à la rébellion criminelle du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), soutenue par le Rwanda et l’Ouganda qui m’affecte le 26 janvier 1999 à la tête de son département de l’Information, Presse et Communication et plus tard Ministre de l’Information, Presse et Affaires culturelles. C'est mon épisode en treillis militaire que j'affectionne. Je suis bon pour la ville mais pas pour la brousse. Avec mon Vuvuzéla, j'ai le monde à mes pieds mais en brousse... Je m'étais rapproché du président Joseph Kabila lors de la transition 1+4=0. Cela fait dix ans que je suis son Vuvuzélateur. J'ai fais mieux que Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" avec le Maréchal Mobutu.

Patrice Emery Lumumba, héros national

2. Réveil FM International: C'est à Kisangani que Patrice Emery Lumumba a fait son nom de patriote et nationaliste, pas à Lodja dans le Sankuru. Vous vous dites Lumumbiste, la majorité de congolais vous réfutent ce qualificatif...Etes-vous aussi un imposteur dans votre gouvernement ?

Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga: Les Congolais ne savent pas lire les signes de temps. Tout "Anamongo" est Lumumbiste. Tout Telela est Lumumbiste de la tête au pied. Nous sommes des Lumumbistes ancrés et sacrés. Patriotes et Nationalistes, nous les sommes. Nous sommes de Sankuru, donc Tetela donc Lumumbistes.

Bureau de Lodja, province de Sankuru

Léonard She Okitundu, notre vaillant ministre des Affaires étrangères, qui est incirconcis mais dont les détracteurs essayent de salir avec cette affaire de Anaconda de Ya She, est un grand Lumumbiste. Emery Okudji , le ministre des PTT et Nouvelles Technologies, qui a coupé l'internet et SMS dans tout le pays avant la marche pacifique des catholiques, est un pur Lumumbiste. Joseph Olenga Nkoy du Rassemblement aile-Kasa-Vubu, qui après avoir fustigé le régime, est devenu plus joséphiste que le Président Joseph Kabila, est un vrai Lumumbiste. Christophe Lutundula Apala Pen Apala qui est aujourd'hui au G7 qui a rallié le Rassemblement aile-Limete, après un rapport sur le pillage des minerais et ressources, dont plus personne n'entend parler, est un Lumumbiste au carré. Charles Okoto Lola Kokombe, ambassadeur en Ouganda, qui n'a jamais payé la prostitué sud-africaine qui lui avait fait des gâteries, est un Lumumbiste OYé Oyé Oyé !

L'hôpital général de Lodja, province de Sankuru

Nous, les Tetela, on ne nous charrie pas. Sous la deuxième république de Mobutu, nous étions confondus aux Kasaïens or nous, nous sommes Tetela, pas Kasaïens. Qu'avons-nous fait ? Nous avons poussé à fond, le passage de 11 à 26 provinces. Le Sankuru est aujourd'hui, une belle province avec des opportunités. Demain, si on nous enquiquine trop, nous devenons carrément "L'Etat de Sankuru" ! Il y en nous aucune récupération politique de Patrice Emery Lumumba. Il est nôtre. Donc chez nous les Tetela, même les enfants qui sont dans le sein de leurs mamans sont des Lumumbistes.

Boulevard de Lodja, province de Sankuru

Nous sommes comme ça, nous les Anamongo. Nous ne nous entendons pas à merveille mais nous sommes capables de faire bloc face aux éléments extérieurs. Seuls les Sankuriens sont des vrais Lumumbistes, les autres sont des imposteurs. Qui au Congo n'a pas chanté et dansé les chansons de Papa Wemba. Qui dans notre pays, n'a pas bougé sa tête et ses jambes, en écoutant la guitare de Franco Luambo Makiadi, que les compatriotes du Kongo-Central veulent nous disputer. Nous Tetela sommes des patriarcats, Franco Luambo avait un papa Tetela donc il est Lumumbiste.

Le Cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa

3. Réveil FM International: Le Cardinal Laurent Monsengwo, archevêque de Kinshasa, après la répression sanglante des chrétiens le dimanche 31 décembre 2017, a déclaré que les barbares, incapacitaires et médiocres doivent dégager...Pourquoi réagissez-vous comme si vous étiez concernés ?

Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga: Que nous veut le prélat Monsengwo, l'indigné de la République ? En 2011, lors de notre second hold-up électoral pour maintenir le Président Joseph Kabila au Pouvoir, il était monté au créneau. L'archevêque de Kinshasa avait contesté les résultats de la présidentielle dans notre pays, déclenchant l’ire du régime. J'avais ameuté mes gars: Lushima Ndjate et Makolokotambola dans l'émission "Congo Histoire", sur la RTNC-média étatique, n'avaient pas chômé. Avec des BI préparés par l'ANR, ils furent des attaques en règle contre Son Excellence Laurent Monsengwo. Malgré le lynchage médiatique, l’archevêque de Kinshasa tint bon, sans riposter. Le cardinal Laurent Monsengwo en a vu d’autres…

Conférence Nationale Souveraine (CNS), Mgr. Laurent Monsengwo, président, derrière lui, Jacques Matanda Mamboyo, l'enfant terrible de l'opposition à l'époque

Dans les années 1990, en sa qualité de président de la Conférence épiscopale du Zaïre, le cardinal Laurent Monsengwo avait présidé les travaux de la Conférence nationale souveraine, jusqu’à devenir président du Haut Conseil de la République-Parlement de transition. A l'époque, il avait du essuyer de nombreuses critiques. Laurent Monsengwo était accusé de rechercher une troisième voie, un troisième homme qui ne devait être ni Mobutu ni Tshisekedi, mais Kengo wa Dondo. Comme l'a affirmé, l’ancien ministre des Affaires étrangères Kamanda wa Kamanda, "Il voulait simplement trouver une voie médiane entre le radicalisme de Tshisekedi et l’intransigeance des faucons mobutistes".

Lambert Mende Omalanga à la Conférence Nationale Souveraine (CNS) !

Primo: J'en veux énormément à Son Excellence Mgr. Monsengwo Pansiya. Lors de deux ans de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) au palais du peuple retransmise en direct de la Voix du Zaïre, à chaque fois que je prenais la parole je ne terminais jamais mes réflexions que le prélat-président de la CNS tapait son maillet et déclarait devant toute la République: "Monsieur Lambert Mende Omalanga, vous avez assez menti à la République, je vous retire la parole !". Et pourtant, j'étais actif à la Conférence Nationale Souveraine (CNS), comme délégué de mon parti, et je présidais le cartel «Collectif Progressiste» membre de l’Union Sacrée de l’Opposition Radicale ; j'étais aussi, à la CNS, rapporteur de la Commission des Biens Mal Acquis. J'a i été conseiller de la République en décembre 1992. En mars 1993, j'étais ministre de la Communication dans le gouvernement sous l'arbre d’Étienne Tshisekedi-non-agréé par le président Mobutu et à ce titre, porte-parole de l’USORAL. Je n’ai jamais milité dans l’UDPS, à aucun moment de ma vie, je suis militant Lumumbiste depuis l’Université de Kinshasa, jusqu’aujourd’hui. Il faut dire que depuis cette époque de la CNS, moi et l'homme de la robe blanche, calotte et mitre sur la tête, avec une grosse croix pectorale, ça ne marche pas. Aujourd'hui, c'est moi qui est le pouvoir. La vengeance n'est-elle pas un plat qui se mange froid ? C'est avec virulence et dernière que je réponds à Son Excellence Monsengwo ! Le président Joseph Kabila cherchait 15 personnes pour l'aider car tous étions médiocres. Il est le premier à le dire. Mais que cela sorte de la bouche du prélat, c'est inadmissible et inacceptable.

Un jeune Kinois, la bouche déchiquetée par des balles de la police-milice

Deuzio: Nous sommes un gouvernement des incompétents, incapacitaires et médiocres, c'est vrai. Depuis 16 ans de notre régime, nous balbutions. Les cinq chantiers et la révolution de la modernité sont bidon. Nous nous sommes beaucoup enrichis. Est-ce que c'est une raison pour nous étaler sur la place publique ? Faut-il pour autant nous jeter l’opprobre ? Faut-il nous pousser à la vindicte populaire ? Le régime de Mobutu a vécu 32 ans, nous ne sommes qu'à la moitié. Nous avons encore le temps. Son Excellence Laurent Monsengwo parle comme des Résistants-Patriotes-Combattants de Paris, Londres, Zurich, Ottawa...qui ont lancé une Fatwa contre nos artistes musiciens et cela marche. Ils ne jouent plus dans des grandes salles mythiques de Paris et Londres. Etre d'accord avec son dégagisme prôné par le prélat, c'est accepter notre éjection. Ce serait un coup d'Etat par un soulèvement populaire. Or nous, nous sommes pour une remise et reprise entre le président sortant et celui qui doit entrer.

Cette fille est morte avec une balle dans la tête !

Tertio: Nous sommes entrés dans les églises pour protéger et encadrer des chrétiens. Dans sa lettre de demande à l'hôtel de ville de Kinshasa, pour une marche pacifique pour le 31 décembre 2017, le Comité laïc de coordination (CLC) fantomatique et "Sans Domicile Fixe" n'avait pas précisé l'itinéraire. Voyez-vous, quelle casse tête pour nos policiers-miliciens-mercenaires armés jusqu'aux dents. L'église catholique à 160 paroisses dans la capitale, comment encadrer la marche pacifique. La seule solution était de cadenasser les églises pour mieux compter les manifestants dans des paroisses. Les forces de l’ordre n’ont causé aucune perte en vies humaines ! Les morts que l'on dénombre sont des morts naturels qui étaient au mauvais place au mauvais moment. Pour nous contredire, selon un premier bilan de la Nonciature, plus de 170 paroisses touchées par la répression des marches des laïcs chrétiens. 134 paroisses encerclées et isolées par les forces de l'ordre et sécurité, 2 paroisses avec accès des fidèles et célébration des messes entravées, 5 Paroisses avec célébrations des messes interrompues par des forces de sécurité, 18 paroisses avec des clôtures envahies par des forces de sécurité, 10 paroisses avec enclos perturbées par le lancement des gaz lacrymogène, 6 prêtres arrêtés. Au moins 5 morts dont 3 liés avec certaines paroisses. Les vérifications sont en cours pour les autres allégations...

Qu'a fait cette jeune fille pour mourir si jeune ?

Face à la maturité du peuple congolais et à la vigilance de nos forces de sécurité, la manœuvre s’est terminée en eau de boudin non sans quelques incidents ici et là sur lesquels la Police Nationale s’est assez clairement expliquée hier dans le style sobre qui est le sien. Au regard du bilan de ces événements que nous avons tous vécus, le Gouvernement tient à féliciter les forces de police et de sécurité qui, sur l’ensemble du territoire national, ont respecté le mot d’ordre de rigueur, de fermeté et de conformité au droit international humanitaire dans la gestion desdits événements.

Mabumucrates-Politicailleurs

4. Réveil FM International: Les opposants qui ont été nommés par Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale sont plus joséphistes que lui-même...Y a-t-il une opposition au Congo, dans la diaspora ?

Vuvuzélateur Lambert Mende : Pour être ministre des hydrocarbures puis de la Communication et médias, le téléphone rouge de Youweri Museveni Kanguta a plusieurs fois sonné chez le Président de la République. Je rends souvent compte en Ouganda. J'étais opposant de Mobutu, ce dernier savait entretenir ses opposants. Je suis sorti a plusieurs reprises de chez lui avec des cartons d'argent. Actuellement, ce sont des pseudos opposants qui eux-mêmes s'amènent. Sauf qu'il n'a plus des cartons d'argent, que miettes et promesses. La vraie opposition de notre pays, ce sont des résistants-patriotes-combattants qui nous guettent dans les aéroports lors de nos séjours en Europe. Moi j'avais pris l'habitude de me déguiser. A Paris, sur TV5, France 24, je ne suis jamais passé en direct, toujours en pré-enregistrement. J'ai échappé à trois reprises à la "Mutakalisation". Depuis que je suis interdit de séjour dans l'espace Schengen, ce n'est plus une préoccupation pour moi. Les patriotes-résistants-combattants sont dangereux. Nous nous avons besoin de l'opposition kinoise que nous enfarinons de temps à autre. Les opposants qui se font acheter pour promesses, c'est du pain bénit pour nous. Je vous jure nous en avons encore pour longtemps, 16 ans minimum. Nous devons redresser le pays. Rien n'a été fait depuis Léopold II, nous sommes les premiers à s'atteler à la tâche.

5. Réveil FM International: La CENI est-elle vraiment indépendante ? Corneille Nangaa est-il vraiment libre ? Croyez-vous que nous aurons vraiment des élections libres, impartiales et indépendantes ?

Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga: Je sais que nous aurons des élections, en quelle année ? Je ne pourrais vous dire. La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) est la seule indépendante de toute l'Afrique. La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a enrôlé 40 millions d'électeurs potentiels, sur les quelque 41 millions attendus sont déjà inscrits sur les listes électorales depuis le début des opérations d'enregistrement des électeurs, le 31 juillet 2016. (Il tend deux photos à notre reporter Kalonji Mandiangu Bukama)

Corneille Nangaa, président de la CENI au mariage du petit frère d'Aubin Minaku

Aubin Minaku

Voilà Corneille Nangaa, président de la CENI, une présence remarquée et assumée, à la fête du mariage du petit frère d'Aubin Minaku, le président de l'Assemblée nationale et Secrétaire Général de la Majorité Présidentielle. Notre duperie finira un jour par se savoir. Je passe mon temps à trompeter que la CENI est indépendante devant vos confrères. C'est moi que l'on envoie à la casse-pipe face aux journalistes et on ne me facilite pas la tâche. Vous savez, s'il y a élection présidentielle demain: Le Président Joseph Kabila va gagner haut la main. La CENI est entre nos mains, dans un pays où le délestage est le lot quotidien, nous avons imposé des machines à voter, nous avons tout ce qu'il faut pour gagner mais nous voulons donner la chance aux observateurs internationaux de venir constater et acter notre victoire écrasante. Nous avons un boulevard devant nous: pas d'opposition, médias coupagistes, machines à voter...Et Corneille Nangaa dîne tous les soirs avec un membre influent de la Majorité Présidentielle. Y compris le dimanche. Nous nous sommes organisés pour pour que cette ristourne d’agape présidentiel soit permanente jusqu'aux élections. Quel parti politique est en mesure de nourrir Corneille Nangaa tous les soirs durant trois ans ?

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale

6. Réveil FM International: Pour vous, Patrice Emery Lumumba et Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale sont au même niveau ?

Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga: Dans votre question vous oubliez le Maréchal Mobutu qui a beaucoup fait pour moi. Je n'ai jamais été opposant à Mobutu par convictions. Je suis un opportuniste, une girouette politique qui tourne dans le sens du vent. Mobutu a beaucoup fait mais il y avait aussi des contre-parties: il fallait que j'infiltre par exemple l'Usoral, faire des BI sur chaque acteur politique, pousser à l'éclatement etc...Il faut me bien me suivre, moi je suis Lumumbiste depuis le sein de ma mère ! Patrice Emery Lumumba est notre héros national. Il est mort pour ce pays. Il a été plus populaire à Kisangani que dans le Sankuru où il est né. Son gouvernement fut celui des patriotes et nationalistes. Il a défendu le Congo, sans armes. Il a toujours fait recours aux Nations-Unies, Lumumba n'a jamais fait appel aux armées de pays voisins pour résoudre nos problèmes. Il n'a gouverné que 6 mois...Son discours griffonné quelques minutes avant, prononcé devant le Roi Baudoin des Belges est mémorable ! Patrice Emery Lumumba s’était servi de sa parole pour convaincre le peuple congolais et se faire élire grâce a son parti. Il n'a jamais vendu la Nation. Il était congolais pur. Il savait lavaleur de son pays sur les voisins pour ne pas se laisser faire. L’Armée nationale est restée égale à elle-même. Elle ne connaissait pas des infiltrations rwandaises, ougandaises, tanzaniennes, zimbabwéennes ou angolaises.

Moi je vends mes services au président Joseph Kabila. Il est aphone, taiseux moi j'ai la gouaille. Je parle et le monde m'écoute. Avec le président Joseph Kabila, je suis pragmatique pas sentimental. Il paye et je fais le boulot. Je comble les failles de mon président, je falsifie l'histoire pour le défendre lui. Car moi, les Congolais me connaissent, mais lui demeure un illustre inconnu. Son allocution de fin d'année 2017, quelle platitude, le président Joseph kabila n'a même pas le courage de griffonner sur son discours les condoléances à nos compatriotes décédés suite aux interventions musclées des forces de l'ordre dans des paroisses à Kinshasa. Il y a eu de la casse des vaisselles. Officiellement, moi je dois parler de zéro mort, c'est mon job qui est exigeant. Je dois bluffer, enfariner...Mon job est le plus difficile dans ce gouvernement des médiocres. Patrice Emery Lumumba est entré dans l'histoire, moi je m'accroche à son nom pour y entrer aussi. Cela fait 10 ans que je suis le ministre de Communication et des Médias. 10 ans ce n'est pas rien. Je suis dedans dans l'histoire. A 65 ans, je n'ai plus la force ni la volonté de vivre en exil surtout avec tous les patriotes-résistants-combattants éparpillés à travers le monde. Mon histoire je l'écris ici et maintenant. Je protège l'imposture et l'occupation du régime du président Joseph Kabila par ricochet je protège mon job. Où sont les Mwenze Nkongolo, Raphaël Ngenda, Didier Mumengi, Abdoulaye Yérodia et autres qui se réclamaient des Mzéeïstes ? Ils n'ont pas su protéger le pouvoir, M'zée Laurent-Désiré Kabila a été assassiné et ils ont perdu. D'ailleurs moi, j'ai failli être arrêté par Gaëtan Kakudji. C'est lui qui m'a poussé à aller au RCD-Goma. Cela fait 50 ans que je fais partie du paysage politique du Congo. On ne badine pas avec moi. Le Président Joseph Kabila et moi, sommes liés pour la vie. Il est mon président et je suis son Goebbels !

Lambert Mende: Toko Tika Pouvoir Te !

7. Réveil FM International: Une info circule que vous auriez caché votre fortune dans un cercueil dans un cimetière à Lodja...

Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga: Encore une Fake News ! Emery Okudji a coupé l'internet dans toute la République, pour permettre à nos forces de l'ordre d'opérer à "Huis clos" sans témoins gênants, voilà que l'on m'accuse d'avoir coupé l'internet. Je soupçonne les journalistes étrangers de diffuser des Fake News sur moi pour me discréditer. J'ai le soutien indéfectible de mon président. Je suis l'une des pièces maîtresses de son régime. Pas facile de me déboulonner. D'ailleurs, depuis le 12 juillet 2017, j'avais pris un « arrêté » durcissant les règles applicables aux correspondants étrangers à Kinshasa. Désormais, tous « leurs déplacements en dehors de la ville » seront soumis à une « autorisation préalable » du ministre, c'est-à-dire moi. Etes-vous déjà aller à Lodja ? Personne n'a jamais rien fait pour Lodja ! Ni Mobutu ni personne d'autre. Or c'est la contrée de notre héros national Patrice Emery Lumumba. Lodja est un village qui n'a le titre de chef lieu de province de Sankuru que de nom. Alors que les autres planquent des milliards dans les îles vierges britanniques, moi je penses que si je devais planqué ma fortune ce serait à Lodja. D'ailleurs l'idée du cercueil n'est pas mal. Je peux affirmer ni infirmer cette information.

8. Réveil FM International: Avec tous vos mensonges médiatiques, avez-vous parfois des remords et regrets ?

Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga: (Il boit à la "régalade" son Johnny Walker). Je suis un inquisiteur ! Je fais un sale boulot. Je donne l'image d'un homme sans foi ni loi qui enfarine tout un peuple pour faire gober des inepties et niaiseries. Mon plus grand regret est je suis Lumumbiste mais je ne me suis jamais recueilli à l'endroit où Lumumba fut assassiné dans le Katanga. "La nuit est froide. Ce 17 janvier 1961 au Katanga, un commissaire de police belge prend Lumumba par le bras et le mène jusque devant un grand arbre. Un peloton d’exécution fort de quatre hommes se tient en attente, alors qu’une vingtaine de soldats, de policiers, d’officiers belges et de ministres katangais regardent en silence. Un capitaine belge donne l’ordre de tirer, et une salve énorme fauche Lumumba". Le commandant en chef de l’armée katangaise était un officier belge, qui pour cela, était formellement mandaté par le gouvernement belge. Et donc, ce sont ces officiers qui commandaient des soldats katangais, qui ont, plusieurs heures, frappé, torturé Lumumba et Maurice Mpolo, Joseph Okito, deux autres dirigeants nationalistes du Congo, et finalement, ils l'ont exécutés. Il y a deux frères, les deux frères Soete, dont le plus important était un commissaire de police. Ils ont détruit les corps, ils les ont coupés en morceaux et les ont fait disparaître dans un fut rempli d’acide sulfurique. Puisque la République n'a pas encore construit un mausolée pour Lulumba, nous projetons nous les Anamongo de le faire à Lodja.

Ce n'est pas un regret mais soulagement. Je suis interdit de fouler mes pieds en Europe. Donc pour moi plus de risque de "Mutakalisation", plus besoin de se déguiser pour y aller. Si les patriotes-résistants-combattants veulent m'enquiquiner qu'ils viennent au Congo, nous allons régler ManoMano !

9. Réveil FM International: Dans l'affaire Anaconda de "Ya She" dont une plainte a été déposée à Abidjan et l'Interpol saisit en Côte d'Ivoire, vous avez déclaré que "Ya She" Okitundu est un incirconcis, comment le savez-vous ?

Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga: Je ne réponds jamais à une question idiote ! Laissez Interpol faire son travail. D'ailleurs, ce n'est pas à moi de défendre Léonard She Okitundu qui est majeur et peut se défendre tout seul.

Lire la suite

mercredi 3 janvier 2018

Diaspora congolaise: Excellent Kiassi face à Vununu, l'oppresseur des opprimés!

Jean-Pierre Vununu, l'oppresseur des opprimés

Au tout début de la création de son groupe "Les cris des opprimés", nous pensions qu'il était du côté de notre peuple opprimé, chosifié et clochardisé. Grave erreur, dans nos fora, Jean-Pierre Vununu est "L'oppresseur des opprimés" qui se fourvoie dans ses inepties et niaiseries ! Pour qui roule Jean-Pierre Vununu ? Roule-t-il toujours pour Vital Kamerhe, le Kamerhéon ? Ou est-il mains et pieds liés dans la mangeoire d'Alias Joseph Kanambe Kazembere Mtwale Joseph Kabila ? Ses allers-retours pour Kinshasa, à la recherche d'un poste ministériel qu'il n'a jamais obtenu, le pousse à se défouler dans nos fora. L'attitude nauséabonde de Jean-Pierre Vununu est déconcertante, lui qui se transforme en Mavungu Ma Landa avec ses "Cartes blanches" pour défendre un régime d'imposture et d'occupation, honni par notre peuple. Jean-Pierre Vununu réside en Allemagne, un pays de tradition protestante, mais il ignore le rôle prépondérant du théologien-pasteur Dietrich Bonhoeffer, martyr de la résistance contre le nazisme. Qu'il pose la question à Angela Merkel, la chancelière de la République Fédérale de l'Allemagne. Jean-Pierre Vununu ignore également que l'Eglise du Christ au Congo (ECC), avec 95 communautés, est la plus grande fédération protestante au monde. Au Congo, elle est la deuxième force religieuse après l'Eglise catholique romaine. En ayant présidé l'ECC durant 19 ans, Mgr. Marini Bodho n'est pas n'importe qui. Il a été Président du Sénat de 2003 à 2007, remplacé par Léon Kengo wa Dondo. Dire que son remariage aux Pays-Bas, n'est pas une information est une méprise ou une ignorance qui ne s'explique pas. Ignare plus plus, nain intellectuel et nullard qui n'arrive même pas aux chevilles de M'zée Djamba Yohé, Jean-Pierre Mbelu, Evariste Pini-Pini, Dr Fweley Diangitukwa, Salomon Valaka, Pasteur Philippe Kabongo M'baya... dans la constance de leurs analyses politiques sur la situation catastrophique de la République démocratique du Congo, depuis que l'imposteur-OVNI-venu de nulle part, pilote à vue le Congo. Le retourneur de veste et inconstant, Jean-Pierre Vuvunu croit nous charrier comme, si nous étions son enfant à qui nous devrons répondre à ses ordres et oukases. Lorsqu'on est petit et minable, on ne peut que jouer à la grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf écrivait Jean de la Fontaine dans ses célèbres fables.

Jean-Pierre Vununu, l'oppresseur des opprimés

Réveil FM international est média libre, indépendant et engagé, nous ne nous en cachons pas. La ligne éditoriale de Réveil FM International est claire, inscrite sur le fronton de tous nos sites. Nous ne sommes pas un média de l'opposition comme voudrait nous enfermer le girouette Vununu qui tourne au gré du vent. Nous sommes un média de la résistance congolaise, nous soutenons et accompagnons les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais qui récusent l'imposture, l'occupation et l'usurpation qui tapissent le régime actuel de Kinshasa avec ses méandres de méfaits. Lorsque nous écrivons nos articles, nous avons une clause de conscience et avons le droit et devoir de protéger nos sources. Nous n'avons pas à nous justifier surtout pas à un mangeriste notoire, confusionniste, à la recherche d'un positionnement. Avec JP Vununu, "Le cris des opprimés" est devenu "l'Oppresseur des opprimés".

Nous publions ici, l'interpellation de notre compatriote Kiassi à Jean-Pierre Vununu :

Monsieur Vununu,

J'ai lu votre posting et les différentes [direct de gauche, jabs, crochet de droite, uppercut etc..] distribuées à vos différents contradicteurs comme s'il s'agit de combler votre retard sur un ring, tout au long du match les coups n'ont cessé de pleuvoir...les yeux en poche, trois fois au sol, vous essayez tant que bien de tenir jusqu'au 15ème round. Il faut voir Frazier (se démenait) vs Cassius pour vous faire une idée, malgré sa bonne volonté, son courage et... et son entêtement,il abdiqua avec un visage qui n'avait plus la forme humaine. Nous sommes à Manille (1975). Venant de vous ce n'est pas une surprise, c'est le contraire qui m'aurait étonné, qu'est-ce qu'on peut trouver d'humanité chez vous, rien ; on chercherait chez vous cette partie infime de compassion, on en trouverait pas, c'est l'impression que vous donnez à tout le monde. Moi à votre place j'abdiquerai, vous commencé l'année comme vous l'avez avez fini.

Et dire que vous nous aviez rabâché tout au long de l'année qui vient de rendre l'âme qu'il n'y avait que les imbéciles qui ne changeaient pas. Faut-il en déduire que vous en êtes un ? Ou alors croire qu'il y a du faux dans cet adage populaire, Dieu merci ce n'est pas une KONGO. En ce qui me concerne j'ai toujours douté de la véracité de cet adage et ce n'est pas en cette date du 2 janvier 2018 que je franchirai le pas si cela peut vous rassurer je crois fermement que personne ne change dans la vie, ni ses habitudes, ni ses visions et son destin sans se trahir lui-même... Personne ! Nous ne changeons que nos masques et notre bonhommie pour paraître comme un sou neuf devant la société. C'est le masque qu'on porte toute sa vie qui fait croire aux gens qu'on a changé, certains le portent pour cacher qlq chose ou pour s'intégrer dans un milieu et d'autres pour qui l'enlever c'est s'arracher la peau, derrière ce masque de normalité ou de sainteté se cache en réalité un monde insoupçonné de perversité narcissique ou de cruauté sadique.

il suffit simplement d'enlever certains attributs de l'homme pour voir son naturel reprendre ses droits. Je ferme la ()

Vous écrivez : 1. Pourquoi dans la même circonstance ne parlez-vous pas à l'auteur de l'article auquel j'ai répondu qui l'a écrit en ce même jour ?

Dans votre votre promptitude légendaire à réagir et à répliquer à tout va (on peut se demander pourquoi) sans prendre le temps d'une petite réflexion vous vous interdisez peut être par omission intellectuelle : c'est quoi le rôle primordial et la mission d'un journaliste dans la société en l'occurrence la nôtre

Informer de ce qui se passer et de commenter ces informations et souvent de déranger ou de soulever les lièvres et les anguilles. C'est pour cela dans des nations dites évolués (loin de la kanambie) la presse est le quatrième pouvoir, la base même d'une démocratie vivante. Un journaliste qui n'informe plus cesse d'être journaliste, un bon journaliste doit être à l'affut de ce qui peut intéresser le commun des mortels. D'ailleurs je l'avoue ce Marini n'était pas ma tasse de thé, grâce à notre frère Freddy Mulongo (qui a joué son rôle de journaliste) que j'ai été tenu au parfum de ce conseiller très spécial de l'homme de Kingakati, qu'il fut, de son veuvage et surtout de son "ki ekobo" vécu en plein air. Pour quelqu'un d'intègre comme Marini qui prône abstinence et les sacro-saintes écritures qu'il distille à ses bandimis en faisant fi à Genèse 2.24 ou 21.30, ça fait un peu désordre et me réconforter dans mon rejet de toute forme d'églises qui fait le contraire de ce qu'elle évangélise.

Il fallait que ça vous soit expliqué !

Mbuta Vununu, ne ment que celui qui manque à une vérité qu'il connait et une demi-vérité est aussi un mensonge qu'on débite ou le sera tôt ou tard, le mensonge qui est encore une demi-vérité est le plus moche des mensonges : 2.. On a mêlé la prière à la manifestation défendue pour des raisons de sécurité. S'il y a un droit reconnu dans la Constitution pour manifester. La même Constitution ou loi donne à l'autorité ce même droit de refuser toute manifestation si celle-ci troublerait l'ordre public. Monsieur Vununu, vous aimez trop prendre des exemples sur la France [comme si vous y habitez, lisez vos postings et d'ailleurs mbuta Lubanza vous l'avait déjà fait remarqué] dont vous avez une fois dans votre vie lu l'article 121-3 du 10 juillet 2000, il n'y a point de crime ou de délit sans intention de le commettre. Si vous avez été attentif (ce qui m'étonnerait) vous auriez du entendre la prière pour ne pas dire la supplication du comité organisateur que la marcher se voulait pacifique interdisant mêmes aux politiques de ne pas s'afficher avec leurs étendards. Dans les images qu'on a vu ceux qui avait des gourdins, des armes et de bâtons, vous les avez vu comme moi, ce sont des policiers, des militaires des agents en tenue civile. Ca au moins vous l'avez vu, vous qui êtes spécialiste dans la décortication d'images vidéos et comme si le mensonge ne suffisait pas je vous fais violence de voir de cette vidéo d'un homme qui se dit colonel sans médaille et on sait d'où il tire sa légitimité, tout sourire comme s'il venait de se farcir une nana longtemps convoité le contraire d'un vrai responsable de police [comme on en voit ici] qui aurait eu un air martial et un langage spartiate... c'est entre 0:19 et 3:20 pour la police de Kingankati, il y a eu ZERO MORT :

https://www.youtube.com/watch?v=fxBP5rxoOC4

Voilà comment la police et le gouvernement que vous soutenez communique, le mensonge devenu un système politique de gouvernance.

Mbuta Vakala vous a balancé en plein nez la photo d'une fille qui ne retrouvera plus l'usage de ses dents, de son visage et je suppose ne sera plus avec nous... j'ai guetté en vain cette virulence dans les propos qui vous a caractérisé au vu des images de la femme violentée et violée sur le marché, je me demande même si vous avez eu le courage de montrer à votre femme Muluba, cette horreur. Avez-vous à votre femme : heureusement que moi (donc vous) suis pas né au village comme ces policiers sauvage ?

Monsieur Vununu, il n'y a pas de pire lâche que celui qui se sert constamment des demi-vérités pour camoufler une réalité, justifier ou minimiser ses responsabilités. Ce qui a cessé de m'étonner chez vous, ce que vous acquiescez tout, excusez tout quand il s'agit de votre camp. Je me demande ce que vous en faites de votre libre arbitre ? Quand vous osez écrire on a même la prière à la manifestation....suppose que nous avons pas vu les mêmes images où votre police a pénétré dans l'église en pleine messe. Vous qui êtes chrétien ça ne pouvait que vous révulsez, piétiner ainsi un lieu de culte : le nzo nzambi, ndako ya NZambe, le lieu où Dieu réside. C'est le sacrilège des sacrilèges. Le droit de marcher comme vous l'avez rappelé sans convaincre est un droit constitutionnel et surtout si celui-ci se veut pacifique. Tout au long de la semaine ces gens l'ont répété qu'il la voulait pacifique, alors pourquoi l'interdire ?

Vous qui aimez souvent prendre comme exemple out ce qui se passe en France, vous avez vécu comme nous la période des attentats où l'ennemi s'explosait, on n'a pas interdit des attroupements de 4, 5 personnes comme semblait le marteler ce général de pacotille sans médaille Kasongo [je vous invite à taper général d'armée sur google et voyez le résultat, il y en a même qui croule sous les poids des insignes, des honneurs et distinctions], on a vu des marches en plein Paris pendant cette période sensible, la préfecture de Police de Paris et les dispositif sentinelle et vigipirate ont sécurisé la bonne tenue des marcheurs. Je crois qu'il est temps de vous poser de sérieux questions pour savoir où va l'argent du contribuable congolais si Kasongo et Kimbuta ne peuvent pas faire face...Surtout où ils ont pioché cet effectif qu'on a déployé à travers Kinshasa. Mensonge toujours mensonge ! Et vous mbuta Vununu vous baignez dans cette rivière de mensonges..

Mais qu'est-ce qu'on peut attendre d'un Vununu quand il écrit : 3. Avant le 31 décembre 2017, les policiers soit les autorités publiques n'ont jamais empêché les fidèles d'aller prier dans leurs églises respectives, si l'heure était à la fête, je vous aurais dit que vous avez un peu forcé à la bonana ou encore qu'il y a toujours un début (une première fois) à tout. En vérité, toute votre vie est faite de contre-vérité et je ne sais pas combien vous en débitez chez vous devant vos enfants,, à l'église (puisqu'il parait vous faites la messe)... La question que vous auriez du vous poser est : pourquoi empêcher des gens d'aller prier à l'Eglise dans un pays qui siège au conseil de droit de l'homme un certain 31/12/2017 ? Est-ce par simple paresse intellectuelle (pas une injure mais un constant) ou par simple ignorance, car faire sembler d'ignorer est aussi un mensonge, comme l'omission délibérée ce n'est pas moi qui le dit c'est Freud (vous savez ce philosophe mi neurologue, mi psychanalyste) dommage que vous vous intéressez trop souvent de ce qui se passe en France au détriment de l'Allemagne, vous y apprendre beaucoup même sur les sorts de certains nazillons de moindre envergure après la dénazification. Comment pouvez-vous parler des élections apaisées. quand vos amis ne font rien pour apaiser la situation, ce ne sont pas les partis de l'opposition qui ont organisé cette marche, ce sont ces mêmes catholiques qui vous ont donné cette petite légitimité de durer jusqu'au 31, alors pourquoi couper internet, pourquoi brouiller téléphones et radios ? Si vous vous dites démocratique au vrai sens du mot ?

Surtout pourquoi prendre sa propre population en otage ? S'informer est un droit inaliénable reconnu. Quelle aurait été votre réaction si c'est la France ou l'Allemagne. J'espère que vous ne me direz pas que les manifestants Français ou Allemands sont les plus pacifiques du monde.

Hier soir, j'ai ma petite sœur (qui a réussi à me joindre parce que de Paris impossible), elle ignorait qu'on avait saccagé des églises, qu'il y avait de victime et c'est moi qui suis à plus de 8.000 Km qui lui informait, j'ai participé en direct à l'émission de F. Kisuanika, c'est triste d'écouter que madame Kandolo l'une des organisatrices n'avait pas des images que nous nous avons, la télé nationale était occupée à diffuser une intervention enregistrée du petit raïs. Elle est où cette messe à la nation. Et que dire du speach c'est à l'ouest de la vraie vie des Congolais.C'a simplement un nom : une tromperie déguisée en vérité et qui s'apparente avant tout à une vérité sans tête dont à un mensonge éhonté, cher monsieur Vununu vous avez à y gagner pour votre quiétude intellectuelle en condamnant avec vigueur ce genre des comportements de ceux qui conduisent les affaires de l'Etat que de vous terrez dans une sorte de somnolence intellectuelle sans fin.

Vous écrivez, 4. Je condamne toutes formes de violences d'où qu' elles viennent. Voilà pourquoi, je suis favorable à l'organisation des élections apaisées. ou encore Et en sus, on ne peut pas chercher à mettre le pays à feu et à sang pour quelques mois aussi longtemps, vouloir ou pas, ces élections sont inéluctables... Je ne peux qu'apprécier votre subtilité qui consiste à rendre potable même l'urine la plus infecte, c'est inné chez vous, vous savez conjuguer allègrement dans une certaine allégresse la vérité au le mensonge à la vérité, qui en somme n'est ni vérité, ni mensonge et pas même une demi-vérité ou la moitié d'un mensonge. C'est du Vununu tout craché, désolé de vous le dire. Vous n'avez pas qu'à condamner, vous devez agir et agir ce n'est plus pactiser avec ceux dont le mensonge est le moyen de conserver le pouvoir... Tout est mensonge, l'affaire Diomi, Diongo, Muyambu, Katumbi, Kamuina Nsapu, tout n'est qu'un tissu de mensonge cousu blanc.

-La violence on ne la condamne pas on la combat et ceux qui l'entretient montrer du doigt.

-Peut-on avoir des élections apaisées dans une violence faite à ceux-là qui vous vous élire ?

-Mais qui vous a dit qu'on ne voulait pas des élections ? C'est depuis 2016 qu'il aurait du être convoqué et par qui ? Disons-le par le petit Raïs.

Oh ! je sais que vous sauterez de l'occasion pour me sermonner que le président de convoque pas des élections, s'il est le garant des institutions qui ont fait de lui le chef de l'état, il doit veiller à ce que ces institutions fonctionnent. Qu'a-t-il fait pendant ces années et surtout quel bilan ? Vous me diriez on ne peut pas chercher à mettre le pays à feu et à sang pour quelques mois aussi longtemps Mais avez-vous le phénomène Kamwina nsapu au Bas-Congo ou au Bandundu, pourquoi simplement au Kasai, pourquoi n'a-t-on pas exhiber l'anaconda de Mende pour s'en prendre à l'innocent gland de Oshe. Voilà des questions qu'une intelligence normale doit faire face. Le phénomène Kamwina nsapu a été voulu, orchestre pour provoquer un chaos chez vos beaux-parents parce qu'ils sont baluba et alias Kanambe ne digère jamais ceux qui lui font l'ombre. Et d'ailleurs vous semblez confondre causalité et corrélation, l'eau ne peut pas être portée à l'ébullition sans feu et le feu il faut qu'il y ait quelqu'un pour l'attiser, la corrélation c'est quand deux faits sont proches dans le temps ou dans l'espace, vous aurez à comprendre que l'un (phénomène) a causé l'autre, retarder les élections qui étaient prévues en 2017 les pousser jusqu'aux calendes grecques, car 2019 c'est déjà demain, comme l'était 2017.

Et si tenté qu'on soit moins intelligent est-ce si difficile de comprendre, de savoir que ni l'opposition, ni les catholiques n'ont pas l'arme ou les moyens de mettre le pays à feu et à sang, pourquoi omettre d'écrire ou simplement d'imaginer que ce sont les militaires et policiers obéissant au doigt et à l'oeil de Kanyama (hier) et de Kassongo aujourd'hui qui peuvent pétarder en plein Kinshasa en toute liberté, voire même sans consigne. Qui ont les armes et les bombes lacrymogènes ? Ces pauvres idiots de Congolais ne savent même pas se fabriquer et manier un coktail molotov. De qui vous vous moquez monsieur Vununu quand vous parler de mettre le pays pays à feu et à sang ?

3. Je suis contre la souffrance extrême du peuple , je suis pour que les choses aillent mieux et autrement en RDC. Donc, en d'autres termes, cela veut dire que je ne suis pas adepte du statu quo ? En lisant cette phrase de vous, j'ai eu envie de pleurer, moi qui souvent vos phrases me donnent envie de vomir, Vununu qui voudrait que les choses aillent mieux...mais que faites-vous ? Que faites-vous si votre femme veut sa liberté, vous allez pas l'enfermer chez vous en barricadant la maison ? C'est ce qui se passe chez vous au Congo monsieur Vununu, vous barricadez partout, vous fermez les radios, vous emperchez les gens de s'évader via internet, vous coupez les signaux des radios pour qu'il n'y ait pas des témoins.

Kabila fait tirer dans les églises et sur les chrétiens

Vous ne vous posez pas la question de savoir pourquoi ce recours à une violence gratuite, disproportionnée, in,juste et injustifiée ? Mobutu à qui on a attribué tout et n'importe quoi n'a rien fait de pareil, tirer et tuer dans les églises est la pire sacrilège pour le chrétien que vous ne cessez de vous revendiquer, seuls les génocidaires du Rwanda ont osé tel massacre. Expliquez-moi comment une télé publique peut sortir de ses caisses un discours déjà enregistré d'un président hors mandat à quelques heures d'un bain de sang. Et surtout pas un mot, on comprend quand un officiel de la police parle de 0 mort, mais des blessés graves faire état de la situation est un simple acte que de se pavaner et vanter qu'il n'y a rien à voir circuler... tout va très bien madame la marquise.

Oui, le délai constitutionnel en RDC est dépassé, il n'en demeure pas moins qu'il partira ou reste en fonction jusqu'à l'installation effective du nouveau Président élu. La Constitution ne dit pas jusqu'à l'organisation des marches de toutes sortes ou via toutes formes de violences.

Laissez-moi rire, j'irai pas vous déterrer ce qu'étaient vos réactions à l'époque, c'est quand même bizarre ces congolais sans honneur qui dise le contraire de ce qu'il disait avant, ne dit-on pas qui se ressemble ça s'assemble vous faites pareil comme cet Emery OKUNDJI qui ne pouvait être que le frère de l'autre N'koy appartenant au même OShé et les oiseaux du même branche(j'allais dire Mende), qui s'arrachait jadis les dents pour cause de coupure Internet, trouver inadmissible dans un pays dit démocratique et qui se la coupe internet une fois parvenue, cette manière qui fait du Congolais l'idiot de la planète, qui peut renier à ses propres paroles et valeurs, nous, nous voulons que cela cesse. Voilà le combat que nous mènerons désormais. Mais posez-vous la question ^pourquoi le delai constitutionnel doit être dépassé ? Et que faisons-nous là au jour d'aujourd'hui [tautologie que je n'aime pas]. Ce qui est sûr la Ceni est officiellement muette. Peut-on voir une forme de lâchété, complicité ou neutralité dans cette aphonie ?

Et d'ailleurs monsieur Vununu ne mentez pas, ne soyez pas ce menteur invétéré débitant ses propres mensonges sans le moindre raisonnement il partira ou reste en fonction jusqu'à l'installation effective du nouveau Président élu. La Constitution ne dit pas jusqu'à l'organisation des marches de toutes sortes ou via toutes formes de violences.

Nulle part dans aucune Constitution du monde où c'est écrit, jusqu'à l'installation affective du nouveau président élu vous mettez la charrue devant le bœuf et pour un supposé intellectuel ma foi.. Cette notion était valable en 2016 à la fin de son dernier mandat et à la convocation des élections 90 jours (si ma mémoire est bonne), comme dans toutes les démocraties de la planète dont la notre se rapporte, on l'a vu avec TRump, on l'a vu avec Macron, on vient de le voir avec G. Weah. Cette même constitution que vous agitez quand ca vous arrange ne dit pas que tant que les élections ne se tiendront pas, le président restera seko jusqu'à l'installation effective du nouveau Président élu ça c'est une façon kanambiste de voir le monde que le peuple ne veut plus et c'est pour cela qu'il organise des marches de toutes sortes sans de violences pour qu'il soit entendu.

Lire la suite

Le Cardinal Laurent Monsengwo le "Wojtyla congolais" dénonce les barbares, incapacitaires et médiocres qui doivent dégager !

Le Cardinal Laurent Monsengwo Pansiya, archevêque de Kinshasa

A Réveil FM International, nous très admiratif à l'égard du Cardinal Laurent Monsengwo. Un homme de Dieu courageux, qui connait la mission prophétique de son église. Il est l'homme qu'il faut pour la République démocratique du Congo. Comme un roseau il plie mais ne rompt jamais. Laurent Monsengwo n'a pas courbé l'échine devant Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, le Tyran-Hitlérien, qui croit que la RDC est son objet, son Royaume ou un Empire. Arrivée au Congo en 1997, sans un clou, avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, devenu multi-millionnaire en pillant le Congo, Alias Joseph Kabila, un Kadogo qui fait sa loi, croit qu'il peut impressionner tout le monde. Le Cardinal Laurent Monsengwo a sa tête, haute et debout. Sa parole publique est rare mais pointue. Dernièrement, il a réuni des artistes pour leur rappeler leur rôle dans la société dépravée. Les musiciens collabos qui ne peuvent plus jouer dans des salles mythiques de Paris, Londres, Belgique ont pleurniché devant le Cardinal Laurent Monsengwo pour qu'il intervienne auprès des patriotes-résistants-combattants pour lever la fatwa qui règne sur eux, pour avoir chanté pour l'imposteur de Kingakati.

Surnommé le « Wojtyla congolais », proche du pape François, qui l’a désigné en 2013 pour faire partie des neuf cardinaux chargés de le conseiller pour réformer la curie, le cardinal Monsengwo porte la voix de nombreux évêques africains. En République démocratique du Congo, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, archevêque de Kinshasa, à 78 ans, lui qui connait mieux les acteurs politiques congolais, est incontournable et jouit d’une autorité morale incontestée dans notre pays. Créé cardinal par Benoît XVI au consistoire de novembre 2010, il jouit sur le continent noir et au-delà d’une autorité morale incontestée. En 2012, il a même été chargé par le pape allemand de prêcher les exercices de Carême, un signe de grande confiance. Politisé et très politique, le Cardinal Laurent Monsengwo œuvre depuis longtemps pour le dialogue intecongolais et le respect des droits de l’homme en République démocratique du Congo. Voici la déclaration du Cardinal Laurent Mosengwo, après la barbarie des policiers-miliciens dans des paroisses, le dimanche 31 décembre 2017. L'internet étant coupé dans toute la République , le Cardinal Monsengwo a du attendre son rétablissement pour sa déclaration devant la presse.

Chers frères et sœurs,

Ce n’est plus un secret pour personne que le climat du pays en général et de la capitale en particulier est caractérisé par un regain de peur et d’énervement, d’incertitude sinon de panique.

Nous sommes témoins d’incidents malheureux survenus le dimanche 31 décembre 2017 lors de la marche pacifique et non violente organisée par le comité laïc de coordination, dans le but de réclamer l’application réelle de l’Accord politique global et inclusif du Centre Interdiocésain de Kinshasa (Accord de la Saint-Sylvestre), accord violé volontairement. Ceci crée un malaise socio-politique que traverse notre cher et beau pays, la RD Congo (cf. Message de l’Assemblée plénière extraordinaire des Évêques de la Cenco, 24 novembre 2017).

Nous ne pouvons que dénoncer, condamner et stigmatiser les agissements de nos prétendus vaillants hommes en uniforme qui traduisent malheureusement, et ni plus ni moins, la barbarie. Nous en voulons pour preuves : le fait d’empêcher les fidèles chrétiens d’entrer dans les églises pour participer à la messe suivant l’ordre reçu d’une certaine hiérarchie militaire, le jet de gaz lacrymogène pendant la célébration eucharistique dans les différentes paroisses de Kinshasa, le vol d’argent, d’appareils téléphoniques, la poursuite, la fouille systématique des personnes et de leurs biens dans l’église et dans les rues, l’entrée des militaires dans les cures de quelques paroisses sous prétexte de rechercher les semeurs des troubles, les tueries, les tirs à balles réelles et à bout portant sur des chrétiens tenant en mains bibles, chapelets et crucifix, les arrestations des prêtres et fidèles, etc.

Nous demandons aux uns et aux autres de faire preuve de sagesse et de retenue. Que des mystifications présentées comme informations véridiques et fiables. Il est temps que la vérité l’emporte sur le mensonge systémique, que les médiocres dégagent et que règnent la paix, la justice en RD Congo.

Comment ferons-nous confiance à des dirigeants incapables des protéger la population, de garantir la paix, la justice, l’amour du peuple ? Comment ferons-nous confiance à des dirigeants qui bafouent la liberté religieuse du peuple, liberté religieuse qui est le fondement de toutes les libertés (cf. Benoît XVI, Liberté religieuse, chemin vers la paix) ?

Le sait-on, la liberté religieuse est un élément essentiel de l’Etat de droit, on ne peut la nier sans porter atteinte à tous les droits et aux libertés fondamentales. L’instrumentalisation de la liberté religieuse pour masquer des intérêts occultes comme par exemple l’accaparement des ressources, des richesses, le maintien au pouvoir par des méthodes anti-constitutionnelles, peut provoquer et provoque des dommages énormes aux sociétés, en l’occurrence la nôtre. Nous voulons un Congo des valeurs et non d’anti-valeurs.

Puisse le Seigneur accorder à notre pays une paix durable dans la justice et la vérité, et à nos morts pour la liberté, le salut éternel.

Mgr. Laurent Monsengwo et Etienne Tshisekedi à la Conférence Nationale Souveraine (CNS)

L’archevêque de Kinshasa, le cardinal Laurent Monsengwo Pasinya, joue, depuis plus de vingt ans, un rôle de premier plan. Né en 1939, ordonné prêtre en 1963, il est le premier Africain à devenir docteur en sciences bibliques, diplômé en 1970 du prestigieux Institut biblique pontifical, à Rome. Il devient évêque de Kisangani à 41 ans, un record, et ne quittera son diocèse qu’en 2007 après sa nomination comme archevêque de Kinshasa.

Homme fort de l’épiscopat de la République démocratique du Congo, d’abord comme président de la Conférence épiscopale du Zaïre-ancien nom du Congo-entre 1982 et 1994, puis à la tête de la Conférence épiscopale nationale du Congo de 2004 à 2008, Laurent Monsengwo Pasinya a assuré un rôle politique majeur dans la transition politique qu’a connue son pays à la suite du règne du maréchal Mobutu, destitué en 1997.

Lire la suite

Les martyrs du 31 décembre, Alias Joseph Kabila, le tyran dicte sa loi et ses règles !

Kinshasa, 31 décembre 2017, le visage tuméfié d'un curé, par des coups des crosses de la police-milice

Silence, on zigouille au Congo ! Hommage à tous les curés, abbés, religieux et religieuses ! Ce visage est aujourd’hui celui du Congo ! Défiguré, torturé, abîmé par Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Twale, un Tyran Hitlérien, homme sans foi ni loi, qui n’a le respect de rien, ni de personne, et surtout pas du sacré ! Catapulté par la mafia internationale sur le trône de la République démocratique du Congo, pour mieux piller ses ressources, le taximan de Dar es salam, sait qu'il peut tuer, assassiner, massacrer le peuple congolais, il jouira de l'impunité et sera toujours soutenu car ses mentors et ce qui ont fait de ce Kagodo et incapacitaire de Kingakati, roitelet au Congo, ont besoin des ressources, la vie des congolais ne compte pas. En coupant l'internet dans toute la République démocratique du Congo, l'objectif était de massacrer à "huis clos" sans témoins gênants.

Une dame Congolaise est morte, une balle logée en plein visage

Un jeune Kinois, la bouche déchiquetée par des balles de la police-milice

Cette fille est morte avec une balle dans la tête !

Qu'a fait cette jeune fille pour mourir si jeune ?

Le dimanche 31 décembre 2017, les catholiques du Comité laïc de coordination (CNC) ont organisé des manifestations pacifiques dans plusieurs villes de la RDC. Plus de 160 lieux de culte se s'étaint mobilisés à Kinshasa, mais aussi dans les provinces du Nord-Kivu, du Kongo-Central, du Haut-Katanga et du Kasaï-Central.

Selon le bilan provisoire des Nations unies, au moins huit personnes ont été tuées dans des quartiers extrêmement populaires de Kinshasa. Le CNC évoque dix manifestants morts sous les balles. Le porte-parole de la police nationale congolaise a déclaré que "la police n’a enregistré aucun cas de décès dans les lieux de culte ou paroisses impliqués dans ces tentatives de perturbation de l’ordre public ", Selon le colonel Mwanamputu, la police a enregistré 5 morts et 77 fauteurs de troubles appréhendés à Kinshasa.

Les Evêques de la CENCO enfarinés par l'imposteur-usurpateur de Kingakati

Alias Josep Kabila Kanambe Kazembere Mtwale s'est joué de l'Eglise catholique. Il a enfariné les Évêques de la CENCO, qui lui ont donné une année de plus sur le trône du Congo. L'accord de la Saint-Sylvestre est un accord sous seing privé, qui ne peut pas remplacer la Constitution du pays. Alias Joseph Kabila s'est agglutiné à l’Évêque Marcel Utembi Tapa de Kisangani, qui est aussi Président de la CENCO, pour un accord bidon. Les Evêques de la CENCO ont sauvé la tête d'un tyran Hitlérien, fin mandat, sans légitimité, en le laissant une année de plus sur le trône du Congo.

Alias Joseph Kabila n'a jamais apposé sa signature au bas de l'accord de la CENCO. Il n'a jamais appliqué aucune recommandations de la CENCO: déclaration publique qu'il ne sera pas candidat pour un 3è mandat, pas de tripatouillage de la Constitution, libération des prisonniers politiques, nomination d'un Premier ministre de l'opposition...

Les Évêques de la CENCO ont préféré aller voir l'imposteur-usurpateur au palais de la Nation, au lieu de se concerter avec l'Archevêque de Kinshasa, Mgr. Laurent Monsengwo ! Il faut que l'Eglise catholique romaine de la RDC parle d'une seule voix.

La CENCO n'a pas joué franc jeu avec le peuple congolais. Les Évêques ont l'attitude de ceux qui avaient réclamé le Brexit en Grande-Bretagne, qui se sont carapater après.

Lire la suite

mardi 2 janvier 2018

Affaire Anaconda de "Ya She": Okitundu accusé de pédophilie à Abidjan, Interpol saisit en Côte d'ivoire !

Déborah Sylla, 17 ans, la petite copine mineure de "Ya She"

"Ya She" Okitundu, ministre des Affaires étrangères d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, a refusé d'accorder des visas aux enquêtes des Nations Unies dans l'affaire de l'assassinat de deux experts Onusiens dans le Kasaï: Michael Sharp et Zaida Catalan. Le gouvernement accuse les partisans du chef coutumier Kamwina Nsapu mais refuse une enquête indépendante. Mais "Ya She" a ordonné à l'ambassade de la République démocratique du Congo, d'accorder un visa diplomatique, à Mlle Déborah Sylla, sa copine de 17 ans. Donc, une mineure non accompagnée est descendue au Grand Hôtel Pullmann à Kinshasa, attendant son copain " Ya She" ! Abidjan accuse "Ya She" de pédophilie: un vieillard de 71 ans qui a déshabillé une fillette de 17 ans. Reste à savoir si c'est la première fois, où plutôt une mauvaise habitude du vieillard de déshabiller la petite. La famille de Déborah Sylla a pris comme Avocat, l'Ivoirien Bakayoko très connu au barreau d'Abidjan. L'Interpol est déjà saisit pour capturer "Ya She" sur terre, dans les airs ou sous les eaux !

Nous sommes dans un monde de vautours. L'omerta de savoir et du savoir, sans agir par des actions concrètes, est, dangereux. Nous sommes devenus un pays des mensonges, des ventripotents, de la mangecratie dont l'osmose n'est rien d'autre que le népotisme. Nous récoltons des milliers des cadavres de nos propres frères par notre propre capitulation. Le Congo est devenu une forêt à minerais et les congolais des primates sauvages qu'on abatte dans Eden Miniers.

Cette photo est plus que parlante. "Ya She" et son "Imposteur" de Président, 29 ans catapulté sur le trône du Congo, saluent des journalistes en quittant l'Elysée. Avons-nous à faire à deux chefs d'Etat ? C'était le mercredi 31 janvier 2001, quelques jours après l'enterrement de M'zée Laurent-Désiré Kabila, assassiné le 16 janvier au palais des Marbres à Kinshasa

L’histoire nous renseigne qu’en son temps, la République Démocratique du Congo avait dû s’investir dans un lobbying fort pour faire accréditer, auprès de la communauté internationale, la thèse de l’agression dont elle était victime à partir du mois d’août 1998 de la part de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi.

Entre autres pièces à conviction brandie à l’occasion, il y avait le « Livre Blanc » élaboré et diffusé par le ministère des Droits Humains, sous le mandat de "Ya She" Okitundu, ministre des Affaires étrangères de la République démocratique du Congo, dont la fonction a pris fin le 31 décembre 2017, l'accord de la Saint-Sylvestre non appliqué, étant devenu caduque.

« Les paroles s’envolent, les écrits restent » (Verba volant, scripta manent) disaient les locuteurs du latin.

Dans ce document très fouillé, l’Ouganda, le Rwanda et le Burundi étaient nommément épinglés comme pays « agresseurs » de la République Démocratique du Congo. Une description exhaustive des violations graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire (massacres, violences sexuelles, destructions méchantes d’infrastructures, exécutions sommaires, traitements inhumains et dégradants, etc) enregistrées en 1998 y était faite. L’horreur et la méchanceté humaine y apparaissaient en gros plan.

Après avoir longtemps fait la sourde oreille, la communauté internationale n’a pris la pleine mesure de la tragédie qui se déroulait au Congo démocratique qu’en 1999. D’où la décision de la mise en place d’une force d’interposition appelée « Monuc » (Mission des Nations Unies au Congo). Et comme la vérité est têtue, l’Ouganda et le Rwanda ont été trahis, dans leur stratégie de dénégation de leur présence militaire chez nous, par la guerre de « 6 jours » entre leurs armées à Kisangani, en juin 2000.

Le 23 juin 1999, le gouvernement congolais portait plainte devant la Cour internationale de Justice (CIJ) contre le Rwanda de Paul Kagame suite à l’agression d’une partie de son territoire par des troupes régulières de ce pays. Le 15 janvier 2001, la République démocratique du Congo, sous l'intigation de Louis Michel retirait ladite plainte. Le lendemain 16 janvier 2001, la terre entière apprenait l’attentat qui ôta la vie au président congolais Laurent-Désiré Kabila. C'est "Ya She" Okitundu qui fut nommé ministre de la Coopération internationale et des Affaires étrangères du premier gouvernement d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, l'imposteur de Kingakati. Après avoir écrit le "Livre blanc" sous M'zée Laurent-Désiré Kabila, c'est lui qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale va confier la mission de retirer la plainte de la République démocratique du Congo!

Dans une ordonnance de la Cour internationale de Justice datée du 30 janvier 2001, on peut lire : «Le président de la Cour internationale de Justice, (…). Considérant que, par lettre du 15 janvier 2001, reçue au Greffe par télécopie le même jour, l’agent de la République démocratique du Congo, se référant au paragraphe 2 de l’article 89 du Règlement, a fait savoir à la Cour que le gouvernement de la République démocratique du Congo souhaitait se désister de l’instance et a précisé que «celui-ci se réservait la possibilité de faire valoir ultérieurement de nouveaux chefs de compétence de la Cour»; «Considérant que, par lettre du 22 janvier 2001, reçue au Greffe par télécopie le même jour, l’agent du Rwanda a informé la Cour que son gouvernement acceptait le désistement de la République démocratique du Congo de l’instance ; Prend acte du désistement de la République démocratique de l’instance introduite par la requête enregistrée le 23 juin 1999 ; Ordonne que l’affaire est rayée du rôle.»

"Ya She" Okitundu est un collabo comme tous les autres politicailleurs-ventriotes-profito-situationnistes. Des sources bien informées assurent que le «Mzée Laurent-Désiré Kabila» n’a plus jamais adressé la parole à «Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale», assigné à résidence à Lubumbashi, jusqu’à la date fatidique du 16 janvier 2001. Un démenti aux balivernes reprises par quelques journalistes occidentaux complaisants selon lesquelles Mzée Laurent-Désiré Kabila aurait laissé un «testament» confiant sa «succession» à «son fils préféré». Questions : Pourquoi Alias «Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale» et "Ya She" Okitundu ont-ils, contre l'Etat congolais, ordonné le retrait de la plainte contre le Rwanda? Pourquoi Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, s'il est vraiment le président congolais s’est-il gardé de relancer la procédure initiée par son prédécesseur, M'zée Laurent-Désiré Kabila, passant par pertes et profits l’agression du territoire congolais par le voisin rwandais? Est-il sain que la République démocratique du Congo et le Rwanda, pays agresseur et receleur de ses ressources, signent des accords de coopération en matière sécuritaire avant de vider le contentieux relatif aux menées subversives de ce pays sur le sol congolais?

"Ya She" Okitundu avec le Président Alassane Ouatara à Abidjan en Côte d'Ivoire

On dit de "Ya She" Okitundu, qu'il est brillant et discret. L'affaire de son Anaconda est public. Tout le monde a vu ! On dit encore de "Ya She" Okitundu, qu'il a mené une offensive diplomatique qui a séduit les pays africains. Ces derniers ont soutenu, la candidature de la République démocratique du Congo au comité des droits de l’homme des Nations Unies, est-ce que c'était pour échapper à ses crimes de pédophilie ?

Les pays africains qui ont soutenu un pays où des dirigeants sont des imposteurs,violeurs, criminels, bandits...doivent se mordre les doigts.

Lire la suite

lundi 1 janvier 2018

RDC: Lettre ouverte à Émery Okudji, coupeur d'internet !

L'ex-opposant Emery Okudji, ministre des PTT. Photo de Réveil FM International-archives

Très Cher Emery Okudji,

Tu as insulté ton avenir politique ! Ex-opposant pur et dur qui fustigeait des violations, droits et libertés du régime d'imposture et d'occupation d'Alias Joseph Joseph kabila Kanambe Kazembere Mtwale, tu as tellement retourné ta veste qu'elle craque de tous côtés. Ne t'étonne pas si demain tu te retrouves au Nuremberg congolais pour répondre de tes actes. Ton avocat sera commis d'office: un patriote-résistant-combattant congolais. Ta condamnation est actée et certaine. Des tourneurs de casaques, sont nombreux dans cette classe politique corrompue et toxique. Nous n'en voulons plus. Comme du lait sur le feu, on te surveille. Ta traîtrise à l'égard de la Nation s'est affichée au grand jour. Les radars de la résistance congolaise ont les yeux braqués sur toi et te surveillent comme du lait sur le feu. Tu es traître et collabo à notre pays. La République démocratique du Congo est le seul bien que nous avons en commun, pour tous les Congolais. On ne casse jamais un pays, on le sauve et le protège mais pas avec des méthodes nazies. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale que tu sers au détriment de notre peuple, n'a jamais été mon Président ! Comme les autres politicailleurs-ventriotes, accompagnateurs du régime d'imposture et d'occupation, tu t'es tiré une balle au pied en coupant l'internet dans toute la République démocratique du Congo !

Je ne te reconnais plus ! Qu'as-tu mangé et bu ? Où as-tu dormi ? Tu es mon jeune frère donc plein d'avenir, qui t'a corrompu pour couper l'internet à notre peuple ? A tes passages à Paris, je n'avais perçu en toi, ni prédateur de la liberté d'expression ni un étouffeur des libertés, sinon on ne serait jamais vu ni croisé. Député à l'époque, tu assumais bien ton rôle de parlementaire pour défendre notre peuple. C'était de la fourberie et roublardise ? Qui t'a décidé de couper l'internet la veille de la Saint-Sylvestre ? Pour nos compatriotes demeurés au Congo, l'internet est un besoin vital. Depuis 2012, L'ONU reconnait l'internet comme canal de la liberté d'expression. Grâce à l'internet, nos compatriotes de la diaspora peuvent communiquer avec des membres de familles dans les coins et recoins de la République, grâce à l'internet et au western union, ils peuvent recevoir de l'argent pour les soins médicaux et frais scolaires...En 2005 et 2006, Député, tu es venu à deux reprises à Paris.

Depuis que tu as été nommé Ministre des PTT du gouvernement Bruno Tshibala, tu agis comme si tu n'as jamais eu la chance de venir en France et de découvrir le pays de Voltaire et sa démocratie légendaire... Tu es jeune mais tu entres par la grande porte dans la poubelle de l'histoire. Tu es devenu un renégat de la démocratie, un fossoyeur de la République comme : "Momo" Modeste Mutinga Mutinga, qui avait privé notre peuple d'un débat démocratique inscrit dans la Constitution de la Transition, qui devait opposer Jean-Pierre Bemba à Alias Joseph Kabila lors de l'élection Louis Michel 2006; Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", qui a privé les Congolais de la fibre optique pour s'acheter un manoir à Waterloo en Belgique. Et il a commencé à fanfaronner avec Kabila-Désir pour échapper aux poursuites judiciaires. Toi, tu as suspendu la fourniture des services internet et SMS dans toute la République démocratique du Congo. Tu as coupé l'internet pour protéger la tyrannie d'Alias Joseph Kabila ! Tu as coupé l'internet pour que des crimes se fassent à "Huis clos", sans témoins gênants.

Le ministre des Postes et télécommunications et des Nouvelles technologies de l’information, Emery Okundji, a instruit les opérateurs de télécommunications en RDC de procéder dès le samedi 30 décembre à la coupure des services internet et Sms en marge de la marche prévue ce dimanche 31 décembre par le comité laïc de coordination (CLC). La coupure du réseau internet intervient à chaque annonce Evènements majeurs contre le pouvoir de Kinshasa. Les mêmes mesures ont été prises en Janvier 2015 lors de la grande manifestation organisée par la Dynamique de l’opposition contre la révision de la Loi électorale.

Lire la suite

dimanche 31 décembre 2017

Confident de Alias Joseph Kabila, Mgr Marini Bodho se remarie à 80 ans en Hollande !

Mgr. Marini Bodho, Président honoraire de l'ECC

Voudrait-il devenir Hollandais et s'assurer d'un visa Schengen permanent ? A l'heure où les Congolais se préparent à en découvre avec un régime d'imposture et d'occupation, l'homme qui parle à l'oreille de Alias Joseph Kabila prend sa retraite aux Pays-Bas. L'Évêque Marini Bodho se remarie à 80 ans, le 6 janvier 2018 à Amsterdam (Buitenveldert) avec une Néerlandaise, Madame Constance Kutsch Lojenga, spécialiste en linguistique africaine et professeur à l’université de Leiden en Hollande. La rencontre entre les deux tourtereaux s'est-il fait par les réseaux sociaux? Au top 5 meilleurs sites de rencontre ? Non, Pierre Marini Bodho et Constance Kutsch Lojenga se connaissent depuis des années, ils ont choisi de sortir de la clandestinité, d'officialiser et vivre leur grand amour au grand jour.

Mgr Marini Bodho et son épouse, Maman Charlotte Kabengi Ayenya décédée !

Les protestants de la diaspora sont estomaqués, ceux qui vivent en République démocratique du Congo sont consternés. Autocrate, Marini Bodho a été Président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC) durant 19 ans. L'homme de Zeu (sa ville natale) a dirigé l’ECC avec une poigne de fer, en dictateur car personne ne pouvait le contredire ! Ancien Président du Sénat et Sénateur, il a instrumentalisé à outrance l'ECC, en transformant les protestants, en bons soutiens du régime d'imposture et d'occupation de Alias Joseph Kabila. Même l’Évêque Jean Bokeleale, le Premier Président de l'ECC qui avait pourtant des bonnes relations avec Mobutu Sese Seko n'était jamais allé si loin dans les accointances avec le pouvoir. Mgr. Jean Bokeleale n'a jamais occupé un poste politique sous Mobutu ! Avec le recul, malgré certaines reproches, on peut affirmer sans se tromper que Mgr. Jean Bokeleale était patriote.

A Bruxelles, Marini Bodho à la table ronde Louis Michel...Le Vuvuzélateur Lambert Mende toujours présent !

Collabo, Marini Bodho est le confident de Alias Joseph Kabila. il se confond avec le régime d'imposture et d'occupation. Avec son départ en Hollande qui ressemble à une fuite certaine, c'est la fin d’une ère très politico-politicienne des protestants congolais au côté d'un régime honni. Le départ de Pierre Marini Bodho de la tête de l’ECC, c’est toute une page d’histoire qui se tourne pour des protestants congolais, qui n'en voulait plus surtout n'en pouvait plus. Un grand soulagement pour tous. Joséphiste jusqu'au bout des ongles, Marini Bodho a toujours oublié que la lumière du Christ doit briller. Marini Bodho est un apparatchik Joséphiste comme les autres: Lambert Mende Omalanga, "Momo" Modeste Mutinga, Kin Kiey Mulumba, Tambwe Mwamba, Matata Ponyo... Coopté sénateur depuis 2003 où il s’est retrouvé propulsé à la tête de la chambre haute du Parlement avant d’être remplacé en 2007 par Léon Lobitch Kengo Wa Dondo, Marini Bodho a transformé l'ECC en véritable machine de défense de la dictature sanguinaire, du régime de l'imposture et d'occupation.

Là où l’église catholique romaine exerce la pression sur les autorités, à l’image des sorties fracassantes du Cardinal Monsengwo qui prend parti pour le peuple congolais chosifié pardes policailleurs ventriotes, Marini Bodho au nom des protestants, a toujours apporter son soutien au régime. De Sun City, Concertations nationales du Palais du peuple, Cité de l’Union africaine... la position de l’ECC sous Marini Bodho ne sera jamais restée éloignée de celle de la Majorité présidentielle, son soutien à l'incapacitaire de Kingakati. Les communautés protestantes du Congo ont besoin de se ressourcer et se rapprocher du peuple que des dirigeants corrompus.

Lire la suite

vendredi 29 décembre 2017

10 Questions à Albert Kisukidi, le poing levé contre le Caïn Congolais !

Albert Kisukidi

Son patriotisme ne s'exprime pas dans les endroits de partage de gâteau, mais dans la fierté et la protection de la République démocratique du Congo. Professeur en retraite depuis 2008, Mbuta Albert Kisukidi est ferme:- Est Caïn tout citoyen Congolais qui tue son frère Congolais, sa sœur Congolaise; - Est Caïn tout Congolais qui fait tuer ou qui laisse se faire tuer un autre Congolais; - Est Caïn tout Congolais qui empêche que les tueries des Congolais cessent IMMÉDIATEMENT ! A la retraite depuis 2008, Mbuta Albert Lisukidi est l'homme de l'intelligence engagée et libre ! Nous avons beaucoup de respect et d'affection pour lui. Il vient d'accomplir 50 ans en Europe, il est à la retraite depuis 2008. Ancien élève des internats de Sona-Bata, Tumba et colonie scolaire de Boma dans le Kongo-Central. Après ses études secondaires, Mbuta Albert Kisukidi travailla dans la presse comme journaliste-reporter au quotidien "Le Progrès" à Kinshasa. Fin 1967, il quitte Kinshasa pour l'école supérieure de navigation maritime d'Anvers (Belgique). Ne se sentant pas de pieds de marin, il s'inscrit à l'Université catholique de Louvain, cycle court de Bruxelles en passant par une école d’études sociales. A Louvain, il étudie des sciences du travail et passe une agrégation pour l’enseignement secondaire supérieur. Il prépare et obtint un diplôme de 3ème cycle d'études européennes : section économie (système d’intégration économique régional). Mbuta Albert Kisukidi, quitte la Belgique pour la France, pour l'université de Poitiers où il passe un diplôme de 3ème cycle d’économie régionale et aménagement du territoire. Il passe un concours de Professeur d'enseignement de Lycée et d'enseignement supérieur technique (BTS = Brevet technique Supérieur) Il a enseigné l'économie, le droit et la gestion commerciale en Lycée et en BTS.

Albert Kisukidi et son épouse

Accrédité pour couvrir le G20, organisé à Cannes du 3 au 4 novembre 2011, sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Anecdotes: Après la bévue de CNN qui a situé Cannes en Espagne, place à la vilaine pique de Barack Obama qui s'était ouvertement et publiquement moqué du physique de Nicolas Sarkozy. Devant les caméras du monde, Barack Obama s'était livré à un discours et en avait profité pour féliciter le président Nicolas Sarkozy pour la naissance de la petite Giulia , née le 19 octobre à la clinique de La Muette. Sans pitié, il a déclaré : " Je veux féliciter Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy pour la naissance de Giulia. Je suis sûr que Giulia a hérité de l'apparence de sa mère plutôt que celle de son père, ce qui, je pense, est une excellente chose ". Cette phrase collector est encore plus savoureuse quand on voit la mine déconfite de Nicolas Sarkozy qui encaisse la vanne avec un sourire forcé. Pour rattraper le coup, le président français avait déclaré: "Vous voyez la grande influence de Barack Obama. Ça fait quatre ans maintenant qu'il m'explique qu'être père de filles c'est fantastique , lui qui en a deux. Je l'ai donc écouté et j'ai suivi son exemple".

La carte d'Afrique sur une marre d'eau après la pluie !

Plus des chambres à Cannes, le professeur Albert Kisukidi et son épouse étaient venu me chercher à la gare de Nice. Affectueux, je m'étais vraiment senti en famille chez eux. Mais les Va et vient de Nice à Cannes ne m'avait pas laissé trop de temps. Très actif sur le net, même si on ne se parle pas tous les jours, je vois ses publications. Le professeur émérite Albert Kisukidi m'a appris à chanter notre hymne national "Debout Congolais"en Kikongo, l'une des 4 langues nationales de la RDC. Albert Kisukidi combat à sa manière les dictatures qui s'implantent chez nous. "Le Congo ne va nulle part si nous ne procédons pas à la démobutisation, dékabilisation, dékadogisation et dénazification du Congo. Plus que jamais la République démocratique du Congo n'a pas besoin de réconciliation comme prétendent certains fumistes, les Kongolais ont besoin de justice pour tous les spoliés et victimes de l'arbitraire".

Pour Mbuta Albert Kisukidi, la RDC est un poème dont voici :

- Ne nous laissons pas surprendre un matin au réveil que nous vivions dans des réserves à l’amérindienne parce que nos terres appartiendraient aux propriétaires étrangers vivant au pays ou sous de lointains autres cieux - !

Je ne suis pas de ceux qui cherchent à aimer la RDC pour subtiliser aux autres compatriotes les fruits de ses entrailles jusqu' à s'allier à des vautours venus du monde entier pour s'y enrichir en appauvrissant les citoyens de la RDC

J'aime ce pays de façon tripale et de façon cérébrale pour ce qu'il est de Mutetela, de Mukongo, de Mungala, de Muluba..etc..ces nobles appellations inaliénables que portent ceux et celles qui ont constitué tant au pays quand j'y vivais encore et dans la diaspora mon portefeuille d'amis et des frères et des compatriotes.

Ils constituent le CONGO dans sa diversité physique et spiritualiste l C'est cette diversité qui constitue le vrai poème qui trottine dans ma tête sans en piper un mot.

Je ne veux en aucune façon que ces frères perdent le contrôle des terres que nos ancêtres nous ont léguées, car c'est ces terres là qui ont façonné ce que nous sommes.

La modernité que je prêche pour ces peuples sur ces terres est qu'ils soient les vrais propriétaires du sol et du sous-sol de la RDC sur la portion leur léguée par leurs ancêtres.

Qu'ils soient physiquement ou par délégation les acteurs premiers de toute l'activité économique et sociale se déroulant sur ces terres.

Ce qui signifie concrètement que toute entreprise nationale ou transnationale opérant sur ces terres ait pour une partie d'actionnaires à majorité ou à minorité de blocage les ressortissants de ces terres congolaises.

Mon cher ami Momi Mbuze; c'est sur cette base que nous allons construire les institutions d'un véritable Etat de la RDC dont je t'ai parlé et qui répondra à ces préoccupations et d'en être le gendarme.

L'on tue au Kongo Central, l'on tue à Beni, l'on tue dans le Kasai simplement parce que l'on ne veut pas que les populations originaires restent les maîtres de ces lieux. C'est donc une nouvelle dépossession des terres ancestrales qui se prépare au détriment des populations congolaises.

Ne nous laissons pas surprendre un matin au réveil que nous vivions dans des réserves à l’amérindienne parce que nos terres appartiendraient aux propriétaires étrangers vivant au pays ou sous de lointains autres cieux !

Le président Joseph Kasa-Vubu

1. Réveil FM International: On dit dans l'histoire du Congo que le premier Président Joseph Kasa-Vubu n'avait jamais piqué dans la caisse de l'Etat. Savez-vous combien il avait laissé comme somme d'argent pour l'Etat lors de son éviction du coup d'Etat de Mobutu le 24 nov 1965 ?

Albert Kisukidi: La probité de Joseph Kasa-Vubu est notoire ! Il est bon de retenir est que durant sa présidence il n'y avait pas de mélange des genres dans le fonctionnement et gestion des ministères et le Parlement (Assemblée Nationale et Sénat), quant à leurs rôles et missions, ainsi que des organes de contrôle dont le plus important an matière de gestation des finances publiques, la Cour des Comptes. En sus, la politique monétaire de la Banque Central de la RDC était indépendante de l'Exécutif. Oui, tous les Congolais de l'époque connaissait le salaire du Président Joseph Kasa-Vubu en francs congolais, mais j'en ai oublié le montant exact. Ca devait tourner autour de 35.000 francs congolais. Ce qui est connu des Congolais, comme anecdote est que le Président Joseph Kasa-Vubu rendait au Trésor public le reliquat d'argent qui traînait encore dans sa poche à ses retours des missions officielles.

Le président Joseph Kasa-Vubu et son épouse

Quant à l'importance du montant, qu'il aurait laisse dans les caisses de l'Etat au jour dit du 25 novembre 1965 après son éviction, il m'est difficile aujourd'hui de le connaître. Il était aussi notoire que la réserve d'or détenu à la banque centrale de la RDC n’était pas touchée. Tout ce que l'on peut dire sur la question est que son remplaçant et ses collaborateurs gouvernants ne s'étaient pas plaints de manquer d'argent pour commencer à travailler. Ce qui ne fut pas le cas avec M'zee Laurent-Désiré Kabila qui s'était plaint de n'avoir rien trouvé dans les caisses de l'Etat en 1997. J'aimerai faire observer qu'en plus du Président Joseph Kasa-Vubu, l'ensemble des membres de l'élite politique congolaise, qui ont fait parler d'eux au cours de la décennie 1950 avaient acquis, leur formation d'hommes de façon classique sur le banc de l'école, qui n’allait pas plus loin au-delà des études secondaires de cycle, moyen, ( 4 ans) et de cycle complet (6 ans).

Le mausolée du Président Joseph Kasa-Vubu à Singini dans le Territoire de Tshela au Kongo-Central

Tous pour la plupart de confession protestante (Tshombe, Lumumba) et surtout catholique (Kasa-Vubu, Bolikango). Les Catholiques alignaient en plus des formations de niveau secondaire, celles des Grands-Séminaires bien trempées en philosophie. Dans l'ensemble tous, leur éducation les 'avait bien préparés à bien distinguer l'intérêt général de l'intérêt particulier. Ainsi s'ils ne furent pas des cracs émoulus universitaires, l'éthique de vie ne leur manquait pas. Et de 1960 à 1965, l'on ne parlait jamais, même s'ils avaient existé de Président ou des Ministres milliardaires en dollars. Voire jusqu'en 1970.

Mobutu et les fantômes de ses pendus de la pentecôte

2. Réveil FM international: Arrivée au pouvoir par un coup d'Etat, Mobutu Sese Seko va faire pendre les Martyrs de la Pentecôte, quatre politiciens congolais exécutés par pendaison le 1er juin 1966 . Il s’agit de Jérôme Anany (Ministre de la Défense dans le gouvernement de Cyrille Adoula de 1961-1964 , Emmanuel Bamba (sénateur, ministre des finances sous Adoula et dignitaire de l’église kimbanguiste), Évariste Kimba (Premier ministre jusqu’en novembre 1965) et Alexandre Mahamba (Ministre des Affaires foncières dans le gouvernement de Cyrille Adoula), pourquoi cette pendaison ?

Albert Kisukidi: Le coup d'Etat militaire du Haut-Commandement de l'Armée Nationale Congolaise (ANC) rondement mené était reçu comme un salut pour les Congolais, d'autant plus que ce dernier, selon le Président Mobutu, les militaires ne resteraient que pendant 5 ans au pouvoir avant de le rendre aux civils. Et subitement l'on s'aperçut, que le Président Joseph Kasa-Vubu hors la ville de Kinshasa et le Kongo-Central, n'était pas populaire dans le pays.

On pouvait s'en rendre compte aux déclarations des citoyens interrogés dans la rue, même si la réalité pouvait autre chose. Cependant à partir de 1966, les gens commençaient à se poser les questions sur la réalité démocratique du pouvoir qui se mettait en place. Il commençait y avoir comme un frottement dans l'opinion, du moins au niveau d'acteurs politiques. Ainsi tout paraissait aux jours dits: de l'arrestations des 4 anciens ministres citées, les modalités d'arrestation, les protagonistes, des personnes à la base de l'arrestation, l'organisation du procès et, le choix des personnes composant les juges du Tribunal Militaire, donnèrent l'impression que, le Président Mobutu voulait prendre la situation en main et infliger une trouille atroce aux aux acteurs politiques et civiles qui voulaient contester son pouvoir.

Congo-Zaïre : l’empire du crime permanent, les pendus de la Pentecôte Et comme la pendaison n'avait pas provoqué une révolte à Kinshasa, il est considéré que la pendaison des 4 anciens ministres de Joseph Kasa-Vubu fut l'assurance pour le Président Mobutu Se Seko d'installer sa dictature sur la RDC. Mais comme il était malin, il pouvait imaginer que le problème de son pouvoir se poserait au cours de l'année 1967 qui avait suivi la création du MPR sur base du « Manifeste de la Nsele ».

Le Général Léonard Mulamba Nyunyi, premier Premier ministre de Mobutu

Le pouvoir ne sera peut-être plus rendu aux civils en 1970, dans la forme qui avait été promise, mais dès 1967 avec le MPR, les civils revinrent au pouvoir sous une autre forme. Des militaires devinrent des politiques. C'était un statut ambigu, ils étaient des ministres mais logés dans des casernes. Mais le plus spectaculaire démontrant que le pouvoir politique militaire comme présenté par le Haut-commandement militaire le 24 Novembre 1965 n'était plus de mise, c'est le départ du Général Léonard Mulamba de son poste de Premier ministre.

3. Réveil FM International: Le dernier recensement en RDC date de 1984. A chaque élection on parle d'enrôlement et les politicailleurs brandissent leur carte d'électeur alors que depuis 1996 il n'y a plus de carte d'identité nationale. Un pays sans recensement, sans carte d'identité nationale...Par où commencer pour remettre le pays sur le rail ?

Albert Kisukidi: Suite aux débats sur la nationalité congolaise qui avaient précédé les élections nationales présidentielles et législatives de 2006, j'avais émis le vœu en écrivant que les premiers travaux auxquels que devront engager les représentants de la Nation au Parlement (Assemblé Nationale et Sénat) sont:

Premièrement, la résolution du problème de la Nationalité congolaise et celui de la double ou des plusieurs nationalités portées par les citoyens congolais tant au pays qu'à l'étranger.

Deuxièmement, de l'organisation tout de suite du recensement de la population congolaise totale. J'avais même émis l'idée qu' à ce que le recensement se fasse à l'antique romaine qui vit l'arrivée sur terre de Jésus-Christ à Bethléem en Judée, Joseph et Marie allant se faire recenser dans leur village d'origine et ainsi que que chaque Congolais rentre dans son village pour se faire recenser pour qu'on sache vraiment qui est qui aujourd'hui en RDC ? (Cela avait fait sourire plus d'une de mes compatriotes qui m'avaient lu ). Cela inclus des techniques de recensements modernes foyer par foyer avec le redressement et des doubles comptages des mêmes personnes éparpillés dans des différents foyers, (familiaux dans les communes et d'autres foyers au pays comme des internats scolaires, des couvents religieux, des casernes militaires et ainsi qu'à l'étranger dans les Consulats et dans les ambassades de la RDC. et aboutir aux résultats acceptables.

Et ce n'est qu'a partir de la connaissance, des habitants commune par commune et munis de leurs extraits d'actes des Naissance, les citoyens peuvent aller chercher leurs cartes d'Identité nationale.. La carte d'Identité servira à chaque citoyen à sa majorité d'aller se faire inscrire à la commune sur la liste électorale gérée par chaque commune. Et c'est la commune domiciliaire suite à cette inscription qui envoie la carte d'électeur. On s'inscrit sur une liste électorale à la commune et l'on s’enrôle pour un service d'Etat, par exemple le service militaire. Lors de mes deux séjours, au pays en 2008 et en 2009, j'avais pu rencontrer quelques jeunes députés de cette première législature en leur disant qu'ils étaient les détenteurs de la souveraineté du peuple congolais et qu'ils avaient le droit voire le devoir tout seul ou avec un groupe d'autres députés, et cela abstraction faite au groupes parlementaires, auxquels ils appartenaient d'initier des propositions des lois, pour légiférer tant sur la nationalité congolaise que sur la mise en route du recensement de la population congolaise.

Force est de constater qu'ils m'avaient écouté ,mais pour l'initiative j'avais attendu jusqu'en 2011 sans suite. Sauf un de mes anciens camarades « Etudiant Congolais Progressiste », qui avait initié une proposition de loi pour résoudre le problème de la double nationalité. Sa proposition avait été rejetée par le bureau de l'Assemblée nationale. Il s'agissait du député Constant Ndom Ombel du MLC. Enfin pendant cette même période précédante, la préparation des élections de la première législature, il y avait des débats homériques sur la nationalité du président Joseph Kabila et d'autres personnalités dirigeantes de la RDC comme Monsieur Ruberwa. J'avais écrit que ces personnalités quelle que fût leur nationalité, si les Congolais en leur âme et conscience les élisaient au suffrage universel direct et, selon la valeur que les Congolais donneraient à ce suffrage universel et à leur nationalité congolaise, le suffrage universel se présenterait comme l'onction d'acceptation de leur nationalité congolaise et de leur entrée dans la famille nationale congolaise. Cependant si après avoir été consacrés, comme faisant partie de la communauté nationale congolaise, et qu'il apparaissait qu'il, y avait fraudes avérées et que le peuple congolais avait été floué cela pourrait être qualifié de trahisons de leur part. Le peuple souverain congolais par sa représentation nationale pourrait les déchoir de cette nationalité.

4. Réveil FM International: Qu'est-ce que est venue faire Nikki Haley ambassadrice des Etats-Unis auprès de l'ONU ? Pourquoi ce message du glissade des élections en 2018 alors que le premier glissement c'est au 31 décembre 2017 ?

Albert Kisukidi: D'emblée, en me rappelant de la visite à Laurent-Désiré Kabila de Suzan Rice, conseillère pour l'Afrique de Bill Clinton, de l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila, de la Table Ronde de Bruxelles organisée en Belgique par Louis Michel autour de quelques Congolais et parmi eux deux ou trois grosses pointures de la période de l'indépendance (1959–1960) de la RDC, et ainsi que de l'arrivée récente de Nikki Hasley, l'on aurait comme l'impression que la RDC est rentrée dans le rang de sa position dessinée à Berlin en 1885. Tout se décidant pour elle de l'étranger.

Susan Rice

L'on ne peut donc s'étonner que du glissement de 2017, l'on en passe au glissement de 2018. Comme si soudainement je serai envahi par un sourire, à ma demander, pourquoi les Américains envoient-ils auprès de nos dirigeants leurs conseillers de la gente féminine, mais c'est quoi ça ? Monsieur Trump, la RDC mériterait la visité de Rex Tillerson, le Secrétaire d'Etat des Etats-Unis !

Pour en revenir à la période du Président Joseph Kasa-Vubu, que je connais un peu mieux, dans la mesure où du 30 Juin 1960 à la fin d'année 1967, je n'ai pas souvenance des va et vient des officiels de la représentation nationale ou des dirigeants des partis politiques se rendant constamment dans des capitales de pays occidentaux, pour rechercher des solutions aux problèmes politiques, qui se posent dans notre pays. Et non plus de souvenance des visites impromptues des conseillers des dirigeants occidentaux.

Si les pressions occidentales sur notre pays la RDC ont toujours existé, mais c'est la première fois et cela remonte à l'arrivée du Président Laurent-Désiré au pouvoir que cette pression n'est aussi visible.

Paul Kagamé et Bill Clinton

On peut se rappeler bien avant que le président Georges W. Busha n'entre en fonction, que le 16 Janvier 2001, le Président Laurent-Désiré Kabila fut assassiné. Et l'on sait que bien avant cela, le président Laurent-Désiré Kabila avait reçu la visite de Suzan Rice, la Conseillère pour l'Afrique.

Louis Michel, Léopoldien et faiseur de rois au Congo !

Après l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila, il était étonnant que la nouvelle de cet acte odieux soit annoncée en premier par Louis Michel sur RFI depuis la Belgique et confirmée par Youweri Museveni en Ouganda, avant que cela ne soit connu en RDC.

Alias Joseph Kabila et son mentor Louis Michel Que cela ait été ainsi, soit , mais qu'en plus l'on assista quelque temps après à une « convocation « d'une « Table Ronde de Bruxelles » autour de Louis Michel, comme pour dire: «Allons chers amis congolais oublions la Table Ronde de février 1960 et reprenons tout à zéro. Revenons à l'Etat Indépendant du Congo-EIC».

Politicailleurs et Mabumucrates "Made Alias Joseph Kabila" !

5. Réveil FM International: A quoi est-dû la médiocrité de nos politicailleurs ventriotes et ventripotents ? Pourquoi cette appétence à aller à la mangeoire du régime et trahir les aspirations du peuple congolais ?

Albert Kisukidi: De la « Liste Bloementhal aux « Panama Papers » ! De la médiocrité, c'est vrai, c'est le mot qui est souvent utilisé pour décrire la qualité de travail et comportement de nos dirigeants actuels de la RDC. Mais de cette médiocrité, je vois plutôt de l’intelligence fourbe, de l'intelligence du mal faire, de l’égoïsme avec une volonté farouche de ne pas faire, cas des souffrances de nos compatriotes. Les politicailleurs de notre pays ne donnent pas l'image des compatriotes qui bossent pour la Nation et pour le bien du peuple congolais. Ils s’accrochent au poste politique de responsabilité comme l'on s'accrocherait à un emploi à l'usine. A la différence près qu'à l'usine si tu bosses mal l'on se débarrasse de toi, alors qu'avec la politique en RDC l'on viole la loi, l'on change la règle pour garder son poste.

Mais ce comportement est copié de loin . C'est depuis la IIème République que nos compatriotes ont appris que faire de la politique l'on peut devenir riche et millionnaire. Rappelons-nous, que l'entrée de la IIème République dans la décennie 1980, était marqué par une grande crise économique et financière, qu'elle avait nécessité la présence d'une envoyé spécial de la Banque Mondiale, un certain Bloementhal pour y mettre de l'ordre. Il en était sorti une liste des compatriotes qui avaient largement profité des mannes financières de la République, qui avaient mis le pays à terre. C'est donc au cours de la IIème République que nos compatriotes avaient découvert qu'on pouvait être riche très aisé en occupant un poste politique, le plus longtemps possible. C'est pendant la IIème République, que l'on avait commencé à entendre parler de l'existence des milliards en dollars de X ou Y qui dépassaient le montant de la dette extérieur du Zaïre.

Mabumucrates et politicailleurs

La médiocrité politique commence à partir du moment où faire de la politique cesse d'être un service à rendre à la Nation et aux citoyens en devenant un emploi lucratif à décrocher. Et lorsque, l'on a un emploi aussi lucratif, l'on souhaite le garder le plus longtemps possible et l'on fini par le vouloir à vie!

La Conférence Nationale Souveraine de la RDC a échoué parce qu'il y a eu des compatriote qui tenaient à ne pas perdre leur emploi politique lucratif. La plupart des compatriotes contre Laurent-Désiré Kabila qui suivirent les fameux "Banyamulenge" dans le RCD à Goma en 1998 ou le MLC, sans doute avec les bons intentions de combattre la dictature de Laurent-Désiré Kabila, mais l'on peut aussi émettre l'hypothèse qu'ils ne pouvaient pas attendre plus de cinq ans voire plus, d'être hors des postes politiques lucratifs.

Bref, la médiocrité politique à laquelle vous faites allusion a une charge sémantique, à savoir « SE SERVIR DE L'ETAT » pour s'enrichir. Une bonne partie des membres de l'élite qui étaient au service du Président Mobutu se seraient aussi portés au service du Président Joseph Kabila et forcément l'on peut imaginer qu'ils ne doivent pas manquer de l'expertise pour se servir de l'Etat qui a abouti aux histoires de « Panama Papers ». Cependant quelle que soit la nature des griefs qu'on peut porter sur les pratiques politiques pendant la IIème République, rien ne peut excuser le fiasco infligé à la démocratie par nos politiques actuels.

Avec avec le Président Mobutu « l'homme seul » dans le cadre du Parti-Unique, les politiques avaient une marge de manœuvre réduite pour peser dans le cours de la direction du pays. Par contre avec le régime pluraliste, nos politiques avaient une opportunité formidable pour l'édification d'un Etat de droit, qui devait leur conférer une gloire éternelle dans l’Histoire du pays, hélas ! De 2007 à 2016, pendant 10 ans la RDC disposait d'un parlement souverain, démocratiquement élu. Au-delà de son rôle de légiférer, il devait suivre, interpeller, surveiller, contrôler et sanctionner, si nécessaire tous les actes contraires aux intérêts supérieurs de la Nation posés par l’Exécutif.

Des applaudisseurs dans le parlement godillot congolais

Ce parlement n'avait pas réussi à contrer l'Exécutif qui a violé la Constitution en 2007, pour désarticuler une disposition constitutionnelle capitale de retenue à la source des 40 % des recettes nationales produites en provinces. Ce parlement godillot a même révisé la Constitution pour supprimer le deuxième tour pour l'élection présidentielle vers la fin de la première législature. Ce parlement caisse de résonance du régime, n'a pas été capable de contraindre le président de la RDC de ne pas rester à son poste au 20 décembre 2016.

Il faudrait peut-être un jour qu'on demande à chaque parlementaire congolais, national et provincial, à quoi il aurait servi en onze ans de législature dont une année - voire plus, peut-être-à siéger sans mandat légal, pour les députés nationaux et six ans pour les députés provinciaux et les Sénateurs alors ?

Barthos, Barthelémy Bisengimana Rwema

6. Réveil FM International: On parle de Barthélemy Bisengima qui fut directeur de cabinet du président Mobutu qui avait reçu en octroyé 1972 la nationalité zaïroise à tous les Rwandais. Est-ce que c'est de là qu'est partie l'infiltration rwandaise...

Albert Kisukidi: « Entre - les Deux Guerres -du Shaba »! Les paroles passent mais les écrits restent à condition qu'on les retrouvent. Vers fin décennie 1970, « Entre les Deux-Guerres-Du-Shaba » et depuis 1975, j'étais l'éditorialiste invité d'un Magazine de presse, « Miso Gaa! », reconnu en Belgique comme un « organe d'opinion » et que l'on pouvait trouver en kiosque. Cet organe de presse se voulait d'opposition à la dictature du Président Mobutu et du MPR . Il était la propriété d'un parti politique nommé le MARC (Mouvement d'Action pour la Résurrectiondu Congo). Parti politique, fondé par feu Munguya, ancien gouverneur du Katanga et transfuge du MPR et exilé en Belgique. L'organe de presse, était édité et co-géré par deux compatriotes, tous deux originaires du Katanga, à savoir feu Kanyonga Mobateli et Ali Kalonga. Retenons que ces derniers compatriotes, comme le parti MARC, ils prônaient le libéralisme , alors que moi « Etudiant Congolais Progressiste », j'ai toujours eu un penchant à gauche. Mais le combat pour le pays contre la dictature ne pouvait s'attarder sur des clivages.

Albert Kisukidi et ses collègues étudiants zaïrois en Belgique

Après tout, l'époque voulait que nous soyons tous au MPR, « Olinga Olinga te » ! Je n'ai pas pu retrouvé un petit encart que j'avais pondu dans un des numéros du Magazine « Miso Gaa », où je m'interrogeais sur la nature de travail que pouvait faire Bisengimana Rwema, à la direction du Secrétariat de la Présidence de la République ? En effet, dans des rencontres informelles entre compatriotes l'on parlait de ce décret présidentiel, incompréhensible pris par le Président Mobutu en 1972 et qui octroyait la nationalité zaïroise aux Rwandais vivant au Zaïre de manière collective. Le constat qui intriguait était simple, alors que la plupart des étudiants Zaïrois trimaient sans bourses d'études, certains faisant de la plonge à l' aéroport de Zaventem, pour payer les frais universitaires -le couvert et le logis-ainsi que les soins du corps tant visibles-habillements-et-invisibles-maladies ou d'autres devant trouver des garants Belges pour assurer leurs séjours en Belgique et inscriptions dans les établissements scolaires... L'on observait que les étudiants Zaïrois d'origine Rwandaise étaient toujours boursiers et menaient une vie normale d'étudiants et ne se consacrant uniquement qu'à leurs études.

Albert Kisukidi étudiant Zaïrois en Belgique

Et il était notoire que bien avant 1970, à partir d'une brouille entre la Belgique et le Président Mobutu, dans la colère, ce denier avait demandé que la Belgique cesse d'accorder les bourses d'études aux Congolais et que la RDC était capable de prendre ses enfants étudiants en Belgique, en charge. Ces bourses congolaises remplaçant les bourses belges étaient payées sans problèmes avec régularité pendant quelques mois à peine , mais après le payement se faisait irrégulier, puis en retard et enfin jusqu'à disparaître.

Ainsi sans bourses d'études de la Belgique, sans bourses d'études de la RDC disparaissant, les étudiants Congolais devenus Zaïrois dans la décennie 1970 se débrouillaient pour vivre en Belgique, sauf les Doctorants de l'UNAZA. Et l'on savait aussi que malgré cela qu'il existait les bourses de la CEE (Communauté Economique Européenne) et celles d'autres organisations de l'ONU (OMS), mais qui s'octroyaient à partir du Zaïre même.

L'on ne pouvait donc que se poser les questions sur la vie socialement sans soucis que menaient les étudiants Zaïrois d'origine Rwandaise. Et cela ne pouvait qu'entraîner à s'interroger sur la présence de Bisengimana Rwema à la direction du Secrétariat de la Présidence de la République n'y était pas pour quelque chose ? Mystère !

Mais aujourd’hui avec ce que la RDC vit depuis, une vingtaine d'années dans son voisinage, avec le Rwanda force est de se demander si les facilités des formations que bénéficiaient les jeunes Zaïrois d'origine Rwandaise, si feu Bisengimana Rwema n'avait pas contribué, à préparer au Zaïre, de son poste de SG à la Présidence la République, la force de ceux qui allaient se présentaient en août 1998 comme des "Banyamulenge" contre le président Laurent-Désiré Kabila ? N'étions-nous pas tous un peu naïfs ? Mais de Bruxelles, l'on se posait déjà des questions dans ces années-là, d' « Eentre les « Deux-Guerres-du-Shaba »

Paul Kagamé, Hitler Africain

7. Réveil FM International: Tous nos regards se tournent vers l'extérieur alors que ce même extérieur convoite nos ressources. Manquons-nous des vrais leaders capables de soulever notre peuple ?

Albert Kisukidi: Je ne pourrais être sûr, si tous les Congolais lisent tout ce que j'ai écrit sur ma désolation à compter, le nombre de fois , depuis le déclenchement de la guerre des « Banyamulenge » contre Laurent-Désiré Kabila. Le nombre des fois, que les politiciens congolais ont eu à s'en remettre à l'extérieur et à de nombreux médiateurs pour résoudre leurs problèmes domestiques, c'est effarant. De Addis-Abeba à Genval, en passant par Kampala, Nairobi ou de Ketumilé Masiré à Eden Kodjo, je n'ai jamais compris alors que la RDC dispose de nombreuses villes et aussi certainement de nombreux sages congolais pouvant servir de médiateurs, il m'est très difficile et honteux d'observer cette infantilisation de nos dirigeants politiques. Concernant la dernière réunion de Bruxelles surnommée Genval en Belgique en 2016, ceux qui me lisent sur Facebook savent que le jour même de l'annonce de cette réunion, je l'avais tout de suite dénoncé et je m'étais indigné.

Politiciens Congolais à Genval en Belgique. Encore du leurre !

J'avais fait observer que le choix de Bruxelles comme ville et de la Belgique comme pays, correspondait exactement comme pour le choix de l'insultante « Table Ronde de Bruxelles de Louis Michel en 2001 ou 2002 ». J'étais abasourdi du fait que nos compatriotes continuaient à donner l'impression infantilisante d'être les objets de la Belgique. Enfin, pour moi, les seuls rapports qui devaient encore survivre entre la RDC et la Belgique, ceux concernant la nature symétrique ou asymétrique des relations d'Etat à Etat. Et on plus, ces sollicitations des lieux étrangers à devoir résoudre nos problèmes internes, jusqu'au choix de terme de « Conclave » lequel, pour moi, qu'il n'eut de vrais conclaves que, ceux qui s'organisaient au pays à Lovanium et Kimuenza entre 1961 et 1963.

Je suis fils de l'Indépendance, je tiens énormément aux symboles qui font des grands peuples... En 1961, le Président de Madagascar Tshiranana invita le Président Joseh Kasa-Vubu et Moïse Tshombe pour qu'ils dialoguent ensemble pour mettre fin à la sécession katangaise. Moïse Tshombe y avait mis, une telle mauvaise foi dans le échanges, que le Président Joseph Kasa-Vubu avait mis fin à se prêter à ce genre des réunions et conférences à l’étranger pour résoudre les problèmes politiques du pays. La conférence contre la sécession katangaise se déroula enfin à Coquilhatville (Mbandaka) ! Et toute les autres refusions, pour d’autres sujets se déroulaient en conclaves à l'Université de Lovanium à Kinshasa. La préparation de la Constitution de 1964 se faisait à Luluabourg (Kananga).

Moïse Tshombe

Nous pouvions aussi observer, si ma mémoire ne me trahi pas que, pendant les 5 ans que Joseph Kasa-Vubu a été Président de la République, il n'avait pas effectué, un seul voyage officiel ou d'Etat en Belgique ! Il est évident qu à chaque fois que l'on sollicite un pays étranger ou une ville étrangère en s'encombrant en plus de médiateur étranger pour discuter des affaires du pays, l'on dévoile aux autres vos forces, faiblesses et moyens. Et il n'est pas donc exclu, que l'on se serve de vos éventuelles faiblesses pour vous tenir en laisse.

Le peuple n'étant pas idiot, il ne se fait plus facilement embobiné par des politicailleurs à le recherche de positionnement, postes ou maroquins ministériels...après s'être vendus ailleurs.

Patrice Emery Lumumba

8. Certains compatriotes parlent de la malédiction que Patrice Emery Lumumba aurait prononcé contre tous ceux qui avaient comploté contre lui: Moïse Tshombe est mort en prison en Algérie mais il est enterré en Belgique; Mobutu Sese Seko est enterré au Maroc. Étienne Tshisekedi, le ministre de l'Intérieur de l'époque son corps est encore enBelgique....Est-il possible d'honorer tous ceux qui ont assumé des hautes fonctions au pays pour apaiser les esprits pour réconcilier le peuple avec ses dirigeants?

Albert Kisukidi: Je suis très attaché aux traditions de nos milieux socio-culturels en RDC et cela n'a rien d'irrationnel. Les forces d'esprit doivent exister. Je suis rationnel , je ne suis pas superstitieux, mais je m'attache aux symboliques, us et coutumes de nos peuples de la RDC. En tant que Mukongo, je sais qu'il existe chez moi comme che d'autres peuples de l'ancien espace du Bassin Congolais, des mêmes valeurs valeurs. Et, parmi ces valeurs, retenons celles du respect que nous accordons aux morts à leurs corps et dépouilles. Nous sommes liés à ceux qui nous quittent et nous ont quittés. Il y a un attachement à eux. Concernant la situation des morts cités, en RDC nous sommes portés par l'impunité ! Des criminels d'Etat devraient répondre de leurs actes, nous avons un grave problème de manque de courage. Et en matière de justice, le manque de courage rime avec l'impunité. Si en RDC, l'on avait le courage d’organiser des procès contre des crimes politiques, c'est serait salvateur pour le pays. Ces procès pourraient se conclure par des acquittements ou des condamnations. En RDC, beaucoup de familles qui ont perdu les leurs dans des crimes politiques n'ont jamais fait leur deuil, car ils ne connaissent pas où se trouvent des corps et tombes. Il faut déjà penser à organiser, une journée nationale d'expiation et de grand pardon en évoquant le nom de Patrice Emery Lumumba et d'autres compatriotes disparus sans tombes. Après ces manifestations d'expiation, devront suivre le pardon, la réparation et la réconciliation nationale. Pourquoi pas ramener les corps des compatriotes enterrés ailleurs pour être enterrés au pays ? Il faut toujours demander l'accord des familles, pas imposer cela.

Corneille Nangaa, le fameux président de la CENI

9. Réveil FM International: Le calendrier de Corneille Naanga et la corrompue Ceni, de la provocation, de l'inconscience ou la volonté de brûler le Congo?

Albert Kisukidi: Je vais vous décevoir cher ami Freddy Mulongo ! Je vous ai répondu au sujet de l'enrôlement des électeurs en RDC. Tant que il n'y a pas de recensement de la population congolaise aboutissant à la production des cartes d'identité nationale, pour se faire inscrire sur les listes électorales à la commune de son domicile, rien d'honnête ne pourra accompagner l'organisation des élections en RDC. D'autant plus, loin de vouloir anticiper sur la réponse à la question ci-après, la Constitution qui est la Bible de la démocratie et de ses pratiques, a été foulée aux pieds.

Notre élite politique se complainte non seulement à tricher mais aussi à ridiculiser tout un pays et ses habitants. La conscience droite avait déjà pris congé des dirigeants de notre pays. Ce n'est même plus de la provocation, c'est du mépris ! Et il reste au peuple Congolais de trouver les voies qui mèneront à son salut...

10. Réveil FM International: Il y a plus de Constitution au Congo remplacée par un accord de la Saint sylvestre concoctée par des policailleurs à la recherche des postes ministériels. Comment revenir à l'ordre constitutionnel? L'article 64 est-il toujours valable?

Albert Kisukidi: Tout au long de 2016, à partir du 1er janvier au 18 décembre, le rôle et la mission des partis politiques, auraient dû être de préparer par toutes sortes des moyens légaux au départ et/ou à faire partir le Président de la République en fin des deux mandats comme le prévoyait la Constitution, selon le fameux Art 64. Les partis politiques de l'opposition ne devaient s'occuper que de cela. Seulement voilà, il y eut à Bruxelles le fameux conclave de Genval. L'opposition politique avait modifié ses stratégies. Là où elle aurait travaillé au départ de Joseph Kabila et à la préparation des élections générales: présidentielles, législatives et provinciales. L’opposition a donné l'impression de s'offrir des ministères de la main de Joseph Kabila au lieu d'aller les chercher dans les urnes. Au lieu d'aller solliciter de nouvelles missions au peuple congolais, les politicailleurs ont choisi de défendre leur ventre.

L'ART 64 a été bafoué, foulé aux pieds, le Président Kabila et sa bande ne sont pas partis. C'est tous les partis politiques représentatifs de la RDC qui en portent la responsabilité. Cela est d'autant plus vrai que la représentation nationale, les députés et les sénateurs ont entériné de facto le maintien du président Kabila à son poste, en encourageant le glissement. En continuant à siéger au parlement alors que constitutionnellement ils n'y avaient plus droit, une grave erreur. Il en est la même chose de la part, des députés des provinces qui continuent à siéger, dans leurs assemblées provinciales. Pire, ces derniers et les Sénateurs sont en place depuis onze ans sans avoir été remplacés. Ils se sucrent gratuitement des émoluments de la République aux cours de ces six dernières années.

Lire la suite

jeudi 28 décembre 2017

Affaire Anaconda de "Ya She": Willy Delors Ongenda se dévoile !

Willy Delors Ongenda

Comme tout Tétéla corrompu, traître et collabo, Willy Delors Ongenda se clame d'être Lumumbiste ! Dans l'affaire Anaconda de "Ya She"Okitundu, qui défraie la chronique depuis Noël, il a ameuté tous les Tétélas fachos, dans les réseaux sociaux pour défendre leur frère de tribu, clan, ethnie. Durant toutes ses années passées en France, Willy Delors Ongenda est demeuré un villageois de Sankuru ! Il n'a aucune notion de la République. Imbu de lui-même et vantard sur les bords, Willy Delors Ongenda réside à Albi dans le Tarn, mais en bon fieffé menteur, il ment à tout le monde qu'il réside à Toulouse. Tiré à quatre épingles, on peut croire qu'on a affaire à un responsable. Willy Delors Ongenda est un mythomane, l'incarnation de l'irresponsabilité à outrance. Un m'as-tu-vu qui veut se donner de l'importance. Bref, Willy Delors Ongenda est un fanfaron. Il est comme dirait Jean de La Fontaine: Une grenouille qui veut se faire grosse que le bœuf. Avec des arguments alambiqués, biscornus et lamentables, Willy Delors Ongenda a fui et bloqué tous les compatriotes qui pensent le contraire. Impossible de capter ses impostures sur Facebook.

Willy Delors Ongenda

Si "Ya She" Okitundu mérite d'être défendu, pourquoi ne pas défendre aussi la fille mineure de 17 ans qui était à l'hôtel avec lui ? Les petites minettes du Grand Hôtel Pullmann n'appellent-elles pas "Ya She" Okitundu "Monsieur 20 dollars" ? Willy Delors Ongenda si tu n'as pas d'enfants, sache tout de même que la pédophilie est condamnable. L'affaire Anaconda de "Ya She" révèle plusieurs choses: le ministre des Affaires étrangère du régime d'imposture et d'occupation profite de son rang pour abuser des petites filles. Son Ananconda est un char de combat qu'il use et abuse auprès des jeune filles mineures des familles pauvres. "Ya She" est un pédophile du rang de Marc Dutroux. Il doit répondre de ses actes.

Willy Delors Ongenda est un imposteur, il s'est lui-même dévoilé. Comment quelqu'un qui se dit militer dans la résistance congolaise, peut si facilement tomber dans le panneau en allant au secours d'un apparatchik et baron du régime. La raison: "Ya She" Okindu est son frère Tétéla ! Avec une intelligence obscurcie, qui défend l'indéfendable et qui justifie injustifiable, Willy Delors Ongenda est la caricature même de l'intelligentsia congolaise qui adorent des titres pompeux sans aucune réalisation concrète. Willy Delors Ongenda s'autoproclame juriste. N'est-ce pas le rôle de défendre la loi. Un pédophile qui avec l'argent des contribuables congolais est un puissant. De surcroît, un Tétéla mérite que l'on le défende. Pas un mot, pour la jeune fille mineure désabusée. S'il était vraiment juriste, Willy Delors Ongenda aurait dû savoir que son frère de tribu, clan, village défend bec et ongles à travers les réseaux sociaux est un récidiviste. "Ya She" Okitundu a été "Mutakalisé à Londres le 11 octobre 2006. Réveil FM International revient sur cette histoire rocambolesque, qui a marqué les esprits:

11 octobre 2006 à Londres: la carte privilège de l'hôtel Sofitel qui expirait en janvier 2007, appartenant à Léonard She Okitundu et son condom de marque Durex. Photo Réveil FM International-archives

11 octobre 2006 à Londres, la veste avec son griffe que portait Léonard She Okitundu. Photo Réveil FM International-archives

12 octobre 2006 à Londres, Léonard She Okitundu à sa sortie de l'hôpital. Photo Réveil FM International-archives

Après avoir partouzé avec trois jeunes filles la nuit, Léonard She Okitundu radin, remet à chacune de fille "20£". Les filles vont se plaindre auprès de leurs aînés qui vont mobiliser les Congolais. Léonard She Okitundu sera patrouillé toute la journée. Il est 17H30 à Londres, le mercredi 11 octobre 2006. Léonard She Okitundu, Directeur de cabinet de Joseph Kabila se présente dans l'enceinte du studio de télévision OBE au nord-ouest de Londres pour une émission en direct. Le présentateur Bony Tongomo a déjà encaissé 2500£ au lieu du tarif normal de 500£ pour l'émission. She Okitundu est accompagné d'Edouard Mokolo Wa Pombo, d'Henri Nswana (ancien ambassadeur de la République démocratique du Congo au Royaume-Uni, et de Placide Mbatika, Président provincial de PPRD UK. Tout semble normal. A peine arrivée, la voiture conduite par Placide Mbatika est entourée d'une foule des résistants-patriotes-combattants congolais. D'où sont-ils sortis? Dieu seul sait!

Les occupants de la voiture sont copieusement tabassés par la foule; ils sont totalement déshabillés et leurs vêtement emportés. Seul Mokolo a pu échapper à ce traitement grâce à son flair de barbouze. En effet, il s'est éclipsé comme un chat dans le studio alors que ses compagnons étaient corrigés à l'extérieur. Sans doute qu'il a bien appris la leçon de Bruxelles.

La situation se calme à l'arrivée de 12 véhicules de la police britannique avec une camionnette pleine de chiens policiers. L'ambulance complète le tableau. Les blessés sont tous transportés à l'hôpital. Léonard She Okitundu se couvrant uniquement d'une étoffe lui prêtée par les paramedics.

Le costume (ou du moins ce qui en reste...), le slip, les condoms et autres effets personnels de She Okitundu étaient exposés à une place publique de Londres le soir même pour quiconque voulait les photographier.

Willy Delors Ongenda dit aussi qu'il a été journaliste au Zaïre. Pourquoi ne-t-il pas connu et reconnu en France ? Illustre inconnu, Willy Delors Ongenda fut sans doute un journaliste Quado au Zaïre, comme son frère Lambert Mende ! Un journaliste est un chien de garde de la démocratie. Willy Delors Ongenga, ancien journaliste qui défend son frère de tribu "Ya She" Okitundu. Incroyable ! Avant de monter Réveil FM à Kinshasa, j'ai profité durant mes études d'animer plusieurs émissions dans des radios libres en France.

A 32 ans, j'étais déjà patron de presse. Au Congo, j'avais 35 journalistes, animateurs et techniciens. A la création de la Radio Okapi, l'ossature était les journalistes et techniciens de Réveil FM. Va dans tous les médias de Kinshasa, tu trouveras, un ou deux personnes qui sont passés par Réveil FM. Je t'informe aussi que Réveil FM International n'est affilié ni à un groupe industriel ou financier. Contrairement à toi, depuis 1999, je n'ai jamais travaillé pour un autre média que Réveil FM.

Lire la suite

Sextape de "Ya She" Okitundu, des Tetelas, tribalo-ethniques montent au créneau !

"Ya She" Okitundu, 71 ans, ministre des Affaires étrangères

A Réveil FM International, nous souhaitons que la vidéo du "sextape" de Léonard She Okitundu, ministre des Affaires Etrangères de Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale soit fausse. Il faut laver de tout soupçon "Ya She" Okitundu, apparatchik et baron du régime de Kinshasa. Si ce dernier pense qu'il faut sauver le soldat "Ya She" Okitundu, mais il ne faut pas que la RDC continue de sombrer dans l'impunité. "Ya She" Okitundu voyage au nom de la RDC, passe inaperçu dans les aéroports, se fait appeler "Excellence"... La pédophilie est condamnable par loi ! Chers compatriotes tribalo-ethniques Tetelas...Arrêtez de prendre les congolais pour des cons. Ne défendez pas "Ya She" Okitundu uniquement parce qu'il est Tétela. C'est absurde. Les Willy Delors Ongenda et sa bande des Tetelas fachos, hyper-sentimentaux doivent se ressaisir, au lieu de chauffer les réseaux sociaux pour secourir leur frère de tribu. Alors que tous les garçons sont circoncis quand ils sont tout-petits, fieffé menteur et Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga, ministre de l'information et porte-parole du gouvernement va jusqu'à déclarer que "Ya She" Okitundu n'est pas circoncis. Certes Patrice Emery Lumumba fut nationaliste et patriote. Prétendre que tout Tetela est Lumumbiste, nationaliste et patriote, c'est une fausseté qu'il faut réfuter. Comme dans toutes les provinces de la RDC: Des collabos, traîtres, corrompus...se ramassent à la pelle.

Mercredi 31 janvier 2001, Alias Joseph Kabila, 29 ans et "Ya She" Okitundu quittant l'Elysée après l'entrétien avec le Président Français Jacques Chirac. "Le chef de l'Etat a accueilli Joseph Kabila peu après 17h, accompagné d'un protocole minimal. La rencontre a pour but d'"encourager le dialogue et les efforts de paix au Congo-Kinshasa", avait annoncé la porte-parole de l'Elysée Catherine Colonna.

La République a ses valeurs démocratiques qui doivent être défendues en chaque instant, circonstance et événement. Léonard She Okitundu, ministre des Affaires Etrangères, avec son passeport diplomatique et son immunité, est la voix autorisée de la République démocratique du Congo. Il va partout où Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, imposteur, usurpateur, illégal et illégitime ne peux pas y aller. "Ya She" ne parle pas en tant que Tetela mais en tant que ministre Congolais.

"Ya She" Okitundu

Depuis deux jours la "sextape" circule à travers les réseaux sociaux. Notre confrère Jean Luc Kienge de VacRadio au Canada, qui a visionné toute la vidéo, qui est le premier a avoir publié et diffusé cette vidéo est plus explicite: "Dans cette vidéo de type “sextape”, le ministre Shé Okitundu est filmé assis dans un fauteuil en un endroit ressemblant à un hôtel et ses parties intimes mises à nu" ! Etre ministre, jouer tout seul en bulldozer avec son "Anaconda" cela peut passer, sauf que "Ya She" Okitundu n'était pas seul mais avec une jeune fille de 17 ans. Donc une mineure, c'est la gravité de son "sextape" ! "Ya She" Okitundu est-il un pédophile ? Si oui, il doit répondre de son acte. Le patriarche Julien Ciakudia de la résistance congolaise tape le poing sur la table et enfonce le clou : "Où sont passés l'Interpol, FBI, MI6...et autres agences de nos enfants et familles ? Léonard She Okitundu est un monstre humain, sans cœur ni foi. Il est un criminel sexuel patenté, un récidiviste qui mérite l'incarcération immédiate afin de le mettre hors d'Etat de nuire (...) La justice internationale doit faire la lumière sur des nombreux crimes de pédophilie commis par She Okitundu en visionnant toutes les caméras de chambres des hôtels du monde entier où il est passé à travers ses innombrables voyages (...) Aux proies, des filles mineures, victimes du pédophile She Okitundu à travers ses nombreuses missions aux frais du trésor public de la République démocratique du Congo, dans des hôtels huppés de l'Europe, Etats-Unis, Canada...et du monde. Sortez et reclamez vos droits bafoués par " Ya She" avec l'argent descontribuables congolais qui croupissent dans la misère".

Et des langues se délient à Kinshasa. "Ya She" Okitundu a été, depuis le 15 mars 1999, plusieurs fois ministre, notamment des Droits Humains, de la Coopération internationale et des Affaires étrangères. Il a également été ambassadeur itinérant-2003, puis directeur de Cabinet du président Joseph Kabila-2003 à 2006. Il a à nouveau été nommé ministre des affaires étrangères en décembre 2016. Pourquoi n'a-t-il aucune maison à Kinshasa ? Pourquoi vit-il en homme sans domicile fixe (SDF) ? Il passe ses beaux temps dans une suite au Grand Hôtel de Kinshasa-Gombe et lors qu’il a faim, il se replie vite chez sa maman pour aller manger. Et au Grand Hôtel de Kinshasa, c'est un défilé des mineures avec celui qu'elles appellent affectueusement "Ya She" !

She Okitundu n’a pas été élu président du sénat en 2007, il a été coiffé par Léon Lobitch Kengo wa Dondo, malgré sa désignation à ce poste par Alias Joseph Kabila, parce que tous les sénateurs membres de l'AMP-Parti-Etat n’avaient pas voulu voter She Okitundu au motif qu’il n’avait ni maison, ni femme et moins encore les enfants à Kinshasa. Déjà à l’époque les sénateurs de l'AMP avaient qualifié leur collègue d’irresponsable!

Lire la suite

mardi 26 décembre 2017

10 Questions à Modeste Mutinga, baron du joséphisme !

"Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, baron du joséphisme

Notre reporter, Kalonji Mandiangu Bukama, un roquet hargneux qui aime aboyer, qui s’agrippe sur le pantalon, le pagne ou la jupe et adore mordre des mollets, a rencontré "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi à Mangercratie-ville, au restaurant "La Mangeoire de Kin-la-Belle" où les députés et sénateurs se retrouvent une fois qu'ils reviennent de la Ferme de kingakati, avec des billets verts en poches. Avec "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, c'est de la "Poudre de perlimpinpin", comment pouvait-il réussir, après avoir été nommé Rapporteur au Sénat, par Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et continuer à critiquer le régime qui le nourrissait dans son journal Le Potentiel ? Etre assis sur deux chaises, c'est difficile et impossible ! Il avait l'outrecuidance de signer ses billets: Modeste Mutinga, sénateur ! Avec son sourire narquois, ses allures d'un dandy bon vivant, on peut croire qu'on a affaire à un enfant de choeur, pardon... "Momo" Modeste Mutinga Mutsuisayi est un grand requin. Un faux-gentil, il est l'homme des kabbales, habitué à salir et dégommer ses adversaires et concurrents avec des complicités de l'ANR et autres services de l'Etat. Il a été rattrapé par l'histoire. Suite à ses nombreux voyages en Belgique, il a été dénoncé par les services des renseignements belges d'avoir voulu fomenter un coup d'Etat au Congo, avec son poulain John Tshibangu, cet officier congolais rebelle à la tête d’un mouvement insurrectionnel au sein de des FARDC en 2012. Paraît-il, le go lui aurait été donner via Le Potentiel, le journal du sénateur, par un titre codé... Depuis qu'il a été accusé en juin 2016, de proxénétisme homosexuel aggravé, par la justice sud-africaine, Momo"Modeste Mutinga rase les murs. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazmbere Mtwale l'a fait virer de son poste de Rapporteur du Sénat, mais garde quand même son titre de sénateur. Homme sans position fixe, il est inconstant, versatile dont la fourberie, roublardise, ses coups-bas et coups-fourrés sont connus de tous.

Kinshasa, mars 2006, à la résidence du représentant du Centre Wallonie-Bruxelles: Freddy Mulongo, Réveil FM et président Arco, Polydor Muboyayi, le Phare et président de l'Omec, le professeur Lukusa Mende, président de l'Alliance franco-congolaise et son épouse, Maître André Mwila Kayembe de "Toges noires" et son épouse. Photo Réveil-FM, Archives

"Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a ses pinacles près des chaudrons du Joséphisme. Comme une grenouille qui passe d'un nénuphar à un autre, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi est passé du Mobutisme, au tshisekedisme, il a fini par devenir l'un des barons Joséphisme. Tiré à quatre épingles avec son costume trois pièces, avec sa calvitie légendaire, ses lunettes visés au nez et son chapeau à la main, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a toujours sa table réservé près des chaudrons du restaurant "La Mangeoire de Kin-la-Belle". Mangeur à tous les râteliers, il est l'adepte de habeo ergo sum. Arriviste et parvenu, il est l'un des fossoyeurs de la République démocratique du Congo. Lorsque Modeste se rase le matin devant la glace est-il content de Mutinga ? La liberté d'expression est un droit essentiel à chaque individu. Prédateur de la liberté d'expression, étouffeur des libertés, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, qui est l'ancien président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM), qui s'était octroyé les fréquences: Radio 7 et Télé 7, entant que président de la HAM, c'est-à-dire en étant juge et partie, sans que cela n'effleure sa conscience, alors que l'instance de régulation des médias, institution citoyenne d'appui à la démocratie, devrait être impartiale, neutre et équitable! Que dire des fausses accusations auprès de l'ANR, la Gestapo d'Alias Joseph Kabila, pour noyer des journalistes et médias. La culture, c'est comme la confiture: moins on en a, plus on l'étale. Sparadrap qui lui colle à ses mocassins, cailloux dans ses souliers, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, est celui qui contre espèces sonnantes et trébuchantes, a privé 60 millions de Congolais d'un débat démocratique constitutionnel entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba, lors de l'élection Louis Michel 2006. Dans cette interview fictive, l'ex-Rapporteur au Sénat et ex-président de la fameuse et défunte Haute Autorité des Médias (HAM) "made Alias Joseph kabila", aujourd'hui simple sénateur, avec l'allure d'un mammouth repu, Mutinga qui n'est "Modeste" que par le nom, a accepté de répondre aux 10 Questions de notre reporter Kalonji Mandiangu Bukama.

Modeste Mutinga, baron et apparatchik du Joséphisme.

1. Réveil FM International: Que répondez-vous à tous ceux qui ne vous reconnaissent plus? Modeste Mutinga Mutuishayi, qu'êtes-vous devenu ?

Modeste Mutinga: Vous savez, moi je ne suis pas né avec une cuillère en or dans la bouche. J'ai travaillé dur pour arriver où je suis. J'étais gendarme de Mobtutu, j'ai compris avec le Maréchal je n'allais rien avoir. Je me suis jeté corps et âme dans le journalisme en apprenant sur le tas. Avec le discours de Mobutu "comprenez mon émotion..." à la N'séle, nous avons peaufiné Le Potentiel qui au départ n'était qu'un journal économique de 4 pages pour en faire un journal politique. La Conférence Nationale Souveraine (CNS) qui s’est étalée sur une année et demie, soit du deuxième semestre de 1990 à 1992, nous a donné du grain à moudre. Nous avons soutenu en particulier Etienne Tshisekedi et parfois l'opposition. Là aussi je n'ai rien reçu. L'arrivée de l'AFDL de M'zée Laurent-Désiré Kabila n' a pas été facile pour moi.

M'zée Laurent-Désiré Kabila

Souvenez-vous de l'épisode "Casprom" (Caisse de Solidarité des Professionnels des Médias). La Casprom était l'appendice de la coopérative Pamoja créée à l'initiative de neuf éditeurs des journaux paraissant à Kinshasa. Pamoja était née neuf mois avant la Casprom dans un but tout à fait commercial. M'zée Laurent-Désiré kabila qui avait compris que la presse et les médias pouvaient être des alliés plus puissant les armées coalisées contre la République démocratique du Congo.

Michel Lady Luya

Le 19 août 1998, lorsque Michel Lady Luya, président de Pamoja et plus tard de Casprom, a pris la parole devant M'zée Laurent-Désiré Kabila, pour solliciter une aide financière au près du chef de l'Etat et qui a été accordée, car l'argent est arrivé dans le coopérative Pamoja. Combien M'zée Laurent Désire Kabial à donné à la presse et aux médias ? Personne ne sait. Sauf que de 9 éditeurs au départ, deux jours après son lancement le 22 août 1998, la Casprom comptait 57 organes membres. Et le Potentiel a été exclu. Fin août et durant tout le mois de septembre 1998, ce fut la guerre des tranchées entre nous les exclus de Casprom et ceux qui avaient bouffés. Je suis monté au front avec mon journal contre la Casprom et ses membres. J'ai été victime d'agression à deux reprises de la part de Michel Ladi Luya. A Kinshasa, il était parvenu à me mettre dans sa coffre de voiture, heureusement Didier Mumémgi qui était Ministre de l'information l' avait supplié pour qu'il me relâche. La seconde fois à New-York, lors de la réunion du Conseil de Sécurité où les journalistes accompagnés M'zée Laurent-Désiré kabila, j'ai été pris et tabassé par Michel Ladi Luya et certains membres la garde présidentielle devant témoins. J'ai attendu mon temps avec Joseph Kabila, j'ai tout de suite compris que mon heure était venue. Avec lui j'ai tout obtenu: maisons, voitures, comptes en banques florissantes...Rapporteur au Sénat durant dix ans, je peux me permettre beaucoup des choses, je peux même épouser plusieurs femmes si je voulais encore.

2. Réveil FM International: Pour la justice sud-africaine, vous êtes un proxénète homosexuel, pourquoi ne faites-vous pas "Le coming out" pour affirmer votre identité sexuelle et soulager votre conscience ? Vous allez continuer à tricher avec vous-même jusqu'à quand ?

"Momo" Modeste Mutinga: Vous êtes marrant ! D'abord il faut être courageux, ce que je ne suis pas. Croyez-vous qu'il est facile dans un pays, comme la République démocratique du Congo, où il y a diverses confessions religieuses: Catholiques, Protestants, Kimbanguistes, Musulmans ... où dans chaque rue de Kinshasa, il y a quatre à cinq églises de réveil, qui se font concurrence, croyez-vous qu'il est facile de faire "son coming out" ? Le regard des autres vous y avez pensé ? Fort heureusement, notre association "Le Grand Kasaï" n'a pas suivi les recommandations de mes frères du Kasaï: Steve Mbikayi et sa bande des excités homophobes pour mon exclusion. Je regrette que le chef de l'Etat et la Majorité Présidentielle dont je fais partie, aient demandé que je quitte mon poste de Rapporteur de Sénat. Quelle ingratitude ? Le président Joseph Kabila a-t-il oublié que c'est moi qui est proposé la loi qui porte mon nom "Loi Mutinga" au Sénat sur le statut des anciens chefs d'Etat?"Outre le statut de sénateur à vie accordé à un ancien chef de l’État par la Constitution en vigueur en République démocratique du Congo, la loi proposée par le sénateur Modeste Mutinga donne d’autres avantages à l’ancien président de la République, parmi lesquels sa prise en charge et celle de sa famille..

Léon Lobitch Kengo Wa Dongo, président du Sénat et "Momo" Modeste Mutinga, ex-Rapporteur du Sénat

Mes détracteurs ont même accusé Léon Lobitch Kengo wa Dondo, président de la chambre haute du parlement, d'avoir fermé les yeux sur mes agissements puisqu'accusé par la justice sud-africaine d’entretenir un vaste réseau de proxénétisme homosexuel, d’outrage aux bonnes mœurs et d’ atteinte à la moralité publique en République Sud-Africaine. Ma vie sexuelle est du domaine du privé, elle ne dépend pas du Sénat. La justice sud-africaine m'a enquiquiné avec cette accusation de proxénète homosexuel, faut-il le rappeler que je suis Sénateur Congolais donc je jouis de l'immunité. L'Afrique du Sud de Jacob Zuma et la RDC de Joseph Kabila ont des bonnes relations bilatérales. Je ne suis ni inquiet ni inquiéter. Mieux vaut être homosexuel en Afrique du Sud qu'en RDC. La communauté gay d’Afrique du Sud est monté au créneau pour prendre ma défense contre le député homophobe Steve Mbikayi en plein deuil de Papa Wemba. Qui a oublié cela ? Le Président de la communauté gay sud-africaine, Sebastian Matroos, à Pretoria, s’était fendu d’une déclaration de soutien à mon endroit, le vendredi 29 Avril 2016, tout en me félicitant d’avoir bloqué la loi Mbikayi, il avait notamment déclaré : "MOMO" est de notre communauté et nous restons solidaire car nous considérons qu’il ne peut être victime de sa liberté de choix d’orientation sexuelle". J'espère que les mentalités de mes compatriotes vont finir par évoluer.

Louis Michel, mentor de Alias Joseph Kabila

3. Réveil FM International: Quel était le vrai deal avec Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale lors de l'élection présidentielle Louis Michel 2006 ? Vous aviez privé 60 millions de Congolais du débat démocratique inscrit dans la Constitution de Transition qui devait opposer Jean-Pierre Bemba Gombo à Alias Joseph Kabila, quel toupet ?

"Momo" Modeste Mutinga: Vous savez je suis né à Kananga, le 1 janvier 1947, j'ai 70 ans. Dans quelques jours mon compteur aura une année de plus. Je ne suis pas un idéologue mais un opportuniste. Je change ma veste toujours du bon côté. Je ne suis plus jeune, mon avenir est derrière moi. Lorsque j'ai quitté Kananga pour m'installer à Kinshasa, je n'avais rien. J'ai vécu tout mon temps dans la parcelle familiale à Ngaba à la frontière avec Makala. Le goût de l'eau de puits, je connais. L'insalubrité, l'insécurité, le délestage... tous ces problèmes je les connais et les aient vécus. Malgré le fait que les agitateurs aient réfuté ma nomination arguant que j'étais juge et partie en tant que éditeur du meilleur journal du Congo "Le Potentiel", je ne pouvais pas être Président de la Haute Autorité des Médias (HAM). Mais le président Joseph Kabila a eu le courage de me nommer et j'ai fais un deal avec lui. Il était entre le marteau des fauves de l'opposition et l'enclume des journalistes-alligators. Moi j'ai proposé mes services rémunérés: 400.000 $ tout de suite et 800.000 $ plus tard. J'ai demandé à être non seulement Sénateur mais aussi membre du bureau, cela m'a été accordé. Le Président Joseph Kabila en a parlé à Malu-Malu de la Commission Électorale Indépendante (CEI), institution siamoise à la mienne.

Kinshasa, le 19 mars 2001, au Palais du peuple, Dominique Sakombi Inongo, ministre de l'information et presse inaugure le Festival "Fréquences Libres" organisé par Réveil FM et d'autres partenaires. Photo Réveil FM International, archives

J'ai obtenu aussi que Esdras Kambale, mon vice-président devienne Ministre de la Culture et des arts, même si en tant que seigneur de guerre, il n'y connaissait rien. D'où sa bourde de vouloir remettre la statue du génocidaire Léopold II en pleine journée sur le boulevard du 30 Juin du côté de la gare centrale. Opération échouée. Enfin, pour Dominique Sakombi Inongo,"Buka Lokuta", mon stratège mais déjà souffrant du diabète aigu, j'ai obtenu qu'il me remplace à la tête de la HAM. Une fois acquis tout ce que je voulais, je me suis mis au boulot. J'ai commencé par louer un appartement dans un immeuble de l'avenue Mbuji-Mayi à Gombe, à proximité du restaurant Château Margaux de Michel Lognoul, pour être proche de mon journal et non loin du Palais de la Nation afin de rendre des comptes. Le défunt Sakombi Inongo "Buka Lokuta" m'avait beaucoup appris, il me fallait devenir un Pitbull ravageur. Je devrait mordre, encore mordre et toujours mordre. J'ai demandé qu'on coupe les signaux de CCTV et Canal Kin de Jean-Pierre Bemba dont le directeur n'était autre que Stéphane Kitutu, ancien président de l'Union de la presse congolaise (UPC).

Partiale, instrumentalisée, corrompue et non indépendante, le siège de la Haute Autorité des Médias (HAM) sur l'avenue Sendwe a été ravagé, pillé par des Kinois en colère. Photo Réveil FM International, archives

Il me fallait terroriser les journalistes estimés dans la population et humilier tout le monde pour instaurer la peur aux près des journalistes, des médias mais surtout dans l'opposition. Pasteur Théodore Ngoy, Joseph Olengankoy, Justine Kasa-Vubu, Christian Badibangi et autres acteurs politiques ont été suspendus par moi. Il me fallait tuer un poulet pour effrayer les singes. Je me suis mis à distribuer des sanctions farfelues à la pelle, à donner des avertissements fallacieux. J'ai transformé la HAM en organe hautement répressif. Je faisais moins la régulation que de la répression. Soutenus par des faiseurs de roi ! Cela me colle à peau comme un sparadrap, des compatriotes lorsqu'ils me croisent m'interpellent: Pourquoi ai-je annulé le débat qui devait opposer Jean-Pierre Bemba au Président Joseph Kabila ? Ces compatriotes n'ont jamais prie la peine d'interpeller Louis Michel ni l'ambassadeur de la Belgique à Kinshasa. En bon roublard, j'ai vite compris qu'il fallait un deal. Eux voulaient que Joseph Kabila soit Président de la République en RDC pour défendre leurs intérêts. Moi j'avais besoin de vivre et ne plus survivre. Je vous dis j'ai obtenu tout ce que je voulais: l'argent, maisons, véhicules...Je suis même propriétaire d'une station service vers N'séle. C'est tout dire. En contre partie, j'ai été loyal. Ceux qui me traitent de corrompu, vendu, collabo, traître à la Nation, n'ont jamais vécu des pressions comme moi à l'époque. Mon téléphone sonnait toutes les deux minutes. J'étais épiait, on devait savoir où j'étais, qu'est-ce-que je faisais ? Mes invitations aux ambassades accrédités en RDC n'étaient pas une sinécure.

"Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, préident de la HAM convoqua les journalistes à la Monuc pour signer la charte de bonne conduite devant les ambassadeurs du CIAT

Pour permettre à Joseph Kabila d'apparaître comme un arbitre. Avec Henri Mova Sankany qui était ministre de l'information nous avions mis en place une stratégie simple: nous devions nous chamailler nos prérogatives. Dans cette gué-guerre, orchestrée et voulue, il fallait victimiser la Haute Autorité des Médias. Je savais que le Le comité international d'accompagnement de la transition ( CIAT) organe international mis en place pour épauler la transition démocratique en République démocratique du Congo, allait nous soutenir. Le CIAT a été créé en application de l'annexe IV de l'accord global et inclusif de Prétoria de 2002, composé des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie), de l'Afrique du Sud, de l'Angola, de la Belgique, du Canada, du Gabon, de la Zambie, de l'Union africaine, de l'Union européenne et de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo (MONUC), son pouvoir était énorme et important. Par ricochet, comme la HAM bénéficiait de l'appui de plusieurs partenaires internationaux, parmi lesquels le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel (CSA), le Gret, l'institut Panos, la Communauté française de Belgique et la Région wallonne....Les ONG congolais bien pensants, ne pouvaient que tomber dans les panneaux. Tout le monde ne pouvait que nous apporter son secours, surtout que nous étions une Institutions d'appui à la démocratie. Lorsque nous avons sorti l'arme de destruction massive la "Congolité", c'était le buzz ! La HAM a été soutenue à 2000%. Tout était "boutiqué" pour l'élection de Joseph Kabila qui avait déjà le quitus de Louis Michel et de la Communauté internationale. Je pouvais fermer des médias à tour de bras, pénaliser des journalistes dans l'exercice de leur fonction...Tout m'était acquis, aucune voix au niveau international ne s'élevait pour protester. Je savais que mon avenir était joué, il fallait que je devienne sénateur et personne ne pouvait arrêter le deal.

3. Réveil FM Mulongo: Vous avez menti publiquement en disant que vous étiez parti au dialogue Inter-congolais à vos propres frais, pourquoi ce mensonge de plus ? Pourquoi avoir envoyé Freddy Mulumba Kabuayi, ex-directeur de Rédaction du "Potentiel" à l'aéroport de N'djili chercher Freddy Mulongo, Président de l'association des radios communautaires et responsable de Réveil FM International, qui voyageait pour Katmandou au Népal afin de vous signer une procuration que vous devriez remettre au bureau de Ketimule Masiré, le médiateur du dialogue Inter-congolais ? Pourquoi n'avez-vous pas dit que c'est au nom de Fopromédia (Fédération des organisations professionnelles des médias), une organisation presque fantôme que vous êtes allé à Sun-City ?

"Momo" Modeste Mutinga: Vous savez dans cette "République des inconscients", il faut trouver sa place au soleil. Sans roublardise et fourberie, je ne serais arrivé à rien. La vérité ce n'est pas mon fort. J'ai menti que j'étais de la société civile alors que je n'y étais pas. Car si j'étais de la société civile, j'allais encourager les journalistes à écrire et parler librement, ce qui n'a pas été le cas avec la Haute Autorité des Médias (HAM). Je dis nous car Dominique Sakombi Inongo et les autres m'encourageaient dans la farce et mascarade des décisions prises. Oui, j'ai menti à la population congolaise et à l'opinion internationale. Je suis allé au dialogue Inter-congolais au nom de Fopromédias comme jamais personne n'a protesté à ma déclaration, que voulez-vous ? Ketimule Masiré, l'ex-président Botwanais et médiateur du Dialogue Intercongolais n'a pu accepter et intégrer ma demande d'aller à Sun-City que puisque les 5 confrères journalistes m'avaient accordé leur procuration dont Freddy Mulongo, Réveil-FM et président de l'Arco. Il faut dire qu'avec l'âge, je deviens parfois amnésique. Ce qui compte c'est le fait que j'ai été le premier président de la Haute Autorité des Médias. Même si aujourd'hui, la communauté internationale qui m'avait soutenu à l'époque avec mes décisions à l'emporte-pièces me tourne le dos, j'ai acquis ce que je voulais. Je voudrais ajouter quelque chose sur la question qui m'a été posée tout à l'heure que j'ai répondu en disant que j'avais tout obtenu de Joseph kabila, mais pas sans concessions. Gondavi "l'apostropheur" du Le Potentiel, j'ai dû le nommé à mon cabinet de la HAM. Comme c'est lui qui écrit mes livres, il fallait qu'il soit prêt de moi. Ce n'était pas une décision facile de le virer du journal. Pour me venger j'ai nommé Eddy, mon neveu au protocole, Alice et Albertine, mes nièces au secrétariat de la HAM. J'avais ma petite cour du roi Pétaud familiale sur l'avenue Sendwe et personne n'a jamais rien dit. Ce qui comptait c'est l'image que la HAM donnait à l'extérieure et les décisions qui devraient être respectées.

Février 2006, à l'institut Congolais de l'Audiovisuel (ICA) dans l'enceinte de la RTNC, lors de la formation financée par l'Ambassade de France, sur le traitement impartial de l'information en période électorale par Jean-Karim Fall de RFI pour les médias congolais. Freddy Mulongo, président des radios au Congo (1er à gauche), Modeste Mutinga Mutuuishayi (4è), Président de la HAM, avec sa main dans sa poche !

4. Réveil FM International: 35 ans du Journal "Le Potentiel", vous tirez encore à 1500 exemplaires pour 12 millions de Kinois et plus de 60 millions des Congolais, le Journal est toujours en noir et blanc, avec seulement 12 pages, n'est-ce pas un échec ? La Francophonie vous a doté d'une imprimerie flambant neuve, quel usage en faites-vous ? Pourquoi le Potentiel qui devrait être le fer de lance pour la défense de la démocratie est devenu un journal thuriféraire du régime des Joséphistes ?

"Momo" Modeste Mutinga: Le Potentiel n'est encore la Pravda congolaise. Je crois qu'aucun journal Kinois ne concurrence L'Avenir en la matière. Le Potentiel est au milieu. Le journal est au service du pouvoir car il faut bien vivre et continuer à exister. Et de temps à autre, très rarement, nous critiquons le pouvoir. Nous ne sommes pas assez fou pour tirer sur le pouvoir alors que c'est le régime des Josephistes qui nous nourrit. Notre vrai problème, c'est un manque de viabilité financière. Sans les deux enveloppes mensuelles de la Banque Centrale du Congo et de la Présidence de la République, le Potentiel est un journal mort ! Souvenez-vous, le 19 octobre 2007, au salon Lubumbashi du Grand Hôtel de Kinshasa, lors du 25 anniversaire de notre journal. J'avais ouvertement dit que le Potentiel ne devrait plus garder le statut d'entreprise individuelle et familiale il était temps que notre capital soit ouvert à des nouveaux partenaires. Personne n'a suivi. Les gens ont-ils peur que je les "enfarinent", je ne sais pas. Une chose est claire le Journal ne paye pas son éditeur, il faut avoir d'autres ressources. Heureusement au Potentiel, nous avons deux enveloppes qui tombent tous les fins de mois: celle de la Banque Centrale du Congo (BCC) dont je ne vous dirais pas le moment même sous la torture (le Potentiel ne critique jamais les décisions de la BCC y compris les inflations vertigineuses et chroniques du franc congolais ) et la Présidence de la République. Nous sommes contre la Balkanisation du pays, c'est d'ailleurs notre campagne éditoriale, cela mérite un encouragement financier. Notre stratégie est simple: tout le journal pour encenser le pouvoir et un petit article contre. Nous avons l'art des titres pompeux et rien à l'intérieur. Notre conscience c'est dans nos poches. Ceux qui critiquent notre ligne éditoriale n'ont qu'à aller voir ailleurs. Ce n'est pas parce que nous tirons à moins de 2000 exemplaires, que notre journal n'est pas lu, c'est faux. Les parlementaires débout peuvent en témoigner, ils inspirent nos écrits. Un journal publié passe toujours par plusieurs mains dans une maison, aux bureaux... Le pouvoir d'achat des Congolais est très faible, le taux de chômage est exponentielle, c'est aspect important à tenir en compte. Il est vrai aussi que mon journal est infecté des moutons noirs, servir la vérité, la déontologie et l'éthique journalistiques, en tenant jalousement à l'indépendance de son esprit comme à la prunelle de ses yeux, n'est pas une mince affaire. Car au Potentiel nous vivons des Publi-reportages et les journalistes du "coupage". Celui qui paie voit son article paraître, les hommes politiques se bousculent. Nous ne sommes pas des philanthropes, le Potentiel est notre business. Il faut que les choses soient claires pour les internautes, la Francophonie a certes doté le Potentiel d'une imprimerie mais ce n'est pas la Francophonie, qui nous fournit les intrants, ce n'est pas elle qui paye l'électricité ni ceux qui passent la nuit aux marbres. Nous continuons à publier en français, la Francophonie devrait se consoler. Nous ne fouillons pas leurs affaires qu'ils ne fouillent pas non plus aux nôtres. Je suis quand même Rapporteur au Sénat. En haussant le ton, son policier de garde s'est approché. L'autoricrate, Modeste Mutinga s'est ressaisi par la suite.

5. Réveil FM International: Le fait d'avoir privé les Congolais d'un débat démocratique et constitutionnel pour vous enrichir, vous arrive-t-il de regretter votre acte ? Ou êtes-vous sans état d'âme ?

"Momo" Modeste Mutinga: Vous savez, je ne regrette rien. Lorsque je regarde d'où je suis venu. J'étais gendarme impayé sous Mobutu. J'ai habité la commune populaire Ngaba, tout près de Makala , avec tout ce que cela comporte. Aujourd'hui j'ai plusieurs maisons, mes comptes bancaires sont florissants, mes grands enfants sont au Canada, Belgique et Chine. Mes petits dont celle de 3 ans est à mes côtés. Je suis comblé et je ne regrette rien. J'ai agi pour sauver mon pays et mon ventre. Il fallait éviter le débat à Joseph Kabila. C'était la consigne, j'ai respecté et était récompensé pour ça, pourquoi dois-je me plaindre ? Seuls les aigris, ceux qui ne risquent rien peuvent s'en plaindre. Lors de la colère des Kinois du vandalisme et du pillage de la HAM en juillet 2006, j'ai failli perdre ma vie. Heureusement Dieu merci, les pillards ne m'ont pas trouvé au siège de la HAM sur l'avenue Sendwe. Les pillards sont passés par le siège de la HAM pour aller écouter le discours de Jean-Pierre Bemba. Pillant et mettant sens dessus-dessous la HAM. Brulant notre bus, dévalisant le coffre-fort, violant une fille qui pour des soins appropriés a été transférée en Afrique du Sud. Face à cette violence, croyez-vous qu'on devrait permettre un débat entre Jean-Pierre Bemba et Joseph Kabila ? Nous n'avions pas besoin de voir notre président ridiculiser par Igwe à la face du monde. Même si le débat démocratique a été inscrit dans la Constitution de transition, j'ai pris mes responsabilités avec d'autres pour l'annuler. Cela m'a rapporté gros: j'étais pendant dix ans Rapporteur au Sénat, ce n'est pas rien ! De toutes les manières, moi j'avance, je ne regarde pas le rétroviseur de mon passé. Voyons ce qui va se passer le 31 décembre 2017. Avec les 5 chantiers et la Révolution de la Modérnité, Joseph Kabila bien que le Rassop brandit les accords de la Saint-Sylvèstre va passer, je serais peut-être Premier ministre à la place de Bruno Tshibala. Qui sait ? Moi je suis comme un poisson dans l'eau, je suis la route qu'arpente la rivière. Je sais aussi que dans la descente du courant, on peut se faire des amis, mais dans la montée, c’est impossible.

6. Réveil FM International: Le fait d'être sénateur et de continuer à signer les édito du Potentiel, n'est-ce pas agir comme un enfoiré ?

"Momo" Modeste Mutinga: Enfoiré je le suis et le revendique. Enfoiré je l'ai été lorsque Président de la Haute Autorité des Médias, je me suis octroyé Radio 7 et télé 7. Enfoiré je le suis lorsque je signe mes articles avec mon titre de sénateur. Voyez-vous je constitue un tout. Être juge et partie, cela me plait bien. Cela est ma seconde nature. Je suis sénateur pour gagner mon pain mais dans mon fort intérieur, je suis l'éditeur du journal le Potentiel. Je garde donc mes deux fers au feu. Si le pouvoir m'enquiquine trop, je lâche mes fauves du le Potentiel. Pour que les Congolais ne m'oublient pas, j'ai décidé de signer mes édito, au grand dam des donneurs des leçons déontologiques. Si je quitte le Sénat demain, je rentre dans l'équipe de rédaction de mon journal. D'ailleurs je ne suis jamais parti, je suis là. Certains articles qui nous parviennent des officines de l' l'ANR (Agence Nationale des Renseignements) pour soutenir le pouvoir en place, il faut mon quitus pour la publication. Donc le Potentiel, c'est mon bébé, je ne lâche pas.

7. Réveil FM International: Tout le monde parle de la ferme Kingakati, comme le lieu de la corruption par excellence, comme le Sodome et Gomorrhe de la politique congolaise. Vous y allez souvent ?

"Momo" Modeste Mutinga: Effectivement la ferme présidentielle de Kingakati a remplacé le bateau Ms Kamanyola du feu Maréchal Mobutu. Kingakati est devenu aujourd'hui le lieu de tous les intrigues, coups-bas contre la République. D'ailleurs le site Wikileaks en parle pour faire virer Vital Kamerhe du perchoir de l'Assemblée nationale, chaque membre du bureau a reçu 200.000 $ à Kingakati. Lorsque j'entends des Congolais de la diaspora citer en référence le "Rapport de la commission Lutundula sur le pillage des ressources minières." pour soi-disant arguer que le pays est vendu. Je m'étonne et je m'interroge. En février 2009, n'est-ce pas Christophe Lutundula Opala, 1er vice-président, et de Mme Brigitte Kalaba, questeur adjoint qui furent les premiers comme membres du bureau de Kamerhe à démissionner ? Ont-ils seulement reçu 200.000 $ à chacun ? Nul ne sait ! Pourquoi s'attaque t-on à Modeste Mutinga comme bluffeur, fourbe et roublard alors que les vrais "Kuluna au col blanc" noyautent les institutions ? Il y a une sorte de deux poids deux mesures. En tant que sénateur, je suis au parfum de tout. Lors du vote au palais du peuple pour le scrutin à un tour de l'élection présidentielle, l'opposition s'en est pris à Evariste Boshab. Mais qui est le premier à avoir pris la parole à tribune pour défendre cette révision constitutionnelle, n'est-ce pas le Député Christophe Lutundula Opala que vous acclamer dans la diaspora? Kingakati, kingakati, Kingakati...Le président Joseph Kabila reçoit à la ferme présidentielle Kingakati, les Députés et Sénateurs de l'AMP, Parti-Etat pour uniquement nous donner des directives. Je suis membre de la Majorité Présidentielle, haut cadre du MP, il est clair que je dois suivre les instructions de l’autorité morale de notre famille politique. Et à la fin, on nous distribue des enveloppes pour nos carburants, où est le mal ? Kingakati n'est pas la porte d'à côté, il y a du chemin pour revenir en centre ville. Il me semble qu'il y a une volonté de diabolisation de la ferme présidentielle de Kingakati où les soldats Rwandais, Zimbabwéens, et Tanzaniens qui gardent celle-ci, nous sécurisent tous.

"Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi

8. Réveil FM International: Peut-on encore parler du pluralisme médiatique au Congo lorsque le Président de la République, le Premier ministre, les Députés et Sénateurs ont chacun sa station de radio et chaîne de télévision ?

"Momo" Modeste Mutinga: Je crois que comme la démocratie, il faut adapter le pluralisme médiatique à chaque pays. Tenir compte de son histoire et de son environnement. Si moi j'ai acquis Radio 7 et Télé 7 c'est parce que les grands éditeurs de presse ont pour la plupart un journal, une radio et une télévision. Pius Mwabilu a le journal l'Avenir, Rtg@ radio et télé, Michel Ladi Luya a le journal "Palmarès", Mirador radio et télé. Comment voulez-vous moi qui était président de la Haute Autorité des Médias (HAM) ne puisse qu'avoir le Potentiel ? C'est inconcevable ! C'est pourquoi je me suis octroyé ma radio et télé. Aucun des organismes internationaux qui ont pignon sur rue pour défendre le pluralisme médiatique ne nous l'ont reprocher. Bien au contraire ils nous ont encouragés à le faire, car les enjeux étaient de taille. Aujourd'hui, ils nous tournent le dos et proclament haut et fort que nous étions juge et partie ! Pourquoi ont-ils si vite changer d'avis ? Maintenant que le Président de la République, le Premier ministre et d'autres parlementaires aient leurs médias, cela ne me concerne pas. Ce qui compte pour moi, c'est le Potentiel qui ne doit pas se laisser damner les pions par d'autres. Moi je ne suis plus Président de la Haute Autorité des Médias, je suis Rapporteur du Sénat donc la régulation n'est pas mon affaire. La majorité des médias congolais, c'est pour la mangeoire. C'est pour négocier, monnayer les services lors de la campagne électorale de 2011. Avant le discours du 24 octobre 1990, le paysage audiovisuel visuel congolais était monocorde: à côté de l’Office zaïrois de radio-télévision (OZRT) existaient quelques publications de statut privé mais détenues par des proches de Mobutu et entièrement au service du régime. À Kinshasa, Salongo et Elima, créés en 1972, relayaient la propagande gouvernementale et, dans chaque province, un seul journal était autorisé: Jua à Bukavu, Mjumbe à Lubumbashi, Boyoma à Kisangani. Aujourd'hui avec Joseph kabila non seulement le Premier ministre et les parlementaires ont leurs médias, nous avons 52 télévisions et plus de 200 radios communautaires et associatives. Mais la présidence de la République compte sur 4 journaux pour sa propagande et ceux-ci ne peuvent jamais le trahir: l'Avenir, la République, le Soft et le Potentiel. Nous sommes les gardiens du temple et de la démocratie au Congo. Nous désinformons pour abrutir le peuple. Nous avons œillets. Nous sommes la voix du gouvernement congolais. Nous défendons ses points de vues. Nous sommes constamment consultés. Nous avons l'expertise en la matière. Nous avons obtenu que la reprise de RFI sur le territoire congolais soit fait avec le départ de Ghislaine Dupont de la rédaction africaine. Nous sommes très forts. Voyez comment notre ministre Lambert Mende-"Vuvuzélateur national" a répondu à la manière de "Carte Blanche" de Mavungu Malanda à Jeune Afrique qui a qualifié notre Président de Mobutu Light. Nous sommes payés pour soutenir et défendre le gouvernement congolais. Le pluralisme médiatique existe bel et bien au Congo. Rien qu'à lire nos journaux, vous vous en rendait compte: nous disons tous la même chose avec des mots et des phrases différents. Tout converge vers notre guide éclairé : Joseph kabila, roi du Congo.

9. Réveil FM International: Pouvez-vous me regarder droit dans les yeux et répondre à cette question: Modeste Mutinga, avez-vous peur ?

"Momo" Modeste Mutinga:Foncièrement non ! Mais comme tout le monde oui. Car nous sommes en Afrique, et en plus au Congo rien n'est certain. Tout peut basculer, du jour au lendemain, d'une minute à l'autre. Mes amis Mobutistes qui sont avec moi au Sénat me disent qu'ils avaient traversé le fleuve Congo à pied lors de l'entrée de l'AFLDL de M'zée Laurent-Désiré Kabila en 1997. Ma vraie crainte est que je sois pillé avec tous les biens que j'ai amassés. Ce n'est pas trop facile de devenir un apparatchik d'un régime corrompu. Et lorsqu'on est haut il faut savoir le rester mais rien n'est sûr au Congo-démocratique. Mon salut, c'est encore le Potentiel car je pourrais toujours y revenir et retrouver ma liberté de parole. Je sais aussi que je suis allé trop loin en dribblant tout le monde car personne ne savait que je travaillais pour Joseph Kabila. Les gens l'on découvert lorsque je suis arrivé au Sénat. Les Congolais me pardonneront-ils cette fourberie? Je ne suis pas le premier. A l'époque de la Conférence nationale Souveraine (CNS), beaucoup de ceux qui insultaient le Maréchal Mobutu le matin, étaient à Gbadolité le soir pour recevoir des enveloppes. Donc pas de regret de ma part. J'espère vraiment dans 150 ans, les Congolais se souviendront de moi pour avoir éviter un chaos au pays en annulant contre espèces sonnantes et trébuchantes, le débat démocratique entre Joseph kabila et Jean-Pierre Bemba.

Lire la suite

vendredi 22 décembre 2017

Afrique du Sud: Soutien politico-affairo-mafieux à Alias Joseph Kabila, Jacob Zuma perd la présidence de l'ANC!

Jacob Zuma, l'affairiste et mafieux Président Sud-Africain

La statue de Jacob Zuma érigée dans l'état de Imo au Nigéria qui a coûté 520 millions de Naira sera-t-elle déboulonnée par des Nigérians mécontents ? Les enfants martyrs finissent souvent par devenir des parents bourreaux ! L'apartheid décrié, dénoncé est abattu. Mandela a eu la sagesse de ne pas casser son pays après sa libération-28 ans de prison, il a permis à son peuple de cohabiter entre noirs et blancs. L'Afrique du sud "Arc-en-ciel" est l'oeuvre de Mandela. Après la fin de l'apartheid, l'Afrique du Sud a réussi à cultiver avec succès un terrain moral élevé dans les affaires intra-africaines, ce qui en fait un médiateur privilégié dans les accords de paix intra-africains. Cela s'applique particulièrement à la région des Grands Lacs. Nelson Mandela et Thabo Mbeki ont été fortement impliqués dans la négociation et la signature de l'accord de paix et de réconciliation d'Arusha en 2000 et dans la signature de l'accord mondial de cessez-le-feu entre le Burundi et le CNDD-FDD en 2003. C'est de l'Afrique du Sud, à Sun-City, après le dialogue Intercongolais, qu'est sortie la formule gouvernementale de 1+4 qui a donné =0. Un gouvernement des seigneurs de guerre, criminels, bandits de grand chemin...qui a blanchi ses auteurs inclus dans les composantes et entités ! La Force de défense nationale sud-africaine (SANDF) compte plus de 1 000 soldats stationnés à l'est de la République démocratique du Congo dans le cadre de la Brigade d'intervention de la force rapide (FIB), qui fait partie de MONUSCO.

Jacob Zuma et ses cadavres dans le placard

Depuis que Jacob Zuma, l'homme aux mille et une affaires mafieuses, a remplacé Thabo Mbeki, l'Afrique du sud est devenu un Etat voyou, Etat mafieux ! L'affairiste Jacob Zuma Honni par la rue et ouvertement contesté au sein de l’ANC, n'est plus à la tête du parti de Mandela, il espérait faire élire son ex-femme, le complot a échoué ! M. Cyril Ramaphosa a été élu ce lundi, président du Congrès national africain (ANC), il s’est imposé avec moins de 200 voix d’ avance, récoltant 2 440 votes sur 4 776...Il remplacera le président Jacob Zuma, dont la gestion à la tête du pays est fortement décriée. Il a devancé sa rivale Nkosazana Dlammini Zuma de 179 voix alors qu’elle était soutenue par le président sortant. Le nouveau Président de l’ANC pourrait devenir le président l’Afrique du Sud aux termes des élections présidentielles de 2019 en cas de victoire de son parti aux élections générales.

Jacob Zuma et ses femmes

Jacob Zuma et ses femmes

Jacob Zuma fut accusé de viol avant même d’accéder à la magistrature suprême de son pays. Avant même d'arriver au pouvoir, alors qu'il était vice-président, Jacob Zuma avait fait face en 2006 à des accusations de viol à l'encontre d'une jeune femme séropositive.Il sera blanchi mais va scandaliser le pays en affirmant pendant son procès qu'il a "juste pris une douche" pour éviter la contamination. Il est à l'époque à la tête du Conseil national contre le sida. Cette histoire a fait le bonheur du célèbre Zapiro, le plus célèbre dessinateur sud africain, qui croque le président sud africain, surmonté d'un pommeau de douche !

Alias Joseph Kabila-Jacob Zuma, deux affairistes mafieux qui se soutiennent

L'Afrique du Sud a besoin d'une République démocratique du Congo faible, tellement faible pour mieux continuer à dominer sur elle. L’Afrique du Sud a souffert de l'apartheid, mais elle soutient la dictature en RDC. Alors que ses fidèles ont été massacrés par le régime de Kinshasa, sa résidence de Lubumbashi détruite, le pasteur Joseph Mukungubila a eu la peine du monde pour avoir son statut de réfugié en Afrique du Sud. Il a été même qu'il soit extradé vers Kinshasa. La manigance de Jacob Zuma dans l'affaire Mukungubila a été plus que patente.

Alias Joseph Kabila-Jacob Zuma, deux affairistes mafieux qui se soutiennent

Coup de théâtre, en février 2015, la Haute Cour de Pretoria a acquitté Etienne Kabila et 19 autres congolais pour faute de preuves suffisante. Nos compatriotes ont été arrêtés en février 2013, pour mercenariat et tentative d’assassinat contre Alias Joseph Kabila, après avoir été piégés par une unité spéciale de la police sud-africaine. Coup fourré de Jacob Zuma et ses services mafieux. Début 2013, 20 compatriotes ont été approchés par un policier sud-africain infiltré : celui-ci leur aurait promis des armes et une formation de gardiens de sécurité. Mais ils sont en fait rapidement inculpés pour « activités mercenaires » et « complot en vue d’assassinat ». La défense, qui a dénoncé un piège de la police sud-africaine, a ainsi remporté la victoire car sous couverture, la police sud-africaine a instigué des contacts, des réunions et a même monté un entraînement militaire, alors que les accusés pensaient participer à une formation de gardien de parc...

Le pasteur Joseph Mukungubila victime d'un complot ourdi par Jacob Zuma

Etienne Kabila et 19 compatriotes ont été victimes de manigance de Jacob Zuma

Pour le juge Billy Mothle, les preuves apportées ne sont donc pas recevables : « Ce programme d’entraînement a été mis sur pied par les agents de la police prétextant une formation de gardien de parc pour lutter contre le braconnage. Ce sont des agents de la police sous couverture qui ont monté l’opération et non les accusés. Aucun d’eux d’ailleurs n’était armé. Il est donc clair que le dossier du procureur ne tient pas la route. ». Que dire à Paris, le sud-africain Jacob Zuma s'est transformé en lobbyiste d'Alias Joseph Kabila et son troisième mandat. Le "Niet" de François Hollande, l'insistance et l'encouragement à l'alternance politique en République démocratique du Congo avaient refroidi les ardeurs de Jacob Zuma, le président sud africain qui était en visite d'Etat en France le 11 juillet 2016.

L'Afrique du Sud est l'allié bilatéral le plus proche de Kabila et représente un soutien clé pour son maintien au pouvoir. Pour préserver ce soutien vital, Joseph KABILA a tissé des relations personnelles très étroites avec son homologue sud-africain Jacob Zuma et ses « partenaires commerciaux ».

Lundi 28 novembre 2011, au quartier Bel Air, Commune de Kampemba à Lubumbashi dans la province du Katanga, des Congolais ont brûlé un jeep pick up bourrée des bulletins de vote déjà cochés candidat N°3 Joseph Kabila ! Photo Réveil FM International, archives

On se souvient encore de l'histoire de 14 palettes de bulletins de vote déjà cochés en faveur d'Alias Joseph Kabila candidat N°3, partis de l'Afrique du sud saisis par la Monusco à l'aéroport International de N'djili. C'est le 30 novembre 2011. La diaspora congolaise en Afrique du Sud avait tellement fait du bruit que le 3ème vol avec des bulletins frauduleux n'a pas eu lieu. Deux avions sud africains ont atterri, mardi 29 novembre, à l’aéroport de Lubumbashi avec plus de 5 tonnes de matériel électoral à bord. L’arrivée de ce matériel, un jour après les élections présidentielle et législatives en RDC, a suscité une inquiétude notamment chez certains candidats qui craignaient qu’il soit utilisé pour altérer les résultats.

Il existe des liens plus opaques entre Pretoria et Kinshasa. Les relations entre alias Joseph Kabila et Jacob Zuma sont plus que mafieuses. Après le dialogue intercongolais qui s'est tenu à Sun City en Afrique du Sud, c'est le pays de Jacob Zuma qui a livré les bulletins de vote de l'élection présidentielle Louis Michel 2006 et de novembre 2011. toutes les deux frauduleuses.

Pour passer de deux tours à un tour l’élection présidentielle, dans un pays de 70 millions d'habitants, Joseph Kabila a corrompu des parlementaires godillots du palais du peuple, qui contre espèces sonnantes et trébuchantes, sans conscience ni morale, ont tripatouillé la Constitution de Liège pour le scrutin du 28 novembre 2011. Cela a quand même alerté des congolais de l’étranger et la communauté internationale.

Isolé au niveau international, Joseph Kabila a trouvé un allié de taille en la personne de Jacob Zuma, le président sud-africain qui a des intérêts miniers au Congo. Pour réussir les fraudes électorales, alias Joseph Kabila et sa bande des mammouths joséphistes-mobutistes corrompus ont confié à Robert Gumede, un homme d'affaire proche du Congrès national africain (ANC, le parti sud-africain au pouvoir), le contrat d'impression des bulletins de vote. Des palettes partiront de Jo'bourg avec des bulletins cochés candidat N°3: Joseph Kabila !

Des jeeps de la CENI et bulletins de vote seront brûles par des congolais dans plusieurs villes où le pot de rose a été découvert dont la ville de Lubumbashi. Au Katanga, Joseph Kabila 42% et Etienne Tshisekedi 41%. Pourtant Daniel Ngoyi Mulunda et sa CENI proclameront Joseph Kabila gagnant à 110% au Katanga.

Après le scrutin, plusieurs observateurs dont le "Centre Carter" et la mission d'observation de l'Union européenne dénonceront de "nombreuses irrégularités et fraudes", mais la Belgique néocoloniale-léopoldienne et Pretoria féliciteront le tricheur Joseph Kabila pour sa réélection.

Khulubuse, neveu de Jacob Zuma, acteur dans le pillage des ressources de la RDC

D'après l'agence Bloomberg, le neveu de Jacob Zuma, Khulubuse, a obtenu en 2010 des concessions pétrolières sur le lac Albert, à la frontière avec l'Ouganda. Les deux sociétés ayant acquis les permis, Caprikat et Foxwhelp, avaient été immatriculées aux îles Vierges britanniques trois mois avant la transaction, jugée défavorable aux intérêts de l'État congolais par l'ONG britannique Platform. Khulubuse Zuma s'est rapidement enrichi depuis que son oncle Jacob Zuma est devenu président de la République sud africaine. Une autorisation de Joseph Kabila à Petrol Caprikat et Foxwhelp pour exploiter les réserves pétrolières des ces deux blocs et prévoyaient déjà la production courant 2011 sur les deux blocs pourtant litigieux. C’était sans compter sur la hargne de Tullow Oil, dans la course sur les mêmes blocs depuis 2006 mais qui n’a jamais pu obtenir l’ordonnance présidentielle, sésame pour devenir propriétaire d’un bloc pétrolier, selon la loi congolaise. Tullow portera donc plainte auprès de la Haute Cour de Justice des Iles Vierges.

Contre toute attente, dans une décision temporaire prise le 21 septembre 2010, la division commerciale de la Haute cour de Justice des Iles vierges interdit à Caprikat et Foxwhelp de s’engager dans l’exploitation des blocs 1 et 2 du Graben Albertine. Une victoire de courte durée pour le britannique Tullow Oil car deux mois plus tard suite à un recours des deux sociétés sud-africaines, la Haute Cour de Justice des Iles Vierges suspend son interdiction et ouvre la voie à l’exploration à cause des « maigres chances » d’obtention de l’autorisation présidentielle par Tullow Oil, pourtant présente en RDC depuis 2006.

Avec son embonpoint et son sourire, Khulubuse Zuma, le neveu du président sud-africain, passe rarement inaperçu.

Les Ituriens et Ituriennes en premier et le peuple congolais entier ont été consultés pour la production et l'exploitation du pétrole du Lac Albert (ex-Mobutu) ? Outre l'avocat Michael Hulley, qui avait assisté Khulubuse et est devenu, depuis, conseiller juridique de la présidence sud-africaine, l'homme d'affaires israélien Dan Gertler, très proche de Kabila, a également été cité comme un possible bénéficiaire de cette opération. Jusqu'à récemment, on retrouvait aussi sur la Place congolaise African Rainbow Minerals, la société du milliardaire Patrice Motsepe, et SacOil, un groupe en partie détenu par la famille de Dikgang Moseneke, vice-président de la Cour constitutionnelle sud-africaine.

La compagnie Dig Oil possède, elle, des participations dans des concessions pétrolières dans l'est de la RD Congo. Dirigée par Andrea Brown, une femme d'affaires proche de l'ANC, elle s'était déjà fait remarquer en se lançant dans l'exploration en Centrafrique, du temps où François Bozizé était encore au pouvoir. En janvier 2013, alors que le président centrafricain vacillait face à la rébellion qui allait le renverser, Pretoria n'avait pas hésité à envoyer un contingent de 400 hommes pour lui prêter main-forte.

L'Afrique du Sud sait, bien sûr, où se trouve son intérêt. Sa compagnie de téléphone mobile, Vodacom dont 51% appartient à alias Joseph Kabila, domine le marché congolais, ses experts miniers sont nombreux à travailler au Katanga et une partie du cuivre de cette province transite par l'Afrique du Sud, d'où il est exporté. Quant au projet de barrages hydroélectriques de Grand Inga (articulé autour de deux centrales déjà existantes, Inga I et Inga II), il intéresse tout particulièrement Pretoria, confronté à un important déficit énergétique. L'Afrique du Sud s'est donc engagée à acquérir plus de 50 % du courant qui doit être produit par le futur barrage d'Inga III. "Le soutien des Sud-Africains nous crédibilise et devrait faciliter la récolte de fonds auprès des bailleurs, reconnaît un conseiller à la primature congolaise. Sans eux, cela aurait été très difficile.

Une vigilance tous azimuts s'impose pour les congolais de tous bords. Complice de Joseph Kabila, le sud-africain Jacob Zuma n'est pas l'ami du Congo et des congolais mais plutôt un politico-affairo-mafieux qui pille les ressources de la République démocratique du Congo et soutient par ricochet un régime d'occupation, d'imposture et d'usurpation au Congo. A croire que Jacob Zuma parle de l’apartheid qui a brimé les noirs sud africains, les congolais ne doivent pas le croire. La vérité vraie, il arrive souvent qu'un enfant martyr devienne un parent bourreau. Sauf que la mafia des Zuma en République démocratique du Congo est quasi familiale, même l'ANC, le parti de Mandela est mis à contribution.

Lire la suite

Bercy. Edouard Philippe, le Premier ministre a clôturé les Etats Généraux de l'Alimentation

Bercy, le PM Edouard Philippe, le Ministre des Finances Bruno Le Maire, le Ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, Stéphane Travert

Très attendu, Nicolas Hulot, le ministre de l'Environnement a déclaré forfait. Officiellement pour « un problème d'agenda » et selon un proche parce qu'il attendait de connaître les arbitrages finaux d'Edouard Philippe. Le Premier ministre a clôturé les Etats généraux de l'alimentation. La démarche a ouvert plus de chantiers qu'elle n'a pris de mesures nouvelles.

Arrivée du PM Edouard Philippe à Bercy

Après trois mois d'un travail au pas de charge pour des centaines d'experts et de professionnels chargés de poser les jalons de l'alimentation du futur, les Etats généraux se sont clos ce jeudi à Paris. La démarche a débouché sur une pluie de projets et deux décisions à ce stade : l'encadrement des promotions et l'obligation pour les distributeurs de revendre les denrées alimentaires à un prix supérieur d'au moins 10 % au prix d'achat fournisseur. Des décisions de nature législatives, qui seront expérimentées pendant deux ans pour voir si la distribution et l'industrie agroalimentaire font un effort pour remonter une partie des marges vers les producteurs.

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre

Conclusion des Etats généraux de l’alimentation

Centre de conférence Pierre Mendès France, le jeudi 21 décembre 207

Mesdames et messieurs les ministres,

Mesdames et messieurs les présidents d’organisations professionnelles,

Mesdames et messieurs,

« Lorsqu’ils voulaient louer un bon citoyen, les ancêtres lui donnaient les titres de bon agriculteur, de bon fermier : ces expressions étaient pour eux la dernière limite de la louange (…). C’est parmi les cultivateurs que naissent les meilleurs citoyens ». L’éloge n’est pas de moi. Même si bien sûr je le partage. Il est du premier homme politique que je connaisse qui s’est intéressé à l’agriculture. Il s’y est tellement intéressé, qu’il a écrit une sorte de traité dans lequel il donne des conseils pour gérer une exploitation. Une exploitation d’oliviers en l’occurrence. Avec quelques ceps de vigne parce qu’il habite près de la Méditerranée. Ce traité, c’est le De Agri Cultura. Cet homme, c’est Caton l’Ancien. Celui qui voulait détruire Carthage. Qui y a d’ailleurs réussi. Pas lui directement, mais par son verbe. Et qui, entre deux harangues, s’adonnait à l’agriculture. Ce qui me fait dire qu’il a aussi été le premier « néorural » de l’histoire.

Vous êtes de bons, d’excellents cultivateurs, je n’en doute pas. Et ceux qui dans cette salle, ne le sont pas, sont d’excellents artisans et dirigeants d’entreprises. Quant à ceux qui ne seraient ni l’un, ni l’autre, ils sont de fins connaisseurs d’une activité dont je ne rappellerais pas ici les dimensions à la fois stratégique, industrielle et culturelle.

Vous êtes tout cela. Et ces Etats généraux de l’alimentation ont montré que, pour reprendre l’expression de Caton, vous étiez aussi de bons, de très bons citoyens. Certes, vous l’étiez déjà avant. Mais, en ce mois de juillet 2017 et alors que rien ne vous y obligeait, vous n’avez pas hésité à dialoguer. À échanger. Des idées, des analyses, des désaccords. Vous avez accepté de travailler, de construire ensemble. Dit comme ça, cela semble tout simple. Mais voyez-vous, dialoguer demande du courage. Et croyez-moi, il est bien plus simple de s’invectiver. Plus simple de ne pas chercher à comprendre. De caricaturer.

Oui, dialoguer demande du courage. Le courage de défendre ses convictions. Celui aussi de reconnaître que la vérité d’hier n’est plus forcément celle d’aujourd’hui. Le courage de rechercher, non des compromis, mais des solutions durables. Et la vie est bien faite. La vie est bien faite car souvent, le courage paye. Il coûte aussi, surtout au début. Mais il paye. En général à la fin. Ce que Robert Louis Stevenson, l’auteur de L’île aux trésors, résumait d’une belle métaphore agricole : « Ne juge pas chaque jour à la recette que tu fais, mais aux graines que tu sèmes ». Alors on a semé.

Quand le président de la République et moi-même avons imaginé puis lancé ces Etats généraux, nous n’ignorions rien des tensions entre certains d’entre vous. Vous reconnaîtrez qu’il était assez difficile de les ignorer : elles faisaient régulièrement la « une » des média. Et puis, l’Etat, en général le ministre de l’Agriculture, intervenait, et ça se calmait. Jusqu’à la prochaine crise. Ce mode de fonctionnement était devenu d’une certaine manière, quasi rituel.

Il n’était pourtant pas le signe d’une organisation qui garantissait, je dirais, la stabilité, la sérénité, la prévisibilité nécessaires à la conduite d’une activité économique de cette importance.

Oui, il fallait se parler. Il fallait se parler parce qu’on sent que ce modèle, notre modèle agricole, donne de vrais signes d’essoufflement. Il fallait se parler parce que dans certaines exploitations, des agriculteurs préfèrent se donner la mort plutôt que d’envisager l’avenir. Il fallait se parler parce que les consommateurs, vos clients en somme, expriment de nouvelles demandes. Des demandes qui ne sont pas un effet de mode, mais des tendances de fond. Il fallait se parler parce que les défis qui sont devant nous –je m’inclus dans le lot- ne relèvent pas d’un métier, d’une filière, d’un acteur mais de chacun d’entre nous. Nous avons tous, collectivement, une partie de la réponse.

La réponse à quoi ? À trois défis que vous connaissez bien.

D’abord, faire en sorte que chacun puisse vivre dignement et sereinement du fruit de son travail. Ça veut dire en finir avec la « gestion par la crise » pour inventer des solutions pérennes. Des solutions qui fonctionnent dans le cadre de relations commerciales, qui peuvent être dures, mais qui doivent se dérouler entre « égaux » et aboutir à une répartition équitable de la valeur.

Deuxième défi : rétablir la confiance.

La confiance entre vous. Alors, la confiance ne se décrète pas, elle se construit. C’est ce que nous avons essayé de faire avec ces Etats généraux. En choisissant des présidents d’ateliers issus de milieux très divers : agriculteurs, distributeurs, O.N.G., experts, élus. En confiant la présidence des ateliers qui ont traité de ces questions de la valeur à un distributeur (M. Papin) et à un magistrat (M. Canivet). Au début, ces nominations ont suscité des interrogations, pour ne pas dire plus. Certains et je ne les blâme pas, demandaient qu’un « agriculteur » assure la présidence de ces ateliers stratégiques. On peut les comprendre. Et puis, les ateliers ont travaillé. Les présidents ont présidé. Et aujourd’hui, tout le monde reconnaît que leur travail est de très grande qualité. Enfin, nous avons voulu construire cette confiance en sollicitant les interprofessions agricoles, en métropole et dans les départements et régions d’outre-mer.

Parce que malgré leurs limites, elles sont les seules capables de proposer des contrats ou des plans de filières. Et ce, sans multiplier à l’infini les lieux de discussion et de décision. Ni Ni faire intervenir le ministre de l’agriculture à tout bout de champ.

Rétablir aussi la confiance avec les consommateurs. Le hasard a fait que durant ces Etats généraux, nous avons affronté une « crise sanitaire ». Celle du Fipronil. Qu’a-t-elle montré ?

Eh bien que l’opinion, et c’est normal, a réagi avec vivacité. Avec inquiétude même. Nous étions tous inquiets. Mais cette séquence a aussi montré qu’avec de la transparence, avec de la pédagogie, avec des preuves de traçabilité, la profession a su rassurer et renforcer la confiance du consommateur. Voilà : les pouvoirs publics, les professionnels ont su gérer ce cas, qui était presque un cas d’école, avec sang-froid, avec rigueur et je dirais, avec psychologie. Un cas qui, il y a quelques années, aurait peut-être pris des proportions bien plus grandes et eut des répercussions bien plus graves sur la filière.

Enfin, troisième défi : répondre aux nouvelles attentes des consommateurs. Manger mieux, local, sainement, réduire ses apports en protéines animales. Garantir aussi aux producteurs un revenu décent. Mieux connaître la composition des produits. La liste est longue. Elle est foisonnante. Mais elle est surtout très précise. Et assez impérative.

Ces défis ne sont pas des constructions intellectuelles. Il suffit de regarder les conclusions de la consultation que vous avez menée pour s’en convaincre. Je ne sais pas si elle a valeur de sondage. Mais avec 150 000 visites sur le site, 18 000 participants et 163 000 votes, elle donne, je crois, une bonne indication de ce que veulent les consommateurs. Elle confirme les attentes que je viens d’évoquer. Et la nécessité d’y répondre. Or, comme je l’ai dit, cette réponse, nous en détenons tous une partie. Nous en sommes un peu les « copropriétaires ». Les agriculteurs tout d’abord, en se regroupant pour négocier les prix et les volumes. En adaptant aussi leurs productions, en lien avec leurs débouchés. Ils sont nombreux à le faire. Je sais que la question du regroupement des agriculteurs et du droit de la concurrence soulève des interrogations récurrentes. Il est difficile d’édicter des règles pouvant s’appliquer a priori à tous les cas de figure. Cependant, la jurisprudence et le droit européen ont récemment confirmé les possibilités de regroupement des producteurs. Ceux-ci, s’ils le souhaitent, peuvent constituer des organisations de producteurs, des « O.P. », pour mettre en commun la commercialisation de leur production. L’O.P. peut par exemple négocier les prix et les volumes. Dans le futur cadre législatif que je vais détailler, elle proposera les termes du contrat avec l’acheteur, en particulier sur la détermination des prix et des volumes. Et elle proposera aussi, avec, le cas échéant, l’appui de l’interprofession, des indicateurs pour prendre en compte les coûts de production de ses adhérents.

Les industriels et les distributeurs ont une partie de la réponse, en acceptant de mieux rémunérer les producteurs, en investissant et en rénovant le fonctionnement des interprofessions. Là aussi, je sais que les interprofessions s’interrogent sur le droit de la concurrence. Or, là aussi, le droit européen a évolué. Par exemple, la réglementation européenne définit et conforte les missions des interprofessions. Il existe également une procédure de consultation préalable de la Commission. Ces possibilités existent. Elles ne sont pas peut-être pas assez connues. Nous les ferons connaître. Nous renforcerons l’information sur ces règles. Et nous diffuserons aussi les bonnes pratiques : celles qu’on constate en France et celles qu’on observe à l’étranger.

Les consommateurs ont une partie de la réponse. Parce que quand ils décident d’acheter tel produit plutôt que tel autre, un produit d’ailleurs parfois un peu plus cher, ils contribuent à modifier l’ensemble du système. Ils l’encouragent. Ils le révolutionnent.

L’ensemble des associations et des O.N.G ont une partie de la réponse. En alertant bien sûr.

En informant. Mais aussi en aidant, par le dialogue, les consommateurs et les professionnels à changer.

Et enfin, les pouvoirs publics ont une partie de la réponse. En adaptant la réglementation. En encourageant l’expérimentation et la diffusion des bonnes pratiques. En assurant aussi le suivi des décisions qui sont prises.

Tout le monde a une partie de la réponse. Donc maintenant il faut assembler les pièces du puzzle.

Un des domaines dans lesquels les discussions ont le mieux avancé, est celui de la négociation commerciale. Pour la première fois, tous les représentants de toutes les professions ont signé une charte d’engagements volontaires. Oh, je sais ce qu’on dit des chartes : ça fait bien sur la photo, mais passée l’émotion du moment, les promesses n’engagent plus que ceux y croient.

Ça a peut-être été le cas dans d’autres domaines et à d’autres époques, mais celle que vous avez signée est un peu particulière :

D’abord, cette charte, beaucoup la réclamaient depuis longtemps et jusqu’à présent en vain. Son premier mérite est donc celui d’exister. Ensuite, tout le monde a signé. Les distributeurs bien sûr. Les producteurs. Mais aussi les acteurs de la coopération agricole, les entreprises de la distribution. Chacun pourra le vérifier dans les dernières pages, celles des signatures : il ne manque personne.

Troisième chose : cette charte n’est pas une succession de concepts généraux qui, à force de vouloir tout dire, finissent par ne plus rien dire. C’est souvent le défaut des chartes. Celle-ci est extrêmement précise. Très concrète aussi. On y parle de « construction de prix à partir de l’amont », « d’intégration des coûts de production des produits agricoles », de « montée en gamme de l’offre alimentaire ». On y parle surtout des vrais sujets, ceux qui fâchaient avant qu’on décide de se parler et qui aujourd’hui, ressemblent de plus en plus à des objectifs communs : permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail, offrir une alimentation saine et sûre, créer plus de valeur. Pour moi, c’est plus qu’une charte : c’est une stratégie. Une vision de ce que doit être l’avenir du modèle agricole français. De ce qu’il doit proposer pour résister à la concurrence. Et pour partir à la conquête des marchés français et internationaux.

Enfin, dernière chose : je le disais tout à l’heure, la confiance ça se construit. L’avantage de signer une charte d’engagements volontaires dès le début d’un quinquennat, c’est qu’on verra vite qui joue le jeu. Tout le monde, je l’espère. Mais, disons, qu’on saura vite si le climat de confiance existe. S’il est bien réel, s’il est robuste. Si on peut continuer à construire dessus ou si au contraire, je dirais malheureusement, nous sommes condamnés à fonctionner par «oukases » et par « à-coups ». Je ne le crois pas. Je ne le souhaite pas.

Alors, c’est un test. On m’a dit, lors d’un déplacement en province, que certains auraient déchiré la charte, en parlant d’un document signé à Paris, sans valeur. Je le dis calmement, chacun doit mesurer les engagements pris vis-à-vis du président de la République et du premier ministre.

Comme j’y attache du prix et que la confiance n’exclut pas le contrôle, le Gouvernement réunira le groupe de suivi des négociations commerciales en début d’année, pour faire un point précis sur leur déroulement. Nous en tirerons les conséquences sur les contrôles à effectuer et sur le contenu des textes en préparation.

Une des choses les plus précieuses des Etats généraux, c’est le constat partagé que la guerre des prix dans la grande distribution détruit de la valeur. De la valeur pour les agriculteurs, pour les PME de l’agroalimentaire. De la valeur aussi pour le commerce, la distribution et les consommateurs, privés du développement de nouveaux produits et de l’innovation. La création et la répartition de valeur vont de pair, c’est ce qui vous a guidé dans ces Etats généraux, nous y veillerons pour la suite.

Ainsi, plusieurs filières proposent de se réorganiser à la suite des Etats généraux, pour rassembler l’ensemble des opérateurs économiques dans les interprofessions, comme l’interprofession laitière qui intègre la grande distribution. Dans le lait, les viandes, elles prennent l’engagement de développer la contractualisation, les organisations de producteurs et de nouveaux indicateurs pour mieux prendre en compte les coûts de production agricole. Cela s’accompagne d’objectifs précis de développement de nouveaux produits répondant aux attentes des marchés. Je salue ces propositions. Je souhaite que leur mise en œuvre démarre au plus vite en 2018. Le Gouvernement vous accompagnera en adaptant la loi sur les négociations commerciales, j’y reviendrai. Nous voulons pouvoir adopter la loi en constatant que de réels progrès ont été accomplis dans les filières, en matière de contractualisation, d’indicateurs et de regroupement des producteurs. Concrètement, ça veut dire que dès cette année, les nouveaux contrats de filières, par exemple ceux des filières du lait, de la viande ou des œufs, mettront l’accent sur une meilleure répartition de la valeur, sur le bio, sur la qualité, sur le bien-être animal. Sur tous ces sujets qui se trouvent désormais au cœur des attentes des consommateurs. Alors, évidemment, vos discussions n’ont pas porté que sur ça. D’autres engagements ont été pris.

Je pense à ceux des industries de l’alimentaire sur la composition des produits et sur l’accès à l’information, en particulier grâce au numérique. Là encore, cela se traduira à terme, pour le consommateur, par des choses très concrètes. Comme quoi ? Comme la possibilité de savoir, grâce à son smartphone, quels sont les ingrédients qui composent le produit qu’on veut acheter, de quelle région il provient, quel est le nom de l’exploitant. Il faudra peut-être compter un peu plus de temps pour faire ses courses. Mais on ne perdra pas son temps. Parce qu’on va apprendre plein de choses intéressantes. On apprendra surtout à faire un choix raisonné, responsable. On pourra ainsi voter un peu tous les jours pour le modèle agricole de notre choix. Et quelque chose me dit que ce modèle sera un modèle plus juste, plus responsable, plus local, plus respectueux de l’environnement et de la santé.

C’est un bel acquis. Un acquis qu’il faut faire fructifier. Vous avez pris vos responsabilités. L’Etat prendra les siennes.

Nous déposerons un projet de loi au début de cette année, après avoir sollicité l’avis du Conseil d’Etat. L’idée est bien de remettre totalement à plat les règles du jeu. En particulier celles qui sont « faussées ». Non pour soutenir des activités de manière artificielle, ce qui n’est rendre service à personne. Mais pour garantir des conditions de marché justes, efficaces, saines.

En ce qui concerne les relations commerciales d’abord :

Nous proposons d’habiliter le Gouvernement à relever le seuil de revente à perte de 10% et à encadrer les promotions à titre expérimental, pour une durée de deux ans. Quel est l’objectif du relèvement du seuil de revente à perte ? Il est d’essayer de rééquilibrer les relations commerciales au profit du revenu des agriculteurs. En clair, on modifie un peu les termes de l’équation qui sert de base au calcul des péréquations des distributeurs entre les produits qu’ils vendent à un prix plancher et les autres. Le tout dans un sens plus favorable au producteur. Et puis, nous voulons encadrer en valeur et en volume les promotions de produits alimentaires. Alors, évidemment, il ne s’agit pas d’interdire les promotions. Elles sont un argument de vente important pour les enseignes. Les Français veulent en profiter et c’est bien normal. Mais ces promotions ne peuvent pas se faire au détriment du producteur. Ni conduire un exploitant ou chef de TPE au bord de la faillite. D’où cet encadrement, qui permet à la fois de maintenir l’existence de promotions, de belles promotions, mais dans de justes proportions.

Celles d’une politique commerciale que je qualifierais de normale ou de classique. Ces mesures seront mises en œuvre en 2018, en tenant compte de l’avancement des plans de filières. Nous évaluerons leurs conséquences durant deux ans, sur les agriculteurs, les entreprises de l’agroalimentaire, en particulier les PME et sur le développement de nouveaux produits. Ça sera assez facile de vérifier si ça fonctionne ou pas. Et nous attendons que chacun se saisisse de ces nouvelles dispositions dans le domaine de la contractualisation et des opportunités qu’elles ouvrent de développement sur les marchés.

Deuxième sujet : la réforme des règles de contractualisation entre agriculteurs et transformateurs d’un côté et entre fournisseurs et grande distribution de l’autre.

D’abord, on va inverser la logique traditionnelle : désormais, ce seront les producteurs et leurs OP qui proposeront les termes du contrat. Et cette proposition prendra en compte les coûts de production des agriculteurs, avec l’appui notamment des interprofessions.

Nous faciliterons également la renégociation des prix en cas de volatilité. Le prix des matières premières et celui de l’énergie. Le sujet est complexe. Je me garderai bien de l’aborder ici dans toute sa technicité. Je dirais juste que pour les Français, ça veut dire qu’on va essayer de ne pas revivre l’épisode, assez incompréhensible, que nous avons connu avec le beurre. Je ne sais pas pour vous, mais je n’imaginais pas qu’en France, en 2017, on pouvait connaître une pénurie de beurre. Je ne dis pas ça seulement parce que je suis Normand. Mais parce que ça fait désordre. Et que c’est très difficile à expliquer à des Français qui entendent par ailleurs que des producteurs de lait ont du mal à joindre les deux bouts. Aucun autre pays d’Europe n’a connu cette situation. Raison de plus pour modifier les comportements de chacun. N’en déplaise à ceux qui pensent que c’est impossible. Je suis désolé : tous nos voisins nous montrent que c’est possible.

Nous lutterons enfin contre les prix « abusivement bas ». Quelle est l’idée ? Elle est de dissuader les acheteurs d’acquérir des produits agricoles ou alimentaires à un prix qui n’en reflète pas la valeur. La valeur de production j’entends. Et donc à un prix qui ne permet pas à la filière « amont » d’en tirer un revenu équitable, indépendamment d’ailleurs des situations de crise. C’est un sujet absolument crucial pour ramener un peu de dignité, un peu de respect aussi dans certaines relations commerciales- pas toutes-, qui commençaient à en manquer cruellement.

Un mot peut-être au sujet de trois autres chantiers qui ont nourri vos travaux. Et qui connaîtront aussi une traduction législative. Je me contente de les évoquer rapidement. Le temps file. Je ne voudrai pas abuser de votre patience. Surtout à quelques jours de Noël. Ces chantiers, quels sont-ils ?

Le premier concerne le bio. Le président de la République l’a dit. Nous inscrirons dans la loi, l’objectif de 50% de produits bio, locaux ou écologiques dans la restauration collective d’ici la fin du quinquennat. Cet objectif il faut bien sûr l’atteindre. En cela, il est un but en soi. Mais il est aussi un moyen. Celui de permettre au plus grand nombre d’accéder à des produits de qualité et de vous encourager à investir, en vous garantissant des débouchés.

D’ici le salon de l’agriculture, nous élaborerons un nouveau programme en faveur du développement de l’agriculture biologique. Le Gouvernement est prêt à reprendre à son compte l’objectif de 15 % de surface agricole utile française en 2022, contre 6% aujourd’hui. C’est un effort considérable.

Mais avant de le confirmer, je voudrais que la concertation qui s’ouvre nous permette de bien déterminer les moyens d’y parvenir. Ça implique d’anticiper et de préparer les arbitrages nécessaires pour ne pas reproduire la situation de cet été. Chacun s’en souvient : nous avons dû modifier la répartition des aides de la PAC pour garantir les aides aux zones défavorisées, au bio, à l’assurance récolte jusqu’à la fin de la période de programmation. Nous avons dû le faire alors que les risques de dérapage budgétaire étaient connus depuis longtemps, sans que les mesures de régulation nécessaires aient été mises en œuvre.

Je souhaite donc que l’on évalue dès maintenant les risques de dérapage budgétaire pour éviter les mauvaises surprises : le montant des aides prioritaires, leur financement par l’Etat, les Régions, les Agences de l’Eau, le fonds européen FEADER, la contribution des filières et des consommateurs au développement du secteur et au financement de l’agriculture biologique. Tous ces éléments doivent être évalués, analysés finement pour construire la trajectoire qui nous permettra d’atteindre l’objectif de 15%.

Le deuxième chantier est celui de la lutte contre le gaspillage alimentaire qui est un scandale social et un non-sens écologique. Les ateliers des Etats généraux ont discuté de l’instauration d’un « doggy-bag » dans les restaurants. Le débat doit se poursuivre et prospérer sur cette question. D’ores et déjà, nous encouragerons davantage les dons, en intégrant cet enjeu à la responsabilité sociétale et environnementale des entreprises.

Je parlais de respect et de dignité tout à l’heure. La lutte contre le gaspillage, c’est le respect et la dignité qu’une société se doit à elle même. Et en particulier à ses membres les plus fragiles.

Enfin, nous renforcerons les sanctions pour non-respect des règles de bien-être animal. Nous passerons ainsi de 6 mois d’emprisonnement et 7 500 euros d’amende à 1 an et 15 000 euros d’amende. Les O.N.G pourront également se porter partie civile en cas de procédure à la suite de mauvais traitements, au titre du Code rural et de la pêche maritime - c’est déjà le cas au titre du Code pénal. Au-delà des questions philosophiques – importantes- sur le rapport entre l’homme et l’animal – il s’agit d’abord de faire respecter la loi.

Avant de conclure, je voudrais revenir, là aussi très brièvement parce qu’on en a déjà beaucoup parlé, sur la question du glyphosate. Je n’en retrace pas la genèse. Vous la connaissez. Vous savez que le Gouvernement s’est engagé à rendre public, d’ici la fin de l’année, des propositions pour limiter l’usage des pesticides et sortir du glyphosate dans un délai de 3 ans, comme l’a demandé le président de la République.

Les propositions du Gouvernement s’appuient, pour une large part, sur les recommandations de la mission menée de manière conjointe par trois corps d’inspection. Elles s’appuient aussi sur un rapport de l’INRA.

Je précise que ces réflexions sont publiques. On ne cache rien. On dit et on montre tout. Parce que ce sont des questions complexes. Parce que les Français doivent avoir un maximum d’informations, ce qui implique aussi d’assumer nos questionnements, nos doutes. Parce qu’il ne s’agit pas de changer seulement une méthode de culture, mais parfois toute une filière. Et ça, ça se prépare, ça s’organise, ça s’accompagne. Surtout quand les filières concernées sont exposées à la concurrence internationale et craignent des distorsions de concurrence, comme c’est le cas dans les grandes cultures.

Nous voulons agir à la fois au niveau européen et national pour relever trois défis ou atteindre trois objectifs, dans un cadre européen :

D’abord : exclure et substituer les molécules et les produits les plus dangereux. Je sais que c’est difficile. Mais rien n’a été obtenu dans ce domaine sans objectif ambitieux. Vous le savez, cette démarche est déjà engagée depuis 2009 an niveau de l’Union Européenne.

Certaines substances ont d’ores et déjà vocation à être exclues du marché européen. La France se mobilisera pour s’en assurer et pour améliorer le cadre européen relatif à la substitution. Le Gouvernement saisira l’ANSES sur la base des recommandations du rapport des trois inspections.

Deuxième objectif : renforcer les actions de recherche et évaluer les substances dont l’exclusion ou la substitution ne sont pas prévues. Le glyphosate entre dans cette catégorie.

Une expertise collective sera lancée par l’INSERM dès 2018. L’ANSES élaborera le cahier des charges des études complémentaires à mener sur la dangerosité du glyphosate.

Enfin, et c’est peut-être le plus important, nous voulons aider les filières agricoles à développer des alternatives, en particulier au glyphosate, pour être en mesure d’en sortir d’ici 3 ans. Nous nous engagerons résolument dans cette voie, en mobilisant les leviers de la recherche et du développement dans le domaine agricole. Je suis absolument convaincu de la mobilisation des agriculteurs. Je sais qu’il existe des exemples de bonnes pratiques, et des propositions pour aller dans ce sens, en prenant appui sur les engagements volontaires.

Je sais aussi qu’il faut être capable d’accompagner, d’encourager ces démarches volontaires grâce à des évolutions ou à des adaptations réglementaires. C’est pourquoi :

Nous séparerons, conformément à l’engagement du Président de la République, les activités de conseil et de vente de pesticides. Une habilitation du Gouvernement à légiférer sur ce sujet est proposée.

Nous modifierons la redevance pour pollutions diffuses pour tenir compte de la dangerosité des produits et financer l’accompagnement des agriculteurs et les actions que je viens d’évoquer dans le cadre du programme Ecophyto ;

L’ensemble des propositions du Gouvernement seront soumises à concertation avec les parties prenantes afin de finaliser notre plan d’actions avant la fin du premier trimestre 2018. Elles seront rendues publiques tout prochainement.

Enfin, j’ai demandé aux ministres de l’agriculture, de la transition écologique et de la santé, de revoir les programmes nationaux sur l’alimentation, la nutrition, la santé, l’environnement, la précarité alimentaire à la lumière de vos recommandations, pour la fin du premier semestre 2018.

Il s’agira de promouvoir une alimentation saine et durable, grâce à l’amélioration de l’information des consommateurs :

en adaptant les repères nutritionnels qui sont aujourd’hui fixés pour des aliments bruts quand 50 %des aliments sont transformés ;

en améliorant progressivement l’étiquetage nutritionnel simplifié (Nutriscore) dont l’expérimentation vient d’être lancée ;

en révisant la charte alimentaire du CSA pour renforcer son contenu sur les comportements alimentaires et prendre en compte les différents supports.

Nous tiendrons compte, là aussi, des engagements volontaires des opérateurs pour améliorer la qualité nutritionnelle des produits, pour participer aux actions de prévention et d’information des consommateurs.

Nous renforcerons aussi la surveillance pour identifier et évaluer les risques dans le domaine alimentaire, en tirant les leçons des épisodes de crise récents.

Je terminerai en revenant sur un point, celui de l’attractivité des métiers de vos filières. Vous avez proposé de nombreuses actions pour améliorer l’image, la formation, les diplômes. Je connais aussi vos attentes au sujet du renouvellement des générations, de la transmission des entreprises, en particulier dans l’agriculture. Nous poursuivrons ces chantiers en 2018. Mais d’ores et déjà, ces Etats généraux ont permis, je crois, d’adresser un vrai signal.

Je sais que beaucoup d’autres mesures ont été discutées durant votre journée, sur les aspects internationaux et la priorité à l’agro-écologie dans l’action de la France, sur l’accompagnement des entreprises à l’exportation et la mise en place d’une «marque France», sur la future politique agricole commune, sur les priorités pour le grand plan d’investissement, sur la recherche-développement, le conseil agricole.

Toutes ces propositions, ces actions seront précisées, ajustées et mises en œuvre en 2018. Cette fois, j’ai vraiment été trop long ! Heureusement, nous allons continuer de nous voir et d’échanger. Nous aurons deux rendez-vous pour suivre l’avancement de ces chantiers : le Salon international de l’agriculture et la fin du premier semestre 2018. Ces Etats généraux ne sont évidemment pas un aboutissement, mais un commencement. « Ce qui sauve, écrivait un jour Antoine de Saint-Exupéry, c’est de faire un pas. Encore un pas ».

Lire la suite

jeudi 21 décembre 2017

Immigration : Macron "a été vallsisé", dit Hamon

Bénoit Hamon à Bercy lors de la campagne présidentielle 2017

L'ancien candidat PS à la présidentielle Benoît Hamon, fondateur du mouvement "Générations.s", juge sévèrement jeudi dans un entretien au Parisien la politique migratoire d'Emmanuel Macron, estimant qu'il "a été 'vallsisé".

En pleine polémique sur la politique migratoire du gouvernement, Benoît Hamon, qui vient de lancer son mouvement Génération.s, dénonce des mesures « inhumaines ».

Le Parisien: La circulaire Collomb sur le « tri » des migrants a créé une importante polémique. Qu'en pensez-vous ?

Benoît Hamon: Emmanuel Macron, parce que c'est sa décision, pas celle de Gérard Collomb, remet en cause un droit fondamental : celui, pour toute personne en situation de détresse, de pouvoir être hébergée. On ne peut pas, comme le fait Macron, faire de grands discours, évoquer l'héritage des Lumières et parallèlement abattre ce droit fondamental. Ces personnes, en situation de grande détresse, n'iront plus dans ces centres d'hébergement de peur d'y être attrapées, expulsées. Simplement parce que ces lieux deviennent des pièges à migrants.

Le Parisien: Manuel Valls a affirmé que cette politique était le prolongement de ce que lui avait engagé comme Premier ministre...

Benoît Hamon: Ça correspond, en effet, à la vision de Manuel Valls. Macron a été vallsisé sur les questions d'immigration. Il faut reconnaître à Valls une honnêteté que Macron n'a pas. Valls a dénoncé la politique d'hospitalité à l'égard des migrants portée par Merkel. Macron, lui, l'applaudit, et finalement fait du Valls. Macron est malhonnête sur ces questions. Sa politique est malveillante à l'égard de ceux qui sont les plus vulnérables. Ce que fait Macron, Sarkozy n'a même pas osé le faire ! Voilà où nous en sommes.

Le Parisien: Comment résoudre cette crise ?

Benoît Hamon: Au sein de Génération.s, nous proposons de créer plus de places dans les Cada (NDLR : centres d'accueil des demandeurs d'asile), dans les centres d'hébergement d'urgence (NDLR : mesure annoncée par le gouvernement), de faciliter le passage de ces centres vers les logements très sociaux. Également d'autoriser les demandeurs d'asile à travailler au bout de trois mois.

Le Parisien: La solution doit aussi être pensée à l'échelle européenne ?

Benoît Hamon: L'essentiel des moyens consacrés par l'Europe sont des moyens de police aux frontières. On se débarrasse du problème. L'Europe doit abonder le fonds vert pour le climat par la taxe sur les transactions financières pour résoudre la question des migrations climatiques. Elle devrait décider d'avoir une politique au niveau européen de visas humanitaires, de remettre en cause les accords de Dublin (NDLR : un migrant doit faire sa demande d'asile dans le premier pays par lequel il entre en Europe). On se défausse en permanence sur les mêmes pays, alors que nous devrions assumer collectivement une politique migratoire, répartie entre tous. La France doit avoir un rôle de leadership, être exemplaire en la matière. Or, aujourd'hui, il n'y a exemplarité ni en termes d'hospitalité ni en termes de droits de l'homme.

Lire la suite

La Cimade: Entendez-nous Monsieur le Président !

Geneviève Jacques, Présidente de la Cimade

Alors que les associations sont « consultées » sur les questions d’asile et de migrations ce 21 décembre 2017 après-midi par le Premier ministre, La Cimade a choisi d’interpeller le Président de la République sur l’une de ses promesses.

La fin de l’année approche, Geneviève Jacques, présidente de La Cimade, rappelle dans un message vidéo adressé au président Emmanuel Macron, que contrairement à sa déclaration du 27 juillet à Orléans, des personnes migrantes dorment encore dans les rues et dans les bois. Depuis, rien n'a été fait par le gouvernement pour proposer des solutions d’hébergement, notamment à Paris ou à Grande-Synthe où ces images ont été filmées ces derniers jours. Bien au contraire, deux circulaires ont été publiées, elles remettent en cause l’accueil inconditionnel des personnes dans les centres d’hébergement d’urgence, principe fondamental de l’action sociale. Elles engagent l'État dans le tri des personnes migrantes.

La Cimade invite le Gouvernement et le Président de la République à respecter l’engagement pris en juillet dernier, et mettre un terme à toutes les décisions en cours qui violent massivement les droits des personnes en migration et en quête de protection par la France. Une autre politique migratoire basée sur l’accueil, la solidarité et l’hospitalité est attendue.

Entendez-nous Monsieur le Président ! from La Cimade on Vimeo.

Verbatim du message adressé par Geneviève Jacques, présidente de La Cimade :

Monsieur le Président,

Le 27 juillet vous avez déclaré : « Je ne veux plus avoir, d’ici la fin de l’année, des femmes et des hommes qui vivent dans les bois, dans les rues, perdus. C’est une question de dignité, c’est une question d’humanité et d’efficacité ».

Nous sommes à la fin de l’année.

Regardez ces images : des centaines, des milliers d’exilés vivent et dorment encore dans les rues et dans les bois. Parce qu’il n’y a pas assez d’abris pour eux et aussi parce que les pouvoirs publics ne veulent pas les accueillir en France.

Où est la dignité ? Quand des exilés sont harcelés par les forces de l’ordre qui détruisent leurs abris et leurs couvertures, aggravant les situations de souffrance et d’errance.

Où est l’humanité ? Quand des centres d’hébergement d’urgence sont transformés en lieux de fichage et de triage entre ceux qui seraient « accueillables » et ceux qui seraient « jetables », c’est à dire voués à l’expulsion vers des pays qu’ils viennent de fuir.

Le refus des acteurs associatifs de coopérer à des dispositifs qui lient l’hébergement à l’éloignement forcé n’est pas une posture Monsieur le Président.

C’est l’expression d’un très sérieux malaise devant les conséquences inhumaines de la politique migratoire menée en votre nom.

Cessez de taxer d’angélisme ou de naïveté des associations ou des citoyens qui se mobilisent partout en France par solidarité et qui réclament une politique digne de ce nom, une politique d’accueil à la hauteur des défis migratoires d’aujourd’hui.

Pour eux, pour nous, c’est une question de dignité, c’est une question d’humanité, c’est un enjeu de choix de société.

Entendez-nous Monsieur le Président !

Lire la suite

dimanche 17 décembre 2017

Alias Joseph Kabila décide-t-il la guerre contre le Nigéria en occupant deux parcelles de son ambassade à Kinshasa?

Son Excellence Muhammadu Buhari, le Président de la République Fédérale du Nigéria

Quelle mouche a piqué Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale pour choisir l'affront contre le Nigéria ? La République démocratique du Congo, qui n'a qu'une armée des soudards, mercenaires, criminels infiltrés au nom de "Fardc", peut-elle avoir l'audace téméraire d'affronter le Nigéria, qui a une puissance de feu ? En installant illégalement ses militaires et policiers, dans les parcelles à Kinshasa-Gombe, de l'ambassade de la République Fédérale du Nigéria, Alias Joseph Kabila cherche-t-il d'en découdre avec plus puissant que lui ? Qu'est-ce qui se cache derrière cet affront au Nigéria ? Comme dit un proverbe: Lorsqu'un poussin remplit la marmite ce que sa mère poule est dedans ! Sous-pressions internes et externes, Alias Joseph Kabila passe à la vitesse supérieure en occupant deux parcelles de l'ambassade du Nigéria à Kinshasa.

L'ambassade du Nigéria à Kinshasa

Le Nigéria est un pays démocratique où l'alternance politique fonctionne. Élu avec 54 % des suffrages, la cérémonie de l'investiture de Buari s'était déroulée vendredi 29 mai 2015, dans la matinée à Abuja, la capitale fédérale. "Moi, Muhammadu Buhari, je fais le serment de faire de mon mieux pour préserver et défendre la Constitution de la République fédérale du Nigeria".Il s'était présenté comme le Président de tous les Nigérians: "Je voudrais remercier les millions de militants qui nous ont soutenu. Je salue également tous les autres citoyens, ces hommes et ces femmes qui n'ont pas voté pour nous mais qui ont contribué à ancrer notre culture de la démocratie dans un esprit de compétition. Je fais le serment de servir tous les Nigérians".

Nikki Haley, ambassadrice des Etats-Unis avec Alias Joseph Kabila à Kinshasa

Alias Joseph Kabila n'a aucune légitimité, il gouverne par défi. Il a à son compteur deux hold-up électoraux-2006 et 2011! L'accord de la Saint-Sylvestre l'a sauvé en lui accordant un an de plus. Il continue dans les arrestations arbitraires, pillages et crimes. En juin dernier, le président sénégalais Macky Sall avait exhorté Alias Joseph Kabila. L’ancien opposant d’Abdoulade Wade avait rappelé que l’Afrique n’ pas besoin de sang pour se développer mais de la paix et la démocratie tout en précisant que ce n’est pas dans le devoir de Joseph Kabila de promettre les élections. Par contre son mandat a déjà pris fin le 19 décembre 2016 et c’est l’ACCORD du 31 décembre 2016 qui lui a donné la chance de rester encore une année au pouvoir.

Quelle diplomatie entre Paul Kagame et son pro-consul Alias Joseph Kabila catapulté à la tête du Congo ?

La République démocratique du Congo est sous occupation, c'est plus que la dictature ! Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et sa bande ne respectent rien ni les lois internationales, ni les droits de l'homme, encore moins la convention de Vienne. L'Etat qui n'arrive pas à protéger ses citoyens ni son territoire, le voilà qui pousse le bouchon trop loin...La République démocratique du Congo occupe illégalement deux parcelles de l'ambassade du Nigéria à Kinshasa. Elle y a placé des militaires et policiers ! Comment la RDC, qui a ratifié la convention de Vienne sur les relations diplomatiques, qui est un traité international réglant les rapports diplomatiques entre États, l'immunité du personnel diplomatique et l'inviolabilité des ambassades, complétée par la convention de Vienne sur les relations consulaires, peut agir comme un Etat voyou ?

La presse coupagiste kinoise tait l'information. Pourtant, le communiqué de presse N°208/FBCP/CEI/2017 du 16 décembre, de la Fondation Bill Clinton pour la Paix (FBCP), une organisation de promotion et de défense des droits de l’Homme, de la culture de la paix et de l’éducation démocratique à travers le monde, particulièrement en Afrique Centrale, est sans appel: "Elle conteste énergiquement contre l’occupation illégale des maisons appartenant à l’Ambassade du Nigeria en RDC, situées respectivement au N° 36 de l’Avenue Pumbu occupée par des militaires et au N° 23 de l’Avenue Roi Baudouin, occupée par des policiers, toutes dans la Commune de la Gombe. La FBCP condamne ces occupations illégales et les actes de vandalismes et pillage susceptibles de mettre en péril les relations diplomatiques entre la RDC et la République Fédérale du Nigeria. Nous demandons aux ministres des Affaires Étrangères, de la Défense Nationale et de l’Intérieur de tout faire pour prendre des mesures qui s’imposent en vue de la libération de ces espaces diplomatiques dans un bref délai. Enfin ; la FBCP demande à l’Auditorat Militaire de s’occuper des militaires et policiers inciviques ayant élu domicile les deux parcelles de l’Ambassade du Nigeria en RDC et leurs complices.

Londres, le Président Nigérian Muhammadu Buhari et le patriarche Julien Ciakudia Sr

La colère du patriarche Julien Ciakudia Sr

Pour le patriarche de la résistance congolaise, Julien Ciakudia qui a l'habitude d'appeler Son Excellence Muhammadu Buhari, le Président de la République Fédérale du Nigéria, "Son grand frère" ne décolère pas depuis Londres. Il dénonce le comportement provocateur de Kinshasa face à Abuja ! L'histoire ne doit pas se répéter clame Ciakudia qui étaye avec deux exemples historiques. La provocation malicieuse n'a jamais payé en diplomatie.

L'ambassade de la France à Kinshasa

On ne badine pas avec la diplomatie qui est un pan important de la politique internationale. Le 29 janvier 1993, l'ambassadeur de France au Zaïre, Philippe Bernard, âgé de soixante et un ans, avait été tué, par une balle perdue dans la capitale zaïroise, où des groupes de militaires armés sillonnaient les rues en tirant des coups de feu. La confusion était totale à Kinshasa, où des groupes de militaires parcouraient à vive allure les avenues du centre ville dans des véhicules militaires et civils, tirant des coups de feu et rançonnant tout ce qui se trouvait sur leur passage. 4 ans, plus tard, le Maréchal-Président Mobutu Sese Seko, qui avait autorisé ses militaires de piller le centre ville de Kinshasa, qui n'avait pas pu protéger l'ambassadeur de France, prenait la poudre d'escampette, la France, qui vivait la cohabitation Chirac-Jospin, lui ayant refusé le visa, il est mort dans un dénouement au Maroc. Et il a été enterré devant moins de dix personnes.

Idi Amin Dada

La provocation audacieuse d'un dictateur à l'égard d'un autre pays africain rime souvent avec la riposte foudroyante. Qui a oublié la fuite piteuse de l'ogre de Kampala en 1979 ? Son Excellence le conquérant de l'Empire britannique, le maréchal-docteur Idi Amin Dada, "plus grand chef d'Etat du monde" et "dernier roi d'Ecosse" autoproclamé, président à vie de la république d'Ouganda, commandant en chef des forces armées, président du conseil de la police et des prisons, etc. Malgré sa dictature, son zèle, ce colosse - molosse ? - de 120 kilos pour 1,90 mètre n'avait pas dépassé pas le grade de sergent-chef, le plus élevé décerné à un indigène par l'armée britannique. Faute d'opérations militaires, le tirailleur s'entraîne sur les rings, où il excelle. Il est neuf fois champion de son pays dans la catégorie poids lourds. La situation de l'Ouganda ne cesse de se détériorer, entre pénurie et exécutions. En octobre 1978, le tyran joue son va-tout en lançant un raid en Tanzanie, pour reprendre la Kagera, un lopin de terre confisqué lors de la décolonisation et du tracé des frontières. L'armée de son ennemi juré, Mwalimu Julius Nyerere - le seul dirigeant africain qui le traite de "fasciste noir" -, lance une contre-offensive victorieuse. Le 11 avril 1979, l'ogre de Kampala prend la fuite. Après une escale à Tripoli, il est finalement accueilli, nourri et blanchi par l'Arabie saoudite jusqu'à son décès à Djeddah, le 16 août 2003 en 2003.

Le patriarche Julien Ciakudia Sr à Londres

Pour Julien Ciakudia Sr, "La République démocratique du Congo et la République Fédérale du Nigéria sont deux géants de l'Afrique qui doivent cheminer ensemble. Chacun avec ses potentialités mais en sauvegardant la vision panafricaniste du continent".

Si la République démocratique du Congo est un géant aux pieds d'argile, un géant qui s'ignore, qui se laisse piétiner par des criminels, opportunistes, extrémistes qui l'ont pris en otage, sans oublier une classe politique pourrie, corrompue et toxique...La RDC est devenu un pays en chute libre avec une volatilité macroéconomique sévère: 660 Millions$ de réserve d’échange, 54% taux d’inflation, 70% de dépréciation du FC 1575 contre $ 1, 2.2% du PIB taux d’investissements direct étrangers. Le petrol du lac Albert qu’exploite Fleurette Group 85% et 15% pour la République démocratique du Congo a été négocié par Alias Joseph Kabila et Jacob Zuma qui y plaça son neveu « khulubuse Zuma » à la tête de Caprikat Ltd. Un véritable outil de pillage des ressources du Congo par Alias Joseph Kabila et Zuma.

Avec plus de 190 millions d'habitants en 2017, le Nigeria est le pays le plus peuplé d' Afrique et le septième pays du monde par son nombre d'habitants. La République fédérale du Nigeria est la première puissance économique du continent africain en 2016, et la 27e au niveau mondial (PIB) selon la Banque mondial. Cela fait 9 ans que le groupe terroriste Boko Haram sème la terreur au Nigéria. Le groupe terroriste est affaibli grâce à la coalition régionale, surtout à l'intervention tchadienne. Il continue tout de même d'opérer de semer la terreur au nord-est du pays et à ralentir l'économie nigériane. Le Président Buhari est décidé d'en finir avec le groupe djihadiste en annonçant le déblocage de 1 milliard de dollars au profit de la lutte contre le terrorisme. Le rapport HWR a dévoilé un secret, le régime de Kinshasa fait porter aux mercenaires du M23 la tenue de la police nationale congolaise afin de tirer à balle réelle sur des manifestants.

Lire la suite

vendredi 15 décembre 2017

10 Questions à Evariste Pini Pini Nsansay, insoumis, écrivain et activiste engagé !

Evariste Pini Pini, est un érudit

Du 19 au 21 mars 2001, à Kinshasa, au palais du peuple, s'est tenu le "Festival Fréquences Libres ou le pluralisme radiophonique", avec des radioteurs de la République démocratique du Congo et ceux venant du Gabon, Cameroun, Tchad, Burundi, Congo-Brazzaville. Freddy Mulongo de Réveil FM a été élu Président, Evariste Pini Pini, de Radio Tomisa à Kikwit, a été élu Secrétaire Général de l'Association des Radios Communautaires du Congo (Arco). A l'époque pas plus de 10 radios en RDC. En 2007, lorsque nous quittions la RDC, pour l'exil, nous laissions derrière nous 238 radios dans toute la République démocratique du Congo. Partout dans le monde, les radios de proximités non marchandes ont toujours été des vecteurs du développement. Notre amitié respectueuse avec Evariste Pini Pini date de cette époque. Nous connaissions son esprit indépendant, ses élans de renverser la table de toutes les chaînes qui accablent l'homme congolais, derrière le micro. De nature calme et sympathique, Evariste Pini Pini est un érudit ! Il est l'un de nos meilleurs ambassadeurs par sa plume, son écriture et ses ouvrages. Originaire du Congo (RDC), résidant en Belgique, ancien curé de paroisse renvoyé comme un chien par l'évêché de Namur, il est lauréat du Prix International Imhoteb et du Prix Cheik Anta Diop, diplômé de Théologie et de Philosophie, passionné de la philosophie d'histoire et de multimédia, écrivain-conférencier, ancien secrétaire national de l’Association des Radios Communautaires du Congo (Arco), ancien président de l’Association des Communicateurs en Santé pour la Province de Bandundu, ancien coordinateur de la Mobilisation Sociale/Kikwit, ayant exercé les fonctions de directeur de radio, de vicaire et de curé dans plusieurs pays. Evariste Pini Pini a été en contact avec de nombreuses personnes d’origines très variées et de conditions diverses, il est impossible de l'enfermer dans une case. Congolais et citoyen du monde, il a pu développer une attention et une qualité d’écoute particulière aux problèmes des gens, notamment les problèmes liés à la difficile cohabitation entre les peuples de l'Europe christianisée et ceux de l'Afrique ancestrale. Il rend compte de cette problématique essentielle pour l'avenir harmonieux de l'humanité à travers ses écrits et interpellations. Nous remercions vivement Evariste Pini Pini d'avoir répondu à nos 10 Questions.

Mars 2001, à Kinshasa, au Palais du peuple, Réveil FM a initié avec ses partenaires le Festival "Fréquences Libres ou le pluralisme radiophonique en Afrique centrale. Evariste Pini Pini, élu Secrétaire Général de l'Association des Radios Communautaires du Congo (ARCO). Photo Réveil FM International, archives

1. Réveil FM International: Vous avez été radioteur en dirigeant la Radio Tomisa de Kikwit. Quels sont les souvenirs  que vous avez de votre engagement dans une radio communautaire diocésaine ? 

Evariste Pini Pini: Radio Tomisa – Ngoma ya Kikwit est pour moi un motif de fierté et de joie. C'est une page importante de ma vocation, l'appel que j'ai toujours ressenti d’œuvrer à la libération de mon peuple meurtri. J'ai commencé mon travail à la radio dans des conditions très difficiles car j'ai dû faire face presque tout seul contre la machine à broyer missionnaire qui voyait dans cette radio, une simple oeuvre missionnaire, une oeuvre à sa gloire, alors que moi je voulais rejoindre l'aspiration profonde de la population d'avoir une radio pour elle, une radio qui lui parlerait et à travers laquelle elle s'exprimerait.

Mars 2001, la banderole du Festival Fréquences Libres au palais du peuple à Kinshasa

J'ai réussi à effacer l'option missionnaire d'une radio en langue française, une radio des élites, pour une radio uniquement en langue locale, une radio véritablement populaire. A un moment donné la radio a eu une direction bicéphale, à savoir un directeur espagnol jésuite et moi. Le missionnaire jésuite s'estimait le directeur légitime car la radio était logée dans l'enceinte d'un collège jésuite et elle provenait d'un don espagnol, disait-il.

L'hôtel de ville de Kikwit

Il voulait m'attribuer le rôle d'un simple petit adjoint pour des questions administratives notamment les contacts avec les autorités. Il avait son équipe montée contre moi. Mais il j'ai résisté car j'avais des atouts évidents. J'étais compétent et lui pas ; je parlais parfaitement le Kikongo, lui non ; j'avais appris le fonctionnement d'une maison de radio et la programmation d'une radio, lui rien. Donc il n'y avait pas match. Il avait fini par démissionner et même partir de Kikwit.

Kikwit sur la carte de la RDC

Cela dit, quand j'ai commencé à travailler à cette radio - qui à l'époque s'appelait « Radio populaire », car le nom Radio Tomisa vient de moi -, je n'avais pas de bureau ; il n'y avait pas de réception non plus. Celle-ci se faisait sous un arbre. Il faut dire que Radio Tomisa a véritablement commencé après le départ du missionnaire espagnol. Je l'ai alors consolidée, j'ai formé une équipe dynamique, la grille de programmes a été une des meilleures de notre pays. Il a fallu travailler très dur car les défis à relever étaient immenses. Il fallait d'abord assurer le maintien des équipements sans aucun financement, il fallait payer régulièrement le personnel très exigeant, particulièrement le personnel normalement bénévole constitué des professeurs d'université et d'instituts supérieurs, il fallait assurer la régularité quotidienne de la radio et il fallait être à l'écoute au quotidien du public. La radio s'était révélée capitale lors de la fameuse guerre de l'AFDL quand les troupes de l'armée du dictateur Mobutu étaient en débande. Elles battaient retraite vers Kinshasa en tuant, en pillant et en violant. La ville de Kikwit avait été abandonnée par les autorités de l'époque. Il fallait que la population se prît en main elle-même.

La commune de Kazamba à Kikwit

Radio Tomisa assura le rôle de l'autorité, de la loi et du gendarme de la ville à travers l'opération “Auto-défense“. Il s'agissait pour les habitants de la ville de Kikwit d'assurer eux-mêmes la sécurité et la défense de leur ville pendant deux semaines en attendant l'arrivée des troupes de l'AFDL. La radio était sur tous les fronts et elle s'est avérée comme étant le verrou protecteur de la population. Aussi quand les troupes rwandaises de l'AFDL sont arrivées à Kikwit, quoi que ne parlant pas notre langue, elles ont trouvé une ville pacifiée, propre, digne et fière. Ce qui s'est passé après, c'est une autre histoire.

Evariste Pini Pini, Directeur de la Radio Tomisa

Car après j'ai été arrêté et mis en prison par les mêmes soldats rwandais de l'AFDL que nous avions accueillis avec joie ; j'ai été banni de la ville par le nouveau Maire en qui reposaient nos espoirs ; j'ai été vilipendé par les intellectuels de ville dont certains étaient mes proches collaborateurs. Tout cela parce que je prenais la défense de la population pour laquelle tous n'avaient aucune considération. Tous, militaires, administratifs, politiciens ou intellectuels ne recherchent uniquement que leurs seuls intérêts, à savoir bien manger, se construire des maisons et avoir de multiples femmes. Mais malgré les arrestations, les intimidations et les humiliations, j'ai tenu bon et Radio Tomisa a su faire son travail à la grande satisfaction de notre population.

Blaise Mputu et Badillon Kawanda Bakiman

Remy Bobo réception sous l'arbre de la Radio Tomisa

Elle est toujours là depuis 1996. Ce qui est un fait rare parce que j'ai consolidé ses bases. L'équipe que j'avais formée, cinq années durant, est toujours en place et tient bien la radio. Je peux citer Kawanda Bakiman, Georgine Mukwa, Chantal Kindundu, Blaise Mpupu. Ils font aujourd'hui la fierté de la ville de Kikwit toute entière. Et c'est mon travail. Je peux dire que j'ai un bilan au Congo qui parle de lui-même.

Belgique, l'abbé Evariste Pini Pini a été licencié pour avoir écrit un livre !

2. Réveil FM International: Vous n'exercez plus la prêtrise catholique traditionnelle, votre ancien employeur vous ayant mis à la porte, mais votre engagement patriotique et humain pour la République démocratique du Congo et pour le monde c'est à travers l'écriture. Vous êtes à combien d'ouvrages, pourquoi tant d'échos sur vos livres? Votre livre: "La mission civilisatrice au Congo-Réduire les espaces de vie en prison et en enfer" est clivant et empêche les gens de dormir tellement le racisme est décrié auprès des missionnaires...

Evariste Pini Pini: La vérité sur ma situation actuelle est que j'ai été chassé comme un chien du Diocèse de Namur où j'ai exercé mon travail de prêtre et de curé pendant plus de dix ans, sans daigner me voir, ni m'entendre, encore moins me présenter quelque justification pour ce renvoi. Ils avaient mis fin brutalement à mon travail et je devais m'exécuter sans plus. La vérité est aussi est qu'il y a eu une mobilisation inédite des chrétiens et des citoyens aussi bien Belges qu'autres, ce qui a mis les petites autorités ecclésiastiques de Namur dans leurs petits souliers. Car les citoyens belges sont allés manifester devant les portes de l'évêché à Namur. Ce qui a été une première en Belgique. La presse belge, surtout francophone, a largement fait échos de la scandaleuse décision de l'évêché de Namur et de cette mobilisation inédite La vérité est aussi que l'évêque auxiliaire de Bruxelles où je suis venu vivre depuis a pris partie de ses collègues de Namur et m'a même interdit de célébrer quoi que ce soit dans cette ville. La vérité est enfin que le représentant du pape en Belgique, le Nonce, s'est joint aux autres et a voulu, lui aussi, me renvoyer comme un simple chiffon disant que je n'avais plus de place en Belgique. Donc je n'étais devenu indésirable, sans avoir rien fait de répréhensible envers l'Etat belge. Cette dernière attitude a clairement fait voir qu'il y avait véritablement un complot contre moi d'autant que l'agence de média catholique qui a avait fait la publicité de la lettre de révocation de l'évêché de Namur avait refusé de publier mon droit de réponse. Il y a eu beaucoup de coups bas de ce genre de la part de cette clique de personnes que je trouve minables. Pour le moment j'exerce un autre sacerdoce, celui de continuer à être au service du peuple du monde par l'écriture et la sensibilisation. Et je m'en réjouis car notre peuple me le rend bien, il me trouve tout aussi utile, peut-être même plus qu'avant. Depuis mon premier ouvrage dont vous parlez jusqu'à ce jour, j'en ai publié trois. Deux autres vont arriver avant la fin de cette année, à savoir le Tome 2 de Croisades de l'Europe christianisée contre l'Afrique ancestrale et Lève-toi, résiste, défends ton peuple. Appel de la jeunesse contre la traite et l'esclavage perpétuel. Donc jusqu'à présent j'ai publié 3 ouvrages, 2 autres sont en route. L'année prochaine je publierai successivement “1.Le mensonge de l'Europe christianisée, 2.Radio Tomisa -Ngoma ya Kikwit, 3-4.deux pièces de théâtre et 5.le tome 1 de mon dictionnaire Kikongo“. Vous voulez savoir pourquoi une telle activité ?

Evariste Pini Pini, est un érudit !

C'est tout simplement parce que j'ai du talent, de l'inspiration et de la volonté. C'est vrai que bien de personnes s'arrêtent au premier ouvrage parce qu'il a été beaucoup médiatisé à cause de la honteuse injustice que j'ai subie, mais pour ma part “Croisades de l'Europe christianisée contre l'Afrique ancestrale“ est beaucoup plus profond. C'est un livre historique car il révèle la véritable origine de la tragédie qui se vit en Afrique et il remonte jusqu'au 4ème siècle de l'ère actuelle que je nomme “ère vulgaire“. Le livre “La Renaissance africaine – Les villes rurales vertes de Songhaï“ n'est pas moins intéressant. Il parle de la révolution qui est en train de s'opérer au centre Songhaï du Godfrey Nzamuzo à Porto-Novo au Bénin.Ce qui se passe là-bas est le signe évident que l'Afrique ne peut que renaître. Une autre voie n'est pas envisageable. Et c'est à l'honneur de Cheik Anta Diop d'avoir balisé le chemin.

Election Louis Michel 2006, "Alliance des imposteurs": Antoine Gizenga-Alias Joseph Kabila-Nzanga Mobutu

3. Réveil FM International: La classe politique congolaise est la plus corrompue, pourrie et toxique. Comment en sommes-nous arriver là ? Des opportunistes, fourbes, roublards, profito-situationnistes comment sommes-nous arriver à avoir une classe politique aussi piteuse ? 

Evariste Pini Pini: L'histoire de ce qu'on appelle « La classe politique congolaise actuelle“ date dès l'ignoble assassinat de Patrice-Emery Lumumba Patrice-Emery Lumumba et de ses deux infortunés Joseph Okito et Maurice Mpolo et de tous les nationalistes qui le suivaient ; autrement dit l'éradication totale des dirigeants choisis par le peuple, lesquels lui devaient des comptes et l'arrivée de l'équipe des commissaires, sortis de nulle part et conduit par Mobutu. Ce qui a sonné le glas d'une véritable classe politique au Congo au profit des marionnettes, des opportunistes, des fourbes, des roublards et des profito-situationnistes mis en place par l'ancien maître et à son service contre le peuple du Congo.

Politicailleurs-Accompagnateurs du régime d'imposture et d'occupation

Politicailleurs-Mabumucrates à la mangeoire du régime d'occupation et d'imposture

Car dans la classe politique actuelle au Congo se trouvent des anciens mobutistes, des fils des anciens mobutistes et des aspirants nouveaux mobutistes, c'est-à-dire des profito-situationistes. Le problème est donc à ce niveau. Ce sont des gens qui ne sont pas à leur place. Ils ne savent rien de la politique, ils ignorent l'histoire de notre pays, ils méprisent notre culture ancestrale. Ils n'ont aucune disposition qui leur permettent d'être des dirigeants d'un quelconque peuple, et cela à tous les niveaux évidement. Ce qui est plus grave dans leur situation, ce qu'ils sont à la botte des étrangers particulièrement les gens du RCD-KAGAME contre leur propre peuple. Ils poignardent leur peuple dans le dos.

4. Réveil FM International: Est-ce que c'est facile de quitter les ordres ? Etre prêtre, c'est avoir une paroisse, habiter un presbytère, avoir un salaire... Rien ne vaut la liberté  et l'indépendance ?

  Evariste Pini Pini: Après le Concile Vatican II, 50% des prêtres ont quitté, surtout les membres des différentes congrégations religieuses. Chez les Jésuites c'était alarmant, près de 70% avaient quitté cette compagnie.La conséquence a été l'abandon de nombreux presbytères en Europe et en Amérique. Jusqu'à présent il y a encore des prêtres qui quittent les ordres. D'ailleurs en Europe ils sont devenus si rares, sinon quelques vieux qui s'éteignent petit à petit. Il y a aujourd'hui en France des prêtres qui ont une centaine de paroisses pour leur ministère pastoral, ce qui est simplement inhumain et totalement inefficace, voire même ridicule.C'est vrai que la prêtrise dans l'Eglise catholique est liée au presbytère, au salaire, à l'argent, mais c'est uniquement pour le pouvoir ou son exercice sur les gens plus faibles ou rendus faibles. Mais traditionnellement, notamment chez nos ancêtres, la prêtrise était un service rendu à son peuple. Il y a toujours dans l'histoire des prêtres ou d'autres personnes courageux qui se sont dressés contre les injustices au péril de leur vie. La liberté ici n'est pas celle d'aller comme on veut à la piscine ou au restaurent, mais celle d'être réellement au service des autres sans rien attendre.

5. Réveil FM International: La Cenco a-t- elle eu raison ou tort de convoquer la classe politique pour aboutir à l'accord de la Saint-Sylvestre ? Accord qui n'a jamais été signé par Alias Joseph Kabila...Accord qui n'a jamais été respecté et qui est foulé aux pieds par les apparatchiks du régime. Le peuple congolais a-t- il été floué par l'accord de la Cenco ?

  Evariste Pini Pini: Je me suis toujours demandé à quel titre cette organisation s'est-elle octroyé une telle responsabilité ? Qui l'a mandaté ? Ce qui me paraissait curieux, c'était de voir ces personnes-là pleines d'assurance jusqu'à aller faire des déclarations à l'ONU et faire des tournées dans le monde. Et pourtant ils ne daignaient même pas s'adresser au peuple congolais au nom de qui ils prétendaient parler. Personnellement je n'étais pas surpris de la tournure qu'avait pris ce forum, tout comme je n'étais pas surpris de la tournure générale de ce que tous appelaient “dialogue“. Il y avait du déjà vu notamment avec la fameuse conférence nationale souveraine, traînée en longueur, dont les dirigeants ignoraient le peuple et passaient aussi leur temps à faire des tours du monde et qui avait accouché d'un ridicule monument devant le palais du peuple, moment dit de la paix dont personne ne se préoccupe. Le dialogue de la Cenco et des autres a abouti au même résultat ridicule parce que tous n'ont pas de considération pour le peuple malgré les belles paroles. Pour eux tous, le peuple ne connait rien, le peuple c'est eux.

Eh bien ils se sont trompés et c'est ainsi qu'ils sont royalement trompés. En ce qui concerne les évêques du Congo, ils ont posé plusieurs gestes inappropriés comme leur engagement dans la désignation de Monsieur Corneille Nangaa en tant que président de la CENI. Là aussi ils se sont fait prendre comme des gamins et ont été véritablement floués. J'espère, pour ma part, qu'ils sauront tirer les conséquences de tous ces échecs et laisser notre peuple se débattre avec ses moyens et ne plus lui faire écran. La question qu'il faut d'ailleurs se poser est celle de savoir ce qui peut réellement légitimer les évêques congolais vis-à- vis du peuple car celui-ci n'est pour rien dans leurs nominations ? Ne faudra-t-il pas commencer par là avant toute chose au lieu d'attendre des nominations de l'étranger et des étrangers ? Il serait certainement intéressant de savoir combien restera-t-il d'évêques, des députés, des ministres, etc., dans l'équipe actuelle desdits dirigeants du Congo si le peuple devrait les choisir lui-même sans ingérence extérieure quelconque?

6. Réveil FM International: "Le Congo d’aujourd’hui, celui de la MONUSCO de 2012 égale celui de la MONUC de 1999, égale celui de MOBUTU et alliés  de 1965, égale celui de l’ONUC de 1960, égale celui du Congo-Belge de 1908, égale le Congo Indépendant du Roi Léopold II de 1885, égale le Congo des Portugais des années 1500. C’est un territoire occupé, soumis, colonisé, corrompu, ruiné". N'est-ce pas trop fort comme constat. Le Congo est sous occupation, qui contribue et valorise cette occupation ?

Evariste Pini Pini: Ce constat, que j'ai fait dans mon premier ouvrage, me paraît évident. Ce que j'avais dit en 2012 se vérifie chaque jour qui passe. Car ce qui est convenu d'appeler la colonisation belge n'est rien d'autre qu'une occupation armée du territoire d'autrui. Et les Belges ont agi ainsi en terrain conquis alors qu'il n'y avait pas eu de guerre entre eux et nous, ni de cause d'une quelconque guerre, car rien ne nous liait qui aurait pu nous opposer. C'est donc cette machine infernale qui est à l'oeuvre parce que l'indépendance du Congo a été étouffée dans l’œuf avec les multiples assassinats des nationalistes depuis celui de Patrice-Emery Lumumba, premier ministre d'un pays indépendant, élu et aimé par son peuple.

Je voudrais bien que quelqu'un me prouve le contraire. L'occupation du Congo est européenne, celle de l'Europe christianisée, et elle est pérenne. Les Rwandais de Kagame dont alias Joseph Kabila Kanambe ou les Ougandais de Museveni, etc., ne sont que des proxys. Ils le savent du reste. C'est pour cela qu'ils leur sont si fidèles.

Palu, parti Lumumbiste ?

7. Réveil FM International: Patriarche pour certains, traître pour d'autres, Antoine Gizenga s'est allié à Alias Joseph Kabila lors de l'élection Louis Michel en 2006 qui l'a fait Premier ministre, dans l'alliance, ce même poste a été cédé à son neveu Adolphe Muzito. Aujourd'hui, le Palu a quitté le train de la Majorité. En quoi le Palu est-il un parti Lumumbiste lorsqu'on contribue à la dictature-occupation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ? 

Evariste Pini Pini: A rien. Pour preuve le fait de quitter le navire ou le train de la fameuse dite Majorité ne va pas empêcher celle-ci de continuer son chemin, que du contraire. Elle a obtenu ce qu'elle voulait, le carburant qui lui permettait d'aller le plus loin que possible. Le Palu se retrouve sur le rivage sans bateau et sans carburant. Il ne fait plus le poids face à la machine infernale tueuse de la kabilie.

Antoine Gizenga avec sa carte d'électeur pour des élections hypothétiques

Que peut bien faire le Palu ? Antoine Gizenga a été le premier à donner des béquilles à alias Joseph Kabila, aujourd'hui l'ancien boiteux marche droit comme une tige, par conséquent il n'a plus que faire des béquilles. Le fait de retirer ces béquilles devenues inutiles ne va pas empêcher l'ancien boiteux de continuer à marcher. Non, pas du tout. Car même si le Palu prétend quitter la mangeoire kabiliste –ce qui reste à prouver-, d'autres l'ont déjà remplacé et pas des moindres, dont le MLC, l'UNC et l'UDPS. Tous prennent part au banquet kabiliste contre leur peuple.

RDC: 15 Casques bleus tués, pire attaque contre une force de l'ONU depuis 24 ans

8. Réveil FM InternationalUne première en RDC: 14 casques bleus assassinés, tous des Tanzaniens. La Tanzanie est le pays où Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale était chauffeur taxi avant d'être catapulté sur le trône du Congo. Quels sont d'après vos sources et analyses les raisons de cette attaque des casques bleus ? Qui sont les auteurs et commanditaires ? A qui profite ce crime ? 

Evariste Pini Pini: Il faut dire que ce n'est pas la première fois que le personnel des Nations Unies, ou bien le personnel travaillant sous la bannière de cette organisation, meurt au Congo ou en mission pour le Congo. On se souvient de la mort de l'ancien secrétaire général Dag Hammarskjöld (Dag Hjalmar Agne Carl Hammarskjöld), mort le 18 septembre 1961 dans des circonstances toujours non élucidées. Dans la tragédie congolaise il y a beaucoup de victimes, le pourcentage le plus important est congolais, dix millions sous Léopold II, plusieurs millions également sous le régime suivant du Congo-Belge, plus de dix millions à nouveau depuis 1998 jusqu'à ce jour.

Dag Hammarskjöld, l'ancien secrétaire général de l'ONU, lors d'un de ses voyages dans la capitale congolaise, 13 Septembre 1961

Mais il y a aussi des victimes étrangères, très peu, il est vrai, il y en a aussi. Ceux-ci en font partie. Ce que les Congolais demandent aux Nations du monde et aux Nations Unies c'est d'arrêter cette hécatombe qui n'a que trop duré. Les Congolais sont des humains comme les autres, ils ont droit à la vie comme tout le monde. Leur vie ne peut s'identifier à la mort comme c'est le cas actuellement simplement parce que les autres le veulent ainsi. Cela est absolument injuste et totalement immoral. Les Congolais ne veulent pas être assassinés et ils ne veulent pas non plus que les gens se fassent assassiner chez eux.Ils attendent que la communauté internationale qui orchestre tout ce qui arrive au Congo depuis le 25 février 1885 se ressaisisse enfin et arrête une fois pour toute cet holocauste qui a n'a que trop duré.

RDC: La loi des armes depuis deux décennies

Tout le monde sait que le peuple congolais est sans armes, il ne saurait combattre les casques bleus armés. Ceux qui les ont attaqués et qui les ont blessés ou tués, ce sont ceux qui disposent des armes. Les organismes des Nations Unies ont comptabilisé près de 140 groupes armés au Kivu, semble-t- il, qui sèment la mort au quotidien contre le peuple congolais. Les armes à feu ne font pas de distinction quand elles sont pointées sur une cible. C'est donc du côté des groupes armés qu'il faut chercher les commanditaires en sachant que les Forces armées rwandaises du Congo (FARDC) – comme on le dit au Kivu-, sont un groupe parmi tous les autres ; la Monusco, elle-même, rallonge la liste.

9.  Réveil FM International: Pourquoi les villes mortes ne fonctionnent-elles plus ? Peut-on dire qu'il y a divorce entre le peuple et les pseudos leaders ? Avons-nous des hommes d'Etat au Congo ? Pourquoi sommes-nous tombés si bas ? 

Le peuple n'a plus aucune confiance en ces hommes et ces femmes qui n'ont fait que le flouer et qui ont pris le pays en otage. Ce n'est que normal. On ne peut rien reprocher à notre peuple. Il s'est mobilisé comme jamais en 2016, au pays comme à l'étranger à travers sa très dynamique diaspora pour mettre fin au régime d'imposture d'alias Joseph Kabila et son RCD-KAGAME, mais ce sont ces “pseudos leaders“ qui l'ont trahit en tournant cette mobilisation à leur avantage uniquement pour avoir des postes ministériels et puiser tranquillement dans les caisses de l'Etat et nourrir leurs familles élargies sans fin. Comment voulez-vous que dans ces conditions le peuple se mobilise encore ? Ca sera pour quelle finalité ? Il y a certainement des hommes d'Etat au Congo, mais pas ceux qui ont pris le pouvoir par la force ou la malice, par les armes ou par la corruption, le chantage ou le clientélisme, ceux qui ont les yeux tournés vers leurs maîtres contre le peuple congolais. Ceux-là ne sont pas des hommes d'Etat, ils ne méritent même pas d'être appelés citoyens.

Lire la suite

jeudi 14 décembre 2017

Matignon délocalisé à Cahors: Edouard Philippe dans la proximité des élus locaux !

Le Premier ministre Edouard Philippe

Edouard Philippe est Premier ministre de la France 24 heures sur 24. Pendant trois jours, les bureaux de Matignon seront délocalisés à Cahors dans le Lot, où se déroule la conférence des territoires. Objectif du Premier ministre Edouard Philippe: renouer le dialogue avec les élus locaux. Cahors dans le Lot est donc la capitale du gouvernement pour trois jours. "Je comprends très bien l'impatience et parfois même l'exaspération. Et à ceux qui ne la comprendraient pas, je suggère vivement de vivre une semaine avec une mauvaise connexion. En général, ça rend assez vite dingue", a déclaré le Premier ministre. Premier enjeu : le numérique. Objectif d'Édouard Philippe : le très haut débit et la 4G partout en France d'ici à la fin du quinquennat. Car, quand il n'y a pas de réseau, même le Premier ministre peut perdre patience.

Pas moins de 13 ministres, ainsi qu'une bonne partie du cabinet du chef du gouvernement ont rejoint la préfecture du Lot, pour dialoguer avec les élus des collectivités locales, mais aussi rencontrer des citoyens qui espèrent du concret. Du côté des élus, les attentes sont également fortes. Beaucoup ont du mal à digérer les restrictions budgétaires qu'ils vivent comme une mise sous tutelle. Édouard Philippe a promis des annonces pour relancer l'attractivité des territoires et développer les transports.

Le Premier ministre Edouard Philippe à Cahors

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre

Conférence nationale des territoires, Grand Cahors, jeudi 14 décembre 2017

Mesdames et messieurs les ministres,

Messieurs les préfets,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Mesdames et messieurs les présidents,

Mesdames et messieurs les élus,

Mesdames et messieurs les maires,

Mesdames et messieurs,

Le 2 avril 1838, ici même, à Cahors, un certain Jules Baptiste et une certaine Marie Madeleine célébraient la naissance de leur fils Léon Michel. Aujourd’hui, près de cent quatre vingts ans plus tard, cet enfant de Cahors reste vivant dans nos mémoires comme le défenseur acharné des institutions de la République, et je dirais même comme l’incarnation la plus intense de l’esprit républicain. Je veux parler bien sûr de Léon Michel … Gambetta, à qui je veux rendre hommage à l’occasion de ce déplacement dans le Lot. Tour à tour avocat, député, ministre de l’Intérieur, ministre de la Guerre, président de la chambre des députés et pour finir président du Conseil, Gambetta a consacré sa vie à installer durablement le régime institutionnel républicain. Convaincu qu’il fallait s’adresser directement aux Français, plusieurs années durant, il a sillonné la France pour faire partager ses convictions au plus grand nombre.

Le 26 septembre 1872, lors d’un déplacement à Grenoble, il déclare notamment, je cite : « La démocratie n'est pas le gouvernement de l'uniformité ni de cette discipline passive que l'on rêve dans d'autres partis, c'est le gouvernement de la liberté de penser, de la liberté d'agir. De là, par conséquent, la nécessité d’une perpétuelle communication de tous les citoyens entre eux, à la condition, condition unique, de délibérer pacifiquement. »

Liberté de penser, liberté d'agir, et délibération pacifique : ces principes sont au fondement de la démocratie. Cette journée témoigne qu’ils sont aussi au fondement de l’esprit de la Conférence nationale des territoires, installée en juillet dernier, au Sénat, par le président de la République.

Conformément à notre engagement du mois de juillet, nous nous sommes réunis aujourd’hui pour une deuxième étape. Cette étape, nous tenions à ce qu’elle ait lieu hors de Paris. Parce que cette conférence est nationale, certes, mais elle se doit d’être ancrée dans la réalité des territoires.

Beaucoup déjà nous ont interpellés sur le choix de Cahors. Il est probable que nous aurions été tout autant interpellés sur tout autre choix, mais soit. Je crois que sa qualité de ville natale de Gambetta, ardent défenseur de la représentation des territoires au sein des deux Chambres, serait à elle seule une excellente raison. Mais il se trouve également que le département du Lot détient le record du nombre de maisons de service au public (MSAP) en Occitanie rapporté à la population. 17 ont ouvert depuis octobre 2015, date à laquelle Emmanuel MACRON, alors ministre, était venu inaugurer la première d’entre elles. Plus de la moitié des Lotois vivent à moins de 10 minutes de pôles de services, ce qui en fait une référence en la matière. Cahors est également directement concernée par le plan « Cœurs de villes », destiné à revitaliser les centres-villes des villes moyennes ou plus petites. Ce matin au Conseil départemental, Monsieur le Président, Serge RIGAL, s’est beaucoup interrogé publiquement sur les raisons qui avaient justifié le choix du Lot.

Des raisons culturelles, politiques, géographiques, culinaires. Il a même indiqué que le Lot était selon lui le plus beau département. Cette raison justifiait donc à elle seule le choix de Cahors. Je dois vous dire, M. le Président, que je ne vais pas trancher le débat, mais que je me félicite d’être ici car c’est pour moi une première, et je me réjouis demain de découvrir Gourdon, Figeac, cher Martin MALVY, Rocamadour, Rignac, Biars-sur-Cère, ...

Ce déplacement dans le Lot avait pour but enfin de nous permettre de tenir ici la deuxièmeConférence nationale des territoires afin d’aborder avec les membres de la CNT et du Gouvernement la question de la relation financière et des compétences, et cet après-midi, le sujet de la cohésion territoriale, dans un format élargi aux élus du Lot et de l’Occitanie. Que s’est-il passé ces 6 derniers mois ? D’abord nous avons essayé de clarifier ce qu’est la CNT, car ce n’était pas évident de prime abord. Il nous a fallu inventer en effet une nouvelle grammaire pour faire vivre la relation entre l’Etat et les collectivités territoriales.

Pour dire les choses simplement. C’est à la fois :

- une « instance de dialogue » informelle, qui a vocation à se réunir au moins deux fois par an, voire plus si nécessaire, et où siègent les membres du Gouvernement, des représentants des associations représentatives des collectivités territoriales, des parlementaires et les présidents des organismes nationaux (le Comité des finances locales, le Conseil national d’évaluation des normes et le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale). C’est l’enceinte dans laquelle nous discutons, comme nous l’avons fait ce matin, des sujets qui préoccupent les collectivités. On ne peut pas y parler de tout, il faut faire des choix et renvoyer à des groupes de travail plus ciblés ou thématiques ; On ne peut pas non plus s’y accorder sur tout. Et d’ailleurs, il ne vous a pas échappé que nous avons eu ces derniers mois des débats. Nous en avons encore, et c’est bon signe. Il ne faut pas avoir peur du débat. Au contraire, je crois qu’il peut être fécond. Mais cette conférence, c’est aussi une méthode, un accord de méthode, que nous avons conclu en juillet, dont j’ai rappelé les grands principes aux membres du Gouvernement début octobre.

Ces principes quels sont-ils ?

D’abord le dialogue. En plus des consultations formelles et des figures imposées, j’ai demandé à l’ensemble des ministres de conduire un travail de concertation sur tous les chantiers relevant de leur feuille de route et impliquant les collectivités territoriales. A ce titre, ces collectivités sont également pleinement associées aux différentes instances de concertation que nous avons lancées. Je pense aux Assises de la mobilité, aux Assises des outre-mer, aux Etats généraux de l’alimentation, aux groupes de travail sur la politique de la ville, au Forum de l’action publique.

En termes de méthode toujours, j’ai invité tous les membres du Gouvernement, lors de leurs déplacements, à mener un dialogue nourri avec les élus locaux, les associations de maires notamment, ainsi qu’avec les parlementaires, afin de mettre en œuvre et d’expliquer la méthode de la CNT. C’est ce que nous avons fait cet après-midi avec les acteurs de la région, et c’est aussi ce que j’ai demandé à tous les préfets d’organiser dans leurs départements. Il en ressort de nombreuses propositions qui rejoignent les priorités du gouvernement, notamment en termes d’accès aux soins, de couverture numérique et d’accès aux services.

Enfin nous avons intégré pleinement une chose simple : le rôle de l’Etat a changé ; les lois de décentralisation ont renforcé les pouvoirs locaux, ceux des régions et des intercommunalités et métropoles en particulier, et j’entends laisser s’exercer le principe de subsidiarité. C’est vrai notamment en matière réglementaire : il me semble important que, dans les limites permises par les principes constitutionnels, notamment le principe d’égalité, les collectivités puissent mettre en œuvre leurs compétences aussi librement que possible.

Comme l’a dit le président de la République, comme j’ai eu l’occasion de le répéter, nous n’avons pas vocation à nous engager dans un nouveau big bang territorial. Les périmètres des régions et des intercommunalités ont été modifiés.

J’ai conscience que cela été difficile à mettre à œuvre, et je pense que Mme DELGA, M. MORIN et M. ROUSSET, ne me démentiront pas. Notre objectif ce n’est pas de défaire ce qui a été fait. Ce n’est pas de déstabiliser des acteurs qui ont besoin de stabilité. C’est d’améliorer les situations qui posent problème et de faire confiance aux acteurs locaux. Alors qu’est-ce que cela veut dire en matière de compétences ? En juillet, plusieurs associations d’élus avaient fait valoir leur souhait de questionner la répartition des compétences tirée de la précédente mandature. Nous avions dit que nous le ferions sans tabou avec un double objectif : ne pas remettre en cause les grands équilibres issus de la loi NOTRe, mais accepter en revanche d’assouplir sa mise en œuvre.

C’est précisément ce que nous avons fait sur la question des compétences « Eau et assainissement » d’une part, et sur le sujet de la gestion des milieux aquatiques et de la prévention des inondations (GEMAPI), d’autre part.

Sur le volet « Eau et assainissement », j’ai confié à Jacqueline GOURAULT le soin de mener un travail de concertation avec un groupe de parlementaires transpartisan qui a rendu ses conclusions à la mi-novembre.

En synthèse, nous n’allons pas revenir sur le principe du transfert de la compétence « Eau et assainissement » aux intercommunalités au 1er janvier 2020, qui nous paraît nécessaire pour mener à bien les travaux d’investissement dont les réseaux ont besoin. En revanche, nous avons admis la possibilité d’y déroger dans certaines circonstances jusqu’en 2026 sur la base d’une minorité de blocage.

Concernant la compétence GEMAPI, l’Assemblée nationale vient d’adopter à l’unanimité une proposition de loi de Marc FESNEAU qui ouvre entre autres la possibilité aux départements et aux régions qui exerçaient jusqu’ici cette compétence de continuer à financer des travaux de prévention des inondations. Pour compléter le volet juridique engagé dès cet été, j’ai chargé Sébastien LECORNU d’organiser au prochain semestre des Assises de l’eau, afin de discuter des usages et des investissements utiles dans ce secteur.

Deuxième chantier qui a bien avancé : la question du pouvoir d’expérimentation.

C’est un sujet qui tenait à cœur depuis longtemps à l’association des Régions de France. A première vue, le pouvoir d’expérimentation, tel que prévu par la réforme constitutionnelle de 2003, une fois arrivé à son terme, semblait ne pas offrir d’autre alternative, que de généraliser ou d’abandonner l’expérimentation.

Avec Gérard COLLOMB et Jacqueline GOURAULT, nous avons décidé d’interroger le Conseil d’Etat cet automne, afin de voir s’il était possible de trouver une troisième voie et tendre à un pouvoir de différenciation durable. Le Conseil a rendu son avis la semaine dernière, nous éclairant sur la marche à suivre.

Nous avons commencé à en débattre ce matin et se dessine une évolution possible de la Constitution dès le printemps prochain, avec l’idée, chère à Gambetta comme je l’ai rappelé, que l’uniformité n’est plus la condition de notre unité.

Troisième chantier engagé cet automne : la simplification.

Faciliter la vie des collectivités ; donner des marges de manœuvre aux acteurs locaux ; c’est tout le sens de la circulaire que j’ai prise fin juillet, juste après la conférence nationale des territoires, et qui contraint les ministères à annuler deux normes quand ils en créent une – hors décrets d’application des lois. 6 à 7 décrets par mois étaient publiés en moyenne avant cette circulaire ; contre … zéro depuis le mois d’août.

Au-delà du flux de normes, nous devons nous attaquer au stock. Une mission d’inspection est en cours, qui va identifier parmi les surtranspositions réalisées en droit national, celles qui peuvent s’avérer pénalisantes pour l’emploi, le pouvoir d’achat ou l’efficacité des services publics. Elle doit remettre au 1er mars prochain un inventaire complet. En complément, nous allons demander à Jean-Claude BOULARD, maire du Mans, et Alain LAMBERT, président du conseil national d’évaluation des normes, de proposer un programme de travail à la CNT en vue de réduire le stock de normes qui pèsent sur les collectivités.

Enfin, dans le même esprit que le projet de loi pour un Etat au service d’une société de confiance, dit aussi « droit à l’erreur », nous travaillons à reconnaître, de manière expérimentale, un droit de dérogation aux préfets pour une durée de deux ans et dans certains territoires. Le Lot fera partie de ces territoires d’expérimentation. L’idée est que le préfet puisse déroger à certaines règlementations afin de faciliter un projet de développement local, si l’intérêt général le justifie. Il serait par exemple possible de déroger à des délais réglementaires ou à l’obligation de consulter des commissions consultatives, etc… Bref, tout ce qui fait le sel des procédures dont notre pays raffole !

Quatrième chantier : la définition d’une relation financière entre l’Etat et les collectivités territoriales.

Nous y avons travaillé ces derniers mois avec Gérald DARMANIN, Gérard COLLOMB et l’appui de la mission pilotée par Alain RICHARD et Dominique BUR.

Là où nos prédécesseurs avaient fait le choix de réduire les dotations de l’Etat aux collectivités pour réduire le déficit public, nous avons fait le choix d’un chemin différent, inédit, basé sur un contrat de confiance avec les collectivités les plus importantes.

J’ai déjà eu l’occasion d’évoquer ce sujet à plusieurs reprises, notamment le 21 novembre dernier, au Congrès des maires, où il n’a échappé à personne que ni le Président ni moi-même ne nous sommes déplacés en observateurs.

Concernant le contrat tout d’abord, de quoi parle-t-on ? Ce contrat, il ne s’applique pas à tous. Il se concentre sur 340 collectivités, c’est-à-dire les départements, les régions, et les communes et EPCI qui dépensent plus de 60 M€ par an. Cela représente moins de 1% des communes. Pour celles-là et celles-là seules, nous proposerons la signature d’un contrat pour consolider leur capacité d’autofinancement et réduire, à investissement constant, leur recours à l’emprunt.

Ce contrat fonctionnera autour de trois objectifs : un objectif de maîtrise des dépenses de fonctionnement, modulable à la hausse et à la baisse en fonction de la situation de la collectivité, qui pourra donner lieu à une reprise en 2019 en cas de non-respect de l’objectif, et deux autres objectifs également écrits dans le contrat mais qui n’auront pas de valeur normative : d’une part sur l’évolution du besoin de financement et d’autre part sur la trajectoire concertée de désendettement pour les communes, peu nombreuses, dont le taux de désendettement dépasse 12 ans par exemple. C’est un bon compromis auquel le Président nous avait invités.

Ce matin, nous avons tenu compte sur plusieurs points des demandes des collectivités : sur la prise en compte de la dynamique des allocations individuelles de solidarité tout d’abord ; sur la bonification qui pourra être accordée à ceux qui respectent le contrat ; sur la prise en compte de l’évolution démographique, en donnant un coup de pouce « aux maires bâtisseurs ».

Est-ce que le dispositif qui sera présenté au Parlement, car lui seul est légitime à légiférer, sera parfait ? Je ne sais pas. En revanche, j’ai la conviction qu’il sera bien meilleur que le coup de rabot dont nous avons tous été frappés indistinctement.

Pour les autres collectivités, celles qui ne sont pas concernées par un contrat, elles seront seulement tenues par une obligation raisonnable de maîtrise de leurs dépenses.

Nous nous donnons rendez-vous dans un an et demi, en juillet 2019, pour faire un premier bilan. Nous espérons, et nous pensons, que le pari de la confiance aura été gagnant.

A court terme, dès le mois de janvier, les préfets engageront, des discussions avec les maires et présidents concernés par un contrat, dans le but de le conclure au cours du premier semestre 2018.

Enfin, un cinquième et dernier sujet sur lequel nous avons avancé significativement : la couverture numérique. Nous avons présenté ce matin au conseil départemental du Lot notre plan d’actions en matière d’aménagement numérique du territoire. Il mobilise l’ensemble des acteurs, Etat, collectivités et opérateurs, pour accélérer les déploiements.

Sur le fixe, 3 actions simples vont permettre de faire la différence en matière de déploiement de la fibre :

Les nouveaux engagements des opérateurs, désormais opposables, à couvrir 100 % de la zone d’initiative privée dès 2020 ;

La poursuite des déploiements pour les collectivités engagées dans le plan France Très Haut Débit ;

La mobilisation de l’initiative privée grâce à un appel à manifestations d’intérêt garanti par l’Etat.

Enfin, pour les zones les plus isolées, nous allons lancer dès 2018 un guichet « cohésion numérique » doté de 100 M€ pour soutenir l’équipement des foyers qui ne disposeraient pas des débits filaires suffisants en 2020 et en 2022. Ce point a retenu ce matin l’attention de toutes les dépêches. Mais n’oublions qu’en tout ce sont près de 3,3 Mds que le Gouvernement consacre à ce plan.

Sur le mobile, nous allons saisir l’occasion du renouvellement des licences pour que des engagements ambitieux soient pris par les opérateurs privés en matière de couverture.

Vous le voyez, plusieurs sujets importants ont d’ores et déjà bien avancé. Nous pouvons nous en féliciter collectivement. Et surtout, je veux renouveler mes remerciements à toutes les instances et à toutes les personnes qui se sont engagées avec confiance et détermination dans ce processus de dialogue et de concertation qui fait la richesse de cette conférence nationale des territoires.

Quelles sont maintenant les prochaines étapes ?

Je vous le dis tout de suite, le menu sera tout aussi dense que celui que nous venons d’achever. Nous allons travailler ensemble autour de 4 objectifs :

Premier objectif : poursuivre les ajustements et réflexions engagées dans le champ institutionnel.

Nous l’avions évoqué en juillet et le président de la République l’a redit au congrès des maires, nous devons engager un travail de concertation approfondi autour de l’évolution de nos principales métropoles d’envergure européenne. Je souhaite que l’on lance ce travail de concertation rapidement car ’expérience montre qu’en la matière, l’incertitude n’est jamais bonne et affecte la capacité des administrations et des élus à concevoir et porter des projets.

Nous ferons donc le bilan de cette concertation à la prochaine conférence nationale des territoires, en prenant en compte les spécificités et les aspirations de chaque territoire.

Avec Gérard COLLOMB et Jacqueline GOURAULT, nous souhaitons également ouvrir le chantier de l’amélioration des conditions d’exercice des mandats locaux. Enfin, j’entends tant de la part des régions que de la Cour des comptes le souhait d’une meilleure articulation entre les services déconcentrés de l’Etat et les collectivités territoriales.

C’est tout le sens du chantier Action publique 2022 que de répondre à cette question, en raisonnant d’abord en termes de politiques publiques.

Deuxième objectif des six prochains mois : poursuivre la construction d’un pacte financier entre l’Etat et les collectivités territoriales.

Une fois passée l’étape de la contractualisation sur la maîtrise des dépenses, l’enjeu des prochaines semaines est de s’attaquer au grand chantier de refonte de la fiscalité locale. Sur ce sujet, nous pourrons de nouveau compter sur l’aide précieuse de la mission pilotée par Alain RICHARD et Dominique BUR, pour nous aider à poser les bonnes questions et rechercher les solutions adéquates. Leurs auditions reprendront dès le mois de janvier et s’achèveront fin avril avec la remise d’un rapport qui portera non seulement sur la fiscalité, mais aussi sur le pilotage et le financement des allocations individuelles de solidarité des départements. Dans le même temps, le comité des finances locales conduira également ses propres réflexions sur la refonte de la fiscalité locale.

Enfin, le Président de la République a ouvert un certain nombre de piste en matière de modernisation de la fonction publique territoriale, comme autant d’invitations à la réflexion et au débat. Je souhaite qu’Olivier DUSSOPT, en lien avec le conseil supérieur de la fonction publique territoriale et son président, Philippe LAURENT, conduise ce travail au cours des prochains mois afin que nous puissions avoir un point d’étape à la prochaine CNT.

Troisième objectif : donner des réponses concrètes et efficaces aux attentes de nos concitoyens.

C’est vrai en matière d’accès aux services publics. Je souhaite que nous prenions le temps de travailler ensemble sur la question du maillage des services de l’Etat et plus largement de l’ensemble des services au public. L’enjeu est de garantir à nos concitoyens un accès aux services en tous points du territoire. Cela ne se fera pas sans un dialogue nourri avec les élus locaux. Nous devons aussi veiller à ce que le numérique qui permet un accès plus rapide et plus simple aux services publics pour la plupart de nos concitoyens, ne constitue pas une fracture de plus pour ceux qui n’y ont pas accès ou n’en maîtrisent pas les usages. C’est ce à quoi s’est déjà attelé Mounir MAHJOUBI.

C’est vrai aussi en matière d’accès aux soins. Avec Agnès BUZYN, nous encourageons la mise en place de maisons pluridisciplinaires de santé comme c’est le cas dans le Lot, avec le souhait de les voir essaimer sur le territoire, en zones rurales bien sûr mais aussi dans les quartiers concernés par la politique de la ville où les besoins sont tout aussi criants. Nous en tirerons un premier bilan dans un an lors d’une prochaine CNT.

C’est vrai en matière de mobilité où, avec Elisabeth BORNE, nous voulons sans tarder apporter des réponses aux difficultés que nos concitoyens rencontrent au quotidien. C’est vrai dans le champ de l’éducation, où Jean-Michel BLANQUER va mobiliser beaucoup d’énergie ces prochains mois à préparer, avec les maires, la prochaine rentrée scolaire, le dédoublement des classes de REP+, et le développement des internats.

C’est vrai enfin dans le champ de la culture, et en particulier de la lecture Nous devons tout faire pour continuer de leur donner une place centrale dans la vie de nos territoires, notamment en encourageant le contact avec les livres, qu’ils soient numériques ou de papier.

C’est la conviction du président de la République qui avait inscrit l’élargissement des horaires des bibliothèques comme l’une des mesures emblématiques de son programme. C’est pour honorer cette promesse que Françoise NYSSEN a proposé à Erik Orsenna de participer à l’aventure en tant qu’« ambassadeur de bonne volonté auprès de tous les acteurs du champ de la lecture ».

Erik Orsenna va lui remettre sous peu son rapport mais je peux déjà vous annoncer que le Gouvernement honorera son engagement à vous accompagner dans l’élargissement des horaires des bibliothèques et médiathèques. Les crédits de la Dotation générale de Décentralisation (DGD) seront abondés [à hauteur de 8 millions d’euros qui viendront] compléter les crédits d’investissements destinés à poursuivre la modernisation des bibliothèques.

Enfin, quatrième et dernier chantier du prochain semestre, et non des moindres : faire évoluer significativement la façon dont l’Etat accompagne les projets de territoire.

Je vous en donnerai simplement deux illustrations :

Tout d’abord, la création de l’agence nationale de la cohésion des territoires dont je lancerai prochainement une mission de préfiguration. Ce que je veux, c’est que l’Etat parle d’une seule voix dans le montage de vos projets, et que vous n’ayez pas à faire dix guichets avec chacun leur lecture du sujet et leurs procédures.

Je souhaite que les acteurs de la sphère publique soient évalués dans leur capacité à faire avancer vos projets, à accompagner leur montage, à les financer, à mobiliser les ressources techniques. C’est le rôle que j’entends assigner à l’agence de la cohésion des territoires : être un outil de mobilisation des ressources et des savoir-faire disponibles, qui s’appuiera dans son action sur vos correspondants naturels que sont les préfets et les sous-préfets.

A travers elle, le rôle de l’Etat sera aussi d’éviter les concurrences entre les projets, d’encourager les innovations et les expérimentations – comme les contrats de transition écologique que porte Sébastien LECORNU. Le rôle de l’Etat sera également de dire les choses clairement: s’engager fermement si le projet est solide et pertinent ; le questionner rapidement s’il est bâti sur des bases friables.

Cette approche, je souhaite que nous la mettions d’ores et déjà au service du plan « cœur de ville » que Jacques MEZARD a présenté tout à l’heure, au profit de la revitalisation des villes petites et moyennes.

Largement inspiré par Yves DAUGE et soutenu par Caroline CAYEUX, et bien d’autres encore, il s’est imposé à nous comme une urgence. L’urgence de redonner vie à des centres villes délaissés, vidés de leurs commerces, de leurs services, de leurs habitants enfin. Il n’y a pas de revitalisation réussie qui ne passe par un cœur de ville accueillant, animé, dynamique, où l’on trouve des espaces verts, des lieux culturels, des librairies, des commerces de bouche, des lieux de vie (maison de retraite, internat ou autre), des bâtiments rénovés, occupés, des espaces de coworking, des moyens de transport adaptés, bref, ce qui fait battre le cœur d’une ville.

Or, tout cela ne va pas de soi et notre pays est confronté depuis des années à des vitrines fermées, des immeubles dégradés, des rues délaissées, qui nourrissent un sentiment d’abandon aux lourdes conséquences.

Face à cette urgence, Jacques MEZARD et Julien DENORMANDIE ont mené depuis septembre un travail de concertation approfondi, au sein de l’Etat tout d’abord – avec Bruno LE MAIRE, Benjamin GRIVAUX et plus récemment Delphine GENY-STEPHANN, avec les collectivités territoriales ensuite - Villes de France en particulier, mais aussi avec la Caisse des dépôts et consignations, et son nouveau directeur général Eric LOMBARD dont je salue la présence parmi nous aujourd’hui, et avec les opérateurs de l’Etat tels que l’ANAH, l’ANRU, etc. Il en résulte le plan que nous lançons aujourd’hui autour de quatre grands axes :

l’ingénierie, le logement, le commerce et les services.

Sans rentrer dans le détail de toutes les mesures, j’en retiendrai 2, qui montrent toute l’ambition que nous voulons donner à ce plan :

Tout d’abord, pour faire revenir des habitants dans les centres villes, nous devons rendre la ville plus confortable, plus adaptée aux usages contemporains, plus accessible et plus belle aussi. Pour ce faire, Action logement va mobiliser 1,5 milliard d’euros pour la réhabilitation de logements pour les salariés ; la Caisse des dépôts et consignations va mettre en place des prêts à taux bonifiés pour les bailleurs sociaux ; et nous allons lancer une évaluation du dispositif « Malraux » pour voir s’il est envisageable de le faire évoluer en direction des villes moyennes.

Ensuite, nous devons faciliter le retour des commerces au centre-ville. Il faut pouvoir à la fois, dans un cadre contractualisé, faire une pause sur les installations commerciales en périphérie si le centre connaît une vacance commerciale très élevée, et faciliter l’installation de commerces en centre-ville en en allégeant les procédures d’autorisation.

Mesdames et Messieurs,

On parle beaucoup, depuis plusieurs années, de la fracture territoriale. Des trains qui ne s’arrêtent plus, des pylônes qui ne couvrent que les cœurs de village, des kilomètres qu’il faut faire pour trouver un médecin. Ce sentiment de relégation, ressenti ou bien réel, nous en avons fait un aiguillon permanent. Un aiguillon de l’action du ministère de la Cohésion des territoires bien sûr, mais pas seulement. Le sujet dépasse les limites des portefeuilles ministériels. C’est une priorité nationale qui irrigue toute l’action du Gouvernement, et au delà, qui nous oblige collectivement, pour reprendre une expression chère au président de la République.

C’est pour cela que je souhaite lancer au premier semestre 2018, avec le ministre de la Cohésion des territoires, un grand « tour de France » de la CNT.

Afin de trouver, ensemble, des mesures concrètes et ambitieuses qui répondent à ceux de nos concitoyens qui se sentent laissés pour compte. Afin d’écrire, ensemble, un autre récit des territoires et que demain, dans 5 ans, dans 10 ans, on ne parle plus de territoires périphériques, mais de territoires agiles, de territoires connectés, de territoires solidaires.

Et parce que je veux que nous mesurions régulièrement le chemin parcouru, nous aurons donc d’autres rendez-vous comme celui d’aujourd’hui. Ce ne sera pas toujours à Cahors mais ce ne sera pas toujours à Paris.

Puisque c’est le moment de nous quitter, je vais vous donner la vraie raison du choix de Cahors. Je vous ai parlé d’un enfant de Cahors, Léon Gambetta. Je voudrais en évoquer un autre, Clément MAROT.

Lire la suite

Justice: Débouté à Paris, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" et ses mensonges éhontés à Kin !

Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE"

Pauvre type, individu immoral sans valeurs ni convictions. Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", est un Angwalima hier, aujourd'hui et éternellement. "Moto na Libandi", Zoba, Zoba ya Tata ! Merditude par excellence, affreux Jojo, Debré Mpoko Alias Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" et "VENTRIOTE" est un vieux schnock ! Ignoble et odieux politicailleur. Une girouette qui tourne au gré du vent, un mangeriste habitué aux chaudrons de la mangeoire Mobuto-Joséphiste. Pédant, prétentieux, flatteur de bas étage, fieffé menteur, Kin Key Mulumba étonne dans sa buzobérie outrancière avec son raisonnement d'un constipé, il échaude la justice française qui l'a débouté et mis K.O debout face au journaliste Freddy Mulongo. Le voilà qui débite ses honteux mensonges

Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE"

Très rigolo les titres des journaux coupagistes et griots de Kinshasa, dans l'affaire K.O debout de Kin Key Mulumba face à Freddy Mulongo: "Forum des As", "La Prospérité", "Le Softinternational" dont les responsables sont tous de Kwilu ex-Bandundu. Le fléau du tribalisme gangrène la presse kinoise coupagiste. Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" a été débouté par la justice française. Des journaleux corrompus de Kinshasa, qui croient que la justice française est bananière comme celle de la RDC, tordent la vérité. A beau mentir, celui qui vient de loin. Il faut dire la majorité d'entre eux, à part leurs villages du Kwilu, ignorent la vérité d'ailleurs.

Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE"en mode camouflage !

Facile de faire publier des contres vérités dans des journaux kinois qui ne tirent même pas à 1000 exemplaires: Forum des As, La Prospérité, Le Softinternationnal dont les éditeurs sont dans une coterie ethno-tribale. Et aucun journal ne publie que Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" pensait se faire enrichir, le Ministre d'Alias Joseph Kabila avait réclamé 20.000 euros au journaliste Freddy Mulongo dans l'affaire fibre optique. Cupidité outrancière, la honte ! Pourquoi Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" n'a jamais mis ses pieds au palais de justice Paris, de quoi avait-il peur ? La justice française n'est pas bananière, elle est un pilier de la démocratie. Impartiale et indépendante, la justice française a été étonnée qu'un ministre en fonction et apparatchik du régime d'imposture et d'occupation, en occurrence Kin Kiey "MOYIBICRATE" puisse porter plainte contre le journaliste Freddy Mulongo qui exerce librement et indépendamment son métier en France. Alors que Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" traîne des casseroles de vols des deniers publics et cadavres dans des tiroirs depuis la dictature de Mobutu Sese seko, en passant par le mouvement rebelle RCD-Goma, pro-rwandais, à aujourd'hui, c'est lui qui a le toupet de porter plainte.

Il y a eu détournement des millions de dollars dans le dossier Fibre optique par Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" a privé ainsi 70 millions des congolais du rendement de la Fibre Optique. Et le Picsou de la République, s'est acheté un manoir à Waterloo en Belgique. Ayant perdu son procès en divorce, le manoir acheté avec l'argent de la Fibre Optique du Congo revient à son ex-épouse. Comme pour dire le bien mal acquis ne profite jamais.

Etre ministre de la RDC ne signifie pas que l'on connait tout. En France, lorsqu'un citoyen change d'adresse, il se présente au commissariat de police pour ce changement d'adresse. Or, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" ignore cela. Il a écrit sa plainte avec papier entête du Ministre chargé des relations avec le Parlement de la RDC. Mieux, alors qu'il réside à Kinshasa, pour encore intimider la justice française, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" a donné l'adresse de sa résidence: 7 Drève du Mérault , 1410 Waterloo-Belgique. C'est l'adresse officielle que Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" a transmis à la justice française dans son accusation contre le journaliste indépendant Freddy Mulongo. Les juges français qui comprennent de plus en plus les méandres du fonctionnement du politicard, girouette politique habitué à changer de veste politique n'en reviennent pas.

Fourberies de "Masimanimba-Désir" vont laisser des traces ! Comment un ministre de la République démocratique du Congo qui chaque jour doit exercer sa fonction peut résider à plus de 8.000 Kilomètres de son lieu de travail ? Il faut 8 heures de vol entre Kinshasa et Bruxelles sans oublier le temps de transport entre l'aéroport de Zaventem et Warteloo. Or c'est l'adresse même du manoir que Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" a acheté avec l'argent volé de la fibre optique. Manoir perdu dernièrement dans un procès de divorce avec sa femme. Freddy Mulongo est journaliste donc connu, mais de manière simpliste, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", s'est contenté de l'adresse que Google Chrome a affiché dans sa barre de recherche. L'adresse de la page jaune est vielle et fausse. Débouté par la justice française, Kin Kiey Mulumba " MOYIBICRATE", couvert de honte, alors le régime d'imposture et d'occupation a financé son procès, pour faire taire le journaliste Freddy Mulongo, comme un diable dans un bénitier, l'ex-Ministre sombre dans les mensonges pour sauver son honneur démesuré.

Voici les mensonges de Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE": A Paris, l’activiste «journaliste » Freddy Mulongo fait valoir son statut de SDF, émeut le juge d’appel

Katangais et MulubaKat, on aurait pu imaginer que cet activiste «journaliste» pouvait rechercher la vérité dans ses écrits quelconques quand il s’en prend à Kabila! Rien de tel pour Freddy Mulongo, frère de Huit Molongo Bampeta, professeur et ancien DirCab du richissime ex-gouverneur du Katanga Moïse Katumbi Chapwe, détenu dans une geôle congolaise surpris avec un revolver. De ce fait, le frère nourrit une haine à l’endroit de ceux en pointe à la MP dans le combat pro-Kabila. Pour avoir créé Kabila Désir, Tryphon Kin-kiey Mulumba est sa cible favorite. Poursuivi, l’homme vient d’échapper en appel du fait d’être... un SDF arrivé au tribunal avec femme et enfants réfugiés en France du fait... du régime de la ... «Kabilie»! De quoi émouvoir un juge français apitoyé, vaincu par telle «horreur» africaine!

1. D'abord le titre est faux. Je ne suis pas activiste "Journaliste". Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" ne sait pas analyser. Je suis Journaliste-Résistant-Patriote. Journaliste parce que c'est mon métier. Résistant parce que je dénonce et combats la dictature sanguinaire des régimes que lui Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" a toujours servi: le Mobutisme et le Joséphisme. Je rejette toutes les aliénations sur le peuple congolais et la République Démocratique du Congo, entretenues par le pouvoir usurpateur, illégal et illégitime. Je suis Patriote car je défends le Congo contre l'occupation des extrémistes criminels, pillards, voleurs et violeurs. J'aime profondément "La République Démocratique du Congo", le pays qui m'a vu naître et je suis au front de la résistance pour le Congo libre, souverain, uni, indivisible ! Je vis à Paris, comme tous les Parisiens. Serais-je un SDF comment la justice française pourrait me convoquer ? Lorsqu'on se présente à la justice, le greffier décline l'identité de celui ou celle qui est convoqué. Et dire que Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" s'autoproclame "Professeur", il ignore les usages de la justice. Il doit apprendre le fonctionnement pour le jour où il devra répondre de ses crimes avec le RCD-Goma. Je lance un défi à Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", lorsqu'il vient en France ou en Belgique, je l'invites chez moi: je veux le nourrir et le loger. Je le prendrai en charges à 10000 %. S'il manque le billet comme il est fauché comme un trou qu'il me dise.

2. Je suis Congolais, pas Katangais Mulubakat. La considération ethno-tribale comme le fait le "Muyaka de Masimanimba-Désir" ne me concerne pas, c'est trop ridicule. Je ne suis pas dans cette logique tribalo-ethique. Tous les congolais sont mes frères et sœurs. Les aînés qui se respectent sont mes grands-frères. Ceux qui sont moins âgés, sont mes jeunes frères. Les mamans sont mes mamans etc...Je ne soutiens pas quelqu'un parce qu'il est Mulubakat et Katangais. J'ai aidé beaucoup des congolais dont je ne connaissais ni père ni mère. Je suis né à Lubumbashi, j'ai grandi à Kinshasa. J'ai étudié au Kongo-Central: à Saint-Jean Bosco à Kisantu, à Kipako et à Lemfu, j'en suis très fier et reconnaissant de l'intégration et adoption. Je connais et j'ai eu la grâce de sillonner la majorité de nos provinces, 11 à l'époque. J'aime la France, j'y ai passé mon adolescence, elle est mon pays d'accueil et d'adoption. Grâce à la France et aux voyages officiels, pour mon métier de journaliste, j'ai sillonné le monde. Réduire ma personne au Katangais et Mulubakat, c'est mal me connaître. Je suis citoyen du monde, la France est mon pays d'adoption et la République démocratique du Congo demeure ma terre.

3. Le brillant professeur Huit Mulongo, que Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" n'arrive même pas à la cheville, n'a jamais volé l'Etat congolais, ni tuer un seul de ses compatriotes. Président de la société civile katangaise, il a été élu Président de la Commission Socio-Culturelle à la Conférence Nationale Souveraine (CNS), le cardinal Laurent Monsengwo s'en souvient. C'est lui qui s'est battu, a défendu et obtenu que le stade Kamanyola soit débaptisé en stade des Martyrs, que l'avenue Bokassa soit débaptisée en Franco Lwambo Makiadi... Il ne s'est pas battu pour lui-même. Le professeur Huit Mulongo a toujours enseigné. Il a même était le secrétaire académique à l'université de Lubumbashi. Il a été le Directeur de cabinet de Moïse Katumbi au gouvernorat du Katanga c'est son droit et sa liberté. Que la jalousie de Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" contre Moïse Katumbi se déboule sur le professeur Huit Mulongo, cela n'est pas étonnant. Le Fakwa ya Mbongo ya l'Etat oublie une vérité inaliénable, le professeur Huit Mulongo a dénoncé publiquement dans une vidéo avec notre confrère Cheik Fika à Bruxelles, le fait qu'Azarias Ruberwa était Rwandais. C'est la raison principale de son arrestation, pas le mascarade de l'histoire d'un revolver. Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" connait la vérité, lui qui a été garçon de course d'Azarias Ruberwa et porteur de mallette de Paul Kagamé, lorsqu'il voyageait avec son passeport rwandais que Réveil FM International a déjà publié.

Toi Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" tu enseignes où ? Et tu t'affubles le titre de professeur ! Sans doute que la vie de Kabila-Désir-Masimanimba-Désir est, comme les 5 chantiers bidon et la Révolution de la modernité, inexistante. Nullard et ignare, tu parles du professeur Huit Mulongo, le prisonnier personnel d'Alias Joseph Kabila comme étant mon frère ! Il est mon oncle, je suis son fils !

4. A la Cour d'Appel, on vérifie tout. Procédures et documents. Contrairement à Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" qui espérait impressionner les juges français par son titre de Ministre, Freddy Mulongo avait tous ses documents en ordre. C'est un mépris de la justice française que d'écrire dans sa feuille de choux le Softinternational: Poursuivi, l’homme vient d’échapper en appel du fait d’être... un SDF arrivé au tribunal avec femme et enfants réfugiés en France du fait... du régime de la ... «Kabilie»! De quoi émouvoir un juge français apitoyé, vaincu par telle «horreur» africaine!. Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" croit me ridiculiser mais c'est plutôt le Baladocrate et Picsou de la République qui est ridicule et pitoyable. La justice française est impartiale et indépendante. Elle n'est pas dans les sentiments. Des juges français appliquent la Loi de la République. Je n'étais pas à la Cour d'appel sauf mon conseil. Les juges français de la Cour d'appel ne m'ont pas vu. Comment Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" a-t-il cru que des juges français s'étaient apitoyés sur mon sort. N'est-ce pas de la méprise pour la justice française ? Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", n'est qu'un ignoble menteur. Kabila-Désir ment comme il respire. Masimanimba-Désir, l'ex-conseiller en communication de Paul Kagame, Hitler Africain, est un menteur professionnel. Je ne ferai pas honneur au Balados de porter plainte contre lui. Il est un minable petit monsieur.

Lire la suite

mercredi 13 décembre 2017

Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" doit 450.000$ au FPI!

Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" doit 450.000 au FPI, sans oublier des millions de la Fibre Optique !

Décidément, Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE", homme d'argent et ami de Mammon est poursuivi par le signe indien. Ses casseroles deviennent retentissantes: Il vient d'être débouté par la justice française dans sa plainte en diffamation contre le journaliste Freddy Mulongo. "Kabila Désir-Masimanimba-Désir" estimait que son honneur démesuré et sa dignité de baron, apparatchik, Dinosaure Mobutiste qui s'est mué en Mammouth et Tyrannosaure du régime d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, ont été bafoués par le journaliste Freddy Mulongo à Paris. Kin Liey Mulumba "MOYIBICRATE", Picsous de la République s'est autorisé de réclamé 20.000 euros ! Le 1 euro symbolique, payable en plusieurs fois consentit au journaliste Freddy Mulongo, a courroucé le dernier ministre de l'information du dictateur Mobutu Sese Seko.

Kin Kiey Mulumba K.O debout face à Freddy Mulongo

Les juges français de la Cour d'Appel de Paris en vérifiant tous les documents se sont rendus compte que la plainte n'avait même pas droit d'être et ils ont annulé le jugement du tribunal de la Grande Instance de Paris.

Debré Mpoko Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" à "Masimanimba-Désir" dans le Kwilu

L'ex-Ministre Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" a donc été débouté ! Il doit 1000 euros au journaliste Freddy Mulongo d'après l'article 700 de la justice française. Le projet machiavélique du régime de Kinshasa, faire taire le journaliste Freddy Mulongo à travers un procès. La justice française vient de déjouer ce projet ! Si Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" était un bon Ministre auprès du parlement et de surcroît "Professeur non autoproclamé", il aurait su qu'en France, les députés et sénateurs ont adopté le projet de loi tendant à la suppression du régime de l'offense à chef d'Etat étranger issu de l'article 36 de la loi du 29 juillet 1881:

Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" doit 450.000$ au FPI

"L'offense au chef de l'état constituait dans notre Ancien droit le crime de lèse-majesté. La loi sur la presse du 17 mai 1819 punissait ainsi, dans son article 9, les offenses publiques envers la personne du roi. Aujourd'hui, c'est l'article 26 de la loi du 29 juillet 1881 qui traduit cet héritage dans notre droit positif. Le législateur a entendu, dans l'article 36 de la même loi, associer les chefs d'Etat étrangers à cette protection juridique. L'article 36 étant rédigé comme suit : "L'offense commise publiquement envers les chefs d'Etat étrangers, les chefs de gouvernements étrangers et les ministres des affaires étrangères d'un gouvernement étranger sera punie d'une amende de 300 000 F".

Cette protection particulière serait nécessaire dans une société démocratique pour préserver notamment l'ordre public et les droits ou la réputation des étrangers concernés. Le délit d'offense répondrait aussi au souci du législateur de faciliter les relations internationales de la France en accordant à des hauts responsables politiques étrangers, une protection spécifique.

Or, ce régime de l'offense à chef d'Etat étranger n'est pas acceptable en l'état actuel du monde. Une série de singularités juridiques viennent en effet réduire considérablement les capacités de défense de l'auteur de l'offense à dignitaire étranger. Les auteurs de propos qualifiés d'offense peuvent ainsi être punis plus sévèrement que les auteurs de diffamations. En France et en matière de diffamation, qui correspond à l'atteinte portée à l'honneur et à la dignité d'autrui, il est toujours, s'agissant de la vie publique, possible au prévenu d'opposer l'exceptio veritatis, c'est-à-dire de rapporter la preuve de la vérité des faits allégués, ce qui l'exonère de toute peine. D'autre part, et en matière d'offense à chef d'Etat étranger, aucune réciprocité n'est nécessaire de telle manière que, même sans qu'il y ait réciprocité entre la France et le pays considéré, la poursuite est obligatoire à la demande du dignitaire étranger.

On peut enfin s'interroger sur la compatibilité de l'article 36 de la loi de 1881 avec l'article 10 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales relative à la liberté d'expression. Où est cette liberté si l'on n'est pas recevable à prouver que ce qu'on a dit est vrai ? Le même article paraît également contraire à la Convention de sauvegarde prise en son article 6 qui exige un procès équitable.

Surtout, les chefs d'Etat étrangers ne doivent pas être protégés dans tous les cas. C'est évident à une époque où la France vient de ratifier le traité instaurant un Tribunal Pénal International. Auraient-ils dû être poursuivis et condamnés automatiquement en France, ceux qui à juste titre ont tracé des portraits fidèles d'Hitler, Polpot, Pinochet, Milosevic et d'autres, alors que ceux-ci étaient en fonction ?

Le droit commun de la diffamation et de l'injure protège convenablement chacun y compris les dignitaires qu'ils soient français ou étrangers. Il est donc proposé de supprimer l'article 36 de la loi du 29 juillet 1881.

Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" doit 450.000 $ au Fonds de Promotion pour l'Industrie- FPI

La République démocratique du Congo a son Alibaba et ses 400 voleurs. Pilleurs et détourneurs des derniers publics se sont ligués pour mettre à genou la République. En effet, le Fonds de Promotion pour l'industrie (FPI) est une société public d'Etat, qui est saigné à blanc par des apparatchiks du régime. Le deal est simple et bien ouillé. Les barons du régime d'imposture et d'occupation empruntent des sommes colossales pour des projets inexistants. Et ils refusent de rembourser le FPI. Ils vont prévaloir leurs titres: Ministres, députés, sénateurs, gouverneurs...

Pour nos confrères du site du Le Monde Afrique, qui ont eu accès au rapport d'enquête du Fonds de Promotion pour l'Industrie (FPI) longtemps tenu au secret et pourtant débattu à huis clos en juin 2016 devant l'Assemblée nationale présidée par Aubin Minaku, l'un des créanciers du FPI. Ce document de 66 pages, met à mal l’ambition industrielle du pays et révèle, preuves à l’appui, les pratiques corruptives de la classe politique congolaise. Ainsi, Tryphon Kin Kiey Mulumba, ministre des relations avec le Parlement de 2014 à 2016, se serait vu octroyer un prêt de 450 000 dollars pour équiper et pérenniser l’imprimerie de son groupe de presse. Sauf que, affirme toujours le média français, cette somme n’a pas servi à contribuer à l’industrialisation du pays. “Le ministre a plutôt remboursé un précédent crédit contracté auprès d’une banque plus à cheval sur les traites”.

Les enquêteurs concluent sans ambages : « En clair, il y a détournement de fonds par les promoteurs des projets et laxisme du chef du FPI ». Selon le rapport d’enquête parlementaire, les pertes ou plutôt les détournements s’élèvent à 138 838 100, 98 millions de dollars. Parmi les bénéficiaires se trouvent nombre de députés et sénateurs congolais – parmi les mieux payés de la planète. Des gouverneurs, des ministres en exercice… Il y a aussi d’anciens membres du gouvernement et leurs proches.

Lire la suite

lundi 11 décembre 2017

Bruno Tshibala, Premier ministre d'un gouvernement quado qui fait l'Opa sur l'Udps !

Bruno Tshibala élu président de l'Udps

Comment Bruno Tshibala, 62 ans, qui est Premier ministre aux affaires, est incapable de créer son propre parti politique ? Pourquoi s'accrocher à l'Udps qui a exclu et se faire proclamer par acclamation comme à la Douma soviétique "Président de l'Udps" ? Il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Comment Bruno Tshibala, qui est le mari de la nièce de Maman Marthe Tshisekedi, l'épouse du Président Etienne Tshisekedi décédé, va-t-il s'y prendre pour occuper le siège de l'Udps ? On croit marcher sur la tête ! Dire que son folklore de congrès Udps, qui l'a plébiscité sur 494 participants, 468 ont voté Bruno Tshibala, le seul candidat en lice sans concurrents. Financé entièrement par l'imposteur de Kingakati, alias Joseph Kabila.

Haro aux fanatiques ethno-tribalistes, des inconscients de la République ! Y en a marre de ceux qui considèrent l'Udps comme le "Tshintu Tetu". Ses adeptes n'ont qu'à aller se rhabiller.

Bruno Tshibala fait son Opa sur l'Udps

L’Udps apparaît de plus en plus auprès des congolais comme la machine à fabriquer les traîtres et transfuges ! De Évariste Boshab, l'homme de main de Louis Michel qui l'a placé comme Directeur de cabinet d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, qui publia en juin 2013, un ouvrage bidon dans un style ampoulé au titre révélateur des intentions d'un homme versatile: "Entre la révision de la Constitution et l’inanition de l’Etat".

Félix Tshilombo, le fils d'Etienne Tshisekedi, qui n'a jamais pipé un mot, sur le comportement désinvolte de son ami de toujours, Samy Badibanga, un affairiste qui est allé à la mangeoire joséphiste, qui a ramassé 6 millions de dollars de sortie à la Primature, du 17 novembre 2016 au 18 mai 2017 soit 6 mois et 1 jour, et ne trouve rien à dire qu'ayant son buste le long du fleuve, il s'extasie puisqu'il est entré dans l'histoire de la République démocratique du Congo.

Félix Tshilombo qui se cache lorsqu'il appelle à manifester à Kinshasa, ne trouve mieux à faire que de sillonner les capitales occidentales pour chercher le poste de Premier ministre, pendant que son père est enterré provisoirement en Belgique. Comment faut-il dire à Félix Tshilombo que la diaspora congolaise n'a pas droit de vote. Ses pieds doivent fouler Mbanza-ngungu, Idiofa, Tshikapa, Muene-Ditu, Kolwezi, Butembo, Oicha, Isiro, Lisala...pas nécessairement Bruxelles, Paris, Londres, Washington DC. Il n'impressionne personne sauf ceux qui n'ont jamais pris l'avion et voyager.

Que dire de toutes les rencontres secrètes entre l'Udps et l'ANR, la Gestapo d'Alias Joseph Kabila, à Rome, Ibiza, Venise, Bruxelles et Paris pour une transition avec l'imposteur de trois ans. Ne sommes-nous pas entrain d'entamer la deuxième année d'une transition qui ne dit pas son nom ?

Sans visions, sans budget, sans autorité, sans reconnaissance, Bruno Tshibala est le Premier ministre d'un gouvernement quado ! Des politicailleurs opportunistes, profito-situationnistes et autres débauchés de la fameuse opposition écument son gouvernement. J'en connais plusieurs qui rasent des murs, lorsqu'ils viennent à Paris en catimini. Fourbes, roublards, ils ont honte d'eux-mêmes surtout de leurs ombres.

Bruno Tshibala est incapable de créer son propre parti

Existe-il combien des partis Udps au Congo ? La RDC vit un régime d'occupation et d'imposture. Tous les traîtres et transfuges de l'Udps contribuent au retardement de la libération du Congo, par des sanguinaires, imposteurs et extrémistes qui ne reculent devant rien.

Bruno Tshibala a été débauché de l'Udps. Aujourd'hui, il est devenu plus joséphistes que les autres Mammouths, Apparatchiks, "Miyibicrates", Ventriotes...

Lire la suite

samedi 9 décembre 2017

10 Questions à Dominique Kabongo, l’un des leaders politiques de la diaspora !

En possession d'un visa volant, Dominique Kabongo, l'un des leaders politique de la diaspora à Toronto au Canada, il a été empêché d'embarquer pour la République démocratique du Congo par la douane belge à Bruxelles, il devait participer aux assises de l'Udps aile Bruno Tshibala. Lucide, Dominique Kabongo, ne voulait pas aller à Kinshasa pour donner un quitus à Bruno Tshibala mais plutôt que ces assises ne soient que les prémices d'un grand congrès fédérateur de l'Udps. Cela fait maintenant quelques années, que Réveil FM International connait ce diplômé au Canada en Science – Po et développement international ” Honors B.A ” à l’Université ” York University au Canada. Il n'a jamais brandit son passeport congolais sur le net, pourtant Dominique Kabongo est un vrai patriote qui vibre en toute simplicité pour le Congo. Lors du Forum International pour "la liberté de la presse, pour les droits de l'homme et contre l'impunité" au Press club de Paris, le 27 mars 2014, Dominique Kabongo était le premier acteur politique congolais a être arrivé dans la salle, pourtant il réside à Toronto au Canada ! Le comble est qu'il s'est mis à aider dans l'organisation pour l'événement organisé par Roger Bongos-Afrique Rédaction et Freddy Mulongo-Réveil FM International soit une réussite. A la fin du forum, alors que tout le monde était parti, Dominique Kabongo était toujours là, pour nous encourager, manifester sa solidarité pour le travail qu'Afrique Rédaction et Réveil FM international avaient abattu pour la réussite du forum. Il répond à nos 10 questions, rapidement comme un visa volant !

Le corps du Leader Maximo Etienne Tshisekedi à Bruxelles. Toujours au funérarium ou enterré provisoirement ?

1. Réveil FM International: Le sphinx de Limeté, Etienne Tshisekedi est toujours à la morgue en Belgique. Sa dépouille n'est pas encore rentré au pays pour y être enterré. Qu'est-ce qui bloque ? Est-ce que c'est la faute du régime d'Alias Joseph Kabila comme l'a dit Maman Marthe sur TV5 ? Pourquoi Félix Tshisekedi ne s'investit-il pas autant pour que son père soit honoré et enterré dignement ?

Dominique Kabongo. La chose la plus triste est celle de l'instrumentalisation du président Etienne Tshisekedi et cela même dans la mort. C'est révoltant car son âme aire toujours et cela n'est pas conforme a nos coutumes Bantu. Maintenant à qui incombe la responsabilité et bien a mon humble avis ça commence d'abord par la famille biologique ensuite celle politique. Qu'on l'aime ou pas il faut reconnaître que Joseph Kabila avait initialement mis les moyens pour qu'Etienne Tshisekedi reçoive des obsèques digne de son rang. C'est qui est vrai est qu'également certains membres de la famille ont marchandé le retour de la dépouille d'Etienne Tshisekedi en la conditionnant à la nomination de Felix Tshisekedi comme Premier Ministre en vertu des accords de la Saint Sylvestre. Suite à l'ouverture de cette brèche nous nous retrouvons aujourd'hui 11 mois après sans résultat. C'est dommage car un homme de cette envergure mérite beaucoup mieux.

Manifestation du 30 novembre dernier, Félix Tshisekedi a reconnu son "Erreur de stratégie". Photo Réveil FM International

2. Réveil FM International: Lors de la marche du 30 nov dernier, Félix Tshisekedi, président du Rassemblement aile-13ème rue de Limeté a reconnu son erreur de stratégie, puisqu'il ne savait pas que la police allait encercler son domicile, qu'en pensez-vous ?

Dominique Kabongo. Pour conduire un pays et non pas le moindre mais la Rdc dans sa densité et complexité, il faut avoir une vision claire et savoir l'articuler dans des termes très simple. Ce que Félix Tshisekedi le président du Rassemblement nous offre, c'est du déjà vu, car les mêmes causes produisent les mêmes effets. L'heure de la confrontation frontale avec le pouvoir en place se fut le 19 décembre 2016, mais la colère du peuple a été désamorcée avec ce fameux accord de la St-Sylvestre une bourde en soi. Aujourd'hui le Président du Rassemblement tente encore une fois de plus de nous distraire avec son spectacle désolant. La population ne les écoute plus.

Députés godillots, corrompus et ventriotes au palais du peuple à Kinshasa

3. Réveil FM International: Pour 1500 dollars à chaque député godillot au lieu de 2500 dollars convenus, les applaudisseurs du palais du peuple ont tripatouillé et voté une loi électorale alambiquée qui risque d'avoir des conséquences après. La Constitution limite le mandat du président à deux mandats, pourquoi tant des manœuvres d'Alias Joseph Kabila et ses apparatchiks corrompus et mafieux ?

Dominique Kabongo. Ce n'est qu'au Congo malheureusement que l'on peut assister a une telle escroquerie. Les soit disant représentants du peuple sensés résoudre et améliorer les conditions de vie des citoyens et bien ils se font corrompre à grande échelle. Ils vendent leur âme contre des espèces sonnantes et trébuchantes...des miettes d'ailleurs. Cette classe politique est complètement démissionnaire des réalités de Congolais et il faut absolument rompre avec elle. Voila pourquoi moi j'appelle toujours au renouveau de notre société dans son ensemble ainsi qu'au renouvellement du contrat social entre les dirigeants et le peuple. L'objectif de la nouvelle loi électorale est de confisquer et étouffer les voies des petits citoyens en adoptant le format des grands électeurs. Ce n'est que dans ce format que la Kabilie pourrait asseoir leur tricherie et conserver le pouvoir. Ceci permettrez à Joseph Kabila beaucoup de flexibilité dont éventuellement d'orchestrer un scénario à la Putine-Medvedev en Russie. Nous devons dénoncer et rejeter cette supercherie.

Des migrants noirs en Libye

4. Réveil FM International: Le reportage de CNN sur l''esclavage des noirs africains en Libye a choqué. Pourtant cela faisait des mois que les ong internationales en parlaient sans qu'il y ait effet. Y-a-t-il eu manipulation pour soulever les noirs contre les arabes ? Pourquoi les chefs d'Etats africains sont bouches cousues ?

Dominique Kabongo. Absolument il y a une manipulation, je pense que les Usa se presente en pompiers aujourd'hui en Libye contre le traite des noirs alors que ils en sont responsable car en orchestrant la chute de Khadafi ,il ont plante le décor. Il faut comprendre la politique internationale pour se situer sur le dossier de la Lybie. Contenu de la crise économique qui plane toujours en occident, il faut trouver les moyens pour alimenter les économies respectives. L'Afrique redevient à nouveau le nouvel El Dorado et les intérêts de grandes puissances redessinent les enjeux en fonction des intérêts. Par conséquent il fallait absolument déstabiliser la Libye et ce que nous voyons ne sont rien d'autres que les ramifications collatéraux. N'oubliez pas les enjeux économiques qui ont justifié l'esclavage à l’époque et bien observez bien et vous les retrouverez encore aujourd'hui. A travers ce dossier libyen vous vous rendez compte à quelle point les présidents africains n'ont aucun pouvoir sur l’échiquier international. Beaucoup font preuve de manque de courage et c'est dommage. J'ajouterai aussi que ceci démontre à quel point l'Union Africaine est une coquille vide qui fait ombrage d'elle-même.

Emmanuel Macron à l'université Joseph Ki-Zerbo à Ouagadougou au Burkina Faso

5. Réveil FM International: Le président français Emmanuel Macron vient d’effectuer un voyage officiel dans trois pays africains: Le Burkina Faso, le Ghana et la Côte d'ivoire. Au l'université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou répondant à la question d'une étudiante, il a dit qu'il n'était pas là pour rétablir l'électricité à l'université et que c'était l'affaire du président de Burkina Faso. A-t-il eu raison de faire une telle déclaration ? A-t-on frôler l'incident diplomatique ? Pourquoi les étudiants africains croient-ils que les présidents occidentaux doivent tout faire pour eux ?

Dominique Kabongo. Le président Macron a dit tout haut (peut être en blaguant) ce que pensent beaucoup d'occidentaux. Si les pays africains étaient véritablement des pays souverains alors oui on aurait frôler l'incident diplomatique mais lorsque l'on se comporte toujours en subalterne et bien on encaisse tout genre des coups pour ne pas dire insultes. Les africains que nous sommes doivent cesser de rêver et attendre que les occidentaux ou asiatiques viendront résoudre leurs problèmes. Cela n'arrivera JAMAIS par conséquent, ils doivent rompre avec cette approche paternaliste et véritablement s'assumer. La jeunesse africaine doit rompre avec ces dirigeants dinosaures qui investissent seulement dans leurs clans ethniques et ne projettent rien pour leur avenir. Nous y sommes maintenant je le vois, je le sens das l'air l'heure de rupture avec le statut quo sonne. Vous n'avez qu'a observer l’effervescence qui se manifeste sur le continent pour vous faire une idée et je pense que tout partira de la RDC.

Bruno Tshibala, Premier ministre d'Alias Joseph Kabila, a ouvert son congrès de l'Udps

6. Réveil FM International: Vous devriez aller à Kinshasa pour participer au conclave de l'Udps Bruno Tshibala, la douane belge vous a empêché d'embarquer. Dites-nous, y a-t-il combien d'Udps ? Bruno Tshibala qui est Premier ministre d'Alias Joseph Kabila peut-il se prévaloir encore de l'opposition ?

Dominique Kabongo.Oui j’étais en route pour Kinshasa au moment ou nous échangeons, mais le douanier belge n'a pas voulu reconnaître le visa Volant qui m'a été octroyé. C'est quand même étrange que j'ai présenté ce visa depuis Toronto ou il n'y avait aucun problème sauf chez le colon douanier Belge qui tient des propos méprisant à l'égard du document présenté. Cela traduit ce que tout ce beau monde pensent réellement de nous, nous sommes vraiment au bas de l’échelle. Je trouve toujours que les Congolais simplifient souvent les affaires politiques aux affaires culturelles, je précise la musique. D'ailleurs nous utilisons souvent le terme Wengetisation en référence à ce groupe qui s'est divisé. C'est une erreur, l'UDPS est et un et indivisible entant que parti politique parce que c'est le parti du peuple congolais, bien qu'animé par différents acteurs, il appartient au peuple congolais, Bruno Tshibala est aujourd'hui Premier Ministre pas parce qu'il s'appelle Tshibala mais parce qu'il fait parti de l'UDPS. A tort ou a raison indépendamment d'où on se situe il est issue de Genval et la suite orchestré par le feu Président Etienne Tshisekedi donc nous vu que nous sommes ceux qui avions rejeter Genval, dialogue et la suite nous ne pouvons pas commenter sur leurs querelles intestines suite a leur accord. Cela dit Tshibala met les moyens à la disposition des assises pour le parti et moi comme beaucoup tant d'autres hauts cadres y sont conviés pour crever l’abcès et trouver des solutions pour notre parti fragilise. Et bien laissez moi vous dire que ceci est une aubaine pour traiter les problèmes de fond. Ceci peut nous permettre de déboucher sur une voie royale pour enfin résoudre cette crise qui menace la disparition de notre parti. Voila pourquoi je partais pour Kinshasa, maintenant je respecte et comprends ceux qui s'y opposent en estimant que ceci est un congres du pouvoir et tout cela peut bien être vrai car il est Premier Ministre de Kabila. Cependant moi je pense qu'il faut prendre son courage et dans ce forum émettre un point de vue contraire avec des arguments à l'appui au lieu de tout simplement rejeter et probablement contester par après. Pour moi, c'est ça faire preuve de leadership .

HRW, le rapport d'Ida Sawyer sur les mercenaires et criminels du M23 recrutés par le régime de Kinshasa pour tuer des manifestants ne plait pas aux Mammouths Joséphistes

7. Réveil FM International: Avons-nous en RDC une classe politique responsable ? Pourquoi les politicailleurs ne sautent-ils pas sur l'occasion du Rapport de HRW sur les mercenaires du M23 sont recrutés par le régime pour assassiner des congolais lors des manifestations ? Pourquoi ne dénoncent-ils pas ? Pourquoi n'exigent-ils pas une commission d'enquête indépendante puisque le régime dit que c'est du mensonge ?

Dominique Kabongo. Non pas tout, Il faut carrement une rupture avec cette classe politique interne. Nous avons besoin de renouveau, de refondement de la classe politique, une qui adhère aux valeurs de l’intérêt commun au lieu l’égoïsme et la cupidité a laquelle nous assistons aujord;hui.Le rapport de HRW et meme le fameuse nouvelle loi électorale sont des aubaines pour démontrer leurs capacités de toucher aux vrais enjeux. Malheureusement ils ne le font pas, ils ne cessent de nous parler du 31 décembre 2018 étant la fin du mandat de Joseph Kabila. A travers un tel comportement ils ne doivent être surpris d’être taxe d'accompagnateur du régime en place. Il ne faut rien espérer d'eux.

Policailleurs ventriotes, des "Mabumucrates" patentés

8. Nos politicailleurs sont incapables de mobiliser 1 millions de congolais à Kinshasa la capitale qui regorge plus de 12 millions d'habitants. Est-ce que c'est par manque des stratégies ? Ou comme les clament les autres: Nos politicailleurs sont des accompagnateurs du régime d'imposture et d'occupation ...

Dominique Kabongo. Quand vous êtes dans l'obscurantisme, vous récolterez la tempête surtout en ce moment ci. Apres tant d’années voir décennies notre pays la RDC arrive au moment de la lumière et par conséquent la solution ne peut que provenir de ceux qui sont revêtu de la vertu. Ces politicailleurs comme vous le dites si bien sont habités par des vices et par conséquent la population ne peut pas les suivre, stratégies ou pas. Effectivement je le pense aussi qu'il accompagnent le pouvoir

Le chef Kamwina Nsapu assassiné par le régime d'imposture et d'occupation

9. Réveil FM International: Le grand chef Kamwina Nsapu était-il un terroriste ? Pourquoi Alias Joseph Kabila à Kananga l'a traité de terroriste aucun Kasaïen n'a quitté la salle ? D'ailleurs pour quoi les apparatchiks Kasaïens ne soulèvent jamais le cas de son odieux assassinat ?

Dominique Kabongo. Non, le grand Chef Kamwina Nsapu n’était pas un terroriste mais plutôt un patriote et un véritable gardien du temple. Il a été assassiné en défendant une cause noble celle de protéger son territoire ainsi que ses ressortissants et ceux-la malgré la trahison inaudible des fils de la région. Je manque des mots assez forts pour décrire le comportement des politiciens kasaiens à l’intérieur face a ce énième génocide du peuple kasaien. Peut-être un jour on pourra y revenir car c'est ingérable et inacceptable, pour notre part nous avions hausse le ton a travers la tribune de l'opposition Congolaise face a la tragédie du Kasaï. Tout y est dit.

10. Réveil FM International: Qu'est-ce qui va se passer le 31 décembre ?

10. Avec cette amateurisme politique que nous voyons au pays, je crois que le 31 décembre sera une journée comme les autres si ce n'est que c'est le réveillon ou les Congolais vont encore traverser une année de désolation. J'aimerais dire au peuple Congolais que je crois fermement que le meilleur est devant nous, nous devons nous inspirez de notre histoire, celle écrite par nous mêmes, se baser sur les valeurs qui ont inspiré nos prophètes, nos pères de l' indépendance et ceux de l'Udps. Seuls nous-mêmes se libérons donc faisons nous confiance et saisissons notre destin ensemble.

Lire la suite

Paris: Hommage populaire à Johnny Hallyday !

Brigitte Macron, Laeticia l'épouse de Johnny Hallyday, ses deux fillettes et David Hallyday

En France, le cœur français bat pour Johnny Hallyday. Que dire ? Un déluge, une déferlante, une communion du peuple français avec son icône Johnny Hallyday qui est décédé à 74 ans, avec 60 ans de carrière musicale.

Le cortège funéraire de Johnny Hallyday

Rarement un chef d'Etat arrive à fédérer le peuple comme ça. La musique a rassemblé le peuple de France. La France s'est retrouvée autour de Johnny Hallyday.

Le cortège funéraire de Johnny Hallyday sur la plus belle avenue du monde

Sur les Champs-Elysées, le corbillard, où repose le cercueil blanc-crème, escorté par les motards de la police et 700 bikers, brassard noir au bras, est passé sous les vivats, de la population serrée les uns et les autres. Le cortège a rejoint la place de la Madeleine, où doit avoir lieu la cérémonie religieuse, Les chansons de Johnny Hallyday sont chantées en famille parfois de plusieurs générations différentes. Les radios musicales ont beaucoup contribué à diffuser ses chansons.

Le peuple de France à rendu un hommage populaire à Johnny HallydayJohnny Hallyday est l'homme, que la France a salué aujourd’­hui lors d’un hommage popu­laire à la hauteur de son talent et de ce qu’il représentait pour de nombreux Français. Et ils sont nombreux à être venus braver le froid en ce samedi de décembre pour venir rendre un ultime hommage à Johnny Hally­day, qui a succombé à son cancer du poumon à 74 ans. Il y a les milliers d’ano­nymes qui se sont rassemblés entre les Champs-Elysées et la place de la Made­leine, mais aussi de nombreux people et poli­tiques.

Le cercueil de Johnny Hallyday à l'Eglise de la Madéleine à Paris

Le président de la République a salué la mémoire du chanteur juste avant l'hommage religieux, face à une foule déchaînée, scandant le nom de "Johnny". "Il fallait que vous soyez là pour Johnny, parce que Johnny depuis le début était là pour vous", a déclaré le chef de l'État, obtenant petit à petit l'attention des fans réunis devant l'église de la Madeleine.

Durant son discours, le président a longuement salué les fans du chanteur ainsi que toute sa famille : "Ce deuil est d'abord le vôtre", a-t-il lancé en direction de la femme, des enfants et des petits-enfants du chanteur. "Johnny était une part de nous-mêmes : c'est un destin français", a déclaré le chef de l'Etat, face à un silence respectueux des fans présents, avant de conclure en faisant applaudir la foule pour saluer la mémoire du chanteur.

Le peuple français a pleuré son icône, Johnny HallydayA Paris, l'église la Madeleine (Marie-Madeleine, la pécheresse repentante de l'évangile) est un monumental et atypique édifice. Ouverte tous les jours, elle permet à près de sept cent mille visiteurs annuels de découvrir les richesses artistiques qu’elle renferme et de prendre un temps de prière ou de recueillement. L'hommage que la France a rendu à Johnny Hallyday à l'Eglise Madéleine, nous a fait penser à King Kester Emeneya. La grande foule composée des Résistants-patriotes-combattants, des acteurs politiques de la diaspora congolaise, des musiciens de toutes les générations et des sapeurs de tous bords, était venue pour rendre un dernier hommage au King de la musique congolaise, Kester Emeneya qui fut un homme du peuple.

Le portrait de King Kester Emeneya à l'Eglise de la Madéleine

Dommage que l'ignoble et maudit Joly Mubiala ainsi que ses "ex-Femmes Chipies" ont séquestré sa dépouille, oubliant que King Kester Emeneya était devenu un patrimoine congolais et qu'il ne s'appartenait plus et la messe a été dite sans le cercueil de ce dernier dans l'église de la Madeleine. Une première dans cette église. Pourquoi les Congolais pleurent l'icône de la musique française ? Les Congolais se rappellent encore du passage de Johnny Hallyday à Léopoldville, aujourd'hui Kinshasa. C'était en mai 1968 ! il s'était produit au cinéma Albertium, qui deviendra plus tard le cinéma Palladium, devant un public des expatriés et quelques congolais de bonnes familles.

15 mai 1968 à Léopoldville-Kinshasa, Johnny Hallyday entre en scène

Lire la suite

vendredi 8 décembre 2017

Invalides: Hommage à Jean d'Ormesson par Emmanuel Macron

Le président Emmanuel Macron a déposé un crayon sur le cercueil de Jean d'Ormesson

Comme dans ses traditions, la France a toujours honoré ses filles et fils, les plus méritants, par un hommage national à l'hôtel des Invalides à Paris. Emmanuel Macron a rendu hommage ce vendredi à Jean d’Ormesson, un « être de clarté » qui n’était superficiel « par profondeur », lors de l’hommage national à l’écrivain décédé en début de semaine à 92 ans. « Ne fût-il pas lui-même un être de clarté ? Il n’était pas un lieu, pas une discussion, pas une circonstance que sa présence n’illuminât. Il semblait fait pour donner aux mélancoliques le goût de vivre et aux pessimistes celui de l’avenir », a déclaré le président de la République.Au terme de son discours dans la cour d’honneur des Invalides à Paris, le chef de l’Etat est allé déposer sur le cercueil de l’académicien, ceint du drapeau tricolore, un crayon à papier, « un simple crayon », comme le souhaitait Jean d’Ormesson.

Le président Emmanuel Macron se récueille devant le cercueil de Jean d'Ormesson

Les anciens présidents Sarkozy et Hollande étaient présents

« C’est cette clarté qui d’abord nous manquera et qui déjà nous manque en ce jour froid de décembre. Jean d’Ormesson fut ce long été auquel pendant des décennies nous nous sommes chauffés avec gourmandise et gratitude », a salué Emmanuel Macron. Dans le parterre d’invités se trouvaient notamment, outre la famille et les proches du défunt, plusieurs membres de l’Académie française, ainsi que les anciens présidents François Hollande et Nicolas Sarkozy.

Répondant aux « esprits chagrins » qui réduisaient cette grande signature du Figaro à un simple « ludion », Macron a rendu hommage à l’auteur d'Au plaisir de Dieu, qui était de « ceux qui nous rappelaient que la légèreté n’est pas le contraire de la profondeur, mais de la lourdeur ».

Jean d’Ormesson des « failles », une « élégance dans l’inquiétude »

« Comme le disait Nietzsche à propos de ces Grecs anciens parmi lesquels Jean d’Ormesson eût rêvé de vivre, il était superficiel par profondeur », a-t-il loué. Pour le chef de l’Etat, « la clarté était trompeuse » : il y avait en Jean d’Ormesson des « failles », une « élégance dans l’inquiétude » qui le poussaient à écrire.

Le romancier, archétype de l’écrivain à la française, charmant et charmeur, est décédé dans la nuit de lundi à mardi d’une crise cardiaque à son domicile de Neuilly-sur-Seine. Homme brillant, espiègle, volontiers séducteur avec son regard bleu malicieux, l’ancien directeur général du Figaro restera comme l’un des plus grands écrivains populaires français. Tous ses livres figuraient sur les listes des meilleures ventes.

Jean d'Ormesson est décédé à 92 ans

DISCOURS DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE LORS DE LA CÉRÉMONIE D’HOMMAGE NATIONAL A JEAN D’ORMESSON

Hôtel des Invalides, Paris – Vendredi 8 décembre 2017

Messieurs les présidents, Monsieur le Premier ministre, Mesdames et Messieurs les ministres, Mesdames et Messieurs les parlementaires, Mesdames et Messieurs les académiciens, Mesdames et Messieurs les membres du corps préfectoral, Mesdames et Messieurs les membres du corps diplomatique, chère Françoise d’ORMESSON, chère Héloïse d'ORMESSON, chers membres de la famille, chère Marie-Sarah, Mesdames et Messieurs.

« Si claire est l’eau de ces bassins, qu'il faut se pencher longtemps au dessus pour en comprendre la profondeur ». Ces mots sont ceux qu’André GIDE écrit dans son Journal à propos de la Bruyère.

Ils conviennent particulièrement à Jean d'ORMESSON.

Car plus qu'aucun autre il aima la clarté. Celle des eaux de la Méditerranée, dont il raffolait, celle du ciel d'Italie, celle des maisons blanches de Simi, cette île secrète des écrivains. Celle des pentes enneigées et éclatantes où il aimait à skier, comme celles des criques de la côte turque, inondées de soleil.

Ne fut-il pas lui-même un être de clarté ? Il n’était pas un lieu, pas une discussion, pas une circonstance, que sa présence n'illuminât. Il semblait fait pour donner aux mélancoliques le goût de vivre et aux pessimistes celui de l'avenir.

Il était trop conscient des ruses de l'Histoire pour se navrer des temps présents, et sa conversation, elle-même, était si étincelante qu'elle nous consolait de tout ce que la vie, parfois, peut avoir d'amer.

Jean d’ORMESSON fut ainsi cet homme entouré d'amis, de camarades, offrant son amitié et son admiration avec enthousiasme, sans mesquinerie. Ce fut un égoïste passionné par les autres. Sans doute son bréviaire secret, était-il « Les Copains » de Jules Romains, auquel il avait succédé à l'Académie française. Berl, Caillois, Hersch, Mohrt, Déon, Marceau, Rheims, Sureau, Rouart, Deniau, Fumaroli, Nourissier, Orsenna, Lambron ou Baer… je ne peux les citer tous, mais cette cohorte d'amis, ce furent des vacances, des poèmes récités, de la liberté partagée.

Pour ceux qu’il accompagna jusqu'au terme ultime, sa présence et sa parole furent des baumes incomparables. Comme son cher Chateaubriand le disait de Rancé, « on croyait ne pouvoir bien mourir qu’entre ses mains, comme d'autres y avaient voulu vivre ».

Cette grâce lumineuse, contagieuse, a conquis ses lecteurs qui voyaient en lui un antidote à la grisaille des jours. Paul Morand disait de lui qu'il était un « gracieux dévorant », rendant la vie intéressante à qui le croisait. C’est cette clarté qui d’abord nous manquera, et qui déjà nous manque en ce jour froid de décembre.

Jean d'ORMESSON fut ce long été, auquel, pendant des décennies, nous sommes chauffés avec gourmandise et gratitude. Cet été fut trop court, et déjà quelque chose en nous est assombri.

Mais celui que l'on voyait caracoler, doué comme il l’était pour l'existence et le plaisir, n'était pas le ludion auquel quelques esprits chagrins tentèrent, d'ailleurs en vain, de le réduire.

La France est ce pays complexe où la gaieté, la quête du bonheur, l'allégresse, qui furent un temps les atours de notre génie national, furent un jour, on ne sait quand, comme frappés d'indignité. On y vit le signe d'une absence condamnable de sérieux ou d'une légèreté forcément coupable. Jean d’ORMESSON était de ceux qui nous rappelaient que la légèreté n’est pas le contraire de la profondeur, mais de la lourdeur.

Comme le disait Nietzsche de ces Grecs anciens, parmi lesquels Jean d’ORMESSON eût rêvé de vivre, il était « superficiel par profondeur ».

Lorsqu'on a reçu en partage les facilités de la lignée, du talent, du charme, on ne devient normalement pas écrivain, on ne se veut pas à toute force écrivain, sans quelques failles, sans quelques intranquillités secrètes et fécondes.

« J'écris parce que quelque chose ne va pas » disait-il, et lorsqu'on lui demandait quoi, il répondait : « je ne sais pas », ou, plus évasivement encore : « je ne m'en souviens plus ». Telle était son élégance dans l'inquiétude.

Et c’est là que l’eau claire du bassin soudain se trouble. C'est là que l'exquise transparence laisse paraître des ombres au fond du bleu cobalt. Un jour vint où Jean-qui-rit admit la présence tenaillante, irréfragable, d'un manque, d'une fêlure, et c'est alors qu'il devint écrivain.

Ses yeux aujourd'hui se sont fermés, le rire s’est tu, et nous voici, cher Jean, face à vous. C'est-à-dire face à vos livres. Tous ceux que vous aviez égarés par vos diversions, que vous aviez accablés de votre modestie, tous ceux à qui vous aviez assuré que vous ne dureriez pas plus qu'un déjeuner de soleil, sont face à cette évidence, dont beaucoup déjà avaient conscience, se repassant le mot comme un secret.

Cette évidence, c'est votre œuvre.

Je ne dis pas : vos livres, je ne dis pas : vos romans. Je dis : votre œuvre. Car ce que vous avez construit avec la nonchalance de qui semble ne pas y tenir, se tient devant nous, avec la force d'un édifice où tout est voulu et pensé, où l’on reconnaît à chaque page ce que les historiens de l'art appellent une palette, c'est-à-dire cette riche variété de couleurs que seule la singularité d'un regard unit.

La clarté était trompeuse, elle était un miroir où l'on se leurre, et le temps est venu pour vous de faire mentir votre cher Toulet. « Que mon linceul au moins me serve de mystère », écrivait-il. Votre linceul, lui, désormais vous révèle.

Nous devrons, pour vous entendre, à présent tendre l'oreille, et derrière les accords majeurs nous entendrons, comme chez Mozart, la nuance si profonde des accords mineurs.

Ce que votre politesse et votre pudeur tentaient de nous cacher, vous l'aviez mis dans vos livres. Et ce sont les demi-teintes, le « sfumato » subtil, qui vont à présent colorer la surface claire. Ce sont ces mille couleurs qui flottent comme sur de la « moire » précisément, dont Cocteau parlait en essayant de qualifier les blancs de Cézanne. Nous ne vous découvrirons ni triste, ni sombre, mais derrière votre ardeur nous saurons voir une fièvre, derrière vos plaisirs une insatisfaction, et derrière votre bonheur quelque chose d’éperdu, de haletant, qui nous touche en plein cœur.

Nous entrerons dans le secret de cette âme qui s’est si longtemps prétendue incrédule pour comprendre qu'elle ne cessa d'embrasser le monde avec une ferveur mystique, débusquant partout, au cœur de son ordre improbable et évident, ce Dieu, au fond si mal caché, dont vous espériez et redoutiez la présence et qui, peut-être, dans quelque empyrée, vous fit enfin : « la fête continue. »

Vous ne nous aviez pas si bien trompés, il est vrai. Nous savons que votre conversation la plus personnelle était réservée à ces écrivains que fascinèrent les mystères du monde, et d'abord l'insondable mystère du temps. Cheminer avec Saint-Augustin, Chateaubriand, Proust, c’est n’être point dupe des arcanes de la vie. S'entretenir par-delà la mort avec Caillois, Berl, ou votre père, c'est frayer dans des contrées parfois austères où vous alliez nourrir la force de vos livres. C'est dans ces confrontations intimes que vous alliez puiser cette énergie incomparable. Contrairement à Chateaubriand, encore lui, qui se désespérait de durer, vous avez cru qu'en plongeant au cœur des abîmes de la vie vous trouveriez la matière revigorante et universelle de livres où chacun reconnaîtrait sa condition, où chacun se consolerait de ses contradictions.

Et pour cela vous avez inventé, presque sans la chercher, cette forme nouvelle tenant de l’essai, de l'entretien, de la confession et du récit, une conversation tantôt profonde, tantôt légère, un art libertin et métaphysique. C'est ainsi que vous avez noué avec les Français, et avec vos lecteurs dans tant de pays, une relation particulière, une proximité en humanité qui n’était qu’à vous.

Le courage de l'absolu dans la politesse d'un sourire.

C'est cela votre œuvre, elle vous lie à Montaigne, à Diderot, à La Fontaine et Chateaubriand, à Pascal et Proust, elle vous lie à la France, à ce que la France a de plus beau et de plus durable : sa littérature.

C’est le moment de dire, comme Mireille à l'enterrement de Verlaine : « regarde, tous tes amis sont là. » Oui, nous sommes là, divers par l’âge, par la condition, par le métier, par les opinions politiques, et pourtant profondément unis par ce qui est l'essence même de la France : l'amour de la littérature et l'amitié pour les écrivains. Et ce grand mouvement qu’a provoqué votre mort, cette masse d'émotion, derrière nous, derrière ces murs, autour de nous et dans le pays tout entier, n’a pas d'autres causes. A travers vous la France rend hommage à ce que Rinaldi appelait « la seule chose sérieuse en France, si l'on raisonne à l'échelle des siècles ».

Évoquant, dans un livre d'entretien, votre enterrement, vous aviez écrit : « à l'enterrement de Malraux, on avait mis un chat près du cercueil, à celui de Defferre c'était un chapeau, moi je voudrais un crayon, un crayon à papier, les mêmes que dans notre enfance. Ni épée, ni Légion d’honneur, un simple crayon à papier. »

Lire la suite

jeudi 7 décembre 2017

Miko Rwayitare, l'espion Rwandais de TELECEL fut accusé de "Haute trahison" au Congo !

Miko Rwayitare de TELECEL

Le régime dictatorial et sanguinaire du Maréchal Mobutu Sese Seko était gangrené et métastasé par la corruption. Et bien, un fruit ne tombe que quand il est mûr! Mais devant l'ouragan ou la tempête de l'histoire, mûr ou pas mûr, il tombe quand même! L'histoire de TELECEL en République démocratique du Congo est prédation, spoliation, espionnage... d'après l'ouvrage de notre compatriote Frédéric Bola Ki-Khuabidans son ouvrage TELECEL-CONGO "La Prédation en République Démocratique du Congo", Harmattan 2004. TELECEL-CONGO, société privée de téléphonie mobile, a été accusée en août 1998 de "Haute Trahison" par le chef d'Etat. La position privilégiée de l'auteur va le mettre en contact direct avec le mal qui gangrène depuis 1960 la Nation et l'Etat congolais: une classe politicienne prédatrice, lâche, corrompue, irresponsable, dépourvue de patriotisme, incompétente et prête à toutes les compromissions pour servir une dictature sanguinaire. L'auteur décortique ici un exemple de la prédation nationale dont l'enrichissement individuel illicite est l'incitatif et l'absence d'Etat la cause favorable.

D'origine rwandaise, Miko Rwayitare , le richissime homme d’affaires rwandais,était porteur d'un passeport de la République démocratique du Congo, lorsqu'il quitta l'Afrique du Sud pour Bruxelles en Belgique. Il avait 66 ans âgé lorsqu'il a succombé, lundi le 24 septembre 2007, à une hémorragie suite à son opération intestinale dans un hôpital de Bruxelles en Belgique. C'est un des amis de sa famille, Servilien Sebasoni, qui était chargé de la communication au sein du Front Patriotique Rwandais (FPR) qui avait confirmé sa mort à la presse. Miko Rwayitare venait d’acheter l’Hôtel des Mille Collines, en plein centre de Kigali, par le biais d’une compagnie des hôtels appelée MIKHOR, avait sa famille au Rwanda mais sa femme vivait avec lui en Afrique du Sud. "Mille Collines" est très connu notamment dans un célèbre film controversé "Hotel Rwanda", une œuvre qui a été inspirée d’un témoignage d’un Hutu, ancien directeur de cet hôtel, Paul Rusesabagina, qui pendant près de cent jours, entre avril et juin 1994, selon ses déclarations, avait tenté de sauver les 1.268 Tutsis et Hutus modérés réfugiés dans son hôtel. Une affirmation contestée par les rescapés du génocide de 1994.

Barthos Barthélemy Bisengimana Rwema

Barthos Barthélemy Bisengimana Rwema, le tout-puissant directeur de cabinet du président Mobutu Sese Seko, de mai 1969 jusqu'en février 1977, fut aussi un grand mafieux. Rwandais de Cyangungu, il profita de sa position à la Présidence de la République pour n'accorder des bourses d'études qu'aux réfugiés Rwandais qui résidaient au Congo. C'est comme ça que Didier Miko Rwayitare, né au Rwanda en 1942 va bénéficier d'une bourse d'études à l'université de Lovanium où il a fait des études d’ingénieur et il va poursuivre ses études à l'Université de Karlsruhe en Allemagne. A son retour au Zaïre, aujourd'hui la République démocratique du Congo, il a travaillé successivement au Service Informatique de la Présidence du Zaïre et à la Sozacom, sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa, avant de devenir un prospère entrepreneur. Distributeur au Zaïre des ordinateurs Hewlett-Packard et de Rank Xerox, il fondera, par la suite, Mini Motors Zaïre (Suzuki) qui en réalité l’aidera à mettre sur pied TELECEL.

Miko Rwayitare

Plusieurs années auparavant, Barthos Barthélemy Bisengimana Rwema va convaincre le Président Mobutu Sese Seko, en complicité avec Léonbitch Kengo Wa Dondo de garder Baligaza au poste de Président-Directeur-Général de l'Office National de Poste et Télécommunication du Zaïre (ONPTZ). On fit en sorte que rien ne puisse fonctionner à l'ONPTZ: plus de distribution des courriers, plus de téléphone fixe, les agents sont impayés donc démotivés...pourrissement de la situation !

ONPTZ sera cannibalisé au profit de TELECEL

Didier Miko Rwayitare avait fait sa fortune en République démocratique du Congo (Ex-Zaïre). On dit de lui, qu'il était créateur de la première grande compagnie de téléphonie portable africaine, TELECEL, mais aussi le premier homme noir, à avoir passé un coup de fil sur un téléphone portable en Afrique ...L'américain Joe Gatt était un homme d'affaires prospère dans le Zaïre du Maréchal-Dictateur Mobutu Sese Seko. Il était même qui le Président-directeur-général de la compagnie nationale Air Zaïre à Kinshasa. Joe Gatt a fait la connaissance de Miko Rwayitare, en 1977, alors que Barthos Barthélemy Bisengimana Rwema est encore Directeur de cabinet du Président Mobutu Sese Seko, pour quelques mois encore.

Joe Gatt, l'américain associé de Miko Rwayitare pour TELECEL

Six ans plus tard, Miko Rwayitare qui dirige alors une société d' importation de systèmes bureautiques, va proposer comme par la magie de réfléchir à Joe Gatt, qui est devenu l'ex-patron d'Air-Zaïre, d'installer un réseau de téléphones portables dans un pays où le réseau de lignes fixes est en train de s' écrouler. Vingt-quatre mille lignes pour 30 millions d'habitants, c'est six cents fois moins qu'aux Etats-Unis.

La valise de Mobutu

Aucun des deux hommes n'a la moindre compétence dans ce domaine si neuf à l'époque . Dans les pays où les premiers réseaux de portables ont été mis en place, les tarifs sont si élevés que "même mes avocats de New York me disaient que c'était au-dessus de leurs moyens", raconte Joe Gatt devant la famille et les amis. Le téléphone portable au Zaïre ? Cela ressemble à une mauvaise blague. Impossible de trouver des téléphones, impossible de définir la licence.

Didier Miko Rwayitare et Joe Gatt, devenus des associés vont à la recherche de solutions techniques au Japon puis aux Etats-Unis. Les téléphones portables - en forme de briques - des années 1980 seront bientôt présentés par Miko Rwayitare et son associé au président Mobutu Sese Seko en voyage aux Etats-Unis en 1985.

"Quand il l'a essayé et qu'il a appelé la présidence, j'ai su qu'il était tombé sur quelqu'un de la famille. Il disait : peux-tu répéter pourquoi tu as besoin que je t'envoie de l' argent. Pour acheter un nouveau quoi ?"

Miko Rwayitare et Joseph Gatt, font cadeau au Maréchal-Dictateur Mobutu Sese Seko 10 téléphones portables de marque Motorola, pour son usage personnel et celui de son entourage. Les premiers téléphones cellulaires présentés au dictateur Mobutu étaient lourds comme des briques. Mais Mobutu était désormais capable d'appeler de partout où il était ses proches conseillers et sa famille. Ayant parvenu à le séduire, le reste était facile.

En 1986, Miko Rwayitare acquiert une entreprise de technologie mobile américaine en difficulté, la Cellular Development Technology (CDT), qui avait déjà créé la plate-forme de réseau analogique AMPS aux États-Unis. Il va injecter, pour ce faire 200.000 $ et un prêt d'un fonds d'investissement canadien pour acquérir la CDT. Puis, le Président Mobutu va lui faciliter la tâche en autorisant l'implantation au Zaïre du premier réseau mobile africain. C'était une aubaine pour le Zaïre car à cette époque-là, il n'y avait pas de licences de télécommunication privées en Afrique et le gouvernement zaïrois ne savait pas comment en construire un.

Miko Rwayitare avait engagé un cabinet d'avocats français pour rédiger une législation qui permettrait à TELECEL d'exploiter officiellement et légalement un réseau de télécommunications au Zaïre.

En 1987, après avoir accepté le projet et l'avoir promulgué comme loi, le gouvernement zaïrois accorde à TELECEL une licence d'exploitation en échange de 1,5 million de dollars. Dès sa première année d'implantation, TELECEL enregistre 3.000 abonnés sur l'étendue du Zaïre. A ce moment-là, le service était limité à la région de Kinshasa et ses clients étaient entièrement composés de hauts responsables du gouvernement zaïrois, des chefs d'entreprises et d'expatriés.

Quelque temps après, Miko étend son réseau sur l'ensemble du territoire zaïrois et, au début des années 90, il créé "TELECEL International" (en s'associant avec d'autres investisseurs privés). Le réseau est alors étendu dans 13 pays africain, en plus du Zaïre : Bénin, Burkina Faso, Burundi, Centrafrique, Côte d'Ivoire, Gabon, Niger, Ouganda, Tchad, Togo, Zambie et Zimbabwe. "TELECEL International" deviendra, historiquement parlant, le premier opérateur privé de téléphonie mobile en Afrique. En 2000, TELECEL comptait plus de 400.000 abonnés dans les 13 pays, avant que 80% des actions détenues par les actionnaires fondateurs ne soient vendues, en avril 2000, pour 413 millions de dollars au groupe égyptien Orascom Telecom.

Mai 1997, Mobutu Sese Seko, Nelson Mandela et Laurent-Désiré Kabila dans le bateau SAS Outeniqua

Qui tient la communication d'un Etat, tient le pays. TELECEL a fonctionné à ses débuts avec les équipements de l'ONPTZ qui a été cannibalisé au profit d'une société privée. Le Maréchal-Dictateur pour son intérêt personnel a vendu le pays. De 1986 à 2000, la communication de la République démocratique du Congo était entre les mains de Didier Miko Rwayitare et de son associé américain. Le Front Patriotique Rwandais de Paul Kagamé a bénéficié des services de Miko Rwayitare. Tous les dignitaires étaient abonnés de TELECEL. Lorsque le Maréchal-Dictateur Mobutu Sese Seko s'est ravisé et a autorisé COMCELL pour faire concurrence à TELECEL s'était déjà trop trop tard. Miko Rwayitare avait plus d'abonnés que Jean-Pierre Bemba. En 1996, lorsque la guerre a commencé à l'Est avec le prétexte de chasser Mobutu parce que la Conférence Nationale Souveraine (CNS) a décidé de retirer la nationalité congolaise aux Banyamulenge, le pays était déjà miné.

Au Kivu, Mulenge est une colline qui ne peut jamais engendrer ! Hier, ils étaient des Banyamulenge et aujourd'hui, ils s'autoproclament Tutsis-congolais. Un ethnie qui n'a jamais existe en RDC. Durant toute la guerre d'agression Rwando-Ougando-Burundaise, les Tutsis et leurs alliés congolais vont emboucher la trompette de la défense des Banyamulenge. Avec des généraux devenus des commerçants, des politicailleurs rêveurs, des dignitaires corrompus...TELECEL entre les mains de Miko Rwayitare qui soutenait Paul Kagamé au Rwanda, comment pouvait-on faire face ? Le Maréchal-Dictateur Mobutu Sese Seko en prononçant cette phrase:"J'ai été poignardé dans le dos ! Avait-il pensé à ses anciens partenaires et soutiens qui l'avaient abandonné...y compris Miko Rwayitare avec son TELECEL ?

Lire la suite

mercredi 6 décembre 2017

André Bokundoa installé, l'Eglise du Christ au Congo débute son arggiornamento !

André Bokundoa,président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC)

Élu en août et installé officiellement le samedi 25 novembre dernier, le pasteur André Bokundoa et son équipe doivent travailler dur pour redonner aux protestants congolais la fierté d'appartenir à la grande famille des Réformes. Il faudra renforcer l'identité protestante, vivre l'unité dans la diversité et lutter contre les conflits qui gangrènent les communautés de base. Pour y arriver le changement, c'est maintenant. L'arggiornamento s'impose pour la deuxième grande institution religieuse de la République démocratique du Congo. Finie la période du sel sans saveur et de la lumière que l'on cache sous le lit ou sous le boisseau ! Le "Mokristo Azali Mwinda" doit redevenir une réalité. Le protestantisme congolais a beaucoup perdu, il doit revenir à l’Évangile qui libère ! L'ECC n'a pas à copier le monde mais à le transformer. Les accointances des autorités ecclésiastiques aux politicailleurs congolais ont desservi l'Eglise. Même l’Évêque Jean Bokeleale, le premier président de l'Eglise du christ au Congo, la plus grande fédération protestante au monde, n'était pas allé si loin dans la soumission des protestants à l'égard d'un régime dictatorial. Marini Bodho, son successeur est le pire président de l'ECC que les protestants congolais aient connu. Avec lui, l'ECC est devenu un paillasson où Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, l'imposteur qui règne par défi, s'est toujours essuyé les pieds ensanglantés en toute impunité. Mieux, Marini Bodho, président de l'ECC a présidé le Sénat godillot, caisse de résonance d'une dictature avec des sénateurs applaudisseurs et corrompus. Pourquoi ne l'a-t-on pas démissionné de l'ECC ? Marini Bodho aura contribué à l'abaissement des protestants, à la honte de ces derniers de se reconnaître protestants, à cause des dérives et bévues. Même les églises évangéliques qui n'ont pas une tradition d'épiscopalisme ont maintenant des évêques et archevêques...le déviationnisme d'un protestantisme frelaté. Le nouveau président national de l’Eglise du Christ au Congo (ECC), André Bokundoa Bolikabe a le soutien de la majorité des protestants congolais, ainsi que ceux de la diaspora pour réformer l'ECC, le remettre sur les vrais rails de l’Évangile. Il a 6 ans du pain sur la planche.

Zénith de Strasbourg. Protestants en fête, le professeur Honoré Muenyi Kamuinga, le président de l'ECC André Bokundoa et le pasteur Philippe Kabongo

Allocution du président national de l'ECC à l'occasion de son installation officielle

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Représentant du Chef de l’Etat

Monsieur le Président de la Cour Constitutionnelle,

Monsieur le Premier Président de la Cour Suprême de Justice,

Messieurs les Procureurs Généraux de la République,

Honorables Sénateurs et Députes nationaux,

Messieurs les Ministres et membres du Gouvernement,

Messieurs et Mesdames, les Chefs des Confessions Religieuses,

Monseigneur l’Archevêque, Président Honoraire de l’ECC,

Messieurs les Ambassadeurs et Chefs des Missions diplomatiques,

Messeigneurs et Révérends, Représentants les Communautés de l’ECC,

Monsieur le Bourgmestre de la Commune de Lingwala,

Bien Aimés dans le Seigneur,

A vos titres et qualités respectifs, que la grâce et la paix vous soient accordés de la part de notre Seigneur Jésus-Christ, Sauveur de l’humanité !

Au nom de notre organisation, l’Eglise du Christ au Congo et au mien propre, nous avons l’immense joie et l’honneur de vous accueillir dans cette cathédrale du premier centenaire protestant, nous légué par l’évêque Jean BOKELEALE, notre premier Président National, pour cette cérémonie sacerdotale de notre prise des fonctions en tant que Président National et Représentant Légal de l’Eglise du Christ au Congo.

Vous vous souviendrez qu’il s’est tenu à Kinshasa, du 14 au 19 Août de l’année en cours, un Synode national électif de l’Eglise du Christ au Congo, au cours duquel, l’ensemble des communautés protestantes membres et organismes associés ont porté leur choix sur ma modeste personne, en me choisissant comme Président National et Représentant Légal, pour conduire, avec le soutien de Dieu Tout Puissant, la destinée de cette Eglise pour un mandat de 6 ans.

Avant toute chose, c’est ici l’occasion pour moi de rendre grâce à Dieu pour cette consécration et remercier très sincèrement toutes les communautés membres à travers elles, tous les protestants de la République Démocratique du Congo, pour le soutien combien indispensable à l’accomplissement de ce ministère sacerdotale.

Comme vous le savez bien, nous prenons ces responsabilités à une période très particulière de l’histoire de notre Eglise et de notre Pays, la République démocratique Congo. Une période qui nécessite plus que jamais la mutualisation des efforts pour faire face aux défis multiples qui menacent notre existence entant qu’Eglise et nation.

Créée depuis 1970, l’Eglise du Christ au Congo est aujourd’hui confrontée à plusieurs défis dont les plus importants sont la gouvernance de ses ressources humaines, matérielles et financières ainsi que la perspective d’une vision novatrice axée sur le développement et la lutte contre la pauvreté grandissante de nos populations.

Notre pays traverse, quant à lui, une période d’incertitude liée à la non-organisation, dans les délais constitutionnels des élections générales qui devraient aboutir à une alternance à la tête du pays et une occupation régulière de l’arène politique par des élus à tous les niveaux de l’Etat ; laquelle situation occasionne une série des contestations qui ne favorisent guère un climat de paix et de développement.

C’est devant cette double réalité que notre mandat en tant que Président national de l’ECC débute.

Aussi, considérant notre rôle de pasteur, berger du troupeau de notre seigneur Jésus-Christ, nous nous engagerons à :

1. Renforcer l’identité protestante de l’Eglise.

Dans l’unité de l’ECC, le contexte actuel voudrait que notre Eglise s’affirme et confirme son identité en tant qu’Eglise protestante dans le concert des Eglises chrétiennes de la RDC. Une Eglise du Seigneur Jésus-Christ au service de la population pour son bien être holistique dans le respect de l’éthique et valeurs protestantes. Affirmer par la lumière de toute chose et la présentation des bonnes œuvres (Mathieu 5, 16). Ceci nous exige donc de repenser la vision évangélique de l’ECC par la mise en place des programmes et projets ayant pour objectif le renforcement des capacités des cadres à tous les niveaux.

2. Lutter contre les conflits qui gangrènent les communautés membres.

Les conflits de leadership sont devenus un ‘’cancer’’ dans la plupart des communautés membres de l’ECC. Comme nous le savons tous, les conflits ne favorisent pas le développement du ministère pastoral et la proclamation de l’évangile de notre Seigneur Jésus-Christ. Cette situation depuis bientôt deux décennies a affaiblit beaucoup de nos communautés membres créant ainsi un exode massif de nos fidèles vers d’autres Eglises. Dans le respect des textes réglementaires qui nous régissent, l’ECC en tant que garant de l’identité protestante doit s’impliquer dans la résolution pacifique des conflits qui gangrènent notre Eglise. Nous devons avoir comme Objectif zéro conflit au sein de notre Eglise à l’horizon 2023, en créant l’unité dans le chef de chaque couche de notre Eglise. Le ‘’nous’’ et non le nous majesté mais le ‘’nous commun’’ (Génése 1, 26).

3. Renforcer le partenariat au niveau local avec les institutions étatiques et privées

Notre pays dispose des potentialités énormes. Il est anormal que nos communautés croupissent dans la misère et la pauvreté. Notre propre expérience avec la communauté (CBFC) nous a montré que nous pouvons localement produire des richesses pour soutenir l’œuvre du Seigneur Jésus-Christ. Nous devons mobiliser nos propres efforts et ensuite créer des alliances avec les autres, pour l’intérêt de l’Eglise. Pour y parvenir, il est indispensable que nous puissions nous mobiliser localement en vue de promouvoir les potentialités de notre église et ensuite renforcer divers partenariats avec les institutions étatiques et privées au niveau national et international pour le développement de notre Eglise en particulier et la population congolaise en général.

4. Améliorer l’image de l’Eglise auprès des partenaires financiers extérieurs

Aujourd’hui, l’image de notre Eglise est un peu ternis auprès de la plupart des partenaires extérieurs suite à la mauvaise gouvernance des ressources nous allouées. Nous devons tous travailler pour améliorer l’image de l’Eglise à travers les mécanismes d’une gouvernance basée sur la redevabilité et le contrôle citoyen, seuls capables de redorer l’image et la fierté dont jouissaient les Eglises protestantes à l’époque de nos pères fondateurs. L’image de l’Eglise primitive à nos jours sera facile si et seulement si ces leaders approfondissent l’esprit de Jean 21,15-17.

5. Renforcer la présence et la participation aux réflexions et analyses nationales sur les questions socio-économiques touchant à la vie de la population

Depuis plusieurs décennies, la RDC connait une situation désastreuse sur le plan socio-économique. L’Eglise qui accompagne l’Etat dans la recherche du bien-être de la population, ne peut pas rester indifférente face à cette situation. Pour ce faire, l’Eglise doit être présente dans les espaces de réflexions et d’analyses sur les questions sociales, économiques et de développement durable. Elle doit également disposer des outils qui serviront à la fois de collecter les informations, le monitoring, la sensibilisation, le plaidoyer et la recherche sur la problématique de la gouvernance des ressources naturelles, source des conflits dans notre pays.

Voilà quelques idées forces sur lesquelles nous fondons notre projet pour l’avenir de l’ECC que nous pensons réalisable avec le soutien de notre Seigneur Jésus-Christ, en mettant en pratique le principe du travail qui est d’assujettir la terre. (Genèse 1, 27).

S’agissant de la situation du pays, il nous faut savoir que notre cher et beau pays est actuellement en train d’écrire une nouvelle page de son histoire, j’en appelle donc à toute la classe politique à privilégier une voie de sortie de cette crise, je cite, le dialogue et la compréhension mutuelle. Les deux acceptions, constituent à notre sens, des moyens efficaces dans les résolutions de nos différends. Arrêtons de nous déchirer, enterrons-nous intérêts égoïstes pour promouvoir les aspirations de la population. Cette population qui souffre, dont les cris traverses la toge pastorale pour atteindre Dieu, et Dieu nous interpelle en tant que bergers. Il est nécessaire et impérieux dans notre rôle de gardien du temple, de pouvoir au cours de notre mandat, promouvoir la mission première de l’Eglise, celle d’être la sentinelle au milieu de la nation et lumière du monde ; contribuer à la démocratie, aux respects des droits de l’homme, des libertés individuelles et des personnes marginalisées.

Pour notre part, nous nous engagerons à contribuer pour que les élections crédibles et apaisées se tiennent dans notre pays dans les délais raisonnables en évitant à ce que le sang des innocents ne continus à couler utilement.

Bien Aimés dans le Seigneur, le plus long chemin de la vie commence par un pas, nous venons de commencer ce pas aujourd’hui grâce à notre Seigneur Jésus-Christ ; en espérant que chacun de nous remplira la part de sa mission. Nous avons dit. Que Dieu vous bénisse.

Que Dieu bénisse le peuple congolais.

Que Dieu bénisse l’Eglise du Christ au Congo.

Prof. Rév. BOKUNDOA-bo-LIKABE André

Président National et Représentant Légal de l'ECC

Lire la suite

mardi 5 décembre 2017

Kin Kiey Mulumba : Le procès de la honte du pouvoir joséphiste à Paris !

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE"

Le patriarche de la résistance congolaise, Prof. Rév. Julien Kaseya-Ciakalou Ciakudia n'y va pas par quatre chemins. Kin Kiey Mulumba "MOYIBICRATE" qui vient d'être débouté par la justice française dans son accusation en diffamation contre le journaliste congolais Freddy Mulongo, était le cheval de Troie qui cachait le régime d'imposture et d'occupation dans un procès qui n'avait pas lieu d'être. Baladocrate, Zobacrate, Kin Kiey Mulumba aura passé toute sa vie à servir les dictatures: Celle de Mobutu durant les 32 ans de son règne et celle d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, 16 ans durant. Alors que le Maréchal-dictateur fuyait Kinshasa, son dernier ministre de l'information KIN KIEY MULUMBA déclarait devant la presse: Le président Mobutu est parti se reposer à Gbadolite, il revient dans quatre jours.... Incroyable ! La scène se déroule le 16 mai 2017. Le porte-parole du gouvernement, KIN KIEY MULUMBA s’avance vers des micros pour lire le compte-rendu du conseil de ministres qui n'a jamais eu lieu annonçant le départ de Kinshasa du dictateur Mobutu. Le "MOYIBICRATE", fieffé menteur a lui-même annoncé le départ de Mobutu, inventant son texte, engageant ainsi toute une "Nation". Quel toupet ? Le "BALADOCRATE" s'en vante, alors même il a agi sans scrupules et sans honte, en ne pensant qu'à sa petite personne. Il a débité des mensonges sur le départ de Mobutu, une heure avant que lui-même ne puisse fuir, le Zaïre, en traversant le fleuve Congo à pied ! Avec son Kabila Désir-Masimanimba Désir, le flagorneur a redoublé d'ardeur en flatterie du régime sanguinaire de Kinshasa. Avec l'aplaventriste KIN KIEY MULUMBA, c'est toujours du réchauffé. Il suffit de remplacer le nom de Mobutu Sese Seko par celui de Alias Joseph Kabila pour comprendre que c'est le même logiciel rouillé, enrayé qui est servi à tous les dictateurs qui trônent sur le Congo. Le caméléon politique prend toujours la couleur de son époque, il s'adepte. Membre influent du RCD-Goma, mouvement criminel pro-rwandais, Kin Kiey Mulumba n'a jamais dénoncé des crimes qui'ils ont commis en tuant des congolais, enterrant des femmes vivantes à Mwenga et Makobola ! Avec son passeport rwandais, Kin Kiey Mulumba était au service de la communication de Paul Kagamé, Hitler Africain.

Picsous de la République, magouilleur et combinard Kin-Kiey Mulumba "Debré Mpoko" est l'un des 400 pillards du Congo. Hautain, orgueilleux et parvenu, Kin-Kiey Mulumba "Debré Mpoko" est un Moyibicrate hors pair. Mis à part son vol de l'argent de la fibre optique, son nom se retrouve sur toutes les listes de ceux qui pillent la nation congolaise.

L'esprit des vampires Mobutistes plane toujours, il est ancré dans le régime d'imposture et d'usurpation qui règne par défi au Congo-Kinshasa. Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" avait réussi à faire croire aux Zaïrois que Mobutu était un demi-dieu en le faisant apparaître sur les nuages. Ventripotent, mangeriste et opportuniste Tryphon Kin Key Mulumba fait partie des "Bakalaka Ba Sundola Mayele Pe Ba Zanga Soni".

Le patriarche Julien Kaseya-Ciakalou Ciakudia à Londres

Tout flatteur vit au dépend de celui qui l'écoute. Le patriarche de la résistance congolaise, Prof. Rév. Julien Kaseya-Ciakalou Ciakudia revient ici sur Le procès de la honte du pouvoir joséphiste à Paris !. Il fait une révélation que nous n'avions pas à l'esprit. Au fait le procès à Paris ne concernait pas KIN KIEY MULUMBA contre le journaliste FREDDY MULONGO. Le régime de Kinshasa a instrumentalisé le procès et s'était caché derrière KIN KEY MULUMBA pour bâillonner, museler, faire taire le journaliste FREDDY MULONGO de surcroît discréditer tous les journalistes et activistes congolais de la diaspora.

KIN KEY MULUMBA est la typologie caractéristique meme d'un véritable sous-homme Congolais: margoulin de naissance, traître, menteur, manipulateur, cupide, égoïste, aventurier, immoral, il est en fait la copie conforme du mobutuisme multi-face, doublé de seigneur de guerre et même de josephiste Kabila désir !

il fut tout d'abord chantre griot du parti unique Mouvement Populaire de la Révolution ( MPR) et le dernier ministre de l'information du dictateur Zaïrois Mobutu Sese Seko ( mai 1997). Mobutu désir ...

Comme un cameleion changeant sa peau au regard de son nouvel environnement , peu après le déclin du pouvoir dictatorial qui l'avait façonné, KIN KIEY MULUMBA se métamorphosa en 1998 par la suite en porte-parole du terroriste sanguinaire pilleur Tutsi Rwandais Paul Kagame avec son invention d'agression RCD-Goma, à l'Est de la République démocratique du Congo.

Du mobutuisme our et dur jusqu'à dernière seconde de la chute de Mobutu, sans honte aucune, le même Kin Kiey trouvera un après des nouveaux amis et partenaires de circonstance; tous des seigneurs de guerre jusque là encore impunis par la justice nationale ou internationale pour des nombreux crimes de guerre, sexuels, humanitaires, économiques, génocide et autres graves crimes imprescriptibles : AZARIAS RUBERWA, JAMES KABAREBE, MOISE NYARUGABO, Alexis TAMBWE MWAMBA, MBUSA NYAMWISI, LAMBERT MENDE OMALANGA, JOSE ENDUNDU, ROGER LUMBALA, KALALA SHAMBUYI.....la liste est longue et se trouve contenue pour l'histoire dans les archives des Nations-Unies et des organisations internationales, en attendant le temps propice.

Je me souviens encore qu'en 1999, juste après le déclenchement de la guerre d'agression Rwando-Ougandaise, sur la demande du President Laurent-Desire Kabila, en ma qualité de prince de Bakwanga, j'ai du accepter la mission de guerre au risque incalculable et sans compensation aucune, d'ouvrir et diriger un bureau de représentation du Commissariat General de la Reinsertion de la Présidence de la République au Kasai-Oriental avec le siège à Mbuyi-Mayi, avec comme objectif de contraindre ces Fils cupides égarés et leurs maîtres Tutsis rwandais qui voulaient s'emparer de la ville de Kabinda puis de Mbuyi-Mayi afin de mettre mains-bas sur la Minière de Bakawanga (MIBA) et ses diamants pour rapidement en finir avec le pouvoir de LD Kabila.

Une fois sur terrain à Mbuyi-Mayi, avec mes deux collaborateurs de taille, le général de L' armée provincial MUFU VINDICIEN ( Ex- Gendarme Katangais-Shaba I et Shaba II ) et le général Zimbabwéen, nous avions pu repousser avec l'aide de nos camarades Hutus, toute cette bande des Fils égarés de l'ex-ZAIRE devenus subitement seigneurs de guerre et leurs maîtres Tutsis.

Juste après l'assassinat de Laurent-Désiré Kabila, C'est donc par le biais d'un faux dialogue dit Inter-Congolais, plus tard à Sun city et Pretoria en Afrique du Sud que ces loups mobutuistes, une bande des traîtres et cupides appuyés par leurs nouveaux maîtres Tutsis Rwandais Museveni et Kagame .... une bande d'agresseurs et pilleurs, signèrent la capitulation du Congo avec leur gouvernement 1+4=0 de triste mémoire.

C'était donc un acte de grande traîtrise au sommet de l'Etat qui m'a poussé à prendre volontairement le chemin de l'exil en 2003 pour combattre à la De Gaule à partir de Londres, cette monstruosité politique qui a élu domicile dans notre pays, une imposition de fait qui invite à une résistance farouche des patriotes et des résistants afin de bouter dehors les occupants et leurs cohortes d'infiltrés et des collabos.

C'est donc avec la facilitation de leur infiltré tutsi rwandais devenu chef de l'Etat de la RDC après l'assassinat non encore élucidé en janvier 2001 de Laurent-Désiré Kabila avec la complicité de Hippolyte Kanambe Kazembere, fils Tutsi baptisé Joseph Kabila.

Aujourd'hui le faussaire se prénomme Joseph Kabila, pourtant le kadogo qui est arrivé au Congo avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière fut d'abord connu sous le nom de Commandant HYPPO, au déclenchement de la guerre de libération en 1996 contre Le dictateur Mobutu, alors qu'il était perçu évoluant au côté de son oncle général tutsi rwandais James Kabarebe et ce, pendant l'avancée de l'AFDL de l'Est à l'Ouest de notre pays.

Un an après la prise de pouvoir de Laurent-Désiré Kabila, soit le 02 août 1998, des Tutsis décidèrent d'agresser la République démocratique du Congo. Ils se serviront pour cela des déchets mobutuistes.

C'est ainsi que KIN KIEY MULUMBA, deviendra seigneur de guerre RCD-Goma, profitant alors de cette situation pour se refaire une santé politique en occupant des postes ministériels; comme toujours en usant de ce qu'il sait mieux faire depuis sa grande école de Makanda Kabobi, du djalelo et de sakayonsa : la flatterie et l'extrême cupidité sans aucune considération des valeurs éthiques. Rapidement en bon mobutuiste expert en la matière, il ne tarda pas à recommencer sa sale besogne de corruption et de détournement de fonds publiques.

Il a fallu la perspicacité d'un journaliste international et patriote, Freddy Mulongo du Réveil FM International, au départ de Paris pour mener des enquêtes et révéler par la suite au monde entier par sa plume patriotique, le grand détournement de fonds que Kin Kiey MULUMBA venait d'opérer dans le dossier fibre optique, au ministère de poste et télécommunication dont il avait la charge.

Et voilà que par peur que ce journaliste international bien outillé ne puisse pas continuer à révéler au monde entier le mécanisme même du fondement du pouvoir josephiste d'occupation et de pillage tutsi, et ce avant le rapport Mapping en 2010 et Panama Papers en 2016, ou même du groupe d'études de New York, il a fallu faire taire l'homme dans sa nouvelle résidence même à Paris, d'où la plainte à caractère d'intelligence politique voilée en diffamation.

Derrière la plainte de Kin Kiey MULUMBA se cachait toute la Kabilie Josephiste avec comme objectif, déposséder le journaliste Patriote Freddy MULONGO de sa plume qui dénonce, qui derrange et fait mal à la fois .... pour ensuite le ridiculiser à la face du monde comme un simple intru sans maîtrise de la déontologie de son métier journalistique .... et cela sans compter avec la capacité supérieure de ce dernier.

Et voilà qu' au dernier degré non seulement la justice française a débouter le plaignant mais à démanteler toute la manœuvre josephiste. Le dernier jugement à non simplement ridiculiser KIN KIEY MULUMBA mais dévoilé la face caché de l'imposteur de Kingakati et son service d'intelligence ANR.

Lire la suite

vendredi 1 décembre 2017

Cour d'Appel de Paris: Kin Key Mulumba MOYIBICRATE KO Debout face à Freddy Mulongo !

Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE"

L'histoire retiendra, qu'un Tout-Puissant Ministre congolais et apparatchik d'un régime dictatorial, avait accusé son compatriote journaliste devant les juges Français à Paris ! Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" Alias "Debré Mpoko", ministre de PTT du régime d'imposture et d'occupation, d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, porta plainte en diffamation, à Paris, contre le journaliste Freddy Mulongo de Réveil FM International. Pour le tribunal de Grande Instance de Paris, le journaliste devait payer 1 euro symbolique au lieu de 20.000 euros réclamés par l'homme de "Masimanimba Désir-Kabila Désir" ! Fieffé menteur, magouilleur patenté, le dernier Ministre de l'information du dictateur Mobutu Sese Seko, avant de rejoindre le RCD-Goma, mouvement rebelle pro-rwandais et de devenir le fayot, flagorneur du régime sanguinaire de Kinshasa, Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" avait mobilisé les médias de Kinshasa acquis au régime: Taupe Congo, Digital Congo, Télé 50... y compris sa feuille de choux le Soft pour pourfendre le journaliste Freddy Mulongo à Paris racontant et inventant des mensonges, comme dans un pays communiste.

La Cour d’appel de Paris a infirmé le jugement de première instance et constaté la nullité de l’assignation du 20 janvier 2016 ainsi que la prescription consécutive de l’action en diffamation dirigée contre le journaliste Freddy Mulongo. M. KIN-KIEY MULUMBA est par conséquent débouté de toutes ses demandes et est condamné à verser au journaliste Freddy Mulongo une somme de 1.000 € au titre de l’article 700 du Code de procédure civile.

"Debré Mpoko" Alias Kin Key Mulumba "MOYIBICRATE" a sous-estimé l'adversaire. Paré dans son costume noir et cravate, tenue des membres de la Primacuria, Al Capone de l'argent de la fibre optique avait cru que la justice française serait intimidée par son titre de "Ministre d'Alias Joseph Kabila" ! La justice en France est l'un des piliers de la démocratie. Elle est libre et indépendante. "Moto Na Libandi", mangeur à tous les râteliers aura-t-il le courage d'écrire dans sa feuille de choux qu'il a été débouté à la Cour d'Appel à Paris face au journaliste Freddy Mulongo ?

Lire la suite

Nouvelle-Calédonie: "Fin Négociateur", Edouard Philippe descend à Nouméa !

2 novembre, le Premier ministre Edouard à l'hôtel Cassiny avant l'accord politique sur la Nouvelle-Calédonie

Nouvelle-Calédonie patate chaude ? Oui et non ! L'archipel du Pacifique Sud, français depuis 1853, est l'une des clefs de la réussite du quinquennat Macron ! Le Premier ministre, Edouard Philippe est un fin négociateur, il aime négocier et doit atterrir à Nouméa La Tontouta en soirée. Un déplacement sensible à un an d'un référendum historique sur l'indépendance. En politique, rien ne vaut le terrain. Le 2 novembre dernier, à Matignon, en s'investissant jusque très tard dans la nuit, un accord politique a été trouvé entre indépendantistes et non indépendantistes Calédoniens en présence du Premier ministre. Edouard Philippe arrive à Nouméa pour "faire le point sur les travaux qui doivent se poursuivre" avant la tenue du référendum, prévue au plus tard en novembre 2018.

Comme François Hollande en 2014, Edouard Philippe se recueillera sur les tombes des caciques Jacques Lafleur, loyaliste, et Jean-Marie Tjibaou, indépendantiste, dont la poignée de main avait scellé la sortie de crise en 1988. Sur les îles Loyauté, il honorera aussi la mémoire du tirailleur kanak Kalépo Wabete, mort au front en 1918 et récemment rapatrié.

Lire la suite

mercredi 29 novembre 2017

Burkina Faso: Photos et discours d'Emmanuel Macron à Ouagadougou!

Burkina Faso. Le président Emmanuel Macron et son homologue Burkinabé Kaboré

Les jeunes étudiants de l'université Joseph Ki-zerbo à Ouagadougou ressemblent à tous les étudiants de l'Afrique francophone. Emmanuel Macron a été élu par les Français. Il est légitime mais doit d'abord répondre aux aspirations et attentes du peuple français. Croire que le président Français Emmanuel Macron peut installer l'électricité à l'université qui souffre de délestage ou construire des routes au Burkina Faso, c'est d'une naïveté déconcertante. Le Président Kaboré a-t-il quitté la salle par la honte ou s'est-il senti outragé par la réponse du président Français aux étudiants ? Le président Emmanuel Macron a prononcé lundi midi un discours à l'université de Ouagadougou, au Burkina Faso. Il s'est ensuite prêté au jeu des questions réponses "sans filtre" avec les étudiants. Voici les points forts de son intervention : Le président a reconnu les "crimes" de la colonisation ; promet de "déclassifier" tous les documents sur l'assassinat de Thomas Sankara ; compte "proposer une initiative euro-africaine" pour "frapper les organisations criminelles et les réseaux de passeurs" qui exploitent les migrants subsahariens en Libye ; s'est prononcé pour la création d'un dictionnaire de la Francophonie.

Arrivée du président Emmanuel Macron à Ouagadougou au Burkina Faso. Ouagadougou est la première étape d'une tournée africaine de trois jours qui se poursuivra en Côte d'Ivoire et au Ghana.

Allocution du Président Emmanuel Macron à l'université de Ouagadougou, Burkina Faso – Mardi 28 novembre 2017

Monsieur le Président ;

Mesdames, Messieurs les Ministres ;

Monsieur le président de l’université Ouaga I ;

Mesdames, Messieurs les Députés ;

Mesdames, Messieurs.

Je voudrais tout d’abord exprimer ma profonde reconnaissance au président KABORE et à Monsieur le président de l’université et à vous tous, mesdames, messieurs, de m’accueillir ici dans votre pays, dans votre région et dans ce lieu où votre présence et vos visages me donnent une vision pleine de promesses d’avenir et qui se construit ici. Merci, Monsieur le président, de l’accueil qui nous est réservé depuis hier soir dans votre pays, de cette journée que nous allons passer ensemble et de m’avoir permis de m’adresser à vous dans ce cadre. Je suis également reconnaissant à chacun d’entre vous d’avoir suspendu pour quelques heures la tâche la plus précieuse au monde : la construction de l’avenir que vous osez inventer selon la belle formule d’un de vos compatriotes. « Cet avenir que vous osez inventer », vous l’avez reconnue, c’est une formule de Thomas SANKARA à qui je souhaite solennellement rendre hommage.

Alors on m’a dit, ici c’est un amphithéâtre marxiste et panafricain. Donc je me suis dit : « C’est peut-être l’endroit où je dois aller pour m’exprimer. »

Parce que je ne vais pas venir vous dire que nous allons faire un grand discours pour ouvrir une nouvelle page de la relation entre la France et l’Afrique. Ou je ne suis pas venu ici vous dire quelle est la politique africaine de la France comme d’aucuns le prétendent. Parce qu’il n’y a plus de politique africaine de la France !!

Il y a une politique que nous pouvons conduire, il y a des amis, il y a des gens avec qui on est d’accord, d’autres non. Mais il y a surtout un continent que nous devons regarder en face. Alors, il n’est jamais aisé, compte tenu de notre histoire partagée pour un président français de venir parler comme cela de l’Afrique, et je n’aurais pas la prétention ici d’exprimer la complexité et la diversité d’un continent de 54 pays. D’abord parce que ça a quelque chose de terriblement arrogant d’essayer d’expliquer en quelque sorte qu’il y aurait une unité absolue, une homogénéité complète ; 54 pays, avec autant d’histoire, avec plus encore d’ethnies et de langues, avec des relations qui ne sont pas les mêmes à l’égard de la France et un passé des traumatismes bien souvent différents.

Néanmoins, si je ne veux pas m'improviser historien tout particulièrement dans l'université qui a pris le nom d'un des plus grands historiens du continent, je veux m'exprimer ici au pays des hommes intègres parce que je sais qu’on ne parle pas qu’au Burkina Faso, ni même uniquement à l'Afrique de l'Ouest, ni même uniquement en Afrique francophone ; parce que ces barrières qu'on a longtemps mises dans nos représentations, dans nos lectures politiques, dans nos analyses, ce ne sont plus les barrières de l'Afrique d'aujourd'hui, de la vôtre. Ces barrières entre une Afrique francophone ou une Afrique anglophone, entre une Afrique du Nord et une Afrique subsaharienne, entre une Afrique francophone et lusophone aussi, toutes ces barrières-là sont artificielles, elles ne viennent que plaquer en quelque sorte un passé qui doit passer, des représentations qui ont été, des constructions qui doivent évoluer.

Je parlerais donc ici devant vous de l'Afrique comme d’un continent pluriel, multiple, fort, et comme d'un continent où se joue une partie de notre avenir commun.

Je vous parlerais avec sincérité mais aussi avec une profonde amitié. Je suis comme vous d’une génération qui n'a jamais connu l'Afrique comme un continent colonisé.

Je suis d’une génération dont l'un des plus beaux souvenirs politiques est la victoire de Nelson Mandela et son combat contre l'apartheid, chassé par une solidarité panafricaine allant de l’Alger à Rabat, de Luanda à Conakry. C’est cela l'histoire de notre génération. Aussi je me refuse à toujours revenir sur les mêmes représentations d'hier. Il y a eu des combats, il y a eu des fautes et des crimes, il y a eu des grandes choses et des histoires heureuses. Mais j'ai une conviction profonde, notre responsabilité n'est pas de nous y enferrer, notre responsabilité n'est pas de rester dans ce passé et de vivre l'aventure pleine et entière de cette génération.

Je suis d’une génération de Français pour qui les crimes de la colonisation européenne sont incontestables et font partie de notre histoire. Je me reconnais dans les voix d’Albert Londres et d’André GIDE qui ont dénoncé les milliers de morts du Chemin de fer du Congo, et je n’oublie pas que ces voix alors ont été minoritaires en France comme en Europe.

Je suis aussi d’une génération qui a été impressionnée par la détermination de la jeunesse burkinabè à défendre à deux reprises et parfois au prix de sa vie les acquis de la démocratie et de l'Etat de droit. Je suis d'une génération où on ne vient pas dire à l'Afrique ce qu'elle doit faire, quelles sont les règles de l'Etat de droit mais où partout on encouragera celles et ceux qui en Afrique veulent prendre leurs responsabilités, veulent faire souffler le vent de la liberté et de l'émancipation comme vous l'avez fait ici.

Et je suis d'une génération qui observe, que partout sur le continent africain, la jeunesse africaine réclame avec impatience de participer à la construction du destin de son pays et de la mondialisation. Je suis d’une génération de Français pour qui l'Afrique n’est ni un encombrant passé, ni un voisin parmi d'autres. La France entretient avec l'Afrique un lien historique indéfectible, pétri de souffrance, de déchirements, mais aussi si souvent de fraternité et d'entraide.

L’Afrique est gravée dans la mémoire française, dans la culture, dans l'Histoire, dans l'identité de la France et c'est là une force et une fierté que je veux cultiver, que je veux porter comme un atout de la France, pour la France et pour l'Afrique dans notre rapport au monde. Je constate qu'il y a un incident technique. Je voudrais juste m'assurer qu'il n'y a pas de troubles qui vont au-delà. Tout va bien ? Que celui qui a pris les étincelles le disent au lieu de se tenir dignement. (coupure de son)

Nous sommes une génération dont les destins mêlés, qu’on le veuille ou non, parce que nous avons cette Histoire commune mais parce que nos parents, nos frères, parfois nos enfants ont fait ce choix d’enjamber les continents et les mers. Et je suis, comme vous, d’une génération convaincue que les diasporas africaines de France sont aussi au cœur de notre ouverture du monde. Et je suis aussi convaincu, comme nombre d’entre vous dans cette salle, que nous ne pouvons simplement nous regarder comme étant à des milliers et des milliers de kilomètres, mais comme étant aussi souvent de sang, d’Histoire et de destins mêlés.

J’entends souvent dire que la force de l’Afrique, c’est sa jeunesse. Quand je vois les chiffres, qu’il s’agisse du Faso comme de toute la région, il est difficile de dire le contraire. Mais permettez-moi de dire que la force de la France, surtout en Europe aujourd'hui, c’est aussi sa jeunesse. Et sa jeunesse, elle est en partie issue de cette Histoire commune. Sa jeunesse, pour partie, elle regarde aussi l’Afrique. Elle nous écoute quand nous parlons d’Afrique parce que nous lui parlons à elle-même. La jeunesse française est aussi pour partie une jeunesse sénégalaise, ivoirienne, guinéenne, burkinabé, nigérienne, malienne ; elle est aussi tout cela. Et donc lorsque je vous parle de vous, je vous parle aussi de moi.

Enfin, je suis d’une génération profondément européenne. D’une génération qui est fortement attachée à son pays mais aussi à ce qu’il peut construire avec les autres. J’en tire la conviction intime que ce n’est pas simplement un dialogue franco-africain que nous devons reconstruire ensemble, mais bien un projet entre nos deux continents, mais bien une relation nouvelle, repensée à la bonne échelle, où l’Union européenne saura parler et construire avec l’Union africaine et avec l’Afrique tout entière. C’est bien à cette échelle que les choses aujourd'hui se jouent.

C’est pour toutes ces raisons que j’ai tenu à être devant vous aujourd'hui, ici au Burkina Faso, et dans ce lieu. Un lieu où on ne peut pas tricher, un lieu qui résume les deux visages de l’Afrique : celui de ses formidables opportunités mais aussi celui de ses difficultés, des épreuves, du combat quotidien que chacun d’entre vous mène avec courage pour forger son propre destin. Je ne serai pas du côté de ceux qui voient dans l’Afrique le continent des crises et de la misère, mais je ne serai pas non plus du côté de ceux qui vantent une Afrique enchantée, une Afrique soudainement parée de toutes les vertus et érigée en modèle.

Je ne serai pas de ceux qui se voilent la face et ignorent la difficulté de votre quotidien. De ceux qui ignorent les grèves, les années blanches, les difficultés d’accéder à des manuels, à une bourse, parfois tout bonnement à une vie simple et heureuse. Je serai du côté de ceux qui portent un regard lucide. Ceux qui considèrent que l’Afrique n’est ni un continent perdu, ni un continent sauvé. Je considère que l’Afrique est tout simplement le continent central, global, incontournable car c’est ici que se télescopent tous les défis contemporains. C’est en Afrique que se jouera une partie du basculement du monde. Si nous échouons à relever ces défis ensemble, alors l’Afrique tombera dans l’obscurité, c’est possible. Elle régressera, elle reculera. Mais avec elle, l’Europe aura les mêmes difficultés, parce que s’ouvrira une longue période de migration, de misère, des routes de la nécessité et de la douleur plus encore qu’aujourd'hui.

Mais si nous parvenons à relever ensemble ces défis, si nous sommes à la hauteur de ce grand moment de bascule que nous sommes en train de vivre, alors ici se jouera une partie de la croissance du monde. Alors ici, cette jeunesse sera une jeunesse de réussite et de conquête parce qu’il y a tout à conquérir. Alors ce sera une ère de développement, de croissance et d’opportunités nouvelles pour les Africains comme pour toutes celles et ceux qui voudront à leurs côtés mener cette aventure.

Ce grand moment de bascule, c’est celui où en Afrique, nous devons justement relever tous les défis. Le terrorisme qui a frappé deux fois notre capitale mais qui chaque jour, de manière insidieuse, bouscule les équilibres et la stabilité du pays. Le changement climatique qui ravage le Sahel plus que toute autre région dans le monde, qui au lac Tchad, dans toute la bande sahélo-saharienne, bascule des populations entières, plonge dans la pauvreté la plus complète des femmes et des hommes qui vivaient de l'agriculture, de la vente du poisson ou de routes commerciales qui vivaient depuis des siècles et des siècles.

La démographie, avec 450 millions de jeunes à insérer sur le marché du travail en Afrique d'ici 2050 ; l’urbanisation puisque l'Afrique sera dans quelques années le continent des mégalopoles ; et enfin la démocratie, combat que vous avez ici mené et gagné et qui reste le combat d'une grande partie de la jeunesse africaine. Surtout, vous connaissez ce qu'aucun autre continent n'a connu, ce qu'aucune autre génération n'a connu : le cumul en même temps de tous ces défis.

Votre génération a une responsabilité immense, celle de devoir le plus rapidement possible relever ces défis tous ensemble. Vous ne pouvez pas simplement gagner le défi du changement climatique en oubliant les autres, vous ne pouvez pas simplement gagner la bataille contre le terrorisme si, dans le même temps, vous ne gagnez pas celui du développement économique et de la stabilité. C'est tout en se (coupure de son)… beaucoup d'autres ont échoué, là où beaucoup d'autres se sont dit : « Ce combat n'est pas pour nous. Nous pouvons en faire l'économie », là où beaucoup d'autres s'étaient habitués.

Si je suis venu m'adresser à vous, c'est que beaucoup de choses résident en vous. Je vous en dois quelques-unes. Vos gouvernants vous en doivent aussi beaucoup, mais c'est en vous que réside une partie de la solution. Dans votre volonté de prendre ce chemin, dans votre force de caractère et votre détermination à réussir ce temps de bascule, dans notre capacité ensemble à relever ce défi. La solution ne viendra pas de l'extérieur, mais elle ne viendra pas non plus du statu quo ou des vieilles habitudes.

Je veux être à vos côtés. Celui qui aidera l'Europe à saisir cette chance, celle d'écouter la jeunesse africaine, d'en tirer le meilleur et de mettre son potentiel au profit de l'ensemble du monde. Et cela commence en venant devant vous, à votre écoute, à l'écoute de toutes les voix. J’irai écouter la jeunesse partout où elle se trouve, partout où elle s'exprime. Cet après-midi ensemble dans une école, demain en Côte d'Ivoire puis après-demain au Ghana sur des terrains de football. J'irai partout écouter ce qui s'exprime, ce qui se dit, ce qui se veut. Mais d'autres m’aideront aussi pour entendre votre message et j’ai tenu à ce qu'ils soient présents à mes côtés aujourd'hui.

Ce sont les membres du Conseil présidentiel pour l'Afrique. Pour l’Afrique car ils seront un lien permanent avec vous comme le sont les organisations que je n’oublie pas, qui œuvrent au quotidien sur le terrain aux côtés des populations. Et présidentiel car votre voix me sera restituée sans filtre, sans intermédiaire, sans concession. C’est ce qu’ils ont commencé à faire il y a quelques jours, lorsque nous avons préparé ensemble ce déplacement.

Ce sont des jeunes femmes et de jeunes hommes qui ont accepté de prendre sur leur temps pour venir être, en quelque sorte, vos porte-voix, pour venir à la rencontre, pour venir écouter, partager leur expérience. Non pas me dire ce qu'il faudrait me dire ou ce qu'on dit à un président de la République depuis parfois bien longtemps. Non ! Me dire ce qui se dit, ce qui se ressent, ce qui se veut, ce qui est attendu, ce qui est nécessaire. C'est ce qu'ils continueront de faire en veillant au respect des engagements pris devant vous.

Parce que je suis venu pour prendre des engagements et j'en ai déjà pris. J’ai pris l'engagement d'avoir une France au rendez-vous du défi de développement. Beaucoup de ce que je viens de rappeler et de ce que je vais dans un instant détailler ne serait pas possible si la France n'était pas à la hauteur de ce défi et ne décidait pas d'être à la hauteur en termes d'aide publique au développement. Je sais que c'est très attendu. Aussi ai-je pris l'engagement, dès le début de mon mandat, d'atteindre à la fin de celui-ci les 0,55 % du revenu national brut en termes d'aide publique au développement. C’est un engagement ferme, il est exigeant.

Il est exigeant. Il supposera des efforts, nous les ferons. Parce que ces efforts, c'est la contribution française à la réussite de tout un continent, de nombreux pays, parce que c'est une part de notre réussite aussi. Et donc, dans les prochains mois, une stratégie sera détaillée, préparée par le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, qui année après année, expliquera très précisément comment nous y parviendront avec des engagements financés et avec des financements à la clef.

Mais je ne veux pour autant pas que nous nous arrêtions aux chiffres. L’aide publique au développement, nous savons parfois ce que ça peut dire, ce que cela a pu dire. Un argent qui va trop peu sur le terrain, trop peu justement aux jeunes ou ceux qui en ont le plus besoin. Et donc, cette philosophie qui a été changée il y a plusieurs années en France sous l'autorité de Jean-Michel SEVERINO dont je salue ici la présence, et qui est aujourd'hui portée à la tête de l'AFD, l'Agence Française de Développement par Rémy RIOUX, également à mes côtés, c'est cette transformation que nous avons conduite depuis plusieurs années, conduisant à avoir une politique de développement française plus proche du terrain, plus à l'écoute des besoins, travaillant de manière plus délocalisée au contact des besoins.

Nous devons passer une nouvelle étape, franchir encore un nouveau seuil. Je souhaite que nous réfléchissions dans les prochains mois avec vous peut-être à un nouveau nom, à une nouvelle philosophie, à des nouvelles modalités d'action, comme ce que nous avons su faire ensemble il y a quelques semaines au Sahel avec l'Alliance pour le Sahel. C'est-à-dire savoir avoir une aide publique au développement plus spécifique où nous nous mettons ensemble autour de la table, de manière directe, avec les étudiants, avec les ONG, avec les associations, avec les entreprises et où la France, avec ses partenaires africains, se met en situation d'agréger l’aide multilatérale, l'aide d'autres puissances européennes pour être plus efficace.

Non pas pour avoir des cathédrales que nous construisons à notre gloire, non. Pour poursuivre des projets dont les Africains ont besoin. L’Alliance pour le Sahel lancée en juillet dernier, elle associe l'Allemagne, l'Union européenne, la Banque africaine de développement, la Banque mondiale et le PNUD avec l'ensemble des membres du G5 Sahel. Et elle permet de manière beaucoup plus efficace, avec méthode, d'intervenir ainsi sur le terrain.

C'est ce changement de méthode que je proposerai à tous demain au sommet entre l'Europe et l'Afrique à Abidjan. C'est ce changement de méthode que nous avons commencé mais qui doit se poursuivre de manière indispensable, où nous devons être plus efficace, plus au contact des besoins du terrain, en désintermédiant parfois notre organisation et en ayant davantage collectivement une culture de l'évaluation.

Parfois, notre aide publique au développement ne répond pas aux besoins. Elle fait plaisir à des gouvernements français ou africains. C'est une mauvaise méthode. Elle doit être évaluée ; elle doit être évaluée. Si elle est efficace, il faut la poursuivre. Si elle ne l'est pas, il faut la réorienter vers des projets portés sur le terrain et des projets que nous accompagnerons. C'est cette nouvelle philosophie, cette nouvelle volonté qui accompagnera l'engagement ferme en termes de financement pris par la France.

Mesdames et messieurs, chers amis, les mots sont importants parce qu'ils sont le début d'un choix partagé, d'une histoire partagée, d'un imaginaire commun. C'est pourquoi la proposition avec laquelle je viens devant vous, ce n’est pas de décréter seul une nouvelle étape de notre relation, non. C'est avec humilité de vous proposer d'inventer ensemble une amitié. Nous avons tout pour y parvenir. Une histoire, des liens, des aventures familiales, des passions communes avec tout ce qu'elles emportent. Des déchirements, des volontés folles de faire et surtout une amitié pour agir. Car il s'agit bien ensemble de peser sur les grands équilibres du monde de demain.

C'est cela aujourd'hui ce que, avec vous, je suis venu faire. Proposer d'inventer une amitié pour agir. Et le ciment de l'amitié, c'est de commencer par tout se dire. C'est de ne faire l'impasse sur aucun des périls qui peuvent emporter, de manière irréversible, la stabilité de l'Afrique mais aussi avec elle de l'Europe. C’est de les identifier et chacun de prendre sa part de responsabilité. Le premier péril qui pèse sur chacune de nos consciences, c'est l'atteinte à notre dignité humaine. C'est la responsabilité de dire que les drames qui se déroulent sous nos yeux en Libye sont un crime contre l'humanité.

Elles sont le stade ultime de la tragédie que nous avons laissé prospérer sur ce que j'appelle les routes de la nécessité. Ces routes du Sahel, de la Libye, de la Méditerranée, ultimes car elles nous ramènent au pire désastre de notre histoire partagée : celui de l'esclavagisme, celui de la traite des êtres humains. C'est une histoire complexe, millénaire. Une histoire de l'Afrique avec elle-même et de l'Afrique avec l'Europe. Mais c'est un crime contre l'humanité aujourd'hui sous nos yeux. Il faut le nommer, non pas pour accuser l'autre comme je l'entends parfois. Non pas pour dire : « Le problème est ailleurs. » Non, pour agir avec force, avec vigueur.

Je proposerai demain à Abidjan, lors du sommet rassemblant l'Europe et l'Afrique, aux côtés du président OUATTARA et du président CONDE, une initiative euro-africaines pour mettre un terme à cette stratégie portée par tous ceux qui veulent notre destruction. La stratégie des terroristes, des trafiquants d'armes et d'êtres humains qui conduisent à la tragédie que nous voyons sous nos yeux. Une initiative qui doit commencer par frapper les organisations criminelles, les réseaux de passeurs qui agissent impunément depuis les centres urbains de la Corne de l'Afrique et de l'Afrique de l'Ouest jusqu'aux côtes européennes.

Je salue, à ce titre, les actions courageuses qui ont déjà été prises par les autorités nigériennes. Je proposerai également que l'Afrique et l'Europe viennent en aide aux populations prises au piège en Libye, en apportant un soutien massif à l'évacuation des personnes en danger. C'est un devoir et c'est le nôtre. D'abord, comme nous l'avons lancé le 28 août dernier à Paris, en ayant une action des pays européens et de l'Union européenne en lien étroit avec l'Union africaine dont je salue sur ce sujet l'engagement, qui consiste au Niger et au Tchad à aller envoyer des missions de l'OFPRA mais aussi de tous les équivalents européens, pour travailler en lien étroit avec le HCR afin d'identifier les femmes et les hommes qui peuvent bénéficier de la protection du droit d'asile. Nous devons, dès là-bas, les protéger et les ramener en Europe.

Nous avons commencé à envoyer les premières missions et je m'engage à ce que la France et l'Europe à ses côtés puisse être à la hauteur de ce défi. Mais dans le même temps, nous devons aussi encourager le travail de l'Organisation internationale des migrations pour travailler avec tous les Etats africains d'origine et aider au retour dans les états d'origine. Nous ne pouvons pas laisser des centaines de milliers d'Africains qui n'ont aucune chance d'obtenir le droit d'asile, qui vont passer parfois des années en Libye prendre tous les risques dans la Méditerranée, courir à ce drame. Il est donc indispensable d'œuvrer pour leur retour et d’aider à cet l'égard l'Organisation internationale des migrations.

La France a commencé à faire ce travail en lien étroit avec les autorités tchadiennes et nigériennes. Je veux ici remercier les présidents DEBY et ISSOUFOU. Mais face à l'ampleur de la tragédie qui est sous nos yeux, il faut changer d'échelle dans notre mobilisation. Alors que la Libye cherche encore la voix de sa stabilisation, nous ne pouvons laisser les autorités libyennes affronter seules ce défi. Nous avons là l'opportunité, le devoir historique de donner un sens concret au partenariat entre l'Europe et l'Afrique. La France sera au rendez-vous. Je souhaite que l'Europe tout entière le soit.

Le deuxième impératif c’est la lutte contre le terrorisme. Je le dis ici parce que nous avons ce destin tragique en comment ; nos 2 pays durant ces dernières années ont été bousculés, frappés meurtrie par le terrorisme. Nos 2 pays ont été frappés et meurtris par un terrorisme islamiste qui s'est construit dans la zone irako-syrienne, qui s'est construit aussi aujourd'hui dans la bande sahélo saharienne.

La France a été à vos côtés au rendez-vous, et je salue ici la décision courageuse prise par mon prédécesseur François HOLLANDE lorsqu'il a décidé de manière extrêmement rapide d'intervenir au Mali pour stopper l'avancée des terroristes.

C'était la bonne décision et l'armée française fait partie des rares armées européenne qui a la possibilité d'agir en si peu de temps. Nous l'avons fait parce que la France a toujours été aux côtés de l'Afrique lorsque sa stabilité, lorsque sa vie était en jeu. Comme l'Afrique a toujours été aux côtés de la France lorsqu’il en était de même pour nous ; est cela notre histoire.

Mais aujourd'hui nous continuons à être présents. Au-delà de la présence de la Minusma c'est bien la force Barkhane présente dans la bande sahélo-saharienne, qui assure la stabilité où des milliers de Françaises et de Français que je veux ici saluer et remercier risquent chaque jour leur vie pour lutter contre le terrorisme dans la région, pour protéger vos enfants, pour vous aider et pour gagner cette bataille contre le terrorisme. Je veux ici avec vous les remercier pour leur courage et avoir une pensée pour leur famille et pour les victimes. Mais vous le savez, l’ambition des jeunes soldats français de Barkhane c'est de permettre à leurs frères d’armes burkinabés, nigériens, maliens, mauritaniens, tchadiens de rejoindre leur poste et de protéger leurs populations. C’est cela ce qu'ils veulent, c'est cela ce que je veux.

C’est pour cela que nous avons d'ailleurs lancé ensemble la force G5 Sahel. Ces forces ont pour objectif de coordonner les forces armées des pays membres du G5, de pouvoir agir sur le terrain sur les zones frontalières les plus difficiles et répondre au défi comme celui que vous visez ici au Burkina Faso.

Nous devons accélérer ce travail lancé en juillet dernier. La France a apporté son soutien financier, militaire, notre coopération est exemplaire ; nous avons aussi formé, organisé un état-major maintenant intégré.

Les premières expériences ont été faites avec succès. Je veux aujourd'hui que nous puissions conduire les premières victoires des forces du G5 Sahel. Il est indispensable, dans les prochaines semaines et les prochains mois, que ces forces communes en particulier dans le fuseau qui vous concerne conduisent à terrasser ces terroristes, à mener les premières victoires, elles sont indispensables pour vos armées, pour votre population et pour ce chemin que nous menons ensemble contre le terrorisme.

C'est un fardeau que nous partageons et demain ce sont en effet des organisations régionales plus fortes et plus réactives qui ont vocation à prendre le relais. Je sais que c'est aussi la volonté profonde du président de l'Union africaine Alpha CONDE à qui je veux rendre ici hommage et qui n'a jamais ménagé sa peine sur tous les conflits africains pour rendre l'Afrique plus présente dans le règlement de ces conflits.

Mais pour que l’Union africaine soit en effet plus présente et plus crédible encore il faut ces forces régionales militaires crédibles, construites, organisées comme celles que nous sommes en train d'édifier pour le G5.

Et je veux saluer à ce titre la volonté aussi du Rwanda, du Sénégal et d’autres pays africains d’accélérer cette évolution. C'est le sens de l'histoire. C'est aussi pourquoi je soutiendrai au Conseil de sécurité des Nations Unies l'initiative de l'Union africaine visant à assurer un financement autonome et prévisible aux opérations militaires africaines.

La France poursuivra bien sûr pour accompagner ce travail, les actions de formation que nous menons pour renforcer les capacités sous-régionales.

La troisième menace qui peut miner l'Afrique ce sont les conflits politiques. Les plus optimistes diront que l'Afrique n'a jamais connu aussi peu de conflits entre Etats. Les plus réalistes - parmi lesquels je me compte – observeront que l'Afrique n'a jamais connu autant de conflits internes, autant de blocages, autant d'impasses autour de ces constitutions ou de ces élections.

Dans ce domaine je vous l’ai dit, et je ne vous donnerais pas de leçon. Le président de la République française n'a pas à expliquer dans un pays africain comment on organise la Constitution, comment on organise des élections ou la vie libre de l'opposition.

Je n’attends d’ailleurs pas cela d’un président africain pour ce qui concerne l’Europe. Mais c’est son rôle d’être aux côtés de ceux qui travaillent au quotidien, à rendre la démocratie et l’Etat de droit irréversible. Je pense à ceux qui agissent pour l'éducation, les Droits de l'homme, la justice, la liberté de la presse, je pense aux Etats qui le font et aux gouvernements et je salue l'action du président KABORE, je pense aux ONG, aux journalistes, aux universitaires, à toute cette collectivité du pluralisme démocratique, indispensable pour l'Afrique. En venant ici, au Burkina Faso, j'ai une seule certitude, que le changement, le renouveau générationnel dans un continent dont 70 % de la population a moins de 30 ans, ce n'est pas une option, c'est une loi mathématique. Et ceux qui pensent que, aujourd'hui, en Afrique, on peut avoir la même politique qu'on a parfois eue depuis des décennies et des décennies, qui voudraient retarder le cours de l'histoire, n’ont pas regardé le Burkina Faso à coup sûr, mais n’ont pas compris qu'il y avait un ferment essentiel à ce changement, leur propre jeunesse, la jeunesse africaine, qui elle est en train de tourner une page.

Alors, j'appliquerai à mes interlocuteurs la même exigence que celle que je me suis fixé à moi-même, celle de préparer l'avenir, celle de faire une place à la jeunesse, celle d'investir en elle, je serai aux côtés de ceux qui font le choix de la responsabilité et pas celui du déni, partout où j’aurai de tels partenaires, je travaillerai avec eux sans calcul. Et c’est le cas ici, cher ROCH. Et partout où cela ne sera pas le cas, la France ne se privera pas d'un lien direct avec la jeunesse, les universités, les ONG, les entrepreneurs pour avec eux construire l'avenir. Le quatrième péril, c'est l'obscurantisme, c'est l'emprise de l'extrémisme religieux sur les esprits, et là aussi, je n'aurai aucune naïveté. C'est une menace bien plus redoutable parfois que le terrorisme, car elle est massive, diffuse, quotidienne, elle s'immisce dans les écoles, dans les foyers, dans les campus, dans la vie politique. Cette menace n'a pas de frontières, ni de continent, tout simplement, parce qu'elle s'attaque à ce qu'il y a de plus intime, la foi et la religion, pour en détourner le sens, pour en transformer la transcendance en négation de l'autre.

Je n'ai, là-dessus, pas de leçon à donner, moi, qui suis le président d'un pays qui est aussi confronté à un défi de ce type à l'intérieur de mes propres frontières et dans un pays laïc, où la séparation de l'Etat et de la religion est complète, mais je veux ici parler à toutes les consciences, aux vôtres, vous pouvez être totalement athée, laïc, et le revendiquer, vous pouvez croire dans l'islam, la religion catholique, dans l'animisme ou tout autre, vous pouvez être musulman, évangéliste, ne laissez jamais la religion dans laquelle vous croyez faire ce pourquoi elle n'a jamais été faite, ne laissez jamais la religion vous convaincre que c'est une aventure de destruction de l'autre.

Ne laissez jamais, au nom de votre religion, certains faire croire qu'ils pourraient dominer, voire détruire ceux qui ne croient pas ou ne croient pas pareil, ne laissez jamais, au nom de votre religion, asservir les consciences ou les individus. Toutes les religions sont des religions construites sur un message d'amour et d'espoir, elles ont des différences, elles se sont parfois combattues, mais nous avons un devoir, celui de construire des Etats libres, séparés du religieux et d'assurer l'exercice libre des consciences et adultes, mais chaque conscience a un devoir, c’est sa part de responsabilité, c'est de ne jamais laisser sa religion détournée de sa fonction première, je vous le dis, parce que, ici, aussi, votre responsabilité est immense.

Il est temps aujourd'hui de faire barrage à l'extrémisme religieux, il ne faut lui laisser aucun espace en le combattant partout, dans les écoles, dans les universités, dans toutes les formes de citoyenneté, le combattre au quotidien, le combattre dans les discours politiques, et dans l'action. Je veux rendre ici hommage au roi du Maroc pour le rôle éminent qu'il joue, et pour les mots qu'il a su trouver pour provoquer cette prise de conscience, compte tenu du rôle éminent qui est le sien.

Mais la priorité doit être pour nous d'aller encore plus loin dans ce combat, nous devons éradiquer le financement de l'extrémisme et de ses chemins détournés de la religion, c'est le message que j'ai fait passer à nombre d'Etats, qui parfois sont intervenus pour financer, qui des fondations, qui des écoles, qui des mouvements prétendus libres pour parfois conduire au pire. L’Arabie Saoudite a rejoint ce combat, et je veux ici remercier le prince héritier d'Arabie Saoudite qui s'est très clairement exprimé sur ce sujet lorsque je l'ai vu il y a quelques semaines.

Je soutiens sa détermination à fermer toutes les fondations qui pendant plusieurs décennies ont entretenu l'extrémisme en Afrique et en Europe, c'est un mouvement courageux qui aura tout mon soutien, nous le suivons de près, je compte aussi sur le Qatar, la Turquie et l'Iran pour s'engager fermement dans ce combat ; ce sera l'enjeu de notre lutte commune dans les prochains mois. Nous ne devons plus accepter que quelque réseau que ce soit finance dans nos pays de manière directe ou détournée des fondations, des organisations qui nourrissent l'obscurantisme ou l'extrémisme.

Ce sera l'enjeu de la conférence sur la lutte contre le financement du terrorisme, que j'organiserai à Paris l'année prochaine. Mais il ne faut pas simplement fermer les écoles qui enseignent la rupture et la régression. Il faut en ouvrir d’autres qui bâtissent le socle commun de connaissances, qui nous rassemblent, nous devons bâtir une école qui libère les esprits et non qui les enferme, c'est pourquoi l'éducation sera la priorité absolue du nouveau partenariat que je vous propose.

C’est le sens de mon engagement aux côtés du président MACKY SALL pour co-parrainer la reconstitution du partenariat mondial pour l'éducation, je me rendrai en février à Dakar pour cela. Et j'aurai deux priorités, d'abord, je veux que la France s'engage massivement pour contribuer à la formation des professeurs, le ministre de l'Education nationale qui m'accompagne dans ce déplacement est tout particulièrement engagé dans ce combat, nous prendrons des engagements concrets, mais il est indispensable que la France aide tous les Etats d'Afrique qui le veulent pour réussir cette bataille contre l'obscurantisme, à former les enseignants, et à construire justement la stratégie qui permettra de former les esprits partout sur le territoire.

Ensuite, je serai aux côtés de tous les chefs d'Etat et de gouvernements africains qui feront le choix de la scolarisation obligatoire des jeunes filles. Je défendrai leur choix, et je demanderai à l'Agence française de développement de soutenir en priorité les programmes visant à la scolarisation des jeunes filles, je fixerai, à nos ambassades, l'objectif d'attribuer des bourses d'études en France en priorité à des jeunes filles. N’ayez pas peur, je n'ai pas dit qu’il n’y en aura que pour les jeunes filles, j'entendais cette mâle réaction visant à protester.

Mais je vous le dis avec la même franchise, je regarde avec inquiétude, parfois dans certains quartiers de mon propre pays, la déscolarisation des jeunes filles progresser, et je le vois dans certains pays africains, si l'Afrique veut réussir, et la France avec elle, ce grand basculement du monde, nous devons former tout le monde et éduquer tout le monde, et nous devons éduquer les jeunes filles, nous devons avoir des jeunes filles et des femmes libres, libres de choisir.

Et je vous le dis pour vous, jeunes hommes qui êtes-là, c'est bon pour vous, la société que vous, vous préparez, la société que nous allons construire, ça ne doit pas être celle d'hier, et parfois encore trop souvent celle d'aujourd'hui, ça ne doit pas être une société où ce sont les hommes qui vont dire ce qui est bon pour les femmes, qui vont leur choisir leur destin, qui vont dire : l'éducation est bonne pour moi, mais très peu pour elle. Ce n’est plus acceptable.

Il y a pas de vecteur de progrès plus puissant pour une société que l'émancipation des jeunes filles, le Soleil des indépendances, celui qu’a fait briller Ahmadou KOUROUMA, est porté par une héroïne africaine, qui incarne tous les espoirs d'un continent. Ce sera ma fierté que la France aide à faire briller le Soleil des indépendances de cette nouvelle génération de femmes africaines.

Cela m'amène à un cinquième défi, que nous ne pouvons pas éluder, c'est celui de la démographie. Y a-t-il des voix qui veulent s'exprimer ? Ne pas en parler, c'est irresponsable, dire : tout va bien, Madame la Marquise, c'est formidable, il n’y a pas de problème, on va continuer ensemble comme on a toujours fait, et on va s'apercevoir qu'il y a une démocratie extraordinairement dynamique, mais dans nombre de pays qui déjà n'ont pas la croissance pour faire vivre une génération, une démographie qui fait basculer encore de l'autre côté, c'est ne pas partager une préoccupation que nous devons avoir en commun.

70 % de jeunes, c'est ça l'Afrique, alors, oui, c'est une chance, je vous l’ai dit, j'y crois, si je n'y croyais pas, je ne serais pas là. Mais c'est surtout une immense responsabilité. Alors la démographie, ça ne se décrète pas, et là aussi, ça ne se dicte pas, aucun président ne va dire : ma démocratie doit être celle-ci ou celle-là, et a fortiori pas un président français pour l'Afrique, mais elle renvoie à des choix personnels, intimes, dans lesquels personne ne doit s'immiscer. Et c’est là le cœur du sujet.

Elle doit être un choix, en particulier pour les jeunes filles et pour les femmes, et posez-vous bien la question, partout, vous avez fait 7,8, 9 enfants par femme, est-ce qu'à chaque fois, dans chaque famille, vous êtes bien sûr que c'est le choix de cette jeune femme ? Il y a dans mon pays des familles qui ont fait ce choix, il y a en France des familles où il y a 7, 8, 9 enfants par femme, c'est leur choix, c'est très bien, je n'ai pas à en juger, je n’en parle d’ailleurs jamais. Et je n’ai pas à en juger pour une famille et une femme africaine, mais je veux être sûr que partout en Afrique, ce soit bien le choix de cette jeune fille ou de cette femme.

Je veux le choix pour une jeune fille de pouvoir, si elle le souhaite, continuer ses études, de continuer à se former, de trouver un emploi, de créer une entreprise, de pouvoir faire ce choix, elle et personne d'autre, je veux partout en Afrique qu'une jeune fille puisse avoir le choix de ne pas être mariée à 13 ans ou à 14 ans et commencer à faire des enfants, non pas parce qu'un président de la République l’aura voulu, parce que vous l'aurez voulu, parce que vous l'aurez voulu, mais nous devons avoir ce débat responsable, fort, celui de la liberté du choix, celui qui va avec la démocratie, celui qui va avec la route que vous avez choisie.

C’est une conviction profonde qui m'a poussé à faire de l'égalité femmes/hommes la grande cause de mon mandat, en France d'abord, où nous avons encore d'énormes progrès à accomplir pour assurer une égalité réelle dans notre société, et c'est une cause que je porte aussi dans mon action internationale, et que je partage avec vous, aujourd'hui, la démographie peut être une chance, mais donc, à condition que chaque jeune fille, chaque femme ait la possibilité de choisir son destin dans nos sociétés, quelles qu'elles soient.

Le défi démographique, c'est bien sûr aussi l'accès de tous à la santé, essentiel combat, dans ce domaine, la France est et restera le deuxième contributeur du Fonds mondial pour la lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, je peux vous confirmer ces engagements. Et je tiens ici à rendre hommage à l'engagement du président CHIRAC qui a permis à la France de contribuer aux résultats spectaculaires dans la réduction de ces pandémies. Mais la santé, ce n'est pas seulement l'accès aux médicaments, c'est la mise en place d'un véritable système de santé, comme ont réussi à le faire des pays, comme le Rwanda, et là aussi, dans ce domaine, il faut changer de modèle, l'Afrique n'a pas besoin uniquement qu'on lui envoie des médecins ou des infirmiers étrangers, il le faut parfois, et nous continuerons à le faire, mais ces médecins existent, ils sont formés, et souvent bien formés en Afrique, je pense au Sénégal, je pense à la Tunisie.

Ce dont l’Afrique a besoin, ce sont de financements pour ouvrir des structures de soins où ces médecins pourront exercer avec les meilleures technologies, c'est de développer la télémédecine, les infrastructures indispensables, je demanderai pour cela aux fonds d'investissements privés français, aux assureurs français, de proposer aux pays africains de devenir les actionnaires privilégiés des champions africains de la Santé. Concrètement, je veux que des financements privés français servent demain à ouvrir des cliniques de qualité à Abidjan, Dakar, Ouagadougou. La France doit aussi avoir ce rôle.

Enfin sur la santé, nous nous trouverons aussi aux côtés de ceux qui combattent contre le trafic de faux médicaments, ce fléau parcourt toute l'Afrique, il touche non seulement les malades, mais bien souvent les plus pauvres, dans une injustice au carré, ce combat que la France a initié avec plusieurs autres à Cotonou, en 2009, je souhaite que nous puissions le poursuivre, l'accroître, pour éradiquer ce fléau. Enfin, la menace qui peut amplifier toutes les autres et les rendre hors de portée, c'est le changement climatique, le changement climatique n'est pas une lubie pour pays développés, ça n'est pas une préoccupation dont certains simplement devraient s'attacher à passer leur quotidien, non, le changement climatique, c'est vital, c'est ce qui peut transformer, bousculer des régions entières, dans le Pacifique, ou en Afrique, l'Afrique, des rives du lac Tchad au bassin du Congo, est tout entière en première ligne des effets du changement climatique, elle peut aussi, mes amis, être à l'avant-garde des solutions, elle peut aussi réussir là où l'Europe n'a pas toujours su apporter les bonnes réponses.

La secrétaire d'Etat m’accompagne ici, et elle mène aux côtés du ministre d'Etat ce combat, c'est pour cela que j'ai souhaité que l'Afrique soit à nos côtés lors du sommet du 12 décembre prochain à Paris. Nous aurons des projets concrets, et en particulier des projets africains, face auxquels nous mettrons des financements concrets, publics et privés, pour permettre d’avoir des résultats rapides.

Je souhaite que la France par ses entreprises et ses opérateurs soit le partenaire privilégié de l’Afrique, dans le domaine de l’adaptation aux changements climatiques. Je pense en particulier aux énergies renouvelables, c’est le sens que je donnerai en inaugurant demain, avec le président KABORE, la centrale solaire de Zagtouli. Avec ce projet, j'ai la fierté de penser que la France et d'autres pays européens pourront ainsi contribuer aux côtés du gouvernement burkinabè à changer un peu la vie, à changer le quotidien des coupures d'électricité, à rendre l'énergie plus accessible, mais aussi plus propre.

La lutte contre le réchauffement climatique doit être le terrain de l'innovation, de l'entreprenariat, d'un défi commun où nous devons réussir ensemble, où les formations doivent se multiplier, où les investissements nouveaux doivent se multiplier, ça n’est pas simplement quelque chose que vous allez avoir à subir, comme la planète entière, non, c'est un défi dans lequel nous devons ensemble réussir.

C'est pour cela que je veux que l'Afrique soit un lieu d'innovations radicales, de financement de ces innovations radicales dans la lutte contre le réchauffement climatique, et que l’Afrique prenne toute sa part, non seulement le 12 décembre prochain à Paris, mais dans le cadre du pacte mondial pour l'environnement, que la France a lancé et qui doit être porté dans le cadre de l’ONU. Je pense aussi à la ville durable, 500 millions d'urbains en plus sur le continent en 2025, personne n’a jamais relever un tel défi. Ce sera votre défi, le nôtre. Cela peut être une chance et cela peut être une catastrophe.

Pour ma part, j'ai la conviction que c'est en Afrique qui est en train d'être inventée la ville durable de demain. C’est pourquoi je ferai de la ville durable l'enjeu du prochain sommet entre l'Afrique et la France, que j'ai accueillerai en France, en 2020. Ce sera pour moi l'opportunité, non seulement de réunir les chefs d’Etat et les gouvernements, mais d’élargir cette rencontre à d’autres acteurs, comme les maires des grandes agglomérations françaises et africaines, les entreprises, la société civile, pour que, là aussi, il en ressorte des partenariats concrets, qui nous permettront de réussir ce défi de la ville durable, qui nous permettront d'inventer avec innovation ce défi de la ville africaine du 21ème siècle, c'est indispensable.

Mesdames, Messieurs, chers amis, face à ces menaces, vous le voyez, il y a une réponse, celle d'une action résolue, lucide partagée, sur chacun des défis que je viens d'évoquer, en vous présentant avec franchise, l'importance de ce qui est à faire de part et d’autre, moi, je ne vous donne pas de leçon, je vous dis quelle sera ma part, je vous dis aussi avec beaucoup de franchise, quelle sera la vôtre, les habitudes qu'il faudra parfois rompre, les faux discours dans lesquels nous nous étions parfois enfermés.

Mais il y a aussi quelque chose d'inédit, un chemin que jamais jusqu'alors nous n'avons emprunté ensemble, celui d'une émancipation en partage, celui d'un risque pris, d’un risque qui était jusque-là caché, que j'évoquais tout à l’heure en creux, celui de la jeunesse, c’est cette part de risque qui nous permettra de créer, d'oser inventer l'avenir, et de faire ensemble deux révolutions fondamentales pour le continent africain, celui de la mobilité, cette révolution profonde, qu’il nous faut repenser, et la révolution de l’innovation.

La révolution de la mobilité, c'est celle qui nous permettra de repenser nos liens, mais aussi la circulation des femmes et des hommes en Afrique, et entre l’Afrique et l’Europe. La mobilité, c’est d’abord celle des étudiants, et je sais ici vos attentes. La France est bien souvent la première destination, je veux qu’elle soit la première destination, non pas par habitude, mais par choix, par désir, pas nécessairement pour l'ensemble des études, mais pour nourrir les échanges entre nos pays, pour cela, je veux que la France vous accueille mieux, cela veut dire offre des places et des formations dans les filières qui correspondent à vos besoins, cela veut dire aussi, offrir les conditions d’une véritable circulation dans la durée. Et j’en prends devant l’engagement aujourd’hui.

Je souhaite que tous ceux qui sont diplômés en France puissent y revenir, quand ils le souhaitent et aussi souvent qu'ils le souhaitent, grâce à des visas de circulation de plus longue durée, parce qu'étudier en France, c'est une relation privilégiée qui doit se prolonger et qui ne doit pas se soumettre à une date couperet. C'est l'ensemble de cette mobilité que nous devons repenser. Je vois trop souvent des jeunes Africains qui viennent étudier ou en fait demander un visa d'étudiant pour rester en France, ça n'est pas une bonne voie, ça n'est pas une bonne méthode, et la France, dans la durée, ne peut pas les accueillir.

Et là-dessus, je serai intraitable, parce que c’est un contournement, je vois des étudiants qui veulent accéder à des formations en France, pour cela, je leur dis : nous allons mieux adapter les filières pour répondre à vos besoins. Et puis, je vois deux aberrations, une fois qu’ils ont été formés, qu’ils ont étudié en France, que nous avons investi, soit, il y a une date couperet, et ils doivent revenir, alors même qu'ils voulaient poursuivre leurs études en France. Nous devons en finir avec cela et faciliter les carrières, la fluidité et leur permettre de rester plus souplement, même si des améliorations ont été faites ces dernières années.

Mais ils ont parfois peur de revenir dans leur pays, parce qu’ils se disent : si je reviens, je ne pourrai plus revenir en France. Je perds, en quelque sorte, cet avantage d'être déjà là, et ils ne font pas bénéficier leur pays, ils ne font pas bénéficier l'Afrique de ce qu'ils ont appris, et là aussi, c'est une erreur pour tout le monde. Ce visa de circulation de longue durée, c'est celui qui permettra ces allers retours choisis, organisés c'est celui qui permettra cette mobilité de liberté plutôt que cette mobilité de nécessité, et ces chemins terribles que j'évoquais tout à l'heure.

C'est pourquoi mon projet aussi est de contribuer à renforcer la présence de nos établissements ici, en lien et en partenariat avec vous. Renforcer vos établissements et vos cursus universitaires, c'est multiplier les partenariats, les échanges, les formations croisées, les doubles diplômes, qui répondront à vos attentes, et qui nous permettront mutuellement de mieux apprendre l’un de l'autre. J'ai demandé à mes deux ministres, de l'Education nationale et de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'innovation, de travailler au doublement des partenariats universitaires que nous avons avec l'Afrique.

Si l’Ecole Polytechnique lance des partenariats en Côte d'Ivoire, d'autres écoles, d'autres écoles françaises, d'autres universités peuvent aussi le faire, et je me félicite, ici, des efforts entrepris pour un rapprochement entre un établissement d'enseignement supérieur français et l’Ecole d’ingénieurs de 2iE de Ouagadougou. Ce rapprochement – et je vous réaffirme tout notre engagement derrière ce projet – ce rapprochement permettra de renforcer son statut de grande école d'ingénieurs de référence sur le continent africain, dans les domaines de l'eau, de l'énergie et de l'environnement.

J’appelle donc les universités et les écoles françaises de commerce, d’ingénieurs, de management à ne pas perdre davantage de temps et à venir à votre rencontre pour développer ces parcours croisés auxquels aspirent nos deux jeunesses.

Et ce changement profond qui consiste à revoir, à révolutionner toute notre façon de penser est indispensable. Moi je ne veux pas qu'un jeune Burkinabè dès qu'il se dit « je vais faire des études » n'ait qu'un but : aller faire des études en France ! Non. Je veux qu'il puisse mener toutes ses études au Burkina s’il le veut. Nous devons donc lancer tous ces partenariats ; nous devons multiplier les cours en ligne, les partenariats, les doubles diplômes qui permettront ici à Ouagadougou d'avoir un diplôme d'une université française parce qu'il y aura un partenariat ; et que si il veut et doit aller en France c'est pour faire une formation spécifique ou c'est parce qu'il l’a choisi, pas parce qu'il y est contraint.

Ce changement profond c'est celui que nous vous devons parce que nous vous devons l'accès au même contenu. Si la francophonie a un sens - et c'est le projet qu'elle doit porter - c'est celui de permettre à tous les étudiants francophones d'avoir accès aux mêmes supports pour mener leurs projets et leurs études. C'est pour cette raison que j'ai demandé à l'Agence universitaire de la francophonie d’être à mes côtés, je veux qu'elle devienne la porte d'entrée pour vous donner accès à tous à une bibliothèque numérique des savoirs et des formations. Nous construirons l'accès à cette bibliothèque à partir des campus numérique francophone. Je sais qu'il y en a, il y en a un ici même à l'université Joseph Ki-Zerbo. Et nous allons les renforcer en impliquant les opérateurs de téléphonie mobile et les fournisseurs d'accès pour vous apporter dans ces campus des meilleurs points de connexion pour un accès de haut débit.

Et l'objectif c'est de pouvoir accéder aux mêmes manuels, aux mêmes contenus à Lyon, à Bordeaux, à Bobo-Dioulasso où à Ouagadougou. La mobilité ce ne sont pas seulement les études c'est une circulation plus large, une circulation croisée, la circulation choisie des talents. C’est pourquoi je souhaite que la France puisse accueillir 1000 nouveaux talents africains chaque année dans le domaine de la création d'entreprises, dans la recherche, dans l'innovation dans la culture, dans le sport.

Je vous rassure : pas pour dire qu'ils doivent uniquement aller réussir en France ! Non, pour que la France accélère leur réussite, mais pour qu'ensuite ils puissent revenir, démultiplier leurs efforts, leur réussite ; et que ce passeport Talents et le visa qui va avec, qui permet cette liberté de mobilité permettent à toutes celles et ceux qui sont dans cette salle - qui veulent réussir, transformer - d’avoir accès à la plateforme de la francophonie, d’avoir accès à toutes les facilités de la réussite en France pour démultiplier et revenir tirer le continent africain.

En parallèle, je souhaite que plus de jeunes Français puissent aussi venir travailler en Afrique. Business France augmentera dès 2018 le nombre des jeunes volontaires français travaillant dans des entreprises en Afrique. Et je demanderai également à nos ambassades de recruter davantage de volontaires en privilégiant les candidats qui parlent ou ont commencé l’apprentissage d’une langue africaine.

Le point d’entrée de cette mobilité croisée ce sera ici à Ouagadougou ; La Maison de la Jeunesse que j'ai décidé de créer, un lieu accessible à tous au centre ville de votre capital qui vous sera spécifiquement consacré. Je remercie les autorités burkinabés pour leur appui dans la mise en œuvre de ce projet. Nous allons accélérer fortement dans les prochains mois les choses.

Cette maison de la jeunesse elle sera ouverte avant le 14 juillet prochain et vous pourrez l’inaugurer officiellement à cette date. Elle rassemblera Campus France, France Volontaires, les instituts de recherche, un incubateur pour les jeunes créateurs d'entreprise ; tout ce qui est à destination de la jeunesse et permettra non seulement de l'accueillir mais de réussir, d'étudier, de faire, d'entreprendre, de s'informer, de se projeter vers le reste du monde. Ce sera pour vous.

La deuxième révolution que nous pouvons conduire ensemble, cette révolution qui permettra le sursaut de la jeunesse, c'est celle de l'innovation et avec elle de l'entreprenariat. C'est la seule révolution qui peut apporter les 450 millions d'emplois dont l'Afrique aura besoin d'ici 2050.

Concrètement la France sera au rendez-vous en consacrant plus d'un milliard d'euros pour soutenir les PME africaines. Au travers de cette initiative, l'Agence française de développement, la Banque publique d'investissement - et je remercie les deux dirigeants qui m'accompagnent - mais aussi je le souhaite que les fonds d'investissement privés français seront les premiers partenaires des jeunes entreprises africaines.

Concrètement ce fonds que nous allons créer permettra avec l'Agence française de Développement et la Banque publique d'investissement de faire même peut-être plus qu'un milliard d'euros, je veux que nous puissions multiplié par 10 cet objectif en associant des fonds privés, d'autres partenaires européens, des fonds privés européens pour avoir une enveloppe qui permettra de financer les projets des entrepreneurs, des innovateurs africains.

D’abord dans le numérique, c'est le sens du programme Digital Africa qui permettra d'identifier les start-up africaines les plus prometteuses et accompagnera leur croissance ; mais aussi dans l'agriculture dont l'Afrique a profondément besoin. C'est plus que 60% de la population active, c'est le secteur dans lequel nous allons continuer et nous devons investir, et cette initiative financera des PME africaines qui accéléreront la transformation de l'agriculture africaine. Partout nous devons par cette initiative et l’aide que nous apportons accélérer ces transformations et ces transitions.

De manière générale, cette initiative s'adressera tout particulièrement -vous l'avez compris aussi – aux femmes entrepreneuses. La France sera également au rendez-vous en investissant dans les infrastructures africaines de demain. C'est le sens des efforts qui ont été menés pour financer de grands projets d'investissement comme le train urbain de Dakar, le métro d'Abidjan où celui de Casablanca. C'est aussi le sens du fonds doté de 300 millions d'euros pour le soutien à des projets d'infrastructures en Afrique qui conduira ses premiers investissements dans les toutes prochaines semaines.

C’est aussi ce que l'Union européenne et l'Union africaine en particulier avec des opérateurs comme la BAD doivent continuer à développer sur le terrain ; nous devons partout en Afrique développer les infrastructures de la croissance, les infrastructures numériques, les infrastructures de transports et les infrastructures de l'énergie. Ce combat initié pour partie par la France il y a quelques années doit maintenant connaître une nouvelle phase, non plus celle des grandes déclarations, celle de la mise en œuvre avec les grands bailleurs régionaux, avec les banques régionales pour que partout où c'est nécessaire sur le terrain ces infrastructures soient déployées. Je veux que l'Afrique soit une priorité de la diplomatie économique française que les entreprises françaises investissent davantage en Afrique, pas seulement les grands groupes que vous connaissez mais aussi les PME, les entrepreneurs et plusieurs d'entre eux accompagnent également ma délégation. Plus exactement la constitue.

Pour plusieurs raisons ; parce que je veux là aussi qu'ils changent leur propre regard sur l'Afrique mais qu’ils changent le vôtre. Je veux que le monde économique français et européen qui se déploie, qui investit en Afrique puisse le faire aussi différemment comme le font déjà certains fonds d'investissement ou certains acteurs qui ont initié ce changement de méthode il y a quelques années ; parce que le soutien de l'Etat français, indispensable et qui continuera à leurs côtés, ne sera pas accordé sans contrepartie En effet, je souhaite que les entreprises françaises soient porteuses d'un partenariat exemplaire, un partenariat exemplaire qui refuse la corruption, qui se plie aux appels d'offres, qui se plie aux règles édictées par les institutions africaines qui comme l'OADA font progresser la bonne gouvernance. Les entreprises françaises qui viendront investir en Afrique et se développer et qui auront le soutien de l’Etat français seront exemplaires car je leur demanderai aussi d'investir dans la formation professionnelle, ce sera une condition que je fixerai à nos entreprises.

Pour bénéficier du soutien de l'Etat français, elles devront s'engager dans la durée, financer des bourses, s'engager à développer des offres répondant aux besoins de formation et enfin privilégier l'emploi local. Ne vous trompez pas, et je dis à la jeunesse africaine, ne commettez pas les erreurs que nous avons ensemble commis par le passé, il n'y a pas d'Eldorado de l'investissement et de la croissance unilatérale, il n'y a pas de bon investissement d'un Etat ou d'entreprise quand ce ne sont que les intérêts de cet Etat qui sont le but.

La France, elle n'investira plus uniquement pour faire des opérations de gouvernement à gouvernement où il n'y a aucune retombée sur la population locale ; elle n'investira plus pour que des grands groupes participent parfois à des opérations de corruption organisée ; elle n'investira plus pour que la jeunesse n’ait aucune retombée de ce qui se passe et qui s'investit ; elle n’investira plus et leurs entreprises avec pour qu'il n'y ait pas un développement de l'emploi local et des engagements pris ; mais elle sera vigilante avec vous monsieur le président, avec tous les dirigeants et la jeunesse africaine pour faire en sorte que d'autres ne répliquent pas aujourd'hui, parfois avec une forme de fascination étonnante les erreurs que nous avons commis ensemble hier et qui arrivent à de nouveaux investisseurs, avec des entreprises qui proposent des milliards mais pas un emploi pour les Africains, qui proposent des milliards avec la répétition des mêmes erreurs du passé et qui peuvent sembler être des solutions de facilité pour aujourd'hui mais en répliquant les troubles, les erreurs parfois les crimes d'hier. Cette exigence que j'aurai pour la France je veux que nous l'ayons ensemble pour les investisseurs du monde entier, pour tout le continent africain.

Et la condition de cette innovation c'est la recherche ; je souhaite que les conditions soient créées pour permettre aux chercheurs africains et européens de travailler ensemble des programmes communs. Ce qui a été fait avec succès dans le cadre de l'Union européenne avec le Conseil européen de la recherche doit pouvoir être étendu aux universités africaines.

Nous devons donner les moyens financiers de structurer des réseaux de chercheurs européens et africains. C’est un des sujets que je porterai dans le cadre du sommet d’Abidjan où je serai avec le président KABORE dès demain.

Mesdames et Messieurs, je terminerai par ce qui doit nous permettre ensemble d’écrire cette nouvelle relation d'amitié dans la durée au-delà des menaces, des craintes et de nos intérêts partagés. Aujourd'hui, nous sommes orphelins, nous sommes orphelins en quelque sorte d'un imaginaire commun, nous souffrons d'un imaginaire qui nous enferme dans nos conflits, parfois dans nos traumatismes, d’un imaginaire qui n'est plus le vôtre, n'est plus le nôtre, et je veux reconstruire cet imaginaire commun et d'avenir autour de trois remèdes. Le premier remède c’est la culture, dans ce domaine, je ne peux pas accepter qu'une large part du patrimoine culturel de plusieurs pays africains soit en France. Il y a des explications historiques à cela mais il n'y a pas de justification valable, durable et inconditionnelle, le patrimoine africain ne peut pas être uniquement dans des collections privées et des musées européens. Le patrimoine africain doit être mis en valeur à Paris mais aussi à Dakar, à Lagos, à Cotonou, ce sera une de mes priorités. Je veux que d'ici cinq ans les conditions soient réunies pour des restitutions temporaires ou définitives du patrimoine africain en Afrique.

Lire la suite

lundi 27 novembre 2017

Claudy Ciar: "Les Congolais n'ont pas échoué mais nous résistons" !

Claudy Siar "Les oreilles n'ont jamais dépassé la tête". Proverbe congolais !

Claudy Ciar être animateur musical de l'émission “Couleurs Tropicales" à RFI ne fait pas de l'agité-Show Biz, un connaisseur des réalités congolaises. Etre fils d'esclave de la Guadeloupe, débauché par Nicolas Sarkozy et avoir été nommé par son gouvernement comme délégué interministériel pour l’égalité des chances des Français d’outre-mer, ne fait pas de l'individu Claudy Siar, un spécialiste de l'Afrique qui regroupe 54 pays. Il faut de l'humilité dans la vie. De même que les ultramarins ne peuvent se résumer au zouk et le boudin, l'ignorance de Claudy Siar sur les problèmes de Grands Lacs est patente ! C'est l'attitude d'un ignare qui veut se donner des ailes. L'humilité n'est pas une faiblesse. Claudy Siar a pris la grosse tête qu'il se croit tout permis y compris d'humilier, d'insulter et mépriser le peuple congolais, en toute impunité, avec un langage condescendant. Claudy Siar, lors d'un Facebook live du Monde-Afrique, a qualifié Paul Kagamé, Hitler Africain, d'homme providentiel pour le Rwanda sur sa proposition d'accueillir 30 000 migrants de la Libye. Pris à parti par des Congolais, sur des réseaux sociaux, qui lui reprochent sa vision déformée sur les problèmes de Grands Lacs, Claudy Siar dans une arrogance d'un Tintin au Congo, se fend d'une mise au point sur sa page Facebook qui laisse à désirer: Depuis deux jours, quelques personnes s'emploient à m'attaquer sur les réseaux sociaux tentant de me faire porter la responsabilité du drame congolais par une admiration supposée et un soutien à Paul Kagame (...). Beaucoup cherchent les réponses de leur malheur dans la réussite des autres et ne regardent pas les raisons de leurs échecs. Le Rwanda se relève, la RDC s'enfonce, OUI ET MILLE FOIS OUI Kagame y est pour beaucoup. Cependant, Le problème du Congo est à l'intérieur du Congo ! Sur Twitter une personne écrit que si le petit Rwanda a mis à terre le géant congolais ce n'est pas de la faute des propos de Claudy. Un autre précise que la Belgique a pillé le Congo durant des siècles, commis des crimes atroces et pourtant les congolais aiment et vivent en Belgique...

La République démocratique du Congo est sous occupation avec un régime d'imposture. La RDC est victime d'un complot international pour mieux piller ses ressources. Le Rapport Mapping de l'ONU de 2010 prouve à dessein que les ressources de la RDC sont pillées par les pays voisins: le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi. Ces trois pays ne sont que des intermédiaires. Les Congolais ne sont pas des losers comme le proclame l'ignare Claudy Siar mais des résistants indignés. Comment comprendre que la République démocratique du Congo qui possède 75 % du gisement du Coltan au monde, que le Rwanda pays voisin qui n'a pas ce minerais dans son sous-sol soit le premier producteur et exportateur du Coltan ? Paul Kagamé a poussé le cynisme trop loin en installant une Bourse du Coltan à Kigali.

Il y a trois ans, sur tweeter, je me suis accroché à Claudy Siar sur le fait que par son ignorance inouïe, il voulait résumer la culture congolaise à la musique congolaise de Papa Wemba, Koffi Olomide...a cause de la "Fatwa" Anti-Concerts que la diaspora congolaise a décidé contre des trémousseurs de Kingakati dans les prestigieuses salles parisiennes. La culture congolaise est vaste avec plus de 450 tribus: chansons, masques, danses, tableaux, architectures, constructions...dans sa petitesse d'esprit, il m'avait étonné par sa réponse alambiquée: Moi Claudy Siar je suis connu de Nicolas Sarkozy...Et toi ? Alors même que nous étions sous présidence François Hollande !

Il avait simplement oublié d'ajouter que sa prise était belle pour l’Elysée qui cherchait à ramener autour de Sarkozy l’électorat ultramarin, voire celui de la diversité. On pensait Claudy Siar de gauche et le voilà qui avait complété la liste des transfuges Besson, Kouchner, Hirsch ou Bockel en acceptant d’être nommé par Nicolas Sarkozy, à 13 mois de la présidentielle. Claudy Siar est une girouette qui tourne avec le vent. Il était jospiniste quand Jospin était au pouvoir, chiraquien et proche de Donnedieu de Vabres ensuite sous Chirac. Qui a oublié que Claudy Siar s’en était pris à son donateur Laurent Gbagbo, encore président officiellement de la Côte d’Ivoire? Il était producteur et animateur d’Africa Star !

Sept ans déjà qu'aucun artiste congolais, qui a chanté et dansé pour Alias Joseph Kabila Kanambé Kazembere Mtwalé n'a joué encore dans les grandes salles parisiennes. Et toi Claudy Siar, tu as toujours le mépris pour le peuple congolais ?

Passer sur Facebook Live du Monde-Afrique et encenser Paul Kagamé, Hitler Africain comme un président providentiel est une faute grave. Ignorer que les Hutus qui sont majoritaires, depuis le génocide de 1994, dans la nature à l'Est de la République démocratique du Congo. Ignorer que l'opposition n'existe pas sous Paul Kagamé: l’opposante rwandaise Diane Rwigara, 35 ans, qui avait tenté de se présenter à la présidentielle d’août dernier face à l’homme fort du pays, Paul Kagamé, a été inculpée avec sa mère et sa sœur d’ "incitation à l’insurrection", mardi 3 octobre 2017 ! Paul Kagame, a été plébiscité avec un score Brejnevien de 98% des votants et réélu pour un troisième mandat de sept ans à la tête d'un pays qu'il dirige d'une main de fer depuis 23 ans. Au Rwanda, la chef du parti FDU, Victoire Ingabire, une Hutue, est en détention depuis 2013 pour conspiration pour former un groupe armé. En février 2015, le journaliste Rwandais Cassien Ntamuhanga a été condamné à 25 ans de prison. Le régime de Paul Kagamé l’a reconnu coupable de "formation d’un groupe criminel", "conspiration contre le gouvernement ou le président de la République", "entente en vue de commettre un assassinat" et "complicité de terrorisme". Le Rwanda figure à la 159e place sur 180 pays dans le classement mondial de la liberté de la presse 2017 réalisé chaque année par RSF.

Thuriféraire d'un régime autocratique au Rwanda, Paul Kagamé est un dictateur-sanguinaire-despote n'en déplaise à Claudy Siar, son encenseur ! L'animateur de "Couleurs Tropicales" sait-il pourquoi cette générosité du dictateur Paul Kagamé d'accueillir 30 000 migrants africains en provenance de la Libye ? Quels sont les enjeux de cette fausse générosité alors que les Hutus ses compatriotes sont dans la forêt à l'Est de la République démocratique du Congo ? Le Rwanda a-t-il de l'espace pour accueillir tous les migrants africains: 30 000 de Libye et 40 000 d'Israël ?

Le Rwanda, avec sa petite superficie de 26 338 km2 et ses 477 habitants au km2, a-t-il l'espace d'accueillir 30 000 migrants de Libye et 40 000 migrants d'Israël ?

En 2009, Nicolas Sarkozy, le président français a jeté un pavé dans la mare en proposant une restructuration de la région des Grands Lacs en faveur du Rwanda et au détriment de la République démocratique du Congo.

Lors de son message de vœux au corps diplomatique, le président français a fait un tour d’horizon général des grandes questions internationales. Abordant le chapitre de l’Afrique, et plus particulièrement de la région des Grands Lacs, Nicolas Sarkozy a tenu exactement ces propos : “Quant à la région des Grands Lacs, la violence s’est une nouvelle fois déchaînée. L’option militaire n’apportera aucune solution aux problèmes de fond qui se posent de façon récurrente depuis dix ans. Cela met en cause la place, la question de l’avenir du Rwanda, avec lequel la France a repris son dialogue, pays à la démographie dynamique et à la superficie petite. Cela pose la question de la République démocratique du Congo, pays à la superficie immense et à l’organisation étrange des richesses frontalières. Il faudra bien qu’à un moment ou un autre il y ait un dialogue qui ne soit pas simplement un dialogue conjoncturel mais un dialogue structurel : comment, dans cette région du monde, on partage l’espace, on partage les richesses et on accepte de comprendre que la géographie a ses lois, que les pays changent rarement d’adresse et qu’il faut apprendre à vivre les uns à côté des autres ?”.

Le journal Le Monde, dans son édition du 18 janvier 2009, reprend ce discours en allant en profondeur pour confirmer l’existence du plan Sarkozy comme initiative de paix qu’il compte discuter avec les autorités de Kinshasa lorsqu’il s’y rendra, au mois de mars. Il propose “l’exploitation en commun par la RDC et le Rwanda des richesses du Nord-Kivu”. Sarkozy va plus loin en proposant le “partage” de l’espace et des “richesses naturelles”. Quel espace doit-on partager ? Le Kivu ? Pourquoi ? Pourquoi seulement les richesses du Kivu ? Qu’est-ce que le Rwanda donne en échange pour partager avec la RDC ?

Si les choses traînent, c’est parce que le Rwanda brandit toujours la question sécuritaire. Or Nicolas Sarkozy ne devrait pas oublier que la République démocratique du Congo compte près de 450 ethnies qui ne se sont jamais fait la guerre . Mais depuis des décennies, le Rwanda, qui ne compte que DEUX ethnies, est toujours en guerre et a connu le génocide de 1994 – où la France est intervenue avec l’opération Turquoise –, qui a exporté la rivalité interethnique au Congo.

Ce plan Sarkozy viserait-il à dédouaner la France de son dialogue avec le Rwanda ? C’est une affaire franco-rwandaise qui ne concerne nullement la RDC. Pire, le président français qualifie d‘ "organisation étrange" les institutions et les dirigeants de la RDC. Ces propos sont pour le moins étonnants quand on sait que des "conseillers occidentaux" sont à la base de cette organisation étrange. A quoi servent alors tous ces appuis et encouragements des ambassadeurs français accrédités en RDC ? De la poudre aux yeux ? Encore un "faux pas de Sarkozy" après celui de Dakar [le discours de Dakar, en juillet 2007, avait suscité un tollé en Afrique – il parlait notamment de “l’homme africain [qui n’était pas] entré dans l’Histoire"] ? Que ce plan soit publié quatre jours avant l’entrée en fonction de Barack Obama, cela suscite des interrogations et n’est pas gratuit. La RDC considère la France comme un "Etat partenaire naturel". Depuis de Gaulle jusqu’à Chirac, en passant par Giscard d’Estaing et Mitterrand, la France a toujours été aux côtés des opprimés, et particulièrement avec la République démocratique du Congo, premier pays francophone au monde, en se distinguant par une coopération dynamique et multi-sectorielle. Si la France de Sarkozy veut "changer" le monde, il ne lui appartient pas de transformer le Kivu en Proche-Orient.

Lire la suite

samedi 25 novembre 2017

Migrants: L'autocrate Paul Kagamé prêt à accueillir toute la misère africaine !

Paul Kagamé recevra 5000 dollars par tête d'immigré expulsé par Israël

L'Afrique a la forme d'un revolver dont la gâchette est la République démocratique du Congo, disait Frantz Fanon. L'Afrique est un continent de 54 pays. Avec sa petite superficie de: ‎26 338 km² et ses 477 habitants au km2, la densité de population du Rwanda est l'une des plus fortes du continent. Depuis que le génocide rwandais de 1994 est usé et abusé comme un fonds de commerce par le régime autocratique de Paul Kagamé, ce dernier n'a jamais tendu la main à ses compatriotes Hutus qui sont dans la nature à l'Est de la République démocratique du Congo. Au Rwanda de Paul Kagamé, Hitler Africain, tous les Hutus sont des génocidaires. Pas de pitié donc pour les Hutus qui sont autant Rwandais que Paul Kagamé, mais le président Rwandais se montre généreux avec des migrants africains ! Y-a-t-il anguille sous roche ? La solidarité ne commence t-elle pas avec ses compatriotes? Les Hutus et Twas (pygmées) ont disparu du radar national rwandais, mais Paul Kagamé, l'autocrate-dictateur ouvre grandement les bras pour accueillir les immigrants africains d'Israël et de Libye !

Israël a voté dimanche 19 novembre dernier la prochaine fermeture de son centre de détention pour migrants. Le Premier ministre Benyamin Netanyahou a annoncé un accord pour expulser 40 000 migrants africains, dont 28 000 Erythréens et 8 000 Soudanais, entrés illégalement dans le pays. Les 40 000 africains seront expulsés au Rwanda et Ouganda. Notons que ces deux pays sont frontaliers de la République démocratique du Congo. Le Rwanda vient de renchérir, il est prêt à accueillir jusqu’à 30 000 migrants africains vivant dans des conditions inhumaines en Libye, où une récente vente d’esclaves noirs a suscité l’indignation dans le monde. Qu'est-ce qui se cache derrière cette profusion pour le Rwanda, petit pays avec un dictateur à sa tête, d'accueillir toute la misère africaine ? Que vont devenir 70 000 immigrants africains au Rwanda ? Ils seront formés dans les unités spéciales et deviendront des mercenaires dans la déstabilisation des pays voisins. Combien disparaîtront-ils dans la nature avec l'aval du gouvernement Rwandais ?

Yoweri Museveni et Paul Kagamé à la ferme en Ouganda

Le Rwanda et l'Ouganda, les deux pays anglophones sont montrés en exemple par les Etats-Unis, alors même que Paul Kagamé et Yoweri Museveni sont des despotes autocrates patentés qui emprisonnent des opposants et bâillonnent des journalistes et médias. Malgré les dérives totalitaires de Paul Kagamé, Africom s'est installé au Rwanda.

Le Rwanda et l'Ouganda sont deux Etats pillards et receleurs des ressources de la République démocratique du Congo. Le Rwanda pille le coltan du Congo, il a érigé une bourse du coltan alors même ce minerais ne se trouve pas dans son sous sol. Le Rwanda est régulièrement accusé de servir de plaque tournante au trafic de "minerai de sang", "minerais de conflit" qui embrase et finance les groupes armés de l’est de la République démocratique du Congo.

L’Ouganda a inauguré sa première raffinerie d’or par Yoweri Musoveni. Située près de l’aéroport d’Entebbe, l’implantation de la raffinerie a coûté 15 millions de dollars d’investissement. L'usine de raffinage " Victoria Gold Star " située sur la 5è avenue dans le quartier industriel de Kampala, peut raffiner 60 kilogrammes d'or quotidiennement, alors que le pays n' a seulement deux mines d'or à Busia et à Mubende. Il ne faut pas être sorcier pour savoir que l'or proviendrait de la République démocratique du Congo.

Toutes ces années, les démocrates états-uniens et les administrations républicaines ont fourni des armes et de l'argent aux deux états alliés: le Rwanda et l'Ouganda, et les ont protégés de toutes sanctions devant les les tribunaux internationaux. Après 23 ans de guerre et la mort de plus de douze millions de Congolais morts, les États-Unis n'ont jamais changé de tactique dans leurs efforts pour une main mise de l'Afrique centrale

Roka Rwanda Columbo Tantale Coltan, Roka Rwanda Wolfram Corp., Roka Global Resources… Entre 2006 et 2008, l’entreprise rwandaise Roka Mining a ouvert plus d’une quinzaine de filiales au Panama par l’intermédiaire du cabinet Mossack Fonseca, ce qu’ont dévoilé les Panama Papers. Celles-ci ont toutes été fermées avant 2012, mais à quoi ont-elles pu servir ?

La compagnie américaine AB Minerals, avait annoncé que la première usine de traitement de coltan en Afrique ouvrirait au Rwanda en 2017. Une nouvelle étonnante quand on sait que le Rwanda n’est pas producteur de ce minerai, mais qu’il en est néanmoins le premier exportateur mondial, grâce aux réserves de la République démocratique du Congo. Qu’en est-il de la question du Kivu dans cette affaire ?

Cette annonce avait remis sur le devant de la scène la guerre d’intérêts qui se joue actuellement au Kivu (Nord de la RDC). Il s’agit de la première usine de transformation de coltan en Afrique. Le Rwanda est le premier exportateur mondial de coltan, alors qu’il n’en produit pas.

En effet, ce minerai est exporté depuis la République démocratique du Congo. En 2013, d’après les chiffres de la Banque nationale du Rwanda (BNR), les recettes du coltan s’élevaient à 134,5 milliards de dollars, avec 2, 466,025 kg de tantale exporté soit 28% de la production mondiale. Il est l’un des principaux enjeux du conflit le plus meurtrier du XXème siècle.

La colombite-tantalite (coltan), précieux matériau qui sert à la fabrication de smartphones, micro-ondes et autres objets de technologie pointue, fait des millions de morts dans la région du Kivu, en République démocratique du Congo.

Tout comme l’Ouganda, le Rwanda participe à cette situation, avec une intensification de sa présence via l’exportation du génocide en 1994, puis, par la fabrication de factions rebelles rwando-congolaises qui veillent aux intérêts financiers des différents exploitants. Car, en deçà des gouvernements locaux, les rebelles armés et les entreprises étrangères tirent également profit de la situation.

Les Etats-Unis, partie prenante de ce conflit, consolident ainsi leur présence dans la zone via la compagnie AB Minerals.

L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique) devait fournir une réglementation dite sur « les minerais de sang » avant la fin de l’année 2013. Pourtant, aucun rapport n’a emporté l’adhésion des membres à l’unanimité, renforçant ainsi le vide juridique. Cette lacune a permis aux chefs de guerre de s’enrichir dans une impunité quasi-totale. La question de la complicité des puissances mondiales dans l’achat de minerais ensanglantés avait déjà été mise sur la table.

Le Rwanda ne produit pas le coltan. Et si aujourd’hui le Rwanda peut dire qu’il est premier exportateur de coltan, c’est parce qu’il a pendant longtemps profité d’une situation qu’il a lui-même créée. Nul n’est besoin d’expliquer aujourd’hui que le Rwanda est à la base du pillage des ressources naturelles de la République démocratique du Congo à travers différents mouvements rebelles créés de toutes pièces. Dans ces conditions, c’est tout à fait normal que même un pays qui ne produit pas puisse facilement devenir un grand exportateur.

En plus, le Rwanda bénéficie des frontières qui sont quelque peu poreuses. Ceci permet à tout vendeur ambulant d’embarquer ses minerais, afin de les vendre à meilleur prix au Rwanda. Fait qui fait échapper beaucoup d’argent tant à la province qu’au pays tout entier.

Lire la suite

vendredi 24 novembre 2017

Barthélemy Bisengimana Rwema "Barthos", le Gourou-infiltré Rwandais Tout-Puissant !

"Barthos Barthélemy Bisengimana Rwena, le tout-puissant directeur de cabinet de Mobutu de 1969 à 1977

Un pays ne change pas d'adresse tous les quatre matins. La République démocratique du Congo 9 pays voisins qui sont éternels. Les Mobutistes doivent la vérité au peuple congolais. Mobutu après son coup d'Etat du 24 novembre 1965, a eu besoin d'un homme "Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwema pour asseoir son régime prédateur.

Il faut comprendre et interroger l'histoire pour mieux s'ancrer au futur. Haro aux mensonges cousues de toutes pièces pour faire porter à M'zée Laurent-Désiré Kabila, l'entrée massive des tutsi-Rwandais avec l'Afdl en République démocratique du Congo, ex-Zaïre !

"Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwena fut le tout-puissant directeur de cabinet de Mobutu Sese Seko durant la deuxième république. On l'avait surnommé Monsieur 10% ou 30%, le pourcentage qu'il percevait comme commission pour faire aboutir une démarche. C'est "Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwena qui a pistonné des hirondelles rwandaises au près des membres du gouvernement et de l'administration sous Mobutu. Chaque ministre devait avoir un deuxième bureau: une hirondelle rwandaise. C'est "Barthos" Barthélemy Bisengimana qui introduisit le poison Karuho obtenu à partir de la peau du caméléon ou de crapaud très connu au Rwanda et à l'Est de la république démocratique du Congo.

Barthélemy Bisengimana Rwema était né à Cyangungu, ville située au sud-ouest du Rwanda, à la pointe sud du lac Kivu, à la frontière avec la ville de Bukavu en République démocratique du Congo. Il avait étudié à l'école secondaire du cercle scolaire de Butare, il fut Lauréat scientifique en 1956. Brillant étudiant, il termina ses études d'Ingénieur civil électricien du département d'électricité de la faculté polytechnique de l'université de Lovanium à Léopoldville, actuel Kinshasa. Il a été le premier africain a être promu ingénieur civil électricien en 1961.

A l'époque être directeur du cabinet du Président de la République n'était rien d'autre qu'être son conseil juridique et coordonner la politique et l'administration. Bisengimena concevait des études, faisait la coordination technique et était en liaison avec toutes les institutions de la République. Assister le Président de la République dans l'exercice de ses fonctions, aurait permis au tutsi Rwandais de s'occuper de nominations des Président Directeurs Généraux, des Administrateurs délégués, Administrateurs Directeurs de tous les mandataires des entreprises étatiques. Tout le monde était sous ses pieds.

C'est l'ordonnance № 69-096 du 8 mai 1969, que le Président Mobutu a nommé comme Directeur de cabinet à la Présidence de la République: Barthélemy Bisengimana Rwema. Il dirigea le cabinet de Mobutu Sese Seko de mai 1969 jusqu'en février 1977. C'est Maître José Patrik Nimy Mayidika Ngimbi qui va remplacer Bisengimana Rwema comme Directeur de cabinet du Président Mobutu avec la signature de l'ordonnance nº 77-043 ya 23 février 1977.

Adrienne Ekila Liyonda nommée ministre des Affaires étrangères, Maître José Patrik Nimy Mayidika Ngimbi, Directeur de cabinet et Mobutu SeseSeko

Mafieux "Barthos" a usé et abusé de l'octroi des bourses uniquement aux Rwandais y compris pour la représentation dans les institutions internationales.

Le Tout-Puissant Directeur de cabinet de Mobutu pistonna plusieurs Rwandais dans les compagnies américaines General Motor (GM), Goodyears Tire ana Rubber, Barkley Bank, City Bank, Coca Cola Enterprises, International Business Machines Corporation (IBM).

C'est "Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwema qui a pistonné Cyprien Rwakabuba Shinga comme membre du Comité Central, commissaire du peuple, membre du bureau politique, commissaire politique et administrateur dans plusieurs sociétés étatiques.

Qui ignore que "Barthos" était propriétaire des sociétés: Groupe Rwacico, Brasimba et Nyamilina. C'est lors de la zaïrianisation qu'il avait mis la main sur Brasimba. "Barthos" Barthélemy Bisengimana Rwema a vite compris qu'il fallait qu'il se crée un empire économique. C'est alors qu'il s'est mis à pistonner ses gars à lui qui lui devait tout.

Ngirabatware a été nommé Président-Délégué-Général de l'Office National des Postes et Télécommunication du Zaïre (O.N.P.T.Z).

Gahunga fut Administrateur-Directeur-Général de la Société d’Exploitation Pétrolière (Zaïre SEP).

Rwigamba a été Directeur- Général de la Banque de la Communauté Economique des pays des Grands Lac (C.E.P.G.L), puis il fut aussi Directeur de la Société Financière de Développement (SOFIDE). Miko Rwayitari a été Président-Directeur-Général de la téléphonie cellulaire (TELECELL).

Oscar Habarugira a été coordonnateur du Centre National des Recherches et Investigations (C.N.R.I), service de Renseignements.

Victore Ngezayo a été P.D.G. de RMA, propriétaire de l'hôtel les masques, actionnaire principal de Park hôtel et mandataire de Sakima. Tabura Sebirezi fut un homme d’affaires du secteur de transport maritime du fret et conteneurs.

Nyumbahire a été Secrétaire Général de l'Agence Africaine de Distribution de Matériel (AFRIMA, Importation Matériel Roulant, Toyota, Kawasaki, Harvester), il a été aussi Administrateur-Directeur-Général adjoint de l'Union Zaïroise des Banques (UZB) et Directeur des crédits de la Banque Centrale du Rwanda.

Oswald Ndeshyo fut commissaire d’Etat, administrateur des sociétés d’Etat, consultant de l'O.U.A et Doyen de la faculté de droit de l'UNIKIN.

Kasuku, homme de main de Rwakabuba a été P.D.G d'ACOGENOKI.

Antoine Rwakabuba a été responsable des imprimeries et librairies Volcans. Cette petite liste n'est pas exhaustive encore moins discriminatoire.

"La loi Bisengimena"

La première constitution congolaise de 1964 (dite de Luluabourg) accorde la nationalité congolaise à toute personne dont un ascendant est ou a été membre d'une tribu installée sur le territoire congolais en 1885.

Nulle part, il est question des Banyarwanda ou Banyamulenge soit antérieure à 1885, ils ne sont pas répertoriés par la colonisation belge comme une ethnie jusqu'à l'indépendance en 1960.

"Barthos" Barthélémy Bisengimana Rwema, Directeur de cabinet du président Mobutu de 1969 à 1977, va conférer de manière automatique et collective la nationalité zaïroise aux populations rwandophones installées dans le Kivu par une loi de 1972.

Cette loi compliquera les choses, mettant les populations installées sur le territoire de la RDC avant 1885 (donc congolaises de droit) et celles provenant des flux migratoires plus récents dans la même situation créant la plus grande des confusions.

Cette décision, que certains experts considèrent comme prise dans une optique électorale, va brouiller durablement la carte. La situation s'avère d'autant plus difficile vu qu'aucun enregistrement précis des flux migratoires ne pouvait, et ne peut à ce jour, prouver sans équivoque la période réelle de l'entrée en territoire congolais de ces populations.

Cette acquisition « en masse » de la nationalité congolaise, couplée avec les effets pervers de la loi foncière promulguée dans le cadre de la « zaïrianisation ».

Des hommes d'affaires, des politiques et des notables tutsis ont récupéré des terres, notamment d'anciennes plantations coloniales, redistribuées par l'Etat.

Ces acquisitions de terre ont conférer un caractère légal aux implantations foncières des paysanneries tutsies dans le Kivu, et cela en totale opposition aux usages coutumiers locaux qui gèrent la terre en régime de propriété clanique ou villageoise.

Cette situation a provoqué l'indignation des populations autochtones qui se sont estimées expropriées pour la seconde fois (la première fois par les colons belges) d'une partie de leur territoire par des tutsis qui demeurent venus d'ailleurs dans l'inconscient collectif.

Cette loi de 1972, a eu un impact politique déstabilisant, surtout dans la province du Nord Kivu, permettant en certains endroits l'acquisition d'une majorité démographique donc politique à des groupements rwandophones, modifiant ainsi les équilibres électoraux locaux.

Jouissant d'un nouveau statut politique, économique et foncier, ces populations, ont peu à peu réclamer plus d'autonomie au détriment des autorités coutumières autochtones.

Un climat de tension a perduré jusqu'à ce que en 1981, par un concours de circonstances facilité par la perte d'influence des politiciens tutsis sur le régime du président Mobutu-"Barthos" Bisengimana Rwema ayant dirigé le cabinet jusqu'en 1977-, une autre loi revienne aux dispositions de 1964 et pose durablement la problématique de la « Congolité ».

Cette loi tente de corriger les effets pervers de la loi « Bisengimana » par une application plus orthodoxe du principe d'une nationalité accordable à titre individuel par naturalisation.

Mais en versant dans l'extrême inverse, elle plonge dans « l'illégalité » et la « clandestinité » une population qui était devenue par endroit démographiquement majoritaire, notamment des localités du Nord Kivu.

Ces tergiversations politiques et administratives vont offrir un cadre institutionnel à une compétition politico-foncière déjà bien engagée et exacerber les tensions entre rwandophones et autochtones, avec pour conséquence la pérennisation des difficultés d'administration de la région du Kivu et l'apparition plus ou moins ouverte d'une xénophobie locale.

Celle-ci sera marquée par la consécration du vocable de "zaïrois à la nationalité douteuse" pour qualifier tout congolais rwandophone.

Cette incapacité à administrer le Kivu empêchera la tenue des recensements de 1986 dans cette province alors qu'ils eurent lieu partout ailleurs au Zaïre cette même année. La crise identitaire entre rwandophones et autochtones est à l'époque d'autant plus visible que les bureaux d'état civil ne cesseront d'être incendiés dans le but de détruire les documents administratifs nécessaires à tout octroi de la nationalité.

Entre 1991 et 1993, ces tensions vont resurgir de manière violente, notamment sur le fond du problème de représentation du Kivu à la Conférence Nationale Souveraine, organisée à Kinshasa pour instaurer un régime démocratique au Zaïre. Elles vont conduire à la constitution de milices de jeunes initiant attaques et meurtres dans le Kivu.

Cette situation nécessitera l'intervention de la Division Spéciale Présidentielle, corps militaire d'élites du régime du maréchal Mobutu, pour qu'un semblant d'ordre soit rétabli. Cette « pacification musclée des militaires de la Division Spéciale Présidentielle n'a fait que retarder la déflagration générale que l'onde de choc du génocide rwandais a précipitée.

Celui-ci, avec l'afflux des fugitifs encadrés par les Forces Armées Rwandaises en fuite et les cortèges des réfugiés fuyant l'avancée de l'Armée Patriotique Rwandaise (APR), a balayé comme un ouragan les tentatives de réconciliation et de résolution des conflits internes au Kivu ».

En effet, les conséquences du génocide Rwandais vont avoir un impact non négligeable, pour ne pas dire déterminant, sur la suite des événements et la régionalisation du conflit. Elles entraîneront la région dans les affres du cercle vicieux d'où elle peine toujours à sortir.

La zaïrianisation initiée par Mobutu en 1974, dans la foulée de sa politique de « recours à l'authenticité » eu pour effets de déposséder les expatriés de leurs entreprises, fermes et domaines agricoles pour les confier à des zaïrois et de créer une bourgeoisie d'affaire typiquement zaïroise.

Lire la suite

mercredi 22 novembre 2017

Alphonse Kangafu Vingi Gudubangana, du "Mobutisme à la Résistance" !

Alphonse Kangafu Vingi Gudubangana et Freddy Mulongo

Zurich est le bastion de la résistance congolaise. Après le méga meeting Anti-Alias Kabila et contre Glencore à Helvetiaplaz, nous nous attablés au comptoir du bar restaurant du coin avec celui que les congolais appellent affectueusement "Papa Kangafu" qui ne rate aucune manifestation sur le Congo à Zurich. Le grand Kangafu Vingi Gudubangana. Philosophe, laborieux comme un jésuite, intellectuel brillant, Alphonse Kangafu Vingi Gudubangana fut l'idéologue voire propagandiste du Mobutisme. Il a été le second directeur de l'Institut Makanda Kabobi de 1980 à 1990, après Honoré Mpinga Kasenda de 1974 à 1979. Et le Professeur Samba Kaputo fut le directeur de cabinet d’Alphonse Kangafu Vingi Kudumbagana.

Le régime d'imposture et d'occupation de Kinshasa s'est entouré des Mobutistes. Plus des mafieux dinosaures, criminels économiques que des idéologues. "Il faut travailler pour des valeurs et convictions pas pour un individu", me clame-t-il de prime à bord. Pourquoi donc ? "Dans le MPR-Parti-Etat, nous étions plusieurs à nous investir pour le Mobutisme et le 24 novembre 1990, Mobutu Sese Seko à la N'sele fait son discours précisant qu'il quitte le MPR, nous prenant au dépourvu. Or dans la Constitution, non n'était président du MPR et du Zaïre. Et lui quittait le MPR pour s'accrocher à la présidence (...) J'ai convoqué une réunion urgente avec Mpinga Kasenda et Kithima Bin Ramazani pour dénoncer Mobutu ! Les deux autres m'ont convaincu que nous n'avions pas d'armée " !

Comment est-il sorti du pays car àl'entrée de l'Afdl et ses Kadogos en 1998, la chasse aux Mobutistes était déclenchée ?"Connu je ne pouvais passer inaperçu. Un de mes secrétaires du Bas-Congo m'a accompagné dans sa province. Il fallait beaucoup marcher à pied dans des buissons, se cachant jour et nuit. Arrivée à Luozi, j'ai pu traverser le fleuve Congo pour le Congo-Brazzaville. Et à Pointe-Noire, j'ai pris un vol pour Dakar. Avec un grand regret, mon secrétaire qui m'avait beaucoup aidé et accompagné n'a pu embarquer pour le Sénégal avec moi, n'ayant pas de visa . Et depuis le Sénégal, j'ai fais des démarches pour rejoindre la Suisse avec une jambe esquintée. Grâce à la médecine, ma jambe gauche a été sauvée".

Le dictateur Mobutu Sese Seko

Le Mobutisme fut une doctrine officielle d'état et de parti au Zaïre. Le mobutisme propageait et glorifiait les opinions et les points de vue du président zaïrois, autoproclamé "Père de la nation", Mobutu Sese Seko. L'idéologie inclut les principales initiatives de Mobutu comme la Zaïrianisation.

Le Mouvement populaire de la Révolution (MPR) était le seul parti politique légal au Zaïre, état à parti unique. Mobutu a conduit le MPR et le Zaïre comme un dictateur en disant: «Dans notre tradition africaine, il n'y a jamais deux chefs ... c'est pourquoi nous Congolais, dans le désir de se conformer aux traditions de notre continent, avons décidé de regrouper toutes les énergies des citoyens de notre pays sous la bannière d'un parti national unique. »

Sous la deuxième république, ils s’appelaient Zaïrois. Les Zaïro-Congolais se rappellent particulièrement de « l’encadrement politique » dont ils avaient été l’objet durant toute la période du mobutisme triomphant. Encadrement par bourrage de crânes avec répétition des mêmes discours et bombardement d’images, à l’overdose. En pur style des régimes totalitaires. Nul ne pouvait y échapper, le monopole médiatique du pouvoir "La voix du Zaïre"-unique chaîne de télévision et unique radio nationales- n’en donnait pas la possibilité. On n’avait pas d’autre choix que de subir. Et tout le monde a subi, pendant plus de deux décennies, la liturgie du Mpr-Parti-Etat. Tous les jours, du lever jusqu’au coucher du soleil. Tout avait été – et devait être – louange. Louange de la personne du chef de l’Etat qu’il fallait mythifier, à l’excès.

Les scénarios étaient quotidiennement bien pensés par des…universitaires qui s’étaient distingués dans l’art d’embobiner leurs compatriotes. Leur carrière politique ou administrative en dépendait. On se souviendra de quelques brillants intellectuels dont les verves oratoires ont, pendant longtemps, emballé toute une génération des jeunes.

Le militantisme, appellation politique de la flagornerie, tenait lieu de premier critère de promotion professionnelle et sociale. Le discours de tout cadre du parti – tout Zaïrois en était membre dès la naissance – devait commencer et se terminer par les nom et « post-noms » du « guide ».

Il fallait lui affubler de jolis adjectifs qualificatifs et des superlatifs absolus, montrer et démontrer que tout était pensé par lui, que tout venait de son extraordinaire et lumineuse intelligence, de sa bonté, de sa singulière générosité. Il devait être pris, par le peuple, pour un être exceptionnel, ce genre d’humain que Dieu n’envoie que rarement sur la terre. Fils et don du ciel, le « grand timonier » devait en venir chaque jour.

Lire la suite

Congrès des Maires: Edouard Philippe fait de la pédagogie avant Emmanuel Macron !

Arrivée du PM Edouard Philipp au Congrès des Maires

Édouard Philippe a tenté d'apaiser la colère des maires de France réunis pour leur 100e congrès en leur expliquant la politique de réduction des déficits publics engagée par le gouvernement. Le premier ministre a surtout cherché à faire de la pédagogie et à tenter de rassurer les maires. Il a évoqué, un à un, les sujets qui fâchent. Edouard Philippe a laissé le soin à Emmanuel Macron de faire les principales annonces, alors que la grogne des élus locaux a marqué le début du quinquennat Macron

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre

Congrès des Maires de France Porte de Versailles, mardi 21 novembre 2017

Mesdames et messieurs les ministres,

Monsieur le président, cher François BAROIN,

Monsieur le vice-président, cher André LAIGNEL,

Mesdames et messieurs les parlementaires,

Mesdames et messieurs les maires,

Chers élus,

Si j’étais, non pas sur cette estrade, mais, comme l’an passé, assis à votre place, peut-être ferais-je partie de ceux d’entre vous qui sont aujourd’hui inquiets. Parce que je lirais tous les jours des articles de presse ou des commentaires plus alarmants les uns que les autres. Parce que je me dirais qu’il n’y a pas de fumée sans feu et qu’il y a peut-être un loup quelque part. Peut-être même, instruit par l’expérience, aurais-je un a priori de défiance à l’égard d’un Premier ministre qui, c’est fatal, serait frappé d’amnésie dès sa nomination, et oublierait nécessairement d’où il vient, ce à quoi il croit et ce qu’il a vécu lorsqu’il exerçait le plus noble des mandats. Peut-être.

Mais peut-être aussi, compte tenu de l’importance des enjeux, aurais-je souhaité pouvoir échanger avec lui et entendre, de sa bouche, ce qu’il a à dire, pour autant qu’il le dise clairement.

Ça tombe bien. Je veux vous parler clairement. Directement, et clairement. Jeudi, le Président de la République vous exposera sa vision de la relation entre l’Etat et les collectivités territoriales, une vision moderne, responsabilisante. Aujourd’hui, je veux évoquer devant vous les sujets qui ont pu s’imposer dans le débat, depuis quelques mois, pour mieux nous tourner, ensemble, vers l’avenir.

Commençons par les sujets financiers, qui ne sont pas toujours les plus simples. Comme moi, vous vous souvenez certainement de vos premiers jours de maire. Ce sont des jours qu’on n’oublie pas. Vous venez d’être élu, et vous découvrez la situation de votre commune. Vous devez prendre les choses en main, gérer votre budget pour l’année en cours, et préparer l’année qui vient. Eh bien c’est exactement ce qui m’est arrivé au mois de mai dernier. A ceci près que ce n’était pas le budget d’une commune, mais celui de la France toute entière. Je ne vous dirais pas qu’avant d’être nommé, j’étais optimiste sur la situation de nos finances publiques, mais enfin, je ne pensais pas non plus que le mal était si profond.

Imaginez que, dans votre département, parmi les communes comparables, seules deux sur 28 voient leur budget transmis à la chambre régionale des comptes. Qu’une de ces deux communes soit la vôtre. Et en plus, imaginez qu’on vous menace de sanctions. Je suppose que vous essayeriez de redresser la situation, tout en sachant que vous n’allez pas vous faire que des amis. Vous et moi nous savons que notre mission consiste bien plus souvent à dire non qu’à dire oui.

Sous l’autorité du Président de la République, avec l’ensemble du gouvernement, nous avons cherché, je ne dis pas, les meilleures solutions, il n’y en a jamais dans ces cas-là, mais enfin, les moins mauvaises possibles, pour finir l’année. Au même titre que les autres acteurs de la dépense publique, les collectivités locales ont donc été mises à contribution. A notre arrivée et à très court terme pour 2017, nous avons donc dû prendre des décisions rigoureuses et trouver environ 4 milliards d’euros pour respecter notre objectif de déficit et passer sous la barre des 3%.

Sur ces 4 milliards d’efforts, auxquels tous les Ministères sans exception ont contribué, y compris nos Armées, nous avons dû annuler 300 millions d’euros de crédits pour les collectivités. Il s’agissait de crédits gelés, non encore engagés. Certains de vos projets ont donc pu connaître des retards, et croyez que si j’avais pu l’éviter, je l’aurais fait, car je sais le temps et l’énergie que demande chacun d’entre eux. Mais aucun d’entre eux n’est compromis.

Nous avons eu un peu plus de temps pour bâtir le budget 2018. Dans un contexte très difficile,nous avons pris en ce qui vous concerne des décisions que je crois équilibrées. Tout d’abord, à la différence de nos prédécesseurs, à la différence de ce qu’annonçaient la plupart des forces politiques pendant la campagne, nous avons pris la décision de ne pas baisser les dotations.

Nous avons maintenu le niveau de la DGF, qui avait connu une baisse constante depuis 2013. Parallèlement, nous avons choisi de pérenniser les dotations de soutien à l’investissement local qui avaient quasiment triplé sur les deux dernières années de la précédente mandature, pour amortir l’effet de la baisse de la DGF. Vous allez donc conserver cette hausse pour les 5 prochaines années. Au total, ces dotations mobiliseront 1,8 milliards d’euros, c’est-à-dire précisément le même montant qu’en 2016.

Nous avons en effet décidé de maintenir la dotation d’équilibre des territoires ruraux (DETR) au niveau exceptionnel auquel le précédent Gouvernement l’avait portée, c’est-à-dire à 1 milliard d’euros. Comme vous le savez, les catégories d’opérations prioritaires de la DETR sont définies au niveau local par une commission d’élus. Je ne crois donc pas que l’on puisse décemment considérer la DETR comme une arme de recentralisation massive.

Même chose pour la dotation exceptionnelle de soutien à l’investissement local (DSIL), créée en 2016 à hauteur de 800 M€. Elle était vouée à disparaître, mais nous avons choisi de la maintenir en 2018 à hauteur de 665 M€, au point même de l’inscrire dans le Code général des collectivités territoriales.

Parce que le président de la République a été élu sur un mandat clair de transformation, nous avons décidé, avec Gérard COLLOMB, d’orienter cette dotation autour de plusieurs politiques publiques prioritaires pour transformer nos territoires : la rénovation thermique des bâtiments publics, le développement des énergies renouvelables, le dédoublement des classes, le soutien aux projets d’investissement dans les mobilités ou la construction de logements, le développement du numérique et de la téléphonie mobile, les contrats de ruralité. Je crois que nous pourrons être d’accord pour dire que ces priorités ne sont pas uniquement celles du Gouvernement et qu’elles recoupent les vôtres.

Enfin, nous avons dû construire le cadre budgétaire du quinquennat qui s’ouvre. En matière de gestion de nos finances publiques, je vous le disais à l’instant : nous sommes en passe de devenir les derniers de la classe au niveau européen. Je pense à titre personnel que c’est grave, pour notre influence dans le monde et pour le bien de nos enfants. Je sais – et François BAROIN l’a rappelé à plusieurs reprises – que vous êtes également parfaitement conscients de la situation, et que vous comprenez qu’on ne peut laisser les choses en l’état. Et pour baisser cet endettement, nous pensons qu’il vaut mieux essayer de maîtriser le poids de la dépense publique plutôt que d’augmenter encore et toujours les impôts. Partant de là, il faut bien voir que l’Etat, les collectivités et la sécurité sociale ne sont pas trois acteurs distincts de la dépense publique, mais bien un seul compte pour l’ensemble « de la Nation France ». Parce que chacun doit assumer sa part de l’effort collectif, le Gouvernement a donc pris deux décisions :

D 'abord, nous avons décidé de fixer un objectif d’économies pour les collectivités territoriales : nous voulons limiter la hausse des dépenses locales. Nous ne demandons pas qu’elles diminuent, contrairement à ce que j’ai entendu ici où là. Nous souhaitons qu’elles augmentent à un rythme soutenable. Les fameux 13 milliards, ce ne sont pas des baisses de dépenses, c’est une moindre augmentation des dépenses de fonctionnement par rapport au tendanciel – c’est-à-dire l’évolution spontanée des dépenses. Ce n’est pas tout à fait la même chose.

Cette hausse sera encadrée par un taux fixé par la loi à +1,2% en moyenne par an sur la mandature. A l’échelle du pays, cela veut dire que les budgets des collectivités vont continuer de progresser de 2 milliards d’euros. C’est un effort très important. Il est inférieur à la part des dépenses des collectivités territoriales dans la dépense publique, précisément parce que nous avons voulu tenir compte des efforts qui ont déjà été faits. Je ne dirai jamais que c’est facile, car rien ne l’est, mais je crois, en conscience, que c’est raisonnable et réaliste. Parce que je sais que beaucoup de collectivités ont déjà fait d’importants efforts. Je l’ai moi-même vécu au Havre.

D’ailleurs, en 2015, si les dépenses de fonctionnement des communes et des intercommunalités ont augmenté d’1,4% en moyenne, en 2016 elles ont légèrement baissé (- 0,2 % soit 300 millions d’euros). C’est la preuve que ce que nous proposons est réaliste. La proposition que vous fait le Gouvernement, c’est donc de discuter d’une hausse maîtrisée. C’est quand même autre chose qu’une baisse nette. Deuxième décision, ne pas diminuer les dotations. Je vous accorde que ça aurait été plus facile. D’une certaine manière, mes prédécesseurs vous y ont habitués. C’est automatique, c’est brutal et, c’est redoutablement efficace…. Eh bien non. Notre méthode à nous, c’est le contrat. Ce contrat sera conclu avec les plus grandes collectivités qui représentent jusqu’à trois quarts de la dépense locale. Parce que nous voulons faire le pari d’une nouvelle relation entre l’Etat et les collectivités territoriales, une relation fondée sur la confiance, et plus respectueuse de vos choix de gestion locaux.

Alors, une nouvelle méthode suscite forcément des inquiétudes. C’est normal. Mais je vous rassure : nous n’avons pas conçu ce dispositif seuls dans notre coin. Pour nous aider dans cet exercice inédit pour l’Etat, nous avons missionné un groupe présidé par Alain RICHARD, ancien Ministre et sénateur du Val d’Oise et Dominique BUR, ancien préfet de région, auquel trois élus locaux ont participé : Alain LAMBERT, qui était à l’origine même de cette idée des contrats il y a quelques années avec Martin MALVY, Olivier DUSSOPT, député de l’Ardèche, et Jean-Luc WARSMANN, député des Ardennes. Vendredi dernier, la mission m’a remis ses propositions. Elles sont le fruit de nombreuses auditions, et j’en profite pour remercier toutes les associations d’élus de leurs contributions. Nous sommes maintenant dans le temps de la concertation en vue de nourrir les textes législatifs à la mi-décembre, et de disposer dès 2018 d’une base juridique pour ces contrats. Le Sénat a voté l’article qui préfigure cette contractualisation et je le sais si attaché aux libertés locales, que j’en suis rassuré sur le fait que ce que nous proposons va dans le bon sens.

Pour choisir les collectivités concernées par le contrat, nous retiendrons soit un critère démographique, recouvrant environ 320 collectivités, soit, suivant la recommandation de la mission sur les finances locales, un critère budgétaire, pour les collectivités dont les dépenses dépassent 30 millions d’euros, ce qui représente environ 600 collectivités (moins de 400 communes et moins de 200 EPCI).

Cela veut dire qu’en tout état de cause, dans votre immense majorité, vous n’êtes pas concernés par ce mécanisme contractuel. Je voudrais insister sur ce point et lever un malentendu : pour 35 500 communes, leur seule obligation sera de délibérer au moment du débat d’orientation budgétaire sur leurs objectifs en matière de dépense locale, de dépenses de fonctionnement et de réduction du besoin de financement. Parce que nous avons confiance en la capacité des maires des petites villes et des maires ruraux à gérer leur budget et à tenir cet objectif de maîtrise des dépenses.

S’agissant maintenant des 3 ou 400 collectivités concernées par ce contrat, qu’est-il prévu ? Nous réfléchissons à un dispositif où, de la même manière que vous discutez avec le préfet et ses équipes sur les contrats de ville, les contrats de ruralité, les contrats de bassin, etc., vous discuteriez avec lui de votre projet de contrat, sur la base du fameux taux de +1,2% d’augmentation dont je vous parlais, et avec des marges d’adaptation. Des marges qui pourraient par exemple prendre en compte :

- La croissance démographique du territoire, avec un mécanisme d’appui aux maires bâtisseurs ;

- La composition démographique qui impacte vos charges ;

- Les efforts accomplis, ou non, dans le passé ;

- Ou encore la situation socioéconomique du territoire, en prenant par exemple en compte l’indice de pauvreté et la proportion d’habitants de la commune en quartier politique de la ville.

Enfin, je voudrais aller au bout, parce que si je n’étais pas parfaitement clair vous pourriez, plus tard, m’en faire le reproche. Que se passera-t-il si ce contrat de modération de la dépense ne fonctionne pas, concrètement si les 1,2 % d’augmentation ne sont pas respectés, si les objectifs d’endettement ne sont pas tenus ? Alors, il faudra que nous en tirions les conséquences, et, sans doute dans le projet de loi de finances pour 2020, le temps de faire en 2019 les comptes de 2018, il faudra envisager de revenir aux « vieilles méthodes ». Proposer au Parlement une nouvelle contribution au redressement des finances publiques, dont seules seraient exonérées les collectivités qui auraient respecté leur contrat. Franchement, je souhaite que nous l’évitions. Je pense que nous pouvons l’éviter. Sinon, je ne serais pas là, devant vous, pour vous proposer ce pacte.

Vous voyez que, contrairement à ce qui a pu être dit ça et là, nous ne sommes en aucun cas dans une logique de recentralisation. Car enfin, depuis quand le contrat est-il acte centralisateur ? Le contrat a été au cœur de la décentralisation depuis ses débuts. Nous n’allons pas demander aux préfets de vous convoquer pour contrôler vos budgets ligne à ligne… Evitons les caricatures. Et parlons-nous.

J’entends dire que cela mettrait en cause l’investissement local. Là encore, soyons clairs. Notre objectif, c’est de vous aider à améliorer votre capacité d’autofinancement, et à maîtriser ainsi votre besoin de financement. Car l’investissement local est indispensable au développement économique dans les territoires. Je sais que beaucoup de collectivités sont déjà globalement bien gérées et peu endettées, mais je vous le dis : notre pays, nos enfants, ont besoin que l’on fasse collectivement encore mieux.

Voilà pour ce qui concerne le pacte financier que nous vous proposons. Je sais que certains d’entre vous nous objectent que vous n’avez pas la main sur tous les paramètres qui conditionnent l’évolution de vos dépenses. C’est une réalité. Parlons-en.

Entre les transferts de compétences, les normes qui vous sont imposées, les décisions sur le point d’indice ou les autres curseurs qui jouent sur les dépenses de personnel, vous me direz que les paramètres qui vous échappent sont nombreux. Je le sais mieux que quiconque, j’ai été à votre place et, encore une fois, je sais que c’est très étonnant, mais figurez-vous qu’être Premier ministre ne rend pas totalement amnésique… Je veux, nous voulons avec le Président, avec le ministre de l’Intérieur, avancer au cours des prochains mois, sur ces sujets avec les associations d’élus et les parlementaires. Nous avons déjà commencé à traiter certaines questions.

Sur les normes, nous avons pris des décisions que le Président de la République vous exposera jeudi.

Sur la question de la maîtrise de la masse salariale, de la même manière, regardons-les faits. Par exemple, nous avons décidé dès notre arrivée le rétablissement du jour de carence qui vous permettra d’obtenir rapidement de meilleurs résultats sur l’absentéisme.

Concernant la hausse de la CSG : nous allons la compenser intégralement à l’échelle de la fonction publique territoriale et hospitalière. [Certains affirment que la compensation n’est pas intégrale au niveau de chaque collectivité. Là encore, revenons-en aux faits. Quels sont-ils ?

- Au niveau individuel, l’Etat ne dispose pas d’un système d’information intégré avec la répartition, commune par commune, des effectifs des collectivités. Il se peut donc qu’il y ait des écarts à la marge. Aussi avons-nous demandé aux associations d’élus de nous éclairer à ce sujet. Nous attendons leur retour.

- En revanche, ce qui est certain, c’est que de manière consolidée sur la France entière, la compensation du montant de la CSG est bien intégrale grâce à des baisses de cotisations patronales d’un montant total de 530 M€.]

Enfin, je ne serais pas complet si je ne vous disais pas quelques mots de la taxe d’habitation. Le Président de la République vous en parlera plus longuement. Vous savez que nous avons fait le choix d’exonérer progressivement, sur trois ans, 80 % des contribuables assujettis à cet impôt. Cela prendra la forme d’un dégrèvement, qui préservera vos ressources et votre pouvoir de fixation des taux. Mais cela n’épuise évidemment pas le sujet de cet impôt et, plus généralement, de la fiscalité locale dont chacun connaît l’imperfection et même l’obsolescence. L’horizon de temps qu’ouvre cette réforme doit nous permettre, ensemble, éclairés par les travaux de la mission Richard-Bur et par ceux du comité des finances locales, de réfléchir avec vous à une nouvelle fiscalité locale, juste, équitable, et qui préserve le principe de libre administration des collectivités.

Voici ce que je souhaitais vous dire sur les sujets financiers, le nerf de la guerre. Mais je sais que d’autres décisions de mon Gouvernement méritent quelques précisions. Je pense notamment aux contrats aidés.

Parlons-nous franchement : à quoi ont-ils servi, depuis qu’ils existent. D’abord à faire baisser les chiffres du chômage, et, comme par hasard, surtout avant les élections. Dire cela, ce n’est pas faire de reproche à tel ou tel d’entre vous : je sais parfaitement que vous avez été encouragés à y recourir ; je sais aussi que ces contrats ont permis d’accompagner, dans vos communes, des personnes éloignées de l’emploi ; et personne ne me fera dire que les tâches qui leur ont été confiées étaient inutiles ou superflues. Mais nous connaissons aussi la réalité. La réalité, c’est que les contrats aidés ne sont pas une solution satisfaisante, ni pour résoudre le problème du chômage de masse, ni pour faire fonctionner les services publics de nos territoires : nous connaissons tous les limites des cautères posées sur des jambes de bois. Je me souviens d’ailleurs que certains candidats à l’élection présidentielle proposaient leur suppression complète ; je me souviens aussi des très vives critiques émises il y a un an par la commission des finances du Sénat, qui accusait le Gouvernement de l’époque de, je cite, « faire de la cavalerie budgétaire pour tenter de maîtriser les chiffres du chômage ». Alors, est-ce que nous pouvions continuer comme cela, faire comme si de rien n’était ?

Lorsque nous avons pris nos fonctions en mai, avec Muriel Pénicaud, nous avons découvert que le précédent gouvernement avait budgété 280 000 contrats aidés pour l’année 2017, contre 459 000 en 2016, soit une baisse de 40%. Cela faisait un bien beau budget… Le problème, c’est que deux tiers de ces contrats aidés avaient été consommés dès le premier semestre, et qu’on s’acheminait donc, non vers une baisse de 40%, mais vers une hausse de 30%... Pour faire face à l’urgence, nous avons dû remédier à cette situation, en rajoutant des contrats, environ 40 000, pour porter l’effort global à 320 000. Ensuite, nous avons défini des secteurs prioritaires :

- L’éducation nationale, en particulier l’accompagnement des élèves en situation de handicap pour lequel 50 000 contrats ont été réservés ;

- L’urgence sanitaire et sociale ;

- Les territoires ruraux ;

- Les quartiers en politique de la ville qui ont toujours bénéficié de 13% des contrats aidés ;

- L’outre-mer, avec près de 12 000 contrats au second semestre. Nous avons également décidé de donner aux préfets la souplesse de gestion nécessaire pour traiter les situations les plus sensibles au moment de la rentrée scolaire. Tout n’a pas été parfait, et j’ai bien conscience que nombre d’entre vous ont eu à gérer des cas difficiles, chacun dans vos communes. Mais nous avons pris nos responsabilités, et dans l’ensemble, nous avons pu, je crois, répondre aux urgences. Pour l’année prochaine, nous avons prévu, non pas de les supprimer totalement comme je l’ai parfois entendu, mais d’ouvrir 200 000 contrats, destinés aux secteurs prioritaires que je viens d’évoquer.

Pour le reste, les chiffres sont sans appel, et nous devons réformer une politique quand elle ne fonctionne pas : dans l’immense majorité des cas, les contrats aidés ne permettent pas de sortir durablement du chômage les personnes les moins qualifiées. Notre objectif, c’est donc de remplacer ces contrats par nature précaires par une véritable politique de la formation et de l’apprentissage au niveau national. C’est le sens du plan compétences de 15 milliards d’euros que le gouvernement a annoncé en septembre. Autre sujet sur lequel je voulais revenir avec vous : le logement.

Oui, nous voulons remettre en question une politique à 40 milliards d’euros qui n’a pas résolu le mal-logement. Oui, nous voulons mettre fin à la spirale de hausse des APL et de hausse des loyers, cette situation absurde, où d’un côté, l’Etat soutient financièrement la construction et la réhabilitation des logements sociaux, et de l’autre, verse des APL aux bénéficiaires de ces mêmes logements. Cela entretient un mouvement de hausse des loyers, et cela fait que même réglementés, les loyers du parc social sont souvent trop élevés. Ce que je suis en train de vous dire, le Mouvement HLM l’a lui-même reconnu.

Nous allons donc diminuer les APL dans les logements sociaux, mais cette baisse ne peut être supportée par les locataires, qui sont les plus fragiles d’entre nous. Nous allons donc demander aux bailleurs sociaux de baisser à proportion le montant des loyers. Mais il n’est bien sûr pas question non plus de mettre en difficulté les bailleurs. Toutes les études et analyses montrent que le secteur peut dégager d’importantes économies, et que la majorité des bailleurs sociaux sont dans une situation financière globalement saine, même si des disparités fortes existent, notamment entre les territoires.

Nous allons donc proposer un système de péréquation dynamique entre bailleurs, afin que ceux qui se retrouveraient éventuellement fragilisés puissent bénéficier de la solidarité de l’ensemble du réseau. Je tiens donc à vous rassurer : il n’est pas question de faire jouer les garanties octroyées par les collectivités locales. Il n’y aura pas d’impact pour vous. J’ajoute que ce système de péréquation devra accompagner la recomposition du tissu HLM, en recherchant un bon équilibre entre efficacité et proximité, sans laisser aucun territoire en déshérence.

L’ensemble du dispositif sera présenté dans le Projet de Loi Finances en cours de discussion. Au-delà de la réforme des APL et des loyers, le gouvernement propose aux bailleurs sociaux une réforme structurelle, ainsi qu’un ensemble de mesures qui doivent permettre d’accompagner les évolutions du modèle économique du secteur sur les 3 prochaines années. J’ai rencontré à plusieurs reprises les représentants des bailleurs sociaux et le dialogue se poursuit. Nous avons d’ores et déjà envisagé 3 pistes d’évolution:

- Tout d’abord, comme cela a été voté en première lecture à l’Assemblée, la baisse des APL se fera de façon progressive, étalée sur les 3 prochaines années ; je proposerai au Sénat, conformément à la demande des bailleurs, que cette baisse soit complétée, sur cette période de trois ans, par une hausse de la TVA.

- Deuxième piste : le renforcement des instruments financiers pour accompagner les bailleurs dans leur mutation et dans leurs projets d’investissement : la Caisse des dépôts et consignations mettra en place pas moins de 6 milliards d’euros de facilités de paiement dédiés à la construction et à la rénovation. Il s’agit d’un effort totalement inédit.

- Troisième piste : faire évoluer le modèle économique des bailleurs sociaux. Il s’agira notamment de favoriser des regroupements, de renforcer la politique de vente au bénéfice de la construction de nouveaux logements, de réformer la politique des loyers, et de faire évoluer un cadre juridique trop souvent mal adapté.

L’Etat mettra en place un vaste plan de soutien financier ; les bailleurs auront les moyens et le temps de générer, sur trois ans, des économies intelligentes ; et les locataires ne seront pas touchés : c’est cela notre réforme !

Je discute de tous ces points avec les bailleurs sociaux dans le cadre du projet de loi de finances pour 2018 et pour préparer le projet de loi Logement qui sera discuté au parlement au 1er trimestre 2018.

Enfin, nous avons d’ores et déjà prévu d’accélérer la construction de logements abordables grâce à la simplification des normes et des procédures. Les collectivités territoriales, qui ont un rôle majeur dans la construction, se verront ainsi proposer, dans le cadre de partenariats, de nouveaux outils visant à accélérer les grandes opérations d’urbanisme.

Dotations, contrats d’objectifs, contraintes budgétaires, contrats aidés, logement : voilà pour les points qui je crois, méritaient précisions. Je ne sais pas si je vous ai convaincus, mais j’espère avoir au moins rétabli la vérité des faits, afin que notre dialogue puisse se poursuivre sur la base d’informations exactes.

II. Parlons maintenant de ce que nous pouvons faire ensemble.

J’ai évoqué des sujets techniques. C’est important de le faire. Mais derrière ces mesures, il y a quelques convictions. La première, c’est qu’on n’a jamais regretté de donner de la liberté aux élus.

C’est le sens des décisions que nous avons prises, dès notre arrivée, sur les rythmes scolaires. C’était une souplesse très attendue par beaucoup de maires – la preuve, c’est que 40% d’entre vous s’en sont saisis pour revenir à une semaine de 4 jours à la rentrée scolaire. Et pour ceux qui ont décidé de préserver la semaine avec 5 matinées, nous avons maintenu le fonds de soutien aux communes pour les activités périscolaires. Dit autrement, nous n’avons rien retiré à personne. En revanche, avec Jean-Michel BLANQUER, nous avons redonné de la liberté aux maires qui la demandaient pour gérer le périscolaire.

C’est ce que nous voulons faire aussi avec la loi NOTRe. Entendons-nous bien : beaucoup d’entre vous ont exprimé, après une période de grands mouvements, parfois imposés, sur les périmètres et les compétences, un besoin de stabilité. C’est pourquoi nous ne souhaitons pas revenir sur les principes de la loi NOTRe.

Mais sur certains points, je perçois bien qu’il faut apporter de la souplesse dans la mise en œuvre. Je pense par exemple au transfert de la compétence « eau et assainissement » aux intercommunalités, obligatoire au 1er janvier 2020.

Le sujet a suscité beaucoup de débats à l’époque ; il en suscite encore. Je n’élude pas le débat. Il pose des questions importantes pour nos concitoyens, notamment sur le prix et la qualité de l’eau.

Pourquoi la loi NOTRe est-elle venue confier cette compétence aux intercommunalités ? Très simplement parce que notre réseau d’adduction d’eau, qui date pour une part non négligeable des années 70, a besoin de sérieux efforts de modernisation et donc d’investissements. Et que cela passe souvent par le partage de la charge de ces investissements.

Pour accompagner ce mouvement de réorganisation et pour relancer les investissements dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, le Gouvernement proposera un plan qui facilite le montage des opérations d’investissements en milieu rural et permettra d’utiliser des offres de financements de la Caisse des Dépôts et des agences de l’eau. Ces investissements sont nécessaires dans un contexte de changement climatique, qui va avoir des conséquences à la fois sur l’alimentation en eau potable (risque de pénurie accrus ) et sur la gestion de l’assainissement (risques liés aux ruissellements). Je souhaite aussi que les agences de l’eau vous accompagnent dans la connaissance des réseaux.

Sur la moitié du territoire français, le transfert à l’intercommunalité a d’ores et déjà été mis en œuvre, sur la base du volontariat, sans attendre l’échéance fixée par la loi. Pour ces intercommunalités, pas de changement. Mais nous avons bien conscience que, dans certaines communes, cela peut faire craindre un renchérissement du coût de l’eau, une gestion moins directe de la ressource, une perte de la connaissance du réseau. Avec Jacqueline GOURAULT, qui a mené un travail de concertation important, nous souhaitons donc faire évoluer la loi. Nous proposons, pour une période transitoire, de donner la même souplesse que celle qui a prévalu pour la mise en œuvre des plans locaux d’urbanisme intercommunaux (PLUi), en laissant la possibilité de maintenir la compétence au niveau des communes si un certain nombre de maires s’expriment clairement en ce sens.

La seconde conviction que je voudrais partager avec vous, c’est que les solutions qui fonctionnent ne sont pas celles que l’on « plaque » sur les territoires, mais celles que les territoires construisent.

C’est vrai de la réforme de la justice que nous avons engagée avec Nicole BELLOUBET. Nous avons voulu lancer cette réforme, non à Paris, mais à Nantes. C’est une façon de dire : nous partirons du terrain pour remonter les expériences et les propositions ensuite vers les ministères, et non l’inverse. Et nous avons voulu confirmer une chose : nous conserverons le maillage actuel. Cela ne veut pas dire qu’il ne faudra pas, parfois, s’organiser autrement.

Dominique RAIMBOURG et Philippe HOUILLON mènerons une mission de concertation sur ce thème. Ils conduiront cette mission autour de deux principes : le maintien du contentieux du quotidien à proximité des justiciables et la mise en place d’équipes pluridisciplinaires autour des magistrats. Ce que nous voulons faire avec cette réforme, en somme, c’est apporter la preuve que l’on peut moderniser une des plus anciennes institutions de notre pays en partant des territoires, et la réorganiser en profondeur en évitant la brutalité d’une réforme imposée de la carte judiciaire.

Autre illustration : les déserts médicaux. A l’évidence, nous avons là un sujet majeur de cohésion territoriale. C’est vrai dans les territoires ruraux, c’est vrai aussi dans les territoires urbains. Avec Agnès BUZYN, nous nous sommes lancés très tôt dans ce chantier, parce que nous en percevons l’urgence. Aucun d’entre vous ici ne me dirait le contraire.

Le diagnostic n’est pas nouveau, et différentes mesures ont été prises par les gouvernements précédents, mais cela n’a pas suffi à renverser la tendance, ni même à l’enrayer. Alors qu’allons-nous faire ? Eh bien, comme je l’ai dit à Chalus le 13 octobre, nous allons adopter une méthode simple : amplifier les mesures qui fonctionnent et lever les obstacles qui vous empêchent de mettre en place des solutions adaptées à votre territoire.

Je sais que certains d’entre vous aimeraient m’entendre dire que, puisque c’est l’Etat qui paie la formation des médecins à l’hôpital, il pourrait les forcer à s’installer là où sont les besoins ? Je ne crois pas à ce type de méthode. Elle ne correspond pas à la vision que je porte de notre société et de ses équilibres. Je crois à la liberté.

Je dirais la même chose aux médecins libéraux qu’aux maires : il vaut mieux convaincre que contraindre, il vaut mieux contractualiser que sanctionner.

Autre point d’attention, pour vous comme pour nous : le développement durable. Pour mettre en marche la transition écologique dans l’ensemble de nos territoires, dans le cadre du « Green New Deal » de Nicolas HULOT, Sébastien LECORNU prépare une nouvelle politique écologique territoriale : les contrats de transition écologique.

Avec ces contrats, l’ambition est d’accompagner les territoires dans tous les aspects de la transition écologique y compris les mutations économiques et sociales. Ils permettront de mobiliser des financements publics et privés, de faire aboutir rapidement les projets, de simplifier les procédures et de mettre en place toute l’ingénierie nécessaire. Dans un premier temps, une quinzaine de territoires vont être identifiés pour couvrir toutes les situations :

- Des métropoles, des villes moyennes et des communes rurales ;

- Des territoires en difficulté et d’autres en avance ;

- Des thématiques couvrant tout le champ de la transition écologique : la transition énergétique, la mobilité, la biodiversité, la préservation des terres agricoles, la pollution et la vulnérabilité. La philosophie des contrats sera arrêtée en décembre à l’issue de la prochaine Conférence des territoires. Les négociations avec les territoires sélectionnés commenceront début 2018 pour s’engager dès l’été dans la mise en oeuvre opérationnelle.

Par ailleurs, vous êtes nombreux à être concernés par les fameux « territoires à énergie positive pour la croissance verte » (TEPCV) de Mme Royal. Sous le précédent gouvernement, de nombreuses collectivités avaient conclu avec l’Etat une convention en ce sens. Nombre d’entre elles ont exprimé leur inquiétude et demandé la confirmation des financements annoncés, et non budgétés.

Nicolas HULOT et Sébastien LECORNU ont confirmé qu’ils s’engageaient à financer les actions prévues par ces conventions, dès lors qu’elles seraient menées à leur terme dans le respect des délais. A cet effet, 75 M€ de crédits nouveaux seront mobilisés en faveur du budget du ministère de la transition écologique et solidaire. La loi de finances rectificative pour 2017 inclura cet abondement, qui portera à 475 M€ l’enveloppe spéciale de transition énergétique et permettra de continuer à financer en 2018 les actions déjà engagées dans les territoires. Dernière illustration – il y en aurait d’autres - : la question du numérique.

Un Français sur 5 souffre aujourd’hui de la fracture numérique. C’est un défi qu’il nous faut prendre à bras-le-corps, car cette fracture-là n’est pas moins violente que les autres. C’est le défi de l’accès au très haut débit pour tous, sur lequel nous sommes engagés. Mais c’est aussi un défi pour les services publics, car nous ne pouvons pas dématérialiser les démarches sans tenir compte de ceux qui sont aujourd’hui éloignés du numérique. Avec Mounir MAHJOUBI, nous portons l’ambition de l’inclusion numérique.

Cela veut dire mieux coordonner les acteurs locaux – associations, services décentralisés, collectivités, syndicats professionnels… - qui aident et forment nos concitoyens à l’usage du numérique au quotidien. Cela veut dire pousser plus loin l’action d’entreprises du quotidien comme La Poste qui, chaque jour, est au contact des Français. Cela veut dire les médiateurs du numérique dans nos services publics, par exemple dans les maisons de services au public, dans les CAF ou dans les préfectures et sous-préfectures. Notre objectif, c’est de ne laisser aucun citoyen au bord du chemin.

Lire la suite

dimanche 19 novembre 2017

Zurich: Des patriotes congolais et jeunes Suisses à Helvetiaplaz, Glencore a des soucis à se faire !

Zurich, Andreas Kivuila avec son drapeau congolais

Zurich est le bastion des Congolais Anti-Kabila en Suisse. Le samedi 18 novembre, alors qu'une déferlante des africains a défilé à Paris contre l'esclavagisme des noirs en Libye, Réveil FM International a fait le choix de couvrir la marche Anti-Alias Joseph Kabila et contre le pillard Glencore en République démocratique du Congo. Les populations africaines ne sont-ils pas des esclaves des dictateurs et autocrates africains ? Lorsqu'un chef d'Etat, triche aux élections pour se maintenir, lorsqu'il tripatouille la Constitution, lorsqu'il a droit de vie et de mort sur la population n'est-ce pas que cette dernière est esclave ? L'esclavage sévit aussi en République démocratique du Congo, hormis la dictature, l'imposture et l'occupation, dans les mines à ciel ouvert, au Kasaï et à l'Est du pays pour le plus grand bonheur des multinationales et des complices esclavagistes congolais. Le foutage de gueule et la sorcellerie, c'est quand des politicailleurs ventriotes congolais "condamnent" l'esclavagisme en Libye pendant que des milliers d'enfants et adultes se font exploiter dans des mines en RDC par des multinationales qui ont accès à nos ressources grâce à ces mêmes Mabumucrates !

Zurich, le drapeau congolais sur Helvetziaplaz

Depuis la diffusion par France 2 dans l'émission Investigation du pillage des ressources de la République démocratique du Congo par le géant Suisse Glencore, ce dernier à des soucis à se faire. Les patriotes congolais qui ont organisé le méga marche Anti-Kabila à Helvetziaplaz à Zurich, on a vu débouler plus de 500 jeunes suisses pour soutenir la cause congolaise et dénoncer le capitalisme sauvage de Glencore. Il a fallu l'habilité de Jean-Claude Kalala Muayika, président du Collectif des Congolais de Suisse et la police suisse pour que la situation ne dégénère pas. Depuis plusieurs années, Jean-Claude Kalala Muayika, au nom de l'association de Bana Bandal a demandé pour la énième fois l'autorisation à la police suisse pour une manifestation Anti-Kabila. C'est cette constance dans la lutte contre l'imposture du régime de Kinshasa, que nous avons décidé de couvrir la manifestation Anti-Alias Kabila à Zurich. Avec Jean-Claude Kalala, Chick Mnduki Osonga, Bienvenu Silulundi, Serge Wagadugu, Achille Ibula, le pasteur Shambuyi, Dorcas Mandeni, Adam Kundu, Francklin, Bianco et autres patriotes...En Suisse, Zurich est le véritable bastion des congolais patriotes qui luttent constamment pour le changement au Congo.

35 km en voiture sépare la ville économique Zurich de Baar, lieu de siège du géant minier et du négoce de matières premières, Glencore. Ce dernier se retrouve au cœur d’un nouveau scandale. En république démocratique du Congo, le groupe anglo-suisse aurait versé entre 2013 et 2016 plus de 75 millions de dollars (71,2 millions d’euros) de royalties à une société opaque de l’homme d’affaires israélien Dan Gertler, un proche du président Joseph Kabila, selon une enquête de l’ONG Global Witness. Cette somme a été décaissée par la société établie à Toronto, au Canada, Katanga Mining dont l’actionnaire majoritaire se trouve être Glencore. Elle a été versée sur les comptes de Africa Horizons, une société domiciliée sur les îles Caïmans et appartenant au sulfureux Dan Gertler. Ce dernier est soupçonné par les ONG et par l’ONU d’avoir tiré profit du « pillage » des ressources minières de la RDC. La justice britannique et américaine enquête sur ses pratiques corruptives. Le problème de Glencore, ce n'est pas des patriotes congolais qui brandissent pacifiquement des pancartes pour dénoncer son pillage des ressources de la RDC, mais des jeunes suisses instruits qui se réclament de l'anti-capitalisme sauvage, dont les parents sont des bourgeois suisses, qui lisent, se renseignent et sont révoltés par des actions de Glencore au Congo. La police suisse a évité que ces jeunes suisses fassent jonction avec des congolais qui manifestaient à Helvetziaplaz.

Zurich, un jeune suisse en conversation avec Jean Claude Kalala, organisateur de la marche Anti-Kabila

Zurich, Chick Munduki Osonga-Kongo Telema et Freddy Mulongo-Réveil FM International

La situation en RDC est critique. Toutes les institutions sont illégitimes: La Présidence de la République, l'Assemblée nationale, le Sénat, le gouvernement...Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui depuis le 20 novembre 2016 n'a plus aucune légitimité, il s'accroche ! Son glissement ne lui ajoute aucun pouvoir ni légitimité, car l'accord de la Saint-Sylvestre, est un accord sous seing privé, il ne peut en aucun cas remplacer la Constitution. Le 31 décembre 2017, tout doit s'arrêter pour l'imposteur qui dirige par défi le Congo-démocratique. Des lobbyistes et autres mafieux battent campagne pour celui qui st arrivé avec des bottes de jardinier.

Zurich, Adam Kundu, porte étendard du drapeau congolais

La police suisse est très professionnelle. Comme dans toutes les démocraties, elle veille au grain en assurant la sécurité des citoyens et lorsqu'il y a des manifestations des manifestants. Pour une prise de conscience des organisateurs de l'aspect sécurité. En Suisse, les manifestations sont payantes. Primo, cela décourage des plaisantins. Secundo, cela responsabilise des organisateurs. Contrairement à la petite Yalala à Idjwi qui a simplement réclamé l'élection présidentielle et le départ d'Alias Joseph Kabila, elle s'est vue menottée, alors qu'elle n'a que 14 ans. Pour cause du grand nombre, le méga marche des patriotes congolais s'est transformé en méga meeting sans accrochages.

Lire la suite

vendredi 17 novembre 2017

Charles Onana: "Europe, Crimes et Censure au Congo", qui l'ont lu ?

Le marionnettiste Louis Michel et son pantin alias Joseph Kabila placé à la tête du Congo pour mieux piller ses ressources. Photo Réveil FM International, archives

Combien des congolais sommes-nous à avoir lu "Europe, Crimes et Censure au Congo", les documents qui accusent Editions Duboiris de Charles Onana ? Journaliste d'investigation, digne fils d'Afrique, Charles Onana et Pierre Péan, sont les deux journalistes d'investigations qui ne cessent d'écrire des ouvrages qui touchent au secret d'Etat.

Le livre de Charles Onana "Europe, Crimes et Censure au Congo" part d’une constatation simple selon laquelle l’Union européenne parle moins de l’implication du Rwanda dans les conflits armés qui secouent le Congo. suite aux rapports des experts de l’ONU accusant le Rwanda de soutenir des rebellions en RDC, Charles Onana dit avoir constaté que le discours de l’Union européenne ménageait beaucoup Kigali et l’épargnait d’une interpellation directe sur son rôle dans la déstabilisation de la RDC.

Charles Onana, journaliste d'investigation

La relation entre Louis Michel"Big Loulou" et l'intelligentsia congolaise, décomplexée, progressiste et anti-coloniale est le "Je t'aime moi non plus" de Serge Gainsbourg ! Son impulsivité caractérielle, ses prises de position néo-colonialiste et esclavagiste déjà tranchées sur l'histoire du Congo, ses impositions de vue aux Congolais, ses oukases néo-coloniales, ses intimidations paternalistes ont eu pour conséquence de dresser les Congolais contre ses appréhensions néo-colonialistes. Le marionnettiste et parrain d'alias Joseph Kabila a une conscience très chargée.

Alias Joseph Kabila l'imposteur et son mentor Louis Michel

En Afrique, partout où il foule ses pieds, Louis Michel "Big Loulou", y laisse la poisse, son mauvais œil le poursuit partout. Il n'a jamais apporté aucune solution aux problèmes africains, il ramène plutôt des problèmes. Léopoldien patenté, Louis Michel se comporte en néo-colonialiste en terres africaines. Il est plutôt un embrouilleur que autre chose pour l'Afrique.

C'est bien au sein de ce même parlement qu'une « association des amis du Rwanda » fut créée au lendemain de la publication du rapport Mapping de l'ONU en 2010 par un certain Louis Michel, ex-commissaire européen. On a encore vu le désormais omniprésent et omniscient Louis Michel « ordonner » au parlement européen qu'il était indispensable que les élections présidentielles se tiennent à la date prévue en RDC car, c'est une exigence de la communauté internationale. Ce jour-là, il n'a pas manqué de faire entendre son refrain sur les « génocidaires » qui seraient toujours à l'est de la RDC et qui préoccupent beaucoup le régime de Kigali dont il demeure l'irascible avocat.

Louis Michel et sa marionnette Alias Joseph Kabila

Il y a au moins une constante chez ce « Belgo-Congolo-Rwandais » qu'est Michel, c'est sa passion pour la très lucrative région des Grands Lacs. Louis Michel est passé maître dans l'art de manier, sans état d'âme, des opinions et des positions contradictoires dans les marécages des Grands Lacs. Hier, il ne voyait en Kabila qu'un homme formidable et remarquable, aujourd'hui, il n'aurait plus grâce à ses yeux ? Que s'est-il passé Joseph et Louis ? Pourquoi celui qui a été soutenu contre vents et marées en 2006 et en 2011 par Louis Michel serait-il devenu un paria à la veille du 19 décembre ? Hier, le parrain des élections truquées en RDC déniait aux Congolais le droit de parler d'élections libres et transparentes, aujourd'hui, il en parle pratiquement à leur place du haut de sa tribune au parlement européen.

Louis Michel et sa marionnette Alias Joseph Kabila

A plusieurs reprises, on l'a vu rejeter les preuves des experts de l'ONU sur les crimes que le Front Patriotique Rwandais commet à l'est de la RDC mais cela ne l'a pas empêché de s'afficher aux côtés du docteur Mukwege et de dire tout le bien qu'il pense de son travail envers les femmes congolaises violées et détruites par les soldats de Paul Kagame.

Louis Michel, marionnettiste d'Alias Joseph Kabila

Les contradictions de certains acteurs internes et externes de la crise de la RDC sont de plus en plus légion. Ils sont subitement devenus allergiques au régime de Kinshasa qu'ils ont si généreusement servi. Depuis peu, certains de ses amis, de ses militants et de ses thuriféraires passionnés se présentent désormais comme de farouches opposants au régime de Kinshasa et à Alias Joseph Kabila qu'ils veulent voir quitter le pouvoir. Ils n'ont jamais marché pour Floribert Chebeya, ils n'ont jamais exigé la vérité sur la mort mystérieuse d'Armand Tungulu. On ne les a jamais vus s'opposer aux massacres des Congolais par les troupes rwandaises de Paul Kagame, on ne les a jamais entendus se plaindre du pillage de leur pays par les mêmes forces rwandaises malgré les multiples rapports de l'ONU. Aujourd'hui, à quoi s'opposent-ils ?

En 2002, Alias Joseph Kabila est reçu à l'Elysée par Jacques Chirac, qui le prend sous son aile

En 2002, Alias Joseph Kabila est reçu à la Maison Blanche par George Bush, qui le prend sous son aile

Comment la France et les Etats-Unis ont installé Joseph Kabila au pouvoir en 2006 ?

Dans son livre "Europe, Crime et Censure au Congo", le journaliste d'investigation Charles Onana publie des documents internes de l'Union Européenne très accablants. Un ouvrage qui met à nu la diplomatie de la respectable institution dans les Grands Lacs depuis une décennie. On y apprend surtout que la condition pour que Joseph Kabila reste au pouvoir était qu'il se taise sur l'action de Paul Kagame et des troupes rwandaises à l'Est du pays. Pour l'auteur, on ne peut pas comprendre la tolérance et la complaisance à l'égard de la fraude massive aux élections présidentielles de 2011 en RDC si on ne connaît pas le pacte conclu entre Joseph Kabila et « la communauté internationale »lors du scrutin de 2006.

Louis Michel et sa marionnette d'Alias Joseph Kabila

1- Comment le commissaire Louis Michel va s'imposer dans le processus électoral en RDC et préparer son soutien à Joseph Kabila et à l'action de Paul Kagame en RDC

A Bruxelles, un homme veut absolument jouer les premiers rôles dans ce dossier. Il s'agit de Louis Michel, le commissaire européen. Au cours d'une réunion qui se tient dans son bureau le 4 octobre 2004 et qui va durer environ une heure et trente minutes, monsieur Michel est très nerveux et s'en prend au responsable de la direction des relations extérieures de la Commission, monsieur Thierry de Saint Maurice. Il lui reproche de conduire une politique hasardeuse, inefficace et coûteuse en RDC.

Le discours de Louis Michel est approuvé par les membres de son cabinet, le directeur général pour de développement de la Commission, Stefano Manservisi, et les divers assistants qui participent à la réunion. Le vrai problème de Louis Michel est plutôt qu'il a le sentiment de ne pas être au cœur des initiatives de l'Union Européenne relatives au processus électoral congolais. Il veut être le chef d'orchestre des élections congolaises et cette réunion est l'expression de ses frustrations ou plus exactement de ses aspirations.

Il réclame entre autre de pouvoir superviser le travail des observateurs électoraux, celui des chefs de mission, etc. Au milieu des débats, il prend la parole et annonce qu'en tant que commissaire européen, il refusera de donner des crédits à la direction des relations extérieures de l'Union Européenne s'il n'obtient pas «la responsabilité totale de l'opération »des élections au Congo. La menace est directe et brutale. En réalité, Louis Michel est à la fois proche de Joseph Kabila et de Paul Kagame.

Il ne semble pas travailler uniquement pour le compte de l'Union Européenne. Parallèlement à ses intérêts personnels au Congo, il a un net penchant en faveur de Joseph Kabila et veut aussi défendre ou protéger l'influence rwandaise au Congo. On peut, dans ces conditions, comprendre l'énergie qu'il met à critiquer et à menacer ses collègues à Bruxelles. Louis Michel décide donc de se rendre régulièrement en RDC pour suivre lui-même l'évolution du dossier électoral.

Entre le 27 et le 29 août 2005, il va s'enquérir de l'enregistrement des électeurs sur les listes électorales. Il se rend au nord du Katanga, une région riche en diamants, et au Kasaï Oriental, accompagné de l'abbé Apollinaire Malu Malu, président de la commission électorale indépendante (CEI).

Il constate certes l'ampleur des difficultés sur le terrain mais retient seulement que la distribution des cartes d'électeurs est gratuite, que les Congolais veulent absolument voter et que les leaders politiques sont disposés à aller aux élections.

A cette occasion, il rencontre presque tous les responsables des partis politiques congolais (Joseph Kabila, Jean-Pierre Bemba, Azarias Ruberwa, Anotine Guizenga et Etienne Tshisekedi). Il leur annonce que l'Union Européenne étudie la possibilité d'envoyer des observateurs au moment des élections.

Il co-préside surtout avec l'abbé Malu Malu une réunion du Comité de pilotage du projet d'appui au processus électoral. Il achève son séjour à Kinshasa par un déjeuner de travail avec les présidents du sénat et de l'assemblée nationale.

Pour lui, «le processus de transition est la seule voie possible pour le Congo ». Il n'y a pas, d'après lui, de «plan alternatif ». Mais tout le monde au sein de l'Union Européenne ne partage pas la position pour le moins tranchée, sinon partisane et très personnelle, de monsieur Louis Michel sur le dossier électoral congolais.

2- Contrairement à l'analyse de Louis Michel, une note du chef de la délégation européenne en RDC adressée à l'attention de madame Elisabeth Tison, chef d'unité à la délégation de la Commission Européenne en date du 12 octobre 2005 met en avant les problèmes relatifs au « blocage de la transition » : « Il est de plus en plus évident que les autorités congolaises usent de beaucoup de manœuvres dilatoires pour bloquer, de facto, le processus de Transition.

a) S'agissant du processus électoral, si les opérations d'enregistrement en cours illustrent la volonté de la population d'aller vers les élections, il n'en va pas de même pour les dirigeants de la Transition qui ne sont pas pressés d'examiner la loi électorale. Au 10 octobre 2005, le nombre d'électeurs enregistrés dépassait 16 millions. Ce résultat est très satisfaisant compte tenu de la situation du pays et des nombreuses vicissitudes que le processus d'enregistrement a vécues. Il ne doit cependant pas faire illusion (...).

Il semblerait surtout que les trois principaux dirigeants de la Transition congolaise ne soient pas du tout pressés d'aller affronter un scrutin dont l'issue est de plus en plus incertaine. Leurs bases politiques ne sont pas aussi sûres qu'ils le pensaient initialement lorsqu'ils se sont engagés dans le processus électoral, qu'il s'agisse du Katanga pour le président Kabila, de l'Equateur pour M. Bemba et du Sud-Kivu pour M. Ruberwa.

b) Concernant le processus de brassage et d'intégration de l'armée, il convient en outre de déplorer les retards, maintenant très importants, avec lesquels la deuxième phase est lancée (...). Si le manque de moyens logistiques est l'alibi trouvé par les militaires pour ne pas acheminer les troupes vers les centres de regroupement, cette situation traduit surtout un manque de volonté politique qui, si la tendance n'était pas inversée rapidement, risquerait de menacer le processus électoral en cours ainsi que ses résultats.

2. Face à ces manœuvres dilatoires, la Communauté internationale, dans sa grande majorité, continue de se montrer extrêmement compréhensive.

a) Ainsi la MONUC et le PNUD ont, trop rapidement épousé le point de vue du Président de la CEI de reporter la date du référendum, fixée initialement le 27 novembre, au 18 décembre 2005 (...).

b) La plupart des membres de la Communauté internationale mettent trop souvent en avant, devant les dirigeants congolais, le retard intervenu dans l'adoption de la résolution 1621 du Conseil de sécurité des Nations Unies portant notamment sur la logistique du processus électoral en République Démocratique du Congo. Si ce retard très important (3 mois) est en effet regrettable, il conviendrait surtout de dénoncer toutes les manœuvres dilatoires que les dirigeants congolais utilisent.

Ceux-ci, outre le souhait de rester plus longtemps au pouvoir avec tous les privilèges qu'il confère, semblent aujourd'hui sous-estimer l'impact des échéances du 31 décembre 2005, voire même du 30 juin 2006. Ils ont, en effet, tellement redouté l'échéance du 30 juin 2005 qui, s'étant bien déroulée, les amène à être très optimistes sur la manière dont se négocieront et le 31 décembre 2005 et le 30 juin 2006.

Ils font le calcul, non sans raison, que la Communauté internationale continuera de les soutenir quoiqu'il arrive, tout en continuant à critiquer celle-ci en lui imputant l'essentiel des retards dans le processus de transition (...).

3. (...) la Transition congolaise demeure essentiellement une phase de maintien de la paix. Or, les étapes de ce processus, lorsqu'il n'est pas possible d'obtenir le soutien et l'appropriation des dirigeants en place pour les mener à bien, doivent leur être imposées par la communauté internationale dans l'intérêt même de la population congolaise. Il me paraît à cet égard plus important aujourd'hui de nous rapprocher des vœux de l'immense majorité de la population, qui attend avec impatience d'aller aux élections, que de chercher à convaincre une classe dirigeante qui, quoi qu'elle dise, ne semble pas avoir d'autre perspective que de perpétuer le plus longtemps ses avantages d'autant plus qu'elle pense pouvoir compter sur l'apathie de la rue kinoise ainsi que sur la poursuite du soutien massif de la communauté internationale même au-delà de la Transition... »

3- A la veille de l'élection présidentielle, l'Union Européenne ne tient pas compte de l'avertissement de ses propres diplomates

Dans un rapport restreint du 5 mai 2006, le chef de la délégation européenne en RDC, monsieur Carlo de Filippi soulève d'importantes questions : «Depuis le début de la transition, la communauté internationale n'a pas su ou pas voulu s'opposer aux manœuvres dilatoires des dirigeants congolais. De ce point de vue l'installation au pouvoir, suite à Sun City, des anciens belligérants s'est révélée être une erreur tant elle a favorisé, sur fond de méfiance réciproque : et les pratiques de corruption et de mauvaise gouvernance, et les manœuvres dilatoires et leur volonté de rester au pouvoir coûte que coûte.

Si la communauté internationale, à travers le CIAT a paru, fin novembre 2005, vouloir enfin changer de ton vis-à-vis des dirigeants congolais, les choses ont malheureusement rapidement évolué suite au référendum constitutionnel du 18 décembre 2005. Alors que le risque de non respect de l'échéance du 30 juin 2006 se posait déjà, la communauté internationale, soudée en façade mais largement divisée en profondeur, a préféré agir en ordre dispersé dans la dénonciation des manœuvres dilatoires des dirigeants congolais qu'il s'agisse de la promulgation de la Constitution et de la loi électorale ou de l'intégration de l'armée et des discussions sur la gouvernance.

Les dirigeants congolais depuis janvier 2006 ne prennent d'ailleurs plus de gants pour refuser tout dialogue avec la communauté internationale : de fait les réunions avec l'espace présidentiel et celles des commissions mixtes sont devenues rarissimes et le CIAT préfère diffuser des communiqués relativement complaisants sur les problèmes de la transition congolaise.

Or depuis la promulgation de la Constitution de la IIIème République, le non respect de l'échéance du 30 juin 2006 constitue surtout un problème politique. Sur un plan juridique l'article 222 de la nouvelle Constitution permet en effet d'assurer la continuité des institutions de la transition au-delà du 30 juin 2006. Toutefois la marginalisation volontaire de l'UDPS, semble-t-il appuyée aujourd'hui par une partie de la hiérarchie catholique (Monseigneur Monsengwo), pourrait contribuer à compliquer cette nouvelle prolongation de la transition.

Dans un contexte d'extrême fragilité du processus de transition marqué entre autre par l'insécurité croissante à l'Est de la RDC, notamment en Ituri où le regain des milices cache mal les ingérences croissantes de l'Ouganda, par les atteintes répétées aux droits de l'Homme perpétrées surtout par l'armée congolaise, qu'elle soit intégrée ou pas, par la méfiance croissante des membres de l'espace présidentiel qui se présentent, presque tous, à l'élection présidentielle, la moindre déstabilisation pourrait entraîner une cascade d'événements non souhaitables et difficilement contrôlables. Par exemple, Jean-Pierre Bemba se plaint ouvertement que les troupes de Joseph Kabila, essentiellement la GSSP, n'ont pas été brassées, contrairement à la plupart de ses soldats. De plus, International Crisis Group souligne que le RCD, un des déçus probables du processus électoral en cours, pourrait être tenté de déstabiliser l'Est du pays »

4- Le diplomate fait savoir qu'il est dangereux pour une partie de « la communauté internationale »de soutenir ostensiblement Joseph Kabila

« Le nombre, sans doute trop important, des candidats qui se présentent soit aux présidentielles, soit aux législatives, devrait paradoxalement avantager Joseph Kabila.

a) C'est le seul qui se dégage vraiment de la liste des 33 candidats aux présidentielles.

Avec beaucoup d'habileté, il est en train de réussir plusieurs choses : apparaître comme un candidat ‘‘indépendant'' seul contre tous, transcendant les clivages ethniques et politiques ; sa séparation, de façade, avec le PPRD, constitue une bonne opération politique de même que les rumeurs sur son futur mariage, en juin prochain, qui sera béni par le Cardinal Etsou ; accélérer la décomposition du MLC ; donner l'impression de venir en aide au RCD sur la question de Minembwe sans pour autant s'exposer publiquement à l'impopularité qu'une telle décision entraînerait ; favoriser un grand nombre de candidatures de complaisance qui se rallieront à lui juste avant le premier tour des présidentielles afin de provoquer un grand rassemblement, soit avant le deuxième tour, si un deuxième tour est nécessaire.

De fait il existe une forte chance que Joseph Kabila soit élu au premier tour : non seulement ses partisans en sont convaincus, certains faisant même courir le bruit qu'il y aurait un risque à organiser un deuxième tour des présidentielles ; mais surtout lui-même, par son côté ‘‘force tranquille'', donne l'impression que son élection constituera une simple formalité.

En outre, l'attitude d'une partie de la communauté internationale accentue cette tendance en donnant l'impression qu'elle soutient Joseph Kabila. Ce comportement est extrêmement dangereux car l'opinion publique en RDC finit par en être convaincue ce qui risque de dénaturer un processus démocratique en offrant une fausse liberté de choix. De fait, certains acteurs bilatéraux membres du CIAT qui étaient jusqu'ici plutôt neutres par rapport au processus électoral, semblent maintenant vouloir changer d'attitude pour appartenir au ‘‘camp des vainqueurs''...

A l'opposé, l'actuel président de l'Union Africaine, Denis Sassou Nguesso, ferait tout pour compliquer la tâche de Joseph Kabila en incitant l'UDPS à participer au processus et en soutenant Jean-Pierre Bemba.

b) S'agissant des législatives, la multitude des candidatures retenues par la CEI (9632) risque, sans grands partis vraiment structurés, d'accoucher d'un Parlement atomisé, donc faible et sans doute, à la botte de Joseph Kabila ».

5- Le diplomate rappelle l'Union Européenne à son devoir de neutralité

La promesse des postes de haut niveau peut également favoriser des ralliements, Olivier Kamitatu étant de plus en plus convaincu d'être choisi par Joseph Kabila pour diriger le futur gouvernement issu des élections... Cette recomposition du paysage politique congolais ‘‘à la gabonaise'' pourrait permettre d'aboutir à un certain consensus politique après les joutes électorales. Elle risque toutefois de donner l'impression à l'électeur congolais que son vote a été détourné d'où l'appel récent de Mgr Monsengwo à une certaine transparence dans le processus électoral, ‘‘le peuple et l'opinion nationale autant qu'internationale'' ayant ‘‘le droit de savoir s'il a des candidats alimentaires qui sont de simples figurants ou prête-noms et dont la candidature ne sert qu'à induire l'électeur dans l'erreur''.

Cette approche risque également de rompre l'équilibre qui avait été voulu par les auteurs de la Constitution de la IIIème République en faisant du Parlement une simple chambre d'enregistrement, les décisions essentielles se prenant à la présidence. Devant le risque d'avoir un système démocratique dévié de ses objectifs, la communauté internationale, et surtout l'Union Européenne, doit rester très vigilante.

Tout d'abord en s'assurant que le processus électoral en cours soit au minimum crédible, c'est-à-dire en faisant tout pour que ce processus évite essentiellement de ‘‘légitimer par avance'' Joseph Kabila.

Dans ce contexte, il conviendrait pour la communauté internationale :

- de veiller au strict respect du calendrier fixé ;

- d'afficher une stricte neutralité vis-à-vis des candidats aux législatives ainsi qu'aux présidentielles. Cette attitude sera difficile à observer vis-à-vis de certains candidats appartenant à l'espace présidentiel et qui sont incontournables si on veut maintenir un minimum de dialogue avec les dirigeants de la RDC. Elle sera encore plus difficile à observer de la part des Etats qui ont déjà publiquement manifesté leur préférence au point d'induire l'opinion publique congolaise en erreur ;

- d'empêcher toute tentative de découplage entre législative et présidentielle, risque toujours possible si on finit par se rendre compte qu'il sera peut-être difficile d'organiser les élections législatives pour le 30 juillet 2006 ; l'entourage de Joseph Kabila est naturellement très favorable à ce découplage faisant même courir le bruit que si les élections n'ont pas lieu avant le 30 juin 2006, il risque d'y avoir des troubles à Kinshasa... ;

- de veiller au respect d'une certaine déontologie en exigeant en particulier l'adhésion de tous les candidats à un code de bonne conduite lorsque les différentes campagnes électorales démarreront ;

- de permettre à la Haute Autorité des Médias de jouer son rôle en matière d'égalité d'accès aux médias, de transparence et de respect absolu de la liberté d'expression ;

- de poursuivre, sans compromission, l'objectif d'inclusivité du processus par exemple en essayant de convaincre l'UDPS à participer aux élections provinciales qui serviront à la désignation des sénateurs et gouverneurs ;

- d'assumer une observation des élections qui soit performante ;

- d'accélérer l'arrivée de la force européenne qui devrait constituer une assurance contre toute tentation de dérapage, d'où qu'elle vienne »

Xavier Solana

6- Un rapport secret envoyé au cabinet de Louis Michel le 16 février 2006 à 15h16 confirme le choix de Joseph Kabila par Paris et Washington.

Il y a en réalité deux positions au sein de ce qui est qualifié de «communauté internationale ». D'une part celle représentée par la France et les Etats-Unis qui soutiennent déjà la désignation, ou plus exactement le maintien, de Joseph Kabila au pouvoir et d'autre part celle de certains membres de la Commission Européenne qui souhaitent plutôt la tenue d'un scrutin libre et incontesté.

Des négociations et des actions de lobbying se multiplient néanmoins à Bruxelles pour convaincre certains dirigeants congolais de se ranger derrière Joseph Kabila.

Ses soutiens occidentaux se mobilisent beaucoup pour le rassurer de l'appui de la «communauté internationale »c'est-à-dire essentiellement celui de la France et des Etats-Unis. Le Comité international d'accompagnement de la transition (CIAT), qui avait été mis en place pour servir de moyen de pression auprès des dirigeants congolais dans le but d'équilibrer le rapport de force politique, perd très vite de son autorité.

Les grandes puissances, qui ont déjà pris parti pour Joseph Kabila, ne souhaitent plus l'intervention du CIAT, tout au moins, dans le processus portant sur l'élection du président de la République démocratique du Congo.

Dans un rapport secret envoyé le 16 février 2006 à 15h16 au cabinet de Louis Michel par la délégation européenne à Kinshasa, il est écrit : « La France et les Etats-Unis continuent d'ailleurs d'estimer que le CIAT n'a pas pour fonction d'intervenir dans les affaires congolaises, surtout lorsqu'il s'agit de celles du chef de l'Etat ».

On lit plus loin : «Dans ce contexte, la France qui visiblement pourrait avoir convaincu l'Allemagne, estime que les experts/techniciens travaillant sur le processus électoral devraient avoir un rôle limité et laisser l'aspect politique aux diplomates et aux ambassadeurs ».

Si la volonté de placer Joseph Kabila en position de « vainqueur »des prochaines élections devient incontestable et irréversible, une question néanmoins demeure. On comprend parfaitement que les Etats-Unis continuent de soutenir Joseph Kabila et Paul Kagame au vu de leur politique dans les Grands-lacs. Mais le suivisme de la France est moins évident. Est-ce pour la France un alignement aveugle sur la position des Etats-Unis ou est-ce une erreur d'appréciation de la personnalité de Joseph Kabila et de la nature de ses liens plus ou moins serrés avec Kigali ?

Une chose est certaine, le soutien de la France à Joseph Kabila n'a jamais placé cette dernière en position de force, ni au Congo ni au Rwanda. Chaque fois qu'il en a l'occasion, le président rwandais, Paul Kagame, s'évertue à invectiver les dirigeants français ou à les tourner en ridicule.

Cet ancien maquisard à la culture sommaire et à la courtoisie limitée s'en prend pêle-mêle aux ministres et aux diplomates français sans que personne ne lui porte une réplique digne de ses amabilités.

Jusqu'à présent, la «contre-offensive »française dans les Grands Lacs est restée faible, peu ambitieuse et totalement insignifiante face à l'agressivité et à la stratégie anglo-américaine.

Le dictateur rwandais a même poussé le zèle jusqu'à bannir le français au Rwanda pour faire de l'anglais la nouvelle langue officielle du pays et à intégrer le Commonwealth, au détriment de la France qui semble plus que jamais résignée à subir les tacles de ses alliés en Afrique.

En vérité, Jacques Chirac ne voulait pas d'un affrontement avec George Bush, ni sur le Congo ni sur le Rwanda. Éprouvé par la tension avec les Etats-Unis durant la guerre irakienne, dépassé par le déploiement militaire américain - notamment la force Africom - dans son pré carré, usé par son dernier mandat et acculé par le bouillant Nicolas Sarkozy qui cherchait à tout prix à entrer à l'Elysée, le chef de l'Etat français aspirait surtout à prendre une retraite tranquille.

Il a finalement choisi d'être conciliant avec Washington, évitant un bras de fer inutile. Cette position transparaît clairement lorsque l'auteur du rapport secret souligne l'attitude de la France et des Etats-Unis : «Si le délai du 30 juin 2006 n'est pas respecté, ces pays n'hésiteront pas à faire ‘‘porter le chapeau'' aux ‘‘experts'' ainsi qu'au PNUD plutôt que d'avoir à reconnaître leur complaisance vis-à-vis des autorités congolaises et leur inertie au sein du CIAT.

Fidèle à sa stratégie, la France veut faire primer le discours politique du ‘‘tout va bien Madame la marquise'' sur la nécessité d'une pression sur les principaux dirigeants de la transition s'agissant de la réalisation dans un délai raisonnable, entre autres, des aspects techniques d'organisation des scrutins, de diffusion du matériel, de formation de personnel, du dépôt de candidatures, de leur dépouillement et des recours éventuels et occulte ainsi le temps nécessaire et incompressible de ces différentes étapes.

Aider à la bonne réalisation de ces étapes dans les délais raisonnables, c'est permettre à la transition de se terminer dans les temps et sans heurts ! Il apparaît assez clairement que Kabila dicte sa ligne de conduite et possède ainsi un pied dans l'Union Européenne et que l'ambassade des Etats-Unis influence le CIAT à travers Bill Swing. Par ailleurs, au sein du CIAT, les Etats africains sont probablement influencés par la France et les Etats-Unis, tandis que la Chine et la Russie ne s'intéressent que de loin à la politique congolaise et/ou ne souhaitent pas faire de vagues ». Le processus électoral ira finalement à son terme, conformément aux volontés affichées au sein de l'Union Européenne.

Pour s'en rendre compte, il suffit simplement de suivre ici les commentaires dithyrambiques exprimés par ses représentants officiels dès le premier tour du scrutin, qui voit Joseph Kabila arriver très largement en tête avec officiellement plus de 44% des suffrages.

Javier Solana, Haut Représentant pour la Politique Étrangère et de Sécurité Commune de l'Union Européenne (PESC), exprime le premier sa satisfaction : «Je salue la tenue dans de bonnes conditions des élections présidentielles et législatives en République Démocratique du Congo ce dimanche 30 juillet. Je félicite le peuple congolais qui s'est rendu nombreux aux urnes et qui a pu s'exprimer, d'une manière générale, dans le calme et dans la dignité, exprimant sa détermination à construire un meilleur avenir pour son pays (...). L'Union Européenne reste fermement aux côtés de la population congolaise dans ces moments historiques et témoigne, entre autres par la présence de sa mission EUFOR, de son engagement en vue de voir aboutir les élections dans un esprit de réconciliation et de consensus national ».

Louis Michel, Commissaire européen au Développement et à l'aide humanitaire, parmi les plus fervents partisans de Joseph Kabila, ne boude pas son plaisir : «Le 30 juillet 2006 les premières élections démocratiques et pluralistes depuis 40 ans se sont tenues en République Démocratique du Congo. Il s'agit de l'aboutissement concret d'un rêve qui pour les Congolais vient de très loin, une vraie opportunité de renouveau qui est maintenant à portée de main. Je voudrais sincèrement féliciter le peuple congolais qui a montré une maturité et une appétence pour la démocratie. Je suis heureux d'avoir misé, depuis 1999, sur le peuple congolais qui était fatigué de la guerre et des conflits et qui a eu la volonté d'aller vers la démocratie, un processus irréversible. (...) A présent nous exhortons la population congolaise et toutes les parties concernées à poursuivre leur participation pacifique à ce processus dans un esprit de réconciliation nationale et de respect de la démocratie et de l'Etat de Droit dans l'intérêt général du pays. La Commission européenne, premier bailleur de fonds du processus électoral, continuera d'apporter son soutien au peuple et à l'Etat congolais dans cette nouvelle phase »

Lire la suite

mercredi 15 novembre 2017

Robert Mugabe, faux panafricaniste, assassin de M'zée LD Kabila et un pillard de moins du Congo

Robert Mugabe, 93 ans, le vieil homme est un moine dormeur public impénitent

Très facile pour des congolais de dénoncer les sociétés multinationales étrangères qui pillent les ressources de la République démocratique du Congo. Ceci contraste avec le silence assourdissant sur des africains qui pillent également nos ressources: Paul Kagame, Hitler Africain du Rwanda qui pille le coltan, Yoweri Museveni Kaguta de l'Ouganda qui pille l'or et le pétrole, Robert Mugabe qui a pillé notre diamant, sans oublier l'Angola avec notre pétrole à Moanda et l'invasion de Kahemba.

Robert Mugabe, 93 ans, le vieil homme est un moine dormeur public impénitent

Incroyable, pas des cris de liesse des Kinois sur la chute du gérontocrate, autocrate et dictateur Robert Mugabe au Zimbabwe. Si les Zimbabwéens vivent la retenue, les congolais devraient plutôt jubiler. Silence radio de la RTNC, la thuriféraire et l'autoproclamée "La voix du peuple", qui n'est rien d'autre que la voix de l'imposteur de Kingakati, est dans la logique du régime totalitaire. Aucun acteur politique ne prend la peine de prendre la parole et d'expliquer au peuple congolais sur les accointances de deux régimes: celui de Robert Mugabe et de Alias Joseph Kabila. Politicailleurs ventriotes sans aucun doute. La déchéance de Robert Mugabe, président honoraire du Zimbabwe, est une bonne nouvelle pour toute l'Afrique qui a été la risée du monde à cause de l'arrogance, frasques et extravagances d'un vieil homme de 93 ans. Robert Mugabe, vous n'aurez pas ma compassion ni ma haine. Faux panafricaniste, Robert Mugabe aura été un Tippo Tip dans le pillage des ressources de la République démocratique du Congo.

M'zée Laurent Désiré Kabila, président de la RDC, Robert Mugabe, président du Zimbabwe et Barnabé Kikaya Bin Ramazani, ambassadeur de la RDC au Zimbabwe, derrière M'zée LD Kabila

Acte 1. Robert Mugabe était un ami à M'zée Laurent-Désiré Kabila. Ils étaient tous les deux des révolutionnaires. Lors de l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila au palais de Marbre le 16 janvier 2001. Et le corps de M'zée LD Kabila fut emballé dans des rideaux avant de l'embarquer dans un hélicoptère venu de l'aéroport de N'djili, après le constat de décès par le Dr. Mashako Mamba, ministre de la sante. Le corps de M'zée Laurent-Désiré Kabila sera amené à l'hôpital Ngaliema. M'zée Laurent-Désiré Kabila sur ordre de Robert Mugabe, des généraux Zimbabwéens commis à la garde du défunt président ont reçu l'ordre de ramener le corps à Harare. Pourquoi donc ? Il fallait la main de M'zée Laurent-Désiré Kabila pour ouvrir le coffre-fort où se trouvait de l'argent en divers devises, des minerais à la banque Zimbabwéenne. Barnabé Kikaya Bin Ramazani, ambassadeur de la RDC au Zimbabwe en sait beaucoup des choses. Après le partage du butin du coffre-fort entre Robert Mugabe, Alias Joseph Kabila et Barnabé Kikaya Bin Ramazani, les trois seront liés. Robert Mugabe devint le mentor et protecteur de l'imposteur de Kingakati. Ce sont des soldats Zimbabwéens sont la ceinture de sécurité d'Alias Joseph Kabila. Ce sont eux qui lors des manifestations tirent à balles réelles sur des manifestants en ayant pris le soin d'enfiler la tenue des policiers. Barnabé Kikaya est devenu un apparatchik du régime d'imposture échelonnant tous les postes de confiance de l'imposteur.

Acte 2. Ayant trahi M'zée Laurent-Désiré Kabila son ami, Robert Mugabé a accepté de devenir le mentor et protecteur d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, un Ovni qui a été catapulté sur le trône du Grand Congo. Un imposteur et usurpateur, un complice Tutsi-Rwandais, à qui on n'a tout fabriquer: un nom d'emprunt Joseph Kabila en fabricant pour lui, une filiation directe en tant que fils héritier du président assassiné (alors que plusieurs enfants se réclament du président), une famille bidon, une tribu, un clan et un village pour le rendre plus Congolais. L' ancien taximan de Dar-es-Salam en Tanzanie, incompétent, ignare aura tout appris sur le tas. Lui qui était arrivé au Congo avec des bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière qui a servi dans l'armée rwandaise de Paul Kagamé, le génocidaire et Hitler Africain, s’avérera être un dictateur sanguinaire. L'appétence au goût du pouvoir du petit roitelet, un criminel hors paire. Au fait à la mort de Laurent-Désiré Kabila, Robert Mugabe du Zimbabwe, Paul Kagame du Rwanda, Yoweri Museveni de l'Ouganda, Edouardo Dos Santos de l'Angola ont compris tout ce qu'ils pouvaient obtenir dans le dépeçage de la RDC et en pillant ses ressources. Au fait, tous les neuf pays voisins de la RDC sont bénéficiaires du pillage des ressources du Grand Congo. Un Congo faible est bénéfique pour tous les voisins. dans les parents rwandais Les Congolais de la diaspora^résidant au Zimbabwe disent qu'il les avait même inviter à la Résidence pour sabrer la champagne.

Lors de la deuxième guerre du Congo, un conflit armé qui eut lieu au sein du territoire de la République démocratique du Congo, qui débuta en 1998 par l'agression Rwando-Ougando-Burundais et se termina officiellement en 2002, avec le dialogue inter-congolais avec une fin formelle le 30 juin 2003. Elle impliqua neuf pays africains dont l'Angola, la Namibie, Tchad et le Zimbabwe étaient du côté du gouvernement. Certains commentateurs ont même parlé de la «première guerre mondiale africaine ».

Acte 3. Sengamines. Sous M'zée Laurent-Désiré Kabila, la province du Kasaï Oriental était considéré comme une zone minière interdite. Il fallait une autorisation spéciale du ministère de l'intérieure pour s'y rendre. Personnellement, j'ai eu l'occasion de visiter la Sengamines à Boya à une trentaine de Kilomètres de Mbuji-Mayi. La Sengamines a été créée à partir d’une concession arrachée à la Miba pour rémunérer le Zimbabwe de son soutien militaire à la République démocratique du Congo lors de la guerre contre le Rwanda et l’ Ouganda. L’anecdote de Julien Ciakudia, patriarche de la résistance congolaise à Londres et prince des Bakwanga est intéressant.Lors de l'agression Rwando-Ougando-Burundaise, en 1998, nommé par M'zée Laurent-Désiré Kabila, il a été le représentant provincial du commissariat général de la Réinsertion de la Présidence de République pour la province du Kasaï Oriental. Cinq mois durant, Julien Ciakudia a été au front à Cabinda. C'est lui qui au nom du chef de l'Etat est allé voir le chef Mutamba Lupungu, grand chef de Basongé. Avec plus de 100 tonnes de vivres, Ciakudia et le général Mufu Vindicien ont dû réconforter les militaires tout le long de la route de Mbuji-Maji à Cabinda. Julien Ciakudia était dans sa province le Kasaï Oriental, l'aéroport de Bipemba est sur ses terres. Il a vu des cargos zimbabwéens embarqués de la terre cuite non traitée de Boya pour la Sengamines pour le Zimbabwe. Au fait Sengamines est une affaire de prédation.

Robert Mugabe n'a jamais été un panafricaniste comme il aimait s'autoproclamé, mais plutôt un pillard comme d'autres des ressources congolaises. D'ailleurs,"dès 2002, la Sengamines a été mise en cause par des experts de l’ONU chargés d’enquêter sur le pillage des ressources naturelles congolaises. Mais, à travers elle , c’est son principal actionnaire , Oryx Natural Resources , qui était directement montré du doigt. En guise d’indemnisation, les forces armées du Zimbabwe – via la société Osleg ( Operation Sovereign Legitimacy) – ont alors obtenu 49 % de la Sengamines. Le régime zimbabwéen décida alors de confier la gestion de la concession à Thamer al-Shanfari, un homme d’ affaires omanais, diplômé de l’École des mines du Colorado, rencontré lors de la visite d’une délégation du sultanat d’Oman à Harare . Shanfari crée en 1999 le holding Oryx Natural Resources. En juin 2000, ses liens avec les forces armées du Zimbabwe empêchent son introduction à la Bourse de Londres, du fait de la présence d’Osleg dans son capital . Selon le rapport de l’ONU publié en octobre 2002, Oryx, qui a hérité des parts d’Osleg dans la Sengamines, serait en réalité « une société écran » assurant le portage pour le compte des ZDF (Zimbabwe Defense Forces).

D’aucuns soupçonnent un accord de partage des bénéfices – jamais prouvé – selon lequel Oryx se serait engagé à reverser à Osleg 60 % des bénéfices issus de la concession. Des bénéfices qu’auraient perçus ensuite les véritables propriétaires d’Osleg, à savoir quatre proches de Mugabe détenant chacun 2 500 actions de l’ entreprise . Et, parmi eux , Vitalis Zvinavashe, l’ancien chef d’ état-major des ZDF, selon le quotidien sud- africain The Financial Gazette. Moins de pudeur en revanche en ce qui concerne les Forces armées congolaises (FAC). À l’ origine , celles-ci devaient toucher les bénéfices de la Comiex ( Compagnie d’ import-export ), actionnaire à hauteur de 33,8 % dans le capital de la Sengamines, explique l’ONG Global Witness . En janvier 2003, la participation de la Comiex est transférée à l’État congolais . Sous la pression du FMI, l’État se désengage à son tour en juillet 2003 de la Sengamines. Ce qui permet à Oryx d’accroître sa participation à hauteur de 80 % de la Sengamines.

Robb Scott, le directeur financier d’Oryx, reconnaît que sa société a effectivement récupéré « gracieusement » les parts d’Osleg et de la Comiex dans la Sengamines, une concession d’une valeur estimée en son temps à 2 milliards de dollars . Le directeur financier d’Oryx justifie ce tour de passe-passe financier par une décision politique de haut niveau : le Zimbabwe et le Congo auraient tous deux voulu se désengager du holding. Difficile de croire à un acte philanthropique. On aimerait tout de même savoir si les actionnaires d’Osleg ont touché de juteux bénéfices sur les diamants de la Sengamines. Ou encore si le Zimbabwe a finalement payé de sa poche l’effort de guerre consenti en faveur de Kinshasa".

4. L'assassinat de Nicolae Ceaușescu en Roumanieavait crée une psychose chez le Maréchal Mobutu Sese Seko qui se mettait à transpirer à grosses gouttes. La déchéance de Robert Mugabe au Zimbabwe doit avoir des effets sur Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale à Kingakati. Robert Mugabe était son grand protecteur. C'est Robert Mugabe qui encourageait l'imposteur-usurpateur de se maintenir par la force pour durer au pouvoir sans légitimité. Le grand mentor est capturé par l'armée, que pensez de son protégé à Kinshasa, qui nargue tout le monde mais règne par défi ? Que deviendront tous les militaires qui assirent la sécurité de l'imposteur ?

Lire la suite

mardi 14 novembre 2017

10 Questions à Robert Mbelo, diplomate honoraire (suite et fin) !

Robert Mbelo, diplomate honoraire

6. Réveil FM International: Quel régime politique règne en RDC ? Sommes-nous sous occupation? Comment faire pour s'en sortir ?

Robert Mbelo: Pour en sortir, je prône une diplomatie de rupture et de réappropriation. Douze points d’intérêts majeurs et de focalisation pour une nouvelle doctrine diplomatique au Congo.

1. À la base de tous les malheurs qui menacent, hier, aujourd’hui et comme demain, la destinée des Congolais et qui risquent de compromettre le destin de leur pays, se trouvent les immenses richesses géologiques contenues dans le sous-sol du Congo.

Il s’agit d’un postulat fondamental qui dicte constamment le rythme des désastres qui s’abattent sur ce pays impose la cadence des viols et des mutilations sexuelles subies par les femmes congolaises, donne la mesure et explique les raisons des pillages infligés aux ressources minières du Congo.

Pourtant, les richesses géologiques congolaises, élément déclencheur et principal facteur incitateur de la guerre d’agression dont notre pays est victime depuis septembre 1996, n’ont jamais été prises en compte depuis le 30 juin 1960 dans la définition de notre politique étrangère et la qualification de nos relations avec tous les autres États du monde.

Dans l’existence de tous les autres peuples de notre planète, les ressources minières ont toujours constitué le facteur fondamental de leur progrès social, de leur développement économique et de leur essor spirituel. Que seraient, par exemple l’Arabie saoudite, le Qatar ou le Venezuela sans leur pétrole ? Par contre, pour la République Démocratique du Congo, l’or, le cuivre, le cobalt, l’uranium, le diamant, le pétrole et désormais le coltan ont toujours formé le faisceau des causes maudites qui, depuis plus d’un siècle, ne cessent de précipiter les pires calamités sur notre pays et sur notre peuple.

Dès lors, il convient désormais de placer les ressources géologiques minières au cœur de la politique étrangère de la république démocratique du Congo. La conception de toute doctrine diplomatique, de même que l’élaboration d’un programme de politique étrangère soucieuse de rompre avec cette fatalité doivent impérativement inscrire le rôle des minerais congolais au premier rang des éléments à prendre en considération. Mais ce n’est pas tout. Il existe un second constat.

2.Depuis la fin du 15 e siècle, plus exactement au lendemain de la fameuse « découverte », en 1484, de l’embouchure du fleuve Congo par le navigateur portugais Diego Cao, toutes les tragédies ayant frappé les peuples bantous installés dans le pays dénommé aujourd’hui République Démocratique du Congo sont venues de l’extérieur.

C’est une évidence qui aurait dû inspirer la doctrine et dicter la logique des relations entre le Congo et le reste du monde depuis le 30 juin 1960. Mais force est de constater qu’il n’en a jamais été question dès lors que les concepteurs de la politique étrangère du Congo ont omis de prendre en compte cette dimension pourtant fondamentale.

Qu’il s’agisse de l’esclavage qui a sévi contre notre peuple pendant 350 ans jusqu’en 1848, de la guerre de conquête pré-coloniale ; de la colonisation, du néocolonialisme, de l’endettement, de la sécession katangaise inspirée par la Belgique, des deux conflits de Moba ou de la guerre d’agression qui décime la population congolaise depuis septembre 1996 ; les ministres congolais ayant les affaires étrangères dans leurs attributions ont oublié que tous ces malheurs sont venus ou ont été inspirés depuis l’étranger.

Les mesures à prendre en vue de la réparation d’un tel oubli seront également destinées à éviter la récurrence de telles agressions. Elles doivent constituer l’une des préoccupations majeures de la future diplomatie de notre pays. Mais, une troisième considération entre également en ligne de compte.

3. Tous les minerais quittant le territoire national congolais, lors des opérations d’exportation initiées par des firmes occidentales, subissent une plus-value dont le pourcentage peut dépasser les 500% avant même la première phase de raffinage. Dans les pays étrangers, les matières premières issues du Congo contribuent non seulement à renforcer la puissance et à augmenter l’enrichissement des autres nations, mais aussi à la création de millions d’emplois. C’est le cas notamment pour le coltan, le diamant, le cobalt, le tungstène, le wolfram, le niobium, l’uranium et le pétrole pour ne citer que ces quelques produits. Par contre, les biens manufacturés fabriqués dans les pays industriels et importés par les Congolais leur coûtent les yeux de la tête.

En d’autres termes, depuis le début du 20 e siècle jusqu’à ce jour, les ressources naturelles congolaises, en particulier minières, exportées dans le monde entier ont, en réalité, servi surtout à l’appauvrissement du Congo et de sa population ; tout en fournissant aux industries et aux pays acheteurs les matières premières pour l’amélioration de leur bien-être, pour l’accroissement de leur puissance, de leur prestige et pour le renforcement de leur pouvoir sur la scène internationale. La nouvelle doctrine diplomatique devra être définie et appliquée en intégrant étroitement ce facteur de paradoxe afin d’éliminer définitivement cette contradiction.

Mettant à profit l’invasion de la République démocratique du Congo, à partir de septembre 1996 de troupes et de milices armées à dominante ethnique tutsie venues de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi, plus de cent sociétés minières étrangères se livrent au pillage systématique des richesses géologiques nationales congolaises, financent directement les forces armées ennemies opérant sur le territoire congolais, agissant ainsi délibérément en complices dans l’entreprise de génocide en cours au Congo où, jusqu’à ce jour, plus de 8 millions des nôtres ont déjà péri. La liste des entreprises criminelles impliquées dans le pillage des minerais congolais est lisible en annexe de la présente. L’identification des pays d’où sont originaires leurs principaux actionnaires ; de même que les noms et la nationalité de leurs différents dirigeants doivent, en toute logique, constituer des paramètres à retenir en priorité pour élaborer toute politique étrangère.

Jusqu’à présent, cela n’a jamais été le cas. Non seulement l’ensemble de ces firmes multinationales doivent être poursuivies devant les instances de la justice internationale, mais leurs administrateurs ainsi que leurs principaux actionnaires feront l’objet d’actions publiques en vue de dénoncer leur caractère nocif et de les rendre inoffensifs.

Désormais, l’exportation des minerais congolais s’effectuera exclusivement sur base de « contrats joint-venture » restant valables jusqu’à la seconde ou la troisième phase de leur raffinage à l’étranger. C’est ainsi que l’émirat du Koweït a installé dans les pays européens achetant le pétrole koweitien un vaste réseau de stations-service à l’enseigne de Q8 où sont vendus, au détail, non seulement le pétrole raffiné de l’émirat koweitien, mais aussi les sous-produits provenant du raffinage de son brut.

Dans le même temps, l’implantation à l’étranger des postes diplomatiques congolais doit tenir compte de ce facteur. Il appartient alors aux ambassades de veiller à la protection des intérêts économiques et financiers de l’État congolais dans les pays où des sociétés sont liées avec le Congo par des agréments de joint-venture.

4. Un quatrième aspect mérite également d’être intégré dans la nouvelle vision de la politique étrangère congolaise. Pendant plus d’un demi-siècle à partir du 30 juin 1960, le Congo a pratiqué une diplomatie de générosité et d’hospitalité ainsi qu’une politique de bon voisinage envers les pays africains qui l’entourent et vis-à- vis de leurs populations respectives. Tous les avantages leur furent accordés:

offre généreuse d’asile politique, bourses d’études, priorité dans les embauches, accès à de hautes fonctions administratives et même politiques, hospitalité tous azimuts aux réfugiés hutus, tutsis, angolais, etc. Tout ceci fut entrepris dans l’espoir d’en attendre une juste réciprocité Il n’en a jamais été question puisque la RD-Congo et son Peuple sont payés aujourd’hui en retour avec la monnaie de l’ingratitude, du cynisme et de la cruauté. L’agression armée perpétrée contre notre pays par les armées rwandaise, ougandaise et burundaise, l’occupation de larges portions du territoire national congolais par ces trois pays, l’exploitation frauduleuse par l’Angola des gisements pétroliers situés au large du littoral atlantique congolais démontrent à suffisance que les gouvernants de ces États et leurs populations respectives ont perdu le sens des valeurs d’humanisme qui ont toujours fondé les relations entre différents peuples africains.

Mais, de tous les crimes commis contre le Congo et les Congolais, le plus perfide et le plus condamnable demeure l’offensive militaire déclenchée en septembre 1996 par l’AFDL, alliance des forces démocratiques pour la libération du Congo, une milice armée formée par des contingents militaires des armées régulières du Rwanda, de l’Ouganda ainsi que du Burundi et directement détachée des ministères de la défense de ces trois pays.

Faussement appelées « rébellions congolaises » la milice armée dénommée AFDL et ses différentes mutations comme le RCD-Goma, le CNDP et le M23 se sont lancées à l’assaut du Congo pour y semer la mort et la désolation. Alors qu’un immense génocide visant l’anéantissement des Bantous congolais est en cours et que tous les rouages essentiels de l’État congolais se trouvent désormais entre les mains de nos ennemis tutsis rwandais, un double péril se profile désormais à l’horizon à travers les tentatives de balkanisation du Congo et de création d’un tutsiland ou foyer national tutsi.

La nécessité et l’urgence de mettre en échec les deux objectifs visés par nos ennemis doivent constituer dès le début, la priorité de toutes les priorités pour la future diplomatie congolaise. Dans le même temps, la nature et la qualité des relations diplomatiques du Congo avec tous les autres pays du monde dépendront de leur condamnation des auteurs, identifiés notamment du point ethnique, du génocide des Bantous congolais et de leur façon de qualifier les milices armées étrangères opérant sur le sol de la république démocratique du Congo.

Toute confusion de langage et toute référence à une soi-disant rébellion congolaise sera tenue comme une preuve de complicité avec nos agresseurs, une marque d’hostilité envers le Congo et une expression d’inimitié vis-à- vis du peuple congolais.

Il revient aux concepteurs de la nouvelle doctrine diplomatique du Congo d’intégrer la dimension ethnique du conflit qui ravage notre pays et notre peuple. La politique africaine des États étrangers désireux de nouer des relations avec la république démocratique sera appréciée à travers leur choix entre les Bantous d’un côté et, de l’autre, les Tutsis et les Nilotiques.

Face aux actes d’ingratitude, devant les marques de trahison envers l’amitié et la fraternité vouées par le Congo à ces pays, pendant des décennies; la politique de bon voisinage menée jusqu’ici par le ministère congolais des affaires étrangères doit être complètement reconsidérée pour être remplacée par une diplomatie de stricte réciprocité.

Paul Kagamé, génocidaire et Hitler Africain

Il en ira de même des multinationales minières, bancaires, industrielles et pétrolières ainsi que de tous les États dont le Rwanda, l’Ouganda et le Burundi servent de sous-traitants dans la gestion de leurs intérêts au Congo à travers la guerre d’agression déclenchée en septembre 1996.

5. Un cinquième paramètre majeur doit aussi entrer en ligne de compte dans la conception de la future diplomatie congolaise et constituer un des axes importants dans les relations diplomatiques que le Congo établira ou non avec des pays étrangers.

Il s’agit du payement par le Congo belge, c’est-à- dire par les ressources minières de notre pays, par la sueur et le sang des mineurs congolais des énormes dettes souscrites et laissées en souffrance par le roi Léopold 2 du 26 février 1885 au 15 novembre 1908, date de la confiscation par ses créanciers de sa propriété privée dénommée État indépendant du Congo, en sigle EIC.

À la suite de cette saisie, les 2 millions 345.000 km² formant l’étendue de l’ancien domaine foncier du roi des Belges furent confiés à l’administration de la Belgique en vue du remboursement des créances royales par les ressources géologiques du Congo et la main d’œuvre des indigènes congolais.

De façon délibérément abusive, l’opération fut appelée colonisation, en vue de créer la confusion dans les esprits alors qu’il s’était agi, en réalité, d’une gigantesque entreprise destinée à l’apurement de dettes léopoldiennes par le Congo belge devenu la propriété collective des créanciers de Léopold 2, grâce aux richesses naturelles de notre pays et à l’imposition aux indigènes congolais d’un régime de travaux forcé pendant plus d’un demi-siècle.

De toute évidence, il subsiste entre la République Démocratique du Congo et les anciens créanciers de Léopold II un immense contentieux financier et moral resté intact jusqu’à ce jour alors que le contentieux belgo-congolais, si important soit-il, n’est pas de la même ampleur.

Au demeurant, il n’a pas encore reçu une solution finale un tant soit peu respectueuse des intérêts, de l’honneur et de la dignité du peuple congolais.

Paul Kagamé, génocidaire et Hitler Africain

Faisant preuve de courage et de perspicacité dans la compréhension de l’histoire du Congo, une diplomatie congolaise digne de ce nom se doit d’instruire ce double litige à la lumière de sa nouvelle lecture. La République Démocratique du Congo se doit d’exiger une reddition des comptes aux anciens créanciers de Léopold II.

Des sources historiques évaluent à 25 millions de franc-or, soit 25 milliards de dollars au cours d’aujourd’hui, le montant global des dettes souscrites par Léopold II auprès des familles royales britannique et hollandaise (Léopold II fut le double oncle de la reine Victoria d’Angleterre), de banquiers de la City à Londres, des banques de Zurich, de Hanovre et de Hambourg ; des industries d’armement dont l’Allemande Krupp et la Belge de la FN à Liège en Belgique ; mais aussi des propriétaires des bateaux installés à Rotterdam, à Amsterdam et à Anvers, sans oublier les industries de fabrication d’équipement et de matériel ferroviaire pour la construction du chemin de fer Matadi-Kinshasa.

Paul Kagamé, criminel, génocidaire et Hitler Africain

Du 15 novembre 1908, date de la fausse cession de l’EIC à la Belgique (l’opération consista, en réalité, en un acte de saisie de la propriété de Léopold II et de l’attribution de sa gestion à la Belgique avec l’accord du parlement belge) ; jusqu’à la veille de l’indépendance du Congo belge le 30 juin 196 ; notre pays, grâce à ses fabuleuses ressources minières, à la main d’œuvre et au sang des indigènes congolais assura quatre fois le remboursement des créances souscrites par l’ancien roi des Belges, soit 100 milliards de dollars au cours de la devise américaine de 1960.

Il faudra faire preuve d’un grand courage politique, d’une conscience inébranlable et d’une volonté inoxydable pour qu’à la lumière d’une lecture et d’une compréhension sans complaisance de l’histoire du Congo, une nouvelle diplomatie congolaise digne de ce nom entame l’instruction de ce double litige. La République Démocratique du Congo se doit d’exiger une reddition des comptes non seulement à la Belgique, mais surtout aux anciens créanciers publics et privés de Léopold II.

A ce colossal contentieux financier datant de plus d’un demi-siècle sera adossé le dossier de l’endettement actuel de la République Démocratique du Congo, évalué à 15 milliards de dollars, envers les mêmes anciens créanciers du deuxième souverain belge. Pour le ministre d’État chargé des affaires étrangères et de la coopération internationale, il s’agira alors de savoir qui doit à qui.

6. Un sixième élément à inclure dans le champ de vision de la nouvelle diplomatie concerne le statut du Congo, depuis 1955, en qualité que membre associé de l’Organisation du Traité de l’Atlantique nord.

À la suite de la fourniture aux USA des 1.250 tonnes d’uranium qui servirent à la mise au point et à la fabrication des trois premières bombes atomiques américaines, le Congo belge entra dans l’OTAN comme membre associé avec tous les avantages et les devoirs attachés à cette qualité. Notre pays n’a jamais manqué à aucune de ses obligations vis-à- vis de l’organisation atlantique.

De son côté, l’OTAN, honora scrupuleusement ses engagements vis-à- vis du Congo belge d’abord, et de la République du Congo ensuite jusqu’en 1996.

C’est ainsi que la base militaire de Kitona à l’ouest, celle de Kamina à l’est ainsi que l’aéroport de Libenge, situé en pleine forêt équatoriale et doté d’une piste d’atterrissage capable de recevoir des gros porteurs furent construits par l’OTAN. Les statuts de cette organisation militaire obligent tous les signataires à porter aide et assistance à chacun de ses membres en cas d’agression par une puissance ou un pays étranger.

Depuis septembre 1996, la République Démocratique du Congo est victime d’une agression armée caractérisée de la part de trois pays voisins mais, loin de voler au secours de leur membre associé, les autres pays de l’OTAN font preuve de mansuétude, de complaisance, sinon de complicité envers les agresseurs.

7. Des milliers de Congolais ont été brutalement expulsés des pays européens pour avoir enfreint les lois sur le séjour dans les États signataires des accords de Schengen. D’autres pays occidentaux comme la Suisse ont recouru aux mêmes brutalités. La nouvelle doctrine diplomatique devra identifier les victimes congolaises de ces mesures et appliquer aux pays s’étant rendus coupables de ces violences contre nos concitoyens le principe de la réciprocité.

8.. Un huitième aspect, et non des moindres, à prendre en compte pour déterminer la future diplomatie congolaise est le constat que la république démocratique du Congo, avec plus d’un millier d’ethnies et de tribus, abrite sur son territoire la plus vaste biodiversité de l’espèce humaine terrestre.

À ce titre, que ce soit du point de vue génétique, culturel, linguistique ou artistique, cette variété unique doit bénéficier de la protection du reste du monde, comme le sont les sites archéologiques, les tigres du Bengale, certaines espèces de crapauds, de papillons ainsi que de nombreux monuments architecturaux inscrits au patrimoine mondial de l’humanité.

9. Un neuvième facteur doit également trouver sa place dans le nouveau paysage de la diplomatie congolaise. Depuis les guerres de conquête précoloniales menées à partir d’octobre 1876 par les armées de M. Henry Morton Stanley, pour le compte de l’EIC et de Léopold II jusqu’à ce début du 21 e siècle, aucun traité de paix, aucun armistice n’a jamais été signé entre le peuple congolais et les nations qui menèrent ces actes d’agression.

La souveraineté, les droits et les libertés des royaumes, des empires et des centaines de communautés traditionnelles des peuples bantous installé dans le bassin de l’immense cours d’eau appelé aujourd’hui fleuve Congo fut furent violés, confisqués et bafoués tandis que leurs terres faisaient l’objet d’une spoliation en règle avant d’être fusionnées pour former les 2.345.000 km² de la superficie de la république démocratique du Congo d’aujourd’hui.

Devenu l’émissaire attitré du Roi Léopold II, Henry Morton Stanley arracha à nos ancêtres militairement vaincus un millier de traités de cession de souveraineté, rédigés en langue anglaise, signés par des dirigeants indigènes ne sachant ni lire, ni écrire, ne comprenant ni ne parlant pas un seul mot de la langue de Shakespeare.

Les documents fonciers d’une valeur juridique nulle furent ensuite exhibés à la conférence internationale de Berlin du 15 novembre 1884 au 26 février 1886 pour la reconnaissance, en faveur du roi Léopold 2, des titres d’une gigantesque propriété foncière située au cœur de l’Afrique.

Dès lors, il est fondé d’en conclure que ce conflit n’a jamais pris fin, qu’il a, au cours des décennies pris diverses expressions et formes, tantôt violentes et tantôt latentes, tantôt économiques, diplomatiques, culturelles et médiatiques, mais toujours présentes.

C’est pourquoi, il est temps et urgent de demander la signature entre le Congo et toutes les nations hébergeant les anciens créanciers de Léopold d’un traité paix, d’amitié et de non-agression afin de mettre un terme définitif aux tragédies qui ont marqué l’histoire du Congo et qui endeuillent encore le présent de notre pays.

Afin de sceller définitivement cet acte, il reviendra au ministère d’État congolais chargé des affaires étrangères et de la coopération internationale d’exiger du royaume de Belgique la restitution de la totalité des originaux des traités de cession de souveraineté actuellement conservés au Musée de Tervuren.

11. Un onzième aspect appelé à figurer sur le tableau des préoccupations diplomatiques du Congo porte sur les relations bilatérales entre l’empire du Japon et la république démocratique du Congo. Les villes japonaises du Hiroshima et de Nagasaki furent détruites les 6 et 9 août 1945 à l’aide de deux bombes atomiques fabriquées avec des minerais d’uranium extraits du sous- sol congolais, plus précisément des mines de Shinkolobwe au Katanga. Qu’il s’agisse du meilleur ou du pire, l’humanité est entrée dans l’ère nucléaire, pour le plus grand malheur du peuple japonais, à cause du minerai uranifère du Congo.

12..Le douzième et dernier socle sur lequel doit s’appuyer la diplomatie congolaise concerne « la première guerre mondiale africaine » qui se déroule au Congo depuis septembre 1996. Les contingents militaires d’une cinquantaine de pays ont déjà foulé le sol congolais où y stationnent encore. Il s’agit d’abord des 28 États de l’Union européenne. L’EUFOR, forces armées de l’UE fut dépêchée au Congo en 2006 pour la sécurisation des élections ensuite; de la dizaine de pays composant les 28.000 casques bleus de la Monusco dans ce qui est désormais devenue la plus longue et la plus coûteuse de toutes les missions organisées par l’ONU depuis sa création.

Aux corps expéditionnaires de ces 38 pays, il convient d’ajouter ceux de la France dans le cadre de l’opération Artémis menée en Ituri en 2002 ; de l’Africom, la force de stabilisation de l’Afrique dépêchée par les USA et basée à Kisangani ; de l’Angola, de la Namibie, du Zimbabwe, du Tchad, du Rwanda, du Burundi, de l’Ouganda et des brigades d’interposition actuellement en cours de déploiement, composées de soldats envoyés par l’Afrique du sud, la Tanzanie et le Malawi.

L’objectif immédiat de la nouvelle diplomatie congolaise consistera à demander à tous ces États le rapatriement de leurs soldats respectifs. De façon plus générale, il portera sur le renvoi immédiat dans leur pays d’origine de la totalité de ces contingents militaires, sans exception, afin de favoriser le retour de la paix et de la sécurité au Congo, ainsi que la restauration de la souveraineté nationale de notre pays. Le même ultimatum sera adressé à toutes les milices armées étrangères présentes sur notre territoire.

Tous ces douze facteurs fondamentaux doivent dorénavant constituer les piliers destinés à recevoir le socle le futur édifice de la diplomatie congolaise. Ils constituent les douze points de focalisation qui qualifieront notre politique étrangère, justifieront les relations du Congo avec les autre pays et détermineront les actions à mener.

Pour leur mise en œuvre, les douze points énumérés et argumentés ci-dessus seront coulés sous forme de d’instructions, de notes aux ambassades et de directives données à tous les services centraux du ministère d’État chargé des affaires étrangères et de la coopération internationale.

Qu’il s’agisse des fonctionnaires œuvrant à Kinshasa ou du personnel du corps diplomatique congolais accrédité dans les pays étrangers, tous seront tenus d’assimiler parfaitement l’esprit autant que la lettre de la nouvelle doctrine diplomatique, ainsi que les modalités de sa concrétisation.

Le Congo, et donc sa diplomatie ne peuvent pas se permettre de demeurer inaudibles et invisibles sur la scène médiatique internationale, là où se déroulent les principaux enjeux pour la protection et la sauvegarde des intérêts majeurs des nations modernes.

Bruno Tshibala a-t-il toujours un problème de vue malgré son opération en France. Le PM d'Alias Joseph Kabila feint de saluer la foule alors qu'il n'y a personne !

7. Réveil FM International: Samy Badibanga, l'affairiste ex-Premier ministre comme Bruno Tshibala, l'actuel Premier ministre sont tous les deux du Kasaï mais n'ont jamais dénoncé le massacre qui se commettent dans cette contrée de la République. Pourquoi ne l'ont-ils pas fait ? Le chef Kamwina Nsapu assassiné était-il un terroriste comme l'ont qualifié les membres du gouvernement d'imposture ? Au Kasaï, la violence d'État y a semé la mort et la désolation : 5000 morts, 87 fosses communes, 600 viols, 1.300 million déplacés et réfugiés...

Robert Mbelo: Nos frères du Kasaï se sont singularisés dans leur collaborations avec les occupants et je l’ai toujours dénoncé a mainte reprises. Mais beaucoup d’entre–eux,à court d’arguments, me traite de tribaliste alors qu’ils devraient condamner ceux qui avaient donné à Alias Kabila le droit de tuer leurs propres frères et sœurs. Ils n’ont jamais condamné non plus la scène horrible et apocalyptique ou un « chef coutumier » avait incité un fils à violer publiquement sa mère, c’était le comble ! Et avec ça, ce pays a été élu à la commission des Nations-Unies aux droits de l’homme, comprenne qui pourra !…

Azarias Ruberwa, président de RCD-GOMA, mouvement rebelle et criminel devenu parti-politique

8. Réveil FM International: Azarias Ruberwa parle souvent des Tutsis-Congolais. Hier ils étaient des Banyamulenge or Mulenge dans le Kivu est une colline qui ne peut engendrer. Aujourd’hui, ils sont Tutsis-Congolais. Azarias Ruberwa et sa bande sont-ils des faussaires impénitents ? Pouvez-vous nous éclairer ?

Pour mieux répondre à votre question, une page de l’histoire s’impose :

1.- DONNÉES HISTORIQUES

Depuis trop longtemps, les Bantous congolais ont commis l'aberration de laisser à d'autres peuples le soin de proposer une grille de lecture de leur passé. Du coup, ils ont compromis, et pour longtemps, la maîtrise de leur présent et, par voie de conséquence, leur destin futur. La nationalité congolaise date d'il y a 128 ans seulement c'est-à- dire, du 26 février 1885, jour de l'octroi de la reconnaissance internationale à quelque 850 traités de cession de souveraineté exhibés à la clôture de la conférence de Berlin, devant 14 émissaires de puissances coloniales européennes (plus un envoyé spécial américain en la personne du général Stanford, ambassadeur des USA en Belgique) par le baron de Lambermont, délégué du roi Léopold II?

Mais avant le 26 février 1885, qui étions-nous ? Et cette identité a-t- elle survécu jusqu'à ce jour ? Je suis obligé de commettre l'affront de répondre à cette double question dont les réponses sont censées être connues même des cancrelats, des moustiques et de tous les insectes volants et rampants en République démocratique du Congo: avant la conférence de Berlin qui se clôtura le 26 février 1885 et qui marqua non seulement la naissance de l'EIC, État Indépendant du Congo, ancêtre de la République démocratique du Congo d'aujourd'hui mais aussi de la nationalité congolaise, nous étions les membres d'une quinzaine de royaumes, d'empires et de quelques centaines d'organisations traditionnelles installés dans le bassin de l'immense cours d'eau qui s'appelle aujourd'hui fleuve Congo, dont les sujets s'identifiaient par leur appartenance ethnique et à leurs tribus.

Après avoir confisqué les terres des Bantous congolais par la force des armes et créé l'EIC, après que les nations colonialistes européennes eurent reconnu ses titres de propriété sur un immense domaine foncier couvrant près de deux millions et demi de km², le roi Léopold II crut devoir s'endetter pour investir dans des projets qui devaient assurer sa fortune et le hisser au rang des monarques les plus riches au monde.   Mal lui en prit. Il s'endetta effectivement. Mais au bout de 23 ans, son crédit se retrouva  ébranlé, poussant dès lors ses créanciers à faire main basse sur sa propriété, l'EIC. C'est ainsi qu'ils s'appuyèrent  dessus, sur ses richesses minières et la main d’œuvre des populations indigènes  pour se faire rembourser.

Pendant ce temps, le Rwanda, le Burundi, la Namibie (Sud-ouest africain), le Togo, le Cameroun, etc. ployaient déjà sous le joug colonial allemand. En d'autres termes, les populations de ces possessions coloniales de l'Allemagne du redoutable chancelier  Bismarck étaient déjà devenues des  sujets de l'empire allemand. Pour plus de précision, soulignons  qu'en ce qui concerne particulièrement les Tutsis, les Hutus et les Twas (Pygmées) rwandais, ils sont demeurés totalement séparés des populations  indigènes du Congo belge, c'est-à-dire, des Bantous congolais durant les 57 ans de la colonisation belge du Congo.

Devenu  Congo belge, nouvelle dénomination de l'EIC à partir du 15 novembre 1908, date du vote émis par le parlement belge, notre pays ne peut en aucune façon être assimilé ou confondu avec le Rwanda et le Burundi, ni avec leurs terres, ni avec leurs populations respectives.

L'Afrique orientale allemande était une colonie allemande qui s'étendait sur les territoires actuels du Burundi, du Rwanda et de la partie continentale de la Tanzanie. Créée dans les années 1880, elle fut conquise par les armées britannique et belge pendant la Première Guerre mondiale et fragmentée à l'issue de celle-ci pour donner naissance au Ruanda-Urundi (Empire colonial belge) et au Tanganyika (Empire britannique). Il est donc établi clairement que le Rwanda et le Burundi était déjà des colonies allemande en 1880 et l’État Indépendant du Congo était devenu colonie belge en 1908 soit 28 ans avant que le Congo ne devienne belge.

Le 15 novembre 1908,  les députés belges confièrent la gestion, mais uniquement la gestion et non pas la propriété de l'EIC à la Belgique, marquant du coup le commencement de la colonisation belge du Congo. Il en fut ainsi  jusqu'à la veille de l'indépendance du Congo belge le 30 juin 1960. 

Même lorsque fut créée par la SDN, la Société des Nations, ancêtre de l'ONU, l'association appelée Congo belge et Ruanda-Urundi, -(et non pas Congo et Ruanda-Urundi belges) à partir de 1919 c'est-à- dire au lendemain de la défaite de l'Allemagne à la fin de la Première Guerre mondiale de 1914-1918,  les populations rwandaise, burundaise et congolaise conservèrent leur identité nationale et leurs appartenances ethniques respectives. Rien que ce constat démolit toute prétention collective des Tutsis à la nationalité congolaise. Ils doivent d'abord prouver à partir de quelle date et par quel procédé les membres de leur ethnie seraient devenus des Congolais en d'autres termes, posséderaient des terres quelque part, sur les 2.345.000 km² formant la superficie de la République démocratique du Congo.

Jamais, de 1919,  à partir  de la création de l'association Congo belge et Ruanda-Urundi jusqu'aux indépendances de ces trois  pays,  l'autorité coloniale belge ne prit le risque de confondre leurs territoires ni leurs ethnies. Il faut noter, au passage, que le Rwanda et l'Urundi (le Burundi d'aujourd'hui) ne furent jamais administrés comme étant des colonies belges.

Le mandat confié  à la Belgique par la SDN  sur ces deux anciennes possessions coloniales allemandes l'interdisait formellement. En d'autres termes, l'EIC devenu Congo belge fut la seule et unique possession coloniale de la Belgique dans le monde.

En passant, je me permets de vous faire remarquer le rôle unique, méconnu et pourtant extraordinaire joué par l'EIC devenu Congo belge. Il se résuma essentiellement au remboursement des énormes créances restées impayées par le roi Léopold II.

En réalité, c'est en cela que consista vraiment la colonisation belge à savoir, une gigantesque entreprise destinée à l'apurement des dettes des bailleurs de fonds de Léopold II. Le Congo belge, les indigènes congolais ainsi que les ressources minières de leurs sous-sols parvinrent à rembourser 4 fois les créances Léopoldiennes. 

Pour prouver que le Congo belge, ses terres et ses ethnies ne doivent en aucune façon être confondus avec  ceux du Rwanda et du Burundi durant les 52 ans de la colonisation, les indépendances de ces trois États africains voisins  intervinrent  à des dates différentes, chacune de ces trois nations  et leurs populations respectives retrouvant du coup leur  destin individuel. 

Lorsque le Congo belge accède à l'indépendance le 30 juin 1960, les Rwandais, les Burundais, les Angolais,  les Togolais et autres Popo, appelés aussi Coastmen  et résidant sur le territoire de l'ancienne colonie belge furent priés de rentrer dans leurs pays d'origine.

Quant à ceux qui choisirent de rester au Congo, ils  durent prendre un profil bas, se faire tous petits et se fondre dans la population des grandes villes congolaises. Mais en faisant librement le choix de ne pas rentrer au pays de leurs parents et de devenir des Congolais, ils durent forcément et automatiquement renoncer à leur appartenance ethnique à savoir, qu'ils ne pouvaient pas revendiquer le moindre cm² de terre dans le Congo indépendant.

Aujourd'hui, plus de 57 ans plus tard, les enfants des Togolais, des Ghanéens, des Sénégalais et même de nos voisins Angolais, notamment les Bazombo, ne nourrissent aucune prétention foncière au Congo. Jamais ils n'ont revendiqué un morceau du territoire congolais en tant que membres d'une ethnie togolaise, ghanéenne, sénégalaise ou angolaise. Pourquoi en serait-il différemment des Tutsis ou des Hutus rwandais ayant choisi de rester chez nous ?

C'est seulement en revisitant le passé du Congo et des Bantous congolais, c'est en parcourant en sens inverse le chemin qui nous ramène 128 ans en arrière qu'il est possible de découvrir la vérité et donc, de démasquer l'imposture des Tutsis se prétendant congolais. 

Il est amusant de constater que leur revendication date seulement du lendemain de l'indépendance du Congo, c'est-à- dire, il y a quelque 53 ans. Mais où ces Tutsis ont-ils trouvé les terres sur lesquelles ils ont jeté leur dévolu et qu'ils revendiquent comme étant les leurs après l'accession du Congo belge à la souveraineté internationale ? 

Ni le roi Léopold II, ni Henri Morton Stanley ne mirent jamais leurs pieds au Rwanda ni au Burundi. Par conséquent, pas un millimètre carré du territoire de ces deux anciennes colonies allemandes ne fut annexé par le Gallois et le monarque belge pour former les 2.345.000 km² de l'EIC, État indépendant du Congo, ancêtre en droite ligne de la République démocratique du Congo.

 La notion d'ethnie  est, en effet; inséparable à la propriété foncière collective ou à la possession d'une terre commune. Admettre l'existence de Tutsis congolais, c'est nécessairement leur attribuer une portion du territoire congolais leur appartenant et datant d'avant le 26 février 1885.  No way !!

À coups de manipulation des faits historiques, de grossiers mensonges et d'affabulations grotesques, les Tutsis essayent de donner du crédit à l'expression Tutsis congolais. Ce faisant, ils  font un amalgame entre une identité ethnique et une appartenance nationale. Leur imposture éclate ainsi au grand jour. Il existe des Belgo-congolais mais non des Batéké belges ou des Baluba belges. Il existe des Congolais ayant acquis les nationalités anglaise, canadienne, australienne, allemande, italienne, suédoise, hollandaise, française, etc., mais ils ne le sont pas devenus sous le statut de leur identité ethnique originelle  qu'ils ne peuvent, du reste, pas brandir dans leur patrie d'adoption. 

Aujourd’hui, les Tutsis –rwandais utilisent un stratagème à se doter de noms à consonance luba pour se faire passer pour des Congolais. . Les flux migratoires des Tutsis au Congo, les uns clandestins et illégaux (notamment ceux ayant impliqué des pasteurs nomades tutsis à la recherche, paraît-il, de verts pâturages pour leurs troupeaux de vaches); les autres officiels à la faveur de la MIB, (mission d'immigration belge au Congo) et comprenant des ouvriers pour les usines, des mineurs, des travailleurs agricoles, des agents administratifs et des étudiants tutsis rwandais;  tout ce beau monde ne nourrissait qu'un seul dessein: se draper dans la nationalité congolaise pour, ensuite,  trahir la même nationalité, confisquer les terres congolaises et fonder un pays dont la population serait exclusivement composée de Tutsis. 

C'est ce procédé qui fut utilisé avec succès en 2002, lors du funeste dialogue congolais de Sun City au terme duquel, du jour au lendemain, un Tutsi rwandais dénommé Joseph Kabila se retrouva confirmé président de la République démocratique du Congo et un autre, appelé AzariasRuberwa fut nommé vice-président chargé de la défense (ben voyons !!). 

Plus tard, à la suite de  nombreuses opérations de brassage au sein des FARDC, des milliers d'officiers et de soldats  issus de milices armées tutsies rwandaises obtinrent la nationalité congolaise et furent admis à la tête ou au sein des plus hautes institutions nationales congolaises.

Actuellement, dans les rangs des forces armées congolaises, on ne compte pas moins de 9 généraux, 22 colonels et lieutenants colonels, 77 majors et plus de 330 capitaines, tous des Rwandais et tous exclusivement des Tutsis.

Parmi eux, pas un seul Hutu rwandais.  Et comment interpréter la mainmise des Tutsis sur les services étatiques stratégiques congolais  comme la direction générale des impôts, comme le port de Matadi et comme l'OFIDA, office des douanes et accises ? Pourquoi n'y trouve-t- on pas, même dans une proportion insignifiante  des Ougandais, des Tanzaniens, des Angolais, des  Zambiens, autant de nationalités pourtant voisines et frontalières du Congo  comme le sont les Tutsis rwandais ?

Du reste, il existe un plan d'occupation du Kivu, élaboré par les Tutsis vivant au Congo  dès 1962, et qui explique à lui seul tous les malheurs, toute la confusion et tous les millions de morts que nous déplorons depuis 20 ans. Le Tutsi n'est pas seulement le problème du Muntu congolais. C'est notre cauchemar. Il est la cause de toutes les misères qui nous accablent. Il faudra, le moment venu et toutes affaires cessantes, procéder à un débrassage intégral, général et impitoyable des Tutsis de toutes les institutions congolaises. C'est la condition sine qua non pour retrouver la paix, restaurer la sécurité et créer les conditions du développement économique et du progrès social au Congo.

Pas facile car, les Tutsis fonctionnent désormais comme une immense mafia internationale, comme une société du crime, organisé à l'échelle mondiale, possédant des agents, notamment féminins, dans toutes les grandes villes du monde, dans toutes les institutions des pays et dans toutes les organisations internationales. Les Bantous congolais doivent le savoir, se préparer en conséquence, prendre les mesures de sauvegarde et de prévention qui s'imposent s'ils veulent encore exister jusqu'à la fin du 21e siècle.

Désormais, c'est leur survie qui est en jeu car, leur génocide a déjà été programmé par les multinationales minières, bancaires, pétrolières et industrielles qui ont instrumentalisé les Tutsis rwandais pour accomplir cette funeste et sale besogne. Les 13 millions de morts que pleurent les Bantous congolais doivent être mis au débit de la stratégie de leur annihilation.

  Jamais à court d'imagination, les Tutsis qui manipulent également la Monusco ont inspiré à M. Martin Koebler un étrange discours où il est question de décentralisation et de plan Marshall pour le développement du Kivu.  Il s'agit en réalité d'une lamentable stratégie de balkanisation du Congo cousue de câble blanc. Jamais leur funeste projet de dislocation de l'unité territoriale congolaise ne verra un commencement de réalisation. Malgré le milliard de dollars mis sur la table par Bill Gate pour financer cette entreprise de balkanisation rampante du Congo, tous les conjurés, notamment Bill Clinton, Tony Blair et les grands actionnaires des multinationales qui misent sur le dépeçage du Congo vont se retrouver bientôt le bec dans l'eau.  Ils commettent l'erreur de confondre notre pays avec le Soudan.

Nous avons offert aux Tutsis, pendant des décennies l'exil,  le gîte et le couvert, nous les avons protégés, enrichis, rendus puissants et prospères. Et voilà qu'ils se retournent aujourd'hui contre nous pour nous poignarder dans le dos, pour tenter de balkaniser notre pays en servant de sous-traitants pour des puissances étrangères. Il existe un barème arrêté par la justice divine et prévoyant des  souffrances indicibles pour la punition de tels individus. 

Puisse les  Tutsis du monde entier se convaincre  qu'ils seront bientôt, dès 2017, convoqués devant le tribunal de l'Histoire pour répondre des atrocités et des abominations qu'à travers leurs milices armées extrémistes comme l'AFDL, le RCD-Goma et ses dérivées , le CNDP et le M23, qu’ils ont commises au Congo, dans le pays dont le peuple eut la naïveté de les prendre pour des frères et de les traiter en conséquence.(Je vous signale ici, que cette partie historique m’a été inspirée en grande partie par des entretiens et conversations que j’avais eues avec mon ami, Kwebe Kimpele en août 2014 et que je valide encore aujourd’hui le 11/11/2017)

2. –L’IMPOSTURE D’AZARIAS RUBERWA

Notre bureau d’étude de Zaïre-Renaissance avait confectionné, pour conscientiser le peuple congolais sur la grande imposture de Ruberwa, un réfugié rwandais sollicitant l’asile politique au HCR à Lubumbashi.

Un pan de vérité du mystérieux dossier de Ruberwa se dévoile avec la révélation des faits se rapportant à son arrivée au Congo, en tant que réfugié rwandais sollicitant l’asile politique dans le pays hôte.De là à sa prétention à la nationalité congolaise jusqu’à comploter la déstabilisation des institutions du pays d’accueil et d’y briguer jusqu’aux les hautes fonctions politiques, l’imposture est portée à son comble et a de quoi faire frissonner d’horreur, méritant ainsi d’être dénoncé vigoureusement.

Un correspondant particulier communique sur Internet une interview d’un curieux jeune sujet rwandais sollicitant l’asile politique au Congo, auprès du Haut-commissariat des Nations Unies aux Réfugiés (HCR) à Lubumbashi. Le sujet rwandais concerné n’est autre que M. AzariasRuberwa, l’homme qui nargue actuellement toute la Nation congolaise, après qu’il eut bénéficié à l’époque des faits, sans à la fin de la décennie 70, et de l’hospitalité de la RDC et de tous les avantages du statut de réfugié, en se faisant admettre même à la Faculté de droit de l’Université de Lubumbashi où il débuta, après ses études, sa carrière d’avocat en commençant par prester dans le cabinet d’un certain Me Diambu, rapportent d’autres sources.

L’opinion peut réaliser aujourd’hui l’immensité de l’imposture gobée par les Congolais ayant été contraints, par la communauté internationale, d’accepter au dialogue intercongolais l’ancien directeur de cabinet de l’ancien ministre AFDL des Affaires étrangères, Bizima Karaha, un autre soi-disant « Munyamulenge » embarqué dans l’aventure des agresseurs et déstabilisateurs du Congo, subitement mués en rebelles pro-rwandais, sous la couverture d’un mouvement militaro-politique, le Rcd.

Voici en fait le texte de l’interview de demande d’asile politique du dossier de Ruberwa au HCR. Il dévoile l’irréfutable origine de l’intéressé qui se prévaut aujourd’hui des imprescriptibles droits congolais tout en continuant à rouler pour le Rwanda. Le correspondant occasionnel rapporte dans sa communication textuellement ceci : « Incroyable mais vrai, dit-on ! Le Bureau du HCR à Lubumbashi – tout le monde peut y aller pour vérifier la véracité de cette information – avait reçu Ruberwa comme demandeur d’asile politique.

Q : Par quel moyen es-tu venu au Zaïre (Congo aujourd’hui) ? avait demandé l’officier de protection du HCR à Ruberwa.

Ruberwa: Je suis venu des fois à pieds, des fois par camion, et enfin par train. 

Q : Quelle est la raison de ta demande d’asile politique ?  Ruberwa: Habyarimana tue les Tutsi dont je fais partie. Toute ma famille fut tuée. Voilà pourquoi je demande l’asile politique. 

Q : Que pouvons-nous faire pour toi, M. Ruberwa ?  Ruberwa: Je veux ma protection et ma sécurité et j’aimerai aussi continuer avec mes études.  Q : Es-tu marié ?  Ruberwa : Non, pas pour l’instant.

 Q : Connais-tu quelqu’un à Lubumbashi ? 

Ruberwa : Non, je n’ai personne. 

Q : Où sont tes bagages ? 

Ruberwa : Je n’ai pas de bagages.

Le correspondant signale ensuite que pour toute conclusion de la formalité, l’officier de protection du HCR Lubumbashi répondant au nom de Marcelin Epie, un sujet de Côte d’Ivoire, a accordé un statut provisoire à Ruberwa qui reçut dès lors l’assistance comme étranger et s’inscrivit à l’Université de Lubumbashi à la Faculté de droit. Le même correspondant indique qu’il défie tout contradicteur de son information.

« Je mets ma tête sur la table si cette information s’avérait fausse. Tout Congolais de bonne volonté peut nous rendre service en se renseignant aux bureaux des Nations Unies pour les Réfugiés pour chercher où serait aujourd’hui le sujet ivoirien ancien officier de protection du HCR Marcelin Epie. Voici aujourd’hui Ruberwa qui fait danser tout un pays dont il n’est même pas originaire ». (MMCNews.com )

3. Les crimes horribles d’Azarias Ruberwa au sein de la « rébellion »

Nous sommes au mois de mars 2004.Un beau matin,Azarias Ruberwa a été sur le gril, au Palais du peuple, où ses devoirs d’État qui l’y ont conduit et l’ont exposé à la vindicte virulente de 10.000 femmes en colère à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme.

Mais qu’est-ce qui a bien pu pousser Ruberwa à accepter la mission, suicidaire entre toutes, d’aller ce matin-là au-devant des femmes, victimes par excellence des violences sexuelles les plus inouïes commises sur elles par la soldatesque du Rcd-Goma, dans les territoires sous son contrôle, du temps de la rébellion et du reste encore actuellement ?

Réponse de la plupart des témoins des événements de ce jour : il a simplement oublié que c’est par sa rébellion que ses soldats ont commis les pires abominations sur les femmes en Ituri et dans les villes et villages des deux Kivu.

Azarias Ruberwa l’a oublié, mais les femmes, qui n’ont pas la mémoire courte se sont mobilisées ce matin-là pour lui passer un savon avant de lui donner une douche écossaise retentissante. Et comment donc !

De mémoire de journaliste, jamais ; depuis sa construction, le Palais du peuple n’a donné lieu à un spectacle de streaptease aussi coloré et aussi saisissant que celui auquel on a assisté ce matin-là, à l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la femme.

Tôt le matin, des dizaines de milliers de femmes habillées en pagne de circonstance, et venues des quatre coins de la Capitale, ont convergé vers le Palais du peuple pour assister à la séance académique prévue à cet effet. Alors que la vedette devrait être tenue par le principal orateur du jour, à savoir l’un ou l’autre représentant personnel du Président de la République, cette vedette a été volée à ce dernier par les femmes dès que celles-ci ont remarqué la présence du vice-président Azarias Ruberwa à la place d’honneur.

Pour elles, c’était la suprême injure, l’inacceptable provocation : il ne fallait donc pas plus pour exacerber les courroux qu’elles digérèrent en silence depuis les douloureuses abominations endurées par leurs sœurs en Ituri et dans les deux Kivu.

« Que va-t- il nous raconter après tant et tant de violences sexuelles auxquelles il nous a soumises et dont nous gardons des stigmates impérissables » ? Se sont écriées les femmes lorsque l’une des victimes, venues de Bunyakiri, a présenté les moignons de ces deux bras coupés.

C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le verre, et qui a déclenché spontanément les scènes d’hystérie, et toutes les outrances verbales lancées à l’endroit de l’encombrant orateur transformé pour la circonstance en victime.

Au comble de leur furie, des mamans se sont dévêtues, exhibant, qui leurs seins nus, qui leur postérieur au chef de leurs bourreaux d’hier ! Ce qui, dans nos us et coutumes est signe patent de malédiction !

Inutile de dire que, devant ces « arrêts sur l’image » d’une ampleur visuelle frisant l’impudicité, AzariasRuberwa a été mis sous une charge émotionnelle intense où la honte l’a disputé à chaque seconde à la panique.

« L’occasion faisant le larron, et puisque nous avions entre nos griffes l’un des responsables des violences sexuelles dont nous avons été victimes, ont expliqué quelques femmes interrogées à chaud, nous avons senti comme une obligation morale de lui faire payer publiquement la dette qu’il a contractée envers les femmes que ses hommes de main avaient enterrées les vivantes.

C’est là l’une des pages les plus sombres de l’histoire du territoire de Mwenga, situé à130 km au Sud de Bukavu, pendant la guerre dite de Libération ou de Rectification en 1999, c’est selon. En ce jour,un commandant militaire rebelle a ordonné l’enterrement d’une vingtaine de personnes vivantes.

Depuis que le monde est monde, on n’a jamais connu de telles atrocités ! La Marche Mondiale des Femmes qui a lieu cette année au Sud Kivu a inscrit dans son programme un recueillement sur le site où a eu lieu cette tragédie humaine.

Quand on arrive devant le mémorial érigé sur le site des fosses communes de ces femmes et hommes enterrés vivants, on n'arrive pas à retenir ses larmes ! Octobre 1999, quelle coïncidence ! C’est peut-être un pan de voile qui pourrait se lever sur un dossier gardé secret pendant longtemps.

4. L’activisme d’AzariasRuberwa et de Moise Nyarugabo aux États-Unis Le rwandais Azarias RUBERWA appuyé par le lobby TUTSI POWER mène en ce moment un activisme complotiste et très compromettant auprès de la nouvelle administration américaine contre les intérêts du Congo. 

Dans son exposé aux nouvelles autorités américaines Azarias RUBERWA a utilisé encore une fois le génocide rwandais comme fonds de commerce. Le Rwandais RUBERWA a affirmé à ses hôtes que seul un congolais d'origine TUTSI à la tête du Congo peut garantir la sécurité du Rwanda et les intérêts de la communauté TUTSI au Congo AzariasRuberwa et Moïse Nyarugabo soutiennent que Kabila ne quittera pas le pouvoir fin 2017

AzariasRuberwa et Moïse Nyarugabo ont quitté Kinshasa, fin décembre 2016, pour aller passer leurs vacances de fin d'année aux États-Unis, à côté de leurs familles, qui résident dans ce pays comme réfugiés.

Mais, Azarias Ruberwa, qui était à Washington, a rencontré certains lobbies tutsi dans ce pays constitués en majorité de pasteurs chrétiens protestants, lesquels ont facilité, durant les dix dernières années, la réinstallation des milliers de réfugiés tutsi rwandais étiquetés banyamulenge vers les États-Unis à partir du Rwanda, du Burundi, de l'Ouganda, du Kenya et du Malawi, en leur expliquant la situation actuelle des Banyamulenge en RDC (République démocratique du Congo), ainsi que leur avenir dans ce pays, où une menace de leur extermination reste toujours réelle, d'après lui.

Il a profité de l'occasion pour alerter ses interlocuteurs sur la discrimination et le rejet d'après lui, dont les Banyamulenge sont victimes dans tout le pays, surtout, durant cette période d'enrôlement des électeurs, car accusés d'être des infiltrés tutsi rwandais.

Il a aussi profité de l'occasion, pour chercher à convaincre ses interlocuteurs américains que seule la présence de Joseph Kabila à la tête de la RDC constitue une garantie pour la vie et la sécurité des Banyamulenge en RDC. Par la suite, Ruberwa est rentré à Kinshasa au début de cette année 2017, pour continuer à assumer ses charges ministérielles dans le gouvernement de Samy Badibanga.

Quant à Moïse Nyarugabo, qui était à New York, où réside sa famille, il est resté séjourner aux États-Unis poursuivant des contacts et des réunions pour l'intérêt de la communauté Banyamulenge. Le 21 janvier 2017, par exemple, il a réussi à réunir, à New York, des centaines de Banyamulenge vivant aux États- Unis, mais aussi certains ressortissants rwandais tutsi.

Pour lui, l'objectif était d'expliquer à ses frères d'ethnie vivant aux États-Unis la situation politique actuelle en RDC et répondre à certaines de leurs préoccupations.

Mr Nyarugabo a rappelé à ses frères que tous les Banyamulenge de par le monde doivent savoir que Joseph Kabila est leur frère tutsi, et que sa présence à la tête de la RDC est la garantie ultime pour leur survie et leur sécurité dans ce pays.

Il les a aussi rassurés que Joseph Kabila ne quittera jamais le pouvoir en RDC, il doit au contraire s’y accrocher comme Kagamé au Rwanda et Museveni en Ouganda , en ajoutant que les négociations en cours, à Kinshasa, sous l'égide des évêques catholiques de la CENCO, constituent une distraction, car n'ayant aucune force d'empêcher le plan déjà mis en place pour que Joseph Kabila conserve le pouvoir en RDC.

Devant plusieurs questions de l'auditoire sur cette déclaration, il a insisté sur le fait que les élections ne seront jamais organisées en RDC, car toutes les stratégies sont déjà mises en place pour bloquer et détruire tout ce qui pourra concourir à la tenue des élections en RDC.

Il a aussi demandé à ses frères ethniques présents à la réunion de se mettre en tête que le jour où un RDCongolais authentique deviendra président en RDC, ça sera la fin de l'existence des Banyamulenge en RDC et leur condamnation à devenir des réfugiés perpétuels, suivant la prophétie satanique de Laurent Désiré Kabila, quelques mois, avant son assassinat.

À une question de savoir si lui et Ruberwa sont dans la majorité présidentielle ou dans l'opposition en RDC, il a répondu, à la surprise de tous, qu'ils sont, spirituellement et réellement dans la majorité présidentielle, aux côtés de leur frère, Joseph Kabila, mais physiquement dans l'opposition pour, distraire les RDCongolais.

Il a signifié que c'est Joseph Kabila, lui-même, qui leur avait demandé d'afficher un tel comportement politique, car étant conscient du rôle de bouclier politique que lui et Ruberwa sont en train de jouer pour le soutenir, parallèlement au rôle de bouclier militaire et sécuritaire que les autres Tutsi congolais disséminés dans différents coins en RDC, surtout à Kinshasa, à Lubumbashi, au Nord-Kivu, au Sud-Kivu et en Ituri, sont en train de jouer de leur côté, et qu’ils sont prêts à verser leur sang pour la pérennité du pouvoir de Joseph Kabila, à la tête de la RDC. Enfin, Moïse Nyarugabo, qui a été félicité par ses frères ethniques pour son ascension politique au poste de rapporteur- adjoint du sénat congolais, a précisé à ses frères que Joseph Kabila est comme une mine d'or pour la communauté Banyamulenge en RDC, une mine d'or qui doit être protégée et soutenue jusqu'au prix du sacrifice suprême.

5. Le Plan Ruberwa dit « Plan Robert »

LE PLAN RUBERWA BAPTISE « PLAN ROBERT »

- LE PLAN RUBERWA: le Tutsi Power est en train de concocter la mort de la Nation congolaise. Les Rwandais l’appellent« PLAN RUBERWA», mais certains membres du Tutsi Power ne veulent pas que l’on parle de «Plan RUBERWA», alors ils ont convenu de l’appeler «PLAN ROBERT».

Les Burundais voulaient être associés à ce plan, mais les Rwandais ont refusé. Il s’agit en fait de ceci :

- Remplacer, homme pour homme, tous les militaires congolais par des Rwandais. Pour cela, le Rwanda doit procéder à une forte mobilisation de jeunes Rwandais à partir de 18 ans;

- La même opération doit être effectuée dans la Police nationale. Ainsi, le risque de trahison sera réduit à zéro, pour le Tutsi Power, et dans l’armée, et dans la Police.

- Tous le démobilisés congolais (de l’Armée et de la Police) doivent être déversés dans la population pour faire partie de la masse laborieuse.

- Le Gouvernement ainsi que toutes les institutions du pays seraient alors exclusivement dirigés par des Rwandais; la fameuse «Élite» congolaise serait tout simplement décimée ou mise à l’écart de la gestion de la chose publique; les immenses ressources de la RDC serviraient à entretenir l’armée et la Police, deux principales forces de répression. Ainsi s’achèverait l’occupation totale de la RDC!

En novembre 1996, lorsqu’on rapatriait les Rwandais à partir de l’Aéroport de Ndjili, certains d’entre eux chantaient une mélopée qui disait : «Nous partons, mais nous reviendrons pour prendre ce pays». Cette funeste prédiction n’est pas loin de se réaliser.

Aujourd’hui Ministre d’État et Ministre de la Décentralisation des gouvernements d’occupation des traitres et collabos Samy Badibanga d’abord puis de Bruno Tshibala, Ruberwa est en fait le vrai premier ministre qui détient l’imperium du pouvoir en République démocratique du Congo.

Il est l’oreille de Paul Kagamé, le vrai et le réelPrésident de notre pays qui est sous occupation. Je rappelle encore une fois à tous les négationnistes ce qui suit :

Selon l’article 42 du règlement de La Haye de 1907, « un territoire est considéré comme occupé lorsqu'il se trouve placé de fait sous l'autorité de l’armée ennemie »

L’occupation est une situation dans laquelle se trouve un État au cours ou à l'issue d'un conflit envahi et placé sous domination militaire étrangère.

La RDC a été envahie non point à l’issue d’un conflit quelconque, mais à l’issue d’un complot ourdi par des forces armées étrangères du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi, en vue de l’exploitation de ses ressources naturelles de la RDCongo.

En plus de l’occupation politico-militaire, une partie de la RDC est en voie d’être annexée au Rwanda. En effet, selon la définition donnée par l'ancien président de la Cour internationale de justice,  1 , l'annexion est « une opération effectuée ou non en vertu d’un traité, par laquelle la totalité ou une partie d'un territoire d'un État passe sous la souveraineté d’un autre État ».

 Le territoire du Kivu est en fait l’objet d’une annexion rampante au profit du Rwanda qui en fait exerce la plénitude de ses prérogatives sur ce territoire et que le gouvernement congolais n’y exerce plus son imperium.

La tentative de la création du territoire de Minembwe par le RDC/Goma est un des plusieurs stratagèmes qu’use le Rwanda pour s’adjuger cette partie de la RDC et au-delà, l’ensemble du pays.

Devant cette inertie et le manque de volonté politique du gouvernement congolais de venir à bout de l’agression et de mettre fin à l’occupation ainsi que devant l’amnésie de l’ensemble de la communauté internationale de ne pas appliquer, pour le cas de la République Démocratique du Congo, contre ses agresseurs, les mesures coercitives prévues par les articles 41, 42 et suivants de la Charte en ce qu’il donne mandat aux Nations Unies de recourir à l’usage de la force, pour mettre fin à une agression qui menace la paix et la sécurité internationale, le peuple congolais est fondé en droit d’user deson droit légitime à la légitime défense voire de recourir à une révolution sanglante et populaire en vue de chasser non seulement alias Kabila et tous les occupants, mais aussi de déboulonner tout le système maffieux mis en place par des racistes blancs occidentaux.

9. Réveil FM International: La RDC membre du Conseil des droits de l'homme n'est-ce pas nommer le pédophile Belge Marc Dutroux à la protection de la petite enfance ?

Robert Mbelo: L‘élection de la RDC au Conseil des droits de l’Homme est une insulte aux nombreuses victimes des abus commis par le gouvernement congolais à travers le pays. Que peut offrir le régime vichyssois du gouvernement de Kinshasa comme garantie de paix et de respect des droits de l’homme ?

10. Réveil FM International: Dans nos fora, vous êtes parfois pris à partie par des joséphistes et autres Ayatollahs, Mollahs et égorgeurs du clavier mais cela ne vous décourage pas ?

Robert Mbelo: Je me bats pour mon pays et pour conscientiser ceux des Congolais qui n’ont pas eu accès au savoir et à la compréhension de certains faits saillants de la politique de notre pays. Par conséquent, personne ne peut me faire taire. Le chien aboie…

8. On a le sentiment que les congolais sont impuissants pour renverser la vapeur et prendre leur destin en main. Ceux qui sont à la mangeoire et qui ramassent des miettes ne veulent pas de changement. Est-ce que l'ennemi de la RDC, ce n'est pas le congolais lui-même ?

Oui, c’est ce qui apparaît et c’est ce que l’occident raciste veut que l’histoire retienne,à savoir que ce sont les Congolais eux-mêmes qui entre-déchirent. Or, tout cela est complètement faux. Il n’y a pas de problème politique en République démocratique du Congo. Notre pays est victime d’une agression, d’une invasion et d’une occupation étrangère planifiées principalement par Bill Clinton, Tony Blair et Louis Michel.

Lire la suite

samedi 11 novembre 2017

10 Questions à Robert Mbelo, diplomate honoraire !

Robert Mbelo, diplomate honoraire

Diplomate honoraire, cela fait longtemps que Robert Mbelo n'use ni n'abuse plus de la langue de bois diplomatique. A lire ses écrits dans nos fora, c'est la langue de soie, c'est-à-dire la langue de vérité que Robert Mbelo nous a accoutumé. Face aux fantômas, bigorneaux, ayatollahs, ethno-tribalo-claniques mais surtout provinciaux du net payés par le régime d'imposture et d'occupation pour embrouiller tous les congolais qui ne veulent pas se taire, par sa pugnacité Robert Mbelo apparaît comme un éléphant qui se bat avec un troupeau des buffles, mais il ne se laisse jamais faire et ne se dégonfle pas. Les Mbakasa et Yongololo n'ont qu'à aller se rhabiller. Robert Mbelo tient le cap ! On n'a le droit de se poser la question: pourquoi cristallise-t-il tant des passions dans nos fora ? Courageux, il est le premier congolais à avoir démissionné avec fracas de la Coalition des Congolais pour la Transition (CCT) où Emery Kalwira, soutenu par Azarias Ruberwa et tous les prétendus "Tutsis-Congolais", "Banyamulenge", "Banaviula" etc... voulait prendre en otage la diaspora congolaise. A Réveil FM International nous donnons la parole à qui veut la prendre et s'exprimer librement. Déjà à Kinshasa, Réveil FM est le seul média qui avait haussé le ton face aux dérives autoritaires et autocratiques de "Momo" Modeste Mutinga, avec sa fameuse Haute Autorité des Médias (HAM). La régulation s'était transformé en répression. Momo Modeste Mutinga a muselé des journalistes, médias et opposant durant la transition 2002-2006. Le fourbe et grand requin ira jusqu'à annuler le débat démocratique inscrit dans la Constitution de la transition qui devait opposer JP Bemba-Alias Joseph Kabila. Il fut nommé Rapporteur au Sénat pour avoir muselé, bâillonné des journalistes, médias et opposants. Il nous faut ce courage d'accepter que les autres ne doivent pas nécessairement penser comme nous. Cela ne doit en aucun cas être un drame. Aujourd'hui le CSAC qui a remplacé l'odieuse HAM est entrain de museler des journalistes engagés. Personne ne s'offusque alorsmême qu'à chaque fois qu'une atteinte à la liberté d'expression est posée, elle doit être dénoncé pour éviter la métastase. Nous remercions Robert Mbelo d'avoir répondu à nos questions dont voici la première partie.

Nguz Karl I Bond, ministre des Affaires étrangères et Mobutu Sese Seko, président du Zaïre

1. Réveil FM International: La diplomatie d'un pays doit avoir des dents. Elle doit savoir mordre. La RDC est devenue un pays quelconque avec une diplomatie hasardeuse, des diplomates impayés et clochardisés. Et pourtant sous la deuxième république lorsqu'on citait les noms de Nguz –a- Karl I Bond, Gérard kamanda wa Kamanda...cela faisait trembler, car il y avait de la matière. Pourquoi notre diplomatie est en lambeaux ? Est-ce que le régime d'imposture et d'occupation y a contribué ?

Robert Mbelo: La politique étrangère correspond aux choix stratégiques et politiques des plus hautes autorités de l’État. En France, elle relève du chef de l’État, du Premier ministre et du ministre des Affaires étrangères et européennes. La diplomatie est la mise en œuvre de la politique étrangère par l’intermédiaire des diplomates. Les Ministres Nguz et Gerard Kamanda ont marqué d’une empreinte indélébile la diplomatie de notre pays.

Bomboko, épouse de l'ambassadeur des Etats-Unis, Mobutu Sese Seko, ambassadeur des Etats-Unis, Devlin chef de la CIA au Congo (1960-1972), son adjoint et NendakaNotre diplomatie est en panne : soixante-dix missions diplomatiques à entretenir, endettement, politique étrangère illisible, budget dérisoire, personnel pléthorique et démotivé tant à la centrale qu’en postes, administration centrale non administrée, missions diplomatiques abandonnées à leur triste sort, arbitraire, tribalisme et régionalisme, favoritisme, 400 diplomates fin terme bloqués à l’étranger depuis une décennie. Voilà les maux dont souffre la diplomatie congolaise.

 

Me Gérard Kamanda wa Kamanda, ancien secrétaire général adjoint de l'OUA, qui a précédé l’Union africaine

      1. LES MESURES QUE DEVRA PRENDRE LE NOUVEAU GOUVERNEMENT APRES ALIAS KABILA.

1.1- Le Nouveau Gouvernement devra prendre immédiatement des mesures diplomatiques sévères visant à suspendre ou à geler les relations diplomatiques avec les pays qui agressent le nôtre, notamment : le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi et visera à refroidir les relations diplomatiques avec des pays voisins qui abritent et favorisent des bandes armées qui viennent commettre des exactions dans notre pays.

1.2.- En ce qui concerne la MONUSCO, le Nouveau Gouvernement devra :

- Revoir l'accord liant la République Démocratique du Congo à la MONUC. Il ne devra plus renouveler le mandat de la MONUSCO, car au lieu d’effectuer le travail pour lequel elle s’est engagée en République démocratique du Congo, elle facilite plutôt l’accès à nos territoires aux forces négatives, qui tuent nos populations, et leur livre même des armes. Du reste, la MONUSCO se livre, elle-même, au pillage des ressources de la RD-Congo.

- Faire contrôler par un détachement de la nouvelle armée toutes les cargaisons entrant et sortant de République Démocratique du Congo pour le compte de la MONUSCO, dont les troupes devront quitter définitivement notre pays, leur mission de «maintien de la paix» n’ayant pas atteint les résultats escomptés. La complicité de la MONUSCO avec nos agresseurs est un acte de haute trahison et constitue à elle seule une raison suffisante pour mettre fin au mandat de cette organisation dans notre pays.

1.3.- Pour un renouveau de la diplomatie congolaise, le Nouveau Gouvernement devra :

- Élaborer un texte qui régit et organise le Corps des diplomates précédemment créé ;

- Mettre fin à l’impunité et au désordre par l’application des circulaires régissant le Corps des Diplomates de la République ainsi que les Ambassades et Consulats Généraux particulièrement en ce qui a trait à la gestion financière et administrative ;

32 Cour Albert Ier, l'ambassade de la RDC à Paris gardée par des policiers français selon la convention de Vienne

- Instruire les Chefs de missions de faire rapport de leur travail à la Centrale sur le plan politique, économique, social et de la coopération avec les États accréditaires ;

- Assainir le milieu au sein des Ambassades ;

- Respecter les procédures administratives pour les affectations en poste diplomatique ;

- Élaborer un mécanisme conséquent en vue du rapatriement progressif des diplomates ayant dépassés largement leurs mandats ;

- Organiser des cours et séminaires de formation, de perfectionnement et de recyclage, en vue d’une utilisation rationnelle des ressources humaines ;

Paris, 19 septembre, manifestation Kabila dégage par la diaspora congolaise

- Lever l’option en vue d’une réelle politique d’acquisition des immeubles, des résidences et chancelleries pour nos représentations à l’étranger ;

- Interdire formellement la vente des biens relevant du patrimoine de l’État sans autorisation expresse enregistrée par le Ministère des Affaires Étrangères et de la Coopération Internationale, des Finances et des Infrastructures, Travaux Publics et Reconstruction ;

- Envoyer des missions d’inspection et de contrôle d’effectifs réels et de certification des dettes des Ambassades et des diplomates en poste ou de ceux ayant quittés ces postes ;

- Réduire les effectifs de certaines Missions Diplomatiques ;

- Regrouper certaines représentations diplomatiques pour ne laisser que celles se trouvant dans des pays où nos intérêts politiques et économiques sont majeurs ;

- Titulariser les cadres méritants;

- Transférer régulièrement les frais de fonctionnement de nos missions ainsi que les salaires des diplomates ; - Mettre fin à des commissionnements en grade diplomatique et à des permutations fantaisistes ;

- Instruire à nos missions la stricte application de la réciprocité, etc…

Kinshasa-Des politicailleurs congolais incapables de sortir le peuple dans la rue pour manifester contre le régime. Mais chacun à sa farde à la main pour rencontrer Niki Haley, comme si les Etats-Unies avec leurs satellites et drones ne savent pas ce qui se passe au Congo

2. Réveil FM International: À Kinshasa, les «politicailleurs» n'ont pas été capables de faire sortir la population kinoise dans la rue lors de la visite de Nikki Haley, ambassadrice américaine aux Nations Unies. Le 31 décembre, jour de la fin de l'accord de la Saint-Sylvestre y arriveront-ils ? Les américains parlent des élections en 2018 n'est-ce pas un autre glissement pour Alias Joseph Kabila kanambe Kazembere Mtwale ?

Robert Mbelo: Avant de répondre à cette question, il faudra d’abord considérer la situation de la République démocratique du Congo sur l’échiquier international.

2.1.- De la Nature Juridique de la République Démocratique du Congo. Jusqu’à preuve du contraire, la République Démocratique du Congo est un État souverain et indépendant, et ceci est consacré par l’article 1er de la Constitution du 18 février 2006 qui stipule ce qui suit : « La République Démocratique du Congo est, dans ses frontières du 30 juin 1960, un État de droit, indépendant, souverain, uni et indivisible, social, démocratique et laïc. ».

Cette vérité est immuable et les Nations-Unies l’avaient déjà proclamée dans leur résolution de l’Assemblée Générale 1514 (XV) du 14 décembre 1960 qui consacra Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, ou droit à l’autodétermination, principe issu du droit international selon lequel chaque peuple dispose d'un choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique, indépendamment de toute influence étrangère.

L'exercice de ce droit est en général lié à l'existence d'un État spécifique au peuple en question, État dont la pleine souveraineté est souvent envisagée comme la manifestation de la plénitude de ce droit. Il s'agit d'un droit collectif qui ne peut être mis en œuvre qu'au niveau d'un peuple.

2.2.- De l’agression Je rappelle au monde entier la teneur de la résolution 3314 (XXIX) du 14 décembre 1974 en ce qu’elle donne la définition de l’agression. Ainsi, l’article premier définit: « l’agression est l'emploi de la force armée par un État contre la souveraineté, l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique d'un autre État, ou de toute autre manière incompatible avec la Charte des Nations Unies, ainsi qu'il ressort de la présente Définition.”

« Article 3 : L'un quelconque des actes ci-après, qu'il y ait eu ou non déclaration de guerre, réunit, sous réserve des dispositions de l'article 2 et en conformité avec elles, les conditions d'un acte d'agression : » 5 2.3.- De l’occupation Mais depuis le 26 novembre 1996, la République Démocratique du Congo, alors Zaïre, fait l’objet d’invasions militaires rwandaises, ougandaises, burundaises, angolaises, zimbabwéennes et Sud-Africaines récurrentes.

Ici, il faut que l’on insiste sur cet état de fait, car selon l’article 42 du règlement de La Haye de 1907, « un territoire est considéré comme occupé lorsqu'il se trouve placé de fait sous l'autorité de l’armée ennemie ».

04 - De l’ambivalence et des ambiguïtés des relations entre le Rwanda et les Nations-Unies Le Rwanda ne répondait à aucun critère afin de pouvoir siéger comme membre non-permanent du Conseil de Sécurité, parce que ce pays est en train de commettre des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et des crimes de génocides comme l’attestent plusieurs rapports des experts de l’ONU ainsi que ceux des organisations non-gouvernementales de défense des droits de l’Homme.

Mais le Conseil de Sécurité avait entériné, sans rechigner, le vote de l’Assemblée Générale de l’ONU ou bizarrement aucun autre pays ne s’était porté candidat. En dépit de plusieurs protestations, l’ONU avait délibérément accepté sa candidature et l’avait faire élire par un vote cynique, car il n’avait pas été tenu compte de plusieurs rapports de des experts de l’ONU qui ont démontré avec force détails des agressions maintes fois répétées de ce pays contre la République démocratique du Congo, agressions qui se sont traduites par plus 13.000.000 de morts d’innocentes victimes congolaises - y compris des enfants- massacrées dans des conditions inhumaines et même d’autres enterrées vivantes.

En effet, en acceptant le Rwanda, en 2012 au sein de l’organe de maintien de la paix c’est comme si l’ONU avait fait revenir l’Allemagne Nazie dans le concert des nations, en crachant sur la mémoire de 6.000.000 d’innocentes victimes juives, mortes dans des conditions atroces, dans des chambres à gaz, dans le froid, de la malnutrition et des maladies dues à des mauvais traitements leur infligés par les nazis.

En acceptant le Rwanda, au sein du Conseil de Sécurité, c’est comme si l’ONU avait toujours cautionné le génocide congolais, planifié par des 6 multinationales qui sont en train de spolier les richesses de notre pays, comme le fut jadis pour les juifs où l’on avait assisté à un génocide industriel, monstrueux, gigantesque, inoubliable.

05 - De la guerre à l’Est de la République Démocratique du Congo : un génocide rampant. La zone instable concernée par la guerre à l’est du Congo est la région du Kivu intégrée dans la région des Grands-Lacs africains. Cette zone est frontalière avec le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda et la Tanzanie. Est-ce- que la MONUSCO peut-elle à ce jour nous dire qui sont les belligérants et nous donner le bilan des pertes en vies humaines ? Elle le sait, mais elle ne peut pas et ne veut pas nous le dire.

C’est pourquoi, Je recommande à la Communauté internationale de visionner cette enquête sérieuse menée par la BBC et de faire traduire les vrais auteurs de ce génocide en justice. Les auteurs des crimes dans les pays des Grands- Lacs sont connus et nous prions l’ONU, le Conseil de Sécurité, la MONUSCO de revoir et de relire les documents ci-après :

a) http://www.bbc.co.uk/programmes/p027q1k2

b) Le jugement du Tribunal de Madrid sur les criminels tutsis-Rwandais dont la source : Nazionale Audiencia, Madrid, Espagne Tribunal de Hautes Instances, Paris,

c) Le Rapport Mapping concernant les violations les plus graves des droits de l’homme et du droit international humanitaire commises entre mars 1993 et juin 2003 sur le territoire de la République démocratique du Congo Août 2010. Les crimes à répétition à Béni mettent à nu l’entreprise criminelle de Joseph Kabila et de ses maitres, Kagamé et Museveni, crime qui consiste à exterminer tous les Congolais vivant dans le Kivu en les remplaçant par des masses tutsies-rwandaises. C’est l’application de la « solution finale » contre le peuple congolais, comme ce fut pour le peuple juif en 1942-1945.

06 - Un sournois processus de balkanisation Au Congo, voilà plus de 20 ans que les fameux soldats de la paix assistent, indifférents, aux atrocités commises par les milices armées extrémistes tutsies 7 comme le CNCDP de Laurent Nkundabatware et le M23 de Ngiramakenga Sultani.

En effet, depuis mars 2007, les opérations d’épuration ethnique ont été menées dans les territoires de Rutshuru, de Masisi, de Walikale et partout ailleurs dans le Nord-Kivu, au vu et au su des soldats onusiens. Plus de 2 millions et demi de congolais appartenant notamment aux ethnies Nyanga, Tembo, Bafulero, Nande, Hunde ont été massacrés, leurs jeunes gens jetés vivants dans des fosses septiques tandis que les survivants ont trouvé refuge dans la forêt, où ils vivent dans des conditions proches de celles des animaux.

Quelques centaines de milliers d’entre eux s’entassent dans des camps de fortune, comme le tristement célèbre campement de Mugunga situé dans les faubourgs de Goma. Ce fut la première phase du plan de dislocation du Congo et de son occupation par les Tutsis. Dans un deuxième temps, par dizaines de milliers, des familles tutsies rwandaises ont été transvasées dans le Kivu pour y occuper les maisons, les villages et les terres abandonnés par leurs propriétaires originels.

D’autres Tutsis chassés de Tanzanie sont venus les rejoindre. La MONUSCO a fermé les yeux sur tous ces mouvements des populations, les couvrant ainsi implicitement.

Une troisième étape est prévue et serait même déjà en cours d’exécution,il s’agit de l’organisation d’un recensement scientifique destiné à évaluer le poids démographique des Tutsis dans le Kivu.

Quel que soit le résultat de cette entreprise de dénombrement, les organisateurs s’arrangeront avec les chiffres pour attribuer aux populations tutsies importées du Rwanda une majorité factice. C’est alors que pourra intervenir la quatrième phase, la plus cruciale, portant sur la tenue d’un référendum d’autodétermination sur l’ensemble du Kivu. Il sera posé aux votants la question de savoir s’ils désirent toujours faire partie de la République démocratique du Congo ou bien, au contraire, s’ils préfèrent s’en détacher avec, sous-entendu, le projet d’être annexés au Rwanda.

Finalement, la proclamation d’un tutsiland couvrant les deux Kivu, le district du Sud-Kivu et, pourquoi pas, une partie ou la totalité de la province du Maniema, procèdera d’une simple formalité venant clôturer un processus criminel supervisé par la MONUSCO .

08 - Face aux périls qui menacent la RD-Congo, devant l’holocauste en cours, comment qualifier les casques bleus au Congo dès lors qu’ils œuvrent, depuis plus de 14 ans, pour la défense des intérêts de la cause des Tutsis ? N’est-ce pas la MONUSCO qui a conçu, organisé, financé et parrainé les nombreuses opérations de brassage des milices armées tutsies au sein des FARDC ?

2.7.- Des Facilitateurs étrangers J’avais pensé qu’il était utile de faire un point sur ces facilitateurs internationaux que la communauté internationale présente toujours sur leurs grands jours, en vantant leurs mérites ou leurs œuvres bénéfiques aux peuples auxquels ils étaient censés ramener la paix.

Ces messieurs, ou ces dames, ne sont que des imposteurs choisis par leurs amis qui occupent des postes influents soit au sein des Nations-Unies ou de l’Union Européenne, soit au sein des gouvernements des grandes puissances comme les États-Unis, la Grande- Bretagne , le Canada, la France, etc.

Ces gens ne viennent pas rétablir la paix et encore moins assurer la sécurité de peuples opprimés que nous sommes. Des exemples sont légions :

- Romeo Dallaire, le canadien, chef de la MINUAR au Rwanda, en 1994, n’a pas empêché l’assassinat du Premier Ministre Mme Agathe Uwilingiyimana et de son mari, même celui des 10 casques bleus belges, et n’a pas empêché non plus les massacres des hutu dans les camps de Kibeho, de Mugunga et tant d’autres qu’il serait trop d’énumérer ici.

- Alan Doss, le britannique de la MONUC, a-t- il réussi à maintenir la paix au Kivu où les femmes subissaient le calvaire de Nkundabatware et de Bosco Tanganda ? Aujourd’hui, il est Président-Directeur Général de « Koffi Annan Fondation », bâtie avec les revenus de l’exploitation des mines de Kilo-moto, qui ont permis à Koffi Annan de créer « Ashanti Mining Co », une filiale de l’ « American Mineral Fields », liée à la famille Clinton. Avait-t-il dénoncé cet état de chose ? Pas du tout.

Les criminels du mouvement rebelle le RCD-Goma enterrent des femmes vivantes à Makobola- Martin Kobler, l’allemand de la MONUSCO, a-t- il empêché les massacres de Beni, et de Mutalure ? Qu’a-t- il fait lors des massacres des jeunes du 30 décembre 2013 ? Rien. Et plus récemment, qu’-a- t-il fait lors de ceux des journées des 17, 19, 20, 21, 23 janvier 2015 ? A-t- il exigé des Nations-Unies la moindre enquête internationale sur les fosses communes de Maluku ou de Kimwenza ? Non.

- Saviez-Vous que Mme Mary Robinson fut l’envoyée spéciale des Nations-Unies pour les droits de l’homme dans la région des Grands- Lacs ? Et quel a été son bilan ? Négatif.

Deux armées étrangères: rwandaise et ougandaise se battirent à Kisangani causant plusieurs morts

Il en est de même pour d’autres envoyés spéciaux comme Feingold ou Tom Periello ; leurs missions n’ont abouti à rien qui vaille la peine. Edem Kodjo complète la longue liste de ces prédateurs.

- Que penser de la mission de Nikki Haley ; est-ce pour le bien du peuple congolais ? Rien n’est moins sûr.

2.8 - Pour qui roulent ces Facilitateurs ? Ce que vous devez savoir, c’est que ces messieurs et dames sont envoyés dans nos pays pour le compte des multinationales qui les payent. La paix, c’est le moindre de leurs soucis, car, comment expliquer que le jour où Alias Kabila est arrivé à Béni pour soit disant compatir avec les populations de cette ville, ces milices tutsies avaient encore massacré des populations ce même jour-là, et ce, en présence de Martin Koebler !!!

Deux armées étrangères: rwandaise et ougandaise se battirent à Kisangani causant plusieurs morts

Ces facilitateurs internationaux sont en service commandé et sont grassement payés par les multinationales qui volent et pillent les richesses de notre pays. Elles ont des puissants lobbies au sein des Nations-Unies et ce sont ces lobbies qui ont corrompu plusieurs délégations des pays membres afin de permettre l’élection du Rwanda au Conseil de Sécurité comme membre non-permanent, alors que ce pays ne remplissait pas les critères pouvant le permettre d’y siéger. Ces facilitateurs internationaux, que l’on a envoyés en République démocratique du Congo, n’ont pas, à notre avis, les capacités intrinsèques d’honnêteté et de probité morale pour accomplir leur mission car :

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale à côté de deux présidents criminels et agresseurs de la RDC: Il est en extase !

- Ils ne maîtrisent aucune de nos langues ;

- Ils ne connaissent pas nos us et coutumes ;

- Ils n’ont aucune compétence requise pour ce travail, car ils sont choisis par des amis.

- Ils sont plus attirés par l’appât du gain. Ce décor valait la peine d’être fait pour que les lecteurs puissent comprendre la quintessence de mes réponses.

1. Les États-Unis sont les principaux agresseurs de notre pays et pour se faire bien voir par une certaine opinion internationale, veulent actuellement jouer le rôle des sapeurs-pompiers : la visite de Mme Haley ne s’inscrit que dans les buts économiques et stratégiques des États-Unis et non pas pour les « beaux yeux » du peuple congolais. Elle est entrée par effraction dans notre pays, par la porte de cuisine à Goma pour s’enquérir de l’avancement des travaux de construction d’une nouvelle base américaine de l’Africom dans cette ville stratégique pour régenter et contrôler tout l’Est de l’Afrique, à savoir, l’Ouganda, le Kenya, le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie, la Zambie, et le Malawi.

Paul Kagamé, Hitler Africain

Par contre, la base de l’Africom de Kisangani, régente tout le nord de l’Afrique à savoir, Soudan, le Soudan du Sud (pour les intérêts pétroliers américains dans la région du Darfour), le Tchad l’Érythrée, la Somalie, l’Éthiopie et le Djibouti.

2. Tous les politiciens congolais ; qu’ils soient de la fausse « Majorité » ou de la fausse « Opposition » obéissent tous à un seul maître, les États-Unis et d’autres décideurs occidentaux et certains sont devenus agents de la C.I.A. Et donc personne ne pouvait prendre le risque de faire sortir le peuple dans la rue, de peur d’être gravement sanctionné.

Léonbitch Kengo à son ami Mobutu: Kisangani ne tombera jamais ! Kisangani est tombé après l'exil doré, l'individu est président du Sénat sans mandat !

Le scénario du voyage de Félix Tshilombo à Brazzaville puis à Lubumbashi a été mise en scène par la C.I.A. qui avait mis à sa disposition un jet privé devant l’acheminer à Lubumbashi pour revenir en « triomphateur » à Kinshasa en vue « d’impressionner » Mme Haley en affichant ainsi sa « popularité ». Tout cela ne fut qu’un théâtre de vaudeville.

3. Quand à l’accord de la Saint-Sylvestre, celui-ci est l’œuvre du Vatican et de la C.I.A. pour flouer le peuple congolais. C’est acte sous-seing privé qui n’engage que leurs auteurs. C’est un document qui n’a aucune valeur juridique qui n’est pas opposable à la République démocratique du Congo et encore moins au Peuple congolais. L’occident raciste s’en sert pour maintenir leur protégé, Alias Joseph Kabila au pouvoir et obliger les politiciens congolais de « l’opposition » de l’accepter tout simplement parce qu’il nous prend pour des sous-hommes, dont les vies ne valent pas celles des chiens de leurs appartements en Europe ou en Amérique.

3. Réveil FM International: Dans nos fora, vous n'êtes pas tendre avec papa Etienne Tshisekedi, n'est- ce pas lui qui a apporté la démocratie en RDC, ex-Zaïre ? Pourquoi son corps traîne encore en Belgique ? Pourquoi ne peut-il pas être enterré au Congo, pays de ses ancêtres ?

Robert Mbelo: Avant toute chose, il faut considérer les faits suivants, que la direction des études de la C.I.A. avait mis en place plusieurs études pour aider Alias Kabila a maintenir notre pays sous le joug de l’occupation rwandaise et in fine protéger leurs intérêts mafieux dans notre pays : Il lui a été conseillé de se servir des tribus ou groupements tribaux influents, des hommes de ces tribus et groupements ainsi que de leurs partis politiques pour mater toutes velléités du peuple congolais tendant à l’évincer du trône sur lequel l’occident l’a mis.

10 mai 2002, au Cap en Afrique du Sud, Etienne Tshisekedi de l'Udps et Azarias Ruberwa, chef rebelle du RCD-Goma, pro-rwandais

Kinshasa-Limeté, Azarias Ruberwa à la résidence d'Etienne Tshisekedi après le dialogue Intercongolais de Sun-City

C’est ainsi qu’il se sert des baluba du Kasai, des telela, des Katangais essentiellement pour aider alias Kabila à arriverà ses fins à savoir pérenniser l’occupation au profit des racistes blancs et des multinationales. Dire que dans les fora, je ne suis pas tendre avec Etienne Tshisekedi, c’est l’impression de ses supporters ou des ses affidés. Moi, je dis c’est qui est vrai et j’essaie d’être le plus objectif possible. Lorsqu’il dit au micro de Collette Braeckman que: “ Ces gens-là du RCD/GOMA sont des Congolais”, on est en droit de se poser des questions. Toute sa vie durant, il n’avait jamais condamné les meurtres et assassinats que commettait alias Joseph Kabila, et ses actes d’ allégeances envers Kagamé et Kabila sont nombreuses :

1.- Pendant que notre pays était attaqué, il était reçu à Kigali en 2002. ;

2.- Après que Alias Kabila lui ait volé les élections, il avait accepté, déjà en 2012, l’idée d’un dialogue avec Kabila, et avait même été invité personnellement par le criminel Paul Kagamé. Mais craignant d’être conspué par le Peuple Congolais/zaïrois, il avait envoyé une délégation ;

Hommage à Etienne Tshisekedi à Bruxelles en Belgique 3.-Il n’a jamais condamné l’occupation du territoire de Kahemba par l’Angola ;

4. Il n’a jamais condamné les massacres de Bundu-dia- Kongo ;

5. Il n’a jamais condamné les massacres à répétition à Béni ;

6. Il n’a jamais condamné les violences faites aux femmes à l’Est du pays, ainsi que celle faite aux femmes de Kinshasa, avant, pendant et après les élections de novembre 2011 ;

Décembre 2011, le jeune Cédrick Nianza s'était immolé à Boma dans le Kongo-central pour soutenir Etienne Tshisekedi à cause du hold-up électoral de Alias Joseph Kabila

7. Il n’a jamais condamné les massacres des jeunes de Kinshasa du 30 décembre 2013 ;

8. Il n’a jamais condamné les massacres des journées des 17, 19, 20, 21 et 23 janvier 2015 ;

9. Il n’a jamais condamné les fosses communes de Maluku, Kimwenza et de Lubumbashi ;

Armand Tungulu assassiné par Alias Joseph Kabila pour avoir lancé un caillou sur le cortège de l'imposteur !

10. Il n’a jamais eu un mot pour Floribert Chebeya, Armand Tungulu, Cédric Nianza ;

11. Au contraire, il voulait embarquer le Peuple Congolais/Zaïrois dans un dialogue qui ne sert que les intérêts de Kagamé et de son protégé Alias Kabila, en abandonnant ainsi son imperium pour lequel la diaspora s’était investie. Alors, avec un sombre bilan pareil, peut-on raisonnablement lui décerner le titre ou le label du « père de la Démocratie » ?

Floribert Chebeya , l’icône des droits de l'homme en RDC, assassiné par la dictature sanguinaire. Photo Réveil FM International, archives

Poser la question, c’est y répondre ! Quant à son enterrement, ce n’est plus un secret pour personne, Etienne Tshisekedi est déjà enterré en Belgique. S’agissant du rapatriement de son corps, cela concerne sa famille, le gouvernement belge et Alias Joseph Kabila ; c’est à eux d’en décider.

4. Réveil FM International: Électron libre, vous êtes parti de la CCT d'Emery Kalwira en claquant la porte avec perte et fracas, pourquoi ? Regrettez-vous d'être parti ? Et depuis votre départ et celui d'autres, la CTT est devenue aphone, inaudible et invisible...

J’avais démissionné avec un certain nombre de mes camarades de la CCT, lorsque nous nous sommes rendu compte que cette organisation servait l’occupation. Pour en savoir plus, veuillez cliquer sur ce lien : http://www.apareco-rdc.com/index.php/a- la-une/actualites/1403- voici-le- parcours-d- emery-kalwira- la-taupe- de-l- anr-envoye- pourinfiltrer-l- apareco- et-la- resistance-congolaise.html.

Les Mabumucrates se battent y compris pour des miettes de la mangeoire

5. Réveil FM International: La classe politique congolaise est caractérisée par la médiocrité, l'appétence aux gains faciles et individuels mais surtout la faim du loup qui pousse à aller à la mangeoire pour ramasser les miettes, comment la RDC peut-elle s'en remettre ? Comment faire pour que les politiques soient d'abord les défenseurs des aspirations de notre peuple sans penser d'abord à leur ventre ?

Il n’y a pas d’entreprises rémunératrices en République démocratique du Congo que le métier de politicien, alors c’est l’El dorado qui attire toute cette classe politique, voire des ecclésiastiques. Comment faire pour en sortir ? C’est tout un programme qui allie les mesures d’urgence, les mesures à court et moyens terme, ainsi que les grands projets. Nous, à Zaïre-Renaissance, nous avons un projet, mais pour que cela se fasse, il faudra que les nouveaux dirigeants de l’après « Kabilie » puissent rétablir la paix avec notre propre armée et que ils mettent sur pied un Tribunal Pénal Spécial pour juger tous les criminels, congolais et étrangers ayant versé le sang de plus de 13.000.000 d’innocentes victimes congolaises et réclamer des dédommagements aux pays et aux multinationales qui avaient commandites ces crimes. Quant aux mesures d’urgences à prendre, je vais me limiter ici aux mesures sociales pour ne pas dévoiler d’autres gardées « secret-défense » Voici ces mesures :

Dès son entrée en fonction, le gouvernement de transition devra adopter des mesures fortes sur le plan social, afin de soulager les populations meurtries par près de 20 années de tyrannie des occupants tueurs-tutsis- rwandais.

Voici les mesures qu’il devra prendre :

1.- Gratuite de l’eau et de l’électricité pour l’ensemble des populations de la République démocratique du Congo et ce, pendant toute une année. (Pour les ménages congolais seulement, les personnes morales ne sont pas concernées).

2.- Gratuite de l’école primaire et secondaire.

3.-La réduction des frais de scolarité dans des Universités ainsi que dans des Instituts Supérieurs. Les Universités et les Écoles privées ne sont pas concernées.

4.-La revalorisation des salaires des fonctionnaires et agents de l’État (Voir le barème de MBUDI)

5.- La revalorisation des salaires des instituteurs et moniteurs des écoles primaires et secondaires

6.- La revalorisation des salaires des professeurs d’Université et de ceux des Instituts Supérieurs.

7.- La revalorisation des salaires des médecins.

8,- La revalorisation des salaires des magistrats

9.- La revalorisation des salaires des policiers.

10.- La revalorisation des soldes des militaires

Lire la suite

mercredi 8 novembre 2017

10 Questions à Baudoin Amba Wetshi, journaliste et fondateur du webjournal Congoindépendant

Baudoin Amba Wetshi de Congoindependant

Dans la diaspora congolaise, qui ne connait pas Baudouin Wetshi Amba ? Le Rédacteur en chef du webjournal www.congoindependant.com qui fait la fierté des congolais de l'étranger. "La vérité est dans la thèse et l'antithèse", la citation de Hegel est inscrit au fronton du site congoindependant. Baudoin Amba Wetshi excelle par des analyses et informations pointues sur la République démocratique du Congo. Congoindependant est le plus vieux site de la diaspora congolaise en Belgique, Baudoin Amba Wetshi est précurseur car il a créé son site le 3 novembre 2003, le journal est à la veille de ses quinze années d’existence. Qu'est-ce qu'il écrit excellemment bien, Baudoin Amba Wetshi est une plume qui compte dans la diaspora congolaise, qui aura contribué à éveiller la conscience patriotique de la communauté congolaise. A plusieurs reprises, les autoproclamées autorités congolaises qui sévissent en toute impunité en République démocratique du Congo, ont dénoncé les articles de Congoindépendant, ce qui est un bon signe. Titulaire d’un DEUG en droit, d’une maîtrise en communication et d’un diplôme en journalisme, Baudoin Amba Wetshi a été fonctionnaire au ministère des Affaires étrangères à Kinshasa au protocole d’Etat. Il est un ancien diplomate zaïro-congolais à Dakar (Sénégal), Berne (Suisse) et Bruxelles (1986-1999). La philosophie de la rubrique 10 questions de Réveil FM International est simple, elle s'inspire de la recommandation paulinienne aux Thessaloniciens: "Si quelqu'un ne veut pas travailler, qu'il ne mange pas non plus". Ceux qui n'ont pas semé pendant cette lutte contre l'imposture et l'occupation de la République démocratique du Congo, ne récoltera jamais. Ceux qui espèrent être catapultés sans avoir combattu la dictature totalitaire et sanguinaire qui sévit en toute impunité n'ont qu'à aller voir ailleurs. Nous remercions Baudoin Amba Wetshi de Congoindependant d'avoir répondu à nos 10 Questions, plus un bonus.

1. Réveil FM International: Cela fait plusieurs jours maintenant après son passage en RDC, les Congolais continuent de parler de Nikky Haley ce qui prouvent qu'ils ne sont pas indifférents. Quelle est votre lecture sur l’ambassadrice américaine à l'ONU ? En exigeant les élections en 2018 alors que le premier glissement prend fin le 31 décembre 2017, pêche-t-elle par excès de zèle ou c'est vraiment la vision des Etats-Unis pour le Congo ?

Baudoin Amba Wetshi: Je tiens d’abord à faire observer que dix mois après son investiture à la Maison Blanche, le président Donald Trump affiche un mutisme assourdissant sur la politique africaine de son Administration. Est-ce le signe d’un désintérêt à l’égard d’un continent jugé, à tort ou à raison, «marginal » au niveau du commerce mondial ? Dix mois après, le sous-secrétaire d’Etat aux Affaires africaines censé jouer le rôle de « Monsieur Afrique » n’est toujours pas désigné. C’est un cas sans précédent. En matière de politique étrangère, les Etats ont des « intérêts permanents » et des « intérêts conjoncturels ». Trump pourra difficilement ignorer les intérêts permanents de son pays. C’est le cas notamment de la lutte contre le terrorisme et le trafic de drogue. Sans omettre, l’approvisionnement des industries US en pétrole, gaz et métaux rares.

L’ambassadeur des Etats-Unis aux Nations Unies, Nikki Haley, est arrivé le 26 octobre à Kinshasa sans une réelle « feuille de route ». Dimanche le 5 novembre, la Commission électorale nationale indépendante a publié son « calendrier électoral ». Devrait-on parler d’« effet Haley » ? Il est temps que les Congolais se départissent de la fâcheuse habitude qui consiste à laisser d’autres peuples résoudre leurs problèmes en leur lieu et place. Le peuple souverain doit refuser de devoir attendre jusqu’au 23 décembre 2018 pour élire son nouveau Président…

2. Réveil FM International: La République démocratique du Congo élue au Conseil des droits de l'homme des Nations-Unies, n'est-ce pas l'hôpital qui se fout de la charité ou l'assassin qui se fait juge dans un prétoire ?

Baudoin Amba Wetshi: Il importe d’examiner cette question de l’élection du Congo-Kinshasa au Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies sous un double éclairage objectif et subjectif. Dans le premier cas de figure, les membres de cette instance onusienne sont élus sur la base du principe de répartition géographique équitable. L’Afrique dispose de 13 sièges sur 47.

Quatre postes étaient à pourvoir. On le sait, le vote a lieu à bulletin secret. Le lobbying et tout ce que cela implique comme « subornation » a fait le reste. Dans le second cas, la présence du « Congo libéré » de « Kabila » dans cette Agence onusienne constitue une injure à la mémoire des journalistes (Franck Kangundu Ngycke et son épouse Hélène Mpaka, Louis Bapuwa Mwamba, Didace Namujimbo, Serge Maheshe etc.) et des activistes de la société civile (Floribert Chebeya Bahizire, Fidèle Bazana Edadi, Pascal Kabungulu, Armand Tungulu Mudiandambu etc.) dont les vies ont été broyées par le rouleau compresseur du pouvoir kabiliste.

Marie-Ange Mushobekwa, grande menteuse et sorcière de la République. Ministre des droits de l'homme d'Alias ? Mon œil !

La liste est loin d’être exhaustive. Que dire de tous ces anonymes ensevelis dans des fosses communes à Maluku et dans le Kasaï Central ? C’est tout simplement révoltant !  

3. Réveil FM International: Le corps d'Etienne Tshisekedi est toujours à Bruxelles, le Sphinx de Limeté n'est pas encore rentré au pays de ses ancêtres pour y être enterré, Comprenez-vous cela ? Qui bloque la famille ou le gouvernement ? Qui dit vrai dans l'affaire Tshisekedi ? Personne ne peut comprendre les tractations sordides qui entourent la question relative au rapatriement de la dépouille d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba en vue de son inhumation au pays de ses ancêtres...

Il faut bien reconnaître que ce dossier n’a pas été bien géré, au départ, par la famille tant biologique que politique. Fallait-il lier le rapatriement avec la nomination d’un nouveau Premier ministre ? Du côté du pouvoir, « Joseph Kabila » parait incapable d’enfiler le costume de chef de l’Etat. L’homme est et reste le chef d’une faction. Il semble qu’il suspecte le Rassemblement en général et l’UDPS en particulier d’envisager de provoquer un « soulèvement populaire » lors des obsèques de « Tshitshi ».

Je crains que les responsabilités soient partagées. Une chose parait sûre : si « Joseph Kabila » était un Congolais digne de ce nom, il se serait dépassé en organisant les obsèques de son ex-adversaire que la grande majorité des citoyens considère comme un « père ». Une icône nationale.

4. Réveil FM International: Le Maréchal Mobutu signait Président-Fondateur et il assumait. Alias Joseph Kabila ne signe aucun document depuis plusieurs années, il s'est fait élire comme candidat indépendant, c'est le PPRD et MP qui se réclament de lui...Avec Mobutu c'était le Parti-Etat assumé, avec Alias Joseph Kabila , sommes-nous dans quel système politique ?

Baudoin Amba Wetshi: On impute au président Mobutu Sese Seko beaucoup d’erreurs. On doit lui reconnaître cependant une certaine rigueur dans le choix des collaborateurs. Le cabinet (Bureau) du chef de l’Etat était dirigé par des juristes et des économistes de haut niveau qui veillaient tant sur la forme que le fond des documents officiels. Le système politique congolais est quelque peu jacobin.

Dans ce sens que tous les pouvoirs sont concentrés au sommet de la pyramide. C’est à ce dernier niveau que doit venir l’impulsion. Le 26 janvier 2001, « Joseph Kabila » est tombé comme un cheveu dans la soupe. Sans aucune préparation. Ses collaborateurs, à quelques exceptions près, brillent par des connaissances livresques. Depuis la promulgation de la Constitution du 18 février 2006, c’est le gouvernement qui conduit la politique nation et rend compte devant l’Assemblée nationale (article 91).

Nous sommes dans un système politique hybride. Sur papier, c’est un régime parlementaire. En fait, c’est un régime présidentiel camouflé dans la mesure où le Premier ministre n’est pas le leader de la majorité. Le chef de l’Etat nomme à ce poste la personnalité de son choix.

5. Réveil FM International: L'exil est toujours un choix difficile. Peut-on parler de la revanche des Mobutistes autour d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ? 

Baudoin Amba Wetshi: Cela fait 20 ans que je n’ai plus mis les pieds dans mon pays. Mon dernier séjour remonte au mois de mars 1997 au moment de la prise de Kisangani par l’AFDL. L’exil est effectivement difficile. S’agissant des mobutistes, je cherche en vain ceux qui seraient tentés par un revanchard. J’ai du mal à répondre à cette question dans la mesure où dès le lendemain de la restauration du pluralisme idéologique fin avril 1990, plusieurs cadres de l’ex-parti-Etat ne se réclamaient plus du « Guide ». Comment reconnait-on un « mobutiste » aujourd’hui ?

Léonbitch Kengo wa Dondo et Vital Kamerhe. Photo Réveil FM International, archives

En dehors de Léon Kengo wa Dondo qui a été élu à la présidence du Sénat, je note que tous les grands corps de l’Etat sont dirigés par des kabilistes pur sucre. C’est le cas de l’armée, des services de renseignements, de la Banque Centrale et de la police nationale. Sans omettre l’appareil judiciaire. Je continue à chercher en vain les « revanchards mobutistes ». Vous pouvez peut-être m’éclairer…

Corneille Naanga, président de la CENI déroule le tapis rouge à Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale

6. Plus d'élection fin 2017. La CENI s’est-elle moqué du peuple congolais ? Du glissement d'une année au plus d'élection du tout, la RDC est-elle déjà dans la zone de turbulence ? Doit-on supprimer la CENI qui  n'est plus depuis longtemps une institution d'appui à la démocratie pour remettre l'organisation des élections au ministère de l'Intérieur ? 

Baudoin Amba Wetshi: Comme je l’ai dit précédemment, les Congolais doivent refuser le pseudo-calendrier électoral publié le dimanche 5 novembre par la CENI. Les évêques de la CENCO ont eu reçu de fustiger une minorité de concitoyens qui tentent de prendre en otage la des millions de Congolais. La CENI est disqualifiée. Le 31 décembre prochain à minuit les Congolais ne doivent plus reconnaître « Joseph Kabila » comme président de la République.

7. Comment un pays qui a eu des acteurs politiques respectables et respectés: Lumumba, Mbomboko, Mulele, Tshombe, kalonji, Kamitatu...peut aujourd'hui avoir une classe politique médiocre, débauchée dont l'appétence à la mangeoire, la recherche des intérêts personnels et la course à l'enrichissement individuel n'ont pas  d'équivalent? 

  Baudoin Amba Wetshi: « Le poisson pourrit par la tête », dit le fameux dicton chinois. Les chrétiens disent qu’il y a de moment où il faut passer par la vallée avant d’atteindre la montagne. On ne doit pasdésespérer de notre pays. Quand le Congo-Kinshasa s’éveillera…

8. Réveil FM International: Le danger de la balkanisation est-il éloigné de la République démocratique du Congo? 

Baudoin Amba Wetshi: Oui et non ! Oui parce que les Congolais sont très attachés à la terre de leurs ancêtres (Mabele ya bankoko). N’eut été cet attachement, les forces centrifuges auraient déjà provoqué l’implosion du pays notamment lors de la fameuse guerre dite des « Banyamulenge » en 1996-1997 mais aussi au lendemain de la « guerre d’agression » déclenchée le 2 août 1998 par le Rwanda et l’Ouganda. Non, parce que la cohésion nationale n’est nullement un acquis. C’est une conquête de chaque jour. La cohésion nationale se nourrit de la justice sociale, de la solidarité et de la lutte contre les inégalités. Depuis deux décennies, on assiste à un retour en force du tribalisme et du régionalisme. Attention danger !

9. Réveil FM International: La RDC et sa diaspora sont-ils irréconciliables ? Pourquoi le gouvernement de Kinshasa a peur de sa diaspora ?

  Baudoin Amba Wetshi: Depuis la nuit des temps, l’Etat zaïro-congolais entretient des relations heurtées avec ses citoyens vivant à l’étranger. Les raisons sont sans doute multiples. On pourrait retenir de manière fondamentale le fait que les Congolais de l’étranger sont perçus comme des opposants potentiels au régime dictatorial. Les Congolais de l’étranger vivent dans leur grande majorité dans des pays où règnent la démocratie, la liberté et une certaine justice. Un tel environnement est propice au développement de l’esprit critique voire de défiance.

Baudoin Amba Wetshi, la passion du Congo

Il faut dire par ailleurs que l’accueil réservé aux nationaux dans les représentations diplomatiques du Congo-Kinshasa ne favorise guère la confiance mutuelle. S’agissant particulièrement de « Joseph Kabila », celui-ci est mal aimé. A tort ou à raison, il perçu comme le « gouverneur général » d’un pouvoir d’occupation. Au lieu d’engager le débat avec ses contempteurs, l’homme excelle dans l’esquive de tout contact avec ses « concitoyens » de l’étranger.

10. Réveil FM International: Nous sommes un pays qui ne sait plus honorer ni ses vivants encore moins ses morts. Par où doit-on commencer ? Rapatrier les corps de Mobutu, Tshombé...Honorer tous ceux qui ont élevé le nom du pays ?

Baudoin Amba Wetshi: Au cours d’une allocution sur l’Etat de la nation au Palais du peuple, « Joseph Kabila » a égrené les noms de ses prédécesseurs en «zappant» Mobutu Sese Seko. C’était pire que de la mesquinerie. La télévision d’Etat RTNC avait commis la même faute avant d’apporter un correctif. Le problème qui se pose ici est celui de la réconciliation des Congolais avec leur propre Histoire. Personne n’a le droit de gommer un chapitre ou un autre.

Moïse Tshombe kapenda

Il faut dire que le rapatriement des corps de Mobutu et de Moïse Tshombe dépend avant tout de la volonté des familles respectives. Le kimbaguiste Vangu Mambweni, aujourdhui disparu, a dit un jour ces mots : « La nation est une communauté des vivants et des morts… ».

Patrice Emery Lumumba

Lire la suite

vendredi 3 novembre 2017

Nouvelle-Calédonie: Edouard Philippe mouille son costume à un an du référendum d’autodétermination !

Le Premier ministre arrive à l'hôtel Cassiny qui jouxte l'hôtel Matignon

Matignon, c'est la "Tour de contrôle de la France". Avec ses 1m94, le Premier ministre Edouard Philippe dépasse par sa taille. Il est facilement reconnaissable parmi de centaines d'individus. Bosseur, sans coups de menton, Edouard Philippe est un juppéiste qui s'assume. Le PM est le premier de la Vème république à faire entrer la barbe à Matignon. Son style est cash nommer les choses, ne pas esquiver, phrases courtes, formules rapides... Il partage la même vision de la Ve République que le président de la République. A Emmanuel Macron, le discours stratégique, A Edouard Philippe, le discours de la méthode ! Les styles des deux hommes seront complémentaires.

Ils sont une vingtaine autour de la table. Réunis ce jeudi 2 novembre au matin à l’hôtel de Cassini, qui jouxte les jardins de Matignon, les membres du comité des signataires de l’accord de Nouméa, chargé depuis 1998 d’assurer le suivi du processus décolonial en Nouvelle-Calédonie, des élus calédoniens pro et anti-indépendance, sauf deux absents, deux leaders opposés:Jean-Marie Tjibaou pour le FLNKS, et Jacques Lafleur pour le RPCR, décédés depuis. A l'ordre du jour deux éléments clefs : la question posée et la composition du corps électoral.

Le référendum d’autodétermination organisé en novembre 2018 dans cet archipel de l’océan Pacifique. Comme le veut la tradition, cette réunion, la seizième du genre, est présidée par le premier ministre Édouard Philippe, qui est venu chercher les délégations en début d’après-midi pour les conduire à l’hôtel de Matignon, où les échanges se poursuivent en comité restreint.

L'exécutif prend très au sérieux le référendum sur l'indépendance qui doit se dérouler à la fin de l'année prochaine en Nouvelle-Calédonie. "Il faut le scrutin soit sincère, transparent, surveillé", a prévenu le Premier ministre Edouard Philippe. Il faut que "les choses se passent dans les conditions les meilleures possibles, qu'on arrive à une organisation du référendum de 2018 qui fait consensus et qui reste dans un climat extrêmement apaisé", a abondé la ministre des Outre-mer, Annick Girardin.

L’accord de Nouméa, signé le 5 mai 1998, reconnaissait pour la première fois les « ombres » et « lumières » de la colonisation. Il affirmait aussi la légitimité sur ce territoire du peuple autochtone kanak et des « nouvelles populations » installées à partir du XIXe siècle, et engageait la construction d’un « destin commun », autrement dit d’une identité calédonienne multiculturelle. C’est toujours dans cet esprit qu’Édouard Philippe souhaite préparer le scrutin de novembre 2018.

« Il faut aborder [...] cette consultation avec un esprit fait à la fois de fierté et de très grande concentration », a répondu le Premier ministre à une question du député Les Constructifs de Nouvelle-Calédonie, Philippe Gomès. Rappelant la nécessité de « déterminer des règles claires, incontestables, transparentes d’inscription sur la liste électorale afin que personne ne puisse après la consultation remettre en cause les conditions de son organisation », le chef du gouvernement a également insisté sur le fait que le scrutin devait être « sincère », « transparent » et « surveillé ».

Lire la suite

mardi 31 octobre 2017

Universités : Le Premier ministre Edouard Philippe a dévoilé son "plan étudiants"

Edouard Philippe, Premier ministre

Le Premier ministre a présenté un plan « global » touchant à la fois la santé, l'enseignement mais aussi le pouvoir d'achat des étudiants. Un plan qui forcément a un coût : l'exécutif entend ainsi débloquer 450 millions d'euros pour accompagner la mise en place de nouveaux cursus et 500 millions d'euros sur l'ensemble du quinquennat visant à ouvrir des places et créer des postes dans les filières...Sur le papier, l'objectif est d'améliorer l'accompagnement des lycéens de terminale à l'université en misant sur l'orientation plutôt que la sélection. Admission Post Bac (APB), dont le nouveau nom n'a pas été annoncé, va connaître d'importantes modifications. Le gouvernement tente ainsi de répondre aux critiques qui ont émaillé la rentrée scolaire au mois de septembre. À en croire les syndicats étudiants et lycéens, la réforme est toutefois loin de répondre à toutes leurs questions.

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre

Présentation du Plan Etudiants

Au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Lundi 30 octobre 2017

Monsieur le ministre de l’éducation nationale, Madame la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation Mesdames et messieurs, Bonjour à tous et merci d’avoir répondu à notre invitation pour cette présentation de notre plan étudiant qui va nous permettre d’engager une réforme profonde du premier cycle universitaire et proposer aux étudiants un nouveau contrat pédagogique. Je voudrais, avant de vous présenter ce plan avec madame la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation et monsieur le Ministre de l’Education nationale, vous dire que notre réflexion sur ce plan a été évidemment organisée et conduite par la ministre, avec le souci d’une très large concertation de tous les acteurs de l’enseignement, ceux du supérieur mais aussi ceux du secondaire qui ont pu exprimer leurs convictions, leurs attentes, leurs interrogations lors d’une des cinquante-cinq réunions de travail organisées avant notre rendez-vous aujourd'hui ou à l’occasion d’un des cinquante rendez-vous bilatéraux que madame le Ministre a présidés ou organisés, en lien très étroit avec les services et les équipes du ministre de l’Education nationale.

Je voudrais d’ailleurs, avant de détailler le plan, saluer l’engagement et l’énergie avec lesquels madame Frédérique VIDAL s’est emparé de ce chantier. Avant d’être ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, elle était présidente d’une université dynamique et je pense que pour appréhender ce sujet, pour le saisir, au-delà parfois des présentations tranchées qui prévalent en la matière, il faut le connaître intimement, connaître ses qualités, connaître ses atouts, connaître aussi ses dysfonctionnements et l’ensemble des acteurs de ce monde de l’Enseignement supérieur qui est à la fois complexe et décisif pour l’avenir du pays.

Durant la phase de concertation, la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Monsieur le ministre de l’Education nationale ont rencontré l’ensemble des acteurs. J’ai moi-même avec eux rencontré les organisations étudiantes et les représentants des présidents d’université. J’ai entendu leurs inquiétudes sur le droit d’accès à l’enseignement supérieur, sur l’orientation telle qu’elle fonctionne aujourd’hui, sur la possibilité pour les étudiants de choisir la filière dans laquelle ils voulaient s’inscrire, sur le manque de places disponibles, sur les difficultés matérielles qui peuvent venir percuter un parcours universitaire ou un parcours dans l’enseignement supérieur.

J’ai aussi entendu les messages sur la paupérisation d’une partie des étudiants, sur la dégradation de leur état de santé. Derrière ces inquiétudes formulées, j’ai parfaitement conscience qu’il y a celles de millions de familles qui savent que se joue pendant le moment de l’enseignement supérieur quelque chose de décisif, pour leurs enfants et qu’ils veulent évidemment la réussite la plus large possible de ces enfants.

Il faut bien reconnaître que l’épisode que nous avons connu entre le mois de juin et le mois de septembre, lié à l’inscription dans le premier cycle de l’enseignement supérieur, à la faillite ou en tout cas aux très graves dysfonctionnements dans le fonctionnement de la plate-forme APB, a fait douter nos compatriotes sur ce qui est au cœur de la promesse républicaine, c’est-à-dire la capacité à s’élever grâce à son travail, grâce à ses études, grâce à la réussite scolaire et universitaire. C’est pourquoi le plan que nous allons présenter aujourd’hui est un plan global, qui traite du sujet de l’accès à l’enseignement supérieur dans toutes ses composantes. Parce que pour réussir, notre conviction est qu’il faut se préparer le plus tôt possible même si ça n’est pas toujours facile, mais au moins dès le lycée pour s’orienter dans la bonne filière, celle qui correspond à ses goûts et à ses qualifications.

Il faut aussi se sentir bien, se loger de manière convenable, faire face à des dépenses courantes, sans que les soucis matériels ne viennent trop perturber les études. Avant de détailler les grands axes de ce plan, je voudrais revenir quelques minutes sur un constat. Au cours des cinquante dernières années, les inscriptions dans l’enseignement supérieur ont été multipliées par huit et c’est évidemment une bonne nouvelle parce que ça veut dire que l’accès à l’enseignement supérieur en France s’est considérablement massifié, parce que ça veut dire que le niveau général de qualification dans notre pays s’accroît. A tous les égards, c’est une excellente nouvelle. Mais quand on regarde les chiffres de manière un peu plus fine, on constate que cette formidable massification est teintée d’un certain nombre de questionnements, de problématiques et de bémols. Quels sont ces bémols ?

- D’abord, un chiffre : seuls 30% des étudiants obtiennent leur licence en trois ans, ils sont 10% de plus à l’obtenir en quatre ans. Ca veut dire qu’au bout de quatre ans, il y a 60% d’échec à la fin d’une licence. Alors, les chiffres varient évidemment beaucoup selon la voie, selon la filière, selon les résultats au baccalauréat, mais une chose est certaine, les bacheliers sont très inégalement armés pour affronter le premier cycle universitaire. Ce taux d’échec, qui est parmi les plus élevés du monde, est un signe incontestable que le système ne fonctionne pas comme il le devrait. Je ne suis pas sûr, du reste, que ce chiffre soit suffisamment connu. Je ne suis pas sûr que l’importance de l’échec de « cette sélection par l’échec » au terme du premier cycle soit suffisamment appréhendée par l’ensemble des familles françaises et l’ensemble des étudiants ou des lycéens français.

- Deuxième constat : Les bacheliers technologiques et professionnels sont très largement exclus des IUT, des Sections de Techniciens Supérieurs qui sont des filières sélectives. Ce qui a une conséquence : c’est que les bacheliers issus de ces filières qui ont pour la plupart formulé le vœu de la poursuivre leur formation professionnelle sont souvent contraints entre guillemets de s’inscrire à l’université. Ils sont contraints de s’inscrire à l’université alors que l’université ne correspond pas forcément aux enseignements qu’ils ont reçus au lycée ni même à leurs goûts. On a donc un système qui, sans avoir été conçu pour cela, conduit à un choix pour l’université qui est parfois et trop souvent et notamment pour les bacheliers de ces filières un choix par défaut.

- Troisième constat : nous savons que l’accès à l’enseignement supérieur va être marqué par une massification encore plus importante dans les années qui viennent, c’est le produit d’une démographie vigoureuse. Nous savons que l’année prochaine, il y aura 40 00 étudiants supplémentaires, et que dans les cinq ans qui viennent, c’est de l’ordre de 200 000 étudiants supplémentaires qui seront inscrits ou qui voudront accéder à l’enseignement supérieur.

Autrement dit, il y a eu massification, elle va se poursuivre mais cette massification n’a pas été suffisamment synonyme de succès et je dirais même d’une certaine façon de démocratisation.

Et puis, je l’ai dit en un mot mais je voudrais y revenir il y a eu le scandale APB, le tirage au sort, ce qu’il a suscité comme angoisse, ce qu’il a révélé en absurdité et le nombre d’injustices qui en ont découlé. L’actualité de cet été en a donné des exemples d’une tristesse affligeante: - C’est le cas de Titouan qui obtient son bac avec mention très bien, 18,34 de moyenne et qui essuie trois refus pour s’inscrire en STAPS avant qu’un réexamen de son dossier ne lui permette in extremis (c’est une décision du 14 juillet).

- C’est le cas de Tancrède, bachelier de Versailles, mention assez bien, qui veut s’inscrire en sciences humaines et qui après avoir essuyé plusieurs refus décide de poursuivre ses études au Canada.

- C’est le cas de Maëlle, une bachelière de Montpellier, mention très bien au bac, qui ne parvient pas à intégrer la fac de psychologie ou de langues étrangères à Lyon.

- C’est le cas d’un autre bachelier Versailles, Antoine, série ES, mention très bien qui formule un vœu groupé auprès de 14 universités et qui ne peut pas s’inscrire en droit.

Je cite ces exemples, nous savons que malheureusement il y en a eu d’autres. Le tirage au sort et la façon dont APB fonctionne ou a fonctionné jusqu’à cette année relèvent – et pardon d’utiliser un terme rude – pour l’ensemble de ceux qui regardent le système universitaire de quelque chose qui s’apparente à un naufrage. Ce naufrage n’est pas simplement celui d’un outil technique, d’une plate-forme, qui à l’époque où elle a été constituée constituait un progrès. Ce naufrage, à mon avis, est celui d’une politique qui faute d’avoir dit la vérité, d’avoir accompagné les bacheliers, d’avoir traité les situations de manière individuelle a conçu un système sélectif, brutal, et profondément inégalitaire. C’est une politique qui s’est souvent cachée derrière de grands mots pour ne pas voir de très dures réalités.

Nous n’avons probablement pas - et quand je dis « nous », c’est l’ensemble du système depuis de longues années - collectivement pris assez conscience que l'augmentation du nombre de bacheliers devait s'accompagner d'une transformation de l'accès à l'enseignement supérieur.

On a considéré pendant trop longtemps que l'université pouvait accueillir tout le monde sans lui donner les moyens de repenser ses formations. Or permettre l'inscription, c'est bien mais permettre la réussite, c’est mieux, surtout s'agissant des étudiants.

L’enjeu aujourd'hui est donc de garantir à ceux qui le souhaitent le droit de suivre des études dans l'enseignement supérieur mais aussi surtout d'aider les futurs bacheliers à construire leur projet, à leur indiquer les efforts supplémentaires qu'ils vont devoir fournir pour accéder à une filière pour laquelle ils peuvent ne pas être suffisamment armés.

L’enjeu est aussi d'augmenter les capacités des filières en tension. L’enjeu est d'investir massivement dans nos universités car la France, la société française, les Français, les lycéens et leurs parents, les étudiants l'ensemble de notre tissu social doivent avoir confiance dans son enseignement supérieur, dans ses universités et dans l'ensemble du système d'enseignement supérieur. Relever le défi de la compétence, de la formation, de l'intelligence et je dirais même de l'épanouissement intellectuel, est véritablement un défi de société. Nous ne tiendrons notre rang, nous ne préparons notre avenir qu’en faisant ce pari de l'intelligence et de l'épanouissement intellectuel.

C’est la volonté du gouvernement et c'est l'ambition du « plan étudiants » que nous proposons aujourd'hui. Les ministres vont évoquer les points fondamentaux de ce plan, mais je voudrais avant de passer la parole à Madame VIDAL, donner un certain nombre de directions dans lesquelles nous nous inscrivons.

Le premier axe consiste à aider les lycéens à réussir leur orientation. C'est toujours difficile de faire un choix, surtout quand on est jeune et que l’on est traversé par des envies ou par une absence d'envie et qu'au fond, on a du mal à faire la part entre ce qu'on a entendu de telle ou telle formation et ce qu’on sait véritablement de ce qu'elle est, de ce qu'elle permet, de ce qu'elle exige et de ce qu'elle ouvre comme direction. On peut avoir des envies, on peut en changer. L'exercice d'orientation vers l'enseignement supérieur est un exercice difficile.

Ce choix, il faut l'accompagner, il faut permettre aux lycéens de le murir et pour ça il faut lui donner des moyens. On sait bien que – et c’est cette partie des choses que certains décrivent comme une grande injustice et qui l’est à certains égards - certains peuvent être accompagnés par leur famille ou par leur milieu au moment de faire ce choix parce que les parcours sont mieux connus, parce que les orientations et les pièges parfois de l'orientation sont mieux identifiés. Pour tous les autres, c'est souvent la solitude qui prévaut face à ce choix.

Pour réussir l'orientation, il faut deux choses : il faut des interlocuteurs et il faut des informations. Et pour avoir des interlocuteurs et des informations, il faut lier l’humain et numérique pour donner à la fois une vue panoramique des offres des universités, des offres d'enseignement supérieur qui sont accessibles, de la performance, des conditions dans lesquelles ces offres peuvent être utilisées et puis des conseils individualisés.

Le ministre de l'Education nationale vous indiquera comment les lycéens seront mieux accompagnés dès cette année, parce que l'enjeu de l’orientation est essentiel. Le deuxième défi, la deuxième direction, le deuxième axe consistent à garantir à tous les bacheliers un droit à l'accès à l'enseignement supérieur.

Je voudrais être aussi clair que possible dans les mots que j'emploie : je n'ai pas et je n'ai jamais eu peur du mot « sélection » mais ce n’est pas ce que nous proposons aux étudiants et aux lycéens français. L'objectif, ça n'est pas que l'université dise « non ». Dans la plupart des cas, elle dira « oui » et dans certains cas, elle dira « oui si ». Si quoi ? Si le candidat accepte un parcours adapté qui lui permet justement de réussir dans la filière qu'il a choisie.

Sur ce sujet, j'ai deux convictions. D’abord, je ne pense pas que laisser un lycéen s'engager dans une voie dont on sait par avance qu'elle est semée d'embûches sans l'alerter, sans lui proposer une aide, un accompagnement, serait lui rendre service. Lui rendre service c'est beaucoup plus lui dire « vous n'avez pas reçu les apprentissages nécessaires pour suivre en première année dans cette filière, donc si véritablement vous êtes motivé pour cette filière alors on va vous proposer un parcours adapté pour vous donner toutes les chances de réussir dans cette filière. » Ça pour moi, c'est la différence entre abandonner quelqu'un à son sort et lui donner les moyens de son ambition. C’est la différence entre un droit et quelque chose qui est effectif, entre un droit qui est déclaré « vous ferez ce que vous voudrez » et un droit qui est effectif, c'est « vous aurez effectivement la chance de réussir dans la filière que vous choisissez. »

La deuxième conviction, c'est qu’entre la sélection brutale et le tirage au sort, il existe une palette de solutions beaucoup plus souples, beaucoup plus humaines, beaucoup plus intelligentes aussi qui reposent sur l'engagement des enseignants, des enseignants-chercheurs et des étudiants à l'égard de ceux qui vont leur succéder, les lycéens, pour accompagner chaque personne vers la réussite.

Nous allons donc, comme je m'y étais engagé dès la déclaration de politique générale, supprimer le tirage au sort, mettre en place une nouvelle plateforme plus simple, plus rapide, plus accueillante et un processus d'accès à l'enseignement supérieur véritablement organisé pour accompagner les lycéens dans leurs choix. Madame la ministre vous en dira plus dans quelques minutes.

Enfin troisième axe, renforcer l'autonomie des étudiants. Nous le savons, les conditions matérielles sont une des clés de la réussite. Nous devons donc faire en sorte que ces difficultés matérielles - qui ne disparaîtront pas parce que nous disons que nous voulons les faire disparaître - ne constituent pas ou plus un obstacle à la réussite ou qu’elles viennent perturber trop fortement le déroulement des études.

Santé, logement, pouvoir d'achat, nous avons voulu répondre à ces défis simples, à ces défis concrets. Je l’ai dit dès ma déclaration de politique générale : nous allons mettre en place des moyens en face de nos ambitions et nous voulons effectivement simplifier la vie des étudiants.

Je voudrais prendre un seul exemple : la gestion de la Sécurité sociale et du régime étudiant. Je ne critique évidemment pas ceux qui y travaillent. Je note juste et je le note après que bien d'autres avant moi l'ont noté, plus experts, plus connaisseurs encore de ce dispositif : notre système ne marche pas bien. Les étudiants paient une cotisation de 217 euros par an. Elle leur permet de disposer d'un régime spécifique. Nous supprimerons cette cotisation et nous transférerons la couverture des étudiants au régime général dans un calendrier ordonné dont on vous dira un certain nombre d'éléments bientôt.

Cette opération permettra de dégager plus de pouvoir d'achat pour les étudiants, elle permettra aussi de garantir leur accès aux soins à des meilleurs coûts de gestion et avec un meilleur service.

Voilà, Mesdames et Messieurs, quelles sont la philosophie et les grandes lignes de ce plan. C'est un plan global qui traite de la vie étudiante dans tous ses aspects, du premier cycle de l'enseignement supérieur dans tous ses aspects. C'est un plan ambitieux car malgré une situation budgétaire que chacun connaît et qui reste marquée par le souci de respecter les engagements que nous avons pris devant les Français, nous allons investir pour construire de nouveaux locaux, pour ouvrir des places supplémentaires dans les filières en tension et pour redonner du pouvoir d'achat aux étudiants.

Lire la suite

lundi 30 octobre 2017

500 ans de Réformes. Le pasteur André Bokundoa, président de l'Eglise du Christ au Congo à Strasbourg

Le pasteur André Bokundoa, président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC) à Strasbourg

Invité d'honneur par la Fédération Protestante de France, le pasteur André Bokundoa, président national de l'Eglise du Christ au Congo (ECC), la plus grande fédération protestante dans le monde, était à Strasbourg pour les 500 ans de Réformes.

Plus de 8000 personnes étaient réunies au Zénith pour le grand culte de Protestants en fête et véritable temps fort du week-end, hier dimanche matin. Le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération Protestante de France, dans sa prédication rappelle que "la foi est avant tout confiance et appelle à la fraternité". Il dit aussi que "croire, c'est ouvrir son intelligence".

Le pasteur André Bokundoa, président de l'ECC et le pasteur François Clavairoly, président de la Fédération Protestante de France

Accueil chaleureux du président de l'ECC, André Bokundoa par le président de la Fédération Protestante de France, François Clavairoly

Pour son première voyage à l'étranger, le pasteur André Bokundoa est venu en France. Ce n'est pas rien ! La France est dans l'Union européenne. Elle est membre du Conseil de sécurité de l'ONU et la cinquième puissance économique du monde. La France n'a pas des relations ecclésiales historiques avec les églises protestantes congolaises. C'est un soutien clair au nouveau président de l'Eglise du Christ au Congo. D'ailleurs, dans l'entretien que le pasteur François Clavairoly a accordé à son confrère congolais à Strasbourg, de questions furent directes et la main très tendue.

Les pasteurs Philippe Kabongo, André Bokundoa, François Clavairoly et le professeur Honoré Muenyi Kamuinga à Strasbourg

Humble, calme, serein, le pasteur André Bokundoa préside aux aux destinées de l’Eglise du Christ au Congo, sans grand mitre, grosse crosse épiscopale ni anneau épiscopal. Après 19 ans de règne sans partage de Monseigneur Marini Bodho, le pasteur André Bokundoa a été massivement élu au deuxième tour de l’élection du président national de l’ECC, le samedi 19 août dernier, avec 247 voix, soit 57,7% face au Révérend Docteur Milenge Mwenelwata, 169 voix, soit 39,9% soutenu par Marini Bodho.

Le pasteur André Bokundoa, président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC) et le professeur Honoré Muenyi Kamuinga à Strasbourg

Le pasteur Philippe Kabongo M'Baya, président de l’Évangile et Liberté, et le pasteur André Bokundoa, président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC)

Philippe Kabongo M'Baya, André Bokundoa et Honoré Mwenyi Kamuinga à Strasbourg

Le pasteur André Bokundoa est élu donc légitime. Les statuts de l'ECC stipulent que le mandat du président national de l’Eglise du Christ au Congo est de six ans, indéfiniment renouvelable par le biais du synode national. Aussi, le texte souligne également la limitation de l’âge à soixante-quinze (75) ans. André Bokundoa jusque là n'est pas encore installé officiellement. Son installation devra se faire à la cathédrale du centenaire protestant à Kinshasa. Des documents ont même été soutirés dans son dossier déposé à la Primature afin de retarder l'arrêté gouvernemental de son élection... Le pasteur André Bokundoa a une démarche biblique simple, l'ECC doit revenir aux sources de la Bible et lui se considère simplement comme la sentinelle parmi d'autres de l’Évangile de Jésus-Christ au Congo. L'Eglise du Christ au Congo a besoin du soutien de grandes églises protestantes à travers le monde, mais aussi de grandes Ongs protestantes qui œuvrent dans le social pour répartir.

Le professeur Honoré Muenyi Kamuinga, André Bokundoa, président de l'ECC et Philippe Kabongo, au Zénith pour le grand culte de Protestants en Fête à Strasbourg

Le pasteur Philippe Kabongo, le professeur Honoré Muenyi Kamuinga et André Bokundoa, président de l'ECC au Zénith pour le grand culte de Protestants en Fête à Strasbourg

Il faut dire que le déviationnisme de l'Eglise du Christ au Congo a désenchanté plus d'un protestant-évangélique dans le monde. Marini Bodho, le gourou du "Raïs" a transformé l'ECC en la caisse de résonance du régime actuel qui sévit en toute impunité, l'ECC a perdu depuis des lustres sa crédibilité. Les protestants au Congo n'ont plus de parole. Alors que l'histoire du protestantisme est une histoire de la Résistance, l'ECC a courbé l'échine en devenant l’auxiliaire du pouvoir, le bras séculier de la dictature des Joséphistes...Et Marini Bodho est Sénateur de "Raïs", son conseiller spirituel et il continuait à diriger l'ECC comme si de rien n'était...

L'Église du Christ au Congo (ECC) est la plus grande fédération protestante avec ses 95 dénominations chrétiennes protestantes et évangéliques de la République démocratique du Congo. La vision d'André Bokundoa, le président de l'ECC est claire et nette de sa mission prophétique, attendue de tous les protestants-évangéliques au Congo et ceux de la diaspora.

André Bokundoa-bo-Likabe jure de consolider l’unité de l’ECC ;

- amorcer ensemble avec tous les protestants un vaste programme de développement durable ;

- favoriser l’émergence des Communautés membres avec les apports internes et externes ;

- faciliter le cadre de collaboration entre la présidence de l’ECC et les différentes communautés membres ;

- repenser la vision évangélique de l’ECC par la mise en place des programmes et projets ayant pour objectif le renforcement permanent des capacités des cadres à tous les niveaux ;

- impliquer l’ECC sur les questions liées aux droits de l’homme, à la bonne gouvernance et à la protection de l’environnement.

Lire la suite

Burkina Faso: 19 ans après, François Compaoré interpellé à Roissy dans l’affaire Norbert Zongo !

Le journaliste Norbert Zongo a été assassiné sous le régime Compaoré. 19 ans après ce odieux crime, 19 ans aussi que les commanditaires de sa mort couraient et circulaient tranquillement, librement et en toute impunité...le frère de l’ancien président Burkinabé est inculpé d’« incitation à assassinat » dans l’affaire du journaliste tué en 1998, alors qu’il enquêtait sur la mort de son chauffeur.

François Compaoré est sous le coup d’un mandat d’arrêt international depuis le mois de mai, poursuivi pour « incitation à assassinat » dans le cadre de l’enquête sur l’assassinat du journaliste d’investigation burkinabé Norbert Zongo.

Il effectuait régulièrement des allers-retours entre la Côte d’Ivoire et la France. C’est finalement à l’arrivée d’un de ces vols que François Compaoré s’est vu « notifier » son mandat d’arrêt international, dimanche 29 octobre au matin, à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle.

Meurtre de Norbert Zongo, RSF appelle la France à accepter la demande d’extradition de François Campaoré

Reporters sans frontières (RSF) salue l’arrestation de François Compaoré, qui était visé par un mandat d’arrêt international dan le cadre de l’enquête de l'assassinat du journaliste Norbert Zongo au Burkina Faso, et appelle à son extradition pour permettre à la justice burkinabé de faire toute la lumière sur ce dossier.

Le frère cadet du président déchu burkinabè Blaise Compaoré est réclamé par la justice burkinabé depuis mai 2017, dans le cadre de l'enquête sur l’assassinat en 1998 du célèbre journaliste d'investigation Norbert Zongo. Poursuivi pour "incitation à assassinats", François Compaoré, 63 ans, qui réside désormais en Côte d'Ivoire, est arrivé à Paris dimanche 29 octobre. C’est à sa descente d’avion à l’aéroport Roissy Charles de Gaulle, qu’il s'est vu notifier son mandat d'arrêt.

“Près de 19 ans après les faits, il est plus que temps que la justice burkinabé puisse mener à bien son travail d’enquête et faire toute la vérité sur cet assassinat odieux, estime RSF. C’est pour cela que nous comptons sur la diligence de la justice et des autorités françaises pour répondre à la demande d’extradition du Burkina Faso, afin que François Compaoré réponde au plus vite aux questions de la justice de son pays. Les Burkinabé ont le droit de savoir pourquoi et qui a commandité l’exécution de Norbert Zongo. Cette affaire est une quête de vérité et de justice pas seulement pour les proches du journaliste assassiné, mais aussi plus largement pour l’ensemble de la population qui souhaite en terminer avec l’impunité de l’ère Compaoré.”

Le corps du journaliste d’investigation de l’hebdomadaire L’Indépendant avait été retrouvé criblé de balles et calciné le 13 décembre 1998 dans sa voiture à une centaine de kilomètres de Ouagadougou. Il enquêtait alors sur la mort en détention du chauffeur de François Compaoré, frère et conseiller du président aujourd’hui déchu, Blaise Compaoré.

RSF, qui a participé à la première commission d’enquête en décembre 1998, n’a eu de cesse de dénoncer les pressions politiques pour étouffer cette affaire, qui avaient mené à la prononciation d’un non-lieu en 2006. L’enquête a été rouverte en mars 2015, pendant la transition politique qui a suivi la chute du président Compaoré au pouvoir durant 27 ans.

Lire la suite

vendredi 27 octobre 2017

Nikki Haley à Kinshasa, aucun politicailleur dans la rue!

Le président Donald Trump et Nikki Haley à l'ONU à New-York

Lorsqu'on fait de la haute politique, il n'y a pas de différence entre le jour et la nuit. Chaque opportunité est à saisir pour passer des messages. Chaque acte politique est mûri. On doit user de tous les canaux de communication pour que le message atteigne son objectif. A se poser la question si les politicailleurs congolais sont-ils à court d'idées ? Manquent-ils de communicants ? Ont-ils des stratégies de libération du peuple congolais et de ses institutions ? Aucun congolais dans la rue ! Aucune manifestation de grande ampleur dans les rues de Kinshasa. Les politicailleurs ventriotes promettent qu'ils vont faire partir Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale le 31 décembre prochain et le 25 octobre à l'arrivée de Nikki Haley à Kinshasa, aucune manifestation de rue ! Comment ces politicailleurs pourront-ils faire sortir 2 millions de Kinois dans les rues le 31 décembre prochain alors qu'ils sont incapables de montrer au monde de quel bois ils se chauffent maintenant.

Nikki Haley est arrivée à Kinshasa le mercredi 25 octobre au soir

C'est à bord d'un avion militaire que Nikki Haley est arrivée à Kinshasa

La venue de Nikki Haley, ambassadrice des États-Unis auprès des Nations Unies et porteuse du message du président Donald Trump à la République démocratique du Congo, du pain béni pour des politiques stratèges. Tous les radars sont braqués sur le Congo. Le cortège de Nikki Haley de l'aéroport international de N'djili à la résidence américaine à la Gombe devrait mettre 8 heures, tellement les congolais amassés sur le boulevard Lumumba, lui auraient parler des atteintes massives des droits de l'homme. Les sbires, milices et mercenaires d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwalé allaient-ils tirer sur la foule comme à l'accoutumée ? Nikki Haley aurait été témoin oculaire de la manière dont un régime d'imposture traite le peuple qu'il est censé protéger. Cela fait presqu'un mois que l'agenda de Nikki Haley est diffusé dans les médias du monde pour annoncer sa venue à Kinshasa.

Les Etats-Unis ont désapprouvé l'élection de la République démocratique du Congo au Conseil des droits de l'homme à Genève. Même si pour Marie Mushobekwa, la sorcière de la République : «Tous les pays au conseil des droits de l’homme ne sont pas exemplaires», la RDC n'a pas sa place dans ce conseil, c'est comme si on confiait au pédophile Marc Dutroux la protection de l'enfance !

Nous avons affaire à des politicailleurs accompagnateurs et complices du régime d'imposture qui sévit en toute illégitimité au Congo-Kinshasa. Durant les 48 heures de sa visite au Congo, Niki Haley devrait percevoir qu'elle a à faire à une classe politique déterminée, capable de soulever le peuple pour défendre la démocratie. Au lieu de mouiller leurs chemises auprès du peuple souverain, des ventriotes mangéristes vont aller en costumes cravates pour déposer des fardes des doléances auprès de l'ambassadrice américaine.

Lire la suite

jeudi 26 octobre 2017

10 Questions à Roger Bongos, journaliste d'investigation dans la diaspora congolaise (suite et fin)

Danielle Mitterrand et Roger Bongos-Afrique Rédaction Archives

6. La RDC élu membre du Conseil de droits de l'homme à Genève, n'est-ce pas l'hôpital qui se moque de la charité ou l'assassin qui est juge ? Que dites-vous à ceux qui répondent que c'est la RDC qui a gagné le siège et non le régime d'Alias Joseph Kabila avec ses crimes, exactions et atteintes massives aux droits de l'homme ?

Roger Bongos: Que je sache, en quoi cette affaire « du Conseil de Droit de l’Homme » peut-elle apporter une lieur d’espoir à ce peuple meurtri ? Je pense à mon âme et conscience, que l’auréole de ce retentissement international reviendra à celui qui veut s’éterniser au pouvoir. C’est un mauvais signal pour les congolais qui attendent de la communauté internationale qu’elle tranche sur son devenir.

La salle du Conseil des droits de l'homme à Genève

Comme notre Héros national Lumumba disait, « le Congo appartient aux congolais », par conséquent, notre destin est entre nos mains. Devions agir vite afin de sauver ce qui reste à sauver. Tout le monde est contre ce peuple à cause de ses ressources.

Tant l’imposteur Kabila, ouvrira grandement la porte ouverte de la RDC aux prédateurs qui pillent nos richesses, notre combat doit se situer dans la rue avec l’application de l’article 64 de la constitution. De le chasser par la force jusqu’à ce qu’il subisse le sort subi par son homologue, Samuel Doë.

Marie-Ange Mushobekwa, la sorcière de la République, ministre des droits de l'homme ? Mon oeil ! Elle a déclaré après l'élection de la RDC: "«Tous les pays au conseil des droits de l’homme ne sont pas exemplaires».

Shé Okitundu a sillonné les couloirs, des dédales des Nations Unies avec sa délégation pour faire du lobbying afin d’avoir ce sésame à coup de millions de dollars.

Le sort de congolais a été scellé en échange des mallettes. Sindika Dokolo qui ne maîtrise pas encore avec son mouvement les arcanes du pouvoir international, son action pour d’empêcher l’élection de la RDC au Conseil de droits de l'homme à Genève, plutôt le plébiscite de « Kabila », n’est pas un échec, mais apprentissage douloureux.

Prisonniers de la prison de Makala. La RDC a enregistré 644 violations des droits de l’homme en septembre 2017, soit une augmentation de 46 % par rapport aux 441 violations documentées au mois d’août, révèle le rapport du Bureau conjoint des Nations-Unies aux droits de l’homme (BCNUDH).

Le diable réside aux Nations Unies, et son action angélique n’a pas eu l’effet escompté. Le diablotin de Kingakati, soutenu par « le grand Satan » des Nations-Unies en est sorti vainqueur, mais pas pour longtemps.

Cette décision des Nations Unies, est un signal négatif pour nous congolais et l’avenir s’assombrira dans les prochains jours où tout le monde parle encore d’une date limite pour Kabila. C’est aussi de la poudre aux yeux du Rassemblement !

Avec ses Mobutistes-Joséphistes, Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est Mobutu Bis !

7. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est-il un Mobutu Bis ? L'imposteur et Incapacitaire de Kingakati fait du Mobutu sans Mobutu, n'est-pas la revanche des dinosaures Mobutistes pillards et corrompus qui pourtant n'avaient pas hésité à traverser le fleuve Congo à pied en 1997 ?

Roger Bongos: Oui, celui qui porte le nom de Joseph Kabila par usurpation, a une seule chose en commun avec le feu Marechal Mobutu, « l’imposture ». L’un est arrivé au pouvoir par la haute trahison et l’assassinat, le second par la même chose, en tuant celui qui l’a pris sous sa coupe, le considérant son propre fils lorsque il n’était qu’un simple chauffeur de taxi.

Taximan à Dar es Salam en Tanzanie, l'imposteur Alias Joseph Kabila a été catapulté sur le trône du Congo par la mafia internationale pour piller ses ressources

Un proverbe chinois dit : « tu élèves un petit serpent jusqu’à ce qu’il devienne un monstre, et t’avaler après. » Mobutu a fait confiance aux étrangers, que sur ses propres frères congolais, et celui qui a usurpé l’identité de Mzée Laurent-Désiré Kabila, fait exactement pareil, a une variante près, lui n’est pas congolais. Cela peut se comprendre…

M'zée Laurent-Désiré Kabila

Les effets de la dictature féroce du mobutisme n’ont pas mis au jour, pour une seule raison, à l’époque, la télévision nationale avec tous ces dialelolistes étouffaient la souffrance de ce peuple en nous montrant ce qu’ils voulaient nous montrer.

Les hiboux faisaient dans l’arrière boutique leur sale besogne. Il a (sic) englouti des milliers de personnes, d’opposants et des récalcitrants qui s’opposaient à son régime. N’oublions pas la culture du poison avec la peau de crapaud et Lézard de l’Est de la République existait déjà, introduite par celui qui servait les intérêts du Rwanda au Zaïre, Barthélemy Bisengimana Rwema « le magnifique », qui fut le directeur de cabinet du président Mobutu Sese Seko de mai 1969 en février 1977.

Bisengimana Rwema qui favorisa l'infiltration des Tutsi Rwandais dans les Institutions républicaines sous Mobutu

A l’époque de l’Internet, tout se sait, et rien n’a changé depuis l’avènement de ce régime particulièrement barbare. Sachez que, ceux qui ont servi et tenu ce régime sont aux commandes des ces instituions et ont donné de la matière à ceux-qui veulent nous rendre apatride.

Seule qu’il faille faire sans se soucier de la réaction de la communauté internationale , c’est de nettoyer la classe politique congolais en appliquant ce que Jerry Rawlings a fait dans son pays le Ghana, lorsqu’il devenu président de la république. Il pendra sur la plage, une vingtaine de ces anciens politiciens qui ont trahi. Aujourd’hui, le pays est l’exemple même de la démocratie…

Comment un homme qu’on appelait par le FMI, monsieur 10%, l’édenté de la gare du Nord, peut-il, après avoir fui avec tous ces dinosaures de l’ancien régime, revient en force en étant patron du Sénat ? Quel enseignement moral peut-on donner à la nouvelle génération en mal de repère ?

Edouard Mokolo Wa Pombo, Apparatchick Mobutiste aujourd'hui Mammouth Joséphiste. Intelligence et stratégiel au service du mal et de la dictature!

On prend Monsieur Edouard Mokolo Wa Pombo, qui avec son second, on l’appelle à tort ou à raison « Terminator », sèmeront la désolation en RDC, et devient le puissant proche conseiller de celui qui est rentré en RDC avec des bottes de jardinier ? Les exemples sont à foison, dans cette république bananière…L’ennemi du Congo, c’est bien le congolais lui-même !

8. Chosifiés et clochardisés, les congolais sont-ils impuissant face à la tyrannie totalitaire du régime d'occupation et d'imposture qui sévit à Kinshasa ? Qu'est-ce qui peut se passer le 31 décembre prochain ?

Roger Bongos: Rien à l’horizon, ce n’est que des arrangements entre-copains, une pression pour que l’autre partie qui se sent lésée puisse avoir son morceau de gâteau.

Est-ce que, les congolais peuvent-ils faire confiance à celui qui a vendu la peau de l’Ours « le Congo » avant de l’avoir tué ? Qu’a t-il fait à Ibiza, à Monaco, à Venise, en France et à Bruxelles. N’est ce pas, il négociait ses contrats avec ceux qui devraient travailler avec lui, lorsqu’il deviendra le chef de la primature ?

Les gens se font tuer à Kinshasa, toi dans des grands hôtels à coup de champagne et cigare, tu négocies sur le dos des malheureux congolais. Peut-on faire confiance à ces ethno-tribalistes, lorsqu’on voit également son bureau politique avec ses 12 patentés tribalistes ?

Félix Tshisekedi contrairement à ce qu’il disait, qu’il serait devenu riche grâce à son travail de lobbyiste, mais en vendant aux plus offrants ce qui reste de la RDC…Il empochera au passage dans sa forfaiture, pas plus de 2 millions de $. C’est seulement la partie émergée de l’iceberg.

Parlant de son lobbying, pourquoi est-il en froid avec Moïse Katumbi qui ne supporte plus sa cupidité et l’escroquerie fait en son encontre ?

Pourquoi le S.G. Kabund qui a perdu son fils dans ce combat sale, devrait aussi payer leur différent ? Ce n’est pas cher payé de perdre son fils ? Une chose est sûre, il faut absolument éviter toute collision avec le Capo di tutti capi du « Rassemblement », il trahit toujours à la fin.

Ce que je crains, comme le père a fait, le fils reproduira la même chose. Rappelez-vous, lorsqu’il avait organisé une manifestation à Kinshasa, Kabund qui avait géré comme un chef cette manifestation, a vu son chef, filer à l’anglaise vers le Maroc, Addis-Abeba et ensuite atterrir en Belgique. D’ailleurs, j’étais le premier avoir dénoncé cela…

Ces bandits des ethno-tribalistes avaient fabriqué un tweet avec photos montées prouvant qu’il était bien à la manifestation (sic). En réponse à cet affront, j’avais re-publié le numéro de son vol, heure et destination… Silence radio de l’autre côté. Voulez-vous voir des tels énergumènes à la tête de la RDC ?

Qu’il aille faire ce qu’il sait faire, livrer des pizzas et jouer au chauffeur-livreur à Zaventem. D’ailleurs, j’ai été le premier à le démontrer. Raison pour laquelle, je suis détesté chez ces ethno-clano-tribalistes de caniveau…

9.La transition sans Kabila est-elle possible en RDC ? Quelles sont les préalables ? Que faire d'Alias Joseph Kabila et ses Mammouths Joséphistes ?

Roger Bongos: Oui, l’une des meilleures sorties de crise en RDC. Trouver quelqu’un de valable, à l’image de celui qui a vécu des terribles moments en opérant des enfants, mamans violées dans l’Est de la RDC.

Ce modèle de transition a fait ses preuves dans plusieurs pays et ils se sont trouvés avec un pays pacifié, avec un assainissement de la classe politique, à l’exemple de que je connais bien pour avoir participé à Bangui (RCA), à un Forum pour la paix et la réconciliation nationale.

L’intéressé d’ailleurs est d’accord d’après ses déclarations, de mener cette transition qui doit se faire sans Kabila qui est un obstacle à la paix en RDC.

Le gynécologue Dénis Mukwege déjà Président de la transition sans Alias Joseph Kabila ?

Le docteur Denis Mukwege pour n’est le citer disait : « Pour que des élections claires, transparentes et crédibles puissent avoir lieu, il faut que le pouvoir actuel se retire. Il faudra alors mettre en place une équipe neutre, qui sera chargée de mettre les choses en place et d’organiser les élections. Il faudra mettre en œuvre les principes qui permettront que désormais tous les partis politiques, après transition, puissent concourir à égalité des chances, défendre leur programme. »

Voilà ce qui est clair, et ces ventripotents Mammouths Joséphistes qui s’affalent et se cramponnent dans leur fauteuil princier ne veulent pas entendre parler de cette transition, où on verra leur intérêt partir en fumée…

Le président du Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement, Félix Tshisekedi, préconise la désignation d’un président de transition en remplacement de Joseph Kabila, sous l’égide de la CENCO.

Il veut tout bonnement torpiller le plébiscite Du Docteur Dénis Mukwege qui disait lors de sa sortie à Paris, sa rencontre avec la diaspora congolaise, en aucun il pourra travailler avec ces gens là… Et avait décliné l’offre du Rassemblement pour se joindre à eux. Une manœuvre de plus de ce petit politicien qui croit que le monde tourne autour de lui. La solution la plus simple et radicale serait de les passer tous à l’échafaud !

Etienne Tshisekedi investi Kabund, secrétaire Général de l'Udps

10. Kabund est le Secrétaire Général de l'Udps. Bref le vrai président de ce parti politique. Sa suspension est-il stratégique ? Que cache cette suspension ? Shabani, Moleka, Mavungu ont eux aussi étaient suspendus malgré les démentis. Qui veut dégommer Kabund ? Pour quels enjeux ?

Roger Bongos: L’UDPS est devenu une affaire familiale où tout fondateur historique a été écarté au profit même d’un intrus, et maman Marthe devient après la mort du vieux, l’organisatrice de ce parti ethno-tribaliste sans avenir.

Après la transition proposée pour la sortie de crise enchevêtrée en RDC, Félix et amis contestent, le plébiscite du Dr Denis Mukwege. Et le rassemblement veut absolument torpiller celui qui a devis la carte blanche de la communauté internationale.

Le désordre dans lequel UDPS traverse est le résultat de l’immaturité managériale du vieux qui n’a pas eu le courage de désigner un vrai successeur pour la pérennisation de ce parti historique qui n’appartient pas d’ailleurs à cette famille. Nous assistons à sa mort annoncée au regard de ce qui se trame en coulisses avec des peaux de bananes, de crocs en jambes et la traîtrise avérée.

Udps: l'épouse de Bruno Tshibala est la nièce de Maman Marthe Tshisekedi

Maman Marthe voyant ces désordres perdurés, fera appel à l’homme de l’église, le frère du vieux, Gérard Mulumba et Eugénie Tshika pour essayer, il y a une dizaine de jours de recoller ce qu’il reste de l’UDPS géré par le contesté Félix Tshisekedi qui fait qu’à sa tête avec une certaine arrogance et cela irrite tout le monde.

L’abbé et Eugénie Tshika devraient faire de la sorte, de réunir les six personnalités clés du parti qui se regardent en chiens de faïence pour sauver le parti. Alors, l’homme de l’église verra Monsieur Mutanda, Valentin Mubake, Bruno Tshibala, Félix etc…

Kabund a Kabund, le Secrétaire Général de l'Udps

Dans ces négociations de la dernière, d’aucuns disent que le mal est tellement profond, ledit compromis n’a aucune chance d’aboutir. Entre Valentin Mubake et Mutanda, c’est entre chien et chat. Entre Bruno Tshibala et Félix Tshisekedi, c’est la guerre, puisqu’il pris à l’autre son joujou.

Maman Marthe essaie de calmer la colère des uns et des autres puisque c’est une histoire de famille.

Maman Marthe Tshisekedi, grande instigatrice-comploteuse dans l'Udps et Maman Bobi Ladawa, l'épouse du défunt Maréchal Mobutu

Pour histoire, Bruno Tshibala a épousé la nièce propre de Maman Marthe, la pauvre femme qui ne sait plus où mettre la tête. Ce cinéma que Félix fait contre Bruno Tshibala est canalisé par la matriarche, la patronne officieuse de l’UDPS.

Comme le malheur ne vient pas tout seul, il y a l’autre courant UDPS de la diaspora particulièrement hostile à Félix Tshisekedi par rapport à ma mégestion du parti, met tout sur la place publique, veut que le Dr Dénis Mukwege soit le président de la Transition.

Le cas de Kabund. Ah pauvre Kabund, il est tout logiquement, la victime de cette traitrise, la course au positionnement de ceux qui ne veulent pas voir un autre visage émerger dans ce parti caporal, qui d’ailleurs n’est pas un exemple de la démocratie que le peuple pourrait souhaiter avoir.

D’ailleurs, le Secrétaire Général du parti, allait être viré après une commission Ad hoc, une coterie qui s’était organisée à Limeté, où tout le monde était unanime de virer celui qui commence à monter, et de prendre de l’ampleur. Il faut vite couper sa tête, sinon pour dribbler encore Félix Tshisekedi, Kabila pourra faire appel à ce jeune SG.

Félix Tshisekedi voyant le danger de la conférence de presse convoqué par Kabund afin d’éventrer le boa, comme Bruno Mavungu et Albert Moleka ont pu le faire, il fera marche en arrière, et éteindra provisoirement le feu qui consumait déjà le toit de la maison UDPS…

Ce que nous savons avec précision, il allait sortir des éléments qui prouvent que Félix Tshisekedi avait fait un deal pour aller à la mangeoire avec l’usurpateur Kabila à la date que la CENI vient de publier.

Félix Tshisekedi est cuit, tenu par ses turpitudes et ne pourra rien faire présentement, jusqu’à la nouvelle stratégie concoctée dans leur laboratoire tribal pour faire tomber le S.G. Kabund.

Lire la suite

mercredi 25 octobre 2017

10 Questions à Roger Bongos, journaliste d'investigation dans la diaspora congolaise !

Roger Bongos, journaliste d'investigation dans la diaspora congolaise

Courageux, baroudeur, batailleur, combatif, pugnace et culotté, Roger Bongos est le journaliste d'investigation de la diaspora congolaise qui ose ! Qui s'y frotte s'y pique ! Lorsque le média alternatif et non marchand, Afrique Rédaction s'accrédite pour un événement Roger Bongos remplit toujours son contrat en écrivant sur celui-ci. Afrique Rédaction comme Réveil FM International nous avons conceptualiser le journalisme d'engagement du seul fait que la RDC n'est pas un pays normal. Journaliste engagé, s'attaquer arbitrairement à Roger Bongos, c'est déclencher une guerre de 100 ans qui risque d'être, longue et populaire car il ne lâche rien. Myra Ndjoku, de triste mémoire, le fameux barbouze et ex-ambassadeur plénipotentiaire de la RDC en France fut convoqué à plusieurs reprises au Quai d'Orsay. Lui qui faisait fouetter des compatriotes au sein de l'ambassade au 32 Cours Albert I dans le 7è arrondissement de Paris et qui s'était juré d'éradiquer la résistance congolaise en a eu pour son compte. Pour avoir cassé la caméra de Roger Bongos à la Gare de Nord, le Barbouze-Ambassadeur a été quadrillé, secoué, malaxé, traqué à tel point sur son lit de mort il interrogeait "Nasala Ba journalistes ya Paris Nini ?". Goliath du net, avec sa plume au vitriol, Roger Bongos est un journaliste engagé contre les dictateurs, imposteurs, fourbes, roublards, requins, incapacitaires et autres enfarineurs de tout acabit, mais humain avec les victimes de toutes les injustices. Nous sommes à deux sur la quai de la gare de Limoges, après avoir visité avec d'autres confrères, l'usine des chaussures JM.Weston (un nom anglais pour un maître chausseur bien français, choisi en 1927 par le fondateur pour profiter du prestige british), la marque des chaussures des chefs d'Etat. Qui arrive vers nous, Monsieur François Hollande alors Secrétaire du Parti Socialiste, après la photo avec lui, Roger Bongos me souffle à l'oreille, c'est le prochain Président de la République. Nous rigolons tous les deux dans ce train Corail qui nous ramène à Paris. Deux ans après, François Hollande est élu Président de la République française. Lorsqu'il s'est rendu en République Centrafrique, malgré l'insécurité ambiante, avec sa caméra, Roger Bongos a pris une pirogue à traversé le fleuve et s'est retrouvé en République démocratique du Congo. Nous sommes à Dakar en 2014, pour le 13 Sommet de la Francophonie qui s'est tenu à Dammadio. La salle de presse est non climatisée, par manque des places certains confrères travaillent à même le sol. Les journalistes sont triés au volet pour la photo des chefs d'Etat. Les protocoles sénégalais compliquent l'affaire en exigeant le badge jaune qu'ils avaient octroyé à quelques uns. A mon insu, Roger Bongos arrive avec son sésame et me le donne vas-toi moi je reste dans la salle de presse. Toujours à Dakar, de bouche à l'oreille, les réfugiés Libériens vivant dans des bicoques quémandent de l'argent. Avec Roger Bongos, nous décidons d'aller chez chez épicier du coin, nous achetons un sac de riz, le plaçons dans un pousse-pousse jusque chez eux ! Le fondateur et rédacteur en chef d'Afrique Rédaction, Roger Bongos a répondu à nos 10 Questions.

Le Maréchal Mobutu Sese Seko et Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, deux dictateurs sanguinaires

1. Réveil FM International: Journaliste engagé d'investigation. Vous n'épargnez personne. Pour ceux qui ne connaissez pas votre papa avait porté sa cravate en défiant le dictateur Mobutu et sa politique d'authenticité. Etes-vous un révolté des injustices ?

Roger Bongos: Les principes journalistiques sont au demeurant universels. Ces principes sont également orientés par des drames que sa population ou les populations lointains soient-ils, vivent. Puisque au point de vue morale, ces éléments lointains me dit-on, forgent, orientent nos appréciations, bousculent par ailleurs nos habitudes et au final, marque votre travail. Contrairement à ce que la presse occidentale dit dans son insouciance ou mépris et dans des termes journalistiques : « mort-kilomètre » ou « kilomètre-compassion » … qui dit que : « généralement on est touché par ce à quoi nous pouvons nous identifier ».

Où on reste un journaliste quelconque qui commente l’actualité comme des milliers tant d’autres, comme on peut les trouver sur la planète. Où, on casse les codes, tout en restant dans la déontologie, on devient un journaliste « engagé » …Simplement, le bon sens.

Pourquoi engagé ? Cela coule de source, face à l’injustice, la révolte vous habite et on s’interroge sur l’insensibilité de cette société dépourvue des vrais repères et vraies valeurs. Loin de là, avec l’idée de se lancer dans l’angélisme…

Certains ferment les yeux sous pression de leur rédaction, bâillonnés par la peur de se faire jeter. Comme le métier du journalisme est dans d’une grande précarité, payé à coup de lance pierre, on ferme « sa gueule ». Et moi, je dis non…Raison, pour laquelle, j’avais écarté l’idée de faire carrière classique dans une rédaction et j’en eu des propositions…

En réalité que dit réellement, les principes du journalisme ? D’avoir simplement un engagement sans passion, pondéré et réfléchi de ce qu’on fait, à savoir :

- De s’abstenir, et s’astreindre tant bien que mal au respect de la vérité, même au delà des pressions financières, tentative de corruption, ce qui est monnaie courante dans le métier. La pression psychologique, et menaces physique allant jusqu’à la menace de mort… D’ailleurs, en RDC depuis que nous avons à la tête de la Nation un usurpateur « Kadogo » jeune soldat sans formation, plus de 18 journalistes ont été assassinés.

A titre d’exemple : moi et Freddy Mulongo, nous avions organisé un premier forum de la liberté de la presse au Press-Club de France à Paris, le 27 mars 2014, où on n’avait mis l’accent sur l’indépendance journalistique, le travail des journalistes en Afrique, sur l’impunité des despotes qui s’en prennent aux chevaliers de la plume.

Tout cela pour faire avancer la cause du métier qu’on affectionne. Tout journaliste peut vous le dire, lorsqu’on met le doigt dessus, c’est difficile de se défaire de ce métier et de faire autre chose. On est journaliste, jusqu’à la fin de votre vie…

- Penser à une seule chose, pourquoi on exerce ce métier, qui dans l’absolu, est un métier ingrat. Mais faisant abstraction à cela, on doit se préoccuper en priorité à l’intérêts du citoyen, par extension, si vous êtes engagé, à l’intérêt de la Nation qui vous a vue naître. Et vous portez par essence même, la responsabilité de la défense au péril de votre vie…

Roger Bongos en reportage à Bangui en République Centrafricaine

Roger Bongos en reportage à Bangui en République Centrafricaine

Qu’est ce qu’on appel, un engagement ? Une mission sacerdotale, qui rend certains réfractaires à vos publications subissant la foudre de ceux qui ne veulent pas les choses évoluer (dictature). Et, pour les autres, une aubaine, une source intarissable d’information fiable et s’abreuvent de vos écrits sans modération à l’heure où l’Internet a libéralisé cette corporation…Le quatrième pouvoir qui devient la force de chose, le premier pouvoir.

Où les informations ne sont plus confisquées, traitées de manière intéressée et surtout caporalisée dans le but d’orienter les consciences. Ce que, un magnant de la presse américaine disant avant l’avènement de la presse en ligne, il disait, je cite : « Je crée une rumeur le matin, le soir elle devient une vérité. Je peux faire quelqu’un le matin et le défaire le soir »…Fin de citation !

Roger Bongos et Freddy Mulongo à la résidence de l'Ambassadeur d'Allemagne à Paris

- Tout cela dans le respect déontologique, loin d’une manipulation des masses. En étant par définition, très pointilleux au niveau des informations que vous diffuser. Je tiens à préciser que le journalisme par essence est précis suivant les règles d’une recherche scientifique et fondamentale.

- De faire attention de n’est pas être au service d’une entité, d’un gouvernement ou des certains lobbyistes. C’est à partir de ces collisions qu’on commence à perdre son indépendance à l’égard de ceux dont on relate l’action, l’investigation, etc.

La morale de cette histoire ; il serait mieux d’exercer un autre métier que de se lancer dans cette aventure qui souvent, vous perdez les plumes et quelques fois, sa famille (femme et enfants). Si on veut être riche, comme disant mon professeur de communication, ce n’est pas le métier idéal. On meurt souvent pauvre et dans l’indifférence totale.

- Etre, dans la mesure du possible, le représentant, de ceux qui n’ont pas l’accès à la presse, aux médias institutionnels qui souvent sont influencés par les politiques, puisqu’ils tirent leur substance dans des subventions étatiques.

- Pour terminer, se doter d’une bonne conscience, et se tenir qu’à la vérité guidée par sa propre conscience. Une conscience rendue ferme par ce que vous savez faire. De par vos sources et investigations. Si vous ne publiez pas les informations capitales que vous disposez, vous ressemblez à un criminel après avoir tué quelqu’un et se promène avec une conscience chargée…

Voilà pourquoi je n’épargne personne. Je n’ai pas de scrupule à dénoncer ceux qui font le jeu d’une quelconque dictature, féroce soit-elle. Je ne prends pas beaucoup de précaution pour ma vie, et je me remets à Dieu, si je peux le dire avec conviction. Je suis inébranlable, comparativement à un Baobab, grâce à ma foi…

Freddy Mulongo et Roger Bongos au monument de la Renaissance à Dakar

La foi m’a beaucoup aidé dans toutes les actions que je mène, qui souvent sont en relation avec la morale. Je ne triche pas et je mets quiconque au défi de m’apporter un début de preuve, d’une cupidité quelconque que j’ai fait l’objet.

Tant que l’Afrique, particulièrement, le Congo sera dans les griffes d’un imposteur qui est venu de très loin, mais très loin avec ses bottes de jardinier, fauchant tous les jours la vie des personnes sans défense, puisqu’il détient l’armée, le peuple aura d’après ce que l’histoire nous enseigne, le dernier mot, grâce à ce qu’on fait comme travail de sensibilisation…Il pourra corrompre tout le monde, il y en restera quelques uns qui seront là pour le faire chuter et il chutera… « Nous, la montre et nous sommes les maîtres des horloges ».

Mobutu dans ses années de gloire était beaucoup plus puissant que cela, il a été balayé par des porteurs des bottes de jardinier (Kadogo)…

Qui eut cru ?

Le père et la maman de Roger Bongos: Mr. Joseph Simba Bongo et Madame N'zau Bwete Dia Muakila

J’ai effectivement une pensée aujourd’hui pour mon père qui fut l’un des grands opposants de la politique dictatoriale du despote Mobutu avec ses sbires qui semaient la terreur dans les 24 communes de Kinshasa, dans ses faubourgs et bourgades, en faisant également dans la nuit, disparaître leurs innocentes victimes, dans le fleuve Zaïre, non loin de Kinsuka.

Mon père s’est opposé vigoureusement à sa politique primaire et dévastatrice. Ce que je vais dire ici, ne devrait pas offusquer nos frères de l’Equateur. Il disait, je cite : « qu’ils retournent d’où ils viennent, dans leurs branches d’arbre », que de venir nous imposer leur immaturité politique et sauvagerie. Il défia effectivement ce régime despotique, à s’opposant à son recours à l’authenticité, creux, sans consistance. Il mettra la cravate et allait travailler avec, dans une défiance totale ! Un acte risqué à l’époque.

Freddy Mulongo et Roger Bongos sur la route de Saint-Louis au Sénégal

Nous, avec la peur au ventre, redoutant les représailles de ces bandits qui ont confisqué le pouvoir durant 32 ans, avec des conséquences qui nous poursuivent jusqu’aujourd’hui.

Un soir, il décide, d’ailleurs c’était la vielle de la nouvelle année 1976, il sortira de sa poche, il craquera une allumette et brûler le billet de banque portant l’effigie de ce petit dictateur.

Il sera arrêté deux heures plus tard, et passera plusieurs séjours dans les geôles de CND et CNRI, en répétant ses actes anti-régime de Mobutu. La dictature a eu raison sur lui, il mourut en 1984 à l’âge de 56 ans, laissant dix orphelins avec une épouse éplorée…

Je tiens à rappeler que mon père, Joseph Simba BONGO était l’un des premiers diplomates de l’UNESCO, après l’indépendance, en 1962 et a sillonné pratiquement toutes les capitales du monde. On avait la chance d’être au fait des transformations géopolitiques et géostratégiques de ce monde, puisque notre première télévisons nous l’avions eu en 1967. Les gens venaient en masse chez nous, grimpant au mur, pour regarder la télé.

Roger Bongos à la Résidence de France à Dakar au Sénégal

J’ai lu mon premier, venant de mon père sur l’Abbé Julio, qui me plongera dans la grande spiritualité à l’âge de 12 ans. D’ailleurs, il donnera ce prénom à jeune frère Julio Nzau Bongo.

Sa carrière s’est achevée dans le placard comme on dit ; en tant que directeur de l’enseignement supérieur et à la recherche scientifique, à l’Education Nationale. Tout le long de la dictature mobutienne, il refusera de courber l’échine et de baissera pas comme on dit vulgairement son froc, afin d’avoir les faveurs du pouvoir.

Bon nombre d’étudiants, en RDC, Zaïre de l’époque, ont obtenu la bourse d’études grâce à mon père qui détenait cette clé qui ouvrait la porte le savoir. Il fut un homme extrêmement cultivé, et intègre. Je me suis juré, tant que je serai en vie et en bonne santé, je ne ferai aucun quartier à ceux qui portent en eux, les germes, où l’ADN, d’un renégat…Sa mémoire est sauvegardée et sa ligne de conduite sera Inch’Allah respectée et honorée… Je suis incorruptible !

Beaucoup ont fait les frais de ma droiture, de ma détermination, de mon intégrité morale. Pas plus tard que la semaine dernière, un « sale type » de la finance (Banque Mondiale), Noël Tshiani, avec un casier judiciaire long comme un bras, un félon fini a été englué dans ma nasse.

Que cela serve de leçon à ceux qui croient encore que je vis dans un monde de bisounours où on peut venir avec leurs gros sabots pour m‘apprendre comment peut-on fabriquer le fil à couper le beurre.

Avec l’histoire du Congo où mon nombril a trouvé sa destination, cette terre là, qui porte une partie de moi ne sera pas bafouée. je ne ferai pas des concessions à ceux qui hypothèquent l’avenir de nos enfants (plusieurs générations), tout en mettant en danger l’intégrité de l’Etat-Nation qui est, la République Démocratique du Congo.

Myra Ndjoku de triste mémoire ! Barbouze en couverture d'Ambassadeur Plénipotentiaire de la RDC en France

2. Réveil FM International: Votre portrait est l'Agence Nationale des Renseignements-ANR, la Gestapo du régime de Kinshasa. Vous ne reviendrez jamais à Kinshasa en République démocratique du Congo...

Roger Bongos: Ceux qui ont soi-disant combattu Kabila dans la diaspora et repartent tout bonnement en RDC, principalement à Kinshasa sans qu’ils aient gouté les affres de l’ANR « Agence Nationale Rwandaise », ceux-là sont des véritables suspects. Pour une simple raison. Toutes entrées dans des points stratégiques donnant accès à des grandes villes en RDC sont soumises à une stricte contrôle de la politique rwandophone de la RDC.

Si vous arrivez à passer entre les mailles de ces filets, où vous avez un compromis collaborationniste, où encore vous avez été depuis longtemps un des agents de cette oligarchie qui clochardise à outrance la population avec la cohorte de morts qui sont laissés au bord de la route depuis l’arrivée en RDC de ces petits malfrats aux visages particuliers et facilement repérable…

Myra Ndjoku, l'ombre de lui-même à Paris: "Je n'aime pas les journalistes sauf s'ils viennent me voir à l'ambassade"

Une chance pour la RDC, puisque le jour où, les congolais prendraient leur destinée en main, ceux-là seront vite repérés de par leur morphologie et ils auront un billet aller simple vers leur pays d’origine. Rappelez-vous-en, en 1998, je n’en dis pas plus.

Rappelez-vous-en, également en 2011, d’ailleurs, à cette époque tout le monde en parlait des accusations de l’ANR (Agence National des Renseignements) à notre encontre…

D’Honoré Ngbanda, de Freddy Mulongo, de Roger Bongos et Jeune Afrique comploteurs selon Digital Congo. Depuis cette date où on a été très actifs pour permettre l’élection du disparu, Etienne Tshisekedi, qui malheureusement n’a pas encore eu des honneurs de la République pour ses obsèques nationales.

C’était, le résultat de notre activisme, de notre engagement contre ces petits envahisseurs, aujourd’hui, maîtres de la destinée de la RDC. On avait fait un travail de sape colossal pour dégager ces vermines et raphias, pour qu’aujourd’hui, on nous demande de baisser les bras au profit de cette imposture. C’est un non catégorique !

Myra Ndjoku, le barbouze d'Alias à Paris était décidé à liquider les journalistes Congolais engagés de France

D’ailleurs, l’affaire de mon portrait qui figure dans les locaux de l’ANR, le tien aussi, cher Freddy Mulongo. Montre à escient comment cette police politique nous traque jusqu’à la diaspora. Pour rappel des faits : l’ancien Ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la RDC en France Myra Ndjoku de triste mémoire avait pour mission d’étouffer le combat patriotique de la Diaspora, et avait mis nos têtes respectives à prix.

Les informations émanant de la sureté nationale en France, nous a informé sur ce que ce voyou, ancien de l’ANR, petit Ambassadeur avait l’intention de faire. On l’a traqué jusqu’à ce qu’il soit servi comme repas aux asticots, le vendredi 16 septembre 2011. A partir de là, celui qui porte le nom par usurpation de Joseph Kabila avait vu rouge et compris la puissance de feu de nos médias. Entre- nous soit dit, je ne veux pas avoir l’orgueil d’auteur. Qui a inventé la traque des hommes politique en matière journaliste dans la diaspora congolaise, n’est ce pas moi ?

Qui avait mis en relief, l’importance de sensibiliser les congolais dans la diaspora la voie de l’Internet et réseaux sociaux en matière politique et patriotique, alors certains congolais avec leur Site de distraction se lançaient dans des invectives, la musique, la polémique, dans l’inconscience et la dépravation, n’est ce pas moi ?

10 mars 2011, Ministère des Affaires étrangères à Kinshasa, la liste noire de l'ANR actée contre les congolais résistants en France: "Une cinquantaine de noms d’opposants à Alias Joseph Kabila apparaissaient. On y trouve des journalistes comme Roger Bongos et Freddy Mulongo, mais aussi des responsables politiques ou associatifs comme Candide Okeke, Mbo Odon, Rolain Mena, Ferdinand Lufete, Youyou Muntu-Mosi ou Gaspard-Hubert Lonsi Koko. De nombreuses personnalités inscrites sur cette liste redoutaient d’être inquiétées par les services de sécurité congolais lors de leur retour en RDC". Afrikarabia 10 juillet 2011

Combien sont-ils, ceux qui ont suivi mes messages, et beaucoup parmi eux sont devenus des leaders du combat dans la diaspora et d’autres malheureusement de pique-assiettes de la Kabilie par effet du ventre, n’est ce pas moi ?

L’histoire du Congo va s’établir d’elle même et on ne trompe pas l’histoire, elle vous reviendra sur le visage !

Le combat, journalistique que nous avons mené d’une manière continue, oui avec acharnement, n’a jamais laissé de répit à cet assassin d’Ambassadeur. Terrassé par un empoisonnement de ce que ces envahisseurs savent faire. Puisqu’il avait promis à son chef, l’imposteur de Kingakati, qu’il aura la peau de cette diaspora particulièrement de ces deux journalistes (sic).

Comme ces gens-là n’ont pas la petite mémoire congolaise, Myra Ndjoku croyant sortit de ce tourment, il finira sa mission, récompensé par l’absorption de la Ciguë. L’Internet a une longue mémoire, et les gens sauront, qui sont-ils réellement ces journalistes…

13 janvier 2011, la première liste noire de l'ANR sortie des labos contre les congolais résistants en France: "Une cinquantaine de noms d’opposants au président Joseph Kabila apparaissaient. On y trouve des journalistes comme Roger Bongos et Freddy Mulongo, mais aussi des responsables politiques ou associatifs comme Candide Okeke, Mbo Odon, Rolain Mena, Ferdinand Lufete, Youyou Muntu-Mosi ou Gaspard-Hubert Lonsi Koko. De nombreuses personnalités inscrites sur cette liste redoutaient d’être inquiétées par les services de sécurité congolais lors de leur retour en RDC". Afrikarabia 10 juillet 2011

Oui, à l’ANR, il y a deux sortes de dossiers. Le premier ; un dossier généralement appelé « dossier de communication », où on met l’identité, état civil d’un quidam qui n’est pas dans le viseur de cette police politique gestapiste, mais une personne qui a une certaine influence, pas négative mais peut inciter la population vers une contestation. D’ailleurs, ils utilisent ces « dossiers de communication » pour faire appel à ces gens-là, afin de calmer la population lorsqu’il y a une forte tension dans des grandes agglomérations…

Le second est le dossier appelé dans leur jargon, « dossier technique » où tout est marqué, répertorié minutieusement, vos actions, communications, des écoutes organisées, la liste de vos parents, vos faiblisses etc.…Tout sur vous. Et surtout, des recommandations de ce qu’on peut probablement faire de vous et sur vous. Votre signalement, vos coordonnées sont partout dans les points d’entrées au pays. C’est mon cas !

Mon retour vers la RDC, n’est pas d’actualité même si Kabila venait à quitter la RDC, sa capacité de nuisance reste intacte. S’il n’est pas mort, même à la CPI avec tous ces rwandophones à la tête de nos institutions. Des ramifications qu’il a mises en place avec l’aide de nos concitoyens, ma vie serait toujours en danger. Il faut une période de nettoyage systématique de nos institutions et une pédagogie pour espérer me voir un jour en RDC…Mais j’ai bon espoir de fouler un jour ce pays qui m’a porté et je porte dans mes entrailles…

Je le répète, ceux qui vont s’hasarder à retourner au pays, tout en ayant Kabila en RDC comme Sénateur à vie selon la constitution (un statut particulier réservé à l’ancien chef de l’Etat, comme Vital Kamerhe le magnifique proposait pour frère) où ailleurs. Ce n’est pas le billet de retour vers leur terre natale qu’ils ont acheté, mais leur billet pour le cimetière de « Entre-Ciel et Terre » nécropole de la Nsele.

3. Réveil FM International: Vous êtes le premier journaliste de la diaspora à dénoncer l'Udps du vivant de papa Etienne Tshisekedi dans son rôle d'accompagnement du régime d'imposture et d'occupation. Malgré les quolibets, menaces vous êtes resté droit dans vos mocassins. Les rencontres Udps-Gouvernement à Ibiza, Venise, Monaco étaient donc vraies ?

Roger Bongos: Comme je l’ai dit clairement plus haut, le souci de bien faire les choses et d’informer sans complaisance aucune, nous expose à des vives critiques quelques fois tendancieuses et nauséabondes.

Je reprends une maxime que mon père utilisait souvent lorsqu’il était confronté à l’inconfort de l’être humaine, là où on voit son degré de la bestialité, il disait, je cite : « Toutes ces insultes, insinuations, des vindictes injustifiées, ces méchancetés caractérisées et motivées par une finalité vénale, ne partiront que, lorsque tu prendras ta douche, et ces saletés rejoindront le caniveau, là où elles trouveront leur place ».

Je me suis forgé en utilisant cette force philosophique pour en faire une armure. Une vraie armure qui me pousse aujourd’hui, d’affronter tout le monde. Même celui qui était considéré comme leur messie, Etienne Tshisekedi. L’histoire est encore là pour nous enseigner sur des tractations que son fils a initié pour ramener la dépouille de son père vers la terre de ses ancêtres. Que faut-il dire à tout cela ? Rien…Le dégout, pas du tout, la pitié peut être…

Lorsqu’on un père quitte cette que Dieu nous a légué provisoirement (terre), mon père disait, il doit absolument laisser une seule chose à ses enfants, pas plus, une seule pour éviter toute ambiguïté…

Pourquoi une seule chose, en rétorquant sur son observation ? Pour que les dignes héritiers ne tergiversent pas sur deux propositions ou alternatives, sinon, tout cela sera une approche philosophique et se perdront dans des conjectures…

Je disais, le défunt patriarche devrait laisser à ses enfants, une seule chose: l’éducation !

J’insisterai sur ma question, pourquoi seulement l’éducation ? D’un sourire tendre, me dira : « on peut tout perdre sauf son éducation… » Et l’éducation, sera la seule chose, que les gens vont se souvenir de moi, votre père. Votre éducation… L’éducation vous ouvre toutes les portes, et vous ramène vers l’excellence et le sommet.

Il me donnera un exemple pour illustrer tout cela.

Tout le monde se souvient de la première crise boursière en 1929 aux Etats-Unis, deux années après ma naissance. Ceux qui ont donné de l’importance à l’argent (support matériel), se sont tous suicidés en se jetant du haut de leur tour. Mais ceux qui avaient l’éducation disait: « ce n’est que des aléas de la vie et c’est surmontable… ».

La famille Tshisekedi pour n’est pas trop rentrer dans des détails sémantiques, ont plombé volontairement, ou inconsciemment par le goût du lucre, ou de par leur éducation, la destinée de toute une Nation. Ils ont livré le Congo aux charognards et aux plus offrants en récupérant des miettes.

Il me semble que le défunt Etienne Tshisekedi avait une histoire d’amour avec le Congo, et aujourd’hui le Congo se trouve cocufié par l’homme qu’il a porté durant 40 années d’amour. Livré à ceux qui étaient à Ibiza, Monaco, Bruxelles, à Paris à Venise etc…pour une poignée de $. C’est pathétique !

Lorsque j’ai dénoncé cette conspiration avec force, j’ai été livré aux loups ethno-clanico-tribalistes qui ont formé un cordon puant, une meute pour m’attaquer sans relâche, par l’ordre de leur chef ventripotent, inconstant sans culture politique. Cela aussi comme je sais le faire d’après les recommandations de mon défunt père, je prenais à chaque fois, une douche pour les affronter de plus belle.

Si aujourd’hui, tout s’articule, sur ces fichus et maudits dialogues et l’imposteur de kingakati avec ses Nintendo s’est ragaillardi du haut de son trône usurpé. Qui en est le responsable ?

Ne cherchez pas la tête de turc ailleurs, il s’est trouvé à Genval, et autour de celui qui n’a pas encore trouvé peut-être par la malédiction, une sépulture !

D’après ce que notre Héros national a dit avant qu’il ne soit coupé en morceau et trempé dans l’acide : « tous ceux qui ont participé à ma mort, ne seront jamais au grand jamais acceptés et accueillis par la terre (enterrés) où mon sang a coulé… »

Mobutu, à l’étranger, Moïse Tshombe à l’étranger et Etienne Tshisekedi à l’étranger. Est ce que, c’est une simple superstition ou une coïncidence ? Allez y comprendre quelque chose.

Etienne Tshisekedi avait-il participé à la mort de Lumumba ? L’histoire du crapaud est dans nos mémoires et les traces historiques sont là…

En tout le cas, l’histoire jugera ceux qui ont utilisé leur Aura pour assombrir l’espoir de tout un peuple… « Dormez comme des bébés », et on viendra vous réveiller ! Et on se réveille avec la gueule de bois…

Un proverbe ancestral, celui-là ne vient pas de mon père, dit : « Il faut regarder, là où tu as commencé à glisser, non là où es tombé » …Le glissement de Kabila=Famille Tshisekedi et ils doivent assumer leur bourde qui coûte cher à la population aujourd’hui traumatisée et fortement paupérisée.

Ne cherchez pas ailleurs les responsables, ils tous là, sauf un qui est provisoirement enterré dans l’indifférence totale, comme un vulgaire soldat en Belgique. Je n’ai jamais voulu avoir raison de ce que beaucoup ont comparé mes investigations à une campagne contre les intouchables de l’UDPS. Ou contre une tribu. Des allégations sans fondement, puisque mon épouse est issue de cette tribu…

J’aurai aimé avoir tort, mais j’ai très rarement tort. Dans mon attitude sans complaisance, sans froid aux yeux, j’étais le premier avoir eu mon courage en main pour dénoncer ces crimes contre le Congo perpétré par une clique assoiffée de pouvoir.

Un ami journaliste dont je tais le nom disait justement avec beaucoup de sagesse : « Ces gens-là, sont solidaires même dans le mal », et nous vivons ce drame tous les jours avec leur justification sur le glissement de l’imposteur Kabila. Ce qu’ils ont fait évitant la descente aux enfers de Joseph KABILA, le 19 décembre 2016 est un crime grave contre la Nation. Ils ont livré non par Chronopost ses béquilles, par lui même Félix Tshisekedi en main propre, lors des plusieurs rencontres secrètes avec l’imposteur.

On écrira l’histoire pour la postérité et cette même histoire sera transcrite dans des manuels scolaires afin de désigner, nommément ceux qui ont livré le Congo aux envahisseurs. Je disais plus haut, le Net a de la mémoire qui nous perverse au moins pour 200 ans selon les infos sur Google. Et le journaliste a aussi de la mémoire…, c’est pourquoi il n’est pas souvent aimé !

Corneille Nangaa "Monsieur 504"

4. Réveil FM International: Corneille Nangaa, le président de la CENI pousse le glissement jusqu'en décembre 2019. Cela donne 3 ans de transition que l'Udps-Gouvernement s'étaient accordées ? Le peuple congolais est-il le dindon de la farce ?

Roger Bongos: J’avais également annoncé cette information avant tout le monde, non seulement on prévoyait un glissement de 3 ans d’après les rencontres secrètes entre la Kabilie et la famille Tshisekedi. Ce que se disait en privé, je l’avais évoqué parce que j’avais des oreilles à l’intérieur de cette organisation mafieuse.

Corneille Nangaa, l'enfarineur de la CENI

Ils se disaient quoi ? « Nous avions gagné des élections en 2011, et qu’on pas pu avoir l’effectivité du pouvoir on fera tout pour qu’on récupère ce qui nous revient de droit. Le pouvoir, l’argent, surtout de constituer un trésor de guerre afin qu’on puisse aller aux élections sur même pied d’égalité avec ceux de la Kabilie qui ont amassé une fortune colossale. Si nous ne faisons cela, on pourra dire adieu au pouvoir. »

Toutes ces tractations effrayantes contre la patrie, je l’avais dénoncé clairement et comme d’habitude, avec leur principe de diaboliser les gens, ont encore essayé, mais la vérité est têtue, les faits sont là…

Dans l’annonce de la CENI qui porte l’ADN d’une collision incontestable, entre la Kabilie et la famille Tshisekedi qui forme le fameux « Rassemblement » qui est envoie d’éclatement, dit dans une grande stupéfaction pour les uns, une certaine incompréhension pour les autres.

Cette annonce du mercredi, le 11 octobre 2017, par laquelle commission électorale, s’est donné la liberté la publier sans crainte, avait déjà des assurances du côté de « Rassemblement », puisque Kabound, le Secrétaire Général de l’UDPS avait l’intention de dire la vérité sur ce fait précis, a été étouffé comme à l'accoutumée. On a suspendu leur révocation…Mais ce secrétaire général détient un explosif qui pourra pulvérisera l’UDPS et le président du Rassemblement.

Alors qu’une présidentielle devait initialement avoir lieu fin 2017. Les gestapistes, nous balancent à la sauvette, un calendrier qui part de la fin de cette année jusqu’en 2019…qui d’ailleurs satisfait Félix et sa Bande de mafieux sans scrupule.

Monsieur Kabund qui est sur le siège éjectable en sait beaucoup. Mais comme il n’est pas de la coterie tribale, il sera relégué à Kamina d’où il vient… J’avais aussi mentionné ce cas de Kabund et personne n’avait fait attention à mes propos, lorsqu’on avait viré Mavungu, le remplacer avec quelque qui était non Kasaïen. Moi je sais pourquoi et le comment de cette nomination, puisque tout est sur mon Site « Afrique-Rédaction ».

5. Réveil FM International: A quoi est dû la médiocrité de la classe politique congolaise ? Nos politicailleurs amoureux de la mangeoire ne prennent-ils pas en otage le destin de tout un peuple ? Pourquoi les politicards ventriotes sont-ils facilement corruptibles ?

Roger Bongos: Ceux qui constitue la classe politique aujourd’hui en RDC sont pratiquement tous issus de l’école destructive fondée par le « faux Marechal » Mobutu. Un vrai Marechal sait mener ses troupes et former une vraie élite pour armée. Tout le monde doit prendre conscience que les 32 années catastrophiques du mobutisme ont été pour la Nation congolaise, une plaie purulente, et aujourd’hui, nous subissons les affres de sa politique destructive.

Politicailleurs Mabumucrates !

32 années d’une vie équivalent à une génération et demie, cela se répercute sur nos vies actuelles. La plaie à la jambe mal soignée, nous empêche présentement d’aller de l’avant…Faudra t-il couper cette jambe gangrenée, porter une jambe de bois afin pour aller vite ?

Ceux qui s’amusent à dire que l’époque de Mobutu était mieux par rapport à que ce qu’on est en train de subir, est seulement, la conséquence de son immaturité politique, faisant la promotion des anti-valeurs.

Souvenez-vous lors d’un Meeting transmis en direct dans des ondes de la radio, à la télévision, il dira après avoir écouté les refrains d’un « dialeloliste » soûlant, notre « Lambert Mende » de l’époque, Ndjoku Eyobaba, cet immoral président dira à la population « Boyiba ndambu» …Un applaudissement assourdissant acquiesçait ses propos, et le concept avait été intégré dans nos conscience et subconscience. Je me souviens encore de cette phrase, qui résonne constamment dans mon esprit comme le clocher d’une église. C’était au stade du 20 mai, dans mon quartier, côté Matongé où j’ai fait mes premières armes à Masi-Manimba N°27.

Mabumucrates en bagarre pour des postes ministériels et strapontins

Il reviendra quelques jours sur son discours immoral, après avoir constaté que le vol et la corruption étaient devenus, un sport national causant une grande érosion dans la trésorerie nationale. Il dira « je vous ai dit de n’est pas tout prendre, de voler un peu… » Et le mal était fait ! Le Zaïre de l’époque sombrait dans les abimes de l’immoralité…

Mon père furax d’attendre ces inepties cassera, je me souviens sa radio de colère. Il me dira, « La messe est dite et le ver est dans la pomme. Le Zaïre va trainer cette tare comme un boulet durant des décennies et ne survivra pas. »

Parti politique le "Ventre", chers aux Mabumucrates-Ventriotes

Les conséquences sont là, et tous ces hommes politiques qu’on voit dans la mangeoire sans conscience patriotique, où sont de la mouvance mobutienne trainant avec eux l’héritage d’une époque sombre de triste mémoire. Où encore sont les enfants de cette période infâme de notre histoire, des sacrifiés, reproduisant fidèlement ce qu’ils ont reçu comme éducation et enseignement.

Lorsque Mobutu avec son JMPR et MPR organisaient la mort de l’enseignement universitaire avec des années blanches. La répression des étudiants, le socle d’une Nation piétinée, on se retrouve aujourd’hui avec une jeunesse qui n’a aucun acquis avec des diplômes qu’on ramasse à la pelle, monnayés avec des sommes sonnantes et trébuchantes où par l’opération qu’ils appellent, tristement «la connexion », PST (points sexuellement transmissibles). Tu couches, tu as ton diplôme, et tout le monde couche… ! Résultat de course, aucune expertise acquise avec un enseignement tiré vers le bas.

Mobutu Sese Seko, dictateur sanguinaire

Je disais plus haut avec cette expression ancestrale « Il ne faut pas regarder là où tu es tombé… ».

Je suis ulcéré d’entendre ci et là que l’époque de Mobutu n’était pas le paradis, mais au moins nous vivons la paix, et il protégeait la Nation. Une insertion ou une affirmation qui n’est pas du tout exacte, à la lumière de ce qu’il a laissé comme classe politique.

Une appréciation erronée ! Pour histoire, il accordera, ce qu’aucune Nation n’a fait dans le monde, la nationalité collective zaïroise en 1972 par un décret présidentiel, que tous les rwandais vivant au Zaïre. Grâce au pion qu’il faisait confiance, son directeur de cabinet, Bisengimana qui n’était d’autre que le vice-président de la république. Cet homme a été le grand stratège du Rwanda, pire que le Pol-pot Paul Kagamé.

Il donnera des bourses d’études pour des grandes écoles exclusivement aux rwandais devenus par magie de l’insouciance du président « fondateur », zaïrois. Il utilisera le quota international pour introduire tous ces êtres vils au sommet des plusieurs institutions au nom de la république du Zaïre.

Mobutu Sese Seko, dictateur sanguinaire

Quelques décennies plus tard, cette matière grise payée par les faveurs de la RDC, deviennent la pierre angulaire de ce qui se passe en RDC. Ils tirent les ficelles, faisant du lobbying au profit du Rwanda pour morceler la RDC. Et cela vous étonne !

L’infiltration du Rwanda a commencé à cette époque, où toujours ce « vice-président » de fait, obligeait tout le monde Ngbanda « l’homme de la rivière » y compris, d’avoir une deuxième épouse rwandaise pour espérer un jour grimper hiérarchiquement…

Ces amazones n’étaient que des véritables espions pour le compte du Rwanda. Les conséquences sont là ! Ne criez pas au secours…

Cette période tristement célèbre de l’histoire de la RDC, est bien expliquée dans un article où je mettais Honoré Ngbanda sur le banc des accusés. En s’interrogeant sur qu’il a pu faire durant cette époque où il a occupé des postes stratégiques, en tant que Ministre de la défense et également, un proche conseiller de Mobutu en matière de sécurité (la sûreté nationale). Où était-il, bon sang, pour n’est pas voir tout ça ?

Ngbanda devrait fermer son « clapet », et rester sous l’eau, comme il le dit justement…

Lorsqu’un arbre n’a pas de tuteur, il faut s’attendre à que cet arbre rampe. C’est la seule métaphore que je puis faire comparativement à ce qu’est devenu ce peuple sans conscience. Il rampe devant l’imposture !

Comme je disais justement en prenant référence sur la parole de mon père ; tout se mesure par le degré de son éducation…Ne disait-il pas ; « qu’on peut tout perdre, sauf son éducation… » ?

Cette déliquescence mentale et politique est entretenue par un système bien élaboré par ceux qui nous connaissent et savent comment nous appâter avec le paraître. Ils institutionnalisent des mécanismes étudiés dans leur laboratoire sur le « moi » congolais, sur son ego surdimensionné. Le tour est fait…

On clochardise la population et on vous attire avec des miettes et on vous fait croire qu’on va vous retirer vos privilèges, et vous vendez pères et mères, in fine votre nation pour une bouchée de pain…C’est le propre de congolais, avec des pratiques héritées de mobutisme.

Lire la suite

dimanche 22 octobre 2017

Yoweri Museveni Kaguta sur les pas d'Idi Amin Dada "dictature, tyrannie et népotisme en Ouganda" !

Yoweri Museveni Kaguta despote Ougandais

Julien Ciakudia, le Patriarche de la résistance congolaise, qui travaille depuis des années sur les trois pays: Ouganda, Rwanda et RDC, a une formule atavique à hérisser les cheveux d'un chauve: "Dans les pays de Grands -Lacs nous avons affaire avec un grand monstre dont la tête est Yoweri Museveni en Ouganda, ses bras sont au Rwanda avec Paul Kagamé et ses pieds sont en République démocratique du Congo avec Hippolyte Kanambe Alias Joseph Kabila. Les trois Ka-Yoweri Museveni "Kaguta" en Ouganda, Paul Kagame au Rwanda et Hippolyte Kanambe alias Joseph "Kabila" en République démocratique du Congo, sont des psychopathes sanguinaires qui foutent le bordel dans les trois pays des Grands-Lacs ".

Les trois "Ka":Yoweri Museveni "Kaguta"-Ouganda, Paul "Kagamé"-Rwanda, Hippolyte Kanambe Alias Joseph "Kabila"-RDC

Yoweri Museveni "Kaguta", Paul "Kagamé" et des vaches

Yoweri Museveni "Kaguta", Hippolyte Kanambe Alias Joseph "Kabila" et des vaches

L'Ougandais Yoweri Museveni a encouragé Paul Kagamé et le FPR à prendre le pouvoir au Rwanda, faisant du génocide des tutsi, un fonds de commerce et un étendard pour instaurer la dictature au Rwanda. Paul Kagamé a crée et appuyé le RCD-Goma, un mouvement rebelle sanguinaire pour l'invasion du Zaïre, actuelle République démocratique du Congo. Paul Kagamé a orchestré l'assassinat de M'zée Laurent Désiré Kabila en République démocratique du Congo. Depuis qu'Hippolyte Kanambe Alias Joseph Kabila a été catapulté par la mafia internationale sur le trône du Congo afin de mieux piller ressources et richesses de la RDC, Paul Kagamé et Youweri Museveni Kaguta sont des pilleurs-receleurs. Le trio "Ka" est Machiavélique et impose la tyrannie comme mode de fonctionnement politique dans trois pays. Ils tuent, assassinent, massacrent, emprisonnent, appauvrissent tout celui ou celle qui essaye de dénoncer leur dictature.

Les trois "Ka": Paul "Kagamé"-Rwanda, Yoweri Museveni "Kaguta"-Ouganda, Hippolyte Kanambe Alias Joseph "Kabila"-RDC

L’Ouganda sert de base au Front patriotique rwandais de Paul Kagamé, qui prend le pouvoir à Kigali en 1994. Ensemble, les anciens compagnons d’armes lancent en 1996 une opération militaire conjointe au Zaïre, exterminant les réfugiés et anciens génocidaires hutus, renversant Mobutu et pillant sans merci les riches sous-sols congolais. Les Congolais ont-ils oubliés que c'est Yoweri Museveni qui avait armé jusqu'aux dents la rébellion du MLC de Jean-Pierre Bemba ? Pour ce qui est de Jean-Pierre Bemba, signalons qu'il avait des troupes ougandaises et la logistique militaire ougandaise pour sa fameuse rébellion dans l'Equateur. Rusé, Yoweri Museveni Kaguta lui avait collé comme coach pilleur et conseiller militaire, son Général Ougandais Kazini, qui fut mystérieusement assassiné à son retour à Kampala, Kaguta s'est emparé pour du butin du Congo voisin. Depuis que Igwe est en prison à la CPI, Museveni n'a jamais toussé ! Quel Congolais a oublié la guerre des six jours à Kisangani du lundi 5 au 10 juin 2000 ? Les affrontements meurtriers entre les armées ougandaises et rwandaises causèrent environ 1 000 morts et au moins 3 000 blessés dont la majorité dans la population civile et compta 6 600 obus tirés ! Les Soudards Ougandais et Rwandais n'ont jamais eu l'autorisation de leur parlement pour se battre hors de leurs frontières. Le contrôle des ressources minières de la RDC est à la base de toutes les agressions.

Julien Ciakudia, Patriarche de la résistance congolaise et son ami Kizza Besigye, l'opposant historique Ougandais

Yoweri Museveni, 72 ans, dirige l'Ouganda d'une main de fer depuis trente un ans et a obtenu frauduleusement un nouveau mandat. le vieux bouvier de 73 ans, au pouvoir depuis 1986, ne compte pas rendre la liberté à son troupeau. « Comment pourrais-je quitter une bananeraie que j’ai plantée et qui commence à donner des fruits ? », a-t-il déclaré au début de l’ année, avec ses éternels airs d’ acteur de théâtre . Son slogan de campagne en dit long : « Mon Pays , mon Président ». Comme si les deux ne faisaient qu’un. La moustache s’est affinée. La casquette a été troquée contre le chapeau beige à cordelette, style gentleman farmer. Le jeune loup en treillis, au corps musclé, est devenu un vieux lion un peu empâté, jouant au papy malicieux et cabotin, jamais à court d’anecdotes ou de références à ses nombreuses vaches. Mais, contrairement aux apparences, le pouvoir a durci Museveni. Depuis dix ans, les manifestations sont réprimées par une police qui n’hésite pas à enlever et à torturer les opposants trop actifs.

Yoweri Museveni Kaguta a fait arrêter son cortège pour téléphoner

Kizza Besigye, son ancien médecin du « bush », est devenu, au fil des années, son principal opposant. « Beaucoup de gens disent qu’il y a deux Museveni, celui du bush et celui au pouvoir, et que s’ils se rencontraient, ils ne se reconnaîtraient pas, sans doute même qu’ils se combattraient, confie ce candidat de l’opposition. Mais il n’y a qu’un Museveni. Le pouvoir a révélé sa vraie nature : un homme vaniteux, souhaitant tout contrôler, motivé uniquement par son propre intérêt. » Oubliés, les idéaux du maquis. « Force est de constater que Museveni est devenu tout ce qu’il a combattu quand il était jeune. Il est l’image du tyran africain que lui-même dénonçait. »

Kizza Besigye, l'opposant principal à Yoweri Museveni Kaguta

Le leader de l'opposition ougandaise, Kizza Besigye, a fixé cinq conditions à tout dialogue national sur l'avenir politique de l'Ouganda, parmi lesquelles un médiateur étranger respecté ayant la capacité d'imposer la mise en œuvre des conditions convenues. Répondant à une question lors d'une conférence de presse à Kampala pour savoir s'il accepterait des pourparlers, le quadruple challenger du président Museveni a déclaré qu'il serait ouvert à l'idée si les discussions étaient «correctement structurées» et garantissaient la mise en œuvre du résultat. "Il doit y avoir [un] processus correctement structuré et c'est pourquoi nous avons parlé de s'entendre sur un facilitateur mutuel qui entame le processus", at-il dit, laissant entendre que différents acteurs ont tenté de négocier des pourparlers. Le Forum des Aînés et les chefs religieux, et avant eux les journalistes Conrad Nkutu et Andrew Mwenda, ont, depuis le scrutin contesté de 2011, tenté séparément de faire parler le Dr Besigye et le président Museveni. Tous ont jusqu'à présent échoué. D'autres dirigeants politiques ont déjà suggéré la tenue d'une conférence nationale, réunissant des dirigeants politiques, religieux, civiques et traditionnels aux côtés de professionnels, pour discuter de questions de gouvernance manifestement polarisées, y compris la succession du président Museveni.

Leeds en Grande Bretagne, 7 octobre, Byamugyisha Moses, candidat à la présidence du Forum for Democratic Change-FDC et Julien Ciakudia, Patriarche de la résistance congolaise

Honorable Nandala Mafobi, Secrétaire Général du Forum for Democratic Change-FDC, parti cher à Kizza Besigye. Il est initiateur de la notion de défiance contre l'âge limite Du dictateur Museveni, laquelle motion a provoqué la colère de Museveni au Parlement ougandais...Des chaises et des micros qui volent, des cris..., une séance du Parlement ougandais a viré à la bagarre générale, mercredi 27 septembre dernier. Les députés y débattaient d’un point particulièrement sensible de la Constitution du pays : l’âge du président.

Actuellement seuls peuvent se présenter des candidats âgés de moins de 75 ans. Le président actuel, Yoweri Museveni, veut briguer un sixième mandat en 2021, mais il a déjà 73 ans. Il aura donc passé la limite lors du prochain scrutin. Le projet de loi émeut l’opposition, minoritaire, et la séance a dégénéré.

La diaspora ougandaise est l'une des mieux organisés de la Grande Bretagne. A Leeds, le 7 octobre dernier, la diaspora ougandaise a organisé une conférence contre la dictature de Museveni. Invité comme orateur, le Patriarche Julien Ciakudia n'est pas allé sur le dos de la cuillère pour démontrer la dictature tyrannique de Yoweri Museveni. Que les parlementaires Ougandais se battent pour tripatouiller la Constitution pour un vieillot suranné est incompréhensible pour tous ceux qui croient en la démocratie.

Julien Ciakuda est un Panafricaniste et Lobbyiste international spécialiste des questions d’actualité de l’Afrique et du Congo. A Leeds, celui que l'on surnomme le "De Gaulle de la Résistance Congolaise", en grand stratège politico-diplomatique a conseillé la diaspora ougandaise à proposer une motion au parlement britannique pour condamner la bagarre au parlement ougandais. Cette motion est en préparation et les députés britanniques l'attendent sans ambages.

Lire la suite

samedi 21 octobre 2017

So Mafuta:"Les églisettes abrutissent le peuple congolais qui devient amorphe" !

So Mafuta en Belgique

En République démocratique du Congo, les églisette de réveil abrutissent et rendent le peuple congolais amorphe incapable de prendre son destin en main. Un Congolais sur quatre vit au-dessous du seuil de pauvreté, jusqu’à 30 % des jeunes des grandes villes sont au chômage et les pandémies sévissent. Malgré les hérésies, les fidèles pensent qu’à travers ces discours incantatoires tenus par des assoiffés d’argent, ils peuvent trouver la guérison. Les églisettes de Réveil remportent un succès d’autant plus grand que les Églises traditionnelles, catholique romaine et protestantes, ont déçu de nombreux Congolais. Alors, les pasteurs pentecôtistes leur font miroiter miracles, guérisons et succès, séduisant des foules souvent crédules. Aux prédications succèdent les séances de guérisons. Les «pasteurs» autoproclamés se posent en animateur de la communauté, prédicateur, exorciste, et thérapeute. Or c'est là que le bât blesse. Cet emballement de l’autorité charismatique conduit à d'autres dérapages. On entend parler dans ces réunions de miracles étranges qui provoquent l'étonnement, excitent la curiosité et l'emballement des gens crédules en recherche de sensationnalisme et d'émotions à fleur de peau...La pentêcotisation de nos églisettes devient un fléau. Chaque Congolais doit se lever contre les dérives et hérésies qui enveloppent notre environnement et imprégnent nos vies. Solange Mafuta est Présidente du conseil d’administration de Vie Meilleure en Afrique asbl. Elle est activiste des droits des femmes et de leur implication dans le progrès du développement citoyen. Elle se défini comme une Nationaliste radicale, afro centrée, elle prend position contre les églisettes abrutissantes. Le Réveil précède le sommeil or le peuple congolais de se réveiller s'enfonce davantage et continue de creuser le fond du puits au lieu de remonter.

1. Réveil FM International: Dans votre vidéo publiée dans les réseaux sociaux, vous avez mis en exergue entre l'incapacité des églises au Congo à transformer la société congolaise. Les églises ont-elles échoué ?

So Mafuta: En parlant de la mission de l’église de rendre l’homme meilleur, l’église, surtout les églises de réveil, ont lamentablement échoué. Je trouve ça anormal que les congolais voient leur pays tomber en ruine et ne prennent aucune initiative directe et urgente comme le ferait tout peuple normal, genre ; cotiser pour apporter l’électricité et l’eau potable dans les quartiers comme le font les autres africains. Mais donnent les dimes sans demander où cela va alors que les asbl que sont les églises, doivent rendre des comptes. -Les rwandais ont relevé le Rwanda âpres les génocides par des cotisations, et les pasteurs les premiers ont reversé les dîmes au gouvernement pour le pays (ça peut être le gouvernent ou des ong) Ou bien ils ont réussi en continuant une mission qui a commencé a l’arrivée des missionnaires de nous aliéner, de nous monter les uns contre les autres, de nous dépouiller et de nous éloigner de nos cultures, coutumes et traditions. Nous voila devant la mondialisation, sans tête (culture) et sans pieds (coutumes et traditions), à cause du Christianisme.

2. Réveil FM International: Les églises sont-elles devenues des ligablo familiales dont la mission n'est plus de prêcher la bonne parole mais un lieu d'enrichissement pour des pasteurs qui sont les seuls à être bénis ?

So Mafuta: Certaines personnes ne reculent devant rien pour s’enrichir, jusqu'à profiter de la misère des enfants de Dieu. A l’issu de ma vidéo, Jai reçu des messages de personnes qui se sont fait dépouiller ; vente de biens comme les maisons, voitures, bijoux pour les besoins du pasteur… Combien d’amis pasteurs m’ont déjà dit: "So tu parles bien, fais une église au lieu d’être activisme". C’est dire à quel point certaines personnes manquent de scrupule !

Le pasteur monte sur ses fidèles comme sur des chevaux

3. Karl Marx parlait de la religion comme l'opium du peuple. A Kinshasa, l'église a tout pouvoir sur l' individu, la famille, le travail...Le congolais est-il devenu amorphe à cause de l'église ?

So Mafuta: Tout le monde a besoin qu’on lui dise ce qu’il a envie d’entendre, les pasteurs ont compris cela. Malgré que la crise soit mondiale, lui trouve les causes de la tienne, parce que tu un élu de Dieu, tu as un destin extraordinaire, tu as un siège d’honneur, un trône érigé pour toi mais c’est dans le noir, donc il faut prier et faire des « services spéciaux » pour toi, alors tu commences a te distraire et ca peut durer des années parce que tes liens sont solides et viennent de ta famille maternelle ou paternelle. Qui peut avancer en apprenant qu’il est entouré de sorciers, ça affaiblit tout être humain et, les guerres et la mauvaise gouvernance on t été du pain béni pour les pasteurs qui ont saisi l’occasion pour représenter la « sécurité » dans un monde qui s’écroule !!!!

Fidèle un esclave ?

4. Réveil FM International: Le Congolais est devenu amorphe a-t-il été anesthésié ?

So Mafuta: C’est normal, quand on vous dit que vous êtes né pour être roi ou reine et que votre projet est bloqué par la famille, les amis, les compagnons…vous perdez la confiance en vous et envers les autres, vous vous isolez et vous vous affaiblissez. Pendant cela, l’ennemi vous pille… Ce qu’ils répètent tous ; ne parle pas de tes projets, cache tes projets, hors quand on veut se faire vendre, il faut parler de soi.

Le pasteur se couche sur ses fidèles en état second !

5. Réveil FM International: Quoi faire pour mettre fin aux enfants sorciers et ceux de la rue ? So Mafuta: Un état plus responsable, qui pourrait fermer toute église qui sépare une famille, en se basant sur la plainte des enfants et autres témoins. Mais comme l’église aide l’état dans sa mission…..

6. Réveil FM International: Interdire les églises seraient considérées comme une atteinte à la liberté d'association alors quoi faire ?

So Mafuta: Ils peuvent se fédérer, avoir une hiérarchie, certains doivent veiller a la sécurité des pratiquants comme le font les autres religions. Faire des campagnes ; dès que vous sentez qu’on abuse de vous, parlez en a une personne hors de l’église et faire savoir a tous que Jésus n’a pas mis ses pieds dans une église mais a fait du bien autour de lui, si tu n’es pas a l’aise dans une église, sauve toi, si les enseignements ne correspondent pas a tes attentes pars en courant, ne gaspille pas ton temps, car le temps est bien plus que l’argent, c’est la vie ! Je peux te garantir que ça ne prendra pas une année….on aura les clés de plus de la moitié des églises sous les paillassons. Et les prophètes, ces voyants reconvertis, sont en train d’envahir les maisons.

Lire la suite

vendredi 20 octobre 2017

Matignon: 3è Séminaire Intergouvernemental Franco-Sénégalais !

Matignon. Le PM Edouard Philippe, son homologue Sénégalais Mahammed Boun Abdallah Dionne et des ministres Français et Sénégalais sur la photo de famille

Jeudi 19 octobre, il est 12h à Paris, lorsque la porte cochère d’ordre ionique s'ouvre sur la cour d’honneur en hémicycle de l'hôtel Matignon et la Renault Talisman noire avec fanion du Sénégal entre et se gare au pied du perron. Le Premier ministre Edouard Philippe accueille chaleureusement son homologue Sénégalais Mahammed Boun Abdallah Dionne qui est accompagné de quatorze ministres pour le 3ème séminaire intergouvernemental Franco-Sénégalais. Situé au numéro 57 de la rue de Varenne, dans le 7e arrondissement de Paris, l’hôtel Matignon est la résidence officielle du Premier ministre français, dans le faubourg Saint-Germain. Il est une forteresse imprenable, sous haute sécurité gardé par des policiers, gendarmes et gardes républicaines. Pour le 3è Séminaire Intergouvernemental Franco-Sénégalais, les 14 ministres Sénégalais étaient dans l'un des lieux les mieux gardés de la République française.

Le Sénégal est l’un des plus proches partenaires de la France en Afrique aux plans humains, politique et économique. Il est notamment le premier partenaire des collectivités et des régions en nombre de projets de coopération et il accueille la plus importante communauté française d’Afrique subsaharienne.

Matignon, les ministres Sénégalais participants au 3è Séminaire Intergouvernemental Franco-Sénégalais

Matignon, les ministres Sénégalais participants au 3è Séminaire Intergouvernemental Franco-Sénégalais

Matignon, les ministres Sénégalais participants au 3è Séminaire Intergouvernemental Franco-Sénégalais

Matignon, les ministres Sénégalais participants au 3è Séminaire Intergouvernemental Franco-Sénégalais

Matignon, les ministres Sénégalais participants au 3è Séminaire Intergouvernemental Franco-Sénégalais

Matignon, les ministres Sénégalais participants au 3è Séminaire Intergouvernemental Franco-Sénégalais

Le séminaire a permis d’endosser quatre feuilles de route qui serviront de guides pour les relations bilatérales dans les années à venir : la mobilité l’accélération de l’émergence du Sénégal, la mise en place de nouvelles initiatives en matière de santé, d’éducation et d’enseignement supérieur le traitement en commun des questions régionales de sécurité. Le séminaire s’inscrit pleinement dans le cadre des nouvelles relations que le Président de la République française entend nouer avec l’Afrique.

1. Mobilité et migrations

Nos échanges au plan humain, socle de la relation entre la France et le Sénégal, participent au développement et à la croissance de nos deux pays.

La France et le Sénégal s’engagent à promouvoir la mobilité légale dans les deux sens. La France améliorera les conditions de délivrance des visas aux ressortissants sénégalais, notamment en augmentant la part de visas de circulation délivrés au Sénégal et en réduisant le délai de délivrance des visas.

Nos deux pays ont affirmé leur volonté de lutter ensemble contre l’immigration irrégulière et de remédier aux causes profondes de cette dernière. Ils intensifieront le dialogue régulier et constructif initié dans le cadre de l’accord conjoint de gestion des flux migratoires conclu en 2008. La France renforcera sa coopération avec le Sénégal contre les filières d’immigration irrégulière et appuiera les efforts du gouvernement sénégalais en vue de sensibiliser davantage les populations aux risques encourus et éviter ainsi des drames humains dans le Sahara ou en Méditerranée.

La France et le Sénégal encouragent les initiatives de la diaspora sénégalaise en France en faveur du développement du Sénégal. Ils vont accroître leur soutien à ces initiatives entrepreneuriales, de création de richesses, d’opportunités économiques et d’innovation. Les échanges de jeunes seront développés dans les deux sens.

Les deux pays accentueront leurs efforts pour favoriser la mobilité étudiante. Une fois leur cursus accompli et pour renforcer la mobilité entre nos deux pays, la France s’engage à fournir à ces étudiants sénégalais un visa de circulation de longue durée.

La France et le Sénégal soulignent le rôle majeur de la diaspora dans le dynamisme de la coopération décentralisée, très étroite entre nos deux pays, avec plus d’une centaine de partenariats actifs au Sénégal.

2. Éducation et Santé

La promotion de l’accès à l’éducation, clé de voûte du développement durable, est une priorité pour nos deux pays. La France et le Sénégal ont décidé de co-parrainer la conférence de reconstitution des ressources du Partenariat mondial pour l’éducation prévue en février 2018 à Dakar, dont l’objectif est de mobiliser jusqu’à 3,1 milliards de dollars de financement pour la période 2018-2021.

En matière éducative, la priorité sera accordée à la formation des enseignants et des cadres du système éducatif, de même qu’à la promotion de la culture scientifique et du numérique dans les enseignements. Les écoles franco-sénégalaises seront appelées à devenir des écoles d’application.

Afin de répondre au défi de l’insertion professionnelle des jeunes, des programmes de coopération seront mis en place dans le domaine de l’enseignement technique et professionnel, articulés autour des besoins économiques du Sénégal.

Les deux gouvernements ont décidé de mette en place une commission mixte de pilotage stratégique sur l’enseignement supérieur, la recherche et la formation qui s’attachera, en particulier, à favoriser les formations délocalisées au Sénégal d’universités et de grandes écoles françaises et à augmenter le nombre d’étudiants français au Sénégal.

La création d’un grand campus franco-sénégalais dans la ville nouvelle de Diamniado sera étudiée.

La coopération entre les deux pays favorisera la structuration au Sénégal d’un enseignement supérieur, en lien avec les besoins du secteur économique.

La France continuera d’accompagner le système d’enseignement sénégalais pour le développement des filières agricoles et rurales en matière d’ingénierie de la formation et poursuivra son appui dans le cadre du réseau « formation agricole et rurale », animé par Montpellier SupAgro.

En matière de santé, l’accès à des soins de qualité et à des coûts accessibles, dans le cadre d’une diversification de l’offre de soins, est au cœur du soutien qu’apporte la France au Sénégal. Dans le cadre de la lutte contre les maladies infectieuses épidémiques et des efforts pour promouvoir la sécurité sanitaire, des actions coordonnées de transfert de compétences et de renforcement des capacités techniques sont mises en œuvre. De nouvelles pistes de coopération sont esquissées pour le renforcement du système de santé, l’appui à la Couverture Maladie universelle et le soutien à la formation des professionnels de santé, en partenariat avec l’école des hautes études de santé publique de Rennes.

3. Accompagner l’émergence du Sénégal

Le gouvernement sénégalais a salué le rôle des entreprises françaises dans l’économie locale et la contribution du groupe AFD au financement du Plan Sénégal émergent, contribuant déjà à hauteur de 800 millions d’euros à 45 projets. La France continuera à soutenir le développement des projets structurants et de développement durable ainsi que l’investissement dans les secteurs prioritaires du PSE.

La France intensifiera son action d’appui au secteur privé, acteur clé du développement et de l’insertion socioprofessionnelle de la jeunesse sénégalaise dans le marché du travail. Elle financera de façon accrue l’accès au crédit des PME, favorisera l’inclusion financière en accompagnant des initiatives innovantes dans les domaines de la microfinance, des start-ups, des entreprises socialement responsables et de l’entreprenariat féminin.

Les deux parties sont convenues de renforcer leur coopération sur cinq thématiques prioritaires :

◗ l’appui à l’innovation et aux start-ups,

◗ le développement urbain intégré,

◗ le développement de filières agroalimentaires structurées et de la grande distribution,

◗ l’industrie touristique et le tourisme durable,

◗ l’énergie.

Dans le cadre de son soutien à l’innovation, la France entend, particulièrement, contribuer à l’ambition du Sénégal de devenir un pôle d’enseignement supérieur et de recherche de référence en Afrique. Dans ce cadre, nos deux pays ont procédé à la signature d’un prêt garanti par BPIFrance permettant l’acquisition par le Sénégal d’un supercalculateur produit par Atos, qui sera installé dans la ville nouvelle de Diamniadio, appelée à devenir un pôle régional numérique.

Lire la suite

mardi 17 octobre 2017

CENI Election 15 décembre 2019: Policailleurs enrôlés collabos ou traîtres à la Nation ?

Corneille Nangaa "Monsieur Peugeot 504"

Par ironie, les Congolais ont affublé à Corneille Nangaa le qualificatif de"Monsieur Peugeot 504", pour la simple raison, malgré les nouvelles marques de Peugeot, c'est une vielle Peugeot 504 peint avec le logo de la CENI qu'il sillonne les artères de Kinshasa. Reine de la piste grâce à sa robustesse légendaire, la Peugeot 504 a été commercialisée en Europe entre 1968 et 1996. Sa production a cependant longtemps continué en Amérique du Sud et en Afrique où elle fut produite jusqu'en 2005.

En 2017, Corneille Nangaa qui veut imposer les machines électroniques pour mieux frauder à la CENI, alors même que la loi électorale est claire dans son article 237. Le mode de vote électronique ne peut être appliqué pour les élections en cours. Mais Corneille Nangaa roule dans une vielle Peugeot 504 ! On aurait pu se limiter à ça, or c'est 504 jours que Corneille Nangaa a choisi pour repousser les élections qui devraient se tenir fin décembre 2017 au 15 décembre 2019 !

Le frauduleux calendrier de Corneille Nangaa circule déjà sur le Net

Corneille Nangaa doit dégager de la CENI ! La RDC est-elle un pays maudit à cause de ses ressources et de la médiocrité de sa classe politique ? Même la société civile corrompue d'en haut fait de la politique. Corneille Nangaa, celui que Mgr. Marini Bodho, président de l'Eglise du Christ au Congo a sorti de sa mitre, pour l'imposer à la CENI, en remplacement de son oncle, Malu Malu, abbé tricheur, président de la CEI de l'élection Louis Michel 2006, qui était revenu à la CENI après Daniel Ngoy Mulunda, pasteur fraudeur, après le hold-up électoral de novembre 2011, est un illustre inconnu. Corneille Nangaa n'est qu'un mutant exécutant, ils sont deux avec Norbert Bashengezi Katintima, son vice-président qui roulent pour Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale.

Le vrai problème, ce n'est pas le fourbe Corneille Nangaa seul: Comment et pourquoi les politicards et politicailleurs, sans publication du calendrier électoral par la CENI, sont allés s'enrôler en grande pompe ? Comment des leaders politiques qui savaient que la CENI n'allaient pas organiser les élections à heure, date, mois et année prévus, ont mobilisé des militants pour les enrôlements ? Avons-nous vraiment une classe politique responsable ? Comment pousser la médiocrité jusqu'à ce point ? Notre peuple est devenu des moutons de Panurge qui suivent des inconscients de la République, des accompagnateurs du régime d'imposture, des complices de la dictature et du glissement d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ?

Lire la suite

samedi 14 octobre 2017

10 Questions à Jean-Pierre Mbelu Babanya, abbé, philosophe et analyste politique !

Jean-Pierre Mbelu Babanya

Le brillantissime Jean-Pierre Mbelu Babanya Kabudi avec sa bravitude habituelle, l'auteur de: "A quand le Congo ?" a répondu à nos 10 Questions. Dévorateur de livres, il est le premier a avoir mis à la disposition de la diaspora congolaise, la recension dès sa sortie du livre "Noir Canada: Pillage, corruption et criminalité en Afrique est un livre écrit par Alain Deneault avec Delphine Abadie et William Sacher aux éditions Écosociété en 2008". Sans fausse modestie, il est l'un des meilleurs d'entre nous. Avec ses connaissances livresques, Jean-Pierre Mbelu est un prêtre diocésain (abbé), un philosophe de formation et un analyste politique qui fait la fierté de l'intelligentsia congolaise. Résidant en Belgique, Jean-Pierre Mbelu est conscient que le Congo-Kinshasa d’aujourd’hui est au service de l’impérialisme et du néocolonialisme. Le Congo-Kinshasa est dans une situation dramatique. Il est un pays sous occupation ayant une classe politique indigne dans son immense majorité, et des fils et des filles ayant ont vendu leur âme pour pouvoir toucher de l'argent, négocier et blanchir leurs parrains. Sur sa page Facebook Les Amis de Jean Pierre Mbelu, on peut lire cette citation de Charles Bukowski, écrivain et poète américain, qui a produit un type de littérature provocatrice et sordide empli d'émotion et de sentiments : "Le problème avec ce monde est que les personnes intelligentes sont pleines de doutes tandis que les personnes stupides sont pleines de confiance". Jean-Pierre Mbelu Babanya Kabudi est un passionné du Congo ; il est l'un des compatriotes le plus sollicité de nos médias patriotiques. Dans nos foras, des laudateurs loufoques payés par le régime d'imposture brouillent le vrai débat sur la RDC. Cachés derrière des claviers, des fantomas qui se sont octroyés de noms congolais débitent des inepties et niaiseries pour brouiller des pistes de réflexions. Heureusement, il existe encore des congolais dont l'amour de la patrie n'est pas négociable. Éclairer leurs compatriotes est pour eux une mission sacrée

1. Réveil FM International: Les trafiquants politiques ne visent que les intérêts Ventriotes, ils ne cherchent qu'à aller à la mangeoire du régime. Les politicailleurs de l'opposition ne sont-ils pas autant responsable que les politicards de la Majorité Présidentielle ?

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Votre question utilise des mots suggérant une bonne petite réponse. ''Les trafiquants politiques'', ''les ventriotes''et ''la mangeoire du régime'' indiquent qu'au Congo-Kinshasa ''la politique est morte'' Je parle de la politique comme art de participer à l'édification de la cité par la parole et les actions individuelles et collectives réfléchies. Elle est remplacée par ''l'affairisme''. L'argent et la kleptocratie l'ont phagocytée.

Politicailleurs, ventriotes et mangéristes au service d'Alias Joseph Kabila

A quelques exceptions près, tous politicards sont des agents du statu quo. Ils sont responsable du statu quo. J'en parle dans notre livre d'entretien avec mon ami Patrick Ifonge. Il est intitulé ''A quand le Congo ? Réflexions & propositions pour une renaissance panafricaine'' (CongoLobilelo, 2016). J'y reviendrai dans mon prochain livre (Ingeta. Dictionnaire pour une insurrection des consciences). Il y a une urgence au Congo-Kinshasa : recréer la classe politique et réinventer la politique.

Le "Ventre" de Kambinga, plateforme ventriote par excellence pour soutenir la dictature

2. Réveil FM International: Peut-on vraiment parler de la "Dynastie Kabila" en RDC, quand on sait qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale n'est pas le fils de Laurent-Désiré Kabila. Un taximan catapulté sur le trône du Congo et devient milliardaire après 16 ans de vols et pillages...

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Votre question contient sa réponse. Il n'y a pas de ''Dynastie Kabila''. Le ''Cheval de Troie'' de Paul Kagame est un mercenaire manipulable par les forces exogènes. Il n'est pas sur ''un trône au Congo''. Il s'est enfermé dans une maison à Kingakati. Il a peur des Congolais(es). Il ne trône sur rien. Son ''pouvoir-os'' est sans consistance tout comme son ''petit trafic''.

Arrivée au Congo, sans un clou ! 16 ans après, les Kanambe Kazembere Twale sont des milliardaires

3. Réveil FM International: Pourquoi Alias Joseph Kabila n'arrive pas à faire une déclaration que "J'ai fait mes deux mandats présidentiels. Je ne me représente pas aux prochaines élections et je veux une publication de calendrier électoral maintenant " Au fait Alias Joseph Kabila n'est-il son propre prisonnier, le prisonnier de son entourage et ses mafieux lobbyistes ?

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Alias Joseph Kabila n'avait pas de mandat électif. Les mascarades électorales de 2006 et de 2011 ont été des pièges-à-cons. Elles ont confirmé mensongèrement un choix fait au préalable à Sun City. Des témoins congolais encore en vie savent qu'il a été imposé à Thabo Mbeki d'imposer alias Joseph Kabila aux Congolais(es). Plusieurs compatriotes ont écrit là-dessus avant qu'un député français ne vienne enfoncer le clou au Parlement européen. Voici la vidéo :

Dans ce contexte, parler de deux mandats de Kabila est un abus de langage. Plusieurs d'entre nous ont acquis l'habitude de ne pas rompre avec le discours officiel même quand les preuves matérielles existent. Parler de deux mandats, c'est se mentir. Alias Joseph Kabila a un seul mandat, celui du mercenariat.Il va l'exercer jusqu'au moment où ses ''maîtres'' n'auront plus besoin de lui ou quand les Congolais(es), devenu(e)s une masse critique décideront de le chasser de leur pays.

4. Réveil FM International: Le drame du Kasaï est symptomatique. Après l'assassinat du chef Kamwina Nsapu et tous les crimes y compris l'assassinat de deux experts de l'ONU. Alias Joseph Kabila à Kananga a demandé aux Kasaïens de se réconcilier entre eux, n'est-ce pas cynique ? Le comble est qu'avec la guerre oubliée du Kasaï, les Kasaïens d'en haut ne pipent mot ! A la tribune de l'ONU, Joka n'a pas hésité de qualifier Kamwina Nsapu et ses partisans de "Terroristes", faut-il le croire ?

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Alias Joseph Kabila n'a que faire avec le sens des mots. En allant à Kananga, il a fait ce que les criminels font habituellement : rentrer sue le lieu de leur crime Il voulait savoir si les kanangais vont le reconnaître comme étant le responsable de ''la milice des Bana Mura''. Il n'a rien compris à ''la dérision'' des kanangais. Les filles et les fils de mon peuple peuvent se moquer de toi en te saluant : ''Chef muoyo awu'' ! Ils tournent le dos et rigolent aux éclats. Il n'y a pas de ''guerre oubliée du kasaï''. Elle est documentée et archivé. Les filles et les fils de mon peuple ont un adage qui dit ceci : ''Diwudiadia tshiula, ke didi umena mpusu''. (Ce n'est pas le jour où tu manges le crapaud que tu n'attrapes pas la gale!) Où voyez-vous ''les kasaïens d'en haut'' ?

Le chef Kamwina Nsapu assassiné à Dibaya au Kasaï par le régime d'imposture

Les politicards du statu quo sont descendus aux enfers. La diaspora congolaise et kasaïenne, elle, n'a pas baissé les bras. Elle est au front et risque de surprendre un jour. A la tribune de l'ONU, Joka n'a pas hésité de qualifier Kamwina Nsapu et ses partisans de "Terroristes", faut-il le croire ?

En tant que membre du FPR/APR, JOKA est un criminel de guerre, un criminel économique et un criminel contre l'humanité. En bon mercenaire, il a, avec la complicité de plusieurs congolais(es), instauré un régime kléptocrate au Congo-Kinshasa. L'une des critiques acerbes adressée à ce régime par Kamwina Nsapu peut être écoutée sur Internet. Elle est une revendication de la justice redistributive, un appel à la fin de l'oppression et de la répression. Kanangais d'origine, j'avais pris soin d'écouter l'adresse de Kamwina Nsapu à ses sujets.

Nous avons, aujourd'hui, une chance exceptionnelle. Les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC), bien qu'étant une machette à double tranchant, nous permettent de conserver et les textes et les paroles de plusieurs d'entre nous.

Dans une vidéo d'une cinquantaine de minutes, ce jeune chef explicite sa pensée. Il dit ce qui l'a conduit à constituer ''un groupe de résistants''. Il souhaitait que ''matuku a miadi, tunyinganyinga, miadi ne diela dia meji bisangane kujika''.

Il souhaitait que l'oppression, la répression, la trahison interne et le manque de justice distributive prennent fin.

Le manque de respect à l'endroit des hommes et femmes de son peuple ainsi que la confiscation des richesses kasaïennes et congolaises par une minorité de 1% de compatriotes (dont certains chefs coutumiers) et d'étrangers ont été les objectifs de sa lutte. Tout en déplorant les pertes en vie humaine, l'écoute de cette vidéo et d'un autre élément sonore prouvent à suffisance que la capacité de mobilisation de Kamwina Nsapu a fait peur aux vassaux du ''conglomérat d'aventuriers'' ayant pris le Congo-Kinshasa en otage à partir de Kinshasa. Quelles sont les questions qu'il soulève ? Il y a la vassalisation des chefs des terres coutumières par ce même ''conglomérat''.

Il y a aussi les difficultés liées à l'accès au minimum vital : le sel (luepu), la lumière (kapia), l'eau (mayi), le manger (bia kudia). Et tout l'argent que produit le pays va au Rwanda, en Ouganda, en Tanzanie et au Burundi pendant que les filles et les fils du pays manque le minimum requis. Kamwina Nsapu remarque que depuis que le Congo-Kinshasa existe, les militaires, les policiers, les députés, les sénateurs et les autres politiciens n'ont pas pu répondre à ces questions basiques. D'où l'idée qu'il a eue de créer un ''Mouvement politico-coutumier'' à partir de la base pour ''effacer tout le mal'' de ses terres.

Après avoir écouté Kamwina Nsapu et vu ses adeptes résister sur terrain, je peux soutenir que la qualification de ''terroristes'' est une criminalisation de la résistance congolaise sous toutes ses formes par ''un pyromane''. Depuis le 02 août 1998, tous les mouvements de résistance contre l'occupation ougando-rwandaise au Congo-Kinshasa ont été classifiées parmi les forces négatives pour justifier le soutien ''international'' aux occupants. La criminalisation de la résistance congolaise est une trait de la stratégie du chaos et du mensonge utilisée par les proxies de la guerre raciste de prédation et de basse intensité menée contre l'identité congolaise.

Mamadou Ndala, héros national contre les criminels du M23

Voici la tombe de Mamadou Ndala au cimetière de Kintambo à Kinshasa

De là à croire que je partage les excès (et une certaine naïveté) des adeptes de Kamwina Nsapu, il y a un pas qu'il faudrait se garder de franchir. Moi, je suis pour la théorisation préalable de toutes nos actions de résistance. De ce point de vue, je crois que la mort précoce de Kamwina Nsapu a provoqué des débordements incontrôlables et une certaine chasse aux sorcières ouvrant des brèches aux tueurs tutsis opérant au cœur des milices de la kabilie. Examinant la réaction de ces milices, un rapport du Haut Commissariat aux Droits de l'Homme l'a jugée plus féroce.

Il qualifie ''la Garde dite Républicaine'' d'alias Joseph Kabila de ''milice''(http://www.jeuneafrique.com/463828/politique/rdc-la-milice-bana-mura-plus-feroce-que-les-kamuina-nsapu-dans-le-kasai-selon-lonu/). Il parle de ''la milice de Bana Mura''. Ce n'est pas ''un lapsus linguae''.

La Garde Prétorienne d'Alias Joseph Kabila: "Bana Mura", des soudards, habitués à enfiler un pantalon Jeans en dessous de leurs treillis et donc enclins à décamper au premier coup de feu, en plus d’être d’invétérés pillards et des violeurs dont l’éthique et le respect des droits humains n’est pas le point le plus fort

Ces ''Bana Mura'', par leur mode opératoire, sont une milice au service du ''Cheval de Troie'' du Rwanda, le mercenaire alias Joseph Kabila. Une preuve est donnée aux plus naïfs d'entre nous qui, souvent, parlent de l'armée congolaise et des forces de sécurité. Il n'y en a pas au Congo-Kinshasa. Il y a une association de plusieurs milices au service de la destruction de l'identité congolaise et de l'extermination des Congolais(es), toutes les tribus et ethnies confondues. Alias Joseph Kabila ne peut mentir qu'à ceux qui ne se documentent pas sur son mercenariat. Il est l'un des pires terroristes que les Grands Lacs Africains auront connu.

J'ai la chance de suivre l'actualité congolaise au quotidien et de participer, avec les miens, à la réécriture de notre histoire collective et à la remise en question du ''discours officiel''. Donc, là, je procède à la déconstruction du ''discours officielle'' du ''Cheval de Troie'' du Rwanda.

Edouard Mokolo Wa Pombo, Dinosaure Mobutiste et chef impénitent des barbouzes, il est le cerveau qui travaille pour sauver le régime d'Alias Joseph Kabila

5. Réveil FM International: La transition sans Kabila est-elle une vue de l'esprit ? Quelles sont les préalables pour sa réalisation ? Tout le monde s'accorde que les acteurs de la Transition ne pourront jamais être candidats aux élections qu'ils vont préparer...

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Tout le monde, c'est qui ? Une transition après quoi ? Vous savez, je m'inscris en faux contre cette lecture de notre histoire collective qui consisterait à croire que le pays a connu des élections en 2006 et en 2011. Et que le mandat du ''Cheval de Troie du Rwanda'' ayant touché à sa fin depuis 2016, il est souhaitable qu'une transition soit organisée, etc. Non. Je ne lis pas notre histoire sur ce registre-là.

Je suis convaincu que depuis l'assassinat de Lumumba, le Congo-Kinshasa connaît ''un coup d'Etat permanent'' et que des Congolais(es) ayant de la voyance doivent coaliser pour un mettre fin en travaillant avec des masses populaires afin de créer des contre-pouvoirs aux ''nouveaux cercles de pouvoirs'' ayant entretenu ledit ''coup d'Etat''.

Alias Joseph Kanambe Kazembere Mtwale est déterminé à faire un troisième mandat !

La question n'est pas d'abord électorale. Non. Elle est celle de la refondation de l'Etat et de l'accession de notre pays à sa souveraineté politique, économique, culturelle, sociale, spirituelle et environnementale. Au lieu de parler de ''transition'', je préfère parler de ''rupture'' avec l'ordre néocoloniale imposée au pays depuis l'assassinat de Lumumba. Cette démarche de rupture est plus exigeante.

Au sujet de ce qui se passe dans notre pays, nous n'utilisons pas toujours les mêmes mots. Comment voulez-vous que je parle de ''transition'' là où ''la politique est morte'', là où il y a affairisme, crime, prédation, etc. Je suis du côté de ceux qui prônent ''la révolution-rupture''. Rupture avec l'ordre néocolonial et néolibéral.

6. Réveil FM International: Ne risquons-nous pas de nous retrouver le 31 décembre 2017 avec un Alias Joseph Kabila et ses apparatchiks plus forts que jamais? Au Togo, on voit un peuple qui se lève. En RDC, où sont les leaders capables de réveiller et lever le peuple ? Tous les opposants sont-ils vraiment à la mangeoire joséphiste ?

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Alias Joseph Kabila et ses apparatchiks sont des vassaux de l'ordre néocolonial. Ils ne sont pas aussi forts que plusieurs d'entre nous le croient. Ils ont perdu le sens de la fierté et de la dignité. Ils ont perdu le fierté d'être soi. Ils savent que ''Rome ne paie pas toujours ses traîtres''. Le 31 décembre 2017 n'est pas une date fatidique pour ''les résistants congolais''. Eux savent que ce n'est pas uniquement contre Alias Joseph Kabila et à sas apparatchiks qu'ils se battent. Ils savent que ces ''acteurs apparents'' jouissent encore du soutien des ''acteurs pléniers'' tapis dans l'ombre. Ils savent qu'une bonne éducation et formation citoyenne pourraient, à moyen et à long terme conduire les masses populaires à se réapproprier notre histoire collective. Il y a une exigence à laquelle les minorités organisées en conscience , co-structurantes et organiques doivent répondre sur le temps long : créer, inventer au Congo-Kinshasa une masse critique. Une fois née, celle-ci sera capable de porter sa lutte sur le moyen et long terme. Elle pourra aller au-delà du 31 décembre 2017 dans cette lutte pour la souveraineté congolaise. Le Congo-Kinshasa n'a pas besoin d'opposants à un ordre mercenaire officialisé par ''les maîtres du monde''. Il a besoin des résistants, des révolutionnaires et des masses populaires convertis en ''démiurges'' de leur propre destinée. Cette opération de conversion ou de re-conversion prend du temps. Elle nous exige que nous ne puissions pas confondre la vitesse avec la précipitation.

7. Réveil FM International: Avec tous les crimes qui se sont commis sur notre sol, les congolais espèrent qu'il faudra réhabiliter la Commission Vérité, Réconciliation et Réparation , qu'en pensez-vous ?

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Cette question fait partie de mes analyses éthico-politiques. Je suis d'avis que la guerre menée contre notre pays et ''le coup d'Etat permanent'' qui lui est fait obéissent à ''la stratégie du chaos et du mensonge'' Au cours de notre histoire collective, le mensonge a souvent pris l'ascenseur et la vérité, l'escalier (pour paraphraser Koffi Olomide). Au cours de cette histoire, certains documents déclassifiés et témoins vivants ont fini par apporter leur part de vérité sur la place publique. Je suis de ceux qui estiment que le reconstruction du Congo-Kinshasa devrait prendre appui sur ''une éthique reconstructive'' dans sa double dimension d'éthique de responsabilité assumant notre passé commun et d'éthique de réconciliation orientée vers l'avenir. Les élites compradores congolaises ont pactisé avec ''la stratégie du chaos et du mensonge''. Elles devraient répondre de leurs forfaits afin que le pays se reconstruise sur des bases saines ; sur des bases justes. L'impunité est une offense à l'endroit de l'identité congolaise. Elle doit être combattue. Les personnes et les familles meurtries, victimes des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre et des crimes économiques ont besoin de pouvoir les mettre en récit, de les partager pour en être guéries. Une réparation, même symbolique, peut les aider à retrouver le goût de la vie.

Se réconcilier et dire ''plus jamais ça'' peut aider à rebâtir notre pays dans la paix et la dignité. J'en appelle donc, après la libération de notre pays des forces exogènes, de procéder, entre autres, à la mise sur pied d'une Commission Justice, Vérité et Réconciliation. Oui. La libération du pays des forces négatives d'occupation devrait être un préalable indispensable à tout autre démarche éthico-politique.

La Cenco roulée dans la farine par Alias Joseph Kabila

8. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere et sa bande ont réussi à rouler tout le monde dans la farine y compris la CENCO. On sent que la colère commence à monter mais on ne voit encore rien. La cocotte minute-RDC ne risque-t-elle pas d'exploser un jour ?

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Non. Le mensonge ne dure jamais beaucoup plus longtemps qu'on est parfois tenté de le croire.Alias Joseph Kabila et sa bande se sont roulés eux-mêmes dans la farine. Obéissants à ''la stratégie du chaos et du mensonge'', ils ont été incapables de tenir à certaines de leurs promesses faites sur la place publique. Quelques exemples. ''Le Président de la République m'a dit qu'en 2016, il y aura un passage civilisé de pouvoir entre un Président sortant et un Président entrant.'' ''J'ai donné ma parole d'officier''. ''La constitution est sacrée'' ; etc.

En politique comme dans la vie courante, il y a l'élément ''confiance'' dont il faut tenir compte. Elle naît et s'entretient là où il y a respect de la parole donnée et des engagements pris.Ne pas respecter la parole donnée, mentir honteusement diminue son ''capital symbolique''. Cela se paie un jour ou l'autre. Dans le cas d'Alias Joseph Kabila et sa bande, je peux soutenir qu'un croyant rouler tout le monde dans la farine, ils confirment leur option du départ : recourir au chaos et au mensonge pour occuper le Congo-Kinshasa, voler ses richesses, tuer ses fils et filles, chercher à le conduire à son implosion, etc.

Oui, la colère monte. Elle va finir par exploser. La répression et l'oppression ont des limites que ''les minorités organisées en conscience finissent par ne pas accepter. Et si, à ce moment-là, elles réussissent à coaliser avec les masses paysannes, les jeunes et les femmes politisés, elles peuvent infliger une sérieuse défaite aux mercenaires.

Le pasteur Joseph Mukungubila

28 mai 2015. Des prévenus lors du procès des adeptes du pasteur Mukungubila par le tribunal militaire de garnison de la Gombe siégeant à la prison militaire de Ndolo à Kinshasa

9. La vidéo du carnage des adeptes à Lubumbashi du Pasteur Joseph Mukungubila circule dans les réseaux sociaux. C'était le lundi 30 décembre 2013, massacre avec une cruauté obscène...Les cadavres, les presque morts, même les instruments de musique rien n'a été épargné. Le régime a profané l'Eglise...

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Sur la guerre menée contre notre pays, il y a un livre de Pierre Péan intitulé ''Carnages. Les guerres secrètes des grandes puissances en Afrique''. Le carnage des adeptes du Pasteur Joseph Mukungubila est ''un morceau'' de cette guerre perpétuelle. Les de Kamwina Nsapu, de Joseph Mukungubila ou de tout autre fils du pays qui se lèvent contre les forces d'occupation subissent le même sort : le carnage impuni. Vous comprenez pourquoi, je suis de ceux qui pensent que toute action à mener chez nous doit être théorisée. Les acteurs doivent savoir, entre autres, ce qui nous est arrivé depuis les années 1960, contre qui nous luttons et réfléchir sur l'efficacité de nos méthodes, tactiques et stratégies de lutte. Ils doivent apprendre à identifier l'ennemi, ses alliés, ses vassaux et/ou ses nègres de service.

"A quand le Congo ?" de Jean-Pierre Mbelu

10. Le régime dictatorial, sanguinaire et criminel de Kinshasa avec ses casseroles retentissantes sur les violations massives des droits de l'homme, postule à présider le conseil des droits de l'homme...Ce n'est plus du cynisme, ni du toupet mais de la sorcellerie ?

Jean-Pierre Mbelu Babanya: Je vais peut-être vous surprendre. Qui orchestre ''les guerres secrètes'' à travers le monde ? Qui a tué Kadhafi ? Qui a livré Laurent Gbagbo à la CPI sans mandat d'arrêt ? Que faisait les forces de l'ONUCI en Côte d'Ivoire ? Qui a détruit l'Irak en recourant au mensonge sur sa possession des armes de destruction massive ? Qui soutient ''le terrorisme'' en Syrie ?

Il n'y aurait peut-être pas de violations massives des droits de l'homme au Congo-Kinshasa si la guerre livrée contre ce pays n'était pas ''un morceau'' des ''guerres secrètes des grandes puissances en Afrique''. Il n'y aurait peut-être pas autant de violation des droits de l'homme au Congo-Kinshasa si les droits collectifs étaient respectés par ''les grandes puissances''. Il s'agit, entre autres, du droit à l'autodétermination, de l'égalité souveraine et non-ingérence dans les affaires internes d'un Etat tiers. L'idéologisation du droit-de-l'hominisme par ''les grandes puissances'' participe de ''la stratégie du chaos et du mensonge''.

Lire la suite

vendredi 13 octobre 2017

Rwanda-Etat-tutsi: terrorisme Kagamesque de "Hitler" à la peau noire !

Paul Kagamé, Hilter Africain est un pillard et receleur des minérais du Kivu en République démocratique du Congo

Au Rwanda, tous les Hutu sont considérés comme des génocidaires, les Twa ont disparu, seuls les tutsi ont droit de respirer l'air et de vivre. Le Rwanda est le pays qui marginalise les 2/3 de sa population pour des raisons sécuritaires. Avec Paul Kagame, l'Etat-Tutsi est En Marche et Omniprésente. Enlever les tribus sur la carte d'identité n'aura été qu'un mensonge éhontée pour mieux asseoir l'Etat-Tutsi ! La justice est tusie, la police est tutsie, l'administration est tutsie, la sécurité est tutsie... toutes les institutions sont tutsies. Le génocide tutsi est devenu un paravent, un faire-valoir. Paul Kagamé , le dictateur rwandais a fait du Rwanda un pays pilleur et receleur des ressources de la République démocratique du Congo.

Le Rwanda se reconstruit avec les ressources de la RDC

Il étonnant que l'association Survie France qui a toujours défendu le génocide rwandais en dénonçant la Françafrique et fait de ce génocide son champ de bataille, ne puisse jamais dénoncer le génocide que le même Rwanda de Paul Kagamé commet en République démocratique du Congo et les pillages de ses ressources ! Rien que ce parti pris est discrédit de tous les lobbyistes mafieux et véreux, face aux congolais victimes du Rwanda martyr, qui est devenu Rwanda bourreau dans les pillages de ressources de la RDC. L'attitude des lobbyistes Pro-Rwanda est regrettable, comme si on se refusait de dénoncer l'exil forcé des Rohingya de la Birmanie au Bangladesh puisque Aung San Suu Kyi est prix Nobel de la Paix, prix Sakharov... Prix honoraire de la liberté (Freedom of the City of London award) et depuis un an conseillère d'État de Birmanie et porte-parole de la Présidence de la République de l'union de Birmane, qui a laissé faire l'armée dans son offensive contre la communauté Rohingya, qui a déplacé des milliers de personnes !

Au pays de Mille Colines, Paul Kagamé passe l'opposition au Moulinex !

Le Rwanda a quitté la Francophonie pour devenir un pays anglophone sous l'instigation de Paul Kagamé, mais les procès dans ce pays se font en Kinyarwanda. N'est-ce pas pour dribbler la communauté internationale? Pourquoi le procès de Diane Rwigara, l'opposante tutsie, sa soeur et sa mère s'est déroulé en Kinyarwanda ? Pourquoi le Rwanda prétendument pays démocratique fait des choses comme dans un régime dictatorial ? Rwandaise Tutsie, Diane Rwigara tient tête à Paul Kagamé, le potentat de Kigali.

Diane Rwigara, l'opposante tutsie menottée

Au Rwanda, Diane Rwigara a été 4è candidate déclarée à l’élection présidentielle. Le scrutin présidentiel ne voyait s’affronter que trois hommes: Paul Kagame du Front patriotique rwandais, Frank Habineza du Parti vert démocratique du Rwanda et de Philippe Mpayimana, un candidat indépendant. Diane Rwigara a été la seule femme à oser se présenter. Les 6,8 millions d’électeurs rwandais n’ont pas trouvé trace de Diane Rwigara sur les bulletins de vote, malgré la détermination de la jeune femme de se présenter face au président sortant. Pour la consommation extérieure, la dictature rwandaise se targue d’avoir le parlement le plus féminisé du monde, plus de 60% des membres de l’assemblée sont des femmes ! Députées godillots, elles exécutent tous les ordres du FPR, Parti-Etat.

Paul Kagamé, le dictateur rwandais qui a fait du génocide un fonds de commerce

Paul Kagamé en bon dictateur attendu la proclamation de sa victoire avant de s'occuper de la petite Diane Rwigara âgée de 35 ans, de 24 ans sa cadette. A la manière soviétique, Paul Kagame a prolongé son bail à la tête du Rwanda jusqu'en 2034 ! Le dictateur rwandais a été réélu sans réel adversaire avec un score Brejnevien de 98%. Seuls deux candidats étaient en face de lui.

Diane Rwigara l'opposante tutsie, sa soeur et sa mère arrêtées

L’opposante rwandaise tutsie Diane Rwigara, qui avait tenté de se présenter à la dernière présidentielle face au despote du pays Paul Kagame, a été inculpée avec sa mère et sa sœur pour “incitation à l’insurrection”. Les trois femmes tutsies ont été formellement inculpées après avoir subi, selon les dires de Diane Rwigara, des interrogatoires quasi quotidiens au Centre d’investigation de la police rwandaise pendant les trois premières semaines de septembre, puis d’être placées en garde à vue le 22 septembre. Diane Rwigara est par ailleurs poursuivie pour contrefaçon de documents dans le cadre de sa tentative de candidature à la présidentielle du mois d’août alors que sa mère est poursuivie pour “pratiques sectaires”. C'est quoi les pratiques sectaires au Rwanda ?

Paul Kagame est pillard et receleur des ressources de la RDC

Au Rwanda Le parti contrôle tout l’argent. Il reste entre les mains de quelques personnes. Au Rwanda, si tu veux réussir, tu n’as pas d’autre choix que de laisser le FPR prendre une partie de ton entreprise. Si tu ne les laisses pas, tu fais faillite, tu dois fuir, tu finis en prison pour des raisons bidons ou assassiné. Comme mon papa.» Assinapol Rwigara, businessman et ancien soutien financier du FPR avant le génocide est, ainsi, décédé dans un accident de voiture en février 2015. C’est la version officielle. Sa famille n’a jamais cessé, quant à elle, de crier à l’assassinat. «Mon père ne voulait pas céder les fruits de son travail, il n’avait pas envie de fuir le pays. Il ne leur a pas laissé le choix. Ils ne finissent pas se débarrasser de toi. Mon père est une personne parmi tant d’autres. Les gens n’osent pas en parler. Je me bats aujourd’hui pour les victimes du FPR et donc aussi pour mon père. Quand j’ai essayé d’aller collecter les signatures, les gens qui m’ont supportés, mes collaborateurs se faisaient harcelés, d’autres ont été arrêtés, les gens qui signaient pour nous se faisaient terrorisés», assure Diane Rwigara.

Paul Kagame est pillard et receleur des ressources de la RDC

Il est rappelé que toute personne qui ose contester l’histoire du génocide rwandais, telle qu’elle est présentée par le despote Paul Kagame et les médias dominants, fait l’objet de menace, de chantage ; il est traîné dans la boue, traité de négationniste, de révisionniste, voire d’antisémite et de génocidaire... il y a eu, dans le conflit rwandais, plus de Hutu massacrés par les hommes de Paul Kagame que de Tutsi massacrés par les Interahamwe. L'extrême vérité est que la guerre du Rwanda n’avait pas pour enjeu le Rwanda. L’enjeu de la guerre du Rwanda c’était le Zaïre de Mobutu et ses immenses gisements miniers. Américains et Britanniques devaient s’emparer militairement des régions minières du Zaïre (l’actuelle République Démocratique du Congo), en se dissimulant derrière l’armée tutsie de Paul Kagame. Une mission qui devait passer par la diabolisation des Français et l’éjection de la France de cette région que convoitaient les puissances anglo-saxonnes opérant sous couvert de Kagame.

Paul Kagame est pillard et receleur des ressources de la RDC

Les prétendus rwandais victimes sont devenus des bourreaux d'un peuple voisin pacifique: le peuple congolais. Qui a levé son petit doigt ou élever la voix pour dénoncer ? Tous ceux qui tentent de dire la vérité sont marginalisés. Paul Kagamé, le Nazi africain, le "Kapita" des pillards Anglo-Saxons, a tué plus qu'Adolphe Hitler en seconde guerre mondiale. Mais c'est lui que les médias occidentaux encensent pour l'unique raison grâce au Génocidaire de Kigali, les occidentaux peuvent piller en toute impunité les ressources de la République démocratique du Congo. Avec quels moyens, Paul Kagamé a reconstruit le Rwanda ? Si ce n'est par le pillage organisé des ressources de la République démocratique du Congo.

Dans un pays normal, par respect pour ceux qui sont morts- maladies, accidents, crimes...- on les enterrent pour qu'ils aient le repos éternel. Il y a en Afrique un respect pour les morts. Paul Kagame singe Pol Pot au Cambodge où les crânes, squelettes sont exposés...On peut faire un mémorial avec des photos de disparu ou des victimes sans étaler des squelettes de ceux qui étaient vivants et sont morts !

« Pour les dirigeants de Bruxelles, les millions de morts du Congo ont nécessairement moins d’importance que les « 800.000 » victimes tutsi du Rwanda. Ces victimes congolaises ont d’autant moins d’importance que leurs bourreaux sont précisément des rebelles tutsi du Rwanda. C’est ce parti pris obscène qui choque aussi les Congolais. Une victime quelle que soit son origine ethnique, son appartenance religieuse ou sa couleur mérite d’être considérée et respectée. Ce n’est pas le cas actuellement dans les Grands Lacs. Les victimes congolaises et hutu ne sont pas traitées à égalité avec les victimes tutsi, et ce, depuis bientôt vingt ans. Cela est inacceptable, pervers et dangereux pour l’avenir et pour l’histoire. Le comportement des dirigeants européens et celui des organisations internationales est, dans cette tragédie, contraire aux principes d’équité, d’impartialité et d’égalité de traitement ». - Charles Onana.

Lire la suite

jeudi 12 octobre 2017

10 Questions à Fweley Diangitukwa, professeur, chercheur et écrivain (suite et fin) !

Professeur Fweley Diangitukwa

6. Lors de la Transition 1+4=0, nous avions 5 commissions citoyennes d’appui à la démocratie: La Commission électorale indépendante devenue CENI ; l’Observatoire national des droits de l’Homme ; la Haute Autorité des Médias devenue CSAC; la commission vérité et réconciliation ; la commission d’éthique et lutte contre la corruption. Elles n’ont jamais vraiment fonctionné, ne faut-il pas les réhabiliter ?

Prof. Fweley Diangitukwa: À la place de réhabiliter ces institutions, c’est l’homme politique congolais qu’il faudrait d’abord réhabiliter en mettant au pouvoir des acteurs qui ont évolué dans un contexte autre que celui de l’univers politique congolais qui est corrompu à outrance. Lorsque quelqu’un a appris à corrompre depuis l’école primaire jusqu’à l’université, qu’est-ce qu’il peut faire si, à l’âge adulte, il devient un responsable politique ? Toutes les institutions citées dans la question ne servent à rien. La preuve réside dans le fait qu’elles n’ont justement servi à rien depuis leur installation, autrement on ne serait pas dans la situation chaotique actuelle.

Election Louis Michel 2006: Malu Malu, abbé tricheur !

La Commission électorale nationale indépendance a été dirigée par l’abbé Malu Malu qui est devenu un expert ès fraudes électorales. C’est lui qui a introduit la méthodologie électorale frauduleuse dans notre pays en s’inspirant des fraudes électorales mises en place au Tchad sous Idriss Deby. J’ai présenté toute la pédagogie suivie par l’abbé Malu Malu dans mon livre intitulé Les fraudes électorales. Comment on colonise la RDC, éditions L’Harmattan, 2007. Cet abbé était un homme intelligent mais il a mis ses capacités au service de la tyrannie pour s’enrichir rapidement et illicitement.

Election 2011: Daniel Ngoy Mulunda, pasteur fraudeur !

En 2011, le pasteur Ngoyi Mulunda a fait pire car il a amplifié les stratégies de fraudes électorales déjà en place depuis la première élection présidentielle de 2006, au point où des enfants mineurs étaient porteurs de cartes d’électeurs. J’ai décrit toutes les manigances de ce pasteur dans une conférence que j’ai tenue le 30 juin 2012 à Essen en Allemagne et que j’ai publiée sur notre blog (in https://fweley.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=935&action=edit). Lorsque le régime actuel partira, nous supprimerons la CENI pour réduire les frais et nous confierons l’organisation des élections au ministère de l’Intérieur, car c’est dans les responsabilités de ce ministère.

L’Observatoire national des droits de l’Homme est la plus honteuse de ces 5 institutions car elle n’a rien fait, rien dénoncé et rien entrepris pour imposer le respect des droits de l’hommes dans notre pays. À la place de cet Observatoire, ce sont des experts des Nations unies qui ont régulièrement dénoncé les crimes commis sous le régime de M. Joseph Kabila. Même après la publication par l’ONU du volumineux Rapport Mapping, l’Observatoire national des droits de l’Homme n’a rien fait. Il ne pouvait rien fait, parce qu’il est soumis aux dictats du tyran au pouvoir.

Extrêmement corrompu, fourbe, roublard et grand requin, "Momo" Modeste Mutinga a fait de la fameuse Haute Autorité des Médias un "Etouffoir des libertés" !

Comme la CENI, la Haute autorité des médias devenue depuis peu la CSAC a toujours été occupée par des laudateurs, de Modeste Mutinga Mutuishayi, passant par Dominique Sakombi Inongo. Je pense qu’il est inutile de s’attarder sur les bourdes que les responsables placés à la tête de la Haute autorité des médias ont commises car elles dépassent tout entendement.

Frère Jacob Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta", fieffé menteur de triste mémoire !

Commission vérité et réconciliation n’a jamais fonctionné. Il suffit de considérer les résultats des concertations nationales jamais mises en application, ainsi que les conclusions du dialogue inclusif conduit par le Togolais Edem Kodjo et le dernier dialogue sous les auspices des évêques de la CENCO. Rien de toutes ces rencontres n’a mis la recherche de la vérité au centre des préoccupations, dans l’intention de contribuer à la réconciliation des Congolais. Dans chaque dialogue, l’État a dépensé de l’argent public plus pour enrichir les acteurs politiques que pour dire la vérité et réconcilier les Congolais. La persistance de la crise congolaise en est la preuve évidente. Quant à la Commission d’éthique et lutte contre la corruption, nous n’avons qu’à nous couvrir de honte car l’éthique n’a jamais été une référence dans notre agir collectif et la corruption règne en maîtresse dans tous les ministères et toute l’administration publique. Tout document administratif est monnayé, comme tout service.

Le Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga, le Goebbels du régime d'Alias Joseph Kabila

Le ministre de la communication, Lambert Mende Omalanga, est devenu le symbole vivant du manque d’éthique dans la vie publique congolaise. Ce ministre ment publiquement dans presque chaque phrase qui sort de sa bouche, au point de se demander comment il a été élevé. Par exemple, il dit régulièrement que le président de la République doit rester au pouvoir jusqu’à l’élection de son successeur, mais il n’évoque jamais la rigueur de l’art. 220 de la Constitution qui limite l’exercice du pouvoir par le président de la République à uniquement deux mandats ni l’article 73 qui impose l’organisation de l’élection présidentielle quatre-vingt-dix jour avant l’expiration du mandat. D’après l’esprit de la Loi fondamentale, c’est logiquement après avoir organisé l’élection présidentielle que le chef de l’État sortant reste au pouvoir jusqu’à la passation du pouvoir et l’installation de son successeur, comme nous l’avons dernièrement suivi en Angola.

Institut Mende Omalanga

Il est évident que si le chef d’État sortant n’organise pas l’élection dans le délai, il attendra longuement voire indéfiniment l’arrivée du nouvel élu. La justification de M. Lambert Mende Omalanga sur la nécessité d’attendre l’installation du président élu est le contraire de l’éthique. Le choix cynique de ne pas organiser l’élection présidentielle a été voulu par l’actuel président, sans mandat, sans légalité et sans illégitime, pour garder le pouvoir, car il a terriblement peur de son avenir immédiat à cause de nombreux crimes qu’il a commis, en commençant par son affiliation mensongère, l’assassinat de Laurent-Désiré Kabila (lire mon livre Le règne du mensonge politique en RD Congo. Qui a tué L.-D. Kabila ?, éditions L’Harmattan, 2005), l’emprisonnement des innocents prétendus être les assassins de L.-D. Kabila (il a déjà été prouvé que ces condamnés n’ont été impliqués ni de près ni de loin de ce qu’ils ont été accusés), les massacres des adeptes de Bundu dia Kôngo et du pasteur Joseph Mukungubila jusqu’aux massacres dans le Kasaï.

Bureau de cité de Lodja dans le Sankuru

Pour échapper aux poursuites, il se bat comme une parturiente pour retarder son départ du pouvoir. Mais quoi qu’il fasse, l’histoire de ses crimes le rattrapera bientôt. Le subterfuge de l’éternel ministre de la communication, Lambert Mende Omalanga, est un mensonge cousu de fil blanc, comme on dit, c’est-à-dire perceptible ou visible à distance. Et c’est sur cette base que le régime actuel s’organise pour repousser le plus tard possible l’élection du nouveau président afin de ne pas procéder à la passation du pouvoir. Lambert Mende prend les Congolais pour des abrutis. En fait, ce ministre n’a aucun respect pour ses compatriotes.

La vielle église de Lodja dans le Sankuru

Le mensonge règne à tout le niveau parce que l’observation de l’éthique est absente dans les relations avec la RD Congo. Contrairement à ce que les grandes puissances nous font croire, la plupart d’entre elles entretiennent de bonnes relations d’affaires avec le régime de Joseph Kabila qui commet des crimes au Congo, car ces grandes puissances tirent des bénéfices colossaux avec leur affidé qu’elles ont-elles-mêmes placé au pouvoir en 2001. Tout en le critiquant sur la place publique, elles négocient avec lui en privé et en secret. Elles sont toutes concernées par ce comportement hypocrite. Les firmes transnationales qui ont grandement besoin des minerais stratégiques en provenance du Congo donnent des conseils à M. Kabila pour se maintenir au pouvoir en lui envoyant des conseillers en cas de besoin. Voilà pour quelle raison la sortie de crise est très douloureuse voire impossible, du moins jusqu’à ce jour. Sans aucun état d’âme, Joseph Kabila brade les ressources naturelles du Congo pour obtenir en échange son maintien au pouvoir.

La Radio Sankuru à Lodja

C’est une réalité que les Congolais négligent ou excluent dans leur analyse. Aucune grande puissance n’est vraiment prête à lâcher Kabila contre la perte de contrôle des minerais stratégiques du Congo, car elles croient que leur retrait profitera à d’autres puissances émergentes comme la Chine, la Russie, l’Inde, l’Iran, le Brésil, etc. Pour cette raison, les grandes puissances occidentales pratiquent un double langage, apparemment sincère et clair au grand jour et réaliste sinon machiavélique dans l’ombre et en privé, pour endormir le peuple congolais. C’est un comportement complexe et très ambigu. C’est dans ce sens que les hommes d’affaires occidentaux (mais aussi chinois, russes, iraniens, coréens, indiens, etc. se rendent en RD Congo pour négocier des contrats léonins malgré les crimes commis régulièrement par le régime actuel.

Le marché de Lodja dans le Sankuru

C’est aussi dans ce même sens que M. Joseph Kabila a été reçu en audience à huis clos par les hommes d’affaires américains, proches du président Donald Trump. Ce dernier n’a pas caché de dire, devant les officiels africains qu’il a reçus à dîner, je le cite : « mes amis s’enrichissent dans vos pays », alors qu’il était censé leur parler de relations diplomatiques avec son pays – les États-Unis. Tout montre clairement la complexité de la situation de notre pays à cause de la richesse que nous avons dans le sous-sol et sur le sol. La situation n’est pas différente avec la Belgique qui est le traditionnel bénéficiaire des ressources naturelles du Congo ou avec la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne.

Hôpital Général de Lodja dans le Sankuru

Tous ces pays occidentaux ont grandement peur de perdre la RD Congo au profit de l’Asie parce qu’ils ignorent superbement ce que nous pensons sur l’avenir de notre pays ni avec qui nous collaborerons demain. Je demande à toutes les grandes puissances et aux firmes transnationales de s’assurer que les autorités congolaises de demain ne trahiront pas les intérêts du Congolais ni les relations avec les traditionnels amis du Congo qui œuvrent pour le bien du Congo.

7. Réveil FM International: Quelles sont les priorités pour le développement de la RDC? Quelles sont les conditions à remplir pour devenir un pays émergent ?

Prof. Fweley Diangitukwa: Cette question est centrale et je ne saurai donner ici une réponse complète. Nous en parlerons plus sérieusement à une autre occasion quoique j’ai déjà répondu partiellement à cette question dans mon livre Stratégies pour la conquête, l’exercice et la conservation du pouvoir, éditions Monde Nouveau/Afrique Nouvelle, 2011. Je me limite ici à évoquer quelques éléments relatifs au concept d’émergence.

Des travailleurs chinois transportés sur une remorque en pleine rue de Kinshasa

Est-il nécessaire de rappeler qu’« un pays émergent, ou économie émergente, ou encore marché émergent est un pays dont le PIB par habitant est inférieur à celui des pays développés, mais qui connaît une croissance économique rapide, et dont le niveau de vie ainsi que les structures économiques et sociales converge vers ceux des pays développés avec une ouverture économique au reste du monde, des transformations structurelles et institutionnelles de grande ampleur et un fort potentiel de croissance » (in https://fr.wikipedia.org/wiki/Pays_%C3%A9mergent).

Le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine désignent les quatre principaux pays émergents. Le nom BRIC a été formé à partir de la première lettre du nom de chaque pays. Ils sont les premiers à sortir de la listes des pays du tiers-monde et qui sont susceptibles de jouer un rôle de premier plan dans l’économie mondiale dans un futur plus ou moins proche. À ces pays s’est ajoutée l’Afrique du Sud en 2011 pour former les BRICS. C’est le seul pays africain qui participe désormais aux sommets regroupant les pays émergents. En ajoutant le Mexique au premier groupe, on parle de BRICM, ou en ajoutant l’Indonésie au même premier groupe, on parle de BRICI.

Les 5 chantiers bidon avec des chinois au Congo

La RD Congo est loin de remplir les conditions d’appartenir aux pays émergents. Mais grâce aux atouts que la nature a dotés notre pays, il suffit que la RDC soit gérée par des dirigeants compétents qui ont le sens de l’État et de la droiture, il sera facile de sortir de la dépendance et d’entrer dans le concert des pays émergents. Je vous lance cette boutade : « si le peuple me confie les commandes de la RDC, j’en ferai un candidat potentiel à l’émergence en moins de dix ans », car je sais ce que je dois accomplir pour donner à notre pays la possibilité de tutoyer les grands de ce monde.

L'insalubrité dans Kinshasa, la capitale congolaise

Nous devons d’abord savoir que l’émergence tant souhaitée ne se décrète pas aussi simplement et ne saurait faire l’objet d’un quelconque marchandage, car pour entrer dans le club des pays émergents, il faut emprunter la voie du développement économique et se prêter au jeu de la concurrence économique mondiale. C’est un défi ou un challenge. Comme le dit le collègue politologue Steeve Nzegho de l’université Omar Bongo de Libreville au Gabon, « cette concurrence impose une certaine rigueur dans la gestion des finances publiques et passe par le maintien de la croissance économique, par la lutte contre le chômage, par la diversification de l’économie, par le goût du travail et de l’effort, par la substitution d’une administration nominative à une administration méritocratique, etc. ».

5 chantiers bidon, le train qui relie la Gare Central de Kinshasa à Masina, la banlieue Est

C’est tout notre pays qui doit se mettre au travail avec amour, patriotisme et abnégation en faisant du développement notre credo politique et le fondement de la République de demain. Tout le monde doit agir avec conviction dans le sens de construire une société idéale, uniquement accessible par le travail et l’engagement quotidien. Pour cela, nous devons absolument et résolument sortir de notre insatisfaction lancinante, de la vie facile, de la corruption, du détournement des deniers publics et de l’impunité.

5 chantiers bidon, embouteillage monstre à Kinshasa

Devenir un pays émergent revient à dire que les Congolais dans leur ensemble ont un travail stable qui assure à chacun le minimum vital, qu’ils accèdent aux logements décents avec eau potable et électricité sans coupure intempestive, qu’ils ont les infrastructures de base, les soins de santé primaires, les écoles de qualité avec des enseignants bien payés et bien motivés à transférer leur savoir à la jeunesse, que les dirigeants sont compétents et respectent leur mandat électif, que la démocratie est devenue une réalité, bref qu’ils ont tous réussi à réduire le taux de pauvreté. Voilà les préalables à remplir avant d’évoquer la possibilité de devenir un pays émergent. Avec les autorités actuelles et en suivant leur manière de gouverner la République, il n’y a aucune chance que la RDC devienne un pays émergent en 2050. Donc avec le pouvoir actuel, il n’y a aucune raison d’être optimiste, car les chantiers prioritaires auxquels les autorités auraient dû faire face, comme la stabilité du pays, l’alternance au pouvoir, la création des emplois décents, l’augmentation du nombre d’écoles pour répondre à la démographie galopante, l’ouverture des universités technologiques et des centres de recherche ne sont pas leur souci. Or, l’émergence de la RD Congo ne peut être réfléchie que si ces préalables sont pris en compte. Tout ce qui est dit sur l’émergence de notre pays est un vain slogan pour faire croire et endormir le peuple. Tout économiste sérieux dira la même chose.

Rescapé du crash de Kavumu, Matata Ponyo, Premier ministre honoraire s'est bâti une cité à Kindu dans le Manièma

L’ancien Premier ministre, Matata Ponyo, a passé son temps à nous parler d’une croissance économique en deux chiffres. Tout était sur papier mais rien sur le terrain. Il a suffi qu’il quitte le gouvernement pour que tout son mensonge apparaisse au grand jour. Voilà le genre de responsables que nous avons à la tête du pays, des gens qui mentent constamment et ne pensent qu’à leur ventre, à leur famille et à leur avenir personnel. Les 5 chantiers que les laudateurs du régime ont longuement prônés en trouant nos tympans sont maintenant devenus de véritables lacs en pleine ville de Kinshasa ; malgré cela, ils continuent à faire croire au peuple que leur Raïs est le dirigeant idéal pour la RD Congo. Qu’ils aillent répéter leur idiotie aux gens qui n’ont pas d’yeux.

Matata Ponyo, ancien Premier ministre, s'est une bâti une université à Kindu dans le Manièma

Un pays qui cherche réellement à s’inscrire dans la perspective de l’émergence ne peut pas mentir et sous-estimer les obstacles qui pourraient entraver la réalisation d’une telle ambition.

Le collègue et politologue Steeve Nzegho cité plus haut dit que l’émergence d’un pays passe forcément par la recherche de l’unité nationale, par la prise de conscience d’une responsabilité collective, par une nouvelle culture du travail, par un changement des mentalités rétrogrades, par l’avènement d’une culture de la méritocratie ou de la « république de la méritocratie » chère à Gambetta (homme politique français et figure centrale de la IIIème République), par le maintien d’un taux de croissance soutenu de l’économie pendant 10 ans à l’ordre de 10%, etc. Ces éléments identifiés sont des prérequis à l’émergence. Les obstacles de la responsabilité collective et économique sont des conditions préalables. Mais que faire lorsqu’un pays, comme le nôtre, a des dirigeants incompétents et foncièrement égoïstes à sa tête ? Si la RD Congo n’a même pas encore amorcé la phase du décollage économique qui est la première parmi les cinq phases dont a parlé Walt W. Rostow en 1960, comment peut-on se projeter dans le temps et croire que notre pays devient émergent en 2025 ou en 2030, comme l’affirment les laudateurs sans éthique du président actuel ? Le dire publiquement revient à se mentir soi-même en mentant simultanément au peuple. C’est un crime qui nécessite la poursuite en justice des auteurs qui le commettent.

Matata Ponyo a une fondation à son nom, la preuve

Dans la littérature économique, comme le disent Marie Coris et Alain Rallet dans leur article « Les pays émergents à la conquête des marchés mondiaux », Revue de la régulation, n° 2, (2008), seuls « les pays en développement qui constituent des pôles d’attraction des investissements (nationaux et étrangers), qui diversifient et accélèrent, durablement et harmonieusement, leur croissance économique et qui s’intègrent avec succès dans l’économie mondiale grâce à leurs capacités d’exportation» font l’objet d’étude lorsque l’on parle d« économies à marchés émergents ». Or, la RD Congo est loin de figurer sur la liste de ces pays. On ne peut parler d’émergence que si le pays en considération poursuit les bonnes politiques économiques et possède des institutions de qualité. Or, la RD Congo n’a pas des institutions stables et l’insécurité y est permanente. Dans ces conditions, il est impossible de convaincre les investisseurs de s’installer durablement chez nous et chercher à s’insérer avec succès dans le tissu économique mondial.

Les écoliers, à l'école de Matata Ponyo, mangent à midi !

Les gouvernants actuels cherchent-ils à atteindre le niveau de compétitivité et d’attractivité le plus élevé possible qui nous permet de mettre en place un environnement (administratif, financier, technologique et social) de niveau international afin de faire entrer notre pays dans le club des pays émergents ? À cette question, la réponse est NON. Alors, oublions l’émergence et battons-nous d’abord pour une alternative crédible, pour la stabilité du pays et pour un état de droit.

Eric Kimbuta, le fils du Gouverneur de Kinshasa André Kimbuta, fume des cigares cubains au Congo

Pour prétendre à l’émergence, nous devons cesser d’exporter les produits bruts et nous mettre à les transformer sur place afin de d’exporter plus de produits finis ou manufacturés de qualité et n’importer en retour que le strict nécessaire. Mais nous devons aussi observer une équité dans la distribution des revenus entre les plus riches (députés avec 12 mille dollars) et les plus pauvres (policiers avec 100 dollars).

Eric Kimbuta perçoit de son fameux père André Kimbuta, Gouverneur de Kinshasa, pour évacuer des immondices

8. Réveil FM International: La diaspora congolaise joue un rôle prépondérant dans le réveil des consciences de notre peuple. Elle est toujours debout sur la situation socio-politico-économique du pays, pourtant elle ne vote jamais et elle est déconsidérée par le régime de Kinshasa...N’y a-t-il pas un mépris à l’égard de la diaspora ?

Prof. Fweley Diangitukwa: Effectivement la diaspora congolaise joue un rôle prépondérant dans le réveil des consciences de notre peuple et elle est toujours debout sur la situation socio-politico-économique du pays parce que, contrairement à nos compatriotes restés au pays, les membres de la diaspora ont la possibilité de voir autre chose et de comparer. Certains parmi eux voyagent beaucoup dans le cadre de leur profession ou pendant les vacances. Tous ces avantages leur permettent d’avoir une longue d’avance dans la compréhension de ce qui se passe chez nous. D’autres ont étudié dans les meilleures universités du monde et savent clairement que la RDC est le pays le plus riche au monde lorsque l’on compare la variété de nos ressources naturelles. Notre pays a une position géographique, géopolitique et géostratégique exceptionnelle. Il n’y a aucune raison qui puisse expliquer la pauvreté de notre peuple à part la cupidité de nos dirigeants.

Ambassade de la RDC à Londres, l'effigie d'Alias Joseph Kabila foulée aux pieds !

Comment expliquer qu’un député qui a un salaire de 12000 dollars soit hostile sinon incapable de défendre l’amélioration de vie des électeurs qui ont fait de lui un parlementaire ? Je n’ai jamais lu une interpellation ou une motion allant dans le sens d’imposer un revenu minimum. Comment comprendre que M. Joseph Kabila, arrivé au Congo en 1997 sans rien, soit aujourd’hui milliardaire alors que ceux qui l’ont accueilli broient du noir dans un pays scandaleusement riche ? C’est impensable, inimaginable, inacceptable et révoltant.

Dinosaures Mobutistes se sont mués en Mammouths Joséphistes

Cette diaspora n’a pas le droit de vote parce que le pouvoir sait parfaitement bien qu’elle votera contre le dirigeant actuel, autrement le régime utilisera la diaspora pour gonfler le nombre de Congolais-électeurs présents au Rwanda, au Burundi, en Ouganda, en Tanzanie, en Zambie, etc. pour faire croire que le candidat du PPRD est populaire dans la diaspora. Il est clair qu’il y a un réel mépris à l’égard de la diaspora que le régime de Joseph Kabila considère comme une simple vache à lait. La question du passeport évoqué plus haut en est la preuve. À cela, on peut ajouter d’autres volets pour voir à quel point les Congolais de l’étranger sont pillés.

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale

À titre d’exemple, j’évoque le dédouanement de véhicules aux ports de Boma et de Matadi. J’ai été trois fois à Matadi sous le régime de Mobutu et sous le régime de Kabila. C’est écœurant de voir comment les agents de la douane extorquent les Congolais. Nos ports internationaux sont les plus chers au monde parce que les gouvernants pensent que les Congolais de l’étranger sont riches. C’est qui est faux car nos compatriotes occupent, dans la plupart du temps, les emplois les moins rémunérés et abandonnés par les nationaux. Pour toutes ces raisons, la diaspora a tout à gagner à se battre pour l’arrivée au pouvoir d’autres gouvernants parmi lesquels il doit y avoir ceux qui ont habité à l’étranger dans des pays bien gouvernés, où les criminels à col blanc sont punis et où la compétition à tous les niveaux est un culte quotidien.

La revanche des Mobutistes

9. Réveil FM International: Après avoir pillé le pays avec les 32 ans de Mobutu, l’impunité des Mobutistes fait que les mêmes prédateurs et Miyibicrates écument la même la classe politique aujourd’hui ? Comment lutter contre l’impunité ?

Prof. Fweley Diangitukwa: À mon avis, il y a trois solutions radicales : procéder par (1) le renouvellement de la classe politique, (2) la dénonciation et (3) la sanction. Pour répondre valablement à votre question, je préfère rappeler le modèle de gouvernance dans la Chine ancienne où des dispositions avaient été prises pour organiser la population de la capitale et des provinces de façon à unifier les coutumes. Voici ce que dit Le Ho-Kouan-Tseu à ce sujet dans son livre intitulé Précis de domination, éditions, Paris, éditions Allia, 2008, pp. 66-68 : « Tous, parmi la population, s’emploient à se corriger les uns les autres et à s’exercer à la rectitude. Ils se contrôlent mutuellement sur leur lieu de résidence, surveillent les allées et venues de chacun. Les pères s’entretiennent entre eux de devoir et les fils de piété filiale ; les plus âgés exaltent les actes méritoires et les plus jeunes le sen du respect. Ainsi, s’influençant de la sorte du matin au soir, ils s’imprègnent les uns de l’amour paternel, les autres de la piété filiale. Les familles étant liées et les hommes solidaires jusque dans leurs déplacements et allées et venues, nul vagabond ni fripon ne peut espérer passer à travers les mailles du filet. C’est de cette façon que l’on fait fond sur la nature humaine et s’appuie sur l’ordre des choses.

Des Mobutistes, girouettes politiques au service de la dictature d'Alias Joseph Kabila

» Si le chef d’une brigade (l’ensemble des cinq familles) dont un des membres a enfreint les édits concernant la distribution des biens ou la réglementation sur les lieux de résidence s’est dispensé, sans raison valable, de le porter à la connaissance du responsable du village, il subira la même peine que le contrevenant sous le motif de ‘trouble à l’ordre public dans les familles.

Un responsable de village qui, ayant eu connaissance de cas d’insolence envers des aînés, de parents indignes, de fortes têtes qui, parce qu’ils se croient au-dessus des autres et cherchent à se singulariser, refusent d’obéir auprès du prévôt (chef de dix villages) sera traduit avec sa famille devant les tribunaux sous le chef d’inculpation de ‘trouble à l’ordre public dans les villages’. Le prévôt qui se fait tirer l’oreille pour appliquer les consignes et les instructions, ou omet de rapporter à ses supérieurs des faits dont il aurait eu connaissance, sera traduit avec sa famille devant les tribunaux sous le chef d’inculpation de ‘trouble à l’ordre public dans la commune.

L’instructeur d’un canton qui met de la mauvaise volonté à appliquer les consignes et les instructions, ou s’abstient de rapporter à ses supérieurs des faits dont il aurait eu connaissance sera traduit avec sa famille devant les tribunaux, sous le chef d’inculpation de ‘trouble à l’ordre du canton’. L’économe de préfecture qui traîne des pieds pour appliquer les consignes et les instructions, omet de rapporter à la commanderie des faits dont il aurait eu connaissance, sera accusé de masquer les brillants talent s’il s’agit d’actes méritoires, de couvrir ses administrés s’il s’agit de fautes ; traduit devant les tribunaux sous le chef d’inculpation général de ‘trouble à l’ordre public dans la préfecture’, il sera exécuté sans aucun espoir de remise de peine.

Le Grand officier de commanderie qui se fait tirer l’oreille pour appliquer les consignes et les instructions, ou omet de rapporter à ses supérieurs certains renseignements pourtant parfaitement exacts, cachant ainsi certains faits au Premier ministre, sera exécuté sans remise de peine possible, sous le chef d’inculpation de ‘troubles de l’ordre publique d’une commanderie’. Le Pilier du Royaume qui ne met pas tous ses soins dans le gouvernement en sorte que les doléances des administrés n’arrivent pas jusqu’au prince, et que les désirs du souverain ne sont pas connus de ses sujets, convaincu du crime de ‘semer le désordre dans le gouvernement’ sera exécuté, ses partisans seront éliminés et son clan exterminé. Le Grand chancelier qui ne promulgue pas les règlements saisonniers adéquats ou bien ne répartit pas judicieusement les terres en fonction de leurs qualités, causant de graves préjudices à la population, convaincu du crime de ‘semer le désordre dans l’empire’, sera condamné à l’écartèlement afin qu’il serve d’exemple. Voilà comment l’on prend soin des êtres et des choses ».

Atundu Liongo, le Mobuto-Joséphiste patenté

Ce comportement dans la Chine ancienne peut être une source de réflexion dans la réorganisation de notre nation où les crimes sont aussi courants que l’impunité, car ceux qui sont censés punir sont souvent les mêmes que ceux qui commettent des crimes, sinon les uns sont au service des autres et doivent se protéger mutuellement pour assurer la survie du régime. Dans la Chine ancienne, l’ordre régnait partout et la justice réglait tous les litiges de la Cité. Tous les membres de la Cité se sentaient concernés par la justice. Personne n’était épargné. Le Ho-Kouan-Tseu dit à la page p. 69 : « Les villages faisaient un rapport aux communes tous les cinq jours, les communes aux cantons tous les dix jours, les cantons aux préfectures tous les quinze jours, les préfectures aux commanderies tous les trente jours, les commanderies au Pilier du Royaume tous les quarante-cinq jours, le Pilier du Royaume au Fils du Ciel tous les soixante jours. Le Fils du Ciel tous les soixante-douze jours mandait des émissaires dans les commanderies stimuler ceux qui avaient obtenu des succès et punir ceux dont les résultats ne répondaient pas à ce qui était attendu. C’est de cette façon que le gouvernement se calque sur l’action du ciel et de la terre ».

Mobutu et Léonbitch Kengo au Mont-Ngaliema

Les récompenses et les châtiments étaient distribués de façon équitable à tous les habitants. Personne n’était privilégié car tout était réglé sur une base de dénonciation publique. Tout élu ou tout gouvernant qui se rendait coupable de quelque faute se voyait repéré et châtié. Les princes sans vertu étaient également châtiés. En agissant ainsi « les affaires étaient convenablement traitées et les procès tranchés de façon équitable » (p. 71). Le Ho-Kouan-Tseu dit à la page 70 : « Ceux qui savaient gouverner étaient prospères mais sans excès, ils réduisaient le pouvoir des grands sans trop les avilir […] les fonctionnaires trop durs qui ne savaient user de clémence, qui pressuraient et rudoyaient le peuple étaient immédiatement mis à pied, afin qu’ils ne pervertissent pas l’administration ni ne semassent le trouble dans le gouvernement ; par la même occasion le peuple n’avait pas à pâtir des officiers qui refusaient d’exécuter les ordres et violaient la loi. Les fonctionnaires apprenaient de la sorte à procurer des avantages au peuple au lieu de faire du profit, à faire circuler les biens, au lieu de les accaparer ».

Mobutu-Alias Joseph Kabila même objectif: enfariner le peuple

Voilà un modèle d’une société juste qui mérite d’être imité, à part l’imposition de la mise à mort des êtres ayant commis des fautes graves. À la place de leur imposer la mort, ils seront contraints à travailler pour réparer le tort qu’ils ont commis. La longueur de la peine dépendra du degré de gravité de la faute. Les prisons traditionnelles décrit par Michel Foucault dans son livre Surveiller et punir (éditions Gallimard, 1993) doivent être supprimées et remplacées par des maisons de correction dans lesquelles chaque fautif travaillera pour réparer, avec son salaire, le tort qu’il a commis. Jean-Jacques Rousseau dit dans son livre Du Contrat social, à la page 73 : « Dans un État bien gouverné il y a peu de punitions, non parce qu’on fait beaucoup de grâce, mais parce qu’il y a peu de criminels ». Il appartient au peuple de dénoncer les prédateurs et miyibicrates qui écument la même la classe politique aujourd’hui.

La paix, la justice et la démocratie commencent dans un pays lorsqu’un peuple a réussi à mettre fin à la dictature. Oui, c’est la rue qui fabrique la démocratie comme le confirme le lien suivant : https://www.legrandsoir.info/oui-c-est-la-rue-qui-fabrique-la-democratie.html

Lire la suite

mercredi 11 octobre 2017

ONU:Crimes, massacres, tueries...La candidature de la RDC passe mal au Conseil des droits de l'homme !

Le prince jordanien Zeid Ra'ad Zeid Al-Hussein,Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme

Le lundi 16 octobre, sauf imprévu et surprise, la République démocratique du Congo aura un délégué au Conseil des droits de l’Homme de l’ONU à Genève. Aucun pays membre n'a le droit de Veto! La candidature de la République démocratique du Congo figure parmi les quatre pays africains-dont le Nigeria, l’Angola et le Sénégal- choisis pour occuper les quatre sièges pourvus par l’organisation pour le continent.

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale

Avec ses crimes, tueries, assassinats, tueries, arrestations arbitraires et emprisonnements inopportuns, des prisonniers politiques qui moisissent en prison, Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, toujours pas de procès, Eddy Kapend et tous les prévenus de l'assassinat de M'zée Laurent Désiré Kabila, deux experts de l'ONU assassinés dans le Kasaï, depuis près d’une année, près de 10 mille personnes ont été arrêtées et soumises à la "torture" en marge de revendications pour la tenue des élections dans les délais,les ONG dressent en outre un tableau très sombre de la situation des droits de l’homme en RDC marquée par des conflits armés dans l’Est et des violences sanglantes ayant fait plus de 5 000 morts dans la région du Kasaï ...

le régime de Kinshasa postule au Conseil des droits de l'homme à Genève. C'est le monde à l'envers. C'est l'hôpital qui se fout de la charité, c'est l'assassin qui juge dans un tribunal. Du toupet et du culot de la part d'une dictature sanguinaire qui ne recule devant rien. L’élection de la RDC au Conseil des droits de l’homme serait un fâcheux précèdent d’autant plus que ce pays pris en otage par Alias Joseph Kabila Kanamabe Kazembere Mtwale et sa bande des criminels, n’est pas un bon élève en matière de promotion et de protection des droits de l’homme !

​​​​​​Le Conseil des droits de l'homme est un organe intergouvernemental du système des Nations Unies, composé de 47 états qui ont la responsabilité de renforcer la promotion et la protection des droits de l'homme autour du globe. “Toutes les victimes de violations des droits de l'homme devraient être en mesure de se tourner vers le Conseil des droits de l'homme comme un forum et un tremplin pour l'action.”Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations Unies, 12 mars 2007,ouverture de la 4ème session du Conseil des droits de l'homme

Une cinquantaine d'ONG internationales et locales s'élèvent contre cette candidature en mettant en cause les multiples violations des droits de l'homme mises à la charge du régime dictatorial ainsi que de ses forces d'ordre et de sécurité. Avec ses casseroles retentissantes et ses atteintes massives aux droits de l'homme, la dictature de Joseph Kabila ne présente pas un bon profil en termes de respect des droits de l'homme pour siéger dans cette prestigieuse institution.

Des jeunes du mouvement citoyen Lucha refusent la candidature de la RDC au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, dénonçant les atteintes aux droits de l'homme dans le pays.

Lire la suite

mardi 10 octobre 2017

10 Questions à Fweley Diangitukwa, professeur, chercheur et écrivain

Le professeur Fweley Diangitukwa

Qui a dit qu'en République démocratique du Congo il n'y a que des professeurs Mabumucrates et autres Miyibicrates autoproclamés "Professeurs" ? Véritables chiens de Pavlov qui salivent au son de la clochette, qui achètent leurs diplômes à l'université de Kisangani, comme l'a dénoncé le professeur Maïndo. Il y a beaucoup des diplômés mais peu des professeurs éclaireurs de notre peuple. Des ventriotes pseudo-professeurs ont choisi le chemin de la mangeoire pour justifier l'injustifiable: l'imposture, l'occupation et la dictature. Un Moyibicrate, ami des tubes digestives, a même déclaré sur TV5 Monde: "Un Kabila, il en vient au monde tous les 50 ans" ! Cela fait dix ans que Réveil FM International suit le parcours du professeur Fweley Diangitukwa. Son récent livre: "Comment mettre fin à une dictature solidement installée, Paris, éditions L’Harmattan, 2017" est tout un programme. Courtois, le professeur Fweley Diangitukwa vouvoie ses jeunes frères. Il est l'un des professeurs congolais qui va enseigner dans les universités souvent dans des pays en voie de développement, parfois à ses frais pour partager son savoir. Le professeur Fweley Diangitukwa est googolisé à travers ses quinzaines d'ouvrages sur la République démocratique du Congo. Nous publions la première partie de ses 10 Questions.

1. Réveil FM International: Quelle est votre analyse sur ce qui s’est passé à la 72e Assemblée Générale des Nations unies à New York ? Alias Joseph Kabila a prononcé son discours dans une salle vide, pendant que les Congolais scandent dehors « Kabila must go ». Est- ce que c’est le début de la fin ou plutôt la descente aux enfers ?

Prof. Fweley Diangitukwa: La 72e Assemblée Générale des Nations unies à New York a été un échec cuisant du régime actuel, car l’ex-président de la RD Congo a prononcé son allocution devant une salle vide. Ce mauvais présage est non seulement le début de la fin mais aussi la descente aux enfers des gouvernants actuels. C’est le résultat de l’amateurisme et du manque de respect de la Constitution. Les autorités, en particulier l’ex-président Joseph Kabila illégal et illégitime, sans mandat depuis le 20 décembre 2016, en accord avec les services de renseignement et les diplomates du ministère des Affaires étrangères ont voulu jouer au malin. Se sachant sans mandat électif, Joseph Kabila a organisé l’insécurité dans le grand Kasaï pour justifier sa présence au pouvoir et se rendre ainsi indispensable.

Après un long pourrissement de la situation, dans l’intention de se rendre crédible et fréquentable avant son allocution aux Nations unies, il s’est d’abord rendu dans le Kasaï pour, soit disant, « pacifier » les membres de Kamuina Nsapu dans leurs relations avec les forces armées congolaises. Entre-temps, il a envoyé une délégation à New York pour préparer son arrivée et vendre son image en faisant croire que : « l’actuel président du Congo est la seule autorité capable de résoudre les massacres dans le Kasaï » et « il doit rester au pouvoir pour éviter l’écroulement du Congo ». Fort de cette stratégie, M. Kabila s’est rendu à New York en perdant de vue que l’Assemblée Générale fonctionne sur la base du droit international, même si au-delà, c’est l’anarchie qui règne dans les relations internationales. La communauté internationale a publiquement manifesté son profond désaccord avec le président par défi de notre pays, il appartient maintenant au peuple congolais d’exiger le départ immédiat de cet président sans mandat, sans légalité et sans légitimité.

Aux Nations unies, à New York, les membres de l’Assemblée Générale ont vu en la personne de Joseph Kabila un président illégal et le responsable direct l’assassinat barbare de Madame Zaida Catalan et de Monsieur Michaël Sharp, tous deux enquêteurs de l’ONU envoyés en RDC pour faire la lumière sur les massacres dans le Kasaï. Pour l’Assemblée Générale, Joseph Kabila est responsable parce qu’il a refusé – par la voix de ses ministres de la Justice et des Affaires étrangères – qu’une enquête sérieuse soit menée par des experts des Nations unies. À ces deux principales raisons, il faut rappeler le Rapport Mapping très accablant pour le régime parce qu’il y est décrit les massacres qui ont été commis tout au long du régime actuel. Très attentifs à ce qui se passe en RDC, les représentants des Nations réunis à New York ont simplement séché l’allocution de M. Kabila (à cause de son illégalité et de son illégitimité depuis décembre 2016) comme des étudiants qui sèchent un cours pour protester contre un professeur qu’ils jugent incompétent.

Les images qui ont été diffusées à cette occasion ont complètement détruit l’image de notre pays. Les diplomatiques de la RD Congo, envoyés à New York pour préparer l’arrivée de leur chef, ont habillé des clochards, des chômeurs et des étudiants ouest-africains de l’effigie de Kabila parce que les Congolais ont refusé de souiller l’honneur de leur pays en portant des vareuses avec l’effigie de Kabila. C’était très honteux de constater que ceux qu’ils ont habillés en Congolais étaient incapables de prononcer un seul mot dans une des langues parlées dans notre pays De nombreux Congolais qui se sont rendus devant le siège des Nations unies scandaient leur mécontentement (« Kabila must go ») et rappelaient les crimes commis par le régime actuel. Le comble de cette humiliation publique est arrivé au moment de l’allocution de M. Kabila devant une salle vide, désertée par les diplomates. Il n’y avait que la présence d’à peine quelques officiels congolais. Notre pays ne le méritait pas mais c’était, hélas, nécessaire pour que Kabila et son équipe se rendent compte à quel point ils sont vomis par la communauté internationale. Même les diplomates africains n’ont pas été solidaires avec le président par défi de la RD Congo.

Un tel degré de boycott est une preuve irréfutable de la fin de ce régime tyrannique, sadique, satanique et responsable de plus 10 millions (certaines sources parlent de 14 millions) de morts dans notre pays. C’est horrible. Il appartient maintenant au peuple congolais de montrer la porte de sortie à ce régime illégal et illégitime. La situation que nous vivons en est une première depuis notre indépendance. Comment comprendre et explique que les universitaires qui sont autour de Kabila sont incapables de respecter la Constitution sinon de démissionner pour manifester leur désaccord ?

Corneille Nangaa, fossoyeur et agent tricheur de la CENI

2. Réveil FM International: Les machines numériques pour une hypothétique élection sans publication du calendrier électoral, est-ce que cela est possible ? Corneille Nangaa et la CENI ont-ils la confiance des Congolais ? Aurons-nous l’élection présidentielle fin 2017 ?

Prof. Fweley Diangitukwa: Je vis en Suisse depuis plus trois décennies. C’est le pays de Rousseau et de Calvin. En plus, il est le siège des Nations unies mais la Suisse qui pratique les valeurs démocratiques avec rigueur a toujours refusé de recourir au vote électronique à cause de l’incertitude qu’un tel vote entraîne. La Suisse réunit tous les atouts en matière d’infrastructures routières, de communication et de moyens informatiques (ce pays possède deux des plus prestigieuses universités polytechniques au monde (Zürich et Lausanne) mais la Suisse refuse de recourir au vote électronique. Ce type de vote est toujours à l’essai et il sera progressivement introduit à partir de 2019 (lire le contenu de ce lien : https://www.egovernment.ch/fr/umsetzung/schwerpunktplan/vote-electronique/).

« Le vote non dématérialisé est une solution éprouvée depuis des siècles, et truquer une élection, sans que ce soit le fait du pouvoir en place, est très compliqué à mettre en œuvre. Or, pour l’instant, aucune garantie suffisante ne peut être apportée pour le vote numérique. » (in https://www.geekactu.fr/2016/11/vote-electronique-dangereux/).

Que peut-on penser de la RD Congo où tous les avantages de la Suisse sont absents et où la panne d’électricité est une réalité permanente mais qui choisit de recourir au vote électronique ?

Avant de choisir le vote électronique, le régime actuel a d’abord lancé l’idée d’un scrutin indirect que nous avons détruite en avançant des arguments solides, en démontrant qu’une telle élection est organisée dans des pays fédéraux alors que le scrutin direct est indispensable dans des pays unitaires, car le chef de l’État doit absolument avoir une assise populaire sur toute l’étendue de la République pour éviter sa contestation. Il est écrit dans le livre de Guillaume BERNARD, paru aux éditions Studyrama et intitulé : Droit constitutionnel et institutions politiques, au chapitre IV intitulé « Les principaux régimes étrangers occidentaux », à la page 248 : « Des légitimités politiques en fonction de la forme de l’État. Un scrutin direct pour un État unitaire Un scrutin indirect pour un État fédéral. »

En général, le scrutin direct est lié au fonctionnement d’un État unitaire car le chef de l’État doit être élu au suffrage universel direct par l’ensemble du peuple pour créer sa majorité et obtenir la popularité que le suffrage universel direct lui confère. Le scrutin indirect est lié à la forme d’un État fédéral dans lequel il y a un Gouverneur à la tête de chaque État fédéré. Les grands électeurs des partis politiques dans chaque État élisent le chef d’État au scrutin indirect. Celui-ci représente les États fédérés dans la politique étrangère de son pays. Ce détail est capital car il détermine le reste de la réflexion sur les modes de scrutin et sur leur déroulement. En effet, il y a plus d’inconvénients dans le scrutin indirect que d’avantages pour l’élection d’un chef d’État. Lire : https://fweley.wordpress.com/wp-admin/post.php?post=1585&action=edit N’ayant pas trouvé des arguments solides à opposer aux nôtres, le régime de Kabila y a renoncé pour privilégier le vote électronique qui facilite les fraudes, car il suffit d’introduire un simple petit logiciel dans le serveur pour que le candidat préalablement choisi soit déclaré élu, non par le peuple mais par la machine. Les résultats seront présentés au peuple comme étant les résultats effectifs de leur choix. Les éléments contenus dans cette vidéo (https://www.youtube.com/watch?v=K_4r--K3biA) expliquent les raisons pour lesquelles ce type de vote n’est pas recommandable aux pays africains et surtout pas en RD Congo qui a déjà connu deux fraudes électorales en 2006 et 2011.

Monsieur Corneille Nangaa est au service du pouvoir, il n’y a aucun doute à cela. Vous voulez une preuve ? Il n’a pas convoqué le corps électoral en date du 01 octobre 2017, conformément à l’article 73 de notre Constitution qui stipule que « le scrutin pour l’élection du Président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante, quatre-vingt-dix jours avant l’expiration du mandat du Président en exercice ». Dans ces conditions, les Congolais ne peuvent pas avoir confiance en la personne de M. Nangaa. Seuls ceux qui sont derrière le régime de M. Joseph Kabila, qui est sans mandat, les soutiennent encore par intérêt pour protéger leurs avantages mais ils savent en âme et conscience que le pays est dans une mauvaise direction, car la Constitution est régulièrement bafouée et la corruption règne en maîtresse.

Sommes-nous prêts à confier l’avenir de notre pays à une machine ? Qu’arriverait-il si, après avoir dépensé beaucoup d’argent public et demandé aux électeurs de se déplacer pour participer au vote, un virus contamine les machines informatiques le jour précédant le vote ou s’il y a une longue panne d’électricité ? Si nous sommes sérieux, nous devons trembler devant le risque d’utiliser un tel système de vote.

Nous pensons que le vote électronique est un canular qui sert à gagner du temps en retardant davantage l’organisation de l’élection présidentielle.

3. Réveil FM International: D’après vous, quelles sont les vraies raisons de l’invalidation des passeports semi-biométriques ?

Prof. Fweley Diangitukwa: Quels que soient les arguments que l’État congolais et en particulier le ministère des Affaires étrangères pourront avancer, la question du passeport biométrique relève d’une arnaque organisée. Si le passeport congolais est parmi les plus chers au monde, le Gouvernement vient d’opérer une nouvelle escroquerie en changeant le passeport semi-biométrique en passeport biométrique. Ce problème soulève une question de responsabilité. Pour émettre un document officiel, un État ou une entreprise prend toutes les précautions pour éviter des poursuites judiciaires.

Donc, si l’État congolais n’a pas pris toutes les précautions, il est fautif et il doit dédommager les bénéficiaires en remplaçant gratuitement leurs passeports actuels par de nouveaux passeports biométriques. Voilà comment devrait fonctionner notre État s’il respectait ses citoyens. Doit-on penser que le Gouvernement était malintentionné en faisant circuler des passeports ne correspondant pas aux normes internationales avec l’intention d’interdire leur utilisation après quelques années plus tard et de vendre ainsi plus facilement les passeports biométriques ?

On sait qu’aujourd’hui, tous les pays n’utilisent pas ce genre de passeport, pourquoi devient-il obligatoire à trois mois de fin du régime actuel ? « Il n’existe aucune spécification de l’OACI qui concerne le passeport semi-biométrique congolais. Le critère majeur au niveau de l’espace international, c’est la lisibilité du passeport à la machine suivant l’exigence des NTIC », a soutenu le député Juvénal Munubo de l’UNC, évoquant l’utilisation des passeports biométriques toujours en cours dans des nombreux pays comme la France.

Voilà le hic, voilà là où le bât blesse. En plus, si l’État Congolais a constaté la multiplication d’actes illégaux, criminels de contrefaçons des passeports semi-biométriques, à qui la faute lorsqu’on sait que les citoyens congolais ne fabriquent pas des documents officiels ? Pour quelle raison l’État congolais ne cherchait-il pas à arrêter d’abord ces faussaires qui sont certainement parmi les réseaux mafieux du gouvernement ? Qui est en défaut et qui organise la contrefaçon ? Le vendeur (État congolais) ou les bénéficiaires (détenteurs de passeports) ? Pourquoi le ministère des Affaires étrangères ne remonte-t-il pas la filière pour mettre la main sur le réseau criminel de contrefaçons ? Lorsqu’une voiture est vendue avec un défaut, l’usine rappelle la voiture et prend en charge le changement de la pièce en défaut. Pourquoi l’administration des Affaires étrangères n’applique-t-elle pas cette logique ?

Il faut dire que la vente de passeports est la principale source d’enrichissement du ministère des Affaires étrangères. Il n’est pas étonnant qu’on arnaque les Congolais en créant un nouveau vrai faux passeport semi biométrique pour le remplacer par un passeport biométrique, sinon pour quelle raison n’a-t-on pas fait sortir directement le passeport biométrique sans passer par le semi-biométrique ? On voit bien qu’il y a quelque chose de louche qui se résume par la recherche du lucre. Après les fausses cartes d’électeurs en circulation, voici les passeports congolais qui ne répondent pas aux normes internationales ! Mais dans quel pays sommes-nous ? En vérité, les raisons de ce nouveau passeport sont à trouver ailleurs : dans le besoin de s’enrichir car les Congolais de l’étranger sont continuellement considérés comme des vaches à lait par ceux qui sont au pouvoir. Ils sont contraints d’avoir ce document délivré uniquement par l’État. De ce fait, les escroquer devient une opération facile.

Le changement de ce passeport semi biométrique au passeport biométrique pose un problème (1) de faisabilité (certains passeports en circulation portent de visa de longue durée), (2) de durée (en combien de temps le ministère des Affaires étrangères sera-t-il capable de remplacer les passeports de tous les concernés) et (3) de coût (l’État remboursera-t-il le coût aux porteurs de passeports valides du fait qu’ils ne sont pas fautifs) ? Dans le cas contraire, qui paiera le coût de la corruption perçu par les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères ? Autant de questions sans réponse qui renforcent la complexité de la démarche.

4. Réveil FM International: La classe politique est facilement corruptible, elle est médiocre et ventriote. Comment en sommes-nous arrivés là ? D’aucuns disent que nous n’avons que des diplômés au Congo pas d’intellectuels ?

Prof. Fweley Diangitukwa: L’histoire de la corruption dans notre pays vient de loin. Le système de quota dans l’admission des étudiants à l’université était une forme de corruption morale car il a conduit des élèves à changer leur identité avant les examens d’État en se donnant un nom à consonance ngala et plus particulièrement à consonance ngbandi afin d’avoir la chance de réussir avec un bon pourcentage, d’être facilement inscrits à l’université et bénéficier in fine de la bourse. La deuxième méthode de corruption morale fut l’organisation de l’animation politique (la danse pour le Mouvement Populaire de la Révolution – MPR). Des jeunes animatrices et animateurs étaient recrutés par le parti unique pour chanter la gloire du maréchal Mobutu. Contre cette gesticulation publique et obscène de leur corps, ils recevaient un salaire plus décent que celui des enseignants et des fonctionnaires. Résultat, beaucoup de femmes ont choisi de devenir de danseuses du MPR. La destruction de mœurs a entrainé la corruption morale parce que les Zaïrois de cette époque avaient pris l’habitude de gagner de l’argent facile sans véritablement travailler. Les enseignants, les fonctionnaires, les soldats, etc. se sont mis à agir comme les politiciens congolais agissaient en monnayant leurs services.

Une étude sociologique devient nécessaire voire urgente pour mieux comprendre la genèse de la corruption dans notre pays. Je ne parle que de la petite corruption car il existe la grande corruption pratiquée par les grandes entreprises et par les firmes transnationales qui corrompent les décideurs officiels, voire des parlementaires pour obtenir des marchés publics. C’est ce qu’on appelle la captation de l’État. il ya tout un chapitre sur la corruption dans mon livre La thèse du complot contre l’Afrique. Pourquoi l’Afrique ne se développe pas, éditions L’Harmattan, 2010, pp. 149-171.

En effet, ce n’est pas toute la classe politique qui est corruptible et médiocre car il y a dans cette classe politique des gens encore intègres et excellents. Grâce à eux, le pays tient encore debout. Mais ils sont hélas minoritaires. Beaucoup pratiquent la corruption de survie. C’est le cas par exemple d’un soldat qui a un salaire de 80 dollars et qui arrondit ce salaire en extorquant les passants ou les automobilistes. C’est aussi le cas d’une infirmière ou d’un infirmier qui monnaye ses services dans le même but d’arrondir son salaire. L’État congolais ne punit pas car il sait qu’il ne paie pas bien ses fonctionnaires. Voilà pourquoi il faut réorganiser l’économie nationale, réaliser des bénéfices considérables par la production, instaurer un salaire minimum à partir duquel il deviendra possible de punir tout individu qui se laisse corrompre (=effet). Mais dans cette démarche, il faut commencer par punir le corrupteur (=cause) avant le corrompu. En effet, la disparition de la cause entraîne ipso facto la disparition de l’effet.

Contrairement à ce qui est sous-entendu dans la question, j’affirme qu’il y a des intellectuels dans notre pays, même si leur nombre n’est pas très important. Malheureusement, nos universités forment plus de diplômés et moins d’intellectuels. J’ai étudié avec des camarades intelligents à l’école secondaire et à l’UNAZA (université nationale zaïroise). Certains compatriotes qui ont fait de brillantes études à l’étranger ont décidé de rentrer chez nous. Beaucoup d’entre eux ont sombré parce que les conditions de travail et de vie ne sont pas bonnes. Je n’aurai probablement pas publié autant de livres de recherche sur différents sujets d’intérêt national, continental et international, si je vivais en RD Congo car les bibliothèques sont pauvres voire rares ou inexistantes dans certains milieux. Pour cette raison, les livres constituent la seule marchandise que j’envoie au pays. Je ne suis pas compris par ma famille qui attend recevoir des objets de seconde main comme le font mes compatriotes qui n’ont pas la même compréhension que moi, mais je m’entête.

Dans la vie nationale, il n’y a pas de récompenses qui encouragent les intellectuels. Existe-t-il un prix congolais de l’excellence ? Non. Mais nous l’introduirons dès le départ de l’équipe actuelle. Lorsque le système de gouvernance est mauvais, la classe politique sombre. C’est classique. C’est pourquoi, nous avons l’obligation de reconnaître et de saluer les quelques rares intellectuels congolais qui se distinguent et que nous rencontrons parfois dans des colloques internationaux. L’éducation sera le premier chantier à redresser après le départ du régime actuel.

5. Réveil FM International: Que pensez-vous de la Transition sans Kabila ? Cela est-il possible ? Si oui, comment ? Quels sont les préalables ? Que faire d’alias Joseph Kabila ?

Prof. Fweley Diangitukwa: Je ne me préoccupe pas trop du sort de M. Joseph Kabila car lui-même ne s’est jamais préoccupé du sort des Congolais. Il est venu chez nous en 1997 dans le convoi de l’AFDL (un conglomérat d’aventuriers, dixit Laurent-Désiré Kabila) avec un seul objectif : s’enrichir en pillant les ressources du Congo. Pour cette raison, son sort ne m’intéresse pas. Il est le moindre de mes préoccupation. Néanmoins, il s’impose à la tête de notre pays malgré l’expiration de son mandat. À ce titre, il constitue un souci majeur pour l’avenir du Congo. Il a toujours traité les Congolais avec beaucoup de mépris, en disant publiquement qu’il n’a jamais trouvé 15 Congolais compétents (comme si lui-même était une sommité) avec lesquels il pouvait travailler pour développer le Congo mais, en même temps, il a trouvé plus de 100 Rwandais qu’il a élevés au rang de généraux pour dominer et mater les Congolais qui l’ont rendu, malgré eux, milliardaire en très peu de temps.

Au lieu d’organiser les élections dans le respect du délai, les gouvernants traînent volontairement les pieds en courant le risque de le faire dans la grande précipitation afin qu’elles leur profitent. Voilà pour quelle raison à trois mois de la date fatidique selon les Accords de la Saint Sylvestre de décembre 2016, l’enrôlement n’a pas encore pris fin dans le Kasaï, le calendrier électoral n’est toujours pas publié et aucun candidat n’est officiellement enregistré, n’est connu par les électeurs et n’a encore présenté son programme politique.

En effet, le pouvoir illégitime et illégal de Kinshasa observe les réactions des Congolais pour ajuster son comportement en fonction des scénarios déjà montées et en attente de leur mise en scène. M. Joseph Kabila et son régime cherchent à mettre à leur profit une élection précipitée soit pour pouvoir manœuvrer en vue de présenter un proche de Kabila et mettre ainsi le peuple congolais devant un fait accompli soit pour créer une anarchie qu’il contrôlera lui-même, en mettant le pays à feu et à sang, car seule la guerre lui permet de se maintenir au pouvoir et d’échapper à la CPI.

Parce que nous n’avons pas organisé l’élection présidentielle en décembre 2016 alors que le président Kabila nous a lancé un défi en disant « il ne se passera rien en décembre » et parce que les évêques de la CENCO ont très naïvement accepté de lui accorder gratuitement une année supplémentaire alors qu’il ne le méritait pas, M. Joseph Kabila reste encore le maître de l’agenda électoral, car il contrôle tous les rouages du pouvoir et il a une main ferme sur la CENI et sur Corneille Nangaa. À cause de notre faiblesse collective et de notre naïveté, joseph Kabila s’entête à ne pas publier le calendrier électoral pour ne pas s’auto-exclure des enjeux et signer ainsi son arrêt de mort politique.

Quant à la transition, elle s’impose d’office parce que les élections n’auront pas lieu en décembre de cette année. Nous sommes dans une République où il n’y a pas une seule autorité qui jouit de la légitimité populaire. Nous devons élire la classe politique à tous les niveaux, du député provincial au président de la République. C’est une tâche considérable qui sollicite notre intelligence et notre sens d’organisation et de patriotisme. Mais nous en avons les compétences en réserve. Oui, la transition est possible et elle s’impose. En mai 2016, des Congolais ont organisé un colloque à Modena en Italie, sous la conduite de l’abbé Germain Nzinga, justement avec comme thème : « la transition sans Kabila ». Des propositions ont été faites et je prépare la publication qui reprend tout ce qui a été dit à Modena.

Il est permis de reconnaître et d’admettre que la RD Congo ne s’est jamais stabilisée. Notre pays est dans une transition permanente depuis que les institutions de la République ont été déstabilisées le 24 novembre 1965 par le colonel Joseph-Désiré Mobutu et ses compagnons de la révolution. Il est maintenant question de sortir la République du coup d’État permanent. Mobutu a gouverné le pays en s’appuyant sur un parti unique, le MPR, et il a quelquefois organisé l’élection présidentielle en étant le seul candidat. Une aventure cocasse que les intellectuels de l’époque applaudissaient, sans état d’âme.

En 1997, dès sa prise de pouvoir, le nouveau président, Laurent-Désiré Kabila, a supprimé tous les partis politiques et a dirigé le pays par décrets. Une nouvelle transition sans issue a été ouverte. Le pays a évolué dans l’anarchie totale et sans institutions démocratiques jusqu’à Sun City en Afrique du Sud qui a donné lieu à un semblant d’ouverture politique. Le pouvoir a été partagé entre les anciens belligérants qui, ensemble, ont formé un Gouvernement d’union nationale (formule 1 + 4). La libéralisation de l’espace politique a donné naissance à la création des partis politiques alimentaires. C’est sous ce nouveau climat d’anarchie que le pays a organisé ses premières élections en 2006 qui ont été sévèrement critiquées par le cardinal Etsou à cause des fraudes électorales organisées par l’abbé Malu Malu, président de la Commission électorale indépendante (CEI), pour assurer la victoire du président Joseph Kabila au détriment de Jean-Pierre Bemba qui a été le favori de ces élections. L’échec dans l’organisation de ce scrutin a ouvert la porte à une nouvelle impasse politique. C’est dans cette anarchie qu’une nouvelle élection présidentielle a été organisée en 2011 par le pasteur Daniel Ngoy Mulunda, président de la CENI, pour permettre la victoire du président Joseph Kabila au détriment d’Étienne Tshisekedi qui a été le favori de ces élections.

L’anarchie et la contestation du pouvoir ne se sont pas pour autant estompées. Pour tenter de calmer le peuple, le pouvoir a convoqué les concertations nationales en 2013. Comme pour la Conférence nationale « souveraine » (CNS) de 1990 à 1992, les 100 résolutions de ces dernières concertations nationales n’ont jamais été appliquées.

Une année avant l’organisation de la nouvelle élection présidentielle prévue en décembre 2016, le régime a envisagé d’organiser un dialogue national pour définir ensemble (pouvoir et opposition) les modalités de sortie de la crise ou de l’impasse. Mais plusieurs partis de l’opposition ont refusé d’y participer à cause des résolutions des Concertations nationales qui ont été suivies d’aucun effet. Voyez-vous, depuis 1965, nous passons d’une transition à l’autre sans stabiliser l’État. Il est maintenant question d’organiser un gouvernement exceptionnel de Transition qui mettra en place les institutions républicaines de la troisième République qui sera basée sur la confiance du peuple. Il faut, comme préalables, écarter les menteurs et les aventuriers du pouvoir et remettre de l’ordre dans le fonctionnement de l’État. C’est une énorme responsabilité que seuls des Hommes crédibles doués d’une intelligence exceptionnelle peuvent assumer.

Il est évident que si M. Joseph Kabila n’est pas mis hors d’état de nuire, il agira fatalement dans l’ombre pour créer le chaos car il contrôle tous les leviers de commandement des forces militaires, des services de renseignement et des régies financières que ses hommes de main dirigent pour son compte. Voilà pour quelle raison il est impérieux de défaire l’immense pouvoir qu’il détient jusqu’à ce jour en l’empêchant de mettre à jour son plan machiavélique de maintien au pouvoir, avec en perspective l’ambition de se donner une nouvelle Constitution rester au pouvoir ad vitam aeternam, comme cela s’est passé au Rwanda et au Burundi et comme cela est en voie de se passer Ouganda où les députés discutent sur la nécessité de réviser ou non la Constitution.

Il est nécessaire voire indispensable d’organiser une transition pour garantir des élections crédibles. La transition aurait pu être ce moyen pacifique qui mettrait le peuple congolais en attente d’un nouvel ordre, mais l’ex-chef de l’État actuel et son Gouvernement illégal ne se sont malheureusement pas impliqués dans cette transition à cause de leur mauvaise foi, de leur impopularité et des torts qu’ils ont causés au peuple congolais. Si elle est conduite sous la direction d’un leadership consensuel qui s’appuiera sur une gouvernance collégiale devant régir le fonctionnement des institutions, l’équipe de transition sera une structure fonctionnelle susceptible de représenter valablement la diversité politique de tous ceux qui s’inscrivent dans la logique du changement et de développement de la nation. Munie d’un cahier de charges bien définies, cette équipe concevra rapidement les grands axes politiques et stratégiques du pays qui permettront un fonctionnement harmonieux des institutions de la République après les élections.

Lire la suite

lundi 9 octobre 2017

RDCONGO: Appel au soulèvement populaire depuis la Suisse !

Le pasteur Roger Puati Buangi et le professeur Fweley Diangitukwa

En Suisse, pays chère mais où il fait bon de vivre, on vote tout le temps ! Les institutions fonctionnent ! Les congolais de Suisse sonnent du tocsin de l'appel au soulèvement populaire sur toute l'étendue de la République démocratique du Congo, pris en otage par des mafieux sanguinaires. Au détriment de la Constitution, un accord particulier a été tricoté entre les politicailleurs à la recherche des postes ministériels et strapontins. Depuis le 19 décembre 2016, Alias Joseph Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et sa bande des Mammouths Joséphistes sont illégitimes et illégaux. D'ailleurs, l'incapacitaire de Kingakati n'a jamais apposé sa signature aux résolutions de l'accord de la Saint-Sylvestre donc l'accord ne l'a jamais engagé ! L'accord de la Saint-Sylvestre est privé, il est bidon car non respecté par la Majorité Présidentielle (MP) qui le foule aux pieds, il n'engage pas le peuple congolais. Le peuple n'y était pas sauf des politicailleurs ventriotes non mandatés. Ils sont patriotes et courageux le professeur Fweley Diangitukwa et le pasteur Roger Puati Buangi initiateurs de l'appel au soulèvement populaire. Politicards et pollicailleurs véreux empêchent les Congolais de rêver, ces derniers vont les empêchent de dormir.

Appel au Soulèvement Populaire sur toute l'étendue de la République

- Aux Organisations de la société civile,

- À l’Église catholique romaine,

- À l’Église du Christ au Congo,

- À l’Église de Jésus-Christ sur la Terre par le prophète Simon Kimbangu,

- Aux autres institutions religieuses,

- Au Rassemblement de l’opposition congolaise (RASSOP),

- Aux partis politiques congolais de l’opposition,

- Aux patriotes congolais de la majorité présidentielle,

- Aux Organisations de la diaspora congolaise,

- Aux penseurs libres et aux personnalités,

- Aux étudiants et élèves,

- Aux forces de l’ordre (policiers et militaires congolais),

- Aux patriotes des services de renseignement,

- Au peuple congolais dans son ensemble,

- Aux Amis du Congo.

LE 1er NOVEMBRE 2017, TOUS LES CONGOLAIS DANS LA RUE POUR METTRE FIN AU RÉGIME IGNOBLE DE M. JOSEPH KABILA. ESILI

Dans le cadre des Accords de la Saint Sylvestre, une année supplémentaire a été octroyée gracieusement au président Kabila qui n’a pas quitté le fauteuil présidentiel à la fin de son second et dernier mandat, en décembre 2016, alors que la Constitution de notre pays stipule, dans son article 73, que « le scrutin pour l’élection du Président de la République est convoqué par la Commission électorale nationale indépendante, quatre-vingt-dix jours avant l’expiration du mandat du Président en exercice ».

Nous constatons, en date du 1er octobre 2017, que les élections n’auront pas lieu en décembre 2017, car le corps électoral n’a pas été convoqué par la Commission électorale nationale indépendante (CENI) conformément aux Accords de la Saint Sylvestre susmentionnés. Ce refus de respecter à la lettre les prescriptions de la Constitution était déjà arrivé à la même date en 2016.

Vu le caractère répétitif et le mépris du régime actuel qui ne se conforme pas à ses engagements ;

Vu la gravité de la situation et cet appel patriotique adressé au peuple congolais pour le changement de régime ;

Vu également la mise en danger de la sécurité intérieure, de la paix nationale et de la stabilité de nos institutions ;

Nous souvenant du sort tragique réservé aux Congolais qui ont manifesté leur mécontentement à différentes occasions et dans différents endroits de la République ;

Nous, personnalités politiques de l’opposition, libres penseurs et membres de la société civile faisant partie du peuple congolais, constatons :

Que le pouvoir actuel ne manifeste aucune considération des textes légaux de notre pays, ne mesure pas le degré de souffrance du peuple et son profond désir de changer pacifiquement le régime politique pour mettre en place de nouveaux acteurs qui œuvreront pour la stabilité et le développement de notre pays ;

Qu’après plusieurs guerres ayant occasionné de millions de morts, de nombreux déplacements de populations à l’intérieur et à l’extérieur du pays, de viols des femmes, l’enrôlement des enfants, le pillage récurrent des richesses de la RD Congo, le pouvoir actuel n’est jamais venu au secours des Congolais éplorés, des femmes violées, des compatriotes régulièrement attaqués dans les deux Kivu par des forces rwandaises, des compatriotes égorgés comme des animaux dans plusieurs cités et localités dans la province Orientale (en particulier en Ituri), des adeptes de Bundu dia Kôngo et du pasteur Mukungubila et dernièrement de nos compatriotes dans le Grand Kasaï, après l’assassinat du chef coutumier Kamuina Nsapu ;

Que des innocents ont été massacrés et enterrés dans des fosses communes, sous prétexte de « rétablir l’autorité de l’État »;

Que d’autres citoyens innocents, arrêtés arbitrairement à l’issue de différents évènements tragiques, croupissent encore dans les prisons de la République, à l’instar des prisonniers politiques Diomi Ndongala, Franck Diongo, Jean Claude Muyambo Kyassa, Norbert Luyeye , etc. qui auraient dû être relaxés depuis longtemps ;

Qu’en plus de charniers où des victimes ont été entassées comme du bétail, certains corps ont été jetés dans le fleuve Congo, des étudiants et des écoliers ont été fauchés ;

Que le bilan des massacres s’étend sur plusieurs millions de morts et concerne aussi la destruction méchante de plusieurs biens : maisons des villageois brûlées, églises et écoles brûlées, récoltes brûlées ;

Que ce régime de terreur se pérennise à la tête de l’État sans penser à l’alternance inscrite dans la Constitution ;

Qu’à cause de l’instabilité organisée sur toute l’étendue de la République, la scolarité des élèves connaît un grand retard et entraîne la démotivation du corps enseignant qui constitue pourtant le socle du développement national ;

Que jusqu’à ce jour, aucune enquête n’a été initiée et aucune justice n’a été rendue aux victimes et aux familles qui ont perdu les leurs dans les différents massacres ;

Qu’au plan international, la respectabilité de notre pays et la confiance dans nos institutions ont été sapées par l’assassinat barbare de Madame Zaida Catalan et de Monsieur Michaël Sharp, tous deux enquêteurs de l’ONU envoyés en RDC pour faire la lumière sur les massacres dans le Kasaï ;

Que les auteurs des tueries et les responsables des forces de sécurité, des services de renseignement et du gouvernement qui sont impliqués dans des cas d’arrestation arbitraire et de détention illégale, n’ont jamais été traduits devant une juridiction nationale ou internationale pour répondre de leurs crimes ;

Que la violation de la Constitution – Loi fondamentale de la République – que tous les Congolais tiennent à respecter et pour laquelle des jeunes ont payé de leur vie en janvier 2015 et en d’autres circonstances, en vue d’empêcher le glissement qu’organise Monsieur Joseph Kabila qui est sans mandat depuis le 20 décembre 2016 et qui ne jouit d’aucune légitimité et d’aucune légalité, est devenue une monnaie courante ;

Qu’il est ainsi évident que la non-convocation du corps électoral en date du 1er octobre 2017 met en danger, non seulement la cohésion nationale, l’ordre public, les vies innocentes à travers la République mais aussi l’avenir de notre pays;

De ce qui précède :

Les signataires déclarent ce qui suit :

1. Nous nous désolidarisons totalement du processus électoral en cours et dénions toute qualité à Monsieur Corneille Nangaa de poursuivre l’organisation des élections car la CENI est inféodée au PPRD et n’a pas respecté le délai constitutionnel imposé dans la Constitution et dans les Accords de la Saint Sylvestre de décembre 2016 ;

2. Nous demandons au peuple congolais (tous dans leur ville, leur district, leur territoire, leur commune et leur village) de manifester publiquement dans les rues notre ras-le-bol et notre désaccord collectif à partir du 1er novembre 2017 pour exiger la démission immédiate de M. Joseph Kabila de ses fonctions présidentielles et d’initier des actions de boycott afin de l’empêcher de mettre le pays à feu et à sang et de justifier ainsi son maintien au pouvoir : Nous ne quitterons les rues qu’après son départ du pouvoir ;

3. Nous disons qu’après avoir tout essayé et tout subi, la révolte collective sur toute l’étendue de la République reste l’unique moyen de nous débarrasser une fois pour toutes de ce régime ignoble. Il est de notoriété publique que c’est la rue qui fabrique la démocratie, comme le confirme le lien suivant :

https://www.legrandsoir.info/oui-c-est-la-rue-qui-fabrique-la-democratie.html ;

4. Nous prenons à témoin la Communauté internationale contre toute répression pouvant provenir du pouvoir illégal de Monsieur Kabila contre la population qui s’apprête à exercer un droit qui lui est reconnu par la Constitution dans son article 64 afin d’instaurer un État de droit en RD Congo ;

5. Que tous les Congolais s’associent à respecter ce mot d’ordre (y compris les forces de l’ordre : policiers et militaires) afin de garantir la paix et la sécurité de notre pays ;

6. Que tous les Congolais dénoncent publiquement et à temps tous ceux de l’opposition, du pouvoir ou de la société civile qui empêcheront l’accomplissement de cet objectif de salut public ;

7. Les signataires des présentes tiennent à la paix, à la sécurité, à l’unité nationale, à l’intégrité du territoire dans ses frontières héritées de la colonisation et à l’alternative au pouvoir ;

8. Les signataires tiennent surtout au respect de la Constitution (articles 64 et 220 entre autres) et invitent les partis politiques dans l’opposition, les Églises, les mouvements de la société civile, les libres penseurs, les étudiants, bref le peuple congolais dans son ensemble à s’approprier ce message et à exiger le départ immédiat de M. Joseph Kabila afin de l’empêcher de rempiler ou de réaliser son plan de balkanisation du Congo à son profit.

Lire la suite

dimanche 8 octobre 2017

10 Questions à Salomon Valaka, journaliste Online et analyste politique

Salomon Valaka, journaliste Online et analyste politique

Brillant et humble, Salomon Valaka est en "Toute simplicité", l'une des têtes pensantes de nos foras. Journaliste online, analyste, Salomon Valaka fait partie de l'intelligentsia congolaise au sein de sa diaspora. Auteur des deux ouvrages: The Last words (The Conagra-Garner Plant Associates' Life lines days prior the shutdown...et Congolese Community of Raleigh: Yesterday, Today and Beyond. 2 Tomes en Français (372 pages), en Anglais (364 pages). L'histoire des immigrants Congolais depuis l'arrivée, en 1968 d'Esaïe Mulongo jusqu'à ce jour. Il a sur son compteur plus de 300 articles. Salomon Valaka a gentiment répondu à nos 10 Questions.

1. Réveil FM International: Le débauchage politique est devenu un sport national avec le régime d'imposture d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Les débauchés et traverseurs de rue se ramassent à la pelle dans la classe politique congolaise, pourquoi les politicailleurs succombent-ils très facilement à la tentation ?

Salomon Valaka: Nous parlons ou nous évoquons ici la corruption en tant que instrument d'affaiblir les volontés humaines. Le fléau fut instauré comme institution dans le système politique congolais depuis les premières années du règne de Mobutu et donc ne commence pas avec Joseph Kabila. En bon élève inscrit dans l'école dictatoriale, Joseph Kabila suit, à la ligne et les traces de Mobutu. Non seulement il a suivi à la lettre mais le régime de Kabila a rendu ce fléau incommensurable. Qui entourent et servent le régime de Joseph Kabila ? N'est-ce pas les mêmes Mobutistes qui avaient mis par terre l'ex-Zaïre aujourd'hui la République démocratique du Congo ?

Observez, par exemple, le poste de "Premier ministre." Il est devenu un poste à vendre aux opposants les plus en vue pour mieux les faire taire mais aussi pour diviser les opposants. Ceux qui sont nommés à ce poste ne sont pas là pour servir le peuple mais pour prolonger la vie d'une présidence en état comateuse au même moment que cela permet au Premier ministre ambulant de se créer un nid financier susceptible de garantir sa vie. Tous ces personnages (Antoine Gizenga, Adolphe Mozito, Louis Koyagialo, Augustin Matata Mponyo, Samy Badibanga, et le dernier, Bruno Tshibala) sont animés d'un seul objectif: s'enrichir avant que ce la soit trop tard. Certains d'entre eux n'ont servi que quelques mois. Que peut-on accomplir en quelques mois?

Joseph Olengankoy et Bruno Tshibala, deux politicailleurs ventriotes devenus plus Joséphistes qu'Alias Joseph Kabila

La classe politique est composée, ainsi, des débauchés politiques. Apparemment bien instruits, ces débauchées ont accepté de vendre leur science et leur conscience pour des avantages:espèces sonnantes et trébuchantes, biens immobiliers, embauche et recommandation de siens dans des ministères, immunité dans les vols de biens de l'Etat... Aujourd'hui, certains intellectuels congolais, spécialement ceux qui servent dans le système kabiliste sont prêts à vendre leurs propres parents rien que pour maintenir Joseph Kabila au pouvoir et profiter de la situation catastrophique qui est devenue la misère du Congo. Ceci est la triste vérité.

Salomon Valaka, journaliste Online et analyste politique

2. Réveil FM International: Les acteurs politiques congolais n'écrivent pas leur mémoire. Le cas le plus patent est le Sphinx de Limeté est Etienne Tshisekedi, opposant sous Mobutu, sous Laurent-Désiré Kabila sans un ou plusieurs ouvrages signé (s) de son nom... Tant que les lapins n’auront pas d’historien, l’histoire sera racontée par les chasseurs n'est-ce-pas ?

Salomon Valaka: En l'an 2014 nous avions publié un article intitulé "Congo/Kinshasa: Les "Témoins de l'histoire qui ignorent la puissance de l'écriture." Voici, entre autre, le centre de notre argumentation:

" Au Congo, le spectre du "vieil homme" pèse lourdement sur les têtes des jeunes penseurs qui tentent de reconstruire l'histoire. Ils retracent les péripéties de l'histoire mouvementée du Congo, la commentant, la disséquant mais parfois la torpillant, dans le processus, commettant ainsi des erreurs monumentales ou alors suscitant d'autres questions pertinentes alors que leurs brillantes thèses étaient supposées apporter une définitive lumière sur le sujet évoqué ou le thème développé.

Etienne Tshisekedi et Mobutu Sese Seko au Cap Saint-Martin dans le sud de la France

Parmi les questions d'actualité qui nous tourmentent toujours, et ceci malgré le poids de l'histoire, est celle, entre autre, de savoir si le discours d'Emery Patrice Lumumba sur l'avenir de l'histoire politique du Congo se justifiait d'être lu en ce jour fatidique du 30 juin 1960. Les avis sont toujours partagés sur le moment choisi par Lumumba pour déclarer ce qu'il avait soutenu ce 30 juin 1960, juste après le discours du Roi Beaudouin, suivi par celui du Président Kasa-Vubu. Pour les uns, le temps fut mal choisi pour ce genre de discours, pour les autres, il fallait dénoncer les méfaits de la colonisation.

Patrice Emery Lumumba

Il y a d'autres points sombres de notre histoire: les réelles circonstances sur la mort de ce grand homme politique, Patrice E. Lumumba, la pendaison des quatre Conjurés de la Pentecôte. Pourquoi cet événement, était-il vraiment nécessaire, qu'est c'était-il passé au juste?

Nous avions reçu des réponses à toutes questions mais l'ombre de doute persiste toujours. Voilà pourquoi le témoignage de certains personnages est plus qu'important. Ils sont encore vivants mais courbés par le poids de l'âge: Mbuta Gizenga, Justin-Marie Bomboko, Dr. Tshisekedi. Le témoignage de certains autres personnages comme Kengo Wa Dongo, Maitre Kamanda wa Kamanda, Maitre Nimi Mayidika Ngimbi et tant bien d'autres, seront aussi les biens venus."

Etienne Tshisekedi et Mobutu Sese Seko au Mont-Ngaliema à Kinshasa

C'est un article inspiré par ma rencontre avec Mr. Etienne Tshisekedi lors de son passage dans notre ville le 10 octobre 2011 alors qu'il battait sa campagne pour la présidence de la RDC. Je lui avais proposé ce qui suit: "Dr. Tshisekedi, le monde a besoin de vos mémoires. Je suis prêt de m'asseoir avec vous pour ce grand œuvre pour sa publication." Il me regarda tout droit dans les yeux et me dit: "Très intéressant, Valaka. On en parlera..." Puis plus rien.

Aujourd'hui des têtes historiques comme Patrice Emery Lumumba, le Maréchal Mobutu, Etienne Tshisekedi, Kengo wa Dongo et tant bien d'autres figures politiques ci-haut citées quittent la scène politique, puis disparaissent dans les méandres les plus sombres de l'histoire sans avoir publié leurs mémoires. La conséquence est que, comme vous l'affirmer, ce sont les autres qui écrivent leur histoire. Mais comme vous dites, " Tant que les lapins n’auront pas d’historien, l’histoire sera racontée par les chasseurs." L'écriture n'est donc pas simplement un élément clé de notre culture tant il est vrai que les Congolais en particulier et les Noirs en général ne lisent pas.

M'zée Laurent-Désiré Kabila

Mais il y a aussi, une autre raison qui justifie le refus de pouvoir publier des mémoires: C'est la peur de l'auto-condamnation. En rédigeant leurs mémoires, ces figures politiques seront obligées de dévoiler certains secrets, certaines vérités sombres de leurs vies politiques; secrets et vérités dont ils seront contraints de divulguer. De là le refus. Imaginons seulement un seul instant si Mobutu aurait dévoilé son cœur en laissant des tomes sur sa pensée politique et parler de sa gestion politique du pays.

3. Réveil FM International: Les partis politiques congolais n'ont de culture politique ni programme d'accession au pouvoir, rares sont ceux qui ont des assemblées générales...Samy Bandibanga, l'affairiste et Bruno Tshibala, celui qui tâtonne, tous les deux successivement "Premier Ministre" du régime, tous les deux de l'Udps est-ce-que c'est normal ?

Salomon Valaka: Dans bien des cas, ce qui est défini comme partis politiques sont des pensées uniques et privées des individus qui les caractérisent. Une fois ces individus partis ou disparaissent pour des raisons variées, ces partis politiques cessent également leur existence. Rares sont ceux qui disposent des projets des sociétés et rares également sont ceux qui disposent des bases comme ce fut dans le temps. Aujourd'hui ces partis et leurs leaders trouvent leurs bases dans les médias sociaux qui peuvent les aider à atteindre certains coins ou une certaine masse ayant accès à l'internet. Sont-ils des candidats viables? Personne n'est sur. Peuvent-ils diriger le pays? S'ils sont incapables d'asseoir leurs partis, comment vont-ils diriger toute une nation?

Etats-Unis, 7 février 2017, Salomon Valaka et Martin Fayulu, le soldat du peuple, à Charlotte, Caroline du Nord.

L'UDPS est ce rare parti qui a survécu à toutes les intempéries politiques au Congo. En vrai parti politique, le régime en place sait que diviser l'UDPS c'est affaiblir l'opposition républicaine. De là les astuces de Kabila de vouloir toujours choisir le premier ministre dans le cercle politique de l'UDPS. L'objectif est d'affaiblir ce parti, si pas le diviser. Je serai curieux de savoir s'il existe encore un courant de collaboration entre Samy Bandibanga et l'affairiste, Bruno Tshibala, entre les deux et Félix Tshilombo qui a totalement oublié les obsèques de son père pour se consacrer à réaliser son rêve de Chef de l'Etat. Je suis aussi curieux de savoir si ce denier ne va pas par finir de devenir "Premier Ministre" de Joseph Kabila. Il n'y a qu'au Congo où de telles balivernes sont possibles.

Nous venons de le dire plus haut: le poste de "Premier Ministre" est devenu une denrée à vendre, mais aussi une poste à diviser les opposants. Aujourd'hui le premier ministre n'est pas là pour diriger ou réaliser une action gouvernementale mais plutôt un valet de celui qui dirige le Congo par défi.

4. Réveil FM International: Dans moins de trois moins, c'est la fin du glissement de l'accord de la Saint-Sylvestre. Que risque-t-on d'arriver ? Dans un pays normal, la Constitution n'est-il pas au dessus d'un accord particulier des politicailleurs sans mandat du peuple ?

Salomon Valaka: Ma lecture sur la situation politique actuelle est simple: la classe politique sous l'opposition républicaine a été totalement naïve en acceptant le dialogue à la fin du mandat constitutionnel de Kabila. Nous avions fait savoir notre position (On ne doit pas cajoler une dictature, on ne négocie pas avec un dictateur...); des analyses de fond publiées en leur temps. La présidence de la république tout comme le l'Assemblée nationale étaient devenues toutes les deux des institutions illégales en décembre 2016. Le fait d'avoir accepté le dialogue a, non seulement légalisé la fraude de celui qui, expressément, n'a pas voulu organiser les élections pour se maintenir au pouvoir, mais aussi favorisé le glissement. Demeurer au pouvoir est la stratégie de Kabila. S'y maintenir c'est ce qui justifie les crises politiques.

C'est ici que nous appuyions l'argument d'Honoré Ngbanda. Si les Congolais savent que Joseph Kabila n'est pas un Congolais pourquoi l'on devra continuer à compter sur un imposteur pour organiser les élections? Si nous sommes d'accord que le Congo vit sous la dictature, comment vouloir accepter qu'un dictateur organise les élections quand on sait qu'en Afrique, tout dictateur n'organise rarement les élections pour les perdre. Les Congolais sont embourbés sous une fausse démocratie alors que le pays vit réellement sous une dictature.

Ce qui va arriver à la fin du glissement de l'accord de la Saint-Sylvestre? Rien! Quelques jeunes vont marcher sur les rues de Kinshasa, exprimant leur mécontentement et ils seront vite anéantis par une police meurtrière. Nous aurons quelques morts. Mais les politiciens, eux, resteront docilement chez eux. Certains candidats présidentiels qui se pavanent à l'étranger (USA, Europe) seront également en toute sécurité chez eux chez eux, tout comme ceux qui sont sur place à Kinshasa. Ils pourront même faire des déclarations bien entourés de leurs quatre murs. Joseph Kabila, quant à lui, a compris le jeu: le chien aboi, la caravane passe. A moins que ceux qui ont placé Kabila au pouvoir décident que le temps pour lui de partir est arrivé. Tout cela parce que nous les Congolais ne savons pas encore que la liberté ne se donne pas sur un plateau d'argent. Il faut parfois l'arracher. Nous ne sommes pas encore arrivés à ce niveau.

5. Réveil FM International: Avec une classe politique médiocre, roublarde et fourbe, une population chosifiée et clochardisée à outrance, comment faire en sorte que la démocratie puisse s'enraciner dans notre nation ?

Salomon Valaka: : Nous sommes entrain de rédiger un essai sur la responsabilité de la classe intellectuelle sur la misère sous laquelle croupissent les peuples du Congo. Nous voulons bien démontrer que l'intelligentsia Congolaise d'où sort la classe politique est, en grande partie, responsable de la misère dans laquelle croupit le peuple. Observons Joseph Kabila...fouillons sa vie privée et ses origines. Il est démontré, noir sur blanc, que l'homme ne dispose d'aucun bagage intellectuel. Sa profession, avant d'entrer dans l'armée rwandaise futt celle d'un chauffeur de taxi bien qu'il existe bien des chauffeurs de Taxis intellectuels, spécialement en Europe et aux USA où nous avons des docteurs taximen à New York. Dans ma ville, nous avons des Zambiens qui connaissent Kabila et l'on vu à cette époque comme chauffeur de taxi en Tanzanie.

La question que l'on doit se poser est celle de savoir comment la classe politique congolaise qui est supposée être composée des intellectuels du genre Evariste Boshan, Aubin Minaku, Vital Kamerhe, Kengo wa Dongo et tant bien d'autres intellectuels, tant à la présidence qu'au parlement devra se mettre à genoux devant une telle piètre figure? Et que dire des intellectuels tant au pays que dans la diaspora qui supportent ouvertement ce régime dictatorial?

La réponse est simple: Le Congolais vénère encore la culture de "moi", celle de l'individualisme. Les intérêts privés ont la préséance devant les intérêts publics. Qui doit oublier la vidéo de Zacharie Babaswe lorsqu'il se vante qu'il est dans la politique rien que pour ses intérêts propres et que si les Congolais croient que Joseph Kabila va leur développer le pays, ils se fourrent l doigt dans l'œil...La preuve c' est ce que nous vivons.

Devant une telle classe politique égoïste , que doit-on attendre de la population où les générations entières sont sacrifiées? La situation catastrophique dans laquelle vit "une population chosifiée et clochardisée à outrance" a rempli toutes les conditions d'une désobéissance publique, d'un état de révolte ou d'une révolution populaire. Kabila va tuer certains, mais lorsque les Congolais sortiront en masse tel que cela se passe, apparemment au Togo si l'on croit les mass-médias, la police va jeter les armes pour se ranger du côté peuple. Seulement, sauf un miracle, cela ne se fera pas au Congo. Ainsi, rien ne va arriver en décembre. Or, avec une telle misère, si pas aujourd'hui, quand? La question du siècle.

6. Réveil FM International: Quelles sont d'après vous les préalables pour une transition sans Kabila ? Quel rôle pour la diaspora congolaise ? Une diaspora méprisée par le régime ...

Salomon Valaka: Si la situation des élections qui se sont passées en Angola doit nous servir de leçon et d'exemple, les préalables pour une transition sans Kabila est justement de faire en sorte que Joseph Kabila n'aie pas un pied ou une main trempée directement ou indirectement dans le processus électoral....c'est qui est presque impossible.

Le vrai préalable est de mettre en place une CENI qui ne doit pas succomber sous l'influence de Joseph Kabila. Après tout, que devrons attendre d'un président qui affirme que "je n'ai pas promis des élections en 2017...?" comme si c'est lui qui a le pouvoir de décider de la tenue des élections.

La confusion au Congo réside sur le fait que la CENI, la police, l'armée, les services secrets, la Cour constitutionnelle, le poste de premier ministre, donc le gouvernement, l'Assemblée nationale, la presse locale ...sont toutes des institutions au service d'un seul homme, le chef de l'Etat, Joseph Kabila. Commençons par libérer toutes ces institutions de toute influence néfaste kabiliste et d'anéantir l'arme stratégique de Joseph Kabila qu'est la corruption avant d'évoque "Préalables." Seulement dans les limites que nous imposent les accords de St Sylvestre, l'on ne saura y arriver. Alors nous devons recourir au précepte du Maréchal Mobutu: "Devant l'ouragan de l'histoire, un fruit, mur ou pas mur, il tombe quand même." ce qui dit que l'on ne doit pas attendre à mettre fin à l'influence, à l'emprise que Joseph Kabila maintient vis-à-vis des institutions de la république, lesquelles sont devenues caduques et ennemies du peuple. Il DOIT partir et l'on doit trouver un moyen de le faire partir.

Tout ce que la diaspora est en mesure de réaliser aujourd'hui est de continuer à conscientiser le monde extérieur, à faire pression et continuer à exprimer son mécontentement devant les institutions occidentales ; celles mêmes qui ont placé le dictateur au sommet de l'Etat en premier lieu.

Etats-Unis, Salomon Valaka et le Dr. Noël Tshiani Muadiamvita à Raleigh, en Caroline du Nord

7. Réveil FM International: 16 ans que le régime d'imposture a tout caporalisé: La Cour Constitutionnelle, les Fardc, l'ANR..mêmes des médias sont au service d'un individu Alias Joseph Kabila, l'incapacitaire de Kingakati, comment faire tourner la balance pour que le peuple prenne son destin en main ?

Salomon Valaka: Je crois que la réponse à cette question se trouve à la question 6. Néanmoins, je dois ajouter ce que mon fils m'as toujours dit. Ce dernier est né au Congo mais arrivé aux USA à l'âge d'un an. Il est revenu du Congo en vacances, avec sa femme et il m'a dit avoir pleuré en visite au Zoo où les Congolais s'acharnaient à monter sur le seul cheval avec un pied pourrie d'une plaie Personne, ni les gardiens, ni les visiteurs ne s'occupaient de l'animal malade. "J'ai pleuré de voir cet animal soumis à une telle corvée."

Voici ce qu'il me dit, pour répondre à votre question: "Le problème du Congo est le fait que nous avions encore dans la tête la notion du "Chef". Le pays est géré comme un village. Tout tourne au tour du chef qui a le dernier mot sur toute la vie de la république. La conséquence est que toutes les institutions sont au service du Chef. Le chef accorde les bourses, le chef fait des dons, le chef décide qui enterrer aux frais du gouvernement et qui ne pas enterrer. Le chef donne l'ordre de s'occuper de l'insalubrité. Le chef décide de nommer un tel...le chef...le chef...Cette manière de diriger anéantit touts les autres institutions qui doivent se soumettre et dont la mission devient celle de satisfaire le chef..."

Si toute institution se met au travail et tout en décentralisant ses fonctions ce sera un bon départ car en ce moment le pays sera géré non pas comme un village, mais comme un Etat avec la division nette du travail.

8. La RDC n'est-elle pas devenue la Camorra, la Mafia avec ses codes et menaces. Les ressources sont pillées, tout celui qui ose parler est assassiné ou arrêté et jeté en prison ? Avec ses frontières poreuses, le blanchissement de l'argent sale qui s'y opère, ne risque-t-elle pas de devenir un repaire des djihadistes terroristes?

Salomon Valaka: Absolument pas. Non seulement Joseph Kabila n'est dupe à ce point mais, l'homme reconnait également ses limites. Il sait et il est conscient, par exemple, des forces qui l'ont placé à la tête du pays. Il peut se donner à l'exercice de blanchir de l'argent sale...Nous en savons quelque chose: Les papiers de Panama...; mais pour Joseph Kabila de se permettre de faire du Congo un terrain fertile des djihadistes terroristes, il ne prendra jamais de telles risques. Il ne peut, non plus, se permettre de vendre publiquement l'uranium du Congo à l'Iran ou à la Corée du Nord; des actes assez téméraires qui vont signer sa mort physique dans moins de 24 heures si la CIA en possédait les preuves.

9. Réveil FM International: On parle de 12 millions de morts congolais, pillages, viols, crimes contre l'humanité, atteintes massives de droits de l'homme, assassinats de deux experts de l'ONU dans le Kasaï malgré une présence accrue des plusieurs casques bleues de la Monusco ...mais dans tout ça c'est le silence assourdissant de la fameuse communauté internationale, qu'est-ce qui explique cette indifférence ?

Salomon Valaka: Vous savez que la communauté internationale a toujours entretenu un flou artistique en ce qui concerne l'Afrique comparée aux mêmes maux dans d'autres cieux. C'est encore nous, dans notre article intitulé "WHY CONGOLESE-AMERICAN IMMIGRANTS SHOULD NOT VOTE FOR HILLARY R. CLINTON." (Pourquoi les Congolais-Américains ne devraient pas voter pour Hillary Clinton.)

"...Voici ce que nous avions observé:

"Before our eyes are two of the most tragic and unwanted photos related to the death of two children. The first, on the bottom, depicts the tragic end of a child running away, along with his parents, their home country of Syria, which was ravaged by the war. The Syrian refugee crisis arose as the Turkish government was in the midst of overhauling its immigration system to meet international standard. Becoming refugee in search of a country that can host them, the child was lost in the sea, only to come offshore somewhere around the coast of Europe. The photo became a media sensation. The life of the child and the plight of the Syrian refugees created a Medias circus to the point that news dominated western media’s outlet for a very long time. At the United Nations and almost around Westerns Foreign States Chancelleries and Embassies, the tragic end of the child moved many white people to tears, not only condemning the unjust war but calling for a solution. In social Medias (Facebook, Tweeter, Instagram…) the photo is a sensation, being copied, reposted, forwarded, shared, downloaded at will by a multitude of people.

The second photo, on the top, depict also a child who was life was ended in one of the most barbarian way. The scene took place in Eastern region of Congo in Beni where human dignity has lost its total value. As people in that region can testify, none of the villagers is protected anymore. Women, men, boys, girls, children are unwillingly facing machetes, ax, hatchets and rape as weapons of an unjust and barbarian war unfolding before them. Like in a horror movie, scenes of human life destruction are being repeated on daily basis. This is the Democratic (sic) Republic of Congo. This is the Eastern rich region of Kivu, a long coveted area by multinationals corporations because of its scandalous natural resources wealth.

So, as that white boy whose body came offshore, children of the same age are being mutilated by hundreds. Curiously, all Medias around the world have kept quiet. No one wants to see and nobody wants to talk about it. In Congo, all Medias outlet have kept silent. The president of Congo, Joseph Kabila, the governments agencies, the United Nations army sent in the region to keep peace…all have their mouth shuts, their eyes closed so much that no one knows why this situation is not reported..."

Tout ceci pour confirmer que l'Occident ne réagit que lorsque ses intérêts sont menacés. Dans le cas du Congo, Kabila tue, pourra tuer davantage. Mais aussi longtemps qu'il accompli le travail pour lequel il a été placé à la tête du pays, c'est-à-dire jouer le rôle du cheval de Troie sur les richesses du Congo, l'Occident fermera toujours les yeux car leurs intérêts ne sont pas forcement les intérêts du peuple sous la domination. La preuve est que l'on ne sait vraiment pas le rôle que joue l'ONU au Congo.

Sous son œil complaisant, on tue, on viole et on vole. On tue tellement que même ses deux experts ont subi le sort de la sauvagerie. Brusquement, l'ONU doit se réveiller et demander une enquête, simplement par ce que ses hommes sont dans le viseur de Kabila, simplement parce que les intérêts occidentaux ont été, cette fois, violés.

"Devant nos yeux e trouvent deux des photos les plus tragiques et indésirables liées à la mort de deux enfants.

Le première, en bas, représente la fin tragique d'un enfant qui s'enfuit, avec ses parents, leur pays d'origine de la Syrie; pays qui a été ravagé par la guerre. La crise des réfugiés syriens s'est produite alors que le gouvernement turc était en train de réviser son système d'immigration afin de se souscrire aux normes internationales. Devenir réfugié à la recherche d'un pays qui peut les accueillir, l'enfant a été perdu dans la mer, seulement pour venir échouer quelque part sur la côte d'Europe.

La photo était devenue une sensation médiatique. La vie de l'enfant et le sort des réfugiés syriens ont créé un cirque des Medias au point que les nouvelles ont dominé les médias occidentaux pour très longtemps. Aux Nations Unies et presque dans toutes les chancelleries et ambassades des États occidentaux, la fin tragique de l'enfant avait suscité des pleurs de l'être blanc non seulement en condamnant 'injuste guerre mais aussi réclamant une solution durable à la crise. Dans les médias sociaux (Facebook, Tweeter, Instagram ...), la photo était devenue une sensation. Elle était copiée, postée, répostée, transmise, partagée, téléchargée à volonté par une multitude de personnes.

La deuxième photo, en haut, représente aussi un enfant dont la vie s'est éteinte à travers l'un des moyens les plus barbares. La scène a eu lieu dans la région orientale du Congo à Beni où la dignité humaine a perdu sa valeur totale. Comme les gens de cette région peuvent témoigner, aucun des villageois n'est plus protégé. Les femmes, les hommes, les garçons, les filles, les enfants font face à des machettes, des haches, et des viols comme des armes d'une guerre injuste et barbare qui se déroule devant eux. Comme dans un film d'horreur, des scènes de destruction de la vie humaine se répètent quotidiennement. C'est la République démocratique du Congo. C'est la région orientale du Kivu, une zone riche longtemps convoitée par les sociétés multinationales en raison de sa richesse scandaleuse en ressources naturelles.

Ainsi, comme garçon blanc dont le corps est venu échouer sur la côte européenne, les enfants du même âge sont mutilés par des centaines. Curieusement, tous les médias du monde ont gardé un silence benoit. Personne ne voulait voir et personne ne voulait en parler. Au Congo, tous les médias ont gardé le silence. Le président du Congo, Joseph Kabila, les organismes gouvernementaux, l'armée des Nations Unies envoyé dans la région pour sécuriser la paix ... tous avaient eu la bouche fermée, les yeux fermés au point que personne ne saura pourquoi cette situation catastrophique dans le Kivu n'avait jamais été reportée ... "

Lire la suite

samedi 7 octobre 2017

Photos. Diane Rwigara le caillou dans la chaussure du despote Paul Kagamé !

Diane Rwigara, l'opposante Tutsie au dictateur Paul Kagamé, menottée !

Comme par un pur hasard notre site www.reveil-fm.com a été victime de piratage hier. Pour avoir osé titrer notre article: Rwanda: Diane Rwigara, la tutsie victime du régime autocrate de Paul Kagamé, l'Hitler Africain ! les hackers de Kigali ont privé les lecteurs et internautes l'article susmentionné durant plusieurs heures. Un pays ne change pas d'adresse tous les quatre matins. Le Rwanda est l'un de neuf pays voisins éternels de la République démocratique du Congo.

Diane Rigwara, l'opposante Tutsie au dictateur Paul Kagamé est menottée

Diane Rigwara, l'opposante tutsie de Paul Kagamé l'a bien compris. Elle veut au niveau interne:

-renoncer de monter les Tutsi contre les Hutu et Twa, les trois communautés qui doivent vivre ensemble de manière harmonieuse et dans la paix.

-Que les Rwandais soient libres de s'exprimer sans peur. La liberté d'expression est une denrée rare au Rwanda. D'ailleurs, dans le domaine de la liberté de la presse, le Rwanda arrive au 159e rang sur 180 dans le classement mondial de la liberté de la presse (RSF, 2017). Les arrestations arbitraires et l’assassinat d’opposants sont courants. L’opposition officielle semble factice et « d’apparence » à côté de celle exilée et traquée. De nombreuses ONG déplorent les assassinats politiques et une situation « inquiétante » des droits de l’Homme.

Du point de vue extérieur: Diane Rigwara, l'opposante tutsie souhaite un bon rapport du Rwanda avec ses voisins directs. Elle réfute les exactions de la soldatesque rwandaise en République démocratique du Congo, avec des viols, crimes et pillages. Le Rwanda de Paul Kagamé est devenu un Etat-Réceleur des ressources et minerais congolais. Le Rwanda n'a pas du coltan dans son sous-sol, il est pourtant le premier producteur du coltan. Paul Kagamé a même crée une bourse minière à Kigali.

Elle veut une bonne intégration du Rwanda dans les Grands-Lacs car le pays de Mille Collines apparaît auprès des intellectuels africanistes, comme un pays problème qui fout le bordel !

Diane Rigwara, l'opposante Tutsie au dictateur Paul Kagamé, menottée

Le Rwanda est une dictature Hitlérienne, n'en déplaise à la fameuse communauté internationale qui fait l'Autruche et regarde ailleurs. Le Rwanda de Paul Kagamé est devenu la prunelle des yeux de nombreux lobbyistes mafieux qui couvrent les méfiants du tyran de Kigali. Paul Kagamé crée, organise, attise des "Crises" pour mieux asseoir sa dictature. Il a une manie de culpabiliser le monde entier, le génocide des Tutsi est brandi à tout va. Le régime de Kigali en a fait un juteux fonds de commerce. Parler du Rwanda et les dérives dictatoriales de son régime, c'est courir le risque d'être taxé de tous les noms d'oiseaux", déclare Julien Ciakudia, le patriarche de la résistance congolaise, panafricainiste patenté et amoureux des Grands-Lacs. Il est le premier dans la diaspora congolaise à avoir pris la défense de Diana Rwigara. Pour un journaliste, parler du Rwanda, c'est s'accepter par intimidation voir son site disparaître durant des heures. Le site de Réveil FM International est témoin. Les arrestations et emprisonnements de Diane Rwigara, l'opposante tutsie, sa soeur et sa mère tutsies prouvent à dessein que les mensonges de l'Etat-Tutsi prôné par le tyran Paul Kagamé claquettent de partout ! Au pays des Mille Collines mono-ethnique tutsi, la vérité vient enfin d'éclater. Tous les tutsi ne sont pas logé à la même enseigne, tous ne sont pas derrière Paul Kagamé, l'Hitler Africain et n'approuvent pas ses manières fortes et machiavéliques.

Au pouvoir de 1994 à 2000, le Pasteur Bizimungu, d'ethnie Hutu, est le premier chef d'Etat rwandais après le génocide de 1994. Son vice-président n'est autre que Paul Kagamé qui va éjecter son président de patin et marionnette. Bizimungu sera emprisonné, à la prison de Kigali, où il devait purger une peine de réclusion de quinze ans. L'ancien président était incarcéré depuis 2004 pour association de malfaiteurs, de détournement de fonds publics et d'incitation à la désobéissance civile. Le Pasteur Bizimungu a bénéficié d'une grâce présidentielle à la veille des cérémonies du 13e anniversaire du génocide. L'ancien président hutu est décédé dans un hôpital de Californie aux Etats-Unis, de suite d'une maladie non révélée !

En 2015, Paul Kagamé a tripatouillé la Constitution, qui a été approuvée par référendum, qui lui permet de se maintenir au pouvoir jusqu’en 2034. Nous ne sommes qu'en 2017 !

Avec l'argent du pillage des ressources de la République démocratique du Congo, le Rwanda semble se reconstruire avec des immeubles neufs par ici par là. Etat-Receleur, Paul Kagamé croit que son pays se porte bien, à cause des ressources pillées au Congo. La source peut tarir du jour au lendemain, avec le changement qui doit s'opérer au Congo, avec le départ d'Hippolye Kanambe Kazembere Mtwale, pro-consul de Paul Kagamé !

Certes il y a vingt trois ans, eu lieu le génocide des Tutsi, du 7 avril 1994 jusqu'en juillet 1994 au Rwanda ! Depuis ce génocide, Paul Kagamé et ses apparatchiks en ont introduit la terreur et ont fait un pays mono-ethnique. La dictature tyrannique de Paul Kagame manie avec dextérité le bâton. Au Rwanda, le dictateur Paul Kagamé est le père de la nation rwandaise, le Rwanda n'existe que par Kagamé et pour Kagamé Il use du bâton pour battre tous ceux qui refusent de lui obéir ! Grâce à la justice aux ordres, aux militaires et policiers caporalisés, des médias instrumentalisés...Par cynisme et pour tromper la communauté internationale, le dictateur Rwandais fait interdire l’indication des termes "Tutsi-Hutu" sur les cartes d’identité. D'abord, Paul Kagame feint d'ignorer les Twa-pygmés qui sont autant Rwandais que les autres. Paul Kagamé est clivant, il y a d'abord les Tutsi, les autres Rwandais viennent après. Par sa xénophobie et son comportement de monter les Tutsi contre les autres Rwandais, Paul Kagamé exaspère les divisions ethniques.

Lire la suite

mercredi 4 octobre 2017

Rwanda: Diane Rigwara, la tutsie victime du régime autocrate de Paul Kagamé, Hitler africain !

Rwanda, 24 ans séparent Diane Rigware, l'opposante de Paul Kagamé, Hitler Africain

Le Rwanda, avec le dictateur, despote et autocrate Paul Kagamé, est un pays pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo. Après avoir fait taire les Hutus (80 %) et les Twa (2%), l'ogre de Kigali, 59 ans, s'en prendre désormais aux tutsi, sa propre communauté. Après avoir fait du génocide des Tutsi un fond de commerce pour culpabiliser le monde entier, Paul Kagamé, l'Hitler Africain a instauré dictature féroce: Au Rwanda, pas une tête ne doit dépasser sauf celle de l'autocrate...même les tutsi victimes du génocide sont aujourd'hui victime de Paul Kagame un dictateur criminel Tutsi qui a droit de vie et de mort sur tous les Rwandais. . .

La saga Diane Rigwara continue au Rwanda. L’ancienne aspirante au fauteuil présidentiel du pays, a de nouveau été placée en détention. Pour son parti et sa famille, il ne s’agit que d’une “persécution” de la part du pouvoir depuis qu’elle a tenté de briguer la présidentielle.

Agée de 35 ans, Diane Shima Rwigara, la tutsie n’avait pas pu se présenter à l’élection, remportée avec 98,8 % des voix par Paul Kagamé. L’opposante avait été disqualifiée par la Commission électorale avant le scrutin pour avoir « falsifié des signatures ». Dans le prude Rwanda, la jeune femme avait aussi été malgré elle au cœur d’un scandale médiatique : deux jours après l’annonce de sa candidature , des photos de la jeune femme entièrement nue avaient circulé sur Internet.

Diane Rwigara est la fille d'Assinapol Rwigara, un important entrepreneur rwandais qui avait fait fortune dans l'industrie et l'immobilier. Dans les années 1990, il avait largement financé le Front Patriotique Rwandais (FPR) de Paul Kagame avant que celui-ci n'accède au pouvoir.

Au Rwanda, la chef du parti FDU, Victoire Ingabire, une Hutue, est en détention depuis 2013 pour conspiration pour former un groupe armé. Son vice-président Boniface Twagirimana et huit autres personnes croupissent en prison. Ils ont été inculpés pour tentative de création d'un groupe armé et de renversement du gouvernement. Ils risquent la perpétuité s'ils sont reconnus coupables, mais ils ont rejeté ces accusations.

Lire la suite

mardi 3 octobre 2017

Discours du PM Edouard PHILIPPE à la cérémonie de vœux à la communauté juive

Discours de Edouard PHILIPPE, Premier ministre à la Cérémonie de vœux à la communauté juive, Synagogue Buffault

Monsieur le Premier ministre, Madame et Monsieur les Ministres, Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs, Mesdames et Messieurs les Parlementaires, Madame le Maire de Paris, Messieurs les Préfets, Mesdames et Messieurs les Maires et les élus parisien, Monsieur le Président, Monsieur le Grand Rabbin, Mesdames et Messieurs les Présidents des Communautés et des Institutions juives de France, Messieurs les Rabbins, Mesdames et Messieurs les Représentants des cultes, Mesdames et Messieurs,

Le président a tout dit, le Grand Rabbin a dit le reste, je vous remercie.

Alors, au fond, je voudrais, pour mes premiers mots, vous citer un des Français, un des auteurs qui m’ont le plus impressionné et qui guident très régulièrement, pas seulement mes lectures, mais ma pensée.

« La France dont certains conspireraient volontiers à m’expulser aujourd'hui, et peut-être y réussiront, demeurera, quoi qu’il arrive, la patrie dont je ne saurais déraciner mon cœur. J’y suis né, j’ai bu aux sources de sa culture, j’ai fait mien son passé, je ne respire bien que sous son ciel, et je me suis efforcé à mon tour, de la défendre de mon mieux ».

J’aime les livres, certains ont laissé en moi une trace incroyablement fugace, d’autres comme vous tous ici, vous forgent et dessinent les visions que vous vous faites, et notamment la vision de la France, de ce qu’elle a pu être, de ce qu’elle peut être, de ce qu’elle doit être. C'est le cas de « L’étrange défaite », le cas de Marc BLOCH, dont le nom, l’œuvre, le souvenir, jalonnent toute ma rapide existence.

Et en préparant ma venue ici, Marc BLOCH s’est assez naturellement rappelé à mon bon souvenir, en particulier ce passage qui figure au tout début du livre, dans le chapitre qui s’intitule « Présentation du témoin ». Si je le cite aujourd'hui, c'est qu’il résume en quelques lignes un bon millier d’années d’histoire, l’histoire d’une Nation, la France, et d’une de ses communautés juives de France. Il y a tout dans ces lignes. Il y a l’ironie désolée du citoyen trahi, cet humour triste, un peu acide, que Romain GARY qualifiait d’arme de ceux qui n’ont pas d’arme, et dans lequel il voyait la supériorité de l’homme sur ce qui lui arrivait.

Mais il n’y a pas que cela, il y a aussi le patriotisme viscéral d’un citoyen français issu d’une famille juive « d’optant », qui a choisi de s’installer en France après l’annexion de l’Alsace. Ces lumineuses intelligences qui depuis des siècles, depuis le talmudiste champenois RACHI, ont nourri le génie français.

Car la France s’est construite, la France s’est pensée avec le judaïsme. Elle s’est pensée avec PROUST, dont j’ai confié récemment que je n’étais pas un lecteur assidu, avec BENDA, avec BERGSON, avec Tristan BERNARD, avec André MAUROIS, mais aussi avec Léon BLUM, et bien sûr avec Simone VEIL, dont je salue une fois de plus la mémoire aujourd'hui.

Et enfin dans cette phrase il y a l’espoir. « L’étrange défaite », n'est pas un livre de fiel, c'est un livre d’espoir, écrit dans des circonstances tragiques, mais un livre d’espoir, espoir ô combien œcuménique de voir cette France devenue méconnaissable, défigurée, cette République affaissée, reprendre ses esprits et se redresser.

Mais si je songe à Marc BLOC aujourd'hui, c'est que son destin de héros de la première Guerre mondiale, et de martyre de la seconde, résonne aussi d’un écho particulier entre les murs de cette synagogue. Une synagogue qui a pleuré et prié pour Nissim de CAMONDO, vous l’avez cité tous les deux, lieutenant de l’Armée française, tué le 5 septembre 1917 lors d’un combat aérien quelque part au-dessus de la Lorraine.

Une synagogue qui a pleuré et prié pour sa sœur, Béatrice de CAMONDO, ses enfants Fanny et Bertrand, morts tous trois à Auschwitz. Une synagogue qui fut celle d’une famille brillante, les CAMONDO, amis des arts, amis de la culture, amis de la France, en qui elle avait placé sa confiance. Les amoureux des musées, les amoureux de la France, savent ce que nous lui devons.

Cette histoire faite de communion et de fêlures, est notre héritage commun, le vôtre bien sûr, le mien, celui de la République, celui de tous les Français. Si cet héritage est aujourd'hui solide, s’il demeure si vivant, si actif, nous le devons à la qualité des institutions cultuelles qui ont vu le jour en 1808, et à la qualité bien sûr de ses responsables, autorités religieuses et administrateurs, qui se sont succédé à leur tête et que vous représentez.

Des institutions, des responsables, qui ont toujours valorisé, favorisé, encouragé, le dialogue interreligieux auquel Monsieur le Grand Rabbin vous prenez toute votre part.

Je peux vous dire combien il est émouvant pour un Premier ministre, de savoir que dans les synagogues de France, comme dans les temples, dans les églises ou dans les mosquées, on prie pour la République.

Comme ici, on prie pour la France et pour son unité, car au fond, qu’est-ce que la laïcité, sinon cela ? La liberté. La liberté de croire ou de ne pas croire. La liberté de pratiquer un culte ou de n’en suivre aucun, dans l’unité républicaine.

Je sais bien qu’en m’adressant aux représentants du judaïsme français, je m’adresse à une communauté qui a depuis longtemps fait sien le principe talmudique : « la loi du royaume est ma loi ». Mais je sais aussi que certains croyants, de très bonne foi d’ailleurs, et sans mauvais jeu de mots, sont parfois troublés par la confusion qui règne dans le débat public, au sujet de la laïcité. Très sincèrement, je ne pense pas que cette confusion soit imputable aux pouvoirs publics ou aux gouvernements qui se sont succédé.

La République, Monsieur le Premier ministre, cher Manuel VALLS, a au contraire fait preuve, par-delà les alternances, d'une remarquable, et je dirais d'une rassurante constance en la matière. En revanche, des commentateurs, des agitateurs, des provocateurs, se méprennent plus ou moins consciemment sur la portée du principe de neutralité. Une neutralité qui n'est ni défiance, ni offense, ni encore moins indifférence. Une neutralité qui est la simple et juste reconnaissance d'une liberté pour le citoyen, la liberté de conscience, et d'une exigence pour les pouvoirs publics, celle de ne favoriser ou de ne défavoriser aucun culte.

Nous ferons respecter ce principe bien sûr, nous le ferons avec rigueur, avec vigilance, mais nous le ferons aussi avec confiance et si j'ose dire, avec discernement. Je ne vois pas par exemple ce qui empêche de faire en sorte que le calendrier des examens permette à un lycéen ou à un étudiant de vivre sa foi tout en poursuivant ses études et en passant ses examens.

Et il y aurait quelque chose de curieux à se poser aujourd'hui cette question alors que pendant si longtemps elle n'a jamais été posée. A mon avis, il existe une différence assez nette entre être neutre et l'assumer et le revendiquer, et être tracassier.

Il n'est pas non plus question de remettre en cause des pratiques cultuelles traditionnelles, comme l'abattage rituel. J’ai été, avant d'être Premier ministre, le maire d'une grande ville, dans laquelle il y avait une grande synagogue, mais elle était quand même moins grande qu’ici. Et je sais les difficultés auxquelles sont confrontés, parfois, souvent même, les élus locaux. Je ne les nie pas. Il faut, me semble-t-il, savoir se montrer extrêmement ferme, quand une revendication, quand des comportements sapent les principes mêmes de la République. Pour autant, rien n'interdit de se montrer compréhensif, quand c'est possible, et dans une certaine mesure, pour éviter les maladresses.

L'équilibre, l'équilibre entre la force d'un principe, l'exigence que l'on doit avoir dans l'application de ce principe, et le but qui est recherché. Vous avez parlé, Monsieur le Grand Rabbin de la corne de bélier, on pourrait en dire tout autant sur les principes de la République, tout autant. Les clamer, ou en décliner jour après jour les exigences, ça n'est jamais les avoir complètement à l'esprit, en tout cas ça n'implique pas qu'on les ait systématiquement et complètement à l'esprit. Il faut chercher l'équilibre entre la vigueur des principes, la force des principes et le but qui est recherché par l'observation de ces principes.

Le Président de la République l'a dit devant les représentants du protestantisme français : la laïcité n'impose pas d'exclure les religions, leur voix, leur combat de la sphère publique.

Nous sommes évidemment attentifs à ce que vous nous dites, tous, sur l'état de notre société. C'est parce que nous avons beaucoup de choses à nous dire que les gouvernements français ont pris l'habitude depuis plusieurs années, d'organiser un dialogue régulier avec les cultes. Vous me permettrez d'ailleurs de partager avec vous ma perplexité, à la lecture d'une loi votée à la fin du quinquennat précédent, non pas sur la loi telle qu'elle, sur une disposition de cette loi, sur une interprétation de cette loi. Je crois qu'il faut y voir, non pas autre chose que de la maladresse.

Ce texte, et je sais que ça n'était pas la rédaction proposée initialement par le Gouvernement de l'époque, je le dis très directement, ce texte assimile dans certains cas les cultes à des groupes d'intérêt ou à des lobbies. Si on va au bout de sa logique, cette loi impose à un rabbin, à un imam, à un pasteur ou un prêtre de s'inscrire dans le répertoire numérique des lobbies quand il veut nouer des relations avec les élus de sa commune ou avec des élus de la Nation.

Cette règle, pour le moins curieuse, suscite chez les représentants de certains cultes, réserve et incompréhension. J'ignore ce qu'il en est pour chacun d'entre vous, je veux le dire ici, elle ne me paraît pas répondre, là encore, à l'objectif qui était initialement recherché par le législateur.

Dialoguer pour s'enrichir, dialoguer pour comprendre, dialoguer pour mieux comprendre le monde qui nous entoure et la société française, mais dialoguer aussi pour nous battre, ensemble, et quand je dis ensemble c'est bien tous ensemble, toutes confessions, toutes philosophies confondues, contre cette bête immonde qu’est l’antisémitisme.

Une bête, mesdames et messieurs, qui emprunte à la fois à l’Hydre et au Phénix, c'est dire comme elle est immonde. Quand on le croit disparu, il réapparaît, encore et encore. Je ne pense pas qu'il soit utile d’en rappeler ici les causes, évidemment spécieuses, parce que lui trouver une cause, une origine, un pseudo fondement, c'est déjà lui retirer un petit peu de son abjection et de son scandale.

Il y a l'ultraviolence du terrorisme islamiste et de la barbarie, celle qui a conduit à l'enlèvement et au meurtre d'Ilan HALIMI en 2006, celle qui a arraché des enfants à leurs parents à Toulouse en mars 2012, et qui est jugée à partir d'aujourd'hui à la cour d'assises de Paris. Celle qui a terrorisé et tué des otages en janvier 2015, à l'Hyper casher de la porte de Vincennes.

Une ultraviolence qui s'est abattue dernièrement sur Madame Sarah HALIMI, un crime dont le Parquet vient de reconnaître la dimension antisémite, ou sur une famille, monsieur, de Livry-Gargan.

Il y a ce que les statistiques, la statistique, appelle pudiquement les actes antisémites, insultes verbales, dégradations de biens, d'édifices religieux, inscriptions injurieuses. Des actes honteux, lâches, immondes, toujours trop nombreux, qui comme le rappelle le rapport annuel sur l'antisémitisme en France du Service de protection de la communauté juive, ont baissé en 2016, et assez fortement, j'y vois, je le dis, la conséquence des mesures prises par mes prédécesseurs, à commencer par vous Monsieur le Premier ministre, dont chacun a salué tout à l'heure, à juste titre, la détermination totale dans ce combat.

Je pense à la protection des écoles et des synagogues, je pense aussi au financement des travaux de sécurisation, et puis bien entendu, je pense au déploiement du dispositif Sentinelle.

Je précise à cet égard que l'Etat a prévu une très forte mobilisation de policiers, de gendarmes et de militaires pour protéger les sites sensibles de la communauté juive, durant toute cette période. Nous maintiendrons également l'année prochaine, une importante aide financière pour les travaux de sécurisation. Par ailleurs, et au cas où un doute subsisterait, je veux dire combien la refonte du dispositif Sentinelle, maintiendra évidemment au plus haut niveau le caractère prioritaire des lieux de culte et communautaires.

J'en profite d'ailleurs pour rendre hommage à celles et ceux qui risquent leur vie, parfois dans le grand secret, parfois au grand jour, pour protéger la nôtre, la vôtre, celle de tous les citoyens français.

Mais le recul jamais suffisant des actes antisémites en 2016, ne doit pas faire oublier une autre réalité. Cette réalité c'est celle de la banalisation de l'antisémitisme, et de sa forme réinventée, pour reprendre les mots du Président de la République qu’est l'antisionisme.

« Le vrai danger, mon fils, se nomme indifférence. Mon père ne m'avait jamais enseigné tant de choses en si peu de mots », écrit Elie WIESEL dans « Le Testament d'un poète juif assassiné ».

Une indifférence, une banalisation contre lesquelles nous devons nous battre sans relâche, sans faiblesse, et sans retenue. Et j'ajouterai sur tous les fronts, à l'école, bien sûr, c'est-à-dire dans les consciences, sur Internet, dans les médias, dans le débat public, sur le terrain. Parce que l’on ne peut pas, et vous me permettrez, cher Manuel VALLS, de reprendre pour me les approprier, les mots que vous aviez prononcés le 13 janvier 2015 à l'Assemblée nationale : « On ne peut pas accepter qu'en France, terre d'émancipation des juifs, il y a deux siècles, mais qui fut aussi il y a 70 ans l'une des terres de son martyre, l'on puisse entendre dans nos rues, crier Mort aux juifs ». Parce que le réveil de l'antisémitisme est le symptôme d'une crise de la démocratie.

Vous le savez mieux que moi, une lutte durable contre l'antisémitisme, passe nécessairement par la prévention, par l'éducation et par la culture. C’est, Monsieur le Président, le projet du Centre européen du judaïsme à Paris, lieu de culture, lieu de mémoire qui enrichira le patrimoine commun des Parisiens et des Français, mais ce sont aussi -là c'est le Normand qui parle - les travaux engagés pour la sauvegarde de la Maison sublime. C'est important la culture, non pas simplement parce que ce serait au fond l'expression d'un credo, c'est important la culture, c'est parce que c'est la culture qui fait que nous pouvons nous parler, et d'une certaine façon c'est la culture qui fait que nous pouvons nous aimer, entre nous, tous ensemble, parce que nous partageons quelque chose. On s’aime dans une famille, parfois on s’aime peu, dans une famille, ça arrive. On s’aime dans une famille parce qu'on partage un lien familial. On s’aime dans une Nation, on s’aime dans un peuple, parce qu'on partage une culture. Et si on ne partage pas cette culture, si on ne l’apprend pas, si on ne la cultive pas, si j'ose dire, alors on ne partage rien. Et si on ne partage rien, on est un ensemble, une addition, une agrégation d'individus, mais on n'est ni un peuple ni une Nation.

C'est le travail remarquable du Mémorial de la Shoah, qui je crois a récemment décidé d'étendre son action de sensibilisation aux établissements scolaires, c'est la nouvelle impulsion qu'a donné l'Etat à une délégation interministérielle que vous connaissez bien, la DILCRAH. J’ai demandé l'été dernier à l'Inspection générale de l'administration et à l'Inspection générale de l'Education nationale, de procéder à l'évaluation du plan national pluriannuel que mes prédécesseurs avaient mis en place. Mais je peux d'ores et déjà vous dire qu'un nouveau plan de lutte contre l'antisémitisme, qui portera cette fois sur la période 2018/2020, prendra sa suite. Nous devons nous en emparer.

J'ai demandé qu'il soit conçu et rédigé en partenariat étroit avec la société civile et évidemment avec vous. Un de ses objectifs sera de combattre l'antisémitisme sur Internet, en particulier le déferlement de haine qui s’abat sur les réseaux sociaux, et qui, je dois dire, est malheureusement généralisé. Un déferlement proprement inacceptable qui ne doit pas demeurer impuni et qui ne doit pas nous décourager.

Nous ne laisserons rien passer et vous ne serez pas seuls dans ce combat car ce combat c'est évidemment celui de toute la République. Là encore, ce n'est pas qu'une formule, c’est une phrase qui veut dire ce qu'elle veut dire. Quand on s'attaque à un citoyen français en raison de ses origines ou de ses croyances, on s'attaque à la France en ce qu'elle a de plus précieux : son art de vivre, ses valeurs, son héritage, celui des Lumières, de la Révolution française, de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen. Et lorsqu'on insulte un citoyen français pour ces raisons, on insulte la mémoire de celles et ceux qui ont donné leur vie pour que ces valeurs triomphent.

On insulte Marc BLOCH, on insulte Nissim de CAMONDO, on insulte nos militaires, nos gendarmes, nos policiers et nous ne pouvons pas l'accepter. Nous voici donc à l'aube de l'année 5778, une année qui va coïncider du moins en partie avec la saison croisée France-Israël qui se déroulera des mois de juin à novembre 2018.

Il s'agit d'un événement important que la France n'organise qu'avec ses partenaires les plus proches. Israël est évidemment de ceux-là. Nous tenons à cette relation, nous voulons l'approfondir dans tous ses aspects économiques numériques, culturels. C'est le souhait du Président de la République qui a annoncé sa visite en Israël au printemps prochain. J'aurais moi aussi le plaisir de m’y rendre l'année prochaine.

Et si j’y vais, ce sera pour saluer les 150 000 Français qui vivent là-bas et qui sont, au fond, un lien vivant entre la France et Israël et les meilleurs ambassadeurs de notre langue et de notre culture. Pour renforcer aussi notre présence économique dans la région, en particulier dans le domaine du numérique, et bien sûr pour relayer notre espoir, notre volonté même de voir s'instaurer un jour une paix durable et respectueuse.

L’heure tourne et j'ai déjà été trop long. Si, si, je le vois bien, je le vois bien. C’est gentil, mais je vois bien. En cette période de Yom Kippour, je vais devoir vous demander pardon. Pardon de ne pas avoir su faire preuve de la même concision que Rachid dans ses commentaires. On lui doit, je crois, cette phrase : « Une goutte d'encre vaut de l'or. » Je dois reconnaître que j’ai été assez prodigue.

Lire la suite

lundi 2 octobre 2017

Edouard Philippe annonce un plan pluriannuel de lutte contre l'antisémitisme "cette bête immonde" !

Edouard Philippe, Premier ministre à la synagogue Bullault à Paris

Lors d'une allocution devant les représentants de la communauté juive, à la synagogue de la rue Buffault à Paris, le Premier ministre français a annoncé la mise en oeuvre à partir de 2018 d'un nouveau plan de lutte contre l'antisémitisme.

Le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé le soir du 2 octobre que l'Etat mettrait en oeuvre à partir de 2018 un nouveau plan pluriannuel de lutte contre l'antisémitisme, «cette bête immonde» qui, quand on la croit disparue, «réapparaît encore».

Le chef du gouvernement s'exprimait lors des vœux à la communauté juive à l'occasion du Nouvel an juif, à la synagogue de la rue Buffault à Paris, en présence notamment du ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer et de représentants des cultes.

Edouard Philippe a plaidé l'exigence de se «battre ensemble», avant d'ajouter : «Et quand je dis ensemble c'est bien tous ensemble, toutes confessions, toutes philosophies confondues, contre cette bête immonde qu'est l'antisémitisme.»

Emmanuel Macron Emmanuel Macron : «Nous ne céderons rien à l'antisionisme, forme réinventée de l'antisémitisme» «[Cette bête] emprunte à la fois à l'hydre et au phénix [...] quand on le croit disparu, il réapparaît encore et encore», a-t-il encore détaillé.

Le Premier ministre a cité, au titre des causes de cet antisémitisme, «l'ultraviolence du terrorisme islamiste», énumérant l'assassinat d'Ilan Halimi en 2006 et la tuerie dans une école juive de Toulouse en 2012, pour laquelle le frère du djihadiste Mohamed Merah, accusé de complicité, comparaît depuis le 2 octobre devant la cour d'assises spéciales de Paris.

Edouard Philippe a également rappelé l'attaque contre l'Hyper Cacher en janvier 2015, l'assassinat par défenestration de Sarah Halimi en avril dernier, puis la séquestration d'une famille en septembre à Livry-Gargan, en Seine-Saint-Denis.

Pour le chef du gouvernement, si les actes antisémites ont baissé en 2016 (-58,5%), ce recul ne devrait pas faire oublier une autre réalité, celle de la «banalisation de l'antisémitisme et de sa forme réinventée [...] qu'est l'antisionisme».

Rendant hommage à Manuel Valls - présent et très applaudi - et à son plan national de lutte contre le racisme et l'antisémitisme de 100 millions d'euros lancé au printemps 2015, Edouard Philippe a annoncé qu'un nouveau plan du même type serait mis en oeuvre pour la période 2018-2020.

«Un de ses objectifs sera de combattre l'antisémitisme sur internet, en particulier le déferlement de haine qui s'abat sur les réseaux sociaux», a-t-il précisé.

Lire la suite

dimanche 1 octobre 2017

Toulon: Le PM Edouard Philippe visite le Charles-de-Gaulle et le Mistral

Edouard Philippe, Premier ministre à Toulon

Discours de M. Edouard PHILIPPE, Premier ministre à Toulon

Madame la ministre,

Monsieur le député européen, Arnaud DANJEAN,

Monsieur le chef d’état-major de la marine,

Amiral,

Messieurs les officiers généraux,

Officiers, officiers mariniers, quartiers maîtres et matelots,

On raconte, enfin SENEQUE raconte que l’Empereur Auguste aurait érigé un temple pour honorer le mistral, pas ce bâtiment bien sûr mais le vent si particulier, quasi mythique qui après s’être gonflé de France en la traversant du Nord Ouest à la Méditerranée « ubi vult spirat », c'est-à-dire souffle où il veut comme le clame haut et fort votre devise. Une devise qui comme beaucoup d’autres devises de l’armée française semble claquer comme un étendard qu’on hisserait à la face du monde ; un beau nom pour un beau symbole, un symbole de liberté, de célérité, de sécurité.

Ce symbole, c’est celui de ces BPC qui sont les plus grands bâtiments de combat après le « Charles de Gaulle ». Des bâtiments dont la polyvalence, la vocation interarmées, la fiabilité font la fierté de notre pays et sauvent des vies, celles de nos concitoyens, comme à Beyrouth en 2006, celles de populations étrangères comme lors des raids d’hélicoptères de combat au large des côtes libyennes en 2011, aujourd’hui même c’est le « Tonnerre », notre sister-ship qui porte assistance à nos compatriotes des Antilles durement éprouvés par les cyclones Irma et Maria.

J’ai eu l’occasion d’échanger hier par téléphone avec le président de la collectivité territoriale de Saint-Martin et je peux vous dire que ses mots, la tonalité avec laquelle il les prononce, le sentiment qu’il ressent face à vos camarades qui à bord du « Tonnerre » secourent les populations sont la meilleure des démonstrations de la reconnaissance de autorités françaises et des populations en général au travail que vous faites.

Vous êtes dans des circonstances le témoignage visible de la cohésion nationale, l’expression concrète de la solidarité indéfectible qui nous lie à nos compatriotes ultramarins.

Etre à bord du « Mistral », c’est aussi une voie plus personnelle parce que depuis 2009, la ville du Havre qui est particulièrement chère à mon cœur parraine officiellement ce bâtiment. Le Havre qui a été créé il y a exactement 500 ans et dont la vocation maritime depuis François Ier ne s’est jamais démentie.

Vous avez devant vous un Premier ministre qui n’est pas un marin mais qui est un portuaire, qui a grandi près de la mer, dont la mer a nourri l’inspiration, qui m’a fait rêver , un Premier ministre qui sait peut-être avec un peu plus de passion et – si vous me pardonnez l’expression – peut-être avec un peu plus de tripes que notre pays est une grande puissance maritime par ses ports, par ses grands champions industriels et commerciaux, par ses Zones Economiques Exclusives, les deuxièmes du monde, d’une superficie équivalente aux Etats-Unis et au Canada réunis.

Comme l’ont démontré, cinq ans de recherche à l’appui, les 260 chercheurs du projet « Océanide », je les cite, « la mer est le moteur de l’histoire, le moteur de la prédominance et du rayonnement, l’accélérateur du développement économique et politique. » Notre pays a d’immenses atouts dans ce domaine mais ces atouts, il faut sans cesse les défendre, car contrairement à la Terre, on n’habite pas la mer, on n’occupe pas la mer. Et lorsqu’on la tient, comme vous le faites, ça veut surtout dire qu’on existe en lui appartenant et certainement pas qu’elle vous appartient.

Officiers, officiers mariniers, quartiers maîtres et matelots, vous êtes collectivement la marine nationale. Dans notre vieux pays gallo-romain, la sécurité est une noble tâche et la prospérité parfois un gros mot. La vérité, c’est ce que ce sont les deux faces d’une même pièce : marine de guerre et marine marchande, sécurité des mers et prospérité, ce sont historiquement les deux piliers sur lesquels les grandes nations se sont développées.

Aujourd’hui, on dit régulièrement que 80% du commerce physique de marchandises passe par la mer, passe par les ports. Il est assez probable que tout ce que nous voyons ici, des uniformes, que vous portez, le métal avec lequel est construit ce bâtiment, les produits qui se trouvent dans ce hangar, que tout cela fait l’objet de plusieurs transports par voie maritime, de plusieurs déchargements dans un port. Bref, la richesse de notre monde globalisé, mondialisé, elle est une richesse qui utilise la mer, qui utilise les voies maritimes, ce qui veut dire que notre sécurité alimentaire, elle se joue en mer, que notre sécurité énergétique, elle se joue aux confins du golfe de Guinée ou du détroit d’Ormuz.

L’Internet qui au XXe siècle ressemble furieusement à la richesse de la fée électricité du XIXe ou du XXe, l’Internet passe à 99% par des câbles sous-marins. Ce mouvement de balancier millénaire entre défense et sécurité, entre commerce et guerre, entre guerre d’escadre et guerre de course, vous marins d’Etat en tant que soldats de la mer, vous le symbolisez mieux que quiconque, vous qui mettez en œuvre l’ensemble du spectre de nos fonctions stratégiques, de la dissuasion nucléaire à la police des pêches en passant par la projection de puissance ou de force.

Ce modèle français efficace, cohérent, qui regroupe au sein d’une même organisation des fonctions très variées allant du commandement d’opérations de guerre comme l’opération « Harmattan » en 2011 à l’action de l’Etat en mer qui est par essence interministérielle, ce modèle est un bon modèle.

Et les défis qu’il doit relever aujourd’hui sont nombreux. Je vous le disais à l’instant, la France est riche de ses espaces maritimes mais on ne les tient pas comme on posséderait un champ. Comme vous le dites souvent, Amiral, ce qui n’est pas surveillé est visité, ce qui est visité est pillé, et ce qui est pillé finit toujours par être contesté. C’est ce modèle complet que la marine nationale met en œuvre ; du porte-avions aux sous-marins nucléaires et aux missiles de croisière, vous disposez de capacités uniques dans l’Union européenne, des capacités qui font la différence.

Nous l’avons vu lors des trois derniers déploiements du « Charles de Gaulle » pour lutter contre Daesh, toujours accompagné d’au moins une frégate européenne, allemande, belge, britannique, italienne. Ce sont ces capacités qui constituent notre force d’attraction, notre capacité d’agrégation des volontés européennes de défense. Ces capacités sont connues, elles sont reconnues, elles constituent un avantage comparatif, elles constituent un talent, un talent que nous devons, que nous voulons faire fructifier.

Nos armées sont un des piliers de notre souveraineté, celle de la France et en vérité celle de l’Europe. C’est dans cet esprit que le président de la République a demandé à Florence PARLY, ministre des Armées, de conduire une revue stratégique dont les travaux sont confiés à monsieur DANJEAN. Les conclusions de cette revue stratégique, Monsieur le député, publiées dans les jours à venir orienteront une loi de programmation militaire. Cette loi doit être ambitieuse, innovante, audacieuse, à la hauteur des enjeux et des attentes des Français.

D’ores et déjà, cette ambition se traduit concrètement par une hausse du budget de la Défense, des Armées, de 1,8 milliard d’euros pour 2018. Pour 2019, cette augmentation sera de 1,7 milliard d’euros. Pour 2020, cette augmentation sera de 1,7 milliard d’euros et le mouvement se poursuivra jusqu’à la fin du quinquennat, pas du tout pour vous faire plaisir mais parce que nous en avons besoin.

Ne nous y trompons pas, le monde réarme, les défis sont nombreux ; vous êtes en haute mer aux premières loges pour le constater que ce soit des profondeurs glacées de l’Atlantique Nord avec les sous-mariniers aux eaux chaudes de la Mer du Japon, la parenthèse enchantée des dividendes de la paix s’est refermée.

Face aux rapports de forces brutes, la stratégie consiste à opposer comme nous l’avons fait tout au long de notre histoire les multiplicateurs de puissance plus ingénieux, plus forts, plus solidaires. Ces multiplicateurs de force, ce sont nos marins, nos soldats, nos pilotes, ce sont aussi nos ingénieurs, qui ont conçu ces bateaux splendides, nos industriels, qui les ont réalisés.

« Toute puissance est faible à moins que d’être unie », écrivait Jean de la FONTAINE dans « Le Vieillard et ses enfants » et croyez moi, Jean de LA FONTAINE n’est pas un écrivain pour enfants. De cette fable, je vous propose de tirer notre épopée commune.

Après cet appareillage, je dois dire très impressionnant, et avant ces quatre semaines d’exercice en mer qui vont vous occuper, je voudrais vous dire trois choses.

D’abord, soyez exigeants, exigeants avec vous-même, exigeants avec les autres.

Je voudrais aussi vous dire d’être fiers. Vous êtes, Mesdames et Messieurs, la France. Vous êtes un de ses visages, vous êtes une de ses forces. C’est une immense fierté, c’est évidemment aussi une immense responsabilité.

Et puis, je voudrais vous dire d’être confiants. Nous vivons dans un monde dangereux ; il ne va pas l’être moins dans les années qui viennent. Vous faites un métier rude ; il ne va pas l’être moins dans les années qui viennent. Mais vous êtes compétents, vous êtes entraînés, vous êtes commandés et vous êtes soutenus. Et vous devez donc être fiers, exigeants et confiants. Je peux vous dire que je resterais bien à bord avec vous plus que quelques minutes. Je resterais bien à bord avec vous plus que quelques heure mais chacun sa mission ! Et moi, je dois rentrer à terre. Alors, je vous souhaite bonne mission, bonne mer, et bon vent !

Lire la suite

mercredi 27 septembre 2017

Emmanuel Macron: Initiative pour l’Europe "Une Europe souveraine, unie, démocratique"

Emmanuel Macron lors de son discours sur l'Europe à la Sorbonne

Initiative pour l’Europe Une Europe souveraine, unie, démocratique

« Nous sommes bousculés, l’audace est notre seule réponse. » Dans un discours enflammé de plus d’une heure et demie, dans le grand auditorium de la Sorbonne, mardi 26 septembre, Emmanuel Macron a proposé des initiatives tous azimuts, de la défense à l’économie, la fiscalité et l’éducation, pour sortir l’Europe de « la glaciation » et « la rendre au peuple ».

L’Europe n’a « pas le choix » si elle veut exister face à la Chine ou les Etats-Unis, mais aussi résister à « l’obscurantisme » que portent les partis nationalistes, a-t-il assuré. Il a également assumé vouloir une Europe « à plusieurs vitesses ». « C’est déjà le cas, donc n’ayons pas peur de le dire », a-t-il déclaré.

« Cette ambition [pour l’Europe], nous devons la porter maintenant. C’est notre responsabilité, pour notre jeunesse, partout en Europe », a-t-il fait savoir devant plusieurs centaines d’étudiants français et étrangers d’une dizaine de lycées et d’universités. Sinon, « nous n’aurons que le mépris » des « générations qui viennent ». Il assume une «Europe à plusieurs vitesses»

Ce discours était le troisième que M. Macron consacre à l’Europe depuis son élection en mai, après avoir défendu l’Union européenne pendant la campagne. Il a tenu à attendre le résultat des élections allemandes de dimanche pour présenter son projet, la France ne pouvant réformer l’Europe sans l’appui du plus puissant pays de l’UE. Même si la victoire d’Angela Merkel a été plus courte que prévu, M. Macron s’est déclaré persuadé que Paris et Berlin resteraient le moteur de l’Europe. Car, selon lui, la « réponse » de la chancelière « ne sera ni le repli ni la timidité, mais l’audace et le sens de l’histoire ».

Parquet européen contre le terrorisme, force commune d’intervention, office européen de l’asile… Le président de la République a exposé une série de propositions et une méthode pour relancer l’Union européenne, sous la forme d’une feuille de route sur dix ans.

Voici les principales propositions qu’il a présentées :

Sécurité et défense

Le chef de l’Etat a proposé de renforcer l’Europe de la défense et de la sécurité en créant notamment : une « force commune d’intervention » européenne pour 2020 ;

un budget de défense commun et une « doctrine commune » pour agir ;

une académie européenne du renseignement pour « assurer le rapprochement de nos capacités de renseignement » ;

un parquet européen contre le terrorisme.

Le président a aussi abordé l’aspect écologique : « Les bouleversements climatiques menacent. » Il appelle à la création d’une « force européenne de protection civile mettant en commun les moyens de secours et d’intervention pour répondre aux catastrophes de moins en moins naturelles comme les séismes et les inondations. »

Migrations

« La crise migratoire est un défi durable. Nous manquons d’efficacité comme d’humanité », a lancé Emmanuel Macron. Il veut créer un office européen de l’asile et une police européenne des frontières, « pour maîtriser efficacement nos frontières, accueillir dignement les réfugiés (…) et renvoyer rapidement ceux qui ne sont pas éligibles au droit d’asile ».

L’objectif est d’accélérer et d’harmoniser les procédures ; mettre en place des fichiers interconnectés et des documents d’identité biométriques sécurisés. Il veut aussi installer un programme européen de formation et d’intégration pour les réfugiés.

Economie et social

Concernant le volet économique, le président français souhaiterais voir se créer au niveau européen « une taxe sur les transactions financières », qui serait « affectée intégralement à l’aide » au développement. « Il y a deux pays en Europe qui ont une taxe sur les transactions financières » : la France et la Grande-Bretagne. « Prenons cette taxe, généralisons-la à l’ensemble de l’Europe », a-t-il lancé.

Le président souhaite également, d’ici à 2020, une « fourchette de taux » d’impôt commune sur les sociétés. « Son respect ouvrirait le droit aux fonds structurels », détaille-t-il. Il souhaite également un salaire minimum, adapté à la réalité économique de chaque pays, et l’encadrement de la concurrence par les niveaux de cotisations.

Pour rester concurrentiel à l’échelle mondiale, Emmanuel Macron a abordé la question du renforcement de la zone euro et annoncé la nécessité de créer : « un budget plus fort au cœur de la zone euro », qui permette de financer des investissements communs, avec des impôts liés à ce budget ;

un ministre des finances de la zone euro ;

un contrôle démocratique.

Développement durable

Concernant la transition énergétique, le président propose de fixer au niveau européen un « juste prix » pour le carbone – dont les échanges permettent de pénaliser les industries polluantes. Ce prix devra être « suffisamment élevé », d’au moins 25 à 30 euros la tonne, pour encourager la transition écologique.

Il a aussi proposé de mettre en place aux frontières européennes une taxe sur le carbone qui pèserait sur les importations issues d’industries polluantes, afin « d’assurer l’équité entre les producteurs européens et leurs concurrents ».

Numérique et innovation

Sur le volet numérique, le président souhaite créer une agence européenne pour l’innovation, capable de financer en commun des champs de recherche nouveaux, comme l’intelligence artificielle.

« Créons dans les deux ans une agence européenne pour l’innovation, pour être en position d’innovateur et non de suiveur. »

Il a cité pour modèle l’agence américaine de recherche militaire DARPA, agence du département de la défense des Etats-Unis, chargée de la recherche et développement des nouvelles technologies, qui dans les années 1970 a été à l’origine de la création d’Internet.

Le président veut créer des « champions européens » dans la transition numérique. « Le marché unique du numérique est une occasion à saisir pour protéger les données économiques de nos entreprises », a-t-il par ailleurs déclaré. Emmanuel Macron a aussi rappelé sa volonté de taxer les entreprises numériques en taxant la valeur « là où elle se crée » et de réguler les grandes plates-formes.

Institutions et démocratie

« Nous devons refonder le projet européen par et avec le peuple », a déclaré Emmanuel Macron, en appelant à « un vaste débat sur l’Europe dans les pays qui le souhaitent ». « Un débat ouvert, libre, transparent et européen » pour « offrir un contenu à l’Europe avant les élections européennes de 2019 ». Le président français propose :

de renforcer le Parlement européen par des listes transnationales, dès 2019 ;

Qu’en 2024 la moitié du Parlement européen soit élue sur ces listes transnationales ;

« Une Commission européenne à quinze membres ».

Jeunesse

Devant les étudiants de la Sorbonne, Emmanuel Macron a déclaré vouloir que « chaque étudiant parle au moins deux langues européennes d’ici à 2024 ». Il souhaite également que chaque jeune Européen ait passé au moins six mois dans un autre pays européen (la moitié d’une classe d’âge en 2024). « L’Europe du multilinguisme est une chance », a-t-il déclaré.

Il veut aussi créer des universités européennes, réseaux d’universités qui permettent d’étudier à l’étranger et de suivre des cours dans deux langues au moins.

Les six clés de la souveraineté européenne

1. Une Europe qui garantit la sécurité dans toutes ses dimensions

- En matière de défense, l’Europe doit se doter d’une force commune d’intervention, d’un budget de défense commun et d’une doctrine commune pour agir. Il convient d’encourager la mise en place au plus vite du Fonds européen de défense, de la coopération structurée permanente et de les compléter par une initiative européenne d’intervention qui permette de mieux intégrer nos forces armées à toutes les étapes.

- Dans la lutte contre le terrorisme, l’Europe doit assurer le rapprochement de nos capacités de renseignement en créant une Académie européenne du renseignement.

- La sécurité doit être assurée, ensemble, dans toutes ses dimensions : il faut doter l’Europe d’une force commune de protection civile.

2. Une Europe qui répond au défi migratoire

- Nous devons créer un espace commun des frontières, de l’asile et des migrations, pour maîtriser efficacement nos frontières, accueillir dignement les réfugiés, les intégrer réellement et renvoyer rapidement ceux qui ne sont pas éligibles au droit d’asile.

- Nous devons créer un Office européen de l’asile, qui accélère et harmonise nos procédures ; mettre en place des fichiers interconnectés et des documents d’identité biométriques sécurisés ; établir progressivement une police des frontières européenne qui garantisse une gestion rigoureuse des frontières et assure le retour de ceux qui ne peuvent pas rester ; financer un large programme européen de formation et d’intégration pour les réfugiés.

3. Une Europe tournée vers l’Afrique et la Méditerranée

- L’Europe doit avoir une politique extérieure centrée sur quelques priorités : d’abord la Méditerranée et l’Afrique.

- Elle doit développer un nouveau partenariat avec l’Afrique, fondé sur l’éducation, la santé, la transition énergétique.

4. Une Europe modèle du développement durable

- L’Europe doit être le chef de file d’une transition écologique efficace et équitable.

- Elle doit favoriser les investissements dans cette transition (transport, logement, industrie, agriculture…) en donnant un juste prix au carbone : par un prix minimum significatif à l’intérieur de ses frontières ; par une taxe carbone européenne aux frontières pour assurer l’équité entre ses producteurs et leurs concurrents.

- L’Europe doit mettre en place un programme industriel de soutien aux véhicules propres et aux infrastructures nécessaires (bornes de recharge…).

- Elle doit assurer sa souveraineté alimentaire, en réformant la politique agricole commune et en mettant en place une force commune de contrôle qui assure la sécurité alimentaire des Européens.

5. Une Europe de l’innovation et de la régulation adaptées au monde numérique

- L’Europe doit mener et non subir cette transformation, en promouvant dans la mondialisation son modèle combinant innovation et régulation.

- Elle doit se doter d’une Agence pour l’innovation de rupture, finançant en commun des champs de recherche nouveaux, comme l’intelligence artificielle, ou inexplorés.

- Elle doit assurer l’équité et la confiance dans la transformation numérique, en repensant ses systèmes fiscaux (taxation des entreprises numériques) et en régulant les grandes plateformes.

Lire la suite

mardi 26 septembre 2017

Le gynécologue Denis Mukwege est-il déjà Président de la Transition sans Alias Joseph Kabila ?

Jaynet "Kabila" Mtwale et le gynécologue Denis Mukwege

Les indignés congolais refusent le bal des cocus pour la transition qui se profile à l'horizon. Réveil FM International a toujours soutenu et défendu le gynécologue Denis Mukwege, en plusieurs occasions nous avons pris position pour l'homme qui répare les femmes et continuerons à le faire en "Toute Liberté". Les maux dont souffrent la République démocratique sont-elles incurables ? La médiocrité, l’incompétence, la corruption comme mode de gouvernement, l’impunité, le détournement des deniers publics, les tueries extra-judiciaires, le génocide, la violation de notre territoire national, l'occupation étrangère et l'imposition le chômage la misère le pillage systématique de nos ressources naturelles, minérales et stratégiques. Face aux enjeux et défis de la refondation de la République démocratique du Congo, Denis Mukwege est-il l'homme de la situation ? Mille fois Non ! Dans un pays normal, Denis Mukwege avec ses prix et médailles internationaux jouerait bien le rôle de représentation mais la RDC n'est pas un pays normal. Le régime mafieux d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale est une imposture.

Il faut détricoter les impostures, impunités et crimes pour remettre le Congo sur le rail. Ce n'est pas mission impossible, la volonté politique ne manque pas chez des patriotes et résistants congolais. L'heure n'est plus à la complaisance, mais à en découdre avec les anti-valeurs qui ont mené le Congo là où il est aujourd'hui: en enfer ! La RDC est sous occupation pour permettre aux pillards et prédateurs qui pillent les richesses et ressources de répondre de leurs crimes. La transition doit être collégiale, une équipe bien rodée. Haro sur le pouvoir personnel autocratique comme on l'a vécu de 2003 à 2006. Et la transition ne sera plus une blanchisserie pour blanchir des criminels, seigneurs de guerre, mafieux...La transition 1+4=0 de triste mémoire a laissé des mauvais souvenirs: Où des mafieux criminels ont été introduits dans les institutions républicaines pour mieux les atomiser, notre armée fut brassée avec des bandits et criminels, aujourd'hui les Fardc sont une poubelle.

Voici les raisons qui jouent en défaveur du gynécologue Denis Mukwege:

1. Le gynécologue Denis Mukwege est porté à bout de bras par les lobbyistes de Louis Michel avec sa Belgique Léopodienne, néo-colonialiste, raciste et esclavagiste.La Belgique et l’Occident ont trouvé en Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale l’homme lige, la potiche ! qui lui manquait au Congo pour tourner la page des années Mobutu Sese Seko et Laurent-Désiré Kabila. Deux dirigeants qui osèrent tenir tête à la "condescendance coloniale" et au "diktat" en perdant cependant de vue que l’ingérence est la "fille" de la dépendance.

N'est-ce pas le même Louis Michel après avoir annoncé sur les ondes des médias internationaux l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila, profita de sa position du vice-Premier ministre Belge et ministre des Affaires étrangères et de la réforme institutionnelle de 1999 à 2004, puis du commissaire européen à la recherche puis au Développement et à l'Aide humanitaire dans la Commission Barroso pour mieux fabriquer l'imposteur-marionnette Alias Joseph Kabila, l'imposer au peuple congolais ? En 2001, après l'assassinat de M'zée Laurent-Désiré Kabila, Louis Michel, de triste mémoire, et ses mafieux internationaux ont placé sur le trône du Congo: un OVNI qu'ils ont catapulté pour mieux piller ses piller ses ressources. C'est Louis Michel qui a fabriqué l'imposteur Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Les congolais de la diaspora et ceux qui se battent à l'intérieur du pays, ne doivent pas abdiquer ni se laisser voler leur lutte et combat par ceux qui n'ont pas semé et veulent déjà récolter. N'est-ce pas le même Louis Michel qui fit des démarches en Belgique pour que l'imposteur et criminel s'exprime au Congrès belge pour encenser Léopold II, le génocidaire aux 10 millions de morts congolais et de reconnaître les bienfaits de la colonisation ?

Seize ans après, Big Loulou revient derrière une transition sans Kabila, proposition de la diaspora congolaise, d'Armand Mavinga en 2012, après le second hold-up électoral de novembre 2011 d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Pour avoir un destin national en République démocratique du Congo, Denis Mukwege ne doit pas se la jouer perso. Pour être le Président de la Transition sans Kabila, sa légitimité viendra du peuple congolais mais aussi de la diaspora congolaise. Il doit prendre le temps de se faire connaître au Congo mais surtout de la diaspora. Pour le moment, on le voit sillonner le monde sauf de prendre le temps de mieux se faire connaître auprès de ses compatriotes. Il n'est jamais trop tard pour mieux faire.

2. Un pays ne change pas d'adresse tous les quatre matins. Le Rwanda demeurera éternellement le voisin de la République démocratique du Congo. Mais le Rwanda avec Paul Kagamé à sa tête, est un pays agresseur, pilleur et receleur du Congo. Le Rwanda avec sa soldatesque a commis des crimes contre l'humanité et crimes de guerre au Congo en pillant ses ressources. Les soudards Rwandais violent des femmes congolaises réparées par le gynécologue Denis Mukwege. Pourquoi ne dénonce-t-il jamais ces méfaits ? Denis Mukwege sillonne le monde, il prend ses vols internationaux à Kigali au Rwanda. Il loge dans les hôtels rwandais, comment peut-il avoir le courage de dénoncer le Rwanda pays receleur du Grand Congo ? Bill Clinton est le parrain de Paul Kagamé, Tony Blair son conseiller politique. Or ce sont les mêmes qui décernent prix et médailles au gynécologue Denis Mukwege.

A la loi de la force, nous voulons la force de la loi, pour la justice réparatrice juste dans la relation RDC-Rwanda. Paul Kagamé, devenu l'Hitler Africain avec ses crimes , montre ses biceps parce qu'il a des complices au Congo. Il faut couper l'herbe aux pieds des imposteurs. Le gynécologue Denis Mukwege n'est pas dans une démarche de réclamation-réparation du Rwanda pour ses crimes au Congo.

3. Les congolais ne sont plus dupes. Tués comme des moutons, 270.000 Rohingyas ont fui la Birmanie et se sont réfugies au Bangladesh. L’ONU est entrain d'exhorter Aung San Suu Kyi, Prix Nobel de la Paix 1991 à "montrer au monde que ce pour quoi elle s’est battue était une Birmanie libre et démocratique". Face au drame des Rohingya, l’icône Aung San Suu Kyi, la Prix Nobel de la paix, chef du pouvoir civil en Birmanie, semble en plein déni face aux persécutions infligées à la minorité musulmane. Le journaliste George Monbiot dénonce une trahison de la cheffe du gouvernement Birman Aung San Suu Kyi envers tous ceux qui l'ont soutenue pendant toute sa période de militantisme. George Monbiot a également appelé au retrait du prix Nobel de la paix qui lui a été décerné en 1991, suite au massacre de milliers de musulmans de la minorité des Rohingya. "Nous y avons mis nos espoirs. Son nom était synonyme de patience et de résilience face à la souffrance, synonyme de courage et de détermination dans la lutte pour la liberté. Elle était une source d'inspiration pour nous tous." a-t-il écrit. Monbiot enchaîne avec la lutte qu'ont mené lui et ses amis pour la libération de San Suu Kyi de la dictature birmane à l'époque.

En France, ils sont nombreux ceux qui ont refusé la légion d'honneur: Jean Paul Sartre, Guy de Maupassant, Bourvil, Simone de Beauvoir, Pierre et Marie Curie...

Notre compatriote Floribert Chebeya, l'icône des droits de l'homme aurait pu avoir des prix et médailles pour le travail abattu en République démocratique du Congo. Né à Bukavu, Chebeya s'était battu pour tous les congolais sans distinction de tribu ou d'ethnie. C'est lui avec la "Voix des Sans Voix" qui ont mis en exergue le massacre des Bundu Dia Kongo. Dommage, il a été assassiné par le régime d'Alias Joseph Kabila et Flory n'a jamais bénéficié d'un procès équitable.

Les prix et médailles internationaux de Denis Mukwege font honneur à la RDC, suffisent-ils au gynécologue pour en faire un Présidence de la Transition sans Kabila? Si c'est le critère important que les lobbyistes belges retiennent, ils sont hors de la plaque. L'amour du Congo, le patriotisme et la résistance sont autant des critères, face aux adversités créées en toutes pièces par des prédateurs dévoiles et masqués doivent être des critères. L'important aujourd'hui n'est pas de remplacer l'imposteur-usurpateur Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale sur le trône du Congo. Le plus important est d'appliquer des propositions des alternatives pour sortir le Congo du chaos et le remettre sur le rail. Avec ses ressources et potentialités humaines, la RDC n'a plus à être la queue des Nations. Il faut en faire un pays émergent, qui respecte et nourrit son peuple.

Il devient inacceptable que les ressources du Congo ne puissent pas bénéficier aux congolais. Que ces derniers soient clochardisés, chosifiés et que ceux qui sont venus avec des bottes de jardinier et kalachnikov en bandoulière soient devenus des milliardaires. face à la dictature, aux crimes et pillages du Congo. C'est pourquoi une bonne transition est celle qui intègre ses filles et fils qui luttent pour un Congo nouveau, plutôt qu'un parachutage par ceux-là mêmes qui se sont goinfrés avec le régime d'imposture qui sévit au Congo et veulent sa continuité.

Lire la suite

dimanche 24 septembre 2017

ONU: Fiasco, discours vide d'Alias Joseph Kabila, devant une salle vide !

Alias Joseph Kabila à la tribune de l'ONU

Certaines mauvaises langues disent qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale aurait du faire son discours alambiqué à Kingakati devant ses applaudisseurs. Après avoir froidement assassiné deux experts des Nations-Unies, au Kasaï en République démocratique du Congo, Alias Joseph Kabila a fait son discours vide, dans une salle vide, devant sa bande des apparatchicks Joséphistes.

Lire la suite

samedi 23 septembre 2017

Paris: Jean-Luc Mélenchon, le Rebelle de la République !

Jean-Luc Mélenchon, tribun de la gauche radicale est président de la France Insoumise

Au tour de Jean-Luc Mélenchon de prendre la tête de la contestation contre la réforme du code du travail. Après deux manifestations organisées par la CGT, le leader de la France insoumise a appelé ses partisans à marcher entre les places parisiennes de la Bastille et de République contre "le coup d'Etat social" que prépare, selon lui, Emmanuel Macron.

A quelques heures du rassemblement, le gouvernement a publié les ordonnances au Journal officiel. Pas de quoi diminuer l'ardeur des insoumis qui espèrent toujours faire plier le chef de l'Etat. "Nous avons l'impression d'être au-delà de tout ce qu'on a fait jusqu'à présent", a estimé l'ancien candidat à la présidentielle quand on lui a demandé dans le cortège si la mobilisation était au rendez-vous.

150.000 personnes ont défilé selon La France insoumise qui appelle le mouvement social à poursuivre les actions.

17h44. Fin du discours de Jean-Luc Mélenchon

"Au bout de la rue, souvent, il y a les élections", conclut Jean-Luc Mélenchon.

17h35. "Les jeunes, mettez-vous en mouvement"

Après les syndicats, Jean-Luc Mélenchon appelle la jeunesse de France, à partir de 16 ans, "à se mettre en mouvement" contre le gouvernement.

17h28. Jean-Luc Mélenchon lance les "casserolades"

Jean-Luc Mélenchon appelle tous ses partisans à manifester samedi 30 septembre partout en France à l'occasion de ce qu'il appelle les "casserolades". Il invite chacun à se munir de casseroles pour faire le plus de bruit possible "là où vous croyez qu'il est bon de le faire". Le message est clair: "vous nous pourrissez la vie, alors on vous empêche de dormir".

17h22. Mélenchon veut déferler à un million sur les Champs-Elysées

"La bataille ne fait que commencer", affirme Jean-Luc Mélenchon qui se dit prêt à se ranger derrière les syndicats pour lancer une action unitaire d'une ampleur inédite. "Nous allons proposer aux organisations syndicales de se mettre à notre tête pour conduire un combat décisif et déterminé", poursuit-il évoquant l'idée de "déferler à un million sur les Champs-Elysée".

17h12. Le mot d'ordre est lâché: "Dégagez"

Jean-Luc Mélenchon aimerait faire souffler le vent du dégagisme jusque sur ce quinquennat. La foule reprend le mot d'ordre de la campagne présidentielle: "dégagez", entonne les milliers de personnes place de la République.

17h00. Jean-Luc Mélenchon répond à Emmanuel Macron

16h58. La France insoumise revendique 150.000 personnes présentes dans le cortège. Jean-Luc Mélenchon va prendre la parole.

16h40. Une série de spots est diffusée place de la République avant que Jean-Luc Mélenchon ne prenne la parole. Il est question de grève générale. "C'est un devoir", lance Charlotte Girard (coresponsable du projet de la France insoumise) sur scène.

16h05. En attendant que Jean-Luc Mélenchon n'arrive sur scène, les militants de la France insoumise se massent place de la République où des drapeaux tricolores leur sont distribués.

Peu après 15h30, les premiers participants à la marche sont arrivés place de la République où Jean-Luc Mélenchon doit prendre la parole aux alentours de 17 heures. Quelques tensions se font sentir entre des marcheurs et des jeunes manifestants vêtus de noir et cagoulés. Le calme revient rapidement.

14h59. Olivier Besancenot qui s'est joint à la manifestation a fait le choix de ne pas apparaître en première ligne mais le long du cortège où son parti distribue des tracts. Philippe Poutou, candidat du NPA à la présidentielle est également présent.

14h48. Benoît Hamon, l'ancien candidat socialiste à la présidentielle qui a claqué la porte du PS, est en première ligne. On retrouve aussi l'ancien député EELV Sergio Coronado ou la députée communiste Marie-George Buffet.

14h30. Jean-Luc Mélenchon vient d'arriver en tête du cortège. Celui-ci va pouvoir s'ébranler.

Lire la suite

vendredi 22 septembre 2017

10 Questions à Julien Ciakudia, patriarche de la résistance congolaise !

Julien Kaseya-Ciakalou Ciakudia, patriarche

Exilé politique volontaire, Julien Kaseya-Ciakalou Ciakudia est une bibliothèque vivante de l'histoire de notre pays. Africaniste convaincu et éprouvé mais aussi lobbyiste international connu et reconnu, le patriarche est passé de l'opposition contre la dictature de Mobutu à la résistance patriotique contre la tyrannie du régime d'occupation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Il a un carnet d'adresses à rendre jaloux, des apprentis sorciers surtout des politicailleurs, politicards et ventriotes qui écument la classe politique congolaise. En Grande Bretagne, certains le surnomment "De Gaulle", d'autres le considèrent comme le "Gourou" de la diaspora congolaise. Ne cherchez pas des noises à Julien Chiakudia en UK, Kikaya Bin Karubi en sait quelque chose. Nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la RDC en Grande Bretagne, le garçon de course de l'imposteur est rentré au Congo comme persona non grata n'ayant pas pu dire au revoir à la Reine Elisabeth II. Et de s'exclamer devant son chef à Kinshasa: "Si Ciakudia était au Congo il serait un homme mort" ! Ami de M'zée Laurent-Désiré Kabila, Julien Ciakudia a toujours reproché au Léopoldien et néocolonialiste Louis Michel d'avoir eu l'outrecuidance d'annoncer l’assassinat de LDK sur les ondes internationaux avant les congolais eux-mêmes. Il a interpellé l'ex-Ministre Belge des Affaires étrangères pour son lobbying, s'il connaissait vraiment Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ? Dès l'annonce du gouvernement 1+4=0, Julien Ciakudia est le premier compatriote à annoncer à Jean-Pierre Bemba même s'il est vice-président de la République durant la Transition, même s'il devenait Président de la République, s'il ne règle pas ses problèmes avec la France, les exactions de ses troupes en République Centrafricaine:Vols, viols, pillages..., il ira à la CPI. C'est Samanto l'officier de liaison et de renseignements de Jean-Pierre Bemba qui joua le rôle de l'intermédiaire. Nous sommes en mai 2003 ! Jean-Pierre Bemba fait la sourde oreille. Durant un mois, il fit balader Julien Ciakudia. En juillet 2003, le patriarche quitte le Congo...Jean-Pierre Bemba est arrêté à Bruxelles le 24 mai 2008 à la suite d'un mandat établi la veille par la Cour pénale internationale aux Pays-Bas, en raison d'accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis lors des incursions de ses troupes en République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003. Depuis le décès d'Etienne Tshisekedi, le Patriarche Julien Ciakudia s'est décidé enfin de parler et il a répondu sans ambages à nos 10 Questions, dans un style narratif qui lui est propre mélangeant le récit au témoignage. A nos questions sans tabou, Julien Ciakudia a répondu avec pertinence.

1. Réveil FM International: Pourquoi Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale puise ses Premiers ministres dans l'udps: Samy Badibanga, Bruno Tshibala...On parle même de Félix Tshisekedi comme son prochain Premier ministre

Julien Ciakudia: C'est très simple ! C'est la stratégie d'étouffement et de décrédibilisation ou même d'essoufflement qui continuera car cela a été facilité peu avant la mort précipité d'Étienne Tshisekedi par sa propre famille biologique qui avait choisi d'ouvrir grandement la porte de l'Udps aux stratèges des apparatchiks josephistes: Kalev Mutond, Théodore Mugalu, Léonard She Okitundu, Alexis Tambwe Mwamba et j'en passe, en échange des grosses sommes d'argent en billets verts et un poste de Premier ministre au fils biologique d'Etienne Tshisekedi: Felix Tshilombo.

L'opinion se souviendra de discussions bilatérales et en catimini tenues loin du pays à Nice, Ibiza et Paris, de l'Udps officiel et la Majorité Présidentielle, sans le peuple congolais mais en son nom. Le dialogue entre Baloki Ya Kongo s'est déroulé uniquement entre, d'un côté la famille restreinte du Lider Maximo: Son fils Félix Tshilombo, Maman Marthe, l'épouse du Sphinx de Limeté, en association avec le porteur de mission via sa soeur proche de Kalev de l'ANR, sans oublier l'affairiste Samy Badibanga. Deux précisions importantes. Primo: Le Lider Maximo, Étienne Tshisekedi était déjà très longtemps fatigué par le poids de l'âge, et la maladie affectait sa capacité mentale et physiologie. Ce facteur doit être pris en compte. Secundo: Le camps des enfarineurs de notre peuple. Ils sont fourbes, roublards travaillent pour maintenir l'occupation dans notre pays. Les apparatchiks Josephistes avaient pour chef de délégation, Kalev Mutond, l'incarnation de l'ANR. Ce dernier était appuyé stratégiquement par des caciques du régime moribond qui cherche par tous les moyens à s'accrocher et pérenniser le régime d'occupation.

Pire encore pour éviter le bruit et la curiosité populaire, en bons margoulins, les négociateurs ventriotes ont choisi ensemble de s'isoler dans des hôtels huppés des grandes villes des pays européens de Bruxelles, Paris, Venise, Ibiza, Monaco ...pour cacher quoi et pourquoi ?

La conclusion de toutes ces réunions à la Nicodème: Donner la continuité à Joseph Kabila pour une période de trois ans avec Félix Tshilombo comme son Premier ministre. Et la boucle est bouclée. Sans tenir compte des autres forces politiques, celles de la société civile ou même de la diaspora.

C'est donc cet égoïsme doublé de la cupidité qui a fait que les apparatchicks josephistes vont lancer pendant ces négociations, une autre stratégie de dédoublement de ce qui reste de l'opposition. Déjà faible, il fallait affaiblir davantage d'Etienne Tshisekedi ! Ce qui coûte que coûte va précipiter sa mort, en le prenant en tenailles par sa propre famille biologique qui devrait le livrer comme un mouton aux vautours charognards...

D'abord un groupe est détaché du régime, avec les moyens de l'Etat, pour créer le G7 et puis un émissaire et pas de moindre Katebe Katoto en bon samaritain se proclamant ami de papa prend vite le contact avec le fils et sa maman, seules à être proche du père retenu longuement en isolement à Bruxelles pour les raisons de santé et de suivie médicale. Voilà la porte est ouverte et le vieil ami amène un grand projet :" Le Rassemblement de toutes les forces vives politiques et de la société civile", reconnaissant subitement le leadership politique national d'Etienne Tshisekedi devenant par ce biais le Président du Conseil des sages, sans consultation démocratique.

C'est encore lui, Katebe Katoto qui se chargera d'amener dans l'anti-chambre du Sphinx de Limeté, tour à tour d'abord Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, l'ancien ami devenu ennemi depuis le génocide des Kasaiens au Katanga, puis Moïse Katumbi, un prisonnier venu pour des soins médicaux à l'étranger avec la bénédiction du régime des Josephistes, chose très curieuse. Voilà, encore une fois après l'argent reçu du pouvoir pendant des négociations diurnes et nocturnes, l'argent était dans des poches, dans des pagnes, sur et sous la table. Oui Genval est grâce à l'argent et à cause de lui ! D'aucuns se posent encore aujourd'hui, la question de son financement et même de la gratuité de la prise en charge totale de ses participants venus de Kinshasa et de partout au monde... Passeports, visas, avions, hôtels, frais de séjour.. pour autant des personnes ?

Samy Badibanga, l'affairiste devenu PM d'Alias JoKabila

Là encore, c'est toujours le fils, c'est-à-dire Félix Tshilombo qui se frottait les mains, " Je dois devenir Premier ministre ", la continuité des engagements en bilatéral d'avant Genval devrait concrétiser avec Genval. Incroyable, Etienne Tshisekedi devenu par la magie de Genval "Président du comité des sages", sans ses deux médecins traitants. Coup dans le coup, les apparatchiks Josephistes trouvent bon de lancer une troisième stratégie: ils miroitent la Primature à celui qui connaissait la magouille familiale-Samy Badibanga, considéré comme le fils adoptif de la famille Tshisekedi. Le fameux porteur d'affaires à la famille forme un gouvernement et débauche les deux médecins privés du Sphinx de Limeté pour en faire des ministres. L'Udps officiel est trahi par la famille et celle-ci se fait aussi trahir par leur homme de mains. La crise est majeur au sein du parti mais on fait semblant de recoller les morceaux.

Bruno Tshibala, Premier ministre

Mais les apparatchiks Josephistes préparent l'assaut final pour précipiter la mort de l'homme qui gène, Étienne Tshisekedi qui meurt seul dans sa chambre le 1 février 2017 à l'hôpital dont le médecin débauché par le régime de Kinshasa, est connu comme le dernier visiteur seul à seul avec le Sphinx de Limeté en agonie et aux soins palliatifs. Malgré les deux portes à code, Katebe Katoto, l'homme projet Genval, a pu entrer dans la chambre de Tshisekedi. Katebe Katoto se précipite dans un jet privé pour aller se faire couronner Premier ministre à Kinshasa en signe de récompense pour mission accomplie. Et là encore le régime d'imposture et d'occupation de Kinshasa gagne contre l'Udps et même contre Katebe Katoto qui est retourné à Bruxelles humilié sans obtenir quoi que ce soit et en classe économique à bord d' Ethiopian Airlines.

La stratégique du régime dictatorial de Kinshasa semble payer pour confondre l'Udps. Il a fallu puiser dans l'Udps officiel qui demeure à l'écart de la magouille de la famille biologique d'Etienne Tshisekedi qui mange avec le régime et l'accompagne dans son occupation, pour dénicher un laissé-pour compte, ayant rendus des services énormes au parti et qui est resté pauvre sans moyen pour louer même une petite maison à Lemba, mais un homme digne a qui on doit dire la vérité et gagner sa conscience. Voilà Bruno Tshibala nommé Premier ministre selon les accords de Saint- Sylvestre pour dire à Félix Tshilombo, selon un homme de sécurité proche de Joseph Kabila, "Tu as mangé l'argent du beurre mais nous ne te permettrons pas de manger du beurre. L'objectif pour les josephistes étant atteint avec lui, c'est-à-dire ouvrir le chemin au père Tshisekedi pour en finir avec lui."

2. Réveil FM International: Le président Etienne Tshisekedi, le congolais le plus populaire, élu en 2011, il n'a jamais obtenu l’imperium jusqu'à son décès...Lorsque vous parlez de l'Udps vous êtes un peu amer, pourquoi ?

Julien Ciakudia: Au vu des sacrifices que nous nous sommes imposés pendant plus de 25 ans à accompagner internationalement et dans les capitales de trois continents (Afrique, Europe et Sud-Canada), les 13 Parlementaires membres fondateurs de ce qui est devenu un parti de tout le monde, parti du peuple Udps conçu comme tel par ses pères initiateurs, pour se battre ensemble contre la monstruosité d'un régime tyrannique dans l'ex-Zaïre, devenu autocratique, autoritaire à la dérive dictatoriale.

L'ambition de tout parti politique en démocratie participative est la prise du pouvoir et l'exercice de ce pouvoir dans l'intérêt supérieur du développement durable du peuple et du pays. Il suffit de regarder l'intérieur du parti Udps pour en comprendre les causes réelles de l'échec qui fait qu'aujourd'hui ce parti politique supposer être l'école de la politique et de l'apprentissage démocratique pour nos jeunes n'est devenu qu'un objet familial sans règles ni principes conducteurs.

Ma frustration est certaine après avoir engagé mon argent, mon énergie, mon temps et mon carnet d'adresses personnel croyant servir une cause noble commune devenu au fur des années une ambition d'une personne ou d'une famille. Il y a lieu de dire ici que la praxéologie politique doit être en symbiose avec le temps, le contexte et les conditions de toute pratique politique qui se veut responsable. En démocratie on fait avec, on acte avec, on réfléchit avec, on consulte, on écoute, on se fait conseiller puis on prends la bonne décision sur base des conciliabules et non le contraire.

Frédéric Kibassa, Etienne Tshisekedi, M'Bwa Nkiem et Marcel Lihau

La popularité d'Étienne Tshisekedi à l'intérieur du pays a été le fruit des efforts de plusieurs personnes morts et vivants. Pour dire que la montée de l'homme Tshisekedi au sein du groupe de 13 parlementaires était un processus qui a commencé par son état de secrétaire du parti le MPR avant que Mobutu de chargea avec ses services de sécurité de lancer les opérations de la décapitation du parti, avec des emprisonnements, tortures, relégation dans des villages et autres centres de détention à l'intérieur des différentes provinces du pays. Les intimidations ont fait que des amis s'étaient réunis à Boston aux Etats-Unis pour donner le leadership du parti à feu Prof. Marcel Lihau Ebua Libana la Molengo, c'était début 1988. Viendra le tour du Directoire à quatre : M'Bwa Nkiem, Frédéric Kibassa, Etienne Tshisekedi et Marcel Lihau (1990). Plus tard, Étienne Tshisekedi dont les enfants se marièrent s'arrangeront à leur manière pour prendre la commande du parti avec Tshisekedi Président et Kibassa la Présidence de l'Union Sacrée des forces de l'opposition.

Tout effort de demander la convocation du Congrès de l'Udps pour élire démocratiquement les leaders du parti et d'asseoir des textes démocratiques pouvant régir le parti était étouffe dans l'œuf. Je cite ici à titre d'exemple l'interpellation sous viorne du livret jaune de Mulumba Corneille fait à Bruxelles début 1990.

Les 4 fondateurs sur 13 de l'Udps: Makanda, Tshisekedi, Ngalula et Kanana

Oui avec nos soutiens extérieurs et ceux de l'intérieur, et pour éviter une scission qui pouvait nous affaiblir face au dictateur Mobutu. Nous avons opté pour laisser faire cette situation qui n'avait rien de démocratique donc Udps à continuer à se faire diriger dans la dictature, le tribalisme, l'opacité et la malversation voir même la corruption mais un Leader qui a réussi à décourager ou manipuler son entourage en utilisant des techniques de sa provenance MPR.

3. Réveil FM International: Malgré l'alliance par le mariage de leurs enfants, vous dites qu' Etienne Tshisekedi et Frédéric Kibasa n'auraient jamais le pouvoir au Congo, pourquoi et comment ?

Julien Ciakudia: Oui Étienne Tshisekedi était devenu incontournable et homme populaire de l'histoire politique de La RDC mais à vrai dire un homme seul qui n'écoutait que sa propre conscience si bien qu'il lui a été difficile de capitaliser internationalement sa position intérieure, car manquant des véritables relations avec les décideurs du monde de Bruxelles, Londres, Washington et même Paris.

Ces derniers ont accoster cette situation de fait, un Tshisekedi Mula Nkwasa, le Sphinx de Limeté, qui faisait courir même les mouches de tout le Congo à son passage , l'homme qui recevait chez, lui à la maison où il avait aménagé un petit bureau à l'instar du féticheur du village et il recevait sans se mettre debout, les grands ambassadeurs des pays puissants en tendant la main bien dans sa chaise comme un voyageur déjà arrivé à sa destination.

Parfois il se permettait de prendre sa sieste d'après-midi en se faisant attendre sous l'arbre par des ambassadeurs des grandes puissances venant le consulter pendant des graves crises dans le pays.

Et comme les diplomates ont toujours un sourire du travail, Étienne Tshisekedi qui n'avait pas eu évoluer aux études en Europe ou en Amérique du Nord, il ne s'imaginer les types des rapports que ce dernier envoyer à leurs pays respectifs sur lui et même sur l'Udps. Alors voilà pourquoi, pendant des années tous nos efforts et nos moyens personnels mis à contribution pour faire arriver le Sphinx de Limeté au pouvoir étaient voués à l'échec. C'est pour dire que l'élection de cet homme très populaire n'a pas fait trembler les officines des pays de la troïka qui n'ont pas hésité à lui refuser l'impériium.

Sans compter que la diversion d'Etienne Tshisekedi et Frédéric Kibasa dans l'ambition personnelle de chacun d'eux d'être Président du Zaïre, deux prétendants d'un même parti politique Udps et au même moment. Durant plusieurs années, le peuple congolais était ignorant du comportement non responsable de ces deux grands hommes en qui ils avaient une confiance aveugle, croyant que le fait que les deux amis politiciens avaient marié leurs enfants était un gage de confiance pour leur transparence commune et leur confiance mutuelle qui devraient profiter positivement au parti. Pour les diplomates, le fait que les deux personnalités d'un même parti, avec un lien de mariage se battaient pour un même poste: diriger le Zaïre, révélait l'immaturité politique.

4. Réveil FM International: La déclaration de Maman Marthe Tshisekedi sur TV5 Monde sur le rapatriement du corps de son mari Etienne Tshisekedi à Kinshasa a crée la polémique dans la diaspora congolaise, que dites-vous face à cette situation ?

Julien Ciakudia: Maman Marthe a été pour moi une mère et une amie que j'ai eu à respecter et que je continue à respecter a juste titre comme mère et compagne de son feu mari le leader Etienne Tshisekedi. Je me souviens de la parole de mon feu oncle feu Honorable Isidore Walter Kanana, l'un des 13 parlementaires fondateurs de l'Udps: "Maman Marthe fait des éloges de votre lobbying international pour accompagner le parti et ce chaque jour à Kinshasa.

C'est même pour cela que les Fondateurs du parti n'ont pas hésité d'envoyer Maman Marthe vous rencontrer à Johannesburg à la prise de pouvoir de Nelson Mandela.

Ce message me fut corroborer par un autre parlementaire membre fondateur encore en vie : Honorable Kapita Shabani dans ce termes : Qui ne vous connait pas dans notre milieu et l'importance de votre contribution pour le parti au niveau international et à Kinshasa mon frère Ciakudia, ce n'est pas Honorable Kanana qui parle de vous, mais Ya Marthe. C'est chaque jour qu'elle ne cesse de nous dire que si on avait dix stratèges sérieux et dynamiques comme Ciakudia, l'Udps serait déjà au pouvoir.

C'est pour témoigner la complicité qui existait entre nous dans cette lutte patriotique dont j'ai engage pendant plusieurs années: mon temps, mon argent, mon énergie, mon carnet d'adresses sur les trois 3 continents: Afrique, Europe, Etats-Unis et Canada.

Alors pourquoi cette dame a accepté de se faire se faire rouler dans la farine par son fils et quelques cupides pour se jeter dans les bras de Katebe, Katumbi, Kyungu , Numbi.. alors que le leader Maximo était déjà affaibli par le poids de l'age et la maladie ?

C'est de cette trahison par la double corruption, d'une part par des hommes de Joseph Kabila dans des réunions nocturnes dans des hôtels de Bruxelles, Paris, Venise, Ibiza, Monaco et de l'autre par leur dédoublement dénommé G7 qui a donné le souffle de glissement à l'imposteur-usurpateur tutsi Joseph Kabila alors que ce dernier était à la fin de ses deux mandats constitutionnels et cela a précipité la mort d'Etienne Tshisekedi.

Et pour moi, en ma qualité de patriarche de la résistance patriotique congolaise mondiale et pour des Congolais avertis l'appel de Maman Marthe n'a été qu'un coup d' épée dans l'eau, donc un cri dans le désert. Elle a été instrumentalisée, c'est tout !

5. Réveil FM International: A Rome, Mama Bobiladawa, l'épouse du Maréchal Mobutu vous a dit: "Papa Zongisila biso Mboka" cela veut dire quoi au juste ? Pourquoi s'est-elle adressée à vous pas aux autres ? Alors même que des dinosaures Mobutistes sont ceux qui accompagnent la dictature d'Alias Joseph Kabila, pourquoi Mama Bobiladawa ne s'est-elle pas adressée aux Dinosaures qui sont aujourd'hui des Mammouths dans le régime d'occupation ?

Julien Ciakudia: Une bonne question, c'etait le dimanche 7 février 2016 dans la Basilique Saint-Pierre de Rome. J'étais accompagné par mes deux collaborateurs Me Bamenga, mon dircab et Maman Adèle, nous venions d'assister à la prière et à l'exposition de Padre Pio et son collègue Padre San Léopoldo. On m'avait installé au centre du premier banc-place réservée aux grands dignitaires invités pour une messe solennelle dite par les proches collaborateurs du Saint-Père, le Pape François (ce dernier m' avait déjà honoré un an auparavant en me recevant en prive au dîner avec notre Cardinal Son Éminence Mgr L. Mosengwo).

Rabat, Maman Bobi Ladawa (à droite), le jour de son anniversaire

Toujours avec mon écharpe jaune autour du cou, au moment ou le protocole du Pape s’apprêtait à me reconduire à la Canonica, une dame qu'accompagnait deux de ses petits-enfants, une jeune fille et un jeune garçon, s'approcha précipitamment vers moi et c'est à deux mètre de nous trois que subitement j' ai cria sous émotion, Maman Bobi.... à la grande surprise de mes deux collaborateurs qui s' apercevront immédiatement que c' est bien elle au moment ou je l' embrassais chaleureusement et en peu de temps : elle dira en lingala : "Papa pesa biso mboka, papa tozali na mboka lisusu te, tolembi kovanda ba mboka ya bapaya papa na nga..". Sa petite fille s’appuya sur mon bras gauche pendant que son petit fils affichait derrière sa maman un sourire de satisfaction. Je l'ai rassuré en disant Maman avec l'aide de Dieu nous y arriverons. Je suis là avec mes deux collaborateurs pour cela et j'ai été l'année d'avant chez le Président Obama à la Maison Blanche avec mes deux collaborateurs toujours pour plaider la cause de la libération totale de notre pays.

Mobutu Sese Seko

Pendant notre briefing le soir, j' ai du poser cette question à mes collaborateurs, comment Maman Bobi La Dawa, l'épouse du Maréchal Mobutu m' avait-t-elle reconnu et pourquoi c'est à moi qu' elle a adressé cette demande? Mes collaborateurs étaient unanimes. C'est le Président Mobutu lui même qui vous a parlé dans ce cadre dont il aimait venir se recueillir avec sa chère épouse et que la dame vous connait alors que son mari parlait de vous et de votre lobbying international contre son régime dictatorial... Aujourd'hui Maman Bobi a scellé la réconciliation et vous donne une mission devant Dieu et prend les hommes à témoin. Soyez sur, une fois au pouvoir de ramener au pays le corps du Maréchal Mobutu et faire en sorte que la mémoire collective réhabilite dans l'histoire de notre pays: Mobutu, qui a dirigé le pays pendant 32 ans. Maman Bobi a été le témoin oculaire de votre grande considération au Vatican dont elle connait bien l' importance m'ont dit mes collaborateurs.

Quand aux dinosaures Mobutistes, eux qui ont été avec le président Mobutu, qui se sont enrichis en le flattant et en le conduisant en erreur avant de servir aujourd'hui un pouvoir terroriste prédateur d'occupation, ils sont à considéré tout simplement comme des Traîtres de leur Maître, de la nation et du peuple. Ils auront leur récompense à la libération imminente du pays.

6. Réveil FM International: Vous avez connu M'zée Laurent Désiré Kabila, quels sont vos souvenirs ? Avez-t-il choisi Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale comme son successeur ? Les Mzéeïstes ont disparu dans la majorité, pourquoi n'ont-ils pas conservé le pouvoir ?

Julien Ciakudia: Je vous informe que j'ai fais ma recherche de mon Ph. D. Sur la praticabilité de la philosophie politique du socialisme de Mwalimu Julius Nyerere avec une thèse sur l'auto-développement socio-économique négro-Africain et christianisme libérateur : Ujamaa test prophétique à l'université de Montréal, au Canada, j' ai du passer trois mois a Dar es Salaam de novembre 1984 à Janvier 1985 au département de sociologie de l' université de Dar es Salaam pour accomplir mon investigation académique sur terrain.

Alors que je me trouvais à Londres en visite de courtoisie chez l' ambassadeur Jonas Mukamba, 12-13 novembre 1984, il m' annonça que le Président Mobutu Sese Seko était à Paris pour un renfort militaire car le Zaïre venait d'être attaqué militairement à Moba et que les hommes de Laurent-Désiré Kabila aurait un appui militaire de la Tanzanie.

Puis de mon hôtel à Dar es Salaam, mon voisin de chambre Monsieur Luahula Muloway venu d' Allemagne s' est révélé être le grand ami à Laurent-Désiré Kabila et c'est lui qui organisa ma rencontre nocturne avec ce dernier. A l' université, j'avais comme collègue et grand frère le professeur Wamba dia Wamba, chef du département de l' histoire.

Au déclenchement de la guerre de l'AFDL, pour faire avancer la machine j'ai quitté ma résidence d'Oslo en Norvège pour Ottawa au Canada afin de rester en contact avec les pays et personnalités impliquées à la cause.

Apres la prise de pouvoir de mai 1997, via l' ambassadeur Ougandais à Ottawa Monsieur Wamuimbi, j'avais reçu un message de Yoweri Museveni,le Président Ougandais me demandant d'attendre jusqu' au 20 juin, pour une conférence de la Banque Mondiale à Toronto. Et lors de ma rencontre avec Yoweri Museveni, je contesterais deux choses qui attira mon attention : le Président Museveni me dira que lui nous connais tous et connais nos contributions respectives et nous Congolais nous ne nous connaissons pas et ne connaissons même pas nos propres contributions à la lutte qui a porté Laurent-Désiré Kabila au pouvoir.

Deuxième constat est venu dans le lobby de l’hôtel, lorsque son ambassadeur posa la question : est-ce que le Président vous a présenté le ministre de mines ? Et moi de répliquer avec étonnement: Votre ministre ou le nôtre? Et l' ambassadeur Ougandais tout confus dira d'un ton de regret: camarade Prof, je n' ai rien dit ...

Pendant mon chemin de retour à Ottawa, je ne faisais que répéter à mon camarade qui me conduisait cette malheureuse épisode.

Une fois à Kinshasa en juillet 1997, c'est autour de M'zée Laurent-Désiré Kabila que le ministre de Mines, Mututulo Kambale me dira que oui il était à Toronto dans la délégation de Yoweri Museveni sans Laurent-Désiré Kabila, Président de la République démocratique Congo. C'est-à-dire un mois après la prise de pouvoir par ce dernier alors que toutes multinationales minières se discutaient la prise...

Bizima Karahawa et Azarias Ruberwa

Tout ça, pour dire que le piège du Congo s'est mise en place hors de Laurent-Désiré Kabila et que la suite vous la connaissez.

Jamais dans son.profond sommeil, Laurent Désiré Kabila ne pouvait s'imaginer un seul instant, le fils de son ami tutsi Kanambe est au pouvoir en République démocratique du Congo. Encore moins, son retournement contre lui, sa haute traîtrise, son imposture, son enrichissement illicite, son pillage des ressources, ses crimes et assassinats.

Patriote, M'zée Laurent-Désiré Kabila aimait le Congo et son peuple mais par manque de tact et de la diplomatie il s'est fait piégé par Bizima Karawa alors ministre des Affaires étrangères et son dircab Azarias Ruberwa avec leurs coaches Yoweri Museveni et Paul Kagame. Pris en otage, par sa coterie Gaétan Kakudji et Mwenze Kongolo sans références et expertises, ces derniers ont conduit ce grand patriote tout droit dans la tombe car ils l'ont creusé, trois ans durant devant lui-même et j'en suis témoin oculaire.

Voici la tombe de M'zée Pierre-Victor Mpoyo qui a financé de sa poche la libération pour chasser la dictature Mobutu

7. Réveil FM International: Fin décembre 2017, aurons-nous les élections ou non ? Que va devenir Alias Joseph Kabila ?

Julien Ciakudia: J'ai déjà répondu à plusieurs reprises à cette question. Et même pendant mes passages au Congrès Américain et à la Maison Blanche de février et mai 2014. A Abudja au Nigeria, le 29 mai 2015, jour de passation de pouvoir entre les présidents Goodluck, sortant et Buhari, élu. Lors du dîner à l’hôtel Hilton où j'étais logé avec tous les chefs d' Etat. J'avais eu un long entretien avec le ministre des Affaires étrangères Zimbabwéen qui accompagnait son Président Robert Mugabe.

Mon interlocuteur n'était pas allé sur le dos de la cuillère : "Nous allons aider Joseph Kabila à changer la Constitution légalement ... Joseph Kabila va faire comme Yoweri Museveni et Paul Kagame et plus tard ça sera le tour de Robert Mugabe". Voilà leur logique... Joseph Kabila et ses frères terroristes extrémistes tutsi rwandais occupants et pilleurs du Congo n'ont aucune intention de quitter le pouvoir. Nous devons adopter des actions patriotiques que dicte l'idéologie de la résistance à la De Gaulle pour sortir le Congo des griffes des génocidaires sanguinaires venus du Rwanda voisin.

Pour sa part Joseph Kabila et ses frères terroristes tutsi ont déjà choisi de rester éternellement au pouvoir en République démocratique du Congo pour éviter la CPI et c' est à nous de cesser de suivre leurs méandres en mouton de Panurge car le Congo est notre bien commun, nous devons nous ressaisir et prendre notre destin en mains car comme disait Mwalimu Julius Nyerere , il n' y a pas un oncle quelque part dans le monde qui pense à notre bonheur.

Pour nous, seul le courage patriotique libère. Qu'est-ce Joseph Kabila va devenir ? ça c'est une question qu'il faut poser à Adolphe Hitler de triste mémoire pour la France. Et Donald Trump l'a bien dit pour la Corée du Nord qui propage des actes suicidaires, et Joseph Kabila et ses frères tutsi connaîtront le même sort. La destruction totale de leur petit espace de vie par les patriotes Congolais soumis pendant longtemps à leurs actes suicidaires d'occupation, de génocide et du pillage.

8. Réveil FM International: La diaspora est déterminé à en découdre avec le régime d'imposture et d'occupation. Le désamour est plus que consommé...

Julien Ciakudia: Tout a fait cher camarade, le monde entier connait aujourd'hui ce combat noble de la résistance patriotique congolaise mondiale lancée de Londres par les vaillants patriotes combattants et résistants Congolais et qui s'est répandu à travers le monde y compris à l' intérieur de notre pays.

En véritable nouveau "De Gaule Congolais", j'ai choisi Londres, capitale de la Grande Bretagne car c'est d'ici que Shery et son mari Tony Blair appuyés par Hilary et Bill Clinton ont crée ces deux monstres humains terroristes extrémistes Yoweri Museveni et Paul Kagame pour accomplir des missions suicidaires en RDC avec comme objectif principal de piller systématiquement, les ressources minérales et stratégiques de la RDC, foulant aux pieds toutes les lois internationales et mêmes des conventions des Nations-Unies: Protection des frontières et protection des droits de la personne humaine.

La diaspora combattante congolaise a pris à bras le corps ce combat patriotique jusqu' à la fin de cet état des choses qui déshumanise, notre peuple et humilie notre nation et patrie.

9. Réveil FM International: Notre voisin l'Angola vient d'accepter l'alternance, pour la RDC l'alternance n'est pas pour demain...

Julien Ciakudia: Nos amis Angolais ont une maturité politique à cause de la longue guerre civile entre frères Mpla, Unita, Flec etc de plus de 20 ans de souffrance qui suivait une autre guerre, celle de la libération politique des forces coloniales portugaises.

L' alignement du Mpla à l'idéologie marxiste-léniniste et celui d l'Unita à l'idéologie occidentale pro-américaine fut pendant la période de la guerre froide, qui est une autre source de conflit idéologique qui a endeuillé sérieusement le pays et détruit la quasi-totalité de son infrastructure de base.

Cette malheureuse expérience est devenu le gage d'une maturité politique qui sert de pesanteur dans les grandes décisions chez les politiciens.

Ajoutez à cela la fuite du Maréchal Mobutu et ses dinosaures pour n'avoir pu prévenir les conséquences fâcheuses de la chute brutale d'un régime politique de plus de 30 ans d'âge. Et voila que bénéficiant de toute cette large expérience, et devant la fatigue du poids de la maladie, notre camarade Dos Antos a du préparer en douceur, une alternance politique sécurisante.

Et pour la RDC , Joseph Kabila, déjà hors terme entouré par des anciens corbillards Mobutistes, reste bien entendu dans la logique de l'après moi, c'est le déluge... et aussi vous ne verrez jamais moi Joseph Kabila sur la rue être pointé du doigt voici l'ex-président Joseph Kabila.... la RDC est tout simplement dans la logique du chaos qui ne va pas traîner.

Lire la suite

mardi 19 septembre 2017

10 Questions à Philippe Kabongo M'Baya, théologien-pasteur !

Philippe Kabongo M'Baya, théologien-pasteur

Le christianisme congolais rassemble aujourd’hui plus de 80 % de la population. Le protestantisme à lui seul constituerait environ 30 %, sans compter les nouvelles Églises de réveil-proches de la sphère pentecôtiste. Depuis son accession à la souveraineté, la République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à un chaos multiforme, des crises enchevêtrées comme dirait Jean Kalama Ilunga, qui touche tous les secteurs de la vie. La politique, le social, l’économie et la religion en portent des stigmates. Le mot protestant vient de la Diète de Spire et de la protestation de ceux qui entendaient défendre leur foi réformée face à Charles Quint. Ils ont maintenu leur foi. C’est un sous-bassement. Ensuite, le Soli Deo Gloria. A Dieu seul la gloire, ce qui permet de résister à l’autoritarisme des structures. Les principes de Sola Gratia (seule la grâce), du Sola Scriptura, et de l’universalité du sacerdoce, sont également fondateurs de l’approche protestante de la foi chrétienne. Philippe Kabongo M'Baya est le seul le théologien congolais de la diaspora, expert de l'Eglise du Christ au Congo, il a répondu à nos 10 questions.

1. Réveil FM International: L'Eglise du Christ au Congo (ECC) avec ses 95 communautés ecclésiales qui regroupe les Eglises baptistes, réformées, méthodistes, évangéliques, mennonites, pentecôtistes...est la plus grande fédération des églises protestantes dans le monde, pourquoi est-elle inaudible au Congo, en Afrique et dans le monde ?

Pasteur Philippe Kabongo M'Baya: Par les activités des groupes de femmes, de jeunes ; écoles, universités, centres de santé, hôpitaux : des Eglises mènent des projets sociaux visibles à la base. Cependant, la précarité des moyens limite partout ces efforts. Les gros problèmes sont organisationnels, au niveau de la gestion et des cadres supérieurs. Conflits et divisions sont endémiques. Les querelles de leadership et de légitimité ternissent l’image de l’Eglise et donnent l’impression bien souvent d’une foire d’empoigne ! Les forces vives et les dirigeants s’auto-neutralisent. La concurrence avec les Eglises de réveil et les catholiques n’arrange rien pour la visibilité d’un protestantisme finalement très morcelé. Avec cela, l’inféodation de ses hauts dirigeants au pouvoir en place aggrave la situation. Probablement, l’ECC pérennise cette image floue, misérabiliste, du protestantisme. Un conglomérat d’entités religieuses peu connu, et donc non reconnu, sans volonté ni capacité identifiables comme force sociale autonome.

2. Réveil FM International: L'Eglise du Christ du Congo créée en 1970 au Centre de Nganda n'a eu que deux président: Évêque Jean Bokeleale suivi de Pierre Marini Bodho qui a été son vice-président et qui a présidé durant 19 ans. Le troisième président, le pasteur André Bokundoa, le nouveau président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC) vient d'être élu. En 47 ans, n'avoir eu que trois présidents cela pose un problème d'alternance dans le protestantisme congolais ?

Pasteur Philippe Kabongo M'Baya: Je répondrais avec franchise. Il me semble que cette question d’alternance a une pertinence relative, hélas, pour la majorité des pasteurs, des cadres laïcs locaux, régionaux ou responsables nationaux. En général, les ambitions personnelles et les intérêts personnels priment. L’alternance est rarement vue comme une valeur morale de bonne gouvernance. Un principe qui doit être défendu pour ce qu’il est. On est souvent bien volubile dans l’accusation des autres qui ne respectent pas les règles. Quand on est soi-même aux affaires, on devient aphone. Mais de qui devrait venir l’exemplarité et comment l’incarner, la faire respecter ? En période d’instabilité et de crise, se maintenir coute que coute sur un poste est une conduite de survie. Entre les années 1960 et 1970, une certaine alternance avait pu jouer. Plus le pays se plongeait dans la crise, plus l’accumulation des fonctions et des privilèges s’accentuaient. Ce qui se passe dans la société globale détermine souvent la vie et le fonctionnement des Eglises. Du reste, on peut changer les hommes, mais laisser en place les mêmes logiques du système. Et donner ainsi l’impression que l’alternance est finalement un bon moyen de préserver le statu quo.

3. Réveil FM International: Etre protestant c'est protester ! La cathédrale du centenaire du protestantisme est la plus grande de Kinshasa, la capitale. L'université protestante est réputée mais l'impact du protestantisme dans la société congolaise est-elle visible ?

Pasteur Philippe Kabongo M'Baya: « Protestant », « contestataire », « protestataire », « prophétique » : tout ça est confondu dans les esprits. Au 16è siècle en Europe, ces mots « protester » ou « protestant » étaient des simples transcriptions signifiant en latin : « attester pour » ou tenir ferme par rapport à une conviction. Les Réformateurs protestants protestaient en faveur de l’Evangile « pur ». Dieu aime les humains sans contrepartie ; Martin Luther et ses amis ont insisté sur l’importance de la confiance, et seulement cette confiance, que l’on doit placer en Dieu dans la vie et dans la mort ; ensuite la centralité des Écritures comme seule source de ce qu’il convient de croire et de pratiquer. L’affirmation de ces principes du « protestantisme » était comme un caillou lancé contre les croyances et les pratiques du catholicisme de cette époque. Un catholicisme très superstitieux, féodal et autoritaire.

Aujourd’hui, en effet, on peut se demander en quoi les « protestants » congolais se rattachent-ils à la tradition chrétienne dont ils se réclament. Vaste question, notamment en cette année jubilaire d’un demi-siècle de la réformation de l’Eglise par un moine catholique, Martin Luther. L’identité d’une personne ou d’une collectivité se mesure à la fidélité, au sentiment d’une fierté bien porté vis-à-vis de sa personne ou de son histoire. Le rayonnement de chacun provient de sa solidité intérieure. Et pour une institution, de la façon dont elle est enracinée dans un passé qui facilite son identification. Notre cas est, pour le moins, problématique.

Ma conviction est qu’il n’appartient qu’à nous-mêmes de refonder le protestantisme. Celui-ci a pris souche chez-nous. Fait-il corps pour autant avec notre culture, avec notre destin historique ? En même temps, on ne peut vouloir s’appropriant le protestantisme en le vidant, en le violant. Il s’agit au contraire d’honorer ce que le protestantisme a de spécifique. C’est uniquement ainsi que les principes du protestantisme pourraient faire corps avec notre société et apporter quelque chose à notre devenir historique. Ce qui permet d’éviter aux Eglises et aux fidèles la tentation d’être folkloriques, ridicules, d’être des aventuriers spirituels ou des vagabonds religieux. Oui, je reconnais que l’Universités protestantes, à Kinshasa comme au Kivu font un grand effort pour le rayonnement culturel du protestantisme. Mais ce n’est nullement à cause de leur identité religieuse ; c’est plutôt un certain sérieux, une certaine rigueur dans l’administration et l’offre académique qui comptent ici.

Évêque Marini Bodho, ex-président de l'Eglise du Christ au Congo, sénateur à vie

4. Réveil FM International: Comment préserver l'unité dans la diversité qui fait la force de l'ECC tout en faisant en sorte que celle-ci ne soit plus suiviste et continue à se discréditer en soutenant des régimes dictatoriaux au Congo ?

Pasteur Philippe Kabongo M'Baya: A sa création, l’ECC a été largement inspirée par le modèle du parti unique ou plus exactement son ambition visant la création d’une nation congolaise. Or, ce nationalisme mobutiste servait une vision politique sacralisée : « Tata boo…, Mama… ». Le rejet du pluralisme a conduit au naufrage institutionnel et, en particulier dans le secteur économique. On a saccagé avec férocité le sens du « Bien commun », pour mieux le remplacer par l’idolâtrie d’un homme aux intérêts financiers sans bornes. Pourtant, partout et toujours, le protestantisme met en avant le pluralisme, la tolérance et le respect de la diversité. Le suivisme de l’ECC a été de vouloir incorporer nos Eglises sur une aventure politique autocratique sans lendemain. Le pays étant pensé et vu comme un bien appartenant à seul, l’homme-fort de ce temps-là ; l’homme fort de l’ECC ne pouvait dès lors que s’allier au dictateur. Au détriment du « bien commun » propre à l’Eglise, à savoir l’annonce de l’Evangile et l’adhésion sans condition à la seule seigneurie du Christ. L’Eglise ne peut échapper aux impasses et contradictions de ce genre que si réellement elle fait son job. Si elle reste elle-même et sait qui est son boss.

André Bokundoa, nouveau président de l'Eglise du Christ au Congo

5. Réveil FM International: On apprend que le pasteur André Bokundoa, fraîchement élu à la tête de l'ECC vient d'éconduire les compatriotes qui voulait lui faire signer le manifeste-citoyen "Esili" ; n’était-ce pas le début d’un désenchantement pour ceux qui ont cru trop rapidement au changement ? André Bokundoa est-il Marini Bodho Bis ?

Pasteur Philippe Kabongo M'Baya: J’ai entendu dire aussi que le pasteur Bokondoa, président élu de l’ECC, ne souhaitait pas prendre des initiatives avant d’avoir fait la passation de pouvoir avec son prédécesseur. Une procédure qui est suivie d’un culte solennel d’installation. Il faut savoir que pendant longtemps les relations entre Bokundoa et Marini n’étaient pas des plus enviables. Un différend retentissant les avait opposés au sujet de terrains et de bâtiments accaparés abusivement par l’ECC, appartenant cependant légalement à la structure des Baptistes du Fleuve, entité dirigée par Bokondoa. Un contentieux lourd, que Bokondoa a gagné. Pendant plusieurs années, les papiers entêtes des Baptistes ne portaient plus la mention de l’ECC comme référence, mais simplement et sobrement : « Culte Protestant, Communauté baptiste du fleuve Congo ». Comme je l’ai suggéré déjà, le changement ne concerne pas les hommes, mais le système. Le pasteur Bokundoa a le choix de reconduire un système honni ou d’incarner un vrai changement. Le changement ne signifie pas que désormais les autorités protestantes devront apporter un soutien à l’opposition politique, aux forces de changement dans la société, comparable à celui de Marini à Joseph Kabila ou celui de Bokeleale à Mobutu. Tout ce qui compte en ce moment est que l’ECC retrouve sa souveraineté comme Eglise et rompe avec le « suivisme » et l’inféodation, honteusement de règle jusqu’à présent.

Évêque Jean Bokeleale, patriote, bâtisseur du protestantisme congolais

6. Réveil FM International: Malgré ses liens très forts avec Mobutu, l’Évêque Jean Bokeleale était un patriote car il aimait le Congo et les congolais, il n'a jamais été ministre ni député du régime Mobutu. Marini Bodho a continué à présider l'Eglise du Christ au Congo tout en étant président du Sénat lors de la transition 1+4=0 ! Maintenant qu'il n'est plus Président de l'ECC, il retrouvera sans doute le Sénat, où il a un siège à vie. Étonnant ! Tandis que le protestantisme est par essence une religion révolutionnaire, cette conduite de Marini n’a choqué. Aucun protestant congolais n'a élevé la voix ni lévé le petit doigt pour dénoncer ce césaropapisme inversé de Marini Bodho !

Pasteur Philippe Kabongo M'Baya: Je ne serais pas aussi sévère envers les Protestants qui n’auraient pas élevé la voix face aux agissements politiciens de Marini que vous rappelez. Le synode électif qui a eu lieu en août dernier (2017) n’a pas été un cadeau de Marini et de ses amis à l’Eglise. La contestation à l’intérieur du pays comme à Kinshasa avait déjà rendu les choses intenables. Que ces mécontentements aient été en partie récupérés par les uns et les autres pour provoquer ce qui est arrivé n’est pas à exclure. Si le protestantisme est attaché à la liberté, il n’est pas pour autant « révolutionnaire ». Aux USA, par exemple, l’extrême droite politique, les fascistes du KKK et d’autres, sont des Protestants, certes de la mouvance « Évangéliste » ultra-conservatrice, extrémiste et suprématiste (raciste).

La cathédrale du centenaire

7. Réveil FM International: Vous et d'autres jeunes théologiens: Mushila Nyamankank, Masamba Ma Mpolo, Kyembwa Walumona… vous dénonciez dans les années 1970-1980 l'introduction de l’épiscopalisme et d’autres déviations au sein de l'ECC. Quelques années plus tard il nous semble que vous êtes seul à rester constant dans vos convictions. Tout en gardant et sauvegardant l'unité dans la diversité, l'ECC n'est-elle pas à réformer ? Et que peut être votre rôle dans cette refondation ?

Pasteur Philippe Kabongo M'Baya: Cela était peut-être plus facile pour moi, ayant été conduit à accepter l’exil pour échapper aux pressions, aux « arrangements », aux compromissions. Au synode national de 1994, Mgr. Bokeleale m’avait approché par deux fois pour me proposer un accommodement étrange. Avec acharnement, je dirais même harcèlement, il voulait me faire nommer par le synode comme vice-président de l’ECC, précisément, à la place de Marini. Vous étiez vous-même à ce synode et je pense que vous en souvenez peut-être. J’ai catégoriquement refusé. J’avais déjà insisté à cette époque-là justement cette nécessité d’une refondation de l’Eglise.

Aujourd’hui, la chose est d’une urgence qui crève les yeux. A cette époque, le défi était de passer d’une « Eglise » formatée par le mobutisme à une Eglise protestante tout court, sans complexe, libre de sa parole et de son témoignage. Nous avons aujourd’hui un besoin impérieux de repentance. Cela veut dire rompre avec la corruption, quitter la « mangeoire kabiliste » qu’alimente la prédation. Nous avons besoin de penser les terribles maux qui ravagent le pays avec un sens élevé de responsabilité historique, autant dire politique. Il s’agit enfin de nous exposer aux côtés et en faveur des victimes de ces énormes injustices, à commencer par le sort abominable auquel le Congo est livré. Pour cela, il faut être au clair théologiquement et avoir le courage de voir plus loin, d’assumer des nouvelles options à l’intérieur même de nos Eglises. Par exemple, de la paroisse jusqu’à la « tête » de l’ECC, il est non nécessaire de repenser les articulations des liens et des solidarités à l’interne. Si un tel chantier était engagé, je serais présent pour apporter ma modeste contribution.

La chapelle Sims, le plus ancien temple protestant "en dur" de Kinshasa. Construite dès 1891, elle est l'oeuvre d'un pasteur baptiste américain, Aaron Sims, représentant de l'American Baptist Foreign Missionary Society (ABFMS).

8. Réveil FM International: A l'époque coloniale, les missions protestantes étaient considérées comme missions étrangères par les colons belges qui étaient essentiellement catholiques. Dans le Kasaï, les presbytériens américains, notamment Morrison et Sheppard, dénoncèrent les abus Léopoldien qui ira jusqu'à la cession du Congo à la Belgique. Les catholiques et protestants dans un respect mutuel ont vécu côte à côte sans trop des casses. La sortie malheureuse de Marini Bodho pour s'en prendre à l'église catholique a été mal perçue par des protestants non inféodés...

Pasteur Philippe Kabongo M'Baya: Concernant l’enlisement de la RDC dans la crise et la recherche des solutions rationnelles et de justice, une grande majorité de Protestants se reconnait massivement, bien sûr, dans ce que font les évêques catholiques romains que dans la posture de sacristain de Pierre Marini Bodho, en faveur de la Majorité présidentielle et de la maison Kabila. Je crois que s’il avait pu Marini aurait travaillé pour un clivage frontal, une sorte de guerre de religions au Congo, entre catholiques et Protestants. Son discernement ayant été détruit depuis longtemps par des ambitions personnelles et peut-être par quelques complexes mystérieux. Mais je me demande aussi quelquefois si en RDC, le positionnement de la hiérarchie catholique, si en flèche dans le champ politique, n’est-il pas consciemment ou non une manière de se libérer d’un passé colonial qui a été tout sauf glorieux. Ils le font admirablement bien, au point que les jeunes générations qui ignorent l’étendue des crimes et des humiliations de l’époque belge ne voient et ne retiennent que ce qui se passe aujourd’hui devant leurs yeux par les héritiers des missions catholiques belges. C’est un autre sujet.

9. A Kinshasa, dans chaque rue il y a trois à cing églisettes concurrentes, provocant des nuisances sonores insupportables. Pourquoi les églises de Réveil n'ont jamais rejoint l'ECC ? Comment créer des ponts? Le protestantisme n'est-il pas un arbre avec plusieurs branches ? A l'époque l’évangélisation de Makanzu Mavulumisa était tonitruante, plus tard Daniel Diafwila Dia Mbwangi a pris du relais...Mais aujourd'hui que fait l'ECC ?

Pasteur Philippe Kabongo M'Baya: Quelques-unes de ces Eglises, dites de réveil, ont déjà intégré l’ECC dès les années 1990. Mais la question du « marché religieux » dans les grandes agglomérations africaines incombe au pouvoir public. La règlementation dans ce domaine a échoué un peu partout en Afrique. Du temps de Mobutu, il y a eu une période de sévérité où le « marché » était presque exclusivement réservé aux Catholiques, aux Protestants et aux Kimbanguistes. On tolérait à peine l’existence des petits groupements sans grande portée sociale. Une deuxième période s’est imposée, celle de la libéralisation. Le régime mobutiste a laissé faire. Découvrant que le pullulement des «Eglises » pouvait être paradoxalement un exutoire efficace, une prise en charge des frustrations et des désespoirs collectifs, empêchant que la population ne demande des comptes aux gouvernants. Chef des services de renseignements, puis plusieurs fois ministre de Mobutu, Ngbanda Honoré par exemple avait la main mise sur l’importation des puissants appareils de sonorisation utilisés par ces Eglises. Il est devenu lui-même prédicateur et activiste évangélique. L’envahissement de zones populaires comme de quartiers huppés de Kinshasa par cette religiosité pentecôtisante n’a pas été une politique délibérée du régime. Mais, celui-ci l’a favorisé et cherché à l’instrumentaliser.

Les Eglises de réveil sont des entreprises financières non négligeables. Elles ne sont pas seulement un encadrement des consciences. C’est la ruée vers la « prospérité » personnelle, les plates-formes des « miracles », des mises en scène des « délivrances », etc. Tant que nos sociétés resteront sous la loi de la pauvreté et du désespoir, la fécondité de cette religiosité sera incontrôlable. Car elle est l’expression d’un énorme malaise social, mais peut-être également d’un chaos doit on ne mesure pas encore la dimension véritable.

Les Eglises classiques sont prises en une concurrence rude avec la nouvelle religiosité propagée par ces Eglises. Malheureusement, dans ce domaine, les foules préféreront toujours, comme on dit, l’ « original » à la « copie ». C’est un sujet complexe. Je pense aussi ici aux accointances des certains leaders de ces Eglises avec des milieux proches de la CIA et avec des réseaux douteux (nigérians, israéliens, sionistes, etc.). Cela montre ce que la crédulité et la superstition coûtent à nos sociétés. Contre les biens illusoires, on nous extorque les biens réels, on aliène surtout les consciences si indispensables à l’édification des forces vives nécessaires à la société.

Lire la suite

dimanche 17 septembre 2017

RDCONGO: Les RDCiens n'ont pas de carte d'identité et ils n'ont plus de passeport !

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale , ancien taximan fait Président de la RDC par la mafia internationale

Lorsqu'on est dirigeant on ne casse pas un pays. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, l'imposteur que le Belge Louis Michel et la mafia internationale ont placé sur le trône du Congo pour mieux piller ses ressources est un casseur de pays. Cela fait 16 ans que l'ancien taximan de Dar es Salam règne en toute impunité et dirige par défi la République démocratique du Congo.

Depuis la chute de la dictature de Mobutu, il y a 20 ans, les Zaïrois devenus congolais n'ont plus de carte d'identité. Arrivée sur le trône du Congo avec ses bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, sans un clou dans ses poches, l'imposteur Alias Joseph Kabila est aujourd'hui milliardaire dont la fortune est planqué dans les îles vierges britanniques. Le dictateur-tyran-sanguinaire a tout échoué. Il est entrain de casser la République démocratique du Congo avec des conséquences dans la zone de l'Afrique centrale.

La carte d'électeur n'a aucune base juridique pour remplacer la carte d'identité nationale. Maintenant que le vice-ministre des Affaires étrangères vient par un communiqué invalider le passeport congolais, avec des conséquences incalculables sur les déplacements de congolais. On découvre que Bruno Tshibala est un Premier ministre de pacotille. Il ne maîtrise rien et ne contrôle rien. Au fait, le vrai Premier ministre, c'est Nehemie Mwilanya Wilondja, le dircab de l'imposteur Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. On voit très bien que l'objectif de cette mesure est de brouiller des pistes sur la nationalité congolaise.

Avec l'invalidation de passeport, on ne saura plus qui est congolais et qui ne l'est pas ! C'est bien ça l'objectif pour peupler la RDC des peuplades sans frontières et marginaliser les vrais congolais sur le sol de leurs ancêtres. Fuyant des guerres commanditées par les imposteurs du régime de Kinshasa, avec des troubles orchestrés par ceux-là mêmes qui sont censés sécuriser le peuple congolais- au Kasaï et à l'Est de la RDC- les congolais sont mises à rude épreuve. Les congolais ont émigrés en Angola et dans plusieurs pays voisins, maintenant sans passeport, c'est encore la galère. Lorsqu'ils voudront rentrer sur leur sol, ils trouveront des occupants et des troubles vont recommencer. Voilà comment un régime d'occupation et d'imposture agit pour casser le pays.

Aucun congolais censé ne doit rendre son passeport au régime d'imposture et d'occupation. Le passeport est le seul document juridique valable qui prouve encore que vous êtes congolais. La carte d'électeur ne prouve rien du tout. A la libération, un travail sera fait dans l'identification et recensement des congolais.

Lire la suite

samedi 16 septembre 2017

Berlin: Joker de Macron, Edouard Philippe a assuré être à la tête d'un "gouvernement germanophile"

C'est la troisième fois qu'Edouard Philippe rencontre la chancelière Angela Merkel. Mais la Première fois en tant que Premier ministre de la France. Pour sa première visite diplomatique importante depuis sa nomination à Matignon, le Premier ministre était reçu à déjeuner par la chancelière Angela Merkel, après un discours devant les milieux économiques allemands où il a assuré être à la tête d'un «gouvernement germanophile».

A neuf jours des élections du 24 septembre, une réélection de la chancelière Merkel semble acquise, mais les jeux sont loin d'être faits concernant la coalition gouvernementale qui fixera le cap de la politique allemande des prochaines années. Or le visage de cette coalition est particulièrement guetté à Paris : comme il l'a annoncé à Athènes la semaine dernière, Emmanuel Macron attend le résultat des élections allemandes pour détailler son projet de «refondation» de l'Union européenne.

Selon une source gouvernementale, le chef de l'Etat français doit faire ses propositions le 26 septembre. Soit suffisamment tôt pour qu'elles puissent être prises en compte lors des négociations de formation du gouvernement allemand, qui pourraient durer jusqu'à la fin de l'année. «Je crois que tout le monde a conscience en Europe que nous sommes dans un moment de bascule», a plaidé Edouard Philippe, interrogé sur les prochaines propositions françaises.

Lire la suite

Berlin: Edouard Philippe attentif, concentré et confiant dans le processus engagé par son gouvernement !

Berlin, le discours du Premier ministre Edouard Philippe à Allianz Forum, Vendredi 15 septembre 2017

«Devant vous se tient le chef d’un gouvernement germanophile», a lancé le Premier ministre Edouard Philippe, en allemand, à une assemblée de représentants des milieux économiques réunis dans la matinée à Allianz Forum près de la porte de Brandebourg. Entre deux citations de Goethe et Schiller, l’ex-maire du Havre a rappelé qu’il a passé la fin de son adolescence, et son bac, dans la ville de Bonn. Une touche personnelle avant d’entrer dans le dur du sujet : «Faute de les avoir annoncés, expliqués, certains rendez-vous importants ont été manqués» par les précédents dirigeants français, a-t-il reconnu, évoquant notamment un «déficit d’images vis-à-vis des entreprises étrangères» et «une fiscalité qui faisait figure d’épouvantail». Voici son discours:

Sehr geehrte Frau Botschafterin,

Meine Damen und Herren,

Liebe Freunde,

Ich werde nun etwas tun, was kein französischer Politiker tun sollte. Ich werde auf Deutsch zu Ihnen sprechen. Ein bisschen. Nur ein bisschen. Denn erstens ist mein Deutsch etwas eingerostet“ und daher schwierig für mich. Und zweitens, da es nun mal eingerostet ist, wird es auch für Sie schwierig sein. Ich habe bedeutende Momente in Deutschland erlebt. Darunter verstehe ich solche Momente, die den Eintritt in das Erwachsenenleben kennzeichnen. Das sind in Summe die wichtigsten. Ich habe von 1986 [neunzehnhundertsechsundachtzig] bis 1988 [neunzehnhundertachtundachtzig] in Deutschland gelebt in Bonn. Ich bin am Friedrich-EbertGymnasium zur Schule gegangen, das sich – als kleine Anekdote – gegenüber dem Sitz der CDU und hinter dem der SDP befand. Ich habe also mein Franzosisches Abitur in Deutschland gemacht. Ich habe meinen 18. [achtzehnten] Geburtstag in Deutschland gefeiert. Seither hat mich Deutschland nie mehr richtig losgelassen. - Als Bürgermeister von Le Havre: Eines der Dinge, auf die ich am stolzesten bin, ist die Städtepartnerschaft, die uns seit 2011 [zweitausendelf] mit Magdeburg verbindet. - Als politischer Verantwortungsträger: Ich bin sicherlich ein Anhänger Europas, doch in erster Linie bin ich ein Anhänger des Deutsch-Französischen. Vor sich sehen Sie einen Premierminister, der an der Spitze einer germanophilen Regierung steht. - Schließlich frage ich mich, inwiefern die Tatsache, dass ich zwischen den Sitzen der CDU und der SPD zur Schule gegangen bin, nicht vielleicht meine jüngsten und auch meine weiter zurückliegenden politischen Entscheidungen beeinflusst hat. Während ich von diesen Jugendjahren berichte, denke ich an einige Verse von Schiller :

Wie sprang, von kühnem Mut beflügelt,

Beglückt in seines Traumes Wahn,

Von keiner Sorge noch gezügelt,

Der Jüngling in des Lebens Bahn.

Bis an des Äthers bleichste Sterne

Erhob ihn der Entwürfe Flug,

Nichts war so hoch und nichts so ferne,

Wohin ihr Flügel ihn nicht trug.

Da es mir an Sprachpraxis fehlt, werde ich den deutschen Teil meiner Rede hier beenden. In diesem kleinen Mangel sehe ich aber einen weiteren Grund, Sie öfter zu besuchen!

Si je suis un peu « moins insouciant et léger », pour reprendre les termes de Schiller, et un peu « moins libre d’inquiétudes » qu’il y a trente ans, je conserve des rêves et beaucoup d’espérance. Pas une espérance béate. Une espérance très concrète. Une espérance qui se nourrit d’abord des formidables atouts de mon pays. Je ne les découvre pas bien sûr, mais depuis ma nomination, au gré de mes déplacements et de mes rencontres, ces atouts m’émerveillent chaque jour toujours plus. Vous les connaissez : une situation et une diversité géographiques uniques au monde, des métropoles dynamiques, des secteurs industriels d’excellence, une inventivité, une créativité très riche, une culture très présente dans le quotidien des Français, un secteur touristique en plein boom. Je m’arrête là. Ces atouts, je veux que la France en soit fière. Je veux qu’elle les valorise, qu’elle en fasse un « vrai argument » d’attractivité – il n’y a pas que la fiscalité dans la vie des entreprises et des salariés ! -, sans arrogance, mais sans complexe.

Et puis, mon espérance prend sa source dans ce soir de second tour d’élection présidentielle. Un second tour durant lequel les Français ont choisi le sursaut plutôt que le repli, l’Europe plutôt que le populisme. Un choix qu’ils ont confirmé lors des élections législatives. Un choix qui s’est accompagné d’un profond renouvellement politique.

Des visages et des pratiques. Je sais que de ce côté du Rhin, vous avez été nombreux à suivre ces élections. Peut-être avez-vous aussi été nombreux à saluer la sagesse, le courage, le discernement – appelez-le comme vous le souhaitez- des électeurs français.

Des électeurs qu’il ne faut pas décevoir. L’attente est immense. Pas seulement en France, mais aussi en Europe. L’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, tous nos partenaires ont besoin d’une France forte. L’attente est immense donc. Elle est légitime. Elle est suffisamment pressante pour qu’on change de stratégie. De méthode aussi. Je ne dis pas que mes prédécesseurs n’ont rien fait ou mal fait. Beaucoup, quel que soit leur bord politique d’ailleurs, ont pris des décisions intelligentes, courageuses.

Reconnaissons aussi que faute de les avoir annoncés, faute de les avoir expliqués, certains rendez-vous importants ont été des rendez-vous manqués. Des rendez-vous manqués qui se traduisent aujourd’hui par des déficits. De toute nature. Déficit public, déficit d’investissement, de compétitivité, déficit de compétences, déficit d’image aussi vis-à-vis d’entreprises étrangères qui hésitent à s’implanter en France. Déficit de confiance. Au-delà de leur aspect comptable, technique ou psychologique, ces déficits ont surtout une traduction commune. Une traduction humaine injuste, impitoyable, violente, dangereuse même pour la démocratie : la permanence du chômage de masse.

L’Allemagne, le Royaume-Uni, le Danemark l’ont montré : si le chômage de masse est une maladie grave, parfois chronique, elle n’est pas incurable. À condition bien sûr de formuler le bon diagnostic et d’y appliquer les bons remèdes. Vous en connaissez certains. Vous les avez appliqués. Rien d’étonnant : nos économies sont assez proches. Mais ces remèdes varient aussi.

J’irais plus loin : ils doivent varier d’un pays à l’autre pour tenir compte d’histoires, de traditions, de structures économiques et sociales différentes. Aucune politique économique ne démarre d’une page blanche.

Je ne vais pas répéter ici le discours de politique générale que j’ai prononcé le 4 juillet dernier devant le Parlement français. Vous êtes chefs d’entreprise. J’évoquerai donc les quelques grandes transformations économiques et sociales que nous sommes en train d’engager sous l’autorité du président de la République. Des transformations qui vous concerneront peut-être si votre entreprise est présente en France ou si vous comptez investir chez nous (ce qui, comme vous allez le voir, pourrait se révéler très judicieux). Ces transformations sont au nombre de trois.

1ère transformation : assainir nos finances publiques pour baisser les impôts des Français de manière durable.

Je pourrais citer une batterie d’indicateurs, mais je retiendrai un chiffre. Un chiffre qui veut tout dire : quand vous Allemands, vous prélevez 100 euros d’impôts et en dépensez 98, nous, Français, nous en prélevons 117 et en dépensons 125.

• Dès mon discours de politique générale, j’ai fixé le cap. En fait, un double cap : baisser la dépense publique de 3 points de PIB ; réduire la dette de 5 points de PIB d’ici 2022 ;réduire les prélèvements obligatoires de 20 milliards d’euros d’ici la fin du quinquennat. Ce cap, il est exigeant, il est difficile. Il est assez inédit. Mais il est incontournable si nous voulons restaurer notre crédibilité, recouvrer notre souveraineté, baisser les impôts et financer les priorités d’avenir.

Dès le printemps, nous avons pris les mesures qui s’imposaient pour que la France repasse sous la barre des 3% sans augmenter les impôts. J’ai conscience que vu d’ici, la performance peut laisser circonspect. Mais croyez-moi : il y a quelques mois, cela semblait impossible. Ce n’est évidemment qu’un début. Dans une semaine, je présenterai le projet de budget pour l’année 2018. Ce budget fera des choix. Des choix clairs, politiques :

- Choix de maîtriser la dépense publique : pour la première fois depuis 2007, la France contiendra de façon pérenne son déficit sous la barre des 3%.

- Choix de refonder certaines de nos politiques publiques dont les résultats ne sont plus à la hauteur des sommes que nous y consacrons : cela concerne en priorité les politiques de l’emploi, du logement et des transports.

- Choix aussi de financer nos priorités nationales : la défense, l’éducation, l’enseignement supérieur, la transition écologique, la justice, la police.

• Mais ce budget fera un autre choix. Un choix important, là encore assez inédit, en tous cas depuis 5 ans, celui de baisser fortement les impôts :

- Les actifs bénéficieront dès 2018 d’un allègement massif de cotisations sociales salariales. Ainsi, nous faisons en sorte que le travail paye mieux.

- 80% des ménages profiteront également de la suppression de la taxe d’habitation, qui est un impôt très français, c’est-à-dire ancien, injuste et incompréhensible.

- Enfin, nous augmenterons la « prime à l’activité » qui encourage la reprise d’un emploi en réduisant ce que les économistes appellent les « effets de seuil ».

Ces baisses d’impôt profiteront également aux entreprises :

- Le 11 juillet dernier, j’ai annoncé des mesures en faveur de l’attractivité financière de la place de Paris : suppression de la taxe sur les transactions financières intrajournalières et de la quatrième tranche de la taxe sur les salaires ;

- En 2019, nous transformerons et pérenniserons le CICE sous la forme de baisses de cotisations sociales patronales ;

- Nous ramènerons également le taux de l’impôt sur les sociétés de 33,3% aujourd’hui à 25% en 2022, soit à un niveau proche de la moyenne des pays européens (qui est de 23%).

Au total, le projet de budget 2018 redistribuera près de 10 milliards d’euros de prélèvements obligatoires aux Français. En 18 mois, nous aurons atteint la moitié de l’objectif total de baisse du quinquennat.

• Avec ce budget, je présenterai la trajectoire financière de notre pays pour les 5 années à venir. L’objectif, quel est-il ? Il est de donner de la visibilité, de la prévisibilité, de la stabilité aux ménages bien sûr, mais aussi aux entreprises. En clair : on dit maintenant ce que l’on va faire, on le fait et on ne touche plus à rien.

2ème transformation : créer un environnement favorable à l’investissement. Toutes les études le montrent : la croissance potentielle de notre pays est trop faible. Elle est d’1,2% là où celle de l’Allemagne se situe à environ 2%. Une des raisons est la faiblesse de l’investissement. Nous voulons y remédier. De deux façons.

• La première consiste à réorienter l’épargne française vers les entreprises. Quelle est la situation ? Le poids cumulé des impôts sur le capital est en France près du quart supérieur à celui de la moyenne de la zone euro. Il faut taxer le capital, bien sûr. Nous continuerons à le faire. Mais dans une juste mesure. Cette juste mesure, c’est la moyenne de ce qui se pratique en Europe ; c’est ce seuil où, à fiscalité égale, une entreprise ou un particulier va choisir d’investir en France plutôt qu’ailleurs. Sur ce sujet, reconnaissons-le, la fiscalité française faisait un peu figure d’épouvantail. Il fallait adresser un signal fort. Ce signal prend la forme de deux mesures fiscales très puissantes :

- L’introduction d’une « flat tax » sur les revenus de l’épargne de 30% : on supprime l’incroyable maquis fiscal qui foisonnait jusqu’à présent et on le remplace par un mode de prélèvement simple, lisible et efficace.

- La deuxième mesure est la suppression de l’impôt sur la fortune et son remplacement par un impôt sur la fortune immobilière : on cesse de taxer l’argent qui travaille, celui qui permet aux entreprises d’investir et de créer des emplois.

• La seconde vise à mobiliser l’investissement public.

D’un côté, nous réduisons nos dépenses courantes. Massivement. De l’autre, nous investissons. Massivement aussi. Ce n’est pas à vous que je vais expliquer qu’il faut investir. Pas n’importe où, pas n’importe quand, ni n’importe comment. Mais il faut investir.

- Nous mobiliserons 10 milliards d’euros de cessions de participations publiques pour abonder un fonds d’investissement en faveur de l’innovation. En clair, on «réinvestit» du capital dans des secteurs à très forte croissance.

- Nous travaillons également à la préparation d’un grand plan d’investissement dont le montant cumulé (à l’issue du quinquennat) sera de 50 mds d’euros. Ces investissements concerneront tous les secteurs d’avenir, à commencer par le plus important : celui des compétences et de la formation. Mais aussi : la transition écologique, la santé, le numérique etc.

3ème transformation : attaquer le chômage « de tous les côtés ».

Je l’ai dit : c’est l’objectif ultime. Je ne connais pas meilleure sécurité que des compétences, un savoir-faire, une expérience professionnelle. Et je ne connais pas meilleure « mesure » de cohésion sociale qu’un travail utile, stable, correctement rémunéré. Pour y parvenir, il faut attaquer le chômage de tous les côtés. Cela implique de relever simultanément 3 défis.

• Le 1er défi, c’est celui du coût du travail. J’ai évoqué tout à l’heure les mesures que nous allons prendre pour réduire le poids des cotisations sociales, en transférant une partie du coût de notre protection sociales des cotisations vers l’impôt (CSG). N’y voyez un quelconque esprit de revanche, mais notre modèle d’assurance sociale sera un peu moins « Bismarckien » et un peu plus « Beveridgien ». Retenez simplement que le coût du travail en France va baisser de façon drastique durant les prochains mois.

• Le 2è défi, c’est celui de l’adaptation de notre code du travail aux nouveaux besoins des salariés et des entreprises : besoin de souplesse, besoin de sécurité, besoin de dialogue, besoin de prévisibilité, besoin de simplicité aussi. Le 31 août, j’ai présenté le contenu des 5 ordonnances qui réforment le code du travail français.

Les 36 mesures qu’elles contiennent entreront en vigueur d’ici une dizaine de jours. Je ne vais pas toutes les détailler ici. D’abord, parce que ce serait trop long. Ensuite, beaucoup de ces mesures tiennent compte de ces spécificités françaises que j’évoquais en introduction. Nous conservons les grands principes de notre droit du travail – qui demeure au cœur de notre modèle social-, mais nous le faisons évoluer sur certains points clefs.

- C’est le développement massif du dialogue social, en particulier dans les plus petites entreprises.

- C’est la sécurisation (pour tout le monde) de la rupture de contrat de travail.

- C’est la simplification (et le renforcement) des instances de représentation du personnel dans les entreprises de plus de 50 salariés.

- C’est le développement du contrat de chantier.

- C’est la prise en compte de la pénibilité de manière plus simple.

Je m’arrête là. Vous en avez saisi la logique : on sécurise, on assouplit, on accorde de nouveaux droits, on diffuse le dialogue social. Pourquoi une telle réforme a-t-elle été possible ? Je vois au moins deux raisons. D’abord, et c’est assez rare chez nous, nous avons clairement dit durant la campagne ce que nous allions faire. Les Français nous ont donné un mandat très clair sur tous les sujets relatifs à la « libération de notre économie ». Et puis, nous avons concerté, longuement, en respectant tout le monde. Qu’est-ce que l’on constate ? On constate une chose :

quand on respecte le dialogue social, quand on respecte ses représentants, la démocratie sociale peut s’épanouir et produire ses pleins effets.

• Le 3è défi est celui des compétences.

Quelques mots rapides sur le constat. De plus en plus d’élèves sortent du système scolaire sans maîtriser les savoirs fondamentaux. Quand ils ont un diplôme, les jeunes éprouvent les pires difficultés à s’insérer dans l’emploi. Les entreprises veulent embaucher, mais ne trouvent pas les profils dont elles ont besoin. D’où une action en 3 temps.

- 1er temps : l’école. Nous avons décidé de concentrer les moyens sur l’apprentissage des savoirs fondamentaux, en particulier dans les quartiers les plus difficiles : dédoublement des classes de CP, aide aux devoirs dans les collèges etc.

- 2è temps : nous allons refondre et investir massivement dans notre système de formation professionnelle. Tout le monde en connaît les faiblesses : complexité, éparpillement, manque de sérieux de certaines formations. Tout le monde reconnaît que le système actuel est à bout de souffle, en tous cas qu’il ne fonctionne pas aussi efficacement qu’il le devrait. Nous allons engager ce vaste chantier, toujours en étroite concertation avec les organisations syndicales.

- 3ème temps : l’apprentissage. Ce n’est pas en Allemagne que je vais en vanter les mérites ! Voilà un exemple de « recette » ou de « remède » qui marche partout. Et depuis la nuit des temps.

Conclusion :

J’évoquais tout à l’heure les atouts de la France. Je ne sous-estime pas non plus les écueils ou les risques qui émaillent le chemin que je viens de tracer devant vous. Vous me permettrez, pour donner un peu de cœur à l’ouvrage au marin que je suis, d’appeler de nouveau Goethe à la rescousse, en particulier ces quelques vers de son poème « Colomb » : « Courage, brave navigateur ! La raillerie peut attaquer tes espérances, les bras de tes marins peuvent tomber de fatigue… Va toujours ! Toujours au couchant ! Ce rivage que tu as deviné, il t’apparaîtra bientôt dans toute sa splendeur. »

Lire la suite

lundi 11 septembre 2017

RDCONGO: Noël K. Tshiani annonce sa candidature à la Présidence et présente son Plan Marshall à Paris

Malgré ses ressources et potentialités, la République démocratique du Congo est dernier dans les classements de plusieurs organismes indépendants. Les pseudos intellectuels pilulent comme des champignons, les congolais profito-situationnistes ont pris la mauvaise habitude de brandir leurs diplômes pour se trouver une place au soleil dans le marasme politique. Autoproclamé professeur, dinosaure Mobutiste mué en Mammouth Joséphiste, Kin Key Mulumba MOYIBICRATE ne s'est pas privé de déclarer sur les antennes d'Africa 24 que la RDC manque des compétences, seul Alias Joseph Kabila est compétent sur les 80 millions de congolais. A voir l'Etat dans lequel se trouve le Grand Congo, avec tous ces pseudos intellectuels qui se sont discrédités en se transformant en politicailleurs ventriotes et mendiants politiques: des vrais déserteurs et capitulards. Relativisons, tous les congolais n'ont courbé pas l'échine devant le Tyran-Roitelet Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et son régime d'imposture, d'occupation, sanguinaire et criminel.

"Je n'ai jamais été avec des marchands d'armes ! Je n'ai jamais tué ou fait tuer mes compatriotes. Je n'ai jamais été corrompu. Je n'ai jamais occupé un poste politique dans mon pays. J'ai obtenu mon doctorat à Paris Dauphine avec une bourse de la RDC. Tout ce que j'ai c'est à la RDC que je dois. Je suis candidat à la magistrature suprême pour refonder le Congo avec un Plan Marshall" clame Noël K. Tshiani Muadiamvita Président de la Force du Changement, une plate-forme qui milite pour une alternance politique en République démocratique du Congo, devant les journalistes, samedi 9 septembre à Paris.

Ce n'est pas parce qu'il est technocrate qu'il veut postuler à la Magistrature Suprême, mais plutôt parce qu'il a l'expertise et a déjà aidé d'autres pays à s'élever: le Sénégal, le Cap Vert...Haut fonctionnaire international à la Banque Mondiale de Washington, Dr. Noël K. Tshiani Muadiamvita a été Chef de mission en charge du secteur financier et privé et Directeur résident de la Banque Mondiale en Afrique. Son Plan Marshall pour la République démocratique du Congo est politique, sécuritaire, économique, social...Il est évalué à 800 milliards USD, ce plan s’étale sur 15 ans et comporte 10 axes stratégiques qui reposent sur la pacification du pays, la promotion de l’État de droit et la démocratie.

"La Force de changement: bâtir un pays plus beau qu’avant", Noel K Tshiani veut combattre le tribalisme qui devient un fléau. La diaspora ne sera plus un vache à lait nourricière. La 25 provinces de la RDC aura sa part à jouer.

Les 10 principaux axes du "Plan Marshall", de Noël Tshiani : 1. Promouvoir la paix, la sécurité, l’État de droit et la démocratie;

2. Promouvoir la bonne gouvernance et l’utilisation efficiente des ressources publiques;

3. Investir dans les ressources humaines en mettant l’accent sur l’éducation, la santé et l’autosuffisance alimentaire;

4. Promouvoir l’émergence de la finance nationale en reformant la banque centrale, la monnaie pour mettre fin a la dollarisation et en restructurant le système financier.

5. Promouvoir l’émergence d’un secteur privé national responsable;

6. Favoriser la réalisation de grands travaux d’infrastructures à haute intensité de main-d’œuvre;

7. Favoriser et accélérer l’industrialisation du pays par la transformation locale des minerais, la mécanisation de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, la mise en valeur planifiée et ordonnée des forêts, et l’éclosion du secteur tertiaire, y inclus le tourisme;

Lire la suite

dimanche 10 septembre 2017

Paris: Bruno Tshibala le PM d'Alias Joseph Kabila n'a jamais rencontré son homologue à Matignon

Bruno Tshibala et ses troubadours en vadrouille au Sénat français vide

Bruno Tshibala Nzenze est le fameux conseiller stratège de l'Udps qui poussa Etienne Tshisekedi à ne pas se présenter à l'élection présidentielle Louis Michel 2006. Conséquence 30 % de la population n'alla pas voter et Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale fut catapulter sur le trône du Congo. Combien avait-il perçu pour vendre sa stratégie moribonde ? Qui a trahi trahira ! Quelques années plus tard, le voilà Premier ministre de l'imposteur Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale dans ce glissement qui permet encore au régime dictatorial, d'imposture et d'occupation pour quelques mois encore jusqu'en décembre prochain avant le tsunami populaire.

Alors qu'à Kinshasa, les fonctionnaires, médecins, enseignants sont en grève, le PM Bruno Tshibala est venu en mission officielle à Paris, pour prendre des contacts avec les milieux politiques français et européens" d'après la dépêche de l'Agence congolaise de presse datée du 4 septembre 2017. Dans l'agenda du Premier ministre Edouard Philippe, aucune rencontre prévue avec son homologue congolais. Sur le compte twitter de la Primature: on découvre les photos de Bruno Tshibala visitant les bancs vides du Sénat français".

Et la tonitruante RTNC, la voix de son maître, que la diaspora congolaise capte en France avec SFR, annonce en grande pompe que le PM d'Alias Joseph Kabila était reçu par la deuxième personnalité de la République française, le président du Sénat "Ladislas Poniatowski" ! Alors que c'est Gérard Lacher qui est le président du Sénat. En campagne, il se prépare à sa réélection au perchoir pour les élections sénatoriales qui auront lieu le 23 septembre prochain.

Accompagné de ses "Mukala", garçons de course, Bruno Tshibala était à Paris pour s'acheter quelques costumes, souliers et chaussettes.

Lire la suite

jeudi 7 septembre 2017

Vuvuzélateur Lambert Mende, laissez le corps de Mobutu tranquille à Rabat au Maroc !

Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Waza Banga

Lambert Mende: « le corps du président Mobutu ne doit pas rester au Maroc ». Avec un titre mensonger, on ne peut que réagir. Fieffé menteur, Vuvuzélateur Lambert Mende n'est-il pas le Pinocchio de la République ? N'est-il pas le Goebbels du tyran-roitelet Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, qui trône par défi au Congo ? Chantres du régime d'imposture, des médias coupagistes, corrompus et thuriféraires de la République démocratique du Congo, se sont mis à relayer des inepties débitées par Mende Omalanga. Objectif détourner l'attention du peuple congolais, de l'élimination de l'équipe nationale les Léopards face à l'équipe de la Tunisie pour la coupe du monde de football en Russie, ont trouvé une parade parler du retour de la dépouille mortelle du Maréchal Mobutu Sese Seko au Congo.

Pardieu, Etienne Tshisekedi est décédé à Bruxelles, 20 ans après Mobutu, cela fait plus de 6 mois que son corps est encore à Bruxelles en Belgique, le régime dictatorial ayant refusé que le Sphinx de Limete soit enterré au pays de ses ancêtres. Et Moïse Tshombe n'a-t-il pas été Premier ministre, son corps ne dort-il de manière provisoire au cimetière d’Etterbeek situé dans la banlieue bruxelloise dans l’attente que le corps soit plus tard rapatrié au Katanga ? Pourquoi le Vuvuzélateur Lambert Mende ne réclame-t-il le corps de tous les dignitaires enterrés à l'étranger ? Le même régime dictatorial qui veut rapatrier le corps de Mobutu, tue, assassine, massacre la population congolaise peuple au quotidien. Facile de s'occuper des morts que des vivants ! Combien de congolais sont morts depuis 16 ans sous le régime d'imposture d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ? Lambert Mende Omalanga a oublié de dire aux Congolais suite aux pressions de Kigali et Kinshasa, le Maroc a annulé les commémorations qui devaient se faire à Rabat pour les 20 ans du décès du Maréchal Mobutu Sese Seko !

Cimetière chrétien de Rabat, le dictateur Mobutu avait vécu dans l'opulence mais à sa mort, il était enterré dans l’anonymat devant moins de dix personnes

Mobutu Sese Seko était certes un dictateur visionnaire, mais il n'avait pas géré seul durant les 32 ans de sa dictature. Les dinosaures Mobutistes ne sont-ils pas ceux qui portent à bout des bras, la dictature des Joséphistes ? Les Mammouths Joséphistes ne sont-ils pas des anciens Mobutistes ? N'est-ce pas des Mobutistes qui entourent, bichonnent et accompagnent la dictature en RDC ? Mobutu Sese Seko: "Vingt années pendant lesquelles son ombre, sa toque, ses lunettes fumées, sa canne sculptée, sa gestuelle et sa voix métallique n’auront cessé de hanter ses concitoyens". 20 ans que des imposteurs et usurpateurs règnent en toute impunité. C'est à la fin de leur règne, surtout la fin du glissement que les apparatchiks se mettent à rêver à rapatrier le corps de Mobutu.

Lire la suite

10 Questions à Armand Mavinga Tsafunenga, Président de 3C-RDC !

Armand Mavinga Tsafunenga

Avant de répondre à vos 10 questions, je voudrai vous remercier pour l’interview que vous avez décidé de m’accorder ce jour de mardi 5 septembre 2017. Si je ne m’abuse, c’était le vendredi 13 février 2009 que vous m’aviez accordé la première interview sous forme de 10 questions. C’est dire que la tradition d’interview en 10 questions que vous avez créée a fait un bonhomme de chemin remarquable. La preuve est que vous avez interviewé à ce jour beaucoup de personnalités notamment engagées dans le combat pour le vrai changement dans notre pays. C’est ainsi que je me fais le devoir de vous féliciter pour cette tradition journalistique réussie. Tradition que je pourrai appeler « déca-interview » de Freddy Mulongo. Et votre interview tombe bien à propos, car nous allons publier incessamment mon ouvrage intitulé « Les 20 engagements pour une transition démocratique et pacifique exceptionnelle en République Démocratique du Congo » dans le cadre de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) dont le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) assure la présidence.  Pour rappel, Armand Mavinga Tsafunenga est Président de 3C-RDC, Président National du MPDC, chercheur, enseignant, écrivain poète, lexicologue, Ambassadeur de paix, ancien expert des organisations internationales dont l’UNESCO. Permettez-moi de saisir cette occasion pour rendre une fois de plus un vibrant hommage à nos frères et combattants de la liberté Anicet Mobe Fansiama et Jean Kalama Ilunga qui viennent de nous quitter cette année en France. Mr Freddy Mulongo, je peux maintenant répondre à vos questions.

Anicet Mobe Fansiama, décédé

Jean Kalama Ilunga, Grand Résistant décédé

  1. Réveil FM International: Déjà dans une interview que vous avez accordée en 2012, vous parliez d'une transition sans Alias Joseph Kabila kanambe Kazembere Mtwale, que la proposition fasse son chemin dans la diaspora, vous vous dites être un visionnaire ? Que doit-on faire pour réussir cette transition sans Alias ?

Armand Mavinga: Je voudrai souligner d’emblée que ma vision d’une transition exceptionnelle sans Monsieur Joseph Kabila fait son chemin non seulement dans la diaspora, mais aussi au pays. Dès 2004, le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) avait publié son premier programme triennal d’urgence dans la perspective d’une transition future. Diriger c’est savoir anticiper, c’est savoir lire les signes des temps. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que je suis un visionnaire reconnu dans les milieux congolais, comme dans certains milieux africains. Déjà en 2003, j’ai lancé ma vision de bâtir une nouvelle et vraie République Démocratique du Congo qui sera le Grand Congo du XXIème siècle, Siècle de la Justice, dans le cadre du MPDC. Vision bâtie autour de 17 Grands Chantiers de Construction Nationale (GCCN). Quelques éléments de cette vision sont donnés dans mon ouvrage intitulé « A la recherche d’un modèle de développement culturellement durable. Pour bâtir une nouvelle et vraie République Démocratique du Congo » (Paris, Pyramide Papyrus Presse, 2007). Dans la Déclaration de Cologne du 1 juin 2013, des Congolais de toutes tendances ont reconnu que, pour que notre pays sorte définitivement de sa longue crise multiforme, le Peuple Congolais devait se mettre derrière un leader ayant une grande vision pour son pays et ce leader c’est papa Armand Mavinga Tsafunenga avec sa vision du Grand Congo du XXIème siècle.

Je vous remercie de faire allusion à l’interview de 2012 où j’ai parlé de manière pertinente d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila frappé d’illégitimité suite à son élection frauduleuse et calamiteuse de 2011. Beaucoup de personnes étaient persuadées que j’allais être candidat à l’élection présidentielle de 2011 avec leur appui. Mais je leur avais dit que je ne serai pas candidat à ces mauvaises élections en dépit de leur promesse de soutien financier. En juillet 2011, j’ai rencontré des amis de l’UDPS à Paris et leur ai dit que l’icône Etienne Tshisekedi avait l’ambition d’être Président de la République, mais qu’il n’en avait pas la vocation. J’ai ajouté qu’il n’y a pas de succès sans successeur, car si notre grand opposant avait préparé un successeur, c’est son successeur qui devait être candidat à l’élection présidentielle de 2011 pour la victoire. C’est parce que j’étais persuadé que quelle que soit l’issue de l’élection, l’opposant emblématique Etienne Tshisekedi ne sera pas Président.

Quand l’UDPS a proclamé la mobilisation pour la vérité des urnes dès le début de 2012, le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et par la suite la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) ont exigé la mise en place d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila, parce qu’ils étaient convaincus qu’il n’y aura jamais de vérité des urnes trouées, brûlées et altérées. Les faits leur ont donné totalement raison. Les responsables de l’UDPS ont contredit le MPDC et la 3C-RDC en disant fermement qu’il n’y aura pas de transition dans notre pays, mais bien l’élection présidentielle en 2016. Dès le début 2013, les 20 engagements de 3C-RDC pour une transition exceptionnelle ont été bien formulés. Comme je le dis toujours, diriger c’est savoir anticiper.

En janvier 2016, en dépit de résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, la 3C-RDCa clairement souligné qu’il n’y aura pas d’élection présidentielle en 2016, voire même en 2017 et seule une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila était la vraie solution. Ce dernier étant devenu lui-même une des pièces maîtresses de la grave crise congolaise. Les faits nous donnent totalement raison aujourd’hui. Un visionnaire est une personne qui sait anticiper et lire des signes des temps. Souvent un visionnaire a aussi un sens prophétique. Je suis aussi un écrivain poète. Distingué Aimé Césaire disait que le poète est une sorte de prophète à qui il appartient de diriger l’humanité. Il n’avait pas tort. Dans mon premier recueil écrit à l’âge de 20 ans, j’avais annoncé « Bientôt le plus grand des deuils » en 1976 (cfr Armand Mavinga Tsafunenga, Narcotiques et Illusion, Paris, Pyramide Papyrus Presse, 2010).

L’holocauste congolais est là aujourd’hui avec plus de 8.000.000 de morts. Un grand visionnaire est un missionnaire politique et non un fonctionnaire politique qui s’éternise inutilement au pouvoir. Une grande vision doit être accompagnée d’une mission. Ma vision est de bâtir le Grand Congo du XXIème siècle. Il s’agit d’une vision d’une vraie Renaissance du Grand Congo. Ma mission est d’être une solide charnière entre l’ancien Congo qui se termine avec Joseph Kabila et le nouveau Congo qui débute bientôt sous ma présidence. Ma mission est donc de jeter les bases du Grand Congo du XXIème que la jeunesse et les générations futures continueront de bâtir. Il est important de souligner que je ne fais pas la politique par rapport à Joseph Kabila. C’est depuis le 11 juillet 1991 à 13h00 que je me suis engagé pour mon peuple et mon beau pays. L’ancien Congo n’a pas commencé avec Joseph Kabila, mais doit se terminer avec lui, car son régime représente le point culminant de descente en enfer de notre peuple et de notre magnifique pays en tant qu’héritage de Dieu.

Aujourd’hui, les différentes forces congolaises de la diaspora et du pays rejoignent notre vision d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila, y compris l’UDPS et le Rassemblement des forces acquises au changement. En janvier 2015, le Peuple Congolais a aussi manifesté pour réclamer cette transition quand il demandait le départ du pouvoir de Mr Joseph Kabila. Aujourd’hui, nous avons deux grandes visions, à savoir le bateau Titanic du glissement de Joseph Kabila et le bateau de Noé d’Armand Mavinga Tsafunenga ou le bateau de la justice. La justice sera la valeur clé qui nous lie tous. Tout processus politique, qui ignore la volonté clairement exprimée du Peuple Congolais pour le départ du pouvoir de Joseph Kabila, est un processus injuste, humiliant et antidémocratique. Tout processus politique qui ignore la dimension globale de la crise congolaise multiforme est un processus injuste, inadapté, déséquilibré et inefficace qui est voué à l’échec. Il est dangereux de réduire la crise congolaise en une crise électorale. Il s’agit avant tout d’un génocide économique et financier.

Maintenant que doit-on faire pour réussir cette transition ? Mon livre sur les 20 engagements qui sort bientôt répond à cette question. Il faut d’abord que la vision de la transition corresponde aux aspirations profondes du Peuple Congolais relégué au rang des peuples les plus pauvres et humiliés de l’humanité. Le peuple veut un changement profond. Il ne s’agit pas d’une transition de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) ni de Sun City. Il ne s’agit pas non plus de la transition de la Cité de l’OUA ni de la Saint Sylvestre pour le partage des postes et la préparation des mauvaises élections. Mais il s’agit d’une transition exceptionnelle qui vient mettre un pont solide entre l’ancien Congo qui se termine avec Joseph Kabila et le nouveau Congo qui commence sous l’impulsion du MPDC et de 3C-RDC.

C’est ainsi que je le souligne depuis longtemps que j’entends être une solide charnière entre l’ancien Congo qui se termine avec Joseph Kabila et le nouveau Congo qui débute bientôt sous ma présidence. Il faudra mettre fin au tennis politique injuste, inefficace et inadapté en vigueur dans notre pays depuis le 24 avril 1990. Une transition exceptionnelle s’impose pour la mise en place d’une vraie démocratie du « Muntu ». Cette transition devra jeter les bases du Grand Congo du XXIème siècle attendu dans le concert mondial des nations libres, démocratiques et prospères. Il est important de souligner que la démocratie du Muntu est avant tout une approche spirituelle qui n’est pas liée à une forme physique. Le « Muntu » est l’être humain par excellence dans notre culture. Dans « Muntu », il y a « Ntu » qui signifie la tête dans nos langues comme le Kikongo. La tête appelle donc le génie de l’être humain, le génie de notre peuple. Grosso modo, il nous faut donc une mobilisation populaire inédite autour de notre vision d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila.

2. Réveil FM International Cela fait 16 ans qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale règne par défi sur le trône du Congo, est-il un homme seul ? Comment arrive-t- il à enfariner le peuple congolais avec ses Mobutistes qui se sont mués en Joséphistes ?

Armand Mavinga: Mr Joseph Kabila ne règne pas seul sur le trône du Congo, car il a des alliés au niveau national, régional et international. Beaucoup de personnalités que vous avez interviewées ont déjà souligné l’ambiguïté de son règne. Globalement, la classe politique congolaise actuelle a trahi les intérêts de son peuple et de son pays. Notre pays est resté bloqué au XXème siècle.

En effet, notre pays est piégé dans un tennis politique injuste, déséquilibré, inefficace et inadapté en vigueur depuis le 24 avril 1990. Ce tennis politique est bien nourri par les mobutistes dans la mesure où il a été monté avec la ruse du Président Mobutu et de sa garde rapprochée. Ce sont ces mobutistes qui sont encore à côté de Joseph Kabila. En fait, le joséphisme est venu se greffer sur le mobutisme pour avoir plus de substance. Joseph Kabila est ainsi devenu un grand joueur de ce tennis politique inadapté à l’identité profonde du Muntu. Les mobutistes sont donc dans la continuité de leur système qui a été renforcé en mal par les joséphistes.

Le lancement du processus démocratique le 24 avril 1990 a été vite piégé par l’émergence d’un tennis politique inadapté, injuste et déséquilibré. Un tennis politique insalubre qui a conduit à des dialogues injustes et à des transitions successives qui finissent toujours par des partages des postes au détriment des intérêts du Peuple Congolais et du pays. Et la République Démocratique du Congo est restée piégée dans ce tennis politique jusqu’à ce jour. Ce tennis politique a produit un système politique hideux. Pour ne citer que quelques unes de ses conséquences, il y a lieu d’indiquer ce qui suit :

- Le tennis politique a conduit au dédoublement des partis et des plateformes politiques. Dédoublement parfois appelé « aile » portant le nom de leaders démissionnaires ou sécessionnistes. L’histoire est riche des ailes UDPS, des foisonnements des plateformes politiques dont plusieurs sont créées pour permettre aux dictateurs d’être toujours les maîtres de jeux d’une fausse démocratie. Ce tennis permet au dictateur de créer lui-même plusieurs plateformes de l’opposition complaisante qu’il va tenir comme une vraie opposition et s’en référer régulièrement.

- Le tennis politique conduit à un système politique égoïste des individus au détriment des institutions et du peuple congolais. Les acteurs sont pris au piège d’agir pour leurs intérêts vitaux. Ainsi émerge souvent l’approche de gestion clientéliste, corporative, tribale, voire parfois familiale des institutions. La corruption devient la règle principale de jeu. Faire de la politique devient un simple métier pour nourrir sa famille et ses proches. Ce n’est plus la mise en œuvre d’une vision pour le pays et son peuple.

- Le tennis politique a conduit à l’émergence d’une pépinière scandaleuse de délinquants et prostitués politiques, acteurs clés d’un système politique qui ignore les intérêts du Peuple Congolais et de la République Démocratique du Congo. Ces délinquants et prostitués politiques, faux hommes politiques et opposants par essence, sont devenus des solides appuis ou des colonnes inestimables de dictateurs en République Démocratique du Congo. La trahison devient une habile et facile coutume. L’histoire sera écrite sur la stratégie savante et barbare de la corruption du régime Joseph Kabila. La corruption est une religion du tennis politique injuste et inadapté en vigueur en République Démocratique du Congo. La violence est un esprit de ce faux jeu de tennis politique.

3. Réveil FM International: En France la politique de ping-pong droite-gauche à montrer ses limites avec l'élection d'Emmanuel Macron comme Président de la République. En RDC, n'avons-nous-t-il pas besoin d'une alternative politique plutôt qu'une alternance c'est-à- dire la continuité d'un régime?

Armand Mavinga: Dans la perspective de l’organisation de l’élection présidentielle en 2006 dans notre pays, une autorité étrangère a voulu savoir si j’étais de gauche ou de droite. Ma réponse était déjà claire à cette époque : l’Afrique n’est ni de gauche ni de droite, car cette rationalité de l’opposition n’est pas africaine. J’ai ajouté que cette dichotomie ou opposition gauche – droite finira par s’essouffler face aux nouveaux enjeux du développement mondial. Le monde continuera à vivre la faillite grandissante de certaines idéologies. Depuis le 24 avril 1990, nous avons voulu imiter servilement certains modèles qui nous ont amenés dans des dérives que nous déplorons jusqu’à ce jour. La matérialité de la pensée de l’opposition doit être en phase avec l’identité profonde d’un peuple. La pensée occidentale de l’opposition n’a pas les mêmes bases que nous. C’est ainsi que notre système démocratique peut devenir vite un système barbare, injuste, déséquilibré et dictatorial, s’il n’est pas fondé sur de bonnes bases.

C’est ce qui justifie notre engagement pour une vraie démocratie du Muntu. Sans le vouloir, le besoin pressant de mettre fin au tennis politique injuste, déséquilibré, inefficace et inadapté en vigueur dans notre pays revient toujours. Dans le cadre de ce tennis, l’alternance est un effort inutile.

Dans le contexte actuel d’une grave crise globale accentuée par le génocide économique et financier, la République Démocratique du Congo n’a pas besoin d’une folklorique alternance ou de la continuité du mal, mais d’une rupture profonde. Il nous faut un donc un changement profond de notre société. Comme je l’ai toujours souligné, dans une belle et bonne démocratie, la rupture totale avec un Etat du mal est une magnifique continuité de l’Etat.

4. Réveil-FM International: La classe politique congolaise est médiocre, mangeriste et ventriote. L'appétence du lucre, de la mangeoire a fortement discrédité les politicailleurs. Quoi faire pour que les politicards retrouvent la dignité auprès du peuple congolais floué ? 

Armand Mavinga: Il nous faut d’abord une véritable révolution culturelle et démocratique permettant de repenser totalement la nature et le fonctionnement de toutes les institutions politiques et sociales, y compris des partis politiques. Comme je l’ai souligné plus haut, il faut mettre définitivement fin au tennis politique injuste, déséquilibré, inefficace et inadapté en vigueur depuis le 24 avril 1990. Le Peuple Congolais veut un changement profond de toute sa société. Ce qui implique des réformes profondes et l’émergence d’une nouvelle classe politique face aux grands enjeux du XXIème et aux leçons tirées des cercles vicieux dans lesquels se trouve bloqué notre pays depuis des décennies. Les acteurs politiques congolais sont globalement devenus des monstres pour la population. Nous allons tous apprendre à faire désormais la politique autrement au Congo dans le cadre de l’émergence de la démocratie du Muntu. Un de nos engagements forts est le développement de cette démocratie qui nous permettra d’être au cœur du nouvel humanisme au IIIème millénaire, car le Grand Congo a une mission prophétique. Le génie congolais et la sacralité congolaise seront introduits dans notre Constitution. La révolution culturelle et démocratique nous permettra d’être un peuple digne, respecté, respectable, écouté et à l’écoute du monde. Cette révolution globalement culturelle est faite de révolutions particulières, à savoir : la révolution démocratique, la révolution sécuritaire, la révolution agricole et foncière ou la révolution verte, et la révolution scientifique, technologique et industrielle.

Il faut impérativement briser le système politique qui a produit tous ces fonctionnaires, délinquants, pilleurs et prostitués politiques, en commençant par briser le tennis politique. Il nous faut un système politique où une prétendue majorité, une dite opposition et des partis politiques ne prendront plus en otage le destin du Peuple Congolais et de notre beau pays appelé à être une grande nation à l’avant-plan des enjeux de l’Afrique et du monde. Il faudra éviter la guerre des idéologies qui mettent en péril notre destin commun.

5. Réveil FM International: Dans un pays où le délestage est un sport national où l'électricité est rarissime, Corneille Naanga, le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a l'outrecuidance de présenter des machines et déclarer que l'élection sera électronique, s'agit-il de l'escroquerie ou de la folie ? Au Kenya, des juges viennent  d'annuler l'élection présidentielle et d'interdire le vote électronique...

Armand Mavinga: Quand nous importons des technologies, nous importons aussi tous les problèmes liés à ces technologies. Les technologies ne sont pas neutres. Il faut leur créer leurs conditions de base et savoir les intégrer. L’organisation des élections dans notre pays ne peut pas échapper à la dimension de la crise sociale, technique, économique et humaine. La crise énergétique est un problème majeur de développement de notre pays. Et de bonnes élections ne peuvent être organisées que dans le cadre d’une vision globale de développement de notre pays, incluant la solution de la crise énergétique et des transports et la sécurité des biens et des personnes.

Quand la sécurité des personnes et des biens n’est pas bien assurée, qui pourra nous assurer de la sécurité des matériels de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) ? En plus, cette CENI fonctionne comme une Commission Electorale Nationale Dépendante (CEND) du pouvoir en place. Ainsi, les machines électorales sont aujourd’hui des machines électorales du pouvoir. Qui pourra analyser à temps et à contretemps le langage de la tricheriede ces machines ?

Le vote électronique est un vote idéal pour la rapidité des résultats. Même dans de grandes nations, il y a eu parfois des problèmes techniques. Mais la République Démocratique du Congo, qui a connu des élections catastrophiques et criminelles en 2006 et 2011, est loin de réunir des conditions appropriées pour l’organisation du vote électronique. Évoquer aujourd’hui le vote électronique est une façon d’annoncer un processus de nomination par Mr Joseph Kabila de son successeur, de ses députés, de ses sénateurs et de ses représentants provinciaux.

Une transition exceptionnelle s’impose pour mettre le pays sur les rails des Etats de droit modernes afin que nous soyons capables d’organiser de bonnes élections dans le cadre de la vraie démocratie du Muntu. Quand une société est en profonde crise, les machines aussi sont en profonde crise, car elles ne sont pas neutres. Quand une classe politique est totalement corrompue, les machines aussi sont corrompues. Les machines utilisent le langage de leurs responsables. Si les dirigeants de la CENI ou de la CEND sont corrompus, toutes leurs machines sont aussi corrompues.

La leçon du Kenya où l’élection présidentielle est annulée doit nous interpeller. Nous mettons en garde le pouvoir et la CENI, et leur disons de ne pas blaguer avec le feu. Les prochaines élections, si elles sont tripatouillées comme cela se précise, conduiront à des conflits civils d’une ampleur inattendue qui emporteront tout le monde. Nous pouvons aussi nous poser des questions. Qu’est-ce qui est plus urgent entre arrêter un génocide avant d’organiser les élections et organiser de mauvaises élections pour perpétuer le génocide congolais. La réponse est claire : il est d’abord urgent d’arrêter le génocide congolais avant d’organiser de bonnes élections. Quel genre d’élections voulons-nous organiser quand une population de plus de 4.000.000 de personnes est déplacée et abandonnée à son propre sort. Qu’on nous dise c’est quel genre d’élections quand une population égale ou supérieure à celle du Congo Brazzaville est déplacée et abandonnée ?

6. Réveil FM International: La révolution pardon prônée par M'zée Laurent-Désiré Kabila a contribué l'impunité car les Mobutistes n'ont jamais répondu de leurs crimes économiques, sociaux et politiques. Le régime dictatorial et sanguinaire d'Alias Joseph  fait du Mobutu sans Mobutu...l'impunité, la corruption et le pillage font-ils partie de l'ADN de chaque régime qui s'installe au Congo-Kinshasa ? Comment y remédier ?

Armand Mavinga: La justice sera une des valeurs fondamentales du Grand Congo du XXIème siècle, car c’est la justice qui élève une nation et affermit le pouvoir. Le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) est un mouvement qui a la meilleure vision de la justice et de la réconciliation nationale dans notre pays. Comme j’aime toujours le souligner dans mes ouvrages, la réconciliation ne précède jamais la justice, car elle est un acte et une recherche de la justice. La réconciliation nationale n’est pas une messe publique des faux pardons et des pardons hypocrites. Sans la justice, l’amnistie et la réconciliation sont des actes inutiles et inefficaces. C’est la justice qui donne la force et la valeur à la réconciliation et à l’amnistie.

L’impunité et la corruption sont deux fléaux qui conduisent à la déliquescence de l’Etat, voire à son démantèlement. Le pillage est largement favorisé là où règnent l’impunité et la corruption. Il est clair que l’impunité et la corruption sont deux virus dangereux contre la paix, la prospérité, la sécurité et la cohésion sociale.

Seule une forte vision de la justice permettra de remédier à la situation d’impunité, de corruption et de pillage. Un juste équilibre sera trouvé dans le cadre d’une justice transitionnelle devant aboutir à la réconciliation nationale. Une des actions fortes de la transition exceptionnelle est l’audit par des cabinets outillés du fonctionnement de toutes les institutions du pays, y compris de toutes les entreprises publiques. Ce travail d’audit aura un suivi pour la justice et l’éthique en politique.

Il nous faut un travail en profondeur, tel qu’initié par le MPDC, pour permettre au Peuple Congolais de se réconcilier avec Dieu, avec lui-même, avec ses ancêtres, avec son sol, son sous-sol et tout son espace, et avec ses voisins et les peuples du monde.

7. Réveil FM International: Les congolais vivent une misère cauchemardesque alors que la RDC n'est pas un pays pauvre pendant ce temps, Alias Joseph Kabila et ses apparatchiks sont des milliardaires...

Armand Mavinga: Un des engagements forts de la transition exceptionnelle est de mettre en place une politique économique et financière qui permet de résoudre définitivement le paradoxe d’un pays potentiellement très riche et dont les habitants sont parmi les plus pauvres de l’humanité. Un combat sans merci doit être mené contre la corruption, le vol et le pillage du patrimoine de l’Etat. Une lutte de longue haleine et de grande diplomatie sera menée pour récupérer le patrimoine volé et pillé de l’Etat. La politique économique sera fondée sur la création des richesses et la politique sociale sur la justice distributive. Tous les Congolais, sans exception, devront profiter des richesses de leur pays. Un équilibre sera trouvé entre nos intérêts et les intérêts des investisseurs intéressés par nos ressources naturelles.

8. Réveil FM International: Quelle est le votre vision de la République démocratique du Congo ?  Quelles sont d'après vous les priorités pour son  redressement et développement, avec quels types d'hommes et femmes ?

Armand Mavinga: Cette question est une grande question à laquelle je réponds par des ouvrages publiés ou en voie d’être publiés. Les 20 engagements pour une transition exceptionnelle font aussi partie de la vision pour le présent et l’avenir. Comme je souligne toujours, si ton projet porte sur un an, plante du riz ; s’il porte sur 10 ans, plante un arbre ; s’il porte sur 100 ans, éduque les hommes. Notre crise étant globale et profonde, il faut investir dans trois secteurs clés : l’éducation, la culture et la recherche.

La vision du MPDC et de 3C-RDC est de bâtir une nouvelle vraie République Démocratique du Congo qui sera le Grand Congo du XXIème siècle. Notre crise date de plusieurs siècles et nous ne pourrions pas nous en sortir efficacement dans le court terme, d’où notre vision sur tout un siècle. Il faut donc un travail sans cesse suivi et soutenu entre les différentes générations. L’instauration de la démocratie du Muntu vise fondamentalement la restauration de l’être Congolais pour qu’il redevienne véritablement un muntu, un génie attendu par tous. La Renaissance du Grand Congo se fera autour de la vision d’une vraie révolution globale et fondamentalement culturelle. Les axes de cette révolution éclairent les priorités, à savoir :

- La révolution culturelle ;

- la révolution démocratique ;

- la révolution sécuritaire ;

- la révolution agricole et foncière ou la révolution verte congolaise ;

- la révolution scientifique, technologique et industrielle.

Dans le cadre d’un vrai Pacte Social National (PSN) et d’un Pacte Foncier et Ecologique National (PFEN), cette révolution globale permettra donc au Congolais de redevenir un « Muntu », c'est-à- dire : - Un être humain digne, respectable et respecté ;

- un être humain protégé et protecteur ;

- un être humain rêveur et créateur – le Congolais doit savoir rêver l’irréel et transformer l’irréel en réel ;

- un être humain libre et responsable des libertés, des droits et des devoirs ;

- un être humain solidaire ou un humaniste.

Il est important de souligner que, dans ce contexte, la transition exceptionnelle sera une transition de 18 à 36 mois pour la mise en œuvre d’un Programme triennal d’urgence politique, sociale, sécuritaire, économique et environnementale.

Le travail se fera avec quels types d’hommes et de femmes ? Un des engagements de la transition exceptionnelle est l’engagement pour le renouvellement politique et la jeunesse. Il faut impérativement l’émergence d’une nouvelle classe politique. La génération des ouvriers et fonctionnaires politiques qui s’accrochent inutilement au pouvoir doit être remplacée par la génération des visionnaires et des missionnaires politiques. Dans cette nouvelle génération des visionnaires et missionnaires politiques, il faudra donner une place importante aux jeunes et aux femmes. Nous devons bâtir une société juste d’hommes et de femmes égaux en droits et en devoirs.

9. Réveil FM International: La petite française disparue, la France met  les moyens colossaux  pour la retrouver. En RDC, 200 sinistres de Tara en Ituri ont attendu 13 jours pour que le ministre de l'Intérieur s'y rende avec des cartons de Mpiodi pour des gens qui n'ont plus des toits et ont tout perdu, n'est-ce pas cynique ?

Armand Mavinga: Cette situation n’est pas étonnante, Mr Freddy Mulongo. C’est une des conséquences de la grave crise dans laquelle se trouve notre pays. L’Etat est sans cesse affaibli et n’est plus capable d’assumer, comme il se doit, ses fonctions régaliennes de la protection des personnes et des biens. La force d’un Etat est de savoir anticiper, sinon de trouver les moyens de réagir vite quand il y a des calamités naturelles. Il nous faut une réforme herculéenne de l’armée et des services de sécurité. Nous devons monter un grand service de protection civile de nos concitoyens. Je salue ici la mémoire du distingué Jean Kalama Ilunga qui avait initié un grand projet de protection civile. Un des engagements forts est de veiller à la sacralité de la vie humaine. Dans le cadre du service civique qui deviendra obligatoire pour les jeunes, ils devront être formés aux différents services de secourisme et de protection de la nation.

Le pouvoir en place a rendu l’Etat dans un état de pauvreté et d’incapacité incroyable. Il faut l’émergence d’un nouvel Etat congolais capable de se projeter sans cesse vers l’avant. Un élan exceptionnel de solidarité nationale sera créé.

Lire la suite

mardi 5 septembre 2017

Honneur de l'Afrique: David Maraga, juge en chef de la Cour suprême du Kenya !

David Maraga 66 ans, juge en chef de la Cour suprême du Kenya

Il y a des infos qui font du baume au cœur, celle de la Cour suprême du Kenya sûrement ! Décision inédite sur le continent africain. Kinshasa est à 2412.16 kilomètres de Naïrobi soit 1498.85 miles trois heures trente minutes de vol avec Kenya airways. Mais entre la République démocratique du Congo et le Kenya, c'est le nuit et le jour ! La cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo est ses les bottes de jardinier d' Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Cette cour constitutionnelle comporte neuf membres tous des hommes, nommés par l'imposteur qui trône par défi. A la Cour Constitutionnelle de la RDC, c'est l'effigie d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui trône au dessus des juges, tandis qu'au Kenya, c'est les armoiries de la République qui est au dessus de juges kenyans.

La justice juste élève une nation. Héros pour l’opposition, critiqué par la majorité, au Kenya, le juge en chef David Maraga est sur toutes les lèvres. Le président de la Cour suprême a délivré un verdict historique, annulant la victoire d’Uhuru Kenyatta, et ordonnant l’organisation de nouvelles élections. Selon la Cour suprême, les irrégularités mises à jour dans la transmission des résultats suffisent à mettre en doute l’intégrité du scrutin. Contre toute attente, ce personnage très conservateur est devenu le visage d’un renouveau démocratique au Kenya, et sur le continent.

Habituellement, David Maraga ne se présente jamais sans la traditionnelle perruque blanche des magistrats kenyans. Le juge de 66 ans ne cache pas son attachement au décorum de la justice kényane. Ni sa foi religieuse. Adventiste du septième jour, il est connu pour ses valeurs ultra-conservatrices. Lors de sa nomination à la tête de la Cour suprême en octobre dernier, il avait prévenu ne pas pouvoir travailler le samedi, jour de messe. Mais David Maraga est surtout un expert reconnu en litiges électoraux. Après avoir débuté comme avocat à Nakuru, il devient juge en 2003 ; son verdict dans l’affaire Joho contre Nyange fait date. « Une élection doit être annulée si elle n’est pas conduite dans le cadre strict de la loi et si des irrégularités, même les plus minimes, ont affecté le résultat », avait-il alors déclaré. Un principe qu’il a une nouvelle fois appliqué. « Je suis une personne qui craint Dieu et qui croit en une justice équitable pour tous. J’ai une grande passion pour l’Etat de droit qui est un élément essentiel pour la justice sociale, la stabilité politique et le développement économique », lit-on dans son CV.

Instrumentalisée par la dictature de Kinshasa, la Cour Constitutionnelle est une caisse de résonance avec des juges véreux aux mains gantées !

La Cour suprême du Kenya a annoncé vendredi 1er septembre l’invalidation de la victoire du président sortant Uhuru Kenyatta, réélu lors du scrutin du 8 août avec 54,27 % des voix contre son adversaire, l’opposant Raila Odinga, qui avait obtenu 44,74 % des suffrages. L’opposition a salué la « décision historique » de la Cour suprême. Uhuru Kenyatta, lors d’une adresse en direct sur les chaînes de télévision, s’est dit « en désaccord » avec la décision de la Cour suprême, tout en affirmant la « respecter ». « Nous sommes prêts à retourner devant le peuple, avec le même programme : l’unification de ce pays, la construction d’un parti politique national et le développement de la nation. [...] Nous ne sommes pas en guerre [...] votre voisin reste votre voisin », a-t-il déclaré, appelant tous les Kényans à se « serrer la main » !

Les 9 membres de la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo ne que des hommes, pas une femme dans cette cour au service de la dictature d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale: Félix Vunduawe Te Pemako, Luzolo Bambi, Banyaku Luape, Jean-Louis Esambo, Luamba Benda, Corneille Wasenda, Mpunga Sungu, Kalonda Kele et Kilomba Landa. Ils ont été nommé le 7 juillet 2014. Le boulet que la Cour Constitutionnelle traîne : Saisie en interprétation de la Constitution par les députés de la majorité au pouvoir, la Cour constitutionnelle avait indiqué que Joseph Kabila, le président sortant, pourra rester en fonction après 2016 si la présidentielle n'est pas organisée. "Suivant le principe de la continuité de l’État et pour éviter le vide à la tête de l’État !, le président actuel reste en fonctions jusqu’à l’installation du nouveau président élu" !

Lire la suite

Nemours: Rentrée politique de Paul Kahumbu, "Dépôt de gerbe" sur la tombe de Jean Kalama Ilunga !

Ma Thérèse Kitenge Kalama, Paul Kahumbu et Ma Ange Kahumbu au cimetière de Nemours

En juin dernier, la résistance congolaise a perdu Jean Kalama Ilunga, un Grand Résistant du Front Civil de la Résistance Populaire. Enterré jour de l'indépendance de la RDC le 30 juin, au cimetière de Nemours devant une foule immense, Paul Kahumbu son plus que frère, est revenu à Nemours pour un dépôt de gerbe sur la tombe de Jean Kalama Ilunga. Concepteur des expressions qui sont entrées dans la lexique de la résistance congolaise: "crise enchevêtrée", "Résistant-Patriote-Combattant", "Alias Joseph Kabila est un psychopathe", "Capture de l'imposteur". Le mois de septembre est le mois de la rentrée ! Pour sa rentrée politique dans la résistance, le lion de Lausanne a choisi le thème de la "Capture de l'imposteur qui dirige le Congo par défi" !

Pour sa rentrée politique, Paul Kahumbu du Front Civil de Résistance Populaire (FCRP) a secoué le cocotier ! La capture de l'imposteur est une réponse ferme à ceux qui pensent trouver une "porte de sortie honorable" après 12 millions de morts, pillages, vols, viols, massacres, tueries, crimes par le régime d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale depuis 16 ans qu'il est là en toute impunité. Ceux qui pensent qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale va quitter le trône du Congo dans la paix retrouvée n'ont qu'à aller se rhabiller ! Ceux qui veulent négocier pour la énième fois avec l'imposteur qui règne par défi sur le Congo, ne sont jamais rassasiés d'être enfarinée. Pour la résistance congolaise, pas de négociation avec l'imposteur et sa bande d'apparatchicks véréux. La CPI est destination finale !

L'opposition n'est pas la résistance. L'opposition est l'autre face du régime, ils marchent ensemble. Tandis que la résistance est une alternative car elle ne reconnait pas le système en place. L'opposition attend ses réalisations de "Décideurs" ! Tandis que la résistance s'organise avec ses moyens de bord et finit par mettre en déroute le régime et ses collabos. L'opposition en République démocratique du Congo est pourrie voire toxique. Elle est accompagnatrice et complice du régime d'imposture qui règne par défi. Les politicailleurs sont médiocres et corrompus jusqu'à la moelle épinière. Ces mangeristes habitués à la mangeoire sont des ramasseurs des miettes. Sans convictions, ni culture politique, les politicards sont des ventriotes.

Le peuple congolais est devenu un paillasson où des criminels viennent essuyer leurs forfaits. Le peuple congolais est devenu le dindon de la farce où des escrocs à la recherche des postes ministériels deviennent des politiciens du dimanche, crient très fort le jour contre le régime et le soir vont récupérer des miettes que l'on leurs jettent sous la table. Le peuple congolais, alors qu'il est le souverain primaire, est floué, méprisé, chosifié par des charlatans politicailleurs: Menteurs professionnels, fourbes, roublards, grands requins qui ne sont devenus politiciens que pour enfariner le peuple.

Lire la suite

jeudi 31 août 2017

RDCONGO: Transition sans Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ?

Transition sans Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, l'idée a germé dans la diaspora congolaise et fait son chemin. Il faut arriver à converger trois visions: 1. Capturer l'imposteur pour haute-trahison, le traîner à la CPI pour ses crimes. 2. Arrêter celui qui dirige par défi la RDC le pousser à restituer les 25 milliards, planqués dans les îles vierges britanniques, pour la reconstruction du Congo. 3. Pour avoir été à la tête du pays malgré ses crimes et pillages lui trouver une sortie honorable, le placer au Sénat pour qu'il se la coule douce. Les Congolais ne sont pas encore parvenus à s'entendre sur quelle issue pour Alias Joseph Kabila. Mais dans l'opinion congolaise, c'est la première version qui est majoritaire: un bandit, voleur, pillard, prédateur on le capture pour le remettre à la justice. Rien ne nous dit pas que la position peut évoluer ou se durcir davantage.

Après le dialogue inter-congolais de Sun-City qui a été une blanchisserie de recyclage pour des assassins, criminels, tueurs intégrés dans les institutions républicaines et qui a donné naissance à un monstre, un gouvernement 1+4=0: les animateurs qui avaient intégré les Institutions, avec une inouïe arrogance se croyaient au dessus du peuple qu'ils narguaient à volonté: "Vous n'avez qu'à aller à Sun-City, vous n'avez droit à aucune revendication" répondaient-ils volontiers à la population. Après l'échec cuisante de l' expérience de 1+4=0, une transition sans Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale mérite plusieurs préalables parmi lesquelles:

1.. L'homme ou la femme congolais (e) qui va présider la transition devra être une locomotive non autocrate qui devra tracter les wagons de la reconstruction du Grand Congo. Il (Elle) ne pourra pas le faire sans l'implication de la diaspora congolaise, notamment des Résistants-Patriotes-Combattants qui ont contribué à tressaillir le régime d'imposture de Kinshasa.

2.. Tous les animateurs de la Transition sans Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale doivent s'engager à ne pas candidater à un mandat électif après la transition. Ils doivent s'engager à mieux préparer les élections libres, démocratiques et transparentes. Il faudra bannir des nominations hasardeuses et instaurer l'élection à chaque niveau: chef des quartiers, bourgmestres des communes, gouverneurs des provinces...pour instaurer la démocratie de proximité.

3.. Réviser les critères de l'élection du Président de la République en démocratique du Congo. La première critère ne doit plus être le paiement de 100.000 $ qui encouragent la ploutocratie et dont on voit jamais la destination de cette somme d'argent depuis les frauduleuses élections Louis Michel 2006. Il faut introduire des critères qui touchent au patriotisme, à l'esprit rassembleur, amour de la patrie et du respect du peuple que l'on doit servir.

4.. Il faut renouveler les trois commissions d'appui à la démocratie qui n'ont jamais fonctionné lors du gouvernement 1+4=0: 1. la Commission Vérité, Réconciliation et "Réparation". 2. L’Observatoire National des Droits de l’Homme. 3. La Commission de l’Ethique et de la Lutte contre la corruption. Il faudra changer de braquer pour deux commissions: La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) étant devenue une Commission à fabriquer des fraudes électorales et hold-up électoraux, il faut carrément le rattacher au ministère de l'Intérieur comme organe technique. La RDC doit recouvrer sa souveraineté. Quant au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et Communication (CSAC) qui a échoué devrait être remanier pour défendre la liberté d'expression et de la presse.

5.. La RDC a été victime d'agression Ougando-Burundo-Rwandais. La plainte de la RDC contre le Rwanda devant la Cour Internationale de la Justice date de 1999 sous M'zée Laurent-Désiré Kabila. Cette plainte a été retirée en 2001 dès la prise du pouvoir par Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, son fameux ministre de la coopération internationale et affaires étrangères, She Okitundu y a joué un grand rôle. Il faudra remettre cette plainte dans les instances internationales.

6.. Il faudra remettre à l'honneur le combat des pères fondateurs et réhabilité le peuple congolais dans sa dignité.

7.. La diplomatie congolaise doit retrouver ses dents. Pas une diplomatie menteuse, nargueuse des institutions internationales mais celle qui coopère et respecte les droits de l'homme.

8. Les aspirations du bien être du peuple congolais devra être la priorité des priorités. Depuis la fuite du Maréchal Mobutu Sese Seko et son décès au Maroc en 1998, le Zaïre devenu la République démocratique du Congo souffre de la crise multiforme de légitimité. Après l'assassinat de M'zée Laurent Désiré Kabila, "Les décideurs" ont placé sur le trône du Congo, un OVNI catapulté par la mafia internationale pour mieux piller ses richesses et ressources. Cela fait 16 ans qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale trône en toute dictature et impunité au Congo.

Avec 580 partis politiques alimentaires, une classe politique corrompue, fourbe, roublarde, mangeriste et ventriote dont l'appétence vers la mangeoire, pour des intérêts égoïstes, est devenue un sport national. Tueries, massacres, vols, viols, pillages sont le lot quotidien des congolais qui sont pris en otage par un régime dictatorial et pillard. Tout semble corroborer que les élections n'auront pas lieu fin décembre 2017 !

Le calendrier électoral n'est jamais publié et les enrôlements augurent la préparation d'une fraude massive.

Face à la volonté manifeste de ne pas respecter l'ordre constitutionnel, d'organiser l' élection présidentielle, la reine de toutes les élections alors même Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere n'a plus droit de se représenter: 16 ans d'imposture.

Lire la suite

samedi 26 août 2017

Avec ses 9 millions $ empochés, Samy Badibanga l’éphémère PM toise et se pavane à Bruxelles !

Le Congolo-Belge Samy Badibanga se pavane à Bruxelles en Belgique, au rythme de Keba, Keba, Keba ! Il rase les murs et évite de rencontrer des compatriotes. C'est avec arrogance Samy Badibanga, le fameux Premier ministre d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale issu du dialogue Edem Kodjo du camp tshatsi, toise les compatriotes qui lui réclament des comptes: "Mon nom est entré dans l'histoire du Congo. Mon buste est à la Primature à côté d'autres Premiers ministres de la RDC. Les 9 millions de $ est le fruit de ma propre négociation avec le Président Kabila, c'est ma récompense pour services rendus, faites vos démarches pour obtenir vos indemnités...".

Pour l'affairo-politicailleur et mafieux Samy Badibanga son nom est entré dans l'histoire de la République démocratique du Congo, de quelle manière ? En enfarinant 80 millions de congolais pour ses intérêts égoïstes ?

Nous qui croyions que les 14 milliards des francs congolais obtenus le lundi 5 juin 2017 à la Banque Centrale Congolaise (BCC), directement changés en dollars américains, soit un montant d’à peu près 9 millions de dollars comme frais de mission de sortie, était pour Samy Badibanga et son équipe...

La politique est le monde de l'immoral dit-on ! Accusé de trahison par ses anciens camarades de l'Udps, Samy Badibanga est l’éphémère Premier ministre d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, est un affairo-politicard et profito-situationniste bien connu. Le Congolo-Belge a été démissionné de la Primature en public, lors du discours de l'imposteur Alias Joseph Kabila, devant les deux Chambres du Parlement godillot, devant les parlementaires applaudisseurs, réunies en Congrès, le 5 avril 2017. Quelle honte !

Samy Badibanga n'a laissé aucune trace de son passage à la Primature, à part de s'être battu avec un colonel pour des jeeps ! Le collabo et traître Samy Badibanga n'a aucun bilan.

Jean-Bertrand Ewanga, secrétaire exécutif de l'Alternance pour la République et membre du Conseil des sages du Rassemblement des forces acquises au changement, précise : « Badibanga n’a pas eu de bilan parce qu’il n’a signé aucun décret, il n’a pris aucune initiative d’un chef de gouvernement qui peut arriver à résoudre les problèmes sociaux de notre population ». « Il faut dire que c’était un séjour malheureux pour lui. Et je crois que l’expérience de débauchage a démontré, pendant la deuxième République, que le résultat a toujours été un fiasco », a-t-il souligné.

Conseiller spécial d’Etienne Tshisekedi de 2009 à 2011 où il sera chargé de la stratégie diplomatique et de la direction de la campagne présidentielle de 2011. Il a décidé de siéger au parlement contre le mot d’ordre lancé par Étienne Tshisekedi à l’issue des élections dont les résultats ont été contestés par son parti. Samy Badibanga, ancien consultant de la société minière BHP-Billiton, est très intéressé par des diamants, minerais et ressources minières. D'après certaines sources, l'assassinat du chef Kamwina Sampu dans le Kasaï n'est pas tout ce que les coupagistes racontent.

Lire la suite

mardi 22 août 2017

Twittosphère politique: Si Félix Tshisekedi écoutait Freddy Mulongo !

Paris-Montparnasse, Félix Tshisekedi. Photo Réveil FM International

Avec Félix Tshisekedi, le Président de Rassop aile Limete, nous avons un point commun de proximité celui d'avoir étudié presque à la même période dans deux internats tenus par des prêtres catholiques. Lui, à l'Institut Tumba des Frères des Écoles Chrétiennes et moi à l'Institut Ngwisana à Lemfu dans le Kongo-Central. Lorsque nous nous retrouvons, l'amitié est réciproque et le respect est mutuel entre nous. Journaliste engagé, "Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie" résume notre vision du journalisme d'Albert Londres. En France, nous aiguisons l'esprit critique de notre métier. Nous refusons d'être un suiviste patenté. Nous avions compris tôt que les journalistes sont des chiens de garde de la démocratie.

Je n'évolue pas dans un environnement où les journalistes sont des Quado, thuriféraires ou encenseurs des acteurs politiques, après avoir couvert un événement, ils introduisent la liste et attendent le coupage, transports et frais de diffusion. J'évolue dans un pays où un journaliste qui entre dans un cabinet d'un ministre quitte le journalisme, il ne cumule pas les deux. Enfin, en France, certes les médias sont entre les mains des grands groupes financiers mais aucun homme ou femme politique n'a son propre journal, sa station de radio et sa chaîne comme en République démocratique du Congo. Journalistes et médias indépendants existent: Le Canard Enchaîné, Médiapart, Charlie Hebdo...Plusieurs canaux existent pour avoir l'information à la source.

Notre tweet volontairement titillant avec une caricature de Kash a fait sortir Félix Tshisekedi de son silence ! Dans le Val de Loire, en pleine visite des châteaux de la Loire, sur les terres de François Rabelais qui déclara que science sans conscience n'est que ruine de l'âme, je n'aurais jamais pensé que ce tweet aurait du rebondissement ! Les retweets avec des messages partisans m'ont fait beaucoup rigoler ! Alors que l'objectif n'a jamais été de s'attaquer à la personne de Félix Tshisekedi mais de s'interroger, mais des fanatiques...Oh fanatiques !

#RDCONGO Ceux qui négocient en catimini pour un énième dialogue pour enfariner le peuple congolais et sauver Alias, n'ont qu'à bien se tenir !

A faiFélix A. Tshisekedi‏ @fatshi13

En réponse à @FreddyMulongo

Cher Freddy,j'espère que tu useras des mêmes moyens pr présenter tes excuses à ceux que tu soupçonnes aujrd8, le jour où la vérité éclatera. 21:09 - 20 août 2017

Très cher Félix Tshisekedi,

1. C'est une irresponsabilité d'être le troisième Premier ministre d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwalé, après Samy Badibanga (UDPS) et Bruno Tshibala (UDPS) pour cautionner et légitimer le glissement de ce régime tant décrié. Le Rassop aile Kasa-Vubu a trahi le peuple congolais, il est à la mangeoire: des ventriotes et mangeristes notoires sont dans le gouvernement Tshibala continuant à narguer le peuple trompé et abusé. Avec toupet, ces fourbes, roublards et dribbleurs patentés continuent à se clamer de l'opposition mangercrate. Ta responsabilité est de prendre ta décision en âme et conscience. Accepter de devenir le dernier PM d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, à quatre mois de la fin du glissement usurpé, car c'est depuis le 19 décembre 2016, que le second mandat d'usurpation de celui qui règne par défi, c'est annihiler ton destin politique.

2.. L'histoire est toujours cruelle pour des traîtres et collabos à travers le monde. Etre du côté du peuple, peut paraître aléatoire aujourd'hui et gagnant demain. Le temps est toujours un meilleur allié. Dans cette période trouble où les politicailleurs et politicards congolais ont décidé de mettre entre parenthèse la "Constitution", mère de toutes les lois, pour s'accorder sur un "Accord" pour un glissement du régime criminel, sanguinaire et dictatorial d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwalé, l'OVNI catapulté sur le trône du Congo par la mafia internationale pour mieux piller ses richesses et ressources. La responsabilité de tout congolais debout, où qu'il soit, où qu'il vive doit prendre position et aider la RDC à sortir du marasme politico-politicien. La RDC mérite mieux surtout du respect. Le peuple congolais est le dindon de la farce, il est chosifié, clochardisé, méprisé par ceux-là mêmes qui lui devraient secours, compassion et solidarité...Pour besoin de remplir des tubes digestives, plusieurs politicailleurs ont vendu leur âme, science et conscience pour le ventre. Si le peuple congolais n'a plus confiance en ses hommes politiques, la République en faillite ne pourra jamais se relever. La République démocratique du Congo doit se relever grâce aux hommes, femmes, fils et filles qui croient en la mère patrie. La démocratie et le respect des droits de l'homme sont les deux mamelles pour le développement du Grand Congo au cœur de l'Afrique.

3.. Les politicailleurs adorent être au chaudron de la mangeoire. Ils n'ont pas des convictions politiques et ne font de la politique que pour le ventre. Versatiles, fourbes, roublards, grands requins, les politicailleurs ont pris en otage le peuple congolais. En bons troubadours, ils troubadourisent la politique. La classe politique congolaise est la plus corrompue et pourrie de l'Afrique ! Sans convictions ni visions, à part la recherche des postes politiques. La classe politique congolaise est médiocre, pourrie, applaventriste. Des politicailleurs congolais ont l'appétence à l'enrichissement facile. C'est ce qui explique que la dictature Mobutu a duré 32 ans, et Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale règne depuis 16 ans en toute illégitimité et illégalité. Politicards et politicailleurs congolais ? Des chiffonniers qui se battent pour des miettes que l'on leurs jettent sous la table ! Des troubadours habitués à crier très fort le jour et dans la nuit , comme Nicodème aller récupérer des cartons d'argent chez Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Des roublards et fourbes prêtent à faire avaler n'importe quoi au peuple qu'ils sont sensés défendre. Des caméléons politiques sans convictions qui au lieu de défendre le peuple, changent et épousent les propositions du régime pour mieux satisfaire leurs instincts bestiaux. Des girouettes politiques qui tournent au gré du vent et sont prêts à tout pour un maroquin ministériel. Des traverseurs de rue qui ne cessent de faire des allers-retours entre le pouvoir et la prétendue opposition.

4.. Lorsque dans la diaspora, notre confrère Roger Bongos, Afrique-Rédaction, le premier a avoir dénoncé les négociations secrètes entre l'Udps et la Majorité Présidentielle à Venise en Italie, Ibiza en Espagne et Paris en France, il y a eu un lever de bouclier pour dénoncer un complot contre l'Udps. Des partisans furent chauffés en blanc sur des réseaux sociaux...Mais Roger Bongos n'est pas un homme à être impressionner il a gardé le cap. Et l'info s'est révélée être juste ! Lors du fameux dialogue du camp Tshatshi, le facilitateur de l'Union africaine, Edem Kodjo n'avait-il jeté de l’huile parlant de l’existence d’un accord « secret » entre l’UDPS et la Majorité présidentielle ? Et Félix Tshisekedi tu avais réfuté ces allégations et mis au défi Kodjo de même que la Majorité d’en fournir les preuves ! "Quand les contacts secrets filtrent, on les nie la main sur le coeur, et après, ça se fait au grand jour", avait lancé sur Tweetter Steve Mbikayi, ex-opposant mangeriste et ministre de Badibanga puis Tshibala, a confirmé, qu’il y a bel et bien des contacts entre l’Udps et le pouvoir en place. Kudura Kasongo Kudura Kasongo, a révélé dans son compte Tweeter que le président du Rassemblement Félix Tshisekedi remplacera Bruno Tshibala au poste de Premier ministre au mois de septembre pour conduire une transition de deux ans. Ancien journaliste Mobutiste, ex- porte-parole d'Alias Joseph Kabila, qui roule actuellement pour Vital Kamerhéon, fait savoir que les tractations se déroulent en coulisse entre l'UDPS et la Majorité pour accorder la Primature au fils de l'opposant historique en contre partie d'un autre glissement de 2 ans en faveur de l'actuel président: Alias Joseph Kabila. A l'UDPS, on dément formellement ces allégations de Kudura Kasongo. Mais Jean-Claude Vuemba du Rassop aile Limete ne dit pas le contraire. Les négociations secrètes existent et se poursuivent entre la Majorité Présidentielle et l'Udps. Ce qui pose problème, c'est les deux ans réclamés par la Majorité Présidentielle.

Lire la suite

mardi 8 août 2017

10 Questions à Paul Kahumbu Ntumba du Front Civil de Résistance Populaire !

Paul Kahumbu Ntumba du Front Civil de Résistance Populaire

Pas de langue de bois à Réveil FM International sur la situation chaotique qui prévaut en République démocratique du Congo. Paul Kahumbu Ntumba est un résistant de la première heure en Suisse. Dans son pays d'accueil et d'adoption, précisément à Lausanne dans le canton de Vaud, Paul Kahumbu Ntumba est connu et reconnu. Cela fait une trentaine d'années que le lion rugit contre toutes les dictatures qui s'installent au Congo-Kinshasa, du Mobutisme au Joséphisme. Pendant dix ans, il a été le représentant de l'Udps en Suisse, parti qu'il a quitté depuis pour rentrer en résistance. Le président honoraire du Forum des étrangers et étrangères de Lausanne (FEEL) s'est battu pour l'intégration des étrangers dans son canton de Vaud, Paul Kahumbu Ntumba a siégé durant 5 ans comme conseiller municipal à la Mairie de Lausanne. L'homme n' a pas sa langue dans la poche. Il est précis dans son combat. Il sait d'où il vient où il veut aller et où il ne voudrait pas non plus aller. Depuis des lustres, Paul Kahumbu Ntumba a déjà choisi son camp, celui de la résistance congolaise contre la dictature totalitaire qui sévit en République démocratique du Congo.

1. Réveil FM International: Il y a presqu'un mois que Bwana Jean Kalama Ilunga nous a quittés, comment se porte le Front Civil de Résistance Populaire ?

Paul Kahumbu Ntumba: En rappelant le décès de ce grand Résistant Jean Kalama Ilunga, laissez moi d' abord vous remercier pour toute la sympathie que vous avez témoigné personnellement à sa famille biologique et politique lors de ses obsèques à Nemours le 30 juin ,jour de l' indépendance de notre pays le Congo.Mes remerciements vont également aux autres médias patriotiques qui ont daigné rehausser de leur présence la cérémonie de l'enterrement le même jour ;je pense à Lilo Miango du Magazine "Ngambo na Ngambo, Check Fita,Claude Kangudie de Mboka Mosika et de tant d' autres Camarades Résistants venus de partout pour nous consoler ! La mort de Jean Kalama consolide notre détermination dans le combat qui nous engage pour le renversement de l'imposture qui trône à la tête de notre pays voici bientôt deux décennies ! Nous lui rendrons encore un hommage posthume le jour de la victoire imminente du peuple sur les forces du mal.

2.Réveil FM International: Né Mwanda Nsemi a décidé de frapper, il a tenu parole en frappant le lundi 7 août. Il avait demandé aux partis politiques, aux catholiques, protestants et membres des Eglises de Réveil, ils ne sont pas sortis. Deux écueils, Ne Mwanda N semi a nommé le criminel de RCD-Goma Wamba dia Wamba comme secrétaire Général de Bundu dia Mayala et il n' a jamais parler de Floribert Chebeya assassiné par le régime ...

Paul Kahumbu Ntumba: Ne Muanda Nsemi,est une personnalité emblématique autant que singulière! En dépit de ses discours mi figue-mi raisin, il a enfin retrouvé le vrai discours de la résistance que nous brandissons depuis des lustres pour l' éveil patriotique et nous nous en réjouissons. Nous saluons à juste titre son énorme capacité de mobilisation des masses dont il a fait preuve ce lundi 7 Août dans la capitale et au Kongo Central. Ceci nous a permis à cerner une évidence, entre ceux qui luttent contre l' occupation rwandaise dans notre pays et ceux de Rassop qui ballottent et trompent le peuple, en réclament à l' occupant étranger l' organisation des élections dont ils ont souvent l' amère expérience en 2006 et 2011! Pour conclure,succès ou pas, la mobilisation de ce lundi 7, doit demeurer permanente et sera soumise aux nouvelles stratégies que nous comptons élaborer lors du prochain Conclave des Résistants le 12 août prochain. La capture de l'imposteur est à l'ordre du jour. Car la résistance n'entend pas seulement chasser celui qui a massacré plus de 12 millions des Congolais et continue à semer la désolation partout au Congo, celui ci doit être capturé à tout prix pour être jugé et condamné par un tribunal populaire pour tous les crimes perpétrés sur les terres de nos ancêtres ! Il n' y aura plus de révolution pardon. Quant à Wamba dia Wamba son passé de chef de RCD qui avait agressé notre pays est connu, et Ne Muanda Nsemi devra expliquer au peuple la motivation qui milite à sa nomination comme Secrétaire Général de BDM. En tout état de cause une commission vérité et réconciliation doit être instaurée le moment venu pour établir des responsabilités d'un chacun dans le chef du processus de la descende aux enfers de notre pays .

3. Réveil FM International: Quelle évaluation de la Résistance congolaise ? Quel bilan des Résistants-Patriotes-Combattants?

Paul Kahumbu Ntumba: La résistance étant un état d'esprit permanent qui commande des actes de projections psychologiques et matériels,son évaluation ne peut être établi qu' en fonction de résultats que nous obtenons au fur et à mesure de l' avancement de notre combat.Les Résistants Patriotes Combattants ne peuvent établir de bilan qu'au terme de leur victoire sur les forces du mal.

4. Réveil FM International: Catapulté par la mafia internationale sur le trône du Congo, le régime de Kinshasa est mafieux avec l'omerta qui le caractérise...

Paul Kahumbu Ntumba:L' ordre politique qui régente notre pays depuis le 26 janvier 2001 après l' assassinat de Mzee Laurent Désiré Kabila ,est du type mafieux. Il se caractérise par le faux et usage de faux, les assassinats , les exécutions extra judiciaires les pillages de nos ressources , la spoliation, le viol de nos mamans ,le mensonge ,le vol de denier public bref l' avilissement et la paupérisation du peuple Et l' imposteur qui se fait frauduleusement appeler alias Joseph Kabila est un ex soldat de l' armée rwandaise pur produit de cette pègres truffée des multinationales qui pillent impunément nos ressources naturelles et stratégiques. Honoré Ngbanda ko Atumba l' a démontré avec force détails dans son livre "Crimes Organisés en Afrique Centrale ", le Franco Camerounais Charles Onana, Pierre Péan, Léonard Mulopo et tant d' autres experts de la question Congolaise l' ont révélé et souligné avec une documentation d' une vérité irréfutable.Mais la classe politique actuelle toxique ,mercantile et corrompue jusqu' à la moelle épinière a fait semblant d' ignorer cette évidence à cause des intérêts égoïstes et continue toujours à le faire. Aujourd'hui la loi de l' Omerta a même été levée ,les vidéos du député européen Jean Claude Schaffhauser, et du politologue belge Dominique Ugeux se passent de tout commentaire sur des réseaux sociaux et ce, à la grande indifférence de la classe politique Congolaise. Notre peuple doit s' émanciper totalement de ces oligarques escrocs !

5. Réveil FM International: Les politicailleurs ventriotes ont courbé l'échine devant Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale . Pourquoi n'avons-nous plus une classe politique digne en RDC ?

Paul Kahumbu Ntumba: Les politicailleurs Congolais comme vous le dites, tous roulent pour leurs ventres et s' en foutent éperdument de la misère du peuple . Ils ont bradé totalement leur dignité en rampant toute honte bue devant un petit monsieur, délinquant qui leur jette de miettes tandis que lui et sa fratrie de faux Kabila amassent des milliards,argent du peuple Congolais qui ils cachent impunément dans les paradis fiscaux. A cause de positionnement,vous avez vu de vos propres yeux, comment les Badibanga, les Bruno Tshibala, Olenga Nkoyi, Lisanga Bonganga, et consorts ont ils trahi la cause et floué le peuple. Le sort de cette bande d' impénitents est déjà scellé.. Heureusement la Résistance patriotique existe, elle est résolument déterminée à en finir avec ce régime cannibale sans foi ni loi , et c' est imminent! La Patrie ou la mort,nous vaincrons, Ingeta !

6. Réveil FM International: Vous êtes un ancien Président de l'Udps en Suisse, le fait que cela 6 mois que le corps d'Etienne Tshisekedi soit toujours à Bruxelles sans retour au Congo? quelle est votre réaction. Patrice Emery Lumumba n'a pas de tombe, Moïse Tshombe est en Algérie, Mobutu au Maroc...Le Congo est-il maudit pour ses dirigeants ?

Paul Kahumbu Ntumba: En tant que ancien Représentant de l'UDPS en Suisse et un des pionniers collaborateurs d'Etienne Tshisekedi pendant la dictature mobutienne,et devenu Résistant à l' arrivée de l ' AFDL, le décès mystérieux de ce grand Homme d' Etat de l' histoire politique de notre pays m' afflige au plus profond de moi même . Les atermoiements et enchères observés autour de la question du retour de sa dépouille sur la terre de ses ancêtres sont indignes et procèdent du machiavélisme d'un pouvoir d' occupation qui croit que l' immense population qui ira acceueillir le corps de leader Maximo ,pourrait dans le débordement renverser le régime ! En tout état de cause dignité oblige,,cette situation devrait constituer une occasion toute faite pour son fils Tshilombo Tshisekedi,de remuer ciel et terre avec l' appuie de la masse populaire pour chasser du pouvoir, le petit imposteur qui règne sans légitimité ni légalité depuis le 19 décembre 2016 à minuit.Ceci expliquant cela,les cas de Moïse Tshombe et Mobutu Sese Seko, deux complices patentés et avérés dans le complots de l' assassinat du Premier Premier Ministre du Congo Patrice Emery Lumumba, leur sort est lié à la justice transitionnelle qui sera instaurée à la libération étant entendu que tout acte commis intentionnellement ou pas, rattrapera tôt ou tard son auteur.Ce n 'est que justice !

7. Réveil FM International: A-t-on déjà libéré un pays avec des fameuses villes mortes ? Ces dernières ne fortifient-elles pas le régime d'imposture d'Alias Joseph Kabila ?

Paul Kahumbu Ntumba: C'est ici où la médiocrité de la classe politique Congolaise est criante et complice de l' occupant rwandais ! J' ai rappelé plus haut,la nature mafieuse de ce régime Afdl que Mzee LDK avait lui même qualifié de conglomérat d' aventuriers. Il avait également démontré comment nous étions infiltrés par des étrangers jusque au sommet de l' Etat ,après sa mort de LDK et l' avènement de l' imposture, Honoré Ngbanda a fourni des preuves irréfutables sur le processus de l' occupation de notre pays. Les expériences vécues lors des élections made Louis Michel en 2006 et Ngoy Mulunda en 2011, sont éloquentes , persister encore aujour d'hui dans les mêmes bêtises devient de plus en plus diabolique . On ne libère pas un pays occupé par des élections, point barre !

8. Réveil FM International: Simon Kimbangu avait prophétisé sur un 4è président qui allait apporter la paix, la prospérité du Congo Tshala Muana vient de composer une une chanson et déclare qu'il s'agit d'Alias Joseph Kabila. Le Congo est-il en paix, prospère avec un imposteur ?

Paul Kahumbu Ntumba: J' ai suivi avec une attention particulière,l' interpellation de chef de l'Eglise Kimbaguiste par maman Grâce Kalanga au micro du Pasteur Bobo au sujet de la profanation de la prophétie du Grand Mvuluzi Simon Kimbangu. Pour le lucre d' argent les musiciens Congolais ,Tshala Mwana en tête ont vendu leurs âmes au Diable. L'imposteur génocidaire qui règne par défi à la tête de notre pays est un OVNI mieux encore un, rejeton énigmatique de lAFDL conglomérat d' aventuriers, soit le prolongement du troisième pouvoir criminel après la fuite de Maréchal Mobutu. Le quatrième pouvoir n'existe pas encore. Il viendra de la diaspora Résistante et combattante, de Bana ya Bilaka, selon la véritable prophétie de Mfumu Kimbbangu à Mbanza Sanda en 1921. L'autorité actuelle de l'Eglise Kimbaguiste en recevant un esprit succube comme Tshala Mwana, elle risque de désorienter la jeunesse en trahissant la vision prophétique d'une figure tutélaire de l'histoire de l'homme noir et d'un Grand Esprit respectable qui est Mfumu Kimbangu. Nous la mettons en garde !

9. Réveil FM International: L'ONU vient de publier un rapport sur les massacres du Kasaï considérés comme une épuration ethnique. Étonnant tout de même que les deux PM originaires du Kasaï d'alias Joseph Kabila dans le glissement : Samy Badibanga et Bruno Tshibala ne pipent mot ! Quant au Vuvuzélateur Lambert Mende, il réfute ce rapport...

Paul Kahumbu Ntumba: Après avoir dénoncé dans une vidéo le massacre des jeunes kassaïens à Mwanza Lomba, mon épouse avec son association "DuBaume Au Coeur avait organisé une journée de solidarité avec les victimes du Grand Kassaï. Je suis intervenue moi même lors de la 35 è conseil des droits de l' Homme à Genève pour cofondre la fameuse Dame Mushoekwa,qui qualifiait abusivement ces jeunes qui défendaient l' intégrité de leur terre de terroristes! Le rapport de l' ONU démontre aujourd'hui la responsabilité du gouvernement fantoche de alias Joseph Kabila dans ce plan de génocide qui s' opère au Kassaï. Les deux premiers ministres dont vous faites allusion pourtant originaires de cette région leur silence devant ce massacre odieux s' explique par leur complicité avec alias Joseph Kabila et les multinationales qui les ont corrompu grassement pour exploiter des riches gisement que regorgent cette partie des terres kasaïennes. Quant à Lamert Mende,tout le monde sait que tout ce qui sort de sa bouche n' est que ordure.

Lire la suite

samedi 5 août 2017

RDCONGO: Kinshasa aboie contre Zeid Ra’ad Zeid Al-Hussein, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme !

Zeid Ra’ad Zeid Al-Hussein, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme cible du régime d'imposture de Kinshasa

Le régime d'imposture de Kinshasa est connu pour ses manœuvres dilatoires ! Tout en s'enrichissant illicitement, les autorités illégitimes instaurent "Omerta" comme font toutes les maffia. La RDC, c'est eux ! Eux-seuls doivent parler de la RDC, eux-seuls connaissent mieux la RDC...Et pourtant ! Massacreurs du peuple congolais dans le Kasaï, ils sont pointés du doigt par l'ONU !

Des Vuvvuzélateurs du régime d'imposture de Kinshasa ont embouché leurs Vuvuzélas ! La diabolisation est enclenchée de Zeid Ra’ad Zeid Al-Hussein, Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme ! En effet, le gouvernement illégitime de Kinshasa, doute de la crédibilité du rapport publié, en juin dernier, par le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Zeid Al-Hussein, et accuse même ce dernier “d’être instrumentalisé par des puissances étrangères pour déstabiliser les institutions congolaises”. Le rapport de la Haute instance des droits de l’homme fait état des violations des droits de l’homme dont a été victime la population de l’espace Kasaï.

Ex-rebelle de RCD-Goma, Goebbels d'Alias Joseph Kabila, Lambert Mende Omalanga, le Vuvuzélateur national et Pinocchio de la République affirme que le rapport de l'ONU se basant sur des témoignages des réfugiés congolais en Angola ayant fui les exactions au centre de la RDC est “prématuré et inopportun”. Kinshasa dénonce un rapport “peu crédible, non vérifié et recueilli unilatéralement par le Haut-commissariat de l’ONU” ! «Pour le gouvernement congolais, pareille démarche renforce les suspicions quant à la neutralité du Haut-commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme et la volonté de certaines puissances étrangères hostiles à vouloir instrumentaliser ce dernier pour déstabiliser les institutions congolaises », déclare Kinshasa dans un communiqué publié hier vendredi 4 août 2017.

Après avoir refusé aux enquêteurs de l'ONU de se rendre en République démocratique du Congo, le régime criminel de Kinshasa accuse également le Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme "d’avoir fui la réalité de la crise sur le terrain (les Kasaï) pour aller enquêter en Angola" ! Suite aux difficultés d’accès à certains sites, en juin dernier, le haut-commissariat avait dépêché des équipes en Angola pour conduire des enquêtes auprès des réfugiés ayant fui des exactions dans les Kasaï afin de faire la lumière sur les violences qui sévissent, depuis un an déjà, au centre de la République démocratique du Congo. Une démarche que le régime d'imposture rejette demandant le respect des dispositions de la résolution 35/33 signée à la dernière session du Haut conseil de l’ONU aux droits de l’homme, à Genève.

Cette dernière fait appelle à une enquête conjointe entre le gouvernement congolais et une équipe d’enquête internationale. Le 19 juillet dernier, le Haut-Commissaire avait désigné trois experts pour enquêter sur les exactions dans les Kasaï aux côtés des enquêteurs congolais. Les experts de l’ONU arriveront en RDC le 3 septembre prochain.

Genève, palais des Nations, 30 mars 2001, face aux journalistes qui voulaient tout savoir sur ses origines, parcours et son parachutage à la tête du Congo, alias Joseph Kabila a botté en touche en répondant en anglais alors que la RDC est un pays francophone. Photo Réveil FM International, archives

Si le Haut Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme publie un rapport, c'est qu'il est carré quoiqu'en pense le régime d'Alias Joseph Kabila, pourquoi ? Les Nations Unies ont un contingent de plus de 20.000 soldats en République démocratique du Congo. Genève est le centre névralgique du Conseil des droits de l'homme. La majorité des institutions onusiennes ont leur siège à Genève:

Organisation Mondiale de la Santé (OMS),Conférences des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED), Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA),Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), Haut Commissariat pour les réfugiés et apatrides, Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), Bureau de service d'appui aux projets des Nations Unies (UNOPS), Centre du Commerce International (CCI), Commission d'indemnisation des Nations Unies (CINU), Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF) , Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'Homme (HCDH),Programme alimentaire mondial (PAM), Programme des Nations Unies pour les établissements humains (UN-HABITAT), Institut de Recherche des Nations Unies pour le Développement Social (UNRISD)...Cela fait 18 ans, qu' Alias Joseph Kabila ne veut pas montrer à la face du monde la volonté du Congo d'améliorer son image sur les atteintes flagrantes des droits humains, notamment avec les viols des femmes utilisés comme arme de guerre, des arrestations arbitraires et sauvages, l'enrôlement des enfants soldats, les emprisonnements politiques, les massacres et tueries de populations civiles....

Lire la suite

RDCONGO: Scott Campbell, l'ONU pointe du doigt les Bana Mura qui ont massacré 251 Kasaïens !

Expulsé de la RDC, Scott Campbell est Responsable de l'Afrique centrale et occidentale au Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme

Le régime d'imposture de Kinshasa est plus que fâché avec le respect des droits de l'homme. L'un des attributs régaliens d'un pays est de protéger ses citoyens. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui a pris en otage toutes les institutions de la République démocratique du Congo. Le régime de Kinshasa est prédateur, pillard et criminel ! L'enrichissement illicite des apparatchiks, pillage systématique des ressources congolaises, crimes et massacres de populations civiles ne se comptent plus sur le bout des doigts.

D'après Scott Campbell, responsable de l'Afrique centrale et occidentale au Haut Commissariat de l'ONU aux droits de l'homme, des violences au Kasaï pourraient être utilisées par le gouvernement pour retarder encore la tenue de l'élection présidentielle. "Il est impossible de déterminer si le gouvernement essaye de retarder la tenue des élections", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Genève. "Nous craignons que (les violences) soient utilisées afin de décaler la tenue des élections, ce qui pourrait engendrer d'autres violences et violations des droits de l'homme."

En effet, quelque 251 personnes, dont 62 enfants, ont été exécutées par des milices dans la province du Kasaï, dans l'ouest de la République démocratique du Congo (RDC), entre mars et juin, selon un rapport de l'Onu publié vendredi 4 août 2017 à Genève.

Les violences décrites dans ce rapport, basé sur des témoignages de personnes ayant fui le Kasaï, province de l'ouest de la République démocratique du Congo, pourraient relever de crimes contre l'humanité, selon les enquêteurs des Nations unies.

"À travers leurs récits, c’est un avertissement très sérieux qui est adressé au gouvernement de la RDC, afin d’agir sans délai pour empêcher que cette violence ne bascule dans un processus de purification ethnique à plus grande échelle", a dit Zeid Raad Al Hussein, le Haut Commissaire des Nations unies aux droits de l'homme.

"J’appelle le gouvernement à prendre toutes les mesures nécessaires pour s’acquitter de son obligation première de protection des personnes de toutes origines ethniques dans le Grand Kasaï", poursuit-il dans un communiqué.

La milice Kamuina Nsapu, qui combat les forces gouvernementales depuis août 2016, a exécuté au moins 79 personnes, selon l'Onu. Une grande partie des effectifs des Kamuina Nsapu sont des enfants - fille et garçon - pour beaucoup âgés de 7 à 13 ans.

D'après les témoignages, la milice Kamuina Nsapu aurait organisé des assassinats ciblés, y compris contre des militaires, des policiers et des agents de la fonction publique.

Une autre milice, les Bana Mura, aurait été armée et soutenue par les chefs traditionnels locaux et par l’armée et la police, selon le rapport, pour attaquer les communautés Luba et Lulua accusées de complicité avec les Kamuina Nsapu.

  Des témoins parmi les Luba et les Lulua ont déclaré que les Bana Mura avaient décapité, mutilé et abattu leurs victimes. Certaines ont même été brûlées vives dans leurs maisons.

Octobre 2014, Kinshasa avait demandé le rappel de Scott Campbell, chef du bureau de l'ONU pour les droits de l'homme en RDC, au lendemain de la publication d'un rapport de ses services dénonçant des crimes commis par des policiers congolais.

Entre les autorités congolaises et Scott Campbell, chef du bureau de l’ONU pour les droits de l’Homme en République démocratique du Congo (RDC), le divorce était consommé. "Le moment est sans doute venu de nous séparer de lui et de demander au Secrétaire général des Nations unies de le retirer de notre pays pour manque de professionnalisme et d’honnêteté", avait déclaré jeudi 16 octobre 2014, le ministre de l’Intérieur, Richard Muyej, lors d’une conférence de presse à Kinshasa.

Richard Muyej avait reproché également à Scott Campbell "ses prises de positions partisanes, de nature à compromettre la stabilité des institutions". "Nous estimons que M. Scott Campbell remplit désormais les conditions requises pour être déclaré persona non grata", a ajouté le ministre.

Le bureau conjoint des Nations unies aux droits de l’Homme (BCNUDH) que dirigeait Scott Campbell à Kinshasa avait publié un "rapport sur les violations des droits de l’Homme commises par des agents de la police nationale congolaise" lors d’un grande opération antibanditisme dans la capitale congolaise entre novembre 2013 et février. Dans ce document, l’équipe onusienne dénonce la mort ou la disparition de plusieurs dizaines de civils pendant cette opération baptisée "Likofi" ("coup de poing" en lingala). "L’opération ‘Likofi’ a fait au moins 41 victimes", neuf d’"exécutions sommaires" et 32 de "disparitions forcées", mais le nombre des victimes des violences policières pourrait être bien plus élevé, peut-on lire dans ce rapport.

"Jamais rapport ne donna une information aussi malveillante que mensongère", a rétorqué Richard Muyej.

Lire la suite

jeudi 3 août 2017

RDCONGO: Ma Blandine Diafutua, SG de RCK "Marin Sali est notre étendard pour la libération du Congo" !

Ma Blandine Diafutua "Ma Kongo", Secrétaire Général de RCK. Photo Réveil FM International

Qui s'y frotte s'y pique ! Au Palais de Congrès de Paris, Ma Blandine Diafutua a refusé de prendre la main gracieusement tendue de Delly Sesanga, président d'Envol. On vient de finir l'interview, on est décontracté mais l'humeur de Ma Kongo change. Lorsqu'en aparté je lui pose la question pourquoi ce geste : "Je ne peux pas prendre la main qui salue et mange avec Kabila. Et je me suis retenue à cause de vous " ! Celle que l'on surnomme La "Dame de Fer" n'échappe pas à sa réputation ! Ileka Atoki, l'ambassadeur de la RDC en France, en sait quelque chose, lui qui a été badigeonné du Ketchup pour symboliser le sang de congolais, c'était en juin 2015. Elle assume le fait d'être activiste, Ma Blandine Ma Kongo est dure avec ceux qu'elle considère comme les collabos, accompagnateurs du régime d'imposture d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale.

Ma Blandine Diafutua "Ma Kongo", Secrétaire Général de RCK. Photo Réveil FM International

Voir Ma Blandine Ma Kongo de RCK, c'est voir le drapeau de la RDC qu'elle enfile de différentes manières. Pour notre rendez-vous au Palais de Congrès, Elle arbore à son cou une chaînette qui est tout un engagement: la carte de la République démocratique du Congo frappée de son drapeau ! Ma Blandine Diafutua "Ma Kongo", la "Dame de fer"qui fait la fierté de la diaspora congolaise, est la Secrétaire Générale de RCK. Elle a un message à faire passer: Les Résistants-Patriotes-Combattants doivent s'impliquer davantage pour la libération du Congo. Nous au RCK, c'est Martin Sali notre porte étendard. Nous demeurons un mouvement, pas un parti politique. Il faut préciser que dans la diaspora congolaise, trois options se détachent: 1. Le premier groupe qui se clame ancêtre de la lutte opte l'option de la lutte jusqu'à la fin, sans dire ils comptent y arriver ? Avec quels moyens ? Avec qui ? Comme qui dirait, nous allons à la chasse, c'est après avoir tué l'éléphant qu'on verra qui aura quoi ? La méfiance s'installe. Ceux qui ont été déjà enfarinés réfutent cette option avec la dernière énergie. 2. Le deuxième groupe c'est le RCK qui place son étendard aux mains de Martin Sali , son président. Nous comptabilisons nos acquis. Notre volonté est d'arriver au pouvoir. Nous ne serons à la traîne d'aucun groupe ou personnalité. Nous nous inspirons de la France et de son histoire d'occupation. Notre objectif est le changement avec une alternance politique pilotée par des Résistants-Patriotes-Combattants ! Nous avançons pour prendre le pouvoir en sachant qui est qui ? Qui a fait quoi ? Qui veut quoi ? 3. Le troisième groupe espère une jonction entre les politicailleurs ventriotes qui ont failli avec les Résistants-Patriotes-Combattants pour chasser les imposteurs. Enfarinés à plusieurs reprises par Alias Joseph Kabila, les politicailleurs n'ont plus aucun crédit, ils se fourvoient dans les méandres des intérêts personnels.

Ma Blandine Diafutua "Ma Kongo" est courageuse, dynamique, intelligente, parle un français châtié mais surtout elle est constante dans ses convictions politiques sur la République démocratique du Congo.

Lire la suite

lundi 31 juillet 2017

RDCONGO: Paul Nsapu, SG de la Fidh tonne sur Delphin Kahimbi, le barbouze de la Demiap !

Paul Nsapu, le Secrétaire Général de la Fidh

En République démocratique du Congo, nous avions deux amis activistes des droits de l'homme réputés et téméraires: Floribert Chebeya et Paul Nsapu. Depuis que Chebeya a été assassiné, à Kin Mazière le 1 juin en 2010, parle régime d'imposture d'Alias Joseph Kabila Mtwale, Paul Nsapu, le Secrétaire Général de la Fidh, contraint à l'exil, depuis Bruxelles, fait un travail titanesque pour que la RDC fâchée avec les droits de l'homme comprenne qu'ils sont universels, certaines de ses violations sont imprescriptibles et q'elle ne peut se dérober. En juillet dernier, Alexis Thambwe Mwamba, le Criminel du RCD-Goma qui avait reconnu sa responsabilité dans abattage de l'avion civil CAL avec 51 congolais, le fameux ministre de la justice de Kinshasa, a fui en Belgique par peur d'interpellation. A Paris pour prendre Air France pour Kinshasa, ATM, un homme arrogant, méprisant, imbu de lui-même a dû user du faux. En effet, l'Ambassadeur de la RDC en France, Atoki Ileka lui a délivré un Laissez-passer tenant lieu de passeport d’un ancien diplomate invalide qui est toujours en France. Et c’est avec ce faux papier que Thambwe Mwamba a quitté le territoire français et l’espace Schengen. La Fidh et Paul Nsapu se sont investis dans l'Affaire Pasteur Mukungubila en Afrique du sud, la Fidh suit l'Affaire Paul Mwilambwe à Dakar pour un procès international contre l'assassinat de Floribert Chebeya...

Avec ses lunettes de camouflage, le Général Delphin Kahimbi qui brandit son Master 2, de l'Institut des Relations Internationales et Stratégiques -France

Alors qu'il revient de l'Angola où avec ses collègues de la Fidh ont été dans des camps des réfugiés congolais qui fuient les tueries et massacres dans les Kasaï, à peine a-t-il déposé ses valises que le Secrétaire Général de la Fidh voit sur la RTNC-Télé Pprd : 15 congolais présentés à la Nation et à l'opinion internationale comme étant des terroristes de Kamwina Nsapu ! Un montage grotesque de mauvais, or parmi les 15 prévenus, on présente le jeune Reagen Lumenga, 21 ans, orphelin de père et de mère, comme l'un des meneurs de Kamwina Nsapu à Kinshasa. De la pire foutaise, car la Fidh était déjà saisie par la famille Lumenga de la disparition du jeune Reagen. La Fidh avait découvert qu'il était placé dans la cellule 3 de la Demiap. Et Paul Nsapu avait déjà interpellé le Général Delphin Kahimbi qui comme à ses habitudes n'a pas tenu parole. Dans cette conversation téléphonique, Paul Nsapu qui s'est senti floué par des promesses alambiquées d'un Général tortionnaire remet les pendules à l'heure.

Lâchée par les Etats-Unis et l'Europe, la RDC se cherche de nouveaux alliés parmi les plus récalcitrants à la politique occidentale en Afrique. La démarche est hasardeuse. S'étant détournée de l'esprit et de la lettre de l'Accord de Saint-Sylvestre, acculées de toutes parts, depuis le blocage de la mise en œuvre de la dynamique du Centre interdiocésain, les autorités de Kinshasa tentent de se rallier des « nouveaux amis ». Il ya une volonté de Nkurunzisation de la RDC, par le régime d'imposture. la « nkurunzisation » du Burundi. En effet, le président Nkurunziza s'est maintenu contre une frange importante de sa population et l'ensemble de la communauté internationale. Le Général Delphin Kahimbi de la Demiap, la Gestapo du régime est bien introduit à Bujumbura.

Lire la suite

jeudi 27 juillet 2017

RDCONGO: Journalistes étrangers en danger et sous contrôle ! Accrédités mais contraints aux autorisations pour circuler en provinces !

Le Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga

Froussard, le Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga a l'habitude de se déguiser en femme, lors de ses passages en incognito à Paris, il a une peur bleu de croiser des congolais de la diaspora. Cela ne l'empêche pas d'être interviewé, pas en direct mais toujours en différé, sur TV5 Monde, France 24 ou RFI. Une fois de retour à Kinshasa, Mende sort ses biceps, il embouche son Vuvuzéla, vocifère, tempête et tonne contre les mêmes médias qui l'ont gracieusement reçu à Paris ! Le ridicule ne tue pas en République démocratique du Congo ! Après avoir assassiné deux experts de l'ONU dans le Kasaï où des fosses communes se comptent à la pelle, des Massacres à Béni, un charnier à Maluku, avec deux mille huit cents violations des droits de l’homme commises en six mois de janvier à juin 2017, la RDC est candidate au Conseil des droits de l'homme ! Du toupet, en toute impunité, la RDC continue à fouler aux pieds les libertés fondamentales de ses citoyens, qu'elle n'arrive même pas à sécuriser.

Le Vuvuzélateur Lambert Mende Omalnga, faux Lumumbiste, faux nationaliste et ancien rebelle-criminel du RCD-Goma voudrait transformer la RDC en Corée du Nord avec des goulag pour les journalistes étrangers. En effet, le Goebbels de l'imposteur illégitime, Hippolyte Kanambe Kazembere Mtwale Alias Joseph Kabila, a signé le 12 juillet dernier, un arrêté ministériel liberticide visant à censurer les journalistes étrangers et à restreindre leur liberté de mouvement en République Démocratique du Congo, dans le but de les contrôler, et le cas échéant de les empêcher de faire leur travail.

Le fameux arrêté du Vuvuzélateur Lambert Mende oblige les journalistes étrangers accrédités en République démocratique du Congo, d’avoir une autorisation préalable avant de se déplacer de Kinshasa vers une autre province du pays ou d’une province à une autre. Le journaliste n'est pas un soldat qui doit obéir au pas ! Après avoir transformé les journalistes coupagistes congolais en thuriféraires du régime d'imposture aux abois, voilà Lambert Mende qui veut museler aussi les journalistes étrangers. Etre accrédité en RDC et avoir d'autres autorisations pour se déplacer à l'intérieur du pays, cela veut dire que le régime dictatorial de Kinshasa veut pister, contrôler les journalistes étrangers.

« Dans le but d’offrir les meilleures garanties de sécurité aux correspondants étrangers accrédités en RDC (…) leurs déplacements en dehors de la ville de Kinshasa devront être assorti d’une autorisation préalable du ministère de la communication et des médias après concertations avec les autorités locales des entités à visiter, » dit l’arrêté. Les mouvements interprovinciaux également sont concernés. « Pour les mêmes raisons que celles évoquées à l’article précédent, les déplacements des journalistes étrangers œuvrant dans une province de la RDC vers une province autre que celle dans laquelle ils sont accrédités doivent être assortis de la même autorisation, » ajoute le document qui précise qu’il est également interdit aux correspondants de la presse étrangère « de réaliser des reportages dans les lieux stratégiques tels que les casernes militaires, installations de télécommunications, ambassades, sauf autorisation expresse des responsables desdits lieux ».

Lire la suite

mardi 25 juillet 2017

RDCONGO: Classe politique la plus corrompue et pourrie ! Des troubadours et politicailleurs mafieux ont pris en otage le peuple congolais !

Classe politique congolaise, la plus corrompue d'Afrique

Un Moyibicrate de surcroît Zobacrate qui a été un dinosaure Mobutiste patenté, qui est devenu un Mammouth Joséphiste notoire, déclare sans rire :«Le Congo a envie de Kabila, nous voulons modifier la constitution pour lui donner un 3ème mandat. N'y aura pas la paix sans lui». Moto na Libandi qui fait cette fameuse déclaration alambiquée s'est autoproclamé "Professeur". D'ailleurs en République démocratique du Congo, des imposteurs et médiocres pour cacher leurs insuffisances se font appeler "Excellence" ! Franco Lwambo Makiadi avait raison dans sa chanson "Bakalaka Basundola Mayele".

En Afrique et dans le monde: la classe politique congolaise est la plus corrompue et la plus pourrie. A se poser la question, s'il y a vraiment une classe politique en République démocratique du Congo, pays de Lumumba ?

Des chiffonniers qui se battent pour des miettes que l'on leurs jettent sous la table !

Des troubadours habitués à crier très fort le jour et dans la nuit , comme Nicodème aller récupérer des cartons d'argent chez Alias Joseph Kabila.

Des roublards et fourbes prêtent à faire avaler n'importe quoi au peuple qu'ils sont sensés défendre.

Des caméléons politiques sans convictions qui au lieu de défendre le peuple, changent et épousent les propositions du régime pour mieux satisfaire leurs instincts bestiaux.

Des girouettes politiques qui tournent au gré du vent et sont prêts à tout pour un maroquin ministériel.

Des traverseurs de rue qui ne cessent de faire des allers-retours entre le pouvoir et la prétendue opposition.

Le gouvernement Bruno Tshibala est aphone sur la libération des prisonniers politiques

Plus personne ne parle des préalables, notamment la libération des prisonniers politiques personnels d'Alias Joseph Kabila: Diomi Ndongala, Jean-Claude Muyambo, Franck Diongo, Prof Huit Mulongo...Depuis que ces proliticailleurs ont été nommés dans le gouvernement Samy Badibanga puis Bruno Tshibala, ils sont devenus des aphones ! Honte à eux ! Qui parlent encore des charniers de Maluku ? Des fosses communes dans le Kasaï ? Personne !

Lorsque les enfants des autres sortent dans la rue pour défendre la démocratie, protéger la Constitution...Sans sommation, ils sont canardés comme des lapins par les mercenaires d'Alias Joseph Kabila ! Froussards, Ces politicailleurs sont chez eux cachés sous des lits et ne sortent que pour compter des morts et s'approprier la lutte des autres !

Les politicailleurs ventriotes continuent d’accumuler des fautes et des erreurs pour sortir de la crise que traverse notre pays la République Démocratique du Congo après la guerre dite d'occupation, masquée en guerre de libération de 1997 qui a fait tomber le régime dictatorial de Mobutu Sese Seko.

En 1997, pour se sauver, certains politicailleurs avaient traversé le fleuve Congo à pied !

Des accords de Lusaka I et Lusaka II en passant par les accords de Sun City, la plupart des acteurs politiques congolais n’ont pas l'air d'avoir fait un diagnostic approfondi pour sortir le Congo de la crise ne respectant même pas les engagements, les propositions et les textes qu’ils ont signés. C'est le comble, même notre propre constitution n'est pas respectée par les acteurs politiques aussi bien de l'opposition que de la majorité. L'opposition qui s'est régulièrement retrouvée aux côtés de ceux qui bafouaient nos lois, crier au loup pour mieux partager le butin.

Les accords de Sun City, en passant par la période de transition du gouvernement 1+4=0 (unique au monde), des politicards et politicailleurs s'étaient partagé le gâteau la RDC entre les entités, composantes...

Habitué à la langue de bois, adepte des propos teintés d'un nationalisme de façade, Roger Lumbala est un criminel et seigneur de guerre bien connu. Ses accointances avec l'Ouganda et le Rwanda, deux pays agresseurs de la République démocratique du Congo sont connus de tous. D'ailleurs, on se souvient encore comme si cela était hier, Roger Lumbala est le leader du RCD/N (Rassemblement Congolais pour la Démocratie - Nationale). En janvier 2003, son groupe rebelle a été accusé de crimes de guerre, et notamment d'actes de cannibalisme. En avril 2003, lors du 1+4=0, Roger Lumbala devient Ministre du Commerce extérieur dans le gouvernement de transition après le dialogue inter-congolais, jusqu'en janvier 2005, lorsqu'il est déposé de ses fonctions pour malversations financières, suite à l'enquête de la commission Grégoire Bakandeja. Culotté et bénéficiant de l'impunité il se fera remplacé par sa femme au Ministère du Commerce Extérieur et lui Roger Lumbala devint son directeur de cabinet !

Quant à Joseph Olengankoy, qui est nommé par Alias Joseph Kabila, président Comité de suivi de (CNSA) était ministre des transports du gouvernement 1+4=0. Il acheta des bus d'occasion qu'il baptisa "Congo mon plaisir". Gestion calamiteuse, ces fameux bus tombèrent en panne un à un, culotté Olengankoy dira même s'étaient ses propres bus qu'il avait acheté avec son argent pour les céder à la République. Candidat-président de la République en 2006, il n'obtient que 6% des voix !

Le parcours de "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi est parsemé des fourberies, roublardises et traîtrises. L'ex-gendarme de Mobutu s'est toujours clamé d'être un Tshisediste pure sucre. Le politicailleur est versatile ! Il tourne et couvre sa calvitie au gré de vent. Multirécidiviste, il a trahi à plusieurs reprises le vieux Etienne Tshisekedi et l'Udps. L'homme de la lampe tempête de Ngaba, qui n'avait rien et grâce à son deal avec alias Joseph kabila a tout obtenu, est-il prêt à tout perdre ? C'est alias Joseph Kabila qui l'a nommé Président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM). Corrompu "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a muselé des journalistes, bâillonné des opposants et des médias. Pire il a privé 65 millions des congolais d'un débat démocratique qui devait opposer Jean-Pierre Bemba à alias Joseph Kabila lors de l'élection Louis Michel 2006. Pour cette odieuse trahison, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a été récompensé et nommé Rapporteur au Sénat pour le compte d'alias Joseph Kabila !

C'est "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi sous l'instigation de ses mentors ésotériques qui en tant que Rapporteur du Sénat a initié et fait voter en avril 2015 la loi sur la protection juridique et l'immunité des anciens chefs d'Etat en République démocratique du Congo. Or les trois présidents qui ont dirigé la RDC sont tous morts: Kasa-Vubu est enterré à Tshimbi dans le Bas-Congo, le Maréchal Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu waza Banga repose dans un mausolée au cimetière chrétien de Rabat au Maroc, quant à M'zée Laurent-Désiré Kabila, il faudra vérifier s'il repose véritablement au mausolée devant le Palais de la Nation à Kinshasa.

Le seul qui est vivant, c'est l'imposteur-usurpateur alias Joseph Kabila qui devra s'expliquer un jour comment a-t-il accéder sur le trône du Congo ? Répondre de ses crimes: 12 millions des morts, massacre de Bundu Dia Kongo, exécution des fidèles du pasteur Joseph Mukungubila, charnier de Maluku, assassinat de 16 journalistes et activistes des droits humains, assassinats du Général Mbuza Mabe, Mamadou Ndala, Bahuma...C'est la loi Mutinga votée par des godillots parlementaires corrompus qui consacre l’impunité en République démocratique du Congo. Pour Modeste Mutinga Mutuishayi, le président en exercice peut commettre des délits,des crimes, des détournements des deniers publics pendant l’exercice de ses fonctions, il ne pourra jamais répondre de ses actes lors qu’il quittera ses fonctions. Sa démission du poste de Rapporteur du Sénat pour rejoindre le G7 n'est qu'une kabilerie de plus. On feint de partir pour mieux revenir.

Lire la suite

lundi 17 juillet 2017

Fatwa Anti-Concerts: Paulette Kimuntu Kimpiob chargée de communication du chansonnier Héritier Watanabe ?

Paulette Kimuntu Kimpiob, la nargueuse des Congolais de la diaspora

Respect pour la Maman Congolaise, c'est le mot d'ordre de la diaspora congolaise. En juillet 2011, des congolais de la diaspora ont marché de Paris à Bruxelles-334 km à pieds pour dénoncer le viol utilisé comme arme de guerre en République démocratique du Congo. L'arrogance et l'insolence ont des limites ! La culture congolaise ne doit pas se limiter à la musique, des chansonniers et chantres du régime d'occupation. L'artiste peintre Chéri Samba a ses tableaux exposés au musée Louis Vitton à Paris.

Cela fait des mois, que Paulette Kimuntu Kimpiob ricane, nargue, diabolise les congolais de la diaspora à cause du concert d'Héritier Watanabe. Paulette Kimuntu Kimpiob est-elle la chargée de communication du chansonnier Héritier Bondongo Kabeya Wakanambe et son concert annulé d'Olympia ? Elle devrait plus parler de Bulungu, Masimanimba, Popokabaka, Bagata... que Paris, une ville qu'elle ne connait pas.

Coupagiste, Joséphiste, et thuriféraire du régime d'imposture, la bonne femme ne connait pas Paris ni comment fonctionne la France. Paulette Paulette Kimuntu Kimpiob, qui n'est jamais sortie de son Congo natal a le toupet d'annoncer sur sa page Facebook et compte Twitter: "Héritier Watanabe annoncera, dans les tout prochains jours, un nouveau concert, apprend-t-on de sources parisiennes! Dans l’entre-temps, David Monsoh porte plainte contre le préfet de police pour avoir annulé son Olympia...

Le 15 juillet 2017, le préfet de police de Paris a annulé le concert d'Héritier Bondongo Kabeya Wakanambe à l'Olympia ! Michel Delpuech, préfet de police de Paris n'a fait qu'appliquer la loi ! A Paris, le préfet de police, haut fonctionnaire nommé en Conseil des ministres, est :

1. responsable de la sécurité dans la capitale ;

2. responsable de la police administrative exercée au nom de l'État dans la capitale ;

3. supérieur hiérarchique des fonctionnaires y compris de la police judiciaire (sur lesquels il exerce son pouvoir disciplinaire et de notation) ;

4. préfet pour l'administration de la police de Paris et des départements des Hauts-de-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne ;

5. préfet de la zone de défense et de sécurité de Paris (8 départements d'Île-de-France) ;

6. responsable du commandement opérationnel unique de la sécurité dans les transports ferrés en Île-de-France.

Les attributions du préfet de police trouvent leur fondement dans l'arrêté du 12 Messidor an VIII (1er juillet 1800).

Paris, c'est Paris ! A force de côtoyer des politicailleurs, ventriotes, mangéristes qui sont à la mangeoire d'Alias Joseph Kabila, pour se retrouver Paulette Kimuntu Kimpiob soutient le régime d'imposture qui sévit en République démocratique du Congo avec d'innombrables crimes contre l'humanité.

Paulette Kimuntu Kimpiob est ignare des réalités françaises, se fait l'avocat de David Monsoh écrivant que ce dernier va porter plainte contre le préfet de police de Paris ! Même si David Monsoh porte plainte contre le préfet de police de Paris qui a dit que le producteur ivoirien va gagner contre le préfet de police de Paris ? Qui a dit que le préfet de police de Paris qui a annulé le concert prévu le 15 juillet va l'autoriser dans quelques jours ?

Paulette Kimuntu Kimpiob délire. Depuis Kinshasa, elle pond des niaiseries, des mensonges à dormir debout, sachant que puisqu'elle soutient la dictature en RDC, elle se croit intouchable. Fallait-il qu'il y ait trouble à l'ordre public à Paris à cause d'un concert le seul talent du chansonnier Héritier Watanabe est d'être soutenu par le régime dictatorial de Kinshasa ? Fallait-il qu'il y ait mort d'hommes et femmes à Paris, entre les pro-concerts Alias Joseph Kabila et les Anti-concerts Anti-Alias Joseph Kabila notoires pour que Héritier Bondongo Kabeya Wakanambe et son rigolo de producteur David Monsoh soient contents ? De 45 euros, le billet du concert était bradé à 11 euros ! Combien David Monsoh a perçu du régime de Kinshasa pour organiser ce concert sans intérêt à l'Olympia dont le vrai intérêt est plus politique ? C'est l'avocat de l'Olympia qui a demandé à la préfecture de police de Paris d'annuler le concert d'Héritier Watanabe ! Pourquoi David Monsoh le fameux producteur ivoirien ne porte-t-il pas plainte contre Olympia et veut s'en prendre au préfet de police de Paris ? En France, quand on va en justice contre l'administration notamment contre la Préfecture rarement le juge condamne la dite institution. C'est une question de culture.

Des congolais meurent chaque jour, assassinés, massacrés tous les jours ! Héritier Watanabe n'a que 34 ans, le chansonnier du régime n'est pas une star...mais se débrouille à chanter. Son arrogance l'a perdu ! Défier la diaspora congolaise à Paris, ce que même Papa Wemba n'a jamais osé ! Cela fait 7 ans que la Fatwa Anti-Concerts contre les musiciens collabos du régime a été décrété jusqu'à la libération totale des institutions de la RDC prises en otage par des imposteurs.

Lire la suite

samedi 15 juillet 2017

RDCONGO: Fatwa Anti-Concerts,10 000 congolais mobilisés contre le troubadour Héritier Kalonji à Paris !

Héritier Kalonji Moto Na Tembé Akweyaki Na Sé chantent les congolais après l'annulation du concert à l'Olympia !

Paris, c'est Paris ! Et Paris ne tombera jamais clament les Congolais de la diaspora de tous les pays de l'Union européenne après l'annulation par le préfet de police de Paris du concert du griot Héritier Kalonji à l'Olympia pour chanter les louanges d'Alias Joseph Kabila, imposteur ! Les forces de l'ordre françaises ont fait usage de gaz lacrymogènes dans le quartier d'Opéra, à Paris, dans l'après-midi du 15 juillet, pour mettre fin aux débordements de manifestants issus de la diaspora congolaise. Les caméras de la Radio Télévision Nationale Congolaise-RTNC, le média thuriféraire du régime étaient déjà placés à l'Olympia pour retransmettre en direct, un concert d'un troubadour dont le seul talent est d'être soutenu par le régime.

La République démocratique du Congo est un enfer à ciel ouvert où le régime d'Hippolyte Kanambe Kazembere Alias Joseph Kabila use et abuse du terrorisme d'Etat. Les congolais sont zigouillés par milliers par ce régime sanguinaire et dictatorial. Illégitime depuis le 20 décembre 2016, Alias Joseph Kabila après 16 ans d'imposture s'accroche et foule aux pieds la Constitution, il refuse l'alternance politique et en bon dictateur croit que la RDC est son butin de guerre ! Le pays le plus riche en ressources minérales a une population qui croupit dans une misère noire. Le régime d'imposture qui est aux abois finance des concerts pour distraire la diaspora congolaise très virulente contre le régime dictatorial, criminel et prédateur.

Depuis 7 ans, les congolais de la diaspora réfutent des concerts à Paris, par des musiciens collabos, corrompus qui soutiennent le régime d'imposture qui sévit en République démocratique du Congo. Une Fatwa n'est pas un décret présidentiel ni arrêté ministériel. Une Fatwa est une flèche lancée jusqu'à atteindre son objectif, en occurrence pour les Congolais: le départ sans condition d'Alias Joseph Kabila du trône du Congo et sa bande des apparatchiks Joséphistes véreux et mafieux, qui ont pris en otage la République démocratique du Congo. Même, si le régime d'Alias Joseph Kabila tombait demain, il faudra que tous les congolais de la diaspora du monde y compris ceux en exil au Vanuatu, à la Nouvelle Guinée, en Polynésie, à Tuamotu, à Marquises, à Gambier... puissent décider le retour des concerts. Le veto d'un seul congolais de la diaspora annulerait la reprise des concerts.

Le chemin est long pour les griots du régime. D'ici là, certains trémousseurs de Kingakati vont abandonner la musique pour devenir vendeurs de "Nguba" au marché de Bayaka, d'autres vendront de la braise au marché Liberté de Ndjili ! Il est bête de limiter la culture congolaise à la musique des troubadours du régime. Alors que des fosses communes sont découvertes dans le Kasaï où des milliers de congolais ont été enterrés par le régime d'Alias Joseph Kabila, certains experts de l'ONU parleraient même d'un génocide du Kasaï. Héritier Kalonji, un griot Kasaien, un vrai inconscient a cru narguer, tous les congolais de la diaspora. Les Kasïens qui sont assassinés par les sbires du régime sont des congolais. En voulant tribaliser son concert d'Olympia financé par Alias Joseph Kabila , son griot Héritier Kalonji vient de se mettre sur le dos tous les congolais de la diaspora y compris des Kasaïens patriotes et résistants !

Lire la suite

indywidualne ubezpieczenie zdrowotne broker kupic viagra Wells fargo elektroniczny numer marszruty