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Réveil-FM

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

vendredi 18 mai 2012

Du Rufifi à Zurich, Francis Kalombo ayant pris la poudre d'escampette, les resistants-patriotes-combattants congolais se sont rabattus sur Moïse Katumbi Chapwe !

En mission pour infiltrer la résistance congolaise à Zurich en Suisse pour le compte de Joseph Kabila, le troubadour Francis kalombo est porté disparu ! Moïse katumbi Chapwe a failli payé à la place de "Mukala-joséphiste". Il lui a fallu un peu d'exercice physique, poursuivi par les résistants-patriotes-combattants, le président du TP Mazembe a été sauvé par la police suisse qui a créé une ceinture de sécurité et l'a caché. C'est dans une ambulance escortée par des véhicules de police que Moïse Katumbi a regagné l'hôtel 5 étoiles où il est logé: The Dolder Grand ***** . Pourquoi cet désamour entre les résistants-patriotes-combattants Congolais et le tout puissant gouverneur du Katanga ? Les mamans congolaises de Zurich dont l'une qui lui a interpellé en swahili, cette dernière lui a reproché d'avoir demandé aux Katangais de voter pour Joseph Kabila, un imposteur ! "Etes-vous sûr et certain que Joseph Kabila a gagné l'élection présidentielle de novembre 2011 ?" Le viol des femmes au Kivu, le cas de Bosco Ntangana qui doit rejoindre la Cour Pénal Internationale (CPI), l'invasion de l'armée rwandaise et les contrats léonins ont été évoqués. Entouré par la police Moïse Katumbi n'a pu répondre à toutes les questions posées. La police suisse a interpellé deux résistants-patriotes-combattants qui avaient poursuivi jusqu'à son dernier retranchement Moïse Katumbi Chapwe. Il s'agit de Taty Tshisuaka Kabeya et Justin Justin Manyanga Tshiswabantu. Le standard téléphonique de l'hôtel The Dolder Grand ***** est saturé, les Congolais du monde entier appellent. Malgré l'arrestation de deux résistants, une grande patrouille patriotique est organisé pour toute la nuit à Zurich, les Congolais de Genève sont allés prêter mains fortes à ceux de Zurich.

Zurich 17 mai, la sécurité informe malignement Moïse Katumbi Chapwe que les Congolais ont encerclé le stade. Photo Kongotelema

Moïse Katumbi Chapwe affiche une certaine inquiétude. Photo Kongotelema

Moïse Katumbi Chapwe pointe du doigt un groupe des Congolais. Photo Kongotelema

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jeudi 17 mai 2012

France: Le salaire du président et de ses ministres baissera de 30% !

Nommés mercredi soir, les 17 hommes et 17 femmes de ce premier gouvernement paritaire de la Ve République ont tenu leur premier Conseil des ministres pendant environ 45 minutes. Il a été l'occasion d'adopter la première mesure du quinquennat: la baisse de 30% du salaire du président et de ses ministres. A son issue a eu lieu la traditionnelle photo de famille, côté jardin. Le duo exécutif était entouré de Marisol Touraine et du numéro deux du gouvernement, Laurent Fabius. Le président et son Premier ministre ont ensuite repris la pose avec les seules femmes de l'équipe. Devait suivre le traditionnel compte-rendu du conseil par la porte-parole. Consciencieux, les 34 ministres et ministres délégués étaient arrivés entre 14h30 et 14h50, à la suite du Premier ministre Jean-Marc Ayrault, posant, le sourire aux lèvres, pour les photographes et cameramen. Les 34 nouveaux ministres, puis les seules 17 ministres femmes, ont posé jeudi après-midi sur le perron, côté jardin, de l’Elysée, autour de François Hollande et de Jean-Marc Ayrault, après le premier Conseil des ministres du nouveau quinquennat.

Rangée du haut (de gauche à droite) : Fleur Pellerin, Yamina Benguigui, Marie-Arlette Carlotti, Benoît Hamon, Michèle Delaunay, François Lamy, Bernard Cazeneuve, Sylvia Pinel, Dominique Bertinotti, Pascal Canfin, Frédéric Cuvillier, Kader Arif. Deuxième rangée (de gauche à droite): Delphine Batho, George Pau-Langevin, Valérie Fourneyron, Marylise Lebranchu, Najat Vallaud-Belkacem, Aurelie Filippetti, Michel Sapin, Jean-Yves Le Drian, Genevieve Fioraso, Stephane Le Foll, Victorin Lurel, Jerome Cahuzac, Alain Vidalies. Rangée du bas (de gauche à droite) : Cecile Duflot, Nicole Bricq, Vincent Peillon, Marisol Touraine, Jean-Marc Ayrault, Francois Hollande, Laurent Fabius, Christiane Taubira, Pierre Moscovici, Manuel Valls, Arnaud Montebourg

Charte de déontologie

A l'image de la benjamine Najat Vallaud-Belkacem, il s'agissait du baptême du feu pour la plupart d'entre eux: cinq seulement avaient une expérience en la matière (Laurent Fabius, Pierre Moscovici, Jean-Yves Le Drian, Michel Sapin, Marylise Lebranchu). Inédit: c'était même le premier Conseil dont les deux têtes, MM. Hollande et Ayrault, n'ont jamais été ministres.

Dès mercredi soir, Jean-Marc Ayrault a assuré qu'il ne serait pas le «collaborateur» de François Hollande, terme utilisé par Nicolas Sarkozy pour François Fillon en 2007, mais qu'il aurait «la responsabilité de faire fonctionner l’État et d'animer l'équipe gouvernementale».

Les membres du gouvernement se verront imposer une «charte de déontologie pour que les ministres, dans l'exercice de leur fonction, ne mélangent pas les genres et qu'ils soient exemplaires», a-t-il expliqué. François Hollande achèvera sa première semaine à l'Elysée en partant vendredi matin pour les Etats-Unis, où il doit passer quatre jours afin d'assister au sommets du G8 et de l'Otan, et rencontrer Barack Obama.

Volontés des nouveaux ministres

La matinée a été rythmée par les passations de pouvoirs. Au moment de succéder à Alain Juppé au Quai d'Orsay - comme lui énarque et normalien -, le numéro deux du gouvernement Laurent Fabius - l'homme du «non» au projet de Constitution de l'UE- s'est dit «profondément Européen», mais en faveur d'une «Europe différente».

Succédant à Luc Châtel, le numéro trois Vincent Peillon (Education) a souligné sa «responsabilité particulière»: faire de l'école «une priorité». A son côté se trouvait sa ministre déléguée à la Réussite éducative, la députée parisienne George Pau-Langevin.

Pierre Moscovici (Economie), relayant Valérie Pécresse et François Baroin, a souligné que la dette publique était «un ennemi» pour la France. Sous les yeux de Claude Guéant, Manuel Valls (Intérieur) a promis qu'il n'y aurait «ni angélisme ni course aux chiffres» en matière de sécurité, «ni stigmatisation de communautés».

Marisol Touraine, nouvelle ministre des Affaires sociales et de la Santé, a eu le droit à une double passation: Santé puis Solidarités. Rue de Valois, la cérémonie a été le théâtre d'un éloge de Frédéric Mitterrand à Aurélie Filippetti. «C'est un jour de chance pour ce ministère car il va y avoir à partir de maintenant une ministre dont l'empathie pour le monde de la culture est connue depuis longtemps», a-t-il dit.

Avec son prédécesseur Gérard Longuet, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a parlé de l'Afghanistan. Najat Vallaud-Belkacem a salué un «gouvernement du changement» incarnant le respect des engagements pris».

Critiques

Alors que Jean-Marc Ayrault a prévenu mercredi que tout ministre battu aux législatives ne resterait pas au gouvernement, la ministre lyonnaise a annoncé en matinée qu'elle renonçait à sa candidature, dans une circonscription qui s'annonçait des plus incertaines. Des responsables UMP, dont Christian Jacob, ont dénoncé «un manque de courage».

Martine Aubry, qui briguait Matignon et dont l'absence a été très commentée, a assuré jeudi qu'elle serait «la première alliée» de François Hollande. Avec 34 membres, dont sept ont moins de 40 ans, le gouvernement est plus fourni que le précédent (31). Il sera probablement remanié en fonction des résultats des législatives, le pire scénario, brandi par la droite, étant celui d'un «troisième tour» amenant à une cohabitation.

Bernard Accoyer, président UMP de l'Assemblée sortante, a notamment regretté un «recroquevillement» du gouvernement sur le PS.

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Les principaux visages du gouvernement français !

LAURENT FABIUS, MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES Laurent Fabius (65 ans) a occupé diverses fonctions gouvernementales sous la présidence de François Mitterrand: ministre du Budget de 1981 à 1983, puis de l'Industrie et de la Recherche de 1983 à 1984, il devient cette même année premier ministre. Laurent Fabius occupe cette fonction jusqu'à la défaite de la gauche aux élections législatives, deux ans plus tard, en 1986. En 2000, il est nommé ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie dans le gouvernement du premier ministre Lionel Jospin.

PIERRE MOSCOVICI, MINISTRE DE L'ÉCONOMIE, DES FINANCES ET DU COMMERCE EXTÉRIEUR Député européen entre 1994 et 1997 puis entre 2004 et 2007, ministre chargé des Affaires européennes entre 1997 et 2002 dans le gouvernement Lionel Jospin, Pierre Moscovici (54 ans) est député du Doubs depuis 2007. Il est directeur de campagne de François Hollande pour l'élection présidentielle.

MICHEL SAPIN, MINISTRE DU TRAVAIL, DE L'EMPLOI ET DU DIALOGUE SOCIAL Michel Sapin (6o ans) est un camarade de promotion de l'ENA de François Hollande. Il a déjà occupé des fonctions ministérielles sous différents gouvernements de gauche: ministre délégué auprès du ministre de la Justice (mai 1991 - avril 1992, gouvernement Édith Cresson), ministre de l'Économie et des Finances (avril 1992 - mars 1993, gouvernement Pierre Bérégovoy) et ministre de la Fonction publique et de la Réforme de l'État (gouvernement Lionel Jospin).

MANUEL VALLS, MINISTRE DE L'INTÉRIEUR Manuel Valls (50 ans) fait partie de la jeune garde PS. Il est maire d'Évry depuis 2001 et député de l'Essonne depuis 2002. Lors de la campagne présidentielle de 2012, il est conseiller spécial auprès du candidat socialiste François Hollande et directeur de la communication pour sa campagne présidentielle. La mère de Manuel Valls est originaire du Tessin.

MARISOLE TOURAINE, MINISTRE DES AFFAIRES SOCIALES ET DE LA SANTÉ Députée socialiste et présidente du conseil général d'Indre-et-Loire, Marisole Touraine (53 ans) est la fille du sociologue Alain Touraine. Elle est secrétaire nationale du PS à la Solidarité et la protection sociale. Elle dirige le pôle «Social, Santé, Handicap, Personnes âgées» de la campagne présidentielle de François Hollande.

ARNAUD MONTEBOURG, MINISTRE DU REDRESSEMENT PRODUCTIF Membre du Parti socialiste depuis 1985, Arnaud Montebourg (49 ans) est député à l'Assemblée nationale, élu de de Saône-et-Loire depuis 1997. Il est également secrétaire national du Parti socialiste à la Rénovation. Compagnon de la journaliste de télévision Audrey Pulvar.

CHRISTINE TAUBIRA, MINISTRE DE LA JUSTICE, GARDE DES SCEAUX Candidate du Parti des radicaux de gauche à l'élection présidentielle de 2002, Christiane Taubira (60 ans) est députée et présidente de Walwari (Mouvement politique de Guyane française, département d'outre-mer) se réclame indépendantiste. En 2012, elle soutient publiquement le Chef Raoni dans sa lutte contre le Barrage de Belo Monte. Christiane Taubira a donné son nom à une loi française, votée le 10 mai 2001, qui reconnaît comme crimes contre l'humanité la traite négrière transatlantique et l'esclavage qui en a résulté.

VINCENT PEILLON, MINISTRE DE L'ÉDUCATION NATIONALE Vincent Peillon (51 ans) est un professeur de philosophie, député européen et membre dirigeant du Parti socialiste. En 1997, il est élu député de la Somme. Il devient parallèlement secrétaire national aux études du Parti socialiste de 1997 à 2000, puis porte-parole du PS sous la direction de François Hollande. Fait partie de l'équipe de campagne de François Hollande.

AURÉLIE FILIPPETTI, MINISTRE DE LA CULTURE Membre du Parti socialiste et députée de Moselle depuis juin 2007, Aurélie Filippetti (38 ans) est porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Elle est également romancière. Elle a notamment écrit «Les Derniers Jours de la classe ouvrière», racontant comment son grand-père, résistant, a été arrêté par la Gestapo au fond de la mine, puis déporté en camp de concentration avec ses deux frères. Aurélie Fillippetti a d'abord milité chez les Verts.

JEAN-YVES LE DRIAN. MINISTRE DE LA DÉFENSE Jean-Yves Le Drian (64 ans) est président du conseil régional de Bretagne depuis 2004. En septembre 2010, il est devenu président de la Conférence des régions périphériques maritimes d'Europe (CRPM). Proche de François Hollande, Jean-Yves Le Drian est chargé des questions de défense au sein du comité de campagne électorale du candidat socialiste.

NAJAT VALLAUD-BELKECEM, MINISTRE DES DROITS DE LA FEMME, PORTE-PAROLE DU GOUVERNEMENT Deuxième d'une famille de sept enfants, née au Maroc, Najat Vallaud-Belkecem (34 ans), est porte-parole de Ségolène Royal durant la campagne de l'élection présidentielle. Depuis 2008, elle est adjointe au maire de Lyon, le socialiste Gérard Collomb, chargée des grands événements, de la jeunesse et de la vie associative.

STÉPHANE LE FOLL, MINISTRE DE L'AGRICULTURE Stéphane Le Foll (52 ans) est vice-président du groupe de l'Alliance progressiste des socialistes et des démocrates au Parlement européen depuis le 24 juin 2009. Stéphane Le Foll est le directeur de campagne de François Hollande lors de la primaire présidentielle socialiste de 2011 avant d'être désigné responsable de l'organisation de la campagne du candidat socialiste pour l'élection présidentielle.

NICOLE BRICQ, MINISTRE DE L'ÉCOLOGIE Longtemps membre du CERES (courant du parti socialiste mené par Jean-Pierre Chevènement considéré comme classé à la gauche du PS), puis de Socialisme et République, Nicole Bricq (65 ans) fut notamment première secrétaire de la Fédération de Paris du PS au début des années 1980. Députée de Seine-et-Marne, elle est rapporteure générale du budget au sein de la Commission des finances du Parlement.

CÉCILE DUFLOT, MINISTRE DE L'ÉGALITÉ DES TERRITOIRES ET DU LOGEMENT Secrétaire d'Europe Écologie Les verts depuis 2010, Cécile Duflot (47 ans), après avoir été porte-parole puis secrétaire nationale du parti écologiste Les Verts de 2006 à 2010.

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Lucien D'zata: "Le Front Bantou a réhabilité "Ingeta" de Papa Simon Kimbangu dans la résistance congolaise"

C'est très encourageant d'écouter un jeune congolais qui explique son engagement dans la résistance congolaise. Certes dans cette résistance il faut la participation de tout le monde. Avoir des intellectuels qui maitrisent la sémiotique et l'herméneutique des expressions qui nous sont devenus familiers: "Ingeta", "Kongo", "Simon Kimbangu", "Kimpa Vita"...Cela donne de la force pour continuer à lutter. Lorsque Kituadi (Fumu Kimbangu et ses acolytes) menait sa lutte contre les colons, après chaque réunion de priere avec ses acolytes, il disait "Ingeta" ! Le Front Bantou de Lucien D'zata est à l'initiative de la réhabilitation mieux la révalorisation de nos valeurs, personnalités et symboles bantous. Lucien D'zata est un intellectuel congolais qui a choisi la résistance pour réfuter l'occupation qui sévit au Congo-démocratique.

Lucien D'zata du Front Bantou à Paris-Bastille. Photo Réveil FM

Lucien D'zata la symbolique "Bomoko". Photo Réveil FM

Lucien D'zata dans la symbolique "Likofi". Photo Réveil FM

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Alain Mabanckou, une fierté de la langue française

Signe distinctif: une casquette vissée sur la tête qu’il n’enlève que pour faire du sport! Alain Mabanckou a l’œil qui pétille et l’ironie à fleur de peau. Il a été à Genève pour présenter son dernier roman:"Le sanglot de l'homme noir", Éditions Fayard, dans lequel il renvoie dos à dos les discours victimaires et accusateurs sur la "question noire". Un point de vue tranché sur la situation des Noirs en France et celle de l'Afrique dans le monde, nourri d'expériences personnelles et de littérature... Dans ce TGV Lyria qui nous ramène à Paris, Alain Mabanckou, Prix Renaudot 2006, a répondu à nos questions à coeur ouvert.

Alain Mabanckou, Poète, romancier et chroniqueur, dans le TGV Genève-Paris. Photo Réveil FM

Il est né au Congo, il enseigne à UCLA, la prestigieuse université de Los Angeles. Et il publie en France de merveilleux souvenirs de son enfance africaine. Aujourd'hui, le petit Congolais est un écrivain de premier plan, récompensé par le prix Renaudot pour ses savoureux « Mémoires de porc-épic ». C'est lui qui répond aux questions des autres : journalistes, lecteurs, étudiants. Il est traduit dans une douzaine de langues. Avec « Demain j'aurai vingt ans », récit de son enfance à Pointe-Noire, il est le premier noir africain publié dans la prestigieuse collection blanche de Gallimard. Et après avoir enseigné à l'Université du Michigan, le voilà recruté par la fameuse UCLA de Los Angeles. Là-bas, l'auteur de « Black Bazar » apparaît comme « le professeur de littérature française le plus cool de Californie ». Pas étonnant quand on l'y a vu, devant cent cinquante personnes hilares, lire l'histoire de la femme qui pisse dix minutes d'affilée. Pour un peu, on l'appellerait Mabancool. C'est qu'il y a du show man dans ce garçon chaleureux parti habiter la ville du cinéma. Quand il sort sur Hollywood Boulevard, sous sa casquette, on le confond avec l'acteur Samuel L. Jackson, ce qui est à la fois flatteur et scandaleux : « Je suis beaucoup plus jeune !».

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Bwana Paul Kahumbu n'a pas son drapeau congolais dans sa poche !

Très agréable de parler avec Bwana Paul Kahumbu qui n'a pas son drapeau congolais dans sa poche. Contrairement aux politicailleurs congolais à la mangeoire qui n'osent pas parler puisqu'ils ont la bouche pleine, Bwana Paul Kahumbu est pugiliste , il répond aux quart de tour. Il est jusqu'au-boutiste décomplexé pour les solutions radicales et innovantes à trouver pour remettre la République démocratique du Congo sur le rail, mis au ban des nations à cause de la mauvaise gouvernance. L'imposture et le hold-up électoral de Joseph Kabila ne font qu'aggraver l'illégitimé et l'illégalité de celui que la mafia a imposé à la tête du Congo et qui trône dans sa dictature totalitaire. En mai dernier, avant qu'un gouvernement fantoche de Matata Pognon soit mis en place , nous avions rencontré Bwana Paul Kalama à Lausanne. L'année dernière, il avait une veillée d'armes: Kongo dia Ntotila. Le dimanche 27 mai, il organise une journée culturelle Kongolaise avec un thème plus qu'évocateur: Kongolais qui sont-ils ? De 12h à 22h au Foyer paroissial de Malley, Rue Rionza 2, 1020 Renens, Près-Lausanne.

Genève, Bwana Paul Kahumbu au studio radio ONU, Palais des Nations. Photo Réveil FM

Genève, Palais des Nations: Bwana Paul Kahumbu, Sarah Katanga, Gaston Katanga Muyapandi et Gabriel après l'émission radio. Photo Réveil FM

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François Hollande n'est pas François Mitterrand ?

Contrairement à François Mitterrand, chez François Hollande, le réalisme l'emportera toujours sur le lyrisme. Nous ne sommes vraiment pas en mai 1981. Après François Mitterrand, François Hollande. Pour le nouvel élu, c'est d'abord cela qui est le plus émouvant: être celui qui a renoué le fil d'une histoire, celle de la gauche ; celui qui a effacé l'humiliation de 2002 ; celui qui a d'abord réussi à réconcilier sa propre famille politique jusqu'alors empêtrée dans les rivalités personnelles et les haines recuites. On l'a vu dans sa campagne, dominée par une constante référence au premier président socialiste de la Ve République, allant parfois jusqu'à l'imitation (François Mitterrand et ses 110 propositions, François Hollande et ses 60 propositions), et poussée le 6 mai jusqu'au résultat du vote, puisque François Hollande fait aussi bien à la virgule près vis-à-vis de Nicolas Sarkozy que François Mitterrand face à Valéry Giscard d'Estaing. Et tout le monde s'est retrouvé à la Bastille...

21 mai 1981 et 15 mai 2012, le rituel de la poignée de main sur le perron de l'Elysée à l'accueil du nouveau président n'a pas bougé d'un poil. Par contre, si Valéry Giscard d'Estaing et François Mitterrand échangent un regard, la poignée de main entre Nicolas Sarkozy et François Hollande

En 2012, léger changement dans la cérémonie d'investiture ultraprotocolaire, les femmes des présidents (Valérie Trierweiler à gauche et Carla Bruni-Sarkozy à droite) font partie intégrante de la cérémonie.

En 1981, elles étaient cantonnées au rôle de spectatrices. Ici, Danielle Mitterrand, vêtue modestement le jour de l'investiture de son mari.

Même salut entre les deux présidents lors de la remontée des Champs-Elysées

La foule en liesse au passage du cortège présidentielle

La remontée des Champs-Elysées, un rituel immuable...

Suivi du bain de foule. Le changement est peut-être maintenant, mais on ne bouscule pas le protocole de l'investiture.

Mais la comparaison s'arrête là. 1981 avait été vécue comme une rupture historique. Dans le droit-fil du Front populaire, François Mitterrand avait mis en oeuvre une grande réforme pour marquer le territoire de la gauche (la retraite à 60 ans), et une tentative de relance économique par la redistribution tous azimuts, une restructuration à travers les nationalisations. Avant de se heurter au mur des réalités. Qui se souvient du sommet de Versailles en 1982? Les fastes du château avaient sans doute ébloui Ronald Reagan. Mais la délégation française prit à ce moment-là conscience qu'on ne pouvait pas construire le "socialisme dans un seul pays". S'ensuivit le tournant de la "rigueur". La vraie!

François Hollande a d'emblée voulu tourner le dos à un tel processus, ne pas se remettre dans une situation qui le conduise à se dédire. La gravité l'a donc emporté. La crise a pesé de tout son poids. Et François Hollande est celui qui inverse la proposition traditionnelle de la gauche. La consolidation budgétaire figure parmi ses principaux objectifs, et il n'envisagera de redistribution qu'à la condition que la croissance soit repartie. En lieu et place d'une grande réforme emblématique, il y aura quelques gestes (allocation de rentrée scolaire, retraite à 60 ans pour ceux qui ont commencé très tôt à travailler) et des symboles (baisse du salaire du président et des ministres... ) qui n'affectent pas le coeur du dispositif, tourné vers le retour à l'équilibre.

La campagne électorale a également montré que la comparaison n'est guère possible avec François Mitterrand, car le réalisme l'emportera toujours chez François Hollande sur le lyrisme. Bien sûr, il se trouve aujourd'hui face à l'inévitable écart entre ce qui est demandé par les marchés et ce qu'il est possible de faire accepter. D'où l'importance du sommet social qu'il a promis de réunir, et dont l'ampleur pourrait peut-être permettre une sorte de New Deal qui remette le pays en même temps sur la voie des grands équilibres et de l'efficacité économique et sociale.

Revenons à la victoire. D'ordinaire, le sprint final est décisif: François Mitterrand avait gagné dans la dernière ligne droite. Nicolas Sarkozy avait d'ailleurs tout misé sur ce constat et avait réussi à provoquer une réelle dynamique en sa faveur, mais bien trop tardive. Le rejet n'a pas été remis en cause. Mais, en chemin, il est vrai, Nicolas Sarkozy a offert à François Hollande le thème du rassemblement et de la réconciliation. C'est là qu'une autre comparaison s'impose: avec la campagne de 1988. Nicolas Sarkozy l'avait analysée, décortiquée, dans l'admiration de ce que réalisa François Mitterrand cette année-là. Et pourtant, il en a pris le contre-pied en recherchant le clivage le plus aiguisé, opposant constamment les uns aux autres et allant au plus près des thèmes de Marine Le Pen. Ce faisant, il a décalqué... Jacques Chirac, dont l'un des porte-parole de l'époque, Charles Pasqua, avait lancé le thème des "valeurs communes" entre le RPR et le Front national. L'idée politique sous-jacente était que l'on peut agréger vote de droite et vote d'extrême droite. Or jusqu'aujourd'hui, l'un et l'autre ont toujours été opposés et l'on ne peut pas considérer l'électorat frontiste comme homogène.

Ultime différence avec 1981: il ne faut s'attendre à aucun état de grâce. Parce que la crise est là. Qu'elle frappe un pays déprimé, hanté par la menace du déclin et profondément sceptique. Ainsi, une majorité de nos concitoyens n'attend pas de cette élection qu'elle conduise à une amélioration de la situation relative du pays. Pourtant, pour François Hollande, c'est un levier possible. De la même façon qu'il avait gagné dans cette campagne à être sous-estimé par ses adversaires, de la même façon, face au scepticisme ambiant, toute amélioration sera perçue comme une grande victoire. Et une majorité de ceux qui lui ont permis de gagner s'est prononcée de façon positive, seule une minorité expliquant son vote par le rejet du président sortant. C'est le signe que tout au long de la campagne, il a su installer une autorité tranquille.

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Charly Esalo répond à Réveil FM International

Ce n'est plus un secret pour personne, Charly Esalo est l'un des pères de la résistance congolaise en France. Le 6 mai dernier, le jour de l'élection de François Hollande comme président de la République française, Charly Esalo avait mobilisé sa famille et ses amis tous avec le drapeau congolais direction la Bastille: "Bendele etelema kaka" ! Pourtant le 4 mai, lorsque nous enregistrions cette émission sous la pluie à Bastille, Charly Esalo était arrivé avec un drapelet de la République démocratique du Congo dans son véhicule, sans me dire qu'il reviendrait à la Bastille avec sa fatrie ! C'est à coeur ouvert que Charly Esalo à répondu à nos questions.

Paris, Charly Esalo à la Bastille. Photo Réveil FM

Charly Esalo avec son véhicule au drapelet congolais. Photo Réveil FM

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mercredi 16 mai 2012

Le TP Mazembe à Zurich en Suisse, le troubadour Francis Kalombo dans la délégation pour infiltrer la résistance congolaise !

Les joeurs du TP Mazembe séjournent à Zurich en Suisse pour la 72ème édition du Tournoi Blue Stars-FIFA. Curieusement , alors que les députés nommés par la CENI de Daniel Ngoyi Mulunda siègent au Palais du Peuple, l'un d'eux est en vadrouille à Zurich en Suisse. Francis Kalombo, troubadour-joséphiste de son état fait partie de la délégation du TP Mazembe conduite par Moïse Katumbi, qui fait partie de la commission stratégie de la FIFA. Zurich étant le bastion de la résistance congolaise, les patrouilles ont été lancées. Habitué à corrompre les esprits faibles avec l'argent du contribuable congolais, Francis kalombo se serait agglutiné les services d'un certain Mipo Muanangele qui revient de Kinshasa avec pour mission d'infiltrer la résistance congolaise. Les marches "Kabila dégage" de Zurich ont été d'une réussite. Elles continuent à faire peur au pouvoir usurpateur de Kinshasa. Francis kalombo ne peut narguer les Congolais de l'Etranger dans des médias caporalisés de Kinshasa et se pavaner tranquillement comme si de rien n'était. Une réunion extraordinaire des résistants-patriotes-combattants congolais s'est tenu à huis-clos à Zurich.

Kinshasa, le 10 juillet 2011, Francis Kalombo en pleine danse avec ses bottes de femme. Photo Réveil FM, archives !

Les résultats de matches

TP Mazembe 2–2 Moenchengladbach

- Reagan Pembele

- Chavda Maïsha

Mazembe menait 2-0, après la réduction du score (2-1), les Allemands égaliseront sur un penalty injustifié en toute fin de match.

Mercredi 16 Mai

15.00 : Panathinaikos – Grasshopper Club

15.50 : FC Blue Stars (0) – TP Mazembe (3)

16.40 Moenchengladbach – Panathinaikos

17.30 FC Blue Stars – Grasshopper Club

18.20 TP Mazembe (2) – Moenchengladbach (2)

19.10 Panathinaikos – FC Blue Stars

Jeudi 17 Mai

09.15 Grasshopper Club – TP Mazembe

10.00 Moenchengladbach – Blue Stars

10.50 Panathinaikos – TP Mazembe

11.40 Grasshopper – Moenchengladbach

Matches de classement de 13.30 à 15.20, finale à 16.40

Les rencontres se disputent en 2 x 20 minutes, la finale en 2 x 25.

Les U20 du TP Mazembe participent au 74e Tournoi Juniors FIFA/Blue Stars les 16 et 17 mai 2012, à Zurich (Suisse). Le TP Mazembe est le 2e club africain à participer à cette compétition après Kaizer chiefs de la République sud-africaine. Pour cette nouvelle édition, les corbillats du TP Mazembe rivalisent avec les jeunes de 9 autres clubs dont les champions sortants, les portugais du FC Porto. Il y a entre autre le Zénith Saint Petersbourg, le FC Bâle, Grasshoppers, etc. Et après le 74e Tournoi Juniors FIFA/Blue Stars les U20 des corbeaux participent au tournoi Ergenzingen, en Allemagne, renseigne le club.

Pour rappel, le Tournoi Juniors FIFA/Blue Stars est considérée comme l'un des meilleurs tournois de football juniors du monde et rassemble des équipes renommées, venues des quatre coins du globe.

Lors de la dernière édition, le FC Porto a battu en finale le FC Zurich. Notez qu’en plus des quatre représentants suisses (le FC Blue Stars, hôte du tournoi, le Grasshopper, le FC Zurich et le FC Thoune), plusieurs formations renommées avaient répondu à l'appel des organisateurs : Boca Juniors (Argentine), le FC Porto (Portugal), le Dinamo Zagreb (Croatie), le Maccabi Haïfa (Israël), Naples (Italie) et Red Bull Salzbourg (Autriche).

Les huit premières éditions, de 1939 à 1946, ont toutes été remportées par des formations suisses. Lors des quatre années suivantes, des clubs viennois ont triomphé à trois reprises. La compétition est devenue de plus en plus internationale. Jusqu'au début des années 1980, des équipes telles que Strasbourg, l'AC Milan, le TSV 1860 Munich, le Borussia Dortmund et l'Atalanta Bergame ont successivement soulevé le trophée.

De 1980 à 1999, l'AS Rome, l'Inter Milan, la Cremonese, le Celtic Glasgow, le FK Sarajevo, le Real Madrid, le FC Barcelone, le Spartak Moscou et le Benfica Lisbonne se sont ajoutés à la liste des anciens vainqueurs du tournoi. Mais ce sont parfois aussi des clubs suisses comme les Grasshoppers de Zurich, les Young Boys Berne, Lausanne Sports ou le FC Bâle qui ont dominé leurs invités du reste du monde.

Mercredi 16 mai, la première journée du Tournoi Blue Stars / FIFA Youth Cup 2012 a vu les deux clubs de Zurich se tailler la part du lion. Dans le Groupe A le Grasshopper est en tête devant le TP Mazembe tandis que le dans le Groupe B, le FC Zurich devance le Zenit St Petersburg. Mais rien n’est encore joué pour la désignation des finalistes… A la fin de la première journée, le parallèle est surprenant entre les deux groupes. Non seulement les deux formations zurichoises sont en tête avec deux victoires (six points) en deux rencontres chacune, mais leurs poursuivants respectifs comptent quatre points : le TP Mazembe et le Panathinaikos d’Athènes derrière "GZ", le Zenit et le FC Porto aux basques du FCZ.

Quant au Borussia Moenchengladbach, au FC Blue Stars aux Young Boys de Berne et au Besisktas Istanbul, tous bloqués à un point, la course au titre s’éloigne. Surtout pour le Blue Stars et les Young Boys, qui comptent trois matches au compteur.

Tout reste possible

Hormis les deux très solides formations de Zurich qui ont avant tout montré beaucoup de sérieux, il faut sans doute retenir la fraîcheur et la créativité offensive des Congolais de Mazembe, le jeu à une touche de balle et en contre des Russes de Saint-Petersbourg et la combattivité du FC Porto et du Panathinaïkos, qui leur permet de s’accrocher encore au wagon de tête.

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Les 10 présidents les plus détestés d’Afrique !

Un sondage Gallup, publié le 25 avril, donne les cotes de popularité de 34 chefs d’Etat africains. Parmi les moins aimés figurent José Eduardo Dos Santos, Abdoulaye Wade, Robert Mugabe, Joseph Kabila, le roi Mswati III et Jacob Zuma. L'article de notre consoeur Sabine Cessou dans le site Slate.fr est plus qu'instructif.

Joseph Kabila a fait un hold-up électoral:"Ce jeune chef d’État de 40 ans s’est fait réélire le 28 novembre 2011 après avoir modifié la Constitution, de manière à l’emporter dès le premier tour avec une majorité simple des voix. Dans la diaspora congolaise comme à Kinshasa, les critiques continuent de pleuvoir sur Joseph Kabila, accusé au mieux de n’avoir pas le niveau d’études suffisant et au pire d’être un vulgaire imposteur".

Le sondage Gallup, réalisé courant 2011 et publié le 25 avril dernier, donne des informations qui restent ultra-confidentielles dans la plupart des capitales africaines... Si les hommes au pouvoir commandent régulièrement des enquêtes, ils se gardent bien d’en publier les résultats.

L’institut Gallup International, basé à Zurich, en Suisse, s'appuyant sur des échantillons de 1.000 personnes dans chacun des 34 pays testés, a recueilli les opinions des Africains sur leurs présidents. Les résultats paraissent édifiants, et parfois troublants.

Palmares

Wade: 11 ans seulement pour se mettre l'opinion à dos

Pour Abdoulaye Wade, c’est la honte: 70 % d’opinions négatives. L’ancien président du Sénégal aimerait passer pour un grand démocrate, et sa cote a peut-être remonté depuis qu’il a accepté sa défaite électorale face à Macky Sall.

Il n’en figure pas moins, pour 2011, parmi les despotes les plus détestés d’Afrique, pris en sandwich entre l’Angolais José Eduardo dos Santos (78% d’opinions négatives) et le Zimbabwéen Robert Mugabe (62%).

On peut y voir une sorte d’exploit: après tout, Abdoulaye Wade n’est resté que 11 ans au pouvoir, là où les autres ont eu trois décennies pour se mettre leur opinion à dos.

Dos Santos tient en effet le pouvoir en Angola depuis 1979, et Robert Mugabe s’accroche à son fauteuil depuis 1980. Le Prix Nobel de littérature Wole Soyinka ne s’était pas trompé de beaucoup, lorsqu’il avait mis Wade et Mugabe dans le même sac, en février, les traitant «d’octogénaires inamovibles».

Abdoulaye Wade savait pertinemment quelle était sa vraie popularité. Voilà pourquoi il avait cherché à modifier la Constitution en juin dernier, pour se faire réélire avec une majorité de seulement 25% des voix...

Zuma: moins populaire que son vice-président

Jacob Zuma, président de l’Afrique du Sud, une autre démocratie qui passe pour exemplaire, n’est pas non plus en très bonne posture. Il se classe bon 10ème, parmi les plus impopulaires. Sa cote atteint 57% d’opinions positives en 2011 contre 42% d’avis négatifs, selon Gallup...

Et encore, l’institut de sondage sud-africain TNS South Africa estime que ces chiffres sont surestimés, et ne crédite Zuma que d'un piètre 48 % d’opinions positives, en moyenne, pour l'année l’année 2011.

La cote présidentielle, soumise à des hauts et des bas, se trouve en pleine dégringolade: elle est passée d’un pic de 55 % en février 2012 à un creux de 46 % en avril, d'après un sondage TNS publié à Johannesburg le 14 mai. Zuma, à 60 ans, paye pour divers scandales, mais aussi l’exclusion définitive de Julius Malema, ancien leader de la Ligue des jeunes du Congrès national africain (ANC).

Il est désormais supplanté par son vice-président, Kgalema Motlanthe, crédité par Gallup de 49% d’opinions positives. Cet ancien leader syndical, un homme réputé pour son intégrité, sa monogamie, mais aussi son caractère calme et réservé, pourrait succéder au turbulent «J.Z» dès les élections de 2014.

Fait lourd de signification politique en Afrique du Sud: Kgalema Motlanthe draine 68% d’opinions favorables à Soweto, la capitale noire du pays (contre 50% d’opinions favorables à Zuma). Le président reste très populaire dans son groupe ethnique, les Zoulous (67% d’opinions favorables selon TNS). Mais Kgalema Motlanthe, un Batswana qui ne met jamais la carte ethnique en avant, est apprécié à 69% en moyenne par les onze différents groupes linguistiques du pays. Des chiffres peut-être annonciateurs d’une nouvelle ère dans la nation arc-en-ciel...

Mswati III fait sauter la banque

Mswati III, au Swaziland, n’a pas non plus de quoi pavoiser. Le dernier roi d’Afrique, à 44 ans, remporte 43% d’opinions négatives, mais refuse d’écouter les voix de ses opposants, en prison ou en exil. Les résultats du sondage Gallup ont été rejetés en ces termes truculents par les autorités de Mbabane:

«C’est comme si je venais vous dire que sept de vos petites amies ne vous aiment plus», a commenté Percy Simelane, le porte-parole du gouvernement. Et d’enfoncer le clou: «Qu’est-ce qui vous garantit qu’on ne vous raconte pas ça parce qu’on a des visées sur vos petites amies?»

Quid de l’intelligence politique d’un pouvoir qui se sait critiqué pour la polygamie royale, dans un pays par ailleurs laminé par le sida? Avec 26,3% de la population adulte contaminée, le petit royaume affiche ainsi le plus fort taux mondial de prévalence du sida.

Mswati III, l’un des hommes les plus fortunés au monde, compte 13 femmes, chacune disposant de son propre palais et se livrant à des dépenses ostentatoires. Pendant ce temps, le Swaziland se trouve au bord de la banqueroute, et doit emprunter à ses voisins pour payer ses fonctionnaires.

Loin des yeux, plus proche du coeur ?

La cote pour le moins mitigée de Joseph Kabila, qui ne recueille que 43% d’opinions favorables, contre 46% de défavorables, n’a rien de surprenant. Ce jeune chef d’État de 40 ans s’est fait réélire le 28 novembre 2011 après avoir modifié la Constitution, de manière à l’emporter dès le premier tour avec une majorité simple des voix.

A Kinshasa, les critiques continuent de pleuvoir sur Joseph Kabila, accusé au mieux de n’avoir pas le niveau d’études suffisant et au pire d’être un vulgaire imposteur.

Parmi les plus détestés, on trouve aussi le défunt président du Malawi, Bingy wa Mutharika, disparu en avril ; l’ex-président zambien Rupiah Banda, battu par Michael Sata lors des élections du 20 septembre 2011; mais aussi le Premier ministre du Lesotho Pakalitha Mosisili et le président des Comores Ikililou Dhoinine.

Les avis recueillis sur les hommes au pouvoir ne sont pas forcément liés à la situation du pays, souligne l’institut Gallup, ni à leur longévité au pouvoir. Pourtant, les présidents les mieux notés sont aussi ceux qui ont le moins duré.

Et les plus populaires sont...

Le Burundais Pierre Nkurunziza, réélu en 2010 lors d’un scrutin boycotté par l’opposition, arrive en tête (89% d’opinions positives), avant le Béninois Yayi Boni (87%) et le Malien Amadou Toumani Touré (86%). Ce dernier est très décrié depuis le putsch qui l’a renversé le 22 mars, mais il avait suscité la sympathie en annonçant son intention de ne pas briguer de troisième mandat.

Suivent dans cette liste François Bozizé (Centrafrique, 84%), Mahamadou Issoufou (Niger, 82%), Goodluck Jonathan (Nigeria, 81%), Ian Khama (Botswana, 81%), Alpha Condé (Guinée, 80%), Ali Bongo Ondimba (Gabon, 75%) et... Paul Biya (Cameroun, 73%), au pouvoir depuis 1984.

Curieux mélange de vrais démocrates et de despotes notoires, qui amène à se demander si toutes les personnes interrogées ont répondu à Gallup en leur âme et conscience - sans peur d’éventuelles représailles. Un biais qui rend encore plus impressionnante la cote d’impopularité des chefs d’État détestés.

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François Hollande un président qui se mouille !

N'en déplaisent aux flagorneurs, thuriféraires de la dictature totalitaire au Congo-Kinshasa, qui défendent le hold-up électoral de Joseph Kabila, en France, on ne devient pas président de la République sans aucune trançabilité et on ne triche pas en volant les voix des électeurs, en bourrant les urnes. Usurper les voix des citoyens, est condamnable par loi. Un président a un parcours connu quelque soit son milieu, niveau d'étude, ses compétences et fonctions exercées. Un président de la République ne s'impose pas au peuple, il a la légitimité puisqu'il a reçu mandat de son peuple, d'agir en son nom. On devient pas président de la République, sorti de nulle part, avec ses bottes de jardinier, en treilli militaire, avec kalachnikov à la main...Le deuxième hold-up électoral de Joseph Kabila est inadmissible voire inacceptable. Après avoir triché en 2006 avec la complicité et la bénédiction de Louis Michel, il recidive en 2011 avec une mafia internationale, des mercenaires et chars dans les rues. Hier à Paris, le jour de son investiture François Hollande, le nouveau président français a montré qu'il peut se mouiller pour ses convictions, sa nouvelle fonction et son pays.

François Hollande, un président qui se mouille le jour de son investiture !

Paris, mardi 15 mai, François Hollande à l'Arc-de-Triomphe

La pluie diluvienne s'était invitée à François Hollande!

Le devoir d'abord, François Hollande trempé jusqu'aux os

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mardi 15 mai 2012

Première rencontre du couple Merkel-Hollande à Berlin

Sous une pluie fine, le président français a été reçu avec les honneurs militaires comme le prévoit le protocole pour une première visite d'un chef d'Etat en Allemagne. La chancelière et François Hollande ont échangé poignées de main et sourires devant une foule de photographes, avec une heure de retard sur le programme. L'avion transportant François Hollande vers Berlin a été touché par la foudre et contraint de faire demi-tour. Le président français est reparti vers sa destination à bord d'un autre appareil. François Hollande et Angela Merkel devaient donner une conférence de presse commune vers 21h, après un entretien bilatéral d'environ une heure. Ils devaient ensuite dîner ensemble.

Angela Merkel, la chancelière allemande a affirmé que la France et l'Allemagne étaient "conscientes de la responsabilité qu'elles ont" pour l'Europe et que les deux pays avaient "le devoir" de travailler ensemble

François Hollande, le président français a dit pour sa part vouloir une "relation entre la France et l'Allemagne équilibrée et respectueuse de nos sensibilités politiques"

Mme Merkel a toutefois eu beau affirmer que la presse évoquait "des divergences plus importantes qu'elles ne le sont réellement" entre elle et M. Hollande, quelques points de désaccord sont apparus

M. Hollande, qui veut accorder plus d'importance à la croissance en Europe là où Mme Merkel donne la priorité à la rigueur, s'est dit "prêt à tout mettre sur la table lors du conseil européen (du 23 mai, ndlr), y compris les euro-bonds", des obligations communes européennes, jusqu'ici un tabou pour Berlin

François Hollande a aussi maintenu qu'il voulait renégocier le pacte budgétaire, censé durcir la discipline budgétaire en Europe, pour y adjoindre un volet croissance. Ouvrant la porte à un compromis avec la chancelière sur ce sujet, il a aussitôt ajouté qu'il se prononcerait définitivement sur une renégociation après avoir discuté avec elle

Angela Merkel a assuré qu'il y avait "des points d'accord" avec M. Hollande sur la croissance, reconnaissant qu'il s'agissait d'un "concept général" qui pouvait recouvrir différents types de mesures et admettant "des signes de divergences"

Monnaie unique en chute libre

Les deux dirigeants sont sous pression, après l'échec de la tentative de la dernière chance de former un gouvernement de coalition en Grèce, au centre de la crise de la dette en Europe.

Athènes devra organiser de nouvelles élections législatives au mois de juin dans un contexte d'instabilité qui avive les craintes d'une sortie de la Grèce de la zone euro.

L'actualité grecque a fait chuter la monnaie unique européenne, les Bourses européennes repassant dans le rouge après un timide rebond dans la matinée.

Pourfendeur de la politique d'austérité de Angela Merkel face à la crise dans la zone euro, François Hollande a déclaré, dans son allocution d'investiture mardi matin, vouloir «ouvrir une voie nouvelle en Europe» en proposant «un nouveau pacte qui alliera la réduction nécessaire des dettes publiques avec l'indispensable stimulation de l'économie».

«Je vais rencontrer la chancelière d'Allemagne avec le souci de dire ce que je pense de la situation (en Europe, ndlr) - elle est grave - et de ce que nous pouvons faire ensemble, pour trouver ensemble les solutions pour que l'austérité ne soit pas une fatalité, pour que la croissance revienne, pour que la solidarité puisse être davantage marquée avec le souci que nous avons de la situation en Grèce», a-t-il déclaré avant de monter dans son avion.

Moteur de l'Union européenne

Avant d'être élu, François Hollande avait annoncé vouloir rouvrir les négociations sur le traité budgétaire - adopté en mars dernier par 25 des 27 pays de l'UE et déjà ratifié par plusieurs d'entre eux - pour y ajouter des mesures de croissance, ce à quoi Angela Merkel s'oppose fermement.

Selon Berlin, cette rencontre entre les deux dirigeants, résolus à continuer de faire du couple franco-allemand le moteur de l'Union européenne, ne vise pas à «prendre des décisions», mais à «faire connaissance».

Angela Merkel avait refusé de rencontrer le candidat socialiste avant le scrutin français, soutenant ostensiblement son rival, Nicolas Sarkozy, conservateur comme elle. Depuis, elle a promis de recevoir «à bras ouverts» François Hollande, qui avait lui-même appelé à une alternance en Allemagne en décembre dernier à Berlin à l'occasion d'un congrès du parti social-démocrate allemand (SPD).

Symbole positif

La nomination au poste de Premier ministre de Jean-Marc Ayrault, ancien professeur d'allemand et fin connaisseur de l'Allemagne, constitue un symbole positif pour Berlin.

Il reste que Angela Merkel et François Hollande ne parlent pas le même langage. La chancelière est prête à compléter le traité budgétaire par des mesures de croissance, mais elle entend par là des mesures structurelles, notamment des réformes du marché du travail.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande ont eu à coeur mardi d'afficher leur harmonie sur le maintien de la Grèce dans la zone euro, mais ont reconnu des divergences sur la croissance.

"Nous voulons que la Grèce reste dans la zone euro", a déclaré Mme Merkel lors d'une conférence de presse commune à la chancellerie à Berlin. "Je souhaite comme Mme Merkel que la Grèce reste dans la zone euro", a renchéri M. Hollande, en visite à Berlin quelques heures à peine après son investiture.

Tous deux se sont dits prêts à réfléchir à de nouvelles "mesures de croissance" pour aider le pays, en plein chaos politique et qui se prépare à de nouvelles élections.

La chancelière allemande a affirmé que la France et l'Allemagne étaient "conscientes de la responsabilité qu'elles ont" pour l'Europe et que les deux pays avaient "le devoir" de travailler ensemble.

Le président français a dit pour sa part vouloir une "relation entre la France et l'Allemagne équilibrée et respectueuse de nos sensibilités politiques".

Mme Merkel a toutefois eu beau affirmer que la presse évoquait "des divergences plus importantes qu'elles ne le sont réellement" entre elle et M. Hollande, quelques points de désaccord sont apparus.

M. Hollande, qui veut accorder plus d'importance à la croissance en Europe là où Mme Merkel donne la priorité à la rigueur, s'est dit "prêt à tout mettre sur la table lors du conseil européen (du 23 mai, ndlr), y compris les euro-bonds", des obligations communes européennes, jusqu'ici un tabou pour Berlin.

Il a aussi maintenu qu'il voulait renégocier le pacte budgétaire, censé durcir la discipline budgétaire en Europe, pour y adjoindre un volet croissance. Ouvrant la porte à un compromis avec la chancelière sur ce sujet, il a aussitôt ajouté qu'il se prononcerait définitivement sur une renégociation après avoir discuté avec elle.

Mme Merkel a assuré qu'il y avait "des points d'accord" avec M. Hollande sur la croissance, reconnaissant qu'il s'agissait d'un "concept général" qui pouvait recouvrir différents types de mesures et admettant "des signes de divergences".

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Le Rwanda épinglé, interpellé et confondu au Comité de l'ONU contre la torture !

Le Comité contre la torture a entamé, l'examen du rapport présenté par le Rwanda sur les mesures prises par ce pays pour la mise en œuvre de la Convention internationale contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Rwanda, le régime dictatorial de Paul Kagamé, épinglé par le Comité de l'ONU contre la torture

Des opposants incarcérés par le régime dictatorial de Kigali

Mme Soline Nyirahabimana, Représentante permanente du Rwanda auprès des Nations Unies à Genève, a indiqué que la direction du pays de l'après-génocide a fait de la dignité humaine «le principe fondamental à partir duquel inverser le cours de cette mauvaise histoire». C'est dans ce contexte que le Rwanda a aboli, en 2007, la peine de mort, entre autres réalisations. Exposant les divers textes législatifs adoptés par le Rwanda pour prévenir la torture, Mme Nyirahabimana a notamment indiqué que le nouveau Code pénal adopté par le Parlement contient une définition de la torture comme le prévoit la Convention et énonce les peines appropriées pour les actes de torture. Ainsi, quiconque a infligé la torture à une personne est punissable d'une peine d'emprisonnement allant de six mois à cinq ans.

Si la torture se solde par une maladie incurable, un handicap permanent, la perte de l'usage d'un organe ou une mutilation grave, la peine prévue est l'emprisonnement pour une durée allant de 10 à 20 ans. Si la torture cause le décès de la victime, la peine prévue est l'emprisonnement à perpétuité. Enfin, si l'auteur de l'acte de torture est un officier de police judiciaire, un Procureur ou un agent public chargé de la sécurité, la plus haute peine prévue par la loi pénale sera appliquée. Mme Nyirahabimana a par ailleurs affirmé que les allégations de certaines ONG faisant état de cas individuels de torture commis dans des centres de détention au secret émanaient de «personnes qui ne savent pas grand-chose du Rwanda».

La délégation rwandaise était également composée de représentants des Services correctionnels nationaux du Rwanda et du Ministère de la justice, ainsi que de membres de la Mission permanente du Rwanda auprès des Nations Unies à Genève.

Le rapporteur du Comité pour l'examen du rapport du Rwanda, M. Alessio Bruni, a relevé que si le nouveau Code pénal indique bien que la torture est un délit spécifique, il ne contient pas de définition de la torture. En outre, la peine minimale prévue pour acte de torture n'est que de six mois. Selon certaines informations émanant d'organisations non gouvernementales, il semblerait que les aveux soient privilégiés dans les procès menés par les tribunaux populaires gacaca, s'est inquiété M. Bruni.

Il s'est également inquiété de la durée de la détention provisoire pour les mineurs qui semble pouvoir aller jusqu'à huit mois. D'autre part, certaines personnes auraient été détenues dans des centres officieux sans connaître les charges pesant sur elles.

Le rapporteur a aussi attiré l'attention sur les informations reçues d'organisations non gouvernementales sur des allégations de mauvais traitements ou actes de torture commis par des agents de l'État et sur la surpopulation carcérale.

La corapporteuse, Mme Nora Sveaass, s'est pour sa part inquiétée d'informations qui font état de prisonniers politiques au Rwanda, citant le cas du président du parti socialiste Imberakuri, M. Bernard Ntaganda. Ella aussi souhaité savoir si une enquête avait menée suite à l'assassinat en 2010 du leader du parti vert. Mme Sveaass s'est aussi enquise du sort de l'ancien président de la Cour de cassation, M. Augustin Cyiza, et d'un député du Mouvement démocratique républicain du Rwanda (MDR).

Le Comité entendra demain après-midi, à 15 heures, les réponses de la délégation rwandaise aux questions qui lui ont été adressées ce matin.

Cet après-midi, à 15 heures, le Comité a entendu les réponses apportées par la délégation de la République tchèque aux questions posées hier par les membres du Comité.

Paul Kagamé a fait du génocide de 1994 un fond de commerce pour se dédouaner de son régime sanguinaire

Seuls des naïfs peuvent croire que le Rwanda est une démocratie. Il faut poser la question aux journalistes et opposants Rwandais !

Présentation du rapport

Présentant le rapport initial du Rwanda (CAT/C/RWA/1), MME SOLINE NYIRAHABIMANA, Représentante permanente du Rwanda auprès des Nations Unies à Genève, a souligné que «le Rwanda, du fait du génocide contre les Tutsis de 1994, lors duquel le pays a perdu plus d'un million de personnes innocentes, sait mieux que quiconque combien les violations des droits de l'homme peuvent ruiner une nation».

La direction du pays de l'après-génocide a fait de la dignité humaine le principe fondamental à partir duquel inverser le cours de cette mauvaise histoire. C'est dans ce contexte que le Rwanda a aboli, en 2007, la peine de mort, entre autres réalisations, a fait valoir Mme Nyirahabimana, rappelant que son pays avait en outre organisé en novembre dernier une conférence régionale visant à promouvoir les moratoires et l'abolition de la peine de mort dans d'autres pays.

Par le biais de mesures législatives, administratives et pratiques, le Rwanda a réalisé des progrès significatifs en matière de promotion et de protection des droits de l'homme, y compris en termes de prévention et de lutte contre la torture et les peines et traitements associés, a poursuivi Mme Nyirahabimana. La Constitution rwandaise stipule que tout être humain est sacré et inviolable et que chaque individu a droit à l'intégrité physique et mentale; elle stipule en outre que personne ne saurait être soumis à la torture, à une violence physique ou mentale ou à un traitement cruel, inhumain ou dégradant et que tous les organes de l'État et de l'administration publique ont l'obligation absolue de respecter, protéger et défendre toutes les personnes, a souligné la représentante rwandaise.

Mme Nyirahabimana a indiqué que le Rwanda a ratifié les principaux instruments internationaux de droits de l'homme et a indiqué que les quelques-uns que le pays n'a pas ratifiés, notamment la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forcées et le Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture, ont fait l'objet d'un examen technique; leur ratification est en cours, a-t-elle indiqué.

Exposant les divers textes législatifs adoptés par le Rwanda pour préserver la vie humaine contre la torture, Mme Nyirahabimana a notamment fait valoir que le nouveau Code pénal adopté par le Parlement contient une définition de la torture comme le prévoit la Convention et énonce les peines appropriées pour les actes de torture. Ainsi, l'article 205 du Code pénal prévoit-il que quiconque a infligé la torture à une personne est punissable d'une peine d'emprisonnement allant de six mois à cinq ans.

Si la torture se solde par une maladie incurable, un handicap permanent, la perte de l'usage d'un organe ou une mutilation grave, la peine prévue est l'emprisonnement pour une durée allant de 10 à 20 ans. Si la torture cause le décès de la victime, la peine prévue est l'emprisonnement à perpétuité. Enfin, si l'auteur de l'acte de torture est un officier de police judiciaire, un Procureur ou un agent public chargé de la sécurité, la plus haute peine prévue par la loi pénale sera appliquée.

La Loi de 2008 sur les compétences, l'organisation et le fonctionnement des tribunaux définit la torture comme un crime tombant sous le coup de la juridiction universelle, comme le prévoit l'article 5 de la Convention contre la torture. Quant à la loi sur l'administration des preuves, elle interdit le recours à la torture pour obtenir des preuves ou des aveux de la part de l'auteur présumé d'un crime, quel qu'il soit, ainsi que pour extorquer des aveux d'une partie ou un témoignage.

La législation en vigueur apporte des garanties suffisantes pour les droits des personnes arrêtées ou détenues, notamment pour ce qui a trait à l'examen médical, à l'accès à un avocat et au contact avec une personne librement choisie (membre de la famille ou autre), a poursuivi Mme Nyirahabimana. L'article 23 de la Loi sur les prisons stipule que le prisonnier doit être traité avec dignité et dans le respect des droits de l'homme et être spécifiquement protégé contre toute sorte de torture ou de traitement cruel, inhumain ou dégradant, a-t-elle ajouté. L'article 8 de l'instruction ministérielle relative aux conditions de détention prévoit qu'aucun prisonnier ne saurait être soumis à la torture ou à un traitement cruel, inhumain ou dégradant.

Étant donné que le Rwanda a ratifié la Convention, elle peut être invoquée devant les tribunaux du fait de la prévalence des conventions internationales sur les lois nationales, a indiqué la Représentante permanente du Rwanda.

Des mécanismes institutionnels comme le Bureau de l'Ombudsman, l'Inspection de la police, l'Inspection de l'Autorité nationale en charge des poursuites publiques ont été mis en place pour veiller à la manière dont les instruments internationaux de droits de l'homme (dont la Convention contre la torture) sont appliqués.

Lorsque des violations se produisent, les auteurs sont sévèrement punis et les victimes sont prises en charge dans des centres tels que «ISANGE» One Stop Center, qui est responsable de l'assistance aux victimes de violence, y compris de torture.

Mme Nyirahabimana a ensuite affirmé que les allégations de certaines ONG faisant état de cas individuels de torture commis dans des centres de détention au secret émanaient de personnes qui ne savent pas grand-chose du Rwanda. Elle a fait valoir que le CICR et d'autres agences opèrent librement dans toutes les parties du pays et publient des rapports indépendants.

Tous les détenus et prisonniers au Rwanda se trouvent dans des lieux prévus par la loi, a-t-elle insisté, ajoutant qu'ils bénéficient de services médicaux, de nourriture et de visites de leurs familles. Pour ce qui est de la prétendue crainte des individus de présenter devant les tribunaux des recours en habeas corpus en cas de torture ou de détention illégale, Mme Nyirahabimana a assuré que des demandes en habeas corpus ont été enregistrées par plusieurs tribunaux du pays.

En conclusion, la Représentante permanente a réitéré l'engagement du Rwanda en faveur du respect et de la promotion des droits de l'homme.

Le Rwanda est un pays qui promeut la dignité de ses citoyens, a-t-elle déclaré, soulignant que la dignité et la torture sont incompatibles. Le Rwanda a enregistré un certain nombre de progrès mais sait qu'il lui reste encore beaucoup à faire, notamment pour ce qui est de ratifier le Protocole facultatif se rapportant à la Convention, a-t-elle ajouté. Le Rwanda est un pays qui ne tolère pas l'impunité, a assuré Mme Nyirahabimana.

Questions et observations des membres du Comité

M. CLAUDIO GROSSMAN, Président du Comité, a évoqué le génocide de 1994, soulignant que ce qui s'est passé au Rwanda est aussi un échec de la communauté internationale, qui n'est pas parvenue à fournir les garanties nécessaires pour éviter qu'un génocide se reproduise.

M. ALESSIO BRUNI, rapporteur du Comité pour l'examen du rapport du Rwanda, a salué ce rapport, présenté conformément aux directives du Comité. Plusieurs organisations non gouvernementales ont toutefois fait savoir au Comité qu'elles n'avaient pas été associées à la préparation de ce document. M. Bruni a demandé à cet égard si les organisations de la société civile qui ont été associées à la préparation du rapport seront associées à la mise en œuvre des recommandations qui seront adressées au Rwanda à l'issue de l'examen de ce rapport.

M. Bruni a indiqué apprendre aujourd'hui qu'un nouveau Code pénal vient d'être adopté et s'est donc enquis de la date exacte de son entrée en vigueur. Ce nouveau Code pénal indique que la torture est un délit spécifique, mais le problème est qu'il n'y a pas de définition de la torture. Un autre problème a trait au fait que la peine minimale prévue pour acte de torture n'est que de six mois, alors que la torture est un crime grave. En outre, la législation parle de souffrance physique liée à un acte de torture, mais pas de souffrance mentale, a relevé le rapporteur.

Il semble que la Convention puisse être invoquée devant les tribunaux, mais l'absence de définition de la torture est-elle remplacée par l'applicabilité immédiate et directe de la Convention et donc de la définition de la torture qu'elle contient? La Convention a-t-elle déjà été invoquée devant les tribunaux rwandais, a demandé M. Bruni. Il s'est en outre enquis de ce qu'il est advenu d'une personne, accusée d'avoir participé au génocide de 1994, qui a été extradée du Canada vers le Rwanda cette année.

M. Bruni a déploré que le rapport ne fournisse pas beaucoup d'informations quant au fonctionnement des tribunaux gacaca. Indiquant s'être informé par lui-même, il a rappelé que ces tribunaux avaient été mis en place en 2001 pour traiter de différents crimes (meurtres, blessures…). De quoi s'occupent exactement ces tribunaux, a-t-il demandé? Selon certaines informations émanant d'organisations non gouvernementales, il semblerait que ces tribunaux populaires opèrent sans présence des avocats; il semblerait en outre que le taux d'acquittement y soit de 20% et que les aveux soient privilégiés dans les procès menés par ces tribunaux, sans que des enquêtes soient toujours menées.

M. Bruni s'est par ailleurs inquiété de la situation des personnes condamnées forcées à travailler dans des camps sans être rémunérées.

Y a-t-il eu depuis 2009 des cas de sanctions à l'encontre d'agents de l'État reconnus coupables d'actes de torture, a par ailleurs demandé M. Bruni? Qui décide du placement en garde à vue, s'est-il également interrogé?

Selon la législation en vigueur, a en outre relevé M. Bruni, les enfants âgés de moins de 12 ans qui sont en conflit avec la loi ne peuvent être détenus que dans certaines circonstances exceptionnelles, notamment s'il n'y a pas d'infrastructures spécifiques à leur intention. Le rapporteur s'est inquiété de la durée de la détention provisoire pour les mineurs qui, d'après certaines informations, pourrait aller jusqu'à huit mois. Quelles mesures ont-elles été prévues pour réduire la durée de la détention provisoire pour mineurs, a-t-il demandé?

Certaines personnes auraient été détenues dans des centres officieux sans connaître les charges pesant sur elles, s'est en outre inquiété M. Bruni.

Amnesty International fait état de 18 allégations de mauvais traitements ou actes de torture commis par des agents de l'État et de 45 cas de détention illégale allant de dix jours à deux ans dans des camps militaires ou des lieux de détention secrets entre 2010 à 2011, a précisé le rapporteur.

M. Bruni a ensuite soulevé le problème de la surpopulation carcérale. Il a fait état d'informations émanant des organisations non gouvernementales selon lesquelles, en février 2010, le taux d'occupation dans les prisons du Rwanda était de 149%. Quelles mesures ont été prises pour résoudre le problème de la surpopulation carcérale, a demandé le rapporteur, avant de s'inquiéter des informations selon lesquelles 400 enfants âgés de moins de trois ans vivraient avec leurs mères détenues, souvent dans des conditions difficiles?

Une personne indépendante peut-elle avoir accès aux personnes condamnées à mort se trouvant actuellement dans les prisons rwandaises et combien de personnes se trouvent-elles dans cette situation, a par ailleurs souhaité savoir le rapporteur?

Selon la législation en vigueur au Rwanda, a poursuivi M. Bruni, les étrangers indésirables peuvent être expulsés lorsque leur comportement menace la sécurité publique. Mais ce qui importe ici, du point de vue de la Convention, c'est le principe de non refoulement tel qu'énoncé à l'article 3 de la Convention, a rappelé le rapporteur.

Quelles mesures sont-elles prévues par le Rwanda pour s'assurer que les personnes que le pays envisage d'expulser n'encourent pas le risque d'être soumises à des actes de torture dans le pays vers lequel il est envisagé de les expulser.

Le Rwanda est-il disposé à faire la déclaration prévue à l'article 22 de la Convention, relatif aux plaintes, et à signer et ratifier le Protocole facultatif se rapportant à la Convention, a enfin demandé M. Bruni?

MME NORA SVEAASS, corapporteuse du Comité pour l'examen du rapport du Rwanda, a jugé impressionnant et exceptionnel tout ce que le Rwanda est parvenu à faire ces dernières années, après le génocide qu'il a connu, même si bien des défis restent à relever pour ce pays. Elle s'est notamment réjouie des chiffres laissant apparaître une réduction des violences sexuelles contre les mineurs au Rwanda.

Les autorités rwandaises intègrent-elles le Protocole d'Istanbul dans la formation qu'elles dispensent aux personnels concernés, a demandé Mme Sveaass? La formation dispensée aux agents de l'État concernés fait-elle état de la Convention contre la torture?

Mme Sveaass a relevé que les organisations de la société civile doivent s'enregistrer chaque année pour pouvoir mener leurs activités. Dans ce contexte, quels sont les critères appliqués et cette obligation ne constitue-t-elle pas un obstacle pour les activités de ces organisations?

Qu'en est-il des enquêtes menées suite aux allégations faisant état d'actes d'intimidation et de harcèlement à l'encontre de journalistes, a par ailleurs demandé Mme Sveaass?

La corapporteuse a en outre fait part de sa préoccupation face aux informations laissant apparaître que des mineurs de moins de 12 ans sont détenus, alors que la loi devrait prévoir un système de justice juvénile différent du système de justice pour adultes.

La surpopulation carcérale pourrait être lié au fait que des détenus restent parfois en prison même s'ils ont purgé leur peine; est-ce le cas pour le Rwanda, a demandé Mme Sveaass? Qu'en est-il des peines alternatives à l'emprisonnement?

Chiffres concernant les officiers de police ayant été accusé et ayant fait l'objet de mesures disciplinaires après avoir été reconnus coupables de mauvais traitements.

Certaines informations font état de prisonniers politiques au Rwanda, a poursuivi Mme Sveaass, citant notamment le cas du président du parti socialiste Imberakuri, M. Bernard Ntaganda. Elle a notamment souhaité savoir si une enquête avait menée suite à l'assassinat en 2010 du leader du parti vert et, le cas échéant, quels en ont été les résultats.

La corapporteuse a relevé que le Groupe de travail sur les disparitions mentionne 21 personnes encore portées disparues au Rwanda. Quelles sont les enquêtes menées au sujet de ces personnes disparues, a-t-elle demandé, s'enquérant notamment du sort de l'ancien président de la Cour de cassation, M. Augustin Cyiza, et d'un député du Mouvement démocratique républicain du Rwanda (MDR).

Il semble que les châtiments corporels en tant que mesure disciplinaire à l'encontre des enfants soient encore permis au Rwanda, s'est enfin inquiétée Mme Sveaass.

Un autre membre du Comité a souhaité obtenir de la délégation la définition de la torture retenue par la législation rwandaise. Les autorités rwandaises rejettent en bloc les allégations des organisations non gouvernementales, notamment celles ayant trait à l'existence de centres de détention au secret, a par ailleurs relevé cet expert; mais alors, il leur incombe de prouver que ces faits ne sont pas fondés. Que vont faire les autorités pour garantir l'indépendance des médias et accroître la liberté de la presse au Rwanda, a en outre demandé l'expert?

Une experte a elle aussi souligné que le Rwanda ne saurait se contenter de rejeter en bloc les allégations présentées par des ONG comme Amnesty International concernant l'existence de cas de détention au secret dans des centres militaires et autres centres officieux.

«Tous les ingrédients d'un procès équitable doivent être revisités», a estimé une autre experte. Les éléments constitutifs d'une justice pour mineurs ne sont pas réunis, a-t-elle en outre déploré. Des enfants sont arrêtés pour vagabondage et placés dans des centres spéciaux sans aucune règle fondant leur arrestation et leur détention; ils sont souvent soumis à des durées très longues de détention provisoire et sont détenus sans être séparés des adultes, s'est-elle inquiétée.

L'OIT a constaté que des milliers d'enfants travaillaient au Rwanda, s'est inquiété un expert, avant de s'enquérir de la situation dans ce domaine.

Un autre membre du Comité a souhaité savoir si le Rwanda avait invité le Rapporteur spécial sur la torture à se rendre dans le pays. Il s'est en outre inquiété d'un certain nombre de cas de disparitions forcées dans le pays.

Une experte a jugé très encourageant ce qui s'est produit au Rwanda depuis 1994.

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Discours d'investiture de François Hollande

François Hollande, président de la République française lors de discours d'investiture à l'Elysée


Discours d'investiture de François Hollande par LCP

Retrouvez ci-dessous le texte intégral du discours prononcé le mardi 15 mai par François Hollande après avoir pris officiellement ses fonctions.

En ce jour où je suis investi de la plus haute charge de l'Etat, j'adresse aux Français un message de confiance. Nous sommes un grand pays qui, dans son Histoire, a toujours su affronter les épreuves et relever les défis qui se présentaient à lui.

A chaque fois, il y est parvenu en restant lui-même, toujours dans l'élévation et l'ouverture, jamais dans l'abaissement et le repli. Tel est le mandat que j'ai reçu du peuple français le 6 mai : redresser la France dans la justice, ouvrir une voie nouvelle en Europe, contribuer à la paix du monde comme à la préservation de la planète.

Je mesure aujourd'hui même le poids des contraintes auxquelles notre pays fait face, une dette massive, une croissance faible, un chômage élevé et une compétitivité dégradée et une Europe qui peine à sortir de la crise.

Mais je l'affirme ici : il n'y a pas de fatalité dès lors qu'une volonté commune nous anime, qu'une direction claire est fixée et que nous mobilisons pleinement nos forces et les atouts de la France.

Ils sont considérables, la productivité de nos travailleurs, l'excellence de nos chercheurs, le dynamisme de nos entrepreneurs, le travail de nos agriculteurs, la qualité de nos services publics, le rayonnement de notre culture et notre langue, sans oublier la vitalité de notre démographie et l'impatience de notre jeunesse.

La première condition de la confiance retrouvée, c'est l'unité de la Nation. Nos différences ne doivent pas devenir des divisions, nos diversités des discordes. Le pays a besoin d'apaisement, de réconciliation, de rassemblement. C'est le rôle du président de la République de faire vivre ensemble tous les Français sans distinction d'origine, de parcours, de lieu de résidence, autour des même valeurs, celles de la République.

Tel est mon impérieux devoir, quel que soit notre âge, quelles que soient nos convictions, où que nous vivions, dans l'Hexagone ou dans les Outre-mer, dans nos villes, dans nos quartiers, dans nos territoires ruraux, nous sommes la France. Une France non pas dressée contre une autre mais une France réunie dans une même communauté de destin. Et je réaffirmerai en toutes circonstances nos principes intangibles de laïcité, comme je lutterai contre le racisme, l'antisémitisme et toutes les discriminations.

La confiance c'est aussi l'exemplarité. Président de la République, j'assumerai pleinement les responsabilités exceptionnelles de cette haute mission. Je fixerai les priorités mais je ne déciderai pas de tout, pour tous et partout.

Conformément à la Constitution, le gouvernement déterminera et conduira la politique de la Nation, le Parlement sera respecté dans ses droits, la justice disposera de toutes les garanties de son indépendance. Le pouvoir au sommet de l'Etat sera exercé avec dignité et simplicité, avec une grande ambition pour le pays. Et une scrupuleuse sobriété dans les comportements.

L'Etat sera impartial parce qu'il est la propriété de tous les Français et qu'il n'appartient donc pas à ceux qui ont en ont reçu pour un temps limité la charge. Les règles de nomination des responsables publics seront encadrées et la loyauté, la compétence et le service de l'intérêt général seront les seuls critères pour déterminer mes choix pour les grands serviteurs de l'Etat.

La France a la chance de disposer d'une fonction publique de grande qualité. Je veux lui dire ma reconnaissance et l'attente que je place en elle et en chacun de ses agents.

La confiance, elle est dans la démocratie elle-même. Je crois en la démocratie locale et j'entends la revivifier par un nouvel acte de décentralisation susceptible de donner des libertés nouvelles pour le développement de nos territoires.

Je crois en la démocratie sociale et de nouveaux espaces de négociations seront ouverts aux partenaires sociaux que je respecterai, aussi bien les représentants des syndicats de salariés que les organisations professionnelles.

Je crois à la démocratie citoyenne, celle des associations et des engagements civiques qu'elles mobilisent. Les bénévoles seront soutenus pour leur dévouement pour la République.

La confiance, elle repose sur la justice, dans les choix, la justice dans la conception même de la création de richesse. Il est temps de remettre la production avant la spéculation, l'investissement d'avenir avant la satisfaction du présent, l'emploi durable avant le profit immédiat.

Il est temps d'engager la transition énergétique et écologique, il est temps d'ouvrir une nouvelle frontière pour le développement technologique et pour l'innovation.

Mais la justice, elle est aussi dans la répartition de l'effort indispensable. Il ne peut pas y avoir des sacrifices pour les uns, toujours plus nombreux, et des privilèges pour les autres sans cesse moins nombreux. Ce sera le sens des réformes que le gouvernement conduira, avec le souci de récompenser le travail, le mérite, l'initiative et de décourager la rente et les rémunérations exorbitantes.

La justice ce sera le seul critère sur lequel chacune décision publique sera prise au nom de la République.

Enfin, la confiance c'est à la jeunesse que la République doit l'accorder. Je lui rendrai la place qui doit être la sienne, la première. C'est le fondement de mon engagement pour l'école de la République, car sa mission est vitale pour la cohésion de notre pays, pour la réussite de notre économie et pour la promotion de chacun.

C'est la volonté qui m'anime pour rénover la formation professionnelle, pour accompagner les jeunes vers l'emploi et lutter contre toutes les précarités. Ce sera aussi la belle idée du service civique, que j'entends relancer.

Mesdames, Messieurs, en ce jour où bien des peuples, et d'abord en Europe, nous attendent et nous regardent, pour surmonter la crise, elle a besoin de solidarité, elle a besoin de croissance. A nos partenaires, je proposerai un nouveau pacte qui alliera la réduction nécessaire des dettes publiques avec l'indispensable stimulation de l'économie.

Et leur dirai la nécessité pour notre continent de protéger dans un monde si instable non seulement ses valeurs mais ses intérêts, au nom du principe de réciprocité de nos échanges commerciaux.

La France est une nation engagée dans le monde. Par son histoire, par sa culture, par ses valeurs d'humanisme, d'universalité et de liberté, elle y occupe une place singulière. La Déclaration des droits de l'homme et du citoyen a fait le tour du monde.

Nous devons en être, et moi le premier, les dépositaires et nous situer aux côtés de toutes les forces démocratiques du monde qui se recommandent de ses principes. La France respectera tous les peuples, elle sera partout fidèle à la vocation qui est la sienne, défendre la liberté des peuples, l'honneur des opprimés, la dignité des femmes.

Dans cet instant, et j'en mesure la solennité, où je suis chargé de présider la destinée de notre pays et de le représenter dans le monde, je salue mes prédécesseurs, tous ceux qui avant moi ont eu la responsabilité de conduire la République : Charles de Gaulle, qui a mis son prestige au service de la grandeur et de la souveraineté de la France; Georges Pompidou, qui fit de l'impératif industriel un enjeu national; Valéry Giscard d'Estaing, qui relança la modernisation de la société française; François Mitterrand, pour lequel j'ai une pensée toute particulière aujourd'hui même, qui fit tant pour faire avancer les libertés et le progrès social; Jacques Chirac, qui marqua son attachement aux valeurs de la République; Nicolas Sarkozy, à qui j'adresse des voeux pour la nouvelle vie qui s'ouvre devant lui.

Mesdames, Messieurs, je veux servir une grande cause, le rassemblement, le redressement, le dépassement et l'espoir doivent en être le fil conducteur.

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François Hollande: Investiture pluvieuse, investiture heureuse !

François Hollande, président de la République française a eu à braver les intempéries en ce mardi 15 mai , jour de son investiture. En remontant le champs-Elysée pour l'Arc-de-triomphe pour déposer le gerbe au monument du soldat inconnu, François Hollande a tellement été trempé, on croirait qu'il avait plongé dans le fleuve Congo mais cela n'a pas empêché le président français de remplir d'abord sa mission et de se rentre au contact des Français qui étaient aussi mouillés que lui. Le socialiste François Hollande a pris officiellement ses fonctions de président de la République en promettant de «rassembler» les Français, lors d’une journée forte en symboles. Elle devait être encore marquée par le déplacement du nouveau chef de l’Etat à Berlin.

François Hollande tout trempé saluant le peuple de France

Investiture pluvieuse pour François Hollande

Dame pluie n'a eu raison sur la confiance affichée par François Hollande de rassembler les Français. François Hollande salue la foule depuis le toit de sa Citroën DS5 hybride

«A compter de ce jour, vous incarnez la France», a proclamé le président du Conseil constitutionnel. Élu le 6 mai avec 51,6% des suffrages, François Hollande, 57 ans, est devenu le septième président de la Ve République, qui restera cinq ans à la tête d’une des principales puissances mondiales. Et le premier socialiste à s’installer à l’Elysée depuis 17 ans.

A peine investi, M. Hollande a voulu adresser un «message de confiance» aux Français. «Le pays a besoin de réconciliation, de rassemblement, c’est le rôle du président de la République d’y contribuer, faire vivre ensemble tous les Français sans distinction (...) autour des mêmes valeurs, celles de la République, tel est mon impérieux devoir», a-t-il dit en promettant «simplicité et dignité» à la tête de l’Etat.

Selon un protocole minutieux, M. Hollande était arrivé à 10 heures au palais de l’Elysée, accueilli dans la cour d’honneur par son prédécesseur et rival malheureux à la présidentielle Nicolas Sarkozy. Après une poignée de mains, les deux hommes se sont isolés pour la passation de pouvoir au cours de laquelle le sortant a remis à l’élu les codes nucléaires.

Sobriété

Puis sous les applaudissements du personnel et cinq ans après y être entré triomphalement, Nicolas Sarkozy a foulé le tapis rouge dans le sens inverse, main dans la main avec son épouse Carla Bruni, avant de quitter l’Elysée en voiture en faisant le geste de l’au-revoir.

François Hollande qui prône l’idée d’une «présidence normale» avait souhaité une cérémonie d’investiture «sobre» pour marquer le début de son quinquennat qui s’ouvre sous le sceau de la crise et du chômage et pour lequel il sait qu’il n’aura pas d’état de grâce.

L’événement était organisé sans la présence de ses quatre enfants ni ceux de sa compagne, la journaliste Valérie Trierweiler, en rupture avec l’image de famille recomposée qu’avait montrée Nicolas Sarkozy en 2007. Et il n’avait convié qu’une trentaine d’invités personnels.

Marseillaise, honneurs militaires et coups de canon. Le nouveau chef de l’Etat a continué de suivre la tradition, avant de remonter, sous une pluie battante, l’avenue des Champs-Elysées jusqu’à l’Arc de Triomphe pour raviver la flamme du tombeau du soldat inconnu.

Voiture hybride

Mais nouveauté, il a fait ce déplacement en voiture hybride, une Citroën décapotable, suivi par la Garde républicaine à cheval. Il s’est aussi livré à son premier bain de foule de président en exercice.

Pour marquer ses priorités - éducation et intégration - à l’orée de son mandat, François Hollande tenait aussi à rendre hommage à deux figures de l’histoire française: Jules ferry, père de l’école laïque, gratuite et obligatoire, et Marie Curie, née en Pologne et devenue double prix Nobel français de physique et de chimie.

Et pour fêter l’événement avec ses amis et la foule de Parisiens conviés par leur maire socialiste Bertrand Delanoë, c’est à l’Hôtel de Ville de la capitale qu’il achèvera les cérémonies d’entrée en fonctions.

Premier ministre

Rites et symboles accomplis, le nouveau chef de l’Etat, qui a passé 11 ans à la tête du PS mais n’a jamais exercé de fonction ministérielle, devait entrer tout de suite dans le vif du sujet.

Son premier acte a été de nommer son premier ministre Jean-Marc Ayrault, chef des députés socialistes. La composition du gouvernement sera connue mercredi soir pour un premier conseil des ministres qui pourrait avoir lieu dès le lendemain.

Le deuxième acte de chef de l’Etat de M. Hollande a été de s’envoler dans l’après-midi vers Berlin pour une première prise de contact avec la chancelière allemande Angela Merkel, qui avait soutenu son rival Sarkozy pendant la campagne. Dans son discours d’investiture François Hollande a souhaité «ouvrir une voie nouvelle en Europe».

En route vers Berlin, l'avion présidentiel a dû rentrer à Paris après avoir été victime d'intempéries. François Hollande est ensuite reparti pour la capitale allemande sur un autre avion.

L’avion transportant le président François Hollande vers Berlin a été contraint de faire demi-tour mardi à cause des intempéries et le chef de l’Etat est reparti vers sa destination à bord d’un autre avion, a-t-on appris auprès du ministère de la Défense.

"L’avion aurait pu être touché par la foudre. Pour des raisons de sécurité, il a fait demi-tour. A l’heure qu’il est, le président est reparti" vers l’Allemagne.

Le chef de l’Etat, investi 7e président de la Ve République mardi en fin de matinée, avait quitté la base militaire de Villacoublay vers 17h15, à bord d’un falcon 7X. Rapidement, l’appareil a été contraint de faire demi-tour. Le président est finalement reparti très vite pour Berlin, à bord d’un autre avion, un falcon 900.

François Hollande doit rencontrer à Berlin la chancelière allemande Angela Merkel pour un dîner de travail.

Reportage Photos

La garde républicaine

François Hollande marche sur le tapis rouge à la rencontre de son prédécesseur Nicolas Sarkozy

Carla Bruni (à gauche) accueille Valérie Trierweiler

Première poignée de main entre Nicolas Sarkozy et françois Hollande sur le perron de l'Elysée

Deuxième poignée de main entre Nicolas Sarkozy et François Hollande

Francois Hollande et sa compagne Valérie Trierweiler disent au revoir à Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy

Nicolas Sarkozy et sa femme Carla Bruni-Sarkozy quittent l'Elysée

Nicolas Sarkozy dans sa voiture au moment de quitter l'Elysée

Nicolas Sarkozy quitte l'Elysée

François Hollande appose sa signature après avoir été fait Grand maître de l'ordre de la Légion d'honneur

François Hollande salue le grand chancelier de la Légion d'Honneur Jean-Louis Georgelin

Après l'investiture de François Hollande, Nicolas Sarkozy fait...du jogging

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