Ainsi, des jeunes désoeuvrés rwandais et d’autres frères tutsis du Burundi, de l’Ouganda et de la Tanzanie, recrutés de gré ou de force et formés dans des camps basés au Rwanda et en Ouganda, se retrouvent dans ce qu’on appelle aujourd’hui les « Fardcs ». Des corps étrangers habillés en tenue de ce qu’on veut montrer au monde aujourd’hui comme étant l’armée congolaise. Certains d’entre eux ne parlent même pas français.

Juste l’anglais et le Kinyarwanda. Ne venez pas leur parler le lingala ou autres langues vernaculaires du Congo. Voilà pourquoi ils ne peuvent d’ailleurs pas être affectés ailleurs. Ils seront perdus et repérés tout de suite. En réalité, le Congo, aussi paradoxale que cela puisse paraître, n’a pas d’armée. La formation de l’armée congolaise était l’un de cinq préalables des accords dits de « Sun City ».

Ces accords qui devraient être mis en application avant l’organisation des élections en RD Congo, n’ont jamais été respectés. Les tripatouilleurs ont lancé le Congo dans le processus électoral en 2006 alors que le pays est en pleine occupation et subit des incursions à volonté des armées régulières du Rwanda et de l’Ouganda. De ces incursions, le Congo, sans armée, ne peut rien faire. Ni défendre son territoire ni défendre sa population ni défendre ses innombrables et variées ressources naturelles. Ne le savez-vous pas ? Voilà un soi-disant président de la République « élu » et qui arrive au pouvoir dans un pays passoire aux frontières poreuses dans lequel les voisins viennent tuer, violer, piller et s’installer à volonté, et qui, en lieu et place de se soucier de garantir l’intégrité, l’indépendance et la souveraineté de son pays, en mettant en place une forte armée qui soit dissuasive, le voilà qui commence par établir une liste de 900 officiers et sous-officiers des ex-fazs à mettre à la retraite !

Faut-il un dessin pour comprendre ? A défaut de les mettre en retraite, puisque la manœuvre a été dénoncée en temps réel, il les tue tout simplement. Par empoisonnement et par balles.

Cette entreprise ne date pas d’aujourd’hui.

C’était déjà sa mission lorsqu’il fut Chef d’Etat major de l’Armée de terre. Lui et ses frères rwandais savent que si le Congo se dote d’une vraie armée, le pays sera du jour au lendemain pacifié et le Rwanda aura de gros soucis à se faire.

Il n’est pas difficile que vous vous autorisiez, à la lumière d’un examen approfondi de la situation, avec des questions que nous soulevons, un autre regard et une relecture des informations et de la présentation des choses qu’on vous sert.

Ces viols et ces crimes de guerre, ce crime contre l’humanité, ce génocide contre les congolais, tous ces actes, ne peuvent être que l’œuvre des barbares qui, depuis leur arrivée au pouvoir le 17 juillet 1994, font hoqueter le Congo.

Cette situation bénéficie d’une cécité collective suscitée grâce à d’efficaces relais et mécanismes mis en place depuis l’invasion du territoire congolais. Les puissants médias du monde étant associés à la défense de la cause tutsie, toute l’information sur le Congo est biaisée, manipulée, dénaturée, falsifiée.

Un jour, lorsque les congolais auront libéré leur patrie, et que l’histoire aura déchiré le voile des manipulations, elle rangera ces barbares dans la catégorie des monstres sanguinaires. Et là, ils seront clairement identifiés.