Le raisonnement de Monsieur TSHISEKEDI ne peut pas résister à la critique ni à l’analyse. Est-il devenu amnésique au point d’oublier que depuis plus de dix ans, un rwandais, tutsi, trône sur le Congo ? Il est, au poste qu’il occupe par imposture aujourd’hui, chef des Forces armées dites congolaises. Que fait-il pour mettre un terme à la présence de ces hommes sur le territoire congolais, ce qui, raisonnant à l’absurde, puisque nous savons qu’il ne le fera pas pour des raisons que nous n’ignorons pas, mettrait ses frères au pouvoir à Kigali à l’abri de tout danger ?

En disant c’est « de notre faute » que d’avoir gardé les « FDLR » sur notre sol, Monsieur TSHISEKEDI sait qu’il ne s’adresse pas au peuple congolais car, ce dernier n’a pas voix au chapitre. Il s’adresse donc au pouvoir en place, et d’abord à celui qui l’incarne. Or cet homme là n’est pas nôtre ! Alors le « nous » de Monsieur TSHISEKEDI a-t-il un sens ? Et c’est là tout le problème de cet homme qui évolue toujours dans l’ambiguïté et dans le mythisme. Tant qu’il ne dira pas ouvertement aux congolais qui est cet homme qui trône sur le Congo, d’où vient-il, pourquoi est-il là et que fait-il là, je ne vois pas ce que les congolais peuvent réellement attendre de lui. Et je me demande à ce jour encore comment parvient-il à traîner autant de foules ? Sûrement parce que les gens ignorent beaucoup de choses sur ce qui se passe au Congo et les multiples implications qui maintiennent la vérité captive pour pas que les congolais découvrent le pot aux roses.

Dès lors, la vraie question qui se pose est celle de savoir si, par son comportement, puisqu’il n’ignore pas la vérité, mais préfère, paraît-il pour « éviter aux congolais un bain de sang », distraire les congolais, ne court-il pas l’énorme risque de se voir au banc des accusés quand les congolais comprendront la vérité qui commence à jaillir au fur et à mesure que le travail de sensibilisation et de mobilisation de la résistance congolaise avance ?

Cette vérité jaillira à une forte dose dans les mois à venir quand ils comprendront que les fameuses élections ne seront qu’une mascarade de plus. Nous promettons à Monsieur TSHISEKEDI que nous serons là pour redire aux congolais ce que nous disons depuis des mois déjà sur la dangerosité de son comportement. Nous expliquerons aux congolais ce qui se cache dans la démarche de Monsieur TSHISEKEDI. Les congolais mesureront l’étendue des erreurs, j’allais dire des fautes commises par cet homme.

Ce sera à eux de dire ce qu’il faudra exiger de cet homme.

Pour ma part, cette question a déjà été réglée. J’ai une certaine idée de l’Etat ; j’ai une certaine idée de la nation et de la défense de ses intérêts ; j’ai une certaine idée de l’homme politique, homme d’Etat ; j’ai une certaine idée de la démocratie ; j’ai une certaine idée de l’indépendance, de la souveraineté et de l’intégrité territoriale. Je sais, depuis mon jeune âge, qu’il exige des fondamentaux auxquels on ne peut transiger, quel que soit la taille de l’adversaire qui les menace. Toutes considérations s’inclinent face à ces fondamentaux. Ce n’est pas à moi qu’on viendra tenir un discours déraisonné du genre : « ezali na makambo mosusu akoki koloba boye té. Il faut akende malembe. Sinon bakoboma yé ndenge baboma Lumumba ou SANKARA etc… ». Et je réponds justement que cette comparaison est un peu osée, car Monsieur TSHISEKEDI n’est pas de la trempe de ces gens-là. Il n’a pas la noblesse d’esprit patriotique et la carrure d’homme d’Etat qu’avaient ces gens-là. C’est même une honte pour lui face à ce qu’avait bravé ces héros, ces visionnaires des temps modernes. Ces hommes étaient courageux, profondément attaché à la défense de leurs patries et des intérêts de leurs peuples. Contre vents et marais.

Ce que je sais, c’est que le comportement de Monsieur TSHISEKEDI est INDIGNE et DANGEREUX pour la patrie.

Un jour, quand l’histoire aura déchiré le voile du mensonge, qu’elle aura aidé les congolais à comprendre son parcours politique, son cheminement, certaines de ses décisions, de ses déclarations et surtout ses prises de position dans les moments les plus difficiles pour notre pays, je ne sais pas où le rangera t-il.

En ce qui me concerne, cette question est déjà réglée. Mais je ne suis pas le seul !