Retour du PM Bernard Cazeneuve à Paris

Retour du PM Bernard Cazeneuve à Paris

A Genève sous l'égide de l'ONU, les parties belligérantes en Syrie ont entamé une nouvelle série de discussion, mais l'espoir est mince de trouver une solution politique à ce conflit qui a déjà fait plus de 320.000 morts depuis six ans.

Les discussions, selon les termes de la résolution 2254 adoptée à l’unanimité en décembre 2015 par le Conseil de sécurité de l’ONU, doivent porter sur les modalités de la future gouvernance en Syrie, la rédaction d’une nouvelle Constitution et la tenue d’élections sous supervision des Nations unies. La « transition » est le point le plus sensible. Pour le régime comme pour les Russes, Bachar Al-Assad doit rester aux commandes, il est hors de question d’organiser une élection présidentielle avant le terme de son mandat, dans quatre ans, et il doit pouvoir se représenter. « La transition signifie juste, pour eux, quelques réformes de façade et l’intégration de quelques opposants à la botte », résume un diplomate. L’opposition, avec notamment le soutien de Paris mais aussi d’autres capitales occidentales et arabes, considère qu’Assad ne peut être l’avenir de son pays et qu’il devra partir, au moins au terme du processus. Les positions n’ont pas changé et restent inconciliables.

L'administration Trump préparerait deux décrets prévoyant la réduction de la contribution financière américaine à plusieurs agences des Nations unies et organisations internationales, selon le New York Times.

Le premier projet de décret de l’administration du nouveau président comprend la création d'un comité chargé d'examiner dans quelles proportions chaque organisation devrait faire l'objet de ces coupes, selon le site du quotidien le New York Times.

Il recommande de se pencher particulièrement sur les opérations de maintien de la paix, sur la Cour pénale internationale et l'aide aux pays qui «s'opposent à des décisions importantes des Etats-Unis», ainsi que sur le Fonds des Nations unies pour la population (FNUAP). Il ne tient pas compte, semble-t-il, du fait que les Etats-Unis ne contribuent déjà pas au financement de la Cour pénale internationale.

Les Etats-Unis assurent 28% du financement des opérations de maintien de la paix menées par les Nations unies, dont le budget annuel est de 7,8 milliards de dollars. Au total, les Etats-Unis pèsent 22% du budget opérationnel de l'ONU, une enveloppe distincte qui monte à 5,4 milliards de dollars pour la période comprenant les années 2016 et 2017.

Le décret demande de ne plus contribuer financièrement à toute agence des Nations unies ou organisation internationale qui remplit un des critères mentionnés dans le document. Ils concernent toute organisation qui a accordé un statut de membre à part entière à l'Autorité palestinienne ou à l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui soutient des programmes prenant en charge l'interruption volontaire de grossesse ou qui contrevient aux sanctions contre l'Iran ou la Corée du Nord. Ces organisations s'exposent à perdre toute aide financière des Etats-Unis, selon le projet de décret.

Les Nations unies ont accordé à la Palestine le statut d'Etat observateur en 2012, mais elle n'est pas membre à part entière de l'ONU. Pour les autres organisations internationales non concernées par ces critères, le texte recommande de toute façon «au moins 40% de baisse globale» de la contribution des Etats-Unis.

Récemment, des élus républicains ont soumis un projet de loi au Congrès proposant que les Etats-Unis sortent de l’ONU en justifiant cette décision par l’explication que les contribuables américains ne devaient payer pour une organisation qui ne défendait pas les intérêts américains.

Le second projet de décret impose un moratoire sur l'ensemble des traités multilatéraux qui ne sont pas «directement liés à la sécurité nationale, l'extradition ou le commerce international», selon les termes du document consulté par le New York Times.

L'accord de Paris sur le climat ne semble, à première vue, pas directement lié à l'un de ces trois sujets, ce qui pourrait le placer sous le coup du décret.

Le document est accompagné d'une note explicative, qui mentionne deux accords multilatéraux initiés sous l'égide des Nations unies : la convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et la convention des droits de l'enfance. Or, les Etats-Unis n'ont jamais ratifié ces deux conventions.

Fin décembre, Donald Trump avait dit tout le bien qu'il pensait de l'ONU dans un tweet : «Les Nations unies ont un grand potentiel mais pour l'instant c'est juste un club ou les gens se retrouvent, parlent et prennent du bon temps. Triste !»