La justice est un maillon important dans un pays

La majorité de Congolais croit que la démocratie, c'est seulement le multipartisme et des élections. Erreur! Résultat de cette conception faussée, n'importe qui en mal ou fin de légitimité voulant se maintenir plus longtemps au pouvoir, peut simuler des élections pour faire plaisir aux bailleurs de fond souvent complices. La démocratie ne peut réellement s'établir dans un pays que lorsque trois autres critères sont réunis:

1. L'indépendance de la justice vis à vis du pouvoir en place.

2. Le contrôle de la police par la justice.

3. La liberté d'expression.

La justice est un maillon important de la démocratie dans un pays. Les nominations abracadabrantesques des magistrats laissent pantois les Congolais de la diaspora qui s'interrogent sur l'urgence de ces nominations politiques. De même qu'on ne peut accepter une République des juges, de même on est en droit de ne pas cautionner une néodidacture des politicailleurs, affameurs du peuple sans visions réelles. Car le navire dénommé République Démocratique du Congo tangue, piloté à vue.

Certes la justice congolaise laisse à désirer, et la réputation des magistrats n'est pas très bonne; le rejet de ce corps de métier est massif de la part de nos compatriotes. Les magistrats Congolais se laissent facilement corrompre; quant aux citoyens aux ressources précaires, ils ne souhaitent pas avoir affaire avec la justice. Une maman Bipupula, un pousse-pousseur, un vendeur lambda préférera vivre en victime plutôt que d'aller en justice. Quand aux journalistes, la justice peut vous convoquer et vous coffrer pour un article écrit ou lu au micro, il y a déjà trois ans. Et dans la convocation on omet volontairement de vous signifier le motif.

La panilodie d'Alias Joseph Kabila

Dans une interview accordée par Alias Joseph Kabila à François Soudan pour Jeune Afrique à Kinshasa, le 14 juin 2007, à la la question:" allez-vous changer la constitution? certains de vos pairs l'ont dit, avant de changer d'avis. Réponse d'Alias Joseph Kabila : " Joseph Kabila n'est pas comme les autres. J'ai donné, ma parole d'honneur en promulguant cette constitution; je n'y toucherai pas ".  Dix ans ans après, l'imposteur trône toujours, Alias Joseph Kabila a affaiblit le pouvoir judiciaire et viole la Constitution. La Cour Constitutionnelle est une cour inféodée au régime dictatorial , dommage !