Doit-on rapatrier le corps de Mobutu Sese seko du Maroc au Congo ? La question ne doit même pas se poser, car le défunt Maréchal Mobutu Sese seko n'est pas un apatride pour rester éternellement sous la terre dans un pays étranger ! Contrairement au premier président camerounais Ahmadou Babatoura Ahidjo décédé le 30 novembre 1989 à Dakar au Sénégal, Paul Biya ayant refusé jusqu'aujourd'hui le rapatriement de sa dépouille au Cameroun, ce n'est pas le cas de Mobutu Sese seko.

7 septembre 2012, Rabat au Maroc, la famille de Mobutu Sese seko devant son mausolée.

Certes celui qui dirigea la République démocratique du Congo, ex-Zaïre de 1965 à 1997 fut vilipendé pour sa mégalomanie, le chaos sécuritaire des dix dernières années, la corruption, l’asphyxie économique, la police politique, les disparitions, l’agonie d’un pays saigné à blanc...Mais aucun Congolais n'a jamais souhaité que Mobutu Sese Seko meurt en exil et soit enterré loin de siens.

Le Maréchal Mobutu Sese Seko est décédé le 7 septembre 1997, vingt années déjà que sa dépouille, rongée par le cancer, s’en est allée reposer au fond d’une sépulture d’exil à Rabat, au Maroc. A qui profite le fait que le corps du défunt président demeure encore au Maroc ? Les dinosaures Mobutistes: Edouard Mokolo wa Pombo, Léobitch Kengo wa Dondo, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, Kin Key Mulumba MOYIBICRATE, Louis Koyagalio Ngbase Te gerengbo, Alain Atundu Liongo ...sont aujourd'hui des Mammouths Joséphistes. Ce sont eux qui travaillent pour la dictature totalitaire de Joseph Kabila, son imposture et usurpation. Mangeurs à tous les râteliers, les mangeristes de la dictature Mobutu sont devenus des mangercrates du régime d'occupation, d'usurpation et d'imposture d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale.

Les Mobutistes n'ont jamais changé, ils ont toujours leur carapace de: politicailleurs, pillards, corrompus et prédateurs ventripotents !

A-t-on déjà entendu un Mobustiste-Joséphiste demander le rapatriement du corps du vieux léopard au Congo-Kinshasa ? En mai 2001, lors de la vente aux enchères de sa villa somptueuse estimée à 8 millions de francs suisses, de Savigny sur les hauts de Lausanne, et de sa collection personnelle, c'est un boulanger qui a racheté la toque de Léopard et la canne sculptée de Mobutu ? Où étaient donc les Mobutistes-Joséphistes ? N'est-ce pas un patrimoine qui s'en allait ailleurs ?

Le pathétique Nzanga Mobutu

En 2002, après cinq années d’exil, Nzanga Mobutu regagne Kinshasa où il s’établit l’année suivante en prévision des échéances électorales. En 2005, il fonde l’Union des démocrates mobutistes (Udemo), bannière sous laquelle il se présente à l’élection présidentielle Louis Michel qui n'aura lieu qu'en 2006. Impopulaire, crédité de seulement 4,7 % des voix au premier tour, il appelle à voter Joseph Kabila au second, contre un maroquin ministriel. Après la première victoire frauduleuse de Joseph Kabila face à Jean-Pierre Bemba, Nzanga Mobutu rejoint la coalition formée autour du pseudo vainqueur. Entre au gouvernement en février 2007, Nzanga Mobutu est ministre d’Etat en charge de l’Agriculture, de la Pêche et de l’Elevage. Et travaille avec ceux qui ont renversé son père…

Devenu vice-Premier ministre et ministre du Travail, dans l'entretemps, le jeudi 8 mars 2011 alors que l'avion qui le transporte attérit à l'aéroport International de N'Djili, Nzanga Mobutu apprend qu'il est révoqué par un décret signé Joseph Kabila lu sur toutes les chaînes de télévision et stations de radios: « Il a été révoqué pour "abandon de service", avait précisé le Vuvuzélateur Lambert Mende Omalanga. Il était parti en novembre à Rome pour représenter la RDC à la création du cardinal [congolais] Laurent Monsengwo, et il est resté en Europe sans aucune explication, sans rien signaler à qui que ce soit. » Depuis le fils Mobutu vit au Maroc.

Doit-on rapatrier la dépouille de Mobutu Sese Seko au Congo ? Mille fois oui. Mais pas par un pouvoir d'occupation, d'usurpation et d'imposture. Pas par un régime qui voudra en récupérer les dividendes politiques. Mais par un pouvoir qui apprendra la résolution d'honorer nos grands morts.

La République démocratique du Congo n'a jamais enterré ses grands morts avec les honneurs dus à leur rang. Certes le président Mobutu a permis qu'un hommage populaire soit rendu à la dépouille de Joseph Kasa-Vubu ramenée à Kinshasa, mais celui-ci était mort ecarté du pouvoir à Boma où il a été assigné à résidence, et il sera inhumé dans son village.

Les cendres du corps incinéré de Patrice Emery Lumumba ont été répandues dans un coin perdu du Katanga. Patrice Emery Lumumba, Maurice Mpolo et Okito n'ont pas de tombe au Congo. Moïse Tshombé est mort en prison en Algérie et est enterré à Bruxelles. Mobutu est mort et enterré dans son lieu d'exil au Maroc.

Certes, il n' y avait pas que de mauvaises choses sous la dictature mobutienne, mais certains amnésiques voudraient nous faire croire que sous Mobutu tout était bien. C'est oublier que ce sont les Mobutistes qui occupent tous les rouages du pouvoir sous Joseph Kabila, qu'ont-ils fait du Congo ? Les Mobutistes-Joséphistes clament qu'ils ont défendu l'unité nationale avec Mobutu, s'activent-ils pour la balkanisation du Congo avec Joseph Kabila ?

L’histoire ancienne et récente renseigne que l’argent volé et prétendument mis à l’abri, ne profite jamais aux affameurs de la multitude.

Quelque 20 ans après le départ du président zaïrois, rien ne subsiste de ses grandes réalisations. Rongés par le climat, dévastés par les pillages, envahis par la brousse, les infrastructures et les palais pharaoniques du Guide suprême ne présentent plus qu’un squelette dépouillé de tout son faste au visiteur.

En 1997, la rébellion de l’ancien lumumbiste Laurent Désiré Kabila, après d’infructueuses négociations sous l’égide de Nelson Mandela, prend le pouvoir. Le peuple, affamé par trente-deux ans de règne autocrate et de gestion prédatrice, crie vengeance, brûlant l’effigie du maréchal en scandant « Mobutu voleur ! A bas le pilleur ! » dans les rues de Kinshasa.

Comme chaque fois que son autorité vacille dans la capitale, Mobutu vient se réfugier à Gbadolite. Il tente de trouver du réconfort auprès des villageois qui bénéficient de ses largesses pour leur fidélité. Le « roi léopard », malade, arpente les salles de sa tanière de Gbadolite « pour laisser faire le peuple ». C’est en tout cas ce qu’il affirme devant la caméra de Thierry Michel, dans le documentaire « Mobutu, roi du Zaïre ». Acculé, il finit par fuir le pays pendant que certains de ses ministres sont lynchés. Le même jour, les pillages des palais commencent, à Kinshasa, la capitale, et à Gbadolite.

Rien de ce qui pouvait être emporté n’a résisté aux pillages. Mobilier de bois précieux, tapisseries et tableaux ont été transportés par les soldats de l’Alliance de forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL) de Kabila et des armées ougandaises et rwandaises qui le soutenaient. Dallages et installations électriques ont été arrachés par le peuple pour être revendus.

Dans la chambre à coucher, ouverte sur une vaste terrasse et une piscine aux multiples bassins, on distingue encore l’emplacement de la couche royale : une croix profonde taillée dans le marbre d’où un lit télécommandé s’élevait afin que le président jouisse de la vue.

Le palais Bambu, surnommé « Versailles de la jungle »

Sur une colline voisine se dresse le palais chinois, sans doute le plus insolite au milieu de cette brousse africaine : un ensemble de pagodes chinoises aux poutres ornées d’estampes, avec leurs jardins de nénuphars et leurs fontaines. Mobutu, esthète et amateur d’art, incontestablement marqué par ses visites en Chine, avait fait construire cette demeure et celle du site présidentiel de Nsele près de Kinshasa, quasi identique, à l’aide d’ouvriers chinois.

Mais l’édifice le plus extravagant reste le palais officiel du maréchal président. Au milieu de 700 hectares de plantation luxuriante, le palais Bambu vaudra à Gbadolite le surnom de « Versailles de la jungle ». Les bâtiments aux vertigineuses hauteurs de plafond portent encore l’ossature sans pampilles de lustres monumentaux.

Qu'alias Joseph Kabila qui trône par défi en République démocratique du Congo, qui a volé plus que Mobutu Sese Seko, n'espère même pas dans ses rêves qu'il va jouir des 25 milliards planqués dans les îles vierges britanniques !