Selon l'élu LR, une "police parallèle" est en train d'"éclore" à l'Élysée, avec la bénédiction d'Emmanuel Macron. Copieusement hué par les députés LREM, il est en revanche applaudi par Les Insoumis. Puis décide de sortir l'artillerie lourde, s'en prenant à la majorité de "godillots", à Edouard Philippe et "ses grands airs", ainsi qu'au chef de l'État.

Quelle issue pour le vote ?

Pour qu'une motion de censure soit adoptée, il faut recueillir la majorité absolue des députés, soit 289 voix. Autant dire qu'il n'y a aucune chance pour que ce soit le cas, puisque les Républicains sont 103 et la gauche réunie 63. Même en votant les uns pour les autres, et même en ajoutant les voix des élus Rassemblement national (ex-FN), qui ont promis de les soutenir, le compte n'y est pas.

D'autant que rien ne dit que chaque bord votera pour l'autre mention. Si la France Insoumise a confirmé qu'elle soutiendrait bien le texte LR, il n'en est pas question pour les socialistes du groupe Nouvelle Gauche. La position officielle des élus LR a été confirmée mardi en début d'après-midi : pas question pour eux de voter la motion de gauche. "Comme le PS ne vote pas la nôtre, on va rester chacun chez soi", a dit Christian Jacob.