Les efforts pour l'avenir du travail ne pourront être menés par un seul pays mais par "un ordre social européen" et sur la scène multilatérale, selon lui. Notamment par un salaire minimum et la protection sociale. Discussion avec plusieurs syndicats "Quand le peuple ne trouve plus sa part de progrès, il ne peut plus adhérer à un régime politique", a affirmé le président français. Une situation qui alimente selon lui les extrêmes qui ont progressé lors des récentes élections européennes. Rendant hommage aux pionniers de l'OIT, il a ajouté qu'"on ne peut construire une paix durable sur la somme des injustices".

"Il serait trop long" de mentionner tous les succès d'une institution "qui a changé la vie de millions d'homme et de femmes". A son arrivée, le président français avait affirmé que ce discours ne constituait pas le début de l'Acte 2 plus social de son quinquennat. Ce dispositif a démarré "en avril", a-t-il expliqué devant les journalistes. Il va demander aux autres pays les plus industrialisés de rejoindre le Partenariat mondial pour la protection sociale piloté notamment par l'OIT. Critiqué à plusieurs reprises pour avoir délaissé les corps intermédiaires, le président a profité de sa venue à Genève pour rencontrer la délégation tripartite française à la conférence. "Nous avons sans doute à apprendre pour nous-mêmes", a-t-il affirmé dans une sorte d'aveu.