Les représentants des 47 pays membres du Conseil des droits de l’homme assistaient à sa présentation, suivie d’une prise de parole pour chacun d’entre eux, mais sans vote. Disparition de Jamal Khashoggi, l’onde de choc Jusqu’à maintenant, les réactions des pays occidentaux à son rapport ont été quasi inexistantes. Seul Donald Trump s’est fendu d’un commentaire pour minimiser l’impact de l’enquête de l’experte onusienne. L’Administration américaine est la principale alliée de MBS. Paris a été plus que discret.

Devant le Conseil des droits de l’homme, Mme Callamard a également demandé un moratoire sur les exportations de matériel de surveillance en direction de l’Arabie saoudite. Riyad utiliserait ces équipements pour écouter et surveiller des opposants.

Luxe de détails sordides Son rapport a livré un luxe de détails sordides sur cet assassinat, notamment une conversation tenue juste avant l’arrivée de M. Khashoggi au consulat entre Maher al-Mutreb, colonel des renseignements et chef du commando, et le médecin légiste, Salah al-Tubaigi, qui a découpé le corps au moyen d’une scie à os. «Est-ce que ce sera possible de mettre le tronc dans un sac?», demande le premier. «Non, trop lourd», répond le docteur, qui ajoute: «Les articulations seront séparées, ce n’est pas un problème. Si nous prenons des sacs en plastique et que nous le coupons en pièces, ce sera terminé.»