Le personnel de Human Rights Watch a-t-il participé à l'exercice de mapping ?

Non. Le projet de mapping et la rédaction du rapport ont été réalisés exclusivement par le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme. L'équipe de l'ONU a consulté de nombreuses organisations non gouvernementales nationales et internationales, dont Human Rights Watch, et s'est référé à leurs publications relatives aux événements en question. Celles-ci comprenaient des rapports publiés par Human Rights Watch, dont certains sont cités en annexe du rapport de mapping. L'équipe de mapping a aussi eu recours à un large éventail d'autres sources et a mené elle-même des enquêtes détaillées, interrogeant 1 280 témoins. Dans de multiples cas, les propres conclusions de Human Rights Watch correspondent à celles du rapport de mapping de l'ONU.

[1] Article 2 de la Convention de 1948 sur le génocide.

[2] Cinq juges ont commenté à ce moment-là : « Il est gravement préoccupant qu'en ce début du XXIe siècle on laisse encore au bon vouloir des États le soin de consentir ou non à ce que la Cour statue sur les allégations de génocide qui seraient formulées à leur encontre. Il faut considérer comme très grave qu'un État soit à même de soustraire à l'examen judiciaire international une requête le mettant en cause pour génocide. Un État qui agit ainsi se montre aux yeux du monde bien peu assuré de ne jamais, au grand jamais, commettre de génocide. » Cour internationale de justice, Activités armées sur le territoire du Congo (République démocratique du Congo c. Rwanda), Opinion séparée conjointe des Juges Higgins, Kooijmans, Elaraby, Owada et Simma, 3 février 2006.

[3] Pour plus d'informations sur la Chambre pour les crimes de guerre en Bosnie, voir Human Rights Watch, Looking for Justice: The War Crimes Chamber in Bosnia and Herzegovina (« En quête de justice : la Chambre pour les crimes de guerre en Bosnie-Herzégovine »), février 2006, https://www.hrw.org/en/reports/2006/02/07/looking-justice.