Reste à savoir si l'équipe Tshilombo paiera la facture des chroniqueurs-thuriféraires. Reste que le mal est déjà fait. L'eau est renversé impossible de le ramasser pour le remettre dans la bassine. Avant de venir à Paris, Tshilombo avait aussi fait une promesse aux accidentés du Kongo-Central, que l'Etat congolais allait prendre en charge les frais d'hôpitaux et enterrements, ils attendent toujours.

Tshilombo est pire qu'Alias Kabila. Le Congo est vraiment en danger. Avant Paris, il est allé à Kampala. En effet, la Cour internationale de justice (CIJ) a condamné, l'Ouganda pour violation de la souveraineté territoriale de la République démocratique du Congo (RDC) et violation des droits de l'homme entre 1998 et 2003. La Cour internationale de justice (CIJ), plus haute instance judiciaire des Nations unies, a estimé, lundi 19 décembre 2005, que l'Ouganda avait violé la souveraineté de la République démocratique du Congo (RDC) et était responsable de violations des droits de l'homme commises dans ce pays lors de la guerre de 1998-2003. Le tribunal juge en outre l'Ouganda responsable d'actes de pillage en RDC car il n'a pas fait en sorte que ses soldats respectent les ressources naturelles de ce pays.

La CIJ a donné raison à la RDC, plaignante, en estimant que l'Ouganda était notamment responsable, entre août 1998 et juin 2003, de "l'occupation de l'Ituri", de "violation des lois internationales sur les droits de l'homme" en RDC, d'"usage illégal de la force", de "pillages et d'exploitation des ressources naturelles" de la RDC, selon l'arrêt rendu en audience publique à La Haye, où siège la CIJ. La Cour a également estimé que "par l'action de ses forces armées, qui ont commis des meurtres et des actes de torture et autres formes de traitements inhumains à l'encontre de la population civile congolaise (...), ont entraîné des enfants soldats, ont incité au conflit ethnique", l'Ouganda a "violé ses obligations en matière de droits de l'homme et du droit international humanitaire". Les forces ougandaises ont "créé un climat de terreur qui envahit le quotidien de la population congolaise", avait déclaré à l'époque Shi Jiuyong, président de la CIJ, au tribunal.

La lettre des deux parties demandant ce report est datée du 9 novembre, date de l'arrivée de Tshilombo en Ouganda.

A force des promesses mensongères, de prouver par ses actes de Haute Trahison contre la RDC et le peuple congolais, Tshilombo ne tiendra pas. Son présent et avenir politique tient à un fil.