La radio qui vous écoute !

Réveil FM International

La première radio associative et communautaire de Kinshasa.

vendredi 26 octobre 2012

"En toute liberté" le livre de Freddy Mulongo sur United Radio, MBC, Radio Cité et Kanal K

Freddy Mulongo rigole lorsqu'on lui apprend que ses articles sont vendus à la criée par des jeunes débrouillards, vendeurs à la sauvette dans certains carrefours de Kinshasa. C'est lui qui a introduit et mis en exergue les informations de proximité à sa radio Réveil FM à Kinshasa, fermée en août 2007 par les autorités congolaises. Freddy Mulongo se dit journaliste citoyen et fouineur de l'information alternative. Il est comme une station service où quotidiennement les congolais et amis du Congo de partout au monde viennent puiser l'informations dans son site Réveil FM International. Après, son premier livre les "Dix Questions", le Congo post Joseph Kabila par la diaspora congolaise, préfacé par Djamba Yohé et Nicoletta Fagiolo, ouvrage référencé à la rubrique 320. sciences politiques à la Bibliothèque Nationale Française (BNF), pour avoir interviewé 16 acteurs politiques congolais en exil. Freddy Mulongo récidive avec un second livre: "En toute liberté", citoyenneté, droits et libertés. Le journaliste-écrivain accrédité à l'hôtel Matignon et à l'ONU relate, apostrophe et interpelle sur la situation calamiteuse de la République démocratique du Congo. Alors que Floribert Chebeya était de passage à Paris, Freddy Mulongo l'a fait une photo à la place Bastille et cette photo qui a fait le tour du monde, représente désormais Chebeya, l'icône des droits de l'homme au Congo. Freddy Mulongo est un journaliste engagé, il s'en cache pas. Il est attaché au respect des droits de l'homme mais aussi à la liberté d'expression.

"En toute liberté" de Freddy Mulongo, 372 pages, Editions Edilivres à Paris

Dans son ouvrage "En toute liberté", l’auteur brosse le tableau d'un pays dont les signaux sont couramment dans le rouge concernant les droits humains. La population du pays constitue sa première richesse. Au Congo-démocratique, les journalistes et activistes des droits de l'homme sont assassinés, la population de l'Est de la République Démocratique du Congo est abandonnée, elle est victime de viols, de massacres et de tueries. Les Congolais croupissent dans la misère alors que les autorités congolaises vivent en pachas. La RDC est le 187e pays selon le classement du PNUD dans le développement humain alors qu'il regorge d'énormes potentialités. Un vrai gâchis ! A travers les articles de Freddy Mulongo mais surtout l'interactivité avec les internautes congolais et autres nationalités, on perçoit l'amour de la patrie pour les Congolais à l'étranger. Freddy Mulongo pointe du doigt là ou ça fait mal, la République Démocratique du Congo ne sera vraiment démocratique lorsqu’elle deviendra un Etat de droit.

"En toute liberté" de Freddy Mulongo sur UN Radio Y a-t-il une vraie société civile en République démocratique ? Existe-t-il une élite congolaise ? Quelle est la place des Congolais de l'étranger dans le présent et le devenir du Congo-Kinshasa ?

"En toute liberté" de Freddy Mulongo sur Mauritius Broadcasting Corporation (MBC), avec Jean-Paul Hoareau de MontroseLa Francophonie peut-elle apporter le développement et la paix en République démocratique du Congo ? Quelle est la place des religions dans la société congolaise ?

"En toute liberté" de Freddy Mulongo sur Fênetre d'Afrique avec Sylvain Amos sur Kanal K

François Hollande à Kinshasa pour le Sommet de la Francophonie, la marche des congolais à Zurich contre la francophonie du sang, la situation du Mali...

"En toute liberté" de Freddy Mulongo sur Radio Cité de Genève avec Gilles Sullhac

Nous avons apprécié la partie citoyenneté de l'ouvrage de Freddy Mulongo qui nous informe que le premier rabin noir de France est un Congolais: Guershon Nduwa. Le Maniema étant le berceau de l'islam en République démocratique du Congo, les autorités congolaises se soucient-elles que cet islam ne soit ni salafiste ni djihadiste ? Que dire de tous ceux qui se réclament du pouvoir, alors que le Maniema n'a ni route asphaltée, les habitants de Kindu, Yenge, Kilo, Punia, Asani, kasuku, Kisiwa, Ukula, Kandeke, kaminania etc n'ont ni eau potable ni électricité.

"En toute liberté", c'est un livre sur la citoyenneté, les droits et libertés.

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dimanche 13 mai 2012

Françafrique... quelles responsabilités?

Aux éternels pessimistes, qui, munis de la science infuse ont déjà condamné François Hollande, et à ceux qui par principe seront d'accord avec eux, nous devrions rappeler ici que le Président de la France n'est pas l'unique garant de la Françafrique. Quelque soit sa volonté, il fait face en arrivant au pouvoir, à un système lourdement ancré dans les habitudes de la France, et surtout depuis plus de 50 ans. Ceux qui naïvement pensent que Hollande va tout changer du jour au lendemain, oublient le pouvoir d'autres acteurs, comme notamment l'empire industriel français, autant commercial que militaire.

Ensuite, la victimisation systématique dans laquelle se vautrent bon nombre d'Africains, leur fait perdre la faculté de se remettre en question, d'utiliser l'intelligence avec laquelle ils sont nés avant d'être formaté bon gré malgré. La France n'est pas la seule responsable. Ni ses sous-préfets abuseurs locaux. Nous sommes tous responsables de notre destin, du destin de la terre que nous ne traitons pas toujours très bien.

Nous ne pouvons pas éternellement accuser les autres de nos malheurs. S'il est vrai que notre passé ne nous avantage guère, notre futur est devant nous, autant que le futur de la France et des autres.Tant que la soumission que nous subissons reste dans nos esprits synonyme de paix, nos ennemis auront toujours l'outrecuidance de s'autoproclamer "Le choix du peuple" avant même que le peuple ait exprimé son avis par le vote.

Prenons-nous donc en main, regardons autour de nous, et faisons le constat amer de nos tentatives de sortie de crise. La jalousie et l'appât du gain immoral, les luttes de pouvoir et de leadership, le refus d'écouter les autres et d'accepter les avis divergeant, la soif d'auto-glorification, et le besoin de s'imposer par l'abus, sont autant d'éléments qui n'avantageront pas un fonctionnement constructif et positif, car surtout ils nous font systématiquement perdre de vue le Bien de la Nation, le Bien public.

Les autres nous ont imposé leur marque au fer rouge, c'est vrai. Mais nous pouvons sortir de là, regarder en avant, au lieu de toujours pleurer sur le passé. Même s'ils ne se ressemblent pas, les échecs se suivent, absence de stratégie viable oblige.

François Hollande a été élu par les Français, pour la France. Ne lui laissons pas croire que nous ne savons pas ce que nous voulons. C'est à nous de faire preuve d'un comportement mature et réfléchi, qui force le respect et qui, au fur du temps, mènera à un partenariat de gagnant-gagnant.

Pour le moment, nous sommes divisés, incapables de nous organiser autour d'un objectif consensuel, exagérément naïfs devant les diversions à gogo, et incapable de faire de projets réalistes et concrets, tant nous sommes facile à tromper. Cette faiblesse n'est qu'une simple brèche pour ceux qui n'ont pas de temps à perdre...

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mardi 28 février 2012

La Suisse et Paul Biya

L'image d'une arrestation humiliante, des « troublant de l'ordre public » avec la tête baissée, soumis, une pancarte accusatrice autour du cou, alignés devant les objectifs pour montrer le pouvoir du pouvoir, avant de regagner une cellule nauséabonde et surpeuplée, et les séances pluriquotidiennes de torture. Un scénario à la Enoh Meyomesse, « bandit de grand chemin », et de tant d'autres camerounais. Voilà ce que la bidonnesque garde rapprochée de Paul Biya rêvait de faire samedi dernier 25 février aux 3 "malfrats" qui ont osé, pacifiquement et sans autorisation préalable, troubler la quiétude de leur auguste employeur-escroc devant les portes de sa résidence secondaire, le prestigieux Intercontinental de Genève. Neuf mois sur douze passé dans le moelleux confort de la cité du bout du lac, loin de la misère de plus en plus épouvantable qui règne dans le pays qu'il "gouverne".

Dictateur à temps partiel, Paul Biya passe huit mois de l'année à l'hôtel Intercontinal de Genève, il dirige le Cameroun par procuration et à distance. Trois Camerounais exilés soucieux du devenir de leur pays sont allés rendre visite à leur fantômas de président ! La police suisse n'est pas restée les bras croisés !

Malheureusement pourtant, l'autoproclamé président camerounais a commencé à agacer les autorités genevoises et helvétiques depuis un temps. Même si son coup d'Etat électoral d'octobre 2011 s'est passé dans le cautionnement général de l'Occident, le malaise est là. Le grondement sourd de la pression d'une populace en colère, mais tremblant devant la machine répressive qui fait la loi dans la république démocratique du Cameroun, même si considérée comme lointaine et superflue, ça n'augure rien de bon. La Suisse, qui aime la tranquillité dans ses affaires, commence à craindre pour son image qu'elle voudrait surtout éviter de voir liée à des dirigeants en perte de popularité. La noirceur de Biya devient trop voyante, au point où, au lieu de la centaine habituelle de "gardes-dormeurs" de notre ami au sourire faussement affable, la Suisse n'en autorise plus qu'une vingtaine à tout casser. Un président démocratiquement élu, et donc la conscience tranquille dans l'absolu, qui se déplace avec une escorte aussi importante, ça fait quand même désordre.

Or les vingt gardes survivants de la purge helvétique deviennent forcément nerveux et angoissés quand ils voient poindre les célèbres activistes du CODE au coin de la rue. L'agitation que les valets de Biya n'arrivent plus à contrôler, leur fait dire des villageoiseries ridiculisantes. Dommage pour ceux qui croyaient encore qu'ils étaient des gens bien mis et de bonne éducation. En fait, dans la panique c'est leur vrai nature qui se dévoile. La garde rapprochée de Paul Biya, ce n'est finalement qu'une poignée d'hommes, au service d'un autre, avec leurs phobies et leurs fantasmes, qui font de leur mieux avec ce qu'ils ont. Or en Suisse, ils n'ont strictement aucun droit particulier, et en tout cas pas le droit de vie ou de mort sur leurs concitoyens, aussi dérangeant soit-ils.

Quant au CODE (Collectif des Organisations Démocratiques et Patriotiques de la Diaspora Camerounaise), on aime ou on n'aime pas. Problème de stratégie pour les uns, de mobile pour les autres. Mais finalement dans une lutte, chacun porte l'arme qu'il est capable de porter sur son épaule. Le CODE a au moins le mérite d'attirer l'attention d'une quantité croissante de monde sur le train de vie profondément indécent d'un certain genre de gouvernants, et de l'autoproclamé Paul Biya en particulier, qui perd de plus en plus de crédibilité malgré les sommes faramineuses dépensées pour enjoliver son image. Parer de milles feux ne suffit plus pour cacher le diabolisme d'un personnage de plus en plus ouvertement impopulaire. Un signe encourageant, aussi timide soit-il, du renforcement d'une certaine conscience publique.

Soit dit en passant, l'autorisation de manifester n'est pas demandée, tout simplement parce qu'elle serait automatiquement refusée, pour le confort pacifique de clients dont la richesse est bien plus intéressante que le niveau d'intégrité.

C'est ainsi que, devant l'Intercontinental, la belle blonde du service d'accueil de l'hôtel et de ses clients d'une intégrité parfois très douteuse, en tailleur serré, se transforme en amazone coincée, courant dans tous les sens, ne sachant plus quel appareil photo arracher en premier. Peu préoccupée par une absence totale de dignité, on se demande si elle cherche juste à impressionner les pseudo-malabars d'un des meilleurs clients de son employeur, ou si suit scrupuleusement son cahier des charges. Aaaie!! si l'Intercontinental perdait le client Biya ! un vrai désastre économique pour l'entreprise suisse, et pour l'économie du canton. L'établissement scolaire huppé que fréquentent les enfants Biya pourraient aussi en pâtir, lui aussi coupable de recel. Bref, les enjeux de la présence de Biya à Genève ne sont pas insignifiants.

Et pourtant, un impôt prélevé sur de l'argent public détourné, par un criminel économique de haute voltige, froidement déterminé à régner de façon illégale jusqu'à son dernier souffle, ça s'appelle en bon français du recel. Paul Biya lave en Suisse l'argent qu'il vole dans les caisses publiques camerounaises. Et la Suisse prélève très consciencieusement des impôts sur de l'argent blanchi sur le territoire suisse. Le véritable problème est donc posé, et ne manquera pas d'être reposé de façon multiforme aux autorités suisses dorénavant.

Pourtant ce n'est manifestement pas le problème de notre blonde suffragette et ses collègues, qui, payée à la fin de chaque mois avec de l'argent recelé, pense qu'elle fait fort en le défendant âprement dans la cour de l'illustre établissement, tout en se prenant pour une Rambo bimbo gesticulante.

Mais en fin de compte, on se demande vraiment pourquoi pourquoi les uns et les autres s'agite autant pour si peu: Trois gaillards que tous le monde connait depuis longtemps, armés jusqu'aux dents de 3 affiches et une boite en carton habillée du drapeau camerounais ? Vrrrraiment, mes frères, soyons sérieux ! C'est Conscience qui turlupine les mécréants ? Ou c'est la frustration de ne pas pouvoir "embarquer" et écraser au sol qui on veut comme au pays ? En plus, l'amende pour « manifestation sans autorisation », ce n'est même pas dans la poche des malabars qu'elle ira. Vraiment ! On a finalement appelé la police pour rien, comme d'habitude. Et on s'est encore ridiculisé aux yeux du peuple camerounais, dans les médias, sur internet, partout. C'est pas bon du tout pour l'image franchement. Même pas un peu.

Mais bon... tout a un prix, et surtout, tout a une fin !

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dimanche 12 février 2012

PRIX UNESCO-OBIANG NGUEMA : le Président Denis Sassou Nguesso rassure l’Afrique

« Le prix Unesco-Obiang Nguema a bénéficié le soutien de l’Union africaine dans son ensemble et on ne peut pas le supprimer sans notre accord.»

Paris, le président Dénis Sassou Nguesso du Congo-Brazzaville. Photo Réveil-FM

Victime d’une polémique créée par certaines ONG, notamment des associations françaises qui sont représentées par Sherpa et Transparency International, le Prix Unesco Obiang Nguema, fait couler beaucoup d’encres et de salives. Il est devenu sujet des nombreuses discussions à rebondissement entre l’Afrique et la direction générale de l’Unesco si tant est que tous les 54 nations africaines apportent inconditionnellement leur soutien au président Teodoro Obiang Nguema. A l’occasion de sa visite effectuée en France, cette semaine (du 06 au 10 février 2012), le président du Congo-Brazzaville vient d’apporter son soutien à cette distinction qui porte le nom du président de la Guinée-Equatoriale. Il convient de rappeler que la visite du président congolais se situe dans le cadre de la conférence de Rio qui se tiendra au mois de juin prochain au Brésil. L’homme fort de Mpila (résidence présidentielle du chef de l’Etat à Brazzaville), est venu plaider la cause du continent en marge du Sommet qui se tiendra au pays de la Samba.

L'ambassadeur Henri Lopes avec Mme Irina Bukova, la directrice générale de l'Unesco, lors de l'audience accordée par le président congolais. Photo Réveil-FM

Au cours de la conférence organisée conjointement par la mairie de Lyon et l’Organisation internationale de la Francophonie, la voix de l’Afrique était portée par Denis Sassou Nguesso parce qu’il était désigné par ses pairs comme porte-parole de ses assises. En effet, le chef de l’Etat congolais en a également profité de sa visite pour faire d’une pierre deux coups, en rencontrant plusieurs acteurs français pour amplifier la coopération qui existe entre son pays et la France. C’est le cas de le dire avec les représentants du Medef avec lesquels il a eu des échanges fructueux, jeudi 9février dernier. Ils ont ensemble mis l’accent sur les investissements et les accords économiques, dont Paris et Brazzaville auraient besoin pour leur développement respectif. Présent à cette rencontre, Réveil International en a profité pour en savoir plus sur les différentes questions, mais aussi sur le prix-Unesco-Obiang Nguema.

Nos équipes ont rappelé les enjeux, les contraintes et la nécessité de concrétiser les décisions prises par la conférence générale de l’Unesco. A la question posée sur sa position vis-à-vis des associations qui demandent sa suppression, le président Sassou a indiqué : «Nous ne sommes pas informé de la suppression de ce prix. Nous avons évoqué la question avec la directrice générale de l’Unesco, au cours de notre séjour». Pour aller plus loin, notre rédaction s’est permis de lui rappeler que le prix était menacé par certaines associations et là encore, sa réponse était claire : «Le prix Unesco-Obiang Nguema a bénéficié le soutien de l’Union africaine dans son ensemble et rien ne peut être fait sans la prise en compte de notre position. S’il est supprimé, il faudra que l’Unesco nous le dise clairement. A ma connaissance, on ne peut pas parler de sa suppression». A-t-il soutenu.

Cette réponse diplomatique s’ajoute à celles faites par des nombreux observateurs et défenseurs du Prix qui continuent d’attirer l’attention de la direction générale de l’organisation onusienne. Ceux qui militent pour sa suppression ont du pain sur la planche car le supprimer engagerait non seulement le remboursement des fonds encaissés par l’Unesco, mais aussi remettrait en cause les fondamentales de l'Unesco et par devers elles, l'indépendance de la conférence générale qui avait en son temps, prit unanimement la décision de créer cette distinction scientifique.

L’argent versé par le gouvernement équato-guinéen (3 million USD), sera l’objet des débats d’autant plus que son remboursement n’est pas chose facile à cette période où l’Unesco fait face à des strictions budgétaires due à la position des USA et d'Israël qui ont suspendu leur versement suite à l’adhésion de la Palestine à l’Unesco.

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samedi 4 février 2012

Moi Djamba Yohé le démocrate, je répond vigoureusement au tyran Shungu Tundanonga !

Je n'ai pas menti, voici les enfants de Lumumba et ceux de Nasser à la résidence du vrai Raïs des Raïs pas le faux qui triche le vote.

OBJET : LE TYRAN ET LE DÉMOCRATE, Tundanonga et Djamba Yohé

PRÉAMBULE

L’Homme ou la Femme que l’on voit sur la rue, dans une assemblée politique ou à un concert est rythmé à la cadence du métronome de son esprit. Il est le réceptacle de réverbérations qui affectent son corps par le canal de ses facultés intellectuelles. Les vibrations qu’il reçoit continuent leur ascension jusqu’au cerveau, c’est là que tous ces courants s’arrêtent pour être transformés en expérience ou en réaction. Le cerveau n’est qu’un moulin de tous ces affects, la main qui manipule ces opérations mentales, c’est l’esprit lui-même car l’intelligence de l’individu n’est qu’un outil comme un ciseau au service du coiffeur. L’esprit suggère à l’individu des attitudes diverses. La conscience révèle dans les réflexes et les tendances d’une personne, les phénomènes inconnus qui sont à base de son comportement au travail ou dans la société. Pour l’individu qui subit ces objections du diktat intérieure, son agir est normal puisque ces mouvements correspondent à la routine de sa personnalité, il ne se sens pas influencé par quoi que ce soit. On ira jusqu’à dire : "Que voulez-vous, c’est son habitude et la discussion s’arrête là." Tu me fais des sautes d’humeurs de ce genre là et tu me dis, "je n’aime pas ces farces là sinon je me fâche". Source : "Djamba Yohé, le 1er février 2012

I. ÉLOGE DE LA CALOMNIE

MONSIEUR SHUNGU TUNDANONGA,

Mon reflexe d'altérité, par la censure de ma conscience, m'interdit d'être équivoque et controverse avec l'humanité tant en solo qu'en convention collective. J'étudie, par tous les moyens possible et impossible d'avoir une communication interpersonnelle harmonieuse, je cherche sans cesse de m'accorder avec le temps présent et ses exigences pour éviter de manquer l'instant de l'à brûle-pourpoint d'un échange équilibré de face à face. La guerre, lorsque je suis confronté comme un soldat dans un conflit, je ne la fais pas dans le dos du combattant comme le FPR l'a faite contre les Congolais sans "Déclaration de guerre" Ce qu'il convient d'appeler la "Guerre des Grands-Lacs" est un conflit provoqué par des lâche, des escrocs et des désaxés. La preuve, ce que ceux-ci, les ennemis des Congolais, dis-je, ont massacré les femmes, les enfants et le peuple. C'est dans un décor d'horreur absolue au-dessus de tout entendement que ces crimes contre l'humanité ont eu pour paysage. Moi, "Djamba Yohé", fier comme "Rodrigue" devant "Don Gomès", je ne suis pas quelqu'un à qui l'on fait la guerre contre mon dos, je pivote avec l'agilité d'une gazelle et j'enfonce l'estocade dans le contre-mousquetaire qui m'attaque à l'insu.

Je déplore, Monsieur "Shungu Tundanonga" les stratagèmes mal entrevus qui traquent mes pas pour me faire embuscade, celui qui ose me harceler avec l'arme en contre-point reçoit de mon escrime plusieurs entailles comme celles que D'Artagnan, Aramis, Porthos et Athos ont assené à leurs adversaires imprudents. L'art du combat, en tout temps, demande au challenger d'évaluer ses chances d'affronter "Horace" avant le front. Même le Seigneur, Christ Jésus dit dans un enseignement à ses disciples :

"Que tout chef qui veut affronter son ennemi s'arrange d'Abord à compter ses troupes, lorsqu'il constate que les troupes de l'autre sont plus nombreuses, il envoie une délégation auprès de cette armée pour signer la Paix". Source : version de Djamba Yohé, de l'Évangile de Matthieu.

C'est cette sagesse qui aurait pu vous guider, Monsieur Shungu Tundanonga. Car, en tout temps, celui qui provoque une entité étrangère à soi perd toujours la guerre. Ce portrait là, c'est vous sans retouche. Parbleu, hélas, Monsieur Shungu Tundanonga, vous êtes un homme furieux comme un crocodile du Nil prêt à croquer tout gibier qui passe devant ses yeux. Vous ne réalisez même pas les potentiels de défense du challenger inopiné et calculé que vous incitez à la bagarre pour croiser les gants avec lui. Vous êtes un homme furieux, je le répète, le contenu psychologique de votre cruauté vous rend hystérique, féroce et vorace. Alors, éperdu par l'arrogance d'un orgueil improductif, vous débitez des offenses sur tout le monde. Votre ego tellement est gonflé à bloc avec des utopies chagrines que je les bloque avec des entropies sagaces. Les réponses que je dirige vers votre contorsionnaire adresse sont pour vous acculer dans les arrières d'une claustration qui vous correspond. Quel culot, croire que vous êtes pure, comme vous l'aviez déjà dit contre moi et nous autres perçu par votre ségrégation comme lessivés et impropres.

Pourquoi vouloir vous manifester négativement quand on rend hommage à une mère. À quoi bon vouloir vous interposer comme arbitre sur un terrain qui évolue sans facilitateur vu le fait qu'il n'y a rien à négocier pour tempérer les rapports en désinvolture. Vous me reprochez de produire des photos pour lesquelles j'aurai dû demander la permission. Votre astuce de chercher noise a foiré et vous êtes ridicule, tellement vulgaire que vous ne pouvez pas me répondre sur les questions d'authenticité et d'évidence sur les inventions de vos créations débiles pour me déshonorer. Si vous avez un peu de honte, vous vous excuseriez à ma personne et aux internautes. Il n'y a pas de secrets dans les photos que je publie, même si j'ai les originales. Un quiconque se veut communicateur doit savoir lire le support de l'information qui est devant ses yeux avant de lancer une critique. N'aviez-vous pas vu que les photos spécifiques que vous mettez en cause ont une signature des grandes "Agences de Presse Internationales", ce qui revient à dire que celles-ci peuvent apparaître n'importe où quand la nouvelle le requiert.

Retenez seulement je ne suis pas dupe, vous avez voulu me discréditez en cherchant de me mettre KO sans combat à cause du fait que vous êtes fâché pour les histoires que j'ai dénoncées au Diocèse de Tshumbe. Le mal est que vous n'êtes pas discret, vous bavardez partout de ce que vous voulez faire. Peu avant de m'écrire, vous aviez dit aux gens que vous allez me perturber. Cette intention non-étrangère à la colère que vous portez contre moi a prévalu au point que vous n'Avez même pas lu le "Coup de cœur" adressé à ma tante avec la plus grande tendresse filiale. Vous avez bousculé les meubles du secret par votre indiscrétion. J'entre dans la table des matières qui vous a incité à me contrarier sans raison qui vaille. Oserai-je vous poser ces questions et m'attendre à vos réponses sans faux-fuyant :

Qu'est-ce qui serait faux dans ce que j'ai écrit ? ;

À Tshumbe n'a-t-on pas fêté la victoire de Kabila au diocèse avec faste ? ;

Joseph Kabila n'a-t-il pas arrosé de l'argent à l'Establishment de Tshumbe et cela à plusieurs reprise ? ;

Les prêtres et les religieux de Tshumbe n'ont-il pas été abandonné par leur "Magistrature" au pire moment leur désolation quand les Front Patriotique Rwandais a occupé ce diocèse et qu'à la même advertance, un journal des États-Unis en a fait manchette en accusant un "Dignitaire de l'Église" de la place de faire l'éloge des envahisseurs ?

Pourquoi entretenez-vous une liste rouge à Tshumbe contre une catégorie des Tetelas mal vus ? Je ne veux pas dire qui la tient cette liste puisque le cercle fermé des insiders va imploser ... ;

N'as-ton pas facturé à Tshumbé un bateau reçu gratuitement en don aux contribuables institutionnels de la ... ;

N'est-ce pas votre problème avec moi et les autres ne repose que sur le fait que vous combattez tous les Congolais qui s'opposent à Joseph Kabila et, qu'à toute fin utile, vous jouez à l'indicateur des adversaires du régime en les signalant subtilement par votre index littérale ;

Combattre son frère, si tel est votre intention, ne devrait-il pas être une adversité fondée sur la vérité plutôt que d'avoir pour assise les mensonges préfabriqués, etc ...

Vous avez bu aux amphores de la corruption et vous êtes sous plus que "Bacchus". Vous vous vengez en exploitant le nom de ma tante pour pousser l'opinion de mes proches de me reprocher de tout faire en deçà. Je suis préparé depuis des longues années à faire face aux injures, aux mensonges et à "L'éloge à la calomnie". Je le dis à vous et à tous ceux qui m'insultent, je leur réserve une réponse. Les autres sont déjà rédigées. Je n'ai pas peur des balivernes, de la médisance, s'il s'en signale et de toute forme de porter atteinte à ma dignité et à mon prestige serein. Vous n'aurez pas ma peau.

En matière d'écrire et de diatribe, vous êtes un "pygmée littéraire" et vous ne saurez pas faire de l'alpinisme dans le glossaire de la "langue de Molière" et de "Djamba Yohé" par adoption pour les débats comme dans cet éditorial. Vous êtes dans l'abécédaire du français couramment écrit. Et, l'usage des mots tel que vous le rapportez accuse les lacunes d'une éloquence écrite. La langue locale et l'attachement excessif aux termes de votre parler quotidien vous empêche d'intégrer à votre complaisance le discours par lequel vous me heurtez.

II. LE SENS DES PHOTOS QUE J'AI UTILISÉES

MONSIEUR SHUNGU TUNDANONGA,

Lumumba et N'Krumah le 8 août 1960, Accra, Ghana Le même 8 août 1960, c'est la sécession du Sud-Kasaï.

Il est de bon aloi d'éviter d'exposer son ignorance d'une diégèse déroulant les événements du passé. La vérité sur la photo de Kwame N'Krumah est simple. J'ai produit cette photo-là pour montrer que lorsque l'indépendance du "Sud-Kasaï" fut proclamée et les incidences qui s'en sont suivi, "Patrice Emery Lumumba" n'était pas au Congo. Et qu'à toute fin de propagande, ce jour-là, le Premier Ministre était avec Monsieur Kwame N'Krumah au Ghana. Partant, ce que l'on raconte sur "Lumumba" au sujet de tous les maux n'est pas vrai. En fait, c'était pour affirmer ce que j'ai toujours fait valoir. Ce n'est pas mauvais de redire l'histoire telle qu'elle s'était passée. Puis après, Lumumba était aux Nations-Unies, à son retour, il fut contraint de vivre en résidence surveillé bine que de temps en temps, celui-ci réussissait à sortir de chez lui. Mais après le 5 septembre 1960, cette possibilité ne lui fut plus possible, les journées de peine vont commencer jusqu'aux emprisonnements qui vont préparer son assassinat.

Pouvez-vous, en toute sincérité me dire que je divague et que je mêle les genres dans un dossier que je connais fort bien. Votre ambition de vouloir vous mettre dans mes souvenirs ne répond pas de la sincérité, mais d'une charge de violence qui ronge votre cœur contre moi, "Djamba Yohé". J'ai parlé des enfants de Lumumba élevés seul par "Maman Pauline Lumumba", cela n'est que normal à mon sens pour ouvrir le mois des Noirs avec elle. J'ai parlé de plusieurs femmes du monde, de Madame Ingrid Betancourt en cinq séries, j'ai écrit sur "Anne Sinclair" en trois série, j'ai disserté sur "Marguerite Yourcenar", j'ai rédigé des articles de presse sur "Madame Pauline Kabangu" pendant plusieurs jours. Pourquoi une autre congolaise, ma proche parenté et "épouse de premier Premier Ministre" sur laquelle des chapitres de notre histoire s'y réfère ne peut pas être mis en valeur par un récit qui la dépeint en ses hauts-faits ?

Les Présidents Joseph Kasa-Vubu et Fulbert Youlou, Youlou et M. Tschombé

De Alphonse Massamba Débat, je n'ai pas végété dans mon propos. L'évocation de ce nom-là a permis a bien du monde de mon temps de se souvenir de l'époque des tensions congolo-congolaises. Qui plus est, j'ais surtout expliqué pourquoi et comment "Le Socialisme scientifique" est entré au Congo-Brazzaville. Ce n'est pas tout le monde qui connait cette histoire-là, il faut avoir eu à l'époque un intérêt sur les discussions entre Léopoldville/Kinshasa-Brazzaville et avoir également suivi de près les actualités de l'OUA. C'est à cause de cela d'ailleurs que dans le suivi de ma réponse, j'ai affiché une page de couverture de "Jeune-Afrique" pour exhumer ce qui était oublié chez d'autres congolais. Toutefois, c'est de la documentation que je fourni à la jeunesse qui doit absolument être mis au courant de l'histoire de la RDC et de son immersion sur le Continent noir. Dès lors, ceux qui ne le savaient pas, heureusement par ma petite contribution, auront connu qu'il y a eu à Brazzaville un président prêtre, l'Abbé Fulbert Youlou. En tout cas, beaucoup de Congolais de bonne foi m'ont remercié.

III. LE TYRAN ET LE DÉMOCRATE

MONSIEUR SHUNGU TUNDANONGA,

Vous, chef de l'État ou quelque titre du genre, vous ne saurez pas ménager "la chèvre et le chou", vous allez tout manger comme "Monimambu-le-malin". À voir comment vous saisissez la balle au bond sans être invité dans une équipe précise au niveau d'une association sportive de la plume reconnue, vous ferez des victimes sans nombre. Vous agissez comme le frère jumeau de "Néron". Vous êtes sans scrupule et vous fonctionnez avec l'instinct des fauves plutôt qu'avec la sagesse d'un qui se ménage une monture quand il veut aller loin. Vous êtes un "Tyran". Pendant quatre ans, sinon cinq ans, ce que vous m'avez fait n'est pas autre chose que la tyrannie, un militarisme psychologique chargé de cruauté mentale. D'ailleurs, c'est à tout le monde que vous êtes de cette désobligeance cruelle. Vous ressentez une joie psychodramatique dans l'enquiquinement des personnes sans problème avec vous. Et s'il le sont, vous êtes à l'apothéose de de la dilatation de votre nervosité atypiques biotypologique.

La tyrannie est le mode de s'emparer illégalement du pouvoir et de le conserver à ad vitam aeternam. C'et cela la définition fondamentale telle qu'elle était entendue en Grèce antique. Mais dans son évolution, la tyrannie est une invasion d'une dictature qui s'offre le loisir de faire intrusion dans les libertés des autres pour les nuire. Un tyran, c'est aussi celui qui dispose d'un pouvoir absolu sur tout le monde. Ces caractéristiques vous valent. À chaque lecture qu'un Congolais fait sur vos écrits sur internet, celui-ci retrouve ces signalements dans la tension de ce que vous adressez aux gens. Vous êtes une calamité de terreur sans limite de lisière. Votre méthode de déranger les personnes est inhérente à votre personnalité barbare. Votre inclination délinquante à la provocation est une diathèse dont vous devez vous obliger d'extirper, sinon vous allez vivre avec des désordres criminels de comportement abusifs hyperactifs comme c'est le cas maintenant.

Le rapport entre votre personnalité endogène et exogène crée une dichotomie disproportionnée de dépression comportemental. Car, souffrir quelqu'un qui ne vous a rien fait pendant cinq dérive bien d'une téralogie. On trouve cette forme de conduite monstrueuse chez les individus qui se prennent pour le centre du monde. Il y a chez vous de l'embryologie réfractaire qui vous dédouble et vous rend méchant avec quiconque parvient à faire les choses que vous souhaitez accomplir. Mais cette jalousie morbide est une pathologie dangereuse prédispositionnelle à l'agression. Effectivement, vous êtes agressif, je vous plains et je vous prie de cesser de faire cela. Pourquoi vous cachez-vous derrière l'écran de l'internet ? Montrez-nous un peu votre visage, nous allons lire très vite les symptômes de cette jalousie qui vous dévore et vous rend féroce contre les autres.

Plusieurs fois, j'ai esquivé vos attaques, j'ai eu peur de critiquer un grand frère, je vous l'ai même dit. Hélas, avec vous, c'est la récidive des humeurs contre-productive qui accouchent des colères au lieu de semer les sourires. La personnalité que vous véhiculez sur internet est criminogène, car vos injures peuvent amener les gens au suicide. Vous insultez sans circonspection et vous vous adressez aux personnes avec l'intention de démolir leurs âmes. En somme, vous m'aviez tué plusieurs fois, mais comme je suis vacciné contre les attaques malveillantes, je tiens le coup et je résiste. Je vous conseille d'aller voir le psy, cela va vous éviter d'être traîné un jour devant la "Justice pénale". Une trop grande charge de méchanceté peut conduire à la criminalité professionnelle. Je n'ai fait que me défendre en vous répondant, car cinq années d'injures, c'est trop. "Djamba Yohé est un démocrate", il respecte l'être humain et le Congolais même laissé pour compte. Mais "Shungu Tundanonga est un tyran" comme Néron de Rome. Je ne sais pas si vous êtes alcoolique.

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mardi 24 janvier 2012

Genève: Koyagalio à la tête de la délégation de 28 personnes pour la Conférence Mondiale des Radiocommunications de l'UIT

La Conférence mondiale des radiocommunications de l’Union Internationale de Télécommunication (UIT) se tiendra à Genève en Suisse du 23 janvier au 17 février 2012, précédée de l’Assemblée des radiocommunications du 16 au 20 janvier 2012. La CMR-12 aura la tâche très importante d’examiner le Règlement des radiocommunications de l’UIT c’est-à-dire le traité international régissant l’utilisation des radiocommunications. La République démocratique du Congo y vient avec une délégation de 28 personnes, conduite par Louis Alphonse KOYAGIALO TE GERENGBO, Vice-Premier ministre, ministre des PTNC. 28 délégués pour la Suisse pour presqu'un mois alors que les fonctionnaires sont impayés et chosifiés, il ya quelque chose qui ne va pas !

L’Union Internationale de Télécommunication (UIT). Photo Réveil-FM

À LA CONFÉRENCE DE L'UNION INTERNATIONALE DE COMMUNICATION À GENÈVE

Il est surprenant de constater qu'au moment où les avions au Congo-Kinshasa font des crash et des victimes à n'en point compter la fréquence et la récurrence, l'on constate avec un air médusé que les "Hautes personnalités" de la RDC insolemment titrés dans le gouvernement oublient le danger de voyager dans les aéronefs. Ce théâtre d'un casting astucieusement monté par des metteurs en scène de l'actualité congolaise au cœur du logiciel dirigeant, disons de Kingankati, de la Majorité dite présidentielle, du PPRD et ses succursales ne tient pas de la fiction, mais d'un entreprise d'affaires commerciales ayant plusieurs ramifications avec ceux qui parrainent et planifient le pillage, sinon le bradage de la RDC sans autre forme de procès à l'étranger. C'est par les mêmes aéroports que partent tous les passagers du Congo, certains vers leurs tragédies et d'autres vers les destinations prisées et entrevues sans risque. Seulement dans ce dispatching des vols, les caractéristiques des Sociétés de transports qui enregistrent les voyeurs que celles des Agences qui les organisent ne vont du même manifeste entrepreneurial de la navigation aérienne.

Djama Yohé et Jim Watson, le Maire de la ville d'Ottwa. Noël service : bénévoles à la fête auprès des habitants moins nantis.

Avant d'évoluer dans le commentaire, disons tout de suite que la Conférence de l'Union Internationale de la Télécommunication n'a pas invité la Délégation congolaise au nombre qu'elle se présente dans la capitale helvétique. Ce grand volume des représentants de l'État en Suisse répond d'un complot des chefs contre les médias locaux qui ne font pas l'affaire des Dirigeants. Il est en train de se mettre en place au Congo démocratique un "Conseil National des Médias" d'obédience privée et sans filiation à la tradition du journalisme écrit, audio-visuel et de communication sociale. Le régime congolais cherche à contrôler tout le système de communication pour créer une tête d'auditeur qui n'est pas allergique à ses politiques et conduite publiques.

Au fond, le gouvernement congolais est en train d'inaugurer, par des tentatives ponctuelles, une méthodologie de confiscation de l'information à partir de la source. Cela signifie que d'aucuns doivent comprendre que désormais, Joseph Kabila, Adolphe Muzito, Adolphe Lumanu... sont des journalistes de facto qu'aucune règle déontologique n'a de prérogative à questionner. Le gouvernement congolais, par cette impromptueuse immixtion de sa délégation dans le médias, fait comprendre aux journalistes des métiers qu'ils ne sont plus les seuls intervenants de la nouvelle sur la place publique. Au demeurant, les journalistes de la RDC devront dorénavant compter avec lui, et qu'à toute fin utile, si ces derniers ne se conforment pas aux directives du gouvernement, ils seront purement et simplement remplacés par ses propres auxiliaires, sinon par son propre détachement de la communication médiatisée.

Revenons au vif du sujet. Il ne faut que l'on se pose des questions là-dessus, car dans cette ségrégation de catégorie d'usagers d'aéronefs, il y a visiblement deux visages des voyageurs qui se font face. Les uns sont des officiels auxquels toutes les garanties répondant de l'Organisation de l'Aviation Civile Internationale ou OACI, en sigle, sont appliqués à vue d'œil et à hauteur des règlements de l'IATA. Les autres, ce sont les damnés de la République auxquels rien ne garantit un voyage sans tumulte ni turbulence. En fait, ceux-ci sont des clients de la même engeance qui dirige la République et qui et propriétaire des avions poubelles qui sillonnent le ciel congolais et des environs non-soumis à la contrainte des contrôleurs aériens des Instituts aéronautiques internationaux. Voilà pourquoi, il ne faut pas s'étonner que pour la Conférence internationale de l'Union Internationale de la Télécommunication, la Délégation Congolaise est composée d'une trentaine des membres pour une rencontre qui n'a d'habitude besoin que de deux ou cinq personnalités du Ministère responsable de la branche. Ici, c'est celle des Postes et Télécommunications.

La Délégation congolaise, conduite par Monsieur Kayagyalo aux Assises de l'UIT à Genève pour les travaux de cette Organisation qui s'ouvrent ce lundi, 23 janvier 2012, est un énorme bataillon des politiciens qui ne sont pas tous attendus dans la capitale helvétique à ce rendez-vous. En somme, à l'UIT, il n'y a aura que très peu de personne pour lesquelles les fauteuils de l'assistance sont réservés. Les Suisses qui sont spécialistes dans les relations internationales avec une gamme pléthorique des représentations Institutions internationales n'invitent pas n'importe qui dans les rencontres qu'ils initient, ils sont méticuleux, rigoureux avec le temps et très parcimonieux avec les dépenses. En clair, ce ne sont pas ces gens-là qui vont se permettre, pour le plaisir du sourire des gouvernants de la RDC, s'ils en ont, de se faire violence dans leurs critères d'invitation internationales pour des discussions de coopération et d'affaires. Quiconque, dans ces cas-ci doit comprendre que ce sont les fonds de la République Démocratique du Congo, l'argent des contribuables qui est détournés sciemment pour récompenser les amis du pouvoir. Les raisons de croire à cette éventualité sont quasiment présentes, surtout qu'en ce moment où la CENI peine à publier les résultats des élections législatives après le tollé de la fraude des élections présidentielles pour lesquelles l'onde de choc perturbe même Joseph Kabila à rendre compte à la Cour Suprême de son patrimoine d'avoir.

Djamba Yohé avec Jean-Luc Malherbe, ancien Président du Richelieu international.

Passons en revue les noms des Délégués à Genève : 1. KOYAGIALO TE GERENGBO Louis Alphonse, Vice-Premier ministre, ministre des Postes et Nouvelles Technologies de la Communication (PTNC)

2. MANIKUNDA MUSATA Osar, Président ARPTC

3. ESUNGI IKONDJOla Bernardine, Commission Nationale pour l'UNESCO

4. BITOMWA N'KYOBA Cyprien, ARPTC

5. BYABUZE BADESIRE Paul, ministère PTNC

6. GBALIGAZA YANGAMO FOKOA Emmanuel, conseiller principal de KOYAGIALO

7. ISILIKA DJOBOKE Ida, Assistante de KOYAGIALO

8. SAMALOMBE NZONGU Jisse, Université Pédagogique Nationale

9. KABAMBA MUKABI Robert, ARPTC

10. KALA AYANKIE Ariane, ARPTC

11. KASINDI MAOTELA Odon, ARPTC

12. KASONGO KILE WANGOY Albert, Commission Nationale pour l'UNESCO

13. KETO DIA KANDA Emmanuel, ARPTC

14. KIMASI TOMADIOLUNDA richard, ARPTC

15. KONGOLO LWELA Jacques, ARPTC

16. LOBOKO BOTSOKELI Alfred, ARPTC

17. LUKOMBA KABULO Noel, ministère PNTC

18. MAKABU EPUTA Thomas Mardochée, ministère PNTC

19. MASAMBA VUEMBA Jacinthe, ARPTC

20. MBOMA MAMBU Olga, ARPTC

21. MUBANGA ELUBUYILAYA Freddy, ARPTC

22. MUTEBA LUTANDA Delphin, ARPTC

23. MUTOMBO MPUMBWA Alexis, ARPTC

24. NGOIE KAJINGU Poncien, ARPTC

25. NSAKA BEKADJWA Jean, ministère PTNC

26. OLAMBA KALONDA Paul, ministère PTNC

27. SIMAKUMU SONGWELE Roger, ministère PTNC

28. YAKONZI DAMBINGO Angèle, Assistante de KOYAGIALO

Rendez-vous compte par vous-même la supercherie de cette soi-disante Délégation congolaise éléphantesque à l'UIT. En fait, il s'agit ici des billets payés avec l'épargne des comptes publics de l'État pour faciliter un qui du gouvernement, voire un qui de la mouvance dite présidentielle à sortir du pays sans rien dépenser et vaquer avec le concours du "passeport diplomatique" à faire des transactions personnelles sans contraintes quelconques avec les partenaires privés qui les attendent de l'autre côté de la Méditerranée. Par la phrase qui précédente, l'éditorial courant évoque une mouvance "dite présidentielle" au de n'être spécifiquement que "mouvance présidentielle" tout court. En effet, c'est une façon pour Réveil FM, de souligner explicitement et sans ambages que le Congo, depuis le 28 novembre 2011, n'a pas de chef d'État légitimé par la conscience populaire. C'est important de rappeler ce détail au souvenir des lecteurs. C'est donc avec l'argent du peuple que la République Démocratique du Congo pourvoie au voyage des alliés du régime décrié, c'Est bien là un scandale qu'il faut dénoncer.

En pénétrant ce choix au microscope de presse, ce qui s'y dégage est d'une révélation déconcertante. Ces hommes qui se rendent à Genève n'y vont pas uniquement pour des raisons multiples telles que celles qui sont rapporté dans les paragraphes ci-haut, ils y vont aussi parce que la classe politique dirigeante, dans sa sphère d'influence, s'est transmuté en une association de la concentration des médias. Presque tous ces hommes dont les noms sont cités ci-haut ont chacun une Radio et une Télévision. Le point commun dans cette presse-là, c'est l'unanime convention de parler tous un même langage au nom du régime qui les emploit. Jetons un coup d'oeil sur ces médias avec quelques noms à l'appui de cet argumentaire :

Il y en a qui ont occupé des hautes fonctions de la République: Afrika TV: Azarias Ruberwa, ex-vice-président de la République pendant la transition; Global Tv: Cathérine Nzuzi wa Mbombo, ministre aux affaires humanitaires durant la transition; Télé 7 et radio 7: Modeste Mutinga Mutuishayi, fourbe et roublard ex-président de la Haute Autorité des Médias (HAM) s'est octroyé une radio et une télé alors qu'il présidait une instance de régulation des médias, plus il a été parachuté Rapporteur au Sénat de et Sénateur de la Majorité Présidentielle; Horizon 33: Charles okoto, député; Radio-Télé Lisanga: Roger Lumbala , sénateur; CCTV, RALIK et CANAL KIN: Jean Pierre Bemba, emprisonné à la Cour Pénale Internationale (CPI) à La Haye; Rtg@: Puis Mwabilu, député PPRD, Radio et Télé Nyota: Moïse Katumbi, Gouverneur du Katanga; Radio et Télé Océan: Ngoyi Kasanji, Gouverneur du Kasaï Oriental, Radio Télé Losanganya: Lambert Mende Omalanga, Vuvuzélateur, ministre de l'information, presse et communication, RTVS: Adolphe Muzito, Premier ministre et nouveau milliardaire congolais, Digital Congo: Janet Kabila sans fonction officielle, Télé du Cinquantenaire Joseph Kabila. Ce dernier a aussi une main mise sur la RTNC qui est un média public appartenant à tous les Congolais pas uniquement aux Joséphistes usurpateurs du régime totalitaire. Source : Freddy Mulongo, Réveil FM, le 19 janvier 2012.

Le producteurs des nouvelles opérant dans les médias qui ne sont pas répertoriés à coté de ces privilégies sont constamment menacée, voire exclu de l'espace des communicateurs d'Actualité. Chaque jour, le régime de Kinshasa offre ce spectacle. La ville de Lubumbashi connaît en ce moment une recrudescence des punitions du pouvoir contre la presse en la privant sciemment de liberté de production. C'est le cas de la Radio Télévision Jua de Lubumbashi. Il faut noter que la fermeture de ce média intervient à la suite d'une réponse que son propriétaire, "Jean-Claude Muyambo" a donné sur le plateau de la télévision relativement à la fraude qui a eu lieu dernières élections à Lubumbashi. Pour enlever toute présence médiatisée à Radio Télévision Jua, le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de Communication (CSAC) décide de fermer tout simplement cette télévision. Pour combien de temps ? Nul ne sait ! ...Le CSAC que l'Ong JED (Journaliste en danger) vient de réclamer sa dissolution pure et simple dans son dernier rapport sur les atteintes de la liberté de presse en République démocratique du Congo.

Dans cet ordre d'idées, il important que Réveil FM communique aussi à l'intention de son lectorat ceux des autres médias qui sont sous la même sanction de fermeture et de mise à l'index. Le malheur des Éditeurs et Producteurs des noms qui suivent relèvent tout simplement de leur ferme intégrité. En somme, ceux-ci ne veulent pas se compromettre ni se laisser corrompre. Voici ces noms qui font annales de mauvais médias pour Kinshasa, pointé du doigt par l'éphemère Ministre de l'information Toussaint Tshilombo (octobre 2007).

Liste des chaînes de télévision interdites de diffusion dans la ville de Kinshasa

1. HORIZON 33

2. CANAL CONGO TELEVISION (CCTV)

3. MIRADOR TV

4. MOLIERE TV

5. CANAL 5

6. PLANETE TV

7. CHANEL MEDIA BROADCASTING (CMB DIGI)

8. COULEURS TV

9. BRT AFRICA TV

10. HOPE TV

11. NZONDO TV NEW LOOK

12. CANAL KIN TELEVISION (CKTV)

13. RADIO TELEVISION MESSAGE DE VIE (RTMV)

14. STUDIO SANGO MALAMU

15. GLOBAL TV

16. RADIO LISANGATV

17. RAGA PLUS

18. RADIO TELEVISION LA VOIX DE L’AIGLE

19. RADIO TELEVISION ASSEMBLEE CHRETIENNE DE KINSHASA (RTACK)

20. NUMERICA TV

21. CANAL FUTUR TV

22. TELE SENTINELLE

Liste des stations de radio interdites de diffusion dans la ville de Kinshasa

1. RADIO HORIZON 33

2. RADIO TELEVISION ASSEMBLEE CHRETIEN NE DE KINSHASA(RTACK)

3. RADIO LIBERTE KINSHASA (RALIK)

4. BRT AFRICA FM

5. RADIO TAM TAM

6. RADIO TELEVISION MESSAGE DE VIE (RTMV) 7. RADIO KINTUADI

8. RADIO METHODISTE LOKOLE

9. RADIO LISANGA

10. RADIO SANGO MALAMU

11. RADIO CANAL FUTUR

12. B-ONE RADIO FM

13. RADIO MEDIA SUD VISION

14. RADIO TELE KIN MALEBO

15. RADIO ELYKIA

16. RADIO REVEIL FM. Fait à Kinshasa, le 20 octobre 2007, signé Toussaint Tshilombo Send

La tactique politique est simple, on prend une mesure pour soit disant assanir l'espace médiatique dont l'objectif est simple faire taire, museler, bâillonner les plus critiques à un régime totalitaire. Après avoir appliqué sa décret ministriel pour étouffer la liberté d'expression et le pluralisme médiatique en RDC, Toussaint Tshilombo Send qui avait été parachuté au ministère de l'information y a été éjecté après sa mission accomplie qui n'avait touché que les médias de Kinshasa.

De tous ces médias, seul Réveil FM n'a jamais voulu répondre aux injonctions autoritaires de Toussaint Tshilombo Send encore moins de s'y conformer. Considérée comme radio subversive avec ses informations de proximité, la volonté du pouvoir de Kinshasa à faire taire "La première radio associative et communautaire de Kinshasa", a poussé son fondateur et intiateur Freddy Mulongo, en exil plutôt que de capituler et de courber l'échine.

Ces médias ont été victimes de la hargne du régime sous Toussaint Tshilombo, comme d'autres qui ne sont pas connus, reflètent le muselage dont souffre la presse en RDC.

Les radios associatives et communautaires visées dans la liste de Toussaint Tshilombo, les radios citoyennes de proximité - sans parapluie politique ont été victimes d'une décision globalisante qui au départ ne visait que quelques médias dont le ministre Tousaint tshilombo a eu du mal à dompter. Les radios associatives et communautaires :

Radio Catholique Elykia ; Réveil FM ; Radio ECC ; Radio Sango Malamu ; Radio Kintuadi ; Radio Kimbanguiste ; Radio méthodiste lokolé, etc ...

Elles ont éte victimes d'une décision arbitraire hautement politique dont l'objectif premier était de mettre fin au pluralisme médiatique et à la pluralité d'opinion partie prenante de l'apprentissage de la démocratie.

Finalement, tous les journalistes sont un collectif d'hommes et des femmes en danger tout le temps.

Pour relier ce qu'il faut redouter avec la Conférence de l'UIT à Genève, les Congolais doivent comprendre que ceux qui les dirigent ont pris la décision de les déposséder de la liberté d'expression en devenant eux-mêmes les producteurs de l'information.

En journalisme, cela s'appelle la concentration des médias. Et la conséquence logique à cela, c'est la propension l'expansion de l'idée unique relayé par un marketing subventionné par une seule source.

Ceux qui jouent à ce manège, en RDC, se garantissent une longévité dans le système dictatorial qui va du gouvernement comme Ministre ou comme PDG ici dans la gamme de fonctions à pourvoir.

En définitive, la Conférence de l'UIT est un rendez-vous des "dinosaures du régime de Kinshasa". Ces Délégués vont capitaliser sur leurs propres commerces personnelles. Dans les rencontres s'effectuant au niveau des suites, ces derniers vont quêter les cartes de visite pour se faire payer des voyages et promouvoir les études de leurs enfants à l'étranger auprès de ces parrains qui attendront d'eux en revanche des services de prédation dans le partage du gâteau RDC. Chacun a son compte particulier en œuvrant pour la promotion du régime décrié de Kinshasa sur la plate-forme des échanges et de la concertation internationale. Ce chapitre là n'est pas à mettre sur le compte de l'UIT, mais sur la gourmandise de l'enrichissement illicite des poids lourds du système pervers de la Direction politique de la RDC. Tout pour les chefs et rien pour le peuple.

Au fond l'accaparement des médias par le cercle clos du régime de Kinshasa est une violation flagrante des lois de la communication médiatisée, de l'éthique publique et de la déontologie professionnelle dans toute son acception du terme public et privé.

Il y a là une intrusion inacceptable dans les libertés fondamentales et un assaut agressif dans la conscience intime de l'être humain.

Par Réveil-FM, je dénonce, moi Djamba Yohé, la culture qui se met en place de museler les médias en usant les processus d'abrutissement collectif par l'infusion de l'ignorance avec ses obscurités dans le psychisme patriotique des Congolais.

Il ne s'agit pas seulement de priver le droit du peuple à l'information mais de l'assassiner cognitivement en faisant de ce dernier le cobaye sur qui on applique le reflèxe de Pavlov.

De là, nous ne sommes pas loin du polit buro du Comité Central de Staline dans l'ex-URSS. Si les Congolais ne se réveillent pas devant ce danger, ils se réveilleront un jour privé du Congo, de leurs libertés, de leur humanité.

Mieux porter l'écho de cette voix calligraphique à la lecture de tous les délégués de la terre qui sont présent aujourd'hui à Genève aux Assises de l'UIT.

Radio Elykia ; Réveil FM ; Radio ECC ; Radio Sango Malamu ; Radio Kintuadi ; Radio Kimbanguiste ; Radio méthodiste lokolé, etc ... Ce sont ces radios qui passent pour des mauvais médias aux yeux de Kinshasa. Elles ont été victimes d'une décision arbitraire hautement politique dont l'objectif premier était de mettre fin au pluralisme médiatique et à la pluralité d'opinion partie prenante de l'apprentissage de la démocratie. Finalement, tous les journalistes sont un collectif d'hommes et des femmes en danger tout le temps. Pour relier ce qu'il faut redouter avec la Conférence de l'UIT à Genève, les Congolais doivent comprendre que ceux qui les dirigent ont pris la décision de les déposséder de la liberté d'expression en devenant eux-mêmes les producteurs de l'information. En journalisme, cela s'appelle la concentration des médias. Et la conséquence logique à cela, c'est la propension l'expansion de l'idée unique relayé par un marketing subventionné par une seule source. Ceux qui jouent à ce manège, en RDC, se garantissent une longévité dans le système dictatorial qui va du gouvernement comme Ministre ou comme PDG ici dans la gamme de fonctions à pourvoir. En définitive, la Conférence de l'UIT est un rendez-vous des "dinosaures du régime de Kinshasa". Ces Délégués vont capitaliser sur leurs propres commerces personnelles. Dans les rencontres s'effectuant au niveau des suites, ces derniers vont quêter les cartes de visite pour se faire payer des voyages et promouvoir les études de leurs enfants à l'étranger auprès de ces parrains qui attendront d'eux en revanche des services de prédation dans le partage du gâteau RDC. Chacun a son compte particulier en œuvrant pour la promotion du régime décrié de Kinshasa sur la plate-forme des échanges et de la concertation internationale. Ce chapitre là n'est pas à mettre sur le compte de l'UIT, mais sur la gourmandise de l'enrichissement illicite des poids lourds du système pervers de la Direction politique de la RDC. Tout pour les chefs et rien pour le peuple.

Il y a là une intrusion inacceptable dans les libertés fondamentales et un assaut agressif dans la conscience intime de l'être humain.

Par Réveil-FM, je dénonce, moi Djamba Yohé, la culture qui se met en place de museler les médias en usant le processus d'abrutissement collectif par l'infusion de l'ignorance avec ses obscurités dans le psychisme patriotique des Congolais.

Il ne s'agit pas là seulement de priver le droit du peuple à l'information mais de l' assassiner cognitivement en faisant de ce dernier le cobaye sur qui on applique le reflèxe de Pavlov.

De là, nous ne sommes pas loin du polit buro du Comité Central de Staline dans l'ex-URSS.

Si les Congolais ne se réveillent pas devant ce danger ils se réveilleront un jour privé du Congo, de leurs libertés, et de leur humanité.

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vendredi 20 janvier 2012

Abracadabra: Koffi Olomidé offre gratuitement son nouveau album à tous les Congolais !

Les Congolais n'ont pas à s'en faire, Koffi Olomide offre gratuitement son nouveau album "Abracadabra" à tous ceux qui veulent, en reconnaissance de l'argent des congolais qu'il a perçu des mains de Joseph kabila lors de la campagne électorale. Il suffit d'un click dans un cyber, dans son bureau ou chez soi et hop, on a toutes les chansons gratuitement. Quelle aubaine ? N'est-ce pas précieux d'avoir un musicien qui n'a pas besoin d'argent et qui offre son album, puisqu'il reconnait qu'il a déjà encaissé son argent. A Chaque congolais de saisir cette opportunité !

http://musichiens.org/Musichiens_Collabos/Musichiens.html

http://musichiens.org/Musichiens_Collabos/Musichiens.html

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jeudi 5 janvier 2012

Congo: dépendance ou indépendance ?

L’indépendance c’est l’aspect d’un peuple qui refuse de dépendre d’un autre peuple pour servir son pays. Tandis que la dépendance c’est l’aspect d’un peuple qui accepte de dépendre d’un autre peuple pour servir son pays. Le Congo n’est pas indépendant, car son pouvoir est dépendant du néocolonialisme international. Les Congolais doivent savoir qu’en laissant notre destin au néocolonialisme, nous ne recevrons rien de cet honteux paternalisme : Don, Aide, coopération bilatérale et élections financées par ce néocolonialisme .

30 juin 1960, indépendance ou dépendance du Congo ?

Car aucun pouvoir occidental où se trouve l’architecture du néocolonialisme ne parvienne pas à résoudre tous les problèmes sociaux de son propre peuple. Que ces pouvoirs occidentaux distribuent l’argent gratuitement (aide et don) à leurs citoyens sans répéter chaque jour des milliers des milliards des dollars de dette publique avant d’aider gratuitement le peuple congolais. Aucun pouvoir d’un autre pays ne peut vous aider à votre place pour résoudre vos problèmes sociaux.

La liberté d’un peuple ne se négocie pas. Lumumba l’a très bien dit en 1960 : Entre la liberté et l’esclavage, il n’y a pas de compromis . La liberté est une valeur obligatoire.

Le néocolonialisme ne nous permettra jamais de construire des usines des transformations de nos matières premières dans notre pays. Au contraire, nos matières premières doivent servir continuellement les usines des transformations en Belgique, Grande-Bretagne, France, Etats-Unis, Canada, Chine, Japon, Italie, Allemagne, etc… Ces pays achètent nos matières premières en nous obligeant les prix qu’ils veulent et quand ces matières premières sont transformées par eux, ils nous imposent de les racheter aux prix qu’ils veulent ne correspondant pas aux moyens financiers qu’ils nous exigent.

Notre image politique doit devenir avant tout celle d’être libre, pour réaliser notre destin en toute liberté des pensées. Poser des performances qui donneront la dignité à notre pays en transformant nos immenses ressources naturelles pour le bien-être du peuple. Cela ne dit pas qu’il faut remettre l’argent publiquement au peuple, mais construire des infrastructures d’intérêt commun: routes, chemins de fer, des écoles, hôpitaux et accès aux soins médicaux, des maisons sociales, accès à l’eau potable et électricité, modernisation de l’agriculture, créer des emplois qui permettent à chacun un salaire convenable, etc…

Sur le plan moral : un écrivain vietnamien conseille chaque race de soigner ses racines, car aucun être humain ne peut être heureux sans ses racines. Si quelqu'un ne soigne pas ses racines, il devient une personne nomade et inassouvie. Même un arbre sans racines n’est pas heureux. Sur ce point, saisissons l’exemple des Asiatiques. Malgré qu’ils aient été colonisés également par les Occidentaux, ils s’étaient battus corps et âmes contre les colonisateurs tout en conservant leurs civilisations (religions et cultures) jusqu’à obtenir les indépendances. Voilà pourquoi ils se développent plus que les ex-colonisateurs et ils prennent leurs décisions sans rendre comptes à quelqu’un d’autre.

Un peuple ou un pouvoir indépendant est libre de coopérer avec qui l’on veut sans rendre compte à un autre peuple ou à un autre pouvoir. Aux Congolais qui croient aux élections sans que notre pays soit indépendant, ils protègent le néocolonialisme, car les candidats présidentiels sont des serviteurs loyaux du néocolonialisme contre notre souveraineté nationale et internationale. Ils savent que le gagnant a été déjà élu par des décideurs du Congo et non par le peuple congolais. Tous ces candidats sont des marionnettes pour décorer la forme démocratique voulue par leurs maîtres communs. Que l’actuel Président soit réélu ou qu’un autre soit élu, il est toujours Président du Congo dépendant et non du Congo indépendant.

Au Congo il n’y a ni pouvoir ni opposition, c’est la dépendance néocoloniale qui dirige. Même les élections législatives nationales, provinciales et des gouverneurs provinciaux sont pour tromper notre peuple qu’on croit être amorphe sans fin.

C’est pourquoi, nous nous battons pour être comme des Asiatiques, tout en disant à notre peuple qu’il y a au Congo deux camps politiques : les néocolonialistes ( mobutistes ) et les souverainistes ( vrais lumumbistes ). Et que les vrais lumumbistes ne peuvent jamais se retrouver dans la dispute du pouvoir entre les néocolonialistes congolais aux services des assassins de notre patriotisme.

Notre dispute la plus digne est avant tout celle de reconquérir notre indépendance confisquée depuis le 5 septembre 1960, pour que le Congo soit gouverné par des élus indépendants. Nous savons que le néocolonialisme a peur de pouvoir indépendant au Congo et élu par le peuple congolais. Raison pour laquelle, il utilise les moyens les plus criminels pour imposer la dépendance par intimidation.

Vous devez vous souvenir toujours des assassinats politiques au Congo depuis le 17 janvier 1961 jusqu’à ce jour et leur long cortège funèbre contre les vrais lumumbistes. Le peuple congolais doit être réellement éduqué pour vaincre la dépendance sans se laisser dans aucune intimidation. Comme disait le grand camarade Pierre Mulele bien avant que notre indépendance soit confisquée par les néocolonialistes le 5 septembre 1960 : beaucoup des compatriotes congolais haïssent les chiens qui les mordent, mais ils aiment et adorent les maîtres qui les dressent jour et nuit pour les mordre sans pitié . Certains Congolais à l’étranger détestent leurs propres familles ou leur pays à cause des pauvretés et des destructions des infrastructures provoquées chez eux par le néocolonialisme international, donc par les maîtres qui dressent les chiens noirs congolais pour les mordre jour et nuit sans la moindre pitié et ils veulent tous devenir des purs Blancs dans leur peau des purs Noirs oubliant totalement leurs racines ou coutumes ancestrales. Pourquoi trahir les racines de ses propres ancêtres ?

Ceci explique même cette grande malédiction de l’ensemble du peuple congolais au pays comme partout à l’étranger de ne rien comprendre sur ce que nous voulons exactement pour notre bien-être avec dignité et développement dans notre propre pays. Les vrais lumumbistes ne sont jamais contre les êtres humains sans distinction raciale et épris de justice.

D’ailleurs quand les vrais lumumbistes récupéreront l’indépendance pour exprimer librement nos pensées, nous ferons du Congo une nation d’alliance humaine honnête où toutes les races seront libres de devenir des patriotes congolais dans la nationalité congolaise car il y a beaucoup des Blancs, des Jaunes, des Rouges et des Noirs qui luttent vraiment contre le néocolonialisme, exceptées quelques marionnettes (très minoritaires) qui servent ce néocolonialisme. Mais l’union de toutes les races humaines éprises de la justice dans un Congo indépendant, écrasera le néocolonialisme.

Courage à tous ceux qui savent que le néocolonialisme n’est pas uniquement une conception pour soumettre les peuples des pays pauvres en développement d’être exploités méchamment, mais aussi une conception pour soumettre les peuples des pays riches en développement d’être exploités calmement au nom de la démocratie, qui en réalité, est une association des pouvoirs agressifs pour faire respecter les droits de l’homme avec des bombes qui sauvent les vies humaines selon la vision des néocolonialistes sans distinction raciale.

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Justice à 8 vitesses: Les fils-chauffards d'Evariste Boshab et Adolphe Muzito après avoir tué 5 personnes à Kinshasa sont déjà à Bruxelles !

Mawa trop comme disent les Kinois ! Les rejetons d'Evariste Boshab et d'Adolphe Muzito après avoir causé un accident mortel sur le Boulevard du 30 Juin à Kinshasa dont le bilan est de 5 morts et 3 blessés grièvement, les fils à papa ont été soustraits de la justice, accompagnés par des militaires armés jusqu'au bas de la passerelle de l'avion de la compagnie aérienne belge SN Brussels, les deux bambins sont déjà en Belgique. Ils ont étè exfiltrés pour échapper à des poursuites judiciaires. Les deux fils de Boshab et Muzito, auteurs de l'accident qui a ôté la vie le lundi 2 janvier 2012 à 5 personnes innocents à se pavanent en Belgiquej sur le boulevard du 30 juin viennent de prendre l'avion SN BRUSSELS pour la capitale belge. Ils viennent d'être exfiltrés pour .

Evariste Boshab et Adolphe Muzito, les Dupont et Dupond de la politique mafieuse au Congo: Corruption, enrichissement illicite, fraude, tricherie, commissions et retro-commissions...Photo Réveil-FM, archives

Tels pères, tels fils !

Yann Boshab réside à court st Etienne près de Louvain- la Neuve, était allé à Kinshasa pour s'amuser. Son père, Evariste Boshab, connu pour plusieurs dossiers mafieux dont celui de Société Nationale d'Electricité (SNEL), est le président de l'Assemble national. Evariste Boshab ne s'est pas empêché de corrompre chaque député avec 25.000 $ pour changer la Constitution de Liège pour supprimer les tours de l'élection présidentielle à un tour, favoriser ainsi son patron Joseph Kabila.

Quant à Adolphe Muzito qui est un Premier Ministre notoirement corrompu, l'individu qui a remplacé son oncle Antoine Gizenga,est nommé le 26 octobre 2008. Adolphe Muzito a déjà 100 villas à Kinshasa, une compagnie aérienne, des entreprises à lui... En juin 2009, il a été critiqué pour la taille imposante de son cabinet, composé de plus de 400 personnes, conseillers et membres du personnel, tous originaires de sa province de Bandundu, des ngwashi ! En octobre 2009, Adolphe Muzito a dû affronter une motion de défiance lancée par le député national MLC Clément Kanku Bukasa mais ce vote fut empêché de justesse par des députés du PPRD corrompus comme lui.

Si le fils de Muzito se cache et rase les murs, l'excentrique fils de Boshab n'a pas perdu sa réputation. Yann Boshab narque tout le monde, se croyant à l'abri. Il se cache avec ses jambes en plâtre à Liège chez Dieudonné Nsumbu Mabiala , GSM: 0032 486/ 93 90 43, Courriel: Dieudonne1105@gmail.com

Yann Boshab, fils à papa et voyou ? Photo Kongotelema, archives !

L'excentrique Yann Boshab, 24 ans. Photo Kongotelema, archives

A Kinshasa, les avocats sont furieux !

Les avocats de Kinshasa menacent de décréter des journées sans avocats au niveau de tous les parquets, les cours et tribunaux de Kinshasa si les enfants d’Evariste Boshab-président de l’assemblée nationale, à la base d’un accident mortel lundi matin sur le boulevard du 30 juin ayant entraîné la mort de trois personnes dont l’avocat Mimi Lokonga, ne sont pas arrêtés et mis rapidement à la disposition de la justice, a averti d’un ton ferme, Maître Claude Carle, l’un des avocats du barreau de Kinshasa. ‘‘Que ces jeunes, fils du président de l’assemblée nationale, auteur de cet acte ignoble soient mis à la disposition de la justice et qu’une enquête soit ouverte comme c’est le cas d’habitude’’, a dénoncé Maitre Carle.

La jeep des enfants Boshab a brûlé les feux de signalisation au niveau de la Société Nationale d’assurance sur le boulevard du 30 juin, roulant à vive allure, elle a percuté la voiture au bord de laquelle se trouvait l’avocat Mimi Lokonga à la hauteur de l’ambassade d’Afrique du sud, Mimi Lokanga, a indiqué un témoin rencontré sur place. La grosse Navigator des enfants Boshab a été remorquée par les éléments de la police de roulage jusqu’au camp Lufungula pour protection. ‘‘La jeep appartient selon l’identification au président de l’assemblée nationale’’, a précisé l’avocat Claude Carle qui suit de près le dossier.

Après l’accident, les enfants Boshab ont été sécurisés par les militaires armés et ils étaient libres de tout mouvement, a déploré un autre avocat très remonté. Le conseiller juridique de la police de roulage a refusé de donner les renseignements aux amis de Mimi Lokanga arrivés à son bureau pour en savoir davantage, s’est dit déçu un activiste des droits de l’homme.

‘‘C’est silence radio ici. Personne ne veut s’y mêler’’, a condamné Maitre Claude Carle, qui prévient que si les autorités n’ouvrent pas une enquête rapidement et interpeller les enfants du président de l’assemblée nationale, les conséquences seront graves.

‘‘Nous allons solliciter l’autorisation au barreau national pour décréter des journées sans avocats à tous les niveaux si rien ne fait pour indemniser les victimes et poursuivre les auteurs’’, a annoncé un membre influent du barreau de Kinshasa. Un appel a été lancé à tous les avocats de Kinshasa pour une mobilisation générale contre l’impunité entretenue. Des réunions seront tenues mardi et mercredi au parquet général de la république pour défendre l’intérêt de leur collègue. Mimi Lokonga était candidat député national aux législatives nationales pour le compte l’Union des Forces de changement de Léon Lobitch Kengo wa Dondo.

Pour bien faire les choses et de maniere efficace, en plus de contacter les medias internationaux, les compatriotes résident en Belgique ou seraient actuellement les fugitifs les fils de Boshab et Muzito devraient se constituer partie civile et déposer une plainte au parquet. Il nous semble qu'un avocat congolais ait été victime de l' accident causé par les fils chauffards de Boshab et Muzito.

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lundi 19 décembre 2011

Des « protestations » du peuple congolais et africain

Le concept de « protestation » tend à ramollir et minimiser la réalité congolaise et africaine d’aujourd’hui. Il est intéressant de voir comment par de petits mots anodins, on réussi à dénigrer la notion du pouvoir intrinsèque d’un peuple, d’un ensemble de personnes, et à installer le doute et à ainsi torpiller des efforts profondément légitimes, pour lui faire comprendre surtout qu’il est superflu.

Kinshasa, dimanche 18 décembre 2011, des chars de Joseph Kabila à Kingabwa. Photo Réveil-FM

On proteste quand on n’est pas d’accord avec le plus fort, qu’on ait raison ou non. Or ce terme n’est pas du tout adapté à la situation de coup d’Etat électoral à laquelle nous assistons aujourd’hui en République Démocratique du Congo. Le peuple congolais a voté, il a décidé et désigné celui qu’il veut à sa tête aujourd’hui. Il est donc dans le juste, et pas seulement dans le « peut-être éventuellement juste… voyons voir les raisons de leurs protestations ». Le fait que le peuple congolais est mis de force dans la peau d’un « protestataire » ou d’un « opposant contestataire », l’incruste en fait dans sa position d’esclave, qui mendie la mansuétude de son maître.

On est où là !?

Soyons donc très vigilant face au vocabulaire utilisé dans les médias, notamment occidentaux, et ensuite inconsciemment repris par les cerveaux lavés.

STOP AU LAVAGE DE CERVEAU ! Nous ne pouvons pas arrêter la machine à laver, mais nous pouvons sortir notre tête de la machine. Nous commençons à réaliser l’inconfort de la tête dans la machine. C’est déjà un bon début. Evoluons donc…

JOSEPH KABILA N'A PAS ETE ELU PAR LE PEUPLE CONGOLAIS, comme l’écrivent les médias. Les termes doivent être passés au crible, car leur impact sur les esprits est toxique et destructeur.

Nous devons intensivement appeler les choses par leur nom. KABILA KANAMBE EST UN PUTSCHISTE, même pas un opposant. Son pouvoir est aujourd'hui plus que jamais ILLEGAL. Etienne Tshisekedi n'est PLUS un opposant, puisqu'il a été majoritairement ELU PAR LE PEUPLE CONGOLAIS.

Aujourd'hui, dans ces manifestations souvent réprimées par les "gardiens de la paix" européens et congolais, normalement mandaté pour faire respecter le DROIT édicté par les institutions, piliers de la Nation, et non pas la LOI DU PLUS FORT, le peuple congolais ne proteste pas. Il demande simplement, relativement pacifiquement pour le moment, qu'on lui rende ce qui lui appartient, c'est-à-dire la décision qu'il a prise à travers le scrutin du 28 novembre dernier.

Ce que les médias occidentaux appellent d'un ton léger "violences post-électorales", ne sont que la manifestation fondamentalement légitime d'un peuple qui RECLAME SON DU, et qui finira par l'obtenir tôt ou tard, qu'on le veuille ou non.

Soyons donc très vigilant devant la diabolisation très subtilement instillée dans les esprits, de cette soif de liberté, du respect des droit fondamentaux et soi-disant universels de la personne humaine, que le peuple congolais et africain est en train de vouloir finalement arracher, puisque ceux qui ont volé, ne le lui rendront évidemment jamais de plein gré.

La prise de conscience commence entre autre par l’analyse attentive de ce qu’on ingère, surtout quand la fabrication est douteuse, produite même par l’ennemi. Ce n’est qu’ainsi que nous pourrons identifier le poison, avant qu’il n’arrive dans notre panse, et dans le processus systémique de digestion où plus rien ne pourra être identifié et combattu.

Toute cette question de choix de vocabulaire est géographiquement transférable, car elle est présente dans pratiquement tous les pays africains, notamment dans ceux où, cette année encore, à l’aube du second cinquantenaire des indépendances volées, la voix, le choix, la volonté et la décision du peuple est plus que jamais étouffée dans l’œuf à travers des oppositions soi-disant inconsistantes, inexistantes, ou gravement piétinées et malmenées jusqu'à paraitre inexistantes, comme au Cameroun tout dernièrement, ou comme au Tchad, en République Centrafricaine, au Togo, au Congo Brazzaville, et ailleurs. En République Démocratique du Congo aujourd'hui, la voix que le peuple a exprimé, est carrément tuée à la naissance, malgré sa force et son évidence.

Le but est le même partout: tuer tout risque efficace de renversement d'un système profondément prédateur, dont les complices internationaux et transnationaux sont de plus en plus exposés à la lumière de la vérité (UA, CPI, ONU et consort), et convaincre le peuple qu'il n'a aucun pouvoir, aucun choix à part subir, qu'il le veuille ou non, ce qu'on lui impose par la force brutale, par le viol systématique.

"‎Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genou". - Etienne de La Boétie

"Pour triompher, le mal n'a besoin que de l'inaction des de gens de bien". - Edmund Burke

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vendredi 16 décembre 2011

L'erreur que l'Occident risque de commettre en République démocratique du Congo

Les fraudes électorales en Afrique, télécommandées par l'Occident, ne sont pas un scoop. Mais en même temps que les peuples se réveillent de leur "narcose", l'Occident est obligé d'adapter les moyens mis en oeuvre pour garder le contrôle sur les ressources naturelles. La crise économique précipite encore les besoins économiques des Occidentaux en termes de pillage des dites ressources, dont le prix augmentera drastiquement s'ils perdent leur contrôle.

Centre de compilation ou Zando ya bitula ? Photo Réveil-FM

En 2011, l'Occident a failli perdre la Côte d'Ivoire et la Libye. Ailleurs, leur contrôle s'est maintenu de justesse sans trop de contestation, à l'instar du Tchad, de la RCA et du Cameroun notamment. Mais en République dite démocratique du Congo aujourd'hui, nous assistons à un bras de fer supplémentaire. L'Occident a dépensé beaucoup d'argent cette année en terme de défense militaire de ses intérêts économique. Cela a été possible dans des situations où le droit du "disgracié" a pu été assez facilement diabolisé.

Mais en RDC, la tâche s'avère compliquée. Comment les Occidentaux - avec les Chinois - vont-il réussir à décrédibiliser un opposant historique qui a ouvertement le peuple dernière lui? Le peuple congolais, que l'Occident, avec l'aide de ses alliés économiques, a réussi à mettre à feu et à sang dans le seul but de sauvegarder l'accès aux ressources naturelles, voit rouge aujourd'hui. Le rouge qu'il voit ne peut plus être moins puissant que le sang aux yeux de ceux qui pillent le Congo depuis si longtemps.

Depuis le scrutin du 28 novembre dernier, la fraude est trop évidente, et les Congolais ne sont pas les "nègres idiots et impuissants" que l'Occident a piétiné si facilement jusque là. L'Occident aujourd'hui commence à comprendre qu'il faut apprendre à compter avec les Congolais aujourd'hui, et les Africains ensuite.

Toute demande naturelle de changement de comportement et la nécessité de réfléchir à de nouvelles stratégies de manière inattendue, et surtout la perspective de ne plus être aussi puissant qu'avant, est forcément source de panique et de questionnement. La panique et l'impatience sont des éléments qui poussent facilement à l'erreur. Cautionner la victoire illégale de Joseph Kabila en RDC aujourd'hui, sera une très grave erreur, que l'Occident risque de payer très cher.

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mercredi 7 décembre 2011

Hold up électoral: L'abbé José Mpundu réaffirme la mission prophétique de l'Eglise du Christ mise à mal par le tripatouillage de Daniel Ngoyi Mulunda !

L’abbé José Pundu est le curé de la paroisse Saint-Alphonse de Mateté à Kinshasa. Il est une figure de prou et emblématique des organisateurs de la marche des Chrétiens du 16 février 1992 contre la dictature mobutienne pour la réouverture sans condition de la Conférence Nationale Souveraine (CNS). Photo Réveil-FM, archives

Rôle prophétique de l'Eglise catholique romaine

La plupart des rapports que nous entendons sur les élections du 28 novembre 2011 en RDC, qu’ils viennent des missions d’observations tant internationales que nationales, disent pratiquement la même chose. En résumé, ils disent ceci : « Les élections, d’une manière générale, se sont bien déroulées selon les normes universelles, hormis quelques irrégularités observées par ci par là et des cas de violence avec mort d’hommes, irrégularités qui ne peuvent pas influencer les résultats des urnes ». Ces irrégularités, expliquent les uns et les autres, sont à mettre dans le compte d’une mauvaise préparation ou d’une négligence ou encore d’un manque de professionnalisme de la part des agents de la CENI. Presque tous terminent par inviter les candidats et le peuple à accepter le verdict des urnes qui aurait pu être connu le 6 décembre à l’occasion de la proclamation des résultats provisoires par le Président de la CENI.

Ces rapports sont manifestement idéologiquement orientés. Derrière ces rapports officiels obéissant à une certaine idéologie se cache la vraie réalité de nos élections.

Pour moi, cette vérité du scrutin du 28 novembre pourrait se résumer en ces termes : des élections bâclées avec une volonté délibérée de tricher dans un climat de violence organisée. Elections bâclées Durant les cinq années de la législature qui s’achève, nous n’avons pas vu dans le budget de l’Etat une rubrique concernant la préparation des échéances électorales prévues par la constitution du pays. Bien plus, la mise en place de la CENI qui devait remplacer la CEI s’est faite tardivement et on dirait dans la précipitation et sous une certaine pression tant interne qu’externe.

La loi organique portant organisation et fonctionnement de la dite CENI porte en elle les germes du débâcle électoral que nous sommes en train de vivre. En effet, comment espérer avoir une commission nationale électorale indépendante lorsque celle-ci est composée par les politiciens qui vont concourir aux élections et que la majorité au pouvoir soit aussi majoritaire dans le bureau de cette institution ?

Comment avoir confiance en une institution qui n’a d’indépendance que le nom ? Le calendrier établi et annoncé par la CENI n’a pas été respecté.

En effet, à part la date du 28 novembre qui a été maintenue à tout prix, les autres opérations ont toutes connues un grand retard qui normalement devait amener à repousser la date de la tenue du scrutin.

Par conséquent, les élections se sont tenues malgré le fait que le matériel électoral n’ait pas été déployé dans tous les centres de vote. Tout s’est passé dans un climat de précipitation comme si les élections étaient un but en soi et qu’il fallait les tenir même dans le désordre.

Volonté délibérée de tricher Cette volonté de tricher ou de manipuler le processus électoral en faveur d’un candidat a commencé avec la révision cavalière de la constitution en réduisant le nombre de tour du scrutin à un seul tour.

Une révision constitutionnelle qui n’a pas fait l’objet d’un référendum populaire et qui a été réalisée dans un climat de corruption avérée. La révision du fichier électoral a été aussi réalisée dans le même climat de laisser-aller.

On a parlé des doublons, des omissions, de la remise des cartes d’électeurs à des enfants, à des policiers et militaires ainsi qu’à des étrangers.

La résistance opposée par la CENI à la demande d’un audit du fichier électoral s’inscrit dans le même cadre d’une volonté de tricher. Durant le déroulement du scrutin, la présence des bulletins de vote déjà cochés en faveur d’un candidat est une preuve de cette volonté de tricher.

On ne peut pas parler ici d’une simple irrégularité. Comment ces bulletins se sont-ils retrouvés entre les mains de ces particuliers ? Qui les leur a donnés ? L’exclusion ou la mise à l’écart de certains témoins des bureaux de vote ainsi que l’enlèvement de certaines urnes par des éléments armés pour des destinations inconnues sont aussi autant des preuves de fraude électorale.

Elections dans un climat de violence organisée Déjà dans la période préélectorale, avant même la campagne électorale, nous avons observé des scènes de violence de la part de deux camps : la majorité et l’opposition.

Nous noterons par exemple la destruction méchante voire l’incendie des sièges des partis ou des chaînes de télévision… des morts d’homme…

Pendant la campagne et surtout le dernier jour de la campagne à Kinshasa, nous avons assisté à des scènes de grande violence. Le jour même de la tenue du scrutin, on a enregistré des morts d’homme dans différents coins de la capitale et du pays.

Et cela de la part de la population et de la part des éléments armés sous contrôle du pouvoir finissant. Tous ces éléments que nous venons d’évoquer montre clairement, nous n’avons pas eu de vraies élections.

Comme en 2006, nous nous sommes retrouvés dans une mascarade d’élections n’ayant pour seul objectif de donner une légitimité interne à celui qui a déjà été choisi par les « faiseurs de rois » dans nos pays du Tiers du monde et particulièrement en Afrique. D’où la manipulation non seulement des résultats mais aussi de l’opinion tant nationale qu’internationale pour l’acceptation du « verdict » des urnes.

Un verdict que nous savons à l’avance truqué et trafiqué en faveur d’un candidat. Avec comme conséquence, comme en Côte d’Ivoire, la guerre civile. Que devrait être le rôle de l’Eglise dans cette situation ? L’Eglise qui a participé activement à ce processus en s’investissant d’abord dans un grand travail d’éducation civique et électorale et ensuite dans l’observation des opérations du scrutin en déployant 30.000 observateurs à travers tout le territoire national, a le devoir de veiller à la proclamation de vrais résultats des élections.

Au regard de ce qui se prépare, nous pouvons dire qu’il n’y a que la hiérarchie d l’Eglise catholique qui peut éviter au pays un second hold-up électoral et un coup d’état organisé qui pourrait déboucher à un bain de sang. Aussi, nous croyons que notre Eglise pourrait s’inspirer de ce qui s’était passé aux Philippines à l’époque du président Marcos. En effet, après avoir triché aux élections, le président Marcos s’est proclamé vainqueur aux élections qui l’opposait à Madame Cori Aquino. C’est le Cardinal Sin, d’heureuse mémoire, qui a pris son courage prophétique à deux mains pour proclamer, à partir de la Radio Veritas , les vrais résultats des élections. A la suite de cette proclamation, les américains ont envoyé un hélicoptère pour prendre Marcos et l’ont amené aux USA où il est allé en exil. Les évêques de la CENCO auront-ils ce même courage prophétique qui a animé le Cardinal Sin ? C’est le souhait et l’attente de tout le peuple congolais.

Abbé José MPUNDU

Prêtre de l’archidiocèse de Kinshasa

Tél. : +243997030932 ou +243818133765

Fait à Kinshasa, le 3 décembre 2011

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lundi 21 novembre 2011

Evariste Boshab doit aller au CPI pour incitation à la haine contre la diaspora congolaise qui nourrit la RDC

Evariste Boshab, l'homme qui incite à la haine contre les Congolais de l'Etranger

Il parait que le pouvoir de Joseph Kabila et la CENI ont fait appel à la CPI pour mettre un peu de discipline dans la campagne électorale. La Cour Pénale internationale est appelée à prévenir une probable guerre civile post électorale en République démocratique du Congo comme c’était le cas au Kenya et en Côte d’Ivoire. Elle doit jouer le rôle de directeur de discipline en sanctionnant les comportements jugés dangereux dans cette campagne très agitée à cause de non respect du code de bonne conduite par le camp de Joseph Kabila. Le PPRD est un parti politique pyromane qui crie au feu en tentant de jouer au sapeur pompier alors que l’ONU a publié un rapport, le 10 novembre dernier de 24 pages pour dénoncer les violentions des droits de l’homme commises par le pouvoir des Joséphistes. Plus grave, tout le camp de Joseph Kabila a traité Monsieur Etienne Tshisekedi de tous les noms d'oiseaux alors qu’il a voulu juste mettre le pouvoir en garde contre toutes ces violences arbitaires et non justifiées contre les opposants. Suite à cet épisode Tshisekedi, les membres de la CPI sont à Kinshasa.

Mais nous nous demandons que fait la CPI à Kinshasa, quand on voit que le pouvoir de Joseph Kabila garde encore illégalement dans les prisons, les militants des partis politiques de l’opposition ? Que fait la CPI à Kinshasa quand on voit encore les milices de PPRD qui terrorisent les pauvres citoyens qui s’opposent au pouvoir en place ? Certains musiciens qui soutiennent les candidats de l’opposition sont intimidés et certains ont vu leurs passeports confisqués. Que fait la CPI pour fustiger le comportement du camp Joseph Kabila qui piétine le fameux code de bonne conduite en mettant les affiches partout même sur les édifices de l’état ? Enfin, on se demande pourquoi, la CPI ne dit rien sur les accusations stupides et dangereuses d’Evariste Boshab, contre les combattants congolais d’Europe sur une histoire d’assassinat qui n’existe nulle part ? Ces accusations gratuites sont une forme d’incitation à la haine contre les groupes de pressions congolais installés en occident.

Les accusations de Boshab peuvent pousser certains fanatiques idiots de PPRD à mener des actions contre certains congolais de l’étranger en séjour à Kinshasa. Il faut que la CPI fasse son travail, en interpellant Evariste Boshab, et pourquoi pas l’amener à la Haye pour être jugé. Autrement, la population doit répondre à l’appel de Tshisekedi en allant libérer de force tous les prisonniers gardés dans les cachots de Joseph Kabila. Les adeptes de Kutino ont essayé la semaine passée. Il faut faire comme au Katanga où la population a applaudi l’évasion de Gédéon Katanga et ses acolytes (Jean Kanda, Michel Kalume et..) accusés à tort par Kabila, d’avoir enrôlé les enfants alors qu’il a longtemps défendu les villageois contre les barbares rwandais durant la guerre au Katanga.

Au Bas Kongo, certains surveillants de la prison centrale ont laissé échapper les membres de BDK (Nicholson Longo, Bolenga di Mavungu, Mbaya) qui étaient détenus injustement par le pouvoir en novembre 2010. Les assassins de Floribert Chebeya, Fidèle Bazana ne sont-ils libres ? Et ceux des journalistes ne se pavanent-ils à Kinshasa, sous la barbe de Joseph Kabila qui a pris en otage les institutions républicaines ? Si la CPI veut qu'on croit en elle, il ne faut surtout pas qu'elle sombre dans une injustice injustifiée. Est-il normal que la majorité des prisonniers de la CPI soient d'origine congolaise ? Pourquoi l'équipe de la CPI qui est à Kinshasa n'arrête pas Bosco Ntangana

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mardi 1 novembre 2011

L’opposition doit reclamer l'extradition de Laurent Nkundabatwaré, par respect au peuple du Kivu !

Laurent Nkundabatwré, un criminel recherché depuis plus de 6 ans.

Incroyable mais vrai ! Depuis plus d’une année, les deux Congo sont en guerre froide à cause d’une histoire montée de toutes pièces par le régime de Joseph Kabila, pour distraire l’opinion nationale. En effet, Kinshasa réclame l’extradition du général Faustin Munene qui est détenu à Brazzaville depuis plus d’une année suite à un coup d’état bidon, monté par le pouvoir de Kinshasa contre ce ressortissant de Bandundu. Denis Nsasou, a catégoriquement refusé de céder à la demande diabolique de Joseph Kabila afin d’éviter que le Général Faustin Munene soit tué comme son oncle Pierre Mulele en 1969, dans les mêmes circonstances.

Et depuis le refus de Brazzaville, le gouvernement de Kinshasa boude et multiplie les démarches pour que tous les opposants politiques de la RDC installés au Congo Brazzaville, soient renvoyés en RDC. Kinshasa insiste surtout sur l’extradition de Munene et Udjani.

Pour convaincre Brazzaville, le pouvoir de Joseph Kabila a encore monté une histoire d’attaque d’un camp militaire à l’équateur en accusant le général Munene d’être à l’origine de ce montage.

Alors les congolaise avertis, se demandent pourquoi Joseph Kabila insiste auprès de Denis Nsassou, pour avoir Munene et Udjani alors que la CPI lui demande Laurent Nkundabatwaré et Bosco Ntangana ? Les congolais voudraient savoir, pourquoi Joseph Kabila protège ces deux criminels qui sont à l’origine de l’instabilité de deux Kivu ?

Si Joseph Kabila n’est pas rwandais, pourquoi, il a préféré livré ses concitoyens à la CPI (Bemba, Katanga, Lubanga) et protège les rwandais Nkundabatwaré et Ntangana, qui sont pourtant recherchés par toutes les justices du monde ? Si Joseph Kabila n’est pas de Kigali, comment a-t-il accordé le statut de parti politique au CNDP, un mouvement monté par Paul Kagamé pour contrôler les minerais au Kivu ?

Ce parti politique qui n’existe que dans la forêt du Kivu avec son gouvernement et ses prisons. Certains de leurs prisonniers sont transférés au Rwanda. Les ONG dénoncent les disparations des jeunes filles et garçons, arrêtés par le CNDP, mais Joseph Kabila fait la sourde oreille. Les familles réclament leurs enfants en vain.

Les ONG donnent les noms, Brigitte Worari, Ndongala- Kundiatiko, Lilly Ramazani etc …portés disparus après avoir étés arrêtés par les militaires de CNDP. Pourquoi Joseph Kabila est-il si large avec tous les criminels d’origine rwandaise ?

Voilà pourquoi la population soutient les évasions de prisons car elles sont remplies des innocents. Les congolais ne comprennent pas, pourquoi, les opposants politiques sont en prison au moment où les vrais criminels sont libres.

Au Katanga la population a applaudi l’évasion de Gédéon Katanga et ses acolytes (Jean Kanda, Michel Kalume et..) accusés à tort par Joseph Kabila, d’avoir enrôlé les enfants alors qu’il a longtemps lutté contre les barbares rwandais durant la guerre au Katanga.

Au Bas Kongo, certains surveillants de la prison centrale ont laissé échapper les membres de BDK (Nicholson Longo, Bolenga di Vita, Mbaya) accusés injustement par le pouvoir en novembre 2010.

A Mbandaka, la population a même gardé par solidarité certains prisonniers après l’évasion de la prison au mois de septembre dernier.

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vendredi 30 septembre 2011

Congo : Indépendance ou Dépendance ?

L’indépendance c’est l’aspect d’un peuple qui refuse de dépendre d’un autre peuple pour servir son pays. Tandis que la dépendance c’est l’aspect d’un peuple qui accepte de dépendre d’un autre peuple pour servir son pays. Le Congo n’est pas indépendant, car son pouvoir est dépendant du néocolonialisme international. Les Congolais doivent savoir qu’en laissant notre destin au néocolonialisme, nous ne recevrons rien de cet honteux paternalisme : Don, Aide, coopération bilatérale et élections financées par ce néocolonialisme .

30 juin 1960, indépendance ou dépendance du Congo ?

Car aucun pouvoir occidental où se trouve l’architecture du néocolonialisme ne parvienne pas à résoudre tous les problèmes sociaux de son propre peuple. Que ces pouvoirs occidentaux distribuent l’argent gratuitement (aide et don) à leurs citoyens sans répéter chaque jour des milliers des milliards des dollars de dette publique avant d’aider gratuitement le peuple congolais. Aucun pouvoir d’un autre pays ne peut vous aider à votre place pour résoudre vos problèmes sociaux.

La liberté d’un peuple ne se négocie pas. Lumumba l’a très bien dit en 1960 : Entre la liberté et l’esclavage, il n’y a pas de compromis . La liberté est une valeur obligatoire.

Le néocolonialisme ne nous permettra jamais de construire des usines des transformations de nos matières premières dans notre pays. Au contraire, nos matières premières doivent servir continuellement les usines des transformations en Belgique, Grande-Bretagne, France, Etats-Unis, Canada, Chine, Japon, Italie, Allemagne, etc… Ces pays achètent nos matières premières en nous obligeant les prix qu’ils veulent et quand ces matières premières sont transformées par eux, ils nous imposent de les racheter aux prix qu’ils veulent ne correspondant pas aux moyens financiers qu’ils nous exigent.

Notre image politique doit devenir avant tout celle d’être libre, pour réaliser notre destin en toute liberté des pensées. Poser des performances qui donneront la dignité à notre pays en transformant nos immenses ressources naturelles pour le bien-être du peuple. Cela ne dit pas qu’il faut remettre l’argent publiquement au peuple, mais construire des infrastructures d’intérêt commun: routes, chemins de fer, des écoles, hôpitaux et accès aux soins médicaux, des maisons sociales, accès à l’eau potable et électricité, modernisation de l’agriculture, créer des emplois qui permettent à chacun un salaire convenable, etc…

Sur le plan moral : un écrivain vietnamien conseille chaque race de soigner ses racines, car aucun être humain ne peut être heureux sans ses racines. Si quelqu'un ne soigne pas ses racines, il devient une personne nomade et inassouvie. Même un arbre sans racines n’est pas heureux. Sur ce point, saisissons l’exemple des Asiatiques. Malgré qu’ils aient été colonisés également par les Occidentaux, ils s’étaient battus corps et âmes contre les colonisateurs tout en conservant leurs civilisations (religions et cultures) jusqu’à obtenir les indépendances. Voilà pourquoi ils se développent plus que les ex-colonisateurs et ils prennent leurs décisions sans rendre comptes à quelqu’un d’autre.

Un peuple ou un pouvoir indépendant est libre de coopérer avec qui l’on veut sans rendre compte à un autre peuple ou à un autre pouvoir. Aux Congolais qui croient aux élections sans que notre pays soit indépendant, ils protègent le néocolonialisme, car les candidats présidentiels sont des serviteurs loyaux du néocolonialisme contre notre souveraineté nationale et internationale. Ils savent que le gagnant a été déjà élu par des décideurs du Congo et non par le peuple congolais. Tous ces candidats sont des marionnettes pour décorer la forme démocratique voulue par leurs maîtres communs. Que l’actuel Président soit réélu ou qu’un autre soit élu, il est toujours Président du Congo dépendant et non du Congo indépendant.

Au Congo il n’y a ni pouvoir ni opposition, c’est la dépendance néocoloniale qui dirige. Même les élections législatives nationales, provinciales et des gouverneurs provinciaux sont pour tromper notre peuple qu’on croit être amorphe sans fin.

C’est pourquoi, nous nous battons pour être comme des Asiatiques, tout en disant à notre peuple qu’il y a au Congo deux camps politiques : les néocolonialistes ( mobutistes ) et les souverainistes ( vrais lumumbistes ). Et que les vrais lumumbistes ne peuvent jamais se retrouver dans la dispute du pouvoir entre les néocolonialistes congolais aux services des assassins de notre patriotisme.

Notre dispute la plus digne est avant tout celle de reconquérir notre indépendance confisquée depuis le 5 septembre 1960, pour que le Congo soit gouverné par des élus indépendants. Nous savons que le néocolonialisme a peur de pouvoir indépendant au Congo et élu par le peuple congolais. Raison pour laquelle, il utilise les moyens les plus criminels pour imposer la dépendance par intimidation.

Vous devez vous souvenir toujours des assassinats politiques au Congo depuis le 17 janvier 1961 jusqu’à ce jour et leur long cortège funèbre contre les vrais lumumbistes. Le peuple congolais doit être réellement éduqué pour vaincre la dépendance sans se laisser dans aucune intimidation. Comme disait le grand camarade Pierre Mulele bien avant que notre indépendance soit confisquée par les néocolonialistes le 5 septembre 1960 : beaucoup des compatriotes congolais haïssent les chiens qui les mordent, mais ils aiment et adorent les maîtres qui les dressent jour et nuit pour les mordre sans pitié . Certains Congolais à l’étranger détestent leurs propres familles ou leur pays à cause des pauvretés et des destructions des infrastructures provoquées chez eux par le néocolonialisme international, donc par les maîtres qui dressent les chiens noirs congolais pour les mordre jour et nuit sans la moindre pitié et ils veulent tous devenir des purs Blancs dans leur peau des purs Noirs oubliant totalement leurs racines ou coutumes ancestrales. Pourquoi trahir les racines de ses propres ancêtres ?

Ceci explique même cette grande malédiction de l’ensemble du peuple congolais au pays comme partout à l’étranger de ne rien comprendre sur ce que nous voulons exactement pour notre bien-être avec dignité et développement dans notre propre pays. Les vrais lumumbistes ne sont jamais contre les êtres humains sans distinction raciale et épris de justice.

D’ailleurs quand les vrais lumumbistes récupéreront l’indépendance pour exprimer librement nos pensées, nous ferons du Congo une nation d’alliance humaine honnête où toutes les races seront libres de devenir des patriotes congolais dans la nationalité congolaise car il y a beaucoup des Blancs, des Jaunes, des Rouges et des Noirs qui luttent vraiment contre le néocolonialisme, exceptées quelques marionnettes (très minoritaires) qui servent ce néocolonialisme. Mais l’union de toutes les races humaines éprises de la justice dans un Congo indépendant, écrasera le néocolonialisme.

Courage à tous ceux qui savent que le néocolonialisme n’est pas uniquement une conception pour soumettre les peuples des pays pauvres en développement d’être exploités méchamment, mais aussi une conception pour soumettre les peuples des pays riches en développement d’être exploités calmement au nom de la démocratie, qui en réalité, est une association des pouvoirs agressifs pour faire respecter les droits de l’homme avec des bombes qui sauvent les vies humaines selon la vision des néocolonialistes sans distinction raciale.

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dimanche 25 septembre 2011

L'ambassade de la RDC à Berne en Suisse est-elle hantée ?

Alors qu'à Paris, on compte faire passer la dépouille de Myra Ndjoku, au 32 Cour Albert Ier, pour un dernier hommage par quelques partisans à compter sur les doigts avant son enterrement à Benseke Futi dans un caveau familial, les critiques continuent de fuser sur celui qui fut un ambassadeur barbourze et fouetteur des Congolais dans l'enceinte de l'Ambassade, la maison de tous les Congolais. En Suisse, l'Ambassade de la République démocratique du Congo est située sur l'avenue Sulgenheimweg 21, Case postal 5261, 3001 Berne, Tél. 031 371 35 38, Fax 031 372 74 66. Notre ambassade donne l'impression d'une maison hantée, abandonnée. Une maison fântome. Il n' ya jamais personne. Madame Thérese Nseka KOKO, la Chargée des affaires Administratives, vient lorsqu'elle peut. Surchagée par le travail, plusieurs congolais attendent encore le fameux passeport-biométrique de Tambwe Mwamba. On comprend la nevrosité qui colle à la peau de Madame Thérèse Nseka. Le drapeau de la République démocratique du Congo est un blessé de guerre.

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jeudi 22 septembre 2011

Pourquoi Joseph Kabila fait-il enlever les dépouilles mortelles de ses opposants ?

Décidément, on se demande, jusqu’où ira le pouvoir de Joseph Kabila dans les enlèvements des dépouilles mortelles des opposants tués ces dernières années. Serons-nous entrain de vivre dans un régime dirigé par les cannibales ? Depuis un moment, les Kinois, se demandent pourquoi les corps des opposants tués par le régime de Joseph Kabila, sont enlevés ou confisqués pour empêcher les familles à faire les deuils comme l’exige nos coutumes et traditions ?

Kinshasa, le 13 septembre 2011, deux cercueils vides de deux militants de l’UDPS tués lors d’une protestation dispersée par la police.

Le pouvoir de Joseph Kabila a monté une brigade spéciale chargée, des enlèvements de cadavres depuis un moment. Chaque fois qu’il y a mort d’homme dans une manifestation, un groupe des gens sort de nulle part, et s’empare du corps. Les familles de victimes sont privées de corps de membres de leurs familles et ils ne savent pas, comment faire les deuils sans cadavres. Cette pratique devient banale et la population ne s’étonne plus de voir ce genre de spectacle macabre.

La dernière en date, est l’enlèvement de deux corps de combattants de l’UDPS à la morgue de l’hôpital saint Joseph de Limeté: Junior Folo Ngamake et Lady Ngalela, combattants de l’UDPS tués dans la nuit du 05 au 06 Septembre dernier alors qu’ils étaient au siège de leur parti.

Attaqués par les hommes en uniforme en mission, ils n’ont pas pu se défendre. Alors que l’UDPS voulait leur rendre un hommage digne de fils du pays tombés pour la démocratie, le samedi 10 Septembre, les militants seront surpris d’apprendre que les deux corps ont été enlevés par les policiers sur ordre de l’Hôtel de ville.

Plus surprenant, ces enlèvements se sont passés dans deux hôpitaux différents. A la clinique Bondeko pour Junior Folo, et à Mama Yemo pour Lady Ngalela. Les combattants sont restés baba. Malgré les contestations, l’hôtel de ville n’a pas donné suite. Nous sommes en droit de nous poser la question de savoir, d’où est venu ce rite ? Pourquoi, le régime prive les familles de corps de leurs proches ? Joseph Kabila et ses acolytes sont ils devenus membres d’une secte qui les obligent à consommer la chair humaine ? Pourquoi seulement les corps des opposants ? Le corps d’Armand Tungulu, n’a jamais été présenté à la famille pour l’enterrement. 12 mois après sa mort, la famille se sait toujours pas où se trouve son corps ni le lieu de son tombeau.

Les proches de la famille nous disent que le corps d’Armand a été enterré au cimetière de Kinkole sans la présence de la famille. Qui sait ? Si, c’était un cercueil vide ? Madame Mabiala Mabiala Patricia, un proche de Tungulu avait déclaré une fois à la presse qu’Armand n’était pas seul, le jour de son arrestation. Certains de ses proches aussi ont disparu car Joseph Kabila croyait qu’Armand Tungulu, préparait un coup d’Etat. Où sont passés ses amis ? En prison, ou sont-ils aussi morts et jetés au fleuve ?

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vendredi 9 septembre 2011

Francis Bimuala, l'homme qui a organisé l'attaque de la permanence de l'Udps !

Francis Bimuala (avec le badge), président des kuluna du PPRD et agent de l'ANR, photo prise lors de la levée de corps du chanteur Bimi Ombale à la clinique Ngaliema. Photo Réveil-FM, archives.

Agent de l’Agence national des Renseignements (ANR), Francis Bimuala agent de la Gestapo congolaise a eu la mission du PPRD, de tuer les militants de l’UDPS. Depuis le retour de Tshisekedi à Kinshasa, le 9 août dernier, l'AMP qui a mué en MP (Malheur du Peuple) qui soutient de Joseph Kabila, sait qu’ils vont perdre les élections de novembre prochain, alors ils cherchent à pousser l’opposition à la faute en fomentant des troubles dans la capitale Kinshasa qui régorge plus de 10 millions d'habitants.

Avec, la complicité d'André Kimbuta, le gouverneur de la ville et membre influent du PPRD, Francis Bimuala a recruté dans le milieu de judokas de Kinshasa, des voyous pour faire le sale boulot.

Seulement, les kinois savent tout. Ceux qui n’ont pas aimé cette cabale, ont dénoncé l’affaire.

Tout Kinshasa en parle. Nous demandons aux congolais de bien diffuser la photo de ce monsieur car, c’est un ennemi du peuple, il est prêt à tout pour sauvegarder son bifteak.

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lundi 5 septembre 2011

Joseph Kabila insulte les enseignants congolais en leur proposant 6000 FC (5$) comme prime de la rentrée scolaire !

Les élèves de la RDC, sont totalement négligés par Joseph Kabila. Décidément, Joseph Kabila est frappé par une épidémie des bêtises depuis un moment. De fois, on se demande s' il fait express ou simplement pour provoquer. Après avoir dépensé plus de 3 millions dans son congrès du PPRD au stade de Martyrs et donner plus de 150.000 $ aux musiciens pour chanter à sa gloire, Joseph Kabila propose 6000 Francs Congolais soit 5$, aux enseignants, comme prime de la rentrée. Comment, pouvons-nous interpréter ce geste de Joseph Kabila, quand on sait, combien il vient de dépenser pour sa gloire ?

Joseph Kabila quitte ta bulle et redescend sur terre. L'école est sacrée pour le présent et le futur d'un pays. Pose la question à ceux qui ont usé leurs shorts à l'école, ils te le diront !

C’est clair que le gouvernement PPRD, ne se soucie pas du tout de l’avenir des enfants. Joseph Kabila pense plus, à son pouvoir dégradant qu’à l’avenir de notre pays.

Samedi dernier, un groupe de syndicalistes, se sont réunis pour dénoncer ce comportement irresponsable du gouvernement et lancer un avis de grève pour ce lundi. Si cet appel est suivi par les enseignants, il n’y aura pas des cours ce lundi dans les écoles publiques de Kinshasa.

Ce comportement prouve à suffisance que le pouvoir en place, n’a aucune volonté pour améliorer le bien être du citoyen congolais. Sinon, comment expliquer ce manque de considération à la veuille de la rentrée. Donner 5$ comme prime alors que les enseignants en demander plus de 100 $.

Encore une fois, c’est les parents qui payeront la facture. Soucieux de l’avenir de leurs enfants, les parents d’élèves seront dans l’obligation de payer cette prime, pour permettre aux enseignants de reprendre le chemin de l’école. Mais jusqu’à quand, les parents doivent se substituer à l’état ?

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vendredi 2 septembre 2011

Les Congolais exigent un débat télévisé entre Joseph Kabila et Etienne Tshisekedi ! Mutu aboya té

Joseph Kabila, le sortant et Etienne tshisekedi, le challenger doivent se soumettre au débat télévisé démocratique d'idée sur la vision de chacun pour le Congo. Les élections de novembre prochain, s’annonce très mouvementées, car les congolais seront cette fois gâtés compte tenu des stratégies de deux camps qui s’imposent aux yeux des observateurs. La mouvance présidentielle vient d’imposer Kabila comme Candidat unique, comme la majorité de partis d’opposition aussi, viennent d’imposer Etienne Tshisekedi, comme leur candidat unique, malgré les réticences de Kengo et Kamerhe. Dans quelques jours, les choses seront très claires car les Congolais ont déjà choisi qui seront leurs candidats aux présidentielles.

Etienne Tshisekedi est prêt pour un débat démocratique. Et Joseph Kabila ? Photo Réveil-FM, archives.

Comme les choses se précisent, les congolais voudront aussi que le Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et de Communication (CSAC) clone de la Haute Autorité des Médias (HAM) joue un franc jeu en exigeant un débat d’idées télévisé entre les deux candidats à la magistrature suprême. Secret de polichinelle pour aucun congolais, en 2006, lors des élections Louis Michel, l'ancien président de la HAM, Modeste Mutinga, corrompu par le pouvoir PPRD, avait refusé d’organiser ce débat pourtant inscrit dans la Constitution de la transition. Le corrompu Modeste Mutinga, qui a pu avec l'argent de la corruption quitter la maison familiale de Makala pour une villa à Binza, avait évité à l'aphone Joseph Kabila une suprême humiliation, face à Jean- Pierre Bemba, plus à l’aise devant les caméras et micros. Ni le CIAT, ni la Monuc n’avaient fait aucune démarche pour convaincre Joseph Kabila, qu'il était de son intérêt de débattre avec le président du MLC. Les congolais étaient très déçus par le refus de Joseph Kabila, couvert par le fameux corrompu Modeste Mutinga, récompensé depuis comme Rapporteur au Sènat, au moment où Jean-Pierre Bemba s’est bien préparé pour cet exercice démocratique.

Mais aujourd’hui, 5 ans après, cette polémique revient au galop, car le mode de scrutin a changé, en passant de deux tours en un. Les congolais veulent voir les deux chanllengers débattre à la télévision comme dans toutes les démocraties du monde.

Il faudra que Joseph Kabila, dise aux Congolais: pourquoi, il veut un autre mandat alors qu’il est au pouvoir depuis 10 ans, sans résultats probants. Il faudra qu’il explique ses 5 chantiers bidons et enfin qu'il ait l'opportunité de dire aux congolais en quoi son bilan est positif. Car il est le seul avec les Pprdiens à croire qu'ils ont un bilan !

Etienne Tshisekedi aussi, doit nous dire, comment il compte installer un état de droit dans un pays rongé par la corruption. Les congolais voudront surtout savoir, comment il va procéder car le pays est presque en faillite ? Bref, les congolais veulent avoir des réponses à leurs questions. Car ils ont droit de voir les candidats expliquer leurs programmes dans un débat contradictoire. Aucun candidat n’a le droit de priver les Congolais de ce joli spectacle démocratique. Cette fois ci Joseph Kabila n’aura pas des excuses car, le débat entre les candidats fait parti de notre culture politique. Les deux candidats seront aussi jugés par les électeurs durant cette émission.

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mercredi 31 août 2011

Recherché en France par Interpool pour viol, Koffi Olimidé chante Joseph Kabila dans une pub de trois minutes !

Candidat sénateur PPRD, Koffi Olomide est devenu chantre du joéphisme pour échapper à la justice. Depuis bientôt une semaine, Koffi olomide est « ATALAKU » du PPRD. On le voit dans un spot publicitaire de 3 minutes sur la chaîne de télévision « TELE 50 » que dirige un autre thuriféraire du joséphisme Jean Marie Kassamba. Dans ce spot, l’artiste musicien, vante les réalisations de Joseph Kabila sans rire en ces termes je cite: « Pour la première fois, un chef de l’état congolais cite le nom du barrage d’Inga, de la SNEL et de la Regideso. Kabila c’est une chance pour la RDC. C’est pour la première fois, je vois des grands travaux dans notre pays. Il a de l’amour pour la RDC. Je demande à ses opposants, d’accepter sa vision et de la soutenir. En 2010, quelqu’un m’a demandé, quels sont les grands événements de l’année ? Je lui ai dit que c’était « Koffi chante Tabu ley » et « Kabila fait la RDC » ».

Koffi Olomidé recherché par Interpool pour viol chante Joseph Kabila pour se couvrir d'immunité. Photo Réveil-FM, archives.

Mon Dieu, qu’avons-nous fait pour mériter tout ca ? Ben Ali, a modernisé la Tunisie, jusqu’en faire un pays émergeant, mais, il a était chassé comme un mal propre. Et son nom, ne restera pas dans l’histoire de la Tunisie. Koffi Olomidé, prétend qu’il n’a jamais vu des grands travaux dans notre pays, alors qu’il vécu l’époque de Mobutu, avec le pont Maréchal, le barrage d'Inga, la Gécamines, Kilo-Moto, Otcz, Sotraz.... ? Comment peut-il dire que Joseph Kabila est une chance pour la RDC, parce qu’il fait construire quelques routes par des chinnois en hypothéquant nos mimerais et l'avenir du Congo. Le peuple croupis dans une misère noire, sans nom et détail ! Non je crois que Koffi Olomidé joue l’idiot pour flatter Joseph Kabila.

Koffi Olomide, ne chante plus ses confrères musiciens, mais il chante Joseph Kabila maintenant. Connaissant l’homme, je crois qu’il le fait par calcul. Koffi Olomidé est tout sauf idiot. Depuis son exil forcé en RDC, il n’arrête pas de faire travailler son imagination. Comme, il a peur de quitter la RDC par crainte d’être récupéré par la justice française, il n’arrête pas d’innover.

La solitude aidant, il a pensé à chanter: Tabu Ley, Simaro Lutumba, et Antoine. Avant de chanter Grand kallé et les autres, il a pensé chanter Kabila pour profiter de ses largesses et postuler au nom du PPRD, aux prochaines élections au Sénat.

Une fois élu, aux couleurs des amis de Joseph Kabila, il pourra bénéficier de son immunité pour voyager sans craintes.

Mais notre ami, Koffi Olomide, ignore que Jean Pierre Bemba croyait aux mêmes avantages avant d’être humilié et trainé à la CPI.

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mardi 30 août 2011

Entre la liberté et l’esclavage, il n’y a pas de compromis

Des Africains et les étrangers qui compatissent avec nous sont en deuil de l'Afrique, deuil que nous impose les prédateurs criminels de ce monde, pour que nous restons misérables en Afrique. Il faut qu'un voleur soit saisi avec l'objet qu'il a volé. Pourquoi alors les voleurs déjà saisis par des Africains depuis plus de 100 ans avec les objets qu'ils volent en Afrique, doivent-ils continuer à nous voler publiquement ? Comme toujours, c'est article est à mon entière responsabilité après un bref séjour dans un pays asiatique qui a vaincu exemplairement l'impérialisme qui l'avait divisé, pour vouloir le maintenir dans le néocolonialisme comme les pays d'Afrique. J'ai été impressionné par des carcasses des avions de combat, de transport, des hélicos, des chars, des blindés, camions militaires, jeeps, mitrailleuses lourdes, canons, etc...un beau musée historique à ciel ouvert qui témoigne la défaite des prédateurs criminels dans un pays qui n'avait pas l'industrie des armes pendant leur guerre contre les prédateurs possédant les industries de ces armes. Chose plus extraordinaire, c'est de voir comment les enfants nés 30 ans après cette guerre injuste de l'impérialisme, ont transformé toutes ces carcasses de la mort en jouets publics et expliquent aux touristes, en majorité Occidentaux et avec une grande fierté nationale comment deux armées sophistiquées occidentales ont été vaincues dans ce pays asiatique. Que ces armées occidentales reviennent avec leurs nouvelles armes sophistiquées, pour nous diviser et spolier de nos biens, elles trouveront des combattants plus forts que nos vétérans qui les avaient chassées à l'époque, dont ces carcasses de l'histoire sont l'esprit de notre future victoire chaque fois que n'importe quel ennemi nous provoquera. C'est frappant d'attendre les enfants de 5 à 10 ans exprimer leur volonté de défendre la cause de leur terre plus que leurs arrières grands parents, grands parents et parents encore en vie. Tandis que les enfants Africains et leurs arrières grands parents, grands parents, parents n'ont aucune maturité de leur récente histoire de libération et du néocolonialisme qui se pérennisent négativement au fond de leur mémoire collective. A qui la faute ? Aux prédateurs criminels ? Africains cessons d'êtres des accusateurs, car la plus grande faute vient de nous-mêmes en laissant la porte ouverte aux prédateurs, qui profitent de notre ignorance pour agir comme ils veulent sur la terre africaine. Nous ne lisons pas l'histoire ou nous lisons l'histoire sans la comprendre.

L'esclavage est à abolir.

Rien n’est plus cher aux Africains que leur liberté

Les pays d’Afrique exceptés les Canaries, Ceuta, Melilla, la Réunion, Mayotte, Chagos, Salomon et Sainte-Hélène, sont indépendants depuis plus de 50 ans. Mais, les Africains ne sont toujours pas libres sur leur propre sol et sont écartés des aptitudes de leurs ancêtres Egyptiens, qui avaient transmis leur science tranquillement aux Européens, qui en bénéficient jusqu’à nos jours en transformant le monde en modernisme continuellement.

C’est d’ailleurs la générosité et l’accueil de leurs ancêtres Egyptiens qui sont la base de la religion chrétienne, laquelle, est une grande force politique occidentale aujourd’hui. Nous ne pouvons plus ignorer l’histoire, car c’est sur la terre africaine que le couple Joseph - Marie et leur bébé Jésus ont été protégés dignement du génocide du Roi Erode contre les nouveaux nés jusqu’aux bébés de deux (2) ans, puisque le nouveau Roi du désert de la Palestine était parmi eux. Si nos ancêtres les avaient refoulés immédiatement par où ils étaient venus de la terre du Roi Erode, Jésus n’allait pas survécu de ce génocide.

Après avoir profités de connaissance égyptienne plus que les Africains pendant plusieurs siècles bien avant la naissance de Jésus jusqu’à la découverte de l’Amérique par Christophe Colomb en 1492 alors que le christianisme et les pouvoirs occidentaux étaient déjà dominants, ces Européens moralisateurs de l’amour de Dieu plus que les grandes religions d’Asie, pour l’occupation totale du continent américain, ils avaient commis le plus grand génocide de l’histoire. Des centaines des millions des Indiens ont été massacrés plus que les animaux qui s’y trouvaient au même moment sur la terre américaine. Ensuite, ils sont revenus en Afrique avec la Bible à la main gauche et le fusil à la main droite pour soumettre les Africains à l’esclavage à partir du 16ème siècle en les déportant bestialement en Amérique pour aller travailler durement sans salaire à la place des Indiens qu’ils continuaient à massacrer.

De tout ceci, le 20ème siècle moderne plus que ceux qui l’ont précédés, allait être la renaissance africaine quand Kwame Nkrumah avait dit en 1957 : aujourd’hui l’indépendance du Ghana, une nouvelle Afrique est née, nous devons maintenant aider toute l’Afrique de se libérer du colonialisme et de créer les Etats-Unis d’Afrique. Avant cette déclaration de Kwame Nkrumah, il n’y avait pas des intellectuels Africains humiliés dans le monde comme nous sommes aujourd’hui. Mais, l’histoire de nos peines est ignorée par nous-mêmes pendant que beaucoup sont devenus intellectuels au niveau de nos esclavagistes, car nous jouissons de toutes les formations modernes qui nous ont été niées avant les indépendances.

L’Afrique contient toutes les matières premières qui développent la technologique, au lieu qu’elles servent aussi à notre croissance et notre bien-être, ces matières sont devenues la source de notre misère au moment où nous avons tous les prestigieux diplômes des grandes universités et autres titres des pays les plus développés. Comme déjà dit, nous sommes trop humiliés aujourd’hui, car nous ne servons pas notre Afrique loyalement, alors que, nous continuons de recevoir les formations que nous n’avions pas avant les indépendances. Pour vaincre cette humiliation, unifions-nous en un seul Etat. Les Etats-Unis d’Afrique n’est pas différent des Etats-Unis d’Amérique et d'Union Européenne bien que chaque pays européen dispose encore sa gestion transitoire. La seule différence, les Africains ne sont pas des nuisibles.

La déclaration de Kwame Nkrumah en 1957 et les leaders africains non corrompus, qui l’ont suivi, pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire de l’Afrique, c’est l’exhortation de Kimbangu, qui proclama publiquement le 10 septembre 1921 : Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi. Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces. Car les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront. Gare à ceux qui continuent à renforcer l’esclavagisme et la colonisation des peuples Noirs ! Je demande à ce que la guerre éclate encore en Europe, pour que la race noire se réveille et puisse revêtir une maturité qu’elle avait perdue depuis les temps les plus reculés ! Continuez à lire la Bible. A travers ces écrits, vous arriverez à discerner les actes de ceux qui sont venus vous apporter ce livre et les écrits ou principes moraux contenus dans ce livre. Il faut qu’un voleur soit saisi avec l’objet qu’il a volé. Nous aurons notre propre livre sacré, dans lequel sont écrites des choses cachées pour la race noire et le peuple Kongo.

La télévision « France 2 » nous a révélé le 9 et 16 décembre 2010 comment Charles De Gaule fabriquait les pantins africains pour servir l’Occident contre le bien-être et la croissance de l’Afrique libre et sa continuité jusqu’à ce jour. La Francafrique et ses composantes occidentales disparaîtront avec toutes leurs machines meurtrières quand les Africains comprendront Kimbangu comme Nkrumah, Sékou Touré et Lumumba avaient compris. Comment les Africains ne comprennent-ils pas l’exhortation de Kimbangu, 90 ans après ?

Que ferons-nous jusqu’au centenaire d’exhortation libératrice de l’Afrique par Kimbangu ?

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vendredi 26 août 2011

Parc de Virunga: Volé par des Rwandais en 2002, un gorille surnommé "Mupira" est revenu tout seul comme un grand au Kivu !

Qui a dit que le Kivu est Rwandais ? Un gorille congolais, volé par des soldats rwandais en 2002, durant la guerre d'agression-invasion est revenu tout seul au parc de Virunga. Cette information m’a été donnée par un internaute qui vit à GOMA. Monsieur Salumu Michel, est fonctionnaire au ministère de l’environnement dans le nord Kivu. Il est au service de la protection d’espèce rare du parc de Virunga. Il connait bien la vie des gorilles qu’il côtoie depuis son âge. En 2002, quand Kagamé et ses troupes ont occupé une partie du Kivu, ils ont profité pour tout emporté au Rwanda. Les militaires rwandais ont amené plus de 20 bébés gorilles et quelques adultes pour renforcer le tourisme dans les montagnes rwandaises. Parmi, les bébés gorilles volés, il y avait « MUPIRA », qui était le plus éveillé. Michel salumu, l’approchait souvent quand il guidait quelques rares touristes qui venaient au parc. Il a finit par le dompter, jusqu’à lui donné le nom de MUPIRA, « football en swahili ». Quand, il a été kidnappé par les rwandais, il n’avait que 2 ans...

Un gorille dans le Parc de Virunga au Kivu. Photo Réveil-FM, archives

Avant-hier, le 24 Aout, alors qu’il était avec ses collègues en inspection dans le parc, il sera surpris de voir un gorille qui criait en le voyant. Il s’est vite souvenu de cris de MUPIRA, et ils se sont embrassés comme deux bons amis. En vérifiant sa puce, c’était bien, son ami MUPIRA, porté disparu depuis 2002. C’est étonnant qu’un gorille reconnaisse son ami qu’il a perdu de vue depuis plus de 8 ans. Plus étonnant encore, Mupira est revenu avec son clan, composé de plus de 7 individus. Comme quoi, nous avons encore une fois la preuve que mêmes les animaux congolais aiment leurs pays.

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mardi 23 août 2011

Alors que le peuple congolais crève de faim, André Kimbuta et le PPRD donnent 60. 000 dollars Us à JP Mpiana et Werrason

Ha Nzambe na ngai ! Si le ridicule tuait, tous les cadres de PPRD, devraient être enterrés ce lundi. De fois, on se demande, s’il est possible d’être Kabiliste et intelligent. Le scandale que nous avons vécu dimanche dernière au stade de Martyrs, nous oblige à nous poser cette question. PPRD en congrès, réconcilie les deux musiciens les plus populaires de la RDC. Pourquoi, les cadres du parti de Kabila, ont-ils voulu se donner en spectacle alors que la RDC, vit des moments très difficiles. Les hommes politiques comme Evariste Boshab, Emile Bongeli (Il parait, ce sont de profs), André Kimbuta, etc...Sont montés sur le podium, pour demander aux deux musiciens de se serrer la main en signe de réconciliation. Ces hommes qui nous gouvernent, sont –ils dans leurs compétences ?

Joseph Kabila est un candidat invisible et aphone du PPRD. Les troubadours Pprdiens ont fait leur cirque au stade des martyrs !

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Les musiciens encartés et à la mangeoire du PPRD savent à quoi s'en tenir!

Les militants du PPRD, sont-ils venus au congrès où ils sont venus pour vivre ce spectacle ridicule ? Le président de l’assemblée nationale, et le gouverneur de la ville, se sont fait très petits devant ces deux musiciens pour remplir le stade comme l’avait fait l’UDPS, le 9 AOUT dernier. Voilà en clair, le programme de PPRD, pour les cinq prochaines années. Réconcilier Jb et Werra, pour pousser nos jeunes à danser, jusqu’en faire des vrais idiots de la république. Alors que les membres de l’UDPS, ont amené chacun 1000 Francs, pour soutenir leur chef. Le PPRD, a donné un cachet spécial aux dirigeants du parti, pour mobiliser la masse. Plus grave, les deux musiciens ont eu chacun, 30.000 dollars, pour ce spectacle de quelques minutes. Alors que la rentrée scolaire, se pointe déjà, Kabila et ses courtisans, dépensent l’argent de l’état dans les stupidités. Pourquoi ne pas offrir des fournitures scolaires aux familles pauvres en ce moment difficiles de l’année ? Plus de 300.000 dollars de dépenses pour se mesurer à l’UDPS qui a rempli le stade, pour un meeting et non par défi.

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lundi 15 août 2011

Congolais ne mourrons pas en silence à cause de nos minerais !

Le coltan (colombite-tantalite) est un minerai de couleur noire ou brun-rouge contenant deux minéraux associés, la colombite (Fe, Mn) (Nb, Ta)2O6 et la tantalite (Fe, Mn) (Ta, Nb)2O6. La colombite (ou columbite) et la tantalite sont les principaux minerais de niobium (d'abord appelé colombium) et de tantale, et contiennent des proportions variables de niobium et de tantale. La colombite a été découverte en Nouvelle-Angleterre (États-Unis). Le coltan se trouve en quantités commerciales en Afrique centrale, notamment en République démocratique du Congo dont la région du Kivu détient entre 60 et 80 % des réserves mondiales, ainsi qu'en Australie, au Brésil, au Canada et en Chine. Le coltan est une source importante pour la production du tantale et, plus accessoirement, du niobium. Le tantale est très prisé pour sa grande résistance à la corrosion. Considéré comme un métal stratégique, il est surtout utilisé dans la fabrication de condensateurs pour les équipements électroniques mais entre également dans la composition d'alliages de cobalt et de nickel dans l'aéronautique et particulièrement la fabrication des réacteurs. On l'utilise aussi comme revêtement dans les échangeurs de chaleur et dans des alliages pour les outils de coupe ou de tournage.

Le coltan de la RDC dans les portables.

Importance des besoins en Occident

Le tantale préparé à partir du coltan est indispensable à la fabrication de composants électroniques, notamment condensateurs et filtres à onde de surface, utilisés en particulier dans les téléphones portables. Le secteur de l’électronique monopoliserait ainsi 60 à 80% du marché du tantale.

En 2000, une pénurie mondiale et une hausse des prix du tantale auraient empêché la fabrication de la PlayStation 2 de Sony en quantité suffisante.

Le coltan est au cœur de la guerre en République démocratique du Congo (RDC), l’un des conflits les plus meurtriers depuis la Seconde Guerre mondiale avec plus de 8 millions de morts. Un rapport d'experts présenté au Conseil de sécurité de l’ONU dénonce les grandes quantités de ce minerai illégalement extraites du sol de la République démocratique du Congo et transportées en contrebande , en accord avec des entrepreneurs occidentaux, par les armées de l’Ouganda, du Rwanda, du Burundi et de la RDC qui occupaient la Province orientale et la région du Kivu, à l'est du pays.

L'armée rwandaise aurait ainsi retiré 250 millions de dollars de 1998 à 2000 du trafic illégal de ce minerai. Or l'armée d'occupation du Rwanda occupe encore l'est de la RDC jusqu'aujourd'hui, le pillage continue.

Ces exploitations minières illégales encouragent le maintien d'armées étrangères au Kivu et mettent en péril l'écosystème forestier de la région.

Les trois États mis en cause par le rapport de l'ONU ont nié leur implication dans le trafic du coltan.

Anecdotes

Dans la saga Terminator, le squelette des machines cybernétiques est constitué en partie de coltan.

Dans le roman Moonraker, la fusée « Vise-Lune » est construite avec un alliage de colombite, et c'est avec la colombite que Sir Hugo Drax a fait fortune.

Dans son roman "Le chant de la mission" (paru en 2006) John Le Carré met en scène la préparation d'une action de commando visant à s'approprier, aux bénéfices d'investisseurs étrangers, les ressources minières de coltan dans le Kivu.

Dans son thriller "Les cathédrales du vide" (paru en 2009) Henri Loevenbruck aborde les conséquences de l'exploitation du Coltan au Congo dans les conflits de la région du Kivu. Le fait que le Congo possède 60 % de cette ressource minière pourrait être à la source du génocide Rwandais.

Dans la série Leverage, dans l'épisode "The underground job" Nathan Ford fait croire au CEO d'une mine non sécurisée qu'elle contient en fait un gisement de coltan dans le but de lui vendre un procédé d'extraction révolutionnaire (et factice).

Dans la série ReGenesis, dans l'épisode "Court-circuit en série", un cargo dont l'équipage est mort d'une fièvre hémorragique censé transporter du cobalt transporte en fait du coltan.

De graves atteintes à la dignité de l'être humain : La région de Masisi, était autrefois une région d'élevage bovin. Mais elle regorge de ce minerai rare et de grande valeur, le coltan (Colombo-Tantale). Les carrières sont à ciel ouvert, les conditions d'exploitation rudimentaires, précaires, du coup, les éboulements sont fréquents. Être un mineur de coltan est un métier particulièrement dangereux.

Le Coltan est un métal radioactif, qui contient de l'uranium en "petites" doses. Etant donné sa richesse relative en uranium -238 et en thorium -232, les niveaux de radioactivité en contact avec les fûts (200l) dans lesquels ce minerai est généralement transporté sont sensiblement supérieurs (1 à 20 µSv/h) à ceux du cadre naturel (en Belgique, en moyenne 60 nSv/h à ciel ouvert).

De graves atteintes à l'environnement : Nous ne disposons pas d'informations quant à la dose de radiations dues aux poussières radioactives inhalées lors du traitement du coltan. On sait toutefois que la radioactivité initiale se retrouve presque entièrement dans le résidu du minerai, donc qu'elle pollue gravement les cours d'eau de la région, ce dont personne ne semble se soucier (ouf, elle reste en Afrique...) et non dans ses produits finis (GSM, ordinateurs...).

Pour ouvrir des mines de coltan, les forces rebelles n'ont pas hésité à s'installer dans le parc national du Congo, en forêt vierge. Quand les mineurs ont faim, ils chassent l'éléphant, l'okapi et les derniers gorilles... espèce dont la population a diminué de moitié ces dernières années. Cette région est l'une des dernières forêts primales et abrite une bio-diversité que l'on commence seulement à estimer, à l'heure où les espèces (faune, flore) sont en voie d'extinction !

Les hommes travaillent par petits groupes de cinq selon une méthode qui ressemble fort à celle qu'utilisaient les premiers chercheurs d'or. Sur le bord d'un étang ou d'une rivière, ils nettoient des poignées de boue à la recherche de minuscules morceaux de ce minerai et se partagent à la fin le profit de la récolte. C'est un travail très difficile mais au revenu appréciable...

Dans le coltan, ce qui est recherché, c'est le tantale. Le pentoxide de tantale est reconnu pour sa dureté et sa résistance extrême à la chaleur et à la corrosion. Il sert à fabriquer des pièces d'avions, de fusées, d'outils de précision, mais surtout des condensateurs pour les téléphones portables et les ordinateurs.

Le Canada produit du tantale en petite quantité à la mine Tanco du Manitoba, une filiale de l'américaine Cabot. L’Australie et le Brésil sont des gros producteurs, mais ne peuvent répondre à la demande mondiale, qui ne cesse de croître.

Lors des fêtes de Noël de l'an 2000, Sony a dû affronter des millions de consommateurs dont les enfants étaient furieux parce qu'une pénurie mondiale de tantale l'a empêché de fabriquer sa plate-forme de jeu vidéo Play Station 2 en quantité suffisante... Cette crise a fait monter le prix du coltan jusqu'à 375 Euros le kilo... (sur nos marchés, pas pour les mineurs, rassurons-nous...).

Avec une telle valeur, le précieux coltan fait l'objet de toutes les convoitises, d'où pillage frénétique. Au Congo, c'est la guerre. La région est livrée aux bandes armées et aux pillards venus de toutes parts. Les soldats rwandais font à peu près régner l'ordre mais les villages doivent encore se protéger par des hommes armés.

Les mineurs, après inspection, suivent leur sac de coltan jusqu'au comptoir où le minerai sera analysé. Selon la pureté et son poids, le mineur recevra son salaire. Un mineur peut gagner jusqu'à 120 Euros en deux semaines, soit plus d'un an de salaire de paysan de la région. Les impuretés retirées, le coltan est séché, écrasé et mélangé pour faire une poudre fine et homogène. Les acheteurs locaux accumulent ainsi jusqu'à cinq tonnes qu'ils vendent à des courtiers.

Du fait de l'embargo moral organisé contre le coltan du Congo, ils ne peuvent alimenter directement les fabricants européens ou américains, mais comme partout en Afrique, le trafic fonctionne...

Officiellement, les deux plus grands raffineurs de tantale sont l'américaine Cabot et Starck, une filiale de Bayer, qui refusent d'acheter le coltan du Congo. Dans les faits, les intermédiaires se multiplient pour camoufler la vraie source et le coltan du Congo finit toujours par arriver à bon port... Il transite parfois par le Rwanda et la Tanzanie vers l'Europe (la Belgique surtout), le Kazakhstan ou encore l'Asie (Thaïlande, Japon).

De là, le coltan est renvoyé vers les raffineurs occidentaux.

De graves atteintes à la dignité de l'être humain : La région de Masisi, était autrefois une région d'élevage bovin. Mais elle regorge de ce minerai rare et de grande valeur, le coltan (Colombo-Tantale).

Les carrières sont à ciel ouvert, les conditions d'exploitation rudimentaires, précaires, du coup, les éboulements sont fréquents. Être un mineur de coltan est un métier particulièrement dangereux. Le Coltan est un métal radioactif, qui contient de l'uranium en "petites" doses.

Étant donné sa richesse relative en uranium -238 et en thorium -232, les niveaux de radioactivité en contact avec les fûts (200l) dans lesquels ce minerai est généralement transporté sont sensiblement supérieurs (1 à 20 µSv/h) à ceux du cadre naturel (en Belgique, en moyenne 60 nSv/h à ciel ouvert).

De graves atteintes à l'environnement : Nous ne disposons pas d'informations quant à la dose de radiations dues aux poussières radioactives inhalées lors du traitement du coltan. On sait toutefois que la radioactivité initiale se retrouve presque entièrement dans le résidu du minerai, donc qu'elle pollue gravement les cours d'eau de la région, ce dont personne ne semble se soucier (ouf, elle reste en Afrique...) et non dans ses produits finis (GSM, ordinateurs...).

Pour ouvrir des mines de coltan, les forces rebelles n'ont pas hésité à s'installer dans le parc national du Congo, en forêt vierge. Quand les mineurs ont faim, ils chassent l'éléphant, l'okapi et les derniers gorilles... espèce dont la population a diminué de moitié ces dernières années. Cette région est l'une des dernières forêts primales et abrite une bio-diversité que l'on commence seulement à estimer, à l'heure où les espèces (faune, flore) sont en voie d'extinction !

Les hommes travaillent par petits groupes de cinq selon une méthode qui ressemble fort à celle qu'utilisaient les premiers chercheurs d'or. Sur le bord d'un étang ou d'une rivière, ils nettoient des poignées de boue à la recherche de minuscules morceaux de ce minerai et se partagent à la fin le profit de la récolte. C'est un travail très difficile mais au revenu appréciable... Dans le coltan, ce qui est recherché, c'est le tantale.

Le pentoxide de tantale est reconnu pour sa dureté et sa résistance extrême à la chaleur et à la corrosion. Il sert à fabriquer des pièces d'avions, de fusées, d'outils de précision, mais surtout des condensateurs pour les téléphones portables et les ordinateurs.

Le Canada produit du tantale en petite quantité à la mine Tanco du Manitoba, une filiale de l'américaine Cabot. L'Australie et le Brésil sont des gros producteurs, mais ne peuvent répondre à la demande mondiale, qui ne cesse de croître.

Lors des fêtes de Noël de l'an 2000, Sony a dû affronter des millions de consommateurs dont les enfants étaient furieux parce qu'une pénurie mondiale de tantale l'a empêché de fabriquer sa plate-forme de jeu vidéo Play Station 2 en quantité suffisante... Cette crise a fait monter le prix du coltan jusqu'à 375 Euros le kilo... (sur nos marchés, pas pour les mineurs, rassurons-nous...).

Avec une telle valeur, le précieux coltan fait l'objet de toutes les convoitises, d'où pillage frénétique.

Au Congo, c'est la guerre. La région est livrée aux bandes armées et aux pillards venus de toutes parts. Les soldats rwandais font à peu près régner l'ordre mais les villages doivent encore se protéger par des hommes armés. Les mineurs, après inspection, suivent leur sac de coltan jusqu'au comptoir où le minerai sera analysé.

Selon la pureté et son poids, le mineur recevra son salaire. Un mineur peut gagner jusqu'à 120 Euros en deux semaines, soit plus d'un an de salaire de paysan de la région. Les impuretés retirées, le coltan est séché, écrasé et mélangé pour faire une poudre fine et homogène.

Les acheteurs locaux accumulent ainsi jusqu'à cinq tonnes qu'ils vendent à des courtiers. Du fait de l'embargo moral organisé contre le coltan du Congo, ils ne peuvent alimenter directement les fabricants européens ou américains, mais comme partout en Afrique, le trafic fonctionne...

Officiellement, les deux plus grands raffineurs de tantale sont l'américaine Cabot et Starck, une filiale de Bayer, qui refusent d'acheter le coltan du Congo.

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samedi 13 août 2011

Le Kivu ne sera jamais, alors jamais Rwandais !

Quelle mouche a piqué, l’ancien secrétaire d’Etat américain, pour faire ce genre de provocation en déclarant, je cite « Le Kivu fait parti du Rwanda, d’après la diplomatie américaine. ». Herman Cohen, sous secrétaire d'Etat sous Bush père Ce monsieur est-il devenu malade? Car une personne lucide ne peut pas commettre une telle bévue langagière. La région de grands lacs n’est pas encore stable et les Congolais n’ont pas encore oublié, les atrocités commissent par la soldatesque du régime d'occupation barbare rwandaise de Paul Kagamé à l’est de la République démocratique du Congo. C’est impensable, de voir Herman Cohen qui a occupé un poste important dans la diplomatie américaine, débiter des niaiseries pareilles. Comment peut-on dire que le Kivu est considéré comme une portion du Rwanda, alors le Rwanda prédateur des ressources du Congo, est lui-même dans la recherche d’une stabilité ?

Une vue du mont Nyiragongo le Volcan qui avait craché sa lave dans la ville de Goma le 17 Janvier 2002.

Comment peut-on imaginer une seule fois que les Kivutiens soient considérés comme rwandais alors que les Nord-Sud Kivu sont sous administration congolaise Même Paul Kagamé, n’a jamais pensé un seul instant que le Kivu sera Rwandais. Il est resté plusieurs années avec son armée dans cette partie du territoire sans arriver à s’imposer. Même sanguinaire et criminel, Paul Kagamé n’est pas un idiot, ni fou il sait que c’est pratiquement impossible. La Belgique n’est pas arrivée à faire du Katanga, un pays en 1960, ce n’est pas le petit Rwanda, qui arrivera à faire du Kivu, une de ses provinces.

Je vois pourquoi, les experts internationaux, disent que les américains ne sont pas cultivés. Ils ne savent rien du tout des autres. Ils ne comprennent rien du tout à l’Afrique. Les déclarations de Herman Cohen, en est une preuve de plus. Barack Oboma, a cru un moment que le Ghana était le seul pays démocratique de l'Afrique,. alors que le Bénin et le Mali ont plus d’expérience démocratique que tous les autres.

Paul Kagamé soutient les Banyamulenge, parce qu’il sait qu’en face de lui, en RDC, il y a pas des dirigeants capables de lui donner les vraies leçons. Kabila est son produit et complice. Quand, nous aurons un vrai président de la République, le Rwanda se calmera. Mbuza Mabe, nous a déjà prouvé, preuve par neuf que Kagame a des complices dans nos institutions. Le Kivu ne sera jamais un portion du Rwanda, même dans les rêves des Rwandais.

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Pas de code de bonne conduite avec Joseph Kabila !

L’Opposition congolaise ne doit plus céder aux bêtises des Kabilistes. Nul ne sera en paix, si tout le monde n’est pas en paix, c’est comme ça qu’il faut raisonner les Kabilistes. Stop aux humiliations, dressons nos fronts, pour faire du Congo, un état de droit. Joseph Kabila tue mais il n’est pas un immortel.

Les opposants à Joseph Kabila

En 2006, Joseph Kabila a signé le code de bonne conduite, mais ceci ne l’a pas empêché de s’acharner contre Jean-Pierre Bemba, en attaquant son domicile mais aussi ses miliciens qui pourtant étaient prêt à rendre les armes.

Nous ne pouvons pas, parler de « Code de bonne conduite » tant que les droits de l’homme sont violés tous les jours par ceux la même qui devraient en être le garant.

Le pouvoir de Joseph Kabila bafoue les droits élémentaires des humains, en envoyant les pauvres militants des partis de l’opposition en prison alors qu’ils étaient dans leur droit de marcher et manifester.

Plusieurs membres de l’UDPS sont encore dans les cachots dissimilés à travers la ville de Kinshasa. Après l’enlèvement de quelques cadres de l’UDPS, dont Claude Kabala et Jean Marie Tshamala, qui sont encore portés disparus en ce jour, la police de Joseph Kabila a encore tué, un membre de l’UDPS, en la personne du jeune Lukusa. Ce jeune homme se croyait dans une République démocratique quand il a été tué par les hommes de Joseph Kabila, alors qu’il est venu juste marcher pacifiquement.

Comment pouvons-nous parler de code de bonne conduite quand on sait que dans notre pays, il y encore des prisonniers politiques comme au siècle dernier ?

Plusieurs membres de MLC sont encore en prison de Makala, après une fausse histoire de cache d’armes à Kingabwa en 2007.

Les officiers supérieurs comme Mobutu Gbama , Gombele Weledi , Moise Mutosi ou d’autres civiles comme Michel Eyame, Gisèle Mboyo, croupissent encore en prison, pour la simple raison d’avoir été très proches de Jean-Pierre Bemba.

Kutino Fernando vient de passer plus de 5 ans de prison pour rien, pour une histoire montée de toutes pièces, par Joseph Kabila et ses sbires. Son église est surveillée et son mouvement « Sauvons le Congo » infiltrée par le régime. Ses sympathisants ont voulu monter « Les amis de Kutino », afin de militer pour sa libération, l’ANR s’oppose, alors que la constitution reconnait le droit d’association.

Au camp Kokolo, il y a plus de 34 personnes détenues dans les conditions atroces, en attendant un procès qui ne vient jamais. Elles étaient arrêtées depuis l’assassinat d’Armand Tungulu. Leur seul péché, est celui d’être témoins de la brutalité de la garde prétorienne de Joseph Kabila ou d'avoir été proches d’Armand Tungulu, avant sa mort.

Certains sont en exil forcé, au Congo /Brazzaville, alors qu’ils n’ont rien à se reprocher.

Où sont passés, Jules Menga, Marthe Sakanemo, les porte-parole de « BANA CONGO », à Kinshasa ?

Le tableau est sombre. Pour une élection apaisée, le pouvoir doit mettre de l’ordre dans son camp.

L’opposition n’a pas droit de céder tant que Joseph Kabila ne donne pas, le vrai signe d’un changement. Evitons l’erreur de 2006 tendu à Jean Pierre Bemba, comme un politique néophyte.

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vendredi 5 août 2011

Recueil des Africains pour leur liberté

Il n'est pas possible que les Congolais en particulier ou les Africains en général ne puissent encore et toujours ne rien comprendre que la démocratie financée par les pouvoirs occidentaux ne leur apportera jamais le bonheur, car c'est un financement qui les maintient dans le sous-développement et la misère sur le sol africain exploité par le néocolonialisme international. Des milliers d'observateurs occidentaux qui vont surveiller les fausses élections en Afrique, doivent gagner 150, 200 euros et même plus par jour de leur permanence au Congo, alors que les ouvriers occidentaux ont des salaires de misère dans cette société occidentale de consommation et ne vivent qu'avec des dettes insurmontables qui leur poussent au suicide chaque jour. Comme aussi, pour un revenu de misère, il y a de nombreux jeunes congolais qui ne sont toujours pas payés par l'abbé démoniaque néocolonial Malu-Malu pour les services qu'ils ont rendus aux fausses élections de 2006. De même ce qui arrivera bientôt avec le pasteur satanique et escroc de Ngoy Mulunda. Chose intolérable c'est la mangeoire publique du pouvoir et la soi-disant opposition contre ce même pouvoir pour perpétuer la misère du peuple congolais.

Les Blancs n’étaient pas des fous et des dictateurs, ils avaient le droit de se comporter comme ça leur plaisait et envoyer ces belles photos d’esclavage en Occident. Ici au Congo colonisé entre 1910 et 1920 sans parler des atrocités des mains coupées et des assassinats publics.

Quand Idi Amin Dada s’était fait transporter en tipoyi par des Anglais (Blancs) à Kampala le 9 octobre 1974 devant une grande foule des Noirs aux cris des joies (12ème anniversaire d’indépendance de l’Ouganda). Les Occidentaux crièrent au scandale, à l’humiliation, il est fou, il doit partir ce dictateur.

Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi, mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces. Car tous les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Un grand désordre spirituel et matériel s’installera. Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront. Beaucoup de jeunes quitteront l’Afrique dans l’espoir d’aller chercher le bien-être dans les pays des Blancs. Ils parleront toutes les langues des Blancs. Parmi eux, beaucoup seront séduits par la vie matérielle des Blancs. Ainsi, ils deviendront la proie des Blancs. Il y aura beaucoup de mortalité parmi eux et certains ne reverront plus leurs parents. Continuez à lire la bible. A travers ces écrits, vous arriverez à discerner les actes de ceux qui sont venus vous apporter ce livre et les écrits ou principes moraux contenus dans ce livre. Il faut qu’un voleur soit saisi avec l’objet qu’il a volé. Nous aurons notre propre livre sacré, dans lequel sont écrites des choses cachées pour la race noire et le peuple Kongo. Déclaration de Simon Kimbangu le 10 septembre 1921 s’adressant devant une grande foule des Noirs au Congo et arrêté par les autorités coloniales le 12 septembre 1921.

Il a été condamné à mort le 3 octobre 1921 et changé en prison à vie par le Roi des Belges. Il est mort en détention coloniale au Katanga le 12 octobre 1951 sans droit de visite pendant 30 ans et 1 mois.

Nous sommes contre les colonialistes et leurs hommes de main, qu’ils soient blancs, noirs ou jaunes, et nous sommes les alliés de tous les partisans du droit des peuples et nations à disposer d’eux-mêmes, sans considération de couleur. Déclaration de Ruben Um Nyobé en 1955. Il a été assassiné par l’armée française en 1958.

Aujourd’hui l’indépendance du Ghana, une nouvelle Afrique est née, nous devons maintenant aider toute l’Afrique de se libérer du colonialisme et de créer les Etats-Unis d’Afrique. Déclaration de Kwame Nkrumah en 1957. Il a été délogé du pouvoir en 1966 par un coup d’Etat néocolonial britannique.

Le patrimoine national nous appartient. Ce n’est pas en mendiant des capitaux que nous allons développer le pays. L’indépendance cadeau, ce n’est pas une bonne indépendance. L’indépendance conquise est la vraie indépendance. Et pour tout cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter non seulement sur nos forces énormes et nos richesses immenses, mais sur l’assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration chaque fois qu’elle sera loyale et ne cherchera pas à nous imposer une politique quelle qu’elle soit.

Patrice Lumumba juin 1960 et à la conférence panafricaine de Léopoldville fin août 1960 : Tous ont compris si le Congo meurt, toute l’Afrique bascule dans la nuit de la défaite et de la servitude. Voilà encore une fois la preuve vivante de l’unité africaine. Voilà la preuve concrète, que cette unité sans laquelle nous ne pourrions vivre face aux appétits monstrueux de l’impérialisme.

Entre l’esclavage et la liberté, il n’y a pas de compromis. Il a été destitué rapidement du pouvoir le 5 septembre 1960 sur ordre de la Maison Blanche et du palais Royal de Belgique, ensuite assassiné le 17 janvier 1961 sur la supervision de la CIA.

Le pays est en train de mourir à cause des manœuvres colonialistes. Les colonialistes veulent nous imposer une nouvelle forme de domination, un néocolonialisme c’est-à-dire une domination par l’intermédiaire de nos propres frères traîtres, corrompus, les réactionnaires de la bourgeoisie. Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits les plus élémentaires. Nous devons nous désillusionner d’attendre notre bonheur de l’extérieur. Au contraire le bonheur d’un peuple doit se fonder sur son effort intérieur. L’indépendance, si on la veut entière et totale, entraîne une lutte héroïque et implacable du colonisé parce que son acquisition implique, si l’on veut en jouir pleinement, un changement radical.

C’est une lutte systématique de décolonisation. Notre détermination dans la lutte sera notre victoire et celle-ci est inéluctable. Déclaration de Pierre Mulele le 9 juin 1963 avant de se défendre avec des armes à partir du 1er janvier 1964 face aux assassinats de véritables lumumbistes par des néocolonialistes congolais armés par la CIA pour asseoir le néocolonialisme au Congo. Il a été assassiné bestialement ensemble avec Théodore Bengila le 3 octobre 1968 par Mobutu et la CIA.

Yiba esika nayo ya mosala, kasi yiba moke, tonga ndaku, ezali ndaku nayo « voles dans ton lieu de travail, mais pas beaucoup, construis la maison, c’est ta maison ». Ordre de Mobutu juste après la zaïrianisation en 1973.

Voilà la doctrine néocoloniale qui gouverne l’Afrique. Mobutu l’avait dit dans un meeting devant 100.000 personnes à Kinshasa et suivi en directe radiotélévision dans tout le pays.

Il l’avait dit en qualité de porte parole du néocolonialisme dans toute l’Afrique.

Quand tu veux changer cette mentalité en faveur d’honnêteté pour la gestion équitable du patrimoine commun et du bien-être dans le développent en Afrique sans ce vol international, tous les néocolonialistes n’ont autre choix que la cruauté pour te faire taire à jamais.

C’est l’union de l’Organisation des Néocolonialistes Unifiés (ONU) de décider la fin d’un pouvoir néocolonial pour le remplacer par un autre sous le contrôle des observateurs occidentaux comme aux prochaines élections de novembre 2011 au Congo avec leur 150, 200 euros et même plus par jour.

Pourquoi les pouvoirs occidentaux en pleine crise financière et des grandes dettes, incapables d’améliorer les conditions sociales en Occident, doivent-ils financer les élections au Congo ?

Je refuserai jusqu’à mon dernier souffle tout ce qui est contraire à notre bonheur national, car le peuple doit socialement vivre heureux. C’est à nous de préparer cette vie heureuse sans aller mendier ailleurs. Toute mendicité financière à l’extérieur est une aventure négative pour pérenniser des générations à venir d’endosser des dettes qui ne nous ont pas apporté le bonheur. Les Belges ne s’étaient pas endettés pour construire le Congo, pourquoi devrions-nous le faire ? Mobutu l’a fait uniquement pour contribuer à cette destruction avancée de notre pays en se remplissant les poches avec tous ses complices. Mzée Laurent-Désiré Kabila février 2000. C’était normal que les Blancs colonisateurs soient transportés en tipoyi par les Noirs en Afrique, ce n’était pas du scandale, l’humiliation envers les Africains et que les Blancs devraient retourner chez eux à cause de ces actes hautement barbares contre les Africains.

Les Blancs n’étaient pas des fous et des dictateurs, ils avaient le droit de se comporter comme ça leur plaisait et envoyer ces belles photos d’esclavage en Occident. Ici au Congo colonisé entre 1910 et 1920 sans parler des atrocités des mains coupées et des assassinats publics.

Quand Idi Amin Dada s’était fait transporter en tipoyi par des Anglais (Blancs) à Kampala le 9 octobre 1974 devant une grande foule des Noirs aux cris des joies (12ème anniversaire d’indépendance de l’Ouganda). Les Occidentaux crièrent au scandale, à l’humiliation, il est fou, il doit partir ce dictateur.

Face aux nombreux complots contre lui par les néocolonialistes, pour se défendre, il n’avait pas pitié aux coupables ougandais. Ainsi, il sera accusé de sanguinaire car il fallait qu’il se laisse assassiné sans procès. Jusqu’à sa mort en Arabie Saoudite en 2003, après avoir été chassé du pouvoir en 1979 par l’armée tanzanienne soutenue par l’arsenal de guerre fourni par l’OTAN, le Président Idi Amin Dada n’a pas été pardonné par les Occidentaux.

Mais les Africains (Noirs) doivent oublier l’esclavage outre atlantique, le côté inhumain du colonialisme et accepter le néocolonialisme parrainé par les pouvoirs démocratiques occidentaux après les fausses indépendances africaines.

Les néocolonisés Africains n’ont pas droit à la légalité humaine et doivent par la force des armes modernes de l’Occident, glorifier ceux qui les font le mal depuis 600 ans.

L’acte posé par le Président Idi Amin Dada est une fierté africaine qui doit être prescrite avec honneur dans l’histoire de l’Afrique et non de voir seulement sa face sanguinaire décrite par les oppresseurs des Africains sans comprendre pour quelle raison était-il devenu sanguinaire ?

L’Ouganda était sous embargo occidental à partir de ce grand acte africain d’Idi Amin Dada jusqu’à sa chute.

Ce que les pouvoirs oppresseurs occidentaux ne veulent pas que les opprimés Africains sachent, en est que malgré l’embargo contre l’Ouganda d’Idi Amin Dada, ce dernier avait gouverné loyalement son pays sans aucune aide financière de la Banque Mondiale, FMI et les autres financiers escrocs occidentaux.

L’exploitation internationale des richesses africaines n’avait pas le contrôle des richesses ougandaises. Et le peuple ougandais n’avait pas connu la famine ni la pénurie alimentaire durant toute cette période-là. Pourquoi ne parle-t-on pas de cet exploit africaine ?

Voilà la vérité sur Idi Amin Dada qui ne voulait jamais se rabaisser devant les pouvoirs occidentaux qui sponsorisent le néocolonialisme en Afrique, devenue l’unique continent au monde où leurs multinationales exploitent les richesses impunément avec la complicité de soi-disant gouvernants Africains qui ne gouvernent pas.

Le Président Amin voulait tout simplement que la collaboration avec les pouvoirs occidentaux soit équitable sans oublier le côté inhumain de la colonisation d’Afrique, qu’il faut totalement stopper.

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jeudi 4 août 2011

José Ntuba Ode : "Etienne TSHISEKEDI a tout faux" !

Ce que je crois être vrai…en tant que Vice-président du Mouvement de Résistance de la Diaspora Congolaise de France. Etienne TSHISEKEDI a tout faux ! Le Congo-Zaïre n’est pas responsable de la présence des « FDLR RWANDAIS » sur le territoire Congolais, ni de leurs actions jugées « déstabilisatrices » par le pouvoir de Kigali. Ces propos accusateurs pour le Congo, et justificatifs pour la présence rwandaise sur notre territoire, sont insupportables et sentent comme des vomis ! Depuis de nombreuses années déjà, Etienne TSHISEKEDI, le leader de l’UDPS, étonne par la médiocrité de ses propos et de son comportement. Est-ce l’effet de l’âge ou tout simplement la déclinaison prévisible de l’irrationalité dont il a fait preuve tout au long de sa vie politique qui se manifeste finalement au grand jour ? Je ne saurais le dire.

José Ntuba Odé, Vice- président du Mouvement de Résistance de la Diaspora Congolaise en France (MRDCF)

Seule l’histoire nous le dira. Mais ce qui est de plus en plus visible, c’est que l’homme qui a combattu son ami Mobutu tout au long du règne de ce dernier sous la deuxième république, avec un nombre impressionnant de « villes mortes », sans parvenir véritablement à ses fins, a un comportement de plus en plus surprenant. Des accueils triomphaux aux meetings sans impacts réels sur la vie politique nationale, cet homme, que d’aucuns considèrent comme l’ « artisan de la venue du multipartisme au Zaïre », ce qui n’est évidemment pas tout à fait vrai, a un discours et un comportement irresponsable et dangereux pour le Congo. Cependant, il reste en lisse pour les prochaines « élections » qu’on promet aux congolais, sans que personne ne sache vraiment, même pas lui d’ ailleurs, si elles auront réellement lieu, et dans quelles conditions.

Peu avant son retour à Kinshasa, après un long séjour en Europe, l’homme avait déjà surpris, lors d’un piètre passage sur « France 24 », par ses propos infantilisants et désespérants sur l’issue des « élections » auxquelles il se porte candidat. Ne disait-il pas, en réponse à une question posée par le journaliste qui l’interviewait sur la nécessité de sa candidature ainsi que l’issue des élections de novembre 2011, qu’il pensait que « rien n’a réellement changé, qu’on était dans la même configuration politique qu’en 2006, mais qu’il était obligé d’y aller de peur qu’on ne l’accuse de non assistance à peuple en danger ? ». Bien que l’on aperçoive –pour ceux qui savent lire entre les lignes- une sorte d’aveu d’échec dans ces propos, l’homme a tout de même été accueilli en grande pompe à Kinshasa. Etonnant !

Dans les mois qui ont suivi, rien de consistant n’a été enregistré dans ses sorties médiatiques. Le 24 avril 2011, devant un parterre des « disciples » fanatisés, il racontait son combat « victorieux » contre la dictature mobutiste, fait qui remonte à plus de 20 ans maintenant. Rien ou presque, sur la situation compliquée et dangereuse que vit le pays actuellement.

Et comme pour rester dans sa logique d’irrationalité qui le caractérise, il s’enfonce encore plus en déclarant récemment que « c’est de notre faute, [nous congolais] d’avoir accepté et gardé les FDLR sur notre territoire… ». On se demande si cet homme maîtrise-t-il vraiment toutes les données et tous les paramètres du conflit qui a été imposé au Congo-Zaïre depuis octobre 1996 et qui ravage tout un pays et son peuple au profit des intérêts coupables.

C’est étonnant pour un homme politique de son rang. Ca craint d’ailleurs, car je ne crois pas un seul instant que cet homme puisse étaler ainsi à la face du monde ce qui paraît comme une pathétique ignorance des tenants et aboutissants de la crise qui secoue son pays, de différentes étapes qui la caractérise, du rôle de chacune des forces en présence, ainsi que des données géo-politico –économico-stratégiques liées à cette crise. Et si c’est le cas, je dirais que les congolais n’ont rien à attendre d’un homme comme celui-là.

Qu’en est-il réellement de ces FDLR ?

Pour le comprendre, nous devons revenir 15 ans en arrière.

Tout le monde sait, sauf Monsieur TSHISEKEDI peut-être, qu’au lendemain de l’attentat qui pulvérisa en vol le Falcon 50 qui transportait le défunt président Rwandais Juvénal HABYARIMANA et son homologue Burundais Cyprien NTARYAMIRA, les rebelles tutsis rwandais du FPR/APR venus de l’Ouganda, soutenus par les USA et La Grande-Bretagne, prirent le pouvoir à Kigali.

L’armée gouvernementale rwandaise, le FAR, incapable de faire face à l’assaut de l’APR (Armée Patriotique Rwandaise, la branche armée du FPR), ainsi que de milliers de civils rwandais, essentiellement hutus, traversèrent la frontière pour trouver refuge au Zaïre. A l’époque, Mobutu, président du Zaïre, s’en était plaint auprès de la communauté internationale. Face à cette situation qui risquait de déstabiliser le Zaïre, Mobutu avait demandé que la communauté internationale prenne les choses en mains.

Le Zaïre avait même proposé qu’une « zone tampon » soit mise en place pour, dans un premier temps, contenir cette marrais humaine estimée à 2.000.000 de personnes, et par la suite, procéder au tri pour séparer les civils de militaires, et dans la foulée, récupérer toutes les armes légères et lourdes qu’ils avaient. La réponse de la communauté internationale n’a pas été à la hauteur des enjeux.

Une guerre feutrée entre la France et les Etats-Unis, avait empêché le déploiement des forces de l’Onu.

En réalité, les Etats-Unis craignaient que cette proposition faite par Mobutu et soutenue par la France, cette France que les Etats-Unis avaient décidé d’éjecter de l’Afrique, donne une occasion à la France de revenir en force et de sauver le pouvoir de Mobutu.

En ce moment trouble où l’on ne parle que du génocide rwandais, l’opinion internationale n’a pas conscience du fait qu’au delà de l’assassinat du président HABYARIMANA, les anglo-saxons (Etats-Unis et Grande-Bretagne, ainsi leurs fidèles alliés Canada, Belgique et autres pays africains d’expression anglophone), avaient un autre calendrier : faire partir Mobutu en vue de l’évasion du Zaïre et du contrôle de ses énormes richesses naturelles.

Ceci obéissait au schéma mis en place par le président américain de l’époque, BILL CLINTON, lequel découlait de sa politique étrangère en Afrique déclinée au Congrès américain en 1990 et scellée dans l’Acte qui porte le nom de « THE NEW OPPORTUNIES ACT ».

George MOOS, sous-secrétaire d’Etat américain de l’époque, l’avait clairement définit à Dakar cette même année « Les Etats-Unis doivent se donner les moyens de prendre possession des matières premières que regorgent le continent africain… ». Monsieur Honoré NGBANDA en parle longuement, avec force détails dans son livre intitulé « Crimes Organisés en Afrique Centrale… ».

Ceux qui l’ont lu, et ceux qui ont lu d’autres auteurs que lui (Charles ONANA, Pierre PEAN …) ont une vision claire de ce dossier. A moins que Monsieur Etienne TSHISEKEDI souffre de cette faiblesse qui caractérise les congolais, à savoir leur désintéressement à la lecture et leur inculture de la géopolitique, de la géostratégie et de grands bouleversements qui secouent le monde, il ne peut pas ne pas connaître ces réalités.

Monsieur BOUTROS-BOUTROS GHALI, Secrétaire Général de l’Onu à l’époque de faits, parle de ce conflit feutré entre ces puissances et de l’échec de cette intervention sollicitée par le Zaïre, dans le documentaire « L’Afrique en morceaux ». Dans ce même documentaire, Monsieur Léon LUBITCH KENGO wa DONDO en parle aussi.

Les officiels français qui ont gérés ce dossier à l’époque (Edouard BALLADUR, premier ministre, Alain JUPPE, ministre des Affaires Etrangères, François LEOTARD, ministre de la Défense, Michel ROUSSIN, ministre de la coopération) en ont parlé devant la mission d’information parlementaire, présidée par Monsieur Paul QUILES, mise en place pour examiner tous les éléments liés au conflit rwandais avec ses ramifications au Zaïre.

Le refus infligé à la demande de Mobutu et de la France avait eu des conséquences immédiates.

Les conséquences du refus de la prise en mains de la situation par la communauté internationale suivant la demande formulée par le Zaïre, ne se sont pas fait attendre. Les FAR, forts des armes qu’ils disposent, se réorganisent dans des camps et font des irruptions spontanées au Rwanda. Avec leurs armes, Ils quitteront les camps de réfugiés que KAGAME ne cessent de bombarder pour rejoindre les montagnes zaïroises. C’est ainsi qu’ils s’organiseront et se regrouperont en une entité qu’ils appelleront « FDLR », (Forces de Libération du Rwanda), « INTERAMWE » etc.…

Le pouvoir de Kigali s’en est plaint, mais une plainte de façade seulement, car la finalité était justement que KAGAME saisisse cette occasion pour justifier la présence de ses hommes au Zaïre. « Mes hommes sont au Zaïre pour pourchasser les génocidaires…) dira t-il à la face du monde.

C’est en fait l’un de quatre mensonges principaux distillés par le pouvoir de Kigali pour camoufler son implication dans le conflit qui ravage le Congo. Car, comme le dit si bien Honoré NGBANDA, les forces de KAGAME ont parcouru plus de 2000 Kms, partant de la frontière rwandaise jusqu’à Kinshasa pour chasser Mobutu du pouvoir. Il s’est même payé le luxe d’imposer à LD KABILA son bras droit, en l’occurrence James KABAREBE, comme Chef d’Etat-major de l’Armée Congolaise.

Il est resté à ce poste, commandant l’Armée congolaise pendant 2 ans. Comment n’ont-ils pas pu éradiquer ces « FDLR » alors qu’ils n’ont eu de cesse de dire qu’elles « menaçaient » la sécurité du Rwanda ? Pour une cause politique créée, en voici une énième à mettre à l’actif des œuvres ténébreuses de KAGAME.

Non ! Contrairement à ce que dit Monsieur TSHISEKEDI, le Zaïre (Congo) ne porte aucune responsabilité dans la présence de ces hommes sur son territoire. Cette présence arrange beaucoup de monde.

Quand dans un conflit armé, les gens leur pays et passent la frontière pour s’installer dans un pays voisin, ils ont à partir de cet instant là, un statut. Ils sont soient des déplacés, soit des réfugiés. Vu l’ampleur du phénomène, ils relèvent de l’Onu. Or ces gens là sont restés sous la responsabilité du Zaïre, qui n’avait aucun moyen de les gérer. Pourquoi ? Durant des années, et même aujourd’hui encore, penser un seul instant que même l’Onu, alias MONUC, forte de plus de 22.000 hommes sur le sol congolais, n’ « arrivent pas » à les neutraliser nous dit-on. Si nous suivons la logique du raisonnement de Monsieur TSHISEKEDI, nous devrions donc considérer que le refus des Etats-Unis, par son veto à la proposition faite par le Zaïre et la « faiblesse » de l’Onu de contenir ces hommes, sont aussi une faute du Congo. Bêtise !

Remarquez tout de même que ces « FDLR » dont on nous dit qu’elles menacent la sécurité du Rwanda, et donc « justifie la présence rwandaise sur notre territoire », font plus de dégâts, de massacres et autres crimes sur les Congolais, au Congo, que sur les rwandais au Rwanda. Vas-y comprendre quelque chose !

Je me demande finalement, quelle différence y a-t-il entre TSHISEKEDI qui se permet un tel discours et PAPA WEMBA, qui, lui aussi, dans la même logique propre aux incultes et aux ignares, nous demande de « respecter le fils de Christopher KANAMBE (faussement appelé Joseph KABILA) même, dit-il, s’il est rwandais… » ?

Quelle différence entre lui et tous ces cupides musiciens qui ne comprennent rien de leurs devoirs patriotiques et de leur responsabilité vis-à-vis de la nation en ce moment où le devenir de la patrie est gravement menacé ?

En quoi se distingue-t-il de tous ces faux parlementaires sans légitimité qui siègent au parlement sans savoir pourquoi ils y sont, et quel est leur rôle ?

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lundi 4 juillet 2011

La justice belge saisie de l’assassinat de Lumumba

On ne peut pas se taire et fermer les yeux face aux comédies qui déroutent notre peuple et le reste du monde de sa réalité historique depuis 1960. Patrice Lumumba n'appartient pas à sa famille biologique ni à sa tribu au Kasaï. Lui-même le disait publiquement, qu'il n'a ni famille ni tribu. Son assassinat n'est pas donc un fond de commerce privé ni porte-bonheur d'un groupe de ces prétendants biologiques. Tous ceux qui qui visent ce procès contre 13 Belges pour qu'ils deviennent des millionnaires, doivent savoir que l'histoire de la souveraineté congolaise, pour laquelle Patrice Lumumba et des vrais nationalistes lumumbistes ont été assassinés ignoblement, n'oubliera jamais les traîtres, surtout Congolais quelles que soient leurs origines. Il est temps que tous ces traîtres rejoignent la lutte patriotique pour la reconquête de notre indépendance et qu'ils renoncent définitivement à l'idée de la création de la Fondation Patrice Lumumba avec l'argent des assassins des vrais nationalistes congolais. Notre unique dommage et intérêt pour l'assassinat de Patrice Lumumba et de tous les vrais lumumbistes, que les néocolonialistes nous laissent totalement tranquille pour que nous gérons notre nation dans la paix suivant la pensée de Patrice Lumumba, héritée de la doctrine libératrice de Simon Kimbangu. Que la justice triomphe au Congo et en Afrique. Nous ne refuserons jamais toute collaboration loyale et équitable avec le reste du monde. Mais entre l'esclavage et la liberté, il y a pas de compromis comme l'avait très bien dit Patrice Lumumba en fin août 1960. Quel est ce peuple occidental qui peut accepter aujourd'hui de vivre dans l'esclavage et sans liberté en lui offrant uniquement un bout de pain chaque matin ? Aux traîtres congolais, cherchant le bonheur au nom de Patrice Lumumba et de tous ses partisans assassinés pour la juste cause de notre peuple, n'ayez pas un mauvais regard envers Pierre Yambuya avec l'idée qu'il veut vous faire rater ce grand bonheur, au contraire Pierre Yambuya souhaite vous voir devenir des fidèles lumumbistes dans la vraie lutte de Patrice Lumumba, surtout que nous avons des liens très personnalisés depuis l'époque coloniale. Je ne serai jamais traître de Patrice Lumumba, dont vous connaissez très bien la portée de ses relations avec ma famille bien avant l'indépendance. Je ne me félicite pas de ma conviction lumumbiste depuis mon très jeune âge, mais je ne veux jamais collaborer avec les traîtres de tous les vrais nationalistes assassinés par les néocolonialistes. Même dans ma propre famille biologique, celui qui trahi Patrice Lumumba n'a pas de place dans mon cœur. Si vous connaissez les traîtres de la pensée lumumbiste dans ma propre famille, n'hésitez pas de me signaler et vous verrez de quelle manière je réagirai publiquement aux yeux du monde entier. Voilà ma vérité.

Patrice Eméry Lumumba, le héros du Congo.

Si la famille Lumumba veut porter l’affaire devant les tribunaux, c’est aussi parce qu’elle a constaté que la « Fondation Patrice Lumumba » dont la mise sur pied avait été décidée à l’issue de la Commission d’enquête parlementaire, est restée lettre morte. En 2000, le Parlement belge avait rendu ses conclusions : "La responsabilité morale" de la Belgique était engagée.

En février 2002, le ministre des Affaires étrangères, Louis Michel, avait bien annoncé la mise sur pied d’une Fondation Patrice Lumumba pour le développement de la démocratie, mais ce projet n’a jamais été concrétisé.

En juin 2010, la famille Lumumba avait annoncé qu’elle déposerait plainte pour l’assassinat de l’ancien Premier ministre congolais et se constituait partie civile contre douze Belges cités par la commission d’enquête. Les douze Belges visés par la plainte sont "des fonctionnaires de l’armée, de la police, de la diplomatie, du bureau-conseil du Katanga, ou des conseillers de Mobutu ou Kasa-vubu". Les plaignants réclament "la reconnaissance de leur culpabilité et des dommages et intérêts, dont le montant n’est pas encore fixé".

Brefs extraits de Collette Braeckman et Marie-France Cros (La Libre.be)

La douleur cachée du peuple congolais

Durant le règne de Mobutu, le peuple humilié et martyrisé, supportait intérieurement cette douleur au point que sa colère était latente. Le peuple, sur ce point précis, n’attend que justice. Et cette justice, seul le tribunal populaire peut la lui rendre. Ainsi, donc, tous les agents tortionnaires devront être déférés devant la barre du tribunal populaire afin de rendre compte à la nation de tous leurs forfaits. Ainsi, on aura réhabilité le peuple dans son honneur et sa dignité. On l’aura vraiment aidé à se débarrasser de cette douleur cachée qui hante encore sa joie de revivre le Congo libre et démocratique dont rêvait Patrice Emery Lumumba. Le régime de Mobutu a été vaincu. Cependant, force est de constater que sa doctrine est restée dans les mentalités de beaucoup de nos compatriotes. En voyant les bourreaux du peuple congolais dans la hiérarchie des services des renseignements – ceux-là même qui ont torturé le peuple pendant 37 ans – on se demande bien si les Nazi et la Gestapo ont vraiment existé et si la seconde guerre mondiale a eu lieu. Notre peuple a grandement besoin de connaître son histoire.

Dans un pays qui sort d’une flagrante injustice, toute forme de réconciliation entre oppresseurs et opprimés n’est que injustice supplémentaire contre ces derniers – car en effet, une chose est réconcilier le peuple et une autre à qui cela profite. En fait, la guerre de libération – à mon sens – n’est pas très loin de la guerre 40-45. Dans les deux cas de figure, il s’agit de libérer des peuples en détresse.

On a vu des Nazi et Gestapo octogénaires, sinon plus, qui ont servi Adolphe Hitler, passer devant la barre des justices pour crimes contre l’humanité et ce, 50 ans après leurs forfaits. Ainsi, extradés en Europe (France, Allemagne, Italie…), leurs audiences y sont publiques et en directe dans toutes les télévisions européennes. Cela fait partie de l’éducation même de l’homme.

Voilà pourquoi un procès public contre le mobutisme (tous ses dignitaires) s’avère indispensable pour la postérité congolaise. En tout cas le procès Patrice Lumumba et de tous les vrais lumumbistes assassinés par les néocolonialistes – est la base sur laquelle nous bâtirons le Congo. Il incombe à nous, patriotes congolais, de nous sacrifier, pour mener la lutte contre le mobutisme en tant qu’état d’esprit, mentalité et méthode inconsciente.

N.B : ceci est un petit extrait de mon premier ouvrage, publié en 500 exemplaires le 12 décembre 1997, à notre retour au Congo avec Mzée Kabila, sous le titre : Quel que soit le prix à payer, la révolution doit se réaliser pour l’intérêt du peuple. Patrice Lumumba et les loyaux lumumbistes assassinés, c’était au Congo, ce n’est pas ailleurs que le procès doit avoir lieu. C’est au Congo devant le peuple congolais que leurs assassins doivent être jugés, en commençant par les complices Congolais encore en vie et de lancer les mandats d’arrêt international contre les complices et commanditaires étrangers encore en vie pour leurs crimes collectifs avec tous les autres assassins (Congolais et étrangers) qui sont déjà morts.

D’autre part, ceux qui insistent pour ce procès en Belgique sans citer les complices congolais de ces assassinats, qui ont privé notre pays de son indépendance alors que notre peuple n’a pas encore récupérée sa souveraineté, pour laquelle Patrice Lumumba, Maurice Mpolo, Joseph Okito, Jean-Pierre Finant, Pierre Elengesa, Joseph Mbuyi, Jacques Lumbala, Emmanuel Nzuzi, Christophe Muzungu, Yangara, Dominique Keleko, etc…ont été assassinés bestialement, doivent prendre garde de leur trahison contre ceux qui sont morts pour la liberté de notre peuple.

Une grave trahison nationale en se constituant partie civile contre douze Belges comme si aucun Congolais n’est pas impliqué dans ces assassinats du 17 janvier 1961 à Elisabethville et du 9 février 1961 à Bakwanga. Tandis que, l’assassinat de lumumbiste Dominique Keleko, Président de l’Assemblée provinciale de la Province Orientale en 1960, a été au camp militaire de Binza à Léopoldville par Mobutu lui-même en 1962.

Les plaignants réclament la culpabilité des Belges, des dommages et intérêts en argent pour l’assassinat de Patrice Lumumba et NON pour tous ceux qui ont été assassinés avec Patrice Lumumba à cause de leur loyauté à la pensée lumumbiste jusqu’à leur dernier souffle, qui est la liberté et le bien-être de notre peuple. Voilà une autre réalité que nous ne pouvons jamais négliger dans notre lutte pour sauvegarder la grande valeur de Patrice Lumumba pour la liberté du peuple africain et tous les autres peuples du monde sans distinction raciale, ceux qui pleurent vraiment Patrice Lumumba plus que les Congolais eux-mêmes. Car être vrai lumumbiste n’est pas être de la famille biologique de Patrice Lumumba ou de sa tribu.

Les dommages et intérêts que tous les vrais lumumbistes du monde entier réclament, c’est de laisser le Congo dans la paix pour que la pensée de Patrice Lumumba, héritée de la doctrine de Simon Kimbangu, se réalise pour l’humanité sans distinction raciale. « Nous ferons du Congo le centre de l’éclat du soleil pour toute l’Afrique » : ce n’était pas que les Congolais réaliseront seuls cet éclat, car Patrice Lumumba ajouta dans son discours du 30 juin 1960 : pour tout cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter non seulement sur nos forces énormes et nos richesses immenses, mais sur l'assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration chaque fois qu'elle sera loyale et qu'elle ne cherchera pas à nous imposer une politique quelle qu'elle soit. Ainsi, le Congo nouveau que mon gouvernement va créer sera un pays riche, libre et prospère.

Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi. Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces. Car tous les premiers gouvernants de l’Afrique travailleront au bénéfice des Blancs. Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront. Beaucoup de jeunes quitteront l’Afrique dans l’espoir d’aller chercher le bien-être dans les pays des Blancs. Parmi eux, beaucoup seront séduits par la vie matérielle des Blancs. Ainsi, ils deviendront la proie des Blancs. Continuer à lire la bible. A travers ses écrits, vous arriverez à discerner les actes de ceux qui sont venus vous apporter ce livre et les principes moraux contenus dans ce livre. Il faudra qu’un voleur soit saisi avec l’objet qu’il a volé. Nous aurons notre propre livre sacré, dans lequel sont écrites des choses cachées pour la race noire et les peuples Kongo. Gare à ceux qui continuent à renforcer l’esclavagisme et la colonisation des peuples Noirs ! Je demande à ce que la guerre éclate encore en Europe, pour que la race noire se réveille et puisse revêtir une maturité qu’elle avait perdue depuis les temps les plus reculés ! Simon Kimbangu devant les Noirs le 10 septembre 1921.

Patrice Lumumba révéla publiquement à la conférence africaine de Léopoldville à la fin août 1960 ou 5 jours avant le coup d’Etat néocolonial de Kasa-vubu contre lui et ordonné par la Maison Blanche de Washington et le Palais Royal de Bruxelles: Tous ont compris si le Congo meurt, toute l’Afrique bascule dans la nuit de la défaite et de la servitude. Voilà encore une fois la preuve vivante de l’unité africaine. Voilà la preuve concrète, que cette unité sans laquelle nous ne pourrions vivre face aux appétits monstrueux de l’impérialisme. Entre l’esclavage et la liberté, il n’y a pas de compromis.

Ceux qui veulent le procès d’assassinat de Lumumba en Belgique pour être dédommagés en argent, car cet ignoble assassinat est leur porte-bonheur et la création de la Fondation Patrice Lumumba avec l’argent de ses bourreaux pour développer la démocratie qu’ils avaient paralysée le 5 septembre 1960, suivie des assassinats du 17 janvier 1961, doivent prendre garde de leur trahison contre le cortège funèbre des vrais lumumbistes assassinés par des néocolonialistes depuis le 17 janvier 1961, car nous n’avons jamais oubliés ceux qu’on ne cite pas souvent comme Pierre Mulele, Théodore Bengila, Laurent Kabila, etc…

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samedi 11 juin 2011

Ce que je crois: Viol de femmes congolaises !

Depuis le début de la crise en RDC, plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme ont dénoncé, chiffres et preuves à l’appui, l’ampleur des viols et autres actes de violence commis sur les populations congolaises, essentiellement sur des femmes et des jeunes filles. 1.100, c’est le chiffre, officiellement connu aujourd’hui, des femmes et jeunes filles violées chaque jour dans ce pays que tout le monde considère comme une « République » et comme « Démocratique ». Des rapports, des reportages, des interviews, des témoignages, des documentaires ont été réalisés sur ce drame humain sans précédent. On parle de ces viols et autres actes barbares qui vont de la brutalité sexuelle à la mutilation des parties génitales féminines.

José Ntuba Odé, Vice- président du Mouvement de Résistance de la Diaspora Congolaise en France (MRDCF). Photo Réveil-FM, archives

Les images qui attestent de ces actes innommables existent. Elles sont choquantes et insoutenables. On en parle l’espace d’un temps, puis, l’émotion suscitée sur le moment s’estompant, plus rien. Aucune suite, aucune arrestation, aucun procès pour les coupables. On attendra un autre rapport, un autre reportage, un, d’autres témoignages plus poignants encore.

Et le chiffre doublera ou triplera. Le monde entier l’accepte, mais ne supporte pas d’autres violences, condamnables bien sûr, mais de peu d’ampleur par rapport à ce qui sévit en RD Congo, et par l’Onu ou par l’Otan interposée, des interventions fusent. Nous en avons des exemples sous nos yeux : Tunisie, Egypte, Lubie, Côte-d’Ivoire, Syrie, Yémen … Rien de tel au Congo. Bizarre !

Or, s’il y a des viols et autres actes barbares, il y a non seulement des victimes, mais il y a forcément des coupables. Et c’est là que le bas blesse. On n’en désigne aucun, ou plutôt, une multitude, dans une mêlée, comme pour dire que tous participent à ces actes, y compris les congolais, et donc impossible d’incriminer tel ou tel. Drôle de façon de présenter les choses.

Chaque fois qu’une caméra passe dans le Kivu, on prend soin de nous parler de ces viols, mais, personne ne désigne véritablement le ou les responsables. Il y règne une sorte d’ « omerta » à laquelle même les victimes n’osent pas pointer du doigt leurs agresseurs.

Mais pendant ces tournages, on les voit dans les parages, fusils à l’épaule, ils rôdent, en tenue militaire. Et les victimes, déjà traumatisées, murmurent timidement « …les voilà, ils sont là-bas, en tenue militaire.. ».

Mais tenue de quelle armée? Ils vont même jusqu’à se servir dans les maisons de congolais, dans les poulaillers, dans les élevages. On dit « …ils viennent de là-bas », ils montrent d’où ils viennent. Sauf que personne n’ose dire clairement que « là-bas » où les doigts désignent, ce n’est pas le Congo !

Dans un décor de « flou artistique » volontairement implanté, on cite les Fardcs, les Maï-Maï, les « rebelles du CNDP, les FDLR, l’Armée du Seigneur » etc.…

Cette manière de présenter les choses, me semble-t-il, ajoute à la confusion et maintien captive la vérité. Il devient dès lors difficile de démêler le réel de l’arbitraire, le vrai du faux. Ainsi, l’impunité continue, le ou les responsables ne sont pas désignés. Personne n’est inquiété. Mais que se passe-t-il réellement sur le terrain ?

C’est cette question qui m’intéresse aujourd’hui et que je voudrais traiter et tenter, si faire se peut, de jeter un peu de lumière dans cette sombre affaire qui participe à la destruction de la « Force créatrice », pour reprendre une expression déjà entendue.

Des actes qui s’inscrivent dans une sorte de « plan diabolique » et dont les auteurs bénéficient d’une sorte de « blanc-seing » Depuis son accession à l’indépendance, jamais le Congo Zaïre, même dans les moments sombres de la dictature sous la deuxième république, n’a connu autant de violence. Et pourtant, ce n’est pas la première fois que le Congo se retrouve en guerre sur son territoire. Si l’on met de côté la guerre livrée par nos aînés pour conquérir notre indépendance, l’histoire du Congo, la vraie, nous montre que, de la sécession Katangaise, consécutive à la victoire du MNC de Patrice Emery LUMUMBA, menée par Moïse TSHOMBE, aux deux guerres du Shaba, jamais les militaires congolais ou Zaïrois, ne s’étaient livrés à des actes des viols d’une telle ampleur.

Et même quand on fouille plus avant, Il n’existe pas des traces qui démontrent que cette culture soit nôtre. La femme, au Congo, est appelée « maman ». Ce terme, dans la conscience de l’homme congolais, montre toute l’étendue du respect et de considération qu’il porte à la femme congolaise.

Il est tout de même troublant, que d’un seul coup, cet homme congolais, militaire soit-il, devienne bestial, barbare, meurtrier, au point de maltraiter la femme congolaise jusqu’à détruire ses capacités à procréer. Ca pose problème ! Car, bien que l’armée zaïroise se soit comportée en bourreau vis-à-vis du peuple sous la deuxième république, rarement on a entendu ni vu des actes de barbarie d’une telle ampleur sur le territoire national.

En 32 ans du pouvoir absolu de Mobutu, le pays était à peu près calme, il y régnait, malgré les conditions sociales difficiles et la peur qu’inspiraient les services de Mobutu, un calme et une communauté de vie qui, en aucune manière, ne pouvait laisser de place à une telle barbarie. On n’en a pas vu.

La confusion volontairement entretenue va jusqu’à, non seulement incriminer les Fardcs –De quelles Fardcs nous parle-t-on déjà?- mais aussi et surtout les Maï-Maï, assimilés à tort aux « Forces négatives ». C’est incompréhensible. Les « Fazs » ont bon être l’ennemi du peuple zaïrois, rien, alors rien ne démontre qu’elles aient eu un comportement de « violeurs ». Et quand on connaît l’histoire des Maï-Maï, on voit très bien qu’il y a une vraie volonté de nuire à la réputation de ces vaillants patriotes et de faire admettre que ces actes ne viennent pas d’ailleurs.

Non, les Maï-Maï ne sont ni des « miliciens », ni des « rebelles » au sens donné à tous ces groupuscules fabriqués de toutes pièces pour nuire à la RDC, ni des violeurs.

Pour ceux qui se donnent du mal à travestir l’histoire de la RDC, et qui se sont découvert une vraie passion dans ce domaine, ils sont loin du compte en pensant parvenir à rayer d’un seul trait l’histoire et le parcours de ces patriotes résistants que sont les Maï-Maï. N’eut été leur présence, il y a longtemps déjà que les visées expansionnistes de nos cupides et envieux voisins de l’est se seraient réalisées. Les Maï-Maï ne sont pas nés, comme tous ces autres groupes de malfaiteurs que je parlerai plus loin, dans la nuit du 29 octobre 1999 dans le Nord Kivu.

Les Maï-Maï ont existé avant cette date, et tout au long de son règne, Mobutu-qui se souviendra d’eux longtemps encore là où il est-, sait qu’ils l’ont combattu. Ceux qui parlent d’eux aujourd’hui en termes de « forces négatives », connaissent leur combat. C’est une réalité historique.

Ce n’est donc pas sérieux de parler d’eux en ces termes. L’objectif de l’existence même des Maï-Maï est connu, et jamais, ces vrais fils et filles du pays, ne se sont livré à des actes anti-patriotiques ni ne se sont retourné contre notre peuple. Ils sont nés, dans leur grande majorité, dans le Kivu et connaissent mieux que quiconque l’histoire de cette région qu’ils défendent depuis belle lurette. Comment et pourquoi deviendraient-ils, subitement, des violeurs de leurs propres mères, pères, filles, cousines, tantes, nièces ? Non, les Maï-Maï ne peuvent pas être assimilés aux assassins de notre peuple.

Ils ne sont pas responsables de ces viols, de cette brutalité, de cette violence. Et cette manière de faire ne se retrouve d’ailleurs pas dans nos mœurs. Le congolais a un grand respect pour la femme. N’en déplaise à certains. Ces viols doivent donc venir d’ailleurs et obéissent à une certaine volonté de nuire. Pour comprendre ce phénomène barbare, il faut retracer la trame des événements survenus dans la région depuis un certain nombre d’années. Car, le désordre qui s’observe dans la région des grands lacs et spécialement dans le Kivu congolais, n’a pas existé avant le 17 juillet 1994. Nonobstant quelques intrusions (pas très méchantes) des éleveurs rwandais en mal de pâturage (les « anyamulenges, terme qui jusque-là désignait les éleveurs de montagne et non une tribu congolaise) qui donnaient des tournis aux gendarmes zaïrois en charge de la garde des frontières à l’époque, il régnait un calme de morts.

La région était connue pour ses parcs, ses Lacs, son activité économique florissante, son paysage paradisiaque. Elle était surnommée « la suisse d’Afrique » !

Le tourisme était une activité rentable et rapportait beaucoup à l’économie de la région. Les viols et autres actes de barbarie n’existaient pas. Nos voisins rwandais, tutsis comme hutus, y vivaient dans le calme et n’avaient connu aucune brutalité de la part de zaïrois en général et de Maï-Maï en particulier. Pourtant, quelques tensions liées aux péripéties propres à la co-existence, comme on en trouve partout dans le monde, existaient.

Mais rien de grave. En aucun moment le gouvernement rwandais à l’époque ne s’était plaint d’éventuels viols de Maï-Maï ou des militaires congolais sur sa population immigrée gentiment accueillie sur le territoire zaïrois. Tout se passait bien. Puis, un jour, Juvénal HABYARIMANA, le président du Rwanda, est tué dans un attentat.

Le FPR, mouvement rebelle venu de l’Ouganda, essentiellement composé des tutsis, arrive au pouvoir, avec l’APR, sa branche armée. Et tout l’équilibre dans la région se trouva bousculée. Très vite, les hommes de KAGAME franchir les frontières du Zaïre, aux motifs qu’ils « pourchassaient leurs frères hutus responsables du génocide ».

Ils se livrèrent à des massacres à grande échelle sur le territoire congolais.

Des camps de réfugiés y furent même bombardés sur ordre de KAGAME. Il le clama sur la tribune de l’Onu à New York quelques mois auparavant « …Les camps de réfugiés installés au zaïre menacent la sécurité du Rwanda, disait-il sur la tribune de l’Onu à New York. Ils doivent être démantelés. Si rien n’est fait, il faut bien qu’un jour quelqu’un le fasse… ».

Et il passa aux actes. Au vu et au su de tous. La suite nous la connaissons, ses hommes se livrèrent à des massacres d’une ampleur et d’une violence telles, que les experts de l’Onu, dans leur rapport mapping rendu public en octobre 2010, parlent des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et de génocide sur le peuple congolais. Cette présence militaire rwandaise sur le territoire congolais fut longtemps cachée.

Des subterfuges de toutes sortes furent utilisés pour faire diversion. C’est ainsi que naquirent des mouvements terroristes qualifiés de « rébellion », avec pour objectif premier de chasser Mobutu du pouvoir, puis Laurent Désiré KABILA, cet ancien allié devenu encombrant, en vue de prendre le contrôle de la RDC. Ces mouvements terroristes se multiplieront et investiront l’est de la RDC.

Et les massacres et les violences commencèrent, puis, s’accentuèrent. Il n’y a jamais eu de rébellion au Congo. Pourtant on parle de « rébellion ». Pourquoi ?

Outre l’AFDL, ce conglomérat de bandits venus d’ailleurs et présenté à l’époque comme une force de « libération », le premier de ce groupe terroriste mis en place et qualifié de « rébellion congolaise », n’est autre que le RCD/GOMA.

A l’époque où il est mis en place, une marionnette congolaise fut portée à sa tête pour faire diversion. Les tutsis du RCD/GOMA sont tellement visibles par leur morphologie et leur dialecte que, la supercherie risquait de ne pas passer inaperçue.

Adolphe ONUSUMBA fut donc le « tintin » congolais qui fut porté au devant de la scène pour couvrir la présence des terroristes rwandais membres de ce groupe. Comme à leur habitude, ils lui font dire à la face du monde ce qu’eux pensent tout bas, lui font faire ce qu’eux voudraient que soit fait.

Il fut débarqué lors des premières manœuvres d’infiltration des institutions congolaises mises en place en Afrique du Sud, sous le code « dialogue Inter congolais » qui, par la suite, donnera naissance au cadre juridico-politique qui permit les premières infiltrations, qualifiées d’ « Accords de Sun City et de Pretoria ».

Azarias RUBERWA prit sa place, et avec stratégie, il fut porté à la vice-présidence de la République pour seconder son frère tutsi, un autre infiltré, « Joseph KABILA », de son vrai nom Hyppolite KANAMBE, dans la formule 1+4.

Tout le monde s’en souvient. Ce RCD-GOMA fut le premier mouvement terroriste d’émanation rwandaise à accomplir des actes de violence sur les congolais et les congolaises.

Puis, de Kigali, KAGAME Paul, qui est le concepteur et le stratège de tout ceci, parviendra à faire admettre et à enraciner ce mouvement terroriste dans le paysage politique congolais. Il est devenu un parti politique à part entière dans le paysage politique congolais. Incroyable !

Ruberwa AZARIAS y est tapis, il est presque oublié. Il est considéré comme un congolais et jouit d’une certaine « respectabilité » à certains endroits. Dans le milieu des « églisettes de sommeil » qui perlent le paysage spirituel congolais, il est même considéré comme un « prophète ». Bien avant son arrestation, Jean-Pierre BEMBA GOMBO, président du MLC, s’est même permis d’assister à un culte, avec sa femme –les images existent-, où Ruberwa AZARIAS officiait comme prophète ! Ce boulot d’infiltration du RCD/GOMA une fois accompli, il fallait au Rwanda un autre mouvement terroriste pour continuer à maintenir le désordre à l’est.

Laurent NKUNDA-A-BATWARE fut créé avec le CNDP comme cadre terroriste qui lui servira de fer de lance pour ses actions.

A celui-ci, on affublera le titre de « Général dissident » de l’armée congolaise. Le voici donc congolais par un tour de passe-passe. L’homme est en réalité un rwandais pur jus ! C’est lui qui va faire encore plus mal aux congolais.

Sous son commandement, les viols, les massacres (des congolais enterrés vivants, d’autres jetés vifs dans des fosses sceptiques, d’autres encore brûlés vifs…) prirent de l’ampleur. Le dépeuplement des villes et villages congolais et les colonies de peuplement se mirent en place avec une rapidité incroyable.

Tout se passe sous l’œil amusé de l’Onu, alias MONUC, devenu par la suite MONUSCO.

Laurent NKUNDA-A-BATWARE, l’homme qui fera danser le soi-disant médiateur OBASANDJO sur le territoire où ces massacres sont commis, a tellement massacré [plus de cinq millions], que son action deviendra trop visible et donc gênante.

Pour le faire oublier, il fut mis en « réserve » par KAGAME Paul, le commandant suprême. Et Bosco NTANGANDA prit sa place, avec un autre mouvement terroriste. C’est lui qui continue l’affaire. Et Jules MUTEBUSI lui apporte en douce l’appui nécessaire dont il a besoin. Le CNDP est à son tour enraciné dans le paysage politique congolais.

Il est devenu un parti politique ! Une alliance est même envisagée avec le PPRD, parti « présidentiel ». Ce que je dis ici s’observe à l’œil nu. Sauf si on ne veut pas le voir. C’est tout simplement pour ne pas faire apparaître clairement l’action du FPR-APR, donc l’action que mènent les militaires Rwandais au Congo, que les Fardcs et les Maï-Maï sont associés à cette barbarie. Et les congolais ignorants consentent ! Mais rappelez-vous d’où nous venons et qui sommes-nous ! Où avez-vous vu, depuis que vous êtes nés et grandis au Congo, un congolais zaïrois prendre une machette pour tuer d’autres congolais ?

Où avez-vous vu des militaires congolais se livrer aux viols de nos mères, nos grands-mères, nos tantes, nos sœurs, nos cousines ? Même au plus fort de la dictature Mobutiste, on n’a jamais vu des choses pareilles. Comment voulez-vous que des patriotes Maï-Maï se livrent à pareils actes aujourd’hui ?

Rappelez-vous que par la force des armes, des gens se sont proclamés de la nationalité congolaise et ont été déversés dans ce qu’ils appellent aujourd’hui « les FARDCS » lors du mixage et de brassage, et sont considérés comme des militaires congolais.

Mais dans quel pays au monde avez-vous vu des gens prendre des armes pour acquérir une nationalité ? Tout ceci devrait vous mettre la puce à l’oreille. Ne l’avez-vous pas observé peut-être, ces militaires rwandais dits « congolais rwandophones » n’obéissent qu’à leurs chefs (Laurent NKUNDA, Bosco NTANGANDA, Jules MUTEBUSI, James KABAREBE etc.…) et n’acceptent jamais une affectation sur une autre zone géographique du Congo. Ils restent tous à l’endroit où ils ont été « mixés » ou « brassés », c'est-à-dire au Kivu ! Les journalistes étrangers, les organismes internationaux de défense des droits de l’Homme, les observateurs indépendants, les contingents de casques bleu de la Monusco, tous savent ce qui se passe au Kivu en particulier et au Congo en général.

Ils savent qui viole et qui tue les congolais. Ces viols et tous ces actes de violence ne sont pas l’œuvre de congolais. Je l’ai dit au début.

Ces viols, ces massacres, ce dépeuplement, ces colonies de peuplement qui se mettent en place sous le code « retour des réfugiés », (comme si les congolais se réfugient au Rwanda quand il y a un petit souci au Congo), ne sont pas un effet du hasard. Ils obéissent à une volonté clairement affichée et longtemps clamée. Il suffit de fouiller un peu, de chercher à comprendre et on saura. Tenez : quand il accepte la mission qui lui est confiée par les anglo-saxons (USA et Grande-Bretagne) d’occuper le Congo et d’assiéger le Kivu, entre autres exigences, KAGAME Paul avait demandé à ses mentors « qu’une partie de son armée soit déversée dans l’armée congolaise ». Histoire de la casser et de la fragiliser de l’intérieur.

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Cela sert-il à quelque chose de mourir pour les Africains ?

Cette question aussi abrupte et provocante qu’elle puisse paraître mérite d’être posée en ce moment où l’un des derniers résistants – certes avec ses faiblesses et ses contradictions – en la personne du président Laurent Gbagbo est entre les mains des ennemis de l’Afrique. Sa capture et sa détention depuis lors, par ceux qui n’ont jamais voulu voir l’Afrique jouer un autre rôle en dehors de cette terre pourvoyeuse de matières premières quasi-gratuitement aux pays industrialisés qui lui fournissent des produits finis bas de gamme à prix exorbitants, de terrain de jeu pour les puissances qui y déversent leur excès d’antagonismes et de déchets de toute sorte, au lieu de montrer que les africains sont capables d’être un peuple qui a compris les sales draps dans lesquels il est emballé, ont plutôt clivé. L’immense majorité s’en est plutôt foutue, une majorité a jubilé et une minorité a déploré. Bref, la situation de manière caricaturale est résumée par ce tirailleur sénégalais moderne qui, à la capture du président Laurent Gbagbo, s’écria, un téléphone portable collé à l’oreille : « on a attrapé Gbagbo : vive la libertéééééééé !!! ».

C'est l'Afrique. Photo Réveil-FM, archives

Cette image, en réalité dramatique, traduit l’inconscience des africains du rôle qu’on leur fait jouer pour se tuer eux-mêmes. Pour les metteur-en-scène nichés à des milliers de kilomètres dans des palais présidentiels ou dans des tours de multinationales œuvrant en Afrique, cette image et ce cri de joie décrit plus haut ont dû faire sourire et faire dire « quel enculé ? On vous a eu ! ».

La route est encore longue pour parvenir à l’érection d’africains conscients

C’est dire combien au sein de notre peuple, il y a des gens à qui la déliquescence et la déchéance ne signifient pas grand-chose. C’est dire aussi combien la route est longue pour parvenir à l’érection d’africains au fait du monde et aptes à identifier, simplement identifier, les intérêts de notre peuple. C’est triste ! Le spectacle est encore plus désolant lorsqu’on a vu Nicolas Sarkozy se faire acclamer lors de son passage en Côte d’Ivoire pour remettre les clés de la maison au chien de garde Alassane Ouattara. Nous ne sommes pas dupes pour savoir la manipulation et l’achat de consciences qui se cachent derrière ce type d’images sur lesquelles on trouve les humiliés accueillir en héros leurs bourreaux. Toutefois, voir ne serait-ce qu’un seul africain acclamer Sarkozy est une initiative idiote de trop. On se souvient d’ailleurs du discours de Sarkozy à l’université Cheick Anta Diop de Dakar où il a insulté l’Afrique durant des dizaines de minutes sous les acclamations d’un public décrit comme l’élite de l’Afrique. Quelle est cette élite, élite de demain disait-on à l’époque, qui acclame celui qui était venu dans son « je suis venu » christique injurier les africains sur leurs propres terres ? Il n’y a qu’en Afrique que pareille infamie est possible. Bush, essayant de réécrire l’histoire de l’Irak devant une presse bien que triée sur le volet, a dû esquiver les chaussures d’un journaliste irakien qui n’en pouvait plus d’écouter la moquerie de cet envahisseur. C'est toute le contraire qui se produit en Afrique.

C'est encore l'Afrique. Photo Réveil-FM, archives

Que Kwame Nkrumah revienne voir l’état des africains

Notre réalité est que nous sommes un pauvre peuple, un peuple mort, un peuple insouciant et indolent dans un monde vivant et agressif. Que Kwame Nkrumah revienne voir l’état dans lequel nous sommes. Que Sankara revienne voir les africains. Que Lumumba revienne nous voir. Que Samory, Behanzin, Chaka Zulu, Sekou Touré, Sylvanus Olympio, Steve Biko…reviennent tous voir l’état du peuple pour lequel ils ont eu une vie pénible et pour qui ils sont morts pour la plupart, assassinés. Peut-être se demanderont-ils si leur mort avait servi à quelque chose. Le constat est amer et il le sera davantage car beaucoup d’africains habitués à la souffrance ou érodés par l’inconscience n’ont pas encore donné le meilleur d’eux-mêmes pour lacérer l’Afrique. Ils n’ont pas encore donné tout ce dont ils capables pour maintenir l’Afrique sous la tonte. Afrique, chère Afrique : tu seras tondue jusqu’aux os, car certains de tes enfants ont décidé de t’immobiliser à cet effet ! Ils ont choisi, par ignorance crasse ou par cupidité étriquée, de t’immobiliser comme un cabri pour que les vétérinaires, les maîtres du monde t’inoculent non point un vaccin pour te secourir de la mort, mais plutôt des substances létales.

Face à cela, certains ne sont pas restés indifférents ou spectateurs impassibles. Nous avons tenté des choses. Mais la désillusion est immense et au jour le jour la situation se détériore. Les moyens d’aliénation sont de plus en plus perfectionnés et beaucoup d’africains pris dans les mailles du système louent les outils qui les tuent en réalité. Ainsi, dansent-ils, rient-ils, jubilent-ils face aux bombes et aux actions tutélaires d’un Occident égoïste qui enrobe ses intentions dans le carton de l’humanitaire et des droits de l’homme. Dès qu’un africain démasque ce faux et usage de faux, d’autres africains crient au scandale, lui tombent dessus et le combattent à mort. En agissant ainsi, on démontre que cela ne nous pose aucun problème si notre territoire nous échappe totalement et si, à l'instar de la Côte d'Ivoire et de la Libye, l'Occident vient y dicter sa loi.

C'est toujours l'Afrique. Photo Réveil-FM, archives

On ne peut libérer un peuple qui trouve qu’il est libre

Le fait est qu’on ne peut libérer un peuple qui trouve qu’il est libre. On ne peut rien faire face à une majorité d’africains prêts à être contre l’anticolonialisme et à proclamer que l'Afrique ne subit rien de la part du monde extérieur. En vertu de cette conviction, des africains sont capables de haïr à mort les leurs qui essaient de leur ouvrir les yeux sur la réalité du monde. C’est-à-dire que dans cette institution d’inversion des responsabilités installée par le colonialisme, les africains prennent effectivement leurs ennemis pour leurs plus fidèles amis et leurs seuls amis, leurs pires ennemis. Que faire si une large part de nous-mêmes n'a pas encore compris où se situe notre devoir et comment notre intérêt vital exige d'organiser à partir de nous-mêmes dans un esprit d'ensemble les moyens de résolution de nos difficultés pour la plupart nées de la rencontre de l'Afrique avec le monde extérieur? Autant, il n'y pas de créations sans créateurs, autant il n'y a pas de libération sans libérateurs. A nos enfants, nous dirons donc ceci : nous avons essayé de vous laisser une autre Afrique, une voie en dehors de celle imposée par le colonialisme, nous avons essayé de ne pas vous laisser en héritage le statut de peuple à terre. Hélas ! Nous avons été férocement combattus par beaucoup de nos propres frères et sœurs. Ces derniers se sont opposés à nous plus que les maîtres dont ils sont l’émanation et donc des alliés objectifs. Et en matière de combat d’un peuple, il n’y a pas plus redoutables adversaires que ses propres congénères. C’est ainsi que nous avons dû faire face simultanément à deux fronts : celui de notre propre peuple et celui des loups du monde extérieur. Un front solidement uni par les liens de sujétion, de fascination voire de subjugation que les dominateurs ont exercé et exercent sur la partie la plus arriérée et la plus aliénée de notre peuple.

Les larmes ne sont pas une arme

Même si quelques africains pleurent l’écrasement des héros de notre peuple, la vérité est que les larmes ne sont pas une arme face à un monde extérieur qui ne lésine sur aucun moyen pour que l’Afrique lui soit éternellement accessible. Si les larmes et les jérémiades étaient la solution, l'homme noir aurait été libéré depuis. Lorsqu'il s'est retrouvé dans les chaînes et dans les cales des négriers, l'homme noir a pleuré, gémi et supplié. En vain.

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jeudi 9 juin 2011

6 juin 1944 – 6 juin 2011 : 67ème anniversaire du débarquement de Normandie 7 mai 1954 – 7 mai 2011 : était 57ème anniversaire de quoi pour la France ?

Voilà l'article pour rappeler aux Africains en général et aux Congolais en particulier que sans connaissance de l'histoire, l'homme est condamné de vivre chaque jour le mal qui l'exploite. Les exploiteurs le savent très bien, c'est pourquoi ils ne parlent jamais de leurs échecs et ils ne le feront jamais à notre place à ce moment où tous les moyens modernes des recherches sont à la disposition des êtres humains sans distinction raciale pour savoir comment défendre et protéger ses intérêts.

Le Général Vo Nguyen Giap. Photo Réveil-FM, archives

Et le Président Hô Chi Minh, les deux vainqueurs de l’armée et la politique coloniale française en Indochine. Photo Réveil-FM, archives.

Je n'ai rien inventé de moi-même dans cet article et je ne suis pas contre les intérêts des autres. Tout ce que je désire, c'est de voir l'homme africain quitter l'ignorance rapidement et ne pas demeurer l'éternel accusateur contre les Occidentaux comme l'unique mal qui détruit l'Afrique pendant que nous ne voulons rien comprendre pour vivre en égalité avec eux.

Si les Français avaient refusé de quitter pacifiquement l’Indochine parce qu’ils croyaient à leur industrie moderne militaire que les Indochinois (Cambodgiens, Vietnamiens et Laotiens) ne possédaient pas, le contraire de cette croyance française, étaient la volonté morale et le patriotisme de peuple vietnamien en particulier de forcer les colonisateurs français de quitter leur pays et le laisser vivre en paix dans leur culture inéluctable.

Ce sont ces deux facteurs (volonté morale et patriotisme) qui ont porté les Vietnamiens à la victoire totale contre le colonisateur têtu. Le Vietnam et la France entretiennent aujourd’hui une relation de fraternité plus qu’à l’époque coloniale dans un respect mutuel et cela avec un effet positif pour l’ensemble de l’ex-Indochine Française.

Pourquoi alors en Afrique, l’ex-politique coloniale française persiste-elle en Françafrique depuis 1960 et elle est la tête du néocolonialisme dans toute l’Afrique avec la seule force d’occupation armée de tous les anciens colonisateurs et profiteurs de ce continent sourd-muet ?

Non ! Tous les Africains et tous les Occidentaux épris de la justice doivent crier haut que l’Afrique n’est pas sourde-muette. Mais elle est tout simplement menacée par l’occupation armée française, malgré qu’elle n’ait jamais gagné une seule guerre à travers le monde entier. En outre, croire que les Africains ignorent l’histoire contemporaine ou ancienne, est totalement faux.

Les Africains croient toujours que la solution pacifique est la meilleure, c’est ça peut-être leur ignorance dont le néocolonialisme en profite continuellement.

La patience a ses limites, et le Dien Bien Phu Africain sera le plus grand tombeau de tous ceux qui entretiennent le néocolonialisme en Afrique, car l’expropriation des richesses africaines est d’autre part la plus grande école de formation de plusieurs Généraux Vo Nguyen Giap, ses officiers et soldats.

Africains diplômés et non diplômés prouvons notre volonté morale et patriotique pour l’avenir de notre chère indivisible Afrique et nous écraserons le néocolonialisme avec tous ses moyens d’intimidation que nous devons considérer comme un Tigre à papier.

Lisons attentivement et comprenons profondément la date du 7 mai 1954 au Vietnam et de rappeler à tous ceux qui nous oppriment qu’il est temps de cesser avec l’oppression avant la date X de la victoire totale africaine. Cet article est à mon entière responsabilité comme toujours, car je n’invente rien.

Il est temps de savoir que : tous les pouvoirs français continuent d’imposer leur loi armée qu’en Afrique pour protéger les pouvoirs pantins que la Françafrique place depuis 1960. Cependant l’expérience armée française en Algérie est une leçon qu’elle n’oubliera jamais.

Malheureusement cela n’a pas profitée pour toute l’Afrique. Pourquoi la Françasie n’existe-t-elle pas ?

A quand le déguerpissement de l’armée et de la politique française de l’Afrique ? Les Africains doivent s’inspirer d’Indochine. C’est pourquoi l’histoire nous ramène avec objectivité chez des officiers français ci-dessous recensés qui ont servi loyalement leur pouvoir colonial au Vietnam jusqu’à leur déguerpissement le 7 mai 1954 :

- Général Henri Navarre Commandant en Chef de l’armée française en Indochine jusqu’en 1954 ;

- Général René Cogny Commandant de Tonkin au Vietnam en 1954 ;

- Général Christian Decastre Commandant des camps retranchés au Vietnam en 1954 ;

- Colonel Decastrie chef superviseur des bataillons au Vietnam jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Capitaine Bizard au Vietnam de 1950 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Capitaine Sassi au Vietnam de 1950 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Lieutenant pilote Faure au Vietnam de 1950 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Lieutenant pilote Klotz au Vietnam de 1951 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Lieutenant parachutiste Allaire au Vietnam de 1952 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Lieutenant parachutiste Luciani au Vietnam de 1952 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Lieutenant Moreau au Vietnam de 1948 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Lieutenant médecin Rondy au Vietnam de 1950 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Lieutenant médecin Gindrey au Vietnam de 1950 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Lieutenant médecin Ronault au Vietnam de 1950 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Lieutenant médecin Madelaine au Vietnam de 1950 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Sergent-chef Grienwek au Vietnam de 1948 jusqu’au 7 mai 1954 ;

- Sergent pilote Barteau au Vietnam de 1952 jusqu’au 7 mai 1954 ;

Le 7 mai 1954 est la date d’humiliation de l’armée française avec ses avions de combat, de transport, hélicoptères, des chars de combat, des autos blindés, des sous-marins et navires de guerre, des canons et mortiers de tous les calibres, des véhicules de transport des troupes, des jeeps mitrailleuses, les moyens de communication, les moyens de génie, une logistique lourdement ravitaillée des moyens de guerre pour une armée coloniale de 250.000 soldats français encadrés par des Généraux, des officiers supérieurs et subalternes experts de la seconde guerre mondiale, issus des grandes écoles militaires en France.

L’objectif fut de s’emparer du Vietnam pour toujours comme les Vietnamiens ne voulaient plus la colonisation française et sa soumission. C’est ainsi que l’Armée Populaire du Vietnam (des maquisards) est née sous la direction de Hô Chi Minh père de l’indépendance du Vietnam et dirigée par le Général Vo Nguyen Giap son Commandant en Chef sans formation militaire comme les officiers français.

L’unique école militaire fréquentée par Général Giap, ses officiers et soldats, était leur résistance contre l’armée coloniale. En plus, l’Armée Populaire du Vietnam n’était pas équipée comme l’armée française. Ses maquisards avaient des fusils légers et se déplaçaient à pieds, d’autres en vélos et en pirogues.

C’est le 19 décembre 1946 que l’insurrection fut déclenchée contre le colonisateur. Le Général Vo Nguyen Giap avait 20.000 maquisards contre 250.000 soldats français, qui, à la seule période de fin 1953 et début mars 1954, 17 bataillons français ont été écrasés dans la région de Tonkin avec tous leurs moyens aériens et terrestres.

Ce qui ouvrit la bataille des 55 jours du 13 mars au 7 mai 1954 à Dien Bien Phu, dont les récits de certains survivants français indiqués en haut de cet article : Le tombeau de l’armée française s’ouvrit le 20 novembre 1953 avec notre occupation de Dien Bien Phu. L’assaut vietnamien fut affreux dit Gindrey ; Le 3ème bataillon fut bouffé en 5 heures de combat raconte Grienwek ; Allaire, j’allais me tirer une balle à la tête avec mon revolver ; Le 30 mars 1954, les Vietnamiens étaient décidés d’occuper toutes les montagnes de Dien Bien Phu ; La guerre avait changé l’aspect, dit encore Grienwek, les Vietnamiens étaient supérieurs sur tous les plans ; Impossible de soigner tous nos blessés, relate Ronault, les morts étaient enterrés dans la boue ; Nos jeunes soldats de 24 ans avaient des visages transformés comme des vieillards de 70 ans raconte Madelaine ; Il fallait nous rendre pour arrêter le combat, racontent Bizard et Sassi.

La décision devrait venir des politiciens à Paris, mais ils ne disaient rien. Il n’y avait pas d’attente entre les Généraux Navarre et Cogny. Decastre était dépassé par la guerre.

Même la visite au début de mois d’avril 1954 à Dien Bien Phu de Mr René Pleven Ministre français des armées, n’a pas résolu la situation désastreuse de l’armée française au Vietnam et les soldats disaient que les Américains viendront nous aider pour gagner cette guerre.

Par contre des pourparlers secrets entre le gouvernement français et du Nord Vietnam se déroulaient à Genève pour trouver l’accord d’un cessez le feu sans que l’armée coloniale d’occupation le sache.

L’assaut vietnamien sur Dien Bien Phu le 7 mai 1954, fut la fin d’occupation de l’armée française au Vietnam avec une lourde perte de 3.000 morts, 4.000 blessés, 10.000 prisonniers et des disparus. Tous les avions, les chars, les blindés, les véhicules de transport des troupes, les jeeps et toute l’artillerie détruits par les troupes de l’Armée Populaire du Vietnam.

Le Colonel Piroth, chef de l'artillerie, se suicida.

Toutes les voies d’accès et de sortie à Dien Bien Phu étaient bloquées, empêchant les ravitaillements de l’armée française. C’était la capitulation totale.

Les soldats français encore retranchés dans des trous, reçurent ordre de Paris pour déposer les armes et de se rendre les mains à la tête aux soldats vietnamiens de l’Armée Populaire du Vietnam qui criaient de joie de la victoire après 7 ans ½ de guerre.

Au même moment à Genève, le gouvernement français fut obligé de signer l’accord de cessez le feu et de reconnaître la République Socialiste du Vietnam.

Huit semaines plus tard, la conférence de Genève sur l'Indochine aboutissait au partage du pays, et l'armée vaincue à Dien Bien Phu était invitée à quitter la région de Tonkin. L'armée coloniale française quitta définitivement le Nord-Vietnam en 1955 et tout le Sud-Vietnam un an plus tard.

En 7 ans ½ de guerre, environ 50.000 soldats français sur les 250.000, étaient tombés au Vietnam + les blessés et les disparus.

Voilà comment jusqu’à ce jour aucun autre gouvernement français n’a osé plus aller s’aventurer dans l’ensemble de l’ex-Indochine.

Raconter tous les témoignages des officiers et soldats français survécus au tombeau vietnamien, n’est pas possible dans un tel article de mémoire.

Ceci nécessite d’écrire un livre, bien que cette défaite soit toujours gardée secret défense 57 ans après, pendant que le débarquement américain en Normandie le 6 juin 1944 pour libérer la France, est célébré avec pompe chaque année.

Mais les Africains sans compréhension de l’histoire, se laissent avaler par l’ignorance, c’est pourquoi l’armée française est considérée invincible en Afrique et protège librement les pouvoirs marionnettes que la Françafrique place sur leur sol depuis 1960.

Et pourtant cette armée de 250.000 hommes, chassée au Vietnam (331.698 Km2) avec tous ses gros moyens de guerre aérienne, terrestre et navale, ne représente absolument rien en Afrique par le nombre de ses soldats et équipements de guerre.

Djibouti, Sénégal, Tchad, Centrafrique, Gabon et Côté d’Ivoire totalisent 2.716.830 Km2 sur les 30.000.000 de Km2 de toute l’Afrique.

L’armée française possède moins de 8.000 soldats et mal équipée dans ces six pays africains pour protéger tous les pouvoirs néocolonialistes au service de l’expropriation de toutes les richesses de l’Afrique par l’Organisation des Néocolonialistes Unifiés.

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lundi 6 juin 2011

Quand la vérité vaincra le mensonge : l’Afrique sera merveilleuse

- Pourquoi les Africains ne se développent pas avec leurs immenses richesses ?

- Pourquoi sommes-nous impuissants face à l’expropriation de nos richesses ?

- Pourquoi les Africains n’ont pas leur propre religion ?

- Quel bonheur avons-nous obtenu du christianisme et l’islam depuis des siècles ?

- A quoi nous servent-ils tous les diplômes obtenus ses 50 dernières années en Occident ?

Le plus grand temple de la religion africaine (le kimbanguiste) est situé à Nkamba dans le Bas-Congo sur l’un des plus beaux paysages de l’Afrique, qui est la base spirituelle de la lutte révolutionnaire de Simon Kimbangu en 1921 contre l’esclavage et le colonialisme transformé en néocolonialisme depuis 1960. L’église chrétienne kimbanguiste n’est pas l’œuvre de Simon Kimbangu en 1921 pour la libération de tous les Noirs. Nkamba est la capitale de la révolution africaine où Simon Kimbangu avait amorcée cette grande lutte de libération le 6 avril 1921 pour être arrêté le 12 septembre 1921 par la police politique coloniale belge. Ces mots doivent être publiés avec cette belle photo de Nkamba sous ma propre responsabilité, car je suis kimbanguiste de l’œuvre de Simon Kimbangu et pas chrétien kimbanguiste au service du néocolonialisme. Je respecte toutes les religions de ce monde selon la conception de chacune et ceci doit être réciproque à la religion africaine (le kimbanguisme) de Simon Kimbangu de 1921.

On qualifie d’anti-christ, tout Africain qui n’est pas chrétien, mais pas les 2 milliards des bouddhistes, le 1 milliard des musulmans, des millions d’indous, des millions des Juifs, etc…et leur religion respective est respectée dans le monde. Aujourd’hui les Africains sont plus chrétiens que les Occidentaux, alors que le bilan moral de cette religion est négatif, car elle nous a apporté l’esclavage outre atlantique, le vol, le mensonge, la prostitution, la pédophilie, les guerres, les crimes, la soumission pour nous soustraire nos richesses tranquillement par les pouvoirs occidentaux. Quand nous traversons la Méditerranée pour le continent chrétien et des droits de l’homme, c’est l’humiliation qui nous accueille au nom sacré des sans papiers, des expulsions menottées et escortées par la police esclavagiste à bord des avions où se trouvent les pillards en business classe avec des champagnes et plats des langoustes, rappelant la tragique traversée forcée de l’Atlantique durant les siècles d’esclavage chrétien à la seule différence que nous ne sommes pas jetés dans l’espace comme à l’époque dans l’océan pour engraisser les requins de l’Atlantique. Selon la doctrine chrétienne et islamique, c’est Dieu (Allah) qui décide sur ses créatures. Mais avant le christianisme, les Africains ont vécu l’esclavage islamique. L’arrivée des Occidentaux et leur religion furent comme une délivrance à cet esclavage. Que dire de ces deux religions face aux Africains ?

L’Afrique est-elle le dépôt central des immenses richesses de Dieu Tout Puissant pour satisfaire tous les besoins technologiques de ses êtres humains les plus chers et aimés auxquels il a décidé dès la création de la terre et l’univers qu’ils viennent prendre quand ils veulent et comme ils veulent ?

Pourquoi les Africains n’ont aucun regard au bouddhisme et l’indouisme qui ne leur ont jamais fait le moindre mal ? Ces deux religions étaient présentées aux Africains par les chrétiens et les musulmans comme magie du Diable à ne pas s’en approcher. Durant les siècles, beaucoup des Africains furent exclus de leur famille pour être livrés aux esclavagistes outre atlantique et aux travaux forcés coloniaux pour avoir citer les noms de Bouddha et Indou. Voilà une autre face de la colonisation mentale en Afrique par où les Africains sont obéissants aux ordres des pouvoirs occidentaux depuis des siècles.

Les préceptes chrétiens et islamiques sont un frein pour la libération des Africains. Comme aucun de nous sans distinction raciale n’échappera au procès de Dieu après la mort selon ces mêmes préceptes, nous dirons à Dieu que le monde est injustice à cause de lui-même le décideur suprême. Personnellement je pense toujours lui rappeler cette remarque terrestre, car je ne lui fais aucun mal en se battant pour vivre en paix, en justice et en amour avec tout le monde sans distinction raciale. Mgr Desmond Tutu à un journaliste sur la question : pourquoi se battait-il contre l’apartheid ? Il répondit : Nous avons besoin de notre part de gâteau sur la terre, car il n’y a pas de gâteau au ciel. L’Africain a-t-il compris ?

C’est pénible en pensant à ma fille, diplômée universitaire au Congo devenir aide à domicile (boy) en Belgique pour entretenir les maisons et les vieillards des Occidentaux.

De même l’une de mes proches, diplômée universitaire au Congo avec longue expérience de magistrat et d’un service de sécurité publique au Congo comme haut cadre, devenir aide à domicile (boy) en Belgique, car il n’y a d’égalité entre Belge et Africain, en dehors de leur accorder la nationalité belge pour très bien les conserver dans l’esclavage moderne. Ces deux exemples ne sont qu’une goutte d’eau dans l’océan africain de sous-développement et de l’hypothétique paradis occidental avec le mensonge contre leurs ouvriers de race blanche, exploités par les riches occidentaux au nom de la liberté politique qui n’améliore rien dans leur vie quotidienne.

Extrait d’exhortation de Simon Kimbangu aux Noirs le 10 septembre 1921 : Avec mon arrestation commencera une période terrible d’indicibles persécutions pour moi-même et pour un grand nombre de personne. Les autorités gouvernementales vont imposer à ma personne physique un très long silence, mais elles ne parviendront jamais à détruire l’œuvre que j’ai accomplie. Certes, ma personne physique sera soumise à l’humiliation et à la souffrance, mais ma personne spirituelle se mettra au combat contre les injustices semées par les peuples du monde des ténèbres qui nous colonisent, car j’ai été envoyé pour libérer les peuples Kongo et la race noire du monde. Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi. Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces. Car tous les premiers gouvernants de l’Afrique travailleront au bénéfice des Blancs.

Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront. Beaucoup de jeunes quitteront l’Afrique dans l’espoir d’aller chercher le bien-être dans les pays des Blancs. Parmi eux, beaucoup seront séduits par la vie matérielle des Blancs. Ainsi, ils deviendront la proie des Blancs. Il faudra une longue période pour que l’homme noir acquière sa maturité spirituelle. Celle-ci permettra d’acquérir son indépendance matérielle. Je liquiderai l’humiliation que, depuis les temps les plus reculés, l’on n’a cessé d’infliger aux Noirs. Car, de toutes les races de la terre, aucune n’a été autant maltraitée et humiliée que la race noire.

Continuer à lire la bible. A travers ses écrits, vous arriverez à discerner les actes de ceux qui sont venus vous apporter ce livre et les principes moraux contenus dans ce livre. Il faudra qu’un voleur soit saisi avec l’objet qu’il a volé. Nous aurons notre propre livre sacré, dans lequel sont écrites des choses cachées pour la race noire et les peuples Kongo. La génération du Kongo perdra tout. Elle sera embrouillée par des enseignements et des principes moraux pervers du monde européen. Elle ne saura plus les principes maritaux de ses ancêtres. Elle ignorera sa langue maternelle. Alors je vous exhorte à ne pas négliger ni mépriser vos langues maternelles. Venez ! Oh ! Dieu le Père Tout-Puissant ! Je vous appelle, ainsi que tous les Anges de la guerre, afin de conduire un combat contre ce monde des ténèbres !

Gare à ceux qui continuent à renforcer l’esclavagisme et la colonisation des peuples Noirs !

Je demande à ce que la guerre éclate encore en Europe, pour que la race noire se réveille et puisse revêtir une maturité qu’elle avait perdue depuis les temps les plus reculés !

Kimbangu disait aux Noirs : faites ce que je dis et suivez mon exemple ; Les missionnaires chrétiens disaient aux Noirs : faites ce que nous disons et non ce que nous faisons.

Le 12 septembre 1921, il est arrêté par des colonialistes qui le pourchassaient depuis avril 1921. Condamné à mort par un tribunal militaire, les missionnaires chrétiens colonialistes exigèrent son exécution par pendaison publique comme exemple aux Noirs, pour que cela ne se répète plus. C’est ça l’amour chrétien contre une personne non violente qui luttait pour la justice entre les êtres humains. Cette peine sera modifiée en prison à vie, ainsi Kimbangu sera détenu dans des conditions cruelles au Katanga à 3.000 Kms de Nkamba.

Ses partisans sont relégués sous haute surveillance policière dans des localités isolées de la forêt équatoriale à partir de 1500 Kms de Nkamba avec interdiction de citer le nom de Kimbangu dans toute la colonie belge du Congo. Il mourut en prison coloniale le 12 octobre 1951 après 30 ans et 1 mois de captivité sans droit de visite.

Le 24 décembre 1959, la veille de la date créée par des Romains pour la naissance de Jésus Christ ou 6 mois avant l’indépendance du Congo le 30 juin 1960, le kimbanguisme est reconnu comme église chrétienne par les colonialistes après avoir christianiser avec exagération ses partisans pendant 38 ans et étouffer la lutte de libération des Noirs pour laquelle Kimbangu est mort en détention et le proclamer envoyé spécial de Jésus Christ sur la terre. C’est ça l’arrêt temporaire de la révolution africaine contre l’injustice coloniale transformée en néocolonialisme pour combien de temps encore ?

Comme dit Amundala Wabisa : la colonisation mentale est très dangereuse « Les Africains l’ont connue, elle se transmet de génération en génération. C’est la religion colonisatrice. Les maîtres sont partis, les Africains sont restés plus colonisateurs par eux-mêmes en se transmettant l’idéologie voulue par leurs colonisateurs.

Or, Jésus avait dit : je suis venu libérer les brebis perdus d’Israël "son peuple" et non les peuples africains ». C’est pourquoi, nous, Africains devons se doter de notre mythe fondateur qui se compose de ce refus d’être dominé par un autre peuple. Le jour qu’on aura cette indépendance mentale, qu’on valorisera nos cultures, nos religions et nos langues, ça sera le début de libération d’Afrique. On ne peut pas se développer avec la culture, la religion et la langue de son colonisateur.

Les Africains doivent utiliser leur savoir. Ceux qui ont étudié les sciences humaines et naturelles, la chimie, mathématiques, physique, médecine, etc…devront inventer une stratégie et une reforme scolaire appropriée aux valeurs culturelles africaines pour s’imposer à la domination des autres races.

Le kimbanguisme une religion ? Oui ! Mais sur la même égalité et respect avec le christianisme, l’islam, le bouddhisme, l’indouisme et le judaïsme devant Dieu. Elle n’est pas colonisatrice : Nous aurons notre propre livre sacré est la parole de Kimbangu parce qu’il avait compris le livre que nous avaient apporté les colonisateurs car le voleur a été saisi avec l’objet qu’il a volé. La doctrine révolutionnaire de Kimbangu est la vérité entre toutes les races humaines sans complexe. Voilà comment la vérité vaincra le mensonge et l’Afrique sera merveilleuse où les êtres humains vivront sans distinction raciale ni rapine des richesses qu’elle regorge.

Comment ceux qui prétendent être kimbanguistes ne se retrouvent-ils pas dans la lutte révolutionnaire de Kimbangu contre l’esclavage et la colonisation amorcée à Nkamba en 1921 ?

Et pourtant c’est cette alliance qui va libérer tous les Noirs. C’est révoltant de voir beaucoup des responsables kimbanguistes par leur conduite, soutenir le néocolonialisme contre l’oeuvre de Kimbangu en 1921.

Une trahison intolérable que l’histoire ne cachera jamais. Mais, il n’est pas tard de se racheter

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jeudi 2 juin 2011

Pacte néocolonial ou tueur d’Afrique

Quand Eva Joly a mené ses enquêtes sur l’affaire Elf dans les années 90, elle a été placée face à la corruption des élites, aux méthodes et aux pratiques qui l’ont aidée à désapprendre. Elle finit par confesser ceci : « La France m’a dégrisée, dévoilé l’envers du décor. L’instruction fit mon instruction ». Sa foi dans la grandeur et la noblesse des institutions de son pays a vacillé.

Jacques Chirac et Joseph Mobutu Sese Seko. Photo Réveil-FM, archive

Ce pacte transférant les pouvoirs colonialistes aux Africains sans indépendance, car toutes les richesses d’Afrique demeuraient pour la France, a été préparé avant la décolonisation et signé par les futurs Chefs d’Etat désignés par l’Elysée comme les successeurs de Gouverneurs généraux des colonies. Les échappés à ce pacte sont Sékou Touré, Modibo Keita et Sylvanius Olympio. Voilà comment des droits de l’homme de l’Elysée et les autres colonialistes ont érigé le néocolonialisme en Afrique.

Tout signataire savait s’il renonçait à ce pacte après l’indépendance, sera destitué ou tué. Le Président Youlou du Congo Brazza, signataire de ce pacte et joua un rôle capital contre Lumumba dès le 30 juin 1960 jusqu’à son assassinat le 17 janvier 1961 et contre les vrais patriotes africains durant son règne, avait été chassé du pouvoir en août 1963 par un complot de l’Elysée parce qu’il avait dénoncé ce pacte à l’Assemblée générale de l’ONU, le 18 novembre 1960. Dans son discours, Youlou insista sur l’expropriation française des richesses des ex-colonies par des accords de défense entre la France et l’Afrique, dont le maintien de l’armée française au Cameroun, Gabon, Sénégal, Côte d’Ivoire et la guerre en Algérie. Il ne cacha pas son désir d’arrêter ce pacte, car il était impossible aux Africains de jouir de leurs richesses. Youlou, pour ceux qui l’ont rencontré après août 1963 et avant sa mort, il regrettait avoir soutenu le néocolonialisme contre Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Sékou Touré, Félix Moumié, Sylvanius Olympio, Modibo Keita, Abdel Nasser, Habib Bourguiba, etc…car leur plus grand désir après les indépendances, était celui de partager équitablement nos richesses avec les ex-colonisateurs qui, par la volonté individuelle, pouvaient jouir de la nationalité africaine dans les Etats-Unis d’Afrique et devenir aussi loyaux patriotes africains. Celui qui sous-estime l’origine de son désastre, est obligé de le revivre continuellement.

Quand François Mitterrand fut élu à l’Elysée en mai 1981, les Africains ont fêté son arrivée au pouvoir plus que les Français, croyant que le néocolonialisme était vaincu par la gauche française. Mais, peu de temps après, l’expropriation des richesses africaines en soutenant les pouvoirs placés par la Françafrique, s’était renforcée plus qu’avant 1981. Avant la fin de son deuxième mandat après ses 14 ans à l’Elysée au début de 1995, Mitterrand déclara ouvertement : Les pays riches vivent aux dépens des pays pauvres qu'ils pillent. Ce sont les pays pauvres qui financent les riches. Si les pays développés sont riches, c'est parce qu'ils exploitent les pays pauvres. L'argent se gagne et chaque pays a besoin d'argent pour assurer son développement et lutter contre le chômage. Donc, aucun pays ne fait des dons à un autre pays. Les pays riches investissent à l'étranger parfois sous couvert des termes tronqués comme "aide" ou "don" pour soumettre les pays pauvres à leur volonté. Le don n'existe pas.

Manlio Dinucci del Comitato Africano Per l'Integrazione (Comité Africain pour l’Intégration) en Italie, avait déclaré dès le début de la guerre en Libye : La rapine du siècle. Les puissances coloniales se sont appropriées les colossaux investissements de l’Etat Libyen à l’étranger. L’argent gelé dans des banques occidentales menaçait le monopole de la Banque mondiale et du FMI en finançant des projets de développement dans le tiers-monde. Il continue à « travailler » non plus sous forme d’investissements, mais de garanties bancaires, cette fois au profit des Occidentaux.

Jean-Paul Pougala soulève ce que doit fortifier la mémoire africaine : Lorsqu’en 2006, Kadhafi réunit les Ministres Africains de l’Intérieur pour leur proposer une carte d’identité commune pour toute l’Afrique afin de faciliter le déplacement des Africains sur tout le continent sans formalité excessive, tous étaient contents du projet. Mais à leur retour, un coup de fil à Paris, un autre à Londres et l’idée n’était plus bonne selon laquelle si elle entrait en application, la Libye coloniserait les autres pays africains. Alors que les clandestins en Libye proviennent à 99 % des pays africains qui refusent la proposition libyenne. Pour tous les Africains dotés d’un sens de discernement, le destin de la jeunesse africaine n’est pas celui de se mettre en marche vers l’illusion d’un hypothétique paradis européen pour occuper le bas de l’échelle des classes sociales en occident. L’objectif pour lequel il vaut la peine se battre est celui de faire rêver l’Afrique. L’Afrique doit faire rêver les Africains, afin qu’ils aient la sérénité et l’enthousiasme nécessaire pour surmonter les défis qui les attendent.

Une des raisons pour bombarder la Libye, le Guide Libyen a passé trop d’années au pouvoir. Le record des hommes politiques au pouvoir est détenu par les Occidentaux. Robert Byrd, qui a reconnu en 2005 avoir orchestré une manœuvre au Congrès américain en 1964 pour retarder la loi sur les droits civiques des Noirs, a siégé au Sénat et à la Chambre pendant 63 ans jusqu’ à sa mort le 28 juin 2010. Avant lui, Carl Hayden a été Sénateur pendant 56 ans et 319 jours. Lorsqu’on sait qu’un sénateur Américain est 10 fois plus puissant qu’un Chef d’Etat Africain. En Italie, Giulio Andreotti a été élu député en 1946, aujourd’hui (65 ans) il est sénateur à vie. Il fut 7 fois Président du Conseil Italien. Dans le Royaume Uni, Elizabeth II est reine de 16 pays indépendants depuis 1952. En 1942 à 16 ans, elle est déjà nommée chef de l’armée. Et si Kadhafi devait devenir le Roi de la Libye ? Que se serait-il passé s’il avait instauré un émirat avec sa famille, comme le Qatar qui participe aux bombardements ?

En Afrique, aucun politicien n’a battu ces records à n’importe quel niveau politique. Ailleurs, ce qu’on exige d’un politicien est son bilan, pourquoi ceci n’est-il pas valable pour le Président Libyen ? Pour avoir une idée de son bilan politique, il n’y a jamais un seul Libyen sur les embarcations de fortune qui échouent sur les côtes italiennes de Lampedusa. Pourquoi les Libyens ne fuient-ils pas leur pays ? Si Kadhafi est ce méchant dictateur, pourquoi c’est le pays Africain qui a le plus grand taux d’étrangers venus du monde entier ?

La manipulation des Africains par l’Occident est un coup très dur contre l’Afrique. Ne pas la subir est la garantie que les Africains feront la part des choses entre les dirigeants valeureux et médiocres. Mais pour le faire, il faut avant tout résoudre ce problème d’ignorance dans laquelle est trempée la majorité de nos frères et sœurs. Les pays africains sont encouragés à la division par les puissances étrangères pour asseoir leur domination. Il faut que l’Afrique s’unisse en un seul Etat, avec une seule armée, une seule économie, une seule monnaie. Mouammar Kadhafi est l’adepte convaincu du panafricanisme.

Voilà pourquoi, moi Yambuya Lotika Kibesi insiste toujours sur la déclaration de Dee Lee, cet américain blanc d’origine occidental qui avait dit clairement : Les Noirs ne lisent pas et ceux qui lisent ne comprennent pas ce qu’ils lisent, ils resteront toujours nos esclaves. Nous pouvons encore continuer à récolter des profits des Noirs sans effort physique de notre part. Regardez les méthodes actuelles de maintien dans l'esclavage qu'ils s'imposent eux-mêmes : Ignorance, Avidité et Egoïsme.

Concernant Congo-Kinshasa, les moyens actuels d’information nous rendent plus ignorants qu’à l’époque d’esclavage outre atlantique et mains coupées coloniales. Car voir certains Congolais chercher des appuis politiques et financiers des parrains du néocolonialisme en Afrique, et dire que c’est le moyen crédible d’accéder au pouvoir pour réaliser le bonheur de notre peuple appauvri par ce même néocolonialisme, c’est comme si François Mitterrand avait menti avant de quitter définitivement l’Elysée. Les marionnettes ne manipulent aucun objet, mais au Congo-Kinshasa, les Congolais sont dépouillés de leurs immenses richesses par les marionnettes fabriquées par les colonialistes dans l’usine de Charles de Gaule depuis les indépendances bâclées d’Afrique, dont tous ses successeurs à l’Elysée depuis 1969, fabriquent d’autres marionnettes africaines pour voler toutes les richesses de l’Afrique avec l’aide de tous les locataires de la Maison Blanche depuis 1960 et leur communauté des Néocolonialistes Unifiés (ONU) avec l’adhésion des nouveaux membres, les ex-communistes qui étaient jusqu’en 1988, les alliés des opprimés africains.

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samedi 14 mai 2011

Le Congo ou le vrai déclic de l'Afrique

"Tous ont compris si le Congo meurt, toute l’Afrique bascule dans la nuit de la défaite et de la servitude. Voilà encore une fois la preuve vivante de l’unité africaine. Voilà la preuve concrète, que cette unité sans laquelle nous ne pourrions vivre face aux appétits monstrueux de l’impérialisme. Entre l’esclavage et la liberté, il n’y a pas de compromis". dixit Patrice Emery Lumumba fin août 1960 lors de la Conférence panafricaine de Léopoldville

Patrice Emery Lumumba, héros africain. Photo Réveil-FM, archives

L’espoir des Zaïrois après l’annonce le 24 avril 1990 par Mobutu de sa version démocratique, suivie de la Conférence Nationale Zaïroise dirigée par Mgr Monsengwo de l’église catholique, devenu Président du HCR-PT, l’institution suprême de transition pour conduire aux élections libres n’avaient pas servi la volonté populaire de voir Mobutu quitter le pouvoir pacifiquement.

L’interminable transition était de bon gré de Mobutu avec l’accord de Mgr Président suprême, des Hauts Commissaires de la République avec leur folie salariale et corruption avec l’argent du pays contrôlé par le régime, furent la base du pouvoir continu de Mobutu, car aucun d’entre eux n’avait le regard à la volonté du peuple et aucune décision de cette conférence n’était respectée. Mobutu est parti par la volonté de ses créateurs contre le pouvoir élu par le peuple et dirigé par Lumumba sans gouverner du 30 juin 1960 au 5 septembre 1960 suite de ce que les Congolais savent sans comprendre. Le triomphe sur Mobutu par la Maison Blanche occupée par Bill Clinton, avait été confisqué par Mzée Laurent Kabila le 16 mai 1997 en se proclamant Chef d’Etat à la place de Tutsi Rwandais Déogracias Bugera, celui que Bill Clinton et ses alliés occidentaux avaient prévu comme successeur de leur loyal serviteur Mobutu. Ce choix était bien avant le début de la guerre d’octobre 1996.

Mzée Kabila en s’engageant dans cette guerre sans un secrétaire ni des partisans lumumbistes de depuis 1960, et en confisquant les ambitions de Bill Clinton au Congo, avait d’abord entrepris de réveiller la volonté populaire qui conduisit les nationalistes à la victoire sur le colonialisme en 1960. La tâche n’était pas facile face aux 37 ans du néocolonialisme, dont 32 de doctrine mobutiste mais le changement de mentalité au Congo était considérable. Parler des élections ne pouvait intervenir qu’après le lavage complet des cerveaux des Congolais du malveillant néocolonialisme et sa doctrine du mobutisme.

La suite comme contre Patrice Lumumba, l’agression de Bill Clinton et ses alliés occidentaux dont les misérables pouvoirs rwandais, ougandais, burundais et les marionnettes congolaises n’avaient agi que par procuration pour détruire le réveil du peuple congolais par Mzée Kabila et de l’assassiner avant que le Président Bill Clinton quitte définitivement la Maison Blanche le 20 janvier 2001.

Les accords de Sun City étaient la fête de la résurrection du néocolonialisme, car c’était le retour du mobutisme dans les cerveaux des Congolais avec l’attente des élections comme du 24 avril 1990 au 17 mai 1997. Comment aller aux élections où le gouvernement, tous les services de sécurité et l’armée sont assiégés par le pouvoir de Kigali comme veut la Maison Blanche depuis Bill Clinton et leurs alliés, dont Mzée Laurent Kabila avait confisquées le 16 mai 1997 et en fin juillet 1998 avoir chassés tous les Tutsis au dehors de l’ensemble de notre territoire national en 72h.

Aujourd’hui le peuple vit dans la terreur, nos mamans violées, des arrestations, des assassinats s’intensifient, des exilés pour leur franc parler, des exilés à cause de mauvaises conditions sociales de vie que le pouvoir et l’opposition néocoloniale ne veulent pas soigner dans un pays naturellement trop riche, alors que Mzée Laurent Kabila soignait progressivement ses mauvaises conditions sociales de vie avec patriotisme : « Organisons-nous par nos propres moyens, sans aller mendier ailleurs, car nous avons tout dans notre pays ».

Pendant ses 44 mois de pouvoir, dont 29 mois dans l’agression, il n’avait recouru en aucune dette ni aide étrangère pour les besoins du pays.

Voilà ce que les Congolais doivent savoir et retenir avant d’accepter encore d’autres élections, qui n’ont qu’un seul objectif, garder au pouvoir les néocolonialistes assiégés par le pouvoir de Kigali pour se servir et servir les intérêts étrangers, et non de la nation congolaise et son peuple.

On peut se tromper deux fois dans la vie, pas continuellement. Du 24 avril 1990 au 17 mai 1997 et du 16 janvier 2001 à ce jour, le peuple s’est trompé politiquement deux fois. Cette troisième fois n’est plus possible si le peuple est conscient de son histoire, car les élus (du haut en bas) sont déjà choisis parmi les adeptes du mobutisme dans l’union de l’Organisation des Néocolonialistes Unifiés (ONU) dans laquelle les autres pays ne sont que des figurants terrorisés puisque le néocolonialisme n’a pas d’ami ni d’égalité des droits, il n’a que des valets et quand tu veux le respect de leurs propres textes, il te rabaisse et t’assassine sans état d’âme ni honte par tous les moyens criminels à leur disposition.

C’est pourquoi il faut le refuser avant d’accéder au pouvoir. Le peuple congolais n’a pas besoin d’exemple ailleurs, car c’est l’usage du néocolonialisme qui transforme tout à sa faveur. Le Congo a une longue expérience des manipulations néocoloniales si nous comprenons notre histoire depuis 1960.

Le peuple a besoin d’une révolution qui marquera l’histoire de l’humanité sans distinction raciale en général et de l’Afrique en particulier, car le Congo est la grande proie du néocolonialisme, un système de pouvoir à abattre avec patriotisme par nous-mêmes puisque le néocolonialisme ne peut jamais se transformer au bien-être d’un peuple néocolonisé ni de son développement. Ainsi, nous saurons qui sont les vrais défenseurs de notre peuple et ceux des intérêts étrangers égoïstes, pour que le Congo devienne l’exemple irrévocable de la légalité des droits humains en Afrique.

Il y a au Congo deux camps politiques :

1) les néocolonialistes (mobutistes) au service des intérêts étrangers égoïstes depuis 1960 ;

2) les souverainistes (véritables lumumbistes) au service du peuple et persécutés dans le sang depuis 1960 parce que fidèles pour défendre nos intérêts équitablement avec le reste du monde en toute liberté humaine. Mais qu’ils n’ont jamais eu à gérer le Congo tranquillement en deux occasions (une entre 30 juin 1960 et 5 septembre 1960, l’autre entre le 17 mai 1997 et le 16 janvier 2001). Tandis que les plus faibles lumumbistes sont terrorisés et deviennent complices du néocolonialisme.

Les élections législatives peuvent se réaliser entre les candidats de 2 camps « néocolonialistes et souverainistes » avec des moyens égaux des campagnes électorales. L’élection présidentielle en un tour avec 2 candidats, chacun issu de ces deux camps politiques, est acceptable.

Les multitudes des candidats et des partis politiques pour des pactes inutiles ne sont qu’une manoeuvre néocoloniale. L’armée et les services de sécurité doivent servir la nation et le peuple, aucun camp ne peut s’en approprier pour soi.

Un peuple respectable et incorruptible n’a pas besoin d’intervention ni des témoins étrangers dans ses affaires intérieures. A tous ceux qui croient à l’aide financière étrangère pour organiser les élections et à leurs campagnes électorales, et qu’ils en auront encore beaucoup après leur victoire aux élections, pour accomplir le bien-être des Congolais, comme aussi ceux qui utilisent l’argent du patrimoine national pour leur propagande pendant que le peuple moisisse dans la misère, il faut leur demander le bilan des 51 ans du néocolonialisme en Afrique et les raisons des meurtres des dignes fils Africains depuis toujours.

Chers frères Africains prenons conscience de ces que nous subissons depuis 600 ans. Battons-nous pour notre dignité et égalité humaine au moment que nous savons écrire et lire, nous devons être capables de comprendre ces que nous voyons. Sachons bien que le néocolonialisme c’est aussi l’école qui fixe dans les cerveaux des néocolonisés, qu’ils ne peuvent rien faire dans leur pays respectif sans le soutien des néocolonialistes occidentaux, entre temps ils nous pillent sans ne rien faire à notre place, et rendent toutes nos aptitudes intellectuelles obtenues ensemble avec eux dans leurs propres écoles, universités et autres formations importantes en Occident comme des objets sans valeurs tout en abaissant nos formations acquises surplace en Afrique. Trouvez-vous juste que des diplômés africains soient des Apprentis Tous Tavaux (ATT) dans les pays développés ?

Qui développera alors l’Afrique avec cœur ?

Pour que les intellectuels néocolonisés africains soient considérés par l’union de l’Organisation des Néocolonialistes Unifiés (ONU), ils doivent se transformer en fidèles serviteurs du néocolonialisme en se battant au nom de la démocratie occidentale pour entretenir tranquillement un système de pouvoir contre le bien-être et le développement des Africains. Ce n’est pas toujours la faute des Occidentaux, mais notre part de faute est énorme comme dit bien cet Américain blanc d’origine occidental : << nous ne lisons pas ou nous lisons sans comprendre ce que nous lisons et ce que nous voyons, nous resterons toujours leurs esclaves >>.

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mardi 10 mai 2011

Ce que les Africains ignorent des Etats-Unis

La brève introduction de cet article est un extrait de l'article d'Antonio Carlucci. Les photos d'Ives Marchand et Romain Meffre de l'espresso settimanale di politica, cultura e economia : traduit en Français : l'express hebdomadaire de la politique, culture et économie du 17 mars 2011. L'espresso est l'un des plus grands et plus lus hebdomadaires d'Italie. Ce numéro a fait découvrir aux millions de ses lecteurs la vraie face des Etats-Unis d'Amérique qu'on n'en parle presque pas. C'est pour montrer au monde en général et l'Italie en particulier qu'économiquement, les Italiens n'ont rien à espérer aux investissements américains alors qu'ils ne font rien pour le redémarrage de leur économie surplace aux Etats-Unis en faveur de leur développement et le bonheur de leur peuple. En lisant cet article et voir les photos de Detroit qui l'accompagnent, j'avais tout mon corps tremblotant en voyant en une seconde les raisons pour lesquelles tous les pouvoirs américains qui défilent dans la Maison Blanche, surtout à l'égard de l'Afrique, considèrent ce continent comme leur proie privée, et donc les Etats-Unis doivent s'en servir à leur gré pour essayer de trouver des solutions à leurs graves situations intérieures.

La gare de Detroit : Michigan Central Station aujourd’hui

Comme les Africains sont les plus ignorants des êtres humains, il faut leur imposer une règle à suivre et ainsi créer en permanence des dirigeants politiques africains qui obéissent à nos directives d'exploitation de toutes leurs richesses naturelles au détriment de leurs peuples, donc une démocratie irréelle et soutenue par nous au nom de respect des droits de l'homme ne correspondant pas à leur réalité face à nos besoins en Afrique. Je m'arrête ici en vous laissant le temps de lire ce que vous allez découvrir. D'autre part, est ce que nous ''Africains'' avons déjà fait le bilan de nos diplômes obtenus ensemble avec les races blanche et jaune dans leurs propres écoles des primaires aux universités et autres formations importantes ? Je voudrai aussi insister que nous ne pouvons pas continuer à nous victimiser en accusant toujours les autres, qu'ils nous exploitent, c'est leur faute. Et nous ? Nous n'avons aucune faute ? Je crois que la plus grande faute c'est nous-mêmes car nous ne voulons rien comprendre, c'est ainsi que les Blancs et les Jaunes profitent de notre propre ignorance pour exploiter l'Afrique librement. Ne les accusons pas perpétuellement, car nous acceptons que nos diplômes et autres valeureux titres nous donnent droit d'être des politiciens en Afrique pour détruire notre propre continent ou de devenir les Tous Travaux (TT) en Occident au profit de ceux qui nous accusons d'être des responsables de nos malheurs dans la modernité. Réfléchissons comme des êtres dignes et c'est à nous de ramener nos exploitants à la légalité humaine comme voulaient nos leaders politiques historiques africains massacrés dans leur dignité par les néocolonialistes parce qu'ils avaient triomphé le colonialisme avec la détermination de créer les Etats-Unis d'Afrique comme aussi les quelques uns qui se battent héroïquement pour le triomphe sur le néocolonialisme. Bonne lecture et courage pour que le peuple africain puisse sortir de l'obscurité et voir la lumière.

Beaucoup des Américains étaient scandalisés dimanche 6 février 2011 en voyant à la télévision les images de Detroit dans le Michigan. C’est l’une des villes les plus luxueuses et modernes des Etats-Unis à la frontière avec le Canada. L’état de cette ville aujourd’hui, démontre à quel stade ce pays est entrain de chuter dans l’enfer des belles choses des pays les plus développés, pour ne pas faire la comparaison avec des pays à la recherche du développement. Le maire de la ville, un Noir de 67 ans, Dave Bing, a voulu être emporté dans le monde invisible en voyant ces images défilées sur une télévision américaine, bien qu’il vit chaque jour dans cette incroyable réalité.

A l’époque, Detroit, capitale mondiale d’automobile, avait plus de 2.000.000 d’habitants presque sans chômeurs, en majorité des Blancs. Aujourd’hui, elle a moins de 900.000 habitants, en majorité des Noirs, ce qui fait que les maires qui se succèdent sont tous de cette origine. Mais quelle ville ? Du jamais vu depuis la découverte de l’Amérique, en dehors de l’ouragan Katerina au Sud il y a quelques années passées, qui était une calamité naturelle. La ville de Detroit est désignée aujourd’hui ‘‘la porte d’entrée du diable’’ qui s’est ouverte à l’impuissance de tous les Présidents des Etats-Unis depuis 1988.

Des usines et maisons d’habitation abandonnées. Des montagnes d’immondices ont remplacées la présence humaine où la grande partie de la ville est revenue à l’état sauvage sans trouver des solutions, car il y a même des animaux sauvages qui ont fait leur retour dans cette nouvelle forêt de l’Amérique du Nord. Il suffit de parler avec le maire, les fonctionnaires, les consultants, les architectes, les ingénieurs qui s’occupent de cette ville, pour comprendre qu’il est impossible de la reconstruire. Des milliers des bâtiments d’Etat et privés sont abandonnés.

La gare (Michigan Central Station) construite en 1913, l’une des plus belles des Etats-Unis, a été fermée depuis qu’Antrack (la compagnie américaine des chemins de fer) avait suspendu cette ligne en 1988, est devenue le monument le plus méconnu de la ville en pensant comment elle était fréquentée depuis sa construction et modernisation à la belle époque. Son état de dégât avec tous ses équipements modernes, c’est comme si le lux de ce pays n’a plus son sens d’être dans le monde.

L’usine Fisher Body 21 de Detroit, la plus grande et moderne de construction des voitures et autobus des Etats-Unis, est dans un état d’abandon très avancé où les matériels modernes en ruines dégagent une effroyable odeur, que tous les véhicules en circulation à ses environs, tous les vitres doivent être fermés ne laissant aucun passage de l’air. Les piétons ne passent plus aux environs, dont l’usine n’a même plus un seul gardien. En faite, pour garder encore quoi qu’on ne puisse pas voler ?

L’usine Fisher Body 21 de Detroit dans son abandon

Adams Theater la plus grande magnifique salle de théâtre de Detroit et d’Etat de Michigan, s’est convertie en centre des ordures dégageant une odeur épidémique. De même que le Michigan Theater avec sa modernité et luxe du développement des Etats-Unis, existe aujourd’hui dans la ruine de la faillite sans aucune tentative de la rendre utilisable, car les plafonds se sont écroulés dans l’abandon comme si elle n’appartenait à personne et n’appartiendra plus à personne, sauf par un coup de baguette magique.

Voilà Adams Theater aujourd’hui, son parking interieur et une de nombreuses chambres où les artistes s’habillaient au Michigan Theater

La bibliothèque scolaire de Detroit, la plus grande et la plus équipée de l’Etat de Michigan, voire parmi les plus modernes des Etats-Unis, ses montagnes internes des livres surabondamment endommagés et irrécupérables, c’est comme si la scolarité s’est arrêtée définitivement dans cette ville.

La grande bibliothèque scolaire de Detroit dans son état actuel

Figer Stadium, le plus grand et magnifique de l’Etat de Michigan où se jouaient tous les grands matchs de baseball à Detroit, s’est transformé selon les habitants qui sont restés, en siège du diable en Amérique dans un curieux abandon comme si ce sport était banni dans l’Etat de Michigan. Les ordures sans qu’elles soient jetées par des hommes, ont atteint un niveau qu’elles ne seront plus jamais enlevées tant que ce monde existe. Les pelouses ont complètement disparues seules.

Le Figer Stadium de Detroit aujourd’hui

Le laboratoire biologique de la Cass Tecnical High Scool de Detroit, l’un des plus importants des Etats-Unis, se trouve dans un état de dégradation et personne ne s’était même pas préoccupé de déplacer les matériels et les protéger pour l’avenir de l’Etat de Michigan en particulier, des Etats-Unis en général, car il était fréquenté par des nombreux chercheurs qui venaient des autres Etats et aussi de beaucoup d’autres pays. Il n’y a d’ailleurs pas une initiative pour son avenir en dehors d e cet abandon total.

Le laboratoire biologique abandonné de la Cass Tecnical High Scool au Detroit,

Le commissariat de police de High Land Park, l’un des plus vastes et magnifiques des Etats-Unis n’existe plus. Ce parc où on tournait même certains films, est devenu un grand refuge public des animaux sauvages, créant la réserve de chasse dans la ville de Droit et les habitants se demandent comment des animaux sauvages des forêts naturelles, se sont rendus compte que High Land Park est devenu leur propriété privée. Un lieu qui faisait la fierté humaine de l’Etat de Michigan.

Le commissariat de police abandonné de High Land Park,

Il y a dans la ville plus de 10.000 bâtiments (petits et grands) destinés pour usage des bureaux, usines et habitations, qu’on ne peut même plus penser à une récupération ou réhabilitation de n’importe quel type pour qu’ils redeviennent utilisables, la seule solution c’est la démolition et fini.

Le maire Dave Bing a proposé des maisons habitables abandonnées et des bureaux à un incroyable prix aux enchères de 1.000 $ la pièce quelle que soit sa grandeur, mais aucun acheteur se présente et personne ne s’intéresse de cet offre de la marie de Droit. Et pourtant c’est dans la tentative de ramener beaucoup des gens dans la ville, pour sa reconstruction et aussi d’arrêter la progression d’abandon sans limite de nombreux autres édifices. La mairie de Detroit a un déficit de 155.000.000 $ et une dette à long terme de 5,7 milliards $ sans savoir où en trouver pour les régler.

Dave Bing a demandé à tout le monde de présenter des projets pour reconstruire la ville, mais impossible de ce qui est devenu comme les ruines des bombardements avec des millions des tonnes de bombes larguées dans une grande guerre.

C’est ça les Etats-Unis en faillite. Mais, des pays d’Afrique espèrent, que les Etats-Unis leur aideront gratuitement de réaliser leur bien-être dans le développement. Comment un pays en faillite, qui ne trouve aucune solution pour ses problèmes intérieurs, peut-il faire mieux ailleurs en abandonnant ses responsabilités nationales ?

Ceci dit clairement, renier sa nation et son peuple en faveur du bien-être, de modernité et le développement des autres peuples qui se laissent tromper en voyant des grattes ciels dans toutes les grandes villes des Etats-Unis. C’est ainsi, pour essayer de guérir cette grave maladie pour éviter la propagation dans tous les Etats-Unis, la politique américaine (républicaine ou démocrate) n’a pas autre choix que celui de terroriser le monde avec le développement des armes pour leur arsenal militaire.

Qui en réalité c’est leur unique moyen de rapporter des ressources pour la survie des Etats-Unis en imposant des régimes marionnettes dans des pays sous-développés, en particulier de l’Afrique, car beaucoup des pays d’Asie et d’Amérique Latine leur échappent progressivement davantage, même s’ils ont encore un contrôle sur le Japon, la Corée du Sud, les pays Arabes et la Colombie.

Pour toutes ces raisons, les laboratoires des Etats-Unis qui fabriquent des malveillantes idées contre les pays qui progressent d’eux-mêmes ou qu’ils sont déjà très avancés, leurs études sont basées sur comment nuire le développement des armes de guerre de ces pays, car les Etats-Unis ont énormément peur d’affrontement militaire avec des armes égales pour ne pas faire face aux leurs qui se développent en abandonnant le développement des secteurs plus humains comme ce que nous démontre la ville de Detroit dans l’Etat de Michigan. La Maison Blanche de Washington est consciente qu’avec des armes égales avec n’importe quel pays du monde, les Etats-Unis sont perdants sur tous les plans.

Même l’Union Européenne, qui regroupe aujourd’hui les pays de l’Europe occidentale et orientale (des ex-communistes), les Etats-Unis ont énormément peur. C’est pourquoi malgré la destruction du pacte de Varsovie, l’OTAN qui fut créée à son temps contre ce bloc soviétique, et que les pays de ce bloc sont devenus membres de l’OTAN, les Etats-Unis ne veulent jamais qu’on évoque sa dissolution alors que la guerre froide est finie depuis plus de 20 ans déjà. Gorbatchev ayant démolie l’URSS en livrant l’une de deux super-puissances du monde au rang de l’impuissance, car la Russie seule est sans voix ni poids dans la scène mondiale comme à l’époque de l’URSS de Staline, Kroutchev, Brejnev ou Andropov.

Malgré la capacité militaire de la Russie, elle est réduite à sa propre défense contre l’OTAN qui a absorbé ses anciens alliés communistes, dont la personnalisation des Etats-Unis dans sa dictature de vol que la Maison Blanche impose en sens unique à travers le monde. Ses fidèles alliés, l’Angleterre et la France, des spécialistes de rapine des richesses naturelle de l’Afrique depuis la fin de la première guerre mondiale (1914-1918), sont ses grands supports dans la ruine de l’Afrique.

L’Allemagne et l’Italie sont depuis la fin de la guerre mondiale (1940-1945), des pays occupés par l’armée américaine pour intimider et contrôler le monde entier, d’où sont installées les plus grandes bases militaires des Etats-Unis à l’étranger et aussi au cœur de l’océan indien dans l’île africaine de Chagos, désormais appelé Diego Gracias où les Chagossiens ont été chassés comme des animaux en 1972.

La première puissance économique et financière du monde, la Chine, se trouve dans le malveillant laboratoire des Etats-Unis, pour la détruire. Mais les Chinois sont plus rusés que les Américains, car ils n’ont pas des comptes à rendre ni des dettes envers d’autres pays. D’ailleurs les Etats-Unis sont endettés à la Chine jusqu’à la gorge. Bref, c’est ça les Etats-Unis que nous offre Detroit, pour que les Africains quittent la peur et l’idée que les Etats-Unis leur aideront gratis, c’est faux et 1 $ d’aide fictive américaine en Afrique rapporte 10.000 $ des richesses naturelles volées en Afrique par les Etats-Unis. Quel pays africain peut montrer le bien-être ou de développement obtenu des Etats-Unis depuis 1960 que la Maison Blanche dirige les ex-colonialistes devenus des néocolonialistes en Afrique, Zéro ! Que les désordres pour appauvrir l’Afrique plus qu’à l’époque coloniale et cette fois ensemble avec tous ses alliés. Voilà la démocratie qu’on impose aux Africains sans qu’elle leur apporte la paix ni le bonheur.

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vendredi 29 avril 2011

24 avril 1990-24 avril 2011: 21 ans après, ce que je crois être vrai !

Cette réflexion m'engage en tant que Vice-président du Mouvement de Résistance de la Diaspora Congolaise de France et non pas Réveil-FM International qui publie mon article. L’UDPS d’Etienne TSHISEKEDI a organisé un meeting populaire à Kinshasa, et cela a fait jaser plus d’un, à commencer par le pouvoir en place, qui a eu peur que les choses ne dégénèrent et deviennent incontrôlables. Dans la foulée, sous les auspices du fils de Christopher KANAMBE, les organes répressifs du pouvoir se sont vites rués en conciliabules nocturnes pour mettre en place la machine à « tuer du congolais ».

Kinshasa, dimanche 24 avril 2011, Etienne Tshisekedi, président de l'Udps au stade Tata Raphaël

Beaucoup de nos concitoyens, soucieux de voir la patrie se libérer, attendaient beaucoup de cette journée. Ils espèraient que de ce rassemblement pourrait naître un mouvement de révolte spontané à même de balayer le pouvoir asservissant de kinshasa. Ils ont eu raison d’espérer. Mais, qu’on ne s’y trompe pas, une espérance fondée sur du néant n’a pour vocation que de décevoir. Et la déception a été grande.

Objectivement, il n’y a eu rien à attendre de cette manifestation. Elle s’ajoutera sûrement sur les nombreuses autres précédemment organisées par l’UDPS et grâce auxquelles la revisite participe aujourd’hui encore à la crédibilisation de ce parti et de son leader. Il y a qu’à lire Monsieur François TSHIPAMBA MPUILA au sujet de ce rassemblement pour se rendre compte que l’UDPS, non seulement qu’elle reste tournée vers le passé, mais aussi et surtout, se complaît et s’accroche à des « victoires » éphémères et sans impact réel pour le devenir de la patrie.

Nous faisons le pari, pas de gaieté de cœur, mais avec colère et une bonne dose d’amertume, que le 24 avril 2011, dans son allocution, le leader de l’UDPS a encore brillé par son impondération et son irrationalité. Comme à son habitude, il est resté figé sur le passé et ses «victoires » sur le mobutisme.

Etienne Tshisekedi, ministre de l'intérieur de Mobutu

Etienne Tshisekedi rendant visite à son ami Mobutu malade la prostate au Cap Saint-Martin en France.

Or, s’il est vrai que le combat de l’UDPS et de son leader a porté sous la deuxième république, et que grâce, en partie à elle, le pays a connu l’ouverture au pluralisme politique dans les années 90, il en reste pas moins qu’aujourd’hui ce n’est pas le passé qui compte. C’est plutôt le présent et l’avenir de la patrie qui compte. Ce passé, fut-ce-t-il glorieux pour l’UDPS, est désormais du domaine de l’histoire, et donc des historiens.

S’accrocher au passé et faire usage des recettes anciennes dans la situation actuelle où se trouve le pays, est une grave erreur. Voilà pourquoi nous parlons ici d’impodération et d’irrationalité.

Il est impérieux pour l’UDPS et son leader, de comprendre que s’ils combattaient une dictature sous la deuxième république, l’agression venue du Rwanda en 1996, planifiée et orchestrée avec la bénédiction de la communauté internationale, et elle-même s’inscrivant dans le cadre d’un double objectif, à savoir : avoir la mainmise sur les ressources naturelles du Congo et mettre en œuvre la partition de ce pays qu’ils jugent trop grand et ingouvernable, a changé la donne.

Car, ce qui s’est mis en place depuis cette date, n’a d’autre nom qu’une OCCUPATION. C’est la seule formule compatible aux visées des puissances étrangères qui ont déclenchées l’invasion du Congo, Zaïre à l’époque, et qui leur permettait de parvenir à leurs fins.

Or, combattre un pouvoir dictatorial, tel que l’était celui de Mobutu, et une occupation décidée par les grandes puissances de ce monde, avec l’ONU, alias MONUSCO en support, n’est pas la même chose. Cependant, cette lecture éclairée de la situation du pays fait défaut aux dirigeants de l’UDPS. A force de refuser de reconnaître l’état d’occupation réelle du pays, de l’infiltration et de la fragilisation de toutes ses institutions de l’intérieur, l’UDPS et son leader se tromperont toujours dans les choix qu’ils feront sur les ou la solution à apporter au problème qui nous préoccupe.

Ses choix nous les connaissons (Monsieur Etienne TSHISEKEDI n’en fera pas l’économie le 24 avril prochain) : combat idéologique, opposition non armée, élections démocratiques…

Il reste figé à ça, alors même que ces recettes n’ont pas pu déloger la simple dictature de Mobutu qui est resté plus de 25 ans au pouvoir depuis la fondation de l’UDPS. Le plus simple de citoyens congolais ne manquera pas à se poser la question de savoir comment peut-on mettre un terme à une occupation avec des recettes qui n’ont pas été capables de mettre un terme à une simple dictature.

Non, les solutions préconisées par l’UDPS sont inappropriées et inadaptées. Et le rassemblement du 24 avril 2011 s’inscrit sur cette lignée des solutions faibles, approximatives, inappropriées et inadéquates.

Nous ne voulons pas que nos concitoyens, patriotes déterminés et soucieux de se battre jusqu’à la libération de la patrie, se laissent distraire par ce genre d’événement qui n’aura aucun impact réel sur ce pouvoir.

Par quel miracle voudrait-on que le 24 avril 2011 change la donne à Kinshasa ?

Nous ne cessons de le dire : un peuple ça se forme, ça s’encadre, ça s’oriente, ça s’éclaire. Pour qu’un combat porte, il faut un peuple qui se lève.

Et un peuple qui se lève doit avoir à sa tête un vrai leader qui fixe des vrais objectifs, lesquels doivent impérativement être fondés sur une idéologie claire. Pourquoi voulez-vous que le peuple qui va « fêter » les 20 ans de l’instauration du pluralisme politique –c’est ça l’objectif du rassemblement du 24 avril 2011- pense à autre chose de plus significatif que ça ?

Il se limitera à l’objectif fixé à cette journée, à cette seule journée. La « prise de la Bastille » n’aura donc pas lieu.

On n’a pas dit ce qu’il fallait au peuple. Surtout pas par Etienne TSHISEKEDI, leader de l’UDPS, qui reste étonnamment discret sur l’état d’occupation effective du pays, pourtant, il ne l’ignore pas.

Et d’ailleurs, quand on scripte minutieusement les discours de Monsieur Etienne TSHISEKEDI depuis que le pays a été agressé en 1996, on voit l’homme tâtonné dans ses choix, dans ses dires, dans ses stratégies. Rien d’étonnant, c’est le propre de Monsieur Etienne TSHISEKEDI ! Rechigner, ambivalence, tergiverser, ont émaillé le parcours du leader de l’Udps.

De la Conférence Nationale Souveraine à l’agression du Zaïre en 1996, l’homme n’a jamais été très habile dans ses choix et dans ses stratégies. Il n’a jamais expérimenté ce principe simple et ingénieux qui s’applique en agriculture : « savoir cueillir son fruit : trop tôt, il n’est pas mur et donc ne servira à rien. Trop tard, il est déjà mur mais pourri, et donc ne peut être consommé ».

Il a toujours une minute de retard sur les événements. Les congolais savent comment il s’est comporté alors qu’il avait toutes les clés en mains au sortir de la Conférence Nationale Souveraine, quand il fut nommé Premier ministre. A l’essentiel, il privilégia le subsidiaire.

Ses proches collaborateurs savent comment il a refusé de barrer la route au plan d’invasion du Zaïre par les anglo-saxons (Etats-Unis et Grande Bretagne) en 1996, alors que la France lui avait tendu une perche lors des discussions qu’il eut à Nice, à Roc Brune Cap Martin, résidence de Mobutu, lors de sa convalescence. Beaucoup de dirigeants politiques français ne lui ont jamais pardonné son manque de réalisme.

Les témoignages que nous détenons des politiques français sur cet épisode, ne démentent pas nos propos. Si les congolais ignorent ce qui s’était passé quand il est venu rendre visite à Mobutu convalescent à Nice, nous sommes pourtant un certain nombre à connaître la teneur des discussions qu’il a eues pratiquement avec toute la classe politique française, qui l’appelait d’ailleurs « président ».

Ceux de l’Udps qui l’ont entourés en ce moment-là, savent de quoi nous parlons. Certains d’entre-eux avaient claqué la porte du parti ce jour-là, et ne sont jamais revenus.

Tout le monde sait, qu’alors qu’il était parmi les congolais les plus avertis, de la situation du RCD-GOMA, ce conglomérat de bandits venus du Rwanda, qui, avec le FPR/APR, tenta de faire porter à Laurent Désiré KABILA la responsabilité des massacres des hutus et autres congolais, perpétrés par des tutsis dont Hyppolite KANAMBE, sur le « Front Nord », Etienne TSHISEKEDI, ne trouva autre chose à dire que c’était « une révolte du palais » ! Comment un dirigeant de son rang pouvait-il être aussi léger dans ses propos à un moment où l’ennemi rwandais mettait en place ses pions et ses stratégies pour prendre le contrôle du pays ?

Lors des élections de 2006, c’était, ira, n’ira pas, avec les conséquences dont on sait. Là encore, il a fait perdre du temps au pays. Combien ne lui a-t-on pas dit que ces élections là étaient piégées ? Comment ne pouvait-il pas savoir que sa participation constituait un gage de « démocratie » que Louis Michel et consorts attendaient pour crédibiliser leurs élections ?

Tout le problème avec ce Monsieur, c’est qu’il n’a jamais été là où on l’attend. Il est toujours dans les périphéries. Quand les congolais, qui le considèrent encore comme un vrai leader, attendent la vérité et que tout le monde croît en lui pour déclencher cette « révolution », lui pense aux élections (tripatouillées d’avance), à des alliances contre-nature dans une opposition fébrile et, cerise sur le gâteau, au rassemblement du 24 avril pour fêter l’instauration du pluralisme politique d’il y a plus de vingt ans !

Au fond de lui, Etienne TSHISEKEDI sait qu’un pays occupé ne peut pas être libéré par des élections dont l’occupant tire les ficelles. Mais, pour ne pas être accusé de « non assistance au peuple en danger », selon ses propres termes, il y va quand même. Irrationalité quand tu nous prends !

Le problème n’est pas aujourd’hui de faire de la figuration, mais de se donner les moyens de chasser ces occupants. Ce combat ne se gagne pas par les élections ni par des villes mortes ni par des rassemblements commémoratifs des « succès » du passé.

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samedi 16 avril 2011

Afrique riche esclave : du vol colonial au vol néocolonial

Pour répondre aux nombreux compatriotes qui témoignent leur sympathie dans notre lutte avec la volonté de vouloir comprendre l'histoire de l'Afrique, pour leur permettre d'acquérir la connaissance réelle sur cette histoire qu'on continue à cacher aux Africains. Je viens de revoir ma décision d'arrêter temporairement d'écrire dans Réveil-FM International. Pour cela, comme la grande majorité des sympathisants de notre lutte, qui me supplient de ne pas arrêter temporairement d'écrire sont des compatriotes africains, dont je n'y pensais pas qu'ils sont plus nombreux que des Congolais, car selon eux c'est un signe résignation à l'enchantement des néocolonialistes.

Kinshasa 30 juin 1960, le Congo belge, c’est fini. le jeune roi Baudouin vient de glorifier comme le chefs-d’œuvre de son grand-oncle. Lumumba, lui, le condamne comme “l’humiliant esclavage qui nous était imposé par la force” , avant de poursuivre : “Nous avons connu les ironies, les insultes, les coups que nous devions subir matin, midi et soir, parce que nous étions des nègres. […] Nous avons connu que la loi n’était jamais la même selon qu’il s’agissait d’un Blanc ou d’un Noir : accommodante pour les uns, cruelle et inhumaine pour les autres. Nous avons connu les souffrances atroces des relégués pour opinions politiques ou croyances religieuses; exilés dans leur propre patrie, leur sort était vraiment pire que la mort elle-même, […] Qui oubliera enfin les fusillades où périrent tant de nos frères, les cachots où furent brutalement jetés ceux qui ne voulaient plus se soumettre au régime d’une justice d’oppression et d’exploitation ?” Lumumba fait un malheur parmi les siens. Son discours est interrompu à huit reprises par des salves d’applaudissements congolais. La délégation belge, elle, est sous le choc. Photo Réveil-FM, archive.

En tout cas, pour cette remarque très pertinente, je crois qu'ils ont parfaitement raison et je ne peux pas décevoir l'attente des Africains en général et de peu des Congolais en particulier. Donc de temps en temps tous ceux qui sont déterminés à connaître l'histoire profonde de l'Afrique pour changer le fusil de l'autre épaule, pour bien se battre pacifiquement contre l'ennemi commun du peuple africain , continueront à nous lire dans Réveil-FM International. En ce qui me concerne personnellement, je reprends avec cet article : Afrique riche esclave.

Voilà chers compatriotes africains la réponse à vos sympathiques regrets à ma décision et je vous rassure que cette réponse vient au plus profond de mon cœur africain, car je ne me détacherai jamais de l'âme africaine.

Pendant la colonisation, les colonialistes prenaient ouvertement toutes les richesses d’Afrique sans l’accord des Africains. Prendre les biens d’autrui sans son accord signifie lui voler ses biens. Pour bien voler les richesses de l’Afrique colonisée, les colonialistes disposaient deux moyens :

1. La Bible pour les bons principes moraux ;

2. Les fusils et les canons pour établir la peur aux Africains de ne pas s’opposer aux voleurs.

Les indépendances d’Afrique s’étaient converties automatiquement au néocolonialisme, qui est un système de vol le plus odieux que le vol colonial car il s’accomplit avec des accords secrets entre les colonialistes et les gouvernants d’Afrique libre, choisis par les mêmes colonialistes et stipulant :

Pour rester au pouvoir dans l’Afrique néocoloniale, toutes les matières premières qui servent à l’Occident reviennent aux occidentaux. Tout gouvernant africain qui désobéira à ce nouveau système de vol quittera le pouvoir par un coup d’Etat ou assassinat.

Entre temps les gouvernants de cette Afrique néocoloniale doivent accorder à leur population respective la liberté de répandre les bonnes paroles de la Bible en Afrique plus qu’à l’époque coloniale, car c’est cette foi en Dieu qui leur portera le bonheur et ce bonheur arrive lentement sans soutien des êtres humains et aussi ne pas avoir de doute en Dieu, puisqu’il ne donne pas à ceux qui doutent en lui.

Voilà qu’au moment où les places des voleurs des biens des Occidentaux entre eux se trouvent dans des prisons de haute sécurité en Occident, les néocolonialistes (blancs et noirs) renforcent les vols à main armée avec des armes lourdes (avions, hélicoptères, sous-marins, chars de combat, missiles, etc…en Afrique contre les Africains qui s’opposent aux vols de leurs richesses.

Africains n’ignorons pas le message de Simon Kimbangu du 10 septembre 1921 devant la foule des Noirs au Congo occupé par des colonialistes. Ce jour-là, Kimbangu avait dit : De toutes les races de la terre, aucune n’a été autant maltraitée et humiliée que la race noire. Continuer à lire la bible. A travers ses écrits, vous arriverez à discerner les actes de ceux qui sont venus vous apporter ce livre et les principes moraux contenus dans ce livre. Il faudra qu’un voleur soit saisi avec l’objet qu’il a volé. Nous aurons notre propre livre sacré, dans lequel sont écrites des choses cachées pour la race noire.

Les Noirs ne lisent pas, ils resteront toujours nos esclaves : cette annonce d’un Américain (Dee Lee) d’origine occidentale, lue dans une radio de New York en 2008, dessine la réalité occidentale en Afrique tant que les Africains n’ont pas compris le message de Simon Kimbangu en septembre 1921.

C’est pourquoi, les néocolonialistes poursuivent leur cambriolage en Afrique, malgré les Africains les ont saisis depuis longtemps avec des objets qu’ils nous volent. Comme les Africains ne lisent pas, et comme beaucoup parmi ceux qui lisent ne comprennent pas ce qu’ils lisent : salut les dégâts des bonnes paroles de la bible et de la peur des armes pour ne pas mourir. Voilà comment nous sommes toujours dans cet esclavage à cause de notre ignorance au message libérateur de Kimbangu et l’éclaircissement excitant de Dee Lee, pour que nous devenions des lecteurs qui comprennent ces qu’ils lisent.

Ainsi, nous parviendrons à écrire notre propre livre sacré promis par Simon Kimbangu, car celui des Occidentaux ne fait que nous maintenir dans l’esclavage qui devient de plus en plus moderne en Afrique et en Occident.

Nous voyons des universitaires africains qui arrivent en Occident à l’âge adulte, avec expérience de cadres administratifs et privés en Afrique et la très grande majorité de ceux qui sont les diplômés des universités occidentales, devenir aide à domicile (boys), balayeur, gardien et que sais-je des autres métiers n’encadrant pas leur valeur acquise, dont l’Afrique a énormément besoin pour son développement, dire que le Bon Dieu leur a aidé de trouver le travail de bonheur auprès de ceux qui nous voient leurs éternels esclaves parce que nous ne lisons pas ou nous lisons sans comprendre ces que nous lisons.

C’est ça la régression des Africains. Comment est-il possible que Dieu nous aide à régresser après nous avoir mis en contact avec l’intelligence qu’il a donnée aux Européens ? Non ! Ce n’est pas lui ni les Occidentaux. C’est notre faute, parce que nous ne comprenons pas notre histoire avec l’Occident depuis la découverte de l’Amérique où nous étions déportés sans état d’âme, car nous étions considérés comme des animaux dès notre contact avec des Occidentaux.

Ajournons d’être des accusateurs sans jugement, défendons l’Afrique avec patriotisme et volonté face aux néocolonialistes, car nos qualifications obtenues ensemble avec les Occidentaux en Occident et en Afrique et ailleurs, ont les valeurs intellectuelles.

Comment ne comprenions-nous pas que la démocratie occidentale n’est pas porte bonheur intégral en Occident ? Sinon ils ne délocaliseront pas leurs entreprises ailleurs, provoquant des désastres dans leur masse ouvrière et les chômages, alors qu’ils ont dépassé le stade du tribalisme et du régionalisme.

Cette démocratie occidentale qu’on impose en Afrique divisée et tribalisée par les néocolonialistes ces 50 dernières années après avoir décimés tous les vrais nationalistes africains en dépossédant l’Afrique de l’héritage anticolonial n’a qu’une raison, organiser les désordres, dont les profits reviennent aux seuls néocolonialistes blancs et leurs affiliés noirs créés par eux.

Quel pays africain depuis que les démocrates occidentaux donnent des leçons de la démocratie, qu’ils n’ont pas donné pendant la colonisation, peut prétendre le bonheur obtenu de leurs gouvernants néocolonialistes par rapport aux profits égoïstes qu’ils ramènent à leurs maîtres occidentaux, des avoirs qui pouvaient profiter aux Africains, si nous étions capables d’adopter notre civilisation dans la modernité actuelle, que nous n’avons aucune intention de nous détacher, car nos Chefs coutumiers et Rois, étaient des hommes très valables dont les successions aux pouvoirs se passaient sereinement en connaissant bien avant la mort, la seule façon de quitter le trône, les meilleurs successeurs, donc les plus méritants.

Voilà pourquoi nos leaders ou héros qui nous avaient délivrés du colonialisme, se sont battus avec volonté de créer les Etats-Unis d’Afrique dans nos traditions et vouloir donner à l’homme africain l’état d’esprit unitaire sans tribalisme ni régionalisme dans la nouvelle société africaine moderne. Certes, la tâche n’était pas facile, mais pas impossible dans ce qui était leur détermination commune.

Mais les professeurs néocolonialistes de la démocratie ont combattu ce projet de l’émancipation africaine pour faire échouer ce qui allait être le vrai socialisme africain, qui nous habite depuis la création de la terre et de l’univers.

A titre d’exemple : le grand frère meurt, le petit frère récupère son épouse et tous les enfants pour continuer le mariage sans aucune autre formalité ; de même la grande sœur meurt, la petite sœur devient l’épouse de son beau-frère d’hier avec tous les enfants laissés par sa grande sœur.

En nous transformant à des esclaves modernes qui ne comprennent pas ces qu’ils voient, les Occidentaux sont parvenus aussi de nous faire des aveugles aux yeux brillants, parce que nous ne voyons pas que l’Union européenne, l’identité que tous les Européens veulent vêtir, est née des idées des héros africains des indépendances et assassinés impunément par des néocolonialistes.

Cependant, cet aveuglement est temporaire, les africains finiront par comprendre ces qu’ils voient, ces qu’ils subissent et ces qu’ils lisent en découvrant pourquoi leurs vrais leaders ont été anéantis par des néocolonialistes, et la vérité est étouffée par les médias, qu’ils étaient des voyous indescriptibles.

Que les Africains sachent : les pouvoirs Occidentaux volent nos matières premières pour fabriquer leurs avions de guerre, de sous-marins et bombes nucléaires, toutes sortes des missiles, chars de combat et autres moyens violents pour occuper l’Afrique qu’ils créent avec leur nouvelle formule de la répression morale au nom des élections démocratiques contrôlées et financées par eux, dont les élus sont choisis par eux bien avant les élections, et non par les peuples africains, ce n’est pas pour rien que ses élections sont validées par leurs observateurs acquis au néocolonialisme. Voilà une autre preuve de notre ignorance.

Notre arme c’est garder la morale très haute. Ne pas négliger la faculté de comprendre ces que nous voyons, ces que nous subissons et ces que nous lisons. Devenons des hommes qui comprennent comment notre malheur est entretenu continuellement, car tout est en face de nous.

Ainsi, je demande aux compatriotes africains, ceux qui ont compris notre histoire et qui lisent en comprenant ce qu’ils lisent, de ne pas avoir peur d’écrire leurs connaissances, car si les moyens criminels des néocolonialistes parviendront à nous massacrer à grande échelle, ils ne parviendront pas de tuer tous les Africains pour s’emparer éternellement de l’Afrique.

La grande majorité des proches futures générations africaines sauront lire et comprendre ces qu’ils lisent, ces qu’ils subissent et ces qu’ils voient. Quand plus de 50 % des Africains comprendront ces qu’ils lisent, ces qu’ils subissent et ces qu’ils voient, le néocolonialisme commencera sa chute libre en Afrique et sera vaincu quand ce chiffre atteindra au moins 70 %. Quant aux compatriotes déjà investis de cette volonté de tout comprendre, nous continuerons à écrire. Les hommes passent, les écrits restent.

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mercredi 6 avril 2011

Tous les occidentaux ne sont pas contre nous !

Monsieur Freddy Mulongo Réveil-FM International,

Je t'écris cette lettre d'accompagnement à publier dans Réveil-FM International à l'intention de nombreux lecteurs qui lisent ce site pour mieux connaître les raisons de notre lutte depuis plusieurs années et les rassurer que je n'abandonnerai jamais la lutte jusqu'à mon dernier souffle. Comme les méthodes de gouverner notre pays ne changent toujours pas depuis que notre souveraineté a été confisquée le 5 septembre 1960 jusqu'à ce jour et pour combien de temps encore ? J'ai décidé d'arrêter d'écrire sur la situation présente dans notre pays, ceci n'est que temporairement. Au lieu d'écrire le quotidien, j'ai revu l'archive de notre lutte bien avant que beaucoup des jeunes congolais d'aujourd'hui soient nés, et même parmi beaucoup de leurs aînés et parents étaient déjà nés mais qui n'ont pas connaissance de notre lutte pendant toute la durée féroce de la dictature néo-coloniale de Mobutu contre notre peuple.

Nancy Ross et Pierre Yambuya Lotika Kibesi au siège de Rainbow Lobby à Washington en 1991 (Etats-Unis d’Amérique). Photo Réveil-FM, archives

Au milieu Pierre Yambuya Lotika Kibesi entre les responsables Grecs Athènes (Grèce) 1989 : conférence sur les violations publiques de droits de l’homme au Zaïre et les assassinats politiques les plus secrets au Zaïre par Mobutu Sese Seko. Photo Réveil-FM, archives

Voilà pourquoi, au lieu d'écrire le quotidien du régime néo-colonial de Joseph Kabila qui a restitué celui de Mobutu avec les mêmes principes et serviteurs mobutistes, j'entreprends de publier sans commentaire dans Réveil-FM International, la chronologie de cette lutte en ce qui me concerne personnellement, car l'archive est très volumineuse. Je profite de cette occasion, pour demander patriotiquement à tous les compatriotes qui détiennent les documents écrits de leur lutte contre le néocolonialisme depuis l'indépendance d'en publier pour la connaissance de notre histoire, qui doit se transmettre de génération en génération à notre peuple jusqu'à la victoire totale. Je vous prie de publier l'intégralité de mes cinq correspondances de l'époque où Mobutu était le dictateur le plus féroce en Afrique.

La première est la réponse que l'UNESCO m'avait adressée en 1985 ; la deuxième et la troisième sont des correspondances avec le Conseil de l'Europe en 1986, aujourd'hui Union Européenne ; la quatrième c'est la correspondance de Rainbow Lobby en 1987, qui m'a ouvert la porte de lutte aux Etats-Unis contre Mobutu et son régime où j'ai traversé l'océan atlantique une trentaine de fois jusqu'en 1997 avant mon retour au pays. Pour dire que tous les Occidentaux ne sont pas contre nous comme leurs gouvernants aux sommets des pouvoirs. Bonne lecture à tous les lecteurs de Réveil-FM International.

Monsieur Freddy Mulongo Réveil-FM International,

Avec mes considérations à Réveil-FM International. Sans flatterie, je t’affirme que tu réalises un grand travail pour notre peuple et aussi des étrangers puisque beaucoup lisent des articles captivants qui y sont publiés leur permettant de découvrir les réalités de cette lutte de notre souveraineté, pour réaliser le bien-être que le mobutisme nous refuse continuellement avec le soutien de l’Organisation des Néocolonialistes Unifiés (ONU) car la grande majorité des Congolais sont encore dans l’obscurité de notre histoire.

Merci de m’avoir offerte l’occasion de m’exprimer régulièrement dans Réveil-FM International à l’intention de très peu de nos compatriotes, car 98 % ou plus n’ont pas accès à l’Internet bien que les informations leur arrivent de bouche à l’oreille. Cette situation est suite aux misères imposées par le néocolonialisme.

Cependant je ne veux pas accaparer Réveil-FM International pour mes écrits. C’est depuis plusieurs années avant l’Internet que certains parmi nous, sont mondialement connus dans la lutte contre le mobutisme qui ruine mentalement notre peuple.

Espace ‘‘commentaires Réveil-FM’’ réservée aux lecteurs de dialoguer sur les articles publiés, de réflexions de nos compatriotes dans divers sites Internet et la presse congolaise m’ont fait découvrir ceux qui ont compris notre histoire, ceux qui s’efforcent à la comprendre et ceux qui sont des illettrés de notre histoire.

J’avoue que le chemin à parcourir est encore long pour que l’ensemble de cerveau congolais soit à la bonne place pour vaincre la doctrine mobutiste et j’encourage le très peu de cerveau congolais déjà situé à la bonne place pour vaincre cette malveillante doctrine, car c’est ce cerveau congolais, très peu qu’il soit, tôt ou tard, ramènera ces nombreux illettrés à comprendre l’histoire qui est à la base de notre misère dans un pays exagérément riche naturellement.

Ainsi je laisse à d’autres l’espace qui m’a été réservée fidèlement dans Réveil-FM International tout en vous souhaitant un travail toujours patriotique pour l’avenir de notre nation sans sentiments tribaux, régionaux et politiques qui caractérisent Réveil-FM, car beaucoup des Congolais sont encore des grands bébés qui ne marcheront pas bientôt sur leurs propres jambes, donc il faut les éduquer chaque jour à marcher sans nous décourager. Bien que cette éducation soit très longue et difficile, ils parviendront à marcher un jour avec leurs propres jambes.

Quant à moi, j’arrête temporairement d’écrire dans Réveil-FM sans pourtant négliger cette lutte de notre peuple.

Je m’exprimerai dans l’espace ‘‘commentaires’’ des lecteurs chaque fois qu’un article publié me sera intéressant, afin d’émettre mon opinion sur les réflexions des uns et des autres même si la plupart sont des anonymes, c’est la victoire définitive du peuple qui compte.

Je termine sous ma responsabilité personnelle par ces sérieux extraits de Hans deboeck Professeur à l’Université d'Anvers (Belgique) sur les Congolais : Ils murmurent trop et ne cherchent jamais les voies et moyens pouvant leur permettre à aspirer au changement, ils aiment se victimiser, pour attirer la compassion ; Ils ne savent pas distinguer entre l'intérêt de leur nation et le sentiment qu'ils ont à l'égard de leurs leaders politiques et tribaux, pour eux, le tribalisme l'emporte sur le patriotisme ; Lorsque vous parlez avec un congolais, à cause de la jalousie envers son compatriote qui semble évoluer, il ne fait que le rabaisser et le détruire afin de le voir régresser. Si nous lui faisons une promesse, il étalera même la vie sécrète de son compatriote ; Ce qui est pire, c'est qu'ils sont désorganisés de haut jusqu'en bas. Les avez vous déjà vu s'organiser ? Où ? Et qu'est ce qui est sorti de cette organisation ? ; Combien qui vivent dans nos pays ? Et pourtant en s'organisant, ils feraient des exploits, parce qu'ils ont un pays vachement riche, mais mal entretenu ; Je conclue donc, donnons leur de la pizza, de la bière Heineken et de la musique pour qu'ils en mangent, boivent et dansent, afin qu'ils en cherchent encore et encore, de peur qu'ils ne reconstruisent leur pays et qu'ils ne développent les idées d'organisation, lesquelles peuvent les pousser à retourner chez eux.

N.B : Professeur Hans deboeck a été menacé jusqu’à ce qu’il a nié ses propres propos, en disant que ce n’est pas lui qui les a écrit. C’est une autre personne qui a utilisé son nom. Lui ou pas lui, ces propos ne sont pas racistes ni mensonges ni encore méchants contre les Congolais. Ce sont des vérités que nous connaissons vivement depuis toujours et qui doivent ramener les Congolais au patriotisme face à leur lutte de chaque jour contre le néocolonialisme et la doctrine destructive du mobutisme.

Courage à tous les Congolais de saisir avec dévouement cette lutte pour reconquérir notre souveraineté confisquée par le néocolonialisme depuis le 5 septembre 1960. Patrice Lumumba fin août 1960 : Tous ont compris si le Congo meurt, toute l’Afrique bascule dans la nuit de la défaite et de la servitude.

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dimanche 3 avril 2011

Une entreprise de dédouanement pour Mobutu et Kengo

Lutter pour sortir décidément de révoltants souvenirs d’esclavage des Africains en Amérique et ceux de la barbarie coloniale en Afrique, qui nous volait nos richesses infinies pour leur bien-être et industrialisation technologiques égoïstes. Je constate avec regret comment les Africains se donnent à connaître l’histoire des ancêtres les plus reculés de ceux qui nous spolient sans pitié jusqu’à ce jour et ne pas vouloir connaître l’histoire récente du colonialisme et de son héritier, le néocolonialisme.

Août 1992 à Philadelphie aux Etats-Unis, Jeannot Mwenze Kongolo et ses deux premiers enfants (Kodi 2 ans et Kabulo 1 an, aujourd'hui ils ont 21 ans et 20 ans) et Pierre Yambuya Lotika Kibesi. Photo Réveil-FM, archives

Ces deux récentes doctrines ont favorisé la ruine et la misère des Africains comme si nous sommes des aveugles face à la réalité de l’histoire. C’est pourquoi je vous envoie pour républication dans Réveil-FM International ma lettre adressée à l’Africa International en mai 1996 et publiée dans son numéro 296 juillet/août 1996.

Ceci dans l’intérêt de l’humanité sans distinction raciale, car nous n’abandonnerons jamais la lutte tant que règnera l’injustice à notre égard.

L’archive de notre lutte est encombrée et augmentera, surtout que le système d’exploitation du Congo change chaque fois des formes par le désir de ceux qui ne veulent pas nous voir heureux en Afrique dans notre riche civilisation où l’égoïsme n’existait pas avant.

C’est toujours ce désir étranger qui a installé Kengo wa Dondo au côté de Joseph Kabila, pour bien l’entraîner dans le vol de nos richesses à leur faveur plus qu’à l’époque de Mobutu avec la bénédiction de la démocratie de l’Organisation des Néocolonialistes Unifiés (ONU) qui a rétabli tous les anciens brigands mobutistes dans le pouvoir au Congo en créant chaque jour de nouveaux mobutistes.

Notre souhait est de voir les Africains s’intéresser entièrement à l’histoire récente de leur misère au moment où nous savons lire et écrire par rapport à nos valeureux ancêtres qui ne savaient rien de ces deux cultures.

Le cas contraire, nous certifions cette misère à la satisfaction de ceux qui veulent nous voir toujours dans l’état misérable. Posons-nous la question suivante : Pourquoi cette misère persiste ?

Je ne trahirai jamais l’Afrique morcelée par le colonialisme en 1885 sans l’accord de nos ancêtres qui ne savaient pas lire ni écrire.

Je ne servirai jamais le néocolonialisme, mais nos richesses peuvent aider au bien-être de tous sans distinction raciale, si nous défendons nos droits avec dignité car nos générations africaines savent lire et écrire, comme aussi toutes les futures générations africaines sauront toujours lire et écrire. Courage peuple africain.

Africa International Numéro 296 de juillet/août 1996

Chaque fois que je vois une revue ou un autre moyen d’information au nom de l’Afrique et dirigé par un Africain, je me sens encouragé sur l’avenir du continent de nos ancêtres que nous avons le devoir de faire connaître aux générations futures.

Je suis Pierre Yambuya Lotika Kibesi, un ancien officier pilote de l’armée criminelle de Mobutu, réfugié politique en Italie depuis 1984.

Mme le Rédacteur en chef, j’ai été très surpris de lire dans votre revue n° 293 avril 1996 les déclarations de Mr. Max-Olivier Cahen, président d’une Fondation pour l’Afrique basée à Bruxelles. Il dit : « Il faut cesser de diaboliser le maréchal Mobutu parce qu’il reste un personnage unificateur.

Le gouvernement actuel fait des efforts sous la direction de Kengo wa Dondo, Premier ministre, mais l’état central a disparu. » Ces propos recueillis par votre journaliste Molly Kingue doivent être démentis.

Dédouaner Mobutu et Kengo de leurs responsabilités dans le malheur des Congolais-Zaïrois à travers votre revue par l’entremise de Max-Olivier Cahen, président d’une ONG néocolonialiste qui ne vise que la continuité de l’exploitation coloniale en Afrique, est une grave erreur pour notre avenir.

Tout Africain connaît l’argent de la corruption et sait que le néocolonialiste de Max-Olivier Cahen a dû en recevoir des mains criminelles de Mobutu, pour réalisée une telle déclaration à la portée internationale de votre revue. Ceci risque de faire de vous son complice. Personne n’ignore que Mobutu et Kengo sont des cow-boys de l’ancien western américain où le pouvoir s’octroyait après avoir commis des crimes et semer la terreur.

Dans l’attente de publication de cette lettre dans votre prochain numéro dans un esprit de liberté, je vous prie d’agréer mes cordiales salutations.

L'histoire de la photo avec Jeannot Mwenze Kongolo

cette photo d'août 1992 à Philadelphie aux Etats-Unis convient avec cet article. Je suis avec Jeannot Mwenze Kongolo et ses deux premiers enfants (Kodi 2 ans et Kabulo 1 an, aujourd'hui ils ont 21 ans et 20 ans. Elle a été prise durant mon séjour pour deux grandes conférences organisées par le Comité d'Amnesty International d'Etat de Pennsylvanie et de la plus grande université Temple de Pennsylvanie sur les crimes humains de Mobutu et la situation des misères des Zaïrois.

J'étais l'unique conférencier de ces deux grandes conférences sur le régime barbare de Mobutu et ses complices, dont je n'avais pas hésité de citer toutes les atrocités que tous les pouvoirs américains commettaient dans notre pays depuis 1960 et que c'était la CIA qui formait des tortionnaires des services secrets de Mobutu contre notre peuple.

C'est pour dire que notre lutte ne date pas d'aujourd'hui. Et je ne suis pas celui qui s'est retrouvé avec Mwenze Kongolo parce qu'il était ministre de Mzee Laurent Kabila, c'est juste le contraire, c'est lui qui s'était retrouvé auprès de Mzee Laurent Kabila dans l'AFDL derrière mes efforts de lutte en me prenant toujours comme un grand exemple à suivre pour l'avenir de notre pays.

Je n'étais pas un ami de Mwenze aux Etats-Unis, mais son grand frère plus que son grand biologique. De même Mwenze fut pour moi non un ami, mais le petit frère le plus aimé et le plus confidentiel plus que mes petits frères biologiques pendant une longue période de notre lutte contre le mobutisme, car sa maison avec son épouse Erika, une Américaine noire, était même mon bunker aux Etats-Unis. Mwenze a trahi M'zée Laurent Désiré Kabila et les idéaux de la lutte. Un adage dit qu'un arbre ne deviendra jamais un crocodile quel que soit sa durée de vie dans l'eau. J'ai toujours regretté comment Mwenze Kongolo m'avait tourné le visage une fois que Mobutu avait été chassé du pouvoir et s'allier aux mobutistes contre moi jusqu'à ce jour. Dire qu'il regrette l'assassinat de M'zée Laurent Kabila, à mon expérience je dis non avec alors un grand NON!

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mardi 29 mars 2011

Les vraies raisons de la guerre en Libye

Quand on veut savoir pour comprendre avec l'esprit de défendre les intérêts de sa communauté, tout être humain qui a cette volonté s'ouvre avec dévouement à la connaissance des autres. Ce qui manque encore beaucoup à l'homme africain (les Noirs) en général, et plus particulièrement aux Congolais car parmi nous, beaucoup lisent par sentiment envers celui qui a écrit et le Congolais est toujours prêt à critiquer négativement son compatriote qui connait plus que celui qu'il a le sentiment de le lire, sans que les deux comprennent ce qui se passe réellement dans son environnement.J'encourage les très peu de nos compatriotes qui ne sont pas de cet esprit le plus régressif dans le monde d'aujourd'hui, en leur demandant de lire toujours ce qui se présente devant eux, même si c'est écrit par les ennemis de notre communauté, surtout africaine. Personnellement, je lis tout ce qui se présente devant moi sans chercher à connaître physiquement celui qui a écrit ni ses origines raciales. Courage à tous ceux qui défendent l'avenir de l'Afrique sans peur de la répression des néocolonialistes et leur gros moyen de la répression sans honte. Cette réflexion me vient au plus profond de mon amour pour l'humanité sans distinction raciale.

Nous vous proposons la réflexion de Jean-Paul Pougala qui est un écrivain d’origine camerounaise, directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégiques et professeur de sociologie à l’Université de la Diplomatie de Genève en Suisse.

1- Premier satellite Africain RASCOM 1

C’est la Libye de Kadhafi qui offre à toute l’Afrique sa première vraie révolution des temps modernes : assurer la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance ; pour la première fois, une connexion à bas coût devient disponible sur tout le continent, jusque dans les zones rurales grâce au système par pont radio WMAX.

L’histoire démarre en 1992 lorsque 45 pays africains créent la société RASCOM pour disposer d’un satellite africain et faire chuter les coûts de communication sur le continent. Téléphoner de et vers l’Afrique est alors le tarif le plus cher au monde, parce qu’il y avait un impôt de 500 millions de dollars que l’Europe encaissait par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat. Un satellite africain coûtait juste 400 millions de dollars payable une seule fois et ne plus payer les 500 millions de location par an.

Quel banquier ne financerait pas un tel projet ? Mais l’équation la plus difficile à résoudre était : comment l’esclave peut-il s’affranchir de l’exploitation servile de son maître en sollicitant l’aide de ce dernier pour y parvenir ? Ainsi, la Banque Mondiale , le FMI, les USA, l’Union Européenne ont fait miroiter inutilement ces pays pendant 14 ans.

C’est en 2006 que Kadhafi met fin au supplice de l’inutile mendicité aux prétendus bienfaiteurs occidentaux pratiquant des prêts à un taux usuraire; le guide Libyen a ainsi mis sur la table 300 millions de dollars, La Banque Africaine de Développement a mis 50 millions, la Banque Ouest Africaine de Développement, 27 millions et c’est ainsi que l’Afrique a depuis le 26 décembre 2007 le tout premier satellite de communication de son histoire. Dans la foulée, la Chine et la Russie s’y sont mises, cette fois en cédant leur technologie et ont permis le lancement de nouveaux satellites, Sud-Africain, Nigérian, Angolais, Algérien et même un deuxième satellite africain est lancé en juillet 2010.

Et on attend pour 2020, le tout premier satellite technologiquement 100% africain et construit sur le sol africain, notamment en Algérie. Ce satellite est prévu pour concurrencer les meilleurs du monde, mais à un coût 10 fois inférieur, un vrai défi. Voilà comment un simple geste symbolique de 300 petits millions peut changer la vie de tout un continent. La Libye de Kadhafi a fait perdre à l’Occident, pas seulement 500 millions de dollars par an mais les milliards de dollars de dettes et d’intérêts que cette même dette permettait de générer à l’infini et de façon exponentielle, contribuant ainsi à entretenir le système occulte pour dépouiller l’Afrique.

2- FOND MONETAIRE AFRICAIN, BANQUE CENTRALE AFRICAINE, BANQUE AFRICAINE DES INVESTISSEMENTS

Les 30 milliards de dollars saisis par M. Obama appartiennent à la Banque Centrale Libyenne et prévu pour la contribution libyenne à la finalisation de la fédération africaine à travers 3 projets phare : la Banque Africaine d’Investissement à Syrte en Libye, la création dès ce 2011 du Fond Monétaire Africain avec un capital de 42 milliards de dollars avec Yaoundé pour siège, la Banque Centrale Africaine avec le siège à Abuja au Nigeria dont la première émission de la monnaie africaine signera la fin du Franc CFA grâce auquel Paris a la main mise sur certains pays africains depuis 50 ans. On comprend dès lors et encore une fois la rage de Paris contre Kadhafi.

Le Fond Monétaire Africain doit remplacer en tout et pour tout les activités sur le sol africain du Fond Monétaire International qui avec seulement 25 milliards de dollars de capital a pu mettre à genoux tout un continent avec des privatisations discutables, comme le fait d’obliger les pays africains à passer d’un monopole publique vers un monopole privé.

Ce sont les mêmes pays occidentaux qui ont frappés à la porte pour être eux aussi membres du Fond Monétaire africain et c’est à l’unanimité que le 16-17 décembre 2010 à Yaoundé les Africains ont repoussé cette convoitise, instituant que seuls les pays africains seront membres de ce FMA.

Il est donc évident qu’après la Libye la coalition occidentale déclarera sa prochaine guerre à l’Algérie, parce qu’en plus des ses ressources énergétiques énormes, ce pays a une réserve monétaire de 150 milliards d’Euros. Ce qui devient la convoitise de tous les pays qui bombardent la Libye et qui ont tous quelque chose en commun, ils sont tous financièrement en quasi faillite, les USA à eux seuls ont 14.000 Milliards de dollars de dettes, La France , la Grande Bretagne et l’Italie ont chacun environ 2.000 milliards de dettes publiques alors que les 46 pays d’Afrique Noire ont au total moins de 400 milliards de dollars de dettes publiques.

Créer des fausses guerres en Afrique dans l’espoir de trouver de l’oxygène pour continuer leur apnée économique qui ne fait que s’empirer ne fera qu’enfoncer les Occidentaux dans leur déclin qui a pris son envol en 1884, lors de la fameuse Conférence de Berlin. Car comme l’avait prédit l’économiste Américain Adams Smith en 1865, dans son soutient à Abraham Lincoln pour l’abolition de l’esclavage, «l’économie de tout pays qui pratique l’esclavage des noirs est en train d’amorcer une descente vers l’enfer qui sera rude le jour où les autres nations vont se réveiller »

3- UNIONS REGIONALES COMME FREIN A LA CREATION DES ETATS-UNIS D’AFRIQUE

Pour déstabiliser et détruire l’union Africaine qui va dangereusement (pour l’Occident) vers les Etats-Unis d’Afrique avec la main de maître de Kadhafi, l’Union Européenne a d’abord tenté sans y parvenir la carte de la création de l’UPM (Union Pour la Méditerranée ) Il fallait à tout prix couper l’Afrique du Nord du reste de l’Afrique en mettant en avant les mêmes thèses racistes du 18-19ème siècle selon lesquelles les populations africaines d’origine Arabes seraient plus évoluées, plus civilisées que le reste du continent. Cela a échoué parce que Kadhafi a refusé d’y aller.

Il a compris très vite le jeu à partir du moment où on parlait de la Méditerranée en associant quelques pays africains sans en informer l’Union Africaine, mais en y invitant tous les 27 pays de l’Union Européenne. L’UPM sans le principal moteur de la fédération africaine était foirée avant même de commencer, un mort – né avec Sarkozy comme Président et Mubarack, le vice-président.

Ce que Alain Juppé tente de relancer, tout en misant sur la chute de Kadhafi, bien sur. Ce que les dirigeants Africains ne comprennent pas est que tant que ce sera l’Union Européennes à financer l’Union Africaine, on sera toujours au point de départ, car dans ces conditions, il n’y aura pas d’effective indépendance.

C’est dans le même sens que l’Union Européenne a encouragé et financé les regroupements régionaux en Afrique.

Il était évident que la CEDEAO qui a une Ambassade à Bruxelles et qui tire l’essentiel de son financement de l’UE, est un obstacle majeur contre la fédération africaine. C’est ce que Lincoln avait combattu dans la guerre de sécession aux Etats-Unis, parce qu’à partir du moment où un groupe de pays se retrouvent autour d’une organisation politique régionale, cela ne peut que fragiliser l’organe central.

C’est ce que l’Europe voulait et c’est ce que les Africains n’ont pas compris en créant coup sur coup, la COMESA , l’UDEAC, la SADC et le Grand Maghreb qui n’a jamais fonctionné encore une fois grâce à Kadhafi qui lui l’avait très bien compris.

4- KADHAFI, L’AFRICAIN QUI A PERMIS DE LAVER L’HUMILIATION DE L’APARTHEID

Kadhafi est dans le cœur de presque tous les Africains comme un homme très généreux et humaniste pour son soutien désintéressé a la bataille contre le régime raciste d’Afrique du Sud. Si Kadhafi avait été un homme égoïste, rien ne l’obligeait à attirer sur lui les foudres des occidentaux pour soutenir financièrement et militairement l’ANC dans sa bataille contre l’apartheid.

C’est pour cela que à peine libéré de ses 27 ans de prisons, Mandela décide d’aller rompre l’embargo des Nations Unis contre la Libye le 23 Octobre 1997.

A cause de cet embargo même aérien, depuis 5 longues années aucun avion ne pouvait atterrir en Libye. Pour y arriver, Il fallait prendre un avion pour la Tunisie ; arriver à Djerba et continuer en voiture pendant 5 heures pour Ben Gardane, passer la frontière et remonter en 3 heures de route par le désert jusqu’à Tripoli.

Ou alors, passer par Malte et faire la traversée de nuit, sur des bateaux mal entretenus jusqu’à la côte libyenne. Un calvaire pour tout un peuple, juste pour punir un seul homme. Mandela décida de rompre cette injustice et répondant a l’ex Président Américain Bill Clinton, qui avait jugé cette visite «malvenue», il s’insurgea : «Aucun Etat ne peut s'arroger le rôle de gendarme du monde, et aucun Etat ne peut dicter aux autres ce qu'ils doivent faire ». il ajouta : « ceux-là qui hier étaient les amis de nos ennemis, ont aujourd’hui le toupet de me proposer de ne pas visiter mon frère Kadhafi, ils nous conseillent d’être ingrats et d’oublier nos amis d’hier ».

En effet, pour l’Occident, les racistes d’Afrique du Sud étaient leurs frères qu’il fallait protéger.

C’est pour cela que tous les membres de l’Anc étaient considérés des dangereux terroristes, y compris Nelson Mandela. Il faudra attendre le 2 Juillet 2008, pour que le Congrès Américain vote une loi pour rayer le nom de Nelson Mandela et de ses camarades de l’ANC de cette liste noire, pas parce qu’ils ont compris la bêtise d’une telle liste, mais parce qu’on voulait faire un geste pour les 90 ans de Nelson Mandela.

Si les Occidentaux sont aujourd’hui repentis de leur soutient d’hier aux ennemis de Mandela et sont vraiment sincères lorsqu’on lui donnent des noms de rue et de places, comment continuer à faire la guerre à celui qui a permis la victoire de Mandela et son peuple, Kadhafi ?

B- CEUX QUI VEULENT EXPORTER LA DEMOCRATIE SONT-ILS DES DEMOCRATES ?

Et si la Libye de Kadhafi était plus démocratique que les USA, la France , la Grande Bretagne et tous ceux qui font la guerre pour exporter la démocratie en Libye ? Le 19 Mars 2003, le Président Georges Bush lance les bombes sur la tête des Iraquiens avec le prétexte d’y exporter la démocratie. Le 19 Mars 2011, c’est-à-dire 8 ans plus tard et jour pour jour, c’est le Président Français qui lance ses bombes sur la tête des Libyens avec le même prétexte de leur offrir la démocratie. Monsieur Obama, Prix Nobel de la Paix 2009 et président des Etat Unis d’Amérique, pour justifier qu’il procède à un déferlement de missiles Cruise de ses sous-marins sur la tête des Libyens a dit que c’était pour chasser le dictateur Kadhafi du pouvoir et y instaurer la démocratie.

La question que tout être humain doté de la moindre capacité intellectuel de jugement et d’appréciation ne peut s’empêcher de se poser est : ces pays comme la France , l’Angleterre, les USA, l’Italie, la Norvège , le Danemark, la Pologne dont la légitimité pour aller bombarder les Libyens se base sur le seul fait de s’être autoproclamés « pays démocratiques » sont-ils réellement démocratiques ? Si oui, sont-ils plus démocratiques que la Libye de Kadhafi ? La réponse, sans équivoque est NON, pour la simple et bonne raison que la démocratie n’existe pas. Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais celui-là même dont la ville natale, Genève abrite l’essentiel du commandement des Nations Unies. Il s’agit bien entendu de Jean-Jacques Rousseau né à Genève en 1712 qui affirme dans le chapitre IV du Livre III de son très célèbre « Contrat Social » que : « il n'a jamais existé de véritable démocratie, et il n'en existera jamais».

Pour qu’un état soit véritablement démocratique Rousseau pose 4 conditions selon lesquelles la Libye de Kadhafi est même de loin plus démocratique que les Etats-Unis d’Amérique, la France et tous les autres qui prétendent lui exporter la démocratie à savoir :

1- Dimension de l’Etat : plus un état est grand, moins il peut être démocratique, pour Rousseau l’Etat doit être très petit pour que le peuple soit facile à rassembler et que chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres. Avant donc de faire voter les gens, il faut s’assurer que chacun connaisse tous les autres sans quoi voter pour voter est un acte dénué de tout fondement démocratique, c’est un simulacre de démocratie pour élire un dictateur. La structure de l’organisation de l’Etat Libyen se fonde sur une base tribale qui regroupe par définition le peuple en de petites entités. Le sentiment démocratique est plus présent dans une tribu, dans un village que dans une grande Nation, parce que le fait que tout le monde se connaisse et que la vie tourne autour des mêmes points communs apporte une sorte d’autorégulation, d’autocensure même pour peser à chaque instant, la réaction ou la contre-réaction des autres membres pour ou contre les opinions qu’on peut avoir.

Sous cet angle, c’est la Lybie qui répond le mieux aux exigences de Rousseau, ce qu’on ne peut pas dire de même pour les Etats-Unis d’Amérique, la France ou la Grande Bretagne , des sociétés fortement urbanisées où la majorité des voisins ne se disent même pas bonjour et donc ne se connaissent pas, même vivant cote-à-cote pendant 20 ans. Dans ces pays, on est passé directement à l’étape suivante : « le vote » qu’on a malignement sanctifié afin de faire oublier que ce vote est inutile à partir du moment où je m’exprime sur l’avenir d’une nation sans en connaitre ses membres. On est ainsi arrivé jusqu’à la bêtise du vote des citoyens vivant à l’étranger. Se connaitre et se parler est la condition essentielle de la communication pour le débat démocratique qui précède toute élection.

2- Il faut la simplicité des mœurs et des comportements pour éviter que l’on passe l’essentiel du temps à parler de justice, de tribunal pour trouver des solutions aux multitudes querelles d’intérêts divers qu’une société trop complexe fait naitre naturellement.

Les Occidentaux se définissement comme des pays civilisés, donc aux mœurs complexes et la Libye comme pays dit primitif, c’est-à-dire aux meurs simples. Sous cet angle, encore une fois, c’est la Libye qui répondrait mieux aux critères démocratiques de Rousseau que tous ceux qui prétendent lui donner des leçons de démocratie. Dans une société complexe, les trop nombreux conflits sont résolus par la loi du plus fort, puisque celui qui est riche évite la prison parce qu’il peut se permettre un meilleur avocat et surtout, orienter l’appareil répressif de l’état contre celui qui vole une banane dans un supermarché, plutôt que le délinquant financier qui fait crouler une banque. Dans une ville comme New York où 75% de la population est blanche, 80% des postes de cadres sont occupés par des Blancs et ils ne sont que 20% des personnes en prison.

3- L’égalité dans les rangs et dans les fortunes. Il suffit de voir le classement FORBES 2010 pour voir quels sont les noms des personnes les plus riches de chacun des pays qui jette la bombe sur la tête des Libyens et voir la différence avec le salaire le plus bas dans chacun des pays et faire de même pour la Libye pour comprendre qu’en matière de redistribution de la richesse du pays, c’est à la Libye d’exporter son savoir faire à ceux qui la combattent et non le contraire. Même sous cet angle, selon Rousseau, la Libye serait plus démocratique que ceux qui veulent pompeusement lui exporter la prétendue démocratie. Aux Etats-Unis 5% de la population possèdent 60% de la richesse nationale. C’est le pays le plus déséquilibré, le plus inégal du monde.

4- PAS DE LUXE. Pour Rousseau pour qu’il y ait la démocratie dans un pays, il ne faut pas qu’il y ait de luxe parce que selon lui, le luxe rend nécessaire la richesse et cette dernière devient la vertu, l’objectif à atteindre à tout prix et non le bonheur du peuple, « le luxe corrompt à la fois le riche et le pauvre, l'un par la possession, l'autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l'Etat tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l'opinion ». Ya-t-il plus de luxe en France ou en Libye ? Ce rapport d’asservissement des employés qui sont poussés jusqu’au suicide les employés mêmes des entreprises publiques ou semi-publique, pour des raisons de rentabilité et donc de possession de luxe d’une des parties est-il plus criant en Libye ou en Occident ?

Le sociologue Américain C. Wright Mills a décrit en 1956 la démocratie américaine comme « la dictature des élites ». Selon Mills, les Etats-Unis d’Amérique ne sont pas une démocratie parce qu’en définitive, c’est l’argent qui y parle dans les élections et non le peuple. Le résultat de chaque élection y est l’expression de la voix de l’argent et non la voix du peuple. Après Bush-père et Bush-fils, pour les primaires républicaines de 2012, on parle déjà de Bush-benjamin.

En plus, si le pouvoir politique se base sur la bureaucratie, Max Weber fait remarquer qu’il y a 43 millions de fonctionnaires et militaires aux Etats-Unis qui commandent effectivement le pays, mais qui n’ont été votés par personne et qui ne répondent pas directement au peuple de leurs activités. Une seule personne (un riche) est donc votée mais le vrai pouvoir sur le terrain est tenue par une seule caste de riches qui ne résulte purement et simplement que de nominations comme les ambassadeurs, les généraux de l’armée etc...

Combien de personnes dans les pays autoproclamés « démocratiques » savent qu’au Pérou la constitution interdit un deuxième mandat consécutif au président de la république sortant ? Combien de personnes savent qu’au Guatemala, non seulement le président sortant ne doit plus jamais se présenter comme candidat à cette fonction, mais qu’en plus à aucun degré de parenté, aucun membre de sa famille ne pourra plus prétendre à cette fonction ?

Combien savent que le Rwanda est le pays qui intègre politiquement le mieux les femmes au monde avec 49% de parlementaires femmes ? Combien savent que dans le classement de la CIA 2007, sur 10 pays les mieux gérés au monde, 4 sont Africains ? Avec la palme d’or à la Guinée équatoriale dont la dette publique ne représente que 1,14% de son PIB.

La guerre civile, les révoltes, les rebellions sont les ingrédients d’un début de démocratie soutient Rousseau. Parce que la démocratie n’est pas une fin, mais un processus permanent pour réaffirmer les droits naturels des humains que dans tous les pays du monde (sans exception) une poignée d’hommes et de femmes, confisquant le pouvoir du peuple, l’oriente pour se maintenir aux affaires.

On trouve ici et là des formes de castes qui usurpent le mot « démocratie » qui doit être cet idéal vers lequel tendre et non un label à s’approprier ou un refrain à vanter parce qu’on est juste capable de crier plus fort que les autres.

Si un pays est calme comme la France ou les Etats-Unis, c’est-à-dire sans aucune révolte, pour Rousseau cela veut tout simplement dire que le système dictatorial est suffisamment répressif pour empêcher toute tentative de rébellion.

Si les Libyens se révoltent, ce n’est pas une mauvaise chose. C’est prétendre que les peuples acceptent stoïquement le système qui les opprime partout dans le monde sans réagir qui est très mauvais.

Et Rousseau de conclure : « Malo periculosam libertatem quam quietum servitium -traduction : S'il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes ». Dire qu’on tue les Libyens pour leur bien est un leurre.

C- QUELLES LECONS POUR L’AFRIQUE ? Après 500 ans de relations de dominateur et de dominé avec l’Occident, il est dès lors prouvé que nous n’avons pas les mêmes critères pour définir le bon et le méchant. Nous avons des intérêts profondément divergents.

Comment ne pas déplorer le Oui de 3 pays africains au sud du Sahara, Nigeria, Afrique du Sud et Gabon pour la résolution 1973 inaugurant la nouvelle forme de colonisation baptisée « protection des peuples », validant la théorie raciste que les Européens véhiculent depuis le 18ème siècle selon laquelle l’Afrique du Nord n’a rien à partager avec l’Afrique Subsaharienne, l’Afrique du nord serait ainsi plus évoluée, plus cultivée et plus civilisée que le reste de l’Afrique. Tout se passe comme si la Tunisie , l’Egypte, la Libye , l’Algérie ne faisaient pas partie de l’Afrique.

Même les Nations Unies semblent ignorer la légitimité de l’Union Africaine sur ses états membres. L’objectif est d’isoler les pays d’Afrique subsaharienne afin de mieux les fragiliser et les tenir sous contrôle. En effet, dans le capital du nouveau Fond Monétaire Africain (FMA), l’Algérie avec 16 milliards de dollars et la Libye avec 10 milliards de dollars contribuent à eux tous seuls pour près de 62% du capital qui est de 42 milliards de Dollars.

Le premier pays d’Afrique subsaharienne et les plus peuplés, le Nigeria suivi de l’Afrique du Sud arrivent très loin derrière avec 3 milliards de dollars chacun.

C’est très inquiétant de constater que pour la première fois de l’histoire des Nations Unies, on a déclaré la guerre à un peuple sans avoir exploré au préalable la moindre piste pacifique pour solutionner le problème.

L’Afrique a-t-elle encore sa place dans une telle organisation ? Le Nigeria et l’Afrique du Sud sont disposés à voter OUI à tout ce que l’Occident demande, parce qu’ils croient naïvement aux promesses des uns et des autres de leur donner une place de membre permanent au Conseil de Sécurité avec le même droit de veto. Ils oublient tous les deux que la France n’a aucun pouvoir de leur attribuer le moindre poste.

Si elle l’avait, il y a belle lurette que Mitterrand l’aurait faite pour l’Allemagne de Helmut Kohl. La reforme des Nations Unies n’est pas à l’ordre du jour.

La seule manière de compter, est la méthode chinoise : tous les 50 pays africains doivent quitter les Nations Unies. Et s’ils doivent y retourner un jour, ne le faire que s’ils ont obtenu ce qu’ils demandent depuis longtemps, un poste pour toute la fédération africaine, sinon rien.

Cette méthode de la non-violence est la seule arme de justice dont disposent les pauvres et les faibles que nous sommes. Nous devons tout simplement quitter les Nations Unies, car cette organisation de par sa configuration, de par sa hiérarchie est aux services des plus forts.

Nous devons quitter les Nations Unies afin de marquer notre réprobation de cette conception du monde basée uniquement sur l’écrasement du plus faible. Tout au moins ils seront libres de continuer de le faire, mais pas avec notre signature, pas en rappelant que nous sommes d’accord alors qu’ils savent très bien qu’ils ne nous ont jamais interrogés. Et même quand nous avons donné notre propre point de vue, comme la rencontre de samedi 19/3 à Nouakchott avec la déclaration sur la contrariété à l’action militaire, ceci a été passé tout simplement sous silence pour aller accomplir le forfait de bombarder le peuple africain.

Ce qui arrive aujourd’hui est le scénario déjà vu auparavant avec la Chine. Aujourd ’hui, on reconnaît le gouvernement Ouattara, on reconnaît le gouvernement des insurgés en Libye. C’est ce qui s’est passé à la fin de la deuxième guerre mondiale avec la Chine.

La soit disante communauté internationale avait choisi Taiwan comme unique représentant du peuple Chinois en lieu de place de la Chine de Mao. Il faudra attendre 26 ans, c’est-à-dire le 25 octobre 1971 avec la résolution 2758 que tous les Africains devraient lire, pour mettre fin à la bêtise humaine.

La Chine est admise, sauf qu’elle a prétendu et obtenue d’être membre permanent avec doit de veto, si non elle n’entre pas.

Cette exigence satisfaite et la résolution d’admission entrée en vigueur, il faudra attendre un an pour que le 29 septembre 1972, le Ministre Chinois des Affaires Etrangères donne sa réponse avec une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies pas pour dire Oui ou Merci, mais pour faire des mises au point, en garantie de sa dignité et de sa respectabilité.

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jeudi 24 mars 2011

Aidons toutes les générations à comprendre comment l’histoire du Congo indépendant a été déformée par les néocolonialistes

Voici la première suite des rapports secrets de la sûreté congolaise, dont Réveil-FM International va continuer de publier en exclusivité une longue série de ce précieux ouvrage, pour la connaissance de l'histoire réelle du Congo colonisé et du Congo indépendant, car cette histoire a été soigneusement déformée par les néocolonialistes étrangers et entretenue par les mobutistes dans l'objectif d'écarter toutes les générations humaines sans distinction raciale de la vérité du nationalisme congolais. Je ne prétends pas connaître toute l'histoire du Congo de la colonisation à ce jour, mais je me suis toujours approché des vieillards coloniaux Belges sans considération de leur conviction politique, car ils détiennent beaucoup des documentations véridiques sur l'histoire du Congo. Ce ne sont pas seulement les rapports secrets de la sûreté du Congo difficilement trouvable en public depuis 1973, mais il y a aussi beaucoup d'autres documents inédits, lesquels je suis comblé de satisfaction d'en posséder à travers ces vieillards Belges accusés à tort d'être tous des mauvais colonialistes. S'ils étaient tous des mauvais Belges, ils ne m'auront jamais remis ces nombreuses documentations les plus cachées de l'histoire du Congo, connaissant surtout ma conviction nationaliste lumumbiste. A tous nos compatriotes et à nos vrais alliés moraux sans distinction raciale, courage dans cette longue lutte pour rétablir l'histoire déformée du Congo, afin de reconquérir notre souveraineté congolaise et reconstruire le Congo au bonheur de l'humanité avec dévouement. Bonne lecture de la présente, qui est totalement sous ma responsabilité personnelle.

Patrice Emery Lumumba, futur Premier ministre du Congo s'exprimant dans un bar. Photo Réveil-FM, archives

Patrice Lumumba en confiant entièrement l’administration de la sûreté du Congo indépendant au Colonel Belge Vandewalle, ainsi que celle de l’armée totalement au Général Belge Jansens et ayant dans son cabinet des Conseillers Belges, voilà la preuve de la grande volonté du premier Premier ministre du Congo d’unir les Congolais et les Belges de travailler ensemble pour l’intérêt supérieur de nos deux pays sans exploitation de part et d’autre entre nos peuples. De son vivant, Patrice Lumumba n’avait pas de haine à personne quel que soit les douleurs nous infligées par les colonialistes. Il était un homme franc, incorruptible et croyait aux droits de l’homme, dont son discours du 30 juin 1960 et sa portée historique mondiale avec des faits réconciliateurs entre les ex-colonisateurs et les ex-colonisés. Le maintien à leurs fonctions coloniales et de leurs équipes du travail de Colonel Vandewalle et du Général Jansens en sont des exemples très marquants, comme dit d’ailleurs Vandewalle : A quelques heures de l’indépendance officielle, le Premier Ministre Patrice Lumumba est conservateur.

Vainqueur des premières élections législatives au suffrage universel du futur Congo indépendant en mai 1960, le pouvoir colonial belge ne voulait pas que Patrice Lumumba devient Premier Ministre pour gouverner politiquement le pays comme veut la démocratie occidentale bien avant les colonisations de l’Afrique. Car la plus haute fonction du pays, celui de Chef d’Etat ou de Roi n’est qu’un règne sans gouverner, mais pour sauvegarderhttp://reveil-fm.com/ecrire/images/bt_img.png les institutions du pays. Sauf dans les pays où le Chef d’Etat est élu au suffrage universel, que ce dernier a le pouvoir exécutif et peut même partager ce pouvoir avec un Premier Ministre élu législativement, dont les convictions politiques sont opposées.

La colonisation n’étant pas l’école de la démocratie pour les colonisés, le premier geste des colonisateurs au vainqueur des élections législatives du Congo en mai 1960, était de l’octroyer une résidence officielle sur le boulevard Albert 1er dans le centre ville de Léopoldville. Cette résidence était un guet-apens de la sûreté coloniale, pour surveiller tous les alliés politiques de Patrice Lumumba et leurs activités quotidiennes, car elle se trouvait juste derrière le siège général de la sûreté coloniale avec un petit mur commun de séparation, dont les dispositifs d’écoute étaient déjà installés secrètement avant l’occupation par le futur Premier Ministre du Congo de sa résidence.

Après le 30 juin 1960, comme témoigne cette lettre du Premier Ministre Patrice Lumumba à son Administrateur en Chef de la sûreté, à qui, il avait placé toute sa confiance pour que le jeune Congo soit bien renseigné des activités secrètes pouvant lui plonger dans les désordres. Mais le Colonel Vandewalle œuvrait comme avant l’indépendance, contre celui qui voulait sincèrement que les Belges et les Congolais travaillent ensemble pour l’intérêt commun du Congo et de la Belgique. A la fin, la grande machine de mensonge occidental lancera la propagande que Patrice Lumumba avait chassé les Belges du Congo après le 30 juin 1960, c’est la raison de la misère des Congolais jusqu’à ce jour.

Vandewalle devenu conseiller de la sûreté sécessionniste katangaise de septembre 1960 en janvier 1963 et de sécurité du Premier Ministre Tshombe de juillet 1964 en octobre 1965 avec fonction de chef des opérations de l’agression occidentale contre l’armée lumumbiste de Pierre Mulele, avait gardé secrète la lettre que lui avait adressée le Premier Ministre Lumumba le 16 juillet 1960 jusqu’à ce qu’il a lui-même publié dans les rapports secrets de la sûreté congolaise en 1973.

Si jusqu’à sa mort en 1994, le Colonel Vandewalle ne cessait de dire la vérité de la politique belge au Congo, vécue par lui dans toutes les fonctions qu’il avait assumées de la colonisation à quelques années après l’indépendance, c’était pour que les Congolais et les Belges qui aiment vraiment le bonheur du Congo, saisissent l’histoire qui leur a été soigneusement cachée et qui est à la base du néocolonialisme entretenu par Mobutu.

Son plus grand regret, c’est d’avoir abusée de la haute confiance que Patrice Lumumba avait placée en lui sans même consulter les autorités belges. Cet acte d’ingratitude est le plus mauvais service qu’il a rendu aux Congolais et aux Belges, car il avait contribué contre sa volonté aux propagandes qui ont déformée l’histoire du Congo. Comme officier supérieur de l’armée belge, il était au service commandé de la politique belge en Afrique et plus particulièrement au Congo.

Patrice Lumumba fut le plus grand homme politique que le Congo ne reverra pas plusieurs siècles encore, car il était vraiment honnête, c’est lui qui allait faire du Congo et la Belgique la plus grande puissance économique et sociale de l’Afrique dès les indépendances en 1960. Tous les politiciens belges en étaient conscients, mais impuissants devant les plus grandes puissances colonisatrices du monde, l’Angleterre et la France y compris leur allié les Etats-Unis, qui voyaient en Lumumba le plus grand danger de leurs intérêts en Afrique dans cette période de guerre froide, d’où l’accusation gratuite d’être un communiste en puissance qu’il fallait très vite éliminer physiquement.

Le Colonel Vandewalle l’exprimait avec franchise, et après l’enquête du parlement belge sur l’assassinat de Lumumba, la Belgique toujours impuissante devant l’Angleterre, la France, les Etats-Unis et l’ONU, accepta sa responsabilité morale sur cet assassinat sans pouvoir dénoncer publiquement les quatre ennemis les plus criminels de Lumumba, qui sont : Harold Macmillan, Charles de Gaule, Dwight Eisenhower et Dag Hammarskjöld.

La question que doit se poser aujourd’hui les Congolais et les Belges, qui ne sont ni responsables moraux ni matériels de l’assassinat de Lumumba, est de savoir ce qu’il faut faire face à cette grave préjudice contre l’intérêt commun de nos deux peuples liés d’une histoire qui ne nous quittera jamais.

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dimanche 20 mars 2011

Les Africains qui ne comprennent pas l’ONU sont des esclaves

Est-ce que les Africains comprennent que l’ONU est l’Organisation des Néocolonialistes Unifiés, dont les droits de l’homme et l’enseignement religieux leur imposé les ruinent les cerveaux, car l’Afrique n’a pas le droit de liberté et c’est le continent de vol aisé par des pouvoirs occidentaux depuis l’esclavage outre atlantique et le colonialisme. En Amérique Latine et en Asie, la grande majorité de population avait compris le néocolonialisme, c’est pourquoi elles se sont libérées vite et évoluent dans la souveraineté, à l’exception de certains pays du Golf Persique que les néocolonialistes vont s’emparer de leur pétrole pour toujours avec une intervention militaire sur les désordres qu’ils vont créer dans ces Royaumes.

Moumar-El Kadhafi, président de la Lybie

Pour les pouvoirs occidentaux, l’Africain extrémiste est celui qui refuse la corruption et le vol de leurs richesses. Le modéré est celui qui accepte la corruption et le vol des richesses d’Afrique par eux. Comme dit Marine Le Pen : « Africains n’ayez pas peur, la Françafrique c’est terminée ». Vos dirigeants ne vont plus s’enrichir à vos dépenses, ils auront l’obligation de développer vos pays pour ne plus que vous fassiez du tourisme économique et du gaspillage intellectuel. C’est parce que vous n’avez rien chez vous que vous êtes obligé de venir en France. Sur 100 Africains combien ont-ils un travail de cadre, ici en France ? Combien d’africains ont un Doctorat et sont des vigiles en France ? Gaspillage intellectuel : balayeur, portier, vigile, garde d’enfant, laveur d’assiette, clandestin, etc...

Il n' y a rien du racisme dans ces propos, car ce sont des occidentaux au pouvoir depuis l’esclavage outre atlantique, la colonisation et la néocolonisation, qui sont des racistes contre les Africains. Comme disait en juin 1963 le grand combattant nationaliste congolais Pierre Mulele : On haït le chien qui te morde chaque jour et on aime le maître qui le dresse pour te mordre chaque jour.

Simon Kimbangu déclara le 10 septembre 1921 : Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi. Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces. Car les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront. Gare à ceux qui continuent à renforcer l’esclavagisme et la colonisation des peuples Noirs ! Je demande à ce que la guerre éclate encore en Europe, pour que la race noire se réveille et puisse revêtir une maturité qu’elle avait perdue depuis les temps les plus reculés !

Simon Kimbangu né le 12 septembre 1887, avait vécu la première guerre mondiale (1914-1918), ainsi il souhaita qu’une seconde guerre éclate en Europe pour que la race noire se réveille pour revêtir sa maturité perdue depuis les temps le plus reculés. Cette guerre éclata en 1940-1945 pendant qu’il était détenu dans une prison coloniale de très haute sécurité au Katanga. Ce souvenant du souhait de Simon Kimbangu en 1921, les colonialistes durcirent ses conditions de détention pendant toute la durée de cette guerre, alors qu’elles étaient déjà plus inhumaines depuis le 12 septembre 1921 le jour de son arrestation. Mais les Noirs n’ont cherché à comprendre pourquoi revêtir leur maturité perdue.

La fin des années 1950 allait être pour les Africains celle de revêtir définitivement notre maturité perdue depuis les temps les plus reculés, quand Kwame Nkrumah proclama devant le monde à Accra en 1957, 6 ans après la mort de Simon Kimbangu en prison coloniale le 12 octobre 1951 : aujourd’hui l’indépendance du Ghana, une nouvelle Afrique est née, nous devons maintenant aider toute l’Afrique de se libérer du colonialisme et de créer les Etats-Unis d’Afrique.

Malheureusement, nous sous-estimons l’histoire des luttes de notre souveraineté. Alors qu’elle devrait être inscrite dans les manuels scolaires de l’Afrique depuis 1960, pour qu’elle soit enseignée de l’école primaire à l’université sans toutes les considérations religieuses.

Prenons conscience des vérités de tous les Occidentaux qui nous encouragent à faire valoir nos capacités intellectuelles en Afrique sans les traiter des racistes, car leur langage est celui de nous dire clairement leur volonté de vivre chez eux sans nous. Sachons aussi que ce sont des pouvoirs néocolonialistes occidentaux et leurs marionnettes africains qui ne veulent jamais que nous soyons souverains en Afrique pour notre bien-être et notre développement.

La démocratie occidentale que les pouvoirs occidentaux imposent aux Africains en convaincant des Occidentaux innocents et anti-colonialistes d’être derrière eux au nom du respect des droits de l’homme qu’ils n’ont jamais respectés à notre égard ni à l’égard de leurs propres ouvriers et retraités occidentaux d’origine, qui se suicident suite aux mauvaises conditions de vie après avoir servit leurs nations, a pour objectif de nous ruiner mentalement contre notre riche civilisation africaine, car avant les dominations esclavagistes et colonialistes occidentaux, nous ne connaissions pas l’égoïsme, le vol, la prostitution, le mensonge, l’homosexualité, la mendicité, etc…ainsi nous ruiner égale piller nos richesses calmement.

Nos Chefs coutumiers et leurs notables étaient des hommes respectueux qui organisaient notre société avec loyauté, symbole de succession de pouvoir. Ce sont toujours les pouvoirs prédateurs occidentaux avec la bible à la main gauche pour nous déraciner de nos valeurs, et le fusil à la main droite pour nous voler avec violence nos richesses naturelles, disaient que nous sommes tous des enfants de même Dieu d’amour, une histoire fondée par leurs penseurs sous les ordres de leurs nobles de l’époque, pour dicter aux pauvres de race blanche l’exploitation, qui, à la fin, engendra des grandes révolutions qui avaient renversé les pouvoirs totalitaires et les transformer à des pouvoirs démocratiques, qu’on les aussi confisqués depuis un certain temps en leur mettant des dispositions à ne plus revenir aux violences des siècles passés, mais quand ces pauvres occidentaux n’auront plus de fromage, tout explosera.

Les conférences nationales et actuelles révolutions arabes en Afrique ne changeront rien à la volonté des néocolonialistes en Afrique, car depuis les assassinats des africanistes Um Nyobé, Félix Moumié, Patrice Lumumba, Sylvanius Olimpio, Hamilcar Cabral, Eduardo Mondlane ; les coups d’Etat contre des africanistes Ben Bella, Kwame Nkrumah et Modibo Keita ; les morts naturelles des africanistes Gamal Nasser, Jomo Kenyatta, Agostino Neto et Sékou Touré ; les derniers assassinats des africanistes Thomas Sankara et Laurent Kabila. L’Afrique n’a plus des sérieux héritiers pour vaincre le néocolonialisme, car le dernier héros africain des luttes contre le colonialisme avant 1960 encore vivant, Robert Mugabe n’est pas toujours compris par les africains sans connaissance de l’histoire comme Nicolas Sarkozy nous avait injuriés à Dakar que les Africains ne figurent pas dans l’histoire du monde.

De même on voit ces Africains, au lieu de soutenir Laurent Bgabgo dans la lutte pour notre souveraineté, ils sont derrière les pouvoirs occidentaux constitués en Commission Constitutionnelle Générale de l’Afrique pour valider les élections sous le contrôle de leur Organisation des Néocolonialistes Unifiés (ONU) et proclamer leurs marionnettes des vainqueurs reconnus par la communauté internationale des prédateurs avec leur notion démocratique de vol et de recours à main armée en Afrique.

Enfin, la situation en Libye dont le peuple Libyen ne souffre d’aucun problème social et que Mouammar Kadhafi lutte pour les Etats-Unis d’Afrique contre la prédation de nos richesses. Voilà qu’un petit groupe des Libyens a été poussé par des néocolonialistes à prendre les armes contre leur bien-être alors qu’ils ne sont pas balayeur, vigile, portier, garde d’enfant, laveur d’assiette, clandestin, etc..en Occident comme les intellectuels africains qui y vivent depuis les fausses indépendances de 1960. Kadhafi n’a pas droit de se défendre avec des armes et rétablir la souveraineté libyenne, donc il doit attendre sa capitulation pour que la Libye soit spoliée de ces richesses comme Congo Kinshasa sous le contrôle de l’Organisation des Néocolonialistes Unifiés (ONU). Les Africains à genoux, têtes inclinées ont toujours condamné sans élever la voix, l’agression néocoloniale contre Saddam Hussein, dont le but est de piller les richesses pétrolières des Irakiens en installant les désordres pendant ce pillage. Comme aussi en Afghanistan où les Afghans sont au-dessus des montagnes d’or et de pétrole d’une valeur de plusieurs milliers des milliards de dollars encore inexploités, en disant qu’ils se défendent contre les terroristes, alors que ce sont eux les pouvoirs qui terrorisent le monde depuis la découverte de l’Amérique il y a plus de 500 ans.

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vendredi 18 mars 2011

Que le visage du père soit. Et le visage du père fut !

Que la « légitimité » du fils tombe. Et la « légitimité » du fils TOMBA ! Et le seul vrai débat qui vaille s’engagea ! La publication de la photo du père de celui qu’on appelle à tort, depuis plusieurs années déjà, « Joseph KABILA », de son vrai nom Hyppolite KANAMBE, revêt une importance capitale. Bien que ce nom, Adrien Christopher KANAMBE, ait été divulgué depuis un certain nombre d’années tant par des gens qui ont eu à côtoyer ce monsieur, que d’autres qui ont eu, à un moment donné, à gérer ou à étudier son dossier, cette photo jette une lumière nouvelle et éclaire un pan entier jusque-là couvert par un voile épais volontairement déployé, dans le but de garder dans l’ombre les origines et l’identité de l’individu « Joseph KABILA ».

A mon sens, cette affaire n’est pas anodine. Elle pose des vraies questions d’ordre juridique et politique, que les congolais ne peuvent négliger ni passer sous silence.

Nombre de nos concitoyens, les « Saint-Thomas » (Bu bamona, bu bakuikila, dit-on en kikongo), viennent enfin de mettre une image sur ce nom, Christopher KANAMBE, père de ce jeune homme sans histoire, sorti des bagages que transporté son oncle KABAREBE James dans son périple macabre lors de l’invasion du Zaïre en 1997. Et quand on sait que dans ce monde de communication et d’images, les gens n’aiment garder en mémoire que les images vues de leurs propres yeux, la publication de cette photo est d’une grande importance.

Non seulement que cette photo apporte encore plus de lumière sur la vraie filiation de cet imposteur venu du Rwanda pour participer à l’invasion d’un si grand pays, le piller et faciliter son pillage, le vider de ses habitants autochtones dans sa partie Est pour la peupler par ses frères et sœurs tutsis venus du Rwanda, de l’Ouganda, du Burundi, de la Tanzanie (pays où il a passé le plus clair de son temps dans son adolescence et exercé les métiers qu’il méritait, à savoir chauffeur de taxi et vendeur des œufs), mais aussi et surtout, il permet d’ouvrir le seul vrai débat qu’il faille engager, puisque de ce débat jaillira inéluctablement des vérités juridiques et politiques qui mettront les congolais devant leur responsabilité.

Il souviendra à l’esprit de tout le monde, que, quand ce jeune homme est désigné pour prendre le fauteuil devenu vacant à la suite de l’odieux assassinat de Laurent Désiré KABILA, Monsieur NGBANDA, le premier, avait sonné le tocsin pour dire aux congolais « attention, cet homme n’est ni congolais, ni le fils de LD KABILA ». Malheureusement, la grande majorité de congolais n’avait pas accordé du crédit à ses propos. Ceux qui étaient au courant de ce qui se tramait en coulisses, sont montés au créneau pour vociférer toutes sortes d’injures contre lui. Le but étant bien entendu de le diaboliser. Et la manœuvre avait réussi. Mais la vérité elle, est restée patiente, comme d’habitude, attendant le moment favorable pour refaire son apparition. On en est là.

Pour toute légitimité, cet homme, à qui on avait attribué quelques années auparavant, pour le besoin de la cause bien sûr, le nom de « Joseph KABILA », on avait dit aux congolais et au monde entier qu’il était « le fils de Laurent Désiré KABILA et de Madame SIFA MAHANIA ». Tout a été fait pour que cette filiation frauduleuse devienne indiscutable. Des témoignages bidons seront portés sur la place publique, SIFA MAHANIA sera mise à contribution pour dire, avec une dose bien calculée d’émotion, « la souffrance d’une mère qui voit son fils repoussé par des gens qui lui conteste sa filiation ».

Jules SHUNGU WEMBADIO dit « PAPA WEMBA », sera lui aussi mis à contribution et viendra dire aux congolais « je connais Joseph, on a grandi ensemble ». Une vraie bêtise de la part d’un homme né en 1949, et qui se dit avoir grandi avec un jeunot né en 1973, 24 ans après lui !

On ira même jusqu’à lui concocter un curriculum vitae invraisemblable dont les éléments, en les examinant, ne collaient même pas. Et des études à l’école française de Dar-es-Sallam et dans une université américaine lui furent attribuées. Mais, là encore, pas de chance, l’homme ne pouvait formuler aucune phase entière en français. Drôle d’inculture de la langue pour un homme dont on dit qu’il a fréquenté l’école française en Tanzanie ! Cependant, il roulait bien les « R » dans son verbe comme pour rappeler aux gens qu’il était comme tous les autres rwandais. Pour congolais, lui disait « congorais ». Elément essentiel qui ne trompe pas. Et surtout, il parlait bien le Kinyarwanda, qui n’est en aucune manière une langue congolaise. Et même le lingala, notre lingala national, devenu depuis quelques années déjà une langue presque continentale, ce congolais là, né à « HEWA BORA », sur le territoire congolais nous ont-ils dit, ne pouvait le parler. Vous avez compris, tout ceci n’était que bidon.

Pourtant, c’est là que réside justement le problème.

D’un, « Joseph KABILA », de son vrai nom Hyppolite KANAMBE, est le fils d’Adrien Christopher KANAMBE. C’est son père biologique. Il n’est pas le fils de Laurent Désiré KABILA, donc aucune filiation biologique ne peut lui être attribuée dans ce sens.

De deux, « Joseph KABILA », de son vrai nom Hyppolite KANAMBE, est le fils de madame Marcelline MUKAMBUKUJE. C’est sa mère biologique. Il n’est pas le fils de madame SIFA MAHANIA., donc aucune filiation biologique ne peut lui être attribuée dans ce sens.

De trois, ses deux parents, Adrien Christopher KANAMBE et Marcelline MUKAMBUKUJE, sont rwandais, de l’ethnie tutsie. Ils ne sont pas congolais.

De quatre, Hyppolite KANAMBE n’est pas congolais, ni d’origine, ni d’acquisition individuelle. Il n’appartient à aucun groupe ethnique congolais. Il est Tutsi de père et de mère.

Que chacun de congolais se souvienne, qu’en 2006 notamment, la seule « légitimité » par laquelle Hyppolite KANAMBE a été imposé –c’est le cas de le dire- aux congolais, émane de cette « filiation » frauduleuse et injustifiée d’avec Laurent Désiré KABILA et SIFA MAHANIA qui, eux, sont bel et bien congolais.

Or, nous savons que cette filiation est frauduleuse. Nous le savons depuis longtemps, mais il a fallu peut-être mettre un visage sur le nom d’Adrien Christopher KANAMBE, pour que certains de nos compatriotes que j’appelle ci-dessus des « Saint-Thomas », s’illuminent un peu par rapport à ce sujet.

Posons-nous alors la question de savoir comment un individu peut-il être candidat et devenir président de la République Démocratique du Congo, quand il n’est pas congolais ?

La réponse ne peut nous venir que des dispositions constitutionnelles. Examinons les choses du point de vue de la constitution congolaise.

Chapitre 2 : De la Nationalité

Article 10 :

La nationalité congolaise est une et exclusive. Elle ne peut être détenue concurremment avec aucune autre.

La nationalité congolaise est soit d'origine, soit d'acquisition individuelle.

Est Congolais d'origine, toute personne appartenant aux groupes ethniques dont les personnes et le territoire constituaient ce qui est devenu le Congo (présentement la République Démocratique du Congo) à l'indépendance.

Une loi organique détermine les conditions de reconnaissance, d'acquisition, de perte et de recouvrement de la nationalité congolaise.

Article 72 :

Nul ne peut être candidat à l'élection du Président de la République s'il ne remplit les conditions ci-après :

1. posséder la nationalité congolaise d'origine;

2. être âgé de 30 ans au moins ;

3. jouir de la plénitude de ses droits civils et politiques;

4. ne pas se trouver dans un des cas d'exclusion prévus par la loi électorale.

Des éléments que nous disposons, depuis longtemps d’ailleurs, et dont la photo du père d’Hyppolite vient consolider, montrent clairement que cet homme, qu’à l’absence de filiation d’avec Laurent Désiré KABILA et SIFA MAHANIA, « Joseph KABILA », de son vrai nom Hyppolite KANAMBE, fils de Adrien Christopher KANAMBE et de Marcelline MUKAMBUKUJE, ne peut disposer, ne dispose d’aucune légitimité.

En l’absence de légitimité, « Joseph KABILA », de son vrai nom Hyppolite KANAMBE, fils de Adrien Christopher KANAMBE et de Marcelline MUKAMBUKUJE, tous trois rwandais, de l’ethnie tutsie, ne peut briguer une quelconque mandat électif au Congo.

De ces faits, tant sa prise de pouvoir au lendemain de l’assassinat de Laurent Désiré KABILA, que sa candidature aux élections présidentielles de 2006, sont juridiquement irrecevables.

Par conséquent, la présence de « Joseph KABILA », fils de Adrien Christopher KANAMBE et de Marcelline MUKAMBUKUJE, à la tête des institutions congolaises est politiquement illégale. Ce Monsieur est en réalité inexistant politiquement. Il ne peut se targuer de représenter les congolais et son pouvoir ne repose sur aucune légitimité, aucune base juridique. En d’autres termes, ce monsieur est juridiquement illégal, et politiquement illégitime.

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lundi 14 mars 2011

On ne se libère pas du mal sans connaître son histoire

Voici l'introduction des rapports secrets de la sûreté congolaise jusqu'au 30 juin 1960, que je mets à disposition de Réveil-FM International. Les Congolais doivent découvrir les grandes réalités qui entretiennent les confusions politiques dans notre pays depuis bien avant l'indépendance. Les conflits qui ont conduit aux séparations entre les frères Congolais à l'aube du 30 juin 1960 et tous les assassinats politiques contre les vrais nationalistes congolais, ont été instigués par les colonialistes qui n'ont jamais voulu lâcher les pillages de nos richesses naturelles au détriment de notre peuple jusqu'à ce jour et cela durera tant que nous ne comprendrons pas l'histoire de notre souveraineté confisquée le 5 septembre 1960. Ainsi, je commence par cette lettre de Patrice Lumumba à Moïse Tshombe, car entre les deux frères il n'y avait aucun problème, dont le souci de l'autre était d'être ensemble pour bâtir le bonheur de notre peuple. Mais Moïse Tshombe croyait aux conseils des colonialistes, dont son refus à l'offre de l'autre. Les trahisons des Congolais corrompus par les colonialistes sont à la base du malheur de notre peuple qui se soutient encore aujourd'hui à travers le tribalisme et régionalisme, c'est ça la grande réussite du néocolonialisme contre l'avenir de notre peuple. Personnellement, comme je le dis toujours, je ne sera jamais caméléon contre les intérêts de notre peuple. A savoir aussi que cette publication n'engage que ma responsabilité et courage pour la publier sans aucune hésitation ni peur. C'est l'avenir de notre peuple qui compte.

Les Rapports Secrets de la sûreté congolaise, ouvrage introuvable sur la place publique.Photo Réveil-FM

Lettre de nommination de Moïse Tshombé par Patrice Emery Lumumba, Premier ministre du Congo. Photo Réveil-FM

Cette lettre gardée par Colonel Vandewalle, est la réponse à ceux qui ignorent notre histoire bien avant l’indépendance. Ainsi, les Congolais sont manipulés en permanence comme des petits bébés par les colonialistes au bénéfice des néocolonialistes qui qualifiaient Lumumba de Crapaud et qui assassinaient les vrais nationalistes pour détourner la victoire de la souveraineté du Congo.

Cette lettre de Patrice Lumumba à Moïse Tshombe le 22 juin 1960 pendant ses consultations de formateur du premier gouvernement congolais élu au suffrage universel, est la preuve de sa préoccupation de bâtir un Congo de bonheur dans l’unité et fraternité nationale bien avant de former son gouvernement, qui était présenté au public le 29 juin 1960 à la veille de l’indépendance. Mais, Tshombe refusa l’offre de Lumumba faisant de lui : ministre de la reforme constitutionnelle du Congo, pour que notre pays soit doté d’une vraie constitution souveraine à la place de celle imposée par les colonialistes.

Tshombe se replia à Elisabethville le 9 juillet 1960, pour proclamer l’indépendance du Katanga le 11 juillet 1960 avec l’appui du gouvernement belge. Interdisant le Premier ministre Lumumba accès dans son cabinet le 5 septembre 1960, le Colonel Joseph Mobutu confisqua toute son archive où se trouvait cette lettre. Heureusement, Tshombe avait remit à main propre au Colonel Vandewalle cette lettre confidentielle de Lumumba, tout en lui signifiant comment il avait refusé la proposition au poste du ministre de la reforme constitutionnelle du Congo indépendant.

Le Colonel Vandewalle né en 1912, officier de la Force Publique depuis 1937 et Administrateur en Chef de la sûreté du Congo jusqu’au 30 juin 1960, il était gardé à son poste après l’indépendance par Lumumba jusqu’en fin août 1960, Conseiller de sécurité de Tshombe de septembre 1960 à janvier 1963, Conseiller militaire de Premier ministre Tshombe de juillet 1964 à octobre 1965 et Commandant en Chef des troupes d’agression belgo-américano-anglaise et des mercenaires en 1964 contre l’Armée Populaire de Libération (muleliste) qui avait déjà reconquis plus de 60 % du territoire national.

Jacques Brassinne né en 1929, attaché de cabinet du vice-premier ministre Belge Albert Lilar de 1958 à 1960, Secrétaire de la Table ronde politique pour le Congo, dont Albert Lilar fut le Président, Conseiller à l’Ambassade de Belgique à Léopoldville début juillet 1960 fin décembre 1960, Chef de mission d’assistance technique belge à la sécession katangaise à Elisabethville début janvier 1961-janvier 1963 et conseiller diplomatique de Premier ministre Moïse Tshombe à Léopoldville de juillet 1964 à sa révocation en fin octobre 1965. Ces deux personnages belges de l’évolution de la situation du Congo peu avant et après l’indépendance, sont les co-auteurs en 1973 de ces grands récits sur les rapports secrets de la sûreté coloniale au Congo entre 6 février 1959 et 30 juin 1960, dont cette lettre démontrant clairement la volonté nationaliste de Patrice Lumumba pour un Congo uni, fort et de bonheur.

Voilà l’attitude de Tshombe jusqu’à se faire assumé la culpabilité d’assassinat de son propre frère Patrice Lumumba, alors que ce dernier voulait qu’ils soient tous ensemble pour construire notre nation au bonheur de notre peuple libéré du colonialisme. En servant le néocolonialisme et après avoir massacrés tous les patriotes qui voulaient travailler pour le bonheur de notre peuple, ces traîtres congolais ont été abandonnés par leurs créateurs et protecteurs colonialistes.

Par exemple : Tshombe de l’exil en Espagne avec la colossale fortune pillée dans le patrimoine national et cachée partout en Occident, est mort en prison en Algérie le 30 juin 1969, abandonné par ses protecteurs qu’il a servis loyalement contre le peuple Congolais. Mobutu excellent serviteur loyal de leurs protecteurs pendant 37 ans en détruisant la vie sociale des Congolais et les bonnes mentalités, ainsi que toutes les infrastructures modernes de notre pays, il est mort en exil au Maroc, abandonné par ceux qu’il a servis au détriment de notre peuple, jusqu’à lui refuser le visa d’entrée dans tous les pays occidentaux, alors que c’est partout en Occident qu’il avait caché le colossal patrimoine qu’il nous a volé pendant ses 37 ans de service loyal au néocolonialisme.

Aujourd’hui les Congolais ne veulent pas connaître la vérité de notre souveraineté confisquée en septembre 1960 et reconquise courageusement par le lumumbiste Mzee Laurent Kabila le 17 mai 1997, pour être assassiné le 16 janvier 2001 par les héritiers des assassins des vrais nationalistes Congolais depuis le 17 janvier 1961. La situation est devenue plus minable au nom du complot néocolonial de 2002 à Sun City en Afrique du Sud, qui a accouchée la constitution de Liège en 2005 pour la pérennité du néocolonialisme et sa mascarade de démocratie pour perpétuer la misère du peuple Congolais par l’ONU qui protège le vol des richesses naturelles du Congo par l’actuel ordre mondial, surtout par les deux plus grands chantres du colonialisme en Afrique avec à leur tête, le grand chef esclavagiste des Africains en Amérique, qui, tous les trois, avaient la bible d’un côté et le fusil de l’autre pour soumettre les Noirs et les Rouges à l’expropriation de leurs terres naturelles. Mon grand regret, j’ai constaté tristement que beaucoup des compatriotes, parmi eux des éminents intellectuels, n’ont aucune connaissance de ces rapports secrets de la sûreté coloniale au Congo depuis sa publication en 1973, alors que certains vivent en Occident il y a plus de 40 ans.

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mardi 1 mars 2011

Le Congo est face à la médiocrité de son élite politique

Au nom de quoi devrions-nous continuer à ménager cette classe politique congolaise qui, par ses erreurs à répétition, son ignorance morbide, sa cupidité sans fin, son amateurisme déconcertant et son manque d’esprit patriotique patent, participe à la destruction de la patrie ?

José NTUBA ODE YIKILA, Vice-président du Mouvement de Résistance de la Diaspora Congolaise de France.

En son temps, Nguz Karl-i-Bond avait qualifié Mobutu de l’ « incarnation du mal Zaïrois », qualificatif qui avait fait le titre d’un livre célèbre à l’époque. Aujourd’hui, il ne fait l’ombre d’aucun doute qu’il n’est pas exagéré de considérer que la classe politique congolaise est l’ « incarnation du mal congolais ».

Il ne se passe pas un seul jour, depuis qu’ils ont décidé de se ranger en ordre de bataille pour les élections bidons qui verront se faire remettre, par Louis Michel et autres faucons du planisphère mafieux qui ont pris possession du Congo, la palme d’or de l’imposture et du démantèlement d’un si grand pays au « Petit Jo », comme ils aiment l’appeler, sans qu’on nous parle des activités contre-productives et à contre-courant, de ces leaders dits de l’opposition que compte la classe politique congolaise. Nous les observons, non sans étonnement d’ailleurs, dans leur entreprise suicidaire par laquelle ils entraînent tout un peuple vers des lendemains incertains.

Et ce qui est plus étonnant encore, c’est qu’ils croient eux-mêmes à leur marche vers la « victoire », même quand, visiblement, l’horizon semble se ternir devant eux par l’effet du fumigène que ne cesse d’agiter l’ « AMP », diffusant, par devant leur face, une fumée noire qui les rendent encore un peu plus aveugles. L’un d’eux, non pas de moindre, reconnaissait, quelques jours avant son retour à Kinshasa, sur le plateau d’une chaîne de télévision, qu’en 2006, il avait assisté à une « parodie d’élections » -ce sont ses propres termes-, mais qu’il ne pouvait pas s’empêcher d’y aller cette fois-ci encore, bien qu’il soit conscient que les paramètres soient les mêmes, par peur qu’on l’accuse de « non assistance à personne en danger ».

Alors que tout observateur attentif de la situation qui prévaut en RD Congo voit dans ces dires une sorte de résignation qui cache mal un aveu d’échec par « tacite consentement », ses alliés eux ne voient rien et continuent la course en scellant des alliances approximatives. Ils croient, dur comme fer, que par le truchement de ces élections, ils renverseront la vapeur et que le futur président sortira de l’opposition. Ils sont frappés d’aveuglement, à tel enseigne qu’ils ne peuvent comprendre que des élections au Congo (y compris celles de 2006), dans la configuration actuelle et compte tenu de l’étendue du désordre dans lequel est volontairement entretenu le pays, ne peuvent être autre chose qu’un moyen de légitimation sauvage de l’occupation et de la cristallisation du statu quo. C’est une honte ! On en arrive à se demander qu’est-ce qui soit mauvais que nous ayons fait à Dieu qui mérite une telle malédiction !

De quelle planète vivent ces hommes pour qu’ils en arrivent à penser un seul instant que, non seulement le futur président du Congo sorte du rang de cette « opposition fébrile et maladive », mais aussi et surtout qu’il soit une émanation des urnes, version tripatouillée qui s’observe à l’œil nu ?

Même le plus petit esprit d’entre les congolais, ne peut consentir que ce pays soit un jour dirigé, après tant de sacrifices, tant de sang versé, tant de souffrances, par un de ceux qui, constamment, se rendent coupables du «déni permanent de réalité, aggravé de l’acceptation de l’inacceptable et accentué d’une impuissance anachronique ».

Tout congolais sait aujourd’hui que le Congo mérite un vrai « bonhomme », un visionnaire des temps modernes, qui sache scruter les enjeux, déjouer les pièges, dénoncer le mensonge, éclairer son peuple, être capable de dire NON quand il le faut, un homme désintéressé qui se préoccupe, avant toutes choses, de la défense des intérêts supérieurs de la nation en lieu et place des notions sournoises, gobées à l’aveuglette, que sont la géostratégie, la géopolitique, la diplomatie, notions qui vont constamment contre les intérêts de l’Afrique et autres pays dits émergeants, et qui ne visent qu’à étendre l’influence des puissances de ce monde et à défendre leurs intérêts, mêmes les plus sordides, partout dans ce monde qu’ils se sont partagés (comme dirait le chanteur révolutionnaire Ivoirien FACOLY TIKEN JAH), alors que l’histoire ne cesse de nous montrer que des dirigeants, de la trempe d’hommes d’Etat, ont su dire non, dans des circonstances diverses, parfois même en s’opposant farouchement à la fameuse «communauté internationale », dans le but de sauvegarder l’indépendance, la souveraineté et l’intégrité territoriale de leurs pays ou tout simplement le bien-être social ou la sécurité des emplois de leurs peuples. Le Congolais peuvent-ils se permettre aujourd’hui d’avoir à la tête du pays, un homme ou une femme qui ne soit capable de remettre en cause ces notions que, même ceux qui les chérissent, les savent injustes et inégalitaires ?

Des exemples ne manquent pas : En son temps, le Général de Gaulle, s’opposant au fonctionnement de l’Onu, l’avait traité de « machin ». Il avait une très haute opinion et un sens élevé de l’indépendance, de la souveraineté, de l’intégrité de son pays et de son peuple, que pour rien au monde il n’aurait accepté la moindre ingérence de cette organisation dans les affaires internes de son pays. D’autres après lui, n’avaient pas hésité de qualifier cet organisme de « vieille machine poussiéreuse ».

De même, refusant la subordination de son pays, qu’il voulait garder intact dans sa capacité à se protéger et à se défendre indépendamment des autres, De Gaulle n’hésita pas un seul instant à retirer la France du commandement intégré de l’OTAN. Bien que toutes ces décisions ne soient pas faciles à prendre et ne soient pas sans conséquences en termes des rapports diplomatique et de coopération, il les prit sans tergiverser.

Et la liste est longue !

Au Congo, avec cette catégorie de classe politique hors pair qui rempile dans la médiocrité, c’est tout l’opposé qui nous est offert chaque matin. Ils sont incapables de prendre clairement position et de s’opposer avec vigueur sur la responsabilité éclatante de la communauté internationale sur ce qui se passe au Congo et ce qui se trame à l’échelle planétaire contre les intérêts de la RD Congo depuis 1990.

La réalité est que cette classe politique a failli et continue de faillir en ne prenant pas la juste mesure des données existantes sur la situation du pays.

L’urgence impose, pour le salut de la nation, que le peuple mette un terme à la complicité active et tacite qui s’observe entre le pouvoir d’occupation en place depuis plus de dix ans et cette classe politique médiocre.

La médiocrité de ces gens va jusqu’à les empêcher d’observer ni d’analyser la profondeur des événements, des bouleversements et des mutations profondes qui secouent le monde. Du coup, ils ne peuvent être à même de conduire le combat de libération de la patrie, lequel conduit inéluctablement à la libération de tout notre peuple. Avec des gens comme ceux-là, je ne vois vraiment pas pourquoi et comment le peuple peut-il continuer à compter sur eux. Ils ne méritent qu’une seule chose : qu’ils dégagent. Et comment ? Par la révolution tout simplement. Et personne d’entre eux ne pourra résister à cette tempête qui, à son passage, fait tomber même les fruits non murs. Personne d’entre eux ne pourra se targuer d’avoir contribué à ce radical changement dont le Congo a grandement besoin. De toute manière, la révolution, par ses subtilités, prône un changement radical d’hommes, d’institutions, de manière de penser.

La résistance congolaise devrait penser sérieusement à s’inspirer, dans son volet « mobilisation et conscientisation », de la révolution française, et faire en sorte que l’inévitablement révolte du peuple congolais face à l’occupation, conduise à la révolution, avec des objectifs bien déterminés, comme ce fut le cas en France, où le soulèvement, qui devint révolution, avait des objectifs connus :

-égalité, à travers l’abolition des privilèges, suppression des droits féodaux qui pesaient sur les paysans, fin de la monarchie absolue.

Et le succès était au rendez-vous.

Au Congo, sous l’occupation, on prône des élections. Des élections qui ne changeront rien. C’est comme si on demandait aux français de croire que la France allait se libérer de l’occupation nazie par les élections organisées par les nazis !

Les plus clairvoyants d’entre-nous doivent prendre le temps d’analyser en profondeur ce que nous enseigne l’actualité du moment, surtout celle de la Tunisie, de l’Egypte, de la Libye et des autres pays du Maghreb qui suivront. Car, il y a, à mon sens, un élément important à prendre en compte, qui ressort clairement dans la révolution, ou la révolte (c’est selon) telle que je l’ai observé dans les événements qui ont emporté BEN ALI en Tunisie. Même si le modèle Tunisien ne correspond pas au schéma français que j’évoquai ci haut, puisqu’il a débuté et perduré sans leader ni assise idéologique, un élément essentiel doit nous interpeller.

C’et le degré d’alphabétisation du peuple. Tous les experts sont unanimes pour le reconnaître. Il a été déterminant, sauf si l’on ne veut pas le voir. La jeunesse tunisienne est l’une de plus éduquée, de plus instruite, de plus cultivée de la région. Le degré d’alphabétisation de cette jeunesse (à pratiquement 80%) a fait la différence, comparativement à la jeunesse égyptienne.

A moins d’un mois, méthodiquement, elle a su mettre à terre une dictature de plus d’une vingtaine d’années. Or, chez nous, près de 80% de notre peuple est analphabète. Et quand on a un peuple comme celui-là, on sait que sa compréhension des choses est beaucoup plus longue et lente. Ce qui constitue un sérieux handicap pour mener une révolution de type tunisienne ou française. Ce qui ne signifie pas qu’il ne soit pas capable de le faire, loin de là.

Il peut le faire, à condition que la résistance comprenne ce que ces fameux « leaders » de la classe politique congolaise, incarnation du mal congolais, ne comprennent pas, à savoir, que le peuple doit être guidé, orienté. En croyant naïvement aux « élections » comme moyen de libérer un pays occupé, ils sont loin de comprendre qu’ils alimentent, par cette forme de complicité active et tacite, la perpétuation de l’occupation du pays.

Tout ce temps perdu est mis au profit de l’ennemi, lequel en profite pour s’enraciner davantage. Il est évident que ceci complique et endurcie un peu plus le combat.

Cette classe politique, a failli et continue de faillir. Et avec elle, toute l’élite congolaise.

Dans cette élite, on distingue ceux qui sont au cœur même du système (les collabos), ceux qui sont dans la périphérie (les trouillards) et ceux qui sont carrément en dehors (les inconscients). Tous, quels que soient leurs niveaux d’études et leurs diplômes, sont condamnables, excepté une minorité qui a pris la mesure réelle du drame que nous subissons.

Ceux qui sont au cœur du système et participent à toutes les manœuvres sordides qui enfoncent le pays dans le tréfonds de l’abîme, participant ainsi à la déchéance de la patrie, le font au nom d’une chose : s’accrocher aux avantages que leur procurent leurs positions actuelles et défendre, au prix de la trahison des intérêts supérieurs de la nation, leurs intérêts individuels.

Certains, dans la catégorie de ceux qui sont dans la périphérie, ne cessent de trouver des excuses : ils savent, mais ils ont peur pour leurs vies. Donc ils ne peuvent s’engager dans le combat. Ils ont donc choisi l’inertie.

Pour ceux qui sont en dehors du système, certains dans la résistance active et visible, d’autres dans la clandestinité, beaucoup ont aussi peur et ne veulent pas s’afficher. Il y en a même, pour publier un article, ont recours à des pseudos ou à des noms d’emprunt ! Ils n’ont aucune carrure.

Le combat de résistance pour la libération de la patrie fait peur. Et nous le constatons partout, même en Afrique où nous avons décidé de nous implanter pour relayer le travail de conscientisation et de mobilisation commencé dans la diaspora européenne. Nous savons donc de quoi nous parlons.

Mais est-ce que la peur est une excuse suffisante dans les circonstances où nous sommes ? Nous ne le pensons pas, d’autant plus que la peur a toujours été un grain de sable dans le mécanisme de la vie. Elle l’est encore plus dans la lutte pour la transformation d’une société. A combien plus forte raison ne le serait-elle pas dans le combat de libération de la patrie ?

Personne ne peut ignorer que la route de la libération du Congo est dangereuse, et quand nous agissons, nous nous exposons à des attaques imprévisibles. Mais nous devons passer par là !

La peur lie une grande majorité de nos concitoyens. Ils se mettent, comme l’impose justement la peur, derrière des portes fermées. Par manque de courage, les gens s’en sont réduits à se demander : qu’arrivera-t-il à mon prestige, à mon sang, à ma famille, si je m’engage et m’exprime ouvertement ? Ma maison ou celle de ma famille ne sera-t-elle pas dynamitée ? Ma vie sera-t-elle menacée ? Irai-je en prison ? Quelle honte !

Albert Schweitzer n’a pas demandé : « que deviendront mon prestige et ma sécurité de professeur d’université, que deviendra mon standing d’organiste spécialiste de Bach si je travaille pour la libération des peuples africains ». Il a demandé au contraire « qu’arrivera-t-il à ces millions des gens blessés par l’injustice si je ne vais pas vers eux » ?

Abraham Lincoln n’a pas demandé : « que m’arrivera-t-il si je proclame l’émancipation et mets fin à l’esclavage » mais il a demandé « qu’arrivera-t-il à l’union et aux millions de noirs si je ne le fais pas ? ».

Nelson Mandela n’a pas demandé « qu’arrivera-t-il à ma position assurée, à mon statut de classe moyenne, à ma sécurité personnelle, si je participe au mouvement qui veut combattre et mettre fin à l’apartheid » mais il a demandé « qu’arrivera-t-il à la cause de la justice et aux masses du peuple noir d’Afrique du Sud qui n’a jamais ressenti la chaleur d’une sécurité économique, si je ne participe pas activement et courageusement à ce mouvement ? ».

Patrice Emery Lumumba, Mpolo, Okito, ne se sont pas posés des questions. Ils ont agi tout simplement. Ils savaient que la cause pour laquelle ils se battaient était juste et noble.

Armand TUNGULU, Floribert CHEBEYA, KUTINHO Fernando, Gabriel MOKIA et tant d’autres, n’ont pas exaltés le culte de la peur. Ils n’ont pas avancés la queue entre les pattes.

Un patriote épris de justice et de paix, un leader, digne fils ou fille de sa patrie, qui aspire aux responsabilités suprêmes dans les circonstances actuelles, doit impérativement risquer sa situation, son prestige et même sa vie pour le bien de son peuple et de sa patrie. Quiconque ne peut porter la croix aujourd’hui, ne la portera pas non plus demain, car la libération de la RD Congo ne s’arrêtera pas le jour où les forces d’occupation abdiqueront. Au contraire, c’est seulement en ce moment-là que commencera l’autre combat, celui du maintient et de la consolidation de l’indépendance et de la souveraineté nationales, de l’intégrité territoriale, de la défense de nos frontières et de nos institutions, de la paix sociale, du pacte républicain, de la défense de nos ressources du sol et du sous-sol qui aiguisent tant de convoitises. Et ce combat là, qui ne peut se dissocier du combat actuel, demande du courage et une poigne de fer.

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vendredi 25 février 2011

L’armée belge reprend la formation des soldats congolais !

La Belgique sans gouvernement bientôt une année pour manque d’attente entre Wallon et Flamand (deux tribus) de cette Royaume européenne, qui vient de battre le record mondial des conflits politiques des pays démocratiques, mais ces deux tribus belges ont l’attente politique commune pour aider à la formation des militaires tortionnaires, répressifs et violeurs des femmes au Congo par le régime totalitaire des mobutistes sous la direction de Joseph Kabila protégé par la soi-disant communauté internationale qui sont ( Etats-Unis, France, Angleterre et ONU leur chien de garde), dont la Belgique fait partie à cause de son passé colonial.

Le Premier-ministre Patrice Lumumba et le Général Emile Jenssens Commandant en Chef de la Force Publique coloniale en plein entretien fraternel le 29 juin 1960 à la veille de la proclamation de l'indépendance le 30 juin 1960. Photo Réveil-FM, archives.

Vingt-deux officiers belges encadrent actuellement le 321ème bataillon commando des forces armées de la RDC à Kindu chef lieu de la province de Maniema, une unité qui a été formée par des instructeurs belges en 2008 et 2009 à Kisangani dans la province orientale.

Faut-il se réjouir de cette coopération militaire au Congo ou la considérer comme une injure de plus au peuple Congolais depuis le 30 juin 1960 par tous les pouvoirs qui se succèdent en Belgique jusqu’à ce jour ?

Le financement de cette formation et encadrement provient des ministères belges des Affaires étrangères et de la Coopération au développement, alors que c’est la politique des pouvoirs de ce pays qui contribue depuis le 30 juin 1960 aux désordres qui détruisent toutes les bonnes œuvres que leur colonisation avait réalisés au Congo et aussi à aider la ruine mentale des Congolais dans la gestion du Congo à travers Joseph-Désiré Mobutu d’abord, ensuite par ce soutien à Joseph Kabila pour bien développer les enseignements du mobutisme avec les mêmes hommes qui ont géré le Congo depuis l’implantation du néocolonialisme le 5 septembre 1960.

3 gendarmes congolais de la Force Publique coloniale. Photos Réveil-FM, archives

Les Belges et les Congolais qui veulent vraiment réaliser une coexistence pacifique entre nos deux peuples pour un développement commun à travers l’histoire qui nous lie de l’association internationale du bassin du Congo et depuis 1885, car les Belges savent très bien que jusqu’au 30 juin 1960, ils étaient parmi les plus grands de ce monde grâce aux richesses du Congo.

Et les Congolais savent très bien qu’ils se sont retrouvés dans un pays moderne jusqu’au 30 juin 1960 grâce à l’intelligence de la Belgique, malgré quelques erreurs humaines qui allaient être réparées dignement au lendemain de l’indépendance du Congo, dont le discours de Patrice Lumumba, qui, en réalité, n’avait aucune raison de conduire les pouvoirs Belges et Américains aux morts d’hommes comme nous l’avons vécus.

Nous sommes satisfaits de la récente déclaration de Jacques Brassinne à la TV belge (La Une) dans le reportage du 50ème anniversaire d’assassinat de Patrice Lumumba. Il a dit : tout le monde avait peur de Lumumba bien qu’il partageait les mêmes idées avec les Belges pour un Congo unitaire.

Par contre Kasa-vubu, Kalonji et Tshombe réclamaient les indépendances séparées des Etats pour un Congo fédéral.

Cette peur était finie le 17 janvier 1961 avec l’assassinat de Lumumba. Jacques Brassinne fut conseiller diplomatique belge de Moïse Tshombe dans la sécession katangaise après avoir été secrétaire du Vice-premier ministre belge et Président de la Table Ronde de Bruxelles, Mr Albert Lilar.

Belges et Congolais soucieux d’un avenir commun plus juste, disons NON à la coopération militaire entre nos deux pays, car nous savons que c’est l’armée belge qui a soutenu des sécessions meurtrières de Tshombe et Kalonji au Congo le 10 juillet et le 8 août 1960 contre Lumumba.

En outre l’intervention militaire belge et tous ses mercenaires avec le soutien d’aviation militaire américaine en faveur des néocolonialistes contre les lumumbistes en 1964, était un grand bain sanglant pour le peuple congolais qui voulait rétablir une véritable unité nationale sans exploitation injuste.

De même cette coopération militaire belge de 1961 à 1997 a formé dans des grandes écoles militaires belges de nombreux officiers congolais, qui, d’autres étaient chassés de l’armée de Mobutu en 1978 sans explication, et pourtant ces formations étaient avec d’énormes dépenses du trésor public congolais, pour ne pas servir la nation congolaise.

Il n’y a que des regards négatifs dans cette coopération depuis Joseph Mobutu, c’est d’ailleurs les raisons pour lesquelles on trouve en Belgique beaucoup d’officiers congolais formés dans ce pays et qui vieillissent réfugiés sans retour au Congo. Quel gâchis involontaire.

Aujourd’hui ce gâchis hérité par Joseph Kabila volontairement dans la vie sociale des militaires, qui n’ont pas droit à un salaire qui leur permet de vivre dignement comme les militaires belges qui les forment, c’est la même coopération qu’avait bénéficié Mobutu pour le même objectif pendant 37 ans.

Continuer de former et d’encadrer les soldats de l’armée congolaise par l’armée belge, c’est entretenir en permanence contre le peuple congolais une armée tortionnaire, répressive et violeuse des femmes que le monde entier dénonce.

Voilà la vérité, car ce n’est pas une armée républicaine pour défendre l’intégrité territoriale du Congo, mais pour garantir les intimidations contre la population congolaise en complicité publique avec certaines armées étrangères en faveur des pillages des richesses du Congo.

Il y a en Belgique et au Congo des hommes (Belges et Congolais) épris de justice et de véritable paix entre les êtres humains sans distinction raciale, car il y a dans ces deux pays historiquement liés depuis l’association internationale du bassin du Congo et après l’indépendance du Congo le 30 juin 1960, deux camps politiques suivant : le camp des mensonges pour les pillages des richesses du Congo au détriment du peuple congolais et le camp de la vérité pour que les richesses du Congo bénéficient équitablement à tout le monde sans distinction raciale.

Pour que le camp de la vérité, qui est le plus grand facteur de l’honnêteté humaine dans le monde, triomphe sur le camp des mensonges, qui est le plus grand facteur de la malhonnêteté humaine dans le monde, la coopération entre la Belgique et le Congo doit s’orienter principalement sur quatre axes :

1. éducation convenable pour rétablir une bonne mentalité publique au Congo ;

2. agriculture pour réadapter les Congolais à la production alimentaire locale de l’autre fois, très importante à l’autosuffisance car le sol congolais est fertile en produits vivriers, l’élevage et ses eaux abondantes des poissons ;

3. la santé en réhabilitant les nombreuses infrastructures hospitalières héritées de la colonie tout en ajoutant progressivement des nouvelles infrastructures avec la nécessité démographique du pays ;

4. donner un salaire adaptable pour nouer les deux bouts du mois avec dignité à chaque travailleur dans le territoire national. Cet objectif implique une lutte sans merci contre la corruption au sommet politique et administratif du pays.

Ceci est la coopération qui doit exister entre la Belgique et le Congo, qui permettra à nos deux peuples de coexister en paix pour l’intérêt commun de l’humanité.

Reprendre la coopération armée belge au Congo pour former et encadrer les militaires misérables ne produira rien d’autre que la violence dans ce pays, qui fut autre fois dans son histoire une fierté commune des Congolais et des Belges à travers le monde grâce aux richesses des uns et l’intelligence des autres.

Aujourd’hui beaucoup des Congolais jouissent d’énormes capacités intellectuelles ensemble aux Belges, pour ne citer que ces deux nationalités à travers l’histoire qui ne se débarrassera jamais de nos deux peuples tant que le monde existera.

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vendredi 18 février 2011

Congolais, à vos plumes !

A Monsieur Freddy Mulongo responsable de Réveil-FM International,

Me Jean Paul Mopo Kobanda, M'zée Pierre Yambuya Kibesi Lotika et Jean Jacques Ngangueshe au CAPE. Photo Réveil-FM, archives

Je vous envoie cette lettre publiée dans la Nouvelle Afrique-Asie N° 69 de Juin 1995, pour republication, ceci pour assurer à nos compatriotes Africains en général et Congolais en particulier, que notre douleur pour le bien-être de l’Afrique ou du Congo n’est pas cette déroute politique actuelle qui étouffe le peuple africain de la réalité de leur combat pour la reconquête de leur souveraineté confisquée au lendemain des indépendances par des néocolonialistes (blancs et noirs).

La Nouvelle Afrique-Asie fut la plus crédible revue née des cendres de son aînée Afrique-Asie, qui a été combattue par tous les impérialistes qui se disent défenseurs de la liberté d’expression, de la presse et des droits de l’homme. Pourquoi luttaient-ils alors contre cette revue de la vérité et plus particulièrement ici à Paris au pays d’esplanade des droits de l’homme (Trocadéro) ?

Personnellement je n’ai jamais été un caméléon et je ne le serai jamais pour me retrouver dans la mangeoire financière égoïste contre le bonheur de l’humanité sans distinction raciale, bien que j’ai beaucoup d’amis parmi les plus grandes personnalités (de droite et de gauche) de ce monde, qui connaissent ma franchise avec étonnement plus que mes compatriotes, qui me traitent d’opportuniste pour chercher un poste de mangeoire au Congo.

Je ne servirai jamais le néocolonialisme même si je marcherai pied nu en plein hiver pour manque des moyens de survie en exil, car je suis fidèle au triomphe de la cause juste de l’humanité.

Voilà pourquoi, je veux que ma lettre ouverte à Michel Roussin en octobre 1994 soit republiée dans Réveil-FM avec cette note d’accompagnement.

N.B : c’est cette lettre qui a été à la base de la rubrique dans la Nouvelle Afrique-Asie : LECTEURS A VOS PLUMES.

Je suggère à Réveil-FM International d’ouvrir une rubrique historique de la lutte africaine en général et congolaise en particulier, pour que chacun reproduise librement ses preuves écrites contre ou pour les dictatures qui ont vendu notre continent avant la disparition progressive de chaque dictateur néocolonial, car il y a beaucoup des compatriotes qui ont vécue cette tragédie jusqu’à ce jour.

Lettre ouverte à Mr. Roussin

Je vous envoie cette lettre, destinée à Mr. Michel Roussin, ex-ministre français de la Coopération, pour publication dans votre revue, dont je suis un lecteur assidu. « Ancien officier pilote de l’armée de Mobutu, réfugié politique en Italie depuis 1984, je suis très heureux d’avoir l’occasion de vous écrire après avoir entendu votre déclaration dans la nuit de ce dimanche 30 octobre 1994 à l’émission Géopolis sur France 2 ».

Je sais bien que les grands hommes politiques occidentaux ne disent pas toujours la vérité sur l’Afrique et qu’ils n’éprouvent aucun intérêt pour le bien-être des Africains ; mais ce jour-là, permettez-moi de vous le dire, vous avez dépassé les bornes en affirmant devant tout le monde, contre toute vérité, que Mobutu était le sauveur de l’humanité au Rwanda.

Cet acte de bravoure de la démocratie réhabilite en fait sur la scène politique internationale Mobutu et sa bande, que tous les gouvernements français ont d’ailleurs défendus en Afrique.

Cela est la preuve que la France, loin d’être une école de la liberté pour les Africains, n’est, bien au contraire, qu’un centre supérieur de formation à la violence. La responsabilité de la France et de Mobutu dans le génocide du peuple rwandais est tellement grande qu’on n’a pas besoin de microscope pour découvrir la vérité. Un médecin du Monde présent au Rwanda affirme : « Le moment viendra où la France devra rendre compte à l’opinion internationale de ses graves responsabilités dans la tragédie que connaissent les sept millions de Rwandais (Nouvelle Afrique-Asie, n° 60, septembre 1994) ».

Vous dites que Mobutu a beaucoup évolué et qu’il partage donc pacifiquement la démocratie et la liberté avec son Premier ministre, Kengo. Mais, Monsieur Roussin, Kengo n’est pas le Premier ministre des Zaïrois, il n’a reçu aucun mandat de notre peuple. Kengo est un bandit de haut niveau, un tueur à gages, un voleur à main armée qui n’a pas de place dans la société occidentale.

Votre façon de reconnaître l’élection d’Eyadema et d’affirmer que l’opposition togolaise n’a pas voulu exploiter sa victoire aux élections législatives montre clairement que, pour votre centre de formation à la violence, la démocratie et la liberté que vous prônez en Afrique sont en fait une « cohabitation pacifique » entre les dictatures tyranniques que vous soutenez et les légalités que veulent les Africains.

Votre déclaration à Géopolis est la preuve que les dictatures sanguinaires en Afrique font partie d’un dessein international visant le pillage systématique de toutes les ressources africaines, et les deux mille entreprises françaises présentes sur le sol noir ne font que nous rendre de plus en plus malheureux, tandis qu’elles vous rendent de plus en plus riches avec vos complices africains.

Mon espoir pour l’Afrique est infini, car chaque jour, ici à Rome, je vois les ruines de la puissance romaine dont, mieux que moi, vous connaissez l’histoire. Où est-elle aujourd’hui ? De même, au plus profond de moi, votre affirmation ne me fait pas peur, ni perdre l’espoir dans les siècles à venir. Je suis confiant dans le fait que vos canons, avions de guerre, engins blindés, sous-marins atomiques et autres qui terrorisent l’Afrique aujourd’hui, demain resteront dans l’histoire comme les ruines romaines. Demain, de nombreux touristes noirs sillonneront l’Occident sans besoin de visa, dans l’unique souhait de voir un monde plus juste, où il n’y aura plus ni discrimination ni considérations technologiques.

En revanche, si l’enseignement chrétien est une vérité, peut-être nous rencontrerons-nous devant Dieu après la mort et lui seul saura juger où est la vérité et quelle est la responsabilité de chacun dans la misère de l’Afrique et l’injustice qui l’opprime aujourd’hui.

Pierre Yambuya Lotika Kibesi, Rome.

Nouvelle Afrique-Asie N° 69 JUIN 1995

AFRIQUE ASIE, UN MAGAZINE MENSUEL

Créé il y a plus de quarante ans par Simon Malley, Afrique Asie est avant tout un magazine mensuel d’analyse politique et d’information économique, sociale et culturelle ayant pour premiers centres d’intérêt le continent africain et l’Asie dans son ensemble. Afrique Asie est régulièrement diffusé dans plus de cinquante pays d’Europe, d’Afrique, du Proche et du Moyen-Orient ainsi qu’en Amérique latine et en Amérique du Nord (Etats-Unis, Canada). Son titre est fortement lié à l’histoire politique des pays du Sud, et inséparable de leur chemin parcouru.

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lundi 14 février 2011

Les Congolais comprennent-ils leur indépendance ?

Pourquoi les colonialistes s’étaient acharnés sauvagement contre Simon Kimbangu en 1920 aux huileries du Congo-Belge (HCB) où il était Kapita (chef noir des ouvriers noirs à l’époque), ensuite du 6 avril 1921 à son arrestation le 12 septembre 1921, de sa condamnation à mort par un tribunal militaire colonial le 3 octobre 1921 jusqu’à sa mort en captivité à vie dans la prison coloniale d’Elisabethville au Katanga le 12 octobre 1951. Les rafles, les déportations et persécutions coloniales de ses partisans du 12 septembre 1921 au 24 décembre 1959 avec interdiction de prononcer le nom de Kimbangu.

Paris, Maître Jean-Paul Mopo kobanda, M'zée Pierre Yambuya Kibesi et Edmond Ngoy Mukendi au Centre d'accueil de la presse étrangère (CAPE). Photo Réveil-FM, archives

Méditons journellement sa déclaration du 10 septembre 1921 contre le colonialisme pour notre indépendance : Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi. Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces. Car les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront. Gare à ceux qui continuent à renforcer l’esclavagisme et la colonisation des peuples Noirs ! Je demande à ce que la guerre éclate encore en Europe, pour que la race noire se réveille et puisse revêtir une maturité qu’elle avait perdue depuis les temps les plus reculés ! Continuez à lire la Bible. A travers ses écrits, vous arriverez à discerner les actes de ceux qui sont venus vous apporter ce livre et les principes moraux contenus dans ce livre. Il faut qu’un voleur soit saisi avec l’objet qu’il a volé. Nous aurons notre propre Livre Sacré, dans lequel sont écrites des choses cachées pour la race noire et les peuples Kongo.

M'zée Laurent-Désiré, Patrice-Emery Lumumba, et Joseph-Désiré Mobutu

Pourquoi la volonté cruelle des colonialistes contre Patrice Lumumba de 1958 au 30 juin 1960 et celle des néocolonialistes (blancs et noirs) du 30 juin 1960 à son assassinat le 17 janvier 1961 à Elisabethville au Katanga sur ordre de la Maison Blanche, du Palais Royal de Bruxelles et du Secrétaire Général de l’ONU à New York. Ordre exécuté par Joseph Kasa-vubu, Joseph Mobutu, Justin Bomboko, Victor Nendaka, Moïse Tshombe, Godefroid Munongo et Albert Kalonji sous la supervision de la CIA et des services secrets belges. Réfléchissons profondément à cet extrait du discours historique de Patrice Lumumba le 30 juin 1960 : Le patrimoine national nous appartient.

Ce n’est pas en mendiant des capitaux que nous allons développer le pays. L’indépendance cadeau, ce n’est pas une bonne indépendance. L’indépendance conquise est la vraie indépendance. Et pour tout cela, chers compatriotes, soyez sûrs que nous pourrons compter non seulement sur nos forces énormes et nos richesses immenses, mais sur l’assistance de nombreux pays étrangers dont nous accepterons la collaboration chaque fois qu’elle sera loyale et ne cherchera pas à nous imposer une politique quelle qu’elle soit. Je vous demande, enfin, de respecter inconditionnellement la vie et les biens de vos concitoyens et des étrangers établis dans notre pays. Si la conduite de ces étrangers laisse à désirer, notre justice sera prompte à les expulser du territoire de la République. Si par contre, leur conduite est bonne, il faut les laisser en paix, eux aussi travaillent à la prospérité de notre pays.

Après l’assassinat de Patrice Lumumba et de nombreux véritables patriotes, son plus franc partisan, le camarade Pierre Mulele prit le flambeau de lutte contre les néocolonialistes noirs armés militairement par les néocolonialistes blancs pour tuer tout lumumbiste qui veut lever la tête contre le néocolonialisme dans notre pays. Répandons en permanence l’appel du camarade Pierre Mulele du 9 juin 1963 dans le maquis au Kwilu pendant les préparatifs de la lutte armée déclenchée le 1er janvier 1964, car le dialogue pacifique n’était plus possible avec les assassins néocolonialistes : Le pays est en train de mourir à cause des manœuvres colonialistes. Les colonialistes veulent nous imposer une nouvelle forme de domination, un néocolonialisme c’est-à-dire une domination par l’intermédiaire de nos propres frères traîtres, corrompus, les réactionnaires de la bourgeoisie. Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits essentiels les plus élémentaires. Nous devons nous désillusionner d’attendre notre bonheur de l’extérieur. Au contraire le bonheur d’un peuple doit se fonder sur son effort intérieur. L’indépendance, si on la veut entière et totale, entraîne une lutte héroïque et implacable du colonisé parce que son acquisition implique, si l’on veut en jouir pleinement, un changement radical. C’est une lutte systématique de décolonisation. Elle est dure et de longue haleine. C’est un leurre, voire une utopie de croire que la décolonisation totale et réelle puisse se réaliser sans casse. L’histoire de l’humanité nous le prouve avec éloquence. Notre détermination dans la lutte sera notre victoire et celle-ci est inéluctable.

Le camarade Pierre Mulele a été assassiné par Joseph Mobutu le 3 octobre 1968 au camp Colonel Kokolo à Kinshasa sous le contrôle filmé de la CIA avec ses règles bestiales contre tous ceux qui luttent pour leur souveraineté à travers le monde, ceci pour nous décourager dans la reconquête de notre indépendance obtenue par la lutte et le sang congolais.

Depuis la confiscation de notre indépendance le 5 septembre 1960, les vrais partisans lumumbistes n’ont jamais gouverné notre pays jusqu’à ce que l’irréductible lumumbiste Laurent Kabila avait détourné le 16 mai 1997 les ambitions néocolonialistes de la Maison Blanche de remplacer Mobutu par le Tutsi Bugera le 20 mai 1997 à Kinshasa. Malgré de nombreuses menaces féroces des néocolonialistes occidentaux, le camarade Laurent Kabila n’avait pas reculé une seule fois en arrière, pour affirmer l’idéal de la lutte lumumbiste de Pierre Mulele. Mûrissons la déclaration du camarade Mzée Laurent Kabila en septembre 1998 : Le Congo est un drôle de pays. Il a beaucoup d’ennemis, tout le monde en est jaloux. Un grand complot se prépare. Ils veulent aussi ici leur homme. Comme moi, je ne suis l’homme de personne, on veut m’abattre afin de faire du Congo leur vache à lait. Mais si je vis longtemps, ils seront humiliés. Pour quelle raison veulent-ils m’abattre ? Eux viennent chez nous, prendre chez nous et ne rien donner en retour. Ils veulent nous obliger à aller vers la banque mondiale, qui n’a jamais construit le bonheur d’aucun peuple. On ne nous demande pas notre avis, ils veulent toujours se mêler de nos affaires. Le Congo est un pays qui a droit au respect de sa souveraineté, de son indépendance politique, de son intégrité territoriale. Nous ne sommes pas en face d’une rébellion quelconque, il s’agit d’un groupe de sabotage pour déstabiliser, assassiner. Si on nous rentre dedans, on joue avec le feu. Je veux faire de mon pays un grand pays prospère où chacun d’entre nous vivra avec son salaire jusqu’à la retraite dans la dignité. C’est avec ce que nous produisons que nous allons construire des infrastructures. Nous avons les moyens, pour financer notre développement. Le 16 janvier 2001, le camarade Laurent Kabila est assassiné avant que Bill Clinton quitte définitivement la Maison Blanche le 20 janvier 2001, comme Patrice Lumumba le 17 janvier 1961 avant que Eisenhower quitte définitivement la Maison Blanche le 20 janvier 1961 parce que le peuple congolais n’a pas droit au bien-être avec ses richesses.

Notre pays victime de l’agression tutsie-ougandaise organisée par Bill Clinton, Tony Blair, Louis Michel et leurs alliés contre notre souveraineté, et après l’assassinat de Mzée Laurent Kabila, Joseph Kabila lui succéda sur décision de Yerodia, Kakuji, Mpoyo et Luetcha, qui, au moment de ce crime, étaient les plus proches collaborateurs de Mzée Laurent Kabila. Cette décision nous encouragea de poursuivre les œuvres lumumbistes réalisées par le camarade Laurent Kabila, étant donné que Joseph, malgré les circonstances de sa naissance dans l’unique maquis lumumbiste en 1971, est notre fils de l’attente révolutionnaire qui régnait contre le néocolonialisme à l’époque, car ces deux pères (biologique et adoptif) sont nos véritables compagnons mulelistes de l’Armée Populaire de Libération. Mais, nous nous sommes trompés comme Lumumba se trompa de Mobutu en 1960. Diffusons cette poignante révélation de Yerodia quand il était encore notre camarade le 3 octobre 2001 lors de la célébration du 33ème anniversaire de l’assassinat du camarade Pierre Mulele : Je dis cela parce que les temps présents nous enseignent qu’il faut être vigilant dès que s’insinue de façon malicieuse le mouvement tournant qui, vous m’excuserez la redondance, tourne le dos à l’orientation que nous a léguée le Président L.D. Kabila. Nous assistons à la manière maléfique dont la « bande des quatre » tente de mettre sous le boisseau l’orientation kabiliste, ses enseignements et ses textes. La bande des quatre s’est illustrée récemment en allant à Gaberone et en s’arrogeant le droit de fonctionner comme, s’ils étaient le peuple, comme s’ils étaient légitimés à prendre des engagements dans le torchon qu’ils appellent « pacte républicain » avec des gens qui ne vont pas tarder à se révéler être de véritables Méphistophélès. Parcourez ce texte et vous verrez que bientôt nous allons risquer de tourner le dos à l’enseignement de Kabila, élaboré à la suite du sacrifice suprême de Mulele et de Lumumba. Les criminels reviennent, veulent revenir sur les lieux de leurs forfaits. Que la bande des quatre prenne garde, son office ne peut pas continuer. Le Président de la République, c’est le fils de notre frère et camarade Laurent Désiré Kabila. Le Président Joseph Kabila, c’est notre fils ; nous l’entourons de toute notre affection et nous le soustrairons de toutes les manœuvres consistant à l’entraîner subrepticement vers la trahison de la révolution pour laquelle le Président Laurent Désiré Kabila a sacrifié sa vie. Je parle aux noms du Père et du Fils. Faut-il admettre que Lumumba, Mulele et Kabila soient morts pour rien ? Il faut rappeler aux revenants que nous n’avons pas oublié ce qu’ils ont fait. Ils ne rentreront pas ici les mains dans les poches en sifflotant des airs joyeux comme s’ils n’avaient jamais rien fait. Mulele nous enseigne : sans la masse nous ne pouvons rien. Patriotes, fondons-nous dans la masse, réveillons-là de la ponction anesthésiante servie par la bande des quatre.

Cette bande de quatre (Katumba Mwanke, Che Okitundu, Théophile Mbemba et Samba Kaputo), rejoint par Vital Kamerhe, réalisa calmement les besoins des organisateurs de l’agression, d’assassinat de Mzée Laurent Kabila et de la misère de notre peuple, pour rétablir le néocolonialisme au Congo. Depuis, Joseph Kabila s’affirme dans sa haute trahison contre la nation et le peuple, car Yerodia ne l’avait pas soustrait de la très haute trahison comme il avait promis. Lisons et relisons ce récent rapport américain de FOTC, pour mieux comprendre que les élections financées au Congo par l’Occident, c’est l’assurance néocoloniale de vol renouvelable des richesses du Congo contre le bien-être du peuple congolais.

Rapport de FOTC : Les victimes dans la guerre pour le contrôle des richesses du Congo

A peine quelques mois de l’ascendance de Patrice Lumumba au pouvoir, l’Occident, principalement la Belgique et les Etats-Unis persuadèrent leurs marionnettes congolaises d’assassiner Patrice Lumumba qui, dans sa conviction, tenait à ce que les richesses du Congo servent avant tout au bien-être du peuple congolais. La Belgique a reconnu sa culpabilité dans l’assassinat du premier ministre élu du Congo et demanda pardon en 2002. Mais même l’assassinat de Lumumba n’était pas assez, l’Occident installa et supporta l’un des principaux coupables de l’assassinat de Lumumba, Joseph Mobutu, que l’Occident maintiendra au pouvoir pendant plus de 30 ans. Chaque fois que le peuple congolais tenta de le renverser, l’Occident avec les Etats-Unis en tête accoururent pour réduire au néant les aspirations du peuple. La crise actuelle est la dernière éruption dans l’histoire des 120 ans du contrôle d’énormes richesses naturelles du Congo par l’Occident au détriment du peuple congolais. Bien que les Nations Unies maintiennent une force au Congo et l’Occident a dépensé 500 millions de dollars dans l’organisation des élections, ils ont exclu les forces démocratiques du pays donnant ainsi à Joseph Kabila un appui inconditionnel. Il devint évident cependant, que le premier objectif de l’Occident, qui n’a jamais d’ailleurs supporté la démocratie au Congo, était d’installer un Etat client. Les Etats-Unis, le Canada, l’Afrique du Sud et la Belgique étaient en tête pour assurer le contrôle des réserves stratégiques comme le cuivre, le cobalt et autres minerais tout en fermant la porte à la Chine. Le même rapport affirme que la priorité donnée aux intérêts économiques par le corps diplomatique occidental qui était supposé être au Congo dans le but de parrainer le processus démocratique s’est révélé à travers la célébration publique de l’ambassadeur des USA au moment de l’acquisition des concessions de Tenke-Fungurume au Katanga par la société américaine Phelps-Dodge au mois d’août 2005 et à l’occasion de la grandiose cérémonie marquant la réouverture de la mine de Kamoto à Kolwezi au mois de juin 2006 en présence des représentants Belge, Américain, Canadien, Français, Britannique et même ceux des Nations Unies. Les 500 millions de dollars investis pour assurer l’ascendance de Kabila au pouvoir était une sorte d’avance sur les bénéfices que l’Occident attend tirer de leur investissement.

C’est pour cette raison qu’on soupçonne que Kabila a été convoqué à Washington en octobre 2007 car il a trébuché de la voie qui lui a été imposée quand il a signé un accord de 5 milliards de dollars avec la Chine. Le fait est que, en route pour Washington, Kabila était contraint de faire d’abord escale dans la ville de Phoenix, Etat d’Arizona, pour rendre ses respects à Tim Snider (récemment remplacé par Richard Adkerson) Président Directeur Général de Freeport-McMoRan Copper & Gold anciennement appelée Phelps-Dodge, héritier de Tenke-Fungurume, que l’organisation Global Witness (Témoins du Monde) appelle « la plus riche mine de cuivre du monde ». Global Witness fait remarquer également que le contrat de Tenke-Fungurume est si odieux à tel point que le Congo n’a droit qu’à 17,5 % de ses propres ressources et se trouve dans une telle position qu’il pourrait ne jamais recevoir le moindre profit de ce contrat. Néanmoins, l’agence américaine Overseas Private Investiment Corporation (OPIC) n’a pas hésité d’accorder une assurance risques d’une valeur de 1 milliard de dollars des contribuables américains au projet d’investissement de la société privée Freeport-McMoRan. Tenant compte de la haute valeur que représentent les ressources du Congo, le peuple congolais est confronté à des défis incommensurables. Le peuple est littéralement en train de rouler pour déterminer la continuité de son appauvrissement pendant plusieurs autres générations. Les contrats léonins (abusifs) seront en opération pendant 30 à 40 ans et seront protégés par les lois internationales. La banque mondiale a déjà, depuis 2002, établi les grandes lignes des codes à suivre dans l’exploitation minière et forestière du Congo. Ces codes ont un caractère néocolonial qui vise à brader le sol et les richesses du Congo aux intérêts privés des Occidentaux. Les deux codes (celui de l’exploitation minière et celui de l’exploitation forestière) visent à faciliter et à légaliser la ruine du Congo. La banque mondiale a été l’objet des critiques sévères de la part des groupes comme Greenpeace International. Stephan van Praet, Coordinateur de la Campagne Africa Forest a dit : ces contrats sont une relique honteuse du temps colonial. Des millions d’hectares de la forêt vierge congolaise ont été bradés par les communautés locales aux sociétés forestières contre des cadeaux insignifiants comme du sel, des machettes et cartons de bière pendant que ces sociétés ne font absolument rien pour le développement local. Le paysage congolais est submergé des actes modernes de vols à mains armées spectaculaires supportés par les organisations internationales telle que la banque mondiale et les gouvernements occidentaux, plus particulièrement les Etats-Unis, l’Angleterre et la Belgique, tout cela au prix de dizaines de millions de viols des femmes congolaises brutalisées et autres millions des tués.

Les groupes des organisations humanitaires qui peinent à trouver des ressources afin de venir en aide aux femmes et enfants congolais qui ont été sexuellement violés et brutalisés, devraient commencer par aller frapper aux portes de ces compagnies qui sont sur la voie de tirer des milliards de dollars des richesses du Congo pendant que 80 % des Congolais vivent avec moins de 0,30 centimes (30 cents) par jour. Coexister avec l’orgie des viols et le massacre des Congolais est ce que l’un de ces magnats de grandes corporations appelle un festin : Gerhard Kemp de la société Rand Merchant Bank située à Johannesburg en Afrique du Sud, aurait fait déclaré « Le Congo est tellement riche en minerais qu’on ne peut simplement l’ignorer. Vous ne pouvez pas vous permettre d’être le dernier à un tel festin ». Nous pouvons regarder ce qui se passe en ce moment au Congo et rester indifférents ou fermer nos yeux, mais l’image cachée ou obscure qui est laissée de côté, spécialement par la grande presse occidentale, est le produit de grandes corporations qui nous procurent des téléphones cellulaires, des jouets électroniques, des computers portatifs et autres merveilles de la technologie moderne portant des éléments tirés de la misère du Congo. Le New York Times, Washington Post, MS Magazine, Huffington Post, Glamour Magazine, tous ont publié des articles faisant état des atrocités commises au Congo ces derniers mois mais aucun n’a touché à la source du problème, et presque tous écrasent la réalité au lieu de donner une lumière qui permettrait de trouver des solutions favorables à résoudre la crise pour le bonheur du peuple congolais. Le problème central est seulement touché d’une façon voisine ou de caresse. Nous ne pouvons pas, honnêtement parler, verser des larmes pour le Congo et se lamenter à propos des viols et tueries, et demeurer cependant muets contre ceux qui profitent de ces atrocités. Le pillage de grandes corporations influence le drame du Congo. Le conflit qui a conduit aux viols brutaux et aux massacres est incontestablement lié au pillage du Congo. Wangari Maathai, lauréat du Prix Nobel nous instruit en disant : « Quand vous observez ces guerres, elles sont toutes à propos des richesses et qui va les contrôler ». A la fin, non seulement que le peuple congolais doit supporter des souffrances énormes à la suite des plaies laissées par la guerre et l’instabilité, mais lorsque tout sera finalement résolu, il viendra à réaliser que non seulement ses femmes ont été brutalement violées à cause d’un climat d’impunité mais que tout le pays a été volé de ses richesses. En se contentant de parler seulement d’une partie de la tragédie et de la sauvagerie au Congo, partie qui est consistante avec notre notion préconçue de l’Africain « sauvage, désuni », les grandes institutions des médias de l’Occident se constituent en complices dans le vol à mains armées le plus documenté du 20ème siècle lequel persiste à l’aube du 21ème siècle. Nous pouvons entendre Joseph Conrad dire : oh honte. Le plus grand tort dans la persistance du climat conflictuel au Congo est souvent jeté sur les milices Hutu qui ont fui le Rwanda en 1994 à la suite du génocide survenu dans ce pays. En réalité cela n’est qu’une partie de l’histoire qui ne donne pas l’image complète. Il est plus concret de noter que pour toutes les intentions et raisons, le Rwanda contrôlait l’Est du Congo depuis 1996-2002, une période durant laquelle ils prétendaient être en poursuite contre les Hutu génocidaires connus comme les Interahamwe. Cependant, durant cette période, les plus grands affrontements militaires opposaient le Rwanda à l’Ouganda, à l’intérieur du Congo. La source des affrontements était à propos du contrôle des vastes concessions de diamant dans la région de Kisangani, région située à plusieurs centaines de kilomètres de là où se trouvaient les fameux génocidaires. Ainsi, bien que la présence des Hutu au Congo présente un problème, il reste néanmoins loin d’expliquer la source des violences et des crimes au Congo. L’idée selon laquelle le Rwanda peut, de lui-même promettre de se retenir sans l’intervention américaine est une illusion. La voie de la paix dans l’Est du Congo commence à Kigali.

Les véritables sources du conflit au Congo sont : 1) Les clients de l’Occident tels que Paul Kagamé et Yoweri Museveni qui servent de lignes de survie pour les groupes rebelles au Congo. 2) les membres de l’élite congolaise qui servent de pions aux intérêts de l’Occident en utilisant des milices terroristes contre le peuple congolais. 3) les le gouvernements occidentaux. 4) les institutions internationales multi-latterales telles la banque mondiale qui a établit des critères légaux permettant à piller le Congo. 5) Les corporations multi-latterales qui sont pressées à surexploiter le Congo sous le prétexte des affaires et au détriment du peuple Congolais.

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mardi 1 février 2011

Paralysie du patriotisme congolais et sa rééducation

C’est en dictant le néocolonialisme au lendemain du 30 juin 1960 et ses coups d’Etat du 5 et 14 septembre 1960 contre Patrice Lumumba qui incarnait notre indépendance, que, très vite, les colonialistes ont paralysé le patriotisme congolais par les premiers assassinats politiques au Congo garantis et ordonnés le 17 janvier et 9 février 1961 par les pouvoirs des Etats-Unis, de Belgique, de France et de l’ONU.

M'zée Yambuya Lotika Kibesi, l'honoraire initiateur et directeur général de la Direction Générale de la Migration au Congo (DGM) fut pilote de Mobutu. Photo Réveil-FM, archives

Le 1er janvier 1964, le plus loyal lumumbiste, Pierre Mulele rééduqua notre patriotisme qui libéra 60% du pays aux mains des néocolonialistes. Le 24 novembre 1964 l’armée des Etats-Unis, de Belgique, d’Angleterre et des mercenaires de l’OTAN avec de grands moyens militaires aériens et terrestres les plus sophistiqués, agressèrent les victorieux paysans congolais dans les territoires libérés et restituèrent tout le pays aux néocolonialistes (marionnettes). Le 24 novembre 1965, les pouvoirs occidentaux organisèrent le 2ème coup d’Etat de Mobutu pour durcir le néocolonialisme et son cortège des crimes ignobles contre le peuple congolais qui voulait se débarrasser de ce régime le plus barbare de l’humanité.

En octobre 1996, ces protecteurs des néocolonialistes depuis 1960, sans aucune raison apparente organisent l’agression tutsie-ougandaise contre Mobutu qu’ils protègent depuis le lendemain de la fausse indépendance. Heureusement, ils avaient incorporé le dernier maquisard lumumbiste de l’armée muleliste de 1964, Laurent Kabila dans cette agression pour étouffer leur ambition au peuple qu’ils ont martyrisé depuis le lendemain du 30 juin 1960. C’est ainsi que Laurent Kabila rééduqué au patriotisme depuis 1964, était parvenu de confisquer l’ambition occidentale contre leur propre créature (Mobutu) le 16 mai 1997 en se proclamant Chef d’Etat du nouveau Congo à la place de Tutsi Rwandais Déogracias Bugera comme voulu par Bill Clinton et tous ses alliés, dont l’intronisation de Bugera à la tête de la magistrature suprême du Congo était prévue le 20 mai 1997 à Kinshasa, la même date de la création du MPR en 1967. C’est suite à cette confiscation de pouvoir par Laurent Kabila, son refus public d’intégrer le FMI, la Banque mondiale et l’Union européenne dans notre reconstruction nationale, et après avoir chassés leurs alliés (Tutsis et Ougandais) de notre territoire national en fin juillet 1998, que Bill Clinton et tous ses alliés s’étaient rendus réellement compte, que le Président Laurent Kabila rééduquait fortement notre peuple du paralysie patriotique de depuis le lendemain du 30 juin 1960.

Le seul moyen de rétablir le néocolonialisme au Congo était d’organiser rapidement l’agression la plus criminelle du monde contre le peuple congolais le 2 août 1998, suivie d’assassinat de Laurent Kabila le 16 janvier 2001 avant que Bill Clinton quitte définitivement la Maison Blanche le 20 janvier 2001 comme ce fut l’assassinat de Patrice Lumumba le 17 janvier 1961 avant que le Président Heisenower quitte définitivement la Maison Blanche le 20 janvier 1961.

Aujourd’hui, les Congolais vivent la période la plus humiliante de leur histoire avec la grande propagande du colonialisme international qui a falsifiée la vérité de notre lutte depuis 1960 à ce jour dans le seul but de créer beaucoup plus des marionnettes à leur intérêt néocolonial au Congo.

Vaincre le néocolonialisme exige : Unité nationale, Courage et Patriotisme dans l’esprit de Simon Kimbangu du 10 septembre 1921 et du discours de Patrice Lumumba du 30 juin 1960. Car un peuple faible et mou est la proie du néocolonialisme dans l’espoir d’être libéré grâce à toutes les doctrines religieuses unies, alors que les néocolonialistes (blancs et noirs) utilisent ces bonnes paroles religieuses pour maintenir les pauvres dans l’esclavage. Au dessus de tout ce qui existe naturellement, il y a un être suprême (Dieu) qui nous a donné toutes les facultés pour résoudre nos problèmes terrestres sans recourir à son aide. Sinon pourquoi les êtres les plus développés développent-ils l’industrie d’armement plus que d’agriculture ? Mieux d’être pauvre dans la dignité, que pauvre en se laissant voler ses richesses.

Voyons la dignité cubaine avec seulement le tabac et le sucre, ce peuple tient le néocolonialisme en échec depuis le 1er janvier 1959. Et nous avec nos richesses infinis : tabac, sucre, caoutchouc, café, cacao, bois, eau, forêt, terre fertile, faune, or, diamant, cuivre, cobalt, coltan, étain, fer, zinc, manganèse, charbon, uranium, argent, plomb, platine, pétrole, gaz, tous les diplômes techniques et universitaires que nous possédons, meilleur climat atmosphérique, etc…la liste étant trop longue. Nous sommes un peuple pauvre, humilié, sans dignité et proie infinie du néocolonialisme sans ne rien comprendre. Congolaises et Congolais réveillons-nous, profitons l’immense clairvoyance de Simon Kimbangu avec fidélité pour devenir des Patriotes comme Patrice Lumumba, Pierre Mulele, Laurent Kabila et tous les partisans tombés sur divers champs des batailles contre le néocolonialisme.

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lundi 31 janvier 2011

Projet armé de la CEDEAO en Côte d’Ivoire

Comment certains gouvernants africains peuvent-ils accepter un projet sanguinaire en Afrique martyrisée depuis les indépendances trompeuses en 1960, en sachant très bien dans leur conscience collective que cette initiative ne vient pas d’eux, mais de deux plus grands tenants du colonialisme en Afrique depuis le partage du magnifique gâteau africain à Berlin en février 1885.

L'Ivoirien Laurent Gbagbo son cas divise l'Afrique entre les Anti-coloniaux et les Oui-ouistes occidentaux

(le pouvoir d’Angleterre) devenu un silencieux actif des désordres en Afrique depuis 1960 et l’autre (le pouvoir de la France) actif public des désordres avec sa françafrique édifiée par Charles De Gaule sur son chemin de tromper les africains avec les fausses indépendances, en remplaçant les gouverneurs coloniaux par des gouverneurs néocoloniaux noirs aux étiquettes des Présidents des pays indépendants sans indépendance.

Inutile de rappeler le néocolonialisme érigé par Charles De Gaule contre la paix et le bien-être en Afrique, pour détruire le peu des infrastructures modernes que le colonialisme avait réalisées en Afrique pour exploiter avec outrance les richesses naturelles africaines, car le 9 et 16 décembre 2010 la télévision française (France 2) à démontré publiquement le fonctionnement de françafrique et de franc-maçonnerie en Afrique contre le peuple africain.

Tous les témoignages sur ces infernales doctrines pendant les trois (3) heures collectives de ce reportage sur France 2 le 9 et 16 décembre 2010, ont été faits par des hauts dignitaires des pouvoirs français (droite et gauche) depuis avant, pendant, après l’édification et comment cette malveillante doctrine opère en Afrique avec la récente élection truquée au Gabon et l’intronisation à la tête de franc-maçonnerie d’Afrique centrale de Ali Bongo en remplacement de son défunt papa voleur Albert Bongo comme le grand maître de leur loge dans cette partie d’Afrique.

La situation en Cote d’Ivoire c’est la mort publique de la françafrique, si les Africains ont compris que le moment est arrivé pour reconquérir leur indépendance collective et qu’ils ne sont plus des marionnettes : Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi.

Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces.

Car les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront.

Gare à ceux qui continuent à renforcer l’esclavagisme et la colonisation des peuples Noirs !

Je demande à ce que la guerre éclate encore en Europe, pour que la race noire se réveille et puisse revêtir une maturité qu’elle avait perdue depuis les temps les plus reculés !

Déclaration révolutionnaire de la décolonisation d’Afrique faite par Simon Kimbangu le 10 septembre 1921 à Mbanza-Nsanda au Congo-Belge.

Il fut arrêté le 12 septembre 1921 par l’administration coloniale et condamné à mort le 3 octobre 1921 par un tribunal militaire colonial, alors que Simon Kimbangu n’était pas militaire ni ne possédait des armes pour verser les sangs des Blancs et des Noirs pour nous libérer de l’esclavagisme et du colonialisme.

Cette peine de mort fut commutée par le Roi Albert 1er de la Belgique en prisonnier à vie où il mourut le 12 octobre 1951 dans une prison coloniale au Katanga sans qu’il soit défendu par la déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948, pour qu’il retrouve sa liberté au lendemain de cette déclaration et poursuivre sa lutte d’indépendance pour délivrer les Noirs du colonialisme.

Simon Kimbangu est un grand intellectuel africain sans obtenir aucun diplôme que les Africains disposent depuis 1960 et continueront à les obtenir sans comprendre l’importance de notre souveraineté internationale.

Ouvrons nos yeux sur tous les horizons.

L’option armée de la CEDEAO en Cote d’Ivoire comme le chien de garde (ONU)n’a plus des dents pour mordre les Africains et placer des marionnettes aux pouvoirs, est un moyen d’augmenter d’autres décennies des pillages et de pauvreté en Afrique.

Cette option doit être stoppée par tous les Africains qui veulent valoriser notre liberté comme Simon Kimbangu, Kwame Nkrumah, Sékou Touré, Um Nyobé, Patrice Lumumba, Félix Moumié, Modibo Keita, Abdel Gamal Nasser, Jomo Kenyatta, Julius Nyerere, Ben Bella,Abubakar Tafawa Balewa, Nnandi Azikiwe, Robert Mugabe, Josua Nkomo, Albert Luthuli, Eduardo Mondlane, Hamilcar Cabral et Agostino Neto l’ont voulue contre la colonisation très bien avant les indépendances trompeuses de 1960.

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dimanche 23 janvier 2011

Centrafrique : Chronique d'une élection falsifiée annoncée !

Une jeune femme fixe les listes électorales sur des panneaux dans un bureau de vote de Bangui, le 21 janvier 2011. Photo Patrick Faure, Afp

Selon Zedzouïna :

« 1. Les listes électorales qui ont été affiché ce matin à Mbaïki ne représente qu'environ 30% des électeurs de la ville avec une majorité de personnes identifiée comme sympathisant KNK. Tous les responsables des bureaux de vote sont militants du parti Orange dont 60% viennent de Bangui. Cette situation a engendré des troubles ce matin à Mbaïki et la situation reste tendue dans la ville.

2. Le ministre résident de la Lobaye, le colonel Parfait Mbaye été appréhendé ce matin à Mbaïki avec une cargaison d'urnes préalablement bourrée en faveur de Yangouvonda.

3. A Berberati, l'autre colonel du gouvernement a fait descendre sur la ville des centaines de militaires en civil pour aller non seulement voter pour lui, mais procéder à l'échange des urnes bourrées qui sont stockées depuis 4 jours à quelques encablures de Bertberati dans le village où a grandi l'ancien mécanicien/menuisier devenu le vice-président de la république parce que neveu de…

4. Autre information importante, il est prévu un bataillon spécial pour créer des incidents à Bouar, Berberati, Carnot, Nola, Bozoum, Paoua, Bambari, Bria, Mobaye, Bangassou, Ouango-Bangassou, dans les 2ème,3ème,4ème,5ème,6ème et 7ème arrondissements de Bangui afin tous ces centres favorables au RDC et au MLPC et permettre à Yangouvonda son passage en force.

5. A nola, un seul bureau de vote était affiché à la mi-journée.

6. A Bambari, la répartition des bureaux de vote est inéquitable certains inscrits doivent faire 5 km pour accomplir leur devoir citoyen.

7. A Bria, pour leur faire payer l'interdiction qui a été de rentrer dans la ville, Bozizé a donné l'ordre que les listes ne soient pas affichées demain matin.

8. A Alindao, une partie de la population a déchiré la liste affichée car elle est mécontente à cause des omissions.

9. De Kongbo à Bambouti en passant par Kembe, Bangassou, Ouango et tout le littoral Oubanguien, aucune liste n'était affichée jusqu'à midi.

10. De Rafaï à Bambouti, le matériel electoral n'est que partiellement accessible.

11. Les cartes d'électeur sont toujours introuvables.

12. Les tribunaux qui devraient ouvrir aujourd'hui pour fournir les dérogations devant permettre aux omis et aux non d'aller voter sont demeurés portes closes.

Les heures à venir sont inquiétantes. Chers compatriotes et amis de la RCA, faites circuler le message car selon les rumeurs, d'ici à demain, le pays sera en blackout total : plus de net, plus de téléphone pour permettre à Yangouvonda le rejeté de réaliser son forfait : La patrie ou la mort nous vaincrons. Game is over for Bozizé. »

Après cette véritable mascarade de village, la vraie question est maintenant de savoir comment la France, la communauté internationale, les institutions africaines fantôme, l’UA, la CEMAC, et l’ONU dont les agences sont présentes pêle-mêle à Bangui, vont justifier leur position. Leur poids de mastodonte d’ailleurs semble d’ailleurs les dispenser de quelque justification que ce soit. En bon français, cela s’appelle très simplement « impunité ».

Que vont maintenant dire les Goodluck Jonathan, Odinga, Compaoré, Wade, Ping et consort.

Quelle est surtout la justification de vouloir déloger Gbagbo en lui déclarant la guerre, semant ainsi la mort et la détresse parmi les populations ivoiriennes et africaines en Côte d’Ivoire, et de laisser continuer le Général Bozizé sévir contre un peuple centrafricain complètement sinistré et martyr. Un Général-Président qui règne par la terreur pure et simple pour mieux manger avec son clan tout ce qu’il peut, jusqu’à l’indigestion intellectuelle, qui invective, insulte et menace les Centrafricains publiquement dans l’impunité la plus complète.

Un Général-ancien rebelle, arrivé au pouvoir en 2003, détruisant tout sur son passage, à la tête d’une armée qui massacrait, pillait et violait absolument tout sur son passage.

Goungaye Wanfiyo et Charles Massi sont les victimes récentes les plus illustres d’une brutalité sans aucune distinction, et qui se moque royalement des demandes de justification quelles qu’elles soient.

Bokassa, qui avait commencé à dénoncer les agissements de la France en termes de trafic institutionnalisé de diamant notamment, avait été très gravement diabolisé pour moins que ça.

Bozizé ne mange pas ses enfants, mais il tue les centrafricains leur déniant le droit d’une vie décente même minimale, les terrorise, les emprisonne n’importe pour n’importe quelle raison bidon, il tue surtout l’espoir d’une jeunesse, et étouffe dans l’oeuf les illusions de tout un peuple.

Comme le disait si bien Omar Bongo « Celui qui organise des élections en Afrique, serait bien bête de les perdre. » Et Bozizé, bien loin de vouloir paraitre bête aux yeux devant la mémoire de son « parrain », entend très clairement continuer de régner en maître absolu sur le bunker de Bangui, et sur son butin de guerre.

La bénédiction de la France, de la communauté internationale, des institutions africaines bidon, des Deby, Biya, Bongo, N’Guesso et consort, est échangée contre des morceaux du butin composé de mines de cuivre, zinc, manganèse, phosphates, or, diamant, bauxite, nickel, fer et uranium.

Les intérêts commerciaux sont si énormes, que l’on ne peut que constater la position de victime totale du peuple centrafricain, assis les pieds nus et sans lumière sur toutes ces richesses.

Le Centrafrique est un pays complètement méconnu de l’opinion publique mondiale. Le poids des intérêts commerciaux ne peut qu’écraser à plate couture la moindre contestation, la moindre critique envers le pouvoir, la moindre certitude d’un monde meilleur.

En bref, la communauté internationale, celle-là même qui veut faire la guerre en Côte d’Ivoire, pour qui une population nègre n’est rien à côté de ses intérêts commerciaux, et qui vend son matériel de guerre partout sur le continent africain, est complice d’un Général de pacotille sans aucun scrupule.

Cette communauté internationale, autoproclamée « donneuse de leçons » et gendarme de l’Afrique, encadrée par une Organisation des Nations Unies dont le chef demande gentiment ce soir du 23 janvier 2011 que les résultats des élections soient acceptés par TOUTES les parties, est en train de commettre un crime contre l’humanité qui n’a pas de nom, un de plus en Afrique.

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mercredi 19 janvier 2011

Pourquoi le Congo est mal géré ?

Certes, il y a beaucoup des Congolais diplômés universitaires de toutes les facultés existantes et autres formations supérieures au pays et à l’étranger. Mais convient-il de devenir haut cadre de l’administration publique, d’une entreprise publique ou d’un cabinet politique officiel sans un minimum d’expérience dans le travail équilibrant sa qualification et sans être personnellement conscient que la formation ne suffit pas pour bien gérer les affaires d’un pays ?

Pierre Yambuya Kibesi déjà en résistance contre le MPR,Parti-Etat et la dictature mobutienne lors d'une conférence aux Etats-Unis. Photo Réveil-FM, archives

Surtout dans un pays ruiné, gouverné sur base de corruption et le vol comme doctrine pour mériter le minimum du bien-être social dans le patrimoine national ?

Je ne veux pas être long, car j’évite des discutions via Internet qui est aujourd’hui le moyen des Congolais de bien s’exprimer pour démontrer notre savoir faire intellectuel, alors que notre capacité intellectuelle ne nous permette encore pas d’être capables de fabriquer des produits finis à partir de nos nombreuses matières premières, en commençant même par fabriquer les cures dents et les papiers avec tous les bois que regorge notre riche Congo et ainsi devenir son premier exportateur mondial sans que les investisseurs étrangers viennent le faire à notre place dans notre pays.

1- La formation scolaire au Congo, donc de l’école primaire jusqu’à tous les niveaux supérieurs n’est plus depuis longtemps ce qu’elle représentait à une période de son histoire, quand nous étudions avec conscience dans des bonnes conditions sociales qui nous permettaient de devenir réellement intellectuels pour l’avenir du pays.

2- Notre formation scolaire à l’étranger, de l’école primaire jusqu’à tous les niveaux supérieurs n’est plus ce que nous pensions devenir un jour pour l’intérêt national, surtout après l’indépendance avec notre arrivée massive dans les pays les plus développés, donc de nos anciens colonisateurs, car on ne colonise pas la mentalité de celui qui est plus intelligent que toi.

Les Congolais qui avaient bénéficié des bonnes formations scolaires, alors qu’ils étaient des enfants des ouvriers et des paysans, au lieu de permettre à leur tour que ceci soit l’héritage pour toutes les couches sociales de notre peuple pour gérer le pays dans la bonne conscience, par contre, ils ont adhéré dans la doctrine du mobutisme, celle de vol du patrimoine commun pour son propre bien-être social.

C’est ainsi, devenus néo-colonialistes, donc supérieurs entre nous anciens colonisés des étrangers, qu’ils ont crée le système de faveur pour insérer les nouveaux diplômés congolais de la formation déjà avilie par eux, dans la gestion du pays. Voilà comment on devient cadre dans l’administration publique, entreprise publique et cabinet politique officiel au Congo depuis le Zaïre de Mobutu.

Pour les Congolais diplômés dans les pays développés et vivant toujours là-bas depuis des longues années, combien devient-ils cadres et hauts cadres dans les administrations publiques, les entreprises publiques ou les cabinets politiques officiels de leurs pays de résidence ?

Pendant que leurs compagnons Européens des universités et autres écoles supérieures avec les mêmes diplômes deviennent des cadres dans leurs pays en commençant comme simples bureaucrates ou simples chercheurs dans divers centres de recherche scientifique de leurs pays, ces Congolais vivent des assistances publiques ou deviennent des ouvriers sans référence à leurs formations universitaires.

Nous voyons d’autres déjà très âgés, suivre diverses nouvelles formations ensemble avec des jeunes Européens qui n’ont aucun niveau scolaire, pour devenir peintres, plombiers, maçons, chauffeurs livreurs, manutentionnaires, etc…

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Le tripatouillage électoral est en marche au Congo-Kinshasa !

Quand les savants de la république se regroupent pour aller aux élections sur fond de tripatouillage constitutionnel, on se demande de qui se moque-t-on ?

Evriste Boshab (à gauche), Belge et fossoyeur de la République, il a contribué au tripatouillage de la Constitution de Liège dont il est l'un des auteurs. Un feuilleton qui dure depuis plus de dix ans !

Le grand hold-up électoral de 2012 se prépare au vu et au su de tout le monde, avec pour armes la corruption de la classe politique congolaise, la mise en scène parlementaire, et la distraction surnommée « unité de l’opposition ». Et les acteurs se mettent en scène. Les spectateurs congolais regardent, certains en ruminant leur colère, d’autres, fidèles habitués du feuilleton, applaudissent. Tout ça dure depuis plus de dix ans.

Au vu et au su de tout le monde, la « rixe du siècle » mettant en orbite des nouveaux acteurs qui, comme s’ils venaient de réaliser soudain que le rôle qui leur est attribué dans ce feuilleton ne les satisfait pas, a eu lieu au sein de ce qui est considéré comme un « parlement », là même où la grande majorité de ces acteurs, qui enfoncent et enfoncent encore le Congo dans les tréfonds de l’abîme, siègent. Et le matin suivant arriva, la rixe n’apporta rien de nouveau. Et les acteurs se retrouvèrent au même lieu et se mirent à parler entre eux. Rien de nouveau. Ils sont dans ce feuilleton au sein même du théâtre où a eu lieu cette rixe depuis 2006, ils ont l’habitude, c’est seulement le rôle actuel qui ne les a pas plu. Et les choses continuent. Le réalisateur a dit action, et les metteurs en scène, à la tête desquels trône Evariste BOSHAB, se mettent à tripatouiller.

Au vu et au su de tout le monde, participants et spectateurs de ce mauvais feuilleton macabre à plusieurs épisodes qui dure depuis plus de dix ans maintenant, assistèrent au tripatouillage de la loi fondamentale. Oui, il a eu lieu, et tout le monde sait pourquoi, tout le monde sait les effets qu’il va produire dans un avenir proche. Et le processus électoral, élément qui couvre l’essentiel de cet épisode du feuilleton, continue à intéresser acteurs et spectateurs congolais. Pour eux, la panacée c’est ces élections-là et ils y croient, dur comme fer. Et le divertissement continu.

Au vu et au su de tout le monde, les plus savants d’entre les congolais se mirent à écrire, à produire des analyses pointues, à disséquer article par article, avec une intelligence implacable, cette constitution liégeoise hier honnie mais, toujours dans la logique du déroulement de ce feuilleton macabre, prévu par le réalisateur et ses metteurs en scène, auquel nous assistons impuissants, acceptée aujourd’hui, et même utilisée comme un « élément de référence » pour critiquer et mettre en lumière les loupés et les incohérences du réalisateur, donc le tripatouillage.

Et au vu et au su de tout le monde, chemine tranquillement la réalisation du feuilleton, le réalisateur et ses metteurs en scène faisant fi des critiques amorphes lancées ci et là, jusqu’au prochain épisode, celui que tous, acteurs et spectateurs congolais, savent qu’il attribuera la « palme d’or » au réalisateur.

Pendant ce temps, au vu et au su de tout le monde, les choses se passent autrement ailleurs, notamment en Côte d’Ivoire et en Tunisie.

Il y a plus d’un mois, lorsque j’ai voulu exprimer mon inquiétude sur ce que je considère comme une « dérisoire satisfaction » [le retour triomphal d’Etienne TSHISEKEDI à Kinshasa], les plus savants d’entre nous n’hésitèrent pas à m’attaquer. Certains me traitant de tous les noms d’oiseaux, d’autres me revoyant pratiquement à la l’étude du « dossier congolais », que, selon eux, je n’ai pas approfondi, avant de dire ce que je pense. Cependant, ce que je disais reste en vigueur aujourd’hui : l’essentiel est ailleurs ! Et les faits, visibles et vérifiables me donnent raison.

A force de ne vouloir comprendre que l’essentiel c’est le peuple, et que c’est le peuple qui jouera l’acte final de ce feuilleton macabre, pas en le prolongeant, comme ils font tous, mais en y mettant un terme, les plus savants d’entre nous, donneurs des leçons, adonnés au terrorisme intellectuel, se disqualifieront encore un peu plus.

Jusqu’à combien de fois faudra-t-il sonner le tocsin pour que tout le monde comprenne enfin que dans la configuration actuelle où se trouve le Congo, jamais nous nous en sortirons par des schémas dits « classiques » ? Ces schémas, hypocrites et inadaptés, tout comme les solutions échafaudées de façon arbitraire depuis plus de dix ans, en éludant soigneusement les vrais problèmes du Congo et les vraies causes qui l’ont conduit là où il est aujourd’hui, ne sortiront pas le Congo de la tragédie cauchemardesque où il est volontairement plongé. Et les élections de 2012 qu’on commence à biaiser par le tripatouillage auquel tout le monde a assisté, font justement partie de ses solutions là. Les tout constituant un ensemble : ce gigantesque feuilleton auquel chacun de nos savants candidats joue exactement le rôle que le réalisateur et ses metteurs en scène voudraient qu’il joue. Ne participent-ils pas au succès du feuilleton ?

Certes, les élections sont l’un des piliers de la démocratie. A ce titre, personne de censé ne peut être fondamentalement contre les élections faites dans la transparence, librement et de façon démocratique.

Mais en même temps, on ne devrait pas perdre de vue que les élections n’ont jamais été une fin en soi, elles peuvent même constituer un piège, surtout dans les conditions où elles sont organisées au Congo. Celles de 2006 l’ont été pour légitimer l’occupation et l’homme sur qui les forces du mal avaient jeté leur dévolu. Et le piège s’est refermé sur nous. Comment ne pas voir, alors que c’est visible, que ceux qui se bousculent pour financer ces élections au Congo à coup des millions de dollars, comme ils l’ont fait en 2006, n’acceptent les résultats que quand ils vont dans le sens voulu par eux ? Comment ne pas voir, alors que les éléments qui permettent de le voir sont là, devant les yeux de tout le monde, que quand le peuple vote autrement et porte au pouvoir quelqu’un qui n’est pas celui que les financiers véreux souhaitent voir arriver au pouvoir, soit il lui font revoter, soit ils mettent du feu et s’érigent en pompiers pour venir éteindre, à leur manière, l’incendie qu’ils auraient provoqué ?

Au vu et au su de tout le monde, se dessinent les actes qui constitueront le prochain épisode du feuilleton macabre auquel nous assistons impuissants depuis plus de dix ans. Cet épisode, qui ne surprendra personne, ne sera pas différent des épisodes précédents. Les éléments sont là, je me prononce sans la moindre crainte d’être contredit par les événements dans quelques mois.

Et pourtant, les plus légalistes d’entre-nous, de TSHISEKEDI à Vital KAMHERE, en passant par tous les autres, tous ne jurent que par les élections, alors même que ces élections pour lesquelles ils se mettent en ordre de bataille, se tripatouillent, dès à présent, au vu et au su de tout le monde.

De qui se moque-t-on ?

Tout comme en Côte d’Ivoire ou en Tunisie, le Congo ne se retrouvera pas sans que le peuple soit associé au processus qui mettra un terme à ce feuilleton macabre. Si les plus savants d’entre nous croient que le processus qui balayera le Congo de ses brebis galeuses et du pouvoir corrompu qui travaille chaque jour pour sa balkanisation totale sera électoral, je n’hésite pas à le dire, ils se trompent lourdement. C’est une révolution de type tunisienne qui mettra un terme à ce feuilleton qui perpétue l’humiliation du peuple congolais, son asservissement, sa paupérisation, bref, son mal être.

Le peuple doit être mis au centre du processus. Pas pour les amener aux élections dont tout le monde sait qu’ils sont bidons et falsifiées d’avance par des manœuvres sordides que nous observons –pas besoin de prendre des loupes pour le voir-, mais en créant les conditions qui lui permettent de dire tout simplement NON ! Les Tunisiens ont travaillé là-dessus depuis un certain nombre d’années.

Et oui, en Tunisie, Journalistes, Avocats, Opposants politiques, Membres de la société civile, ont eu l’intelligence de former le peuple, de lui dire, simplement, ce qui convenait d’être fait. C’est arrivé ! C’est dans la rue que ça s’est passé, alors que personne ne l’attendait vraiment, et ce pendant que les bonnes consciences de ce monde préconisaient un renforcement du pouvoir en place aux fins de l’aider à « rétablir l’ordre » disaient certaines.

Tous les calculs savants ont été démentis. Par la rue, à mains nues !

Les plus savants d’entre-nous, qui se mettent en ordre de bataille, n’ont pas eu cette intelligence. Ils doivent, dès à présent, dire la vérité au peuple. Les congolais vivent dans un vaste océan des mensonges où ils se noient. C’est ces mensonges là qu’il faut dévoiler. Tous, du début à nos jours, sans en cacher un. Ceci est vital pour la patrie et ne doit obéir à aucun protocole. Encore une fois, les Tunisiens l’ont compris.

Vital KAMHERE peut faire semblant d’oublier tout le travail qu’il a abattu, parfois même en se rendant ridicule, comme ce fut le cas à la FIKIN en 2006 [To ko sanola bango disait-il, sans vergogne] pour porter au pouvoir l’imposteur qui dirige le Congo aujourd’hui. Il peut sillonner le monde comme il veut pour débiter ses diatribes à qui veut l’entendre. Il peut cacher son jeu, mais il ne trompera pas tout le monde.

Il y aura toujours une poignée de patriotes vigilants qui surveilleront son entreprise aveuglante et dangereuse pour le Congo. C’est tout de même sidérant que nos savants candidats ne soient pas capables de voir les petites choses. Peut-être justement qu’ils sont trop savants qu’il leur est difficile d’écouter les simples citoyens que nous sommes, ou tout simplement comprendre les petites manœuvres. Depuis plus de dix ans, tout congolais qui ose dire son désaccord ou sa désapprobation.

Tout ça se passe au vu et au su de tout le monde.

Que l’UDPS s’allie avec Vital KAMHERE, alliance qui, comme par enchantement, est suivie de l’alliance AMP-CNDP, nous disons tout simplement que c’est une erreur monumentale. Au lendemain du premier tour, puisque c’est ainsi que le tripatouillage constitutionnel l’a consacré, au vu et au su de tout le monde, aucun discours, aucune analyse, ne pourra calmer la colère prévisible du peuple congolais, ce peuple à qui on refuse de dire la vérité.

Ce n’est pas des rixes au palais du peuple que les congolais ont besoin, c’est d’abord la vérité. Messieurs, dites la vérité aux congolais, les congolais ne seront pas moins courageux que les Tunisiens.

C’est une révolution qui redonnera au Congo et aux congolais leur liberté. C’est alors que ce grand et beau pays, aujourd’hui humilié, martyrisé, souillé, brisé, se remettra en marche et jouera son rôle dans le concert des nations libres, démocratiques et indépendantes.

La tragédie que vit le Congo n’est pas une fatalité, les choses peuvent bouger, par le peuple et pour le peuple.

On peut dire ce que l’on veut, on peut distraire les congolais par des rixes sans conséquences réelles, des processus sclérosés et suicidaires pour la patrie, des déclarations flatteuses, des discours fantaisistes, des analyses erronées, mais un jour, puisque, ça se passe au vu et au su de tout le monde, il va falloir que chacun réponde de ses actes.

Au Congo, tout se passe au vu et au su de tout le monde, acteurs et spectateurs impuissants.

Qu’on soit ministre, député, sénateur, bourgmestre, gouverneur de province, tout se passe au vu et au su de tout le monde.

Par la révolution, le peuple sortira tout le monde de la léthargie et instaurera un ordre nouveau, une société nouvelle, démocratique, où la démocratie, respectueuse du bien être social du peuple et de ses libertés fondamentales, s’installera durablement et pour toujours.

Tout comme en Tunisie, personne ne s’appropriera le mérite de ce changement. Pas un seul savant de la république, cette république mis entre-parathèses aujourd’hui.

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samedi 15 janvier 2011

"Ami" quand on pille son peuple dans la répression à leur faveur et "Indésirable" quand le peuple chasse le pilleur sans leur soutien !

Qui oubliera que pendant 23 ans le Président Ben Ali de la Tunisie a réprimé son peuple sous le silence des pouvoirs qui se disent garants de la démocratie mondiale, alors qu’ils organisent les tricheries électorales pour installer leurs marionnettes au pouvoir après les avoir bien rodés en pillage dans les organisations néocolonialistes comme la Banque Mondiale, le FMI et l’ONU.

Dictateur, autocrate et despote Ben Ali vient d'être chassé de la Tunisie par une jeunesse déterminée

D’autres après avoir été rodés dans les pratiques inhumaines contre leurs peuples à l’intérieur de leurs propres pays par leurs gouvernants depuis les indépendances comme Simon Kimbangu déclara en 1921 : Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi. Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces.

Car les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront. Gare à ceux qui continuent à renforcer l’esclavagisme et la colonisation des peuples Noirs !

Je demande à ce que la guerre éclate encore en Europe, pour que la race noire se réveille et puisse revêtir une maturité qu’elle avait perdue depuis les temps les plus reculés !

Ruben Um Nyobé déclara en 1955 : Nous sommes contre les colonialistes et leurs hommes de main, qu’ils soient blancs, noirs ou jaunes, et nous sommes les alliés de tous les partisans du droit des peuples et nations à disposer d’eux-mêmes, sans considération de couleur.

Kwame Nkrumah déclara en 1957 : aujourd’hui l’indépendance du Ghana, une nouvelle Afrique est née, nous devons maintenant aider toute l’Afrique de se libérer du colonialisme et de créer les Etats-Unis d’Afrique.

Patrice Lumumba déclara en 1960 : Entre l’esclavage et la liberté, il n’y a pas de compromis.

Alors que nos yeux sont tournés en Côte d’Ivoire où la communauté internationale vieillie à trois avec en ligne d’attaque leur chien de garde qui n’a plus des dents pour mordre les Africains depuis que le Conseil Constitutionnel Ivoirien les a arrachées, voilà que le peuple tunisien se trouvait dans la rue contre leur oppresseur depuis 23 ans avec le soutien de cette communauté internationale vieillie et leur chien de garde sans aucune solidarité au peuple africain de Tunisie qui tombait sous les balles tirées par les soldats, policiers et agents secrets de leur ami Président Ben Ali.

Aucune déclaration n’a été faite par leur presse internationale de contradiction publique jusqu’il y a moins de 5 jours, car cette communauté internationale à trois et leur chien de garde ne s’attendaient pas que leur marionnette sera chassée par le peuple tunisien sans armes, donc les sangs tunisiens dans les rues de tout le pays n’avaient aucune valeur face à leurs intérêts.

Sans vouloir revenir à notre refrain contre le néocolonialisme, qui est le pire des systèmes barbares dans le monde, dont la télévision française : France 2 nous a éclairés le 9 et 16 décembre 2010 comment le cerveau du pouvoir colonial en Afrique nous a confisquée la souveraineté depuis les indépendances en fabriquant des marionnettes pour nous rendre plus misérables qu’à l’époque coloniale en chantant que les Africains sont incapables de se gouverner, alors que nous avons les mêmes diplômes qu’ils nous niaient avant les indépendances. En attendant la victoire totale de l’Afrique sur le néocolonialisme, félicitons la grande motivation de peuple tunisien, ainsi que soutenons avec énergie le baroud d’honneur du peuple ivoirien contre cette autre marionnette d’Alassane Ouatara rodé depuis des années dans des organisations qui servent le sous-développement et la misère de l’Afrique, pour nous humilier davantage.

Notre évangile matin, midi, soir et la nuit 24h/24 est les déclarations de : Simon Kimbangu, Ruben Um Nyobé, Kwame Nkrumah et Patrice Lumumba. Nous n’avons aucune haine à l’égard des êtres humains quel que soit les méfaits que nous subissons depuis des siècles. Nous voulons que notre souveraineté nous soit restituée avec respect en Afrique, pour que la cœxistence sans distinction raciale soit pacifique sur le sol africain dans le bien-être.

Pour le Congo, où il y a beaucoup plus des marionnettes en Afrique, ce n’est pas Joseph Kabila seul qui doit être chassé comme Ben Ali, mais l’ensemble des mobutistes qui sont revenus au pouvoir dans notre pays avec l’appui de leurs maîtres. Le peuple congolais doit savoir que la démocratie financée par les maîtres de nombreux chiens de garde qui les mordent continuellement, est une utopie qui ne leur rendra jamais la souveraineté dans le bien-être. Ils nous pillent dans la répression au nom d’amitié avec leurs maîtres, chassons les avec bravoure sans croire aux élections démocratiques trompeuses, pour qu’ils deviennent indésirables de leurs propres maîtres comme Ben Ali.

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vendredi 14 janvier 2011

La communauté internationale et le pillage de l’Afrique

Tout pouvoir étranger qui donne des ordres au pouvoir d’un pays, c’est le manque du respect à la souveraineté de l’autre et doit être considéré comme un ordre esclavagiste, car ce n’est qu’un esclave qui exécute des ordres de son maître sans protester. L’esclavagisme outre atlantique et le colonialisme en sont deux exemples de ces ordres qui ne respectent pas les pouvoirs des autres peuples.

Côte d'Ivoire, Messieurs Laurent Gbagbo et Alassane Dramane Ouatarra

Après des longues luttes pendant des siècles, les esclaves outre atlantique se sont libérés de cette ignoble humiliation et traitement, il y a moins de 50 ans aujourd’hui et continuent toujours de lutter pour que cette libération soit totale en Amérique.

Des Africains qui avaient compris que le colonialisme qui a remplacé l’esclavagisme outre atlantique sur leur propre sol, était beaucoup plus exploiteur de leurs immenses richesses naturelles que d’être exploité physiquement en Amérique, se sont battus contre ce régime colonial en pleine implantation en Afrique dès le début du 20ème siècle.

Simon Kimbangu déclara en 1921 : Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi. Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces.

Car les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront. Gare à ceux qui continuent à renforcer l’esclavagisme et la colonisation des peuples Noirs !

Je demande à ce que la guerre éclate encore en Europe, pour que la race noire se réveille et puisse revêtir une maturité qu’elle avait perdue depuis les temps les plus reculés !

Ruben Um Nyobé déclara en 1955 :Nous sommes contre les colonialistes et leurs hommes de main, qu’ils soient blancs, noirs ou jaunes, et nous sommes les alliés de tous les partisans du droit des peuples et nations à disposer d’eux-mêmes, sans considération de couleur.

Kwame Nkrumah déclara en 1957 : aujourd’hui l’indépendance du Ghana, une nouvelle Afrique est née, nous devons maintenant aider toute l’Afrique de se libérer du colonialisme et de créer les Etats-Unis d’Afrique.

Patrice Lumumba déclara en 1960 : Entre l’esclavage et la liberté, il n’y a pas de compromis.

La majorité des Africains n’ont encore rien compris de la grande lutte de leurs nombreux leaders patriotiques tombés sur divers champs de bataille pendant les colonisations et après les indépendances jusqu’au 16 janvier 2001 à Kinshasa.

Aujourd’hui avec le dernier partisan des indépendances africaines des années 50, Robert Mugabe, qui n’a jamais été raciste, mais défenseur de la souveraineté africaine sans discrimination raciale pour l’intérêt de l’humanité sur le sol africain et Laurent Gbagbo l’incontestable avant dernier héritier de ce baroud d’honneur africain, sont diabolisés par la communauté internationale regroupant moins de quatre pouvoirs occidentaux (les Etats-Unis, l’Angleterre et la France) et leur chien de garde avec la seule force de mordre tout leader africain qui lutte pour reconquérir la vraie indépendance africaine, cette ONU qui, en réalité, c’est l’ORGANISATION NON UTILE pour le peuple africain, et même le monde entier excepté ces trois maîtres cités ci-haut.

La légitimité africaine se décide définitivement à cet instant en Côte d’Ivoire ou cette communauté internationale s’est déshabillée publiquement en préparant leur tricherie de la soi-disant élection depuis des longues dates pour placer leur marionnette à la tête des pillages de l’Afrique de l’Ouest au nom de la démocratie financée par elle. Les ambassadeurs des Etats-Unis et de la France à Abidjan en ramenant clandestinement le Franc-maçon Bayoko, Président de la Commission Electorale Dépendante de l’ONU, leur chien de garde dans leurs véhicules diplomatiques dans la précipitation pour aller proclamer les résultats des élections présidentielles de la Côte d’Ivoire au Q.G d’Alassane Ouatara sur base des résultats déjà avalisés par eux avant mêmes les élections comme si le Conseil Constitutionnel Ivoirien n’a aucune valeur, est une grave injure pour toute l’Afrique dont la télévision française : France 2 nous a éclairés le 9 et 16 décembre 2010 de tous les mécanismes de renforcement de sous-développement et de la misère en Afrique depuis les indépendances.

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jeudi 6 janvier 2011

Gloire aux leaders africains !

Les Africains ne s’étaient pas libérés du colonialisme comme un cadeau qui leur était tombé du ciel gratuitement sans le vouloir. C’est dans la lutte qu’ils s’étaient libérés comme c’était aussi dans la violence ignoble qu’ils ont été conduits à l’esclavagisme outre atlantique par ceux qui se disaient tenir la bonne parole du Seigneur Jésus-Christ, le fils unique de Tout Puissant Dieu créateur du ciel, de la terre, de l’univers et de tous ces qui existent naturellement. C’est toujours par cette ignoble violence que les Africains ont été colonisés par ceux qui ont proclamé le mensonge de soi-disant « fin d’esclavagisme », alors que ces Occidentaux de l’époque venaient de découvrir les immenses richesses de sous-sol africain, donc il fallait les exploiter tout en tenant les Noirs dans l’esclavagisme sur leur propre sol au nom de la colonisation, qui pour eux, était une appellation plus humanitaire sur la table du partage du magnifique gâteau africain en 1885 à Berlin où ils se sont partagés l’Afrique comme une terre où il n’y avait pas des êtres humains, pour discuter avec les mangeurs de ce gros magnifique gâteau.

Kinshasa, 4 mai 2004, M'zée Pierre Yambuya Lotika, Directeur-Général honoraire la Direction Générale de l'immigration (DGM) saluant les ambassadeurs de la Suisse, du Liban et du Royaume des Pays-Bas, présents à l'inauguration du siège sur le boulevard du 30 juin. Photo Réveil-FM, archives

Les Africains à l’époque de cet ignoble esclavagisme et de son remplacement par la nouvelle appellation « colonisation », n’avaient pas connaissance de l’histoire profonde du christianisme, qui leur avait été cachée en leurs demandant de croire tout simplement à la bonne parole (l’évangile) sans protester, car le royaume du Seigneur au ciel est réservé aux exploités qui croient en lui. Comme il y a dans la race blanche et il y en aura toujours des hommes justes qui luttent pour la légalité humaine sans distinction raciale, et c’est depuis l’ignoble esclavagisme outre atlantique, que certaines vérités de l’histoire commençaient à parvenir aux Noirs, dont la connaissance de l’histoire de l’Egypte bien avant le développement de l’Europe. Voilà comment les Noirs ont découverts les vertus de leurs ancêtres Egyptiens, qui avaient le mérite de transmettre leur intelligence aux Européens, qui en bénéficient jusqu’à nos jours pour transformer le monde en modernisme. C’est d’ailleurs ces vertus ancestraux et leur accueil, qui font de la religion chrétienne ce qu’elle est aujourd’hui à travers le monde car le couple Joseph - Marie et leur bébé Jésus ont été protégés dignement sur notre sol, quand le Roi Erode massacrait tous les nouveaux nés jusqu’à l’âge de 2 ans, parce que le nouveau Roi est parmi eux. N’oublions jamais que, si nos ancêtres Egyptiens avaient refoulés le couple Joseph - Marie et leur bébé Jésus chez le Roi Erode, Jésus n’allait pas survécu à ce génocide. Voilà comment jusqu’à ce jour les Africains sont victimes de leur générosité. De tout ceci, le 20ème siècle plus moderne que tous ceux qui l’ont précédés, allait être celui de la résurrection de l’Afrique et des vertus ancestraux africains, quand Kwame Nkrumah avait dit en 1957 :

Aujourd’hui l’indépendance du Ghana, une nouvelle Afrique est née, nous devons maintenant aider toute l’Afrique de se libérer du colonialisme et de créer les Etats-Unis d’Afrique.

Mais, notre histoire est ignorée par nous-mêmes pendant que beaucoup sont intellectuels au niveau des ex-colonisateurs, car nous avons accès à toutes les formations qui nous ont été niées avant les indépendances. L’Afrique détient toutes les richesses naturelles qui développent le monde, au même moment ces richesses servent à notre sous-développement et notre pauvreté alors que nous avons tous les diplômes des grandes universités des pays les plus développés du monde.

Ainsi, gloire à Kwame Nkrumah et aux leaders africains non corrompus. Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire : Simon Kimbangu déclara le 10 septembre 1921 :

Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi. Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces. Car les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront. Gare à ceux qui continuent à renforcer l’esclavagisme et la colonisation des peuples Noirs ! Je demande à ce que la guerre éclate encore en Europe, pour que la race noire se réveille et puisse revêtir une maturité qu’elle avait perdue depuis les temps les plus reculés !

N.B : Ne pas confondre l’appel libérateur africain de Simon Kimbangu et l’actuelle église chrétienne kimbanguiste. Le 12 septembre 1921, Simon Kimbangu s’est rendu sans aucune violence aux autorités coloniales belges qui voulaient l’arrêter. Le 3 octobre 1921, il fut condamné à mort par un tribunal militaire colonial au Congo. Les missionnaires chrétiens colonialistes exigèrent qu’il soit pendu publiquement pour servir d’exemple aux Noirs, pour qu’ils n’adhèrent pas à sa lutte pour la liberté des Noirs dans le monde entier. Le pacifiste Simon Kimbangu mourut en prison coloniale au Katanga le 12 octobre 1951 après 30 ans et 1 mois d’emprisonnement politique.

La télévision française « France 2 » nous a faits vivre le 9 et 16 décembre 2010 comment la France du Général De Gaule fabriquait les marionnettes noires (des gouvernants corrompus) pour diriger et détruire l’Afrique après les indépendances, dont le système s’est beaucoup plus développé aujourd’hui contre les leaders Africains qui ne travaillent pas pour la ruine de l’Afrique.

La Francafrique et la CIA, depuis 1960, combattent dans le sang les patriotes Africains qui servent loyalement les bénéfices d’Afrique depuis les indépendances. Ces deux grands protecteurs des néocolonialistes Noirs en Afrique, leurs marionnettes, disparaîtront définitivement le jour où les Africains comprendront la déclaration révolutionnaire de Simon Kimbangu. La situation en Côte d’Ivoire n’est pas ivoirienne, c’est la lutte pour la souveraineté africaine qui nous a été confisquée au lendemain des indépendances. Désormais tout Africain qui ne veut pas être marionnette de sa propre misère, doit refuser avec bravoure l’ingérence étrangère sur notre sol comme l’a très bien dit l’avocat Français Jacques Vergès : le pouvoir français en s’ingérant en Côte d’Ivoire aux côtés de ses marionnettes, est entrain de creuser sa dernière tombe en Afrique.

Que les Africains demandent aux Vietnamiens comment les colonialistes français avaient été délogés au Vietnam, malgré tous les moyens militaires sophistiqués qu’ils avaient là-bas. De même que le pouvoir interventionniste des USA au Vietnam avec ses 500.000 soldats, ses bombardiers lourds B-52, toutes sortes des avions et hélicoptères de combat, des bateaux de guerre sophistiqués et porte-avions les plus modernes sur toute la côte vietnamienne de la mer de Chine, toutes sortes des chars de combat et véhicules blindés, toutes sortes des bombes jusqu’au napalm pour détruire la terre fertile vietnamienne, leurs moyens de communication les plus développés et ses milliers des conseillers de la CIA les mieux entraînés ont été chassés publiquement devant le monde entier par le peuple Vietnamien équipé seulement par les armes légères (Kalachnikov) sans aviation, sans char ni véhicule blindé ni pirogue de guerre.

Depuis la victoire totale du peuple Vietnamien sur les colonialistes français et les yankees américains, le Vietnam a reconquise sa souveraineté en faisant de Saigon le symbole de leur volonté au nom de Hô Chi Minh ville, le père de leur victoire.

La France et les Etats-Unis n’osent plus faire au Vietnam ce qu’ils ont fait jusqu’au 30 avril 1975. C’est la discipline entre ces grands ennemis d’hier sans s’ingérer aux affaires du Vietnam, qui n’a jamais adhéré à la démocratie occidentale et il y a aujourd’hui beaucoup des Occidentaux qui vivent paisiblement au Vietnam et ce pays asiatique est même présent dans les rencontres de ce qui est devenu G-20.

La situation en Côte d’Ivoire aujourd’hui et celles qui l’ont précédées dans toute l’Afrique, doivent nous attacher à la volonté de la victoire et demain faire d’Abidjan ou Accra le symbole de cette volonté au nom de Kimbanguville, le plus grand prisonnier africain avec 30 ans et 1 mois d’ancienneté d’emprisonnent politique pour la liberté totale des Noirs. La gloire aux leaders africains tombés sur divers champs de bataille pour la reconquête de notre souveraineté internationale va créer l’état de confiance entre les êtres humains sans distinction raciale d’une part, et de l’autre part avec tous les pays ayant compris les raisons de notre lutte pour que triomphe la souveraineté africaine dans ce qui allait être l’Afrique après les décolonisations, si il n’y avait pas des mauvais nostalgiques colonialistes.

Entre l’esclavage et la liberté, il n’y a pas de compromis nous a dit Patrice Lumumba à la conférence africaine de Léopoldville en août 1960. Le néocolonialisme, ce système de recolonisation, est le régime le plus barbare contre les Africains pour appauvrir l’Afrique.

Les Africains n’ont pas besoin de la démocratie à l’occidentale, qui les désoriente dans leur désir de vivre en paix et heureux. Au contraire, ils doivent avant tout la gloire aux leurs leaders assassinés parce qu’ils ont lutté pour notre souveraineté dans un seul Etat appelé :Etats-Unis d’Afrique sans tribalisme. La télévision « France 2 » nous a donné le plus beau cadeau de 2010 pour que notre lutte triomphe, et la situation en Côté d’Ivoire, est l’occasion de cette triomphe.

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lundi 27 décembre 2010

COMPARIO : LE MUST DE L’E -COMMERCE AVEC PASCAL PODVIN  

Pascal Podvin diplômé d’un MBA de l'Essec a déjà à son actif 20 ans d'expérience du management international et le lancement de 4 startups. Il est aujourd’hui le très dynamique Président de Compario, une société spécialisée dans les logiciels de Searchandising. L’idée du fondateur de Compario étant de proposer une application internet pour optimiser le processus de choix en ligne et de développer une plateforme industrialisée permettant de faire mieux que le vendeur physique et en tirant partie du processus de recherche pour mettre en avant les produits selon des règles définies par le E-Marketeur.

PASCAL PODVIN - Président de Compario

   

Marie Cornet : Compario est une idée de vous ?

Pascal Podvin: Compario est un éditeur de logiciels dont le premier objectif est d’aider ses clients à faire un meilleur merchandising sur Internet.

Nous sommes sur un marché que l’on appelle le commerce connecté. On ne parle plus trop d’ailleurs de E-commerce. Le commerce est connecté de facto et que vous soyez dans un magasin ou dans la rue… vous êtes toujours connecté. Déjà vous êtes connecté sur les réseaux sociaux.

On se rend compte d’ailleurs que les E-marchands accroissent leur vente dès lors qu’ils mettent sur leur site l’avis et les notes des utilisateurs et quelles que soient les notes des avis : positifs, neutres ou négatifs. Dans ce marché connecté, COMPARIO aide le marchand à être plus efficace et plus compétitif en faisant un meilleur merchandising de ses produits.

Nous apportons une solution d’aide pour une meilleure mise en avant d’un catalogue de propositions. La personnalisation dynamique est un exemple de merchandising tout comme l’accès facilité à la navigation. Il s’avère que la capacité de trouver un produit sur internet est assez faible.

Cela reste une difficulté et une vraie problématique pour l’Internaute de trouver le bon produit celui précisément qu’il recherche. Nous intervenons afin de faciliter ce choix. Etymologiquement, search vient du mot searcher qui signifie la tentative de trouver quelque chose. Et cela n’est pas associé à la base avec une recherche associée à un mot clef ou une recherche sémantique qui ne correspond qu’à 15 % des recherches globales sur internet.

La part de l’intuition prend une place de plus en plus importante dans la navigation sur Internet, l’exemple de ce qui se passe sur l’ iphone ou l’ ipad est un exemple très précis de ce changement en cours.

Marie Cornet : Quel est votre prochain produit ?

 

Pascal Podvin : Nous sortons très bientôt, un agent conversationnel qui permet d’avoir un dialogue en langage naturel avec l’internaute et est directement connecté avec le catalogue produit. C’est une machine et qui connait toutes les caractéristiques des produits du catalogue et peut donc guider l’internaute en établissant un dialogue avec lui.

 

Marie Cornet : Quand est né Compario ?

 

Pascal Podvin : Compario a commencé à vendre ses produits fin 2006. Cette année, la société Deloitte qui édite un palmarès des sociétés technologiques les plus rapides en terme de croissance, classe Compario en n° 1 pour la région du Nord avec un taux de croissance de plus de 2300 % au cours de ces 5 dernières années et la place au 49ème rang au niveau européen.

La grosse particularité de Compario est d’ailleurs d’avoir une road map ou plan de développement publié sur trois ans et décidé par nos clients. Nous fonctionnons dans un mode «  Open innovation » ce qui signifie que nos clients sont impliqués dans nos perspectives de développement en terme de produits et peuvent intervenir quant aux orientations souhaitées. Nos produits sont d’ailleurs développés dans douze pays dans le monde.

Marie Cornet : Quelle est votre position sur le marché ?

 

Pascal Podvin : Nous avons clairement, une agilité qui nous permet de nous adosser à des gros partenaires qui ont d’autres atouts de par leur taille. Ces partenaires pour exemple sont NTT, Google, GFK, Microsoft.

Marie Cornet : Comment êtes-vous arrivé à Compario ?

Pascal Podvin : J’ai toujours travaillé dans le secteur de l’informatique et du logiciel. J’ai rencontré Compario à la fin de l’année 2007 en qualité de Business Angel. Et j’en suis devenu progressivement le PDG.

Marie Cornet : Vous êtes à l'origine des Cafés du E-Commerce ?

Pascal Podvin : Oui, Compario est le fondateur de ces cafés du E-Commerce à travers une association indépendante et de loi 1901. Son objet est de favoriser l’échange entre les femmes, les hommes et les entreprises qui s’intéressent au marché du commerce connecté. Et le dialogue qui s’établit entre les experts et la salle est convivial et très riche!

 

Marie Cornet : Quelle fréquence pour ses rendez-vous ?

Pascal Podvin : Il y a des tables rondes mensuelles. Et nous nous étendons en France, à Lille par exemple ou en Europe comme en Angleterre. Nous avons aussi une web TV qui permet de résumer nos tables rondes. Nous sortons en début d’année des projets TV.

Marie Cornet : Quels sont les principaux partenaires pour ces rencontres ?

 

Pascal Podvin : Les membres Gold du Café du E-Commerce sont des entreprises comme Adobe, la Poste, GFK, NTT, Avanade, Microsoft…

 

Marie Cornet : Quelle est la prochaine date clef ?

 

Pascal Podvin : Le prochain Café du E-Commerce aura lieu chez Microsoft jeudi 10 février à partir de 9H00.

 

Marie Cornet: Le numérique en terme de signification et symboles pour vous, en deux mots ?

Pascal Podvin : En deux mots, cela me parait difficile mais néanmoins Internet reste un outil au service de l’humain. Le médium est le message et ce qui est très très intéressant est qu’il est devenu le signifiant…

 

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jeudi 16 décembre 2010

CHRISTINE MAZEREAU : AU SERVICE L’UNION EUROPEENNE

Christine Mazereau connaît l’audiovisuel parfaitement et communique à merveille sur MEDIA, un programme de l’Union Européenne dont le rôle est de soutenir l’industrie cinématographique et audiovisuelle (fiction, documentaire de création et animation) ainsi que les œuvres interactives… Un vaste programme de soutiens financiers proposé aux différents professionnels : producteurs, distributeurs, agents de vente, organismes de formations, organisateurs d’événements…

Christine Mazereau.

Marie Cornet : En quoi consiste le programme MEDIA ?

Christine Mazereau : Le programme MEDIA est un programme de l’Union européenne qui dépend de la Direction Générale Education et Culture et qui concerne non pas les médias dans toutes leurs déclinaisons, mais l’audiovisuel au sens large, c'est-à-dire télévision, cinéma et multimédia donc internet ou les nouveaux supports. Ce programme signifie plus précisément, comme son judicieux acronyme (Mesures pour Encourager le Développement de l’Industrie Audiovisuelle) l’indique, un soutien en termes d’aides financières du développement de projet à la promotion des œuvres.

MEDIA se décline en cinq grands chapitres : la formation, celle initiale de jeunes professionnels ou celle continue pour des professionnels déjà en exercice. Nos aides ciblent des organismes proposant des formations à l’écriture aux scénarios, à la gestion de production et aux nouvelles technologies. Nous éditons d’ailleurs chaque année un catalogue disponible sur demande regroupant toutes les activités soutenues par MEDIA.

Ces formations apportent non seulement des enseignements théoriques et pratiques, mais aussi et surtout l’occasion pour les participants de tisser des relations avec d’autres professionnels européens. Ce volet représente environ 7% du budget MEDIA. Le 2ème chapitre est consacré aux aides aux producteurs européens indépendants.

Là encore MEDIA va intervenir financièrement auprès des sociétés de production pour les aider à développer des projets à fort potentiel européen, à produire des œuvres destinées aux télévisions et à supporter les coûts financiers liés à une production. J’en profite pour rappeler que MEDIA ne s’occupe pas de l’aide à la production des longs métrages Cinéma – segment réservé au fonds Eurimages du Conseil de l’Europe - et que toutes les aides ne sont pas cumulables.

Le 3ème volet est le plus important de ce programme et concerne la distribution des films : plus de la moitié des subventions est destiné à accroitre la circulation des œuvres européennes en Europe. Notre 4ème axe d’intervention s’inscrit dans l’aide à la promotion des œuvres et l’accès aux marchés des professionnels européens. A ce titre nous soutenons des festivals en Europe. Le prochain festival que nous soutenons par exemple en France est celui des Arcs. Ensuite nous serons présents à Angers pour le Festival Premiers Plans, à Marseille pour Vu sur les Docs ou encore au Festival de Cannes pour la Semaine Internationale de la Critique.

Parallèlement aux festivals, nous cofinançons des grands marchés audiovisuels et des rencontres professionnelles pour rester dans notre logique « économique » de mise en réseau des professionnels européens. Nous aidons notamment en France le MIFA (Marché International du Film d’Animation à Annecy) et le Suny Side of the Doc à la Rochelle…

Sur de nombreux événements soutenus par MEDIA, nous proposons des ombrelles sous lesquels les professionnels indépendants européens peuvent venir s’abriter.

Le dernier volet du programme couvre les nouvelles technologies. Pour cet aspect nous sommes sur un programme plus "technique" avec principalement des soutiens à la mise en place de plateformes VOD et la numérisation des salles de cinéma.

Marie Cornet : Qui finance le programme MEDIAS ?

Christine Mazereau : Le Programme MEDIA est financé par le budget de la Commission européenne, lui-même abondé par un certain pourcentage du PIB de chacun des 27 états membres de l’Union. Les 5 états non membres de l’Union mais adhérents au Programme MEDIA (Islande, Lichtenstein, Norvège, Suisse et Croatie) participent quant à eux en versant une contribution annuelle.

Marie Cornet : Pouvez- vous nous donner des chiffres ?

Christine Mazereau : Depuis 2007, le programme MEDIA est septennal. Le budget actuel a donc été voté pour la période 2007/2013 et s’élève à 755 millions d’euros pour l’ensemble des pays participant au Programme et la vingtaine d’actions d’aides proposées. Les soutiens sont des subventions non remboursables. On nous reproche parfois le suivi très « pointilleux » des dépenses mais cet argent est public donc le contrôle est indispensable.

Marie Cornet : Qui se réunit et décide ?

Christine Mazereau : Les méthodes sont différentes selon les soutiens. Nous faisons souvent appel à des experts, professionnels de l’audiovisuel. Le critère de sélection essentiel est l’envergure européenne.

Marie Cornet : Le prochain programme est pour 2014 ?

Christine Mazereau : Absolument. Nous en sommes au 4ème programme et fêterons les vingt ans de MEDIA l’année prochaine. Les négociations pour sa reconduction en 2014 vont démarrer très rapidement… l’enjeu économique est important, notamment en ce qui concerne la numérisation de la filière audiovisuelle.

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jeudi 9 décembre 2010

GREGOIRE LASSALLE : LE SUCCES D’ALLOCINE

Grégoire Lassalle est le très intuitif président d’AlloCiné. C’est au sein du groupe Pathé qu’il croise Jean-David Blanc, le fondateur d'AlloCiné qu’il rejoint en 1999. AlloCiné devient alors une propriété de Vivendi un an plus tard. Grégoire Lassalle s’investit alors dans cette structure et en devient l'un de ses principaux actionnaires quand la société reprend son indépendance en septembre 2003. En juin 2007, AlloCiné est cédé à Tiger Global, un fonds d'investissement américain qui acquiert une participation majoritaire au sein du capital de la société pour un montant non communiqué. Selon Le Figaro, la valorisation atteindrait 120 millions d'euros…

Monsieur Grégoire Lassalle, Président d'AlloCiné

Marie Cornet : AlloCiné est une success story ? Peut-on le dire ?

Grégoire Lassalle : Oui, on peut le dire. Et ce n’est pas une start up mais une success story depuis presque dix-huit ans…

Marie Cornet : AlloCiné a débuté quand en fait ?

Grégoire Lassalle : En 1993 et avec un numéro de téléphone. Le fameux et légendaire : 40302010, qui communiquait les horaires des salles de cinéma par téléphone et qui est devenu un service minitel, un pal pilote, un site internet et une télé sur Internet. AlloCiné a donc gardé sa mission d’origine mais adaptée à tous les nouveaux supports.

Marie Cornet : Dix-huit ans de réussite alors ?

Grégoire Lassalle : Presque dix-huit ans. Nous fêtons l’anniversaire l’année prochaine. Nous avons encore un peu de temps pour y réfléchir…!

Marie Cornet : Peut-on parler des différents stades de développement de la société ?

Grégoire Lassalle : On ne peut pas résumer les choses d’année en année, ce serait trop réducteur. Je préfère rester sur l’idée de base de mission celle de servir d’intermédiaire entre l’industrie du cinéma au sens large c'est-à-dire les salles de cinémas, les distributeurs, les producteurs et acteurs et le public qui aime le cinéma. Il n’y a donc pas de changement majeur de nos missions excepté le périmètre et les plateformes. De la France nous sommes par exemple passés à l’Europe et aussi d’autres pays dans le monde. Je peux dire qu’il l y a eu des phases capitalistiques dans l’évolution d’AlloCiné mais notre métier de service reste le même.

Marie Cornet : Les bornes interactives de réservation, vous pouvez nous en parler ?

Grégoire Lassalle : Elles ont eu une existence très courte de trois mois. Elles n’ existent pratiquement plus en France et pour une raison très simple la délocalisation des ventes de billets ne se pratique pas en France. L’achat des places de cinéma se fait simplement et de deux façons dans les salles ou sur Internet.

Marie Cornet : La plateforme Internet que l’on connaît aujourd’hui apparait quand ?

Grégoire Lassalle : En 1997, il y a treize ans.

Marie Cornet : Vous décollez à quel moment en terme de connexions ?

Grégoire Lassalle : La notoriété et l’audience sont nées dès le départ puisque nous étions l’un des premiers sites internet en France. L’audience a d’ailleurs été assez forte par rapport à l’audience globale d’Internet en France. Et La véritable rentabilité qui passe par la publicité pour un média comme AlloCiné est intervenue en 2003 et lors de la reprise auprès du groupe Vivendi.

Marie Cornet : Votre localisation est à Paris, cela a un sens pour vous ?

Grégoire Lassalle : Absolument, nous sommes installés sur les Champs Elysées, ce que l’on appelle le triangle d’or et beaucoup d’intervenants du cinéma sont localisés dans cet endroit assez stratégique pour ce secteur.

Marie Cornet : Combien de collaborateurs chez AlloCiné ?

Grégoire Lassalle : Nous comptons aujourd’hui une centaine de collaborateurs au siège parisien et environ 150 autres collaborateurs au sein de nos filiales à l’étranger.

Marie Cornet : Les filiales à l’étranger se situent où ?

Grégoire Lassalle : En Chine, en Russie, en Allemagne, au Canada, en Espagne, en Angleterre et en Turquie.

Marie Cornet : Vous y développez le même support ?

Grégoire Lassalle : C’est que l’on appelle de la croissance externe. C'est-à-dire une identification du AlloCiné dans le pays que l’on recherche comme cible. On entre après dans une phase de négociation du rachat d’une partie du capital de la structure qui nous intéresse dont on garde le nom et le management mais sur lequel l’on plaque notre plateforme technologique. Ce qui signifie que nous apportons la technologie du site, le format publicitaire et une partie du contenu traduit dans la langue adaptée.

Marie Cornet : Comment se situent les collaborateurs dans la structure AlloCiné ?

Grégoire Lassalle : Nous respectons la règle des 3 tiers. Donc un tiers des personnes travaille au développement technique, le 2ème tiers s’occupe du marketing et des ventes et enfin le 3ème tiers gère le contenu éditorial.

Marie Cornet : Un développement quotidien ?

Grégoire Lassalle : Oui, nous venons d’ailleurs de changer la version du site. Nous sommes beaucoup aussi sur le lancement de nouvelles rubriques et les réseaux sociaux. Il n’y a jamais d’interruption, nous sommes impérativement en constante évolution.

Marie Cornet : Peut-on dire que vous êtes un réseau social aussi ?

Grégoire Lassalle : Non, nous sommes un média social et qui diffuse des informations via différents réseaux sociaux.

Marie Cornet : Comment fournissez-vous le contenu d’AlloCiné ?

Grégoire Lassalle : Par deux biais. Le premier par les producteurs ou distributeurs : interviews, making of ou bandes annonces. Le deuxième provient de l’interne d’AlloCiné, nous produisons sept émissions TV et par exemple pour Arte, France 2. Le but de ces émissions étant de mettre en exergue le contenu d’AlloCiné.

Marie Cornet : Des chiffres en terme de connexions ?

Grégoire Lassalle : 8 millions de visiteurs et un million de visiteurs uniques par jour. C’est aussi 30 millions de vidéos par mois délivrées et au dernier sondage Nielsen-Médiamétrie-NetRatings nous sommes le 30ème site français toutes catégories confondues…

Marie Cornet : Quel est votre principal concurrent ?

Grégoire Lassalle : En France, il n’y en a pas. AlloCiné représente 70 % de l’audience cinéma en France sur Internet. A l’International nous trouvons heureusement des concurrents !

Marie Cornet : Justement si vous parlez de l’International, il y a un marché ou un pays qui vous intéresse à très court terme ?

Grégoire Lassalle : Oui, le Brésil. Prochain cap pour 2010.

Marie Cornet : AlloCiné est une marque qui trouve d’autres projets de déclinaison ?

Grégoire Lassalle : Oui, une télé. La marque est une bonne caution pour l’industrie du cinéma.

Marie Cornet : Vous-même vous avez d’autres projets que le cinéma en développement ?

Grégoire Lassalle : Non, l’expansion d’ AlloCiné à l’International me suffit largement et toujours sur la base de son origine première la promotion du cinéma et des séries TV.

Marie Cornet : Votre projet de Télé est prévu pour quand et où ?

Grégoire Lassalle : Au premier trimestre 2011 et en France.

Marie Cornet : Le contenu vous en avez une idée ?

Grégoire Lassalle : Nous restons sur le même contenu de la promotion du cinéma et des séries TV.

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jeudi 2 décembre 2010

HAUTE DEFINITION POUR LE FESTIVAL DU FILM JAPONAIS AVEC MICHEL MOTRO

La 5e édition du festival du film japonais contemporain se déroule du 20 novembre au 11 décembre à la Maison de la culture du Japon, quai Branly à Paris ainsi que dans plusieurs autres salles de la région parisienne… Ce sont 20 films sont en compétition pour recevoir l'un des prisés "Soleil d'Or". Une particularité pour la remise des prix : ils sont attribués en fonction des votes du public qui assiste aux projections. Quelques précisions importantes par Michel Motro, qui en est le président et le fondateur …

« L’image a toujours fait l’objet d’échanges entre la France et le Japon. Déjà au 19e siècle, le japonisme témoignait de la fascination des impressionnistes français pour l’esthétique japonaise. Le but de Kinotayo est de perpétuer cette tradition de dialogue en la faisant entrer dans l’ère du cinéma numérique. L’objectif du festival est de porter à la connaissance du public français le point de vue des japonais sur des faits de société communs à nos deux pays. Il s’agit, pour la durée d’une projection, de voir le monde avec un regard japonais empreint d’une grande sensibilité et d’un sens de l’harmonie unique. Nous souhaitons sortir des clichés du genre liés à la représentation de la culture japonaise en France. Pour nous, le cinéma nippon n’est pas un objet de culte ou une curiosité exotique réservée à quelques amateurs éclairés. Le festival Kinotayo s’adresse à tous les amoureux du cinéma.

Le prix "Soleil d'Or"

Grâce aux formats digitaux, nous contribuons à une plus large diffusion de la création cinématographique japonaise contemporaine. Nous espérons ainsi perpétuer un dialogue culturel fructueux et permettre à tous d’être attentifs à l’actualité d’un cinéma japonais plus que jamais créatif et passionnant »

Michel Motro, Président du festival et Yoshi Oida, acteur, metteur en scène, directeur du comité artistique

Marie Cornet : vous êtes Président du festival du film japonais, qui se déroule ?

Michel Motro : Le festival se déroule tous les ans dans toute la France. L’originalité de ce festival est qu’il se déroule donc simultanément dans une vingtaine de villes. A Paris, les films sont projetés dans trois salles et quatre en région parisienne. Les salles peuvent changer d’année en année.

Marie Cornet : Combien de visiteurs ?

Michel Motro : L’année dernière nous avons fait trois mille visiteurs. Nous avons pour cette année à ce jour une progression de 30% et je pense que nous la tiendrons tout au long de l’année. .En d’autres termes, j’espère dépasser les quatre mille spectateurs cette année.

Marie Cornet : Depuis combien de temps vous exercez cette activité ?

Michel Motro : Le festival a été créé il y a six ans et nous en sommes à la sixième édition. J’en suis le président depuis l’origine.

Marie Cornet : Vous en êtes aussi le co-fondateur ?

Michel Motro : Je suis le fondateur.

Marie Cornet : D’où vous vient cette envie de parler du Japon et du cinéma ?

Michel Motro : Il se trouve que dans ma carrière j’ai fait plusieurs choses. Très jeune j’ai été réalisateur de films en France. Ensuite en France, j’ai été mécène et conseiller pour ce qui concerne le cinéma numérique et j’ai exercé la fonction de président au Japon, dont notamment une société japonaise.

Marie Cornet : Vous êtes vous-même localisé à Paris ?

Michel Motro : Écoutez pas vraiment, j’ai passé ma vie dans un avion. Je passe mon temps autour du monde…pour mes affaires et donc mon travail.

Marie Cornet : Pour votre métier de réalisateur alors ?

Michel Motro : Non, pour l' un de mes deux métiers celui d’éditeur de logiciels.

Marie Cornet : Pour financer le festival, vous faites appel à vos contacts, des aides, des subventions ? Michel Motro : Absolument. Nous avons des subventions du Japon à travers des fondations mais aussi des conseils généraux et municipalités. Pour les sponsors ils sont multiples : français, japonais et américains.

Marie Cornet : Des développements prévus pour l ’International ?

Michel Motro : Nous avons des accords avec un festival aux Etats-Unis plus précisément à New York qui s’appelle « Japan Cuts » qui a sensiblement la même programmation que nous. Pour l’accès à l’Europe, c’est en cours…et fondamental, la programmation du festival est pour 80 % exploitable en Europe.

Marie Cornet : Programmer un festival est une occupation très importante, combien de temps y consacrez-vous ?

Michel Motro : J’ai d’autres activités, mais le festival me prend 50 à 60 heures par semaine.

Marie Cornet : Vous avez une équipe ?

Michel Motro : Oui, nous avons une équipe de bénévoles et très actifs professionnels ou étudiants.

Marie Cornet : La programmation 2010 c’est combien d’heures de programmes ?

Michel Motro : Nous avons 20 films qui font entre globalement, 2 heures ou 2 heures 30. Donc environ 45 heures de programmes.

Marie Cornet : Combien de "Soleil d’Or "?

Michel Motro : Deux, sont attribués. L’un pour un réalisateur confirmé et l’autre pour un jeune réalisateur. Un jeune réalisateur pour nous, a réalisé moins de trois films.

Kiyoji Katakawa, vice-président de Kinotayo

Masateru Nakagawa, Président de la MCJP ( Maison de la culture du Japon à Paris)

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lundi 29 novembre 2010

JEAN CASTAREDE : UN MAITRE DE L’AME ET DE L’ART DE LA BEAUTE

Jean Castarède est un homme avide de nouveautés. Avant tout humaniste, il est officier de la Légion d'honneur, officier de l'Ordre national du Mérite, commandeur des Arts et des Lettres. Sa vie se passe entre Paris où il anime plusieurs associations culturelles et sa propriété de Gascogne. Diplômé d’ HEC et de L’ENA, ce Docteur en Sciences Économiques peut exceller aussi bien dans le secteur public ou privé… ! Célèbre écrivain entre deux rendez-vous, il transmet son goût du luxe en pédagogue au sein de Sup de Luxe et sa Maison d’édition France-Empire. Un fin mélange à l’Armagnac qui vous conduit à une beauté de l’âme et une brillance d’une qualité exceptionnelle.

Monsieur Jean Castarède.

Marie Cornet : France-Empire une grande maison que vous présidez, un rêve ou une suite logique ? Comment y êtes-vous parvenu ?

Jean Castarède : Écoutez, cela n’a été ni un rêve ou une suite logique mais une opportunité. France-Empire a été créée il y a cinquante ans par un Monsieur très connu à l’époque pour son rôle important dans le patronat français et qui s’appelait Yvon Chotard.

Lui-même ayant repris un fonds existant qui couvrait la littérature concernant l’empire français ou nos anciennes colonies d’un point de vue historique. Les choses ont évidemment évolué et France-Empire est une grande maison d’édition très connue avec des spécialités comme l’histoire mais aussi la géographie et des témoignages de grandes personnalités notamment les résistants. C’est une maison prestigieuse qu’Yvon Chotard avait vendu à Monsieur Jean-Louis Giral, lui aussi figure éminente du patronat puisqu’il en était le vice-président et aussi le président de la Fédération Nationale des Travaux Publics.

Ce dernier m’a cédé le fonds de commerce afin que je puisse continuer à faire vivre cette Maison. J’ai donc repris France-Empire depuis un an avec ses titres et ses auteurs et je dirige les nouveaux projets d’édition.

Marie Cornet : Il faut avoir été écrivain pour diriger une société d’édition ? Pourquoi ?

Jean Castarède : Non, absolument pas. Le lien a été naturel pour moi car j’avais publié chez France-Empire une dizaine d’ouvrages. C’est par ce biais que les propriétaires me connaissaient. Donc pour répondre à votre question on peut être un très bon éditeur sans avoir été écrivain. Il est évident qu’en ce qui me concerne ayant publié plus de trente livres dans une dizaine de maisons d’édition, je connais le métier d’écrivain et je peux quelques fois me mettre à la place des écrivains que je reçois pour leurs projets de manuscrits. Je peux les orienter en fonction de ce que j’ai moi-même vécu. Je le fais d’ailleurs avec précaution, car un écrivain est un artiste, il est aussi un créateur et son œuvre est respectable.

Jean Castarède, "L'assassinat d'Henri IV, un tournant pour l'Europe ?" France-Empire

Marie Cornet : Quels sont vos principaux ouvrages, où peut-on se les procurer ?

Jean Castarède : Le fonds de France-Empire dépasse le millier d’ouvrages. On peut se procurer ces livres en écrivant à mon distributeur qui est Editis Interforum, la deuxième société de distribution en terme d’ importance…la première faisant partie du groupe hachette.

Editis Interforum était autrefois la maison d’édition de ce que l’on appelait : Les Presses de la Cité. Editis Interforum diffuse 100 éditeurs et je suis l’un des cent éditeurs. L’autre moyen passe par le réseau classique des libraires et Internet bien entendu. Un libraire diffuse pendant trois mois un ouvrage après sa publication.

Marie Cornet : Écrire, produire aussi ?

Jean Castarède : Mes activités sont nombreuses, j’anime plusieurs clubs et associations, une université du luxe aussi. Je n’ai pas vraiment le temps de m’ennuyer dans la journée…Pour résumer, je suis écrivain le week-end et lors des vacances. D’ailleurs tous mes livres ne sont pas publiés chez France-Empire. Par exemple mon dernier ouvrage « Pour vivre vieux, restons jeunes » a été publié par les Éditions Médicis et je vais signer la semaine prochaine quatre livres aux Éditions Eyrolles.

Pour ce qui concerne les sujets historiques, je suis publié chez France-Empire, notamment pour des manuscrits que j’avais déjà déposés dans cette maison. J’ai donc par conséquent deux métiers. L’un qui consiste à recevoir des auteurs et à décider des manuscrits et l’autre qui est celui de l’écrivain. Mon dernier ouvrage et je vous l’offre est «Les lettres d’amour d’Henri IV»,… j’ai fait une présentation et sélection personnelle de la collection complète des lettres d’amour d’Henri IV.

Marie Cornet : L'art pour vous...un luxe, une philosophie, une multitude de passions ? Lesquelles ?

Jean Castarède : Il faut déjà prendre en considération que mes activités ont été différentes car déjà j’ai travaillé dans deux secteurs le public et le privé. Dans le secteur public, j’ai dirigé plusieurs Ministères dont le Ministère de la Culture puis le cinéma, comme contrôleur d’Etat. Et j’ai été aussi donc un entrepreneur dans le privé, j’ai notamment été directeur général de L’ESSEC et d’un syndicat professionnel. Il est vrai qu’aujourd’hui je suis un sénior et j’ai tenu à rester le plus actif possible comme je l’ai toujours été.

Je considère d’ailleurs qu’il est essentiel de rester très ouvert à tout ce qui se passe dans le monde. Le métier d’éditeur est passionnant et assez idéal, il permet de rencontrer des personnalités et des idées émergentes et de façon permanente.

En d’autre termes, ma passion est de rester au contact de l’évolution du monde et de la société, d’ apporter ma petite pierre à l’édifice en terme de conseils ou de pédagogie à travers l’école du marketing du luxe et de faire avancer par mes publications certaines recherches.

Ma passion est plus de rester en contact avec tout ce qui se passe dans le monde très simplement avec beaucoup d’ouverture que l’excellence à proprement parler. Je préfère d’ailleurs le mot ouverture à esthétisme. Je crois que je me retrouve assez bien dans ces mots de Montaigne « Rien de ce qui est humain ne m’est indifférent ». L’humain dans le cadre humaniste me passionne, le matérialisme et le financier de base ne me plaisent pas, le dégradant m’intéresse encore moins.

Gammes Castarède.

Marie Cornet : Vous êtes néanmoins sur trois vecteurs : genèse, réalisation et transmission. Quel est celui qui vous parle le plus ?

Jean Castarède : Votre distinction est intéressante. Ce qui m’intéresse le plus effectivement et par dessus tout est la réalisation.

Ce qui signifie que je souhaite voir les choses aboutir. D’ailleurs je pense que si l’on est à la genèse des choses, l’aboutissement peut être facilité…La genèse est essentielle quant au choix qui doit être fait sur le développement. Le secteur choisi doit être réfléchi avec un sens du fond et ancré dans une réalité. J’attache à cet effet une grande importance à la méthode.

Je me rappelle d’ailleurs que lorsque j’étais étudiant à HEC j’ai fait une conférence à mes camarades plus jeunes pour leur expliquer avec conviction comment il fallait faire dans la vie.

Cela partait de certitudes. J’ai toujours eu une devise d’ailleurs latine et de Cicéron «Cupidus rerum novarum», ce qui signifie intéressé par les choses nouvelles.

Cupidus, signifiant non la cupidité mais l’ouverture. En cela je suis toujours attentif à l’émergence de courants nouveaux.

Marie Cornet : Vous êtes aussi un homme de communication ?

Jean Castarède : Oui mais la communication à mon sens, cela vient après. Et bien après. On fait une bonne communication à condition d’avoir un bon dossier ou un bon sujet. On ne fait pas de communication pour le plaisir de faire de la communication. Je ne ferai jamais de communication sans conviction profonde. On revient à la transmission essentielle et pour le partage avec d’autres individus. J’aime beaucoup la formule américaine «Get things done». D’ailleurs pour aider dans toutes les étapes d’un projet, il faut être soucieux de deux choses : vérifier que les instructions transmises soient arrivées et… bien comprises.

Marie Cornet : Le cinéma, donc aussi, sous quelle forme êtes-vous intervenu dans ce domaine ?

Jean Castarède : Mon dernier poste dans la fonction publique a été celui de contrôleur d’Etat du cinéma français. Comme vous le savez le cinéma français reçoit beaucoup de subventions. Et il faut souligner que sans ces aides, le cinéma français ne serait pas resté ce qu’il est.

Et ce système de subventions est assez sophistiqué, Il y a en effet une quarantaine de commissions au sein du Centre national de cinématographie (CNC) qui de façons différentes aident les professionnels du cinéma. Cet argent est public donc le gaspillage est exclu. Mon rôle a été de vérifier les comptes et d’éviter toute malversation. J’ai exercé ce métier pendant sept ans.

Marie Cornet : Le programme Médias dans tout cela ?

Jean Castarède : C’est un programme de l’Union Européenne. Donc je n’avais aucun contrôle dessus mais j’assistais à des réunions régulières avec les instances de Bruxelles pour vérifier que nous étions compétents et cohérents. En cela je participais aux activités européennes sans contrôle sur le contenu du programme mais sur la manière dont il était négocié.

Le programme Médias étant financé par les Etats membres, la somme accordée par la France à ce programme était décidée en amont lors de réunions auxquelles j’étais associé sur la négociation donc et par définition sur les utilisations et pour information. Ma fonction était opérationnelle quant au montage financier avec les Etats conjoints.

Au CNC, par contre je possédais un pouvoir de véto sur les aides octroyées.

Marie Cornet : A votre avis la communication sur les subventions octroyées par les régions et pour des financements liés à des œuvres audiovisuelles est-elle suffisamment claire ?

Jean Castarède : Pas assez. Cela vient d’un fait simple. Autrefois les régions n’avaient pas ce droit de subventions. Ce droit étant nouveau, il est possible que les gens ne soient pas encore parfaitement informés. Néanmoins, cela se met en place. Chaque région d’ailleurs a son rythme. Il faut mettre des moyens logistiques en place et les présidents de régions s’organisent pour cela.

Si vous allez au Festival de Cannes, vous trouvez un stand des régions et elles sont pratiquement toutes représentées…et ouvertes aux professionnels et à la presse.

Les régions ont un intérêt simple dans ces subventions : des emplois, une mise en valeur de la région, des implantations donc des investissements.

La France regorge d’endroits merveilleux et qui méritent d’être mis en valeur par tous les moyens pour les professionnels français et aussi internationaux. Paris est notre meilleure carte de visite et phare pour accueillir les films étrangers. Je pense que les producteurs qui sont aussi des hommes d’argent sont à ce jour informés concernant ces subventions et ils savent aussi s’entourer de sponsors qui apparaissent sous formes de marques de différente façon.

Marie Cornet : Une différence entre une marque et une Maison ?

Jean Castarède : Une Maison doit avoir une histoire, un patrimoine et une tradition donc je dirais une authenticité. Une marque peut devenir une Maison et acquérir ce statut à condition que la qualité de ses produits soit légitimée. L’esprit, la qualité et le talent me semblent plus nécessaires sur ce point que le quantitatif. C’est mon point de vue.

Marie Cornet : Revenons aux régions...la vôtre, le Sud-Ouest ?

Jean Castarède : Le Sud-Ouest est mon terroir, c’est pour cela que je m’intéresse tant à Henri IV. Quant à l’Armagnac c’est une AOC. Donc un produit à appellation d’origine contrôlée. C’est un produit qui ne peut qu’être fait dans cette petite région de Gascogne. A cet effet, il est distribué à Paris.

C’est grâce au Baron Haussmann que nous avons été la première Maison d’Armagnac inscrite au registre du commerce donc autorisée à faire du commerce d’Armagnac.

Marie Cornet : Le luxe et l'excellence, des mots qui vous parlent donc ?

Jean Castarède : Le luxe est effectivement l’un de mes sujets favoris, pour deux raisons. La première car il y a 21 ans aujourd’hui j’ai créé avec Alain-Dominique Perrin qui était président de Cartier à l’époque l’école du marketing du luxe. J’ai proposé à Alain-Dominique de créer à l’extérieur des grandes écoles une école qui s’intéressait aux métiers à proprement parler.

Il s’est montré intéressé et a créé au sein de Cartier une formation qui est devenue la première formation du luxe dans le monde.

D’ailleurs la décoration des téléphones portables, le spa et la thalassothérapie ont été développés par des étudiants de cette école Sup de Luxe.

La deuxième raison est que suite à cette école, j’ai créé des œuvres écrites sur le luxe. D’abord un "Que sais-je » sur le luxe".

L’avantage est qu’il doit être réactualisé tous les ans et l’évolution sur les ans est notoire…Et puis deux ouvrages mondialement connus sur «L’histoire du luxe en France» et «L’histoire du luxe dans le monde» aux Éditions Eyrolles.

Marie Cornet : Quels sont vos prochains projets au sein de France-Empire ?

Jean Castarède : En janvier, Gustave Le Bon de Michel Korpa et Alexandra Feodorovna, La dernière tsarine de Paul Mourousy. En février Flash Back de François Moreuil et Que reste-t-il de nos divorces ? de Valérie Pineau Valencienne et Corinne Bellie. En mars Brigitte Lahaie répond aux cent questions que vous vous posez sur l’amour.

Mon ouvrage sur Louis XIII et Richelieu sort en mars.

Marie Cornet : Quelques qualités essentielles pour réussir à parvenir au niveau d'excellence ?

Jean Castarède : C’est assez simple, du travail, de l’énergie et encore du travail.

Marie Cornet : En deux mots, en terme de conseils avez- vous les règles de bases et les limites à ne pas franchir ?

Jean Castarède : Le conseil c’est l’honnêteté vis-à-vis de soi, ses projets et collaborateurs et cela n’exclut pas la stratégie mais avec une éthique.

Marie Cornet : L'élégance ou le luxe pour vous en six mots c'est possible ? ...

Jean Castarède : Écoutez, là un mot suffit pour moi et qui vous parle : la qualité de l’âme…morale et esthétique et je dirais pour finir que l’ostentation ne fait absolument pas partie de cette sphère !

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lundi 15 novembre 2010

KENNETH JOHNSON : UN PRINCE DE DIPLOMATIE INTERNATIONALE !

Le Président du Comité Europe-Afrique est un homme d’une diplomatie rare. Il œuvre sans relâche et avec conviction aux bonnes relations de gouvernance entre l’Europe, la France et l’Afrique. C’est aussi un homme pressé, dans sa lutte pour l’égalité des chances et le droit à l’éducation et la santé pour tous. Soucieux de l’équilibre, il se livre sans détour et avec clarté à une série de questions et problématiques à consonance internationale.

Monsieur Kenneth Johnson, le Président du Comité Europe-Afrique.

Marie Cornet : Kenneth Johnson vous êtes Président du Comité Europe- Afrique, une vocation pour vous ou un concours de circonstances ?

Kenneth Johnson : Une vocation. D’abord une vocation de cœur. Je pense en effet que les relations entre l’Europe et l’Afrique sont fondamentales. Une vocation car je crois à la lutte pour l’égalité des chances, l’élévation de l’esprit et le rapprochement des peuples. Il est effectivement fondamental d’œuvrer en ce sens. Je vous confirme sans hésitation donc, une vocation.

Marie Cornet : Qui remonte alors à quelle époque ?

Kenneth Johnson : En 1991. L’année 1991 c’est déjà la chance, celle que le Président Nelson Mandela accepte de parrainer notre Comité. Ensuite 1991, c’est l’année de création du Comité.

Marie Cornet : Par qui ?

Kenneth Johnson : Le Président d’honneur donc, les membres de l’exécutif en France et en Europe et moi-même. Il a fallu d’ailleurs au départ développer beaucoup d’actions pour se faire connaître, porter ce projet ambitieux et le soutenir financièrement. En cela, nous nous sommes beaucoup investis.

Et le Président Nelson Mandela tout comme Emile Derlin Zinsou qui est le premier fondateur de la charte de l’Union Africaine, sont des hommes d’exception et de convictions. Ces convictions sont les ciments essentiels pour le combat du Comité.

C’est une vraie chance d’être entouré de ces grands hommes encore vivants… ! Et je vous accorde cette interview exclusive, car je vous parle de tout cela avec plaisir et très librement.

Monsieur Boutros Boutros-Ghali, ancien Secrétaire Général des Nations Unies, au centre kenneth Johnson, Président du Comité Europe-Afrique et Son Excellence Emile Derlin Zinsou, ancien président de la République du Bénin

Marie Cornet : Combien de membres dans le Comité Exécutif ?

Kenneth Johnson : Le Comité Exécutif compte l’ensemble des Etats membres. C’est la France et l’ensemble des pays de L’Union Africaine. C ‘est L’Europe aussi. Les membres de l’Exécutif arrivent d’ailleurs par la voie démocratique.

Nous nous faisons un devoir de préserver cette démocratie et de tout faire pour renforcer ce terrain parfois encore fragile en Afrique.

Marie Cornet : En quoi consistent les actions du Comité ?

Kenneth Johnson : Déjà et fondamentalement favoriser les échanges entre l’Europe et l’Afrique. Ce qui signifie la gouvernance. Nous accompagnons au mieux la paix. Pour ce qui me concerne j’ai pour mission de pacifier les relations entre les Etats.

J’exerce ce rôle de Médiateur depuis longtemps dans la région des grands lacs, au Rwanda. D’ailleurs aux débuts du Comité nous avons eu de très gros dossiers à régler.

Le Rwanda était très difficile à gérer et aujourd’hui plus personne n’ignore nos actions.

Je crois d’ailleurs que si les élections ont eu lieu au Togo, il en est un peu de notre intervention. Je dis un peu car il faut rester humble. La situation est identique en Côte d’Ivoire.

Nous avons travaillé étroitement avec le Président Blaise Compaoré pour parvenir à des accords. Et la situation n’était pas simple. En nous sommes en plein cœur du sujet puisque le deuxième tour des élections aura lieu le 28 novembre et je vous le livre encore en exclusivité.

L'eau , une priorité pour beaucoup des pays en voie de développement.

Marie Cornet : Pacifier les peuples et aider à la bonne gouvernance entre les pays. Avez- vous des actions en faveur de la santé ?

Kenneth Johnson : La question est fondamentale et je vous remercie d’y penser car nous intervenons dans ce domaine de façon systématique et essentielle. A cet effet nous avons un département, « Priorité Santé » et j’insiste pour la création d’un fond d’urgence afin de répondre étroitement aux besoins des populations, je dirais état par état. Nous pouvons intervenir via des médecins qui sont pris en charge, par exemple.

Les aides touchent des pathologies comme la cancérologie, un fléau en Afrique. Le constat est très dur, il est effectivement quasi impossible pour un africain de se soigner.

J’oeuvre d’ailleurs pour une politique plus responsable et d’accompagnement aux soins pour les pays de l’Afrique. Il y a bien entendu d’autres fléaux comme le paludisme : une personne meurt tous les jours du paludisme. Nous avons créé pour cela un fond de soutien.

Nous créons aussi des partenariats avec la Croix Rouge par exemple. Je dois citer d’ailleurs notre excellent Ambassadeur, Christian Karembeu qui est venu en Afrique avec nous.

Je dois dire que le mouvement d’aide dans le domaine de la santé s’étend et il y a de plus en plus de gens de bonne volonté qui interviennent en faveur de la solidarité pour les pays africains.

Le président Burkinabé Blaise Campaoré saluant Kenneth Johnson.

Elysée à Paris, Kenneth Johnson entre l'ex-ambassadeur du Burkina Faso et le président Boni Yayi du Bénin

Marie Cornet : Haïti a subi un séisme et aujourd'hui une épidémie de Choléra, vous êtes intervenu ?

Kenneth Johnson : Nous étions un des premiers à réagir bien sûr. Nous étions en coordination et compte tenu de mon implication rapprochée avec la Francophonie, nous avons mis les moyens efficaces. Nous avons signé des accords avec la Fondation Casques Rouges d’ailleurs pour toute action qui vise à sauver des vies. Je dois citer d’ailleurs l’excellent travail de Nicole Guedj, pour tout ce qui concerne Haïti.

Nous avons beaucoup de plaisir à travailler avec elle tout comme le Président Abdou Diouf, qui vient d’être renouvelé dans ces fonctions. Notre Secrétaire Général a mis d’ailleurs toute sa bonne volonté pour œuvrer dans le sens de l’aide maximale et possible en faveur d’Haïti. Et L’action doit continuer…

Marie Cornet : Pour subventionner tout cela, faites-vous appel à des partenaires ou des sponsors ?

Kenneth Johnson : Il est difficile de faire des grandes actions sans moyens. On peut le faire par la bonne volonté, mais une grande action mérite de lui consacrer des moyens. Lorsque l’on parle de démocratie et de développement sur des pays africains, nous avons des partenaires comme L’Union Européenne.

Je suis moi-même à la Commission chaque fois que le besoin se ressent pour analyser, travailler, prévenir, encourager sur des budgétisations et sensibiliser sur des pays qui sont plus à même de se voir allouer des budgets de développement. Et la bonne gouvernance, je l’ai souligné est un secteur phare des actions du Comité.

Je dirais que L’Union Européenne est l’un de notre premier partenaire. Je n’exclurais pas L’UNESCO quelques soient les évolutions des uns et des autres, car notre action commune reste dominante et depuis longtemps. D’un point de vue culturel, je dirais que cette une maison où il est toujours bon d’échanger.

C’est d’ailleurs ma deuxième maison. Nous avons une façon particulière à nous pour avancer. Cet échange entre le Comité-Europe Afrique et L’UNESCO est riche, notre mode de fonctionnement de travail est excellent et cela est parfait ainsi.

De façon plus large il y a d’autres partenaires, des entreprises par exemple mais aussi toute personne de bonne volonté ou des gouvernements sans restriction… Tout ce qui peut sauver des vies nous sommes pour et nous agissons en ce sens.

Marie Cornet : Des institutions, des entreprises, des mécènes, des subventions aussi ?

Kenneth Johnson : Je n’ai pas la capacité de budgétiser les choses, aussi bien que notre Ministre du Budget Monsieur Eric Woerth qui est d’une grande compétence. J’ai des hommes extraordinaires et des lors que nous décidons de faire des actions, en général je m’assure que ces actions soient budgétisées pour les accompagner. D’ailleurs il m’arrive d’en refuser, à regret car celles-ci ne sont pas budgétisées.

Marie Cornet : Vos projets en développement pour 2010 -2011 ?

Kenneth Johnson : Votre question est large et permet à la fois de répondre à l’ensemble des questions. L’éducation est l’une de nos priorités et connue du calendrier de L’UNESCO.

La lutte contre l’analphabétisme est prioritaire. Les pays africains comptent 60 à 70 % pour certains pays, de jeunes de moins de 25 ans. Cela mérite qu’il y ait une formation aujourd’hui afin de parvenir à ce que les gens arrivent à se parler la même langue.

Un même niveau éducation qui permettrait aux personnes de se comprendre. Une éducation qui permettrait alors de régler des conflits dès lors que l’on peut se comprendre.

Créer des passerelles pour éviter des conflits. La santé, aussi est au centre de nos projets tout comme la lutte pour la paix.

Marie Cornet : Quelles sont les actions essentielles en matière d’avenir, pour vous ?

Kenneth Johnson >: La situation israélo-palestinienne mérite d’être abordée et d’être définitivement réglée. On ne peut laisser depuis la création des Nations Unies, ces peuples en conflit. C’est une responsabilité je dirais mondiale de se mettre au chevet de cette cause. Par ailleurs, nous devons œuvrer pour ne pas laisser des peuples dans la famine aujourd’ hui alors que la crise financière nous a montré des exagérations sans précédent. En clair, nous devons trouver des situations appropriées pour préserver l’équilibre.

Ce minimum d’équilibre se retrouve dans l’environnement, comme une budgétisation de l’eau. Il y a encore des pays qui n’ont pas accès à l’eau. L’eau me semble aussi primordiale. La santé à travers la lutte contre des épidémies ou maladies. Pour terminer ma volonté va dans le sens du rapprochement entre les peuples et les cultures et qui pourrait contribuer à un gouvernement mondial ayant pour but la pacification.

Des Sages de la qualité de Nelson Mandela pourraient se regrouper et L’exécutif de ce gouvernement composé des chefs d’Etats garderait tout son pouvoir de gouvernance mais bénéficierait de l’avis des Sages.

Marie Cornet : Vos fonctions sont forcément très prenantes ?

Kenneth Johnson : Bien entendu, mais prenantes dans le bon sens. Dans le sens que nous avons plaisir à les faire. Je pense que dès lors que l’on s’engage sur de telles fonctions, on en accepte les responsabilités.

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jeudi 4 novembre 2010

FRANCOISE HUGUET-DEVALLET : L’ART DU BUSINESS ANGELS

Françoise Huguet - Devallet est la vice-présidente du réseau « Femmes Business Angels ». Elle est aussi une femme de convictions. Des yeux pétillants d’énergie et de vie…quand elle évoque sans détour, son parcours professionnel. Un D. E. S. S. de sciences économiques, un diplôme de sciences PO et une licence de sociologie en poche, elle pose ses valises à Paris pour conduire avec talent et courage des hautes responsabilités qui vont lui être confiées dans la presse et le cinéma…

Madame Françoise Huguet - Devallet, vice-présidente du réseau « Femmes Business Angels ».

Le logo du réseau "Femmes Business Angels"

Marie Cornet : Vos débuts se situent exactement où ?

Françoise Huguet-Devallet : J’ai démarré dans la presse au départ et dans un groupe qui s’appelait à l’époque la Bonne Presse et aujourd ‘hui Bayard Presse . C’est d’ailleurs un groupe passionnant qui a initié plein de projets formidables et toujours d’actualité ! J’ai moi - même été présente lors de lancements de magazines comme ceux de Pomme D’api ou Notre temps. Je reconnais que cela a été tout à fait formidable. Je suis passée après dans le groupe Publicis et j’y suis restée 22 ans. J’ai commencé chez eux, au service Etudes et pour le groupe Franpar (France soir, France dimanche, le Journal du Dimanche et Elle). J’ai d’ailleurs participé aux premiers états généraux des femmes organisés par le magazine Elle, une expérience passionnante ! Originaire de province et en poste à Paris, c’est La presse quotidienne régionale qui m’a fait retrouver la dynamique des régions pour développer son premier GIE qui s’appelait Interfrance Quotidiens et dont le rôle était de vendre de la publicité aux annonceurs nationaux. Au département Etudes nous avons collaboré entre autres avec le magazine de Gault - Millaud et un magazine de Philippe Bouvard Réussites . Quand je pense à ce dernier, je me rends compte que finalement il était très en avance. Et Figurez-vous… il n’a pas marché car il était trop en avance ! Je me suis occupée aussi de toute une série de magazines très thématiques comme Parents, Mariages, Décoration Internationale .

Marie Cornet : Toujours chez Publicis ?

Françoise Huguet-Devallet : Oui, absolument et le groupe Publicis a été à ce moment là en compétition avec Havas pour la reprise de la régie publicitaire du Monde en 1985. Avec mon expérience en presse quotidienne nationale et régionale, il était assez légitime pour Publicis, de me charger de la préconisation. Publicis a gagné et à ma grande surprise j’ai été nommée et choisie par le Monde pour diriger cette régie. J’étais stupéfaite car à l’époque, il n’était pas courant de confier un poste de cette importance à une femme ! Mais j’ai accepté le challenge. J’ai donc dirigé pendant six ans cette régie et cela a été fantastique. Les résultats publicitaires pour le journal ont été fructueux. Il faut dire que la nouvelle rédaction dirigée par André Fontaine et Daniel Vernet a repositionné l’image du journal par un travail formidable qui a relancé sa diffusion, nous permettant ainsi de réaliser de beaux bénéfices commerciaux. Et puis il y a eu des changements de Direction et, comme beaucoup d’autres membres du Comité Exécutif, j’ai été remerciée.

Marie Cornet : Une bonne ou mauvaise chose ?

Françoise Huguet-Devallet : Ecoutez, finalement une bonne chose. Je me suis retrouvée dans le cinéma et cela me convenait très bien. Je suis moi-même une grande lectrice de presse quotidienne et une grande spectatrice de cinéma. Il faut reconnaître qu’il y avait beaucoup de choses à faire dans le domaine du cinéma.

Marie Cornet : On est en quelle année ?

Françoise Huguet-Devallet : On est en 1992 et au creux de la vague d’ailleurs. 112 millions d’entrées à l’époque contre 200 millions aujourd’hui ! On a mis en place la vente de package de salles et de villes comme dans l’affichage. Et cela a très bien marché ! Je suis alors partie du côté d’UGC et au final UGC voulant réduire son endettement, a décidé de mettre en vente les murs des salles et la régie publicitaire. Et figurez-vous que c’est Thomson qui s’est porté acquéreur...Pour ma part l’expérience avec Thomson a été courte et c’était plutôt bien, j’avais envie de profiter un peu plus de mon temps via non pas une retraite mais son équivalent en espagnol une « Jubilation »…

L'équipe de "Femmes Business Angels".

Marie Cornet : Que signifie « Jubilation » pour vous ?

Françoise Huguet-Devallet : Alors écoutez, alors là c’est simple… ! Cela veut dire que l’on est libéré d’un certain nombre de contraintes : les actionnaires, les gens qui vous demandent continuellement des comptes et j’en passe.

Marie Cornet : Une vraie jubilation ?

Françoise Huguet-Devallet : Oui, je vous confirme. D’ailleurs face aux rôles des financiers dans les grandes structures, je suis repartie vers mes racines économiques et plus particulièrement vers l’économie réelle. Là, j’ai découvert le Business Angel grâce à des amis et plus particulièrement le Business Angels féminin. Je ne suis pourtant pas féministe.

Marie Cornet : Cela parait surprenant ?

Françoise Huguet-Devallet : Non, j’ai travaillé avec des hommes sans soucis et j’ai été plutôt bien payée.

Marie Cornet : C’est donc à ce moment, que vous vous investissez avec « Femmes Business Angels ? »

Françoise Huguet-Devallet : Oui, nous y sommes ! C’est d’ailleurs une vraie bouffée d’air frais par rapport au contexte actuel de morosité où on entend sans arrêt des choses comme « C’est terrible, l’avenir que va-t-il se passer ? »…

Marie Cornet : Ce n’est pas vraiment le ton de « Femmes Business Angels » ?

Françoise Huguet-Devallet : C’est vrai,… Alors là dans ce réseau, on rencontre des entrepreneurs- ses, qui ont des projets positifs et qui veulent avancer et croient en l’avenir. Je me réjouis aussi de rencontrer dans ce réseau des femmes très dynamiques.

Marie Cornet : Vous êtes arrivée quand chez « Femmes Business Angels » ?

Françoise Huguet-Devallet : Cela fait un peu plus de deux ans et au moment du changement de l’équipe. Etant donné mon expérience, je me suis retrouvée vite vice-présidente aux côtés de la Présidente Agnès Fourcade qui a reconstitué toute une équipe.

Marie Cornet : « Femmes Business Angels », c’est une association ?

Françoise Huguet-Devallet : Oui, c’est une association sous l’égide de loi 1901. L’essentiel de l’équipe est constitué de bénévoles à l’exception de la coordinatrice qui est la seule personne rémunérée.

Marie Cornet : Vous bénéficiez de soutiens ?

Françoise Huguet-Devallet : Oui, celui de la région Ile de France, du Ministère des PME, et du Crédit Suisse.

Marie Cornet : En Europe, vous êtes présent ?

Françoise Huguet-Devallet : Il y a beaucoup de réseaux féminins mais très peu de Business Angels, à ma connaissance notre club de « Femmes Business Angels » est le seul en France et je crois en Europe.

Marie Cornet : Que faut-il faire pour être une « Femmes Business Angels » ?

Françoise Huguet-Devallet : Déjà il faut faire acte de candidature, il y a une sélection par un comité de sélection sur dossier et il faut s’engager à investir 20 000 euros dans un délai de deux ans.

Marie Cornet : Ou peut-on se procurer les dossiers ?

Françoise Huguet-Devallet : Ils sont téléchargeables sur internet comme d’ailleurs pour ceux des porteurs de projet. Deux étapes permettent de savoir si les projets présentés seront sélectionnés pour passer devant nos investisseuses lors de nos réunions mensuelles, qui décideront ou non d’investir. Il est demandé aux candidats un Executive Summary et un Business Plan. Une première sélection est effectuée sur dossier et la deuxième par une audition devant un comité de sélection.

Marie Cornet : Combien de temps pour « les porteurs de projet » pour parler devant les « Femmes Business Angels » lors des réunions mensuelles ?

Françoise Huguet-Devallet : Ils ont 20 minutes pour défendre les projets. Chaque Business Angels a une copie que l’on relève à la fin pour voir qui est intéressé ou non par les exposés. Tout est mis sur le site et à travers un forum les échanges se créent et les gens sont libres de conclure librement leurs affaires ou non. Nous ne sommes d’ailleurs que des intermédiaires, les gens présents sont considérés comme des investisseurs avertis et donc responsables de leur choix.

Marie Cornet : Vous avez une newsletter ?

Françoise Huguet-Devallet : Absolument, « Femmes Business Angels » c’est aussi des déjeuners ou diners de rencontre. Nous avons à cet effet un partenariat avec le « Wine and Business Club ». Nous multiplions les occasions de faire naître des sociétés créatrices d’emploi.

Marie Cornet : Votre prochain rendez-vous incontournable ?

Françoise Huguet-Devallet : Le 1er décembre. Nous sommes avec huit réseaux partenaires, disponibles pour expliquer le rôle de Business Angels et convaincre de nouveaux membres de nous rejoindre, et à l’écoute de tous les projets de création de structure !

Marie Cornet : Pour conclure votre brillant parcours, le management pour vous c’est du culot ?

Françoise Huguet-Devallet : Le management c’est d’abord du courage ! Une conviction à la base c’est certain et ensuite le courage de la faire appliquer. Je crois aussi au respect.

Marie Cornet : La chance vous y croyez ?

Françoise Huguet-Devallet : La chance oui, c’est certain et bien sûr. Il faut quand même savoir la saisir.

Marie Cornet : Et le culot dans tout cela ?

Françoise Huguet-Devallet : En synthèse, je dirais oui à la seule condition qu’il soit assis quand même assis sur quelque chose comme des compétences et une conscience de la réalité !

Colloque exceptionnel du 1er décembre 2010

L’entreprise, vous connaissez et vous aimez ; vous pouvez y investir un peu de temps et d’argent ? Participez à ce colloque organisé par 9 Réseaux de Business Angels de l’Île de France. Être membre d’un réseau en Île de France, c’est pouvoir choisir au mieux, avec d’autres business Angels, les start-up dans lesquelles vous investirez demain. Alors profitez de cette opportunité en venant nous rencontrer.

Thème : « Avec les Business Angels dans l’économie réelle »

Heure : Débats de 17h à 19h, suivis d’un cocktail-contact avec les réseaux BA

Accueil à 16h30

Lieu : Le prestigieux Espace LANDOWSKI à Boulogne-Billancourt, 28 Avenue André-Morizet Grand amphithéâtre au 2ème sous-sol

Métro Marcel Sembat, Parkings Mairie ou d’Aguesseau

16h53 Crédit Agricole Private Equity

17h Introduction avec l’intervention de Pierre-Christophe Baguet, Député-Maire

17h10 Table ronde Entrepreneurs « Innovation, risque, valeurs entrepreneuriales » : Arnaud Bauer fondateur de ManoloSanctis , Gilles Le Guennec fondateur de Brainbox, Jacques Salognon fondateur de Deveryware

17h30 Table ronde Business Angels « Risque, spécificité TPE, valeurs du BA » :

Daniel BENBASSAT, Christophe PASIK, Florence RICHARDSON

17h50 Jean-Paul PLANCHOU, VP Economie et Innovation de la Région Ile de France

18h Débat « Investisseurs-acteurs de l’économie réelle, utiles, organisés, goût du risque et sens du collectif » :

- Jehan COQUEBERT de NEUVILLE, Maire-Adjoint délégué aux Affaires Economiques, chef d’entreprises

- Christophe CREMER, serial entrepreneur, fondateur de meilleurtaux.com

-Didier GERMAIN, BA, serial investisseur

- Jean-Claude LABRUNE, PDG fondateur de Cegedim

- Julien MOREL, professeur à l’ESSEC

18h50 Conclusion

19h – 20h30 Cocktail – contacts avec les réseaux de business angels

Ce colloque est organisé par 9 réseaux de business angels de Paris – Ile de France Ouest: ARTS & METIERS BA – DAUPHINE BA – FEMMES BA – INVESTESSOR – MANESMAN – Angels SANTE – SIRS - TRIANON BA – VAL d’OISE BA.

L’événement est organisé dans le cadre de LA SEMAINE DES BUSINESS ANGELS, 5ème édition, coordonnée par la fédération FRANCE ANGELS

Le réseau des Femmes Business Angels

LE RESEAU

Constatant que seulement 3% des Business Angels en France étaient des femmes, un réseau destiné à faciliter l’implication des femmes dans l’investissement et dans l’accompagnement d’entreprises innovantes a été créé en 2003 : Femmes Business Angels.

Ce réseau rassemble des femmes investisseuses à forte expérience managériale : Chefs d’entreprises, cadres supérieurs, professions libérales, consultantes, de toutes générations.

Il organise leur mise en relation avec des entrepreneurs.

Les projets sont préalablement sélectionnés par un comité de membres du réseau, qui identifient ceux qui sont véritablement innovants et à fort potentiel de croissance. Les investissements sont ensuite réalisés directement par les membres, ou à travers un club d’investissement, favorisant ainsi la création d’entreprises en Ile-de-France et sur l’ensemble du territoire.

NOS OBJECTIFS

• Intensifier la création d’entreprises et d’emplois grâce aux investissements des Femmes Business Angels

• Sensibiliser et encourager des femmes managers à devenir Business Angels : les informer, les former et leur présenter des projets de qualité

• Permettre à un plus grand nombre de femmes managers de jouer un rôle décisionnaire croissant dans la vie économique de leur région

• Favoriser le financement de projets d’entreprises portés par des femmes

QU’EST-CE QU’UNE BUSINESS ANGEL ?

• Une personne prenant un risque financier personnel (minimum de 10 K€, moyen de 50 K€) sur un projet auquel elle croit

• Une actionnaire, minoritaire, qui entre au capital d’une entreprise innovante

• Une personne qui investit souvent aussi son temps et ses compétences dans le soutien d’une entreprise en création

POURQUOI DEVENIR BUSINESS ANGEL ?

Aider les entreprises à naître et à passer le cap difficile des trois premières années

Choisir une alternative stimulante à la Bourse

Participer à la gestion personnelle de son investissement et en limiter les risques

Maximiser la rentabilité de son investissement (objectif moyen : +30 %/an)

Bénéficier de déductions fiscales déduction ISF : 75% des montants investis, IRPP : 25 % selon plafonds en vigueur

POURQUOI REJOINDRE NOTRE RESEAU ?

• Optimiser son temps de Business Angel en bénéficiant d’une sélection de bons projets

• Bénéficier de l’expérience et des compétences des autres femmes du réseau, ayant une expertise, et le faire dans la convivialité

• Etre informée régulièrement des mesures fiscales encourageantes

• Participer à des formations et profiter de conseils pour celles qui le souhaitent

NOTRE ACTION

En 5 ans, environ 1000 dossiers ont été reçus et analysés, 280 projets sélectionnés ont été présentés aux Femmes Business Angels qui ont investi dans 50 tours de table pour un montant supérieur à 2 M€.

Les projets présentés concernaient les media, l’industrie, les services, la santé beauté, les NTIC, le commerce et la distribution. 38% des projets ayant bénéficié d’un investissement du réseau étaient présentés par des femmes.

Quelques projets dans lesquels les Femmes Business Angels ont investi : Alter Eco (commerce équitable), Stelae Technologies (éditeur de logiciel), E-Medicis (e-services médicaux), Jiwa (musique en ligne), Le Bazar Parisien (site de prêt-à-porter multimarques en ligne), Isidor (ordinateur pour seniors).

POURQUOI DEVENIR PARTENAIRE DE NOTRE RESEAU ?

• Entretenir des relations privilégiées avec des femmes leaders et à fort pouvoir d’achat

• Amorcer des relations avec des entreprises à fort potentiel

• Participer au dynamisme de la création d’emplois

• Découvrir de nouveaux créneaux d’évolution

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mardi 26 octobre 2010

VOUS AVEZ DIT MEDIAS ? JEROME CHOURAQUI

Jérôme Chouraqui est un homme de médias. Entrepreneur depuis dix ans, il préside avec brillance le select MédiaClub. Il nous livre avec beaucoup de lumière et de clarté la très belle histoire de la naissance de ce Club et fait un point très précis sur les activités et axes de développement de ce haut lieu de rencontres des professionnels de l’audiovisuel. Un homme au cœur des médias …

Monsieur Jérôme Chouraqui, président du MediaClub

Marie Cornet : Vous êtes Président du MediaClub qui est né quand ?

Jérôme Chouraqui : Simple, Le Media Club trouve sa genèse dans une association d’anciens élèves et un diplôme de l’université de Paris, lui-même fondé par Daniel Sabatier retraité à ce jour et qui a créé le DESS de « Droit et Administration de la Communication » à l’Université de Paris I Panthéon Sorbonne en 1982. Ce DESS est à l’origine de la formation d’une génération qui se retrouve aujourd’hui dans tous les secteurs de l’audiovisuel. J’ai moi-même passé ce diplôme et j’ai eu la chance d’être aux côtés de Daniel Sabatier pendant une année, d’ailleurs superbe, qui m’a fait prendre conscience de l’affect peu commun qu’il pouvait créer avec ses élèves. C’est peu dire, 80 pourcents d’ entre eux lui doivent leur premier job…Cet homme ou ce chef d’orchestre rare était capable de tisser des liens privilégiés avec ses élèves mais aussi des relations de proximité entre les élèves eux-mêmes… C’est en 2001 qu’un projet lui a été soumis, celui naturellement de constituer une réelle association des anciens élèves. Sachant qu’en 2003, Daniel Sabatier prendrait sa retraite et moi-même entrepreneur, je n’ai pas hésité une seconde à tenter de mettre en place ce projet. L’idée de mon côté était très simple, le remercier et prolonger dans le temps ce qu’il avait créé. Le MediaClub est donc né grâce avant tout à un homme puis deux, des sentiments et des désirs et enfin une envie d’entreprendre et de transmettre. Finalement en trois mots simplifiés : rencontre, remerciements et transmission…

Marie Cornet : Une belle histoire ?

Jérôme Chouraqui : Oui une très belle histoire !

Marie Cornet : Vous êtes resté en contact avec Daniel Sabatier ?

Jérôme Chouraqui : Oui, il vit entre Paris et la province maintenant. Je reste proche de lui, je le vois fréquemment. Je ne dirais pas que c’est « un Maître… à penser » … quoi que !

Marie Cornet : Il est présent au MediaClub ?

Jérôme Chouraqui : Absolument, c’est le Président d’honneur…Et il suit le développement du Media Club à travers toutes ses activités et l’on se voit pour en parler régulièrement. Des rencontres pour développer et structurer de façon très professionnelle le déploiement des ressources du Club.

Marie Cornet : Vous êtes un entrepreneur, à quand remonte la création de votre première société ?

Jérôme Chouraqui : J’ai monté ma première société, dans les locaux du DESS quand j’étais à l’université.

Marie Cornet : Vous étiez nombreux ?

Jérôme Chouraqui : Non, j’avais deux salariés.

Marie Cornet : Comment s’appelait votre société ?

Jérôme Chouraqui : « Net Partners », à l’époque. Nous faisions des sites Web.

Marie Cornet : Vous étiez déjà sur le Web ?

Jérôme Chouraqui : Exact, nous étions en avance et tellement en avance, que nous étions sollicités par téléphone très régulièrement et l’on nous demandait si nous étions spécialisés dans le nettoyage à sec ou le nettoyage de bureau après 22 heures …, du fait du nom « Net Partners ». C’est pour vous dire …à l’époque le mot net était plus assimilé à du nettoyage que à l’Internet d’aujourd’hui ! C’était très drôle. Plus sérieusement cette société s’est transformée en 1998, en « NP-TV », spécialisée dans la télévision interactive et plus précisément sur les décodeurs de TPS et CANALSAT. Le premier contrat de « NP-TV » a été signé avec CANALSAT en exclusivité et pour la commande de la création de bannières publicitaires interactives. Tout ceci grâce au réseau du DESS qui nous a permis d’être en contact avec les bonnes personnes…Une commande et des locaux nous ont aidé à lever des fonds et de faire partie de la vogue très prisée des « start up ». Grâce à cette impulsion, « NP-TV » a vécu pendant dix ans et a levé 17, 5 millions d’euros et s’est installée entre autre à Madrid et Kuala Lumpur. En 2001, nous avons eu le dernier round d’investissement. Et ces investisseurs nous ont demandé de recruter des séniors. Une opportunité d’ailleurs car ma disponibilité m’a permis de proposer à Daniel Sabatier, de reprendre le projet du MediaClub en 2001 avec un angle plus « Entreprise » et la volonté de le faire durer au-delà ou non de la présence permanente de Daniel Sabatier qui nous a d’ailleurs donné très directement, son « banco ». J’ai, de ce fait, repositionné mes activités en fonction de ce projet : vérifier les bases de données, partir à la rencontre des anciens élèves et créer des événements fédérateurs. Cela a été formidable d’ailleurs l’enthousiasme en retour face aux premiers événements comme la création de petits déjeuners et l’organisation de rencontres. C’est en 2003, quand Daniel Sabatier est parti à la retraite que l’association est sortie de l’université pour devenir l’association MediaClub avec le statut qu’on lui connait à ce jour.

Marie Cornet : Combien d’adhérents au MediaClub ?

Jérôme Chouraqui : Déjà un réseau de 600 anciens élèves, ensuite une trentaine de cooptations par an et enfin à ce jour 796 membres.

Marie Cornet : C’est beaucoup ?

Jérôme Chouraqui : C’est beaucoup et peu. C’est la dimension humaine qui convient pour rester proche des membres, les suivre professionnellement et leur apporter des contenus d’information ou de formation pour les accompagner tout au long de leur carrière professionnelle.

Marie Cornet : Le MediaClub, c’est un réseau social ?

Jérôme Chouraqui : Oui, en fait étymologiquement, c’est un réseau social qui a sa visibilité sur des réseaux sociaux : Le MediaClub a son compte twitter ou sa page facebook par exemple. A delà des technologies qui nous passionnent, le MediaClub a aussi pour vocation de mettre de l’humain dans ses relations aux membres. Si le MediaClub utilise tous les moyens pour la mise en contact il reste aussi un lien de rencontres physiques pour ses membres.

Marie Cornet : Quels sont les axes de développement du MediaClub ?

Jérôme Chouraqui : Deux axes, un qui correspondrait à celui de catégorie d’événements avec des petits déjeuners de réflexion sur des thématiques très ciblées ou des déjeuners, des cocktails en soirée, des grosses soirées événementielles avec jusqu’à 150 invités ou des soirées thématiques très techniques en petit comité. L’autre axe serait d’être présent sur des rendez-vous essentiels du monde de l’audiovisuel comme par exemple, le MIP TV, le Festival de Cannes, le MIP COM, Les Journées Internationales de Dijon, Scénaristes en série, le Festival international du film d’animation d’Annecy. Nous créons des partenariats avec les organisateurs.

Tous les événements du MediaClub doivent créer des échanges pour nos membres avec l’ensemble de la profession. D’ailleurs les membres peuvent inviter leurs amis qui feront partie pour nous d’un fichier secondaire.

Un axe très privé est pour nous l’accompagnement de nos membres. Chaque membre peut bénéficier de ce que l’on appelle l’accompagnement personnalisé. Construire de belles histoires entre des personnes est pour moi un facteur de vecteurs d’énergie très positif.

Marie Cornet : Le MediaClub regroupe tous les médias ?

Jérôme Chouraqui : Oui, mais si l’on se réfère aux chiffres, on peut dire que l’activité est à 55 % TV (producteurs, diffuseurs, distributeurs), 20% cinéma, 15% nouveaux médias, 10 % presse et radio.

Marie Cornet : The Media Faculty est une structure connexe ?

Jérôme Chouraqui : Oui et axée essentiellement sur la formation qui découle des problématiques que le MediaClub rencontre et par des reporting fait par des professionnels.

Marie Cornet : Quelle fréquence ?

Jérôme Chouraqui : Une par mois à raison de deux ou trois jours sur une thématique précise comme par exemple l’acquisition des contenus.

Marie Cornet : L’accompagnement vous intéresse à titre personnel, comment le concrétisez-vous ?

Jérôme Chouraqui : A titre personnel, à la vue les problématiques rencontrées par les gens qui recherchent un emploi, j’ai ouvert un cabinet de chasseurs de tête spécialisés dans les médias de façon parfaitement transparente.

Marie Cornet : The Media Faculty pourrait devenir une université ?

Jérôme Chouraqui : Une formation avec un diplôme à moyen terme, pourquoi pas…?

Marie Cornet : L’international vous y pensez ?

Jérôme Chouraqui : Oui, j’y tiens pour le MediaClub. Il faut travailler sur la légitimité et cela fonctionne. Je crois au positif, aux compétences et à l’humain.

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samedi 23 octobre 2010

Salon SATIS-Le RADIO 2010: Au coeur des contenus numériques !

Le Satis-le Radio 2010 a bien été à la hauteur de ses prétentions pendant trois jours du 19 au 21 octobre à Paris, à la Porte de Versailles. Un hall de ce haut lieu d’accueil de congrès s’est transformé en un véritable carrefour pour une rencontre de haut vol du « new market » avec un public curieux et avide de nouveautés !

Il fallait y être à ce Satis-le Radio 2010 pour comprendre la révolution numérique déjà bien en route et dont les acteurs de la TV sur mobile, Internet mais aussi de la Web TV et des Web radios offraient une démonstration sans précédent.

SATIS, le salon des innovations numériques. Photo Réveil-FM

Marie Cornet et Cauet, animateur-producteur radiophonique et télévisuel. Photo Réveil-FM

Le SATIS, c'est toutes les innovations numériques, Marie Cornet expérimente l'écoute à partir d'un micro fait à la main en Ukraine. Photo Réveil-FM

Un Salon pour voir le paysage audiovisuel bouger à grande vitesse et opérer les changements de format de contenus légitimes à la multiplication des nouveaux modes de diffusion numériques.

Le Cross Media et Transmedia sont des mots d’aujourd’hui et le Satis- Radio a répondu aux bouleversements d’une nouvelle ère totalement Global Médias. Ce que confirme bien volontiers Véronique Markarian, commissaire du salon « Face à ces changements, les professionnels, sont donc confrontés à des problématiques nouvelles et sont en attente de solutions.

Le média « salon » représente un outil business important et efficace et offre une véritable action de veille technologique. Pour 2010, Le Satis-le Radio ! poursuit ce rôle innovant. »

Le salon Le Satis-le Radio ! 2010 s’est donc fait l’accueil de conférences, expositions et animations. Les grands thèmes d’actualité du moment ont été largement et brillamment mis en avant comme, la Radio de Demain, les Radios Numériques IP, Le Cloud Computing, la S-3D, le Cross Media, la réalité augmentée, les nouveautés en prises de vue numérique.

Tous les prestigieux partenaires de cette révolution comme Orange, Arte, Sony, LG, TF1, Panasonic, Daily Motion, AMP, HBS, l’UER (Union Européenne de Radio Télévision), L’URTI (Université Radiophonique et Télévisuelle Internationale), l’INA, la FICAM, Le Réseau de l’image, Cap Digital...ont répondu aux professionnels et public sur les évolutions en terme de stratégie et développement du marché.

Sony a innové ses caméras pour permettre au caméraman de porter la caméra sans se faire mal au dos. Photo Réveil-FM

Le 3D est l'avenir de l'image à la télévision comme au cinéma. Photo Réveil-FM

La D'SAM fabrique les horloges électroniques, le Sénat est l'un des clients pour le comptage de la parole. Réveil-FM

Une conférence à la place Agora. Photo Réveil-FM

Chaque exposant doit convaincre ses clients. Photo Réveil-FM

Tous les grands sujets d’actualité ont été évoqués : la Radio de Demain (URTI) avec l’intervention de « guest » tels que Jean-Luc Hees, Président Directeur Général de Radio France, la Radio Numérique IP ou comment gagner de l’argent avec les radios en ligne, le Cross Media, le Transmedia ou de nouveaux contenus pour de nouveaux écrans.

On a pu cerner l’exceptionnelle ampleur des applications mobiles et l’audience de l’internet mobile ou suivre le best of des dernières réalisations en terme d’équipements des chaînes de télévision.

Les professionnels ont répondu à des questions multiples comme comment stocker, archiver et valoriser des contenus numériques ou comment créer sa Web TV ou bien encore qu'est-ce que cette technologie va changer pour la Micro Numérique.

On a pu suivre en direct des démonstrations très techniques de Cloud Computing, un nouveau modèle pour la postproduction, ou celles de tables de mixage numérique ou encore celles d’adaptation de solutions pour des caméras jugées trop lourdes pour des opérateurs de prise de vue…

Organisé par IEC, l’Espace « Entreprise du Futur » a accueilli les visiteurs pour des tests en situation réelle d’ applications et d’ outils audiovisuels adaptés à l’ensemble des espaces qui composent les lieux de vie, de travail et d’échanges des entreprises, collectivités ou administrations.

Pour ne rien oublier les Class-Room étaient bien présents pour compléter le dispositif de conférences ou débats aux espaces AGORA ou THEMA.

Il a été possible de se former, tester et passer commande des derniers outils et logiciels présents sur le marché.

La radio du Radio a été mise en place trois jours durant pour que des radios hertziennes et web radios puissent émettre en direct du salon.

Trois jours intenses de révolution numérique riches au Pavillon 7.3 avec en clôture les Trophées et pour les internautes la mise en place d’un vote en ligne pour les produits et services les plus innovants.

Le jury des Trophées du Satis a désigné les lauréats de la Compétition et dont ambition était bien de récompenser les produits et services innovants. Douze Trophées pour répondre aux questions suivantes : Résoudre des problématiques, proposer de nouvelles solutions et technologies, améliorer la productivité.

Le jury composé de professionnels : Olivier Binet de Tapages, Jacques Pigeon- Monteur, Truquiste, Alain Chaptal – Journaliste et Chercheur, Antoine Gruber- Consultant chez Play & Pause, Christophe Coin - Directeur technique du Groupe Transatlantic, Patrick Lespagnol de Astall, Jean-Baptiste Neyrac de Neyrac Films, Jacqueline Delaunayde Tatou, Gilles Hugo- Président du SYNPASE, et Alann HERY - Directeur Technique et Nouveaux Médias de OUI FM - La Radio Rock… a donné il y a quelques heures son verdict pour cette année 2010 et remis douze trophées dans trois catégories :

Diffusion

AMX France / HDMI-UTPRO-0808 La matrice HDMI 8x8 Optima peut router 8 sources HDMI différentes, avec indentification HDCP, vers un ou 8 afficheurs connectés à celle-ci, localement ou à distance jusqu’à 100 mètres sur un seul câble UTP Cat5.

Les produits actuels nécessitent au minimum 2 câbles UTP Cat5 propriétaires et des amplificateurs de signaux tous les 30 mètres sans jamais dépasser 90 mètres. En supportant des résolutions jusqu’au 1920x1200 (incluant 1920x1080p), cette matrice compatible HDMI 1.3 intègre la technologie AMX HDCP InstaGate®, permettant ainsi un temps de commutation quasi sans délai dû à la ré-authentification HDCP et éliminant ainsi des coupures du signal vidéo.

AV2P / TOOLS ON AIR

Une TV dans un Mac : ToolsOnAir, une vision claire de la vidéo. Un seul but : créer une station de télévision à partir d'un Mac. ToolsOnAir associe les technologies en utilisant des fabricants de solutions externes (Apple, Black Magic, AJA, Matrox…) et en développant tous les logiciels nécessaires au bon fonctionnement d'une chaine de télévision à partir d'un Macintosh. De l'administration à la mise à l'antenne en passant par toutes les étapes intermédiaires.

CHRISTIE / MIcroTiles

La technologie exclusive MicroTiles™ permet de créer de manière quasiment transparente une image numérique de presque n'importe quelle taille ou forme, offrant des images nettes et spectaculaires, quelle que soit la distance.

Composé de diodes électroluminescentes (LED) et de puces DLP®, ce système est conçu pour une utilisation commerciale durable dans les lieux publics, sans lampes ou autres consommables à remplacer.

Le système de LED sur lequel reposent les MicroTiles présente une durée de vie nominale de 65 000 heures avant de perdre la moitié de sa luminosité, soit près de 7,5 années de fonctionnement en continu.

Les Christie MicroTiles ont reçu le label "Janus de l'Industrie" en mai 2010 décerné par l'Institut Français du Design.

Production

SONY FRANCE SA / PVM-740

Le PVM-740 est un moniteur de terrain de 7 pouces de technologie OLED. Le nouveau PVM-740 est le premier moniteur de terrain à intégrer une dalle OLED (Organic Light-Emitting Diode) avec pour but de procurer un fort contraste et des images hautes en couleurs, même sous un fort éclairage ambiant.

Le PVM-740 offre des images à fort contraste, reproduisant parfaitement les noirs profonds d'une scène nocturne, et ne nécessitant aucune retouche des zones sombres de l'image au montage. Sa réponse au mouvement ne présentant aucun effet de flou, il est particulièrement idéal sur des applications sportives, ou comme écran référençant des caméras effectuant des panoramas ou intégrant du texte défilant.

SONY FRANCE SA / MPE-200

Le boitier MPE-200 est un processeur d’image 3D qui permet de recalculer l’image 3D en temps réel.

Il corrige la déviation d'alignement de source stéréo, assurant ainsi une 3D de haute qualité dans les environnements en direct. Il a été testé lors de la diffusion en direct et en 3D de 25 matchs de la Coupe du Monde en juin 2010.

Elément fondamental de la chaîne Broadcast, le processeur d'image multi format MPE-200 a notamment permis la production d'images 3D haute qualité en temps réel, tout en conservant le parfait alignement des caméras tout au long de l'événement, quelle que soit leur position de zoom.

EURO LIGHT SYSTEM / LED NILA BOXER 235W

Projecteur LED 235W, focalisable, Température 3200K ou 5600K. Équivalent en éclairement à un 2kW tungstène. 90% d'économie d'énergie, Compact et léger. Focalisable par un système optique holographique gravé au laser. Pilotable localement et en DMX 512. Aucune dissipation thermique. Durée de vie : 50.000 heures.

PANASONIC France / Panasonic AG-3DA1

Caméra 3D Full HD avec double optique intégrée et enregistrement sur cartes mémoire ! Avec l’AG- 3DA1, les optiques, la tête de caméra et les enregistreurs sur carte mémoire sont directement intégrées dans un corps de caméra léger et facile à manœuvrer.

Le système de double optique permet de régler facilement le point de convergence. GO PRO / XSORIES

SphynX-cam

Drone pour prise de vue aérienne professionnelle vidéo et photo.

Le SphynX-cam est un drone, très stable, permettant d’embarquer des caméras FullHD, sa mise en oeuvre facilitée et le retour au sol de l’image donne des possibilités de prises de vue impressionnantes.

Le SpynX-cam intègre les dernières technologies de capteurs intégrés, gyroscopes, accéléromètres, altimètre, GPS, ... cette technologie permet un pilotage facilité et intuitif et ainsi un apprentissage rapide.

Sa stabilité, associé à sa nouvelle génération de nacelle vidéo gyro-stabilisé SphynX-eye, confèrent au drone SphynX-Cam des qualités de prise de vue professionnelle augmentée. EMECATRONIK / Smartflyer

Le Smartflyer est un drone à six hélices permettant de faire des prises de vues aériennes HD. La stabilité électronique de l'appareil offre des mouvements de grues et des travellings en douceur et qui permet ainsi de réaliser des vidéos aériennes de très bonne qualité.

BINOCLE / DisparityTagger

Logiciel de visualisation et de correction du relief en temps-réel pour éliminer les problèmes géométriques. Permet aux téléspectateurs de profiter de vidéos 3D corrigées, dépourvues de disparités verticales, lorsqu'ils regardent un évènement diffusé en direct et en 3D.

Les disparités verticales engendrent une gêne visuelle, due à la fatigue oculaire résultant des déformations géométriques intrinsèques au tournage relief.

SOUND4 Voice "L" / SOUND4

SOUND4 présente pour la première fois en France le premier Processeur de Traitement de Voix 8 canaux – 3 bandes : Le SOUND4 Voice L – « L » comme Livewire compatible.

Après le succès de ses processeurs de Traitement de Son Broadcast HD/FM, SOUND4 lance maintenant le premier Processeur de Traitement de Voix LiveWire 8 canaux. Ce processeur s’appuie sur la nouvelle carte SOUND4 PCI express « D4 », une carte surpuissante dotée de 4 DSP Shark offrant une puissance de calcul de plus de 8 GigaFlops.

Coté chaîne de traitement, le SOUND4 Voice utilise du moteur algorithmique SOUND4 HQ Sound - 192 kHz.

Post-production

AV-IN / SVS Smyth Realiser A8

Le Realiser A8 intègre la technologie SVS de Smyth Research LLC. C'est un boîtier processeur compact, connectable indifféremment à tout type de système audio professionnel ou grand public (lecteur Blu-ray, console de mixage, de jeu) et destiné à écouter de la musique, des films ou jouer.

Le Realiser A8 est capable d'émuler un système audio multicanal comprenant jusqu’à huit enceintes (ou 7 et un caisson de grave) positionnées à loisir dans un local, studio d’enregistrement ou home cinéma.

Évènementiel Aucun prix n’a été attribué dans cette catégorie

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lundi 11 octobre 2010

RENDEZ-VOUS au BRISTOL

Le 7 octobre un rendez-vous qu’il ne fallait pas manquer ! Dans le célèbre hôtel de luxe parisien s’est déroulé un menu quatre étoiles, avec un chef d’orchestre très particulier. Il fallait y être à ce rendez-vous incontournable des amateurs de vin pour écouter une conférence très futuriste sur Internet avec des invités prestigieux d’horizons très différents. Il faut dire que le lieu prestigieux et chic du Bristol, célèbre hôtel du 8ème arrondissement de Paris, annonce curieusement les délices d’une soirée cousue d’or.

Paris au Bristol, Monsieur Alain Marty, Président du Wine and Business Club

Paris au Bristol, conférence en partenariat avec le Groupe La Poste « Peut-on réellement faire confiance à Internet ? ». Photo Réveil-FM

Paris au Bristol, les panélistes: Nicolas Routier, Directeur général du Courrier, Président de SOFIPOST; Daniel Kaplan, Co-fondateur et délégué général de la Fondation pour l’Internet Nouvelle Génération; Jean-Pierre Buthion, Président de la commission identités de l’Acsel. Photo Réveil-FM

Paris au Bristol, vue partielle de la conférence « Peut-on réellement faire confiance à Internet ? ». Photo Réveil-FM

Marie Cornet avec Monsieur Jacques Lasisz, Pionnier du Wine and Business Club, Dirigeant de Isaei Conseil (Conseil en Informatique et Télécommunications). Réveil-FM

Baudouin Prot, Administrateur Directeur Général du groupe BNP Paribas et Alain Marty. Photo Réveil-FM

Paris au Bristol, Monsieur Jacques Lasisz, Pionnier du Wine and Business Club, Dirigeant de Isaei Conseil (Conseil en Informatique et Télécom) et Freddy Mulongo. Réveil-FM

Déjà un peu d’histoire, le Bristol est né 1758 sur un terrain maraîché. C’est en 1925 que son ouverture officielle a lieu et par Hippolyte Jammet, Il est nommé « Bristol » en hommage au Comte de Bristol, un britannique fou de beauté…

À partir de 1945, l’hôtel se transforme en une place de réunions pour des ambassadeurs et diplomates du monde entier. C’est en 1949 qu’il obtient ses célèbres quatre étoiles et est classé en première position par le guide américain Fielding’s Travel Guide to Europe, en 1962, lui assurant la notoriété aux États-Unis.

Le groupe industriel allemand Oetker, acquiert le Bristol en 1978. Un an après, l’hôtel s’agrandit avec la construction d’une nouvelle aile côté jardin.

Deux autres symboles du Bristol voient bientôt le jour : la piscine et le vaste jardin à la française.

Les célèbres propriétaires du Bristol sont la famille Oetker, présent dans plusieurs secteurs dont celui de l’hôtellerie de luxe.

À ce jour, la famille Oetker possède le Brenner’s Park Hôtel (en Allemagne), le Cap Eden Roc (à Antibes), le Château du Domaine Saint Martin (à Vence) et l'Hôtel Le Bristol (à Paris).

Le Bristol c’est 187 chambres dont 85 suites, le plus grand jardin des palaces parisiens avec 1 200 m2, une piscine offrant une vue panoramique sur les toits de Paris et le Sacré-Cœur, 5 salons climatisés dont 4 ouverts sur le jardin, un centre de conditionnement physique et salle de massage, un centre de conditionnement physique et une salle de massage, un atelier de beauté.

Un cadre, exceptionnel donc pour un rendez- vous parmi les nombreux et prestigieux du club très chic et fédérateur : Wine and Business Club. La soirée avait pour thème " Peut- on réellement faire confiance à Internet ? ".

Une conférence en partenariat avec la poste et en présence de Nicolas Routier, Directeur général du Courrier, Président de SOFIPOST, Daniel Kaplan, Co-fondateur et délégué général de la Fondation pour l’Internet Nouvelle Génération, Jean-Pierre Buthion, Président de la commission identités de l’Acsel… Le débat est lancé et une chose est sûre, nous sommes qu’au début d’une ère qui s ' annonce numérique…

Mais la soirée ne fait que commencer. Le Wine and Business Club fait les choses et bien.

Après une dégustation de points de vue très futuristes sur le monde de demain, le Club invite ses convives à des dégustations prestigieuses : un Champagne Perrier-Jouët, Grand Brut, Whisky The Glenlivet 12 ans, 15 ans et 18 ans d'âge Château Smith Haut-Lafitte, Les Hauts de Smith 2005, Pessac-Léognan Si mon Père Savait, Côtes du Roussillon rouge.

Discussions, rencontres, échanges de carte de visite, rires. Et le débat reprend en présence de Baudouin Prot, Administrateur Directeur Général du groupe BNP Paribas et Jérôme de Lavergnolle, Président-Directeur Général des Cristalleries de Saint Louis.

Le diner-dégustation qui suit est réalisé par Eric Frechon, 3 étoiles au Guide Michelin, 4 toques au Guide Gault Millau et en présence de Frédéric Brochet, Directeur de la Division Wine & Spirit FAUCHON Paris. Une soirée d’exception pour un club véritable lieu de rencontres et qui s’est développé à grande vitesse et dès 1991 par Alain Marty.

Et le Wine & Business Club constitue bien le premier réseau européen de chefs d'entreprise et professions libérales amateurs de vin. Aujourd'hui, les 2 460 membres des onze clubs sont répartis dans neuf villes : Paris, Reims, Lyon, Marseille, Toulouse, Montauban, Bordeaux, Monte-Carlo et Genève. Les soirées mensuelles du Wine & Business Club réunissent plus de 1 200 personnes.

De nombreuses ouvertures de Wine & Business Clubs sont actuellement en cours en France et à l'international...

A Paris, les membres du Wine & Business Club "Champs-Elysées" se réunissent chaque mois dans les salons du Pavillon Ledoyen (Carré des Champs-Elysées, 1 avenue Dutuit - 75008). Chaque manifestation accueille au minimum 400 dirigeants d'entreprise...

Des rendez- vous incontournables et très arrosés à ne pas manquer !

Alain Marty et Jérôme de Lavergnolle, Président-Directeur Général des Cristalleries de Saint-Louis. Photo Réveil-FM

Au Bristol-Bar, un pianiste vient agrémenter la soirée, le jeudi 7 octobre, c'était Freddy ! Photo Réveil-FM

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mercredi 22 septembre 2010

Paris, Capitale mondiale du E-Commerce

A l’occasion de l’ouverture du salon E-Commerce Paris 2010, la société eBusiness Events a agrégé quelques données sur le commerce électronique hexagonal et mondial.

En France, ce secteur pèserait environ 25 milliards d’euros en 2009 et il pourrait franchir le cap des 32 milliards d’euros dès l’année 2010. Selon les dernières estimations de la Fevad, il existerait plus de 70 000 sites e-commerce, représentant plus de 80 000 emplois à travers la France.

Dynamique, le marché français se situe au troisième rang européen, derrière l’Allemagne (31 milliards d’euros) et la Grande-Bretagne, en tête du podium avec plus de 50 milliards d’euros de chiffre d’affaires.

La bonne nouvelle est que l’Europe est désormais en tête du e-commerce mondial avec un chiffre d’affaires global 2009 de plus de 153 milliards d’euros contre 117 milliards d’euros aux Etats-Unis et moins de 100 milliards pour toute la zone asiatique.

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vendredi 14 mai 2010

La CPCCAF fait peau neuve!

La CPCCAF fait peau neuve! Elle adopte une nouvelle identité visuelle et met en ligne son nouveau site internet. www.cpccaf.org.

Les membres de la CPCCAF avait souhaité en fin d'année 2009 que la CPCCAF s'adapte à la nouvelle donne mondiale en modernisant son image et ses outils de communication.

Une nouvelle identité visuelle

Un nouveau logo, profondément modernisé et restylisé, symbolise la volonté de renouvellement de l'institution, plus ouverte sur le monde, notamment dans ses relations avec ses partenaires qui sont désormais autant européens et internationaux que français.

Les couleurs de la Francophonie témoignent également de cette volonté d'ouverture en mettant l'accent sur l'espace francophone dont nos membres sont tous issus. L'Association prend ainsi acte de l'adhésion récente de nouveaux acteurs de la francophonie, que ce soit en Afrique ou dans l'Hémisphère nord francophone, avec l'intégration du Maghreb, de la Belgique et tout récemment du Québec.

Enfin, cette référence à la francophonie marque clairement la volonté de la CPCCAF de s'investir en faveur de la création d'un espace économique francophone pour favoriser le développement des échanges au sein d'un marché de 300 millions d'acteurs.

Le nouveau site

Cette nouvelle politique devait se doter d'un site internet à la hauteur des ambitions de la CPCCAF, qui soit autant une vitrine attractive de ses travaux, son image de marque, qu'un outil pour ses membres, leur permettant de s'informer et de travailler en temps réel, bien que tous répartis sur 27 pays, trois continents et 8 fuseaux horaires.

L'internet offre une esthétique nouvelle, aérée, interactive et attractive. Son ergonomie permet à toutes les parties prenantes , institutionnels, entreprises ou particuliers de trouver rapidement l'information pertinente en lien avec leurs recherches.

Un effort très important de classement thématique a été fourni pour mieux valoriser les travaux, les publications, les prises de positions. Un nouvel espace actualité consacré aux news de l'Assocation ou de ses membres a été créé.

Un espace intitulé "Entreprendre dans le réseau" offert aux membres de la CPCCAF, a également été créé, pour leur permettre à tout investisseur désireux de s'informer sur le pays de son choix d'obtenir les premiers contacts et informations nécessaires.

Un extranet a été créé pour permettre aux membres de bénéficier de toutes les informations de la vie de la CPCCAF, mais également de travailler en temps réel sur les différents sujets liés à la vie de l'association, au sein notamment des commissions géographiques et des commissions thématiques.

Cet outil devra générer un surcroît d'activité de l'assocation tout en facilitant le travail de ses membres, dont la distance constitue évidemment un frein à l'activité.

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mardi 9 mars 2010

Pour mieux comprendre le Néocolonialisme en République Démocratique du Congo

Bomboko, épouse de l’ambassadeur des Etats-Unis, Mobutu, ambassadeur des Etats-Unis, Devlin chef de la CIA au Congo (1960-1972), son adjoint et Nendaka : décembre 1965 à Léopoldville

Août 1961, à Léopoldville, Dag Harmaskjoel Secrétaire Général de l’ONU, Cyrille Adoula Premier ministre du Congo et Antoine Gizenga Vice-premier ministre

Fin juillet 1961, à Léopoldville, Antoine Gizenga Vice-premier ministre, Cyrille Adoula Premier ministre et Justin Bomboko ministre des Affaires étrangères

Août 1964, à Léopoldville, Moïse Tshombe Premier ministre, Joseph Kasa-vubu Chef d’Etat et Joseph Mobutu Commandant chef de l’armée

Mon article a été publié dans KIMPWANZA à Rome (Italie) en septembre 1996. Je crois qu'il n'a pas perdu toute sa pertinence 5 ans après.

Chaque chose a son temps

Le temps des néocolonialistes de l’ex-Congo-Belge est vers la fin, celui des Mobutu, Bomboko, Tshisekedi, Ngalula, Boboliko, etc…aura une triste fin si notre peuple comprend que ce sont eux qui ont détruit notre nation devenue indépendante le 30 juin 1960 après 350 années d’esclavagisme et 80 années de colonialisme.

Le bilan de leurs 36 années de gestion est pire que les 350 années d’esclavagisme et 80 années de colonialisme. Et ils continuent toujours à tuer la prospérité des enfants de leurs petits-fils.

Nous n’avons rien à recevoir d’eux et ils ne représentent aucun espoir pour notre nation ni pour notre peuple. Leur souci aujourd’hui est celui de mourir malade pour bénéficier d’un enterrement avec l’honneur que ne mérite d’ailleurs aucun d’eux.

Notre lutte ne doit donc pas être celle de couper les branches d’un gros arbre fruitier de mauvais, mais celle de détruire les racines de cet arbre pour qu’il tombe avec toutes ses branches et le carboniser entièrement pour qu’il ne puisse plus repousser.

Ensuite planter un arbre fruitier qui nous produira les meilleurs fruits, au bon goût de tout le monde, et ainsi réaliser la prospérité des enfants de nos petits-fils et leur enseigner comment entretenir ce bel arbre et ses branches pour les générations à venir.

Mobutu est ce gros arbre qui produit les mauvais fruits dans notre pays. Les Kengo, Boboliko, Kibassa, Kititwa, Tshisekedi, Nendaka, Bomboko, Kamanda, Pay-Pay, Mungul Diaka, Sambwa, Mokolo, Mandungu, Kamitatu, Seti, Eluki, Nzimbi, Ngbanda, Baramoto, Bolozi, Sakombi, Mananga, etc…pour ne citer que cet échantillon réduit, sont les branches de l’arbre mobutu.

Le risque pour l’avenir est grand si nous ne faisons rien pour déraciner cet arbre et ses branches, car notre mode de vie au pays et à l’étranger est le fruit de l’arbre mobutu et ses branches. Nous devons réfléchir sur les acrobaties que nous réalisons chaque jour pour pouvoir survivre, les humiliations que nous supportons deviennent de plus en plus pires que la mort elle-même.

Par-dessus le marché, ce gros arbre du Zaïre et ses branches ont des racines à des milliers de kilomètres de chez nous. C’est la raison d’être de ce numéro spécial de KIMPWANZA, qui vous livre la réalité à ne pas négliger dans vos consciences, si vous tenez à l’avenir de notre pays et de son peuple. Une réalité qui doit vous tenir à cœur, beaucoup la connaisse, mais ont peur d’élever la voix.

Il n’en est pas question, je suis en conscience hautement tranquille et toujours prêt à un débat public avec les représentants des néocolonialistes et de toutes les puissances étrangères qui les soutiennent.

TRENTE-SIX ANS APRES :

La CIA toujours aux commandes au Congo-Zaïre

L’ignorance de l’histoire d’un pays est une calamité qui induit le peuple dans l’obscurité vis-à-vis de ses responsabilités. C’est vrai, au 30 juin 1960, il n’y avait presque pas d’intellectuels congolais à même de prendre les destinés de notre pays nouvellement souverain. Toutefois, il y avait un homme d’une instruction self-made-man remarquable et dont le monde impérialiste avait énormément peur, il s’appelait Patrice Emery Lumumba.

Les impérialistes n’avaient qu’un seul projet : empêcher les Congolais de se rassembler autour de ce dernier afin d’éviter que ne soient touchés leurs intérêts au Congo. Et par les jeux des services secrets occidentaux, Mobutu entra dans la famille nationaliste et se fit un ‘‘fidèle’’ lieutenant de Lumumba et ce, bien avant l’indépendance.

Devenu secrétaire particulier de Lumumba depuis la table- ronde de Bruxelles, Mobutu se trouva à son aise au cœur des nationalistes, dont la victoire de la coalition porta Lumumba au poste de premier Premier ministre de notre pays indépendant.

Ainsi Mobutu, aux yeux de Lumumba, fut un garçon modèle avec toutes les libertés d’accès aux secrets du programme nationaliste qui allait gérer le pays. Devenu Secrétaire d’Etat à la primature, donc toujours très proche de Lumumba, désormais aucun secret ne pouvait lui échapper.

Suite à la déclaration du Général Janssens, commandant en chef de la Force Publique coloniale, selon laquelle l’armée restait celle d’avant indépendance, les soldats congolais crurent que l’indépendance ne leur servirait pas, d’où la mutinerie. Pour éviter la dégradation totale de la situation créée par le Général Janssens, Patrice Lumumba désigna l’Adjudant-infirmier Victor Lundula en qualité de commandant en chef de l’Armée Nationale Congolaise (ANC) qui venait de naître, en l’élevant au grade de Général-Major.

Ensuite, il nomma Mobutu, ex-sergent de la Force Publique, au poste de chef d’Etat-Major de la naissante armée congolaise avec le grade de Colonel. Bienvenues les griffes de Mobutu !

Sa désignation comme numéro deux de l’armée était très mal accueillie par les vieux gradés d’élites (Premier Sergents-Majors) devenus les premiers Adjudants Congolais en 1959, comme Bobozo, Bosango, Nyamaseko, etc…ces derniers diront ouvertement à Lumumba de ne pas récupérer Mobutu dans l’armée, alléguant que c’était un voyou qu’ils connaissaient très bien à Luluabourg. Mais il était impossible de convaincre Lumumba contre la réalité civique de Mobutu.

Il y eut beaucoup d’opposition sur cette nouvelle désignation de Mobutu. Pierre Mulele demanda à Lumumba le poste de Ministre de la défense pour organiser la nouvelle armée, car il connaissait très bien Mobutu comme agent de renseignement dans la Force Publique. A savoir que Mulele et Mobutu étaient ensemble dans la formation militaire – mais en vain !

L’exécution bestiale de Pierre Mulele en 1968, sur ordre de Mobutu, n’était pas la conséquence de la guerre de libération amorcée au Kwilu le 1er janvier 1964, mais plutôt la matérialisation de la colère de Mobutu contre Pierre Mulele vu que ce dernier voulait empêcher son hasard de devenir l’homme du 24 novembre 1965 – qu’il était effectivement devenu.

Pierre Mulele fut officiellement assassiné à cause de cette guerre contre le néocolonialisme. Mais comment expliquer que les Christophe Gbenye, Bula Mandungu (Thomas Nyati) et Thomas Kanza ont-ils échappés à cette punition suprême néocoloniale ?

Gbenye était le Président de cette guerre, Kanza Ministre des affaires étrangères et Mandungu Ministre de la propagande. L’histoire depuis le 30 juin 1960 doit être écrite par les victimes du néocolonialisme, car sans connaissance profonde de notre histoire, aucune autre lutte ne sera possible pour nous délivrer de cette domination qui a remplacé le colonialisme belge, comme l’a si très bien dit Pierre Mulele le 9 juin 1963 avant de déclencher la grande lutte armée de libération : Le pays est entrain de mourir à cause des manœuvres colonialistes. Les colonialistes veulent nous imposer une nouvelle forme de domination, un néocolonialisme c’est-à-dire une domination par l’intermédiaire de nos propres frères traîtres, corrompus, les réactionnaires de la bourgeoisie.

Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits les plus élémentaires. Nous devons nous désillusionner d’attendre notre bonheur de l’extérieur. Au contraire le bonheur d’un peuple doit se fonder sur son effort intérieur.

Ceux qui se définissent vraiment nationalistes-lumumbistes, malgré les déloyautés ne se comptent plus, doivent chercher à connaître l’étonnante faiblesse de notre héros envers Mobutu. Patrice Lumumba, dans sa lettre adressée à son ami Emile Luhayi le 28 avril 1954, mentionne : ‘‘ J’ai trop de projets qui sont certainement concentrés et dirigés vers un seul idéal : avoir une formation poussée, toujours poussée, car pour moi, la richesse n’a aucune valeur.

Je préfère avoir une instruction suffisante que d’être riche, ignorant. Que je parte à l’université ou non, je dois me découper en quatre pour devenir un homme relativement instruit afin de servir ainsi mieux ma patrie’’.

Les contestations contre la désignation de Mobutu au poste de chef d’Etat-Major de la naissante armée congolaise, étaient un grand cri d’alarme pour que Lumumba se débarrasse de Mobutu à moins de 10 jours de l’indépendance, car il avait jusque-là tous les moyens de le faire – mais en vain.

Quand il comprit que Mobutu est un traitre, tous les plans de la CIA et du pouvoir belge contre lui, fonctionnaient déjà à 100%, et Mobutu ayant accès à tous les secrets de Lumumba, fut le cerveau moteur de la confiscation de notre indépendance par la Maison Blanche et le pouvoir belge. Lumumba démit Mobutu et le remplaça par son Ministre de la jeunesse et des sports, Maurice Mpolo qui avait fait aussi son service militaire dans la Force Publique.

La CIA et les services secrets belges incitèrent alors Kasa-vubu à sa qualité du Président de maintenir Mobutu au poste de Chef d’Etat-Major, bien qu’il n’ait pas été nommé par lui. C’était l’origine de la grande confusion dans la nouvelle armée et la création de l’armée néocoloniale au Congo par la CIA et les services secrets belges.

Ainsi, les parrains du néocolonialisme obligèrent Kasa-vubu de destituer illégalement Lumumba le 5 septembre 1960 alors détenteur du pouvoir du peuple congolais. Dans la campagne de ces manœuvres au lendemain du 30 juin 1960, Mgr Joseph Malula fut un artisan potentiel en prêchant des mensonges contre les nationalistes.

Il annonçait dans des églises catholiques que Lumumba était communiste et qu’il veut transformer le pays en communisme. Dans le communisme, clamait Malula, ton vélo appartient à tout le monde ; personne ne peut fermer la porte de sa maison, quiconque a le droit d’entrer à ton absence pour prendre la radio de ta sueur.

Pire, ce qui dérouta complètement la population noire de Léopoldville, c’était quand l’homme de Dieu dit que : ‘‘ dans le communisme la femme d’autrui n’existe pas, lorsque vous êtes absent de la maison, votre voisin est libre d’y entrer et de coucher avec votre femme’’. Voilà ce mode de vie que Patrice Lumumba veut introduire chez nous, le communisme.

Ce rappel est très important pour notre histoire, même si le communisme est tombé à sa source. Le néocolonialisme au Congo n’est pas seulement une fabrication des intérêts occidentaux, mais aussi de l’église catholique romaine que l’histoire nous apprend avoir été à l’avant-garde du colonialisme dans notre pays.

La grande majorité de notre peuple est constituée des jeunes nés à partir de 1960, ils doivent effacer dans leur mémoire la considération de la propagande occidentale qui vénère Malula comme le bienfaiteur nationaliste dont Mobutu avait peur.

Beaucoup des jeunes congolais-zaïrois regrettent la mort du Cardinal Malula, car s’il était encore en vie durant la période de la conférence nationale, il aurait destitué Mobutu Sese Seko.

C’est encore ici la construction d’une histoire qui risque de perpétuer le néocolonialisme dans notre pays, car Malula est l’un des grands artisans qui ont destitué illégalement Patrice Lumumba le 5 septembre 1960 et aussi qui ont porté Mobutu au pouvoir. Par ce fait, il porte devant l’histoire une partie des responsabilités sur la disgrâce de notre nation.

Certes, à une période à partir de 1969, il s’est opposé contre Mobutu face à l’alourdissement de la misère de notre peuple et les assassinats des étudiants de l’Université Lovanium. Comme aussi avant l’indépendance, il défendait la valeur nationale de Simon Kimbangu. Mais pourquoi avait-il accepté en juillet 1960 de servir la propagande de la haute finance étrangère contre le nationalisme pour implanter le pouvoir néocolonial dans notre pays ?

Toutefois, dans cette lutte de reconquête de notre souveraineté, l’église catholique romaine a dans son sein de nombreux jeunes prêtres et sœurs congolais-zaïrois, ainsi que des prêtres et sœurs blancs qui sont déterminés contre ce néocolonialisme (le mobutisme).

Nous les connaissons déjà à travers le grand travail qu’ils fournissent dans la clandestinité pour notre libération. Les mécanismes du néocolonialisme dans notre pays sont tellement présents que les intellectuels et non intellectuels, les travailleurs, les étudiants, les paysans, etc…se laissent manipuler comme des petits enfants et se retrouvent en grande partie hors de la réalité politique de notre pays.

Revenons à l’après-destitution de Lumumba. La journée du 14 septembre 1960 est la plus cruelle des vrais nationalistes où Mobutu sortit toutes ses griffés sous la protection de la Maison Blanche de Washington et du Palais Royal de Bruxelles contre l’avenir de notre nation et son peuple. Mobutu réalisa son premier coup d’Etat contre Lumumba et Kasa-vubu, mais c’était exclusivement pour se débarrasser des vrais lumumbistes et préparer leur cortège des assassinats, dont la CIA et les services secrets belges confectionnaient les listes.

Mobutu mit en place le collège des commissaires généraux néocolonialistes formés par le pouvoir colonial belge comme Marcel Lihau, Justin Bomboko, Mario Cardoso (Losembe), Jean-Jacques Kande, Albert Ndele, André Boboliko, Fernand Kazadi, Jonas Mukamba, Etienne Tshisekedi, etc…et l’autre grand traitre Damien Kandolo, jusqu’au 14 septembre 1960 directeur de cabinet de Lumumba. Victor Nendaka est nommé administrateur général de la sûreté avec une farouche haine comme Mobutu, Bomboko, Ndele et Tshisekedi contre les vrais nationalistes. Quelques jours après, Mobutu rétablit Kasa-vubu, Chef d’Etat et ce dernier nomme Joseph Iléo Premier ministre de ce collège, qui avait le devoir de rassurer la récupération de notre souveraineté par l’ex-pouvoir colonial.

Après le 14 septembre 1960, Antoine Gizenga, Vice-premier ministre de Lumumba se retrancha au bunker des nationalistes à Stanleyville avec des Ministres fidèles à Lumumba et destitués ensemble le 5 septembre 1960. Le commandant en chef, Général-Major Victor Lundula, destitué lui aussi, retrouva ses fonctions à Stanleyville et dirigea les opérations militaires contre la sécession katangaise de Moïse Tshombe et celle du Sud-Kasaï d’Albert Kalonji à Bakwanga.

Le Secrétaire Général des Nations-Unies, Mr Dag Harmaskjoel favorisa les sécessions contre le pouvoir nationaliste de Patrice Lumumba. Le 17 janvier 1961 Lumumba, Okito et Mpolo sont assassinés par des officiers belges de l’armée sécessionniste devant Tshombe, Munongo et Kibwe après leur livraison à l’aéroport d’Elisabethville en présence des soldats suédois de l’ONU.

L’ordre de leur transfert de la prison militaire de Thysville pour Elisabethville via Moanda avait été donné par Kasa-vubu, Mobutu et Bomboko sous la supervision de la CIA et des services secrets belges. C’est Victor Nendaka qui fut leur convoyeur à bord d’un petit porteur de l’Air-Brousse piloté par un Belge de Thysville à Moanda.

Et de Moanda, Fernand Kazadi et Jonas Mukamba prirent la relève de convoyage à bord du DC-4 d’Air-Congo piloté par des Belges pour la destination finale de la mort à Elisabethville, au Katanga. Le 9 février 1961, la 2ème livraison de la mort des lumumbistes arriva à Bakwanga au Sud-Kasaï chez Albert Kalonji, sur ordre de Kasa-vubu, Mobutu et Bomboko. C’est Nendaka qui supervisa leur embarquement à bord de l’avion de la mort à l’aéroport militaire de Ndjili. Il s’agit de Jean-Pierre Finant, Pierre Elengesa, Emmanuel Nzuzi, Jacques Lumbala, Christophe Muzungu, Joseph Mbuyi, etc…

Les réflexions de Professeur Kalele font partie des versets de notre histoire

Professeur Kalele : février 2010

«La RDC va commémorer le 50ème anniversaire de la perte de son indépendance »

Le professeur Kalele, ancien ministre, s’insurge contre le néo-colonialisme qui se révèle plus dangereux que le colonialisme. Pour lui, le Congo est devenu une colonie internationale. Il souligne que les Congolais doivent se réarmer très sérieusement pour reconquérir l’indépendance de leur pays.

1. Beaucoup de gens disent que c’est une indépendance sur papier que le Congo a eu en 1960. Il n’a jamais été véritablement indépendant. Qu’en pensez-vous ?

Professeur Kalele: Ils n’ont pas tort. Il y a eu un mouvement général «la décennie des indépendances africaines» qui était venu après la Deuxième Guerre mondiale. Les Africains sont appelés à se battre aux côtés des Européens pour les libérer de l’emprise allemande. Ils découvrent donc qu’ils peuvent aussi demander leur indépendance.

Ce qui va suivre, c’est un problème réel compte tenu de la manière dont cette indépendance a été octroyée. Après avoir résisté très longtemps, les Belges ont été bousculés, puis ont lâché. Mais vous retrouverez également dans la lettre de Lumumba à sa femme Pauline, la toute dernière lettre, dans laquelle il dit qu’à peine accordée, cette indépendance a été arrachée.

Lumumba a été non seulement tué mais il a été empêché de gouverner le pays. Ensuite, sont venues les sécessions katangaise et du Sud-Kasaï, les guerres interethniques. Partout, le pays était ingouvernable. Lumumba parti, il y aura une accalmie. Mais le néo-colonialisme va s’installer et se révélera plus dangereux que le colonialisme. Parce que du temps de la colonie, on construisait des écoles, des hôpitaux, des routes, etc. Mais durant le néo-colonialisme, on ne fait que piller.

Avant que Laurent-Désiré Kabila qui appartenait à la jeunesse lumumbiste ne cherche à relancer le mouvement dans les années 90, il a eu d’abord Pierre Mulele qui a parlé de la deuxième indépendance.

Les puissances coloniales sont revenues pour combattre les Mulelistes. Une étude a même été financée abondamment par le Pentagone pour connaître la sorcellerie, les fétiches, les aliments des Mulelistes et les détruire. C’est comme cela que les Mulelistes ont été liquidés et les autres Lumumbistes poursuivis. Et quand Laurent-Désiré Kabila arrive, il tente de recouvrer cette indépendance.

On va se débarrasser de lui très vite. Aujourd’hui, effectivement, le Congo est simplement une colonie de la Belgique, une colonie internationale. Parce que les pays occidentaux ont changé de tactiques. Mais il se fait que, quand les gens revendiquaient l’indépendance, ces pays se confrontaient à plusieurs colonies à la fois. Personne ne pouvait aider personne. Maintenant, la stratégie est de se mettre en place pour coloniser. Aujourd’hui, quand vous touchez à la France, vous touchez aux Etats-Unis, à l’Allemagne, à l’Angleterre, etc.

2. Vous dites que le néo-colonialisme s’avère plus dangereux que le colonialisme, faut-il que le peuple se dresse contre le néo-colonialisme comme il l’a fait du temps du colonialisme ?

Professeur Kalele: Vous ne pouvez pas aller dans le schéma classique avec la lutte armée ou la non-violence. On ne peut réussir une révolution, sans les masses populaires. Donc, quelle que soit la voie que vous impose la conjoncture politique du moment, vous devez compter avec les masses populaires.

Et lorsqu’elles sont mobilisées et politisées, elles dégagent les énergies telles qu’aucun pouvoir oppresseur ne saura résister. Je prends un exemple : qui croyait que les Belges pourraient être chassés de ce pays ? Lorsque le vrombissement d’un véhicule retentissait dans un village, tout le monde fuyait.

Lorsqu’un seul Belge en culotte, escorté par deux policiers, faisait oublier aux parents les noms de leurs enfants au recensement, ils étaient fouettés. Après la fessée, ils devaient dire merci ! Mais avec la dynamique populaire dégagée par Lumumba, le peuple s’est mis debout et les Belges ont dû fuir. Il en est de même de Mobutu.

Qui pouvait croire qu’il pouvait partir en dépit de tous les fétiches africains et indiens ainsi que de toute la magie mis à sa solde et à celle de ses collaborateurs dans un pacte de sang (Prima Curia). Sans oublier l’argent donné dans les cartons.

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dimanche 21 février 2010

Pourquoi ce 30 juin 2010 ? Ce qu’on ne dit pas du Congo-Belge !

WikioCette journée doit servir les Congolais de mieux comprendre leur histoire. Les hommes qui se veulent dignes devraient faire un examen de conscience sur ce qu’aurait pu être réellement ce 50ème anniversaire si notre pays avait été livré en de bonnes mains.

50 ans d'indépendance de la République Démocratique du Congo ?

Le discours de Patrice Lumumba le 30 juin 1960 à Léopoldville devant le Roi Baudouin 1er, n’a pas d’égal jusqu’à ce jour. Ce jeune homme de 35 ans a symbolisé aux yeux du monde entier, l’espoir pour ce qu’allait devenir le Congo indépendant, dont les richesses immenses allaient bénéficier finalement aux êtres humains sans distinction raciale.

Cette glorieuse journée a été de grandes fêtes jusque dans l’arrière forêt de notre vaste nation parce que l’exploitation, la répression, l’inégalité sociale entre les Blancs et les Noirs avaient été jusque ce jour-là les règles contre notre peuple colonisé par la force.

La formation des cadres fut la grande priorité de Patrice Lumumba, car les colonialistes pour abrutir l’avenir des Congolais, avaient bien pris soin de ne former que des boys en grand nombre sur environ 15.000.000 des Noirs.

Ainsi pour 100.000 colons on comptait 800.000 boys, à savoir 8 boys Congolais pour 1 colon.

Pour qu’un Noir accède à certains postes administratifs coloniaux ou des secteurs privés au Congo-Belge, il lui suffisait d’obtenir le certificat de 5 ans d’études primaires, suivi d’une bonne note en religion et morale, c’est-à-dire qu’il fallait s’assurer la garantie de la soumission coloniale. Les quelques diplômés Noirs des écoles normales (3 ans poste-primaire) étaient destinés à être des moniteurs dans les écoles primaires des Noirs.

Par contre les Blancs avaient tous une formation universitaire ou d’autres qualifications élevées, preuve évidente que la politique coloniale belge ne voulait pas nous préparer à assumer les responsabilités qu’elle avait ramenées chez nous.

De tout ceci, Patrice Lumumba avait déclaré le 30 juin 1960 que c’était bien fini, que notre nation était aujourd’hui dans les mains de ses fils qui allaient faire voir au monde ce que l’homme noir était capable de réaliser quand il travaille dans la liberté.

Mais, travailler dans la liberté voulait dire pour les gourmands colonialistes un gros manque à gagner, car avec Lumumba et ses peu vrais lumumbistes, aurait pris fin l’exploitation injuste de nos richesses, exploitation qui niait un profit équitable à nous propriétaires autochtones.

C’est ainsi que les coups pour abattre les visions de Patrice Lumumba furent organisés par l’Occident, qui fabriquait au même moment ses marionnettes congolaises pour servir les intérêts qui nous maintiennent dans un désordre permanent. Tous les espoirs auxquels aspirait notre peuple au lendemain de l’indépendance pour sortir de l’humiliation coloniale lui ont été confisqués.

Notre forte présence aujourd’hui en Occident est la preuve de cette confiscation. A l’époque coloniale, il n’y avait pas des Congolais-boys en Occident et être boy, jardinier, gardien, etc…au Congo-Kinshasa signifie la honte, le travail ridicule.

Mais voici que de nombreux intellectuels congolais, des cadres universitaires ou ayant une formation élevée, de valeureux ouvriers et apprentis dans divers métiers modernes, des femmes spécialisées se retrouvent dans le marché du travail le plus ridicule de l’Occident au détriment du progrès de notre nation qu’avait voulu Patrice Lumumba.

Et une fois de retour au pays ou en congé, la grande majorité d’entre nous ne veulent pas qu’on parle du travail qu’il fait en Europe.

Voilà chers compatriotes et nos vrais amis étrangers, la place que veulent pour nous les protecteurs du néocolonialisme, qui n’est plus le colonialisme belge, mais le colonialisme international ensemble à leurs marionnettes congolaises pour le vol continu de nos richesses.

Aujourd’hui, malgré notre formation intellectuelle, formation qui, à l’époque nous fut niée par nos colonisateurs, notre secteur privilégié de travail en Europe est pire que celui qui nous était réservé au Congo-Belge.

Je n’hésite pas à accepter sans honte qu’il y a aujourd’hui beaucoup plus de boys intellectuels congolais en Occident qu’à l’époque où nous n’avions pas reçu la même formation que les Européens.

Dès aujourd'hui, notre préparatif de cinquantenaire doit s’orienter à la conscience profonde de discours de Patrice Lumumba, pour mieux comprendre les raisons de son ignoble assassinat, car sa vision politique est immortelle pour tous les êtres humains sans distinction raciale. Elle représente la victoire.

Chers compatriotes et nos vrais amis étrangers, pour quelle raison les assassins de notre souveraineté et leurs marionnettes congolaises devraient-ils organiser avec pompe ce cinquantenaire rempli de cortège de destruction et de pauvreté de notre peuple qui est pire de l’époque coloniale elle-même.

Notre peuple doit savoir que c’est la célébration de nos peines par des voleurs néocolonialistes congolais et leurs complices étrangers. Nous devons considérer ce cinquantenaire un deuil national pour tous les patriotes tombés sur divers champs de bataille contre le néocolonialisme depuis le 30 juin 1960.

Si nous acceptons cette fête comme veulent les néocolonialistes et leurs protecteurs, ceci voudrait dire que nous maudissons notre capacité intellectuelle acquise dans la souffrance corporelle et morale dans cette prolongation du colonialisme qui dure depuis 130 ans.

Un homme digne et conscient du sort auquel est réduit notre pays et notre peuple, doit faire de la lutte pour la reconquête de notre souveraineté nationale et de notre respect humain, sa préoccupation journalière avec bravoure.

Engageons-nous avec détermination dans cette lutte contre le néocolonialisme, car la victoire totale sera glorieuse pour notre peuple.

Ayons donc le courage nous légué par Simon Kimbangu, Patrice Lumumba, Pierre Mulele et Mzee Laurent Kabila pour valoriser nos énormes capacités humaines pour l’avenir de notre pays et la prospérité de notre peuple, car nous avons un très beau riche pays où nous pourrions vivre vraiment heureux avec les autres peuples honnêtes sans distinction raciale.

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vendredi 25 décembre 2009

Verbatim du néocolonialisme au Congo-Kinshasa II

Connaître + Comprendre = Sortir de l’ignorance

M'zée Laurent-Désiré Kabila, Patrice Emery Lumumba et Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa za Banga

Après avoir vécu comme tout enfant dans sa propre famille, l’homme devient grand de mentalité et cherche à s’arranger pour pouvoir surmonter les faits quotidiens que tout être humain (riche ou pauvre) rencontre dans ce dur parcours terrestre.

Ayant vécu dans la nature africaine de notre immense beau Congo aux divers admirables paysages du Sud au Nord et de l’Ouest à l’Est dans son étendue géographique créée par des hommes comme tous les autres pays africains, car les frontières africaines ont été tracées par des hommes qui n’avaient pas respecté nos origines à la conférence internationale de 1885 à Berlin comme si les êtres humains n’existaient pas en Afrique.

Je me sens très déshonoré face à nos ancêtres africains, ceux qui avaient vécus dans la dignité sans technologie de pointe que nous envions aujourd’hui, mais qui étaient très développés dans leur propre civilisation avec des architectes, chasseurs, cultivateurs, pêcheurs, artistes, forgerons, etc…l’exemple encore vivant ces outils ancestraux des pêcheurs Wagenia à Kisangani.

Ces outils placés au milieu des rapides du fleuve Congo par eux-mêmes sans l’assistance technologique européenne de la conférence de Berlin en 1885, l’explorateur anglais Morton Henri Stanley les avait trouvés en place.

C’est très déshonorant parce que nos ancêtres de l’époque de Jésus, de Mahomet ou de Bouda, etc…n’ont pas survécus grâce aux aides qui leur arrivaient de l’Europe de la domination romaine.

Ce petit rappel est juste pour faire la différence de la vie dont nous affrontons aujourd’hui à travers l’arme de la supériorité technologique entre les hommes du monde actuel.

S’il y a injustice entre les races de la terre, d’où vient-elle ? De notre volonté ou celle de Dieu créateur ? Si c’est de Dieu créateur, à quoi est-il Dieu d’amour et bienveillant ? De même il serait injuste d’impliquer le Diable dans la misère des hommes, mais qui l’a créé et lui a donné toutes les forces pour dominer le monde dans le mal si cela est vrai ?

Je parle en nègre naturel, et je le resterai dans ma peau toute la vie, car ce n’est pas le fait de vivre dans les pays industrialisés et de la haute technologie que ma peau changera de couleur noire en blanche.

Certes, nous ne devons plus vivre matériellement et organiquement comme nos ancêtres dans ce nouveau monde après l’esclavage et le colonialisme, sinon tous ces diplômes des universités européennes et autres formations de qualité nous servent à quoi pour comprendre que le néocolonialisme est le pire de tous les systèmes des dominations qui existent.

C’est ça la vraie origine de nos malheurs après la confiscation de notre indépendance le 5 et 14 septembre 1960. Pierre Mulele avait donné l’alerte le 9 juin 1963 : Le pays est en train de mourir à cause des manœuvres colonialistes.

Les colonialistes veulent nous imposer une nouvelle forme de domination, un néocolonialisme c’est-à-dire une domination par l’intermédiaire de nos propres frères traîtres, corrompus, les réactionnaires de la bourgeoisie.

Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits les plus élémentaires.

Nous devons nous désillusionner d’attendre notre bonheur de l’extérieur. Au contraire le bonheur d’un peuple doit se fonder sur son effort intérieur.

Pour toutes ces raisons, nous devons retracer notre histoire avant l’esclavage, pendant l’esclavage, pendant le colonialisme, de l’indépendance et du néocolonialisme qui persiste.

Sachons bien que, sans connaissance de l’histoire, il est impossible de sortir de l’ignorance et réaliser mieux pour l’avenir. Les hommes ont le devoir de collaborer sincèrement en connaissant le bon et le mal, c’est-à-dire l’apport de chacun doit être dans le sens positif du bien-être humain sans considération d’une quelconque supériorité.

A titre d’exemple : n’oublions pas la théorie de la colonisation du Roi Léopold II de Belgique qui disait aux missionnaires catholiques qui venaient pour la première fois évangéliser les Noirs : vous partez au Congo non pour les apprendre le Bon Dieu, car les Noirs connaissaient depuis toujours leur Dieu (Nzambi ya Mpungu), mais leur faire croire notre Dieu des Blancs au nom de l’évangile.

Certainement ils vous poseront des questions sur le comportement que vous aurez là-bas contrairement à la Bible, et vous les répondrez : faites ce que je dis et non ce que je fais.

Nos ancêtres émus par des longues barbes de ces missionnaires, des chaussures, des pipes, chapeaux, etc…se laissèrent entraînés dans la nouvelle croyance qui finira par porter ses fruits, la soumission aveugle.

En 1920, un Noir Congolais avait compris les droits humains sans connaître l’Europe libre ni son histoire des libertés.

Il se lança dans une intense activité syndicale pour défendre le bien-être de tous sans distinction raciale, Blancs et Noirs devraient vivre en égalité bien que les premiers avaient la supériorité technologique de transformation de nos matières premières.

Ce grand homme s’appelait Simon Kimbangu. Il fût maltraité dans des Huileries du Congo-Belge à Léopoldville, heureusement c’était après la période des mains coupées sinon il allait être amputé. De 1921 à 1951, il subit la détention dans une cellule de 3m X 2m pendant 30 ans.

Il mourut en prison le 12 octobre 1951 sans que la déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 le soutienne une seule fois.

Il fut conduit dans cette prison à plus de 3.000 Kms de sa base (N’Kamba) dans des conditions les plus inhumaines, plus que les expulsions aujourd’hui des Africains de l’Europe en Afrique. Ses adeptes (150.000) furent relégués à l’Est du pays avec interdiction de prononcer le nom de Simon Kimbangu dans tout le Congo-Belge.

En réalité, Kimbangu comme la plupart des enfants de leur époque, fût baptisé chrétien protestant jusqu’à devenir catéchiste, d’autres étaient des baptisés et catéchistes catholiques.

C’est ici qu’il découvrit la réalité de la Bible, qui lui permit d’interpeller les Européens de considérer les Noirs comme des êtres chers, comme eux-mêmes des Blancs, car il n’y a aucune raison de la supériorité des uns envers des autres.

La lutte de Kimbangu est la première déclaration universelle des droits de l’homme dans le monde, car elle a 27 ans d’ancienneté sur celle du 10 décembre 1948 qui n’est toujours pas respectée, sinon il n’y aurait pas le néocolonialisme aujourd’hui.

La parole spirituelle de Kimbangu devant les foules était : faites ce que je dis et suivez mon exemple.

Ce fut le contraire des missionnaires colonialistes qui disaient : faites ce que je dis et non ce que je fais. Ils étaient en contradiction avec leur propre livre saint (la Bible).

La lutte de Kimbangu est celle d’envoyé de Dieu le Père pour sortir les Noirs des servitudes des colonialistes.

Les malades de tout genre quittèrent les hôpitaux, pour aller se faire guérir chez le nègre Simon Kimbangu dans le village de N’Kamba.

Revenons un peu en arrière. Deux jours avant qu’il se rende aux autorités coloniales, il dit à la grande foule des adeptes à Mbanza-Nsanda le samedi 10 septembre 1921 : Mes frères, l’esprit est venu me révéler que le temps de me livrer est arrivé.

Avec mon arrestation commencera une période terrible des persécutions pour moi-même et pour un grand nombre de personne.

Il faudra tenir ferme, car l’Esprit de notre Dieu Tout-Puissant ne nous abandonnera jamais. J’ai été envoyé pour libérer le peuple kongo et la race noire du monde.

Le Kongo sera libre et l’Afrique aussi. Mais les décennies qui suivront la libération de l’Afrique seront terribles et atroces.

Car tous les premiers gouvernants de l’Afrique libre travailleront au bénéfice des Blancs. Un grand désordre spirituel et matériel s’installera.

Les gouvernants de l’Afrique entraîneront, sur les conseils des Blancs, leurs populations respectives dans des guerres meurtrières et s’entretueront.

La misère s’installera. Beaucoup de jeunes quitteront l’Afrique dans l’espoir d’aller chercher le bien-être dans les pays des Blancs. Ils parleront toutes les langues des Blancs.

Parmi eux, beaucoup seront séduits par la vie matérielle des blancs.

Ainsi, ils deviendront la proie des Blancs. Il y aura beaucoup de mortalité parmi eux et certains ne reverront plus leurs parents.

Continuer à lire la Bible. A travers ses écrits, vous arriverez à discerner les actes de ceux qui sont venus apporter ce livre et les écrits ou principes moraux contenus dans ce livre.

Il faut qu’un voleur soit saisi avec l’objet qu’il a volé. Nous aurons notre propre Livre Sacré, dans lequel sont écrites des choses cachées pour la race noire et les peuples du Kongo.

Un enseignant viendra avant mon retour pour écrire ce Livre. Il sera combattu par la génération de son temps, mais petit à petit, beaucoup de gens comprendront et suivront son enseignement. Pourquoi tuer votre prochain et espérer rester en vie et pour combien de temps ?

La génération du Kongo perdra tout. Elle sera embrouillée par des enseignements et des principes moraux pervers du monde européen.

Elle ne saura plus les principes maritaux de ses ancêtres. Elle ignorera sa langue maternelle.

Alors je vous exhorte à ne pas négliger ni mépriser vos langues maternelles. Il faut les enseigner à vos enfants et à vos petits enfants.

Le lundi 12 septembre 1921 Kimbangu s’est rendu aux autorités coloniales sans aucune violence, il est arrêté et conduit à Thysville où il sera jugé par un tribunal militaire qui le condamne à la peine capitale.

Les missionnaires chrétiens catholiques avec leur Sainte Bible réclamèrent qu’il soit pendu dans l’immédiat en public pour servir d’exemple, que cela ne se répète plus. La peine fut commuée à perpétuité par le Roi des Belges.

Si la lutte pacifique de Simon Kimbangu était reconnue par les colonialistes en 1921, c’était la création de la première grande société multiraciale dans le monde.

Le Congo et la Belgique allaient être unis jusqu’à l’infini dans la paix des cœurs, car les Belges et les Congolais allaient servir l’intérêt commun sans plus parler de l’exploitation coloniale ni réclamer l’indépendance. La justice était faite.

Je relate brièvement cette histoire congolaise, pour dire que notre lutte, celle des hommes justes et de paix dans notre pays ne date pas d’aujourd’hui.

Malheureusement, nous manquons des historiens et des pédagogues pour transformer notre histoire en manuel scolaire pour qu’elle soit enseignée dans tous les niveaux de l’éducation moderne (de l’école primaire à l’université).

L’histoire qui ne sera pas enseignée aux Nations-Unies, à Paris, à Bruxelles ou à Washington comme l’a si bien dit Patrice Lumumba avant de verser son sang pour notre cause.

Je ne minimise pas les valeurs des diplômés universitaires congolais en matière d’histoire et autres.

Mais nous devons nous interroger à quoi servent ces diplômes, quand on évoque que la politique actuelle sans faire connaître à nos cadets et à nos enfants la réalité de notre histoire, même celle vécue par nous de l’époque coloniale jusqu’aujourd’hui.

Je dis nous, ceux des générations de 1930, 1940 et 1950 car beaucoup sont en vie et détenteurs de ces diplômes qui ruinent le pays depuis le lendemain du 30 juin 1960.

Comment les générations de 1960, 1970, 1980 et celles de 1990 peuvent-elles écrire l’histoire qu’elles n’ont pas vécue quand nous ne les balisons pas de la réalité ?

Voilà le risque qu’un jour l’histoire sera écrite par eux dans une coquille vide, car ces nouvelles générations congolaises se retrouvent à cause de nous, dans une confusion de l’histoire vraie de notre pays.

Alors, se libérer du néocolonialisme n’est pas pour bientôt.

Patrice Emery Lumumba s’explique en janvier 1960 à Bruxelles

J’ai 35 ans. Je suis né dans le territoire de Kata-Kokombe. C’est ainsi par exemple que mes parents sont des catholiques, ils se sont mariés religieusement à l’église.

Nous sommes quatre enfants, tous de garçons. Nous avons été élevés dans la doctrine catholique, toutes mes études primaires je les ai faites chez les protestants.

J’ai souvent lutté contre l’injustice. J’ai été profondément éduqué dans la doctrine chrétienne, j’avais ce sentiment, et mon père, ma mère m’ont toujours dit : « il ne faut pas être méchant, il faut toujours être bon envers les gens même quand on vous a frappé, il ne faut pas répondre », et alors je n’ai jamais compris dans ma vie pourquoi à l’école on nous enseignait toujours d’être bon, il faut la charité chrétienne, il faut l’amitié entre les hommes.

Comment on peut concilier l’instruction que l’Européen nous donnait à l’école, les principes de civilisation et de morale avec les actes que ces Européens commettaient vis-à-vis de la population noire.

Et c’est en faisant cette observation jour le jour, en comparant les principes qu’on nous enseignait, les actes que ceux qui nous enseignaient commettaient, je voyais chaque fois la contradiction.

C’est ainsi que j’ai commencé n’est ce pas à prendre de plus en plus conscience, que, alors j’ai commencé à étudier les révolutions à travers l’humanité, très souvent la révolution française, les causes qui ont été à la base de cette révolution, pourquoi ces gens se sont révoltés, pourquoi ils ont lutté pour la liberté, et j’ai compris que vraiment à travers toutes les révolutions, il y a un élément profond, c’est la lutte contre l’injustice, contre l’oppression.

Quelle bombe avait Lumumba pour faire peur aux Occidentaux ?

Lumumba écrit à son ami Emile Luhahi à Wembo Nyama

Stanleyville, mercredi 28 avril 1954

Mon cher Emile,

Vous m’avez demandé au sujet de mon avenir, de mes projets. J’ai trop de projet qui sont certainement concentrés et dirigés vers un seul idéal : avoir une formation poussée, toujours poussée, car pour moi, la richesse n’a aucune valeur.

Je préfère avoir une instruction suffisante que d’être un riche, ignorant.

Que je parte à l’université ou non, je dois me découper en quatre pour devenir un homme relativement instruit afin de servir ma patrie.

A l’école on ne me donne que les instruments – il m’appartient de bien utiliser ces instruments pour qu’ils me soient des auxiliaires précieux.

Quels sont ces instruments ?

Ce sont les rudiments du savoir qu’on nous a enseignés sur les bancs de l’école. Ces rudiments, nous devons maintenant les manier, les subtiliser, les raffiner pour obtenir un résultat supérieur à celui primitivement acquis.

Je vous affirme, mon cher Emile, qu’on peut devenir un vrai universitaire, c’est-à-dire acquérir une instruction quasi-universitaire – tout en restant chez-soi, tout en apprenant avec persévérance, avec méthode.

Je vous dis cela par expérience que j’ai acquise depuis une longue date.

Pour vous faire toucher la chose du doigt, je dois prendre mon propre exemple : quels sont mes antécédents scolaires ? Vous les connaissez certes.

Mais comment puis-je atteindre mon degré d’instruction actuel ?

C’est surtout grâce à mon effort personnel, à mon perfectionnement personnel, à ma persévérance.

Aujourd’hui même les Européens me qualifient d’un redoutable.

Un ami européen m’a dit un jour ceci : « Tous les milieux européens disent que Lumumba veut imposer sa supériorité intellectuelle tant aux Congolais que des Blancs ».

Cette idée et ce jugement proviennent par suite de brûlantes polémiques pour lesquelles je sors toujours victorieux.

Ici à Stan, tous les Congolais me prennent pour un magicien (ce qui est faux), les Européens me prennent pour un homme qui a fait des études supérieures.

Beaucoup d’Européens, entre autres mes chefs de service, affirment que je suis plus instruit que beaucoup d’Européens.

Je vous dis tout cela sans l’ombre de prétention ou de vantardise (sic), mais il est nécessaire à ce que je vous le dise parce que je vous prends pour un de mes amis intimes, afin que vous puissiez vous faire une idée exacte et apprécier le perfectionnement personnel et continu est nécessaire à tout être qui veut arriver à quelque chose ici-bas.

Comme vous le savez depuis l’année passée, il est toujours question pour moi de poursuivre un enseignement universitaire.

J’ai été admis à l’Université de Kimwenza suite à l’arrangement de Monsieur Clément, mais cela n’a pas pu encore se réaliser par suite de ma situation matrimoniale parce qu’il n’y a pas encore de logement pour étudiants mariés – à moins que je divorce pour devenir célibataire !!! Ce qui ne sied pas bien (sic).

C’est problématique ! De toute façon je ne perds pas confiance.

Ou bien j’irai à l’Université, ou bien je ferai des cours par correspondance pour le même genre d’études, c’est ce que j’ai déjà commencé (depuis le début de ce mois) au Centre d’Etudes Supérieures de Bruxelles.

Merci beaucoup pour les journaux, je les ai reçus. Je vous enverrai ma souscription pour un abonnement d’un an.

Envoyez-moi toujours les journaux par avion. Voilà ce qu’on ne connait pas de Lumumba.

L’appeler Héros national pour avoir été assassiné suite à notre souveraineté ne suffit pas.

Explorons aussi les provenances de sa force, car les colonialistes et les néocolonialistes ont peur que cette force habite nos esprits pour l’avenir de notre nation.

Révisons nos diplômes universitaires et autres par rapport à la détermination de Lumumba en 1954, car ils font de nous des hommes sans notion de l’histoire en se laissant téléguidés par les coupables de notre misère.

Le peuple doit sortir de l’obscurité

Est-ce qu’il nous faut 400 partis politiques pour reconquérir notre souveraineté nationale ?

Comment le peuple ne comprend toujours pas les raisons des martyres de nombreux nationalistes assassinés par les néocolonialistes avec la complicité occidentale ?

Comment le peuple se laisse manipuler par les coupables de leur misère qui ont implanté ces nombreux partis politiques de la soi-disant opposition démocratique ?

Le peuple congolais est-il vraiment voué au changement ?

Se bat-t-il vraiment pour son avenir ?

Des questions apparemment sans réponses !

Je parlerai plutôt d’un peuple désertique, dans la mesure où il compte pour son futur aux mêmes destructeurs de notre pays.

Un peuple impuissant de dire NON aux faux opposants et à leurs partis, alors que ce sont eux qui sont à la base de notre misère et ils le seront toujours.

En tout cas le peuple a le devoir de dire aux néocolonialistes et leurs héritiers « notre désespoir c’est vous ».

Parce qu’après tout, ils font la politique juste pour piller le pays des avoirs qui allaient nous rendre tous heureux.

Le peuple doit rappeler à ces néocolonialistes et leurs héritiers, qu’au 30 juin 1960 il y avait des écoles, des hôpitaux, des routes, l’abondance alimentaire, etc…bref, l’appareil social et économique fonctionnait pour la prospérité de toutes les futures générations.

Et voilà jusqu’au 17 mai 1997, 37 ans après, le mobutisme (néocolonialisme) nous a dépouillés de toutes les infrastructures indispensables à notre développement, émancipation mentale et bien-être.

Ainsi, aux jeunes qui n’ont pas connu Lumumba, ceux à qui est cachée notre histoire, sachez qu’on n’est pas seulement intellectuel lorsqu’on dispose d’un diplôme universitaire.

Ce n’est pas en ayant une connaissance approfondie de l’histoire et la géographie occidentale qu’on est vrai intellectuel.

Je voudrais tirer l’attention de nos jeunes, que bon nombre de chercheurs universitaires européens n’ont aucune idée de notre pays, pour ne pas mêler toute l’Afrique.

Ils n’ont ni connaissance historique et encore moins géographique de notre pays.

Et lorsqu’ils parlent de notre histoire, c’est juste pour faire la rhétorique de diverses guerres tribales qui sévissent depuis des décennies.

De la géographie, c’est celle des ressources minières tant convoitées (cuivre, cobalt, or, diamant, coltan, uranium, …) reposant sous les pieds d’un peuple misérable alors propriétaire d’une immense terre fertile sans besoin d’engrais chimiques, d’une vaste riche forêt et des cours d’eau inépuisable.

Enfin, lorsqu’ils vont plus loin, ils parlent de Patrice Lumumba.

En effet, les Européens connaissent Patrice Lumumba et ce, parfois sans avoir fréquenté l’école.

D’ailleurs, tous les historiens européens et autres intellectuels le traitent avec dignité et considèrent son assassinat un tort quasi insurmontable pour la prospérité des Congolais.

Les Européens apprennent à leurs enfants et petits-enfants leur histoire comme pour dire plus jamais ça !

Ne dit-on pas que l’avenir croît sur les ruines du passé ?

Cela permet au peuple de ne jamais supporter un régime fasciste dans leur pays.

Et on voit les dignitaires nazis et collaborateurs, poursuivis jusqu’à ce jour depuis presque 65 ans après la seconde guerre mondiale.

Tout ceci rentre dans le cadre de « plus jamais ça ! » et c’est très instructif pour les générations futures.

Au Congo cependant, ce sont les assassins du peuple et de la nation qui se présentent librement en démocrates.

Et comme pour dire que le pays leur appartient, on voit des criminels de droit commun et de guerre dans les activités politiques publiques.

Ce qui rappelle le « Collège des Commissaires Généraux » la base du néocolonialisme et des assassinats de la CIA contre les lumumbistes et de la destruction du pays depuis septembre 1960.

Nous devons être comme des Européens, connaître la vraie histoire de notre pays, les raisons de notre lutte depuis la confiscation de notre souveraineté par le néocolonialisme le 5 et 14 septembre 1960, la vraie signification du néocolonialisme, qui sont les néocolonialistes et leur rôle.

Le pays est en train de mourir à cause des manœuvres colonialistes.

Les colonialistes veulent nous imposer une nouvelle forme de domination, un néocolonialisme c’est-à-dire une domination par l’intermédiaire de nos propres frères traîtres, corrompus, les réactionnaires de la bourgeoisie.

Le pays est tombé entre les mains d’une caste qui ne cherche qu’à s’enrichir d’une manière scandaleuse, rapide, révoltante, impitoyable au détriment des intérêts du peuple qui continue à mourir de faim et à être privé de ses droits les plus élémentaires.

Nous devons nous désillusionner d’attendre notre bonheur de l’extérieur.

Au contraire le bonheur d’un peuple doit se fonder sur son effort intérieur *.

Pierre Mulele le 9 juin 1963

Il n’est pas un pêché ignorer l’histoire de Napoléon, de Jules César, la frontière entre la Grèce et la Turquie, car beaucoup d’Européens croient que le Congo a les frontières communes avec le Sénégal, le Tchad et le Nigéria.

Il nous est impérieux de s’intéresser avant tout de notre propre histoire et de dire un grand NON à tous ceux qui sont pointés du doigt comme coupables de notre misère, des cambrioleurs publics.

Par exemple à tous ceux qui sont cités ouvertement dans les biens mal acquis et les assassinats par leur propre conférence néocoloniale, qui, pour tromper le peuple, a été baptisée conférence nationale souveraine sans souveraineté.

Voilà pourquoi, chaque néocolonisé doit être la lumière appelée à confondre les adeptes du mal dans notre pays, car les retournements actuels ainsi que leurs acteurs ne trouvent leur notion que dans la logique de perpétuer le néocolonialisme (le mobutisme) par l’entremise de la soi-disant démocratie des accords de Sun City, qui veut nous faire croire à la liberté de notre peuple, alors que c’est la résurrection du néocolonialisme mort le 17 mai 1997.

Si le peuple rejetait en bloc cette manœuvre, en restant sur la voie tracée par Mzée Kabila contre la soumission étrangère, ce serait la victoire sur le néocolonialisme, car notre jeune peuple qui n’a pas connu Simon Kimbangu, Patrice Lumumba, Pierre Mulele et beaucoup d’autres nationalistes assassinés sur ordre de la CIA, a vécu de ses propres yeux la réalité de la lutte de Mzée Laurent Kabila, qui est gage d’un futur radieux pour notre nation.

Pour les jeunes qui crient Pierre Mulele criminel, qu’ils sachent que les Européens et le reste du monde se moquent de nous car c’est l’une des preuves que les Congolais ignorent l’histoire de leur pays. Pierre Mulele a vécu publiquement au Congo après le 30juin 1960, que 75 jours.

Ministre de l’Education Nationale de Lumumba, ils ont été révoqués ensemble illégalement par le Président Kasa-vubu le 5 septembre 1960.

Il fut le plus recherché des fidèles de Lumumba après le 14 septembre 1960 par la CIA, la Belgique, Mobutu, Bomboko et Nendaka.

A l’arrestation de Lumumba, il parvient à rejoindre Gizenga, Gbenye et le Général Lundula à Stanleyville.

Ensuite, il est désigné ambassadeur des nationalistes au Caire en Egypte chez le Président Abdel Gamal Nasser Chef de fil des Africains contre l’impérialisme.

Pendant la grande rafle des lumumbistes à partir du début 1963 au Congo, alors que Gizenga était en prison à Bulambemba, Gbenye et les autres à Brazzaville, Pierre Mulele se rendit en Chine Populaire (Chez Mao) pour la formation d’insurrection paysanne.

A l’époque la Chine Populaire n’avait pas des relations ni diplomatiques ni économiques ni culturelles avec l’Occident et les Nations Unies, excepté la Suède.

Après la formation, il rejoignit clandestinement le Kwilu où il déclencha l’insurrection paysanne contre le néocolonialisme le 1er janvier 1964, le dialogue étant impossible avec les néocolonialistes armés et soutenus par l’Occident. 60% du pays sont libérés.

Les néocolonialistes et assassins des nationalistes attrapés, sont exécutés publiquement avec l’approbation du peuple, il n’y avait jamais d’assassinats secrets.

C’est le peuple lui-même qui dénonçait les néocolonialistes et leurs collaborateurs dans les territoires libérés. Alors que la libération de Léopoldville était proche, les armées américaine, belge et des mercenaires blancs avec à leur tête le Colonel Belge Van Del Wald agressent le 24 novembre 1964 les territoires libérés en massacrant plus de 200.000 paysans armés des flèches, machettes, bâtons, lances, des fusils pupu et quelques soldats de l’ANC qui avaient rallié l’insurrection. Le monde entier condamna le génocide de Van Del Wald, sauf l’Occident.

Ainsi, l’Assemblée Générale de l’ONU exigea son expulsion du Congo et il fut rappelé en Belgique avant fin décembre 1964.

Voilà ce que les jeunes Congolais ne connaissent pas.

La propagande occidentale a transformé Pierre Mulele en criminel, alors que c’est Van Del Wald qui est le criminel des paysans Congolais.

De même ceux qui disent que Laurent Kabila est criminel du peuple congolais dans la guerre de l’AFDL contre Mobutu.

Voilà une autre propagande néocoloniale, il n’y avait pas des morts des civils congolais dans cette guerre en dehors entre soldats de part et d’autre à Kisangani et Kenge.

Les morts civils étaient des Hutus tués par les Tutsis avec leur haine, dont l’ONU criait au génocide.

Mais ces mêmes Hutus sont massacrés officiellement aujourd’hui à l’Est du Congo par des armées néocoloniales de Paul Kagamé et Joseph Kabila avec la complicité de l’ONU.

Ceux qui qualifient M'zée Laurent-Désiré Kabila de criminel, ce sont des mobutistes oubliés par leur pouvoir néocolonial actuel qui règne dans notre pays.

C’est ça la vérité.

Pour que la RDC soit dirigée avec espoir

Dans un pays sans vocation égalitaire, si l’on veut réellement la réussite nationale il serait mieux de s’adapter à un régime présidentiel sans premier ministre : la Présidence de la République, le Parlement et le Sénat suffisent.

L’expérience du pouvoir congolais en 1960 devrait nous servir de leçon, si vraiment on a la volonté de faire de notre pays un espoir pour toutes les générations futures, car le système imposé par les colonialistes peu avant l’indépendance et qui porta Lumumba de former le premier gouvernement congolais, était porteur de la confusion des pouvoirs d’Etat.

De l’oppression politique coloniale sans culture de la démocratie occidentale, les Belges obligèrent un gouvernement d’union nationale où les vainqueurs et les vaincus politiques congolais se sont retrouvés ensemble pour gouverner.

Ainsi, on avait vu un gouvernement constitué des nationalistes et des anti-nationalistes (pro haute finance étrangère).

Il est vrai qu’il y avait des évolués ou immatriculés congolais, des Noirs qui s’intégraient au statut des Européens avant l’indépendance.

Ce qui est à savoir, qu’il n’y avait pas parmi ces immatriculés des riches à travers leurs salaires, bien qu’ils avaient des belles maisons à crédit de fond d’avance, des voitures, mangeaient à leur faim et leurs enfants étudiaient dans des écoles européennes de la colonie.

Toutefois l’alimentation était à la portée de tous les habitants (blancs et noirs) du Congo-Belge.

Ce sont ces hommes sans assez d’argent qui se disputèrent les premières élections politiques congolaises pour devenir Députés nationaux, Sénateurs et Députés provinciaux.

Le chemin pour trouver l’argent de leurs campagnes électorales, était celui de la corruption coloniale.

Seuls les partis nationalistes échappèrent à cette corruption, MNC/L suivi du PSA d’Antoine Gizenga, du CEREA d’Anicet Kashamura, l’Association Balubakat de Janson Sendwe et la Coalition Kasaienne.

Le MNC/L remporta ces élections législatives avec ses alliés (PSA, CEREA, Balubakat et la Coalition kasaienne) car d’aspiration nationaliste.

L’argent de propagande nationale du MNC/L provenait de la vente des cartes des membres adhérant en masse dans le parti, comme aussi pour ses alliés.

Par contre, les partis opposés aux nationalistes, donc le PNP avec Boliya, Delvaux, Dericroyard et certains chefs coutumiers, CONAKAT de Moïse Tchombe, PUNA de Jean Bolikango, MNC/K d’Albert Kalonji et l’Union Tribale des Mongo (UNIMO) de Bomboko leur propagande était soutenue par la haute finance étrangère. Tandis que l’ABAKO à vocation séparatiste et fédérale, s’était autofinancé par la vente des cartes de membre uniquement aux originaires de l’ethnie Bakongo du Bas-Congo.

En réalité, il n’y avait aucune raison que le premier gouvernement congolais soit de l’union nationale, car il y avait une coalition des vainqueurs de même conviction.

Ce gouvernement était constitué des incorruptibles sous la direction de Lumumba et des corrompus sous la direction de Bomboko et Delvaux.

Le ministre des affaires étrangères fut Bomboko sur proposition des Belges, en cas de refus, ils bloqueront les avoirs financiers congolais au premier gouvernement.

Lumumba céda pour garantir l’unité nationale.

La plaidoirie de Lumumba dans les deux Chambres réunies le 9 août 1960, ainsi que toutes les manœuvres de la Maison Blanche, la CIA et la Belgique pour renverser Lumumba, l’arrêter et l’assassiner, prouvent comment l’Occident a organisé le néocolonialisme au Congo.

Dans le régime présidentiel du type américain, quelque soit leur méfait contre notre nation depuis 1960, éviterai une telle confusion politique.

Car le Président est élu au suffrage universel direct par le peuple et forme son gouvernement sans besoin d’une majorité parlementaire.

Bien qu’il a le pouvoir de mener sa politique intérieure et extérieure, il est quand-même sous contrôle des parlementaires et sénateurs pour que certaines décisions soient appliquées.

Ils ont le pouvoir de refuser un membre du gouvernement ou un haut fonctionnaire désigné par le Président de la République, s’il ne répond pas aux critères de bonne moralité et qualité par rapport à sa vie et son passé.

C’est ça la gouvernance que notre pays a nécessité en rayant la fonction du premier ministre, car chaque candidat Président se présentera à l’élection avec son Vice-président.

Si le Congo de 1960 était organisé à ce modèle, on n’allait pas connaître le drame d’aujourd’hui et Kasa-vubu ne pouvait pas être élu Président au suffrage universel par le peuple.

C’est Lumumba qui allait l’être avec Gizenga comme son Vice-président.

De même le Parlement et le Sénat allaient être dirigés par des nationalistes.

Les Belges savaient la finalité du Congo indépendant.

Aux intellectuels Congolais

Si le défunt nationaliste Thomas Kanza est le plus fameux diplômé congolais d’université au 30 juin 1960, il y a aujourd’hui un nombre considérable des universitaires congolais diplômés des plus célèbres universités du monde entier.

Nous avons lu des millions de volume des livres de toutes sortes dans les plus prestigieuses bibliothèques de l’Occident, de l’ex-bloc soviétique et de l’Asie.

Nous avons défendu des multitudes des thèses pour nos titres académiques, mais à cause du néocolonialisme mobutiste, nous étions privés de valoriser nos capacités sur le sol fertile de notre nation qui a énormément besoin de bonnes semences pour produire les meilleures récoltes.

Il avait été révélé à l’époque, il y a de cela 16 ans, c’était au colloque sur les perspectives de la coopération entre la Belgique et le Congo alors Zaïre, organisé à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) le 8, 9 et 10 octobre 1993, qu’il y avait beaucoup d’intellectuels Congolais (Zaïrois) qui vieillissent en Europe sans avenir ni servir le développement de leur pays.

Si nous lisons des millions de volume des livres ensemble aux Européens pour devenir intellectuels au même niveau dans leurs universités, il y a quoi qui nous manque pour servir notre pays comme eux font pour le développement de leurs pays et aussi de comprendre par où était arrivé le néocolonialisme dans notre nation et qui sont des compatriotes qui se sont battus contre ce régime néocolonial avec dévouement depuis son implantation officielle en septembre 1960 ?

Que faisons-nous pour se débarrasser du mobutisme érigé en doctrine d’immoralité qui continue sa mission d’abrutissement de notre peuple au pays et à l’étranger sereinement, car beaucoup d’intellectuels Congolais croient que ceux-là mêmes qui nous ont conduis dans cette situation depuis leur Collège des Commissaires Généraux de Mobutu les aideront à reconstruire ce qu’ils ont détruit avec Mobutu en septembre 1960 et 24 novembre 1965 avec la création de leur MPR en 1967.

Si des intellectuels Congolais de l’étranger, je vois ici par exemple ceux qui avaient participé à ce grand colloque d’octobre 1993 à Bruxelles car il y avait beaucoup dont l’âge variait entre 40 et 55 ans, moi-même j’y étais à l’âge de 43 ans, n’ont encore rien compris jusqu’à ce jour, comment nos compatriotes de l’intérieur comprendront la signification d’un régime néocolonial ?

Aux nombreux intellectuels de l’intérieur, formés dans des exigences néocoloniales les plus destructives, personne n’ignore que nous étions victimes de la malformation intellectuelle par la grande école d’immoralité mobutiste qui nous a fait croire qu’il faut devenir voleur pour réussir sa vie dans notre pays.

Oubliez-vous ce chapitre de l’évangile de Mobutu : yiba esika nayo ya mosala, kasi yiba moke, tonga ndaku, ezali ndaku nayo « vole dans ton lieu de travail, mais pas beaucoup, construit la maison, c’est ta maison ».

Ceci n’est qu’un rappel à notre peuple (intellectuel ou pas), qui, incroyablement se laisse entre les bras des grands voleurs qui ont partagé publiquement notre patrimoine national avec Mobutu jusqu’au 17 mai 1997, patrimoine qui allait garantir le bien-être pour nous tous comme veut la doctrine lumumbiste.

Et, à cause toujours de ce néocolonialisme, la très grande majorité d’entre nous vieillissent dans des conditions sociales les plus déplorables de l’humanité sans droit d’avoir un logement, d’avoir droit aux soins de santé qui prolongent la vie, d’avoir un travail bien rémunéré, de quitter l’humiliante charité étrangère, de faire étudier nos enfants avec dignité pour qu’ils deviennent des hommes honnêtes dans la gestion de notre riche pays, etc…

Nous devons savoir qu’une autre technique néocoloniale consiste de maintenir le peuple dans la mendicité publique auprès de ces mêmes néocolonialistes qui ne songent pas et ne songeront jamais à l’amélioration de notre condition sociale.

A notre peuple : chômeurs de carrière, fonctionnaires, ouvriers, paysans, chégues, Congolais de la diaspora, etc…, comme déjà souligné, nous ne pouvons en aucun cas s’incliner devant les mobutistes (les néocolonialistes) et leurs alliés. Sachons que l’actuel néocolonialisme, est même pire que celui qui a été renversé le 17 mai 1997.

Vœux pour l’année 2010 aux Congolais

Cette année doit être celle de la grande conscience pour l’avenir de notre peuple avant hier victime de l’esclavagisme ; hier du colonialisme ; une journée de la souveraineté arrachée le 30 juin 1960 par la lutte ; ensuite c’est le coriace néocolonialisme plus que l’esclavagisme et le colonialisme jusqu’à ce jour.

Nous devons refuser les vœux de ‘‘bonnes fêtes et heureuse année’’, car nous pensons à la tradition ancestrale selon laquelle une famille en deuil ne se réjouit pas d’une fête devant leur mort ni avant ni après l’enterrement, donc jamais avant le bain de consolation.

Ceux qui se réjouissent de la fête pendant que leur mort n’est pas encore enterré sont traités des sorciers sans avoir besoin de consulter un fameux voyant. Le néocolonialisme (mobutisme) hérité par Joseph Kabila est notre seul mort, un cadavre familial qui n’est pas encore enterré et dont on ne connaît pas le jour de son enterrement.

Se laisser dans la joie pour cette nouvelle année 2010 sans avant tout enterrer ce cadavre familial, ferait de nous les sorciers et complices de la croissance de notre souffrance. Continuerons-nous donc de vivre avec le libabe (avec la malchance) jusqu’à quand et jusqu’où ?

C’est pourquoi nous voulons que cette année 2010 soit celle qui va nous conduire sur la route du cimetière pour enterrer notre mort (le néocolonialisme) définitivement avant qu’il ne pourrisse en public, sinon il nous apportera une grave épidémie car il est mort avec de nombreuses maladies contagieuses, que les laboratoires des médecines modernes les plus développées n’ont pas encore identifiées. Mais les principales sont :

1- Les crimes contre : l’humanité, le travail, la justice, l’enseignement, l’éducation familiale, la santé publique, le progrès de l’homme, l’agriculture, les minerais, les infrastructures de transport : aérien, fluvial, routier et ferroviaire, l’industrie, etc…

2- Les favoritismes : de la dictature, du vol, de la corruption, de la prostitution politique et juvénile, d’adultère, du non respect de bonnes mœurs, du mensonge, d’arrestations arbitraires, d’assassinats, etc…

L’obstacle majeur de notre plus haut désir (le bien-être dans le développement) c’est l’association de nombreux partis politiques néocolonialistes de la doctrine du mobutisme qui ce sont emparés de ce haut désir contre leur système de l’esclavage et du colonialisme, en faisant croire que c’est le même principe qu’en Occident qui gouverne notre pays.

Pour cette année 2010, soutenons des hommes sans aucune discrimination raciale, qui vont libérer le pays de l’injustice et servir le haut désir du peuple (le bien-être).

Menons cette lutte avec perception des valeurs humaines comme dans les pays, dont nous envions les aspects d’intérêt commun : santé, éducation, logement, alimentaire, économique, culturel, sécurité, etc…et de s’adapter à une démocratie qui tient compte à nos valeurs ancestrales pleines de respect entre les êtres humains sans égoïsme que cet esclavage néocolonial nous impose depuis le lendemain du 30 juin 1960.

Ce cadavre mort le 17 mai 1997 après avoir infecté le peuple de certaines maladies contagieuses, a été gardé dans la morgue jusqu’au 16 janvier 2001 pendant que le travail de désinfection de notre peuple s’effectuait avec résolution. Voilà que cette thérapie collective s’est arrêtée le 16 janvier 2001, car nous nous sommes trompés du médecin. Heureusement les médicaments appropriés ne s’épuiseront pas dans des pharmacies modernes.

Aux soldats congolais : le 5 juillet 1960, vos aînés avaient désobéi aux ordres des officiers colonialistes. Ils avaient compris qu’ils servaient la répression contre leurs frères du sang.

Pour cette année 2010, rangez-vous publiquement ensemble avec des policiers aux côtés du peuple contre le néocolonialisme. Vous devez désobéir aux ordres des officiers néocolonialistes, ce geste vous alignera à la reconquête de notre indépendance nationale. Voilà chers compatriotes notre message commun pour cette nouvelle année 2010.

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lundi 21 décembre 2009

Verbatim du néocolonialisme au Congo-Kinshasa

Les projets fondamentaux de notre pays comme voulait Patrice Lumumba était d’avoir un pouvoir responsable d’utiliser notre sol et son sous-sol pour servir le bien-être du peuple du grand Congo souverain.

M'zée Laurent-Désiré Kabila, Patrice Emery Lumumba et Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Wa za Banga

Il n’était nullement question de s’endetter à la haute finance étrangère ou d’être des mendiants. Aujourd’hui, les gens qui insistent de s’endetter au nom de notre pays, doivent savoir que nous n’ignorons pas l’histoire qui a conduit notre peuple dans la tragédie actuelle.

Il n’est donc pas opportun d’évoquer cette délicate question maintenant. Mais nous devons utiliser nos ressources humaines, minérales, énergétiques et agricoles d’une manière pacifique, attachés que nous sommes aux principes des idéaux nationalistes de Patrice Lumumba en 1960 et renouvelés par Mzée Laurent Kabila le 17 mai 1997.

Il convient, en outre, de mentionner que c’est Mzée Laurent Kabila qui a chassé le dictateur Mobutu du pouvoir qui a détruit notre nation pendant 37 ans.

Ensuite nous avons découvert plusieurs éléments, mais il est encore trop tôt pour en révéler la teneur. Quelques soient le complot néocolonialiste de Sun City en Afrique du Sud, les nationalistes (lumumbistes-mulelistes) avons salué l’élection de Joseph Kabila à la magistrature suprême du pays avec le désir de revenir sur la voie tracée par Mzée Laurent Kabila le 16 mai 1997 jusqu’à son assassinat et nous avons cru au soutien d’Antoine Gizenga à son élection.

Nous avons pensez qu’avec un Président né et grandi dans le maquis lumumbiste pendant la dure période de la répression néocoloniale, ensemble à un Premier ministre survécu de cette répression néocoloniale depuis le 5 septembre 1960, que c’était vraiment la résurrection de Patrice Lumumba.

En plus, toutes les qualifications sur la nationalité du Président que certains Congolais ont créées ne nous pousseront jamais d’accepter qu’il n’est pas notre compatriote, car Adrien Kanambe son père biologique est notre camarade nationaliste qui a combattu le colonialisme belge dans le rang de la jeunesse du MNC_L aux côtés de Nicolas Olenga à Bukavu jusqu’à la victoire des nationalistes qui a porté Patrice Lumumba au pouvoir.

Persécuté comme les autres nationalistes en 1963 sur tout le territoire national par la CIA, Kasa-vubu, Adoula, Mobutu, Bomboko et Nendaka, le camarade Adrien Kanambe se refugia à Usumbura capitale du Burundi et reprit le combat contre le néocolonialisme au début de 1964 aux côtés de Gaston Soumialot, Nicolas Olenga et Laurent Kabila dans l’armée muleliste jusqu’à libérer plus de 60% du pays avant que les armées et mercenaires de l’OTAN agressent le Congo pour rétablir le néocolonialisme sur l’ensemble du pays.

Le camarade Adrien Kanambe est mort sur le champ de bataille de Moba II en 1985 après 20 ans de lutte armée contre le néocolonialisme.

Tandis que son père adoptif le camarade Laurent Kabila par l’infidélité de son épouse Sifa qui était tombée grosse de Joseph et Jeannette dans son travail de prostitution pour gagner l’argent dans le maquis des révolutionnaires célibataires, le très long parcours de la lutte de camarade Laurent Kabila contre le néocolonialisme de 1960 au 16 janvier 2001 n’est plus à justifier, car il est largement connu de tous.

Mais il est à rappeler ici, avant que Sifa devienne épouse légitime de Laurent Kabila dans le maquis, elle fut dans son métier de prostituée la cliente publique d’Adrienne Kanambe.

Même mariée, elle a poursuivi clandestinement son métier dont Joseph Kabila est né photocopie conforme de notre camarade Adrienne Kanambe.

Voilà ce qui est vraie dans l’histoire de la filiation de Joseph Kabila, et il peut être appelé sans aucune contestation Joseph Kabila Kabange Kanambe.

Par contre nous avions souhaité qu’une seule chose, l’application avec dévouement de tous les principes des idéaux républicains, nationalistes et populaires, tels que souhaités par notre misérable peuple qui a porté Joseph Kabila et Antoine Gizenga au sommet de l’Etat.

Nous n’avions aucune intention de vengeance contre les crimes économiques, sociaux, culturels et humains commis par les néocolonialistes (mobutistes) dans notre pays depuis 1960, qui d’ailleurs se retrouvent tous dans le pouvoir de Joseph Kabila par la complicité occidentale du néocolonialisme depuis 1960 contre la souveraineté congolaise.

Mais nous ne permettrons pas aux néocolonialistes de nous empêcher d’accéder aux maillons de la justice populaire grâce auxquels nous serons en mesure de savoir pourquoi notre nation était sauvagement exploitée du 5 septembre 1960 au 17 mai 1997, ainsi que les vraies raisons d’assassinat de M'zée Laurent Kabila.

Nous l’avons dit, et le dirons toujours : ce que des hommes ont pu réaliser hier, ils seront capables de le refaire aujourd’hui comme demain, même détruit par les néocolonialistes qui sont revenus comme s’ils n’ont rien fait contre notre nation et notre peuple depuis 1960.

Depuis que Lumumba nous a délivrés du colonialisme le 30 juin 1960, les cabales n’ont cessé de se tisser contre notre peuple dont l’assassinat de M'zée Kabila en janvier 2001.

Au fur et à mesure que nos efforts au service de la nation s’intensifiaient pour vaincre le néocolonialisme, les conspirations devenaient plus violentes, plus acharnées.

Nous sommes conscients de leur gravité et nous en tenons comptes. Comme il y avait un manquement au sein des nationalistes, nous avions fait preuve de confiance et détermination à travers cette occasion de jeune Kabila et de vieux Gizenga, certes en souhaitant l’apport de tous ceux qui détiennent le secret des erreurs des nationalistes depuis 1960 et qui sont encore en vie comme Christophe Gbenye, Gaston Soumialot, Tupa Edouard, Maliyani Rigobert, Yerodia Ndombasi, Abraham Yambuya, Benoît Lukunku, Ismaïl Tutwemoto, Séverin Kabwe, Umba Johnson, Edouard Sumbu, Martin Kasongo, Zénon Mibamba, etc…ainsi que les jeunes nationalistes ayant compris la nécessité de la refondation congolaise contre le néocolonialisme qu’avait imprimée le Président M'zée Laurent Kabila du 16 mai 1997 au 16 janvier 2001 le jour de son assassinat pour avoir refusée la soumission étrangère contre nos intérêts.

Donc, la réconciliation doit être avant tout entre les vrais nationalistes congolais du passé et du présent, et non se laisser pénétrer par les néocolonialistes qui ne changeront jamais leur esprit de la doctrine néocoloniale du mobutisme. Voilà comment vaincre le néocolonialisme.

Aujourd’hui, si nous entendons par juste solution les manœuvres néocoloniales de Sun City, je vous dirai que nous ne l’accepterons jamais, car c’est notre capitulation avec au sommet de l’Etat un jeune Président de la République né dans le maquis nationaliste et un Premier Ministre ayant été isolé pendant 46 ans par les néocolonialistes.

Malheureusement les deux ont été absorbés par des anciens et nouveaux réactionnaires de la bourgeoisie néocoloniale mobutiste jusqu’à ce que le vieux Gizenga a démontré qu’il n’a jamais été nationaliste de l’idéal lumumbiste et que l’appellation Parti Lumumbiste Unifié (PALU) n’est qu’un leurre pour étouffer ce qu’il a toujours été réellement, car certains vieux qui ont été avec lui en 1960-1962, le définissent un vrai faux lumumbiste.

En laissant la charge du Premier ministre de son petit-fils Joseph et céder la place à la coterie tribale directe sans ne rien faire de positif même pour les Bapende ou à Bandundu dans son ensemble, justifie qu’il est un réactionnaire de la bourgeoisie.

Malgré que le nationalisme congolais est victime des complots occidentaux qui créent sans arrêt des traitres dans l’alliance qui avait vaincu le colonialisme au Congo en 1960, notre peuple exploité par le néocolonialisme depuis le 5 septembre 1960 , avait accepté sans condition cette paix voulue par les USA, la Belgique, l’Angleterre, la France, l’Allemagne, le Portugal, le Canada, l’Italie, les Pays-Bas, l’Espagne, le Japon, l’Afrique du Sud, etc…pour le seul mérite qu’elle a donné l’occasion aux nationalistes qui n’ont jamais trahi, de faire le bilan des trahisons depuis 1960 jusqu’à l’assassinat de M'zée Laurent Kabila et de la résurrection du mobutisme après cet assassinat.

Nous ne voulons pas minimiser la grandeur de ces pays, ni sous-estimer leur importance à l’échelle internationale. Notre souhait est de voir ces pays considérer les droits des Congolais d’un autre point de vue que celui de continuer à soutenir le néocolonialisme, la sous-traitance du colonialisme.

Que leurs rapports avec notre nation et notre peuple se transforment positivement à l’égard de nos droits et intérêts tout en tirant leur profit loyalement.

Nous encourageons tous les étrangers qui essaient de progresser d’un stade à un autre dans la compréhension des problèmes réels de notre nation et de notre peuple.

Mais, en prodiguant ces encouragements, nous ne voulons pas qu’un étranger fixe nos droits à notre place et les Congolais aussi doivent savoir prendre leur responsabilité avec beaucoup plus de conscience pour leur avenir.

Ce point de vue est le souhait des nationalistes depuis l’indépendance, c’est pourquoi nous devons déclarer toujours avec franchise à toutes ces puissances qu’un large fossé sépare leur point de vue d’une juste solution de la question congolaise dont la mort de Simon Kimbangu, les assassinats de Patrice Lumumba, Pierre Mulele et récemment M'zée Kabila.

Ceci est la voie de la concorde entre notre peuple et le reste du monde.

L’Africain face à son identité

L’Africain ne doit plus être ignorant de sa souffrance et les raisons pour lesquelles cette situation se prolonge par suite des exigences politico-industrielles occidentales.

Dans l’enseignement qui est diffusé de nos jours, le silence est de rigueur pour obéir au paternalisme qui est une sorte de grande corde autour de la gorge.

Seule l’histoire vraie de l’oppression, la persécution et l’exploitation sauvage de l’Afrique écrite par nous-mêmes les victimes pourra être l’arme la plus efficace de toutes les générations africaines pour sortir de l’ignorance et tracer les lignes de notre lutte pour la souveraineté.

Nombreux sont ceux qui connaissent le jeu de damier et l’auront sans doute pratiqué au moins une fois.

Le damier et les pions n’ont aucun raisonnement ni conscience de leur présence dans les loisirs mondains.

Pour que les pions puissent se déplacer pendant le jeu il faut toujours qu’il y ait deux joueurs opposés munis des yeux, des doigts et des idées pour les manier ainsi d’aboutir à une victoire, une défaite ou un match nul.

Tous les pouvoirs coloniaux européens ont poussé leurs pions (administratifs, soldats, commerçants et missionnaires chrétiens) dans une seule direction : « pillage sans pitié de toutes les ressources de l’Afrique ».

Chaque fois que le peuple africain a voulu revendiquer ses droits face à la barbarie coloniale, il a été victime des massacres impunis même après la fameuse déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948.

Tous les Africains qui ont refusé de servir l’exploitation coloniale et qui ont voulu que le partage de nos richesses soit équitable avec les colonialistes, pour le bien-être des Africains et le reste du monde et se libérer du paternalisme occidental, ont été éliminés physiquement par la haute finance étrangère.

Les noms de Kimbangu, Matsua, N’Kruma, Lumumba, Sankara, Cabral, Moumié, Um Nyobe, Sékou Touré, etc… ne seront jamais chantés dans les propagandes occidentales comme les héros du pragmatisme de la tentative du bien-être africain du vingtième siècle, au contraire ils sont toujours diabolisés.

Par contre les noms des Africains qui ont servi ces pillages loyalement au détriment de leurs frères, les vrais vendeurs de l’Afrique à l’Occident, sont si bien repris dans les cantiques des propagandes qu’aux yeux du monde ils apparaissent comme des génies du bien-être des Noirs, pendant que la misère s’amplifie toujours davantage à cause de leur trahison.

Ces joueurs du damier africain pour faire progresser la terreur et la misère sur le continent noir avaient soutenu sans honte les Mobutu, Bongo, Eyadema, Savimbi, etc…jusqu’à instituer les assassinats, tortures, vols d’Etat entre les Africains un cercle des crimes impunis. Pire, ces manipulateurs des pions se disent chrétiens depuis bientôt 2000 ans et se félicitent encore d’être les signataires de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Si la liberté d’opinion et d’expression étaient reconnues à tous les êtres humains sans discrimination, les Africains devraient appeler cette déclaration du 10 décembre 1948 la « Déclaration Unilatérale des Droits de l’Homme », car ni avant, ni pendant, ni après cette déclaration, ils n’ont jamais joui de ces droits et nous sommes en grade de le démontrer avec certitude.

Voilà pourquoi l’Africain doit prendre conscience d’arrêter les pions et pour y arriver il faut stopper totalement les pousseurs. Dénoncer, écrire et crier contre les pions qui n’ont aucune conscience ni raisonnement de leur présence sur notre sol, tout en laissant tranquilles les paisibles pousseurs de ces pions, et pire encore en allant mendier chez eux pour sortir de la tragédie voulue par eux-mêmes, est une trahison qui condamne les Africains à vivre perpétuellement cette humiliation.

Le Bon Dieu ne nous délivrera pas de cette nouvelle domination qui est le néocolonialisme, car nous devons nous libérer nous-mêmes en reconnaissant que Dieu nous a donné aussi la capacité d’agir, pourquoi nous avons le cerveau ? La majorité d’Africains n’ont pas encore compris que les pousseurs des défunts pions Mobutu, Bongo, Eyadema, Savimbi, etc…créent leurs dauphins pour le même objectif : l’exploitation, le vol, la destruction, les fausses démocraties, etc… en Afrique au détriment des Africains.

En Occident les hommes travaillent sans arrêt ; les écoles de tous les niveaux fonctionnent sans interruption ; les hôpitaux, les petites, moyennes et grandes industries se modernisent chaque jour avec des nouvelles technologies ; sans parler de l’artisanat. Bref, chaque secteur de la vie occidentale milite pour le progrès d’une croissance qui existe déjà dans leur société.

Au même moment en Afrique les héritiers des pillards se comportent selon les désirs de leurs manipulateurs. Les écoles sont régulièrement fermées ; les hôpitaux disparaissent, l’artisanat détruit ; les petites et moyennes industries ruinées ; les grandes industries sont de véritables monuments improductifs ; les prix du café, cacao, coton, arachide, etc…sont fixés déloyalement par les joueurs du damier africain.

Cette situation a engendré un chômage qui atteint plus de 80% de population active en Afrique qui a même abandonné son agriculture traditionnelle en oubliant la dignité de nos ancêtres avant l’esclavage outre atlantique.

Les manipulateurs des africains créent et financent de nombreuses sectes religieuses en Afrique, les groupes de prières, au lieu d’encourager la production agricole et le rétablissement des infrastructures de base.

Ainsi le rôle joué par les missionnaires chrétiens européens pour asseoir le colonialisme est joué par les Noirs pour conserver le néocolonialisme en Afrique en ignorant que cette domination après leurs indépendances, est pire que le colonialisme.

Les Africains, au lieu de se donner au travail, ce travail qui développe le monde que nous envions, se constituent aux équipes permanentes des prières sans arrêt dans l’espoir que le développement leur tombera du ciel par la volonté et l’amour de Dieu qui les écoute chaque seconde.

Voilà pourquoi la lutte africaine doit s’orienter aux joueurs du damier africain, pour stopper les pions de tout mouvement.

Le travail doit reprendre sa place dans l’agriculture, pour que nous redevenions alimentairement auto-suffisants comme nos ancêtres d’avant l’atroce traversée d’Outre atlantique, qui n’ont survécus avec les aides.

Sachons que des groupes passe-temps des prières sont de véritables machines de la régression en Afrique.

Nous ne poussons pas les Africains d’abandonner la prière, car même à l’époque pré-coloniale elle a toujours représenté une réunion morale dans notre société et elle nous faisait vivre dans l’amour du prochain au nom de : Mungu, Nzambe, Nzambi ya Mpungu, etc… (Dieu Tout-Puissant).

Nous ne sommes pas sourds-muets ni myopes pour ignorer ce que nos ancêtres, nos grands-parents, certains parents encore en vie et nous de la génération d’avant les indépendances avons subi du colonialisme, et ce que nous subissons du néocolonialisme avec ceux qui sont nés après les indépendances d’Afrique.

Ceci dit, l’animisme est la religion la plus courtoise, une religion qui n’a jamais voulu dominer une autre, une religion qui a toujours respecter la culture des autres sans discrimination raciale comme elle-même en a subi des autres se définissant parfois démocratiques et civilisées, qui ont introduit même le plus vieux métier de leur monde en Afrique, la prostitution.

N’oublions pas que ce métier, l’homosexualité, le vol et l’égoïsme n’existaient pas dans notre civilisation pré-coloniale et même jusqu’à un certain moment du début de la colonisation.

Désormais l’Africain doit valoriser son identité, sachant très bien qu’il n’est pas un jouet perpétuel du néocolonialisme source de son humiliation actuelle.

Développement de l’Afrique, Oui ! Méthodes imposées par les manipulateurs, Non ! Le Bon Dieu dit : « Cherche et tu trouveras ».

Nous avons le devoir devant Dieu de travailler pour notre bien-être en concorde avec le reste du monde.

Débarrassons-nous de la peur et ne restons pas d’éternels grands enfants marchant à quatre pattes, prêts à accepter tous bonbons (sucrés, pimentés, amers et autres mauvais goûts).

Vive les êtres humains de bonne volonté sans distinction raciale ni croyance religieuse, animés du vrai amour du prochain dans la concorde pour un développement universel et un bien-être communautaire de notre monde.

Le néocolonialisme sera vaincu Patrice Lumumba (33 ans, âge mondain de Jésus) conduisit le peuple à la victoire sur le colonialisme à partir de 1958 avec le Mouvement National Congolais sans cadre universitaire en son sein, mais avec une jeunesse nationaliste déterminée, dont le triomphe du 30 juin 1960.

Entre Dieu le Père, le Fils et le Saint-Esprit d’un côté et de l’autre le Président américain Eisenhower, Allen Dulles de la CIA, ainsi que les puissances colonisatrices.

Qui sont réellement les maîtres de la planète terre ?

Visiblement, le second groupe est le maître de notre monde comme démontre clairement le complot contre Patrice Lumumba, alors que ce dernier n’est jamais allé aux Etats-Unis et en Europe occidentale pour les arracher leur bien être social. Pourquoi ce groupe s’acharna-t-il à la seule personne de Lumumba, qualifié de crapaud par l’un des corrompus congolais de Eisenhower ?

Pourquoi les néocolonialistes ne veulent pas que notre peuple puisse connaître le vrai sens du nationalisme congolais depuis Kimbangu ? Le grand traître de notre souveraineté c’est Mobutu après avoir infiltré les nationalistes en 1958, il fut secrétaire particulier de Patrice Lumumba entre janvier 1960 et 30 juin 1960.

Mobutu recruta Damien Kandolo et Marcel Lengema, juste après le 30 juin 1960, le premier était directeur de cabinet du Premier ministre Lumumba et le second son secrétaire particulier.

Ces deux infiltrés jouèrent un rôle déterminant contre Lumumba pendant ses 65 jours à la primature au profit de la CIA.

Comme médaille, Damien Kandolo sera commissaire général à l’intérieur le 14 septembre 1960 et Marcel Lengema deviendra l’inamovible ambassadeur itinérant de Mobutu.

Gizenga, Vice-premier ministre de Lumumba se retrancha à Stanleyville avec Gbenye et Victor Lundula Commandant en chef de l’Armée, organisèrent la reconquête du Katanga et du Sud-Kasaï sécessionnistes.

Toutefois, le Nord Katanga était lumumbiste avec à sa tête Janson Sendwe, dont la jeunesse nationaliste Balubakat résista contre Tshombe durant toute la sécession.

En juillet 1961 les nationalistes sont capitulés par le conclave de Lovanium, Gizenga devient Vice-premier ministre d’Adoula et Gbenye ministre de l’intérieur. Janvier 1962, Antoine Gizenga est emprisonné à Bulambemba. Début 1963, Gbenye et d’autres lumumbistes s’exilent à Brazza.

Le 1er janvier 1964 Pierre Mulele déclenche l’insurrection dans le Kwilu.

Soumialot secondé par Laurent Kabila s’emparent en avril 1964 de l’Est du Congo, 60% du pays est libéré par l’armée révolutionnaire muleliste. Gbenye, devient Président de la République Populaire du Congo avec sa capitale Stanleyville jusqu’à l’agression belgo-américaine le 24 novembre 1964.

Le 17 mai 1997, le lumumbiste mulubakat de depuis 1960, M'zée Laurent Kabila chasse le néocolonialiste Mobutu du pouvoir en écrasant en dernière heure le complot de Bill Clinton, la CIA et tous leurs alliés (Museveni, Kagamé, Mandela et les pouvoirs occidentaux) de placer le Congo sous tutelle du Rwanda avec le Tutsi Déogracias Bugera comme Président de la République.

Encore l’échec avec l’assassinat de M'zée Kabila. Face à l’histoire, M'zée a été assassiné le 16 janvier 2001 à travers les mêmes phases préparatoires d’assassinat de Lumumba entre le 30 juin 1960 et le 17 janvier 1961.

Tandis que celle de M'zée Kabila ont été entre le soir du 16 mai 1997 et le 16 janvier 2001. Le but de ces deux assassinats est : priver le peuple congolais d’un heureux séjour terrestre dans son propre pays, alors propriétaire d’immenses richesses naturelles.

De Patrice Lumumba tetela du Kasaï à Pierre Mulele mumbunda du Kwilu et Laurent Kabila mulubakat du Katanga, c’est ça le nationalisme qui fait la fierté congolaise dans son vrai combat pour la souveraineté.

Car ils ne se sont jamais battus en faveur de leurs tribus respectives ou province d’appartenance, mais pour le bonheur et l’indépendance du peuple congolais.

Dire que les Balubakat sont des tribalistes, c’est ignorer l’histoire de notre unité nationale car beaucoup des Balubakat sont morts sur le champ de bataille contre la sécession katangaise de Tshombe, pour sauvegarder le Congo en entier. Certes, le 17 mai 1997 nous a étalé une autre face des Balubakat, mais qui sont-ils ?

Cet un petit groupe de cette tribu sans connaissance de notre histoire, bénéficiant l’ignorance de Gaétan Kakuji, lui-même sécessionniste, qui ont taché la réalité des Balubakat en faisant ce que certains Ngbandi et Ngbaka ont fait derrière Mobutu.

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jeudi 17 décembre 2009

Vol de l'ordinateur de Me Aimé Kilolo, canular de mauvais goût des médias coupagistes congolais !

L’affaire Jean-Pierre Bemba ne cesse d’alimenter l’actualité politique en République Démocratique du Congo. Hier mercredi, 16 décembre 2009, un quotidien kinois a annoncé avec faste, la perte de l’ordinateur portable de Me Aimé Kilolo, alors qu’il se rendait à La Haye pour rencontrer son client.

Maître Aimé Kilolo Musamba Lubemba, l'un des avocats de jean-Pierre Bemba qui selon les médias coupagistes de Kinshasa, s'est fait voler son ordinateur. Photo prise lors de la messe de Jeannot Bemba décédé à Bruxelles

Ce papier repris sur le Net et arrosé sur tous les sites congolais, a prit une tournure ludique pour les uns et cauchemardesque pour les autres, selon le camp que l’on se situe.

Dans pareille circonstance, les médias proche du pouvoir à Kinshasa ont jasé en réservant quelques titres pompeux sur cet événement. «JP Bemba de déboires en déboires : un de ses avocats s’est fait voler l’ordinateur contenant la plaidoirie au procès à la CPI». Pouvait-on lire sur le site de Digital Congo.

A en croire l’auteur de cet article, Aimé Kilolo a été victime d’un vol qui a occasionné la perte de toute sa plaidoirie. Cet incident est survenu dans un train qui le conduisait à La Haye.

Il était écrit dans ses colonnes que :

«Maître Aimé Kilolo se sentait filé dès le départ de son domicile. Décidant de semer ses poursuivants, il a décidé d’abandonner l’autoroute et le véhicule. Il a privilégié le train.» Lisait-on sur le site du journal de la sœur jumelle du président Kabila, qui citait Le Palmarès.

Le papier de notre confrère à l’origine de la diversion, poursuivait encore plus loin pour annoncer que ce vol pourrait être fatal pour la défense du sénateur Jean-Pierre Bemba, car le PC, contenait non seulement «tous les éléments qui devaient nourrir la plaidoirie de la défense» mais surtout «plusieurs dossiers top secrets liés à la détention de Bemba à la CPI ainsi qu’aux faiblesses de l’acte d’accusation, produit par le procureur, Luis Moreno Ocampo.

Et du côté des sympathisants de Jean-Pierre Bemba, les commentaires étaient aussi alarmants, semblable à l’éternel « complot contre Igwe ».

Plusieurs sites de la diaspora congolasie ont versé également dans la suspicion, tombant parfois ainsi dans un piège de ce que l’on peut qualifier, de l’amateurisme en terme de journalisme. Peu étaient ceux des nos confrères qui ont eu la peine de vérifier l’information à la source.

Et même dans les milieux acquis à Bemba, les commentaires ne cessaient de fuser de partout. A Paris par exemple, les Amis de Jean-Pierre Bemba (AJPBA), dirigé par Lefils Kossi, ont annoncé dans la foulée, une descente à Bruxelles pour rassurer Me Kilolo, de leur soutien.

« Nous devons immédiatement réprimer cet acte ignoble et soutenir Aimé Kilolo », marmonnait, Likimba Te Nzengi, celui que tout le monde dans le cercle des indéfectibles, appelle le « Gourou » de Bemba, dû à son engagement inconditionnel au bembisme.

La rédaction de Réveil-FM s’est très vite saisie de l’affaire en interrogeant, la famille de l’ancien vice-président, mais surtout l’avocat, que nous avions rencontré la semaine dernière à Paris, toujours avec son précieux ordinateur. La réponse de Aimé Kilolo, était claire. «Cette information est tout à fait fausse. Je n’ai jamais été victime d’un vol d’ordinateur. Je ne comprends pas d’où ils ont eu cette information». A-t-il précisé au téléphone. C’est aussi la version de la famille de Jean-Pierre Bemba que nous avons contacté ce matin.

Ces écrits prouvent encore une fois, combien une certaine presse au Congo verse dans la médiocrité en allumant la flamme de la propagande soviétique. Pourquoi soutenir une information sans avoir penser à vérifier ses sources?

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mercredi 9 décembre 2009

Etre bien dans sa pub !

Un bébé pub

Mac tatoo

Être rémunéré pour se faire tatouer des pubs sur le corps… Hallucinant ! Voici une nouvelle mode pour mettre du beurre dans les épinards. Le premier à proposer cette nouvelle forme de pub est un Canadien qui crée en 2004 la société TatAD (Tatoo advertising) et propose comme espace publicitaire, le corps de ses clients.

Que penser de cette démarche ? D’après TatAD : “Vous êtes déjà un panneau d’affichage de vos marques préférées simplement en portant ses vêtements, ou en conduisant leurs voitures ou fumant leurs cigarettes. Vous êtes un vendeur pour vos entreprises préférées sans le chèque de paie ! Nous créons une nouvelle façon pour les gens de faire de l’argent avec les marques qu’ils aiment et c’est vraiment aussi simple que cela.“ Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image. Cette nouvelle façon d’envisager le tatouage risque de faire couler beaucoup d’encre… Les détracteurs ruent sérieusement dans les brancards, choqués car il s’agit disent-ils «d’un nouveau type de prostitution».

D’autres s’en défendent en arguant que c’est déjà le cas avec les stars du foot et autres mannequins, qui arborent fièrement les marques représentées, prenant au passage un chèque exorbitant. Soit, mais ce n’est pas tout à fait pareil car il s’agit de notre corps.

La pub tient déjà une place énorme dans notre vie, les marques ont pris une place folle dans nos écoles, chez nos ados…. Ne sommes Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image. Sommes-nous pas déjà de bons petits soldats ?

Nous passons notre vie à faire de la pub sans même nous en rendre compte, en discutant avec une copine de la dernière crème qui marche si bien ! Ou en expliquant à un collègue pourquoi nous préférons cette voiture plutôt qu’une autre. Notre vie est faite de pub… Lorsque nous surfons sur Google ou que nous renseignons nos profils Facebook, nous oublions que de fait, nous sur-qualifions des bases de données desquelles repartiront de futurs pubs. Mais attention !

Cette nouvelle forme de communication soulève aussi d’autres questions et risque d’entrainer les Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image. plus démunis dans une spirale bien malsaine.

Les chômeurs et nécessiteux ne risquent-ils pas de se faire happer par ce nouvel argent facile (si tant est qu’avoir une pub Google sur le front soit “facile”) ?

Les sociétés comme TatAD se cachent derrière le fait que “personne ne sera forcé à porter une marque plutôt qu’une autre, les clients doivent adhérer à la marque et vouloir la défendre par le tatoo” mais lorsqu’on est dans le besoin, a-t-on vraiment le choix ? Lorsque la rémunération de ces tatoo-pubs est présentée en France à +- 1400 € mensuel pour 4 publicités portées.

Ou que d’autres, pour aller au concert “Youtube Live” vendent leur corps pour 1800 €.

Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image.

Les SDF peuvent-ils espérer êtres payés plus, du fait de leur visibilité permanente ?

A quand une femme enceinte avec “Bledina” tatoué sur le ventre ?

Dans certains pays, on vend son rein ou une part de son foie contre de l’argent… En sommes-nous si éloignés avec de tels procédés ?

N’oublions pas que se faire tatouer n’est pas sans risques. Soit les allergies et réactions aux tatouages sont rares mais bien réelles. Si l’on veut retirer ce tatoo définitif, il nous en coutera la somme de +- 840 € dans le meilleur des cas, le tout avec des possibilités de cicatrice irréversible… Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image.

Quant au tatouage non définitif, le problème de fond reste le même. La pub est-elle à ce point un envahisseur que nous devrions la supporter dans les moments les plus intimes de notre vie ?

Je ne suis pas sûre que lors d’un rendez-vous galant, il soit très “sexy” d’avoir en face de soi un front estampillé Conforama…

Imaginez vos futures soirées entres copains, les discussions seront peut-être du genre : - “Hey ! Elle est super ta pub Manix sur le menton” - “Je sais je suis content, j’ai touché 1000 €” - “Ah tiens, Solène arrive… Ben c’est quoi ce logo FN sur ton front ?” - “C’était vraiment mieux payé que celui de l’UMP… Et puis, je ne vais le porter qu’un mois alors ça valait le coup.” - “Tu es au courant pour Christelle ? Elle s’est retrouvée dans une mouise noire et elle n’a eu d’autre choix que de faire tatouer son bébé, mais bon heureusement c’est comme toi, ce n’est pas définitif.”

Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image. Il faut se demander si tout ceci ne participe pas du problème de société rencontré par l’humanité ?

La surconsommation, ainsi que notre incapacité à projeter nos actions dans le futur, sont les causes de la manipulation dont les grands groupes financiers font preuve pour toujours plus de profits.

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jeudi 19 novembre 2009

Les "Dix Questions" au Centre d'accueil de la presse étrangère !

A l’occasion de la sortie de son livre intitulé « Les dix questions », Freddy Mulongo a tenu une conférence de presse le lundi 16 novembre 2009 au Centre d’accueil de la presse étrangère (CAPE) situé dans l’enceinte du Grand palais dans le 8è arrondissement de Paris, à proximité des Champs-Elysées.

Nicolas Abena et Freddy Mulongo

Nicolas Abena, Freddy Mulongo et Nicoletta Fagiolo

Plusieurs personnalités du monde de médias ont pris part à cet important point de presse. L’on notera également la présence dans la salle de deux personnalités dont les analyses ont fait entre autres l’objet de ce livre. Il s’agit de Pierre Yambuya Lotika Kibesi, le Directeur Général honoraire de la Direction Général des Migrations (DGM) et Me Jean Paul Mopo Kobanda, juriste et conférencier.

Me Jean Paul MOpo Kobanda, M'zée Pierre Yambuya Kibesi Lotika et Jean jacques Ngangweshe

Pour commencer, un mot d'encouragement de Christine Ranunkel, Vice-présidente de l'Association de la Presse Etrangère (APE) a tenu à être présente pour encourager cette conférence de presse pour le livre de Freddy Mulongo malgré ses nombreuses occupations.

Décors planté, le modérateur du jour, Nicolas Abena, a d’une manière succincte et concise, retracé le parcours de Freddy Mulongo notamment son engagement en tant que journaliste de proximité. Son professionnalisme et surtout ses convictions d’homme de médias de terrain lui ont valu une place de choix dans l’univers médiatique international, a-t-il dit en circonstance. Ce livre « Les dix questions » qui connaît le concours de l’APE est une preuve démontrant à suffisance ses convictions dans une démarche journalistique peu ordinaire, a-t-il conclu.

La transition étant faite, l’occasion est pour Freddy Mulongo de faire part d’abord de son immense satisfaction pour la réalisation de ce livre d’autant plus, a-t-il dit, l’idée de départ n’était pas d’en faire un. Ce n’est qu’au fil du temps que ce projet prenait de plus en plus forme jusqu’à ce qu’il soit aujourd’hui « réalité » poursuit-il.

Les dix questions est un livre qui rassemble des analyses des différentes personnalités congolaises (16 au total) sur la situation politico-économico-sociale de la République Démocratique du Congo.

Chacune d’entre elle dans le domaine qui est sien et surtout par rapport aux expériences personnelles vécues, a pu peindre en toute liberté la situation de la République Démocratique du Congo. aussi bien sur le plan politique, économique et social.

Le choix de ces personnalités n’aurait pas souffert d’un sentiment de complaisance de quelque nature que ce soit comme certains pourraient l’imaginer, a-t-il insisté. Ce choix puise son fondement sur la philosophie de Réveil-FM lequel consiste à accorder la parole aux « sans voix », de demeurer un média citoyen et alternatif.

Les dix questions ne se contentent pas uniquement des leaders congolais qui s'expriment, ils tiennent aussi en compte les commentaires des congolais de l'étranger habitués à l'internet.

A son tour, Mme Nicoletta Fagiola, qui a écrit le postface du livre (la préface étant faite par M'zée Djamba Yohé) et fort de son expérience dans l’humanitaire car ayant travaillé plusieurs années pour les Nations Unies notamment pour la République Démocratique du Congo était très enthousiaste.

Elle n'a pas manqué de mots ni d’arguments: "C'est un véritable miroir décrivant noir sur blanc le vécu quotidien du peuple congolais et de la situation d’une manière générale dans laquelle est plongée la République Démocratique du Congo dans tous les domaines".

Et enfin s’en est suivi un échange dans une atmosphère décontractée ou presque auquel les intervenants se sont donnés à cœur joie.

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lundi 9 novembre 2009

Souveraineté et néocolonialisme: Où est la vérité congolaise ?

La négrophobie, c'est Tintin d'hergé qui se fait porter en typoï au Congo. Le néocolonialisme, ce sont les ex-esclaves qui se comportent en esclavagistes de leurs propres compatriotes

La RDC est un pays d’espoir et de désespoir, où les néocolonialistes font naître l’espérance au peuple le beau matin par des discours démagogiques en les détruisant par leur soif cupide du pouvoir pour le pouvoir. Leur conférence nationale en dit tout.

Les Congolais à l’époque ont vu écraser leurs espoirs et leurs attentes par l’aveuglement du néocolonialisme qui régnait en maître absolu. Je pense aussi aux faux espoirs que des chrétiens congolais ont entretenus, croyant que le vrai changement viendrait du sommet et que les mobutistes ou leurs opposants se convertiront en bons chrétiens au nom de Jésus, et travailler pour le pays, en soulageant la misère de la population. Beaucoup des néocolonialistes effectuaient des pèlerinages à Fatima (Portugal), à Lourdes (France), dans tous les lieux Saints de la Palestine-Israël, en Egypte pour s’inspirer de Moïse et la récupération politique derrière la béatification du Bienheureux Isidore Bakanja au Vatican (Rome) en Italie en 1994.

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lundi 2 novembre 2009

Réveil-FM 10 ans déjà !

10 ans déjà que Réveil-FM existe ! Réveil-FM 105.5 Mhz à Kinshasa ! Les jours passent très vite. Il ya dix ans, je participais à l'implantation de Réveil-FM à Kinshasa en République Démocratique du Congo. Quelques photos de son inauguration, et voilà des tas de souvenirs qui reviennent en surface.

Installation du panneau de Réveil-FM, sur le boulevard du 30 juin par l'équipe technique de la radio. Photo Renée Rautenberg

Kinshasa,le 20 novembre 1999, le jour de l'inauguration de la station de radio: Freddy Mulongo, ses parents et Renée Rautenberg

Mes voyages en Afrique et les traversées du Nord du Zaïre (1990-1991), véhicules embourbés sur les pistes défoncées, descente du fleuve de Kisangani à Bumba sur un cargo, le "Makasi" (qui veut dire Force ou Fort en Lingala, l'une de quatre langues nationale du Congo), les gorilles, les pygmées, et l'accueil enthousiaste dans tous les villages traversés .....

Et quelques années après, c'est-à-dire en 1999, je découvre Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo (ex-Zaïre) suite à l'inauguration d'une nouvelle radio locale dans le paysage audiovisuel congolais : Réveil-FM, la première radio associative et communautaire de Kinshasa, avec son slogan qui est tout un programme: la radio qui vous écoute !

L'inquiétude m'envahissait ce 20 novembre 1999, jour de l'inauguration de cette radio en me demandant si tout serait fini et prêt à temps, et tout fut prêt !

Les belles voitures qui arrivaient et s'arrêtaient devant l'immeuble de la radio sur le Boulevard du 30 juin, les Officiels qui en descendaient pour assister à cet événement ! Parmi les invités Mr. Francis Josèphe, attaché culturel de l'Ambassade de France et son épouse.

On reconnait sur cette photo: Bibiche Mbete, Edmond Ngoy Mukendi, Nelly Bosmans, Toto Bomboyi, Karyn Ngalimbaya et Papa Ricky Mapama. Photo Renée Rautenberg

Invitée pour aider à sa mise en route, j'y ai rencontré une équipe de jeunes garçons: Edmond Ngoy Mukendi, Kiki Nkulu, Richard kabamba, Beaugas Dendwe, Felly Mukendi et de jeunes filles: Chantal Koshi Poloto, Mimy Engumba, Nana Mbala, Carinne Mafuta, Karyn Ngalimbaya, Bibiche Mbete, Toto Bomboyi, Nelly Bosmass, Sonia Bosongo, Clarisse Galo, Annie Pingi et toute une trentaine de jeunes plein d'espoir et de fougue en venant apprendre le métier de journalistes radiophoniques. Avides de savoir et de connaissances, ils étaient toujours attentifs et reconnaissants de tout ce que nous, adultes, pouvions leur apporter.

J'ai gardé précieusement tous les petits mots d'amitié sincère qu'ils m'ont remis lors de mon départ ; les relire m'émeut toujours ! Et il y avait aussi Papa Kalonji Kamulele (directeur administratif ) et Papa Ricky Mapama (directeur de programme) encadraient l'équipe.

Que sont-ils devenus ? Que sont devenues leurs espérances ? Quelques uns auraient été "piqués" par la radio onusienne Okapi, qui a plus de moyens que Réveil-FM. D'autres sont à l'étranger.

Papa Kalonji Kamulele, Mymy Engumba, Sonia Bosongo. Photo Renée Rautenberg

Vivre au coeur d'une radio est une jubilation et une angoisse permanentes. Les techniciens seront-ils là à l'heure pour ouvrir les ondes ? Y aura-t-il "un billet d'humeur" que Freddy Mulongo avait intutilé "Paroles en l'air " ? Quelles informations allons-nous privilégier ? Surtout que le choix éditorial de Réveil-FM n'était pas facile, elle a toujours privilégié les informations de proximité : les prix du marché qui déjà à l'époque avaient tendance à prendre l'ascenceur, les lampadaires qui ne s'allumaient jamais, les tracasseries administratives, le transport public inexistant dans une ville de plusieurs millions d'habitants, les coupures électriques très fréquentes etc ..

. Dès le départ Réveil-FM a fait le choix d'être au côté de la population congolaise. A propos de "Paroles en l'air" cité plus haut, une anecdote me revient à l'esprit : après de très fortes pluies comme il y en a à Kinshasa', le boulevard du 30 juin était envahi de sable dangereux pour la circulation des véhicules.

Aussitôt, nous avons diffusé un "billet d'humeur" pour demander l'intervention rapide des services de la voirie. Sans succès. Mais le lendemain, passe par là le cortège de Laurent Désiré Kabila qui revenait de l'aéroport de Ndjili, précédé d'une escouade de motards, et qu'arriva-t-il ? un motard, précédant le véhicule présidentiel, dérape sur le sable provocant une certaine confusion.

Le sable n'est pas resté longtemps après cet incident. Après une dizaine d'années d'animations radiophoniques à Paris, surtout à Fréquence Protestante (où il fut le premier Zaïrois) et ses études, je trouvais normal et courageux que Freddy Mulongo ait choisi de retourner dans son pays pour y apporter son expertise. Personnellement, je suis heureuse d'avoir participé à cette aventure et je constate, que malgré toutes les vicissitudes et tous les problèmes, et grâce à l'obstination et la pugnacité de Freddy Mulongo, Réveil-FM, qui a été fermé à Kinshasa, émet toujours et résiste via le Net ! Son coq chante toujours !

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samedi 24 octobre 2009

«Dans votre café… un sucre, une sucrette ou une feuille de stévia ?»

Qu’est ce que la stévia ? Pourquoi ce boycott incessant malgré de multiples demandes de mise sur le marché ? La stévia serait-elle capable d’endiguer l’obésité dans le monde ?

Imaginez… vous invitez quelques amis à boire le café et, en guise de sucre vous leurs tendez, non plus l’habituel pot de sucre mais un joli pot de plante…

Il vous suffira de tendre la main pour la délester de l’une de ses feuilles, afin de vous sucrer le bec. Cette plante miracle, devient donc un sérieux concurrent du sucre et autres édulcorants...

Votre navigateur ne gère peut-être pas l'affichage de cette image. Et oui, cette petite maligne possède un pouvoir sucrant 300 fois supérieur à celui du saccharose, mais ce ne sont pas là ses seuls talents.

Nous savons depuis 1931 que ses agents édulcorants n’apportent aucune calorie à l’organisme, puisqu’ils ne sont pas absorbés par le corps humain.

Ce qui fait de lui, malgré sa nature glucidique, un édulcorant sans aucune valeur nutritive ou calorique (un peu comme la salade). De plus, la Stévia possède des propriétés médicinales intéressantes (Hypoglycémiant, hypotenseur, diurétique, cardiotonique).De la famille des pissenlits, elle est aussi appelée «Chanvre d’eau».

Originaire du Paraguay, peuplé par les indiens Guaranis (premiers consommateurs de cette herbe), elle fut découverte en 1905 par le botaniste Moisées Santiago Bertoni. Les Guaranis l'appelaient caá-êhê, ce qui signifie herbe sucrée, et l'utilisaient pour adoucir l'amertume du maté.

En clair, elle remplaçait le sucre…

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lundi 24 août 2009

Après Didace Namujimbo, Serge Maheshe, Pascal Kangundu, Bapuwa Muamba ... Encore un journaliste tué à l’arme blanche en République Démocratique du Congo !

Bukavu, une ville qui tue ses journalistes

Un journaliste d’une radio privée a été assassiné par des hommes en armes, à Bukavu, dans la nuit de samedi à dimanche a-t-on appris auprès de la direction de la radio.

«Bruno Koko Chirambiza, âgé de 24 ans, a été abattu de deux coups de poignard au thorax, par un groupe d’hommes en armes alors qu’il revenait à pied avec un ami d’un mariage qu’il avait animé », a déclaré le député d’opposition, Pierre Pay Pay, propriétaire de cette radio locale, candidat malheureux qui avait soutenu Jean-Pierre Bemba lors de la présidentielle en 2006.

«Il s’agit d’un acte prémédité, un assassinat crapuleux. Ils étaient suivis depuis la fête qui se déroulait à 5 Km de son domicile, près duquel il a été tué. C'est lui qui était visé et on ne lui a rien volé », a-t-il ajouté.

C’est donc un meurtre qui vient d’allonger la liste des victimes dans le milieu de la presse congolaise. Le dernier cas en date est celui de Didace Namujimbo, journaliste de Radio Okapi assassiné en novembre 2008, après Serge Maheshe, un autre journaliste de Radio Okapi, en juin 2007, Bapuwa Mwamba, journaliste indépendant tué en 2006 et la liste de ce safari macabre qui se passe au pays de Joseph Kabila, est très longue.

Outre la presse congolaise qui travaille presque dans un contexte de guérilla (alors que la tenue des élections en 2006 devrait être une occasion de remettre le pays sur la voie de la démocratisation), on se rappellera que les professionnels des médias tant Congolais qu’étrangers sont devenus des véritables cibles des autorités congolaises. Pour preuve, le 28 juillet dernier, le régime en place a coupé les antennes de Radio France Internationale (RFI), qui selon le ministre de la communication, ‘’devient un média dérangeant’’ (sic).

Les émissions de Radio France Internationale en République démocratique du Congo ont été interrompues sur toute l’étendue du pays. A Kinshasa, Matadi, Kisangani, Lubumbashi, les émetteurs ont été coupés sur décision des autorités congolaises. Cette action serait justifiée par la diffusion sur les antennes de RFI, d’informations émanant de la MONUC.

Des informations expliquant les raisons pour lesquelles certaines unités d'anciens rebelles, récemment intégrées dans l'armée congolaise, ont choisi de déserter. En réalité, l’Etat congolais bâillonne à la soviétique, tous les médias et journalistes qui résistent à la corruption (coupage), à la propagande ou mieux à l’établissement de la pensée unique qui est entrain de naître en République Démocratique du Congo.

Le Ministre de la communication et porte-parole du gouvernement congolais, Lambert Mende a beau demander une enquête pour mettre la main sur ces assassins, on n’est pas sûre que les auteurs seraient sanctionnés d’autant que pour tous les cas précédents, les procès sont toujours truffés d’incohérences et demeurent de parodie de justice.

En effet, les assassins de Serge Maheshe, Pascal Kangundu, Didace Namujimbo tout comme ceux des opposants politiques, notamment le cas du vice-président de l’assemblée provinciale de Kinshasa, Daniel Boteti, appartiennent tous à la garde présidentielle et ils sont toujours en fonction.

Au regard de cette situation, l’appel lancé par Mende Omalanga, ancien propagandiste de la JMPR, (section Belgique), ressemble tout simplement à une farce dont l’objectif est de brouiller les pistes et organiser une simulacre de procès.

Voilà ce qui relance encore une fois, l’hypothèse d’un musellement de la presse au Congo-Kinshasa. En tout cas, le silence de la communauté internationale qui ne semblerait pas être à l’écoute de la tragédie qui secoue la presse congolaise, ne se justifie pas.

On sait que dans certains pays, tels que le Zimbabwe ou le Niger, la communauté internationale a fait des pressions sur des régimes hostiles à la liberté de la presse. Tout récemment, la disparition de notre regretté confrère, Guy-André Kiffer, en Cote d’Ivoire, fait objet d’une enquête internationale et le sujet est à la Une de tous les médias.

Triste constat, en RDC, on a l’impression que les meurtres des journalistes n’interpellent personne. Dommage !

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jeudi 20 août 2009

10 Questions au Professeur Julien Kilanga, ancien recteur de l'Université de Lubumbashi

Julien Kilanga, ancien Recteur de l’université de Lubumbashi parle de l’université congolaise et lève le voile sur «Lititi Mboka». L’allure de Julien Kilanga fait penser à un homme réservé, mais dès qu’on évoque avec lui la situation de l’université congolaise et ses péripéties, l’homme des sciences qu’il est se découvre littéralement.

Docteur en langues et Recteur de l’Université de Lubumbashi (Unilu) entre 1992 à 1997, Julien Kilanga a passé tout son cursus universitaire à l’Unilu. Il est mieux placé pour faire une analyse sur l’enseignement supérieur du pays. Sous d’autres cieux, on le verrait surtout très bien parti pour apporter un souffle nouveau à ce ministère qui se cherche. Le Professeur Kilanga qui est actuellement directeur de la division de la langue française et des langues partenaires à l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) à Paris et qui est connu pour son honnêteté intellectuelle, porte un regard dans le rétro des événements « malheureux » de 1990.

1. Réveil-FM : Vous avez été étudiant, professeur et recteur de l’université de Lubumbashi. Quelle est votre vision de l’université congolaise?

Julien KILANGA: Quand on parle de l’Université congolaise, sans vivre l’expérience sur le terrain, on a tendance à croire que plus rien n’existe, que tout s’est dégradé. Je vais partir de l’expérience de l’Université de Lubumbashi que je connais le mieux pour y avoir évolué de la base au sommet.

Je donne tous ces détails pour que vous vous rendiez compte que je suis un pur produit de l’université congolaise et que je connais tous les rouages de ce milieu, même si depuis quelques années, je poursuis ma carrière en France à l’Organisation internationale de la francophonie. Cette université a formé beaucoup de personnalités reconnues sur le plan international. La formation qui y est donnée est de grande valeur. Les personnes sortant de cette institution ont un grand pouvoir d’adaptation et s’intègrent sans trop de peine dans d’autres milieux.

Mais notre université n’a pas échappé à la l’instabilité politique qui a frappé le pays au cours des années 1990 caractérisée par la démocratisation des institutions. Il a fallu beaucoup d’efforts pour récadrer les choses car l’université était devenue totalement politisée. La lecture de ces analyses, précise ma vision de l’université congolaise qui apparaît en filigrane à travers les réponses aux différentes questions.

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vendredi 14 août 2009

Jean Pierre Bemba en liberté... provisoire

Jean-Pierre Bemba durant le "meeting" de campagne au stade Tata Raphaël, le 27 juillet 2006, à Kinshasa.

Aujourd’hui 14 août 2009, la Chambre préliminaire de la Cour pénale internationale a décidé de faire droit, sous condition, à la demande de mise en liberté provisoire de Jean-Pierre Bemba Gombo.

La nouvelle est tombée comme un couperet et a fait le tour du monde. Le leader de l’opposition congolaise voit le boulevard de la liberté s’ouvrir devant lui !

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samedi 25 juillet 2009

Paul Biya, le président camerounais à l'Elysée !

Paul Biya se dit « prêt à prendre la succession du Gabonais, Omar Bongo » pour jouer un rôle clé dans la sous-région de l'Afrique centrale.

Le Président camerounais, Paul Biya a été reçu par son homologue français, ce vendredi 24 juillet 2009 pour une audience qui a duré plus d’une heure. Bien avant cela, son accueil a suscité une vague de protestations dans la communauté camerounaise de France.Images exclusives

C'est Nicolas Abena pour Imagazine-Réveil-FM qui le premier a interrogé, le président camerounais Paul Biya, à sa sortie de l'Elysée.

Les confrères Français qui voulaient poser la question sur la démocratie n'ont jamais été entendu !!! Le président Biya s'est engouffré dans sa berline.

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jeudi 9 juillet 2009

Jean-Pierre Bemba plus populaire que jamais !

Jean-Pierre Bemba à son départ de l'Eglise après la messe

L’ancien vice-président congolais toujours détenu à La Haye a crée un événement hier à Bruxelles. Autorisé par la Cour pénale Internationale (CPI) de rendre un dernier hommage à son père (Jeannot Bemba Saolona), le «Gros poisson» de la CPI a démontré l’immense popularité qu’il jouirait toujours auprès des ses compatriotes. La cérémonie religieuse en hommage à Jeannot Bemba Saolona, sénateur et richissime homme d’affaires congolais, a eu lieu sous une pluie battante à la cathédrale Saints Michel et Gudule de Bruxelles. Jeannot Bemba Saolona qui est décédé le 2 juillet dans une clinique bruxelloise, à 67 ans, victime d’un arrêt cardiaque, était une figure emblématique au Congo. Self-made man qui a prospéré dans le commerce et proche du Maréchal Mobutu, il était depuis plusieurs années président du patronat de l’Association Nationale des entreprises Zaïroises (ANEZA). Sa mort inopinée a attristé beaucoup de personnes.

Léon Kengo wa Dondo, président du Sénat était présent à la messe pour assister la famille Bemba

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jeudi 2 juillet 2009

Papa Jeannot Bemba n’est plus !

La Haye, 12 janvier 2009, le sénateur Jeannot Bemba et James Ngumbu, lors d'un entretien à la CPI

La nouvelle est tombée hier tard dans la nuit et a fait le tour du monde. Le Sénateur et homme d’affaires congolais, Jeannot Bemba Saolona est mort ce jeudi 2 juillet 2009, à 22h30 à Bruxelles. Le père de l’ancien vice-président de la République démocratique du Congo, Jean-Pierre Bemba Gombo était venu assister au procès de ce dernier. Il tenait vraiment à être présent à cette audience à La Haye, pour réconforter son fils. Hélas! Le destin en a décidé autrement. Le Vieux Jeannot a piqué une crise cardiaque à son domicile de Waterloo. Emmené d’urgence par ambulance à l’hôpital Saint Jean, il n’a pu être sauvé. Selon les dernières informations qui nous sont parvenues, le corps de l’illustre disparu se trouve à la morgue de l’hôpital Saint Jean de Bruxelles. L’homme qui se bat pour la libération de son fils, laisse un vide irréparable au sein de la classe politique congolaise et même au sein de l’opposition. Que retiendra-t-on du Vieux Jeannot ? Beaucoup de qualités humaines en tout cas. Ceux qui l’ont connu garderont des très bons souvenirs, notamment sa capacité d’écoute, sa serviabilité et son humour. Homme d'affaires et proche du Maréchal Mobutu, il est resté seul dignitaire de la deuxième République à garder ses entreprises intactes malgré le changement du régime. Il les laissent d'ailleurs à ce moment, en bon état.

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vendredi 26 juin 2009

Michael Jackson tire sa révérence à 50 ans

Michael Jackson tire sa révérence à 50 ans

Le roi de la musique pop s’est éteint hier à l’âge de 50 ans, dans son domicile de Neverland, suite à un arrêt cardiaque. La nouvelle s’est rependue comme une traînée de poudre dans la ville de Los Angelos. Aussitôt, l’artiste a été conduit rapidement aux cliniques universitaires de la Cité des Anges (UCLA), aux environs de 14h 23, (heure des USA) soit, 23 heures à Paris. Les médecins n’ont pas pu faire grand-chose puisqu’ils ont constaté le décès après une heure.

La dépouille mortelle de l’icône de la musique se trouve dans un institut médical où une autopsie devrait confirmer les causes de sa disparition.

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samedi 20 juin 2009

La crise économique mondiale et la coopération japonaise en Afrique, expliquées aux journalistes africains exerçant en France.

Kôji Yonetani, conseiller économique de l'ambassade du Japon à Paris

L'ambassade du Japon à Paris est situé au 8 avenue Hoche dans le VIIIe arrondissement. A 16h30, le drapeau qui ne dort jamais dehors est baissé. Le blanc du drapeau représente la pureté et l'intégrité, le rouge la sincérité, l'intelligence et la chaleur. Le Disque rouge traduit le soleil sur un fond blanc. Son nom japonais Hinomarou signifie littéralement « disque solaire ». Et à 18h00, une grille métallique noire transforme l'ambassade du japon en vrai bunker.

Le conseiller économique de l’ambassade de Japon à Paris, Kôji Yonetani s’est entretenu longuement hier, jeudi 18 juin 2009, avec les journalistes africains exerçant en Hexagone. Cette rencontre a permit aux professionnels des médias de saisir l’impact des accords économiques que le pays du soleil levant, venait de signer avec les pays africains. Il sied de rappeler que c’est pour la première fois que l’ambassade du Japon à Paris a entreprit, une telle démarche et on doit saluer le courage de l’initiateur, notre confrère Nicolas Abena, Imagazine.

Dans cette période des crises financières où l’Afrique est presque fragilisée par des conséquences néfastes dues à la récession mondiale, il existe bien d’autres actions qui peuvent secourir l’économie du continent. C’est en tout, le cas de le dire avec le Japon qui vient de doubler son aide destinée aux pays en voie de développement.

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mercredi 17 juin 2009

La Cour pénale internationale (CPI) renvoie Jean-Pierre Bemba Gombo devant les juges, en retenant le strict minimum.

La chambre préliminaire a conclu qu’il y a des preuves suffisantes donnant motifs substantiels de croire que Jean-Pierre Bemba, a agi en qualité de chef militaire et par conséquent, il est pénalement responsable des crimes de meurtre, viol et pillage. Néanmoins, la Cour pénale internationale (CPI) précise que le sénateur congolais sera poursuivi en tant que chef hiérarchique, mais n’aura plus la responsabilité pénale individuelle initialement retenue contre lui.

Jean Pierre Bemba à la Cour Pénale Internationale (CPI)

Après plusieurs mois d’attente, les dés sont jetés et le verdict a été annoncé, lundi 15 juin. La Cour pénale internationale (CPI) a ordonné le jugement de l’ancien vice-président congolais, pour 5 accusations dont crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par sa milice en République centrafricaine en 2002-2003. Aussitôt informé, Réveil-FM a voulu explorer les moindres recoins pour comprendre l’issue du procès. Il faudra rappeler au passage, qu’en scrutant les signes des uns et des autres, notre rédaction avait sentit depuis quelques jours, la suite qui serait réservée à Jean-Pierre Bemba. Et nous ne sommes pas les seuls à l’avoir vu venir.

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mercredi 27 mai 2009

Claude Makelele :« Tout simplement…. »

Tel est le titre phare du livre de Claude Makelele. L’autobiographie du milieu de terrain de l’équipe de France de football, dévoile les coulisses de sa vie. Paru aux Editions Prolongations, ce livre a été présenté lundi 25 juin dernier à la presse, au siège du journal « l’Equipe » à Boulogne- Billancourt. Présent à la conférence de presse, le capitaine du Paris Saint Germain (PSG) a répondu à toutes les questions posées par les journalistes et singulièrement, par celles de la presse congolaise.

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jeudi 14 mai 2009

Les vérités de Martin Ziguélé

Martin Ziguélé, ancien premier ministre de Patassé et président du MLPC

« Dans tous les pays africains et même ailleurs, les opérations militaires sont gérées par le Président de la République, le chef d’Etat major de l’armée et le Ministre de la défense. Le gouvernement est informé par le canal du Ministre de la défense. Pourquoi deux poids, deux mesures dans le cas de la RCA ? » s’interroge Ziguélé

Comme nous annoncions au cours de nos précédentes éditions et après avoir respecté nos engagements pris auprès des partenaires du réseau «« Club Plus News» qui viennent de diffuser tous, cette interview dans leurs médias à Kinshasa, Bangui, Brazzaville et dans les médias de la diaspora, nous publions intégralement l’interview de l’ancien Premier Ministre du gouvernement Patassé.

Paris, 06 mai 2009 au Cape, la conférence de presse de Martin Ziguélé a été animée par deux professionnels des médias africains:James Bénédict Ngumbu (Appa) et Nicolas Abena (Ape). Une initiative très appréciée et encourageante

L’imbroglio politico-judiciaire dans lequel s’affrontent le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), Luis Moreno Ocampo et l’ancien vice-président congolais, Jean-Pierre Bemba Gombo qui est accusé des crimes de guerre, pour avoir envoyer ses hommes en Centrafrique en 2001, ne tarit pas l’actualité. Si l’on n’y prête attention, la justice internationale laissera ses plumes car les méthodes employées sont presque unanimement critiquées.

Et pour cause, au moment où nous mettons sous presse cet entretien, il ressort que l’accusation suggère de la manière la plus respectueuse qu’en vertu du droit international usuel, Jean-Pierre Bemba se serait engagé intentionnellement dans un plan criminel et que par conséquent, il faut qu’il soit traduit devant la chambre de première instance.

Par ailleurs, selon des sources proches de la CPI nous apprenons que Luis Moreno vient de dépêcher une équipe d’enquêteurs à Ituri, pour enfoncer davantage son « gros poisson ». On serait tenter de dire que quelque chose se trame contre le sénateur congolais.

La machine politique se met donc en marche ! Cependant, la défense dans ses conclusions en réponse à l’acte d’accusation amendé du 30 mars dernier, demande à la cour de dire pour droit, qu’il n’y a pas lieu de renvoyer le président du MLC devant ce tribunal, d’infirmer toutes les charges et en conséquence, d’ordonner sa mise en liberté immédiate parce qu’il n’est pas pénalement responsable en tant que chef militaire ou supérieur hiérarchique.

Cette confrontation ubuesque ne serait éclairée que par une personnalité neutre et ayant une interprétation différente des deux camps. Ses déclarations remettraient les pendules à l’heure du moins en ce qui concerne les responsabilités de François Bozizé et de la précipitation de la cour pénale internationale.

D’ailleurs, il l’a encore évoqué lors de sa conférence de presse tenue au centre d’Accueil de la Presse Etrangère (Cape), le 06 mai 2009 à Paris.

Martin Ziguélé se pose plusieurs questions d’ordre juridique, notamment la question de savoir si dans ce procès on n’a pas l’impression de passer à côté et pourquoi la CPI n’ouvrirait pas de tels procès ailleurs ?

A l’entendre, on a l’impression comme si ses récit corroborent la version soutenue par nombreux observateurs indépendants qui estiment que l’affaire Bemba est tout, sauf la manifestation d’une justice équitable.

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jeudi 7 mai 2009

Seidik Abba et la presse au Niger

Le Niger demeure un des rares pays de l'Afrique de l'Ouest à ne pas disposer de quotidien privé. La diffusion des journaux y est encore loin de celle des pays comme le Sénégal et la Côte-d'Ivoire. L'ouvrage étudie les relations entre le pouvoir politique et les journalistes, faites de féroce répression et de séduction. Si la presse nigérienne a été dans les années 1990 un des fers de lance du multipartisme, elle apparaît aujourd'hui comme le parent pauvre de l'expérience démocratique nationale.

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samedi 2 mai 2009

Charles Onana crève l’abcès avec son livre "Ces tueurs tutsi au coeur de la tragédie congolaise"

Paris, 30 avril 2009, Charles Onana, journaliste d'investigation lors de la présentation de son ouvrage.

Jusqu'en dernière minute, les pressions ont été exercées au près de la Congrégation de la Légion de Marie sise au 43 rue Boileau dans le XVIème Arrondissement pour que la présentation de cet ouvrage n'ait pas lieu.

Charles Onana est arrivé serein saluant une bonne partie de salle avant d'être présenté par notre confrère Lilo Miango, modérateur de la manifestation.

Une foule immense des Congolais de la diaspora a été présente dans la salle. Un échange fructueux s'est réalisé lors de la prise de paroles par les congolais mais surtout pendant la dédicace du livre par l'auteur.

Les soeurs catholiques de la légion de Marie ont dû intervenir pour que la salle soit libérée tellement les gens étaient scotchés à leur chaise, la réunion étant déjà finie et l'heure de la clôture largement dépassée.

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mardi 28 avril 2009

Les professionnels des médias congolais reçus à l’Ambassade des Etats-Unis à Paris

Freddy Mulongo, Anastasie Mutoka, Stephen Weeks, James Bénédict Ngumbu, Léon Kharomon et Timba kanza

C'est une première. En transit à Paris et à la veille de son départ pour la République Démocratique du Congo, M.Stephen Weeks, le nouveau chargé des Affaires Publiques (adjoint) de l’Ambassade des Etats-Unis à Kinshasa a tenu à rencontrer les professionnels des médias de la diaspora congolaise en France. "Les journalistes congolais en France sont dynamiques et la diaspora de la RDC, brillante et bruyante", a-t-il déclaré de prime à bord. Sans doute, les manifestations contre la balkanisation de lsur les pavés de Paris sont passées par là.

Cette rencontre du lundi 27 avril 2009, avec les professionnels des médias de la diaspora, intervient dans la droite ligne de l’administration Obama qui veut placer la liberté de la presse en Afrique, au cœur de sa politique.

A la demande de l’Africa Regional Services (ARS), une délégation de six journalistes congolais:Anastasie Mutoka, Kanza Timba, revue Héritage vendue en Kiosques en France, Léon Kharomon de The Post, Freddy Mulongo, Réveil-FM et James Bénédict Ngumbu le secrétaire général de l’Association de la Presse Panafricaine (APPA), a été recue à l'ambassade américaine à Paris. La situation des médias et journalistes congolais après la tenue des élections en 2006 était largement évoqué.

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lundi 27 avril 2009

Une invitation à l'Unesco transformée en visite officielle : le forcing de l'Elysée pour recevoir le président Yayi Boni

Palais de l'Élysée, Paris, le mercredi 18 juillet 2007.Photo d'archive

En marge de la 181ème session du Conseil exécutif de l’Unesco à laquelle il a été spécialement invité, le chef de l’Etat béninois, M. Thomas Yayi Boni, a eu plusieurs rencontres et audiences au plus haut niveau de l’exécutif français. Le moins qu’on puisse dire, c’est que son séjour s’est vite transformé en une visite officielle de travail.

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mercredi 22 avril 2009

Martin Ziguélé: Ancien Premier Ministre de Ange-Felix Patassé témoigne…

Martin Ziguélé, l'ancien premier ministre centrafricain en entretien avec James Bénédict Ngumbu

Du haut de son 1m90, celui que bon nombre de ses concitoyens appellent affectueusement « président », a évoqué plusieurs sujets avec aisance, notamment la situation politique en République centrafricaine au sortir du Dialogue Politique Inclusif, sa lutte pour la restauration de la démocratie dans son pays et surtout….du cas Jean-Pierre Bemba.

Contacté par Réveil-FM, depuis sa résidence de la banlieue parisienne, l’ancien chef du gouvernement centrafricain a accepté de nous accorder une interview exclusive pour rétablir la vérité dans le procès qui oppose, les autorités de Bangui, Luis Moreno Ocampo, le procureur de la Cour Pénale Internationale (CPI), à Jean Pierre Bemba Gombo, l’ancien vice-président de la République Démocratique du Congo, pour des crimes commis par ses troupes en Centrafrique.

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jeudi 16 avril 2009

Renouvellement du Bureau de l’Assemblée Nationale: Gilbert Kikwama et François Mwamba prêts pour la mangecratie!

François Mwamba (MLC) et Gilbert Kiakwama (Chrétiens Démocrates) candidats mangercrates au renouvellement du bureau de l'Assemblée Nationale. Photo Losako

Depuis lundi passé, les prétendants à la succession de Vital Kamerhe au poste de président du bureau de l’assemblée nationale sont connus. En tout, 60 candidats repartis de la manière suivante : 6 à la présidence, 7 à la vice-présidence, 9 à la deuxième vice-présidence, 5 au poste de rapporteur, 9 rapporteurs adjoints, 10 questeurs et 13 questeurs adjoints, ont été enregistrés.

Parmi eux, on reconnaitra les têtes d’affiches des groupes parlementaires tels que : Evariste Boshab (PPRD), Joseph Nsinga Udjuu (UDEMO), Roger Lumbala (ODRA), Gilbert Kiakwama (Chrétiens démocrates) et François Muamba du MLC. Tous vont s’affronter pour se tailler une place au perchoir de la chambre basse. Du côté de l’Alliance pour la Majorité Présidentielle(AMP), on mise sur la supériorité numérique de leurs députés et le candidat du parti présidentiel serait bien parti pour remplacer une fois de plus, Vital Kamerhe. Il convient de signaler que le professeur Evariste Boshab avait hérité en 2006, le poste laissé vacant par Vital Kamerhe à la tête du PPRD. Les Kinois racontent qu’entre les deux compagnons, le jeu de la chaise musicale est une affaire du parti.

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mardi 7 avril 2009

Rama Yade à Réveil FM

Paris, le 24 mars 2009, Carla Bruni-Sarkozy (au centre) et Rama Yade lors d'une réunion de mobilisation en faveur des femmes victimes de violence en République démocratique du Congo.

La Secrétaire d’Etat aux droits de l’Homme et aux Affaires étrangères est un électron libre qui dit sans détour, ce qu’elle pense. En France, tout le monde sait que la langue de bois n’est pas sa tasse de thé.

De sa présence active aux côtés des mal logés d’Aubervilliers à ses positions tranchantes sur des questions diverses, elle ne déroge pas en tout cas à la règle. Invitée ce lundi 6 avril par l’Association de la Presse Etrangère, au Centre d’Accueil de la Presse Etrangère (CAPE) à Paris, pour parler des droits de l’homme, la personnalité politique préférée des Français et benjamine du gouvernement Fillon, n’a pas failli à sa réputation. Encore une fois, Rama Yade a plaidé en faveur des femmes victimes des violences sexuelles en République démocratique du Congo. Réveil-FM vous fait revivre ses déclarations !

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lundi 6 avril 2009

Le 6 avril, comme les autres jours, il faut appeler les choses par leur nom !

15 novembre 1996, République démocratique du Congo : des centaines de milliers de réfugiés, constituant une colonne de 20 km de long près de Goma, sur la route du retour au Rwanda.

De Bruxelles à Kigali, de l'est de la République Démocratique du Congo à l'ouest de la Tanzanie, tous les rwandais commémorent les 15 ans du génocide rwandais. Les médias sont aussi au rendez-vous. Tandis que le pouvoir de Kigali travaille son lobbying auprès des associations juives pour lier le génocide rwandais à la Shoah, tous les esprits ne veulent ni se formater encore moins se laisser influencer.

Des événements qui ont coûté la vie à quelques 800.000 personnes méritent d’être commémorés.

Et il est donc normal que de nombreux journaux consacrent de la place au début, en 1994, des massacres qui devaient endeuiller le Rwanda.

Malheureusement, à cette occasion, on nous serine une fois de plus que ces événements ont été un génocide, ce qui est tout simplement une contre=vérité. On pourrait ne pas y attacher d’importance.

La douleur est la même pour tous les morts, qu’ils soient trépassés dans un génocide, un massacre, un bombardement ou un assassinat.

Je dirais même que le respect dû aux défunts et à la douleur de leur proche inciterait normalement à ne pas faire, à cette occasion, de querelles de vocabulaire qui peuvent passer, en apparence, pour du byzantinisme hors de saison. Mais voilà ! Il y a l’usage que la propagande gouvernementale rwandaise fait de ce mot !

Le mot « génocide » a le don de provoquer une sorte de réflexe conditionné, acquis à propos du génocide des Juifs et largement entretenu par la propagande sioniste : non seulement le survivant d’un génocide a droit à la pitié et à la solidarité – ce qui n’est que justice – mais il est réputé ne pouvoir faire le mal ; il bénéficie en fait d’une impunité que n’ont pas les autres hommes.

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mardi 31 mars 2009

violences faites aux femmes, stratégie de guerre ou moyen de gratification politique au Congo ?

Mme Bintu Mulongo, présidente de l'Afas lors de sa conférence de presse au Centre d'accueil de la presse étrangère (Cape)

Dans le cadre de la journée internationale de la femme décrétée par l’organisation des nations unies (ONU), plusieurs événements ont été organisés en France durant le mois de mars, par des nombreuses associations pour dénoncer les violences faites aux femmes. A Paris, l’association Action des Femmes Africaines Solidaires pour le Développement (Afas), a tenu ce 28 mars un important colloque dans la prestigieuse salle Carnavalet de l’hôtel Holliday Inn.

Au cours de cette rencontre, beaucoup de personnalités indépendantes (chercheurs, étudiants, musiciens, pasteurs, juristes, journalistes ou défenseurs des droits de l’Homme) et de toutes les origines, se sont exprimées sur cette calamité. Face à l’extrême gravité des violences sexuelles subies par les femmes en République démocratiques du Congo, la présidente de l’Afas, Mme Bintu Mulongo a voulu donner un impact considérable à son action.

« En organisant cette rencontre, notre objectif n’est pas seulement de sensibiliser les pouvoirs publics tant à Kinshasa qu’ici en France, car cela a été déjà fait. Aujourd’hui, nous devons agir tous ensemble pour mettre fin aux violences sexuelles qui sont devenues monnaie courante en République démocratique du Congo et plus précisément dans les provinces du Kivu». A-t- elle martelé.

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mercredi 25 mars 2009

Sarkozy à Kinshasa pour renforcer la coopération franco-congolaise

Nicolas Sarkozy, président de la République Française

Le président de la République Française, Nicolas Sarkozy visite le Congo à partir de ce jeudi 26 mars 2009. Il répond ainsi à l’invitation de son homologue congolais, Joseph Kabila qui lui a rendu visite à Paris, au mois de juillet dernier.

Selon Bruno Joubert, le conseiller Afrique du président français qui nous a reçu à l’Elysée à la veille de ce voyage, cette visite d’Etat et de travail portera sur les relations de coopération entre les deux pays. Rappelons aussi que c’est pour la seconde fois que Nicolas Sarkozy est en visite en Afrique depuis son élection et en ce qui concerne la République Démocratique du Congo, le dernier séjour d’un chef de l’Etat français dans la capitale congolaise remonte à 25 ans. Lors du sommet France Afrique de 1984, Mobutu Sese Seko et François Mitterrand se sont rencontrés à Kinshasa dans un contexte particulier.

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Rencontre avec Bobelle Lukanga Katshio

Mlle Bobelle Lukanga Katshio dans son bureau à Puteaux dans les Hauts-de-Seine

La société Africa Synergies International est basée à Bruxelles, elle investie les milieux parisiens pour une nouvelle offre dans le monde du recrutement et du financement des entreprises africaines.

Ce premier face à face du genre se tiendra le 27 mars 2009 à Puteaux, banlieue parisienne, à proximité de la Défense, le centre d'affaires parisien et réunira plus de 50 participants.Le but est qu’en l’espace de deux heures d’échanges, les points clés de votre offre soient clairement identifiés pour attirer l’intérêt d’un potentiel investisseur.

Partant du principe que l’activité professionnelle est une aventure humaine, ce face à face sera aussi le lieu idoine pour beaucoup d’asseoir un réseau de relations publiques.

Imagazine et Réveil FM ont rencontré pour vous Mlle Bobelle LUKANGA Katshio, étudiante en master Commerce international à la Sorbonne, représentante France d’Africa Synergies International.

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jeudi 19 mars 2009

Catherine Néris, Députée européenne à l'échelle des ACP !

Vendredi 13 mars 2009, au CAPE à Paris, présentation de Cathérine Néris, Députée européenne de l’Outre-mer par Freddy Mulongo

Catherine Néris est venue en République Démocratique du Congo comme observatrice lors des élections de 2006. Elle se dit Européenne, Française et Martiniquaise, et tient à ses trois identités.

On a découvert une Catherine Néris très sensible. Elle est montée au créneau sur toutes les lignes contre les injustices dont sont victimes les femmes dans les zones de conflits, suite à la question posée par notre consoeur Anastasie Mutoka.

Catherine Néris est venue à la rescousse des ACP qui ont tenu leurs assises dernièrement à Bruxelles.

Quel partenariat économique entre l’Union européenne et les pays ACP ? C’était le thème choisi par l’Association de la Presse Panafricaine en France (APPA), vendredi 13 mars dernier au Centre d’Accueil de la Presse Etrangère (CAPE) à Paris. Les mesures prises dans l’ensemble lors du sommet de Bruxelles étaient principalement au menu de la rencontre. Cette conférence de presse aura été une réussite grâce à l'implication du professeur Rodny Daniel, conseiller spécial et proche collaborateur de Madame Catherine Néris, sans ignorer l'apport organisationnel de Mme Suzelle Fortuné.

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dimanche 15 mars 2009

Décolonisons les imaginaires et mentalités ?

Bertrand Delanoë, maire de Paris est-il pris par la fièvre Obamania ?

Belge, Guy De Boeck est l'administrateur de Congoforum, site web le plus consulté par la diaspora congolaise. Licencié en philosophie et lettres de l'Université catholique de Louvain, Guy De Boeck a été coopérant dans l'enseignement secondaire au Zaïre. Il s'intéresse parallèlement à l'enseignement pour adultes, d'où son intérêt pour la linguistique, l'ethnologie et l'histoire de l'Afrique.

Anticolonialiste engagé, Guy De Boeck est l'auteur de plusieurs livres et a collaboré à plusieurs ouvrages collectifs et à un certain nombre de publications. Il fait partie du comité de lecture des cahiers Nord-Sud de l'ULB. Son ouvrage publié en 2008 pour les 100 ans de la reprise du Congo par la Belgique s'intitule: "Les Héritiers de Léopold II", il comporte trois volumes totalisant plus de 1500 pages ("Le temps du Roi: Des origines à la reprise; "Le temps des héritiers de 1908 à 1940; et "Le temps du Refus: De la guerre à 1960). Son analyse est percutante et profonde, incite à la réflexion. Congoforum est partenaire de Réveil FM

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jeudi 12 mars 2009

Média Alternatif: Cas de la radio associative et communautaire "Réveil FM"

A quelques mois des élections présidentielles et législatives de 2006, Freddy Mulongo,ex-président de l'Association des Radios Associatives et communautaires du Congo (ARCO de 2001-2007) et Président Directeur Général de Réveil FM, Christophe Boisbouvier de RFI, journaliste-formateur avec quelques radioteurs lors d'une visite radiophonique de la RMCTV à Mwene-Ditu à plus de 110 km de Mbuji-Maji dans la kasaï-Oriental

Le Comité des Ministres du Conseil de l’Europe reconnaît le rôle des média associatifs dans la promotion de la cohésion sociale et du dialogue interculturel. Extrait de la déclaration du 11 février 2009,lors de la 1048e réunion des Délégués des Ministres:.

Reconnaissant que les médias associatifs contribuent à encourager le débat public, le pluralisme politique et la sensibilisation à des opinions diverses, notamment en offrant la possibilité à des groupes variés de la société - incluant des minorités culturelles, linguistiques, ethniques, religieuses ou autres - de recevoir et de communiquer des informations, de s’exprimer et d’échanger des idées ;

i. Reconnaît les médias associatifs en tant que secteur médiatique distinct, parallèle aux médias de service public et aux médias commerciaux et, à cet égard, souligne la nécessité d’examiner la façon d’adapter les cadres juridiques permettant la reconnaissance et le développement des médias associatifs, ainsi que l’exécution adéquate de leurs fonctions sociales ;

v. Invite les médias associatifs à être conscients du rôle qu’ils jouent dans la promotion de la cohésion sociale et du dialogue interculturel, et, à cette fin, à élaborer et à adopter, ou, le cas échéant, à réviser les codes de déontologie ou les lignes directrices internes, et à veiller à leur respect.

Reconnaissance tardive du rôle et missions des radios associatives et communautaires ? Cette reconnaissance est un jalon important pour tous les radioteurs de la RDC dont Freddy Mulongo est l'un des précurseurs, qui croient et luttent pour la reconnaissance du troisième secteur médiatique(média public, média privé-commercial et média associatif et communautaire) dans le paysage audiovisuel congolais.

Pour notre département du troisième cycle (DES) à l'Institut des Sciences de l'Information et de Communication (IFASIC) à kinshasa, nous avons fait un travail pratique (Tp) sur Réveil FM comme média alternatif de 2006-2007 en RDC. Réveil FM, la première radio associative et communautaire de kinshasa qui a su sauvegardé son engagement au sein de l'AMARC (Association mondiale des Radios Communautaires), ses partenaires: la SNRL (le Syndicat National des radios Libres qui a remplacé la confédération Nationale des radios Libres) mais surtout la Radio Popolaré à Milan en Italie, radio qui a soutenue Réveil FM à toutes épreuves. Face aux tracasseries administratives, aux suspensions et fermetures politiques, Réveil FM a toujours pratiqué la tactique du roseau selon la fable de la Fontaine : quand l'orage à soufflé le chêne a résisté alors que le roseau s'est plié. Finalement le chêne à été déraciné et le roseau s'est redressé après l'orage.

Voici un résumé de notre travail présenté à l'Ifasic.

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samedi 7 mars 2009

Luis Moreno Ocampo renvoyé dans ses cordes dans le procès Jean-Pierre Bemba !

Luis Moreno Ocampo, procureur de la cour pénale internationale (CPI)

Comme nous l’annoncions dans nos précédentes éditions, le procès de Jean-Pierre Bemba ressemble à un casse tête chinois pour le procureur vedette de la CPI, Luis Moreno Ocampio et même pour la cour pénale internationale. Après les premières audiences de confirmation des charges qui se sont déroulées en janvier dernier, les zones d’ombre qui entouraient cette affaire commencent à être éclairées.

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mercredi 4 mars 2009

L'Afrique malade de ses hommes politiques ?

L' ouvrage qui scrute profondément les conséquences de l’instabilité politique en Afrique sub-saharienne est écrit par Robert Dussey. Universitaire, ancien médiateur politique togolais en liaison avec la communauté Sant’ Egidio, Robert Dussey, est le conseiller diplomatique du président Faure Gnassingbé. Pour lui, les causes du malheur africain sont endogènes. S'inscrit-il dans l'afro-pessimisme ? L'auteur fait une autocritique de la gouvernance du continent africain dans une démarche d'afro-optimiste.

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jeudi 26 février 2009

A coeur ouvert avec Ange Edouard Poungi

Ange Edouard Poungui est un homme politique congolais (République du Congo). Il a été premier ministre de la République populaire du Congo du 07 août 1984 au 07 août 1989, pendant la présidence de Denis Sassou-Nguesso. En 1997 il est forcé de quitter le Congo suite au coup d'état militaire du Général Denis Sassou Nguesso. L'ancien premier ministre rejoint alors l'opposition et aspire pour son pays d'une vraie démocratie. A plusieurs occasions il a exhorté le régime Ngouesso à changer de politique, dans plusieurs tribunes il dénonce la mauvaise gestion des richesses nationales, le manque d'orientation économique du gouvernement face au chaos social. A Réveil FM, Ange Edouard Poungui annonce son come back dans la vie politique congolaise, il annonce sa candidature aux élections présidentielles de 2009 au Congo-Brazzaville .

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mardi 24 février 2009

Soirée sur la région des grands lacs ; des révélations et réserves de Vincent Munié, administrateur de l’association Survie France !

Jeudi 19 février dernier, plusieurs personnes ont été conviées à la Maison des Associations dans le 3ème arrondissement à Paris, pour assister à une rencontre organisée par l’Association Survie France. Cette réunion publique qui a commencé à 19h 30 pour se terminer un peu tard dans la nuit, avait comme toile de fond, la tragédie congolaise, ses causes et conséquences.

Vincent Munié, journaliste, spécialiste de la région des Grands Lacs et du génocide rwandais, qui assume également le rôle d’administrateur de cette association, était l’orateur principal. Il a tenu en haleine, la salle pendant deux heures en indiquant vraisemblablement, le mobile de la tragédie congolaise puisqu’il revenait d’une mission qu’il a effectuée au Kivu tout récemment.

Pour expliquer davantage l’enfer congolais à l’assistance et les ravages des différentes rébellions qui s’amusent à commettre des actes odieux, il n’a pas lésiné sur les moyens pédagogiques pour décortiquer, les menaces qui déstabilisent la République démocratique du Congo.

« Les Congolais ont payé un prix exorbitant, en nombre de victimes, en paupérisation, pour l’enchaînement qui les a menés de la dictature de Mobutu aux nombreuses guerres civiles qui depuis quinze ans sont la conséquence du génocide perpétré au Rwanda voisin. » A-t-il indiqué.

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mercredi 28 janvier 2009

Affaire Bemba, manipulation dangereuse du droit international ?

M.Jeannot Bemba Saolona, Sénateur (MLC) en aparté avec quelques congolais à La Haye

Beaucoup d’ancres ont coulé sur l’arrestation de l’opposant congolais, justice aux victimes, humiliation de leader politique, complot contre un peuple ou politisation d’une affaire etc...Tout a été dit. Mais qu’en est-il au juste ? Soucieux d’informer ses lecteurs et d’une façon rationnelle, Réveil FM a envoyé son équipe sur le terrain pour dénicher pendant deux semaines, les moindres informations, auprès des acteurs principaux en vue d’éclairer l’opinion sur ce qui est convenu d’appeler «le gros poisson de la CPI».

Il s’agissait de prendre langue avec les différents responsables de la cours pénale internationale, les politiques tant Congolais que étrangers, mais aussi les structures de la société civile et la presse internationale. Nous avons relevé des faits et votre journal vous les présente sans langue de bois, libres à nos lecteurs de se faire une idée.

Près de 7 ans après sa création, la cours pénale internationale (CPI) a organisé son premier procès avec un gros poisson, c’est-à-dire le sénateur congolais Jean-Pierre Bemba qui est arrêté à Bruxelles, depuis le 24 mai 2008 sur qui la CPI mise pour redorer son blason. L’audience de confirmations des charges contre Jean-Pierre Bemba a été un moment exceptionnel qui marquera à jamais les esprits du coté de La Haye.

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mardi 13 janvier 2009

Procès Bemba: Deux responsables d'organes de médias congolais cités à la Haye, Donat Mbaya président de Jed et Kabeya Mpindi ex-président de l'Unpc

L'ancien vice-président congolais Jean-Pierre Bemba, le 12 janvier 2009 à la Cour Pénale Intenrationale à La Haye © AFP Michael Kooren

Alors que tout le Congo a des yeux fixés sur le procès de Jean Pierre Bemba, on assiste véritablement aux nombreuses révélations relatives a ce procès. L'audience d'aujourd'hui vient d'apporter des preuves de l'implication du régime de Kinshasa sur l'arrestation de Bemba. La salle a été boulversée d'apprendre devant les juges et avocats de la CPI, les allégations de Me Richard Nkwebe qui a démontré que le chef du MLC était un détenu politique que Kabila veut faire disparaitre. Me Nkwebe a rejeté ces accusations et dénoncé une "tentative d'écarter M. Bemba des prochaines échéances électorales" en République démocratique du Congo (RDC). M. Bemba, qui portait une cravate rayée bleu ciel et un costume gris, est resté de marbre, suivant les audiences enfoncé dans son siège, les jambes croisées. Il a transmis plusieurs notes à ses avocats alors que le procureur détaillait les crimes. Réveil FM est à la Haye, en attendant un grand reportage de notre envoyé spécial nous vous livrons cette information.

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samedi 27 décembre 2008

Paris, les aveux d'impuissance de Tambwe Mwamba

Le Ministre congolais des Affaires Etrangère Alexis Tambwe Mwamba, s’est entretenu avec la presse africaine et internationale, au centre d’accueil de la presse étrangère (Cape), à Paris en cette fin d’année revenant de New York où il a évoqué la crise congolaise avec les membres du conseil de sécurité des Nations unies. A Paris, le patron de la diplomatie congolaise a tenté de faire le point sans trop convaincre sur les derniers développements du conflit à l’Est de la RDC. Dans son exposé ponctué fréquemment des allégations formulées contre le régime rwandais et à la communauté internationale, Tambwe Mwamba n’a aménagé aucune peine. Tambwe Mwamba est un caméléon politique qui ne souffre pas de sa versatilité. L'actuel ministre congolais des Affaires étrangères est connu pour sa propension pour deux choses: le pouvoir et l'argent. Hier, il était mobustiste, il est passé par le RCD-Goma, puis le MLC de Jean- Pierre Bemba, aujourd'hui il est un fervent Joséphiste de L'AMP. Le 17 novembre dernier, sur Radio Rwanda, Alexis Tambwe Mwamba, sans froid aux yeux, avait précisé qu'il était " tout à fait ouvert à ce que des officiers de renseignement rwandais puissent faire partie des troupes qui vont traquer les FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) pour que les accusations selon lesquelles nous soutenons les FDLR puissent être balayées une fois pour toutes". Où est la souveraineté et l'indépendance de la RDC dans une telle déclaration ? A Paris, Tambwe Mwamba a chargé le Rwanda et la Monuc devant les journalistes interloqués feignant d'ignorer qu'il est lui-même le produit de Paul Kagamé. Les journalistes au Cape ont-ils mordu à l'hameçon de Tambwe Mwamba ? Pas tous.

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mercredi 24 décembre 2008

A coeur ouvert avec Karine Bonneau

Karine Bonneau est responsable du bureau Justice internationale à la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme (FIDH) à Paris. La Fidh regroupe 155 organisations de défense des droits de l'homme à travers le monde. Le rapport des Nations-Unies sur la situation de guerre en République Démocratique du Congo, celui de Human Rights Watch, " la rébellion à l'Est et la répression à l'Ouest" toujours sur la RDC, la situation évolutive de la centrafrique: sans être inquiété, M.Patassé s'est rendu dans son pays et a pu participer à la conférence de réconciliation pendant que Jean-Pierre Bemba croupit en prison à la Haye... L'équipe de Réveil FM n'est pas indifférente aux questions qui touchent les droits de l'homme. Gentillement, Karine Bonneau a répondu à nos questions.

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mercredi 17 décembre 2008

Gabriel Mokia, l'une des victime de la régence kabiliste

Depuis le 29 juillet dernier, Gabriel Mokia croupit dans le geôle, du pouvoir AMP-PALU-UDEMO, au Centre Pénitentiaire et de rééducation de Kinshasa-ex-prison de Makala, après une arrestation spectaculaire et arbitraire à son domicile. D'après son avocat, Maître Roger Imponga l'arrestation de son client est politique commanditée par le pouvoir en place. Fait-on payer à Gabriel Mokia ses dénonciations mafieuses de la mégestion du pouvoir kabiliste ? ou le fait d'avoir postuler d'être le leader de l'opposition étant donné qu'Etienne tshisekedi, Jean Pierre Bemba sont absents dans l'arène politique congolaise ? La RDC est-il vraiment un pays démocratique ? Y a-t-il une démocratie au Congo-Kinshasa ?

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dimanche 14 décembre 2008

A coeur ouvert avec Anneke Van Woundenberg, chercheuse principale de Human Rights Watch, division Afrique.

Le rapport de Human Rights Watch écrit par l'équipe de Anneke Van Woundenberg concerne la période de Août 2006-Août 2008. Avant de nous accorder cette interview Anneke Van Woundenberg avait déjà répondu aux questions des confrères venus s'enquérir sur la situation des droits de l'homme en République Démocratique du Congo. Dans la salle, un confrère ne s'était pas empêché de poser la question:"Madame n'avez-vous pas peur pour votre sécurité ? La réponse d'Anneke Van Woundenberg sobre mais très alarmante:" J'ai plutôt peur pour les Congolais de mon équipe au Congo et les membres de leurs familles qui ne savent où aller en cas de problème !". Le jeudi 12 décembre 2008, au Centre d'Accueil de la Presse Etrangère (CAPE) au Grand palais à Paris, les journalistes congolais, africains et européens ont été épatés par la connaissance du terrain et la maitrise d'Anne van Woundenberg de son rapport sur les droits de l'homme en RDC. Lorsqu'un pays allume le flambeau des emprisonnements d'opposants politiques, des arrestations arbitraires des citoyens, des tueries de journalistes et de l'institutionnalisation de la torture...Doit-on encore continuer à parler d'un pays démocratique même si le mot "démocratique" figure dans l'appellation de ce dernier ? Disponible, Anneke Van Wounderberg a répondu à coeur ouvert à nos questions.

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jeudi 30 octobre 2008

Cet homme est un Barack !

Il est le Candidat Démocrate à la présidentielle Américaine de 2008 et a été déjà élu depuis les Cieux

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vendredi 3 octobre 2008

Les 600 jours de trop du Patriarche Antoine Gizenga !

Antoine Gizenga, le Premier ministre a démissionné s'agit-il d'une fuite en avant du Patriarche ?

"Devant l’ouragan et la tempête" dixit le feu Maréchal Mobutu dans un discours, " Un fruit ne tombe que quand il est mûr mais devant l’ouragan et la tempête de l’histoire, mûr ou pas mûr, il tombe quand même ».

Les mêmes causes produisent les mêmes effets

Aujourd’hui comme hier La situation sociopolitique-économique qui règne aujourd’hui au Congozaïre ressemble étrangement à celle qui y prévalait à la veille de la révolution de M’zée Laurent Désiré Kabila en 1996. Les principaux acteurs chassés sont revenus et sont restés les mêmes avec les mêmes pratiques qu’on pensait jadis révolues et ont pris place dans un pays qui reste cloué au sol par la même bande depuis des décennies. Dire « communauté internationale » à l’époque revenait temps en temps de sa position allant d’affirmer que Mobutu était incontournable. De la même manière, l’actuel président a été plébiscité et décoré de l’homme de situation.

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lundi 22 septembre 2008

Le fonctionnaire congolais complice de son malheur !

Photo d'archive. Cédrik Kalonji

« Je mange, tu manges et il mange ». Détrompez – vous, je ne suis pas entrain de conjuguer le verbe manger ; je paraphrase par contre le fonctionnaire public congolais dans sa perception erronée de scier l’arbre sur lequel il est assis. Mais seulement voilà que cette absurdité est partagée entre l’employeur, l’Etat congolais qui ne cesse d’avilir son fonctionnaire, et ce dernier qui vole du jour au lendemain son propre salaire par la magouille érigée en système dans tous les offices des ministères en RDC.

Malheureusement dans cette pratique devenue « sport préféré » du Gouvernement et des fonctionnaires congolais le résultat est la déliquescence de la vie sociale de celui qui est le symbole même de l’Etat, le fonctionnaire. C’est d’ailleurs une injure que d’être traité avec cette épithète.

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lundi 1 septembre 2008

Casse tête congolais, la rentrée scolaire

Les écoliers du village Mputu situé dans la province du Bas-Congo, à environ 50 Km à l’Ouest de Kinshasa, la capitale congolaise

Une salle de classe de l'école primaire de Mputu, non loin de Kinshasa

C'est une pénibilité dans la vie des parents Congolais dans la préparation de la rentrée Scolaire 2008-2009. Un casus belli des enseignants et des fonctionnaires de l’Etat qui demeure sans résultat depuis des lustres. Mais, bon gré, mal gré, ils ont juré mordicus de ne pas lâcher le morceau. C’est un combat légitime, nous disons.

L’Ecole gratuite, discours ou réalité

A deux pas de la rentrée scolaire 2008-2009, les parents Congolais s’arrachent les cheveux, regardent le ciel pour trouver les moyens inexistants de pouvoir envoyer leurs enfants à l’école. Cela a été toujours un casse tête l’entrée scolaire pour les parents en cette situation de crise économique avancée. Cette analyse épingle les donneurs des leçons d’hier qui s’évertuent dans la démagogie politicienne pour accroître le taux analphabètes en ce temps moderne.

Face à cette réalité gravissime qui rend méconnaissable la République Démocratique du Congo de ce point de vue abordant le sujet sur l’éducation scolaire et de l’enseignement qui sont sources de développement d’un pays.

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Paris, l'association "Les Amis de Jean Pierre Bemba et Alliés" (AJPBA) est née !

L’Association « les Amis de Jean-Pierre Bemba et Alliés» (AJPBA), a organisé une conférence-débat ce week-end, dans la salle des séminaires de l’hôtel Holiday Inn à Paris, pour dénoncer l’arrestation de l’ancien vice-président de la RD Congo et sénateur Jean-Pierre Bemba Gombo.

La salle Carnavalet de ce cadre prestigieux a vibré samedi passé, au rythme des divers chants congolais dédiés à «Igwe», à l’occasion de la sortie officielle des « Amis de Jean-Pierre Bemba » en France. Au cours de cette rencontre, la vice-présidente nationale, Fyfy Osambia venue du pays et le coordinateur–Europe, Dieudonné Wabi qui réside en Belgique ont tenu en haleine le Tout Paris associatif, pendant plus de quatre heures. Du bien fondé de l’association à ses motivations en passant par les révélations inédites, rien n’a été laissé au hasard.

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mardi 26 août 2008

CNECO, interpellation d'un congolais-citoyen du monde et fils de l'Eglise !

Palais du Peuple, Mgr Laurent Monsengwo, président du Haut-Conseil de la République et M.Etienne Tshisekedi, Premier ministre élu magistralement par la plénière de la Conférence Nationale Souveraine (CNS), dans la nuit mémorable du 14 au 15 août 1992

En cettte année 2008, l'Europe, l'Amérique et le Japon doivent, sans se détourner la face, se souvenir de la guerre importée au Zaïre par les armées criminelles de Paul Kagamé du Rwanda et Yoweri Museveni de l'Ouganda. Ces Présidents tueurs, l'un du FPR et l'autre de l'Ugandan Army ont joué au Führer et au Mussolini à la barbe et au nez du monde entier. Le 2 août prochain de cette année, il y aura exactement dix ans qu'a commencé, l'extermination massive des Congolais à l'Est de la RDC. Au final de cet assaut macabre, il sera enregistré dans le déficit de la population congolaise massacrée, plus de 6.000.000 de morts et plus de 500.000 femmes violées et sodomisées*.

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jeudi 21 août 2008

RDC: Les troubadours et criminels financiers aux affaires de l'Etat !

Le système financier de la République Démocratique du Congo se résume par: "Je pioche, tu pioches, il pioche, nous piochons et nous nous régalons de la misère du peuple congolais ". Face à la situation qui nous apostrophe, devant cette hécatombe qui ravive et peine notre conscience des vrais Congolais épris de l’amour du pays, nous nous sommes inscrit dans la logique de critique constructif à l’égard de ceux qui se couvrent les oreilles, s’aveuglent devant la réalité et se mettent dans la destruction systématique de notre beau pays qui est sous le vampirisme d’une race troubadouresque.

Les Congolais sont-ils des amnésiques ?

Il y a de cela à peine 10 ans qu’ils sont arrivé au pouvoir par une révolution voulant soit disant le changement, il y a 10 ans qu’ils se sont inscrit dans la poursuite des œuvres malsaines et démoniaques décriées au régime mobutiste. Il y a deux ans, ils se sont légitimé par des élections raides de la ligne droite qui sont aujourd’hui prouvées de mascarades et dictatoriales au peuple Congolais. Ces élections sont la forfaiture la plus qualifiée de la démocratie, et du respect du droit de l’homme et des peuples qui s’étaient déroulées en République Démocratique du Congo.

Nous disons et constatons que dans leurs esprits des nominés, ces élections ont données la légitimation non des institutions mais plutôt des détournements des deniers publics et les pillages des ressources naturelles du Congo à la finalité catastrophique et l’asservissement à la misère la basse couche sociale.

Personnellement, je me vois dans l’obligation d’émettre des critiques sur la situation qui prévaut dans mon pays le Congo–Zaïre pour animer ceux qui se vautrent dans le luxe démesuré au détriment du peuple de croire qu’ils sont connus comme étant les démolisseurs des attributs de la Nation Congolais.

Pour ma part, je ne demande que mon être et celui des Congolais soit restitué de sa dignité, qu’on puisse me sortir et la population Congolaise de la pauvreté, de l’indigence dans lesquelles nous sommes soumises.

Démocrate dans l’âme et par l’idéologie, je suis loin de m’émouvoir devant les critiques rétrogrades des autres qui n’ont que des sentiments haineux pour leurs frères Congolais qui voient mieux qu’eux et surtout cautionnent aveuglement la maltraitance de leurs propres frères, sœurs et famille à cause de leur appétit égoïste à l’enrichissement malhonnête ou par la folie du littéraire Africain au verbiage coulant au fond creux dans leur discours de m’as-tu vu. Ceux là animaient par leur scepticisme se voient être qualifiés par leurs propres propos insensés au rang qui leur convient.

Au contraire, pour moi, l’exercice de contradiction est un moment délicat et inspirateur sur moi-même, pour découvrir si les critiques à moi sont fondés et instruisent mes compatriotes.

N’empêche, je suis pour la libre expression et la démocratie plurielle.

Oeuvre chinoise, le Palais du Peuple abrite le Sénat et le Parlement congolais

L’évolution de la misère congolaise

1.Avant KABILA

Le stock de la dette passe de 32 à 300 millions de dollars entre 1965 et 1970, près de 5 milliards en 1980 et environ 13 milliards en 1998 durant la période de 32 ans du pouvoir Mobutu.

Les ponctions dans les caisses de l’Etat furent aussi une source stable et abondante d’enrichissement pour le clan Mobutu : dotation présidentielle (officiellement 15 à 20% du budget opérationnel de l’Etat), transfert illicite sur des comptes personnels à l’étranger ou dépenses mystérieuses (environ 18% du budget, d’après une étude de la Banque mondiale en 1989, pour les “ autres biens et services ”, souvent pour des dépenses somptuaires ou l’achat de matériel militaire).

Le détournement des gains d’exportations de minerais fut sûrement la plus lucrative des ponctions du clan Mobutu. Des rapports de la Banque mondiale parlent du détournement de 150 à 400 millions de dollars des revenus annuels d’exportations de cuivre et de cobalt, détenus par des entreprises d’Etat.

Un pays ruiné. Riche d’innombrables ressources naturelles et humaines, la RDC figure aujourd’hui parmi les pays ayant le plus faible indice de développement humain, selon le PNUD. Trente ans de pouvoir unique, suivies par deux guerres ont ruiné le pays et condamné la grande majorité de sa population à la misère.

Il est clair qu’en parlant du régime Mobutu nous avons tendance à s’arrêter au passé qui fut la cause de l’éclatement de ce régime et son éviction. Nous voulons par ici éclairer les quelques points de convergence entre le régime passé et celui de nos jours en RDC.

2.Après Mobutu

Dix ans seulement viennent de s’écouler depuis la fin du régime Mobutu, mais quelques névralgiques au scepticisme éternel tombent en transe comme des diablotins au vu et au su du nom de ce dernier disparu.

Dans leur constipation intellectuelle fréquente, ils se versent à dans la folie des critiques stériles et dans une formule de politique sur mesure et aliénataire. Le monde évolue et se veut être abordé dans son concept immédiat, sujet de notre quotidien et non de nos arriérés.

Nous estimons qu’il est important de parler du présent et de l’avenir de notre pays que de rester figé à des considérations rétrogrades que nous balance un certain nombre des politiciens de couloir.

Pour ainsi aborder le sujet qui nous préoccupe au plus haut niveau de notre intéressement, nous nous sommes approchés aux divers rapports décriant la méconduite dans le système de gérance de l’appareil de l’état Congolais. Nous pouvons toujours continuer de fustiger les 32 ans du pouvoir mobutien sans pouvoir apporter ses solutions concrètes à la crise qui plonge notre pays au fond du gouffre. Bien au-delà de tout entendement, les mêmes personnes qui criaient hier au Voleur sont devenues eux-mêmes plus spécialistes de vol organisé.

Nous voudrions ici comprendre une chose, en moins de temps, le désastre de l’économie congolaise a atteint son paroxysme et hypothèque 70.000.000 des vies au péril d’une Nation. Cette analyse est repartie en plusieurs parties, dont nous aurons le temps de suivre pas à pas afin de l’élucider l’ombre du mal de quel régime est plus nocif que l’autre.

Comprendra qui veut le comprendre, avec ou sans aprioris.

La dette extérieure de la RDC reste constante par rapport au lègue laissé par le régime mobutien. Il n’est pas mauvais qu’un pays ait des dettes, mais ces dettes doivent être utilisées pour le bien-être de la population et l’essor du pays.

Une note d’information relative à cette situation dramatique de la RDC renseigne que, selon des sources recoupées, le stock de la dette extérieure publique de la Rd Congo était en 2007 de l’ordre de 11,5 milliards de dollars américains dont 6 milliards de dette bilatérale (Club de Paris) et le reste coulé en dette multilatérale (Banque mondiale, Fonds monétaire international, Banque africaine de développement).

Les grands pays créanciers de la RDC sont les Etats- Unis, la Belgique, l’Italie et la France. Le service de la dette avoisine 500 millions de dollars. La même source signale que cette dette est devenue un lourd fardeau pour la Rd Congo minée depuis plus d’une décennie par des guerres meurtrières qui ont causé la mort à plus de six millions de personnes et provoqué le déplacement intérieur d’autant des gens.

Les différentes politiques d’ajustement structurel n’ont fait qu’accentuer la débandade économique et sociale. Les services de base (éducation, santé,…) sont sacrifiés à l’autel du paiement obligatoire du service de cette dette. Malgré sa restructuration en 2002, la dette extérieure congolaise reste insoutenable. La Rd Congo ne parvient pas à appliquer de manière stricte les conditions des institutions de Bretton Woods et ses finances ne peuvent pas proposer quelque alternative.

Le processus lié à l’élaboration et la mise en œuvre du Document de stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (Dscrp) ne parvient pas à atteindre le point d’achèvement, même si certaines parties prenantes pensent que cela pourrait être réalisé en cette année 2008.

Nous allons comprendre pourquoi le Congo plonge de plus en plus en bas du classement des pays pauvres de la planète.

La chose qui nous intéresse aujourd’hui est la voie de recherche à solutionner l’accroissance des Congolais. Le baromètre de la politique intérieure indique que l’état est géré depuis dix ans par un conglomérat d’aventurier comme dira le M’ZEE Laurent Désiré KABILA lui-même quelque temps après sa prise de pouvoir.

Malheureusement pour les Congolais rien n’a changé depuis, il y a toujours les mêmes personnes qui continuent et viennent s’ajouter au lot tous les parias du régime Mobutu revenus pour parachever leur travail de démolition du pays et capitaliser le temps perdu en exile.

Il est invraisemblable de croire que ceux qui sont arrivés un certains 17 mai 1998 dans des bottes en caoutchouc des cantonniers sont devenus aujourd’hui champion dans le sport du vol des deniers publics en RDC. Est irréversible la sentence de tout être humain qui s’accapare des biens matériels, l’argent malhonnête du sang, riche ou pas riche personne ne part dans la tombe avec Maisons, Banques, voitures etc... Alors pourquoi de son vivant faire souffrir ses prochains ?

Sources de non remboursement de dette extérieure et de l'appauvrissement du peuple congolais

Dans un article parut le 18 Novembre 2005 Congo Indépendant écrivait Chef d’Etat ou chef mafieux ?

Une anecdote ( histoire vraie) circule actuellement dans les milieux congolais à Kinshasa et à Bruxelles. Que dit-elle ? Il y a plusieurs mois passés, Augustin Katumba Mwanke - qui porte le titre officiel d’ambassadeur itinérant du chef de l’Etat, a téléphoné, depuis Kinshasa, à un administrateur délégué général de la Gecamines, à Lubumbashi, lui intimant l’ordre d’accepter la signature d’un contrat de gré à gré avec un « opérateur minier ». L’Adg aurait pris son courage avec ses deux mains pour rappeler à son puissant interlocuteur que l’article 33 du Code minier de la RD Congo impose le recours à un appel d’offres dans le cas sous examen. Contrarié, Katumba a raccroché rageusement son téléphone. Quelques heures plus tard, l’homme rappelle Lubumbashi.

L’administrateur délégué général de la Gécamines est au bout du fil. « Attendez, je vais vous passer quelqu’un », martèle l’ambassadeur itinérant. Qui est au téléphone ? Joseph Kabila en personne. « Avez-vous un problème avec M. Katumba ? », murmure le président de la République. Pour toute réponse, l’Adg débite, en bon Congolais, une litanie de « mes respects Monsieur le président !». Kabila de clore la conversation en invitant le « récalcitrant » à venir le voir à Kinshasa.

Arrivé dans la capitale, l’Adg ne voit pas l’ombre du successeur de « Mzee ». Après quelques jours d’attente, il est finalement reçu par …Katumba Mwanke. Tiens ! Tiens ! Belle complicité ! Il semble que le manager n°1 de la Gécamines a réalisé qu’il avait intérêt à se plier aux injonctions de son vis-à-vis.

Sinon…Cette histoire pourrait faire sourire dans ce Congo-Zaïre où se commettent des turpitudes plus gravissimes par des hommes et des femmes qui nous gouvernent. Des hommes et des femmes qui partagent une allergie aiguë contre la vertu.

Ce qui choque ici c’est la « complicité active » du « magistrat suprême » dans une sorte d’association de malfaiteurs.

Une attitude digne plus d’un chef mafieux que d’un chef d’Etat. Excessif ? Nullement ! Augustin Katumba Mwanke n’est plus à présenter. C’est l’homme le plus puissant de l’entourage présidentiel, si pas du Congo-Kinshasa. Ingénieur métallurgiste, Katumba aurait travaillé dans une banque sud africaine avant de devenir le deuxième gouverneur omnipotent de la province du Katanga sous Kabila père. Fin 2000, il a développé des rapports très personnels avec le général-major Joseph Kabila, alors chef d’état-major des forces terrestres. Le 26 janvier 2001, l’« ami Joseph » devint calife à la place du calife. « Augustin » est aussitôt élevé au rang de « grand vizir ». Son premier poste ministériel n’a été rien moins que celui de ministre délégué à la présidence, chargé du Portefeuille de l’Etat. L’ex-gouverneur semble avoir gardé la haute main sur les entreprises publiques et le patrimoine minier de la RD Congo, particulièrement dans l’ex-Shaba.

Certains mauvaises langues l’accusent de protéger des milieux mafieux libanais et indo-pakistanais spécialisés dans l’exportation frauduleuse des minerais de la Gécamines. Ces prétendus commerçants violent les lois de la RD Congo au vu et au su des autorités provinciales. Civiles et militaires. Il faut être aveugle et sourd pour ne pas réaliser que ces hors la loi bénéficient des « protections » au plus haut niveau du pouvoir d’Etat. Selon des sources proches des « services », l’arrestation d’un certain Hammoud aurait provoqué une « grande agitation » au sein du cabinet présidentiel.

Si Congo Indépendant écrivait cet article pour décrier le comportement maffieux des dirigeants de notre beau pays, de l’autre bout du pays les acteurs de la société civile du Sud Kivu faisait une déclaration « relative à la lutte contre l’impunité et la corruption ».

En voici le texte,

Nous, représentants des associations membres de la Société Civile du Sud-Kivu, réunis en séminaire Atelier sur la Transition politique et la lutte contre la corruption et l’impunité en R.D.Congo : Regards critiques de la Société – Civile du Sud-Kivu, organisé par le Conseil pour la Paix et la Réconciliation- COPARE en sigle - au Centre Olame à Bukavu Le conflit du 02 au 03 Février 2005 avec l’appui de CECI-ACIPA ; Après l’analyses et débats, à la lumière des exposés introductifs sur « Inventaire des cas d’impunité en RD Congo » et « l’Etat de lieux de la corruption et des détournements en R.D.Congo ;

Mus par notre ferme engagement à combattre à tout prix la corruption et l’impunité qui élisent domicile en R.D.Congo ; Conscients que la pratique accrue de la corruption et l’institutionnalisation de l’impunité sont un frein à l’avènement d’un Etat de droit en R.D.C., favorisant ainsi l’émergence d’une culture de banalisation de la vie humaine ; Convaincus que cette état de choses paupérise davantage la population et attise les tensions sociales et la haine ;

Formulons à travers cette déclaration les recommandations suivantes :

A. A l’Etat congolais :

1°) de poursuivre en justice tous les présumés coupables de pillage des ressources nationales crimes et autres détournements des deniers publics en l’occurrence ceux qui sont cités dans le rapport Bakandeja que nous saluons, le rapport du panel des experts de Nations Unies sur le pillage des Ressources Naturelles…

2°) de réhabiliter et restaurer l’indépendance du pouvoir judiciaire ;

3°) de réhabiliter les organes de contrôle à tous les niveaux en vue de lutter contre la corruption généralisée ;

4°) de tenir compte de l’intégrité, la probité morale dans le recrutement et la promotion dans l’administration publique et l’armée ;

5°) d’exiger aux provinces de rendre publics trimestriellement les comptes de recettes et des dépenses publiques ;

<6°) d’accélérer la mise sur pied des antennes des commissions d’Ethique et de la lutte contre la corruption dans les différentes provinces en leur dotant des moyens conséquents ;

7°) d’octroyer aux fonctionnaires, militaires et enseignants un salaire décent pouvant le mettre à l’abri de toute corruption ;

B. A la communauté internationale de :

1°) Mettre sur pied un tribunal pénal international mixte pour le RDC ;

2°) concevoir des mécanismes de contrôle et de suivi des fonds octroyés à la RDC.

3°) accélérer le processus de désarmement et de rapatriement des milices étrangères encore présentes en RDC ;

C. A la Société Civile :

1°) d’asseoir des mécanismes d’autocontrôle et de gestion des fonds ;

2°) de créer un observatoire d’éthiques et de bonne gestion au sein des organisations de la Société Civile ;

3°) de mener des campagnes de lobbying et de plaidoyer auprès des gestionnaires publics en vue d’une gestion saine et transparente au profit de la population ;

4°) de se constituer partie civile pour tout cas d’exactions constaté ;

5°) de primer symboliquement les gestionnaires publics qui auront fait preuve d’une gestion transparente durant leur mandat.

S’en est suivi de l’ONU qui a diligenté une enquête sur le pillage des ressources et les détournes des fonds de l’état par les nouveaux dirigeants et leurs complices étrangers. De ce rapport il était cité un nombre des dirigeants du régime impliqués dans cette pratique de crime financier en RDC. Malgré la politique d’autruche pratiqué à cette période Monsieur Joseph Kabila en les suspendant temporairement pour laisser passer le vent en pourpre qui soufflait contre ses protégés.

C’est ainsi le 11 Novembre Kabila suspend trois ministres mis en cause dans ce rapport du panel des experts de l'ONU sur le pillage des richesses du pays, pour tenter d'apaiser le mécontentement populaire contre "les pilleurs d'Etat".

Dans un communiqué lu à la télévision officielle, le président a annoncé qu'il suspendait de leurs fonctions le ministre à la présidence Augustin Katumba Mwanke, le ministre de la Sécurité et de l'ordre public, Mwenze Kongola, et le ministre du Plan et de la reconstruction Denis Kalume.

Tous trois ont été mis en cause à plusieurs titres dans le dernier rapport d'un panel d'experts des Nations unies sur le pillage des richesses de la RDC, mais c'est la suspension de M. Katumba Mwanke, réputé très proche du président Kabila dont il passe pour l'indispensable conseiller, qui a eu le plus d'impact.

Bien que le communiqué présidentiel insiste sur le fait que les trois ministres, ainsi que trois hauts fonctionnaires, sont suspendus pour leur permettre d'être entendus par la justice "en bénéficiant de la présomption d'innocence", rien n’a été fait jusqu’à présent de ce côté. Malgré le bruit qu’avait suscité ce rapport.

"Katumba Mwanke, Mwenze Kongolo et les autres" étaient qualifiés de "cœur du réseau mafieux en territoire congolais".

L'indignation populaire et Internationale sur ce sujet avait amenée la prise de position unanime des églises à exiger des sanctions contre les "pilleurs" et le rapatriement des sommes transférées à l'étranger, qui a eu le plus de répercussion dans la société congolaise.

Réagissant à ces critiques, le ministre de la Communication Kikaya bin Karubi avait expliqué que "les ministres mis en cause avaient agi dans la transparence, en qualité de mandataires de l'Etat congolais", insistant sur le fait que "leurs fonctions résultaient du mandat public qu'ils assument au nom et pour le compte de l'Etat congolais souverain".

Il a rétorqué au sujet du rapport de l'ONU, qui identifie des réseaux d'élite congolais et zimbabwéen dont une trentaine d'hommes d'affaires, hommes politiques et officiers, que "toutes ces personnes ont été mandatées dans le cadre de la loi sur les investissements, qui recommande que l'Etat soit représenté de manière souveraine".

Outre les trois ministres, le président Kabila a annoncé la suspension de l'ambassadeur de RDC au Zimbabwe, Mawampanga Mwana Nanga, du directeur de l'Agence nationale de renseignements (ANR) Didier Kazadi et du président du comité de gestion la principale société minière d'Etat, MIBA, Jean-Charles Okoto Lolakombe.

M. Kabila a rappelé qu'il avait "lui-même réclamé cette investigation à l'ONU le 2 juin 2000", que "ses résultats établissaient que c'est par convoitise et non pour assurer leur sécurité que les pays agresseurs (Ouganda, Rwanda et Burundi) avaient envahi le territoire de la RDC".

Le rapport du panel des experts de l’ONU chiffré approximativement à plus des 4.000.000.000 $ Américains (Quatre Milliards de dollars) en 4 ans, c’est à dire de 1998 à 2002 de pouvoir les pillages opérés par cette bande.

Plusieurs rapports seront rendus publics entre 2001 et 2003 et parlent de « réseaux d’élites composés d’un petit noyau de dirigeants politiques et militaires et d’hommes d’affaires, et dans les zones occupées de certains chefs rebelles et administrateurs ». L’article 36 du rapport du 16 octobre 2002 de l’ONU déclare ce qui suit à propos de ces sociétés « Les coentreprises crées par les sociétés privées du réseau d’élite s’accaparent actuellement des ressources minières les plus riches et les plus aisément exploitables. Le détournement ainsi réalisé qui s’effectue sous le couvert de contrats secrets et par l’intermédiaire de sociétés privées off-shore s’établit à plusieurs milliards de dollars dont une trentaine d’hommes d’affaires, d’hommes politiques et d’officiers sont les principaux bénéficiaires.

Le réseau d’élite tente de légitimer ces vols et de commercialiser les ressources détournées pour légitimer les sociétés minières internationales » Les sociétés COMIEX, COSLEG, BCD, SENGAMINES, SONAGOL, SOCEBO ont été ainsi été qualifiés de supports de pillage. Les rapports citent encore plusieurs exemples d’implications de sociétés étrangères dans le pillage, ainsi la société zimbabwéenne Tremalt a versé seulement 400.000 dollars pour acquérir le droit d’exploiter 6 concessions de la Gécamines pendant 25 ans.

Dans la même veine, l’entreprise générale Malta Forrest et le Groupe Georges Forrest ont obtenu des contrats pour environ 1 milliard de dollars. Le rapport de l’ONU épingle également la société First Quantum minerals. Aux rapports de l’ONU vient s’ajouter le rapport de la Commission sénatoriale « Grands Lacs » du 20 février 2003 qui signale en page 46 que « le Fond Monétaire International, la Banque Mondiale ou l’Union Européenne ont mené une politique différenciée dans les différents pays de la région impliquée dans la guerre au Congo. Cette politique « deux poids, deux mesures » n’a certainement pas dissuadé les pays impliqués dans la guerre de poursuivre celle-ci et d’aboutir rapidement à des accords de paix dans la région »

En octobre 2001, le groupe des experts nationaux a chiffré le pillage à plus de 10 milliards pour les années de 1998 à 2001 avec un détail par secteurs :

Les ressources minières

427 millions de dollars pour les diamants (12 millions de carats exportés) 792 millions de dollars pour le coltan (3,9 millions de kilos) 24 millions de dollars pour la cassitérite (6,3 millions de kilos) 265 millions de dollars pour l’or (un peu plus de 30 000 kilos) par rapport à 15 kilos de production industrielle par an 1,3 millions de dollars pour le niobium Représente au total plus 1,5 milliards de dollars Pillés entre 1998 et 2001 avec la participation de l’Ouganda, du Rwanda et du Burundi

Selon la commission des experts nationaux, les ressources minérales correctement gérées pourraient rapporter au pays au moins 2 milliards de dollars par an.

Les ressources agropastorales et écologiques Les pertes subies et le manque à gagner des ressources écologiques et agropastorales sont estimées à plus d’un milliard sept cent millions de dollars dont 1 milliard quatre cent trente millions pour le sous-secteur de l’élevage ; les autres sous-secteurs étant le secteur bois ; les destructions faites aux parcs nationaux et aires protégées et le pillage des produits agricoles industriels

Les ressources financières

Les ressources financières sont estimées à plus de 6 milliards deux cent millions de dollars dont plus de 4,4 milliards pour les seules entreprises minières publiques à cause des projets d’investissements suspendus, des pertes dues à la destruction des immobilisations et du manque à gagner par arrêt ou baisse de la production.

Les ressources matérielles

Le coût de la réhabilitation des infrastructures sanitaires est estimé à 622 millions d’euros

Les nouveaux prêts de 2002 à aujourd’hui

A partir de l’année 2002, les créanciers sont revenus en force en RDC dans une situation devenant plus favorable pour eux. C’est ainsi qu’a eu lieu une vaste opération de conversion d’une dette odieuse en de nouvelles dettes. Par l’accord dit de Naples qui est intervenu en septembre 2002, la Belgique, la France, la Suède et l’Afrique du Sud ont décidé de prêter à la RDC les sommes nécessaires pour rembourser le FMI et c’est parti pour un bal de nouveaux prêts.

Le gouvernement belge prête ainsi un total 60 932 474.31 euros L’agence belge de crédit à l’exportation, le Ducroire prête au total plus d’un milliard d’euros exactement 1 022 401 403 euros La Banque de France est le second créancier le plus important de cette opération avec un total de prêts de 736 277 829,2 euros. L’agence française de crédit à l’exportation la Coface prête un total 143 799 128,1 euros Quant à l’agence EKN (Agence suédoise de crédit à l’exportation) 47 701 997, 49 dollars + 305 958 640,34 couronnes suédoises.

C’est ainsi que selon le rapport de l’Office de gestion de la dette externe publique (OGEDEP) du 30 septembre 2003 le total de tous les nouveaux prêts se monte à plus de sept milliards de dollars exactement 7.413 429 384 dollars selon la conversion des principales devises en dollars au taux du 30 septembre 2003 + 685 400 000 de DTS (droits de tirages spéciaux : monnaie des institutions financières internationales) de l’Agence internationale du développement, une des filiales de la Banque mondiale.

Après l’accord de restructuration de la dette dont le principal effet aura été la conversion d’une dette odieuse en une nouvelle dette ne possédant apparemment pas les mêmes caractéristiques, le total de la dette de la RDC se monte encore à près de 10 milliards de dollars, c’est-à-dire 9 970 millions de dollars + 685 400 000 de DTS.

Total de tous les NOUVEAUX PRETS en 2002 jusqu’au 30 septembre 2003 7,413 429 384 dollars + 685 400 000 DTS de l’IDA

Les nouveaux contrats

J’ai parlé précédemment des contrats qui ont été signés à la fin de la période Mobutu et au début de celle de Kabila père. Je vais maintenant faire référence aux contrats signés à partir de l’implosion de l’AFDL et du début de la seconde guerre.

Je commencerais par préciser que l’immense majorité de ces contrats signés sont des contrats léonins c’est-à-dire qu’ils en bénéficient en rien à la population de RDC.

Le secteur minier La Gécamines Alors que la Gécamines était la 6e entreprise au niveau mondial en 1974 selon le rapport de la Commission des Grands Lacs auquel il est fait mention précédemment. A cette époque elle produisait presque 500.000 tonnes de cuivre (4e producteur mondial) et 17.000 tonnes de cobalt (premier producteur mondial), en En 2005, sa production était tombée à 17.000 tonnes de cuivre et 1.500 tonnes de cobalt. Cependant, selon Robert Crem qui était un ancien responsable belge de la Gécamines dans les années 1970 et 1980 « ce potentiel existe toujours et il dit être bien placé pour dire haut et fort que ce qui s’y passe est une véritable catastrophe et qu’il est donc étonné du silence de la communauté internationale, en particulier de la Belgique »

Le rôle de la Banque mondiale

La Banque a recommencé son activité en RDC en 2001. Elle a fait pression sur le gouvernement congolais pour passer le nouveau code minier. Alors qu’elle a commandité un audit auprès du cabinet britannique ILC en 2003 et cet audit n’a toujours pas été rendu public.

La Banque a joué un rôle actif dans le bradage de la Gécamines, ce qui a occasionné un effet sur l’augmentation de la pauvreté au Katanga La Banque a mis sur pied un programme dit « de départs volontaires » qui ont fait partir 10.500 travailleurs de la Gécamines en 2003 en échange de paiements pour suppression d’emploi allant de 1.900 à 30.000 dollars, or même si ces montants peuvent paraître tout à fait énormes pour la RDC lorsque l’on analyse les contrats et conventions sociales existants ; ceux-ci donnaient droit aux employés à un montant de 125 millions de dollars au lieu des 43 millions qui ont été payés [1] (soit 3 fois moins) Aujourd’hui il y a au Katanga entre 50.000 et 70.000 creuseurs qui travaillent dans des conditions misérables pour moins d’un dollar par jour.

De plus il faut également signaler le fait que le 12 mai 2005, la Société financière internationale (SFI qui est la filiale de la Banque Mondiale pour le secteur privé a apporté un appui financier à la société Adastra minerals Inc anciennement American minerals Fields qui avait été cité dans le rapport de l’ONU pour violations des directives de l’OCDE sur les multinationales. Cet appui s’est fait dans le projet Kingamyambo Musoni Tailings (KMT) dans lequel la SFI a investi 5,9 millions de dollars pour obtenir 7,5% des parts. Or, les gîtes de Kingamyambo et Musoni contiennent 112,8 millions de tonnes de rejets avec une teneur de 1,49% de cuivre et de 0,32% de cobalt qui pourraient permettre une production annuelle de 7.000 tonnes de cobalt et de 42.000 tonnes de cuivre.

Adastra Minerals a obtenu ce contrat avec la Gécamines pour la somme dérisoire de 15 millions de dollars ce qui représente une semaine et demi de production sur les 50 ans prévus d’exploitation, il s’agit là typiquement d’un contrat léonin.

Un autre exemple de projet tout à fait contestable est celui de Kamoto Copper Company (KCC) où cinq mines (Kamoto, T17, Mashamba Est, Mashamba Ouest et Dikuluwe) contenant plus de 93 millions de tonnes de réserves minérales (à 80% identifiées) et (20% probables) ont été concédées en joint venture avec la société Kinross Forrest. A partir d’un précédent qui a eu lieu en 2000 avec une des sociétés de Forrest, on peut présumer que ces énormes réserves seront épuisées au bout de seulement 20 ans d’exploitation.

En effet en 2000, les Entreprises Malta Forrest, entretenant un climat de désinformation volontaire ont obtenu une concession de 15 ans pour le Groupement du terril de Lubumbashi en arguant qu’il prélèverait seulement 1/3 des scories et qu’il en resterait les 2/3 pour exploiter pendant 20 à 30 ans supplémentaires or seul 1/3 des scories était cobaltifère, Malta Forrest utilise donc ce tiers intéressant et laisse de côté les deux tiers sans valeur industrielle.

Pour avoir une idée de la manière dont la Gécamines est systématiquement minorisée dans les contrats avec les sociétés issues de la joint venture entre la Gécamines et Sofreco, il suffit de se reporter au tableau ci-dessous établi par des chercheurs congolais.

Le rapport Lutundula

En 2006 par le rapport LUKUNDULA qui dévisagea encore une fois la pratique maffieuse des dirigeants Congolais, un groupe Britannique Human right de premier plan actives dans les domaines des droits humains, de l’environnement et de l’aide recommandait le gouvernement de la République démocratique du Congo à devoir agir sur la base des recommandations d’une enquête du parlement congolais qui a mis à jour l’exploitation illégale des ressources naturelles et les profits tirés du conflit armé.

En juin 2005, la Commission Lutundula, une commission spéciale de l’Assemblée Nationale, dirigée par le député Christophe Lutundula, a remis un rapport relatif aux enquêtes effectuées sur les contrats miniers et les autres contrats d’affaires signés par les rebelles et les autorités gouvernementales entre 1996 et 2003, lorsque la guerre faisait rage au Congo.

Le rapport a constaté que des douzaines de contrats sont soit illégaux, soit d’une valeur limitée pour le développement du pays. Le rapport recommande leur abrogation ou leur renégociation. Il recommande également une action judiciaire contre un certain nombre d’acteurs de haut rang appartenant au monde politique ou à celui des affaires, impliqués dans ces opérations.

Tricherie dans l’application des lois

Avec un retard de huit mois, le bureau de l’Assemblée Nationale dirigé par Olivier Kamitatu, avait finalement décidé de diffuser le rapport à tous les députés bien qu’aucune décision n’ait été prise sur la date de son examen officiel par la chambre.

Des sources locales ont rapporté que le retard était dû aux pressions exercées par des politiciens de haut rang cités dans le rapport et par des représentants des partis politiques principaux, qui souhaiteraient l’enterrer avant les élections prévues en mai. La discussion concernant ce rapport a déjà été repoussé deux fois par l’Assemblée Nationale et risque d’être repoussée ultérieurement à cause d’un programme parlementaire chargé toujours dans le but de maintenir l’impunité.

« Pendant des années, les hommes politiques au Congo ont conclu des contrats qui les enrichissent mais n’apportent aucun bénéfice au public congolais. Les profits tirés de tels contrats ont souvent été obtenus au prix de souffrances et de pertes humaines énormes, » déclarait la coalition d’organisations non-gouvernementales. « Le parlement devait examiner à la loupe les conclusions de la Commission Lutundula et tenir les acteurs politiques pour responsables de leurs actions avant l’arrivée des élections. » Mais rien non plus dans ce sens.

Depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement de transition en juin 2003, des groupes armés liés aux pays voisins et des responsables corrompus du gouvernement congolais ont illicitement continué à exploiter économiquement le pays.

Un groupe des Nations unies en charge de l’observation des mouvements d’armes avait rapporté au Conseil de sécurité que la compétition pour le contrôle des ressources naturelles continue d’alimenter le violent conflit qui déchire l’Est et le Sud du Congo.

Le rapport de la Commission Lutundula a attiré l’attention sur l’exploitation illégale en cours et recommande un moratoire immédiat sur la signature de nouveaux contrats jusqu’à la tenue des élections.

Pour garantir la poursuite du travail d’examen mené par le parlement, le rapport appelle également à un élargissement du mandat de la commission afin que les contrats signés pendant la période du gouvernement de transition de juin 2003 à ce jour puissent également être étudiés.

Ces recommandations, formulées il y a huit mois, ont été ignorées. Dans le même temps, les acteurs politiques et ceux du monde des affaires ont conclu de nouveaux contrats miniers, sans véritable supervision.

Alors qu’ils menaient cette enquête, certains membres de la commission ont été menacés et ils se sont heurtés à des hommes politiques, des responsables et des décideurs dans les entreprises qui refusaient de répondre à leurs questions.

Malgré le soutien apporté par la Banque mondiale au travail de la commission, un certain nombre de pays et d’organisations internationales ont également refusé d’apporter leur assistance à la commission. Des responsables des Nations unies et du sénat belge, deux instances qui ont enquêté sur l’extraction des ressources naturelles au Congo entre 2000 et 2003, ont refusé de communiquer des informations importantes sur certains des contrats illégaux, sous prétexte de confidentialité.

Dans son rapport, la commission corrobore les conclusions centrales du Panel d’experts des Nations unies et d’autres enquêtes qui affirment que les belligérants étaient en partie motivés par le désir d’exploiter la richesse minérale et économique du Congo.

Les belligérants ont utilisé certains de leurs profits pour financer des opérations militaires supplémentaires qui ont souvent entraîné des abus contre les droits humains de grande ampleur à l’encontre des civils et des violations du droit international humanitaire. La guerre aurait causé la mort de quatre millions de personnes au Congo, le plus lourd bilan en pertes humaines civiles depuis la Seconde guerre mondiale.

Etablie par les accords de paix de 2003, la Commission Lutundula comprend des représentants de toutes les principales parties au conflit. La commission a évalué la légalité des contrats initiés par les anciens belligérants et leurs effets possibles pour la nation.

Dans son premier rapport, la commission recommande que 16 contrats soient abrogés ou renégociés et que 28 compagnies congolaises et internationales fassent l’objet d’une enquête pour violations du droit congolais. La commission recommande également que 17 personnes soient traduites en justice pour fraude, vols et autres chefs d’inculpation. Un second rapport détaillant les coûts financiers de la guerre devrait bientôt être soumis par la commission.

« Lorsque les accords de paix ont été signés, toutes les parties sont tombées d’accord pour enquêter sur ces contrats. Maintenant que la commission a mis en évidence des preuves de corruption et d’abus, les responsables congolais doivent s’attaquer franchement au problème, » a déclaré la coalition d’ONG internationales.

« Le parlement doit rapidement inscrire le rapport de la commission à l’ordre du jour de ses activités et agir sur la base des recommandations formulées avant la fin de la période de transition. »

Ligue Congolaise de lutte contre la Corruption-LICOCO dans son communiqué de presse n° 015/Sg/Licoco/2007 publiait la liste qu’elle a titrée. Hit parade des meilleurs détourneurs des deniers publics pour l'année 2007 en République Démocratique du Congo

C´est ainsi que par exemple,

- Une commission de révisitation des contrats miniers a été mise en place mais la publication du rapport de cette commission tarde à venir, mettant ainsi en doute la volonté même de l´engagement des autorités de l´Etat dans la lutte contre la corruption, le détournement des deniers publics,…

- Le Premier Ministre a diligenté des audits dans différents Ministères de la RDC et dans ce processus la publication du rapport d´audit est jusqu´à présent inconnu du public Congolais. Selon les informations venant du Cabinet du Premier Ministre, c´est par le rapport de cette commission que le Président de la République et le Premier Ministre pourront se baser pour faire le remaniement de l´actuel Gouvernement de la RDC.

Ces deux actions du Premier Ministre sont à encourager mais un grand effort doit être fait pour éradiquer une fois pour toute la corruption, le détournement des deniers publics, la fraude fiscale et douanière et le pillage des ressources naturelles en RDC afin d´asseoir des institutions fortes.

Vous conviendrez avec nous que c´est parce que l´argent destiné aux militaires est détourné par des Généraux des FARDC que la RDC manque une armée forte permettant aux Etats comme le Rwanda, l´Angola et l´Ouganda d´occuper nos territoires sans qu’ on réagisse militairement.

Pour l´année 2007, nous pouvons citer les personnes suivantes :

N.B. Cette liste ci-dessous est non exhaustive et il y a d´autres personnes qui ont détournées plusieurs milliers des dollars mais dont nous ne connaissons pas encore.

Liste des Voleurs des deniers publics

Cette liste est celle que nous avons des preuves.

1. Gustave Luabeya : Ancien PDG de la Miba. Montants détournés en milliers des dollars + 100 millions des dollars détournés par son comité durant tout son mandat à la MIB

- Vous vous souvenez que le 23 Avril 2007, les travailleurs de la MIBA entrent en grève pour non paiement de leur salaire pendant 9 mois. Le 09 Mai 2007, le Comité de gestion Luabeya Gustave est suspendu par la Ministre du Portefeuille.

- Les travailleurs de la MIBA ont informé la LICOCO que Gustave Luabeya a contribué aux élections des dirigeants PPRD. C´est ainsi que des poursuites judiciaires n´ont pas été lancées contre lui.

- Actuellement le Monsieur vit entre deux avions. Il se promène à travers le monde avec le fruit du détournement et laisse derrière lui une société qui est en faillite jusqu´a hypothéquer ses titres miniers pour emprunter une modique somme de 15 millions chez Rawbank Kinshasa.

- Avec détournement, c´est plus de 5 000 familles qui ont vit leur niveau de vie tomber à 0,5$/jours accroissant ainsi la pauvreté dans la province du Kasaï Orientale. C´est seulement au Congo- Kinshasa où une société diamantaire peut tomber en faillite. Une fiction pour les étrangers mais une réalité pour les Congolais.

2. Mr Victor Makwenge Kaput, Actuel Ministre de la Santé + 1 millions des dollars des fonds PPTE

- L´enquête menée par la LICOCO pour savoir comment est utilisé les fonds PPTE du budget 2007 découvre que la plus part de ce fonds n´a rien financé comme projet de réhabilitation des infrastructures sanitaires, achat des matériels sanitaires, …

- Le Cabinet du Ministre que nous avions rencontré ne nous a pas donné des informations justifiant l´utilisation de ces fonds.

- Avec ce détournement, ce sont des milliers des personnes qui sont sans accès aux soins de santé primaire en RDC.

3. Mr Vika Panzi, Ancien PDG de la SNEL+ 20 millions des dollars avec les prix préférentiels donnés aux sociétés locales. +32 millions des dollars payés par Brazzaville et distribués par les Boshab et consort.

- Le 28 Avril 2007, la Ministre du Portefeuille signe un arrêté de suspension du PDG de la SNEL avec son Comité de gestion. Il leur est reproché le manque d´effort d´assainir les finances de la Société.

- Les enquêtes menées par la LICOCO durant la grève organisée par les travailleurs de la SNEL qui contestaient les prix préférentiels donné par le Comité Vika aux sociétés locales renseigne que le comité a encaissé une somme de plus de 20 millions des dollars entre 2005-2006.

- Par ces prix préférentiels, la SNEL a perdu plus de 50 millions des dollars.

- Nous ne pouvons pas se taire sans énumérer aussi le dossier de 32 millions des dollars même si ça s´est passé en 2006. Boshab qui était parmi les personnes impliquée dans ce dossier SNEL s´est vu promu Secrétaire Général du PPRD.

- L´ancien Ministre Mudumbi, lui, en a profité pour envoyer ces filles à Londres avec la somme volée à la SNEL.

- Avec ce détournement, ce sont plus de 5 millions des personnes qui vivent sans électricités dans la seule ville de Kinshasa, causant des maladies diarrhéiques énormes.

4. Mr Sam Bukolombe et son Directeur de la Direction des Grandes Entreprises, Actuel DG de la Direction Général des Impôts-DGI + 50 millions des dollars pour couvrir des sociétés locales à ne pas payer des impôts et la sous évaluation des impôts à payer à l´Etat entraînant un manque à gagner de plus de 100 millions des dollars.

- Au mois de Mai 2007, la LICOCO dénonce une fraude à grande échelle que couvre l´actuel DG de la DGI et son Directeur de la Direction des Grande Entreprises. Par cette fraude, l´Etat Congolais connaît un manque à gagner de plus de 200 millions des dollars parce que les comptoirs d´achat des diamants ne payent jamais des taxes depuis plus de 5 ans, un manque à gagner de plus de 30 millions parce que la société BAT-Taba Congo ne paye pas des taxes depuis plus de 5ans, une sous évaluation des impôts que devrait payer la Société BELTEXCO évaluer à plus de 100 millions des dollars.

- Avec cette dénonciation, Mr.Henri Bisimwa, agent de la DGI est suspendu et arrêté par son Directeur, Mr. Sam Bukolombe, l´accuse d´avoir donné des informations mensongères à la LICOCO. Après un lobby fait par la LICOCO, Mr Henri Bisimwe est libéré par le Procureur Général de la République mais le Directeur de la DGI lui circule librement dans tout le pays.

- Avec le butin de détournement, Sam Bukolombe met le paquet en marche pour corrompre et soudoyer toute autorité que la LICOCO a contactée dans ce dossier.

- Ainsi, le Monsieur jure qu’Henri Bisimwe qui a donné la mèche pour ce détournement doit quitter la DGI. Il monte des dossiers contre son agent pour le faire couler.

- Avec ce détournement et le fait de couvrir des sociétés à ne pas payer des impôts et à sous évaluer leurs impôts à payer à l´Etat Congolais, le Gouvernement Gizenga a manqué par exemple 50, millions des dollars pour compléter son budget 2007.

- Par ce détournement, la population Congolaise croupit dans la misère la plus noire de son existence.

5. Mr Katende Muya Ancien PDG de la Regideso + de 10 millions des dollars.

- Le 28 Avril 2007, la Ministre du Portefeuille signe un arrêté suspendant le PDG de la Regideso et son Comité de gestion. Il leur est reproché des insuffisances dans la gestion financière.

- Les personnels de la Regideso eux accusent le Comité de Gestion d´avoir détourné plus de 10 millions des dollars durant leur mandat à la Regideso.

- Avec le butin du vol, le PDG et ses coéquipiers circulent librement alors qu´ils devraient normalement se trouver en prison.

- A cause de ce détournement, c´est une entreprise publique qui est en faillite et dont la Banque Mondiale demande une privatisation.

- Aujourd´hui, des milliers des Congolais sont sans eaux à cause du détournement des fonds à la Regideso.

6. Mr Numbi ou Général Numbi. Actuel Inspecteur de la Police Nationale de la RDC et Ancien Commandant de l´Armée de l´Air des FARDC + 2 millions des dollars

- Très proche du Président de la République de la RDC, le Général Numbi fut envoyé à l´Est de la RDC pour négocier avec Nkunda pour la paix à l´Est de la RDC.

- Une somme de plus d´1 millions lui fut remis par le Président Kabila pour accomplir sa mission.

- Une fois à Goma, le mec se met à commercer avec Nkunda au lieu de faire la paix. Les informations que nous avions reçues venant de Goma renseignaient que le mec commercer des vaches avec cette somme de +1 millions des dollars en complicité avec Nkunda.

- Lorsque le Président de la République a été alerté de cette situation, il l´amène à Kinshasa pour lui donner le commandement de la Police Nationale de la RDC au lieu de demander de lui justifier l´utilisation de cet argent.

- Avec cette somme détournée, les militaires qui étaient aux fronts au Nord Kivu sont restés dans la misère totale s´habillant même des tenues rwandaises selon les dépêches des radios internationales.

7. Mr Maker Mwangu Famba, Actuel Ministre de l´Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel + 2 millions des dollars des fonds PPTE

- Les enquêtes menées par la LICOCO auprès du Ministère de l´Enseignement Primaire, Secondaire et Professionnel renseignent que les fonds PPTE de l´exercice budgétaire 2007 ont été détournés par le Ministre.

- Plusieurs écoles de la ville de Kinshasa par exemple n´ont pas été réhabilitées et les enfants étudient dans des conditions difficiles énormes. Lorsqu´il pleut, plusieurs salles des classes sont submergées d´eaux à tel point que les cours sont suspendus. En Province de l´Equateur par exemple, les enfants étudient dans des classes en chaume.

- Les enfants du Ministre lui étudient tous à l´extérieur du pays avec les fonds des détournements.

- Par ce détournement, ce sont des milliers d´enfants qui choisissent de rallier Nkunda et d´autres milices de l´Ituri parce que l´argent destiné à réhabiliter les infrastructures scolaires est détourné par le Ministre ou utiliser à envoyer les enfants du Ministre aux études à l´extérieur du pays.

8. Mr Kikata Ngima, Ancien DG de la DGRAD +3 millions des dollars

- Arrivée au Commande de la DGRAD par la magie du fameux gouvernement 1+4, le 14 mars 2007, Mr Kikata Ngima est suspendu pour avoir détourné une somme équivalente à + de 3 millions des dollars.

- Le rapport de contrôle que la LICOCO a reçu renseigne que Mr Kikata Ngima a acheté des jeeps Prado, payé des factures d´essence et autres dépenses non justifiées.

- Cette situation s´était passée alors que les travailleurs de la DGRAD étaient en grève causant un manque à gagner au trésor public de plus de 25 millions des dollars.

- Actuellement, Mr Kikata Ngima est à Kinshasa et le Parquet Général près la Cour d´Appel de la Gombe qui instruit le dossier avance comme argument que Kikata est malade cause pour laquelle, il ne peut pas être arrêté.

- Or, d´autres personnes sont envoyées à la Prison Centrale par le Parquet Général près la Cour d´Appel de la Gombe même étant malade. Vous comprendrez qu´au pays de Kabila, ceux qui ont l´argent ne se retrouvent jamais en prison.

9. Mr Kabuya Lumuna Ancien PDG de la RVA (Régies des Voies Aériennes) + 500 000 dollars

- Arrivée aussi au commande de la RVA par la magie du gouvernement 1+4, le 30 Août 2007, un arrêté interministériel est signé par le Ministre du transport et celui du Portefeuille et suspend le PDG de la RVA.

- Il lui est reproché d´avoir détourné un emprunt de 500 000$ et plusieurs millions des francs Congolais d´impôts sur salaire professionnel.

- A cause de ce détournement, plusieurs aéroports de la RDC manquent de matériel pour la gestion du trafic aérien causant ainsi des accidents d´avions quotidiennement.

10. Mr Youssouf Risasi ADG de la SOCIDER + de 500 000 dollars

- Arrivée aussi au commande de la SOCIDER par la magie du gouvernement 1+4, Mr Youssouf Risasi et son comite de gestion ont été suspendu le 30 mai 2007 pour mauvaise gestion.

- Selon les travailleurs de cette société, le comite de gestion Risasi a détourné plus de 500 000 dollars, montant reçu pour réhabiliter la sidérurgie de Maluku.

- Grâce à ce détournement, la sidérurgie de Maluku se trouve inactive et des milliers des travailleurs sont en chômages provoquant la continuité de la pauvreté dans la commune de Maluku.

Une mention spéciale est attribuée au Gouvernement 1+4 qui dans trois ans de pouvoir, ont détourné plus de 10 milliards des dollars soit 3,5 milliard des dollars annuellement. C´est 10 grâce a ce détournement que plusieurs personnes se trouvant au pouvoir et en opposition institutionnelle ont été élues.

Malgré la dénonciation du gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) de ce "détournement de plus d'1,3 milliard USD" au terme d'un audit mené auprès de régies financières et d'entreprises publiques, nous attendons voir la suite et l’application de la loi en cette matière.

Deux commissions avaient été mises en place début 2008 par le gouvernement congolais pour "combattre la corruption, le détournement des deniers publics, la mauvaise gouvernance et la spoliation des immeubles et terrains de l'Etat", Selon le pouvoir en place, des actions disciplinaires ont été ouvertes à l'endroit de 53 personnes concernées par ce détournement. Les dossiers de 27 personnes physiques et morales ont été transmis au parquet général de la République par le ministre congolais de la Justice "pour instruction ou inculpation, le cas échéant". Voyons .

L'enquête a porté sur trois régies financières (impôts, domaines et douanes) et six entreprises publiques (eau, électricité, transports fluviaux et lacustres, import/export, assurances et voies aériennes).

Nous pouvons comprendre que sur seulement 1/10 des régies financiers auscultés le résultat est flagrant et laisse à la consternation populaire.

Par ailleurs, 153 dossiers concernant la spoliation d'immeubles et terrains de l'Etat ont été ouverts par les enquêteurs dans les provinces de Kinshasa, Katanga et Sud-Kivu. Les enquêteurs doivent poursuivre leurs investigations dans d'autres régions du pays également.

En avril, une ONG congolaise de lutte contre la corruption avait dénoncé d'importants détournements de fonds publics entre 2006 et 2007 et exigé des poursuites contre leurs auteurs, mais rien n’a été fait.

La Ligue congolaise de lutte contre la corruption (Licoco) s'était dite "très préoccupée par la façon dont sont gérées les finances de l'Etat", se référant à un rapport de la Cour des comptes sur l'audit des dépenses publiques exécutées par le Trésor du 1er décembre 2006 au 28 février 2007.

Dans son rapport transmis au gouvernement en février, la Cour des comptes avait aussi constaté dans plusieurs ministères, entreprises publiques et régies financières, des dépenses "non enregistrées" ainsi que des paiements opérés en "procédure d'urgence" pour lesquels elle n'a reçu aucune justification.

Le contrat chinois qui est estimé à 11.000.000.000 $ Américains, Onze Milliards Américains.

Le protocole d'accord entre la Chine et la RDC

Le contrat conclu le 17 septembre 2007, à travers un protocole d'accord signé entre la RDC, représentée par son ministre des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction, Pierre Lumbi, et la Chine, représentée par Li Shangjin, président-directeur général de « China Railway Engineering Corporation » et pour le compte de deux autres entreprises chinoises, à savoir « Exim Bank of China » et « Sino hydro Corporation ».

Par cet accord, « Exim Bank of China » accepte de financer la réalisation d'une série d'infrastructures en RDC, à exécuter par des entreprises chinoises, en partenariat avec des sociétés congolaises, à hauteur de 6,5 milliards de dollars pour la première tranche. Les crédits pourraient se monter jusqu'à 11 milliards de dollars en phase finale. Et ce, en contrepartie de l'exploitation des ressources naturelles du Congo pendant une période de 30 ans.

Il est bien de conclure des contrats, mais à une condition que ceux-ci soient bénéfiques pour le pays. A la lecture de ce contrat, nous estimons que la partie Congolaise est moins exigeante que son partenaire qui lui a posé des conditions favorables à son intérêt.

La question que nous nous posons aujourd’hui est de savoir, si réellement la RDC a besoin de s’endetter pour des cacahuètes et d’hypothéquer ses ressources naturelles dans un contrat léonin comme celui-ci. En faisant le décompte de l’argent volé par ci par là par les dirigeants de notre pays et par les trafiques illicites des ressources de notre pays, au pire des cas, par l’existence des voies de l’économie parallèle employées par la population délaissée à leur triste sort.

Nous supposons croire que s’il y avait la volonté de faire concrètement les choses pour notre pays, le Congo RDC pouvait redémarrer et décoller en un rien du temps avec l’apport de tous les Congolais réunis.

Les sommes colossales pillées dépassent largement le montant contracté avec les chinois et pouvait aussi amener à l’épuration de notre dette extérieure. Cela nécessite l’effectivité et la volonté tout assidue de sortir de l’imbroglio notre cher et beau pays du marasme économie qui plonge délibérément notre pays au bas de la paquerelle des pays miséreux.

Le système de mauvaise gouvernance et le laisser aller notoire favorisant une partie régionale du pays, à la tribalisation du pouvoir, n’avancent pas le pays. Le Congo a besoin de l’instauration d’un pouvoir éclectique pouvant redonner le dynamisme d’ensemble à la Nation Congolaise. Mais malheureusement les dirigeants de notre pays jouent encore aux petits Satan. Nous observons et nous jugeons les actes posés au quotidien par ce gouvernement Congolais. Il est un secret de polichinelle la codification d’une région, celle de l’Equateur taxée de code 32 à la quelle les ressortissants subissent des exactions tous les jours, pour eux vivre au Congo est devenu cauchemardesque, d’autres provinces comme les deux Kasaï indexés également pour leur radicalisme à vouloir l’instauration d’un état de droit vivent dans la contrainte et subissent également des atrocités au quotidien.

Situation de la population

Du reste, au jour d’aujourd’hui, personne ne semble ignorer que la République Démocratique du Congo est l’un des pays les plus pauvres de la planète aux richesses naturelles, littéralement, immenses. Cependant, “ce qui est familier n’est pas pour cela connu”, disait Hegel.

Mais qu’est-ce que la pauvreté ? La pauvreté est un phénomène couvrant dans sa acception non seulement l’absence de revenus et de ressources financières, mais inclut aussi la notion de vulnérabilité, ainsi que des facteurs tels que l’absence d’accès à une alimentation adéquate, à l’éducation et à la santé, aux ressources naturelles et à l’eau potable, à la terre, à l’emploi et au crédit, à l’information et à la participation politique, aux services et aux infrastructures.

Si la science économique est réputée pour ses courants de pensée divergents, ses querelles universitaires et ses penchants, elle se met de fois d’accord. Les économistes spécialisés sur des questions de développement et du bien-être ont illustré cette « unanimité » en tombant d’accord qu’il y a une économie puissante et florissante que si celle-ci a des répercussions sur le social, car estimant qu’elle est faite pour le bien-être de l’Homme et son épanouissement.

Cette réalité congolaise, comme l’ont fait remarqué quelques avisés, n’est qu’héritage de l’instabilité permanente de l’après-indépendance et du contraire de la « bonne gouvernance » : attitudes prédatrices de la part des acteurs internes et externes (notamment, leur capacité à entreprendre des guerres de prédation), ...pratiques de corruption, d’enrichissement illicite, et de dilapidation des ressources publiques ; de la détérioration des capacités militaires de défense du territoire national ; et de la baisse de la productivité du travail dans les secteurs d’extraction...

Malgré ses immenses ressources naturelles, la RDC est l’un des pays les plus pauvres du monde, où les années de guerre ont égorgé le pays en détruisant les quelques infrastructures et activités productives qui y étaient. Les populations vivent dans des conditions économiques et sanitaires déplorables, notamment dans les régions de l’est du pays où des bandes rebelles armées sévissent encore. Les indicateurs sociaux affichent des niveaux tellement bas qu’il s’avère pratiquement impossible pour le pays d’atteindre un seul des OMD (Objectifs du Millénaire pour le développement). L’accès à l’eau et à l’assainissement ne concerne respectivement que 22 et 9 pour cent de la population totale, avec d’importantes disparités entre régions ainsi qu’entre les zones rurales et urbaines.

Près de 80% de la population congolaise survivent à la limite de la dignité humaine, avec moins de 1$ par personne par jour et moins de 20 pour cent des habitants avaient un accès régulier à l’électricité. Selon le rapport 2006 sur le développement humain, la RDC est classée 167e sur 177 avec un revenu national par habitant à la parité des pouvoirs d’achat de 705 dollars par an, loin derrière la République du Congo voisine (140e sur 177), pourtant également frappée récemment par la guerre. Environ 1 200 personnes dont la moitié sont des enfants, meurent chaque jour en RDC en raison de la violence, des maladies et de la malnutrition.

La RDC serait aussi le pays qui abriterait le plus d’enfants soldats au monde

Les violations des droits humains, [pendant la guerre], en particulier des enfants et des femmes, ont eu des répercussions très profondes au sein des populations. Dans plusieurs provinces, des mines antipersonnel empêchent toujours les gens de travailler la terre...Les disparités régionales sont très fortes. Les populations de l’Est du pays vivaient en moyenne avec 32 dollars par an et par habitant alors que celles du Sud disposaient de 138 dollars et celles de la province de Kinshasa, de 323 dollars, trois fois plus qu’à l’Est. La pauvreté se manifeste par la malnutrition qui touche entre 30 et 50 pour cent des femmes et des enfants. Au total, 16 millions de personnes sont en situation d’insécurité aliment

"La pauvreté ou la misère extrême de la RDC peut s’expliquer uniquement par la faible performance de ses institutions"

Nos politiques aussi avec leur mauvaise gestion ont plongé le pays dans l’abîme où il croupit c’est-à-dire chacun des gouvernements à sa part de responsabilité à la descente aux enfers que poursuit le niveau de vie congolais, dans la mesure où les dirigeants sont restés marqués non pas par le souci de promouvoir le progrès économique et social, mais par un esprit servile et fortement tourné vers le seul profit et leur sécurité personnelle.

Dans le secteur de la santé, la situation reste dramatique. Environ 20 millions de personnes étaient sous-alimentées en 2005. Entre 1998 et 2004, environ 4 millions de personnes sont mortes de maladies courantes et curables faute de services publics, d’infrastructures, d’équipements et d’accès aux soins, particulièrement dans les zones rurales. En milieu rural, il y avait en moyenne un seul médecin pour 56 000 habitants en 2005. La RDC figure aussi parmi les pays au monde les plus touchés par le choléra. Entre 2002 et 2004, 65 000 cas ont été déclarés à l’OMS (Organisation mondiale de la santé), sur lesquels 3 200 décès.

Le taux de mortalité infantile, de 128 pour 1 000 naissances, est l’un des plus élevés au monde. Seuls 61 pour cent des accouchements sont médicalement assistés, mais les disparités régionales sont énormes et en moyenne, le taux de mortalité maternelle est de 1 289 femmes sur 100 000. Un enfant sur 10 est orphelin.

Le VIH/Sida est un véritable problème pour le pays car il se propage à une vitesse exponentielle. Selon les statistiques 2004, 2.6 millions de Congolais sont porteurs de la maladie.

Chaque minute, dix nouveaux cas d’infections sont enregistrés et six décès liés à cette infection surviennent. Le taux de prévalence est de 5 pour cent en moyenne, plus de 3 millions d’enfants sont orphelins, dont un tiers à cause du sida. Pas moins de 2.6 millions de personnes seraient contaminées, sur lesquelles 120 000 enfants. Seuls quelque 5 000 malades bénéficieraient d’un accès aux antirétroviraux, sur plus de 400 000 personnes ayant besoin du traitement

Le taux de mortalité infantile est passé de 125 pour mille en 1990 à 170 pour mille en 2000, le taux de mortalité maternelle de 800 décès pour 100 000 naissances vivantes en 1990 à 2 000 décès pour 100 000 naissances actuellement. L’espérance de vie était de 42 ans en 2002 contre une moyenne africaine de 51 ans. Près de la moitié de la population est âgée de moins de 15 ans, une situation qui crée d’énormes besoins en termes d’éducation et de santé pour les jeunes. Or, l’accès aux services de santé de base est inférieur à 26 pour cent.

Du fait de la carence de l’État, le système éducatif est essentiellement financé par les parents. Le taux de scolarisation est de 52 pour cent...La scolarisation primaire a diminué à cause de l’isolement des régions, de l’incapacité croissante des parents à payer les frais scolaires, du manque d’entretien des infrastructures, du manque de manuels scolaires et de la baisse de la qualité de l’instruction. Les instituteurs perçoivent un salaire de moins de 20 dollars par mois. Le taux d’alphabétisation est actuellement de 68.1 pour cent. Près d’un enfant congolais sur deux ne va pas à l’école primaire, dont 30 pour cent à cause des problèmes liés aux frais scolaires. À cela s’ajoutent la mauvaise qualité de l’enseignement, les taux de redoublement très élevés et la condition difficile des enseignants. Selon les chiffres d’Amnesty International, seulement 29 pour cent des enfants iraient jusqu’au bout de l’école primaire et 4.7 millions de jeunes enfants (2.5 millions de filles) ne seraient pas scolarisés.

L’avenir de la République Démocratique du Congo

En vue de sortir de cette situation déplorable, la RDC n’a pas de solution miracle si ce n’est que de promouvoir la bonne gouvernance et consolider la paix (par le renforcement des institutions), de consolider la stabilité macroéconomique et la croissance, d’améliorer l’accès aux services sociaux et réduire la vulnérabilité, de combattre le VIH/Sida, et de promouvoir la dynamique communautaire.

Il est possible de réduire de moitié l’incidence de pauvreté d’ici 2015 en adoptant une stratégie macroéconomique axée sur de taux de croissance à deux chiffres si cette croissance est accompagnée d’une stratégie de justice distributive.

Dans une étude de faisabilité et prévisionnelle sur l’accroissance en RDC, il est stipulé que le Congo RDC avec ses immenses potentialités réaliserait un budget annuel de 260.000.000.000 des dollars, Deux cent soixante Milliards des dollars Américains par An.

Tout ceci n’est que question d’aimer son pays et son peuple. Nous espérons qu’un jour le Congo sera dirigé par des hommes responsables et réalistes à la foi du développement communautaire et de l’essor du pays.

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Ituri:le chef coutumier de Wagongo à Mahagi interdit la pêche du Lac Albert !

Danse du ventre entre les pêcheurs congolais et rwandais. Piqué par une mouche dont on ne sait la provenance, l'autorité coutumière de la localité de Wagongo à Mahagi dans le district de l'Ituri dans la Province Orientale de la République démocratique du Congo s'est hasardé à prendre une décision folle d'interdire la pêche dans une partie du lac Albert située dans sa juridiction.

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vendredi 8 août 2008

Commission Afrique du Danemark: l'ombre d'un certain belge Louis Michel ?

Le gouvernement du royaume de Danemark vient de créer la "Commission de l'Afrique" depuis avril 2008.Cette institution danoise est placée sous la présidence du premier ministre Anders Fogh Rasmussen .Cette classification montre la volonté politique et le degré hiérarchique de cette institution car c'est le Premier de l'exécutif danois qui en est le pilote, même si cette "commission de l'Afrique" est abritée dans les bâtiments du ministère danois des affaires étrangères à Copenhague.Son objectif est de "mettre l'Afrique dans l'agenda international au plus haut niveau en matières de nouvelles stratégies innovatrices pour améliorer la coopération internationale pour le développement de l'Afrique "(citation du texte officiel danois).C'est donc un programme qui a des ambitions aux contours encore flous .Les finances sont du ressort de la bourse des décideurs danois.

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mardi 22 juillet 2008

Kabila à Paris, échec et mat !

Le Congo de Kimpa Vinta, Ndona Samba, Simon Kimbangu, Patrice Lumumba, Joseph-Désiré Mobutu et Etienne Tshisekedi n’arrête pas de faire couler les salives et d’étonner le tiers de communs de mortel. Ce pays gigantesque richement doté des ressources naturelles et des matières grises pouvant capitaliser la vie de son peuple se voit de pire en pire plonger dans un trou noir à cause de l’incapacité flagrante et par manque de personnalité notoire de ces dirigeants, celui-ci déferle la chronique chaque jour de son histoire.

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samedi 19 juillet 2008

Faire connaitre la rumba congolaise !

On dit de Fally Ipupa qu'il est "charmant, excellent danseur et doté d'une voix envoûtante"

Il s’est tenu le jeudi 17 juillet 2008 à Kinshasa une journée de réflexion sur la connaissance de la rumba congolaise, organisée par le Centre d’études et de diffusion des arts (Cedar). Cette réunion qui a connu la participation des techniciens du savoir de l’Institut national des arts et d’ailleurs, tel Bob White, Professeur et auteur canadien, s’est voulu un créneau, selon les dires de son promoteur le Professeur Ndundu Kivuila, pour faire connaître la musique congolaise dans sa profondeur. Aussi a – t – il renchérit, pour atteindre cet idéal capital et important au regard de la déformation et de la non pertinence qu’est victime ce rythme, à la fois musique et danse, Cedar s’intéresse également aux recherches des congolais portant sur les productions musicales.

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vendredi 18 juillet 2008

RDC: L'insécurité à contre courant de la constitution

Pathy KOBANGHE est le président du Parti de l'Alliance Chrétienne (PAC). Il fait partie de l'intelligensia congolaise en France, éclectique Pathy KOBANGHE a plusieurs cordes à son arc. Analyste politique, il est pasteur d'une église évangélique dans la région parisienne et anime à la radio télé likembe sur le net (www.rtllikembezaire.org) des émissions débats. Communicateur hors pair, son skype est ouvert 24h/24. Dans sa réflexion Pathy KOBANGHE met en exergue "les pactes" qui condamnent le peuple congolais à l'insécurité.

Pathy KOBANGHE à Bandalunga dans la ville de Kinshasa lors de la campagne législative 2006

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lundi 14 juillet 2008

RDC-Chine, les contrats qui font encore jaser !

Universitaire Willy Muka donne son point de vue sur les contrats RDC-Chine. Actuellement à Kinshasa pour poursuivre ses études, Willy Muka a été Rédacteur en chef des informations à la Radio Buena Muntu à Mbuji-Mayi dans le Kasaï-Oriental et coordinateur de l'Association des radios associatives et communautaires du Congo (ARCO) de cette province. Il défend courageusement les contrats chinois pour le développement de la République Démocratique du Congo.

La gravure "Le Sceau chinois" qui mesure 96 mètres de haut sur 38 mètres de large, se situe sur la montagne principale de Yunlongjian à 968 mètres d'altitude. Le mot "Jing" mesure 76 mètres de haut, 38 mètres de large et 0,5 mètre de profond dont chaque trait a 8 mètres de large.

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mardi 8 juillet 2008

Le mal congolais provient de son intellectuel !

Auditeur au DES à l'Institut facultaire des sciences de l'information et de la communication (Ifasic) de Kinshasa en République Démocratique du Congo. César NTANGU LIHAU est journaliste professionnel Congolais. Il a exercé sa profession au quotidien le Potentiel, puis à Réveil FM, la première radio associative et communautaire de Kinshasa avec son émission musicale "les Chansonniers oubliés" durant deux ans. Dans son analyse, César NTANGU LIHAU essaye de démontrer la démission de l'élite congolaise dans l'impulsion d'une vision claire et nette pour le décollage réel de la République démocratique du Congo vers son développement.

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6ème Région, esquisse d'apports des professionnels des Médias de la Diaspora

Photo de famille des chefs d'Etat et de Gouvernement au cours de la céremonie d'ouverture de la 11ème session ordinaire de la Conférence de l'Union Africaine Sharm-El-Sheikh, Egypte, 30 Juin 2008

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