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vendredi 22 septembre 2017

10 Questions à Julien Ciakudia, patriarche de la résistance congolaise !

Julien Kaseya-Ciakalou Ciakudia, patriarche

Exilé politique volontaire, Julien Kaseya-Ciakalou Ciakudia est une bibliothèque vivante de l'histoire de notre pays. Africaniste convaincu et éprouvé mais aussi lobbyiste international connu et reconnu, le patriarche est passé de l'opposition contre la dictature de Mobutu à la résistance patriotique contre la tyrannie du régime d'occupation d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Il a un carnet d'adresses à rendre jaloux, des apprentis sorciers surtout des politicailleurs, politicards et ventriotes qui écument la classe politique congolaise. En Grande Bretagne, certains le surnomment "De Gaulle", d'autres le considèrent comme le "Gourou" de la diaspora congolaise. Ne cherchez pas des noises à Julien Chiakudia en UK, Kikaya Bin Karubi en sait quelque chose. Nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la RDC en Grande Bretagne, le garçon de course de l'imposteur est rentré au Congo comme persona non grata n'ayant pas pu dire au revoir à la Reine Elisabeth II. Et de s'exclamer devant son chef à Kinshasa: "Si Ciakudia était au Congo il serait un homme mort" ! Ami de M'zée Laurent-Désiré Kabila, Julien Ciakudia a toujours reproché au Léopoldien et néocolonialiste Louis Michel d'avoir eu l'outrecuidance d'annoncer l’assassinat de LDK sur les ondes internationaux avant les congolais eux-mêmes. Il a interpellé l'ex-Ministre Belge des Affaires étrangères pour son lobbying, s'il connaissait vraiment Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ? Dès l'annonce du gouvernement 1+4=0, Julien Ciakudia est le premier compatriote à annoncer à Jean-Pierre Bemba même s'il est vice-président de la République durant la Transition, même s'il devenait Président de la République, s'il ne règle pas ses problèmes avec la France, les exactions de ses troupes en République Centrafricaine:Vols, viols, pillages..., il ira à la CPI. C'est Samanto l'officier de liaison et de renseignements de Jean-Pierre Bemba qui joua le rôle de l'intermédiaire. Nous sommes en mai 2003 ! Jean-Pierre Bemba fait la sourde oreille. Durant un mois, il fit balader Julien Ciakudia. En juillet 2003, le patriarche quitte le Congo...Jean-Pierre Bemba est arrêté à Bruxelles le 24 mai 2008 à la suite d'un mandat établi la veille par la Cour pénale internationale aux Pays-Bas, en raison d'accusations de crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis lors des incursions de ses troupes en République centrafricaine pendant la période allant du 25 octobre 2002 au 15 mars 2003. Depuis le décès d'Etienne Tshisekedi, le Patriarche Julien Ciakudia s'est décidé enfin de parler et il a répondu sans ambages à nos 10 Questions, dans un style narratif qui lui est propre mélangeant le récit au témoignage. A nos questions sans tabou, Julien Ciakudia a répondu avec pertinence.

1. Réveil FM International: Pourquoi Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale puise ses Premiers ministres dans l'udps: Samy Badibanga, Bruno Tshibala...On parle même de Félix Tshisekedi comme son prochain Premier ministre

Julien Ciakudia: C'est très simple ! C'est la stratégie d'étouffement et de décrédibilisation ou même d'essoufflement qui continuera car cela a été facilité peu avant la mort précipité d'Étienne Tshisekedi par sa propre famille biologique qui avait choisi d'ouvrir grandement la porte de l'Udps aux stratèges des apparatchiks josephistes: Kalev Mutond, Théodore Mugalu, Léonard She Okitundu, Alexis Tambwe Mwamba et j'en passe, en échange des grosses sommes d'argent en billets verts et un poste de Premier ministre au fils biologique d'Etienne Tshisekedi: Felix Tshilombo.

L'opinion se souviendra de discussions bilatérales et en catimini tenues loin du pays à Nice, Ibiza et Paris, de l'Udps officiel et la Majorité Présidentielle, sans le peuple congolais mais en son nom. Le dialogue entre Baloki Ya Kongo s'est déroulé uniquement entre, d'un côté la famille restreinte du Lider Maximo: Son fils Félix Tshilombo, Maman Marthe, l'épouse du Sphinx de Limeté, en association avec le porteur de mission via sa soeur proche de Kalev de l'ANR, sans oublier l'affairiste Samy Badibanga. Deux précisions importantes. Primo: Le Lider Maximo, Étienne Tshisekedi était déjà très longtemps fatigué par le poids de l'âge, et la maladie affectait sa capacité mentale et physiologie. Ce facteur doit être pris en compte. Secundo: Le camps des enfarineurs de notre peuple. Ils sont fourbes, roublards travaillent pour maintenir l'occupation dans notre pays. Les apparatchiks Josephistes avaient pour chef de délégation, Kalev Mutond, l'incarnation de l'ANR. Ce dernier était appuyé stratégiquement par des caciques du régime moribond qui cherche par tous les moyens à s'accrocher et pérenniser le régime d'occupation.

Pire encore pour éviter le bruit et la curiosité populaire, en bons margoulins, les négociateurs ventriotes ont choisi ensemble de s'isoler dans des hôtels huppés des grandes villes des pays européens de Bruxelles, Paris, Venise, Ibiza, Monaco ...pour cacher quoi et pourquoi ?

La conclusion de toutes ces réunions à la Nicodème: Donner la continuité à Joseph Kabila pour une période de trois ans avec Félix Tshilombo comme son Premier ministre. Et la boucle est bouclée. Sans tenir compte des autres forces politiques, celles de la société civile ou même de la diaspora.

C'est donc cet égoïsme doublé de la cupidité qui a fait que les apparatchicks josephistes vont lancer pendant ces négociations, une autre stratégie de dédoublement de ce qui reste de l'opposition. Déjà faible, il fallait affaiblir davantage d'Etienne Tshisekedi ! Ce qui coûte que coûte va précipiter sa mort, en le prenant en tenailles par sa propre famille biologique qui devrait le livrer comme un mouton aux vautours charognards...

D'abord un groupe est détaché du régime, avec les moyens de l'Etat, pour créer le G7 et puis un émissaire et pas de moindre Katebe Katoto en bon samaritain se proclamant ami de papa prend vite le contact avec le fils et sa maman, seules à être proche du père retenu longuement en isolement à Bruxelles pour les raisons de santé et de suivie médicale. Voilà la porte est ouverte et le vieil ami amène un grand projet :" Le Rassemblement de toutes les forces vives politiques et de la société civile", reconnaissant subitement le leadership politique national d'Etienne Tshisekedi devenant par ce biais le Président du Conseil des sages, sans consultation démocratique.

C'est encore lui, Katebe Katoto qui se chargera d'amener dans l'anti-chambre du Sphinx de Limeté, tour à tour d'abord Gabriel Kyungu Wa Kumwanza, l'ancien ami devenu ennemi depuis le génocide des Kasaiens au Katanga, puis Moïse Katumbi, un prisonnier venu pour des soins médicaux à l'étranger avec la bénédiction du régime des Josephistes, chose très curieuse. Voilà, encore une fois après l'argent reçu du pouvoir pendant des négociations diurnes et nocturnes, l'argent était dans des poches, dans des pagnes, sur et sous la table. Oui Genval est grâce à l'argent et à cause de lui ! D'aucuns se posent encore aujourd'hui, la question de son financement et même de la gratuité de la prise en charge totale de ses participants venus de Kinshasa et de partout au monde... Passeports, visas, avions, hôtels, frais de séjour.. pour autant des personnes ?

Samy Badibanga, l'affairiste devenu PM d'Alias JoKabila

Là encore, c'est toujours le fils, c'est-à-dire Félix Tshilombo qui se frottait les mains, " Je dois devenir Premier ministre ", la continuité des engagements en bilatéral d'avant Genval devrait concrétiser avec Genval. Incroyable, Etienne Tshisekedi devenu par la magie de Genval "Président du comité des sages", sans ses deux médecins traitants. Coup dans le coup, les apparatchiks Josephistes trouvent bon de lancer une troisième stratégie: ils miroitent la Primature à celui qui connaissait la magouille familiale-Samy Badibanga, considéré comme le fils adoptif de la famille Tshisekedi. Le fameux porteur d'affaires à la famille forme un gouvernement et débauche les deux médecins privés du Sphinx de Limeté pour en faire des ministres. L'Udps officiel est trahi par la famille et celle-ci se fait aussi trahir par leur homme de mains. La crise est majeur au sein du parti mais on fait semblant de recoller les morceaux.

Bruno Tshibala, Premier ministre

Mais les apparatchiks Josephistes préparent l'assaut final pour précipiter la mort de l'homme qui gène, Étienne Tshisekedi qui meurt seul dans sa chambre le 1 février 2017 à l'hôpital dont le médecin débauché par le régime de Kinshasa, est connu comme le dernier visiteur seul à seul avec le Sphinx de Limeté en agonie et aux soins palliatifs. Malgré les deux portes à code, Katebe Katoto, l'homme projet Genval, a pu entrer dans la chambre de Tshisekedi. Katebe Katoto se précipite dans un jet privé pour aller se faire couronner Premier ministre à Kinshasa en signe de récompense pour mission accomplie. Et là encore le régime d'imposture et d'occupation de Kinshasa gagne contre l'Udps et même contre Katebe Katoto qui est retourné à Bruxelles humilié sans obtenir quoi que ce soit et en classe économique à bord d' Ethiopian Airlines.

La stratégique du régime dictatorial de Kinshasa semble payer pour confondre l'Udps. Il a fallu puiser dans l'Udps officiel qui demeure à l'écart de la magouille de la famille biologique d'Etienne Tshisekedi qui mange avec le régime et l'accompagne dans son occupation, pour dénicher un laissé-pour compte, ayant rendus des services énormes au parti et qui est resté pauvre sans moyen pour louer même une petite maison à Lemba, mais un homme digne a qui on doit dire la vérité et gagner sa conscience. Voilà Bruno Tshibala nommé Premier ministre selon les accords de Saint- Sylvestre pour dire à Félix Tshilombo, selon un homme de sécurité proche de Joseph Kabila, "Tu as mangé l'argent du beurre mais nous ne te permettrons pas de manger du beurre. L'objectif pour les josephistes étant atteint avec lui, c'est-à-dire ouvrir le chemin au père Tshisekedi pour en finir avec lui."

2. Réveil FM International: Le président Etienne Tshisekedi, le congolais le plus populaire, élu en 2011, il n'a jamais obtenu l’imperium jusqu'à son décès...Lorsque vous parlez de l'Udps vous êtes un peu amer, pourquoi ?

Julien Ciakudia: Au vu des sacrifices que nous nous sommes imposés pendant plus de 25 ans à accompagner internationalement et dans les capitales de trois continents (Afrique, Europe et Sud-Canada), les 13 Parlementaires membres fondateurs de ce qui est devenu un parti de tout le monde, parti du peuple Udps conçu comme tel par ses pères initiateurs, pour se battre ensemble contre la monstruosité d'un régime tyrannique dans l'ex-Zaïre, devenu autocratique, autoritaire à la dérive dictatoriale.

L'ambition de tout parti politique en démocratie participative est la prise du pouvoir et l'exercice de ce pouvoir dans l'intérêt supérieur du développement durable du peuple et du pays. Il suffit de regarder l'intérieur du parti Udps pour en comprendre les causes réelles de l'échec qui fait qu'aujourd'hui ce parti politique supposer être l'école de la politique et de l'apprentissage démocratique pour nos jeunes n'est devenu qu'un objet familial sans règles ni principes conducteurs.

Ma frustration est certaine après avoir engagé mon argent, mon énergie, mon temps et mon carnet d'adresses personnel croyant servir une cause noble commune devenu au fur des années une ambition d'une personne ou d'une famille. Il y a lieu de dire ici que la praxéologie politique doit être en symbiose avec le temps, le contexte et les conditions de toute pratique politique qui se veut responsable. En démocratie on fait avec, on acte avec, on réfléchit avec, on consulte, on écoute, on se fait conseiller puis on prends la bonne décision sur base des conciliabules et non le contraire.

Frédéric Kibassa, Etienne Tshisekedi, M'Bwa Nkiem et Marcel Lihau

La popularité d'Étienne Tshisekedi à l'intérieur du pays a été le fruit des efforts de plusieurs personnes morts et vivants. Pour dire que la montée de l'homme Tshisekedi au sein du groupe de 13 parlementaires était un processus qui a commencé par son état de secrétaire du parti le MPR avant que Mobutu de chargea avec ses services de sécurité de lancer les opérations de la décapitation du parti, avec des emprisonnements, tortures, relégation dans des villages et autres centres de détention à l'intérieur des différentes provinces du pays. Les intimidations ont fait que des amis s'étaient réunis à Boston aux Etats-Unis pour donner le leadership du parti à feu Prof. Marcel Lihau Ebua Libana la Molengo, c'était début 1988. Viendra le tour du Directoire à quatre : M'Bwa Nkiem, Frédéric Kibassa, Etienne Tshisekedi et Marcel Lihau (1990). Plus tard, Étienne Tshisekedi dont les enfants se marièrent s'arrangeront à leur manière pour prendre la commande du parti avec Tshisekedi Président et Kibassa la Présidence de l'Union Sacrée des forces de l'opposition.

Tout effort de demander la convocation du Congrès de l'Udps pour élire démocratiquement les leaders du parti et d'asseoir des textes démocratiques pouvant régir le parti était étouffe dans l'œuf. Je cite ici à titre d'exemple l'interpellation sous viorne du livret jaune de Mulumba Corneille fait à Bruxelles début 1990.

Les 4 fondateurs sur 13 de l'Udps: Makanda, Tshisekedi, Ngalula et Kanana

Oui avec nos soutiens extérieurs et ceux de l'intérieur, et pour éviter une scission qui pouvait nous affaiblir face au dictateur Mobutu. Nous avons opté pour laisser faire cette situation qui n'avait rien de démocratique donc Udps à continuer à se faire diriger dans la dictature, le tribalisme, l'opacité et la malversation voir même la corruption mais un Leader qui a réussi à décourager ou manipuler son entourage en utilisant des techniques de sa provenance MPR.

3. Réveil FM International: Malgré l'alliance par le mariage de leurs enfants, vous dites qu' Etienne Tshisekedi et Frédéric Kibasa n'auraient jamais le pouvoir au Congo, pourquoi et comment ?

Julien Ciakudia: Oui Étienne Tshisekedi était devenu incontournable et homme populaire de l'histoire politique de La RDC mais à vrai dire un homme seul qui n'écoutait que sa propre conscience si bien qu'il lui a été difficile de capitaliser internationalement sa position intérieure, car manquant des véritables relations avec les décideurs du monde de Bruxelles, Londres, Washington et même Paris.

Ces derniers ont accoster cette situation de fait, un Tshisekedi Mula Nkwasa, le Sphinx de Limeté, qui faisait courir même les mouches de tout le Congo à son passage , l'homme qui recevait chez, lui à la maison où il avait aménagé un petit bureau à l'instar du féticheur du village et il recevait sans se mettre debout, les grands ambassadeurs des pays puissants en tendant la main bien dans sa chaise comme un voyageur déjà arrivé à sa destination.

Parfois il se permettait de prendre sa sieste d'après-midi en se faisant attendre sous l'arbre par des ambassadeurs des grandes puissances venant le consulter pendant des graves crises dans le pays.

Et comme les diplomates ont toujours un sourire du travail, Étienne Tshisekedi qui n'avait pas eu évoluer aux études en Europe ou en Amérique du Nord, il ne s'imaginer les types des rapports que ce dernier envoyer à leurs pays respectifs sur lui et même sur l'Udps. Alors voilà pourquoi, pendant des années tous nos efforts et nos moyens personnels mis à contribution pour faire arriver le Sphinx de Limeté au pouvoir étaient voués à l'échec. C'est pour dire que l'élection de cet homme très populaire n'a pas fait trembler les officines des pays de la troïka qui n'ont pas hésité à lui refuser l'impériium.

Sans compter que la diversion d'Etienne Tshisekedi et Frédéric Kibasa dans l'ambition personnelle de chacun d'eux d'être Président du Zaïre, deux prétendants d'un même parti politique Udps et au même moment. Durant plusieurs années, le peuple congolais était ignorant du comportement non responsable de ces deux grands hommes en qui ils avaient une confiance aveugle, croyant que le fait que les deux amis politiciens avaient marié leurs enfants était un gage de confiance pour leur transparence commune et leur confiance mutuelle qui devraient profiter positivement au parti. Pour les diplomates, le fait que les deux personnalités d'un même parti, avec un lien de mariage se battaient pour un même poste: diriger le Zaïre, révélait l'immaturité politique.

4. Réveil FM International: La déclaration de Maman Marthe Tshisekedi sur TV5 Monde sur le rapatriement du corps de son mari Etienne Tshisekedi à Kinshasa a crée la polémique dans la diaspora congolaise, que dites-vous face à cette situation ?

Julien Ciakudia: Maman Marthe a été pour moi une mère et une amie que j'ai eu à respecter et que je continue à respecter a juste titre comme mère et compagne de son feu mari le leader Etienne Tshisekedi. Je me souviens de la parole de mon feu oncle feu Honorable Isidore Walter Kanana, l'un des 13 parlementaires fondateurs de l'Udps: "Maman Marthe fait des éloges de votre lobbying international pour accompagner le parti et ce chaque jour à Kinshasa.

C'est même pour cela que les Fondateurs du parti n'ont pas hésité d'envoyer Maman Marthe vous rencontrer à Johannesburg à la prise de pouvoir de Nelson Mandela.

Ce message me fut corroborer par un autre parlementaire membre fondateur encore en vie : Honorable Kapita Shabani dans ce termes : Qui ne vous connait pas dans notre milieu et l'importance de votre contribution pour le parti au niveau international et à Kinshasa mon frère Ciakudia, ce n'est pas Honorable Kanana qui parle de vous, mais Ya Marthe. C'est chaque jour qu'elle ne cesse de nous dire que si on avait dix stratèges sérieux et dynamiques comme Ciakudia, l'Udps serait déjà au pouvoir.

C'est pour témoigner la complicité qui existait entre nous dans cette lutte patriotique dont j'ai engage pendant plusieurs années: mon temps, mon argent, mon énergie, mon carnet d'adresses sur les trois 3 continents: Afrique, Europe, Etats-Unis et Canada.

Alors pourquoi cette dame a accepté de se faire se faire rouler dans la farine par son fils et quelques cupides pour se jeter dans les bras de Katebe, Katumbi, Kyungu , Numbi.. alors que le leader Maximo était déjà affaibli par le poids de l'age et la maladie ?

C'est de cette trahison par la double corruption, d'une part par des hommes de Joseph Kabila dans des réunions nocturnes dans des hôtels de Bruxelles, Paris, Venise, Ibiza, Monaco et de l'autre par leur dédoublement dénommé G7 qui a donné le souffle de glissement à l'imposteur-usurpateur tutsi Joseph Kabila alors que ce dernier était à la fin de ses deux mandats constitutionnels et cela a précipité la mort d'Etienne Tshisekedi.

Et pour moi, en ma qualité de patriarche de la résistance patriotique congolaise mondiale et pour des Congolais avertis l'appel de Maman Marthe n'a été qu'un coup d' épée dans l'eau, donc un cri dans le désert. Elle a été instrumentalisée, c'est tout !

5. Réveil FM International: A Rome, Mama Bobiladawa, l'épouse du Maréchal Mobutu vous a dit: "Papa Zongisila biso Mboka" cela veut dire quoi au juste ? Pourquoi s'est-elle adressée à vous pas aux autres ? Alors même que des dinosaures Mobutistes sont ceux qui accompagnent la dictature d'Alias Joseph Kabila, pourquoi Mama Bobiladawa ne s'est-elle pas adressée aux Dinosaures qui sont aujourd'hui des Mammouths dans le régime d'occupation ?

Julien Ciakudia: Une bonne question, c'etait le dimanche 7 février 2016 dans la Basilique Saint-Pierre de Rome. J'étais accompagné par mes deux collaborateurs Me Bamenga, mon dircab et Maman Adèle, nous venions d'assister à la prière et à l'exposition de Padre Pio et son collègue Padre San Léopoldo. On m'avait installé au centre du premier banc-place réservée aux grands dignitaires invités pour une messe solennelle dite par les proches collaborateurs du Saint-Père, le Pape François (ce dernier m' avait déjà honoré un an auparavant en me recevant en prive au dîner avec notre Cardinal Son Éminence Mgr L. Mosengwo).

Rabat, Maman Bobi Ladawa (à droite), le jour de son anniversaire

Toujours avec mon écharpe jaune autour du cou, au moment ou le protocole du Pape s’apprêtait à me reconduire à la Canonica, une dame qu'accompagnait deux de ses petits-enfants, une jeune fille et un jeune garçon, s'approcha précipitamment vers moi et c'est à deux mètre de nous trois que subitement j' ai cria sous émotion, Maman Bobi.... à la grande surprise de mes deux collaborateurs qui s' apercevront immédiatement que c' est bien elle au moment ou je l' embrassais chaleureusement et en peu de temps : elle dira en lingala : "Papa pesa biso mboka, papa tozali na mboka lisusu te, tolembi kovanda ba mboka ya bapaya papa na nga..". Sa petite fille s’appuya sur mon bras gauche pendant que son petit fils affichait derrière sa maman un sourire de satisfaction. Je l'ai rassuré en disant Maman avec l'aide de Dieu nous y arriverons. Je suis là avec mes deux collaborateurs pour cela et j'ai été l'année d'avant chez le Président Obama à la Maison Blanche avec mes deux collaborateurs toujours pour plaider la cause de la libération totale de notre pays.

Mobutu Sese Seko

Pendant notre briefing le soir, j' ai du poser cette question à mes collaborateurs, comment Maman Bobi La Dawa, l'épouse du Maréchal Mobutu m' avait-t-elle reconnu et pourquoi c'est à moi qu' elle a adressé cette demande? Mes collaborateurs étaient unanimes. C'est le Président Mobutu lui même qui vous a parlé dans ce cadre dont il aimait venir se recueillir avec sa chère épouse et que la dame vous connait alors que son mari parlait de vous et de votre lobbying international contre son régime dictatorial... Aujourd'hui Maman Bobi a scellé la réconciliation et vous donne une mission devant Dieu et prend les hommes à témoin. Soyez sur, une fois au pouvoir de ramener au pays le corps du Maréchal Mobutu et faire en sorte que la mémoire collective réhabilite dans l'histoire de notre pays: Mobutu, qui a dirigé le pays pendant 32 ans. Maman Bobi a été le témoin oculaire de votre grande considération au Vatican dont elle connait bien l' importance m'ont dit mes collaborateurs.

Quand aux dinosaures Mobutistes, eux qui ont été avec le président Mobutu, qui se sont enrichis en le flattant et en le conduisant en erreur avant de servir aujourd'hui un pouvoir terroriste prédateur d'occupation, ils sont à considéré tout simplement comme des Traîtres de leur Maître, de la nation et du peuple. Ils auront leur récompense à la libération imminente du pays.

6. Réveil FM International: Vous avez connu M'zée Laurent Désiré Kabila, quels sont vos souvenirs ? Avez-t-il choisi Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale comme son successeur ? Les Mzéeïstes ont disparu dans la majorité, pourquoi n'ont-ils pas conservé le pouvoir ?

Julien Ciakudia: Je vous informe que j'ai fais ma recherche de mon Ph. D. Sur la praticabilité de la philosophie politique du socialisme de Mwalimu Julius Nyerere avec une thèse sur l'auto-développement socio-économique négro-Africain et christianisme libérateur : Ujamaa test prophétique à l'université de Montréal, au Canada, j' ai du passer trois mois a Dar es Salaam de novembre 1984 à Janvier 1985 au département de sociologie de l' université de Dar es Salaam pour accomplir mon investigation académique sur terrain.

Alors que je me trouvais à Londres en visite de courtoisie chez l' ambassadeur Jonas Mukamba, 12-13 novembre 1984, il m' annonça que le Président Mobutu Sese Seko était à Paris pour un renfort militaire car le Zaïre venait d'être attaqué militairement à Moba et que les hommes de Laurent-Désiré Kabila aurait un appui militaire de la Tanzanie.

Puis de mon hôtel à Dar es Salaam, mon voisin de chambre Monsieur Luahula Muloway venu d' Allemagne s' est révélé être le grand ami à Laurent-Désiré Kabila et c'est lui qui organisa ma rencontre nocturne avec ce dernier. A l' université, j'avais comme collègue et grand frère le professeur Wamba dia Wamba, chef du département de l' histoire.

Au déclenchement de la guerre de l'AFDL, pour faire avancer la machine j'ai quitté ma résidence d'Oslo en Norvège pour Ottawa au Canada afin de rester en contact avec les pays et personnalités impliquées à la cause.

Apres la prise de pouvoir de mai 1997, via l' ambassadeur Ougandais à Ottawa Monsieur Wamuimbi, j'avais reçu un message de Yoweri Museveni,le Président Ougandais me demandant d'attendre jusqu' au 20 juin, pour une conférence de la Banque Mondiale à Toronto. Et lors de ma rencontre avec Yoweri Museveni, je contesterais deux choses qui attira mon attention : le Président Museveni me dira que lui nous connais tous et connais nos contributions respectives et nous Congolais nous ne nous connaissons pas et ne connaissons même pas nos propres contributions à la lutte qui a porté Laurent-Désiré Kabila au pouvoir.

Deuxième constat est venu dans le lobby de l’hôtel, lorsque son ambassadeur posa la question : est-ce que le Président vous a présenté le ministre de mines ? Et moi de répliquer avec étonnement: Votre ministre ou le nôtre? Et l' ambassadeur Ougandais tout confus dira d'un ton de regret: camarade Prof, je n' ai rien dit ...

Pendant mon chemin de retour à Ottawa, je ne faisais que répéter à mon camarade qui me conduisait cette malheureuse épisode.

Une fois à Kinshasa en juillet 1997, c'est autour de M'zée Laurent-Désiré Kabila que le ministre de Mines, Mututulo Kambale me dira que oui il était à Toronto dans la délégation de Yoweri Museveni sans Laurent-Désiré Kabila, Président de la République démocratique Congo. C'est-à-dire un mois après la prise de pouvoir par ce dernier alors que toutes multinationales minières se discutaient la prise...

Bizima Karahawa et Azarias Ruberwa

Tout ça, pour dire que le piège du Congo s'est mise en place hors de Laurent-Désiré Kabila et que la suite vous la connaissez.

Jamais dans son.profond sommeil, Laurent Désiré Kabila ne pouvait s'imaginer un seul instant, le fils de son ami tutsi Kanambe est au pouvoir en République démocratique du Congo. Encore moins, son retournement contre lui, sa haute traîtrise, son imposture, son enrichissement illicite, son pillage des ressources, ses crimes et assassinats.

Patriote, M'zée Laurent-Désiré Kabila aimait le Congo et son peuple mais par manque de tact et de la diplomatie il s'est fait piégé par Bizima Karawa alors ministre des Affaires étrangères et son dircab Azarias Ruberwa avec leurs coaches Yoweri Museveni et Paul Kagame. Pris en otage, par sa coterie Gaétan Kakudji et Mwenze Kongolo sans références et expertises, ces derniers ont conduit ce grand patriote tout droit dans la tombe car ils l'ont creusé, trois ans durant devant lui-même et j'en suis témoin oculaire.

Voici la tombe de M'zée Pierre-Victor Mpoyo qui a financé de sa poche la libération pour chasser la dictature Mobutu

7. Réveil FM International: Fin décembre 2017, aurons-nous les élections ou non ? Que va devenir Alias Joseph Kabila ?

Julien Ciakudia: J'ai déjà répondu à plusieurs reprises à cette question. Et même pendant mes passages au Congrès Américain et à la Maison Blanche de février et mai 2014. A Abudja au Nigeria, le 29 mai 2015, jour de passation de pouvoir entre les présidents Goodluck, sortant et Buhari, élu. Lors du dîner à l’hôtel Hilton où j'étais logé avec tous les chefs d' Etat. J'avais eu un long entretien avec le ministre des Affaires étrangères Zimbabwéen qui accompagnait son Président Robert Mugabe.

Mon interlocuteur n'était pas allé sur le dos de la cuillère : "Nous allons aider Joseph Kabila à changer la Constitution légalement ... Joseph Kabila va faire comme Yoweri Museveni et Paul Kagame et plus tard ça sera le tour de Robert Mugabe". Voilà leur logique... Joseph Kabila et ses frères terroristes extrémistes tutsi rwandais occupants et pilleurs du Congo n'ont aucune intention de quitter le pouvoir. Nous devons adopter des actions patriotiques que dicte l'idéologie de la résistance à la De Gaulle pour sortir le Congo des griffes des génocidaires sanguinaires venus du Rwanda voisin.

Pour sa part Joseph Kabila et ses frères terroristes tutsi ont déjà choisi de rester éternellement au pouvoir en République démocratique du Congo pour éviter la CPI et c' est à nous de cesser de suivre leurs méandres en mouton de Panurge car le Congo est notre bien commun, nous devons nous ressaisir et prendre notre destin en mains car comme disait Mwalimu Julius Nyerere , il n' y a pas un oncle quelque part dans le monde qui pense à notre bonheur.

Pour nous, seul le courage patriotique libère. Qu'est-ce Joseph Kabila va devenir ? ça c'est une question qu'il faut poser à Adolphe Hitler de triste mémoire pour la France. Et Donald Trump l'a bien dit pour la Corée du Nord qui propage des actes suicidaires, et Joseph Kabila et ses frères tutsi connaîtront le même sort. La destruction totale de leur petit espace de vie par les patriotes Congolais soumis pendant longtemps à leurs actes suicidaires d'occupation, de génocide et du pillage.

8. Réveil FM International: La diaspora est déterminé à en découdre avec le régime d'imposture et d'occupation. Le désamour est plus que consommé...

Julien Ciakudia: Tout a fait cher camarade, le monde entier connait aujourd'hui ce combat noble de la résistance patriotique congolaise mondiale lancée de Londres par les vaillants patriotes combattants et résistants Congolais et qui s'est répandu à travers le monde y compris à l' intérieur de notre pays.

En véritable nouveau "De Gaule Congolais", j'ai choisi Londres, capitale de la Grande Bretagne car c'est d'ici que Shery et son mari Tony Blair appuyés par Hilary et Bill Clinton ont crée ces deux monstres humains terroristes extrémistes Yoweri Museveni et Paul Kagame pour accomplir des missions suicidaires en RDC avec comme objectif principal de piller systématiquement, les ressources minérales et stratégiques de la RDC, foulant aux pieds toutes les lois internationales et mêmes des conventions des Nations-Unies: Protection des frontières et protection des droits de la personne humaine.

La diaspora combattante congolaise a pris à bras le corps ce combat patriotique jusqu' à la fin de cet état des choses qui déshumanise, notre peuple et humilie notre nation et patrie.

9. Réveil FM International: Notre voisin l'Angola vient d'accepter l'alternance, pour la RDC l'alternance n'est pas pour demain...

Julien Ciakudia: Nos amis Angolais ont une maturité politique à cause de la longue guerre civile entre frères Mpla, Unita, Flec etc de plus de 20 ans de souffrance qui suivait une autre guerre, celle de la libération politique des forces coloniales portugaises.

L' alignement du Mpla à l'idéologie marxiste-léniniste et celui d l'Unita à l'idéologie occidentale pro-américaine fut pendant la période de la guerre froide, qui est une autre source de conflit idéologique qui a endeuillé sérieusement le pays et détruit la quasi-totalité de son infrastructure de base.

Cette malheureuse expérience est devenu le gage d'une maturité politique qui sert de pesanteur dans les grandes décisions chez les politiciens.

Ajoutez à cela la fuite du Maréchal Mobutu et ses dinosaures pour n'avoir pu prévenir les conséquences fâcheuses de la chute brutale d'un régime politique de plus de 30 ans d'âge. Et voila que bénéficiant de toute cette large expérience, et devant la fatigue du poids de la maladie, notre camarade Dos Antos a du préparer en douceur, une alternance politique sécurisante.

Et pour la RDC , Joseph Kabila, déjà hors terme entouré par des anciens corbillards Mobutistes, reste bien entendu dans la logique de l'après moi, c'est le déluge... et aussi vous ne verrez jamais moi Joseph Kabila sur la rue être pointé du doigt voici l'ex-président Joseph Kabila.... la RDC est tout simplement dans la logique du chaos qui ne va pas traîner.

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mardi 19 septembre 2017

10 Questions à Philippe Kabongo M'Baya, théologien-pasteur !

Philippe Kabongo M'Baya, théologien-pasteur

Le christianisme congolais rassemble aujourd’hui plus de 80 % de la population. Le protestantisme à lui seul constituerait environ 30 %, sans compter les nouvelles Églises de réveil-proches de la sphère pentecôtiste. Depuis son accession à la souveraineté, la République démocratique du Congo (RDC) est confrontée à un chaos multiforme, des crises enchevêtrées comme dirait Jean Kalama Ilunga, qui touche tous les secteurs de la vie. La politique, le social, l’économie et la religion en portent des stigmates. Le mot protestant vient de la Diète de Spire et de la protestation de ceux qui entendaient défendre leur foi réformée face à Charles Quint. Ils ont maintenu leur foi. C’est un sous-bassement. Ensuite, le Soli Deo Gloria. A Dieu seul la gloire, ce qui permet de résister à l’autoritarisme des structures. Les principes de Sola Gratia (seule la grâce), du Sola Scriptura, et de l’universalité du sacerdoce, sont également fondateurs de l’approche protestante de la foi chrétienne. Philippe Kabongo M'Baya est le seul le théologien congolais de la diaspora, expert de l'Eglise du Christ au Congo, il a répondu à nos 10 questions.

1. Réveil FM International: L'Eglise du Christ au Congo (ECC) avec ses 95 communautés ecclésiales qui regroupe les Eglises baptistes, réformées, méthodistes, évangéliques, mennonites, pentecôtistes...est la plus grande fédération des églises protestantes dans le monde, pourquoi est-elle inaudible au Congo, en Afrique et dans le monde ?

Pasteur Philippe Kabongo M'Baya: Par les activités des groupes de femmes, de jeunes ; écoles, universités, centres de santé, hôpitaux : des Eglises mènent des projets sociaux visibles à la base. Cependant, la précarité des moyens limite partout ces efforts. Les gros problèmes sont organisationnels, au niveau de la gestion et des cadres supérieurs. Conflits et divisions sont endémiques. Les querelles de leadership et de légitimité ternissent l’image de l’Eglise et donnent l’impression bien souvent d’une foire d’empoigne ! Les forces vives et les dirigeants s’auto-neutralisent. La concurrence avec les Eglises de réveil et les catholiques n’arrange rien pour la visibilité d’un protestantisme finalement très morcelé. Avec cela, l’inféodation de ses hauts dirigeants au pouvoir en place aggrave la situation. Probablement, l’ECC pérennise cette image floue, misérabiliste, du protestantisme. Un conglomérat d’entités religieuses peu connu, et donc non reconnu, sans volonté ni capacité identifiables comme force sociale autonome.

2. Réveil FM International: L'Eglise du Christ du Congo créée en 1970 au Centre de Nganda n'a eu que deux président: Évêque Jean Bokeleale suivi de Pierre Marini Bodho qui a été son vice-président et qui a présidé durant 19 ans. Le troisième président, le pasteur André Bokundoa, le nouveau président de l'Eglise du Christ au Congo (ECC) vient d'être élu. En 47 ans, n'avoir eu que trois présidents cela pose un problème d'alternance dans le protestantisme congolais ?

Pasteur Philippe Kabongo M'Baya: Je répondrais avec franchise. Il me semble que cette question d’alternance a une pertinence relative, hélas, pour la majorité des pasteurs, des cadres laïcs locaux, régionaux ou responsables nationaux. En général, les ambitions personnelles et les intérêts personnels priment. L’alternance est rarement vue comme une valeur morale de bonne gouvernance. Un principe qui doit être défendu pour ce qu’il est. On est souvent bien volubile dans l’accusation des autres qui ne respectent pas les règles. Quand on est soi-même aux affaires, on devient aphone. Mais de qui devrait venir l’exemplarité et comment l’incarner, la faire respecter ? En période d’instabilité et de crise, se maintenir coute que coute sur un poste est une conduite de survie. Entre les années 1960 et 1970, une certaine alternance avait pu jouer. Plus le pays se plongeait dans la crise, plus l’accumulation des fonctions et des privilèges s’accentuaient. Ce qui se passe dans la société globale détermine souvent la vie et le fonctionnement des Eglises. Du reste, on peut changer les hommes, mais laisser en place les mêmes logiques du système. Et donner ainsi l’impression que l’alternance est finalement un bon moyen de préserver le statu quo.

3. Réveil FM International: Etre protestant c'est protester ! La cathédrale du centenaire du protestantisme est la plus grande de Kinshasa, la capitale. L'université protestante est réputée mais l'impact du protestantisme dans la société congolaise est-elle visible ?

Pasteur Philippe Kabongo M'Baya: « Protestant », « contestataire », « protestataire », « prophétique » : tout ça est confondu dans les esprits. Au 16è siècle en Europe, ces mots « protester » ou « protestant » étaient des simples transcriptions signifiant en latin : « attester pour » ou tenir ferme par rapport à une conviction. Les Réformateurs protestants protestaient en faveur de l’Evangile « pur ». Dieu aime les humains sans contrepartie ; Martin Luther et ses amis ont insisté sur l’importance de la confiance, et seulement cette confiance, que l’on doit placer en Dieu dans la vie et dans la mort ; ensuite la centralité des Écritures comme seule source de ce qu’il convient de croire et de pratiquer. L’affirmation de ces principes du « protestantisme » était comme un caillou lancé contre les croyances et les pratiques du catholicisme de cette époque. Un catholicisme très superstitieux, féodal et autoritaire.

Aujourd’hui, en effet, on peut se demander en quoi les « protestants » congolais se rattachent-ils à la tradition chrétienne dont ils se réclament. Vaste question, notamment en cette année jubilaire d’un demi-siècle de la réformation de l’Eglise par un moine catholique, Martin Luther. L’identité d’une personne ou d’une collectivité se mesure à la fidélité, au sentiment d’une fierté bien porté vis-à-vis de sa personne ou de son histoire. Le rayonnement de chacun provient de sa solidité intérieure. Et pour une institution, de la façon dont elle est enracinée dans un passé qui facilite son identification. Notre cas est, pour le moins, problématique.

Ma conviction est qu’il n’appartient qu’à nous-mêmes de refonder le protestantisme. Celui-ci a pris souche chez-nous. Fait-il corps pour autant avec notre culture, avec notre destin historique ? En même temps, on ne peut vouloir s’appropriant le protestantisme en le vidant, en le violant. Il s’agit au contraire d’honorer ce que le protestantisme a de spécifique. C’est uniquement ainsi que les principes du protestantisme pourraient faire corps avec notre société et apporter quelque chose à notre devenir historique. Ce qui permet d’éviter aux Eglises et aux fidèles la tentation d’être folkloriques, ridicules, d’être des aventuriers spirituels ou des vagabonds religieux. Oui, je reconnais que l’Universités protestantes, à Kinshasa comme au Kivu font un grand effort pour le rayonnement culturel du protestantisme. Mais ce n’est nullement à cause de leur identité religieuse ; c’est plutôt un certain sérieux, une certaine rigueur dans l’administration et l’offre académique qui comptent ici.

Évêque Marini Bodho, ex-président de l'Eglise du Christ au Congo, sénateur à vie

4. Réveil FM International: Comment préserver l'unité dans la diversité qui fait la force de l'ECC tout en faisant en sorte que celle-ci ne soit plus suiviste et continue à se discréditer en soutenant des régimes dictatoriaux au Congo ?

Pasteur Philippe Kabongo M'Baya: A sa création, l’ECC a été largement inspirée par le modèle du parti unique ou plus exactement son ambition visant la création d’une nation congolaise. Or, ce nationalisme mobutiste servait une vision politique sacralisée : « Tata boo…, Mama… ». Le rejet du pluralisme a conduit au naufrage institutionnel et, en particulier dans le secteur économique. On a saccagé avec férocité le sens du « Bien commun », pour mieux le remplacer par l’idolâtrie d’un homme aux intérêts financiers sans bornes. Pourtant, partout et toujours, le protestantisme met en avant le pluralisme, la tolérance et le respect de la diversité. Le suivisme de l’ECC a été de vouloir incorporer nos Eglises sur une aventure politique autocratique sans lendemain. Le pays étant pensé et vu comme un bien appartenant à seul, l’homme-fort de ce temps-là ; l’homme fort de l’ECC ne pouvait dès lors que s’allier au dictateur. Au détriment du « bien commun » propre à l’Eglise, à savoir l’annonce de l’Evangile et l’adhésion sans condition à la seule seigneurie du Christ. L’Eglise ne peut échapper aux impasses et contradictions de ce genre que si réellement elle fait son job. Si elle reste elle-même et sait qui est son boss.

André Bokundoa, nouveau président de l'Eglise du Christ au Congo

5. Réveil FM International: On apprend que le pasteur André Bokundoa, fraîchement élu à la tête de l'ECC vient d'éconduire les compatriotes qui voulait lui faire signer le manifeste-citoyen "Esili" ; n’était-ce pas le début d’un désenchantement pour ceux qui ont cru trop rapidement au changement ? André Bokundoa est-il Marini Bodho Bis ?

Pasteur Philippe Kabongo M'Baya: J’ai entendu dire aussi que le pasteur Bokondoa, président élu de l’ECC, ne souhaitait pas prendre des initiatives avant d’avoir fait la passation de pouvoir avec son prédécesseur. Une procédure qui est suivie d’un culte solennel d’installation. Il faut savoir que pendant longtemps les relations entre Bokundoa et Marini n’étaient pas des plus enviables. Un différend retentissant les avait opposés au sujet de terrains et de bâtiments accaparés abusivement par l’ECC, appartenant cependant légalement à la structure des Baptistes du Fleuve, entité dirigée par Bokondoa. Un contentieux lourd, que Bokondoa a gagné. Pendant plusieurs années, les papiers entêtes des Baptistes ne portaient plus la mention de l’ECC comme référence, mais simplement et sobrement : « Culte Protestant, Communauté baptiste du fleuve Congo ». Comme je l’ai suggéré déjà, le changement ne concerne pas les hommes, mais le système. Le pasteur Bokundoa a le choix de reconduire un système honni ou d’incarner un vrai changement. Le changement ne signifie pas que désormais les autorités protestantes devront apporter un soutien à l’opposition politique, aux forces de changement dans la société, comparable à celui de Marini à Joseph Kabila ou celui de Bokeleale à Mobutu. Tout ce qui compte en ce moment est que l’ECC retrouve sa souveraineté comme Eglise et rompe avec le « suivisme » et l’inféodation, honteusement de règle jusqu’à présent.

Évêque Jean Bokeleale, patriote, bâtisseur du protestantisme congolais

6. Réveil FM International: Malgré ses liens très forts avec Mobutu, l’Évêque Jean Bokeleale était un patriote car il aimait le Congo et les congolais, il n'a jamais été ministre ni député du régime Mobutu. Marini Bodho a continué à présider l'Eglise du Christ au Congo tout en étant président du Sénat lors de la transition 1+4=0 ! Maintenant qu'il n'est plus Président de l'ECC, il retrouvera sans doute le Sénat, où il a un siège à vie. Étonnant ! Tandis que le protestantisme est par essence une religion révolutionnaire, cette conduite de Marini n’a choqué. Aucun protestant congolais n'a élevé la voix ni lévé le petit doigt pour dénoncer ce césaropapisme inversé de Marini Bodho !

Pasteur Philippe Kabongo M'Baya: Je ne serais pas aussi sévère envers les Protestants qui n’auraient pas élevé la voix face aux agissements politiciens de Marini que vous rappelez. Le synode électif qui a eu lieu en août dernier (2017) n’a pas été un cadeau de Marini et de ses amis à l’Eglise. La contestation à l’intérieur du pays comme à Kinshasa avait déjà rendu les choses intenables. Que ces mécontentements aient été en partie récupérés par les uns et les autres pour provoquer ce qui est arrivé n’est pas à exclure. Si le protestantisme est attaché à la liberté, il n’est pas pour autant « révolutionnaire ». Aux USA, par exemple, l’extrême droite politique, les fascistes du KKK et d’autres, sont des Protestants, certes de la mouvance « Évangéliste » ultra-conservatrice, extrémiste et suprématiste (raciste).

La cathédrale du centenaire

7. Réveil FM International: Vous et d'autres jeunes théologiens: Mushila Nyamankank, Masamba Ma Mpolo, Kyembwa Walumona… vous dénonciez dans les années 1970-1980 l'introduction de l’épiscopalisme et d’autres déviations au sein de l'ECC. Quelques années plus tard il nous semble que vous êtes seul à rester constant dans vos convictions. Tout en gardant et sauvegardant l'unité dans la diversité, l'ECC n'est-elle pas à réformer ? Et que peut être votre rôle dans cette refondation ?

Pasteur Philippe Kabongo M'Baya: Cela était peut-être plus facile pour moi, ayant été conduit à accepter l’exil pour échapper aux pressions, aux « arrangements », aux compromissions. Au synode national de 1994, Mgr. Bokeleale m’avait approché par deux fois pour me proposer un accommodement étrange. Avec acharnement, je dirais même harcèlement, il voulait me faire nommer par le synode comme vice-président de l’ECC, précisément, à la place de Marini. Vous étiez vous-même à ce synode et je pense que vous en souvenez peut-être. J’ai catégoriquement refusé. J’avais déjà insisté à cette époque-là justement cette nécessité d’une refondation de l’Eglise.

Aujourd’hui, la chose est d’une urgence qui crève les yeux. A cette époque, le défi était de passer d’une « Eglise » formatée par le mobutisme à une Eglise protestante tout court, sans complexe, libre de sa parole et de son témoignage. Nous avons aujourd’hui un besoin impérieux de repentance. Cela veut dire rompre avec la corruption, quitter la « mangeoire kabiliste » qu’alimente la prédation. Nous avons besoin de penser les terribles maux qui ravagent le pays avec un sens élevé de responsabilité historique, autant dire politique. Il s’agit enfin de nous exposer aux côtés et en faveur des victimes de ces énormes injustices, à commencer par le sort abominable auquel le Congo est livré. Pour cela, il faut être au clair théologiquement et avoir le courage de voir plus loin, d’assumer des nouvelles options à l’intérieur même de nos Eglises. Par exemple, de la paroisse jusqu’à la « tête » de l’ECC, il est non nécessaire de repenser les articulations des liens et des solidarités à l’interne. Si un tel chantier était engagé, je serais présent pour apporter ma modeste contribution.

La chapelle Sims, le plus ancien temple protestant "en dur" de Kinshasa. Construite dès 1891, elle est l'oeuvre d'un pasteur baptiste américain, Aaron Sims, représentant de l'American Baptist Foreign Missionary Society (ABFMS).

8. Réveil FM International: A l'époque coloniale, les missions protestantes étaient considérées comme missions étrangères par les colons belges qui étaient essentiellement catholiques. Dans le Kasaï, les presbytériens américains, notamment Morrison et Sheppard, dénoncèrent les abus Léopoldien qui ira jusqu'à la cession du Congo à la Belgique. Les catholiques et protestants dans un respect mutuel ont vécu côte à côte sans trop des casses. La sortie malheureuse de Marini Bodho pour s'en prendre à l'église catholique a été mal perçue par des protestants non inféodés...

Pasteur Philippe Kabongo M'Baya: Concernant l’enlisement de la RDC dans la crise et la recherche des solutions rationnelles et de justice, une grande majorité de Protestants se reconnait massivement, bien sûr, dans ce que font les évêques catholiques romains que dans la posture de sacristain de Pierre Marini Bodho, en faveur de la Majorité présidentielle et de la maison Kabila. Je crois que s’il avait pu Marini aurait travaillé pour un clivage frontal, une sorte de guerre de religions au Congo, entre catholiques et Protestants. Son discernement ayant été détruit depuis longtemps par des ambitions personnelles et peut-être par quelques complexes mystérieux. Mais je me demande aussi quelquefois si en RDC, le positionnement de la hiérarchie catholique, si en flèche dans le champ politique, n’est-il pas consciemment ou non une manière de se libérer d’un passé colonial qui a été tout sauf glorieux. Ils le font admirablement bien, au point que les jeunes générations qui ignorent l’étendue des crimes et des humiliations de l’époque belge ne voient et ne retiennent que ce qui se passe aujourd’hui devant leurs yeux par les héritiers des missions catholiques belges. C’est un autre sujet.

9. A Kinshasa, dans chaque rue il y a trois à cing églisettes concurrentes, provocant des nuisances sonores insupportables. Pourquoi les églises de Réveil n'ont jamais rejoint l'ECC ? Comment créer des ponts? Le protestantisme n'est-il pas un arbre avec plusieurs branches ? A l'époque l’évangélisation de Makanzu Mavulumisa était tonitruante, plus tard Daniel Diafwila Dia Mbwangi a pris du relais...Mais aujourd'hui que fait l'ECC ?

Pasteur Philippe Kabongo M'Baya: Quelques-unes de ces Eglises, dites de réveil, ont déjà intégré l’ECC dès les années 1990. Mais la question du « marché religieux » dans les grandes agglomérations africaines incombe au pouvoir public. La règlementation dans ce domaine a échoué un peu partout en Afrique. Du temps de Mobutu, il y a eu une période de sévérité où le « marché » était presque exclusivement réservé aux Catholiques, aux Protestants et aux Kimbanguistes. On tolérait à peine l’existence des petits groupements sans grande portée sociale. Une deuxième période s’est imposée, celle de la libéralisation. Le régime mobutiste a laissé faire. Découvrant que le pullulement des «Eglises » pouvait être paradoxalement un exutoire efficace, une prise en charge des frustrations et des désespoirs collectifs, empêchant que la population ne demande des comptes aux gouvernants. Chef des services de renseignements, puis plusieurs fois ministre de Mobutu, Ngbanda Honoré par exemple avait la main mise sur l’importation des puissants appareils de sonorisation utilisés par ces Eglises. Il est devenu lui-même prédicateur et activiste évangélique. L’envahissement de zones populaires comme de quartiers huppés de Kinshasa par cette religiosité pentecôtisante n’a pas été une politique délibérée du régime. Mais, celui-ci l’a favorisé et cherché à l’instrumentaliser.

Les Eglises de réveil sont des entreprises financières non négligeables. Elles ne sont pas seulement un encadrement des consciences. C’est la ruée vers la « prospérité » personnelle, les plates-formes des « miracles », des mises en scène des « délivrances », etc. Tant que nos sociétés resteront sous la loi de la pauvreté et du désespoir, la fécondité de cette religiosité sera incontrôlable. Car elle est l’expression d’un énorme malaise social, mais peut-être également d’un chaos doit on ne mesure pas encore la dimension véritable.

Les Eglises classiques sont prises en une concurrence rude avec la nouvelle religiosité propagée par ces Eglises. Malheureusement, dans ce domaine, les foules préféreront toujours, comme on dit, l’ « original » à la « copie ». C’est un sujet complexe. Je pense aussi ici aux accointances des certains leaders de ces Eglises avec des milieux proches de la CIA et avec des réseaux douteux (nigérians, israéliens, sionistes, etc.). Cela montre ce que la crédulité et la superstition coûtent à nos sociétés. Contre les biens illusoires, on nous extorque les biens réels, on aliène surtout les consciences si indispensables à l’édification des forces vives nécessaires à la société.

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dimanche 17 septembre 2017

RDCONGO: Les RDCiens n'ont pas de carte d'identité et ils n'ont plus de passeport !

Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale , ancien taximan fait Président de la RDC par la mafia internationale

Lorsqu'on est dirigeant on ne casse pas un pays. Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, l'imposteur que le Belge Louis Michel et la mafia internationale ont placé sur le trône du Congo pour mieux piller ses ressources est un casseur de pays. Cela fait 16 ans que l'ancien taximan de Dar es Salam règne en toute impunité et dirige par défi la République démocratique du Congo.

Depuis la chute de la dictature de Mobutu, il y a 20 ans, les Zaïrois devenus congolais n'ont plus de carte d'identité. Arrivée sur le trône du Congo avec ses bottes de jardinier et une kalachnikov en bandoulière, sans un clou dans ses poches, l'imposteur Alias Joseph Kabila est aujourd'hui milliardaire dont la fortune est planqué dans les îles vierges britanniques. Le dictateur-tyran-sanguinaire a tout échoué. Il est entrain de casser la République démocratique du Congo avec des conséquences dans la zone de l'Afrique centrale.

La carte d'électeur n'a aucune base juridique pour remplacer la carte d'identité nationale. Maintenant que le vice-ministre des Affaires étrangères vient par un communiqué invalider le passeport congolais, avec des conséquences incalculables sur les déplacements de congolais. On découvre que Bruno Tshibala est un Premier ministre de pacotille. Il ne maîtrise rien et ne contrôle rien. Au fait, le vrai Premier ministre, c'est Nehemie Mwilanya Wilondja, le dircab de l'imposteur Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. On voit très bien que l'objectif de cette mesure est de brouiller des pistes sur la nationalité congolaise.

Avec l'invalidation de passeport, on ne saura plus qui est congolais et qui ne l'est pas ! C'est bien ça l'objectif pour peupler la RDC des peuplades sans frontières et marginaliser les vrais congolais sur le sol de leurs ancêtres. Fuyant des guerres commanditées par les imposteurs du régime de Kinshasa, avec des troubles orchestrés par ceux-là mêmes qui sont censés sécuriser le peuple congolais- au Kasaï et à l'Est de la RDC- les congolais sont mises à rude épreuve. Les congolais ont émigrés en Angola et dans plusieurs pays voisins, maintenant sans passeport, c'est encore la galère. Lorsqu'ils voudront rentrer sur leur sol, ils trouveront des occupants et des troubles vont recommencer. Voilà comment un régime d'occupation et d'imposture agit pour casser le pays.

Aucun congolais censé ne doit rendre son passeport au régime d'imposture et d'occupation. Le passeport est le seul document juridique valable qui prouve encore que vous êtes congolais. La carte d'électeur ne prouve rien du tout. A la libération, un travail sera fait dans l'identification et recensement des congolais.

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samedi 16 septembre 2017

Berlin: Joker de Macron, Edouard Philippe a assuré être à la tête d'un "gouvernement germanophile"

C'est la troisième fois qu'Edouard Philippe rencontre la chancelière Angela Merkel. Mais la Première fois en tant que Premier ministre de la France. Pour sa première visite diplomatique importante depuis sa nomination à Matignon, le Premier ministre était reçu à déjeuner par la chancelière Angela Merkel, après un discours devant les milieux économiques allemands où il a assuré être à la tête d'un «gouvernement germanophile».

A neuf jours des élections du 24 septembre, une réélection de la chancelière Merkel semble acquise, mais les jeux sont loin d'être faits concernant la coalition gouvernementale qui fixera le cap de la politique allemande des prochaines années. Or le visage de cette coalition est particulièrement guetté à Paris : comme il l'a annoncé à Athènes la semaine dernière, Emmanuel Macron attend le résultat des élections allemandes pour détailler son projet de «refondation» de l'Union européenne.

Selon une source gouvernementale, le chef de l'Etat français doit faire ses propositions le 26 septembre. Soit suffisamment tôt pour qu'elles puissent être prises en compte lors des négociations de formation du gouvernement allemand, qui pourraient durer jusqu'à la fin de l'année. «Je crois que tout le monde a conscience en Europe que nous sommes dans un moment de bascule», a plaidé Edouard Philippe, interrogé sur les prochaines propositions françaises.

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Berlin: Edouard Philippe attentif, concentré et confiant dans le processus engagé par son gouvernement !

Berlin, le discours du Premier ministre Edouard Philippe à Allianz Forum, Vendredi 15 septembre 2017

«Devant vous se tient le chef d’un gouvernement germanophile», a lancé le Premier ministre Edouard Philippe, en allemand, à une assemblée de représentants des milieux économiques réunis dans la matinée à Allianz Forum près de la porte de Brandebourg. Entre deux citations de Goethe et Schiller, l’ex-maire du Havre a rappelé qu’il a passé la fin de son adolescence, et son bac, dans la ville de Bonn. Une touche personnelle avant d’entrer dans le dur du sujet : «Faute de les avoir annoncés, expliqués, certains rendez-vous importants ont été manqués» par les précédents dirigeants français, a-t-il reconnu, évoquant notamment un «déficit d’images vis-à-vis des entreprises étrangères» et «une fiscalité qui faisait figure d’épouvantail». Voici son discours:

Sehr geehrte Frau Botschafterin,

Meine Damen und Herren,

Liebe Freunde,

Ich werde nun etwas tun, was kein französischer Politiker tun sollte. Ich werde auf Deutsch zu Ihnen sprechen. Ein bisschen. Nur ein bisschen. Denn erstens ist mein Deutsch etwas eingerostet“ und daher schwierig für mich. Und zweitens, da es nun mal eingerostet ist, wird es auch für Sie schwierig sein. Ich habe bedeutende Momente in Deutschland erlebt. Darunter verstehe ich solche Momente, die den Eintritt in das Erwachsenenleben kennzeichnen. Das sind in Summe die wichtigsten. Ich habe von 1986 [neunzehnhundertsechsundachtzig] bis 1988 [neunzehnhundertachtundachtzig] in Deutschland gelebt in Bonn. Ich bin am Friedrich-EbertGymnasium zur Schule gegangen, das sich – als kleine Anekdote – gegenüber dem Sitz der CDU und hinter dem der SDP befand. Ich habe also mein Franzosisches Abitur in Deutschland gemacht. Ich habe meinen 18. [achtzehnten] Geburtstag in Deutschland gefeiert. Seither hat mich Deutschland nie mehr richtig losgelassen. - Als Bürgermeister von Le Havre: Eines der Dinge, auf die ich am stolzesten bin, ist die Städtepartnerschaft, die uns seit 2011 [zweitausendelf] mit Magdeburg verbindet. - Als politischer Verantwortungsträger: Ich bin sicherlich ein Anhänger Europas, doch in erster Linie bin ich ein Anhänger des Deutsch-Französischen. Vor sich sehen Sie einen Premierminister, der an der Spitze einer germanophilen Regierung steht. - Schließlich frage ich mich, inwiefern die Tatsache, dass ich zwischen den Sitzen der CDU und der SPD zur Schule gegangen bin, nicht vielleicht meine jüngsten und auch meine weiter zurückliegenden politischen Entscheidungen beeinflusst hat. Während ich von diesen Jugendjahren berichte, denke ich an einige Verse von Schiller :

Wie sprang, von kühnem Mut beflügelt,

Beglückt in seines Traumes Wahn,

Von keiner Sorge noch gezügelt,

Der Jüngling in des Lebens Bahn.

Bis an des Äthers bleichste Sterne

Erhob ihn der Entwürfe Flug,

Nichts war so hoch und nichts so ferne,

Wohin ihr Flügel ihn nicht trug.

Da es mir an Sprachpraxis fehlt, werde ich den deutschen Teil meiner Rede hier beenden. In diesem kleinen Mangel sehe ich aber einen weiteren Grund, Sie öfter zu besuchen!

Si je suis un peu « moins insouciant et léger », pour reprendre les termes de Schiller, et un peu « moins libre d’inquiétudes » qu’il y a trente ans, je conserve des rêves et beaucoup d’espérance. Pas une espérance béate. Une espérance très concrète. Une espérance qui se nourrit d’abord des formidables atouts de mon pays. Je ne les découvre pas bien sûr, mais depuis ma nomination, au gré de mes déplacements et de mes rencontres, ces atouts m’émerveillent chaque jour toujours plus. Vous les connaissez : une situation et une diversité géographiques uniques au monde, des métropoles dynamiques, des secteurs industriels d’excellence, une inventivité, une créativité très riche, une culture très présente dans le quotidien des Français, un secteur touristique en plein boom. Je m’arrête là. Ces atouts, je veux que la France en soit fière. Je veux qu’elle les valorise, qu’elle en fasse un « vrai argument » d’attractivité – il n’y a pas que la fiscalité dans la vie des entreprises et des salariés ! -, sans arrogance, mais sans complexe.

Et puis, mon espérance prend sa source dans ce soir de second tour d’élection présidentielle. Un second tour durant lequel les Français ont choisi le sursaut plutôt que le repli, l’Europe plutôt que le populisme. Un choix qu’ils ont confirmé lors des élections législatives. Un choix qui s’est accompagné d’un profond renouvellement politique.

Des visages et des pratiques. Je sais que de ce côté du Rhin, vous avez été nombreux à suivre ces élections. Peut-être avez-vous aussi été nombreux à saluer la sagesse, le courage, le discernement – appelez-le comme vous le souhaitez- des électeurs français.

Des électeurs qu’il ne faut pas décevoir. L’attente est immense. Pas seulement en France, mais aussi en Europe. L’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, tous nos partenaires ont besoin d’une France forte. L’attente est immense donc. Elle est légitime. Elle est suffisamment pressante pour qu’on change de stratégie. De méthode aussi. Je ne dis pas que mes prédécesseurs n’ont rien fait ou mal fait. Beaucoup, quel que soit leur bord politique d’ailleurs, ont pris des décisions intelligentes, courageuses.

Reconnaissons aussi que faute de les avoir annoncés, faute de les avoir expliqués, certains rendez-vous importants ont été des rendez-vous manqués. Des rendez-vous manqués qui se traduisent aujourd’hui par des déficits. De toute nature. Déficit public, déficit d’investissement, de compétitivité, déficit de compétences, déficit d’image aussi vis-à-vis d’entreprises étrangères qui hésitent à s’implanter en France. Déficit de confiance. Au-delà de leur aspect comptable, technique ou psychologique, ces déficits ont surtout une traduction commune. Une traduction humaine injuste, impitoyable, violente, dangereuse même pour la démocratie : la permanence du chômage de masse.

L’Allemagne, le Royaume-Uni, le Danemark l’ont montré : si le chômage de masse est une maladie grave, parfois chronique, elle n’est pas incurable. À condition bien sûr de formuler le bon diagnostic et d’y appliquer les bons remèdes. Vous en connaissez certains. Vous les avez appliqués. Rien d’étonnant : nos économies sont assez proches. Mais ces remèdes varient aussi.

J’irais plus loin : ils doivent varier d’un pays à l’autre pour tenir compte d’histoires, de traditions, de structures économiques et sociales différentes. Aucune politique économique ne démarre d’une page blanche.

Je ne vais pas répéter ici le discours de politique générale que j’ai prononcé le 4 juillet dernier devant le Parlement français. Vous êtes chefs d’entreprise. J’évoquerai donc les quelques grandes transformations économiques et sociales que nous sommes en train d’engager sous l’autorité du président de la République. Des transformations qui vous concerneront peut-être si votre entreprise est présente en France ou si vous comptez investir chez nous (ce qui, comme vous allez le voir, pourrait se révéler très judicieux). Ces transformations sont au nombre de trois.

1ère transformation : assainir nos finances publiques pour baisser les impôts des Français de manière durable.

Je pourrais citer une batterie d’indicateurs, mais je retiendrai un chiffre. Un chiffre qui veut tout dire : quand vous Allemands, vous prélevez 100 euros d’impôts et en dépensez 98, nous, Français, nous en prélevons 117 et en dépensons 125.

• Dès mon discours de politique générale, j’ai fixé le cap. En fait, un double cap : baisser la dépense publique de 3 points de PIB ; réduire la dette de 5 points de PIB d’ici 2022 ;réduire les prélèvements obligatoires de 20 milliards d’euros d’ici la fin du quinquennat. Ce cap, il est exigeant, il est difficile. Il est assez inédit. Mais il est incontournable si nous voulons restaurer notre crédibilité, recouvrer notre souveraineté, baisser les impôts et financer les priorités d’avenir.

Dès le printemps, nous avons pris les mesures qui s’imposaient pour que la France repasse sous la barre des 3% sans augmenter les impôts. J’ai conscience que vu d’ici, la performance peut laisser circonspect. Mais croyez-moi : il y a quelques mois, cela semblait impossible. Ce n’est évidemment qu’un début. Dans une semaine, je présenterai le projet de budget pour l’année 2018. Ce budget fera des choix. Des choix clairs, politiques :

- Choix de maîtriser la dépense publique : pour la première fois depuis 2007, la France contiendra de façon pérenne son déficit sous la barre des 3%.

- Choix de refonder certaines de nos politiques publiques dont les résultats ne sont plus à la hauteur des sommes que nous y consacrons : cela concerne en priorité les politiques de l’emploi, du logement et des transports.

- Choix aussi de financer nos priorités nationales : la défense, l’éducation, l’enseignement supérieur, la transition écologique, la justice, la police.

• Mais ce budget fera un autre choix. Un choix important, là encore assez inédit, en tous cas depuis 5 ans, celui de baisser fortement les impôts :

- Les actifs bénéficieront dès 2018 d’un allègement massif de cotisations sociales salariales. Ainsi, nous faisons en sorte que le travail paye mieux.

- 80% des ménages profiteront également de la suppression de la taxe d’habitation, qui est un impôt très français, c’est-à-dire ancien, injuste et incompréhensible.

- Enfin, nous augmenterons la « prime à l’activité » qui encourage la reprise d’un emploi en réduisant ce que les économistes appellent les « effets de seuil ».

Ces baisses d’impôt profiteront également aux entreprises :

- Le 11 juillet dernier, j’ai annoncé des mesures en faveur de l’attractivité financière de la place de Paris : suppression de la taxe sur les transactions financières intrajournalières et de la quatrième tranche de la taxe sur les salaires ;

- En 2019, nous transformerons et pérenniserons le CICE sous la forme de baisses de cotisations sociales patronales ;

- Nous ramènerons également le taux de l’impôt sur les sociétés de 33,3% aujourd’hui à 25% en 2022, soit à un niveau proche de la moyenne des pays européens (qui est de 23%).

Au total, le projet de budget 2018 redistribuera près de 10 milliards d’euros de prélèvements obligatoires aux Français. En 18 mois, nous aurons atteint la moitié de l’objectif total de baisse du quinquennat.

• Avec ce budget, je présenterai la trajectoire financière de notre pays pour les 5 années à venir. L’objectif, quel est-il ? Il est de donner de la visibilité, de la prévisibilité, de la stabilité aux ménages bien sûr, mais aussi aux entreprises. En clair : on dit maintenant ce que l’on va faire, on le fait et on ne touche plus à rien.

2ème transformation : créer un environnement favorable à l’investissement. Toutes les études le montrent : la croissance potentielle de notre pays est trop faible. Elle est d’1,2% là où celle de l’Allemagne se situe à environ 2%. Une des raisons est la faiblesse de l’investissement. Nous voulons y remédier. De deux façons.

• La première consiste à réorienter l’épargne française vers les entreprises. Quelle est la situation ? Le poids cumulé des impôts sur le capital est en France près du quart supérieur à celui de la moyenne de la zone euro. Il faut taxer le capital, bien sûr. Nous continuerons à le faire. Mais dans une juste mesure. Cette juste mesure, c’est la moyenne de ce qui se pratique en Europe ; c’est ce seuil où, à fiscalité égale, une entreprise ou un particulier va choisir d’investir en France plutôt qu’ailleurs. Sur ce sujet, reconnaissons-le, la fiscalité française faisait un peu figure d’épouvantail. Il fallait adresser un signal fort. Ce signal prend la forme de deux mesures fiscales très puissantes :

- L’introduction d’une « flat tax » sur les revenus de l’épargne de 30% : on supprime l’incroyable maquis fiscal qui foisonnait jusqu’à présent et on le remplace par un mode de prélèvement simple, lisible et efficace.

- La deuxième mesure est la suppression de l’impôt sur la fortune et son remplacement par un impôt sur la fortune immobilière : on cesse de taxer l’argent qui travaille, celui qui permet aux entreprises d’investir et de créer des emplois.

• La seconde vise à mobiliser l’investissement public.

D’un côté, nous réduisons nos dépenses courantes. Massivement. De l’autre, nous investissons. Massivement aussi. Ce n’est pas à vous que je vais expliquer qu’il faut investir. Pas n’importe où, pas n’importe quand, ni n’importe comment. Mais il faut investir.

- Nous mobiliserons 10 milliards d’euros de cessions de participations publiques pour abonder un fonds d’investissement en faveur de l’innovation. En clair, on «réinvestit» du capital dans des secteurs à très forte croissance.

- Nous travaillons également à la préparation d’un grand plan d’investissement dont le montant cumulé (à l’issue du quinquennat) sera de 50 mds d’euros. Ces investissements concerneront tous les secteurs d’avenir, à commencer par le plus important : celui des compétences et de la formation. Mais aussi : la transition écologique, la santé, le numérique etc.

3ème transformation : attaquer le chômage « de tous les côtés ».

Je l’ai dit : c’est l’objectif ultime. Je ne connais pas meilleure sécurité que des compétences, un savoir-faire, une expérience professionnelle. Et je ne connais pas meilleure « mesure » de cohésion sociale qu’un travail utile, stable, correctement rémunéré. Pour y parvenir, il faut attaquer le chômage de tous les côtés. Cela implique de relever simultanément 3 défis.

• Le 1er défi, c’est celui du coût du travail. J’ai évoqué tout à l’heure les mesures que nous allons prendre pour réduire le poids des cotisations sociales, en transférant une partie du coût de notre protection sociales des cotisations vers l’impôt (CSG). N’y voyez un quelconque esprit de revanche, mais notre modèle d’assurance sociale sera un peu moins « Bismarckien » et un peu plus « Beveridgien ». Retenez simplement que le coût du travail en France va baisser de façon drastique durant les prochains mois.

• Le 2è défi, c’est celui de l’adaptation de notre code du travail aux nouveaux besoins des salariés et des entreprises : besoin de souplesse, besoin de sécurité, besoin de dialogue, besoin de prévisibilité, besoin de simplicité aussi. Le 31 août, j’ai présenté le contenu des 5 ordonnances qui réforment le code du travail français.

Les 36 mesures qu’elles contiennent entreront en vigueur d’ici une dizaine de jours. Je ne vais pas toutes les détailler ici. D’abord, parce que ce serait trop long. Ensuite, beaucoup de ces mesures tiennent compte de ces spécificités françaises que j’évoquais en introduction. Nous conservons les grands principes de notre droit du travail – qui demeure au cœur de notre modèle social-, mais nous le faisons évoluer sur certains points clefs.

- C’est le développement massif du dialogue social, en particulier dans les plus petites entreprises.

- C’est la sécurisation (pour tout le monde) de la rupture de contrat de travail.

- C’est la simplification (et le renforcement) des instances de représentation du personnel dans les entreprises de plus de 50 salariés.

- C’est le développement du contrat de chantier.

- C’est la prise en compte de la pénibilité de manière plus simple.

Je m’arrête là. Vous en avez saisi la logique : on sécurise, on assouplit, on accorde de nouveaux droits, on diffuse le dialogue social. Pourquoi une telle réforme a-t-elle été possible ? Je vois au moins deux raisons. D’abord, et c’est assez rare chez nous, nous avons clairement dit durant la campagne ce que nous allions faire. Les Français nous ont donné un mandat très clair sur tous les sujets relatifs à la « libération de notre économie ». Et puis, nous avons concerté, longuement, en respectant tout le monde. Qu’est-ce que l’on constate ? On constate une chose :

quand on respecte le dialogue social, quand on respecte ses représentants, la démocratie sociale peut s’épanouir et produire ses pleins effets.

• Le 3è défi est celui des compétences.

Quelques mots rapides sur le constat. De plus en plus d’élèves sortent du système scolaire sans maîtriser les savoirs fondamentaux. Quand ils ont un diplôme, les jeunes éprouvent les pires difficultés à s’insérer dans l’emploi. Les entreprises veulent embaucher, mais ne trouvent pas les profils dont elles ont besoin. D’où une action en 3 temps.

- 1er temps : l’école. Nous avons décidé de concentrer les moyens sur l’apprentissage des savoirs fondamentaux, en particulier dans les quartiers les plus difficiles : dédoublement des classes de CP, aide aux devoirs dans les collèges etc.

- 2è temps : nous allons refondre et investir massivement dans notre système de formation professionnelle. Tout le monde en connaît les faiblesses : complexité, éparpillement, manque de sérieux de certaines formations. Tout le monde reconnaît que le système actuel est à bout de souffle, en tous cas qu’il ne fonctionne pas aussi efficacement qu’il le devrait. Nous allons engager ce vaste chantier, toujours en étroite concertation avec les organisations syndicales.

- 3ème temps : l’apprentissage. Ce n’est pas en Allemagne que je vais en vanter les mérites ! Voilà un exemple de « recette » ou de « remède » qui marche partout. Et depuis la nuit des temps.

Conclusion :

J’évoquais tout à l’heure les atouts de la France. Je ne sous-estime pas non plus les écueils ou les risques qui émaillent le chemin que je viens de tracer devant vous. Vous me permettrez, pour donner un peu de cœur à l’ouvrage au marin que je suis, d’appeler de nouveau Goethe à la rescousse, en particulier ces quelques vers de son poème « Colomb » : « Courage, brave navigateur ! La raillerie peut attaquer tes espérances, les bras de tes marins peuvent tomber de fatigue… Va toujours ! Toujours au couchant ! Ce rivage que tu as deviné, il t’apparaîtra bientôt dans toute sa splendeur. »

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lundi 11 septembre 2017

RDCONGO: Noël K. Tshiani annonce sa candidature à la Présidence et présente son Plan Marshall à Paris

Malgré ses ressources et potentialités, la République démocratique du Congo est dernier dans les classements de plusieurs organismes indépendants. Les pseudos intellectuels pilulent comme des champignons, les congolais profito-situationnistes ont pris la mauvaise habitude de brandir leurs diplômes pour se trouver une place au soleil dans le marasme politique. Autoproclamé professeur, dinosaure Mobutiste mué en Mammouth Joséphiste, Kin Key Mulumba MOYIBICRATE ne s'est pas privé de déclarer sur les antennes d'Africa 24 que la RDC manque des compétences, seul Alias Joseph Kabila est compétent sur les 80 millions de congolais. A voir l'Etat dans lequel se trouve le Grand Congo, avec tous ces pseudos intellectuels qui se sont discrédités en se transformant en politicailleurs ventriotes et mendiants politiques: des vrais déserteurs et capitulards. Relativisons, tous les congolais n'ont courbé pas l'échine devant le Tyran-Roitelet Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale et son régime d'imposture, d'occupation, sanguinaire et criminel.

"Je n'ai jamais été avec des marchands d'armes ! Je n'ai jamais tué ou fait tuer mes compatriotes. Je n'ai jamais été corrompu. Je n'ai jamais occupé un poste politique dans mon pays. J'ai obtenu mon doctorat à Paris Dauphine avec une bourse de la RDC. Tout ce que j'ai c'est à la RDC que je dois. Je suis candidat à la magistrature suprême pour refonder le Congo avec un Plan Marshall" clame Noël K. Tshiani Muadiamvita Président de la Force du Changement, une plate-forme qui milite pour une alternance politique en République démocratique du Congo, devant les journalistes, samedi 9 septembre à Paris.

Ce n'est pas parce qu'il est technocrate qu'il veut postuler à la Magistrature Suprême, mais plutôt parce qu'il a l'expertise et a déjà aidé d'autres pays à s'élever: le Sénégal, le Cap Vert...Haut fonctionnaire international à la Banque Mondiale de Washington, Dr. Noël K. Tshiani Muadiamvita a été Chef de mission en charge du secteur financier et privé et Directeur résident de la Banque Mondiale en Afrique. Son Plan Marshall pour la République démocratique du Congo est politique, sécuritaire, économique, social...Il est évalué à 800 milliards USD, ce plan s’étale sur 15 ans et comporte 10 axes stratégiques qui reposent sur la pacification du pays, la promotion de l’État de droit et la démocratie.

"La Force de changement: bâtir un pays plus beau qu’avant", Noel K Tshiani veut combattre le tribalisme qui devient un fléau. La diaspora ne sera plus un vache à lait nourricière. La 25 provinces de la RDC aura sa part à jouer.

Les 10 principaux axes du "Plan Marshall", de Noël Tshiani : 1. Promouvoir la paix, la sécurité, l’État de droit et la démocratie;

2. Promouvoir la bonne gouvernance et l’utilisation efficiente des ressources publiques;

3. Investir dans les ressources humaines en mettant l’accent sur l’éducation, la santé et l’autosuffisance alimentaire;

4. Promouvoir l’émergence de la finance nationale en reformant la banque centrale, la monnaie pour mettre fin a la dollarisation et en restructurant le système financier.

5. Promouvoir l’émergence d’un secteur privé national responsable;

6. Favoriser la réalisation de grands travaux d’infrastructures à haute intensité de main-d’œuvre;

7. Favoriser et accélérer l’industrialisation du pays par la transformation locale des minerais, la mécanisation de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, la mise en valeur planifiée et ordonnée des forêts, et l’éclosion du secteur tertiaire, y inclus le tourisme;

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dimanche 10 septembre 2017

Paris: Bruno Tshibala le PM d'Alias Joseph Kabila n'a jamais rencontré son homologue à Matignon

Bruno Tshibala et ses troubadours en vadrouille au Sénat français vide

Bruno Tshibala Nzenze est le fameux conseiller stratège de l'Udps qui poussa Etienne Tshisekedi à ne pas se présenter à l'élection présidentielle Louis Michel 2006. Conséquence 30 % de la population n'alla pas voter et Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale fut catapulter sur le trône du Congo. Combien avait-il perçu pour vendre sa stratégie moribonde ? Qui a trahi trahira ! Quelques années plus tard, le voilà Premier ministre de l'imposteur Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale dans ce glissement qui permet encore au régime dictatorial, d'imposture et d'occupation pour quelques mois encore jusqu'en décembre prochain avant le tsunami populaire.

Alors qu'à Kinshasa, les fonctionnaires, médecins, enseignants sont en grève, le PM Bruno Tshibala est venu en mission officielle à Paris, pour prendre des contacts avec les milieux politiques français et européens" d'après la dépêche de l'Agence congolaise de presse datée du 4 septembre 2017. Dans l'agenda du Premier ministre Edouard Philippe, aucune rencontre prévue avec son homologue congolais. Sur le compte twitter de la Primature: on découvre les photos de Bruno Tshibala visitant les bancs vides du Sénat français".

Et la tonitruante RTNC, la voix de son maître, que la diaspora congolaise capte en France avec SFR, annonce en grande pompe que le PM d'Alias Joseph Kabila était reçu par la deuxième personnalité de la République française, le président du Sénat "Ladislas Poniatowski" ! Alors que c'est Gérard Lacher qui est le président du Sénat. En campagne, il se prépare à sa réélection au perchoir pour les élections sénatoriales qui auront lieu le 23 septembre prochain.

Accompagné de ses "Mukala", garçons de course, Bruno Tshibala était à Paris pour s'acheter quelques costumes, souliers et chaussettes.

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jeudi 7 septembre 2017

Vuvuzélateur Lambert Mende, laissez le corps de Mobutu tranquille à Rabat au Maroc !

Mobutu Sese Seko Kuku Ngbendu Waza Banga

Lambert Mende: « le corps du président Mobutu ne doit pas rester au Maroc ». Avec un titre mensonger, on ne peut que réagir. Fieffé menteur, Vuvuzélateur Lambert Mende n'est-il pas le Pinocchio de la République ? N'est-il pas le Goebbels du tyran-roitelet Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, qui trône par défi au Congo ? Chantres du régime d'imposture, des médias coupagistes, corrompus et thuriféraires de la République démocratique du Congo, se sont mis à relayer des inepties débitées par Mende Omalanga. Objectif détourner l'attention du peuple congolais, de l'élimination de l'équipe nationale les Léopards face à l'équipe de la Tunisie pour la coupe du monde de football en Russie, ont trouvé une parade parler du retour de la dépouille mortelle du Maréchal Mobutu Sese Seko au Congo.

Pardieu, Etienne Tshisekedi est décédé à Bruxelles, 20 ans après Mobutu, cela fait plus de 6 mois que son corps est encore à Bruxelles en Belgique, le régime dictatorial ayant refusé que le Sphinx de Limete soit enterré au pays de ses ancêtres. Et Moïse Tshombe n'a-t-il pas été Premier ministre, son corps ne dort-il de manière provisoire au cimetière d’Etterbeek situé dans la banlieue bruxelloise dans l’attente que le corps soit plus tard rapatrié au Katanga ? Pourquoi le Vuvuzélateur Lambert Mende ne réclame-t-il le corps de tous les dignitaires enterrés à l'étranger ? Le même régime dictatorial qui veut rapatrier le corps de Mobutu, tue, assassine, massacre la population congolaise peuple au quotidien. Facile de s'occuper des morts que des vivants ! Combien de congolais sont morts depuis 16 ans sous le régime d'imposture d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ? Lambert Mende Omalanga a oublié de dire aux Congolais suite aux pressions de Kigali et Kinshasa, le Maroc a annulé les commémorations qui devaient se faire à Rabat pour les 20 ans du décès du Maréchal Mobutu Sese Seko !

Cimetière chrétien de Rabat, le dictateur Mobutu avait vécu dans l'opulence mais à sa mort, il était enterré dans l’anonymat devant moins de dix personnes

Mobutu Sese Seko était certes un dictateur visionnaire, mais il n'avait pas géré seul durant les 32 ans de sa dictature. Les dinosaures Mobutistes ne sont-ils pas ceux qui portent à bout des bras, la dictature des Joséphistes ? Les Mammouths Joséphistes ne sont-ils pas des anciens Mobutistes ? N'est-ce pas des Mobutistes qui entourent, bichonnent et accompagnent la dictature en RDC ? Mobutu Sese Seko: "Vingt années pendant lesquelles son ombre, sa toque, ses lunettes fumées, sa canne sculptée, sa gestuelle et sa voix métallique n’auront cessé de hanter ses concitoyens". 20 ans que des imposteurs et usurpateurs règnent en toute impunité. C'est à la fin de leur règne, surtout la fin du glissement que les apparatchiks se mettent à rêver à rapatrier le corps de Mobutu.

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10 Questions à Armand Mavinga Tsafunenga, Président de 3C-RDC !

Armand Mavinga Tsafunenga

Avant de répondre à vos 10 questions, je voudrai vous remercier pour l’interview que vous avez décidé de m’accorder ce jour de mardi 5 septembre 2017. Si je ne m’abuse, c’était le vendredi 13 février 2009 que vous m’aviez accordé la première interview sous forme de 10 questions. C’est dire que la tradition d’interview en 10 questions que vous avez créée a fait un bonhomme de chemin remarquable. La preuve est que vous avez interviewé à ce jour beaucoup de personnalités notamment engagées dans le combat pour le vrai changement dans notre pays. C’est ainsi que je me fais le devoir de vous féliciter pour cette tradition journalistique réussie. Tradition que je pourrai appeler « déca-interview » de Freddy Mulongo. Et votre interview tombe bien à propos, car nous allons publier incessamment mon ouvrage intitulé « Les 20 engagements pour une transition démocratique et pacifique exceptionnelle en République Démocratique du Congo » dans le cadre de la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) dont le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) assure la présidence.  Pour rappel, Armand Mavinga Tsafunenga est Président de 3C-RDC, Président National du MPDC, chercheur, enseignant, écrivain poète, lexicologue, Ambassadeur de paix, ancien expert des organisations internationales dont l’UNESCO. Permettez-moi de saisir cette occasion pour rendre une fois de plus un vibrant hommage à nos frères et combattants de la liberté Anicet Mobe Fansiama et Jean Kalama Ilunga qui viennent de nous quitter cette année en France. Mr Freddy Mulongo, je peux maintenant répondre à vos questions.

Anicet Mobe Fansiama, décédé

Jean Kalama Ilunga, Grand Résistant décédé

  1. Réveil FM International: Déjà dans une interview que vous avez accordée en 2012, vous parliez d'une transition sans Alias Joseph Kabila kanambe Kazembere Mtwale, que la proposition fasse son chemin dans la diaspora, vous vous dites être un visionnaire ? Que doit-on faire pour réussir cette transition sans Alias ?

Armand Mavinga: Je voudrai souligner d’emblée que ma vision d’une transition exceptionnelle sans Monsieur Joseph Kabila fait son chemin non seulement dans la diaspora, mais aussi au pays. Dès 2004, le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) avait publié son premier programme triennal d’urgence dans la perspective d’une transition future. Diriger c’est savoir anticiper, c’est savoir lire les signes des temps. Il ne fait l’ombre d’aucun doute que je suis un visionnaire reconnu dans les milieux congolais, comme dans certains milieux africains. Déjà en 2003, j’ai lancé ma vision de bâtir une nouvelle et vraie République Démocratique du Congo qui sera le Grand Congo du XXIème siècle, Siècle de la Justice, dans le cadre du MPDC. Vision bâtie autour de 17 Grands Chantiers de Construction Nationale (GCCN). Quelques éléments de cette vision sont donnés dans mon ouvrage intitulé « A la recherche d’un modèle de développement culturellement durable. Pour bâtir une nouvelle et vraie République Démocratique du Congo » (Paris, Pyramide Papyrus Presse, 2007). Dans la Déclaration de Cologne du 1 juin 2013, des Congolais de toutes tendances ont reconnu que, pour que notre pays sorte définitivement de sa longue crise multiforme, le Peuple Congolais devait se mettre derrière un leader ayant une grande vision pour son pays et ce leader c’est papa Armand Mavinga Tsafunenga avec sa vision du Grand Congo du XXIème siècle.

Je vous remercie de faire allusion à l’interview de 2012 où j’ai parlé de manière pertinente d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila frappé d’illégitimité suite à son élection frauduleuse et calamiteuse de 2011. Beaucoup de personnes étaient persuadées que j’allais être candidat à l’élection présidentielle de 2011 avec leur appui. Mais je leur avais dit que je ne serai pas candidat à ces mauvaises élections en dépit de leur promesse de soutien financier. En juillet 2011, j’ai rencontré des amis de l’UDPS à Paris et leur ai dit que l’icône Etienne Tshisekedi avait l’ambition d’être Président de la République, mais qu’il n’en avait pas la vocation. J’ai ajouté qu’il n’y a pas de succès sans successeur, car si notre grand opposant avait préparé un successeur, c’est son successeur qui devait être candidat à l’élection présidentielle de 2011 pour la victoire. C’est parce que j’étais persuadé que quelle que soit l’issue de l’élection, l’opposant emblématique Etienne Tshisekedi ne sera pas Président.

Quand l’UDPS a proclamé la mobilisation pour la vérité des urnes dès le début de 2012, le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) et par la suite la Coalition pour le Changement en République Démocratique du Congo (3C-RDC) ont exigé la mise en place d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila, parce qu’ils étaient convaincus qu’il n’y aura jamais de vérité des urnes trouées, brûlées et altérées. Les faits leur ont donné totalement raison. Les responsables de l’UDPS ont contredit le MPDC et la 3C-RDC en disant fermement qu’il n’y aura pas de transition dans notre pays, mais bien l’élection présidentielle en 2016. Dès le début 2013, les 20 engagements de 3C-RDC pour une transition exceptionnelle ont été bien formulés. Comme je le dis toujours, diriger c’est savoir anticiper.

En janvier 2016, en dépit de résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies, la 3C-RDCa clairement souligné qu’il n’y aura pas d’élection présidentielle en 2016, voire même en 2017 et seule une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila était la vraie solution. Ce dernier étant devenu lui-même une des pièces maîtresses de la grave crise congolaise. Les faits nous donnent totalement raison aujourd’hui. Un visionnaire est une personne qui sait anticiper et lire des signes des temps. Souvent un visionnaire a aussi un sens prophétique. Je suis aussi un écrivain poète. Distingué Aimé Césaire disait que le poète est une sorte de prophète à qui il appartient de diriger l’humanité. Il n’avait pas tort. Dans mon premier recueil écrit à l’âge de 20 ans, j’avais annoncé « Bientôt le plus grand des deuils » en 1976 (cfr Armand Mavinga Tsafunenga, Narcotiques et Illusion, Paris, Pyramide Papyrus Presse, 2010).

L’holocauste congolais est là aujourd’hui avec plus de 8.000.000 de morts. Un grand visionnaire est un missionnaire politique et non un fonctionnaire politique qui s’éternise inutilement au pouvoir. Une grande vision doit être accompagnée d’une mission. Ma vision est de bâtir le Grand Congo du XXIème siècle. Il s’agit d’une vision d’une vraie Renaissance du Grand Congo. Ma mission est d’être une solide charnière entre l’ancien Congo qui se termine avec Joseph Kabila et le nouveau Congo qui débute bientôt sous ma présidence. Ma mission est donc de jeter les bases du Grand Congo du XXIème que la jeunesse et les générations futures continueront de bâtir. Il est important de souligner que je ne fais pas la politique par rapport à Joseph Kabila. C’est depuis le 11 juillet 1991 à 13h00 que je me suis engagé pour mon peuple et mon beau pays. L’ancien Congo n’a pas commencé avec Joseph Kabila, mais doit se terminer avec lui, car son régime représente le point culminant de descente en enfer de notre peuple et de notre magnifique pays en tant qu’héritage de Dieu.

Aujourd’hui, les différentes forces congolaises de la diaspora et du pays rejoignent notre vision d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila, y compris l’UDPS et le Rassemblement des forces acquises au changement. En janvier 2015, le Peuple Congolais a aussi manifesté pour réclamer cette transition quand il demandait le départ du pouvoir de Mr Joseph Kabila. Aujourd’hui, nous avons deux grandes visions, à savoir le bateau Titanic du glissement de Joseph Kabila et le bateau de Noé d’Armand Mavinga Tsafunenga ou le bateau de la justice. La justice sera la valeur clé qui nous lie tous. Tout processus politique, qui ignore la volonté clairement exprimée du Peuple Congolais pour le départ du pouvoir de Joseph Kabila, est un processus injuste, humiliant et antidémocratique. Tout processus politique qui ignore la dimension globale de la crise congolaise multiforme est un processus injuste, inadapté, déséquilibré et inefficace qui est voué à l’échec. Il est dangereux de réduire la crise congolaise en une crise électorale. Il s’agit avant tout d’un génocide économique et financier.

Maintenant que doit-on faire pour réussir cette transition ? Mon livre sur les 20 engagements qui sort bientôt répond à cette question. Il faut d’abord que la vision de la transition corresponde aux aspirations profondes du Peuple Congolais relégué au rang des peuples les plus pauvres et humiliés de l’humanité. Le peuple veut un changement profond. Il ne s’agit pas d’une transition de la Conférence Nationale Souveraine (CNS) ni de Sun City. Il ne s’agit pas non plus de la transition de la Cité de l’OUA ni de la Saint Sylvestre pour le partage des postes et la préparation des mauvaises élections. Mais il s’agit d’une transition exceptionnelle qui vient mettre un pont solide entre l’ancien Congo qui se termine avec Joseph Kabila et le nouveau Congo qui commence sous l’impulsion du MPDC et de 3C-RDC.

C’est ainsi que je le souligne depuis longtemps que j’entends être une solide charnière entre l’ancien Congo qui se termine avec Joseph Kabila et le nouveau Congo qui débute bientôt sous ma présidence. Il faudra mettre fin au tennis politique injuste, inefficace et inadapté en vigueur dans notre pays depuis le 24 avril 1990. Une transition exceptionnelle s’impose pour la mise en place d’une vraie démocratie du « Muntu ». Cette transition devra jeter les bases du Grand Congo du XXIème siècle attendu dans le concert mondial des nations libres, démocratiques et prospères. Il est important de souligner que la démocratie du Muntu est avant tout une approche spirituelle qui n’est pas liée à une forme physique. Le « Muntu » est l’être humain par excellence dans notre culture. Dans « Muntu », il y a « Ntu » qui signifie la tête dans nos langues comme le Kikongo. La tête appelle donc le génie de l’être humain, le génie de notre peuple. Grosso modo, il nous faut donc une mobilisation populaire inédite autour de notre vision d’une transition exceptionnelle sans Mr Joseph Kabila.

2. Réveil FM International Cela fait 16 ans qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale règne par défi sur le trône du Congo, est-il un homme seul ? Comment arrive-t- il à enfariner le peuple congolais avec ses Mobutistes qui se sont mués en Joséphistes ?

Armand Mavinga: Mr Joseph Kabila ne règne pas seul sur le trône du Congo, car il a des alliés au niveau national, régional et international. Beaucoup de personnalités que vous avez interviewées ont déjà souligné l’ambiguïté de son règne. Globalement, la classe politique congolaise actuelle a trahi les intérêts de son peuple et de son pays. Notre pays est resté bloqué au XXème siècle.

En effet, notre pays est piégé dans un tennis politique injuste, déséquilibré, inefficace et inadapté en vigueur depuis le 24 avril 1990. Ce tennis politique est bien nourri par les mobutistes dans la mesure où il a été monté avec la ruse du Président Mobutu et de sa garde rapprochée. Ce sont ces mobutistes qui sont encore à côté de Joseph Kabila. En fait, le joséphisme est venu se greffer sur le mobutisme pour avoir plus de substance. Joseph Kabila est ainsi devenu un grand joueur de ce tennis politique inadapté à l’identité profonde du Muntu. Les mobutistes sont donc dans la continuité de leur système qui a été renforcé en mal par les joséphistes.

Le lancement du processus démocratique le 24 avril 1990 a été vite piégé par l’émergence d’un tennis politique inadapté, injuste et déséquilibré. Un tennis politique insalubre qui a conduit à des dialogues injustes et à des transitions successives qui finissent toujours par des partages des postes au détriment des intérêts du Peuple Congolais et du pays. Et la République Démocratique du Congo est restée piégée dans ce tennis politique jusqu’à ce jour. Ce tennis politique a produit un système politique hideux. Pour ne citer que quelques unes de ses conséquences, il y a lieu d’indiquer ce qui suit :

- Le tennis politique a conduit au dédoublement des partis et des plateformes politiques. Dédoublement parfois appelé « aile » portant le nom de leaders démissionnaires ou sécessionnistes. L’histoire est riche des ailes UDPS, des foisonnements des plateformes politiques dont plusieurs sont créées pour permettre aux dictateurs d’être toujours les maîtres de jeux d’une fausse démocratie. Ce tennis permet au dictateur de créer lui-même plusieurs plateformes de l’opposition complaisante qu’il va tenir comme une vraie opposition et s’en référer régulièrement.

- Le tennis politique conduit à un système politique égoïste des individus au détriment des institutions et du peuple congolais. Les acteurs sont pris au piège d’agir pour leurs intérêts vitaux. Ainsi émerge souvent l’approche de gestion clientéliste, corporative, tribale, voire parfois familiale des institutions. La corruption devient la règle principale de jeu. Faire de la politique devient un simple métier pour nourrir sa famille et ses proches. Ce n’est plus la mise en œuvre d’une vision pour le pays et son peuple.

- Le tennis politique a conduit à l’émergence d’une pépinière scandaleuse de délinquants et prostitués politiques, acteurs clés d’un système politique qui ignore les intérêts du Peuple Congolais et de la République Démocratique du Congo. Ces délinquants et prostitués politiques, faux hommes politiques et opposants par essence, sont devenus des solides appuis ou des colonnes inestimables de dictateurs en République Démocratique du Congo. La trahison devient une habile et facile coutume. L’histoire sera écrite sur la stratégie savante et barbare de la corruption du régime Joseph Kabila. La corruption est une religion du tennis politique injuste et inadapté en vigueur en République Démocratique du Congo. La violence est un esprit de ce faux jeu de tennis politique.

3. Réveil FM International: En France la politique de ping-pong droite-gauche à montrer ses limites avec l'élection d'Emmanuel Macron comme Président de la République. En RDC, n'avons-nous-t-il pas besoin d'une alternative politique plutôt qu'une alternance c'est-à- dire la continuité d'un régime?

Armand Mavinga: Dans la perspective de l’organisation de l’élection présidentielle en 2006 dans notre pays, une autorité étrangère a voulu savoir si j’étais de gauche ou de droite. Ma réponse était déjà claire à cette époque : l’Afrique n’est ni de gauche ni de droite, car cette rationalité de l’opposition n’est pas africaine. J’ai ajouté que cette dichotomie ou opposition gauche – droite finira par s’essouffler face aux nouveaux enjeux du développement mondial. Le monde continuera à vivre la faillite grandissante de certaines idéologies. Depuis le 24 avril 1990, nous avons voulu imiter servilement certains modèles qui nous ont amenés dans des dérives que nous déplorons jusqu’à ce jour. La matérialité de la pensée de l’opposition doit être en phase avec l’identité profonde d’un peuple. La pensée occidentale de l’opposition n’a pas les mêmes bases que nous. C’est ainsi que notre système démocratique peut devenir vite un système barbare, injuste, déséquilibré et dictatorial, s’il n’est pas fondé sur de bonnes bases.

C’est ce qui justifie notre engagement pour une vraie démocratie du Muntu. Sans le vouloir, le besoin pressant de mettre fin au tennis politique injuste, déséquilibré, inefficace et inadapté en vigueur dans notre pays revient toujours. Dans le cadre de ce tennis, l’alternance est un effort inutile.

Dans le contexte actuel d’une grave crise globale accentuée par le génocide économique et financier, la République Démocratique du Congo n’a pas besoin d’une folklorique alternance ou de la continuité du mal, mais d’une rupture profonde. Il nous faut un donc un changement profond de notre société. Comme je l’ai toujours souligné, dans une belle et bonne démocratie, la rupture totale avec un Etat du mal est une magnifique continuité de l’Etat.

4. Réveil-FM International: La classe politique congolaise est médiocre, mangeriste et ventriote. L'appétence du lucre, de la mangeoire a fortement discrédité les politicailleurs. Quoi faire pour que les politicards retrouvent la dignité auprès du peuple congolais floué ? 

Armand Mavinga: Il nous faut d’abord une véritable révolution culturelle et démocratique permettant de repenser totalement la nature et le fonctionnement de toutes les institutions politiques et sociales, y compris des partis politiques. Comme je l’ai souligné plus haut, il faut mettre définitivement fin au tennis politique injuste, déséquilibré, inefficace et inadapté en vigueur depuis le 24 avril 1990. Le Peuple Congolais veut un changement profond de toute sa société. Ce qui implique des réformes profondes et l’émergence d’une nouvelle classe politique face aux grands enjeux du XXIème et aux leçons tirées des cercles vicieux dans lesquels se trouve bloqué notre pays depuis des décennies. Les acteurs politiques congolais sont globalement devenus des monstres pour la population. Nous allons tous apprendre à faire désormais la politique autrement au Congo dans le cadre de l’émergence de la démocratie du Muntu. Un de nos engagements forts est le développement de cette démocratie qui nous permettra d’être au cœur du nouvel humanisme au IIIème millénaire, car le Grand Congo a une mission prophétique. Le génie congolais et la sacralité congolaise seront introduits dans notre Constitution. La révolution culturelle et démocratique nous permettra d’être un peuple digne, respecté, respectable, écouté et à l’écoute du monde. Cette révolution globalement culturelle est faite de révolutions particulières, à savoir : la révolution démocratique, la révolution sécuritaire, la révolution agricole et foncière ou la révolution verte, et la révolution scientifique, technologique et industrielle.

Il faut impérativement briser le système politique qui a produit tous ces fonctionnaires, délinquants, pilleurs et prostitués politiques, en commençant par briser le tennis politique. Il nous faut un système politique où une prétendue majorité, une dite opposition et des partis politiques ne prendront plus en otage le destin du Peuple Congolais et de notre beau pays appelé à être une grande nation à l’avant-plan des enjeux de l’Afrique et du monde. Il faudra éviter la guerre des idéologies qui mettent en péril notre destin commun.

5. Réveil FM International: Dans un pays où le délestage est un sport national où l'électricité est rarissime, Corneille Naanga, le président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) a l'outrecuidance de présenter des machines et déclarer que l'élection sera électronique, s'agit-il de l'escroquerie ou de la folie ? Au Kenya, des juges viennent  d'annuler l'élection présidentielle et d'interdire le vote électronique...

Armand Mavinga: Quand nous importons des technologies, nous importons aussi tous les problèmes liés à ces technologies. Les technologies ne sont pas neutres. Il faut leur créer leurs conditions de base et savoir les intégrer. L’organisation des élections dans notre pays ne peut pas échapper à la dimension de la crise sociale, technique, économique et humaine. La crise énergétique est un problème majeur de développement de notre pays. Et de bonnes élections ne peuvent être organisées que dans le cadre d’une vision globale de développement de notre pays, incluant la solution de la crise énergétique et des transports et la sécurité des biens et des personnes.

Quand la sécurité des personnes et des biens n’est pas bien assurée, qui pourra nous assurer de la sécurité des matériels de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) ? En plus, cette CENI fonctionne comme une Commission Electorale Nationale Dépendante (CEND) du pouvoir en place. Ainsi, les machines électorales sont aujourd’hui des machines électorales du pouvoir. Qui pourra analyser à temps et à contretemps le langage de la tricheriede ces machines ?

Le vote électronique est un vote idéal pour la rapidité des résultats. Même dans de grandes nations, il y a eu parfois des problèmes techniques. Mais la République Démocratique du Congo, qui a connu des élections catastrophiques et criminelles en 2006 et 2011, est loin de réunir des conditions appropriées pour l’organisation du vote électronique. Évoquer aujourd’hui le vote électronique est une façon d’annoncer un processus de nomination par Mr Joseph Kabila de son successeur, de ses députés, de ses sénateurs et de ses représentants provinciaux.

Une transition exceptionnelle s’impose pour mettre le pays sur les rails des Etats de droit modernes afin que nous soyons capables d’organiser de bonnes élections dans le cadre de la vraie démocratie du Muntu. Quand une société est en profonde crise, les machines aussi sont en profonde crise, car elles ne sont pas neutres. Quand une classe politique est totalement corrompue, les machines aussi sont corrompues. Les machines utilisent le langage de leurs responsables. Si les dirigeants de la CENI ou de la CEND sont corrompus, toutes leurs machines sont aussi corrompues.

La leçon du Kenya où l’élection présidentielle est annulée doit nous interpeller. Nous mettons en garde le pouvoir et la CENI, et leur disons de ne pas blaguer avec le feu. Les prochaines élections, si elles sont tripatouillées comme cela se précise, conduiront à des conflits civils d’une ampleur inattendue qui emporteront tout le monde. Nous pouvons aussi nous poser des questions. Qu’est-ce qui est plus urgent entre arrêter un génocide avant d’organiser les élections et organiser de mauvaises élections pour perpétuer le génocide congolais. La réponse est claire : il est d’abord urgent d’arrêter le génocide congolais avant d’organiser de bonnes élections. Quel genre d’élections voulons-nous organiser quand une population de plus de 4.000.000 de personnes est déplacée et abandonnée à son propre sort. Qu’on nous dise c’est quel genre d’élections quand une population égale ou supérieure à celle du Congo Brazzaville est déplacée et abandonnée ?

6. Réveil FM International: La révolution pardon prônée par M'zée Laurent-Désiré Kabila a contribué l'impunité car les Mobutistes n'ont jamais répondu de leurs crimes économiques, sociaux et politiques. Le régime dictatorial et sanguinaire d'Alias Joseph  fait du Mobutu sans Mobutu...l'impunité, la corruption et le pillage font-ils partie de l'ADN de chaque régime qui s'installe au Congo-Kinshasa ? Comment y remédier ?

Armand Mavinga: La justice sera une des valeurs fondamentales du Grand Congo du XXIème siècle, car c’est la justice qui élève une nation et affermit le pouvoir. Le Mouvement pour la Paix et le Développement du Congo (MPDC) est un mouvement qui a la meilleure vision de la justice et de la réconciliation nationale dans notre pays. Comme j’aime toujours le souligner dans mes ouvrages, la réconciliation ne précède jamais la justice, car elle est un acte et une recherche de la justice. La réconciliation nationale n’est pas une messe publique des faux pardons et des pardons hypocrites. Sans la justice, l’amnistie et la réconciliation sont des actes inutiles et inefficaces. C’est la justice qui donne la force et la valeur à la réconciliation et à l’amnistie.

L’impunité et la corruption sont deux fléaux qui conduisent à la déliquescence de l’Etat, voire à son démantèlement. Le pillage est largement favorisé là où règnent l’impunité et la corruption. Il est clair que l’impunité et la corruption sont deux virus dangereux contre la paix, la prospérité, la sécurité et la cohésion sociale.

Seule une forte vision de la justice permettra de remédier à la situation d’impunité, de corruption et de pillage. Un juste équilibre sera trouvé dans le cadre d’une justice transitionnelle devant aboutir à la réconciliation nationale. Une des actions fortes de la transition exceptionnelle est l’audit par des cabinets outillés du fonctionnement de toutes les institutions du pays, y compris de toutes les entreprises publiques. Ce travail d’audit aura un suivi pour la justice et l’éthique en politique.

Il nous faut un travail en profondeur, tel qu’initié par le MPDC, pour permettre au Peuple Congolais de se réconcilier avec Dieu, avec lui-même, avec ses ancêtres, avec son sol, son sous-sol et tout son espace, et avec ses voisins et les peuples du monde.

7. Réveil FM International: Les congolais vivent une misère cauchemardesque alors que la RDC n'est pas un pays pauvre pendant ce temps, Alias Joseph Kabila et ses apparatchiks sont des milliardaires...

Armand Mavinga: Un des engagements forts de la transition exceptionnelle est de mettre en place une politique économique et financière qui permet de résoudre définitivement le paradoxe d’un pays potentiellement très riche et dont les habitants sont parmi les plus pauvres de l’humanité. Un combat sans merci doit être mené contre la corruption, le vol et le pillage du patrimoine de l’Etat. Une lutte de longue haleine et de grande diplomatie sera menée pour récupérer le patrimoine volé et pillé de l’Etat. La politique économique sera fondée sur la création des richesses et la politique sociale sur la justice distributive. Tous les Congolais, sans exception, devront profiter des richesses de leur pays. Un équilibre sera trouvé entre nos intérêts et les intérêts des investisseurs intéressés par nos ressources naturelles.

8. Réveil FM International: Quelle est le votre vision de la République démocratique du Congo ?  Quelles sont d'après vous les priorités pour son  redressement et développement, avec quels types d'hommes et femmes ?

Armand Mavinga: Cette question est une grande question à laquelle je réponds par des ouvrages publiés ou en voie d’être publiés. Les 20 engagements pour une transition exceptionnelle font aussi partie de la vision pour le présent et l’avenir. Comme je souligne toujours, si ton projet porte sur un an, plante du riz ; s’il porte sur 10 ans, plante un arbre ; s’il porte sur 100 ans, éduque les hommes. Notre crise étant globale et profonde, il faut investir dans trois secteurs clés : l’éducation, la culture et la recherche.

La vision du MPDC et de 3C-RDC est de bâtir une nouvelle vraie République Démocratique du Congo qui sera le Grand Congo du XXIème siècle. Notre crise date de plusieurs siècles et nous ne pourrions pas nous en sortir efficacement dans le court terme, d’où notre vision sur tout un siècle. Il faut donc un travail sans cesse suivi et soutenu entre les différentes générations. L’instauration de la démocratie du Muntu vise fondamentalement la restauration de l’être Congolais pour qu’il redevienne véritablement un muntu, un génie attendu par tous. La Renaissance du Grand Congo se fera autour de la vision d’une vraie révolution globale et fondamentalement culturelle. Les axes de cette révolution éclairent les priorités, à savoir :

- La révolution culturelle ;

- la révolution démocratique ;

- la révolution sécuritaire ;

- la révolution agricole et foncière ou la révolution verte congolaise ;

- la révolution scientifique, technologique et industrielle.

Dans le cadre d’un vrai Pacte Social National (PSN) et d’un Pacte Foncier et Ecologique National (PFEN), cette révolution globale permettra donc au Congolais de redevenir un « Muntu », c'est-à- dire : - Un être humain digne, respectable et respecté ;

- un être humain protégé et protecteur ;

- un être humain rêveur et créateur – le Congolais doit savoir rêver l’irréel et transformer l’irréel en réel ;

- un être humain libre et responsable des libertés, des droits et des devoirs ;

- un être humain solidaire ou un humaniste.

Il est important de souligner que, dans ce contexte, la transition exceptionnelle sera une transition de 18 à 36 mois pour la mise en œuvre d’un Programme triennal d’urgence politique, sociale, sécuritaire, économique et environnementale.

Le travail se fera avec quels types d’hommes et de femmes ? Un des engagements de la transition exceptionnelle est l’engagement pour le renouvellement politique et la jeunesse. Il faut impérativement l’émergence d’une nouvelle classe politique. La génération des ouvriers et fonctionnaires politiques qui s’accrochent inutilement au pouvoir doit être remplacée par la génération des visionnaires et des missionnaires politiques. Dans cette nouvelle génération des visionnaires et missionnaires politiques, il faudra donner une place importante aux jeunes et aux femmes. Nous devons bâtir une société juste d’hommes et de femmes égaux en droits et en devoirs.

9. Réveil FM International: La petite française disparue, la France met  les moyens colossaux  pour la retrouver. En RDC, 200 sinistres de Tara en Ituri ont attendu 13 jours pour que le ministre de l'Intérieur s'y rende avec des cartons de Mpiodi pour des gens qui n'ont plus des toits et ont tout perdu, n'est-ce pas cynique ?

Armand Mavinga: Cette situation n’est pas étonnante, Mr Freddy Mulongo. C’est une des conséquences de la grave crise dans laquelle se trouve notre pays. L’Etat est sans cesse affaibli et n’est plus capable d’assumer, comme il se doit, ses fonctions régaliennes de la protection des personnes et des biens. La force d’un Etat est de savoir anticiper, sinon de trouver les moyens de réagir vite quand il y a des calamités naturelles. Il nous faut une réforme herculéenne de l’armée et des services de sécurité. Nous devons monter un grand service de protection civile de nos concitoyens. Je salue ici la mémoire du distingué Jean Kalama Ilunga qui avait initié un grand projet de protection civile. Un des engagements forts est de veiller à la sacralité de la vie humaine. Dans le cadre du service civique qui deviendra obligatoire pour les jeunes, ils devront être formés aux différents services de secourisme et de protection de la nation.

Le pouvoir en place a rendu l’Etat dans un état de pauvreté et d’incapacité incroyable. Il faut l’émergence d’un nouvel Etat congolais capable de se projeter sans cesse vers l’avant. Un élan exceptionnel de solidarité nationale sera créé.

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mardi 5 septembre 2017

Honneur de l'Afrique: David Maraga, juge en chef de la Cour suprême du Kenya !

David Maraga 66 ans, juge en chef de la Cour suprême du Kenya

Il y a des infos qui font du baume au cœur, celle de la Cour suprême du Kenya sûrement ! Décision inédite sur le continent africain. Kinshasa est à 2412.16 kilomètres de Naïrobi soit 1498.85 miles trois heures trente minutes de vol avec Kenya airways. Mais entre la République démocratique du Congo et le Kenya, c'est le nuit et le jour ! La cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo est ses les bottes de jardinier d' Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Cette cour constitutionnelle comporte neuf membres tous des hommes, nommés par l'imposteur qui trône par défi. A la Cour Constitutionnelle de la RDC, c'est l'effigie d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale qui trône au dessus des juges, tandis qu'au Kenya, c'est les armoiries de la République qui est au dessus de juges kenyans.

La justice juste élève une nation. Héros pour l’opposition, critiqué par la majorité, au Kenya, le juge en chef David Maraga est sur toutes les lèvres. Le président de la Cour suprême a délivré un verdict historique, annulant la victoire d’Uhuru Kenyatta, et ordonnant l’organisation de nouvelles élections. Selon la Cour suprême, les irrégularités mises à jour dans la transmission des résultats suffisent à mettre en doute l’intégrité du scrutin. Contre toute attente, ce personnage très conservateur est devenu le visage d’un renouveau démocratique au Kenya, et sur le continent.

Habituellement, David Maraga ne se présente jamais sans la traditionnelle perruque blanche des magistrats kenyans. Le juge de 66 ans ne cache pas son attachement au décorum de la justice kényane. Ni sa foi religieuse. Adventiste du septième jour, il est connu pour ses valeurs ultra-conservatrices. Lors de sa nomination à la tête de la Cour suprême en octobre dernier, il avait prévenu ne pas pouvoir travailler le samedi, jour de messe. Mais David Maraga est surtout un expert reconnu en litiges électoraux. Après avoir débuté comme avocat à Nakuru, il devient juge en 2003 ; son verdict dans l’affaire Joho contre Nyange fait date. « Une élection doit être annulée si elle n’est pas conduite dans le cadre strict de la loi et si des irrégularités, même les plus minimes, ont affecté le résultat », avait-il alors déclaré. Un principe qu’il a une nouvelle fois appliqué. « Je suis une personne qui craint Dieu et qui croit en une justice équitable pour tous. J’ai une grande passion pour l’Etat de droit qui est un élément essentiel pour la justice sociale, la stabilité politique et le développement économique », lit-on dans son CV.

Instrumentalisée par la dictature de Kinshasa, la Cour Constitutionnelle est une caisse de résonance avec des juges véreux aux mains gantées !

La Cour suprême du Kenya a annoncé vendredi 1er septembre l’invalidation de la victoire du président sortant Uhuru Kenyatta, réélu lors du scrutin du 8 août avec 54,27 % des voix contre son adversaire, l’opposant Raila Odinga, qui avait obtenu 44,74 % des suffrages. L’opposition a salué la « décision historique » de la Cour suprême. Uhuru Kenyatta, lors d’une adresse en direct sur les chaînes de télévision, s’est dit « en désaccord » avec la décision de la Cour suprême, tout en affirmant la « respecter ». « Nous sommes prêts à retourner devant le peuple, avec le même programme : l’unification de ce pays, la construction d’un parti politique national et le développement de la nation. [...] Nous ne sommes pas en guerre [...] votre voisin reste votre voisin », a-t-il déclaré, appelant tous les Kényans à se « serrer la main » !

Les 9 membres de la Cour constitutionnelle de la République démocratique du Congo ne que des hommes, pas une femme dans cette cour au service de la dictature d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale: Félix Vunduawe Te Pemako, Luzolo Bambi, Banyaku Luape, Jean-Louis Esambo, Luamba Benda, Corneille Wasenda, Mpunga Sungu, Kalonda Kele et Kilomba Landa. Ils ont été nommé le 7 juillet 2014. Le boulet que la Cour Constitutionnelle traîne : Saisie en interprétation de la Constitution par les députés de la majorité au pouvoir, la Cour constitutionnelle avait indiqué que Joseph Kabila, le président sortant, pourra rester en fonction après 2016 si la présidentielle n'est pas organisée. "Suivant le principe de la continuité de l’État et pour éviter le vide à la tête de l’État !, le président actuel reste en fonctions jusqu’à l’installation du nouveau président élu" !

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Nemours: Rentrée politique de Paul Kahumbu, "Dépôt de gerbe" sur la tombe de Jean Kalama Ilunga !

Ma Thérèse Kitenge Kalama, Paul Kahumbu et Ma Ange Kahumbu au cimetière de Nemours

En juin dernier, la résistance congolaise a perdu Jean Kalama Ilunga, un Grand Résistant du Front Civil de la Résistance Populaire. Enterré jour de l'indépendance de la RDC le 30 juin, au cimetière de Nemours devant une foule immense, Paul Kahumbu son plus que frère, est revenu à Nemours pour un dépôt de gerbe sur la tombe de Jean Kalama Ilunga. Concepteur des expressions qui sont entrées dans la lexique de la résistance congolaise: "crise enchevêtrée", "Résistant-Patriote-Combattant", "Alias Joseph Kabila est un psychopathe", "Capture de l'imposteur". Le mois de septembre est le mois de la rentrée ! Pour sa rentrée politique dans la résistance, le lion de Lausanne a choisi le thème de la "Capture de l'imposteur qui dirige le Congo par défi" !

Pour sa rentrée politique, Paul Kahumbu du Front Civil de Résistance Populaire (FCRP) a secoué le cocotier ! La capture de l'imposteur est une réponse ferme à ceux qui pensent trouver une "porte de sortie honorable" après 12 millions de morts, pillages, vols, viols, massacres, tueries, crimes par le régime d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale depuis 16 ans qu'il est là en toute impunité. Ceux qui pensent qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale va quitter le trône du Congo dans la paix retrouvée n'ont qu'à aller se rhabiller ! Ceux qui veulent négocier pour la énième fois avec l'imposteur qui règne par défi sur le Congo, ne sont jamais rassasiés d'être enfarinée. Pour la résistance congolaise, pas de négociation avec l'imposteur et sa bande d'apparatchicks véréux. La CPI est destination finale !

L'opposition n'est pas la résistance. L'opposition est l'autre face du régime, ils marchent ensemble. Tandis que la résistance est une alternative car elle ne reconnait pas le système en place. L'opposition attend ses réalisations de "Décideurs" ! Tandis que la résistance s'organise avec ses moyens de bord et finit par mettre en déroute le régime et ses collabos. L'opposition en République démocratique du Congo est pourrie voire toxique. Elle est accompagnatrice et complice du régime d'imposture qui règne par défi. Les politicailleurs sont médiocres et corrompus jusqu'à la moelle épinière. Ces mangeristes habitués à la mangeoire sont des ramasseurs des miettes. Sans convictions, ni culture politique, les politicards sont des ventriotes.

Le peuple congolais est devenu un paillasson où des criminels viennent essuyer leurs forfaits. Le peuple congolais est devenu le dindon de la farce où des escrocs à la recherche des postes ministériels deviennent des politiciens du dimanche, crient très fort le jour contre le régime et le soir vont récupérer des miettes que l'on leurs jettent sous la table. Le peuple congolais, alors qu'il est le souverain primaire, est floué, méprisé, chosifié par des charlatans politicailleurs: Menteurs professionnels, fourbes, roublards, grands requins qui ne sont devenus politiciens que pour enfariner le peuple.

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jeudi 31 août 2017

RDCONGO: Transition sans Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale ?

Transition sans Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, l'idée a germé dans la diaspora congolaise et fait son chemin. Il faut arriver à converger trois visions: 1. Capturer l'imposteur pour haute-trahison, le traîner à la CPI pour ses crimes. 2. Arrêter celui qui dirige par défi la RDC le pousser à restituer les 25 milliards, planqués dans les îles vierges britanniques, pour la reconstruction du Congo. 3. Pour avoir été à la tête du pays malgré ses crimes et pillages lui trouver une sortie honorable, le placer au Sénat pour qu'il se la coule douce. Les Congolais ne sont pas encore parvenus à s'entendre sur quelle issue pour Alias Joseph Kabila. Mais dans l'opinion congolaise, c'est la première version qui est majoritaire: un bandit, voleur, pillard, prédateur on le capture pour le remettre à la justice. Rien ne nous dit pas que la position peut évoluer ou se durcir davantage.

Après le dialogue inter-congolais de Sun-City qui a été une blanchisserie de recyclage pour des assassins, criminels, tueurs intégrés dans les institutions républicaines et qui a donné naissance à un monstre, un gouvernement 1+4=0: les animateurs qui avaient intégré les Institutions, avec une inouïe arrogance se croyaient au dessus du peuple qu'ils narguaient à volonté: "Vous n'avez qu'à aller à Sun-City, vous n'avez droit à aucune revendication" répondaient-ils volontiers à la population. Après l'échec cuisante de l' expérience de 1+4=0, une transition sans Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale mérite plusieurs préalables parmi lesquelles:

1.. L'homme ou la femme congolais (e) qui va présider la transition devra être une locomotive non autocrate qui devra tracter les wagons de la reconstruction du Grand Congo. Il (Elle) ne pourra pas le faire sans l'implication de la diaspora congolaise, notamment des Résistants-Patriotes-Combattants qui ont contribué à tressaillir le régime d'imposture de Kinshasa.

2.. Tous les animateurs de la Transition sans Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale doivent s'engager à ne pas candidater à un mandat électif après la transition. Ils doivent s'engager à mieux préparer les élections libres, démocratiques et transparentes. Il faudra bannir des nominations hasardeuses et instaurer l'élection à chaque niveau: chef des quartiers, bourgmestres des communes, gouverneurs des provinces...pour instaurer la démocratie de proximité.

3.. Réviser les critères de l'élection du Président de la République en démocratique du Congo. La première critère ne doit plus être le paiement de 100.000 $ qui encouragent la ploutocratie et dont on voit jamais la destination de cette somme d'argent depuis les frauduleuses élections Louis Michel 2006. Il faut introduire des critères qui touchent au patriotisme, à l'esprit rassembleur, amour de la patrie et du respect du peuple que l'on doit servir.

4.. Il faut renouveler les trois commissions d'appui à la démocratie qui n'ont jamais fonctionné lors du gouvernement 1+4=0: 1. la Commission Vérité, Réconciliation et "Réparation". 2. L’Observatoire National des Droits de l’Homme. 3. La Commission de l’Ethique et de la Lutte contre la corruption. Il faudra changer de braquer pour deux commissions: La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) étant devenue une Commission à fabriquer des fraudes électorales et hold-up électoraux, il faut carrément le rattacher au ministère de l'Intérieur comme organe technique. La RDC doit recouvrer sa souveraineté. Quant au Conseil Supérieur de l'Audiovisuel et Communication (CSAC) qui a échoué devrait être remanier pour défendre la liberté d'expression et de la presse.

5.. La RDC a été victime d'agression Ougando-Burundo-Rwandais. La plainte de la RDC contre le Rwanda devant la Cour Internationale de la Justice date de 1999 sous M'zée Laurent-Désiré Kabila. Cette plainte a été retirée en 2001 dès la prise du pouvoir par Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, son fameux ministre de la coopération internationale et affaires étrangères, She Okitundu y a joué un grand rôle. Il faudra remettre cette plainte dans les instances internationales.

6.. Il faudra remettre à l'honneur le combat des pères fondateurs et réhabilité le peuple congolais dans sa dignité.

7.. La diplomatie congolaise doit retrouver ses dents. Pas une diplomatie menteuse, nargueuse des institutions internationales mais celle qui coopère et respecte les droits de l'homme.

8. Les aspirations du bien être du peuple congolais devra être la priorité des priorités. Depuis la fuite du Maréchal Mobutu Sese Seko et son décès au Maroc en 1998, le Zaïre devenu la République démocratique du Congo souffre de la crise multiforme de légitimité. Après l'assassinat de M'zée Laurent Désiré Kabila, "Les décideurs" ont placé sur le trône du Congo, un OVNI catapulté par la mafia internationale pour mieux piller ses richesses et ressources. Cela fait 16 ans qu'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale trône en toute dictature et impunité au Congo.

Avec 580 partis politiques alimentaires, une classe politique corrompue, fourbe, roublarde, mangeriste et ventriote dont l'appétence vers la mangeoire, pour des intérêts égoïstes, est devenue un sport national. Tueries, massacres, vols, viols, pillages sont le lot quotidien des congolais qui sont pris en otage par un régime dictatorial et pillard. Tout semble corroborer que les élections n'auront pas lieu fin décembre 2017 !

Le calendrier électoral n'est jamais publié et les enrôlements augurent la préparation d'une fraude massive.

Face à la volonté manifeste de ne pas respecter l'ordre constitutionnel, d'organiser l' élection présidentielle, la reine de toutes les élections alors même Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere n'a plus droit de se représenter: 16 ans d'imposture.

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samedi 26 août 2017

Avec ses 9 millions $ empochés, Samy Badibanga l’éphémère PM toise et se pavane à Bruxelles !

Le Congolo-Belge Samy Badibanga se pavane à Bruxelles en Belgique, au rythme de Keba, Keba, Keba ! Il rase les murs et évite de rencontrer des compatriotes. C'est avec arrogance Samy Badibanga, le fameux Premier ministre d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale issu du dialogue Edem Kodjo du camp tshatsi, toise les compatriotes qui lui réclament des comptes: "Mon nom est entré dans l'histoire du Congo. Mon buste est à la Primature à côté d'autres Premiers ministres de la RDC. Les 9 millions de $ est le fruit de ma propre négociation avec le Président Kabila, c'est ma récompense pour services rendus, faites vos démarches pour obtenir vos indemnités...".

Pour l'affairo-politicailleur et mafieux Samy Badibanga son nom est entré dans l'histoire de la République démocratique du Congo, de quelle manière ? En enfarinant 80 millions de congolais pour ses intérêts égoïstes ?

Nous qui croyions que les 14 milliards des francs congolais obtenus le lundi 5 juin 2017 à la Banque Centrale Congolaise (BCC), directement changés en dollars américains, soit un montant d’à peu près 9 millions de dollars comme frais de mission de sortie, était pour Samy Badibanga et son équipe...

La politique est le monde de l'immoral dit-on ! Accusé de trahison par ses anciens camarades de l'Udps, Samy Badibanga est l’éphémère Premier ministre d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, est un affairo-politicard et profito-situationniste bien connu. Le Congolo-Belge a été démissionné de la Primature en public, lors du discours de l'imposteur Alias Joseph Kabila, devant les deux Chambres du Parlement godillot, devant les parlementaires applaudisseurs, réunies en Congrès, le 5 avril 2017. Quelle honte !

Samy Badibanga n'a laissé aucune trace de son passage à la Primature, à part de s'être battu avec un colonel pour des jeeps ! Le collabo et traître Samy Badibanga n'a aucun bilan.

Jean-Bertrand Ewanga, secrétaire exécutif de l'Alternance pour la République et membre du Conseil des sages du Rassemblement des forces acquises au changement, précise : « Badibanga n’a pas eu de bilan parce qu’il n’a signé aucun décret, il n’a pris aucune initiative d’un chef de gouvernement qui peut arriver à résoudre les problèmes sociaux de notre population ». « Il faut dire que c’était un séjour malheureux pour lui. Et je crois que l’expérience de débauchage a démontré, pendant la deuxième République, que le résultat a toujours été un fiasco », a-t-il souligné.

Conseiller spécial d’Etienne Tshisekedi de 2009 à 2011 où il sera chargé de la stratégie diplomatique et de la direction de la campagne présidentielle de 2011. Il a décidé de siéger au parlement contre le mot d’ordre lancé par Étienne Tshisekedi à l’issue des élections dont les résultats ont été contestés par son parti. Samy Badibanga, ancien consultant de la société minière BHP-Billiton, est très intéressé par des diamants, minerais et ressources minières. D'après certaines sources, l'assassinat du chef Kamwina Sampu dans le Kasaï n'est pas tout ce que les coupagistes racontent.

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mardi 22 août 2017

Twittosphère politique: Si Félix Tshisekedi écoutait Freddy Mulongo !

Paris-Montparnasse, Félix Tshisekedi. Photo Réveil FM International

Avec Félix Tshisekedi, le Président de Rassop aile Limete, nous avons un point commun de proximité celui d'avoir étudié presque à la même période dans deux internats tenus par des prêtres catholiques. Lui, à l'Institut Tumba des Frères des Écoles Chrétiennes et moi à l'Institut Ngwisana à Lemfu dans le Kongo-Central. Lorsque nous nous retrouvons, l'amitié est réciproque et le respect est mutuel entre nous. Journaliste engagé, "Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie" résume notre vision du journalisme d'Albert Londres. En France, nous aiguisons l'esprit critique de notre métier. Nous refusons d'être un suiviste patenté. Nous avions compris tôt que les journalistes sont des chiens de garde de la démocratie.

Je n'évolue pas dans un environnement où les journalistes sont des Quado, thuriféraires ou encenseurs des acteurs politiques, après avoir couvert un événement, ils introduisent la liste et attendent le coupage, transports et frais de diffusion. J'évolue dans un pays où un journaliste qui entre dans un cabinet d'un ministre quitte le journalisme, il ne cumule pas les deux. Enfin, en France, certes les médias sont entre les mains des grands groupes financiers mais aucun homme ou femme politique n'a son propre journal, sa station de radio et sa chaîne comme en République démocratique du Congo. Journalistes et médias indépendants existent: Le Canard Enchaîné, Médiapart, Charlie Hebdo...Plusieurs canaux existent pour avoir l'information à la source.

Notre tweet volontairement titillant avec une caricature de Kash a fait sortir Félix Tshisekedi de son silence ! Dans le Val de Loire, en pleine visite des châteaux de la Loire, sur les terres de François Rabelais qui déclara que science sans conscience n'est que ruine de l'âme, je n'aurais jamais pensé que ce tweet aurait du rebondissement ! Les retweets avec des messages partisans m'ont fait beaucoup rigoler ! Alors que l'objectif n'a jamais été de s'attaquer à la personne de Félix Tshisekedi mais de s'interroger, mais des fanatiques...Oh fanatiques !

#RDCONGO Ceux qui négocient en catimini pour un énième dialogue pour enfariner le peuple congolais et sauver Alias, n'ont qu'à bien se tenir !

A faiFélix A. Tshisekedi‏ @fatshi13

En réponse à @FreddyMulongo

Cher Freddy,j'espère que tu useras des mêmes moyens pr présenter tes excuses à ceux que tu soupçonnes aujrd8, le jour où la vérité éclatera. 21:09 - 20 août 2017

Très cher Félix Tshisekedi,

1. C'est une irresponsabilité d'être le troisième Premier ministre d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwalé, après Samy Badibanga (UDPS) et Bruno Tshibala (UDPS) pour cautionner et légitimer le glissement de ce régime tant décrié. Le Rassop aile Kasa-Vubu a trahi le peuple congolais, il est à la mangeoire: des ventriotes et mangeristes notoires sont dans le gouvernement Tshibala continuant à narguer le peuple trompé et abusé. Avec toupet, ces fourbes, roublards et dribbleurs patentés continuent à se clamer de l'opposition mangercrate. Ta responsabilité est de prendre ta décision en âme et conscience. Accepter de devenir le dernier PM d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, à quatre mois de la fin du glissement usurpé, car c'est depuis le 19 décembre 2016, que le second mandat d'usurpation de celui qui règne par défi, c'est annihiler ton destin politique.

2.. L'histoire est toujours cruelle pour des traîtres et collabos à travers le monde. Etre du côté du peuple, peut paraître aléatoire aujourd'hui et gagnant demain. Le temps est toujours un meilleur allié. Dans cette période trouble où les politicailleurs et politicards congolais ont décidé de mettre entre parenthèse la "Constitution", mère de toutes les lois, pour s'accorder sur un "Accord" pour un glissement du régime criminel, sanguinaire et dictatorial d'Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwalé, l'OVNI catapulté sur le trône du Congo par la mafia internationale pour mieux piller ses richesses et ressources. La responsabilité de tout congolais debout, où qu'il soit, où qu'il vive doit prendre position et aider la RDC à sortir du marasme politico-politicien. La RDC mérite mieux surtout du respect. Le peuple congolais est le dindon de la farce, il est chosifié, clochardisé, méprisé par ceux-là mêmes qui lui devraient secours, compassion et solidarité...Pour besoin de remplir des tubes digestives, plusieurs politicailleurs ont vendu leur âme, science et conscience pour le ventre. Si le peuple congolais n'a plus confiance en ses hommes politiques, la République en faillite ne pourra jamais se relever. La République démocratique du Congo doit se relever grâce aux hommes, femmes, fils et filles qui croient en la mère patrie. La démocratie et le respect des droits de l'homme sont les deux mamelles pour le développement du Grand Congo au cœur de l'Afrique.

3.. Les politicailleurs adorent être au chaudron de la mangeoire. Ils n'ont pas des convictions politiques et ne font de la politique que pour le ventre. Versatiles, fourbes, roublards, grands requins, les politicailleurs ont pris en otage le peuple congolais. En bons troubadours, ils troubadourisent la politique. La classe politique congolaise est la plus corrompue et pourrie de l'Afrique ! Sans convictions ni visions, à part la recherche des postes politiques. La classe politique congolaise est médiocre, pourrie, applaventriste. Des politicailleurs congolais ont l'appétence à l'enrichissement facile. C'est ce qui explique que la dictature Mobutu a duré 32 ans, et Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale règne depuis 16 ans en toute illégitimité et illégalité. Politicards et politicailleurs congolais ? Des chiffonniers qui se battent pour des miettes que l'on leurs jettent sous la table ! Des troubadours habitués à crier très fort le jour et dans la nuit , comme Nicodème aller récupérer des cartons d'argent chez Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale. Des roublards et fourbes prêtent à faire avaler n'importe quoi au peuple qu'ils sont sensés défendre. Des caméléons politiques sans convictions qui au lieu de défendre le peuple, changent et épousent les propositions du régime pour mieux satisfaire leurs instincts bestiaux. Des girouettes politiques qui tournent au gré du vent et sont prêts à tout pour un maroquin ministériel. Des traverseurs de rue qui ne cessent de faire des allers-retours entre le pouvoir et la prétendue opposition.

4.. Lorsque dans la diaspora, notre confrère Roger Bongos, Afrique-Rédaction, le premier a avoir dénoncé les négociations secrètes entre l'Udps et la Majorité Présidentielle à Venise en Italie, Ibiza en Espagne et Paris en France, il y a eu un lever de bouclier pour dénoncer un complot contre l'Udps. Des partisans furent chauffés en blanc sur des réseaux sociaux...Mais Roger Bongos n'est pas un homme à être impressionner il a gardé le cap. Et l'info s'est révélée être juste ! Lors du fameux dialogue du camp Tshatshi, le facilitateur de l'Union africaine, Edem Kodjo n'avait-il jeté de l’huile parlant de l’existence d’un accord « secret » entre l’UDPS et la Majorité présidentielle ? Et Félix Tshisekedi tu avais réfuté ces allégations et mis au défi Kodjo de même que la Majorité d’en fournir les preuves ! "Quand les contacts secrets filtrent, on les nie la main sur le coeur, et après, ça se fait au grand jour", avait lancé sur Tweetter Steve Mbikayi, ex-opposant mangeriste et ministre de Badibanga puis Tshibala, a confirmé, qu’il y a bel et bien des contacts entre l’Udps et le pouvoir en place. Kudura Kasongo Kudura Kasongo, a révélé dans son compte Tweeter que le président du Rassemblement Félix Tshisekedi remplacera Bruno Tshibala au poste de Premier ministre au mois de septembre pour conduire une transition de deux ans. Ancien journaliste Mobutiste, ex- porte-parole d'Alias Joseph Kabila, qui roule actuellement pour Vital Kamerhéon, fait savoir que les tractations se déroulent en coulisse entre l'UDPS et la Majorité pour accorder la Primature au fils de l'opposant historique en contre partie d'un autre glissement de 2 ans en faveur de l'actuel président: Alias Joseph Kabila. A l'UDPS, on dément formellement ces allégations de Kudura Kasongo. Mais Jean-Claude Vuemba du Rassop aile Limete ne dit pas le contraire. Les négociations secrètes existent et se poursuivent entre la Majorité Présidentielle et l'Udps. Ce qui pose problème, c'est les deux ans réclamés par la Majorité Présidentielle.

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mardi 8 août 2017

10 Questions à Paul Kahumbu Ntumba du Front Civil de Résistance Populaire !

Paul Kahumbu Ntumba du Front Civil de Résistance Populaire

Pas de langue de bois à Réveil FM International sur la situation chaotique qui prévaut en République démocratique du Congo. Paul Kahumbu Ntumba est un résistant de la première heure en Suisse. Dans son pays d'accueil et d'adoption, précisément à Lausanne dans le canton de Vaud, Paul Kahumbu Ntumba est connu et reconnu. Cela fait une trentaine d'années que le lion rugit contre toutes les dictatures qui s'installent au Congo-Kinshasa, du Mobutisme au Joséphisme. Pendant dix ans, il a été le représentant de l'Udps en Suisse, parti qu'il a quitté depuis pour rentrer en résistance. Le président honoraire du Forum des étrangers et étrangères de Lausanne (FEEL) s'est battu pour l'intégration des étrangers dans son canton de Vaud, Paul Kahumbu Ntumba a siégé durant 5 ans comme conseiller municipal à la Mairie de Lausanne. L'homme n' a pas sa langue dans la poche. Il est précis dans son combat. Il sait d'où il vient où il veut aller et où il ne voudrait pas non plus aller. Depuis des lustres, Paul Kahumbu Ntumba a déjà choisi son camp, celui de la résistance congolaise contre la dictature totalitaire qui sévit en République démocratique du Congo.

1. Réveil FM International: Il y a presqu'un mois que Bwana Jean Kalama Ilunga nous a quittés, comment se porte le Front Civil de Résistance Populaire ?

Paul Kahumbu Ntumba: En rappelant le décès de ce grand Résistant Jean Kalama Ilunga, laissez moi d' abord vous remercier pour toute la sympathie que vous avez témoigné personnellement à sa famille biologique et politique lors de ses obsèques à Nemours le 30 juin ,jour de l' indépendance de notre pays le Congo.Mes remerciements vont également aux autres médias patriotiques qui ont daigné rehausser de leur présence la cérémonie de l'enterrement le même jour ;je pense à Lilo Miango du Magazine "Ngambo na Ngambo, Check Fita,Claude Kangudie de Mboka Mosika et de tant d' autres Camarades Résistants venus de partout pour nous consoler ! La mort de Jean Kalama consolide notre détermination dans le combat qui nous engage pour le renversement de l'imposture qui trône à la tête de notre pays voici bientôt deux décennies ! Nous lui rendrons encore un hommage posthume le jour de la victoire imminente du peuple sur les forces du mal.

2.Réveil FM International: Né Mwanda Nsemi a décidé de frapper, il a tenu parole en frappant le lundi 7 août. Il avait demandé aux partis politiques, aux catholiques, protestants et membres des Eglises de Réveil, ils ne sont pas sortis. Deux écueils, Ne Mwanda N semi a nommé le criminel de RCD-Goma Wamba dia Wamba comme secrétaire Général de Bundu dia Mayala et il n' a jamais parler de Floribert Chebeya assassiné par le régime ...

Paul Kahumbu Ntumba: Ne Muanda Nsemi,est une personnalité emblématique autant que singulière! En dépit de ses discours mi figue-mi raisin, il a enfin retrouvé le vrai discours de la résistance que nous brandissons depuis des lustres pour l' éveil patriotique et nous nous en réjouissons. Nous saluons à juste titre son énorme capacité de mobilisation des masses dont il a fait preuve ce lundi 7 Août dans la capitale et au Kongo Central. Ceci nous a permis à cerner une évidence, entre ceux qui luttent contre l' occupation rwandaise dans notre pays et ceux de Rassop qui ballottent et trompent le peuple, en réclament à l' occupant étranger l' organisation des élections dont ils ont souvent l' amère expérience en 2006 et 2011! Pour conclure,succès ou pas, la mobilisation de ce lundi 7, doit demeurer permanente et sera soumise aux nouvelles stratégies que nous comptons élaborer lors du prochain Conclave des Résistants le 12 août prochain. La capture de l'imposteur est à l'ordre du jour. Car la résistance n'entend pas seulement chasser celui qui a massacré plus de 12 millions des Congolais et continue à semer la désolation partout au Congo, celui ci doit être capturé à tout prix pour être jugé et condamné par un tribunal populaire pour tous les crimes perpétrés sur les terres de nos ancêtres ! Il n' y aura plus de révolution pardon. Quant à Wamba dia Wamba son passé de chef de RCD qui avait agressé notre pays est connu, et Ne Muanda Nsemi devra expliquer au peuple la motivation qui milite à sa nomination comme Secrétaire Général de BDM. En tout état de cause une commission vérité et réconciliation doit être instaurée le moment venu pour établir des responsabilités d'un chacun dans le chef du processus de la descende aux enfers de notre pays .

3. Réveil FM International: Quelle évaluation de la Résistance congolaise ? Quel bilan des Résistants-Patriotes-Combattants?

Paul Kahumbu Ntumba: La résistance étant un état d'esprit permanent qui commande des actes de projections psychologiques et matériels,son évaluation ne peut être établi qu' en fonction de résultats que nous obtenons au fur et à mesure de l' avancement de notre combat.Les Résistants Patriotes Combattants ne peuvent établir de bilan qu'au terme de leur victoire sur les forces du mal.

4. Réveil FM International: Catapulté par la mafia internationale sur le trône du Congo, le régime de Kinshasa est mafieux avec l'omerta qui le caractérise...

Paul Kahumbu Ntumba:L' ordre politique qui régente notre pays depuis le 26 janvier 2001 après l' assassinat de Mzee Laurent Désiré Kabila ,est du type mafieux. Il se caractérise par le faux et usage de faux, les assassinats , les exécutions extra judiciaires les pillages de nos ressources , la spoliation, le viol de nos mamans ,le mensonge ,le vol de denier public bref l' avilissement et la paupérisation du peuple Et l' imposteur qui se fait frauduleusement appeler alias Joseph Kabila est un ex soldat de l' armée rwandaise pur produit de cette pègres truffée des multinationales qui pillent impunément nos ressources naturelles et stratégiques. Honoré Ngbanda ko Atumba l' a démontré avec force détails dans son livre "Crimes Organisés en Afrique Centrale ", le Franco Camerounais Charles Onana, Pierre Péan, Léonard Mulopo et tant d' autres experts de la question Congolaise l' ont révélé et souligné avec une documentation d' une vérité irréfutable.Mais la classe politique actuelle toxique ,mercantile et corrompue jusqu' à la moelle épinière a fait semblant d' ignorer cette évidence à cause des intérêts égoïstes et continue toujours à le faire. Aujourd'hui la loi de l' Omerta a même été levée ,les vidéos du député européen Jean Claude Schaffhauser, et du politologue belge Dominique Ugeux se passent de tout commentaire sur des réseaux sociaux et ce, à la grande indifférence de la classe politique Congolaise. Notre peuple doit s' émanciper totalement de ces oligarques escrocs !

5. Réveil FM International: Les politicailleurs ventriotes ont courbé l'échine devant Alias Joseph Kabila Kanambe Kazembere Mtwale . Pourquoi n'avons-nous plus une classe politique digne en RDC ?

Paul Kahumbu Ntumba: Les politicailleurs Congolais comme vous le dites, tous roulent pour leurs ventres et s' en foutent éperdument de la misère du peuple . Ils ont bradé totalement leur dignité en rampant toute honte bue devant un petit monsieur, délinquant qui leur jette de miettes tandis que lui et sa fratrie de faux Kabila amassent des milliards,argent du peuple Congolais qui ils cachent impunément dans les paradis fiscaux. A cause de positionnement,vous avez vu de vos propres yeux, comment les Badibanga, les Bruno Tshibala, Olenga Nkoyi, Lisanga Bonganga, et consorts ont ils trahi la cause et floué le peuple. Le sort de cette bande d' impénitents est déjà scellé.. Heureusement la Résistance patriotique existe, elle est résolument déterminée à en finir avec ce régime cannibale sans foi ni loi , et c' est imminent! La Patrie ou la mort,nous vaincrons, Ingeta !

6. Réveil FM International: Vous êtes un ancien Président de l'Udps en Suisse, le fait que cela 6 mois que le corps d'Etienne Tshisekedi soit toujours à Bruxelles sans retour au Congo? quelle est votre réaction. Patrice Emery Lumumba n'a pas de tombe, Moïse Tshombe est en Algérie, Mobutu au Maroc...Le Congo est-il maudit pour ses dirigeants ?

Paul Kahumbu Ntumba: En tant que ancien Représentant de l'UDPS en Suisse et un des pionniers collaborateurs d'Etienne Tshisekedi pendant la dictature mobutienne,et devenu Résistant à l' arrivée de l ' AFDL, le décès mystérieux de ce grand Homme d' Etat de l' histoire politique de notre pays m' afflige au plus profond de moi même . Les atermoiements et enchères observés autour de la question du retour de sa dépouille sur la terre de ses ancêtres sont indignes et procèdent du machiavélisme d'un pouvoir d' occupation qui croit que l' immense population qui ira acceueillir le corps de leader Maximo ,pourrait dans le débordement renverser le régime ! En tout état de cause dignité oblige,,cette situation devrait constituer une occasion toute faite pour son fils Tshilombo Tshisekedi,de remuer ciel et terre avec l' appuie de la masse populaire pour chasser du pouvoir, le petit imposteur qui règne sans légitimité ni légalité depuis le 19 décembre 2016 à minuit.Ceci expliquant cela,les cas de Moïse Tshombe et Mobutu Sese Seko, deux complices patentés et avérés dans le complots de l' assassinat du Premier Premier Ministre du Congo Patrice Emery Lumumba, leur sort est lié à la justice transitionnelle qui sera instaurée à la libération étant entendu que tout acte commis intentionnellement ou pas, rattrapera tôt ou tard son auteur.Ce n 'est que justice !

7. Réveil FM International: A-t-on déjà libéré un pays avec des fameuses villes mortes ? Ces dernières ne fortifient-elles pas le régime d'imposture d'Alias Joseph Kabila ?

Paul Kahumbu Ntumba: C'est ici où la médiocrité de la classe politique Congolaise est criante et complice de l' occupant rwandais ! J' ai rappelé plus haut,la nature mafieuse de ce régime Afdl que Mzee LDK avait lui même qualifié de conglomérat d' aventuriers. Il avait également démontré comment nous étions infiltrés par des étrangers jusque au sommet de l' Etat ,après sa mort de LDK et l' avènement de l' imposture, Honoré Ngbanda a fourni des preuves irréfutables sur le processus de l' occupation de notre pays. Les expériences vécues lors des élections made Louis Michel en 2006 et Ngoy Mulunda en 2011, sont éloquentes , persister encore aujour d'hui dans les mêmes bêtises devient de plus en plus diabolique . On ne libère pas un pays occupé par des élections, point barre !

8. Réveil FM International: Simon Kimbangu avait prophétisé sur un 4è président qui allait apporter la paix, la prospérité du Congo Tshala Muana vient de composer une une chanson et déclare qu'il s'agit d'Alias Joseph Kabila. Le Congo est-il en paix, prospère avec un imposteur ?

Paul Kahumbu Ntumba: J' ai suivi avec une attention particulière,l' interpellation de chef de l'Eglise Kimbaguiste par maman Grâce Kalanga au micro du Pasteur Bobo au sujet de la profanation de la prophétie du Grand Mvuluzi Simon Kimbangu. Pour le lucre d' argent les musiciens Congolais ,Tshala Mwana en tête ont vendu leurs âmes au Diable. L'imposteur génocidaire qui règne par défi à la tête de notre pays est un OVNI mieux encore un, rejeton énigmatique de lAFDL conglomérat d' aventuriers, soit le prolongement du troisième pouvoir criminel après la fuite de Maréchal Mobutu. Le quatrième pouvoir n'existe pas encore. Il viendra de la diaspora Résistante et combattante, de Bana ya Bilaka, selon la véritable prophétie de Mfumu Kimbbangu à Mbanza Sanda en 1921. L'autorité actuelle de l'Eglise Kimbaguiste en recevant un esprit succube comme Tshala Mwana, elle risque de désorienter la jeunesse en trahissant la vision prophétique d'une figure tutélaire de l'histoire de l'homme noir et d'un Grand Esprit respectable qui est Mfumu Kimbangu. Nous la mettons en garde !

9. Réveil FM International: L'ONU vient de publier un rapport sur les massacres du Kasaï considérés comme une épuration ethnique. Étonnant tout de même que les deux PM originaires du Kasaï d'alias Joseph Kabila dans le glissement : Samy Badibanga et Bruno Tshibala ne pipent mot ! Quant au Vuvuzélateur Lambert Mende, il réfute ce rapport...

Paul Kahumbu Ntumba: Après avoir dénoncé dans une vidéo le massacre des jeunes kassaïens à Mwanza Lomba, mon épouse avec son association "DuBaume Au Coeur avait organisé une journée de solidarité avec les victimes du Grand Kassaï. Je suis intervenue moi même lors de la 35 è conseil des droits de l' Homme à Genève pour cofondre la fameuse Dame Mushoekwa,qui qualifiait abusivement ces jeunes qui défendaient l' intégrité de leur terre de terroristes! Le rapport de l' ONU démontre aujourd'hui la responsabilité du gouvernement fantoche de alias Joseph Kabila dans ce plan de génocide qui s' opère au Kassaï. Les deux premiers ministres dont vous faites allusion pourtant originaires de cette région leur silence devant ce massacre odieux s' explique par leur complicité avec alias Joseph Kabila et les multinationales qui les ont corrompu grassement pour exploiter des riches gisement que regorgent cette partie des terres kasaïennes. Quant à Lamert Mende,tout le monde sait que tout ce qui sort de sa bouche n' est que ordure.

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