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mardi 10 septembre 2019

RDC: Le rapatriement du corps de Mobutu est-il prioritaire ?

RDC: Le rapatriement du corps de Mobutu est-il prioritaire ?

Félix Pétain Bizimungu Tshilombo faussaire, tricheur, fraudeur, Angwalima, Fakwa est un petit président Quado, nommé et illégitime. Il est en quête permanente de légitimité.

Bouddha-Mabundicrate a élévé tout seul son père Etienne Tshisekedi wa Mulumba comme Héros National, après avoir été artisan de la dictature de Mobutu, justifié la pendaison des pendus de la pentecôte, envoyé les enfants des autres au casse pipe avec le fameux Udps, insulté Mobutu le jour et aller chercher des caftons des billets la nuit, monnayer son élection de novembre 2011... Nulle part au monde, on devient héros national du simple fait que l'on a été farouche opposant dans un pays. Il y plusieurs critères qui font d'un individu dans un pays.

A notre humble avis, Papa Simon Kimbangu mérite le titre de " Héros National". Le plus vieux prisonnier du continent avec ses 30 ans d'emprisonnement, Papa Simon Kimbangu s'est battu pour la libération du peuple congolais et africain. Pacifiste et non violent, l'ancien catéchiste Baptiste s'est battu avec des armes spirituelles contre les esclavagistes-colonialistes Belges. Il est regrettable que Papa Simon n'ait même pas une grande avenue qui porte son nom et ne soit jamais élevé au rang de Héros National.

L'Etat congolais ne peut pas décider tout seul le rapatriement du corps de Mobutu Sese Seko sans l'accord de sa famille. Nzanga Mobutu, qui est devenu amère de son expérience comme Ministre d'Alias Kabila et sa mère Bobi Ladawa sont à Rabat au Maroc. Les autres enfants de Mobutu ont-ils été aussi contacté ? Il ne suffit pas de faire une déclaration intempestive devant les députés pour que cela se réalise !

En politique tout est calcul. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a lamentablement échoué en Equateur, à cause de Jean-Pierre Bemba qui a soutenu Martin Fayulu, Président élu. N'est-ce pas à Gemena, que Fayulu a eu droit à un cheval et porter en Tipoy par après ? Quel est le bénéfice politique que compte tirer Félix Pétain Bizimungu Tshilombo du rapatriement du corps de Mobutu ?

Sous Mobutu, le Zaïre n'a jamais été agressé et envahi par des troupes Ougando-Burundo-Rwandaises. Des crimes contre l'humanité, viols massifs des femmes, hommes et enfants ne sont jamais déroulés à l'Est de la République.

Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est ami-ami avec Paul Kagamé, dictateur rwandais et Hitler africain, qui massacre des populations congolaises, pille des ressources de la RDC.

Mobutu était un nationaliste, Tshilombo est un grand tribaliste victimaire. Il n'a pas gagné l'élection présidentielle mais en bon mafieux, il a fait un deal avec Alias Kabila pour sa nomination électorale. Il lui a assuré l'impunité.

Voleur du destin du peuple congolais, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo n'aura ni la prestance ni l'aura qu'avaient Mobutu. Signer dans le livre d'or du Rwanda, que les 12 millions de Congolais sont morts d'"Effets collatéraux", dédouaner ainsi Paul Kagamé de ses crimes au Congo, est une bêtise.

Faire venir, à Kinshasa, Paul Kagamé, bourreau des Congolais, pour le faire ovationner au stade des Martyrs, le jour des obsèques de son père Etienne Tshisekedi, est un mépris pour le peuple congolais.

Angwalima, Fakwa Félix Pétain Bizimungu Tshilombo avait promis qu'il installerait son QG à l'Est. Le putschiste et fieffé menteur est toujours en vadrouille partout dans le monde. Demande-t-on à celui qui a créer le problème de le résoudre ? Pourtant, c'est ce qu'a fait Tshilombo en demandant à la SADC d'envoyer des troupes étrangères à l'Est. Il a volé l'élection du peuple congolais et voudrait que les Etats prédateurs et receleurs de ressources de la RDC lui viennent en aide !

La promesse de rapatrier le corps de Mobutu Sese Seko en RDC est une parole en l'air dont "TSHIVUBE" seul a le secret. Il est actuellement comme la bande des gangsteurs et bandits qui l'entourent dans une course effréné à l'enrichissement illicite. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo veut s'enrichir comme Mobutu à son époque. Tshilombo a vécu toute sa vie, avec l'aide de l'Etat belge: le CPES !

Il ment au peuple congolais. Monsieur 15% se ment à lui-même et à sa propre conscience. Mobutu a fait des réalisations pour le Zaïre. Et son père Etienne Tshisekedi wa Mulumba qu'a-t-il fait réellement ? Ne pas Héros National qui veut !

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lundi 9 septembre 2019

Tshilombowood: Le spot publicitaire de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo encore un raté!

La République démocratique du Congo, est devenue un e pays des deals ! Deal Alias Kabila-Tshilombo, deal Tshilombo-Kamerhéon, deal FCC-CACH, deal Tshilombo-Paul Kagamé...Comment est-ce qu'un faussaire-corrompu comme Félix Pétain Bizimungu Tshilombo peut-il incarner le changement ? Le peuple congolais est allé aux élections pour un changement. Le putschiste Tshilombo a enfariné le peuple congolais dans son vol électoral. Le changement qu'attendent le peuple congolais, c'est s'accommoder de petits arrangements noués dans l'opacité avec Alias Kabila et FCC ? Aucun mot sur les agressions, massacres et crimes contre l'humanité à l'Est de la République démocratique du Congo. Pas un mot sur nos martyrs Congolais. Pas un mot sur des enjeux actuels du pays. D'ailleurs, son clip est fait, sans drapeau congolais, symbole de République.

Alors que la question est sur toutes les lèvres: Où sont les 15 millions de dollars américains ? Félix Pétain Bizimungu Tshilombo Il va changer le pays en étant lui même l'un des voleurs de 15 millions de dollars américains ? Dans son propre bureau et son directeur de cabinet vital Kamerhéon, 15 millions de dollars américains se sont volatilisés ? Comment entend-t-il régulariser ses rapports avec l'inspection générale des finances ? Son Etat de droit, c'est faire des obstructions aux inspecteurs des finances ?

Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un imposteur, usurpateur et receleur électoral. Voleur d'élection, le cancre écervelé se moque de qui? Quand on est au pouvoir même usurpé comme le sien, on ne rêve plus, on ne fait ni des incantations ni des prophéties, on met en route ce que l'on a rêvé. Bénéficiaire d'une nomination électorale, après un odieux deal avec Alias Kabila, contre le peuple congolais, Monsieur 15% est un président Quado et nommé. Les compatriotes de Beni-Butembo et Yumbi n'ont pas de "Président de la République", ils n'ont jamais voté. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, se prend pour Jean de La Fontaine, ce grand poète Français, renommé pour ses Fables et contes. Tshilombo doit agir. Il doit être concret. Il ne doit pas rêver le Congo !

A-t-il volé le destin du peuple congolais pour continuer à blablater ? Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un imposteur et usurpateur. Voleur d'élection, le cancre écervelé se moque de qui? Quand on est au pouvoir usurpé on ne rêve plus, on ne fait ni des incantations ni des prophéties, on met en route ce que l'on a rêvé. Il est culotté de parler d'un Congo contre le tribalisme. 95% de ses 116 conseillers sont de sa tribu Luba Angwalima, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est plus qu'un margoulin, il est mafieux. Bénéficiaire d'une nomination électorale, Tshilombo, président des Bena Mpuka, ne s'est pas exprimé à la radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC). C'est son clip à la manière du DJ Arafat, qui vient de disparaître, qui a été balancé sur les antennes et ondes de la RTNC. Un spot publicitaire d'environ cinq minutes, de la communication politique taillée sur mesure qui n'a rien avoir avec un message à la Nation, avec images incorporées et un fond musical à la manière de Tshilombowood.

L'imposteur et usurpateur Tshilombo a le culot de commencer son speech enregistré par cette alambiquée: "L'élection présidentielle qui a consacré notre victoire, votre victoire continue de susciter beaucoup d'espoir dans le pays et à l'extérieur du pays...". Il vit sur quelle planète pour raconter des niaiseries pareilles ? Félix Pétain Bizimungu Tshilombo n'a jamais gagné l'élection présidentielle en République démocratique du Congo. Il occupe illégalement le poste du président, marche sur le tapis mais il n'a aucun pouvoir. Comment a-t-il gagné l'élection présidentielle et se retrouve avec 23 sur 65 ministres dans son gouvernement ? Avec le régime semi-présidentiel, combien Tshilombo a-t-il des parlementaires: députés et sénateurs ?

La République démocratique du Congo n'a pas un problème de haine ethnique ni tribale. Le tribalisme n'est pas notre affaire. Le premier tribaliste de la RDC, c'est Félix Pétain Bizimungu Tshilombo. Sur ses 116 conseillers tribaux, 95% sont ses frères Balubas, des Bena Mpuka ! 25% sont dans le gouvernement ! Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a envoyé 1000 Balubas en formation militaire. Les soudards sont en Afrique du Sud. Veux-t-il créer une armée mono-ethnique comme au Rwanda ? Le vrai problème est que Félix Pétain Bizimungu Tshilombo n'est pas élu. Dénoncer son putsch électoral ne font pas des Congolais qui s'opposent à son accession à la magistrature suprême par fraude et tricherie, sont des tribalistes ? Pourquoi le régime d'imposture de Tshilombo veut museler le peuple congolais. Les Bena Mpuka et communautaristes Balubas jouent aux victimaires. Les Talibans et Tribalo-ethniques sont des discriminaires.

C'est la République qui rassemble dans la liberté et la diversité. Nous réfutons cette volonté de Tshilombo de voir un Congo qui gomme des différences. Le Parti-Etat de Mobutu est révolu. Avec plus de 450 tribus, Tshilombo veut soit un. L'unité, c'est autour des valeurs républicaines. Pas autour d'un Angwalima et Fakwa qui voleur du destin de tout un peuple.

« Je veux d'un Congo où il n'y a qu'un seul camp : le CAMP de congolais UNIS et FIERS de notre riche diversité. Un Congo de CHANGEMENT de MENTALITÉS.»

«...Un Congo où il n'y a pas ceux de la bas et ceux d'ici. Un Congo où il n'y a pas ceux d'une église contre ceux d'une autre église. Un Congo où il n'y a pas un camp politique contre un autre camp politique.»

«Nous avons le devoir de porter le grand rêve et de redonner de la grandeur à notre pays. De BÂTIR UN CONGO DEBOUT et DIGNE. Un Congo des TRAVAILLEURS RESPONSABLES, VIGILANTS & GARDIENS de nos lois. C'est le Congo que je veux pour nous tous».

«...Un Congo débarrassé de la HAINE, du TRIBALISME. Un Congo où nos femmes ne sont plus violées tous les jours. Un Congo où il n'y a plus de guerre. Un Congo où il y a pas une province contre une autre» |

« Je rêve d'un Congo meilleur. Nous avons le devoir de construire un Congo où tous les enfants ont droit à l'éducation et à la santé. Un Congo où aucun enfant le dort dans la rue ou ne meurt de faim.»

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dimanche 8 septembre 2019

Aline Umutesi, courageuse et forte pour la cohésion nationale rwandaise !

C'est l’odyssée de Aline Umutesi Habyarimana pour la renaissance rwandaise. Un magnifique mariage, rempli d'amour, de joie et de couleur. C'est dans le Valais en Suisse, entourés des montagnes que nous avons été témoins oculaire de la renaissance rwandaise par le mariage du Général Emmanuel Habyriamana et Aline Umutesi. Les 23 ans de moqueries, quolibets et médisances ont été balayés par des félicitations des Rwandais: Tutsis et Hutus venus de la Belgique, Etats-unis , France ainsi que de ceux vivant en Suisse. Honorée par son mari Hutu, Aline Umutesi qui est Tutsie est entrain de tordre le cou à la Hutuphobie ambiante étatisée par le régime Kagamé que tous les Hutus sont des génocidaires ! Le courage de Aline Umutesi est à encourager car par son engagement, elle prouve à dessein que Tutsis et Hutus sont d'abord Rwandais. Le Rwanda a besoin de tous ses fils et filles pour se développer. Elle se bat contre les discriminations imposées devenues des avatars d'un régime discriminatoire. Aline Umutesi est "Première Dame" qui ne divise pas ses compatriotes. Elle rassemble et fédère, Aline Umutesi veut un Rwanda construit par tous les Rwandais: Tutsis, Hutus et Twas, à la manière du philosophe rwandais, Alexis Kagamé.

Il y a 23 ans, Aline Umutesi connue de toutes les autorités rwandaises, civiles et militaires, y compris de Paul Kagamé, président de la République rwandaise, elle acceptait de tout abandonner: situation confortable et honneurs pour suivre en exil son compagnon à l'époque, le Général Emmanuel Habyarimana, ministre de la Défense du Rwanda. Académicien des hautes académies militaires dont l'Ecole royale militaire de Belgique, grand stratège et extrêmement intelligent, c'est le Général Emmanuel Habyarimana qui a réformé, organisé et discipliné l'armée rwandaise dont se gargarise le dictateur Paul Kagamé. Le Général Emmanuel a opposé le non catégorique à l'autocrate de Kigali: Non à l'encouragement d'un régime mono-ethnique tutsi et non à l'agression de l'Est de la République démocratique du Congo par l'armée rwandaise. En homme formé et conscient, le Général Emmanuel Habyarimana a refusé en tant que Ministre de la Défense, que son nom soit sali et cité par les massacres des populations congolaises et les pillages des ressources de la République démocratique du Congo, pays qui l'a vu naître ! "J'ai réorganisé le statut des militaires et me suis opposé à l'avancement que Kagame voulait donner à des Tutsi ougandais, des officiers de sa famille ou des proches qui avaient du sang sur les mains, comme Fred Ibingira nommé général de la Division Kiga-Kitarama alors qu'il a été condamné pour les massacres de Kibeho. C'est aujourd'hui le bras droit du président. Je me suis aussi opposé à la poursuite des tueries au Congo et me suis battu pour le respect des droits de l'homme, de l'Etat de droit et de la justice. Une loi qui introduisait le Forum des partis stipulait qu'un parti politique ne pouvait se réunir que sous les auspices du FPR. J'ai dit ouvertement que c'était le début du totalitarisme. Je me suis aussi opposé à la privatisation et à la vente à des proches de Kagame de plantations de thé".

Il y a 23 ans ! Courageuse et forte, Aline Umutesi qui apprend que son compagnon, le Général Emmanuel Habyarimana et Ministre de la Défense, est en voie d'être arrêté par Paul Kagamé pour lui avoir tenue tête, va l'informer ! Il va sauver à un Rwandais, l'un des plus intelligents du pays, qui est Hutu pas Tutsi. Elle aurait pu se contenter de sa vie confortable à Kigali. Elle a risqué sa vie et pris des risques pour sauver un compatriote dont l'intelligence faisait peur à ceux qui sont arrivés au pouvoir par des armes. Aline Umutesi, a quitté le Rwanda, deux semaines après la fuite du Général Emmanuel Habyarimana, déguisée en sœur religieuse pour l'Ouganda. Dans le Valais en Suisse, Aline Umutesi a été honorée par trois mariages en deux jours: coutumier, civil et religieux. Au Rwanda, le mariage va au delà de deux individus. C'est deux familles qui s'unissent. Le mariage coutumier nous est apparu comme un prétoire. Maître Charles, qui est avocat, du côté de la famille d'Aline Umutesi faisait office de procureur ! Il attaquait symboliquement le Général Emmanuel Habyarimana pour ses 23 ans d’arriérés. Et papa Samuel venu de la Belgique, un homme plein de sagesse, était l'avocat. Il répondait au tac-au-tac et défendait son client le Général Emmanuel Habyarimana. Cette passe-d'armes truffée d'humour et de jeux de mots intraduisibles a lieu en langue locale, le kinyarwanda. Elle déclenchait l'hilarité et les applaudissements de l'assistance.

Traditionnellement au Rwanda, c'est encore en vigueur dans les villages, la cérémonie de mariage se conclut par la remise à la famille de l'épouse d'une ou plusieurs vaches, Ankolé de préférence, celle aux cornes en forme de lyre, la Roll's des bovins du cru. Dans le valet en Suisse, la dot s'est conclue par une enveloppe dont nous ne connaissons pas la somme. Durant tout le "kinzonzi", Aline Umetesi n'a pas été présente dans la salle. C'est une fois que le vétérinaire a vérifié que la vache remise par la famille du Générale Emmanuel Habyarimana correspondait au poids, à la taille et n'était pas malade...que les danseuses ont fait leur entrée dans la salle , avec la mariée.

Le mythe kagamiste et kagamienne de tous les "Hutus sont des génocidaires" est tombé le 10 août dernier dans le Valais en Suisse. Aline Utemise, au risque de sa vie, Tutsi comme Paul Kagamé a pris l'engagement devant sa famille, devant l'Etat hélvétique et devant Dieu, de se considérer comme Rwandaise. Elle a dit oui à son mari, qui est Hutu. Elle refuse la Hutuphobie instrumentalisée par le régime Kagamé, pour discriminer 80 % de la population rwandaise. Par son exemple, Aline Utemusi devient un exemple pour d'autres rwandaises, qui la peur au ventre, n'osent pas se marier avec leurs propres compatriotes qui sont des Hutus. Qui a dit que "Basi Batongaka Mboka Té" ? Pacifiste et de manière pacifique, Aline Utemusi se bat pour un autre Rwanda, avec ses convictions et respect des valeurs républicaines.

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samedi 7 septembre 2019

RDC: Plus de 25 000 enfants Congolais vivent et dorment dans les rue à Kinshasa !

RDC: Plus de 25 000 enfants vivent et dorment dans les rue à Kinshasa !

La course à l'enrichissement illicite du régime illégitime actuel en République démocratique du Congo est criante. La pointe de l'Iceberg d'un vol organisé, pour piller et mettre à genou, la Nation congolaise... 15 millions de dollars viennent de disparaître à la présidence usurpée de Angwalima Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, grand Fakwa devant l’Éternel et la Nation. Les inspecteurs des Finances de la République ont été séquestrés, molestés et menacés. L'Etat de droit et la démocratie annoncés avec pompe, par Monsieur 15% qui a bénéficié d'une nomination électorale après un odieux deal contre le peuple congolais, sont des slogans creux. Tshilombo, président Quado et nommé, est et demeure le grand voleur du destin de notre peuple. Il est entré dans l'histoire par la fenêtre, il en sortira par le toit de la maison. Son père, Etienne Tshisekedi wa Mulumba disait le "Peuple d'abord". L'imposteur et usurpateur Félix Pétain Bizimungu Tshilombo clame le "Ventre d'abord" ! Avec ses mafieux voyous, checkuleurs et gangsters, Tshilombo dirige par défi et condescendance, sans aucune légitimité. Depuis que Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a été nommé, peut-il dire quel son salaire ? A-t-il fait la déclaration de son patrimoine ? Si Oui, il faut qu'il dise d'où provient ce patrimoine, puisqu'en Belgique, il vivait avec l'aide de l'Etat, le CPAS ! Avec ses 40 voyages inutiles pour le pays, sait-il qu'il y a plus de 25 000 enfants Congolais qui vivent et dorment dans les rues à Kinshasa ?

Plus de 25 000 enfants vivent et dorment dans les rues de cette immense ville de Kinshasa. Si beaucoup sont descendus dans la rue à cause de la misère familiale, d'autres viennent de familles en conflit ou encore ont été accusés de sorcellerie. Ces enfants ne sont-ils que de petits bandits, de petits voleurs, de petits sorciers à rejeter ? Ou bien seulement des victimes du désordre social ?

Si certains garçons s’adonnent à des petits travaux tels que le chargement de bus, le nettoyage des véhicules, d’autres, par contre, recourent même aux vols et extorsions, soutient-ils. Quant aux filles, a-t-il indiqué, la plupart se livrent à la prostitution. Ce qui les expose aux infections sexuellement transmissibles et aux grossesses précoces et non désirées car elles sont à la merci des violences sexuelles.

« Ils sont estimés à plus de vingt-cing mille dont 40% sont des filles, ces enfants subissent toutes sortes de traitements inhumains.

Depuis toujours, la présence des enfants dits « enfants de la rue » a toujours inquiété la population de la ville de Kinshasa.

Ces enfants abandonnés, délaissés, isolés, des fois même éloignés involontairement de leur famille, par manque d’affection des parents, des souffrances qu’ils endurent, deviennent alors des hommes et femmes sans aucune éducation, des hors la loi.

La sorcellerie, principale croyance. Pourquoi un tel rejet des enfants ? Dans un pays ravagé par la misère, où des politicailleurs-ventriotes viennent à la politique non pour servir mais plutôt pour s'enrichir, la misère est une source pour régner sur les plus faibles. Il faut dire aussi que les croyances sont très ancrées dans les mentalités. On fuit le réel pour s'adonner au surnaturel. Les Binzambi Nzambi prônent prospérité et vérité. Une sorte d’échappatoire face à la dure réalité. Les Églises de réveil sont très populaires et exerce une grande influence en République Démocratique du Congo. Dans chaque commune de la capitale, on compte 300 églises en moyenne, presque à chaque coin de rue. Ces églises sont imprégnés de la culture liée à la sorcellerie.

La parole des pasteurs, souvent autoproclamés, est très écoutée et peu remise en cause. Chaque malheur ou fait étrange est considéré comme résultant de la sorcellerie. À ce jeu là, les enfants sont les cibles privilégiées. Sans éducation, ils peuvent constituer un poids. Au moindre malheur familial, ils sont accusés d’être sorcier. À partir de ce moment, le jeune est condamné. Si la famille a les moyens, elle l’amène voir l’un de ses pasteurs (le plus souvent non formé à la théologie) qui l’exorcise le temps d’un rituel.

L’enfant doit ensuite avouer qu’il est sorcier (un aveu fait sous pression) avant dans la plupart des cas, de se faire chasser de la maison familiale. Une fois dans la rue, il est exposé aux violences physiques, psychiques et sexuelles et se retrouve forcé à la mendicité ou à la prostitution (pour la majorité des filles) pour survivre.

Un pays doit penser à son avenir. Chanter les enfants de rue dans les chansons "Chance Eloko Pamba" ne suffisent pas. M'zée Laurent-Désiré Kabila passer ses Noëls et fêtes de nouvel an avec eux, cela n'est pas suffisant non plus.

Kinshasa est le miroir de la République. Les enfants de rue sont présents dans toute la République démocratique du Congo. Voilà un grand chantier de la République. Une Nation n'a pas pour vocation d'abandonner ses fils et filles au bord des routes. Il faut former et intégrer les enfants de rue dans la République.

Former et intégrer les enfants de rue, ne signifie en cas faire des déclarations tapageuses du type "Gratuité de l'enseignement" comme en a le secret Mabudincrate Félix Pétain Bizimungu Tshilombo: sans études préalables ni planifications. Oubliant que si l'école est gratuite, il faut mieux payer les enseignants et l'Etat doit subventionner les écoles privées.

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jeudi 5 septembre 2019

Suisse: Serge Schmidt, homme-orchestre du Festival de musique classique de Tannay !

Serge Schmidt a-t-il plusieurs vies dans la même existence ? Après une vie journaliste, il est le créateur du Festival Variations Musicales à Tannay. Cela fait dix que ce festival de musique classique de Tannay existe. Nous y étions le 16 août dernier. Serge Schmidt est président du Festival Variations musicales et syndic de la ville de Tannay. Le château de Tannay, racheté par la commune, est l’un des joyaux du village. En plus d’abriter l’administration communale, la bâtisse dispose de cinq appartements loués à des particuliers, dont celui de Serge Schmidt et son épouse.

A ne pas confondre avec Tannay, un petit village français du département de la Nièvre dans la région de Bourgogne-Franche-Comté, Tannay dont nous parlons est en Suisse, à proximité de Genève dans le canton de Vaud, situé dans le district de Nyon.

D’argent au chêne de sinople fruité d’or, mouvant d’un mont à trois coupeaux de sable, au chef d’azur chargé de trois fasces ondées d’argent. Ces armoiries ont été adoptées par la commune en 1919. Selon certains étymologistes, le nom du village serait dérivé d’une racine celtique signifiant chêne (d’où le mot tan = écorce de chêne). Avec le suffixe «ay», Tannay désignerait donc un endroit planté de chênes. D’où le meuble principal. Le chef représente le Léman, qui borde en partie le territoire communal.

Avec ses 1500 habitants, la commune de Tannay a rejoint la liste des hauts lieux du classique romands pendant la belle saison. Fondé en 2011, le festival s’est tranquillement développé dans son coin de verdure: le parc du château, cette esplanade aux arbres centenaires et à la vue imprenable sur le lac, situé à quelques minutes de Coppet, qui a inspiré l’idée même du festival. «J’allais souvent à La Roque d’Anthéron écouter des concerts de piano dans un cadre magnifique, raconte son directeur, Serge Schmidt. J’ai réalisé qu’on avait la chance, à Tannay, de disposer d’un lieu tout aussi extraordinaire, alors pourquoi ne pas l’investir.».

L’endroit est idyllique, mais l’agenda estival bien rempli et la concurrence rude. Alors dès le départ, les Variations musicales choisissent de miser sur une programmation prestigieuse. Au fil des éditions, la manifestation investit donc pour convier des pointures internationales et Suisses...«Notre taille modeste nous permet d’accueillir les musiciens comme des amis et ils ont l’impression d’être chez eux, note Serge Schmidt. Grâce au bouche à oreille, ils ont été de plus en plus nombreux à répondre présent.»

Dès le départ, l’affaire tourne avec une simple équipe de bénévoles. Une structure qui colle à l’ADN intimiste et familial du festival – pour les enfants jusqu’à 16 ans, le billet est gratuit, et à moitié prix pour les 16-25 ans. Mais qui connaît aujourd’hui ses limites, alors que la fréquentation grimpe et que la tente blanche peine à contenir tout ce petit monde.

Adélaïde Ferrière une virtuose exceptionnelle

Le 16 août 2019, au Festival Variations Musicales de Tannay, Adélaïde Ferrière a tenu le public en haleine pendant ses solos, des rythmes purs, qui se sont démultiplier... Inutile d’être fin connaisseur pour reconnaître en Adélaïde Ferrière une virtuose exceptionnelle. Les amateurs de musique, venus en nombre, ont réservé une ovation à la jeune percussionniste pour sa remarquable interprétation. Cette dernière a transporté le public avec une dextérité époustouflante et une maîtrise absolue de l’instrument. Chaque morceau joué est un enchantement. La qualité de la prestation de cette musicienne hors pair.

Née dans une famille de musiciens, la jeune percussionniste débute l’apprentissage du piano et de la percussion au Conservatoire de Dijon avant d’intégrer à l’âge de 15 ans la classe du Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris, où elle y obtient son Master avec les félicitations du jury en 2017. Elle étudie également en 2016 au Royal College of Music de Londres.

La musicienne est lauréate de plusieurs concours internationaux en France (Paris & Lille), Pays-Bas (Tromp International Percussion Competition) et Autriche (Vienne et Salzbourg). En 2015, elle emporte le Prix du Public du Festival Musical d’Automne des Jeunes Interprètes, puis devient lauréate de la Fondation Safran pour la Musique et de l’Adami en 2017. Elle est sacrée Révélation Soliste Instrumental de l’année 2017, lors de la 24ème édition des Victoires de la Musique Classique, et devient la première percussionniste à avoir été nommée à l’occasion de cette cérémonie.

L’étourdissante percussionniste sait manier les baguettes avec une impressionnante agilité, elle fait sonner son marimba avec une épatante expressivité. La jeunesse de l’interprète, la vivacité avec laquelle elle évolue autour de son instrument, sa grâce même, en font aussi un spectacle pour les yeux. Adélaïde Ferrière donne un témoignage éblouissant de sa maîtrise technique, pour Marimbale: premier mouvement, interprété avec deux baguettes, révèle les possibilités virtuoses de l’instrument, tandis que le second nous laisse entrevoir un climat plus serein avec des accords joués par la soliste.

En 2018, elle rejoint le Trio KDM aux côtés du percussionniste Gilles Durot, l’accordéoniste Anthony Millet et entre également en résidence à la Fondation Singer-Polignac avec le Trio Xenakis, composé des percussionnistes Emmanuel Jacquet et Rodolphe Thery.

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Inoubliable Pierre Péan !

Inoubliable Pierre Péan !

Grand journaliste Français d'investigation, Pierre Péan a été enterré au cimetière de Bouffémont, dans le Val d'Oise, dans la région parisienne, le mercredi le 31 juillet 2019, après une importante messe à l'Église Saint-George.

Ma photo, Freddy Mulongo et mon confrère Charles Onana, prise à Bouffémont, publiée dans Jeune Afrique numéro: 3056 du 4 au 10 août 2019, est et demeure la propriété de Réveil FM International.

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ONU: Comité pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants en Bosnie-Herzégovine !

LE COMITÉ DES DROITS DES TRAVAILLEURS MIGRANTS RECOMMANDE À LA BOSNIE-HERZÉGOVINE DE MIEUX TIRER PARTI DU POTENTIEL DE SA DIASPORA

Mieux tirer profit du potentiel de sa diaspora : c’est l’une des suggestions adressées à la Bosnie-Herzégovine par les experts du Comité pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, qui examinaient, hier après-midi et ce matin, le rapport sur les mesures prises par ce pays pour donner effet aux dispositions de la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille.

Après qu’eut été dressé le constat selon lequel la Bosnie-Herzégovine est un pays de transit pour les migrants, MM. Gun Ünver et Azad Taghi-Zada, les deux corapporteurs du Comité chargés de l’examen de ce rapport, se sont en effet plus particulièrement intéressés à la situation des Bosniens ayant émigré. Ils ont notamment voulu savoir comment le Gouvernement bosnien protégeait les droits des Bosniens installés dans des pays qui n’ont pas adhéré à la Convention et ont ensuite souhaité connaître les voies de recours dont disposent les Bosniens expatriés.

La protection des nombreux Bosniens émigrés n’est pas une tâche facile pour les services consulaires, a fait observer M. Ünver, qui a recommandé que les personnes chargées de cette protection reçoivent une formation adéquate. M. Taghi-Zada a, pour sa part, relevé que le nombre de Bosniens expatriés qui votent au pays était relativement faible au regard de l’importance (numérique) de la diaspora.

Au cours du dialogue noué avec la délégation bosnienne, plusieurs membres du Comité ont insisté sur l’importance d’associer les membres de la diaspora au développement socioéconomique de la Bosnie-Herzégovine.

Font toujours défaut des informations permettant de bien appréhender la situation migratoire au niveau national – des informations pourtant nécessaires à une bonne gestion des migrations, a-t-il en outre été souligné. L’attention s’est également portée sur la manière dont l’État fédéral coordonne l’action relative aux migrations avec les entités fédérées et dont les différentes autorités du pays coordonnent leur action avec les pays voisins.

Des inquiétudes ont par ailleurs été exprimées au sujet de violences policières dans le camp de réfugiés de Vuciak.

La délégation bosnienne était conduite par Mme Saliha Džuderija, Ministre adjointe des droits de l’homme et des réfugiés, qui a notamment indiqué que le grand problème pour la Bosnie-Herzégovine réside dans l’important afflux, dans le pays, de migrants qui sont en transit vers d’autres pays européens. Si l’augmentation constatée actuellement du nombre des migrants devait se prolonger, la Bosnie-Herzégovine serait confrontée à des difficultés pour fournir des logements en quantité suffisante et répondre aux autres besoins des migrants vivant actuellement sur son sol, a ajouté la cheffe de délégation.

Mme Džuderija a rappelé que son pays avait adopté, en 2015, une nouvelle loi réglementant les conditions et procédures d’entrée des étrangers en Bosnie-Herzégovine, les conditions de leur séjour et les droits et obligations des requérants d’asile, entre autres aspects. La Bosnie-Herzégovine a également adopté pour la période 2016-2020 une stratégie et un plan d’action sur la migration et l’asile, basés sur les principes de légalité, de sécurité de l’État, de coopération mutuelle et d’intégration, a ajouté la Ministre adjointe.

Pour ce qui est de l’application des recommandations antérieures du Comité, Mme Džuderija a indiqué que l’un des principaux problèmes dans ce domaine était l’alignement du cadre législatif, qui oblige l’État à trouver de nouvelles sources de financement afin d’élever le niveau de protection des migrants.

Outre la Ministre adjointe des droits de l’homme et des réfugiés, la délégation bosnienne était également composée de Mme Nermina Kapetanovic, Représentante permanente de la Bosnie-Herzégovine auprès des Nations Unies à Genève ; de plusieurs fonctionnaires des Ministères des affaires étrangères, des droits de l’homme et des réfugiés, de la sécurité ; ainsi que d’un représentant du Gouvernement de la Republika Srpska.

La délégation a répondu à d’autres questions qui lui étaient adressées par les experts du Comité concernant, notamment, l’institution du Médiateur ; la situation des travailleurs migrants en Bosnie-Herzégovine, du point de vue notamment de l’octroi des permis de travail et de l’accès aux services sociaux ; l’intégration globale des migrants dans le pays ; la passation d’accords bilatéraux avec les États accueillant des travailleurs bosniens et la coopération avec les institutions européennes dans la gestion des migrations ; ou encore la lutte contre la traite de personnes.

Le Comité adoptera ultérieurement, lors de séances à huis clos, ses observations finales sur le rapport de la Bosnie-Herzégovine et les rendra publiques à l'issue de la session, le mercredi 11 septembre.

Cet après-midi, à 15 heures, en salle XVI du Palais des Nations, le Comité tiendra une réunion informelle avec les États et d’autres parties prenantes.

Présentation du rapport

Le Comité est saisi du troisième rapport périodique de la Bosnie-Herzégovine (CMW/C/BIH/3), ainsi que des réponses du pays à une liste de points à traiter préalablement soumise par le Comité.

[Ndlr : La Bosnie-Herzégovine est divisée en deux entités autonomes – la Fédération de Bosnie-et-Herzégovine et la Republika Srpska – outre le district de Brčko.]

Présentant ce rapport, MME SALIHA DŽUDERIJA, Ministre adjointe des droits de l’homme et des réfugiés de la Bosnie-Herzégovine, a déclaré que son pays avait adopté, en 2015, une nouvelle loi réglementant les conditions et procédures d’entrée des étrangers en Bosnie-Herzégovine, les conditions de leur séjour et les droits et obligations des requérants d’asile, entre autres aspects. La Bosnie-Herzégovine a, d’autre part, adopté pour la période 2016-2020 une stratégie et un plan d’action sur la migration et l’asile, basés sur les principes de légalité, de sécurité de l’État, de coopération mutuelle et d’intégration, a ajouté la cheffe de la délégation bosnienne.

Mme Džuderija a également fait valoir la coopération des institutions compétentes chargées des questions migratoires avec les organisations de la société civile, de telle sorte que les personnes bénéficiant de la protection internationale reçoivent une aide juridique de la part de l’association Vasa Prava (« Connais tes droits »). À ce jour, a précisé la Ministre adjointe, toutes les plaintes relatives aux questions migratoires reçues par les autorités de Bosnie-Herzégovine ont été déposées par l’association Vasa Prava.

S’agissant de l’application des recommandations antérieures du Comité, Mme Džuderija a indiqué que l’un des principaux problèmes dans ce domaine était l’alignement du cadre législatif, qui oblige l’État à trouver de nouvelles sources de financement afin d’élever le niveau de protection des migrants. D’autre part, la Bosnie-Herzégovine doit trouver d’autres financements pour assurer la formation spécialisée des fonctionnaires chargés d’appliquer la stratégie et le plan d’action déjà mentionnés, a ajouté la Ministre adjointe.

Si l’augmentation constatée actuellement du nombre des migrants devait se prolonger, la Bosnie-Herzégovine serait confrontée à des difficultés pour fournir des logements en quantité suffisante et répondre aux autres besoins des migrants vivant actuellement sur son sol, a poursuivi Mme Džuderija.

La Ministre adjointe a en effet fait état d’une forte augmentation des arrivées en Bosnie-Herzégovine en provenance de pays connaissant des taux d’émigration élevés. Le cadre légal bosnien est largement aligné sur l’acquis européen, a-t-elle souligné, avant d’ajouter que la stratégie nationale intégrée de gestion des frontières devait être davantage harmonisée sur la stratégie de l’Union européenne en la matière.

La Bosnie-Herzégovine, qui a signé des accords de réadmission avec les pays membres de l’Union européenne, la Turquie et les pays de l’ouest des Balkans, est en train de mettre en place pour la gestion des migrants en situation irrégulière un mécanisme efficace et conforme aux normes et pratiques de l’Union européenne, a en outre indiqué la Ministre adjointe. La Bosnie-Herzégovine devra améliorer son système de récolte et d’analyse des données relatives aux migrations, a-t-elle ajouté.

Le grand problème pour la Bosnie-Herzégovine réside dans l’important afflux, dans le pays, de migrants qui sont en transit vers d’autres pays européens, a expliqué Mme Džuderija. En moyenne, quelque 2600 permis de travail sont émis chaque année, outre la prolongation de plusieurs centaines de permis. Les migrants ont tous accès aux services de santé nationaux, a fait valoir la cheffe de délégation.

Enfin, Mme Džuderija a indiqué que l’objectif de son pays, durant le présent dialogue avec le Comité, serait d’identifier des « points névralgiques » dans le système légal de la Bosnie-Herzégovine et de prendre connaissance des pratiques optimales pour renforcer le système de protection des droits des migrants conformément à la Convention.

Examen du rapport

Questions et observations des membres du Comité

M. AZAD TAGHI-ZADA, corapporteur du Comité pour l’examen du rapport bosnien, a recommandé que la Bosnie-Herzégovine produise des statistiques précises, ventilées par sexe et par âge, sur les flux migratoires, notamment sur les migrants en transit dans ce pays.

Il serait aussi intéressant de connaître les pays de destination des Bosniens qui vont travailler à l’étranger, a ajouté le corapporteur. Il s’est enquis des services consulaires disponibles pour ces ressortissants expatriés et a souhaité savoir si ces personnes ont le droit de voter dans leur pays d’origine (c’est-à-dire lors des élections en Bosnie-Herzégovine). M. Taghi-Zada s’est également enquis des voies de recours ouvertes aux Bosniens expatriés.

D’autres questions du corapporteur ont porté sur l’accès des personnes immigrées en Bosnie-Herzégovine aux services sociaux. M. Taghi-Zada a voulu savoir si la protection accordée aux migrants était identique dans les différentes entités composant la Bosnie-Herzégovine.

M. Taghi-Zada a par la suite relevé que le nombre de Bosniens expatriés qui votent au pays était relativement faible au regard de l’importance de la diaspora.

Le corapporteur a voulu savoir comment le Gouvernement bosnien protégeait les droits des Bosniens installés dans des pays qui n’ont pas adhéré à la Convention.

Pour sa part, M. CAN ÜNVER, Vice-Président du Comité et corapporteur pour l’examen du rapport de la Bosnie-Herzégovine, a salué les progrès réalisés par le pays dans la protection des migrants et de leurs droits et a rappelé que la Bosnie-Herzégovine avait été l’un des premiers pays à ratifier la Convention.

La protection des droits de l’homme des migrants étant un domaine très vaste, M. Ünver a fait observer que l’on trouvera toujours des points à améliorer dans les États. Pour ce qui concerne la Bosnie-Herzégovine, font toujours défaut des informations permettant de bien appréhender la situation au niveau national et nécessaires à une bonne gestion des migrations. L’expert a constaté une forme de confusion dans l’évaluation des flux migratoires mixtes en Bosnie-Herzégovine.

La protection des nombreux Bosniens émigrés n’est pas une tâche facile pour les services consulaires, a ensuite fait observer le corapporteur, avant de recommander que les personnes chargées de cette protection reçoivent une formation adéquate. M. Ünver a aussi insisté sur l’utilité de la coopération des autorités avec les organisations de la société civile.

Le corapporteur a par la suite ajouté que la gestion des migrations, si elle devait tenir compte des compétences de immigrants, devait aussi dresser une cartographie de l’apport potentiel des Bosniens de la diaspora pour mieux en tirer parti. Il a recommandé une plus grande collaboration bilatérale avec les pays de l’Union européenne dans ce domaine.

Le Président du Comité, M. AHMADOU TALL, a quant à lui voulu savoir si la société civile avait été associée à l’élaboration du rapport.

Dans leurs questions et observations, d’autres membres du Comité se sont enquis de la manière dont l’État fédéral coordonnait l’action relative aux migrations avec les entités fédérées.

Faisant observer que la Bosnie-Herzégovine est un pays de transit des migrations, des experts ont voulu savoir comment les différentes autorités coordonnaient leur action avec les pays voisins, en particulier s’agissant des renvois et des réadmissions.

Un expert a fait état de violences policières et de conditions de vie difficiles dans le camp de réfugiés de Vuciak.

Plusieurs membres du Comité ont insisté sur la prévention de la détention arbitraire des migrants et se sont enquis du traitement réservé aux enfants qui migrent avec des adultes. Un expert a demandé si la loi bosnienne interdisait totalement la détention d’enfants migrants.

Une experte a voulu savoir comment les autorités prenaient matériellement en charge le nombre toujours plus important de migrants installés en Bosnie-Herzégovine. Elle s’est enquise de l’existence de services destinés à informer les immigrés de leurs droits et obligations.

Un expert a relevé que les migrants sont très exposés au risque de traite des êtres humains. Il a prié la délégation de décrire les moyens dont s’est dotée la Bosnie-Herzégovine pour lutter contre ce phénomène.

D’autres questions ont porté sur les causes profondes de l’expatriation des Bosniens et sur le développement socioéconomique du pays ; sur les relations que les autorités bosniennes entretiennent avec l’Union européenne au sujet de la gestion des flux migratoires ; ou encore sur la mise en place de recours pour les migrants victimes de discrimination.

Réponses de la délégation

Les organisations internationales et l’Union européenne viennent en aide à la Bosnie-Herzégovine pour prendre en charge les migrants, a rappelé la délégation, soulignant que le pays n’avait pas les moyens financiers nécessaires pour assumer seul ses responsabilités dans ce domaine. Tous les niveaux de gouvernement en Bosnie-Herzégovine sont tenus, lorsqu’ils élaborent leurs propres normes, de respecter les instruments internationaux ratifiés par le pays, y compris la présente Convention, a fait valoir la délégation.

Dans la jurisprudence actuelle, a-t-elle poursuivi, il n’y a pas d’exemple de tribunal ayant invoqué directement la Convention. Cependant, la loi de la Bosnie-Herzégovine interdit toute forme de discrimination et les tribunaux du pays suivent la jurisprudence des tribunaux européens en matière de droits de l’homme, y compris s’agissant du respect des droits des migrants, a précisé la délégation.

Depuis vingt ans, la Bosnie-Herzégovine a connu une forte émigration vers la Turquie et, surtout, vers les pays européens voisins ainsi que vers l’Allemagne, a ensuite indiqué la délégation. Cette émigration concerne plutôt des personnes jeunes et s’explique par des motifs économiques. Les migrants envoient chaque année au pays environ 2,6 milliards d’euros, a précisé la délégation.

La Bosnie-Herzégovine a ouvert des consulats dans les principaux pays de destination et a conclu plusieurs accords bilatéraux pour faciliter la vie des migrants bosniens, a ajouté la délégation.

Les Bosniens de la diaspora ont le droit de voter lors des élections organisées en Bosnie-Herzégovine, a fait valoir la délégation : quelque 50 000 Bosniens à l’étranger ont ainsi voté lors des dernières élections régionales. De plus en plus de consulats et ambassades sont en mesure d’informer les ressortissants bosniens de leurs droits civiques, a souligné la délégation.

Une initiative a été lancée pour que les Bosniens expatriés puissent présenter leurs candidats aux élections en Bosnie-Herzégovine, a ensuite indiqué la délégation. De nombreux Bosniens expatriés ne votent pas à l’étranger mais reviennent au pays pour voter, a-t-elle souligné.

La moitié des deux millions de Bosniens de la diaspora vivent en Europe, en Australie, aux États-Unis et au Canada – des pays où leurs droits sont bien protégés –, a précisé la délégation. Les autorités ont aussi passé des accords bilatéraux avec d’autres pays pour faire respecter les droits à la retraite des Bosniens expatriés, a en outre indiqué la délégation.

La stratégie nationale sur les migrations contient un volet complet consacré à la diaspora, a aussi fait savoir la délégation. Cette stratégie vise, entre autres choses, des échanges de connaissances et de compétences avec les Bosniens très bien formés qui travaillent à l’étranger ; d’autres mesures visent à les inciter à revenir s’installer au pays ou à y investir.

Aucun migrant en transit ne s’est inscrit en Bosnie-Herzégovine en tant que réfugié, a par ailleurs fait observer la délégation. Soit les migrants s’intègrent à la société bosnienne, soit, comme c’est le plus souvent le cas, ils poursuivent leur chemin, a-t-elle expliqué. Plus de 17 000 personnes ont fait part de leur intention de demander l’asile en Bosnie-Herzégovine, mais très peu d’entre elles ont réellement entamé la procédure, a fait observer la délégation.

Malheureusement, les autorités ne sont pas encore en mesure de toujours informer les migrants, dès leur arrivée, de leurs droits dans une langue qu’ils comprennent, a reconnu la délégation. La Bosnie-Herzégovine manque toujours d’interprètes en persan, en tamoul ou encore en ourdou, a-t-elle précisé.

Les expulsions collectives de migrants sont interdites, a assuré la délégation, avant de rappeler que chaque expulsion doit être confirmée par deux instances judiciaires. Les étrangers concernés ont le droit d’engager un recours auprès des tribunaux compétents, mais ces recours n’ont pas d’effet suspensif, a expliqué la délégation, avant d’ajouter que le principe de non-refoulement (d’une personne vers un pays où il y a de sérieuses raisons de penser qu’il existe, pour elle, des risques sérieux de torture ou toute autre forme de violation grave des droits de l'homme) peut être invoqué comme motif de recours.

La loi bosnienne ne prévoyant pas la possibilité de placer un mineur en détention ou en garde à vue, les mineurs migrants non accompagnés peuvent être pris en charge dans des centres d’accueil ou des foyers, a ensuite indiqué la délégation.

Le Conseil de l’enfance veille à la protection des droits des enfants migrants, a poursuivi la délégation. Les mineurs non accompagnés sont pris en charge par des tuteurs, a-t-elle indiqué, avant de faire valoir que le Gouvernement a lancé, avec l’aide de partenaires internationaux, un programme d’intégration scolaire des enfants migrants.

La ville de Bihac, à la recherche de solutions provisoires pour éviter que des migrants ne dorment dans les rues ou dans les gares, a décidé d’héberger les migrants hommes dans un camp provisoire ; les femmes et les enfants sont, eux, logés à l’hôtel.

L’intégration des migrants se fait notamment par le biais du travail, a souligné la délégation. Plusieurs institutions et organisations viennent aussi en aide aux personnes concernées. Les migrants qui ne font que passer par la Bosnie-Herzégovine – en 2019, ils sont originaires pour l’essentiel du Pakistan – ne demandent pas à bénéficier de l’intégralité des services sociaux, a fait observer la délégation.

Étant confrontée depuis 1997 à un afflux de migrants en situation irrégulière, la Bosnie-Herzégovine a adopté, en 2016, la stratégie sur la migration et l’asile évoquée par la cheffe de la délégation dans son allocution d’ouverture. Dans ce cadre, une instance est chargée, sur l’ensemble du territoire, de coordonner l’ensemble des institutions chargées de la prise en charge des migrants, de leur arrivée à leur sortie du territoire, a précisé la délégation.

La liberté de mouvement des migrants en situation irrégulière peut être limitée dans certains cas, a fait savoir la délégation, avant de donner d’autres précisions concernant les restrictions imposées à cette catégorie de migrants s’agissant du droit au travail.

La Bosnie-Herzégovine reçoit peu de plaintes de migrants. Les voies de recours, en cas de contestation de décisions judiciaires ou administratives, sont ouvertes à tous, a assuré la délégation.

Les travailleurs immigrés (travailleurs migrants) employés en Bosnie-Herzégovine ont exactement les mêmes droits que les citoyens bosniens, a assuré la délégation, précisant que la loi du travail garantissait cette égalité de droit. Toute migrante ou tout migrant qui travaille en Bosnie-Herzégovine doit signer un contrat de travail qui lui ouvre le droit aux prestations sociales, ici encore à égalité avec les Bosniennes et Bosniens, a insisté la délégation, avant de préciser que le système d’assurance sociale couvre l’intégralité de la Bosnie-Herzégovine.

La délégation a indiqué que les autorités disposaient de statistiques de bonne qualité sur les effectifs de travailleurs migrants en Bosnie-Herzégovine. Les trois entités étatiques (composant le pays) collaborent de manière satisfaisante dans ce domaine. L’octroi du permis de travail est conditionné par l’existence d’un contrat de travail ; des quotas par secteur sont fixés par le Conseil des Ministres, sur proposition des « bureaux de l’emploi » dans les trois entités fédérées, a expliqué la délégation.

La délégation a ensuite décrit la procédure de demande de permis de travail par un travailleur migrant. Elle a précisé, d’une part, que les permis sont généralement octroyés pour autant qu’aucun Bosnien ne puisse occuper le poste en question ; et, d’autre part, que la durée du permis de séjour dépasse toujours la durée du permis de travail. En 2018, environ 1800 permis de travail ont été délivrés. Les principaux secteurs d’emploi de travailleurs migrants sont le commerce et la vente au détail, le conditionnement, les loisirs et les jeux. Les travailleurs originaires de Serbie, Turquie, Croatie et Chine, dans cet ordre décroissant, sont les plus nombreux, a indiqué la délégation.

La délégation a indiqué que, pour le Gouvernement, les accords bilatéraux avec d’autre États sont la meilleure manière de protéger les droits des travailleurs migrants et de gérer les flux migratoires. L’Agence nationale pour l’emploi – qui remplace d’anciennes agences de placement privées – a déjà passé, ou est en train de passer, des accords ou conventions avec les pays voisins de l’ancienne Yougoslavie, avec l’Allemagne ou encore avec le Koweït, a fait valoir la délégation. Le taux de chômage en Bosnie-Herzégovine est élevé, avec quelque 400 000 personnes inscrites au chômage, a-t-elle en outre rappelé.

L’institution du Médiateur, indépendante de par la loi, est composée de trois médiateurs, a poursuivi la délégation, avant de préciser qu’elle peut se saisir des cas de discrimination. Pour maintenir l’accréditation de statut « A » de cette institution auprès de l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l'homme (GANHRI, selon l’acronyme anglais), qui atteste de sa pleine conformité aux Principes de Paris, le Gouvernement a préparé un projet de loi afin de renforcer l’indépendance du Médiateur. Il est aussi prévu que l’institution remplisse les fonctions de mécanisme national de prévention de la torture, a ajouté la délégation.

Le Plan d’action contre la traite des êtres humains organise la collaboration entre la police, la justice et les prestataires de services de protection des droits de l’homme des victimes, a en outre indiqué la délégation. Des activités en faveur des victimes – notamment la construction de refuges (pour les accueillir) – sont menées avec le concours des organisations non gouvernementales.

Les flux migratoires ont entraîné une hausse des victimes potentielles de la traite ; 83 ont été détectées cette année, a précisé la délégation, avant d’ajouter que seules trente d’entre elles ont voulu se rendre dans un refuge. Plusieurs cas concerneraient des mineurs non accompagnés, mais il reste encore à déterminer précisément le statut exact de chacun de ces enfants, a en outre indiqué la délégation.

En 2017, trente-huit personnes ont fait l’objet d’enquêtes pour traite ayant au final abouti à 14 sentences d’emprisonnement, a ajouté la délégation, avant de souligner que les victimes, elles, sont indemnisées par l’État.

Membre de l’Organisation internationale pour les migrations, la Bosnie-Herzégovine élabore avec elle son prochain plan d’action en matière migratoire, a indiqué la délégation. De même, la Bosnie-Herzégovine bénéficie de fonds de l’Union européenne pour le développement.

Un accord avec l’Union européenne relatif à l’«entrée de personnes sans titre de séjour» est entré en vigueur en 2018 ; il rend notamment possible la réadmission de personnes. Près de mille Bosniennes et Bosniens ont ainsi été acceptés l’année passée et ont alors bénéficié de subventions à la réinstallation, a indiqué la délégation.

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mardi 3 septembre 2019

RDC: Adrienne Ekila Liyonda est la première cheffe de la diplomatie congolaise et non Marie-Ntumba Nzeza du gouvernement Tshilombo !

RDC: Adrienne Ekila Liyonda est la première cheffe de la diplomatie congolaise et non Marie Tumba Nzeza du gouvernement Tshilombo !

Réveil FM International est le premier média a avoir publié la photo de Madame Andrienne Ekila Liyonda dans un article du 24 novembre 2017: https://blogs.mediapart.fr/…/barthelemy-bisengimana-rwema-b…

En République démocratique du Congo, aime fabriquer des superlatifs, biographies etc. Lors de l'élection louis Michel 2006, certains médias s'étaient s'autoriser à parler des premières élections libres en République démocratique du Congo. A se demander, dans les années 60, comment Patrice Emery Lumumba était devenu le premier Premier ministre du Congo. Était-il élu ou nommé ? C'est comme ça que des médias proches des Bena Mpuka, Talibans, Tribalo-ethniques et Udps ont voulu induire le peuple congolais en erreur avec un titre pompeux: "Marie Ntumba Nzeza, première femme ministre des Affaires étrangères en RDC" !

Pardieu, pourquoi le gouvernement de l'imposteur-usurpateur Tshilombo voudrait-il mentir à tout un peuple ? Pour valoriser un politicailleur-ventriote Monsieur 15 % qui a volé l'élection a tout un peuple ? Il paraît que les médias coupagistes viennent de corriger leurs bévues et mensonges éhontés.

Pourtant sur le site du Ministère des Affaires étrangères et l'intégration régionale on peut lire:

"Femme politique congolaise active et engagée, Marie-Adrienne Ekilia Liyondo, a marqué sa génération, du quartier Matonge dans lequel elle a grandi jusqu’aux amphithéâtres de l’Université catholique de Louvain où elle a fini ses études avant d’embrasser une riche carrière dans l’Administration publique.

Née le 16 octobre 1948 à Léopoldville (Kinshasa), elle entame des études primaires à l’école Sainte Marie Goretti de Kauka dans la commune de Matonge, avant de rejoindre le prestigieux Lycée Sainte Thérèse de Lisieu (Lycée Kabambare) où elle décroche son diplôme d’Etat en option littéraire en 1970. Le Baccalauréat en poche, elle s’envole pour la Belgique où, elle y poursuit des études de Droit à l’Université catholique de Louvain et obtient une licence en droit économique en 1974. Elle revient au Zaïre où elle est engagée comme conseillère économique de l’Agence Zaïroise de presse pendant trois ans, avant de devenir journaliste spécialisée en économie.

En 1976, elle intègre la commission permanente de la réforme du Droit Zaïrois nouvellement instituée et poursuit son ascension dans la sphère économico-politique en intégrant le collège juridique de la présidence de la République et le conseil d’administration de la société publique Gécamines. En 1983, elle est nommée ministre aux affaires sociales et condition féminine.

L’AMBASSADEUR LIYONDA PRÉSENTE SES LETTRES DE CRÉANCES À JACQUES DELOR, PRÉSIDENT DE LA C.E.E.

Elle commence sa carrière diplomatique à l’issue d’un remaniement ministériel en 1985 et est promue Ambassadeur Extraordinaire du Zaïre en Belgique et près la Commission économique européenne (C.E.E) avec juridiction sur les Pays-Bas et le Luxembourg.

A l’issue de l’avènement du Premier ministre Mabi Mulumba, elle est rappelée au gouvernement pour occuper le poste de Ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale.

Elle devient la deuxième femme en Afrique à occuper ce poste après Madame Gaositwe Chiepe au Botswana en 1984. Elle occupera cette haute charge de janvier 1987 à mars 1988.

Elle quittera le giron diplomatique pour les médias, où elle deviendra Ministre de l’information et presse de mars 1988 à mai 1990. Après le retour du multipartisme, elle revient dans l’arène politique au sein de l’Union des démocrates indépendants. Elle s’installera en Belgique avec son époux où elle décédera le 23 juin 2006 des suites d’une maladie".

Marie-Ntumba Nzeza de l'Udps devra faire ses preuves. La diplomatie congolaise est mollassonne. La situation des diplomates de la République démocratique du Congo est plus que déplorable à telle enseigne que, conjuguée aux péripéties voulues et entretenues que vit le pays, le Congo a perdu toute son aura diplomatique sur la scène internationale.

Aujourd’hui, pour faire entendre sa voix, notre pays se fait prendre en charge par des pays amis, qui n’ont pas les mêmes potentialités que nous, pour défendre sa cause, faute de voix dans les institutions internationales où il est privé de vote, de parole voire de la documentation officielle.Une diplomatie sapée depuis l’indépendance.

Ambassadeurs jetés dans la rue Comme à Prague, un autre logeant dans un conteneur dans les Emirats du golfe, représentation diplomatique tombée en décrépitude en Ethiopie, diplomates clochardisés dans leur majorité, diplomates réduits au job pour nouer les deux bouts, arriérés de cotisations auprès de l’ensemble des organisations internationales...

L’opinion a encore frais en mémoire l’épisode des ventes du patrimoine immobilier des représentations diplomatiques pour survenir aux rémunérations du personnel des ambassades congolaises.

La problématique de l’image de la diplomatie congolaise repose également sur la reconsidération des conditions de travail des diplomates mais aussi par la régularisation de la situation du pays par rapport à ses cotisations au sein des organisations régionales et continentales.

Depuis l’indépendance en 1960 à ce jour, le ministère des Affaires étrangères a vu passer plus d'une quarantaine chefs de la Diplomatie congolaise, parfois, comme une grande figure de l’Art congolais, des stagiaires qui sont remplacés par d’autres avant de terminer leur stage. Le tartuffe Ntambwe Mwamba avec ses passeports- biométriques bidons restera dans les annales de l'histoire !

Abstraction faite de cette embellie de la politique étrangère de la République démocratique du Congo, le Chef de l'Etat de l'ex-Zaire et de la Rdc, dont la politique étrangère est un domaine réservé et non partagé, n'ont pas donné à notre diplomatie la place qui lui revient, pour la présence congolaise dans le monde et dans la défense de ses ressortissants vivant à l'étranger.

D'ailleurs, la création du Ministère des Congolais de l 'étranger, son cafouillage a annihilé les espoirs suscités,... n 'a pas pu donner plus de lisibilité à la politique étrangère du Congo et à la place à conférer à la diaspora congolaise dans son grand effort de soulager la misère de tout un peuple.

Notre diplomatie sans dents est rongée par un esprit effréné de lucre, qui fait de nos Ambassades de guichets, destinés à maximiser les recettes consulaires pour les poches des décideurs à Kinshasa, pour une répartition sans honte de l 'argent du Congo, c'est le 1+4=0 en miniature.

On a délibérément mis en place, par nos différents chefs de la diplomatie, depuis plus de 20 ans , un système de quotas et d'alignement et d' allégeance à telle ou telle Chef du Département, appelé Centrale ou de telle ou telle personnalité de la Présidence de la République. C 'est à nous de stopper cette léthargie et colmater les brèches par des prédateurs ventripotents repus qui considèrent le Congo comme leur affaire personnelle.

Ce système empêche l 'éclosion des jeunes talents congolais en matière de relations et échanges internationaux, au moment ou le Congo doit montrer ses performances pour la gestion du flux énorme des étrangers, qui s 'y rendent, pour la réalisation de la Diplomatie de Développement.

Entouré des apprentis sorciers, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo qui est ceinturé par des Checkuleurs, Gangsters et bandits de grand chemin, comme 116 Conseillers tribaux des Bena Mpuka, rien de bon ne sortira d'un gouvernement d'usurpation.

Le Congo méritant mieux, tous ses apprentis sorciers que les Ecuries d' Augias seront tôt ou tard nettoyées.

Au Ministère des Affaires étrangères à Kinshasa, on se réclame d 'ailleurs, avec perfidie, d'appartenir à tel ou tel clan sans aucune référence à ses années de service au sein du Minafet ou à la substance du travail d'influence qu' on a produit pour les intérêts du Congo.

La diplomatie congolaise en panne d’efficacité

En règle générale, les Chefs de mission diplomatique ont un mandat de 4 ans, au terme duquel ils sont rappelés au pays pour un changement de poste diplomatique ou pour exercer d’autres fonctions à la Centrale. Cette pratique ne souffrait d’aucune exception et la rotation était automatique et ne posait pas de problème comme de nos jours.

Le personnel diplomatique était lui aussi soumis à la même réglementation en matière d’affectation et de rotation (circulaire n° 004, telle que modifiée et complétée). De ce fait, toute prolongation du mandat n’était pas envisageable, sauf pour des raisons humanitaires.

Mais ces dispositions réglementaires sont aujourd’hui foulées au pied, à tel enseigne que certains chefs de mission ont passé toute leur vie à l’extérieur du pays et parfois dans un même poste diplomatique sans interruption. Cette situation qui est la conséquence des interférences extérieures et du trafic d’influence. D’autre part, il sied de rappeler que ces chefs de mission, dans leur grande majorité, se battent pour être maintenus à leurs postes occupés pendant plusieurs années sans obtenir les résultats escomptés.

En effet, la réglementation en vigueur est claire en cette matière. Elle fixe le mandat des diplomates en poste à 4 ans. Et ce, pour éviter une trop grande familiarité avec le pays hôte, au risque de desservir, les cas sont légion, les intérêts vitaux de la nation qu’ils sont appelés défendre.

Il est vrai que toutes les missions diplomatiques ne sont pas logées à la même enseigne. Chaque ambassade ou chaque poste a ses objectifs. Raison pour laquelle, les missions diplomatiques sont classées en 5 catégories suivant leur importance. Nous citons, par exemple, les missions diplomatiques accréditées auprès des organisations internationales. Il est généralement admis que ces représentations diplomatiques puissent être dotées d’un personnel qualifié ayant un mandat plus stable pour permettre une bonne maîtrise et un meilleur suivi des grands dossiers du monde. Ce qui ne devrait pas empêcher l’autorité de tutelle de pourvoir au remplacement de ce personnel au moment opportun.

Malheureusement, force est de constater qu’il y a des agents qui n’ont jamais été affectés en poste diplomatique, totalisant 30 ans au Ministère et que d’autres séjournent depuis des décennies en postes diplomatiques ou consulaires.

Cela incite au non respect des dispositions pertinentes en vigueur en matière de rotation et d’intégration au Corps des diplomates, et par la prolongation des termes en facteur de quelques autres agents sans raison valable.

De ce point de vue, la République démocratique du Congo est parmi les pays dont les diplomates ont battu le record de long séjour en postes diplomatiques perdant ainsi toute crédibilité en considération auprès des gouvernements de pays accréditaires.

A la longue, ils sont devenus inefficaces, improductifs et sans esprit d’initiative et de créativité.

A cet effet, la rotation constitue un viatique pour mettre un terme au désormais mandat illimité et à l’immobilisme de nos représentants, par l’affectation des Ambassadeurs de carrière repris dans le Décret présidentiel du 2 mars 2003, en vue de la redynamisation de la diplomatie congolaise post-conflit.

Tout indique, depuis plusieurs années, que le souci majeur des responsables est de trouver du travail à leurs proches et amis, et leur intérêt premier de pavoiser dans des suites cinq étoiles dans différentes capitales du monde.

Ils ont passé ou passent leur temps à commettre des bévues sur la scène internationale, voir les infrastructures se dégrader, le personnel diplomatique croupir dans l’errance, la précarité, détruisant davantage le peu de crédit qui restait encore à la diplomatie post-mobutienne.

La palme des fossoyeurs revient incontestablement aux responsables actuels. Leur action porte le sceau de l’improvisation et de la précipitation.

Il suffit de nous rappeler de 500 diplomates (sans compter leurs familles) qui traînent leur misère et leur mal-être dans les rues de Prague, Washington, Londres, Berne ou Paris et j’en passe, depuis septembre 2009, sans avoir perçu le moindre salaire ni les moyens de retour au pays, à cause d’une décision personnelle de leur autorité.

Les décideurs du ministère des Affaires étrangères auront improvisé et arrêté une mesure gravissime, sans avoir, au préalable, réuni les moyens financiers de sa mise en application.

Comme cela ne suffisait pas à noircir, déjà sombre, le tableau de la diplomatie et de l’Etat congolais, ils veulent maintenant entraîner un grand pays qu’est la France dans l’incohérence et l’irrespect des us et usages diplomatiques.

Depuis, le vendredi 7 octobre 2011, le tartuffe Alexis Ntambwe Mwamba, locataire du Salon rouge du ministère des Affaires étrangères avait franchi la ligne rouge. Par la voix de son porte-parole, il s’est empressé d’annoncer à l’opinion nationale et internationale, la nomination de Monsieur Ileka, comme nouvel ambassadeur de notre pays en France, pour succéder à feu l’ambassadeur Myra Ndjoku, qu’il avait pourtant gardé en poste près d’une année durant, alors que ses forces physiques l’avaient abandonné.

La ville de Kinshasa s’est couchée cette nuit-là, ahurie par une ordonnance présidentielle sortie de nulle part sinon de l’empressement sans fondement d’un ministre qui veut s’illustrer par des mesures déplorables.

Ce qui choque véritablement dans cette annonce, réside dans le fait que cette nomination précède l’agrément du pays hôte, la France, selon les exigences de la diplomatie mondiale reprises dans les Conventions et Traités internationaux que n’ignorent pas le Chef de l’Etat et le patron du ministère des Affaires étrangères.

N’est-ce pas bafouer la souveraineté de la France, un Etat cartésien s’il en est, méticuleux et rigoureux quant au respect du droit international et des règles diplomatiques ?

Cette attitude de vouloir imposer de manière cavalière est une faute lourde, qui humilie non seulement la République démocratique du Congo mais aussi la France à qui l’on voudrait « forcer la main ».

Elle suscite aussi des interrogations dont, malheureusement, seul le régime de Kinshasa, détient les réponses.

Mais une réponse semble une évidence, celle pour l'ex- ministre Alexis Ntambwe Mwamba de vouloir caser ses hommes à la mission diplomatique à Paris, avant les élections générales de novembre 2011. Mais n’est-elle pas inutile, cette volonté, quand on sait incertaine, l’issue de ces scrutins, et probable la remise en cause d’éventuelles mises en place en cette période ?

Là où Joseph Kabila met plus de douze mois pour combler un poste laissé vacant (ministères, entreprises) alors que l’exigence de la bonne marche des affaires de l’Etat commanderait une nomination rapide, à la demande de son ministre, il signe aujourd’hui à la hâte, une ordonnance pas du tout urgente, à quelques 60 jours de la fin de son mandat et de celui du gouvernement.

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lundi 2 septembre 2019

RDC: Antonio Guterres, Secrétaire Général de l'ONU face aux journalistes Congolais, après sa rencontre avec Félix Tshilombo à Kinshasa !

RDC: Antonio Guterres, Secrétaire Général de l'ONU face aux journalistes Congolais, après sa rencontre avec Félix Tshilombo à Kinshasa !

Kinshasa, Democratic Republic of the Congo, September 2, 2019

Merci bien de votre présence. Dans les deux jours que j'ai passés dans le Kivu du Nord, j'ai pu constater qu'il y a un vent d'espoir qui souffle en RDC, qu'il y a une opportunité à saisir.

Et mon appel à la communauté internationale tout entière, c'est qu'elle puisse s'unir pour appuyer le peuple congolais et pour appuyer les autorités congolaises pour que cette opportunité soit saisie, se transforme dans le renforcement des institutions, dans le développement durable et inclusif, dans la sécurité, dans la réponse aux problèmes humanitaires efficace ; et qu’en même temps, ce vent d'espoir puisse animer le peuple congolais à répondre à tous ces défis.

J'ai eu l'occasion de m'entretenir avec Monsieur le Président de la République et de lui exprimer notre conviction qu’il y a aujourd'hui au Congo un moment historique, un moment où l'on peut s'attendre à un développement des institutions démocratiques, à l'existence d'un gouvernement qui veut transformer le pays mais avec une opposition qui joue aussi un rôle important dans la vie politique du pays, avec un respect accru des droits de l'homme et avec une vision pour le futur du Congo.

Cette visite est une visite de solidarité ; solidarité premièrement avec le peuple congolais mais aussi avec les autorités congolaises. Une solidarité qui s'exprime premièrement face aux défis sécuritaires.

J'étais au Nord Kivu et j'ai pu voir la dimension de la menace de l’ADF et de ses actions terroristes intolérables face aux populations congolaises.

Nous sommes convenus que la Monusco va renforcer sa capacité d'action vis à vis l’ADF et va renforcer aussi sa coopération avec les Forces armées de la République démocratique du Congo pour mieux répondre aux préoccupations sécuritaires des populations face à cette menace qui est non seulement congolaise, mais vraiment déjà une menace internationale.

Deuxièmement, et sur le plan sécuritaire, on va renforcer notre coopération pour la démobilisation, le désarmement et la réintégration des anciens combattants. Et je vais faire un grand appel aux Congolais qui sont encore dans la brousse, dans des groupes armés, pour qu'ils laissent les armes et qu’ils acceptent de s'intégrer dans les communautés dans la perspective d'un nouveau Congo.

Mais notre coopération va aussi s'intensifier dans les domaines du développement, du développement inclusif et du développement durable. Le Congo a un potentiel de richesse énorme. Il faut que ce potentiel puisse servir les intérêts du peuple congolais et dans le domaine humanitaire.

Nous avons aujourd'hui, comme vous le savez, un combat très important contre l'Ebola, pour éradiquer l'Ebola. Mais nous ne voyons pas l'Ebola isolément : j'ai parlé avec les populations et je suis conscient qu'il y a, outre Ebola, la malaria, la rougeole, le choléra… Il faut une réponse qui soit une réponse capable non seulement d'éradiquer l'Ebola mais aussi d'appuyer le Congo pour créer les services de base de santé et les services sociaux de base qui puissent être bien plus efficaces dans le combat contre toutes les autres maladies et dans la création de conditions pour que le pays puisse sortir d'une situation d’aide humanitaire pure pour une situation de prestation de services de base par des structures contrôlées ou coordonnées par l'Etat congolais.

Je tiens à vous exprimer mon énorme satisfaction : nous avons eu un débat très constructif avec Monsieur le Président de la République et je suis sûr que dans le cadre de la révision stratégique de la MONUSCO, le Conseil de sécurité décidera quelques ajustements qui puissent améliorer la MONUSCO et sa coopération avec le gouvernement congolais et que à terme, nous travaillerons ensemble avec le gouvernement du Congo pour créer les conditions qui puissent permettre, un jour, que la mission onusienne puisse n'être plus nécessaire, et que le rapport entre les Nations Unies et le Congo soit un rapport normal - avec une équipe de pays qui travaille avec le gouvernement pour le développement et le bien-être du peuple congolais.

Mais pour le moment, nous restons engagés avec la République démocratique du Congo et je dois dire d’une façon très claire : les Nations unies n'abandonneront pas le peuple congolais.

Question sur la persistance des groupes armés à l’est de la RDC

C'est évident que nous sommes loin d'avoir résolu les problèmes d'insécurité en République démocratique du Congo. Ensemble, la MONUSCO et la RDC n'ont pas encore été capables de résoudre ces problèmes pleinement.

Mais je dois vous dire aussi en toute sincérité que je pense que si la Monusco n'existait pas, la situation serait [bien] pire.

En tout cas, un des résultats de cette visite, c'est la décision que nous avons prise en coopération avec Monsieur le Président de la République que, non seulement nous allons renforcer la capacité d'opération de la MONUSCO notamment face à l’ADF, mais que nous allons [aussi] renforcer la coopération entre la MONUSCO et les Forces armées de la République démocratique du Congo pour être plus efficaces dans la réponse face aux actes terroristes qui sont inacceptables, qui sont intolérables, et qui font souffrir énormément les populations.

Il ne faut pas oublier que 27 soldats onusiens sont déjà tombés dans la lutte contre les ADF. On ne va [pas] commencer à partir de rien mais on va tout faire pour améliorer ce qu'on fait et améliorer notre coordination avec les Forces armées de la République démocratique du Congo pour faire face d'une façon plus efficace à la menace du terrorisme.

Question sur le soutien des bailleurs de fonds à la riposte Ebola en RDC

J'ai eu aujourd'hui l'occasion de parler au corps diplomatique, où les bailleurs de fonds les plus importants sont représentés, et de faire un appel très clair.

Premièrement dans le domaine de l'Ebola, il faut reconnaître que les engagements pris par les pays donateurs correspondent jusqu'à la fin de l'année plus ou moins aux besoins existants. Mais il faut transformer les engagements en paiements effectifs. Et là nous n'avons eu jusqu'à présent que 15 % de nos besoins jusqu'à la fin de l'année.

Or, si dans une action humanitaire normale, il n'y a pas de problème s'il y a un retard d'une semaine (on adapte le programme pour résoudre cette difficulté), dans le cas de l'Ebola, une semaine sans ressources, une semaine sans réponse, cela ne veut pas dire qu'on perd une semaine, cela veut dire qu'on perd la guerre avec l'Ebola parce que les choses peuvent immédiatement se développer hors de contrôle.

Alors j'ai fait un appel pour que les bailleurs de fonds puissent rapidement faire les paiements correspondant aux engagements qu'ils ont pris.

Mais en même temps, nous allons organiser avec le gouvernement congolais en novembre une conférence qui s'adresse non seulement au problème de l'Ebola mais surtout au problème des services médicaux , des services de santé de base. Parce qu’il nous faut avoir une capacité de répondre simultanément de façon plus efficace, non seulement à l'Ebola, mais à la rougeole, mais à la malaria, mais au choléra, et à tous les autres problèmes de santé de base du peuple congolais.

Et j'espère que la communauté internationale puisse répondre positivement à cet appel qu’on va lancer dans cette conférence. La conférence aura lieu en principe à Goma.

Question sur les efforts des Nations Unies pour répondre à la détresse des populations de Beni.

Premièrement, ce n'est pas la première fois qu'on entend le cri de détresse. Quand j'étais à Beni, quand j'étais à Mangina, c'est évident qu’il y a déjà longtemps que nous travaillons activement dans la région pour protéger la population de la menace de l'Ebola.

Ce que cette visite va nous permettre, c'est de renforcer notre capacité de réaction, notamment en matière de sécurité. J'ai discuté avec nos collègues qui sont responsables des Forces, notamment de la Brigade d'intervention, comment on peut être plus efficace dans notre action et surtout comment on peut [agir] – j’étais avec les chefs d'état-major des forces armées - pour améliorer la coordination sur le terrain entre les actions des Forces armées de la RDC et la MONUSCO.

Et là, je crois qu'il y a un chemin à parcourir et je crois qu'il y a des changements qu'on peut introduire ensemble et qui peuvent se traduire, je l'espère, par une amélioration de la capacité à répondre aux défis sécuritaires.

Question sur la nature de la riposte Ebola.

Il y a une vaccination très importante qui est est en train d'être faite. Il y a des centres de dépistage mais aussi des centres de traitement que j'ai visités d’ailleurs, et il y a maintenant un traitement qui peut [soigner] Ebola. Et ça c'est un changement radical.

Aujourd'hui, nous avons la capacité de [soigner] Ebola, pas seulement de la prévenir avec la vaccination qui va se développer, mais d'apporter rapidement [un traitement]. Et j'ai eu hier l'énorme joie de me réunir avec quelques vainqueurs de l'Ebola - des personnes qui ont subi les traitements et qui ont réussi à être aujourd'hui libres de la maladie.

Alors cette réponse robuste qui est sur le terrain et en coopération avec les autorités congolaises, en coopération avec des organisations de la société civile - cette réponse robuste va encore se renforcer et je dois dire que j'ai beaucoup d'admiration, et pour la résilience du peuple congolais, et pour le courage et le dévouement de tous les travailleurs de santé -congolais et étrangers - qui acceptent de travailler notamment dans des endroits où il y a des attaques, et qui continuent à travailler même si quelques-uns d'entre eux ont déjà subi la perte de leur vie.

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RDC: Antonio Guterres, Secrétaire Général de l'ONU, face à la presse, au Centre de traitement d'Ebola à Mangina !

RDC: Antonio Guterres, Secrétaire Général de l'ONU, face à la presse, au Centre de traitement d'Ebola à Mangina !

Mangina, Democratic Republic of the Congo, 1 September 2019

Nous sommes à l’épicentre de la crise de l’Ebola qui reste une menace sérieuse pour la santé publique, pour le pays et pour la population.

Je tiens à exprimer toute mon admiration pour le courage et la résilience et l’engagement de la communauté et de celles et ceux qui sont guéris et qui sont, aujourd’hui, je dirais, le témoignage le plus important qui démontre qu’il y a une solution pour l’Ebola et qu’il faut que tout le monde se présente quand il y a des symptômes pour pouvoir être traité.

Mais c’est évident qu’il nous faut une réponse avec plusieurs volets : un volet sécuritaire. Pour combattre l’Ebola, il faut la liberté de mouvement, il faut l’accès, il faut la sécurité. Et notre solidarité doit s’exprimer par une coopération accrue entre la MONUSCO et les Forces armées de la RDC capables premièrement de contenir, et si possible de battre la menace d’actes terroristes des ADF, mais aussi de tout faire pour la démobilisation des autres groupes armés de nature locale et pour les convaincre qu’il faut abandonner la brousse et qu’il faut se réintégrer dans la société.

Avec un effort accru en matière de sécurité il nous faut aussi un effort accru en matière de combat contre l’Ebola dans toutes les régions affectées et de prévention dans d’autres régions à l’intérieur et à l’extérieur du Congo.

Il nous faut mobiliser toutes les capacités et toutes les réponses du pays et de la communauté internationale pour vaincre cette bataille et il faut reconnaître aussi que pour les populations congolaises, il y a d’autres maladies qui doivent être soignées : la rougeole, la malaria, le choléra. Sans oublier que la rougeole et la malaria font plus de victimes en RDC que l’Ebola elle-même, même si Ebola représente une menace qualitativement bien plus sérieuse au niveau national et au niveau régional.

Et pour tout faire dans ce domaine, il nous faut une solidarité accrue de la communauté internationale. La communauté internationale a bien répondu à nos appels en matière de financements. Les financements promis jusqu’à la fin de l’année correspondent plus ou moins aux besoins en matière de lutte contre l’Ebola mais seulement 15 % a été versé jusqu’à présent. Ça veut dire qu’il y a un problème de liquidités dans la réponse, qui est extrêmement sérieux. Et quand il n’y a pas de cash, même s’il y a des promesses, la réponse contre l’Ebola s’arrête. Et si on perd une semaine dans la réponse contre l’Ebola, on ne perd pas qu’une semaine : on peut perdre la guerre contre l’Ebola.

L’Ebola n’attend pas. Alors il faut que tous les pays et toutes les organisations qui se sont compromis à des engagements financiers pour appuyer la réponse à l’Ebola puissent très rapidement dépenser ce qui correspond à leurs promesses pour que cette réponse vigoureuse que j’ai constatée ici et qui se répand dans toutes les zones infectées puisse continuer sans interruption.

Un mot aussi de solidarité vis à vis de toutes les victimes et surtout un mot d’admiration pour ceux qui ont été déjà guéris, ce qui démontre que ça vaut la peine de faire le traitement, que ça vaut la peine de se présenter à des centres de traitement comme celui-ci.

Demain, je serai à Kinshasa et je vais en profiter naturellement pour parler au Président de la République, au Premier ministre, aux leaders parlementaires et à des représentants de l’opposition dans cette logique de solidarité et de mobilisation de toutes nos ressources et du point de vue de la sécurité, et du point de vue de l’Ebola.

Questions-réponses

Question sur le financement du quatrième plan de riposte Ebola.

Secrétaire général : Comme je vous l’ai dit, le financement pour la réponse jusqu’à la fin de l’année a été promis plus ou moins au niveau des besoins. Mais le problème c’est que les versements sont encore très limités - seulement 15 % de ce qui a été promis a été versé. Et comme je l’ai indiqué, on ne peut pas arrêter une réponse en attendant que l’argent vienne parce que si cette réponse est interrompue, on peut avoir une défaite tragique dans la guerre contre l’Ebola.

Question sur l’avenir de la MONUSCO et de sa Force en RDC et dans l’Est en particulier.

Secrétaire général : C’est une décision naturellement du Conseil de sécurité mais c’est mon avis que la MONUSCO a un rôle très important à jouer en RDC.

Un jour naturellement, ce sera possible que la MONUSCO puisse fermer ses portes, comme ça s’est passé au Liberia, en Côte d’Ivoire et dans d’autres pays qui ont résolu leurs problèmes.

Pour le moment, je crois que l’on doit faire une révision stratégique qui est en cours pour améliorer ce que la Monusco fait, la rendre encore plus utile au peuple congolais dans tous les domaines - sécurité mais aussi dans le domaine politique. Et en améliorant cette action de la MONUSCO, je compte sur le Conseil de sécurité pour qu’on puisse renouveler le mandat avec les ajustements considérés nécessaires.

Mais il y a une chose qui est évidente quand on parle avec les Congolais : même les Congolais qui sont critiques sur l’action de la MONUSCO (tout le monde voudrait que la MONUSCO puisse faire plus, surtout dans le domaine sécuritaire), même ceux qui sont critiques, tous reconnaissent que sans la présence de la MONUSCO dans cette région, on serait dans une situation bien plus difficile.

Question sur les raisons de la résistance à la riposte Ebola, notamment l’échec de la MONUSCO à protéger les civils des ADF.

Secrétaire général : Premièrement, il faut reconnaître que 27 soldats de la MONUSCO sont déjà morts en combattant les ADF. Alors, si on ne faisait rien, on ne comprend pas comment on a 27 personnes tuées. Ce que je reconnais, c’est qu’il faut faire plus dans la coopération entre la MONUSCO et les Forces armées de la République démocratique du Congo et ce sera au centre de mes discussions à Kinshasa.

Je crois qu’on peut améliorer la réponse du point de vue sécuritaire. A mon avis ce n’est pas une question du nombre de troupes, c’est une question de la stratégie d’actions conjointes des forces que, à mon avis, on peut et on doit améliorer dans la réponse contre les ADF.

Ce n’est pas seulement les ADF : il y a aussi les autres groupes Mayi Mayi. Là, il faut un grand effort pour la démobilisation. J’ai été hier dans un centre de démobilisation et j’ai pu voir qu’il y a beaucoup de gens qui veulent sortir de la brousse mais qui veulent aussi qu’on puisse leur garantir une intégration harmonieuse dans la société.

Nous allons travailler ensemble pour améliorer cette défense.

En tout cas, il faut dire que ce n’est pas seulement ça. La résistance des communautés [à la réponse Ebola] a beaucoup d’autres raisons.

Il ne faut pas oublier que cette région était toujours une région relativement périphérique et abandonnée sur beaucoup d’aspects. Il ne faut pas oublier la question qui a été très compliquée de l’ajournement des élections dans cette zone qui a été vu par quelques-uns comme utilisant l’Ebola comme un instrument politique etc.

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RDC: Antonio Guterres, Secrétaire Général de l'ONU, son allocution à la presse à Beni !

RDC: Antonio Guterres, Secrétaire Général de l'ONU, son allocution à la presse à Beni !

Point de presse à Beni, République démocratique du Congo Beni, 1er Septembre 2019

Je suis très heureux de me trouver dans le territoire de Beni aujourd’hui.

Je ne pouvais pas me rendre en RDC sans venir à la rencontre des habitants courageux de ce magnifique territoire, et qui au-delà d’une terrible épidémie d’Ebola, et d’autres problèmes de santé comme la rougeole, le paludisme ou le choléra, doivent malheureusement faire face à une grande insécurité.

Je souhaite par ma présence ici aujourd’hui réaffirmer le plein soutien de la MONUSCO dans la lutte contre les groupes armés qui sèment la peur et la mort. La MONUSCO et ses partenaires, les Forces Armées de la RDC et la Police Nationale Congolaise, continueront à travailler ensemble pour ramener la paix et la sécurité dans la région.

Je présente mes plus sincères condoléances aux familles et aux proches des victimes de cette violence. Je condamne ces crimes et j'appelle tous les groupes armés à cesser immédiatement les attaques envers la population civile et les forces de sécurité chargées de la protection du peuple congolais.

Les casques bleus de la MONUSCO ont également payé un lourd tribut au service de la paix. Mais ce deuil ne fait que renforcer notre détermination. Nous ferons tout pour contribuer à mettre fin au fléau de l’insécurité dans cette région.

Il est important que la population de Beni sache que nous avons entendu ses cris de détresse. Les Nations Unies dans leur ensemble sont déterminées à soutenir les autorités congolaises, les communautés locales et les acteurs de la société civile dans la lutte contre l’insécurité.

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dimanche 1 septembre 2019

RDC: Elle s'appelle Dénise Nyakeru "Imposteuse et Faussaire" !

RDC: Elle s'appelle Dénise Nyakeru "Imposteuse et Faussaire" !

Le Rwanda existe parce qu'il y a des Rwandais et Rwandaises, qui y sont nés, y vivent, y travaillent et aiment leur pays. ll n'y a pas de mal ni de honte d'être Rwandaise et de s'affirmer comme telle. Un pays ne change pas d'adresse tous les quatre matins. Le Rwanda demeure l'un des 9 voisins de la RDC. Nous ne partageons nullement la vision prédatrice, expansionniste, criminelle, sanguinaire des autorités rwandaises actuelles. Paul Kagamé, autocrate de Kigali est Hitler Africain. Il a son compteur plus de 12 millions de morts Congolais, pillages et recels des ressources de la République démocratique du Congo.

Dominique Sakombi Inongo "Buka Lokuta" pour asseoir la dictature Mobutienne, il faisait descendre des nuages, Mobutu Sese Seko, lunettes au nez et toque de léopard sur la tête, comme générique du journal télévisé de la voix du Zaïre. Mieux, en bon propagandiste, il avait imprimé un ouvrage dans lequel, le fils de cuisinier avait tué un léopard à 12 ans ! Ceux qui ont fait d'Alias Kabila, un Katangais pure sucre, alors que le fils putatif de M'zée Laurent-Désiré Kabila a contribué à l'assassinat de son père, ils sont là et circulent tranquillement.

La RDC est pris en otage par des faussaires, usurpateurs, gangsters et autres bandits de grand chemin. Voilà que la compagne de Tshilombo, Denise Nyakeru a payé des mythomanes pour lui tailler une biographie digne d'une première dame tropicale.

On ne construit pas un pays dans des mensonges éhontés. On n'a pas à blanchir son passé noir par opportunisme et ambition démesurée. Denise Nyakeru tu n'es pas la première dame de la République démocratique du Congo. Tu n'es qu'une imposteuse et faussaire.

Denise Nyakeru est une Rwandaise. Elle n'est pas une Kivutienne donc Congolaise. Dénise Nyakeru est une imposteuse et faussaire comme son compagnon d'Angwalima Félix Pétain Bizimungu Tshilombo. Les deux ont vécu dans des magouilles et Chekulas.

Avant de vivre en Belgique, Nyakeru était connue comme péripatéticienne par des services britanniques "Scotland Yard". Elle a été protégée parce que couverte par sœur qui travaillait à l'ambassade du Rwanda au Royaume-Uni. C'est d'ailleurs sa sœur qui la fera sortir du pays pour la Belgique.

Elle a repris ses mauvaises fréquentations et son fameux Mari fut arrêté et jeté en prison. C'est alors que Samy Badibanga grand checkuleur entra en jeu et fera des démarches pour Félix Pétain Bizimungu récupère la Rwandaise, dans une perspective politique. Comme à l'époque de Barthélemy Bisengimana : Avoir une hirondelle Rwandaise, c'est avoir une chance d'accéder au pouvoir.

Le vieux Etienne Tshisekedi n'a jamais approuvé la relation de Tshilombo avec Denise Nyakeru. Leurs magouilles connues de tous désorientaient le Sphinx de Limeté, qui n'a jamais voulu que Tshilombo porte son nom. Mais plutôt celui de son frère Marcelo Tshilombo.

Les 3 raisons de réfuter l'imposture de Denise Nyakeru:

1. Jeune Afrique dans son article du 19 mars 2019: les dix choses à connaitre sur Denise Nyakeru...Il est écrit explicitement qu'elle est née le 9 mars 1967 à Bukavu. C'est la même date de naissance inscrite sur sa carte d'identité nationale rwandaise sans indiquer le lieu. Pourquoi Denise Nyakeru garde sa nationalité rwandaise, alors que la RDC ne reconnait pas la double nationalité.

2. Denise Nyakeru est-elle devenue Congolaise par son alliance avec Félix Pétain Bizimungu Tshilombo. Le jour de l'investiture frauduleuse de sa NOMINATION ÉLECTORALE, Félix Pétain Bizimungu et sa compagne Denise Nyakeru n'étaient pas mariés. C'est la veille de sa visite en Namibie, pays où le faussaire a reconnu son odieux deal avec Alias Kabila, que Tshilombo et Nyakeru ont été mariés en catimini, par un pasteur de Binzambi Nzambi et sans autorité d'état-civil.

2. Par coterie tribale, avec son frère de tribu Angwalima, Fakwa Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, notre ami Blaise Kapampy a pondu une biographie à sa belle soeur, digne de l'époque soviétique : "Avec son frère et soeur, elle a vécu au quartier Calvario de Rukumbuka, non loin de la résidence d'Alexandre Mahamba (Un des pendus de la pentecôte par Mobutu)..." Pourquoi vouloir à tout prix justifier la proximité de Denise Nyakeru avec des personnalités connues. Denise Nyakeru est-elle Congolaise ou non ? Habiter à proximité de la résidence d'Alexandre Mahamba fait-elle de Denise Nyakeru, une Congolaise ?

3. C'est Blaise Kapampy qui a publié cette photo. La même que celle de la carte d'identité rwandaise. Qui lui a donné cette photo ? D'où provient-elle ?

Depuis la chute de Mobutu en 1997, les Congolais n'ont pas une carte d'identité. Les occupants qui supervisent l'occupation de la RDC continuent de se frotter les mains. Depuis le gouvernement 1+4=0, Azarias Ruberwa s'occupe de la sécurité et la décentralisation du Congo. Lors de l'élection Louis Michel, Azarias Ruberwa avait posé sa candidature comme président de la République et n'avait obtenu que 5%. Le seul Congolais a avoir dénoncé la candidature de cet imposteur est le professeur Huit Mulongo, qui a perdu son poste de Secrétaire Académique de l'université de Lubumbashi.

Aujourd'hui, certains compatriotes continuent de se poser la question : Pourquoi Aziarias Ruberwa est-il le ministre à vie de la décentralisation ?

Il est regrettable que les occupants utilisent nos propres compatriotes malléables à souhait, corrompus et corvéables volontaires. Comment un Congolais peut-il écrire une biographie alambiquée et farfelue pour défendre la Congolité de Denise Nyakeru ? Alors que l'avion de Moïse Katumbi était interdite d'atterrir à Goma, Denise Nyakeru était passée par Goma pour aller chez elle au Rwanda. La compagne de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo tenait à ramener 200 orphelins du génocide Rwandais au Congo. Le Rwanda a connu son génocide en 1994. Parler des orphelins de 25 ans, n'est-ce pas du foutage de gueule ?

Nous laissons apprécier la biographie de Denise Nyakeru écrit par Blaise Kapampy: "Originaire de la tribu SHI de Walungu (BASHI) dans le Sud-Kivu, Denise Nyakeru Tshisekedi, la nouvelle première dame de la RDC est infirmière formée à Londres et Bruxelles. Polyglotte, elle parle couramment anglais, français, swahili, tshiluba, lingala et Kikongo.

Cadette d’une famille de 5 enfants, 4 filles et 1 garçon, (Spéciose NYAKERU, aînée décédée en 2017 ; Fanny NYAKERU, ancienne de la Banque du Congo ; Jeannette NYAKERU, ancienne diplomate à Londres et Christophe NYAKERU) Denise Nyakeru Tshisekedi a reproduit la même formule en faisant dans son couple 5 enfants, 4 filles et un garçon, (Fanny, Anthony, Serena, Sabrina, Christina).

Encore très jeune, elle perd ses deux parents dans les années 60 dans un accident de circulation dans le quartier industriel de Bukavu, non loin de la prison de Kadutu, au Sud-Kivu. Sa famille est alors prise en charge par l’abbé Sylvestre Ngami Mudawa qui deviendra plus tard aumônier général des FAZ (Forces armées zaïroises), avant sa mort en 1986.

L’accident de circulation qui a occasionné la disparition dramatique des parents de Denise Tshisekedi a marqué l’histoire de Bukavu et les habitants de ces années-là s’en souviennent comme si c’était hier.

Avec son frère et ses sœurs, elle a vécu au quartier Calvario de Rukumbuka, non loin de la résidence d’Alexandre Mahamba (un des pendus de la Pentecôte par Mobutu notamment Evariste Kimba, Emmanuel Bamba, Jérôme Anany) près de l’église Saint François-Xavier dans la commune de Kadutu à Bukavu.

Alors que tous les Bashi (de KABARE, de NGWESHE, de KAZIBAZIBA (Chez Denis Mukwege), de KALEHE et de l’île d’IDJWI) affirment et déclarent que Denise Nyakeru est leur fille, les langues fourchues et venimeuses propagent les rumeurs selon lesquelles elle serait rwandaise, cela juste pour la discréditer et envenimer le mandat de son époux chéri et père de ses enfants, le Président Felix Tshisekedi.

Comment, dans un pays qui prône l’unité nationale, la paix et la réconciliation, peut-on laisser la place à de tels intox ?

Quoiqu’en disent les méchantes langues, la vérité est une et têtue, Denise Nyakeru Tshisekedi est Congolaise de la tribu BASHI de la province du Sud Kivu à l’Est de la RDC. Au moment où j’écris ce papier pour vous la présenter, un verset biblique traverse mon esprit : «Celui qui trouve une femme trouve le bonheur ; C’est une grâce qu’il obtient de l’Eternel». (Proverbes 18:22).

Et je me rends compte que l’époux de cette belle dame se rend compte de cette grâce. Qui ne l’a pas remarqué à travers ce «bisou chaud en or» lors de la cérémonie d’investiture, juste après la prestation de serment du Président ?

J’ai vu le mari regarder son épouse dans les yeux comme une perle précieuse, comme un cadeau d’un grand prix qui l’a accompagné durant toute sa campagne de pauvre, prenant les mêmes risques de crash dans le vieux coucou loué pour la cause. Et j’ai compris qu’il réalisait, en ce moment-là, que cette perle a été choisie par Dieu pour l’épauler, le soutenir, le réconforter, l’accompagner.

Ce n’est pas une généralité, car bien que beaucoup de couples vivent le bonheur, il y a trop de couples qui sont sous le même toit sans vivre une communion, un partage, une complicité, un moindre bonheur. La femme sage bâtit sa maison (Prov 14:1). Dieu a voulu que Denise Nyakeru Tshisekedi ait une part active au succès de son mari. Voilà pourquoi elle est devenue synonyme de Couronne, Bonheur, Grace de Dieu, don de Dieu. Allez, avoir une épouse est une grâce de l’Eternel ! Et Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, 55 ans, père de 5 enfants, 5ème Président de la République démocratique du Congo élu pour un mandat de 5 ans, a trouvé son bonheur en Denise Nyakeru Tshisekedi. N’en déplaise aux méchantes langues".

A Réveil FM International, nous réfutons: "Bokomesana" des Bena Mpuka, Talibans, Tribalo-ethniques. Le Congo est le patrimoine commun à tous les Congolais. Denise Nyakeru est Rwandaise. A-t-elle renoncé à sa nationalité rwandaise ? A-t-elle acquise en bonne et du forme la nationalité congolaise ? Les coupagistes et autres thuriféraires n'ont qu'à bien se rhabiller.

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lundi 26 août 2019

G7: Allocution d'Emmanuel Macron à Biarritz !

Mes chers compatriotes, je voulais m’adresser directement à vous, en ce samedi midi, quelques heures avant que ne commence ici même, à Biarritz, le G7.

Dans quelques heures, en effet, j’accueillerai à cet endroit même, devant la ville de Biarritz, les chefs d’État et de gouvernement des États-Unis d’Amérique, du Canada, du Japon, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et les institutions européennes. Ces sept grands pays industrialisés, ces sept puissances économiques et militaires que nous formons, partagent les mêmes valeurs démocratiques, et c’est ce qui fait que depuis 44 ans, une fois par an, nous nous réunissons pour échanger sur les grands sujets du monde et essayer de nous coordonner. Cette réunion, elle est utile, elle est importante, sans quoi chacun mènerait son chemin, parfois nous serions amenés à nous diviser, et je crois que ce qui est attendu de nous, c’est plutôt de savoir nous coordonner, agir utilement ensemble.

Alors quels sont, à mes yeux, les enjeux de ce G7 et au fond, qu'est-ce que je défendrai en votre nom, durant ces deux jours ? D'abord, je crois que ce que, légitimement, vous attendez de nous, tous, c'est de pouvoir assurer la stabilité et la sécurité, protéger la paix dans le monde et donc, nous allons discuter des grands conflits ou des grandes situations les plus tendues : l'Iran, la Syrie, la Libye, l'Ukraine et plusieurs autres sujets de crises à l’international. Sur ces points, nous avons parfois des désaccords, et ces sujets peuvent parfois vous paraître très loin mais ils vous touchent au quotidien. Lorsque la France a été frappée par les attentats en 2015, ils avaient été préparés en Syrie par des djihadistes. Si demain l'Iran se dote de l'arme nucléaire, nous serons directement concernés. Si le Moyen-Orient s'embrase, nous serons touchés. Si nous n'arrivons pas à régler la situation en Libye, nous continuerons de subir collectivement ce scandale d'émigration à travers la Méditerranée et le déséquilibre de toute une partie de l'Afrique. Sur ces sujets, je veux que nous puissions obtenir des accords utiles, défendre la paix, éviter les escalades et nous mettre d'accord.

Le deuxième grand enjeu de ce G7, ce sera la situation de l'économie mondiale. Et là-dessus aussi, cela vous concerne directement. Nous devons œuvrer pour avoir plus de croissance, créer davantage d'emplois, et donc de mieux-être dans nos sociétés. J'ai deux objectifs en votre nom, durant ces quelques jours : d'abord, convaincre tous nos partenaires que les tensions, en particulier les tensions commerciales, sont mauvaises pour tout le monde. Nous devons réussir à avoir une forme de désescalade, c'est-à-dire à stabiliser les choses et à éviter cette guerre du commerce qui est en train de s'installer partout. Ensuite, je crois que nous devons aussi trouver les nouveaux moyens de faire de la vraie relance, c'est-à-dire de relancer cette croissance. Regardez, nos taux d'intérêt, ils sont faibles partout dans le monde. Regardez, pourtant, cette croissance qui est de plus en plus faible, en particulier en Europe. Nous devons donc être innovants et savoir trouver des accords pour que les pays qui le peuvent puissent faire de la relance, réinvestir et investir dans l'avenir, dans l'éducation, dans la création d'emplois.

Et puis le troisième sujet, c'est comment rendre ce monde en quelque sorte plus habitable, meilleur, comment lutter contre les inégalités. C'est ce sujet que j'ai mis au cœur de ce G7. Et je veux qu'il soit utile par des actions concrètes. Alors, les chefs d'État et de gouvernement vont s'engager. Mais j'ai voulu aussi associer d'autres pays comme l'Inde, l'Australie, l'Afrique du Sud, le Chili, qui sont des grandes puissances démocratiques qui ne sont pas dans le G7, mais engagées sur ces sujets avec nous, et nous avons associé la société civile, les entreprises, les associations, les intellectuels, les ONG pour avoir des vraies actions.

Alors, nous aurons des avancées très concrètes, on les a préparées, d'ailleurs, hier à Paris, en matière de lutte contre les inégalités entre les femmes et les hommes, en prenant des lois nouvelles, en s'engageant chacun à le faire, en investissant pour l'entrepreneuriat féminin en Afrique. Nous aurons des initiatives fortes et nouvelles pour l'Afrique parce que j'ai aussi voulu mettre l'Afrique au cœur de ce G7. L'Afrique, c'est notre voisin le plus proche, c'est notre quotidien d'aujourd'hui et de demain. Et donc, nous allons aussi investir fortement sur ce sujet avec nos partenaires africains.

Nous aurons des initiatives en matière de numérique, pour protéger l'information et les démocraties, avec cette ère nouvelle du numérique, vous en faites l'expérience chaque jour.

Nous aurons des initiatives également pour rendre notre économie plus juste. On a réussi à engager des dizaines de grandes entreprises et d’investisseurs pour que le but de l’entreprise ce ne soit pas simplement de faire du profit pour les actionnaires mais qu’elles s’engagent elles-mêmes dans leur quotidien à œuvrer pour plus d’égalité, pour préserver l’égalité entre les femmes et les hommes ou la reconstruire lorsqu’elle n’est pas là mais aussi mieux partager la valeur ajoutée.

Et au cœur, au cœur de ce G7 pour lutter contre les inégalités, il y aura le sujet du climat, de la biodiversité. Là aussi vous savez nos désaccords entre certains pays en particulier avec les Etats-Unis d’Amérique. Mais j’ai voulu que ce G7 soit utile et donc nous devons répondre à l’appel de l’océan qui est derrière moi ici à Biarritz et à l’appel de la forêt qui brûle aujourd’hui en Amazonie de manière là aussi très concrète. Donc nous allons agir pour l’océan de manière très solennel : pour la première fois nous allons nous engager : avec les transporteurs maritimes pour réduire la vitesse, ce qui est l’un des moyens les plus efficaces pour réduire les émissions, c’est la première fois qu’on le fait et c’est un vrai changement ; avec les producteurs de textile — les plus grands du monde entier, presque la moitié de l’industrie — Ils vont avec nous s’engager pour là aussi pour réduire les émissions et les déchets : 30 % des déchets que vous avez dans l’océan viennent de l’industrie textile, 8 % des émissions de CO2 que vous avez dans le monde viennent de l’industrie textile. C’est plus que l’ensemble des vols internationaux et des transports maritimes. Pour la première fois ils vont s’engager à agir avec des dates, avec des objectifs. Nous allons œuvrer aussi pour la biodiversité. Et puis l’appel de la forêt c’est l’Amazonie, l’Amazonie qui est notre bien commun. Nous sommes tous concernés. La France l’est sans doute encore plus que d’autres autour de cette table puisque nous sommes amazoniens : la Guyane est en Amazonie. Et donc sur l’Amazonie nous allons lancer, pas simplement un appel, mais une mobilisation de toutes les puissances qui sont là mais en partenariat avec les pays de l’Amazonie pour investir. D’abord pour lutter contre ces feux qui sont en cours et aider le Brésil et tous les autres pays qui sont touchés ; ensuite pour investir dans la reforestation partout ; et pour permettre aux peuples autochtones, aux ONG, aux habitants de développer les bonnes activités en préservant cette forêt dont nous avons besoin parce qu'elle est un trésor de biodiversité et parce qu'elle est un trésor pour notre climat grâce à l'oxygène qu'elle émet et grâce au carbone qu'elle capture.

Voilà quelques-uns des grands sujets et des enjeux. Nous ne réussirons sans doute pas sur tout et ne m'en voulez pas si parfois nous n'y arriverons pas. La France doit faire le maximum mais nous ne pouvons pas tout, tout seul. Mais je veux que ce G7 soit utile et autour de ces trois grands sujets — la sécurité, l'économie et la lutte contre les inégalités je crois que nous pouvons en faire un rendez-vous essentiel. Notre monde est à un moment de bascule et je crois que notre vocation à nous Français c'est d'être dans la proposition, l'inspiration, d'essayer de réduire les désaccords, de ne pas céder aux faiblesses du temps présent, d'avoir cet esprit de résistance qui fait se dire “Il n'y a pas de fatalité.” On doit se battre et conduire les autres à se battre avec nous contre ces injustices ou ces absurdités. Alors je vous promets, en votre nom, de faire le maximum pour mettre mes collègues d'accord sur ces sujets, pour qu'on arrive à faire bouger les choses ensemble.

Je sais que d'autres aussi sont complètement en désaccord avec nous et font parfois des sommets alternatifs. J'écouterai aussi ce qu'ils disent comme j'ai écouté ce matin les propositions ici des villes, des départements et de la région. Mais je veux vraiment les appeler aussi au calme, à la concorde. Nous avons des désaccords, parfois il y a des caricatures, mais je pense que les grands défis qui sont les nôtres, le climat, la biodiversité, la transformation technologique, les inquiétudes dans notre société, la lutte contre les inégalités, cette insécurité qui est partout dans le monde, nous ne les résoudrons qu'en agissant ensemble, qu'en étant davantage réconciliés. Donc je les appelle vraiment au calme et en leur promettant que j'essaierai d'apporter aussi une part de leur vérité autour de cette table.

Voilà chers compatriotes ce que je voulais vous dire ce midi, je viendrai vous rendre compte de manière régulière de ce que nous arrivons à faire ou parfois de ce que nous n'arrivons pas à faire durant ces deux jours. Je voudrais aussi vous dire que j'en ferai un bilan devant vous lundi en fin de journée.

Enfin je veux avoir un mot pour remercier la ville de Biarritz, ses habitants et l'ensemble de nos compatriotes qui étaient parfois ici en vacances. Je sais les contraintes qu'on a imposé à la ville. Elles sont normales parce que la sécurité doit être là pour bien accueillir l'ensemble de ces dirigeants et le monde entier et je veux vraiment les en remercier. Mais je veux aussi vous dire que ce que nous sommes en train de faire est très important et aura des retombées positives pour notre pays, pour le Pays basque, pour la ville de Biarritz parce que nous allons montrer au monde entier la beauté de ce paysage, notre qualité d'accueil, nos traditions, nos savoir-faire et combien la France est belle, et combien nous pouvons en être fier. En tout cas en votre nom je suis très fier d'accueillir ce G7 en France à Biarritz, au Pays basque, dans cette région Nouvelle-Aquitaine. Je serai aussi fier de faire en votre nom le maximum et je serai fier de venir vous rendre compte de manière régulière. C'est à nous de faire et nous le ferons ensemble. Je vous remercie. Vive la République et vive la France !

Le sommet du G7 a pris fin lundi soir à Biarritz, après 48 heures d'intense diplomatie. Minute par minute, les développements et les images de l'événement.

19h01. Fin de la conférence de presse du président. Le sommet du G7 est terminé.

18h55. Emmanuel Macron assure que la position des Etats-Unis sur la «taxe GAFA» reflète une véritable «avancée» en direction d'une taxation internationale. «L'engagement que prend la France, c'est de dire : dès qu'on a la taxe internationale, on arrête avec la nôtre.»

18h48. Emmanuel Macron assure qu'il annoncera mardi matin le nom du ou de la commissaire européenne française. Il indique avoir obtenu «un petit répit» auprès de la présidente de la future commission, Ursula von der Leyen.

18h39. Emmanuel Macron commence à répondre aux questions des journalistes. Il développe sa vision de la France comme «puissance médiatrice» au cœur de la diplomatie internationale. De sa relation avec Donald Trump, il affirme croire à la «relation directe». «C'est quelqu'un qui aime bâtir des accords», dit-il.

18 heures. Le Britannique Boris Johnson a fait part de ses doutes concernant la possibilité d'un accord avec Bruxelles sur le Brexit. «Je suis à peine plus optimiste», a dit le Premier ministre. «Ça va être difficile... Il y un désaccord profond», a-t-il noté. Au cœur du blocage : la question de la frontière irlandaise et du filet de sécurité «backstop».

17h55. Début de l'ultime conférence de presse d'Emmanuel Macron. La déclaration finale des chefs d'Etats et de gouvernement est dévoilée. C'est un court document, une page seulement, qui aborde cinq points : le commerce, l'Iran, l'Ukraine, la Libye et Hong-Kong.

"La Première dame a adoré le vin français", assure Trump

17h12. «Je peux vous confirmer que la Première dame a adoré le vin français», plaisante Donald Trump à la fin de la conférence de presse commune. Melania Trump avait dégusté des vins locaux lors des visites organisées par Brigitte Macron. L'épouse du président des Etats-Unis a salué Emmanuel Macron au moment de quitter la salle.

17h04. Emmanuel Macron a-t-il demandé à Donald Trump la «permission» de rencontrer le ministre iranien dimanche? «J'en ai informé le président Trump. Je lui ai dit que c'était mon idée de ne pas impliquer les Etats-Unis ou de le faire au nom de tout le G7», explique Emmanuel Macron en anglais.

16h55. Question d'un journaliste sur l'Iran et une éventuelle rencontre entre Donald Trump et le président iranien Hassan Rohani. Emmanuel Macron propose un «accord beaucoup plus ambitieux» à condition d'offrir à Téhéran des «compensations économiques». «Je ne peux rien vous dire publiquement», balaie-t-il toutefois à propos du rôle de la France dans une éventuelle médiation entre les Etats-Unis et l'Iran. Donald Trump, lui, brocarde à nouveau l'«accord ridicule» de 2015. «Nous ne cherchons pas à changer le régime (...) cela ne fonctionne pas», precise-t-il cependant, en contraste avec la ligne conservatrice de certains de ses conseillers. Donald Trump ne s'engage pas à rencontrer Hassan Rohani et répète qu'il était «un peu trop tôt» pour une rencontre dès dimanche. Le président des Etats-Unis semble ici faire une confusion entre le dirigeant iranien et le ministre des Affaires étrangères du pays, qui s'est rendu à Biarritz dimanche. «J'ai un bon sentiment en ce qui concerne l'Iran», avance-t-il toutefois.

16h52. Le président Trump assure à nouveau que la Chine «veut absolument conclure un accord» commercial et défend sa méthode dans la guerre commerciale. «Ils n'ont pas le choix», dit-il. Donald Trump ne rebondit pas, en revanche, sur la question de la réforme de l'OMC soutenue par son homologue français.

Macron, "leader spectaculaire" selon Trump

16h45. Donald Trump prend la parole et salue un «leader spectaculaire» en Emmanuel Macron.

16h40. En pleine commerciale entre la Chine et les Etats-Unis, Emmanuel Macron plaide pour une réforme de l'Organisation mondiale du commerce. Il affirme également avoir «trouvé un très bon accord» avec Donald Trump à propos de la «taxe GAFA», dénoncée par l'Américain. «Ce que la France, ce n'est pas mettre en place cette taxe, c'est régler le problème international», affirme le Français, qui souligne un travail bilatéral avec les Etats-Unis. «Le jour où on a cette fiscalité internationale, la France supprime tout projet de taxe et tout ce qui a été payé au titre de cette taxe sera déduit», ajoute le président de la République. «On modernise le système fiscal international ensemble», se félicite-t-il.

16h30. Lors d'une conférence de presse commune avec Donald Trump, Emmanuel Macron annonce qu'«une seule page» de déclaration va être diffusée à l'issue du sommet. Le président français a de nouveau souligné les convergences entre Paris et Washington sur l'Iran, alors même que les Etats-Unis ont pris l'initiative d'abandonner l'accord conclu avec Téhéran en 2015. «Ce que j'ai dit au président Rohani par téléphone, c'est que s'il acceptait une rencontre avec le président Trump, ma conviction c'est qu'un accord peut être trouvé», a dit Macron, plaidant pour un «entretien au sommet entre les deux dirigeants» et vantant le «tempérament» du milliardaire, qui aime à se présenter en «dealmaker».

15h53. Jair Bolsonaro répond à Emmanuel Macron. Sur Twitter, le président brésilien d'extrême droite affiche à nouveau son mépris pour son homologue français et pour l'initiative du G7 en faveur de l'Amazonie. «Nous ne pouvons accepter qu'un président, Macron, lance des attaques déplacées et gratuites contre l'Amazonie, ni qu'il déguise ses intentions derrière l'idée d'une "alliance" de pays du G7 pour "sauver" l'Amazonie, comme si c'était une colonie», a écrit Jair Bolsonaro sur son compte Twitter. «D'autres chefs d'Etat se sont solidarisés avec le Brésil», poursuit le populiste dans un second tweet, «le respect de la souveraineté de quelque pays que ce soit est le minimum qu'on puisse attendre dans un monde civilisé». Plus tôt, le président brésilien s'était moqué de Brigitte Macron dans un message sur Facebook. Emmanuel Macron lui a répondu à la mi-journée en dénonçant des propos «extrêmement irrespectueux».

13h30. Le chef Raoni, qui mène de longue date un combat pour la sauvegarde de l'Amazonie et des peuples autochtones, est présent «dans la région» mais «il n'est pas un invité du G7», a indiqué la présidence française. Emmanuel Macron, lui, se dit «tout à fait disposé à le rencontrer si il le demande», même si «ce n'est pas à l'invitation de la présidence française qu'il est là».

13h25. Emmanuel Macron répond aux moqueries de Jair Bolsonaro contre son épouse Brigitte. Le président brésilien avait plaisanté en commentant sur Facebook une image comparant sa propre épouse à Brigitte Macron. Le ministre brésilien de l'Education avait également insulté le président français en le qualifiant de «crétin opportuniste». «Sur les propos de monsieur Bolsonaro ou de ses ministres. Je ne ferai pas tellement de commentaire. Vous savez, moi je respecte chaque dirigeant élu par son pays parce que je respecte tous les peuples (...) Maintenant, je suis obligé de constater qu'il y a sans doute eu trois malentendus avec le président Bolsonaro. Je l'ai vu une première fois, il m'a dit la main sur le cœur je vais tout faire pour la reforestation et l'engagement des accords de Paris pour pouvoir signer le Mercosur. Quinze jours après il faisait le contraire en limogeant des scientifiques... Bon. On peut dire qu'il ne m'a pas dit la vérité. Quelques semaines après il a eu rendez-vous urgent chez le coiffeur quand il devait recevoir le ministre des Affaires étrangères. Et puis il se trouve qu'hier, il a considéré que c'était une bonne idée que son ministre -ça n'arrive jamais en France qu'un ministre de la République insulte quelque dirigeant que ce soit- profère des insultes à mon endroit et puis qu'il tienne des propos extraordinairement irrespectueux à l'égard de mon épouse. Qu'est-ce que je peux vous dire? C'est triste. C'est triste, mais c'est triste d'abord pour lui et pour les Brésiliens et donc moi je pense que les femmes brésiliennes ont sans doute honte de lire ça de leur président. Je pense que les Brésiliens, qui sont un grand peuple, ont un peu honte de voir ces comportements et ils attendent quand on est président qu'on se comporte bien à l'égard des autres. Et comme j'ai beaucoup d'amitié et de respect pour le peuple brésilien, j'espère très rapidement qu'ils auront un président qui se comporte à la hauteur», a déclaré Emmanuel Macron.

13 heures. Emmanuel Macron s'exprime. Il promet un soutien du G7 de 20 millions de dollars pour combattre les incendies dans l'Amazonie, avec l'envoi d'avions bombardiers d'eau Canadair basés dans la région. Le président des Etats-Unis, Donald Trump, a préféré éviter la réunion.

11h30. La France et les Etats-Unis «approchent» d'un accord sur le taxation des géants américains de l'Internet, a déclaré Donald Trump, hostile au vote par la France d'une taxe sur le chiffre d'affaires des groupes américains. "On s'en approche", a-t-il répondu à une question sur un éventuel accord avec la France sur cette délicate question, et alors que le président américain avait menacé de taxer le vin français en représailles à la taxe française.

11 heures. Brigitte Macron et les conjointes des participants au G7 ont assisté depuis la plage de Biarritz à des démonstrations de surf et des exercices de sauvetage en mer.

Au programme lundi. Depuis 9 heures, des entretiens bilatéraux se déroulent. De 10 heures à 11h30, une session de travail intitulée «Climat, biodiversité, océans» est prévue. Peu avant celle-ci, le gouvernement britannique a promis une aide de dix millions de livre pour aider la reforestation au Brésil.

D'autres entretiens bilatéraux précéderont un déjeuner de travail à 13 heures. La clôture du sommet doit intervenir dans l'après-midi.

Dimanche 25 août - deuxième journée du sommet

21 heures. Photo de famille en deux temps : les chefs de délégations et officiels, ensuite rejoints par leurs épouses. Le cliché a suscité un commentaire de l'ancienne ministre socialiste Ségolène Royal, qui souligne la quasi-absence de femmes. Les dirigeants et leurs épouses ont ensuite dîné ensemble.

19h55. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a publié un tweet et des photos indiquant qu'il a rencontré le président français Emmanuel Macron en marge du G7 à Biarritz. Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, était également présent. La rencontre a eu lieu dans le bureau du maire de Biarritz, Michel Veunac. L'Allemagne et la Grande-Bretagne avaient été associés à cette initiative, organisée selon l'Elysée en «toute transparence et en accord avec les Etats-Unis».

19h40. A l'issue d'une réunion consacrée à l'Afrique, l'AFP rapporte que la chancelière allemande et le président français ont exprimé la nécessité de «changer d'échelle et de méthode» au Sahel, selon Emmanuel Macron, car «la situation ne cesse de se détériorer» dans la région, selon Angela Merkel.

16h48. L'Elysée précise les circonstances de la venue de Mohammad Javad Zarif. «Aucune rencontre [du ministre iranien] n'est prévue à ce stade avec les Américains», a indiqué à l'AFP la présidence française. Donald Trump a toutefois été prévenu de l'arrivée du ministre iranien. «Le président s'est entretenu deux heures avec Donald Trump à déjeuner samedi. Nous travaillons en pleine transparence avec les Etats-Unis. Et le président a eu des conversations avec tous les leaders du G7. Evidemment l'information circule», a ajouté l'Elysée.

16h31. Donald Trump annonce un accord commercial entre les Etats-Unis et le Japon. Le président américain a assuré qu'il s'agissait d'un «très grand accord», qui couvre les secteurs de l'agriculture et du commerce en ligne, note l'AFP. A ses côtés, Shinzo Abe, le Premier ministre japonais a confirmé : «Nous sommes parvenus à trouver un consensus» après «d'intenses négociations», a-t-il confirmé. «Mais il nous reste un peu de travail (...) notamment pour finaliser la formulation de l'accord», a-t-il ajouté.

15h55. Une source diplomatique (et non l'Elysée comme annoncé plus tôt, ndr) indique que le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif est en entretien avec son homologue français, Jean-Yves Le Drian.15h10. Un avion officiel iranien a atterri à Biarritz à 14h13, selon l'AFP qui s'appuie sur le site de suivi du trafic aérien Flightradar24. D'après l'historique de l'appareil fourni par le site, cet avion s'est rendu ces derniers jours dans les capitales européennes visitées par le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif. Son éventuelle présence à Biarritz serait un coup de tonnerre, note l'agence de presse. L'Airbus A321 avait effectué un vol Paris-Téhéran vendredi, jour où le ministre iranien avait rencontré Emmanuel Macron. Les jours précédents, il avait été localisé dans des capitales scandinaves où se trouvait Mohammad Javad Zarif. Aucune source interrogée par l'AFP ne confirmait ou même commentait l'arrivée de cet avion à Biarritz. Les données collectées par le site ADSBExchange montrent le trajet présumé de l'appareil, enregistré par des passionnés d'aviation qui captent les transmissions des appareils en vol et partagé en ligne.14h30. Donald Trump n'a pas d'hésitations sur la Chine. C'est ce que la Maison-Blanche a martelé dimanche pour clarifier les propos du président américain, qui avait paru assouplir sa position sur la guerre commerciale qu'il a initiée avec la Chine. «J'ai des hésitations [second thoughts, en anglais] sur tous les sujets», avait-il lancé aux journalistes qui l'interrogeaient sur l'escalade face à Pékin lors d'une rencontre bilatérale avec Boris Johnson. En fait, a précisé la présidence américaine, Donald Trump voulait dire qu'il regrettait de n'avoir pas été plus sévère encore. «Il a été demandé au président s'il avait "envie de se raviser sur l'escalade de la guerre commerciale avec la Chine". Sa réponse a été très mal interprétée», a affirmé Stephanie Grisham, sa porte-parole. «Le Président Trump a répondu par l'affirmative car il regrette de ne pas avoir encore plus relevé les droits de douane.»

14 heures. Les questions économiques sont une fois de plus centrales dans ce G7. Après avoir abordé la question du commerce international, les Sept devaient se pencher sur les inégalités lors d'un déjeuner de travail réunissant les dirigeants du G7 et les représentants de six organisations internationales. Les anti-G7 sont critiques sur le choix de la présidence française de faire de cette question un des thèmes du sommet : interrogé par Match, Sébastien Bailleul, porte-parole d'une des organisations ayant orchestré le contre-sommet d'Hendaye, y voit un «incroyable cynisme». La première session d'échanges entre dirigeants, samedi soir et dimanche matin, avait par ailleurs déjà permis d'aborder d'épineux sujets : l'Iran, la Russie, l'Amazonie.

13h30. Après Espelette, Brigitte Macron et les conjointes des participants au G7 ont gagné la commune de Cambo-les-Bains où elles visitent la villa Arnaga, maison d'Edmond Rostand et musée dédié à l'écrivain.

13 heures. S'exprimant devant des caméras de télévision, Emmanuel Macron rejette ce qu'il appelle le «spin» autour du malentendu entre Trump et les autres membres du G7 à propos de l'Iran. «On a eu hier une discussion, qui a dégagé deux lignes de force communes. Aucun membre du G7 ne veut que l'Iran puisse avoir l'arme nucléaire. Tous les membres du G7 sont attachés à la stabilité», assure-t-il. «Le G7 est un club informel, il n'y a pas de mandat», insiste-t-il. «Je parle au nom de la France, mais je parle à la lumière de l'échange d'hier», précise le président français.

12 heures. Premières frictions apparentes. Alors que des sources diplomatiques indiquaient à l'AFP que le président français Emmanuel Macron a été désigné pour adresser un message à l'Iran par les autres pays membres du G7, Donald Trump a nié avoir «discuté» d'un tel message. L'Elysée indique dimanche à la mi-journée que «au titre de la présidence du G7, le président de la République poursuit ses efforts pour trouver une voie de désescalade». «Il adressera un message aux Iraniens sur la base des échanges en format G7 hier soir», ajoute la présidence. Selon la même source, «le président de la République a fait converger les positions des membres du G7 sur le dossier iranien». 11h20. Brigitte Macron et les conjointes des dirigeants présents au sommet du G7 visitent la commune d'Espelette, célèbre pour son piment. La Première dame est en compagnie de Melania Trump, Akie Abe, Cecilia Morel, Jenny Morrison et Małgorzata Tusk.

11 heures. A Bayonne, une nouvelle manifestation rassemblait dimanche matin quelques centaines de manifestants anti-G7, cette fois "pour le climat et la justice sociale", brandissant des portraits du président Macron décrochés depuis des mois dans des mairies. Sous le slogan «Climat et justice sociale: Macron décroche, décrochons-le !», cette «marche des portraits», est organisée par les mouvements alternatifs et écologistes ANV COP 21, Alternatiba et Bizi, ces deux derniers d'origine basque. Elle se veut «100% non-violente et à visage découvert», selon les organisateurs.

10h30. De source diplomatique, les dirigeants du G7 se sont entendus pour «renforcer le dialogue et la coordination» sur les crises actuelles avec la Russie, exclue du groupe en 2014, mais estiment qu'il est «trop tôt» pour la réintégrer dans un G8. Les sept dirigeants ont pris cette position au cours du dîner d'ouverture du sommet samedi.

10 heures. Les dirigeants du G7 sont réunis dimanche matin au centre Bellevue, qui offre une vue imprenable sur la grande plage de Biarritz totalement vidée des baigneurs et surfeurs. La discussion sur les crises, entamée au dîner de la veille, devait se poursuivre puis devait suivre celles, prévues à l'agenda, consacrées à l'«Economie et agenda stratégique de la sécurité.

9h50. Boris Johnson et Donald Trump se sont rencontrés pour la première fois depuis l'arrivée au pouvoir du Premier ministre britannique. La rencontre s'est déroulée à l'hôtel du Palais à Biarritz et s'est achevée vers 8h30. Les deux dirigeants ont fait une déclaration au pied de l'escalier. «C'est l'homme qu'il faut pour faire le travail», a déclaré Donald Trump, promettant de nouveau à la Grande-Bretagne un «très grand accord commercial, rapidement, plus grand qu'il n'y a jamais» après le Brexit. Avec une accolade chaleureuse à son homologue américain, Boris Johnson a aussi affirmé que les deux pays concluront un «fantastique accord commercial une fois les obstacles écartés», selon des images officielles de la rencontre.

9h30. 68 personnes ont été interpellées samedi dans le cadre du dispositif de sécurité du G7 de Biarritz, et 38 d'entre elles ont été placées en garde à vue, a indiqué la préfecture des Pyrénées-Atlantiques, sans préciser le lieu ou le contexte des interpellations. «Les gardes à vue sont intervenues notamment pour participation à un groupement en vue de commettre des violences ou dégradations, possession d'objets susceptibles d'être utilisés comme arme par destination, dissimulation de visage et jet de projectile», a encore précisé la préfecture.

9h15. Renaud Muselier, président de la région Paca - «première région» productrice de rosé dans le monde, selon ses dires - a envoyé deux caisses de vin à Donald Trump en réponse aux menaces du président américain d'imposer des droits de douane supplémentaires sur les vins français. «Président Trump, buvez notre rosé, ne le taxez pas !», écrit-il dans un communiqué. «En menaçant de surtaxer les vins rosés français, il (M.Trump) commet une grave erreur. Il met en péril une filière économique d'exception et s’attaque à l’art de vivre à la française», déplore l'élu. «Monsieur Trump, notre rosé, plutôt que de le taxer avec excès, il faut l’aimer avec passion et le déguster avec modération !», ajoute Renaud Muselier.

9 heures. Emmanuel Macron sera lundi soir l'invité du JT de France 2. Le président de la République, interviewé par Anne-Sophie Lapix, «viendra restituer les résultats du G7 aux Français, comme il s'y est engagé dans son allocution samedi», a précisé l'Elysée.

Samedi 24 août - première journée du sommet

23 heures. Le dîner et l'échange qui a suivi sont terminés. Les chefs d'Etats et de gouvernements ont quitté le phare de Biarritz à bord de leurs voitures respectives. Reprise dimanche à 9h30, avec une session de travail en «format G7» intitulée «Économie internationale/Commerce et poursuite des discussions sur l’agenda de sécurité internationale».20h15. Après un cocktail auquel étaient conviés les conjoints des dirigeants, le dîner «informel» entre chefs d'Etats et de gouvernements débute. Au menu : un dîner réalisé par Cédric Béchade, chef du restaurant L'Auberge basque à Saint-Pée-sur-Nivelle, qui a pour l'occasion accompagné en cuisine le chef de l'Elysée, Guillaume Gomez.

19h45. Emmanuel et Brigitte Macron accueillent les dirigeants étrangers au phare de Biarritz. Donald Tusk et son épouse Malgorzata sont arrivés les premiers, suivis de l'Italien Giuseppe Conte et du Britannique Boris Johnson.

19h10. L'Elysée livre des éléments sur la teneur de l'échange entre Trump et Macron à la mi-journée. Lors d'un déjeuner de travail «improvisé», selon la présidence citée par l'AFP, Emmanuel Macron «a créé les conditions pour un bon niveau de convergence au sein du groupe (du G7) en obtenant des clarifications de Donald Trump» sur les principaux sujets, «accords et désaccords compris». A l'issue de ce premier échange, Donald Trump avait quant à lui tweeté : «Viens de sortir de déjeuner avec le président français @EmanuelMacrone», avant de corriger l'erreur en «@EmmanuelMacron». «De nombreuses bonnes choses arrivent pour nos deux pays. Grand week-end avec d'autres dirigeants du monde», avait-il ajouté.

19 heures. A Bayonne, la police utilise des canons à eau et tire des grenades lacrymogènes sur un groupe de manifestants qui a bravé l'important dispositif de sécurité.

17 heures. Les sept dirigeants des puissances du G7 sont à Biarritz, l'Italien Giuseppe Conte étant arrivé le dernier à l'hôtel du Palais. L'échange entre Macron et Merkel a pris fin peu de temps avant.

16h10. Début d'un entretien bilatéral entre Emmanuel Macron et Angela Merkel, en présence du ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian. Une réunion avec l'ensemble des Européens doit suivre, afin de coordonner la position des membres de l'UE avant le début officiel du sommet. 16 heures. Brigitte Macron n'accueillera officiellement les conjoints des chefs d'Etats et de gouvernements conviés au G7 que dimanche. Mais la première dame est déjà présente à Biarritz, où elle a été photographiée en compagnie de son équipe, samedi après-midi.

15h40. Angela Merkel est arrivée à l'hôtel du Palais, à Biarritz. Au menu de son tête-à-tête à venir avec le président Macron : l'avenir de l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Mercosur, qu'Emmanuel Macron a fortement menacé de combattre si le Brésil de Jair Bolsonaro n'agit pas contre la destruction de l'Amazonie. Favorable au texte, Berlin s'est montré réticent à le remettre en cause. Le président du Conseil européen, Donald Tusk, a quant à lui jugé samedi qu'un accord était «difficile» à envisager «tant que le gouvernement brésilien permettra la destruction du poumon vert de la Terre».

15h01. Dans un communiqué de presse, Cécile Duflot, directrice générale d'Oxfam France et ancienne ministre, répond aux ambitions affichées par Emmanuel Macron en matière d'environnement dans son allocution de la mi-journée. «Notre système économique mondial est brisé et faussé, et est à l'origine des incendies qui ravagent la planète, alors que nous voyons l'Amazonie en flammes. Les pays du G7 ont encouragé et perpétué une économie centrée sur la maximalisation du profit aux dépens des plus pauvres, et le Brésil s'engouffre dans cette brèche», souligne l'écologiste.

15 heures. Le Premier ministre britannique Boris Johnson, qui va participer à son premier G7, est arrivé à Biarritz. Le conservateur, qui a rencontré Emmanuel Macron cette semaine à l'Elysée, a répété juste avant l'atterrissage de son avion qu'il était opposé au mécanisme du «filet de sécurité» souhaité par l'Union européenne dans le cadre de l'accord sur le Brexit. «Je ne veux pas qu'il n'y ait pas d'accord. Je dis à nos amis dans l'UE, s'ils ne veulent pas un Brexit sans accord, alors il faut que nous laissions tomber le backstop (filet de sécurité, ndlr) hors du traité», a-t-il déclaré, selon l'AFP. Une exigence que les européens ont jusqu'à présent toujours rejetée. Le «filet de sécurité» permet d'éviter le retour d'une frontière «dure» entre l'Irlande (qui appartient à l'UE) et l'Irlande du Nord (qui fait partie du Royaume-Uni). Les propos de Johnson semblent contredire l'optimisme timide du milieu de la semaine quant à la possibilité d'une issue favorable à la crise.

Trump devant les journalistes : "Jusqu'ici, tout va bien"

13h57. Emmanuel Macron et Donald Trump déjeunent ensemble avant l'ouverture du G7, annonce la présidence française. Emmanuel Macron prononce une déclaration préliminaire en anglais, devant la presse. Les deux présidents sont attablés sur la terrasse de l'hôtel du Palais, où séjournent les chefs d'Etats et de gouvernements. «Nous avons beaucoup en commun, Emmanuel et moi. Nous sommes amis depuis longtemps. De temps en temps on se chamaille un peu. On s'entend très bien, on a une très bonne relation. Je crois que je peux dire que c'est une relation spéciale. Jusqu'ici, tout va bien. On va faire beaucoup ce week-end», s'est enthousiasmé Donald Trump.

13h34. Geneviève Legay, gilet jaune, est présente à la marche anti-G7. Cette femme de 73 ans avait été blessée en mars dernier, lors d'une manifestation de gilets jaunes à Nice. Militante de l'organisation altermondialiste Attac, elle avait été blessée à la tête après avoir été bousculée. Une enquête visant un policier a été ouverte.

13h14. Donald Trump est arrivé à l'aéroport de Biarritz.

13 heures. Allocution d'Emmanuel Macron. Depuis Biarritz, le président de la République a posé les enjeux du sommet. «Ces sept grands pays (...) partagent les mêmes valeurs démocratiques. (...) Cette réunion, elle est utile, elle est importante», a-t-il assuré. «Nous allons discuter des grands conflits ou des grandes situations les plus tendues : l'Iran, la Syrie, la Libye, l'Ukraine», a-t-il indiqué. «Le deuxième grand enjeu de ce G7, ce sera la situation de l'économie mondiale», a poursuivi le chef de l'Etat, assurant aux téléspectateurs que «ça vous concerne directement». Prônant une «désescalade» dans la guerre commerciale, il a également défendu «des accords pour que les pays qui le peuvent puissent faire de la relance». Le «sujet du climat» sera «au cœur de ce G7», a-t-il souligné, avant d'inviter à répondre «à l'appel de l'océan», «à l'appel de la forêt qui brûle». «L'Amazonie, c'est notre bien commun, nous sommes tous concernés. La France l'est sans doute encore plus que d'autres (...) puisque la Guyane est en Amazonie», a-t-il encore rappelé. S'adressant aux anti-G7 qui manifestent à quelques kilomètres de Biarritz, il a lancé un appel au «calme». «J'essaierai d'apporter aussi une part de leur vérité autour de cette table», a-t-il promis.

12h30. La marche des anti-G7 passe en Espagne. La manif' anti-G7 traverse la frontière vers l'Espagne. Difficile de dire combien ils sont : 3000 ? 4000 ? Sébastien Bailleul, porte-parole d'une des organisations à l'initiative de la marche, revendique "autour de 10 000".

12h20. L'avion de Donald Trump a atterri à Bordeaux. Il devait embarquer ensuite à bord d'un avion plus petit pour rejoindre Biarritz, souligne l'AFP.

Midi. Emmanuel Macron a justifié son offensive sur la question des incendies en Amazonie. Après avoir directement accusé le président brésilien Jair Bolsonaro et menacé de faire capoter l'accord de libre-échange avec le Mercosur vendredi, il a rappelé que le président français avait vocation à s'exprimer sur ces sujets. «La France est une puissance amazonienne», a-t-il noté samedi devant une caméra de BFMTV.

11h45. A Hendaye, les contre-manifestants sont déterminés à se faire entendre. Anti-capitalistes, indépendantistes basques, gilets jaunes se retrouvent dans la rue.

Emmanuel Macron, lui, a remercié les élus locaux engagés dans l'organisation du G7 à la Halle d'Iraty de Biarritz. Dans des propos diffusés par BFMTV, notamment, il a vanté le bas coût de ce sommet. «On est 10 à 15 fois moins cher que les précédents G7. Donc on peut faire en étant économe et c'est souvent en étant économe financièrement qu'on l'est aussi sur le plan des émissions», a-t-il affirmé.

10 heures. Biarritz, ville morte. La grande plage est désormais vidée de ses touristes en attendant l'arrivée dans la cité balnéaire des dirigeants conviés au sommet du G7. Emmanuel Macron, Donald Trump, Angela Merkel, Boris Johnson, Giuseppe Conte, Shinzo Abe et Justin Trudeau y seront réunis jusqu'à lundi. Le président français, lui, est déjà sur place. Arrivé vendredi en début de soirée à Biarritz avec ses collaborateurs et son épouse, Emmanuel Macron a fait le tour des lieux du sommet. Il s'est rendu au Bellevue, le centre des congrès de style Belle Epoque, où se tiendront les réunions entre dirigeants, pour vérifier les installations. Il est prévu qu'il s'adresse aux Français à 13 heures samedi. «Juste avant l'ouverture du sommet, le président souhaite expliquer ses enjeux et les objectifs recherchés pour la vie concrète des Français», a précisé l'Elysée à l'AFP.

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RDC: 7 mois après sa NOMINATION ÉLECTORALE et gabegie, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a un gouvernement !

RDC: 7 mois après sa NOMINATION ÉLECTORALE, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a un gouvernement !

5 remarques rapides :

1. Angwalima, Fakwa, Bouddha, Mabundicrate, voleur de destin de tout un peuple, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a été nommé à 3h du matin, comme président Quado. Depuis toutes les nominations se font nuitamment le levé du jour. Il faut briser ce cycle satanique qu'impose au pays des imposteurs, usurpateurs et nécromanciens.

2. Bouddha Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, pantin, marionnette et masque d'Alias Kabila avait retoqué la première monture du gouvernement. Raison évoquée : " Manque de parité" ! Dans son gouvernement nommé et nocturne: 83 % sont des hommes et seulement 17 % sont des femmes. C'est ça la parité selon Tshilombo, un fieffé menteur et Ballados. Il ment comme il respire, ce fils bâtard de Mobutu.

3. Comment Azarias Ruberwa dont le parti politique, criminel et terroriste, RCD-GOMA n’a JAMAIS atteint 5% de votes, se débrouille pour toujours avoir des hauts postes en République démocratique du Congo. Pourquoi c'est toujours lui qui est Ministre de la décentralisation ? Félix Pétain Bizimungu Tshilombo parlait de déboulonner l'ordre ancien. L'impopulaire Azarias Ruberwa n'est-il pas ce Mammouth qui se retrouve à tous les gouvernements successifs ? Décentralisation rime-t-elle avec Balkanisation du Congo ? Même après 50 ans, ceux qui ont usurpé la nationalité congolaise seront déchus.

4. Un gouvernement de bric et de broc, un attelage brinquebalant rempli des figurants, un amas de compromissions, de ministres inutiles. La pérennisation du système kabiliste avec les inamovibles, Ruberwa et Nyarugabo. La consécration du replâtrage politique du pantin articulé.

5. Mabundicrate Tshilombo n'a pas un agenda pour la RDC. Il a volé l'élection pour se servir et servir ses maîtres. Le garçon de course et ambassadeur de l'occupation pas de choix. Seuls des Bena Mpuka, Talibans, Tribaloethniques et fanatiques peuvent croire que la bande de 65 peut changer le Congo. Le cancre écervelé Tshilombo se moque de notre peuple.

La liste en question :

Vice-premier ministre, ministre de l’Intérieur, sécurité et affaires coutumières, M. Gilbert Kankonde Malamba

Vice-Premier ministre, ministre de la Justice et garde des Sceaux, M. Célestin Tunda Ya Kasende

Vice-Premier ministre, ministre du Budget, M. Jean Baudouin Mayo Manbeke

Vice-Premier ministre, ministre du Plan, Mme. Elysée Munembwe Tamukumwe

Vice-Premier ministre, ministre des Infrastructures et travaux publics, M. Willy Ngoopos Sunzhel

►Sont nommés ministres d’État et ministres aux fonctions :

Ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, Mme. Marie Tumba Nzeza

Ministre d’État, ministre de la Coopération internationale, intégration régionale et Francophonie, M. Pépin Guillaume Manjolo Buakila

Ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, M. Rubens Mikindo Muhima

Ministre d’État, ministre de la Décentralisation et réformes institutionnelles, M. Azarias Ruberwa Manywa

Ministre d’État, ministre des Ressources hydrauliques et de l’électricité, M. Eustache Muhanzi Mubembe

Ministre d’État, ministre de l’Emploi, travail et prévoyance sociale, Mme. Nene Nkulu Ilunga

Ministre d’État, ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique, M. Willy Bakonga Wilima

Ministre d’État, ministre du Genre, famille et enfant, Mme. Béatrice Lomeya Atilite

Ministre d’État, ministre de l’Urbanisme et habitat, M. Pius Muabilu Mbayu Mukala

Ministre d’État, ministre de la Communication et médias, M. David Jolino Diwanpovesa Makelele ma-Muzingi

►Sont nommés ministres aux fonctions :

Ministre de la Défense et des anciens combattants, M. Aimé Ngoy Mukena

Ministre de Fonction publique, Mme. Yollande Ebongo Bosongo

Ministre des Finances, M. José Sele Yalaghuli

Ministre de l’Economie nationale, Mme. Acacia Bandubola Mbongo

Ministre du Portefeuille, M. Clément Kuete Nymi Bemuna

Ministre du Commerce extérieur, M. Jean Lucien Bussa Tongba

Ministre des Mines, M. Willy Kitobo Samsoni

Ministre des Postes, télécommunications et nouvelles technologies de l’information et de la communication, M. Augustin Kibassa Maliba

Ministre d’Etat, ministre de la Santé, M. Eteni Longondo

Ministre des Droits humains, M. André Lite Asebea

Ministre des Relations avec le Parlement, M. Déogratias Nkusu Kunzi Bikawa

Ministre de l‘Environnement et développement durable, M. Claude Nyamugabo Bazibuhe

Ministre des Transports et voies de communications, M. Didier Mazengu Mukanzu

Ministre de l’Agriculture, M. Jean Joseph Kasonga Mukuta

Ministre de la Pêche et élevage, M. Jonathan Bialosuka Wata

Ministre du Développement rural, M. Guy Mikulu Pombo

Ministre des Affaires sociales, Mme. Rose Boyata Monkaju

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dimanche 25 août 2019

RDC-Rwanda: Alexis Kagamé aux antipodes de Paul Kagamé!

RDC-Rwanda: Pour le Patriarche Julien Ciakudia "Le professeur-érudit Alexis Kagamé est aux antipodes du Conquistador-dictateur-autocrate Paul Kagamé" !

C'est dans le Valais en Suisse, que le Patriarche Julien Ciakudia, lors de son mot au mariage de son ami, le général Emmanuel Habyarimana et Aline Umutesi, qu'il s'est souvenu de ce grand homme, Alexis Kagamé, qui a enseigné comme professeur visiteur dans plusieurs universités zaïroises: Lubumbashi, Kinshasa et Kisangani. Pour les Zaïrois que nous étions Alexis Kagame fut un transmetteur de savoir.

Alexis Kagame fut un érudit professeur de philosophie, aucun Zaïrois ne se posait la question sur ses origines ni sur sa nationalité. L'abbé Alexis Kagamé s'était rendu célèbre, en 1955, par sa thèse sur la " Philosophie Bantu", publiée l'année suivante dans la Collection des Mémoires de l'Académie Royale des Sciences d'Outre-Mer à Bruxelles. Son ouvrage la "Philosophie Bantu de l'être" et plus tard la "Philosophie Bantu comparée"ont été programmés par l'éducation nationale zaïroise, et enseignés aux études secondaires à tous les Zaïrois.

Et pourtant, prêtre catholique, théologien, essayiste, linguiste, poète, Alexis Kagame était un Tutsi Rwandais qui parlait du peuple Bantu. Il n'a jamais écrit sur la philosophie Tutsie. Il a beaucoup parlé de la relation du peuple Bantu à l'Etre Suprême.

En parlant de la racine NTU, "genre suprême", entité "logique transcendantale" qui signifie Etre ou quelque chose, on obtient les quatre catégories fondamentales de la pensée bantu:

MUNTU=l'existant d'intelligence (homme).

KINTU=l'existant sans intelligence (Chose).

HANTU=l'existant localisateur (Lieu-Temps).

KUNTU=l'existant modal (Manière d'être de l'existant).

MU-NTU=Un homme; BA-NTU=Les hommes. NZAMBI=Le Réalisateur; LEZA=Le Tout-Puissant; MUKULU=Le Grand, le-Très-Puissant; MOLIMO=l'Esprit; IMANA=l'ancêtre...

Par son enseignement, Alexis Kagamé a partagé son savoir avec le peuple zaïrois, sans discrimination. Il a mis l'accent sur le vivre ensemble entre les peuples. Jamais Alexis Kagamé n'a instrumentalisé les peuples dans les pays des Grands Lacs. Bien au contraire, il a contribué à forger les esprits dans la pacification des pays de l'Afrique centrale. Il était Rwandais point barre. Il n'a jamais dit aux Zaïrois, qu'il était Tutsi. A quoi bon ? Monseigneur Alexis Kagamé est décédé le 2 décembre 1981 à Nairobi au Kenya.

C'est bien connu, les enfants martyrs finissent par devenir des parents bourreaux. Paul Kagamé, Hitler Africain est un autocrate sanguinaire au Rwanda. Il a fait du génocide rwandais un fonds de commerce. Dans sa vision alambiquée, il a fait des Hutus (80 %) des génocidaires.

Mieux, Paul Kagamé a exporté sa guerre en République démocratique du Congo, pour soi-disant poursuivre des génocidaires Hutus qui ont traversé la frontière. Faux et archi-faux ! Le Rwanda est surpeuplé. Il a besoin des terres arables. Dans sa volonté expansionniste, Adolphe Hitler, le Führer du IIIè Reich a envahi plusieurs pays européens: France, Belgique, Pologne, Tchécoslovaquie, Russie...Paul Kagame, Hitler Africain, soutenu par quelques véreux multinationaux anglo-saxons proches de Tony Blair (Ancien premier ministre britannique et conseiller politique de Paul Kagamé), qui a entraîné dans hasardeuse aventure le couple américain Clinton (Bill et Hillary), veut soumettre le peuple congolais. La partie oriental et l'Est de la République démocratique du Congo étant la partie la plus riche, voilà qu'un victime du génocide rwandais devient un Seigneur de guerre pour tuer, massacrer, assassiner le peuple congolais pour mieux piller des ressources de la RDC.

Cela fait 25 ans que Paul Kagamé use et abuse de la politique d'Ubwenge "Le Mensonge d'Etat" pour enfariner le monde entier. Il se victimise à outrance tout en commettant des crimes imprescriptibles au Congo. Menteur inné, Paul Kagamé ment à tout le monde y compris aux journalistes. Paul Kagamé est un criminel-pillard des ressources du Congo, qui a fait du Rwanda, un pays receleur !

Le patriarche Julien Ciakudia, devant son ami le Général Emmanuel Habyarimana, son épouse Aline Umutesi, des Tutsis et Hutus présents a rappeler le vivre ensemble. Comme l'a si bien dit le pasteur Martin Luther King Jr: "Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots" !

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vendredi 23 août 2019

10 Questions à Zeblai Kongo, Combattant intelligent !

Zeblai Kongo, surnommé Combattant intelligent est une figure de prou de la diaspora congolaise. Un vrai éveilleur de conscience, qui parle Congo ! Activiste pour la cause de la République démocratique du Congo depuis 2006. Il est diplômé en philosophie et en Théologie. Essayiste en philosophie de communication, il est l'un des brillants analystes politiques sur la RDC, de sa génération. Ses interventions dans des médias de la diaspora congolaise font des Buzz. Nous remercions Zeblai Kongo d'avoir répondu à nos questions. Les Grands Lacs ont un monstre dont la tête est Youweri Museveveni Kanguta de l'Ouganda, le corps, c'est Paul Kagamé, Hitler africain et dictateur rwandais et ses pieds étaient la RDC avec Alias Kabila. Est-ce qu'avec la nomination électorale de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, après un odieux deal, contre le peuple congolais, cela a changé quelque chose ? La rédaction de Réveil FM International est Voltairienne. Liberté chérie, nous écrivons ton NOM ! Notre liberté n'est ni négociable ni vendable encore moins achetable. Réveil FM International n'a aucune considération ni respect pour Mata Mata, Bouddha, Mabudicrate Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, voleur du destin de tout un peuple. Le peuple congolais, à l'instar d'autres peuples du monde, mérite respect et considération. Les Bena Mpuka, Talibans et tribalo-ethniques, tous Kasaïens croient qu'avec des insultes, injures et menaces vont atteindre notre moral de fer qui est inébranlable. Ils se trompent. Eux, qui par coterie tribale, défendent becs et ongles, le putsch électoral du faussaire Checkuleur, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo dns Nous assumons d'être un "Média pamphlétaire" contre les imposteurs et usurpateurs. N'en déplaisent Angwalima et Fakwa, Tshilombo qui a négocié sa nomination électorale avec Alias Kabila et lui assure l'impunité ainsi qu'à ses apparatchiks. Félix Bizimungu Tshilombo fait de la RDC, la serpillière du Rwanda et de l'Ouganda. Paul Kagamé, le dictateur Rwandais et Yoweri Museveni, l'autocrate de Kampala, s’essuient leurs pieds de sang congolais comme si de rien n'était.

1. Réveil FM International: Depuis sa Nomination Électorale après son odieux deal avec Alias Kabila, pour contourner le choix du peuple congolais, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est devenu le valet de Paul Kagamé qui n'hésite pas à le féliciter. A quoi joue Tshilombo pourquoi courbe-t-il l'échine à Kagamé,bourreau du peuple congolais ?

Zeblai Kongo: L' obéissance suivie d' éloges de Félix Tshilombo à Paul Kagame et à Yoweri Museveni est le signe visible de sa soumission de de sa reconnaissance vis à vis de ceux qui lui donné cette apparence de pouvoir. Il sait qu'il ne le mériterait pas dans les conditions ordinaires. De plus, il est certain que ce "DEAL" serait assortie des conditions draconiennes dont la remise en question d'un détail près pourrait causer son éviction. Rappelons-nous du sort de Laurent-Désiré Kabila et des propos de Museveni: " Nous ne sommes pas venus en RDC par altruisme mais pour défendre nos intérêts. Et leur remise en question serait vite régler sur le plan politique et militaire ! Autrement dit, le pays vous appartient et Nous, nous sommes les donneurs d'ordre.

2. Réveil FM International: Pourquoi tous les criminels qui ont touché à l'Ituri se sont retrouvés à la CPI : Bosco Mtangana, Mathieu Ngudjolo Chui, Thomas Lubanga ...?

Zeblai Kongo: Après l'op♪ration ARTEMIS 2003, ayant constaté l'évidence des crimes odieux; il fallait montrer à l'opinion nationale congolaise ainsi qu' à l'opinion internationale qu'il existe une justice internationale. c'est la méthode ordinaire du Nouvel Ordre Mondiale culpabiliser des faibles exécutants et la protection des vrais auteurs. Puis qu'il s'agit d' une guerre de basse intensité et une guerre d'usure qui doit perdurer dans le temps. Le sous-traitants Ouganda et Rwanda doivent livrer à la Justice internationale quelques alliés congolais de service. Ils useront donc des crimes visibles ou de désobéissances même minime pour livrer les Congolais précités sauf, le cas de Bosco Ntanganda, qui pour des raisons diverses allant de la criminalité, à la désobéissance et autre mafia, et devenu incontrôlable serait sur la liste gens à exécuter. Il décidera de sauver sa peau en se livrant lui-même à l' ambassade des Etats Unis au Rwanda. Il sera donc envoyer à la CPI .. Alors que pendant 6 ans que durait son mandat d' arrêt international, il n' a jamais été menacé et se promenait librement entre la RDC, le Rwanda et l'Ouganda. constatons que ce ne sont des maillons faibles facilement remplaçables qui ont été livré à la CPI pour que juste après leur rôle soit joué par d' autres. Les vrais commanditaires restent intouchables et impunis. 25 ans après, ils continuent leur besogne en tout tranquillité et multiplie les alliances avec le monde occidental au sujet des matières premières congolaise au prix des millions des morts oubliés.

3. Réveil FM International: La province de l'Ituri est riche. Pourquoi présente-t-on des exactions commises dans cette province comme des conflits interethniques entre Lendu et Héma, quels sont les vrais enjeux de cette province ?

Zeblai Kongo:Historiquement, il y a eu conflit entre Hémas et Lendus pendant la colonisation. Cette tension était renforcée par l'attitude des colons belges plus favorables aux Hémas qu'aux Lendus comme furent le cas pour les Tutsis contre les Hutus dans le cas du Rwanda. Les colons présentaient les Hémas comme plus instruits et les Lendus les paysans analphabètes pour la plupart. Il s' en est suivi bien des conflits fonciers poussant les Belges à procédés à certaines divisons territoriales contestées par les ces deux tribus. surtout à IRUMU au sud de l' ITURI. Les Hémas ont hérité la plupart des terres et des fermes laissés par les colons, ce qui leur donna une positon sociale plus confortables que les Lendus, y compris les postes administratifs, policiers et judiciaires sous contrôle Héma. Les Lendus se sentant frustré après l'indépendance revendiqueront leur droit à l'égalité. Le régime de Mobutu s' est plus concentré à l'exploitation de l'or sur les mines de KILO MOTO (OKIMO) sans créer véritablement de l'emploi et sans résoudre efficacement ce conflit foncier. Il eut absence totale de l'administration publique sur ce territoire pourtant riche en minerais. Donc le champ était libre pour les prédateurs étrangers et leurs complices locaux. A la fin du régime de Mobutu l'AFDL et alliés ont trouvé un territoire si riche, mais incontrôlé et désordonné avec deux tribus en difficulté de cohabitation. L'argument objectif n' est pas à chercher pour justifier et masquer toute forme de criminalité économique sur cette région de la RDC. Les agresseurs ont préparé leur communication en médiatisant soigneusement un conflit local minime pour distraire l'opinion tant nationale qu'internationale. Comme nous l' avons si bien mentionné lors de nos deux émissions sur ce sujet, les vrais enjeux géo-stratégiques de cette guerre c' est l' exploitation illicite de l' or, du bois avec la déforestation (contre l'écologie) mais aussi les poissons et le pétrole via le Lac Albert. Tout ceci constitue la fuite des capitaux pour la RDC. Avec le prétexte de conflit interethnique HEMA- LENDU, la réalité serait cachée aux congolais naïfs et au reste du monde; une manière simple d'empêcher la traçabilité des minerais spoliés et de contrer toute éventualité des poursuites judiciaires internationales.

4. Réveil FM International: Mulenge est une colline qui ne peut jamais engendrer. Expliquez-nous les Banyamulenge, Tutsis congolais d'où viennent-ils pourquoi réclament-ils la nationalité congolaise par la force ? Qu'est-ce qui se passe à Minembwe ?

Zeblai Kongo: Minembwe, c'est le territoire des Baregas, Bafulero, Banyindus...qui sont des tribus congolaises. Ce territoire du Sud-Kivu est frontalier avec le Rwanda et le Burundi. Donc facilement dans leur migration les tutsis Rwandais s'y sont retrouvés en grand nombre mais ils ne constituent même pas le dixième de la population autochtone. Minembwe est un ensemble de beaux villages situés sur la montagne de Mulenge... Dans cette partie de notre pays, il y a aussi le district de Fizi qui comprend un nombre considérable des déplacés rwandais qui normalement devraient se contenter de statut de réfugiés. Leurs liens avec le Rwanda agresseur de la RDC, est confus. Pépinière de recrutement pour le FPR (Front Patriotique Rwandais) lors de la guerre de 1994 au Rwanda et au retour, ceux qui se réclamaient de Minembwe se sont mêlés aux soldats tutsis Rwandais accentuant la confusion sur leur vraie identité ainsi que leurs intentions. Alors tous s'autoproclameront congolais par usage de la force et le langage des armes. Sur la supercherie de Messieurs Ruberwa et Nyarugabo depuis l'attaque de la RDC par le RCD-Goma (Mouvement Rebelle Opposé à M'zée Laurent-Désiré Kabila en 1998 et soutenu par le gouvernement de Kigali). Ces deux agents Rwandais précités étaleront ouvertement leur visée expansionniste en faisant de ce territoire une terre des tutsis. Cette falsification de l' histoire ravivera des tensions, et les autochtones se constitueront en milices Mai-Mai pour la défense de territoire. Là encore, la présentation des faits par les extrémistes Tutsis relève de la malhonnêteté intellectuelle mais qui convainc le monde occidental. Les Tutsis en RDC n'ont jamais été ni discriminés, ni martyrisés. Les bourreaux des congolais, les usurpateurs de la nationalité Congolaise, les expansionnistes véreux se présentent en victime en RDC. Toujours, avec le Back-Ground des victimes du génocide et protégés par la loi sur la minorité, les extrémistes Tutsis ont trouvé en ce territoire frontalier au Rwandais le lieu propice pour concrétiser leur idéologie sur l'élargissement des frontières Rwandaise jusqu'en RDC. Pour preuve, chaque fois qu'il y a conflit avec les autochtones, ces tutsis sont protégés par l'armée Rwandaise qui n'hésite pas à violer les frontières congolais sous prétexte d' anticipation contre l'attaque éventuelle des FDLR contre le Rwanda à partir de la RDC. Comme dernier usage de faux, Ces extrémistes appelleront les tustsis résidant en RDC Banyamulenge. Ce qui est en contradiction flagrante avec les données ethnographiques, anthropologiques et même linguistiques qui font que les tribus en RDC soient nommées par la langue parlée et non par rapport à leur situation géographique. Et le faux annulant le tout en Droit, Minembwe est et restera un territoire congolais appartenant aux tribus congolaises précitées en premières ligne de notre interview et reconnu comme tel depuis la conférence de Berlin en 1885.

5. Réveil FM International: Quoi faire pour redorer le blason des Fardc pour la protection de nos frontières ? Comme sous la défunte deuxième République de Mobutu, on parle des généraux creuseurs des minerais à l'Est de la République, comment y mettre fin ?

Zeblai Kongo: Un président prudent et patriote ne perdrait jamais de vue qu'e la situation à l' Est de la RDC nécessiterait les états généraux des FARDC ainsi qu' une opération spéciale d'identification de tous les éléments qui constituent cette armée. Cela pour lutter contre le fléau d'infiltration dont nous sommes victimes. Les FARDC sont infiltrés par éléments de différentes brassages. Les officiers Rwandais et Ougandais incorporés dans les FARDC doivent dégager. Ils ne sont pas Congolais. Les FARDC doivent être une armée républicaine et loyale au peuple congolais, pour sauvegarder ses frontières. Felix Tshilombo a-t-il reçu le rapport d'une réelle évaluation de la réforme des l'Armée congolaise ainsi que de la police initiée par l'ex- chef d'Etat Major, le général Didier Etumba depuis 2008 qui n'a pas donné des résultats escomptés? Sinon avec quelle projection va t-il éradiquer le mal de la guerre sans les nerfs de la guerre ? Il est bien simple qu'en remontant la traçabilité de trafic illicite de nos minerais et de la complicité des actes des agresseurs, nous trouverons quelques officiers supérieurs congolais et d' origine étrangère qui se disent congolais. Ils doivent être frapper par la loi martiale pour faute grave, association des malfaiteurs et criminalité en bande organisée ayant entraîner mort d' hommes. Ils seront bannis de service e militaire. Ensuite, l'on devrait publier une nouvelle ordonnance sur la reforme de l'armée (FARDC) insistant sur la discipline, la loyauté, le solde, la logistique et la disponibilité au contrôle permanent en vue de l' identification de nos éléments...On ne peut passer outre l'importance de créer des mécanismes de suivi et d'application stricte de cette reforme. Cette instance devra rendre compte au chef de l' Etat et au gouvernement, qui à son tour rendre compte aux deux chambres de représentant réunis en Congrès. Ceci ans oublier que l' indiscipline, la corruption et le manque de patriotisme des politiciens congolais est à la base de cette fuite des capitaux estimée à plus de 18 milliards de dollars par an avec la complicité de quelques multinationales pour leur enrichissement illicite. Les généraux à la tète des troupes ne pouvaient rester indifférents dans cette jungle. Ils tirent aussi leur épingle du jeu. Nous ne pouvons pas avoir une armée discipline et efficace sans Souveraineté et cette dernière pourrait engendrer un Etat de Droit. Sans cela, toute possibilité de redressement de la RDC relèverait donc de la pure fiction.

6. Réveil FM International: Rwandair est-elle une bonne affaire pour la RDC ? Paul Kagamé n'a jamais demandé pardon au peuple congolais pour ses guerres, tueries et crimes au Congo, pourquoi Félix Pétain Bizimungu Tshilombo s'est-il précipité pour autoriser le survol du ciel congolais ?

Zeblai Kongo: Rwandair n'est pas une bonne affaire pour la RDC. Figurez-vous que malgré plusieurs tentatives, cette compagnie a rencontré le refus catégorique de Joseph Kabila pour obtenir une licence de vol sur l'espace aérien ou fouler le sol de la RDC. A notre avis, comme le principe est de remplir les poches d' abord, il est bien question de pot de vin, pour la Tshibilie qui se montre, à ce point, pire que la Kabilie. Et, avec cette politique d' Autruche, Felix Tshilombo est parti d'une faiblesse qui place très haut la position Rwando-Ougandaise pour l'exonération des crimes commis en RDC. Ni le Rwanda, ni l'Ouganda n' auront besoin de s'humilier et présenter les excuses officielles à un pays dont le président est nommé sur leurs influences. C'est donc le schéma contraire à l'idéal : la soumission d'abord". Si le Rwanda et l' Ouganda décident, Felix Tshilombo n' a qu'une seule réponse: AMEN. A-t-on oublié que lors des funérailles d'Etienne Tshisekedi Wa Mulumba à Kinshasa, Paul Kagamé s'est fait applaudir par des soldats Rwandais en tenue civile, qui avaient quadrillé le stade des Martyrs ! Les suivistes de l'Udps n'ont fait qu'accompagner cette ovation orchestrée et préparée depuis Kigali.

7. Réveil FM International: Du du 5 au 10 juin 2000, deux armées d'occupation. Ougandaise et Rwandaise qui se sont affrontées violemment, causant morts et désolations. à Kisangani dans cette troisième ville de la RDC. Pourquoi Félix Pétain Bizimungu Tshilombo ne s'est pas rendu à Kisangani pour pour la commémoration par des victimes du dix-neuvième anniversaire de la guerre de 6 jours ?

Zeblai Kongo: Après 19 ans, on a célébré les victimes de la guerre de Kisangani du 5 au 1 juin 2000 en l'absence de Felix Tshilombo supposé être chef de l' Etat. Fuite responsabilité et manque de bravoure, il devait éviter de pointer du doigt publiquement les auteurs de ce crime odieux et preuve évidente de l'occupation Rwando-Ougandaise. Il aurait donc obéit aux injonctions de ses mentors Paul Kagame et Yoweri Museveni, y compris leur filleul Kabila. D' ailleurs l 'attitude de Felix Tshilombo n'est pas moins un mépris des victimes congolaises que la bénédiction de la désolation que subit notre peuple sur toute l'étendue de la RDC. Il ne s'est jamais rendu à un seul site important ou se sont déroulés les massacres des Congolais. Énumérons quelques uns: la fosse commune de Maluku, les fosses communes au Kasaï après les massacres des disciples de Kamwina Nsapu (les ONG parlent de 6 fosses communes découvertes), les fosses communes multiples à l'ESt de la RDC y compris des villages et villes importants ou eurent lieu les exécutions sommaires des congolais et congolaises. Nous ne passerons outre la tâche d' un véritable chef de l' Etat de visiter , de consoler les victimes des viols, des orphelins, veufs et veuves, victimes de cette guerre ignoble qui nous est imposée. De cette longue liste, ou trouvez-vous de la compassion et le sens de responsabilité de Felix Tshilombo? Sinon des promesses creuses et irréfléchies sans ancrage sur le réel existentiel. Son mutisme sur les sujets qui fâchent et ses élucubrations déviationnistes veulent nous dire que tout va très bien avec nos voisins Rwandais et Ougandais et qu' il faudrait tourner la page des massacres sans condamnation. Malheureusement pour Felix Tshilombo et ses mentors, ces massacres continuent et les congolais ont besoin de solution , hormis les explications. De l'Est de la RDC , nous pouvons étendre la liste à l'Ouest sur les exactions de l'armée Angolaise sur notre territoire et le refoulement des ressortissants Congolais de l' Angola avec violations flagrantes des Droits de l' Homme sans réaction sérieuse de Felix Tshilombo. Avec lui la RDC se perd ou se meurt. plus aucun voisin ne nous respecte.

8. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est allé à Djugu visiter la prison ou fut emprisonné Etienne Tshisekedi et Bunia où il a demandé à la population de ne plus se tuer puisque frères: Est-ce son discours est tarabiscoté ? A-t-il la maîtrise du dossier Ituri ?

Zeblai Kongo: Etienne Tshisekedi fut le père de Felix Tshilombo. Djugu, Bunia, Ituri comme Irumu sont les zones dangereuses de brassage d'agresseurs de la RDC renforcés par la présence des éleveurs Mbororo de cinq nationalités différentes ( Camerounaise, Tchadienne, Soudanaise, Libyenne et Centrafricaine). Difficile donc de mêler l'insécurité de Djugu, sujet d'actualité avec l'héroïsme fictif d'Etienne Tshisekedi par la visite de cette prison. En vrai chef suprême de l'armée, Felix Tshilombo devrait rassurer la population sur l'état de la sécurité et l'arrivée massive de ces inconnus. Ne pas connaitre leur point de jonction avant de traverser nos frontières est une preuve que Felix ne maîtrise, ni le sujet, ni la situation pourtant préoccupante.

9. Réveil FM International: Depuis sa Nomination Électorale après son odieux deal avec Alias Kabila, pour contourner le choix du peuple congolais, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est devenu le valet de Paul Kagamé qui n'hésite pas à le féliciter. A quoi joue Tshilombo pourquoi courbe-t-il l'échine devant l'autocrate Paul Kagamé ?

Zeblai Kongo: Felix Tshilombo ressemble au maquillage nocturne de la mariée pendant les noces pour améliorer son apparence physique(faciale) extérieure. Cela vous empêche objectivement de constater sa laideur. Rien n' a changé à la situation de la RDC, sinon les méthodes des occupants qui ont trouvé en Tshilombo un exécutant Congolais pour masquer la vérité sur les crimes multiformes à l' Est de la RDC et la destruction scandaleuse du tissu économique. Un visage congolais à la Magistrature suprême donnerait l'impression une alternance démocratique. Au fond, c'est une continuité qui a accentué la division entre le peuple congolais car la Kabilie s'est trouvé comme nouvel allie l'ex-parti de l'opposition ainsi que son allégeance des fanatiques: Bena Mpuka, Talibans, Tribalo-ethniques ou Boko Haram qui passent leur temps à insulter et injurier d'autres compatriotes sur les réseaux sociaux. Les Bena Mpuka oublient qu'il s'agit du Congo, patrimoine commun à tous les Congolais:vivants et ceux qui viendront après. Les Bena Mpuka s'essoufflent déjà. Ils peuvent défendre le hold-up électoral, comme ils veulent. La vérité reste la vérité. Félix Tshilombo n'a pas gagné l'élection présidentielle en RDC!

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Monsieur Mabundicrate Félix Bizimungu Tshilombo, il n'y a pas des terroristes au Congo !

La vassalisation de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo par Paul Kagame, le dictateur, autocrate, pillard et receleur des ressources de la République démocratique du Congo, est un comble. Monsieur 15 %, petit président Quado et nommé, Mata Mata, Bouddha, Mabundicrate, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo commence à emprunter le langage sécurocrate de son parrain et ogre de Kigali, pour justifier la dérive autoritaire. Sans légitimité, le petit président Mbeya-Mbeya Tshilombo, qui est garçon de course et ambassadeur de l'occupation Ougando-Rwandaise, voudrait se légitimer avec cette histoire alambiquée de lutte contre le terrorisme. Monsieur l'imposteur-usurpateur Félix Pétain Bizimungungu Tshilombo, il n'y a pas des terroristes au Congo.

Les Maï-Maï sont des patriotes Congolais, ils se battent contre l'occupation de fameux occupants Ougando-Burundo-Rwandais. Ils sont légitimes. Pour mieux piller les ressources de la République démocratique du Congo, l'Ougandais Yoweri Museveni et le Rwandais Paul Kagamé, deux monstres soutenus par des mafieux lobbyistes anglo-saxons, créent des guerres d'invasion au Congo, pour justifier le pillages et recels des ressources de la RDC. Yoweri Museveni et PaulKagamé sont des nouveaux Conquistadors, à la peau noire. Les Laurent Nkundabatwaré, Jules Mutebusi, Bosco Ntangana, CNDP, M23 sont des rebelles et mouvements de rébellion, fabriquées de toutes pièces au Congo, pour justifier les pillage de ressources.

Avec son cerveau de moineau, le Grand Voleur du destin du peuple, a minimisé le fait que 7 mois se sont déroulés sans gouvernement. Pour ce cancre écervelé, ce n'es pas grave. Après le deal pour sa nomination électorale, il fallait que FCC et CACH prennent le temps de se connaître.

Allié de Paul Kagmé et Yoweri Museveni, deux bourreaux sanguinaires du peuple congolais, Félix Pétain Bizimungu tshilombo, pince sans rire, a proposé la mise en place d’une « coalition régionale contre le terrorisme », au 39 ème sommet de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC), qui s’est ouvert, le samedi dernier, 17 août 2019, à Dar es-Salaam en Tanzanie. « Je voudrais ici solliciter, en vertu de la Charte de notre Organisation, votre solidarité envers mon pays et son peuple, pour qu’à l’issue de cette session, nous puissions, à l’instar de la Brigade Spéciale qui opère sous le commandement de la MONUSCO et qui avait mis en déroute le Mouvement M23, prendre la ferme résolution de renforcer les Forces Armées de la République Démocratique du Congo, d’en finir définitivement avec tous ces mouvements qui sèment la mort et la désolation au sein de nos populations. Je propose de créer, à l’image de la coalition mondiale contre le terrorisme, une coalition régionale pour éradiquer ce fléau », a-t-il plaidé.

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jeudi 22 août 2019

Suisse: Son économie repose sur 5 piliers forts par Christian Gattiker de Julius Baer !

SUISSE: Son économie repose sur 5 piliers forts par Christian Gattiker et Julius Baer !

Le modèle économique suisse est parfois moqué, souvent admiré et régulièrement envié. Cependant, rares sont ceux qui le comprennent. Il repose sur cinq piliers essentiels qui en font un triomphe pragmatique sur le chaos et le désordre. le résultat est une économie très ouverte et « antifragile », qui a fait – et continuera probablement de faire – prospérer les fortunes privées.

Il existe, sans doute, des sujets plus importants dans le monde que la Suisse qui méritent réflexion. Après tout, la Suisse est un tout petit pays qui n’héberge que 0,11 % de la population mondiale. Toutefois, il représente 0,4 % du produit intérieur brut (PIB) mondial et possède 1,1 % de la fortune privée mondiale (soit 4 fois et 10 fois plus que la moyenne mondiale, respectivement). Ses exploits se retrouvent également dans d’autres classements mondiaux : la Suisse est le sixième pays le plus heureux du monde (rapport mondial sur le bonheur des Nations Unies, édition 2019), le deuxième pays le plus riche en termes de PIB par habitant (Fonds monétaire international, 2017) et le pays le plus compétitif au monde (rapport sur la compétitivité 2017–2018 du Forum économique mondial). Même si ces classements peuvent varier selon la source, la méthodologie et l’année où les études sont menées, la constance avec laquelle la Suisse figure aux premières places dans les classements est assez frappante. Par conséquent, il convient de s’intéresser aux « ingrédients secrets » de la réussite de ce petit pays.

Différent et opposé au sens commun

En tant que Suisse et économiste de formation, j’ai commencé très tôt à comparer le modèle économique de la Suisse à celui des autres pays. J’ai été frappé d’emblée par le fait que de nombreuses caractéristiques du modèle économique suisse sont non seulement différentes, mais aussi bien souvent diamétralement opposées à ce que le « sens commun » voudrait. Qu’il s’agisse de la monnaie, de la politique, de l’administration, de la politique étrangère ou de l’éducation, l’exemple suisse recèle quelques trésors cachés qui méritent d’être explorés. Cette analyse intéressera, sans doute, les ressortissants étrangers qui peuvent apprécier les avantages qu’il y a à sortir des sentiers battus du bon sens, mais aussi les lecteurs suisses qui, pour la plupart, ne réalisent pas à quel point leur système est spécial tant ils y sont habitués. Alors, penchons-nous sur les cinq piliers de la réussite du modèle économique suisse.

Pilier n°1 : Le franc suisse, la monnaie la plus forte au monde, s’est avéré un atout unique!

De l’avis général, lorsqu’une économie est en difficulté, sa banque centrale doit affaiblir la monnaie. Les exportations font alors un bond, la croissance s’accélère et les salaires finissent par suivre. Cette logique est assez intuitive, mais elle ne repose sur aucun élément empirique. L’expérience récente de la zone euro est un contre-exemple notable qui souligne les limites du modèle exportateur reposant sur une monnaie sous-évaluée. L’euro a beau être sous-évalué depuis cinq ans, l’économie européenne ne semble pas avoir profité durablement de la relance orchestrée par la Banque centrale européenne. Il en va de même pour le Japon, où le même remède est employé quasi constamment depuis 25 ans. Certains économistes ont très vite souligné les limites de cette approche du « chacun pour soi » qui ne fonctionne pas à l’échelle de l’économie mondiale. Si tous les pays font la même chose, leur avantage compétitif relatif s’évapore et une course à la dévaluation compétitive s’engage alors. Cependant, les exemples de la zone euro et du Japon sont particulièrement notables à cet égard, car tous les pays du monde n’ont pas dévalué leurs monnaies simultanément. Et pourtant, les effets positifs de cette politique ont été, au mieux, temporaire dans la zone euro et au Japon.

Cela nous ramène à la Suisse, qui illustre ce qui se passe lorsqu’un pays adopte la démarche opposée. L’histoire du franc suisse montre qu’il est la monnaie la plus stable au monde. Le pouvoir d’achat de CHF 100 en 1974 correspond au pouvoir d’achat de CHF 40 aujourd’hui. En d’autres termes, la hausse des prix des biens et des services en Suisse a grignoté 60 % de son pouvoir d’achat. Cette érosion est assez substantielle. Cependant, si on la compare à l’érosion constatée pour d’autres monnaies, le franc s’avère extrêmement solide. En effet, le dollar américain a perdu plus de 80 % de son pouvoir d’achat sur la même période, et certaines monnaies 95 % voire plus. Dans leur ensemble, les monnaies de tous les pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ont connu une érosion d’environ 90 %.

Malgré la relance à court terme du secteur exportateur et la croissance économique qui s’ensuit, il semble que la perte de pouvoir d’achat soit impossible à compenser. Voilà pourquoi une monnaie forte, contrairement aux idées reçues, est le principal atout d’une économie sur le long terme. Dans le cas de la Suisse, il s’agissait d’un argument de vente unique, indépendamment de la période examinée (pour laquelle nous disposons de données). Une monnaie forte est ce dont on a besoin pour préserver la richesse du chaos dans le monde qui nous entoure.

Pilier n°2 : La Suisse connaît un blocage politique permanent

Lorsque j’étais étudiant en économie, j’ai suivi des cours de sciences politiques comparées dans le cadre d’un module d’enseignement accessoire. Je me souviens très bien du jour où notre professeur nous a dit que, d’un point de vue comparatif, la Suisse était un régime de parti unique. Comment cela? Comme Cuba et la Corée du Nord ? Nous étions totalement perplexes. Lorsque je lui ai demandé pourquoi, sa réponse a été aussi brève qu’intrigante : « Parce qu’en tant que citoyen suisse, vous ne pouvez pas voter pour le départ du gouvernement en place. » Il y a effectivement un fond de vérité dans cette affirmation. Petite précision pour ceux qui ne sont pas familiers du système politique suisse : il existe évidemment plusieurs partis. Néanmoins, comme la Suisse a un système de représentation à la proportionnelle, l’alternance politique n’est pas aussi simple qu’au Royaume-Uni ou aux États-Unis, par exemple. De plus, la Suisse a un système de référendum, qui permet aux citoyens de se prononcer sur un large éventail de sujets comme l’immigration ou le fait de savoir si les vaches doivent garder leurs cornes (ce n’est pas une plaisanterie : cette question a été soumise à référendum en 2018). Cela signifie que les électeurs ont (toujours) le dernier mot. D’ailleurs, cette possibilité oblige les partis à faire des compromis sur chaque motion déposée, sous peine de la voir rejetée. À cet égard, le mot « blocage » n’est pas usurpé. L’importance pour le système dans son ensemble est le suivant : le système bloqué est extrêmement lent et entièrement tourné vers le compromis. Par ailleurs, il n’encourage pas les virages à 180 degrés. Une situation comme celle observée aux États-Unis, lorsque Donald Trump est parvenu à révoquer lors des six premiers mois d’importantes mesures prises par l’administration Obama, serait impensable en Suisse. Vu sous l’angle constructif : le système politique suisse est extrêmement fiable, stable et prévisible pour tous les acteurs économiques. Du moins, par rapport aux autres pays du monde.

Pilier n°3 : Décentralisation de l’administration

Dans son livre-révélation « Antifragile » (lire les notes « Lectures complémentaires » à la fin pour plus de précisions), Nassim Nicholas Taleb affirme en gros que les Suisses sont les gens les plus heureux au monde, car ils n’ont pas de gouvernement central. Voilà qui ne ravirait guère notre gouvernement central – car nous en avons un. (Toutefois, l’existence d’un gouvernement central aux compétences élargies est une évolution assez récente ; il a vu le jour après la Seconde Guerre mondiale dans le prolongement de « l’impôt de guerre » qui visait à créer un organe central chargé de défendre la population contre la guerre qui faisait rage à l’étranger.) Mais il y a du vrai dans l’observation de Taleb, qui prend la forme d’une devise centenaire que les Suisses appliquent pour administrer leur société : résoudre tout ce qui est possible à l’échelon le plus bas de l’exécutif et déléguer uniquement ce qui ne peut être résolu qu’au niveau central. On pourrait appeler cela une « approche décentralisée de l’administration » ou le « principe de subsidiarité ». Indépendamment de l’appellation choisie, elle est devenue une forme d’administration publique assez efficace, comme en témoigne le niveau de la dépense publique : cette dernière représente 33 % du produit intérieur brut, bien inférieure à celle de 46 % dans la zone euro.

Pilier n°4 : Une politique étrangère qui ne fait pas de vagues

Ce domaine est un champ de mines pour de nombreux responsables politiques suisses. La Suisse se veut un pays fort et indépendant sur la scène mondiale. Cela n’est pas surprenant dans la mesure où la Suisse était considérée comme une superpuissance avant 1515. Par la suite, l’avènement de nouvelles technologies militaires, comme les canons, a mis un terme à la suprématie des troupes suisses sur les champs de bataille médiévaux. Malheureusement, tout le monde en dehors de la Suisse a oublié que ce pays était autrefois une superpuissance, ce qui est compréhensible. Voilà pourquoi la politique étrangère de la Suisse consiste à ne pas faire de vagues (chut… ne le dîtes pas à mes concitoyens). Cela est néanmoins pragmatique, car les Suisses font de la nécessité une vertu. Invité par un cercle de réflexion à Zurich, j’ai récemment participé à une table ronde en compagnie de personnalités très en vue. Tous les participants se félicitaient que « nous autres, les Suisses, ne menons pas de guerres commerciales ». J’ai contribué au débat en formulant l’observation suivante : Nous, les Suisses, nous ne menons pas de guerres commerciales pour la simple raison que nous ne pouvons pas le faire : notre pays est trop petit pour imposer ses conditions à ses grands voisins, encore moins depuis qu’ils ont uni leurs forces. Cependant, l’agilité qui caractérise la politique étrangère de la Suisse a empêché le pays de commettre de grosses erreurs vis-à-vis de ses partenaires étrangers.

Pilier n°5 : L’apprentissage

En 2018, l’un des freins à la croissance dans de nombreuses économies occidentales était la pénurie de main d’oeuvre qualifiée. En Suisse, deux grandes entreprises suisses ont lancé un avertissement sur résultats, invoquant ce problème dans les pays étrangers. Le fabricant d’équipement sanitaires Geberit ne parvenait pas à trouver suffisamment de plombiers pour installer ses produits en Allemagne. L’équipementier automobile Autoneum a fait un « copier-coller » de ses usines européennes très automatisées pour le marché américain. Hélas, il s’est avéré qu’il n’y avait pas d’ouvriers capables de faire fonctionner les machines aux États-Unis. En Suisse, le marché de l’emploi se distingue par le système dual de formation professionnelle, qui combine des apprentissages avec l’enseignement en classe dans une école professionnelle publique. Seuls 20 % des adolescents choisissent la voie universitaire. Et pourtant, grâce à ce système d’apprentissage en alternance, la Suisse dispose d’une main d’oeuvre hautement qualifiée et bien formée qui, en plus de diplômes de l’enseignement supérieur acquiert des compétences grâce à l’apprentissage. D’ailleurs, après l’investiture de son père en 2017, Ivanka Trump s’est rendue en Suisse pour étudier l’approche suisse. Nous n’avons pas eu d’échos de cette visite, ce qui est amusant dans la mesure où Donald Trump doit sa célébrité télévisuelle à sa participation à une émission de télé-réalité intitulé « The Apprentice ». Pour une raison que j’ignore, il n’a pas développé cette idée utile en dehors du petit écran. C’est bien dommage.

Défis et menaces

Avant que vous pensiez que j’ai suivi de trop près la dernière campagne présidentielle aux États-Unis et que je souhaite créer mon propre mouvement « La Suisse d’abord », je vous invite à réfléchir à ce qui suit. Évidemment, le système suisse n’a pas été imaginé sur un tableau noir il y a quelques décennies. Il est le fruit des enseignements tirés de nombreuses années de crise et de la pression que ces crises ont exercé sur les systèmes économique et politique d’une petite économie ouverte comme la nôtre. Ces pressions existent encore aujourd’hui et continueront de hanter les nuits des chefs d’entreprises et des responsables politiques suisses.

Aujourd’hui, le principal défi pour la Suisse réside dans l’immense pression à laquelle elle est soumise pour confirmer son soutien au projet de l’Union européenne. Sur le front économique, elle connaît également des problèmes structurels comme l’endettement extrêmement élevé des ménages. Certes, cela tombe sous le sens ; habituellement, une dette importante est perçue comme quelque chose de négatif. Je pourrais continuer à énumérer d’autres défis, comme le bilan hypertrophié de la Banque nationale suisse, qui résulte des interventions de cette dernière destinées à combattre la vigueur extrême du franc. Personne ne sait s’il y aura un retour de flammes à un moment donné.

Grandir à force de résistance

On peut argumenter que la Suisse a fait face à ces défis et à ces menaces d’une manière ou d’une autre tout au long de son histoire. Et ce sont ces défis et ces menaces qui ont rendu le système plus fort, plus résilient et, pour reprendre les termes de M. Taleb, plus « antifragile ». Autrement dit, les Suisses ont créé un système qui prospère grâce au chaos, au désordre et à la volatilité. Ces sources de tension sont susceptibles de changer à l’avenir mais il est peu probable qu’elles disparaissent et la logique voudrait qu’elles produisent les mêmes effets.

La preuve par l’investissement

La croissance à force de résistance se vérifie également au niveau de l’investissement. Dans la mesure où les investisseurs suisses possèdent la monnaie la plus forte au monde, ils doivent calculer leur performance à l’étranger en francs suisses. Fait étonnant, les actifs financiers suisses ont surperformé ceux des autres pays à taux de change constants malgré l’appréciation du franc de 2 % par an en moyenne par rapport à d’autres monnaies sur les 40 dernières années. La raison semble assez simple : les entreprises suisses ont constamment dû s’adapter, et pas seulement lorsque cela allait mal, pour rester compétitives. Le résultat se passe de commentaires et met en évidence une allocation optimale du capital, du moins par rapport aux pays avec un régime de change plus souple. Avant d’essayer de le mettre en pratique chez eux, ce qui peut prendre des décennies, les investisseurs internationaux pourraient être tentés de prendre un raccourci. Étant donné les résultats enviables de la Suisse, ils pourraient envisager d’investir une part nettement plus importante de leur fortune dans des actifs libellés en francs suisses. En revanche, les investisseurs basés en Suisse peuvent miser sur les entreprises cotées dans leur pays pour surfer sur la vague de la croissance mondiale. Au premier abord, cela ne semble guère attirant, mais bénéficier de la monnaie la plus forte au monde est un atout qui fait toute la différence. Il est peut-être temps d’ajouter quelques actifs « antifragiles » à votre portefeuille.

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Kamona Kamba: Le château de Villandraut en Gironde !

Le château de Villandraut est connu comme étant "le château du pape Clément", car Villandraut est la terre natale de Bertrand de Goth, qui devint en 1305 le premier pape en Avignon sous le nom de Clément V.

Dès le début de son pontificat, Clément V décide d'ériger un nouveau château à Villandraut, bien plus important que celui de son enfance, qui sera le symbole de la puissance accrue de la famille de Goth.

Les travaux, commencés dès 1307 sont achevés en 1314. Le château est construit en seulement 7 ans, un délai particulièrement court pour le Moyen-âge, lorsque vingt années entières auraient été normalement nécessaires à la réalisation d'un tel ouvrage. Cette rapidité d'exécution s'explique par la richesse et la puissance du commanditaire, le pape Clément V.

Grâce à sa richesse nouvellement acquise, le pape fut à l'origine de nombreux "châteaux clémentins", destinés à sa famille.

L'architecture du château !

Le château de Villandraut, destiné à être une des résidences du pape se doit d'être confortable, tout en étant le reflet de la puissance de la famille de Goth, sans négliger pour autant les aspects défensifs, indispensables pendant ces périodes troublées. L'aspect défensif est notamment assuré par les douves, de dimensions respectables pour tenir l'ennemi à distance, 6,50m de haut pour 15m de large. Les douves s'arrondissent au droit des tours afin de préserver en tout point du château, la même distance de sécurité.

Les six tours constituent également des éléments défensifs avec leur 22 mètres de haut et près de 2,80 m d'épaisseur. Elles sont percées de multiples archères afin de défendre les différents côtés du château. La défense était également assurée par un pont-levis, suivi d'un pont-ouvrant, de deux assommoirs, d'une herse, le tout étant largement agrémenté de nombreuses archères.

L'intérieur du château se compose d'une cour centrale, entourée de trois corps de logis. Les trois ailes dessinent donc un palais en U, ce qui permet une bonne répartition des fonctions résidentielles et utilitaires. Le rez-de-chaussée était dévolu aux écuries, étables, aux communs ainsi qu'aux cuisines et accueillait principalement les gardes et les serviteurs, tandis que les habitations nobles prenaient place dans les étages. La chapelle se situait également au premier étage, tout comme une grande salle de réception et de justice de dimensions respectables, 30x8 mètres, dans le corps de logis ouest.

Le confort est également assuré par les 21 cheminées et 19 latrines présentes dans le château. L'esthétique n'est pas en reste avec de nombreuses voûtes d'ogives, des chapiteaux sculptés, des peintures murales ainsi que des carreaux de pavement estampés et glaçurés.

L'histoire du château !

Après la mort de Clément V en 1314, le château resta une dizaine d'années en possession de la famille de Goth, puis au gré des héritages, des mariages et des guerres, il changea de nombreuses fois de propriétaires. Les guerres de religion marquent un tournant dans l'histoire du château. Il est pillé à deux reprises, en 1572 et en 1577, et en 1592 il est occupé par les Ligueurs qui s'y réfugient. L'armée, afin de leur faire rendre les armes, attaque le château et pilonne l'édifice de près de 1860 coups de canons et la tour sud-est s'effondre. Le parlement de Bordeaux ordonne même la destruction totale de l'édifice mais cette décision est contrée par le roi de France.

Le château est racheté en 1600 par le seigneur de Lalanne et alors que l'architecture était restée inchangée depuis le Moyen-âge, il y effectue de nombreux travaux pendant près de 25 ans. Mais en 1739, le château est racheté par le marquis de Pons qui va le dépecer de toutes ses boiseries puis le laisser à l'abandon. Le château va progressivement se dégrader jusqu'à son classement aux Monuments Historiques en 1886. Pendant toutes ces années et jusqu'en 2007, ce fut la même famille, de Sabran-Pontevès qui posséda le château. Depuis 2007, le château est propriété de Norbert Fradin, promoteur bordelais, grand amoureux des châteaux médiévaux, qui le laisse gracieusement à la disposition de l'association Adichats, qui en assure la mise en valeur et l'animation depuis 1984. Ainsi, l'action peut se poursuivre en suivant les mêmes objectifs que précédemment, par une large ouverture du monument au public, en accueillant des manifestations culturelles d'envergure, dont le château est le prestigieux écrin.

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mercredi 21 août 2019

Le Général Emmanuel Habyarimana et Aline Umutesi, mariage de cohésion rwandaise en Suisse !

Le Général Emmanuel habyarimana et son épouse Aline Umutesi, dans le valais en Suisse

Le Rwanda est accusé d'avoir manipulé ses chiffres sur la pauvreté. Le gouvernement rwandais est épinglé par une enquête du quotidien britannique Financial Times. Les accusations portent sur la période de 2011 à 2014. Financial Times accuse les autorités rwandaises d’avoir truqué leurs statistiques sur la pauvreté, en 2015, à la veille du référendum qui a donné la possibilité au président Paul Kagamé de rester au pouvoir jusqu’en 2034. Présenté par les bailleurs comme l’une des économies les plus dynamiques d’Afrique, le Rwanda avait faussement connu une croissance du PIB d’environ 8% par an entre 2001 et 2014, sous la conduite du dictateur Rwandais. Machiavélique, Paul Kagamé a réussi à ostraciser, mieux diaboliser 80% de la population rwandaise: Les Hutus et rendre invisible les 2% des Twas, pygmées ! Qui dit Hutu dit génocidaire y compris les bébés qui naissent aujourd'hui. Un pays ne se construit-il pas avec tous ses fils et filles, en essayant d'éradiquer les discriminations qui peuvent exister ? Suffit-il de barrer la mention "tribu" dans une carte d'identité pour lutter contre la discrimination ? Un chef de l'Etat ne monte jamais une population contre une autre !

Le Rwanda n'existe pas sans les Rwandais: Tutsis, Hutus et Twas. Au pouvoir à Kigali, depuis le 17 avril 2000, Paul Kagame le dictateur Rwandais, qui a instrumentalisé le divisionnisme dans la population rwandaise, a aussi lamentablement échoué sur plusieurs points, dont celui du dialogue inter-rwandais. Paul Kagamé a usé et abusé du génocide rwandais, devenu un fonds de commerce, pour mener sa politique dictatoriale. Tout celui qui critique son régime est traité de "Négationniste" voire "Révisionniste"! L'autocrate de Kigali a enfariné tout le monde, y compris pour ses guerres d'occupation, ses crimes et pillages des ressources de la République démocratique du Congo. Comment le Rwanda qui n'a pas le Coltan dans son sous-sol, peut-il devenir le premier producteur de ce minerais dont 80% de la production mondiale est au Congo ? Que dire de 12 millions des congolais morts pour rien ?

L'ancien ministre du Rwanda, le Général Emmanuel Habyarimana est l'homme le plus craint par Paul Kagamé, l'autocrate de Kigali. Ministre de la Défense du Rwanda jusqu'au 15 novembre 2002, le Général Emmanuel Habyarimana a été longtemps considéré comme un exemple au Rwanda, tout comme le colonel Ndengeyinka, député à l'Assemblée nationale : ces deux officiers supérieurs Hutus, anciens membres des FAR, les Forces armées rwandaises, étaient parfaitement réintégrés dans la nouvelle armée nationale de Paul Kagamé. Ancien ministre de la Défense de Paul Kagame Dans la nuit du 1er avril 2003, averti de sa proche arrestation par Aline Umutesi, l'ancien ministre de la Défense de Paul Kagame, Emmanuel Habyarimana prend la fuite à pied pour l'Ouganda avec deux officiers. Aline Umutesi a fait de même deux semaines après, déguisée en bonne sœur. La Suisse qui les a accueilli, est depuis devenue leur seconde patrie.

Homme de paix, foncièrement pacifique et extrêmement fin et intelligent, le Général Emmanuel Habyarimana a une ribambelle des diplômes que Paul Kagamé n'a pas. Respecté, dans une simplicité à couper le souffle, le Général Habyarimana fait peur au régime dictatorial de Kigali. Et pourtant, il n'est même pas armé et n'a même pas des troupes ! Son arme, dire la vérité dans un calme olympien, avec une analyse intelligente pointue, avoir un réseau des amis et connaissances à travers le monde. Entre 150 à 200 personnes sont venues de la part le monde: France, Belgique,Hollande, Etats-Unis ont assisté les deux tourtereaux, dans l'amour sans frontière, qui a commencé au pays des Mille Collines et s'est concrétisé dans Le Valais, canton situé au sud de la Suisse, qui abrite la montagne du Cervin en forme de pyramide! Trois mariages en deux jours: coutumier, civil à la mairie et religieux.

Politiquement, le mariage du Général Emmanuel Habyarimana (Hutu) et Aline Umutesi (Tutsie) prouvent à dessein, que la cohésion nationale rwandaise est possible. Le vivre ensemble est possible entre Rwandais. Un Hutu peut marier une Tustie, un Tutsi peut marier une Hutu sans que cela pose un problème. Tous les Hutus ne sont pas des diables et les Tutsis des anges. C'est aux règles imposables à tous, qu'une société se régule. C'est en Suisse, dans le Valais, que le Général Emmanuel Habyarimana et Aline Umutesi ont fait leur mariage. Il y a eu le mariage coutumier, traditionnel qui est synonyme du parcours du combattant, avec toutes les couleurs des vêtements traditionnels, les danses et la rhétorique des anciens. Avec respect dans le "Kinzonzi" mené par papa Emmanuel et le professeur Charles, de plusieurs étapes: Kurambagiza, la fermeture du portail: Gufata irembo, les fiançailles: Gukwa et Indongoranyo, Gushingira, Gutwikurura !

Le Rwanda du Général Emmanuel Habyarimana et Aline Umutesi vient de gagner face à celui de l'autoritarisme de Paul Kagamé. Le Rwanda des cœurs est plus fort, que celui des mensonges étatiques, des pillages de ressources du Congo. Les pays des Grands Lacs doivent prendre conscience, c'est dans la paix que chaque pays se développera. Paul Kagamé est un conquistadors à la peau noire. Les nouveaux Conquistadors, font pareils que les explorateurs, les chefs d'expédition et leurs soldats qui ont exploré puis conquis le Nouveau Monde du XVᵉ au XVIᵉ siècles pour la couronne d'Espagne, participant directement à la conquête de l'Amérique.

Le Général Emmanuel Habyarimana a tenu à honorer Aline Umutesi, la femme tutsie qui lui a sauvé la vie. Quel honneur ! L'amour est toujours plus fort. Dans l'épître aux Romais: 8, l’apôtre Paul a été le premier théologien à théoriser la foi chrétienne. L’amour, c’est un peu comme la plus grande de ces poupées russes : il contient tous les articles de la loi, de sorte que quand on a l’amour, on a aussi toute la loi, de la même manière que le fait de posséder la plus grande des poupées implique qu’on possède aussi toutes celles qu’elle contient. L’amour englobe tous les articles de la loi, il les renferme tous. L'apôtre Paul a su parler admirablement de cet amour qu’il nous propose ici comme norme pour nos vies. Il en a donné une description magistrale dans sa première épître aux Corinthiens, quand il dit : L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. Oui, l'apôtre Paul a su réconcilier la morale et la liberté et nous donner une perspective qui peut révolutionner la vie de nos contemporains, à commencer par la nôtre.

N'en déplaisent aux sceptiques, la paix en République démocratique du Congo dépend aussi de celle des paix voisins. Un pays ne change pas d'a dresse tous les quatre matins, le Rwanda, l'Ouganda et le Burundi demeurent des pays voisins pour le Grand Congo.

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samedi 17 août 2019

France: Emmanuel Macron rend hommage aux soldats africains en Provence !

Le Président Emmanuel Macron a commémoré, jeudi, le 75e anniversaire du débarquement de Provence aux côtés des présidents ivoirien et guinéen Alassane Ouattara et Alpha Condé. L'occasion de mettre l'accent sur la participation des soldats venus d'Afrique. Alpha Condé, président de la République de Guinée depuis 2010. À 81 ans, il souhaite changer la Constitution afin de rempiler pour un nouveau mandat, alors que la Constitution guinéenne lui interdit de se présenter à la prochaine élection présidentielle de 2020. Alassane Ouattara est sur la même poussée du tripatouillage de la Constitution en Côte d'Ivoire.

Alassane Amadou, Boudjema Ben Hamou, Bruneta Maurice, Cisse Samba, Diegane Douf, Morana François, Niakara Ballo, Rabah Ben Ali, Sedio Traoré, Yahyaoui Mouhoub... Des tirailleurs sénégalais, algériens, tunisiens, des pieds-noirs. C’est dans la nécropole nationale de Boulouris, près de Saint-Raphaël, dans le Var, que reposent 464 combattants de l’armée B française, devenue ensuite la 1re armée de l'Hexagone, tombés lors de ces combats.

Près de 250 000 soldats des forces françaises ont participé en août 1944 au débarquement de Provence, dont 90 % était originaires d’Afrique du Nord et d’Afrique subsaharienne, européens et non européens rassemblés. Traditionnellement, cette commémoration annuelle est l'occasion de saluer la contribution des combattants des anciennes colonies françaises à la Libération. Lors du 50e anniversaire en 1994, 18 pays africains avaient été représentés et pour le 60e, en 2004, une quinzaine de chefs d'État d'Afrique noire et du Maghreb étaient présents.

Alors que la France commémorait jeudi le 75ème anniversaire du débarquement de Provence, le président a évoqué la mémoire des soldats africains. Un hommage un peu tardif, estime Julien Masson, qui a recueilli le témoignage des derniers tirailleurs sénégalais. Le 15 août 1944, deux mois après le célèbre débarquement de Normandie, des troupes françaises et alliées prennent d’assaut Toulon et Marseille pour libérer le sud du pays. La moitié des bataillons français proviennent d'Afrique. Tirailleurs sénégalais et algériens, goumiers et tabors marocains et pieds-noirs, jouent un rôle crucial dans la victoire. Pendant toute la Seconde Guerre Mondiale, 55'000 d'entre eux meurent au combat.

Malgré leur rôle majeur, ces combattants sont moins bien traités que leurs frères d'armes, pendant et après la guerre. "Il y avait une disparité de traitement entre les soldats blancs et les soldats noirs, qui avaient entre autres une solde différente", explique le photographe et réalisateur Julien Masson, qui a recueilli dans un livre et un film les témoignages des derniers tirailleurs sénégalais.

Politologue et journaliste d'investigation, Charles Onana écrit sur sa page Facebook: "La France a une part d’Afrique en elle. Et sur ce sol de Provence, cette part fut celle du sang versé". Ces mots du président Macron sont accueillis avec plaisir par ceux qui connaissent un peu l'histoire. De Gaulle les approuverait. Lui qui, plus que quiconque, dans la solitude de Londres en juin 1940, savait ce que cela voulait dire que de résister et lutter. Lui qui a mesuré ce que pouvait signifier avoir le soutien de l'Afrique quand beaucoup en métropole préféraient la soumission et la résignation. Quand j'ai publié en 2003 la France et ses tirailleurs, certains grinçaient des dents, mécontents de me voir relater cette part de l'histoire de France, d'Afrique et du monde. Il s'agissait de la Seconde guerre mondiale telle que l'on ne l'enseignait pas. Je ne savais pas en écrivant ce livre que seize ans plus tard, les tirailleurs, souvent méprisés tant en Afrique qu'en France, bénéficieraient d'une si grande publicité... Une fois de plus, j'ai eu tort de parler avant l'heure... Il faut savoir être dans l'air du temps. J'ai pris la fâcheuse habitude d'être en décalage tout le temps... C'est heureusement bon pour la santé de l'esprit. Une noble pensée à tous ces honorables anciens que j'ai rencontrés au Sénégal et qui sont presque tous partis. Mon Joseph Ndiaye, ancien conservateur de la maison des esclaves de Gorée, qui me disait "fiston, j'étais libérateur", avec son habituel sourire de fierté, aurait apprécié ces quelques mots gentils pour ce qu'ils ont fait entre 1940 et 1945".

Voici le discours du Président Emmanuel Macron à l’occasion du 75ème anniversaire du débarquement en Provence à Saint-Raphaël (Var), le 15 Août 2019

Messieurs les Présidents de la République de Côte d’Ivoire et de la République de Guinée, monsieur le Président, madame la Secrétaire d’État auprès de la Ministre des Armées, monsieur le Chef d’État-Major des Armées, mesdames et messieurs les Ambassadeurs, mesdames et messieurs les élus, monsieur le Préfet, messieurs les anciens combattants, mesdames et messieurs.

Il y a 75 ans, avec l’aide des forces alliées, la France brisait enfin les chaînes dans lesquelles l’armée d’Hitler l’avait enchaînée durant quatre longues années, car pour la seconde fois, en cette année 1944, une armada de braves débarquaient sur les plages de notre pays pour le délivrer du joug de l’occupant. Il y eut le débarquement de Normandie et il y eut le débarquement de Provence. Il y eut le 6 juin et il y eut le 15 août. La reconquête de la France avait commencé par le nord, sur les côtes de la Manche, elle se poursuivit par le sud sur les côtes de la Méditerranée.

Et cette fois, nos libérateurs étaient majoritairement français. Sur les plages de Cavalaire et de Saint-Raphaël, dans les villes de Toulon et de Marseille, dans les massifs des Maures et de l’Esterel, la France renouait enfin un fil rompu quatre ans auparavant : celui de ses valeurs et de sa grandeur. Ce n’était plus des groupes épars ou des détachements esseulés qui se levèrent alors. C’était une armée nationale reconstituée, « une belle armée française », selon les mots du Général DE LATTRE DE TASSIGNY dans toutes ses composantes terrestre, maritime, aérienne, une armée d’environ 250 000 hommes soutenus par plus de 120 000 soldats des forces alliées britanniques, américains, canadiens et de tant d’autres nations, une armée qui sortait enfin de l’ombre et de l’exil pour se préparer au rendez-vous de l’histoire. Après la débâcle, l’occupation et la collaboration, après l’humiliation, l'assujettissement et l’infamie, la France retrouvait l’éclat de ses couleurs, celles que DE GAULLE porta si haut à Londres, Brazzaville, puis Alger.

Le débarquement du 15 août est le deuxième acte de notre libération. Après Overlord, ce fut l’opération Dragoon, le débarquement de Provence mené sur les ordres de l’Amiral américain HEWITT, puis de son compatriote le Général PATCH. Il permit d’ouvrir un nouveau front, de déloger les garnisons d’Hitler en les chassant du sud de la France et de ravitailler toutes les troupes alliées. Le 15 août, donc, des milliers d’hommes guidés par la liberté, traversèrent la Méditerranée. Ils avaient embarqué en Corse et en Algérie, en Italie, à Malte.

Bientôt, une armada fantastique de plusieurs centaines de bâtiments de guerre convergeait sur les rives du Var. Au côté de leurs alliés américains, qui débarquèrent en nombre et en force ce premier jour, les forces françaises étaient là : des marins, des aviateurs, des soldats, fiers et déterminés. Les premiers libérateurs vinrent du ciel.

Dès l’aube, des avions de guerre et des milliers de parachutistes américains et britanniques qui avaient pris leur envol quelques heures plus tôt, vibrant à l’unisson de chants guerriers, prirent d’assaut la Provence et bloquèrent les accès aux renforts allemands. Après les airs, la mer allait bientôt charrier sur notre sol ses flots de soldats. A bord de leurs canots, deux commandos français se faufilèrent dans la nuit pour débarquer en éclaireur.

A Théoule, les hommes du groupe naval d’assaut se heurtèrent aux champs de mines et aux tirs ennemis. Les pertes furent terribles. Mais au Cap-Nègre, les hommes des commandos d’Afrique escaladèrent la façade abrupte, réduisirent au silence une batterie d’artillerie au sommet du Promontoire, puis sécurisèrent l’ensemble de la zone.

L’affrontement fut violent. Mais la mission était accomplie. Le débarquement pouvait alors commencer. Il était 8 heures. Appuyées par la puissance de feu de la force navale, les premières vagues d’assaut déferlaient sur Alpha, Delta, Camel, les plages de l’opération. Le soir même, 100 000 soldats, notamment américains, avaient déjà pris pied sur le sol provençal. La libération du sud de la France était en marche.

Le lendemain, l’armée B, qui sera bientôt rebaptisée première armée française, entrait en scène. Des milliers d’hommes aux parcours si divers et aux destinés si différentes, dans la guerre comme dans la vie, dans une fraternité d’arme et dans une fraternité d’âme, partageaient un même idéal et un même courage : abnégation, bravoure, panache. Cette armée était à l’image de son chef, Jean DE LATTRE DE TASSIGNY. Ce Vendéen, fait de la même trempe que son voisin CLÉMEANCEAU, était un combattant de Verdun et du Chemin des Dames.

En novembre 1942, il avait suivi le seul chemin qui vaille, celui de l’honneur, et gagna Alger pour prendre le commandement de cette première armée française. Parmi les valeureux combattants de sa grande armée, il y avait des Français libres venus de la métropole, dont certains s’étaient déjà couverts de gloire en Tunisie, en Sicile, en Corse, en Italie. Il y avait aussi bon nombre de Résistants de la France des outremers, des dissidents des Antilles, des Guyanais, des Réunionnais, des Tahitiens, des Néo-Calédoniens, qui avaient souvent pris tous les risques pour rejoindre l’armée de DE LATTRE.

Mais la très grande majorité, des soldats de la plus grande force de l’armée française de la libération, venait d’Afrique. Français d’Afrique du nord, pieds noirs, tirailleurs algériens, marocains, tunisiens, zouaves, spahis, goumiers, tirailleurs que l’on appelait sénégalais, mais qui venaient en fait de toute l’Afrique subsaharienne, et parmi eux des Guinéens, des Ivoiriens, cher Alpha, cher Alassane.

Tous se sont unis contre l’ennemi nazi au service du drapeau et de la liberté. Tous ont fait preuve d’un courage immense et d’une bravoure hors pair. Ils ont payé un lourd tribut à la victoire qu’ils ont largement contribuée à forger. Ils sont des milliers à s’être sacrifiés pour défendre une terre lointaine, une terre souvent inconnue, une terre jusqu’alors jamais foulée, une terre à laquelle ils ont à jamais mêlé leur sang.

Ils ont fait l’honneur et la grandeur de la France et pourtant qui d’entre nous se souvient aujourd’hui de leurs noms, de leurs visages ? Vous en avez rappelé quelques-uns monsieur le Professeur. Qui se souvient d’un héros comme Yorgui KOLI, cet homme né au Tchad en 1896 qui fit toute sa carrière dans l’armée française ? Sous-officier en 1940, il refusa l’armistice et rallia la France libre avec ses hommes à partir du Congo, il fut ensuite de toutes les batailles de la campagne d’Afrique, débarqua le 17 août 1944 sur ces plages de Provence après s’être coiffé des lauriers durant la campagne d’Italie.

Fait compagnon de la Libération en 1945, comme 16 autres Africains, naturalisé Français en 1949, il regagna ensuite le Tchad et la vie civile. Je pense à un autre compagnon de la Libération, le Lieutenant Mohamed BEL HADJ. Né en Algérie en 1905, en juin 1942 à Bir-Hakeim alors Adjudant, il sauve par deux fois, au péril de sa vie, son Commandant de compagnie. Débarqué en Provence le 17 août avec ses frères d’armes du 22ème bataillon de marche nord-africain, Mohamed BEL HADJ est mort pour la France le 10 janvier 1945 au cours de la campagne d’Alsace. Il dit au médecin qui tentait de soigner sa blessure : « le Lieutenant BEL HADJ va mourir mais cela ne fait rien. Vive la France ! ».

Honoré à juste titre par leurs camarades de l’époque, ces combattants africains, pendant nombre de décennies, n’ont pas eu la gloire et l’estime que leur bravoure justifiait. La France a une part d’Afrique en elle et sur ce sol de Provence, cette part fut celle du sang versé. Nous devons en être fiers et ne jamais l’oublier : les noms, les visages, les vies de ces héros d’Afrique doivent faire partie de nos vies de citoyens libres parce que sans eux nous ne le serions pas.

C’est pourquoi je lance aujourd’hui un appel aux maires de France pour qu’ils fassent vivre par le nom de nos rues et de nos places, par nos monuments et nos cérémonies la mémoire de ces hommes qui rendent fiers toute l’Afrique et disent de la France ce qu’elle est profondément : un engagement, un attachement à la liberté et à la grandeur, un esprit de résistance qui unit dans le courage. Je sais que certains maires ont déjà honoré de cette dette de mémoire et de fraternité — Reims, Menton ou encore Chasselay et tant d’autres communes.

La gloire de tous les soldats de la Libération est immense et notre gratitude en retour doit être impérissable et nous n’oublierons rien ni personne. Aussitôt qu’elles eurent débarquées, les troupes tricolores se tournèrent vers les deux môles de résistance allemands : Toulon et Marseille. La conquête de ces ports en eaux profondes était indispensable mais les garnisons ennemies eurent le tort de tenir jusqu’au bout, coûte que coûte, à n’importe quel prix. Les affrontements furent âpres. Les rues, les fortifications, les bunkers furent le théâtre de rudes batailles.

Pourtant, dès le 23 août, Toulon était libérée, 12 jours avant les prévisions initiales. Et après d’épiques combats sur la colline de Notre-Dame de la Garde et alors que la nouvelle de la libération de Paris se répandait, Marseille était reprise le 29, avec 26 jours d’avance sur le calendrier stratégique. Ces succès éclatants des forces françaises et alliées, nous les devons au courage des troupes et à l’audace de leurs chefs aguerris et intrépides, à l’image du Général DE MONSABERT, lui que le régime de Vichy avait déchu de sa nationalité française.

Nous le devons à tous les soldats alors présents mais aussi à la Résistance intérieure, à toutes ces femmes, à tous ces hommes farouchement résolus à accomplir le devoir simple et sacré qu’évoquait le Général DE GAULLE. Le 15 août résonna comme un signal. L’insurrection nationale pouvait paraître au grand jour, les forces françaises de l’intérieur furent de tous les combats, de toutes les luttes : Draguignan, à l’époque préfecture du Var, fut ainsi libérée par les Résistants eux-mêmes, dès le 16 août, soutenus peu après par l’arrivée des troupes.

Le 19, les Marseillais se soulevaient à leur tour. Ici, en Provence, cette infanterie patriotique se leva partout sans rien attendre que les fruits de la liberté. En maints endroits elle balisa le chemin des armées de la Libération, accompagna l’armée régulière avant souvent de la rejoindre. Par le sang versé, la Résistance a reconduit le pacte séculaire de la France avec la liberté.

Nous savons leur grandeur, mais nous ne trouverons jamais assez de mots, ou des mots assez puissants, pour leur dire notre gratitude d'avoir ainsi continué à se battre pour que vivent nos valeurs, pas de mots assez forts pour dire ces années de combat, parfois de doute, de ceux qui, dans cette région numéro 2, ont pris parfois tous les risques, comme le Capitaine ALEXANDRE, un certain René CHAR, et tant de compagnons d'armes. Grâce à ces forces conjuguées, moins d'un mois après le débarquement du 15 août, l'armée du Général DE LATTRE a rejoint celle du Général LECLERC, le 12 septembre, en Bourgogne, dans une émotion indescriptible.

L'étau se refermait. L'occupant était acculé hors de France. Après Toulon, Paris avait été libéré, puis Marseille, puis Lyon. Strasbourg attendait encore, mais quelques semaines seulement. La victoire, désormais, était inéluctable, et la France y avait pris sa part.

En ce jour, nous nous rappelons combien le débarquement de Provence et l'épopée de nos armées ont été décisifs pour la France et pour l'Europe, pour la place de la France dans le cercle des puissances victorieuses, pour la place de la France dans le monde. C'est une page cruciale de notre histoire, car ce fut plus qu'un sursaut, une résurrection. En 1944 et en 1945, la France redevenait la France. Elle recouvrait sa liberté et sa souveraineté, elle renouait avec ses valeurs et avec ses vertus. Vétérans, anciens combattants, anciens résistants, soldats de la Libération, je veux vous dire ici, en ce jour, à nouveau, la reconnaissance de la nation.

Vous avez redonné à notre pays sa liberté et sa dignité. Vous avez redonné ses couleurs à notre drapeau et sa devise à notre peuple. Votre engagement suprême est notre héritage. Il nous revient de le préserver, de le transmettre, de le faire fructifier contre tous les obscurantismes, contre l'ignorance, contre l'oubli, dire, raconter ce souvenir, agir à notre tour pour que cette histoire, trop peu connue de nos concitoyens, prenne toute sa place dans nos mémoires et dans nos cœurs, à la juste mesure du sang versé, pour rappeler aussi que cette liberté est venue de la Méditerranée par les Français, les alliés, les combattants d'Afrique unis dans l'amour de la liberté et de notre patrie, car tel est le vrai visage de notre Méditerranée. Chère jeunesse de France, votre participation à cette cérémonie vous engage, car désormais, vous savez, vous avez vu.

Cela fait de vous non pas seulement les héritiers naturels mais encore les émissaires de cette histoire, car celle-ci vous honore mais vous oblige également. Vous devez la porter, en réaliser les promesses et en mesurer la dette. Nous ne vivrions pas libres sans tous ces héros et résistants de Londres, les résistants de l'ombre, les soldats du 6 juin et ceux du 15 août qui, pour certains, sont là, devant vous, devant nous, et qui, toujours, doivent vivre en nous. C'est en ne cédant rien de ce qu'ils ont conquis, eux qui ont contribué à faire de la France une nation libre et souveraine, que nous serons dignes de leur combat.

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lundi 12 août 2019

France: Pierre Péan, un grand Français universel !

France: Pierre Péan, un grand Français universel !

Pierre Péan, grand journaliste d'investigation, aura été la voix des sans voix de l'Afrique francophone. Il a été titillant contre la Françafrique, la République des mallettes, les Affaires africaines...Pierre Péan était foncièrement Français. Il aimait sa France. Il était patriote pour la France, mais en même temps, il était un "Citoyen du monde".

La Françafrique, est ce système d’influence qui repose sur l’obtention de juteux marchés au profit de la France en échange d’une protection accordée à des chefs d’Etat africains, souvent corrompus. Des individus au nom de la France se mettent aux côtés des oppresseurs et pillards. Ils contribuent à polluer une relation Afrique-France qui devrait être guidée par la devise de la République française: Liberté-Égalité-Fraternité. Par ricochet, ceux qui opèrent pour la Françafrique ternissent l'image de la France.

Les Africains aiment la France de Victor Hugo, Jean de la Fontaine, Voltaire, Jean-Paul Sartre, Simone Veil, Pierre Bourdier, Restos du cœur...Ils sont nombreux des Français qui ont fait battre le cœur des autres à travers le monde, ou qui réveillé l'intelligence des autres à travers leur engagement. La France est aimée pour ses hommes et femmes de culture, pour son patrimoine, mais aussi et surtout pour ses hommes et femmes engagés pour de causes, qui sont devenues universelles par la suite. C'est qui est le cas de Pierre Péan.

Passionné par son travail de journaliste-enquêteur, Pierre Péan a été pris à parti, traîné aux tribunaux et diaboliser avec pour objectif museler la vérité. Cette dernière a plusieurs pans. La vérité de Pierre Péan dérangeait les dictateurs africains. Pierre Péan serait un Africain, il n'aurait pas vécu 81 ans.

La guerre dans les pays des Grands Lacs n'a qu'un objectif: le pillage des ressources de la République démocratique du Congo par des pays voisins receleurs: Rwanda et Ouganda, pays sous-traitants et pillards pour des multinationaux. Plus de 12 millions de morts Congolais, le monde s'en fout. Pierre Péan ne sait pas limiter de dénoncer ce qui se passe dans les pays des Grands Lacs. Il a été le "Révélateur" du grand complot ourdi contre le plus grand pays francophone, au cœur, de l'Afrique: la RDC, ex-Zaïre.

Connu pour ses accointances avec des chefs d'État africains véreux, qui tuent leurs peuples, s'enrichissent de manière exponentielle, ce média spécialisé dans des publi-reportages sur les pays africains et qui encense des dictateurs criminels, thuriféraire tout en prétendant être panafricain, ne s'est pas privé de titrer : Pierre Péan, les obsèques africains.

Pierre Péan a été pleuré par des Français et des Africains. Les Rwandais, Gabonais, Congolais, Burundais n'étaient pas les seuls à l'accompagner jusqu'à sa dernière demeure. Ils y avaient d'abord des Français. Son épouse Odile, ses enfants, petits-enfants, le maire de la ville, ses amis et connaissances. Ils étaient plus nombreux que les Africains. Ceux qui ont pu se déplacer un jour ouvrable. Le mercredi 31 juillet 2019, l'Église Saint-George de Bouffémont dans l'Oise à été trop petite pour contenir tout le monde qui s'était déplacé pour Pierre Péan.

Ami de l'Afrique et des Africains, Pierre Péan demeure un grand personnage Français qui inspire les Africains dont les ouvrages continueront à être cités dans thèses et mémoires des Africains, Européens, Américains et Asiatiques.

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dimanche 11 août 2019

RDC: 65 Apparatchiks politicailleurs Mabumucrates à la porte de la mangeoire gouvernementale !

RDC: 65 Apparatchicks politicailleurs Mabumucrates à la porte de la mangeoire gouvernementale !

Nous sommes-nous battus pour rien ? Nous sommes-nous battus pour que ceux qui ont tué, pillé, volé, assassiné, massacré...occupent des postes au gouvernement et narguent le peuple congolais ?

En Tshiluba, dans le Grand Kasaï, la politique est qualifiée de Tshididi=Complot ! Et les politicailleurs, eux, sont des BENA TSHIDIDI, c'est-à-dire ils sont des "Comploteurs" ! Quant aux BENA MPUKA, ils sont fourbes, roublards et grands requins. Dribbleurs patentés, ils sont spécialistes en crocs-en-jambe !

Huit mois après la NOMINATION ÉLECTORALE de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo par Alias Kabila, la RDC n'a pas toujours de gouvernement. Le mariage FCC-CACH, une mafia de plus. Nous sommes en pleine guerre kafkaïenne des maroquins.

Huit mois après, la fameuse classe politique véreuse, toxique et extrêmement corrompue, n'a pas arrêter de dialoguer, de palabrer et de blablater au nom du peuple. Mais de quel peuple ?

Un gouvernement éléphantesque et budgétivore de 65 ministres: 42 FCC et 23 CACH. Nous vivons le partage du gâteau congolais entre deux bandes des Kulunas au col blanc, comme jadis le continent africain fut partagé en 1885 à Berlin comme un gâteau d'anniversaire entre les grandes puissances colonialistes et esclavagistes.

Le gâteau Congo se partage entre des profito-situationnistes, des politicailleurs corrompus et méchants, qui n'ont pour ambition politique, que de remplir leurs tubes digestifs. Un budget de $ 5 milliards qui doit se partager entre 65 ministres, 500 députés, 110 sénateurs, des députés provinciaux de 26 provinces...et le citoyen lambda vit avec - $1 par jour.

Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est la cause de la cause. Par son vol du destin du peuple congolais, Angwalima, Fakwa, Ballados, qui est entré dans l'histoire de la RDC par le toit d'une maison, il en sortira par la fenêtre.

La position des politicailleurs de FCC est on ne peut plus claire : « Nous y sommes, nous y restons ! » Pour les Mabumucrates du CACH: « Ôtez-vous de là qu’on s’y mette ! ».

Ceux qui croient au miracle du gouvernement Alias Kabila-Angwalima Tshilombo n'ont pas fini de pleurer. Le désenchantement sera cach !

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mercredi 7 août 2019

Témoignage: Pierre Yambuya Lotika Kibesi "Patriote et Lumumbiste pure jus" !

Pierre Yambuya Lotika Kibesi : Un homme au caractère bien trempé, un révolutionnaire à l'esprit indomptable, un Lumumbiste pur jus. Témoignage de Paul Kahumbu de Lausanne

Pierre Yambuya Lotika Kibesi est décédé le 31 juillet 2019 à Belluno en Italie. Le géniteur et ancien Directeur Général de la DGM était un réfugié politique. Les démarches sont entamées auprès des autorités consulaires pour le rapatriement de son corps en République démocratique du Congo.

Voici le témoignage de Paul Kahumbu de Lausanne: "Joachim Kalonda Ikoma, qui fut cadre dans la fédération de l' UDPS-Suisse, au moment où je fus Représentant Plénipotentiaire de ce Parti National dans les années 80-90, me parlait souvent d'un ancien pilote des FAZ exilé à Rome où il s'activait à publier des articles politiquement engagés, contre le Président Mobutu et son régime dictatorial dans une tribune intitulée "KIMPWANZA". Que c' est drôle que d' apprendre qu'un militaire puisse se rebeller contre le Maréchal Président, au moment où beaucoup de ces coreligionnaires chantaient encore le" Djalelo" pour encenser le dictateur; m' exclamais-je !

Pour me convaincre, Kalonda m' apporta un jour la revue Kimpwanza, à travers celle ci, je découvre des articles époustouflants dont j' ai eu hâte de lui demander si l'intéressé ne pouvait il pas adhérer à l' UDPS, tant ses écrits exprimaient le même combat que nous menions, à l'époque contre le même Mobutu ? Il me rétorqua niet, il est Lumumbiste …. et, Je n' ai plus insisté outre mesure.

A l' arrivée de AFDL avec Laurent Désiré Kabila ,j'apprend qu' il fut chargé par le nouvel homme fort de Kinshasa, d' alors, de créer l' actuelle DGM ( Direction Générale de Migration ) dont il géra en tant que DG avec méthode, compétence et surtout avec patriotisme avéré, jusqu' en 2004.

Des années plus tard,lors de son deuxième exil toujours à Rome à l' issu de ses déboires récurrents avec le régime criminel d'occupation, qui avait monté le plan de l' éliminer physiquement, je lui lançais à cet effet ,par le canal du Grand résistant "Johnny" Jean Kalama Ilunga d' heureuse mémoire, une invitation pour me rencontrer à Lausanne.

Cette fois , il répondit favorablement pour participer à la "Veillée d' armes" que j' avais organisé en 2011 contre le système politique des imposteurs-usurpateurs et Mammouths Joséphistes décrié en République démocratique du Congo, sous occupation.

C'est donc ,lors de cette manifestation que je découvre cet homme énigmatique Pierre Yambuya Lotika Kibesi dans la plénitude de son identité Lumumbiste, contenue non seulement dans son cœur, mais également, dans une œuvre littéraire de haute portée politique dont il est l' auteur, répertoriées en différents tomes ! La rencontre avec ce personnage fascinant à Lausanne scella notre amitié fut immortalisée par Réveil FM International du journaliste Freddy Mulongo qui avait couvert l' événement !

Pierre Yambuya Lotika Kibesi avait adopté mon domicile de Lausanne comme lieu de prédilection où ,il pouvait passer des semaines entières avec moi pour méditer ,échanger, et surtout élaborer des projets politiques pour la libération de notre pays du joug de l' impérialisme rampant et de l' occupation avilissante tutsi.

Issu d' une famille emblématique, de son grand père le Pasteur Yambuya, premier bâtisseur de l' Eglise Kimbaguiste en 1959 à Stanleyville,( Kisangani,) de son père Abram Yambuya ancien haut cadre du MNC et ami de jeunesse de Patrice Emery Lumumba, Pierre Yambuya Lotika Kibesi, fut à son tour l' incarnation de son grand père et de son père dans l' expression vivante de l' amour du Grand Congo!

Son œuvre et son parcours révolutionnaire depuis l'âge de 14 ans à Kisangani jusqu' au jour qu' il nous quitte ,constituent un exemple de courage et de hardiesse pour la jeunesse d' aujourd'hui !

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lundi 5 août 2019

RDC: Hommage à M'zée Pierre Yambuya Lotika Kibesi qui s'en est allé !

RDC: Hommage à M'zée Pierre Yambuya Lotika Kibesi qui s'en est allé !

M'zée Pierre Yambuya Lotika Kibesi a quitté cette terre des hommes, le 31 juillet 2019 à Belluno en Italie.

M'zée Laurent-Désiré Kabila lui avait confié la mission d'organiser l'immigration en République démocratique du Congo. Il est le Premier Directeur Général et géniteur de la DGM ! Il a conçu et bâti la Direction Générale de l'immigration qui n'existait pas. Cette institution à cause de l'occupation, est aujourd'hui entre les mains de Rwandais qui gèrent notre immigration.

Toute sa vie, Pierre Yambuya Lotika Kibesi a combattu le néolibéralisme au Congo ! Dès l'âge de 14 ans, il a été dans l'armée populaire de 1964 aux côtés de Pierre Mulele, M'zée Laurent Désiré-Kabila, Gaston Soumialo.... avec l'influence de son Père, Abraham Yambuya, un grand Kimbanguiste, qui fût l'ami d'enfance de Patrice Eméry Lumumba et son bras droit.

Pierre Yambuya Lotika Kibesi a publié plusieurs ouvrages sur le néocolonialisme au Congo dès 1984. Il a été présent presque dans toutes les guerres du Zaïre de Mobutu comme pilote dans l'armée. Plusieurs fois en exil forcé suite à ses convictions nationaliste. Nous avons été à plusieurs reprises avec M'zée Pierre Yambuya Lotika Kibesi à Paris et Lausanne en Suisse. Il avait d'ailleurs participé à la levée d'armes,dont voici un extrait :

Nous publions cette interview qu'il nous avait accordé en avril 2009 à Paris. A cœur ouvert avec Pierre Yambuya Lotika Kibesi

Par Freddy Mulongo, vendredi 3 avril 2009 Radio Réveil FM International

Pierre Yambuya Lotika Kibesi est né le 12 décembre 1950 à Stanleyville dans la Province Orientale. Lumumbiste-Muleliste, très jeune compagnon de luttte de Christophe Gbenye, Gaston Soumialot, Nicolas Olenga, Tupa Edouard, Laurent Désiré Kabila, Martin Kasongo, Maluyani Rigobert, Adrien Kanambe, Vital Mpakasa, Umba Johson de l'armée populaire de libération (APL) en 1964.

Pierre Yambuya Lotika Kibesi est le géniteur de la Direction Générale des Migrations (DGM) dont il fut le Directeur Général de 1997-2004.

Ancien pilote de Mobutu Sese Seko, il est un témoin clé dans le film du belge Thierry Michel: Mobutu, Roi du Zaïre. A son actif, il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur la République Démocratique du Congo dont le dernier qui vient de sortir à la fin du mois de mars 2009 "colonialisme au Congo: Ils ont trahi Mzée-Vérité biologique de Joseph Kabila". A Paris, le tome VII se vend comme des petits pains à la Fnac. Pavé dans la marre, Pierre Yambuya a éventré le boa et brisé l'omerta congolaise. Sans grandiloquence expressive, il retrace les secrets bouleversants et les plus cachés de la naissance de Joseph Kabila.

Un grand homme politique français m’a dit le 15 janvier 2007 : pourquoi aucune puissance étrangère n’arrive pas à dicter aux Libyens ce qu’il faut faire? C’est parce que les dirigeants libyens sont honnêtes et respectueux, ce qui est le contraire des dirigeants congolais, car vous êtes égoïstes, cupides, malhonnêtes et irresponsables dans un pays où les habitants auraient dû être plus heureux qu’au Portugal, qu’en Suisse, qu’en Italie, qu’en Belgique et même qu’ici en France avec toutes les richesses naturelles que regorge le Congo. Monsieur Yambuya ne considérez pas mes propos comme des injures, mais je suis très choqué de la misère qui habite le peuple congolais. Vous avez sacrifié deux hommes honnêtes dans votre histoire : Patrice Lumumba et Laurent Kabila.

Pierre Yambuya Lotika Kibesi, le géniteur et le premier directeur général de la Direction Générale de l'Immigration (DGM) entouré par les officiels au siège de la DGM, boulevard du 30 juin à Kinshasa Gombe

Les cabales seront organisées contre ses idées sur la raison d’être d’un service d’immigration de développement. Sa suspension des fonctions due à une enquête administrative totalement fausse, avait pour vraies raisons de détruire le bilan combien positif des œuvres qu'il avait accompli publiquement à la DGM et de favoriser la croissance du sous-développement de la République Démocratique du Congo par ceux qui n’ont d’autres ambitions que la paupérisation du peuple congolais à leurs profits égoïstes: les nostalgiques de l’inversion des valeurs humaines et leurs héritiers de la révolution ratée du 17 mai 1997.

En juillet 2004, les services de sécurité de Joseph Kabila décident sans raison apparente d'arrêter Pierre Yambuya, le directeur général des migrations. Celui-ci se réfugie dans une ambassade occidentale. Coup de téléphone de l'ambassade à la présidence. L'ambassadeur : « Ne le cherchez plus. Il est chez moi ». Le président : « Tant mieux. Je préfère qu'il ne soit pas arrêté. Gardez-le quelque temps et tout rentrera dans l'ordre. » Comme si le président de la République ne maîtrisait pas tout...

1. Réveil FM : D’entrée de jeu, que ressentez-vous avec ce discours de M'zée Laurent Désiré Kabila : « Les occidentaux m’en veulent à mort parce que j’aime mon peuple et mon pays. Je ne vendrai pas une portion de notre patrie au préjudice de notre peuple qui a droit de vivre heureux grâce à l’énormité de nos richesses. Je refuserai jusqu’à mon dernier souffle tout ce qui est contraire à notre bonheur national.

C’est à nous de préparer cette vie heureuse de notre peuple sans la mendicité, car toute mendicité financière à l’extérieur est une aventure négative pour pérenniser des générations à venir d’endosser des dettes qui ne nous ont pas porté le bonheur.

N’eut été cette agression colorée en guerre par nos frères traîtres, j’aurais déjà pu remettre la bonne gestion de l’Etat en place. Et si je vis encore, ne fut-ce que, 2 ans, cette guerre prendra fin par où elle est venue car je connais par cœur la conduite des rwandais et des ougandais, ainsi que leurs supports étrangers qui nous combattent depuis 1960»

Pierre Yambuya Lotika Kibesi : Lorsque j’avais appris la nouvelle de l’assassinat de Mzée Laurent Désiré Kabila, j’étais effondré! En ce moment grave où j’avais senti le désespoir, les propos que vous venez d’évoquer qui sont les siens, m’étaient revenus comme un coup de marteau dans ma tête. Je me souviens bien de ce jour là où Mzée Laurent Désiré Kabila nous avait convoqués Mzée Yerodia, Mzée Ismaël Tutwemoto et moi-même au palais de marbre où nous avions trouvé Joseph! Pendant 2 heures 45 minutes, Mzée Laurent Désiré Kabila nous avait parlé comme s’il savait ce qui allait lui arrivé. Il nous avait brossé le bilan des combats qu’il avait mené toute sa vie pour la souveraineté, la liberté du peuple congolais.

Bref, lors qu’aujourd’hui j’observe le comportement de Joseph depuis qu’il est au pouvoir, je me demande souvent s’il se souvient encore de cette journée là où M'zée avait voulu probablement, devant témoins, transmettre le flambeau de la lutte et de la résistance contre le néocolonialisme ou même s’il avait saisi quelque chose de Mzée. Sa conception du pouvoir et son approche des problèmes auxquels la Nation congolaise est confrontée, montre bien que Joseph n’avait rien compris de tout ce qui tenait à cœur Mzée Laurent Désiré Kabila.

Il se contentait de jouir des privilèges et des faveurs d’être l’enfant du Président sans se soucier du fait que pour arriver au sommet de l’Etat M'zée Laurent Désiré Kabila avait consenti d’énormes sacrifices.

Pierre Yambuya chantant l'hymne nationale le debout congolais

2. Réveil FM : Comme vous venez de parler d’enfant du Président au sujet de Joseph, nous sautons sur l’occasion pour mettre en avant l’épineuse question de sa filiation biologique à Mzée Laurent Désiré Kabila, qui constitue, malgré tout, un sujet récurrent à la base des polémiques hystériques que l’on ne peut continuer à ignorer. Vous faites partie de la direction politique de l’Union de Congolais pour la Défense de la Patrie et du Peuple (UCDP), l’intitulé de votre ouvrage est un véritable pavé dans la mare politique congolaise. Vous venez de dévoiler les maillons manquants et les dessous de la filiation biologique contestée de Joseph à Mzée Kabila et vous pointez du doigt et vous traitez avec sévérité sa mère biologique Sifa Mahanya. Pourquoi ce livre maintenant ? Pourquoi avoir attendu si longtemps pour éclairer l’opinion congolaise ?

Pierre Yambuya lotika Kibesi: Vous savez bien que depuis 2006, j’ai publié six volumes de « néocolonialisme au Congo » où j’ai mis au grand jour les dessous des cartes du néocolonialisme qui est une réalité en République Démocratique du Congo.

En fait, j’y parle des mécanismes du néocolonialisme, des hommes, des institutions etc… Il faut nécessairement lire ces volumes pour comprendre pourquoi j’en suis arrivé à étaler au grand jour ce qui était soumis à l’ordre du secret à savoir la vérité biologique de Joseph! Pour avancer avec sérénité, il est primordial d’éclairer les zones d’ombre du passé! Pourquoi maintenant ?

Mais parce que les circonstances politiques imposent la clarification de notre environnement pour comprendre où nous sommes situés et où nous allons. Trop de manipulations politiciennes, de mensonges obscurcissent l’avenir de notre pays. Alors il nous a fallu faire un choix entre maintenant ou jamais.

3. Réveil FM: Beaucoup d’encres ont coulé sur la filiation de Joseph Kabila à Mzée Laurent Désiré Kabila. Avant les élections de 2006, certains Congolais avaient contesté cette filiation avec une telle détermination, une opiniâtreté qui frisait l’hystérie. En revanche, l’UCDP dont vous êtes membre de la direction politique avait soutenue cette filiation de Joseph à Mzée. Or, Paradoxalement, votre ouvrage contredit la position que l’UCDP a défendue à l'époque. Qu’est-ce que vous éprouvez maintenant que le livre est sorti et que le boa est éventré ? Qu’attendez-vous du peuple congolais ?

Pierre Yambuya Lotika Kibesi : Je commence par la deuxième partie de la question concernant ce que j’éprouve après la sortie du livre, c’est simple : Je me sens allégé d’une charge qui était devenue trop encombrante à cause du chemin alambiqué suivi par Joseph en totale contradiction avec la politique pour le peuple qu’avait menée Mzée Laurent Désiré Kabila dont il porte le nom qu’il souille chaque jour en posant des actes inacceptables.

En lisant le livre, dont la version en lingala sera bientôt publiée, les congolais comprendront, j’espère, pourquoi je suis contraint à les éclairer sur le flou entretenu autour de ce sujet et clore ce débat qui les distrait et les détourne des vrais problèmes. Ce que j’attends du peuple congolais, c’est qu’ils lisent d’abord pour se faire une idée sur la pertinence de cette histoire pour finalement conclure. Je propose même à ceux qui douteraient, d’opérer des vérifications.

Lorsqu’à l’époque, l’UCDP avait pris position, en toute bonne foi, c’était conformément aux seules informations disponibles issues d’une enquête et par souci d’éclairer le peuple congolais sur ce sujet, pas toujours facile à aborder, je le reconnais parce qu’il s’agit des affaires privées d’une famille, celle de Mzée Laurent Désiré Kabila.

Si Joseph Kabila n’était pas dans la politique, personne ne se serait soucié de savoir s’il était ou non le fils de biologique de Laurent Désiré Kabila.

Mais dès lors qu’il occupe la magistrature suprême, il est tout à fait normal que les congolais se posent des questions sur son sujet surtout lorsqu’un doute plane sur ses origines.

Je considère que mon devoir, en ce moment, est d’éclairer nos compatriotes en apportant ce que je sais et je le dis clairement dans mon livre et si ceux qui savent, se taisent, ils ont leurs raisons. A l’UCDP, nous en avons discuté, certaines divergences sur la question n’ont pas manqué, mais enfin de compte, nous avons préféré classer cela dans le cadre du débat de société qui n’engage que moi.

En souvenir de notre longue lutte contre le néocolonialisme, car c’est depuis mon très jeune âge en 1964 que j’ai commencé cette lutte ensemble avec les camarades Adrien Kanambe et Laurent Kabila, lesquels je n’accepte pas face à l’histoire, que la valeur de leur mémoire nationaliste-lumumbiste-muleliste soit écrasée par des faux témoignages sur les origines biologiques de notre fils Joseph à cause de son alliance avec ceux qui ont rendu, rendent et rendront notre peuple beaucoup plus misérable.

4.Réveil FM: vous confirmez que Mama Sifa Mahanya est la mère biologique de Joseph, contrairement à certains compatriotes qui affirment que sa mère est une rwandaise du nom de Rukabuji qui résiderait aux USA. Quel regard portez-vous sur ces allégations ? Et quelle réponse donnez-vous à ceux qui disent que vous êtes aigri, une sorte de haine vous anime contre Joseph parce qu’il ne vous a pas gardé à la DGM ?

Pierre Yambuya Lotika Kibesi: Mama Sifa est bien la mère biologique de Joseph Kabila quelle que soient les conditions par lesquelles elle a eu son enfant. De toute manière, il n’y a que la mère qui dispose de l’entière certitude de la maternité sur son enfant.

Quant au père, il suffit d’un rien pour installer le doute. Le contenu de mon livre est clair, son père biologique est Adrien Kanambe. Joseph est le fils adoptif de Mzée Laurent Désiré kabila

J’apporte: un éclaircissement sur une histoire. Quant à ceux qui parlent de haine, ils n’ont peut-être rien à raconter. J’ai écrit 6 tomes sur le néocolonialisme où sont citées des personnes dont certaines sont mêmes mes amis, alors, ils diront encore que j’ai de la haine pour tous ces gens ?

Connaissez-vous Mobutu Sese Seko ? Dire la vérité d’une histoire vraie et cachée n’est pas la haine. Nous l’avions combattu publiquement, et personne, sur ce qui me concerne dans la vérité de Mobutu à travers mes nombreux ouvrages à partir de 1986, ne m’avait jamais taxé d’agressif envers lui.

Quant au travail, mon bilan sans aide du gouvernement et la communauté internationale est très positif dans l’histoire de notre pays sur tous les plans comme Directeur Général de la DGM, s'il vous plaît par le seul testament de Mzée Laurent Kabila « Organisons-nous par nos propres moyens sans aller mendier ailleurs » et je ne m’écarterai jamais de cet héroïque testament.

Quiconque qui passe sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa, voit ce beau bâtiment de la DGM inauguré le 4 mai 2004 sur mes nombreuses réalisations pendant l’exercice de mes fonctions.

En dehors de la politique, je sais faire plusieurs choses et il faut retenir que la durée de travail en politique est éphémère et je sais ce que c’est.

Ce n’est donc pas une raison pour haïr qui que ce soit. De toute manière, il appartient aux congolais d’en tirer les conséquences ou de laisser faire comme d’habitude en pataugeant dans des polémiques qui ne mènent nulle part.

Le siège de la Direction Générale de l'Immigration (DGM) à Kinshasa

Les agents de la DGM à Kinshasa

5. Réveil FM : vous écrivez noir sur blanc que Didier Kazadi Nyembwe, l’ancien conseiller spécial de Mzée LD Kabila est, en réalité, un sujet Burundais dont le vrai nom est Dieudonné Nyembwere. Alors, Janet Kabila est-elle la jumelle de Joseph? Que dites-vous d’elle?

Pierre Yambuya KL : C’est en mars 1966 que j’ai connu Dieudonné Nyembwere à Kampala, chez Maliyani Rigobert, mon papa adoptif dans la vie des réfugiés mulelistes que nous menions en Ouganda, j’habitais chez lui et sa femme Marie-Thérèse Batoko.

Nyembwere le fréquentait comme son jeune ami Burundais chaque fois qu’il était de passage en provenance de Bujumbura. D’ailleurs, le jour où papa Kimasi François, alors secrétaire particulier de Justin Bomboko, m’avait ramené de force à Léopoldville en mai 1966 pour retrouver ma famille, la dernière personne à qui j’avais dit au revoir à Kampala, c’était mon vieux Nyembwere devant Speek Hotel.

Papa Kimasi François est l’actuel Président de l’assemblée provinciale du Bas-Congo.

Jusqu’à ma suspension à durée indéterminée le 16 juillet 2004, nous avions entretenu avec Nyembwere une relation de grand et petit frère. Je sais qu’il est très touché de mes révélations, mais c’est la vérité.

Quant à Jeannette, elle est la sœur jumelle de Joseph, et ensemble, ils ont un comportement indigne vis-à-vis de Mzée Kabila. Sous couvert d’activités sociales autour de la fondation Laurent Désiré Kabila, Jeannette a transformée cette institution en haut lieu des retrouvailles des ennemis jurés de Mzée Kabila et d’escroqueries. C’est inacceptable.

6. Réveil FM: Pierre Yambuya, dans la nuit du 15 au 16 janvier 2008, Aimée Kabila est assassinée sauvagement à son domicile à Kinshasa. Cette date coïncidait à la date de commémoration de l’assassinat de Mzée Laurent Désiré Kabila dans son bureau au Palais de marbre. Comme, par hasard, à cette même date, Joseph Kabila avait pris son avion pour Goma afin de participer à la conférence de ’’paix’’ dite "Amani" après quelques mois de bunkerdisation forcée à sa résidence.

En bref, il s’était porté disparu. Bizarrement, au moment où le peuple congolais déplorait l’assassinat sauvage de la fille de Mzée après celle de la sœur de ce dernier à Lubumbashi, Monsieur Mugalu, le chef de la maison civile du chef de l’Etat, fort de sa connaissance des ’’ dix générations’’ de la famille de M’zée, était monté au créneau, pour déclarer que Aimée Kabila n’était pas la fille de Mzée Kabila.

Par une lettre ouverte adressée à Monsieur Mugalu, vous aviez à l'époque réagi pour porter un démenti aux allégations du chef de la maison civile du chef de l’Etat. Mzée Kabila avait-il d’autres enfants issus d’autres unions à part ceux qu’il avait eu avec Mama Sifa ? Quel est le critère pour être enfant de Mzée Laurent Désiré Kabila ? Quel regard portez-vous sur le drame familial qui sévit dans la famille de Mzée Kabila depuis sa tragique disparition ?

Pierre Yambuya lotika Kibesi : J’avais réagi aux déclarations de Mugalu, pour défendre la dignité de Mzée Kabila, car j’ai connu sa fille Aimée à travers lui-même sans intermédiaire.

J’ai un profond regret à l’assassinat d’Aimée Kabila, car c’était avec la même barbarie et à la même date que l’assassinat de Mzée Kabila le 16 janvier 2001. Je me souviens de soucis que Mzée avait éprouvés en permanence pour elle en me la présentant.

Entendre Mugalu nier la filiation d’Aimée Kabila à Mzée Kabila, est une grave injure sur la mémoire et la dignité de Mzée Kabila.

J’affirme ici, que sa prétendue connaissance des dix générations de la famille biologique de Mzée Kabila, est un mensonge pour satisfaire l’esprit nuisible de Joseph, Jeannette et Sifa Mahanya contre les vrais enfants biologiques que Mzée Kabila avait eus avec d’autres femmes de conduite digne, par rapport à Sifa Mahanya dont la méconduite n’était un secret pour personne.

Je cite, en exemple, la haine qu’affichent Joseph, Jeannette et leur mère Sifa envers Trinité Kabila, le fils sosie de Mzee Kabila avec la veuve de notre camarade Gabriel Yumbu, depuis l’assassinat de Mzée Kabila, détermine le degré de la terreur de la coalition Joseph, Jeannette et Sifa, qui n’avaient jamais voulu le rencontrer chaque fois qu’il vient passer ses vacances à Kinshasa, en provenance de l’Europe où il vit avec ses frères aînés de même mère, donc les enfants de notre camarade Gabriel Yumbu.

Le camarade Yerodia est impuissant face à ce drame familial parce que Joseph, Jeannette et Sifa n’ont aucune considération pour lui que nous nous considérons comme le Patriarche de vrais révolutionnaires congolais aujourd’hui, je cite Yerodia Abdoulaye Ndombasi.

Pour cette affaire, je suis très reconnaissant envers notre camarade le Général Faustin Munene qui a toujours ouvert sa porte à notre fils Trinité Kabila.

C’est chez lui que loge Trinité Kabila, sans aucune possibilité d’être reçu par Joseph Kabila, son grand frère par l’alliance de Sifa Mahanya comme décrite sans aucune complaisance dans le Tome VII du Néocolonialisme au Congo.

Pour finir de répondre, je me souviens de ma dernière rencontre à Kinshasa en 2005 avec notre fils Trinité Kabila où nous étions invités chez un ami européen pour le déjeuner à Binza pigeon et de la manière dont il regrettait le drame familial et surtout, du comportement inacceptable de son grand frère Joseph envers les enfants de Mzee qui ne étaient pas né de Sifa.

Que peut dire encore ce flatteur de Mugalu devant cette réalité ? Trinité Kabila n’est pas le fils de Mzee Laurent Kabila ? Bref, tous les Congolais doivent savoir à partir de ce moment qu’il y a aussi Trinité Kabila, fils sosie de Mzée Kabila et surtout de chercher de connaître pour quelle raison Mzée Kabila lui avait donné le prénom de Trinité à sa naissance ?

7. Réveil FM : En résumé, dans votre livre vous confirmez que Joseph Kabila est bien le fils de Mama Sifa Mahanya et fils adoptif de Mzée Laurent Désiré Kabila. Vous précisez avec détails que son père biologique était l’ami de Mzée, qui était un sujet Rwandais du nom d' Adrien Kanambe qui entretenait des relations adultérines avec Mama Sifa. Que pensez-vous de la proposition de certains compatriotes qui avaient toujours exigé le test ADN pour savoir si Joseph’’Kabila’’ avait le lien de sang avec notre Mzée Laurent Désiré Kabila?

Pierre Yambuya Lotika kibesi:Lorsque Joseph Kabila était acculé sur cette question de filiation ambiguë à Mzée, il avait recouru aux camarades de Mzée au maquis pour les faire témoigner sur sa filiation. Bien qu’ils eurent joué, volontiers, le jeu pour le soutenir, il les avait tous jetés, abandonnés et certains sont morts dans le dénuement total, n’êtes-vous pas d’avis que plutôt que de l’ingratitude, il y a une volonté délibérée d’éliminer froidement et à petit feu ces anciens du maquis devenus témoins gênants?

8. Réveil FM: Croyez-vous selon certains analystes que les faits de haute trahison avérée de Joseph Kabila contre le peuple congolais en faveur des intérêts du pouvoir Rwandais de Paul Kagamé, procèdent de cette appartenance biologique rwuandaise ?

Pierre Yambuya Lotika Kibesi: il y a tout dans mon livre sur l’origine de Joseph Kabila, c’est pourquoi les Congolais doivent le lire.

Et pour que son contenu soit à la portée de tous les Congolais, j’ai proposé au directoire de l’UCDP, dont je fais partie pour défendre les vrais intérêts du peuple congolais, de le publier en lingala. Je suis très satisfait de l’accord de directoire à mon initiative, dont la traduction vient à peine de s’achever.

Bref, il sera le premier ouvrage de l’histoire politique de notre pays en une langue nationale depuis le 30 juin 1960, pour que nos mamans, papas, vieillards et jeunes dans tous les coins de notre pays découvrent cette vérité, pas seulement sur Joseph Kabila mais sur l’ensemble du néocolonialisme au Congo.

Joseph et Jeannette sont des enfants biologiques de notre camarade Adrien Kanambe et Sifa Mahanya nés de l’adultère qui m’est inutile de rappeler encore ici, car tout y est dans mon ouvrage sans aucune complaisance.

D’autre part, j’appelle les Congolais de ne point mêler Adrien Kanambe aux Rwandais de Paul Kagamé, ce camarade qui a combattu le colonialisme aux côtés de Patrice Lumumba jusqu’à la victoire des nationalistes le 30 juin 1960 et ensuite le néocolonialisme aux côtés de Pierre Mulele, Christophe Gbenye, Gaston Soumialot, Nicolas Olenga, Laurent Kabila et Yerodia Ndombasi jusqu’à mourir d’une bombe de Mobutu dans la bataille de Moba 2 en 1985. Lumumbiste, je suis très fier que le Président Sarkozy ait rappelé et, sans peut-être le vouloir, il a remué le couteau dans la plaie des criminels le jeudi 26 mars 2009 à Kinshasa au Palais du Peuple. Je cite : " votre histoire fut celle de la colonisation, avec son cortège d’humiliations et de douleurs. Soumis au joug colonial, vous ne pourriez être maître de votre destin. Alors vint la lutte pour l’indépendance, dont vous célébrerez l’année prochaine le 50ème anniversaire.

Il y eut des combats difficiles et violents. Ils firent un martyr, Patrice Lumumba. Patrice Lumumba vous a dit : tu feras du Congo une nation libre et heureuse, au centre de cette gigantesque Afrique Noire. On ne construit pas la paix sans punir les crimes."

Joseph n’est pas ingrat envers les compagnons de Mzée Laurent Désiré Kabila et Adrien Kanambe qui depuis 1964 à ce jour, les aînés ont témoigné sa filiation à Mzée Kabila, y compris moi-même qui est leur cadet de 1964, mais il est, par sa complicité contre le peuple congolais en faveur des Rwandais de Paul Kagamé et des mobutistes. Il est l’assassin à petit feu de tous les vieux compagnons de ses deux papas.

Pas même seulement assassin des anciens compagnons de ses deux papas de depuis 1964, mais aussi de tous ceux qui ont adhéré et qui défendent avec patriotisme l’œuvre lumumbiste réalisée par Mzee Kabila à partir du 17 mai 1997 au 16 janvier 2001.

Je termine en disant tout simplement que Joseph Kabila est plus dangereux de Mobutu Sese Seko, et qu’il ne partira pas de pouvoir par la voie des élections de l’abbé Malu-Malu en 2011. Le peuple congolais doit se souvenir de l’appel populaire du Président Sarkozy le jeudi 26 mars 2009 à Kinshasa : On ne construit pas la paix sans punir les crimes. Ce sont les criminels mobutistes et Rwandais qui sont au pouvoir des crimes de tout genre en République Démocratique du Congo contre le peuple congolais. Basta comme disent les Italiens.

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RDC: Alias Kabila-Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, mariage des dupes !

RDC: Alias Kabila-Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, mariage des dupes ! FCC-CACH, divorce pour tous !

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Tshilombo wa Kanambe

L'heure est grave ! Bokota, Bokota, Bokota ! Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a renié sa signature de Genève, arguant que la base instrumentalisée par le régime d'Alias Kabila n'était pas d'accord. Fieffé menteur, fourbe, roublard et faussaire patenté, Tshilombo est allé faire un odieux deal avec Alias Kabila pour sa NOMINATION ÉLECTORALE. Notre ancien Pizzaïolo n'a obtenu de ce deal que de marcher sur le tapis rouge. Le cancre écervelé n'a ni pouvoir et ne dirige rien. En contre partie, il a assuré à Alias Kabila et ses apparatchiks, l'impunité totale de leurs crimes: économiques, sociales, politiques et humanitaires.

Le mariage Alias Kabila-Tshilombo est celui des dupes. Un criminel sanguinaire est protégé par un cancre écervelé, un cupide jouisseur, imposteur et usurpateur.

Les Bena Mpuka, Talibans et Tribalo-ethniques continuent de narguer le peuple congolais avec des injures et insultes, afin de protéger leur Angwalima, Fakwa, Ballados de Frère de tribu : Félix Pétain Bizimungu Tshilombo.

Le courtisan, Jean Claude Katende, de l'ASADHO, qui n'a jamais dénoncé et condamné le putsch électoral de son frère Tshilombo, et qui hier encore déclarait hier "le FCC ne fera rien à FATSHI car la liberté de Kabila dépend de lui" Mon œil ! Aujourd'hui c'est" c'est FATSHI qui est pris en otage". Il se fourvoie dans des réseaux sociaux: "Il faut libérer FATSHI ! Négociateurs du CACH ont été dribblés par ceux du FCC et les résultats sont là. Les conséquences poursuivront CACH jusqu'en 2023"

Pardieu, libère-t-on un voyou, bandit, Voleur et Angwalima? Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est le grand voleur du destin de tout un peuple. Aucun Congolais ne doit aller à son secours. Le peuple congolais doit plutôt se battre pour sa libération contre l'occupation, les impostures, les pillages de nos ressources, des crimes contre l'humanité, la paupérisation de notre peuple...Se battre pour Tshilombo est une cause perdu. Il est déjà perdu dans son mariage avec Alias Kabila. L'Alliance FCC-CACH pose problème.

Nous avons besoin d'une rupture total avec le système d'Alias Kabila, abolir et mettre fin aux accords mafieux d'impunité FCC-CACH. L'application de l'Art. 64 de la Constitution est la clé pour déboulonner !

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samedi 3 août 2019

Fête des vignerons: 1 fois par génération, 5 fois par siècle…954 journalistes accrédités!

Médias, 954 journalistes ont été à ce jour accréditées pour la période du 8 juillet au 11 août. Plus de 80% d’entre-eux proviennent de Suisse.

C'est la 12 ème édition de la Fête des vignerons depuis 1797! Du 18 juillet au 11 août se succèdent les représentations d’un spectacle en plein air dans une arène pouvant accueillir jusqu’à 20.000 spectateurs. Au 1er août, quelque 365 000 des 400 000 billets jusqu’au 11 août ont trouvé preneurs. Ainsi, cette édition 2019 est la plus fréquentée des 12 éditions de la Fête depuis 1797, indiquent encore les organisateurs. Plusieurs milliers de figurants racontent en une vingtaine de tableaux une année dans la vie de la vigne, en commençant par les vendanges. La Fête des Vignerons à Vevey est une fête qui ne se renouvelle pas tous les ans et pour cause, car cette tradition très helvétique est de faire la fête une fois par génération, et donc cinq fois par siècle…

A mi-parcours, les organisateurs de la Fête des vignerons dressent «un bilan réjouissant». Dix des vingt représentations prévues officiellement ont déjà eu lieu. Trois ont été reportées en raison de la météo, tout comme les deuxième et troisièmes grands Cortèges de la Confrérie. Ce dernier se tiendra samedi 10 août, au lieu du 3 août.

Le dispositif sanitaire a pris en charge quelque 790 patients, soit une cinquantaine de personnes par jour, principalement pour des cas bénins (malaises dus à la chaleur et à la consommation d’alcool). Une trentaine de transferts vers les hôpitaux de la région ont été effectués, précisent les organisateurs.

La police et Securitas ont effectué 1200 interventions depuis le début des festivités. Elles ont principalement été le fait d’incivilités et infractions au règlement général de police (troubles à la tranquillité publique, l’usage d’engins pyrotechniques, ou déchets jeté par terre). Des plaintes pour dommages à la propriété et vols simples ont été enregistrées.

25'000 costumes confectionnés, par des couturiers Italiens, pour 6000 figurants (un pantalon et deux chemises par figurant notamment). Avec un budget global s'élevant à 10 ou 11 millions de francs. personne en Suisse romande n'aurait pu réaliser plus de 12'000 chemises sur mesure en deux mois.

La créatrice des vêtements de la Fête, c'est Giovanna Buzzi, qui est venue dans les bagages de Daniele Finzi Pasca, le metteur en scène. Elle utilise donc son réseau et pratiquement tous les costumes sont venus d'ateliers italiens.

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vendredi 2 août 2019

RDC: Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi en porte-à-faux avec la tradition Luba de Ilunga Mbidi !

RDC: Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi en porte-à-faux avec la tradition Luba de Ilunga Mbidi !

Imposteuse, Marthe Kasalu Jibikila Tshiseki est entrain de fouler les us et coutumes Luba, avec son gravissime comportement d'Angwalima !

1. Pourquoi Marthe Kasalu Jibikila refuse-t-elle de se conformer à la tradition Luba ? Pourquoi a-t-elle peur de se rendre à Kabeya Kamwanga avec les affaires de son défunt mari ? Mukaji wa Mulufwila Marthe Kasalu Jibikila a-t-elle contribué dans la disparition de son mari ? Tant qu'elle ne foulera pas ses pieds dans la famille de son mari, son "Botutu" demeure. Son forcing "Djikama Kama" ne l'épargne pas des us et coutumes Luba.

2. Cette dame de 80 ans, depuis la décès d'Etienne Tshisekedi, se dépigmente la peau. Elle est un contre exemple pour la jeunesse congolaise et africaine ! A qui Mukaji wa Mulufwila veut-elle plaire ? De toute noire qu'elle a toujours était, Mémé Kasalu Jibikila est devenue toute blanche avec sa peau décapée. Comme Etienne Tshisekedi n'est plus, Kasalu Jibikila se permet tout.

3. La cupidité de Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi est connue de tous. Depuis l'époque de Mobutu à nos jours. L'argent, l'argent et encore l'argent. Si Etienne Tshisekedi est souvent allé récupéré des cartons de billets verts auprès de Mobutu, c'est à cause de cette bonne femme. Si Ya Tshitshi a pu vendre son élection de 2011 contre espèces sonnantes et trébuchantes au régime Alias Kabila, par Mugalu en intermédiaire, c'est encore Marthe Kasalu Jibikila. Si Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un Angwalima, Fakwa et Ballados, qui est allé faire un odieux deal, contre le peuple congolais, avec Alias Kabila pour sa NOMINATION ÉLECTORALE, c'est à cause de Marthe Kasalu Jibikila. La politique business pour tromper le peuple et tirer les marrons de feu, c'est toujours elle.

4. Etienne Tshisekedi a une vingtaine d'enfants. Pourquoi Marthe Kasalu Jibikila voudrait donner l'impression que Ya Tshitshi n'a eu que ses 6 enfants avec elle ? Ndoki !

5. Les Bena Mpuka, Talibans et Tribalo-ethniques disent que l'aphone Marthe Kasalu Jibikila, qui n'a jamais parlé du vivant de son mari, est une politicienne aguerrie. Un écervelé a même dit qu'elle est la "Winnie Mandela congolaise". C'est à mourir de rire ! Marthe Kasalu Jibikila a chassé tous les cadres compétents non Kasaïens. Elle a réduit l'Udps à un parti familial des collabos et traîtres à la nation. Si Marthe Kasalu Jibikila, qui a rendu la vie dure à Etienne Tshisekedi, se prend pour Winnie Mandela congolaise, qu'elle assume sa posture. Qu'elle sache qu'elle ne sera pas épargnée. Il n'y a aucune raison. Son fils Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a volé l'élection de tout un peuple. Au lieu de condamner, la Karaba demande au peuple floué, méprisé et humilié de soutenir le grand voleur patenté: Tshilombo !

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jeudi 1 août 2019

Bouffemont: Les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais présents aux obsèques de Pierre Péan!

Pour le travail de vérité abattu par Pierre Péan pour les pays des Grands Lacs, il fallait que les Congolais soient nombreux pour accompagner le grand journaliste d'investigation à Bouffemont. Parmi les quelques uns qui étaient là: le Colonel Odon Mbo et Lucien D'zata !

Bouffemont: Les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais présents aux obsèques de Pierre Péan !

Lucien D'zata, Freddy Mulongo et Colonel Odon Mbo

Le Colonel Odon Mbo et Lucien D'zata ont accompagné Pierre Péan à sa dernière demeure. Ils ne sont ni amnésiques ni inconscients. Les Résistants-Patriotes-Combattants sont conscients des vrais enjeux actuels et futurs de la République démocratique du Congo: pillages et recels de ses ressources, mis à mort de sa population: jeunes, vieux et enfants, accaparement de ses terres arables...par Machiavélisme, les agresseurs Ougando-Rwandais se victimisent !

La RDC appartient aux Congolais. Pas aux imposteurs Bakuya Kuya ! Les Congolais éveillés et réveillés ne se laissent pas détourner de leur mission: la libération totale de l'occupation de RDC de ses prédateurs occupants et faux voisins.

Par coterie tribale, les Bena Mpuka, Talibans et Tribalo-ethniques dont certains ont bravé la neige dans des rues de Paris, Bruxelles, Londres...se sont révélés des vrais tribaux et ennemis du peuple congolais. Fourbes et roublards, des Bena Mpuka n'ont rien de patriote. Ils sont tribalistes et rien d'autres.

Bouddha Mabundicrate a bénéficié d'une NOMINATION ÉLECTORALE, contre le peuple congolais, après son odieux deal avec Alias Kabila. Il s'avère qu'Angwalima, un grand voleur patenté, est un pantin, marionnette, clone, masque et bouclier d'Alias Kabila, qui est parti sans partir.

Garçon de course de Paul Kagamé, Hitler africain et dictateur Rwandais. Félix Pétain Bizimungu est son ambassadeur plénipotentiaire de l'occupation. Il a fait applaudir Paul Kagamé, Hitler africain, au stade des Martyrs à Kinshasa, lors des funérailles bidon d'Etienne Tshisekedi. A Kigali, Tshilombo n'a pas hésité d'écrire, noir sur blanc, dans le livre d'or du mémoire du génocide rwandais, que les plus de 12 millions des Congolais sont morts par "Effets collatéraux", dédouanant Paul Kagamé de tous ses crimes au Congo.

Pierre Péan est certes parti, mais la vérité reste la vérité. Les Résistants-Patriotes-Combattants Congolais ne lâche rien.

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Bouffemont: Hommage de Christophe Nick à son ami Pierre Péan, un grand personnage !

Bouffemont: Hommage de Christophe Nick à son ami Pierre Péan, un grand personnage !

Pierre Péan repose maintenant en paix. Nous étions très, très nombreux autour d'Odile, Raphaelle et Grego. Plusieurs d'entre vous m'ont demandé la copie du texte que j'ai lu. Ce n'est pas une lecture obligatoire...

Nous avons tous notre Péan !

Pierre avait si bien cloisonné sa vie qu’au fond, des pans entiers du Patron restent un mystère pour chacun d’entre nous. Les mystères qui nous font fantasmer sur ses sources et ses fréquentations, bien sur. Mais aussi les mystères de sa propre vie, cette somme d’intitimités qu’il rangeait pudiquement au rayon confidentiel de sa générosité.

Avec mon Péan à moi, tout commençait toujours par un coup de fil, en prenant le temps de dire des quantités de bêtises qui nous faisaient bien rire.

Vendredi dernier, ç’aurait dû dû être comme ça : Dring “Oui Christophe - Patron, je te dérange pas ? Faut que je te parle…

- Calme-toi, que se passe-t-il…

- T’as pas vu passer le communiqué de l’Elysée ?

- Quel communiqué? Ca parle de quoi ?

- Tiens toi bien: Macron vient de publier ton éloge funèbre!

- Oh! Pas possible! Macron?

- Ouiiii! Il te rend hommage et il en fait des tonnes!

- Tu déconnes!? C’est officiel ?

- Communiqué de l’Elysée! Avec le logo et tout et tout! En ligne sur le site de la Présidence de la République!

- Attends, attends… Je prends pas trop de coups au moins?

- Pas du tout, c’est mielleux et cire pompe comme il faut, et en plus c’est bien foutu!

- Tu veux dire que je peux le lire? Sans avoir à m’enterrer?

- Tu l’imprimes et tu l’encadres. Y’a même le fusil à tirer dans les coins sur Plenel!

- Oulala, ça va encore me retomber dessus!

- Mais non, tu t’en fous maintenant, c’est juste à hurler de rire!

- Ah c’est trop bête, j’ai justement un problème d’imprimante, j’attends Grégo, il ne va pas tarder…

- T’es quand même incroyable Pierre, t’as encore réussi ton coup! Comment t’as fait pour te faire cirer les pompes par Macron?

- Hé hé hé, tu voies, le vieux en a encore sous la pédale…

- Arrête! Me dis pas que tu l’as vu avant de partir!

- Hé hé hé! Mon ami Emmanuel va maintenant travailler pour nous!”

Et ça je le sais, j’en suis sûr, il aurait dit ça, et on aurait éclaté de rire.

Oui, parce que parmi tous les codes à triple tiroir de Pierre, il y avait celui de l’auto-dérision : quand il fréquentait un puissant, Pierre nous en parlait en citant le Prénom précédé du mot Ami prononcé ironiquement. Alors mon ami Jacques m’a dit… Au fait, mon ami François m’a écrit… Mon ami Laurent, mon ami Jean-Yves, mon ami Edouard… Auto-dérision, et en même temps, toujours une petite pointe d’orgueil. Et cet orgueil là nous faisait fondre.

Il faut avoir lu “l’accordéon de mon père” pour comprendre. Le descendant de Chouan, le petit fils du bucheron breton, le fils de l’ouvrier coiffeur de Sablé, celui qui enfant s’extasiait devant la belle orange offerte comme unique et précieux cadeau de Noel pouvait vraiment être fier de lui. Si ses yeux brillaient autant, c’est parce qu’il réalisait un fantasme d’enfant, celui de Tintin, seul au royaume de Syldavie, qui remontait la grande salle de réception du Roi Ottokar 1er, alors que vingt pages plus tôt la garde l’avait jeté comme un mal propre.

Tout était normal, finalement ! Il n’y avait pas de revanche sociale chez Pierre, ni haine, ni fascination, ni exécration. Rien que l’immense lucidité de ceux qui savent d’où ils viennent, l’espièglerie des gens qui aiment faire de bons tours, la jubilation de s’assoir à la table des rois après les avoir mis à poil.

Comment entre-t-on à Sciences Pô quand on sort du salon de coiffure de son père? Comment naît à Sablé sur Sarthe l’ambition d’être un écrivain reconnu? Comment réussit-on à devenir le modèle de plusieurs générations de journalistes en étant parti de rien?

Il faut chercher du côté des hommes révoltés, au sens d’Albert Camus: “Dans l'épreuve quotidienne qui est la nôtre, écrivait Camus en 1951, la révolte joue le même rôle que le “cogito” dans l'ordre de la pensée : elle est la première évidence”.

La révolte de Pierre n’était pas excitée, impulsive, romanesque. Elle était granitique, forgée par les valeurs fortes des “bon pères” comme il disait, où la figure christique, celle du prophète cloué sur la croix à qui la foule jette des pierres, poussée par des Ponce Pilate qu’il découvrira mondialisés, ouvre à la conscience politique.

Pierre était assez simple, au fond. Le révoltant le révoltait, vraiment. Elle déclenchait sa soif de comprendre. Pourquoi c’est comme ça? Pourquoi fait-on subir cela à celui-ci ? Pourquoi celui-là a fait ceci ? Comment en est-on arrivé là?

C’était ça, son moteur. Il savait que pour être efficace, il fallait déchirer les apparences, mettre à jour la face cachée des choses. Et bosser, bosser, bosser. Sa révolte était graduée. Elle commençait invariablement par un très sentencieux « ça c’est pas bien, j’aime pas ça ». Elle s’accentuait quand il arrivait au stade « Ca c’est vraiment dégueulasse ». Il entrait en action quand il en arrivait à « Ca, on ne peut pas laisser passer ». Et hop, un dossier qui s’ouvrait. Des pistes qui se dessinaient. Et des archives dans lesquelles il se délectait. Son ennemi intime était l’évidence qui n’explique rien, le stéréotype qui abruti, le préjugé qui asphyxie. Il pouvait changer d’avis en chemin. Il admettait pouvoir se tromper. Sa force était un tryptique : l’honnèteté, la bienveillance, la perspicacité.

Ah Pierre! Après le communiqué de l’Elysée, j’allais te passer un autre coup de fil. Comment, t’as pas vu l’avalanche de commentaires sur les réseaux sociaux? Mais Pierre, rouvre les yeux! On ne parle que de toi ! En bien! Les gens sont tristes ! Ils te respectent énormément! Je vais même te dire : tu les a touché, ils sont émus, tu fais parti de leur paysage, tes livres leur ont fait… du bien! Tu te rends compte ? Tu t’es senti si souvent isolé, alors que tant de gens t’admiraient ! Pour eux, tu incarnais le combat pour la vérité, sans peur, le type tout seul qui ose, quoi qu’il t’en ai coûté.

Tu ne l’as jamais su. Tu ne l’avais pas compris. Tu ne voyais que les jeteurs de pierre, que les lyncheurs, que les chiens qui chassent en meute. Tout le monde te croyait invulnérable. Qui savait vraiment à quel point les coups t’atteignaient ?

Je t’aurai évidemment appelé après la crotte de merde pondue dans Libé samedi par celui dont le métier est de flinguer l’homme du jour. Je t’aurai rappelé après avoir lu la nécro que le Monde t’a réservé, mal exécutée par le permanentier de service qui n’a pas lu un demi livre que tu as écris, sans doute qu’ils étaient trop gros et qu’il n’avait pas que ça à foutre. Le pauvre.

Rien ne t’aura été épargné. Pour ces haineux, tu as été en même temps agent de Kadhafi et agent de la CIA, de la DGSE et parfois du KGB, ennemi de la France et en même temps national-républicain, antisémite, négationniste, guévariste et révisionniste, tiers-mondiste colonialiste, trop à gauche et tellement de droite, suppôt des curés et franc mac notoire, à la fois tueur de Mitterrand le socialiste et dernier défenseur de Mitterrand le pétainiste, payé par Chirac malgré Djouhri. Je ne sais même plus comment Arfi et Laske avaient réussi dans Médiapart à te faire endosser le costume d’opposant à Omar Bongo vendu à son fils Ali Bongo alors que celui-ci te poursuivait en diffamation. Ni comment Le Monde s’était contorsionné pour te transformer en trafiquant de matières nucléaires dans le centre de l’Afrique. Le pompon, c’est quand apparatchik en culotte courte de SOS Racisme t’a intenté un procès en racisme. Le même apparatchik qui s’était fait connaître pour avoir refourguer les montres et stylos de luxe de Julien Dray…Pour bien pimenter le tout, il avait recruté l’avocat de Charles Pasqua dans l’affaire de l’Angolagate !

Tu les as rendu chèvre, Pierre ! On a fait ce qu’on a pu pour TF1, tu as remis le couvert avec Philippe Cohen pour Le Monde. Ca va, tu as fais l’essentiel, on ne va pas en plus démontrer que les petits cons ne sont jamais que de gros connards.

Désolé, mais ça fait du bien ! On est entre nous, on peut éviter les détours.

Pierre. Nous n’irons plus ensemble au tribunal. On se régalait à l’avance du procès à venir, prévu début 2020, intenté par Alain Orsoni, offusqué que dans le film « Mafia et République », Michel Debacq ait osé prétendre que ce parrain corse était un parrain corse. On ira pour toi, avec Florence Bourg, Christophe Bouquet et Vanessa Ratignier, pour reformer une énième fois l’armée de Dumbeldor.

Maintenant, entre nous, il y avait l’autre Pierre. Celui qui se levait à deux heures du matin pour aller chercher à Roissy un opposant africain, celui qui dépannait les pendus de quelques billets de 100, celui qui trouvait du boulot aux errants, une planque au bout du monde pour les Jean Valjean d’aujourd’hui, un bon hôpital pour les mal soignés, un sujet pour les journalistes peu inspirés, un informateur pour les enquêteurs dans l’impasse…

La générosité de Pierre fuyait la reconnaissance, qui le gênait franchement. Il avait cette pudeur de paysan, quand les mots qui touchent ne doivent passer que par les yeux, quand la main s’attarde plus longtemps qu’il ne faut, et qu’il faut s’interdire d’être submergé par l’émotion. Pierre nous obligeait au non-dit, et franchement, c’était délicieux : la racine de toutes les fidélités.

Et voilà le résultat, Pierre. Regarde nous. Vois ici tous ceux à qui tu as tendu la main, tous ceux qui te doivent un peu d’honneur, un peu de justice, un peu de considération. Vois tous ceux que tu as révélés à eux-mêmes. Vois ceux que tu as choisis. Nous sommes tous là pour te dire, tout simplement, et en toute impudeur: si tu savais comme nous t’aimons !

Odile. Les petits enfants ont besoin de toi. Nous, nous avons besoin de tes poèmes. De tes confidences. De ton écoute et de tes si doux conseils. De ton infinie tendresse et de ta fougue enflammée. S’il te plait, continues à me traiter de babos attardé, gâve-moi de tes tartes surdosées aux figues des Chapelières, je referai un gigot de 7 heures et nous reparlerons de Dieu dans tout ça. Ca me manque ! Grégo, Raphaelle : nous savons, nous trois, ce qui nous relie. Rien n’a changé. Sauf cette intolérable solitude, que nous allons maintenant partager.

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RDC: Le "Coup d'État" contre Mobutu Sese Seko dans l'opération Turquoise de Charles Onana !

RDC: Le "Coup d'État" contre Mobutu Sese Seko dans l'opération Turquoise de Charles Onana !

Charles Onana et Freddy Mulongo, à la sortie de la messe à Saint-Georges, pour les obsèques de Pierre Péan à Bouffemont

La France a perdu un grand journaliste enquêteur qui s'est éteint le jeudi 25 juillet 2019: Pierre Péan ! Depuis les années 80 ses publications ont régulièrement marqué et parfois influencé les situations politiques : souvent salué comme "investigateur", faisant polémique sur certains points, il a fait trembler toutes sortes de "puissants", risquant plusieurs fois sa peau, et sa réputation, pour sa part de vérité...

La maxime d'Albert Londres « Notre métier n'est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie » est encore réel. Pour Pierre Péan, les Français et les Africains étaient nombreux à Bouffemont. L'Ami de l'Afrique et des Africains a été accompagné jusqu'au cimetière par sa famille et ses amis. Charles Onana, politicologue et journaliste d'investigation, Franco-Camerounais, devient illico presto, le dernier des Mohicans dans le travail de la vérité sur les pays des Grands Lacs. Pierre Péan " Noirs fureurs et blancs menteurs", "Carnages" et Charles Onana "Ces tueurs Tutsi" ont travaillé ensemble.

Charles Onana reprend le flambeau que lui laisse Pierre Péan ! Très bientôt, la parution du livre "L'opération Turquoise" de Charles Onana. Dans ce livre, tout un chapitre sur "Le coup d'État de Mobutu Sese Seko". La guerre au Zaïre de Mobutu n'a rien avoir avec une Libération quelconque. C'est une guerre pour le pillage des ressources du Zaïre: minerais et terres arables.

Avec plus de 12 millions des morts Congolais, le Zaïre de Mobutu, la convoitise rapace des pays voisins pour les ressources sont insatiables. Les deux armées d'occupation Rwandaise et Ougandaise se sont battues à Kisangani du 5 au 10 juin 2000, dans ce que l'on a appelé "La guerre de six jours" !

Le Rwanda de Paul Kagamé, Hitler africain, est aujourd’hui le premier producteur du Coltan, minerai qui ne se trouve pas dans son sous-sol. Kagame vient d'ériger une usine de l'Or. Y a-t-il au Rwanda de l'Or ? Si oui en quelle quantité ? Le Rwanda et l'Ouganda sont des pays pillards et receleurs des ressources de la RDC ex-Zaïre.

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mercredi 31 juillet 2019

RDC: Mukaji Wa Mulufwila, Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi !

RDC: Mukaji Wa Mulufwila, "l'épouse du défunt" Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi se comporte en Angwalima face au peuple congolais !

Je n'ai jamais vu la Maman d'Emmanuel Macron faire un meeting à Amiens et appeler le peuple français à soutenir son fils, Président de la République française. La Maman de Dolnald Trump, peut-elle organiser un meeting pour soutenir son fils, président des Etats-Unis ?

Mukaji Wa Mulufwila, Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi joue avec le feu. Elle est DjikamaKama,cela va se retourner contre elle. Le deuil de Ya Tshitshi est-il terminé ? Le cercueil noir avec un tronc d'arbre qui a été amené en toute vitesse à Nselé, c'est maintenant que Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi et sa bande se souviennent que Ba Tshangu existent, que la Chine populaire c'est Tshangu.

Distraction et médiocrité par excellence, Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi doit d'abord se rendre à Kabeya Kamwanga au Kasaï Oriental, pour ramener les affaires d'Etienne Tshisekedi wa Mulumba et répondre à toutes les questions à sa famille: Ya Tshitshi avait quitté Kinshasa à bord d'un jet privé pour Bruxelles. Comment est-il mort ? Pourquoi était-il abandonné seul dans sa maladie ? Où était son épouse et ses enfants ?

Elle n'est pas une femme politique. Elle est l'épouse d'un acteur politique défunt. Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi, cupide est dans toutes les manœuvres pour vendre l'Udps. Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi est une imposteuse.

Demander au peuple congolais de soutenir Angwalima de son fils Félix Pétain Bizimungu Tshilombo qui a volé l'élection de tout un peuple ? Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi fume-t-elle la moquette ? Le peuple d'abord ! Félix Pétain Bizimungu Tshilombo boit le champagne avec Alias Kabila, pendant que le peuple congolais meurt de faim.

Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi occupe-toi de tes petits- enfants ! Ta campagne pour ton fils Fakwa, fait de toi une Angwalima Talibane ! Madame solution ? Quelle solution ? Vendre l'Udps et le pays à Alias Kabila et ses apparatchiks-occupants, c'est ça la solution ?

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mardi 30 juillet 2019

RDC: Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi sort de son trou!

RDC: Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi sort de son trou, elle bat campagne pour son imposteur-usurpateur de Fils "Félix Pétain Bizimungu Tshilombo" !

Les épouses de Gamal Abdel Nasser, Raïs Egyptien, Kwame Nkrumah, Ghanéen et père du panafricanisme, Mwalimu Nyerere, Tanzanien et président le plus simple...Même les épouses de nos pères de l'indépendance Mamans Kasa-Vubu et Lumumba n'ont jamais fait ce qu'a fait Marthe Kasalu Jibikila à Ndjili Sainte-Thérèse.

Du vivant du Maréchal Mobutu, il disait : "Naye na Maman amona bino, bino pe bomona ye ! Mabe to malamu?" Depuis la disparation de l'homme à la toque de léopard, Maman Bobi Ladawa n'a jamais tenu un meeting public pour parler de son défunt mari, qui a dirigé le pays durant 32 ans.

Du vivant de l'opposant historique, Etienne Tshisekedi wa Mulumba "Mula Nkwasa", Marthe Kasalu Jibikila, à ses côtés n'a jamais pris la parole en public. Son défunt mari ne lui a jamais tendu un micro pour parler en public.

D'où provient le courage de la grande sorcière Marthe Kasalu Jibikila de réunir, à Ndjili Sainte-Thérèse, lieu historique où Martin Fayulu, Président Elu cartonne à chaque meeting, une centaine des mamans et wewa pour battre campagne pour son voleur de fils Félix Pétain Bizimungu Tshilombo ?

Etienne Tshisekedi wa Mulumba est mort seul à l'hôpital à Bruxelles, d'après le témoignage de Katebe Katoto, où était Marthe Kasalu Jibikila ? Que faisait-elle ? Peut-elle dire les dernières paroles du "Sphinx de Limeté" ?

Culottée, à Ndjili Sainte-Thérèse, Marthe Kasalu Jibikila, ne parle pas de son mari, de quoi il a véritablement souffert, où il est enterré réellement...un homme qui meurt n'a pas besoin de trois cercueil ! Mais elle ose dire: " Nzambe azwui na gauche mais asali biso surprise na droite. Bo soutenir président na bino Felix Tshisekedi. C'est un cadeau du ciel" !

"Maman solution" sait très bien, que son Angwalima, Fakwa et Ballados de Fils: Félix Pétain Bizimungu Tshilombo n'a jamais gagné l'élection. Monsieur 16% a fait un odieux deal contre le peuple congolais pour sa NOMINATION ELECTORALE. Il est président Quado. Pantin, marionnette, masque et bouclier de celui qu'il a nommé Alias Kabila. Marthe Kasalu Jibikila n'a-t-elle pas parlé au téléphonne avec Alias Kabila, l'homme de Kingakati, pour le remercier de la NOMINATION ELECTORALE de son fils ? Ne badinons pas avec Dieu ! "Nzambe azwi na gauche mais asali surprise na droite. Bo soutenir président na bino Félix Tshisekedi. C'est un cadeau du ciel" ! Faut-il que Dieu frappe encore ? Marthe Kasalu Jibikila est une faussaire et mafieuse !

Cette vieille dame de 80 ans, qui a détruit l'Udps en le transformant de parti national en parti familial des traîtres et collabos de la Nation congolaise. La Mami Talibane n'a pas hésité de se dénuder tout en chassant le brillantissime Albert Moleka, ancien directeur de cabinet. général de l'Udps. Tous les intellectuels non Kasaïens de l'Udps ont été chassés: Valentin Mubake, conseiller d'Etienne Tshisekedi, Rémy Masamba, député de l'Udps, Bruno Mavungu, secrétaire général de l'Udps...Marthe Kasalu Jibikila s'est arrangé pour placer sur orbite son Moyibicrate et Bolole de fils sur orbite. C'est elle, Marthe Kasalu Jibikila qui allé recevoir des cartons des billets verts auprès du pasteur Mugalu, chef de la maison civile d'Alias Kabila. C'est elle qui a encouragé les rencontres secrètes entre l'Udps et le régime Alias Kabila, à Ibiza, Venise, Bruxelles et Paris.

Marthe Kasalu Jibikila fait la politique au grand jour. Elle bat campagne officiellement pour son voleur de fils: Félix Pétain Bizimungu. Après l'échec cuissant de Ndjili Sainte-Thérèse, elle promis d'aller dans les 24 communes de Kinshasa. Après, elle voudra aller dans les 26 provinces.

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lundi 29 juillet 2019

RDC: Poker menteur, un sénat godillot des Mabumucrates, Apparatchiks!

Les sénateurs congolais n'ont rien d'excellence. Tous des pourris toxiques. La RDC est prise en otage par des bandits criminels, en col blanc, dont les casseroles de leur criminalité retentissent jusqu'au ciel.

La folie, c'est de toujours se comporter de la même manière et de s'attendre à un résultat différent !

La cause de la cause, de ce qui arrive en République démocratique du Congo est Félix Pétain Bizimungu Tshilombo. Voleur des voix, Voleur des rêves, Voleur d'espoirs et Voleur de destin de tout un peuple, Tshilombo Angwalima, Fakwa et Ballados a fait un deal odieux, contre le peuple congolais, avec Alias Kabila. Le bénéfiaire de la NOMINATION ELECTORALE, qui a enfariné le peuple congolais, n' a obtenu que le tapis rouge et les honneurs militaires qui vont avec. Il se goinfre à longueur des journées, il use et abuse de l'argent de l'Etat comme bon lui semble. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo ne dirige et ne contrôle rien. Il est lui-même otage d'Alias qui l'a nommé président Quado.

Et pourtant, après les 18 ans du régime d'imposture et d'occupation d'Alias Kabila, le peuple congolais a fait le choix du dégagisme, Martin Fayulu, le président élu a obtenu 62,8% des voix.

Par cupidité, gloutonnerie et ambition démésurée Angwalima Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est allé négocier en catimini pour sa nomination électorale.

Aujourd'hui, les effets de deal sont là: l'assemblée nationale, le sénat, les gournorats provinciaux, les assemblées provinciales...sont entre les mains d'Alias Kabila qui est parti sans partir. Bouddha Mabundicrate Tshilombo est celui qui a remis le barbu de Kingakati en scelle.

La RDC est la risée du monde à cause de l'inconscience de Tshilombo, voleur de destin de tout un peuple. Les élections en RDC ne servent à rien. Depuis les élections Louis Michel 2006, celles de 2011 et les dernières du 30 décembre 2018: fraudes et tricheries ont émaillé toutes ces élections. Chose étonnante, pour l'élection du président du sénat, hier samedi, des corrompus politicailleurs et activistes droits d'hommistes pourris ont jeté leur dévolu sur Modeste Bahati Lukwebo, Millionnaire et Apparatchicks du régime d'imposture et d'occupation d'Alias Kabila. Alors même que le criminel Alexis Ntambwe Mwamba est aussi un Mammouth Joséphiste, lui un ancien dinosaure Mobutiste.

Les coupagistes et thuriféraires ont été achetés pour battre campagne pour Bahati mais c'est Alexis Ntambwe Mwamba qui a gagné. On a même faire croire que Samy Badibanga, le débauché de l'Udps, qu'Alias Kabila, en avait fait un Premier ministre putatif, les Bena Mpuka, Talibans et Tribalo-ethniques ont oublié sa trahison à l'égard de l'Udps. Le Checkuleur qui a ramené Denise Nyakeru dans le lit de l'imposteur-usurpateur Tshilombo fait rigoler.

Pour sauver la RDC, il y a trois options furtives et difficilement réalisables : A. La démission de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo. Après avoir demandé publiquement pardon au peuple congolais pour son vol et son mépris pour le peuple congolais. Ce qui pousserait aux élections anticipées et la reprise du destin du pays par le peuple congolais.

B. La destitution de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo et sa bande. Par qui ? Si Alias Kabila revient au pouvoir Tshilombo y aura contribué à 1000%.

C. Application de l'article 64 de la Constitution. Capturer Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, Alias Kabila...et tous les complices.

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mardi 9 juillet 2019

Corruption: Pourquoi Tshilombo a perdu la confiance de l'administration Trump!

Extrêmement corrompu et amorphe, l'impéritie de Félix Tshilombo laisse à désirer. L'incapacitaire de la cité de l'Union africaine est un politicailleur ignare et ventriote, un jouisseur par excellence qui n'a aucun souci des réformes pour sortir la RDC du marasme économique.

1. Palier 1: Libération des prisonniers politiques !

Fourbe, roublard et fieffé menteur, Félix Tshilombo, faussaire patenté, a fait de la libération des acteurs politiques, un marchandage d'achat de légitimité. Alors que les Eugène Diomi Ndongala, Franck Diongo, Jean Claude Muyambo sont péniblement sortis de Makala, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a conditionné la libération de chacun, au "Djalelo" de sa sinistre personne. C'est comme ça, on voit que ces politicailleurs sortis de prison se sont tshilomboïsés. Y compris Né Muanda Nsemi que l'on croyait mort, après son évasion de la prison de Makala. Certains disent qu'il était enfermé à Kigali, d'autres le voyaient en Angola. Personne ne sait véritablement où était Né Muanda Nsemi à part Joseph Olengankoy qui est devenu son acolyte.

Me Firmin Yangambi sort du lot. Il avait déjà purgé sa peine mais était maintenu arbitrairement en détention par la volonté de l'imposteur Alias Kabila qui est parti sans partir. Me Firmin Yangambi refuse de faire allégeance au président Quado: Félix Pétain Bizimungu Tshilombo. Ce dernier malgré son "Coup d'État" voudrait que Me Firmin Yangambi fasse des courbettes et lui cire ses pompes. Son refus d'agir contre sa conscience, d'applaudir un Angwalima, Ballados, Fakwa et grand Moyibicrate, Voleur de destin de tout un peuple, lui vaut des menaces ouverts d'Augustin Kabuya de l'Udps et des Bena Mpuka, Taliban et Tribalo-ethniques qui tapissent les réseaux sociaux.

Eddy Kapend et ses amis d'infortune sont le grand oublié de la libération des prisonniers politiques. Depuis l'assassinat du président de la République, M'zée Laurent-Désiré Kabila, le 16 janvier 2001 à aujourd'hui, ils sont en prison sans procès. Et à Bunia, lors de la conférence de presse, MataMata-Mabundi Airways, à la question d'un confrère, a répondu sans ambages, qu'il ne sait pas si Eddy Kapend est libérable ou non ! Cet imposteur avec son slogan bidon "État de droit" saoule le peuple congolais. La majorité des jeunes, arrêtés lors des manifestations Anti Alias Kabila, sont aux abonnés absents. Des familles recherchent toujours leurs enfants.

2. Palier 2. Lutte contre la corruption et la bonne gouvernance !

Son tribalisme avéré avec la nomination de 156 conseillers tribaux, tous des Bena Mpuka, celle de son oncle Gérard Mulumba, évêque émérite de Mwenga comme responsable de la maison civile prouve à dessein que le tribalisme est ancré dans l'ADN de celui que les Talibans voudraient faire passer pour Maboko Pembe.

Avec l'argent du contribuable congolais, Félix Tshilombo s'est acheté une grande villa, de plusieurs millions d'euros à Warteloo en Belgique. Quant à son directeur de cabinet, Vital Kamerhéon s'est acheté une villa aux États-Unis, après son somptueux mariage avec 21 vaches. En 6 mois de présidence usurpée, le président Quado et nommé dilapide l'argent de l'État pour son extravagance. Il est comme un petit enfant avec ses jouets. L'insouciant et inconscient Tshilombo mène le pays à la ruine.

Les Américains en sanctionnant les fameux corrompus de la CENI: Corneille Nangaa et les Basengezi qui ont planqué $ 100 millons dans des banques américaines. Sans oublier, Benoit Lwamba fabricateur des faux résultats à la corruptionnelle, corruptible cour constitutionnelle. Malgré sa promesse aux États-Unis de combattre la corruption, il s’avère non seulement il ne lutte pas pour combattre la corruption, il la cultive et fait tout pour que les choses ne bougent pas.

3. Palier 3. Le respect des droits humains

Un mort à Goma, Paluku Défao est décédé après bastonnades et blessures. Le 30 juin 2019, a été le premier test du locateur de la cité de l'Union africaine. Sa police d'occupation a tabassé et gazé des manifestants pacifiques. On sait aujourd'hui, que Félix Tshilombo est le masque d'Alias Kabila. On sait que Tshilombo sera pire qu'Alias Kabila. Son régime sera maculé de sang.

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BUNIA:Tshilombo aux journalistes "J'ai autorisé Rwandair en RDC pour "BOOSTER" Congo Airways"

C'est la première fois que je vois des militaires en treillis dans une conférence de presse. Sont-ils des militaires journalistes ? Qu'ils attendent une conf à eux.

Les réponses de l'imposteur-usurpateur et gourou des Bena Mpuka, Talibans et Tribalo-ethniques ont été extrêmement légères sans consistance. Nous en avons choisi une, celle sur Rwandair-Congo Airways.

C'est vraiment un ambassadeur plénipotentiaire de l'occupation qui s'exprime: J'ai autorisé Rwandair à survoler le ciel et atterrir à Kinshasa pour "BOOSTER", la compagnie aérienne nationale "Congo Airways" ! Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un inconscient psychopathe. Un vrai ignare dont le quotient intellectuel avoisine celui des moineaux.

Chaque chef de l'Etat dans le monde protège l'économie nationale. C'est pour protéger les emplois locaux. Le dumping social à ses revers dans un pays. Lorsque nous grandissions, nos mamans veillaient à ce que les petits enfants ne mangent pas à la même table que les grands.

Paul Kagamé, Hitler africain, bourreau des congolais, autocrate et dictateur Rwandais, agresseur de la RDC, pillard et receleur des ressources congolais, s'est acheté des Airbus neufs pour Rwandair qui a moins de dix ans d'existence.

Congo Airways est né des cendres des Lignes Aériennes Congolaises-LAC, dont les aïeux sont Air Zaïre et Air Congo. Ses "Coucous" sont des avions d'occasion achetés à Alitalia. Qui a oublié la scène de l'avion Anuarite Nengapeta qui a refusé de décoller à Isiro que les passegers s'étaient mis à pousser...!

Congo Airways, la compagnie aérienne nationale mérite l'accompagnement et le soutien de l'Etat. Il mérite un boostage financier et managérial importants. Congo Airways devrait faire partie du fleuron de la République. Il bat pavillon de la République, à chaque fois qu'il s'envoit en l'air et va titiller le ciel congolais, sans crach, c'est la République qui est contente.

Kigali-Kinshasa est à 360 $ avec Rwandair. Kinshasa-Goma est à 480 $ avec Congo Airways dans un coucou datant de Mathusalem. La concurrence oui! Avec les mêmes moyens et outils de production.

Garçon de course de Paul Kagame, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo qui a absout Hitler africain de ses crimes au Congo, croit protéger sa présidence usurpée en canaillant le peuple congolais. La décision de permettre à Rwandair d'occuper notre espace aérien, c'est décision d'occupation. La Direction Générale des Migrations-DGM étant dans les mains des occupants Rwandais. Ce sont eux qui contrôlent notre migration, pas des Congolais. Qui savaient que des militaires Rwandais, en tenues civiles, associés aux Bena Mpuka, Talibans et Tribalo-ethniques ont applaudi le criminel-sanguinaire Paul Kagamé, au stade des Martyrs à Kinshasa, lors des funérailles de celui que l'imposteur de fils a fait Héros National, pour mieux humilier notre peuple et faire paraître aux yeux du monde, qu'il est écervelé et sans mémoire.

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RDC: MataMata-Mabundi Airways en 6 mois, Félix Tshilombo a effectué 27 voyages !

MataMata-Matama-Mabundi Airways en 6 mois, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a effectué 27 voyages. Tandis que le président élu Angolais João Lourenço en 2 ans n'a que 12 voyages à son compteur !

C'est bien connu un tonneau vide fait beaucoup des bruits. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est comparable à un père irresponsable mangeur aux Malewa qui fuit la maison familiale. 27 voyages que Matama-Mabundi Airways a effectué aux frais du contribuable congolais avec quels résultats ? Nul ! A part le fait de faire applaudir , au stade des Martyrs, Paul Kagamé, Hitler africain et bourreau du peuple congolais et à Kigali écrire que les 12 millions de Congolais sont morts par "Effets collatéraux", actes de haute trahison qui a dévoilé sa mission dans l'occupation rwandaise...Que fait notre Magellan dans ses tournées ? Il croit trouver la légitimité dehors et hors du Congo. Mais la vraie légitimité, c'est le souverain primaire, c'est-à-dire le peuple congolais. Pour MataMata-Matama-Mabundi Airways préfère des trous d'air plutôt que les pieds sur terre. L'inconscient a la tête dans les nuages. Il a bénéficié d'une Nomination Electorale. En signant son deal pour sa nomination, le cancre écervelé a signé sans lire . Aujourd'hui, son inconscience l'a rattrapé. Il est pantin, marionnette, sosie, clone, masque et bouclier d'Alias Kabila son "Nominateur-Paternaire" !

Imposteur-usurpateur, président Quado et nommé, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est en quête permanente de légitimité. Souvenez-vous que le masque d'Alias Kabila est allé à l'investiture de Macky Sall, le président Sénégalais n'est pas venu à son investiture Merti, Merti, Merta du 24 janvier dernier. Alias Kabila qui est parti sans le tient bien là où il faut.

Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est comme Caïen, il erre partout. Il n'aura la paix de sa conscience le jour qu'il dira publiquement: Je suis Angwalima, Fakwa, Ballados, Moyibicrate...J'ai volé l'élection du peuple congolais. Par mon ego surdimensionné d'un faussaire patenté, j'ai volé ! Pour justifier mon vol, j'ai mis en branle mes Bena Mpuka, Talibans et tribalo-ethniques pour injurier et insulter mes propres compatriotes. Je suis voleur patenté. J'ai toujours volé. Je me repens pour tous mes vols. Je démissionne" !

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RDC: 30 juin 2019, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, ambassadeur plénipotentiaire de l'occupation a bafoué le jour sacré

Le 30 juin 2019 était le jour 181 de l'année 2019. Le 30 juin dernier est tombé un dimanche en 2019. Pour la République démocratique du Congo, le 30 juin est la date de l’indépendance: une "date sacrée et commémorative" ! Dommage que l'ambassadeur plénipotentiaire de l'occupation, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, pantin, marionnette et masque d'Alias Kabila, a bafoué le 30 juin, date sacrée du Congo. Tous les 4 juillet de l'année, les Etats-Unis célèbrent leur indépendance. INDEPENDENCE DAY - S’inspirant du 14 juillet français, Donald Trump a donné à la fête nationale américaine des airs de parade militaire. Le président s’est exprimé sur les marches du Lincoln Memorial, rompant avec la tradition. Tous les 14 juillet, il y a un défilé sur les champs-Elysées à Paris en France. En Afrique, chaque pays célèbre son jour d'indépendance. Pourquoi les occupants et le cancre écervelé de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo ont refusé au peuple congolais de commémorer les festivités communes. Tshilombo l'inconscient a injurié la mémoire des pères de l'indépendance: Kasa-vubu, Bolikango, Patrice Eméry Lumumba...Le 30 juin n'est pas une fête comme les autres. C'est une date historique. Fêter dans la "Méditation" telle qu'avait proposé le régime d'imposture-occupation, est une insulte à notre peuple.

L'indépendance, c'est le droit de chaque citoyen de travailler ; c'est l'égalité de droits dans l'accès à la santé et à la scolarité; c'est le droit de manger à sa faim; c'est le droit de vivre dans un environnement sain et salubre; c'est l'égalité fiscale; c'est la légalité et la légitimité des institutions ; c'est le respect de la constitution...Avons-nous tout ça au Congo ?

Refuser, la fête au peuple congolais et sortir une escouade des policiers armés jusqu'aux dents pour empêcher la marche pacifique de Lamuka, prouve à dessein que le changement voulu par le peuple congolais n'est pas à l'ordre du jour. Le président ÉLU, Martin Fayulu et Adolphe Muzito ont été gazés, la police de Tshilombo a excellé dans la brutalité et violences. Martin Fayulu a été éconduit manu militari jusqu'à sa résidence.

Paluku Kamala Defao a finalement succombé à ses blessures. Ce jeune de Goma à l’est de la RDC avait reçu une balle de la police lors d’une manifestation initiée le 30 juin dernier par l’opposition.

Déterminés à exiger entre autres la « vérité des urnes » et dénoncer les anti-valeurs du président Quado et nommé, Félix Pétain Bizimungu tshilombo et son "nominateur-partenaire Alias Kabila, des leaders de la plateforme de l’opposition " Lamuka" étaient descendus dans la rue le 30 juin dernier bravant ainsi l’interdiction de manifester décrétée par le régime des occupants.

La police d'occupation avait vite fait de balayer l'information du décès du jeune Paluku Kamala Defao, touchée par balle. Version balayée à son tour par la Lutte pour le changement (LUCHA) qui a annoncé hier vendredi la mort du jeune Paluku Kamala Defao. « Paluku Kamala Defao, le jeune manifestant sur qui la police avait tiré lors de la manifestation du 30 juin à Goma était bel et bien décédé, contrairement au démenti officiel de la PNC. Il a été porté en terre ce vendredi, dans un climat tendu. Les auteurs doivent être jugés », a écrit sur Twitter, le mouvement citoyen qui a même publié les photos des obsèques.

Bénéficiaire d'une Nomination Électorale, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a déjà un mort dans sa conscience. Le faussaire inconscient avec son faux slogan "Etat de droit et démocratie" sait que sa présidence usurpée sera maculée de sang du peuple congolais. Complice d'Alias Kabila, leurs sorts sont liés désormais. Peut-on-dire qu'il est "Maboko Pembé" avec 1 mort et plusieurs blessés en six moins de sa nomination électorale ? Les Bena Mpuka, Talibans et Tribalo-ethniques les pensent.

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samedi 6 juillet 2019

ONU: Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes examine le rapport de la Côte d'Ivoire !

Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes a examiné, aujourd'hui, le rapport présenté par la Côte d’Ivoire sur les mesures prises par le pays pour mettre en œuvre les dispositions de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.

Présentant ce rapport, Mme Ramata Bakayoko-Ly, Ministre de la femme, de la famille et de l’enfant de la Côte d'Ivoire, a déclaré que la Côte d’Ivoire avait enregistré d’énormes avancées dans le cadre normatif et institutionnel relatif à la réduction des inégalités entre les sexes et à l’autonomisation des femmes. Le pays a notamment adopté en 2013 la loi relative au mariage, qui consacre le principe de la gestion conjointe du ménage par les époux et l’abandon de la notion de chef de famille ; le pays a aussi mis en place en 2014 une stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre.

L’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire à l’instar des autres institutions du pays, travaille à améliorer la participation des femmes aux postes de décision, a poursuivi la Ministre. Pour une application effective de la disposition constitutionnelle en la matière, le Conseil des Ministres du 6 mars 2019 a adopté un projet de loi favorisant la représentation de la femme dans les assemblées élues. C’est dans ce même cadre du principe d’égalité que s’inscrit l’école obligatoire pour tous les enfants âgées de 6 à 16 ans, a ajouté Mme Bakayoko-Ly ; cette politique a permis d’atteindre la quasi-parité (entre les sexes) au niveau du primaire et un taux net de scolarisation de 91% en 2017, a-t-elle précisé.

La Ministre a par ailleurs souligné que la Côte d'Ivoire avait interdit l’excision et toute forme de mutilation génitale féminine.

La délégation ivoirienne était également composée de M. Kouadio Adjoumani, Représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des Nations Unies à Genève, ainsi de représentants du Ministère de la justice et des droits de l’homme, du Ministère de la femme, de la famille et de l’enfant et de la Mission permanente de la Côte d’Ivoire auprès des Nations Unies à Genève.

La délégation a répondu aux questions des membres du Comité portant, notamment, sur les violences électorales ; la loi d’amnistie ; l’accès des femmes à la justice ; la lutte contre les violences faites aux femmes et contre les mariages et les grossesses précoces ; la protection de l’enfance ; la participation, la représentation et l’autonomisation des femmes ; ainsi que les questions d’éducation et de santé, y compris l’avortement.

Au cours du dialogue, plusieurs expertes ont souligné qu’il fallait que le pays continue à redoubler d’efforts pour lutter contre le mariage précoce et contre les mutilations génitales féminines. Il a en outre été relevé que les femmes n’étaient encore pas suffisamment représentées dans toutes les sphères de la société.

Il a été recommandé que la Côte d’Ivoire adopte une grande loi-cadre sur l’égalité entre les sexes. Une experte a indiqué que les femmes devaient avoir accès à des mesures temporaires spéciales pour accéder à une égalité de fait avec les hommes ; elle a précisé que de telles mesures devraient être prises dans les domaines de la représentation des femmes aux fonctions électives et de l’accès au marché de l’emploi.

Des inquiétudes ont par ailleurs été exprimées au sujet des cas de harcèlement dont sont victimes les filles dans les établissements scolaires de la part des enseignants.

Le Comité doit adopter, dans le cadre de séances privées, des observations finales sur le rapport de la Côte d’Ivoire qui seront rendues publiques à l'issue de la session, le 19 juillet prochain.

Lundi prochain, 8 juillet, à 10 heures, le Comité tiendra un panel ayant pour thème : « La Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes : 40 ans de promotion et d’autonomisation des femmes ».

Présentation du rapport

Le Comité est saisi du rapport périodique de la Côte d'Ivoire (CEDAW/C/CIV/4) ainsi que des réponses du pays à une liste de points à traiter que lui avait adressée le Comité.

MME RAMATA BAKAYOKO-LY, Ministre de la femme, de la famille et de l’enfant de la Côte d'Ivoire, a déclaré que le développement durable auquel aspire le monde et qui a été exprimé dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ne saurait être atteint sans l’élimination totale de la discrimination à l’égard des femmes.

La Ministre a expliqué que la Côte d’Ivoire avait enregistré d’énormes avancées dans le cadre normatif et institutionnel relatif à la réduction des inégalités entre les sexes et à l’autonomisation des femmes. Le pays a notamment adopté en 2013 la loi relative au mariage, qui consacre le principe de la gestion conjointe du ménage par les époux et l’abandon de la notion de chef de famille ; le pays a aussi mis en place en 2014 une stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre.

L’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire à l’instar des autres institutions du pays, travaille à améliorer la participation des femmes aux postes de décision, a poursuivi la Ministre. Pour une application effective de la disposition constitutionnelle en la matière, le Conseil des Ministres du 6 mars 2019 a adopté un projet de loi favorisant la représentation de la femme dans les assemblées élues.

C’est dans ce même cadre du principe d’égalité que s’inscrit l’école obligatoire pour tous les enfants âgées de 6 à 16 ans, a ajouté Mme Bakayoko-Ly. Cette politique a permis d’atteindre la quasi-parité (entre les sexes) au niveau du primaire et un taux net de scolarisation de 91% en 2017, a-t-elle précisé.

S’agissant de la protection de la femme et de la jeune fille contre les violences basées sur le genre, la Ministre a attiré l’attention sur la création dans le pays de quelque 61 plates-formes de lutte contre ce type de violences, avec 14 bureaux d’écoute dans les commissariats de police.

La Ministre a par ailleurs souligné que la Côte d'Ivoire avait interdit l’excision et toute forme de mutilation génitale féminine.

Le Gouvernement ivoirien a fait de l’accès des populations aux soins de santé une priorité, a en outre indiqué la Ministre, avant de faire valoir que 68% de la population vit désormais à moins de 5 km d’un centre de santé – contre 44% en 2012.

Mme Bakayoko-ly a ensuite déclaré que l’autonomisation des femmes est la voie la plus sûre vers l’éradication de la violence basée sur le genre, vers l’éradication de la pauvreté et vers une croissance économique inclusive. C’est pourquoi le Gouvernement a mis en place divers programmes et projets dans ce domaine, a-t-elle indiqué. S’agissant plus précisément de l’autonomisation économique des femmes, le Gouvernement a mis en place un certain nombre de fonds spéciaux comme le Fonds Femmes et Développement du Ministère en charge de la femme ou le Fonds de l’entreprenariat féminin du Ministère en charge du commerce et des PME. Tous ces programmes ont un impact positif sur le taux de pauvreté, lequel a enregistré une basse en milieu rural, passant de 62,5% en 2008 à 56,6% en 2015, a précisé Mme Bakayoko-Ly.

La Côte d'Ivoire s’est par ailleurs fortement engagée dans la lutte contre les violences et la discrimination en se dotant de plusieurs documents de référence en la matière, parmi lesquels figurent la Politique nationale de protection de l’enfant, adoptée en 2014, ou la Stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre, qui date de la même année.

En vue de faciliter l’accès de chacun à la justice, une aide juridictionnelle a été instituée dans les années 1970 pour les personnes démunies, a en outre indiqué Mme Bakayoko-Ly.

Par ailleurs, la Côte d’Ivoire a ratifié plusieurs conventions et participe aux rencontres internationales, régionales et sous régionales en vue d’une meilleure coordination des actions de prise en compte des besoins des hommes et des femmes en Afrique.

En dépit des efforts consentis par l’État et l’ensemble des acteurs de Côte d'Ivoire, il y a encore des défis à relever, a reconnu la Ministre. À cet effet, le Président de la République, le 6 août 2018, a demandé au Gouvernement d’accentuer ses efforts en matière de politique sociale de lutte contre la cherté de la vie, en vue d’améliorer l’impact social de l’action gouvernementale sur les populations.

Examen du rapport

Questions et observations des membres du Comité

Une experte a demandé quelles mesures avaient été prises pour inscrire dans la loi ivoirienne une définition de la discrimination qui soit harmonisée avec l’esprit de la Convention. Elle s’est en outre enquise de la place de la Convention dans l’ordre juridique interne et a souhaité savoir si cet instrument avait déjà été invoqué devant les tribunaux ivoiriens. Cette même experte s’est également enquise des mesures concrètes prises pour assurer l’accès des femmes à la justice.

Une autre experte a souligné qu’une grande loi-cadre sur le statut de la femme serait nécessaire dans le pays. Elle a rappelé qu’il y avait eu de nombreux décès et de nombreux viols à l’occasion du dernier scrutin électoral et a demandé si l’ordonnance d’amnistie adoptée par le Président de la République visait aussi les auteurs de violences sexuelles ou de violences à l’encontre des femmes. De plus, elle a souhaité connaître le nombre d’affaires passées devant les tribunaux suite à ces violences. Elle a par ailleurs souhaité que les femmes soient associées de manière paritaire au processus de paix. La Côte d'Ivoire a les moyens d’être exemplaire dans ce domaine, a-t-elle insisté.

Une experte a indiqué que les femmes devaient avoir accès à des mesures temporaires spéciales pour accéder à une égalité de fait avec les hommes et lutter contre les discriminations dont elles sont victimes. Elle a précisé que de telles mesures devraient être prises dans les domaines de la représentation des femmes aux fonctions électives et de l’accès au marché de l’emploi. La Côte d'Ivoire devrait adopter une loi-cadre sur l’égalité entre les sexes, a ajouté cette experte.

Une experte a demandé davantage d’informations sur les campagnes menées, notamment auprès des chefs religieux, contre les stéréotypes à l’égard des femmes. Elle a estimé que les mesures prises pour lutter contre les mutilations génitales féminines n’étaient pas suffisantes, au regard du peu de résultats qu’elles ont donnés, comme en atteste notamment le très faible nombre d’affaires portées devant les tribunaux. Cette même experte a d’autre part relevé que les mariages traditionnels n’étaient pas enregistrés ; elle a souhaité savoir comment l’État mettait en œuvre concrètement l’interdiction du mariage avant l’âge de 18 ans, relevant qu’il s’agissait toujours là d’un défi pour le pays. Cette même experte s’est enquise des mesures prises pour promouvoir la confiance des femmes envers les autorités judiciaires.

Une autre experte a fait observer que la Côte d'Ivoire avait un défi à relever dans le domaine de la traite des femmes et des jeunes filles. Elle a souhaité connaître les axes majeurs du plan d’action contre la traite, ainsi que les mécanismes mis en œuvre conformément à la loi de 2016 contre la traite, s’agissant notamment de la protection des victimes et des témoins. Cette même experte a demandé si la problématique des enfants qui sont poussés à la mendicité dans les écoles coraniques existait toujours en Côte d'Ivoire.

Une experte s’est enquise des mesures prises pour faciliter l’enregistrement des naissances sur tout le territoire ivoirien.

Comment les filles qui vivent dans des zones isolées ou les filles en situation de vulnérabilité sont-elles incitées à aller à l’école, a-t-il en outre été demandé. Pour avoir des écoles sensibles aux besoins des filles, il faut recruter davantage de femmes enseignantes, a-t-il été souligné. Le Comité s’inquiète des cas de harcèlement dont sont victimes les filles dans les établissements scolaires de la part des enseignants, a indiqué une experte, avant de s’enquérir du nombre d’affaires portées devant les tribunaux dans ce domaine et du nombre de professeurs sanctionnés.

Une experte a demandé où en était la ratification des conventions de l’Organisation internationale du Travail (OIT), notamment celle sur les travailleuses et travailleurs domestiques. Elle a par ailleurs souhaité savoir si des initiatives étaient prises afin de permettre aux femmes d’avoir accès au secteur des nouvelles technologies.

S’agissant des questions de santé, une experte a demandé quels progrès majeurs avaient été accomplis, en particulier dans les zones rurales, suite à l’adoption de la nouvelle loi sur la santé. Elle s’est ensuite enquise du nombre de femmes qui sont couvertes par l’assurance-maladie. Elle a demandé s’il y avait un projet d’amender la loi sur l’avortement pour permettre notamment d’avoir recours à l’interruption volontaire de grossesse en cas de viol. Elle a par ailleurs souhaité connaître les taux de mortalité infantile et maternelle en Côte d'Ivoire.

Une autre experte a demandé des informations sur l’octroi de licences aux coopératives de femmes. Elle a souhaité savoir si le statut d’autoentrepreneur était accessible dans tous les secteurs de travail, y compris dans le secteur informel.

Réponses de la délégation

La délégation a expliqué qu’un projet de restauration des droits des femmes avait été mis en œuvre suite aux violences électorales. Ce programme a permis de prendre en charge les femmes victimes de violences, a-t-elle souligné, avant d’attirer l’attention sur la création des bureaux « genre » dans les commissariats.

La délégation a par la suite expliqué que la loi d’amnistie visait les infractions qui mettaient à mal la sécurité de l’État, mais pas les crimes sexuels.

S’agissant de l’accès à la justice, la Côte d'Ivoire a institué un bureau d’aide juridictionnelle auprès de chaque tribunal, a ensuite fait valoir la délégation. L’assistance judiciaire décentralisée permet à beaucoup de femmes d’avoir accès à la justice, a-t-elle souligné. De plus, des campagnes de sensibilisation ont été organisées dans tout le pays pour que la population soit au courant de l’existence de cette assistance judiciaire.

Le Gouvernement a par ailleurs organisé des programmes de renforcement des capacités s’agissant des violences basées sur le genre, à l’intention de l’ensemble du personnel du système judiciaire.

Des mesures ont également été prises pour renforcer la répression contre les auteurs de violences faites aux femmes, ainsi que contre les mariages précoces. La délégation a par la suite assuré qu’il n’y avait aucune impunité s’agissant des violations des droits de l’homme et plus particulière des violences faites aux femmes.

La délégation a par la suite indiqué que la nouvelle loi sur le mariage avait abrogé le texte autorisant le mariage des filles mineures. Seul le mariage contracté devant l’officier d’état civil entre des personnes majeures est légal et, en tout état de cause, il doit être prononcé avant le mariage religieux. La nouvelle loi sur le mariage abolit les différences entre les enfants nés hors mariage et les autres, a par ailleurs fait valoir la délégation.

Un travail est réalisé auprès des chefs religieux pour réduire les violences sexuelles, les mariages précoces, ainsi que les mutilations génitales féminines, a poursuivi la délégation. Il faut une approche holistique et inclusive dans ce domaine, a-t-elle souligné ; il faut mettre l’accent sur l’éducation formelle et informelle. La délégation a relevé un changement de mentalité parmi les chefs religieux. Par ailleurs, plusieurs exciseuses ont été condamnées en Côte d’Ivoire pour leurs activités, a fait valoir la délégation.

Un travail de sensibilisation a également été mené dans les écoles auprès des jeunes filles afin de lutter contre les grossesses précoces.

La délégation a par la suite indiqué que la législation sur l’avortement n’avait pas évolué : le principe reste l’interdiction de l’avortement. Toutefois, il peut être procédé à un avortement s’il y a un risque pour la vie de la mère, a-t-elle ajouté. Avec l’élargissement de la définition du viol, il est toutefois possible que la jurisprudence puisse évoluer sur cette question, a-t-elle poursuivi, précisant que la notion de viol a été élargie dans le Code pénal pour reconnaître notamment le viol conjugal comme une infraction.

La Direction des affaires de l'enfance a mis en place une stratégie nationale de protection de l'enfance qui s’occupe de plusieurs catégories d'enfants, notamment les enfants abandonnés ou orphelins, les enfants vivant dans la rue et les enfants « difficiles ».

Pour ce qui concerne l’adoption, l’enfant adopté prend la nationalité de l’adoptant, a en outre indiqué la délégation.

L'organe chargé de surveiller la lutte contre la traite des êtres humains, en particulier des enfants, fonctionne sous l'égide de la Première Dame et collabore avec le comité interministériel chargé de la mise en œuvre de la stratégie nationale en la matière.

Les écoles coraniques ont été institutionnalisées en Côte d’Ivoire pour éviter les problèmes liés à la mendicité et à l’exploitation des enfants, a en outre indiqué la délégation.

S’agissant de la participation des femmes, la délégation a fait valoir qu’il y avait une augmentation sensible du nombre de femmes dans les corps de police et au sein de l’armée, notamment dans les missions de maintien de la paix.

La délégation a par ailleurs déclaré que les quotas concernant le nombre de femmes élues étaient une réalité et seraient mis en œuvre dès les prochaines élections.

Le Conseil national des droits de l’homme institué en 2018 est aujourd’hui une autorité administrative indépendante qui vise à répondre aux Principes de Paris, a en outre indiqué la délégation.

La délégation a d’autre part attiré l’attention sur les ressources dégagées par le Ministère de la femme, de la famille et de l’enfant afin d’autonomiser plus de 40 000 femmes en zone rurale d’ici 2021. Elle a en outre fait part d’un programme social qui s’adresse aux femmes démunies, lesquelles reçoivent chaque trimestre une aide financière pour les aider à sortir de la pauvreté.

L’Observatoire national de l’équité et du genre (ONEG) a pour objectif d’informer le Gouvernement et la population des questions relatives à l’égalité entre les sexes. Le Conseil national de la femme est, quant à lui, une entité distincte, coordonnée par le Ministère de la femme, de la famille et de l’enfant, avec une gestion autonome et une représentation dans toutes les régions. Son rôle est d’identifier tous les besoins des femmes à tous les niveaux et il est sur le point d’être opérationnel, a précisé la délégation.

La délégation a expliqué que les naissances pouvaient être déclarées dans tous les villages, notamment par l’intermédiaire des sages-femmes. La loi de 2018 sur l’état civil prévoit un nouveau mécanisme d’enregistrement dès la naissance dans les centres de santé.

La délégation a ensuite fait valoir que la politique de l’école obligatoire avait permis d’atteindre la quasi-parité entre les sexes au niveau du primaire. Le défi à relever se situe aux niveaux du secondaire et du supérieur, là où les filles sont sous-représentées, a-t-elle indiqué. Elle a rappelé que pour ce qui est de la lutte contre le mariage précoce, la base de tout réside dans l’éducation et dans la sensibilisation et a fait valoir que le taux d’analphabétisme dans le pays avait diminué et se situait désormais à 42% de la population.

La délégation a par ailleurs reconnu que la Côte d'Ivoire avait effectivement des défis à relever en ce qui concerne le travail domestique. Le Gouvernement a récemment doublé le revenu minimum interprofessionnel garanti (SMIG) et le problème réside maintenant dans l’application de cette mesure, a-t-elle expliqué.

La délégation a déclaré que le Gouvernement promouvait l’utilisation par les femmes des technologies de l’information et de la communication (TIC), notamment dans le domaine de l’agriculture.

La délégation a ajouté que des mesures étaient prises pour organiser le secteur informel ; il existe déjà une corporation des métiers de l’artisanat. Aujourd’hui, le secteur informel est en train de sortir du système informel, a insisté la délégation.

La Côte d’Ivoire était très engagée dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, a par ailleurs souligné la délégation.

La délégation a d’autre part fait valoir que la mortalité infantile et maternelle avait diminué ces dernières années en Côte d'Ivoire.

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ONU: Le comité des droits de l'homme se penche sur l'application du pacte au Nigéria

Le Comité des droits de l'homme s’est penché hier après-midi et ce matin, en l’absence de tout rapport, sur l’application du Pacte international relatif aux droits civils et politiques au Nigéria.

La délégation nigériane était dirigée par M. Audu Ayinla Kadiri, Représentant permanent du Nigéria auprès des Nations Unies à Genève, qui a d’emblée présenté les excuses de son pays pour n’avoir pu présenter de rapport dans les délais impartis. Il a indiqué que le Gouvernement nigérian avait mis en place un groupe de travail chargé de la présentation des rapports devant être soumis aux organes de traité. Dorénavant, le Nigéria va s’efforcer de répondre à ses obligations en matière présentation de rapports, a-t-il assuré.

Le chef de la délégation a ensuite assuré qu’il existe au Nigéria des garanties juridiques suffisantes pour les personnes soupçonnées ou accusées d’activités terroristes ou de crimes connexes. Outre les dispositions de la Constitution, toutes les lois pertinentes régissant les procès pénaux sont appliquées dans les affaires de terrorisme, a-t-il indiqué, avant de souligner que les procès en la matière se sont déroulés en audience publique.

S’agissant de l'administration de la justice, de l'indépendance du pouvoir judiciaire et du droit à un procès équitable, M. Kadiri a déclaré que le Nigéria a mis en œuvre de nombreuses initiatives visant à améliorer l'efficacité, l'accessibilité, la responsabilité, la transparence et l'équité du système judiciaire.

La délégation nigériane était également composée de fonctionnaires des Ministères de la justice et des affaires étrangères. Elle a répondu aux questions des membres du Comité s'agissant, notamment, de l’institution nationale des droits de l’homme ; du recours à la force par les forces de l’ordre ; de la lutte contre la corruption ; de la lutte contre le terrorisme ; de la peine de mort ; de la liberté d’expression ; de la liberté de la presse ; de la liberté de religion ; du système de justice ; du système carcéral ; des expulsions de logement ; des femmes ; ou encore des personnes LGBTI.

S’agissant de ce dernier point, la délégation a expliqué que la question des LGBTI était une ligne rouge pour le pays : le Nigéria est multiethnique et multireligieux, mais le pays s’exprime à l’unisson contre le mariage homosexuel, a-t-elle précisé, ajoutant qu’il ne s’agit pas, selon elle, d’une question de discrimination. On ne peut pas imposer la manière de voir les choses dans ce domaine, a insisté la délégation, affirmant qu’il y avait un malentendu concernant la question de l’universalité des droits de l’homme à ce sujet.

Au cours du dialogue, une experte du Comité a relevé qu’il n’y avait pas au Nigéria de législation complète contre la discrimination. Elle a par ailleurs souhaité savoir si les opérations des forces de sécurité contre Boko Haram respectaient elles-mêmes les droits de l’homme, alors que des informations font état de nombreuses violations et notamment de disparitions forcées.

Un membre du Comité s’est inquiété que les aveux obtenus sous la torture semblent être pris en compte par certains tribunaux. Un autre expert s’est dit inquiet par les conditions de détention qui prévalent au Nigéria. Selon certaines informations, les arrestations et les détentions semblent être la règle quel que soit le type d’infraction et sans nécessairement qu’il existe de preuve les justifiant, s’est pour sa part inquiétée une experte.

Un expert a attiré l’attention sur la persistance d’inégalités entre hommes et femmes, notamment pour ce qui est de la question de la transmission de la nationalité.

Les observations finales du Comité sur l’application du Pacte au Nigéria seront rendues publiques à l'issue de la session, qui doit s’achever le 26 juillet prochain.

Examen de l’application du Pacte par le Nigéria

Présentation par la délégation

La Comité examine la situation au Nigéria en l'absence de rapport. Il est néanmoins saisi des réponses du pays à une liste de point à traiter que lui avait adressée le Comité.

M. AUDU AYINLA KADIRI, Représentant permanent du Nigéria auprès des Nations Unies à Genève, a d’emblée présenté les excuses de son pays pour n’avoir pu présenter de rapport dans les délais impartis. Il a indiqué que le Gouvernement nigérian avait mis en place un groupe de travail d’experts chargés de la présentation des rapports devant être soumis aux organes de traité. Dorénavant, le Nigéria va s’efforcer de répondre à ses obligations en matière de présentation de rapports, a assuré le Représentant permanent.

La Commission nationale des droits de l’homme du Nigéria fonctionne en toute indépendance et ses décisions sont exécutoires, a ensuite indiqué M. Kadiri, avant d’évoquer la législation et les politiques en vigueur pour lutter contre la corruption.

Le chef de la délégation a d’autre part assuré qu’il existe des garanties juridiques suffisantes pour les personnes soupçonnées ou accusées d’activités terroristes ou de crimes connexes. Outre les dispositions de la Constitution, toutes les lois pertinentes régissant les procès pénaux sont appliquées dans les affaires de terrorisme, a-t-il souligné. Les procès en la matière se sont déroulés en audience publique, le public étant autorisé à assister aux débats. En outre, lorsque l'accusé ne peut pas s’offrir les services d'un avocat, l'aide juridictionnelle lui est fournie par des avocats conseils du Conseil de l'aide juridictionnelle.

M. Kadiri a par ailleurs fait part des mesures prises au Nigéria pour lutter contre la discrimination et pour promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes. Le Nigéria a pris d’autres mesures nécessaires pour lutter contre les violences faites aux femmes, a-t-il ajouté. La Constitution nigériane garantit l’accès à la justice pour tous et propose une aide juridictionnelle gratuite pour les personnes démunies. Les femmes victimes de violence ont dans ce cadre accès à la justice, qui peut leur octroyer des réparations.

S’agissant de l'administration de la justice, de l'indépendance du pouvoir judiciaire et du droit à un procès équitable, le Nigéria a mis en œuvre de nombreuses initiatives visant à améliorer l'efficacité, l'accessibilité, la responsabilité, la transparence et l'équité du système judiciaire. Au nombre de ces initiatives figurent l’élaboration de plans d’action pour la réforme du secteur de la justice ou encore l’adoption d’une stratégie nationale d'aide juridique.

Toutes les matières ont été revues dans les formations dispensées aux forces de police, a d’autre part indiqué le Représentant permanent.

Des mesures ont été prises pour que les victimes du massacre d’Apo et leurs proches obtiennent réparation grâce à des actions entreprises par l’institution nationale des droits de l’homme, a en outre fait valoir M. Kadiri.

Différentes mesures ont été prises pour lutter contre le terrorisme, en particulier par l’adoption de programmes qui se fondent sur trois piliers : la lutte contre la radicalisation, la déradicalisation et la communication stratégique, a ajouté le Représentant permanent.

Pour conclure, le chef de la délégation nigériane a assuré le Comité de l’intention de son pays de relever les défis auxquels il est confronté dans la mise en œuvre du Pacte et, plus globalement, de l’ensemble des droits de l’homme.

Questions et observations des membres du Comité

Un expert a demandé si le groupe d’experts qui a été mis en place au Nigéria allait être en mesure de relever les défis liés à la présentation des rapports dus aux organes de traité. Il a en outre fait part de certaines préoccupations au sujet de l’institution nationale des droits de l’homme, s’agissant notamment de l’interruption arbitraire du conseil exécutif de cette institution. Qu’en est-il de l’engagement pris de veiller à ce que cette institution puisse prendre des décisions exécutoires, a-t-il demandé ? L’expert s’est ensuite enquis des différentes dispositions légales associées au recours à la force par les agents de la police. Il a en outre demandé des informations sur l’assassinat de représentants de communautés autochtones, notamment au Biafra.

Une experte a relevé que la corruption semblait très répandue dans la société nigériane. La législation semble assez lacunaire dans ce domaine, a-t-elle déploré. Elle a souhaité connaître le nombre de cas de corruption ayant mené à des condamnations. Elle a également demandé des informations sur la mise en œuvre de la politique relative aux lanceurs d’alerte et sur le processus d’adoption d’une loi devant permettre la protection de ces personnes. Cette même experte a demandé pourquoi les taux de mortalité infantile et maternelle restaient élevés dans le pays. Elle a aussi souhaité obtenir davantage d’informations sur la législation en matière d’avortement au Nigéria.

Un expert a encouragé le Nigéria à accepter la procédure de présentation simplifiée de rapport. Il a ensuite demandé des informations sur les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence, s’agissant notamment du blocage des réseaux de téléphonie portable. Il a également souhaité en savoir davantage sur les procès à l’encontre des membres de Boko Haram. Il s’est en outre enquis de la portée du moratoire sur la peine de mort et de la situation des prisonniers condamnés à mort. L’expert a aussi souhaité en savoir davantage sur la présence de mineurs dans les couloirs de la mort.

Une experte a relevé qu’il n’y avait pas au Nigéria de législation complète contre la discrimination. Elle s’est enquise des mesures prises par le Gouvernement pour élargir la protection des civils dans le nord du pays contre les attaques de Boko Haram. Elle s’est aussi enquise de la reddition de comptes suite aux violations massives des droits de l’homme commises dans le nord du pays par Boko Haram. Elle a par ailleurs souhaité savoir si les opérations des forces de sécurité contre Boko Haram respectaient elles-mêmes les droits de l’homme, alors que des informations font état de nombreuses violations et notamment de disparitions forcées. Elle a demandé si des enquêtes avaient été ouvertes sur ces violations.

Un expert a attiré l’attention sur la persistance d’inégalités entre hommes et femmes, notamment pour ce qui est de la question de la transmission de la nationalité. Il a en outre demandé des informations sur l’opérationnalité de l’organe de lutte contre la traite. Il a par ailleurs demandé si les femmes au Nigéria étaient incitées à porter plainte contre les violences qu’elles subissent. S’agissant des mutilations génitales féminines, l’expert a demandé si des mesures avaient été prises pour les interdire, pour en sanctionner les auteurs et pour sensibiliser la population au sujet de ces pratiques.

Un expert a souhaité savoir si, dans la pratique, la législation contre la torture était bien appliquée, s’inquiétant en effet que les aveux obtenus sous la torture semblent être pris en compte par certains tribunaux. Ce même expert a par ailleurs relevé que les juges semblaient être nommés par le pouvoir politique et non pas par le Conseil de la magistrature. Il a aussi demandé sur quoi portaient les enquêtes ouvertes sur une quinzaine de juges depuis 2018. Il a aussi expliqué que les « procès de masse », qui ont lieu notamment dans le domaine du terrorisme, ne semblent pas respecter les normes internationales en matière de justice.

Un autre expert s’est dit inquiet par les conditions de détention qui prévalent au Nigéria, notamment dans les commissariats ou les casernes de l’armée. Il a notamment évoqué les problèmes liés à la surpopulation carcérale, ainsi que la question de l’accès à l’eau potable ou encore l’absence de lits. Il a par ailleurs demandé davantage d’informations sur les expulsions forcées dans certaines régions du pays et a souhaité savoir si les victimes avaient pu obtenir des réparations.

Une experte a demandé si des individus peuvent être arrêtés sans mandat et sous quelles conditions. Selon certaines informations, les arrestations et les détentions semblent être la règle quel que soit le type d’infraction et sans nécessairement qu’il existe de preuve les justifiant. Selon d’autres informations, de nombreuses femmes auraient été détenues dans des casernes en raison de leur lien présumé avec Boko Haram, a poursuivi l’experte. Elle a par ailleurs demandé si le droit à la liberté religieuse, garanti par la Constitution, était appliqué dans tout le pays, notamment là où la charia est appliquée.

Un expert a souhaité savoir où en était le projet de loi relatif à la surveillance sur Internet. Il a demandé à la délégation de répondre aux rumeurs concernant le contrôle des téléphones portables à Abuja. Ce même expert a demandé s’il y avait bien eu des décès durant la dernière période électorale et quelle en était la cause. L’expert a en outre fait part des préoccupations du Comité s’agissant du manque de représentation des femmes dans le domaine politique, notamment dans le nord du pays.

Une experte a demandé des informations sur le mandat de la Commission nationale de radiodiffusion, s’agissant du contrôle - notamment - des médias en ligne. Qu’en est-il de la lutte contre les discours de haine en ligne, a-t-elle également demandé ? Elle s’est d’autre part enquise des mesures prises pour protéger les défenseurs des droits de l’homme dans le pays et des mesures prises pour assurer la représentation des minorités.

Réponses de la délégation

La délégation s’est avant tout dite surprise que les experts aient passé autant de temps sur les éléments négatifs en rapport avec l’application du Pacte, plutôt que sur les éléments positifs. La délégation a exhorté les membres du Comité à utiliser un langage respectueux lorsqu’ils évoquent le Gouvernement du Nigéria. Elle a aussi relevé que le Comité pourrait améliorer ses méthodes de travail en posant des questions regroupées en fonction des thématiques.

La délégation a ensuite précisé que le groupe d’experts créé pour élaborer les rapports soumis aux organes de traité était un organe permanent.

La délégation a par ailleurs assuré qu’il n’y avait plus de souci s’agissant du conseil exécutif de l’institution nationale des droits de l’homme, car une loi régit l’ensemble du fonctionnement de cette institution, le Commissaire étant nommé par le Président. La Commission nationale des droits de l’homme reçoit une enveloppe budgétaire plus généreuse aujourd’hui que par le passé, a en outre fait valoir la délégation.

Évoquant l’opération « Python Dance » dans le Biafra, la délégation a fait état d’affrontements entre les manifestants et l’armée et a souligné que lorsque ce type de faits se produit, le Gouvernement crée immédiatement une commission pour enquêter et savoir s’il y a eu des violations des droits de l’homme.

S’agissant de la corruption, la délégation a précisé que sur le continent africain, le Nigéria peut se targuer d’avoir abordé la question de la corruption comme aucun autre pays ne l’a fait, avec notamment la mise en place d’une commission de lutte contre la corruption et d’un tribunal spécial chargé de juger les affaires de corruption. Personne ne passe entre les mailles du filet, a assuré la délégation, avant de souhaiter que la communauté internationale reconnaisse le sérieux avec lequel le Nigéria à abordé cette problématique.

La délégation a par la suite souligné que le Nigéria avait été reconnu comme pays respectant la Convention des Nations Unies contre la corruption. Le pays espère obtenir un soutien international pour que puissent être appliquées de manière extraterritoriale toutes les lois adoptées en matière de lutter contre les revenus illicites liés, notamment, à la corruption.

Au Nigéria, le recours à la peine de mort est mesuré ; le moratoire sur cette peine procède d’une démarche volontaire, a souligné la délégation, avant d’indiquer ne pas être en mesure de préciser la durée de ce moratoire.

La délégation a par ailleurs expliqué que la question des LGBTI était une ligne rouge pour le pays : le Nigéria est multiethnique et multireligieux, mais le pays s’exprime à l’unisson contre le mariage homosexuel, a précisé la délégation, ajoutant qu’il ne s’agit pas, selon elle, d’une question de discrimination. On ne peut pas imposer la manière de voir les choses dans ce domaine, a affirmé la délégation. La question de l’homosexualité n’est pas une question liée à aux discriminations, a-t-elle insisté. Il y a un malentendu concernant la question de l’universalité des droits de l’homme à ce sujet, a affirmé la délégation, insistant pour dire que tous les droits de l’homme ne sont pas universels. Les personnes LGBT, c’est non pour le Nigéria ; le pays n’en veut pas, a déclaré le chef de la délégation. Il ne faut pas offenser la morale des autres, a-t-il ajouté.

La délégation a expliqué que la loi permet l’arrestation d’une personne sans mandat lorsqu’il y a des raisons de croire que cette personne a commis ou est sur le point de commettre une infraction. Après l’interpellation, la personne sera amenée au commissariat pour donner sa version des faits, a précisé la délégation.

La délégation a d’autre part expliqué que l’utilisation de la force (par la police) était permise dans les cas jugés nécessaires, notamment en cas de risque d’émeutes. Le recours à la force est également permis dans le cas où une personne porte atteinte à la sécurité d’autres personnes ou aux agents de police. Dans le contexte du terrorisme, il n’y a pas d’autre choix que de recourir à la force proportionnelle pour empêcher, par exemple, la commission d’un attentat-suicide.

La délégation a en outre déclaré que les droits de l’homme étaient respectés, notamment dans le contexte de la lutte contre le terrorisme. Il n’est pas aisé de lutter contre le terrorisme, a-t-elle souligné, avant de faire observer que le terrorisme a causé beaucoup plus de morts que la lutte contre le terrorisme. La délégation a par ailleurs affirmé que le pays se sacrifiait pour lutter contre Boko Haram, du fait des achats militaires (qu’implique la lutte contre ce groupe terroriste) ; cet argent aurait pu servir à financer des écoles, a rappelé la délégation.

La délégation a souligné que lors de procès en groupe de présumés terroristes, les audiences ont été diffusées en direct à la télévision et ouvertes au public ; les terroristes ont été présentés en groupe devant les tribunaux, mais chacun d’eux était représenté par un avocat et s’est vu spécifier un chef d’accusation propre. Le jugement a lui aussi été rendu public.

La délégation a par ailleurs totalement rejeté l’allégation selon laquelle un grand nombre de femmes seraient détenues dans des casernes pour leur lien, présumé ou réel, avec Boko Haram.

Il n’y a pas non plus de bloggeurs qui auraient été arrêtés au Nigéria, a également assuré la délégation. Dans ce pays, la liberté d’expression est protégée et les journalistes ne sont pas harcelés. La presse est libre, en ligne comme hors ligne ; la liberté de la presse est totale au Nigéria, a déclaré la délégation. Aucun média n’a été fermé par les autorités, a-t-elle insisté. La délégation a en outre assuré qu’aucun syndicaliste n’avait été harcelé, ni tué au Nigéria.

La délégation a ajouté qu’il n’y avait pas de contrôle exercé sur les communications, téléphoniques ou par Internet, si ce n’est dans le cadre légal visant à réprimer des comportements répréhensibles et illégaux.

La délégation a ensuite assuré que personne n’est privé de droit de réunion au Nigéria. Néanmoins, pour des raisons de sécurité et de protection, il faut informer la police de tout rassemblement ; il s’agit juste de prévenir et non pas d’obtenir une autorisation ou une permission. Il y a tous les jours des manifestations à Abuja, a souligné la délégation.

La délégation a expliqué que le système carcéral au Nigéria était en pleine transformation ; par exemple, les détenus ont accès à l’école et à des formations et certains ont même obtenu un diplôme universitaire en prison. Pour décongestionner les prisons, une ancienne prison va être remplacée par un tout nouvel établissement qui va permettre de juguler quelque peu le problème de la surpopulation. Beaucoup d’autres prisons modernes ont été construites avec de meilleures conditions de vie.

Au Nigéria, les juges sont libres et indépendants, a d’autre part assuré la délégation, faisant valoir qu’il arrive parfois qu’ils adoptent des décisions de justice contraires à l’avis du Gouvernement. Le pouvoir politique n’intervient pas dans la nomination des juges ; aucune recommandation politique n’est acceptée de la part des candidats juges, a insisté la délégation.

La délégation a expliqué que les logements détruits auxquels il a été fait référence au cours du dialogue l’ont été car ils étaient complétement délabrés, dans des bidonvilles, ce qui faisait peser des risques sur la vie des individus qui y vivaient. Les pouvoirs publics sont alors venues en aide aux personnes concernées pour qu’elles soient réinstallées correctement.

La délégation a en outre assuré qu’au Nigéria, chacun peut pratiquer sa religion comme il l’entend. Le prêche en public et les discours de haine sont néanmoins interdits.

La Commission électorale est indépendante, a par ailleurs déclaré la délégation ; elle gère en toute indépendance l’organisation des élections. Chacun est libre de voter au Nigéria, a poursuivi la délégation. Les personnes déplacées se sont rendues en masse aux urnes pour aller voter, a-t-elle en outre souligné, avant d’ajouter que le pays avait par ailleurs adopté une stratégie et mené des campagnes afin d’inciter les femmes à aller voter et faire en sorte qu’elles soient plus nombreuses à être élues. Des mesures de discrimination positive et des systèmes de quota ont ainsi été mis en place pour améliorer la représentation des femmes, a précisé la délégation.

La délégation a ensuite souligné que les autorités luttaient contre les violences sexuelles faites aux femmes et qu’il n’y a aucune tolérance envers les auteurs de ce type de violences, y compris s’il s’agit de représentants des forces de l’ordre. La délégation nigériane a en outre fait valoir que le pays avait fait beaucoup de progrès dans le domaine de l’égalité entre hommes et femmes. La question de la succession se gère différemment selon les États (fédérés), notamment pour les États musulmans du Nigéria.

Aujourd’hui, le Nigéria a fait de grands progrès dans l’amélioration de la condition de la femme, a affirmé la délégation. Le projet de loi sur l’égalité des chances vise à lutter contre les discriminations à l’encontre des femmes, notamment dans le domaine de la succession ou de leur représentation dans les conseils traditionnels, a-t-elle en outre indiqué.

La délégation a par ailleurs affirmé qu’il était faux de dire qu’il y avait une forme de discrimination ancrée au sein de la société à l’encontre de certaines minorités ethniques. Il ne faut pas utiliser l’identité ethnique pour piloter un État moderne, a ajouté la délégation.

En fin de dialogue, un membre du Comité a fait observer qu’en l’absence de rapport et en raison des réponses partielles apportées par le pays à la liste de questions écrites qui lui a été adressée, cet examen avait été compliqué ; aussi, a-t-il ajouté, la demande de diligence adressée par le chef de la délégation aux membres du Comité était-elle peut-être malvenue.

Remarques de conclusion

M. KADIRI a assuré que ce dialogue avait été instructif pour le Nigéria. Il a remercié les membres du Comité pour leur travail en toute bonne foi. Il a expliqué que l’objectif de la délégation et des experts était le même, à savoir le bien-être de la population (nigériane). Il a indiqué que dorénavant, le pays allait s’acquitter dûment de ses obligations en matière de soumission de rapports aux organes de traité.

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ONU: Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes examine le rapport du Mozambique

Le Comité pour l'élimination de la discrimination à l'égard des femmes a examiné, aujourd'hui, le rapport présenté par le Mozambique sur les mesures prises par le pays pour mettre en œuvre les dispositions de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes.

Présentant ce rapport, Mme Francelina Romao, Conseillère pour les questions de santé à la Mission permanente du Mozambique auprès des Nations Unies à Genève, a expliqué que la prévention de toutes les formes de discrimination envers les femmes passait, dans son pays, par un ensemble d’approches « de haut en bas » et d’autres partant de la base. La collaboration entre le Gouvernement, la société civile et les partenaires bilatéraux et multilatéraux est gérée par le Conseil national pour la promotion de la femme - lequel, après les recommandations du Comité, a identifié des stratégies, actions et responsabilités de chacun des partenaires.

Mme Romao a aussi indiqué que le secteur culturel avait lancé des initiatives pour faire changer les mentalités et les comportements discriminatoires envers les femmes. Le Gouvernement encourage, en outre, l’alphabétisation en tant que facteur d’autonomisation des femmes, a-t-elle ajouté. Elle a fait état d’une augmentation du nombre des filles scolarisées grâce à des mesures telles que le subventionnement des familles et la prévention des grossesses adolescentes.

Mme Romao a affirmé que des progrès notables avaient été accomplis par son pays dans l’élaboration et l’adoption de lois, mais a reconnu que des progrès restaient à faire dans l’application de ces lois, tandis que le changement de mentalité et d’attitude est toujours lent.

Outre Mme Romao, la délégation du Mozambique a répondu aux questions du Comité depuis Maputo par les voix de Mme Cidália Chaúque Oliveira, Ministre du genre, de l’enfance et de l’action sociale du Mozambique, et cheffe de la délégation ; du Directeur national du genre ; et de deux autres fonctionnaires en charge des questions de genre au sein de l’administration mozambicaine.

La délégation a répondu aux questions des membres du Comité portant, notamment, sur le fonctionnement du Conseil national pour la promotion de la femme ; la lutte contre la traite des êtres humains ; les mariages précoces et forcés ; le problème de la violence contre les femmes et l’accès des victimes à la justice ; la prévention du VIH/sida ; les questions d’éducation ; l’autonomisation des femmes rurales ; ou encore la participation des femmes à la vie publique.

Au cours du dialogue, une experte du Comité a regretté que la loi fondamentale mozambicaine ne donne pas de définition de la discrimination conforme à celle énoncée dans la Convention. Déplorant des discriminations envers les femmes en matière d’héritage, d’accès à l’aide juridictionnelle et de scolarisation, l’experte a recommandé la création d’un mécanisme pour contrôler l’application effective des lois ambitieuses qui ont été adoptées par le Mozambique en matière de droits des femmes.

Une autre experte a regretté que le viol et l’inceste demeurent monnaie courante au Mozambique, tout comme la violence envers les femmes en général. Il a aussi été recommandé que des mesures temporaires spéciales soient effectivement appliquées en faveur du respect des droits de certaines femmes victimes de discriminations multiples, telles que les femmes handicapées et les femmes réfugiées.

Pendant la séance, les membres du Comité ont en outre fait part de leur solidarité avec le Mozambique, frappé récemment par deux cyclones tropicaux.

Le Comité doit adopter, dans le cadre de séances privées, des observations finales sur le rapport du Mozambique qui seront rendues publiques à l'issue de la session, le 19 juillet prochain.

Le Comité entamera après-demain, vendredi 5 juillet, à partir de 10 heures, l’examen du rapport périodique de la Côte d’Ivoire (CEDAW/C/CIV/4).

Présentation du rapport

Le Comité est saisi du rapport périodique du Mozambique (CEDAW/C/MOZ/3-5) ainsi que des réponses du pays à une liste de points à traiter que lui avait adressée le Comité.

MME FRANCELINA ROMAO, Conseillère pour les questions de santé à la Mission permanente du Mozambique auprès des Nations Unies à Genève, a expliqué que la prévention de toutes les formes de discrimination envers les femmes passait par un ensemble d’approches « de haut en bas » et d’autres partant de la base. La collaboration entre LE Gouvernement, la société civile et les partenaires bilatéraux et multilatéraux est gérée par le Conseil national pour la promotion de la femme - lequel, après les recommandations du Comité, a identifié des stratégies, actions et responsabilités de chacun des partenaires. Dans ce contexte, 27 « unités genre » – coordonnées elles aussi par le Conseil national – ont été créées dans chaque secteur gouvernemental.

Mme Romao a ensuite précisé qu’au Mozambique, les femmes occupaient 28% des postes ministériels en 2014 et représentaient 40% des parlementaires. Elle a par ailleurs insisté sur le rôle important joué, dans l’application des recommandations du Comité, par le Forum Mulher, les syndicats, les donateurs et la Commission chargée des questions sociales, environnementales et de l’égalité des sexes (CASGA) à l’Assemblée de la République.

Le Gouvernement suit deux grandes lignes directrices d’intégration : le Plan national pour la promotion de la femme et le Plan économique et social, a poursuivi Mme Romao. Le Gouvernement intègre les droits consacrés par la Convention dans les instruments nationaux, notamment au travers des plans d’action spécifiques contre la discrimination envers les femmes dans les domaines où elles sont les plus vulnérables, notamment l’éducation, l’agriculture, les services publics et la santé. Le Gouvernement est en outre conscient de la nécessité de diffuser la loi nationale et les instruments internationaux, étant donné que les femmes connaissent mal leurs droits, a ajouté la Conseillère pour les questions de santé.

Mme Romao a aussi fait savoir que le Gouvernement mozambicain avait introduit en 2010 un enseignement sur le genre et les droits de l’homme dans le programme des universités publiques et formé plusieurs magistrats, dont 42 femmes, par le biais de l’Institut de patronage et d’assistance juridique. D’autre part, des journalistes, des policiers, des juges et des chefs communautaires ont reçu une formation sur la violence et les droits de l’homme.

Mme Romao a ensuite indiqué que le secteur culturel avait lancé des initiatives pour faire changer les mentalités et les comportements discriminatoires envers les femmes. Le Gouvernement encourage, en outre, l’alphabétisation en tant que facteur d’autonomisation des femmes. Mme Romao a aussi fait état d’une augmentation du nombre des filles scolarisées grâce à des mesures telles que le subventionnement des familles, l’ouverture de puits et la prévention des grossesses adolescentes, entre autres.

Pour conclure, Mme Romao a affirmé que des progrès notables avaient été accomplis par son pays dans l’élaboration et l’adoption de lois, mais que des progrès restaient à faire dans l’application de ces lois, tandis que le changement de mentalité et d’attitude est toujours lent.

Examen du rapport

Questions et observations des membres du Comité

Une experte a fait observer que le Mozambique avait promulgué des lois pour réprimer les violences faites aux femmes et adopté des mécanismes de soutien aux victimes de cette violence. L’experte a néanmoins regretté que la loi fondamentale ne donne pas de définition de la discrimination conforme à celle énoncée dans la Convention. Elle a en outre déploré que de nombreuses femmes n’aient toujours pas le droit d’enregistrer leur enfant sans père déclaré. L’experte a pointé d’autres discriminations envers les femmes en matière d’héritage, d’accès à l’aide juridictionnelle et de scolarisation. Elle a recommandé la création d’un mécanisme pour contrôler l’application effective des lois ambitieuses qui ont été adoptées et a souhaité que le Mozambique collecte davantage de données ventilées.

La même experte a regretté que le rapport ne fournisse pas d’information sur l’institution nationale de droits de l’homme, son fonctionnement, son budget et sa capacité d’enquêter sur des allégations de violations des droits de l’homme.

Une autre experte a salué la création par le Mozambique de plusieurs mécanismes destinés à protéger les droits des femmes. Elle a demandé à la délégation de présenter les résultats des initiatives lancées par le pays en faveur de l’égalité des droits des femmes dans les domaines de l’agriculture et de la pêche, de l’environnement et du climat, ainsi que de la santé et du secteur public. L’experte s’est enquise de l’efficacité, des compétences et des ressources dont dispose le Conseil national pour la promotion de la femme. Elle a également souhaité connaître les moyens affectés au Plan d’action national 2018-2022 sur « les femmes, la paix et la sécurité ».

Une experte a demandé quelles mesures temporaires spéciales étaient prises en faveur du respect des droits de certaines femmes victimes de discriminations multiples, telles que les femmes handicapées et les femmes réfugiées. L’experte a en outre insisté sur l’importance d’appliquer des mesures incitatives aussi bien que des sanctions pour faire en sorte que les mesures temporaires spéciales soient effectivement appliquées.

Une experte a regretté que le viol et l’inceste demeurent monnaie courante au Mozambique, tout comme la violence envers les femmes en général. L’experte s’est enquise des mesures prises – et de leurs effets – contre les pratiques discriminatoires qui exacerbent cette violence, notamment les mariages forcés et précoces et la polygamie. Elle a ensuite dénoncé les violences sexuelles exercées par des enseignants sur des élèves, ainsi que les accusations de sorcellerie proférées contre des femmes. L’experte a recommandé de renforcer la protection des femmes victimes de violence.

Une autre experte a attiré l’attention de la délégation sur la nécessité d’adopter une définition de la traite des êtres humains qui soit conforme aux normes internationales, et de traduire en justice les auteurs de la traite à des fins d’exploitation sexuelle, de servitude ou de prélèvement d’organes, y compris les fonctionnaires corrompus mis en cause.

Une experte a regretté qu’au Mozambique, les dernières nominations de femmes procureures remontent à cinq ans et que la loi électorale ne prévoie pas de quotas de femmes.

S’agissant des questions d’éducation, une experte a relevé avec satisfaction que le Mozambique avait à cœur d’améliorer le taux d’alphabétisation des femmes et des filles. Elle a observé que l’approche de genre dans l’éducation nécessite une approche globale et beaucoup de ressources humaines et financières. L’experte a voulu savoir s’il existait des internats pour écolières dans les régions rurales et si l’État prévoyait des mesures incitatives pour encourager les familles à scolariser leurs filles.

En ce qui concerne la santé, la même experte a souligné que l’accès à l’éducation sexuelle et aux services de santé procréative était indispensable pour prévenir la propagation du VIH/sida parmi la jeunesse. D’autres questions de l’experte ont porté sur la présence de femmes et de jeunes filles à l’école secondaire et à l’université. Une autre experte a fait observer que le taux de prévalence du VIH/sida était de 15,5% au Mozambique, touchant en particulier les femmes et les filles.

Une autre experte a félicité le Mozambique d’avoir introduit un congé paternité de sept jours ; mais elle a regretté que la durée légale obligatoire du congé maternité (trois mois) ne s’applique pas au secteur privé.

La délégation a en outre été priée de dire si la stratégie de réduction de la mortalité maternelle lancée en 2016 et qui s’achève cette année avait eu des résultats concrets.

Des expertes ont voulu savoir de quelle protection sociale bénéficient les femmes qui travaillent dans le secteur privé, en particulier dans le secteur domestique. Une experte a demandé ce qui était fait pour contrecarrer la tendance à la paupérisation des femmes au Mozambique. Une autre question a porté sur l’accès des femmes au crédit.

Des expertes ont voulu savoir comment le Gouvernement remédiait à l’insécurité dans laquelle vivent les femmes dans le nord du pays.

Il a d’autre part été recommandé que le Mozambique applique des mesures alternatives à la détention aux femmes condamnées à des peines de prison, surtout quand elles ont la charge d’enfants en bas âge.

Une experte s’est dite préoccupée par le sort des femmes handicapées victimes d’inceste ou de viol, ainsi que par les violences exercées contre les femmes atteintes d’albinisme au Mozambique. D’autres questions ont porté sur la prise en charge des femmes victimes de mutilations génitales féminines.

Une experte a félicité le Mozambique d’avoir appliqué la loi sur les tribunaux communautaires, qui a permis de faire avancer les droits des femmes garantis par le droit civil. Cette experte a toutefois fait état de lacunes préjudiciables aux femmes s’agissant, notamment, des pratiques en matière de succession. Elle a aussi constaté que si le délai pour l’enregistrement des [naissances des] enfants a été porté à 120 jours après la naissance – au lieu de trente auparavant – cette démarche est encore trop difficile pour certaines familles rurales.

Réponses de la délégation

La délégation a indiqué que le Gouvernement avait adopté un règlement général protégeant les femmes dans le secteur public. Elle a aussi fait savoir que, pour faire avancer les droits des femmes, la lutte contre la discrimination dans le domaine de la propriété foncière faisait désormais l’objet d’une loi spécifique. En outre, le Code pénal a été amendé pour criminaliser la transmission du VIH/sida et l’avortement est désormais légal, a ajouté la délégation.

L’accès à la justice des femmes victimes de violence conjugale est régi par une procédure normalisée, a poursuivi la délégation. L’institut chargé de l’aide juridictionnelle couvre plus de 90% du territoire et les autorités font tout leur possible pour venir en aide aux victimes, a-t-elle ajouté. La magistrature reçoit une formation quant à l’importance de protéger les femmes contre la violence conjugale et domestique, a-t-elle en outre fait valoir.

Par ailleurs, les ministères disposent de personnel technique pour intégrer la perspective de genre dans toutes leurs politiques.

Le Gouvernement travaille avec d’autres secteurs et intervenants pour remédier au problème de la violence faite aux femmes ; les femmes victimes de violence ont accès à une assistance, a par la suite ajouté la délégation. Le plan de prévention du Gouvernement est basé sur une approche visant à faire participer les hommes à la lutte contre la violence (faite aux femmes), a-t-elle indiqué.

L’institution nationale des droits de l’homme du Mozambique a pour mandat d’intervenir en cas de plainte et est compétente pour mener des enquêtes sur le terrain et suivre de près les cas de violations des droits de l’homme. Elle est composée de représentants de la société civile et du Gouvernement. L’institution, qui n’est pas encore accréditée (auprès de la Global Alliance for National Human Rights Institutions – GANHRI), rend directement compte à la Présidence de la République. Son budget pour 2019 n’est pas encore fixé, a indiqué la délégation.

Le Gouvernement mène, par le biais de tous ses ministères, une politique nationale contre le mariage des mineurs qui, malgré un recul, reste l’un des grands problèmes du pays, a poursuivi la délégation. Le problème concerne surtout les filles dans les milieux ruraux, qui sont victimes de stéréotypes, a-t-elle précisé ; les responsables sont systématiquement traduits en justice par le Gouvernement et les sanctions prononcées sont exemplaires, a assuré la délégation.

De manière générale, le Mozambique accorde la priorité à la couverture de santé et à la lutte contre l’abandon scolaire des filles, a fait valoir la délégation. S’agissant de l’éducation, le taux de participation des filles tombe en effet à 48% environ après le primaire, du fait des mariages précoces, a-t-elle précisé. Le problème est que, pour les familles, ce type de mariage est souvent considéré comme relevant d’une stratégie de survie, a-t-elle expliqué.

Ce problème de mariages précoces – ou d’unions forcées –, qui implique souvent des chefs communautaires dans les régions rurales, est combattu par le Gouvernement au moyen de campagnes de sensibilisation, ainsi que par des poursuites judiciaires. Grâce aux mesures prises par le Gouvernement, près de la moitié des jeunes filles concernées retournent à l’école, a fait valoir la délégation. Le Gouvernement entend faire passer l’âge minimum du mariage à 18 ans, a-t-elle indiqué.

Contre la traite des êtres humains, le Gouvernement surveille de près la situation aux frontières, en améliorant la formation des gardes frontière. Le Parlement examine actuellement un projet de loi pour prévenir la traite des mineurs et des mineures et mieux protéger les victimes, a fait savoir la délégation, avant d’ajouter que le Code pénal prévoit déjà des sanctions contre les auteurs de ce crime.

Le Gouvernement, qui a ratifié la Convention relative aux droits des personnes handicapées, travaille sans relâche pour sensibiliser la population à l’intégration de ces personnes et à la non-discrimination à l’égard des femmes handicapées, l’objectif étant que les personnes handicapées se sentent valorisées, a expliqué la délégation.

Le Conseil national pour la promotion de la femme coordonne toutes les activités publiques dans ce domaine, a précisé la délégation. Composé de représentants du Gouvernement, de la société civile et du secteur privé, il fait rapport au Conseil des Ministres par l’intermédiaire de la Ministre du genre. Le Conseil national donne des orientations pour l’élaboration des plans d’autres institutions et fait des propositions pour éliminer de la loi toute disposition discriminatoire.

Pour ce qui est de la participation des femmes à la vie publique, la délégation a notamment fait savoir que les trois partis politiques étaient dirigés par des femmes et que l’Assemblée nationale était composée de 38% de femmes. Les femmes représentent aussi 27% des effectifs de l’armée, mais sont absentes des grades élevés, a ajouté la délégation. Le Procureur général du Mozambique est une femme, comme d’ailleurs 40% des procureurs du pays, a-t-il été précisé.

Le Mozambique est l’un des rares pays du continent africain à disposer d’un plan d’action relatif à l’application de la résolution 1325 du Conseil de sécurité sur « les femmes, la paix et la sécurité », a en outre fait valoir la délégation. Des activités dans ce domaine figurent aussi dans le plan de développement quinquennal.

La délégation a ensuite souligné que l’éducation était l’un des seuls secteurs à n’avoir pas subi de coupes (budgétaires) dans le contexte de la crise économique que traverse le Mozambique. Pour inciter les filles à rester à l’école, le secteur de l’éducation applique des mesures telles que la gratuité de l’enseignement ; l’octroi de subventions pour l’achat des uniformes ; ou encore l’ouverture de résidences pour élèves. Les jeunes filles enceintes bénéficient en outre d’un soutien pour rester à l’école avant et après leur accouchement. Le taux de décrochage scolaire des filles a été divisé par deux en quelques années grâce à l’action du Gouvernement, a fait valoir la délégation.

Les autorités luttent aussi contre le harcèlement sexuel à l’école, qui est un autre obstacle à la scolarisation des filles, a poursuivi la délégation ; les victimes sont encouragées à porter plainte, une démarche dans laquelle les jeunes filles sont soutenues par du personnel spécialisé. Les enseignants fautifs risquent l’expulsion du service public et une peine de prison, selon les cas, a-t-il été précisé. Outre ces mesures répressives, les autorités misent sur la sensibilisation des enseignants et des élèves, a ajouté la délégation.

Répondant à la question d’une experte, la délégation a indiqué que le Mozambique n’avait pas ratifié la Convention concernant la lutte contre la discrimination dans le domaine de l'enseignement (1960) de l’UNESCO.

Pour lutter contre le VIH/sida, les autorités misent sur la prévention auprès des populations à risque, mais aussi au sein de la population générale, la jeunesse en particulier. Le problème est que les femmes n’ont en général pas le pouvoir de négocier l’adoption de mesures de précaution avant les relations sexuelles, les hommes gardant toute l’initiative dans ce domaine, a souligné la délégation. Elle a en outre rendu compte de l’action du Gouvernement contre la tuberculose, en tant que co-infection liée au VIH, et contre le choléra.

S’agissant de l’éducation sexuelle, la délégation a fait remarquer que les chefs communautaires, le système public et les guérisseurs traditionnels dispensent chacun un enseignement très différent, exposant les jeunes à des informations contradictoires sur la sexualité. Le Gouvernement a donc pris l’initiative de consolider cet enseignement, ce qui a eu pour effet concret de réduire dans une certaine mesure le nombre de grossesses chez les adolescentes. Mais la couverture sanitaire insuffisante – les services ne couvrent que 60% du territoire – freine les efforts du Gouvernement pour informer les jeunes filles des services de prévention des grossesses qui sont à leur disposition, a fait observer la délégation.

Le Ministère de la santé applique une stratégie pour protéger les femmes atteintes d’albinisme et lutter contre les préjugés qu’elles subissent, a ajouté la délégation.

La délégation a ensuite précisé que les travailleurs domestiques ont le droit de cotiser à la caisse de retraite. Les femmes sont souvent privées de sécurité sociale faute d’avoir les moyens d’y cotiser, a souligné la délégation.

La politique de genre de 2018 prévoit des mesures de réinstallation des communautés touchées par les activités du secteur minier, en consultation avec les personnes concernées ; les entreprises sont tenues de contribuer au processus de réinstallation, a indiqué la délégation.

La délégation a indiqué que, vu la prépondérance actuelle des industries extractives au Mozambique, un effort de sensibilisation de ce secteur a été consenti pour mieux répondre aux besoins des femmes rurales déplacées par les projets. Pour autonomiser les femmes rurales, l’État encourage le microcrédit, l’utilisation du téléphone portable pour les paiements, la création de réseaux d’entraide et l’accès au financement du foncier, a précisé la délégation. Le Plan national pour la promotion de la femme met l’accent sur les besoins spécifiques des femmes rurales, a d’autre part souligné la délégation.

La délégation a précisé que la loi sur le registre foncier protège les droits des veuves et a reconnu qu’il fallait sensibiliser les chefs communautaires sur ces questions.

Le secteur de la justice mène des campagnes pour l’enregistrement des naissances dans les zones rurales, a fait valoir la délégation, précisant que l’enregistrement est gratuit.

Remarques de conclusion

MME ROMAO a remercié les membres du Comité pour ce dialogue et a assuré que son pays reviendrait, dans quatre ans, avec un rapport plus riche en données et décrivant les mesures concrètes prises pour donner effet aux lois qu’il a adoptées.

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mercredi 3 juillet 2019

RDC: Le patriarche Ciakudia monte au créneau, les propositions de Martin Fayulu sont sérieuses !

Londres, avril 2019, Martin Fayulu, Président Élu et le patriarche Julien Ciakudia

C'est depuis le mois d'avril que ces propositions, de Martin Fayulu, Président Élu, sont dans toutes les chancelleries et entre les mains de leaders de Lamuka. S'insurger aujourd'hui est manifestement fruit de mauvaise foi.

Etienne Tshisekedi qui se battait contre la dictature de Mobutu ne proposait jamais rien pour la sortie de crise. Et lorsque les ambassadeurs allaient le voir à sa résidence de Limeté, il les abandonnait sous les arbres et " Mula Nkuasa" passait son temps à dormir pendant que le pays brûlait. En 2011, Etienne Tshisekedi a gagné l'élection présidentielle face à Alias Kabila. Après avoir prêté serment sur un tapis rouge acheté au marché Somba Zigida, le Sphinx de Limeté a monnayé son élection contre espèces sonnantes et trébuchantes. " Bolala Pongi Ya Ba Bébé" recommandera-t-il au peuple ?

Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un imposteur-usurpateur. Collabo, traitre, Angwalima, Fakwa et Ballados, il n'a jamais gagné l'élection présidentielle. "Dauphin"du régime d'Alias Kabila, Monsieur 16% a fait un deal pour sa nomination électorale. Tshilombo est Alias Kabila Bis. Il est pantin, marionnette, sosie, clone, masque et bouclier d'Alias Kabila. Tshilombo a pâli l'aura de son père avec son "'coup d'État" de son deal pour contrer le peuple congolais.

Contrairement à Etienne Tshisekedi qui baladait des diplomates. Martin Fayulu, Président Élu est un homme politique intelligent et concret. Il tient compte de l'intérêt du peuple. Déjà à Nairobi, le président Emmanuel Macron de France, reconnaissait que les élections étaient tripatouillées en RDC et que la proposition du Président Élu Martin Fayulu n'était pas tenable financièrement. Que le faussaire Tshilombo devrait parler avec Martin Fayulu pour d'autres propositions de sortie de crise. Le Président Élu a tenu compte de tout ce qui lui a été demandé lors de sa tournée euro-américaine. Et toutes les chancelleries occidentales ont ce document.

Pour le patriarche Julien Ciakudia, les propositions de Martin Fayulu, Président Élu, sont honnêtes et crédibles. Elles n'ont qu'un objectif "Nettoyer les Institutions de la pourriture" ! Pensez-vous que la nomination par Félix Pétain Bizimungu Tshilombo de Paul Nsapu ou Jean-Claude Katende à la CENI à la place du fraudeur Corneille Nangaa résoudrait la tricherie électorale qui gangrène le pays ? La RDC est à son troisième hold-up électoral. Faut-il combien des hold-up électoraux pour arrêter l'hémorragie ?

Martin Fayulu est le Président Élu. Il a engagé cette proposition pour le pays pas pour lui. Le Président Élu n'est pas quémandeur d'emploi auprès de Tshilombo. En politique, il faut savoir sortir des crises pour l'intérêt de son peuple. Avec le paradigme de Nomination Électorale de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo par Alias Kabila, la RDC a plus que besoin d'institutions fortes, démocratiques et transparentes.

Ceux qui crient sur Fayulu, Président Élu n'ont même pas lever le petit doigt pour Tshilombo qui a déjà dépensé 97, 98% du budget de l'Etat sans gouvernement.

Le statut du Président Élu de Martin Fayulu dépasse le cadre de Lamuka. Il a été Élu par le peuple congolais, pas uniquement les membres de Lamuka.

A PROPOS DE LA PROPOSITION DE SORTIE DE CRISE DE MARTIN FAYULU A LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE

Une proposition de sortie de sortie de crise à qui de droit n'est pas une négociation individuelle du Président Élu Martin Fayulu MADIDI.

Je suis bien informé de cette initiative depuis Avril a Londres lors de son dernier passage officiellement, ou nous avons eu à en discuter lors d'une tête à tête dans un Hôtel de Londres. Comme l'ont été aussi tous ces chauve-souris de LAMUKA qui aujourd'hui disent le contraire de cette belle initiative dans le seul but mesquin de chercher à noyé Fayulu dont ils détestent la popularité depuis Son élection présidentielle massive du 30.12.2018.

Felix Tshilombo est president de fait tandis que Martin Fayulu est le président de droit élu par notre peuple. C'est à lui et lui seul Fayulu, en tant que Président Élu de faire des propositions pour n'est pas navigue à vue et bloquer complètement le pays et scarifier tout un peuple. La RDC est un pays à l'agonie sans institutions républicaines dignes. Martin Fayulu trouve bon par ces propositions d'aider à nettoyer les institutions de la République tout en préparant des élections libres, crédibles et transparentes.

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RDC: Richard Mati, il y a 18 ans à Kinshasa, je t'ai sauvé la vie et soutenu contre l'injustice!

Freddy Mulongo à Erevan en Arménie

Richard Mati, il y a 18 ans à Kinshasa, je t'ai sauvé la vie et soutenu contre l'injustice. C'est le même Freddy Mulongo qui défend la vérité des urnes du peuple congolais.

Richard Mati !

En France, j'ai déjà couvert trois campagnes présidentielles: Nicolas Sarkozy, François Hollande et Emmanuel Macron. J'ai eu la grâce de faire plusieurs voyages officiels à travers le monde. Je n'ai plus rien à prouver.

Il y a 18 ans, la ministre des transports et communications de l'époque sous M'zée Laurent-Désiré Kabila, Odette Babandoa Etoa prenait un arrêté pour te virer à la tête de la société de transport public : City Train. Lorsque tes travailleurs vinrent à mon bureau de Réveil FM sur le boulevard du 30 juin, j'ai pris ma voiture et je suis te voir à Matongé où tu résidais à l'époque, pour comprendre la situation de City Train. Grâce aux informations en ma possession, j'ai pris fait et cause pour te défendre. Et Réveil FM fit son boulot. Tu as sauvé ta tête et tu n'as pas été viré par la ministre Odette Babandoa Etoa. Je ne t'ai jamais demandé ta tribu pour te défendre. Je ne t'ai jamais rien demandé. Simplement tu étais un compatriote en difficulté. Aujourd'hui je défends Martin Fayulu pour les mêmes valeurs et convictions pour toi il y a 18 ans. Je le fais ni pour l'argent, encore moins pour l'attente d'un poste mais uniquement parce qu'il est victime d'injustice d'Etat.

Je ne sais pas si tu es candidat à la mangeoire de l'imposteur-usurpateur Félix Pétain Bizimungu Tshilombo voleur du destin du peuple congolais. Atttends-tu un poste de la part du collabo Tshilombo ?

De quel droit peux-tu m'apostropher de ma démarche professionnelle de soutenir la vérité des urnes ? Il y a 18 ans, je t'ai soutenu contre l'injustice dont tu étais victime. Aujourd'hui, c'est Martin Fayulu, Président Élu qui est victime du fraude électorale, vol de la part de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, imposteur et usurpateur. Notre démarche est citoyenne.

Notre soutien à la vérité des urnes est irrévocable. La vérité des urnes est le passage obligé pour l'installation de la démocratie en RDC. La vérité des urnes est la seule voie pour le respect du souverain primaire qui est le peuple congolais.

Je t'interdis de ne plus intervenir sur mon mur avec un ton condescendant et de donneur des leçons. J'en ai cure de tes conseils. Ton soutien au tricheur Tshilombo prouve à dessein que tu es du côté de la fausseté et du faussaire. Je te somme de ne plus venir sur mon mur avec tes faux conseils alambiqués.

Défendre la vérité des urnes, c'est être au delà de la personne de Martin Fayulu, Président Èlu. C'est le peuple congolais dans le respect de sa dignité humaine. Défendre Angwalima, Fakwa, Ballados, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo ne fait pas du cancre écervelé un président. Il demeure un Quado, nommé, clone, sosie, masque et bouclier d'Alias Kabila.

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RDC: Motion Vérité des urnes à Lucerne. Nous ne lâchons rien!

Chick Munduki Osonga, Freddy Mulongo, Papa Kangafu Vingi Gububangana et Paul Daniel Kisuka à Lucerne en Suisse

La vérité des urnes, c'est le respect du souverain primaire. Le choix du peuple congolais n'a jamais été respecté depuis 1960. La crise de légitimité colle à la peau du politicailleur congolais. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo vient d'inaugurer un autre paradigme. Le pouvoir en place fait un deal avec son dauphin qui se trouve dans l'opposition. Contre le peuple pour mieux le contourner, il y a NOMINATION ELECTORALE en lieu et place de l'élection.

Freddy Mulongo et Papa Kangafu Vingi Gububangana

Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est et demeure le plus grand Voleur et putschiste électoral de la République démocratique du Congo.

Le Vérité des urnes est l'épée de Damoclès sur la tête de l'imposteur-usurpateur Félix Pétain Bizimungu Tshilombo qui doit démissionner. Il a volé l'élection du peuple. Il ne mérite ni respect et considération.

La Motion vérité des urnes porte déjà ses fruits . Les autorités et institutions suisses sont informées du hold-up de Monsieur 16%, président Quado et nommé. Pantin, clone, marionnette, masque et bouclier de celui qui l'a nommé: Alias Kabila.

Retrouvailles Freddy Mulongo et Papa Kangafu Vingi Gububangana

LUCERNE: Pour briser l'Empire du silence au Congo, un Manifeste pour corser la vérité des urnes ! Tshilombo Dégage !

Lancée le 19 janvier à Lucerne en Suisse, dès la fabrication des résultats de la CENI et Cour Constitutionnelle, après deal avec Alias Kabila pour la NOMINATION ÉLECTORALE de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, la Motion Vérité des urnes-Tshilombo Dégage est toujours en vigueur.

https://blogs.mediapart.fr/…/lucerne-tshilombo-degage-la-mo…

Suite aux répressions sanglantes du 30 juin, jour sacré pour les Congolais, que le régime Alias Kabila Bis-Tshilombo a décidé de réprimer dans le sang et d'empêcher les Congolais de manifester dans la rue, contre le putsch électoral de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, le nouveau monarque-dictateur au Congo...la Motion vérité des urnes vient d'être corsée en Manifeste ! Plusieurs actions sont prévues et programmés pour mieux expliquer et agir pour la Vérité des urnes non-enjambable.

Aux jeux des Congolais de Suisse, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un imposteur-usurpateur. Avec ses 16 %, il n'a jamais gagné l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Il est bénéficiaire d'une NOMINATION ÉLECTORALE. Pantin, marionnette, Quado, clone, masque et bouclier...Il est Alias Kabila Bis. Seuls les Bena Mpuka fanatisés, Talibans écervelés et Tribaloethniques obptus soutiennent leur frère de Tribu, voleur du destin de tout un peuple, Angwalima, Ballados, Fakwa, Moyibicrate...

La vérité des urnes est inaliénable, incontournable pour le respect du souverain primaire. Sans légitimité on dirige par défi. Tshilombo dégage n'est pas une option, c'est la voie pour que le peuple recouvre sa souveraineté bafouée et foulée aux pieds par des mafieux imposteurs-usurpateurs, qui ont amené la mafia du business dans la politique.

Le respect du choix du peuple congolais est le point de départ pour la vraie démocratie au Congo.

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RDC: Abraham Luakabuanga, reporter-Directeur de presse de Tshilombo !

Incroyable ! L'ancien taximan de Washington DC Abraham Luakabuanga excelle dans la bouffonnerie. Par coterie tribale, nommé directeur de presse du faussaire joufflu, imposteur et usurpateur Félix Tshilombo. Ce cancre et médiocre qui a échoué partout où il est passé devient reporter au lieu d'être dans son rôle de directeur de presse. Et dans cette vidéo, il ose même dire que le collabo et traître Tshilombo est le 5è président Élu. Félix Tshilombo a été élu par qui ? Le voleur patenté a fait un deal avec Alias Kabila. Monsieur 16% a bénéficié d'une NOMINATION ÉLECTORALE.

Il faut faire très attention aux opportunistes comme Abraham Luakuabanga qui a été à l'Apareco puis Unc de Kamerhéon. Il a même été avec Lambert Mende, le Vuvuzélateur et Pinocchio de la République et Goebbels d'Alias Kabila. Jouer au Taliban fanatisé et Djaleloïste d'un voleur de tout un destin du peuple, il faut parfois avoir honte.

Un directeur de presse n'est pas un reporter. Faire de la com ce n'est pas du journalisme. Le détachement et l'esprit critique sont les deux mamelles du journalisme. Etre directeur de presse, c'est laisser des journalistes et reporters leur boulot. Et veiller à ce qu'ils soient dans des bonnes conditions du travail point barre. Un directeur de presse qui joue à un Atalaku à l'aéroport de Lusaka, c'est pire qu'un thuriféraire.

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lundi 1 juillet 2019

RDC: Les trois victoires de Moise Katumbi face à François Beya barbouze de Félix Tshilombo !

En politique, il n'y a pas d'amis et l'amitié vraie n'existe pas. Il n'y a que les intérêts. Précaire désargenté Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a eu besoin de Moïse Katumbi et de son argent pour exister. C'est Moîse Katumbi qui lui a permit de monter dans un jet pour la première fois. C'est encore Moïse Katumbi qui a financé Genval, tous les déplacements d'Etienne Tshisekedi et toute sa famille, ces dernières années jusqu'à sa mort. Partie de Kinshasa brune comme du cola-cola, Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi est revenue claire comme la lune. Effet dépigmentation de la peau.

C'est toujours Moïse Katumbi qui a banqué et encore banqué pour Tshilombo. Depuis sa NOMINATION ÉLECTORALE, après son deal avec Alias Kabila, pour contourner le peuple congolais...Félix Pétain Bizimungu Tshilombo veut prouver à Moïse Katumbi, que lui aussi est arrivé. Il est président Quado, nommé, clone, sosie, masque et bouclier d'Alias Kabila. Il n'a plus à quémander un café et un ticket de métro à Katumbi. Il use et abuse de l'argent de l'Etat. Il a déjà consommé 97,98% du total de son budget annuel au 31 mai 2019. La présidence de la République a exécuté des dépenses de l’ordre de 131 997 480 299 Francs congolais (75,55 millions USD au taux budgétaire de 1747 francs congolais le dollar américain) au 31 mai 2019, contre des prévisions linéaires de 56 127 971 464 Francs congolais (32,12 millions USD), selon les données du ministère du Budget. Comparativement aux prévisions linéaires au 31 mai 2019, les dépenses de la présidence de la République sont en dépassement de 235,17%.

Fourberies et roublardises s'étalent dans cette partie de l'histoire de notre pays que nous écrivons.

En effet, Moïse Katumbi a failli ne pas retourner en RDC le 20 mai dernier. Une semaine avant son retour, François Mwamba, le barbouze et tortionnaire de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo s'est mis à téléphoner Moïse Katumbi à Bruxelles. Arguant des raisons sécuritaires et ses mauvaises relations avec Alias Kabila pour le pousser à renoncer à sa volonté de retourner au Congo. François Beya, le plus vieux barbouze de la RDC, de Mobutu à nos jours, va user des Subterfuges et raisons alambiquées pour décourager l'ancien gouverneur du Katanga. Le 19 mai dernier, c'est à "Minuit" que François Beya accorde l'autorisation au jet qui va ramener Moïse Katumbi, ses collaborateurs et invités de survoler le ciel congolais. A une seule condition que Salomon Kalonda Della, le conseiller spécial et principal de Moïse Katumbi ne fasse pas partie du voyage. Moïse Katumbi raccroche le téléphone en disant qu'il ne partira pas sans Salomon. Futé, le jeune juriste convainc son président, de rappeler François Beya et lui donner son accord de principe. Au grand étonnement du barbouze professionnel qui avait déjà reçu sa mission. Salomon Kalonda Della, qui voyage avec Moïse Katumbi partout, a un gros dossier Félix Tshilombo de tout l'argent que ce renégat a perçu de Moïse Katumbi. Il est témoin gênant à plusieurs titres. Son refus de donner un holà que Moïse Katumbi soutienne financièrement Félix Pétain Bizimungu Tshilombo son ami, alors que le candidat choisi par l'opposition était Martin Fayulu, depuis Genève, va courroucer Tshilombo. Depuis sa NOMINATION ÉLECTORALE, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a décidé de s'occuper personnellement de Salomon Kalonda. Le passeport biométrique de Salomon n'est plus dans un tiroir de la présidence. Il se promène désormais avec !

Le 20 mai à 6h du matin alors que l'avion pique du nez vers Lusaka en Zambie, c'est François Beya qui téléphone à Moïse Katumbi comme dernière tentative pour le décourager à arriver à Lubumbashi. Même en dernière minute, François Beya au nom de son chef a tout tenté. Or Moïse Katumbi a retrouvé sa katangité et des réflexes d'un téméraire. Arrivée à Lubumbashi, la foule est immense et l'accueil chaleureux. Moïse katumbi prend la peine d'appeler Jean-Pierre Bemba pour l'encourager à retourner au pays. Dans son meeting, l'ancien gouverneur du Katanga fustige la prétention des parlementaires godillots et nommés de toucher à la Constitution. Après avoir ramener l'élection présidentielle de deux à un tour. L'objectif serait de se faire élire président par des parlementaires, en contournant l'élection présidentielle au suffrage universelle. Avec des députés et sénateurs fabriqués et nommés, le peuple congolais n'aura plus son mot à dire.

Rebelote, avec sa conférence de presse, Moïse Katumbi dénie à Alias Kabila le fait qu'il lui doit un sou.

Colère de deux Dupond-Dupont, Alias Kabila et Félix Pétain Bizimungu Tshilombo. On interdit à Katumbi d'assister aux funérailles d'Etienne Tshisekedi à Kinshasa. On l'interdit d'atterrir à Goma pour son "Safari Républicain" !

Les trois victoires de Moïse Katumbi face aux manigances de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo et son homme de main, François Beya, tortionnaire:

1. Moïse Katumbi a récupéré son passeport biométrique. Par ricochet, sa nationalité congolaise. Tous ceux qui lui déniaient ce passeport ou lui attribuait d'autres nationalités sont confus.

2. La justice vampirisée et aux ordres. Les accusations farfelues portées contre lui ont été enlevées.

3. D'avoir bravé la peur et d'être retourné à Lubumbashi le 20 mai dernier.

Pour se requinquer, Moïse Katumbi a besoin de remanier son équipe. Si Salomon Kalonda Della est l'un des fidèles et loyaux, il faudra nettoyer les écuries d'Augias: Gabriel Kyungu nommé à la SNCC par Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, Jean-Claude Muyambo, qui n'a plus mal au pied depuis qu'il est sorti de la prison de Makala et qui s'en prend à Lamuka et surtout Martin Fayulu, Président élu, espérant une nomination, Franck Diongo, versatile, faux lumumbiste et mangeur à tous les râteliers, Dessy Sessanga et Claudel Lubaya,deux girouettes politicailleurs qui sont déjà à la mangeoire de Tshilombo, par coterie tribale...Ils sont nombreux ceux qui sont des inconscient.

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jeudi 27 juin 2019

Affaire Khashoggi: Agnès Callamard pointe le Crime d'Etat!

Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires

Femme courage ! Agnès Callamard ne lâche rien. Elle a chevillée au corps les valeurs des droits humains, chevillée au corps. Rien ne semble pouvoir l’ébranler. Avec Agnès Callamard on prend l'espoir que les valeurs des droits humains sont universels. Agnès Callamard est une experte française des droits de l'homme et rapporteure spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires au Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme. Elle est également directrice du projet Global Freedom of Expression de la Columbia University.

Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires

Contrairement aux activistes de la République démocratique du Congo qui ont rejoint la mangeoire de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, par coterie tribale et souci de positionnement, alors que l'imposteur-usurpateur-faussaire Tshilombo est le masque et bouclier d'Alias Kabila, le commanditaire du crime d'Etat contre Floribert Chebeya, icone des droits humains et de Fidèle Bazana, dont la famille n'a jamais récupérer le corps, mangé par des chiens de la police. Floribert Chebeya a été assassiné à l'inspectorat général la police nationale congolaise, avant de trimbaler son corps dans la commune de Mont-Ngafula.

Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires

En rassemblant des preuves dans toute une série d’Etats (mais non en Arabie saoudite, qui ne lui a pas ouvert ses portes), l’experte de l’ONU et son équipe sont arrivées à des conclusions définitives sur le meurtre de Jamal Khashoggi, survenu le 2 octobre au consulat saoudien d’Istanbul. Ce meurtre était prémédité, il avait été décidé aux plus hauts échelons du pouvoir saoudien et, de surcroît, les responsables du royaume ont tout fait pour faire disparaître les preuves, en envoyant notamment une équipe de nettoyage sur la scène du crime.

Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires

Le journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi a été «victime d’une exécution préméditée dont est responsable l’Etat d’Arabie saoudite». L’accusation sans appel figure dans un document de la rapporteuse spéciale de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, Agnès Callamard. Très attendu, le rapport de 100 pages a été publié mercredi à l’ONU à Genève. Il demande au secrétaire général des Nations unies d’ouvrir une enquête pénale contre le prince héritier Mohammed ben Salmane en relation avec ce crime.

Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires

Riyad avait commencé par nier l’évidence, avant de mettre le meurtre sur le compte d’une opération de gens qui avaient agi de leur propre initiative. Mais le rapport arrive à des conclusions différentes: «Il existe des preuves crédibles justifiant une enquête supplémentaire sur la responsabilité individuelle d’officiels saoudiens de haut niveau, y compris le prince héritier», note Agnès Callamard. L’experte de l’ONU a pu avoir accès notamment à une partie des enregistrements effectués par les services de renseignement turcs à l’intérieur même du consulat.

Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires

Ces enregistrements suggèrent notamment une «lutte» entre Jamal Khashoggi et les hommes qui étaient arrivés d’Arabie saoudite pour l’attendre. Un sédatif lui aurait été administré avant que sa tête ne soit recouverte d’un sac plastique et qu’il se mette à suffoquer. «Le meurtre est le résultat d’une planification élaborée qui implique une forte coordination ainsi que des ressources financières et humaines significatives. Il a été supervisé, planifié et soutenu par des officiels de haut niveau. Il était prémédité», insiste le rapport.

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Affaire Khashoggi: Agnès Callamard menacée de poursuite judiciaire par l'Arabie Saoudite !

Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires. Photo Réveil FM International

Hier, au palais des Nations,lors de la conférence de presse accordée aux journalistes accrédités à l'ONU, répondant à ma question sur sa sécurité et éventuels menaces, Madame Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, a répondu q'elle ne tient pas trop compte des menaces sur les réseaux sociaux, que l'Arabie Saoudite l'a officiellement menacée de poursuites judiciaires. Mais elle est calme et sereine".

Pour elle, le meurtre du journaliste Jamal Khashoggi relève "sans aucun doute" de la responsabilité de l'Etat saoudien. Elle préconise désormais une enquête criminelle internationale.

Le meurtre de l'éditorialiste saoudien le 2 octobre 2018 au consulat de son pays à Istanbul est "un acte commis par des représentants de l'Etat d'Arabie saoudite, qui ont utilisé les ressources de l'Etat et son immunité diplomatique pour mettre en oeuvre leur crime. Il ne fait aucun doute que la responsabilité de l'Etat saoudien est engagée".

Après avoir elle-même enquêté pendant six mois sur l'affaire, Agnès Callamard a indiqué dans un rapport dévoilé la semaine dernière avoir déterminé qu'il existe des éléments de preuve crédibles justifiant une investigation supplémentaire.

La « paralysie » de l'ONU a empêché de trouver les responsables de l'assassinat du journaliste et opposant saoudien Jamal Khashoggi, et les Nations unies ont besoin d'un groupe de travail pour garantir la justice dans les meurtres ciblés, a déclaré mercredi une experte des droits de l'Homme.

La rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, Agnès Callamard, a exhorté l'ONU à renforcer son rôle pour prévenir les assassinats de journalistes et de dissidents.

Elle a spécifiquement demandé aux Nations unies de mettre en place des mécanismes pour protéger les journalistes, réagir rapidement aux menaces les visant, enquêter sur des cas suspects de disparition ou de meurtre, et contribuer à la constitution de dossiers en vue de poursuites judiciaires.

Mme Callamard a fait ces recommandations devant le Conseil des droits de l'homme de l'ONU à Genève, où elle a présenté un rapport d'enquête accablant sur l'assassinat de Jamal Khashoggi en octobre 2018 au consulat d'Arabie saoudite d'Istanbul, dans lequel elle cible de hauts responsables saoudiens, dont le prince héritier Mohammed ben Salmane.

Les preuves rassemblées par l'enquête suggèrent que le meurtre de M. Khashoggi constitue une exécution extrajudiciaire, une disparition forcée et probablement un acte de torture pour lesquels le Royaume d'Arabie saoudite est responsable, a-t-elle déclaré devant le Conseil.

L'enquête a découvert des preuves crédibles, justifiant une enquête supplémentaire sur la responsabilité de hauts responsables saoudiens, y compris le prince héritier d'Arabie saoudite, a-t-elle souligné.

L'ambassadeur saoudien auprès de l'ONU à Genève, Abdulaziz Alwasil, a rejeté catégoriquement les conclusions du rapport de Mme Callamard, en affirmant qu'il était basé sur des préjugés et des idées préconçues et en accusant l'experte française d'avoir outrepassé son mandat.

Agnès Callamard, une experte indépendante qui ne s'exprime pas au nom de l'ONU, a souligné que son rapport n'était pas une enquête criminelle, mais une enquête sur les droits de la personne.

Elle a confié qu'elle avait été encouragée à enquêter sur la mort de Jamal Khashoggipar ce que j'ai perçu comme une paralysie des Nations unies.

Elle a appelé le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, à lancer une enquête internationale sur cet assassinat, mais a reconnu mercredi qu'il fallait d'abord qu'au moins un pays membre de l'ONU en fasse la demande.

L'experte a appelé à la création d'un groupe de travail d'intervention rapide pour enquêter sur des cas spécifiques, aider les autorités locales à enquêter et aider à identifier les acteurs internationaux responsables de la protection des journalistes menacés.

Elle a également réclamé la mise en place d'un instrument permanent pour enquêter sur les allégations de meurtres ciblés ou de disparitions et pour constituer les dossiers en vue de procès.

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mercredi 26 juin 2019

ONU: Le Conseil des droits de l'homme examine des rapports sur les exécutions sommaires !

Mme Callamard parle de preuves crédibles de la responsabilité individuelle de hauts responsables saoudiens dans le meurtre de Jamal Khashoggi. Photo Réveil FM International

Le Conseil des droits de l’homme a examiné, cet après-midi, les rapports qui lui étaient présentés par Mme Agnès Callamard, Rapporteuse spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, et par Mme Koumbou Boly Barry, Rapporteuse spéciale sur le droit à l’éducation.

Présentant son rapport, Mme Callamard a déclaré que son enquête sur le meurtre de Jamal Khashoggi a trouvé des éléments de preuve crédibles de la responsabilité individuelle de hauts responsables saoudiens, notamment vraisemblablement celle du Prince héritier d’Arabie saoudite. Cet assassinat a été prémédité, a-t-elle ajouté. L’Arabie saoudite a répondu à la présentation, par Mme Callamard, de son rapport en lui reprochant de relayer des préjugés sur l’Arabie saoudite et de s’appuyer sur des informations non crédibles. La délégation saoudienne a fait savoir que l’Arabie saoudite refuserait toute tentative d’examiner cette question hors du cadre du système judiciaire saoudien, sous quelque forme que ce soit.

Présentant son rapport, Mme Boly Barry a, quant à elle, mis en garde contre la forte augmentation des prestataires privés exigeant des droits de scolarité, estimant que cela risquait de compromettre l’enseignement primaire gratuit et équitable de qualité et la garantie de l’égalité entre filles et garçons. La Rapporteuse spéciale a présenté les Principes directeurs relatifs aux obligations des États en matière de droits de l’homme de fournir une éducation publique et de réglementer l’implication du secteur privé dans l’éducation (Principes d’Abidjan), qui font l’objet de son rapport cette année.

De très nombreuses délégations* ont pris part au débat avec les deux experts.

L’Iraq et la Chine ont exercé leur droit de réponse en fin de séance.

Le Conseil achèvera demain matin, à partir de 9 heures, son débat entamé cet après-midi avec Mmes Callamard et Boly-Barry. Il tiendra ensuite le premier volet de sa journée annuelle de discussion sur les droits des femmes.

Débat interactif groupé sur les exécutions extrajudiciaires et sur le droit à l’éducation

Présentation de rapports

Le Conseil est saisi du rapport de la Rapporteuse spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires (A/HRC/41/36 et Add.1), Mme Agnès Callamard.

MME AGNES CALLAMARD a expliqué que cette année, son rapport annuel porte sur les assassinats par l’État de défenseurs des droits humains, de journalistes et d’éminents dissidents et inclut les conclusions de son enquête sur la mort illégale du journaliste saoudien Jamal Khashoggi.

La Rapporteuse spéciale a déclaré avoir entrepris l’enquête sur le meurtre de M. Khashoggi, contrainte qu’elle était par ce qu’elle percevait comme une paralysie des Nations Unies. Mme Callamard a précisé s’être rendue en Turquie et avoir rencontré des représentants des États-Unis, du Canada, de la France, de l'Allemagne, du Royaume-Uni et de la Suède. Elle a indiqué avoir par ailleurs demandé l'autorisation d’effectuer une visite en Arabie saoudite, mais n’avoir toujours reçu aucune réponse à ce jour. Les éléments de preuve rassemblés au cours de l'enquête donnent à penser que l'assassinat de M. Khashoggi constitue un assassinat extrajudiciaire, une disparition forcée et peut-être un acte de torture pour lequel l’Arabie saoudite est responsable, a déclaré la Rapporteuse spéciale. Il existe de nombreuses théories sur les circonstances de la mort de M. Khashoggi, mais aucune de ces théories ne conduit à une autre conclusion que celle de la responsabilité de l'État saoudien, a-t-elle ajouté. Quinze agents de l’État saoudien agissant sous le sceau officiel de leur État ont participé à l’exécution de M. Khashoggi, a-t-elle insisté. Son assassinat, résultat d'une planification minutieuse impliquant une coordination étendue et des ressources humaines et financières considérables, a été surveillé, planifié et approuvé par de hauts responsables ; il a ainsi été prémédité, a souligné Mme Callamard.

L'enquête a en outre conclu que cet assassinat ne pouvait pas être considéré uniquement comme une affaire nationale, a poursuivi la Rapporteuse spéciale. En effet, le meurtre a eu lieu de façon extraterritoriale et s'est déroulé dans un consulat en Turquie, avec la motivation de faire taire un journaliste qui s’était exilé de lui-même aux États-Unis. L’assassinat de M. Khashoggi constitue donc une violation de la Convention de Vienne sur les relations consulaires ; une violation de l'interdiction de l'emploi de la force hors des frontières en temps de paix ; et une violation de la protection de la liberté d’expression. En conséquence, les droits de la Turquie, des États-Unis et de chaque pays protégé par le système diplomatique international ont également été violés. Le meurtre de M. Khashoggi constitue donc un crime international, a expliqué la Rapporteuse spéciale, avant d’appeler les États précités à prendre les mesures nécessaires pour exercer leur compétence universelle en droit international s’agissant de ce crime.

L’enquête a trouvé des éléments de preuve crédibles, justifiant un complément d’enquête, de la responsabilité individuelle de hauts responsables saoudiens, notamment vraisemblablement celle du Prince héritier d’Arabie saoudite, a ajouté la Rapporteuse spéciale, avant de faire observer que l’enquête menée par les autorités saoudiennes n’a pas permis de s’attaquer à la chaîne de commandement. Il ne s’agit pas juste de savoir qui a ordonné le meurtre; la responsabilité pénale peut en effet découler d'une incitation directe ou indirecte (au meurtre) ou de l’incapacité à prévenir (ce meurtre) ou à protéger (la personne), a-t-elle souligné.

Le lancement d'une enquête pénale des Nations Unies est essentiel pour que ces questions centrales puissent être traitées et que la justice puisse être rendue, a affirmé Mme Callamard. Elle a rappelé que son rapport relève qu’après l'exécution de M. Khashoggi, l'Arabie saoudite a pris certaines mesures pour s'acquitter de ses obligations ; néanmoins, le rapport en pointe les limites, notamment pour ce qui concerne le procès en cours des personnes accusées du meurtre. La non-répétition de tels crimes est cruciale et doit être démontrée, a déclaré la Rapporteuse spéciale ; cela n’a pas été le cas jusqu’à présent, a-t-elle déploré, expliquant que c’est pour cela qu’elle recommande à l’Arabie saoudite de libérer les personnes emprisonnées pour leur opinion et leur conviction et de rendre public le lieu de détention des personnes disparues. L'exécution de M. Khashoggi est emblématique d'un schéma global d’assassinats ciblés de journalistes défenseurs des droits de l'homme et de militants politiques – un schéma régulièrement dénoncé par les États et l’ONU, a ajouté Mme Callamard.

La Rapporteuse spéciale a indiqué que l’une des priorités de son rapport annuel vise la nécessité de renforcer les lois et procédures afin de protéger les individus contre tout assassinat ciblé et d’avertir des menaces crédibles pesant sur leur vie. Le nombre de personnes en quête de sécurité à l'étranger, notamment des journalistes, défenseurs des droits humains ou dissidents politiques, est en augmentation, a-t-elle fait observer. Mme Callamard a dès lors recommandé aux gouvernements de revoir leurs politiques et leurs procédures pour s’assurer qu’ils s’acquittent de leur devoir de diligence de protéger le droit à la vie, notamment en ce qui concerne les menaces émanant d’autres États et d’acteurs non étatiques. Elle a relevé que l’ONU pourrait renforcer son rôle face aux assassinats ciblés de journalistes, de défenseurs ou de dissidents lorsque de tels cas répondent à certains critères, tels que la prévalence ou la probabilité de l’impunité.

À cette fin, elle a recommandé la mise en place de trois mécanismes pouvant fonctionner côte à côte. L’ONU pourrait entreprendre un examen des meilleures pratiques en matière d’enquête, d’évaluation et de réaction aux menaces, en vue d’établir des normes. Deuxièmement, le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme pourrait établir un groupe de travail sur la prévention et la responsabilisation chargé de mener des missions d’intervention rapide pour enquêter dans des situations spécifiques ; assister les autorités dans leurs enquêtes ; renforcer les mesures de prévention et de protection ; et identifier quels acteurs internationaux ou régionaux devraient soutenir les mesures de protection. Le troisième mécanisme, à mettre en place au sein des Nations Unies, pourrait être un instrument permanent chargé : de mener des enquêtes criminelles sur les allégations de meurtres ou de disparitions ciblés; de préparer des dossiers pour faciliter et accélérer des procédures pénales équitables et indépendantes devant les tribunaux compétents existants ; et d’identifier d'autres mécanismes politiques et diplomatiques.

Le droit à la vie est au cœur de la protection internationale des droits de l'homme, a rappelé la Rapporteuse spéciale. Si la communauté internationale ignore les assassinats ciblés qui ont pour objectif de faire taire l'expression pacifique de l'indépendance d'esprit, alors elle met en péril les protections dont dépendent tous les droits de l'homme. Il y a des signes évidents de tactiques de plus en plus agressives de la part des États et des acteurs non étatiques pour faire taire ceux qui les critiquent, a souligné Mme Callamard. Le silence et l'inaction ne feront qu'engendrer de nouvelles injustices et une instabilité globale. Il est temps d'agir, a-t-elle conclu.

Le Conseil est également saisi du rapport (A/HRC/41/37) de Mme Koumbou Boly Barry, Rapporteuse spéciale sur le droit à l’éducation.

MME KOUMBOU BOLY BARRY a souligné que son rapport rappelle que le droit international relatif aux droits de l’homme impose aux États l’obligation de garantir un enseignement public gratuit et de qualité et présente les Principes directeurs relatifs aux obligations des États en matière de droits de l’homme de fournir une éducation publique et de réglementer l’implication du secteur privé dans l’éducation (Principes d’Abidjan). Mme Boly Barry a fait observer que l’expansion du rôle joué par les acteurs privés a profondément modifié la structure des systèmes éducatifs et que, sans encadrement, ces transformations risquent d’avoir des répercussions sur de nombreuses composantes du droit à l’éducation et de l’Objectif de développement durable n°4 (relatif à l’éducation de qualité). En particulier, la forte augmentation des prestataires privés exigeant des droits de scolarité risque de compromettre l’enseignement primaire gratuit et équitable de qualité, et la garantie de l’égalité entre filles et garçons, a mis en garde l’experte.

Dans ce contexte, si les acteurs privés sont libres de proposer de nouvelles formes d’éducation, les États sont tenus de réglementer strictement la participation de ces acteurs dans le domaine de l’éducation et de veiller à ce que le droit à l’éducation ne soit pas bafoué, a déclaré Mme Boly Barry. Les États doivent ainsi veiller à ce que l’enseignement privé soit conforme aux normes relatives à l’éducation, ne compromette pas le rôle de l’État en tant que garant de l’éducation, ne serve pas à accroître les inégalités ou l’injustice, et profite avant tout à celles et ceux auxquels il est dispensé, a expliqué la Rapporteuse spéciale.

Les États doivent aussi renforcer les systèmes d’enseignement public et ne pas les segmenter en créant des inégalités d’ordre matériel, a aussi recommandé Mme Boly Barry, avant de mettre en garde contre le financement, par l’aide publique au développement, d’acteurs à but lucratif agissant dans le domaine de l’éducation. La Rapporteuse spéciale a enfin relevé que, d’après l’UNESCO, le déficit financier annuel sur la période 2015-2030 pour mettre en œuvre une éducation pré-primaire, primaire et secondaire de bonne qualité dans les pays à revenus faibles ou intermédiaires s’élève à 39 milliards de dollars des États-Unis.

Pays concerné

L’Arabie saoudite a d’abord fait part de sa pleine coopération avec les organes de traités, assurant avoir rempli toutes ses obligations au titre des rapports devant être présentés à ces organes. La délégation saoudienne a ensuite déploré que la Rapporteuse spéciale, Mme Agnès Callamard, ait enfreint le code de conduite applicable aux titulaires de mandat au titre des procédures spéciales du Conseil, ce qui a eu pour effet de fausser les procédures judiciaires en cours en Arabie saoudite. La délégation saoudienne a estimé que Mme Callamard n’avait pas respecté son mandat et qu’elle avait agi de manière non professionnelle.

La délégation a plus particulièrement reproché à la Rapporteuse spéciale de relayer des préjugés sur l’Arabie saoudite et de s’appuyer sur des informations non crédibles. D’autre part, Mme Callamard, n’ayant pas participé personnellement aux enquêtes en cours, ne connaît pas les efforts consentis par les autorités saoudiennes dans ce domaine. La délégation a aussi déploré que la Rapporteuse spéciale recommande l’arrestation de personnes au mépris de la loi saoudienne. Elle a enfin fait savoir que l’Arabie saoudite refuserait toute tentative d’examiner cette question hors du cadre du système judiciaire saoudien, sous quelque forme que ce soit.

Aperçu du débat

S’agissant des exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, de nombreuses délégations ont demandé que les assassins de Jamal Khashoggi répondent de leurs actes au terme d’une enquête impartiale et indépendante. Elles ont estimé que cet assassinat était de nature extrajudiciaire et que les enquêtes menées par l’Arabie saoudite à ce sujet ne répondaient pas aux normes internationales dans ce domaine. Les délégations ont en outre recommandé que des mécanismes internationaux de lutte contre les assassinats extrajudiciaires soient créés rapidement pour protéger les journalistes.

Plusieurs délégations ont encouragé l’Arabie saoudite à lutter contre l’impunité de tels crimes en enquêtant, en punissant leurs auteurs et en veillant à ce que ces crimes ne se reproduisent plus. D’autres intervenants ont demandé à l’Arabie saoudite de libérer tous les individus emprisonnés pour le seul fait d’avoir exprimé leur opinion de manière pacifique. Le Royaume a aussi été prié de collaborer avec Mme Callamard, de même que de garantir la liberté d’expression et les droits de la presse.

Mais – tout en regrettant l’«accident», l’«événement triste et malheureux» survenu à M. Khashoggi – de très nombreuses autres délégations ont estimé, au contraire, que l’Arabie saoudite avait pris toutes les mesures pour donner des suites judiciaires adéquates à l’affaire citée par la Rapporteuse spéciale, et ont souligné que ce pays collaborait déjà avec les instances pertinentes à la résolution de ce cas. Selon une délégation, le rapport de la Rapporteuse spéciale présente des conclusions hâtives sur l’assassinat de Jamal Khashoggi, alors que l’Arabie saoudite a témoigné de sa bonne volonté en publiant un rapport intermédiaire sur l’affaire. Il a été soutenu que l’évocation de cette affaire dans les fora internationaux risquait d’avoir une incidence sur la recherche de la vérité.

Une délégation a en outre remis en cause l’impartialité de Mme Callamard. D’autres ont regretté que la Rapporteuse spéciale n’ait pas tenu compte des commentaires faits par l’Arabie saoudite et ont dénoncé la méthodologie de la Rapporteuse spéciale. Pour sa part, une délégation a, au contraire, salué la détermination de la Rapporteuse spéciale.

De manière plus générale, plusieurs délégations ont partagé les préoccupations de la Rapporteuse spéciale sur la tendance globale des risques et menaces auxquels les journalistes et les défenseurs des droits de l’homme, entre autres, sont confrontés dans l’exercice de leur liberté d’opinion et d’expression et de leurs activités pacifiques. Une délégation a souhaité savoir comment mettre en place l’équipe spéciale que la Rapporteuse spéciale appelle de ses vœux. Une délégation s’est en revanche dite d’avis qu’il ne fallait pas accorder de statut particulier à quelques groupes privilégiés, comme les journalistes.

S’exprimant au nom d’une organisation non gouvernementale, la fiancée de Jamal Khashoggi a déclaré que le rapport de Mme Callamard montrait qu’une enquête internationale doit être lancée sans délai et que des sanctions devraient être prises contre les personnes responsables du meurtre et des tentatives de le camoufler. Elle a voulu savoir qui avait donné les ordres et où était la dépouille de Jamal Khashoggi.

Une autre organisation a fait observer que la campagne en cours pour faire taire l’opposition en Arabie saoudite n’était pas nouvelle. L’ONG a demandé aux États membres du Conseil des droits de l’homme d’assumer leurs responsabilités et de créer un mécanisme de surveillance des droits de l’homme en Arabie saoudite.

D’autres préoccupations ont été exprimées face à l’augmentation du nombre d’arrestations et d’exécutions extrajudiciaires dans certaines régions du monde.

En ce qui concerne le droit à l’éducation, une délégation a fait observer qu’au moins 175 millions d’enfants en âge préscolaire et 262 millions d’enfants en âge de scolarité primaire et secondaire – soit un enfant sur cinq – n’ont pas accès à l’école ou n’ont pas la possibilité de terminer leur parcours scolaire. Cette délégation s’est dite d’accord avec la Rapporteuse spéciale pour constater que la réalisation du droit de l’enfant à recevoir une instruction passe par une approche fondée sur les droits de l’offre d’éducation publique et par la réglementation de la participation du secteur privé.

Plusieurs délégations ont relevé que cette participation du secteur privé dans le domaine de l’éducation avait progressé et ont dit partager la conclusion du rapport de Mme Boly Barry concernant les menaces que les acteurs privés dans le secteur de l’éducation peuvent faire peser sur la mise en œuvre du droit à l’éducation pour tous et la réalisation de l’Objectifs de développement durable n°4.

Il a été rappelé que l’éducation était à la base de la société et qu’elle jouait un rôle essentiel pour lutter contre les inégalités et la pauvreté. La communauté internationale a été priée de redoubler d’efforts pour garantir l’accès des filles à l’école et lutter contre les discriminations à leur encontre.

Des délégations ont souligné que l’éducation était l’une des fonctions suprêmes de l’État et que les écoles permettaient de diffuser des messages de paix et de favoriser ainsi, par exemple, la réconciliation après un conflit. Plusieurs délégations ont reconnu la valeur des Principes d’Abidjan présentés par Mme Boly Barry.

De nombreuses délégations ont décrit les mesures que leur pays ont prises pour garantir une éducation publique de qualité, accessible à tous et, si nécessaire, préservée du secteur marchand.

Dans leurs interventions, des organisations non gouvernementales ont exposé des mesures au succès éprouvé pour garantir le droit à l’éducation hors de toute marchandisation. Une ONG a recommandé que les programmes scolaires portent également sur l’éducation sexuelle. Une autre a dénoncé la mainmise politique des autorités des pays du monde arabe sur le secteur universitaire.

Réponses et conclusions des experts

MME CALLAMARD a dit que l’enquête de l’Arabie saoudite n’avait pas été engagée de bonne foi, notamment parce que la scène du crime avait été soigneusement « nettoyée », parce que la chaîne de commandement n’est pas sous enquête et parce que les personnes ayant d’emblée accusé M. Kashoggi de constituer une menace pour l’Arabie saoudite n’ont pas été inquiétées. La Rapporteuse spéciale a rappelé qu’elle n’avait reçu aucune réponse de l’Arabie saoudite à ses demandes de renseignement. Mme Callamard a assuré que sa méthode était basée sur le code de conduite applicable aux titulaires de mandat au titre des procédures spéciales – une méthode, donc, éprouvée. La confidentialité des sources est un élément particulièrement important de ce code, a souligné l’experte. Les Nations Unies devraient faire une demande officielle de suivi du procès en Arabie saoudite : il suffit qu’un seul État membre en fasse la demande, a insisté Mme Callamard.

Quant à MME BOLY BARRY, elle a salué les mesures prises par les États pour donner effet au droit à l’éducation. La Rapporteuse spéciale a donné des exemples de bonnes pratiques en matière de partenariats public-privé (dans le secteur de l’éducation) dans certains pays africains. Elle a insisté sur le fait que les Principes d’Abidjan, élaborés sur la base d’expériences concrètes, étaient tout le contraire d’une idéologie.

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ONU: Le Conseil débat de la liberté d'opinion et d'expression et du droit de réunion pacifique

Il achève aussi son débat sur les droits de l’homme des migrants et sur la solidarité internationale.

Le Conseil des droits de l'homme a tenu, ce matin, un débat interactif groupé avec le Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d’opinion et d’expression, M. David Kaye, et avec son homologue chargé du droit de réunion pacifique et de la liberté d’association, M. Clément Nyaletsossi Voule, qui ont tous deux présenté leurs rapports. Auparavant, le Conseil a achevé – en entendant de nombreux intervenants* – son débat interactif groupé, entamé hier, avec le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme des migrants, M. Felipe González Morales, et avec l’Expert indépendant sur les droits de l'homme et la solidarité internationale, M. Obiora C. Okafor.

Le Conseil des droits de l'homme. Photo Réveil FM International

Présentant son rapport, M. Kaye a fait observer que certains États exercent des pressions pour imposer le silence, notamment par le biais d’attaques contre les journalistes et de politiques qui permettent un contrôle toujours plus grand par l’État de l’activité des médias. Le Rapporteur spécial a par ailleurs souligné que de nombreuses organisations de la société civile disent être ciblées par une surveillance visant à limiter leur liberté d’expression et à empiéter sur leur vie privée au-delà des limites autorisées par le droit international.

M. Voule a, quant à lui, exprimé ses inquiétudes quant aux mesures adoptées par certains États pour restreindre et contrôler indûment l’accès aux outils numériques, ainsi que leur utilisation, afin de réduire l’espace civique. Il a indiqué que son rapport explore aussi le rôle et la responsabilité des entreprises de technologie numérique dans ce domaine. Dans ce rapport, le Rapporteur spécial recommande aux États de créer un cadre légal et institutionnel propice à l’exercice du droit de réunion pacifique et de la liberté d’association à l’ère numérique.

De nombreuses délégations** sont intervenues dans le cadre du débat qui a suivi la présentation des rapports de ces deux titulaires de mandat. Étant directement concernés par ces rapports, l’Équateur ainsi que son Défenseur du peuple, et l’Arménie et la Tunisie ont fait des déclarations.

Le Conseil poursuivait ses travaux, cet après-midi, en se saisissant des rapports de la Rapporteuse spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires et de la Rapporteuse spéciale sur le droit à l’éducation.

Fin du débat interactif groupé sur les droits des migrants et la solidarité internationale

Aperçu du débat

S’agissant des droits des migrants, les délégations ont souligné qu’il y avait une discrimination disproportionnée à l’encontre des femmes et des filles migrantes. Certaines délégations ont relevé qu’il fallait particulièrement protéger les migrants vulnérables comme les femmes, les filles, les personnes handicapées ou encore les migrants musulmans. Une délégation a expliqué que les femmes migrantes sont une source de revenus pour les pays d’origine et de destination.

Plusieurs délégations ont dénoncé la criminalisation des migrants, en violation du droit international. Nombre d’intervenants ont reconnu le rôle positif des migrants. Plusieurs organisations non gouvernementales (ONG) ont défendu le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières comme moyen de protéger les droits de l’homme des migrants. Le temps est venu pour la communauté internationale de redoubler d’efforts pour mettre en œuvre les dispositions de ce Pacte, a affirmé une délégation.

Certaines délégations ont souligné que les flux migratoires devaient se faire dans un cadre légal et qu’il était indispensable de lutter contre l’immigration illégale.

Une délégation a affirmé que la crise migratoire en Amérique latine était due à la politique du Gouvernement vénézuélien.

Certaines délégations ont présenté les politiques de leur pays qui visent à garantir les droits non seulement des migrants mais aussi de leurs ressortissants à l’étranger, grâce à leurs représentations consulaires et diplomatiques.

Une ONG a mis en garde contre la militarisation des frontières, estimant qu’elle n’était pas propice au respect des droits de l’homme. Une autre organisation a décrit les raisons pour lesquelles de nombreuses femmes ukrainiennes doivent quitter leur pays, évoquant notamment le conflit qui fait rage dans l’est du pays.

Une ONG a attiré l’attention sur le risque de double discrimination que les femmes migrantes encourent dans les pays d’accueil, insistant sur leur risque d’être victimes de la traite des êtres humains.

S’agissant de la solidarité internationale, une délégation a déclaré que lorsqu’elle est portée par des valeurs humanistes, la solidarité internationale devrait viser prioritairement la consolidation de la stabilité des États, qui est un prérequis essentiel à la promotion de l’état de droit et à la protection des droits de l’homme.

Une organisation s’est dite préoccupée par la criminalisation des acteurs de la société civile qui accueillent les migrants. L’immigration irrégulière ne constitue pas un crime, a insisté cette organisation ; il faut au contraire sauver les personnes en mer et permettre la création de voies de migration sûres. Cette ONG a demandé à l’Expert indépendant comment mettre un terme à l’indifférence mondiale généralisée face au sort des migrants.

Sauver des personnes en mer n’est pas un crime mais une obligation au regard du droit de la mer, a souligné une ONG.

Réponses et conclusions des experts

M. OBIORA C. OKAFOR, Expert indépendant sur les droits de l’homme et la solidarité internationale, s’est félicité que plusieurs délégations aient souligné l’urgence de ne plus criminaliser les personnes qui accordent une aide d’urgence aux migrants. Il a recommandé aux États d’interdire explicitement la criminalisation de cette manifestation de solidarité. Le Conseil pourrait adopter une résolution à ce sujet et aborder la question lors de l’Examen périodique universel, a ajouté l’Expert. En tout état de cause, les États doivent respecter leurs obligations internationales de longue date s’agissant du sauvetage en mer des personnes en détresse, a rappelé M. Okafor, insistant aussi sur l’obligation – implicite sinon explicite – de laisser ces personnes débarquer sur le territoire de ces États. L’Expert indépendant a aussi recommandé de prendre des mesures contre les organisations de la société civile qui empêchent le sauvetage de migrants.

Débat interactif groupé sur la liberté d’opinion et d’expression et sur le droit de réunion pacifique et la liberté d’association

Présentation de rapports

Le Conseil est saisi du rapport du Rapporteur spécial sur la promotion et la protection du droit à la liberté d'opinion et d'expression (A/HRC/41/35), M. David Kaye. Des additifs au rapport traitent de la visite du Rapporteur spécial en Équateur (Add.1), du suivi de ses visites de pays (Add.2), des préoccupations exprimées par les parties consultées par le Rapporteur spécial pour préparer son rapport (Add.3) et d’une consultation d’experts au sujet du thème du rapport, à savoir l’industrie privée de surveillance (Add.4).

Présentant son rapport, M. DAVID KAYE a d’abord relevé que la liberté d’expression était florissante, comme en témoignent des enquêtes extraordinaires, des initiatives pour aligner le droit national sur les normes internationales ou encore les décisions judiciaires qui garantissent la liberté d’expression. Mais il est aussi vrai que certains États exercent des pressions pour imposer le silence, notamment par le biais d’attaques contre les journalistes et de politiques qui permettent un contrôle toujours plus grand par l’État de l’activité des médias.

M. Kaye a relevé que de nombreuses organisations de la société civile disent être ciblées par une surveillance visant à limiter leur liberté d’expression et à empiéter sur leur vie privée au-delà des limites autorisées par le droit international. De très nombreux éléments communiqués au Rapporteur spécial portent sur l’utilisation, par des gouvernements, de logiciels de surveillance conçus, commercialisés et entretenus par des entreprises privées. Autrement dit, des entreprises privées vendent des technologies répressives.

Si les gouvernements doivent être en mesure de déployer des moyens techniques pour protéger des objectifs légitimes – et il ne s’agit pas ici de condamner toute surveillance, a précisé l’expert –, il faut néanmoins se demander si les entreprises évaluent leurs produits pour être sûres qu’ils ne sont pas utilisés à des fins abusives et si elles ne devraient pas hésiter à vendre leurs produits à des gouvernements répressifs. M. Kaye a indiqué qu’après évaluation, il était arrivé à la conclusion que ces entreprises n’assument pas leurs responsabilités au titre des Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, consistant à respecter les droits de l’homme et, à tout le moins, à atténuer les effets de leurs produits sur les droits de l’homme.

Le Rapporteur spécial a appelé un moratoire immédiat sur la vente, le transfert et l’utilisation des outils de l’industrie de la surveillance privée aussi longtemps que des mesures n’ont pas été adoptées pour réglementer ces pratiques et garantir qu’États et acteurs non étatiques utilisent ces outils de manière légitime. M. Kaye a précisé que son rapport contient un certain nombre de recommandations sur ce que les États et les acteurs privés devraient faire pour mettre en place les sauvegardes nécessaires visant à protéger les droits de l’homme et à remédier aux violations des droits de l’homme.

M. Kaye a ensuite rendu compte de sa mission en Équateur. Il a salué les prises de position du Gouvernement de ce pays valorisant l’importance du travail de la presse et de la protection des droits de l’homme, ainsi que les efforts déployés pour promouvoir une presse indépendante et la profession de journaliste. Le Rapporteur spécial a cependant fait observer qu’un important travail de révision des textes législatifs et réglementaires restait à accomplir pour donner effet à ces engagements.

Le Conseil est également saisi du rapport du Rapporteur spécial sur le droit de réunion pacifique et la liberté d’association (A/HRC/41/41), M. Clément Nyaletsossi Voule. Deux additifs au rapport décrivent aussi les visites du Rapporteur spécial en Tunisie (Add.3) et en Arménie (Add.4). Un autre additif présente les réponses et observations relatives aux communications faites aux États (Add.1) et un autre encore traite de la participation de la société civile à l’application du Programme de développement durable à l’horizon 2030 (Add.2).

Présentant son rapport, M. CLÉMENT NYALETSOSSI VOULE a précisé qu’il portait sur le thème de l’exercice du droit de réunion pacifique et de la liberté d’association à l’ère numérique. Il a expliqué que ce rapport était le fruit d’un vaste processus de consultations menées dans différentes régions du monde. M. Voule a expliqué avoir tenté, dans son rapport, de démontrer les possibilités remarquables offertes par les technologies numériques pour l’exercice des droits fondamentaux relevant de son mandat. Les nouvelles technologiques numériques ont ainsi renforcé la capacité des organisations de la société civile à agir, à défendre une cause et à apporter des solutions innovantes aux problèmes sociaux, notamment, a-t-il souligné. En dépit de ces vastes possibilités, la révolution numérique a également apporté une série de nouveaux risques et menaces pesant sur ces droits fondamentaux. Dans son rapport, le Rapporteur spécial exprime ses inquiétudes quant aux mesures adoptées par certains États pour restreindre et contrôler indûment l’accès aux outils numériques, ainsi que leur utilisation, afin de réduire l’espace civique. Le rapport explore aussi le rôle et la responsabilité des entreprises de technologie numérique dans ce domaine.

Dans son rapport, le Rapporteur spécial recommande aux États de créer un cadre légal et institutionnel propice à l’exercice des droits de réunion pacifique et d’association à l’ère numérique. M. Voule invite les entreprises de technologie numérique à respecter les libertés de réunion pacifique et d’association et à faire preuve de diligence raisonnable pour ne pas causer de violations de ces droits ou devenir complices de telles violations.

M. Voule a ensuite rendu compte de ses deux visites en Tunisie et en Arménie. S’agissant de la Tunisie, il a notamment plaidé pour que la cohésion politique et la cohérence institutionnelle du pays soient consolidées. Il a par ailleurs exprimé ses inquiétudes concernant des arrestations arbitraires et un recours disproportionné à la force lors des manifestations de janvier 2018 contre les mesures d’austérité et a encouragé les autorités tunisiennes à adopter une nouvelle loi sur le droit de réunion, conforme aux normes internationales relatives aux droits humains.

S’agissant de l’Arménie, le Rapporteur spécial a expliqué que pour consolider la transition démocratique, les autorités devaient s’attaquer de manière rapide et stratégique aux causes sous-jacentes qui ont poussé les Arméniens à descendre dans la rue. L’Arménie devrait s’assurer en priorité qu’il n’y ait ni lois discriminatoires ni discrimination dans l’application des lois existantes régissant le droit de réunion pacifique et la liberté d’association, en particulier pour ce qui est de l’exercice de ces droits par les groupes les plus à risque, tels que les minorités nationales et religieuses et la communauté LGBTI.

Pays concernés

L’Équateur s’est félicité du dialogue franc noué entre le Rapporteur spécial et les autorités, les universitaires et autres membres des médias du pays. Le Rapporteur spécial a constaté, dans son rapport, que le Gouvernement du Président Moreno avait apporté un changement réel dans la protection et la promotion du droit à la liberté d’expression, a fait valoir la délégation équatorienne. La présence du Rapporteur spécial a permis aux institutions équatoriennes de se familiariser avec ses analyses et propositions en matière de liberté d’expression, a-t-elle indiqué. Pour donner effet aux recommandations de M. Kaye, l’Équateur va notamment créer un comité interinstitutionnel pour la protection des journalistes et travailleurs du secteur de la communication, a fait savoir la délégation.

Le Défenseur du peuple de l’Équateur a attiré l’attention sur la subsistance en Équateur de limites structurelles au niveau des normes, qui doivent être modifiées. Le décret relatif à la personnalité juridique des organisations sociales viole le principe de réserve ; la question devrait en effet relever d’une loi et non pas d’un décret. Par ailleurs, les règlementations afférentes aux peuples autochtones devraient être reconnues par les propres organisations de ces peuples. Il est important de lancer un appel à l’Etat équatorien pour qu’il assure le droit à réparation pour les opposants politiques et les journalistes assassinés. Ces réparations doivent inclure la reconnaissance des faits, l’indemnisation à hauteur du préjudice et l’assurance de la non-répétition de ces crimes.

L’Arménie a, quant à elle, expliqué avoir collaboré activement avec M. Voule. Le pays s’est dit convaincu d’avoir créé un nouvel ordre reposant sur la démocratie directe. L’Arménie est à la croisée des chemins après la situation du printemps 2018. Les transitions non violentes sont possibles et la société civile est fondamentale pour assurer ce type de transition, a insisté la délégation arménienne, ajoutant que le pays doit prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer le suivi de ces politiques de démocratisation. L’Arménie souscrit à l’opinion du Rapporteur spécial selon laquelle la population a besoin d’avoir confiance en son système judiciaire. S’agissant des droits des travailleurs, le Gouvernement arménien reconnaît les inquiétudes du Rapporteur et voudrait prendre des mesures en établissant un fort partenariat entre les différents acteurs arméniens dans ce domaine.

La Tunisie a, pour sa part, remercié le Rapporteur spécial pour la visite qu’il a effectuée en septembre 2018 sur invitation des autorités tunisiennes. Cette visite s’inscrivait dans le cadre des efforts de construction démocratique déployés par la Tunisie, a souligné la délégation tunisienne. Elle a insisté sur l’engagement ferme de son pays à poursuivre le chemin de la transition démocratique et sur son soutien au rôle de la société civile à cet égard. Pour parachever son travail, la Tunisie a déjà adopté des lois organiques concernant l’institution nationale de droits de l’homme et la Cour des comptes. Les autorités ont aussi créé une plateforme électronique pour simplifier la constitution d’associations et l’implantation en Tunisie d’organisations non gouvernementales internationales, a fait valoir la délégation.

Débat interactif

S’agissant de la liberté d’opinion et d’expression, une délégation a relevé que la surveillance illicite peut mener à des arrestations arbitraires et à la torture et que les pays qui s’y livrent compromettent leur propre stabilité à long terme, car ces actes sapent la confiance dans les gouvernements. Plusieurs délégations ont assuré que leur pays exerçait un contrôle strict sur l’exportation de matériel de surveillance. Une délégation s’est dite favorable à une réglementation plus stricte des entreprises qui vendent des logiciels de surveillance.

Une délégation a cité deux initiatives – le Code de conduite international des entreprises de sécurité privées et le Document de Montreux – comme modèles pour une éventuelle réglementation non contraignante des entreprises de surveillance privées. Elle a prié le Rapporteur spécial de dire si ces instruments, destinés aux sociétés militaires et de sécurité privées, pourraient être étendus aux entreprises de surveillance, ou s’il envisage de créer de nouveaux mécanismes qui s’en inspirent. Une autre délégation a fait observer que les défenseurs des droits de l’homme en ligne sont les premiers visés par la surveillance numérique.

Nombre d’intervenants ont souligné que les outils de surveillance numérique risquent d’infliger des dommages. Une délégation a demandé au Rapporteur spécial comment, dans ce contexte, il était possible d’assurer l’obligation redditionnelle et a souhaité savoir s’il existait des bonnes pratiques en la matière.

D’autres questions posées à M. Kaye ont porté sur l’utilisation des technologies modernes pendant les compagnes électorales, sur le rôle que peut jouer le Conseil des droits de l’homme s’agissant de toutes ces questions et sur les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme.

S’agissant des recommandations contenues dans le rapport du Rapporteur spécial, une délégation a souhaité en savoir davantage sur les mécanismes envisagés pour contrôler la vente des logiciels de surveillance. Une autre s’est interrogée sur le moratoire général proposé par le Rapporteur spécial : en pratique, qui sera chargé de déterminer si les mesures de sauvegarde préconisées par le Rapporteur spécial sont efficaces, a demandé la délégation ?

L’exercice des libertés doit se faire en harmonie avec les lois et l’ensemble de la législation nationale, ont en outre souligné plusieurs délégations. Une délégation a affirmé que l’utilisation de caméras dans l’espace public, y compris dans les transports publics, peut renforcer le niveau de bonne gouvernance et prévenir la criminalité, entre autres effets positifs.

Une délégation s’est enquise auprès des deux Rapporteurs spéciaux des bonnes pratiques en matière de conception de régimes de réglementation qui préservent les libertés d’expression et d’association pacifique tout en permettant aux forces de l’ordre de s’acquitter de leurs missions légales.

Dans leurs déclarations, les ONG ont notamment demandé aux États de respecter leurs obligations conventionnelles et d’adopter des règlementations sur l’utilisation des outils de surveillance numérique. La coopération de certains gouvernements avec des entreprises qui produisent des outils de surveillance en ligne a été dénoncée. Une ONG a recommandé aux États d’interdire la surveillance indiscriminée en ligne.

Les menaces proférées en ligne contre les défenseuses des droits de la femme ont été condamnées. Une ONG a dénoncé la loi sur le blasphème du Pakistan qui cible les minorités religieuses. Le Conseil des droits de l’homme a été prié de se pencher sur toutes les tentatives visant à entraver la vie démocratique en ligne.

En ce qui concerne le droit de réunion pacifique et la liberté d’association, les délégations ont globalement partagé le constat du Rapporteur spécial selon lequel si l’âge numérique a ouvert un nouvel espace pour la jouissance du droit de réunion pacifique et de la liberté d’association, il entraîne aussi de nouveaux problèmes dans ce domaine. De nombreuses délégations se sont dites préoccupées par les restrictions juridiques imposées à l’espace public, en ligne comme « dans la vie réelle ». Plusieurs délégations se sont plus particulièrement dites préoccupées par la réduction de l’espace démocratique en ligne.

Des intervenants ont souscrit à l’opinion de M. Voule selon laquelle la surveillance des individus par la technologie numérique doit respecter les principes de légalité, de nécessité et de proportionnalité, et viser un but légitime conforme aux normes du droit international des droits de l’homme.

A par ailleurs été soulignée la nécessité de rendre les acteurs privés conscients de l’importance qu’il y a à maintenir un équilibre entre le droit de réunion pacifique, la liberté d’expression et le respect des autres droits de l’homme, en particulier ceux couverts par l’Objectif de développement durable n°16 (paix, justice et institutions efficaces). Les États et les entreprises ont des responsabilités importantes dans le domaine de la jouissance du droit de réunion pacifique, a-t-il été rappelé.

La réalisation des droits de l’homme à l’ère numérique oblige non seulement les États, mais aussi les utilisateurs à adopter un comportement responsable, a souligné une délégation. La nécessité de pouvoir contrôler des contenus sur Internet pour éviter la diffusion de discours ayant des conséquences sociales néfastes, comme l’incitation à la violence, a aussi été mise en avant.

Certaines délégations ont critiqué la référence faite à leur pays dans le rapport de suivi présenté par le Rapporteur spécial. Une délégation a recommandé aux titulaires de mandats au titre des procédures spéciales de ne pas s’immiscer dans les affaires internes des pays. D’autres délégations ont insisté sur le fait que les rassemblements publics doivent toujours respecter les lois et règlements en vigueur et que certaines restrictions aux libertés publiques trouvent leur justification dans la nécessité de protéger l’ordre public, la paix et l’intérêt général.

Une délégation a déploré l’interdiction de manifester imposée dans les régions de l’est de l’Ukraine en conflit. Une autre délégation a fait valoir que, depuis la visite effectuée dans son pays par le Rapporteur spécial, certains défenseurs des droits de l’homme et journalistes détenus avaient été libérés en attendant leur procès devant les tribunaux turcs.

Des ONG ont attiré l’attention du Conseil sur des allégations de violation des droits à la liberté d’opinion, d’association ou de manifestation dans de nombreux pays à travers le monde.

Réponses et conclusions des experts

M. KAYE a reconnu qu’il pouvait y avoir des chevauchements dans les mandats des deux Rapporteurs dont les rapports sont ici examinés, raison pour laquelle les deux experts travaillent précisément ensemble afin d’éviter les doublons. Le Rapporteur spécial a souligné que son rapport mettait l’accent sur les différentes manières dont les normes existantes peuvent s’articuler pour devenir des cadres de protection particulière.

Les États qui achètent des technologies de surveillance doivent veiller à ce que tout cela se fasse en conformité avec leurs lois et prévoir des possibilités de recours efficaces (face à l’utilisation de ces technologies), a poursuivi le Rapporteur spécial. M. Kaye a invité l’ensemble des États à adhérer à l’Arrangement de Wassenaar et a invité ceux qui l’ont déjà fait à approfondir le processus. Les entreprises doivent elles aussi mettre en place des systèmes de protection afin de veiller à ce que l’utilisation de technologies qui violent les droits de l’homme soit interdite. Dans ce contexte, il faut des lois qui permettent aux pays de lancer des actions très concrètes en justice en cas de manquement ou de violation des droits de l’homme, a insisté le Rapporteur spécial. Les réformes dans ce domaine doivent inclure l’ensemble des populations, y compris les peuples autochtones, a-t-il ajouté.

M. Kaye a remercié les organisations de la société civile pour leur collaboration à l’élaboration de son rapport. Il a estimé que la Déclaration de Montreux et le Code de conduite mentionnés pourraient effectivement jouer le rôle de plateforme pour réfléchir plus avant sur les activités des entreprises qui produisent des outils de surveillance. Il est essentiel que les États s’abstiennent de prendre des mesures de contrôle indiscriminées, a enfin souligné le Rapporteur spécial.

M. VOULE a salué la collaboration exemplaire dont il a bénéficié de la part des autorités des deux pays qu’il a visités. Il a jugé important que ses recommandations servent de base au renforcement des institutions de l’Arménie et s’est dit prêt à poursuivre son soutien technique à ce pays. Pour ce qui est de la Tunisie, le Rapporteur spécial a salué le rejet des propositions de modification du décret 88/2011 – héritage important de la révolution dans ce pays –, qui auraient risqué de restreindre la liberté d’expression.

S’agissant de la liberté d’expression à l’ère numérique, thème de son rapport, le Rapporteur spécial s’est félicité que de nombreuses délégations aient souscrit à l’idée que l’espace numérique est un espace démocratique où les citoyens doivent pouvoir exercer leurs droits, y compris le droit de réunion et d’association. Les problèmes à cet égard résident dans les coupures d’Internet et d’autres mesures qui visent à restreindre ces droits. Les États doivent donc éviter des mesures telles que les lois sur la cybercriminalité qui définissent les crimes de manière trop vague. M. Voule a précisé qu’à son avis, les lois contre le terrorisme et le crime organisé ne sont généralement pas conformes aux principes de légalité et de proportionnalité. Le Rapporteur spécial a aussi fait observer que les coupures d’Internet encouragent plutôt la désinformation et n’atteignent pas l’objectif affiché de lutte contre le terrorisme.

M. Voule a lui aussi remercié la société civile pour sa contribution inestimable à ses propres travaux. Il s’est dit prêt à discuter avec les États qui soutiennent que son rapport contient de fausses affirmations, afin de les corriger si nécessaire. Le Rapporteur spécial a insisté sur le fait que les coupures d’Internet constituent une violation des droits de l’homme, surtout au moment des élections et autres référendums.

M. Voule a recommandé que le Conseil invite les entreprises concernées par son rapport afin qu’elles puissent s’expliquer. Il a précisé s’être entretenu avec des entreprises technologiques, y compris dans la Silicon Valley, et a indiqué que certaines d’entre elles sont demandeuses d’orientations sur le rôle qu’elles devraient jouer pour protéger les droits de l’homme en ligne à l’ère numérique.

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RDC: Mobiyicratie en marche ! Le beau-fils de Kengo, Franck Mwe Di Malila Apenela, ministre intérimaire aux Affaires étrangères bloque le paiement de 10 ans de cotisation de la RDC à l'UNSAC !

Franck Mwe Di Malila Apenela, ministre intérimaire aux Affaires étrangères qui bloque le paiement des cotisations de l'UNSAC

La 48è réunion du Comté Consultatif Permanent des Nations-Unies chargé sur des questions de sécurité en Afrique Centrale (UNSAC) a tenu ses assises du 27 au 31 mai 2019 à Kinshasa. La République Démocratique du Congo qui n'a jamais payé ses cotisations depuis 10 ans a eu cet honneur d'organiser ses assises. Et elle a pris le ferme engagement de payer ses cotisations. Or il fait que depuis la fin des assises, Franck Mwe Di Malila Apenela, ministre intérimaire et beau-fils de l'édenté de la Gare du Nord, Léonbitch Kengo wa Dondo joue aux abonnés absents. La RDC a déjà libéré ses cotisations, sauf que Franck Malila bloque. Veut-il une commission qu'il le dise publiquement ? A-t-il déjà emprunté l'argent des cotisations de la RDC à l'UNSAC, qu'il restitue tout de suite.

Pays sous occupation et agressée, la RDC ne doit se donner le luxe de fouler aux pieds des partenaires sensés lui venir en aide pendant des moments critiques. Les cotisations de l'UNSAC, c'est l'argent de la République et non de la famille Kengo.

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RDC: Jean-Pierre Bemba, son discours bidon à Sainte-Thérèse !

Bruxelles, Jean-Pierre Bemba avec Didier Reynders, ministre Belge des Affaires étrangères avant son retour à Kinshasa

Le vrai problème de la RDC, ce n'est pas faire le plein avec des foules. Etienne Tshisekedi l'avait fait. Martin Fayulu, le Président élu est le champion toutes catégories de pleins et foules. Le problème du Congo est de respecter le choix du peuple pour ses dirigeants.

La vérité des urnes est la porte d'entrée et de sortie de la démocratie. Et la fin des diverses crises de légitimité dont souffrent notre pays.

Jean-Pierre Bemba retourne au pays, le président Élu Martin Fayulu va à l’aéroport l'accueillir. Igwe ne prend même pas la peine de l'inviter dans son jeep pour saluer les Kinois ensemble. A Sainte-Thérèse, Jean-Pierre Bemba embrouille le peuple avec son jeu des questions réponses. Comme si le peuple affamé qui s'est déplacé avait besoin d'un professeur. Jean-Pierre Bemba ne parle pas de la vérité des urnes.

Si lui considère que c'est du passé, il se trompe. C'est le passage obligé. Nous ne devons pas accepter la NOMINATION ÉLECTORALE de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, après un odieux deal avec Alias Kabila. Angwalima, Fakwa, Ballados n'a pas gagné l'élection présidentielle. Il a été Nommé. Trop c'est trop. Le respect de notre peuple passe par le respect du choix qu'il fait de ses dirigeants.

Avant de rentrer à Kinshasa, Jean-Pierre Bemba était reçu par Didier Reynders, ministre Belge des Affaires étrangères, que lui a-t-il dit ? Jean-Pierre Bemba a-t-il oublié que c'est Louis Michel qui l avait fait arrêter en Belgique pour la CPI ? Souffre-t-il du complexe des " Décideurs" comme l'imposteur-usurpateur Félix Pétain Bizimungu Tshilombo ? Si Jean-Pierre Bemba est dans la logique d'accepter l'inacceptable, le peuple congolais n'en a cure. Le peuple congolais doit se libérer de l'occupation Ougando-Rwandaise. La RDC est sous occupation.

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L'UIP se rapproche de l'universalité à l'occasion de son 130 e anniversaire!

Martin Chungong, le Secrétaire général de l'UIP et Michael Møller, Directeur général de l’Office des Nations-Unies à Genève

Le 30 juin, l'UIP célébrera son 130 e  anniversaire et ce sera la Journée internationale du parlementarisme. Ce qui a débuté en 1889 par un petit groupe de parlementaires désireux de promouvoir la paix au moyen de la diplomatie et du dialogue parlementaires, est devenu aujourd'hui l'Organisation mondiale des parlements nationaux. D'ici la fin de 2019, l'UIP se rapprochera de son objectif d'universalité, en comptant 180 Parlements nationaux membres, 12 instances parlementaires supranationales Membres associées et un nombre croissant de parlementaires qui participent à ses réunions.

« La démocratie, les droits de l'homme, le multilatéralisme et l'état de droit sont de plus en plus menacés dans le monde d'aujourd'hui. Il est donc urgent de prendre les devants et de donner un nouveau sens à nos institutions, de les mettre au service des peuples que nous représentons », a déclaré Gabriela Cuevas Barron, la Présidente de l'UIP.

« L'UIP est déterminée à renforcer la diplomatie parlementaire en tant que principal moteur du dialogue politique pour la paix et le développement, et à contribuer par là même au renforcement de la démocratie dans le monde. Celle-ci ne peut véritablement fonctionner que si les parlements sont efficaces, dynamiques et transparents, et contribuent au bien-être de tous, en particulier celui des femmes et des jeunes. C'est pourquoi l'UIP, 130 ans après sa création, est aujourd'hui, plus que jamais, indispensable. »

« L'UIP a résisté à l'épreuve du temps, ne cessant de croître depuis 13 décennies et de s'adapter aux enjeux mondiaux », a déclaré Martin Chungong, Secrétaire général de l'UIP.

« Cependant, malgré notre croissance, nous n'avons jamais perdu de vue les principes de nos fondateurs – l'importance d'être un forum ouvert consacré au dialogue et à la diplomatie parlementaires pour résoudre les différends et aider à jeter des ponts entre les nations. »

Sous le slogan général 130 ans d'action en faveur des parlementaires, l'UIP célébrera son anniversaire de plusieurs manières.

Le jour-même, le dimanche 30 juin 2019, les Présidents des récentes et futures Assemblées de l'UIP se réuniront au sein d'un "quintette" des dirigeants actuels de l'UIP. Mme Valentina Matvienko, Présidente du Conseil de la Fédération de Assemblée fédérale de la Fédération de Russie et Présidente de la 137 e Assemblée de l'UIP (Saint-Pétersbourg, octobre 2017), Mme Gabriela Cuevas Barron, Présidente de l'UIP et Présidente des 138 e et 139 e Assemblées de l'UIP (Genève, mars et octobre 2018), M. Ahmad Bin Abdulla Bin Zaid Al Mahmoud, Président du Conseil de la choura du Qatar et Président de la 140 e Assemblée de l'UIP (Doha, avril 2019), et Mme Maja Gojković, Présidente de l'Assemblée nationale de la République de Serbie et Présidente de la 141 e Assemblée de l'UIP (Belgrade, octobre 2019), rejoindront M. Martin Chungong au Siège de l'UIP, à la Maison des Parlements, à Genève.

Les Présidents et les dirigeants de l'UIP débattront de la pertinence des valeurs et des principes fondateurs de l'UIP après 130 ans, des réalisations des précédentes Assemblées et des actions futures.

Les Parlements membres de l'UIP du monde entier célébreront cet anniversaire. Des parlementaires britanniques participeront, avec leurs homologues français, à la reconstitution de la première réunion fondatrice de l'UIP en 1889, à Paris, le jeudi 27 juin.

Le Parlement hongrois, l'un des Membres fondateurs de l'UIP, a émis un timbre commémoratif spécial pour le 130 e anniversaire de l'UIP, comme l'a également fait le Parlement russe. D'autres Parlements membres de l'UIP, de l'Autriche au Zimbabwe, organiseront des expositions ou des manifestations spéciales pour marquer cet anniversaire.

Les Membres de l'UIP contribueront également à la production d'un livre anniversaire spécial ainsi qu'à l'élaboration d'une charte consacrée à la diplomatie parlementaire.

Afin de souligner les liens étroits qui unissent l'UIP à l'ONU, une exposition intitulée 1889-2019 : célébration des 130 ans de l'UIP sera présentée à l'Office des Nations Unies à Genève, du 24 juin au 12 juillet, et au Siège des Nations Unies à New York, du 20 juin au 20 juillet.

Faits et chiffres concernant l'UIP

L'UIP a été fondée le 30 juin 1889, à Paris, comme la première organisation politique multilatérale au monde, avec pour objectif d'encourager la coopération et le dialogue entre toutes les nations.

Elle a été fondée par deux parlementaires – l'un britannique, William Randal Cremer, et l'autre français, Frédéric Passy. Passy a remporté le premier prix Nobel de la paix en 1901, suivi de Cremer en 1903.

En 1899, l'UIP a contribué à la création de la Cour permanente d'arbitrage de La Haye, qui est toujours opérationnelle aujourd'hui.

Depuis les années 1950, l'UIP a fourni une assistance technique à plus de 100 parlements. À ce jour, 120 parlements nationaux ont adhéré aux Principes communs en matière d'assistance aux parlements de l'UIP.

L'UIP s'emploie à autonomiser les femmes parlementaires depuis la Conférence de l'UIP de 1921 à Stockholm, où les femmes déléguées ont été accueillies pour la première fois.

En 1974, l'UIP a innové dans le domaine de l'égalité des sexes, en créant un programme spécifique et en commençant à recueillir des données sur les femmes en politique, devenant ainsi une référence en la matière. Le pourcentage de femmes au sein des parlements est passé de 11,3 pour cent en 1995 à 24 pour cent aujourd'hui.

En 1976, l'UIP a créé le Comité des droits de l'homme des parlementaires, seul mécanisme international au monde dont la mission est de défendre les droits fondamentaux des parlementaires. Au fil des décennies, le Comité a apporté son aide à des centaines de parlementaires dont les droits de l'homme ont été bafoués.

Elle est actuellement saisie des dossiers de plus de 500 parlementaires d'une quarantaine de pays. En 1994, l'UIP a publié la Déclaration sur les critères pour des élections libres et régulières.

En 1997, l'UIP a adopté la Déclaration universelle sur la démocratie. En 2010, l'UIP a créé le Forum des jeunes parlementaires, un mécanisme international visant à favoriser la participation des jeunes à la démocratie. En suivant l'exemple de l'UIP, certains pays ont maintenant instauré des quotas et des objectifs électoraux, abaissé l'âge d'éligibilité et mis en place des réseaux de jeunes parlementaires.

Depuis qu'elle a commencé à organiser ses séminaires régionaux sur les Objectifs de développement durable en 2015, l'UIP a mobilisé près de la moitié des parlements du monde pour qu'ils prennent des mesures notamment dans les domaines des changements climatiques et d'une meilleure santé pour tous. Cent trente ans après sa création, l'UIP offre toujours un espace mondial unique consacré à la diplomatie parlementaire en réunissant autour de la table des parties opposées, par exemple l'Est et l'Ouest pendant la Guerre froide, les protagonistes du Moyen-Orient, et la Corée du Nord et la Corée du Sud.

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lundi 24 juin 2019

L’ONU réclame, au nom des droits humains, le rapatriement des familles de l’EI

Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, demande aux Etats de rapatrier les proches de djihadistes

La Haut-Commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme a demandé lundi que les proches des djihadistes capturés ou tués en Syrie et en Irak, dont des milliers d'enfants, soient "rapatriés, à moins qu'ils ne soient poursuivis pour des crimes".

C'est à l'occasion de la 41e session du Conseil des droits de l'homme de l'ONU, tenu lundi à Genève, que la cheffe de l'ONU pour les droits humains, Michelle Bachelet, a demandé à la communauté internationale d'intervenir.

Depuis la chute en mars du « califat » de l’organisation Etat islamique (EI), la communauté internationale est confrontée au casse-tête du rapatriement des familles des jihadistes capturés ou tués en Syrie et en Irak. « Les membres des familles (...) doivent être rapatriés, à moins qu’ils ne soient poursuivis pour des crimes », a affirmé Michelle Bachelet à l’ouverture de la 41e session du Conseil des droits de l’homme de l’ONU.

Elle ajoute que "si des citoyens sont soupçonnés d'avoir commis des crimes graves dans un autre pays, ou s'ils sont détenus pour quelque motif que ce soit, l'Etat d'origine devrait tout mettre en oeuvre pour qu'ils soient traités conformément au droit international". La Haut-commissaire a également lancé un appel auprès des Etats pour qu'ils accordent la nationalité "aux enfants nés de leurs ressortissants" dans les zones de conflit.

Près de 29'000 enfants en Syrie« Pas acceptable »

« Les enfants, en particulier, ont subi de graves violations de leurs droits, y compris ceux qui ont pu être endoctrinés ou recrutés (...) pour commettre des actes violents. La considération première doit être leur réadaptation, leur protection », a-t-elle ajouté.

Selon Mme Bachelet, plus de 11 000 membres présumés de familles de combattants de Daech (acronyme de l’EI en arabe) sont détenus au camp d’Al-Hol (Syrie), administré par les autorités kurdes. Le Fonds onusien pour l’enfance (Unicef) estime qu’il y a 29 000 enfants de combattants étrangers en Syrie, dont 20 000 d’Irak, a indiqué la Haut-Commissaire, précisant que la plupart ont moins de 12 ans.

« Le maintien en détention de personnes qui ne sont pas soupçonnées de crimes, en l’absence de fondement légal et d’un contrôle judiciaire indépendant régulier, n’est pas acceptable », a affirmé Mme Bachelet.

Près de 29'000 enfants étrangers, la plupart âgés de moins de 12 ans, sont bloqués en Syrie, selon les estimations du Fonds des Nations unies pour l'enfance (Unicef). Parmi eux, 20'000 viendraient d'Irak et plus de 9000 seraient originaires de 60 autres pays. Quelque 1200 enfants de combattants étrangers se trouvent également en Irak, selon l'Unicef.

« Acte de cruauté »

Elle a lancé un appel auprès des Etats pour qu’ils accordent la nationalité « aux enfants nés de leurs ressortissants » dans les zones de conflit, arguant qu’infliger le statut d’apatride à ces enfants est un «acte de cruauté ». « Les enfants apatrides sont souvent privés d’éducation, d’accès aux soins de santé et d’autres éléments fondamentaux de la dignité », a-t-elle fait valoir.

Mme Bachelet a relevé que « quelques pays ont fait des efforts pour rapatrier certains ressortissants, notamment des enfants », sans toutefois citer ces pays.

Elle a également souligné que « quatre cas ont été portés à l’attention du Comité des droits de l’enfant et du Comité contre la torture par les grands-parents français d’enfants actuellement détenus en Syrie ou en Irak ».

Certains pays, comme l'Allemagne, les rapatrient s'ils ont des proches pour les recueillir, d'autres, comme la France et la Belgique, les rapatrient "au cas par cas". Washington, qui pousse les autres pays au rapatriement, a de son côté récemment commencé à rapatrier ses propres ressortissants.

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ONU: Ouverture de la 41è session du Conseil des droits de l'homme !

Michelle Bachelet, Haute-commissaire aux droits de l'homme de l'ONU

Le Conseil entend une mise à jour de la Haute-Commissaire aux droits de l’homme et plusieurs allocutions de hauts dignitaires

Le Conseil des droits de l’homme a ouvert, ce matin, les travaux de sa quarante et unième session en adoptant son programme de travail et en entendant une déclaration de la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Mme Michelle Bachelet, qui l’a informé des activités du Haut-Commissariat aux droits de l’homme depuis la précédente session du Conseil, tenue en mars dernier.

Les délégations dialogueront demain matin avec la Haute-Commissaire au sujet de sa mise à jour.

Le Conseil a ensuite entendu les allocutions prononcées par M. Rumen Radev, Président de la République de Bulgarie ; Mme Hilda C. Heine, Présidente de la République des Îles Marshall ; M. Zohrab Mnatsakanyan, Ministre des affaires étrangères de l’Arménie ; Mme Deqa Yasin, Ministre de la condition féminine et de la promotion des droits de l’homme de la Somalie ; Mme Yoka Brandt, Ministre adjointe des affaires étrangères des Pays-Bas ; Mme Tatiana Molcean, Secrétaire d’État auprès du Ministre des affaires étrangères et de l’intégration européenne de la République de Moldova ; et M. Ankel Jakobsen, Ministre adjoint au développement au Ministère des affaires étrangères de la Norvège.

Le Président du Conseil, l’Ambassadeur Coly Seck du Sénégal, a souhaité la bienvenue à la Haute-Commissaire, ainsi qu’au Directeur général de l’Office des Nations Unies à Genève, M. Michael Møller – qu’il a remercié pour avoir, depuis sa nomination en 2013, contribué à accroître la sensibilisation du public aux travaux des Nations Unies à Genève. M. Seck a en outre rappelé que c’est grâce au soutien du Fonds d’affectation spéciale pour l’assistance technique à l’appui de la participation des pays les moins avancés et des petits Etats insulaires en développement qu’une quinzaine de délégués de ces pays participent pour la première fois à une session régulière du Conseil.

Ce matin, le Conseil poursuit ses travaux par un dialogue groupé avec l’Expert indépendant sur la protection contre la violence et la discrimination en raison de l'orientation sexuelle et de l'identité de genre, M. Victor Madrigal-Borloz, et avec le Rapporteur spécial sur l’indépendance des juges et avocats, M. Diego García-Sayán.

Mise à jour par la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme

MME MICHELLE BACHELET, Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, a d’emblée évoqué le sort de quelque 55 000 combattants allégués de l’État islamique et de leurs familles détenus en Syrie et en Iraq, la majorité de ces personnes étant de nationalité syrienne ou iraquienne. Des combattants étrangers originaires d’une cinquantaine de pays figurent parmi ces personnes. Il est clair que toutes les personnes soupçonnées d’avoir commis des crimes, indépendamment de leur pays d’origine et de la nature de leur crime, doivent faire l’objet d’une enquête et de poursuites, dans le respect des garanties procédurales, a souligné la Haute-Commissaire. L’obligation redditionnelle, avec des procès équitables, protège les sociétés contre de futures radicalisations et violences, a poursuivi Mme Bachelet, avant d’ajouter que le mépris de la justice, les procès inéquitables et les conditions de détention inhumaines ne peuvent qu’alimenter les griefs et le désir de vengeance.

Mme Bachelet a insisté sur le fait que les États ont d’importantes responsabilités s’agissant de leurs propres ressortissants. Si des citoyens sont soupçonnés d’avoir commis des crimes graves dans un autre pays, l’État d’origine doit tout faire pour garantir que ces personnes seront traitées conformément au droit international. Les enfants, en particulier, ont subi de graves violations de leurs droits – y compris les enfants endoctrinés ou recrutés par l’État islamique pour perpétrer des actes violents. Quelques pays ont fait des efforts pour rapatrier certains de leurs ressortissants, notamment des enfants, s’est félicitée Mme Bachelet, avant d’appeler les États à apporter des réponses fondées sur les droits de l’homme à la situation des combattants étrangers et de leurs familles et à assumer leur responsabilité envers leurs ressortissants.

S’agissant ensuite de la Syrie, Mme Bachelet s’est dite très préoccupée par l’escalade militaire récente dans ce pays, à Idlib et dans Alep-ouest, le Haut-Commissariat ayant été informé de centaines de décès de civils et de la destruction d’infrastructures civiles. Plus de 200 000 personnes ont été déplacées. Mme Bachelet a appelé toutes les parties à relâcher les milliers de Syriens détenus dans de très mauvaises conditions et qui sont exposés à un risque élevé de torture. Elle a demandé aux belligérants de prendre toutes les mesures pour protéger les civils.

Mme Bachelet a par ailleurs regretté que l’Arabie saoudite ait rejeté le rapport de la Rapporteuse spéciale sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires ; la Haute-Commissaire a condamné l’exécution de masse de 37 hommes, dont certains étaient des enfants au moment de la commission de leur crime, dans ce pays en avril dernier. Elle s’est aussi dite scandalisée par l’exécution en Iran de deux mineurs, également en avril. Mme Bachelet a rappelé que 2019 marquait le trentième anniversaire du deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, qui vise l’abolition de la peine de mort.

D’autre part, la Haute-Commissaire a souligné que le cadre des droits de l’homme jouera un rôle essentiel pour faire en sorte que les entreprises technologiques et les gouvernements répondent de manière efficace aux défis que constituent, notamment, la sécurité des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes et des autres personnes qui dépendent du cryptage et de l’anonymat en ligne ; le respect de la liberté d’expression et d’association en ligne ; la lutte contre la promotion du terrorisme en ligne ; et les menaces croissantes des cyberattaques et de la cybercriminalité. Ces prochains mois, le Haut-Commissariat se lancera dans la rédaction d’orientations sur l’application aux technologues numériques des Principes directeurs des Nations Unies relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, a indiqué Mme Bachelet.

Mme Bachelet a ensuite cité la Tunisie en exemple pour son action dans le domaine des réformes constitutionnelles et législatives, ainsi qu’en matière de justice transitionnelle.

Préoccupée par la violence et l’incitation à la violence sur la base de la religion, Mme Bachelet s’est dite troublée par les agressions contre des musulmans à Sri Lanka, soulignant que les attaques contre les minorités religieuses nous affectent tous.

Évoquant sa visite au Cameroun, Mme Bachelet a appelé les autorités de ce pays à respecter le droit à la liberté d’expression et le droit de réunion pacifique, de même qu’à considérer l’opposition comme un partenaire dans le dialogue inclusif qui sera indispensable pour jeter les bases d’une paix durable au Cameroun ; elle les a également appelées à enquêter sur toutes les allégations de violations des droits de l’homme par les forces de sécurité.

S’agissant du Soudan, Mme Bachelet a regretté que le Gouvernement n’ait pas répondu à la demande d’accès du Haut-Commissariat pour y mener des enquêtes sur les violations graves des droits de l’homme qui auraient été commises par les forces de sécurité pendant la répression du soulèvement populaire pacifique pour la gouvernance démocratique et la justice.

Au Myanmar, a poursuivi la Haute-Commissaire, les preuves indiquent que la persécution des Rohingya qui vivent encore dans l’État rakhine se poursuit, avec pas ou peu d’efforts de la part des autorités pour créer les conditions propices au retour volontaire et sûr des réfugiés.

La Haute-Commissaire a par ailleurs salué la sage décision des autorités de Hong-Kong de retarder l’adoption de la loi sur l’extradition, en réaction à la démonstration massive d’esprit civique par une grande partie de la population. Elle a ajouté continuer de porter bilatéralement à l’attention du Gouvernement chinois certains problèmes liés au Xinjiang ainsi que d’autres questions et a indiqué que des discussions concernant un accès inconditionnel du Haut-Commissariat dans cette province étaient en cours.

Observant d’autre part que les violations des droits de l’homme sont alimentées par l’impunité, Mme Bachelet a fait part de sa satisfaction que le Panama et le Mexique aient pris des mesures importantes en faveur de la vérité et de l’admission de dures réalités s’agissant des violations des droits de l’homme. Elle a regretté en revanche que le Nicaragua ait adopté, au début du mois, une loi d’amnistie, et que des démarches similaires aient eu lieu au Guatemala et à El Salvador.

D’autre part, le Haut-Commissariat suit de près la situation des droits de l’homme aux Philippines, où persistent un nombre extraordinairement élevé de morts et les informations faisant état d’exécutions extrajudiciaires dans le contexte de campagnes antidrogues. Même le nombre officiel de décès – 5425 – serait préoccupant pour n’importe quel pays, a souligné Mme Bachelet. Elle a ensuite indiqué avoir assisté au Portugal à un congrès sur les politiques liées aux stupéfiants et la réduction des risques et méfaits. La Haute-Commissaire a en outre salué la politique migratoire ouverte et avant-gardiste du Portugal, qui vise à offrir aux migrants un accès aisé à l’aide sociale et juridique et encourage leur accès au marché du travail. Insistant sur le fait que l’intégration des migrants est bénéfique pour les sociétés d’accueil – y compris en termes de contribution financière nette –, la Haute-Commissaire a invité les États à considérer l’exemple du Portugal et a déploré la tendance à la criminalisation de la compassion humaine à l’égard des migrants en Europe et aux États-Unis.

Mme Bachelet a ensuite demandé à la communauté internationale de s’unir pour soutenir le cheminement vers le retour à une paix durable en Libye. Elle s’est enfin dite heureuse d’avoir pu informer le Conseil de sécurité, à New York, de la situation en Haïti, où, a souligné la Haute-Commissaire, l’obligation redditionnelle pour les violations des droits de l’homme, de même que les mesures pour garantir la plus grande participation possible aux décisions, sont essentielles pour construire la confiance, prévenir de nouvelles violations des droits de l’homme et assurer un avenir durable. Déclarations de hauts dignitaires

M. RUMEN RADEV, Président de la Bulgarie, a déclaré que plus de 70 ans après la création des Nations Unies, la coopération internationale en matière de protection et de promotion des droits de l’homme reste une des valeurs clés des Nations Unies. La Bulgarie apporte un soutien ferme aux efforts des Nations Unies visant à renforcer le multilatéralisme, a-t-il indiqué, avant de préciser qu’il y a deux semaines, cette question avait été portée par la Bulgarie devant le Secrétaire général des Nations Unies. La coopération avec les organes des Nations Unies doit être renforcée, a insisté M. Radev. Le changement climatique est l’un des défis les plus sérieux de l’époque contemporaine, a poursuivi le Président bulgare. Ce changement empêche la jouissance des droits de l’homme dans de nombreux pays. En vertu de l’Accord de Paris, la Bulgarie a adopté un plan d’action national afin de diminuer les gaz à effet de serre. La Bulgarie a en outre entamé une réflexion autour de l’impact des nouvelles technologies, notamment l’intelligence artificielle, sur les droits de l’homme.

C’est la première fois que la Bulgarie est membre du Conseil des droits de l’homme et elle veille à renforcer ce mécanisme, a poursuivi M. Radev. Le pays s’efforce de contribuer au renforcement de l’intégrité et de l’indépendance du Haut-Commissariat, du Conseil des droits de l’homme et de ses procédures spéciales, a-t-il insisté. La Bulgarie reconnaît par ailleurs le succès de l’Examen périodique universel (EPU), ce processus ayant renforcé l’idée que la question des droits de l’homme n’est pas une question interne aux États mais qu’elle doit faire l’objet d’un examen international. Malheureusement, l’antisémitisme continue de montrer son visage dans de nombreux pays, a ensuite déploré le Président bulgare. Il a par ailleurs indiqué que la Bulgarie avait lancé une stratégie pour développer une école inclusive à l’intention des enfants vivant avec un handicap. La Bulgarie a aussi beaucoup progressé s’agissant de l’autonomisation des femmes et le pays occupe la première place de l’Union européenne dans le domaine de la place des femmes dans le secteur des nouvelles technologies. Le pays défend en outre fermement une implication plus profonde des jeunes dans la mise en œuvre du Programme de développement durable à l’horizon 2030, a ajouté M. Radev.

MME HILDA C. HEINE, Présidente des Îles Marshall, a plaidé pour une approche multilatérale partagée dans le domaine des droits de l’homme. Il faut garantir l’obligation redditionnelle pour ne pas détourner le regard et l’attention du Conseil du sort des communautés vulnérables. Il faut mettre un terme aux essais nucléaires aux abords des Îles Marshall, a ajouté la Présidente de l’archipel.

Il faut garantir que personne ne soit laissé pour compte, a poursuivi Mme Heine. Beaucoup reste à faire pour défendre la diversité plutôt que d’en faire un obstacle,a-t-elle en outre souligné. Par ailleurs, il faut arrêter d’empêcher le Conseil d’enquêter sur certaines situations, afin de prévenir certains conflits. La Présidente des Îles Marshall a d’autre part déploré que certains États recourent aux représailles envers ceux qui coopèrent avec le Conseil. La Présidente a ensuite évoqué l’engagement régional visant à garantir que le secteur de la pêche internationale respecte les droits de l’homme. Les Îles Marshall ont lancé leur candidature pour être membre du Conseil des droits de l’homme en 2020, a-t-elle par ailleurs indiqué. Le changement climatique représente un risque pour l’avenir ; les menaces qui, dans ce domaine, étaient théoriques, donnent désormais lieu à des décisions politiques, avec 5% du budget du pays octroyés à la lutte contre la montée des eaux, a-t-elle précisé. La Présidente a affirmé qu’il fallait renforcer le Conseil et a indiqué que la nouvelle mission des Îles Marshall auprès des Nations Unies à Genève a été inaugurée la semaine dernière.

M. ZOHRAB MNATSAKANYAN, Ministre des affaires étrangères de l’Arménie, a rappelé que le peuple arménien avait témoigné de son attachement aux valeurs démocratiques à l’occasion des dernières élections générales tenues dans le pays. Le Gouvernement s’est vu confier un mandat important de consolidation de la démocratie et des droits de l’homme et il a entamé la réforme du pouvoir judiciaire, qui est aujourd’hui une priorité du pays, a précisé le Ministre. Le succès de la révolution de velours en Arménie a pu bénéficier d’une véritable implication des femmes, a-t-il poursuivi ; elles jouent un rôle déterminant dans la vie sociale et politique du pays, raison pour laquelle l’Arménie veut ériger en priorité l’égalité entre hommes et femmes. Des mesures ont été prises afin d’assurer une meilleure représentation des femmes au Parlement et au début du mois de février dernier, le Gouvernement a adopté un plan d’action sur les femmes et la sécurité, qui a notamment pour but d’accélérer l’autonomisation des femmes dans l’objectif de prévenir les conflits, a précisé le Ministre arménien des affaires étrangères.

Le Ministre a ensuite déclaré que l’Arménie condamnait les politiques de déni du génocide arménien et des victimes, notamment de la part des autorités turques. Le Conseil et ses procédures spéciales doivent jouer le rôle de chef de file afin de prévenir le crime de génocide. D’autres mesures doivent être prises pour assurer un mécanisme d’alerte précoce face à des situations susceptibles de sombrer dans un véritable génocide. L’Arménie appuie la stratégie lancée par le Secrétaire général des Nations Unies contre le discours de haine. Imposer des limitations aux populations vivant dans des zones en conflit est contraire au droit humanitaire international. Dans le Haut-Karabagh, plus de 150 000 personnes voient leurs droits de l’homme violés, notamment leur droit de déterminer elles-mêmes leur développement socioéconomique et culturel. Dans ce contexte, le droit à la vie est menacé. Pour régler la situation, il faut reconnaître les droits de la population du Haut-Karabagh. L’Arménie a présenté sa candidature au Conseil pour 2020, a en outre indiqué le Ministre.

MME DEQA YASIN, Ministre de la condition féminine et de la promotion des droits de l’homme de la Somalie, a plaidé pour une meilleure coordination, au sein des Nations Unies, des activités menées dans le domaine des droits de l’homme. Une telle coordination permettra de soutenir l’élan vers la réalisation des objectifs fixés en 1993 dans la Déclaration et le Programme d’action de Vienne. Mme Yasin a indiqué que son pays, en tant que nouveau membre du Conseil, était déterminé à s’engager sur cette voie de manière positive afin de traiter les situations de droits de l’homme dont il est saisi. Les leçons et contributions de la Somalie – pays qui émerge d’un long conflit – seront utiles, a-t-elle insisté.

Saluant ensuite le travail exemplaire du Conseil des droits de l’homme, Mme Yasin a fait observer que cette institution doit tenir les États pour redevables de leurs obligations en matière de droits de l’homme et les inciter à les appliquer afin de changer concrètement la situation sur le terrain. La Ministre a par ailleurs décrit les mesures prises par son pays pour respecter les principes et normes en matière de droits de l’homme. Elle a notamment fait état de l’adoption d’une charte des droits des femmes et d’une charte des personnes handicapées, tandis que la nouvelle loi sur l’enfance est en cours de rédaction. Quant à la nouvelle commission nationale des droits de l’homme, qui a été créée récemment, le processus de sélection de ses membres est en cours, a indiqué Mme Yasin.

MME YOKA BRANDT, Ministre adjointe des affaires étrangères des Pays-Bas, a rappelé que chacun, riche ou pauvre, était titulaire des droits de l’homme et a souligné que les Pays-Bas appuient sans réserve tous les droits de l’homme. Chaque individu a le droit de vivre librement ; la liberté est à la base du développement inclusif, a poursuivi Mme Brandt. Les pays n’arriveront pas à réaliser le Programme de développement durable à l’horizon 2030 sans promouvoir et protéger les droits de l’homme, a-t-elle souligné, ajoutant que le Conseil des droits de l’homme joue un rôle primordial dans ce domaine, lui qui permet notamment aux États et aux représentations de la société civile de dialoguer. Dans le contexte actuel, il faut renforcer le rôle du Conseil, a souligné la Ministre adjointe, rappelant que les membres du Conseil doivent se montrer irréprochables en matière de droits de l’homme. Il est aussi essentiel de veiller à ce que le travail des Nations Unies dans le domaine des droits de l’homme soit suffisamment financé. Les Pays-Bas ont mis à disposition davantage de fonds pour promouvoir les droits de l’homme et vont augmenter leur contribution à l’attention du Haut-Commissariat aux droits de l’homme, a indiqué Mme Brandt.

Les Pays-Bas ont pris des mesures pour protéger les journalistes et les personnes LGBTI, notamment, a poursuivi la Ministre adjointe. Le pays promeut aussi le travail des défenseurs des droits de l’homme partout dans le monde ; il décerne la « Tulipe des droits de l’homme » à un homme ou une organisation qui promeut les droits de l’homme de manière novatrice dans le monde. Les Pays-Bas estiment que le Conseil est le lieu idoine pour échanger les bonnes pratiques ; il est aussi une opportunité de rassembler et de rappeler à chacun la base de notre humanité commune, à savoir la dignité humaine.

MME TATIANA MOLCEAN, Secrétaire d’État auprès du Ministre des affaires étrangères et de l’intégration européenne de la République de Moldova, a recommandé que l’on n’oublie pas le conflit gelé au sein des frontières constitutionnelles de son pays et les souffrances de la population vivant dans cette région. La République de Moldova assure qu’elle continuera à prendre des mesures actives pour protéger les droits de l’homme et les libertés fondamentales des personnes vivant dans la région de Transnistrie de la République de Moldova, a précisé la Secrétaire d’État. De même, au niveau international, la République de Moldova continuera de promouvoir la protection des droits de l’homme dans les conflits non résolus, en donnant la priorité aux besoins des personnes affectées, au-delà de toute divergence politique et sans que cela ne porte préjudice aux formats existants de règlement de ces conflits, a précisé Mme Molcean.

La Secrétaire d’État a ensuite indiqué que le plan d’intégration à l’Europe et le plan d’action pour les droits de l’homme adoptés par son pays reflétaient la vision de la manière dont la République de Moldova entendait se développer dans les prochaines années, à savoir comme un pays où les droits de l’homme sont au cœur du système de valeurs et constituent le fondement des politiques publiques. Elle a assuré que son pays, en tant que futur membre du Conseil, s’engageait à appliquer les normes les plus élevées de promotion et de protection des droits de l’homme.

M. AKSEL JAKOBSEN, Ministre adjoint au développement au Ministère des affaires étrangères de la Norvège, a déclaré que le développement durable pour tous dépend de la réalisation des droits de l’homme. Le Programme de développement durable à l’horizon 2030 est ancré dans la droit international des droits de l’homme et offre un cadre international pour créer un monde de respect universel de l’égalité et de la non-discrimination. Il faut faire une réalité du message visant à « ne laisser personne pour compte », ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. Durant la décennie écoulée, l’aide au développement de la Norvège s’est maintenue à 1% du PIB, un niveau parmi les plus élevés au monde, a rappelé le Ministre adjoint.

Les droits de l’homme et l’égalité sont deux priorités en matière de coopération internationale, a poursuivi M. Jakobsen, avant de déplorer la pression sur les droits de l’homme qui persiste un peu partout dans le monde. C’est pourquoi la Norvège a développé une approche du développement axée sur les droits de l’homme. Le Ministre adjoint a par ailleurs rappelé que de nombreuses personnes handicapées vivaient dans l’exclusion et que l’esclavage persistait dans le monde. Il a ajouté que de nombreuses personnes vivaient dans la peur en raison de leur conviction religieuse. L’espace accordé à la société civile se restreint dans le monde, a-t-il poursuivi. La Norvège soutient les défenseurs des droits environnementaux, dans le domaine de la lutte contre les changements climatiques, a-t-il en outre souligné. L’égalité de genre permet de développer le plein potentiel d’un pays, a d’autre part indiqué M. Jakobsen, avant d’insister sur l’importance des droits sexuels et génésiques et de rappeler que l’éducation et les services de santé doivent avoir un impact positif pour les filles.

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RDC: Syndrome des Bena Mpuka,"Faux pardon bidonné" de Félix Tshilombo !

Usage de faux, de la prière de pardon d'u sénateur Américain Joe Wright au stade des Martyrs à Kinshasa. Etienne Tshisekedi wa Mulumba "Mula Nkuuasa" se retourne tous les jours dans sa tombe à Bruxelles, suite aux bévues, magouilles et faussetés de l'enfant qu'il n'a jamais voulu qu'il porte son nom "Tshisekedi","Muana Ya Libabe" ! L'enfant de Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi est l'incarnation de la calamité en République démocratique du Congo.

Faussaire patenté, Angwalima, Fakwa, Ballados, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a cru bon d'enfariner encore une fois de plus le peuple congolais,avec un pardon bidon. comme l' l'a si bien signifié notre confrère Roger Bongos,il y a plusieurs étapes au pardon:

1. La reconnaissance du tord causé à autrui.

2. Une contrition intérieure qui s'accompagne des remords profonds.

3. Aller vers la personne offensée, parler avec elle et lui demander pardon.

4. Restituer comme Zachée les biens volés, et s'engager à ne plus recommencer les mêmes fautes et erreurs.

#Voleur du destin de tout un peuple,#Voleur des rêves, #Voleur des voix, #Voleurs d'espoirs du peuple congolais,Félix Pétain Bizimungu Tshilombo doit demander "Pardon" aux Congolais et la diaspora congolaise,pour son putsch électoral. Le peuple a congolais a bravé la pluie et le soleil, le 30 décembre dernier. Le peuple a voté le changement et le "dégagisme" du régime d'imposture et d'occupation d'Alias Kabila. Et lui Arsène Lupin, Félix Tshilombo est allé en catimini négocier et il a fait un deal odieux avec Alias Kabila, pour sa #NOMINATION ÉLECTORALE. Tshilombo a volé et contourner les voix du peuple congolais.

C'est folklorique sa démarche du "Pardon" avec quelques églisettes du sommeil au stade des Martyrs de Kinshasa. S'il veut demander "Pardon" pour son vol du destin du peuple qu'il le fasse de manière solennelle. Dans l'enceinte du palais de la Nation ou de la cité de l'Union africaine. Le drapeau de la RDC bien visible. Son allocution audible et intelligible: "Moi, Félix Tshilombo, je suis un faussaire. Je vous ai menti. J'ai volé l'élection du 30 décembre dernier, par mon deal avec mon prédécesseur. J'ai volé votre élection. Le vrai gagnant est Martin Fayulu. Par ma cupidité et ambition démesurée, j'ai volé l'élection présidentielle du 30 décembre dernier. Je me rends de plus en plus compte de la détresse et désastre que j'ai causé à mon pays. Je suis la cause de la cause de cette situation. Je demande pardon à chaque Congolais et à la diaspora. Je démissionne illico presto de ma présidence usurpée. Et je remets mon sort au souverain primaire, que vous êtes. Vive la République! Vive la RDC" !

Félix Tshilombo n'a pas à demander pardon avec un texte d'un sénateur Américain Joe Wright. Il doit demander pardon avec ses propres mots. Pas plagier le sénateur Américain. Voici sa demande de pardon: "Je confesse mes péchés, ceux de mon peuple et ceux commis par les autres sur le sol de mon pays.Pardonne nous d d'avoir donné ta place aux Hommes, en les adorant comme des dieux. Pardonne nous pour le culte de la personnalité ancrée dans toutes les couches de notre société. Aux noms de toutes les autorités, anciennes comme présentes,je te demande pardon pour le sang des des innocents qui a été versé intentionnellement ou par simple erreurs" !

Primo: A qui s'adresse le pardon de Tshilombo à Dieu le père, fils et Saint- Esprit ? A la trinité ou à quelqu'un d'autre ? A aucun moment dans son pardon , il n'indique le destinataire !

Secundo: Dans le Nouveau Testament, c'est Jésus-Christ qui a versé son sang pour le salut du monde. Le salut est individuel, il n'est plus collectif comme dans l'Ancien Testament où l'on parle beaucoup plus du peuple d'Israël. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un embrouilleur de la Primacuria. Il agit en non en un non appris et non instruit. Il est un véritable Pharisien de temps moderne.De quel droit peut-il demander pardon au nom du peuple congolais ? Un #Voleur patenté qui se prend pour je ne sais pas qui. Dans les Évangiles et Épîtres du Nouveau testament, il y a un "Christocentrisme" réel.Jésus-Christ est le Dieu fait homme. Il est la lumière du monde, la porte du salut et du Royaume. Ignorer cela et commencer à divaguer comme le fait Tshilombo est déjà un signe d'inconscience et d’envoûtement !

Tertio: Le peuple congolais n'a rien demander à l'Inconscient National, traître et Collabo. Avec plus de 12 millions de morts Congolais, Félix Tshilombo a le toupet de déclarer : "Je demande pardon pour le sang des innocents qui a été versé intentionnellement ou par simple erreurs" ! N'est-ce pas la même phrase que Tshilombo avait écrit dans le livre d'or du mémorial rwandais à Kigali ? Les Congolais sont morts par "Effets collatéraux", c'est-à-dire par erreurs!

Quarto: Comment Félix Tshilombo Pétain Bizimungu Tshilombo ose-t-il demander pardon pour les autorités présentes ? Alors que cela fait 6 mois que la RDC n'a pas de gouvernement. Il dirige la RDC comme un monarque avec son directeur de cabinet Vital Kamerhéon. L'Alliance FCC-Cach est une continuité dans le non changement.

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RDC: Félix Tshilombo est-il devenu un Ayatollah des églisettes ?

La République démocratique du Congo est un pays laïc, où toutes les religions ont droit de s'exprimer. Le Congolais a droit de croire et de ne pas croire. Gagner l'élection présidentielle, vous donne la légitimité pour agir. 6 mois après sa NOMINATION ÉLECTORALE, par un deal avec Alias Kabila, contre le peuple congolais, il est devenu le masque et bouclier, d'Alias Kabila et ses 18 ans d'imposture et d'occupation. En quête de légitimité de sa présidence usurpée et volée, l'inconscient et l'envoûté Félix Tshilombo devient un chef religieux et se met à demander pardon au nom du peuple. On écarquille les yeux pour mieux voir...Tout est faux en Félix Tshilombo, il a tout faux ! Ce inculte-faussaire né, voleur du destin de tout un peuple sombre dans un charlatanisme politique. Rien n'empêche l'imposteur-usurpateur d'assister à une messe ou un culte. De là à se transformer en un Ayatollah religieux, cela viole la Constitution :

« ... J’endosse la responsabilité de toutes nos fautes et te demande pardon pour tout abus de pouvoir contre les faibles, pardonne nous aussi de n’avoir pas été de bons gérants de toutes nos richesses que tu nous a données... Je confesse mes péchés, ceux de mon peuple et ceux commis par les autres sur le sol de mon pays. Pardonne nous d’avoir donné ta place aux hommes, en les adorant comme des dieux... Pardonne nous pour le culte de la personnalité ancrée dans toutes les couches de notre société. Au nom de toutes les autorités anciennes comme présentes, je te demande pardon pour le sang des innocents qui a été versé intentionnellement ou par des simples erreurs... Au nom de tous les enfants de Dieu ici présents et ceux partout dans le pays, Moi Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo Président de la république, je dédie solennellement en ce jour la république démocratique du Congo entre les mains de l’Éternel Dieu Tout-Puissant... Je recommande et soumets ma nation toute entière à ton autorité suprême. Assieds-toi sur le trône de ce Pays et règne en Maître absolu. Sois le Roi du Congo et prends la place qui t’est due... »-Extrait de la prière du Président du 23 juin 2019 au stade des Martyrs.

De quel droit, Félix Tshilombo peut-il du jour au lendemain, sans connaissances bibliques, se prévaloir de devenir un Ayatollah ! Si la guerre des religions se déclenchent en RDC, Félix Tshilombo ne pourra pas tenir. Se choisir quelques églisettes, pour organiser une journée nationale d'action de grâce (JNAG) alors que le pays en compte plusieurs, c'est légitimer les églisettes. Félix Tshilombo qui a passé son temps en Belgique, à l'école buissonnière et aux Nganda de Matongé pour se soûler, il aurait su que l'on ne badine pas avec les histoires religieuses. Une guerre peut se déclencher et l'emporter lui-même. Si les mêmes du monde viennent au secours des musulmans congolais, puisqu'ils sont minoritaires...Félix Tshilombo ne saura pas où se cacher. L'histoire de la France est instructive par rapport aux religions.

La France connaît au XVIe siècle une fracture religieuse : la grande majorité du pays reste fidèle au catholicisme, tandis qu’une importante minorité rejoint la Réforme. Le principe de la coexistence de deux confessions dans le Royaume se révèle inapplicable. La guerre ne peut être évitée, signe de l’échec de la coexistence pacifique entre catholiques et protestants. Huit guerres vont se succéder sur une durée de 36 ans, entrecoupées de périodes de paix fragile. Elles s’achèvent avec l’édit de Nantes (30 avril 1598) qui établit une dualité confessionnelle. Pendant la fin du règne d’Henri IV, assassiné en 1610, le roi fait respecter l’édit, ce qui protège les protestants. La Loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Eglises et de l'Etat.

Le Sénat et la chambre des députés ont adopté,

Le Président de la République promulgue la loi dont la teneur suit :

Titre Ier : Principes.

Article 1

La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l'intérêt de l'ordre public.

Article 2

La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. En conséquence, à partir du 1er janvier qui suivra la promulgation de la présente loi, seront supprimées des budgets de l'Etat, des départements et des communes, toutes dépenses relatives à l'exercice des cultes.

Pourront toutefois être inscrites auxdits budgets les dépenses relatives à des services d'aumônerie et destinées à assurer le libre exercice des cultes dans les établissements publics tels que lycées, collèges, écoles, hospices, asiles et prisons.

Les établissements publics du culte sont supprimés, sous réserve des dispositions énoncées à l'article 3.

La fonction première de la laïcité n'est pas de "former l'homme", mais de créer les conditions pour que la formation des individus soit organisée dans le strict respect de leur conscience. Dans le passé, on aurait dit : "former et non conformer". Aujourd'hui, on dirait plutôt : "éduquer dans le respect de la personnalité et des convictions des individus".La laïcité est le cadre juridique qui protège une des libertés les plus fondamentales qui soient, la liberté de conscience. Mais dès l'origine du concept, la laïcité a été associée à une ambition morale, difficile à atteindre : concourir à former "des consciences autonomes". " se fabriquer soi-même " une conscience autonome, c'est-à-dire une conscience qui n'ait nul besoin d'un recours extérieur à elle-même pour s'épanouir pleinement. La laïcité ne vise pas l'éradication de la foi. les dispositions juridiques établissent la liberté pour chaque individu de croire, de ne pas croire ou de changer de croyance en toute conscience, c'est-à-dire en toute liberté. " L'autonomie " doit être considérée comme la forme supérieure d'une liberté conquise à force de travail sur soi, de connaissances acquises, de réflexions, de va-et-vient entre la raison et la foi, entre l'analyse et l'intuition. L'autorité publique ne doit pas régir les consciences. Cette philosophie politique de 1905 repose sur une haute conception de la liberté de conscience qui interdit toute intervention d'autorité - en particulier de la puissance publique et de ses agents - dans le champ intime des convictions et des représentations individuelles. Conséquences pratiques : les agents de l'État, dans l'exercice de leur fonction, n'ont pas à interpréter les signes religieux, ni a fortiori à s'appuyer sur cette interprétation pour juger, discriminer, sanctionner, exclure...

Dans son livre Les Présidents face à Dieu, Marc Tronchot, ancien directeur de la rédaction d’Europe 1, a mené une enquête minutieuse sur les présidents de la Ve République, dans leur expression publique comme dans l’intimité de leur foi. S’ils ont occupé la même fonction, ces hommes ont chacun adopté une approche très différente du fait religieux. La foi ardente et intime du général de Gaulle « Je suis un Français libre. Je crois en Dieu et en ma patrie. Je ne suis l’homme de personne », affirme le général de Gaulle en 1941. Devenu président, il ne conçoit pas qu’elle rentre en contradiction avec les fonctions de chef d’un État laïc. Il poursuit son devoir de chrétien et va régulièrement à la messe mais lorsqu’il y assiste en tant que chef de l’État, il se refuse à communier car il incarne alors l’État dans l’Église. Locataire de l’Élysée, il y fait installer une chapelle donnant sur la cour d’honneur. D’une quinzaine de mètres carrés, la pièce a été aménagée à ses frais, avec un autel contre le mur, cinq chaises, cinq prie-Dieu.

Le septennat de Valéry Giscard d’Estaing aura été marqué par la loi Veil, promulguée en janvier 1975, qui dépénalise le recours des femmes à l’avortement. Cette loi a marqué durablement les relations du président avec le pape Paul VI d’abord puis Jean Paul II. À l’issue de sa première visite en France en 1980, ce dernier posera la question : « France, fille aînée de l’Église, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? ». Un appel à l’introspection qui s’adresse tout autant aux évêques de France qu’au président de la République. S’il a peut-être raisonné en lui il ne l’empêchera pas, en 1981, lors de son départ du 55, rue du Faubourg Saint-Honoré, de confier la France à la providence. Avec un p minuscule.

François Mitterrand est l’homme mystique. Celui qui commence son septennat par une visite au Panthéon, le « Temple de la République », termine sa vie quelques années avec une image de saint François sur sa table de chevet. Dualité de cet être habité par le doute, « en permanence en quête de connaissances et en recherche de certitudes », selon Marc Tronchot. Né dans une famille bourgeoise de province, il grandit dans une tradition catholique et conservatrice. Les événements de la seconde guerre mondiale émoussent sa foi et ébranlent ses croyances. Cet homme à l’intelligence brillante s’intéresse de plus en plus à la politique et s’éloigne peu à peu de la religion. Cependant, sur les affiches électorales de 1981, une église de campagne se dessine en arrière-plan. D’aucuns diront que c’est de la pure communication, d’autres y voient la volonté de n’exclure personne de la part d’un homme pour lequel certains « liens ne devaient pas être rompus ». Il a « une sensibilité esthétique pour certains grands lieux de spiritualité ». On sent chez lui quelque chose de l’ordre du mysticisme.

Jacques Chirac, entre croyances et spiritualité. Sur le plan politique, Jacques Chirac et François Hollande s’opposent. Mais sur le plan religieux, les deux hommes se rejoignent : ils aiment garder leurs distances avec la religion. Pour le journaliste Marc Tronchot, Jacques Chirac est « humaniste », plus que religieux. « Il préfère l’homme à son divin créateur ! », précise-t-il dans son livre. « Grand républicain partageant avec la gauche les valeurs fondatrices de l’humanisme français, catholique modéré, constant dans ses convictions, épris de tolérance, très libre vis-à-vis de l’épiscopat, gallican plutôt qu’ultramontain, attaché à la laïcité, curieux et respectueux des autres religions ».

Nicolas Sarkozy, le croyant dissipé. Décrit par Marc Tronchot comme un « mélange d’opportunisme impatient, et de réactivité exigeante », orgueilleux, démesuré et affectif, Nicolas Sarkozy grandit dans un univers qui laisse peu de place au spirituel. Son grand-père maternel est juif séfarade mais ne pratique pas. Lui-même a grandi dans la religion catholique, sans jamais être pour autant un pilier de sacristie. Il semble chrétien davantage par tradition et culture que par conviction personnelle. Cependant, au cours de sa vie politique, la religion n’est pas laissée de côté. Regain de spiritualité ? Manipulation politique ? On est partagé entre sa bonne foi et son côté opportuniste qui fait songer, selon Marc Tronchot, à un « golden boy matérialiste, sans foi ni loi ».

François Hollande le non-croyant « Jamais sans doute la France n’aura eu à sa tête un président aussi peu concerné officiellement par le salut de son âme », écrit Marc Tronchot. Né dans une famille croyante, François Hollande est passé chez les lassaliens, frères des écoles chrétiennes, disciples de saint Jean-Baptiste. Mais « un beau jour, au milieu de ses études d’après ce que j’ai cru comprendre, il rompt avec la religion. Qui ne lui inspirera dès lors que prudence et réserve. Sans verser pour autant dans quelque anticléricalisme que ce soit »

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dimanche 23 juin 2019

RDC: Fuyant sa conscience et ses responsabilités Félix Tshilombo devient bigote !

Inconscient, Félix Tshilombo a une conscience extrêmement chargée. Arsène Lupin Congolais, il n'a jamais gagné l'élection présidentielle. Monsieur 16% a fait un odieux deal avec Alias Kabila, contre le peuple congolais, pour bénéficier d'une NOMINATION ÉLECTORALE. Voleur du destin de tout un peuple, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un faussaire, imposteur et usurpateur. Pour se mentir à lui-même et mentir à sa conscience, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo devient bigote. L'imposteur sombre dans la bigoterie pour cacher ses insuffisances et fuir ses responsabilités usurpées. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo ne prie pas en vérité. Il organise aujourd'hui un culte d'action de grâce avec les Eglises de sommeil pour sa frauduleuse élection. Le président Quado et nommé a des idées. pour La RDC est un pays laïc, sans religion d'Etat. La foi est une chose bien personnelle. Propre à chacun, elle se découvre, mûrit, grandit et, parfois, se perd. Cela dépend! Matin, midi et soir Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est à genoux. Attitude d'adoration, de supplication, de soumission ou d'humilité ? Le diable se cache dans le détail dit-on.

A l'époque des pharaons, la prière aux morts étaient tolérées. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un nécromancien patenté. Ses prières au funérarium sur le corps sans vie de son corps est une abomination. Il a oublié cette recommandation biblique: "Laissez les morts enterrer leurs morts" Luc 9:59 ! Etienne Tshisekedi wa Mulumba "Mula NKwasa" est-il devenu un Saint pour prier sur son corps ? Déposer son programme sur le cercueil emballé en noir, Felix Tshilombo croit-il à la sorcellerie ? Politicailleur, profito-situationniste, Félix Tshilombo est un homme perdu. Il n'a plus la confiance du peuple congolais. Corrompu, il s'est empêtré dans plusieurs compromissions. Félix Tshilombo est un politicailleur business. Il a ramassé l'Udps, il profite de l'aura de son père.

Félix Pétain Bizimungu Tshilombo doit demander "Pardon" public, pour son vol de destin du peuple congolais. Ce voleur patenté ne doit pas le faire dans son petit coin. Il a vendu le Congo. Il a volé l'élection du peuple congolais pour ses intérêts et son ventre. A Réveil FM International, nous ne croyons jamais au nécromancien qui trône par vol et défi à la tête de notre pays. Il est l'ennemi du pays. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo Angwalima, Ballados, Fakwa doit se repentir pour son vol. Et abandonner le chemin de la Primacuria !

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samedi 22 juin 2019

RDC: Hold-up électoral, des Activistes des droits humains mercenaires avec Félix Tshilombo !

C'est le bal des chauves ! La crise morale congolaise a accouché des "faux chauves": des faux opposants habitués au vagabondage politique. Que la classe politique congolaise soit la plus de l'Afrique corrompue et la plus toxique, cela est connu de tous. Mais que des activistes des droits humains, se comportent en mercenaires, Comment croire aux activistes inconstants et divagateurs ?

Monsieur 16% Félix Pétain Bizimungu Tshilombo n'a pas gagné l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Il a accepté de faire un deal avec Alias Kabila pour sa NOMINATION ELECTORALE. Imposteur et usurpateur, il occupe frauduleusement le fauteuil présidentiel. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un pantion, clone, masque et bouclier d'Alias Kabila. Tshilombo est Alias Kabila Bis. Le peuple congolais qui est allé à l'élection présidentielle pour un changement. Or Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est #Voleur de destin de tout un peuple. Il n'a pas gagné l'élection présidentielle. Il a été nommé. Une nomination électorale n'est pas UNE ELECTION.

Par coterie tribale, les activistes des droits humains se sont discrédités. Ils sont partisans et sélectifs. Ils courtisent Félix Pétain Bizimungu Tshilombo et espèrent des postes.

Le silence de Paul Nsapu de la #Fidh est navrant. Comment un grand activiste comme lui peut-il cautionner le hold-up électoral de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo ?

Quant à Jean Claude Kasende de l'#Asadho, il se discrédite de plus en plus avec ses arguments tarabiscotés. Martin Fayulu, Président Elu du peuple congolais devait amener ses preuves à la corruptible Cour⁰ Constitutionnelle. La République démocratique du Congo, est le seul pays au monde qui a connu des élections SANS CHIFFRES ! Corrompues, la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et la honte Cour Constitutionnelles sont sanctionnées par les Etats-Unis. Martin Fayulu n'a pas demandé la lune à la Cour Constitutionnelle, mais un récomptage et publication bureau de vote par bureau de vote. N'eut-été le recours de Martin Fayulu, le monde entier jamais su que la Cour Constitutionnelle de la RDC est hautement corrompue et elle a la mauvaise habitude de rendre ses arrêts la nuit, au moment où le peuple congolais dort et le drapeau ne flotte pas encore sur le territoire.

A la fameuse Cour Constitutionnelle, l'Udps parti familiale des #traîtres, #Collabos et #Mabumucrates, avait ameuté 37 avocats pour défendre le hold-up électoral. Parmi ces togrs noires, Me Mukendi wa Mulumba, bâtonnier honoraire et oncle de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, voleur patenté et faussaire impénitent.

Dire que Me Mukendi wa Mulumba avait même réussi à faire croire qu'il était devenu l'avocat des droits humains. Il faut être acrobate pour défendre à la fois défenseur des veuves des activistes assassinés 9 ans déjà: Floribert Chebeya, icone des droits humains et Fidèle Bazana, tous les deux de VSV, et défendre en même temps, son neveu Arsène Lupin Congolais: #Voleur des voix, #Voleur des rêves, #Voleur d'espoirs...du peuple congolais !

Où sont passés les Floribert Anzuluni, les Filimbi et autres ? Depuis le vol de destin par Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, c'est la débandade...Tout en refusant de comprendre que Tshilombo est la cause de la cause. C'est à cause de son deal avec Alias Kabila, 6 mois toujours pas de gouvernement !

Des activistes des droits humains girouettes qui changent de positions au gré du vent et à la tête du client. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a-t-il corrompu et acheté tous les activistes ? Pourquoi se taisent-ils ?

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vendredi 21 juin 2019

100 ans OIT: Antonio Guterres "La soif de justice sociale est plus grande que jamais"!

Antonio Guterres, SG de l'ONU à OIT

Le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres est venu à Genève lancer un plaidoyer pour mettre l'humain au centre des politiques économiques. La Déclaration du centenaire met par ailleurs sur pied un instrument contre le harcèlement. "La soif de justice sociale est plus grande que jamais, et plus que jamais, nous avons besoin de l'Organisation internationale du travail (OIT)", a dit Antonio Guterres au dernier jour de la Conférence du Centenaire.

Instrument contre le harcèlement

La communauté internationale s'est par ailleurs dotée depuis Genève d'un instrument contre le harcèlement au travail, moins de deux ans après l'affaire Weinstein. Cette convention de l'OIT adoptée vendredi s'appliquera aussi aux e-mails et entre le domicile et le lieu de travail.

Preuve du symbole mondial du nouvel outil, les représentants des gouvernements, des employeurs et des syndicats qui ont porté les négociations se sont étreints de longues secondes avant même le vote. "Moment historique", a estimé le président de la Conférence internationale du travail, le secrétaire d'Etat suisse Jean-Jacques Elmiger".

Ce nouvel accord, salué par Antonio Guterres, doit entrer en vigueur un an après la formalisation des deux premières ratifications par des pays.

Il appelle les membres à sanctionner toute attitude violente ou de harcèlement dans des bureaux ou déplacements professionnels mais aussi dans les toilettes ou dans un logement mis à disposition par l'employeur. Il s'applique aussi bien au public qu'au privé, à l'économie formelle qu'informelle.

"Les affaires vertes sont de bonnes affaires"

Enfin, Antonio Guterres a tenu a rappelé l'importance d'investir dans la formation tout au long de la carrière professionnelle. Face au changement climatique et aux nouvelles technologies, de "nouvelles compétences" seront requises pour alimenter les nombreux emplois qui seront lancés. Le lien entre travail et autres activités sera réaménagé, estime-t-il.

"Les affaires vertes sont de bonnes affaires", a encore insisté le secrétaire général.

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Commission européenne: Emmanuel Macron face aux «Spitzenkandidaten» !

Pour Macron, les Spitzenkandidaten sont à la démocratie ce que le Canada Dry est à l’alcool : une simple apparence, puisque les têtes de liste sont désignées par les seuls partis européens et ne sont pas élues par l’ensemble des citoyens européens, mais seulement par ceux du pays dans lequel elles se présentent. C’est une belle victoire pour Emmanuel Macron et une défaite en rase campagne pour Angela Merkel. Les vingt-huit dirigeants européens, réunis jeudi soir à Bruxelles, ont acté le décès du système des Spitzenkandidaten (têtes de liste) que le président français combattait depuis deux ans, alors que la chancelière allemande le défendait bec et ongles.

Bonjour Mesdames Messieurs

Nous venons d’achever un Conseil européen et un sommet de la zone euro qui étaient importants pour les enjeux de fond d’abord qu’ils comportaient. Même si je sais que ce ne sont pas forcément les enjeux les plus commentés, je veux néanmoins ici les rappeler, en tout cas insister sur quelques points.

Hier nous avons adopté, moins d’un mois après les élections européennes, un agenda stratégique pour 5 ans, qui contient à mes yeux les lignes les plus structurantes. Les prochaines semaines, les prochains mois seront décisifs, et je continue pour ma part à penser qu’une fois la nouvelle équipe - si je puis dire d’Europe – nommée, il sera essentiel d’avoir autour de ce document une réflexion stratégique pour véritablement installer nos priorités des 5 années à venir.

Je pense évidemment à la priorité climatique qui a été réaffirmée dans ce document. Je vais y revenir aussi au regard de nos discussions d’hier et elle demeure extrêmement importante. Ensuite, sur la défense européenne, la protection des frontières, c’est-à-dire tout ce qui permet de protéger l’Europe, d’assurer sa souveraineté, les priorités ont été réaffirmées dans ce document stratégique pour les 5 années à venir parce que nous avons des décisions très structurantes à prendre. En matière de droits sociaux là aussi des avancées ont été faites et j’ai défendu l’idée que dans les 5 années à venir nous avons à bâtir un nouveau modèle économique et social pour notre Europe, qui passe par de la compétitivité, par de la capacité à investir sur nos priorités mais dans le même temps aussi à bâtir de la convergence sociale que nous avons pu parfois oublier. C’est pour ça que durant la campagne européenne nous avons défendu cette idée d’avoir des salaires minimums dans chaque pays. Nous avons un agenda social qui doit reprendre son importance, ce document le reconnaît. Et enfin la défense de l’Etat de droit, qui est évidemment un combat largement porté d’ailleurs dans la Commission actuelle mais sur lequel nous devons gagner en efficacité et sur lequel l’ambiguïté ne doit en aucun cas gagner les esprits ou les pratiques.

Ce document stratégique a fait l’objet, je dois le dire, d’un fort consensus. Maintenant ce sont les étapes à venir qui seront déterminantes et notre capacité à tirer 3-4 objectifs concrets clairs pour la Commission, le Conseil et le Parlement qui vont s’installer dans les mois prochains. Nous l’avons vu il y a 5 ans quand ses priorités sont définies, qu’on décide tout de suite, qu’on prend des décisions fortes on peut avoir des résultats très concrets : le plan d’investissements en est une bonne illustration, qui avait été lancé par le président JUNCKER dès ses premières semaines aux responsabilités.

Je le disais une priorité absolue de cette feuille de route doit être l’ambition climatique et c’est le message très concret que notre jeunesse depuis des mois porte partout en Europe. C’est le message aussi que nos concitoyens nous ont adressé lors de ces élections européennes. C’est le message que nos scientifiques du monde entier portent depuis plusieurs années. Et je considère que l’engagement que nous devons prendre et continuer de prendre et de mettre en œuvre est à cet égard structurant. La réunion d’hier a permis non pas d’obtenir l’unanimité mais une avancée structurante sur ce point. En effet, au mois de mars dernier, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg et la France, nous étions donc 4, ont défendu la neutralité carbone en 2050, ce qui fait partie de l'agenda – je le rappelle – de l'accord de Paris et qui est ce vers quoi nous devons aller, ce que nous sommes engagés à faire. Nous étions 4. À Sibiu en mai dernier nous avons réussi à commencer à bâtir une coalition de 8 Etats membres et hier nous avons constaté que 24 Etats membres adhéraient à cet objectif de neutralité carbone en 2050. C'est ce que reflète le texte de nos conclusions. J'aurais préféré l'unanimité mais nous n'avons pas voulu sacrifier cette ambition pour 2050 en affaiblissant nos objectifs pour que tout le monde soit d'accord.

Je pense que ce combat nous devons le poursuivre, les derniers mois montrent qu'il y a eu une vraie avancée et une dynamique et nous le poursuivrons au niveau européen en parachevant ces travaux, en prenant aussi les décisions qu’il nous revient de prendre en matière de prix du CO2, de taxation aux frontières. Ça fera partie des débats des prochains mois. Mais c'est aussi le combat que nous mènerons au G20, où évidemment l'ambition climatique sera discutée, au G7 cet été, que préside la France à Biarritz où plusieurs initiatives seront prises et aux Nations Unies puisque le Secrétaire général des Nations Unies a fait du climat sa priorité et a organisé un sommet pour le climat en septembre, où comme vous le savez la France a été chargée en particulier des sujets financiers avec la Jamaïque, mais où nous devons être fortement mobilisés. Et il est clair que l'Europe dans ce contexte-là ne peut pas donner le sentiment ni agir sans prendre en compte nos priorités, les évidences scientifiques et cet engagement international sur lequel nous devons être leader.

La discussion d'hier a permis également d'échanger sur les relations extérieures, je reviendrai sans doute sur plusieurs aspects dans les questions, mais je voulais ici également redire l'engagement réitéré par l'ensemble du Conseil en soutien et solidarité à Chypre suite aux incursions turques dans la zone économique exclusive et le fait que nous avons tenu un langage clair en la matière pour qu'aucune ambiguïté ne soit permise. Je veux ici redire à nos amis chypriotes en effet tout ce soutien.

Nous avons évoqué ce matin le renforcement de la zone euro en présence de Mario DRAGHI et Mario CENTENO, le président de l'Eurogroupe. Après l'accord franco-allemand de Meseberg, je vous le rappelle en juin 2018, nous avions scellé un accord à 27 en décembre 2018 pour renforcer nos mécanismes de sauvetage en cas de crise, créer un budget de la zone euro pour favoriser la convergence de nos économies. Et donc le sommet de ce matin faisait le bilan du travail de nos ministres des finances. Un accord d'ensemble pour mettre cela en œuvre a été trouvé la semaine dernière par nos ministres et nous l'avons soutenu ce matin. Mais je vais être ici très clair : c'est une bonne avancée, elle est en ligne avec nos demandes, c'est une avancée qui forme un tout à mes yeux. Il y a les avancées qui ont été faites sur le mécanisme européen de stabilité, avec en particulier la simplification de ces mécanismes en cas de crise, et il y a les avancées faites sur le budget de la zone euro avec cet objectif de convergence et de compétitivité. C'est un ensemble et l'un ne peut pas fonctionner sans l'autre.

Néanmoins l'accord de la semaine dernière va dans la bonne direction mais n'est pas suffisant. Il n'est pas suffisant parce qu'il n'a pas répondu à plusieurs sujets qui sont évidemment indispensables pour faire fonctionner un tel budget : la question de la gouvernance, la question du financement. Il est clair que nous devons pouvoir dans ce budget faire appel à des financements additionnels et il est clair que nous avons besoin d'une gouvernance à 19 si nous voulons que ce soit un budget de la zone euro et donc j'ai demandé et réaffirmé ce matin que le travail puisse se poursuivre pour que ces questions soient clarifiées. Il nous faut en effet un budget de taille suffisante, crédible, respectant ses ambitions et à la gouvernance propre pour ne pas être confondu avec une ligne budgétaire des 28. J'ai aussi rappelé qu’il n'y avait pas eu de consensus en décembre dernier pour assigner à ce budget un objectif de stabilisation, ce qui avait été acté en franco-allemand, parce que plusieurs de nos collègues n'étaient pas en accord avec cela. Je considère pour ma part qu'il ne faut pas perdre cet objectif de stabilité, de stabilisation. Pourquoi ? Parce que la convergence est une chose que nous avons réaffirmée, qui est un des objectifs de ce budget mais la stabilisation est indispensable : si nous voulons que la zone euro puisse dûment fonctionner, toutes les théories montrent que quand on partage la même monnaie on doit pouvoir avoir des instruments qui permettent de répondre aux chocs asymétriques et donc avoir un mécanisme de stabilisation. De fait aujourd'hui cette fonction d'un budget est remplie par le MES, le mécanisme européen de stabilité que je rappelais tout à l'heure et que nous avons modifié, mais ce dispositif on le voit n'est pas complet. Et donc il nous faudra aussi poursuivre cette fonction de stabilisation et c'est pourquoi le texte d'aujourd'hui a fait l'objet d'un consensus. Il va dans la bonne direction, il permet d'avancer en ligne avec nos conclusions de décembre mais il n'est pour moi qu'une étape et la nouvelle Commission comme les 5 années qui viennent doivent nous permettre de porter, d'aller beaucoup plus loin sur ces ambitions, d'aller au bout de la fonction de stabilisation, d'acter évidemment la réforme du mécanisme européen mais de bâtir un véritable budget avec gouvernance propre et financement suffisant.

Enfin nous avons bien évidemment évoqué durant le dîner d'hier et dans beaucoup de conversations séparées le sujet des nominations européennes et donc des femmes et des hommes qui devront porter ce projet avec les chefs d'Etat et de gouvernement durant les années qui viennent. Nous n'avons pas fini ce travail hier soir, vous le savez, mais nous avons progressé en clarifiant la situation et en nous donnant des règles. Qu'est-ce qui ressort des discussions d'hier soir ? Plutôt d'hier. D'abord il est apparu hier matin clairement qu'il n'y avait pas de majorité au Parlement européen pour le candidat du parti arrivé en tête. Ce sont des discussions rendues publiques par les chefs de groupes qui en ont fait état avant même le début de nos réunions.

Ensuite, le président TUSK a clairement établi en début de notre discussion qu'il n'y avait pas de majorité claire et donc qu'il y avait au moins des minorités de blocage, voire plus, contre l'ensemble des candidats qui sortaient du système des Spitzenkandidat. Ce qui veut dire que ce système n'a pas été retenu comme valide puisque, je le rappelle, et je l'ai constamment rappelé, pour pouvoir être président de la Commission il faut une double majorité : il faut une majorité au Conseil qui propose et il faut une majorité au Parlement qui accepte et aucun des trois candidats qui sortaient de cette procédure de fait née il y a 5 ans n’est apparu comme faisant l'objet d'un consensus. Fort de cela nous avons acté l'impossibilité que ces trois candidats puissent exercer en particulier la présidence de la Commission et nous avons décidé de relancer une procédure qui sera pilotée par Donald TUSK, qui consiste à ce que d'autres noms émergent et que des équilibres soient trouvés entre les chefs d'Etat et de gouvernement autour de la table pour que les sensibilités qui sortent de nos élections européennes puissent permettre de faire émerger en particulier les quatre noms principaux, je dirais plutôt les trois qui sur lesquels le Conseil a un rôle tout particulier durant la semaine qui vient. Cette procédure qui va donc faire l'objet de consultations tout au long de la semaine par le président TUSK sera doublée de consultations des familles politiques au Parlement, conformément d'ailleurs à l'esprit et la lettre de nos traités, pour pouvoir aboutir à un résultat. Ce qui veut dire que nous sommes libérés de noms contraints, mais que ce choix se fera dans le cadre de cette concertation en reflétant les sensibilités politiques qui sortent des élections.

L'autre élément important qui ressort de notre discussion d'hier c'est l'engagement de tous les chefs d'Etat et de gouvernement pour que nous puissions achever ce travail le 30 juin. C'est un élément d'abord de crédibilité un mois après les élections européennes, c'est un élément de bon fonctionnement institutionnel puisque c'est prendre l'engagement de le faire avant la première session du Parlement européen et donc de pouvoir avoir un Parlement qui se réunit avec une pleine visibilité sur les choix faits par le Conseil pour ce qui dépend de lui.

Pour ma part je tiens à ce qu'on respecte dans ce processus plusieurs critères qui ont été rappelés et qui font l'objet d’ailleurs d'engagements communs. Le premier, je viens de le dire, c'est une décision rapide, qu'on tienne cet objectif du 30 juin, et je ne crois pas une seule seconde que procrastiner aidera à trouver une solution. Nous avons montré par le passé qu’à chaque fois qu'on essayait, cette méthode était peu productive. Le deuxième c'est que l'on aille vers un choix d'équilibre sur les quatre postes, d'équilibre d'une part entre femmes et hommes, pour ma part je ne soutiendrai pas une solution qui ne serait pas équilibrée sur ce sujet, et d'équilibre géographique aussi, nous devons respecter l'ensemble des composantes géographiques européennes et il est clair que, en particulier les Etats de l'est comme ceux du sud doivent avoir une représentation, en tout cas être reflétés dans cet équilibre d'ensemble. Et puis le troisième critère c’est une exigence de compétence au plus haut niveau, d'expérience pour porter ce projet en l’incarnant dans un monde où l'Europe doit faire entendre une voix forte.

Je l'ai dit à plusieurs reprises, moi je ne me bats pas pour une nationalité. On m'a plusieurs fois posé la question. On a toujours évidemment quand on est chef d'Etat ou de gouvernement, on veille à ce que des équilibres soient tenus et que l'on ne soit ni marginalisé ni que tel ou tel autre soit surreprésenté. Parce qu'à ce moment-là l'Europe avance mal, ce n'est pas une histoire d'hégémonie notre Union européenne, mais je pense que le critère que nous devons tous poursuivre ce sont les critères de compétence et de qualité. Parce que trop souvent par le passé nous avons trouvé des compromis vers des personnalités qui ne portaient peut-être pas avec le plus de force le projet et donc je suis pour qu'on puisse avoir les meilleurs autour de la table.

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ITURI: Jean Bamanisa Saidi, un gouverneur en danger ?

Jean Bamanisa Saidi, Gouverneur courageux de l'Ituri,jusqu'à quand ?

La province de l'Ituri est la plus insécurisée de la République démocratique du Congo. Les morts se ramassent à la pelle,comme des feuilles mortes.Nous risquons de nous réveiller un jour, il n'y a plus des Congolais sur cette terre hommes. Les Mbororo entrent comme dans un moulin, des seigneurs de guerre sont très actifs, tueries et massacres se succèdent et populations ituriennes vivent dans l'insécurité.

Pendant que Félix Tshilombo, président Quado et nommé, qui a bénéficié d'un deal avec Alias Kabila, pour contourner le choix du peuple congolais...Monsieur 16%, imposteur et usurpateur festoie ! La dernière folie de cette présidence usurpée est que Vital Kamerhéon, son Directeur de cabinet vient d'offrir des jeeps neuves aux conseillers de la présidence ! Pendant ce temps, Jean Bamanisa Saidi, le gouverneur de l'Ituri est abandonné à lui-même face à des difficultés sécuritaires.

Jean Bamanisa Saidi à la tête de l'exécutif provincial de l'Ituri, est courageux et un homme de terrain. Avec quels moyens ? Comment peut-on obtenir des gros résultats avec des faibles moyens ? Infatigable, homme de rigueur et de terrain, Jean Bamanisa Saidi malgré sa bonne foi, sans moyens conséquents, il n'y aura pas des résultats.

"Au moins 160 personnes ont été tuées au cours des cinq derniers jours dans le territoire de Djugu, dans la province de l'Ituri (nord-est de la République démocratique du Congo), théâtre d'une nouvelle flambée de violences à caractère ethnique, après un conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts entre 1999 et 2003, a rapporté dimanche la radio onusienne Okapi, citant des sources locales. Environ 140 nouveaux corps sans vie ont été découverts samedi dans la localité de Tché dans le groupement Losandrema en territoire de Djugu, a indiqué le président de la société civile de Bahema Nord, Charité Banza Bavi. "Ces dépouilles ont été découvertes par la population dans la brousse après l'attaque des hommes armés de fusils et d'armes blanches menée dans la nuit de mardi à mercredi, a ajouté Radio Okapi, parrainée par l'ONU. Ces corps s'ajoutent aux 21 autres découverts samedi dans les localités de Pawi, Tshinji et Zendro, dans le groupement de Dendro. Ce qui donne un bilan de ces 161 corps dénombrés, a ajouté la radio onusienne. M. Banza a souligné qu'il s'agissait d'un bilan provisoire, plusieurs personnes étant encore portées disparues après l'attaque menée par des hommes armés non-identifiés". "Le site d'information en ligne Actualité.cd a pour sa part évoqué dimanche "plus d'une centaine" de morts en moins d'une semaine, en citant le président de la société civile de la province (et ex-district) de l'Ituri, Jean-Bosco Lalo. "Il y a des villages qui ont été rasés, d'autres carrément incendiés" dans le territoire de Djugu, a affirmé M. Lalo, en mettant en garde contre le risque d'une nouvelle "guerre interethnique". Dans cette région riche en or et pétrole, frontalière de l'Ouganda et du Soudan du Sud, des villageois ont été contraints d'abandonner leurs champs en cette période consacrée aux récoltes des haricots, aliment de base dans la région. Un précédent bilan donné par le gouverneur, Jean Bamanisa Saïdi, faisait état d'"au moins 50 personnes" décédées dans des tueries d'origine incertaine. Les violences avaient débuté vendredi dernier et se sont amplifiées à partir de lundi dans le territoire de Djugu, au nord du chef-lieu de l'Ituri, la ville de Bunia. Elles renvoient au conflit entre les communautés Hema et Lendu qui avait fait des dizaines de milliers de morts entre 1999 et 2003 dans cette province riche en or, frontalière de l'Ouganda et du Soudan du Sud. Le conflit avait pris fin avec l'intervention d'une force européenne nommée Artémis sous commandement français, qui avait permis un renforcement du dispositif des Casques bleus. Ces nouvelles violences, comme celles de début 2018, ravivent le souvenir du conflit communautaire entre Hema éleveurs et Lendu agriculteurs".

La province d'Ituri mérite le soutien de toute la République. L'incapacitaire, cancre et écervelé Félix Pétain Bizimungu Tshilombo fait ses vadrouilles. Le Troubadour et Vadrouilleur n'en a cure pour le peuple congolais. A Kigali, au mémorial des Rwandais, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a écrit noir sur blanc, que les 12 millions de Congolais sont morts par "Effets collatéraux". Pardieu, des Congolais sont des suicidaires pour le Fakwa Tshilombo, alors que ces compatriotes ne demandaient qu'à vivre.

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RDC: Les Génocides des Congolais par la diaspora congolaise à Nuremberg en Allemagne !

Marie Jeanne Sindani

Les Congolais meurent dans l'indifférence totale de ses pseudos dirigeants. Pour mieux piller ses ressources, la République démocratique du Congo se meurt ! Le peuple congolais meurt dans l'indifférence totale de ses pseudos dirigeants. L'ignorance politique de Félix Tshilombo est affligeante. Il apparaît de plus en plus comme un analphabète politique, pantin, clone, masque et bouclier d'Alias Kabila.

Paul Kahumbu, Coordonnateur du CNRC

Robert Mbelo, diplomate émérite !

Plus question de se taire. Nuremberg, c'est la ville d'Allemagne où a eu le procès de 24 principaux responsables Nazis du IIIè Reich d'Adolphe Hitler. Ils étaient accusés de crimes de paix, crimes de guerre et crimes contre l'humanité. Le procès s'est tenu du 20 novembre 1945 au 1er octobre 1946.

Nuremberg, c'est la ville qu'ont choisi quelques personnalités de la diaspora: Mama Jeanne Sindani (Allemagne), Paul Kahumbu Ntumba (Suisse), Robert Mbelo (Grande Bretagne)...pour la première grande conférence internationale sur les Trois génocides des Congolais:

1. Le premier génocide date de l'époque de l'esclavage: le bilan est de plus de 10.000.000 d'âmes.

2. Le deuxième génocide date de 1885-1908: Il a été commis par Léopold II roi des Belges. Le Congo fut sa propriété privée et les Congolais ses sujets. Ses atrocités ont été dénoncées par le Britannique Edouard Morel à qui nous rendons hommage. Le bilan de ce génocide léopoldien est lourd, plus de 15.000.000 d’innocentes victimes congolaises.

3. Le troisième génocide est celui commis par Paul Kagamé, Hitler africain et dictateur au Rwanda. Quel est le bilan de ce génocide kagaméen: 12.000.000 ? 16.000.000? 18.000.000? Les Congolais continuent de mourir au moment où nous couchons ces lignes.

La guerre déclenchée au Congo en 1996 perdure en guerre de basse intensité. Il s'agit de plus de deux décennies de crimes indicibles qui ensanglantent la République démocratique du Congo dans une indifférence totale de la communauté internationale. En 1996, le Zaïre devenu RDC, a été envahi par une coalition des armées étrangères parrainées discrètement par les Etats-Unis et leurs alliés Anglo-Saxons. Les armées du Rwanda et de l'Ouganda formèrent l'essentiel des troupes.

L'enjeu, pour les puissances anglo-saxonnes et leurs multinationales, s'accaparer au moindre frais des ressources minières du Congo. Les nouveaux Conquistadors ferment les yeux sur les morts congolais qui comme des feuilles mortes se ramassent à la pelle. Du Coltan, encore du Coltan, minerai indispensable à l'industrie des produits électroniques: téléphones portables, ordinateurs, consoles de jeu...

Le Coltan n'est pas une légume qui pousse sur n'importe quelle terre. Pillard et receleur des minerais du Congo, le Rwanda de l'autocrate Paul Kagamé devient le premier producteur du Coltan, un minerai qui ne se trouve pas dans son sous-sol.

Il faut rendre hommage aux 52 rabbins de Londres qui avaient signé une Tribune, le 23 avril 2010 dans "The Guardian" où ils ont déclaré ce qui suit: " Si l'on considère la souffrance et l'ampleur des atrocités commises en RD Congo, nous ne pouvons que nous rappeler nos propres 6 millions de victimes du génocide Nazi. Le " Ne rien entendre, ne rien voir et ne rien faire" ne remplit pas la promesse du "plus jamais ça".

Il faut rendre hommage au grand journaliste d'investigation et politologue Franco-Camerounais Charles Onana. Dans son livre : Ces tueurs tutsis Edition Duboiris, il pointe du doigt le génocide silencieux des Congolais.

Il faut rendre hommage à notre cher compatriote Boniface Musavuli pour son livre : Les génocides des Congolais. De Léopold II à Paul Kagamé. Des témoignages qui donnent des larmes au cœur.

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VOICI UN EXTRAIT DU LIVRE "LES GÉNOCIDES DES CONGOLAIS" Par Musavuli Boniface POUR QUE NUL N'EN IGNORE. "LES GÉNOCIDES DES CONGOLAIS, par l'armée de Paul Kagame / Le viol comme arme de guerre

« C’était en l’an 2000. Nous étions tout simplement à la maison. Mon mari importait des marchandises de Dubaï. Des soldats sont entrés. C’étaient des Tutsi. Ils parlaient rwandais. Ils ont tout pillé et ils voulaient tuer mon mari. Il leur a dit : « J’ai déjà tout donné, pourquoi voulez-vous en plus me tuer ? » Mais ils ont dit : « Nous devons tuer les gros marchands avec un couteau, pas avec un fusil ». Ils avaient des machettes sur eux. Ils lui ont tailladé le bras. Ils ont dit : « Nous devons frapper fort, les Nande sont solides ». Ils l’ont alors achevé comme dans un abattoir. Ils ont sorti ses entrailles et son cœur […] » . « J’ai dû ramasser tous les morceaux. Ils appuyaient le canon d’un fusil contre ma tête. Je pleurais. Tous les morceaux de mon mari. J’ai dû les ramasser. Ils m’ont entaillée avec un couteau, c’est ce qui explique cette cicatrice ici. J’en ai une aussi sur la cuisse. Ils m’ont demandé de m’allonger sur les restes de son corps pour dormir. C’est ce que j’ai fait, il y avait du sang partout. Je pleurais et ils ont commencé à me violer. Tous les douze. Puis mes deux filles dans la chambre à côté [ont subi le même sort]. J’ai perdu connaissance et j’ai atterri à l’hôpital. Au bout de six mois, je n’étais toujours pas guérie. Je saignais encore et je répandais des odeurs nauséabondes. Mes filles étaient enceintes. Un garçon et une fille sont nés, mais mes filles ne les ont pas acceptés. Je me suis occupée de ces enfants. Quand je suis rentrée, il s’est avéré que ma belle-famille avait tout vendu, la maison, les terres, tout. Ils ont dit que c’était de ma faute si mon mari était mort. Je n’avais pas de fils et donc pas le droit de rester. La famille m’a rejetée. Maintenant, quand mes petits-enfants me posent des questions sur cette cicatrice, je ne peux rien dire. C’est leurs pères qui l’ont faite ».

La conférence internationale sur les génocides des Congolais est ouverte à tous et toutes. Elle aura lieu du 2 au 3 novembre 2019 à Nuremberg. Pour s'inscrire: paul.kahumbu@gmail.com, mbelorobert@yahoo.fr

Les Mamans Congolaises premières victimes du génocides de Paul Kagamé, avec le viol utilisé comme arme de guerre doivent se mobiliser.

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mercredi 19 juin 2019

RDC: La vérité des urnes de Martin Fayulu passage obligé de la Libération !

Martin Fayulu, Président ÉLU du peuple congolais !

En politique, il faut avoir des raisons pour se battre, sinon on brasse du vent. La vérité des urnes est au delà de la personne de Martin Fayulu, Président élu, victime du putsch électoral. La vérité des urnes est le respect du peuple congolais qui est le souverain primaire. La dignité humaine, c'est le respect du choix du peuple congolais. La vérité des urnes est actuellement seule raison pour se battre pour libérer le Congo. Tous nos malheurs d'OCCUPATION: Pantins qui dirigent par défi, pillages de nos ressources, tueries et massacres de nos compatriotes, viols des femmes utilisés comme armes de guerre, une armée et des institutions inféodées, des Congolais Avatars qui n'ont rien de patriote, qui sont en intelligence avec des occupants, des Congolais vendus et ventriotes "Mabumucrates", qui pour des intérêts mesquins et médiocres ont oublié le destin commun...La Vérité des urnes dépasse de loin la modeste personne de Martin Fayulu, Président Elu. Elle est notre présent et devenir.

Voici les raisons pour se battre pour cette vérité des urnes:

1. La souveraineté du peuple congolais est au dessus des décisions alambiquées de la CENI et à l'arrêt de la fameuse Cour Constitutionnelle, qui est en fait une Cour Corruptionnelle, Cour des Conquistadors. Jusqu'aujourd'hui, la CENI du mafieux Corneille n'a jamais publié les résultats ne fut-ce que dans les 26 provinces de la RDC. Le Congo a vécu des élections sans chiffres. Quant à la Cour Corruptionnelle, après avoir invalidé 35 députés de l'opposition, elle s'engage à faire du récomptage des voix. Ce même récomptage qu'elle a refusé au recours de Martin Fayulu, Président Elu.

2. La Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) et la Cour Constitutionnelle ont été sanctionnés pour corruption par un pays étranger: Les États-Unis ! Une vraie passe en or, que Félix Pétain Bizimungu Tshilombo président Quado, nommé, masque et bouclier d'Alias Kabila qu'il a nommé... aurait dû grâce aux sanctions américaines, nettoyer les écuries d'Augias. Sauf que Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, IMPOSTEUR-USURPATION a été nommé par la frauduleuse CENI et confirmé par la corrompue et corruptible Cour Constitutionnelle. Tshilombo-CENI-COUR CONSTITUTIONNELLE sont liés dans le putsch électoral. Croyez-vous éradiquer la corruption avec des juges corrompus qui réclament 500.000 dollars à chaque député pour éviter chaque invalidation ? Et pourtant chaque député est un élu du peuple. Et le Congolais vit avec -$1 jour ! Il est chosifié et clochardisé. En RDC, des loups lettrés, profito-situationnistes, magouilleurs patentés, politicailleurs-ventripotents-ventriotes tondent des moutons ignares.

3. Lors de l'élection Louis Michel 2006, Jean-Pierre Bemba a gagné mais c'est Alias Kabila qui a été proclamé vainqueur. Mais avant "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) qui devait être une institution d'appui à la démocratie, "Momo" l'a transformé en étouffoir des libertés. Modeste Mutinga Mutuishayi a muselé des journalistes, bâillonné des médias et opposants. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a annulé le débat démocratique instruit dans la Constitution de la Transition qui devait opposer les deux candidats en lice: Jean-Pierre Bemba et Alias Kabila. Après la nomination de ce dernier, par Malu Malu, abbé fraudeur de CEI, qui était monté dans un char de la Monuc avec casque et gilet pare-balles pour la RTNC...,"Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a été récompensé. Il a été nommé Rapporteur au Sénat ! Et c'est même "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi qui a malicieusement pondu une loi sur les anciens Chefs d'Etat qui octroie à Alias Kabila 680.000 dollars par moi. Ce grand fourbe, roublard et requin, après avoir servi Alias Kabila, par coterie tribale, soutient Félix Pétain Bizimungu Tshilombo et se clame d'Ensemble !

En 2011, les parlementaires godillots corrompus avaient déjà voté que l'élection présidentielle passe de deux à un tour. L'objectif premier est de contourner le choix du peuple. C'est Etienne Tshisekedi wa Mulumba a gagné l'élection présidentielle. Il a été courageux de prêter serment dans son petit jardin sur un tapis rouge acheté au marché de Somba Zigida. Mais c'est Alias Kabila qui a été proclamé vainqueur. Le malheur de Ya Tshitshi est d'avoir monnayé sa victoire en demandant au peuple congolais "Bolala Pongi Ya Ba Bébé". Et son fameux fils Félix Pétain Bizimungu Tshilombo qui a vu son père guerroyer le matin et aller récupérer des cartons de billets verts le soir, est entré dans la danse. Chekuleur, mafieux, Angwalima, Fakwa et Ballados , Tshilombo a commencé à faire de la politique business. Ibiza, Venise, Rome, Bruxelles et Paris, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a négocié avec Kalev Mutond, en catimini au nom de l'Udps, sans consulter la base. Le régime d'imposture d'Alias Kabila sait que Tshilombo est cupide, cancre, écervelé et aime la vie facile. Il a laissé sciemment le corps de son défunt père à la morgue pour négocier un poste politique.

Et si Alias Kabila et ses criminels apparatchiks ont fait appel à Félix Pétain Bizimungu Tshilombo pour contourner le choix du peuple. Par sa NOMINATION ÉLECTORALE, le faux opposant Tshilombo était déjà en mèche avec les occupants. Traître et Collabo, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un IMPOSTEUR-USURPATEUR.Il a accepté d'etre le clone, masque et bouclier d'Alias Kabila. Son deal avec lui est sa perdition. Le faussaire joufflu n'a jamais gagné l'élection présidentielle, surtout pas avec ses 16%.

Martin Fayulu est le El Commandate. Président élu du peuple congolais, il est le porte étendard de la libération. Car la vérité des urnes est égale à la Résistance contre le hold-up électoral. La vérité des urnes est le combat contre l'occupation de la RDC. La vérité des urnes veut dire aussi libération de toutes nos institutions inféodées par des occupations. La vérité des urnes n'a rien à voir avec le slogan d'un Etat de droit tshilomboïste. La vérité des urnes, c'est véritablement l'Etat de droit pour tous les citoyens congolais. Pas uniquement des Bena Mpuka, Talibans et Tribalio-ethniques comme avec Félix Tshilombo allié et partenaire d'Alias Kabila.

Martin Fayulu a plusieurs qualités. Il est Fédérateur et Rassembleur. Il est intègre et patriote face à une classe politique toxique, mafieuse et corrompue. Il est NOTRE PRÉSIDENT.

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Le Conseil des droits de l'homme tient sa 41è session du 24 juin au 12 juillet 2019!

Michelle Bachelet, Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU !

Le Conseil des droits de l'homme tiendra sa quarante et unième session ordinaire du 24 juin au 12 juillet 2018, à Genève, dans la Salle des droits de l'homme et de l'Alliance des civilisations (Salle XX) du Palais des Nations.

Palais des Nations à Genève!

La session, qui commencera le lundi 24 juin à 9 heures sous la présidence de l’Ambassadeur Coly Seck, du Sénégal, sera ouverte par la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Mme Michelle Bachelet, qui présentera une mise à jour orale sur les activités du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme depuis la dernière session du Conseil, en mars.

Durant ces trois semaines de session, le Conseil examinera plus de cent rapports présentés par 24 experts des droits de l'homme et autres organes d’enquête concernant de nombreux thèmes et pays. Il tiendra également trois réunions-débats et examinera, en vue de les adopter, les rapports de son Groupe de travail chargé de l’Examen périodique universel portant sur quatorze pays.

Les droits fondamentaux des femmes figurent en bonne place dans l’ordre du jour de la session. Le débat annuel sur les droits fondamentaux des femmes, prévu les 27 et 28 juin, sera ainsi axé sur la violence contre les femmes dans le monde du travail et sur l’autonomisation économique des femmes âgées. D’autre part, le Haut-Commissariat présentera une étude sur l'action climatique tenant compte des sexospécificités pour permettre aux femmes d’exercer pleinement et effectivement leurs droits. La question des droits des femmes face aux changements climatiques sera examinée plus avant lors d'une table ronde, le 28 juin, à laquelle participera Mme Mary Robinson, première femme Présidente de la République d’Irlande et ancienne Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, actuellement à la tête de la Mary Robinson Foundation - Climate Justice.

Toujours s’agissant des droits des femmes, le Conseil examinera l'impact des migrations sur les femmes et les filles migrantes dans le cadre d'un dialogue avec le Rapporteur spécial sur les droits de l'homme des migrants. Il engagera aussi des discussions interactives avec la Rapporteuse spéciale sur la violence contre les femmes, ses causes et ses conséquences, de même qu’avec le Groupe de travail sur la question de la discrimination contre les femmes dans la législation et dans la pratique. Le Conseil entendra en outre la présentation d’un rapport sur les activités du Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes et d’un rapport de la Haute-Commissaire sur le mariage précoce et forcé des enfants dans les situations humanitaires.

Tout au long de la session, le Conseil examinera également de nombreux rapports préparés à sa demande par le Secrétaire général des Nations Unies et par la Haute-Commissaire, portant – notamment – sur l’objection de conscience au service militaire, les mariages d’enfants, les changements climatiques, la corruption, la coopération internationale dans le domaine des droits de l’homme, ainsi que sur la situation des droits de l’homme en République bolivarienne du Venezuela, la promotion et la protection des droits de l’homme au Nicaragua, l’assistance technique à la République démocratique du Congo de même que la coopération avec l’Ukraine et la Géorgie.

Le Conseil tiendra, pendant la première semaine de la session, des débats interactifs avec les experts (rapporteurs spéciaux, experts indépendants et groupes de travail) qu’il a chargés de mandats portant sur les thèmes suivants : orientation sexuelle et identité de genre ; indépendance des juges et avocats ; droit à la santé et droits des personnes touchées par la lèpre ; droits de l’homme des migrants et solidarité internationale ; droit de réunion pacifique et liberté d’opinion ; exécutions extrajudiciaires ; droit à l’éducation ; entreprises et droits de l’homme ; traite des êtres humains ; et droits de l’homme des personnes déplacées dans leur propre pays. Le Rapporteur spécial sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme présentera son rapport le vendredi 28 juin.

Quant à la réunion-débat annuelle sur la coopération technique pour la promotion et la protection des droits de l’homme, elle aura pour thème « Coopération technique et renforcement des capacités dans le domaine des droits fondamentaux des personnes âgées » et se tiendra le mercredi 10 juillet.

Pendant cette session, le Conseil sera aussi saisi d’un rapport sur les activités des fonds vautours et d’une étude sur la manière dont le développement contribue à la jouissance par tous des droits de l’homme, deux documents soumis par le Comité consultatif du Conseil des droits de l’homme.

La deuxième semaine, le Conseil dialoguera – au titre des situations relatives aux droits de l’homme qui requièrent son attention –, avec les Rapporteurs spéciaux sur le Bélarus et l’Érythrée, de même qu’avec les Commissions d’enquête sur la République arabe syrienne et le Burundi. S’agissant du Myanmar, le Conseil dialoguera avec la Rapporteuse spéciale sur la situation des droits de l’homme dans ce pays, avant d’entendre – pendant la troisième semaine – une mise à jour orale de la Haute-Commissaire sur la situation des droits de l’homme des musulmans rohingya et d’autres minorités au Myanmar.

Les 4 et 5 juillet seront consacrés à l’examen des rapports du Groupe de travail du Conseil chargé de l’Examen périodique universel (EPU) portant sur quatorze pays : Nouvelle-Zélande, Afghanistan, Chili, Viet Nam, Uruguay, Yémen, Vanuatu, Macédoine du Nord, Comores, Slovaquie, Érythrée, Chypre, République dominicaine et Cambodge. Le Conseil adoptera les documents finals dans lesquels figureront notamment des observations et recommandations visant l’amélioration concrète de la situation des droits de l'homme dans chacun de ces pays.

Pendant la troisième semaine, le lundi 8 juillet sera consacré à un débat général sur la situation des droits de l’homme en Palestine et dans les autres territoires arabes occupés. Suivront, le même jour, l’examen d’un rapport du Haut-Commissariat au titre de la Déclaration et du Programme d’action de Vienne et un dialogue interactif avec la Rapporteuse spéciale sur les formes contemporaines de racisme. Au titre de la coopération technique, le Conseil tiendra ensuite trois dialogues renforcés au sujet, respectivement, du Soudan, de la République démocratique du Congo et de la République bolivarienne du Venezuela. Le Conseil examinera également des rapports ou comptes rendus oraux sur l’Ukraine, la République centrafricaine, le Nicaragua et la Géorgie.

Enfin, les 11 et 12 juillet, le Conseil se prononcera sur les projets de décision et de résolution qui lui seront soumis au sujet des questions examinées tout au long de la session.

Les dates indiquées figurent dans le programme de travail de la session et sont sujettes à changement. Ce programme de travail de même que l'ordre du jour annoté sont disponibles sur la page internet consacrée à la session. Y figure également l'ensemble de la documentation relative à cette session, notamment les rapports qui sont soumis au Conseil.

Outre M. Coly Seck, Président, le bureau du Conseil est composé, pour la période allant du 1er janvier au 31 décembre 2019, de Mme Vesna Batistić Kos (Croatie), M. Harald Aspelund, (Islande), Mme Nazhat Shameem Khan (Fidji) et M. Carlos Mario Foradori (Argentine), tous quatre Vice-Présidents, Mme Batistić Kos étant aussi Rapporteuse.

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mardi 18 juin 2019

Chaplin’s World: Charlie Chaplin "Charlot", génie et icône du 7è art !

La statue deCharlie Chaplin "Charlot" et Freddy Mulongo Freddy, sur le quai Perdonnet à Vevey

Lorsque je vais en Suisse, je n'hésite pas d'aller rendre visite à Charlie Chaplin "Charlot" ! Icône du cinéma, mondialement connu, Charlie Chaplin "Charlot" a vécu près de vingt-cinq ans à Corsier, sur les hauts de Vevey (VD), dans le luxueux manoir de Ban. Lors d’une tournée en Europe pour présenter le film Les Lumières de la rampe, Charlie Chaplin (Londres 1889-Vevey 1977) se voit interdire le retour aux USA en raison du maccarthysme. Il décide de s'exiler avec sa famille en Suisse. Il choisit de s’établir à Vevey avec son épouse et ses enfants, dont 4 naîtront en Suisse. La famille réside au Manoir du Ban à Corsier, une maison de maître de style néoclassique, construite en 1840 et entourée d'un vaste parc de 14 hectares aux arbres centenaires. Les enfants fréquentent l’école publique et Charlie Chaplin, au faîte de sa gloire, réalisera et jouera notamment dans Un Roi à New-York (1957) et La Princesse de Hong-Kong (1967).

La salle de cinéma de Chaplin’s World. Photo Réveil FM International

Charlot et Oona au manoir de Ban à Corsier-sur-Vevey

La tombe de Charlie Chaplin "Charlot" à Corsier-sur-Vevey. Photo Réveil FM International

Le comédien s’éteint le matin du Noël 1977, à l’âge de 88 ans, dans son manoir de Ban, à Corsier-sur-Vevey, où il est inhumé, sur les bords du Lac Léman en Suisse. Sans Chaplin, le cinéma n'existerait pas... On a tout dit sur le génie du comédien, sur Charlot son personnage de vagabond au grand cœur, sur ses films au langage universel, à la fois poétiques et politiques. Mais dans le fond qui était l'homme qui a créé Charlot? Dès 1952, Charlie Chaplin s'installe sur la Riviera vaudoise et y vit pendant 25 ans. Un homme au grand cœur. Chaque année à Noël, Charlie Chaplin vient en aide aux nécessiteux de la région vaudoise. Le syndic de Corsier témoigne de ce beau geste et de la reconnaissance de la commune.

Freddy Mulongo avec Charlot salon du barbier juif du Dictateur

Freddy Mulongo avec Charlot salon du barbier juif du Dictateur 1

Freddy Mulongo avec Charlot salon du barbier juif du Dictateur 2

Dans le ghetto juif vit un petit barbier qui ressemble énormément à Adenoid Hynkel, le dictateur de Tomania qui a décidé l'extermination du peuple juif. Au cours d'une rafle, le barbier est arrêté en compagnie de Schultz, un farouche adversaire d'Hynkel...

Charlie Chaplin a été adoubé par la reine Elisabeth II comme chevalier commandeur de l’Ordre britannique. Lorsqu’il a créé Charlot en 1914, Chaplin n’avait «aucune idée du personnage», se souvient-il dans Histoire de ma vie, son autobiographie. Avec cette composition vestimentaire qui joue sur les contrastes et les accessoires: «Je voulais que tout fût une contradiction: le pantalon ample, la veste étriquée, le chapeau étroit et les chaussures larges. J’ai ajouté une petite moustache qui, selon moi, me vieillirait sans expression. Je n'avais aucune idée du personnage mais dès que je fus habillé, les vêtements et le maquillage me firent sentir qui il était. J'ai commencé à le connaître et quand je suis entré sur le plateau, il était entièrement né"». Le personnage est donc né et le succès avec.

Chaplin’s World. Photo Réveil FM International

Charlie Chaplin "Charlot (en cire) et Freddy Mulongo au manoir de Ban

Le manoir de Ban à Corsier-sur-Vevey

Chaplin n’a pas seulement créé un personnage, mais aussi un style. «Je voulais que tout fût une contradiction: le pantalon ample, la veste étriquée, le chapeau étroit et les chaussures larges. J’ai ajouté une petite moustache qui, selon moi, me vieillirait sans expression.» Il venait d’être adoubé par la reine Elisabeth II chevalier commandeur de l’Ordre britannique,Icône du cinéma, mondialement connu, Charlie Chaplin "Charlot" a vécu près de vingt-cinq ans à Corsier, sur les hauts de Vevey (VD), dans le luxueux manoir de Ban.Sur le quai à Vevey, Charlot est l’ami du monde. Tant de gens posent la main sur lui que le bronze se patine, se lustre et prend une autre couleur. Charlot, sur le quai Perdonnet à Vevey, offre depuis vingt-quatre ans son bras aux passants qui jour après jour, saisons après saisons, le repèrent, le photographient, puis se font photographier à ses côtés et ainsi de suite.

C’est fou, l’amitié et la bonne humeur qui se dégagent de ces instants partagés avec le génie statufié. Et le respect. Presque comme si ce Charlot était encore un peu le vrai.

L’ex-enfant pauvre aimait tant manger. Si la nourriture était souvent présente dans ses films, elle tenait aussi une belle part dans la vie privée du maître. Il y a bien sûr la danse des petits pains ou le repas de chaussure bouillie de La ruée vers l’or, mais pas seulement. Dans les 81 films de Chaplin, la nourriture ou la table est rarement absente. Dans ses courts-métrages, Charlot joue le Garçon de café, le Mitron, le voleur de hot-dogs, aspire sa soupe dans Le comte, sort un œuf d’un poulet rôti dans Charlot patine, nourrit des enfants presque en batterie dans Le policeman et tant d’autres. Il se fait gaver par une machine dans Les temps modernes, remplace la pomme de Guillaume Tell par une banane dans Le cirque, son Dictateur a un goût coupable pour les fraises, par exemple. Chez Chaplin, les aliments deviennent acteurs burlesques ou tragiques.

Le Kid Une mère seule et sans argent abandonne son enfant (le Kid). Celui-ci est recueilli par Charlot, un modeste vitrier. Pour gagner leur vie, ils mettent au point un système : l'enfant casse les vitres, et Charlot, le vitrier, arrive juste à ce moment pour les réparer. Tous deux parviennent à échapper à la police et aux services sociaux ; mais l'enfant tombe malade et il est enlevé par l'orphelinat. Finalement, grâce à Charlot, l'enfant retrouve sa mère devenue riche.

La mère d'un jeune enfant, ne pouvant le faire vivre, décide de l'abandonner dans la voiture d'une famille fortunée. Deux voyous décident de voler cette voiture. Quelques rues plus loin, les voleurs entendent pleurer le bambin. Ils l'abandonnent dans une ruelle où passe un peu plus tard Charlot, un vitrier miséreux. Gêné par sa découverte, il tente d'abord de s'en défaire, avant de s'attacher à lui. Il l'éduque de son mieux mais les services sociaux s'en mêlent.

Il a fustigé les injustices de son siècle en les brocardant ! Hitler a visionné «Le dictateur»

Réalisé en 1940, Le dictateur est un film est ouvertement inspiré par le régime nazi instauré 7 ans plus tôt par Adolf Hitler. Sous le nom Adenoid Hynkel, maître de la Tomanie, il y est incarné par Chaplin lui-même. Le scénario laisse entendre la possibilité d’une nouvelle guerre en Europe en même temps qu’il rappelle la brutalité du régime nazi. Dans ses discours, Hynkel s’exprime dans un anglais mâtiné d’un baragouin aux sonorités agressives qui rappelle l’allemand.

Film Le Dictateur. Tout naturellement, le film fut interdit en Allemagne et dans tous les pays sous la botte de Hitler. Pourtant celui-ci, qui adore les films de Charlot va, en secret, faire acheter, via le Portugal, une copie du Dictateur qu’il se fera projeter chez lui. Selon plusieurs témoins oculaires retrouvés par les historiens, Hitler aurait même vu le film à deux reprises. En 1940, sa moustache étrécie coïncidant par sa ressemblance avec celle du nouveau maître de l’Allemagne, Adolf Hitler, il en profita pour ridiculiser ce dernier dans un long-métrage, Le dictateur, qui marquera l’histoire du cinéma dans ses rapports avec les actualités (lire encadré). Ce film de Chaplin plut infiniment, on s’en doutait, à un autre autocrate sanglant de l’ époque, à moustache plus avantageuse: Joseph Staline adorait, paraît-il les films de Charlot, autant que westerns avec John Wayne…

Freddy Mulongo dans la bibliothèque de Charlot

Freddy Mulongo sur le piano de Charlot !

Dans d’autres films, il décriera en filigrane d’autres injustices: Les temps modernes, qu’il présenta euphémiquement en 1936 comme «une satire de certaines situations industrielles», fut reçue aux Etats-Unis comme une scandaleuse critique du capitalisme. L’exploitation des ouvriers y était caricaturée avec une exagération parodique, que les patrons des grandes entreprises étasusiennes ne comprirent pas. Ils le soupçonnèrent même d’être un cryptocommuniste, parce qu’il osa converser quelques minutes, en 1956, à Londres avec Nikita Khrouchthcev, qui régnait alors sur la défunte URSS. Le climat étasunien lui devenant néfaste, Charlie Chaplin remis le cap sur un Vieux-Continent où son humour était mieux compris. Il eut un jour, avec Albert Einstein, ce charmant échange de compliments: - Ce que j’admire le plus dans votre art, fit le savant à l’acteur, c’est son universalité. Vous ne dites pas un mot, et pourtant le monde entier vous comprend — C’est vrai, répondit Chaplin. Mais votre gloire est plus grande encore: le monde entier vous admire, alors que personne ne vous comprend.»

Le costume dépareillé du vagabond gentleman. Voici l’un des costumes originaux de Charlot, rapatrié des Etats-Unis une fois Chaplin en exil et en couleurs pour améliorer sa photogénie sur pellicule noir-blanc.

Une vie à cheval sur deux continents, de l’enfance miséreuse à Londres suivie des premiers pas sur les scènes de music-hall jusqu’à la retraite en Suisse. En passant, bien sûr, par l’usine à rêves de Hollywood. Plus de quatre-vingts films réalisés. Un succès fulgurant qui a permis à l’artiste de négocier très tôt des salaires faramineux. Sans oublier quelques mariages, autant de scandales et une ribambelle d’enfants. Depuis 1914 et la première apparition de Charlot, l’existence comme l’œuvre de Charlie Chaplin croisent grande et petite histoire, alimentent les pages people des magazines, inspirent des générations d’artistes ou nourrissent les recherches d’érudits.

Michael Jackson était un grand fan de Chaplin. Lorsqu’il a 9 ans, en 1967, Michael Jackson réalise un portrait de Charlie Chaplin, le premier d’une longue série. Il ne se doutait pas alors que sa future carrière allait ressembler étrangement à celle de son idole.Michael Jackson était en admiration devant Charlie Chaplin, sa vie, son œuvre, son personnage, comme le raconte le photographe britannique Tony Prime, à propos d'un photoshoot à Londres avec le chanteur alors âgé de 21 ans.

Michael Jackson était obsédé par Charlie Chaplin et lui demandait de lui montrer où le comédien était né : "Jackson était fasciné par la vie de Chaplin et voulait savoir tout ce qu'il était possible de savoir sur l'endroit où le comique avait grandit." Le photographe le conduit donc en voiture dans les quartiers londonien où Chaplin avait passé son enfance. Soudain, Michael voulut s'habiller comme Charlot et poser devant la maison où son idole était née en 1889, rue Stockwell dans le nord de Londres. Michael Jackson était tellement excité par cette séance qu'il demanda s'il pouvait garder les photos pour lui, aussi les photos de cette séance ne furent-elles révélées au public qu'à la suite du décès de la star. Cette épisode marque bien l'amour que Michael Jackson portait à Charlie Chaplin, et son insistance à découvrir les lieux de son enfance souligne l'importance que donne Jackson à cette période de la vie d'un artiste. Chaplin avait grandi dans un milieu très défavorisé comme Jackson et avait en effet eu son premier rôle professionnel à l'âge de huit ans. Chaplin observa : "Mon enfance finit à l'âge de sept ans" S'il n'est pas tout de suite devenu une star, il s'agit indéniablement d'un des aspects expliquant la profonde identification émotionnelle de Michael Jackson pour Charlie Chaplin.

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lundi 17 juin 2019

RDC: Salomon Idi Kalonda Della, l'homme de Moïse Katumbi qui fait peur à Félix Tshilombo!

Salomon Idi Kalonda Della, conseil politique de Moïse Katumbi

La vérité est têtue. Monsieur Rien, devenu Président Quado, Nommé, Masque et Bouclier d'Alias Kabila se croit tout permis. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a promis d'avoir nos têtes. Roger Bongos et Freddy Mulongo sommes vilipendés, diabolisés par les tribalo-ethniques, Talibans et Bena Mpuka. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo ne lève pas son petit doigt, il a lui-même promis d'avoir nos têtes. Comme si un pouvoir usurpé d'imposture peut tout acheter. Le grand Angwalima, voleur de destin de tout un peuple, qui a bénéficié d'une nomination électorale, par filouterie, fourberie et roublardise, croit que son boulot est de chercher noises aux journalistes indépendants de la diaspora congolaise. Nous connaissons très bien l'individu !

Avril 2017, invité d'honneur à la 5ème édition des journées nationales des diasporas africaines à Bordeaux, Moïse Katumbi candidat président de la République en RDC avait rencontré la communauté congolaise de la ville d'Alain Juppé. Contrairement aux ministres du régime d'imposture de la République démocratique du Congo qui rasaient les murs, se déguisaient et se cachaient lorsqu'ils venaient en France, fuyant les "Lumbe-Lumbe-Mwete-Mwete", Moïse Katumbi l'ancien gouverneur du Katanga et candidat déclaré à l'élection présidentielle se promenait sans cohorte de gardes de corps à Bordeaux. C'est ce jour-là, que j'ai compris le poids de Salomon Idi Kalonda Della auprès de Moïse Katumbi. C'est lui qui a donné son aval pour la rencontre de Moïse Katumbi avec la communauté congolaise de Bordeaux.

Salomon Idi Kalonda Della est l'homme qui peut éclabousser Félix Pétain Bizimungu Tshilombo. Il est tenu au droit de réserve et s'en tient. Il respecte la République. L'homme qui parle à l'oreille de Moïse Katumbi, est son conseiller politique principal et spécial. Courtois, calme et serein, Salomon Idi Kalonda Della ferraille en silence. Le président du Parti National pour la Démocratie et le Développement (PND), membre de la plateforme Ensemble pour le changement de Moïse Katumbi, n'a pas pris place à bord du jet qui l'a ramené à Lubumbashi, le 20 mai dernier. Quelques jours avant le retour, le message de Félix Tshilombo est tombé comme un couperet. Tout le monde peut embarquer sauf Salomon Idi Kalonda Della. Après moult conciliabules, le conseiller spécial a pris la décision de ne pas bloquer Moïse Katumbi et les autres. Il a décidé de rester à Bruxelles en Belgique. Il faut dire que Félix Tshilombo a multiplié des embûches pour terroriser Moïse Katumbi afin qu'il renonce à son retour au pays. Il a envoyé John Numbi, inspecteur des Fardc et présumé "Assassin de Floribert Chebeya-Fidèle Bazana" à Lubumbashi pour faire croire à l'insécurité. Jusqu'en dernière minute, l'insécurité a été mis en exergue pour décourager le chairman. Revenons à Salomon Idi Kalonda Della, quel est son crime ? Avoir dit à Félix Pétain Bizimungu Tshilombo trois fois Non ! A quel sujet ? Au sujet du financement de sa campagne présidentielle par Moïse Katumbi.

Le 10 décembre 2015 est la date fatidique de l'Udps. Félix Tshilombo était accompagné de son ami Samy Badibanga chef du groupe parlementaire « UDPS et alliés » ont tenté d'amadouer et vendre l'Udps à Moïse Katumbi pour l'élection présidentielle de 2016. La mafia udpsienne, Samy Badibanga sera nommé quelques semaines plus tard Premier ministre d'Alias Kabila. Félix Tshilombo et Samy Badinaga, sont deux amis "Checkuleurs" de longue date. C'est Samy Badibanga qui lui a trouve Denise Nyakeru à Bruxelles. C'est Félix Tshilombo qui a annoncé à Samy Badibanga qu'il sera nommé Premier ministre. Comment le savait-il, Tshilombo avait passé sa journée à Kingakati avec Alias Kabila.

Chairman avait voulu plutôt un accord décliné en plusieurs points. La réunion s'est tenue à Hôtel Georges V à Paris dans le VIIIè arrondissement. Dans leurs négociations à l'élection présidentielle, qui devait se tenir en 2016 mais n'a eu lieu que le 30 décembre 2018, les trois options étaient mis à table: 1.Moïse Katumbi était candidat président et Félix Tshilombo était d'office Premier ministre. 2. Si Moïse Katumbi était invalidé pour un manque d'un papier administratif, Félix Tshilombo prenait la Présidence. 3. L'article 64 était la troisième option. Moïse Katumbi affirme avoir été empêché de rentrer en République démocratique du Congo, pour déposer sa candidature, malgré le fait qu'il était poursuivi par la justice aux ordres d'Alias, début août 2018, quand il s'est présenté à un poste-frontière avec la Zambie. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, qui était en mèche avec Kalev Mutond, son ami d'Ibiza, Venise, Paris...lorsque l'Udps négociait en catimini, Tshilombo avait en coulisse contribué à empêcher le dépôt de cette candidature. Lorsque Félix Tshilombo a voulu un soutien financier de Moïse Katumbi pour sa campagne électorale, en vertu de l'option 2, Salomon Idi Kalonda Della a dit niet. Moïse Katumbi a été empêché de poser sa candidature, il n'a pas été invalidé. En effet, Moïse Katumbi Chapwe a été bloqué, à la limite séparant la RDC de la Zambie. Le chairman du T.P. Mazembe a une fois de plus tenter de traverser le samedi 4 août 2018, la frontière par Kasumbalesa. Il n’a pu franchir la zone neutre pour effectivement fouler le sol rd congolais. Les autorités zambiennes ont même signifié au leader de « Ensemble pour le changement » le refus de Kinshasa de le laisser rentrer au pays. Le refus de Salomon de céder aux requêtes de Félix Tshilombo pour l'option 2, est une atteinte au lèse majesté Udpsienne, d'où le courroux de l'individu joufflu devenu quelqu'un. Et lorsqu'à Genève, Marti Fayulu est sorti candidat commun de l'opposition, alors que Moïse Katumbi n'était pas candidat et Salomon Idi Kalonda Della non plus, pour Tshilombo, c'est le conseil spécial qui a manigancé son échec. Félix Tshilombo a fait de Salomon Idi Kalonda Della, sa bête noire. Il suffit de quelques sourates, le faussaire joufflu finira par s'écrouler !

Passeport belge de Salomon, échappatoire !

Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est fourbe et roublard. Si lui-même n'a pas eu la nationalité belge, c'est à cause de ses comportements inciviques: bagarre avec la police belge à Zaventem, scolarité hypothétique, désargenté et beuverie aux Nganda de Matongé à Bruxelles... Rwandaise, Denise Nyakeru, sa femme a la nationalité Belge. Tous ses enfants et frères ont la nationalité belge. Même sa mère Marthe Kasalu Jibikila Tshisekedi est belge. La majorité de ses 110 conseillers tribaux de Bena Mpuka ont une nationalité différente. L'affaire de la nationalité belge de Salomon Idi Kalonda Della, mis sur la place publique, par Augustin Kabuya, Secrétaire Général de l'Udps, est simplement l'application de l'adage "Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage." ! Quand on cherche à nuire à quelqu'un, on le fait souvent avec des calomnies. Salomon Idi Kalonda Della, connait les numéros de passeports de tous les Tshisekedi!

Les Talibans, Bena Mpuka et tribalo-ethniques s'en prennent à Moïse Katumbi, ils ignorent ds faramineuses sommes d'argent que Félix Tshilombo a touché auprès de Moïse Katumbi. Heureusement que tout est consigné. Le jour que le boa sera éventré nombreux sont ceux qui tomberont en syncope ! Le prétendu Maboko Pembe qui trône par défi est l'un des Mabumucrates qui vit des oripeaux de la République.

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samedi 15 juin 2019

RDC: 35 députés invalidés, Cour Constitutionnelle ou Cour des Conquistadors?

Benoît Lwamba, président de la Cour Constitutionnelle

L'article 149 de la Constitution de la RDC dit: "La justice est rendue sur l’ensemble du territoire national au nom du peuple". La souveraineté du peuple congolais est au dessus de la légalité de la Cour Constitutionnelle. En République démocratique du Congo, la Cour Constitutionnelle est celle des vainqueurs et des conquistadors. 35 députés de l'opposition sont invalidés par la Cour Constitutionnelle au profit des députés FCC. 5 mois après, hors délai. Alors que la Cour Constitutionnelle avait la latitude de se prononcer durant 2 mois. Le président de la Cour Constitutionnelle, Benoît Lwamba, a du mal à justifier l'invalidation des députés de l'opposition. Il promet de les réhabiliter, via une chambre spéciale pour statuer sur ces cas flagrants de tricherie des juges. La Cour Constitutionnelle de la République démocratique du Congo fabrique des invalidations de la Haute Cour, qui devient la Honte Cour !

Noël Kilomba Ngozi Mala

"Dauphin" de Benoit Lwamba, Noël Kilomba Ngozi, né le 25 décembre 1966 à Shabunda est l'Archange de la corruption. C'est lui l'homme orchestre et coordonnateur des invalidations noctures. Cupide, ce juge godillot, qui a l'air d'un Stroumph, avec sa toge bleue et ses gants blancs, est le plus corrompu de la Honte Cour. Il réclame entre 250.000 à 500.000 dollars à chaque député pour stopper une invalidation. Ses services exigent aux députés de vendre maisons et véhicules pour éviter les invalidations.

Homme de main d'Alias Kabila, Noël Kilomba Ngozi est l'un de farouches juges bleus, qui a contribué au refus du recours de récomptage des voix. Il a contribué à la nomination de Félix Tshilombo. Il est intouchable car le président Quado, masque et bouclier d'Alias Kabila, lui doit sa NOMINATION ELECTORALE. Félix Tshilombo qui sait que le jour de la signature de son deal avec Alias Kabila...Alexis Thambwe Mwamba, Néhemie Mwilanja Wilondja et même Noël Kilomba Ngozi étaient présents. Le deal est sa prise en otage. Félix Tshilombo est un otage d'un clan mafieux. Il ne pipe mot car il est prisonnier de son deal odieux, pour contourner le peuple congolais.

D'octobre 1999 jusqu'en 2003, il était juge au Tribunal de Grande Instance de Kananga. Désargenté, Noël Kilomba Ngozi, était connu pour son vélo noir, que lui avait été offert par une Ong internationale pour lui faciliter ses déplacements. Dire que de mai 1998 à octobre 1999, Noël Kilomba Ngozi a été animateur de la tranche " Droit à la porté" de l'émission "cocktail du savoir" chaque vendredi à la RTNC, après le journal télévisé de 20 heures.

Devenu juge ripou à la Cour Constitutionnelle, Noël Kilomba Ngozi demande des sommes faramineuses aux députés. Des journalistes devenus sont parmi ses premiers victimes. Pardieu, dans un pays où un congolais vit avec moins de 1 dollar jour. Les députés de l'opposition ont été élus par le peuple congolais.

En février dernier, nous fustigions ce juge qui se comporte en loup lettré contre la République. La Cour Constitutionnelle de la RDC est la seule au monde qui rend ses arrêts la nuit, pendant que le peuple dort et le drapeau du Congo ne flotte pas encore sur son territoire. https://blogs.mediapart.fr/…/cour-constitutionnelle-le-juge…

Le peuple congolais doit comprendre qu'il est le souverain primaire. Les juges Américains de la Cour Constitutionnelle sont votés par le peuple. Faut-il en a arriver là en RDC ? Si les juges de la Cour Constitutionnelle sont corrompus, c'est parce qu'il y a des corrupteurs. Chers Députés ne tombaient pas dans le piège de la corruption. Résistez à la corruption, cela y va de votre dignité et crédibilité.

La Cour Constitutionnelle est devenue le clone de la fameuse Cour Suprême de la dictature de Mobutu. La honte cour ou Cour corruptionnelle, un trio y règne en corrompus: Benoit Lwamba, président de la Cour Constitutionnelle déjà sanctionné par les Etats-Unis, Kaozi Lumuanga, son directeur de cabinet et Noël Kilomba Ngozi, le dauphin de Benoit Lwamba. Les députés sont des élus de notre peuple. La fabrication des nominations est une grave atteinte à la démocratie.

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RDC: Martin Mulumba biaise avec la genèse du pouvoir de Tshilombo, Alias Kabila BIS !

Chaque génération doit dans une relative opacité découvrir sa mission, la remplir ou la trahir » Frantz FANON. Le tribalisme est un fléau à combattre et à éradiquer. Les élites congolaises doivent aider la République démocratique du Congo, pour son instauration de la démocratie. Il est regrettable par coterie tribale et un tribalisme exacerbé, que Martin Mulumba, notre compatriote juriste, soutenu par une bande des tribalistes Kasaïens décomplexés, puisse biaiser avec notre histoire. Dans son analyse alambiquée sans doute pour la consommation des institutions étrangères, les induire en erreur en défendant un nouveau régime d'imposture en RDC, Martin Mulumba utilise son intelligence pour édulcorer la vérité vraie de la frauduleuse prise de pouvoir de Félix Tshilombo. Sciemment, il omet de parler de la genèse mafieuse du pouvoir de Félix Tshilombo. Il n'a jamais gagné l'élection présidentielle. Il a été battu même par Emmanuel Shadary, deuxième. Le Président ELU de la République démocratique du Congo est Martin Fayulu avec 62,8%. Félix Tshilombo a fait un odieux deal avec Alias Kabila, contre le peuple congolais, pour sa NOMINATION ÉLECTORALE. Pour avoir le fauteuil présidentiel-Félix Tshilombo Monsieur 16% qui est arrivé troisième, loin derrière Martin Fayulu 62,8%, le vrai Président élu- a accepté d'être le masque et le bouclier d'Alias Kabila. Alors que le peuple congolais, sous la pluie, est allé voté pour un dégagisme, le 30 décembre 2018, Félix Tshilombo dans une fourberie et roublardise qui frisent la démence, est devenu le protecteur des 18 ans du régime d'imposture, d'occupation et de prédation. Il n'y a pas de rupture en RDC. Avec Félix Tshilombo, c'est le non-changement dans la continuité. Les jeunes du PPRD et UDPS se battent à Kinshasa. Dans cette vidéo, ils disent clairement que Félix Tshilombo doit tout à Alias Kabila !

Opinion de Martin Mulumba: La conception du pouvoir de Felix TSHISEKEDI, continuité ou rupture de la monarchie présidentielle au CONGO ?

Depuis son accession à l’indépendance, la République démocratique du Congo était considérée comme un pays où le pouvoir était conquis et conservé par la force. La fonction du président de la République y était, ainsi, celle d’un élu du peuple sans l’être réellement ; de facto, le chef de l’État congolais exerçait, sans le dire, le pouvoir d’un monarque absolu.

Et pourtant, comme d’autres pays africains, la République démocratique du Congo a toujours fait le choix de l’élection comme seul et unique moyen de dévolution du pouvoir politique, notamment de la fonction présidentielle, mais l’alternance démocratique était un véritable mythe. Car, à partir du coup d’État militaire du lieutenant général Mobutu, destituant en novembre 1965 Joseph Kasa-Vubu, alors démocratiquement élu en juin 1960 par les deux Chambres du Parlement, le recours à la force s’était imposé dans les faits comme l’unique moyen par excellence d’accès au pouvoir.

C’est dans cette même optique que Laurent Désiré Kabila conquit le pouvoir par les armes en mai 1997, remplacé par son fils, le général major Joseph Kabila, qui à l’instar d’un prince, a hérité la présidence de la République en janvier 2001, alors que le Congo est une République théoriquement démocratique !

De ce point de vue, devenue comme une grande chefferie, organisée autour d’un homme ayant le monopole de l’autorité et revendiquant la grâce et la sacralité du pouvoir des chefferies traditionnelles, qu’il combinait régulièrement avec les habitus patrimonialistes et monarchistes hérités du roi Léopold II, la République démocratique du Congo n’était un État de droit que dans les textes. Le président congolais n’était autre qu’un monarque à la tête d’une République, il avait personnalisé l’État, concentré tous les pouvoirs étatiques et exerçait sa fonction sans admettre ou tolérer aucun contre-pouvoir.

Changement ou continuité ?

La passation pacifique intervenue pour la première fois en janvier 2019, d’un militaire arrivé au pouvoir comme un prince héritier à un opposant, qui a été déclaré par la Commission électorale et validé par la Cour constitutionnelle comme vainqueur de la présidentielle du 30 décembre 2018, offrait aux Congolais une image inédite, un espoir qui semble soulever aujourd’hui quelques inquiétudes. On se demande si le nouveau Président congolais incarne réellement le changement attendu, voire souhaité, ou se place dans les pas de ses prédécesseurs pour assurer une continuité du passé ?

Après avoir donné quelques assurances sur le plan des droits de l’homme , notamment les droits civils et politiques garantis par la Constitution avec la libération des prisonniers politiques , le retour des opposants en exil et autres , Félix Tshisekedi semble être perturbé par une coalition totalement déséquilibrée avec le Front Commun pour le Congo de l’ancien Président. Il est certes chef de l’Etat , mais l’ombre de son prédécesseur semble devenir un obstacle pour lui.

Felix Tshisekedi doit s’affirmer davantage, il doit s’émanciper et non être dans l’ombre de Joseph Kabila

Aux termes de la Constitution congolaise, Félix Tshisekedi est le chef de l’État. Il représente la nation et il est le symbole de l’unité nationale. Il veille au respect de la Constitution et assure par son arbitrage, le fonctionnement régulier des pouvoirs publics et des Institutions ainsi que la continuité de l’État. Il est le garant de l’indépendance nationale, de l’intégrité du territoire, de la souveraineté nationale et du respect des traités et accords internationaux.

Le président congolais dispose ainsi, des moyens politiques et juridiques pour exercer la fonction présidentielle. Il est censé s’en servir ou faire le choix de l’opportunité.

Mais, depuis plus d’une semaine, le Congo vit au rythme des tensions, non seulement à cause de la contestation des ordonnances présidentielles par quelques députés de la coalition, allant au-delà de la compétence reconnue à l’Assemblée nationale comme une des institutions de la République, mais aussi et surtout , à cause de l’attitude du chef de l’État face aux décisions des juges de la Cour constitutionnelle, obéissant clairement plus à des injonctions politiques obscures qu’à la loi.

Le Congo vers un chaos si rien ne change !

S’il est vrai que la situation risque d’être chaotique si rien ne change, il est aussi vrai qu’au-delà de toutes les manœuvres réelles ou supposées du FCC ou de son autorité morale qui n’est autre que l’ancien chef de l’État, la solution doit venir de Félix Tshisekedi. C’est lui le chef de l’État , il n’est pas un figurant , il doit montrer une direction , il ne copréside pas le pays avec le Fcc , c’est lui qui préside et donne le cap, qui doit être suivi par son allié.

On sait qu’au départ, la coalition Cash-FCC n’avait aucun fondement clair. Entre alliés, il y a d’un côté, une mauvaise foi qui ne souffre d’aucun doute et de l’autre, une méfiance à la limite d’une impatience naïve.

Censé être le symbole du changement et de la construction d’un État de droit, le président Félix Tshisekedi est attendu sur ce terrain. Les Congolais veulent qu’il change leur situation. Même s’il n’est pas Jésus Christ pour opérer des miracles, il est temps qu’il se réveille, faute de quoi il risque de rester enfermé dans le piège de son alliance avec le FCC et de dresser lui-même, sans le savoir , le peuple congolais contre lui !

L’attitude de Joseph Kabila face à la situation

Pour l’ancien président Joseph Kabila, il doit préserver l’image d’une alternance pacifique qu’il a offert aux Congolais, il ne doit pas être un obstacle, mais plutôt celui qui mobilise son camp pour le développement du Congo. La réussite de Félix Tshisekedi sera aussi la sienne, car il a été d’une manière ou d’une autre, acteur de cette passation pacifique du pouvoir…

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vendredi 14 juin 2019

Andry RAJOELINA, Président de Madagascar à OIT !

Le Président de Madagascar, Andry Rajoelina , a salué ceux qu’il qualifie de «bienfaiteurs de l’humanité». Madagascar, a-t-il dit, «rend hommage aux hommes et femmes… qui se sont battu de toutes leurs forces, avec foi, et conviction pour œuvrer et bâtir un monde du travail plus juste, plus décent, valorisant l'humain et favorable à l'épanouissement et au bien-être de toutes les générations qui se sont succédé depuis 1919».

Discours d'Andry RAJOELINA à l'OIT

Six instruments de ratification des conventions et protocole de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) ont été remis par le Président de la République de Madagascar Andry Rajoelina au Directeur Général de l’OIT lors de la Conférence Internationale du Travail, session centenaire à Genève.

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RDC: Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un Avatar ! Il est l'ambassadeur plénipotentiaire de l'occupation rwandaise !

Un Avatar a la forme humaine, mais n'a rien d'humain. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo parle Tshiluba, lingala, français ...Il mange le Matamba et Tshibelabela comme tous les Bena Mpuka, Talibans et Tribalo-ethniques. Il boit du Whisky comme tous les Wayambars. A l'interieur de lui, il n'a ni coeur ni cerveau. Il est une machine téléguidée. Son âme est vendue à Satan. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo n'est pas Congolais. Ambassadeur plénipotentiaire de l'occupation rwandaise, il est vassal de Paul Kagame, Hitler africain et bourreau du peuple congolais.

Sa lettre datée du 8 juin, à Paul Kagamé pour l'adhésion de la RDC à la Communauté Economique de l'Afrique de l'Est est authentique.Confirme l'ambassadeur Olivier Nduhungirehe dans un tweet. "Elle a été reçue officiellement et a été transmise au Secrétariat Général de l'EAC le 13 juin 2019". La lettre de demande d'adhésion à l'EAC devrait être écrite par le Ministère des Affaires étrangères après l'aval du parlement et du gouvernement. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, qui gère tout seul-sans gouvernement depuis 6 mois- se prend pour un monarque. Or la RDC est une République. Tshilombo n'a jamais été élu. Il a fait un odieux deal, contre le peuple congolais et a bénéficié d'une NOMINATION ELECTORALE. Il est illégitime, imposteur et usurpateur.

Son père Etienne Tshisekedi écrivait en catimini à Alias Kabila. Tshilombo en catimini écrit " Cher Frère" à Kagame. Qu'est-ce qui justifie l'urgence pour la RDC d'adhérer à la Communauté économique de l'Afrique de l'Est ? Paul Kagame est pilleur et receleur des ressources de la RDC. Le Rwanda est devenu le premier producteur du Coltan, un minerais qui ne trouve pas sur son sol, mais dont 70 % de la production mondiale provient de la RDC.

Y a-t-il déjà eu un bilan sur l'adhésion de la RDC à la Sadec et même de l'Union africaine ? L'axe de l'Est: Ouganda, Rwanda, Burundi et Tanzanie choisit par Félix Pétain Bizimungu Tshilombo sera aussi sa perte ! L'Afrique a la forme d'un revolver dont la gachette est au Congo, disait Frantz Fanon. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, qui a passé sa vie à Bruxelles dans des Nganda au quartier Matongé, ignore la vraie place du Congo. Placée au coeur de l'Afrique, la RDC n'a pas à rougir de sa place ni à quémander des adhésions alambiquées.

Lorsque Félix Pétain Bizimungu Tshilombo au mémorial rwandais a écrit dans le livre d'or que lrs Congolais étaient morts "Effets collatéraux". 12 millions des morts ! Tshilombo piétine les morts Congolais et disculpe l'ogre de Kigali de ses crimes au Congo. Les Bena Mpuka, Talibans et Tribaloethniques prirent les réseaux sociaux pour clamer que Tshilombo était piégé. Mais depuis, l'incapacitaire et faussaire joufflu, ne cesse de faire allégeance à Paul Kagame. Il est allé jusqu'à le faire ovationner au stade des Martyrs. Ses partenaires du FCC le traître d'inconscient. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un inconscient donc irresponsable de ses responsabilités usurpées. Doit-on le laisser faire ? Jusqu'à quand va-t-il continuer à humilier le peuple congolais ?

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jeudi 13 juin 2019

Le Président du Ghana, Nana Akufo-Addo à l'OIT

Le Président du Ghana, Nana Akufo-Addo , a insisté: «Les Etats Membres devraient saisir les innombrables opportunités qui s’offrent à eux pour améliorer la qualité de la vie professionnelle, pour réduire les écarts entre hommes et femmes, pour réparer les dégâts provoqués par le changement climatique et les inégalités dans le monde et, plus important encore, pour partager la charge des responsabilités pour un avenir plus durable qui garantisse que nous ne laissons personne au bord du chemin.»

Discours du Président du Ghana, Nana Akufo-Addo à l'OIT

Sortir des mines pour aller à l’école !

Un projet de l’OIT en faveur des communautés vivant des mines artisanales au Ghana contribue à réduire le travail des enfants et permet à des enfants vulnérables d’aller à l’école.

Les petites exploitations artisanales de mines d’or représentent 15 à 20% de la production mondiale annuelle d’or et emploient 10 à 15 millions de mineurs dans le monde. Elles sont toutefois associées à un grand nombre de problèmes sociaux et professionnels, comme le travail des enfants, la traite des êtres humains, l’exposition à la toxicité du mercure et la destruction de l’environnement. La majeure partie de cet or est transformé en bijoux vendus aux consommateurs dans le monde. L’âge minimum légal pour travailler au Ghana est de 14 ans. Il est interdit à toute personne de moins de 18 ans de faire des travaux dangereux, dans des milieux insalubres, de travailler un nombre excessif d’heures ou d’utiliser les machines dangereuses. Pour lutter contre le travail des enfants et améliorer les conditions de travail dans les petites exploitations artisanales de mines d’or, le Département du travail des États-Unis (USDOL) finance à hauteur de 5 millions de dollars le projet Caring Gold Mining mis en œuvre par l’Organisation internationale du Travail au Ghana et aux Philippines.

Ce projet fait partie d’un programme plus vaste du département du travail USDOL de lutte contre le travail des enfants dans le secteur minier dans le monde, doté de 20,75 millions de dollars pour réaliser des projets en Colombie, République démocratique du Congo, au Ghana et aux Philippines.

En collaboration avec les populations locales, ce projet s’appuie sur des comités de protection des enfants gérés par les communautés pour sensibiliser aux dangers de la mine et à la nécessité pour les enfants d’aller à l’école.

Ce projet soutient également la formalisation de l’exploitation minière grâce à la protection sociale et aux programmes de subsistance. Il favorise également l’accès des familles à des transferts en espèces pour subvenir à leurs besoins essentiels dans le cadre d’un programme des gouvernements locaux. Voilà pourquoi les enfants peuvent aller à l’école au lieu de travailler.

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Daniel Kablan DUNCAN, Vice-Président de la Côte d’Ivoire à l'OIT !

Daniel Kablan DUNCAN, Vice-Président de la Côte d’Ivoire à l'OIT était présent lundi 10 juin à Genève, à la tribune de l’Organisation Internationale du Travail (OIT) où se tient, du 10 au 21 juin, la 108 ème Session de la Conférence internationale du Travail marquant le point d’orgue des célébrations du centenaire de l’organisation. Rappelant l’essentiel des acquis du monde du travail au cours du siècle dernier, le vice-Président de la République a indiqué que l’OIT, cette organisation « unique dans le monde par sa structuration tripartite » (Gouvernement-Employeurs-Salariés) doit fièrement arborer ses 100 ans d’existence, en ce qu’elle a su « accompagner les pays membres pour assurer un environnement du travail décent et de meilleures conditions de vie. »

Pour l’avenir, il a proposé que « dans un monde en évolution de plus en plus rapide, il conviendrait que l’OIT préconise l’apprentissage et le perfectionnement des compétences tout au long de la vie comme moyen pour assurer la durabilité des emplois, et le multilatéralisme comme meilleur cadre pour la gestion des conflits liés aux défis actuels et futurs. »

S’attardant sur le cas de l’environnement du travail en Côte d’Ivoire, le vice-Président de la République a indiqué que d’énormes avancées ont été réalisées grâce à l’appui de partenaires techniques et financiers dont l’OIT, ainsi qu’à l’attachement du gouvernement ivoirien au tripartisme, principe fondateur de l’OIT ; ce qui s’est régulièrement manifesté notamment par l’affirmation de la liberté syndicale pour les travailleurs, le maintien du dialogue social avec tous les acteurs et l’amélioration continue de l’environnement des affaires pour les employeurs.

Discours de Daniel Kablan DUNCAN, Vice-Président de la Côte d’Ivoire à l'OIT !

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RDC: Cour Constitutionnelle, Noël Kilomba Ngozi fabricateur des députés invalidés !

Noël Kilomba Ngozi (au centre), un juge controversé de la Cour Constitutionnelle

Les Américains ont commis l'erreur de ne condamner que Benoit Lwamba, président de la Cour Constitutionnelle pour corruption. La Haute Cour est devenue une pourriture. Sa putréfaction empeste toute la République, avec des invalidations fabriquées contre les députés élus de l'opposition.

"Dauphin" de Benoit Lwamba, Noël Kilomba Ngozi, né le 25 décembre 1966 à Shabunda, à 53 ans, il est l'Archange de la corruption. C'est lui l'homme orchestre et coordonnateur des invalidations nocturnes. Cupide, ce juge godillot, qui a l'air d'un Schtroumpf, avec sa toge bleue et ses gants blancs, est le plus corrompu de la Honte Cour. Il réclame entre 250.000 à 500.000 dollars à chaque député pour stopper une invalidation. Ses services exigent aux députés de vendre maisons et véhicules pour éviter les invalidations.

Homme de main d'Alias Kabila, Noël Kilomba Ngozi est l'un de farouches juges bleus, qui a contribué au refus du recours de récomptage des voix par le candidat N° 4, Martin Fayulu, président élu et gagnant de l'élection chaotique et boutiquée du 30 décembre 2018. Il a contribué à la nomination de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo. Il est "Intouchable" car le président Quado, masque et bouclier d'Alias Kabila, lui doit sa NOMINATION ÉLECTORALE. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo qui sait que le jour de la signature de son deal avec Alias Kabila...Alexis Thambwe Mwamba, Néhemie Mwilanja Wilondja et même Noël Kilomba Ngozi étaient présents. Le deal est sa prise en otage. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un otage d'un clan mafieux. Il ne pipe mot car il est prisonnier de son deal odieux, pour contourner le peuple congolais. Tshilombo a bénéficié d'une nomination électorale qui n'est pas une élection. Il n'est pas légitime. Imposteur et usurpateur, il doit démissionner.

D'octobre 1999 jusqu'en 2003, il était juge au Tribunal de Grande Instance de Kananga. Désargenté, Noël Kilomba Ngozi, était connu pour son vélo noir, que lui avait été offert par une Ong internationale pour lui faciliter ses déplacements. Dire que, de mai 1998 à octobre 1999, Noël Kilomba Ngozi a été animateur de la tranche "Droit à la porté" de l'émission "cocktail du savoir", chaque vendredi à la Radio Télévision Nationale Congolaise-RTNC, après le journal télévisé de 20 heures. Incroyable que l'on parle du droit à la Télé et que l'on ne s'applique pas à soi-même.

Devenu juge ripou à la Cour Constitutionnelle, Noël Kilomba Ngozi demande des sommes faramineuses aux députés. Des journalistes devenus sont parmi ses premiers victimes. Pardieu, dans un pays où un congolais vit avec moins de 1 dollar jour. Les députés de l'opposition ont été élus par le peuple congolais.

En février dernier, nous fustigions ce juge qui se comporte en loup lettré contre la République. La Cour Constitutionnelle de la RDC est la seule au monde qui rend ses arrêts la nuit, pendant que le peuple dort et le drapeau du Congo ne flotte pas encore sur son territoire.

https://blogs.mediapart.fr/…/cour-constitutionnelle-le-juge…

Le peuple congolais doit comprendre qu'il est le souverain primaire. Les juges Américains de la Cour Constitutionnelle sont votés par le peuple. Faut-il en a arriver là en RDC ? Si les juges de la Cour Constitutionnelle sont corrompus, c'est parce qu'il y a des corrupteurs. Chers Députés ne tombaient pas dans le piège de la corruption. Résistez à la corruption, cela y va de votre dignité et crédibilité.

Noël Kilomba Ngozi peut-être joint à ces numéros: +243 997343857, +243 818497926, +243 899122303 E-mail: noelkilomba@hotmail.com et noelkilomba@gmail.com

La Cour Constitutionnelle est devenue le clone de la fameuse Cour Suprême de la dictature de Mobutu. La honte cour ou Cour corruptionnelle, un trio y règne en corrompus: Benoit Lwamba, président de la Cour Constitutionnelle déjà sanctionné par les Etats-Unis, Kaozi Lumuanga, son directeur de cabinet et Noël Kilomba Ngozi, le dauphin de Benoit Lwamba.

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mercredi 12 juin 2019

Cyril Ramaphosa, président Sud-africain à l'OIT !

L’OIT compte 187 États membres et promeut le travail décent partout dans le monde, ainsi que le renforcement du dialogue social. Son directeur général actuel est le britannique Guy Ryder. L’Organisation a été saluée en 1969 par un prix Nobel de la paix. Elle a joué un certain rôle dans la révolte des Polonais en 1980. L’OIT a en effet vigoureusement défendu la liberté syndicale et la demande des ouvriers de fonder Solidarité, premier syndicat indépendant. Cette organisation a été à l’origine de la chute du régime communiste en Pologne.

Discours de Cyril Ramaphosa à l'OIT

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Sa Majesté Roi Ingwenyama Mswati III, du royaume d'Eswatini (Swaziland) à l'OIT !

Le Roi Mswati III du Royaume d’Eswatini a affirmé: «Alors que nous célébrons ce centenaire, nous sommes sensibles aux réalités et aux problèmes liés à un monde du travail qui évolue rapidement du fait des avancées technologiques». Il a salué la Commission mondiale sur l’avenir du travail «pour avoir élaboré le rapport sur l’avenir du travail en faisant des propositions claires pour orienter les Etats Membres sur la manière d’appréhender les questions complexes soulevées par la mutation du monde du travail. Nous sommes particulièrement impressionnés par la priorité qu’accorde le rapport au développement centré sur l’humain».

Discours du Roi Mswati III du Royaume d’Eswatini :

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Le Premier ministre de la Fédération de Russie, Dmitry Medvedev à l'OIT !

Dmitry Medvedev, Premier ministre de la Fédération de Russie

Décrivant l’OIT comme «l’une des plus influentes structures mondiales», le Premier ministre de la Fédération de Russie, Dmitry Medvedev , a dit aux délégués: «Nous partageons la mission et les objectifs de l’OIT et nous exprimons notre solidarité avec la position selon laquelle notre tâche commune est de faire du travail au 21e siècle le moyen, pour les êtres humains, de révéler leur potentiel». Il a précisé: «La Russie sait, par expérience, qu’il est indispensable de répondre, de manière professionnelle et responsable, à ces changements sociaux, aux nouvelles demandes de la société et aux besoins des travailleurs, parce qu’ignorer ces défis a toujours des répercussions regrettables».

Discours de Dmitry Medvedev à l'OIT

L’Organisation internationale du travail (OIT) est aujourd’hui une agence spécialisée des Nations unies. Pourtant, sa création est antérieure à celle de l’ONU. L’OIT est née au lendemain de la première guerre mondiale, en avril 1919. Ses fondateurs voulaient consolider la paix, estimant qu’il « ne peut y avoir de paix durable sans justice sociale ».

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La chancelière Angela Merkel à OIT

Angela Merkel, la chancelière allemande à l'OIT

La Chancelière allemande, Angela Merkel , a dit à la Conférence: «Nous avons besoin de paix sociale, de conditions de travail équitables; nous devons préserver et respecter la dignité humaine. L’OIT a accompli beaucoup de choses – et je vous en félicite sincèrement – mais il reste beaucoup à faire. J’espère donc, et j’en suis convaincue, que ce qui a déjà été réalisé vous encouragera à travailler avec dynamisme et vigueur et à vous engager pleinement dans cette tâche et ce travail”. Evoquant la Journée mondiale contre le travail des enfants, célébrée le 12 juin, et le rôle de l’OIT dans la lutte contre ce fléau, elle a ajouté: «Dans le monde entier, 152 millions d’enfants sont contraints de travailler, près de la moitié d’entre eux ont entre 5 et 11 ans… C’est absolument inacceptable et nous devons y remédier ensemble».

Photos d'Angela Merkel à OIT

Discours d'Angela Merkel à l'OIT

La chancelière allemande Angela Merkel est venue à Genève plaider pour des salaires minimaux partout en Europe. Devant la Conférence du centenaire de l'OIT, elle a considéré l'organisation aussi indispensable qu'il y a 100 ans.

Nous avons encore beaucoup de travail qui nous attend' pour atteindre des emplois décents dans le monde, a affirmé Mme Merkel devant les milliers de délégués des 187 membres. Egalité salariale, accès des femmes à des postes à responsabilités, lutte contre le travail forcé, la chancelière a vanté les efforts menés par l'Organisation internationale du travail (OIT). Nous en avons aussi besoin qu'il y a 100 ans', a-t-elle dit. Il nous faut la paix sociale. Et d'appeler à des compromis ceux qui pensent pouvoir avancer seuls face aux défis du XXIe siècle, notamment la numérisation de l'économie dans un monde qui va beaucoup plus vite.

Alors que les discussions vont bon train pour nommer le prochain président de la Commission européenne, l'Allemande a appelé à des salaires minimaux partout en Europe. Il faut que ceux-ci soient adaptés à la situation économique de chaque pays et à des conditions de travail qui honorent les individus.

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RDC: Cocufié, Moïse Katumbi doit exiger le franc-jeu au pantin Félix Tshilombo!

Félix Tshilombo, le "Wayambar" et Moïse Katumbi

Fourberies et roublardises sont les deux jambes de Félix Tshilombo. Il enfarine qui il veut. Rares sont des amis éternels, en politique. Moïse Katumbi s'est fait avoir. Il doit être amère. Il est cocufié par le Rangers Félix Tshilombo, un habitué à renier sa signature et parole. Celui qu'il présentait comme son frère. Entre Moïse Katumbi et Félix Tshilombo, qui va déboulonner l'autre ? Pour l'instant, c'est Tshilombo qui mène la barque. Le cupide et incapacitaire fils d'Etienne Tshisekedi, dans son ambition démesurée, était prêt à tout pour arriver au pouvoir. Il s'est plusieurs fois agenouiller pour quémander le pouvoir et a fini par apposer sa signature sur une feuille vierge. Les apparatchiks en font ce qu'ils veulent. Ce sont eux qui écrivent et placent sa signature au bas des documents. Depuis comme un batracien, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo rampe. Il est piétiné, souillé, humilié par celui qui l'a nommé. Le deal de Félix Tshilombo avec Alias Kabila pour sa nomination électorale, n'a pas encore livré tous ses secrets. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est le masque et le bouclier d'Alias Kabila. Il est devenu Alias Kabila Bis !

Moïse Katumbi n'a plus droit de circuler librement en République démocratique du Congo. Il devait se rendre, le lundi 11 juin, à Goma. Toutes les autorisations de survol ont été envoyées au service de la régulation de l’aviation civile, mais cette demande instruite est restée lettre morte et le Jet privé de Moïse Katumbi est resté cloué au sol au grand dam de Gomatiens qui l’attendait pour communier avec ce leader Lamuka controversé. Président Quado, nommé, illégitime, Félix Tshilombo vient de cocufier Moïse Katumbi, la main qui l'a nourri, qui a affrété des avions pour lui, qui a financé le congrès de l'Udps, qui l'a sorti de la galère...Depuis sa nomination électorale, ce "Wayambar" de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, qui passait son temps dans des Nganda de Matongé à Bruxelles, se comporte en petit dictateur, comme si le Congo l'appartient. Alias Kabila Bis agit en lieu et place de l'homme de Kingakati.

Moïse Katumbi sait que c'est Martin Fayulu qui est le Président élu de l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un fraudeur-tricheur. Il a occupé le fauteuil présidentiel suite à un odieux deal avec Alias Kabila. Sa nomination électorale est fruit d'un deal contre le peuple congolais. C'est Alias Kabila qui l'a nommé. C'est aussi lui qui l'a installé. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo n'a pas été élu. Il n'a jamais gagné l'élection présidentielle. Il est président Quado, imposteur et usurpateur.

C'est un leurre de croire qu'Alias Kabila est parti. Il est toujours le président de la République. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est son pantin, clone, masque-Kifwebe et son bouclier. Le peuple congolais a voté pour le dégagisme. Le grand changement. Mais comme Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est arrivé au pouvoir par un odieux deal, il ne pourra rien faire. Il est prisonnier de son deal. Moïse Katumbi a investi pour sauver l'Udps. En soutenant Etienne Tshisekedi jusqu'à sa mort. En dépensant l'argent pour soutenir le désargenté: Félix Tshilombo. L'Udps n'avait jamais organisé un congrès du parti. Maintenant que Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a eu le pouvoir par fraude. Les fourbes de l'Udps crient sur les toits et réseaux sociaux, que l'argent de Moïse Katumbi, il l'a gagné au Congo. Ce n'est pas une raison. Etre généreux n'est pas donné à tout le monde. Les Bena Mpuka, Talibans et Tribalo-ethniques diabolisent Moïse, insultent et injurient à longueur des journées. Voici des événements qui doivent appeler un franc-jeu entre Moïse Katumbi et Félix Pétain Bizimungu Tshilombo:

1. Le passeport de Salomon SK Della, le conseiller spécial de Moïse Katumbi n'a pas fait le voyage de Lubumbashi, pour le grand retour du 20 mai dernier. Son passeport biométrique est confisqué par Félix Tshilombo lui-même. Raison évoquée: Salomon Sk Della est Belge. Mais Tshilombo a nommé sa cousine Belge Lusangu Kamuania alias Daniella, conseillère aux infrastrustrures de la RDC. La fameuse cousine est née en 1972 sur son passeport belge, alors qu'elle est de 1957. Asala Kala ! Il y a un deux poids, deux mesures. Pourquoi Salomon n'a pas droit à son passeport ? C'est un droit pour tout Congolais. La raison est simple. Félix Tshilombo avec son laboratoire ont décidé d'isoler Moïse katumbi en l'isolant de Salomon SK Della. Mieux c'est Salomon, qui connait les sommes exactes que Moïse Katumbi a dépensé pour le renégat Félix Pétain Bizimungu Tshilombo qui affiche au grand jour son ingratitude. 2. Aux obsèques d'Etienne Tshisekedi, la présence de Moïse Katumbi n'a pas été souhaitée. François Beya, le conseiller en matière de sécurité de Tshilombo est vite monté au créneau pour demander à Katumbi de rester loin de l'alliance FCC-CACH. De ne pas remettre en question cette alliance. Une liste de 19 personnalités congolaises a été dressée par des Talibans et Tribalo-ethniques. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo n'a jamais dénoncé cette interdiction. Il a fait venir Paul Kagame, Hitler africain et bourreau du peuple congolais et l'a fait ovationner au stade des Martyrs de la Pentecôte.

3. Moïse Katumbi a cru vite passer par dessus bord l'étape de la vérité des urnes. Sans doute, un aveuglement dû à son amitié avec Félix Pétain Bizimungu Tshilombo. Ce dernier est prisonnier d'Alias Kabila. Son deal le lie à perpétuité avec celui qui l'a nommé. Depuis Genève, la famille politique de Moïse Katumbi est Lamuka. Il doit soutenir la vérité des urnes. Un pays ne se construit pas dans des mensonges. Des hommes et femmes politiques inconstants se discréditent et discréditent la politique. Moïse Katumbi doit vite rompre avec son fameux frère Barabbas, voleur du destin de tout un peuple. Il doit se démarquer Félix Tshilombo devient son boulet. Il veut le faire couler avec lui. Or Moïse Katumbi doit demeurer toujours du côté du peuple. Il s'est grillé en tentant de sauver son amitié avec l'ingrat Tshilombo qui lève pas son doigt lors que les Bana Mpuka, Talibans et Tribalo-ethniques "Pince sans rire, clament à gorge déployée: Moïse Katumbi a volé l'argent du Congo". Les incapacitaires ont été incapables de s'en sortir par eux-mêmes. Il a fallu les aider. Aujourd'hui, ils deviennent arrogants. Ils injurient à longueur des journées Moïse Katumbi !

4. Martin Mayulu est le président élu. Il mérite considération et respect. Les acteurs politiques ne doivent pas se projeter en 2023. Piétiner la vérité des urnes, c'est piétiner l'espoir du peuple congolais. C'est encourager les Congolais à ne plus croire à la politique ni aux acteurs politiques. Une NOMINATION ELECTORALE n'est pas une élection. Moïse Katumbi retrouver sa place aux côtes de Martin Fayulu, Jean-Pierre Bemba, Adolphe Muzito, Antipas Mbusa Nyamwisi et Freddy Matungulu. Ils doivent être ensemble, faire des meetings ensemble et gagner ensemble. Il faut vite réparer les erreurs commises. La vérité des urnes est fédératrice et rassembleuse. Martin Fayulu a raison: il est le Président Elu, pas un opposant !

5. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, voleur du destin du peuple congolais ne mérite ni respect ni considération. Il a volé les rêves du peuple congolais. En politicailleur ventriote, il a pensé à son ventre, rien de plus. Il est imposteur et usurpateur. Il est l'homme de main d'Alias Kabila. Moïse Katumbi n'a aucun pouvoir de sauver son ami, qui a choisi son camp: être le bouclier d'une bande des criminels, bandits, tortionnaires... Moïse Katumbi doit remplir ses missions au sein de Lamuka. S'y éloigner, c'est trahir les aspirations du peuple. Lamuka, c'est le peuple congolais. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a choisi l'enfer, qu'il s'y brûle.

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RDC: Prisonnier personnel d'Alias Kabila, Prof.HUIT MULONGO publie "Voyage au bout de la Kasapaa" !

Le Professeur HUIT MULONGO a été le prisonnier personnel d'Alias Kabila, pour avoir dénoncé son troisième mandat. Voyage au bout de la Kasapa est l'ouvrage qui relate ce périple !

"On ne met pas Voltaire en prison !" se serait exclamé Le Général De Gaulle qui vouait à Sartre une certaine estime. Alias Kabila, imposteur-usurpateur a cru bon s'en prendre au Prof. HUIT MULONGO en le mettant en prison, croyant l'anéantir et le finir. Grave erreur, on n'emprisonne pas un esprit, surtout un homme de plume comme le Prof. HUIT MULONGO. Son ouvrage "Voyage au bout de la Kasapaa" relate ce coup monté, foireux et mafieux pour le faire taire.

Après ses études humanitaires à l'Institut Lumumba, Huit Mulongo est parmi les premiers parisiens congolais. En 1979, il y était déjà. Huit Mulongo est un Voltairien, toute sa vie est éprise de la Liberté. Liberté d'expression, liberté de vie, liberté du choix de l'autre... En France, toutes ses études universitaires à Paris-Vincennes, qui deviendra Paris 8 , il a eu à faire à des professeurs mondialistes, tiers-mondistes qui aimaient l'Afrique et croyaient au meilleur destin du continent africain. A Paris, on a encore la coupure du journal Le Parisien, Huit Mulongo et ses collègues, lors de la manifestation des étudiants Zaïrois contre la dictature de Mobutu devant l'ambassade du Zaïre, au 32 cour Albert Ier.

Après son doctorat, malgré la proposition de son doyen de le retenir comme professeur assistant, Huit Mulongo est rentré au Zaïre. En 1992, Professeur à l'université de Lubumbashi, il est choisi pour diriger la délégation de la société civile du Katanga, à la Conférence Nationale Souveraine (CNS). Il sera élu Président de la socio-culturelle de la CNS. Lorsque Gabriel Kyungu sous l'instigation de Mobutu, demanda à la délégation du Katanga de quitter la CNS pour retourner à Lubumbashi, c'est Prof. HUIT MULONGO qui lui tint tête. La délégation katangaise n'a jamais quitté la CNS. Il acquit la débaptisation du stade Kamanyola en stade des Martyrs de la Pentecôte.

VOYAGE AU BOUT DE LA KASAPAA de Mulongo VIII-K.B.M

Mulongo VIII-K.B.M, intellectuel réputé en République démocratique du Congo, a été arrêté. Son crime ? Avoir publiquement protesté quand le président Kabila a refusé d’organiser des élections à la fin de son troisième mandat. Et le voilà enfermé dans la prison de KASAPA. Là-bas, il découvre la vie quotidienne du pénitencier, la misère, la corruption… Il a de la chance, les gardiens se montrent indulgents à son égard, l’appellent « prof » et seraient presque honteux de le voir derrière les barreaux alors qu’il n’a commis aucun crime. Mais, au fil des jours, sa santé se dégrade, physiquement comme mentalement. Alors il prend la plume et se raconte. D’injustices en tourments, où le mènera ce voyage au bout de la KASAPAA ?

Dans cette autobiographie romancée, Mulongo VIII-K.B.M, prisonnier personnel d’un chef d’État, dépeint d’une plume élégante et lettrée les dessous, les contradictions mais aussi les espoirs d’une république qui n’a souvent de démocratique que le nom.

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mardi 11 juin 2019

Vidéo: Emmanuel Macron, son discours à l'OIT à Genève!

Emmanuel Macron à la Tribune de l'OIT

Une allocution lucide du président Macron qui veut une réforme du capitalisme pour éviter une guerre ! Emmanuel Macron a lancé à Genève un appel à réformer le capitalisme pour résorber «les inégalités» qui alimentent les extrêmes.

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Photos: Emmanuel Macron à Genève pour les 100 ans de l’OIT !

Mardi, 11 juin, Emmanuel Macron à la tribune de l'OIT à Genève

L'Organisation internationale du travail fête ses 100 ans. Née au lendemain de la Grande Guerre en 1919, l'Organisation internationale du travail (OIT) est la seule création du Traité de Versailles ayant survécu. Plus de 45 chefs d’Etat et de gouvernement seront présents en juin à Genève pour les 100 ans de l’Organisation internationale du travail. Le président français Emmanuel Macron a lancé à Genève un appel à réformer le capitalisme pour résorber "les inégalités" qui alimentent les extrêmes. Pour les 100 ans de l'OIT, il a demandé une mondialisation plus sociale pour éviter une nouvelle guerre. "Nous sommes à l'orée, si nous n'y prenons pas garde, d'un temps de guerre", a affirmé le président français. "Cette économie de marché dans laquelle nous vivons est de moins en moins sociale" et plus financiarisée, a-t-il dit devant la Conférence du centenaire de l'Organisation internationale du travail (OIT). "Quelque chose ne fonctionne plus dans le capitalisme". "Il faut réagir" alors que des citoyens sont confrontés à une situation qui ne bénéficie "qu'à quelques-uns", selon M. Macron. Et que les défis du changement climatique et des nouvelles technologies doivent être pris en compte dans le monde du travail. Le président refusera tous les "accords commerciaux qui favorisent le dumping social et environnemental". Celui qui préside le G7 appelle à une réglementation les droits des travailleurs face aux plateformes numériques. Il attend beaucoup de la Déclaration du Centenaire de l'OIT.

Nous vous proposons la vingtaine des photos, d'aujourd'hui du président Emmanuel Macron:

Arrivée du cortège

Signature du livre d'or de l'OIT

Discours à la tribune de l'OIT

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dimanche 9 juin 2019

Rwanda: Denise Nyakeru est allée dans son pays !

Denise Nyakeru est au Rwanda, son pays d'origine.

On lit ceci sur le compte twitter First Lady of Rwanda: "Ce matin, S.E. la Première Dame @DeniseNyakeru de la République Démocratique du Congo est arrivée au Rwanda où après son passage à @RubavuDistrict, S.E. Mme Tshisekedi rencontrera S.E. Mme Jeannette #Kagame pour une visite officielle de deux jours".

Que fait Denise Nyakeru au Rwanda ? Rappelons que cette dame a vécu à Londres en Grande-Bretagne, avec un passeport diplomatique rwandais. Avant que Scotland Yard exige son départ du territoire britannique, à cause de ses bévues et turpitudes. C'est comme ça qu'elle va se retrouver à Bruxelles en Belgique. Son mari congolais étant en prison, elle va s'amouracher de Tshilombo. Dans une vidéo que Denise Nyakeru a fait de sa présentation. Elle ne parle pas de son séjour à Londres. Elle dit qu'elle a a quitté Kamina à 18 ans pour rejoindre son mari à Bruxelles. Denise Nyakeru est-elle aussi Faussaire que son fameux Antoine Tshilombo ?

Le 5 juin, le peuple congolais a célébré les 19 ans de la guerre de Six jours à Kisangani entre deux armées d'occupation : Rwandaise et Ougandaise. Pas un communiqué de Félix Tshilombo son mari, pas un déplacement des autorités congolaises, à Kisangani, pour compatir avec des compatriotes victimes non indemnisées de cette guerre d'occupation oubliée. Après avoir fait applaudir Paul Kagamé, Hitler africain et bourreau du peuple congolais, au stade des Martyrs de la Pentecôte, Denise Nyakeru est au Rwanda !

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samedi 8 juin 2019

RDC: Je m'insurge contre l'invalidation de Jean Goubald Kalala !

Honnêteté, patriotisme et intégrité de Jean Goubald sont mises à mal. "Je ne suis pas dans l’opposition. Je ne suis pas de la majorité. Je suis dans le peuple. Je suis dans ce peuple qui ne mange pas. Je suis dans le peuple qui n’est pas soigné"! Les Congolais sont sidérés contre l'invalidation d'un génie. Se promener en babouche ne veut pas dire avoir un cerveau en babouche. Jean Goubald Kalala est un artiste talentueux. Il est un guitariste doublé d'un chanteur émérite. Dans le monde de la musique congolaise, il ne roule pas carrosse mais il convainc sur le plan artistique. La seule richesse qu’il détient, c’est sa voix, ses textes percutants, avec sa guitare en bandoulière, mais surtout de sa doigtée en la grattant. Un mélange savant qui assaisonne chacune de ses chansons tour à tour lyriques, plein d'humour et parfois pathétiques. Ses textes en lingala et en français peignent notre société sans complaisance.

Dans la plupart de ses morceaux, il fait rime amour et humour dont se nourrissent sa créativité et ses textes, empreints de spiritualité et de vérité. Bombe atomique, Bayingi ngai Bomwana, une chanson engagée contre les enfants soldats (Balakisi ngayi kaka se boma, Bomwan'oyo ya masano na tondi te, Ba kaboli ngayi na baninga soucis trop hooo...) ! Chansonnier très populaire, Jean Goubald a été élu député national, proclamé ainsi par la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), l'élu de Mont-Amba doit céder son siège au ministre apparatchik Pierre Kangudia Mbayi, qui vient d'être valider par la fameuse et corrompue Cour Constitutionnelle. L’énergumène disait à qui voulait l'entendre qu’il allait corrompre les juges de la Haute-Cour pour qu'on invalide Jean Goubald. Pierre Kangudia Mbayi, en quête de l'immunité parlementaire, a réussi son coup !

Les Bena Mpuka, Talibans et Tribalo-ethniques de l'Udps ont répété, comme un mantra, depuis des années: "Etat de droit et démocratie" ! Ils ignorent tout de leur slogan. Pour preuve, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a dû faire un deal avec Alias Kabila, pour sa nomination électorale. Un vrai mépris pour le peuple congolais. Ce voleur du destin de notre est vénéré par ses courtisans et partisans. La parole du petit dieu Fatshi devient incontestable et incontestée ! Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a-t-il vraiment le pouvoir de diriger le Congo ? Est-il vraiment le président ou c'est Alias Kabila qui l'est toujours ? Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est le pantin, clone, masque-Kifwebe et bouclier d'Alias Kabila !

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RDC: Tharcisse Kasongo Mwema, le Tshilomboïsme rime t-il avec le Mobutisme ?

Tharcisse Kasongo Mwema, porte-parole de Félix Tshilombo !

Le journaliste est d'abord le CITOYEN. Il fait partie de la société dans laquelle il vit. Il n'est pas hors sol. Avec tout le respect que l'on te doit, tu es entrain de servir un nouveau régime qui n'a ni repaires ni visions. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un incapacitaire. Pseudo-président, il est un Quado. Il a bénéficié du fauteuil présidentiel, après un odieux deal, contre le peuple congolais. Monsieur 16%, illégitime est le Masque-Kifwebe et bouclier d'Alias Kabila.

C'est parce que tu as l'expertise et la compétence que Félix Pétain Bizimungu Tshilombo a fait appel à ta personne. Etre porte-parole d'un président nommé, qui n'a pas d'élection présidentielle, n'est pas une sinécure.

N'oublie jamais, comment le Maréchal Mobutu t'avais utilisé pour tenter de discréditer ton frère, Frédéric Kibassa Maliba !

Car en novembre 1980, Frédéric Kibassa Maliba figurait parmi les treize députés qui avaient signé une "lettre ouverte au président de la république", un document en dix points énumérant la corruption et les abus de pouvoir du régime et appelant à la légalisation d'un second parti politique. Les treize signataires ont été arrêtés et démis de leurs sièges parlementaires. Il a été membre fondateur de l' Union pour la démocratie et le progrès social ( Union pour la démocratie et le progrès social, UDPS) en 1982, et le premier président du parti. C'est toi pas un autre, que le dictateur Maréchal Mobutu avais envoyé dans le village natal de Frédéric Kibassa Maliba, pour faire un reportage pour monter aux Zaïrois que Fréderic Kibassa Maliba, l'un des plus grands leaders Katangais, paix à son âme, n'avait même pas une maison dans son village, ses parents et frères l'avaient même renié dans ton reportage que tous Zaïrois ont vu à la Voix du Zaïre.

N'oublie pas aussi depuis sa nomination électorale, la République démocratique du Congo n'a pas de gouvernement, 6 mois déjà ! Le gouvernement se fait toujours attendre, la RDC n'a pas de budget national, pas de programme gouvernemental... Donc Tshilombo dirige seul avec son cabinet. Ses nominations fallacieuses, fantaisistes et complaisantes interpellent la conscience de plus d'un Congolais.

Quelle urgence y a-t-il a nommé Gabriel Kyungu Wa Kumwanza à la SNCC ? Albert Yumba à la Gécamines (une confirmation qui n'en vaut pas la peine) ?

Ta réponse sur le plateau de la RTNC ne convainc personne: Le Président de la République est garant de la Constitution. Les constitutionnalistes les plus pointus en la matière sont formels. Les deux ordonnances incriminées ont respecté la constitutionnalité. Le débat est clos ! Pour ce qui de l'urgence et la nécessité lesdites ordonnances, il revient au seul chef d'Etat d'en juger. A personne d'autre ! " Circulez, il n'y a rien à voir !

Le constitutionnaliste pointu, c'est le fameux André Mbata ? Le partisan, qui n'a de constitutionnaliste que le nom. Coterie tribale oblige, n'est-il pas le lèche-bottes de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo? Nous avons connu des professeurs dans notre pays qui ont fait des interprétations singulières pour leurs ventres.

Le caractère urgent ne décrète pas dans un bureau mais l'urgence s' impose en elle même par son caractère irrésistible. Ta réponse sur la RTNC frise l'arrogance. A entendre ta réponse: le Mobutisme n'est pas mort. Cet argument tu l'as usé et abusé sous la dictature de Mobutu. Tu le réchauffes encore aujourd'hui. C'est dommage. Le Chef de d'Etat agit au nom de qui ? Pour quels intérêts ? Est-il au dessus de la Constitution ? Gabriel Kyungu avec l'épuration ethnique des Kasaïens au Katanga, alors qu'il était gouverneur de province et instigateur, sous Mobutu...Ce dinosaure Mobutiste mué en Mammouth Joséphiste, aujourd'hui chantre de Tshilombo cela ne fait rien à ta conscience? Plus versatile que Kyungu, tu meurs. Ne contribue pas à faire de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, un affreux dictateur qui dirige le Congo selon son bon vouloir.

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vendredi 7 juin 2019

RDC: Abdoul Adama, un mafieux Malien Marabout et Trafiquant défend Félix Tshilombo!

Incroyable mais vrai. Un Marabout Malien répondant au nom d'Abdoul Adama, trafiquant des diamants congolais de surcroît, s’ingénie à injurier Martin Fayulu, Président Élu et tous les Congolais qui soutiennent la vérité des urnes. Pourquoi un "Ndigari"peut-il s'immiscer dans la politique congolaise ? Quel est son intérêt a un Mafieux Malien trafiquant des diamants pour s'en prendre aux fils du pays ? Abdoul Adama a-t-il plus des droits au près du Faussaire joufflu, imposteur et usurpateur, Félix Tshilombo Pétain Bizimungu que des Congolais ? Comment un sans papiers, Abdoul Adama un Malien peut-il s'autoriser d'injurier des compatriotes congolais ? Des Congolais qui vivent au Mali peuvent-ils faire ce que le Mafieux Malien Abdoul Adama se permet en République démocratique du Congo ?

Le "Ndingari" Abdoul Adama a déclenché lui-même la guerre de 100 ans. A ses risques et périls !

Que le nécromancien Félix Pétain Bizimungu Tshilombo fasse attention. "Le maréchal est habituellement entouré par trois cercles d'intimes: la famille, les financiers et les magiciens», confiait Patrick de Saint-Exupéry dans les colonnes du Figaro en avril 1997. S'il a toujours collectionné les grigris et les talismans, Mobutu développe un mysticisme paranoïaque vers la fin de sa vie. «Au milieu des années 1990, lors de la fin crépusculaire du maréchal miné par le cancer, les marabouts loués à prix d'or (…) occupaient un étage entier de l'hôtel Intercontinental de Kinshasa» lit-on encore dans l'hebdomadaire Jeune Afrique.

À partir de 1993, les malheurs s'accumulent pour le clan Mobutu: les militaires impayés et la population affamée pillent Kinshasa, Papa-Maréchal Léopard tombe malade, deux de ses fils trouvent la mort…Désavoué par la communauté internationale et par son propre peuple, Mobutu est aussi la cible des banques internationales, qui gèlent ses avoirs.

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jeudi 6 juin 2019

RDC: Les 5 erreurs politiques de Moïse Katumbi contre Lamuka !

Moïse Katumbi et Martin Fayulu, Président élu du peuple congolais !

En politique, lorsque l'on s'engage et que l'on prend une position, on s'y tient. Contre vents et marrées on s'y accroche. Il est dangereux en politique de changer des positions matin, midi et soir. Est girouette, celui qui change des positions au gré de vent. Cela est regrettable et insupportable. Personne n'ignore, comment Alias Kabila, a pesé de tout son poids pour empêcher Moïse Katumbi et Jean-Pierre Bemba de postuler à l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Mais cela ne nous oblige pas à être complaisant à leurs égards.

A partir du moment où à Genève, Martin Fayulu a été élu comme candidat commun de l'opposition, il fallait s'en tenir à cet axiome.

Voici les 5 erreurs politiques de Moïse Katumbi contre Lamuka:

1. Martin Fayulu est allé au front électoral. Il a battu campagne. Partout où il est passé, ce fut effervescence populaire. Martin Fayulu a gagé haut la main, l'élection présidentielle du 30 décembre 2018. Avec 62,8%, il est le président élu du peuple congolais. Il est légitime. Il est Notre président. Il mérite le respect de tous, y compris des acteurs politique de Lamuka. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un imposteur-usurpateur. Un grand mépris de notre peuple, il a fait un deal avec Alias Kabila, pour non changement dans la continuité. Agent de tutsi-Power et au service de la consolidation de l'occupation, Tshilombo est agent de l'impunité. Fayulu en homme intelligent a déposé son recours, à la Cour Constitutionnelle, des juges godillots aux mains gantées en blanc et aux ordres d'Alias Kabila pour récomptage des voix. Cette démarche n'a pas été approuvé par Moïse Katumbi. Et pourtant, c'est cette démarche de Fayulu qui a dévoilé au monde, la justice corrompue du Congo. Une Cour Constitutionnelle qui se réunit à l'heure de Nicodème, c'est-à-dire la nuit, pendant que le drapeau congolais n'est pas encore levé. Parodie de justice, au lieu que les juges disent la loi au nom de la RDC, les corrompus juges se sont discrédités eux-mêmes. Avec ses 16%, Félix Tshilombo a été proclamé frauduleusement vainqueur à 3h du matin. L'Udps avait 37 avocat pour défendre le Voleur des voix, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, parmi eux Me Mukendi wa Mulumba, ancien bâtonnier, il était à la cour sans gène pour défendre son Angwalima et Fakwa de neveu.

2. La vérité des urnes, du Président Elu, Martin Fayulu dépasse sa modeste personne. C'est la victoire du peuple congolais qui a été volé. Tous les Congolais qui réclament la vérité des urnes ne sont pas des membres de Lamuka. Refuser la vérité des urnes, c'est cautionner le troisième hold-up d'Alias Kabila. Or Moïse Katumbi qui a tout fait pour empêcher un troisième penalty d'Alias Kabila comment peut-il cautionner le troisième hold-up d'Alias Kabila? Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est un président Quado. Il est bénéficiaire d'une NOMINATION ÉLECTORALE. Il est pantin, masque-Kifwebe et bouclier d'Alias Kabila. Félix Pétain Bizimungu Tshilombo n'a aucun pouvoir.

3. Dans son interview sur France 24, Moïse Katumbi a dit qu'il faut tourner la page de la vérité des urnes, puisque la Cour Constitutionnelle avait proclamé Félix Pétain Bizimungu Tshilombo. Or cette haute cour corrompue a été condamnée par les États-Unis. La vérité des urnes est le passage obligée pour l'installation de la démocratie en RDC. Vouloir enjamber, la vérité des urnes comme le fait Moïse Katumbi, est une grave erreur politique. Il ne faut jamais mépriser le peuple.

4. Martin Fayulu, Président Elu du peuple congolais est le politicien le plus populaire de la RDC. Sa popularité dépasse de loin celle de Mobutu et Etienne Tshisekedi réunis. Aucun politicailleur ventriote n'arrive à la cheville de Fayulu: homme droit et intègre. Il faut que les choses soient claires: Martin Fayulu n'est pas le garçon de course de Lamuka. Il n'est pas non plus l'homme à tout faire de Lamuka. Chaque Congolais a le devoir de le soutenir, jusqu'à la victoire de la vérité des urnes.

5. C'est Alias Kabila qui dirige encore et encore la République démocratique du Congo. Les accointances de Moïse Katumbi avec Félix Pétain Bizimungu Tshilombo frise la trahison des aspirations de notre peuple. Il est dans la même ligne que Gabriel Kyungu qui a déclaré publiquement que Tshilombo est son fils. Résultat: A 81 ans, il vient d'être nommé à la SNCC. Etre avec le peuple, c'est accepter la CONSTANCE dans ses prises de positions politiques. Etre coordonnateur de Lamuka, avec le collectif "Ensemble" dont des Troubadours tel que Delly Sesanga et Claudel Lubaya attendent de pied ferme leur nomination ministériel, pose déjà problème. Moïse Katumbi est mal conseiller, qui lui rassure qu'en 2023, il sera candidat président de la République. Son propre conseiller spécial, Salomon SK Della, est privé de passeport biométrique, par son propre ami Félix Pétain Bizimungu Tshilombo. Cela n'interpelle pas sa conscience ? Pourquoi ne tonne-t-il pas pour exiger le passeport ? Martin Fayulu est et demeure le Président Élu. Celui qui le méprise, sera méprisé.

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RDC: Etienne Tshisekedi, l'homme de coup d'État permanent !

Etienne Tshisekedi "Mula Nkuasa" !

L’homme qui a déjoué sciemment toutes les étapes de libération du peuple congolais et qui a toujours contribué profondément à les pourrir reste une énigme pour beaucoup de Congolais. Mais, son parcours éclaire sur l’homme, son action et sa traîtrise permanente contre la nation depuis ses premiers pas dans la politique jusqu’au dernier jour où il a rendu l’âme à son créateur. Le peuple l’a admiré, le peuple a fini par en faire un sphinx, un “Moïse”, une icône, oubliant complètement son passé et toute son histoire. Mais, au fait, qui était Tshisekedi ?

Parler de Tshisekedi serait sûrement sillonner une mythologie. Qui était donc Tshisekedi? Une icône, un sphinx, un Moïse congolais, un opposant éternel, un roi sans couronnes, ne serait-il pas plutôt un dictateur sans royaume, un traître sans émotions! De la logique anarchique du pouvoir à l’usurpation, il demeure certainement l’homme de coup d’état permanent!

Sa plus grande réussite dans sa fourberie était celle de prendre en otage la vie politique congolaise, faisant tout tourner autour de sa personne. Comme l’histoire peut nous paraître si étrange lorsqu’on la lit loin des passions du moment et surtout lorsque l’on regarde les événements à reculons pour mieux comprendre comment un peuple peut effacer ses souvenirs et reformater sa mémoire. On pourrait écrire des bêtises pour justifier la monstruosité, mais personne ne pourrait complètement effacer l’histoire.

Les générations qui se succéderont au Congo devraient savoir une chose que Tshisekedi a été de tous les coups contre la République.

1. À la fin de la table ronde de Bruxelles, tout le monde était sur le chemin de l’indépendance et de l’unité nationale, Tshisekedi, lui, se retrouvait ministre de la justice dans la sécession de l’empire sud-kasaien de l’empereur Kalonji.

2. Au moment où Lumumba traçait la ligne de démarcation qui devrait nous sortir de la colonisation, Tshisekedi se retrouvait dans le Collège des commissaires généraux issu du premier coup d’état de Mobutu contre Patrice Emery Lumumba, le 19 septembre 1960. De commun accord, l’ensemble du collège des commissaires généraux sans désistement d’un seul de ses membres avait décidé sous ordre de leurs maîtres américains et belges de livrer Patrice Emery Lumumba au régime sécessionnistes du Katanga détaché du Congo depuis le 11 juillet 1960. Un coup était porté à la jeune démocratie, à la vision de l’autonomie et de l’autodétermination du Congo. Les ennemis intérieurs et extérieurs du Congo venaient d’asséner un coup mortel à notre libération de l’esclavage de plus de 500 ans. C’est à ce même moment que Tshisekedi a personnellement ordonné le transfert de Pierre Léopold Elengesa, Jacques Fataki, Jean-Pierre Finant, Emmanuel Nzuzi, Jacques Lumbala, Christophe Muzungu, Joseph Mbuyi, Barthélémy Mujanayi, Camile Yangara vers ses partenaires du Sud-Kasaï sécessionniste qu’il venait de quitter pour un rôle national et surtout pour mettre en exécution le plan haineux contre Lumumba. Remarquez que les commissaires généraux ont renvoyés Lumumba et ses alliés vers deux régimes sécessionnistes qui n’avaient aucune relation gouvernementale avec le régime de Kinshasa qui ne reconnaissait pas leurs prétendus autorités et pouvoirs.

3. Entre 1961 et 1965, Étienne Tshisekedi est nommé recteur de l'École nationale d'administration (ENDA), avec comme titre académique un diplôme d’une année d’études en droit coutumier à l’université de Lovanium à Kinshasa qu’il transformera par magie en doctorat de droit. La médiocrité venait de faire son entrée dans l’éducation des cadres de notre administration étatique. Le Congo venait de perdre la boussole ne sachant plus comment s’orienter dans cet océan où Tshisekedi enseignait aux étudiants de l’ENDA que l’intelligence humaine se trouvait dans le sang humain. L’on naissait avec du sang bête ou du sang intelligent selon sa théorie rejoignant la théorie de la race pure hitlerienne. Qu’importe les études, le sang bête demeurait un sang bête, le sang intelligent demeurait aussi un sang intelligent, selon ses divagations. Tel père, tel fils, le fils va aussi usurper un diplôme en marketing qu’il n’a jamais reçu d’aucune école ni en Belgique ni dans une autre école de cette planète Terre. Mais le sang usurpateur a agi, il faudrait sûrement croire à la théorie stupide du Père.

4. La première république s’essoufflait, mais les bonnes intentions se conjuguaient pour lui donner un nouveau élan. Hélas, dans le décor, Tshisekedi et Mobutu réussirent un coup d’état le 24 novembre 1965. La fin de la démocratie envahissait les réalités congolaises comme une foudre, les vautours venaient d’instaurer un régime dictatorial basé sur les crimes. 4 vaillants fils du Congo, Anany, Bamba, Kimba, Mahamba ont véhément dénoncer leur fourberie, ils finirent par être pendus à la place publique comme des brigands, les yeux préalablement perforés. L’horreur s’imposa en maître des lieux. Ils entraînèrent le Congo dans une dictature sanglante et sans vision. Tshisekedi, numéro 2 du régime sera à tour de rôle, ministre de l’intérieur et des affaires coutumières, ministre de la justice, ministre du plan pour mieux asseoir le régime dictatorial qui n’avait d’autre but que d’écraser les libertés du peuple congolais. Le Congo ne comptait que 220 tribus recensées avant son indépendance. Mais la division servant comme atout pour mieux régner, ils multiplièrent nos tribus fois deux, le Congo comptait désormais 440 tribus. Quoi de plus facile pour Ruberwa, son ami de créer de toutes pièces la tribu de banyamulenge et tant d’autres à l’Est de notre pays.

Après 20 ans de marche avec Mobutu, Tshisekedi se retrouvait comme par magie parmi les signataires de la lettre des treize parlementaires dont il n’a été ni partie prenante à la conception ni à la rédaction. Mais comme pour infiltrer ce mouvement qui allait à l’encontre de leur pouvoir dictatorial, le treizième apôtre Etienne Tshisekedi revêtît le costume d’opposant comme les 12 apôtres de la lettre contre le régime Mobutu dont il était un acteur de premier rang. Anaclet MAKANDA MPINGA SHAMBUYI, le lion comme le surnommaient tous ceux qui l’ont côtoyé dans ce mouvement est lâchement livré aux sbires de Mobutu par Tshisekedi afin que son charisme ne fasse pas ombrage au plan macabre de Mobutu et de Tshisekedi.

Le plan était clair: Tshisekedi devait prendre le contrôle total de ce groupe et du parti qui allait en découler pour que leur travail macabre contre le peuple congolais se perpétue. Personne ne s’est interrogé sur l’échec de Tshisekedi, malgré l’appui de l’armée, de l’élite et de la masse populaire pour son action contre le régime Mobutu. Seuls ceux qui étaient des hommes avisés pouvaient discerner le rôle de l’icône de la médiocrité congolaise et du prétendu Moïse congolais à faire échouer tous les mouvements et élans du peuple à en découdre avec le régime Mobutu.

Son dernier coup d’état était de faire de l’Udps sa propriété privée et un royaume familial. Lorsqu’il nommait son fils secrétaire chargé des relations extérieures, en quelque sorte le ministre des affaires étrangères de son parti, il savait bien que celui-ci n’avait aucune compétence pour servir à ce poste, pire il n’avait aucun diplôme qui pouvait le placer à cette position pendant que plusieurs cerveaux et diplômes pourrissaient au sein de l’Udps.

Tous les membres de l’Udps sont restés ignorants, fanatisés à outrance, croyant à un sauveur qui n’était au fait que leur bourreau. Combien des Congolais a-t-il entraîné à la mort sans qu’un seul membre de sa famille ne soit touché? Mais les fanatiques n’ont jamais rien vu! De même que les fanatiques de l’Udps étaient endormis, le peuple congolais a été roulé dans la farine du spectacle théâtral de l’incohérent Tshisekedi dont la fin de sa vie a dévoilé toute sa trahison contre la nation. Il a joué à la perfection son rôle dans le troisième faux penalty en faisant du zambien Moïse Katumbi, un opposant politique.

Nous pouvons aujourd’hui convoquer le bal des chauves et nous connaîtrons tous la vérité. À l’occupation du Congo, il se rallie au rwandais Ruberwa et à son parti le RCD. Ils mettent ensemble, à la grande surprise de toute la nation, une coalition politico-militaire sous la bénédiction de Kagame. En commandement en chef, nous l’avons tous vu passer les troupes en revue au Rwanda et à Kisangani. Ils vont sûrement nous cracher encore sur le visage!

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RDC: Biographie farfelue pour Etienne Tshisekedi "Héros National"!

Stade des Martyrs, la casquette gavroche neuve "Munyere" qu'Etienne Tshisekedi n'a jamais porté, sur son troisième cercueil vide !

Au pays des aveugles, le borgne est Roi ! Mais au pays des imposteurs, usurpateurs et faussaires, c'est l'histoire du pays qui en pâtit. L'histoire se dézingue par des faussetés. En République démocratique du Congo, un biographe farfelu et faussaire a oublié de dire, lors de la décoration d'Etienne Tshisekedi comme "Héros National", qu'il a été Président ÉLU de 2011 !

Kinshasa, le 23 décembre 2011, Etienne Tshisekedi prêtant serment chez lui, comme Président Élu !

Imposteurs, usurpateurs, falsificateurs et faussaires entourent Félix Tshilombo, qui lui même est un faussaire patenté. Comment dans la biographie d'Etienne Tshisekedi pour sa décoration fantaisiste d'"Héros National", on a parlé de lui comme du premier docteur en droit-sans soutenance, Premier ministre à la Conférence Nationale Souveraine (CNS)-omettant le fait que le 22 juillet 1991, Etienne Tshisekedi rejette sa nomination par le Président Mobutu, alors qu'on est en pleine crise politique où opposition et pouvoir cherchent à s'accorder sur le principe d'organiser une Conférence nationale ! A la cérémonie de prestation de serment au Palais de Marbre, Etienne Tshisekedi créa un incident : devant des journalistes et reporters nationaux et mondiaux, il supprima au stylo-bille la mention “le Président de la République est garant de la Nation”. Il affirma ne pas être “le Premier ministre du Maréchal Mobutu” même s’il a accepté d’être nommé par lui. Acte grave de la part d'un juriste. Furieux, Mobutu le révoqua dès le lendemain, le remplaçant par Bernadin Mungul Diaka. Mais Tshisekedi promit de se réinstaller de force. Lorsqu’il alla prendre possession de ses bureaux à la Primature, il fut accueilli par des chars et se contenta de rester dans la rue avec ses partisans.

Etienne Tshisekedi était le Président ÉLU de l'élection de novembre 2011. Pour preuve, le 23 décembre 2011, il avait prêté serment, comme Président Élu, chez lui, dans le petit jardin de sa résidence, en présence de ses partisans, affidés et courtisans. Un acte courageux qu'il faut saluer. Même si par la suite, il a monnayé son élection avec Alias Kabila. "Bolala Pongi Ya Ba Bébé" est une escroquerie politique.

Pourquoi cet acte de bravoure a été omis dans sa biographie ? Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est au service de la consolidation de l'occupation. L'objectif est de viser Martin Fayulu, Président ELU du peuple congolais avec 62,8%, dont l'élection est volé par Mata-Mata, Monsieur 16%, par un odieux deal contre notre peuple. La NOMINATION ÉLECTORALE de Félix Pétain Bizimungu Tshilombo est une atteinte à notre dignité, en tant que peuple. #Voleur des voix, #Voleur des rêves, #Voleur d'espoirs, #Voleur de destin de tout un peuple...Tshilombo demeure un #imposteur-#usurpateur. Masque-Kifwebe d'Alias Kabila, il est son bouclier aujourd'hui, jusqu'à quand ?

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Nomination de Kyungu: Où sont passés des vociférateurs Kasaïens ?

S'agit-il d'une amnésie collective ou d'un envoûtement généralisé ? Hypocrisie, silence complice et cynisme de nos compatriotes Kasaïens, depuis la nomination de Gabriel Kyungu à la SNCC, par l'imposteur-usurpateur Félix Pétain Bizimungu Tshilombo !

Où sont passés tous les #Kasaiens vociférateurs qui vocifèrent contre Gabriel Kyungu comme "Génocidaire"? L'épuration ethnique des Kasaïens au Katanga dont Gabriel Kyungu a été un instigateur, est devenu un fonds de commerce pour diaboliser tous les Katangais. Depuis sa nomination à la SNCC, par le faussaire joufflu, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, c'est un silence plat, complice, assourdissant et cynique. Puisque, c'est Félix Pétain Bizimungu Tshilombo, leur de tribu qui a nommé son "Papa" ! Ils sont silencieux. Même les activistes des droits humains se taisent. A se demander où va le pays ?

Pourquoi se taisent-ils ? Aucune protestation ? La coterie tribale est tellement ancrée qu'ils se refusent de dénoncer cette nomination fantaisiste ? A 80 ans, que peut donner encore Gabriel Kyungu ? Politicailleur versatile qui a contribué à salir les Katangais avec son épuration ethnique. Si Félix Pétain Bizimungu Tshilombo croit à une prise politique, avec la nomination de Gabriel Kyungu, le président Quado se trompe ! Tshilombo est comme son père, qui resté dans le logiciel des années Mobutu. Nous sommes en 2019, Félix Pétain Bizimungu Tshilombo nomme des Dinosaures et Mammouths Mobutistes, comme si le pays n'a pas une jeunesse capable et compétente.

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mercredi 5 juin 2019

RDC: 19 ans de la guerre de 6 jours à Kisangani par deux armées d'occupation et de prédation: Rwandaise et Ougandaise!

Félix Tshilombo ira-t-il à Kisangani ce 5 juin 2019 ? Il y est attendu pour la commémoration par des victimes du dix-neuvième anniversaire de la guerre de 6 jours à Kisangani par deux armées étrangères d'occupation: Rwandaise et Ougandaise. L'impunité règne en maître. Du 5 juin 2000 au 5 juin 2019, cela fait exactement dix neuf ans depuis que les deux armées d'occupation et de prédation de l’Ouganda et du Rwanda se sont affrontées violemment dans la ville de Kisangani pendant 6 jours ; soit du 5 au 10 juin 2000.

Nous remercions vivement notre compatriote Musavuli, analyste politique, originaire de la province Orientale qui réside en Suisse, pour sa réflexion en format récit. Un des épisodes les plus douloureux de la Deuxième Guerre du Congo est sans nul doute la guerre entre le Rwanda et l’Ouganda sur le sol congolais, en pleine ville de Kisangani, du 5 au 10 juin 2000. Kisangani, ville martyre. Kisangani, la belle et paisible, située au cœur de la forêt équatoriale, dans le Nord du grand Congo. Cette ville fondée en 1883, dans les alentours de la majestueuse chute Wagenya, en plein milieu du peuple Boyomais, aura été, avec le Kivu, la plus grande victime de la barbarie humaine, et des agressions dont toute la République démocratique du Congo paiera le prix.

Alors que le conflit régional s’enlisait sur la ligne de front et que les forces étrangères mettaient le Congo en coupe réglée, les troupes de l’APR (Rwandais) et de l’UPDF (Ougandais) vont s’affronter pour le contrôle de la filière du diamant dans la capitale de l’ancien Haut-Zaïre. Selon Amnesty Internationale, 1.200 civils congolais furent tués tandis que la population tentait de secourir plus de trois mille blessés. Les deux armées s’étaient livrées à des attaques indiscriminées, à l’arme lourde, jusque dans des quartiers densément peuplés, note le rapport Mapping. Dix-sept ans plus tard, aucune victime n’a jamais obtenue justice tandis que les chefs militaires rwandais et ougandais impliqués dans ce carnage, sont toujours libres comme l’air. Retour sur une tragédie inoubliable…

Rwandais et Ougandais s’étaient déjà affrontés à deux reprises auparavant. Un premier affrontement en août 1999, un deuxième le 5 mai 2000 au cours duquel les deux armées avaient tué 24 civils congolais et blessé un nombre indéterminé d’autres. Mais les affrontements de juin 2000 furent sans commune mesure. Le conflit avait été précédé par des semaines nourries d’une intense campagne de haine orchestrée par les deux camps. La RALI (Radio-Liberté) d’obédience ougandaise et la RTNC d’obédience rwandaise avaient diffusé abondamment de messages de haine et des appels à la guerre et à la vengeance.

Des combats en pleine ville

Le 04 juin 2000, des militaires ougandais, banderoles rouges nouées sur la tête, investirent le centre-ville tandis que des colonnes de militaires rwandais se déployaient dans les quartiers (commune de Mangobo). Le décor d’un affrontement armé était planté. Les combats éclatèrent le lendemain matin peu avant 10 heures. Six jours durant, la ville fut la proie d’intenses combats avec usage d’armes de plusieurs types : de la Kalachnikov à la BM en passant par des tanks, des mortiers 120 et des batteries anti-aériennes. Un déchaînement de violences militaires dans une ville densément peuplée (700.000 habitants à l’époque). Les dégâts étaient prévus pour être monstrueux. Le déluge de feu qui s’abattit sur la ville fut tout simplement terrifiant. Selon l’ONG Groupe Justice et Libération, plus de 10.000 obus et des milliers de balles à l’arme légère et automatique furent tirés dans la ville. Amnesty international avança un bilan de 1.200 civils tués et des milliers de blessés.

Les deux armées n’avaient consenti aucun effort pour évacuer les civils pris au piège. Au contraire, les soldats rwandais, tout particulièrement, utilisaient comme postes de tir des habitations où des civils avaient trouvé refuge, avant de décamper, laissant les occupants subir de plein fouet la riposte des forces ougandaises. La ville fut littéralement « pilée » par des roquettes et des obus qui pleuvaient de partout. En une fraction de seconde, des familles entières disparaissaient, broyées dans la déflagration d’un obus. Dans une ville à forte concentration, un seul obus tuait jusqu’à huit personnes. Le nombre de victimes culmina dans les quartiers résidentiels du Nord, notamment dans les communes de Tshopo, Makiso et Mangobo. La cathédrale de Kisangani – Cathédrale Notre Dame du Très Saint Rosaire – fut éventrée par les obus et dévorée par les flammes. Des centaines de personnes y avaient trouvé refuge. Plusieurs furent tuées ou blessées. Dans son rapport de juillet 2000, le Groupe Lotus dressa la liste de différents lieux de culte endommagés par des tirs et des biens indispensables à la vie de la population ; dont les établissements d’enseignement, les hôpitaux et centres de santé et autres établissements (SNEL/Société d’électricité, Regideso/Société de distribution d’eau, l’Université de Kisangani,…).

Quelques survivants firent publier des témoignages : « Lundi 5 juin, à 9h50, nous avons entendu les premiers crépitements d’armes lourdes vers la rive droite de la Tshopo. Suivis d’autres beaucoup plus forts. Une quinzaine de personnes frappent à notre porte, demandant refuge. Les explosions prennent de l’ampleur. Nous nous réfugions sous nos lits, à même le sol. La peur fait oublier la faim et la soif. Le mardi, le tintamarre se poursuit. Les obus tombent de toutes parts. Les Ougandais se sont installés dans notre parcelle avec leurs lance-roquettes et leurs compagnons blessés. Un bruit infernal accompagne la messe que nous avons célébrée vers 11h00. Déboussolés, nous ne savons plus quoi faire, sinon prier. Une prière pas comme les autres, mais avec un cœur tout disposé, plein d’espérance et d’abandon. Le lendemain, mercredi 7 juin, vers 18h40 la maison est la cible d’une pluie d’obus. Une bombe détruit le toit et les vitres. Des éclats percent les murs et nous atteignent, Lazare et moi. Lui à une jambe, moi à la tête. Nous crions et pleurons. Le sang coule ; pas moyen d’atteindre l’hôpital ni d’appeler au secours. Jeudi 8 juin, encore une journée de feu. La pire. Personne n’a le courage de sortir de sous le lit, jusqu’au soir. Un commandant ougandais entre pour compter le nombre de morts dans la parcelle où se trouve notre maison. Surpris d’apprendre qu’il y a seulement deux blessés, il ajoute : « Vous avez des fétiches » ! […] Le dimanche 11 juin, les Rwandais pourchassent les Ougandais et occupent de nouveau la parcelle. On nous permet de passer au scolasticat du Sacré Cœur. Dans les rues que nous parcourons il y a beaucoup de cadavres, partout, et des armes abandonnées et des grenades non explosées ».

La profanation des cadavres

Dans le quotidien belge Le Soir on pouvait lire : « Chacun affirme que le cimetière créé par la Croix-Rouge internationale, où s’alignent plus de six cents croix blanches, avec l’éloquente mention ‘victimes congolaises de la guerre entre le Rwanda et l’Ouganda’, ne reflète qu’une faible partie de la réalité. Pour en savoir plus, il a fallu qu’un curé de paroisse transmette, avec de grandes précautions, un document réalisé au péril de sa vie, par un habitant de la ville, qui a voulu interroger un maximum de témoins… Les 24 pages de ce document sont terrifiantes : des civils racontent, avec force détails comment les bombes ont frappé leurs maisons de plein fouet, tuant des familles entières, comment les corps ont été brûlés ou jetés à la rivière pour empêcher un décompte précis des victimes, comment les Ougandais étaient drogués. Un autre témoin relate le cas d’une famille qui refusa aux militaires rwandais d’entreposer dans sa maison les cadavres qui se décomposaient au soleil : Un officier, entouré de ses gardes, se fit alors introduire au salon. Il était si gentil que B.C. ne se douta de rien. Il pensait sans doute que l’officier voulait sauver la maisonnée et l’emmener dans un endroit sûr, c’est pourquoi il appela sa femme et ses enfants. Seule une fillette demeura cachée. Le commandant donna un ordre et ses armes crachèrent le feu. Le commandant lui-même termina l’opération en achevant chacun des corps inanimés. Lorsque je passai pour la première fois sur le pont, dix cadavres gisaient un peu partout. Au bout d’un pont, on jetait un autre cadavre, après l’avoir éventré. C’est la méthode employée par les Rwandais pour empêcher les cadavres de flotter et ainsi ne pas laisser de traces (…) Un soldat congolais, déserteur des positions rwandaises, affirme : ‘Il existe plusieurs charniers autour de la ville, sans compter les cadavres jetés à la rivière. Dès le premier jour, nous avions dénombré autour de huit cents cadavres. Les autorités nous ont donné l’ordre d’effacer les traces, qui pourraient plus tard donner lieu à des poursuites pour crimes de guerre’. Les Rwandais éventraient les cadavres et les plongeaient dans le fleuve pour qu’ils coulent sans problèmes, poursuit-il ».

Longtemps après ces événements, l’angoisse de la mort planait toujours sur la ville. Les mines antipersonnel et d’énormes quantités de pièces d’artillerie qui n’avaient pas explosé ont continué de tuer et mutiler les civils. En août 2000, trois enfants âgés de trois, cinq et huit ans, membres d’une même famille, ont péri alors qu’ils jouaient avec une grenade dénichée devant chez eux.

Sur le plan international, le Conseil de sécurité de l’ONU adopta la Résolution 1304 aux termes de laquelle le Rwanda et l’Ouganda devaient fournir des réparations pour les pertes en vies humaines et les dommages matériels qu’ils avaient infligés à la population de Kisangani. La Résolution prévoyait également la présentation par le Secrétaire général de l’ONU d’une évaluation des torts causés, sur la base de laquelle devaient être déterminées ces réparations. L’enquêteur britannique Joseph Comerlford fut envoyé par l’ONU pour évaluer les dommages subis par la population et préparer un dossier des réparations à la charge du Rwanda et de l’Ouganda. Mais le 18 août 2000, son corps fut retrouvé pendu aux barreaux de la fenêtre de sa chambre d’hôtel (le Palm Beach Hotel de Kisangani). Une première autopsie conclut à un assassinat, mais un rapport commandé par le PNUD conclut à un suicide ce qui permit à l’ONU de ne pas se sentir responsable et, au passage, de ne pas avoir à verser des indemnités à son épouse et à ses trois enfants.

Prime à la guerre

Pas un seul responsable, ni politique ni militaire, impliqué dans ce saccage de Kisangani, ne fut amené à répondre de ces crimes devant la justice, bien au contraire. Les uns sont retournés au Rwanda et en Ouganda où ils poursuivirent leurs carrières dans les appareils d’État des deux pays. Le commandant des forces rwandaises à Kisangani, par exemple, le général Emmanuel Karenzi Karake, est retourné au Rwanda où il a même eu le privilège d’être nommé Commandant-adjoint de la MINUAD, la force hybride de l’Union africaine et de l’ONU déployée au Darfour. Une nomination scandaleuse pour l’ONG américaine Human Rights Watch qui dut réagir par un courrier au Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU[8]. Un coup d’épée dans l’eau ! Karenzi Karake va occuper ce poste de janvier 2008 à avril 2009, malgré son inculpation par la justice espagnole pour « crimes de génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre, appartenance à une organisation terroriste et actes terroristes »[9] aux côtés de 39 autres haut-gradés de l’armée rwandaise. Les autres chefs politiques et militaires impliqués dans le carnage de Kisangani ont obtenu une entrée par la grande porte dans les institutions de Kinshasa, aux termes d’une série d’accords et d’arrangements politiques. Suivant la logique de la « prime à la guerre » qui perdure au Congo, les « bouchers de Kisangani » ont bénéficié des lois et mesures d’amnistie, et ont même eu l’occasion de commettre d’autres massacres pour lesquels ils sont toujours à l’abri de poursuites. En effet, deux ans seulement après la guerre des six jours, les soldats rwandais et leurs obligés congolais du RCD-Goma sont revenus à Kisangani pour se livrer à un autre massacre, le massacre dit « du Pont Tshopo », sur lequel nous reviendrons dans une prochaine publication.

Impossible justice ?

Il y a pourtant eu des initiatives sur le plan judiciaire qu’il n’est pas vain de rappeler. Le président Laurent-Désiré Kabila avait fait déposer une requête auprès de la Cour internationale de justice contre le Rwanda et l’Ouganda. Curieusement, le 15 janvier 2001, soit la veille de son assassinat, la Cour internationale de justice a reçu une lettre selon laquelle le gouvernement congolais se désistait de sa requête déposée contre le Rwanda. Personne ne sait de quel membre du gouvernement est venue cette lettre de désistement, qui provoqua un scandale surtout lorsqu’il est apparu que le successeur du président LD Kabila se lançait dans une politique extrêmement conciliante avec le Rwanda. Le Congo dut introduire une seconde requête contre le Rwanda le 28 mai 2002, mais elle n’aboutit pas suite à un point de détail subtilement exploité par les avocats du Rwanda. Il s’agit d’une « réserve » sur l’article IX de la Convention[10] introduite par le régime d’Habyarimana, en 1975, lorsqu’il a signé la Convention contre le génocide. Il prévoit que l’État rwandais ne peut pas être poursuivi pour crime de génocide devant la Cour internationale de justice, ce qui n’a pas manqué de scandaliser plus d’un observateur. Le Rwanda de Kagame s’est ainsi servi de ce texte du temps d’Habyarimana pour paralyser la requête de la RDC devant la Cour internationale de justice, et donc s’octroyer une impunité « grâce » à un régime qu’il a toujours accusé d’avoir planifié le génocide des Tutsi… Ne restait donc que l’Ouganda.

Dans son arrêt du 19 décembre 2005, la Cour internationale de justice a condamné l’Ouganda à réparer les conséquences de son invasion du Congo et accepté l’évaluation des dommages proposée par les autorités congolaises à hauteur de 6 à 10 milliards de dollars. Elle a laissé l’Ouganda et le Congo convenir à l’amiable du montant des réparations, se réservant le droit de trancher la question elle-même en cas de désaccord. L’affaire est toutefois menée dans une certaine opacité. Le pouvoir de Kinshasa ne montre pas qu’il tient vraiment à récupérer les 10 milliards de dollars de son allié ougandais. Aucun versement ougandais n’ayant encore été effectué, dix ans plus tard, la Cour a décidé, le 9 juillet 2015, de reprendre la procédure sur la question des réparations.

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mardi 4 juin 2019

Bena Mpuka: Félix Tshilombo nomme Gabriel Kyungu à la SNCC !

"Papa Kyungu" a crié Félix Tshilombo retrouvant Gabriel Kyungu wa Ku Mwanza !

Félix Tshilombo écrit l'histoire avec ses pieds ! Peuple congolais, frères et compatriotes Kasaïens, Félix Tshilombo Pétain Bizimungu en nommant Gabriel Kyungu à la SNCC, se joue et se moque de nous !

Ceux qui croyaient que Félix Tshilombo, Monsieur 16% qui a un deal avec Alias Kabila, pour occuper le fauteuil présidentiel, voleur du destin du peuple congolais, allait se ressaisir se trompe énormément. Sa nomination électorale due à des accords secrets, est plus calamiteuse que nous pensions.

Valet de l'occupation, Félix Tshilombo en nommant Gabriel Kyungu à la SNCC pour remplacer le dinosaure-Mammouth, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, 73 ans, l'imposteur-usurpateur se moque du peuple congolais et de l'histoire du Congo.

Nombreux sont des compatriotes Kasaïens, qui sont en exil pour avoir vécu l'épuration ethnique dû au pogrom de 1992 au Katanga, alors que Gabriel Kyungu était Gouverneur de province. Pie Tshibanda qui a fait de l'épuration ethnique des Kasaïens au Katanga son fonds de commerce, doit revoir son logiciel Anti-Katangais et amendé son texte . Ce comique Congolo-Belge, qui ne fait pas rire, passe son temps à fustiger les Katangais dans son spectacle : "Un fou noir au pays des Blancs" !

Le Premier ministre de l'époque, Etienne Tshisekedi n'a jamais dénoncé ni pipé mot, face à cette épuration ethnique. En nommant, Gabriel Kyungu à la SNCC, Félix Tshilombo Pétain Bizimungu se fout des Kasaïens. Il en a cure. D'ailleurs, cela fait 5 moins qu'il est président Quado, nommé par Alias Kabila, il n'a même pas constitué une commission d'enquête sur le massacre du chef Kamwina Nsapu et des crimes au Kasaï.

Félix Tshilombo fait comme son père. Et pourtant sur des réseaux sociaux, les Bena Mpuka, Talibans, et Tribalo-é-ethniques s'attaquent aux journalistes et aux compatriotes qui dénoncent les comportements du Traître et collabo, Félix Tshilombo vassal, qui a fait applaudir Paul Kagamé, bourreau du peuple congolais, au stade des Martyrs de la Pentecôte. Heureusement, que les crimes contre l'humanité, crimes de sang, crimes des pillages des ressources sont imprescriptibles. La lessiveuse du valet de l'occupation même si cela fonctionne à pleine tube ne marchera jamais. Chers compatriotes du Kasaïens, détrompez-vous Félix Tshilombo Pétain Bizimungu est un MOLOKI YA CONGO !

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lundi 3 juin 2019

RDC: Libération, Papa Simon Kimbangu "Grand Héros National" !

Papa Simon Kimbangu, Grand Héros National !

Notre libération est conditionnée par cette acceptation d'une vérité vraie. Une vérité têtue, silencieuse dans la conscience de chaque Congolais, vérité qui refuse de se taire. Papa Simon Kimbangu est le premier congolais à réclamer l’indépendance "Kimpwanza" du Congo auprès des Colons-esclavagistes Belges en 1921. Cela lui a coûté 30 ans de prison ! Nous ne pouvons plus continuer avec les impostures. Y en a marre, que chaque fils élève son père comme "Héros National" ! Les falsificateurs et imposteurs patentés sont entrain de souiller notre histoire. Chaque quidam fut-il un #criminel, #gangster, #Fakwa, #Ballados, #Angwalima qui accède frauduleusement au pouvoir décore son défunt père "Héros National". Nous devons interroger notre histoire, qui a fait quoi pour notre pays, afin de ne pas galvauder la décoration Héros National. Une société sans fondement est nulle.

Papa Simon Kimbangu est le Grand Héros National par excellence. Il remplit tous les critères mais avec une classe politique corrompue et toxique, personne n'y a pensé. Des politicailleurs ventriotes,ventripotents et profito-situationnistes ne regardent qu'à leur ventre. Pourquoi personne n'a jamais proposé Papa Simon Kimbangu soit décoré Héros National ? Nous sommes nombreux à penser qu'il le mérite amplement. Car il est la porte de notre Libération.

1. Papa Simon Kimbangu est le plus vieux prisonnier de l'Afrique. Il a fait 30 ans de prison coloniale, alors que Nelson Mandela avec l'apartheid n'a fait que 27 ans.

2. Il a été victime de l'intolérance des colons-esclavagistes Belges. Papa Simon Kimbangu n'a jamais immigré. Il n'a jamais demandé l'exil dans un autre pays. Il était au Congo, son pays exploité par des colons.

3. Ancien catéchiste des missionnaires de la Baptist Missionnary Society, Papa Simom Kimbangu a eu un message d'amour pour tous les noirs.

4. Il a accompli des miracles de guérison et de résurrections des morts.

5. Intègre, Papa Simon Kimbangu n'a jamais volé personne. Comme Félix Tshilombo a volé le destin de tout un peuple. Il fut un leader politique aux valeurs morales inégalées à son époque. Il fallait être inspiré pour réclamer: indépendance spirituelle, économique et politique...des revendications qui sont toujours d'actualité. Mais lui les avaient fait déjà à l'époque.

6. Papa Simon Kimbangu s'est laissé arrêté en septembre 1921. Il y eut droit à 120 coups de fouet en public par l'administration coloniale. On l'achemina de Thysville, actuel MBanza-Ngungu jusqu'à Léopoldville. C'est par bateau qu'il atteindra Mbandaka puis Kisangani. C'est abord d'un train qu'il traversera le Maniema, Kalemie et Elisabethville. Le corps de Papa Simon Kimbangu est resté intact, sans être embaûmé, après son enterrement en date du 13 octobre 1951; et il fut exhumé le 25 mars 1960. Les Colons esclavagistes Belges permirent que le corps quitte Elisabethville par train en traversa le Kasaï. A Ilebo, le corps fut placé dans un bateau jusqu'à Léopoldville puis Nkamba. Papa Simon Kimbangu est la colonne vertébrale du Congo. Il est la référence.

En 1966, pour calmer les esprits, le général Joseph-Désiré Mobutu qui est arrivé au pouvoir par coup d'Etat, le 24 novembre 1965, proclame Patrice-Emery Lumumba, Héros National, bien qu'il ait contribué à sa disparition. Cynisme et hypocrisie.

En 2001, M'Zée Laurent-Désiré Kabila est assassiné au palais des Marbres à Kinshasa, le 16 janvier 2001. Alias Joseph Kabila qui était dans le coup, est présenté comme son Mokitani. L'imposteur est catapulté sur le trône de la Mafia internationale pour mieux piller les ressources de la RDC. I'usurpateur proclame son père adoptif, qu'il a fait assassiner #Héros National.

En juin 2019, Félix Tshilombo Pétain Bizimungu , Moyibicrate patenté, enfarine le peuple. Il fait un deal pour se faire nommer. Il signe des accords secrets pour sa Nomination électorale. Etienne Tshisekedi, son père, est le premier congolais a avoir droit à trois cercueils. Le receuillement a eu lieu, au stade des Martyrs de la Pentecôte, où Etienne Tshisekedi, ministre de l'intérieur et de la justice de Mobutu, fit pendre 4 acteurs politiques. 53 ans après l'assassin est revenu sur son lieu du crime. Pire, l'imposteur-usurpateur Tshilombo fit venir Paul Kagamé, Hitler africain, bourreau du peuple congolais. Il le fit applaudir par des soldats Rwandais en tenues civiles.

Nous parlons de Papa Simon Kimbangu qui mérite amplement, haut la main, la décoration "Héros National" à titre posthume. Si nous voulons la libération de notre combat contre les imposteurs et usurpateurs, les dictateurs et leurs dictatures, les Bakuya Kuya, voleurs et bandits en col blanc....Réhabilitons, ce grand patriote-Résistant: Papa Simon Kimbangu, GRAND HÉROS NATIONAL !

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dimanche 2 juin 2019

RDC: Etienne Tshisekedi "Mula NKuasa" décoré Héros National!

Un criminel revient toujours sur le lieu de son crime. 53 ans après les pendus de la pentecôte, Etienne Tshisekedi est retourné sur le lieu du crime, avant son enterrement ! 53 ans, Etienne Tshisekedi, alors Ministre de l'intérieur et de la justice, du Haut Commandement, gouvernement issu du putsch Mobutu Sese Seko, a fait pendre 4 compatriotes sur le pont Cabu, le lieu où a été érigé le stade des Martyrs de la Pentecôte. C'était le 1 juin 1966, 7 moins après la prise de pouvoir de Mobutu par coup d'Etat, quatre hauts cadres de la République et opposants au régime de Mobutu sont pendu en public. Il s'agit de:

- Jérôme Anany, ministre de la défense dans le gouvernement de Cyrille Adoula;

- Alexandre Mahamba, ministre des affaires étrangères dans le gouvernement Adoula;

- Emmanuel Bamba, sénateur et dignitaire Kimbanguiste;

-Évariste Kimba, premier ministre du Congo sous Joseph Kasavubu.

. du gouvernement du Général Mobutu, sous la présidence du putschiste Mobutu qui a commis son coup d'Etat, le 24 novembre 1965. homme politique congolais est entré dans l'histoire.

Décédé, le 1er février 2017, à l’âge de 84 ans, la dépouille d'Etienne Tshisekedi, est resté plus de deux ans dans une morgue à Bruxelles. Son corps a été rapatrié enfin à Kinshasa. Problème, Ya Tshitshi, est le seul congolais a avoir droit à trois cercueils. Sans passer par un parlement ni par référendum populaire, l'imposteur-usurpateur Félix Tshilombo a ordonné que son père soit décoré "Héros National", pour avoir accompli quoi ?

Les Bena Mpuka, Talibans et Tribalo-ethniques clament qu'il est le "Père de la démocratie"! Y-a-t-il une démocratie en République démocratique du Congo ? De quelle démocratie parle-t-on dans un pays, où la population vit avec moins d'un dollar par jour ? Les enfants étudient dans des écoles sans bancs, les hôpitaux manquent des médicaments, les fonctionnaires sont impayés...? La démocratie est une vue d'esprit pour les Udpsiens fanatisés.

A la longue, on peut concéder qu'Etienne Tshisekedi est le "Père de l'opposition"!

L'imposteur-usurpateur Félix Tshilombo a boutiquée les funérailles avec sa fameuse mère, Marthe Kasalu Tshisekedi. Les chefs coutumiers du Kasaï, qui voulaient voir le corps ont été déçus.

1. Le premier cercueil d'Etienne Tshisekedi à Bruxelles en 2017 !

2. Le deuxième cercueil en blanc d'Etienne Tshisekedi à l'arrivée , le jeudi 30 mai à Kinshasa.

3. Le troisième cercueil en noir d'Etienne Tshisekedi, qui entre au stade des Martyrs de la Pentecôte !

Etienne Tshisekedi est un héros national de pacotille. La décoration d'Héros national est galvaudée. Chaque fils qui arrive au pouvoir, octroie la décoration du titre d'Héros national à son père, fut-il un politicailleur-ventriote, qui a fait mourir les enfants des autres.

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lundi 27 mai 2019

RDC: Sans fils Président...Mamadou Ndala, héros National ignoré !

Le colonel Mamadou Ndala est le seul qui est mort en Héros en République démocratique du Congo, tombé au champ d'honneur en train de débusquer l’ennemi. Cinq ans après la mort du vaillant Mamadou Ndala, les Congolais attendent qu'il soit proclamé "Héros National". Le colonel Mamadou Ndala est mort au front avec ses troupes. Il a donné sa vie pour la mère-patrie, mais il n'a pas un père ou fils Président de la République. Nul ne peut remettre en question son héroïsme. Ses discours sur les médias sociaux sont clairs et nets : Le colonel Mamadou Ndala aimait son pays et tenait à redorer le blason de son peuple terni par plus de deux décennies d’humiliation, de traîtrise et de mort ignominieuse. L'injustice est criante car des imposteurs, usurpateurs et ambassadeurs plénipotentiaires de l'occupation ont pris en otage a République démocratique du Congo. Chaque Quidam placé à la tête de la RDC, proclame son père "Héros National" et fait bâtir un mausolée à son honneur: sans une commission indépendante et un critérium acceptable par tous. Le fils fut-il putatif ou adoptif, décide seul. Le titre d'Héros National est galvaudé.

Vaillant héros, Mamadou Ndala était un musulman pratiquant !

Félix Tshilombo Bizimungu qui est bénéficiaire d'une "Nomination électorale" après un deal odieux et secret, contre le peuple congolais, avec Alias Kabila pour lui assurer l'impunité. Les 18 ans du régime d'imposture, d'occupation et de prédation sont protégés par Félix Tshilombo. Aucun crime de sang, crime de pillage, crime contre l'humanité n'aura droit à un jugement. Même pas une Commission Vérité-Réconciliation-Réparations n'est envisagée, pour comprendre tous ces crimes commis sur le sol congolais. Les 12 millions des morts l'ont été par "Effets collatéraux" ! Circulez,il n'y a rien avoir !

Voici où repose le corps du vaillant héros, Mamadou Ndala

Comprenez comment sont traités même dans leurs morts ceux qui défendent la patrie, par ce régime.Grand conquérant, il est digne de fierté nationale. De son vivant, le colonel Mamadou Mustafa Ndala, était déjà considéré comme un "Vaillant Héros National" ! Il avait redonné au peuple congolais, la fierté d'être congolais. Mieux le colonel Mamadou Ndala avait ensoleillé les vies des milliers de Congolais qui n’espéraient pas revivre le temps de la gloire et de la grandeur de son armée au pays des larmes avec des guerres d’agression multiples, tueries, viols, massacres...! Le jeudi 2 janvier 2014 fut un jour du crime abominable. L’acte ignoble s’exécute à Ngadi, village situé à une dizaine de kilomètres de la ville de Béni, du territoire éponyme en province du Nord-Kivu. Le convoi qui transportait le commandant du 42e bataillon de l’unité de réaction rapide (URR) des Forces armées de la RDC (FARDC), Mamadou Mustapha Ndala et nombre de ses gardes sont la cible d’une attaque à la roquette par des inconnus.Le bilan est très lourd. Ils sont tous tués. Un coup dur et une perte lourde pour la population congolaise qui adulait cette unité de l’armée congolaise après sa victoire écrasante sur le Mouvement rebelle du 23 mars (M23) dans les territoires de Nyiragongo et Rutshuru au Nord-Kivu après vingt mois de guérilla. Le Colonel Mamadou Ndala a été assassiné par l'un des 35 tireurs d'élites envoyés la semaine dernière par Kinshasa pour renforcer la sécurité du colonel Mamadou et soutenir la brigade dans des opérations de poing contre les différents groupes armées sévissant dans la région et spécialement la cellule dormante du M23 agissant sous l'étiquette des Adf-Nalu qui continue d'alarmé les congolais du grand Kivu. Le Colonel Mamadou Ndala planifié une vaillante attaque prévue le lundi 6 janvier 2014. Qui l'a trahi ? Pourquoi parle-t-on de l'embuscade uniquement pour la jeep du Colonel Mamadou Ndala ? Pourquoi les autres soldats des Fardc n'ont pas été attaqués ?

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jeudi 23 mai 2019

RDC: Momo Modeste Mutinga veut aider Fatshi à déboulonner la Mafia !

"Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi dans ses œuvres

Faut-il se plier de rire et en mourir ? c’est l’hôpital qui se moque de la charité. Par coterie tribale, pour aider Félix Tshilombo Bizimungu à déboulonner le système de prédation, "Momo" Modeste Mutinga propose la création d’un Parquet national financier, pour non seulement lutter contre la corruption, mais aussi traquer tous les criminels économiques à col blanc! A mourir de rire ! "Momo" Modeste Mutinga marche toujours avec ses deux jambes connues de tous: Fourberies et Roublardises, que peut-il proposer de bon! Sa loi sur mesure, d'impunité et des avantages faramineux, à Alias Kabila était-il pour combattre la corruption ? "Momo" Modeste Mutinga n'a-t-il pas contribuer à la descente d'enfer de la RDC? Les Congolais vivent avec moins d'un dollar par jour, ils se plaignent qu'Alias Kabila a droit à 680.000$ chaque mois. N'est-ce pas "Momo" Modeste Mutinga qui a octroyé à Alias Kabila tant des avantages, comme ancien président ?

Président de la fameuse Haute Autorité des Médias (HAM) de 2002-2007, "Momo" Modeste Mutinga avait transformé cette institution d'appui à la démocratie, en "Étouffoir des Libertés". "Momo" Modeste Mutinga avait muselé des journalistes, bâillonna des médias et opposants. "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi ira jusqu'à annuler le débat démocratique inscrit dans la Constitution qui devait opposer Jean-Pierre Bemba à Alias Kabila Kanambe Kazembere Mtwale, les deux candidats arrivés en lice pour le second tour de l'élection présidentielle Louis Michel 2006. Alias Kabila va le remercier en nommant "Momo" Modeste Mutinga, Rapporteur du Sénat ! Corrompu par régime en place, il va rendre l'ascenseur à Alias Kabila et le protéger. Il doit tout à Alias Kabila, il va pondre au Sénat “La loi Modeste Mutinga portant statut des anciens Chefs d’État élus". "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi a concocté une loi sur mesure soi. Le comble est que des journalistes mendiants, "Coupagistes" et "Thuriféraires" ont encensé cette maudite loi, alors que "Momo" Modeste Mutinga, le ventriote-Libumucrate, est au chaudron de la mangeoire Kanambeïste depuis qu'il a été Président de la Haute Autorité des Médias (HAM) !

L’élection Louis Michel 2006, fut le premier hold-up électoral d'Alias Kabila. Celle du 28 novembre 2011, fut le second un hold-up électoral. La RDC n'a jamais connu une élection libre, démocratique et transparente. Et l'élection du 30 décembre 2018 a donné carrément lieu à une NOMINATION ÉLECTORALE de Félix Tshilombo Bizimungu, due à un mafieux deal.

Voici les 15 avantages matériels dont bénéficie Alias Joseph Kabila après son imposture à la tête du pays:

1. L’ancien président de la République élu bénéficie mensuellement d’une pension spéciale exempte de tout impôt. Celle-ci prend effet à l’installation effective du nouveau président élu ;

2. D’une allocation annuelle pour services rendus à la nation ;

3. D’une habitation décente fournie par l’État ou une indemnité de logement ;

4. D’un passeport diplomatique pour lui-même, son conjoint et ses enfants mineurs ;

5. De deux véhicules dont un de fonction et un autre à usage domestique ;

6. D’un service de sécurité doté de moyen logistique conséquent comprenant : – au moins 2 gardes du corps, – 3 éléments de sa suite et – une section chargée de la garde de sa résidence ;

7. D’un personnel domestique dont le nombre ne peut dépasser 10 personnes ;

8. Des locaux faisant office de bureaux pour lui-même et pour son secrétariat dont le nombre ne peut dépasser 6 personnes ;

9. D’une dotation mensuelle en carburant ;

10. D’une dotation mensuelle pour les frais de consommation d’eau, d’électricité et de téléphone ;

11. Des soins de santé au pays où à l’étranger à charge de la République, pour lui même, son conjoint et ses enfants mineurs ;

12. D’une rente de survie (mensuelle) pour son conjoint survivant non remarié, en cas de son décès ;

13. D’une rente d’orphelin (mensuelle) pour ses enfants mineurs, en cas de son décès ;

14. D’une allocation forfaitaire pour le conjoint survivant non remarié, en cas de son décès ;

15. D’une allocation forfaitaire pour les orphelins.

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RDC: Sylvestre Ilunga Ilunkamba,Premier ministre épinglé à la CNS de 1992!

Sylvestre Ilunga Ilunkamba 73 ans ,le nouveau Premier ministre !

Après 4 mois de gabegie, de dépenses outrancières de la Présidence de la République, Félix Tshilombo a bousillé 190 millions de dollars! Devant les ambassadeurs accrédités en République démocratique du Congo,sans ambages, il avait déclaré "la fumée blanche" a été trouvée. Et le 20 mai, jour de la naissance du MPR-Parti-Etat du Maréchal Mobutu, Félix Tshilombo nommait un dinosaure Mobutiste de 73 ans: Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Les thuriféraires et coupagistes vont encenser ce Docteur en sciences économiques depuis 1979, il est très connu dans le monde académique. Il est professeur à la faculté des Sciences économiques à l’université de Kinshasa depuis 1979. Mobutiste pure sucre, d’abord comme directeur de cabinet du ministre du Portefeuille avant d’être nommé vice-ministre d’abord à l’Économie, au Portefeuille et deux fois au Plan. Il a même été conseiller de Mobutu !

Très fort notre compatriote Africa Top Tweet, qui dans son tweet a mis sur la place publique, les pages du rapport de la commission des biens mal acquis qui épingle Sylvestre Ilunga Ilunkamba. Félix Tshilombo recevant les ambassadeurs accrédités en République démocratique du Congo, avait sans ambages, il avait trouvé sa fumée blanche, après 4 moins d'attente de la population congolaise. Sylvestre Ilunga Ilunkamba, le tout nouveau Premier Ministre de la République démocratique du Congo, est un dinosaure Mobutiste qui est cité RDC, au Numéro 38 parmi les pilleurs de l'ex- Zaïre-RDC, dans le rapport des Biens mal acquis de la Conférence Nationale Souveraine de 1992 au Zaïre qui a 212 pages, Référence : CNS 92 fra BMA. Dans son chapitre « Enrichissement sans cause », la Commission des biens mal acquis dresse la liste des « personnes assujetties à une contribution spéciale pour la reconstruction de la nation et au rapatriement de la moitié de leurs avoirs à l’étranger, en raison de signes extérieurs de richesse liée à leur participation à la gestion des biens publics sous la deuxième République et la pré-transition ». Sylvestre Ilunga Ilunkamba devait normalement rapatrier des dollars planqués à l'extérieur.

La Conférence nationale souveraine (CNS) s'est tenue de septembre 1991 à décembre 1992. Le rapport est de juin 1992. La Commission des Biens Mal Acquis comportait 129 membres-55 de la société civile, 36 des partis politiques, 33 venant des institutions publiques et 5 invités. Elle était chargé d’enquêter sur les cas les plus flagrants de détournement de biens publics et de spoliation de biens privés sous le règne de Mobutu.

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Démission de Horst Köhler, émissaire de l'ONU pour le Sahara Occidental!

L'émissaire de l'ONU, pour le Sahara occidental Horst Köhler, 76 ans, démissionne pour raison de santé, ont annoncé les Nations Unies mercredi.

« Le Secrétaire général s'est entretenu avec M. Köhler aujourd'hui qui l' a informé de sa décision de démissionner de son rôle pour des raisons de santé. Le Secrétaire général a profondément regretté la démission, mais dit la comprendre parfaitement et transmet ses meilleurs vœux à l’émissaire. Le Secrétaire général a exprimé sa profonde gratitude à M. Köhler pour ses efforts constants et intensifs qui ont jeté les bases de la nouvelle dynamique du processus politique sur la question du Sahara occidental. » précise l’ONU.

L’ancien président allemand a été nommé, le 16 août 2017, envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU, le Portugais António Guterres, pour le Sahara.

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mercredi 22 mai 2019

RDC: Même Falcon 7X pour Félix Tshilombo, Moïse Katumbi et Alias Kabila !

Dis moi qui tu fréquentes, je te dirais qui je suis ? N'est-ce-pas le Falcon 7X de Vista Jet, qui a ramené Félix Tshilombo, le 24 mars 2019 Kigali au Rwanda? C'est au cours de son séjour à Kigali, que le président Quado, fictif et nommé, Monsieur 16%, s'était rendu au mémorial rwandais. C'est une bombe atomique qu'il a largué, et dans le livre d'or, il avait écrit et signé que C'est par "Effets Collatéraux" que les 12 millions des Congolais étaient morts. A vue humaine, on pourrait penser à une étourderie passagère. Mais non, Félix Tshiombo a agit en toute conscience, envoyé par ses maîtres. Paul Kagamé, le dictateur rwandais a été lavé de tous ses crimes au Congo et pillages des ressources.

Le dimanche 20 mai, parti de Lusaka en Zambie, le même avion de 14 passagers, qui a ramené Moise Katumbi à Lubumbashi, pour son Grand retour. Après trois ans d'exil, il a été accompagné par ses fidèles : "Olivier Kamitatu, directeur de cabinet et porte-parole du leader d’Ensemble pour le Changement ; Francis Kalombo, ancien chef de la ligue des jeunes du PPRD, le parti de Joseph Kabila, qui a pris le chemin de l’exil en même temps que lui, en 2015 ; le Sud-Africain Kenneth McLeod, associé de toujours au sein de la Mining Company Katanga (MCK), le Français François Hurstel, patron de Concerto – cabinet de relations publiques – et conseiller de Moïse Katumbi." Sauf Salomon Kalonda, le conseiller spécial de Moïse Katumbi qui n'a pas pris le vol. La raison ? Félix Tshilombo Pétain Bizimungu a bloqué le passeport biométrique congolais de Salomon Kalonda, arguant qu'il est Belge. Moïse Katumbi, ami éternel de Félix Tshilombo ? Passeport biométrique qui est imprimé, mais qui traîne encore à la présidence. Les Bena Mpuka et Augustin Kabuya, le secrétaire Général nommé de l'Udps, crucifient déjà Salomon Kalonda sur sa nationalité belge, pour flouer le peuple Congolais. L'Etat de droit de Félix Tshilombo, c'est à la tête du client.

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RDC: Chef de bande, Félix Tshilombo pistonne son oncle à la maison civile !

Mgr Gérard Mulumba, 80 ans, nommé chef de maison civile de la présidence, par son neveu Félix Tshilombo

Nous nous sommes-nous battus conte toutes les dictatures en République démocratique du Congo, pour nous retrouver avec les mêmes tares ? Le népotisme de Félix Tshilombo, est un mal qui va ronger la RDC. Le népotisme est contraire à la méritocratie, nuit à la démocratie. Il est un frein au développement économique et à l’épanouissement de la jeunesse. Faut-il se taire devant ce fléau qu’est le népotisme, le piston, le Clanisme et clientélisme, que Tshilombo est entrain d'ériger et raviver devant nous ? Depuis sa nomination électorale, Monsieur 16 %, après un deal, la présidence de la République démocratique du Congo est maintenant une affaire de famille, de la famille...Gourou des Bena Mpuka, Talibans et Tribalo-ethniques, il ne se gène pas. Félix Tshilombo Pétain Bizimungu est décomplexé de son tribaliste outrancier, il l'affiche et l'entretien. Après la nomination de ses 110 conseillers tous Kasaïens à la présidence de la République, le voilà qui récidive. Il vient de nommer, son oncle, Mgr Gérard Mulumba Kalemba, 80 ans, évêque émérite du diocèse de Mweka dans la province du Kasaï, chef de la maison civile du président de la République démocratique du Congo.

Qui dit mieux ? Les Bena Mpuka et Talibans crient Bokomesana ! Ils oublient que la gestion d'un pays a ses règles, valeurs et principes. Et que la RDC, est la République. Félix Tshilombo Pétain Bizimungu, avec son pouvoir usurpé, se porte en chef de bande. Il sait qu'il n'a jamais été élu. Voilà, un individu, qui a vécu 30 ans en Belgique, écumant tous les Nganda de Matongé à Bruxelles, nommé président après avoir été battu par deux candidats: Martin Fayulu et Emmanuel Shadary, se comporte en chef de village, chef de clan.

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mardi 21 mai 2019

Le Comité des droits de l'enfant examine le rapport de la Côte d'Ivoire

Palais des Nations à Genève

Le Comité des droits de l’enfant a examiné, hier après-midi et ce matin, le rapport présenté par la Côte d’Ivoire au sujet de l’application par ce pays de la Convention relative aux droits de l’enfant.

M. Assane Thiam, Conseiller technique au Ministère de la femme, de la famille et de l’enfant de la Côte d'Ivoire, a indiqué que le Président de la République de la Côte d’Ivoire, M. Alassane Ouattara, avait érigé la promotion et la protection des droits de l’enfant au rang de priorité de l’action gouvernementale; cette vision est traduite en actions concrètes par des réformes et la mise en place de politiques, programmes et projets sensibles à la cause des enfants, a-t-il souligné.

S’agissant de la définition de l’enfant, M. Thiam a indiqué qu’«une réforme des textes est en cours pour harmoniser l’âge de l’enfant, qui est de 0 à 18 ans accomplis pour les garçons et les filles. Ces réformes concernent la loi sur la minorité, sur la succession, sur le mariage et la loi sur le Code pénal».

M. Thiam a en outre souligné que la Côte d’Ivoire s’était dotée depuis 2014 d’une Politique nationale de protection de l’enfant qui a pour but d’assurer la pleine réalisation du droit des enfants à être protégés contre toutes formes de violence, abus et exploitation. Au titre de la prévention et de la prise en charge, une ligne verte (le 116) reçoit les appels gratuits de dénonciation des cas de violences et d’abus sur enfants et oriente les victimes vers des structures de prise en charge, a ajouté le chef de la délégation.

La délégation ivoirienne était également composée, entre autres, de M. Kouadio Adjoumani, Représentant permanent de la Côte d’Ivoire auprès des Nations Unies à Genève, ainsi que de représentants du Ministère de la femme, de la famille et de l’enfant et du Programme de protection des enfants et adolescents vulnérables.

La délégation a répondu aux questions soulevées par les membres du Comité s’agissant, en particulier, de l’invocabilité de la Convention devant les tribunaux; du budget alloué à la protection de l’enfance; de l’enregistrement des naissances; de la lutte contre les violences faites aux enfants; du mariage des enfants; de la ligne téléphonique chargé de recueillir les appels de dénonciation de violations des droits des enfants; du Parlement des enfants; de la lutte contre les violences basées sur le genre; des enfants handicapés; des mineurs en conflit avec la loi; de la lutte contre le travail des enfants; et des questions de santé et d’éducation.

Mme Hynd Ayoubi Idrissi, corapporteuse du Comité pour l’examen du rapport de la Côte d’Ivoire, a fait observer que plus de 17 années s’étaient écoulées depuis la présentation du précédent rapport du pays devant le Comité. Elle s’est enquise de la mise en œuvre concrète, sur le terrain, des réformes engagées dans le domaine de la protection de l’enfance. L’experte a par ailleurs relevé que le Parlement des enfants n’était ouvert qu’aux jeunes ayant de très bons résultats scolaires. M. Philip Jaffe, également corapporteur, a lui aussi souligné qu’un parlement des jeunes se devait d’être représentatif de l’ensemble des enfants d’un pays et a estimé que celui de la Côte d’Ivoire était peut-être un peu trop élitiste.

M. Jaffe a par ailleurs relevé que les châtiments corporels semblaient systémiques dans le pays, notamment à l’école. Il s’est en outre inquiété des chiffres alarmants concernant les violences sexuelles contre les enfants en Côte d'Ivoire. Le corapporteur a d’autre part plaidé pour que soit élevé l’âge de la responsabilité pénale, qui est actuellement fixé à 10 ans dans le pays. Il a par ailleurs déploré que des interrogatoires d’enfants soient réalisés sans que les parents soient prévenus.

Mme Suzanne Aho Assouma, également corapporteuse, a fait observer que de nombreux enfants n’étaient pas enregistrés en Côte d’Ivoire et s’est enquise des mesures prises pour faire connaître les nouvelles dispositions s’agissant de la gratuité de l’enregistrement. Elle s’est d’autre part enquise des mesures concrètes prises pour lutter contre les mariages d’enfants – qui représentent toujours une réalité dans les zones rurales, a-t-elle observé.

Le Comité adoptera ultérieurement, lors de séances à huis clos, ses observations finales sur le rapport de la Côte d’Ivoire et les rendra publiques à l’issue de la session, le vendredi 31 mai prochain.

Le Comité entamera cet après-midi, à 15 heures, l’examen du rapport présenté par Sri Lanka concernant l’application du Protocole facultatif à la Convention qui traite de la vente d’enfants, de la prostitution des enfants et de la pornographie mettant en scène des enfants (CRC/C/OPSC/LKA/1).

Présentation du rapport

Le Comité est saisi du deuxième rapport périodique de la Côte d’Ivoire (CRC/C/CIV/2), ainsi que des réponses apportées par le pays à une liste de points à traiter que lui avait adressée le Comité.

Présentant ce rapport, M. ASSANE THIAM, Conseiller technique au Ministère de la femme, de la famille et de l’enfant de la Côte d'Ivoire, a indiqué que le présent rapport soumis au Comité était le résultat d’un processus participatif tenant compte de la transversalité de la question de la protection de l’enfant avec des acteurs institutionnels de l’action sociale, de la sécurité, de la justice, de la santé, de l’éducation, de la communication, des collectivités territoriales, des associations et des partenaires techniques et financiers.

Le chef de la délégation a par ailleurs affirmé que le Président de la République de la Côte d’Ivoire, M. Alassane Ouattara, avait érigé la promotion et la protection des droits de l’enfant au rang de priorité de l’action gouvernementale et que cette vision est traduite en actions concrètes par des réformes et la mise en place de politiques, programmes et projets sensibles à la cause des enfants. Parmi les réformes engagées dans ce domaine, M. Thiam a cité: la réforme du secteur de la sécurité, le Programme présidentiel d’urgence, le Programme national de sortie de crise, la politique de scolarisation obligatoire, le Programme de resocialisation des enfants en rupture sociale, le Programme élargi de vaccination et le Programme national de nutrition. Le chef de la délégation a ajouté qu’à plus haut niveau, les engagements de la Côte d’Ivoire envers les enfants sont aussi traduits dans la Constitution du pays qui rend l’éducation obligatoire par l’école pour tous les enfants des deux sexes (article 10), interdit et punit le travail des enfants (article 16) et engage l’État à prévenir la vulnérabilité des enfants et à garantir leur accès aux services de santé, à l’éducation, à l’emploi, à la culture, aux sports et aux loisirs (article 32). M. Thiam a en outre attiré l’attention sur l’adoption de plusieurs textes législatifs parmi lesquels la loi de 2016 relative à la lutte contre la traite de personnes.

Au niveau international, M. Thiam a rappelé que le pays avait ratifié en décembre 2014 la Convention de La Haye sur la protection des enfants et la coopération en matière d’adoption internationale et a indiqué que d’autres instruments sont en cours de ratification, parmi lesquels la Convention internationale sur la protection de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille et le troisième Protocole facultatif à la Convention relative aux droits des enfants, instituant une procédure de communication. La Côte d’Ivoire a, en outre, signé des accords bilatéraux dans le domaine de la traite et du travail des enfants avec le Mali, le Burkina Faso et le Ghana; un accord multilatéral a également été signé entre la Côte d'Ivoire et huit autres pays de la sous-région.

Pour la mise en œuvre des lois, conventions et accords, le Gouvernement ivoirien a mis en place un mécanisme de coordination qui comprend notamment le Comité interministériel de lutte contre la traite, l’exploitation et le travail des enfants, le Comité national de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, la Cellule d’exécution du Programme de protection des enfants et adolescents vulnérables ou encore la coalition nationale de lutte contre le mariage des enfants. Le Ministère de la femme, de la famille et de l’enfant assure la coordination de l’ensemble des actions de la protection de l’enfant. Dans le même cadre, un Comité interministériel de protection de l’enfant est en cours de création.

S’agissant de la définition de l’enfant, M. Thiam a indiqué qu’«une réforme des textes est en cours pour harmoniser l’âge de l’enfant, qui est de 0 à 18 ans accomplis pour les garçons et les filles. Ces réformes concernent la loi sur la minorité, sur la succession, sur le mariage et la loi sur le Code pénal».

Le chef de la délégation a par ailleurs fait observer que l’article 29 de la loi du 7 octobre 1964 modifiée par celle de 1983 sur la paternité et la filiation précise que les enfants nés hors mariage dont la filiation est légalement établie ont les mêmes droits que les enfants légitimes.

M. Thiam a en outre souligné que la Côte d’Ivoire s’était dotée depuis 2014 d’une Politique nationale de protection de l’enfant qui a pour but d’assurer la pleine réalisation du droit des enfants à être protégés contre toutes formes de violence, abus, et exploitation. Au titre de la prévention et de la prise en charge, une ligne verte (le 116) reçoit les appels gratuits de dénonciation des cas de violences et d’abus sur enfants et oriente les victimes vers des structures de prise en charge.

Des mécanismes communautaires dénommées « comités de protection de l’enfant » sont mis en place dans la foulée du programme d’animation communautaire de protection des enfants mis en œuvre – à des fins de sensibilisation – sur tout le territoire national; ces comités permettent de recueillir des informations dans la communauté et par la communauté elle-même sur des cas de violation des droits des enfants.

Les cas de violences avérés, identifiés, référencés font l’objet d’une prise en charge dans le cadre sanitaire, éducatif, administratif avec une place importante dans la protection de remplacement, a poursuivi M. ThiaM. La Constitution reconnaît la famille comme étant la cellule de base de la société et en assure la protection, a-t-il ajouté. Elle porte une attention particulière à l’organisation de la protection des enfants privés de protection parentale, à savoir: « les enfants qui ont perdu de facto la prise en charge familiale », « les enfants victimes d’abandon anonyme » et « les enfants séparés et non accompagnés de leur famille du fait de conflits et des catastrophes naturelles ».. Le Gouvernement favorise la protection en familles d’accueil et veille à ce que le placement temporaire des enfants dans des centres d’accueil ne soit réservé qu’à ceux qui ne peuvent être pris en charge en milieu communautaire. En dehors du placement transitoire en institution, la Côte d’Ivoire met un accent important sur la désinstitutionalisation de la protection en privilégiant le système des familles d’accueil.

S’agissant de l’éducation, le chef de la délégation a indiqué que les efforts du Gouvernement se traduisent par la construction de diverses infrastructures et le recrutement de personnel d’encadrement. Il y a eu également l’installation des points d’eau d’hygiène, d’assainissement et de latrines qui sont obligatoires dans les écoles. De plus, des aménagements et la construction de rampes ont été réalisés pour permettre l’accès aux salles de classes pour les enfants en situation de handicap.

Examen du rapport

Questions et observations des membres du Comité

MME HYND AYOUBI IDRISSI, corapporteuse du Comité pour l’examen du rapport de la Côte d’Ivoire, a fait observer que plus de 17 années s’étaient écoulées depuis la présentation du précédent rapport du pays devant le Comité. Elle s’est en outre enquise de ce qui en était de la présentation des deux rapports initiaux dus par la Côte d'Ivoire au titre des deux premiers Protocoles facultatifs à la Convention.

Mme Ayoubi Idrissi a ensuite souhaité savoir si la Convention était directement invocable devant les tribunaux. Elle s’est en outre enquise de la mise en œuvre concrète, sur le terrain, des réformes engagées dans le domaine de la protection de l’enfance. Elle a demandé à qui revenait la coordination horizontale et verticale de la mise en œuvre des politiques en matière de droits des enfants. L’experte s’est également enquise de l’impact de l’institution nationale des droits de l’homme pour ce qui est de la mise en œuvre des droits des enfants et des dispositions de la Convention. La corapporteuse a par ailleurs relevé l’absence de stratégie globale de sensibilisation à la Convention et a souhaité savoir comment le secteur privé était impliqué dans la mise en œuvre des droits de l’enfant.

Y a-t-il des exceptions au périmètre de la définition de l’enfant, a en outre demandé Mme Ayoubi Idrissi? Elle s’est ensuite enquise des mesures prises pour lutter contre les discriminations à l’encontre des enfants en situation de vulnérabilités, notamment pour ce qui est des enfants albinos et des enfants handicapés. L’experte a par ailleurs relevé que le Parlement des enfants n’était ouvert qu’aux jeunes ayant de très bons résultats scolaires, ce qui ne permet pas à l’ensemble des enfants d’y être représentés.

Mme Ayoubi Idrissi a par la suite demandé quelles étaient les mesures prises pour lutter contre les stéréotypes qui contribuent à la persistance des violences faites aux femmes. Elle a en outre demandé davantage d’informations sur le processus de désinstitutionalisation (des enfants) et sur le système de prise en charge (d’enfants) par les familles d’accueil. La corapporteuse s’est également enquise des mesures prises pour assurer le développement de l’enfant qui accompagne sa mère dans un lieu de privation de liberté. Des mesures alternatives (à la privation de liberté) ont-elles été envisagées, pour les mères condamnées, jusqu’à ce que leur enfant ait atteint, au moins, l’âge de deux ans, a-t-elle par ailleurs demandé ?

MME SUZANNE AHO ASSOUMA, corapporteuse du Comité pour l’examen du rapport de la Côte d’Ivoire, a relevé qu’il n’y avait qu’une seule femme dans la délégation ivoirienne présente devant le Comité. Elle a ensuite fait observer que de nombreux enfants n’étaient pas enregistrés en Côte d’Ivoire et ne possèdent pas d’acte de naissance ou de document d’identité. Aussi, s’est-elle enquise des mesures prises pour faire connaître les nouvelles dispositions s’agissant de la gratuité de l’enregistrement. Elle a en outre souhaité savoir si la réforme de la législation sur la nationalité permettait aujourd’hui de facilité l’enregistrement des enfants ivoiriens nés hors du pays. L’experte s’est également enquise de la situation des enfants apatrides en Côte d’Ivoire, ainsi que de celle des enfants nés hors mariage, s’agissant de leurs droits.

Mme Aho Assouma s’est d’autre part enquise des mesures concrètes prises pour lutter contre les mariages d’enfants – qui représentent toujours une réalité dans les zones rurales, a-t-elle observé. Elle s’est également enquise des mesures prises pour assurer la protection des enfants albinos. Elle a plus largement demandé des informations sur la protection des enfants et la réhabilitation des victimes de violences.

Mme Aho Assouma a ensuite demandé où en était le système des cartes d’invalidité destinées aux personnes handicapées. Elle s’est enquise de la prise en charge des enfants en situation de handicap mental.

S’agissant de l’accès à la santé, la corapporteuse s’est réjouie de mesures visant la prise en charge de soins liés à l’accouchement. Elle a souhaité savoir où en était à la campagne visant à réduire la mortalité maternelle. L’experte a en outre demandé comment était assurée la vaccination universelle dans tout le pays. Elle a souhaité savoir pourquoi les vaccins étaient gratuits pour les enfants uniquement jusqu’à ce qu’ils aient atteint leur onzième mois. La corapporteuse a ensuite demandé s’il y avait des hôpitaux amis des bébés dans le pays et comment était promu l’allaitement maternel. Elle s’est également enquise des mesures prises pour lutter contre les grossesses précoces et a souhaité en savoir davantage sur l’éducation à la santé génésique et sexuelle dispensée dans le pays.

Mme Aho Assouma a d’autre part souhaité en savoir davantage sur la prévalence du VIH/sida dans le pays. Elle a ensuite relevé qu’une proportion de 31% de la population seulement avait accès à des toilettes. Elle a souhaité savoir ce qui était fait pour assurer l’accès à l’eau potable, alors que l’eau est souvent contaminée par les matières fécales.

M. PHILIP JAFFE, corapporteur du Comité pour l’examen du rapport de la Côte d’Ivoire, a souligné qu’un parlement des jeunes se devait d’être représentatif de l’ensemble des enfants d’un pays et a estimé que celui de la Côte d’Ivoire était peut-être un peu trop élitiste. Il a dès lors demandé comment étaient choisis les enfants, au sein de ce Parlement des jeunes en Côte d'Ivoire, quel était leur degré d’initiative au sein de cette institution et dans quelle mesure ils avaient un impact sur les politiques qui les concernent. L’expert a en outre souhaité savoir pourquoi les enfants ne pouvaient pas former d’association en Côte d'Ivoire.

M. Jaffe s’est par ailleurs alarmé que l’on puisse être un enfant ivoirien, un enfant des rues et être traité de « microbe »; il a souhaité savoir comment l’État réagissait face à ce phénomène.

Le corapporteur a ensuite souhaité avoir davantage d’informations sur la ligne ouverte pour dénoncer les violences à l’encontre des enfants, s’agissant notamment du nombre d’appels reçus et du traitement des plaintes. Il a par ailleurs relevé que les châtiments corporels semblaient systémiques dans le pays, notamment à l’école. Aussi, a-t-il souhaité savoir comment les enseignants étaient formés à l’éducation non violente.

M. Jaffe s’est en outre inquiété des chiffres alarmants concernant les violences sexuelles contre les enfants en Côte d'Ivoire.

M. Jaffe a ensuite plaidé pour que soit élevé l’âge de la responsabilité pénale, qui est actuellement fixé à 10 ans en Côte d'Ivoire. Il a déploré que des interrogatoires d’enfants soient réalisés sans que les parents soient prévenus. Il a en outre souhaité savoir si les enfants détenus étaient toujours séparés des adultes.

Une autre experte a déploré les nombreux obstacles auxquels se heurte la mise en œuvre de la loi sur l’éducation, citant notamment le manque de moyens et la mauvaise qualité de l’enseignement. Elle a par ailleurs déploré les coûts cachés qui empêchent certains enfants d’avoir accès à l’école. Cette même experte a en outre souhaité savoir comment étaient protégés les enfants qui se retrouvent dans les écoles coraniques.

Des informations ont été demandées sur la scolarisation des enfants migrants et sur la prise en charge plus générale des migrants dans le pays.

Un expert a souligné que pour protéger les enfants contre les violences sexuelles, il était indispensable de définir un âge minimum pour les relations sexuelles; aussi, a-t-il souhaité savoir si la législation ivoirienne prévoyait un tel seuil.

Des experts ont regretté que les lieux de détention des enfants soient les mêmes que ceux des adultes.

Réponses de la délégation

La délégation a annoncé que la Côte d’Ivoire devrait pouvoir remettre prochainement son rapport sur la mise en œuvre des deux premiers Protocoles facultatifs à la Convention, avec le concours des organisations de la société civile.

La délégation a ensuite indiqué que les tribunaux ivoiriens n’invoquent pas directement les dispositions de la Convention, mais se basent sur les textes législatifs nationaux relevant des droits de l’enfant. Toutefois, les magistrats et le personnel judiciaire sont formés régulièrement aux dispositions de la Convention dans le cadre d’ateliers de renforcement des capacités.

La délégation a précisé qu’un travail est actuellement en cours afin de rassembler l’ensemble de la législation de protection de l’enfance en un code unique.

Des groupes de travail (sur la) « protection de l’enfant » visent à mettre à jour des informations, planifier des activités et faciliter la production des rapports à disposition de tous les acteurs concernés.

La délégation a déclaré qu’il était difficile de dégager clairement le budget alloué à l’enfance, car différents ministères travaillent sur cette question.

Durant plusieurs années, la Côte d'Ivoire a rencontré des difficultés en matière d’enregistrement des naissances sur plus de la moitié de son territoire, a poursuivi la délégation. Depuis 2011, deux lois ont été promulguées afin de régulariser la situation des enfants qui n’avaient pas pu être enregistrés et de rendre cet enregistrement gratuit, a-t-elle indiqué. Les autorités locales peuvent mettre en œuvre des systèmes propres d’enregistrement des naissances, dont les données sont ensuite transmises au registre central, a-t-elle précisé. La loi a été modifiée pour porter à trois mois – contre deux semaines, auparavant – le délai d’enregistrement des naissances, a-t-elle ajouté.

La délégation a par la suite rappelé que la Côte d’Ivoire avait ratifié plusieurs traités et conventions internationales dans le domaine de l’apatridie, notamment la Convention de 1961 sur la réduction des cas d’apatridie. Le pays apporte une solution à la problématique des enfants trouvés de parents inconnus; un certificat de nationalité leur est automatiquement procuré une fois qu’ils sont reconnus comme tel, a précisé la délégation.

La délégation a d’autre part souligné que la législation ne reprenait plus les termes « enfants incestueux » et « enfants adultérins ».

S’agissant de la lutte contre les violences faites aux enfants, la délégation a insisté sur l’importance que revêt la communication en la matière, au travers notamment des radios rurales et communautaires, mais aussi de la radio et de la télévision nationales.

La Côte d’Ivoire a adhéré au programme de l’Union africaine relatif à la protection des enfants, a en outre souligné la délégation.

La ligne téléphonique 116 « Allô, enfants en détresse » permet de recueillir les appels visant à dénoncer des actes de violation des droits de l’enfant; cette ligne est gratuite et son accessibilité est assurée par tous les opérateurs mobiles du pays, a en outre fait valoir la délégation.

En 2018, cette ligne 116 a reçu plus de 3000 appels et plus de 2000 ont été traités, au sens où les appels traités dégageaient une nomenclature dans laquelle s’inscrivait chaque dénonciation: maltraitance, mariage forcé, négligence, disparition, abandon, exploitation économique, refus de scolarisation, ou violence physique, notamment.

Les punitions corporelles ne sont pas autorisées en Côte d’Ivoire, a assuré la délégation. La Constitution stipule que l’esclavage, la traite des êtres humains, la torture, les violences physiques ainsi que toute autre forme d’asservissement de l’être humain, entre autres, sont interdits. Un règlement applicable aux écoles prévoit que les châtiments corporels sont interdits, a ajouté la délégation, avant de reconnaître que de tels actes avaient lieu et de souligner que dans ce cas, les enfants sont incités à porter plainte.

Le pays a mis en œuvre une campagne contre les mariages d’enfants, adossée à une stratégie qui a vu la mise en place d’une coalition nationale des acteurs de la lutte contre le mariage des enfants. Les autorités ivoiriennes se sont engagées à éradiquer le mariage des enfants, a insisté la délégation. Un plan d’action a été mis en place dans ce domaine, avec l’ensemble des acteurs concernés, et une évaluation de ce plan devrait être réalisée par l’Union africaine au moins d’août 2019.

La polygamie n’existe pas dans la législation ivoirienne et est combattue, a par ailleurs déclaré la délégation.

Différentes stratégies – et notamment la campagne « zéro grossesse à l’école » – visent à lutter contre les grossesses précoces et à réinsérer les jeunes mamans dans le système scolaire. En Côte d’Ivoire, une jeune femme peut reprendre les cours après avoir accouché; mais certaines filles, après avoir eu leur enfant, refusent toutefois de retourner à l’école en raison du regard des autres, a expliqué la délégation. Néanmoins, toutes les politiques veillent à inciter les enfants à rester à l’école le plus longtemps possible, a-t-elle assuré.

La Côte d'Ivoire compte plus de deux millions d’enfants déscolarisés, a indiqué la délégation, avant d’ajouter que les autorités travaillent à la réinsertion des enfants dans les régions les plus touchées par ce phénomène.

S’agissant du suivi (de la situation des enfants) dans les écoles coraniques, la délégation a indiqué qu’en 2018, une étude sur ces écoles a avancé des recommandations afin d’assurer la protection des enfants qui se retrouvent dans ce système informel d’éducation. Des organisations non gouvernementales promeuvent un travail de sensibilisation et de prise en charge de ces enfants.

Le Parlement des enfants a été institué pour être le porte-voix des enfants au niveau national. Les enfants qui le composent sont sélectionnés selon certains critères, dont l’un veut qu’ils soient des « enfants modèles » afin de pouvoir représenter l’ensemble de leurs congénères. Le nouveau Parlement des enfants qui sera installé dans quelques semaines aura en son sein un enfant représentant les enfants handicapés et un enfant représentant les enfants en situation de rue, a précisé la délégation.

Le Parlement des enfants a été créé par décret présidentiel; y sont éligibles les enfants âgés de 12 à 15 ans, qui doivent en outre jouir d’une bonne moralité, avoir une moyenne scolaire supérieure à 12/20 et avoir des aptitudes à représenter les autres enfants et à parler en public, a par la suite expliqué la délégation. Le décret rappelle que le Parlement vise à ce que les enfants puissent s’exprimer sur les politiques qui les concernent. Le Médiateur de la République et le Parlement (national) sont les deux institutions avec lesquelles coopère le Parlement des enfants, a ajouté la délégation, avant de reconnaître que les enfants ne participent pas souvent aux processus afférents aux décisions qui les concernent.

La délégation a ensuite expliqué que l’expression « enfants microbes » était péjorative et qu’elle venait des enfants eux-mêmes. L’État, pour sa part, parle d’enfants en situation de rupture sociale. Le programme de resocialisation a permis de résorber en grande partie la situation de ces enfants, a assuré la délégation.

La délégation a par ailleurs précisé que le Comité national des droits de l’homme de la Côte d’Ivoire avait la possibilité de suivre les plaintes déposées devant les tribunaux pour violation des droits de l’homme.

La délégation a en outre expliqué qu’un certain nombre de codes, dont le Code pénal, ont été révisés – en faveur, notamment, des enfants – pour mettre en œuvre le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant.

La délégation a indiqué qu’une stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre protège les enfants et les femmes contre l’exploitation sexuelle. Les victimes sont accompagnées durant tout le processus de leur prise en charge, jusqu’à la prise en charge judiciaire. Des kits complets sont proposés à l’ensemble des victimes de violences sexuelles. Ces mécanismes de protection et de prise en charge doivent néanmoins être affinés, a reconnu la délégation.

La délégation a ajouté que depuis 1998, la Côte d’Ivoire s’est dotée d’une législation très répressive contre ceux qui pratiquent les mutilations génitales féminines. Depuis 2012, plusieurs exciseuses ont été condamnées à des amendes et des peines de prison ferme pour avoir pratiqué des mutilations génitales féminines.

Les viols et les violences sexuelles sont aussi durement réprimés dans le Code pénal. Le projet de Code pénal adopté le 10 avril dernier définit de manière explicite le viol et punit le viol conjugal, a précisé la délégation.

La délégation a indiqué que quelque 700 travailleurs sociaux ont été formés dans le cadre du programme communautaire de protection de l’enfant. Des ateliers ont été organisés dans plus de 1600 localités dans le cadre de ce programme, ce qui a permis de sensibiliser plus de 36 000 enfants.

Les familles ont souvent le réflexe de privilégier l’arrangement en famille dès qu’il y a une violation des droits de l’enfant; l’État ivoirien ne soutient pas ces arrangements et, au contraire, encourage les familles à porter l’affaire devant les tribunaux ou les instances compétentes, a en outre souligné la délégation.

La délégation a ajouté que les radios de proximité offrent la possibilité aux acteurs de la protection de l’enfance de sensibiliser les communautés dans leur langue locale, notamment sur l’importance de l’enregistrement des naissances et de la vaccination.

La délégation a ajouté que neuf organisations de la société civile bénéficient de soutien financier de l’État et de l’organisation Save the Children afin de mettre en œuvre leurs programmes de protection de l’enfance. Les autorités exonèrent de taxe et de prélèvement douanier les organisations de la société civile et il appuie également ces organisations par des programmes de renforcement des capacités dans le domaine des droits des enfants.

La délégation a fait valoir que le Gouvernement de la Côte d’Ivoire avait pris des mesures pour relever le niveau économique du pays et permettre à la population de profiter de la croissance économique. C’est ainsi qu’a été mis en place, par exemple, le système de couverture universelle. De plus, des programmes de soutien ont été mis en place pour les familles les plus vulnérables, afin que les enfants puissent être scolarisés ou encore avoir accès à l’eau et à l’électricité, notamment.

La Côte d'Ivoire possède un centre qui dispose de psychiatres et autres professionnels chargés de prendre en charge les enfants ayant un handicap intellectuel. Les autorités ont également mis en place un projet d’école intégrée qui permet de rassembler dans les mêmes classes des enfants ayant un handicap et les autres, a indiqué la délégation.

La délégation a par la suite souligné que la politique nationale de prise en charge des personnes handicapées qui doit encore être adopté allait permettre la mise en œuvre du système des cartes d’invalidité.

La délégation a déclaré que la lutte contre le travail des enfants était une priorité du pays, notamment dans les secteurs du cacao et du café. Le prochain plan d’action dans ce domaine prendra en compte d’autres spécificités, comme le travail des enfants dans le domaine de l’orpaillage clandestin, a indiqué la délégation.

Plus de 400 enfants se trouvent actuellement dans les maisons d’arrêt de Côte d’ivoire, a ensuite précisé la délégation, avant de souligner que le nouveau Code de procédure pénale prévoit des mesures alternatives à la détention pour les enfants en conflit avec la loi; il protège le mineur délinquant et le mineur victime.

La Côte d’Ivoire possède trois centres d’observation (de la détention) des mineurs, qui ont pour objectif de lutter contre la délinquance juvénile et de veiller à la réinsertion des délinquants mineurs.

L’inspection des prisons est fréquente, de la part des organisations de la société civile ou du Conseil national des droits de l’homme, en vue de s’enquérir des réalités en ces lieux, a ajouté la délégation.

La délégation a par ailleurs souligné que les enfants albinos sont systématiquement intégrés dans les écoles. Ces enfants reçoivent une protection particulière, notamment pour ce qui est de la prévention du cancer de la peau.

Dans le cadre de la lutte contre le paludisme, les autorités distribuent des moustiquaires imprégnées à toute la population. Il s’agit d’une action préventive. Des campagnes de sensibilisation sont aussi organisées par le truchement des radios communautaires et des écoles, a indiqué la délégation.

Attirant l’attention sur les grands progrès réalisés par le pays en matière de vaccination des enfants, la délégation a souligné que plus de 90% des enfants sont vaccinés en Côte d'Ivoire.

Le Ministère de la santé publique lutte sans relâche contre la vente de médicaments de rue; tous les médicaments saisis sont automatiquement détruits, a en outre indiqué la délégation.

S’agissant des enfants migrants, la Côte d’ivoire constate que des enfants ivoiriens sont en situation de migration hors de son territoire, tandis que d’autres entrent sur son territoire, a déclaré la délégation. Le Ministère de la femme, de la famille et de l’enfant a ainsi élevé au rang de priorité la question de la migration en tant qu’objet d’étude et de réflexion. Le thème de la journée de l’enfant africain de cette année porte justement sur la migration, a indiqué la délégation.

La délégation a par ailleurs déclaré que la Côte d’Ivoire n’établissait aucune distinction ni discrimination entre les enfants – qu’ils soient Ivoiriens, étrangers ou migrants – s’agissant de l’accès à l’école. Les enfants ivoiriens revenus au pays sont directement inscrits dans les écoles publiques.

Remarques de conclusion

MME AHO ASSOUMA a estimé que ce dialogue avait été fructueux, tant pour le Comité que pour la délégation. La Côte d'Ivoire s’est dotée de diverses lois, mais les décrets d’application n’ont pas suivi, pas plus que la mise à disposition d’un budget conséquent pour en assurer la mise en œuvre. Le Comité reste préoccupé par un certain nombre de questions, au nombre desquelles l’enregistrement des naissances, la nationalité et l’apatridie, l’école inclusive, ou encore la situation des enfants en conflit avec la loi.

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lundi 20 mai 2019

PM: Alias Kabila avait son Gizenga, Félix Tshilombo trouve Ilunga Ilunkamba, 73 ans!

Martin Fayulu est et demeure le Président élu de la République démocratique du Congo. Victime du vol des voix, vol des rêves, vol d'espoirs du peuple congolais, Félix Tshilombo Pétain Bizimungu, président Quado ! Notre pizzaïolo national, a nommé Sylvestre Ilunga Ilunkamba, 73 ans, comme Premier ministre. Fallait-il attendre 4 mois, pour que Félix Tshilombo trouve son "Antoine Gizenga"! Dans un régime semi-présidentiel, le chef du gouvernement doit être dynamique, homme ou femme de terrain, qui doit savoir répondre aux attentes de la population et s'armer pour la modernité. Sylvestre Ilunga Ilunkamba, était depuis mars 2014, Directeur général de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC), mais cette entreprise moribonde n'a pas même pas une locomotive ? 150 mois d'arriérés à la SNCC ! Combien des trains arrivent à l'heure ? Combien des déraillements ? Combien des morts à cause de ces déraillements ? Sans tomber dans un jeunisme béat, la République démocratique du Congo, a besoin d'un Premier ministre jeune, technocrate patriote, qui n'a jamais travaillé ni avec Mobutu ni Mzée Laurent-Désiré Kabila ni Alias Kabila. Félix Tshilombo Pétain Bizimungu, qui confond une pizzeria à la République, ignore qu'il existe des chasseurs de têtes.

Dans un pays avec une crise de légitimité aiguë, avec trois présidents: Martin Fayulu, Félix Tshilombo Pétain Bizimungu et Alias Kabila, président parti sans partir, le chef de l'exécutif . Lors de l'élection Louis Michel 2006, pour palier à son manque de légitimité, Alias Kabila qui s'est toujours présenté comme un candidat indépendant. Il avait, avec le concours du PPRD fait alliance avec le PALU d'Antoine Gizenga. Et c'est ce dernier, qui a été nommé Premier ministre de 2006-2008. Un PM qui n'avait quitté la primature pour descendre sur terrain. Antoine Gizenga, qui ne savait même pas utilisé un ordinateur "Mpuku Me Fwa", n'avait jamais fait un déplacement en province. Après 600 jours, il avait demandé forfait et a été remplacé par son neveu, Adolphe Muzito.

Antoine Gizenga, Premier ministre d'Alias Kabila !

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dimanche 19 mai 2019

RDC: Sans mandat, Lambert Mende, Vuvuzélateur et Goebbels du régime d'Alias Kabila, interpellé !

Lambert Mende Vuvuzélateur et Goebbels du régime d'Alias Kabila

Dans un Etat de droit, tous les citoyens sont égaux devant la loi. L’État, qui a compétence pour édicter le droit, est lui-même soumis aux règles juridiques, dont la fonction de régulation est ainsi affirmée et légitimée. Les Talibans et Tribaloethniques qui ont jubilé, ce dimanche, lors de l'interpellation de Lambert Mende Omanga, le Goebbels du régime d'Alias Kabila ont tort. Le Vuvuzélateur Mende, qui voulait prendre tranquillement son repas de midi vers 15h (Nous sommes en Afrique), à son domicile du quartier GB, a été interpellé chez lui sans mandat pour une destination inconnue. Cet excès de zèle du nouveau régime de Félix Tshilombo Pétain Bizimungu est abus qui tend à l'arbitraire. Nommé par Alias Kabila, Félix Tshilombo Pétain Bizimungu, qui est arrivé là de la manière que l'on sait: deal puis NOMINATION ÉLECTORALE doit lui-même se conformer aux fondamentaux de l'Etat de droit et de la démocratie. Ce n'est pas parce que le régime de Tshilombo n'est pas légitime, qu'il faut introduire le règne de l'arbitraire et de la terreur pour terroriser des citoyens.

Interpellé, jeté dans une jeep comme un sac de manioc, tabasser à la poitrine par des coups de crosse, y compris au dos... le régime de Félix Tshilombo Pétain Pétain Bizimingu se discrédite de plus en plus, lui-même. Si Mende doit être arrêter, il faut une plainte en bonne et due forme, et on doit lui donner les moyens de sa défense. Lambert Mende n'est pas le seul apparatchik du régime d'Alias Kabila, pourquoi lui? Pourquoi pas tous les dinosaures Mobutistes qui s'étaient mués en Mammouths Joséphistes, qui ont ruiné le pays ? Une justice sélective, à la tête de qui ne plaît pas, est odieuse comme le deal de Tshilombo pour sa nomination électorale, en contournant le choix du peuple congolais.

Pour rappel, Etienne Tshisekedi, ministre de la justice de Mobutu avait justifier la pendaison des conjurés de la Pentecôte à pont Cabu, à l'endroit où est érigé le stade des Martyrs. Il ne faudrait pas que Félix Tshilombo Pétain Bizimungu puisse penser que le peuple congolais, à qui il a volé l'élection, va tout accepter, surtout sa dérive dictatoriale.

A-t-on eu besoin d'interpeller Lambert Mende de manière cavalière ? A Réveil FM International, nous ne soutenons pas Lambert Mende-Dieu seul sait le nombre d' articles où son fonctionnement a été farouchement dénoncé. Mais nous défendons l'Etat de droit, où chaque Congolais doit être respecté dans ses droits et devoirs. Félix Tshilombo Pétain Bizimungu qui gère la RDC comme épicerie familiale ne doit pas se trouver de mission. Il a fait un deal avec Alias Kabila pour devenir son masque, clone et pantin, qu'il assume !

Qu'il ne fasse une fausse diversion. La première personne à interpeller demeure Alias Kabila! Puis ses apparatchiks.

Lambert Mende est retourné chez lui courbatu pour avoir été tabassé. Lui et ses gardes corps étaient par des militaires et d'autres en civils, dans quatre jeeps l Le ministre de l'Intérieur du régime Tshilombo, Basil Olongo parle d'une convocation de Lambert Mende pour une affaire de trafic de diamant, tandis que l'intéressé parle d'un règlement de compte. Reste que Lambert Mende peut-il être interpellé sans que Félix Tshilombo Pétain Bizimungu soit au courant et donne son aval ? Si la réponse est Non, cela veut qu'il confirme son rôle de pantin. Si la réponse est Oui, cela veut dire que sa dictature sera féroce plus que celle de Mobutu et d'Alias Kabila.

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samedi 18 mai 2019

ONU: 66è session, le Comité contre la Torture a clos la Torture. Qu'en est-il de la RDC?

Le Comité contre la Torture à l'ONU !

Il adopte ses observations finales sur les rapports de six pays : République démocratique du Congo, Mexique, Allemagne, Afrique du Sud, Bénin et Royaume-Uni !

Le Comité contre la torture a conclu ce matin, à Genève, les travaux de sa soixante-sixième session, qui s’était ouverte le 23 avril dernier et à l’issue de laquelle il a adopté ses observations finales concernant l’application de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants dans les six États parties dont les rapports ont été examinés durant cette session, à savoir la République démocratique du Congo, le Mexique, l’Allemagne, l’Afrique du Sud, le Bénin et le Royaume-Uni.

Ces observations finales seront disponibles sur la page Web consacrée aux travaux de cette session. Quant aux comptes rendus des séances publiques qui se sont tenues durant la session, ils sont à lire sur le site consacré aux communiqués de presse du Service de l'information des Nations Unies à Genève (cliquer en haut à droite de la page pour changer de langue et basculer vers les communiqués en français). Au cours de cette session, le Comité a aussi auditionné les organisations de la société civile en vue de l’examen des rapports des pays à l’ordre du jour. Il s’est en outre penché sur le suivi des articles 19 et 22 de la Convention (c’est-à-dire sur le suivi de ses observations finales, adoptées à l’issue de l’examen des rapports des Etats parties, et sur le suivi de ses constatations, adoptées à l’issue de l’examen des plaintes individuelles qui lui sont soumises), ainsi que sur la question des représailles à l’encontre de personnes cherchant à collaborer, collaborant ou ayant collaboré avec lui.

Le Comité a par ailleurs adopté le rapport de son groupe de travail intersessions sur les communications, dans lequel figurent les décisions adoptées concernant 22 communications (ou plaintes individuelles) : la Convention a été considérée comme violée dans quatre cas ; aucune violation de la Convention n’a été constatée dans sept cas ; deux plaintes ont été déclarées irrecevables ; et neuf cas ont été classés.

Durant cette session, le Comité a également entendu la présentation du dernier rapport annuel en date du Sous-Comité pour la prévention de la torture. Il s’est aussi entretenu avec le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour les victimes de la torture, le Groupe de travail sur la détention arbitraire, l’Initiative de la Convention contre la torture et le Groupe de travail sur les entreprises et les droits de l’homme.

Ce matin, M. Sébastien Touzé, rapporteur du Comité, a présenté le projet de rapport annuel sur les activités menées entre mai 2018 et mai 2019, notamment l’examen de seize rapports de pays et de 54 communications individuelles. Parmi ces dernières, 25 ont fait l’objet de décision sur le fond, sept ont été jugées irrecevables et 22 ont été classées. Le Comité accuse néanmoins un retard de 160 requêtes à examiner, a précisé M. Touzé. Il a ajouté que la reconnaissance par 68 États de la compétence du Comité de recevoir des communications avait entraîné, pendant la période du rapport, une hausse importante des requêtes enregistrées et des demandes de mesures provisoires par les requérants (28 demandes acceptées sur 37 reçues).

Dans ce contexte, la menace d’annulation par les Nations Unies, pour des raisons financières, de la troisième session du Comité, en novembre 2019, sera inscrite au rapport comme une préoccupation majeure pour le Comité, a dit le rapporteur.

M. Touzé a insisté sur le fait que les activités du Comité sont très soutenues pendant et entre les sessions, et qu’une annulation de la session de novembre aurait des effets catastrophiques sur l’organisation des travaux.

M. Jens Modvig, Président du Comité, a ensuite fait observer que le fait de réagir à la crise financière que traversent actuellement les Nations Unies en coupant dans le suivi obligatoire des engagements en matière de droits de l’homme donne un mauvais exemple et ne peut qu’inciter certains États, dont le bilan en matière de droits de l’homme exige d’être examiné de près, à échapper à leurs responsabilités. Une réaction plus efficace, a estimé M. Modvig, serait de protéger l’intégrité du système des organes de traités, ce qui enverrait un signal clair aux États que la surveillance juridique de leurs obligations en matière de droits de l’homme restera entière.

Examen des rapports soumis par les États parties en application de l’article 19 de la Convention, selon la procédure facultative d’établissement des rapports

Deuxièmes rapports périodiques des États parties attendus en 2009 République démocratique du Congo [Date de réception : 13 juillet 2017]

* Le rapport initial de la République démocratique du Congo est paru sous la cote CAT/C/37/Add.6 ;

il a été examiné par le Comité à ses 686e et 687e séances, les 21 et 22 novembre 2005 (CAT/C/SR.686 et 687). Pour son examen, voir les observations finales du Comité (CAT/C/DRC/CO/1).

L’annexe au présent rapport peut être consultée dans les archives du secrétariat. Elle est également disponible sur le site Internet du Comité contre la torture.

La version originale du présent document n’a pas été revue par les services d’édition. Nations Unies CAT/C/COD/2

Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants

Distr. générale 11 septembre 2017

Original : français Anglais, espagnol et français seulement

Abréviations et sigles

ANR Agence Nationale des Renseignements

AVIFEM Agence National de lutte contre les Violences faites à la Femme, à la jeune et petite fille

BCNUDH Bureau conjoint des Nations Unies pour les Droits de l’Homme

CAP Cellule d’Appui aux Poursuites

CENI Commission Électorale Nationale Indépendante

CIDH Comité Interministériel des Droits de l’Homme

CSM Conseil Supérieur de la Magistrature

CSAC Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication

CNDH Commission Nationale des Droits de l’Homme

CPRK Centre Pénitentiaire de Rééducation de Kinshasa

EPU Examen Périodique Universel

FARDC Forces Armées de la République démocratique du Congo

FNPSS Fonds National de Promotion et de Service Social

INTS Institut National des Travailleurs Sociaux

MONUSCO Mission des Nations-Unies pour la stabilisation au Congo

OEV Orphelin et Enfant Vulnérable

ONG Organisation Non Gouvernementale

ONGDH Organisation Non Gouvernementale des Droits de l’Homme

PNC Police Nationale Congolaise

PTF Partenaire Technique et Financier

RDC République démocratique du Congo

SNVBG Stratégie Nationale de lutte contre les Violences sexuelles et Basées sur le Genre

TGI Tribunal de Grande Instance

TPE Tribunal pour Enfant

TRICOM Tribunal de Commerce

TRIVAIL Tribunal de Travail

Introduction

1. En vertu des dispositions de l’article 19 de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, la République démocratique du Congo avait soumis et défendu en 2005 son Rapport initial au Comité contre la torture.

2. Le Deuxième Rapport périodique cumulé répond aux différentes questions formulées par le Comité contre la torture à l’endroit de la République démocratique du Congo ; il donne des informations détaillées sur toute mesure pertinente d’ordre législatif, administratif, judiciaire et autres qui a été prise depuis l’examen du précédent rapport en vue de mettre en œuvre les dispositions de la Convention ou pour donner effet aux recommandations du Comité.

3. Quant à la méthodologie, le présent rapport périodique cumulé a été rédigé en consultation de la Commission Nationale des Droits de l’Homme et de la Société civile.

1. Veuillez indiquer quelles mesures ont été prises par le Gouvernement de la République démocratique du Congo afin d’intégrer dans sa législation interne une définition de la torture conforme à l’article 1er de la Convention, et criminaliser les actes de torture. En particulier, veuillez fournir des informations sur l’état d’avancement du projet de loi visant à ériger la torture en infraction pénale, déposé devant le Parlement depuis 2004, ainsi que sur toute proposition de loi introduite depuis 2005.

4. Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a, en 2011, intégré dans sa législation interne une définition de la torture conforme à l’article 1er de la Convention, et criminalisé les actes de torture.

5. En effet, la loi no 11/008 du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture dispose en son article 48 bis ce qui suit :

« Tout fonctionnaire ou officier public, toute personne chargée d’un service public ou toute personne agissant sur son ordre ou son instigation, ou avec son consentement exprès ou tacite, qui aura intentionnellement infligé à une personne une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, aux fins d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, sera puni de 5 à 10 ans de servitude pénale principale et d’une amende de 5.000 francs congolais à 100.000 francs congolais. Le coupable sera puni de 10 à 20 ans de servitude pénale principale et d’une amende de 100.000 francs congolais à 200.000 francs congolais lorsque les faits prévus auront causé à la victime un traumatisme grave, une maladie, une incapacité permanente de travail, une déficience physique ou psychologique, ou lorsque la victime est une femme enceinte, un mineur d’âge ou une personne de 3e âge ou vivant avec handicap. Il sera puni de servitude pénale à perpétuité lorsque les mêmes faits auront causé la mort de la victime ».

6. Cette loi a été publiée au Journal officiel n o 14 du 15 juillet 2011. Elle est l’aboutissement du projet de loi déposé au Parlement en 2004.

2. Veuillez fournir des informations à jour sur la coopération entre les autorités gouvernementales et la société civile dans la promotion et la protection des droits de l’homme en particulier dans la lutte contre la torture.

7. La RDC entretient une coopération étroite avec les organisations de la société civile qu’elle associe à toutes les activités de promotion et de protection des droits de l’homme, même dans les réformes des forces de défense et sécurité, ainsi celles que de la justice.

8. Les membres de ces organisations de la société civile font partie des structures officielles ci-après : • La Commission Nationale des Droits de l’Homme, instituée par la loi n o 13/011 du 21 mars 2013 ;

• L’entité de Liaison des Droits de l’Homme en République démocratique du Congo, créée par le Décret n o 09/35 du 12 août 2009 ;

• La Cellule de Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme, mise en place par l’Arrêté ministériel n o 219/CAB/MIN J&DH/2011 du 13 juin 2011.

9. Toutes ces structures ont, dans leurs attributions, la promotion et la protection des droits de l’homme. Elles participent aux activités de sensibilisation des différents acteurs dans la lutte contre la torture.

10. La RDC entretien la collaboration avec les ONGs lors de l’élaboration de la loi criminalisant la torture de même qu’elle participe à la vulgarisation de cette loi. De même à tous les rapports à présenter à l’EPU et aux organes de traiter.

11. La société civile participe également à toutes les étapes de l’élaboration du rapport EPU et du suivi de la mise en œuvre des recommandations acceptées par la RDC.

12. De même, elle participe à la validation de tous les rapports des droits de l’homme, tant de l’EPU que des organes de traités.

13. D’autre part, les ONGs impliquent les Autorités gouvernementales dans l’organisation de leurs activités, notamment les tables rondes, les forums en matière des droits de l’homme.

3. Veuillez indiquer les mesures prises pour prévenir la détention arbitraire, la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants ; et, éliminer l’impunité des auteurs présumés de ces actes, notamment au moyen d’enquête approfondie, d’incrimination de leurs auteurs et d’indemnisation des victimes.

14. Pour prévenir la détention arbitraire, la torture et les traitements cruels, inhumains ou dégradants, la RDC mène des actions suivantes :

• Formation de 350 Officiers pairs formateurs en matière des droits de l’homme et droit international humanitaire par le Service d’Education Civique et d’Actions Sociales des FARDC, dans les différentes régions militaires ;

• Intégration de l’enseignement des droits de l’homme et droit international humanitaire dans l’Académie Militaire de Kananga et dans l’Ecole d’État-Major de Kinshasa ;

• Organisation régulière des sessions de formation en faveur, notamment des magistrats et des auxiliaires de Justice par le Ministère de la Défense Nationale et des Anciens Combattants et le Ministère de la Justice et Droits Humains, avec l’appui des partenaires internationaux et nationaux (MONUSCO et autres) ;

• Adoption par le Conseil d’Administration des Universités du Congo, organe compétent en matière d’élaboration des programmes dans les Universités, d’un cursus de Droit des droits de l’homme dans les Facultés de Droit ;

• Organisation, par le Ministère de la Justice et Droits Humains, de juillet 2012 à novembre 2013, d’une campagne nationale de vulgarisation de la loi portant criminalisation de la torture en faveur des forces de défense et sécurité ainsi que des responsables des services pénitentiaires (33 campagnes de sensibilisation ayant touché 11 chefs-lieux et 2 villes des anciennes provinces) ;

• Renforcement des capacités des professionnels de médias en matière des droits de l’homme au profit des membres de l’ONG Journalistes pour les Droits humains en novembre 2015 ;

• Monitoring des cachots, maisons d’arrêt et prisons, par le Ministère de la Justice et Droits Humains, en collaboration avec le BCNUDH, de 2013 à ce jour ;

• Renforcement des capacités des officiers de police judiciaire sur les droits des personnes arrêtées, en collaboration avec le BCNUDH et la société civile.

15. Pour éliminer l’impunité des auteurs présumés des actes de torture, notamment au moyen d’enquête approfondie, d’incrimination de leurs auteurs et d’indemnisation des victimes, il y a lieu d’indiquer les mesures suivantes prises par les différentes Autorités du pays :

• La loi n o 11/008 du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture ;

• La Directive n o AG/0793/10 du 23 juin 2010 sur la torture, de l’Auditeur Général des FARDC, instruisant les chefs d’offices du Ministère public militaire d’ouvrir des enquêtes systématiques sur tous cas de torture ou de maltraitance ;

• Lettre n o 0905/PNC/CiatGen/084/SVJur&Cont/2015 du 7 mai 2015 portant humanisation des services du Commissaire Général de la Police nationale congolaise ;

• L’instruction, par la lettre n o 1981/PNC/CG/COMDT/2014 du 16 juillet 2014, du Commissaire Général de la PNC, à tous les commandants d’unités, chefs de pool de veiller au strict respect de la légalité des actes posés par ces derniers dans le cadre des procédures judiciaires ouvertes dans leurs offices, notamment la torture.

16. Il importe de signaler, à titre illustratif, qu’au moins cinq militaires des FARDC, cinq Agents de la Police nationale congolaise, un agent de l’ANR et une Autorité administrative ont été condamnés pour avoir pratiqué ou encouragé la torture et des peines allant, de six mois d’emprisonnement à la prison à vie ont été prononcées par les Tribunaux des ex Provinces du Bas-Congo, de l’Equateur, du Kasaï-Occidental, du Kasaï-Oriental, du Katanga et du Maniema.

17. Néanmoins, il y a nécessité d’organiser des formations spécifiques, au profit des OPJ et des magistrats, sur l’enquête judiciaire en matière de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.

4. Compte tenu de la dégradation des droits de l’homme sur l’ensemble du territoire de la RDC (allégations d’arrestations arbitraires et massives, de torture, de viols et de mauvais traitements), veuillez indiquer comment l’État partie entend élaborer un plan cohérent visant à assurer la sécurité sur son territoire, en particulier dans l’Est du pays, et à prévenir l’incidence de ces actes.

18. Pour assurer la sécurité sur son territoire, en particulier dans l’Est du pays, et à prévenir l’incidence de ces actes, la RDC a conçu et élaboré un certain nombre de Programmes d’Actions parmi lesquels figurent :

• Opérations KIMIA, pour pacifier les territoires repris aux forces négatives ;

• Programme AMANI LEO, pour la protection des civils et la lutte contre les rebelles HUTU des FDLR à l’Est du pays ;

• Programme DDR1, DDR 2 & 3 ;

• Programme STAREC qui, depuis 2009, vise la stabilisation et la restauration des régions affectées par des conflits armés, en remplacement du Programme AMANI. Il comprend trois volets : la sécurité, l’humanitaire et l’économie. Le volet sécuritaire tient à résoudre la question de l’insécurité, par le déploiement de la Police et de l’Armée, et permettre ainsi au Gouvernement de retrouver ses prérogatives régaliennes, par la restauration de l’autorité de l’État. Dans la mise en œuvre effective de ce dernier programme, la RDC a créé et installé dans les territoires libérés de l’emprise des groupes armés à l’Est du pays, une administration civile et des unités de la Police Spéciale de protection de la femme et de l’enfant. Opérationnelles dans cette partie du pays, ces unités sont en train d’être installées sur toute l’étendue du territoire national.

19. En outre, au plan politique et diplomatique, plusieurs initiatives ont été prises et ont conduit à la signature des accords, en l’occurrence l’accord pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région communément appelé « Accord cadre d’Addis-Abeba », conclu en date du 24 février 2013, et les Déclarations de Nairobi le 12 décembre 2013.

20. Dans le même contexte, il a été mis sur pied, par ordonnance n o 13/020, signée par le Président de la République, en date du 13 mai 2013, un mécanisme national de suivi et de supervision des engagements souscrits aux termes de l’Accord précité. Il en est de même des concertations nationales tenues à Kinshasa, du 6 septembre au 6 octobre 2013 et de la mise en place consécutive du Comité de suivi des recommandations desdites concertations.

21. Par ailleurs, dans le cadre de la MONUSCO, une brigade d’intervention rapide a été mise sur pied, pour combattre les groupes armés en RDC, suivant la résolution 20/98 du Conseil de sécurité des Nations-Unies.

22. Quant au volet militaire, la réforme du secteur de la Défense, menée avec l’appui des partenaires internationaux, a permis de restructurer notre outil de défense, qui a abouti à la destruction des forces négatives du M23 en décembre 2013 et à la restauration de l’autorité de l’État dans les zones jadis occupées.

23. Aussi, la réforme de la Justice, de la Police et des Services de sécurité en cours, entre dans le même cadre.

5. Veuillez indiquer les mesures prises pour que tout lieu de détention soit sous autorité judiciaire, en accord avec la décision présidentielle du 8 mars 2001. Veuillez indiquer si les lieux de détention suivants, entre autres, sont déjà sous contrôle judiciaire :

a) Le cachot de la Garde républicaine à la Botte ;

b) Le cachot du camp Saïo ;

c) Le cachot de la 10e Région militaire du Sud-Kivu ;

d) Le cachot de l’ANR à Bukavu.

24. Quelques mesures ont prises notamment la Constitution du 18 février 2006 telle que modifiée et complétée à ce jour en son article 149 qui consacre l’indépendance du pouvoir judiciaire et les lois dont :

• La loi n o 11/008 du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture ;

• La Directive n o AG/0793/10 du 23 juin 2010 sur la torture, de l’Auditeur Général des FARDC, instruisant les chefs d’offices du Ministère public militaire d’ouvrir des enquêtes systématiques sur tous cas de torture ou de maltraitance ;

• Lettre no 0905/PNC/CiatGen/084/SVJur&Cont/2015 du 7 mai 2015 portant humanisation des services du Commissaire Général de la Police nationale congolaise.

25. Tous les lieux hautement cités sont sous contrôle des instances judiciaires.

6. Veuillez fournir des informations sur les mesures prises pour fermer tous les lieux ou centres de rétention non autorisés.

26. Il n’existe plus des Centres de détention non autorisés en RDC conformément à l’ordonnance présidentielle du 8 mars 2001 et les mesures citées au point 5.

7. Veuillez indiquer les mesures prises visant à renforcer l’indépendance du pouvoir judiciaire et former les magistrats afin d’améliorer l’efficacité des enquêtes et l’adoption des décisions judiciaires conformes aux normes internationales applicables en la matière. A cet effet, veuillez indiquer si les projets de loi sur le Statut des magistrats et le Conseil Supérieur de la Magistrature ont été adoptés. Dans le cas contraire, veuillez en expliquer les raisons.

27. En RDC, le principe de l’indépendance de la Magistrature est consacré dans la Constitution du 18 février 2006, telle que modifiée et complétée le 20 février 2011, en son article 149, qui énonce : « le pouvoir judiciaire est indépendant du pouvoir exécutif ».

Ce principe est renforcé par la composition du Conseil supérieur de la Magistrature, unique organe de gestion du pouvoir judiciaire, exclusivement constitué des magistrats (article 152 de la Constitution). 28. En ce qui concerne les lois sur le statut des magistrats et sur le Conseil Supérieur de la Magistrature, elles ont été adoptées et promulguées.

29. Il s’agit de la loi organique n o 06/020 du 10 octobre 2006 portant statut des magistrats, telle que modifiée et complétée en 2015, et de la loi organique n o 08/013 du 5 août 2008 portant organisation et fonctionnement du Conseil Supérieur de la Magistrature.

30. Quant à la loi organique n o 13/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétences des juridictions de l’ordre judiciaire, elle a attribué compétence aux juridictions civiles (Cours d’appel) de connaître des crimes relevant de la compétence de la Cour Pénale Internationale.

31. En outre, pour renforcer l’indépendance des magistrats, les actions suivantes ont été entreprises :

• Éclatement de la Cour Suprême de Justice en 3 nouvelles Cours, à savoir : le Conseil d’État, la Cour de cassation et la Cour constitutionnelle ;

• Loi organique no 13/010 du 19 février 2013 relative à la procédure devant la Cour de cassation ;

• Loi organique n o 13/026 du 15 octobre 2013 portant organisation et fonctionnement de la Cour constitutionnelle ;

• Loi organique portant organisation et fonctionnement du Conseil d’État ;

• Recrutement de 2000 nouveaux magistrats en 2010-2011 ;

• Création et installation des tribunaux spécialisés, notamment les tribunaux de commerce, de travail et pour enfants ;

• Création depuis 2012 d’une cellule d’appui aux poursuites (CAP) de la MONUSCO qui appuie la justice militaire en RDC ;

• Nomination, par ordonnances présidentielles du 1er juin 2013, des Magistrats pour rendre opérationnels les tribunaux de paix.

32. S’agissant de la formation des magistrats, l’Ecole supérieure de la magistrature prévue par l’article 4 de la loi organique portant statut des magistrats est en construction. En attendant, des formations ponctuelles sont organisées par le Conseil supérieur de la magistrature, avec l’appui des partenaires techniques et financiers (PTF).

33. Le Ministre des droits humains a pris en compte la problématique de la formation des magistrats et amélioration des enquêtes relatives aux actes de torture dans le Plan intégré de mise en œuvre des Recommandations de l’’EPU et des Organes de traité.

8. Existe-t-il un projet de loi visant à établir une Institution nationale indépendante destinée à la promotion et à la protection des droits de l’homme, afin de remplacer l’observatoire national des droits de l’homme ?

34. La RDC a créé la Commission Nationale des Droits de l’Homme (CNDH) par la loi organique n o 13/011 du 21 mars 2013, conformément aux principes de Paris. Les animateurs de la CNDH ont été choisis par leurs pairs, approuvés par l’Assemblée nationale, nommés par le Président de la République, et ont prêté serment devant la Cour Constitutionnelle, en juillet 2015.

35. Le budget de la CNDH, émarge au Budget national.

36. Elle a pour attributions :

• Enquêter sur tous les cas de violations des droits de l’homme ;

• Orienter les plaignants et victimes et les aider à ester en justice sur toutes les violations avérées des droits de l’homme ;

• Procéder à des visites périodiques des centres pénitentiaires et de détention sur toute l’étendue de la RDC ;

• Veiller au respect de droits de la femme et de l’enfant ;

• Veiller au respect des droits des personnes avec handicap ;

• Veiller au respect des droits des personnes du troisième âge, des personnes victimes des calamités de tout genre et des autres groupes vulnérables ;

• Faire connaître aux citoyens leurs droits fondamentaux ;

• Concourir à la promotion de l’éducation civique et de la culture des droits de l’homme pour une meilleure conscience citoyenne ;

• Renforcer les capacités d’intervention des associations de défense des droits de l’homme ;

• Veiller à l’application des normes juridiques nationales et des instruments juridiques régionaux et internationaux relatifs aux droits de l’homme dûment ratifiés par la RDC ;

• Régler certains cas de violation des droits de l’homme par la conciliation ;

• Formuler des recommandations pour la ratification des « instruments juridiques régionaux et internationaux des droits de l’homme » ;

• Promouvoir et veiller à l’harmonisation de la législation, des règlements et des pratiques nationaux avec les instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme dûment ratifiés par la RDC ;

• Dresser des rapports sur l’état d’application des normes nationales et des instruments juridiques internationaux en matière des droits de l’homme ;

• Contribuer à la préparation des rapports que la RDC présente devant les organisations internationales, en application de ses obligations conventionnelles dans le domaine des droits de l’homme ;

• Examiner la législation interne relative aux droits de l’homme et faire des recommandations pour son ordonnancement législatif ;

• Émettre des avis et faire des propositions au Parlement, au Gouvernement et aux autres institutions concernant les questions relatives à la promotion et à la protection des droits de l’homme ainsi qu’au droit international humanitaire et à l’action humanitaire ;

• Développer des réseaux et des relations de coopération avec les institutions de la République, les organisations locales, nationales et internationales poursuivant les mêmes objectifs ;

• Exercer toute autre attribution ou activité rentrant dans le cadre de sa mission.

9. Veuillez indiquer les mesures prises pour s’assurer que les juridictions militaires se cantonnent à juger uniquement des militaires pour des infractions militaires, et ceci en accord avec les dispositions applicables en la matière. À cet effet, veuillez fournir des explications sur la comparution de civils devant des tribunaux militaires.

37. En RDC, les juridictions militaires ne sont plus compétentes pour juger les civiles en vertu de l’art. 156 de la Constitution du 18 février 2006.

38. En application de ce principe constitutionnel, la loi organique n o 13/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétences des juridictions de l’ordre judiciaire a donné compétences aux Cours d’appel de juger des personnes civiles poursuivies pour crimes de guerre, de génocide et crimes contre l’humanité qui, auparavant, relevaient exclusivement des juridictions militaires.

10. Quelles ont été les mesures administratives ou législatives prises pour instruire les agents étatiques et les éléments des forces de sécurité (FARDC, PNC, services de renseignements, etc.) de l’interdiction de recourir à la torture et aux traitements cruels, inhumains et dégradants au cours des interrogatoires et de la détention.

39. Le principe de l’interdiction de la torture est constitutionnel :

• Article 16 alinéas 1 et 4 « La personne humaine est sacrée. L’État a l’obligation de la respecter et de la protéger. Nul ne peut être soumis à un traitement cruel, inhumain ou dégradant. » ;

• Article 61 point 2 « En aucun cas, et même lorsque l’état de siège ou l’état d’urgence aura été proclamé, conformément aux articles 85 et 86 de la présente constitution, il ne peut être dérogé aux droits et principes fondamentaux énumérés ci-après : … l’interdiction de la torture et des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ».

40. Pour mettre en application ce principe constitutionnel interdisant la torture, la loi criminalisant la torture évoquée au point 1 a été promulguée.

41. En plus, l’Auditeur Général près la Haute Cour militaire a pris la Directive n o AG/0793/10 du 23 juin 2010, instruisant les chefs d’offices du Ministère public militaire d’ouvrir désormais des enquêtes systématiques sur tout cas de torture ou de maltraitance et ce, conformément aux instruments juridiques tant nationaux qu’internationaux liés à ce sujet.

42. De même, le Commissaire Général de la PNC a donné instruction, par sa lettre n o 1981/PNC/CG/COMDT/2014 du 16 juillet 2014, à tous les commandants d’unités, chefs de pool de veiller au strict respect de la légalité des actes posés par ces derniers dans le cadre des procédures judiciaires ouvertes dans leurs offices, notamment les actes de torture et celle n o 0905/PNC/CiatGen/084/SvJur&Cont/2015 du 7 mai 2015 rappelant la Note n o 25 CAB/VPM/MININTERSEC/785/2015 du 20 mars 2015 instruisant tous les Commissaires provinciaux, Directeurs-Chefs de services centraux et les Commandants des formations nationales spécialisées sur l’humanisation des services (documents en annexe).

43. Aussi, dans le souci de renforcer l’appropriation de cette loi, directive et instruction susmentionnées par les services ayant en charge l’application des lois, le gouvernement de la RDC, en collaboration avec le BCNUDH a et continue à mener les campagnes de sensibilisation auprès des agents et cadres des forces de défense et de sécurité ainsi que du personnel judiciaire, cela depuis 2012, à travers le Programme national de sensibilisation et de vulgarisation de la loi criminalisant la torture.

44. Enfin, de 2013 à ce jour, toujours en collaboration avec le BCNUDH, le Ministère de la Justice et Droits Humains organise régulièrement les missions de monitoring des cachots, amigos, maisons d’arrêt et prisons et de renforcement de capacités en droits de l’homme des agents et fonctionnaires des services publics en province. Lors de ces missions de monitoring, le Gouvernement renforce la capacité des Officiers de police judiciaire sur leur rôle dans le souci de s’assurer de bonnes conditions sociales des détenus, la RDC a procédé en février 2017 au lancement du monitoring en milieu carcéral et cela en vue d’exécuter l’instruction relative à la relaxation de 51 prisonniers victimes de l’arbitraire ou de la non-exécution de la grâce présidentielle.

11. Veuillez fournir des informations sur les mesures législatives et administratives prises pour assurer la protection des populations civiles dans les zones de conflits armés, notamment celles des femmes et des enfants contre les violences sexuelles et le viol. L’État partie dispose-t-il d’une stratégie pour lutter contre le viol systématique comme arme de guerre, et par conséquent comme forme de torture, et assurer la réadaptation des victimes de ces actes.

45. La RDC a pris des initiatives suivantes en vue d’assurer la protection des populations civiles dans les zones de conflits armés, notamment celles des femmes et des enfants contre les violences sexuelles et le viol :

1) Mesures législatives :

• Constitution du 18 février 2006 telle que modifiée et complétée en février 2011, qui, en son article 15 alinéa 1 énonce : « les pouvoirs publics veillent à l’élimination des violences sexuelles ». En plus, l’article 14, alinéa 3 dispose que : « les pouvoirs publics prennent des mesures pour lutter contre toutes formes de violences faites à la femme dans la vie publique et dans la vie privée » ;

• Loi n o 13/013 du 1er juin 2013 portant statut du personnel de carrière de la Police nationale en son art. 48 stipule : « Dans l’accomplissement des missions, le policier doit respecter et protéger la dignité humaine, défendre et protéger les droits de l’homme, le droit humanitaire ainsi que les droits et libertés fondamentaux de l’individu, conformément aux normes nationales et internationales en vigueur. Il doit veiller particulièrement à la protection des droits de la personne vulnérable, de la femme et de l’enfant, en tout temps et en tout lieu. Il ne peut ni se livrer, ni infliger, ni provoquer, ni tolérer des actes de torture, des peines ou traitements cruels, inhumains et dégradants pour quelque raison que ce soit. » ;

• Loi n o 06/018 du 20 juillet 2006 modifiant et complétant le décret du 30 janvier 1940 portant code pénal congolais et la loi n o 06/019 du 20 juillet 2006 modifiant et complétant le décret du 6 août 1959 portant code de procédure pénale congolais, dites lois sur les violences sexuelles ;

• Loi n o 09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant, qui a renforcé les peines lorsque la victime de violences sexuelles est un enfant (articles 169 à 184).

2) Mesures réglementaires :

• Décret n o 11/01 du 5 janvier 2011 fixant les sièges ordinaires et ressort des tribunaux pour enfant ;

• Décret n o 13/008 du 23 janvier 2013 portant mise en place du cadre de concertation humanitaire national ;

• Arrêté ministériel n o 063/CAB.MIN.AFF.SAH.SN/2012 du 17 septembre 2012 portant création, organisation et fonctionnement du Corps des assistants sociaux en RDC.

46. La RDC a, en 2009, élaboré la Stratégie Nationale de lutte contre les Violences sexuelles basées sur le Genre (SNVBG) ainsi que son Plan d’action. Cette stratégie est mise en œuvre à travers 5 programmes nationaux couvrant chacun des éléments respectifs avec des objectifs spécifiques ci-après :

• La lutte contre l’impunité ;

• La prévention et la protection ;

• La réforme du secteur de sécurité et violences sexuelles ;

• L’assistance multisectorielle en faveur des survivants ;

• Les données et cartographie.

47. Par cette stratégie, il a été mis en place un mécanisme de prise en charge holistique des victimes qui s’articule sur la prise en charge :

• Médico-sanitaire ;

• Psychologique ;

• Juridique et judiciaire ;

• Réinsertion socioéconomique.

48. La nomination du Représentant personnel du Chef de l’État en matière des violences sexuelles et recrutement d’enfants rentre également dans le cadre de stratégie de lutte contre les violences faites à la femme et à l’enfant dans le contexte des conflits armés.

49. De même, du 25 au 28 juillet 2012, il s’est tenu à Kinshasa, la consultation de haut niveau des Ministres de la Justice et du Genre de la région des Grands Lacs sur les VSBG. Les pays membres ont adopté, s’agissant particulièrement de la déclaration de Kampala, la campagne « Tolérance zéro maintenant » des VSBG dans la région des Grands Lacs.

50. La RDC poursuit ses efforts dans la lutte contre la traite des personnes et des violences à l’égard des femmes et des enfants à travers notamment l’Agence Nationale de Lutte contre les violences faites à la Femme, à la Jeune et Petite fille (AVIFEM), créée par Décret n o 09/38 du 10 octobre 2009 et le Fonds de promotion pour la femme et l’enfant (FONAFEN).

51. Dans le but de donner effet aux engagements pris à l’échelle régionale et internationale dans la lutte contre toutes les formes de violence à l’égard des femmes, la RDC a mis en place : la Politique Nationale du Genre ; l’adoption du plan régional sur la mise en œuvre de la Résolution 1325 ; le plan d’action pour l’application de la Résolution 1325 du Conseil de Sécurité des Nations Unies ; Comités Techniques National, Provinciaux et locaux conjoints de Coordination de Lutte contre les Violences Sexuelles (CTC) et Synergies provinciales et locales de lutte contre les violences sexuelles (CPLVS).

52. Dans ce domaine, un Plan d’actions pour la lutte contre le recrutement et l’utilisation d’enfants ainsi que les autres violations graves des droits de l’enfant par les forces armées et les services de sécurité de la RDC a été conjointement signé par la RDC et l’équipe Spéciale des Nations-Unies sur les enfants et les conflits armés en date du 4 octobre 2012.

12. Quelles sont les mesures pratiques mises en place dans les cas de violences sexuelles pour lutter contre les règlements à l’amiable au niveau de la famille, des notables traditionnels, des autorités administratives locales, de la Police ou encore du parquet/auditorat et s’assurer que les auteurs soient sanctionnés de manière proportionnelle à la gravité des actes commis ?

53. A la lecture des articles 14 et 15 de la Constitution, cités au point 11 ci-dessus, les règlements à l’amiable en matière de violences sexuelles en RDC sont inopérants.

54. La volonté du législateur de renforcer la répression des violences sexuelles, en mettant fin à leur impunité est affirmée dans les lois sur les violences sexuelles par le taux des peines plus sévères qui y sont prévues.

55. Au demeurant, des campagnes de sensibilisation régulières sont menées à travers les médias, auprès des responsables des confessions religieuses, leaders d’opinions, chefs coutumiers, agents de la PNC, pour dissuader les éventuels recours au règlement à l’amiable.

13. Veuillez indiquer le nombre de forces et de services de sécurité dotés de pouvoirs d’arrestation, de détention et d’enquête ainsi que les mesures prises pour que la Police reste la principale institution responsable de l’application des lois.

56. Pour les missions spécifiques ayant trait, notamment à la sécurité de l’État et à la surveillance des frontières, les services ci-après interviennent :

• Les FARDC (services de renseignements militaires) ;

• L’Agence Nationale de Renseignement (ANR) ;

• La Direction Générale de Migration (DGM) ;

• La Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA).

57. L’article 182 de la Constitution confère à la PNC la mission d’assurer la sécurité publique, la sécurité des personnes et de leurs biens, du maintien et du rétablissement de l’ordre public.

14. Veuillez indiquer :

a) Le nombre moyen d’affaires en Instance de jugement par juge à différents niveaux du système judiciaire, relative à des plaintes pour torture ou traitement cruel, inhumain ou dégradant ;

b) Le nombre d’agent de police et de sécurité pour 100 000 habitants ainsi que leur répartition sur le territoire de l’État partie ;

c) Le nombre de procureurs et de juges pour 100 000 habitants ainsi que leur répartition sur le territoire de l’État partie ;

58. La cartographie des procureurs et des juges de la RDC est reprise en annexe.

Tableau synthese juges en RDC

RESSORT : A,TRICOM,TRITRAV, TGI,TRIPAIX & TPE 1

er Président Président

Juges

permanents Conseillés

Total 14 301 1010 370

Total général 1 695

Ratio des juges pour 100 000 habitants 1,7%

Source : CSM.

59. Les détails en annexe 1.

d) La proportion des personnes accusées et détenues demandant une assistance judiciaire gratuite qui la reçoivent effectivement.

60. D’une façon générale, la plus part des accusés et détenus ignorent la procédure d’obtention de certificat d’indigence et ne sollicitent pas souvent les services de consultation gratuite qui existent dans chaque barreau à travers le pays.

15. Veuillez indiquer les mesures prises pour accélérer le processus de désarmement des milices et groupes armés notamment les Forces démocratiques de libération du Rwanda, les Interahamwe, les Rastas, les Maï-Maï et autres groupes, ainsi que l’a recommandé l’expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en RDC, dans son rapport au Conseil des droits de l’homme en date du 21 février 2007 (A/HRC/4/7, page 2).

61. Outre, les éléments d’informations fournis au point 4, ci-dessus, il y a lieu de noter que les opérations SUKOLA 1 et 2 des FARDC ont été menées pour traquer toutes les forces négatives, notamment les FDLR, ADF NALU, Maï-Maï, RAIYA MUTOMBOKI et autres. Dans cette optique, suivant le volet désarmement volontaire … des éléments des FDLR et autres groupes armés ont rendu des armes et sont cantonnés loin des frontières de l’Est. Article 3

16. Veuillez fournir des informations sur la législation en vigueur dans l’État partie en ce qui concerne l’expulsion, le refoulement ou l’extradition de ressortissants étrangers vers un pays tiers, notamment dans le cas où il y a des motifs sérieux de croire que ces personnes risquent d’être soumises à la torture.

62. Outre ce qui a été dit dans le Rapport initial (CAT/C/37/Add.6 du 2 avril 2005, dans ses paragraphes 61 et 62), la Constitution de 2006 telle que modifiée et complétée en 2011, en son article 33 alinéa 5 stipule : « En aucun cas, nul ne peut être acheminé vers le territoire d’un État dans lequel il risque la torture, des peines ou des traitements cruels, dégradants et inhumains ». Articles 5, 6, 7 et 8

17. Veuillez fournir des informations sur les mesures prises pour établir la compétence de l’État partie sur des actes de torture, lorsque l’auteur présumé se trouve sur tout territoire sous sa juridiction, dans le but soit de l’extrader ou de le poursuivre.

63. En plus de ce qui a été dit dans le Rapport initial (CAT/C/37/Add.6 du 2 avril 2005 dans ses paragraphes 92-103), les peines prévues par la loi criminalisant la torture (10 à 20 ans ou perpétuité selon les cas) permettent l’application de l’article 3 du code pénal qui dispose :

« Toute personne qui, hors du territoire de la République démocratique du Congo, s’est rendue coupable d’une infraction pour laquelle la loi congolaise prévoit une peine de servitude pénale de plus de deux mois, peut être poursuivie et jugée au Congo, sauf application des dispositions légales sur l’extradition. La poursuite ne peut être intentée qu’à la requête du ministère public. Quand l’infraction est commise contre un particulier et que la peine maximum prévue par la loi congolaise est de cinq ans de servitude pénale au moins, cette requête doit être précédée d’une plainte de la partie offensée ou d’une dénonciation officielle de l’autorité du pays où l’infraction a été commise… ». Article 11

18. Veuillez fournir des informations détaillées sur les mesures prises pour garantir que toute personne détenue soit enregistrée formellement et conduite devant un juge dans un délai de quarante-huit heures conformément à l’article 28 du code de procédure pénale, pour garantir son droit à recevoir l’assistance d’un avocat de son choix, à être examinée par un médecin et à contacter sa famille ou quelqu’un de son choix dès les premières heures de la garde à vue.

64. L’article 17 de la Constitution de la RD-Congo dispose que : « La liberté individuelle est garantie. Elle est la règle, la détention l’exception. Nul ne peut être poursuivi, arrêté, détenu ou condamné qu’en vertu de la loi et dans les formes qu’elle prescrit. »

65. L’article 18 ajoute : « Toute personne arrêtée doit être immédiatement informée des motifs de son arrestation et de toute accusation portée contre elle et ce, dans la langue qu’elle comprend. Elle doit être immédiatement informée de ses droits. La personne gardée à vue a le droit d’entrer immédiatement en contact avec sa famille ou avec son conseil. La garde à vue ne peut excéder quarante-huit heures. À l’expiration de ce délai, la personne gardée à vue doit être relâchée ou mise à la disposition de l’autorité judiciaire compétente. Tout détenu doit bénéficier d’un traitement qui préserve sa vie, sa santé physique et mentale ainsi que sa dignité ».

66. Dans la pratique, les mesures suivantes ont été prises :

• Directive n o AG/0793/10 du 23 juin 2010 de l’Auditeur Général près la Haute Cour militaire ;

• Instruction contenue dans la lettre n o 1981/PNC/CG/COMDT/2014 du 16 juillet 2014 du Commissaire Général de la PNC ;

• La lettre n o 0905/PNC/CiatGén/084/SvJur&Cont/2015 du 07/05/2015 portant humanisation des services du Commissaire Général de la PNC ;

• Inspection régulière des cachots et amigos par les magistrats de parquet ;

• Monitoring des lieux de détention par la Direction de Protection du Secrétariat Général des Droits Humains ;

• Renforcement des capacités des officiers de police judiciaires sur les droits de personnes arrêtées ;

• Monitoring des lieux de détention, prisons, cachots, amigos et maisons d’arrêt par le Ministère de la Justice et Droits Humains.

67. En outre, la CNDH a aussi dans ses attributions la responsabilité de visiter périodiquement les lieux de détention sur toute l’étendue de la République.

19. Quelles mesures ont été prises pour faciliter l’accès aux lieux de détention aux magistrats du parquet/auditorat militaire, aux organisations de défense des droits de l’homme et aux membres du personnel du Bureau du Haut Commissariat aux Droits de l’Homme ?

68. En RDC, tous les lieux de détention dépendent des Parquets civils et Auditorats militaires. Ils les contrôlent sans restriction.

69. En outre, la CNDH a aussi, dans ses attributions, la responsabilité de visiter périodiquement les lieux de détention sur toute l’étendue de la République. Elle mène le monitoring sur terrain en cette matière.

70. Quant aux ONGs, elles ont accès à ces lieux sur simple demande adressée aux services compétents (Ministre ayant en charge la Justice et Droits Humains, Procureur général de la République, Auditeur général des FARDC ou leurs représentants).

71. Le CICR et la MONUSCO y accèdent aussi sans restriction en vertu de leur mandat.

72. Dans le cadre de la protection de l’enfant, les Agences du système des Nations Unies visitent tous les lieux de détention en vertu des directives prises par le Ministre de la Défense et l’Administrateur Général de l’ANR.

20. Veuillez donner des renseignements sur toute loi d’exception ou antiterroriste susceptible de limiter les garanties accordées à la personne détenue, en particulier le droit d’être entendu par un juge dans le plus bref délai, celui de contacter des membres de sa famille et de les informer de la situation, ainsi que l’accès à un avocat et un médecin, dès le début de la privation de la liberté.

73. La RDC n’a pas pris des lois d’exception susceptible de limiter les garanties accordées à des personnes détenues.

21. Veuillez indiquer les mesures prises pour mettre fin aux pratiques contraires à l’ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des détenus, en particulier pour réduire la surpopulation dans les prisons, le nombre de personnes placées en détention provisoire, tout en garantissant que les enfants et les femmes soient séparés des adultes et des hommes, et remédier à l’insuffisance des conditions sanitaires et de nourriture, notamment dans le Sud-Kivu.

74. La RDC se préoccupe de l’amélioration des conditions de vie en milieu carcéral. C’est dans cette optique qu’une réforme du régime pénitentiaire est en cours. Cette réforme comprend les axes principaux ci-après :

• Conditions matérielles de détention : infrastructure, hygiène et assainissement, alimentation, accès aux soins. C’est dans ce cadre que le Ministre de la Justice et Droits Humains a pris l’Arrêté d’Organisation Judiciaire n o 029/CAB/MIN/J&DH/2013 du 28 janvier 2013 portant Création, Organisation et Fonctionnement des Comités Locaux d’Encadrement de la Gestion du Budget des Prisons Centrales Provinciales et Camp de Détention. Cet Arrêté apporte d’importantes innovations dans la gestion des Etablissements Pénitentiaires en ce qu’il institue, pour chaque Prison, un Comité de gestion des fonds affectés à la prise en charge holistique des prisonniers. Par souci de bonne Gouvernance, ce Comité de Gestion est composé du Gouverneur de Province ou son représentant ; du Procureur Général ; du Chef de Division Provinciale de la Justice ; du Gardien de la Prison et des deux représentants de la Société civile. S’agissant des infrastructures et en vue de résoudre le problème de surpopulation carcérale, la RDC a, avec l’appui des partenaires, entrepris des travaux de réhabilitation et de construction des prisons. C’est le cas, notamment des prisons de Goma au Nord-Kivu, de Dungu dans l’exProvince orientale, de Makala à Kinshasa, ainsi que de la prison militaire de Ndolo à Kinshasa et du camp de détention de Angenga à l’Equateur.

• Conditions légales de détention : inspections rigoureuses des lieux de détention et publication de la politique gouvernementale en matière de détention. Ceci explique l’exercice, par le Ministère de la Justice et Droits Humains, de monitoring régulier des lieux de détention.

• Rénovation du cadre juridique : Les textes régissant le système pénitentiaire étant devenus obsolètes, un projet de revisitation de l’ordonnance n o 344 du 17 septembre 1965 organisant le régime pénitentiaire en RDC est actuellement à l’étude au Ministère de la Justice et Droits Humains. Cette rénovation concerne notamment la restructuration de l’Administration pénitentiaire, en cohérence avec la réforme pénale à travers la multiplication des peines alternatives à l’emprisonnement.

• Renforcement des capacités du personnel de l’administration pénitentiaire : Le Gouvernement de la RDC avec l’appui des différents partenaires organise régulièrement des sessions de formation des agents et cadres des services pénitentiaires.

75. En général, les hommes sont séparés des femmes et les enfants des adultes, conformément à l’ordonnance no 344 du 17 septembre 1965 organisant le régime pénitentiaire.

76. Nonobstant les mesures précitées, il y a aussi des mesures d’amnistie et de grâces présidentielles qui contribuent au désengorgement des prisons.

22. Veuillez fournir des informations sur les mesures prises pour éradiquer le recours aux châtiments corporels, à la mise au secret et à la privation de nourriture à titre de mesure disciplinaire.

77. La Constitution de la RDC, en son article 16, stipule : « La personne humaine est sacrée. L’État a l’obligation de la respecter et de la protéger. Toute personne a droit à la vie, à l’intégrité physique ainsi qu’au libre développement de sa personnalité dans le respect de la loi, de l’ordre public, du droit d’autrui et des bonnes mœurs. Nul ne peut être tenu en esclavage ni dans une condition analogue. Nul ne peut être soumis à un traitement cruel, inhumain ou dégradant. Nul ne peut être astreint à un travail forcé ou obligatoire. »

78. De même, l’article 61 point 2 susmentionné au point 10 abonde dans le même sens. 79. Outre la constitution, la législation congolaise a érigé la torture en une infraction autonome par la loi n o 11/008 du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture. 80. Ainsi, l’article 48 bis de cette loi dispose : « Tout fonctionnaire ou officier public, toute personne chargée d’un service public ou toute personne agissant sur son ordre ou son instigation, ou avec son consentement exprès ou tacite, qui aura intentionnellement infligé à une personne une douleur ou des souffrances aiguës, physiques ou mentales, aux fins d’obtenir d’elle ou d’une tierce personne des renseignements ou des aveux, de la punir d’un acte qu’elle ou une tierce personne a commis ou est soupçonnée d’avoir commis, de l’intimider ou de faire pression sur elle ou d’intimider ou de faire pression sur une tierce personne ou pour tout autre motif fondé sur une forme de discrimination quelle qu’elle soit, sera puni de cinq à dix ans de servitude pénale principale et d’une amende de cinquante mille francs congolais à cent mille francs congolais. »

23. Veuillez indiquer :

a) Le nombre de plaintes, d’enquêtes, de mises en examen, de procédures, de condamnation, et de décisions visant à la réparation et l’indemnisation des victimes pour des actes de torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ;

81. Le Gouvernement envisage une étude sur les statistiques en rapport avec les poursuites et indemnisation en faveur des victimes. 82. Voici quelques décisions de condamnation contre la torture, rendues par des juridictions militaires : Tribunal Militaire de Garnison de Mbandaka RP 134/2007/RMP 575 WAKA LIFUMBA, BOTULI IKOFO et Consorts Condamnation à 5 ans de servitude pénale principale pour arrestation arbitraire et détention illégale accompagnée de torture. Tribunal Militaire de Garnison de Bureau de Bukavu RP 275/09 et 521/10/RMP 581/07 et 1573/KMC/10 MANIRAGUHA Jean Bosco alias Kazungu et crt Condamnation à la peine d’emprisonnement à perpétuité pour crime contre l’humanité par torture.

Tribunal Militaire de Garnison de Bunia RP 071/09, 009/010 et RP 074/010 KAKADO BARNABA Condamnation à vingt ans de servitude pénale principale pour crime de guerre par traitement inhumain ou cruel.

Tribunal Militaire de Garnison de Bukavu R.P. 708/12/RMP 1868/TBK/KMC/1012 KABALA MANDUMBA Condamnation à 20 ans de servitude pénale principale pour crime de guerre par torture.

b) Le nombre et l’emplacement de tous les lieux de détention ;

83. La RDC compte 167 prisons et camps de détentions réparties suivant les entités administratives décentralisées dont tableau en annexe 2.

c) La durée maximum et la durée moyenne de la détention provisoire ;

84. La durée maximale de la détention provisoire en RDC est de 82 jours reparti comme suit :

1) Pour les civils :

• 48 heures : garde à vue ;

• 5 jours : Parquet ;

• 15 jours : devant la chambre de Conseil ;

• 60 jours : devant le Tribunal.

2) Pour les militaires :

• Maximum 12 mois suffisent pour la détention provisoire.

d) La population carcérale, ventilée par infraction et la durée de la peine ;

e) Le nombre de décès survenus dans chaque établissement pénal.

85. Les statistiques en rapport avec les cas de décès sont reprises en annexe. Articles 12 et 13

24. Veuillez indiquer les mesures prises pour mener des enquêtes promptes et impartiales dans des cas d’allégations d’actes de torture et de mauvais traitement et s’assurer que les auteurs présumés de ces actes soient jugés et, s’ils sont reconnus coupables, condamnés à des peines appropriées et que les victimes soient convenablement indemnisés. Existe-t-il un projet de loi relatif à la protection des victimes et des témoins ? Dans l’affirmative, veuillez fournir des informations sur son contenu et sur les éventuels obstacles s’opposant à son adoption.

86. Pour mener efficacement des enquêtes promptes et impartiales dans des cas d’allégations d’actes de torture et de mauvais traitement, la RDC a érigé la torture en infraction autonome par la promulgation de la loi no 11/08 du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture. Depuis la promulgation de cette loi, la RDC s’est résolument engagée dans la lutte contre ce fléau.

87. Les audiences foraines sont également organisées dans les zones éloignées de sièges des tribunaux compétents et ce, en vue de ne pas laisser perdurer les violations de la loi.

88. À titre illustratif, de 2013 à 2014, 5 militaires des FARDC, 5 agents de la PNC, 1 agent de l’ANR et 1 autorité administrative ont été condamnés pour avoir pratiqué ou encouragé la torture. À ce sujet, des peines allant de six mois d’emprisonnement à la prison à vie ont été prononcées par les tribunaux des provinces du Kongo central et du Maniema ainsi que des ex.-provinces de l’Equateur, du Kasaï-occidental, du Kasaï-oriental, du Katanga. À ce jour, plusieurs dossiers judiciaires en rapport avec la torture sont en instance dans les différentes juridictions compétentes.

89. Dans la même optique de ces poursuites, les gardiens de la prison centrale de Mbandaka/Equateur et du camp de détention de OSIO à Kisangani ont été condamnés en 2014 et récemment celui de la prison centrale du Kasaï-Oriental (2016).

90. La lutte contre l’impunité a doublé d’intensité, pour preuve, il y a eu un Général de brigade du nom de Kakwavu Jérome qui a été condamné par la Haute Cour Militaire en date du 17 novembre 2014 pour crimes de guerre par torture sur la personne de Monsieur COMBE NGAMBU à 5 ans de servitude pénal principale et à l’équivalent en Francs congolais de 5000 dollars américains au profit de la victime.

91. Quant aux condamnations contre l’infraction de la torture, les exemples sont légion.

92. S’agissant de l’indemnisation des victimes de violations des droits de l’homme en général, une réflexion est en train d’être menée dans une approche globale d’indemnisation au Ministère de la Justice et Droits Humains.

93. À ce jour, la RDC n’a pas trouvé opportun de prendre une loi spéciale en la matière. Les témoins et victimes jouissent de la protection légale générale. Tel est le cas de 36 victimes de SONGO-MBOYO indemnisées en 2014.

94. La RDC a adopté les lois de mise en œuvre qui prévoient la protection des victimes et des témoins notamment la loi modifiant et complétant le Décret du 6 août 1959 portant code de procédure pénale du 31 décembre 2015.

25. Veuillez indiquer si tous les comités de suivi devant être mis en place par le Ministre de l’Intérieur et de la défense pour mener des enquêtes sur les allégations de violations des droits de l’homme commises par la PNC et les FARDC sont actuellement opérationnel.

95. En RDC, la Justice militaire s’occupe des cas avérés des violations des droits de l’homme commis par des éléments de la PNC et des FARDC.

26. Veuillez indiquer le nombre de cas où les fonctionnaires chargés de l’application des lois ont été sanctionnés judiciairement ou administrativement pour des mauvais traitements exercés sur les personnes détenues en 2007 et 2008. Veuillez indiquer la nature des sanctions et la durée des peines prononcées à leur encontre. Veuillez également indiquer si, dans les cas d’allégation de torture ou de traitements cruels, inhumains ou dégradants, les fonctionnaires mis en cause sont suspendus de leur fonction, de manière préventive, pendant la durée de l’enquête. Veuillez transmettre des statistiques détaillées à cet égard et les références des jugements rendus ?

96. La loi criminalisant la torture ne datant que de 2011, il était jusque-là difficile de poursuivre les auteurs présumés de torture et mauvais traitements infligés aux détenus.

27. Veuillez fournir des informations sur le fait que, selon les informations portées à la connaissance du Comité, certains membres des FARDC, auteurs présumés d’actes de torture ne soient pas sanctionnés, mais maintenus ou promus dans leurs fonctions.

97. Comme sus évoqué au point 24, en RDC, tous les cas avérés de torture portés devant la justice sont poursuivis et sanctionnés.

98. S’agissant de la promotion, les membres des FARDC sont soumis aux conditions des articles 160-166 de la loi n o 13/005 du 15 janvier 2015 portant statut du militaire des FARDC.

28. Veuillez indiquer si les personnes mises en détention disposent, en cas de classement de leurs plaintes relatives à la torture et aux mauvais traitements, ont la possibilité de saisir les autorités judiciaires compétentes à travers la procédure de citation directe.

99. En RDC, la procédure de citation directe existe devant les juridictions de droit commun et non, devant les juridictions militaires.

29. Veuillez préciser quel(s) organe(s) indépendant(s) est (sont) chargé(s) d’effectuer des visites des établissements pénitentiaires et autres lieux de détention. Veuillez indiquer la fréquence de ces visites depuis 2005, les recommandations de cet(s) organe(s) suite aux visites effectuées et la manière dont celles-ci sont mises en œuvre. Dans le cas, où ces recommandations n’auraient pas été mises en œuvre, veuillez en expliquer les raisons.

100. Les réflexions de mise en place de mécanisme national de prévention sont en cours. 101. Toutefois, la RDC a mis en place une institution nationale des droits de l’homme, conformément aux Principes de Paris, dénommée Commission Nationale des Droits de l’Homme, CNDH en sigle, dont les animateurs sont des membres de la société civile, budgétisée par le trésor public, dotée des pouvoirs de procéder à des visites périodiques des centres pénitentiaires et de détention sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo, suivant l’article 6 alinéa 3 de la loi n o 13/011 du 21 mars 2013 portant institution, organisation et fonctionnement de la CNDH.

102. A cette institution nationale indépendante des droits de l’homme, s’ajoutent également les visites effectuées par :

• L’unité pénitentiaire de la MONUSCO ;

• Le BCNUDH ;

• Le CICR ;

• Les ONGs nationales et internationales ;

• La représentante personnelle du Chef de l’État en matière de lutte contre les violences sexuelles et le recrutement d’enfants.

30. Veuillez indiquer les mesures prises pour mettre en place et promouvoir un mécanisme efficace chargé de recevoir les plaintes pour violence sexuelle, y compris au sein du système pénitentiaire, et d’enquêter sur ces plaintes.

103. En RDC, il existe dans les parquets, des cellules spéciales chargées de recevoir les plaintes pour violence sexuelle mise en place sur instruction du Procureur Général de la République (PGR), avec l’appui des partenaires. Dans le même cadre, le PGR envisage de déployer incessamment des magistrats dans les provinces de l’Est du pays pour renforcer la lutte contre l’impunité des violences sexuelles.

104. En plus, dans le cadre du programme STAREC, les magistrats sont régulièrement sensibilisés en matière de lutte contre les violences sexuelles.

105. Enfin, conformément aux Décrets n o 13/017 du 6 juin 2013, déterminant l’organisation et le fonctionnement du Commissariat Général de la PNC et n o 13/018, de la même date, portant création, organisation et fonctionnement d’un service juridique et du contentieux au sein de la PNC, il a été créé une police spéciale de protection de l’enfant et de lutte contre les violences sexuelles. Cette cellule comprend un bureau de surveillance et protection de l’enfant et un bureau de violences sexuelles, avec des extensions au niveau de chaque commissariat de la police.

106. En vue d’amener les auteurs des atrocités commises dans le pays à répondre de leurs actes, il convient de citer le protocole d’accord entre la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et le Gouvernement de la République démocratique du Congo pour la mise en place des Cellules d’Appui aux Poursuites Judiciaires conjointement signé le 9 septembre 2016 et ce, renouvelable chaque année (Cf. Protocole d’entente Gouvernement-MONUSCO relatif aux CAP).

31. Quelles sont les mesures prises pour encourager les parquets/auditorats à se saisir d’office, et à faire aboutir, les cas de torture et de traitements cruels, inhumains ou dégradants qu’ils constatent lors de leurs visites d’inspection des lieux de détention ou qui sont portés à leur connaissance ?

107. En RDC, les parquets ont missions de rechercher les auteurs présumés des infractions, faire preuve de leur culpabilité et les déférer devant le juge.

108. Dès lors que la loi criminalisant la torture a été prise, les magistrats du parquet et de l’auditorat ont l’obligation de se saisir d’office des cas dont ils ont connaissance. 109. A cet égard, une campagne nationale de vulgarisation de la loi criminalisant la torture auprès des magistrats, des Officiers de police judiciaire, des Gardiens des prisons et du personnel de santé, a été menée avec l’appui du BCNUDH dans toutes les 11 ex.- provinces du pays, de 2012 à 2013.

32. Veuillez fournir des informations sur les mesures prises pour diligenter des enquêtes sur tout acte de disparition ou l’exécution arbitraire porté à la connaissance de l’État partie, poursuivre et sanctionner les auteurs de tels actes. À cet égard, veuillez indiquer les mesures prises pour enquêter sur la découverte, le 21 novembre 2006, par la MONUC et l’Auditorat de la garnison de Bunia dans un camp militaire des FARDC, de trois fosses communes où seraient enterrées une trentaine de corps d’hommes, de femmes et d’enfants disparus depuis le mois d’août 2006, selon les informations parvenues à l’expert indépendant sur la situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo (A/HRC/4/7, par. 27).

33. L’expert indépendant, dans son rapport au Conseil des droits de l’homme en date du 21 février 2007, (A/HRC/4/7, par. 20 à 43) a relevé un nombre important de violations massives des droits de l’homme, y compris des cas de torture, de traitements cruels, inhumains ou dégradants, de disparition, de détention arbitraire, de viols collectifs, et d’exécutions sommaires. Veuillez indiquer les mesures prises pour enquêter sur les cas cités dans son rapport, ainsi que les actions prises pour poursuivre et en sanctionner les auteurs. Veuillez fournir des informations sur les actions en cours pour élucider la disparition du docteur Soso Gesevene survenue le 20 août 2006.

110. En ce qui concerne les mesures qui ont été prises, il faut citer des enquêtes et des poursuites judiciaires dont certains ont été transférés à la Cour pénale internationale.

111. Au niveau national, il y a eu aussi des poursuites et des condamnations.

112. A cette question, tout en prenant acte des informations fournies par l’Expert Indépendant Fréderic Titinga Pacéré, dans son Rapport du 15 mars 2006, présenté au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU puis adopté par l’Assemblée Générale de l’ONU sous référence A/HRC/4/7 du 21 février 2007, le Gouvernement dit mener des investigations « ou recherchés » et fournira, dès que possible, des éléments de réponse quant à la situation du « Docteur SOSO GESEVENE ». Article 14

34. Veuillez indiquer les mesures prises pour accorder une réparation efficace, y compris une indemnisation adéquate et un soutien médical et psychologique appropriée, aux victimes d’actes de torture, incluant les victimes de viol et autres violences sexuelles. Veuillez indiquer combien de personnes ont été indemnisées suite à des cas de torture ou de mauvais traitements et décrire la nature des violences qui leur avaient été infligées.

113. Dans la mise en œuvre de la stratégie nationale de lutte contre les violences sexuelles basées sur le genre, des mécanismes ont été mis en place, avec l’appui des partenaires internationaux, pour une prise en charge holistiques des victimes. Ainsi, les capacités techniques de 90 structures de prise en charge médico-sanitaire, dont 30 de référence, réparties dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ont été renforcées ; au moins 14 000 cas de violences sexuelles ont bénéficié d’une prise en charge médicosanitaire, dont au moins 3 % de cas de fistules réparés ; plus ou moins 12 000 victimes reçoivent une réponse psychosociale de qualité, adaptée à leur situation et à leur âge, en vue de leur réintégration familiale et communautaire et 90 réseaux communautaires ont été renforcés ; au moins 2 520 (soit 18 %) des victimes des violences sexuelles bénéficient d’un appui socioéconomique pour leur réintégration et réhabilitation. (Rapport UNFPA 2012).

114. Par ailleurs, 35 femmes victimes de violences sexuelles à l’Equateur (SONGO MBOYO) ont été indemnisées en 2014 à l’issue du procès devant les juridictions militaires. 115. A titre d’échantillon, des statistiques des données brutes des cours et tribunaux civiles et militaires enregistrées de 2014 à 2015 en RDC en annexe 4:

35. Veuillez indiquer les mesures prises pour adopter des mesures législatives et administratives d’urgences pour protéger les enfants victimes de torture, et de violences sexuelles en particulier, et assurer leur réadaptation et leur réinsertion. Veuillez aussi fournir des informations sur les mesures prises pour démobiliser tous les enfants soldats et veiller à leur réadaptation et leur réinsertion, en particulier en ITURI, au Nord et au Sud KIVU et au KATANGA.

116. Plusieurs dispositions législatives ont été prises pour mettre fin à toutes les formes de violence sexuelles, dont les principales sont : la loi n o 06/018 du 20 juillet 2006 modifiant et complétant le décret du 30 janvier 1940 portant code pénal congolais et la loi n o 06/019 du 20 juillet 2006 modifiant et complétant le décret du 6 août 1959 portant code de procédure pénale congolais.

117. S’agissant en particulier des enfants, la loi n o 09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant, constitue une preuve de la ferme volonté du Gouvernement congolais de protéger efficacement les enfants contre la torture et les violences sexuelles par la création des TPE, corps des assistants sociaux et des EGEE.

118. Pour ce qui est des mesures prises, il y a lieu d’indiquer :

• La politique de « tolérance zéro » face à tous les cas de violence sexuelle mise sur pied par le Ministère de la Justice et Droits Humains ;

• Le renforcement des capacités des officiers de police judiciaire de la police nationale avec l’appui du Bureau Conjoint des Nations Unies pour le droit de l’homme et de l’Eupol, dans la lutte contre les violences sexuelles ;

• La mise sur pied du groupe thématique Genre et lutte contre les violences basées sur le genre dans les Ministères sectoriels concernés par la lutte contre les violences sexuelles ;

• La tenue à Kinshasa, du 25 au 28 juillet 2012, de la consultation de haut niveau des Ministres de la Justice et du Genre de la région des Grands Lacs sur les VSBG, à l’issue de laquelle, les pays membres ont adopté, s’agissant particulièrement de la déclaration de Kampala, la campagne « Tolérance zéro maintenant » des VSBG dans la région des Grands Lacs ;

• Loi n o 13/005 du 15 janvier 2013 portant statut du militaire des Forces Armées de la République démocratique du Congo ;

• Loi n o 13/013 du 1er juin 2013 portant statut du personnel de carrière de la Police Nationale.

119. S’agissant de la démobilisation et de la réinsertion des enfants soldats, un plan d’action pour la lutte contre le recrutement et l’utilisation d’enfants ainsi que les autres violations graves des droits de l’enfant par les forces armées et les services de sécurité de la RDC a été conjointement signé par la RDC et l’équipe Spéciale des Nations-Unies sur les enfants et les conflits armés en date du 4 octobre 2012. C’est en application de ce plan que 4 groupes de travail technique conjoint ont été installés, de 2014 à 2015, dans les provinces situées dans les zones les plus touchées par les conflits armés, à savoir : Nord Kivu, Sud Kivu, Nord Katanga, Ituri, en vue de surveiller et de protéger les droits de l’enfant en situation de conflits armés.

120. Ainsi, 4 494 enfants associés aux forces et groupes armés, dont 642 filles, ont été séparés de ces groupes et ont fait l’objet d’assistance avec l’appui de l’UNICEF dans la période du 4 octobre 2012 au 31 décembre 2013.

121. Les directives du Ministère de la Défense Nationale, Anciens Combattants et Réinsertion, de l’Administrateur Général de l’ANR et de l’Auditeur Général des FARDC susmentionnées dans le point 3, rentrent dans le cadre de la démobilisation des enfants associés aux forces et groupes armés. Article 15

36. Veuillez préciser si le code de procédure pénale prévoit explicitement que toute déclaration dont il est établi qu’elle a été obtenue par la torture ne peut être invoquée comme un élément de preuve dans une procédure. Dans le cas contraire, veuillez en expliquer les raisons. Veuillez indiquer les voies de recours possibles dans les cas de condamnations fondées sur des déclarations obtenues sous la torture, ou des traitements cruels, inhumains ou dégradants.

122. Outre les éléments de réponse contenus dans le Rapport initial (CAT/C/37/Add.6, paragraphes 171-173), la promulgation de la loi criminalisant la torture permet non seulement d’écarter les aveux obtenus sous torture mais aussi de poursuivre les auteurs des actes de torture ayant conduit à ces aveux avec le concours de la Police technique et scientifique ainsi que l’expertise médico-légale.

123. Il y a lieu également de citer :

• Directive n o AG/0793/10 du 23 juin 2010, instruisant les chefs d’offices du Ministère public militaire d’ouvrir désormais des enquêtes systématiques sur tout cas de torture ou de maltraitance ;

• Instruction, par la lettre n o 1981/PNC/CG/COMDT/2014 du 16 juillet 2014, du Commissaire Général de la PNC, instruisant à tous les commandants d’unités, chefs de pool de veiller au strict respect de la légalité des actes posés par ces derniers dans le cadre des procédures judiciaires ouvertes dans leurs offices, notamment la torture ;

• Instruction n o 0905/PNC/CiatGen/084/SvJur&Cont/2015 du 7 mai 2015 rappelant la Note n o 25 CAB/VPM/MININTERSEC/785/2015 du 20 mars 2015 instruisant tous les Commissaires provinciaux, Directeurs-Chefs de services centraux et les Commandants des formations nationales spécialisées sur l’humanisation des services. Article 16

37. Veuillez indiquer les mesures législatives ou administratives prises pour protéger les défenseurs des droits de l’homme des menaces et autres actes d’intimidation, en particulier les membres des organisation non gouvernementales Action contre l’impunité pour les droits humains (ACIDH), La Voix des Sans Voix pour les droits de l’homme, et le Comité des Observateurs des Droits de l’Homme (CODHO), citées dans le rapport de la Représentante du Secrétaire général sur la situation des défenseurs des droits de l’homme au Conseil des droits de l’Homme (A/HRC/4/37/Add.1, par. 225, 228 et 230) en date du 27 mars 2007.

124. En attendant l’adoption de la proposition de loi portant protection des défenseurs des droits de l’homme, actuellement au Sénat pour examen, la RDC a entrepris des efforts dans le domaine de la protection des journalistes et des défenseurs des droits de l’homme. À ce titre, il y a lieu de mentionner les textes légaux et réglementaires ci-après :

• La loi organique n o 11/001 du 13 janvier 2011 portant composition, attributions et fonctionnement du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel de la Communication, CSAC en sigle ;

• La loi n o 13/011 du 21 mars 2013 portant institution, organisation et fonctionnement de la Commission Nationale des Droits de l’Homme ;

• Le Décret n o 09/35 du 12 août 2009 portant création, organisation et fonctionnement de l’Entité de Liaison des Droits de l’Homme en République démocratique du Congo ;

• L’Arrêté ministériel n o 219/CAB/MIN J&DH/2011 du 13 juin 2011 portant création, organisation et fonctionnement d’une Cellule de Protection des Défenseurs des Droits de l’Homme ;

• Edit n o 001/2016 du 10/02/2016 portant protection des défenseurs des droits de l’homme et des journalistes en province du Sud-Kivu.

38. Veuillez indiquer si l’État partie a adopté le projet de loi interdisant et sanctionnant les violences domestiques et sexuelles. Dans la négative, veuillez en expliquer les raisons.

125. Le principe de l’interdiction des violences domestiques et sexuelles est consacré par les articles 14 alinéa 3 et 15 alinéa 1 de la Constitution du 18 février 2006 telle que modifiée par la loi n o 11/002 du 20 janvier 2011 qui énoncent respectivement : « Ils prennent des mesures pour lutter contre toute forme de violences faites à la femme dans la vie publique et dans la vie privée.» ; « les pouvoirs publics veillent à l’élimination des violences sexuelles ».

126. En conséquence, la loi n o 06/018 du 20 juillet 2006 modifiant et complétant le décret du 30 janvier 1940 portant code pénal congolais et la loi n o 06/019 du 20 juillet 2006 modifiant et complétant le décret du 06/08 1959 portant code de procédure pénale congolais, répriment les violences sexuelles commises à la fois dans l’intimité domestique et en dehors.

39. Veuillez fournir des informations sur les mesures prises pour éradiquer le trafic d’enfants, surtout à des fins d’exploitation sexuelle ou économique et poursuivre les auteurs de tels actes.

127. Depuis la ratification, en 2001, du Protocole facultatif à la CDE concernant la vente d’enfants, la prostitution des enfants et la pornographie mettant en scène les enfants, la République démocratique du Congo a continué ses efforts de renforcement et de transformation importante de son cadre juridique par l’adoption des textes qui ont une incidence sur la protection des droits des enfants, notamment :

• La Constitution du 18 février 2006 qui en son article 41 alinéa 6 dispose : « Toutes les autres formes d’exploitation d’enfants mineurs sont punies par la loi » ;

• La loi n o 09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant, dont les articles 162 et 182 disposent respectivement : « la traite ou la vente d’enfants est punie de dix à vingt ans de servitude pénale principale, et d’une amende de cinq cents mille à un million de francs congolais » et « le proxénétisme à l’égard d’un enfant est puni de cinq à vingt ans de servitude pénale principale. La peine encourue est portée de dix à vingt-cinq ans si le proxénétisme à l’égard d’un enfant est le fait du père, de la mère, du parâtre, de la marâtre, du tuteur ou de toute personne exerçant l’autorité parentale ».

128. Concrètement, plusieurs dossiers de poursuites judiciaires sont ouverts aux Parquets à l’endroit des auteurs présumés des actes de trafic d’enfants, notamment à Kinshasa au Parquet de Grande Instance de Kalamu sous RMP 104.394.

40. Le Comité note qu’à ce jour il n’a pas reçu de réponse de l’État partie à la lettre en date du 5 avril 2007 du Rapporteur chargé du suivi des observations et recommandations du Comité à la RDC (CAT/C/DRC/CO/1). Veuillez fournir l’information demandée.

129. Avec la promulgation de la loi criminalisant la torture, il existe maintenant une définition conforme à l’article premier de la Convention contre la torture.

130. La RDC n’a pas encore pris des lois prévoyant la compétence universelle pour les actes de torture. Toutefois, la RDC a ratifié le statut de Rome de la Cour pénale internationale et coopère avec cette dernière chaque fois que la demande lui est adressée.

41. Veuillez fournir des informations détaillées sur tout changement pertinent se rapportant au cadre législatif ou institutionnel relatif à la promotion et de la protection des droits de l’homme au niveau national depuis la présentation du rapport initial, y compris toute jurisprudence récente pertinente. Veuillez également indiquer toute difficulté qui empêcherait l’État partie de remplir pleinement les obligations auxquelles il a souscrit dans le cadre de la présente Convention.

131. Depuis la présentation du Rapport initial, La RDC a adhéré au Protocole facultatif à la convention contre la torture en date du 23 septembre 2010 et ratifié la convention relative aux droits personnes vivant avec handicap en septembre 2015.

132. Quant à la Constitution du 18 février 2006, telle que modifiée et complétée par la loi n o 11/002 du 20 janvier 2011 portant révision de certains de ses articles, elle comporte plus de 50 articles consacrés uniquement aux droits de l’homme et libertés fondamentales.

133. Outre la Constitution, plusieurs lois organiques et ordinaires ayant une influence réelle sur la promotion et protection des droits de l’homme ont été promulguées depuis 2009. Il s’agit des textes légaux ci-après :

• Loi no 15/013 portant modalités d’application des droits de la femme et de la parité en date du 1er août 2015 ;

• Loi organique n o 11/001 du 10 janvier 2011 portant organisation, attributions et fonctionnement du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel et de la Communication (CSAC) ;

• Loi n o 11/008 du 9 juillet 2011 portant criminalisation de la torture ;

• Loi n o 011/22 du 24 décembre 2011 portant principes fondamentaux relatif à l’agriculture ;

• Loi n o 11/007 du 6 juillet 2011 portant mise en œuvre de la convention sur l’interdiction de l’emploi, du stockage, de la production et du transfert des mines anti-personnelles et sur leur destruction en RDC ;

• Loi n o 011/009 du 9 juillet 2011 portant principes fondamentaux relatifs à la protection de l’environnement ;

• Loi n o 11/003 du 25 juillet 2011 modifiant la loi no 06/006 du 9 mars 2006 portant organisation des élections présidentielles, législatives, provinciales urbaines et locales ;

• Loi organique n o 13/010 du 19 février 2013 relative à la procédure devant la Cour de Cassation ; • Loi organique n o 13/011-B du 11 avril 2013 portant organisation, fonctionnement et compétences des juridictions de l’ordre judiciaire ;

• Loi organique n o 13/012 du 19 avril 2013 modifiant et complétant la loi organique n o 10/013 du 28 juillet 2010 portant organisation et fonctionnement de la CENI ;

• Loi n o 13/005 du 15 janvier 2013 portant statut du militaire des Forces Armées de la République démocratique du Congo ;

• Loi n o 13/013 du 1er juin 2013 portant statut du personnel de carrière de la Police Nationale ;

• Loi organique n o 13/026 du 15 octobre 2013 portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle ;

• Loi organique n o 13/011 du 21 mars 2013 portant création de la Commission Nationale des Droits de l’Homme ;

• Loi n o 10/002 du 11 février 2012 autorisant l’adhésion de la RDC au Traité de l’OHADA ;

• Loi n o 13/024 du 7 juillet 2013 portant autorisation d’adhésion par la RDC notamment à la convention relative aux droits des personnes handicapées et son protocole facultatif ;

• Loi n o 016/08 du 15 juillet 2016 modifiant et complétant la loi n o 010 du 1er août 1987 portant code de la famille ;

• Loi organique n o 11/013 du 11 août 2011 dans son art. 35 al. 2 point 3, confie au Commissaire Général Adjoint chargé de la Police nationale administrative notamment la coordination de la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le Genre, la surveillance et la protection des enfants ;

• Décret n o 13/017 du 6 juin 2013 portant organisation et fonctionnement du Commissariat Général dans son art. 14 point 3 al. 2 attribue à la Direction de sécurité publique la tâche de proposer et d’assurer le suivi des mesures relatives à la lutte contre les violences sexuelles et la protection des enfants.

134. Au plan institutionnel, il importe de signaler, de 2009 à ce jour, la création par la RDC, des structures ci-après :

• Le CSAC par la loi n o 11/001 du 10 janvier 2011 ;

• La CENI par la loi organique n o 10/013 du 28 juillet 2010 telle que modifiée et complétée à ce jour ;

• Le Conseil économique et social par la loi organique n o 13/027 du 30 octobre 2013 ;

• La loi organique n o 13/026 du 15 octobre 2013 portant organisation et fonctionnement de la Cour Constitutionnelle ;

• L’Agence nationale de lutte contre les violences faites à la femme, à la jeune et petite fille créée par le décret n o 09/38 du 10 octobre 2009 ;

• L’Entité de liaison des droits de l’homme créée par le décret du Premier Ministre n o 09/35 du 12 août 2009 ;

• Les TPE par la loi n o 09/001 du 10 janvier 2009 mais dont les sièges ordinaires ont été fixés par le décret du Premier Ministre n o 11/01 du 5 janvier 2011 ;

• La CPDDH créée par arrêté ministériel n o 219/CAB/MIN/J&DH/2011 du 13 juin 2011. 42. Veuillez fournir des informations détaillées sur toute nouvelle mesure politique, administrative ou autre visant à protéger et promouvoir les droits de l’homme au niveau national, depuis la présentation du rapport initial, y compris tout plan ou programme relatif aux droits de l’homme, les ressources qui y ont été affectées, les moyens, les objets et résultats atteints.

135. Outre ce qui a été dit aux points 40 et 41, la RDC a pris plusieurs mesures politiques et administratives ainsi que des plans et programmes d’actions ont été pris, notamment :

Sur le plan de l’éducation :

• Existence de la Stratégie nationale de l’éducation, source des projets de construction et de réhabilitation de 1 000 écoles et distribution gratuite des manuels scolaires ;

• Gratuité de l’enseignement au niveau primaire a été lancée depuis 2010 ;

• Augmentation du budget de l’éducation de 8 % à 16 % avec comme résultats, la construction et réhabilitation de plusieurs infrastructures scolaires et distribution gratuite des manuels scolaires ainsi que l’accroissement substantiel de taux de scolarité.

Sur le plan de la santé :

• En 2009, plan national de promotion et de protection des droits de l’homme actualisé ;

• En 2012, plan d’action pour la protection de l’enfant en situation de conflits armés ;

• En 2013, élaboration DSCRP 3ème génération ;

• Programme élargi de vaccination (PEV) ;

• Campagnes de vaccination contre la tuberculose et la poliomyélite ;

• Plan national d’investissement agricole avec le projet pilote de Bukanga Lonzo ;

• Programmes et projets d’appui au développement des infrastructures rurales, en sigle PADIR dont l’exécution a permis l’érection de 212 points d’eau, de 77 forages et de 18 points d’adduction d’eau potable dans les provinces de Bandundu, Bas-Congo, Kasaï-Occidental, Kasaï-Oriental et Katanga ;

• Les élections syndicales sont organisées dans l’Administration publique et ce, conformément à l’Arrêté n o 013/CAB.MIN/Fp/j-ck/40/dn/gnk/019/013 du 1er juillet 2013 portant code électoral des élections syndicales au sein de l’Administration publique ;

• Au plan politique et diplomatique, plusieurs initiatives ont été prises et ont conduit à la signature des accords notamment l’accord pour la paix, la sécurité et la coopération pour la RDC et la région communément appelé « Accord cadre d’Addis-Abeba » conclu en date du 24 février 2013, et des Déclarations de Nairobi le 12 décembre 2013 ;

• Décret du Premier Ministre n o 11/01 du 5 janvier 2011 fixant les ressorts et les sièges ordinaires des Tribunaux pour Enfant afin de permettre leur implantation ; la signature de l’arrêté interministériel n o 490/CAB/MIN/J&DH/2010 et 011/CAB/MIN.GEFAE par les Ministres de la Justice et Droits Humains et du Genre, Famille et Enfant en date du 29 décembre 2010 mettant en place un comité de médiation en matière de justice pour mineurs. En exécution du décret précité, le Ministre de la Justice et Droits Humains a signé les arrêtés n os 001/CAB/MIN/J&DH/2011 et 002/CAB/J&DH/2011 portant respectivement création des sièges secondaires des Tribunaux pour Enfants et fixation de leurs ressorts et regroupement des ressorts des Tribunaux pour enfants pour l’exécution des mesures de garde, d’éducation et de préservation. Toutefois, l’ensemble des Etablissements de Garde et d’Education des Enfants, en sigle EGEE de la République nécessite réhabilitation et construction. En décembre 2010, dans le cadre de la protection des enfants orphelins et des femmes veuves, le Gouvernement, par arrêté interministériel, a mis en place une commission d’assistance juridique aux veuves et orphelins ;

• En outre, dans le cadre de l’accomplissement de ses missions, le Fonds national de promotion et de service social, en sigle FNPSS a élaboré un plan stratégique et financier pour la période 2012-2016 en vue de la mobilisation des ressources destinées à différents projets sociaux dont ceux concernant la protection des enfants ;

• Enfin, dans l’intérêt de la protection de l’enfant, le Gouvernement de la République a procédé à l’institutionnalisation de la formation des assistants sociaux par la création en octobre 2013, d’un Etablissement d’enseignement supérieur dénommé « Institut National des Travailleurs Sociaux », en sigle INTS ;

• Signature, le 4 octobre 2012, du plan d’action pour la lutte contre le recrutement et l’utilisation d’enfants ainsi que les autres violations graves des droits de l’enfant par les forces armées et les services de sécurité de la RDC ;

élaboration du plan d’action national de lutte contre les pires formes de travail des enfants en 2011 et rapport du partenariat très étroit entre la RDC et les partenaires nationaux (ONGDH) et internationaux dans le cadre du suivi de l’EPU ;

• Fonds national de promotion pour femmes et enfants ;

Plan stratégique national de développement de l’alphabétisation et de l’éducation non formelle (2012-2020) dont la mise en œuvre est déjà opérationnelle ;

stratégie de mise en œuvre de la politique nationale de la jeunesse ;

500 assistants sociaux formés entre 2010-2013 et progressivement affectés près les TPE ;

3 116 631 personnes déplacées internes rapatriées par le Gouvernement avec l’appui des organisations partenaires en développement humain entre mai et juin 2013, à l’Est et au Nord-Ouest de la RDC (Source : OCHA) ;

sessions de formation organisées pour renforcer les capacités des greffiers, des huissiers et OPJ entre 2010-2013 ;

création de la Cellule nationale d’appui judiciaire au sein de la Justice Militaire ;

intégration des cours des droits de l’homme et droit international humanitaire dans le programme de formation de toutes les écoles militaires et de la PNC ; création par le MIN.GEFAE d’une banque de données et publication des données statistiques sur les violences sexuelles et basées sur le genre, intégration dans le programme de l’éducation nationale des cours des droits de l’homme ; organisation par le Gouvernement de la République des campagnes de sensibilisation et de vulgarisation de la loi portant criminalisation de la torture, de la loi portant protection de l’enfant, des lois sur les violences sexuelles, de la loi sur la protection des personnes vivant avec le VIH/SIDA, organisation des jeux concours d’art oratoire en droits de l’homme en milieu universitaire avec l’appui du BCNUDH, de l’Ambassade de France et autres partenaires, concours, dont le Lauréat a bénéficié d’une bourse d’études en master 2 en France ;

relance de la production agricole par la dotation de plus de 2 725 tracteurs, charrues et herses aux paysans ; réhabilitation des infrastructures routières et des routes de dessertes agricoles et installation des Entités de liaison provinciale ;

• Le Décret n o 13/008 du 23 janvier 2013 portant mise en place du cadre de concertation humanitaire national ; l’Arrêté n o R9C/024/GC/CABMIN/AFF.SAH6 SN/09 du 9 novembre 2009 portant mise en application des lignes directrices nationales de protection et de prise en charge des enfants en rupture familiale ;

l’Arrêté ministériel n o 143 du 10 novembre 2010 portant mise en place du Comité de pilotage du projet enfants dits de la rue ; l’Arrêté ministériel n o 063/CAB.MIN.AFF.SAH.SN/2012 du 17 septembre 2012 portant création, organisation et fonctionnement du corps des assistants sociaux en RDC. En outre, des stratégies ont été mises sur pied, notamment : la stratégie de mise en œuvre de la politique nationale de la jeunesse ; le Plan stratégique de développement, d’alphabétisation et de l’éducation non formelle (de 2012-2016, 2020) dont la mise en œuvre est déjà en cours. Enfin, la RDC a adopté et mis en œuvre le Plan d’Action National pour les Orphelins et Enfants Vulnérables « OEV ».

43. Veuillez fournir toute autre information sur des mesures et changement récents visant à mettre en œuvre la Convention, ainsi que les recommandations du Comité depuis la considération du rapport initial en 2005, y compris des données statistiques pertinentes, et tout événement survenu dans l’État partie qui soit pertinent pour la mise en œuvre de la Convention.

136. La République démocratique du Congo a adhéré au Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants en date du 23 septembre 2010.

137. Les réflexions de mise en place de mécanisme national de prévention sont en cours.

138. Toutefois, la RDC a mis en place une institution nationale des droits de l’homme, conformément aux Principes de Paris, dénommée Commission Nationale des Droits de l’Homme, CNDH en sigle.

139. En plus, il importe de se référer aux éléments fournis au point 3 ci-dessus, notamment :

• La loi criminalisant la torture ;

• La loi portant protection de l’enfant et le décret de mise en application ;

• Les campagnes nationales de sensibilisation et vulgarisation de la loi portant criminalisation de la torture en langues nationales et dans toutes les provinces ;

• Les Directives du Ministre de la Défense, de l’Auditeur Général et de l’ANR et l’instruction du Commissaire Général de PNC ;

• Le Monitoring des droits de l’homme dans les cachots, maisons d’arrêts et prisons et renforcement des capacités des agents et fonctionnaires de l’État en matière de droits de l’homme en province ;

• Les Condamnations pour torture.

44. Veuillez fournir des informations sur les mesures législatives, administratives ou autres que le gouvernement a prises pour répondre à des menaces terroristes et veuillez indiquer dans quelles mesures ces dernières ont affecté les garanties fondamentales des droits de l’homme dans le droit et dans la pratique.

140. La RDC n’a pas pris des lois d’exception. Toutefois, il a été procédé au renforcement des mesures de sécurité dans les aéroports, notamment l’installation des scanners, l’augmentation des effectifs des agents de sécurité et l’instauration du Passeport biométrique à puce.

141. Par ailleurs, il a été mis en place un système d’identification et de repérage des passagers dans 13 postes frontaliers sur les 33 prévus à l’horizon 2017.

45. Veuillez indiquer les mesures concrètes prises pour assurer une large diffusion de la Convention, ainsi que des observations finales du Comité dans toutes les langues de l’État partie. Quelles actions et programmes ont été entrepris en coopération avec des organisations non gouvernementales. Dans quelles circonstances les défenseurs des droits de l’homme ont-ils accès aux lieux de détention et aux informations et statistiques relatives aux politiques gouvernementales.

142. La diffusion de la convention est d’abord assurée par sa publication au journal officiel, en suite par :

• Actualisation et vulgarisation du Vade-mecum des droits fondamentaux et devoirs du citoyen en langues nationales par Ministère de la Justice et Droits Humains ; • Formation des formateurs sur la vulgarisation du Vade-mecum des droits fondamentaux et devoirs du citoyen ;

• Sensibilisation sur de toutes les questions des droits de l’homme par le service d’éducation civique et patriotique des FARDC ;

• Conception, production et diffusion des émissions sur les droits de l’homme par le service d’information, communication et presse de la PNC, SICOP en sigle ;

• Depuis 2010 des cours des droits de l’homme et de droit international humanitaire dans le programme de formation au sein des écoles de l’armée et de la Police ont été institué ;

• Les programmes et les émissions radiotélévisés sur les droits de l’homme (Droits et libertés du citoyen, Question de droit, Droit et société dans les médias officiels) ;

• La production et la distribution des outils de communication : t-shirt, dépliant, affiches, brochures, calicots, etc. notamment à l’occasion de la commémoration de la journée internationale de la lutte contre la torture, appuyer par le BCNUDH ;

• La couverture régulière des questions des droits de l’homme par des journalistes œuvrant dans le secteur des Medias lors des journées internationales.

143. Concernant la coopération avec la société civile et la visite des lieux de détention, il y a lieu de se référer aux éléments de réponses fournis au point 2.

46. L’État partie envisage-t-il de faire sa déclaration sous les articles 21 et 22 de la Convention ? La RDC envisage-t-il de ratifier le protocole facultatif à la convention contre la torture ? Si oui, a-t-il institué ou désigné un mécanisme national prévoyant la conduite de visites périodiques dans des lieux de détention afin de prévenir la torture ou autres traitements cruels, inhumains ou dégradants ?

144. La RDC réfléchit à l’éventualité de pouvoir faire des déclarations, en rapport avec les articles 21 et 22 de la Convention.

145. La République démocratique du Congo a adhéré au Protocole facultatif se rapportant à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants en date du 23 septembre 2010.

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