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vendredi 24 mars 2017

Photos. Vidéos. Bernard Cazeneuve a planté un "Magnolia kobus" à Matignon !

Le mercredi 22 mars 2017, le jardin de Matignon s'est enrichi avec le 14e arbre des Premiers ministres, celui de Bernard Cazeneuve, qui a planté du magnolia kobus.

Le jardin de Matignon est situé derrière l'hôtel, il se compose d'une immense pelouse savamment entretenue, bordée d'une double allée de tilleuls. Sa particularité réside dans la présence de très beaux arbres, qui créent une série de jardins dans le jardin.

D'une taille de trois hectares, il est le plus grand parc privé de Paris, et sans doute parmi les plus beaux. Il fut d'abord dessiné en 1724 par Claude Desgots, petit-neveu de Le Nôtre, lors de la construction de l'hôtel (qui n'appartient à l'État que depuis 1922). Il fut ensuite remanié, en 1902, par Achille Duchêne.

Pour son «arbre de Premier ministre», Bernard Cazeneuve a choisi un magnolia à floraison précoce, un «symbole de fidélité». Pour perpétuer la tradition initiée par Raymond Barre, l'ancien maire de Cherbourg a choisi un «magnolia kobus» ou magnolia de Kobé, originaire du Japon, un des premiers magnolias à fleurir au printemps.

Planter l'arbre de son choix dans le superbe jardin de Matignon est une tradition inventée par Raymond Barre et suivie par tous les locataires de Matignon depuis, à l'exception de Jacques Chirac lors de son deuxième passage au 57 rue de Varenne (1986-1988), pour la première cohabitation avec François Mitterrand, n'a pas sacrifié à la tradition.

En 1992, le jardinage a même été intense à Matignon. Edith Cresson, qui était restée un peu plus de 10 mois au poste de Premier ministre, avait planté un arbre aux quarante écus, également connu sous le nom de Ginkgo Biloba. Selon le site du Jardin des Plantes, l'arbre doit son nom à un botaniste montpelliérain qui, en 1788, «acheta 5 plants de cet arbre à un collègue anglais pour la somme faramineuse de 40 écus d'or chaque plant».

Quelques mois plus tard, la même année, c'est un nouveau Premier ministre, Pierre Bérégovoy, qui plante un tulipier de Virginie. En 1994, son successeur de droite, Edouard Balladur, choisit un érable argenté, originaire d'Amérique du Nord.

Alain Juppé, lui, se tourne vers l'Est, lorsqu'il plante en 1996 un cercidiphyllum, arbre d'origine asiatique. Lionel Jospin, l'année d'après, apparaît tout sourire, pelle en main, lorsqu'il creuse la terre pour installer son orme.

En 2002, Jean-Pierre Raffarin a opté pour un parrotie de Perse, dont le nom vernaculaire l'a sans doute inspiré : l'arbre de fer, ainsi baptisé pour la dureté de son bois, souligne le Jardin des Plantes. Dominique de Villepin, en 2005, a choisi un chêne pédonculé. François Fillon, en 2007, a choisi un cornouiller des pagodes.

Cinq ans plus tard, Jean-Marc Ayrault a planté un magnolia grandiflora, dont Matignon avait souligné à l'époque que l'espèce est arrivée en France il y a trois siècles... par le port de Nantes, la ville dont Jean-Marc Ayrault fut le maire pendant 23 ans.

A Matignon, les arbres des Premiers ministres successifs sont plantés à différents endroits du parc. Tous les arbres plantés sont toujours debout, assure-t-on à Matignon. Manuel Valls avait choisi, comme Pierre Mauroy, Laurent Fabius et Dominique de Villepin, un chêne. Il s'agit d'un chêne fastigié qui ressemble à un cyprès !

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mercredi 22 mars 2017

RDC: 2017-2006, 11 ans que "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi, censeur et prédateur, a privé les Congolais d'un débat JP Bemba-Alias Jo Ka !

Avec bonheur, je couvre la campagne présidentielle en France pour Réveil FM International. C'est claire ma tête et mon esprit,les différences entre la gauche, la droite, l'écologie, l'extrême droite...j'ai appris à découvrir, apprécier le programme de chaque candidat surtout le quinté des favoris de la prochaine élection présidentielle. Hier soir j'étais vraiment heureux de vivre à Paris, la ville lumière, dans cette douce France, mon pays d'adoption. Les principaux candidats à la présidentielle se sont affronter dans l'arène, sans coups de poings et pieds. Les idées priment à la place des muscles ni kalachnikov. Après le débat, aucun journaliste qui a posé des questions aux candidats n'a été interpellé ni arrêté ni jeté en prison.

Cinq candidats sont montés sur le ring:

Jean-Luc Mélenchon, candidat de la 6è République contre la Monarchie présidentielle. Pour le Président de la France Insoumise, à la verve facile, il est temps de changer de logitiel politique.

Emmanuel Macron, candidat d'En Marche, légitime dans ce premier grand débat qui est aussi sa "Primaire". Le plus jeune de tous est un vieux briscard qui ne s'est pas laissé faire. "Madame Le Pen. Je ne vous fais pas parler. Je n'ai pas besoin d'un ventriloque ". Nocice dans l'exercice de débat, Macron a servi de punching-Ball aux quatre autres mais a bien résisté et ena étonné plus d'un. Décidement, "Vous vous ennuyerez sans moi" a-t-il lancé à ses débateurs !

François Fillon, candidat des Républicains, avec ses casseroles retentissantes, mis en examen pour détournements de fonds publics...L'ancien Premier ministre, plus expérimenté, plus matois sans modestie assure que lui aurait une majorité parlementaire s'il était élu président.

Benoit Hamon, le breton qui n'a pas la nuque raide est allé chercher Macron dans son coin. Il a mis Macron en demeure de s'engagger à faire la lumière sur le financement de sa campagne avec ses gros donateurs. Il s'attaque à Macron qui fait exposer le parti socialiste.

Marine Le Pen sa marque de fabrique ses invectives. Programme du répli de soi, anti-européen, anti-immigrés, pro-rétablissement des frontières...

En République démocratique du Congo, même la bêtise, on la fait mal. Etre le singe de l'autre n'est pas facile. Nous sommes en 2002 à Kinshasa, en République démocratique du Congo, à l'issue du fameux dialogue Inter-congolais à Sun-City un gouvernement 1+4=0 des profito-situationnistes, politicailleurs, criminels et seigneurs de guerre est mis en place. Un gouvernement blancherie des pillards, voleurs, bandits de grand chemin...Après avoir usé et abusé des armes contre les populations civiles, ils sont contraints de gouverner ensemble. Ils se tiennent tous à la barbichette.

Placé à la tête de la Haute Autorité des Médias, une institution d'appui à la démocratie, par Alias Joseph Kabila, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi devint un grand prédateur de la liberté de la presse en République démocratique du Congo. Contre espèces sonnantes et trébuchantes, Modeste Mutinga Mutuishayi, le chauve de Ngaba fut un deal avec Hippolyte Kanambe Kazembere Alias Joseph Kabila : Museler, baîlloner des journalistes, médias et opposants durant la transition, surtout ne pas organiser le débat démocratique inscrit dans la Constitution de transition entre les deux candidats arrivés en lice, en occurrence Jean-Pierre Bemba-Alias Jo Kabila. Le débat devait être radio-télévisée par tous les médias à travaers la République. Ventriote, Modeste Mutinga Mutuishayi priva 65 millions de congolais d'un débat démocratique pour un enrichissement personnel.

Élection Louis Michel 2006, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi convoque les responsables des médias dans l’enceinte de la Monuc, ils sont contraint de signer un "contrat de bonne conduite" devant les Ambassadeurs de la CIAT. C'est bien Johan Swinnen, l’ancien Ambassadeur de la Belgique en RDC qui est derrière Modeste Mutinga Mutuishayi et derrière Kimpolongo de la RTNC, Roger Meece, ancien ambassadeur des Etats-Unis. Dans quel pays a-t-on vu des ambassadeurs porter caution à la répression contre les médias et s'immiscer dans les affaires de la presse ? Réveil FM n'a jamais posé sa signature sur un code bidon de "Bonne conduite". Photo Réveil FM, archives

Lors des élections Louis Michel 2006, fourbe, roublard et grand requin "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi excella dans un autocratisme Brejnevienne. En toute impunité, la Haute Autorité des Médias (HAM) devint le bras armé d'Alias Joseph Kabila, distribuant des sanctions à la pelle aux journalistes, médias et acteurs politiques de l'opposition. On compris très vite que l'arriviste et parvenu "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi roulait pour Alias Joseph Kabila pour bâillonner et museler les journalistes et médias congolais. Prédateur de la liberté d'expression, celui qui devint l'autocrate de la HAM, dans son deal avec Joseph Kabila avait négocié son parachutage au Sénat comme Rapporteur. Corrompu jusqu'à la moelle épinière, le Matador contre la liberté de presse en République démocratique du Congo, l'ogre de la HAM avait pu quitter la maison familiale de Ngaba-Makala pour se construire plusieurs villas dans la capitale villa à Mbinza et un appartement à la Gombé.

corrompu jusqu'à la moelle épinière, Modeste Mutunga Mutuishayi a retrouvé ses anciens réflexes de gendarme de Mobutu: méthodes de flicages, accusations fortuites des confrères auprès de services, médisances, livraison des journalistes à l'ANR...Sous le rire narquois de Modeste Mutinga Mutuishayi, c'est un pitbull tueur et corrompu qui s'y est caché. Venant de la presse écrite sans aucune notion de l'audiovisuel, on aurait pensé dans l'esprit de la confrérie que Modeste Mutinga Mutuishayi serait proche des journalistes et médias. Erreur, l'homme de Ngaba-Makala s'est révélé être un prédateur de presse, avec sa HAM, étouffoir des libertés, il a muselé des journalistes, bâillonné des médias.

Kinshasa, le vendredi 28 juillet 2006, la Haute Autorité des Médias (HAM), institution la plus controversée, scélérate a été saccagée, pillée et incendiée par les Congolais furieux. Photo Réveil FM, archives

Pour s'assurer que son contrat avec Jo Ka allait être respecté, l'orgre et chauve de la HAM ne savait pas "déléguer", il lisait tout seul ses farfelues suspensions des journalistes et des médias, des acteurs politiques etc. Par manque de pédagogie et la volonté de personnaliser à outrance le pouvoir de la HAM, institution d'appui à la démocratie qui devint folle et anti-démocratique. D'ailleurs, les suspensions étaient lues à la RTNC et les chaines privées sans au préalable que les intéressés soient signifiés. Un confrère avait même appris sa suspension en écoutant la radio dans un taxi à Kinshasa.

La photocopieuse de la fameuse et défunte HAM.

La volonté de dominer voire d'écraser les journalistes était manifeste dans le chef de Modeste Mutinga Mutuishayi, lui qui n'avait rien eu de Mobutu ni de M'zée Laurent-Désiré Kabila, il avait une chance inouïe avec le Kadogo. Censeur et prédateur de la liberté de presse, "Momo" Modeste Mutinga Mutuishayi est passé à côté de l'histoire. Il est bon pour la poubelle de celle-ci. "Momo" aurait dû organiser le premier débat démocratique inscrit dans la Constitution de la transition. En voyant son pauvre ventre, en se faisant corrompre pour museler journalistes, médias et opposants pour sefaire nommer Rapporteur au Sénat, le chauve de Ngaba demeurera dans l'histoire du Congo comme l'un des insconscient de la République.

Les dossiers éparpillés, sans doute aussi des BI que la HAM transmettait à l'ANR contre des journalistes, médias et acteurs politiques.

La notion de pouvoir, sa lecture , sa compréhension chez une partie de l’intelligentsia congolaise sont empreintes d'un caractère "féodal". La féodalité ayant pour faculté dans l'existence sociétale de générer le rapport "Dominant- Dominé" et non pas citoyen ni républicain. Les Bantous disent:"Un chef qui crie pour se faire entendre ce qu'il lui manque quelque chose". L'autoritarisme affichait par certains hauts fonctionnaires en République démocratique du Congo est le signe patent du complexe les habitant. Il est révélateur du déficit argumentaire du détenteur de la petite parcelle du pouvoir face a son contradicteur. La culture de l'excellence a pour terroir le choc des idées. N'est pas chef ni autorité celui qui use des stratagèmes liberticides, qui étouffe " les vérités" des autres; car personne n'a de science infuse. L' abus de pouvoir est la concaténation d'une conception dégénérative du pouvoir. Museler les autres devient ainsi facteur et vecteur d'affirmation de sa toute puissance, preuve de "Haute" autorité.

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mardi 21 mars 2017

Présidentielle 2017: Le Premier Grand Débat de 3h20, des 5 candidats en tête dans les sondages: "Mélenchon, Le Pen, Macron, Hamon, Fillon" sur onze !

Les médias, spécialistes et bouches autorisées disaient que Macron a tout à perdre dans ce débat. Mais hier soir, le candidat d'En Marche a fait face aux coups surtout qu'il est le candidat à dégommer. A la fin du débat, Emmanuel Macron est jugé le plus convaincant à 26% par les téléspectateurs devant Jean Luc Mélenchon à 20%, Francois Fillon et Marine le Pen à 19% et Benoît Hamon à 11%.

Marine Le Pen mise face à ses incompétences techniques, son agressivité, et ses mensonges. Elle est apparue à la fois faible en arguments et pugnace en invectives. Peu présidentielle, trop vindicative. Marine Le Pen vraiment faible à tout coller sur le dos de l'Europe. elle prend la présidentielle pour un référendum.

Sobre, François Fillon droit dans ses bottes, trop sûr de son programme, un peu éteint mais toujours là.

Puncheur, Jean-Luc Mélenchon avec un vrai talent de débatteur, authentique à souhait. Il a été le plus lyrique, le plus littéraire, le plus utopiste, le plus romantique et révolutionnaire.

Tatillon et Modrant, Benoît Hamon a été plus irrégulier. Le candidat du PS n'a pas ménagé ses coups. Sa cible préférée Emmanuel Macron, qui menace d'imploser sa famille socialiste.

Très scolaire, Emmanuel Macron est là tel un vieux briscard alors qu'il n'a que 39 ans, il est le plus optimiste et volontariste.

Pendant plus de trois heures, le quinté des favoris de la prochaine élection présidentielle a debattu ce lundi soir sur TF1, une première avant un premier tour dans l'histoire de cette élection. Articulé autour de trois grands thèmes, «Quel modèle de société?», «quel modèle économique?» et «quelle place pour la France dans le monde?», il a été le théâtre de quelques belles passes d'armes.

00h25. Le débat est terminé

00h20.

C'est l'heure de la conclusion pour les candidats.

François Fillon commence : "Mes chers compatriotes l’enjeu de cette élection, c’est l’alternance. je suis le seul candidat qui peut la rendre possible. Entre la révolution des extrêmes ou la conduite par d’autres moyens de la politique de François Hollande je suis le seul à vous proposer un vrai changement pour le redressement de notre pays. je suis le seul qui pourra disposer d’une majorité cohérente et stable."

Benoît Hamon : "Je vous propose un vote utile, un vote qui vous est utile, utile à vos enfants et à vos petits-enfants. Nous avons pris l'habitude depuis longtemps de voter contre, par dépit, par déprime. Je vous propose de voter pour."

Marine Le Pen : "Je vous propose de vous rendre compte que la plupart des promesses prononcées ce soir ne pourront pas être mise en place, à cause de l'Europe, qui empêche de mettre en place des mesures de bon sens. Vous, Français, vous avez le droit de décider pour vous-mêmes."

Jean-Luc Mélenchon : "Le monde entre dans une saison des tempêtes, au sens propre, avec le changement climatique, et au sens figuré avec les montées des guerres. Nous ne pouvons pas affronter cette situation les pieds liés par les pouvoirs de l'argent."

00h05. Dernière question, et pas la plus simple : comment éviter un nouvel attentat?

Jean-Luc Mélenchon : "Aujourd’hui les actes terroristes sont pour l’essentiel le fait de l’islamisme politique. Dans tout ça la religion est un prétexte. Que faire ? Premièrement, arrêter les guerres. Deuxièmement, apprendre à se passer de gaz et de pétrole. Troisièmement, combattre l’ennemi là-bas."

Benoît Hamon : "Il faut arrêter les partenariats avec des pays comme le Qatar ou les Emirats arabes unis. Nous devons avoir une position beaucoup plus centrale dans la capacité à discuter avec les acteurs du monde chiite, sunnite de façon à ne pas nous retrouver embarqués."

Marine Le Pen : "Je ne vois pas comment on peut se préserver des terroristes quand on ne sait pas qui entre sur notre territoire. Tout n'a pas été fait, c'est le moins qu'on puisse dire, pour mener la guerre contre le terrorisme islamique."

François Fillon : "C'est une guerre de longue durée qui va nous occuper dans la décennie qui vient, voire plus, et qui nécessite l'alliance que j'évoquais plus tôt [avec la Russie]."

Emmanuel Macron : "Personne ne peut dire qu'il garantit qu'avec lui ou elle il n'y aura pas de nouvel attentat."

23h45. Le troisième et dernier grand thème est abordée : la place de la France dans le monde

Benoît Hamon : "Toute intervention militaire de la France à l'étranger doit se faire dans un mandat des Nations unies."

François Fillon : "Personne ne doit décider à notre place. Beaucoup proposent des défenses européennes, si ça avait existé pendant la guerre en Irak, on aurait dû aller faire la guerre là-bas alors que Chirac avait dit non. J'ai beaucoup aimé Chirac."

Jean-Luc Mélenchon : "Vraiment, le monde est devenu dangereux. (...) Il faut faire une conférence de la paix en Europe, car toute l'insécurité en Europe vient du fait que quand l'empire soviétique s'est effondré, personne n'a discuté les frontières. La frontière entre la Russie et l'Ukraine, où est-elle ? La décision du bureau politique de Khrouchtchev, ou celle de Vladimir Poutine ?"

François Fillon : "Il faut beaucoup moins engager les armées que vous ne l'avez fait avec votre président [Hollande]. La France, c'est la France, elle ne peut pas assumer toutes ces responsabilités-là, elle doit partager le fardeau avec les autres pays européens. Les Allemands ne peuvent pas rester assis sur leurs excédents budgétaires regarder les soldats français risquer leur vie au Sahel."

Emmanuel Macron : "Le mandat que m'aura donné le peuple français sera de défendre son indépendance et sa sécurité."

Marine Le Pen pouffe : "Son indépendance ?"

Marine Le Pen : "Vous arrivez à parler sept minutes, je suis incapable de résumer votre pensée, vous n'avez rien dit ! C'est le vide sidéral !"

Emmanuel Macron : "Contrairement à vous, je ne veux pas pactiser avec Poutine, je veux une politique française forte mais responsable, contrairement à vous, une France forte mais dans l'Europe !"

23h40. Les candidats sont interrogés sur la santé

Benoît Hamon : "Les maladies chroniques, elles sont liées à nos modes de vie. Elles peuvent être évitées par des politiques environnementales qui s’attachent à ce qu’on interdise les perturbateurs endocriniens que l’on trouve dans les produits de consommation courante."

Jean-Luc Mélenchon : "Il faut faire une Sécurité sociale intégrale en finançant 100% tous les besoins de santé. On sait le financer, si on rapatrie dans la Sécu les complémentaires."

François Fillon : "La priorité, c'est de débureaucratiser notre système de santé et de remettre les médecins généralistes au coeur du dispositif."

Emmanuel Macron : "On soigne bien, mais on prévient mal. C'est pour ça que j'ai souhaité que dans les écoles et les entreprises, les étudiants en santé viennent faire un trimestre pour prévenir les risques."

Marine Le Pen : "Il y a un gaspillage incroyable en ce qui concerne les médicaments. J'ai eu trois enfants, la mère de famille que je suis aurait pu ouvrir une pharmacie tant j'en avais à leurs 18 ans. Je veux préserver la sécurité sociale, je suis étonné que Monsieur Fillon ait renoncé à son idée de la privatiser."

23h30. Quelle retraite pour les Français ?

Jean-Luc Mélenchon : "J'abaisse l'âge de la retraite à 60 ans avec 40 annuités, car je trouve incroyable qu'on soit revenu au niveau où on était quand on les a créées en 1910."

Marine Le Pen : "Si les retraites vont mal, c'est parce que vous n'avez pas réussi à créer de l'emploi dans notre pays. (...) On ne cesse de faire des réformes pour allonger la durée de cotisation, mais l'espérance de vie en bonne santé a tendance à reculer."

Et là, François Fillon se réveille : "Le programme de Madame Le Pen sur les retraites, c'est le programme commun de la gauche de 1981."

Emmanuel Macron : "Ce qui est proposé par François Fillon, c'est de faire des économies sur celles et ceux qui sont en âge de partir, donc des économies sur le dos des Français. Je ne propose pas de faire la énième réforme qui consiste à bouger l'âge de départ, je propose une réforme en profondeur comme dans les pays scandinaves. Tout le monde n'a pas les mêmes droits. Je veux qu'un euro cotisé donne droit aux mêmes droits, quelle que soit votre situation."

23h20. Marine Le Pen attaquée par Fillon et Macron sur la sortie de l'Euro.

C'est François Fillon qui commence à s'attaquer à la présidente du FN : "Le vrai serial-killer du pouvoir d'achat des Français, c'est madame Le Pen avec la sortie de l'euro. (...) On ne sort pas de la monnaie européenne pour une aventure qui aboutirait à la ruine des emprunteurs et des épargnants."

Réponse de Marine Le Pen : "C'est ce qu'on appelle le projet peur, comme avant le Brexit ou avec l'élection de Donald Trump. Les résultats de la Grande Bretagne sont formidables !"

Emmanuel Macron décide alors d'entrée dans la mêlée : "Et tout ceux qui voulaient le Brexit se sont carapatés et n'ont pas voulu être au pouvoir."

23h10. L'émission pose la question des impôts et recentre le débat sur le "ras-le-bol" fiscal de Français

Benoît Hamon commence et évoque sa mesure phare, largement détricotée depuis la primaire de la gauche : "La seule idée innovante de cette campagne électorale, c'est le revenu universel. Comment augmenter le pouvoir d'achat et relancer votre économie."

François Fillon : "Il faut que l’économie française ne passe plus massivement sous le contrôle de pays étranger. Je veux aussi baisser les charges sur les salaires pour augmenter le salaire net. Je veux aussi rétablir l’universalité des allocations familiales."

Emmanuel Macron : "Je ne suis pas favorable au revenu universel. L'idée est belle, mais pas raisonnable et pas réaliste. A la fin, quelqu'un paiera l'addition, et [ça se soldera par] plus d'impôts. La taxe d'habitation est injuste, payé par les ménages sans tenir compte de leurs revenus, et beaucoup plus chère dans la France périphérique."

23h. Les candidats s'écharpent de manière confuse sur le travail

François Fillon : "Monsieur Macron et Monsieur Mélenchon sont d'accord, on ne sait pas sur quoi, ce sont des mots, un 'salaire décent', il n'y a pas de chiffres, on ne sait pas comment on y arrive."

Benoît Hamon : "Vous avez été premier ministre pendant cinq ans, et vous avez échoué gravement. Laissez nous expérimenter !"

François réplique : "On a deux ministres de François Hollande, et eux ont échoué gravement. Cette façon de présenter l'Allemagne comme un épouvantail, c'est une façon de nier la réalité."

Marine Le Pen, très en retard dans son temps de parole, voit un boulevard s'ouvrir devant elle : "Je ne voulais pas intervenir dans ce débat d'ultralibéraux. Chacun propose une loi El Khomri puissance 1.000 qui montre aux Français à quelle sauce ils vont être mangés. Le trou de la sécurité sociale, c'est de la faute des malades qui devraient arrêter de se soigner, c'est là où Monsieur Fillon a failli arriver. Je ne sais pas où il se trouve aujourd'hui."

22h50. Le débat reprend sur les questions économiques et sociales après une pause publicitaire

François Fillon : "La situation est inexplicable. PLus il y a d’heures travaillées, plus il y a de pouvoir d’achat et conduire leurs projets. Je veux donner la liberté de négociations dans les entreprises. Donnons la liberté aux Français."

Emmanuel Macron : "Je ne propose pas de supprimer les 35h dans la loi car la réalité est différentes suivant les entreprises. Si le problème fondamental de l’économie française était là, j’ose espérer que vous les auriez supprimées lorsque vous étiez Premier Ministre, Monsieur Fillon. Je ne propose pas le Far West, je propose que [la durée du travail] soit négociée. C'est de la souplesse, c'est de la liberté."

Benoît Hamon : "Penser le nouveau pilier de notre protection sociale: le revenu universel, comme voulu par le Conseil National de la Résistance. Je serai le candidat du travail, de la feuille de paie, et d'une rémunération décente par rapport au travail. Et le revenu universel permettra d'augmenter de 200 euros le revenu sans toucher au niveau du smic." Jean-Luc Mélenchon : "Je mets 100 milliards d'investissements dans les secteurs du futur, la mer, les énergies renouvelables, 300 000 emplois de chaque côté et on revient au plein emploi." Et le candidat de la France insoumise d'interpeller François Fillon : "Arrêtez de dire qu'on ne travaille pas en France. Vous connaissez le nombre d'heures de travail en Roumanie ?"

Réponse du candidat de la droite : "On ne se compare pas à la Roumanie, mais à la Hollande, à l'Allemagne, au Danemark."

Jean-Luc Mélenchon : "Quand vous êtes au smic, vous estimez que vous avez de la chance d'avoir un emploi, mais vous êtes 100 euros au-dessus du seuil de pauvreté."

Emmanuel Macron répond aussi à Jean-Luc Mélenchon : "Vous avez de beaux principes, mais ils ne défendent plus. je suis pour le salaire décent. Je veux que les heures sup' soient rémunérées."

22h35. Le débat se porte maintenant sur l'écologie, et la question du nucléaire

Benoît Hamon : "Il faut investir dans les énergies renouvelables." François Fillon : "Je veux réconcilier la croissance et l’environnement. On a une énergie nucléaire moderne et sûre. Il faut développer les filières d’énergie renouvelable."

Emmanuel Macron : "Il faut réduire notre dépendance au nucléaire mais le faire de façon responsable économiquement. Pour la pollution de l’air: dans les déplacements, il faut rapprocher la fiscalité du diesel et de l’essence. Je propose une prime à l’achat d’un véhicule moins polluant que l’ancien."

Marine Le Pen : "On a poussé les familles modestes à acheter du diesel, et maintenant on leur tape dessus pour leur dire d'acheter autre chose."

22h25. Question moralisation de la vie publique désormais

Benoît Hamon : "La transparence sur le financement des campagnes politiques me parait indispensable pour éclairer car je l’ai dit en introduction tout à l’heure. par l’expérience que j’ai de l’exercice du pouvoir, pour avoir été ministre j’ai pu mesurer combien était fort le poids de ces lobbies."

François Fillon : "Je mettrai en place cette commission qui sera chargée de faire des propositions sur la prévention des conflits d’intérêts et la transparence."

Emmanuel Macron : "Comment on lutte contre les lobbies ? Qu'on s'assure qu'aucun parlementaire ne soit rémunéré ou ait des intérêts alors qu'il a en charge de faire la loi. (...) Enfin de rendre transparente la rémunération des parlementaires. En interdisant d'embaucher un membre de sa famille."

Jean-Luc Mélenchon : "J'ai admiré vos pudeurs de gazelles, quand on dit que la campagne a été polluée par vos affaires d'argent. Nous trois on a rien à voir avec tout ça, ne nous mettez pas dans le même sac. Les électeurs pourraient récompenser les vertueux et châtier ceux qui le sont moins."

Marine Le Pen : "Cette campagne présidentielle a un avantage. Elle fait découvrir aux Français qu'un certains nombres de candidats défendent l'intérêt de grands groupes. (...) Il y a quelque chose qui me choque, car certains sont concernés, c'est ce qu'on appelle le pantouflage. On est fonctionnaire, on devient banquier..."

Emmanuel Macron : "Ca c'est encore pour moi. Heureusement que je suis là. Je ne vais pas répondre aux attaques ad hominem. Mais il y a une justice indépendante dans notre pays, elle fera son office."

22h20. Macron et Hamon s'écharpent sur le financement de la campagne

Emmanuel Macron, qui se sent visé par les propos de Benoît Hamon : "Je pense que c'est pour moi, donc je vais répondre. J'ai lancé un mouvement nouveau, qui ne vit pas des subventions publiques, car nous n'avons pas d'élu. Ma campagne est financée dès le premier jour par des dons de personne physiques, aucun lobby ne donne. Toutes ces personnes ont donné leur nom à une commission nationale qui vérifie les noms. 32 000 personnes ont donné, le don moyen, c'est 50 euros." S'ensuit alors un échange entre les deux candidats :

Hamon : "Pouvez vous prendre l'engagement dans les personnes qui ont donné, il n'y a pas de cadre de l'industrie pharmaceutique, pétrolière et chimique ?"

Macron : "L'identité des donateurs est protégée."

Hamon : "Je vous fais confiance, mais quand il s'agira de prendre des engagements, il ne faudra être tenu par les gens qui ont financé votre campagne."

Macron : "J'en prends l'engagement."

Jusqu'à ce Mélenchon s'introduise encore dans le débat : "Tiens, il y a un débat au PS."

22h10. Les candidats sont interrogé sur leurs réformes des institutions

Jean-Luc Mélenchon : "Oui, je veux abolir la monarchie présidentielle, qui a trompé les Français à plusieurs reprises. Les Français contestent l’autorité. Notre peuple peut se refonder en refondant sa Constitution. Je veux abolir la monarchie présidentielle. Je propose le vote obligatoire et la reconnaissance du vote blanc."

Marine Le Pen : "Le référendum d’initiative populaire est une promesse de Nicolas Sarkozy qu’il n’a pas pu tenir. Les politiques ont transféré leur pouvoir à l'Union européenne. Le peuple est souverain, il faut qu’il reprenne le pouvoir. Moi j'aime bien la Ve République, Jean-Luc Mélenchon, je trouve qu'elle fonctionne bien."

Benoît Hamon : "Je suis favorable à un 49.3 citoyen. Si 450 000 personnes le demandent, un thème peut être abordé à l'Assemblée nationale. Je veux que les citoyens puissent faire irruption dans la démocratie, et pas que tous les cinq ans. Je tiens à ce que sur la moralisation de la vie publique, nous soyons intransigeants sur le poids des lobbies et de l'argent. La clarté avec laquelle nous montrerons que nous n'avons pas de don de gens appartenant à des grands groupes, qui ne peuvent pas nous lier pour demain."

22h05. Attaqué sur le burkini, Macron répond vertement à Le Pen

Marine Le Pen a décidé de s'en prendre au candidat d'En marche ! : "Il y a quelques années, il n'y avait pas de burkini sur les plages, je sais que vous êtes pour Monsieur Macron". Emmanuel Macron répond qu'il n'est "pas ventriloque", et qu'il n'aime pas qu'on le fasse parler. Il enchaîne ensuite que c'est "un problème public", en montant dans les tours niveau vocal. Il continue : "Vous mentez aux Français en déformant la vérité Madame Le Pen".

Jean-Luc Mélenchon s'immisce alors dans le débat : "Vous ne pouvez pas établir une police des vêtements dans la rue. Vous avez l'intention d'interdire les gens aux cheveux verts ou aux jupes trop courtes."

François Fillon tente alors de reprendre la parole : "C'est un débat entre Madame Le Pen et Monsieur Mélenchon ou on peut parler ?"

22h. Le thème de la laïcité est maintenant abordée

Emmanuel Macron : "La laïcité, c'est ce qui protège, et ce qui permet de croire et de ne pas croire."

Jean-Luc Mélenchon : "Je suis pour une laïcité respectée au plus haut niveau de l'Etat, avec les responsables politiques qui évitent de montrer leur sympathie pour telle ou telle religion au niveau local. (...) Encore faudrait-il que la laïcité ne serve pas de prétexte pour s'en prendre aux musulmans."

Benoît Hamon : "Je suis pour la loi de 1905, toute la loi de 1905, rien que la loi 1905. (...) Son article 31 permet de punir toute personne qui vous oblige à croire ou à ne pas croire."

Marine Le Pen : "La laïcité n'a été contestée par personne depuis un siècle, jusqu'à la montée du fondamentalisme islamiste depuis un certain nombre d'années, si on ne le dit pas, on ne regarde pas réalité en face."

21h50. On passe aux questions sur l'immigration et la crise migratoire

Emmanuel Macron : "Il faut avoir une politique réaliste en matière migratoire et faire notre devoir. Le problème, c'est l'immigration illégale. Il faut donc avoir une vraie politique de reconduite à la frontière. (...) Je propose de raccourcir la procédure d'asile et les recours, pour qu'en moins de six mois, le titre de séjour soit délivré ou pas."

François Fillon : "J'ai un désaccord profond avec Emmanuel Macron qui à Berlin a félicité Merkel pour la politique qu’elle a conduite ajd critiquée par ses propres amis en Allemagne. il y a une partie de ces hommes et femmes qui fuyaient la guerre en Syrie mais l’immense majorité de ces hommes et femmes fuient la pauvreté et viennent de toutes les régions du monde."

Benoît Hamon : "La proportion d’étrangers en France est stable depuis les années 1930. Et il y a des problèmes dès lors que subsiste l’immigration clandestine. Mais 200.000 entrées et plus de 150.000 qui repartent."

Jean-Luc Mélenchon : "une limite aux illégaux ? et comment vous les comptez. c’est une vieille discussion. Pn propose des épuisettes qui ont des trous dedans. Vous pouvez inventer des quotas, des tickets. vous le jetez à la mer ? vous le frapper ? Ce n’est pas sérieux. Moi je suis un enfant d'immigrés, [mes parents] sont partis de misère."

Marine Le Pen : "Je veux arrêter l’immigration légale et illégale. Je le dis je l'assume. Cela a fait dix ans, je le dis car je ne veux pas inquiéter les Français, que 200 000 étrangers entrent chaque année, et autant d'illégaux. Il faut avoir des frontières, car ce n'est pas la Grèce ruinée ou l'Italie submergée qui vont arrêter ces flux. Nous n'avons rien à leur offrir : sept millions de chômeurs et neuf millions de pauvres doivent concentrer toute notre énergie."

21h45. Faut-il abaisser la la majorité pénale à 16 ans, co pmme le propose Fillon ?

François Fillon parle en premier : "Chacun constate aujourd'hui qu'il y a des adolescents qui ont perdu tout contrôle. Des bandes attaquent des voitures de police, et je ne crois pas que la police de proximité y changera quelque chose. Quand Lionel Jospin avait créé cette police de proximité, la délinquance avait beaucoup augmenté."

Réponse d'Emmanuel Macron : "Plutôt que d'agiter des symboles qui ne régleront rien [abaisser la majorité pénale de 16 ans], on a une justice des mineurs, qui permettent des mesures coercitives dès l'âge de 10 ans."

Jean-Luc Mélenchon a acquiescé aux propos de Emmanuel Macron : "C’est une idée qui est très mauvaise. Le juge peut passer outre l’excuse de minorité. Nous avons à nous souvenir qu’un jeune de 16 ans est d’abord un jeune esprit."

Marine Le Pen : "Je me souviens d'avoir entendu Monsieur Fillon promettre d'abaisser la majorité pénale à 16 ans en 2006, on se demande pourquoi il ne l'a pas mis en place."

Benoît Hamon : "Être droguée aux pages faits divers, c'est une chose, mais aspirer à gouverner le pays, c'en est une autre", fustige le candidat socialiste qui vise Marine Le Pen.

21h35. On passe aux questions de sécurité et de justice

Marine Le Pen : "Aujourd'hui, notre police a besoin d'être réarmée, en effectif, et en matériel, car elle travaille dans des conditions déplorables. Mais aussi réarmée psychologiquement. Je suis pour la présomption de légitime défense des forces de l'ordre (...) face à de véritables milices factieuses."

François Fillon : "la première réponse que j'entends, c'est toujours plus d'effectif. Ce n'est pas la bonne réponse. Si elles sont mises en place, provoqueront la faillite de la France dont je parle depuis un moment."

Benoît Hamon : "Je rétablirai la police de proximité en créant 5000 postes mais je veux aller plus loin : attribuer une prime aux policers qui travaillent en zone de sécurité prioritaire. Comme dans l’éducation nationale. Il a dans certains territoires une forme d’hostilité. C'est la raison pour laquelle je veux expérimenter le récépissé de contrôle d'identité."

Jean-Luc Mélenchon : "La France se fait voler chaque année 85 milliards par les tricheurs du fisc, pour ne pas parler du reste. (...) Et il faut finir avec la clochardisation de la justice, dont on n'a pas parlé. Sur la police, les tableaux on les connaît. La société va mal ce n’est pas une découverte. Mais en l’espace de 10 ans nous avons voté 15 lois sécuritaires et personne n’a fait le bilan de l’efficacité des mesures votées alors que c’est une surenchère permanente. Il faut revenir à une logique de gardien de la paix, de la paix."

Emmanuel Macron : "Il faut raison garder. Il faut répondre au problème de l’insécurité, garder les proportions. Vouloir une situation de guerre civile, c'est semer la peur. Il y a une délinquance. Mais il y a aussi des personnes. Pour ma part, je propose de libérer du temps utile pour les policiers et de créer une police du quotidien, avec un pouvoir d’amende immédiat pour les petites infractions."

21h30. Hamon s'en prend à Le Pen aussi

Benoît Hamon : "La réalité de notre école, c'est quoi ? Ce n'est pas ce qu'entend de la part de Marine le Pen. La priorité de mon quinquennat sera de mettre la priorité du CP, CE1, CE2. C'est là que tout se joue (...) en recréant des postes."

21h30. Légère passe d'armes entre Mélenchon et Le Pen sur l'école

Marine Le Pen souhaite mettre l'accent sur les fondamentaux, plus que François Fillon assure-t-elle, et veut consacrer beaucoup de temps à l'apprentissage du français. Jean-Luc Mélenchon n'hésite pas à entrer dans l'arène et lui rappelle que toute l'école primaire se fait en français, quelle que soit la discipline.

21h20. Premier thème : l'éducation, quel modèle ?

François Fillon : "Ma priorité est une école primaire qui enseigne les fondamentaux, dans lesquels j’inclue le respect. Deuxième priorité, que la fllière de l’apprentissage devienne central dans l’accès au marché du travail. Il faut que les enseignants acceptent un temps de présence à l’intérieur de l’établissement un peu plus élevé."

Emmanuel Macron : "Je veux remettre plus d’heures de cours pour les élèves en primaire. Il faut qu'on porte le nombre d’élèves par classe à 12 pour corriger les inégalités de départ. Je veux plus d’orientation à la fin du collège."

Jean-Luc Mélenchon, interpellé sur le nombre d'enseignants qu'il souhaite embaucher : "L'éducation, c'est devenu un problème de moyens, il ne faut pas tourner autour du pot. Je propose de verser une allocation d’étude aux jeunes qui font ce choix dès l’âge de 16 ans. Plus on partage le savoir, plus il y en a. Il faut que l’école soit totalement gratuite, même la cantine. Ce qui compte, et c’est à ça que sert l’école, c’est de se grandir."

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dimanche 19 mars 2017

Bercy: Le discours de Benoît Hamon "Le parti de l’argent a trop de candidats" !

Mesdames, messieurs, chers amis, mes chers concitoyens,

Quel honneur…

Quel honneur d’être le porte-parole de nos idées, de notre vision, de notre projet, quelle immense responsabilité… Quelle immense et belle responsabilité car cette élection n’est pas une élection comme les autres, une élection parmi d’autres. Quelle responsabilité car nous avons rendez-vous avec l’Histoire, cette histoire tragique dont tant avaient proclamé la fin et qui aujourd’hui revient frapper à notre porte. Cette responsabilité je l’assume pleinement, je m’y suis préparé, lucidement, passionnément, sérieusement, en rencontrant les Français, mais aussi grâce à mon expérience, comme élu, comme ministre au service de l’Etat, au service de mes convictions les plus intimes et d’une vision claire du futur désirable que nous devons à nos enfants, et aux enfants de nos enfants.

Il existe, dans la vie des peuples, des moments charnières, des moments où se décide notre destin commun. Nous vivons l’un de ces moments. Ces élections sont l’un de ces moments.

Alors je me présente devant vous, plein de l’humilité de ceux qui ont conscience de l’ampleur des défis et de la gravité des temps. Nous voterons dans quelques semaines alors que le Brexit a eu lieu, alors que l’Europe risque de se défaire sous nos yeux, alors que Trump est devenu Président des Etats-Unis, que Poutine semble maître du jeu, que la dynastie xénophobe du Front National est aux portes du pouvoir chez nous, que DAECH nous met encore et toujours à l’épreuve.

Nous voterons alors que le réchauffement climatique gagne la planète, alors que notre modèle de croissance atteint ses limites, alors que le travail se transforme sous l’impact de la révolution numérique, alors que des inégalités toujours plus grandes ébranlent notre organisation sociale, alors que nos institutions verticales semblent à bout de souffle.

Alors qu’un doute immense s’est emparé de notre peuple sur son identité, ce qui nous définit en tant que Français.

Voilà le contexte dans lequel nous allons voter.

Voilà les questions auxquelles chacun des candidats devrait répondre. Voici les angoisses qu’il nous faut dépasser.

Cette journée elle-même nous rappelle que la médiocrité des vicissitudes politiciennes n’est rien face à notre responsabilité, immense, devant l’Histoire et le moment que nous vivons.

Nous sommes le 19 mars, une de ces dates noires qui ont endeuillé la République. Je ne peux pas m’adresser à vous aujourd’hui sans évoquer, avec la même tristesse et la même révolte, les noms de Myriam Monsonégo, 8 ans, Gabriel Sandler, 3 ans, son frère Aryeh, 6 ans, leur père Jonathan, tué en tentant de les protéger dans l’école Ozar Hatorah.

Et quelques jours auparavant, eux aussi lâchement assassinés, les militaires, Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf, Mohamed Legouad.

Je vous demande de vous lever et de respecter une minute de silence en leur mémoire, mais aussi, puisque nous sommes ici à Paris, en la mémoire des victimes de Charlie Hebdo et de l’Hypercacher, des victimes de Nice comme de Saint Etienne du Rouvray, de la jeunesse fauchée au Bataclan et dans l’insouciance des terrasses alentours, et de toutes les victimes du terrorisme tuées parce que journalistes, caricaturistes, parce que juives, parce que policières, parce que militaires, parce que prêtres, parce que françaises, parce que libres.

Je me suis interrogé sur notre réaction collective après les attentats de Toulouse et de Montauban. Sur ce qu’elle disait de nous… En ce mois de mars 2012, pour la première fois depuis l’Occupation des enfants étaient assassinés en France parce qu’ils étaient juifs, en même temps que des militaires d’origine arabe étaient tués parce qu’ils servaient leur pays. C’était le plus beau visage de la France qui était attaqué, nous aurions dû, ce jour-là, être des millions dans les rues.

Mais la campagne présidentielle battait son plein, déjà marquée par les outrances, les discours contre les étrangers, les Roms, les musulmans, déjà, Marquée par les affaires, les rassemblements au Trocadéro, déjà les attaques contre la presse, contre les juges, contre les syndicats, les querelles picrocholines, les trahisons déjà, les polémiques quotidiennes qui finissent par tous nous détourner de l’essentiel.

Or l’essentiel c’est l’unité de la Nation, notre capacité à débattre de notre avenir commun dans le respect mutuel, à comprendre que la France est une idée plus grande que chacun d’entre nous qui exige de la dignité.

Et je veux à cet instant remercier en votre nom, et au nom de tous les Français, non seulement les femmes et les hommes qui assurent la sécurité de notre Nation, dans les rues de nos villes comme sur les théâtres d’opérations à l’étranger, mais aussi trois personnes qui tout au long de ce quinquennat ont fait primer le service de l’Etat et la protection des français sur toute autre considération: je vous demande de saluer comme ils le méritent le Président de la République François Hollande, le Premier Ministre Bernard Cazeneuve et le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian.

Oui, à mes yeux, la République comptera toujours plus que les péripéties politiques. Je ne me résigne pas à ce que cette élection se résume à une chronique judiciaire ou à une fièvre sondagière.

Je refuse que le grand débat démocratique auquel les Français ont droit leur soit confisqué par quelques grands intérêts et petits arrangements.

A cet égard, votre présence est un message. A tous ceux qui espèrent ou redoutent une élection jouée d’avance, nous disons :

tout commence aujourd’hui… Tout commence avec vous, tout commence par vous, aujourd’hui n’est pas seulement le premier jour du combat qui doit nous mener vers la victoire, c’est le premier jour de la transformation que nous voulons pour le pays.

Oui, c’est aujourd’hui que tout commence. Et ce jour, nous l’avons imaginé comme nous imaginons, nous, la politique: en rupture avec la déprime que la classe politique actuelle, par son comportement comme par son fonctionnement, impose au pays.

Par leur faute, la France est en burn-out démocratique. Il nous incombe à nous, je l’ai souvent dit en reprenant ce joli mot de Camus, de casser la “machine à désespérer”.

Alors nous avons voulu cette journée à l’image du changement que nous portons: fraternelle, heureuse, rassemblée parce que nous savons, nous, que l’on est toujours plus forts, ensemble, pour agir, pour réfléchir, pour inventer, pour entreprendre, pour bâtir, et, n’en déplaise à ceux qui voudrait étouffer la voix du peuple de gauche dans cette élection : pour gagner.

Je suis venu vous dire que la gauche peut gagner, doit gagner. Parce que ce qui est en jeu ici, ce n’est pas le destin d’un homme. La gauche c’est un souffle qui vient de loin, du coeur des luttes qui ont façonné nos êtres en tant que Français, en tant que républicains, en tant que socialistes.

Je me présente devant vous escorté d’un long cortège de combats, d’idéaux, de héros, je me présente devant vous avec nos morts et leur message de vie, leur chant d’espoir, leur quête de progrès sans cesse renouvelée, sans cesse répétée, et qui a apporté à la France ses plus grandes conquêtes sociales.

Ce sont cette Histoire, ces combats, ces ruptures que j’assume, que je revendique, que je continue.

Je sais que l’histoire de France est un bloc, comme la Révolution. Mais je ne confonds pas la Révolution et la Restauration, les communards et les versaillais, Barrès et Zola, les dreyfusards et les anti-dreyfusards, je ne confonds pas l’histoire de Fernand Braudel et celle de Charles Maurras. En temps de crise, la clarté est plus que jamais nécessaire.

La clarté sur la filiation, la clarté sur le projet, la clarté sur l’horizon. Et nous avons trop longtemps manqué de clarté.

Nous, la gauche, nous avons trop cédé de terrain aux déclinistes, aux réactionnaires, aux tenants du repli, du rejet.

Nous avons fini par ne plus savoir qui nous étions. Ce que je vous propose, c’est de descendre à nouveau dans l’arène démocratique et de reprendre pied à pied ce que nous avons perdu.

Ce que je vous propose, c’est de renouer avec ce génie du socialisme français: mettre l’audace la plus révolutionnaire au service du réformisme le plus sérieux, conjuguer la loyauté totale à nos valeurs et l’ouverture totale aux idées nouvelles.

Salut aux intellectuels, aux enseignants, aux chercheurs, aux femmes et hommes de lettres et de Culture dont j’ai voulu la présence parmi nous aujourd’hui.

Ici, vous êtes respectés, aimés, vous êtes indispensables comme est indispensable la Culture pour redonner du sens à une société en perte de repères, comme la Culture est indispensable à la gauche pour comprendre le monde d’aujourd’hui et penser le monde de demain !

Je veux que cette élection, où aucun débat de fonds n’a eu lieu, où rien n’a été dit ni demandé aux Français, soit remise à la hauteur des enjeux, à la hauteur de la France, à la hauteur de l’Histoire.

Il est temps, aussi, qu’elle soit remise, comme l’écrivait Blum, “à l’échelle humaine”. Ma détermination est totale parce que je sais pour qui je me bats.

Nous avons, ces dernières semaines, affronté des vents contraires, et même une forte houle, certains avaient d’ailleurs quitté le navire avant le premier zéphyr…

Je vais vous faire une confidence : c’est peut-être un trait de caractère assez breton, mais je sais garder la nuque raide face à l’épreuve, je tiens bon dans la tempête, “fluctuat nec mergitur” comme dirait Anne Hidalgo, cette exceptionnelle maire de Paris que je remercie de nous accueillir aujourd’hui et d’être à mes côtés !

Il y a quelques jours, j’étais d’ailleurs à Brest, parmi les miens, entre l’avenue Jaurès et Recouvrance, le quartier de l’Arsenal, dont beaucoup d’anciens étaient présents dans la salle.

Et devant eux, je n’ai pas seulement ressenti de la fierté, celle de succéder ici à François Hollande, Ségolène Royal, Lionel Jospin, François Mitterrand qui disait que “porter l’espoir et le combat des Socialistes, c’est la justification d’une vie”.

J’ai ressenti mon devoir. Ces dernières semaines n’ont ébranlé aucune de mes convictions, elles les ont confirmées: j’ai en moi, dans cette bataille, la force invincible parce que collective de celles et ceux qui ont toujours défendu la gauche et que la gauche doit toujours défendre.

J’ai le devoir de ne pas céder face à la machine à désespérer, la machine à broyer la gauche. Je ne céderai rien face à ceux qui représentent le monde d’hier, les idées d’avanthier, ces mêmes privilégiés qui sont là depuis la nuit des temps et qui risquent de nous entraîner dans une longue nuit pour la République !

Vous les connaissez, ces gens bien informés, bien nés, bien entre-eux surtout, qui nous disent depuis toujours ce que le pays doit faire, doit penser, et le conduisent d’échec en échec avec la même constante arrogance.

Ces sophistes qui nous expliquent que la réponse à la crise sociale, c’est un peu moins de Code du Travail, la réponse à la crise écologique c’est un peu plus de nucléaire, la réponse à la crise démocratique un peu plus de culte de l’homme providentiel.

Ces gens qui enjoignent la gauche de changer son logiciel, mais qui l’attaquent encore plus violemment lorsque nous apportons des solutions et des idées nouvelles.

Ces gens qui ricanent lorsque nous parlons d’un traité budgétaire européen ou d’une contribution sur la valeur ajoutée des robots, et qui sont gênés lorsque ces idées sont portées par un économiste de renommée mondiale, Thomas Piketty, et un entrepreneur de succès mondial, Bill Gates.

Leurs noms changent, leurs méthodes restent. En 36, ils surnommaient Léo Lagrange, secrétaire d’Etat aux Sports et aux Loisirs de Léon Blum, le “ministre de la Paresse”. Ils ne sont pas très inventifs, ils ont recyclé la caricature à propos du Revenu Universel d’Existence !

Ils ont juste oublié, en passant, que c’était le dernier pilier du programme du Conseil national de la Résistance : « la garantie d’un niveau de salaire et de traitement qui assure à chaque travailleur et à sa famille la sécurité, la dignité et la possibilité d’une vie pleinement humaine ».

Il y a ainsi une petite coterie dans ce pays qui fait l’éternel procès en illégitimité de la gauche, qui n’a jamais accepté Mai 36, Mai 68, Mai 81, qui supprimerait le joli mois de mai si elle le pouvait et qui tente de nous voler Mai 2017 !

Et au fond que nous disent-ils ? Toujours la même chose : “abjurez ! Dites que vous n’êtes pas de gauche, que vous êtes “progressistes, sociaux libéraux”, que sais-je... Ou alors dites que vous ne voulez pas gouverner !”

Ah qu’ils nous aiment quand nous ne sommes que la pâle copie de nous-mêmes, ou à l’inverse des protestataires, des idiots utiles qui restons dans la pureté et surtout, surtout, dans l’opposition !

Ils nous disent : “oubliez votre histoire, oubliez vos espoirs, oubliez votre devoir envers la République”.

Que croient-ils ? Que nous allons passer un siècle de combats par pertes et profits ?

Hé bien je vais encore les décevoir, et je ne m’en excuse pas. Parce qu’il faudrait que j’oublie quoi ? Il faudrait que je renie quoi ? Les mineurs de Carmaux que défendait Jaurès ou bien les ouvriers de Florange ou Whirlpool? Les congés payés de Blum ou bien les 35 heures et la CMU de Martine Aubry ? Le chant d’Aragon ou celui de Ferrat ? Le verbe de Victor Hugo ou les films de Costa Gavras ? L’abolition de l’esclavage avec Victor Schoelcher ou bien anticolonialistes contre la Guerre d’Algérie ? L’abolition de la peine de mort avec Robert Badinter ou bien le mariage pour tous avec Christiane Taubira ?

La jeunesse en liesse place de la Bastille, la jeunesse révoltée contre les lois Devaquet et contre le CPE, la jeunesse de chez moi à Trappes, qui a des rêves plus grands que l’avenir étriqué qu’on lui assigne ?

Et dans le bilan du quinquennat, je sais que nous pouvons trouver de la fierté : je suis fier de la retraite à 60 ans pour les carrières longues, je suis fier du tiers payant généralisé, je suis fier des 60 000 postes créés dans l’Education nationale, de la l’effort engagé en faveur de la transition énergétique, je suis fier de la loi ALUR, je suis fier de la garantie jeune.

Nous n’oublierons rien, nous n’abandonnerons personne, nous ne renierons rien de ce que nous sommes, parce que nous sommes la gauche, parce que nous sommes fiers d’être la gauche. Nous avons toute notre place dans l’histoire de la République autant que dans le grand débat démocratique !

je sais que certains disent “la gauche, c’est moi”, cédant encore un peu plus à la Ve Ré- publique, moi je dis “la gauche, c’est tout ce que je suis, la gauche c’est ma vie”.

C’est ma vie, depuis les premiers tracts distribués à Brest, la première confrontation avec la brutalité du FN, et sans doute avant: depuis la fascination enfantine pour le savoir-faire ouvrier, pour ces mains d’or des chantiers navals, depuis Dakar où je remercie mes parents et l’Afrique de m’avoir appris que la fraternité peut être aussi simple que les jeux d’enfants que nous avions à l’école, jusqu’à l’immense responsabilité de porter avec vous l’avenir de la gauche.

Je sais d’où je viens. Je sais à qui je suis fidèle. A ceux qui m’ont montré l’exemple.

A celui qui commença à 16 ans comme apprenti puis ouvrier à l’Arsenal, à celle que rien n’empêcherait, même une petite retraite après une vie de secrétaire, de préparer chaque année les étrennes de ses enfants.

Leurs cadeaux, ce furent l’amour du travail bien fait, le sens de la générosité, même quand on est durs à la peine, et leur volonté absolue que leurs enfants puissent avoir une vie plus facile grâce à leurs études.

Oui je sais d’où je viens. Et de là me vient l’aversion de ceux qui sont si durs avec les faibles et si faibles avec les puissants.

Mes parents ne m’ont pas seulement offert, un peu malgré eux, une conscience politique, ils m’ont offert le plus important dans une vie d’homme: une morale et une éthique.

Oui, ma famille, mon identité, ma vie c’est la gauche, mon combat c’est la gauche, ma fierté c’est la gauche.

Alors je vous appelle à la révolte face à ceux qui prédisaient l’échec des primaires, qui n’en voulaient pas, et qui aujourd’hui voudraient ignorer le vote populaire.

C’est ce manquement à la parole donnée, ce mépris de l’expression démocratique qui exaspèrent tant le peuple qu’ils finissent par le jeter dans l’aventure du Brexit, dans les bras de Monsieur Trump ou de Madame Le Pen, qui nourrissent ce nihilisme qui éteint chaque jour davantage l’esprit républicain dans le coeur de nos compatriotes.

2) Si je porte le flambeau de la gauche, c’est pour rallumer la flamme de la République. Je veux d’abord le dire solennellement : le parti de l’argent a trop de candidats dans cette élection. Il a plusieurs noms, il a plusieurs visages, il a même plusieurs partis désormais. L’argent a mis son emprise sur cette élection. L’un nous dit, moderne comme le Père Guizot sous la Restauration: “enrichissez-vous!”. Les deux autres pensent: “enrichissez-nous !”.

Il existe dans cette campagne une certaine vision de la France qui n’est pas la mienne. Un pays considéré comme une entreprise. Un gouvernement vu comme un conseil d’administration du CAC 40. Un pays réduit à une part de marché flottant désincarné au gré des agences de notation et des injonctions des places financières.

Un pays où l’argent serait roi. La seule raison d’être.

Un pays où les alternances démocratiques deviendraient sans objet puisque gauche et droite travailleraient en apparence ensemble pour l’entreprise « France », et en réalité au service des gagnants, de celles et ceux qui, quels que soient les aléas de la vie, se maintiennent au pouvoir.

Vous êtes chômeurs ? créez votre entreprise !

Vous êtes pauvre ? devenez milliardaire !

Vous n’avez qu’un tee-shirt ? allez-vous acheter un costume !

Mais si vous voulez votre part des richesses et du pouvoir qui nous appartient de tous temps alors passez votre chemin !

Je ne crois pas pour ma part que le marché puisse guider le cœur des hommes et des femmes.

Je ne crois pas que la France soit une entreprise ni que les Français rêvent d’en être les actionnaires.

Je n’ambitionne pas de devenir le PDG du site « France » mais bien de devenir le Pré- sident de la République au service exclusif des françaises et des français.

Je ne crois pas davantage qu’on puisse trouver les solutions du monde qui vient dans le bréviaire libéral des années 80, dont les prescriptions ont tué plus de malades qu’elles n’en n’ont guéri.

Nul ne peut servir deux maîtres, la République et l'argent. Le peuple et l'argent. La France et l'argent. Dans cette campagne polluée par l'argent, ils pensent à la taille de leurs châ- teaux, de leurs compte en banque, ou peut-être de leurs costumes...je ne pense qu'à la grandeur de notre pays. Ils ne pensent qu'au pouvoir, je ne pense qu'à mon devoir. Ils sont candidats pour réaliser leur destin ou assurer leur avenir, je serai Président pour préparer notre futur. Ils ne pensent qu'à la présidence, je ne pense qu'à la République. Ils ont le sens des affaires, j'ai le sens de l'Etat.

Je n’ai pas d’”offre politique” comme eux mais un projet pour la France. Je refuse ce qu’Herbert Marcuse appelait l’homme unidimensionnel, obligé de penser comme lui dictent les grands intérêts et le marketing, qui consomme de la politique comme on consomme des yaourts.

Et je refuse que cet oligopole bien structuré prive en réalité le citoyen de tout choix. Je crois que c’est un carcan dangereux celui dans lequel on tente d’enfermer les citoyens :

ce serait soit les candidats rattrapés par les affaires, soit le candidat du monde des affaires, soit les candidats des intérêts cachés soit la candidate de la haine assumée.

C’est cela le vote utile ? Ils prétendent faire barrage au Front National demain, mais ils lui font surtout un pont pour après-demain.

Je crois que l’indifférenciation est dangereuse pour la démocratie. Je crois au plus profond de moi, dans la tradition de Pierre Mendès France, que la République c’est le droit et le devoir de choisir, pour les gouvernants comme pour les citoyens.

Ce choix, cette clarté, ils sont inscrits dans l’ADN de la République, ils la précèdent même puisque c’est le 11 septembre 1789, sur la question du droit de veto du Roi, que naquirent la droite et la gauche à l’ère moderne dans notre pays.

Je ne suis pas, par je ne sais quel sectarisme, opposé à des majorités de progrès qui dé- passent les appareils politiques. Mais tout est dit : “Majorité. De. Progrès.”

Ce fut le cas du Conseil national de la Résistance où communistes, socialistes, gaullistes, radicaux, furent capables de créer ensemble la Sécurité sociale. Et même en 1988, le Gouvernement ouvert de Michel Rocard réalisa le RMI et les Accords de Matignon.

Mais enfin, si cette élection nous enseigne bien quelque chose, c’est que n’est pas le Gé- néral de Gaulle ou Michel Rocard qui veut !

Alors oui, je préfère la clarté, je préfère porter un projet clair, pour une majorité claire.

On a parfois caricaturé mon projet social-écologique, mais je l’avoue, c’est un grand dé- faut quand il faut être dans l’air du temps : je préfère que l’avenir de la France repose sur les éoliennes plutôt que sur des girouettes...

Plus sérieusement, c’est dans la pénombre, dans cette opacité, dans cette confusion que prospèrent ceux que l’historien israélien Zeev Sternhell appelle les “anti-Lumières”. Face aux dangers nouveaux et aux défis anciens, notre société n’a pas besoin d’élites faibles mais d’une République forte.

Elle n’a pas besoin de ces nuées de césars et de tribuns interchangeables à la recherche de buzz sur les chaînes d’information continue. Elle a besoin d’une voix qui affirme, avec fermeté et bienveillance, ses valeurs fondamentales, qui affirme la primauté de l’émancipation face à toute forme de domination.

Avec moi, la République parlera de cette voix bienveillante mais ferme.

A tous ceux qui ne respectent pas ses règles, la République dira : « On ne vous laissera pas tranquilles ! » La déclaration des droits de l’homme et du citoyen proclame la sureté comme un des quatre droits fondamentaux et imprescriptibles de l’homme. Il m’est douloureux de constater que ce sont souvent le plus vulnérables qui sont le moins bien protégés.

Je crois à la police de proximité, je veux donc 5 000 policiers et gendarmes supplémentaires, parce que les plus faibles dans notre société sont toujours les premières victimes de l’insécurité.

En tant que républicain, en tant que futur garant de son indépendance, je crois en la Justice, C’est un service public qui souffre de manquer de moyens, d’accessibilité et du soupçon d’être plus arrangeants avec les uns qu’avec les autres.

je veux qu'on la respecte de la base jusqu'au sommet de la société, je veux une justice qui a non seulement les moyens de faire son travail mais aussi le respect qui lui est dû dans la République.

Je veux réhabiliter la règle commune dans la République, que cesse le deux poids deux mesures, que ce ne soit plus selon que vous serez puissant ou misérable, Je veux donc créer un droit de la victime dans le code pénal.

je veux donc renforcer les corps d’inspections doivent permettre de faire respecter le droit du travail, les règles sanitaires et vétérinaires, les règles fiscales…

En tant que républicain, je crois à l’autorité de la loi, et si comme moi des voix aussi sé- rieuses et diverses comme celles de nos camarades du PRG, dont Sylvia Pinel que je remercie d’être là, prônent la légalisation du cannabis, ce n’est pas par je ne sais quel laxisme, mais pour assécher au contraire l’économie souterraine qui pourrit certains de nos quartiers.

On ne laissera pas aussi ceux qui veulent nous diviser, les intégristes, les communautaristes, ceux qui veulent substituer leur loi à celle de la République, je ne le tolérerai jamais parce que la laïcité c’est le droit de croire comme de ne pas croire, c’est ce qui nous est commun, c’est la liberté d’être.

On ne laissera pas tranquilles ceux qui croient que le racisme, l’antisémitisme, le sexisme, l’homophobie, que toutes les discriminations sont “acceptables”, avec moi elles ne le seront jamais et la police, elle-même exemplaire grâce aux récépissés de contrôles d’identité, veillera à ce que ces délits-là, aussi, soient traqués.

L’exemplarité, c’est la condition de la confiance, c’est la condition de la concorde civile, je condamne les violences policières inacceptables quand elles se produisent, comme la dé- plorable agression du jeune Théo, exactement pour la même raison que je condamne totalement les violences contre les forces de l’ordre : parce que je veux que l’autorité de l’Etat soit respectée. Cela vaut pour tous les représentants publics.

On ne laissera pas tranquilles enfin ceux qui sapent l’autorité de l’Etat en n’étant pas exemplaires à son sommet, je renforcerai les obligations de transparence et seules les personnes qui disposent d'un casier judiciaire vierge pourront être candidates aux élections, je renforcerai l’action de moralisation de la vie publique parce que le soupçon est le pire ennemi de la démocratie.

Aux citoyens, la République dira : “agissez” ! Vous, citoyens, êtes souvent plus loyaux à l’esprit de la République que vos dirigeants, alors devenez vos propres dirigeants, parce que c’est cela l’esprit de la “démocratie jusqu’au bout” que nous voulons.

Je demande à chacun de s'engager, d'être acteur de sa propre vie, c’est plus exigeant que le mauvais accord de mécontentement permanent qui vous lie à la classe politique, mais c’est tellement plus exaltant.

Citoyens, vous avez aujourd’hui la classe politique que vous méritez, alors remplacez-la, prenez le pouvoir !

Avec le 49-3 citoyen, avec plus de proportionnelle, avec enfin, enfin, la VIe République plus nécessaire chaque jour qui passe.

Avec la promesse enfin tenue, que je n’abandonnerai jamais parce qu’elle est le symbole de notre attachement à une République ouverte, du droit de vote des étrangers aux élections locales, sur lequel j’organiserai un référendum dès le lendemain de mon élection ! Avec le renforcement du non-cumul des mandats, parce que le pouvoir n’est entre de bonnes mains que lorsqu’il change de mains.

A la jeunesse, à la génération qui vient, la République dira à nouveau : espérez !

Il y a un siècle, dans un lycée du Tarn, un jeune professeur confiait aux élèves qui l’écoutaient: “les hommes qui ont confiance en l’homme savent cela. Ils sont résignés d’avance à ne voir qu’une réalisation incomplète de leur vaste idéal, qui lui-même sera dépassée ; ou plutôt ils se félicitent que toutes les possibilités humaines ne se manifestent point dans les limites étroites de leur vie.” Il s’appelait Jean Jaurès.

Il fut assassiné par l’extrême-droite, qui a tué tant des vôtres, qui a tué Guy Moquet, qui a tué Brahim Bouarram, qui a tué les jeunes militants sur l’ile d’Utoya par la main armée du terroriste Breivik, qui a tué Clément Méric en plein Paris. Ne laissez pas leurs idées empoisonner vos esprits, parce que leurs idées tuent.

Ne les laissez pas vous diviser selon votre naissance, votre quartier, votre couleur de peau, votre religion, votre nom, l’origine de vos parents. n’admettez jamais qu’un seul de vos amis soit obligé de baisser la tête, dans la rue, en raison de ce qu’il est ou ce qu’il parait. Ne les laissez plus raviver des plaies que vous devrez fermer. Cinquante cinq ans après, tous les Français qui ont laissé une partie de leur cœur en Algérie, qui y ont une partie de leur histoire qui les trop souvent et trop longtemps divisés se réunissent. Je veux qu’ils nous aident à élaborer et dire une histoire partagée de l’Algérie et de la colonisation et une façon de s’en rappeler. La paix des armes et l’indépendance c’était en 1962, il y a cinquante cinq ans avec les Accords d'Evian, mais la paix dans les cœurs elle n’est pas encore là. Il est temps, je ferai tout pour cela, qu’elle advienne. Soyez les fiers dépositaires du génie français, capable de faire vivre ensemble des femmes et des hommes venus du Pays Dogon comme du Pays Basque, des hauts terrils du Nord et du Pas de Calais comme des montagnes de Kabylie, qui parlent breton ou portugais, ces femmes et hommes qui portent en eux une histoire, une langue, l’odeur d’une cuisine ou le souvenir d’un paysage, une identité complémentaire, personnelle, intime, qui n’est pas une menace mais une richesse pour l’identité collective.

Sachez d’où vous venez. Revendiquez fièrement l’héritage de Montaigne et de Rabelais, de La Boétie et de Castellion, de tous ces penseurs qui, dès le XVIème siècle, ont célébré les libertés, la tolérance, les échanges et les mélanges qui font la singularité de la France !

Vous êtes les descendants des patriotes qui ont un beau jour de 1789, proclamé que les hommes naissaient libres et égaux et que tel devait être désormais notre horizon commun, le sens donné à notre existence collective.

On vous explique aujourd’hui que les droits de l’homme ne sont plus d’actualité, qu’il ne faut pas être « droit-de-l’hommiste », cette étrange insulte au pays des droits de l’homme ? Quelle inversion, quelle trahison de notre Histoire !

Souvenez-vous, soyez fiers au contraire, fiers de 1789 et de 1848, fiers de Zola et de son combat pour Dreyfus et l’humanité toute entière mortifiée à travers lui, fiers de ces Français qui ont su parler à tous les hommes, fiers de ces Français qui ont accueilli les exilés, les persécutés, les bannis et les honnis, fiers de ces Français qui ont combattu aux côtés de la République Espagnols et de ces républicain espagnols qui sont devenus ensuite les plus français des Français, fiers de ces Français qui ont créé la Cimade pour venir en aide aux réfugiés d’hier, fiers de ces « justes » qui ont ouvert les portes de leurs Eglises ou de leurs maisons aux Juifs pourchassés, fiers de ces Français qui sont allés jusqu’en Mer de Chine pour secourir les boat-people, fiers de ceux qui sauvent des vie aujourd’hui en Méditerrannée, leurs dignes héritiers, fiers, oui fiers, mille fois fiers de notre altruisme.

On vous taxera d’idéalistes ? La belle affaire… Et puis, ça veut dire quoi ?

Reprendre les mots d’une chancelière allemande de droite pour les réfugiés, ce serait devenu un crime ?

Non, la France n’est pas devenue cela, elle ne deviendra jamais cela, elle ne peut simplement pas être ce pays recroquevillé sur lui-même, ayant peur de l’autre comme de la peste et regardant le monde comme une seule menace. Ne les laissez pas enlaidir la France !

Aimez plus la France que ceux qui passent leur temps à décréter sa mort, plus que ces néo-conservateurs qui décrient constamment ses institutions, ses idéaux, ses pratiques, ses modes de vie, plus que les xénophobes qui ne supportent pas ses couleurs, ses mélanges, ses échanges, plus que les réactionnaires qui refusent ses évolutions, ses changements, ses progrès. Votre France, notre France, la France de toujours et celle de demain, n’est simplement pas la leur et nous ne l’aimons pas comme eux, dans la haine de l’autre et le ressentiment.

Nous l’aimons ouverte, généreuse, solidaire, innovante. Souvenez-vous que nous sommes le pays de la Nuit du 4 août 1789, cette nuit de l’abolition des privilèges qui fut la grande quête française.

Ne laissez personne vous assigner au déterminisme, à la fatalité de l’héritage que dénon- çait Pierre Bourdieu.

A vos rêves ne mettez aucune limite, vous pouvez être le prochain Thomas Pesquet, le prochain Omar Sy, la prochaine Najat Vallaud Belkacem.

Soyez des innovateurs, des explorateurs, des modèles pour les générations suivantes. Soyez simplement des citoyens engagés dans la Cité, soucieux d’humanité, passionnés de solidarité comme je sais que vous l’êtes, loin des caricatures d’une génération moins généreuse que ses aînées, dont le seul horizon serait d’accumuler les millions pour assouvir son consumérisme égoïste.

Je vous dis: comme vous je crois en l’effort, en la valeur du travail, et je serai un Président qui redonnera autant de lustre au mot d’égalité qu’à celui de mérite.

J’aime cette définition de la gauche que donne mon ami Mathias Fekl, représentant de cette nouvelle génération, qui pourrait être une belle vision de la République : “ C’est la conquête des progrès sociaux, la défense de ceux qui travaillent, innovent, inventent, la protection de ceux qui souffrent.”

Enfin j’ai un dernier message à la jeunesse, elle s’adresse à quelqu’un en particulier, ou plutôt quelqu’une... Je dis à la petite fille, à la jeune femme qui m’écoute, dans cette salle ou sur un écran loin de nous :

j’ai hâte que tu sois ici à la place que j’occupe. Parce que je serai un président féministe. Et je mettrai tout en oeuvre pour que l’inégalité entre les femmes et les hommes, l’inégalité salariale, professionnelle, politique, les stéréotypes, les violences, ne soient, pour la prochaine génération, qu’une étrange aberration dans les livres d’histoire.

Mon message à la jeunesse est confiant. Face aux épreuves, nombreuses et inédites que connaîtra votre génération, ne soyez jamais résignés, espérez toujours, soyez le coeur brûlant de la gauche, soyez le coeur battant de la France.

Vous êtes la France qui ressemble au monde, la génération du Tout-monde qu’a si bien comprise cet immense poète que fut Edouard Glissant, «ouvrez au monde le champ de votre identité !» comme il nous y invitait, vous avez tous les atouts pour le conquérir !

3) Etre de gauche aujourd’hui, c’est avoir les yeux grand ouverts sur le réel, sur les beautés et les désastres du monde, sur tous les dangers et sur tous les possibles.

La gauche ne peut pas, si elle veut porter un progrès global pour le XXIe siècle, mentir comme la droite et l’extrême-droite aux Français en leur promettant que la France restera, dans la nostalgie de temps qui n’ont jamais existé, un musée à ciel ouvert, le pays des Choristes et d’Amélie Poulain. Nous sommes cela mais nous ne sommes pas que cela.

Nous vibrons aussi avec les révolutions arabes, les manifestations anti-corruption en Roumanie ont un écho jusque dans notre actualité, notre panthéon accueille autant l’héroïsme de Jean Moulin que celui de Mandela, nous sommes exaspérés par les tweets de Donald Trump, émus par ceux d’Ai Wei Wei auprès des réfugiés, terrifiés par ceux des Bruxellois pendant les attaques terroristes. Pour le pire et pour le meilleur, nous sommes la génération la plus affranchi de l’espace et du temps de toute l’histoire de l’Humanité. Qu’allons nous faire de cette opportunité inouïe ?

Allons-nous fermer les yeux sur les injustices folles de ce monde ? Huit hommes dé- tiennent autant que 50% de la population mondiale, 130 millions de repas sont servis par hiver aux Restos du Coeur dans notre pays.

Allons-nous fermer les yeux sur les 8 millions de mal-logés de notre pays et dire comme je l’entends “150 000 logements sociaux par an, c’est trop, ce n’est pas raisonnable” ? Allons-nous fermer les yeux sur le fait que "le superflu est sans limites alors qu'on assure pas l'indispensable ", comme le dit si justement Pierre Rabhi ?

Allons-nous fermer les yeux sur le suicide de l’Europe, qui évoque terriblement celui de Stefan Zweig désespéré par la montée des nationalismes à la veille de la Seconde guerre mondiale.

Je suis, comme beaucoup de gens de ma génération, marqués par la chute du Mur, par Sarajevo, par l’immense engagement européen de François Mitterrand, profondément, sincérement, passionnément, intimement européen.

C’est parce que j’aime l’Europe que je vois, lucidement, qu’aujourd’hui elle ne fonctionne pas, elle est impuissante à neutraliser les outrages de la mondialisation.

Or, chacun le sait, la vision d’une Europe fondée sur le libre-échange et l’austérité plutôt que sur les grandes réalisations, la paix, la prospérité, la démocratie, est en train de fabriquer sa perte. Jacques Delors nous avait mis en garde en disant qu’on “ne tombe pas amoureux d’un grand marché”.

Partout sur le continent, on constate la montée des nationalismes et des extrêmes droites, qui ne peuvent nous mener qu’au pire.

Alors je propose une réponse démocratique à cette crise profonde qui est un problème pour le monde parce que le monde nouveau a besoin d’une Europe forte pour le réguler et le rendre plus juste.

Je propose aux Etats membres de la zone euro un traité budgétaire qui prévoit la mise en place d’une Assemblée démocratique représentative, qui serait principalement l’émanation des Parlements nationaux.

Aucune nation, si puissante soit-elle par sa géographie, son économie ou sa capacité militaire, ne peut résoudre seule les défis du futur.

Face au réchauffement climatique, au terrorisme, qui n’a pas de frontières, aux évolutions technologiques, aux migrations internationales, aux dérèglements du capitalisme financier, les réponses nationales trouvent leur efficacité dans la coopération internationale – la COP 21 et l’accord de Paris sur le climat l’ont démontré. La France est une puissance indépendante. Partout sur la planète, la France est aujourd’hui respectée, sa voix est attendue et entendue.

La France est plus grande que la France.

Son devoir est de protéger ses citoyens des nouvelles menaces, et d’abord du terrorisme qui l’a frappée dans sa chair et sur son sol. Sa mission est d’agir dans le monde pour servir la paix, la stabilité et la sécurité, le dialogue entre les peuples, les droits de l’homme. Pour garantir notre souveraineté, notre autonomie de décision et notre liberté d’action, je pérenniserai notre capacité de projection et notre dissuasion nucléaire.

Je ferai préparer pour l’automne 2017 une loi de programmation en matière de défense qui prévoira des moyens pour la défense nationale à hauteur d’au moins de 2 % du PIB à la fin du quinquennat. Je demanderai que ce budget soit exclu du calcul du déficit, pour la part qui excède la dépense moyenne des États européens.

Depuis le Brexit, la France est le seul pays de l’Union européenne à disposer de l’ensemble de l’outil militaire dans toutes ses composantes. C’est la raison pour laquelle proposerai à nos partenaires une nouvelle initiative pour la défense européenne. Oui, c’est la voix de la France qui doit porter la coexistence de deux États vivant en paix et en sécurité, la reconnaissance de l’Etat de Palestine aux côtés de l’Etat d’Israël.

Oui c’est la voix de la France qui doit défendre le système multilatéral, des financements innovants pour la solidarité internationale et donner l’exemple en inscrivant l’aide au Développement dans une trajectoire de 0,7% du PIB par an.

Oui c’est la France qui doit inscrire dans sa Constitution la protection des biens communs, et porter l’idée d’un Office des Biens communs mondiaux.

Je refuse que la France, l’Europe, restent arrimées à un monde qui s’éteint. Je fais le choix, délibéré, serein, stratégique, de l’éducation, de l’emploi, de l’environnement.

J’entends être, à la fin de mon mandat, le président d’une grande puissance sociale-écologique. Je serai le président d’une grande puissance qui mise tout sur l’éducation, qui fait le pari durable de l’intelligence.

40 000 enseignants pour permettre la réussite de tous les élèves, bâtir un service public de l’aide aux devoirs, améliorer l’accueil de la petite enfance avec 250 000 places en crèches, des allocations familiales dès le 1er enfant, faire le pari de la formation, de l’intelligence, de la recherche, investir 4Mds dans la Culture parce que notre culture est notre plus belle arme dans la mondialisation.

Voilà comment nous devons affronter la compétition mondiale. Penser les grandes transitions à l’oeuvre c’est aussi assumer que notre modèle social est une force et non une charge dans le monde qui vient.

J’assume de penser à la fois la prise en charge publique de la dépendance pour nos aî- nés, parce que pour la première fois dans l’Histoire 4 générations vivent côte à côte, mais aussi de penser au formidable vivier économique que représente la Silver economy, secteur en pleine expansion.

La puissance publique est légitime à intervenir pour réguler la mondialisation. Pour l’emploi. J’assume de penser le travail tel qu’il est et non tel qu’il fut. Avec le RUE, je suis le candidat de la feuille de paie, du pouvoir d’achat, le candidat de cette France qui se lève tôt dont nos adversaires aiment tant parler mais qu’ils ne rencontrent jamais.

Le RUE n'oppose plus le chômeur et le travailleur. Il les réconcilie. Pour moi, aider nos agriculteurs, ce n’est pas simplement repenser avec nostalgie à la ferme de ma grandmère en bord de grêve, ou faire le tour annuel du Salon de l’Agriculture devant les camé- ras. C’est ajouter du revenu pour payer le travail à sa juste valeur. Oui, ils parlent sans cesse du coût du travail, et quand ils parlent de sa valeur c’est pour stigmatiser ceux qui n’ont en plus.

Moi je sais la vraie valeur du travail. Pas seulement cette idée, profondément française avec Descartes, que le travail est constitutif de notre nature : transformer le monde pour le rendre meilleur. Mais le sens de ce travail qui émancipe au lieu d’asservir, ce goût de l’effort qui nous grandit.

Une compétitivité qui mise sur la qualité, l’intelligence, la coopération, le temps long plutôt que l’obsession du profit qui broie les hommes, dilapide les ressources, et ne sert que la finance.

Voilà le rôle de la puissance publique, et s’il faut pour cela une surtaxe sur les super-pro- fits, pour des banques qui ont été aidées par la communauté nationale pendant la crise, renforcer la lutte contre l’évasion et l’optimisation fiscale qui nous coûtent si cher, je l’assume également.

La puissance publique doit donner l’exemple et la priorité à ce qui est produit localement et au Made In France » - merci Arnaud de mener ce combat et de m’avoir inspiré cet engagement ! - elle est légitime à réserver 50% des commandes publiques aux PME pour stimuler notre tissu économique et social.

Comme elle est légitime, lorsque des fleurons industriels sont menacés, à prononcer des nationalisations temporaires.

Je veux surtout que la puissance publique soit le bras armé de la transition écologique. Je veux que nous prenions une longueur d'avance en devenant une grande puissance écologique !

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France Insoumise: Mélenchon a eu son "Trocadéro", de la Bastille à la "6è" République avec 130 000 Insoumis !

Contrairement à François Fillon qui avait réuni les bourgeois cathos au Trocadéro pour sauver sa tête après ses retentissantes casseroles, Jean-Luc Mélenchon a gagné son pari. Candidat de la France Insoumise, grand tribun mais surtout pédagogue, Jean-Luc Mélenchon a fait une belle démonstration de force de la Bastille à République, sous un ciel menaçant. Que l'on aime ou non, le meeting du chef des Insoumis a plus été pédagogique, tonique, combatif que véhément. D'après ses équipes, 130 000 "Insoumis" étaient à la place de République pour le 6è République ! Le peuple de gauche intergénérationel a répondu présent. Certains sont venus en famille avec enfants, de quatre coins de France !

" Je savais que vous seriez là . Je savais qu'elle est inépuisable la vague qui nous porte génération après génération de la Bastille à la République" "Tout ceci n'est pas seulement un événement extraordinaire à l'intérieur d'une campagne électorale, c'est une manifestation politique, une insurrection citoyenne contre la monarchie présidentielle" !

Personne n'est à mesure de dire si Jean-Luc Mélenchon sera élu Président de la République ou non, mais la constance et cohérence de son discours sur la 6è République attire, surtout à l'heure des Affaires Fillon "Monsieur Propre".

Plusieurs français d'origine africaine dans la foule, sans doute le "Dégagisme" de Mélenchon leur parle plus face aux imposteurs non élus qui s'accrochent du fauteil présidentiel, qui tripatouillent la Constitution pour demeurer éternellement au pouvoir, qui trichent et fraudent aux élections avec des chiffres pharaoniques...L'Afrique est mal partie avec des Dinosaures, Mammouths et Brontosaures qui s'accrochent...Le "Dégagisme" est un slogan qui convient bien au continent africain.

"Quelque soit le problème, la solution c'est le peuple "! déclare Jean-Luc Mélenchon aux Insoumis qui agitent des drapeaux bleu-blanc-rouge et scandent "Résistance" ou encore "Fin de la monarchie présidentielle" ! "Ceci n'est pas seulement un événement extraordinaire, à l'intérieur d'une campagne électorale comme jamais on n'en a vu (...), c'est une insurrection citoyenne contre la monarchie présidentielle", a lancé M. Mélenchon à la foule.

"Notre marche prouve que nous sommes capables de diriger le pays", s'est-il félicité. Debout sur une petite estrade semblable à un ring, face à des militants agitant pour certains des drapeaux bleu-blanc-rouge, il a harangué la foule pendant un peu plus d'une heure, par grand vent. "Nous voici pour proposer la VIe République sur cette place ou fut annoncée la Ve dont nous voulons tourner la page", a lancé le candidat, qui propose de rompre avec le système très présidentiel instauré en 1958 à l'initiative de Charles de Gaulle. Concernant l'Europe, il a fustigé une "négation de la volonté du peuple" et une "compétition sans fin entre les peuples, de sorte que partout sont encouragés les nationalismes les plus aveuglés". "Il faut donc que tout soit désobéi et rediscuté", a-t-il estimé sous les applaudissements, promettant de soumettre les traités européens à référendum. "Notre marche prouve que nous sommes capables de diriger le pays", s'est-il félicité. Debout sur une petite estrade semblable à un ring, face à des militants agitant pour certains des drapeaux bleu-blanc-rouge, il a harangué la foule pendant un peu plus d'une heure, par grand vent.

"Nous voici pour proposer la VIe République sur cette place ou fut annoncée la Ve dont nous voulons tourner la page", a lancé le candidat, qui propose de rompre avec le système très présidentiel instauré en 1958 à l'initiative de Charles de Gaulle.

Concernant l'Europe, il a fustigé une "négation de la volonté du peuple" et une "compétition sans fin entre les peuples, de sorte que partout sont encouragés les nationalismes les plus aveuglés". "Il faut donc que tout soit désobéi et rediscuté", a-t-il estimé sous les applaudissements, promettant de soumettre les traités européens à référendum.

Photos. Pancartes de la 6è République Mélenchonienne

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samedi 18 mars 2017

5 questions à l'Unicef sur la Malnutrition en République démocratique du Congo !

L'enfant n'est pas un adulte en miniature. C'est pourquoi il (elle) a droit à la protection. La malnutrition a plusieurs conséquences néfastes, dont le blocage du développement du pays et la baisse de productivité à l’âge adulte. Le Grand Congo n'est pas un pays pauvre mais bien pourvue des inommbrables ressources et richesses. Malgré son fabuleux potentiel agricole, la RDC présente le taux de malnutrition le plus élevé du monde. Parents impayés, vivant de la débrouillardise, la majorité des familles congolaises n’arrivent pas à nouer les deux bouts du mois. Ce qui ne leur permet pas de varier les aliments dans les ménages. La République démocratique du Congo, qui a ratifié la Convention internationale des droits de l’enfant, elle est très loin de respecter Cette convention universelle : qui concerne tous les enfants du monde, dans tous les pays. Elle reconnaît à l’enfant des droits spécifiques comme le droit à l’identité, le droit à la santé, le droit à l’éducation, le droit à la protection... La République démocratique du Congo est un État où il n’est pas bon d’être un enfant surtout si ses parents ne sont des apparatchicks du régime d'imposture qui y règne ou des seigneurs de guerre qui sévissent un peu partout. La situation des enfants en RDC est dramatique : malnutrition, violences sexuelles, enfants soldats, déplacements d’enfants, enfants shégués…Le Congo de demain c'est avec les enfants d'aujourd'hui. Si la RDC veut se relever et assurer son avenir, elle doit prendre en compte la situation des enfants qui y vivent.

Nous remercions Christophe Boulierac porte-parole de l'Unicef à Genève qui a transmis nos questions à l'Unicef RDC.

1. Réveil FM International : 2 millions d'enfants congolais ont souffert de malnutrition d'après l'Unicef en 2016, depuis y-a-t-il eu évolution ou involution ?

Unicef-RDC : En 2017, on estime le nombre d’enfants de moins de cinq ans qui souffrent de malnutrition en RDC en : - 6 millions d’enfants qui souffrent de malnutrition chronique ou retard de croissance

- 1.9 millions d’enfants qui souffrent de malnutrition aigue sévère

- 1.5 millions d’enfants qui souffrent de malnutrition aigue modère

Ces estimations sont faites sur base des données des enquêtes nationales qui donnent les informations sur les prévalences de différents types de malnutrition. La dernière enquête nationale date de 2013-2014. Néanmoins il existe dans le pays un système de surveillance nutritionnelle, de sécurité alimentaire et d’alerte précoce qui de manière trimestriel analyse la situation et déclare des alertes de nutrition dans le pays. Les alertes de nutrition sont définies dans une zones de santé, quand la proportion des enfants de moins de cinq ans avec malnutrition aigüe est élevé, quand il y a une augmentation du nombre d’admission de cas de malnutrition aigue dans les centres de santé, etc. Ces informations qui sont triangulés avec des informations relatives aux incidences des maladies, des problèmes de disponibilité alimentaire et augmentation de prix sont à la base pour déclarer une zone en alerte nutritionnelle, qui requiert d’une réponse rapide.

En 2016, il y a eu 64 alertes nutritionnelles dans le pays dans 36 zones de santé (7% de toutes les zones de santé) du pays.

2.Réveil FM International: Si La province du Sud-Kivu semble particulièrement touchée par la malnutrition chronique qui affecte 53 % d’enfants, 10 % de plus que la moyenne nationale cela est-il dû aux affres de la guerre ?

Unicef-RDC : 6 provinces sur 26 en RDC ont des prévalences de ce type de malnutrition au-delà de 50%, ce qui est considéré comme un seuil d’urgence et 14 provinces sur 26 des seuils de plus de 40%. C’est un problème assez répandu sur tout le territoire du pays.

Parmi les déterminants de ce type de malnutrition, en plus du contexte socio- économique du pays, on sait que fondamentalement, la malnutrition est une conséquence de la maladie et d'un apport alimentaire inadéquat, mais beaucoup d'autres éléments entrent aussi en jeu. La pauvreté et la discrimination et la violence à l'égard des femmes sont des causes majeures de malnutrition. Chez les enfants et les femmes, une alimentation inadéquate (monotone, peu diversifié, et de faible qualité - c’est- à dire - qui ne contient pas les vitamines et minéraux nécessaires au moment qu’il faut), les maladies récurrents (diarrhées, paludisme…), l’environnement insalubre, l'insécurité alimentaire des ménages, l'insuffisance des services de santé et d’assainissement, et la mauvaise qualité des soins apportés aux enfants et aux femmes sont des causes.

L’index mondial de la faim (Global Hunger Index) montre qu’il existe une forte concentration des personnes souffrant de la malnutrition dans les pays en conflits ou les pays émergeants des conflits comme la RD Congo. De plus, l’insécurité alimentaire est plus prononcée. Lorsque des habitants sont forcés de fuir leurs villages ils abandonnent leurs terres et biens, mais aussi leur capital social. En plus il y a souvent une dégradation et une exploitation irrationnelle des ressources naturelles.

3. Réveil FM International: 43% d'enfants congolais souffrent de la malnutrition chronique pourquoi ce taux très élévé ?

Unicef-RDC : Presque un enfant sur deux souffre de malnutrition chronique en RDC, et ceci représente 6 millions d’enfants de moins de cinq ans. La RDC est un des 34 pays au monde avec une plus grande charge (>90%) d’enfants malnutris chroniques. Les causes de la malnutrition sont multisectorielles (alimentation, santé, pratiques de soins). Ces causes sont classées en causes immédiates (niveau de l'individu), sous-jacentes (niveau du foyer ou de la famille) et fondamentales (niveau de la société), l'influence des facteurs à un niveau se faisant sentir aux autres niveaux aussi. Les deux causes immédiates principales sont l’inadéquation de la ration alimentaire et la maladie, qui proviennent elles-mêmes de l’insécurité alimentaire des ménages, de l’insuffisance des services de santé et d’assainissement et de la mauvaise qualité des soins apportés aux enfants et aux femmes y compris les mauvaises pratiques d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant. La mauvaise qualité des services de santé, chers, non existants, peu accessibles, entraînent de faibles taux des soins et une prise en charge inadaptée des enfants malades et malnutris. Tous les efforts des familles pour assurer une bonne nutrition peuvent être annulés par des facteurs politiques, juridiques et culturels, comme le degré de protection par la loi, les coutumes, les croyances et enfin, le contexte global comme les crises alimentaires, économiques, financières, ainsi que les changements climatiques.

Les conséquences négatives des conflits sur les perspectives de développement humain et économique sont dévastatrices et les populations sont plus exposées à la malnutrition et à la pauvreté.

Selon une analyse secondaire des données de l’enquête démographique et de sante 2013-2014, la malnutrition chronique est plus présente chez les garçons que les filles (même si la différence n’est pas significative), chez les enfants de plus de 24 mois d’âge, vivant en milieu rural, issue des ménages pauvres ou moyens, et n’ayant pas accès à des toilettes améliorés, avec une mère non instruite et n’ayant pas reçu une alimentation de complément adéquate. Dans certaines provinces, le fait d’avoir été mis au monde par une mère de jeune âge est un déterminant de ce type de malnutrition.

4. Réveil FM International : Certaines femmes congolaises assimilent la malnutrition à la sorcellerie ou à la maladie alors qu'il faut simplement donner à manger aux enfants, est-ce que c'est un problème d'instruction ?

Unicef-RDC : Effectivement, des croyances font penser qu’il s’agit de la sorcellerie. Il est clair que la malnutrition chronique est plus frequente chez les enfants des mères sans instruction. Un enfant d’une mère qui a atteint le niveau d’instruction secondaire a 20 pourcent de risque en moins d’être malnutri qu’un enfant d’une mère sans instruction (MICS 2010). Mais il ne s’agit pas seulement d’un problème d’instruction. La faible connaissance en général des parents des pratiques de soins des enfants est un facteur important. Les parents non instruits peuvent acquérir des bonnes connaissances sur les pratiques de soin et de nutrition et assurer une bonne nourriture aux enfants ainsi que des autres pratiques familiales essentielles.

5. Réveil FM International: Que fait l'UNICEF? Le gouvernement de la RDC pour pallier à la malnutrition ?

Unicef-RDC : Il est donc important agir. Il faut prévenir les cas de malnutrition chronique et traiter les enfants victimes de la malnutrition aigüe sévère, pour réduire la mortalité des enfants (48% des décès des enfants de moins de cinq ans en RDC ont comme cause sous-jacente la malnutrition) et pour garantir le développement social et économique du pays (la malnutrition cause une perte en productivité du PIB de 3-11%).

L’UNICEF travaille à côté du Gouvernement afin de rendre des interventions simples a plus haut impact prouvés dans la lutte contre la malnutrition, accessibles au plus grand nombre d’enfants congolais et ce malgré les nombreux défis.

Les programmes mis en œuvre par le Gouvernement, l’UNICEF et leurs partenaires ont permis de promouvoir efficacement certaines bonnes pratiques d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant et de prendre en charge un nombre croissant d’enfants souffrant de malnutrition aigüe sévère :

- La pratique de l’allaitement maternel exclusive jusqu’à l’âge de six mois a doublé au niveau national de 24% en 2001 à 48% 2014. La pratique de l’allaitement maternel constitue une des interventions clés les moins couteuses pour la prévention et la réduction de la malnutrition chronique.

- La supplémentation en vitamine A, a augmenté de 11% à 70% les en 15 ans. Cette intervention nutritionnelle a un impact très important sur la réduction de la mortalité infantile.

- Le nombre d’enfant souffrant de malnutrition aigüe sévère traité dans les centres de nutrition a augmenté, passant de 4,3 à 15%. Ceci a contribué à réduire la prévalence de la malnutrition aigüe globale parmi les enfants de moins de cinq ans de 16% en 2001 à 8% en 2014.

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vendredi 17 mars 2017

A Berlin, Emmanuel Macron, candidat d'En Marche boutonne sa veste présidentielle !

Emmanuel Macron a-t-il la baraka? Non ! C'est le fruit du travail et des équipes qui bossent ! Le jeudi 16 mars, après son entretien d'une heure quinze minutes avec la chancelière Angela Merkel, Emmanuel Macron, président et candidat d'En Marche boutonne sa veste présidentielle, devant les journalistes présents. Adoubé par la chancelière ? "Ça n'est en aucun cas un adoubement, vous savez dans une campagne présidentielle française, le seul adoubement qui existe, c'est celui du peuple", a assuré Emmanuel Macron. Angela Merkel n'a pas souhaité d'image pour montrer qu'elle reçoit des candidats à l'élection présidentielle française à l'exception de la présidente du Front National: Marine Le Pen.

A Angela Merkel, Emmanuel Macron a exprimé son attachement au couple franco-allemand, mais aussi sa volonté de respecter les engagements européens.

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Photos. Emmanuel Macron à Berlin chez Angela Merkel !

A la chancellerie fédérale deux bus limousines arrivent à 14h50 s'arrêtent quelques minutes. Emmanuel Macron le candidat d'En Marche est attendu par la chancelière Angela Merkel. Une heure quinze minutes d'entretien après Macron vient à la presse. Une centaine des journalistes l'attendent français et étrangers. Reportage photos de Réveil FM International.

Berlin, Freddy Mulongo et Jean-Pierre Elkabbach devant la chancellerie fédérale

Axel Schultes et Charlotte Frank, un duo talentueux, ont conçu ce cube de neuf étages avec ses ailes administratives aux lignes parallèles. Les architectes ont ajouté un immense demi-cercle à la partie supérieure de la façade, ce qui doit à l'édifice le surnom affectueux de « machine à laver fédérale ».

La Chancellerie fut bâtie pour célébrer le fait que la capitale de la république puisse quitter Bonn pour Berlin après la chute du mur de Berlin en 1989. Son architecture symbolise l'ouverture et la transparence d'une nouvelle Allemagne unie. Cette notion est représentée par de grands panneaux de verre et des colonnes de béton blanches.

Le hall s'ouvre sur la Cour d'honneur, où l'on accueille officiellement les dignitaires en visite. Le joyau de la cour est l'énorme sculpture de bronze d'Eduardo Chillida, Berlin, hommage à la réunification allemande.

La presse française, allemande et étrangère attende la sortie d'Emmanuel Macron à la chancellerie fédérale.

Emmanuel Macron en marche vers les journalistes à sa sortie de la chancellerie fédérale.

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mercredi 15 mars 2017

RDC: Marie-Ange Mushobekwa, "Menteuse" devant le Conseil des droits de l'homme !

République bananière qui foule aux pieds les droits élementaires des citoyens, la RDC est un Etat-Croupion en matière du respect des droits humains! Marie-Ange Mushobekwa a-t-elle fumé la moquette pour débiter des mensonges éhontées sur les droits de l'homme rdciens à la 34è session du Conseil des droits de l'homme à Genève, le 2 mars dernier. La veuve Likulia a-t-elle cru que ses bobards, devant l'illustre assemblée du Conseil des droits de l'homme, rehaussaient la RDC ? Que du pipeau à la tribune des droits de l'homme.

La fameuse ministre des droits humains, du gouvernement éphèmere de Samy Badibanga nommé une heure avant la fin effective du second mandat usurpé par Alias Jo Ka, a enfariné les membres du Conseil des droits avec un discours alambiqué.

Tout congolais sait que les droits de l'homme sont bafoués en République démocratique du Congo. Seuls les apparatchicks et membres du MP-Pprd-Parti-Etat, criminels, soudards, tortionnaires, pillards bénéficient des droits au Congo-Kinshasa, pas les citoyens lambda.

Nulle part, Marie-Ange Mushobekwa ne parle de la fin de mandat constitutionnel d'Hippolyte Kanambe Kazembere alias Joseph Kabila depuis le 19 décembre 2016 !

Pas un mot sur le charnier de Maluku!

Pas un mot sur les odieuses tueries à Beni dans le Nord-Kivu ! Pas un mot sur le massacre des jeunes manifestants de septembre et décembre 2016 par la soldatesque qui a tiré à l'arme réelle sur des jeunes aux mains nues.

Pas un mot sur des déplacements de populations congolaises devenues réfugiés dans leur propre pays à cause des rébellions factices fabriquées par le régime d'usurpation et imposture de Kinshasa pour justifier ses répressions.

Pas un mot sur les viols massifs utilisés comme arme de guerre sur des femmes congolaises dont le Dr. Denis Mukwegue et son équipe réparent. Pas un mot sur les assassinats de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana dont l'enquête promise par la RDC n'a jamais abouti. Et c'est le Sénégal qui tente de faire aboutir ce dossier avec l'inculpation du policier Paul Mwilambwé.

La policarde Marie-Ange Mushobekwa s'est bien foutue de la guele des congolais et des experts de l'ONU.

Pour Marie-Ange Mushobekwa, qui change les louanges d'Alias Joseph Kabila à la tribune du Conseil des droits de l'homme à Genève, il n'y a rien à voir en RDC, circulez !

Victimes de massacres: les Bundu Dia Kongo de Mwanda Ne Nsemi, comme ceux de Kamuena Nsapu dans le Kasaï-Central sont des terroristes !

En mettant une bonne femme au ministère des droits humains, Alias Joseph Kabila n'a voulu qu'enfumer les partenaires de la RDC. Marie-Ange Mushobekwa est le petit couteau de l'imposture et des crimes contre l'humanité qui se vivent au Congo-Kinshasa, qui n'est démocratique que de nom. Parler de la RDC, comme un pays post-conflit pour justifier les atteintes massives des droits de l'homme, est une méprise !

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samedi 11 mars 2017

RDC: Deux ouvrages de Freddy Mulongo: Kabilapocalypse et l'intelligentsia congolaise militante, résistante et patriotique !

1. Kabilapocalypse: 16 ans déjà qu'Alias Joseph Kabila qui est arrivé avec des bottes de jardinier et une Kalachnikov en bandoulière trône sur la République démocratique du Congo. Tueries, massacres, assassinats, emprisonnements arbitraires caractérisent le modus opérandi du régime de Kinshasa. Hippolyte Kanambe Kazembere Alias Joseph Kabila s'est entouré des dinosaures Mobutistes pour vivre et règner en toute dictature comme l'aigle de Kawele. Les dinosaures sont devenus des mammouths et brontosaures: très méchants et capables de tout ! L'intérêt général est inexistant. Le congolais est chosifié, clochardisé, l'enrichissement personnel est une course au pouvoir. Le pillage systématique des ressources font qu'Alias a déjà plus de 15 milliards planqués dans les îles vierges britanniques. L'impunité bat son plein. 16 ans, c'est la moitié des 32 ans de la dictature de Mobutu.

2. L'intelligentsia congolaise militante, résistante et patriotique. Une série d'interview de l'élite congolaise de la diaspora rdcienne sur la situation du pays. Nous avons donné la parole non aux pseudo-intellectuels autoproclamés qui contribuent à la déliquéscence de la RDC en tant qu'Etat-Nation. Mais à l'élite engagée qui n'a pas peur de nommer les choses, d'avoir un diagnostique claire et de suggérer des solutions: Anicet Mobé, Philippe Kabongo Mbaya, Jean Kalama Ilunga, Kangundie Ka Mäna...

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dimanche 5 mars 2017

Collège de France: L'allocution de Bernard Cazeneuve pour lancer le programme d’aide à l’accueil en urgence des scientifiques en exil (PAUSE)

Le Premier ministre Bernard Cazeneuve a salué, jeudi 2 mars, "la mobilisation de nos établissements de l'enseignement supérieur, qui maintiennent ainsi la tradition d'accueil de la France. Aujourd'hui, des démagogues convoquent les peurs (...). Je ne veux pas que la convocation des peurs organise le déclin scientifique de la France !"

Perrmettre à des chercheurs et doctorants étrangers en situation d'urgence d'être recrutés de façon temporaire dans les établissements de l'enseignement supérieur et de la recherche français, telle est l'ambition de Pause (Programme d'aide et d'accueil en urgence des scientifiques en exil).

Discours de M. Bernard CAZENEUVE, Premier ministre au Collège de France

Monsieur le Ministre, cher Thierry MANDON,

Monsieur l’Administrateur du Collège de France,

Madame la coprésidente du Comité de soutien,

Monsieur le président de la Fondation de France,

Monsieur le Recteur,

Mesdames et Messieurs,

Nous sommes réunis ce matin par la conviction que la France ne saurait assister passivement à l’aggravation des menaces qui pèsent sur un grand nombre de vos collègues étrangers. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé ensemble de lancer le programme d’aide à l’accueil en urgence des scientifiques en exil, programme (PAUSE).

Je tiens vraiment du fond du cœur à remercier le Collège de France et son administrateur d’avoir bien voulu accueillir cette rencontre. Vous confirmez ainsi, Monsieur l’administrateur, l’engagement de votre institution dont le colloque de rentrée était déjà consacré à la thématique « migration, réfugiés, exil ». C’est à l’occasion de cette rencontre que Thierry MANDON, que je salue pour son engagement, a annoncé le programme d’aide à l’accueil des scientifiques en situation d’urgence.

Cette initiative fait écho à un précédent historique que certains d’entre vous sans doute avez à l’esprit. En 1936, sous le Front populaire, un chercheur d’origine juive russe, Louis RAPKINE, qui lui-même avait travaillé au Collège de France, créait un comité pour l’accueil des réfugiés universitaires juifs d’Europe centrale ainsi que des antifascistes italiens, espagnols et portugais. C’était il y a quatre-vingts ans. Depuis, la communauté scientifique s’est fréquemment mobilisée en faveur des universitaires et des chercheurs fuyant la violence politique notamment celle des dictatures latino-américaines dans les années 70, celle des pays d'Europe centrale et orientale placés sous le joug soviétique. Mais il n’existait jusqu'ici aucun dispositif national pour leur venir en aide, et à l'heure où la multiplication des conflits donne à la crise des réfugiés les dimensions dramatiques que l'on sait, que les efforts de la société civile ne suffisent plus, l'intervention de l'Etat devient indispensable.

J’ai de ce point de vue-là, Monsieur l’administrateur, entendu parfaitement que le message que vous venez de m’envoyer. Si j'ai bien compris, ce que nous faisons ensemble est excellent mais nous pourrions faire plus si l'Etat s'engageait davantage. Oui, je ne vous cache pas qu’il ne s'agit plus pour moi simplement d'un problème d'oreille, puisque même si je n'entendais pas comme je l’ai entendu beaucoup partout où je me rends, j’aurais fini par intégrer la demande. Par conséquent, je voulais simplement vous dire que je suis assez enclin à y accéder et que j'ai demandé au ministre Thierry MANDON, en liaison avec vous et il m’a déjà fait les propositions, de déterminer le niveau de contribution de l'Etat qui permettrait d’atteindre l'ambition que vous avez exprimée à cette tribune et que je partage à mon tour avec vous. Il n’y a pas de raison que je vienne ici sans apporter aussi ma contribution à ce que nous avons décidé de faire ensemble.

Des réponses, sans attendre cet engagement, ont été apportées, comme en témoigne notre détermination en faveur des réfugiés. Je veux là aussi en profiter pour réaffirmer un certain nombre de principes pour lesquels je me suis mobilisé, notamment dans l'exercice de mes fonctions précédentes. La France a mis en œuvre ses moyens militaires et diplomatiques aussi bien que son dispositif d'asile, et j'aurai l'occasion de le réaffirmer cet après-midi en Grèce à l'occasion de ma rencontre avec le gouvernement de ce pays.

Les crises internationales appellent des solutions politiques pour s'attaquer aux racines du mal qui jette sur les routes des centaines de milliers de personnes. Mais la réponse devrait être aussi, et vous le savez mieux que quiconque, une réponse humanitaire en concertation avec le Haut - Commissariat aux Réfugiés. Notre pays assume une part importante du programme de réinstallation de réfugiés, notamment des réfugiés vulnérables en provenance de Syrie ou d'Irak.

Plus de trois mille personnes ont été acceptées, dont la moitié sont déjà arrivées sur notre sol. Elles y sont accompagnées pour tous les aspects de leur intégration par les services de l'Etat, les associations et les élus locaux. La France aura - pour ce qui concerne le processus de réinstallation et de relocalisation pour lequel je m'étais mobilisé au sein de l'Union européenne dès le mois d’août 2014 avec le ministre allemand Thomas de MAIZIERE - accueilli plus d’un tiers de l’ensemble des réfugiés relocalisés et réinstallés à partir des hotspots en Grèce et en Italie, ce que l'on ne sait pas et ce que l'on ne dit pas assez.

La France s'est également engagée dès 2014 afin de soulager la Grèce et l'Italie d'une partie des demandes d'asile qu'elles ont à examiner. Nous continuerons bien entendu à le faire, je le dirai à monsieur TSIPRAS dans les heures qui viennent.

La France apporte enfin son aide directe à des personnes persécutées en Syrie, en Irak, en raison notamment de leur appartenance religieuse. Elle leur attribue en priorité des visas pour asile, des visas étudiant délivrés par nos postes consulaires en Irak, en Turquie, au Liban et en Jordanie.

Ce sont plus de quatre mille Syriens et quatre mille six cents Irakiens qi ont pu venir en France au cours des trois dernières années ; cela également n'est pas suffisamment connu.

Aux bénéficiaires de ces divers dispositifs s'ajoutent enfin les personnes qui déposent directement une demande d'asile sur notre sol. Elles sont passées à quatre-vingt-cinq mille l'an dernier alors que nous étions à quelque cinquante-cinq mille il y a de cela quelques années seulement.

Nous avons adapté, je le dis aussi devant les chercheurs, les universitaires qui sont là, notre dispositif d'accueil des demandeurs d'asile à la réalité nouvelle à laquelle nous sommes confrontés. Je souhaite donner quelques chiffres.

Le nombre de places dans les centres d'accueil pour demandeurs d'asile en France sera passé de vingt mille en 2012 à quarante-deux mille en 2017, ce qui montre un doublement du nombre de places en centre d'accueil pour demandeurs d'asile.

J'aurais créé avec la ministre du Logement, dans mes fonctions précédentes de ministre de l'Intérieur, près de cent soixante-cinq centres d'accueil et d'orientation répartis sur le territoire national. Il s’agit de structures en dur dans des locaux appropriés permettant aux migrants, qui relèvent du dispositif national d'asile, d'être accueillis dans ces structures plutôt que dans des campements du type de ceux de Calais, pour pouvoir accéder en étant encadrés à l'asile en France.

Ces cent soixante-cinq centres d'accueil et d'orientation auront permis de mettre à l'abri et dans le dispositif d'asile dix-sept mille personnes en quelques mois. Nous essayons, dans le cadre d'une relation que je dirais tendue parfois avec la Grande-Bretagne, de faire en sorte que les mineurs isolés puissent être accueillis dans de bonnes conditions. Nous prenons notre part et nous demandons aux Britanniques, en raison de la responsabilité qui leur incombe, au regard des règles qui doivent s'appliquer, de bien vouloir prendre la part qui résulte là aussi de leurs traditions et de leurs droits.

Je sais, Monsieur l’administrateur, Mesdames, Messieurs, que les universités ont mis aussi beaucoup en œuvre pour accueillir les nombreux étudiants qui se trouvent au nombre des réfugiés dont je parlais à l'instant. Elles ont facilité leur intégration par la communauté universitaire afin qu'ils puissent, en dépit des drames auxquels ils peuvent être confrontés, poursuivre leur parcours dans les meilleures conditions possibles. Je pense en particulier à l'action formidable – et que j'ai visitée - menée par l'université de Lille, en faveur des étudiants réfugiés ou demandeurs d'asile, lorsque nous avons entrepris le démantèlement du campement de Calais. Répondant à une initiative des étudiants et des enseignants-chercheurs, l'université de Lille, le CROUS, d'autres acteurs encore se sont engagés avec le concours financier des services de l'Etat. A la rentrée 2016, ce sont quatrevingts étudiants migrants qui ont pu être ainsi accueillis à l'université.

Je pourrais citer aussi, pour leur action en faveur des réfugiés, les universités de Grenoble, de Strasbourg, de Paris I, l'Ecole normale supérieure ou le CNAM qui, eux aussi, ont fait un travail absolument formidable. Lors de la dernière rentrée universitaire, le ministère de l'Enseignement supérieur a organisé la deuxième journée d'échanges autour de l'accueil des étudiants réfugiés, afin de favoriser la coordination de toutes les actions entreprises, souvent à l’initiative d'étudiants ou d'enseignants engagés au service de cette cause.

Parmi les réfugiés se trouvent aussi des intellectuels et des scientifiques. Parce qu'ils cherchent à établir la vérité par des faits, que les sciences soient exactes ou qu'elles soient sociales ou humaines, parce qu'ils opposent cette vérité aux édits arbitraires, ils sont devenus des cibles désignées pour les mouvements obscurantistes comme pour les régimes autocratiques. Leur situation particulière appelle de notre part à nous, de la part de la France, une réponse forte parce que nous sommes une société ouverte, démocratique, qui a des valeurs universelles que nous devons continuer à porter ardemment.

Telle est précisément la vocation du programme d’aide à l’accueil en urgence des scientifiques en exil. Il complète les mesures d'accueil déjà mises en place en venant en aide aux enseignants et aux chercheurs qui sont menacés dans leur liberté d'expression, de travail, parfois dans leur vie-même, et je tiens à saluer encore une fois cette initiative du ministre Thierry MANDON.

Lancé le 16 janvier au Collège de France, le programme PAUSE permet d'insérer au sein des établissements français les scientifiques en exil et cette action était absolument indispensable. Aujourd'hui, nous lançons le fonds de souscription ouvert à la Fondation de France dont je sais qu'elle s'est particulièrement mobilisée sur ce sujet. Je veux en remercier Philippe LAGAYETTE, son président, qui est parmi nous aujourd'hui.

Il complètera l'apport du CNRS qui vient de décider de consacrer deux cent cinquante mille euros à ce projet. Je veux remercier là aussi le président Alain FUCHS pour cet engagement décisif. Nous comptons bien entendu sur les fonds privés aux côtés de ceux de l'Etat et j'ai indiqué à l'instant, je le redis, que l'Etat abondera les fonds qu’il a déjà décidé d'engager. Votre présence ici témoigne de votre mobilisation à tous pour cette cause et je vous en remercie. L'engagement que je prends devant vous, et je le redis, c'est que le gouvernement soutiendra ce dispositif dans la durée en l'abondant pour que la France soit à la hauteur de la situation particulière à laquelle ces scientifiques de haut niveau se trouvent confrontés.

Parce que vous avez su répondre à l'urgence, PAUSE a pu être mis en place avec une belle rapidité. Une quarantaine d'établissements d'enseignement supérieur et de recherche français se sont déjà portés volontaires pour y participer. De grandes universités à Paris ou en région, des laboratoires de recherche de toutes disciplines, du génie agronomique à l'archéologie en passant par l'agronomie, les sciences politiques, la sociologie et la physique. Je salue la mobilisation de nos établissements qui font vivre la tradition d’accueil de la France.

Plus d’une cinquantaine de candidatures vous ont déjà été transmises par des scientifiques, hommes et femmes à part égale, scientifiques qui fuient les persécutions et la guerre, et une majorité d’entre eux sont des Syriens, venus d'Homs ou d’Alep, mais aussi d'autres pays du Proche et du Moyen-Orient, le Yémen, l'Irak, l'Iran et la Turquie.

Nous avons appris, il y a quelques jours, le souci de l’un de ces candidats turcs, Mehmet FATIH TRAS, un jeune universitaire récemment limogé, qui avait postulé au programme PAUSE. Il s’agit-là d’une circonstance tragique qui suffirait à elle seule à démontrer, s'il en était besoin, qu'une action urgente de notre part est nécessaire.

Elle justifie votre mobilisation, et l'engagement absolu de mon gouvernement pour le développement de l'initiative que vous avez décidé de prendre. La Turquie est un allié, un partenaire indispensable dans la lutte contre DAESH, un partenaire de l'Union européenne avec lequel j'ai personnellement signé, en 2014, un accord déterminant pour réguler les mouvements passifs de migrants qui fuient les violences de la région.

Mais entre partenaires, et au nom même de la confiance qui lie nos deux pays, les choses doivent aussi être dites. Nous ne pouvons passer sous silence le fait que depuis le coup d’Etat manqué du 15 juillet dernier, près de 5.000, ce n'est pas rien, 5.000 enseignants, chercheurs ont été démis de leurs fonctions ou arrêtés. Et le 7 février dernier, plus de 300 chercheurs ont à nouveau été inquiétés.

La France a le devoir de dire les choses, de manifester sa solidarité, elle a le devoir d'accueillir ceux de ces chercheurs qui la sollicitent, et elle le fera. C'est pourquoi d'ailleurs l’Etat a décidé d'apporter le soutien de ses plus hautes instances à la mobilisation de la communauté scientifique, c'est le sens de ma présence parmi vous ce matin : porter au niveau national, le programme PAUSE réunit dans son comité de direction des représentants du ministère des Affaires étrangères, du ministère de l’Intérieur, qui sont, eux aussi, associés à ce dispositif.

Il peut ainsi s'appuyer sur notre réseau diplomatique, sur nos préfectures, sur l'Office français de l'immigration et de l'intégration, sur l'Office français de protection des réfugiés et apatrides.

En conclusion, puisque nous avons la chance de nous trouver au Collège de France, permettezmoi de mentionner un point d'histoire qui concerne votre institution, en 1933, au lendemain de l'arrivée des nazis au pouvoir en Allemagne, le ministre de l'Education nationale, Anatole de MONZIE, soumît au Parlement un projet de loi appelant à la création au Collège de France d'une chaire qui, à l'époque, était destinée à Albert EINSTEIN, et cette chaire destinée à Albert EINSTEIN, et accordant toute facilité aux étudiants allemands, qui étaient contraints, comme lui, à l'exil, avait pour vocation d’accueillir tous ceux qui voulaient poursuivre, dans ce contexte particulier, et qui commençait à être tragique, leur formation en France.

Ce projet, dont je viens de parler, était soutenu au centre gauche par le radical Emile BOREL, et au centre droit par une autre personnalité, Louis MARIN. Et ce projet, qui était soutenu par de grandes figures et de grandes sensibilités de la 3ème République, fût violemment, très violemment combattu par l'extrême droite de l'époque, et l'une de ces figures, François COTY, qui allât jusqu’à soutenir que son objectif, ce que vous aviez mis en place à l'époque, était de permettre à EINSTEIN « d'installer le communisme au Collège de France ».

L’on voyait d’ailleurs déjà l’esprit de nuance dominé, l’outrance était interdite, et les arguments les plus pertinents convoqués. On sait comment l’histoire a fini, Albert EINSTEIN fût invité à Princeton, où il a poursuivi sa carrière pour le plus grand bénéfice de la recherche américaine et de la recherche mondiale. Cet épisode que je viens d'évoquer pourrait nous faire collectivement sourire, mais, il ne me fait pas sourire du tout parce que je mesure la force de ces échos contemporains. En 2017, comme en 1933, des démagogues convoquent les instincts et les peurs pour empêcher les démocraties d'accueillir, comme elles le doivent, des réfugiés fuyant les persécutions, y compris des étudiants et des chercheurs.

Certains profitent de la campagne électorale pour proposer l'établissement de quotas d'immigration, en contradiction absolue avec le principe du droit d'asile, comme avec les obligations internationales que la France a contractées. D’autres, et je les cite, et je les nomme, je pense à la candidate du Front national, soutiennent vouloir ramener les flux migratoires à un niveau si faible qu'il rendrait impossible, non seulement le regroupement des familles, mais aussi le respect du droit d'asile, et le recrutement dans nos universités d'étudiants étrangers.

Ces étudiants étrangers sont aujourd'hui, en raison de la qualité des universités françaises, que vous incarnez, et d'une politique d'attractivité active, plus de 270.000 dans nos universités et nos grandes écoles. Ils sont des ambassadeurs, ils ont des étudiants brillants. J’étais à l’université de Beida, à Pékin, il y a de cela quelques jours, devant près de 400 étudiants chinois, et parmi eux, beaucoup étaient passés par les universités françaises et m'interrogeaient dans un français absolument impeccable sur des sujets qui témoignaient, dans la manière dont ils les exprimaient et en raison des sujets qu'ils convoquaient, d'une grande intelligence du monde et des défis qui se présentent à lui.

Et j'ai éprouvé quelque fierté à les voir m'interroger dans notre langue si magnifiquement parlée, avec une intelligence et une élévation d'esprit que j'aimerais voir de temps en temps rencontrer le débat public, au moment où celui-ci doit nous aider à procéder à des choix essentiels. Je ne veux pas que l'on laisse partir ces étudiants. Je ne veux pas que l'on renonce à attirer en France – parce que la France est la France. Je ne veux pas que l'on se résigne à voir ces chercheurs alimenter la recherche en Europe, au Royaume-Uni, en Allemagne ou ailleurs dans le monde, en nous privant de leurs concours.

Bref, je ne veux pas que la convocation des peurs et des instincts, par le truchement du mensonge, organise le déclin scientifique de la France. Mais je veux aussi dire à ceux qui raisonnent ainsi, avec ces méthodes et ces moyens, que parmi les trois derniers lauréats français de la médaille Fields, deux sont d'anciens étudiants étrangers, Artur AVILA, Ngô BAO CHAU, venus en France pour y poursuivre leurs études de mathématiques. C'est aussi cela la France, c'est la France que j'aime, et la France que j'ai envie de défendre dans le contexte particulier où nous nous trouvons, dans ma responsabilité de Premier ministre.

Car si cette France abandonnait ce qu’elle est, alors, elle cesserait d’être elle-même. Accueillir des étudiants et des chercheurs étrangers constitue - et je le dis solennellement et avec sincérité en ces lieux - une nécessité pour accroître le rayonnement scientifique, économique, technologique de notre pays. Mis c'est aussi une obligation juridique, et c’est surtout un élément constitutif du patrimoine, non seulement politique, mais aussi moral de la nation française.

Depuis que les hommes de la Révolution ont proclamé que la République donne asile aux étrangers persécutés, pour la cause de la liberté, la France a incarné quelque chose de spécial, de singulier aux yeux du monde. Sa grandeur, celle de notre pays, a consisté à accueillir, depuis deux siècles, les patriotes italiens, polonais, les Juifs, les Arméniens persécutés, les résistants antifascistes, les victimes de tous les goulags. Et les Français n'accepteront pas que l'on récuse en leur nom cet héritage, ni que soit trahi le message de la France, ce message que les peuples du monde ont appris à aimer d’elle, pour reprendre la tête très, très belle formule prononcée par François MITTERRAND.

Accueillir des chercheurs en exil, c'est donc continuer à faire de la France un grand pays, une terre d'asile, un lieu de création, d'imagination, d'innovation, c'est continuer à faire de la France une grande et belle puissance scientifique. C'est pourquoi, Mesdames et Messieurs, il est si important que ce programme puisse se déployer à la hauteur des enjeux auxquels il répond, et des attentes qu'il suscite.

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Collège de France: Le Programme d’aide à l’Accueil en Urgence des Scientifiques en Exil (PAUSE)

Le Programme d’aide à l’Accueil en Urgence des Scientifiques en Exil (PAUSE), créé le 16 janvier 2017, accorde des subventions aux établissements d’enseignement supérieur et/ou de recherche publics projetant d’accueillir des scientifiques en situation d’urgence.

La prolifération accrue des conflits à travers le monde et les dérives autoritaires de certains régimes alimentent ce qu’il est convenu d’appeler la « crise des réfugiés » en Europe. Les scientifiques et les intellectuels, dont la mission est de chercher la vérité et s’oppose par nature à l’arbitraire et au mensonge qui nourrissent ces crises, sont des cibles désignées de la répression.

À ce jour, aucun dispositif national d’aide à l’accueil des chercheurs et enseignants-chercheurs n‘existait en France, contrairement aux États-Unis, au Royaume-Uni ou en Allemagne. Le Secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur et à la Recherche, Thierry Mandon, a ainsi décidé et annoncé, le 13 octobre 2016, lors du colloque de rentrée du Collège de France « Migrations, réfugiés, exils », la création d’un programme d’aide à l’accueil en urgence des scientifiques en exil (PAUSE).

Doté d’un financement initial du Ministère de l’Éducation nationale de l’Enseignement supérieur et de la Recherche de un million d’euros, ce programme sera piloté depuis le Collège de France et abrité dans les locaux de la Chancellerie des universités de Paris. Une convention entre ces trois institutions portant création du programme a été signée le 16 janvier 2017. Le programme est soutenu par un prestigieux comité de parrainage co-présidé par Edith Heard, professeure au Collège de France, et Alain Prochiantz, Administrateur du Collège de France.

Au terme d’un processus d’évaluation, le programme accorde des aides à des établissements d’enseignement supérieur et de recherche publics projetant d’accueillir en leur sein des chercheurs et enseignants-chercheurs étrangers en situation d’urgence, en accordant une subvention de co-financement pour des recrutements variant de 20 000 à 60 000 euros. PAUSE a vocation à se développer grâce à de nombreux partenariats publics comme privés.

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vendredi 3 mars 2017

Emmanuel Macron, son programme de droite, gauche et centre...courageux, innovant pas sans casse !

Jeudi 2 mars, au pavillon Gabriel à Paris, face à 387 journalistes et 65 photographes, Emmanuel Macron, Président d'En Marche et candidat à l'élection présidentielle a présenté son programme tant attendu et rallié. On s'est beaucoup gaussé de son non-programme, une Arliesienne. Maintenant que le programme est là entre les mains de plus de 400 journalistes, toute la gotha de la presse française et étrangère, est là, ça va jaser. Macron est très raisonnable ! Il ne secoue pas le cocotier et il veut pas non plus renverser la table. Emmanuel Macron veut transformer la société française avec toujours sa trame de fond la dévise de la République: Liberté, Egalité, Fraternité ! Le président de la France En Marche ne veut pas couper des têtes, il ne considère pas non plus que tout ce qui a été fait avant lui est mauvais. Dans une France divisée dont les clivages sont antagonistes, Il ne prône pas la révolution mais veut une transformation de la société française de fond en comble pour que la France puisse faire face aux défis du 21è siècle.

Emmanuel Macron, élu Président de la République ne se verrait pas agir en chef de bureau, donc plus de pouvoirs au Premier ministre à Matignon. S’il est élu, Macron "s’engage à rendre compte de ces engagements devant le Parlement une fois par an ". Il estime aussi que les ministres doivent être davantage auditionnés par des commissions parlementaires et que ces commissions "puissent se multiplier". Les ministres "seront responsables pleinement de la gestion de leur portefeuille ministériel, et en particulier des engagements de finances publiques que je prends". "Cela sera évalué chaque année avec, si le respect n’est pas plein et entier, des décisions qui seront prises en termes de maintien devant le gouvernement." L’ancien ministre s’est dit « favorable à une dose de proportionnelle, qui permet de mieux représenter le pluralisme de notre vie politique ».

Le pays de la Révolution française serait, dit-on, ingouvernable, arc-bouté toujours entre des conservatismes de tous poils, au point de ne pouvoir avancer que sous forme d’explosions de colère qui elles-mêmes n’aboutissent, chaque fois, qu’à des compromis douteux, conclus dans la précipitation et la confusion... Voilà bien une idée reçue souvent portée sur la France, y compris par nombre d’observateurs étrangers.

En quelques mois, Emmanuel Macron, qui se veut hors parti et a refusé de participer à la primaire de la gauche, est devenu la personnalité politique la plus appréciée des Français. L'avantage de Macron est qu'il n'a que 39 ans donc très jeune et volontaire, avec un gouvernement des jeunes qui y croient il va peut-être y arriver. Macron rassure qu'il n'est pas un révolutionnaire... pas de réforme sans marchandage ! Il faudra beaucoup négocier, Macron table ses réformes pour dix ans.

Emmanuel Macron, candidat d’En marche ! à la présidentielle, a présenté six « chantiers », qui doivent structurer son programme. En voici les grandes lignes :

Moralisation de la classe politique

Le candidat entend "éradiquer les conflits d’intérêts", interdire "toute fonction de conseil pour tous les parlementaires" ainsi que "l’embauche de proches ou de membres de sa famille". De son côté, il s’est engagé à ne pas investir "un candidat avec un casier judiciaire de type B2", qui comprend la plupart des condamnations et décisions de justice.L’ancien ministre s’est dit "favorable à une dose de proportionnelle, qui permet de mieux représenter le pluralisme de notre vie politique". Première proposition: interdiction pour les parlementaires "d'exercer des activités de conseil parallèlement à leur mandat, pour mettre fin aux conflits d'intérêts". Une allusion lourde aux soupçons émis par François Bayrou à l'égard du programme de François Fillon, très favorable aux assurances, et dont la société privée a travaillé avec l'assureur Axa.

Précision importante: toutes les indemnités des parlementaires seront désormais soumises à l'impôt. Une manière pour le fisc de garder un oeil sur la manière dont les élus dépensent l'argent public qui leur est alloué.

Précision importante: toutes les indemnités des parlementaires seront désormais soumises à l'impôt. Une manière pour le fisc de garder un oeil sur la manière dont les élus dépensent l'argent public qui leur est alloué. Seconde proposition: interdiction de toute embauche par un élu d'un membre de sa famille. Ici, l'allusion au PenelopeGate est manifeste, même si Emmanuel Macron n'a pas précisé comment il comptait empêcher que les élus n'embauchent les conjoints de leurs collègues.

Gage d'exemplarité offerte par le candidat d'En Marche, Emmanuel Macron promet de mettre un terme au régime spécial (très favorable) des retraites des parlementaires. Les candidats détenteur d'un casier judiciaire seront empêchés de se présenter à une élection.

Limitation timide du cumul des mandats dans le temps

Si la future loi prévoit des mesures qui font strictement écho à l'actualité, celle-ci intègre aussi un certain nombre d'innovations institutionnelles dont certaines avaient notamment été portées par Bruno Le Maire pendant la primaire de la droite et du centre.

Emmanuel Macron défend désormais la limitation du cumul des mandats dans le temps, un dispositif inédit. Une fois la loi entrée en vigueur, les élus ne pourront plus enchaîner plus trois mandats identiques successifs. Une approche prudente puisque que cela autorisera un député à siéger 15 ans avant de céder sa place. Rien n'empêchera par ailleurs les élus cumulards de briguer un mandat sénatorial (plus long).

Le nombre de parlementaires sera réduit d'un tiers et les mesures visant à garantir la parité seront durcies.

Renouveau des pratiques et de la gouvernance

En tant que président de la République, Emmanuel Macron s'engage à rendre compte une fois par an de sa politique devant le Congrès, à la manière du discours de l'Etat de l'Union institutionnalisé aux Etats-Unis. Il souhaite également confier aux citoyens des moyens de contrôle sur l'activité parlementaire. Son idée initiale de soumettre son quinquennat au jugement d'un jury-citoyen n'a pas été retenue.

"Ce renouveau démocratique passe aussi par une vraie responsabilité démocratique (...) La responsabilité politique du président de la République d'abord. Je m'engage chaque année à aller rendre compte des avancées de mon mandat et en particulier de (mes) six chantiers (prioritaires) devant le Parlement réuni en Congrès", a expliqué M. Macron lors de la conférence de presse de présentation de son programme.

"Responsabilité des ministres également, dont je fixerai la feuille de route et qui seront responsables pleinement de la gestion de leur portefeuille ministériel, et en particulier des engagements de finances publiques que je prends. Cela sera évalué chaque année avec, si le respect n'est pas plein et entier, des décisions qui seront prises en termes de maintien devant le gouvernement", a-t-il poursuivi.

Création de postes d’enseignants et interdiction du portable dans l’enceinte des établissements

Le candidat défend un projet à la fois de « transmissions de nos valeurs » et d’« émancipation pour construire l’égalité des chances ». Alors qu’il compte supprimer globalement 120 000 postes de fonctionnaires, Emmanuel Macron propose de continuer à créer des postes d’enseignants, « entre 4 000 et 5 000 ».

Les communes – qui gèrent les écoles primaires – décideront quelle semaine elles veulent mettre en place et choisiront si elles souhaitent arrêter ou poursuivre la réforme des rythmes scolaires. De manière générale, M. Macron plaide pour une « vraie autonomie au niveau de l’école », comme il l’a expliqué dans son interview au Parisien, notamment en ce qui concerne le recrutement et la pédagogie.

Les enseignants en zone prioritaire toucheraient une prime de 3 000 euros net par an. En CP et CE1 dans ces zones, il n’y aurait pas plus de douze élèves par classe, pour assurer un suivi quasi individualisé. Par ailleurs, le téléphone portable ne serait pas seulement interdit en classe, mais dans toute l’enceinte des écoles et des collèges.

Des systèmes « universels » pour le chômage et la retraite

L’ancien ministre de l’économie prévoit entre autres réformes de « simplifier » l’assurance chômage. il précise ainsi les modalités de cette réforme : "On sort d’un système d’assurance financé par les cotisations pour aller vers un système universel financé par l’impôt et ouvert aux entrepreneurs, aux agriculteurs, aux indépendants, aux professions libérales, et aussi aux salariés qui démissionnent, dans la limite d’une fois tous les cinq ans ". "Je propose un système universel d’indemnisation du chômage et aussi un système universel de retraite, plus transparent, plus efficace" ! Emmanuel Macron souhaite en effet mettre fin aux régimes spéciaux de retraites, avec une harmonisation progressive des règles pour une "vraie fin des inégalités entre fonctionnaires et salariés du privé". Emmanuel Macron toutefois a souligné qu’il ne "proposerait pas de modifier l’âge légal de départ à la retraite" et que le montant des pensions resterait inchangé. Macron a également proposé de rétablir l’exonération de cotisations sociales pour les heures supplémentaires, comme sous la présidence Sarkozy, mais sans reprendre l’idée d’une défiscalisation comme c’était le cas entre 2007 et 2012.

Le candidat d’En marche ! propose ainsi la création d’une « police de sécurité quotidienne » et promet 10 000 postes de policiers et de gendarmes pendant le quinquennat. L’ancien ministre de l’économie, qui assure que « toute peine judiciaire prononcée sera exécutée » souhaite également créer 15 000 nouvelles places de prison et des centres pénitentiaires dédiés aux « foreign fighters » (combattants étrangers). Ceux qui vont combattre en Syrie, une fois de retour sur le sol français seront incarcérés.

La lutte contre le terrorisme est l’un des axes forts du programme de Macron. "C’est un projet qui tient compte de la réalité de la menace terroriste qui divise notre pays, le fragilise et appelle le plus grand engagement." "J’ai confirmé l’intention de passer à 2 % du PIB en matière de dépenses pour notre défense nationale", a rappelé le candidat, qui souhaite également la création d’un état-major centralisé du renseignement rapportant directement au Conseil de défense auprès du président de la République. Créer une force de 5 000 gardes-frontières européens Dans son programme, Emmanuel Macron souhaite « garantir notre sécurité, lutter contre le changement climatique, défendre nos intérêts économiques ».

"En matière de politique internationale, trois objectifs guideront mes décisions et conduiront la diplomatie française : garantir la sécurité de nos concitoyens, porter la voix de la lutte contre le changement climatique et défendre nos intérêts économiques." Le candidat d’En marche ! a rappelé son attachement à l’Europe, "au cœur de notre projet". " Nous avons besoin de relancer la zone euro, de reconstituer une solidarité", insistant sur la nécessité du "couple franco-allemand" comme "condition de toute avancée". Emmanuel Macron prévoit ainsi la création d’une force de 5 000 garde-frontières avec les partenaires européens, d’un Fonds européen de défense qui financera les équipements militaires communs et d’un Quartier général européen permanent.

Le candidat prévoit aussi la mise en place d’un budget de la zone euro, avec un Parlement et un ministre de l’économie et des finances de la zone euro. Il proposera également le lancement dans toute l’Union européenne, après les élections allemandes de l’automne 2017, de conventions démocratiques, qui aboutiront à un projet adopté par tous les pays qui le souhaitent. Baisser l’impôt sur les sociétés et transformer l’ISF Emmanuel Macron a annoncé un plan d’investissement de 50 milliards d’euros (dont 15 milliards pour la formation et 15 autres milliards pour la transition écologique).

Le candidat prévoit également de baisser l’impôt sur les sociétés de 33,3 % à 25 % et veut transformer l’ISF en "Impôt sur la fortune immobilière" (excluant le patrimoine financier). Il a également rappelé sa volonté d’exonérer 80 % des ménages français de la taxe d’habitation, un "impôt injuste", selon lui.

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lundi 27 février 2017

Huguette Tiegna, Macroniste et Animatrice des comités "En Marche" de Figeac dans le Lot !

Docteure et ingénieure en génie électrique, Huguette Tiegna fait de la recherche et développement dans le Lot, dans une start-up qui fabrique des moteurs électriques innovants. Elle travaille sur des structures de moteurs électriques innovantes plus compactes qui ont vocation à être utilisées dans des applications d’énergies renouvelables telles que l’éolien, dans l’automobile pour les voitures électriques, hybrides ou autonomes…Huguette Tiegna est macroniste, elle anime avec d'autres les comités En Marche de Figeac dans le Lot. Nous l'avons rencontré lors du meeting d'Emmanuel Macron à Souillac.

1. Réveil FM International: Depuis combien de temps avez-vous rejoint le mouvement en marche. Quelles sont les propositions d’Emmanuel Macron qui vous attirent ?

Huguette Tiegna: J'ai rejoint le mouvement peu de temps après sa création le 06 avril 2015. En Marche a pour but non pas de porter un projet préconçu, mais de mener une démarche démocratique révolutionnaire à laquelle chacune et chacun peut y contribuer librement. Je n’ai aucune expérience pratique dans la politique, mais personne ne naît avec un bol d’expérience, on apprend. J’ai apprécié la démarche participative du projet et j’y consacre mon temps libre en dehors de mes heures de travail. J’ai participé à la grande marche. C’était une phase très importante pour le mouvement En Marche qui consistait à aller écouter nos citoyens pour comprendre les problématiques du quotidien des Français en établissant un diagnostic. À partir de ce constat, les comités locaux, dont ceux de Figeac que j'anime se sont réunis et se réunissent encore aujourd’hui pour proposer et déterminer la direction du projet. Le programme sort le 2 mars 2017 et l’ensemble des propositions concernant le travail, l’innovation, le numérique, l’Europe, l’écologie, l’agriculture, la ruralité, l’éducation, etc. sont à même de faire plus de consensus.

2. Réveil FM International: Pourquoi croyez-vous que Emmanuel Macron a-t’il une chance d’être élu ?

Huguette Tiegna: Emmanuel Macron a une volonté de rassembler tous les Français au-delà des clivages politiques. Dans les comités En Marche viennent des personnes, de tous âges, aux parcours différents. Ce sont des personnes qui ont envie de changer les choses, des étudiants, des chômeurs, des retraités, des chefs d'entreprises, des salariés, des fonctionnaires. Et ils sont contents et motivés de se retrouver autour d'une table, d'avoir trouvé un espace de discussion transversale. Comme beaucoup de ces personnes, j’apprécie sa vision et son pragmatisme parfois complexe. Il est en phase avec notre époque sur des questions fondamentales en France et aussi par rapport à l’avenir de la France dans l’Europe et dans le monde. Il a le mérite d’aborder des sujets que les uns et les autres préfèrent taire et sa démarche favorise le renouvèlement de la classe politique que les Français attendent. La dynamique autour du mouvement En Marche est bonne avec plus de 200000 adhérents, on peut dire qu'il a une chance d'être élu.

3. Réveil FM International: Macron parle de la parité, de la diversité aussi croyez-vous qu’il mettra en pratique?

Oui bien sûr. Il n’y a pas de raison pour qu’il ne le mette pas en pratique, dans la structuration du mouvement en Marche ! la parité existe beaucoup plus que dans les autres partis. Emmanuel Macron lance un appel aux femmes à s’investir dans la vie politique, justement pour garantir ce besoin de parité notamment pour les législatives, mais aussi pour la suite. La France est riche de sa diversité et c’est avec cela que l’avenir doit se construire.

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dimanche 26 février 2017

Vidéos. Photos. Emmanuel Macron à Souillac dans le Lot !

Macron en selfie avec un jeune au Palais des Congrès de Souillac

Avant son meeting à Souillac devant 500 personnes, Emmanuel Macron a visité de la cité médiévale de Rocamadour. Deuxième site visité après le Mont-Saint-Michel, haut lieu touristique français - entre 1,5 et 2 millions de visiteurs par an. Le candidat d'En Marche avait gravi les 216 marches de l'escalier des pèlerins pour aller admirer la Vierge Noire dans une chapelle creusée dans la falaise.

«Je pense que toutes et tous, quand vous vous levez le matin, vous ne vous demandez pas si la rénovation qui est faite dans les rues de Rocamadour est de gauche ou de droite, si la fermeture ou l’ouverture de telle ou telle école ou maternité est de gauche ou de droite et si à la fin de la journée, la transformation du pays sera de gauche ou de droite.»

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