Prochaine cible : Cuba ! En pleine guerre contre l’Iran, sur laquelle il multiplie les déclarations contradictoires -un écrasement total ou une simple « excursion » de « quatre semaines, tout au plus ? – le « Commandant en chef » Trump annonce déjà la suite : après avoir décapité le Venezuela, qui maintenait la grande île sous perfusion de pétrole, il a annoncé, le 7 mars 2026, devant une dizaine de dirigeants sud-américains à sa botte convoqués en Floride dans un club de golf à son nom : « Je vais m’occuper (de Cuba) », dont le régime « vit ses derniers moments »…
Et le Donald de répéter avec sa rhétorique de haut vol : « Cuba est au bout du rouleau, vraiment au bout du rouleau. Ils n’ontm pas d’argent, pas de pétrole, ils ont un mauvais régime, qui a été… mauvais depuis longtemps (sic). » Bref, « Cuba est un désastre « .
Or le président américain, qui sérine ce message presque tous les jours, l’a également débité le 7 mars 2026, d’un ton las et morne, à la tribune de son sommet » Shield of the Americas » (« Bouclier des Amériques »). Comme s’il était lui-même « au bout du rouleau »… Déjà fatigué de son rôle de gendarme du monde ?
En l’occurrence, sa tactique est celle du fruit mûr : attendre que le régime, asphyxié, tombe de lui-même…
Comme si l’embargo commercial ne durait pas depuis plus de soixante ans !
Et Trump de s’en remettre à son secrétaire d’État, Marco Rubicon, fils de Cubains EXILÉS, pour opérer ce « grand changement » tant attendu : « Ils veulent négocier, ils sont en train de négocier avec Marco… » Sauf que le président cubain, Miguel Díaz-Canel, dément énergiquement des pourparlers et fustige un « petit sommet réactionnaire et néocolonial ».
Il ressuscite presque l’équivoque slogan des années 1960 : « BAS LES PATTES DE CUBA ! »
Le Canard Enchaîné 🦆🦆🦆






