Jeune, intelligent et brillantissime homme politique du KONGO DIA NTONTILA, Alain BOLODJA IBOLA, a des analyses pointues sur la situation de notre pays.
Contrairement aux politicailleurs profito-situationnistes, Mabumucrates Godillots, Ventriotes Girouettes, Alain BOLODJA IBOLA, le président national de Levons-nous et Bâtissons (LeBât) et président de Génération Rupture (GR) n’est pas un mangériste ni mangercrate. Il réfute avec la dernière énergie le retour de Joseph Kabila au sommet de l’État. Et n’a jamais approuvé la gestion calamiteuse du tyran-dictateur Félix TSHILOMBO KANIKI TSHINTUNTU L’AFFABULOCRATRE MUANA MBOKA YA MOYIBI à sa présidence usurpée.
Partisan de ni Joseph Kabila ni Félix TSHILOMBO KANIKI TSHINTUNTU pour diriger le KONGO. Alain BOLODJA IBOLA sa ligne politique de Ni Ni caractérise sa vision politique. MAMA KONGO a besoin de ses enfants Patriotes qui sont prêts à se jeter dans l’eau pour la défendre et la chouchouter.
MAMA KONGO a tout. Pourquoi 66 ans après l’indépendance, elle tourne en rond ? Pourquoi les BANA MAMA KONGO intelligents se laissent piétiner les pieds par des Angwalima, Frappeurs, Checkuleurs, Ballados, Miyibicrates, Mafieux alors que placée au coeur de l’Afrique, MAMA KONGO doit être là phare qui brille et éclaire le continent.
Nous remercions Alain BOLODJA IBOLA d’avoir si gentiment répondu à nos questions.
- Réveil FM International : Vous êtes partisan du « Ni Joseph Kabila, ni Félix Tshisekedi ». Pouvez-vous étayer vos arguments ?
Alain BOLODJA IBOLA président : Je ne suis pas opposé aux individus, mais à leurs méthodes de gouvernance et à leurs responsabilités dans la fragilisation de notre pays. Joseph Kabila a dirigé le Congo pendant près de dix-huit ans.
Félix Tshisekedi exerce le pouvoir depuis 2019. Leurs bilans respectifs ne permettent pas de conclure qu’ils ont apporté les solutions structurelles attendues par notre peuple.
Pire, leur alliance politique, suivie de leur affrontement, a contribué à détourner l’attention des véritables priorités nationales. Je refuse que notre pays soit condamné à choisir éternellement entre ces deux personnalités.
Notre combat n’est pas de remplacer un dirigeant par un autre, mais de changer profondément le système de gouvernance. C’est le sens du Bâtisme, de notre vision de reconstruction nationale et de l’engagement de Génération Rupture.
- Réveil FM International : Pourquoi Joseph Kabila ne doit-il pas revenir et pourquoi Félix Tshisekedi ne doit-il pas briguer un troisième mandat ?
Alain BOLODJA IBOLA président : Joseph Kabila a eu près de dix-huit années pour réaliser ses ambitions politiques. Son bilan ne justifie pas, à mes yeux, un retour à la présidence.
Il pouvait poursuivre son engagement dans l’opposition démocratique et rechercher une nouvelle influence politique par les voies constitutionnelles.Quant à Félix Tshisekedi, la Constitution est claire : l’article 70 limite le mandat présidentiel à cinq ans, renouvelable une seule fois, et l’article 220 interdit toute révision du nombre et de la durée des mandats présidentiels.
Nous avons combattu les tentatives de prolongation du pouvoir sous Joseph Kabila. Nous devons faire preuve de la même fermeté aujourd’hui.
La Constitution ne doit pas être modifiée pour satisfaire les ambitions d’un individu.
- Réveil FM International : La crise actuelle n’est-elle pas la conséquence du deal politique conclu entre Joseph Kabila et Félix Tshisekedi en 2018 ?
Alain BOLODJA IBOLA président : Je considère que les arrangements politiques ayant entouré l’alternance de 2019 constituent l’une des origines de la crise actuelle, même si les modalités exactes de l’accord allégué restent discutées.
Joseph Kabila a transmis le pouvoir à Félix Tshisekedi tout en conservant initialement une majorité parlementaire à travers le FCC.
Mais une question demeure : comment Joseph Kabila comptait-il récupérer constitutionnellement la présidence après l’avoir laissée à Félix Tshisekedi ? Pensait-il pouvoir contrôler durablement son successeur grâce à cette majorité ?
Le basculement de la majorité parlementaire, sans dissolution de l’Assemblée nationale, a bouleversé les rapports de force.
Je pense que les frustrations, les ambitions contrariées et les rivalités issues de cette rupture expliquent une partie des tensions actuelles.
La nouvelle orientation politico-militaire annoncée autour de Joseph Kabila rend cette confrontation encore plus préoccupante.
Le Congo ne doit pas devenir le champ de bataille de deux anciens partenaires politiques incapables de régler leurs différends.
- Réveil FM International : Croyez-vous au dialogue national inclusif de Félix Tshisekedi ? Peut-il résoudre tous les problèmes du Congo ?
Alain BOLODJA IBOLA président : Je crois au dialogue comme mécanisme de résolution des conflits, mais je doute profondément de la sincérité d’une grande partie de notre classe politique.
Notre pays a connu de nombreux dialogues. Quels changements fondamentaux ont-ils apportés aux conditions de vie des Congolais ?
Je crains qu’un nouveau dialogue ne débouche sur un arrangement entre les principaux protagonistes de la crise, particulièrement Joseph Kabila et Félix Tshisekedi, au détriment des autres forces politiques et de la population.
Un dialogue ne doit pas devenir un mécanisme de partage des postes, de légitimation de la violence ou d’effacement des responsabilités.
La paix ne signifie pas l’impunité, et la réconciliation ne doit pas se faire au détriment des victimes. Le dialogue doit traiter les causes profondes de la crise, préserver la Constitution et produire des engagements vérifiables.
- Réveil FM International : Pourquoi le peuple congolais semble-t-il amorphe et souvent tourné en dérision ?
Alain BOLODJA IBOLA président : Je refuse de considérer notre peuple comme incapable ou inférieur aux autres.
Le peuple congolais est courageux, mais il est victime d’un système qui l’a progressivement appauvri, divisé et fragilisé. La précarité économique, l’insuffisance de l’éducation civique, le tribalisme, la manipulation politique et les déceptions successives ont considérablement affaibli la mobilisation citoyenne.
Il faut également reconnaître notre responsabilité collective dans la tolérance de certaines mauvaises pratiques. Nous devons apprendre à défendre les principes plutôt que les personnalités.
C’est pourquoi Génération Rupture a lancé sa campagne « Connaître la Constitution pour mieux la défendre ». Un peuple conscient de ses droits et de ses devoirs devient plus exigeant envers ses dirigeants.
- Réveil FM International : Pourquoi ne pensez-vous pas diriger le Congo ? Quelles seraient vos priorités ?
Alain BOLODJA IBOLA président : Je ne considère pas la présidence de la République comme une ambition personnelle à satisfaire à tout prix.
Je suis engagé dans un combat pour la reconstruction de l’État congolais. Si les circonstances et la volonté populaire m’appelaient à exercer de telles responsabilités, je ne m’y déroberais pas.
Mes priorités seraient la restauration de l’autorité de l’État, la défense de l’intégrité territoriale, la réforme des institutions, la justice, la lutte contre la corruption et la reconstruction de notre économie productive.
Je défends un État unitaire fortement décentralisé, une administration compétente, une agriculture modernisée, une industrialisation progressive et des investissements importants dans l’éducation, la santé, l’énergie et les infrastructures.
Notre Vision 2050 repose sur la transformation de nos potentialités en véritables capacités de développement. Je ne veux pas simplement gouverner le Congo. Je veux contribuer à bâtir un État qui fonctionne, indépendamment de celui qui le dirige.
- Réveil FM International : Pourquoi les résultats d’enquêtes sur l’accident d’avion évoqués à Kenge ne sont-ils toujours pas connus ?
Alain BOLODJA IBOLA président : La disparition de responsables publics dans un accident aérien mérite une enquête rigoureuse, indépendante et transparente.
Je ne voudrais cependant pas me prononcer sur les circonstances précises de cet accident ni affirmer l’absence de conclusions officielles sans avoir vérifié l’ensemble du dossier.
Notre pays souffre d’un véritable problème de transparence institutionnelle. Lorsque des événements graves surviennent, les autorités doivent communiquer clairement les résultats des investigations, dans les limites imposées par la justice.
Le silence ou l’insuffisance d’informations favorise les soupçons et affaiblit la confiance dans les institutions. Nous devons exiger la vérité et la justice, sans transformer les soupçons en accusations.
- Réveil FM International : Pourquoi le Congo, malgré toutes ses richesses, ne fonctionne-t-il pas ?
Alain BOLODJA IBOLA président : Parce que nous avons longtemps confondu les potentialités naturelles avec les capacités réelles de développement. Posséder du cuivre, du cobalt, de l’or, des terres arables, des forêts et d’immenses ressources hydrauliques ne suffit pas pour construire une nation prospère.
Notre problème est avant tout celui de l’organisation de l’État, de la qualité des institutions, de la gouvernance, de la planification et de la transformation productive.
Depuis l’indépendance, les crises politiques, les conflits, les mauvaises politiques économiques et les pratiques de prédation ont considérablement limité notre développement.
Le Congo est potentiellement riche, mais son État demeure structurellement fragile. C’est précisément cette contradiction que j’étudie dans mon ouvrage La RD. Congo, l’ADN d’un État fragile. Notre priorité doit être de transformer les ressources nationales en richesses effectivement accessibles à la population.
- Réveil FM International : Le Congo connaît une balkanisation de fait. Peut-il retrouver son unité et son intégrité territoriale ?
Alain BOLODJA IBOLA président : Absolument. Mais il faut comprendre que la menace ne se limite pas à l’occupation militaire de certaines parties du territoire.
La fragmentation de l’autorité de l’État, les influences étrangères, les divisions communautaires et les rivalités politiques constituent également des dangers majeurs. Je suis particulièrement préoccupé par le risque de voir les affrontements politiques actuels prendre une dimension régionale, notamment à travers une opposition artificielle entre l’Est et l’Ouest.
Aucune région du Congo n’appartient à un dirigeant politique. Les Congolais de l’Est ne sont pas les sujets de Joseph Kabila, pas plus que ceux de l’Ouest ne sont les sujets de Félix Tshisekedi.
Nous devons empêcher que les ambitions politiques des uns et des autres ne provoquent une confrontation entre Congolais. La restauration de l’intégrité territoriale exige une armée républicaine efficace, une diplomatie cohérente, une justice crédible, une administration présente sur l’ensemble du territoire et une véritable politique de cohésion nationale.
- Réveil FM International : Que risque-t-il de se produire si Félix Tshisekedi change la Constitution pour obtenir un troisième mandat ?
Alain BOLODJA IBOLA président : Une telle démarche exposerait notre pays à une crise politique et institutionnelle majeure.
La limitation des mandats présidentiels constitue une garantie fondamentale de l’alternance démocratique. Vouloir contourner cette limitation, notamment en adoptant une nouvelle Constitution pour remettre les compteurs à zéro, reviendrait à compromettre l’esprit du pacte constitutionnel de 2006.
Les conséquences pourraient être graves : contestations populaires, aggravation des tensions politiques, perte de confiance dans les institutions et affaiblissement de l’unité nationale.
Dans le contexte sécuritaire actuel, notre pays n’a pas besoin d’une nouvelle crise de légitimité.
Génération Rupture et LeBât défendent le respect de la Constitution, des libertés fondamentales et de l’alternance démocratique.
Ce que nous avons refusé à Joseph Kabila, nous ne pouvons pas l’accepter de Félix Tshisekedi. La République doit être plus forte que les ambitions présidentielles.
MOT DE LA FIN
Je voudrais rappeler une conviction profonde. Le problème du Congo n’est pas seulement Joseph Kabila ou Félix Tshisekedi. Le problème est également cette classe politique qui, depuis des décennies, semble davantage préoccupée par la conquête, la conservation et le partage du pouvoir que par la résolution des problèmes de notre peuple.
Je ne crois pas qu’un simple rapprochement entre responsables politiques puisse suffire à sauver notre pays. Nous devons sortir de cette politique des arrangements, des alliances opportunistes et des ambitions personnelles. Nous devons reconstruire l’État, restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions, défendre notre Constitution et préserver notre unité nationale.
Je refuse que les Congolais soient condamnés à choisir entre deux hommes, deux camps ou deux rapports de force. Notre combat n’est ni celui de Joseph Kabila contre Félix Tshisekedi, ni celui de Félix Tshisekedi contre Joseph Kabila. Notre combat est celui de la République contre les pratiques qui la fragilisent. La patrie avant les individus.
La République avant les ambitions.
Le peuple avant les arrangements.
Alain BOLODJWA IBOLA
Président national de LeBât
Président de Génération Rupture (GR)
Propos recueillis par
Freddy Mulongo Mukena
Freddy Mulongo Mukena
Freddy Mulongo-Article 19 Liberté d’expression !
Freddy Mulongo-Le Pamphlétaire !
Réveil-FM (Freddy Mulongo) Ingeta
Mulongo Mukena Mulunda Mulongo
Réveil FM International






