Souvenirs, souvenirs, souvenirs. Depuis 2003, la diaspora africaine est considérée comme la « sixième région d’Afrique » (l’Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest, Afrique de l’Est, Afrique Centrale et Afrique Australe étant les cinq autres régions du continent) par l’Union Africaine, englobant dans sa définition tous les afro-descendants allant du Brésil jusqu’aux États-Unis en passant par les Caraïbes ou l’Europe.
En 2009 à Paris, les Africains s’étaient réunis à la Porte Maillot et ils avaient décrété la diaspora comme la 6è Région de l’Afrique. C’est alors que j’ai rencontré de nombreuses intelligentes femmes KONGO : son Altesse Maryline Yav, Cécile Kienge, Dr. Aurore Kinduelo… chacune a excellé dans son domaine.
18 juin 2013, Cécile Kienge, la ministre de l’intégration italienne était à la conférence de presse face aux journalistes attachés aux droits de l’homme à l’ONU à Genève.
Le choix du Premier ministre Italien Enrico Letta de nommer Cécile Kyenge à la charge de l’Intégration a été salué comme révolutionnaire. En Italie, le fait qu’elle ait besoin de gardes-du-corps n’est pas anodin. Protégée parce qu’elle est noire, femme, et parce qu’elle gère un pouvoir perçu comme une menace obscure : n’est-ce pas elle qui risque d’ouvrir les frontières du pays aux étrangers ? Et, pire encore, donner la citoyenneté aux enfants des immigrés nés sur le sol italien ? Éliminer le crime de « clandestinité » et ainsi permettre aux étrangers de débarquer en masse?
Les graves insultes du vice-président du Sénat, Roberto Calderoli, envers la ministre chargée de l’Intégration ont transformé Cécile Kyenge en symbole de la lutte contre le racisme en Italie.
Cécile Kyenge est entrée dans l’Histoire en devenant la première personne de race noire à obtenir les clés d’un ministère en Italie. Mais les réjouissances pour ce «grand pas en avant» ont été troublées par un barrage d’insultes.
Guenon congolaise». «Zouloue». «Ministre bonga bonga». Depuis sa nomination le 27 avril dernier, la première ministre noire de l’histoire de l’Italie, Cécile Kyenge, est couverte d’insultes par des groupes d’extrême droite. Signe du chemin à parcourir avant que l’Italie ne soit «plus intégrationniste et vraiment multiculturelle», comme l’a promis le nouveau premier ministre démocrate Enrico Letta à l’embauche de l’ophtalmologue d’origine congolaise.
L’inscription «Kyenge, retourne au Congo» est apparue à l’entrée du bureau de la femme de 48 ans, établie en Italie depuis 1983. Les auteurs de la bannière n’ont pas cru nécessaire de se cacher: elle était signée «Forza Nuova», un parti néo-fasciste homophobe et xénophobe.
La volée de bois vert ne provient pas seulement de la frange d’extrême droite. Un parlementaire de la Ligue du Nord, parti de droite proche de Silvio Berlusconi, a déclaré que Cécile Kyenge ferait une meilleure femme de ménage qu’une ministre. Mario Borghezio, député au Parlement européen, a ajouté qu’elle imposerait ses «traditions tribales du Congo» aux Italiens.
Le politicien faisait allusion au père polygame de la ministre de l’Intégration. Elle a grandi dans une famille de 38 enfants nés des quatre femmes de son père catholique.
Cependant, la principale intéressée encaisse le coup avec le sourire. Mariée à un Italien et mère de deux enfants, Cécile Kyenge milite pour les échanges interculturels et pour les droits des immigrés depuis 10 ans.
«Je ne suis pas une femme de couleur, je suis noire et je le dis avec fierté», a affirmé la ministre de l’Intégration le 18 juin 2013 en conférence de presse à l’ONU. Elle a refusé de répliquer à ses détracteurs, préférant se concentrer sur les qualités de sa terre d’accueil.
«L’Italie a une grande tradition d’hospitalité. Il faut s’efforcer de la garder vivante», a-t-elle dit.
Plus tard, à l’ONU, je vais retrouver Cécile Kienge, qui n’était plus ministre de l’intégration italienne, dans une grande conférence de l’Organisation Internationale pour les migrations (OIM) avec William Lacy Swing « KOKO SWING » décédé le 12 juin 2021.
Freddy Mulongo Mukena
Freddy Mulongo Mukena
Freddy Mulongo-Le Pamphlétaire !
Freddy Mulongo-Article 19 Liberté d’expression !
Réveil-FM (Freddy Mulongo) Ingeta
Mulongo Mukena Mulunda Mulongo
Réveil FM International





