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MBUTA EVARISTE MPWO MUNTA SANAPA: UNE BELLE HISTOIRE DE VOITURE , SAHEL 4 NOVEMBRE 2026 !

Avant les réseaux sociaux, Mbuta Evariste MPWO MUNTA SANAPA, brillait de mille feux dans nos groupes e-mails : Hinterland, Groupes congo, Kivu-Avenir, les Cris des opprimés etc. Mbuta Evariste MPWO MUNTA SANAPA, c’est le BOLINGO YA KONGO. L’ancien Commandant de la CMZ a toujours défendu le pays avant les individus. Aujourd’hui avec des engrais, il nourrit des Sahéliens en Afrique de l’ouest.

Le brillantissime Mbuta Commandant Evariste MPWO MUNTA SANAPA, tout en racontant sa belle et captivante histoire de voiture oubliée devant l’ambassade du Canada à Kinshasa, arrive nettement à rendre un vibrant hommage à tous les marins, BANA MAMA KONGO qui sont décédés.

Quelle mémoire ? Quelle loyauté ? Quelle prouesse ?

Dommage que toute l’expertise du Commandant Evariste MPWO MUNTA SANAPA ne profite plus directement au KONGO mais autres BAYINDO.

Comme a prophétisé TATA KIMBANGU : BANA NA NGAI BAKO BAKENDE NA MPUTU KASI BAKO ZONGA. L’espoir est toujours de mise, que les experts KONGO aident MAMA KONGO a se relever et se tenir debout.

Freddy Mulongo Mukena
Freddy Mulongo Mukena
Freddy Mulongo-Article 19 Liberté d’expression !
Freddy Mulongo-Le Pamphlétaire !
Réveil-FM (Freddy Mulongo) Ingeta
Mulongo Mukena Mulunda Mulongo
Réveil FM International

Une voiture, au départ sans histoire, se crée une histoire En cette année 1990, je fais carrière à Matadi dans le maritime et je suis en même temps Président de l’équipe de football CMZ Sport de Matadi.

Nous sommes en pleine saison sportive de la Linafoot et nous jouons chaque Week end à peu près dans une capitale régionale différente. En plus de ça, je suis conseiller du PDG Ya Mutwale qui n’hésite pas, pour ceci ou cela, à me faire venir à Kinshasa.

À Kinshasa, je ne chôme pas. Outre des multiples démarches auprès de la Fédération de Football, les réservations des voyages pour l’équipe, les tâches à la direction générale, j’ai aussi l’obligation de faire la tournée des nombreux oncles, tantes, cousins et consorts qui sont à Kinshasa.

Plusieurs m’ont vu petit et cherchent à revoir celui qui est devenu le premier Capitaine au long cours de chez eux. Parle-t-il encore leur dialecte ou pas ? Voici donc 36 raisons pour que je me retrouve souvent sur la route de Kinshasa – Matadi.

Très souvent en bus Sotraz mais, parfois je suis en voiture, seul au volant ou avec mon chauffeur.

Les premières rencontres officielles entre l’Angola et le Congo après la guerre civile angolaise.

J’y étais, à Genève, sous le leadership du PDG Ya Mutwale. Cette fois-là, je quitte Matadi à 04h00 du matin, seul au volant pour Kinshasa, dans ma voiture allemande Ford Taunus.

Au passage de Songololo, je suis à 140 km/h. Encore une fois, je n’ai pas pu battre le record de 180 km/h établi par mes amis Amisi Masudi et Mata Nzenzi. Soit, on verra la prochaine fois.

À Kinshasa, je parque quelque part, sans doute l’endroit habituel et je monte au bureau. A 15h00, heure de sortie des bureaux, je suis les amis habituels, Pwema et Wangila, et nous marchons vers le boulevard du 30 Juin pour prendre un taxi pour Victoire.

Là, mes amis, kinois de toujours, trouvent facilement le taxi pour leur destination. Quant à moi, c’est la croix et la bannière, tous les taxis pour Righini se remplissent avant même que je ne pipe un mot.

Le temps passe et ma situation empire. Plus aucun taxi ne charge pour Righini car ils préfèrent de courts trajets comme EZO.

Horreur! Qu’adviendra-t-il si, à 23h00, je suis encore à l’arrêt des taxis quand les noctambules et somnambules prennent possession des rues de Matonge?

Je suis avec le Chef Matandu et Tshishimo. Il est 18h00, bientôt la nuit et plus de salut pour moi. Mais comment ai-je pu me mettre en danger comme ça bien qu’on ne soit pas dans les favellas de Sao Paolo ou à Bronx New-York.

Mon cœur bat. Je commence à transpirer. Tout quidam qui s’approche un peu trop près de moi devient suspect. Attention, le petit sac que je porte contient des liasses que je viens de toucher comme frais de mission.

Dans le désespoir total, je mets ma main dans la poche et je sens des clés. Je les sors, ce sont les clés de ma voiture, la Ford Taunus.

Bon sang, que fait ce truc dans ma poche? C’est alors que les images de ce matin me reviennent. Je suis venu en voiture ce matin puisqu’au passage de Kwilu Ngongo et Inkisi, j’ai rempli la male arrière des victuailles. Ma voiture devait être sur l’avenue des aviateurs, là où je me gare habituellement.

Je dois rentrer la récupérer avant que des ballados ne la déplacent. On est vers 19h30. Pas de trace de voiture tout au long de l’avenue des aviateurs.

A tout hasard, au niveau de la Banque UZB, je jette un coup d’œil sur une des rues adjacentes. Là au loin, en face de l’ambassade du Canada, toute orpheline, espèce en voie d’extinction, une voiture toute seule, un singleton me nargue.

Allons voir, pourquoi pas ! Au plus je m’avance, au plus des certitudes me viennent. Et si, et si, et si,…, mon voleur ne serait pas allé loin.

La plaque est BZ comme ma voiture. Les enjoliveurs et les phares additionnels sont ceux que Garage Ya Thamba m’a mis. C’est ma voiture !

À tout prendre, je préfère 4h00 du matin à Dakar Senghor que 23h00 à Kinshasa Matonge.

Oui je me souviens ne pas avoir trouvé de place sur l’avenue des aviateurs et être venu parquer là en face de l’Ambassade du Canada. Une vigile est sortie ce matin et a voulu me faire une remarque.

Le regard glacial que je lui ai placé l’a découragé. C’est vrai, depuis le début de la Linafoot, j’étais souvent à la TV.

Dans les rues de Kinshasa, plusieurs personnes me reconnaissaient et m’abordaient. La vigile a sans doute vu, à cette époque du mobutisme rayonnant, le visage d’une autorité connue qui pouvait le tourner en chaire à pater ou en goulash que le sinistre Ngbanda servirait aux crocodiles de Kinsuka.

Personne pour lui dire que je suis incapable de faire du mal à une mouche. Bref, ma voiture est là.

J’ouvre, j’entre et je hume le parfum intérieur : »c’est bon de voir le toit de sa maison. » (Nana Mouskouri). Maintenant, Il s’agit d’aller à Righini. Mais de grâce, pas un mot à qui que ce soit sur cette aventure de la voiture pour que je ne sois pas ridicule.

Hommage a tous nos disparus : Gaspy, Mukamina, Peter, Mpeya, Casimir, Tchibee, Mata, Kiphimo, Ya Lulu, Vuvu, Camile, Kayes, Leon, Bikupe, Alex, Lodi, Panzu, Lelo, Mampuya, Temo, Mbambi, Ndjuki, Botendju, Haddok, Ndangi, Lomeka, Amisi Masudi, Amisi FN, Ndongala Soigne,Kwamba, Miskos ,Makiadi, Nsakala, Epenge, 36, Makay, Niarka, Lelo Delphin, Rasec, Benano, Lindeko, Buya, Tanda, Jazz Moreau, Tshitende, Ilonga, Kissinger, Bamwanya, Babunga, Kolela, Augu, Thamba, Makita, Kwamy,…, Musompo

Je me résous de passer d’abord par l’alimentation Sacramento de Bandalungwa, acheter l’Exeter avec lequel on va festoyer.

Dès que j’arrive à Righini et que j’entre à la maison, la chose est trop belle pour que je ne la raconte pas à mon ami et sa femme.

On s’est marré toute la soirée. Le matin au petit déjeuner, c’est madame de la maison qui relance les hostilités : « Y’Evate, mange, prend de force ainsi tu te souviendras, une fois en ville, que tu n’y es pas arrivé à pied. » Et voilà comment une voiture, jusqu’alors sans histoire, est parvenue à se forger une histoire : « Oubliée à l’Ambassade du Canada».

Mbuta Evariste MPWO MUNTA SANAPA
Sahel, 4 novembre 2026

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