En 2003, au moins, les Etats-Unis de George W. Bush avaient envahi l’Irak sans mandat international mais après le vote d’une autorisation d’usage de la force par les élus du Congrès.
L’arrestation de Nicolas MADURO et son épouse a choqué le monde. Les États-Unis ont gagné l’opération, mais ils ont perdu la paix. L’expérience des interventions américaines échouées se résume souvent à cela. L’attaque de l’armée américaine à Caracas, au Venezuela, et la capture de Nicolas Maduro montrent que Donald Trump revendique désormais tous les droits dans ce qu’il considère comme son arrière-cour.
Ce que révèle la séquence Maduro, c’est que les États-Unis sont une puissance forte tactiquement, mais faible stratégiquement. Cela révèle une fois de plus la matrice impériale issue de la doctrine Monroe.
Le droit est l’autre victime collatérale de l’opération américaine. Il ne s’agit pas seulement des lambeaux du droit international qui devait préserver le monde contre une loi de la jungle imposée par de grands carnassiers. Donald Trump piétine tout autant la Constitution des Etats-Unis, qui dispose que seul le Congrès peut déclarer la guerre.
L’année 2026 s’ouvre sur des risques importants de déstabilisation, de déséquilibres et d’une géopolitique où la Russie, la Chine pèseront plus encore que l’Europe qui, en rappelant platement les grands principes, ne s’oppose pas.
Ceux qui croient au bobard de « Maduro, narco-trafiquant », sont ceux qui ont logiquement cru au bobard sur les armes de destruction massive en Irak.
Il convient de rappeler les précédents marquants pour capturer (ou viser) un responsable politique étranger par les USA. Manuel Noriega (Panama, 1989-1990) : l’archétype même de ce type d’opérations. Les États-Unis envahissent le Panama (opération Just Cause), renversent le régime et obtiennent la reddition de Noriega, ensuite transféré et jugé aux États-Unis sur fond d’accusations liées notamment au trafic de drogue. Saddam Hussein (Irak, 2003) : la capture qui n’apporte pas la paix. Après l’invasion de l’Irak, les forces américaines capturent Saddam lors de l’opération Red Dawn (13 décembre 2003). La capture devient un symbole… sans empêcher l’effondrement institutionnel et la spirale de violence. Fidel Castro (Cuba, années 1960) : la longue série des tentatives. Les enquêtes du Sénat américain (Church Committee) ont documenté des projets et complots visant Castro au début des années 1960 ; le rapport sur Cuba évoque au moins huit « plots » impliquant la CIA sur 1960-1965. Le cas Castro est central : il montre la limite de la logique « décapitation = solution ». Slobodan Milošević (Serbie/Yougoslavie, 2001) : pression et transfert. Milošević est arrêté et transféré au Tribunal pénal international (TPIY). Ce n’est pas une capture militaire américaine, mais un précédent de pression internationale (dont les États-Unis) aboutissant à la remise d’un ancien chef d’État.
En mentionnant avec une insistance embarrassante le pétrole vénézuélien lors de la conférence de presse tenue dans les heures qui ont suivi le coup de force de Washington, Donald Trump a tenu à souligner que ce nouvel impérialisme américain est tout aussi prédateur que celui du passé.
Freddy Mulongo Mukena
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