
Par Vincent Carter
Le débat autour d’un éventuel changement de la Constitution en République démocratique du Congo continue de provoquer une profonde fracture politique entre le pouvoir et une partie importante de l’opposition. À Kinshasa, plusieurs leaders de l’opposition réunis au sein de la Coalition Article 64 ont durci le ton contre le régime du président Félix Tshisekedi, qualifiant l’initiative de réforme constitutionnelle de « dérive autoritaire » et « d’acte de rébellion contre la République ». Mais Selon nos sources plusieurs diplomates et présidents Africain s: En cas de massacre ou de répression sanglante de la population qui manifeste déjà contre un changement de la constitution pour troisième mandat illégitime, le président Tshisekedi et les membres de sa famille risquent d’être arrêtés par la CPI.
Dans une déclaration politique rendue publique ce mardi, les opposants ont affirmé être « convaincus que la dérive autoritaire engagée par le régime de M. Félix Tshisekedi, à travers son initiative de changement de Constitution, constitue un acte de rébellion contre la République et une déclaration de guerre au peuple congolais ».
Cette prise de position marque une nouvelle étape dans l’escalade verbale entre le pouvoir et l’opposition, dans un contexte déjà fragilisé par la guerre dans l’Est du pays, la crise sécuritaire persistante et les tensions sociales grandissantes.
Une opposition mobilisée autour de la défense de la Constitution
Les leaders de la Coalition Article 64, parmi lesquels Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga, Matata Ponyo et Jean-Marc Kabund, accusent le pouvoir de vouloir modifier les règles institutionnelles dans un climat d’instabilité nationale.
Pour ces opposants, toute tentative de révision constitutionnelle dans le contexte actuel pourrait être perçue comme une volonté de consolidation du pouvoir plutôt qu’une réforme consensuelle au service de la nation.
L’article 64 de la Constitution congolaise, régulièrement invoqué par certains mouvements citoyens et acteurs politiques, stipule que tout Congolais a le devoir de faire échec à toute personne ou groupe de personnes qui exerce le pouvoir en violation de la Constitution.
Le spectre des violences politiques
Dans leurs discours, plusieurs responsables politiques et acteurs de la société civile mettent en garde contre les risques d’affrontements ou de répression en cas de mobilisation populaire contre le projet de réforme constitutionnelle.
Des observateurs estiment que toute escalade de violence pouvant conduire à des massacres de civils ou à des violations massives des droits humains pourrait attirer l’attention de la Cour pénale internationale.
La CPI intervient généralement lorsqu’il existe des soupçons de crimes contre l’humanité, crimes de guerre ou violations graves des droits humains commis de manière systématique contre des populations civiles.
Dans l’histoire politique africaine, plusieurs dirigeants et responsables militaires ont déjà été poursuivis ou visés par des enquêtes internationales pour des violences politiques ou électorales. Toutefois, toute éventuelle procédure judiciaire internationale repose sur des enquêtes indépendantes, des preuves documentées et des décisions judiciaires formelles.
À ce stade, aucune procédure officielle visant le président Félix Tshisekedi ou les membres de sa famille n’a été annoncée par la CPI.
Une crise politique à haut risque
L’actuelle tension autour de la Constitution intervient alors que la RDC fait déjà face à d’importants défis sécuritaires dans l’Est, notamment avec la résurgence des groupes armés et les déplacements massifs de populations civiles.
Plusieurs analystes craignent qu’une crise politique majeure à Kinshasa ne fragilise davantage les institutions du pays et ne détourne l’attention des priorités sécuritaires et économiques.
De son côté, le camp présidentiel défend l’idée d’un débat démocratique autour des réformes institutionnelles et rejette les accusations de dérive autoritaire formulées par l’opposition.
Dans ce climat tendu, certains acteurs religieux, diplomatiques et membres de la société civile appellent à un dialogue national inclusif afin d’éviter une nouvelle crise politique susceptible d’aggraver les divisions au sein du pays.
L’évolution de ce dossier pourrait ainsi devenir l’un des principaux enjeux politiques des prochains mois en République démocratique du Congo.




