Home / Politique / Politique / 2 JUIN 1969 : LE LIEUTENANT-COLONEL PIERRE EFOMI AKOMI DE MAÏ-NDOMBE, TORTIONNAIRE SANGUINAIRE EST LE CREUSEUR DES YEUX DE CONJURÉS DE LA PENTECÔTE : JÉRÔME ANANY, EMMANUEL BAMBA, ÉVARISTE KIMBA ET ALEXANDRE MAHAMBA, FUT L’UN DES SUCCESSEURS DE VICTOR NENDAKA BIKA À LA SÛRETÉ NATIONALE !

2 JUIN 1969 : LE LIEUTENANT-COLONEL PIERRE EFOMI AKOMI DE MAÏ-NDOMBE, TORTIONNAIRE SANGUINAIRE EST LE CREUSEUR DES YEUX DE CONJURÉS DE LA PENTECÔTE : JÉRÔME ANANY, EMMANUEL BAMBA, ÉVARISTE KIMBA ET ALEXANDRE MAHAMBA, FUT L’UN DES SUCCESSEURS DE VICTOR NENDAKA BIKA À LA SÛRETÉ NATIONALE !

Dans quelques jours, le 2 juin 2026, on se souviendra des Martyrs de la Pentecôte. 60 ans déjà ! Des FALSIFICATEURS de l’histoire, comme LISANGA BONGANGA, un écervelé hors pair, ami de LOTUKU et un ancien garde-corps de Mandungu Bulaniati, voudrait la débaptisation du stade Kamanyola en stade des Martyrs de la Pentecôte, en stade Félix Tshisekedi. Quelle horreur !

Les quatre martyrs sont Jérôme Anany, ministre de la Défense dans le gouvernement de Cyrille Adoula, Emmanuel Bamba, sénateur et dignitaire de l’Église kimbanguiste, Évariste Kimba, Premier ministre jusqu’en novembre 1965 et Alexandre Mahamba, ministre des Affaires foncières dans le gouvernement de Cyrille Adoula.

Les Martyrs de la Pentecôte sont quatre hommes politiques Kongo exécutés par pendaison après avoir eu les yeux crevés sans anesthésie par le tortionnaire sanguinaire, le lieutenant-colonel Pierre EFOMI de MAÏ-NDOMBE le 2 juin 1966, sous le régime de Mobutu Sese Seko.

Le lieutenant-colonel Pierre EFOMI AKOMI fut l’un des sombres successeurs de Victor Nendaka de la sûreté nationale.

Le 29 novembre 1965, le Colonel Alexandre Singa, qui deviendra plus tard le général d’armée Alexandre Singa Boyenge Mosambayi, est nommé Administrateur en Chef de la Sûreté nationale, en remplacement de Victor Nendaka Bika.

Victor Nendaka était membre du fameux Groupe de Binza qui aida Mobutu à neutraliser le gouvernement de Patrice Emery Lumumba en septembre 1960, puis Joseph Kasa-Vubu en novembre 1965. De 1965 à 1969, la Sûreté nationale était administrée par les militaires.

Le 7 janvier 1969, Mobutu nomme le lieutenant-colonel Pierre EFOMI AKOMI de MAÏ-NDOMBE comme Administrateur en Chef de la Sûreté nationale en remplacement du Colonel Singa. Ce dernier devient ambassadeur du Kongo à Nairobi, avant d’aller suivre des cours de perfectionnement à l’Ecole royale de Gendarmerie attachée à l’Ecole royale militaire de Belgique.

Après cette nomination, la Sûreté nationale devient Centre National de Documentation (CND). Le Colonel Albert Tuzuku , qui deviendra plus tard Général Albert Tukuzu Gusu Wo avec la politique de l’authenticité de Mobutu Sese Seko, succédera au colonel Pierre EFOMI AKOMI, durant une courte période.

En 1969, MOBUTU SESE SEKO initie une série de réformes portant essentiellement sur une décolonisation du secteur de sécurité congolais qui devait normalement intervenir en 1960.

Pour ce faire, Mobutu Sese Seko s’appuie quasi exclusivement sur des compétences nationales, notamment des jeunes universitaires comme Edouard Mokolo wa Mpombo, Seti Yale et Nkema Liloo, ainsi que de hauts cadres militaires issus de la Force publique comme le Colonels Singa Boyenge et Tukuzu Gusu Wo et le lieutenant-colonel Efomi, ainsi que le colonel Raymond Omba, diplômé de l’Ecole royale militaire Belge.

La restructuration de l’organisation et du fonctionnement de la Sûreté nationale, héritée du modèle colonial, donne lieu en 1970, après l’inauguration du premier septennat de Mobutu en décembre 1970, à une nouvelle dénomination : le Centre national de documentation (CND).

Premier administrateur civil après le retour des militaires dans la caserne, Akafomo, va privilégier une conception moderne et légaliste de cet important outil de pouvoir à la place d’un instrument répressif du régime qui se dictatorialise après les tragiques événements des « Pendus de la Pentecôte » en 1966 et la répression brutale de la grève des étudiants de 1969.

L’indépendance d’esprit naïf d’Akafamo le fait d’ailleurs rapidement éjecter de la tête de la Sûreté. Pire, il connaîtra pendant un bref moment les affres de l’arrestation sous l’accusation d’atteinte à la Sûreté de l’État.

Les enfants de  » EFOMI » se dandinent en Europe. Ils sont même devenus des donneurs de leçons, oubliant que leur père le lieutenant-colonel Pierre EFOMI AKOMI de MAÏ-NDOMBE est l’un des plus grands Tortionnaires Sanguinaires du régime tyrannique de Mobutu Sese Seko !

Colonel Pierre EFOMI AKOMI est un tortionnaire sanguinaire des conjurés de la Pentecôte. C’est lui qui avait creusé les yeux aux Pendus de la Pentecôte, au pont Cabu.

Pour la petite histoire, il y a quelques années au Nganda MAMBO, un bar de Matongé-Ixelles à Bruxelles, un homme y entra, se présenta comme le fils EFOMI et demanda au barman de servir tout le monde à ses frais. Un papa se leva et dit au jeune homme : « EFOMI OYO TATA NA YO YA MAI-NDOMBE OYO ATOBOLAKA BA CONJURÉS YA PENTECÔTE MISO ? AZALAKI CRUEL TATA NA YO. YO NDE MWANA NA YE ? ». Le jeune homme s’excusa pour aller aux toilettes et disparut pour toujours jusqu’aujourd’hui. Les gens étaient contraints de payer leur consommation.

Concernant les Conjurés de la Pentecôte, il importe de remarquer que cette affaire nauséabonde qui alimente tous les phantasmes et pollue la vie nationale, impliquait strictement la haute hiérarchie militaire de l’armée nationale congolaise (ANC). Par conséquent, celle-ci échappait totalement, de bout en bout, à l’ordre politique et civil en termes de conception et de matérialisation.

Ce qui infère que lesdits conjurés de la Pentecôte ont été piégés.

Cynisme oblige, les militaires se sont servis d’eux en vue d’écarter pour de bon les civils au pouvoir, aux manettes de l’État. Ces pendus de la Pentecôte ont, à vrai dire, fait les frais d’un régime militaire, donc tyrannique, dont l’objectif primordial était d’asseoir brutalement, violemment son autorité davantage contestée par l’ordre politique et civil.

Le colonel Pierre EFOMI AKOMI de MAÏ-NDOMBE, un tortionnaire sanguinaire..
Parmi les acteurs issus de l’ordre militaire qui ont joué un rôle de premier plan dans cette histoire macabre, il y a effectivement le lieutenant-colonel Pierre EFOMI AKOMI qui était chargé d’attirer les politiciens civils dans le piège tendu par les hommes en armes et en treillis militaire.

C’est bel et bien cet officier militaire qui a approché ces personnalités politiques pour les entraîner dans ce traquenard qui s’est vite refermé sur eux. C’est bel et bien lui qui a vendu à ces quatre conjurés infortunés le projet de coup d’État contre la personne de Joseph-Désiré Mobutu dans le but de l’éliminer politiquement et physiquement.

Chargé d’appâter tous ces politiciens naïfs, le lieutenant-colonel Pierre EFOMI AKOMI recevait, dans le cadre de ce plan machiavélique, toutes ses instructions directement de Mobutu Sese Seko qui le coachait à distance. C’est encore cet officier militaire qui a acheminé les quatre conjurés de la Pentecôte dans la résidence officielle du colonel Alphonse Bangala. Celle-ci a certes servi de cadre non seulement aux préparatifs mensongers du coup d’État mais également à leur arrestation effective.

À ce titre, le colonel Alphonse BANGALA a été incontestablement sur le terrain le véritable chef d’orchestre qui menait les opérations. C’est lui qui était chargé de duper les conjurés de la Pentecôte. Il fut le militaire à qui Mobutu avait confié la mission de les arrêter et de les conduire immédiatement à l’échafaud.

À preuve, ces deux hauts cadres de l’armée nationale congolaise (ANC) n’ont jamais été jugés ni interpellés ni remerciés de l’institution militaire dans le cadre de cette affaire malheureuse et nauséabonde.

Bref ils n’ont vraiment jamais été inquiétés. Ils ont tout au plus reçu des promotions. Ils ont continué à bénéficier des largesses de la part de Mobutu.

Parmi les autres militaires de haut rang qui ont joué un rôle majeur dans l’exécution des Conjurés de la Pentecôte, il convient de nommer les colonels-juges qui ont eu à présider le tribunal militaire ayant conduit à l’échafaud ces politiciens infortunés. Il y a les colonels Pierre Ingila Grima, Ferdinand Malila Ma Kende et Honoré N’Kulufa.

Ces trois cadres de l’ANC ont symbolisé dans cette affaire mesquine ce qui est qualifié par des experts de justice non seulement punitive mais également expéditive.

En effet, leur délibération, si délibération il y avait vraiment dans ce procès, n’avait duré en tout pour tout que l’espace de maigres trois minutes.

Force est de relever que ce tribunal militaire violant substantiellement toute règle de droit a été mis en place sur la base d’un décret présidentiel du 30 mai 1966. Signé par Mobutu lui-même, ce texte disposait que la décision émise par cette juridiction on ne peut plus spéciale était définitive et ne pouvait, à ce seul et unique titre, être l’objet de tout recours suspensif.

Sans compter qu’avant même le déroulé complet du procès, le ministre de l’information Jean-Jacques Kande Djambulate était passé sur les ondes de la radio et de la télévision nationales (le Canal Congo Vox) pour avertir l’ensemble de la population que les quatre Conjurés de la Pentecôte se verraient infliger la peine la plus sévère – c’est-à-dire : ‘‘la peine capitale’’ – et que celle-ci serait exécutée sur la place publique.

Si le lieutenant-général Joseph-Désiré Mobutu Sese Seko est le principal instigateur de cet auto-coup d’État et également le principal réalisateur de ce film d’horreur, il n’en reste pas moins vrai que le metteur en scène est le colonel Alphonse Bangala de sinistre mémoire.

Parmi les acteurs principaux, d’ailleurs, recrutés pour cette mise en scène de mauvais goût, il y a bien sûr le colonel Pierre EFOMI AKOMI de MAÏ-NDOMBE Akomi. Force est de constater que les Conjurés de la Pentecôte qui ont malheureusement payé de leur vie, ne sont par essence que des acteurs de soutien d’une comédie macabre qui a mal tourné, des comédiens d’une pièce de théâtre qui a tourné à leur désavantage.

Freddy Mulongo Mukena
Freddy Mulongo Mukena
Freddy Mulongo-Le Pamphlétaire !
Freddy Mulongo-Article 19 Liberté d’expression !
Réveil-FM (Freddy Mulongo) Ingeta
Mulongo Mukena Mulunda Mulongo
Réveil FM International

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