Jarnac dans la Charente, c’est la ville de François Mitterrand. J’y reviens après avoir visité la maison familiale et le cimetière où il repose.
François Mitterrand est mort le 8 janvier 1996 dans le 7e arrondissement de Paris. Il est président de la République française du 21 mai 1981 au 17 mai 1995. Sans la fin du monopole des ondes en novembre 1981, je ne serais peut-être pas journaliste et fondateur de Réveil FM 105.4 Mhz à Kinshasa, puis de Réveil FM International.
Il faut rappeler comment est né son engagement pour la fin du monopole des ondes en France.
Le 28 juin 1979, il y a donc bientôt 47 ans, la fédération de Paris du Parti socialiste diffusait sur les ondes un programme radiophonique dont un des intervenants n’était autre que François Mitterrand.
Radio Riposte – c’était son nom – émettait sur la bande FM, commettant ainsi une infraction au monopole d’État de la radiodiffusion en vigueur depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Le 9 novembre 1981, la promesse de campagne de François Mitterrand est tenue !
Il y a 40 ans la loi qui autorise par dérogation les radios locales à émettre, mettant fin au monopole de l’État de la radiodiffusion, est promulguée.
L’occasion d’écouter une archive sonore rare : l’enregistrement de la première émission de « Radio Riposte », émission radiophonique de la fédération de Paris du Parti Socialiste diffusée le 28 juin 1979 depuis le 12 cité Malesherbes à Paris et introduite par Paul Quilès et François Mitterrand sur le thème des libertés.
Une première table ronde est consacrée à la manifestation des sidérurgistes du 23 mars 1979 et de sa sévère répression, une seconde table ronde aborde la question de l’accueil des immigrés en France. Entre ces deux débats, un enregistrement d’un entretien de Bernard Parmentier avec un journaliste Marcel Trillat de la radio de lutte de la CGT, Lorraine Cœur d’Acier.
Cette diffusion « pirate » entraîna l’intervention musclée des forces de l’ordre dans l’ancien siège du Parti socialiste, afin de tenter de constater le flagrant délit, mais les socialistes eurent le temps de cacher le matériel de diffusion et la bande magnétique. Peu de gens ont pu entendre cette émission, puisque les ondes furent brouillées par les autorités, ainsi qu’une autre émission pirate diffusée un mois après par le PS de l’Hérault. Ce coup d’éclat politique et médiatique valu à François Mitterrand, Laurent Fabius et à 9 autres responsables socialistes et élus une mise en examen, mais marqua une étape importante dans le débat sur les radios libres et la libéralisation des ondes françaises.
L’émission fut donc brouillée, la police intervint en flagrant-délit, mais le matériel ne put être saisi. Les retombées furent considérables: deux mois plus tard, François Mitterrand, Laurent Fabius et quelques autres furent mis en examen.
L’année 1981 marque l’histoire de la radio. Le monopole de la radio et de la télédiffusion est mis en place à la Libération.
François Mitterrand met fin au monopole le 9 novembre 1981. C’était une des promesses de campagne pour l’élection présidentielle. Les radios pirates deviennent des radios libres. Dès lors naissent : NRJ (la Nouvelle Radio des Jeunes), Radio Nova, Radio Contact devenue Nostalgie, RFM ou encore Cité Future devenue Skyrock, ainsi que de très nombreuses radios locales du groupe Radio France.
Depuis 1945, l’emprise de l’Etat sur la radio puis la télévision est très forte. La télévision ne propose que trois chaînes publiques. Quant à la radio, elle ne compte, hors service public, que les stations « périphériques » – RTL, Europe 1 et RMC –, qui disposent d’un peu plus de liberté, ainsi que des radios en ondes courtes que l’on peut recevoir de l’étranger.
Un mouvement a commencé à se dessiner à partir de 1968, sous l’effet de deux forces majeures. D’une part, l’aspiration démocratique à plus de liberté, la prise de conscience que cette emprise sur la radio et la télévision n’était plus supportable dans un pays démocratique.
D’autre part, des avancées techniques comme la modulation de fréquence pour la radio, qui permet la multiplication des stations, en attendant le développement des satellites dont va profiter la télévision.
Sous ce double effet se dessine le progrès vers plus de liberté et de diversité au moment où la gauche arrive au pouvoir. Le principe de la liberté des ondes est dans le programme du candidat Mitterrand. Il préfigure le premier article de la loi de 1982 – « La communication audiovisuelle est libre » – inspiré de la loi sur la presse de 1881.
Quelles sont les lignes directrices des réformes engagées dans les années 1980 ?
On assiste dans l’ensemble à une libération incontestable, mais aussi à la redécouverte d’un principe ancien, connu jadis par la presse écrite : lorsqu’on se libère du pouvoir de l’État, on rencontre celui de l’argent…
Cette question s’est posée très vite, au sujet de la radio. Une fois affirmé le principe de l’ouverture de la modulation de fréquence aux radios locales privées, beaucoup ont pensé qu’elles pouvaient fonctionner grâce au bénévolat. On s’est aperçu que c’était illusoire, et que si l’on voulait garder des radios privées fortes, il fallait les ouvrir à la publicité.
Les effets de l’arrivée en force de l’argent se sont aussitôt fait sentir. En décembre 1984, la Haute Autorité de la communication audiovisuelle a voulu sanctionner d’un mois d’interdiction d’émettre NRJ et quelques autres radios qui trichaient sans vergogne avec la puissance de leurs émetteurs. Sous la pression de NRJ, le gouvernement Fabius a suspendu le glaive. Cette décision a constitué un recul civique incontestable. Elle n’a fait qu’annoncer d’autres débordements de l’argent, lorsqu’une partie de la télévision lui a ensuite été livrée.
François Mitterrand a été le Roi de la Libération des ondes.
Freddy Mulongo Mukena
Freddy Mulongo Mukena
Freddy Mulongo-Le Pamphlétaire !
Freddy Mulongo-Article 19 Liberté d’expression !
Réveil-FM (Freddy Mulongo) Ingeta
Mulongo Mukena Mulunda Mulongo
Réveil FM International





