MAMA KONGO MBOKA NA BISO EKO KENDE TE, TE, TE.
Depuis 1960, MAMA KONGO n’a vécu que des soubresauts politiques : crises et moments d’instabilité.
On sait tous qu’ Angwalima Félix TSHILOMBO TSHINTUNTU L’AFFABULOCRATRE MUANA MBOKA YA MOYIBI, le BALKANISATEUR est dans ses trois missions : Blanchir l’occupation, endormir les BANA MAMA KONGO et faciliter la Balkanisation du pays.
L’histoire nous renseigne sur le Mercenaire Belge, Jean Schramme qui s’était proclamé président de la République à Bukavu en 1967.
Jean Schramme est arrivé dans ce qui est encore le Congo belge en 1947. A 18 ans, Schramme qui n’a pas fait de grandes études comme ses deux frères qui sont avocat et médecin, s’installe à Bafwasendé dans la Province Orientale comme planteur. Le jeune flamand crée une milice privée pour protéger sa plantation.
Mais avec les remous qui accompagnent l’indépendance, il l’abandonne en 1960. Commence alors une nouvelle vie. Lui, qui n’est pas militaire s’implique dans les différentes guerres civiles congolaises avec l’aide de ses miliciens. Il se fait parler de lui dans gendarmerie katangaise en dirigeant le bataillon Léopard basé au village de Kansimba. Même si c’est bien lui qui le crée, Bob Denard en est le commandant en chef.
Jean Schramme était un planteur belge devenu un célèbre chef de mercenaires, connu sous le surnom de « Black Jack », actif lors de la crise congolaise dans les années 1960.
En 1964, Tshombe devient Premier ministre. Il rappelle Schramme et le met au service de Mobutu. Mais en 1967, la rupture est totale entre les deux frères d’armes.
Le futur Sese Seko Kuku Ngbendu Waza Banga s’exclame lors d’un meeting sur le bruit persistant qui court et selon lequel le mercenaire belge veut marcher sur Kinshasa pour placer Tshombe au pouvoir. Très monté contre son ancien allié, Mobutu dit : « Schramme ! Schramme ! Botika ye aya ! ».
A Bukavu pendant le siège de la ville, l’Africain blanc, Jean Schramme « Black Jack », sans rire, se proclame même président de la République. Il est à la tête du 10e commando (10e codo) composé des volontaires étrangers et des ex-gendarmes katangais dont le colonel Monga. Ce dernier est pressenti pour présider le gouvernement de salut public qui à son tour va constituer le gouvernement provisoire du Congo libéré.
En 1967, Jean Schramme participe au coup d’État de Moïse Tshombé contre Mobutu, en collaboration avec les mercenaires de Bob Denard. Le putsch est un désastre, les populations de Kinshasa restent fidèles à Mobutu. Jean Schramme, qui a rang de colonel dans l’armée katangaise, fait retraite vers l’Est, à Stanleyville aujourd’hui Kisangani, puis vers Bukavu, à la frontière rwandaise, qu’il occupe le 10 août 1967.
Là, son armée composée de cent vingt-trois mercenaires et de six cents gendarmes katangais affronte du 29 octobre au 5 novembre 1967 les troupes de l’Armée nationale congolaise, vingt fois supérieure en nombre, commandée par le général Léopold Masiala Kinkela.
L’aventure est de courte durée. Ils sont chassés de la ville par les soldats de l’ANC.
Pliant sous le nombre, manquant de munitions, lâchée par Bob Denard, épaulée par des soldats katangais complètement épuisés, l’armée de Jean Schramme se replie au Rwanda, où elle est démobilisée.
Jean Schramme « Black Jack » et certains de ses compagnons retournent en Belgique le 28 avril 1968.
En 1986, il est condamné par contumace à vingt ans de prison pour l’exécution d’un homme d’affaires, Maurice Quintin. Ses 3 filles mirent presque vingt ans à le faire comparaître pour l’assassinat de leur père.
C’est un des compagnons mercenaires de Jean Schramme qui l’a dénoncé à la justice belge à l’époque (1968). Peu après son arrestation, Schramme, malgré ses aveux, aura la possibilité d’échapper à la justice et de s’enfuir au Brésil, d’où il ne sera jamais extradé.
Jean Schramme meurt en 1988 au Brésil à 59 ans. Il fait partie des « Affreux » qui ont endeuillé le Congo.
Freddy Mulongo Mukena
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