Tous les BANA MAMA KONGO rêvent d’une classe politique non corrompue au service de notre peuple. Alain BOLODJA est d’une nouvelle classe politique constante dans ses convictions. Ce dernier à l’opinion publique à ses côtés, tandis que les politicailleurs brassent du vent.
MAKIERO 1er, FÉLIX TSHILOMBO KANIKI TSHINTUNTU L’AFFABULOCRATRE MUANA MBOKA YA MOYIBI a fait un odieux deal avec Alias pour bénéficier d’une nomination électorale avec ses 15% en 2018. Et en 2023, le Tyran-Dictateur a organisé des élections de 8 jours et des machines à voter pour ses Apparatchiks, le Joufflu MABUNDI FATSHI TSHIVUBE s’est octroyé 73, 34 % avec les accointances de ses frères tribaux Kasaïens Dieudonné KAMULETA BADIBANGA, président de la Cour Constitutionnelle et Denis KADIMA KAZADI, président de la CENI.
Pour arriver au pouvoir, Angwalima Félix TSHILOMBO TSHINTUNTU L’AFFABULOCRATRE a eu besoin d’Alias Kabila. Diabolisé et vilipendé par des politicailleurs, Mabumucrates, Ventriotes, Girouettes et Profito-situationnistes, Alain BOLODJA dans cette interview montre sa dimension et cap politique. Courageux de quitter le bateau Titanic C64, Alain BOLODJA, qui est constant montre de la constance, cohésion mais surtout d’une vision.
On vient en politique pour servir le pays et non pour commercialiser des services. Alain BOLODJA est courageux par son code de l’honorabilité. MAMA KONGO est la gâchette de l’Afrique. Elle doit donner de l’exemple pour le continent. Nous le remercions d’avoir répondu à nos questions.
- Réveil FM International : Démissionner n’est pas dans la culture politique de la classe politique congolaise. Quelles sont les vraies raisons qui justifient votre départ du C64 ?
ALAIN BOLODJA : Ma décision est dictée par une exigence de cohérence. Lorsque nous avons créé la C64, nous l’avons fait pour défendre la Constitution, l’État de droit et la souveraineté du peuple.
À partir du moment où j’ai estimé que cette mission risquait d’être remplacée par une autre logique, il était de mon devoir de partir. En politique, la fidélité la plus importante n’est pas celle envers une organisation, mais celle envers les principes. On ne construit pas une Nation sur des renoncements successifs. Je préfère perdre une position que perdre mes convictions.
- Réveil FM International : La Coalition 64 s’est-elle déviée de ses objectifs premiers ? Peut-elle y remédier ?
ALAIN BOLODJA : Je constate qu’elle s’est progressivement éloignée de sa mission initiale. Notre objectif était la défense de l’ordre constitutionnel. Lorsque les débats se concentrent davantage sur les stratégies de dialogue que sur les principes qui ont justifié notre engagement, une question de fond se pose. Peut-elle revenir à sa vocation ? Oui.
Toute organisation peut se réformer si elle retrouve la volonté politique de respecter son acte fondateur. Mais cette décision appartient à ceux qui y sont restés.
- Réveil FM International : Que répondez-vous à ceux qui disent que vous êtes un poids mouche en politique ?
ALAIN BOLODJA : En politique, le poids ne se mesure ni au nombre de gardes du corps, ni au budget, ni aux alliances de circonstance. Il se mesure à la solidité des idées. Toutes les grandes transformations de l’histoire ont commencé par des minorités qui avaient raison avant d’être nombreuses. LeBât ne cherche pas à être le plus grand parti aujourd’hui ; nous voulons être celui qui prépare le Congo de demain.
- Réveil FM International : La politique chez nous, c’est du « coop business »… Or vous refusez la compromission. Vous compromettez donc la mafia du groupe ?
ALAIN BOLODJA : Je refuse de considérer la politique comme un marché où les convictions s’achètent et se vendent. La politique est un engagement envers la République.
Si certains sont gênés parce qu’il existe encore des personnes qui refusent de négocier leurs principes contre des avantages, alors cela révèle davantage le problème du système que le mien. Notre pays n’a pas besoin de nouveaux commerçants du pouvoir ; il a besoin de bâtisseurs de l’État.
C’est ça le socle du Bâtisme, notre doctrine.
- Réveil FM International : Félix Tshisekedi ne se frotte-t-il pas les mains de voir un radical quitter le navire du C64 ?
ALAIN BOLODJA : Je ne pense pas que mon départ doive réjouir qui que ce soit. Au contraire, lorsqu’un responsable politique quitte une organisation parce qu’il refuse d’abandonner ses principes, cela devrait interpeller toute la classe politique.
Notre combat n’a jamais dépendu d’une plateforme. Il dépend de notre fidélité aux valeurs que nous défendons.
En refusant cette compromission, nous venons là à exposer son entreprise de créer une fausse opposition dont la mission est de faire du courtage avec la confiance du peuple.
- Réveil FM International : Pourquoi Tshisekedi a-t-il qualifié l’opposition de « Ya Pete » ?
ALAIN BOLODJA : Je préfère ne pas commenter les qualificatifs utilisés par ce monsieur qui n’a jamais manifesté du respect envers des concitoyens de l!opposition d’aujourd’hui et surtout du pouvoir d’hier.
La vraie question est celle de savoir pourquoi une partie de la population qui par ailleurs souffre, a-t-elle parfois le sentiment que l’opposition ne répond plus à ses attentes ? Lorsqu’une opposition cesse d’inspirer confiance, elle s’expose naturellement aux caricatures.
La meilleure réponse n’est pas la polémique ; c’est l’exemplarité.
- Réveil FM International : En étant seul, êtes-vous capable de renverser cette tendance de l’opposition à courir derrière les postes politiques ?
ALAIN BOLODJA : Je ne suis pas seul.
Je représente une idée, une méthode et des citoyens qui pensent que le Congo mérite une autre manière de faire de la politique. Les grandes ruptures commencent rarement par une majorité. Elles commencent par quelques personnes qui refusent de se résigner.
Nous ne courons pas derrière les postes ; nous travaillons à reconstruire une culture politique fondée sur le mérite, l’intégrité et le service de la Nation. Telle est la vision de LeBât.
- Réveil FM International : L’âge est-il un facteur déterminant ? Certains préfèrent se faire corrompre plutôt que quitter cette terre sans rien…
ALAIN BOLODJA : Je ne crois pas que le problème soit l’âge. Il existe des jeunes corrompus et des anciens intègres et vis versa. Le véritable problème est moral.
Lorsque la politique devient un moyen de préparer sa retraite plutôt qu’un moyen de servir la République, elle perd son sens. Le Congo a besoin d’une nouvelle culture politique où l’on entre en politique pour servir, et non pour s’enrichir.
- Réveil FM International : Que doit faire l’opposition pour recouvrer sa crédibilité après l’annulation des manifestations des 8 et 22 juillet 2026 ?
ALAIN BOLODJA : La première chose est de dire la vérité au peuple. Ensuite, elle doit retrouver la cohérence entre ses paroles et ses actes. On ne peut pas appeler à la mobilisation populaire si l’on n’est pas prêt à assumer les conséquences de ses propres décisions.
Enfin, l’opposition doit replacer les principes avant les calculs politiques. La confiance ne se décrète pas ; elle se mérite.
- Réveil FM International : N’êtes-vous pas aujourd’hui l’autre voie, celle de la non-compromission face au pouvoir de Kinshasa ?
ALAIN BOLODJA : Je ne dirais pas que je suis « l’autre voie ». Je dirais simplement que nous voulons démontrer qu’il est encore possible de faire de la politique sans vendre sa conscience.
LeBât n’est pas un parti de protestation permanente ; c’est un parti de construction. Nous refusons la compromission, non parce que nous recherchons la confrontation, mais parce que nous pensons qu’aucune paix durable ne peut être bâtie sur le renoncement aux principes.
Notre ambition est simple : réconcilier les Congolais avec la politique en leur montrant qu’il existe encore des responsables publics qui considèrent la République comme un idéal à servir et non comme un patrimoine à partager.
Je vous remercie pour l’opportunité.
Propos recueillis par
Freddy Mulongo Mukena
Freddy Mulongo Mukena
Freddy Mulongo-Le Pamphlétaire !
Freddy Mulongo-Article 19 Liberté d’expression !
Réveil-FM (Freddy Mulongo) Ingeta
Mulongo Mukena Mulunda Mulongo
Réveil FM International






